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Longueur:
101 pages
1 heure
Éditeur:
Sortie:
28 oct. 2015
ISBN:
9782852299856
Format:
Livre

Description

On classe les substances organiques présentes chez les êtres vivants en quatre catégories : les glucides, les lipides, les protides et les acides nucléiques (cette dernière catégorie, moins abondante, étant négligée par les nutritionnistes). Les protides se distinguent des glucides et des lipides en ce qu'ils contiennent non seulement du carbone...
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28 oct. 2015
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9782852299856
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Protéines - Encyclopaedia Universalis

Protéines

Universalis, une gamme complète de resssources numériques pour la recherche documentaire et l’enseignement.

ISBN : 9782852299856

© Encyclopædia Universalis France, 2019. Tous droits réservés.

Photo de couverture : © D. Kucharski-K. Kucharska/Shutterstock

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Protéines


Introduction

On classe les substances organiques présentes chez les êtres vivants en quatre catégories : les glucides, les lipides, les protides et les acides nucléiques (cette dernière catégorie, moins abondante, étant négligée par les nutritionnistes).

Les protides se distinguent des glucides et des lipides en ce qu’ils contiennent non seulement du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène, mais également de l’azote. Cette composition existe à la fois dans de petites molécules, les acides aminés et, dans des macromolécules, les protéines. Celles-ci sont en effet formées par l’enchaînement d’acides aminés attachés entre eux par des liaisons dites peptidiques (–CO-NH-) associant la fonction acide d’un amino-acide à la fonction amine de l’amino-acide adjacent : 20 acides aminés différents (dits « protéinogènes ») appartenant à la série « L » (relativement à la stéréochimie du carbone asymétrique qui porte les fonctions acide et amine) sont présents dans les protéines naturelles. Il y a des protides de taille intermédiaire, les peptides, qui comportent en général moins de 50 amino-acides. En fait, la frontière avec les protéines est floue, et se situe selon les auteurs entre 50 et 100 amino-acides. À ce niveau, ce sont des polypeptides, mais les plus petits (comportant de 2 à 10 amino-acides) sont nommés oligopeptides. À l’opposé, les protéines comportent des chaînes pouvant contenir jusqu’à un millier d’acides aminés, ce qui correspond à un poids moléculaire approximatif de 100 kDa. Il existe des protéines de taille plus importante, mais qui sont le plus souvent formées par l’association non covalente de plusieurs sous-unités (identiques ou différentes). Des associations protéiques multiples peuvent également conduire à constituer, dans les cellules, des \’e9difices supramol\’e9culaires (ribosomes, microfilaments, microtubules...).

La construction de polymères à partir de 20 sous-unités différentes est susceptible de générer une très grande diversité : il est ainsi théoriquement possible de former 20n protéines différentes contenant n résidus amino-acides et, avec n variant de 100 à plus de 1000, on voit que le nombre de combinaisons est énorme. Cependant, la séquence des acides aminés au sein des protéines ne doit rien au hasard. L’information qui définit cette séquence est contenue dans le noyau des cellules, au sein de l’ADN (acide désoxyribonucléique) des chromosomes. Cet ADN est lui-même constitué d’un assemblage séquentiellement agencé d’unités appelées nucléotides contenant 4 bases azotées différentes. L’ADN sera tout d’abord transcrit en ARN messager et ce dernier sera « lu » dans le cytoplasme d’une cellule au cours d’un processus de « traduction » qui fait correspondre la séquence des nucléotides avec celle des acides aminés selon un code à 3 lettres – à chaque ensemble de trois nucléotides successifs (= codon) correspond un acide aminé particulier (cf. GÉNÉTIQUEet acides NUCLÉIQUES). La découverte de ce dogme central de la biologie moléculaire (le code génétique) dans les années 1950-1960 a représenté une avancée spectaculaire dans notre connaissance du fonctionnement du monde vivant : il s’agit en effet du mécanisme de la biosynthèse des protéines. Or les protéines jouent un rôle fondamental dans tous les processus biologiques : schématiquement, on peut dire que, dans une cellule, les protéines sont les molécules fonctionnelles, tandis que les acides nucléiques sont des molécules informationnelles. ’’’’’

La complexité et la labilité des protéines ont constitué pendant longtemps un obstacle à leur étude (cf. chap. 1). Le développement des méthodes chimiques et physiques a fait progresser d’une manière décisive ce domaine de la biochimie (cf. chap. 2).

Les protéines sont des molécules fragiles, ce qui a constitué une grande difficulté pour étudier leur structure tridimensionnelle, qui est à la base de leur activité biologique. Sous l’influence de la chaleur ou des pH extrêmes (acides ou basiques), elles perdent leur conformation fonctionnelle ; on dit qu’elles sont « dénaturées ». Les conditions de stabilité diffèrent d’une protéine à l’autre. Il convient donc de prendre de grandes précautions pour éviter la dénaturation des protéines, par exemple lors de leur purification, préalable indispensable à leur analyse. On ne peut en effet mener des études structurales que sur des protéines hautement purifiées. ’Les techniques cristallographiques (diffraction des rayons X) à partir de 1957, puis celles utilisant la résonance magnétique nucléaire (RMN), ont permis de déterminer très précisément la structure tridimensionnelle des protéines. ’Le nombre et la séquence des acides aminés d’une protéine déterminent sa forme et, partant, sa fonction. La forme (conformation) d’une protéine résulte d’interactions diverses au sein de la protéine elle-même, tandis que sa fonction résulte de son interaction stéréospécifique avec d’autres molécules (autres protéines, acides nucléiques, petites molécules organiques...) qui se traduira, selon les cas, par une activité enzymatique, une activité motrice, une fonction de transport, une activité de signalisation, de défense, etc. La diversité de ces effets illustre la multiplicité des fonctions de protéines (cf. chap. 3).

Les peptides ont des fonctions plus restreintes ; ils interviennent essentiellement dans des mécanismes de

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