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La vie comme elle va: (Les chroniques d’Horace)
La vie comme elle va: (Les chroniques d’Horace)
La vie comme elle va: (Les chroniques d’Horace)
Livre électronique69 pages44 minutes

La vie comme elle va: (Les chroniques d’Horace)

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À propos de ce livre électronique

Ce livre contient des chroniques diffusées le dimanche matin dans le cadre d’une émission humoristique durant une année scolaire. Elle raconte la vie comme elle va, vue par un personnage fictif un peu naïf mais plein de tendresse. Ses aventures dans sa ville ou plus loin sont surprenantes et évidemment drôles…
LangueFrançais
Date de sortie12 déc. 2019
ISBN9782312070841
La vie comme elle va: (Les chroniques d’Horace)
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    La vie comme elle va - Cyril Le Gloanic

    978-2-312-07084-1

    1

    J’ai pris l’habitude depuis quelques temps d’envoyer un éclaireur dans les rues de ma ville pour me rapporter des informations sur le thème « le monde comment il va ! ». C’est Horace, un ami, qui a accepté ce rôle avec enthousiasme. Je l’ai choisi car il est le type même de personnage qui passe parfaitement inaperçu.

    Dans la rue, on ne le remarque pas. Il s’habille avec un pantalon, une chemise, des chaussures, et il porte volontiers sa tête au-dessus de son cou, en laissant ses cheveux dépasser de son crâne. Bref, si on considère qu’il n’emploie pas son temps à ressembler à quelqu’un, il a tout de l’être humain de sexe masculin normal, déambulant dans les rues, sans que quiconque, à part moi, puisse se douter une seule minute que son choix se porte sur les strings plutôt que sur les caleçons.

    Il est donc parti en expédition ce jeudi matin avec pour tâche principale, l’observation de ses contemporains et la possibilité de dénicher un petit quelque chose original qui puisse être narré à un public qui aime à s’enthousiasmer devant certains détails curieux de la vie du concitoyen que l’on dit lambda aujourd’hui (mais que l’on disait lambada il y a de nombreuses années).

    La difficulté de sa mission n’est pas d’ordre technique. Pas d’appareil photo, ni de caméra numérique. Pas même un crayon et un papier pour prendre des notes. Non ! Seule l’observation appuyée sur un regard aigu est nécessaire pour entreprendre cette quête. Horace doit regarder sans dévisager, scruter sans juger, et enregistrer pour enfin me rapporter ce qui doit être l’élément essentiel de mon intervention et la surprise à laquelle personne ne s’attend.

    Il est donc revenu. Moi, je l’attendais, fébrile, presque angoissé, me demandant ce qu’il me rapporterait.

    Quelle déception !!!

    Il faut que je dise à Horace qu’il ne doit pas aller dans les rues de notre ville à trois heures du matin !!!

    2

    Cette semaine, mon ami Horace a suivi mes recommandations et ne s’est pas aventuré dans les rues de notre ville à une heure trop matinale, voire précoce. Comme il devait me rapporter quelque détail insolite dont je pourrais vous informer immédiatement en exclusivité mondiale, voire universelle, il a parcouru les trottoirs de nos Champs Élysées à nous, c’est-à-dire cette distance de 83 mètres et 52 centimètres exactement, une dizaine de fois dans la journée.

    Il, a croisé beaucoup de personnes : des avec des cheveux, des sans cheveux, des avec des costumes, d’autres avec des robes. Pour faire de la longueur, je pourrais faire la liste de tous les types de vêtements qui existent, mais peut-être trouveriez-vous ça long. Alors venons-en au fait !

    Horace a découvert, après nombreux réglages de sa longueur de bras et temporisation prudente de son thermostat unidirectionnel féminin… il a donc découvert, disais-je, abandonnée sur le trottoir, exposée au regard de tous les passants qui d’ailleurs n’y prêtaient pas attention, cet objet insolite en cet endroit, objet dont j’espère que la seule description n’affectera pas les plus sensibles d’entre vous.

    Selon Horace, qui lui l’a vu, l’objet est rouge, de longueur réduite, apparemment conçu pour une période de l’année allant des périodes peu froides aux périodes franchement glacées, et d’une matière indéfinissable. Cet objet doit terriblement souffrir de la solitude, perdu dans la ville, loin de son double.

    Pourquoi, m’a dit Horace, pourquoi quelqu’un peut-il faire ça ? Abandonner une chaussette si loin de son foyer ?

    Ne crois pas que les gens soient si méchants, lui ai-je répondu. Tu n’as vu qu’une chaussette ? Eh bien cela veut simplement dire que l’homme invisible est unijambiste !

    3

    En essayant de trouver pour vous des choses insolites et rivaliser avec toutes les émissions télévisées qui nous

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