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Un p'tit tour en Bretagne: De la Moselle au Finistère, un périple de 2 245 kilomètres à bicyclette, il y a un demi-siècle

Un p'tit tour en Bretagne: De la Moselle au Finistère, un périple de 2 245 kilomètres à bicyclette, il y a un demi-siècle

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Un p'tit tour en Bretagne: De la Moselle au Finistère, un périple de 2 245 kilomètres à bicyclette, il y a un demi-siècle

Longueur:
243 pages
3 heures
Sortie:
16 oct. 2018
ISBN:
9782312063058
Format:
Livre

Description

Professeur de français retraité, Claude Schmitt est l’auteur de nombreux polars régionaux, d’un conte décalé pour préados et, avec sa compagne Cathy, de témoignages sur la vie quotidienne en EHPAD.
Avec ce « P’tit tour en Bretagne », il nous propose une œuvre plus personnelle, le compte rendu d’un « Voyage extraordinaire » qu’il a effectué en 1969 avec son ami d’enfance, Denys : 2245 kilomètres à vélo, une traversée de la France aller et retour d’est en ouest.
Dans un style direct spontané, il nous plonge avec nostalgie dans son vécu en relatant de nombreuses péripéties palpitantes, amusantes, surprenantes et parfois même plus graves.
C’était dans un autre monde où tout paraissait possible, évident, plus simple, plus sûr.
Prenez place sur son porte-bagages et en route pour l’aventure !
Sortie:
16 oct. 2018
ISBN:
9782312063058
Format:
Livre

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Un p'tit tour en Bretagne - Claude Schmitt

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Un p’tit tour

en Bretagne

Claude Schmitt

Un p’tit tour en Bretagne

De la Moselle au Finistère, un périple de 2 245 kilomètres à bicyclette, il y a un demi-siècle

LES ÉDITIONS DU NET

126, rue du Landy 93400 St Ouen

Du même auteur aux Éditions du Bastberg, dans la collection des Polars :

– Le tueur de papier (2004)

– Les contes de l’Assassin (2005)

– La mort des pigeons (2006)

– Le livre maudit (2007)

– Le cauchemar de la cigogne (2008)

– Les larmes du gendarme (2009)

– La poupée des ténèbres (2010)

– L’héritage des cousines (2011)

– Le trésor du fermier (2013)

– Horoscope fatal (2014)

– L’enfer de l’or noir (2015)

– Le retour des loups (2016)

– Coups de foudre au Club Vosgien (2017)

– Attention ! Voisins méchants (2018)

Dans la collection « Témoignages », avec Cathy Leibundguth :

La vie quotidienne aux « Tournesols », une maison de retraite alsacienne :

– Cathy, mais quel temps il fait donc dehors ? (2010)

– Cathy, écoute une fois ce que j’ai à te dire… (2011)

– Cathy, comme tu as changé ! (2014)

Aux Éditions du Net :

 Cathy, mais quel jour on est donc aujourd’hui ? (2017)

– Le bon roi, la reine heureuse et la jolie princesse à marier (2017)

© Les Éditions du Net, 2018

ISBN : 978-2-312-06305-8

À Denys, et à tous les amoureux de la petite reine qui permet de découvrir le monde en profondeur… et de réaliser des exploits !

À nos parents qui nous ont fait confiance et ont rendu possible cette belle aventure.

À nos enfants et nos petits-enfants aussi, afin que cette leçon de vie ne tombe pas dans l’oubli.

Naissance du projet

J’avais alors 17 ans et je souriais à la vie. Je vivais avec mes parents, mon frère et ma sœur dans une petite maison à Nilvange en Moselle. Mon père était employé de bureau à la Société Métallurgique de Knutange. Ma mère, « femme au foyer », faisait tout son possible pour s’occuper de notre maison et nous élever décemment. J’avais à manger, j’avais chaud, j’étais plutôt bon élève au lycée Charlemagne à Thionville, et je rêvais.

Je rêvais d’écrire un roman et de devenir célèbre ; je rêvais de rencontrer l’amour et de fonder un foyer ; je rêvais de partir à l’aventure… et de voir la mer.

Je n’avais jamais fait de grand voyage. Mes sorties hors du cocon familial se limitaient aux trajets en bus pour me rendre au lycée Charlemagne à Thionville, aux visites dominicales à la famille, jamais bien loin de chez nous, et, deux fois par an, à une « expédition » en Alsace où était née ma mère.

Toute une aventure, nos voyages en Alsace, entassés à cinq dans une petite 4 CV ! Passer le Col de Saverne et sa route sinueuse était une épreuve pour mon père. L’instant était tendu, le silence de rigueur quand il négociait prudemment les nombreux virages serrés, mais quel soulagement quand nous nous retrouvions dans le beau jardin alsacien !

Mes seules vacances, je les passais là-bas, à Roeschwoog, pendant deux mois chez ma grand-mère et chez mes cousins, des cultivateurs que j’aidais à faire la moisson. Je me souviens de grandes chaleurs suffocantes et d’un travail au ralenti ainsi que d’une vie empreinte de simplicité. On mangeait de bons produits de la ferme, du pain cuit au four, du jambon fumé, des omelettes d’œufs frais et un excellent pâté de foie badigeonné de moutarde.

À Nilvange, nous n’avions alors guère de loisirs. Nous n’avions ni jeux vidéo, ni ordinateurs, ni portables. La télé ne proposait qu’un seul et unique programme en noir et blanc. On organisait des boums entre copains, on s’essayait avec plus ou moins de succès à imiter les premières vedettes du showbiz sur des pas endiablés de rock et de twist et on vivait nos premiers émois amoureux lors de slows langoureux.

Tous les quinze jours mon frère et moi nous assistions à des matchs de basket dans la salle du village. Grâce aux deniers des dirigeants de la Sidérurgie Lorraine, notre équipe rivalisait alors avec les plus grandes équipes françaises et les matchs qui se jouaient à guichet fermé dans une petite salle pleine comme œuf étaient toujours un défoulement jubilatoire. On en voulait aux arbitres, aux entraîneurs et aux joueurs fourbes de l’équipe adverse, on en prenait plein les yeux, plein les oreilles, et quand on réussissait à battre certains visiteurs huppés au terme d’insoutenables suspenses, c’était la fête !

***

C’est à l’école primaire que j’ai fait la connaissance de Denys qui allait devenir mon ami. Denys s’obstinait à écrire son prénom avec un y en dépit de l’usage, une façon originale de s’affirmer. Nous avions le même caractère réservé, le même sérieux, la même réussite scolaire, et c’est ce qui nous avait rapprochés.

Denys, était fils d’instituteurs, l’aîné de cinq enfants, et notre amitié m’a fait le plus grand bien. J’ai grandi dans une famille modeste, pragmatique, traditionnaliste, qui avait pour ambition d’assurer au mieux le quotidien, ce qui était déjà beaucoup à l’époque. Grâce à Denys j’ai pu bénéficier d’un « plus ». Ses parents avaient davantage de moyens financiers, étaient plus ouverts, plus confiants dans le progrès que les miens.

C’est Denys qui m’a donné le goût de la lecture, la vraie, celle des livres et des romans en particulier et je lui en serai éternellement reconnaissant. À treize ans, alors que j’étais en cinquième, je suis tombé malade, j’ai été atteint de rhumatismes articulaires et j’ai été contraint de demeurer alité pendant de longues semaines. Denys est venu me voir régulièrement pour bavarder, et, constatant que je m’ennuyais, il avait puisé dans sa bibliothèque des livres d’une auteure britannique, une certaine Enid Blyton qui narrait les aventures à suspense de bandes de gamins qui s’étaient baptisées « Le Club des cinq » ou « Le Clan des sept ». J’ai suivi ses conseils de lecture et je me suis plongé dans des textes qui m’ont tout de suite captivé car ils m’ont permis de voyager hors de ma chambre. C’était parti pour toute une vie de lecture !

Notre intérêt pour le vélo est venu du Tour de France, cette épreuve mythique qui, chaque année, mettait aux prises de grands champions du monde entier.

Les héros de la petite reine s’appelaient alors Poulidor, Anquetil, Pingeon, Darrigade et Merckx. Ils nous offraient à la télé non seulement de beaux spectacles haletants qui nous faisaient rêver d’exploits mais aussi bon nombre d’étapes qui nous permettaient de découvrir de beaux paysages maritimes ou montagnards stimulant notre envie de voyager.

J’avais quatorze ans quand mes parents m’ont acheté ma première bicyclette, un cadeau qu’ils m’ont fait pour ma grande communion. C’était un vélo « mixte ». Je me souviens que j’avais insisté pour qu’il n’ait pas de barre entre les jambes et que ses pneus soient larges, j’avais trop peur de tomber !

Ce vélo a changé ma vie. Quand je l’eus dompté, non seulement il me permit de faire de l’exercice, de sortir de la sphère familiale et de gagner mon indépendance, mais en plus et surtout, il me rapprocha de Denys. Nous en avons fait, des randonnées dans la région, et par tous les temps ! On se sentait libres, on se grisait de vitesse dans les descentes, on souffrait ensemble dans les montées, on était fier d’avaler des kilomètres dans des coins de nature enchanteurs qu’on découvrait après nous être hissés hors de notre vallée sidérurgique natale.

Denys, lui, avait un « vrai » vélo d’homme et très vite, je me suis rendu compte qu’avec mon vélo « mixte » j’étais un peu à la peine, voire ridicule. Les filles ne le disaient pas mais elles le pensaient. Alors j’ai fini par sauter le pas et, avec mon argent de poche et grâce à un petit coup de pouce de ma grand-mère, j’ai acheté un « vrai » vélo, avec une barre, un guidon aux poignées recourbées et même, luxe suprême à l’époque, un compteur kilométrique à aiguille !

***

C’est Denys qui a eu l’idée d’un premier long voyage à bicyclette par étapes et c’est ainsi qu’en 1968 nous sommes partis à l’assaut des Châteaux de la Loire. 1500 kilomètres aller-retour, c’était audacieux avec le matériel dont nous disposions, l’état des routes et les risques encourus, les automobilistes n’ayant alors à craindre ni radars ni contrôles d’alcoolémie.

Avec Gérard, un mordu du vélo comme nous, nous nous sommes rendus à vélo dans une maison familiale à La Roche-Ploquin en Touraine où la famille de Denys passait des vacances. Nous y sommes restés une quinzaine de jours avant de rentrer chez nous de nouveau à bicyclette.

Ce fut une réussite. C’étaient mes premières vraies vacances et j’en ai bien profité, sur la route dans de beaux paysages ensoleillés, dans les campings où nous nous reposions et cuisinions de bons menus pour nous requinquer, sur place en Touraine, une région que nous avons découverte en touristes. Seul bémol, Gérard fut victime d’une chute malencontreuse. Il se foula un poignet et dut rentrer en train.

Denys et moi avions fourbi nos armes, nous avions pris goût au cyclotourisme et nous n’allions pas nous arrêter en si bon chemin. Nous étions prêts pour aller plus loin, faire encore mieux, et c’est comme ça que, l’année suivante, est né le projet d’une traversée de la France d’est en ouest, un aller-retour Nilvange-Brest de plus de 2200 kilomètres en un mois !

Préparation de l’expédition

Quand je me remémore cette odyssée en Bretagne, je revois des paysages grandioses, la mer et ses côtes déchiquetées, des criques, des plages immenses, des villages pittoresques aux habitants sympathiques, des estivants flânant dans des rues pavées ou allongés au soleil sur le sable fin. Je retrouve des odeurs et des goûts, les parfums de la campagne, les fritures de poissons, l’âcreté de l’eau salée, la saveur sucrée des crêpes. Et je nous revois, Denys et moi, sur nos bicyclettes, par temps lumineux ou bruineux, au calme ou luttant contre des rafales de vent, sillonnant la campagne, visitant des lieux célèbres ; je nous revois unis dans l’effort, les plaisirs et les difficultés, pédalant de façon détendue ou nous battant avec nos machines, montant et démontant notre tente, chargeant et déchargeant nos montures, étudiant minutieusement les itinéraires, composant des menus et réalisant des prouesses culinaires comme autant de réconforts après nos efforts.

Nous étions seuls au monde, il n’y avait personne pour nous dire ce que nous devions faire, personne sur qui compter. Nous étions responsables, seuls maîtres de notre destin. Nous n’en avions alors pas vraiment conscience, mais avec le recul nous nous sommes rendu compte que ce fut une aventure extraordinaire, une quête idéale de grandeur et d’amitié, qui a marqué toute notre vie.

Si nous avions choisi la Bretagne, c’était pour la mer, bien sûr, que j’allais voir pour la première fois, ce qui n’était pas le cas de Denys, habitué à des vacances en famille sur l’île de Noirmoutier. Autre avantage, après être passés par monts et par vaux pour y accéder, la route promettait de ne pas être trop difficile au bord de la mer. Nous partirions aussi en été et le climat serait favorable, même si la région n’avait pas bonne réputation avec son tristement célèbre crachin. Enfin, la Bretagne c’était tout un monde avec ses sites pittoresques, ses traditions, ses légendes, les noms mystérieux de ses villes : Saint-Malo, Roscoff, Quimper, Quiberon, Guérande…

Nous avions contacté de nombreux Syndicats d’Initiatives (devenus des Points d’Information Touristique aujourd’hui) qui nous avaient envoyé des prospectus aux photos qui faisaient rêver et aux textes prometteurs :

« À dix kilomètres des côtes, on sent déjà la mer. Le citadin descend de sa voiture, écarte les bras, serre les poings et aspire un grand coup. Le voilà un autre homme. Première bolée d’iode et plaisir tout neuf : respirer… »

« La Bretagne est une odeur de goémon, puissante, pénétrante, surtout dans le Finistère, la côte des abers où l’on fait toujours brûler le varech… »

« … la Bretagne mystérieuse avec ses histoires de bateaux fantômes, de charrettes étranges, d’intersignes et de naufrages qui font trotter les imaginations. Les jours de grande tempête, dans la Baie des Trépassés, les marins affirment entendre sonner les cloches de la ville d’Ys enfouie au fond des mers depuis quinze siècles. Certains disent même que par temps clair on en voit les murailles. Pourquoi pas ? Voilà un an, la presse s’est fait l’écho d’une troublante histoire de sort jeté à distance… »

Une fois l’endroit choisi, les véritables difficultés ont commencé.

Il a fallu convaincre nos parents de nous laisser partir car, même si nous avions déjà vécu une telle aventure l’année précédente, ce ne serait plus pareil, nous allions partir cinq semaines, et bien plus loin. Seul détail rassurant, pour eux comme pour nous : au bout de deux étapes et environ 200 kilomètres était prévue une journée de repos à Mont-Saint-Père, dans l’Aisne, chez les grands-parents de Denys. Mais ensuite, oui, ensuite, qu’allait-il se passer ? Mangerions-nous à notre faim et correctement ? Saurions-nous rester propres et laver notre linge ? Serions-nous capables de tenir notre budget ? Et la fatigue ? Les vacances sont faites pour se reposer, n’allions-nous pas nous éreinter ? Et nos bicyclettes ? Allaient-elles résister, tenir sous les charges à trimballer ? N’avions-nous pas peur des risques d’accident sur ces frêles esquifs que seraient nos vélos à côtés des « monstres » vrombissant sur les routes ? Et les mauvaises rencontres, les gens qui pourraient s’en prendre à nous, voler nos affaires ? Tout pouvait basculer en quelques minutes, notre belle aventure pouvait se transformer en cauchemar…

La majorité légale était alors fixée à 21 ans et nous ne pouvions agir sans l’accord de nos parents. C’est avec beaucoup de patience, de réalisme et d’obstination que nous avons répondu à toutes leurs questions ; avec beaucoup de maturité que nous avons contré leurs inquiétudes. Nous étions sérieux et nos parents voulaient notre bonheur, nous considérer comme des « grands », sachant bien que notre odyssée allait nous enrichir. Ils se sont montrés compréhensifs et nous leur serons toujours reconnaissants de nous avoir donné leur feu vert.

***

La préparation de notre expédition ne fut pas une mince affaire. Durant deux bons mois nous avons étudié la carte Michelin et consulté le répertoire des terrains de camping afin de déterminer les étapes de notre périple, listé ce que nous allions emporter et étudié comment nous allions charger nos vélos. De la tente à la clé à rayons en passant par les sacs de couchage, les matelas pneumatiques, les ustensiles de cuisine (précieux ouvre-boîtes !), les vêtements, les affaires de toilette, les chambres à air de rechange, les lunettes de soleil et les différentes crèmes (d’après-rasage, musculaires et protectrices contre le soleil) tout reçut une place étudiée au plus juste ! À objectif exceptionnel, mesure exceptionnelle : en plus des deux sacoches habituelles fixées à notre porte-bagages arrière nous avons décidé d’en fixer deux autres sur nos roues avant.

Bien sûr, pour tenter une telle aventure, nous devions être physiquement au top et les semaines précédant notre départ nous nous sommes soumis à un entraînement intensif. Nous avons avalé pas mal de kilomètres, avons escaladé les côtes les plus difficiles de la région, et par tout temps !

Quelques jours avant le grand départ nous étions confiants, parés pour l’aventure, nous avions mis de nombreux atouts dans notre jeu. Nous étions convaincus que, selon le mot de Feuerbach :

« La pratique résoudra les doutes que la théorie laisse subsister »…

Les honneurs de la presse

Mon père était correspondant local du « Républicain Lorrain » et il n’a pas manqué l’occasion de signaler notre projet à un journaliste qui s’est déplacé pour nous interviewer quelques jours avant notre départ. Son « papier » éloquent nous a donné des ailes :

DEUX CYCLOTOURISTES EN ROUTE POUR LA BRETAGNE

Les voyages forment la jeunesse : c’est ce que deux étudiants Nilvangeois se chargent de mettre en pratique. L’un se nomme Claude Schmitt, il a 18 ans, demeure 31, rue Foch et poursuit ses études au lycée Charlemagne à Thionville. L’autre s’appelle Denis Haux, il a également 18 ans, habite 7 bis rue Foch et entrera prochainement en classe de math sup au lycée Fabert à Metz.

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