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Le Labyrinthe

Le Labyrinthe

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Le Labyrinthe

Longueur:
155 pages
2 heures
Sortie:
18 déc. 2014
ISBN:
9782312030067
Format:
Livre

Description

Le labyrinthe est un voyage initiatique dans la mémoire de l’auteur. Le cerveau y est présenté comme une ruche constituée de milliers d’alvéoles, chacune de ces alvéoles renfermant un souvenir, un petit morceau de vie. En faisant ce voyage, l’auteur espère trouver les réponses aux questions qu’il se pose depuis toujours. Pourquoi cette famille-là? Pourquoi cette histoire-là? Pourquoi cette maladie-là? En sortant du labyrinthe, l’auteur aura trouvé d’autres questions! Peut-être un deuxième voyage sera-t-il nécessaire...
Sortie:
18 déc. 2014
ISBN:
9782312030067
Format:
Livre

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Le Labyrinthe - Mireille Bardin

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Le Labyrinthe

Mireille Bardin

Le Labyrinthe

LES ÉDITIONS DU NET

22, rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes

© Les Éditions du Net, 2014

ISBN : 978-2-312-03006-7

Préambule

Qu’est-ce qu’un labyrinthe ? Je vous propose différentes définitions : scientifiques et symboliques.

– Terme d’antiquité : Édifice composé d’un grand nombre de chambres et de passages disposés tellement, qu’une fois engagé on n’en pouvait trouver l’issue. Le plus célèbre de tous et le modèle de tous les autres était le labyrinthe d’Égypte. Le labyrinthe de Crète, celui qui fut construit par Dédale pour Minos ; sa fille Ariane remit à Thésée, qui allait y combattre le Minotaure, un peloton de fil sans lequel il n’aurait pu retrouver la sortie.

– Terme d’anatomie. Ensemble des cavités flexueuses situées entre le tympan et le conduit auditif interne ; on le nomme aussi oreille interne.

– Pensées qui se croisent.

– La tête est le sanctuaire intérieur du temple qu’est le corps humain. Il est à la fois créé et protégé par les circonvolutions du labyrinthe qu’est le cerveau. À chacun de ses tournants l’homme accomplit une étape de son évolution. Au centre de la spirale, il se rencontre lui-même et peut découvrir alors le mécanisme du labyrinthe.

Chapitre 1

Où suis-je ?

Je ne sais pas où je suis. On pourrait penser à un jardin mais il manque de verdure ! Et puis, je ne sens pas la chaleur ou le froid de l’air extérieur. D’ailleurs je ne respire pas bien, je suis même un peu oppressée ! Pourtant, je ne suis pas enfermée non plus. Je suis dans un espace dont je ne perçois pas les limites. Je sens confusément qu’elles sont là mais je ne les vois pas.

J’aperçois devant moi la silhouette d’une petite fille qui m’est familière entrant dans un labyrinthe. Je décide de la suivre, j’ai peur qu’elle ne se perde ! Je presse le pas mais elle a disparu aussi vite qu’elle est apparue. Je me retourne et je crois l’apercevoir derrière moi, je l’appelle mais je n’entends que l’écho de ma voix renvoyé mille fois par toutes ces parois invisibles. Mais où suis-je ?

Je décide de rebrousser chemin pour sortir du labyrinthe mais il est déjà trop tard ! Je ne retrouve pas mon chemin. Je guettais la silhouette de cette fillette et je n’ai pas regardé autour de moi. Je n’ai aucun point de repère, toutes les allées se ressemblent, par où dois-je passer pour sortir ?

Plutôt que de laisser la peur m’envahir, je décide de continuer à avancer. Je ne suis plus une enfant, je vais bien finir par trouver une issue.

Tout à coup, au détour d’un chemin, j’ai une impression de déjà-vu ! Vous connaissez sûrement cette sensation étrange que nous éprouvons quelquefois en arrivant dans un endroit inconnu. Je suis déjà venue ici, j’ai déjà vu cet endroit et pourtant, vous êtes sûre de n’avoir jamais visité la région. C’est exactement ce que je ressens : J’ai déjà vu cet endroit, je suis déjà venue ici mais c’était où ? C’était quand ?

J’avance encore un peu : j’entends des voix qui me sont familières. Je cherche d’où elles viennent, je tourne une fois et encore une fois pour me rapprocher des voix mais je ne rencontre personne !

Je commence à être fatiguée.

A ce moment de mon récit, il faut que j’ouvre une petite parenthèse pour me présenter. Vous ne pouvez pas voyager avec une inconnue ! Je ne suis plus toute jeune et je ne suis pas non plus en très bonne santé, je ne suis pas non plus malade au sens noble du mot ! La preuve, les médecins ne m’aiment pas parce qu’ils n’arrivent pas à me soigner et je ne les aime pas non plus ! Depuis l’âge de onze ans, je suis atteinte d’une sale maladie. Elle rend toutes relations sociales compliquées, elle est exigeante et demande chaque jour plus d’efforts, elle déforme le regard qu’on pose sur soi et sur le monde qui nous entoure. J’aurai soixante ans l’année prochaine et je ne crois pas que je guérirai maintenant. Pourtant, les médecins s’obstinent à essayer de me soigner, à me donner des médicaments, à me faire passer des examens sans aucune amélioration, bien au contraire. Voilà, je referme la parenthèse. Vous en savez assez pour l’instant.

Donc je suis vite fatiguée. Mais il n’y a rien pour s’asseoir et il faut que je trouve la sortie. Je continue donc à avancer un peu au hasard.

Tout à coup, une porte ! Je suis devant une porte, c’est drôle parce qu’il n’y a pas de murs autour et pourtant on sait d’emblée qu’il faut ouvrir la porte pour aller plus loin. J’essaie de l’ouvrir mais elle est fermée à clé et je n’ai pas de clé… Enfin, je crois car j’ai l’impression que je peux ouvrir cette porte sans clé ! Il suffit juste que je fasse un effort, pas un effort physique, plutôt un effort de concentration.

Si j’arrive à ouvrir cette porte, je crois que je saurais où je suis !

Chapitre 2

La première porte…

Je suis si fatiguée que je décide de m’asseoir par terre pour reprendre un peu de force. Si seulement je pouvais boire un peu, je me sentirais mieux ! Je suis bien mal installée -autre précision pour vous aider à mieux me connaitre, je suis très maigre- alors assise par terre, je n’arrive pas vraiment à me détendre. Je me laisse glisser un peu et je m’allonge. C’est mieux, je me sens plus à l’aise.

Me suis-je endormie ? Je ne sais pas ! Pour tout vous dire, le sommeil ne fait plus partie de ma vie depuis déjà bien longtemps. Enfin, je veux dire le vrai sommeil, celui qui vient naturellement quand on est fatigué. Je ne dors qu’avec des artifices médicamenteux, d’un mauvais sommeil qui ne repose pas.

Mais là, j’ai vraiment l’impression d’avoir dormi. Peut-être même que je dors encore ! Je suis toujours devant la porte, j’essaie à nouveau de l’ouvrir et cette fois, je n’ai aucun effort à faire. La porte s’ouvre et la lumière du soleil m’aveugle un instant. Quand j’y vois un peu mieux, je sais où je suis !

La petite fille que j’ai aperçue tout à l’heure, celle que j’ai suivi dans le labyrinthe, celle dont la silhouette m’était familière, c’était moi !

C’est moi qui suis entrée dans le labyrinthe ! Et maintenant que j’y vois plus clair, je reconnais l’endroit où je suis, je me déplace dans mon cerveau, quelque part dans un recoin de ma mémoire qui, depuis des années, était resté caché, fermé à double tour !

Pourquoi s’ouvre-t-il aujourd’hui ? Je crois que j’ai une petite idée pour répondre à cette question. Une personne qui m’est très chère et avec qui je corresponds chaque jour s’est retirée du monde pour quelques jours afin de se ressourcer, de retrouver le vrai sens de sa vie !

Vous connaissez cette expression : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! » C’est ce que j’ai ressenti en me levant ce matin, sachant qu’elle ne serait pas là pour accueillir cette nouvelle journée avec moi. Il fallait que je comble ce vide et j’ai laissé mon esprit cheminer en accomplissant les tâches routinières et rassurantes qu’une femme accomplit chaque jour dans sa maison.

Et je suis arrivée dans cet endroit que je reconnais comme si je l’avais quitté hier ! Sans m’en rendre compte, j’ai remonté le temps, peut-être à la recherche d’un moment où j’étais plus heureuse, plus insouciante. Et je suis entrée dans le labyrinthe de ma mémoire. C’est fascinant ! Je comprends pourquoi je ressentais confusément des parois invisibles autour de moi.

Nous allons à nouveau faire une pause pour une petite leçon d’anatomie. L’extérieur de notre cerveau ressemble à une boule recouverte de bourrelets. Ce sont les circonvolutions, des replis arrondis, saillant et sinueux séparés par des sillons qui marquent la surface du cerveau. C’est l’extérieur de la maison cerveau. Ce qui nous intéresse n’est pas tant la structure mais plutôt les différentes fonctions du cerveau.

La fonction principale du cerveau est de contrôler les actions de l’organisme à partir des informations sensorielles qui lui parviennent. Les signaux sensoriels peuvent stimuler une réponse immédiate, moduler un schéma d’activité en cours, ou être emmagasinés pour un besoin futur. Ainsi, par le rôle central qu’il exerce dans la captation des stimuli externes, le cerveau occupe le rôle central dans la création de réponses à l’environnement. Le cerveau a aussi un rôle dans la régulation hormonale .

Le cerveau des vertébrés reçoit des signaux par les nerfs afférents de la part des différentes régions de l’organisme. Le cerveau interprète ces signaux et en tire une réponse fondée sur l’intégration des signaux électriques reçus, puis la transmet. Ce jeu de réception, d’intégration, et d’émission de signaux représente la fonction majeure du cerveau, qui explique à la fois les sensations , le mouvement , la mémoire et, on le suppose, la conscience .

Pour mener à bien sa complexe tâche, le cerveau est organisé en sous-systèmes fonctionnels c’est-à-dire que certaines régions cérébrales traitent plus spécifiquement certains aspects de l’information. Cette division fonctionnelle n’est pas stricte et ces sous-systèmes peuvent être catégorisés de plusieurs façons : anatomiquement, chimiquement ou fonctionnellement. Une de ces catégorisations repose sur les neurotransmetteurs chimiques utilisés par les neurones pour communiquer. Une autre se base sur la manière dont chaque zone du cerveau contribue au traitement de l’information : les zones sensorielles amènent l’information au cerveau ; les signaux moteurs envoient l’information du cerveau jusqu’aux muscles et aux glandes  ; les systèmes excitateurs modulent l’activité du cerveau en fonction du moment de la journée et de divers facteurs.

Le cerveau utilise principalement le glucose comme substrat énergétique et une perte de conscience peut survenir s’il en manque. La consommation énergétique du cerveau n’est pas particulièrement variable, mais les régions actives du cortex consomment plus d’énergie que les inactives.

J’ai une formation scientifique donc je dois respecter une certaine rigueur mais j’ai bien notion que cette définition très complexe peut dérouter les profanes.

Je vais donc vous donner une image beaucoup plus simple mais qui se rapproche assez de ce qu’est l’intérieur du cerveau. Avez-vous déjà vu un apiculteur ouvrant sa ruche pour accéder au miel et faire sa récolte ? A l’intérieur de l’abri, l’abeille construit des rayons verticaux et sensiblement parallèles, formés sur les deux faces d’une juxtaposition de cellules hexagonales. Une ruche contient des centaines d’alvéoles renfermant du miel.

L’intérieur du cerveau ressemble un peu à l’intérieur d’une ruche, la grande différence étant le nombre d’alvéoles, le nombre de pièces de la maison. Si la ruche en contient des centaines, le cerveau eu contient des millions !

J’ai toujours été attiré par la connaissance de cet organe vital encore si mystérieux qu’est notre cerveau.

Dans mon enfance, je n’étais pas une élève brillante. Il fallait que je travaille beaucoup pour obtenir de bons résultats. Mais j’étais persévérante, alors, à force de travail, je suis arrivée à faire des études supérieures. Oh, ne vous méprenez pas, pas de grandes études, juste un cycle court de trois ans mais qui m’a permis d’obtenir un diplôme et de choisir ma profession. Vous comprendrez plus tard que tout ce travail a eu des conséquences inattendues sur le fonctionnement de mon cerveau.

Que ce soit pendant mes études, pendant ma carrière professionnelle et même maintenant que je ne travaille plus, ma soif de connaissance ne s’est jamais tarie !

J’ai commencé par m’occuper d’enfants ayant quelques difficultés à accéder au langage, à la lecture ou à l’écriture. Comment les aider ? C’était assez simple. Il suffisait de créer d’autres voies d’accès que celles utilisées en milieu scolaire pour pallier aux difficultés et voir l’enfant progresser rapidement !

J’ai ensuite tenté de soigner des adultes privés de la parole à la suite d’un accident, qu’il soit vasculaire ou traumatique. Dès que le lobe temporal gauche, siège du centre du langage, est lésé, l’accès au langage devient impossible ou très difficile. La

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