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Les Sanglots de la Terre

Les Sanglots de la Terre

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Les Sanglots de la Terre

Longueur:
198 pages
1 heure
Sortie:
20 mai 2021
ISBN:
9782411000855
Format:
Livre

Description

Les Sanglots de la Terre est un recueil de poèmes qui a reçu le Grand Prix de la Journée du Manuscrit 2020. Sa poésie a provoqué l’admiration des jurés et le Président Michel Dansel a souhaité donné le plus grand écho à l’œuvre de ce tout jeune poète très talentueux et très polixe.
Comme Rimbaud l’a sublimement démontré, « aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années » (Pierre Corneille).
Sortie:
20 mai 2021
ISBN:
9782411000855
Format:
Livre

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Les Sanglots de la Terre - Renauld d'Avril

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Les Sanglots de la Terre

Renauld d’Avril

Les Sanglots de la Terre

LEN

126, rue du Landy - 93400 Saint-Ouen

Du même auteur

La Chorale des mondes, Paris, Les Éditions du Net, 2019

Le fœtus qui aime les sonnets, Paris, Les Éditions du Net, 2020

Une enfance pour chaque enfant, Paris, Les Éditions du Net, 2020

Le Fils des Étoiles, Paris, Les Éditions du Net, 2020

Harmonies légères, Paris, Les Éditions du Net, 2020

Le Berceau, Cotonou, Immaculée Éditions, 2020

Les Chimères de Paris, Paris, Edilivre, 2020

Le Chant des muets, Paris, Éditions 999, 2020

Les Dents de l’ombre, Paris, Éditions 999, 2020

La Musique des fleurs, Paris, Éditions 999, 2020

Cristal de beauté, Paris, Éditions 999, 2020

Prophétie d’une folle, Paris, Éditions 999, 2020

Les Hommes chanceux, Paris, Éditions 999, 2020

Ô Deuil aimé !, Porto-Novo, Les Éditions du Printemps, 2020

Nuits romantiques, Porto-Novo, Les Éditions du Printemps, 2021

Lune de miel, Porto-Novo, Les Éditions du Printemps, 2021

Œuvres collectives

Anthologie poétique, Les Mots face aux mots à l’ère de la covid-19, Paris, Les Éditions Renaissance Africaine, 2020.

Anthologie poétique de Poésie en liberté, Paris, Éditions UNICITÉ, 2020

Anthologie des lauréats du concours panafricain « PEH », Cotonou, Immaculée Éditions, 2020

Anthologie des lauréats du concours « souvenir d’enfance », Abidjan, Les Éditions Stellamaris, 2020.

© LEN, 2021

ISBN : 978-2-411-00085-5

À Mariam Akindele,

Que ce livre à tout vent flotte dans l’univers,

Que les contemporains et la postérité

Sachent que c’est pour toi que j’écris tous mes vers.

J’écris pour toi d’abord, après pour la cité.

À tous les hommes et femmes qui souffrent et qui se battent pour vaincre la misère,

À tous les enfants du monde, cercle d’étoiles, fleurs lumineuses qui prédisent des printemps d’avril,

À tous les présidents du monde,

À tous les poètes soucieux, intègres, qui bâtissent sans cesse des rêves d’or pour nos nations.

Préface

Avec ses Sanglots de la Terre, Renauld d’Avril entre d’une fracassante et éblouissante manière dans l’histoire de la littérature du XXIe siècle. Il s’agit, à l’évidence, d’une œuvre de jeunesse quand on sait que l’auteur a franchi depuis peu de temps le cap de sa vingtième année.

Qu’il me soit permis de ne point me confondre d’une façon outrancière et excessive en propos laudatifs sur ses Sanglots que je considère avant tout comme un premier pas sur la marelle des immenses espoirs d’un renouveau littéraire tant attendu. Toutefois, une telle fulgurance ne doit pas rester en jachère. Elle est annonciatrice, du moins je l’espère de plein cœur, de bien des métamorphoses, et peut-être même d’un souffle novateur, d’une démarche émancipatrice, d’une page qui fera date dans le ciel très encombré des gens de plume qui représenteront un jalon primordial, un maillon luminescent, une balise dans l’estuaire des Belles Lettres.

L’œuvre poétique de Renauld d’Avril qui s’intitule Les Sanglots de la Terre, et qui reçut le Grand Prix de la Journée du manuscrit francophone 2020, sous la houlette des Édifions du Net, me fait songer à la voix des pères de la sensibilité moderne qui, au cours des dernières décennies du XIXe siècle, bouleversèrent la géographie littéraire traditionnelle. Ces chantres de la modernité, qui tricotèrent, chacun à leur manière, des vers imbibés d’un sang nouveau, s’appellent Jules Laforgue, Tristan Corbière, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Charles Cros, Germain Nouveau et bien d’autres… Or, la démarche de Renauld d’Avril a quelque chose de comparable, du moins dans ses premiers pas, avec celle, par exemple, de Jules Laforgue (1860-1887), auteur notamment d’une œuvre de jeunesse qui, curieusement, s’intitule Le Sanglot de la Terre, un recueil qui rassemble des poèmes écrits entre 1878 et 1883, alors que Laforgue oscillait entre sa 18e année et sa 23e année. Il s’agissait d’une œuvre annonciatrice, certes, mais qui ne laissait nullement supposer, surtout à l’époque où elle a été écrite, que son auteur allait, peu de temps après, révolutionner la conception que ses contemporains avaient de la poésie. Or, par certains côtés, la comparaison est frappante, même si ce que j’avance peut sembler risible pour ceux qui, de l’histoire littéraire en général, et de la poésie en particulier, ont une vision tronquée, non objective et dramatiquement aérienne !

Voilà qui me laisse à penser que l’œuvre poétique actuelle de Renauld d’Avril n’est qu’une mise en bouche, qu’un moyen, sur le mode traditionnel, de faire ses gammes.

Entre ces deux Sanglots, distants d’environ cent quarante ans, il y a un grain de cousinage. Outre le fait que dans un cas comme dans l’autre il s’agit d’œuvres de jeunesse, on retrouve le même souci d’avoir recours à la métrique traditionnelle et au vers bien ciselé pour faire passer des messages primordiaux qui appartiennent à la géographie d’un patrimoine émotionnel surdimensionné et d’une hypersensibilité à l’écoute des moindres fêlures qui menacent la désagrégation d’un édifice trop bien ancré dans son époque. De plus, entre ces deux poètes si éloignés dans le temps, qu’il me soit permis de relever une parenté similaire dans la teneur philosophique et la préoccupation du message primordial. Toutefois, entre ces deux poètes, il existe une différence de taille, et pas de la moindre importance : Renauld d’Avril est béninois, même s’il se profile derrière un pseudonyme qui semble annoncer un printemps nouveau, son recueil se trouve donc imprégné d’une indicible douleur, d’une lucidité poignante et d’une espérance salvatrice face aux griffures et aux meurtrissures qui ne font aucun crédit à sa terre natale et à sa population.

Renauld d’Avril écrit parce que c’est plus fort que lui. L’art dans lequel il exerce son talent est, comme personne ne l’ignore, sinistré économiquement. Il en est conscient, et son objectif, étranger à ce type de considération, se situe dans des strates où la vocation et la motivation sont en permanente ébullition. En dépit de son jeune âge, cet auteur prolixe à souhait, dont l’œuvre considérable non encore publiée attend son heure, appartient déjà aux plus flamboyants espoirs de la littérature contemporaine d’expression française.

La démarche de Renauld d’Avril s’inscrit en lettres capitales au fronton du temple de la littérature francophone en plein devenir. Il ne faudrait pas que son talent reste à la consigne là où les trains ne passent plus ! Mais nous sommes déjà nombreux, à commencer par tous les membres et les amis des Éditions du Net, à être habités par la conviction que la voix de ce poète béninois résonnera loin, et se propagera très loin, plus tard, vraisemblablement sous les feux d’une modernité que nous ignorons encore.

Puisse ce premier pas dans la cour des grands représenter la pierre d’achoppement d’un géantissime édifice en devenir. Toutefois, en l’état, il s’agit déjà de l’un des plus prestigieux talents de la littérature francophone.

Michel Dansel

SI ON M’AVAIT DONNÉ LE POUVOIR DE REFAIRE

Si on m’avait donné le pouvoir de refaire,

L’univers et la vie, le monde et cette terre.

Si on m’avait donné cette vertu sublime,

Je vaincrais le bourreau, défendrais la victime.

Je ne vais pas punir le méchant, le pécheur.

Car la méchanceté est cachée dans le cœur

Et il est malaisé de savoir qui nous ment.

Si j’avais ce pouvoir, je serais indulgent.

Je ne vais pas punir l’enfance qui titube,

Le docteur apprenant qui manie mal le tube.

Je ne vais pas régner comme ce dictateur

Qui pense que la vie se réduit à l’humeur

De ses journées d’argent, à ces dix nuits de cuivre.

Je donnerais, ami, à tout vivant, un livre.

Car le livre est sauveur.

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