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Retour à la butte à Pétard

Retour à la butte à Pétard

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Retour à la butte à Pétard

Longueur:
141 pages
1 heure
Sortie:
23 sept. 2020
ISBN:
9782896820696
Format:
Livre

Description

De la Louisiane à l'Acadie, des jeunes descendants de la déportation de 1755 rencontrent des phénomènes paranormaux.



Une jeune fille adoptée du Dakota du Nord part à la recherche de ses ancêtres. À cause de ses rêves obsédants, elle croit que sa mère biologique est une Cadienne de la Louisiane. Grâce à l’aide de ses parents adoptifs et de Tante, sa gardienne cadienne de son enfance, Sara découvre l’histoire et la culture des descendants des Acadiens déportés de 1755. Sa quête la mènera de la Louisiane jusque dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Y trouvera-t-elle aussi ses véritables origines et une explication à ses visions ? Roman d’aventures où des phénomènes paranormaux se mêlent à l’histoire des descendants de déportés acadiens de 1755.
Sortie:
23 sept. 2020
ISBN:
9782896820696
Format:
Livre

À propos de l'auteur


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Aperçu du livre

Retour à la butte à Pétard - Diane Carmel Léger

Un jeune garçon et une jeune fille se tiennent part la main. Derrièr eux, on aperçoit l'ombre d'un homme à cheval armé d'une arme à feuUn jeune garçon et une jeune fille se tiennent part la main. Derrièr eux, on aperçoit l'ombre d'un homme à cheval armé d'une arme à feu.

Retour à la

butte à Pétard

Pour ses activités d’édition, Bouton d’or Acadie reconnaît l’aide financière de la Direction des arts du Nouveau-Brunswick, du Conseil des Arts du Canada et du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Titre : Retour à la butte à Pétard

Texte : Diane Carmel Léger

Illustration de la couverture : Réjean Roy

Conception graphique : Lisa Lévesque

Direction littéraire : Marie Cadieux

Dépôt légal : 4e trimestre 2008

ISBN : 978-2-923518-39-8

Réédition : 1er trimestre 2015

ISBN : 978-2-89682-067-2 (papier)

ISBN : 978-2-89682-068-9 (PDF)

ISBN : 978-2-89682-069-6 (ePUB)

Réimpression : 3e trimestre 2019

Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Diffuseur ­­: Prologue

© Bouton d’or Acadie

C.P. 575, Moncton, NB, E1C 8L9, Canada

Téléphone : (506) 382-1367

Télécopieur : (506) 854-7577

Courriel : info@boutondoracadie.com

Internet : www.boutondoracadie.com

www.avoslivres.ca

Imprimé au Canada

Table

Mot de l’auteure

Fargo, Dakota du Nord, juin 1994

1. Le dilemme

2. Le rêve

3. Le cadeau

4. Vers le sud

Scott, Louisiane, juillet 1994

5. Les Cadiens

6. L’Atchafalaya

7. La ville de Scott

8. Vers le nord

Memramcook, Nouveau-Brunswick, août 1994

9. Les Acadiens

10. La vallée de Memramcook

11. Le canard

12. La Petitcodiac

13. Le fort Beauséjour

La butte à Pétard, le 15 août 1994

14. La cachette

15. Le bécasseau

16. Les Grandes Retrouvailles

DIANE CARMEL LÉGER

Retour

à la butte à

Pétard

BOUTON D’OR ACADIE

À la mémoire de mon très cher ami

Larry Albarado, de Scott, qui m’a montré la Louisiane,

et de la brave Anna Dupuis Bourque, de Memramcook,

que j’ai rencontrée à la cachette de la butte à Pétard

le 15 août 1994.

Mot de l’auteure

La popularité de La butte à Pétard, dont la première édition parut en 1989, m’a encouragée à songer à sa suite. Le récit de mon premier roman jeunesse se terminait au 18e siècle. Cependant, plutôt que d’en faire une suite chronologique, j’ai choisi de m’inspirer d’expériences vécues à mon époque en faisant un lien imaginaire avec le passé raconté dans La butte à Pétard.

L’émouvant premier Congrès mondial acadien de 1994, un voyage inoubliable en Louisiane en 1998, des personnages comme l’incomparable Richard Guidry, mes chers Genny et Larry Albarado, mon père et son bateau, le Pétard, les inondations de son commerce causées par le pont-chaussée sur la rivière Mem­ramcook et bien d’autres éléments ont donc nourri ce Retour à la butte à Pétard.

Enfin, il me semble que ce roman n’aurait pu être complété sans que je revienne moi-même vivre près de cette fameuse butte en Acadie.

Fargo,

Dakota du Nord,

juin 1994

1

Le dilemme

La cloche ! Je me précipite hors de la salle de classe pour être la première à sortir de l’école. Hally, ma meilleure amie, m’appelle : « Sara ! » Sans regarder derrière, je me mets à courir jusque chez moi.

Pour atteindre la maison au plus vite, je traverse notre gazon fraîchement coupé. Quand j’arrive à la porte, ma main tremble tellement que j’ai de la difficulté à insérer la clé. La porte enfin ouverte, je me laisse tomber sur le fauteuil sans enlever mes espadrilles sales et j’éclate en sanglots. Seule, je me permets de pleurer fort comme un bébé abandonné.

Le téléphone a-t-il sonné ? J’étouffe mes sanglots pour écouter la voix sur le répondeur. C’est mademoiselle Caulsen, la conseillère de l’école, qui veut parler à mes parents. Hally est donc allée la voir pour lui raconter ce qui s’est passé en classe lorsque la suppléante m’a demandé si je connaissais mon arbre généalogique. Ce n’était pas le bon moment pour me poser une question pareille. Sur le coup, les larmes me sont montées aux yeux, et j’ai dû me sauver de peur de pleurer devant la classe. Du fauteuil, je me traîne au répondeur.

Au moment où je presse sur le bouton pour effacer le message, mon regard croise la photo de famille prise lors de notre déménagement au Dakota du Nord, quand j’avais six ans. Mes parents, Nancy et Mike, sont à cheval et ressemblent à des héros du Far West avec leurs chapeaux de cowboy et leurs manteaux à franges. Qu’ils sont beaux avec leurs yeux bleus et leurs longues jambes dans un jeans. Et me voilà à leurs côtés, leur papoose, la petite brunette rondelette sur un poney. Leurs beaux cheveux blonds et ondulés font contraste avec mes cheveux bruns, à pic comme les piquants d’un porc-épic. Mes parents n’ont jamais eu besoin de me dire que j’ai été adoptée.

Ils me l’ont quand même confirmé quand j’étais petite. L’agence d’adoption n’a pas la permission de révéler l’identité de ma mère. Mais maintenant que je suis plus grande, j’ai d’autres questions, comme pourquoi l’agence ne nous a-t-elle pas fourni de renseignements médicaux ?

J’ai peur d’annoncer à Mike et Nancy que je veux absolument trouver mes vrais parents. Quand j’étais petite, chaque fois que je posais des questions sur l’adoption, ils semblaient tristes et blessés. Il y a donc longtemps que je n’ai pas abordé le sujet. Penseraient-ils que je ne les aime pas assez si je leur en parlais encore ? Comment leur expliquer ce besoin sans les blesser ?

Encore le téléphone. J’écoute le répondeur. « Sara, je sais que tu es là toute seule à m’écouter. Tes parents adoptifs sont si cool. Dis donc à Nancy et Mike que tu veux rechercher tes parents biologiques. Ça fait une semaine que tu es misérable. Il faut que tu leur en parles. »

Je n’aurais pas dû me confier à Hally. Pour elle, c’est facile de dire ça parce qu’elle n’a pas été adoptée. Comment pourrait-elle comprendre ? La chanceuse est entourée d’une grande famille où tout le monde se dit tout et fait presque tout ensemble. Je les ai vus au festival Hjemkomst, la fête scandinave, la semaine dernière. C’est justement en voyant Hally danser sur l’estrade avec ses frères et ses cousines dans leurs beaux costumes norvégiens que j’ai vu mon dilemme s’aggraver. Les spectateurs, surtout des membres de leur parenté, étaient si fiers d’eux qu’on pouvait sentir leur fierté réchauffer la salle jusqu’au plafond.

La vue de Hally resplendissante de bonheur et entourée de cet amour familial m’a bouleversée. C’était comme si j’avais soudainement découvert un grand vide au fond de mon coeur. Depuis, je suis incapable d’en parler à qui que ce soit, surtout pas à Hally. Je l’évite ces derniers jours pour lui cacher ma jalousie.

J’aimerais avoir une grand-mère comme la sienne. Sa grand-maman Haldis lui fait souvent des biscuits norvégiens et elle lui raconte des légendes de ce pays. Hally est très gentille et veut bien partager sa grand-mère avec moi, mais je veux ma grand-mère à moi.

Ma mère adoptive, Nancy, ne parle plus à sa propre mère, qui est comme une étrangère pour nous et qui est toujours partie en voyage autour du monde. Apparemment, la mère de Nancy ne m’a vue qu’une fois, quand j’étais toute petite. Depuis, notre seul contact passe par les cadeaux qu’elle m’envoie à Noël et les cartes de remerciements que je lui envoie en retour. Ne connaît-elle pas la date de mon anniversaire ?

Les parents de mon père adoptif, Mike, sont très vieux et malades. Ils vivent en Arizona parce que le climat aride soulage leur rhumatisme et leur arthrite. Nous sommes allés les voir quelques fois. Ils sont assez gentils, mais leur santé ne leur permet pas de jouer le rôle de grands-parents. Si j’étais vraiment leur petite-fille, est-ce qu’ils feraient plus d’efforts pour me connaître ?

Je veux savoir à quel groupe ethnique j’appartiens. Quelles sont mes origines ? Est-ce que ma vraie mère est une Espagnole ? Une Italiennne ? Une Amérindienne, comme le souhaiterait Nancy ? Pourtant, je n’ai pas le teint foncé, et ma peau est très sensible au soleil. Peut-être Métisse ? Est-ce que mon père avait les mêmes origines ethniques que ma mère ?

Mike et Nancy m’ont dit qu’ils avaient dû inscrire leur nom sur une liste d’attente avant de pouvoir m’adopter. La nuit avant que l’agence de Houston leur téléphone, Nancy avait rêvé à un bébé aux yeux et aux cheveux bruns comme du chocolat, couché dans un tipi doré. Lorsqu’elle m’a vue à l’orphelinat, elle a reconnu le bébé de son rêve. C’est bizarre cette histoire, mais je la crois.

Mike et Nancy m’ont même donné comme deu-xième nom Sakakawea. C’est le nom de la jeune Amérindienne qui guida les explorateurs Lewis et Clarke et leur permit de trouver le chemin menant au Pacifique. On comprend pourquoi mes parents m’ont donné ce nom lorsqu’on sait qu’ils sont passionnés de culture western : Nancy est professeure de littérature américaine à l’université de Fargo et Mike écrit des romans de cow-boys.

Même si on dit que mes parents sont cool, je ne pense pas qu’ils soient prêts à me laisser visiter mes vrais parents si jamais je les trouve. Attristée par cette pensée, je m’enveloppe dans la grande couverture navajo et je pleurniche jusqu’à ce que je m’endorme.

Je suis en bateau sur les eaux bleu azur du grand lac Sakakawea. Ce sont

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