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les METHODES ET LES OUTILS: Guide universitaire
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Livre électronique169 pages1 heure

les METHODES ET LES OUTILS: Guide universitaire

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À propos de ce livre électronique

En entrant à l'université, les étudiants doivent rapidement comprendre la façon dont ce nouveau milieu de vie fonctionne et ce qu'on y attend d'eux. Ce monde à part entière fourmille de codes, de conventions et d'usages qui peuvent parfois déconcerter. Le but de ce guide est de leur livrer les clés, quelle que soit la formation choisie.

Quelles sont les caractéristiques d'une formation scientifique et quels sont les apprentissages universitaires de base? Une fois adoptés les principes de l'approche critique et compris les critères essentiels pour choisir son sujet de recherche, comment présenter ses travaux selon les règles de l'art?

Avec, en prime, une série d'exercices pratiques et leurs corrigés, ce petit livre à annoter fera bientôt partie des essentiels pour réussir ce parcours somme toute passionnant.
LangueFrançais
Date de sortie5 févr. 2020
ISBN9782760641297
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    les METHODES ET LES OUTILS - Aude Jimenez

    Aude Jimenez

    LES MÉTHODES ET LES OUTILS

    Guide universitaire

    Les Presses de l’Université de Montréal

    Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives

    Titre: Les méthodes et les outils: guide universitaire / Aude Jimenez.

    Noms: Jimenez, Aude, auteur.

    Description: Comprend des références bibliographiques.

    Identifiants: Canadiana (livre imprimé) 20190032561 Canadiana (livre numérique) 2019003257X ISBN 9782760641273 ISBN 9782760641280 (PDF) ISBN 9782760641297 (EPUB)

    Vedettes-matière: RVM: Étude—Méthodes—Guides, manuels, etc. RVM: Sciences sociales—Méthodologie—Guides, manuels, etc. RVM: Thèses et écrits académiques—Guides, manuels, etc.

    Classification: LCC LB2395 J56 2019 CDD 378.1/70281—dc23

    Mise en pages et Epub: Folio infographie

    Dépôt légal: 4e trimestre 2019

    Bibliothèque et Archives nationales du Québec

    © Les Presses de l’Université de Montréal, 2019

    www.pum.umontreal.ca

    Les Presses de l’Université de Montréal remercient de son soutien financier la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC).

    Introduction

    En entrant à l’université, les étudiants doivent rapidement comprendre la façon dont ce nouveau milieu de vie fonctionne et ce qu’on y attend d’eux. Ce monde à part entière fourmille de codes, de conventions, d’usages qui peuvent parfois les déconcerter; le but de ce guide est d’en livrer les clés, et ce, quelle que soit la formation choisie.

    Quelles sont les caractéristiques d’une formation scientifique universitaire? Nous aborderons cette question en première partie avec les divers «types» de science, la scientificité des ouvrages relatifs aux formations et les critères essentiels pour choisir un sujet de recherche. Dans la deuxième partie, nous examinerons ce que sont les exercices universitaires de base, classés selon les types de raisonnements correspondants: la description, l’analyse et la critique. Finalement, en troisième partie, nous verrons comment présenter les différents travaux selon les règles de l’art. À la fin de chaque chapitre, les étudiants trouveront des exercices pratiques en lien avec les notions présentées, avec les corrigés en annexe.

    PREMIÈRE PARTIE

    LA FORMATION

    UNIVERSITAIRE

    CHAPITRE 1

    Aborder le réel en tant que

    (futur) scientifique

    Qu’est-ce que l’université et ses professeurs attendent des étudiants, indépendamment du contenu particulier d’un cours, en matière de raisonnement propre à l’approche scientifique? Cette question sur les fondements de la science, que l’on nomme épistémologie, consiste à établir les points communs de pratiques aussi différentes que celles d’un médecin, d’un anthropologue ou d’un géographe. Nous allons voir qu’il existe en effet une manière «scientifique» d’appréhender le réel, de se poser des questions et de comprendre notre monde. Angers (2006) a décrit certaines de ces dispositions mentales, et nous nous en inspirons pour présenter les «aptitudes épistémologiques» nécessaires à une démarche valide dans le monde universitaire.

    L’acquisition de ces aptitudes sera utile à tous les niveaux d’étude, quels qu’ils soient, et même au-delà, au cours de la vie professionnelle. Nous aborderons un peu plus loin les caractéristiques et les particularités des domaines artistique et littéraire.

    Les sept aptitudes épistémologiques

    La rigueur

    Ce premier point insiste sur le fait que les résultats d’une recherche ne sont valables qu’à force de vérifications et de contre-vérifications. Cela est vrai à toutes les étapes d’une démarche scientifique, depuis le choix d’un sujet de recherche jusqu’à la présentation finale des travaux: l’étudiant doit sans cesse argumenter ce qu’il avance. Il évite ainsi les spéculations, c’est-à-dire les idées ne reposant sur rien d’autre que sur des impressions, des préjugés ou des émotions. Être rigoureux signifie également qu’il faut bien relire et soigner ses travaux.

    L’humilité

    L’idée de l’humilité est en lien direct avec celle de la rigueur. Le scientifique – étudiant ou érudit – doit rester humble face à ses travaux et à ses productions. En science, il est rare d’affirmer une vérité. On soumet plutôt une idée, on propose une conclusion, «jusqu’à preuve du contraire».

    La recherche d’objectivité

    Devant un problème, on s’efforce de rester dans une certaine zone de «neutralité», autrement dit d’oublier ses a priori. Pour reprendre les termes du sociologue Wallerstein, il s’agit de «se dégager de ses préventions [… de] se défaire des pressions intériorisées de son propre milieu, car celles-ci en influençant notre perception et conception du monde déforment notre vision, la rendent moins précise ou moins vraie» (1971: 42). Ce positionnement s’avère souvent indispensable dans les travaux universitaires, où il faut éviter les prises de position, les idées reçues et autres raisonnements partiaux ou engagés.

    Au sens strict, le concept d’objectivité est le contraire de celui de subjectivité. La subjectivité, rappelons-le, est ce qui fait de nous des sujets, des individus avec nos particularités et nos différentes manières d’appréhender le monde. De nombreux chercheurs estiment que l’objectivité absolue représente une sorte de «Saint Graal», difficile — certains diront impossible — à atteindre pour les individus subjectifs que nous sommes. En sciences humaines, cela serait d’autant plus vrai que l’être humain et sa complexité sont au cœur des études.

    Cela dit, certains remettent également en cause l’objectivité des chercheurs en sciences naturelles. C’est par exemple le cas du sociologue Bruno Latour (Latour et Woolgart: 1979; Latour: 2006) connu pour ses recherches controversées sur la vie de laboratoire. L’auteur soutient que les faits scientifiques sont des «constructions sociales», et qu’on peut considérer un bon nombre de chercheurs comme des «écrivains» subjectifs qui publient pour «convaincre» leur public (donc à des fins s’éloignant de la neutralité). L’objectivité, donc, ne peut être considérée comme un «allant de soi».

    La réflexivité

    La question de la réflexivité est naturellement liée à l’objectivité. Il s’agit pour le scientifique d’effectuer un retour sur soi, de mettre en question sa condition de chercheur. Cette réflexion lui permet de tenir compte de ses caractéristiques subjectives au lieu d’essayer de les mettre de côté. Autrement dit, il fait le raisonnement suivant: «Puisque je sais que, de toute façon, ma subjectivité fait partie de moi, je me dois d’en être conscient et de travailler avec ce critère en tête.»

    Au début d’un travail scientifique, quel qu’il soit, il faut se demander: Pourquoi a priori suis-je porté à penser de cette façon-là? Qu’est-ce qui, dans mon histoire personnelle, dans ma formation, mon milieu, mon environnement, me fait voir la réalité de cette façon, me pousse dans cette direction plutôt que dans une autre?

    La connaissance de soi éclaire ainsi le monde qui nous entoure et le rend un peu plus compréhensible.

    Le sens de l’abstraction

    Avoir une pensée abstraite permet de s’éloigner des aspects concrets de son environnement, des pratiques ponctuelles ou des caractéristiques physiques pour créer des catégories intellectuelles plus générales. Cette capacité de prendre du recul permet de répertorier,

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