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Les Pyrénées : Paysages et Esquisses: un essai rare de géographie régionale durant la grande époque du pyrénéisme
Les Pyrénées : Paysages et Esquisses: un essai rare de géographie régionale durant la grande époque du pyrénéisme
Les Pyrénées : Paysages et Esquisses: un essai rare de géographie régionale durant la grande époque du pyrénéisme
Livre électronique77 pages1 heure

Les Pyrénées : Paysages et Esquisses: un essai rare de géographie régionale durant la grande époque du pyrénéisme

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À propos de ce livre électronique

Les Pyrénées: Paysages et Esquisses est un essai de géographie de Fernand de Perrochel.

Les Pyrénées sont une chaîne de montagnes séparant la péninsule Ibérique du reste de l'Europe. Elles s'étendent sur plus de 430 km entre l'Espagne et la France et atteignent plus de 3 400 mètres d'altitude. Des sentiers de randonnée sillonnent toute la longueur de la chaîne, et des parcs nationaux proposent des circuits plus courts. Des dizaines de stations de ski sont situées des deux côtés des Pyrénées.
LangueFrançais
Date de sortie22 août 2022
ISBN9782322449330
Les Pyrénées : Paysages et Esquisses: un essai rare de géographie régionale durant la grande époque du pyrénéisme
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Auteur

Fernand de Perrochel

Fernand de Perrochel est un homme politique français né le 20 mai 1843 à Grandchamp et décédé le 8 décembre 1881 à Menton.

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    Aperçu du livre

    Les Pyrénées - Fernand de Perrochel

    Sommaire

    Aux Pyrénées

    Chapitre I : Depart

    Chapitre II

    Chapitre III

    Chapitre IV

    Chapitre V : Buglose

    Chapitre VI : TARBES

    Chapitre VII : En diligence

    Chapitre VIII

    Chapitre IX

    Bagnères-de-Luchon

    La cascade du curé

    Le lac d’Oo

    Le port de Venasque

    Saint-Béat

    Bagnères-de-Bigorre

    Chapitre I

    Chapitre II : Le pic du Midi et Baréges

    Chapitre III : Luz

    Chapitre IV : Saint-Sauveur et Gavarnie

    Chapitre V : La gorge de Pierrefîtte

    Chapitre VI : Cauterets

    Chapitre VII : Le lac de Gaube et la cascade du pont d’Espagne

    Pau

    Aux Pyrénées

    Luchon, juillet 186*

    Avec vos fiers sommets et vos rochers géants,

    Vos glaciers éternels, vos abîmes béants,

    De neiges, de forêts, vos têtes couronnées,

    Oui, c’est vous ! De mes yeux je vais enfin vous voir,

    Vous, dont le front s’empourpre à l’approche du soir !

    Vous voici donc, ô Pyrénées !

    Tout enfant, j’enviais d’un désir incertain

    Ceux qui pouvaient se perdre en un pays lointain.

    Vers vous, plus d’une fois, s’est dirigé mon rêve.

    J’admirais vos aspects, je prenais mon élan

    Jusqu’à ces pics abrupts, d’où le sombre ouragan

    Sur les vallons descend et crève.

    Et je viens, à mon tour, ô sublimes hauteurs,

    Respirer votre air pur et qui nous rend meilleurs,

    M’enivrer du parfum des pins et des grands chênes.

    Je sens battre mon cœur et mes pensées grandir,

    Quand, au soleil levant, je vous vois resplendir,

    Âpres sommets, cimes sereines !

    Vous ne vieillissez pas, les saisons et les ans

    Unissent contre vous leurs efforts impuissants ;

    Les hivers vainement s’accumulent sans cesse ;

    Les siècles infinis passent comme des jours,

    Sans ternir votre front ! Et vous gardez toujours

    Même beauté, même jeunesse.

    Devant vous, vastes monts, que je me sens petit !

    J’adore, en frémissant, le Dieu qui vous bâtit,

    Avec vos pics d’azur, colorés de lumière.

    D’un coup, d’un mot, d’un souffle, il peut vous effacer,

    Lui, qui put vous construire, il peut vous renverser,

    Débiles jouets de sa colère.

    Je me ris aussi, moi, de votre immensité.

    Quand vous me briseriez d’un roc précipité,

    D’une pierre, au hasard, en l’espace lancée,

    Vous ne pourriez encore mériter mon courroux,

    Durs géants de granit ! Car j’ai de plus que vous

    Et la souffrance et la pensée.

    Je ne suis qu’un atome en l’infini perdu,

    Qui bientôt va périr, à la terre rendue ;

    Mais je sens que dans moi bat et palpite une âme.

    Humble fange, limon périssable et mortel,

    Mon corps n’est que néant ! C’est l’éphémère autel

    Où brûle une céleste flamme.

    Un jour viendra, fiers monts, que vous ne serez plus,

    Que vos pics, l’un sur l’autre effondrés, abattus,

    Au gré du Tout-Puissant rouleront dans l’abîme ;

    Et moi, toujours vivant, je verrai votre fin,

    Atome qu’à jamais embrase un feu divin

    Et qu’un souffle éternel anime.

    I

    Depart

    C’est le 8 janvier 186* que nous quittons Angers. Les paysages fuient aussitôt, de chaque côté, avec la rapidité ordinaire quand on est en train express. Que dirait Mme de Sévigné, si elle était à ma place, elle qui de son temps trouvait qu’on voyageait trop vite ? Quinze petites journées seulement pour se rendre des Rochers à Grignan ! M. Sainte-Beuve prétend qu’elle se plaindrait de marcher bien lentement. Peut-être l’éminent critique prête-t-il à l’ingénieuse marquise quelque chose de son esprit de contradiction.

    Voici les bords de la Loire et les gracieux paysages de l’Anjou. Les vapeurs du matin voltigent encore sur les collines, avant de se dissiper aux rayons du soleil. La brise les divise en lambeaux, qui s’accrochent aux arbres, comme ces flocons de laine que les brebis laissent aux épines du chemin. Les campagnes sont couvertes de blés qui jaunissent et s’agitent comme une mer, au moindre vent. Les villages se groupent harmonieusement au sommet des coteaux ou au milieu des moissons. Les blancs clochers s’aperçoivent de loin. Les villas se cachent à demi derrière les arbres verts des parcs. Les plus simples maisons ont un aspect d’aisance et de propreté. On se sent dans un pays riche et industrieux ; partout des signes certains de bien-être et de prospérité.

    La Loire coule tranquillement au milieu de ces prés verts, de ces enclos de vigne et de ces champs de blé. À la voir maintenant si paisible et si calme, qui croirait à ses fureurs et à ses dévastations ?

    ... et la Loire en son sein

    Incertaine

    Rien de plus vrai, hélas ! 1856 n’est pas si loin de nous, que nous ayons oublié tant de ruines et de malheurs. Ce fleuve si beau est une menace perpétuelle de ravages et d’inondations. Mais une étemelle inquiétude serait inutile et insensée. À Torre del Greco, les Italiens dorment tranquilles sans s’occuper du Vésuve, qui, de temps en temps, leur envoie sa pluie de feu. Dans la vallée de la Loire, les Angevins regardent sans peur leur beau fleuve, sans se souvenir des terreurs de la veille et des angoisses du lendemain. Dieu a permis à l’homme de se bercer heureusement avec l’insouciance et la témérité. L’excès de prévoyance n’est bon qu’à décolorer la vie et à bannir les plaisirs au souffle de la crainte.

    Gracieuse contrée que l’Anjou ; paysages sans majesté et sans caractère, mais pleins de charmes. On placerait facilement

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