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L’Architecture Métaphysique Des Anciens Égyptiens
L’Architecture Métaphysique Des Anciens Égyptiens
L’Architecture Métaphysique Des Anciens Égyptiens
Livre électronique281 pages1 heure

L’Architecture Métaphysique Des Anciens Égyptiens

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À propos de ce livre électronique

Cette édition traduite en français vous révèle la connaissance qu'avaient les anciens Égyptiens de la proportion harmonique, de la géométrie sacrée, et du mysticisme des nombres comme elles se manifestent dans leurs textes, temples, tombes, dans leur art, dans leurs hiéroglyphes, etc. tout au long de leur histoire. Ce livre vous montre comment les Égyptiens pensaient la construction de leurs bâtiments afin de générer l'énergie cosmique et l'application mystique des nombres dans les ouvrages égyptiens. Il vous explique en détail la proportion harmonique d'une vingtaine de constructions de l'Ancienne Égypte tout au long de leur histoire dont on a gardé la trace.

 

Ce livre comprend trois parties contenant 10 chapitres au total.

 

La Partie I: Concepts d'architecture – Fonction et Forme comprend les deux chapitres 1 et 2

 

La Partie II: La manifestation physique de concepts métaphysiques comprend six chapitres, du 3 au 8

 

La Partie III: Les communications animées comprend les deux chapitres 12 et 13

 

LangueFrançais
Date de sortie9 sept. 2022
ISBN9798215337950
L’Architecture Métaphysique Des Anciens Égyptiens
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Auteur

Moustafa Gadalla

Moustafa Gadalla is an Egyptian-American independent Egyptologist who was born in Cairo, Egypt in 1944. He holds a Bachelor of Science degree in civil engineering from Cairo University.From his early childhood, Gadalla pursued his Ancient Egyptian roots with passion, through continuous study and research. Since 1990, he has dedicated and concentrated all his time to researching and writing.Gadalla is the author of twenty-two published internationally acclaimed books about the various aspects of the Ancient Egyptian history and civilization and its influences worldwide. In addition he operates a multimedia resource center for accurate, educative studies of Ancient Egypt, presented in an engaging, practical, and interesting manner that appeals to the general public.He was the Founder of Tehuti Research Foundation which was later incorporated into the multi-lingual Egyptian Wisdom Center (https://www.egyptianwisdomcenter.org) in more than ten languages. He is also the Founder and Head of the online Egyptian Mystical University (https://www.EgyptianMysticalUniversity.org). Another ongoing activity has been his creation and production of performing arts projects such as the Isis Rises Operetta (https://www.isisrisesoperetta.com); to be followed soon by Horus The Initiate Operetta; as well other productions.

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    Aperçu du livre

    L’Architecture Métaphysique Des Anciens Égyptiens - Moustafa Gadalla

    PARTIE I : CONCEPTS D’ARCHITECTURE – FONCTION ET FORME

    CHAPITRE 1 : LE CANON ARCHITECTURAL

    1.1 ÉGYPTE : TEMPLE DU COSMOS

    L’historien grec Hérodote écrivit en 500 AEC :

    Maintenant, permettez-moi de parler plus de l’Égypte, car elle possède de nombreuses choses admirables et ce que l’on y voit est supérieur à tout autre pays.

    Les monuments supérieurs de l’ancienne Égypte sont le fruit de leur croyance profonde et des applications de leur croyance principale : « Là-haut comme ici-bas ». Cette corrélation perpétuelle – conscience cosmique – a été reprise dans l’Asclépios III (25) des Textes hermétiques :

    …en Égypte, toutes les opérations de pouvoir qui gouvernent et fonctionnent dans les Cieux ont été transférées à la terre du dessous… il doit être dit que tout le cosmos demeure [en Égypte] dans son sanctuaire…

    Les scènes des activités quotidiennes, trouvées à l’intérieur de tombes égyptiennes, montrent une forte corrélation perpétuelle entre la terre et les cieux. Les scènes fournissent des représentations graphiques de toutes sortes d’activités : chasse, pêche, agriculture, tribunaux et toutes sortes d’arts et de métiers. La représentation de ces activités quotidiennes, en présence du neteru (dieux/déesses) ou avec leur assistance, démontre leur lien cosmique.

    Ainsi, nous devons cesser de considérer les monuments de l’ancienne Égypte comme une interaction de formes avec une vague présentation archéologique et historique. Au contraire, nous devons essayer de les considérer comme la demeure du cosmos ; comme la relation entre la forme physique et la fonction métaphysique.

    1.2 PTAH : L’ARCHITECTE DIVIN

    L’énergie divine qui se manifeste dans le cycle de création est définie par les aspects d’énergie qui la constituent et que les anciens Égyptiens appelaient neteru (dieux, déesses).

    La création est le rangement (la définition/la mise en ordre) du chaos (l’énergie/la matière et la conscience indifférenciées) de l’état originel. Tous les récits de l’Égypte ancienne sur la création l’ont montré avec des étapes bien définies et clairement démarquées.

    En ancienne Égypte, Ptah est/était l’Architecte Cosmique, la force de création cosmique, le donneur de forme (forgeron). Il est/était le patron de l’artisanat, du commerce et des arts. Il est/était le feu créateur coagulant.

    Son rôle consistait à donner forme aux paroles de Rê telles que prononcées par Thot, d’après les lois de l’équilibre et de la stabilité (Maât). Ainsi Ptah est assis intronisé ou se tient sur un piédestal dans la forme du glyphe pour Maât (loi cosmique, harmonie, équilibre). [Plus d’informations sur le cycle de création et ses énergies en action dans Cosmologie égyptienne : l’univers animé et Egyptian Divinities: The All Who Are the One, deux ouvrages de Moustafa Gadalla.]

    1.3 SESHAT : PATRONNE DES CONSTRUCTEURS

    La manifestation de la connaissance des activités de construction était attribuée à la netert (déesse) Seshat. Son rôle était très bien décrit par de nombreux titres désignant ses deux types d’activités. Elle est l’Énumératrice : la Dame de l’écriture/des écritures, la Chef de la Maison des livres divins, et Chef de la Maison des livres (Archives).

    L’autre aspect de Seshat (étroitement lié) est celui où elle est décrite comme la Dame des Constructeurs.

    Les constructeurs, artisans, sculpteurs et peintres faisaient partie d’une équipe qui respectait de manière rigide les canons préordonnés de la proportion. Leur position peut être comparée à celle des créateurs modernes de circuits imprimés ou de microprocesseurs, qui ne peuvent agir que dans le cadre d’une fonction technologique donnée qui dépend absolument des lois de l’électronique.

    Le savoir chez les anciens Égyptiens qui se manifestait dans leurs monuments était imposé par des spécifications techniques conservées dans des archives sur tout le territoire.

    1.4 LE CODE DE CONSTRUCTION

    Tous les arts et l’architecture en Égypte, y compris les représentations d’humains, suivaient un canon de proportions précis. Celui-ci était aussi appliqué aux sculptures, aux frises et aux peintures ; elles étaient minutieusement conçues selon les lois d’harmonie, de géométrie et de proportions. Platon confirma l’ancienneté du canon de proportions de l’ancienne Égypte, ainsi que le caractère immuable des travaux exécutés par les Égyptiens de cette période pendant les 10 000 ans qui ont précédé son époque. (428-347 AEC).

    Que les dessins et les statues réalisés voici dix mille ans ne sont pas spécialement meilleurs ou pires que ceux qu’ils font maintenant.

    Prise dans ce sens limité, sa remarque indique que les Égyptiens ont toujours été soumis aux mêmes règles, qui garantissaient une application cohérente tout au long de la longue histoire du pays.

    L’affirmation de Platon est cohérente, compte tenu des preuves présentes partout en ancienne Égypte, comme suit :

    1. Le processus de croissance par accumulation, à savoir que les rois successifs construisaient souvent des ajouts au(x) même(s) temple(s), représentait un procédé spécifique des temples égyptiens. Un simple coup d’œil sur ces temples montre que le résultat n’est aucunement en conflit avec les règles de l’harmonie. Les éléments ajoutés sont reliés et augmentent en échelle (en largeur et en hauteur) selon une certaine règle de proportion, les reliant à l’édifice original. Un bon exemple se trouve dans l’immense complexe du superbe temple de Karnak. Bien qu’il ait été construit sur une durée de plus de 1500 ans et qu’il présente 6 pylônes, il reste encore une réalisation imposante et homogène qui a produit un plan harmonieux d’édifices couvrant un périmètre de quelque 2300 mètres.

    Il est évident que le plan d’ensemble existait déjà et qu’il était connu des personnes qui l’ont exécuté.

    2. Les découvertes archéologiques montrent que ces règles étaient rédigées sur des rouleaux de papyrus ou de cuir et soigneusement conservées dans des archives spéciales dans les grands temples égyptiens. Ceci est explicitement énoncé dans plusieurs textes remontant à différentes époques traitant exclusivement de l’architecture et de l’artisanat, comme suit :

    a. Un passage de la stèle du roi Néferhotep (il y a 5000 ans) à Abydos décrit son plan pour chercher les informations originales dans les archives à propos de la forme traditionnelle exacte de la statue d’Osiris :

    Le Roi s’adressa aux nobles et aux compagnons, aux scribes de hiéroglyphes : « Mon cœur a désiré voir les anciens écrits d’Atoum ; initiez pour moi une grande enquête ; informez le neter (dieu)à propos de sa création, et les neteru (dieux, déesses)à propos de leur confection, de leurs offrandes et de leurs oblations… informez le neter (dieu)dans sa forme, que je peux le fabriquer comme il était auparavant, lorsqu’ils ont fait les [statues] dans leur conseil, afin d’ériger leurs monuments sur terre.

    Les connaissances chez les anciens Égyptiens qui se manifestaient dans leurs monuments étaient imposées par des spécifications techniques conservées dans des archives sur tout le territoire. Ces toutes premières archives égyptiennes indiquent que la forme des statues des neteru (dieux/déesses), ainsi que d’autres caractéristiques artistiques et architecturales, avaient les attributs suivants :

    Elles étaient bien

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