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Le Figaro. 10/07/1879. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart

Le Figaro. 10/07/1879.

Le Figaro. 10/07/1879. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des

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2S° Année. 3' Série. Numéro 191.

FRANCIS

MAGNARD

"•- Rédacteuren chef

A.

P È R I V I E R

Secrétaire de la Rédaction

RÉDACTION

De midi à minuit,

rue Dronot, 2>

Les manuscrits ne sont pas rendus

BUREAUX

26, rue

Drouot»

26

Le Numéro 1&

cent. à Paris, 20 cent. dans les Départements.

Jeudi 40 Juillet 1879

H.

DE

VILLEWIESSANT

Fondateur

FERNAND DE RODAYS

Administrateur

ABONNEMENTS

Département» Trot* mois Paris Trot* moi* ».»

IQâï'50'

I 6 fr.

1 ANNONCES

ET RÉCLAMES

Doluhgbn

rus,

Sequy

bt c1*, passaob sbs PaiNCBt

BT A L'ABMINIBTUATION

Fallait-il

désigner comme des citoyens

les hommes

changements qui

écrasée

Il faut

se sont

accomplis

sur I

où l'on re-

construit tout, il en est d'autres où l'on

détruit tout. A la lin de la

première République et

ah commencement du

dans cette

Les obsèques de M. Clément Duvernois

aujourd'hui jeudi, à dix heu-

Tandis qu'il

est des

époques

Le

prince Charles

LESiWiSAVËliTUBES DE

tres.

de

complicité

LA LÉGION D'HONNEUR

parle beaucoup des transformations

on

rsnbies par l'armée et la magistrature.

Peut-être

que

celle

titutions,

moins

trait le

avant vécu

bientôt de toutes

qui

nos ins-

le

se ressemblera

à elle-même, celle que

plus

reconnaî-

difficilement un homme

au commencement de ce

siècle, c'est l'ordre de la Légion d'hon-

neur.

Il est

que si les braves d'Aus- Moskowa, qui parfois bout du monde, pour la

de ce

magique était destinée à

probable

la

terlitz et de

allaient jusqu'au

conquérir, cette croix

que

devenir, il est probable,

rait singulièrement ralenti leur ardeur,et il est bien

avaient eu une vision

dis-je, que ça au-

certain que ça les auaitgran-

cette distinction alors,

dement surpris.

Ce qu'était

auront lieu

Bonaparte l et le

neuf heu-

pour la chambra

exemplaires

l'étranger, avaient arrêté

fusillé nos

qui, en nos généraux, nos

réponse

face de le

continent, elle commence à trouver

la Prusse trop triomphante et la France

trop

prince Murat arrivent ce soir à

res.

tress, qui entrera demain

soir,

nuit,

en Tamise, où il mouillera.

matin,

heures du soir.

le Figaro et l'Illustration

mortuaire

français

res, en l'église Saint-Philippe-du-Roule.

Depuis une semaine,

qui

tàires de l'Elysée

mandeurs

la revue de dimanche.

adressées,

Ils coucheront à bord de VEnchan-

dans la

soldats, emprisonné

à Genève,

prê-

avec la horde des

beaucoup de réclames, il faut

des

premier Empire,

du

l'homme de

comme Pierre-le-

les divers loca-

sont assaillis de de-

assassins et des incendiaires ?

A

une

pareille question,

la

des affiches monstres.

efforts

Enfin, après

Consulat,

estjà, société nouvelle,

Grand, comme Richelieu, comme Fré- déric.

Aujourd'hui, dans la troisième Répu- on

avait été Cx-éé.

période splendide

fois,

Le yacht remontera le fleuve vendredi

et

arrivera à W oolwich vers six

inouïs, le 1er mai, le jour

même

tout est créé à la

une

génie

au milieu" de ces débris forgeant

sollicitent des cartes pour

semblait facile les républicains core des amis

Noukahiva, lesquels

impérieusement à revenir se présentera

la âéputation. Pour leur rendre leurs

ques il fallait les amnistier;

nonçant plet, c'était la croix rendue avec l'épau- lette.

malheureusement

du

pouvoir

MM. de la bataille

d'Ivry, les Sociétaires

représentations, qu'il

avaient en-

commencent leurs

le Menteur.

Le 5

Times

M. Chégaray vient de dessiner

Nous

Toutes les demandes doivent être

soit par lettre

au, général

à Bruxelles et à

est curieux de suivre en même temps les événements.

que Bataille de Courbevoie

combat de Vanves

avec C Amour; échaufiourées d'Asnières

amis demandaient

droits politi- et en

pro-

à bord de VEnchantress. sommes ici les seuls journalistes

Auguste Vitu.

»

le duc Job On tie. badine

Pittié, soit verbalement au commandant Cance.

Ce terrible « Article VII » donne tant

gouvernement que, contre

hier, mercredi, con- palais présidentiel.

il

y

a eu

pas blique,

ture

de la

ne fait que détruire ce qui

Cette armée splendide, cette magislra-

inamovible, ce Concordat,

l'amnistie c'était l'oubli com-

sommes peut-être de voir

originale

héros

mai, la nouvelle arrive des pre-

mières menaces de M. de-Bismarck. Pro-

fitant de notre

cet ordre de mal au

usage,

Légion d'honneur, on sape tout, on

c'est devenu comme une

reste

encore debout ?

bien

jeter par,

tout

seil des ministres au

guerre civile,

M. de Bis- ébranle tout.

A la fin,

pas.

pas.

En

veauté

48,

que je déteste,

UNE LETTRE DU PRINCE IMPÉRIAL

Le

Figaro a eu la bonnefortune de

à la

Conneau,

pouvoir

livrer te

premier quable lettre que

avait adressée à son

Louis

gnifique épée.

généreux

et

accueillie dans la

sympathique émotion.

publicité la remar-

Louis-Napoléon

le Prince

lettre,

nobles

jeune ami et camarade

faisant don d'une ma-;

empreinte

des

p

en lui

Cette

plus

sentiments, a été

presse européenne avec une

publier

des plus

Nous avons obtenu la faveur d'en

aujourd'hui une

ment lue avec le même

tère

entier.

nouvelle, qui sera certaine-

intérêt, et où le carac- Prince se révèle tout <•

chevaleresque du

Le personnage

auquel cette lettre a été

sommes pas était un ami

adressée et dont nous ne

ses à faire connaître le

d'enfance avec qui le

autom

nom,

jeune Louis -Napoléon

les plus in*

va le voir, La

comme on

personne

aimait times. à échanger ses pensées

ont Quelques été passages, remplacés par

qui

cation a cru devoir

des a bien voulu nous faire points.

supprimer

cette commuai-;

ces

passages

des raisons de convenanceet de tact dont

juge.

11 nous suffira de dire

personna-

certaines

dont nous n'avions

noms à la publicité.

le,

pas

elle par seule était

qu&le Prince y désignait,

lités haut droit de livrer placées, les

M. E.

Maritzburg, 20 avril 1879. Mon cher.

Depuis mon départ, je ne vous ai pas

ne

ce soit

car Dieu qui

croyez pas que

oublié,

vous ai

pourrait dire la place

occupe le souvenir de mes amis et

ma patrie!

Quoique ne soit

la seconde partie de la cam-»

pas encore commencée,/

guerre

de-»

mon harnais de

encore écrit;

parce que je lit dans mon âme

qu'y de

pagne

j'ai déjà pris

puis

les trois semaines que je suis dési<»

i

d'état-major auprès

chef;

du

c'est pour moi

façon de voir, d'apprendre guerre.

de refuser le com-

partisans

fût cette offre,

la situation

que 'occupa d'acquérir

plus do

••

gné. Je remplis actuellement les fonctions

géné-

d'officier

ral commandant en

la meilleure et de faire la J'ai eu le

courage mandement d'un escadron-de

Quelque tentante que

j'ai jtensé que actuellement

me permettrait

plus d'expérience services. •

••

déterminé.

et de rendre

«

Comme vous êtes mon ami, il vous

appartient d'expliquer

conduite, et

déjà de l'histoire ancienne,

venir avec vous sur les causes qui l'ont

et de défendre ma

quoique mon départ soit

je veux re>.

Je n'ai pris l'avis de personne et je me

suis décidé en quarante-huit heures. Si

ma résolution a été

que

éventualité et arrêté

c'est

prompte,

réfléchi

j'avais

longuement

à pareille

me faire mon hésiter plan. une mi-

que me connaissent. Mais

Rien n'a

pu cela n'a rien

nute

de tout naturel

pas l'unité,

injusJ

Ce

qui fait que nous

de

marck refuse de ratifier le traité. Déjà le.

prononce Finis GallicC. Finis Gallix.

Assistons à la sortie du Conseil

destinés à cette chose

dans une réunion où d'anciens

de la guerre

vierges

les paroles funèbres

pour

amuser ces

sa

rage, une furie, chacun est là regardant:

Qu'est-ce qui

qu'est-ce que je pourrais

11est dix heures un quart. Depuis plus

heures,

neuf voitures se tien-

à côté, à gauche, dans la cour

Say

et

Waddington,

superbes.

sont surmon- Lesautres sont

la main,

sa voiture

car ils ne

vienne

Mme la duchesse de

aflaire.

Mugenta vient de

une petite où son mari était forcé de

qui, depuis la guerre, garde-meuble.

orfèvrerie, ayant

Maréchale,

de s'en servir.

de deux

nent côte

d'honneur. Deux d'entre elles, celles de

MM.

tées de cochers

des voitures au mois. MM. les ministres

soi, Lentun à un du vestibule, sous lequel

ils ont dû se serrer

se disent rien sur l'escalier, chacun d'eux

prendre. Soul, le dixième ministre, M. Lepère,

qui n'a que la rue à traverser, gagne à

pied son ministère.

attendant que

auront leurs uniformes

Comment faire

gens-

toute distinction, de voir dis-

là, se disent les comédiens. Là dessus on terre

met.les Précieuses ridicules et les Fourbe-

rie de Scapin sur l'affiche. Voilà Coque-

lin avec sa

Après les institutions, les symbo-

drapeau, l'épaulette; après croix.

On n'a même pas une formule.

il

y avait encore une nou-

le suffrage universel, suffrage

mais enfin

qui était quel-

c'est le

je, un communeux avec les mots « hon-

neur

trine.

et patrie » flamboyants sur la poi-

Le troisième problème est de beaucoup plus gai.

Cet ordre qui dans aucun

temps, et

aux

n'a été donné

les; après le

l'épaulette, la

Et ontlétruitpour mettre quoi. on ne sait

perruque, fourrant Got dans le sac.

large ceinture,

CD

« Eh quoi! je n'aurai pas l'avantage

coups de bétonne,

et de trois ou

ce le

tuer sti Géronte. » Moi le fouloir pas grande chose à lui

c'est seulemente pour lui donnait* une

petite régale sur le dos d'une douzaine

de

tre

petites coups poitrine.

qua-

d'pée au trafers de son

qu'elle exigeait

tions

ves. on 'no pourrait d'hui.

de services rendus, d'ac-

d'éclat, de propositions successi-

le. croire aujour-

sous aucun régime doit-il être distribué dans

comédiens, les théâtres î

Un pareil sujet

a mis tout le monde en

et boule-

verve

vardiers. « 11 s'agit de s'entendre, dit Blondel

s'arrôtera-t-on à la Comédie-Française,

aux théâtres subventionnés. Pourquoi?

Ecrivains do la presse

» Pourquoi n'irait-on

à

ï'Odéon,

pas jusqu'au Gym-

»

ri-

au Vaudeville ?

nase,

Et les femmes, leur tiendra-t-on

Mlle Dodu, pourquoi

gueur ? Puisqu'on Rosa Bonheur et

a bien décoré Mlle

ne

que chose, C'est l'avènement triomphe du néant.

Échos

La Température. élevée

hier matin,

maintenant plus rien.

du vide,

Ah il faut mourir troisfois pour l'a-

J'ai

de sabre et une balle

coup de baïonnette, je com-

La croix

« porté. »

qui explique comment ce par-

Saint-GoneBt.

Paris

voir, disaient en riant les soldats.

déjà deux coups

au premier

mencerai à être

pour Bourrienne! s'écriait cet homme a sacrifié au veau

d'or; qu'on lui donne de l'or. La Légion

l'Empereur,

d'honneur, jamais!

II mesembleque j i foi reuïuair quel- que chose dans c'to sac.

»

» Ah toi faire le trôle. Ahi ahi ahi!

ah monsieur,

refoir.»

Toutd'abord le on cause à voix basse publicestunpeu

des événements mais voilà les Précieuses ridicules, voilà

Gorgibus, Mascàrille,

violons et la

ne ré-

sistent plus.

les coups de bâton. les Anglais

ahi ahi ahi

Jusqu'au

froid;

et les

et

Godelet

danse,

et les

entrechats,

Après cela, la série reprend .Combat des

Prise

tailles

Mademoisellede

etc., Mais voilà qu'au beau milieu du Bour-

geois gentilhomme,

lin, voilà qu'il rumeur: la colonne la colonne

d'Austerlitz aurait été abattue devant les

Prussiens.

Vendôme n'existerait

répand

du

Moulin-Saqùet,./'L'cote

d'Issy,

Le Cocu

d'avanl-poste,

etc.

Femmes

imaginaire

i

Ba-

Ecole des

maris,

Belle-lsle, le Chandelier.

qu'on avait choisi à

plus,

se

cause du ballet de la

une

vague

Après avoir circulé dans la salle, la

nouvelle arrive dans les coulisses; les

pauvres

sociétaires voudraient savoir, >

met du

estabat-

mais il faut entrer en scène Got met sa perruque, Coquelin

rouge. Est-ce vraiquelacolonne

tue?.

que la France est perdue.

On dit qu'on va tuer les otages,

Là-dessus ils commencen't Mamamoù-

chi

Mamamouchi!

Dicc, Turque, Anabatista ? anabatista ? Toc

Zuinglista Ioc. Coffita. Ioc. Hussita ? Marista? Fronista. Ioc, ioc, ioc. Giourdina, giourdina. dara. Bastonnara.

Dara, Après quoi,

recommencent les danses

ils ont moins de

pas

et les

Malgré

succès,

dérider les

de bâton.

eftorts,

coups

leurs

ils ne viennent

Anglais,

les Allemands eux-

mêmes affectent d'être tristes.

Enfin, voilà les L'incendie s'allume,

flots. L'Europe regarde avec épouvante

la destruc-

journées sanglantes.

le

sang

coule à

ce

cataclysme qui rappelle

tion de Jérusalem et de Ninive.

La situation des comédiensdevient Dlus

difficile. En vain

jouent-ils, et Je Malade

plus,

à la fois,

imagi-

M. de Pourcea/ugnac

naire, le public

dans la salle. De minute en minute, les

Anglais

phe, qui

siens causent avec animation dans les

couloirs, partout les journaux circu- lent.

ne rit

de'

faire

Du temps

recevoir officiellement, elle avait acheté

de l'orfévrerie, principalement des sur-

En France, la tempéra-

pour l'époque, subissait

un nouvel

abaissement.

à celle de Saint-Péters-

celle de Mos-

de la

C'est ce

ture, déjà peu

encore,

A Paris, elle était

bourg et inférieure

cou. Sous un autre rapport, situation

favorablement.

était encore en baisse hier matin

touts de table au

manquaient Naturellement cette

été payée des deniers de la

était restée sa propriété, et Mme Grévy

ne se

Elle le pourra, maintenant, le garde-

meuble

ces brillants ustensiles du

pouvoir à table, dont elle n'a plus que

faire, et qui

Présidente actuelle et aux autres.

venu

qui s'appelait Napoléon Bonaparte

avait subitement

donné à cet ordre la pas décorer nos charmantes comédien-

La Schneider, si vaillante dans le

Sangalli, « dontlo parcours,

1

nes

rôle de la grande-duchesse; etMlleLéo-

nide Leblanc Et les danseuses! Pourquoi ne pas dé-

corer Mlle

le

ballon et l'élévation » sont au-dessus de

tout

éloge.

Serait-il

vrai

que là encore

la politique

aurait ses rigueurs,

Got et Goqueiin seraient de suite favori-

ni

sés,

le vieux Geffroy

ce curieuse, qui celle des comédiens opportu-

nistes amis de M. Gambetta et celle des

autres. Et là-dessus chacun dit son mot.

que tandis que MM.

pas grâce,

d'autres.

Febvre ne trouverait

ni tant

ferait du reste une classification

Quant à moi, je

ne

viendrai pas traiter

cette question

en elle-même.

La seule chose

veuille dire,

de

que je

c'est la surprise que j'ai éprouvée

l'heure que les avocats de nos comédiens

ont choisie pour soulever un paroil pro-

blème

C'est-à-dire le moment même où la

Comédie:Française, au lieu de rester chez

domaine, s'est mise à cou-

troupe de

rir le monde comme une vraie

foire, et où la première

troupe s'est fait une juste célébrité en se

artiste de cette

que

ce

égale de 2 degrés à

première place dans les décorations

d'Europe, à ce point que

familles

un suprême Depuis

changé. Sous Louis-Philippe

les

princes des

considéraient comme

régnantes honneur de l'avoir.

ce temps, il avait quelque peu on avait

voir apparaître sur le bourgeois, financiers, III lui-

aperçu qu'il

était trop

commencé à le vontre des bons

maires et préfets. Sous Napoléon

même, on s'était

prodigué. Mais enfin, malgré

puis

avait encore

la République dans sa base.

ces réserves, je

superbe

dire

cette distinction

que

un immense prestige, quand

de 70 est venue rébranler

jusque Successivement on a posé au conseil

de l'ordre

dontdeux sont encore en

trois

problèmes nouveaux,

suspens D'abord on lui a demandé s'il fallait

conserver tous dant la

avaient été

données de la sorte ou autrement de-

les rubans donnés pen- à outrance.

qui

guerre Ensuite si les croix

vaient être

fait

rendues à ceux qui avaient de la Commune.

si contrairement à tous les pré-

partie

Enfin

cédents. les comédiens ordinaires

extraordinaires

porter.

La

première

l'ensemble

atmosphérique

La

semble se modifier

qui

dans nos ré-

permit point

pression barométrique,

gions du Nord et en

tagne

blement gagner le reste de la France et amener une amélioration momentanée.

dans la matinée max. 21»; tombé

averses multipliées.

et de l'Est, augmentait

cette hausse

en Bre-

acheté hier à la duchesse

sont

indispensables

à la

ayant de Magenta

blées et à

Gascogne;

va pr.oba-

190.

Thcr.

24°.

17», 4.

Paris.

Vichy.

Forte bourrasque Therm.

Vent violent.

à

neuf heures du soir à 1 5".

Conlr-cxéville.

Averses et soleil. Th.

Ciel beau.

170

Th.

NOUVELLES A LA MAIN M. Durand a une cave des mieux meu-

laquelle

il rend

santé.

religieusement

en ce moment,

d'une crise des plus

16°. 5

19.

Pougues.

Ciel nuageux. Ther. incertain.

tous les honneurs qui lui sont dus, lors-

qu'il Mais il est très malade,

et, hier, au milieu

graves Oh mon Dieu! s'écria-t-il, si vous voulez.

onction;

avec

Dieppe. -Temps

est en bonne

A TRAVERS PARIS

1 MOUTDE M. CLÉMENTDUVERNOTS »

Un homme qui a joué un rôle politique

dont l'intelligence conduit aux

encore, M. Clément Du-

soir à neuf

monde, il

(

assez '-important pendant les dernières

années de l'Empire et

précoce l'avait, jeune

plus hautes situations,

vernois,.

heures, âgé à peine de quarante-trois ans.

Malade depuis plusieurs mois, épuisé

moralement, par des désastres finan-

ciers connus

cœur, ne lui lais-

vait

interrompu aucun travail; chaque Clément

Duvernois a fait de la copie; car, bien que

est mort mardi

de

tout

avait contracté une maladie de

qui dans ces derniers temps

sait

jour jusqu'à sa dernière heure,

ce métier de

avec passion et

lequel il était admirablement doué.

Il avait débuté dans un journal d'Al-

mais bientôt

après

ger, fa Colonisation,

il

vint à Paris,

au Mexique,

où il écrivit à la Presse et

Liberté; en 1865, il se ren-

et les études d'économie

plus tard à la dit

politique qu'il publia alors le firent bien.

tôt remarquer à cette époque, il n'avait

vingt-neuf ans.

également au Temps; en

prenez-moi,

mais laissez-moi ma cave 1

Façon courtoise de dire les choses.

et elle dans son

La comtesse Diane s'escrime, à petits

compte du baron da V;

s'écrie un

des assistants,

reprend la

aime à

qui et à l'en-

avaient le droit de la

de

ces questions

n'était

<es croix don- et Trouil-

du général

coups, sur le Enfin,

c'est un

non, comtesse. C'est un homme entendre le son de sa voix.

tendre le plus longtemps possible, voila

vieux bavard mais non!

montrant dans le jour pour 3 schellings,

et le soir pour beaucoup d'argent. c'est

Mais

facile à résoudre

pas

nées par MM. Pipe-en-Bois

les revues, et que

les lignes du roi de

sidérées comme de vraies croix de la

vraie

Le plus extraordinaire,

lefou, alors que M. Glais-Bizoin passait

M. Crémieux rectifiait

voyage de Londres ayant évoqué des

souvenirs oubliés, M.

défenseur de la Comédie; a imaginé de

Sarcey, le grand

puisse imaginer!

nous raconter par le menu ce* qui s'était

passé Ainsi donc,

démembrée, était là, gisante

sous les

en 71.

au moment ou la France

MM. les so- dans le plus

saccagée,

ciétaires

grand

pieds de l'ennemi, se sont trouvés

qui

se

embarras

Comment continuer leur métier? Avec

la famine à Paris, les Prussiens dans les

forts,

comment faire pour trouver un public

la moitié du territoire envahie,

s'amuser des farces de

qui

l'ancien répertoire.

voulût encore

C'est alors qu'ils ont eu cette inspira-

«

puisque

pou-

France, allons

nous ne

tion héroïque

faire rire en

rire à l'étranger. Partons pour Lon-

dres.» Il est vrai qu'à cette époque les An-

la voix du limes, insultaient il est vrai les

la

étaient établis

glais, par

chaque jour à nos malheurs,

que beaucoup d'Allemands, fuyant

tristesses de

guerre, dans cette ville. Mais c'est un détail.

Cette résolution prise,

journal

dit

M. Sarcey,

les

ad-

comédiens y apportent

mirable– Energie qu'on ne comprendrait

pas bien, si on ne suivait, jour par jour,

Sarcey.

Londres.

en-

une énergie

leur

dans l'article de M.

D'abord,

il faut trouver un local à

cette

capitale est. déjà

« cherchant

Oi\

combrée d'acteurs français

eux aussi à tirer

Toutes

louées du Strand, dont on exorbitant. Cette atlaire une

parti

les

sailes

il n'en reste

de la situation. » sont

disponibles

qu'une petite, celle

demande un prix

fois arrangée,

il

l'autori-

sation. Mais la guerre civile est déjà

déchaînée; darmes ont été

tout

traînés dans les cachots

évêques, prêtres,

gen-

prêts pour

le massacre. Au. milieu

séparée en deux camps.

perdent pas courage.

Rigault

des sociétaires que

le ser-

qu'il

de cette formidable lutte, la nation en-

tière est comme

tout

Ils vont trouver Raoul

d'abord le farouche communard fait des

objections au

leur

vice, puis, après

s'en

Les comédiens ne

âge

f.

sujet aurait dû retenir

pour tout, déclarant

la caravane se met en route.

Â. la gare, nouvel émoi

au

départ.

ûe

les fédérés

Ces hommes eni-

vres s'opposent de vin et

entendre.

sang ne veulent rien

Qu'est-ce que

c'est que toutes

ces

caisses.

des balles. de

riz, du fard,

de Turcs, de polichinelles. les colères. Ces

tout à coup au mi-

lieu de ces scènes tragiques,

sans doute ce sont des armes

cachées, c'est delà poudre,

On ouvre, on trouve de la poudre.

des perruques, des costumes

au milieu

Ce spectacle apaise oripeaux apparaissant

sanglants, désarment les plus

On regarde, on rit.

Ce sont des

comédiens. Laissez passer, crie le chef.

ils arrivent à Londres. Au

l'Angleterre les formidables

Là-dessus,

début, le public ne semble pas très porté

à aller au théâtre mence à comprendre

com-

plus de repos. Néanmoins, il n'a- tout!

ses ar-

sous la direction

Siam, devaient-elles être con-

d'honneur.

une

qui

le

pas

et

temps

c'était

que ne se battaient

pré-

Entre libres-penseurs. Vous connaissez mes

compléter

Légion

à bout de ne signant plus depuis longtemps

ticles,

il n'avait

journaliste qu'il

pour

pas quitté

aimait

principes; je

de inon

était d'autant plus'embarras- fort cu-

nombre des décorations était

singularité

rieuse, le -en raison inverse de la gravité des com-

La chose

voudrais

moi, je

l'éducation

sante que, par

fils en développant ses forces physiques

pour en faire un bon

citoyen. Indiquez-

vous prie, un bon professeur

de pour ceux qui

bats.

Par ce simple motif, que les gens, qui

de

songer la des rubans,

cisément ceux

qui avaient tout le loisir nécessaire pour

pas

établir des propositions et s'adjuger des

faveurs.

se battaient n'avaient

combien sont-ils ? Parfois il me semble

que

car il me souvient d'avoir été bien

boxe et do

ceci Sous aucun

que ce soit un prêtre ou un jésuite

savate, mais retenez bien

prétexte je

ne veux

leur nombre n'atteint

tement jugé par ceux qui devraient le

mieux me connaître.

J'ai vraiment

ainsi de

siper les doutes

festés au qui est et

cune concession ou lâcheté.

honte d'avoir à parler

tiens à dis-

moi-même, mais je

que l'on a parfois

mani-

ma volonté

sujet de l'énergie de

restera, croyez-le, vierge d'au-

Lorsqu'on appartieni

atune racede sol-

qu'on

ap-

dats, ce n'est que le fer en main veut

se

fait connaître, et lorsqu'on il

prendre en voyageant,

faut aller au<

~r

Le ï&asciuo de rcr=

LES

FUNÉRAILLES DU PR1ISE iiPÉRÎÂL

la fièvre est que

télégra-

les Prus-

Ainsi, dans l'armée du Rhin, pour ces vons plus

faire

Il collabora.

formidables combats qui s'appellent

Grave-

lotte. on tuait, on mourait, on souffrait

presque sans récompense.

1867, il devint rédacteur en chef du jour-

nal

en-'J 869;

V

Epoque

la

il fonda le

même année,

Peuple français }

il fut nomme et devint mi-

député des Hautes-Alpes

nistre en 1870, du 10

août au 4 septembre. do

Les dernières

campagnes politiques

Duvernois,

datent de

chef, la fin de 1876, dans un petit

comme rédacteur en

journal à.un sou, le Salut, où il croyait

préparer l'avènement, de Napoléon IV,

puis

dans le Pouvoir, en 1877.

Clément Duvernois

de la

Physiquement,

d'une

était

taille au-dessous

d'une

moyenne, trapu

buste.

apparence

ro-

Il était

blond et portail,

toute la

à

barbe dont le désordre même

ajoutait

l'originalité de cette physionomie ex-

pressrve et mobile, qui plaisait à pre- mière vue.

**#

Le souvenir de Clément Duvernois inséparable de celui du siége de

reproché d'avoir payé

mois de

sera

Paris. On lui a

cher les bestiaux ou les sacs de farine

un peu

devaient nous rendre de si grands

qui -services durant les derniers

1870.-

Naturellement, la commission d'en-

quête a épluché ses comptes. doit se

–Monsieur le

courent au bureau du

est à côté du

théâtre,

-Reichshoffen, Forbach, Borny",

de

moins

corer davantage.

'• Enfin,

Ceci n'est pas une

C'est dans la salle des armes de l'arse- nal deWooTwich que sera déposé le corps

du Prince Impérial. Elle est vide, sauf

les murs

avec fusils et baïonnettes.

Campbell,

tous les ouvriers à la disposition

maîtres des cérémonies, des délégués et

des employés des pompes à tendre les

sont

qui

restent

garnis de râteliers

Le général

qui

directeur de l'arsenal, a mis

funèbres

draperies

transformer en chambre

et de la mer

occupés déjà

de deuil et à

mortuaire cette salle où se feront les

constatations légales.

Le mauvais état du temps

un

peu

l'arrivée de VEn-

peut.retarder

chaniress,

car le

marcheur

Il arrivera donc à Woohvich vendredi

mais ce n'est

guère probable,

de l'Amirauté est excellent

yacht

et tient admirablement la mer.

soir.

Ce sont les marins de VEnchantress]

qui transporteront le cercueil jusqu'à

l'arsenal, cents mètres environ du quai de débar-

quement.

situé à une distance de trois

l'heure matinale à laquelle le

Malgré

cortége

car les habi-

tants connaissaient le Prince et l'aimaient

beaucoup.

funèbre quitteraWoohvich,toute

Dans la guerre de province qui malgré

grandes épreuves était beaucoup

sérieuse, on commençait

à se dé-

Quand on n'était pas pris dans une dé-

ou quand cette déroute était finie,

repos pendant et

le siège

de Paris où alors

presque plus, on se dé-

exagération puis-

Et pendant ce temps, sur la scène, les

comédiens s'efïorcent de faire qui amène des contrastes dignes

Tuileries sont en flammes, crie-

remède

il

été or-

pauvres

rire, ce

des join Je m'étais donc depuis longtemps pro-

mis:

Ie De faire un

long voyage; aucune occasion de

De ne perdre

faire

campagne. Le désastre d'Isandula me fournit t l'oc- casion attendue.

La guerre d'Afrique

se

développan

sur une grande

de complications européennes.

échelle sans entraîner

Tout me poussait donc à partir et je suis parti.

à

détails sur les opérations

Rappelez-moi à ma constante amitié.

Dans une autre lettre soit à

,-soit

à vous, je

à leur

soit

vous donnerai des

militaires.

souvenir et croyez

.J.

,<

de Hugo.

Les

route,

on prenait huit jours de

lesquels on se distribuait des galons

des croix. dans

on ne se battait

corait tous les jours.

t-on dans la salle!

« Monsieur, voici un petit

qu'il vous faut prendre, s'il vous plaît,

a été ordonné, monsieur,

donné». Le Louvre brûle.

il a

« II ne vous fera point de mal, monsieur,

« Il est

bénin, bénin

là, prenez, mon-

Piglialo Siguor PiglialorPiglialo, Piglialo su

mousu

boucherie du Père-La-

pour la grande

« Demandabo causam :"'

»

»

»

••"•* facit dormire.

cérémonie et rationem

`

en choeur

une fois les chiflres sont là.

été démentis.

qu'encore Chiffres qui n'ont

10,000

donnait pas

pour en donnait

tretout

Laquestion

délicate.

Pour

moi, j'étais

il ne vous fera point de mal. C'est un

petit clystère, 'un pelit clystère, bénin, bénin ». La Cour des comptes est détruite.

jamais

Tandis qu'à Frœchwiller, pour plus de

hommes tués ou blessés on ne

deux cents croix, à Mon-

plus à résoudre était donc assez

d'avis de tout recom-

ne

pas que je Dieu sait si

deux cents hommes tués on faut obtenir de la Commune

de deux mille.

sieur, c'est pour déterger, pour déterger,

déterger ».

mencer à nouveau. Non

qu'une

n'ayant d'autre valeur

croix n'étant rien

NAPOLÉON ,^|ti#jjfe>;Napoléon

tinsse pas à ma décoration.

j'y tenais! mais

Et enfin quand les nouvelles officielles l'assassinat

des otages, la destruction de nos palais

arrivent, quand on apprend

et l'effroyable toute

la Comédie-Française pa-

chaise, raît en scène

parce que je pensais

par elle-même,

ruban

6 sous au

à

était sin.

pa-

voulaient avoir

M. le duc la population sera sur pied,

rappeler

coit les

Gazettede la Chambre

.a,

9 juillet.

• Vn '$: dlâpouiro

.

Ei' Article >

de Mi

Margue,

l'Enseignement

Il faut croire

Le vote

sur la loi de

supérieur.

que le congé du mer«>

les

moeurs

parle^

credi est entré-dans

mentaires.

cents députés dans l'hémicycle. M. Gam- avait

séance,

betta lui-même a oublié qu'il y

C'est à peine s'il y a deux

qui

le rem-

brillent

et c'est M. Bethmont

à son banc. Les ministres

que

place leur absence. A deux heures trois

par

quarts seulement, MM.

Ferry daignent Cette

visages.

vrante

devoir

M. Janvier de la Motte croit

situation est tellement na-

Lepère et Jules

montrer leurs augustes

de

soit

avec

répond est formel. II mais

demander une suspension

ce

la Chambre

séance, jusqu'à

que M. Bethmont

règlement

président

qui

que le prestige

une fois ce prestige

la

d'Audiffret-Pasquier façon originaledont dit devant lui.

duc, dit-il, vous qui sor-

tez à cheval tous les

vous que

hôtel, votre pantalon se

bout à l'autre. Qu'auriez-vous fait? Vous

vous seriez précipité chez le premier tail-

leur venu et vous lui auriez dit « Vite un pantalon!» Auriez-vous regardé au

prix ? Je n'y ai pas

v qu'on y attachait,

Duvernois se défen-

matins, imaginez-

enlevé, il ne resterait plus qu'un

l^u'on pouvait acheter pour «Bazar.

Portsea,9 juillet, 7 h. 40,soir.

situé sur le

L'Enchantress est dans l'arsenal et re-

pont

aux lords de l'Ami-

\1&% à tort ou à raison, je commençais

m'apercevoir que atteint.

gulièrement

ce prestige

• Et

quare,

4

derniers préparatifs.

pavillon

Opium Glysterium donare, Postea

seignare,

tout d'un coup. loin de votre

soit déchiré d'un

regardé davantage.

est- sorti absolument

C'est dans le

parquet

et qui sert de salon

rauté

mer, que

l'ameublement est enlevé. Les cloisons,

le

noires.

Le Révérend E.-H. Ballard, aumônier

i On sait

résolu. Au lieu de

comment le problème a été

prendre une grande

principe

on a fait pour les croix

font une excursion en

» Ensuita purgare. »

tous

lorsqu'ils sera la chambre mortuaire.Tout

sont recouverts de draperies

mesure militaire basée sur un

quelconque,

comme

dérisoire basée sur le bon plaisir.

Après quoi

«

»

» In nostro

On ne s'imagine pas l'énergie qu'ils

répètent

Bene, bene, bene, bene respondere,

Dignus,

dignus est intrare

pour les grades, une révocation

députés

des

Un autel est dressé dans le fond.

of Wellington

l'après-midi

en

est attendu cette nuit,

restera en rade de Spi-

le

docto corpore. »

Ajoutons qu'il

indemne de cette enquête.

**#

sonnel

Quand, après

Duvernois

à la

le sachant

cela, afin de plaire à MM.les

qui, ayant

catholique de la flotte, à Portsmouth,

veille à tous ces arrangements.

Le vaisseau-amiral rendra les honneurs.

Duke

UOrontès, signalé

Plymouth,

dans

Le temps est

sur larade.

de l'Assemblée de 71

ont déployée à cette époque,

rieusement M. Sarcey.

dit très sé-

rents gradés et décorés,

Je ne le nie certes

des lois élastiques se prêtant à toutes les

• combinaisons.

î

Le

coup moins

i L'ordre de la

pour récompenser

la

mêmes qui ont trahi la patrie?

Cet ordre créé au nom de l'honneur devait-il être donné à ceux qui ont man- gue à l'honneur ?p

patrie

devait-il

mais je nie demande si la Légion

Un autre souvenir qui nous est per-

le

procès de la Banque

sa

dut

expier

de ces défilés de soldats blessés et de pas,

cadavres

d'honneur a été précisément inventée pour cette énergie-là.

Ce

en cette

aftajre, c'est de

encore une

des événe-

qui frappe

voir àquel point tout se tient:

fois on trouve cette

logique

philo-

sophe," pour celui qui n'est pas attristé

par

un bien curieux spectacle.

ments et des caractères. Pour le

les misères de. la patrie, ce doit être

second problème paraissait beau- furieux.•'"

compliqué.

Légion les services rendus à

d'honneur créé

être rendu

à ceux-là

vue de

à une heure. Il

thead, où VEnchantress ira prendre

territoriale,

peine

sant,

qu'il pouvait puiser dan» la

garo

M. de Villemessant est bien ici on ira besoin de rien.

Conciergerie, M. de Villemes-

lui fit dire caisse du Fi-

sans argent,

cercueil du Prince vers neuf matin. Le trajet de Spithead à Woohvich.

se fera en vingt heures.

heures du en nombre.

gravité que le

faut être en nombre pour^oter, et 'ië

invite M; -Grenier de Cassagnac père,

Oh,mille fois merci, répondit-il, mais

bon,

affreux dans le port et

non pas pour discuter"

r'

est a la tribune,

pours M. Granier de Cassagnac

teur comme il y en a peu malheureuse-

ment;

à commencer

son dis-

est un ora-

Modéré; eloquent,

très correct,

tout

le

très net et sur-

ce qu'il

dit

est

éru-

soit

le sujet,

intéres-

il

tout

marqué

dition.

trouve

sant, toire visiblement

au coin de la plus profonde

Si épuisé

que de le rendre

moyen et -de fixer l'attention

discours

d'un audi-

est,

en

fatigué et impatient.

Le

avant

faveur

blâmé

jeunes

de M. de Cassagnac

tout, un remarquable

das Jésuites. l'enseignement

n'a

gens,

plaidoyer

On a

qu'ils

beaucoup

donnent,

dit l'orateur.

de plusieurs

sonne

étaient mal instruits

vais citoyens.

On a cité des textes

osé

dire

M. Paul

élevés

par

leurs

vieux

siècles; mais en somme per-

élèves

que et faisaient de mau- Bert a connu des les

Jésuites, qui dans leur

mettaient

encrier

Ces jeunes L'orateur ne

de l'eau de Lourdes

avant

de passer leurs examens.

gens ont été reçus bacheliers. aient

pas qu'ils

respect pour

la

sainte

pense ce succès à leur

Vierge.

Contradiction

singulière entre vos paroles

représentez

les Jésuites

dans les écoles

et vos actes 1 Vous

comme un danger pour

laissez eh paix dans la société! Vous leur in-

que

vous l'autorisez au sein des

Je coin-

pas. et de Pombal qui

familles

vous surveillez,et

terdisez

la société, et vous les

l'enseignement

vous ne surveillez

que Choiseul, d'Aranda

prends

faisaient semblant de croire aux dangers des

doctrines des Jésuites et

l'ordre comme

gage

Mais vous, qui

droits de

quj

supprimaient

de leur sincérité.

avez approuvé le discours

civile, les proscrirez-

de M. le ministre, accusant les Jésuites d'être

des fauteurs de

vous ? Non, leurs

leurs

guerre

personnes, leurs biens,

citoyens, d'éligibles

et de prêtres,

vous abritez tout cela avec ostentation sous

le manteau dela loi. Vons les accusez sans réserve et vous les

frappez sans énergie

(Très bien! très bien à droite.)

(Rires à gauche.

Vous triompherez, mais votre triomphe

d'avoir

drapeau blanc,