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SYSTÈMES SYSTÈMES D’ÉNERGIE D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE ÉLECTRIQUE

GUIDE GUIDE DE DE RÉFÉRENCE RÉFÉRENCE

Les Les Lignes Lignes de de transport transport HT HT

       

ELEC ELEC International International Symposium Symposium

Édition Édition 1998 1998

3.1 Les Lignes de transport HT

Introduction

Dispositif de protection pour chaines équipées

PRÉAMBULE

GÉNÉRALITÉS

PROTECTION CONTRE LARC DE PUISSANCE

PERTURBATIONS RADIO

DISTRIBUTION DE LA TENSION

COORDINATION DE LISOLATION

Vibration Eolienne des lignes aériennes

INTRODUCTION

PRÉSENTATION DES PHÉNOMÈNES VIBRATOIRES

Équipe rédactionnelle AVEC LE SUPPORT TECHNIQUE DU GIMÉLEC

Serge PICHOT

Sylvestre ARBERET

FCI SAAE Transmission

CATU

p 4

FACTEURS INFLUENÇANT CES MOUVEMENTS DE CONDUCTEURS

DOMMAGES CAUSÉS PAR CES MOUVEMENTS

p 4

p 11

DISPOSITIFS DAMORTISSEMENT

ESSAIS DE TYPE SUR DISPOSITIFS DAMORTISSEMENT

ENTRETOISE AMORTISSEUSE

BIBLIOGRAPHIE

Matériaux pour accessoires de lignes aériennes

INTRODUCTION

EXIGENCES GÉNÉRALES

MATÉRIAUX

ESSAIS SUR LES MATÉRIAUX

p 19

PROTECTION CONTRE LA CORROSION

                   

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SYSTÈMES

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ÉLECTRIQUE

Les Lignes de transport HT 3.1

Denis BOIDARD

DERVAUX SA

René PARRAUD

SEDIVER

Balisage aérien pour lignes de transmission

INTRODUCTION

NORMES - RÈGLES INTERNATIONALES

SPHERE DE BALISAGE DIURNE

BALISE LUMINEUSE

LA LAMPE DOBSTACLE

Isolateurs

INTRODUCTION

LES FONCTIONS DES ISOLATEURS

CONCEPTION DES PRINCIPAUX TYPES DISOLATEURS

LES POINTS-CLÉS DE LA FIABILITE DUN ISOLATEUR

p

21

MÉTHODES DÉVALUATION DE LA FIABILITÉ DES ISOLATEURS

 

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

Sécurité / Maintenance

des réseaux de transport

p

34

INTRODUCTION

p

25

INTERVENTION DANS LE CADRE DE LA CONSIGNATION

ELECTRIQUE DE LA LIGNE

PRINCIPAUX TYPES DISOLATEURS UTILISES SUR LES LIGNES

CONSTRUCTION DE LIGNE ET MAINTENANCE

AÉRIENNES ET DANS LES POSTES

INTERVENTION DANS LE CADRE DES TRAVAUX SOUS TENSION

                   
             

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SYSTÈMES

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ÉLECTRIQUE

GUIDE

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3.1 Les Lignes de transport HT

INTRO

Nous évoquons ci-dessous certaines conditions à prendre en compte dans l'étude des lignes de transmission électrique, non directement liées aux fonctions principales de celles-ci mais dont certains composants doivent tenir compte afin de garantir la fiabilité de l'ouvrage.

Contraintes diélectrique liée à la tension électrique de la ligne de transmission, Contraintes créées par le niveau d'intensité de court-circuit éventuel sur les chaînes d'isolateurs, Contraintes d'environnement, géographique et climatique qui doivent amener les concepteurs à prendre en compte les phénomènes vibratoires, les matériaux de construction et l'isolement, Contraintes de signalisation des ouvrages par le balisage diurne et nocturne dans certaines zones (aéroport par exemple), Contraintes de continuité de service impliquant l'introduction d'accessoires spécifiques et adaptés au travail sous tension, Contraintes mécaniques, normales et exceptionnelles, qui ont une influence sur le niveau des vibrations, le choix des normes d'assemblage et les matériaux des accessoires.

PREAMBULE

Les lignes de transmission aérienne, et par conséquent les chaînes d'ancrage et de suspension, sont soumises à des contraintes électriques externes et internes.

CONTRAINTES INTERNES

Tension continue à fréquence industrielle,

Surtension temporaire,

Chocs de manœuvre,

Courants de court-circuit,

Pertes Couronne et interférences radio.

                   

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SYSTEMES

D’ÉNERGIE

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Les L ignes de transport HT 3.1

DISPOSITIFS DE PROTECTION POUR CHAINES EQUIPEES

CONTRAINTES EXTERNES

Foudre, Pollution naturelle et industrielle.

Les dispositifs de protection sont donc utilisés pour assurer la fiabilité de la ligne face aux contraintes énumérées ci-dessus.

GENERALITES

Les dispositifs de protection des chaînes d'isolateurs se composent principalement de cornes, raquettes ou anneaux, montés sur l'une ou les deux extrémités des chaînes d'isolateurs.

CONCEPTION DENSEMBLE

Les cornes (appelées également "cornes de garde") et les raquettes se composent d'une barre courbe d'acier galvanisé. Le diamètre des tiges est compris entre 10 et 25 mm pour les cornes. Les raquettes sont cintrées en une forme circulaire et le diamètre de la tige est compris entre 10 et 25 mm. Les anneaux (appelés également "anneaux de contrôle gradient" ou "anneaux de répartition", ou "anneaux de garde") se composent d'un tube en acier galvanisé (diamètre total : 25 à 60 mm) et de pattes d'accrochage.

Remarque :

Dans certains cas, des tubes en alliage d'aluminium sont utilisés avec des isolateurs composites.

                   
             

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SYSTÈMES

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ÉLECTRIQUE

GUIDE

DE

REFERENCE

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3.1 Les Lignes de transport HT

3.1 ◆ Les Lignes de transport HT Corne / Raquette C ONFIGURATION DES DISPOSITIFS DE PROTECTION
Corne / Raquette
Corne
/
Raquette

CONFIGURATION DES DISPOSITIFS DE PROTECTION

La nécessité et le choix du dispositif dépendent principalement de la tension nominale de la ligne, du niveau de contraintes électriques et de la politique adoptée par les services publics également.

Les cornes, raquettes ou anneaux sont installés à l'une ou aux deux extrémité(s) de la chaîne d'isolateurs. Les configurations suivantes de dispositifs de protection, respectivement fixées sur le côté terre et le côté conducteur de la chaîne d'isolateurs, sont les plus communément rencontrées sur les lignes :

Corne-Corne,

Corne-Raquette,

Corne-raquette ou Raquette-Anneau.

● Corne-Raquette, ● Corne-raquette ou Raquette-Anneau. Chaîne de suspension : configuration corne / anneau D

Chaîne de suspension : configuration corne / anneau

Chaîne de suspension : configuration corne / anneau D ISPOSITIFS DE PROTECTION Le rôle des dispositifs
Chaîne de suspension : configuration corne / anneau D ISPOSITIFS DE PROTECTION Le rôle des dispositifs
Chaîne de suspension : configuration corne / anneau D ISPOSITIFS DE PROTECTION Le rôle des dispositifs
Chaîne de suspension : configuration corne / anneau D ISPOSITIFS DE PROTECTION Le rôle des dispositifs

DISPOSITIFS DE PROTECTION

Le rôle des dispositifs de protection est de :

Protéger les chaînes d'isolateurs et le conducteur contre l'arc de puissance, Réduire le niveau de perturbations radio des chaînes d'isolateurs avec le matériel d'équipement, Améliorer la distribution de tension le long de la chaîne d'isolateurs, Permettre la coordination de l'isolation.

Anneau

       

Anneau pare-effluve

       

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Les Lignes de transport HT 3.1

PROTECTION CONTRE L'ARC DE PUISSANCE

POURQUOI UTILISER DES DISPOSITIFS DE PROTECTION

Les dispositifs de protection saisissent la racine de l'arc de puissance et conduisent le courant de défaut à la terre de façon à protéger :

Les isolateurs, Le matériel d'équipement ("ball-sockets", manilles, palonniers Les pinces, Les conducteurs, contre l'effet d'endommagement du courant de haute intensité, de façon à empêcher la chute du conducteur, et à maintenir ainsi l'intégrité de la ligne.

),

Remarque :

L'arc de puissance se produit lorsqu'une surtension, due à une tension de choc de manœuvre ou à une tension de choc de foudre survient sur le réseau, qui provoque un contournement de la chaîne d'isolateurs.

Les cornes, raquettes ou anneaux doivent être conçus et positionnés de façon à permettre aux terminaisons de l'arc de se fixer sur eux, et à l'arc lui-même d'être maintenu éloigné de la chaîne d'isolateurs.

Pour vérifier l'efficacité des dispositifs de protection, le jeu d'isolateurs sera soumis aux essais d'arc de puissance sous tension alternative conformément à la norme CEI 61467.

Essai d'arc de puissance sur une chaîne d'ancrage avec anneaux

de puissance sur une chaîne d'ancrage avec anneaux P ROBLÈME DE LA TEMPÉRATURE du tube est

PROBLÈME DE LA TEMPÉRATURE

du tube est déterminée à l'aide de l'équation de chaleur suivante :

Tf = 1/αo.[(1+αo.(T i - T o )).exp(t/τ)-1]

avec

1/τ = (ρ o . α o .I 2 )/(Mv.C.S 2 )

Tf(°C) Ti(°C) T o (°C) α o (°C- 1 )

ρ o ( .m) M v (kg/m 3 ) C(J/kg.K) S(m 2 )

I(kA r.m.s.) : courant de court-circuit maxi

t(s)

: température atteinte par le dispositif : température initiale du dispositif : température de référence : facteur de température

: résistivité à To : poids par unité de volume : chaleur spécifique : section

: temps

Connaissant l'évaluation maximum en termes d'importance Ir.m.s (kA), durée t (s) et énergie dissipée (I 2 t) pour limiter l'élévation de température du dispositif de protection sous le seuil de fusion des matières premières, les accessoires sont généralement conçus pour une densité de courant permise d'environ 70 A/mm 2 pendant 1s, ce qui donne une limite supérieure de température de 400°C à partir de la température ambiante de 30°C.

Ainsi, ni la résistance mécanique ni la couche de zinc du procédé de protection ne sont endommagées.

PERTURBATIONS RADIO

Les raquettes ou anneaux réduisent les perturbations radio dues à l'effet couronne sur le matériel soumis à tension nominale ou champ électrique :

Accessoires métalliques utilisés sur la ligne (pinces, palonniers, "ball-sockets"), Isolateurs.

Le procédé contrôle le gradient électrique dans l'air environnant les accessoires métalliques, de façon à garder les perturbations radio maximum permises à un niveau acceptable sur le jeu d'isolateurs complet.

L'efficacité du procédé de protection en ce qui concerne le niveau de perturbations radio sera testée conformément à la norme CEI 60437.

L'essai sera effectué sur chaîne d'isolateurs de suspension ou d'ancrage complète.

L'évaluation du courant de défaut de l'arc de puissance est manifestement le facteur déterminant dans la conception des procédés. La section de la tige acier ou

 

DISTRIBUTION DE LA TENSION

         

Les procédés du type raquettes ou anneaux améliorent la distribution de la tension le long de la chaîne d'isolateurs.

             

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3.1 Les Lignes de transport HT

PROTECTION CONTRE LA POLLUTION

Lorsque les isolateurs pollués par un dépôt (naturel ou industriel) deviennent conducteurs lorsqu'ils sont humides, sur les parties diélectriques les plus résistantes où la densité de perte de courant est plus élevée, l'eau de la couche conductrice s'évapore sous l'effet de chaleur du courant. Une "bande sèche" se forme sur ces surfaces, le plus souvent près des accessoires dont les extrémités sont métalliques. Des arcs de surface relient les bords des bandes sèches, pouvant ainsi amener le contournement complet avec un arc de puissance, si le niveau d'isolation de la chaîne d'isolateurs ne tient pas compte de l'importance de la pollution du site. L'arc sur la bande sèche peut être éliminé ou minimisé par un contrôle approprié de la gradation de tension, de façon à réduire la contrainte électrique sur la surface.

CAS PARTICULIER IMPORTANT : ISOLATEUR COMPOSITE

L'amélioration de la distribution de tension par un anneau de contrôle gradient pour isolateur composite réduit la concentration de contraintes électriques susceptibles d'endommager les isolateurs sur une période de temps. Les procédés du type anneau contrôlent la gradation de tension dans la plupart des matières constituant les isolateurs, y compris dans le grand nombre d'interfaces (fibre de verre / résine, noyau / parties métalliques, accessoires / parties métalliques) de façon à éviter les décharges partielles se produisant à l'intérieur des "micro-vides" (défauts dans la matière, interfaces) qui apparaissent à la tension normale de la ligne.

Remarque : Ces décharges internes générées par la chute de tension peuvent, après un certain temps, altérer l'isolation interne en aboutissant au claquage électrique de la matière.

COORDINATION DE L'ISOLATION

Les cornes, raquettes et anneaux sont également utilisés pour permettre la coordination de l'isolation du réseau entre la tension d'épreuve phase-terre (résistance diélectrique, niveau d'isolation) sur la chaîne de suspension ou d'ancrage fixée au pylône et la tension d'épreuve des équipements protecteurs tels les éclateurs, les parafoudres à la sous-station.

TENSIONS DÉPREUVE STANDARD

Seulement deux tensions d'épreuve standard suffisent à définir le niveau d'isolation externe standard des lignes de transmission.

Pour lignes Haute Tension (HT) jusqu'à 215 kV inclus :

La tension d'épreuve à fréquence industrielle, courte durée (environ 60s),

La tension d'épreuve choc foudre standard.

Remarque :

Actuellement, seule la tension d'épreuve choc foudre est spécifiée.

Pour lignes Très Haute Tension (THT), supérieure à 245 kV :

La tension d'épreuve choc foudre standard,

La tension d'épreuve de choc de manœuvre standard.

Remarque :

Actuellement, seule la tension d'épreuve de choc de manœuvre est spécifiée.

DISTANCES

Le choix des tensions d'épreuve standard détermine les distances entre les dispositifs de protection fixés aux deux extrémités de la chaîne d'isolateurs.

Tension d'épreuve à fréquence industrielle

La distance aérienne peut être estimée par les formules suivantes :

Avec d < 2m UPF = U 50 rp - 4z = 750.In (1+d1.2) - 4z

Où avec d 2m UPF = U 50 rp - 4z = 750.In (1+d1.2) (1.35k - 0.35k2) - 4z

où :

UPF (kV r.m.s.) : tension d'épreuve à fréquence industrielle (conventionnellement cela correspond à une probabilité d'arc inférieure à 0.02%).

z

= écart standard (généralement égal à 3% de U50 rp)

d

(m) = distance aérienne

Les tensions d'épreuve standard sont choisies suivant la tension la plus élevée (voir CEI 38) qui puisse se

   

: facteur distance dépendant de la configuration (structure et forme des électrodes)

k

produire sur la ligne de transmission, comme indiqué dans la norme CEI 71-1.

   

50rp (kV r.m.s.) : valeur de tension qui correspond à une

U

probabilité de 50% pour fournir une décharge

             

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ÉLECTRIQUE

perturbatrice

fréquence industrielle.

dans

une

configuration

pointe/plan

à

Tension d'épreuve de choc de foudre

La distance aérienne peut être estimée par la formule suivante :

U + LI = U 50LIrp + - 2.5z = 530d - 2.5z

+

Les Lignes de transport HT 3.1

U LI (kV crête) = tension d'épreuve sous choc foudre positif (conventionnellement cela correspond à
U LI (kV crête) = tension d'épreuve sous choc foudre
positif (conventionnellement cela correspond à une
probabilité d'arc inférieure à 1%).
d(m) = distance aérienne de 1 à 10m
+
z
= écart standard généralement égal à 1.5% de
U 50LIrp
+
U
50LIrp (kV crête) = valeur de tension qui correspond à
une probabilité de 50% pour fournir une décharge
perturbatrice dans une configuration pointe/plan sous
choc foudre positif.
La chaîne d'isolateurs avec dispositifs de protection est
soumise à une tension de choc foudre de façon à vérifier
et à ajuster la distance aérienne par rapport à l'isolation
externe requise par la ligne. L'essai sera effectué à sec
conformément aux normes CEI 60-1 et CEI 60-2.
✔ Tension d'épreuve de choc de manœuvre
La distance peut être estimée par la formule suivante :
+
+
U
SI = U 50SIrp - 2.5z = k.500.d 0.6 - 2.5z
Essai de choc de manœuvre sur chaîne de suspension en Vé

+

U SI (kV crête) = tension d'épreuve sous choc de

manœuvre positif (conventionnellement cela correspond

à une probabilité d'arc inférieure à 1%).

+

= écart standard généralement égal à 5% de d(m) = distance dans l'air jusqu'à 25m

z

U 50SIrp

           

+

       

BIBLIOGRAPHIE

   

U

50SIrp (kV crête) = valeur de tension qui correspond à

           

une probabilité de 50% pour fournir une décharge perturbatrice dans une configuration pointe/plan sous choc de manœuvre positif.

   

CEI 60 : High Voltage test techniques

   
           

CEI 71-1 (1993) : Insulation coordination

 

: facteur distance dépendant de la configuration (structure et forme des électrodes)

k

     

Electra N° 136 insulator sets

- Juin 1991 : Protective devices

for

La chaîne d'isolateurs avec dispositifs de protection est soumise à une tension d'essai de choc de manœuvre de façon à vérifier et à ajuster la distance aérienne par rapport

à

à

   

Electra N° 143 - Août 1992 : Use of stress control rings on composite insulators

l'isolation externe requise par la ligne. L'essai sera effectué sec conformément aux normes CEI 60-1 et CEI 60-2.

           
                 
           

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VIBRATION EOLIENNE DES LIGNES AERIENNES

INTRODUCTION

Les lignes aériennes sont toujours exposées aux vents qui peuvent induire, dans les conducteurs, des déplacements aux conséquences destructives . Dans ce chapitre, nous présenterons surtout le phénomène des vibrations éoliennes . Celles-ci, de part leurs répétitivités et leurs fréquences, aboutissent à une accumulation rapide de contraintes dynamiques endommageant les conducteurs et parfois les accessoires de ligne . La détection de ces vibrations n'est pas aisée et leur amplitude crête-crête excède rarement un diamètre de conducteur . Ce phénomène est plus sensible en début et fin de journée quand les vents réguliers et de faible vitesse sont plus présents . Pour des vents de forte vitesse (25kms par heure), l'amplitude des vibrations décroît et l'aspect " effort statique " est prédominant par rapport à ce phénomène dynamique de vibrations éoliennes . Pour les faisceaux de conducteurs, d'autres phénomènes dynamiques viennent s'ajouter aux vibrations éoliennes. Ainsi, toute étude sérieuse de ligne aérienne doit prendre en compte et analyser ces phénomènes dynamiques dès la conception .

PRÉSENTATION DES PHÉNOMÈNES VIBRATOIRES

Trois catégories de mouvements périodiques de conducteurs sont reconnus . Ce sont :

Les vibrations éoliennes

Les oscillations de sillage .

Le galop de conducteur

Ils diffèrent les uns des autres par l'origine du transfert d'énergie, par la fréquence et l'amplitude des vibrations, par leurs effets sur les conducteurs et accessoires ainsi que par la durée du phénomène .

LES VIBRATIONS ÉOLIENNES

   

Ces vibrations ont pour origine la synchronisation du phénomène de détachement de tourbillons (appelé Vortex de KARMAN) à l'arrière d'un conducteur exposé à un vent régulier. Une force alternative, perpendiculaire à

   
   

la direction agit sur le conducteur.

   
             

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3.1 Les Lignes de transport HT

3.1 ◆ Les Lignes de transport HT Vortex de KARMAN Ce phénomène de tourbillons est complexe

Vortex de KARMAN

Ce phénomène de tourbillons est complexe et essentiellement conditionné par le vent. La relation de STROUMAL donne la fréquence de vibration d'un conducteur cylindrique exposé à un vent laminaire perpendiculaire à celui-ci.

f = 0.185

V

d

f

fréquence (Hz)

V

vitesse du vent (m/s)

d

diamètre du conducteur (m)

Des expériences ont montré que ces vibrations éoliennes n'apparaissent, sur les conducteurs de ligne aérienne, que pour des vitesses de vent entre 1 et 7 m/s.

Leur maximum apparaît pour des vents perpendiculaires à la ligne et lorsque le détachement des tourbillons sur le conducteur est régulier.

L'amplitude des vibrations aux ventres augmente jusqu'à ce que l'énergie induite par le vent s'équilibre avec l'énergie dissipée par le conducteur (conducteur seul) ou par le système (conducteur + amortisseurs de vibration).

LES OSCILLATIONS DE SILLAGE

Ces mouvements sont spécifiques aux faisceaux de conducteurs exposés à des vents de vitesse plus élevée que ceux à l'origine des vibrations éoliennes. Ils sont créés par l'effet de sillage du conducteur au vent sur celui sous le vent qui subit des efforts complexes et variables en amplitude et direction. Ce conducteur sous le vent se déplaçant, des forces sont transmises au conducteur au vent par l'intermédiaire des entretoises et autres accessoires à des fréquences, amplitude et phase différentes. Les oscillations de sillage peuvent prendre les configurations de la figure. La complexité des phénomènes ainsi que le grand nombre de paramètres en jeu ne permettant pas une modélisation et une analyse théorique de ceux-ci, mais certaines règles de conception permettant de limiter les risques d'apparition de ce phénomène et son ampleur.

oscillation verticale oscillation de sous portée oscillation horizontale Roulement en torsion

oscillation verticale

oscillation verticale oscillation de sous portée oscillation horizontale Roulement en torsion

oscillation de sous portée

oscillation verticale oscillation de sous portée oscillation horizontale Roulement en torsion

oscillation horizontale

oscillation verticale oscillation de sous portée oscillation horizontale Roulement en torsion

Roulement en torsion

OSCILLATION DE GRANDE AMPLITUDE

Aussi appelé galop de conducteur, ce mouvement est caractérisé par une très faible fréquence mais une forte amplitude verticale . Son origine principale est l'action d'un vent modéré sur des conducteurs recouverts partiellement de glace.

Des efforts aérodynamiques couplés aux effets du déplacement peuvent aboutir à des amplitudes de plusieurs mètres. Il est très difficile d'étudier, sur le terrain, ce phénomène de "galop" car il apparaît de façon sporadique aussi bien dans le temps que dans le lieu . Ainsi, les données obtenues sont très rares et les problèmes théoriques et pratiques non résolus .

L'expérience montre heureusement que ce phénomène est rare comparativement aux 2 précédents phénomènes vibratoires décrits .

RÉCAPITULATIF DES MOUVEMENTS DE CONDUCTEURS

Les éléments présentés dans ce tableau le sont dans un objectif de comparaison qualitatif. L'interdépendance des facteurs élémentaires peut varier énormément d'une ligne à une autre ligne.

                   

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Vibrations Eoliennes Oscillation de sillage Gallop de conducteurs Lignes concernées Conducteur unique Faisceau de
Vibrations Eoliennes
Oscillation de sillage
Gallop de conducteurs
Lignes concernées
Conducteur unique
Faisceau de
Conducteur unique
ou en faisceau
conducteurs
Ou en faisceau
Gammes des fréquences (Hz)
5
à 100
0,15 à 10
0,08 à 3
Gamme des amplitudes
de vibration (crête - crête)
0,01 à 1
0,5 à 80
5
à 300
(en diamètre de conducteur)
Conditions climatiques
Vent régulier
Vent régulier
Vent régulier
favorisant ce phénomène
Vitesse du vent (m/s)
1
à 7
4 à 18
7
à 18
Etat de surface du conducteur
Nu
Nu
Dépot dissymétrique
de glace
Paramètres influençants ces
Tension mécanique
Ecoutement du faisceau
Rapport des fréquences
mouvements de conducteur
pouvoir auto amortissant
inclinaison du faisceau
naturelles verticales
des conducteurs
Configuration du faisceau
et torsionnelles, flèches
Emploi d’armortisseurs
Répartiton des sous portées
Emploi d’armor rod
Délai approximatif pour l’obtention
Quelques années
Quelques mois
Quelques heures
de dégats irréversibles

FACTEURS INFLUENÇANT CES MOUVEMENTS DE CONDUCTEUR

LES VIBRATIONS ÉOLIENNES

La configuration du terrain influe sur la régularité du vent. Ainsi; un terrain plat, sans végétation est propice à l'obtention d'un vent laminaire qui induira dans le conducteur le niveau maximum de vibration . Au contraire, toute irrégularité de terrain et obstacle produiront des turbulences qui limiteront ce phénomène des vibrations éoliennes. Le niveau de vibration sera important pour une ligne dont le tracé est perpendiculaire aux vents dominants. De même, une traversée de vallée représente une exposition dangereuse. L'augmentation de la tension mécanique d'un conducteur réduit le pouvoir auto-amortissement de celui-ci, ce qui a pour conséquence l'augmentation du niveau des vibrations.

LES OSCILLATIONS DE SILLAGE

La configuration du terrain joue le même rôle que pour les vibrations éoliennes. Le paramètre d'écartement des conducteurs s'exprime généralement par le rapport a/d (a= séparation, d= diamètre du conducteur). Plus ce rapport est important, meilleur est la stabilité du faisceau.

L'expérience montre que des rapports entre 16 et 18 pour 2 ou 3 conducteurs par faisceau et 20 pour 4 conducteurs garantissent la stabilité du faisceau . L'influence de l'inclinaison du faisceau par rapport à l'horizontale est très importante sur les forces appliquées au conducteur. Un faisceau de 3 conducteurs est plus sensible à ces oscillations qu'un faisceau de 4 conducteurs plus stable. Mais la conception, les performances et la disposition dans la portée des entretoises restent les paramètres à notre disposition pour contrer ces risques d'oscillation .

L'auto-amortissement d'un conducteur est fonction aussi de sa conception. Les paramètres de fabrication influencent les frictions internes entre les brins qui sont l'origine de cette énergie d'auto amortissement.

 

GALOP

Le facteur principal correspond à une situation climatique

         

ponctuelle entraînant un dépôt de glace favorable à l'instabilité aérodynamique du conducteur .

             

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SYSTÈMES

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DOMMAGES CAUSÉS PAR CES MOUVEMENTS

PAR LES VIBRATIONS ÉOLIENNES

La fatigue des brins du conducteur est le principal dégât engendré par un excès de vibration. L'ampleur des vibrations augmentant, les contraintes dynamiques de flexion s'accroissent et, associées à la pression inter- couche, des amorces de fatigue apparaissent aux points de contact. Celles-ci se propagent dans les brins jusqu'à rupture.

Ces points de fatigue se rencontrent essentiellement aux pinces de suspension, pinces d'ancrage et autres systèmes fixés sur le conducteur (amortisseurs, entretoises, blocs de doublement,

PAR LES OSCILLATIONS DE SILLAGE

L'un de ces dommages est une usure rapide des

composants des chaînes d'isolateurs : manille, palonnier,

rallonge, isolateurs

apparaître lorsque la conception est trop rigide. Une usure des conducteurs en milieu de sous portée est la conséquence de chocs lors d'oscillation de sous portée.

Des ruptures d'entretoises peuvent

PAR GALOP

Ce sont des dégâts initiés par de violents efforts

dynamiques sur le pylône avec rupture de membrures,

L'importante énergie

de ce mouvement peut entraîner l'arrachement et rupture des masses des amortisseurs de vibration ainsi que des déformations permanentes du câble de liaison. Les grandes amplitudes sur les câbles conducteurs peuvent provoquer des contournements électriques entre phase ou entre phase et terre. Les dégâts sur le câble causés par l'arc peuvent aboutir à la rupture complète du conducteur.

rupture de goupilles, de boulons,

DISPOSITIFS D'AMORTISSEMENT

Pour protéger ces lignes, la solution consiste à adjoindre un système d'amortissement externe. Une partie de l'énergie vibratoire de la portée est dissipée dans ce système et les points sensibles sont alors protégés.

ce système et les points sensibles sont alors protégés. Amortisseur de vibration type STOCKBRIDGE A MORTISSEUR

Amortisseur de vibration type STOCKBRIDGE

AMORTISSEUR DE VIBRATION TYPE

STOCKBRIDGE

C'est l'un des dispositifs amortisseur le plus commercialisé . Il est constitué d'une pince de fixation sur le conducteur, un câble "messenger" et des contrepoids . Le principe de base d'un tel amortisseur réside en l'absorption de l'énergie vibratoire emmagasinée dans le conducteur de la ligne et sa dissipation, sous forme calorifique par friction inter-brins du câble "messenger" reliant les contrepoids à la pince de fixation

Câble messenger " :

La matière des fils de câble ainsi que les caractéristiques de câblages sont choisies afin d'optimiser l'énergie dissipée tout en garantissant une résistance à la fatigue. Une composition avec 19 fils est impérative .

Contrepoids :

En fonte, acier ou autre matériau, leur conception doit permettre une répartition des résonances sur la plus grande gamme de fréquences à protéger . Les formes arrondies et un état de surface lisse doivent garantir des performances CORONA adaptées à la ligne . Une galvanisation à chaud les protège contre la corrosion.

Le concept est dissymétrique : deux masses différentes connectées à la pince de fixation par des longueurs inégales de câble "messenger". Ainsi, la courbe de réponse est plus plate et la bande de fréquence protégée plus large .

Pince de fixation au conducteur :

Elle est réalisée en alliage d'aluminium. Ses dimensions et sa conception doivent limiter les contraintes dues au serrage dans le conducteur.

                   

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Les Lignes de transport HT 3.1

BRETELLE AMORTISSEUSE

En France, la longue expérience avec ces dispositifs confirme leur efficacité dans la réduction du niveau des vibrations.

efficacité dans la réduction du niveau des vibrations. Bretelle amortisseuse Elle est constituée d'une

Bretelle amortisseuse

Elle est constituée d'une longueur de conducteur identique à celui utilisé pour la ligne fixée sur celui-ci de part et d'autre de la pince de suspension. La distance L entre cette pince de suspension et la fixation de la bretelle est obtenue par la formule suivante :

ENTRETOISE AMORTISSEUSE

La conception des entretoises amortisseuses doit satisfaire deux fonctions principales :

maintien de l'écartement du faisceau sous contraintes mécaniques (dynamique et statique) fonction amortisseuse pour protéger les conducteurs contre les vibrations éoliennes et les oscillations de sous- portée .

Ecartement du faisceau

La géométrie de l'entretoise doit être en accord avec la configuration du faisceau pour un maintien de l'écartement des sous-conducteurs aussi bien dans les conditions normales qu'après court-circuit.

Dans ce dernier cas, les efforts dynamiques de compression et traction doivent être tenus sans rupture. Des mouvements relatifs des sous-conducteurs doivent être tolérés sans dommage pour ces conducteurs et pour l'entretoise :

Déplacement longitudinal

Déplacement vertical

Déplacement conique

Déplacement transversal

d T L= 2 m L = distance (m) d = diamètre du conducteur (m)
d
T
L=
2
m
L
= distance (m)
d
= diamètre du conducteur (m)
T
= tension du conducteur (N)

m= masse du conducteur (Kg/m)

La liaison entre le câble de bretelle et la pince de fixation au conducteur est du type boulonné ou comprimé . Pour une efficacité maximum, les principes suivants seront respectés :

La bretelle ne doit pas être tendue Montée à chaque chaîne de suspension Les pinces de fixation seront légères

de suspension ● Les pinces de fixation seront légères ✔ Fonction amortisseuse La dissipation de puissance

Fonction amortisseuse

La dissipation de puissance est obtenue dans des articulations en élastomère lors du mouvement relatif des pinces et du corps .Les critères de choix de l'élastomère sont donc son amortissement et sa tenue à la fatigue .

Par la modélisation, les paramètres d'amortissements nécessaires sont l'amortissement et la raideur torsionnelle.

   

Entretoise Amortisseuse

           
             

15

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

GUIDE

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RÉFÉRENCE

1998

3.1 Les Lignes de transport HT

Conception

Un corps sur lequel les pinces sont fixées Des pinces de serrage aux dimensions et matériaux compatibles avec le câble . Les articulations élastomères disposées entre pince et corps. Elles assurent la flexibilité et la fonction amortisseuse .

ESSAIS DE TYPE SUR DISPOSITIFS D'AMORTISSEMENT

La finalité de ces essais est la validation des caractéristiques de conception et l'évaluation des performances d'amortissement du produit . Les principaux essais sont décrits ci-dessous.

AMORTISSEUR DE VIBRATION TYPE

STOCKBRIDGE

Caractéristiques de l'amortisseur

L'amortisseur est rigidement fixé sur la platine de l'excitation électromagnétique et la gamme de fréquence retenue est balayée . Les courbes obtenues représentent, en fonction de la fréquence :

L'impédance de l'amortisseur La puissance dissipée par l'amortisseur L'angle de phase entre la force et la vitesse ou le déplacement de la pince de l'amortisseur. La force nécessaire pour le déplacement de l'amortisseur

Ces données sont utilisées pour l'étude d'amortissement de la ligne.

pour l'étude d'amortissement de la ligne. ✔ Essai de fatigue Cet essai a pour but de

Essai de fatigue

Cet essai a pour but de vérifier la tenue du câble messenger et de ses connexions avec les contrepoids et la pince durant sa période de vie.

Deux méthodes sont proposées . La première consiste en un balayage de fréquence pendant 100 millions de cycles et la seconde demande une tenue de l'amortisseur pendant 10 millions de cycle à une des fréquences de résonance .

Essai de laboratoire pour évaluer l'efficacité de l'amortisseur

L'approche scientifique de base du contrôle de vibrations des conducteurs de ligne aériennes consiste à comparer la puissance fournie par le vent à celle dissipée par le conducteur, les supports et accessoires . La différence entre ces deux grandeurs représente la puissance qui est dissipée par un amortisseur de vibration fixé en un ou plusieurs points du conducteur simple.

Les documents CIGRE (Electra N° 76 Mai 1981) et IEEE (STD 664-1993) décrivent cette méthode d'essai. La longueur minimum de la portée doit être de 30 m.

La mesure de l'énergie dissipée par le câble est réalisée selon la "méthode de puissance". L'essai sera réalisé pour 10 à 15 fréquences différentes mais dans tous les cas, les modes inférieurs au dixième seront sautés.

En conclusion, la puissance totale dissipée par le conducteur et l'amortisseur sera comparée à la puissance qu'introduirait le vent sur une portée identique, aux mêmes fréquences et amplitude aux ventres.

identique, aux mêmes fréquences et amplitude aux ventres. Schéma de la portée réduite Réponse de l'amortisseur

Schéma de la portée réduite

Réponse de l'amortisseur

             

16

             

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DE

RÉFÉRENCE

1998

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

Les Lignes de transport HT 3.1

Essai in situ

L'essai in situ doit être effectué sur au moins deux portées de longueurs différentes équipées de leurs accessoires définitifs et des dispositifs amortisseurs de vibration.

En général, une période de 3 mois permet d'obtenir des résultats représentatifs . Le paramètre relevé est l'amplitude de flexion car le plus aisé à mesurer et il permet d'évaluer le phénomène de fatigue.

Cette mesure s'effectue à la pince de suspension ou à la pince de l'amortisseur .
Cette mesure s'effectue à la pince de suspension ou à la
pince de l'amortisseur . Plusieurs appareillages ont été
développés pour effectuer ces mesures en ligne.
Enregistreur de vibration

ENTRETOISE AMORTISSEUSE

Caractéristique d'amortissement

Les valeurs d'amortissement et de rigidité sont utilisées dans les modèles analytiques afin d'évaluer les sollicitations aux points critiques d'une portée. L'acquisition de ces valeurs s'effectue selon une ou plusieurs méthodes suivantes :

Rigidité, amortissement par méthode de la boucle d'hystérésis

Rigidité par la méthode Tension-Compression

Amortissement

logarithmique

par

la

méthode

du

décrément

Essai de fatigue

Cet essai a pour but de vérifier la tenue des entretoises amortisseuses lorsqu'elles sont soumises à des mouvements alternatifs ou à une simulation de vibrations apparaissant en ligne (vibration éolienne, oscillation de sous-portée).

ESSAI Fréquence Amplitude Nombre de cycles Vibration 20Hz +/- 0,1° 100 millions Eolienne Oscillation de
ESSAI
Fréquence
Amplitude
Nombre de
cycles
Vibration
20Hz
+/- 0,1°
100 millions
Eolienne
Oscillation de
2Hz
+/- 30 da.N
10 millions
sous portée

Essai in situ

Cette vérification expérimentale est identique à celle décrite précédemment pour les amortisseurs de vibration.

décrite précédemment pour les amortisseurs de vibration.         Une machine de fatigue  
       

Une machine de fatigue

       
             

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SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

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1998

3.1 Les Lignes de transport HT

MÉTHODE ANALYTIQUE D'ÉVALUATION DE L'AMORTISSEMENT

L'efficacité des amortisseurs type Stockbridge et des entretoises amortisseuses sera évaluée au moyen de programmes informatiques basés sur une modélisation mathématique des phénomènes.

LES DONNÉES

Les informations suivantes doivent être données lorsqu'elles sont disponibles :

Longueur maximum des portées,

Cet essai est réalisé selon IEEE Std 563-1979. La sélection la plus appropriée de la fonction du vent est une décision primordiale pour ce calcul.

LE PROGRAMME INFORMATIQUE

Le programme développé permet d'apporter, en outre, les réponses suivantes :

Si un conducteur, muni ou non d'armor rod, nécessité des dispositifs supplémentaires d'amortissement

Le choix de l'amortisseur/entretoise amortisseuse, sa position par rapport aux pinces de suspension et d'ancrage

Caractéristiques

du

conducteur

(type,

torronage,

   

Les contraintes maximum de flexion sur la couche

masse par unité de longueur, CRA),

             

extérieure du câble aux endroits critiques : ventre,

L'effort de traction sur le conducteur basé pour la température moyenne du

   

pinces des amortisseurs et entretoises, pinces de suspension, d'ancrage .

mois le plus froid de l'année,

BIBLIOGRAPHIE

         

Les longueurs maxi - mum de portée

Caractéristiques des dispositifs, autre que les

EPRI Transmission line reference book : wind-induced conductor motions ; Electric Power Research Institute, Palo Alto, California, 1979 (mouvement des conducteurs sous l'effet du vent) .

protégée par un seul amortisseur, par 2 amortisseurs, et plus

amortisseurs, fixés sur le conducteur et leur répartition dans la portée,

Caractéristiques du terrain ou est implantée la ligne (plat, collines, boisé, étendue d'eau),

L'auto-amortissement du conducteur ou un échantillon de ce conducteur pour mesurer en laboratoire ce paramètre. En particulier, cet essai doit être fait pour tout câble particulier tels

I.E.E.E. Std 563 : 1979 IEEE Guide on conductor Self-Damping Measurements (Guide sur les mesures d'autoamortissement des conducteurs).

I.E.E.E Std 664 : 1993 IEEE Guide for Laboratory Measurements of the Power Dissipation Characteristics of Aeolian Vibration Dampers For Single Conductors (Guide pour la mesure en laboratoire des caractéristiques de dissipation énergétique des amortisseurs de vibrations éoliennes pour conducteurs simples).

I.E.E.E committe report Standardization of conductor vibration measurements ; IEEE WPM 1965 ; 31 TP 65-156 (normalisation des mesures de vibration des conducteurs)

CIGRE, CE22 GT04, Recommandations pour l'évaluation

Cet essai est similaire à

CIGRE, CE22 GT11-TF2, Guide pour les mesures de

pour une limite de contraintes sur le câble fixé.

les câbles à fibres optiques.

de la durée de vie des conducteurs des lignes de transport d'énergie, Electra n° 63, Mars 1979

celui décrit dans le

 

vibration

sur

les

lignes

aériennes

-

Electra

n)

163,

 

chapitre d'évaluation de

Décembre 1995

                   

l'efficacité de l'amortisseur type stockbridge.

IEEE Std 1138 : 194 Construction of composite fiber optic overhead grounwire (OPGW) for use on electric utility power lines (construction des câbles de garde à fibre optique utilisés dans les lignes électriques .

 
                               

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GUIDE

DE

RÉFÉRENCE

1998

   

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

Matériaux pour accessoires de lignes aériennes

INTRODUCTION

L'analyse du niveau de qualité requis pour les matériaux utilisés dans la fabrication des accessoires de ligne doit être faite dès la conception . L'augmentation de ce niveau de qualité se traduit par une augmentation des coûts . Ainsi, une qualité minimale des matériaux doit être spécifiée.

Les accessoires de lignes aériennes sont considérés comme des éléments peu onéreux. Cependant, la rupture de l'un des composants peut entraîner des coûts indirects importants et affecter le niveau de confiance de cette ligne.

Ce paragraphe n'évoque pas les matériaux isolants traités dans celui relatif aux isolateurs.

EXIGENCES GÉNÉRALES

Le matériel d'équipement doit être construit en matériaux adaptés à l'utilisation.

Ils seront sélectionnés en fonction de :

Leurs caractéristiques mécaniques adaptées à la situation, aux conditions d'exploitation (charges mécaniques, vibration, intensité transitée et environnement) et exempt de défaut qui pourrait affecté leurs performances.

Non sujet à la corrosion intergranulaire ou sous contrainte.

Les matériaux dont se composent les raccords comprimés doivent pouvoir supporter le travail à froid du matériau dû à la compression.

Les matériaux métalliques des raccords comprimés doivent conserver une résilience suffisante après compression.

                   
             

19

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

GUIDE

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1998

3.1 Les Lignes de transport HT

En outre, à moins que l'on ne prenne des précautions particulières, les métaux pour lesquels la différence de potentiel électrochimique peut entraîner une corrosion galvanique susceptible d'affecter l'efficacité du matériel ne doivent jamais être en contact. Cela s'applique tout particulièrement aux parties de matériel d'équipement en contact direct avec le conducteur.

Le comportement aux basses températures.

Les matériaux non métalliques utilisés doivent présenter une bonne résistance au vieillissement et pouvoir supporter les températures de service sans que leurs propriétés en soient affectées. Les matériaux doivent présenter une résistance adéquate aux effets de l'ozone, des radiations UV et de la pollution de l'air sur la gamme complète de leurs températures de service.

Ils ne doivent pas provoquer de corrosion sur les matériaux avec lesquels ils sont en contact.

MATÉRIAUX

Les aciers utilisés dans la réalisation des accessoires

en

accord avec les exigences de la norme EN 10025. La qualité minimum aura une résistance à la rupture de

(palonniers, rallonges, connecteurs,

)

seront

410 N/mm 2 avec un allongement de 18%.

Les accessoires en acier forgés seront en accord avec la norme EN 10083. Après forge, ils seront normalisés ou traités thermiquement.

Les barres ou tubes acier utilisés pour la réalisation des protections électriques seront en acier doux.

Les fontes utilisées seront du type malléable à cœur blanc, perlitique ou à graphite sphéroidal.

Les pièces de fonderie en aluminium ou alliage d'aluminium seront réalisés à partir de lingot de première fusion . Les alliages contenant du cuivre sont prohibés.

Les compositions et essais des tubes en aluminium, alliage d'aluminium et acier ainsi que les fils dans ces matériaux et en cuivre, acier recouvert d'aluminium seront en accord avec les normes nationales.

Les filetages des boulons seront en accord avec les normes ISO.

Les goupilles de sécurité du type R seront en accord avec la norme CEI 372 et réalisées en acier inoxydable austénitique.

La graisse utilisée en anti-oxydant doit être du type neutre avec haut point de goutte (supérieur à 150°C).

ESSAIS SUR LES MATÉRIAUX

Les essais de réception sur les matières premières seront réalisés en accord avec leurs spécifications.

Il est requis les essais minimum suivants :

Analyse chimique,

Essai de traction : en rupture, limite élastique, allongement, le fournisseur joindra un certificat de ces essais avec chaque livraison.

PROTECTION CONTRE LA CORROSION

Toutes les parties du matériel d'équipement concernant les isolateurs, les conducteurs et câbles de garde doivent présenter une résistance inhérente à la corrosion atmosphérique ou être convenablement protégées contre la corrosion susceptible d'exister en cours de transport et de stockage et en service.

Toutes les parties ferreuses exposées à l'atmosphère en service, à l'exception des pièces en acier inoxydable approprié, doivent être protégées par galvanisation à chaud conformément, par exemple, à l'ISO 1461 ou par tout autre moyen assurant une protection équivalente.

Les aciers utilisés doivent être aptes à la galvanisation à chaud. Dans certains cas, une opération de traitement de surface est nécessaire. D'autre part, la teneur en silicium doit être en dehors de la plage 0.04 à 0.15% (zone du pic de SANDELIN). Tous les filetages seront obtenues par roulage ou usinage avant d'être galvanisés à chaud. Les taraudages peuvent être réalisés avant ou après galvanisation. Dans ce dernier cas, ils doivent être huilés ou graissés.

                   

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SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

BALISAGE AERIEN POUR LIGNES DE TRANSMISSION

INTRODUCTION

Le développement de la navigation aérienne, et tout particulièrement des voyages aériens, et par conséquent l'accroissement du nombre des aéroports et des petits aérodromes, rendent de plus en plus nécessaire l'utilisation de dispositifs de sécurité et d'éclairage sur les lignes de transmission.

Afin de prévenir de la présence d'une ligne de transmission (câbles et pylônes) de jour comme de nuit, trois principaux types de procédés sont appliqués :

La balise diurne sphérique pour fils et câbles suspendus, La balise lumineuse directement installée sur les fils conducteurs, La lampe d'obstacle pour le pylône.

Ces procédés ont été conçus en accord avec les recommandations de l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale).

NORMES - REGLES INTERNATIONALES

Les normes et les règles du balisage aérien sont établies par l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale).

Ces règles sont généralement appliquées par l'Administration de l'Aviation Civile Nationale de chaque pays dans le monde entier, mais quelques pays utilisent leurs propres spécifications.

Les recommandations pour le balisage aérien des lignes de transmission sont définies dans deux normes principales :

Annexe 14 - Aérodromes - Volume 1 Conception et exploitation technique des aérodromes,

Doc. 9157 - AN/901 - 4ème partie - Aides visuelles Manuel de conception des aérodromes

Ces normes indiquent la forme, la section, la couleur, l'intensité de la lampe ainsi que la situation des balises diurnes et des balises lumineuses.

De façon à empêcher les accidents dus aux avions ou hélicoptères entrant en contact avec les conducteurs aériens, les balises diurnes et balises lumineuses seront utilisées sur les lignes de transmission situées au voisinage des aéroports, aux carrefours de larges vallées, aux estuaires ou autoroutes, ou encore dans les zones montagneuses, lorsque cela s'avère nécessaire.

                   
             

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SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

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3.1 Les Lignes de transport HT

SPHERE DE BALISAGE DIURNE

GENERALITES

Les sphères de balisage diurne sont disponibles en diamètre 600mm, suivant la recommandation OACI (cf. § 6.2.8., annexe 14 - Aérodromes).

Situation

Les sphères de balisage diurne sont généralement installées sur les câbles de terre des lignes de transmission. Dans le cas de fils multiples, les balises diurnes seront installées au niveau du fil le plus élevé suivant recommandation OACI (cf. § 6.2.9. - annexe 14 - Aérodromes).

OACI (cf. § 6.2.9. - annexe 14 - Aérodromes). Sphères de balisage diurne en portée Les

Sphères de balisage diurne en portée

Les distances entre deux sphères n'excèderont pas 30 mètres. Les balises diurnes sont disposées à intervalles égaux et sont alternativement blanches et rouges (ou orange).

Couleur

Le rendu de couleur blanche, rouge ou orange spécifié par l'OACI a été défini par la "CIE" (Commission Internationale sur l'Illumination) lors du meeting de 1931 à Cambridge.

La couleur exprimée en termes de coordonnées (x,y) de chromaticité et utilisée pour la sphère sera en accord avec les seuils établis par l'OACI.

CONCEPTION GENERALE

La balise diurne est un assemblage de deux demi sphères en ABS colorée (non peinte). Cette matière première a été choisie en raison de son très bon comportement dans le temps, sa résistance aux plombs de chasse et sa faible densité, lorsqu'on la compare à d'autres matières premières, telles que l'aluminium.

Ces demi sphères sont fixées sur le câble au moyen de coquilles élastomère EPDM ajustées au diamètre du câble et serrées par boulons acier. Chaque demi sphère possède des trous pour éviter l'accumulation de pluie et d'eau de condensation.

Remarque

Certaines sphères sont en aluminium avec protection anodique.

Ce genre de balise diurne est utilisé lorsque la tension du conducteur est supérieure à 132 kV. Mais il s'agit d'un cas rare, car actuellement toutes les lignes de transmission sont généralement construites avec un câble de terre.

D >= 600
D >= 600

Schéma d'une sphère de balisage diurne

                   

22

             

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SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

Les Lignes de transport HT 3.1

BALISE LUMINEUSE

GENERALITES

Les lignes aériennes Haute Tension sont un important facteur de risque pour les appareils qui volent bas, étant donné qu'elles sont fines et ne se profilent pas sur le sol comme le font les obstacles plus volumineux. La lampe d'obstacle installée au sommet des pylônes pourrait aussi ne pas être efficace, particulièrement lorsque les pylônes sont élevés et les portées longues ; une balise lumineuse montée directement sur le conducteur de phase doit être utilisée.

Intensité et couleur de la lampe

Ce procédé de balisage a une source de lumière qui produit une lumière rouge d'intensité lumineuse supérieure à 10 candela et des coordonnées de chromaticité de couleur en accord avec les spécifications de l'OACI (§ 6.3.15. Annexe 14 - Aérodromes - Volume 1).

Situation

Ce procédé assure le balisage nocturne des lignes Haute Tension de 33 à 800 kV. Il est installé sur le conducteur de phase le plus élevé, suivant les règles locales du balisage aérien. Il est généralement placé à 10 mètres environ du pylône et/ou disposé tout le long de la portée, suivant la situation de la ligne, en respectant les zones de trafic.

CONCEPTION D'ENSEMBLE

Description et principe de fonctionnement

Le procédé de balisage consiste en une lampe (tube néon), avec une extrémité connectée au conducteur de phase et l'autre connectée à une antenne située dans le voisinage du conducteur de phase. La différence de potentiel entre le conducteur de phase et l'antenne créée par effet de capacité allume la lampe qui, étant donné qu'elle travaille dans une atmosphère de pur néon, fournit directement une lumière rouge aviation spécifiée par l'OACI sans filtres colorés.

aviation spécifiée par l'OACI sans filtres colorés. Balise lumineuse : lampe et son antenne Par exemple,

Balise lumineuse : lampe et son antenne

Par exemple, en France, la distance entre deux procédés de balisage nocturne est de 70 mètres dans la zone

   

La lampe

       

d'accès aux aéroports et 105 mètres dans les autres lieux.

   

La lampe est composée d'un tube néon, enroulé en spirale, rempli de néon basse pression et fixé à l'aide d'une électrode froide aux deux extrémités. Le tube spiralé est monté dans un logement pyrex étanche (50mm de diamètre) empli d'un mélange eau et glycérine.

           

Ce liquide spécial est utilisé de façon à amortir les vibrations mécaniques, à empêcher les perturbations radio et refroidir la lampe.

           

L'antenne

       
           

L'antenne consiste en une longueur de câble en alliage aluminium parallèle au conducteur de phase principal, positionné dans le gradient électrique de ce conducteur de phase et isolé du conducteur.

           

La longueur d'antenne dépend du conducteur en fonctionnement et de sa tension.

Celle-ci est choisie pour fournir les 10 candela mini.

Balise lumineuse en portée

       

requis par l'OACI.

               

23

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

 

GUIDE

DE

RÉFÉRENCE

1998

3.1 Les Lignes de transport HT

LA LAMPE D'OBSTACLE

CONCEPTION DENSEMBLE

La lampe d'obstacle consiste en une lampe qui est connectée à sa propre batterie. La lampe est une décharge de néon basse pression qui a les mêmes caractéristiques en termes de couleur et d'intensité lumineuse que la balise lumineuse vue ci-avant.

SITUATION

Une ou plusieurs lampes d'obstacle peuvent être installées au sommet du pylône.

Lampe d'obstacle
Lampe d'obstacle
                   

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GUIDE

DE

RÉFÉRENCE

1998

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

ISOLATEURS

INTRODUCTION

Les isolateurs représentent seulement une petite partie (quelques pourcents) du coût des équipements d'une ligne aérienne. Cependant, ils jouent un rôle fondamental pour la qualité du service et la sécurité des hommes. La défaillance d'un seul élément d'une chaîne d'isolateurs peut causer la chute du conducteur sur le sol et peut avoir de sérieuses conséquences. Il n'est donc pas surprenant qu'un effort tout particulier ait été déployé pour établir des nouvelles normes pour la qualification des isolateurs.

Ce chapitre résume :

Les fonctions d'un isolateur Les différents types d'isolateurs utilisés sur les lignes aériennes et les postes Les conceptions des principaux types d'isolateurs Les points clés de la fiabilité des isolateurs Les méthodes d'évaluation de la fiabilité des isolateurs

LES FONCTIONS DES ISOLATEURS

Pour satisfaire la qualité du service pendant plusieurs dizaines d'années, les isolateurs doivent assurer simultanément deux fonctions :

Une fonction électrique : celle d'isoler électriquement les conducteurs de la terre

Une

fonction

mécanique

:

celle

de

supporter

mécaniquement les conducteurs.

Ces deux fonctions doivent être satisfaites dans les conditions d'environnement les plus diverses.

Les isolateurs sont soumis à des contraintes électriques

et mécaniques définies par les caractéristiques de la ligne

).

(tension du réseau, portée, choix des conducteurs,

Celles-ci deviennent plus élevées dans des conditions

exceptionnelles (foudre, surtension, glace, vent,

)

                   
             

25

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

GUIDE

DE

RÉFÉRENCE

1998

3.1 Les Lignes de transport HT

3.1 ◆ Les Lignes de transport HT Fonctions de l’isolateur et contraintes subies Ces contraintes exceptionnelles

Fonctions de l’isolateur et contraintes subies

Ces contraintes exceptionnelles telles que les surcharges mécaniques dues à la neige, le givre, la glace et le vent , les surtensions électriques causées par la foudre et les surtensions de manœuvre, constituent les bases pour la définition du choix des isolateurs.

D'autres contraintes sont également à prendre en considération, telles que :

Les caractéristiques de la ligne elle-même

L'environnement des régions traversées par la ligne

(zone de pollution,

)

Le degré de fiabilité escompté, avec la prise en compte de la maintenance (coût, facilité d'inspection, vieillissement du matériel)

La durée de vie escomptée, qui peut dépasser 30 années, et le coût de la maintenance sont directement liés à la fiabilité des isolateurs sur la ligne (1,2,5), facteur essentiel pour le choix des isolateurs.

D'autres sont liés aux sites traversés par la ligne, tels que les écarts maximaux de température, les conditions locales de pollution ou le niveau isokéraunique (3.4).

Afin d'évaluer la fiabilité des isolateurs, différents essais sont requis afin d'obtenir rapidement des résultats et informations sur le comportement à long terme après quelques jours voire quelques semaines. La fiabilité attendue pour les lignes de grande puissance est telle que des perforations de l'isolant sous l'effet de contraintes électriques très élevées ou de contraintes thermomécaniques ne doivent pas se produire. Il en est de même pour toute formation d'un cheminement conducteur le long de l'isolant.

Dans les conditions humides et de pollution (naturelle ou industrielle ) une chaîne d'isolateurs doit également pouvoir supporter la tension de service sans contournement.

Plusieurs facteurs affectent la vie d'un isolateur. Certains sont liés aux fonctions de base de l'isolateur qui sont de supporter les conducteurs et de les isoler par rapport au

   

Toutes ces contraintes, rencontrées en service, sont déterminantes pour définir les performances d'un isolateur et à priori sa conception.

pylône.

       

26

             

GUIDE

DE

RÉFÉRENCE

1998

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

Les Lignes de transport HT 3.1

PRINCIPAUX TYPES D'ISOLATEURS UTILISÉS SUR LES LIGNES AÉRIENNES ET DANS LES POSTES

Différents types d'isolateurs sont utilisés pour l'isolement des lignes aériennes et des postes pour constituer les chaînes.

ISOLATEURS POUR LIGNES AÉRIENNES

Les isolateurs du type capot et tige en verre trempé ou porcelaine sont les plus utilisés aujourd'hui.

La fiabilité élevée associée à un coût réduit et à la facilité de maintenance avec la possibilité de pratiquer le travail sous tension, explique le succès des isolateurs capot- tige en verre trempé sous les différents climats. Ce type d'isolateur est couramment utilisé sur les réseaux à courant alternatif (AC) jusqu'à 800 kV et sur les réseaux à courant continu (DC) jusqu'à 600 kV.

Les isolateurs long fût en porcelaine sont constitués d'un fût en porcelaine assemblé avec des ferrures d'extrémités. L'utilisation de ce type d'isolateur est limité à quelques pays car ce type d'isolateur présente l'inconvénient de provoquer une chute de ligne en cas d'endommagement mécanique résultant de la propagation de micro fissures. C'est pour cela qu'ils sont généralement utilisés en chaîne double.

qu'ils sont généralement utilisés en chaîne double. Isolateur en verre trempé à haute résistivité pour

Isolateur en verre trempé à haute résistivité pour application à courant continu

à haute résistivité pour application à courant continu 160 kN - Isolateur anti- pollution à longue

160 kN - Isolateur anti- pollution à longue ligne de fuite pour zone polluée (U 160 BSP)

Les isolateurs composite de suspension sont de plus en plus utilisés. Leur développement et leur intérêt sont croissants pour les avantages suivants :

Grande résistance mécanique

Excellentes performances sous pollution

Poids réduit

Résistance au vandalisme et lors du transport

réduit ● Résistance au vandalisme et lors du transport Chaînes d'isolateurs équivalentes 40 kN en verre

Chaînes d'isolateurs équivalentes 40 kN en verre trempé et composite

                   
             

27

SYSTÈMES

D’ÉNERGIE

ÉLECTRIQUE

GUIDE

DE

RÉFÉRENCE

1998

3.1 Les Lignes de transport HT

Les consoles composite apportent une solution pour les lignes compactes à encombrement réduit et pour l'augmentation de la puissance des lignes existantes tout en conservant leurs supports et sans augmenter la largeur du couloir de passage.

supports et sans augmenter la largeur du couloir de passage. Ligne compacte avec consoles composite I

Ligne compacte avec consoles composite

ISOLATEURS POUR LES POSTES

Les isolateurs supports en porcelaine et en verre trempé sont utilisés dans les postes pour les différents niveaux de tension. Les isolateurs supports en verre trempé et composite apportent des avantages spécifiques dus à leur flexibilité dans les zones sismiques et pour toutes les applications où des efforts mécaniques dynamiques sont appliqués.

Les structures composite tubulaires réalisées avec un tube en fibre de verre se développent en remplacement des corps creux en porcelaine pour l'équipement des postes telles que les chambres de disjoncteur, les traversées, les transformateurs de mesures, les extrémités de câbles,

L'utilisation de matériaux composite pour de telles applications donne les avantages suivants :

Pas d'explosion en cas d'endommagement

Résistance élevée aux impacts et au vandalisme

Résistance mécanique élevée en flexion

Excellentes performances sous pollution

Poids réduit

Excellentes performances sous pollution ● Poids réduit Structure tubulaire composite Ce nouveau type

Structure tubulaire composite

Ce nouveau type d'isolateur est utilisé pour de nouvelles applications et permet l'intégration de fibres optiques.

CONCEPTION DES PRINCIPAUX TYPES D'ISOLATEURS

ISOLATEUR TYPE CAPOT-TIGE

             

L'isolateur capot-tige en verre trempé ou porcelaine est constitué d'un diélectrique assemblé par un mortier de ciment avec des ferrures, le capot à logement de rotule et la tige à rotule. Le verrouillage des isolateurs individuels qui constituent la chaîne se fait par une goupille solidaire du capot.

Support en verre trempé

         

Composition d'un isolateur type capot-tige

 

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SYSTÈMES

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ÉLECTRIQUE

Les Lignes de transport HT 3.1

La résistance mécanique d'un isolateur dépend de sa conception et de la qualité de ses composants.

Le profil du diélectrique détermine ses performances et son comportement sous pollution.

ISOLATEUR COMPOSITE DE SUSPENSION ET CONSOLE COMPOSITE

I SOLATEUR COMPOSITE DE SUSPENSION ET CONSOLE COMPOSITE Composition d'un isolateur composite de suspension

Composition d'un isolateur composite de suspension

L'isolateur composite est constitué d'un jonc en fibres de verre sur lequel sont fixées des ferrures d'extrémités. La protection du jonc et la ligne de fuite de l'isolateur sont données par le revêtement en élastomère (EPDM - Silicone).

La fiabilité d'un isolateur composite dépend non seulement de la qualité des matériaux mais aussi de la conception de l'isolateur et de la qualité des interfaces, en particulier celles entre le revêtement et le jonc, mais aussi celles entre le revêtement et les ferrures d'extrémités. La qualité des interfaces doit éviter toute pénétration d'humidité et ainsi prévenir tout endommagement mécanique ou électrique ou détérioration du jonc à long terme.

LES STRUCTURES TUBULAIRES COMPOSITE

Les structures tubulaires composite de grand diamètre sont utilisées lorsque la résistance mécanique requise ne peut être obtenue avec l'utilisation d'un jonc plein. La résistance mécanique à la flexion est définie par la conception de la structure et les dimensions du tube en fibres de verre.

LES POINTS-CLES DE LA FIABILITE D'UN ISOLATEUR

ISOLATEURS EN VERRE ET EN PORCELAINE

La technique utilisée pour ces isolateurs met en œuvre des matériaux inertes. Les contraintes thermomécaniques et les contraintes électriques peuvent être très élevées, principalement dans la tête de l'isolateur capot-tige, d'où l'importance de la qualité et de la compatibilité des matériaux utilisés en production (diélectrique, matériau d'assemblage, ferrures).

Les caractéristiques suivantes sont requises pour l'isolateur en verre et en porcelaine :

Coefficients de dilatation thermique proches de tous les matériaux

Matériau d'assemblage résistant à l'humidité, à l'effet de la température, aux environnements acides ou basiques

Conception judicieuse de la forme des diélectriques dans les zones où les champs de contraintes mécaniques et électriques sont les plus élevés

Dessin approprié de l'isolateur pour avoir une tenue mécanique résiduelle suffisante en cas d'endommagement du diélectrique

Matériaux isolants résistant au vieillissement, à la pollution, aux chocs thermiques, aux impacts mécaniques

Procédé de fabrication permettant d'obtenir un isolant homogène et sans défaut interne

Protection des parties métalliques contre la corrosion dans les zones polluées

Inspection et contrôle en ligne faciles pour détecter tout élément défectueux.

LES ISOLATEURS COMPOSITE

La fabrication des isolateurs composite met en jeu des matériaux organiques qui peuvent être sujets à des effets du

vieillissement avec la modification de leurs caractéristiques physiques ou chimiques sous l'effet des contraintes liées à

) ou par les

l'environnement (radiation solaire, humidité,

contraintes électriques (effet couronne, décharges et arc).

Les paragraphes précédents de ce chapitre indiquent les points critiques de la conception des isolateurs. Pour choisir ou pour évaluer la fiabilité d'un isolateur, différents points clés doivent être considérés avec soin. Pour les

   

En plus, le jonc en fibres de verre, généralement utilisé dans les isolateurs composite, peut être endommagé par des contraintes mécaniques élevées avec une réduction significative de sa tenue mécanique.

différentes technologies et les principaux types d'isolateurs, les principaux paramètres à prendre en compte sont définis dans les paragraphes suivants.

   

Pour cela, les caractéristiques exigées pour les isolateurs composite peuvent être plus nombreuses que celles

         

requises pour les isolateurs en verre ou en porcelaine.

             

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3.1 Les Lignes de transport HT

Les caractéristiques suivantes sont généralement exigées pour les isolateurs composite :

Matériaux de revêtement qui doivent résister aux effets des arcs, de l'humidité, des radiations solaires, des contraintes de service à la fois permanentes et cycliques

Conception judicieuse des ferrures d'extrémités et du revêtement pour réduire et limiter les contraintes électriques

Interfaces

qui

doivent

supporter

la

les

contraintes

vie de

externes et internes pendant l'isolateur

durée de

Conception judicieuse pour s'assurer qu'aucun dommage irréversible n'apparaîtra sous l'effet de surcharges mécaniques exceptionnelles

Revêtement résistant aux courants de fuite et aux décharges ou mieux qui les limite

Procédé de fabrication qui assure une parfaite étanchéité du revêtement et permet d'obtenir un matériau exempt de défauts internes et bulles, source de décharges ou de cheminement interne

Revêtement en élastomère continu afin de résister aux conditions d'environnement extrêmes

Matériaux et interfaces qui permettent le lavage sous haute pression sans risque de pénétration d'humidité.

MÉTHODES D'EVALUATION DE LA FIABILITE DES ISOLATEURS

Différents outils ont été développés pour pouvoir s'assurer que les isolateurs répondent aux caractéristiques nécessaires pour un service fiable.

Beaucoup d'entre eux ont été formalisés sous forme de normes comme exigences minimales ou comme essais spéciaux adaptés à des conditions plus sévères.

NORMES INTERNATIONALES POUR LA SÉLECTION DES ISOLATEURS

Les travaux de normalisation effectués au cours des 40 dernières années ont conduit à la publication de nombreuses normes CEI pour les isolateurs.

La validité et l'application générale de ces normes ont été vérifiées pour les conditions de service les plus diverses et extrêmes (très basse et très haute

températures, pollution,

).

Des normes spécifiques sont établies pour les

applications courant continu ainsi que pour les isolateurs composite. La liste de normes les plus couramment utilisées pour déterminer et choisir les caractéristiques fondamentales

(dimensions, charges mécaniques spécifiées,

) ainsi

que pour déterminer les essais applicables pour évaluer la fiabilité des isolateurs, est donnée sur le tableau ci- après.

Ces normes sont classées suivant le type d'isolateur (verre trempé, porcelaine et composite) et suivant le domaine d'application (dimensions/caractéristiques,

essai

).

Normes dimensionnelles

Ces normes de base permettent non seulement de s'assurer de l'interchangeabilité des composants mais aussi de s'assurer de la coordination des efforts mécaniques et de la compatibilité des pièces d'accrochage avec les autres composants de la ligne (voir table 1 : dimensions)

Normes d'essais

Les procédures d'essais et les critères d'évaluation applicables pour évaluer les performances des différents types d'isolateurs sont définis dans les normes CEI. Certains essais se rapportent aux éléments individuels et d'autres aux chaînes complètes.

                   

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Références des normes CEI Isolateurs pour lignes aérienne Isolateurs pour équipement de postes Type Isolateurs
Références
des
normes
CEI
Isolateurs pour lignes aérienne
Isolateurs pour équipement de postes
Type
Isolateurs en verre
Isolateurs composite
Supports en porcelaine
Structures
d’isolateur
et en porcelaine
(EPDM, SILICONE)
et verre trempé
tubulaires composite
N
Caractéristiques
60120
61466-1
60273
(dimensions,
60305
O
garantie
60372
R
mécanique,…)
60815
M
60383-1
E
60383-2
61109
60168
61462
S
60437
60507
60575
C
60797
61211
E
61325
I
61467

Table 1 : Principales normes CEI applicables aux isolateurs

Note : Depuis 1997, toutes les références des normes CEI ont un numéro d'ordre supérieur à 60000. Exemple :

ex CEI 507 devient CEI 60507.

les températures spécifiées peuvent être de - 20°C/+80°C.

Commentaires sur les essais spéciaux

     

Evaluation de la qualité en simulant les contraintes exceptionnelles de service comme par exemple dans

Evaluation de la résistance mécanique résiduelle

Les normes pour les isolateurs composite comportent

Comme cela a été précédemment indiqué, les performances des isolateurs dépendent non seulement des matériaux mais aussi de leur conception et de leur procédé de fabrication (1) (5) (6). Les caractéristiques mesurées sur un simple échantillon de matériau ne sont pas toujours représentatives des performances de l'isolateur.

Pour cette raison, l'évaluation des caractéristiques et de la fiabilité des matériaux sont faites par des essais normalisés applicables à des isolateurs, représentatifs de la technologie et du procédé industriel de fabrication.

   

la publication CEI 61211 (qui est basée sur les travaux du comité CIGRE 33 (8)), où les surtensions de choc de foudre sont appliquées pour vérifier l'aptitude des isolateurs à supporter sans perforer des ondes de choc à front raide (15)

d'isolateurs quand le diélectrique est endommagé. Par exemple, l'essai de résistance résiduelle défini dans la publication 60797 est applicable aux isolateurs de type capot et tige en verre trempé ou en porcelaine, dont les jupes sont cassées avant d'effectuer un essai mécanique jusqu'à rupture. Pour le moment, cet essai

Evaluation de la fiabilité à long terme en renforçant la sévérité des facteurs de vieillissement, comme par exemple l'essai d'endurance thermomécanique (CEI 60575) maintenant introduit dans la norme CEI 60383 dans lequel l'amplitude des variations de températures (-30°C/+40°C) est combinée avec une charge mécanique élevée. L'écart de température peut être rendu plus représentatif de certaines conditions. Par exemple, des utilisateurs dans des pays très froids exigent un ∆θ = 100°K avec les variations de température -50°C/+50°C et dans les zones tropicales et chaudes

   

est classé comme essai de type dans la publication CEI. Cependant certains utilisateurs spécifient cet essai comme essai par prélèvement pour vérifier la qualité de la continuité de la production industrielle. La nouvelle norme CEI 61325 en a fait de même pour les isolateurs pour lignes à courant continu.

un essai de vieillissement (CEI 61109 - 1000 heures ou 5000 heures). Des travaux CIGRE sont en cours pour développer et améliorer ces essais de vieillissement accéléré.

pour un même écart de température (∆θ = 100°K)

           
             

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3.1 Les Lignes de transport HT

AUTRES CONSIDÉRATIONS POUR LE CHOIX DES ISOLATEURS : INSPECTION ET TRAVAIL SOUS TENSION

Aucun isolateur n'est à l'abri d'un dommage en service. En cas d'endommagement, l'isolateur défectueux doit pouvoir encore tenir les contraintes de service jusqu'à l'opération de maintenance.

Un contrôle efficace en toute sécurité est possible avec l'isolateur en verre trempé qui permet de détecter aisément d'un simple coup d'œil, à partir du sol, ou lors d'une inspection par hélicoptère, l'isolateur endommagé (moignon) dont la jupe est entièrement détruite.

Le remplacement de l'isolateur en verre trempé endommagé peut attendre la prochaine opération de maintenance programmée car le risque de chute de ligne causé par un arc de puissance initié par la foudre, la pollution ou tout autre cause, est quasiment nul.

Pour les isolateurs en porcelaine, la détection d'un isolateur défectueux n'est pas aussi facile. Très souvent, l'origine du défaut est une micro fissure qui s'est propagée avec le temps sous l'effet des contraintes thermomécaniques jusqu'à la perforation complète du diélectrique.

Ce type de défaillance apparaît généralement dans la tête et n'est pas visible. Il existe différentes méthodes plus ou moins compliquées qui nécessitent un contrôle quasi individuel de chaque élément de la chaîne.

Pour les isolateurs composite, des méthodes de diagnostic sont aujourd'hui disponibles pour détecter un possible endommagement en service et sont en cours de développement. Des méthodes combinées sur la base d'une détection par thermographie infrarouge sont aujourd'hui appliquées avec succès.

CONCLUSION

Les isolateurs jouent un rôle clé important dans la

fiabilité

d'électricité.

transport

des

lignes

de

distribution

et

de

Leur sélection doit prendre en compte à la fois les contraintes permanentes et surtout les contraintes exceptionnelles qui apparaissent en service telles que les surcharges mécaniques, les surtensions électriques, la pollution,

Les normes CEI prennent en compte les paramètres pour l'interchangeabilité des chaînes d'isolateurs, la coordination des efforts mécaniques appliqués et définissent les essais à effectuer pour évaluer les performances à long terme des isolateurs sous tension alternative et sous tension continue.

Ces normes constituent des bases essentielles pour le choix des isolateurs. Des essais complémentaires sont également recommandés pour prendre en compte des conditions de service très sévères.

Les isolateurs en verre trempé sont largement utilisés pour leurs avantages spécifiques en service tels que :

Coût réduit de la maintenance pour le verre trempé de haute qualité

Facilité d'inspection

Expérience positive en service sur les réseaux jusqu'à 800 kV AC et 600 kV DC

Les isolateurs composite sont de plus en plus utilisés et présentent des avantages techniques et économiques particuliers du fait de :

Leur légèreté et facilité d'installation

Leur excellente tenue sous pollution

Leur application aux lignes compactes (réhabilitation de lignes existantes, optimisation de la puissance transitée dans un couloir)

La sélection finale du type et de la conception d'un isolateur ne doit pas seulement être basée sur des essais mais aussi sur son expérience en ligne et doit prendre en compte :

Le coût et la facilité de la maintenance

Le comportement en cas d'endommagement

La qualité du service, la sécurité des hommes et des équipements.

                   

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BIBLIOGRAPHIE (1) Cigre 94 - Panel 3.04 ''Reliability of insulators for overhead lines'' by A.
BIBLIOGRAPHIE
(1) Cigre 94 - Panel 3.04
''Reliability of insulators for overhead lines''
by A. CIMADOR/J.LAPEYRE/
R.PARRAUD/C. DE TOURREIL on behalf of study
committee 22
(2) ''Statistics for porcelain and glass insulators''
ELECTRA, Vol 153, April 1994, pp 23-31
(3) SPPISD/1981 - ''Considerations on the choice of
insulators for polluted areas'' by R.PARRAUD
(4) IEEE BANGKOK 1985
''Lightning stresses on overhead lines''
by R.PARRAUD/C.LUMB
(5) Canadian Electrical Association, Spring Meeting March
1990 ''Performance of porcelain insulators : Forty years of
experience at Hydro-Quebec'' by JP BELLERIVE
(6) IEEE PAS 136-9 ''Cement growth failure of porcelain
suspension insulators'' by E. CHERNEY
(7) CIGRE September 1991 - Colloquium on HVDC New
Delhi ''State of the art concepts of insulator strings for
HVDC lines'' by D.DUMORA/
L.PARGAMIN/R.PARRAUD
(8) CIGRE 33.07.01 ELECTRA 991
''Essais de perforation des isolateurs verre et céramique''
by M.ARO/R.JOULIE/A.BAKER/G.TREVISAN/K.
NAITO/Z.LODI
(9) Review of ''in service diagnostic testing'' of composite -
Electra 169-1996
                   
             

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3.1 Les Lignes de transport HT

                   

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SECURITE / MAINTENANCE DES RESEAUX DE TRANSPORT

INTRODUCTION

Le réseau de Transport et de répartition français est constitué de lignes 400 et 225 kV (Transport) 150, 90 et 63 kV (Répartition inter régionale). Les modes d'intervention (maintenance, entretien, construction) sur les lignes se font soit hors tension (dans le cadre de la consignation de l'ouvrage) soit sous tension. Bien que ces réseaux soient de structure maillés, la mise hors tension d'une ligne signifie souvent une perturbation de la desserte électrique.

Ceci explique que la méthode des Travaux Sous Tension, chaque fois qu'elle est utilisable, soit préférée dans la mesure où elle libère l'électricien des contraintes temporelles (elles-mêmes source de risque) tout en assurant une continuité de la desserte électrique.

Evidemment la problématique liée à une avarie de réseau est différente et conduira, la plupart de temps, à mettre le réseau hors tension. Naturellement, c'est également le cas de la construction des réseaux neufs, des extensions de réseaux existants pour lesquels les dispositions de sécurité sont à considérer sérieusement compte tenu de leur proximité avec le réseau existant (contact accidentel avec des ouvrages voisins sous tension, induction, essais

INTERVENTION DANS LE CADRE DE LA CONSIGNATION ELECTRIQUE DE LA LIGNE

La sécurité d'un chantier, relativement aux risques électriques, nécessite, en accord avec la réglementation (norme EN 50110), la prise en compte de différentes opérations séquentielles (séparation, condamnation, vérification d'absence de tension, mise à la terre et en court- circuit).

Nous insisterons sur deux phases essentielles de la consignation :

La Vérification d'Absence de Tension (VAT) La Mise A La Terre de l'ouvrage (MALT)

Ces opérations dans le domaine des lignes électriques HT mettent en œuvre des équipements spécialisés. Par ailleurs, la prise en compte de phénomènes propres à la configuration des lignes HT (lignes multiternes, couplage de lignes parallèles disposées en couloir ) obligent à considérer les phénomènes d'induction tant électrique qu'électromagnétique et à prévenir leurs effets du point de vue des risques électriques. Là encore, des dispositions de sécurité complémentaires sont à considérer.

                   
             

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3.1 Les Lignes de transport HT

VÉRIFICATION DABSENCE DE TENSION

La Vérification d'Absence de Tension doit s'effectuer à l'emplacement prévu pour la pose des dispositifs de MALT. Les détecteurs utilisés sont des dispositifs portatifs du type unipolaire fonctionnant "au contact". Il s'agit d'appareils électroniques sonores et lumineux dotés d'embouts normalisés permettant leur maniement à distance par l'intermédiaire d'une perche isolante.

Ces dispositifs sont destinés à prévenir les risques liés à :

La réalimentation intempestive de l'ouvrage La présence de phénomènes d'induction (électrique, électromagnétique) Des surtensions d'origine atmosphérique (liées à l'étendue du réseau) Au contact accidentel de pièces sous tension avoisinantes. A ces risques s'ajoutent les éventuelles erreurs d'identification des ouvrages.

Le fonctionnement des détecteurs de tension est basé sur le principe de la détection d'un
Le fonctionnement
des détecteurs de
tension est basé sur
le principe de la
détection d'un courant
capacitif via l'impédance
complexe que représente le
couplage à la terre créé par
l'environnement (essentiellement
la perche isolante, le monteur dans la
structure).

Ces détecteurs de tension répondent à des normes CEI (CEI 61243-1); les perches associées dont la longueur est adaptée au niveau de tension sont constituées de tubes également normalisés (CEI 60855, CEI 61235).

En accord avec la CEI 479-1, les remontées de potentiel doivent, dans tous les cas, demeurées limitées avec des valeurs physiologiquement acceptables (en référence à la figure 5 zone 2 de ce document)

(en référence à la figure 5 zone 2 de ce document) Les seuils sont réglés en

Les seuils sont réglés en usine en fonction des tensions nominales (ou plage de tension nominale) de façon à détecter les tensions réelles tout en négligeant les tensions induites (inductives ou capacitives) qui, dans certaines configurations, peuvent atteindre 15% des valeurs nominales du réseau.

Les appareils modernes comportent des dispositifs de contrôle intégrés qui permettent de simuler le bon fonctionnement des détecteurs avant et après usage.

La CEI 1243-1 propose différentes catégories climatiques (plage de température et humidité associée) pour le fonctionnement des détecteurs. Les caractéristiques mécaniques (vibrations, chutes, chocs) suivent la CEI 68-2.

MISE A LA TERRE ET EN COURT- CIRCUIT DES LIGNES HT

Par ailleurs, l'équipotentialité de toutes les phases de travail doit être assurée. Cette disposition revêt une importance particulière dans le cas des lignes aériennes du domaine du Transport.

Les dispositifs de MALT/CC doivent répondre à la norme CEI 61230 qui spécifie des systèmes (ensemble cohérent de pinces, conducteurs, étaux) et fixe les performances minimales caractérisées par des essais de type. Particulièrement marqués dans le cas des lignes du Transport HT, les phénomènes d'induction font naître des différences de potentiel importantes entre conducteurs et masses (inductions électriques) et des courants de circulation intense (plusieurs milliers d'ampères) par induction électromagnétique liée à la constitution de boucles auxquelles les mises à la terre participent.

Au Transport HT, on distingue 3 types de MALT :

Les dispositifs de mise à la terre et en court-circuit sont destinés à protéger le personnel des risques électriques d'électrisation par contact direct. La pose de MALT doit être pratiquée immédiatement après la VAT. Elle intéresse

   

Les MALT d'exploitation Les MALT de travaux Les MALT complémentaires de travaux

tous les conducteurs y compris les câbles de garde.

       

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Les Lignes de transport HT 3.1

Les Lignes de transport HT ◆ 3.1 ✔ MALT d'exploitation Il s'agit de mises à la

MALT d'exploitation

Il s'agit de mises à la terre triphasées destinées à :

Améliorer le fonctionnement des protections lors d'un retour intempestif de tension

Dériver l'écoulement des courants de défaut au niveau de la terre des postes et limiter les remontées de potentiel au niveau de la zone de travail

La pose de ces mises à la terre d'exploitation complète en pratique les opérations de séparation et de condamnation.

MALT de travaux

Elles correspondent typiquement à l'application de la 4ème règle de la consignation au sens de l'EN 50110 et UTE C 18-510.

Elles sont destinées à écouler les éventuels courants de court-circuit pendant la durée d'élimination du défaut. Les valeurs typiques considérées sont 30 kA/1s, 40 kA/1s, 63 kaA/0,5s (réseau de Transport français).

Elles participent à l'équipotentialité de la zone de travail.

à l'équipotentialité de la zone de travail. La section des shunts doit être telle qu'elle permette

La section des shunts doit être telle qu'elle permette la circulation des courants de boucle liés à l'induction électromagnétique. Les liaisons équipotentielles ont des sections réduites, elles ne sont pas destinées à écouler les courants de court-circuit.

Les diffuseurs de terre sont constitués de plusieurs piquets de terre réunis électriquement entre eux. Leur rôle est d'améliorer l'équipotentialité du chantier (tension de pas). Leur efficacité est dépendante de la résistivité du sol. Ces diffuseurs peuvent être avantageusement électriquement raccordés au réseau de terre des supports.

Mise en œuvre des mises à la terre

Qu'il s'agisse de mises à la terre d'exploitation, de travaux ou de mises à la terre complémentaires, les dispositifs doivent être numérotés et munis de fanions.

La pose de MALT suit un ordre défini:

Fixation des étaux de terre, préférentiellement sur des sabots à ailettes, à défaut sur les cornières de support avec des étaux spécialisés,

Fixation des pinces sur les conducteurs. La première mise à la terre de chacun des conducteurs doit se faire avec une perche isolante adaptée à la tension de la ligne. Les mises à la terre suivantes se font avec des perches plus courtes (1m), tenant compte des seules tensions induites.

Mise à la terre complémentaire de travaux

             
 

Ces mises à la terre sont destinées à parfaire les mises à la terre de travaux qui, en fonction des configurations, nécessitent des dispositions complémentaires. Elles ont pour but d'assurer l'équipotentialité de la zone de travail. Il s'agit :

             
 

De shunt, liaison équipotentielle

                 
 

De diffuseurs de terre

                 
 

Les shunts et liaisons équipotentielles sont destinés à assurer la continuité électrique des circuits (y compris les câbles de garde) lorsque les travaux amènent leur interruption (ex :

             
 

confection d'un manchon, dépose d'une bretelle

             
             

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SYSTÈMES

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3.1 Les Lignes de transport HT

3.1 ◆ Les Lignes de transport HT ✔ Délimitation de la zone de travail La zone

Délimitation de la zone de travail

La zone de travail nécessite pour les travaux HT, compte tenu de la dimension des ouvrages, des dispositions particulières pour sa matérialisation. La délimitation de la zone de travail est constituée par des mises à la terre de travaux équipées de fanions et par des dispositifs d'interdiction de passage sur les pylônes (banderoles). Au sol, lorsque des prises de terre sont employées, l'utilisation de filets, grillages et barrières isolantes complétera les interdictions de passage (cadre, fanion Par ailleurs, tout engin, échafaudage et d'une façon générale tout conducteur pénétrant la zone de travail doit être mis à la terre.

Cette même précaution est répétée lors de la pose des ponts, des entretoises, des balises aériennes Pour tous ces dispositifs de mise à la terre, le dimensionnement des câbles, pinces et étaux devra être adapté aux courants induits et aux courants de défaut auxquels ils seront vraisemblablement exposés. On admet que la valeur de 20 kA/0,4s concernant l'induction couvre les contraintes pratiquement rencontrées. Les dispositifs de mise à la terre (pinces, terres roulantes, câbles, étaux) impliqués dans ces dispositifs spécialisés doivent satisfaire la CEI 1230. L'hélicoptère est mis à contribution pour le déroulage et le déroulage sous tension mécanique des lignes de transport. L'usage de l'hélicoptère est également considéré pour la pose de manchons de réparation, l'installation ou la désinstallation de dispositifs avertisseurs pour les avions

CONSTRUCTION DE LIGNE ET MAINTENANCE

           

Dispositions particulières liées à l'installation des conducteurs (et câble de garde) sur les lignes de Transport.

         

L'installation de conducteurs (et câble de garde) à proximité de lignes existantes sous tension nécessite des dispositions particulières relatives à leur mise à la terre temporaire. Des terres roulantes doivent être installées sur les conducteurs. Les conducteurs intéressés incluent les câbles de garde, les câbles de traction et les câbles pilote. Les sites de travail font l'objet d'un maillage des terres et les poulies de déroulage sont mises à la terre. Le calibrage de ces terres et mailles sera dépendant des courants liés au courant de défaut pouvant naître du contact direct avec une ligne sous tension avoisinante. La confection de manchon de jonction, soit sur le site de traction ou de freinage, soit en pleine portée (conducteur ramené au sol) nécessite la pose de MALT de chaque côté du site de travail avant manchonnage. Lors du réglage des conducteurs, le tracteur de réglage doit également être mis à la terre. Lors de la mise sur pinces après réglage, tous les conducteurs de phase doivent être mis à la terre par l'intermédiaire des cornières du pylône.

         
                   

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Les Lignes de transport HT 3.1

Les Lignes de transport HT ◆ 3.1 L'hélicoptère se justifie dans le cadre de ces opérations

L'hélicoptère se justifie dans le cadre de ces opérations lorsque les circonstances sont difficiles (contrainte de relief en particulier). Les travaux sont réalisés à partir d'une nacelle ou d'une plate forme suspendue à l'hélicoptère.

INTERVENTION DANS LE CADRE DES TRAVAUX SOUS TENSION

La maintenance des réseaux de Transport et répartition fait dorénavant largement appel aux techniques de Travaux Sous Tension.

Les opérations les plus courantes sur les réseaux de Transport concernent le remplacement des chaînes d'isolateurs ou leur réparation sur site. Ces interventions, aujourd'hui classiques, se font selon la technique des travaux à distance et au potentiel ou par combinaison de ces deux méthodes.

D'autres opérations demeurent accessibles. Citons la réparation des conducteurs (manchonnage, pose de manchon à hélice), l'intervention sur les entretoises amortisseurs (pose, réparation) des lignes à faisceau multiple, l'intervention sur les contrepoids antigiratoires (pose, modification) ou de balises. Ces dernières s'effectuent "au potentiel" et font appel à des méthodes plus ou moins sophistiquées (échafaudages isolants, échelles à palan, travaux héliportés, voire automates de pose dans le cas des sphères de balisage).

Les opérations les plus courantes concernent le remplacement ou la réparation de chaînes d'isolateurs avariés. Bien qu'elles s'apparentent dans leur principe, il convient de distinguer les opérations sur chaînes d'alignement et sur chaînes d'ancrage car elles mettent en œuvre des outillages spécifiques.

Rappelons que les Travaux Sous Tension apportent des avantages déterminants en assurant :

   

Les opérations sur chaînes de suspension s'effectuent

Concernant les chaînes d'ancrage, la reprise de la

La continuité de la desserte électrique ; il s'agit d'une préoccupation essentielle et permanente des électriciens de réseau La maîtrise de la planification des interventions sur les réseaux La sécurité des opérateurs (formation outillage, méthode)

   

essentiellement à distance. La ligne est mécaniquement reprise au droit de la chaîne d'isolateur par moufflage et perche à étaux. Les perches à conducteurs, associées pour leur guidage à des selles pour pylône et des manchons, permettent le déplacement du conducteur. L'immobilisation de la chaîne de suspension est réalisée au moyen de perche universelle équipée d'une pince d'isolateur pendant le désaccouplement des assemblages à rotule ou des pinces

Par ailleurs, les incidences, tant sociales qu'économiques, plaident pour l'adoption des Travaux Sous Tension pour la maintenance des réseaux à Très Haute Tension.