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Session de cours de Marc Bonfils, du 1er au 4 mai 1986 Retranscription de cassettes audio (10 h

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Eh bien faut qu’on parle de l’Afrique, qui cultive très mal, soit des cultures d’exportation, soit parce qu’ils méprisent la terre sous l’influence islamique. Et au bout d’un certain temps… Bon j’ai fait là-bas deux voyages de plusieurs mois, j’ai fait tout le Nord, vers le Niger, Mali, Sénégal, Haute-Volta enfin essentiellement les pays secs, et plus au Sud aussi. Après bon ben j’ai compris que comme j’avais horreur de la civilisation mécaniste, moi là-bas j’étais très bien personnellement, et mais j’ai compris que je ne servais pas à grand-chose, et par suite d’une insuffisance de connaissances techniques je suis revenu en France pour faire mes études d’agronomie, donc en faisant des études d’agronomie j’ai aussi fait des études de théologie en même temps. Et j’ai étudié la religion Judéo-Chrétienne primitive, et sur des textes anciens, en araméen et en hébreux comme on en a dans les monastères. Disons que ça m’a… par rapport à ce que j’ai vu en Afrique, par rapport à ça aussi, y’a des concepts de l’agriculture originelle où on ne travaille pas le sol, basés sur la production des fruits, et ainsi que d’autres concepts. Donc ça m’a servi, m’a amené dans la permaculture. Puis y’a 7 ans j’ai lu le livre de Fukuoka, qui était paru en anglais, et alors j’ai commencé à travailler dessus, et il y a quelques années j’ai mis au point… alors à ce moment-là 78-79 et 80 en France c’était, comment dirais-je, la grande flambée au niveau des nouvelles techniques d’agriculture chimique pour le blé pour obtenir plus de 100 quintaux à l’hectare, ça a été importé d’Angleterre. Bon c’est une méthode effectivement où on dépasse les 100 qx/ha mais qui nécessite des coûts de production qui sont vraiment exorbitants, sans compter tout le matraquage de la terre et tout ça. Et donc après la lecture de Fukuoka j’ai fait des études de physiologie végétale, et j’ai cherché ensuite une alternative à cette méthode ainsi qu’aux diverses révolutions vertes qu’il y a partout dans le monde. Et à partir de ça j’ai mis au point un protocole technique d’expérimentation sur le blé, pendant lequel j’ai expérimenté trois ans de suite, j’en parlerai dans le courant du stage assez brièvement puisque d’abord y’a des gens qui ont déjà assisté aux stages de formation céréalière.

Puis en permaculture de toute façon l’objectif est de réduire au minimum les surfaces en céréales, et d’avoir le maximum de forêt productive, donc l’idéal c’est de créer des vergers d’arbres fruitiers, des forêts d’arbres fruitiers, avec des cultures en dessous si on veut. N’en demeure pas moins que les techniques de rendement très élevées, en France on peut dépasser 100 quintaux, et après les 150 quintaux, sont très intéressantes parce que notamment chez les peuples qui ont la hantise de la faim, d’abord les arbres fruitiers ont souvent une lenteur d’entrée en rapport quand même, et si on réussit par des rendements exceptionnels à sortir de cette hantise, les gens seront d’autant plus encouragés à diminuer les surfaces en céréales, donc à diminuer l’érosion. Surtout qu’on peut faire des méthodes de culture de céréales qui ne sont pas érosives. Par exemple celle de Fukuoka, ma méthode, et d’autres encore. La permaculture, j’ai continué mon cheminement, donc les céréales c’était une affaire réglée, j’ai fait ça trois ans de suite, y’a trois ans j’ai arrêté, je suis entré dans l’étude des rotations en pâture, les techniques fourragères essentiellement. Aussi parce qu’il y a beaucoup de surfaces dans le monde qui sont réservées à l’élevage, donc ça c’est assez intéressant au niveau de l’échelle planétaire d’arriver à maîtriser ce genre de technique. Et aussi parce que des rotations de pâture bien conduites peuvent vraiment aider à garder une bonne structure au sol, et en plus ça demande pas de travail disons. Bon je connais la permaculture que depuis très récemment, c’est juste avant le stage que j’ai appris l’existence de la permaculture, c’est-à-dire y’a 6 mois, quelque chose comme ça. Et par rapport aux connaissances que j’ai acquises, par rapport à la permaculture que j’étudie en ce moment, j’essaie de lancer avec Emilia ce mouvement en France. Puis peut-être qu’un jour je retournerai en Afrique avec des connaissances en plus. Là on va commencer les cours maintenant. Je parlerai ce matin des ravages de l’érosion et des mauvaises techniques culturales un peu partout dans le monde, rapidement. Ensuite je définirai la permaculture cette après-midi, demain ce sera la planification en permaculture. Avec des exemples pratiques, soit des tribus Africaines qui pratiquent des méthodes proches, ou soit des méthodes qu’on peut pratiquer en France ou ailleurs. Et le troisième jour on prendra séparément certaines méthodes de cultures comment il faut conduire les cultures de céréales, les vergers et l’élevage pour les rotations de pâture. Et ensuite le quatrième jour dans la matinée on parlera de l’équilibre qu’il faut entre les prédateurs et ce qu’on appelle les parasites. Donc là on va un peu parler des ravages sur la planète des méthodes de culture actuelles. Ce qui est important, ça c’est fondamental en agriculture naturelle c’est le manque d’occupation du sol. Celui qui cultive généralement, que ce soit des céréales ou des

légumes ou autre chose, il veut que des légumes ou que des céréales, donc toute la végétation spontanée ou tout autre végétation est supprimée. Donc il y a un manque d’occupation du sol par la végétation, l’enracinement est très faible, ne retient pas le sol, les parties aériennes ne couvrent pas entièrement le sol surtout en début de végétation puisqu’évidemment on laboure avant d’ensemencer, donc dès que la pluie tombe sur le sol elle brise les agrégats. Tout le monde sait ce que c’est la structure en agrégat du sol ? La structure en agrégat par exemple dans la terre y’a des grains de sable, dans l’agrégat y’a un grain de sable au milieu, là y’a des granules de limon qui sont l’intermédiaire entre le sable et l’argile, là c’est collé avec de l’argile et l’humus. Donc cette structure permet à l’eau de s’infiltrer très facilement, et permet aux racines de s’enfoncer dans la terre facilement. Si la pluie en cognant, si l’impact des gouttes de pluie qui tombe de haut et qui est quand même assez fort, tombe sur les agrégats, bon bah l’argile s’en va, va entre les agrégats ainsi que les éléments frais et ça créé ici une couche qui est très imperméable. sur sol sableux y’a un problème c’est le lessivage, qui n’est pas beaucoup plus drôle. Donc la pluie en scellant les agrégats glace le sol, c’est-à-dire que le sol devient imperméable, il devient dur et l’eau sur ce sol n’a aucun mal à ruisseler au lieu de s’infiltrer. De même pour l’évaporation, lorsqu’il y a évaporation, le soleil frappe directement le sol, l’eau s’évapore et dépose des minéraux en surface du sol et ça provoque un encroûtage du sol. Il suffit que le sol soit un peu en pente, pour qu’il y ait rapidement une érosion hydraulique puisque la pluie au lieu de s’infiltrer, l’eau va dévaler la pente. Ou alors érosion éolienne lorsque le sol se dessèche et commence à s’effriter. Par contre dans la nature, le sol est occupé en permanence par une végétation qui est très abondante, les racines retiennent bien le sol, la structure du sol est protégée contre les intempéries, qu’il s’agisse de l’évaporation ou du choc des pluies. En plus la production biomassique est extrêmement élevée. Cette production biomassique élevée évidemment favorise la production d’une biomasse déchétuaire qui est également élevée, c’est-à-dire feuilles, déchets de racines, qui pourrissent dans le sol tout ça, et donc favorise une production d’humus optimale. En plus une forte production végétale favorise une abondance de biomasse animale, qu’il s’agisse donc de vers de terre qui se nourrissent de ces végétaux. D’insectes, d’oiseaux, enfin toute une chaîne écologique très abondante, et dont les excréments et les cadavres favorisent la fertilité du sol. Ça peut être démontré par le fait de nombreux peuples qui ont pratiqué et pratiquent encore la culture itinérante. La culture itinérante avec longue jachère, ça consiste à faire une période de culture qui épuise le sol, qui succède à une période de jachère, par exemple une jachère forestière qui dure 15 ou 20 ans, dans laquelle la fertilité du

Une énorme perte. quand on moissonne. c’est-à-dire pendant le temps en passant la charrue en plus et après les travaux agricole au mois d’août. y’avait l’assolement en méditerranée. je les récolte en août. Et c’est impossible. ou un peu plus loin. donc par exemple on va faire un cycle. une céréale de printemps pour le triennal. je peux semer mon blé après la moisson donc. Lorsqu’on cultive. Je fais la moisson en août. maintenant ça change un peu car y’a des tracteurs. Tou s les trois mois. mais autrefois en France ou en Espagne. et avec la traction animale je n’aurai jamais le temps de. l’assolement biennal et triennal. bon autrefois. y’a les regains. Là par exemple je sème mes céréales en septembre. et la jachère. donc c’est un système qui est extrêmement dangereux. ça va être une pointe de travaux. ça allait pas tellement vite. ils se réservaient une année de jachère entière. avec un aussi faible moyen de traction. y’a tout ça. je base mon agriculture sur les céréales et j’ai une assez grande surface. y’a les foins. faut les battre. comme ça le sol s’ameublit progressivement et en plus les mauvaises . qui est extrêmement dangereuse pour le sol. Et en permaculture on essaiera d’imiter ce processus plutôt que celui-là. Donc ils réservent une année de jachère. Les gens quand ils moissonnent leur graines. ça veut dire qu’ils stérilisent. Donc ce qui se passait c’est qu’autrefois avec la traction animale. compte tenu des grandes surfaces de céréales qui sont faites. grâce à l’abondance de la biomasse déchétuaire qui est produite. il fallait y aller très progressivement. de ressemer. y’a tout ça. c’est l’énergie solaire par exemple. si j’ai une terre argileuse et tout ça. je vais pas avoir le temps pour semer par exemple des céréales en septembre de tout labourer. la charrue ne va jamais rentrer à moins évidemment d’avoir le tracteur de 200 chevaux. j’ai une paire de bœufs. Je vais pas avoir le temps. Donc ça veut dire que un an sur deux y’a rien sur le sol. Donc je vais réserver toute l’année suivante pour pouvoir passer la charrue. y’a plein de choses à faire. y’a les foins. on le pratique sur grande échelle souvent encore en Espagne et dans de nombreux pays méditerranéens. qu’ils immobilisent la moitié des terres quand il s’agit du biennal. Pour quelles raisons on y faisait ça ? Parce que. par exemple. Les gens n’ont pas le temps. je suis à Paris. L’année suivante. c’est un énorme gaspillage. avec jachère un an sur deux ou un an sur trois. y’a les moissons.sol se rétablit. en plus dans ce système de culture. Donc les gens ont fait ce qu’on appelle les jachères travaillées. il fallait un bout de temps pour travailler les sols. Si je veux les ressemer en septembre. qui faisait succéder une céréale d’hiver. Pourquoi ? Parce que les gens avaient pris l’habitude de cultiver de très grandes surfaces de céréales. et qui consiste à passer tous les trois mois un coup de charrue pour enlever les mauvaises herbes et ameublir progressivement le sol. et avec la traction animale.

Car il y aura une végétation plus abondante. Parce que là ils ne faisaient pas tous les ans alors ? Si. par exemple pendant deux ans on met une prairie à la place ou on laisse pousser des ajoncs. La jachère est un concept opérationnel où on met au contraire une végétation abondante au travail pour régénérer le sol (concept opérationnel = langue de bois = énoncé performatif. Mais cette technique va laisser le sol nu et improductif sur 50%. ça ça va effectivement régénérer le sol. C’est uniquement pour que les gens aient le temps de labourer progressivement leur terre. C’est pas du tout de laisser reposer la terre. Ça n’a rien à voir avec le repos du sol. aucune culture pour pomper l’azote qui aura été libéré par cette minéralisation de l’humus. ça la jachère comme en Afrique. Ça c’est uniquement une question de traction animale par rapport à une grande surface cultivée. Pour Marcuse un « concept opérationnel » est un mot qui sert à agir sans pouvoir penser ce qu’on met en œuvre. Ça c’est la méthode la plus perfectionnée pour démolir un sol. le problème lorsqu’on base son agriculture sur les céréales. La « jachère travaillée » (oxymore) c’est parce que les gens ont perdu le pourquoi des choses. Bon alors là attention. on aboutit à des aberrations vraiment démentes. ça repose la terre. D’abord maintenant il est beaucoup moins dangereux de faire céréale tous les ans que de faire ça. des genêts. et qui plus est on pratique une méthode d’agriculture qui est archaïque. c’est bel et bien le contraire : on met la terre au travail et on la fertilise. on va mettre les choses au point tout de suite. La jachère c’est une méthode archaïque et même honteuse de toute façon. donc c’est une aberration. Au contraire ça l’épuise. Et puis ils considéraient que le terrain se reposait. ils semaient tous les ans mais y’avait une moitié qui était en jachère. l’autre moitié qui était cultivé en céréale et vice versa l’année suivante. Et en automne et en hiver. Y’avaient un tiers des fermes qui étaient comme ça en terre nue est qui produisaient pas hein. parce que pendant tout l’été sous l’atteinte du soleil y’aura une minéralisation de l’humus importante. D’ailleurs la jachère repose la terre ça ne veut rien dire. . Et en plus le sol va s’appauvrir. Mais ça la jachère travaillée non. C’est parce que y’a des raisons bien précises. qu’avec la culture. ça ne le repose pas. contrairement à ce que pensent les gens. parce là c’est cas. Ça. si les rendements ont augmenté c’est pas grâce aux engrais chimiques ou des choses comme ça. y’aura un lessivage. Parce que ça c’est un système. On mettait la jachère par exemple si c’est une prairie temporaire. c’est l’inverse d’un concept qui lui sert à avoir conscience de ce qu’on fait). Donc y’aura un lessivage intense. Et justement ce qui est grave.herbes sont détruites. tout ça. C’est ce qu’on appelle l’assolement biennal. ça va. c’est pas pour reposer la terre la jachère. c’est une des raisons pour lesquelles les rendements ont stagnés.

mais c’est pas joli à avoir. ils ont remplacés les champs de taureaux par des serres… Ah oui. donc pas question de lui faire tirer une charrue. la jachère devient d’autant plus nécessaire. c’est-à-dire biennal avec jachère c’est vraiment les sols qui commencent à mourir à force. et ça c’est un problème que l’on voit en Afrique Noire. le système ano y vez comme ils l’appellent. novembre. En Espagne maintenant ils ont des tracteurs mais c’est le système de latifundia. Je sais pas si y’a des gens qui sont allés en Espagne. et encore. on aura aussi une période de temps pour labourer et pour ensemencer des céréales de printemps. Mais ce qui se passe souvent c’est qu’ils manquent de fourrage pendant la saison sèche et le bétail n’a plus la force. c’est essentiellement pour qu’on puisse avoir le temps de labourer de grandes surfaces de céréales par rapport à l’exploitation. Il a tout juste la force de se traîner à boire. et jachère. si les gens récoltent leur céréales assez tôt. et là de août par exemple jusqu’à mars. Et comme ils étalent tous les travaux de labour sur un an. et ils pourraient les ressemer en octobre. quand les pluies reviennent en octobre. . pour que le bétail. y’a un tiers des surfaces qui est mise en jachère. C’est pour ça qu’il y a intérêt à minimiser un maximum les céréales. en juin ou même plutôt en mai. Là aussi. Le triennal c’est encore autre chose. Alors là aussi ce qui se passe dans le triennal. soit de céréale de printemps ou de jachère. Donc tous ces systèmes. Oui c’est une remarque exacte. le triennal ça consiste à faire des céréales d’hiver. c’està-dire des propriétés géantes. donc on a toute l’année pour labourer sur un tiers des parcelles qui est en jachère. Il paraît que l’Andalousie est sous plastique entièrement. C’est trop sec pour pouvoir labourer. alors les céréales de printemps c’est tout à fait irrationnel parce que ça produit beaucoup moins que les céréales d’hiver. et bon bah là c’est pareil quand les gens ont 500 000 hectares ils ont pas le temps de labourer tous les ans pour réensemencer. ou ailleurs. Donc si par exemple en Algérie.parce que ça tombe en hiver et en morte saison agricole et au printemps. Alors là. Ça c’est le biennal. avec le système de traction animale sur des grandes surfaces. Et en plus c’est lourd sinon. en Tunisie. une jachère labourée. céréales de printemps. Ah oui là en plus effectivement le sol qui en plus est découvert c’est du béton armé et ils sont obligés d’attendre. c’est que le bétail il est complètement épuisé à la fin de la longue saison sèche. oh le sol est couvert peut-être mais avec une production biomassique que j’aimerai pas évaluer. Pendant tout ce temps-là. un tiers en céréale d’hiver et un tiers en céréale de printemps. décembre. le bétail reprend de la force en décembre et c’est à ce moment-là qu’il peut tirer la charrue. Alors y’a un problème en méditerranée aussi.

ce système des façons inversées. A cette période justement où la vie microbienne est la plus activée. on sème en novembre et les gens vont faire une dizaine de façons culturales espacées tous les 15 jours. Donc pendant tout ce temps-là. Ça consiste. ou même plus tard. Donc ça consiste à passer des fois jusqu’à 10 façons. Donc y’a de plus en plus d’azote qui est libéré dans le sol. la terre va être mise à nue. où la vie microbienne consommatrice d’humus est la plus activée. en plus c’est la période estivale. ensuite on laboure et on sème très tardivement en novembre. On implante tardivement des céréales au mois de novembre par exemple. où l’ensoleillement est le plus intense. ces façons culturales accroissent la photo oxydation parce que le labour aère intensément le sol. mais surtout avec les façons culturales du sol. et tout cet azote va être lessivé et polluer les nappes phréatiques. ceux qui ont fait de l’agriculture biologique en ont entendu parler je suppose. j’ai vu des gens qui . ça va favoriser la minéralisation de l’humus. le sol est exposé au soleil. je reprends. par exemple si on récolte des céréales en juillets. avec ces façon culturales. ça consiste à passer sans arrêt la charrue jusqu’à l’époque où on va semer les céréales.Y’a un système qui est assez proche de ces jachère. quand le soleil va frapper sur le sol directement il va y avoir une évaporation intense. au maximum. beaucoup d’azote qui est libérée dans le sol. là c’est un système où le sol est net de mauvaises herbes. tous ceux qui connaissent la question le savent. des nappes phréatiques peuvent être autant polluées comme ça que avec des engrais azotés chimiques. Ça je tiens à en parler parce que y’a encore des agriculteurs biologiques qui le pratique. en général ceux qui pratiquent ça. Le problème c’est que le sol est mis à nu. Y’a donc une libération massive de nitrates de l’humus. Donc c’est un système très efficace pour détruire les mauvaises herbes. le système là. Et là je tiens à dire. c’est le système dit des « façons inversées » de Jean Marie Roger. Bon. Bon. c’est pour ça je vais insister un peu. Il est bien évident que le blé n’aura jamais eu le temps de prendre un développement suffisant pour absorber tout l’azote qui aura été libéré à cette période-là. que des nappes phréatiques. comme là l’ano y vez. c’est-à-dire la jachère labourée. C’est-à-dire que la vie microbienne consommatrice d’humus est activée. donc y’a des phénomènes de photo-oxydation qui favorisent la minéralisation de l’azote. et y’a rien sur le sol pour récupérer ces nitrates qui sont solubles et tout à fait assimilables par les plantes. De toute façon. est assez destructeur aussi. Et d’ailleurs était indiqué sur tous les larousses agricoles du début du siècle. c’est-à-dire des hersages qui sont espacés tous les 15 jours et qui sont suivis d’un labour. où les jours sont les plus longs. le sol est nu et labouré. Donc y’a une quantité d’humus maximale qui est brûlée. Le sol est nu. et ça me paraît assez aberrant.

y’avait une compensation. soit surtout il provoque une désaturation du sol. les déjections du bétail qui paissait sur la prairie sous forme de fumier allaient sur la terre. Premier responsables des nitrates dans les sols de la Beauce. Ensuite c’est le fait qu’après le déchaumage y ait rien qui soit implanté sur le sol. qui était très communément pratiqué autrefois. Donc le sol est nu. le calcium est lessivé et y’a plus de structure du sol. La cause n°1 des nitrates dans le sol en 1986 dans la Beauce. enfin ça c’est une autre histoire. et les prairies. qui est une grande région de culture. Maintenant on fait de la monoculture. les céréales étant semées trop tard. n’a pas le temps de se développer. Le labour profond y’a rien de plus dangereux. et en plus sous forme de paille et surtout de litière qui provenait de soutrage de la forêt. Ou alors la forêt qui n’a plus . La prairie c’est un écosystème riche par ce que c’est une couverture permanente du sol. Toute la fertilité qui était enlevé par l’absence de couverture du sol et par le labour. allait sur le champs. ce qui est une catastrophe parce que si on fait que de l’élevage. janvier et février. C’est-à-dire que le complexe argilo humique qui a des ponts cationique par exemple de calcium entre l’argile et l’humus. la fertilité qui était enlevée par ces méthodes-là étaient souvent compensées par des transferts de fertilité. soit cet azote d’ailleurs fout le camp dans l’atmosphère. Et ensuite que ce déchaumage et les labours soit très profonds. y’avait un rétablissement. Donc là l’enracinement. Le premier accusé c’est le déchaumage. qui est électropositif aussi. Et ils vont polluer. quand on le fout pas dans la rivière. c’est-à-dire soit on fait que de l’élevage. Maintenant ça se passe autrement. qui est fait après les céréales. le calcium qui est deux fois électropositif. Ce qui se passait c’est que dans beaucoup de régions de France. y’avait la forêt. (équilibre agro-sylvo-pastoral) Y’avait une association d’agriculture et d’élevage plus ou moins. on continue avec des céréales alternatives de printemps car finalement on a pas le temps. rien n’est retenu et tout fout le camp dans la nappe phréatique ensuite. soit il va polluer les nappes phréatiques. Le lisier c’est une fumure très déséquilibrée qui est riche en ammoniaque. Ceci dit je parle des terres qui sont cultivées en céréales et en jachère. c’est-à-dire ce qu’on appelle maintenant le compost de broussaille. Ou alors c’est la monoculture. ils vont dans la nappe phréatique. ce qui y’avait souvent autrefois c’est qu’il n’y avait pas de monoculture. et ça c’est reconnu officiellement et ça me parait tout à fait raisonnable. ils chassent le calcium du complexe argilo-humique. de la forêt d’à côté.pratiquaient cette méthode en agriculture biologique. des fois même c’est décembre. les endroits qui étaient cultivés. Ces nitrates ne sont pas perdus pour tout le monde. c’est les labours. Dans les endroits où on pratiquait le ley-farming. ne peut pas absorber les nitrates qui ont été libérés. on ne met que du lisier sur les champs. quand l’ammoniaque du purin et du lisier arrivent.

lors des mesures de pollution de la nappe phréatique par les nitrates on a trouvé que c’est. après la moisson du blé y’a des mauvaises herbes qui commencent à pousser. Pourquoi on fait un labour profond ? Parce que souvent les sols ayant une structure qui devient de plus en plus instable. tu les retrouvera pas dans la nappe phréatique. C’est vraisemblablement nos techniques culturales. sur un terrain de céréale y’a souvent des nappes d’eau phréatique très superficielles. merci les dégâts. Tu peux mettre des nitrates. ou on met des résineux. Et effectivement comme c’est souvent d’ailleurs un labour qui est profond. Là y’a aucune protection contre les nitrates éventuels. enfin qui commence à recouvrir le sol. ça appartient au service forestier. Ensuite il se compacte donc en surface. Là en bio on peut faire quelque chose de très superficiel pour ne pas enterrer complètement les chaumes. etc. donc c’est un écosystème qui est séparé de l’agriculture. ça n’a plus rien à voir avec l’agriculture. Alors résultat ils se sont dit oh bah après tout on fait carrément un déchaumage avec un labour de 30 cm et on en parle plus. Donc on les retourne et on les tue.rien à voir avec l’agriculture. Et on a fait aussi des calculs de flux d’apport. Les gens se rendent compte que c’est carrément le sol qui n’est pas capable de garder ces nitrates ou les nitrates ne sont pas utilisés au moment où c’est disponible. faudrait expliquer. l’écosystème de lisière ça c’est très riche. et on s’est dit c’est pas possible d’expliquer la pollution de nos nappes effectivement par les engrais qu’on met dessus. bon ben là c’est beaucoup plus dangereux. c’est pas la peine. quand tu fais un déchaumage superficiel comme ça. Même si il y’a pas de résineux. Non mais c’est de la rigolade. cette lisière de forêt. donc y’a beaucoup d’arbres y’a beaucoup de broussailles. mais ce qui se passe c’est que le sol dès qu’il va pleuvoir il commence à coller et tout ça. simplement qu’il y ait plus ou moins de terre dessus pour . beaucoup plus pollué en zone de primeur qu’en zone inondée de lisiers de porc. sans aucun autre système. la biomasse de la forêt ne va plus être litée chez les animaux. Sans prairie. y’a plusieurs étages de végétation. bon c’est moins dangereux qu’un labour. on a été surpris. Pourquoi y’a un lessivage lors du déchaumage ? Le déchaumage c’est un labour qui consiste à enfouir les chaumes. et les haies d’avant le remembrement pompaient ces nitrates et diminuaient le lessivage. c’est-à-dire qu’il n’y a pas de compensation. Ce déchaumage a deux dangers. parce que c’est en lisière de la forêt y’a pas beaucoup d’ombre. En Bretagne. c’est un sol qui reçoit beaucoup de soleil. En plus. ça n’avait pas le temps d’aller dans la nappes. c’est-à-dire que le sol devient battant en quelque sorte. et quand tu veux reprendre par un labour d’automne. Et résultat : monoculture de céréales. et on enfouit les chaumes qui retenaient le sol. elle est séparée elle n’est plus intégré à l’agriculture. Donc c’est un système de végétation multi-étagé idéal. les gens ils s’amusent bien sur leur tracteur. Tout sera pompé.

ça exige de multiples travaux du sol. en principe. Parce qu’en agriculture biologique on mettra pas d’azote avant le tallage. Donc si tu veux ce qui se passe souvent c’est que des fois en bio même on sème un engrais vert si tu veux. C’est-à-dire qu’en bio y’a plusieurs méthodes. et y’a faim d’azote. en bio on cherche à le démolir progressivement pour qu’il ait le temps en surface de se pré-composter. Dans un but de faire lever toutes les graines qu’on ne souhaite pas avoir dans la récolte suivante. ce qui veut dire que le blé est totalement dépendant de l’azote du sol que font tes légumineuses associées. au dépend du rendement. Donc si tu sèmes trop tard tes céréales en décembre. On reviendra sur la France sur les types d’érosion que l’on a. quoique cette technique de l’engrais vert quand on fait suivre deux céréales peut avoir un problème. le blé se prépare à monter. là je parlais de ceux qui pratiquaient encore les façons inversées de Jean Marie Roger. plus précisément là on va faire un tour rapide de ce qui se passe sur la planète. pour qu’elle se composte progressivement en surface. au moment si possible idéalement de composter complètement et ensuite on refait un labour. cet azote est lessivé. ce qui fait que logiquement au bout d’un petit peu de temps… Oui là c’est des façons inversées. parce que le sol est trop froid et l’activité biologique du sol est trop faible. On a quand même la précaution que le sol soit couvert de végétation le plus de temps possible. Avant de semer les céréales après. parce que l’enfouissement ou enfin le compostage progressif en surface de l’engrais vert amène à semer les céréales très tardivement. . là ce dont tu parles ça peut être une autre technique encore. et qui est surtout présent donc en fin d’été. Et tout ça. soit tu te portes sur un rendement qui va toujours baisser. Euh oui mais qu’on est sensé ensuite détruire par plusieurs passages. et quand arrive en mars-avril le stade tallage. de se pré-décomposer. apex 1 cm. on va expliquer par ce que je crois que les gens sont pas au courant. souvent en décembre.qu’ils se dégradent. …ça nous fait une petite couverture végétative favorable. Le problème c’est que cet engrais là dès qu’il a poussé. y’a faim d’azote printanière à ce moment-là. En bio on refuse l’enfouissement des matières organiques fraîches. Et là soit tu mets les engrais chimiques. après le déchaumage pour pouvoir retenir le sol. Tout le monde a entendu parler du « Dust Bowl » des Etats-Unis et de l’URSS ? Bon. qui freinent la production biomassique au moment où elle peut être la plus forte en raison de la longueur du jour. Donc c’est une technique en biologie qui est particulière.

Cette couverture de sable elle était épaisse ? La couverture de ? De sable. avec les guerres plus le système stalinien et tout. Et puis en 1936. pour défricher. les Allemands et toute l’Europe où on s’est épuisé à se taper dessus donc à la fin tout le monde avait faim.Aux Etats-Unis. déjà le sol avait pris une bonne gifle. Donc à ce moment-là le sol était relativement fertile. aller dans les terres vierges du Kazakhstan. le « bol de poussière » c’est-à-dire que le ciel était complètement obscurci par un nuage de poussière gigantesque. y’a eu de très fortes érosions éoliennes. Donc par les mêmes pratiques. Donc des céréales pour l’exportation. et c’était pâturé par les troupeaux de bison. donc finalement ça ressort un peu du même état d’esprit tout ça. Résultat il y a eu des baisses de rendement spectaculaires et une sorte de dust bowl dont on parle peu en URSS aussi. l’érosion. Puis surtout la collectivisation forcée qui n’incitait pas les paysans à produire. comme tous les sols de prairie. c’est-à-dire des grand ranchs. entre 1870 et 1914 on a fait de l’élevage extensif. ce qu’on appelle les grandes plaines c’était couvert par de l’herbe. y’avait des problèmes donc de production en URSS. avec surpâturage et tout ce qu’on peut imaginer comme bêtises. Ça aurait pu service de leçon. Kroutchev au lieu de faire une réforme agraire saine qui aurait incité les paysans à produire. et donc c’est des surfaces qui ont été stérilisées de cette façon-là. le climat étant très dur et sur ces grandes plaines les vents n’étant pas arrêtés par quoi que ce soit. Ce qui se passe c’est que ce sont des . y’a eu le Dust Bowl. Et ensuite en 1914 avec la première guerre mondiale. les Français. 14-18 où on s’est pas mal épuisé. c’était pas compliqué il suffisait de leur laisser d’avantage le contrôle de leur production. Bon. Ils ont défriché ces prairies. j’ai montré des agrégats. je crois que c’est cette date. Et le résultat c’est que le sol évidemment n’ayant plus sa couverture permanente. En URSS. qu’ils pâturaient d’ailleurs très rationnellement puisqu’ils transhumaient. Ensuite une fois que les bisons étaient exterminés. Les Etats-Unis ont sauté sur l’aubaine. si tu veux ça sèche tous les éléments les plus fins c’est-à-dire l’humus desséché et l’argile s’en vont avec le vent. Sur des milliers d’hectares. Kroutchev. et ils ont fait de la céréaliculture extensive. Puis commencer les public law et compagnie. lui après la seconde guerre mondiale. donc ils laissaient tout le temps l’herbe repousser. de sol. par ces vents de sable ? Le dust bowl ça correspond à quoi ? C’est pas le vent qui transporte du sable ? Ah non c’est le vent qui transporte tous les éléments fin. mais l’URSS s’est amusée à faire pareil quelques années après. ils parcouraient des milliers de kilomètres. ils se sont dit on va faire des céréales pour ces chers Européens. Et ça c’est le sol de l’Amérique Centrale qui est allé se promener dans l’atmosphère. donc dans les années 50 aussi. il a préféré avec la mécanisation intensive.

les inondations sont de plus en plus brutales. hein c’est pas des instincto. C’est comme ça que en Chine. Donc tant que c’est couvert d’herbes… C’était la prairie ? Oui c’était la prairie avant. on fait des digues ici. où y’a pas de haies pour arrêter les vents. je crois que c’est pas la peine de s’appesantir dessus. Quand elles sont trop hautes elles font plusieurs mètres. et pour faire des armes aussi. Au début dans cette région du Colorado. c’est un cercle vicieux. bon voilà les berges du fleuve. C’est-à-dire labour profond pour recueillir soit disant le maximum d’eau. c’est des palliatifs. Donc l’eau s’infiltre dans le sol et puis elle va ressortir progressivement pendant la période sèche. et puis c’est délabré. ils travaillent comme des cinglés parce que depuis des siècles c’est pas une partie de plaisir c’t’histoire là. quand les pluies tombent sur une montagne qui est boisée. le fleuve déborde rapidement. on fait des digues. En Chine ensuite on a déboisé à l’extrême. Nan mais résultat. et le fait que le sol soit tout le temps exposé à nu. et l’humus comme une éponge s’imbibe d’eau. le limon s’accumule dans le lit du fleuve. les parties aériennes des arbres amortissent les pluies aussi. Et les murs c’est un peu inquiétant maintenant. on rehausse les murs. ils avaient conseillés le labour profond au départ… Oui au début si tu veux on est toujours revenu avec les systèmes ano y vez. pour faire les navires de guerre aussi. c’est un cercle vicieux. Mais c’était très sec et le vent desséchant que rien arrête. autant d’ailleurs aux Etats-Unis qu’en URSS. et le limon. Elle emmène évidemment avec elle le limon. bah résultat tout s’est envolé. Y’a d’autre dégâts par exemple on peut prendre la Chine. et des fois les digues il faut voir comment elles sont. non. et comme l’eau ruisselle. et il suffit qu’il y ait une . il aurait fallu reboiser les bassins versants et tout.régions qui sont effectivement à faible précipitations. Le long du fleuve. Sur les bassins versants du Fleuve Jaune. et plein de chose très « utiles ». et l’humus non renouvelé par suite d’une absence de production biomassique convenable. jachère. Et ils déboisent pour faire des paniers en osier pour transporter la terre. l’eau qui est plus retenue ruisselle. et puis là c’est un truc à se taper la tête contre les murs. périodiquement y’a eu des inondations catastrophiques. Voilà des exemples d’érosions quand on enlève la couverture naturelle du sol. d’abord le choc des gouttes d’eau sur le sol est amorti. ce qui accroît donc les conditions sèches. labour profond. qui tuent des gens. pour faire quoi ? Eh bien la cuisine bien entendu. Alors ce qu’on fait. le fait de l’absence de haies. c’est-à-dire c’était le dry-farming américain. et une fois que ces collines. Ça on a vu les résultats. c’est pas compliqué. on a enlevé toute la couverture du sol. Alors ce qui se passe c’est que dans les fleuves. tout ça. le limon continue à monter. une fois que ces collines ont été dénudées.

Nan mais c’est partout pareil. dans le monde entier c’est le même système. c’est cyclique en Chine. des milliers de kilomètres carrés qui sont envahis brusquement par l’eau qui emportent toutes les terres. Surtout ce qu’on fait actuellement c’est des barrages. Là je vous donne un exemple particulièrement spectaculaire qui est la Chine. car c’est un exemple où tous les je sais pas combien y’a des gens qui sont tués massivement. Y’a aussi des terres qui sont en dessous du niveau du fleuve c’est complètement fou. l’année suivante ils sont déjà envasés déjà au tiers de leur capacité. Ah bah oui y’a des terres qui sont à 10 mètres en dessous du niveau du fleuve.. Puis des fois une bonne révolution quand les gens sont vraiment pas content. sur une prairie. C’est un esclavage… enfin heureusement que les Chinois sont très travailleurs. y’a des famines aussi qui sont spectaculaires enfin c’est pour montrer. Ça dépend quel genre d’inondations c’est. il l’emporte.. Mais ce qui ce passe. c’est que ces barrages ils s’envasent très très vite. Ils n’essayent pas de reboiser ? Bon maintenant ils commencent à y penser. C’était une crue naturelle. au Népal c’est le même système. enfin ça dépasse l’imagination ces histoires-là. Pas besoin d’aller en Chine pour voir des barrages comme ça.crue plus violente qu’une autre ou une fissure et quelqu’un qui est pas content et qui met une bombe là-dedans. pour que l’eau quand elle tombe brusquement soit retenue. Nan mais le Nil ça c’est autre chose si tu veux. enfin y’a toujours des problèmes. le fleuve peut arriver et si le fleuve fait un mouvement comme ça. typhus. c’est pour éviter que la région parisienne reçoive toute la flotte d’un seul coup. Y’a des barrages qu’on construit. Les crues du Nil. c’est-à-dire des centaines. Le barrage d’Assouan a eu tort… Ça aura des avantages sur un sol couvert justement avec un système en permaculture.. Ensuite pour l’irrigation aussi. on met un barrage ici. A l’école on disait que c’était naturel. on en met entre les montagnes. Il va le déposer plus loin. c’est toujours le même problème. ça n’arrachera pas la prairie et ça n’emmènera pas la terre et entre la . enfin tout le cycle. qui emportent les familles. elles présentaient des avantages et surtout des inconvénients. Donc pour faire le travail que faisaient la forêt et l’humus avant finalement. Y’avait le Nil qui faisait ça. Le lac du Der en Haute Marne. c’était même bien parce que ça enrichissait les terres en limons. alors quand il pleut beaucoup en hiver ils le laisse se remplir et puis y relibèrent l’été. c’est que l’érosion amène le limon. Une inondation sur un sol couvert. mais les digues elles pètent et c’est le drame. et c’est la disette. il le dépose pas. les maladies.

Et ça c’est sur des millions et des millions d’hectares qui servent à rien. D’accord. tout ça il se peut que le fleuve. Toujours les mêmes utilisations intéressantes. Parce que ce qu’il se passe sur ces collines. dans certains endroits le long du fleuve Jaune. et mangeaient cru.. qui sont encore riches dans certains endroits. bon le problème. Uniquement pour le bois de feu. on peut pas savoir. Ah mais il reste encore des peuples en Chine qui vivent comme ça. Y’a une superstition comme il serait dangereux de passer sous une échelle.végétation ça va se redéposer. on dit que la Chine est surpeuplée qu’ils manquent de terres arables et tout. il a fallu y descendre dans la plaine. Là c’était un système ok. mais en Chine y’a de très nombreuses collines qui sont abandonnées. En plus Chine y’a de très nombreuses collines. Il pouvait effectivement faire ses crues. . et qu’ils augmentent tous les ans de je sais plus combien. les mouvements du fleuve c’était fait pas leur problème. donc ils vivaient sur les montagnes. les gens étaient sur les montagnes. Ils habitaient sur les montagnes. Donc la Chine est vraiment un exemple spectaculaire d’aberration à ce niveau-là. ça pourrait être très productif. attend. Non mais c’est des exemples qui sont partout dans le monde. Faudrait pas mettre la charrue. qui pourraient être très productives justement avec un système de culture où on intègrerait intelligemment les cultures forestières. faut bien varier. Au fait ce serait intéressant de voir comment arriver à intégrer les cultures dans une région qui est déjà boisée comme ça. Les gens avant les montagnes elles étaient riches. Ça l’a été d’ailleurs par ce que les taos ne mangeaient jamais de céréales. Mais non tout le monde préfère aller s’entasser ne plaine. ça arrache brusquement les récoltes. Il gênait personne. dans les bas-fonds. C’est-à-dire que des récoltes de céréales qui sont arrachées c’est la famine. et y’a des endroits effectivement où les gens ils sont là avec leur barrage et fleuve est à dix mètre audessus d’eux tu vois. il faisait peut-être des crues. mettre des limons sur les bas-fonds. qui ne servent à rien. Et ils vivaient dans ces collines. Je te dis pas. Alors que sur une terre culture où on aura amené la charrue là ça va tout emmener. les gens en plus ils vivent au jour le jour. Mais là c’est que les gens une fois qu’ils ont tout rasé sur les montagnes. ils cultivaient sur les montagnes. il faudrait cultiver autrement. Donc ils ont mis ces digues comme j’ai dit qui sont instables et tout. mais bon là on risque tout au plus d’attraper le pot de peinture.. fruitières. ou alors pour faire de la pâte à papier. moi j’aimerai pas habiter là. les cultures annuelles et l’élevage. rien n’était arraché et puis les crues elles étaient faibles. Et une crue quand elle est violente c’est dément. il faut bien changer. Et c’est des collines qui étaient riches.

plus difficile. la forêt mélangée partout. alors pour eux y’a pas 36 solutions. enfin comme toute l’humanité. et celui qui ne se tenait pas à carreau. Parce que bon les Chinois ils sont sur une colline. tant d’hectares en légumes. soit de peuples en Afrique qui font ça spontanément. Soit de scientifiques qui ont déjà fait ces expériences-là. soit ça sert à du bois de feu. C’est ça. il cultivait des céréales qu’ils devaient donner au gouvernement et qui est ensuite redistribué en forme de pain au peuple. c’est qui est le cas de la plupart de peuples sur la terre. tant d’hectares en ceci. le pouvoir centralisateur. y’avait pas ces problèmes-là. etc. les gars ils sont là essoufflés… Mais au Sénégal ils ont transformé des immenses surfaces en culture d’arachide. Sur des grandes surfaces en céréales. Et puis en plus. ils sont pas heureux de vivre quand ils doivent… Bon pour envoyer des armées parce que les céréales ça se transporte bien.. on peut beaucoup plus facilement faire un pouvoir centralisateur. c’est moins lourd que des fruits secs. c’est des arbres fruitiers multi-étagés. la culture d’arachide. des légumes entre les céréales. c’est une question de structure sociale aussi. pour construire une pyramide. Nan mais des fois on le voit parce qu’en Afrique c’est assez amusant quand on voit certains percepteurs d’impôts qui parfois circulent en campagne et souffrent beaucoup. Pour les impôts aussi c’est l’idéal. Mais c’est des questions aussi de servage. Dans des forêts pleines d’arbres fruitiers. et etc. c’est-à-dire que sur des grandes surfaces c’est un travail qui devient pénible. ça y’a des exemples nombreux hein. Bon bah quand ils arrivent en Afrique. ils arrivent sur un terrain. D’ailleurs je vois en Afrique des fois les gens des impôts.. on peut concentrer les gens sur place. Mais si y’a pas de terrasse de culture ils sont foutus. ils se sentent pas bien. pas de pain. chez les Celtes c’étaient les prêtes qui faisaient la distribution du pain. Parce que les paysans ils se sont. tout ça c’est lié au servage. Le peuple n’avait pas le droit de se cuire son pain. bon bah on est dans l’esclavage. j’en parlerai demain dans la planification.Pour les armées aussi. Mais effectivement à l’époque où ils mangeaient cru. disons que tout ça ça va ensemble. . ou soit ils font des terrasses de culture. des céréales qui se baladent. Parce que dès qu’on rentre dans la monoculture céréalière. S’ils ont pas un écosystème qui rappelle la plaine. y’a plus que la monoculture là-bas.. y’aura toujours une minorité ou même une majorité qui trouvera intérêt de faire faire ce travail par d’autres. tant d’hectares en cela. Pour les corvées c’est l’idéal. Aussi pour faire passer l’armée c’est plus facile sur une surface plane qu’au milieu des arbres. tant d’hectares en céréales. c’est l’idéal.. Ah oui. Le feu et le servage c’est assez lié. ça c’est assez intéressant parce que justement ça évite. Et puis ils font ça sur notre modèle. .Ça j’en parlerai.

Alors tu parlais du Sahel Africain. Et puis le reste avant c’était souvent des paysans qui associaient l’agriculture et l’élevage. Y’a des endroits. de truc qui servent à rien. C’est comme ça qu’on fait. alors on boit que du coca cola concentré dans des petites canettes. donc ça avait ses défauts. vous pouvez dire votre travail faut autant que celui des copains on s’en fout des devise non ? ça veut dire qu’ils acceptent que le travail de l’Américain vaille 100 fois plus que le leur. on en verra plus demain. Et ça. Des voitures. et le résultat. C’est assez catastrophique. maintenant s’ils en récoltent 10 kg c’est de la chance. Beaucoup de pain blanc aussi. tout le monde s’y met à racheter des brasseries en ville. Coca-cola. Mais ça c’est un autre problème. Au Sénégal. on en boit en canette et ils fabriquent leur coca sur place. beaucoup de voitures. mais ils l’ont attrapé quand même. C’est sûr quand on voit des couches de population pauvre dans les bidons-villes en Afrique qui se nourrissent que de pain blanc et de coca-cola… En plus dans les villes le coca cola c’est fait avec l’eau locale. pour avoir ces fameuses devises ils doivent acheter des voitures hein et des armes. Si on fait pas comme ça on est voué à la malaria.. Ah bah ils sont pas au jus.. On a pas des bouteilles de coca cola. Prenons par exemple le Sénégal puisque tu soulèves le problème du Sénégal. La monoculture arachidière c’est ça qui provoque la désertification. à développer ça. C’est-à-dire les sacro saintes devises. une grosse partie de l’Ouest était occupée et est encore occupée par des ethnies Peuhls. ça ça a été épouvantable. D’ailleurs y’a eu justement avec de l’eau polluée. et puis avant les gens pratiquaient . disons pour résumer un peu les dégâts. C’est de l’herbe sous un parc assez large d’acacias radiana ou d’arbres locaux. Ça c’est pour dire que pour une agriculture durable il vaut mieux qu’il y ait une éthique. qui étaient nomades et qui faisaient circuler leur bétail. ça se fait en devise tout ça. en ville. alors le problème du Sahel Africain on va le voir très rapidement. ses qualités. Oui mais c’est un peu tard. Enfin… Bon. Et de la bière aussi.. et c’est ça d’ailleurs. pas mal aussi. puisque dans les pays du tiers monde c’est la devise qui a de la valeur. en Afrique y’a beaucoup d’endroits où les vieux disaient qu’ils avaient autrefois 2 à 3 t de mil. Si le fric est la devise. On va faire ça très grossièrement. des gens qui justement ne voulaient pas boire d’eau buvaient du coca pour par attraper la malaria.Oui ça j’en parlerai demain parce que je ferai des comparaisons entre ce qui se passe la plupart du temps en Afrique et ce que certaines ethnies ont réussi à faire. on va continuer la série des dégâts. habituellement les coloniaux Africains et les Français Africain pour tuer les microbes on met un tiers d’eau et deux tiers de whisky. car les céréales ça c’est le fric. .Ils commencent à en revenir maintenant. beaucoup de cotonnade.

c’est-àdire beaucoup plus colonisé qu’avant. A la campagne on peut crever de faim en silence. c’est bien d’avoir du riz à profusion pour que les gens des villes soient pas mécontents. c’est-à-dire deux surfaces d’arachide pour une de mil. et on le voit aux surfaces d’arachide. arachide. Ils se sont mis pour les devises. en bas sur les rives du fleuve. ont eu des pâturages de moins en moins grand au moment où les villes s’agrandissaient et on leur demandait une production de viande de plus en plus forte. les rendements baissant. parce que quand il manque des céréales. Et ils ont mis la rotation. c’est-à-dire au plus fort de la sécheresse. et c’est sucré. donc ce qui restait comme pâturage a été rapidement surpâturé. En plus. ils peuvent même devenir méchants. Donc le Sénégal n’est pas un pays décolonisé mais surcolonisé. de moins en moins de bétail. en ville c’est rare que les gens le fasse en silence. arachide. et c’est très important pour la stabilité politique des gouvernements. pour faire du riz à la place. Quand les rendements en mil ont commencé à baissé il a fallu augmenter la surface du mil. résultat la sécheresse au Sahel. et puis ça a été le cercle vicieux. Des fois il suffit de jeter un coup d’œil sur le terrain pour se rendre compte du truc. ce qui est énorme. Les jachères. Et on continue. en plus. la fameuse rotation a-m-a. et on s’est installé plus loin. le reste a été détruit par la monoculture de l’arachide. on peut le manger les pousses c’est très bon. donc ça plus ça. Alors qu’avant ils ne faisaient que du mil. Surtout. On voit le circuit. ils laissaient la terre en jachère pendant un certain temps. c’est-à-dire des pâturages de décrue qu’on appelle aussi pâturage de la dernière chance. alors le bourgou c’est une variété de millet echinochloa au point de vue race botanique. plein de sols stérilisés. de moins en moins de jachère pâturée. Les éleveurs Peuhls avec leur bétail on eut des pâturages de moins en moins grand. Et donc ces bourgoutières on les a retirées aux éleveurs. Et comme ça sur une bonne partie du bassin arachidien au Sénégal. la surface pour le bétail il a fallu la diminuer donc le bétail qu’on a donné au Peuhl. ça sert pour le pâturage au moment où tout est sec parce que c’est le fleuve qui vient de se retirer et làdessus pendant plusieurs mois on peut charger 18 zébus à l’hectare. ils avaient ce qu’on appelle des bourgoutières. . d’ailleurs je tiens à dire aussi qu’actuellement on cultive beaucoup plus d’arachide que sous la colonisation. De plus en plus de mil et d’arachide. mil.la jachère c’est-à-dire que pour par exemple un an de culture. on se décourage. ils allaient donc sur ces bourgoutières. Le sol ayant été stérilisé ici. Donc tout ça fait que les pâturages ont été diminués. donc le sol est stérilisé ici. parce que le riz c’est très important parce que au Sénégal et dans le Sahel les gens en mange pas mal. Donc les incitants à avoir d’avantage de bétail. Plus des systèmes évidemment d’exploitation du paysan où évidemment on lui achète toute sa récolte de céréales parce qu’il doit rembourser les dettes pour la traction animale et tout ça. c’est un peu comme une canne à sucre.

on arrive à une désertification. Et en plus. Le grand cheval de bataille des projets de développement en général c’est la culture attelée. pour changer un peu. y’avait quand même un petit peu de vergers. avec l’habitat qui était là. et c’est pas toujours évident. Moi personnellement je suis tout à fait contre. il vaut mieux diminuer au minimum la surface qu’on laboure et qu’on cultive si on admet qu’on ne peut continuer à labourer. On a le Lauragais Tarnais.et il doit racheter son grain en période de soudure où il est 4 fois ou 5 fois plus cher. une érosion très rapide. et c’est pas avec la traction animale qu’on répand en Afrique qu’on va inciter les gens à diminuer leurs surfaces labourées. Mais ça le Sénégal on aura l’occasion d’en reparler. on verra ça en permaculture. Maintenant on a cru bon de changer tout ça. Donc avec ce système là on aboutit à l’affamement et la désertification. c’est sûr qu’on pourrait passer son temps à ça. Faut les abreuver. que d’avoir 50 kg sur 12 hectares qu’on aurait cultivé avec des chevaux. des animaux qui vont labourer un mois il faut les nourrir 365 jours par an. avant y’avait généralement un sommet boisé. Un autre truc en Afrique que là au passage j’en profite à souligner c’est la culture attelée. comme l’Algérie par exemple. parce que je trouve qu’il est beaucoup plus intéressant d’avoir 3 tonnes de mil sur un demi hectare ou un hectare et demi qu’on cultive habituellement à la main. Bon alors la France. En plus ces animaux-là il faut les nourrir. les prairies et tout ça. ce qui est une autre histoire. demain j’en parlerai ainsi que d’autres pays d’Afrique. prennent les plaines pour eux et repoussent des populations sur des montagnes et les contraint pour leur survie à cultiver des céréales sur les montagnes. y’avait surtout des haies qui séparaient des cultures de céréale des cultures de maïs. y’a la luzerne. les haies . Pour les céréales ou les cultures comme ça il est bien évident que c’est moins évident de les cultiver en plaine que sur les montagnes. donc ça veut dire que y’avait une couverture permanente au sommet et sur toute la surface occupée par les fourrages. en plus ils ont forcé les populations locales à bousiller leurs montagnes en prime. aussi. y’a des problèmes des fois qui sont dus à la colonisation. pour montrer justement les contrastes entre les systèmes de culture traditionnels corrects et des cultures qu’on pratique actuellement. et là bon bah ce sont des collines. on va voir un peu les problèmes qu’il y a en France. Mais que si des forces colonisatrices arrivent. et y’avait des cultures plus variées. et les gens ont un peu tendance à faire de la monoculture de maïs. Et c’est comme ça qu’en Algérie d’ailleurs avec le système biennal de dry farming ils ont bousillé les plaines. ça l’Afrique on en parlera beaucoup demain. Alors la France on a quelques endroits où on a des érosions qui sont extrêmement graves. c’est une règle en permaculture. qui sont dans le sud-ouest. Bon. Alors sur ces colline-là.

au moment où le maïs est très jeune donc n’occupe pas le sol notamment en mai-juin et début juillet. Aux Etats-Unis. ça va vite stériliser le sol. et le résultat c’est que le sol reste découvert pendant une très longue période. pomme de terre. la terre est entraînée brusquement. mais surtout qui couvrent mal le sol. Résultat. et bon inutile de dire qu’à ce rythme-là… 1500 tonnes par hectare sur ces collines ça correspond à un dixième du sol arable environ. ça les betteraves . Donc ça c’est quelque chose qui très grave et y’a autre chose c’est en Picardie. ou du blé ou du colza mais ça dépend. et ensuite on a tout couvert en maïs. c’est des cultures de légumes en plein champs. on laboure. qui occupent mal le sol. donc fini les couvertures permanentes du sol. Graduellement ça descend. et y’a des averses très violentes au début de l’été. Seulement là où y’a quelque chose de troublant c’est que après on va parler en agriculture « d’exportation d’éléments fertilisants par les cultures ». si l’érosion enlève une couche d’un mètre de terre. Il est récolté en octobre. fin-avril. et on ne parle pas de l’exportation par les cultures. c’est-à-dire qu’après le maïs souvent y’a rien d’autre. C’est des terres qui sont généralement plutôt assez plates. les gens font surtout de la monoculture. dans le sudouest. enfin essentiellement du maraichage. c’est-à-dire qu’avant. Après on se plaint qu’on a souvent des pannes électriques.ça gêne au tracteur. le poteau il dégage. mais en très grand. c’està-dire salsifis. c’est-à-dire des plantes qui sont exigeantes en éléments fertilisants. Donc les haies évidemment on les a supprimées. et quand il y a un orage particulièrement violent. vu que par exemple une culture de n’importe quoi ça exporte au maximum une à deux tonnes d’éléments fertilisants par hectares. et qui favorisent l’érosion au maximum. du maïs qui est cultivé dans des conditions analogues y’a les mêmes chiffres au niveau de l’érosion. qui couvrent très mal le sol. c’est un autre trip. c’est-à-dire vraiment en plein champ et sur des centaines de milliers d’hectares. la couleur est très claire tandis qu’au fond les couleurs sont plus foncées. le maïs c’est une plante qu’on sème environ au mois de mai. qu’ils avaient bien plantés sans aucun problème. Et on le voit sur les collines y’a plein de pierres qui dépassent. ça peut atteindre 1500 tonnes par hectare. Y’a les betteraves sucrières. Inutile de dire qu’avec ce système-là. dès qu’un orage violent arrive. qui est un concept très rigolo. Ensuite. c’est-à-dire qu’on laboure au printemps. Ça correspond tout à fait aux chiffres qu’il y a aux Etats-Unis en plus. leurs poteaux électriques et tout ça. souvent c’est vide. Le résultat c’est qu’en moyenne y’a 150 à 300 tonnes par hectare et par an de terres cultivées qui foutent le camp. ça gêne surtout edf qui le voient très bien. gens n’avaient pas envie de faire 36 fois le même tour. Ah oui mais là je vais te dire une chose. là c’est un autre genre de culture.

Avant y’avait de la forêt. y’a pas de transfert de fertilité. Donc y’a une centaine de communes qui ont déposé une doléance à ce sujet-là. c’est-à-dire qu’ils ont une biomasse déchétuaire extrêmement faible et qui en plus ne produit pas d’humus. faut des tracteurs de plus en plus puissant et surtout c’est que les communes qui sont installées là. puisque là-bas dans le Nord les pluies sont essentiellement l’hiver. et des tas d’autres légumes. C’est-à-dire que l’élevage et l’agriculture ne sont plus étroitement intégrés comme avant. ils ont une production biomassique minable. tout ce genre de plantes c’est sur le minimum de surface. et qui étaient efficaces pour la production biomassique. y’avait des haies. et le reste en forêt fruitière. Par exemple les céréales. Mais en agriculture classique. Parce que bon. c’est qu’il sont assez exigeants en éléments fertilisants. le lessivage est intense. Bon. ils sont séparés. On verra qu’en agriculture naturelle. c’est qu’on a éliminé toute les cultures fourragères qui maintenaient la couverture permanente du sol. autrefois dans cette région de Picardie. il devient presque inutile disons. c’est-à-dire qu’il y a un coefficient isohumique qui est nul. Le résultat on le voit très bien. Ou alors on n‘en met pas du tout c’est encore aussi bien. ils servaient soit pour le bois mort donc pour le feu ou alors de litière pour le bétail. En permaculture. elle emmène facilement 50 à 100 tonnes de terres à l’hectare. c’est-à-dire que ça arrive souvent qu’un beau matin. transfert de fertilité sur espaces qui étaient appauvris. c’était toujours le même système hein.sucrières y’a rien de spécial. Il y a ce qu’on appelle les cultures épuisantes. enfin qui peuvent être épuisante de la façon dont on les pratique. y’avait de la luzerne. Actuellement on se sensibilise parce que le sol se compacte de plus en plus facilement. sous . la terre est entraînée à cause du sol qui est nu pendant presque toute l’année et insuffisamment couvert après. c’est très répandu dans toute la Région Parisienne et tout le Nord. Les sous-bois des forêts étaient nettoyés automatiquement. elles ont droit au bain de boue. En plus ils sont semés au printemps et ça veut dire comme par hasard labour d’automne et le sol reste nu pendant tout l’hiver. les légumes. ce qui se passe c’est qu’on arrive à la notion de transfert de fertilité. on veut sortir de son garage et on se retrouve avec une bonne épaisseur de boue devant la porte et qu’on peut plus rien faire. et y’avait là des prairies. et on a remplacé ça par des monocultures de légumes. c’est qu’on peut plus circuler en hiver chez eux. Donc voilà. je l’ai déjà dit c’est pas très important. c’est une notion très importante le transfert de fertilité. on mélangeait l’agriculture et l’élevage. que les bus peuvent pas circuler et tout. Le résultat c’est que l’érosion est catastrophique. les légumes ils ont trois caractéristiques. sur la plupart des surfaces. Puisqu’au moment où y’a les pluies d’hivers. y’avait des prairies. donc y’avait transfert de fertilité de certains espaces qu’on avait gardés en forte production biomassique.

par sa biomasse déchétuaire. c’est-à-dire par exemple quand on fait succéder -ce qu’on appelle le ley farming. et le transformer en marécage à tout jamais. dans la région de Bergen et tout ça. Et ce qui s’est passé.forme de fumiers essentiellement ou de végétaux qui poussent dans les sous-bois des forêts. de pompe de l’eau. alors que ce problème n’existait pas autrefois. et c’est pour ça que la vie se réfugie au sommet des collines. c’est le cas . et ensuite on va cultiver des céréales dessus ou des légumes ou n’importe quoi. y’a pratiquement pas d’évaporation etc. haies. ainsi d’ailleurs qu’en Scandinavie dans certaines régions. là y’a pas de problème. Ça c’est le transfert de fertilité dans le temps. Transfert de fertilité qui vient des excréments du bétail. y’a plusieurs problèmes. l’eau ruisselle très vite en bas. de la prairie. c’est ce qui s’est passé en Irlande sur de très grandes surfaces. bosquets et tout. Et résultat il suffit de déboiser une seule fois pour noyer et stériliser un terrain. Et là. C’est ce qui est arrivé en Irlande. y’a plus d’arbres pour pomper l’eau excédentaire. prairies. Alors le résultat il est là : ayant déboisé le sommet de la colline. là c’est inéluctable. donc les plantes sont pas très actives. on supprime tout. c’est-à-dire que pendant un certain temps la prairie emmagasine la fertilité dans le sol. En plus ces écosystèmes de prairie et de forêt gardant une couverture permanente du sol et une végétation abondante qui travaille sur le sol en permanence . là c’est l’érosion et elle est catastrophique. ou alors y’a le transfert de fertilité dans le temps. un verger. donc qui a toujours une fertilité excédentaire pour pouvoir enrichir les terres à côtés qui sont épuisées. bon avant en Irlande c’était couvert de forêts -y’a eu d’ailleurs les mêmes problèmes dans certains endroits. Y’a un autre genre de dégât. Et c’est parce que le fond des collines était argileux. pour l’agriculture on a déboisé. qui vont bénéficiera donc de cette accumulation de fertilité pendant un certain temps. y’en a par exemple trois et on recommence à planter un jeune arbre fruitier ou plusieurs d’ailleurs. Résultat. Ou alors. Ce qu’il faut faire c’est quand tu coupes un arbre. ça c’est le transfert de fertilité dans l’espace. donc qui enrichit le sol. bon avant c’était pas un système génial mais un système qui s’auto-équilibrait plus ou moins.par exemple 4 ans de prairie temporaire à des céréales. ou des feuilles ou des choses comme ça. et étant déboisé en bas. et quand le verger est adulte on en coupe un autre et même on en laisse quelques-uns d’arbres forestiers. l’important c’est qu’il y ait dans ces coins-là. par exemple en Scandinavie. c’est assez particulier. avec des petites collines comme ça. enfin assez bancalement il faut dire. principalement ? Oui. l’effet de pompe naturelle des arbres. il fait pas très chaud. et on fait une monoculture de légume ou de céréale. C’est aussi le principe donc de la jachère. dans beaucoup de coins d’ailleurs.pour l’élevage.

et Dieu sait si y’en a beaucoup. Ça pourrai se faire mais je suis pas sûr. des fois ils font des terrains qui sont perdus tout de suite. l’aulne est une pompe extrêmement efficace. C’est comme ça seulement qu’on peut avoir un écosystème équilibré. c’est là où on voit l’importance des racines profondes des arbres. Ça marcherai. Ils vont les puiser très loin dans la roche-mère. disons en culture pionnière il faudrait donc ces trois plantes. Et en plus tout ce qui est. sous quelque forme que l’on veut. enfin les aulnes d’abord. Le peuplier ça vit dans l’eau… . c’est que les feuilles d’arbres sont effectivement très riches en oligo-éléments.en Irlande. ils servent à prospecter le sous-sol parce que cet enracinement puissant évidemment attaque la roche-mère et transforme les éléments de la roche mère en éléments assimilables après solubilisation par la rhizosphère. on le voit c’est pour ça que c’est utile de donner des feuilles de haie en fourrage. Bon en Scandinavie ils le font tout le temps. Sous forme d’arbres fourragers. Parce que sinon y’a pas de racines profondes pour pomper. ensuite les saules. mais il faut des arbres. En tout cas une perte pour la non-culture. sous forme d’arbres fruitiers. Donc l’arbre est très utile dans ces situations-là pour pomper l’eau excédentaire mais pas seulement. Alors t’as pas dit pourquoi en Irlande on pouvait pas replanter des arbres ? Parce que la nappe phréatique elle a remonté. si il n’y a pas les racines très profondes des arbres. toute les méthodes où pourtant on a une couverture optimale. En partant des bords du fond. bon ils servent à beaucoup de choses. sous forme d’arbres forestiers. là. Donc l’arbre est indispensable partout. Et le peuplier ça marche pas ? Y’a des coins idéalement quand t’as un terrain inondé faut commencer par les aulnes plus que par les peupliers. ramenés dans les feuilles et retombent. même avec une culture de céréale très perfectionnée. C’est-à-dire que les arbres. elle est là. ils le voient. on aura lessivage d’éléments fertilisants et des terres qui sont seront vulnérables et donc une légère pollution de la nappe phréatique quand même. Y’a que les racines d’arbres pour aller assez loin pour remonter les oligo -éléments à la surface… En plus effectivement les arbres qui ont des racines très profondes. tous les éléments qui sont lessivés sont rattrapés par les racines. y’a plein d’endroits en Irlande… mais c’est une opération à très long terme. c’est-à-dire que dès qu’ils s’amusent à faire une coupe rase. Dans toute culture l’arbre doit être présent. même avec la mienne. saules et peupliers. ou en Scandinavie. sous quelque forme que ce soit. même avec la méthode de Fukuoka. le maximum. et s’il n’y a pas ça le lessivage est obligatoire. en action pour pomper. Donc aulnes.

ça sera de la rigolade. ça sera de la frime de parler ou de pas parler. c’est deux écosystèmes qui n’ont rien avoir l’un avec l’autre. y’a une forêt. c’est des problèmes qui peuvent se régler spontanément. dans les Eaux et Forêts. ça il faut bien le comprendre que tant que la forêt sera pas intégrée à l’agriculture et l’élevage. y’a quelques forêts qui sont conduites comme ça. Les gens en vivant dans la forêt. une partie c’est le bétail qui le mange. mais la plupart des forêts c’est coupe rase. ils font pas un travail. et puis on va couper un arbre sur quatre. si c’est pas intégré à l’agriculture. ils vivent dedans. maintenant on a tendance à le faire. ils l’entretiennent spontanément. mais essaie de semer du blé dans l’eau. vivre dans l’eau c’est une chose. c’est réimplanter les forêts sur un sol qui a été inondé à ce point-là c’est très difficile. quand la forêt est intégrée à l’agriculture. on en fera qu’en parler.Ecoutes. Le problème des incendies de forêt. ça c’est une règle de toute façon essentielle. Mais ça c’est une question… Parce que bon. tu peux le semer en juillet. impossible à faire. Même si on a le fric c’est la même chose. c’est un problème qui est du parasitisme et tout. pour le plaisir des touristes. Parce que le problème hein c’est en payant. Même les eaux et forêts ils commencent de parler de futaie étagée. etc. mais pas pour la pâte à papier. y’a l’école forestière de Nancy qui a été fermée. Pour les forêts. comment on fait ? On fait ça pour le tourisme. qui n’est malheureusement pas souvent appliquée. pour peu que les gens aient un peu de savoirfaire. naître dans c’en est une autre. avec quelle moyen on va faire des futaies étagées et tout ça. C’est la principale technique. les arbres ils poussent. C’est le problème. dans une économie qui va droit au commercial. bulldozer et on replante. tout est débroussaillé automatique. et tous les entretiens de la forêt c’est une brique par hectare. c’est que la coupe rase c’est quelque chose qui doit jamais se faire de toute façon. Il faut qu’il soit déjà enraciné… Parce que du blé semé à la Saint-Jean. Mais quand y’a là la forêt. Et le débroussaillage. d’ailleurs ils le pratiquent. et c’est seulement les Eaux et Forêts qui s’en chargent. Et ça revient pas cher. là l’agriculture avec ses tracteurs. l’entretient des forêts ça ne veut absolument rien dire… Absolument rien dire. Y’a quelques forêts ornementales. Au pire tu sèmes de l’orge dans l’eau. Oui. du débroussaillage. en France une forêt entretenue. seulement bon. on le fait bien dans . eh bien il faut payer des gens pour débroussailler. une partie va aux litières. Mais tu vois les gens faire ça sur le plan économique pour la pâte à papier ? Faire une coupe d’ensemencement par exemple ? C’est-à-dire couper par exemple un arbre sur quatre pour que les arbres se réensemencent spontanément et qu’ils repoussent dessus.

c’est les incendies. parce que comme le pin laisse passer quand même de la lumière. Et y’avait pas d’incendie avec ce système-là. Les gens étaient organisés comme ça. Oui mais nous aussi faut qu’on vive. c’est vite fait. c’est tout ça Et les moutons partaient en transhumance dans ce système. c’est impossible à généraliser un truc de luxe pareil. c’était un système qui était indispensable pour le paysan et indispensable pour la forêt. forêt veut dire « hors du parc arboré ». mais une forêt d’elle-même elle peut vivre sans avoir besoin de l’homme. il semble que l’homme il n’ait pas grand-chose à y faire.quelques endroits. la forêt c’est la forêt. la structure administrative lourde. la forêt n’a rien à voir. et que le soleil tombe dessus à l’endroit qu’il faut pas et ça flambe. Attention y’a forêt et forêt. ils auraient pu mettre des chênes tauzin et tout ça. résultat ben dans la forêt c’est les chenilles processionnaires. npk et tout le trafic quoi. Oui. c’est la principale graminée qui pousse là-dedans. (On parle de végétation climacique et il y a aussi la population animale climacique. c’est-à-dire une population très dense et sombre d’arbres sciaphiles par exemple une hêtraie. C’est seulement là où la pente est trop forte ou pour d’autres raisons. Tandis qu’avec de l’herbe qui est haute comme ça et bien sèche. C’est le repère de la faune carnivore. Oui mais on parle dans le cas d’une forêt artificielle. y’avait des graminées spontanées qui étaient d’une qualité remarquable qui permettaient de faire pâturer des moutons. que la forêt est vraiment ce que ce mot désigne étymologiquement. Maintenant dans les landes c’est des monocultures de maïs. dans ce système de landes. Maintenant. un hectare pour 50 hectares de forêt c’était dans les landes. On a par exemple ce qui s’est passé dans les Landes de Gascogne. Dans le cas d’une forêt naturelle. La . et l’agriculture c’est l’agriculture. avec toutes les choses énervantes. elle est clairsemée. c’est le problème. Alors résultat. mais avant y’avait. mais on ne peut pas. ne devenait jamais haute et sèche et ne prenait jamais feu. on a pas les moyens. Ce qui faisait que la molinie bleue. En Europe une vraie ‘forêt’ naturelle est entretenue par des herbivores. y’a pas de transfert de la fertilité de la forêt en direction du maïs. pour que ce soit favorable à luimême peut-être. c’est une forêt et une prairie en même temps. irrigation. c’est-à-dire que pour 50 hectares de landes ils avaient un hectare de terre. il suffit même de laisser un bout de verre trainer. dans les Landes de Gascogne autrefois c’était des forêts de pins. service forestier. lorsque les animaux ne viennent pas. Parce que la forêt était intégrée à l’agriculture. y’avait de l’herbe rase et ça prenait jamais feu. résultat faut voir leur méthodes de culture. mais ce qui était important c’est que le promeneur imprudent qui jetait son mégot. bon c’était déjà assez discutable. les moutons pâturaient 50 hectares de landes et ils étaient parqués.

dynamique 50 ha de landes pâturées + 1 ha de terre cultivé + transhumance est en réalité très proche d’une dynamique naturelle.) Bon on va prendre plusieurs exemples de forêt comme ça, ça fixera tout de suite les problèmes. Prenons par exemple la forêt climacique qu’il y a, enfin qu’il y avait sur la « terra roxa legitima » au Brésil, avec une pluviométrie moyenne, une terre extrêmement riche, une terre exceptionnellement riche, la plus riche du monde probablement, c’est une forêt qui ressemble un peu à la définition du Jardin d’Eden, on va voir pourquoi. Alors c’est une forêt dans une région où il fait chaud, avec un climat relativement sec, enfin il pleut quand même 800 mm ou plus d’un mètre des fois, mais y’a une évaporation assez forte et tout. Donc les arbres qui poussent, c’est des essences de pleine lumière, il ne pousse que des essences de pleine lumière pour commencer, et qui dit essence de pleine lumière dit essence fruitière souvent. Et là c’est le cas, c’est -à-dire presque tous les arbres qui poussaient à cet endroit-là c’étaient des arbres fruitiers, spontanés. Ils poussent spontanément, à un grand écartement, par ce que ce sont des essences de pleine lumière, donc ils se gênent pas. En dessous, y’a de l’herbe qui pousse. Donc y’avait spontanément un écosystème très riche et extrêmement favorable à l’homme. D’ailleurs les premiers colons Portugais et autres qui se sont installés là, le paradis. On faisait rien et on cueillait des fruits et le bétail paissait en dessous, c’était pas compliqué. Mais ça, ça arrive sous une forme de climat assez particulière. A cause du terrain qui était très riche, à cause du climat qui était particulier, c’est un climat de savane arboré en quelque sorte. Un climat qui empêche les arbres de pousser trop serré, les arbres fruitiers supportent pas d’être trop serrés, et c’est un climat où seules les essences de lumière peuvent vraiment bien pousser, et souvent les essences de pleine lumière peuvent être des arbres fruitiers, là c’était le cas. Donc on aboutit à une forêt fruitière, avec une circulation très aisée, avec seulement des arbres et de l’herbe en quelque sorte. Mais c’est un phénomène qui est quand même assez rare. Cette forêt maintenant y’a que de la canne à sucre à la place, c’est-à-dire qu’on fait soit du sucre blanc, aliment indispensable comme chacun sait ou alors de l’alcoolcarburant pour les voitures. Les terrains on les utilise toujours très intelligemment. Justement alors que c’était un endroit, il suffit de voir les témoignages des colons et puis toutes les études qui ont été faites là-dessus, c’était un endroit vraiment paradisiaque que les gens avait eu en venant, ils faisaient rien. Comme tu l’appelles cet endroit-là au Brésil ? La terra roxa legitima, c’est un petit bijou, y’a plusieurs dizaines de mètres de sol arable, ça a une couleur violette-rouge, 60 mètre à certains endroits même plus, ça atteint 80 m à certains endroits. C’est un peu au sud du Nordeste. Bon évidemment

les gens sont venus là pour vivre, y’a des gens qui étaient très content, ils sortaient de l’Europe, du servage et tout, puis après on a eu l’idée de mettre que de la canne à sucre, ça, ça a été autre chose…

Bon ça c’est un genre de forêt. Y’a un autre genre de forêt, qui est le genre contraire. Prenons par exemple la taïga. Ce sont des sapins, la taïga de sapins, d’épicéas, qui sont des essences qui peuvent pousser extrêmement serrés, là c’est un autre genre de forêt. La dessus il pousse rien, parce que faut pas confondre avec une forêt de pin et tout ça, c’est les épicéas en dessous les marécages et puis rien quoi. C’est l’épicéa je sais pas si t’as vu la forme des feuilles, je sais pas si t’as vu comment ça pousse. Résineux ça veut rien dire. Un pin par exemple, tu as un feuillage clair, c’est une essence de pleine lumière, il est pas trop serré, il laisse pousser des plantes, mais l’épicéa c’est un cas hein. L’épicéa c’est une plante de pleine ombre, c’est une plante qui envoie un humus très particulier qui flingue tout, c’est une véritable pénicilline impeccable, c’est-à-dire que tout ce qui veux pousser est stérilisé, les microorganismes, vers de terre, alors-là rien du tout tu vois. En plus le climat qui n’est pas folichon. Bon on va dans cette forêt, maintenant dans les endroits pas trop dégueulasses, où y’a pas trop de tourbe et tout ça, il suffit là de faire une coupe rase, tout simplement. Quand on fait une coupe rase, spontanément il va pousser des aulnes, il va pousser des noisetiers, il va pousser des tas de rosacées, donc à capacité fruitière par ce que ce sont des essences de lumière. Donc après la coupe de la forêt, sans rien faire on obtient ça. Je vais donner encore plusieurs exemples, par exemple en France après les glaciations. En France pendant les glaciations c’était de la toundra, la chaleur est revenue, ainsi que la pluie, et les premières plantes qui ont poussé, pionnières, ça a été les bouleaux. Le bouleau a commencé à pousser, y’a eu de l’herbe qui a poussé. Ensuite y’a les pins, qui ont poussés, les noisetiers, et les chênes. Ce stade, le temps que ça se passe, ça a duré quelques mille années. Et on a vu justement l’évolution des gens qui vivaient là-dedans. Quand la toundra est partie, les gens avec leurs troupeaux de rennes ils sont allés se promener en Laponie plus au Nord. Ils ont été remplacés par des civilisations tout à fait différentes de gens, de gens qui basaient leur culture sur le gland de chêne, ça a été une période, juste avant le néolithique, c’est des gens qui se nourrissaient essentiellement de coquillages et de glands de chênes. Et ces peuples ont durés tant que les chênes existaient. Ensuite, les chênes le problème c’est qu’ils ont disparu, les hêtres ont poussés, essence d’ombre qui pousse très serré et y’a rien qui pousse dessous, les civilisations dont l’agriculture est basée sur les glands de chênes ont disparues, et ont été remplacées par des civilisations

néolithiques, qui ne pouvaient se nourrir évidemment qu’en défrichant. Y’a la forêt de hêtre, c’est toujours le même principe, la forêt est trop serrée, on défriche la forêt de hêtre, on fait une clairière, donc là ils faisaient l’agriculture, et là, spontanément par effet de luminosité par la clairière, y’a des chênes qui repoussaient. Donc ils remangeaient des glands. Donc y’a des fruits indispensables, y’a des noisetiers, des pommiers sauvages, des pruneliers etc. qui se remettaient spontanément à pousser. Tous les fruitiers, qui repoussent, plus toute l’agriculture. Alors tu vois les changements de civilisations qui se sont adaptées donc aux situations de l’évolution de la flore, après la glaciation. Pourquoi le chêne avait disparu ? Etouffé par le hêtre. Bon le problème, le chêne, tant que y’a que du chêne ça va très bien, le chêne est une essence de pleine lumière, il pousse spontanément espacé, d’ailleurs c’est un écosystème très riche, parce qu’il laisse pousser des broussailles, de l’herbe en dessous de lui. Le hêtre, alors le hêtre il va bien pousser à l’ombre des chênes, c’est idéal. Mais après il pousse en longueur, il s’étale comme ça, et il démolit tout. Alors ça fait un sous-bois où à part des fougères et une épaisseur de feuilles de hêtre comme ça, tu trouves pas grand-chose finalement. Là-dessous, c’est pas un milieu très favorable à l’homme à moins d’être un habitant tous les je sais pas combien de kilomètres carrés. Ça impose le défrichement par la coupe, et y’a plusieurs manières de le faire. Soit pour faire pour refaire pousser spontanément des chênes, soit pour faire de l’agriculture, soit les deux, c’est ce qu’on fait les néolithiques, en suivant donc les évolutions de la végétation. Y’a un autre exemple, la forêt vierge, ce qu’on appelle la forêt vierge équatoriale, là j’ai donné un exemple sur la terra rosa legitima. Forêt vierge équatoriale c’est le contraire, les gens l’appelle l’enfer vert, c’est un nom plus que mérité, c’est-à-dire que c’est des arbres extrêmement serrés, dont beaucoup sont des plantes d’ombre, et y’a pas beaucoup de fruits ni de choses comme ça qui sont propres à l’alimentation humaine qui poussent. Si on veut manger dans la forêt vierge il faut défricher. Il faut défricher pour que le soleil puisse rentrer. Maintenant on fait ce qu’on veut, rien que le fait de défricher peut amener des espèces fruitières sauvages. Donc en fait en conclusion on ne peut pas établir de dogme par rapport à la forêt et ce qu’elle apporte à l’homme, ça dépend, c’est très variable selon les endroits. Est-ce qu’on a une idée de l’impact de la disparition des grands ongulés chez nous sur l’allure de la forêt ? ça a changé quelque chose ou pas ? Par ce que ces grosses bêtes devaient entretenir le dessous de la forêt et tout ça ? Tu veux dire les élans et tout ça ? Ouais tous les bisons de forêts, et tous les chevaux de forêt qu’il y avait.

parce que dans ces sols l’humus ne reçoit pas assez de soleil pour se décomposer. argileux. et empêchaient la régénération naturelle des arbres.) D’après ce que je sais moi. de clairières. ou alors inondé. avec de grands troupeaux. des bandes boisées s’établissent selon les lignes du relief. Là le pH remonte à 8 si y’a les cendres. En Suède pour régénérer un forêt. un parc arboré comme ceux du Serengeti Africain. ce qui faisait un mélange de petit prés. Au niveau des forêts je pense ce qui s’est passé c’est que l’homme a été souvent dévastateur par rapport aux bêtes qu’il y avait avant. un endroit dangereux. et effectivement c’est des endroits où les animaux revenaient souvent. enfin qui favorisait plus la pousse de l’herbe que la pénétration des racines des arbres quand le sol était pas suffisamment drainé. c’était pas un bois sombre partout parce que justement y’avait des endroits où les bêtes pâturaient plus. souvent le pH il remonte de 4 à 6 ou 7 des fois. quelque chose d’ouvert et accueillant. En plus l’action du feu solubilise les bases qu’il y a dans l’argile. banni. mais en Russie ils ne rejetteront pas de souche. Donc par exemple mettre le feu à une forêt c’est extrêmement grave sous climat méditerranéen. Et il faut voir comment le pH il remonte quand on coupe une forêt. Euh oui. idéalement faut toujours qu’il y ai des racines qui soient en activité. Tous les feuillus ici rejettent de souche. bon en Suède y’a un climat un peu plus sec que celui de la Norvège et tout ça. donc ça augmente le pH assez directement. la forêt était plus ouverte grâce à la présence des grands ongulés justement. rien que par une coupe rase. C’est pour ça qu’émettre des principes est très difficile. les animaux ne viennent pas. Sans cela les forêts d’Europe centrale présentaient un profil identique aux « forêts ouvertes ». quelque chose de sombre. et la capacité à rejeter de souche dépend de l’espèce et du climat. c’est-à-dire l’inverse de ce que le mot forêt désigne. c’est-àdire qu’on coupe pas tous les arbres et surtout on dessouche pas. et elles ne laissaient pas démarrer l’arbre. notamment de hêtres. C’est que nous on a des tas d’espèces qui en climat océanique doux vont rejeter de souche. Les prés. y’avait beaucoup plus de clairières. c’est relativement bénin en Suède en quelque sorte. effectivement y’avait des endroits où y’avait pas de forêt ou des forêts beaucoup plus claires à cause de la texture du sol qui était parfois dur. des .Ah mais ça a été remplacé par le bétail de l’homme. les forestiers font des coupes blanches. par ce que sur ces sols il va se mettre à pousser spontanément des noisetiers. (Il est maintenant prouvé que suite à l’extinction d’espèces herbivores géantes du fait d’avoir pris goût pour la viande. c’est cela qui a fait une déprédation sur les jeunes pousses d’arbres. j’en sais absolument rien. ou en mieux en y foutant le feu. C’est sûr que la disparition de l’élan et tout ça c’est regrettable. mais là je peux pas te répondre. Là où la pente est trop forte ou autre. ce qui a contribué à établir des forêts telle que le mot forêt prend son sens étymologique.

sinon on aura rien. Parce qu’elles font de l’ombre que ne supportent pas les essences de lumière… Est-ce que ça peut se faire sans intervention humaine ? Ah c’est impossible. dans la forêt vierge africaine c’est pareil. climacique. en France. sauf en méditerranée. qui n’auraient jamais pu pousser sur le sol naturel qui était trop acide et sous la forêt naturelle qui était trop dense. Par exemple le figuier en Grèce on dit qu’il laisse pas du tout passer la lumière et que si on s’installe sous un figuier on peut attraper froid. c’est obligatoire de supprimer les essences d’ombre. ce qui correspond à la pousse optimale de l’herbe. les épicéas. un insecte ravageur…). Les vignes. on est en climat méditerranée. à par des myrtilles. Effectivement en Corse y’a des châtaigniers. Et en méditerranée ? Vers le chêne. ça dépend du climat. Donc l’évolution se fait vers des essences d’ombre ? Pas toujours. si on veut vivre il faut défricher. Ah oui c’était ça la question que je voulais vous poser. depuis plusieurs centaines d’années sur un terrain. Et y’a noyer et noyer. On dit la même chose du noyer chez nous. océanique. C’est pour ça que chez nous. des choses comme ça. il faut déficher aussi. à part un changement climatique. les châtaigniers. soit elle est en plein soleil. Ce . des arbres qui ne laisseront pas pousser de choses en dessous. Il perd ses feuilles pendant l’hiver. climat aussi. sous un arbre.aulnes et des pommiers sauvages. asociale. Y’a junglans nigra et… mais il empêche pas l’herbe de pousser. Il empêche les vignes de pousser. les marronniers. Le châtaignier c’est une essence de lumière ? Le châtaignier c’est une essence de lumière oui. au Congo. Une vigne. enfin à moins qu’il y ait une intervention climatique. puisque le hêtre est le climax dans la plupart de la France. et dans la hêtraie française. faut jamais mettre une vigne qui grimpe pas. dans la taïga. mais le figuier non plus. soit elle grimpe dans un arbre. et y’a pas d’autres essences d’ombre qui se soient mis dedans. c’est qu’on peut pas passer aux essences de lumière autrement qu’en supprimant les essences d’ombre ? Ah ben évidemment. elle se fait vers le hêtre souvent. L’eucalyptus aussi c’est un arbre allélopathique. En tout cas une plante d’ombre peut s’installer parmi les essences de lumière mais pas le contraire. Ça veut dire qu’il laisse pas trop pousser. une glaciation ou un changement climatique ou quelque chose (une grosse tempête. on peut pas avoir grand-chose dessous.

Ce serait intéressant d’aller voir au sud de la maison y’a un bois de pins ou de sapins je sais pas trop. Et alors que mangeaient les gens à cette époque-là ? Tant que c’étaient des chênes. Et les faînes. c’est pas du tout la même chose. c’est pas la même que lorsqu’en France à une certaine époque tout était couvert de forêt de hêtre. Les faînes oui ça se mange enfin bon… Et les feuilles de hêtre elles sont acides aussi. mais parce que le hêtre a tout couvert. là où le soleil pénètre pas. pas que des hêtres.que j’ai vu dans beaucoup de forêts de hêtre. et les fruits sauvages qui poussaient en abondance avec tous les pommiers. il se peut qu’il ait les feuilles acides aussi. mais je crois que ce qui fait surtout que c’est acide c’est le phénomène que le hêtre soit une essence d’ombre. mais y’a que des feuilles pratiquement. Dans une forêt de hêtre normale y’a des clairières naturelles. bon il en reste pas beaucoup. qui pousse serré et qui ne laisse pas la lumière passer jusqu’au sol pour que l’humus puisse évoluer normalement. comme les feuilles de résineux je crois ? Ecoutes je crois que ça c’est acide. Tout ce qui est un peu trop à l’ombre. mais tous ce qui pousse à l’ombre. enfin pour y’a toujours des endroits où le hêtre n’arrive pas à s’implanter pour une raison ou une autre. c’est à ce . ça a tendance à être acide. quand un arbre tombe… Quand un arbre tombe y’en a plein en dessous qui sont là pour le remplacer de toute façon. c’était l’économie basée sur le gland de chêne. mais essentiellement c’est la hêtraie. y’a des arbres tombés partout. enfin d’autres arbres quand même. même dans la forêt vierge. la lumière elle pénètre de partout. ce serait intéressant d’aller voir ce qui y pousse… Ça fait depuis combien de temps qu’il est là ? 20 ans… Parce que y’a forêt et forêt aussi hein. Par contre il est généreux en feuilles. des champs. Y’a une dynamique au niveau de la photosynthèse qui est pas du tout la même. des bouleaux et tout ça. bon imagine que autour les gens autour fassent comme ici des prairies. les rosacées et tout. Le système climacique c’est la hêtraie seule ou la hêtraie sapinière en France ? Tout dépend de la région ? Ben c’est-à-dire que dans les régions qui sont pas trop de montagne qui sont pas trop froid c’est la hêtraie. avec quelques petits bosquets de chênes là ou d’aulnes par-ci. par exemple pour les épicéas. dans la taïga. Je crois que c’est un du principal inconvénient du hêtre. là ça abouti souvent à des humus acides. et puis justement les arbres qui tombent ils ne se décomposent pas très vite. La feuille de hêtre est peut-être acide pareillement. c’est ce qu’on dit. et qu’on rajoute ou qu’il y a un bout de bosquet qui reste.

parce que sinon les hêtres les auraient privés de leur pain. on l’a déjà expliqué. Que ça soit aux Etats-Unis. et ça démarre comme ça tu vois. si on laisse une forêt de chêne à un endroit. Les animaux il faut vraiment qu’ils passent souvent. plus ou moins presque tous les pays en sont là. enfin on va pas toute les citer. Ou sinon les hêtre envahit très rapidement. au bout de 10 ans il est pas beaucoup plus grand qu’un homme des fois. à un sol insuffisamment occupé et couvert. que ça soit Paris. des fois sur des terrains qui sont pas très convenables. ça fait quand même pas mal. ça c’est très important. Le problème.. parce que là on parle du hêtre par rapport au chêne. plus c’est extensif et moins on produit. c’est qu’on se rend pas le compte. Parce que les civilisations basées sur le gland de chêne. donc évidemment les villes les plus grandes ont tendance à s’installer automatiquement sur les terres les plus riches. Sachant qu’une personne mange environ une tonne de céréale en moyenne au Etats-Unis. gaspille lorsqu’il mange des céréales. Or en général plus on cultive grand. Tout ça pour dire que les causes fondamentales de la destruction de la planète c’est dû. 12 tonnes par personne et par an. mais là aussi y’a des problèmes . parce que y’a plus de chênes. enfin 12 tonnes par personne et par an. que ça soit même en Chine dans les communes populaires où les petites parcelles individuelles sans irrigation produisent plus que les parcelles collectives avec irrigation. compte tenu des conditions actuelles de culture. […] En Australie c’est un peu le même topo. on a vite fait de trouver une hêtraie et puis c’est terminé. le hêtre pousse très vite par rapport au chêne. Maintenant le hêtre ça tombe à l’intérieur des chênes. enfin au niveau agricole en tout cas. enfin consomme. c’est-à-dire que les villes ont tendance tout naturellement à s’établir dans les endroits les plus fertiles et à les envahir. parce que les villes ne peuvent en général se fabriquer que sur une production. En France bah toutes les villes. y’en a qui sont restées. C’est-à-dire qu’un Américain consomme beaucoup de céréales par l’intermédiaire de tout ce qui passe dans les animaux. ou alors à un prix de revient. enfin et encore maintenant. et aussi que les gens ont tendance à faire trop de surfaces cultivées ou labourées. Bill Mollison dit aussi qu’en moyenne un Américain consomme.moment-là que les néolithique ont commencé à débarquer. que ça Nice. y’a aussi évidemment le problème des routes et des villes. que ce soit Toulouse. de toute façon. ils vivaient évidemment en démolissant les hêtres qui essayaient de pousser. Ou alors faut que ça soit habité par l’homme et qu’il maîtrise bien l’espace. le chêne ça met un temps fou.. que ça soit en URSS. Ça c’est quelque chose qui est très important. enfin un surplus de production qui depuis le départ est généralement extrait au paysan. On voit partout que c’est les petites surfaces qui produisent le plus. et dans le monde c’est pareil.

c’est-à-dire les Ohlone. 4/5 sauvages. journal ou sétérée c’est milles mètres carrés environ (pour un jardin. ce qui est très important.sociaux disons assez nets. l’unité de mesure c’est mille mètres carrés. Même là je vais donner un exemple de peuple qui vivait sur un espace complètement sauvage. Par exemple les Indiens. on va prendre le système des Indiens de Californie. qu’ils aient en culture quelques milliers de mètres carrés. Notamment là où l’agriculture est restée assez traditionnelle comme en Afrique. Y’a le dounam grec en Turquie. et ils avaient un système économique et social qui était très stable depuis le néolithique. C’est une mesure à l’échelle humaine. En Grèce. les Pomo. qui pratiquent avec une économie basée sur les glands de chêne. Ainsi donc les petites surfaces ce sont celles qui produisent le mieux parce qu’on peut mieux les soigner. Leur économie était basée sur la cueillette du gland de chêne. Et généralement une famille en consommait une tonne par an environ. Un famille là faut compter entre 4 à 7 personnes. et si possible même sur 1000 mètres carrés. les milles mètres carrés c’est une mesure qui est très répandue dans le monde. On va comparer les rentabilités entre les différents systèmes. et dans la plupart du monde on s’exprime pas par hectare pour indiquer des surfaces. enfin que l’agriculture proprement dite. qui constituait plus que 50% de l’alimentation. l’idéal serait que le reste soit à demi cultivé ou demi sauvage si on préfère. et qui vivait assez bien. les Wintu. Alors en France le nom de cartère. basé sur la cueillette. de toute façon dans tous les pays du monde les rendements en général décroissent en fonction de la surface qui augmente. D’ailleurs coïncidence. donc d’avoir des rendements. on va donner des exemples. Pour ce qui est des espaces demi-sauvages ou même complètement sauvages. Il est bien évident que sur une petite surface il est beaucoup plus pratique et plus commode de soigner sa culture. Bill Mollison estime donc que tout le système. devrait être comprimée si possible sur moins de 5000 mètres carrés. tout ce qui est céréales. car pour un champ les mesures ne voulaient pas dire la même chose… et la verge aussi). l’unité de mesure c’est toujours 1000 mètres carrés. ¼ d’acre c’est également 1000 mètres carrés. ce serait l’idéal. c’est extrêmement net. qui ne . les Miwok. Bill Mollison propose donc que chaque exploitation. C’est-à-dire autrement dit que toutes les cultures épuisantes qui nécessitent un transfert de fertilité soient reléguées sur l’espace le plus réduit possible. Ils avaient une économie égalitaire d’abord. Il est fréquent que quelqu’un qui travaille sur un demi hectare à un hectare et demi a souvent 5 à 10 fois plus de rendement que quelqu’un qui travaille sur 15 hectares . légumes et tout ça. Et évidemment les glands la plupart sont des glands doux. parce qu’il est beaucoup plus facile justement d’effectuer des transferts de fertilité par une fumure sur moins d’un hectare que sur une surface trop grande.

et pas mal de désordre aussi. qu’ils chassaient. basée sur un système de servage.3% à 8. ils contiennent entre 44% à 8 % d’eau. Les glands. On va comparer ce système économique à un autre système économique de l’époque. enfin surtout du poisson. ils contiennent un tiers de glucides à 90 % de glucides selon qu’ils soient frais ou secs. c’est que dans les forêts moyennes assez mal tenues. Et c’était une économie qui a engendré… donc 10 quintaux avec le système de jachère ça fait 5 quintaux à l’hectare et par an finalement. les rendements en céréales devaient plafonner à 10 quintaux à l’hectare tranquillement à l’époque. pour absorber tous les déchets de cette civilisation en quelque sorte. parce qu’on sait pas trop ce qui se serait passé au niveau des débouchés. là c’est toutes espèces confondues. des lipides 2% à 30%. les rendements peuvent atteindre 25 tonnes de gland à l’hectare (50 fois plus). de crustacés. Calories pour 100 grammes : 265 à 577. enfin avec toute la population qui a été marginalisée… Et donc l’Amérique du Sud a été très importante pour tenir lieu. Maintenant si on soigne. et de choses comme ça. C’est très dérisoire ce système basé sur les céréales. Une économie basée sur la monoculture de vignes. et du gibier.nécessitent aucun traitement particulier pour les consommer. ils contiennent environ. c’est-à-dire l’assolement biennal. inquisition et compagnie. selon qu’ils soient plus ou moins secs et selon les espèces. à côté des 5 quintaux à l’hectare… ça fait quatre fois plus. d’oliviers. et d’élevage ovin extensif essentiellement. y’aurait beaucoup plus de famines. et il aurait fallu s’en accommoder. En Espagne c’est une économie inégalitaire. C’est un système qui a engendré pas mal de misère et de famine. ça craint quand même. on va comparer les rendements. encore beaucoup plus de brigandage. Bon.6%. Pour le gland de chêne donc ce qui est important. Sinon il aurait fallu que tout ce beau monde reste là. de poisson. avec un système religieux oppresseur. et heureusement que l’Amérique du Sud elle était pour être colonisée. Il faut voir qu’un chêne peut très bien donner plus d’une tonne de glands par arbres. de céréales. rien que sur un seul arbre à côté des 5 quintaux à l’hectare qu’on obtenait péniblement avec le système traditionnel là-bas. à base de jésuites. selon leur espèce. Il faut préciser aussi que c’était la densité de population la plus élevée des Etats-Unis. avec plus de 40 habitants au kilomètre carré. A côté pour comparer les châtaignes contiennent 40 % de . le gland de chêne donne déjà deux tonnes à l’hectare. de ces chênes à glands. on comparera avec le rendement potentiel des chênes là. ce qui est considérable. Et évidemment 50% de la surface agricole comme je vous l’ai expliqué immobilisée par le système ano y vez. Ce système espagnol comme chacun sait était peu productif. on va prendre celui de l’Espagne. si on sélectionne les chênes en fonction de leur production. des protéines 2. puisqu’ils ont été envahis par les jésuites Espagnols et exterminés à la suite de ça. Les autres sources se constituaient surtout de coquillages.

Autrefois le gland était un aliment qui était assez répandu. en carotène. Donc sur un seul arbre. 4 % de protéines et 2. En Sardaigne les gens consommaient habituellement des glands. En Algérie aussi les berbères en font une très large consommation. C’était pour les cochons.1% de tanins ce qui est presque rien. je crois que je les ai déjà donnés. ainsi que les Tartares de Crimée.6 % de lipides. ce qui est énorme. y’a d’ailleurs beaucoup de prophètes dont c’était la base de leur alimentation. La teneur en vitamine C des glands est équivalente à celle du citron et surtout les glands sont très riches en provitamine A. Evidemment les espèces de gland doux contiennent seulement 0. Certaines espèces de chêne à gland doux comme quercus lobata et puis d’autres peuvent donner jusqu’à une tonne de glands par arbre et par an. Ces glands pourraient donc jouer un rôle vital dans les pays comme le Pakistan où les déficiences en vitamines A sont très répandues.5% de lipides. 10 à 12 % de protides et 2% environ de lipides. puisqu’ils contiennent dans leurs lipides 18000 unités internationales pour 100 grammes de glands. Ils disaient que c’était aussi bon que la châtaigne. enfin tous les deux ont un facteur limitant. en moyenne c’est 2 tonnes par hectare. La valeur alimentaire du gland doux est assez intéressante.glucides. Au point de vue gustatif ça rappelle un peu les châtaignes. La pomme de terre à côté pour comparer contient 20 % de glucides. Non non même pour le gens ma mère me disait qu’ils en mangeaient des glands doux. et qui causent de cécité et diverses maladies d’yeux. En Israël il était très consommé. de rendement en glands. on peut avoir plus de glands que sur un hectare de céréales. Y’en avait mais ils les ont arrachés. dans les endroits où on . pour les céréales c’est la lysine. le facteur limitant là c’est la méthionine qui est le facteur limitant principal. ça veut dire que ça varie de 1 à 100. De sorte que 50 g de glands suffisent à combler les besoins minimum en vitamine A de l’organisme par jour. Parce que bon. Des glands de chênes verts. une très bonne récolte peut atteindre 25 tonnes par hectare. Ce qui représente une richesse en vitamine A qui est supérieure à la carotte. même d’ailleurs en vitamine A pure. A mon avis c’est même meilleur.1 à 10%. Pour les acides aminés. Y’en avait en Espagne. 2% de protéines et 0. un chêne vert adulte donne 350 kg de glands par arbre. La teneur en tanin de toutes les espèces de glands varie de 0. Les céréales pour comparer contiennent environ 70 % de glucides. C’est pour ça qu’en permaculture on propose de substituer la culture du gland de chêne au maïs par exemple aux Etats-Unis. Sinon je vais donner quelques chiffres. Donc c’est assez répandu dans les régions qui sont chaudes.

des peuples qui seront considérés comme primitifs avec une économie archaïque on dirait. ça fait remonter le sel de la nappe phréatique et on se retrouve avec des sols qui sont de plus en plus salés. En plus ce maïs. ce qui est le cas dans certains coins aux Etats-Unis. et surtout dans tous les coins qui sont sujets à l’érosion. par érosion y’a plus de 50 tonnes par hectare et par an en moyenne qui partent. basée comme c’était le cas aux Etats-Unis et c’est encore le cas d’ailleurs pour certaines tribus. Je sais pas s’ils donnent des glands doux en Ardèche. c’est là où il faut faire attention aux apparences. Le maïs est irrigué. Y’en a pas mal en Ardèche. Mais ils n’aiment pas du tout le sec. En plus le chêne présente l’avantage d’être une espèce très sociale. en Kabylie. Donc on peut cultiver sous les chênes soit des herbes. . non seulement y’a les pertes de terre par érosion. En plus ces chênes ne demandent pas d’irrigation par qu’ils sont résistants à la sécheresse. sur moins de 1000 mètres carrés. Donc on aboutit à un écosystème finalement assez rentable. donc il serait très intéressant de substituer ces chênes à glands doux au maïs. Y’a pas mal de terres aux Etats-Unis qui finissent stérilisées par le sel à cause de ça. parce qu’il a des racines très profonde. En plus ces chênes sont relativement résistants à la salinisation. 20 millions d’hectares ont été ruinés par la salinisation de par le monde. Au Sahel c’est trop chaud on pourrait pas ? Non c’est pas du tout le climat. cultivent leur maïs dans un coin. en fait ont une économie qui est plus rentable que l’économie agricole classique et traditionnelle.cultive du maïs. des arbustes à baies. qui concurrencent pas en surface l’herbe ou les cultures qui sont dessous et en plus sont ombrage est léger donc on peut cultiver en sous-étage des plantes sous le chêne en plus de son rendement en glands. ce qui les rend très capables d’avoir des production intéressantes même en région semi-arides. et là où le maïs requiert une irrigation répétée qui finit par provoquer une salinisation. et souvent plus de 200 tonnes de terre par an qui sont perdues par érosion. dans les Etats-Unis dans le Midwest. Donc on peut voir la différence. et qui pourrait être généralisé en Espagne. c’est-à-dire que certaines espèces pourraient très bien s’installer dans des terres déjà en train de se saliniser et qu’on s’apprête à abandonner. Ça on en parlera demain puisqu’on étudiera ça d’un peu plus près. parce qu’ils ont des racines qui plongent jusqu’à 40 mètres de profondeur. y’a les pertes de terre par salinisation aussi. des fourrage. que ça soit généralisé de cette façon-là. quitte à ce que les gens sur quelques milliers de mètres carrés. au Sahel faudrait mettre autre chose. des légumes enfin tout ce qu’on veut.

ils mettaient les pierres brûlantes dans l’eau. . les chênes ont une croissance malheureusement très lente avec retard d’entrée en rapport. on aura finalement une culture plus rentable que les cultures annuelles. puisque là c’était une bouillie. Evidemment c’est assez incompréhensible pourquoi le gens. on peut les cuire les glands. les gens ils pouvaient les manger tel quels. y’a eu les tuiles romaines. on peut faire des cultures intercalaires le temps que les chênes entrent en production et deviennent adulte on peut cultiver ce qu’on veut. y’a pas d’arrêt instinctif là. plus tard le verre. parce que bon au Maghreb et dans beaucoup d’endroits les gens avaient ces chênes à glands doux qui poussaient spontanément. y’a eu plein de chose qui ont incité à abattre les forêts. le passage à la céréaliculture… pour des raisons politiques. qui étaient là quand les gens sont arrivés. Ce qui est une résistance quand même assez intéressante. Ou alors comme en Californie par exemple ils n’avaient pas de poterie. et ils mettaient des pierres dans le feu. Ecoutes. Ou ils les séchaient pour faire de la farine qu’ils mélangeaient à d’autre chose. céréales et légumes. il faut bien choisir les espèces. D’abord la civilisation du fer a détruit beaucoup de forêts. crus. Ceci dit ça n’a aucune importance.Ce qui est important c’est de changer la mentalité culture annuelle. parce que le fer il faut le fondre. comme les châtaignes. Et comment ils les mangeaient alors ? De toute façon les glands. vers la mentalité arbres. c’est une technique à acquérir c’est sûr. On attend l’utilité de ce changement. cuits à l’eau. Y’a eu les poteries. économiques… ? Une forêt de chêne on peut la faire disparaître par des besoins excessifs en bois pour commencer. de toute façon faut pas exagérer. Parce que même 25 tonnes de glands à l’hectare. Ça pousse très lentement. mais la plupart de temps. ils mettaient de l’eau dans la vannerie. plus les cultures qu’on peut faire sous les chênes verts. donc ils avaient une vannerie imperméabilisée. et pour le fondre il faut beaucoup de bois. C’est-à-dire qu’on va pas détruire forcément une forêt de chênes pour faire de l’agriculture à la place. la construction de bateaux. la plupart des gens qui en faisaient soit c’était sous la cendre. En gardant bien à l’esprit qu’on va pas régresser en faisant cette démarche en quelque sorte. des galettes. et à ébullition ils faisaient cuire quand même assez rapidement la bouillie de glands. puisqu’ils ne gênent pas du tout. Y’a un certain nombre d’espèces de chênes à glands doux qui peuvent tolérer un taux de salinité égal ou supérieur à 2%. L’intérêt du pain blanc sur le gland doux c’est qu’il y a pas d’arrêt instinctif. Bon. et qu’ils se sont finalement donné du travail supplémentaire à les abattre pour finalement faire une céréaliculture à bas rendement à la place.

Et aux Etats-Unis ça a pratiquement disparu parce qu’on a abattu les arbres. leur flore a reculé. leur végétation a pu reculer. les Européens qui sont venus s’y installer mangeaient beaucoup de glands. Parce que la flore botanique des Etats-Unis. elle a réenvahit à nouveau. C’est arrivé plusieurs fois dans l’histoire du monde. c’est des peuples guerriers mais chasseurs-cueilleurs tout simplement. depuis l’Extrême Orient. enfin les Indiens mangeaient beaucoup de glands de toute façon partout dans les Etats-Unis. on a fait des coupes rases. pour la bonne raison que lors des glaciations. faut pas se décourager parce que nos espèces naturelles souvent n’ont pas ces glands. Ce n’étaient que certains peuples qui étaient basés sur le gland de chêne aussi. parce que bon en plus les peuples qui vivent comme ça en général ils ont un système social et une façon de penser extrêmement stable et il faut toujours une invasion violente pour que ça change. qui provoque le changement. plus de chênes. et qui étaient des envahisseurs… la raison pour laquelle on a abandonné les glands ça peut être expliqué par la dominance des peuplades guerrières. Aux Etats-Unis par exemple. On a intérêt a essayer chez nous des espèces. mais qui prenaient goût au système de la céréaliculture extensive uniquement pour des questions de pouvoir alors que c’était pas du tout dans leurs traditions. Et puis l’alimentation avec les glands est très répandue. parce que pendant les glaciations. à côté de chez nous elle est infiniment plus riche. et d’ailleurs c’est grâce à ça qu’ils ont pu tenir parce que souvent ils étaient très pauvres et ils n’avaient rien en arrivant. et d’ailleurs des fois c’est des peuples même qui sont pas forcément agricoles. plus de glands. ainsi que la flore botanique de l’Orient et de l’Extrême-Orient. C’est pour ça que la végétation des Etats-Unis a pu reculer et lorsqu’il y a eu. et toute la végéation sensible au froid a dû mourir au pied de la méditerranée. jusque dans notre pourtour méditerranéen et aux . depuis la Corée. C’est pour ça qu’il est intéressant de réintroduire des espèces.Les monnaies et tout ça on en retrouve fabriquées en Afrique du Nord jusqu’en Chine ou ailleurs. Pour les glands amers. la nôtre a été bloquée par la méditerranée. mais surtout parce que c’est des végétaux qui ont disparu et qu’on n’a pas renouvelés. et entourés par des peuples venus d’ailleurs qui avaient d’autre plages d’intérêts. Et donc là c’est le cas d’une autre civilisation qui vient. parce que si des espèces par exemple comme le gland doux ne pousse plus en France. parce qu’il y avait aussi des glands amers… Il faut dire aussi qu’aux Etats-Unis y’a deux raisons pour lesquelles y’a… Il faut voir qu’aux Etats-Unis y’a une richesse botanique beaucoup plus riche qu’ici. Ah non mais c’est surtout expliqué par ça. bon c’est vrai que nos étés sont beaucoup moins chauds que dans certains pays. même les Européens.

Et dans ce cas-là. y’en a qui sont plus ou moins bons. c’est meilleur pour l’enracinement de l’arbre qui peut refaire des réserves tous les ans. . c’est les quatre arbres qui sont les meilleurs sous le plan fourrage. c’est de réduire au minimum les espaces cultivés et le reste devant être couvert par des forêts utiles. Donc en résumé ce que l’on rechercher au niveau de la gestion de la planète en permaculture. on peut prendre des exemples. réserver l’herbe qui n’est plus paissée. Un arbre fourrager ça se conduit en coupant les branches en coupant les branches tous les deux ou quatre ans. c’est des arbres où les feuilles sont comestibles voire excellentes pour le bétail. tous les deux ou quatre ans. Il vaut mieux couper quelques branches par arbre et que les bêtes viennent manger au pied des arbres. Qu’est-ce qui les mange par exemple le frêne ? Le frêne est une excellente feuille fourrage. enfin en France. justement pas tous les arbres. Même sans prendre le gland doux. c’est pas bon bon. c’est l’érable et le mûrier. donc c’était un aliment qui était autrefois très répandu le gland doux. ils se jettent dessus. si on prend par exemple la Kabylie qui produit en même temps beaucoup de céréales et en même temps beaucoup de figues. parce que dans le fourrage ça se fait… y’a une chaîne d’affourragement. et on peut les donner à tous les animaux sans aucun problème. Le noisetier c’est correct. mais c’est correct. des forêts d’arbres fourragers. le murier.de donner ces feuilles en été. Oui. l’érable. Les meilleurs arbres fourragers ici c’est l’orme. c’est le frêne. Il vaut mieux faire une coupe bien sévère. après y’a le robinier faux-acacia qui est pas mal au niveau des feuilles et puis y’a d’autres arbres. et les arbres ça tombe pile en été au moment où ils sont à point pour les cueillir dans la chaîne d’affouragement. on voit qu’avec leurs céréales ils ont souvent des rendements qui vont aux alentours de 10 quintaux à l’hectare. la récolter pour l’hiver. à les mettre à sécher et tout. que ce soient des forêts d’arbres fruitiers. parce que maintenant c’est anti-économique. et c’est d’ailleurs plus commode. C’est-à-dire que leur production la plus intéressante vient à un moment où les pâturages sont cramés par la sécheresse. D’ailleurs les animaux il faut les voir quand on leur donne. sans se faire chier à trainer des fagots. au moment où les pâturages s’épuisent. dans les conditions actuelles.Etats-Unis. c’est-à-dire des paysages comestibles permanents. L’orme. par exemple actuellement dans des régions du Maghreb. alors que leurs figuiers leur donnent souvent 5 tonnes de figue sèche à l’hectare et sans compter qu’entre leurs figuiers ils peuvent cultiver. C’est la pratique traditionnelle où autrefois on faisait des fagots de feuillards pour l’hiver mais je pense qu’il est plus rentable –sa qualité c’est d’être résistant à la sécheresse. et le frêne.

par exemple en Kabylie. et la haie ça sera le buisson fourrager plutôt. au sommet de l’arbre. les vaches passent l’été uniquement avec des feuilles de frêne. C’est une autre conduite. et puis pour l’arbre c’est une bonne période. Les vaches. bêtes de trait et puis tout le reste. pas la ronce. on en parlera un peu plus tard. sur des chênes très allongés avec des latérales jusqu’en haut. Même si tu coupes tout c’est une bonne période ? Il faut jamais tout couper. c’est quand même pas très commode. Ça pousse partout même en Bretagne. donc là c’est l’arbre fourrager. avec des mauvaises herbes et de la paille. de toute façon peu importe l’utilisation que t’en fais. tu laisses toujours… Il faut mieux couper beaucoup tous les deux ou trois ans plutôt que de s’amuser. si y’en a qui ont confondu avec la ronce. c’est pas une surface qui est mobilisée uniquement pour faire ça. C’est le murier d’Italie. Tu veux dire qu’en permaculture ce qu’on fait c’est sur les haies ces fourrages de feuilles ? Partout. et il s’étale plutôt en largeur. Donc l’avantage c’est que tu as eu le fourrage de l’arbre plus tout le reste. Les agriculteurs de Bretagne utilisent les chênes parce qu’ils les conduisent dans un système où on peut les couper facilement pour faire du bois de chauffage. l’arbre il est conduit en hauteur. qui sont au milieu des champs et qui sont cultivés en association avec des céréales. . C’est-à-dire que sur les parcs arborés. ça c’est plutôt de la haie. ça peut donner un bel arbre. Ces frênes c’est essentiellement des arbres qui sont en plein champ. avec une belle quantité de mures aussi. C’est sûr que c’est du boulot. là on appelle ça un buisson à pacager si tu veux. Le murier c’est le meilleur fourrage mais en Kabylie y’en a un peu. non… le murier dont les feuilles servent à l’élevage du vers à soie. Ah oui c’est le murier d’Italie pas la ronce. Ah oui nan mais il s’agit pas de faire ça.Etêter un arbre le mois d’août ça doit pas lui être très favorable… Si tu fais ça en été tu peux pas tout enlever. C’est un autre genre de conduite. Pour l’hiver il faut le sécher et le conserver le fourrage. c’est ce qu’on appelle conduire un arbre en têtard. Maintenant le buisson à pacager. mais finalement plutôt que d’acheter du fourrage de l’extérieur il vaut mieux faire ça. ce qu’on cherche à faire c’est. L’arbre est rabattu pratiquement sans arrêt à une certaine hauteur. ça peut être un parc arboré au milieu des cultures de céréales. à grappiller tous les ans… Ceci dit. Alors ça c’est plus un arbre. t’es obligé de le cueillir le mois d’août. tu peux cultiver dessous. puis c’est compliqué. il vaut toujours mieux laisser un petit bouquet de feuille en haut.

qui vient en hiver en plus de ça. il faut des hivers qui soient pas trop trop froids. ça nécessite un ordre social qui soit stable. Les orties ? T’as pas besoin de les sécher. comme en Sologne. du foin ou des choses comme ça. que Bill Mollison définit comme une méthode de culture permanente et symbiotique. l’avantage c’est que c’est quelque chose qui produit. C’est-à-dire un minimum de convergence d’intérêts entre les individus. à moins de chercher des variétés sans épines. c’est-à-dire une absence des rapports classiques. L’ajonc est excellent pour ça. disons qu’il faut une certaine sécurité au niveau de la tenure. tu fauches les orties. Ça se sème ? L’ajonc ? Ah ben dans beaucoup de régions ça pousse spontanément. Autrefois en France par exemple on avait beaucoup d’arbres fruitiers. ou de centralisme excessif. sauf dans l’Est où il faisait trop froid. Maintenant on va parler un peu de permaculture. de travail au capital ou des histoires comme ça. en Bretagne. ça réagit vite. avec une absence de situations conflictuelles. Bien sûr pour ce système d’agriculture permanente soit possible. parce qu’à chaque guerre. on nourrit le bétail à l’ajonc. ça c’est en Bretagne. dans le sudouest. C’est-àdire à point nommé en quelque sorte. Bon l’ajonc c’est en hiver. enfin j’ai dit en Bretagne. en vitamine et tout en hiver.Y’a aussi une possibilité d’utilisation d’une sorte de genêt… Oui ça ce serait l’ajonc. Dans le pays de Galle aussi depuis des temps immémoriaux. bon bah les gens se sont découragés de planter des arbres fruitiers. Ce qu’on essaye de faire aussi c’est de pas être trop dépendant de l’ensilage. en Normandie. qui demandent trop de travail. après qu’elles soient demi-fanées au soleil depuis une journée les bêtes les mangent. ce qui évidemment sous-entend une égalité de conditions entre les gens. faut que ce soit coupé. Permaculture c’est un mot composé de permanent et agriculture. ça s’est fait beaucoup pendant les guerres de 30 ans et même pendant les guerres de religion à . pour les fourrages. Et puis aussi ça sert à rien de planter un arbre si dans 3 mois quelqu’un vient le couper parce qu’il fallait pas le planter là. C’est absolument nécessaire de les broyer ? Y’a des variétés comme l’ajonc de Dinan en Bretagne où depuis longtemps on le donne aux bestiaux. d’avoir un fourrage vert qui est très riche ne protéines. mais autrefois en France y’en avait un peu partout de l’ajonc. l’inconvénient il faut le broyer. D’ailleurs les vaches qui sont nourries à l’ajonc. la remontée de lait ça traîne pas pendant longtemps. dans la Montagne Noire même. Je connais pas de plante en France qui puisse donner un rendement fourrager équivalent. y’a rien qui a un rendement pareil. et des étés pas trop trop chaud. c’est des ajoncs qui n’ont pas d’épine et on peut ne pas les broyer.

Sur cette parcelle. c’est à la châtaigne. c’était de couper à ras tous les arbres fruitiers qu’ils trouvaient. au bout de la troisième fois le paysan il replante plus rien. C’est-à-dire séparation entre l’habitat. puisque toutes les situations relations relationnelles chaotiques et conflictuelles. Là on commencer à regarder ce qu’on appelle la culture associée. torturer et tuer. Ça implique au niveau foncier des conceptions différentes qu’il y a actuellement. J’ai un hectare de mil et là j’ai un hectare d’haricots niébé. entre un système culture et un autre. y’a pas moyen de faire quoi que ce soit dans ces conditions. Si je pratique ce système-là j’aurai ici par exemple 15 quintaux par hectare de mil et 8 quintaux de niébé. violer les femmes. le mil a un port dressé et le niébé un port rampant qui couvre bien le sol. ou tout est intégré. Alors ça va être de multiples exemples. On cherche à avoir un maximum de fonctions inter-relatives entre les éléments de l’écosystème. Ça je donnerais aussi des exemples là-dessus sur des tribus qui vivent d’une autre façon que chez nous au niveau de la répartition du foncier et des choses comme ça. des fois ça va être entre deux végétaux. et c’est comme ça qu’ils ont pu emm. Donc un ordre social stable c’est donc indispensable. Là je vais donner plein d’exemples. Ce système est finalement assez avantageux.la renaissance. à part évidemment les trucs classiques. . je choisi une légumineuse un peu différente qui a un port rampant. Les chênes. enfin en France on peut les faire… Par exemple on peut très bien cultiver du millet et des haricots niébés par exemple en Afrique. les châtaigniers pour le maquis c’est excellent. Alors une fois ça va. C’est un système où on intègre. séparation entre la production végétale et animale.erder les troupes royales pendant je sais pas combien de temps. qui sont surtout faites en Afrique. c’est-à-dire qu’il y a le mil qui est là et le niébé qui est cultivé entre le mil. la principale activité des soldats quand ils arrivaient dans un village. c’est-à-dire qu’il n’y a pas de séparation des éléments dans divers systèmes. je vais associer le niébé et le mil que je vais semer en même temps. On voit tout de suite la complémentarité. Je peux très bien faire ça autrement. piller. très important. c’est-à-dire la culture associée de plantes complémentaires. d’ailleurs c’est comme que dans les Cévennes les camisards on tenus le coup. sur des parcelles séparées. là je prends évidemment l’hypothèse que le mil et le niébé sont semés en même temps. Il se dit je fais quelques cultures annuelles et quand je vois arriver les ennuis je me taille le plus vite possible. En fait on ne fait que donner une application des sciences de l’environnement et de l’écologie à l’agriculture. deux fois ça va. entre des animaux et des végétaux. Sur cette parcelle d’un hectare je vais obtenir 30 quintaux de mil plus. Il s’agit d’une culture permanente et symbiotique.

etc. donc j’aurai 36 quintaux de grains par hectare. l’un et l’ autre sont intégrés là. donc faudrait cultiver un troisième hectare pour avoir un rendement équivalent. c’està-dire des nitrates qui sont synthétisés. Et y’a une concurrence entre les tiges aux dépends de l’enracinement qui n’arrive pas à se développer y’a une élongation des tiges en hauteur qui fait que les épis vont être assez petit. La vesce. donc c’est particulier là-bas. On a pas de plante équivalente ? . qui est une variété particulière qui couvre bien le sol. Donc ces deux hectares qui vont être en prairie à la place. Dans l’autre système. qui étouffe bien les mauvaises herbes. la gesse chiche. j’ai jamais fait d’essais. et qu’ils aient aucun rapport avec l’autre. L’écartement entre les millets varie entre les espèces. Il faut une légumineuse à port rampant qui soit abondante et qui couvre bien le sol. On peut augmenter considérablement le rendement. mais je préconiserai des écartements… là dans les essais c’est des écartements à 80 centimètres ou 1 mètre de distance. donc rien qu’en changeant un petit détail quoi. Maintenant on va voir pourquoi ces choses se font. plutôt oui. ça veut dire que les vaches. un peu sur tout le champ comme ça. qui permet de cultiver le mil à grand écartement. En plus y’a une meilleure utilisation de l’énergie solaire.moins pour le niébé puisque c’est une variété rampante qui est moins productive que l’autre. on est obligé de le semer assez serré. Donc on arrive à un cycle de fertilité qui augmente en spirale. le niébé rampant. en plus du haut rendement vont pouvoir brouter l’herbe et mettre d’avantage de fumier. ça veut dire que les gens au lieu de cultiver pour avoir le même rendement. Et enfin le niébé évidemment donne un amendement azoté au sol. parce que si on fait ça. Là y’a qu’un hectare. il couvre pas rapidement le sol. Parce qu’au lieu que le niébé soit dans son coin et le mil dans son coin. là on le sème tout seul. puis sur la ligne pareil. ce qui permet un enracinement très fort et donc un rendement beaucoup plus fort. Sinon alors là on sarcle 10 fois la récolte. comme le maïs d’ailleurs. donc on voit la série d’avantages que ça va enclencher. On le mange le haricot niébé ? Ah ben oui. Y’a des millets et des sorghos en Afrique qui atteignent 5 mètres de haut dans certains coin. le niébé et encore sur le mil. et contre l’impact des gouttes de pluie contre le sol. c’est-à-dire qu’il va y avoir réflexion des rayons du soleil sur le mil. Le mil en début de végétation. au lieu d’avoir 23 quintaux sur deux hectares. mais ils devraient être à un écartement beaucoup plus grand. le trèfle blanc et puis la minette en France. là y’a 36 qx. De plus le niébé protège le sol contre l’évaporation grâce à son port rampant. plus 6 quintaux de niébé. donc une meilleure économie en eau. si on veut pas passer sa vie à le désherber. mais ça serait possible qu’en culture associée justement.

sur une petite surface. C’est pour ça aussi que j’ai travaillé sur les céréales. L’autre a un port mais qui rampent très fort sur le sol et qui fait vraiment une végétation abondante qui le couvre. non. Parce qu’on peut faire ça. même si les choses viennent toutes seules. Y’a des nains Oui mais ils ont un port demi-dressé. mais je sais pas si y’en a qui rampent aussi bien que ceux qu’il y a en Afrique. mais si tu conduis le blé à écartement optimal et tout ça. Ou alors un qui est supposé monter mais si on ne le tuteure pas il s’étale par terre. . y’a sept ans. sont un avantage. y’a des haricots niébé qu’ils cultivent comme ça il a un port quand même demi-dressé si on le cultive vraiment pour le grain et tout seul. y’a eu des articles de journaux en France. mais si c’est dans un pays ou ça gèle. Non. Si tu arrives à diminuer au maximum tes surfaces en céréales tu peux augmenter tout le reste en écosystème très productif comme verger. Tu peux avoir une petite surface si tu la gère intelligemment en intégrant les choses de cette façon-là. tout ne vient pas comme ça. j’ai même failli ne pas faire venir le livre. Parce qu’en Afrique y’a plusieurs sortes. par exemple le blé peut se ressemer de lui-même. faut faire attention là. et c’est un haricot qui est vraiment productif. Si par exemple sur une propriété de 5 hectares t’as 1000 mètres carrés de cultures et le reste en verger. le transfert de fertilité tu le fais très facilement. bon bah t’aura un rendement qui dépasse 100 quintaux à l’hectare. Est-ce que ça ça se ressème l’année d’après tout seul ? Attend. c’est comme que j’ai connu Fukuoka. là attention je donne des exemples (de la zone 1. Bon les haricots français moi je les connais pas tellement. le haricot ne va pas survivre et se ressemer l’année suivante. je sais pas ce que ça donnerait. tu peux avoir une petite surface en céréales et de cultures annuelles. mais il faut bien garder à l’esprit que ces surfaces-là. En permaculture.Si on a des haricots nains. prairie ou forêts et donc le transfert de fertilité. parce qu’en culture annuelle. Là attention il faut pas confondre parce que justement. il est beaucoup plus intelligent de ressemer soi-même. et puis c’est pas vrai. il était en anglais à l’époque. En France je sais pas si on peut avoir des haricots qui couvrent aussi bien. si tu le fais revenir de lui-même c’est aléatoire. et justement si t’as une bonne technique. en culture annuelle intensive. on aurait un rendement. prairie ou forêt. Pour les légumes ? Ça dépend où est-ce qu’ils sont cultivés. la zone la plus intensive). Ce serait pas possible de le laisser se ressemer ? En Polynésie oui. en permaculture l’essentiel du paysage donc est demi-sauvage ou en paysage comestible permanent qui s’entretient de lui-même.

quelques chèvres. Bon. Vraiment. Quel est le rapport entre les 3 zones ? Il y a effectivement des transferts de fertilité. c’est intensif. c’est pas ça du tout Fukuoka. Non. donc là c’est la zone ultra-intensive. et les légumes sont semés. les déchets domestiques. c’est uniquement par curiosité que je l’ai acheté. Parce qu’on en a besoin pour une forte production biomassique. dont je parle. là. ça se ressème pas tout seul. donc les légumes ils n’apportent rien au sol. Et semé exactement. donc y’a quand même quelques arbres fruitiers et dedans des légumes. on jette et le reste du temps rien ». Parce que cette écosystème (zone 3) donne des arbres fruitiers.il fallait le faire venir de loin par une librairie anglais. Fukuoka il a des élevages de poules. où ils présentaient Fukuoka « on prend des graines dans une boule d’argile. donc y’a beaucoup d’insectes et de choses comme ça. chez Fukuoka il y a la maison qui est là. Donc dans ce coin-là où on n’effectue pas une surfertilisation avec le compost ou avec autre chose. Donc rien n’est laissé au hasard ici. j’ai lu les articles qui parlaient de lui. là c’est un espace qui est réservé surtout aux arbres fruitiers. d’abord c’est un espace plus pauvre pour commencer. Y’a un compost aussi. cherche à avoir le maximum de production à l’unité de surface. tous ces animaux vont en liberté. qui est conduit beaucoup plus extensivement et on laisse place beaucoup plus à la flore spontanée là. ce qu’on appelle la zone demi-sauvage. enfin les poules et les canards en tout cas. ett tout ce qui est dedans est semé. la paille est étalée sur le sol. EN TROISIEME ZONE. PAR CONTRE. c’est-à-dire que c’est moins soigné. c’est semé à la volée. C’est-à-dire que toutes les déjections humaines. où c’est un espace demi-sauvage qui s’auto-entretient et s’auto-fertilise de lui-même. et il faut pas d’ailleurs qu’il y en ait trop des légumes. chez Fukuoka. Parce que je répète que les légumes ont une faible production biomassique. tout ça c’est composté et c’est répandu sur ce verger. ils vont (ramener la fertilité de la zone 3 vers la zone 2 puis vers la zone 1). sont semées une fois. entre les arbres. de canard. On va mettre les choses au point. mais c’est pas la même chose dans cet espace que là (en zone 1 et 2). des légumes –enfin juste un peu-. Y’en a ça et là. où on effectue pas de transferts de fertilité. c’est moins intensif déjà. et se ressèment pour la plupart d’elles-mêmes. Les poules et les canards vont . les légumes y’en a très peu. mais c’est ressemé. là. C’est lui à main d’homme qui ressème. et donne une forte production biomassique. Fukuoka. Mais sinon quand je vois ça. Et là ça n’a strictement rien à voir. à côté y’a le jardin potager intensif qui est comprimé sur une surface minimum. et que leur production biomassique a coefficient iso-humique plus ou moins égal à 0. Parce que dans cet espace. plus ou moins. mais là y’a pas de compost. Donc les légumes ne sont pas la production de base dans cette zone. c’est lui qui les ressème. Autour y’a les céréales qui sont demi-intensives.

mais en plus les canards trouvent. avec le trèfle blanc qui fait une couverture permanente du sol. Donc les céréales en grosse partie s’auto-fertilisent par elle-même dans ce système-là. de graminées et tout ça. Oui. ça revient toujours à ça. mais les céréales pratiquement elles s’autofertilisent d’elles-mêmes. une biomasse très riche qui attire des insectes et qui sont mangés par les canards. de mauvaises herbes. Les poireaux c’est la même chose. y’a tout un cycle. faut les cultiver. les céréales donnent déjà une forte production biomassique au niveau des racines et tout ça. c’est une façon de voir. et ensuite quand ils reviennent au poulailler. On consomme des primevères au lieu de consommer des laitues. On veut pas faire le travail intensif pour avoir un jardin. comme y’a beaucoup de plantes. Donc la zone 2 c’est uniquement les céréales c’est ça ? Oui enfin céréales associées à des trèfles blancs et à des mauvaises herbes. leurs excréments servent à fertiliser par exemple le jardin potager. le trèfle blanc qui nourrit les canards qui font des déjections.picorer les insectes et se nourrissent d’herbes et graines sauvages. c’est un système qui est pratiquement parfait donc le transfert de fertilité est presque pas nécessaire en dehors du petit potager qui est dans la zone 1. ils épandent la paille. en agriculture naturelle. Le champ de céréales donne des céréales. Les laitues par exemple. Non mais ça. Trouver la combine d’avoir des légumes sans être esclaves. Euh. Tu peux toujours cueillir les feuilles et ça repousse. les Judéo-Chrétiens primitifs et d’autres gens. pourquoi pas. etc. c’est aussi comment on les cueille les choses. on peut estimer dans ce système de culture qu’il s’auto-fertilise partiellement contrairement au champ de céréale classique. et elles repoussent. . Il en est de même dans la zone 3 ? La zone 3 elle s’auto-fertilise complètement par elle-même. qui par exemple. Le but des deux dernières zones set à alimenter en ressources la première. On pourrait se contenter que de la zone 3 finalement. On expliquera des techniques de culture en Afrique noire ou c’est la base. de tout ça. ça a existé. ça peut se faire. Mais on verra. Finalement le champ de céréales. y’a quand même avant les canards qui venaient automatiquement fertiliser. donc il y a un transfert de fertilité. ils s’en nourrissent. ils font des déjections. y’a des laitues de variété que tu coupes. mais y’a aussi une solution y’a des peuples justement. Les légumes ça pose trop de problèmes. y’a des gens qui consomment pas de légumes. Au contraire elle fertilise les autres zones. etc. enfin tout en produisant. Il faut pas arracher les choses.

Ce qui se passerai. Finalement la poule on pourrait voir que c’est essentiellement un insectivore. parfois elle peut tenir l’année. Les artichauts. Finalement les instinctos ils couvriraient tout en fruits. automatiquement. T’as l’ail sauvage. en tout cas dans le jardin ça c’est quelque chose qui revient tout seul. puisque vous parlez de poules et de volailles. Ça veut rien dire. C’est parce qu’il y a beaucoup de légumes qui ont été importés qui ne conviennent pas à la région. par exemple le système classique. ils sont très sélectionnés finalement. ils auraient surtout la zone 3 puisqu’ils mangent des fruits. quelqu’un qui dit ça pour que j’achète ses œufs. les blettes aussi. Ah oui d’accord. on bousille tout gentiment. avec 30 poireaux. ou on fait des fosses septiques pour les vaches… A Cuba. Bon. par exemple là des instincto. direction les poules. mais aussi de verdure et surtout des insectes. pff. On va continuer. certains savent. puis la question est réglée. surtout quand c’est grand. d’ailleurs quand tu leurs demandes quand tu achètes des œufs. avec une alimentation déséquilibrée. de leurs excréments de poule etc. ça c’est les systèmes séparés. C’est un système d’ailleurs. A la rigueur ils laisseraient un petit peu d’espace entre les arbres pour avoir quelques légumes et puis la serait question est réglée. par exemple le système qui cherche à produire des œufs. une famille instincto. insecticides. tout ça repousse très bien. c’est pas sélectionné ça.Ah oui les poules sont élevées au grain ». y’a un système schizophrène je dirais. enfin on aura tout vu. quand c’est grand ils savent pas trop quoi faire. pff moi je crois d’ailleurs que lorsqu’on n’assaisonne pas. c’est une idée géniale de Fidel Castro. finalement on mange des fruits plus que des légumes en plus. Et les légumes est-ce qu’ils sont capables de se reproduire par eux-mêmes ? Les poireaux oui. où on cultive des céréales au tracteur dans un coin. bon bah les tomates tout ça. C’està-dire qu’il y a une séparation entre les champs de céréales et l’élevage de poules. Des fois même ils partent directement à la rivière. et en prairie. donc qui sont malades. parce qu’en fait les poules ça mange bien une certaine proportion de graines. l’asperge sauvage. comme tout ce qui est dans les techniques conventionnelles. parce que tout le monde dit. parce qu’elle en mange pas hein. Parce que les légumes. .Pour prendre l’exemple du poireau. plus c’est grand plus c’est compliqué. pesticides tout ça et puis les céréales produites. C’est consommé directement aussi si c’est les animaux qui les mangent. enfin conventionnel ou classique comme on veut. Oui parce que moi je me dis en plus que les légumes. il embête tout le monde. Les poules qui sont en claustration. « alors ces œufs ils sont bons ? » « .

ça a plus de goût. des façon culturales. C’est un canard différent du nôtre ? . c’est-à-dire que les problèmes limaces. Y’a par exemple du riz. alors que ce qui est ailleurs considéré comme un problème. et des adventices. ça c’est extrêmement important. parce que de toute façon il suffit de goûter une herbe pour se rendre compte. il en raffole et puis il est très adroit pour les éliminer. plus des mauvaises herbes . mange les mollusques qui sont vecteurs des larves de douves. parce que les canards sont d’avantage herbivores donc ça revient encore moins cher. de plus les canards peuvent aller de temps en temps dans le potager pour éliminer les limaces. c’est le meilleur prédateur contre les limaces qu’on puisse imaginer. c’est que le canard mange les douves. donc on perd son temps finalement à détruire la biomasse. on les élimine avec des poisons. Donc y’a rien de plus efficace qu’un canard pour éliminer la douve. pour éliminer les douves. l’herbe du pré pour un canard c’est bien meilleur qu’un légume. avec des labours pour éliminer les mauvaises herbes (le labour est à l’origine un désherbant plus qu’autre chose et qui permet de cultiver au même endroit). et en plus de toute façon s’il a un fourrage suffisant. au lieu des poules il va mettre des canards. plus du trèfle blanc. là au contraire c’est que le trèfle blanc. les problèmes adventices et graminées spontanées sont transformés en œuf. C’est une façon de concevoir les choses. il gratte pas.Ça permet de faire partir les déjections des vaches à la mer au lieu de les faire couler dans les prairies. Finalement on aboutit à ce résultat. Il a son champ de céréales qui est en culture associé avec du trèfle blanc. Et avec ça il produiront des œufs. les mauvaises herbes. Ah oui ben ça. en canard et en duvet. Fukuoka le montre. des mauvaises herbes enfin des graminées essentiellement. l’eau de toute façon on sait à quoi elle sert. les mauvaises herbes ne sont pas vues comme des mauvaises herbes. Donc les canards vont parcourir ce champ de blé en liberté. les problèmes insectes. et des insectes. mange les larves de douves. mais comme un fourrage pour les canards. Donc ce champ est intégré à l’élevage des canards. ils vont se nourrir de trèfle blanc. il bouffe pas les légumes. les insectes. Il bouffe pas trop les légumes quand même ? Non. Donc finalement le problème. Les canards en plus peuvent aller en association avec des herbivores dans les prairies. Pour avoir des œufs il peut y avoir un autre système. enfin toutes les ressources que le canard peut donner et en plus il désinfecte les prairies des douves. Donc y’a de fortes chances que le canard préfère brouter de l’herbe que la plupart des légumes.

C’est pas la sélection pour les œufs. il descend tout. Le coureur Indien il marche très en France. Sinon l’eau est essentielle pour ceux qui font de l’élevage de reproduction.Ah non. il vient de l’Ile de Java. c’est-à-dire qu’on le lâche à 9 heure du matin. c’est pour ça qu’on l’appelle le coureur. c’est un croisement de coureur Indien par le colvert. parce que même pour la viande ici. Le Rouen il est assez intéressant parce que c’est peut être pas évident à trouver des kaki Campbell ? Ah si. sinon dès qu’ils naissent ils peuvent aller à l’eau sans le moindre problème. Parmi les races de canard qui ont de fortes pontes les deux canards les plus intéressants c’est le coureur Indien. Chez nous on a une variété qui est plus intéressante que ça. il ne marche pas ce canard. qui pond pratiquement autant que le coureur Indien. mais en Australie. pour les races de canard. A propos de l’eau et des cannetons : Là il faut faire attention. la question n’est pas là. on le fait pour produire des canetons comme ça. donc il vaut mieux l’élever en Inde. Là où les canards sont sélectionnés pour les œufs. dans les restaurants pour un couvert de quatre personnes. aux Etats-Unis. en série. il ne revient qu’à la tombée de la nuit. c’est évidemment les races de canard pondeuses évidemment comme ils font beaucoup d’œufs. et il aura couru tout le temps pour chercher sa nourriture. Il court tout le temps. il est bien évident que les races de canard les plus efficaces et les plus actives pour manger les insectes et les mauvaises herbes. tout ce qui est limace. Sur le plan psychologique il est . c’est le Kaki Campbell. Un par jour. il peut donner jusqu’à 363 œufs par an. aux Etats-Unis le coureur Indien est très intéressant. donc le canard sauvage. pour la graisse et pour la viande. donc une espèce à viande d’ici. Bon ce qui se passe. mais pas en France. le canard se reproduit essentiellement dans l’eau. Par ce qu’il coure. alors là on va mettre les choses au point. ici on sélectionne le canard pour le foie gras. et recroisé avec le canard de Rouen. En principe. des cannetons qu’on vend au bout de un mois et demi-deux mois. douve et compagnie. quand ils ne sont pas protégés. mais ça c’est valable que pour les canetons orphelins qui n’ont pas leur mère. Il est le plus économique parce que y’a pas besoin de lui donne à manger. et il courre tout le temps. c’est le champion de la ponte. c’est assez controversé. C’est un animal qui trottine. ils ont des besoins alimentaires qui sont élevés. Mais c’est pas un canard à viande. dans une région chaude et plutôt en Australie et tout ça. C’est un canard qui est originaire de Malaisie. il est très efficace d’ailleurs dans tout le rayon de la propriété. ils pondent tous les jours. C’est un problème de sélection. Le Campbell est un excellent canard aussi. le coureur Indien il a besoin de grands espaces. y’a même des gens qui disent « quelle horreur l’eau c’est dangereux pour les cannetons ». il mérite son nom parce qu’il coure tout le temps.

Si y’a un endroit où y’a des chiens. parce que hors de l’eau… et si y’a des rats aussi qui tournent autour de la maison. il aura peur et il le prouvera d’ailleurs. on prétend que pour la ponte ça sert à rien d’avoir de l’eau. au sens figuré. Y’a rétention d’œuf et il fait plus rien. ce qui est vrai théoriquement. on voit les interactions qui peuvent y avoir. le canard ne se reproduira jamais hors de l’eau. Parce que y’a ça aussi. il peut bloquer la ponte s’il a pas d’eau. ces cannes-là évidemment pondent plus que des poules. La poule le . ça dépend comment on conduit l’élevage. sans lumière elles ne pondent que dans cette fourchette de temps donc au moment où les jours se rallongent et elles muent et tout ça. pour pouvoir pondre. Mais par exemple pour les oies on le voit. le premier but c’est que l’animal fasse un repas supplémentaire. Voilà donc la différence entre le fait de faire son champ de céréales dans un coin et l’autre manière. du kaki campbell. et où y’a pas de sécurité qui est vraiment optimale. le canard peut très bien ponde sans eau. Dans les élevages y’a deux but à la lumière. des insecticides ou des choses comme ça. parce qu’il peut faire ça ici ou là s’il est en sécurité. et le kaki campbell peut pondre des œufs de 80 à 95 grammes. mais avec l’électricité on fait pondre des œufs pratiquement toute l’année. ceci dit le canard c’est un animal aquatique et il lui faut quand même de l’eau. c’est pas pour une question de pudeur. ça va à plus de 350 œufs par an quand c’est très bien conduit. Il est beaucoup plus rentable de transformer. mais si y’a le moindre danger. ils les gavent quoi. Faut leur donner au moins un baquet d’eau. Le kaki Campbell c’est pareil. enfin favorise la production. si y’a pas d’eau il bloque l’œuf. qui ont l’air assez indifférents compte tenu des pontes qu’ils font. En plus le nombre d’œufs. où il puisse se plonger le corps tout entier. plutôt que de les détruire soit avec des labours. Le coureur Indien pont des œufs de 70 à 90 grammes. s’il se reproduit dans l’eau c’est pour une question de sécurité. s’il sent un rat. c’est-à-dire la durée du jour.préférable d’avoir de l’eau pour la reproduction par ce que le canard. Certaines races dépendent de la photopériode. mais en plus des œufs plus lourds. s’il sent un chien ou il sent une insécurité. qui augmente le poids des ovaires. ce qui n’est pas le cas du coureur indien. plutôt que de faire les céréales toutes seules. et le deuxième but c’est la stimulation de la glande pinéale. d’associer le trèfle blanc. Sans lumière. Et avec évidemment alors là la nourriture je sais pas combien de doses ils leur. enfin de transformer les mauvaises herbes et les insectes en œuf plutôt que de dépenser de l’énergie. on peut les faire faire des œufs. Bon ça c’est un principe important en permaculture. enfin ils les gavent. Des oies qui sont des oiseaux qui pondent généralement que janvier-février à juin. pour la reproduction des choses comme ça.

de la viande et du foie gras. Sinon le colvert. un tiers de Rouen et un tier de coureur Indien. Ceci dit y’a beaucoup de gens à toutes les époques qui ont cultivé à la main petit. il préfèrera aller coucher dehors. et pour éviter le chaos. Donc les principaux croisements qu’on fait c’est de croise des canards de barbarie avec des cannes communes qui donnent des hybrides infertiles. Parce que bon. Et y’a eu un corps laissé mort. les gens se sont bagarrés pour les bougies. Et puis alors là le kaki campbell c’est un canard qui en plein hiver s’il gèle à je sais pas combien. et qui avaient des excédents. faut pas exagérer. dans le monde entier. parce que les gens iront sur un marché y’aura rien. parce que ce sera pas rigolo quand on s’arrête. Ceci dit c’est sûr que y’aura. c’est que attention. c’est qu’on veut produire des excédents pour nourrir ci. . principale des canards de barbarie. de Malaisie. les gens font des choses à condition qu’il soit payés. enfin justement c’est pour ça qu’en permaculture on essaie de préparer toutes ces choses-là. Financièrement ça a jamais existé. enfin je veux dire c’est le canard vraiment rustique tu vois. alors le kaki campbell. je crois pas que ça va durer longtemps personnellement. les canards sont surtout sélectionnés pour faire de la graisse. et si tu lui fais un trou dans la glace il ira s’y baigner tout le temps. y’aura une transition. Et d’abord les gens en ville.standard moyen c’est 57 grammes environ. Donc le problème ici on est en France. Fukuoka le dit clairement c’est que 100% de personnes travaillent la terre. et de croisement aussi. Ce sera un retour à la nature complet. […] En plus c’est pour ça qu’on détruit tout. On l’a vu cet hiver dans le Loze. ce sera pas le retour à la terre d’abord. y’a un tiers de colvert dedans. pour la baguette. et faire ceci et faire cela. mais c’est sûr que là on aboutit. quand il y a eu les chutes de neige. on a jamais vu ça dans l’histoire de l’humanité. Y’aura des joyeusetés préalables. selon les gens et ce qu’ils font. comme lorsqu’on croise un âne et un cheval pour avoir un mulet. Peu à peu. Un tiers de colvert. d’abord le principal. eh bé y’a eu des morts. parce que là il est originaire de Java. je te dis pas comment les gens vont se comporter dans un premier temps. Ce sera le chaos d’abord. quand le téléphone des flics va tomber en panne et des choses comme ça. et à mon avis ça sera vite réglé. Des bougies aussi. la dernière baguette à la boulangerie ça a été au plus fort. il a été utilisé en croisement pour le kaki campbell. rien ne les empêche de faire des petites cultures… De toute façon le système actuel il est uniquement transitoire parce que tout le monde finalement vit sur le crédit. Le coureur indien va dans les tropiques plutôt. bon bah le jour où les gens vont devoir travailler la terre pour se nourrir il va venir.

Puis les canards s’ils ont suffisamment de fourrage ailleurs. j’ai déjà expliqué que les canards peuvent en plus trouver une biomasse végétale ou animale abondante. Un canard attaque un légume ou un blé que s’il est privé de fourrage. Parce que les hélicoptères ravitaillaient les endroits paumés. à laquelle les bougies sont passées à 15 francs pièce et tout. Ce qui se passe d’abord. C’est-à-dire qu’actuellement c’est laid. L’hélicoptère amenait tous les jours la baguette toute fraîche. Bon y’ a pas que ça. ça doit être à la fois beau et productif en même temps. la rapidité au marché noir.Nan mais c’est inquiétant. parce que ce qui se passe c’est que. il suffit de se promener ailleurs. ça démontre une certaine schizophrénie. pas un pain de campagne qui dure 3 jours. quand la moisson est faite. t’es en train de faire la moisson. en plus les fleurs produisent du miel. ça enlaidi le paysage. ouf de trouver une petite pelouse. par rapport aux techniques conventionnelles ou à la façon de faire parce que là c’est plus une technique. on est bien content enfin quand on arrive chez soit. qu’on fait partie de la crème audessus. c’est autre chose que de voir une terre nue qui est éventrée. vraiment qu’est-ce que ça va être si y’a 3 ans de pénurie ou quelque chose. et que tu les sort brusquement dans le potager . Dans le système de culture que je fais. mais ça se passait dans les petites villes. Dans les petites villes y’a eu la panique. y’a pas de canards. C’est un paysage qui n’est pas laid. Evidemment si t’as que tu tiens en claustration enfermé. C’est normal que les gens éprouvent le besoin d’avoir un jardin ornemental pour compenser. le réflexe du français il est extraordinaire. c’est très joli. et tout ça. les faux-acacias donnent des fleurs. En permaculture. Après quand on s’est bien emmerdé sur son tracteur au milieu d’un paysage horrible. Je vais donner d’autres exemples d’intégration en agriculture naturelle ou permaculture. au maïs et à je sais pas quoi. le blé a déjà pris une certaine croissance. Par exemple du blé qui pousse sous un parc arboré de chêne ou d’arbres légumineuses. On regarde. c’est pas joli. En plus le trèfle il donne des fleurs. c’est un peu comme la tradition des jardins Persans. ils touchent pas au blé. Ça laisse un avant-goût de ce qui va se passer si on fait rien. la baguette. non non. et puis les notions relatives à la beauté du paysage et des choses comme ça. par exemple sous des robiniers associé avec du trèfle blanc. les réflexes sont foudroyants. au grain. le dualisme qu’il y a entre le jardin ornemental et le jardin productif. mais en 3 jours hein 3 jours. Parce que ça va vite hein. quelques fleurs. alors à mon avis le fond du problème il est là : c’est que telle que l’agriculture actuelle est pratiquée. Nan et puis la rapidité. c’est que tu sèmes dans la moisson précédente. d’abord c’est un snobisme pour montrer qu’on a pas besoin de produire sa bouffe. Par exemple. le jardin ornemental.

on fait grimper les vignes sur les arbres. on inverse la façon de faire. c’est un peu une erreur de conception. des érables ou des frênes. des céréales ou des fourrages. En dessous on cultive soit des légumes. les canards peuvent manger un peu de blé. une fois que le blé a démarré. Le blé c’est costaud. rien d’autre. y’a aussi un truc là. quand il est semé dans la récolte précédente et tout ça. Fukuoka il les chargeait jusqu’à 100 par hectare. qui sont plantés en plein champ. des pieds de vigne partout. enfin tout ça revient finalement à peu près au même plus ou moins.ou je sais pas quoi. magnifique champ. les gens pensent beaucoup qu’il faut tailler les vignes à deux yeux ou quatre yeux ou quelque chose comme ça. […] Dans un système commercial l’honnêteté ça veut plus dire grand-chose finalement. ce n’est pas si rare que . des ormes. en ligne. Il vaut mieux faire pâturer du blé même tout l’été plutôt que de le semer en octobre-novembre comme tout le monde le fait. en plus on laboure évidemment entre les pieds. Alors ça c’est le système classique. L’honnêteté n’a pas libre cours dans un syst ème pareil. Parce que dans un système commercial être honnête c’est être un con finalement en fait. si on regarde les choses en face. qui évidemment ne produit que de la vigne. parce que ça se fait au dépend de la vigueur de végétation de la vigne. Parce que quand on dit des paysans c’est par opposition à des gens qui vivent en ville ou par opposition par des gens qui font autre chose que de l’agriculture finalement. mais être honnête c’est autre chose. On aboutit à un système beaucoup plus productif. s’il est semé à la bonne période. et sur un champ de blé avec des adventices. (coltura-promiscua) On a des arbres fourragers. ou on met des herbicides. qui n’est intégré à rien du tout et qui nécessite évidemment un fort transfert de fertilité et une forte dépense d’énergie. parce qu’alors là on pourrait plus rien faire. Il faut savoir qu’un pied de vigne peut donner plusieurs centaines de kilos de grains et même jusqu’à une tonne et demie. Une plante. enfin un peu tout ce qu’on veut. […] En langage originel. tu peux les charger jusqu’à 200 par hectare. une fois qu’il a atteint quelques feuilles. le blé qui est pâturé c’est pas aussi dramatique que ça. En Emilie-Romagne. enfin on enlève les mauvaises herbes (labourer = enlever les mauvaises herbes). Déjà contrairement à ce qu’on pourrait penser. tu vas pas être déçu du ménage. […] La vigne cultivée. non le blé ça démarre bien. ça nuit pas tellement au rendement (de le piétiner un peu). Les canards vont sur des prairies. Ceci dit. le mot paysan ça devait pas exister. Au Portugal. On peut faire un effort pour faire croire qu’on est honnête à la rigueur. les vignes se baladent d’arbre en arbres.

le rendement. Ce système permet de cultiver. en plus elle continue dans l’arbre. c’est sûr on va avoir tous les inconvénients. de toute façon la vigne c’est une liane. Les vignes sont surélevées donc y’a pas de problème de mauvaise herbes ou de compétition. c’est vraiment une intégration vraiment économique et le raisin qui est produit comme ça est de très bonne qualité. des treilles très couteux. et regardes. c’est un des coins d’Italie où on a le maximum de rentabilité par unité de surface. Les fourrages qui sont cultivés entre les arbres. et puis elle redescend. et où des familles vivent très bien sur un ou deux hectares. alors là non. elle reçoit le soleil quand même de tous les côtés. Dans l’autre système. en Emilie-Romagne non plus. 14 mètres ou moins. Les vignes ne demandent aucune taille là ? Les vignes ne sont pas taillées là. Et le rendement quand c’est conduit en hauteur peut atteindre 60 tonnes à l’hectare et même plus d’ailleurs. ils donnent du fourrage pour les animaux. Ceci dit comme ils sont conduits en têtard. ainsi qu’à Corinthe et dans des régions comme ça. un haut train de vie sur des surfaces vraiment minuscules. on la fait balader en berceau comme ça. Ça dépend ce qu’ils veulent faire pousser en dessous. En Chine par exemple. C’est reconnu maintenant en agronomie officielle. et on abouti à un système dans ce champs qui finalement s’auto-fertilise de lui-même. Tandis que le système classique est séparé de tout et nécessite d’acheter du fumier ou alors de produire un truc. disons 12 mètres. C’est le respect de la nature. entre les arbres qui supportent la vigne y’a du fourrage. Mais l’Emilie-Romagne. c’est une plante grimpante et c’est logique qu’elle grimpe de toute façon. les vignes sont conduites en hauteur parce qu’on sait très bien en recherche agronomique que c’est comme ça qu’elles donnent le maximum de rendement et le maximum de qualité. tout ce qu’on veut.ça. la main d’œuvre. c’est des gens qui ont un haut niveau de vie. Quand un plante grimpante grimpe autour d’un tronc. Ce qui se passe. C’est pourtant une région qui est chaude. ils peuvent les serrer raisonnablement. enfin c’est assez extraordinaire. des prairies à côté. en Espagne des vignes taillées à deux yeux tout azimut t’en vois beaucoup quand même. Tu n’installes pas des piquets. D’ailleurs c’est des gens. c’est du sport pour ramasser le raisin qui se balade en haut. D’ailleurs des fois l’arbre est presque . bon les arbres servent déjà de tuteur vivant pour la vigne. Je crois qu’on a rabaissé les vignes essentiellement pour des questions de main d’œuvre (non pas pour une question de climat). On appelle ça en Emilie-Romagne la coltura-promiscua. d’ailleurs ces arbres sont un peu des saules pleureurs en fait. c’est pas la même chose que de mettre des arbres ici et des vignes taillées entre. En coltura-promiscua les arbres sont espacés de 13 mètres. on aboutit là à un rendement assez fort à l’hectare.

mais ceux qui aiment grimper aux arbres à 50 mètre de hauteur ils auront de quoi s’amuser.complètement recouvert comme ça par des brindilles. ça. Elles produisent des fruits ? Elles produisent des fruits. Si on a un arbre forestier qu’on laisse pousser très en hauteur. donc la vigne elle grimpe. C’est des vignes sauvages. même au Portugal par ce que c’est dans ce pays qu’on fait beaucoup de vigne. c’est ça l’expérience qui a été faite au Portugal. En Afghanistan c’est spontané. même des fois qui vont trainer un peu sur le sol. les vignes on coupe tout à deux yeux ou je sais plus combien. Nan mais justement c’est pour ça que je dis on a plus besoin de paysage ornemental. et qui donne un aspect de saule pleureur et tout ça c’est bien chargé de raisins. ça peut donner jusqu’à une tonne et demie de raisin par cep de vigne. c’est complètement différent. il manque de surface foliaire. c’est le coup classique. de mettre une vigne sur un hectare. Elles ont pas été plantées ? Non ça c’est spontané. Ouais c’est beau. y’aura un déséquilibre entre le surface des racines et la quantité de bois. elle est obligée de grimper extrêmement haut pour commencer à arriver au soleil donc elle s’épuise en élongation de tige. et là elle commence à mettre ses feuilles à la lumière et au sommet elle fera un peu de raisin si tu veux. et de pas mettre d’arbre et rien pour la faire grimper. partout c’est privé de lumière. Alors ça c’est pas un système productif. les racines peuvent pas grandir. Les expériences qui ont été faites. Parce que c’est comme ça que tout sera bien éclairé. c’est comme ça qu’elle vit. elle grimpe le long du tronc. faut aller les chercher ! Elle fait des fruits en haut. c’est très interdépendant finalement. Dès le départ les vignes. et finalement elle donne du raisin quand même pas mal. on peut plus faire ça. Ça doit être superbe. Mais là en parc arboré. En forêt c’est différent. c’est un système en forêt si tu veux. Et après si y’a un bois qui augmente et qu’on le laisse par la suite. qui sont bons et tout ce que tu veux. La vigne naturellement dans les forêts d’Afghanistan. Les racines dépendent des feuilles pour pouvoir grandir. C’est une pratique très courante de laisser grimper. t’as des arbres qui sont très bien . Et c’est une question surtout de rapport entre les feuilles et les racines. Mais des vignes qui ont déjà été taillées. ça c’est de la physiologie végétale. elle recherche de la lumière et elle fait sa fructification en haut. Surtout pas tailler au départ. la vigne grimpe donc. en forêt les arbres sont serrés et tout. ce sont des grands arbres qui sont très hauts. Donc ça pourra pas fructifier. eh bien elle s’étale. Qui va grimper comme ça et commencer à faire ses ports pleureurs partout. Une vigne donc. partout et très dense.

c’est-à-dire que le sol est protégé. car le soleil est très fort et il fait très sec. donc l’idéal c’est de prendre des arbres fourragers puisqu’ils servent à remplir un trou fourrager au milieu de l’été. On pourrait pas faire ça avec des pommiers. pas en oasis. ou quelque chose comme ça. c’est extrêmement productif. là y’a les palmiers. Y’a pas de compétition entre eux ? Non. en dernier étage.espacés (et des arbres SOCIAUX. de légumes et de luzerne. Parce que sur un pommier. étage intermédiaires y’a les oliviers et les caroubiers. Donc on aboutit à un rendement énorme à l’unité de surface. et les bêtes qu’ils nourrissent donnent du fumier donc on arrive à un écosystème riche. des poiriers. c’est rare qu’ils les mettent sur des arbres fruitiers. plutôt qui ai un port sylvestre. il y a les figuiers les abricotier. les dattiers font 20 tonnes de dattes par hectares. le sol est protégé contre l’évaporation excessive. y’a aucun problème pour la production. parce que si y’avait que des palmiers… Les arbres peuvent être plantés en même temps ? Oui tout à fait. c’est pas la même dynamique que pour la vigne sauvage. donc ils permettent de cultiver entre les arbres d’autres arbres. la lumière elle passe partout. des choses comme ça ? Ça dépend de la vigueur de végétation de la vigne. Avec nos arbres. frêne par exemple) avec des vignes qui poussent. donc comme ça on économise l’eau d’irrigation. l’étage le plus élevé les palmiers dattiers. c’est surtout sur des arbres forestiers. tout se casse la gueule. du blé. dessous. Déjà 20 tonnes de dattes à l’hectare c’est déjà pas mal. ils font très peu d’ombre. Un exemple que j’ai vu à l’oasis de Gabes en Tunisie. par rapport aux rendements qu’on obtient par exemple en céréalicultures extensives ou avec des plantes annuelles. Enfin je sais que traditionnellement au Moyen-Orient. dans nos régions ça peut se faire ? . etc. de céréales. des légumes etc. et puis la vigne a quand même besoin de pouvoir se développer et tout. puis en plus c’est plus agréable à vivre. des oliviers. un poirier et tout imagine que t’as des centaines de kilos de raisins. Les oasis. En plus ça fabrique un écosystème assez forestier. en troisième étage. mais en plus ils poussent en hauteur. orme. de lumière. Je pense que pour la vigne c’est bien d’avoir un arbre forestier assez solide et assez fort. érable. avec la vigne qui grimpe des fois sur plusieurs arbres. au Portugal et tout. de figues. par exemple des abricotiers. et en plus tous les fruits qu’on peut avoir. des figuiers. et entre ces cultures ils trouvent le moyen de faire de la luzerne.

elles se baladent un peu partout et elles échappent à l’ombre. tout ce que je cite. qui existent. Les palmiers qui sont en haut. rôniers ou des palmiers à huile. c’était à Java. C’est où ? Dans plusieurs endroits. enfin disons dans certains zones de culture où c’est exactement comme ça. les goyaviers. au Cameroun et puis en Afrique de l’Est. le taro. Il est très bien. on trouve des palmiers à huile. Après on verra ce qu’on peut faire dans nos régions justement. Je présenterais une région d’Afrique. C’est pas avec des cultures annuelles. c’est un arbre qui est asocial donc directement dessous le manguier on pourra pas faire pousser grand-chose. parce que là je donne des exemples précis qui sont fait. En dessous. qui sont très hauts et qui laissent passer la lumière. on peut pas cultiver autrement pour faire vivre la densité énorme qui vit dans les oasis justement. Là aussi on verra y’a trois étages. je donne plusieurs exemples. Une association qu’on trouve fréquemment dans certaines ethnies d’Afrique humide. sauf qu’on pourra très bien faire courir des courges parce que comme elles sont grandes. c’est une association qu’on trouve dans plein d’endroits. Y’aura aussi des goyaviers. les palmiers. toujours. Oui. et puis là où y’a quelques éclaircies ils mettront du maïs et tout. enfin des tubercules diverses et des légumes. et en dessous par exemple y’aura des leucaena. les bananiers et les maniocs qui sont des sortes de buissons et entre. ou des concombres ou des choses comme ça. et justement les oasis. du taro. Parce que dans le désert y’a personne. Parce que là. qui sont des plantes d’ombre. c’est soit des cocotiers. avec des champs de monoculture annuelle. dessous y’a les manguiers. 100 à 1000 personnes au kilomètre carré là-bas. Eh bien ça rappelle beaucoup se qui se fait dans certains coins en Afrique tropicale. mais c’est très riche comme association. Là aussi c’est pareil. premier étage qui va à 35 m. sous les bananiers.Attend on reviendra. le manguier. bah je l’ai. par exemple du manioc. Y’a un minimum d’eau là ? . Ouais. ensuite y’a les leucaenas en deuxième. Y’avait un article sur les jardins du bout du monde. toutes les cultures multiétagères sont le fait de populations extrêmement denses. Ah bah bien sûr. enfin des tubercules d’ombre qui supportent bien de pousser là. y’a que comme ça qu’on peut vivre avec une telle densité de population. là encore un leucaena et là des bananiers. c’est pour ça que je la mets parce qu’elle est très typique. c’est assez courant en Afrique. Le manguier donne beaucoup d’ombre. il faut voir tout le monde qui vit dans les oasis.

cultures étagées que l’on peut faire. Faudra écarter. là il va y avoir une concurrence. C’est pour ça qu’il faut planter une variété de plante en multi-étage. c’est un tubercule qui est pluriannuel. c’est un tubercule. ils occuperaient pas suffisamment le terrain. mais attention. Parce que par exemple si on plantait du manioc tout seul.Oui là c’est un exemple (tropical). des bananiers. et entre ça on pourrait mettre des myrtilles des cassis et des arbustes à baies. y’aura les concombres. il faut que les plantes soient complémentaires. c’est du manioc amère. contrairement à d’autres choses. sauf en faisant attention quand même. du manioc. Par exemple il peut y avoir à certains endroits des arbres forestiers ou fourragers avec des vignes qui grimpent dessus. Ça le buisson c’est le manioc. En France. serrés. un mètre. ils vont semer en même temps du maïs. les maïs et les patates douces qui vont commencer à donner au bout de quatre. un arbre là par exemple. bon je sais pas. en France on a un facteur limitant par apport à là-bas c’est le soleil. de la patate douce. c’est-à-dire que y’aura des productions étalées. qu’on fait sécher. six mois. Là on va s’expliqu er à ce sujet. ensuite le manioc il va grossir et prendre le relais. cinq mois. Ils abattent pas tous les arbres. Pourquoi dans la concurrence au niveau des racines veiller à ce qui ait des racines qui soient pénétrantes et d’autres qui soient traçantes ? Justement. Pour éviter la . ou des bananiers tout seul. donc c’est bien qu’il y ait des cultures d’abord. le temps qu’ils se développent. et il prendra le relais de production jusqu’à ce que les arbres. les bananiers rentrent en production et ainsi de suite. mais ça pour plus de précisions j’expliquerais demain en précisant comment certaines ethnies Africaines cultivent. parce que si y’a pas d’eau il faut espacer les arbres plus que ça. On peut se tuer avec du manioc. c’est pas la patate douce. après avoir trempé. entre ces arbres il peut y avoir des arbres fruitiers comme des pommiers et des poiriers. enfin y’a toujours probablement une manière de faire sûrement des cultures multiétagées. Ceci dit en forêt on voit des fois des myrtilles ou des plantes comme ça qui ont une production tout à fait décente et elles sont quand même assez à l’ombre en forêt. là j’en ai jamais fait je précise. Mais y’a de l’eau. ça c’est des exemples où il pleut plus d’un mètre d’eau par an. des manguiers. des leucaenas et tout. il va recouvrir complètement le sol. parce que sinon on s’empoisonne hein. il faut lessiver l’acide cyanhydrique qu’il y a dedans. Le tapioca c’est des racines de manioc qu’on coupe. Par exemple tu peux planter que des pommiers si tu veux. C’est déjà des endroits où on peut commencer la riziculture pluviale avec des rendements décents. parce que souvent c’est pas du manioc doux. un mètre vingt. D’ailleurs au niveau des racines et des parties aériennes. ils vont abattre un arbre là.

je vais donner un exemple : le peuplier il gêne pas trop par ses parties aériennes parce qu’il a un port dressé. parce que quand les feuilles n’ont pas assez de lumière. parce que les plantes de la même espèce ont évidemment besoin des mêmes fertilisants au même endroit dans le sol. les racines des arbres vont aller encore plus loin. C’est pareil. les racines vont pas pouvoir pousser. Ce qu’on voit souvent sous les acacias c’est qu’il se multiplie par drageons. Y’a des arbres qui ont un port bien particulier. qui a des racines profondes qui ne gênent pas à la surface du sol. Oui c’est comme ça par exemple qu’on va associer le mil. disons que y’a des arbres qui vont chercher leur éléments nutritifs très loin. par exemple on peut très bien associer des cultures avec le robinier faux acacia. Avec un parc arboré d’arbres fourragers. toutes les plantes ont de toutes les racines. qui a un feuillage léger qui ne gêne pas les cultures. y’a des arbres. donc il va concurrencer les autres cultures. il se multiplie par drageon dans les endroits qui lui conviennent pas. parce que là le sol tu dois pas voir une trace de terre. il est essentiellement traçant. Le mil tu peux le semer très serré. Si tu fais pas un fossé pour les forcer à aller en profondeur. il manque de l’énergie. la vigne a des racines traçantes. tout doit être bien couvert. Oui mais bon. Là il faut voir avec les racines. le peuplier est très gênant. eh bien les cultures elles sont pas jolies à voir. et surtout leur pomper l’eau. dans les couches superficielles du sol. D’abord il se multiplie pas partout par drageon. mais les plantes de la même espèce doivent toujours être très loin l’une de l’autre. je peux te dire que quand y’a une haie de peuplier on le voit sur les cultures. c’est pour ça qu’il faut des arbres. et puis ça dépend des . et au même moment dans l’année. C’est comme l’aulne. à l’inverse tu peux très bien le planter écarté et mettre là si tu veux du niébé. par exemple le mil et le niébé. il aura un enracinement fasciculé. Il a aussi des racines traçantes. mêmes des plantes qu’on dit à racine pivotante on des racines traçante. Alors que l’acacia il est surtout pivotant. en plus le fait qu’elles soient serrées ça diminue leur enracinement. t’aura à la fois le mil et le niébé. mais alors t’as de ces racines traçantes latérales.concurrence. la croissance des racines est bloquée. des arbres que tu fais grimper en hauteur ombrent très peu. et d’autre qui vont les chercher dans une surface pas trop profonde. Même les légumineuses. et le niébé un enracinement pivotant qui va pas gêner. bien sûr. mais idéalement. là il va se concurrencer. et les parties aériennes vont être gênées. (dans le premier cas) Il faut que ça soit bien serré. c’est une légumineuse. on dit qu’il doit y avoir un réseau de racines autour de l’arbre. et mais il est surtout quand même à enracinement pivotant.

on peut plutôt que de semer le blé comme ça là. il va pousser là-dessus. y’a des associations qui peuvent bien réussir. en plus il fait un amendement azoté. y’a l’étage trèfle blanc. sur 15 centimètres. il fait des racines traçantes. avec la roche mère dure. presque multiétagère. il se peut que le mil soit associé à une légumineuse rampante mais c’est pas toujours le cas. sur le blé. il pousse sans problème. le granit si tu veux. l’étage arbre. sans arrêt. en Inde dans le désert du Rājasthān. ils cultivent du mil. et comme c’est arbre légumineuse. Celle dont j’ai l’expérience par exemple. Bon c’est déjà une culture.plantes. après il faut bien connaître chaque plante. où ils travaillent sous parc arboré. et en maintenant des bons rendements et un écosystème assez viable. l’aulne si on voit les botanistes qui écrivent sur l’aulne c’est assez marrant parce que c’est un peu les contradictions. On peut le fait quand même. l’étage herbacé. C’est compliqué de classer les arbres. et il faut voir à quel point ça gêne les cultures. Prenons par exemple l’aulne. et qui d’ailleurs démolissent la roche-mère très efficacement. avoir du blé qui est bien espacé et le trèfle blanc qui pousse parmi le blé. enfin le feuillage des arbres qui sont assez en hauteur doit être assez léger pour pas gêner les cultures qui sont en dessous. qui s’expliquent facilement. et jamais dans les champs. on peut très bien avoir un parc arboré de robiniers. y’a aussi leur feuillage doit être assez léger. Mais le problème c’est que cet arbre prosopis. pour les associations cultures. Parce qu’après il faut tâtonner. Donc il est classé « arbre à racine ultra-traçante à 15-10 centimètres dans le sol ». mais c’est pas vrai. on peut dire que le robinier faux-acacia a un enracinement pivotant. tu mets un aulne. ou même de chênes d’ailleurs. Cet arbre prosopis donne beaucoup de fourrage. ils cultivent sous parc arboré de prosopis. ultra traçantes. y’a des espèces de prosopis qui conviennent par ce qu’on justement elles ont un feuillage léger et des racines très pivotantes que l’on met en parc arboré. Il a des pivots très profonds par tout en fait. etc. on commence juste. C’est un truc très simple. avec des associations très simples. en plus il nourrit un bétail en tant qu’arbre fourrager qui va fertiliser ce mil. on est encore à l’état de recherche. parce que c’est un prosopis d’ailleurs qui donne un rendement en . L’aulne est considéré comme un arbre à racines traçantes. mil sur mil. et que le peuplier a un enracinement traçant. mais y’a une autre espèce de prosopis qui est pourtant le même arbre. Ceci dit. à la queue leu leu. si elles appartiennent à l’ordre des légumineuses. et ça marche très on a des rendements très élevés avec ça. que l’on met dans les haies. qui demande pas un niveau technique en France pour faire ça. si t’as un rocher et 10 ou 15 centimètres de terre seulement. Et même des fois au sein d’une même espèce d’arbre.

les patates douces et tout ça. On constate. adapté aux inondations. alors que là on aboutit à un système de culture où on augmente comme ça la production de 50 %. on le met dans les haies celui-là. c’est bananiers. sauf en Afrique évidemment. on va espacer les bananiers de 3 mètres par 3 mètres. C’est pour ça aussi je tiens à dire. ils vont se gêner. tropicale. Mais disons qu’un parc arboré et une céréale et une légumineuse. niébé ou arachide tout ça. on va les espacer davantage. dans le système mélangé. Donc au début. mais déjà on peut considérablement augmenter la productivité. tout ça ensemble sur le même terrain. Plus les plantes de la flore spontanée qui sont beaucoup plus nombreuses. en tout sens. patates douces et puis maïs. et ce qui permettra en dessous en plus des bananiers de mettre d’autres choses. que pour bien couvrir le sol il faut semer les légumes très serrés… Non. il faut tâtonner au début. Parce qu’on peut mettre une végétation très abondante et très dense mais pourvu que ce soit pas de la même espèce. Deux plantes. Par exemple dans un système normal. au Cameroun et puis en Afrique de l’Est. Une dernière association courante en Afrique. j’avais entendu ça d’ailleurs pendant le stage en permaculture. Ou alors plusieurs associations d’arbres fruitiers. les bananiers. on commence à associer deux ou trois plantes. après en tâtonnant on arrive à associer davantage. manioc. c’est pas tellement mon centre d’intérêt. j’ai jamais eu l’occasion de faire des associations compliquées en France. on obtient un rendement à l’hectare qui est 50% supérieur à celui si on avait fait ces cultures sur des terrains séparés. pourvu qu’il s’agissent d’espèces complémentaires. c’est vraiment l’arbre fourrager spécialisé. on constate qu’en mélangeant toutes ces plantes. au départ. mais par exemple y’a beaucoup de gens qui disent. ce sont des études qui ont été effectuées scientifiquement. donc ils vont produire beaucoup plus. c’est tout.gousses et en feuilles extraordinaire. c’est déjà bien. Pourquoi ? ça s’explique très bien. il vaut mieux . Donc on tâtonne vraiment selon les espèces en fait. Il suffit de voir Fukuoka par exemple. et on aboutira à émettre finalement davantage de produit. il auront beaucoup plus de soleil. en légume j’ai pas une gosse expérience. je le sais personnellement. par exemple 4x4 mètres ou 5x5 mètres. il aurait fallu un parc arboré en plus. c’est toujours des associations très simples. Son terrain là où il a des très bons rendements en céréales bon bah c’est du trèfle blanc et des céréales. Bon il manque chez Fukuoka. de toute façon les expériences de culture associées y’en a pas beaucoup. mais déjà on arrive à avoir un écosystème assez viable avec ce système-là. C’est comme si on mettait les maniocs les uns à côtés des autres. on le regrette. Moi pour la France c’est sûr je manque d’expérience. l’arachide le maïs.

y’a un tas de plantes. le blé que je fais. lorsqu’il y a une clairière culturale. en agriculture on fait une sélection. parce qu’il faut le dire. elle fait un réseau de racine mais c’est toujours la même ortie. des néfliers. ça peut être serré ou non. Oui mais c’est comme les orties. complètement comme l’herbe. c’est pas l’imitation de « la » nature que je fais en culture multi-étagère. les végétaux ont une physiologie particulière et je respecte cette physiologie si tu veux. y’a quand même bien une raison. Par exemple en France. enfin ça dépend de ce que c’est. des noisetiers. et là pour les légumes et les choses. Et quand je sème. il se ressème tout seul au mois d’août. qui est l’écosystème le plus riche qu’on peut imaginer. mais une imitation fertile. c’est des colonies. C’est-à-dire que c’est l’imitation. la forêt. il faut qu’il y ait des canards ou autre chose pour les sortir. les blettes d’elles-mêmes quand elles se ressèment c’est très dense. c’est comme par exemple pour le blé. c’est l’imitation d’une certaine nature. tout ça très serré avec de l’herbe qui pousse entre. on imite la nature dans certaines choses. qui elle a non seulement des chênes mais en dessous des charmes ou d’autres arbres. Y’a les choses demisauvages. et qui laissent rien pousser en bas. T’as vu comment les blettes elles sont spontanément au niveau du jardin. c’est une imitation de la nature. tu prends par exemple le système de culture multi-étagère. moi que tes blettes spontanément elles se ressèment serrées. elles poussent serrées. mais si tu fais un endroit où tu cherches le maximum de rendement sur le minimum de surface y’a pas que la nature fait comme ça. Moi je sème. sinon on ne sèmerait rien du tout. la multi-étagère. ça ça ne me concerne pas. Y’a aussi la bourrache blanche et les blettes. moi j’imite pas la forêt. . y’a pas de règle générale. mais pas la nature. ils produisent finalement très peu de faînes. C’est pas ça moi que j’imite. mais sinon la végétation spontanée quand elles se ressèment c’est très dense… […] Emilia si on pratique l’agriculture c’est parce. j’imite la lisière de chênes qu’il y a devant la forêt de hêtres. ça pousse serré et ça fait des plantes différentes. tu essaies de comprendre ce que fait la nature. qui se gênent entre eux. qui se débrouillent dans leur coin. c’est pareil. Donc c’est « la » nature. C’est l’effet de lisière. je m’emm. des arbres qui sont serrés. Elles donnent. et elles se portent très bien en étant serrées. c’est-à-dire la lisière. c’est ça que j’imite.semer les légumes bien clairs et laisser pousser les mauvaises herbes dans les légumes à mon avis. je cherche à avoir le maximum de rendement. n’importe quoi. c’est l’imitation de l’effet de lisière. là ça se ressème tout le temps.erde à le semer à la Saint Jean. au niveau de la rentabilité. j’imite quelque chose de la nature. des pommiers. j’imite par contre. C’est pas la nature. Oui mais on peut dire qu’une touffe d’orties c’est la même ortie.

moi en plantant mes oignons à un mètre en tous sens. mais des oiseaux de même espèce. tu les implante une fois. là y’a rien qui est laissé au hasard. ça dépend de ce que tu recherches. Ceci dit dans les zones demi-sauvages. mais tu cherches à avoir le maximum de production. mais si tu recherches un rendement maximum. ça c’est une chose. l’espace vital c’est très important. dans les zones intensives si tu veux. les oiseaux de la même espèce notamment. C’est seulement comme ça que tu pourras te permettre de cultiver sur un minimum de surface. il faut respecter. il faut que tu bouffes sur ces 1000 mètres carrés. en fonction des insectes qu’il y’a. Moi je veux faire des oignons si tu veux. Les oiseaux ils ont ce qu’on appelle un espace vital. Tu cherches la biomasse . et d’ailleurs regardes les animaux. Dans le désert tu vois. je vais calculer à peu près la pluie qui est en train de tomber. si tu cherches un rendement maximum. Mais là où tu concentre en intensif. Tu cultives 1000 mètres carrés. je ne vais imiter ou pas imiter. Si y’a un oiseau d’une espèce différente. tu ne vas pas forcément imiter la nature. dans les zones demi-sauvages. en fonction de choses qui sont extrêmement complexes. l’année est exceptionnellement sèche. Toute plante de la même espèce souhaite en principe avoir un espace vital si tu veux. tu vas pas t’occuper à chercher des poils sur les œufs dans les zones demi-sauvages. la jachère par Allah ça me concerne pas. il faut respecter l’espace vital des plantes.T’es à la lisière du Sahara. je vais planter mes oignons à tel écartement. Y’a des choses qui poussent comme ça. C’est-àdire des effets de lisière. c’est-à-dire que chacun en chantant ils font un territoire. les disponibilités alimentaires. pas imitation servile de la nature. ils repoussent d’eux même très bien. y’a pas un millimètre d’intersection. tu cherches à faire le minimum d’espace cultivé. tous les bédoins du coin et tout ça ils disent. si tu veux des passereaux et tout ça. mais dans cette zone demi-sauvage tu cherches à faire le minimum. y’a la nature. regardes les oiseaux. sinon bon… y’a des zones en permaculture. les animaux. Pour les plantes. il n’a pas plu. c’est de la jachère commandée par Allah. les légumes se ressèment spontanément. ça c’est dans les zones proches de l’habitat. il peut y avoir une intersection. je veux faire mes oignons. c’est pas compliqué. y’a pas de raison que pour les plantes ce soit différent. on des territoires qui sont à la limite. dont ils ont besoin. les légumes on s’en occupe pas. les hommes tout est pareil. La nature. je veux avoir le maximum de nourriture. on ne fait rien. j’aurai de magnifiques trucs tu vois. mais imitation fertile de la nature. le reste c’est demi-sauvage. les territoires sont vraiment clairement définis. ils se débrouillent avec l’herbe et tout. c’est-à-dire que là où les autres n’ont rien. des choses comme ça. et en fonction des réserves hydriques du sol. ou tu vas imiter plutôt ce que la nature a de plus productif. mais les choses… Les aulx s’enracine il faut les espacer ça c’est sûr.

grimpant.maximum à l’hectare. il faut de l’entraînement. etc. Ou alors la lisière entre un marécage et la terre ferme. un coin pour le maïs. ou le concombre. en permaculture justement.. après avoir sélectionné ce qu’elle nous montre. du sorgho ou du maïs sur lequel ils font grimper du niébé rampant. de toute façon c’est très difficile d’arriver à cette perfection si tu veux. Tout le monde connais l’association qui se fait pas mal en Afrique. mais sûrement moins que si on met trop serré la céréale. Alors. peut-être que le niébé gêne un peu le maïs ou le sorgho en grimpant dessus. c’est ce que la haie répercute finalement à grande échelle l’effet de lisière. Donc on n’imite pas « la » nature. on cherche à maximiser les effets de lisière. qui est toujours plus élevé qu’une seule culture. C’est-à-dire par exemple entre la forêt et la prairie. En permaculture. c’est un écosystème extrêmement riche. ou une embouchure de rivière. on imite ce que la nature nous donne de plus intéressant. y’a tous les limons de la rivière qui vont se déposer là. superposition de deux écotones différents. à propos d’effet lisière. mais y’a des lectures de Bill Mollison et d’autres personnes sur la permaculture et j’espère que les . et entre ils vont filer des courges ou des concombres qui n’ont pas leur pareil pour étouffer toutes les mauvaises herbes en-dessous et garder un sol à structure grumeleuse optimale. on appelle l’effet de lisière lorsqu’il y a intersection. Sans parler de la production à l’hectare avec ce genre de système mélangé. quand ils vont voir une association comme ça. Y’a des gens qui vont dire. L’idéal naturel c’est de répercuter cet effet de lisière au maximum. Y’a d’autres effets de lisière. il y a une production biomassique végétale maximum et une production biomassique animale maximum. mais est-ce que le niébé en grimpant sur le maïs ne gêne pas le maïs. y’a le milieu marin. Puis y’a des coins où la nature. dressé. c’est ce qu’on appelle une lagune par exemple. par exemple la rencontre de la mer et de l’eau douce. Mais ces gens qui posent cette question ce sont les gens qui vont serrer le maïs à 20 cm en tous sens aussi. un coin pour les haricots. c’est-à-dire que c’est endroit qui reçoit beaucoup plus de lumière donc y’a plein de sortes d’étages. demi-dressé. puisque ça aussi ce qui est bien en Afrique c’est que y’a des variétés de niébé de toutes les sortes. C’est-à-dire bien sûr. y’a un effet de lisière. il y a. En Europe souvent y’aura un coin pour les courges. y’aura une lisière qui sera plus riche. Là aussi on a un écosystème extrêmement riche. ça va mais sans plus quoi. c’est pour ça souvent ils vont faire des mares (et avec des bords irréguliers) pour avoir le maximum de biomasse. la taïga. […] ce que je disais c’est que les cours d’instruction c’est très bien. alors qu’on peut mettre ces trois cultures ensembles très facilement.

La zonation c’est une planification des espaces qui consiste à organiser l’espace en zones concentriques (rarement circulaire en fait) d’intensité culturales décroissantes au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat. Là on va aborder le problème de la planification en permaculture. il a fait ça par rapport au pays dans lequel il est. Sur des francs de pied est-ce que tu peux tailler. dans cette zone. je fais autre chose. et c’est une zone où rien n’est laissé au hasard. il y a deux façons de faire.gens sont en train de les lires. d’abord pour que le fumier de volaille on puise le retirer directement. et les choses comme ça. Ah ici non. Bill Mollison recommande que le long des allées par exemple du jardin il soit planté des choses que l’on cueille souvent comme le céleri branche. des arbres fruitiers qui donnent en permanence comme des citrons… Pas ici. avec du cresson. parce que la taille là je pensais qu’il y avait pas de taille ? Il y a deux choses. Bon la zone 2 est déjà beaucoup moins intensive. Le noyau central est l’habitat humain. Bill Mollison est en Australie. moins on a de cultures intensives. C’est-à-dire que plus on s’éloigne de l’habitat. On va voir le principe de la zonation. et autour de ce noyau central il y a les zones qui sont concentriques et d’intensité culturales décroissante au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat. par exemple tout ce qui est pomme de terre. La zone 1 c’est quelque chose de tout petit. on cherche à avoir le maximum de production à l’unité de surface. avec des arbres fruitiers éventuellement. mais ça aussi c’est sur un surface assez restreinte. elles sont de plus en plus sauvage. c’est-àdire le poulailler ou la canardière ou les deux sont mis entre la zone 1 et la zone 2. comme on cultive que des légumes. pour pas qu’on soit obligé de traverser les choux à chaque fois pour cueillir le céleri. le verger taillé c’est quand tu cherches à avoir la production très rapidement. donc pour que ce soit plus complet il faut que les gens lisent ces lectures. . est-ce que ça accélère la production ? Greffé sur semis ? Parce que le franc peut être greffé. généralement l’habitat des volailles. Dans la zone 2. il y a les légumes que l’on cueille moins souvent. c’est là d’ailleurs où les canards et tout ça ont libre parcours. et tu tailles tes arbres dans le but d’avoir une production tout de suite. il peut y avoir des céréales. et que les légumes que l’on cueille une fois comme les choux les choses comme ça qu’ils soient mis derrière. et puis le verger taillé. C’est une zone. Tu peux revenir sur la taille. parce que moi je vais pas répéter ce qui est écrit sur ces lectures. autour de la maison ça va dans un rayon de 6 à 7 mètres. elles sont à leur disposition. C’est-à-dire que tu achètes tes arbres chez le pépiniériste. Bill Mollison recommande aussi d’avoir quelques mares. Cette zone 1 est entièrement mulchée.

et puis on peut le faire nous-même. parce que par exemple si on prend le pruneau d’Agen. mais il peut muter. La zone 2 on met des produits qui nécessitent que 1 déplacement par jour. enfin en principe. pour leur entretient. . à partir des noyaux quoi. un pruneau d’Agen disons qu’il reproduit fidèlement l’espèce. l’espèce va muter. c’est comme le métissage on ne sait ce qu’on va obtenir. ça sera le verger non taillé. Ça peut être très bien ce qu’on va obtenir. donc si faut faire 3 kilomètres pour aller les cueillir. Oui non mais ça le franc on le taille pas hein. c’est là aussi où on met les glands. Parce que sinon on aura une autre espèce. il serait mieux en zone 3 le framboiser. ça peut un fruit qui est de qualité inférieure à la qualité qu’on souhaite avoir. C’est comme les fraises. Le problème c’est au moment où le cueille il faut y aller tous les jours. Parce que ça aussi. ça peut être un fruit de qualité supérieure. Ça dépend. le problème des fruits. En zone 3 ça devient de plus en plus sauvage. qui sera pas peut-être pas mauvaise de toute façon. ça sera plutôt en zone 3. Ah oui mais ça. y’a même parfois de nombreuses espèces de pommes si y’a pas trop de pommiers sauvages dans le coin… Dans les arbres fruitiers tropicaux peut-être qu’il y a moins ce problème. un semis. les noyers. sous un sain climat. leur récolte et tout ça. mais quand par exemple on a une espèce qui n’est pas fiable parce qu’il y a eu des croisements. dans le sud-ouest ou en Yougoslavie ou dans des endroits comme ça. Le problème c’est qu’on les a à chaque fois multipliés par greffage et les pieds francs se sont perdus. en Afrique et en France aussi on recourt à la greffe pour éviter l’hybridation. la notion de fidélité de la variété ça c’est quelque chose de commercial. par exemple avec des abricots. Les framboisiers on les met où ? C’est en zone 2. qui reproduisent bien l’espèce. Il est envahissant. là on met le verger demi sauvage qui est non-taillé. Ils ont bien dû exister à l’état franc la plupart des fruits. les choses comme ça. l’arbre produit plus à court terme). si on veut avoir vraiment une fidélité d’espèce on est obligé de greffer là. Si on les met dans un endroit par exemple dans le nord de la France et avec un terrain sablonneux acide par exemple. De toute façon c’est sûr qu’il y a plein d’espèces qu’il n’est pas nécessaire de greffer (c’est pour la « vigueur hybride » ou « hétérosis » qu’on greffe aussi. Le pruneau d’Agen il convient à des terres argilocalcaires.Non greffé. Non et puis vaut mieux faire une greffe de franc. y’a plein d’espèces de pruniers qui sont très fiables au niveau de l’hérédité. Oui et puis y’a autre chose aussi. c’est pas très intéressant. elles sont également en zone 2.

Ça c’est très rapidement. La zone 4 ça pourrait être les prairies. ils la transfèrent via leurs excréments donc la zone 1 ou 2. De toute façon je vous donnerai des exemples. lisez les lectures. des régions où y’a pas beaucoup de… au point de vue activités des régions qui sont pas agricoles. et même elles ont une production biomassique déchétuaire qui est excédentaire et qui permet de faire des transferts de fertilité sur les zone 1. ce qu’il faut voir. le fumier de ce bétail peut être mis sur la zone 1 et 2 par exemple. sinon on dit aux gens. donc y’a une production biomassique forte. ils la récolte en pâturant. il aura une zone 1. donc des fois ce que je veux expliquer c’est que c’est pas toujours . qui sera cultivée extrêmement intensément. c’est-à-dire mon apport personnel. c’est pour ça je dis aux gens de se reporter aux lectures. le bétail quand il se promène. L’idée du truc. etc. et surtout plus elles s’entretiennent d’elles-mêmes. ça dépend du terrain qu’on a. parce qu’elles sont assez désertiques. et les poulets aussi.La dimension de la zone 2 ? La dimension de la zone 2. Bon et c’est très variable. Ceci dit. ils concentrent la biomasse. quand ils se promènent en liberté partout. et plus les zones deviennent demi-sauvages. qu’il pâture les arbres fourragers. bon par exemple il fera 4 ares. c’est pour donner des bases. y’a pas besoin de moi. par exemple si on prend le système de Fukuoka. Ceci dit c’est très théorique cet aménagement (en cercles concentriques). elle n’est pas très grande non-plus. c’est-à-dire le jardin les légumes et tout ça. qu’il pâture la prairie. Moi ce que je vais chercher à faire c’est apporter mon expérience personnelle. sous forme de viande. Enfin d’ailleurs ils la transfèrent sous for me de lait. Y’a les couloirs aussi pour les ruminants. ça dépend des besoins. là y’aura le poulailler. qui sont montagneux. Enfin c’est une couronne de 10 mètre autour de la zone 1. là y’aura les champs de céréale qui servent déjà de pâture pour les canards et qui permettent déjà un transfert de fertilité. C’est justement pour ça donc que des régions comme la toundra et tout. y’a plusieurs lectures… ça revient un peu au système de Fukuoka. c’est la zone où les vaches ont besoin d’y aller souvent. Non mais j’y viens. et il concentre par sa production toute la biomasse qu’il va récupérer dans sa journée. c’est sur les lectures tout ça. y’a évidemment des chemins et des couloirs pour la circulation du bétail. bon bah l’avantage du bétail c’est qu’il peut courir des milliers de kilomètres. et je vais attaquer ce qui n’est pas sur les lectures. sous forme de l’animal lui-même. moi ce que je cherche aussi à faire c’est parler rapidement de ça puisque c’est sur toutes les lectures. elle va avancer sur un rayon qui fait peut-être 10 mètres. là c’est très rapide. parce que y’a des coins qui ne sont pas plats. ça dépend du nombre personnes qui habitent dans la maison. et. C’est-à-dire que par exemple. mais ce qui important à retenir c’est que plus on s’éloigne de l’habitat.

qui sont islamisés. puis lorsque les terrains communaux ont commencé à être rachetés et la dépaissance commune jugée « archaïque » fut interdite.concentrique. Première caractéristique des Sérères. Là on va prendre pour exemple les Sérères. dans le bassin arachidier l’ethnie dominante c’est les Wolofs. Là ce qu’on va étudier c’est. ce qui est intéressant. qu’ils ont construit avec l’argent de l’arachide. La densité de population moyenne en pays Sérère dépasse 90 habitants au kilomètre carré. Ils sont très minoritaires. c’est leur population extrêmement dense et nombreuse. c’est à l’échelon individuel. (Avant en France il y avait la dépaissance commune. ils sont dans le bassin arachidier. et parfois même plus de 100 habitants au kilomètre carré. c’est l’ordre d’idée de la zonation. c’est une peuplade qui est au Sénégal. c’est-à-dire arachide-mil-arachide. une sorte d’aumône. comme en Afrique. et qui dévaste les sols. ce qu’on va aborder point de vue zonation c’est dans les cas. Ce qui est intéressant. faut pas que ce soit trop loin non plus. c’est la densité de population la plus élevée du Sénégal. ceux n’ayant pas de terres pouvant quand même avoir du bétail et un endroit où le nourrir. et d’avoir des zones qui sont de plus en plus sauvage au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat et qui ont une production biomassique de plus en plus importante. et là c’est beaucoup plus naturel et beaucoup plus intéressant finalement. Par exemple les gens qui font un élevage laitier il vaut mieux que l’étable soit pas loin de l’habitat s’il faut traire les vaches deux fois par jour. c’est pas forcément un exemple d’agriculture naturelle mais c’est un exemple de gestion du terroir. le principe qui est important c’est de réduire au minimum la zone qui nécessite un transfert de fertilité. Les Sérères sont trois-cent mille. c’est le désert. Aussi que des cultures qui nécessitent le plus de déplacement soient le plus près possible de l’habitat. C’est-àdire qu’ils pratiquent la rotation a-m-a. et qui ont la particularité pour les Wolofs de pratiquer la monoculture arachidière. qui est intéressante à étudier à plusieurs points de vue. ces systèmes-là. ils sont environ 300 000 habitants. avec leur mosquée de Touba. Donc c’est une zonation qui est collective en quelque sorte. ils habitent dans le bassin arachidier c’est plutôt au Nord du Sénégal. Enfin ça c’est des choses élémentaires sur lesquelles je vais pas rester pendant une heure. et qui est une magnifique pyramide assise au milieu d’un désert de sable. on le voit tout de suite. Donc l’exemple que je vais donner. Ça correspond à une densité . par exemple le système de Fukuoka. où y’a appropriation collective du sol. les œufs on va les chercher tous les jours. l’avantage aussi c’est qu’ils sont pas très loin des centres urbains. Enfin quand on passe chez les Wolofs. les Wolofs sont plusieurs millions. le mécontentement et la faim débouchèrent sur la révolution française). mais va surtout étudier le phénomène de la zonation. Tout ça. on verra que leurs techniques agricoles sont intéressantes.

et au fur et à mesure la population a augmenté. dans cette région qui s’appelle le Sine. on va voir la zonation qu’ils ont. ils ont un village. c’est des sols qui sont très sablonneux. les précipitations peuvent varier de 350 millimètres à 1200 millimètres. non. à la recherche de nouvelles terres à saccager. pourtant ils sont moins nombreux que les Sérères. Autre caractéristique de cette ethnie. Ce qui est exceptionnel aussi chez cette ethnie. et une saison sèche qui dure selon les années 8 à 9 mois. Les Wolofs ils peuvent pas avoir de bétail. Ils ont fait une clairière dans la forêt. l’espace Sérère est entièrement défriché. y’a par exemple moitié en jachère et moitié arachide-mil-arachide. c’est une saison des pluies qui est assez courte. environ 110 jours. par rapport aux autres. C’est pour ça qu’actuellement. les paysans. on comparera. qui dure moins de 4 mois. et les villages Sérères sont séparés maintenant uniquement par des légères bandes boisées. ce qui est un fait exceptionnel dans cette région. ce qui est extraordinaire par rapport aux ethnies dominantes qui pratiquent la culture d’arachide qui sont en perpétuel mouvement. c’est-à-dire qu’ils ont pas eu besoin d’aller envahir les voisins. Stabilité dans l’espace aussi. c’est un système permanent en quelque sorte. En plus les sols sont assez pauvres. comment ils s’y prennent. En aucune autre région du Sénégal une même population n’occupe aussi longtemps l’espace géographique qui est le sien. Tandis que là le bétail il existe et il reste tout le temps sur place. enfin une forêt très claire d’arbres épineux. mais alors là attention ça c’est une moyenne. Alors au début quand ils se sont installés au début y’avait la forêt partout. enfin les paysans. Quand on voit l’âge des baobabs ils sont là depuis 10 000 ans et plus. Stabilité en population aussi ? Non. ils ont défriché la forêt qui les environnait. y’a plus aucun espace sauvage. Parce que souvent dans cette région. les sédentaires ne possèdent pas de bétail ou alors ils le donne ou le prête à des éleveurs Peuhls. et ils pratiquent la riziculture. Donc c’est une forte densité de population avec uniquement des cultures pluviales. La saison des pluies. entièrement occupé par l’homme. c’est sa stabilité dans le temps. et on verra pourquoi. Comment ils font ? Alors comment ils font. Chez les Sérères. C’est-à-dire qu’il y a une stabilité sociale. c’est simple. et puis d’ailleurs dans toute l’Afrique. la caractéristique. c’est-à-dire que selon les années. bon bah ils peuvent pas. . ils sont restés au même endroit. c’est qu’ils associent l’agriculture et l’élevage. les précipitations sont environ de 600 à 700 millimètres par an. par rapport à l’ethnie dominante. Parce qu’à Casamance.de population qui est supérieure même aux cantons de Casamance qui bénéficient pourtant d’un climat bien plus arrosé et de l’apport de la riziculture irriguée. il pleut jusqu’à 1 mètre 60 et plus.

. C’est un peuple animiste qui n’est pas islamisé et qui a gardé sa religion du terroir. et enfin l’intégration étroite des arbres fertilisants et fourrager au système agro-pastoral. et la défertilisation des sols. notamment pour ce qui est des arbres fertilisants et des arbres fruitiers. alors que c’est une pratique qui est très courante en Afrique. c’est un cercle vicieux… Enfin on comparera les deux civilisations. donc ils peuvent pas se permettre d’avoir du bétail. Aux yeux des Sérères la terre est le corps d’une femme vivante désirable et féconde qu’il faut rendre heureuse. « L’association intime de l’agriculture et l’élevage bovin. Et ce lien personnel scellé par une charte d’alliance se retransmet et se renouvelle à chaque génération. « La religion du terroir interdit également les défriches de jachère à feu courant ». « La terre est considérée comme le bien sacré des groupes passés présents et futurs. et aussitôt on assiste à une défertilisation du sol.et puis encore là c’est la moitié en jachère. qui influence beaucoup c’est la religion du terroir. et qui ont contracté successivement alliance avec elle. dans la pérennité de leur existence. c’est-à-dire qu’après une culture on laisse le terrain s’enherber spontanément pour qu’il soit pâturé par le bétail. ils font tout en arachide ou presque. aussitôt c’est l’arachide commerciale ou le coton. Donc la terre joue un rôle essentiel pour eux dans le développement du village. le respect des jachères pâturées après une culture. ne serait-ce que pour pas abîmer les arbres déjà. Cette charte d’alliance avec la terre stipule notamment le culte et le respect des arbres utiles. donc ils ont aucune fumure. par l’intermédiaire donc de sortes de chamanes on pourrait dire. c’est des jachère pâturées. c’est-à-dire que lorsque ces tribus animistes abandonnent la religion du terroir. y’a quelque chose qui est très important. Ah les brûlis. Il faut voir aussi. qui sont des abres fourragers. ils la considèrent comme un partenaire et ils font un pacte d’alliance qu’ils contractent avec elle. Règle d’observance stricte de toutes les mesures qui visent à maintenir la fertilité de la terre et à assurer la pérennité du terroir » D’ailleurs on peut voir une étroite corrélation entre l’abandon des religions du terroir dans certaines régions. » là c’est pas une jachère labourée comme ici faut pas confondre. et puis ils bousillent tout et ils vont plus loin. C’est-à-dire que la défriche par le feu n’existe pas pour la bonne raison que tout est couvert d’arbres. Maintenant on va voir quel est leur mode d’appropriation collective du terroir. Déjà par rapport à l’islam c’est tout à fait une autre longueur d’ondes. Donc jachère c’est un mot dont il faut se méfier un peu. Autre caractéristique du paysage Sérère : y’a des arbres partout. Ils estiment que l’économie ne peut bien réussir qu’à condition de bien traiter la terre. des fois même surtout dans les terres nouvelles. l’élaboration de parcs arborés d’acacia albida.

que ce soient des gens différents qui pratiquent ces pouvoirs-là. Il a l’usufruit de cette production. Il a pas à les donner à un pouvoir centralisateur. ce qui explique leur système d’égalitarisme économique et social. le produit de ces arbres fruitiers lui revient. c’est-à-dire que pour droit de pâture. les femmes peuvent se faire de l’argent comme les hommes. ce qui leur donne un pouvoir social équivalent. c’est leur droit. et notamment pour ce qui est des droits fonciers et de la répartition des moyens de production. planter. parce que y’a les cultures de rente. Hommes. c’est-à-dire une séparation entre l’exécutif. c’est des arbres fourragers et les arbres appartiennent. Il faut bien voir la nuance qui est quand même importante. ce qui n’existe nulle part ailleurs en Afrique. par exemple Montesquieu demandait une séparation des pouvoirs politiques. parce que ça n’a rien à voir avec le capitalisme. et chez eux le travail de la terre est tenu en très haute estime. Jusqu’à sa mort. C’est-à-dire que c’est le neuveu de la mère qui hérite. c’est-à-dire des droits fonciers. mettre en culture. quelqu’un peut pas dire ‘ces arbres m’appartiennent. ça c’est absolument hors de question. oui c’est héréditaire. Cette charte d’alliance stipule également l’égalité économique et sociale entre les hommes et les femmes. sous les parcs arborés les acacias albida appartiennent à des gens. » ça c’est aussi un fait extrêmement rare. Il est considéré comme un grand honneur et auquel tous participent. y’a une . là ça se passe. ceux qui les ont planté. . « Ce qui leur donne la possibilité concrète et éventuelle d’acquérir un pouvoir économique équivalent à celui des hommes. fournit un droit inaliénable sur le produit futur. je ferme cet endroit et personne a le droit d’y aller‘. « Cette charte d’alliance avec la terre stipule également l’égalité des droits fonciers entre les habitants du même village.Ouais. Il a l’usufruit. et ses enfants héritent de l’usufruit ? Oui. C’est-à-dire que défricher. le législatif et le judiciaire. femmes et enfants. C’est-à-dire que si des femmes ont envie d’avoir leurs propres parcelles et éventuellement de se faire de l’argent dessus. mais il ne possède pas la terre. c’est-à-dire que les arbres. D’ailleurs les droits de succession son matrilinéaire. tout la terre appartient au village. mais le bétail vient pâturer collectivement. Et ça c’est assez important comme nuance. ni à voir avec le collectivisme communisme. et non par la possession arbitraire du substrat terrien. et y compris pour la production éventuelle de cultures de rentes. C’est-à-dire. » Donc pour les cultures. Les femmes ayant droit à leurs propres parcelles. mais celui qui plante un arbre fruitier sur une parcelle. C’est-à-dire que la terre. » c’est-à-dire que quelqu’un qui a planté des arbres fruitiers il a l’usufruit et la production donc de ces arbres fruitiers. est assuré par le travail investi sur le produit de l’activité de l’activité. « La pérennité des droits d’usage de la terre. mais ça équivaut pas par exemple pour le bétail.

c’est-à-dire que les gens quand ils ont leur terres. entraîne de facto la reconnaissance d’un droit d’usage de la terre. donc y’a une séparation des pouvoirs fonciers finalement. on peut dire que c’est définitif. même quand c’est des ethnies différentes et tout. Il va voir le chef de terre. Les terres appartiennent à l’Etat et le produit du travail va à l’Etat. mais l’usufruit des cultures produites va au particulier. pendant plusieurs milliers d’années. y’a un Lamane.séparation des pouvoirs au niveau du foncier finalement. que des gens se soient barrés du village pendant plusieurs siècles. c’est-à-dire des prêtres de la religion du terroir qui sont responsables de la répartition des terres et tout ça. « La plantation d’arbres fruitiers. la terre. enfin par leur terre. et qu’il y ait un membre de cette famille qui revient au village. qu’il fasse une appropriation définitive du sol. parce que y’a des arbres il faut voir. bon bah c’est collectif. mais les gens ne disposent pas du produit de leur travail. plutôt les récoltes qu’ils font dessus. Même des étrangers au pays peuvent venir s’installer. un prêtre de la religion du terroir. c’est eux qui en bénéficient. qu’il ait une famille ailleurs. les gens se sont organisés et tout. elle appartient à la collectivité. mais l’usufruit. pour qu’on soit sûr que si y’a quelque chose qui va pas. entre les usagers qui ont droit à l’usufruit de leurs parcelles… par exemple dans le système collectiviste soviétique. quand c’est des baobabs. ne va pas au Lamane. ce qui évite une concentration c’est-à-dire que le foncier. et je veux pratiquer l’agriculture et tout ça’ et le chef il dit ‘bon bah je vais te donner une parcelle’ tout simplement. Le produit du travail va à l’Etat. mais dans ce cas-là il a pas le droit de planter d’arbres. ça peut arriver. celui qui est responsable. 500 ans après. il y a des Lamanes. ils s’appellent les chefs de terre des fois. La réalisation d’une plantation d’arbres fruitiers ou d’arbres fourragers comme l’acacia albida équivaut à une occupation permanente du sol de . Tandis que là. qui s’étend de facto sur la durée de la vie de l’arbre planté. le chef de terre il doit veiller à ce que personne ne… imagine que quelqu’un. enfin il a l’usufruit lui aussi de son travail comme les autres. ils sont responsables de la répartition des pouvoirs pour que ça se passe dans l’équité et que personne ne meure de faim. On va s’arranger et tu vas cultiver une parcelle et le produit de ta culture il est à toi. et il dit ‘moi je veux revenir au village. ou est-ce que les autres la lui donne ou est-ce que les autres subviennent à ses besoin ? Le chef de terre bon bah il a des parcelles que ses ancêtres ont borné y’a je sais plus combien de temps. mais si tu veux finalement y’a des terres qui sont en jachère pâturée. ou d’une culture pérenne. ils ont l’usufruit et ils ont pas d’ailleurs à donner des impôts ou des choses comme ça. Et quelle est la situation du chef de terre vis-à-vis de ce partage ? C’est-à-dire ? Bah est-ce qu’il se donne un terre.

bien qu’ils étaient à 1 contre 20. Le Lamane garde un pouvoir chargé de signification religieuse » c’est un prêtre et un chef de terre en même temps. D’ailleurs y’a une loi même en cas de non versement de redevance qui leur sont dues. l’absence d’usuriers. on pourrait dire que c’est une sorte de médiateur finalement entre les génies de la forêt. les gens qui ont gardé leur religion animiste comme ceux-là. c’est parce qu’ils ont vaincu même en étant très peu nombreux. les Lamanes chefs de terres ne peuvent en aucun cas expulser les exploitants de leurs terres. c’est qu’ils ont eu la victoire les armes à la main sur l’islam. Donc des fois ça arrive. s’ils sont restés. c’est-à-dire des gens auxquels on se réfère pour la vie de tous les jours. chez les Sérères les droits des Lamanes reposent sur un accord initial passé avec les génies de la forêt. les guerriers islamiques qu’ils avaient en face d’eux. chaque peuple sur la terre a ses héros finalement. tout ce qu’on veut. comme j’ai expliqué. sont absolument inexistantes en pays Sérère. comme ça c’est fait fréquemment partout dans le . ce qui est exceptionnel. Les Lamanes sont les prêtres de la religion du terroir. et les Lamanes sont considérés comme ceux qui sont les médiateurs entre ces héros. d’un droit d’usage en fait. et même y’a eu des guerres qui ont été épouvantables. et des guerres saintes. C’est là où ils ont tué Maba. qu’on rencontre partout ailleurs dans le monde. il s’agit beaucoup plus d’une reconnaissance sociale que de la perception d’un loyer du sol. c’est en fait une sorte de théocratie. ils auraient pu être islamisés très rapidement. c’est le fait que le village les reconnaissent en tant que chef de terre. de fermage. Comment se fait-il qu’ils ont pas fait tache d’huile sur l’Afrique ces gens-là. pour des questions personnelles que des particuliers ne donnent pas le cadeau parce qu’ils se sont disputés tout ça. Le Lamane. ça a été une guerre terrible. Donc c’est un truc qui est… Les gens. ils reconnaissent leurs positions sociales. c’est uniquement un phénomène de guerre. C’est comme ça que les structures foncières. « Ces redevances sont d’ailleurs très modestes et ont plutôt un caractère très symbolique. y’a un pouvoir collectif du village qui reste assez fort par rapport au chef de terre s’il a envie donc d’abuser. donc c’est encore une séparation des pouvoirs. ce qui faut voir en Afrique y’a eu le phénomène de l’islamisation. qui sont d’ailleurs divinisés et portés à l’état de demi-dieux. qu’il s’agisse de servage. avec tout ce que ça implique. le pus grand chef de guerre islamique de l’Afrique Noire justement a été tué en faisant la guerre contre les Sérères. mais ça ne donne aucun droit foncier pour expulser les gens au chef de terre. féodales.facto » Mais en fait pas vraiment du sol. que ce soient des marginaux ? Il y a. et c’est ce qui a découragé les autres… bien sûr les chefs de terre ils reçoivent quelques cadeaux mais pas grand-chose. c’est pas vraiment un cadeau matériel. de métayage. et entres les âmes des ancêtres célèbres.

qui ont une classe guerrière. Justement c’est pour ça que c’est pas une milice. c’est considéré comme un métier comme forgeron ou n’importe quoi. Oui enfin disons que c’est une religion qui est quand même assez forte. qui ont une vocation guerrière. c’est des choses comme ça qui arrivent. parce que quand t’es une ethnie minoritaire c’est pas toujours facile. ils n’ont aucune sorte de pouvoir social. C’est là où. et c’est grâce d’ailleurs à cette fidélité à leur ancêtres et à leur religion du terroir que les Sérères ont été extrêmement motivés pour résister à l’islam. qu’ils font ça toute . Mais ils ont pas réussi à entamer les Sérères. Ceci dit. Ou plutôt des mercenaires. C’est pas vraiment une milice. Ça leur suffit pour faire le feu ? Ah mais. Ce sont des gens qui font partie du village. Comparable à une milice. d’ailleurs avec des problèmes scolaires. C’est pas des mercenaires non plus. Quand ça arrive qu’un jeune Sérère va à l’école et qu’il se retrouve en face à 30 islamisés qui sont fanatisés au niveau de leur religion. qui sont spécialisés. c’est tout juste s’il est pas lapidé. Tu disais autour du village y’a une bande boisée. et toujours d’ailleurs. et qui ont été ensuite spiritualisés par voie de culte. les Jésuites en Afrique y’en a pas trop. D’ailleurs n’importe qui peut faire partie de cette classe. Enfin on pourrait dire une milice mais pas vraiment une milice parce que c’est des gens.monde. De tout façon il vaut mieux d’autres gens que les Jésuites pour discuter des Africains tu vois. Non. toute leur vie ils s’entraînent au combat. mais elle est large ? En principe oui. des arbres y’en a partout. Je montrerais comment est organisé le terroir. y’a un groupe de gens qui sont une classe guerrière. Chez les Sérères. Il vaut mieux qu’ils aillent ailleurs. ils vont faire comme les autres qui vont enlever tous les arbres et faire 20 kilomètres pour leur feu. C’est-à-dire que les arbres fruitiers qui ont des branches mortes et tout ça. mais quand des gens sont spécialisés dans un domaine. Ils sont guerriers cultivateurs. c’est-à-dire de gens qui sont spécialisés dans la guerre. c’est discutable une classe de guerrier. et qui est entre les mains des paysans en quelque sorte. Parce que y’a des prêtres missionnaires qui appartiennent à d’autres ordres que les Jésuites. Ils ont résisté aux Jésuites aussi. ils résistent. C’est ce qui reste de la forêt primaire. Ils gardent leur stratégie ancienne. qui est d’ailleurs très élaborée. Non. Oui. mais qui n’ont aucun pouvoir social.

fallait voir la collaboration. Pas seulement dissuasif. plus personne n’a envie de se battre. etc. là le marabout. Ils sont un groupe dissuasif par rapport aux autres tribus. Mais il est arrivé en territoire Sérère. parce que finalement c’est tout ce qu’on leur donne. parce que le manque d’unité intérieure on a vu en France quand les Allemands sont venus nous rendre visite. mais seulement en cas de guerre. Et quels sont leur revenus à ces soldats-là ? Ce sont les paysans qui les nourrissent en quelque sorte. en cas de guerre. c’est une plaine ? On va revenir sur ça. il s’est pris une plumée. et puis même y’en a plein. ce qui revient il faut dire assez cher. des chevaux dans un endroit comme ça c’est pas évident à entretenir. y’a rien qui l’a arrêté. il s’est fait tuer en plus. Donc effectivement dans un monde de guerre y’a eu une certaine utilité d’avoir une classe de gens qui sont spécialisés. après tout y’a des gens qui se disent ‘c’est pas plus mal qu’il y ait des étrangers chez nous qui viennent…’ enfin etc. les autres étaient très nombreux en face quand même. à 1 contre 20 ils les ont foutu en l’air. . ces gens-là ont le pouvoir de décision. Ils se font souvent attaquer ou c’est par période ? Y’a eu des guerres très longues pendant que l’islam a envahi l’Afrique. Parce que Maba. y’a eu une défaite écrasante hein. Et les Sérères ont pu résister grâce à plusieurs choses. ça a été assez long. mais à ce moment-là. y’a eu des grands marabouts guerriers qui ont mis beaucoup d’énergie donc pour islamiser toute l’Afrique. y’en a plein qui ont envoyés leurs voisins au four crématoire. C’est pour ça que ils volent pas leur nourriture on peut dire. pour des raisons diverses qui sont pas intéressantes à élucider… Enfin là donc y’avait une unité. donc convergence d’intérêt entre tous les membres de cette société. de l’islam. parce que ça aussi dans une guerre c’est important. quand il y a manque d’unité. à la guerre tout le monde y participe disons. Donc finalement ils ont eu un rôle majeur dans les guerres qu’il y a eu au siècle dernier. avec l’impossibilité de trahison. grâce au fait qu’il n’y avait pas de divergence d’intérêt entre les membres. dans le combat contre l’islam ils ont eu un rôle capital. il a avancé sur l’Afrique. ce qui leur a permis de faire front contre l’islam.leur vie depuis des générations et qui cultivent l’art de combattre en quelque sorte. enfin leur nourriture et aussi le pâturage pour leur chevaux parce que y’a aussi une cavalerie. ils sont très fort dans ce domaine-là. il est passé partout. évidemment. mais ce sont des gens qui sont spécialisés et qui ont une valeur guerrière très forte. ça été vraiment une vague. Et le type de paysage. très forte. au combat. Bon.

y’a une place du marché. et un système de culture qui fait que les gens pouvaient se séparer de la production. mais pour s’emboîter. donc les arbres sont assez espacés. ça c’est très important pendant la guerre. enfin même plus d’ailleurs. . ils vont pas jusque-là. c’est-à-dire que lorsqu’on vient. donc c’est un petit bourg en fait. que tout le village pouvait cesser toute production alimentaire. et des agglomérations qui sont concentrées autour de la mosquée. donc autour des maisons y’a pas de culture. c’est un peu comme les villes. alors voilà grossièrement comment c’est. parce que le nerf de la guerre c’est l’alimentation. donc qui sont relativement peuplés. enfin de cases puisque c’est pas des maisons. ce sont des villages qui font 200 à 300 habitants parfois plus. 500-600. ils sont grossièrement circulaires de façon à s’emboîter. qui fait 3 mètres 50 de haut parfois. c’est le village. ça dépend des variétés. c’est un village quasi centralisé. le village n’est pas comme ça. Ça évidemment ça donne un aspect d’intégration au paysage très fort. c’est la grande étendue de sable avec quelques plans d’arachide souffreteux qui essayent de pousser péniblement… là donc c’est la zone. Puisqu’on est dans le village on va voir ce que c’est que les concessions. Les villages sont en ordre très lâche. C’est-à-dire que pendant les guerres des fois ils s’arrêtent totalement de cultiver.Deuxièmement. donc le village. y’en a partout. y’a pas de trous ? Non. et des greniers en réserve qu’ils ont. Maintenant on va étudier l’habitat. après c’est le terrain hors du village. le village de l’ethnie dominante Wolof.si tu veux bien sûr les terroirs sont circulaires. Alors le village il est pas comme les autres aussi. Le terroir il est circulaire ou le terroir s’emboîte. on va voir tout de suite pour se fixer les idées ce que c’est qu’une concession. surtout avec la hauteur du mil Des arbres… Les arbres ne gênent pas puisqu’il ne pleut pas beaucoup. le terrain est assez plat. Par contre ce qui cache les maisons c’est le mil. entre chaque concession y’a souvent 60 à 100 mètres environ (hameaux-jardins). et l’aire de culture donc autour. Chez les Sérères. ils ont toujours eu des greniers pleins avec des arbres partout. c’est-à-dire les groupes de maisons qui sont à une même famille. des fois même les précipitation sont de 350 millimètres. Ici ce sont les concession familiales. et se concentrer uniquement sur le combat. c’est pas ça qui va cacher les maisons. ils font quand même pas des hexagones. c’est plat et sableux. ça c’est très important pour un peuple qui est envahi. d’ailleurs chez les Wolofs qu’est-ce qu’on voit ? L’image classique du désert. avec une mosquée. leur haute production agricole. et ils se contentent uniquement de cueillir leurs arbres fruitiers.

Moi je préfère l’appeler cercle ou concession. qui sont rondes et tout ça. chaque famille vit un peu séparément dans sa bulle et vit séparément. » C’est-à-dire que chaque adulte a son espace. la vie de famille est différente selon la saison. ce qui explique d’ailleurs pourquoi le baobab s’est retrouvé en Australie. les gens mangent en commun et vivent en commun. souvent en Afrique les gens l’appellent « carré » (ou « gallé ». dont la paroi est faite d’herbes tressées recouvrant une claie de joncs on bien de tiges de mil. les réserves sont importantes. vingt habitants par concession en moyenne. Pendant la saison sèche. ou des haies de jujubier. « Les maisons sont des paillotes rondes. Maintenant on va voir le nombre de concession. des fois des réserves de fourrage sous forme de foin. en cas de guerre ça peut toujours servir. Maintenant le nombre de concessions. là j’ai montré une concession compliquée. qui fait de l’ombre et on verra ce que donne le baobab comme productions (le baobab fait de grosses cosses contenant des graines comestibles. et prennent de la nourriture dans les greniers collectif –parce que pour le reste c’est généralement des greniers individuels. Là y’a l’enclos à l’âne. Enfin grossièrement. dégager une cour intérieur au milieu avec un baobab finalement. Les greniers. chaque paillotte n’a qu’une seule pièce. c’est aussi un cercle grossier qui est fait en tapades de tiges de mil (palissade de nattes tressées). légèrement débordant et couvert de chaume. Les matériaux de construction de ces paillottes sont exclusivement végétaux. Alors au point de vue de l’économie.alors les concessions c’est ça. mais en fait ce qu’on cherche dans une concession finalement c’est mettre les habitats plutôt autour. là c’est les greniers à mil ou à niébé. et qui sont mises sur pilotis. et la « tapade » vient du portugais tapada qui veut dire parc. la saison agricole. un petit village de 300 habitants sera divisé en une quinzaine de concessions. au point de vue de la vie de famille. . la morte saison agricole donc. parfois un cochon comme ils sont pas islamisés. des épineux. moi je dis concession. Le toit est conique. les concessions. Pour donner un ordre d’idée. y’a les chèvres et les poules qui viennent là. ce que j’appelle les greniers à mil. le petit bétail en quelque sorte. ça c’est pour vous montrer à quel point l’agencement peut être complexe. c’est des sortes de grandes vanneries en jonc tressé. donc finalement le mot tapade suffit pour désigner à la fois la clôture et l’espace qu’elle enclos) ce qui est un peu aberrant parce que tout est rond. qui sont partout d’ailleurs. pendant la saison humide. c’est -à-dire que dans l’espace du village y’aura une quinzaine de concessions qui feront en moyenne une quinzaine d’habitants. les peuples ayant emmené ces ‘rations’ avec eux et introduisant l’espèce). une véritable ration de survie à assez longue conservation. mais il y a autant de paillotes qu’il y a d’adultes.

On va passer à la zone 1, elle s’appelle la zone de sécurité, on va voir pourquoi. Cette zone 1 est entourée d’une barrière d’épineux, de jujubiers et de choses comme ça qui est infranchissable –en tout cas à la cavalerie. Dans les concessions y’a des enclos autour des concessions qui sont pas clôturés, pour se rendre compte des passages d’une concession à une autre, c’est des bandes d’herbe qui très étroites, mais sinon le village avec les terres attenantes aux concessions est entouré d’une haie d’épineux extrêmement forte. c’est pour des raisons probablement stratégiques, les guerres contre les musulmans ont dû pas mal inciter à cette façon de faire. Les chemins d’accès sont également bordés d’épines pour pas que le bétail divague là où il faut pas qu’il aille et aussi pour des raisons stratégiques, parce que pour pouvoir se déplacer c’est difficile. Même des fois on trouve des plantes qui sont associées à ces haies d’épineux, des plantes qui servent à empoisonner les flèches ou des choses comme ça, enfin on sent bien que la guerre est passée récemment. Et le terrain il est plat pratiquement. « La zone de sécurité constitue la zone centrale du terroir, elle située à proximité immédiate de l’habitat », on peut l’appeler, si on prend des termes traditionnels, on peut l’appeler infield, enfin c’est comme ça qu’on appelait ce genre de chose autrefois, c’est-à-dire c’est la zone du village et ses terres attenantes, ce sera une zone qui est très intensive avec des zones plus extensives autour. « Elle est située à proximité immédiate de l’habitat, ce qui lui permet de bénéficier des apports permanents et divers de déchets domestiques, c’est-à-dire de cendres, de déchets organiques et ménagers, des déchets de cuisine, des excréments humains, ainsi que les déjections du petit bétail » c’est-à-dire des cochons, poulets, chèvres et un âne, c’est-à-dire que toutes les déjections du petit bétail qui couche à l’intérieur de la concession et des gens, de leur déchets domestiques vont donc directement dans la zone 1, c’est là où on voit l’intérêt d’avoir une zone intensive à proximité immédiate de l’habitat, ça en facilite la fumure. Plutôt que d’avoir comme les islamisés un habitat qui est concentré, en une sorte de village et de bourg groupé, et les champs à l’extérieur, ce qui fait que finalement la vie dans la maison n’est plus intégrée à l’espace agricole, ça devient quelque chose de séparé en quelque sorte. Des fois en plus le long des concessions comme ça, ils ont des petits enclos attenants où ils mènent des chèvres et des choses comme ça. Dans les concessions on aura le plus souvent du petit bétail, parce que le gros bétail on verra après, le gros bétail ne pénètre pas la dedans sauf à certaines périodes, y’a une ânesse qui va dans les concessions, une dizaine ou une vingtaine de chèvres, et puis parfois un cochons, et les volailles. Les cochons locaux, c’est comme les volailles locales, ça a rien à voir avec les bêtes de chez nous, les cochons ils se débrouillent plus ou moins par eux-mêmes pour fourrager, et les volailles c’est pas compliqué,

elles volent, elles vont à je sais pas combien de kilomètres, et elles reviennent que le soir, contrairement aux nôtres qu’on voit pas souvent voler, et puis là-bas elles sont plus petites elles ont des ailes plus grandes, elles sont plus taillées pour le vol, enfin elles pondent pas trop mal. Ce qui permet que le fumier qui est accumulé toute l’année en stabulation nocturne et régulière va être concentré sur cette zone de sécurité. La zone de sécurité elle fait environ 1000-1500 mètres carré autour de la concession, ça fait une couronne autour de la concession qui a un diamètre environ de 50 mètres, c’est le terroir de culture intensive et l’habitat. « Les arbres qu’il y a -on va les voir un par un- y’a des néré, des dattiers du désert, des karités, des tamariniers, des baobabs, beaucoup de baobabs, des palmiers rôniers, des papayers, des manguiers, des goyaviers et des anacardiers, le meilleur, c’est un arbre multifonctionnel. Celui qu’on voit dans l’enceinte des villages, en zone 1 dans la zone de sécurité, c’est le baobab. » Il a plusieurs ressources, les gens savent ce que c’est qu’un baobab, c’est arbre, surtout là dans ces villages qui sont très anciennement implanté, c’est un arbre qui a un tronc immense, on peut même aller installer sont nid en haut sur les branches. Donc « il fournit plusieurs ressources, d’abord ses fruits, qu’on appelle couramment pain de singe, qui donnent une pulpe farineuse acidulée à haute teneur en glucide et qui est très riche en calcium, qui est consommé soit tel quel ou mélangé à du lait après avoir été broyé. En plus de ses fruits il donne ses graines, qui sont utilisées après torréfaction ou séjour dans l’eau, et qui contiennent une forte proportion d’huile et de protéines, qui sont consommées comme condiment, après avoir été broyés –toujours d’ailleurs avec le fameux pilon. Plus important encore, ses feuilles, qui sont utilisées comme légume et qui tiennent lieu d’épinard, elles sont le plus souvent séchées et transformées en poudre après broyage, puis mêlée sous forme de sauce mucilagineuse aux plats de céréales auxquels elle donne liant et onctuosité. » en fait ces feuilles de baobab constituent un complément alimentaire irremplaçable, très utiles pour complémenter les plats de céréales, qui sont généralement assez pauvres en sels minéraux, parce qu’elles sont très riches en protéines, en vitamines A et C et en minéraux. Pour 100 grammes de poudre de feuille de baobab on a 2000 milligrammes de calcium (2 fois plus que le lait, voire plus) et 50 milligramme de fer (Voire jusqu’à 100 mg et plus. Soit 500 à 1000 fois plus que le lait et jusqu’à 5 fois plus de vitamine C que le citron toujours d’après les données de Wilkinson (2006)). Comparé par exemple au mil, céréale courante, qui contient que 30 milligrammes de calcium et seulement 4 milligrammes de fer pour 100 grammes (pour 100 g : jaune d’œuf cru 150 mg de calcium, 6 mg de fer, œuf brouillé ou omelette : 75 mg de calcium). Donc on voit la grande richesse des feuilles, et en plus cuit c’est très bon au goût, ça fait un plat très onctueux.

Les fruits du baobab sont aussi très riches en calcium mais je n’ai pas la composition des fruits. (Wilkinson (2006) trouve 2500 – 3700 mg de Ca dans la pulpe de fruit) Une des raisons pour lesquelles les feuilles de baobab sont riches en calcium et en fer c’est que tout ça c’est remonté dans les feuilles après solubilisation par les racines de la roche. « Le baobab fournit la matière première essentielle à la fabrication de cordes, de sangles et divers attaches de vanneries dont l’emploi est incessant dans l’activité rurale, et les cordes tressées de baobab servent également pour fabriquer la literie » les fameuses nattes sur lesquelles on se couche. « L’aubier de baobab et les fleurs fournissent des remèdes. » non précisés, ça doit être une panacée sûrement. Y’a deux arbres légumineuses alimentaires, y’a le tamarinier. Ce sont des arbres qui en plus ont l’intérêt de fixer l’azote du sol pour l’enrichir. Le tamarinier c’est une légumineuse dont on utilise la pulpe en alimentation. Ça donne des gousses, comme des haricots avec des graines dures et non comestibles –pour le bétail- et avec une pulpe acidulée, douce, qu’on peut même manger crue. L’autre arbre c’est le néré, le néré par contre on utilise ses graines pour faire une sorte de pâte fermentée qui ressemble un peu au miso d’ailleurs. Y’a le palmier rônier, autre arbre fruitier, qui a l’avantage d’être un arbre très social comme tous les palmiers, c’est-à-dire qu’il fait pas d’ombre donc on peut cultiver tout ce qu’on veut dessous sans aucun problème. C’est pas un arbre local, il vient d’Inde, enfin il est depuis très longtemps là-bas car y’a des rôneraies qui ont l’air assez âgées, ils résistent à la sécheresse, on peut les planter à une densité de 100 arbres à l’hectare alors que pour les autres espèces on les plante environ à 40-50 arbres par hectare maximum. Ils donnent des fruits qui sont un peu une noix de coco qu’on consomme un peu pareil, d’ailleurs je me demande si c’est pas un peu pareil. C’est très fort, ils font cuire je crois. Ils y mangent mange cru, de toute façon ces peuples là ils aiment ça, je les ai vu manger des fruits sauvages que moi j’ai jamais pu manger tu vois. Y’a les fruits de liane, les zabans. Ils mettent dans le whisky, ça c’est pas mauvais. Mais souvent moi je les ai vu tu vois dans les bandes boisées sauvages, y’a des tas de fruits sauvages qu’eux trouvent délicieux, et que moi à l’époque je trouvais d’un goût assez discutable. Et on observe nous la même chose pour des fruits qu’on trouve par ici, au début on peut pas les manger, c’est vraiment épouvantable, et puis au bout de quelques mois d’instincto ça devient délicieux, c’est plein de goût… Y’a un certain nombre de choses qu’on peut pas manger d’entrée hein. Pourtant ils mangent pas mal de cuit aussi mais je sais pas, ils sont habitués peutêtre, je sais pas. les fruits du rônier ils sont pas mauvais, ils sont soit mangés tels

Y’a le rameau ici. mais c’est un fruit concentré. et qu’on a en plus du fruit. assez ferme. la lèpre et tout ça. Et c’est un fruit qui a vraiment l’air excellent. . C’est ce que les Africains m’ont dit. c’e st une excroissance grasse qui se fait ici. ça leur arrive de faire des cures de pomme de cajou comme nous on fait des cures de raisin. il est tout à fait notable en Afrique que la pomme de cajou est un fruit dont les cures sont curatives pour les maladies les plus graves. Ses jeunes pousses qui sont des rejets de pousse ou jeunes plants issus de semis sont consommées comme des légumes. et en protéines. » l’anacardier maintenant. Il résiste aux termites. ou le plus riche. ce n’est pas fruit ni une graine la noix de cajou. qui contient 20 % de protéines. enfin ça a pas un goût de banane. « L’anacardier se plaît également sur les sols sablonneux » Et il peut d’ailleurs pousser facilement sous le couvert du rônier qui n’est pas gênant. T’en as gouté ? Oui. c’est acidulé ? Ah non. c’est comme casser une branche si t veux. ça se rapproche plus de la banane. pour la construction de ponts et autrefois on creusait les troncs pour faire des canalisations (comme l’aulne d’ailleurs). C’est assez dur. C’est un des fruits les plus riche en protéines. « L’arbre a une sève sucrée qu’on peut recueillir comme boisson. En plus. C’est difficile de décrire un goût de fruit. qui n’est pas le noyau de ce fruit comme beaucoup de noix. ce qui est énorme pour un fruit sucré. « c’est un arbre qui revient de l’Inde mais les gens l’ont adopté très vite parce qu’ils se comportent très bien en sol sableux et sec. « le véritable fruit de cet arbre -je sais que les gens croient que c’est la noix de cajoule véritable fruit de cet arbre c’est la pomme de cajou. qui est très bonne » les instinctos là n’ont pas goûté de pomme de cajou ? La pomme de cajou est très intéressante à tous les points de vue. Elle est très riche en sucres. c’est riche. Oui. Et elles se détachent pas facilement Non elles se détachent pas facilement. de toitures et de vanneries. En plus évidemment y’a la noix de cajou en prime. c’est pas comme un fruit acidulé.quels soit utilisés dans diverses préparations culinaires. enfin tout ce qui va dans l’eau. y’a la pomme de cajou qui est là. évidemment comme tous les fruitiers. Enfin il a un bois imputrescible qui peut être utilisé dans la construction de charpentes. ses feuilles servent dans la construction de nattes. et la richesse en vitamines C et B est extrêmement élevée. Ça a quel goût. Les gens là-bas. et sur le rameau y’a une excroissance. Ces protéines sont de très haute valeur biologique au point de vue de la composition en acides aminés.

Ah oui mais là ce n’est pas le cas. alors les bananes n’en parlons pas. avec des feuilles aussi qui ont plutôt tendance à jaunir. Même dans une maison. disons qu’en Espagne des figuiers. ils sont chétifs. les manguiers greffés pour faire des grosses mangues sont quand même assez rares là-bas. tu te fais bouffer. des oliviers et des vignes ça va très bien. Les autres arbres fruitiers. ça c’est un . les précipitations font souvent entre 200 et 400 millimètres. des papayes. des cannes à sucre et plein de choses comme ça. Parce que les moustiques moi y’a 5 ans en Afrique ils ont failli avoir ma peau. C’est absurde. ils sont pas vert comme en Afrique. on prend une pomme de cajou.C’est pour ça qu’ils sont obligés de chauffer pour que ça lâche. des amandiers. Si dans une mare on balance une pomme de cajou c’est terminé. en figues. des papayes vraiment pas évidentes par rapport à celle qu’on mange en Afrique et tout ça. justement là c’est contraire aux lois naturelles. moi j’ai vu des gens qui mettent jusqu’à 3 mètres cube par mètre carré tu vois. Tu disais qu’il y avait des espèces qui avaient été perdues parce qu’elles avaient pas pu reculer.erdent pour avoir des trucs minables. et puis ils sont très nombreux. des goyaviers et moi je suis pas du tout d’accord. ils s’emm. Les manguiers en général c’est plutôt des mangots. Sans parler du paludisme en prime. C’est sûr que l’extraction est difficile. […] Il pleut pas assez pour un anacardier là-bas. faut voir les ananas la couleur qu’ils ont. et puis ils sont tout petits. mais là-bas ils ne font pas chauffer. et les bananes. là où ils pourraient avoir des belles vignes. en Inde en tout cas il paraît qui les chauffent pour pouvoir les faire lâcher. et ça lessive et tout. Le troisième truc que produit cet arbre c’est que cette pomme de cajou elle est très efficace pour flinguer toutes les larves de moustique. en amandes et tout ça. Et puis c’est absurde. on la coupe et on la laisse. il réussit à pousser parce que dans la zone du bassin arachidier les nappes phréatiques sont assez proches de la surface. c’est dur à casser c’est tout. c’est vraiment épuisant comme bête. des bons rendements en caroubes. c’est-à-dire des mangues qui sont plus petites et plus ensauvagées. Avantage très appréciable en Afrique quand on ne dispose pas de moustiquaire. les moustiques ils disparaissent de la circulation. les manguiers et les papayers je crois que tout le monde connais. pour avoir des bananes qui sont tout juste mangeables. souffreteuses. parce que dans Sud de l’Espagne. J’ai vu des gens qui faisaient pousser des ananas aussi. En Espagne y’a des gens qui font pousser des bananiers. ils sont plus virulents qu’ici. elles sont là avec leurs petits régimes tu vois. des caroubiers. ils sont jaunâtres. donc ils font pousser ça avec beaucoup d’irrigation.

plus sablonneux qu’ailleurs et aussi parce que c’est au sommet de la pente. En plus c’est très prisé. Enfin non quoi. ils vont rejoindre le plat de mil traditionnel. c’est sûrement très riche.peu de la folie tu vois. C’est un mil précoce qui est adapté au sol sablonneux. du mil et du niébé rampant. ils cultivent ça. c’est très rémunérateur. ses feuilles attirent souvent des sortes de vers de chenilles d’une espèce particulière et les Africains de ces tribus considèrent qu’une des fonctions du karité c’est d’attirer des insectes. ils les dessèchent au soleil et ils les vendent au marché. les éléments fins ont tendance à être lessivés plutôt vers le bas. Là-bas dans le Sud de l’Espagne s’ils voulaient ils pourraient faire des figuiers à deux ou trois récoltes par an. en plus la caroube. mais ça ils en ont pas beaucoup. c’est surtout les karités. sauf sous le manguier. ce mil avec une très haute qualité alimentaire. donc les oiseaux ils vont rejoindre le plat de mil parce qu’ils sont en train de les attendre avec des frondes. Le mil sous ces climats chauds. alors le karité on l’appelle l’arbre à beurre parce qu’il donne des… y’a les balanites aussi. c’est un arbre légumineuse. Quand y’a une pente. c’est un terroir qui est cultivé en permanence. C’est un arbre qui en plus donne autre chose que le beurre de karité. on voit sous le manguier qu’il y a une nette dépression sur le rendement. Un autre arbre qui est très important c’est le karité. c’est un mil qui n’a pas de barbes. Et tout ça avec 3 mètres cube d’eau au mètre carré. ils cultivent du mil. et y’a le karité qui donne ce qu’on appelle le beurre de karité. faut prendre des appareils de mesure. les gens en Afrique c’est très apprécié. Bon bah les caroubes c’est très bien aussi. Ça réalise une occupation optimale du sol. ils les prennent et ils les mangent. parce que ce qui se passe que là où y’a le village avec les terres autour. parce que le manguier donne une ombre qui est très épaisse. qui est très résistant à la sécheresse. vraiment on peut se nourrir de ça. moi ça m’est arrivé en Afrique d’en faire une forte consommation. ils pourraient faire des choses qui sont très intéressantes. ils cultivent ce mil là parce que c’est à proximité des habitats. tous les ans et très intensément. . et voilà quoi. Donc ils cultivent ce mil et ce niébé. C’est très intéressant. il pousse bien sous ces arbres. pendant la saison des pluies. c’est très bon. alors entre ces arbres ils cultivent. Tous les jours pendant la période. les balanites pas beaucoup… j’ai oublié les arbres à huile : Alors y’a le balanite dont le fruit donc donne l’huile. donc le sol a tendance à être sablonneux. enfin la pente on la voit pas. On voit que ça donne une occupation optimale du sol par les racines grâce au fait qu’il y ait des arbres associés aux cultures annuelles. ils peuvent mieux le protéger contre les oiseaux. et qui est souvent attaqué par les oiseaux.

Ils en font peu. C. c’est le pennisetum. Et aussi ils font du manioc et des patates douces. Ceci dit les Wolofs eux en font beaucoup parce que le manioc produit beaucoup à l’hectare et puis il demande peu de travail par rapport aux céréales. le manioc ayant un développement assez lent. mais en attendant que le manioc prenne ce développement. donc rien. Je m’en passerais de leurs piments parce qu’alors là tu sens plus le goût des aliments. il doit y’en avoir 30-40 mètres carrés quoi sur un hectare. et puis qui est très longue. Enfin c’est une race. Les patates douces sont cultivés entre le manioc. Le manioc ça se présente comment ? Ce sont des tubercules qui sont assez dures. Evidemment l’éternel piment dont ils mettent des doses exagérées dans les plats. c’est un millet sunia. et le coton aussi. ce n’est pas de la même famille mais au goût ça rappelle un peu ça. le sol est occupé par les patates douces rampantes. ça rappelle un peu les haricots. c’est peut-être cruel mais c’est comme ça. qui est un légume fruit. Ah non. Mais là les Sérères ils en font peu.C’est intégré. c’est le plat de viande qui vient accompagner le mil le soir et puis voilà. c’est-à-dire que c’est du coton qui dure plusieurs années. parce qu’au lieu que quelque chose soit un fléau. tout ce qu’on veut. Donc le sol comme ça est protégé. Donc c’est pas une céréale. Y’a les niébés. et puis heureusement parce que le manioc épuise le sol. Le mil ça a un rapport avec le millet ou bien c’est une autre famille ? Ah non c’est en rapport avec le millet. Y’a aussi du coton pérenne. Ça aussi c’est dans des petits enclos à l’écart du bétail. dans ces conditions ils sont plus un fléau. Ils cultivent aussi dans cette zone le gombo. (le piment fait office de désinfectant. parce que les oiseaux. c’est une race de millet qui est très résistante à la sécheresse. souvent les trucs séchés sont plein d’aflatoxines malheureusement). c’est avec ça qu’on fait le tapioca. le manioc non. les niébés c’est des haricots. c’est uniquement pour les vêtements. . disons que du manioc il doit y’en avoir 20 à 40 mètres carrés au maximum dans la zone 1 qui fait un hectare et puis des fois pas du tout. mais qui est dans des enclos pour être protégé du bétail. c’est riche en vitamine A. parce que ça permet au sol d’être couvert très rapidement. c’est intéressant le piment. parce qu’en saison sèche le bétail a souvent libre circulation. ce qui leur permet de se concentrer sur les cultures d’exportation. ils cultivent des calebasses pour faire les récipients universels qu’on trouve partout en Afrique Noire. Et puis les enfants ça les amuse de faire ça. et après il buissonne et il prend un grand développement.

Nan mais 40 j’ai dit. ce qu’il faut voir aussi. qui est arachide. c’est vraiment dense. c’est un arbre épineux qui donne un fruit qui ressemble à un peu une forme d’olive qui est sucré. Donc sur toute la zone 2 c’est un parc arboré d’acacia albida. Plus les rôniers. Ouais enfin disons que la zone 1 est plus intensive. et les deux autres qui sont en jachère. c’est-à-dire que les arbres sont espacés de 14 à 15 mètres en tout sens. . c’est que avec 60 arbres à l’hectare les branches commencent à s’approcher. ça n’a rien à voir avec le robinier. Pennisetum pycnostachyum). les rôniers avec cette pluviométrie on peut en mettre 100 à l’hectare. Nan parce que par rapport à la végétation que tu as décrite pour la zone 1 ça fait pas beaucoup d’arbres. D’ailleurs les Touaregs en Afrique ils font un pain de jujubes qui s’appelle l’oufer. Il est différent d’avec le robinier qu’on a ici ? Non ça. Il n’y a que des acacias albida. Pennisetum gambicum variété hâtive non barbue). 40 à 50 arbres à l’hectare. Mais les chiffres que tu as donnés étaient des chiffres maximum. Par rapport aux précipitations c’est bien. c’est rare. Y’a une partie qui est cultivée en mil. avec 20% de glucides. y’a 60 arbres à l’hectare. Y’a environ 50 arbres par hectare. Ah mais dans la zone 1 y’en a pas plus. et c’est un arbre fourrager. ce sont des haies fruitières. Mais plus les rôniers quand même.Maintenant on va passer rapidement à la zone 2. mais là l’acacia albida quand il est âgé. Les haies autour du village ce sont essentiellement des haies jujubiers. tandis que dans l’infield c’est le mil sounia (ou suna. Elle fait une couronne de plusieurs centaines de mètres de rayon autour de la zone 1. Les jujubiers c’est un arbre fruitier. y’a des acacias albida partout. et d’ailleurs un fruit sur lequel on peut bien se nourrir parce qu’il est quand même très riche. qui au lieu de mûrir en 3 mois va mûrir en 4 ou 5 mois. Y’a une rotation. ¼. Ça fait quand même un tout petit peu plus d’arbre puisqu’il y a les rôniers. les deux sont des légumineuses c’est tout. c’est le mil sanio. Ce terroir (outfield). parce que les rôniers. c’est un arbre tout à fait différent. La zone 2 c’est l’outfield. les rôniers de tout façon les arbres sont pas disposés comme ça. là c’est un mil qui est plus tardif (et barbu. Parfois. Y’a une partie. Ça fait pas beaucoup 50 par hectare. il est conduit en assolement.

C’est une des raisons pour lesquelles on le cultive plus loin de l’habitat. De surcroît ses racines sont extrêmement profondes. Donc c’est grâce à ce parc arboré d’acacias albida que l’on peut garder le bétail pendant la saison sèche. l’arachide aurait du mal à marcher. ce mil on peut le cultiver loin des habitats parce que c’est un mil qui est barbu. Les acacias albida c’est pas arrivé spontanément dans la région. L’occupation continuelle du sol ça se voit tout de suite. on récolte le mil. Rotation qui est rationnelle car l’arachide enfonce ses gousses dans la terre. C’est vraiment une espèce anthropique. Et je . elle aime bien les sols qui soient bien sableux et tout. Ils ont fait l’expérience de cultiver du mil tout seul. les arbres ont perdu leurs feuilles. donc pendant la saison sèche. sa première fonction très importante c’est sa production fourragère. des fois plongent dans la nappe phréatique jusqu’à 50 mètres de profondeur. donc le sol devient nu. qui sont les Pheuls. et sur des friches de prairie. le sol va être couvert en permanence par les arbres. C’est-à-dire que pendant la saison des pluies il perd ses feuilles et il fait sa végétation. Donc il va donner ses feuilles et ses fruits en fin de saison sèche. C’est un arbre multifonctions. transhumant. on obtient 600 kilos à l’hectare. et l’arachide qui vient en dernier. prend ses feuilles et donne ses gousses pendant la saison sèche. et en plus l’avantage c’est qu’il donne un fourrage au moment où il en a le plus besoin parce qu’il a une végétation inversée. Généralement ils les donne aux éleveurs nomades. c’est un arbre qui est originaire d’Ethiopie et qui a été amené il y a très longtemps par les hommes.Oui. et elles remontent des oligoéléments et des minéraux qui enrichissent le sol en surface. quand la saison sèche vient. mais les arbres ils vont se couvrir de feuillage. ça c’est très important comme association. quand le sol va être le plus sensible à l’érosion éolienne. ça ça été fait en station agronomique à Bambey. à côté de là où sont les Sérères. D’ailleurs c’est le seul groupe au Sénégal qui est garde dans cette région le bétail en saison sèche. au moment où le bétail n’a plus rien à manger. c’est sa principale caractéristique. Lorsqu’on l’associe avec des acacias albida. ça c’est très important parce qu’au niveau de la fertilité du sol y’a ça aussi : Pendant la saison humide y’a le mil ou l’arachide qui couvrent le sol. le mil qui a été cultivé seul. le rendement est multiplié par trois et passe à 1800 kilos à l’hectare. c’est-à-dire que y’a deux parties en jachère qui sont défrichées avec le mil. et en plus cet acacia est un arbre légumineuse qui effectue un amendement azoté important. on récolte tout. et qui est moins apprécié des oiseaux que l’autre. c’est quelque chose qui a été amené. sans acacia albida. il fleurit. Tout ça en assurant une production continue puisque ces arbres sont fourragers.

l’arbre par ses racines il solubilise dans la roche mère les minéraux. et grâce aussi au fait qu’il y a le parc arboré d’acacias albida. ça ce n’est possible évidemment que si l’arbre est à une densité comme chez les Sérères. et ça c’est très important. on arrive en pas Sérère à avoir du lait toute l’année. Or les autres ethnies Africaines qui sont islamisées n’ont pas ça. quand ça atteint les 100 arbres à l’hectare. leur bétail il n’est pas là. et il les restitue au sol. non-intégrée par qu’en station agronomique on a uniquement mil associé à l’acacia albida sans parler du bétail qui se nourrit des feuilles d’acacia albida et de ses gousses et qui va fumer les champs.précise cette expérience agronomique est non-intégrée. D’ailleurs la qualité du lait augmente . etc. En saison sèche. donc y’a plein de calculs qui n’ont pas été faits. Donc y’a une amélioration quantitative qui est extrêmement nette puisque les rendements passent du simple au triple et en plus une alimentation qualitative au niveau du rendement en protéines. et surtout on va le parquer dans la zone 1. C’est un arbre fertilisant. mais là on peut le nourrir grâce à la moitié des surfaces qui sont en prairie. non seulement les gousses d’acacia albida permettent de nourrir le bétail. ce qui fait que le mil cultivé sous couvert d’acacia albida a une teneur en calcium. dès que les récoltes sont enlevées. sels minéraux. D’ailleurs. ensuite. il est appelé l’arbre miracle à cause de ça. la teneur en unité fourragère est vraiment très basse. c’est-à-dire à la soudure en fin de saison sèche. y’a plus rien. c’est là qu’on obtient les augmentations de rendement les plus spectaculaires. en plus la richesse en protéine est 1/3 plus forte. Donc les gousses d’acacia albida sont indispensables pour pouvoir le nourrir. et sans l’association céréale et légumineuse. parce qu’en plus le rendement est plus élevé que ça. parce que le bétail va pouvoir rester toute l’année. l’herbe il faut voir comment elle est hein. Parce que le bétail. l’herbe. Donc rien que la présence de l’arbre et de l’enrichissement qu’il fait par lui-même sans parler de transfert de fertilité par le bétail et tout ça. en oligoéléments qui est souvent de 200 % plus forte que du mil qui est cultivé seul. on va le parquer sur la parcelle en jachère qui va être cultivée en mil ou en arachide à l’année suivante. d’emblée. y’a que des traces de protéines. par exemple mil-niébé. c’est-à-dire au moins 40 à 50 arbres à l’hectare. c’est impossible de nourrir convenablement le bétail. C’està-dire qu’au lieu d’avoir 11 % de protéines il en a 14 %. Parce qu’on peut pas le nourrir sur place. quand on arrive en avril-mai. l’herbe c’est un véritable paillasson. mais en plus y’a une remontée de lait spectaculaire. C’est grâce à ça aussi que l’on peut cultiver intensément en permanence la zone 1. Evidemment c’est là où les parc arborés les plus denses. déjà le rendement. il n’est pas sur place. elle a une teneur en protéine qui est égale à 0. ce n’est pas tout hein. est multiplié par trois.

On pourrait rapporter à la superficie que les vache doivent utiliser pour pâturer quand même aussi. Non mais les arachides c’est des cacahuètes.considérablement quand les bêtes sont nourries à l’acacia albida. un cas de vache qui au plus fort de la saison sèche reste sur place. Et quelle densité de bétail rapport aux autres groupes ? On va y revenir. Parce que ce qu’on fait habituellement c’est que les vaches en saison sèche on les met sur des bourgoutières de décrue. au niveau de la teneur en protéines et en matières grasses. c’est seulement là où elles peuvent survivre. il se nourrit comme ça. et surtout à une telle densité. Et là je suppose qu’elles vont pas dans l’arachide et le millet. l’acacia albida. elles n’en ont pas beaucoup finalement. Et ça pousse bien en dessous des acacias ça ? . Tandis que là c’est exceptionnel. en attendant que les feuilles d’acacias et les gousses d’acacias rentrent en production. et le jujubier je sais pas si tu connais. Y’a 4 chemins qui sont bordés de jujubiers. lorsqu’on récolte le mil. Ce qui dans une région comme ça est très fort. Quelle sorte d’arachide ils font aussi ? C’est quoi l’arachide ? Bah c’est des cacahuètes. Y’a une unité de gros bétail par être humain. Le bétail va uniquement sur les parties en « jachère ». elle est énorme la densité de bétail. Donc y’a une gestion. on le traverse pas comme ça. et en zone 2 les choses qui se récoltent en une seule fois. un peu les fanes de mil et tout ça. en fin de saison sèche. parce que ça aussi souvent en Afrique. le bétail des fois que y’en a c’est un souci énorme parce que le terroir n’a pas été géré comme il fallait. 20 têtes de gros bétail par famille ça c’est jamais vu dans l’histoire. le bétail passe pour manger les fanes d’arachide. le bétail et le parc arboré d’arbres fourragers. Là chez les Sérères y’a pas de souci. sauf les trucs modernes concentrationnaires qu’on fait maintenant. le bétail on le met à un endroit et il y reste. Ça aussi c’est exceptionnel au point de vue culture. surtout en Afrique il pousse bien et les épines aussi elles poussent bien. La gestion du bétail on verra ça tout à l’heure on y est pas encore. on en parle plus. C’est-à-dire qu’une famille par exemple de 20 personnes aura 20 vaches sans compter les chèvres et tout le reste. en moyenne. ce qu’on appelle la jachère. ça c’est très important. Donc on voit au niveau du zonage que les cultures qui nécessitent plus de soins. enfin donc comme le mil précoce et les fruits sont mise là en zone 1 surtout. Tu veux la superficie qu’elles ont pour pâturer ? Par rapport à la région. Donc il a libre circulation un peu partout. chez les islamisés c’est pareil. C’est énorme parce que par rapport à des gens qui sont sédentaires. là je suis dans l’arbre. Il va après.

tu vois ce que je veux dire. Alors qu’elle occupera souvent les trois quart chez les Wolofs. enfin du sable bien meuble tu vois c’est ce qu’elle aime.Oui ça pousse bien en dessous des acacias. et l’arachide aura du mal à enfoncer ses gousses. Parce que c’est une légumineuse comme l’acacia. C’est pas le problème puisque les haricots poussent très bien en dessous des acacias. Pour mettre le mil on casse la prairie ? Pour mettre le mil. et ça c’est là où l’arachide est un peu embêtante. L’arachide vient toujours après le mil. on en est pas encore là. mais qui serait tout juste bonne à être pâturée par le bétail. ils ne font pas beaucoup de foin là-bas. Le problème. t’aurais une magnifique végétation verte. Ce qui faut voir c’est que c’est pas des graminée fourragères pluriannuelles comme chez nous. des branches. et puis sur des friches de prairie y’a toujours des déchets végétaux partout. il en reste bien un peu. elle rentrerait pas ses gousses. pour qu’elle puisse enfoncer ses gousses. C’est ça oui. c’est des graminées annuelles. Elle est surpâturée ou l’herbe a séché ? Elle est ? L’herbe est séchée ? Pas beaucoup. qui se ressème pour l’année suivante. on peut pas la semer dans la prairie ? Non. c’est pluriannuel tu vois. C’est à ce moment-là qu’il défonce à la houe pour semer le mil. c’est un assolement en quelque sorte. Ou alors elle a été mangée par les bête ? Oui elle a été mangé par les bêtes. je dirais oui et non. la prairie de toute façon il en reste plus grand-chose en fin de saison sèche. En la laissant toujours au même endroit elle se ressème ? Non c’est une rotation prairie-prairie-mil-arachide (donc comme le sol sera un peu appauvri après le mil donc mettre l’arachide en fin d’assolement est là aussi judicieux de ce point de vue). c’est-à-dire qui font une graine. c’est sûr que là où y’a l’acacia y’a des épines partout. Tandis qu’ici le ray-grass. Elle aime bien les sols où y’a que du sable. dès qu’ils défrichent une prairie ils défoncent tout à la houe. L’herbe elle est desséchée par le soleil quoi. le dactyle et tout ça. pour nourrir leur bétail. c’est que l’arachide n’aime pas les sols trop riches. l’arachide n’occupe qu’un quart de la surface. L’herbe elle est séchée par le soleil oui. Tu mets la graine et ça tient plusieurs années. mais la différence avec les Sérères c’est que même sur leur champ. Non non c’est pas ce que je veux dire. Ils comptent surtout sur leurs arbres fourragers. le problème de l’arachide. leur expliquer qu’il faut se crèvent à faire des foins. tu sais les Africains. de l’humus. et .

ça peut même tenir encore plus que ça. Donc c’est un autre genre de culture et de végétation. ça c’est la zone 2, zone 3 là c’est la bande boisée, elle est concentrique à la zone 2. C’est la frontière entre les différents villages, qui correspondent généralement à des sortes de forêt galeries je dirais, quoiqu’à l’œil nu c’est très difficile à voir, c’est-à-dire que c’est légèrement en bas-fonds par rapport aux autres surfaces. et là c’est une bande boisée avec beaucoup d’acacias gommiers, qui donnent du fourrage au bétail, et c’est là par rapport à la zone 3 qu’on va voir comment le bétail est géré. Pendant la saison des pluies, le bétail mange surtout l’herbe en zone 2. Lorsque la saison sèche vient, qu’on commence à récolter le mil, le bétail mange les fanes de mil et d’arachide, c’est ce qu’on appelle une vaine pâture, qui est ouverte à tout le bétail, c’est là qu’on voit qu’il y a une gestion collective du terroir. Ensuite le bétail va manger les fanes de haricots qui sont ici. Ensuite il va manger les feuilles et les gousses d’acacias gommiers, ces fameux acacias gommiers qui donnent la gomme arabique, dont les gousses sont aussi riches que l’avoine en protéine et unité fourragère et tout. La seule utilisation sur place de la gomme arabique, ils la vendaient pas, c’est que des fois on la prend comme ça, c’est du chewing-gum, qui est moins mauvais que le chewing-gum classique. Donc ça c’est en début de saisons sèche, ensuite c’est les arbres fourragers et les fanes, et ensuite, parce que là c’est des arbres qui font une végétation normale, qui font leurs fruits pendant la saison humide et qui en début de saison sèche donnent leur fruits, et ensuite c’est les acacias albida, voilà comment s’organise la chaîne d’affourragement pour le bétail en quelque sorte. La zone 3 est pas vraiment sauvage alors ? Non, dans la zone 3, des fois ils bricolent… D’abord la zone 3 elle est je dirais demisauvage, c’est-à-dire qu’il y a que des arbres utiles quand même essentiellement. C’est-à-dire des arbres fruitiers sauvages dont je connais pas les noms, y’en a plein… Et c’est encore comme ça là-bas ? y’a combien de temps que tu y es allé ? Ça fait 12 ans. Tu crois qu’ils ont pas passé le bulldozer ? de toute façon qui va le payer le bulldozer ? S’ils ont résistés à l’islam ils peuvent résister au progrès aussi hein. Bon ils résistent au progrès, je vais expliquer pourquoi. Là où on voit qu’ils résistent au progrès, il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau, c’est la surface en arachide qui est là. C’est la région où y’a les structures de circulation qui sont les mieux organisées, y’a une nationale, y’a le chemin de fer qui passe au milieu de chez eux. Les autres peuplades quand ils apportent l’arachide au marché c’est vachement loin.

Eux s’ils voulaient ils auraient toutes les facilités, y’a juste le camion qui passe, ils peuvent mettre les sacs au bord de la route. Bah non c’est toujours pas le cas, ils en ont rien à fo.utre. Ils en ont juste parce que ça donne de l’argent pour l’impôt, parce qu’il faut payer l’impôt en numéraire, ça aussi c’est une catastrophe, et l’argent pour acheter du pétrole pour la lampe, des choses comme ça, mais sinon la civilisation les a assez peu atteint finalement. au point de vue de la population urbaine, ils sont pas du tout urbanisés… Avec une gestion plus séparée, y’aurai la zone de sécurité qui serait autour de sa concession, tout le monde aurait ses petites têtes de bétail et il faudrait se faire chier à clôturer partout. En gestion collective l’avantage c’est que tout le bétail est réuni en un seul troupeau, y’a quatre clôtures, et on en parle plus. De toute façon diviser pour régner, si on est chacun dans nos petits coins, ce sera facile de disperser ça d’un coup de pied, tandis que là comme ça… Oui, en même temps y’a une liberté individuelle qui est quand même assez forte, et en même temps une cohésion villageoise qui est quand même assez forte, c’est un système qui paraît assez équilibré. Et puis au niveau de la gestion ça donne des facilités énormes, puisqu’on verra pour les rotations de pâture demain, quand chacun est avec son petit bétail sur deux ou trois hectares et qu’il faut clôturer ça, merci tu vois, merci le fil barbelé… Il vaut mieux des grandes haies sur des grandes surfaces que des petites haies un peu partout qui protège mal et qui bouffent l’herbe aussi. On le voit en Normandie, c’est des propriétés individuelles, les gens ils ont des haies entourant des parcelles qui font 20 ou 30 ares, il faut voir la catastrophe, la haie démolit la prairie, y’a plus de ray-grass, y’a du dactyle à la place… Dans cette bande boisée y’a les kainak (désigne une classe d’âge), c’est-à-dire les bergers qui y ont leur cases, alors les bergers ce sont en général des enfants qui ont entre 12 et 18 ans qui font ce travail, systématiquement, tous les garçons entre 12-18 ans sont bergers donc, au fur et à mesure de leur classe d’âge. A 12 ans ils partent complètement de chez eux et ils vivent avec le bétail, et donc souvent ils ont des habitats autour de cette bande boisée. Et ils suivent les déplacements du bétail. L’avantage de ce système c’est que par exemple sous le parc à acacias albida, par rapport à des terres qui n’en portent pas, comme ce qui ce passe aux alentours, ça ce sont des expériences qui ont été faites en stations agronomiques, le mil qui est cultivé avec jachère et tout mais sans acacias albida, la teneur en humus est de 1,6 pour mille et elle passe dans le parc arboré à 5 pour mille. En plus ce sont des teneurs en humus qui ont été comparées en dehors de tout apport de fumure de bétail et de choses comme ça. Donc ça se trouve c’est encore plus élevé. C’est 1,6 et 5 %, c’est en pourcents non ? Parce que ici une terre à 5% c’est normal.

Euh ici c’est… non non c’est pour mille, et puis même ici c’est en pour mille, et puis y’a beaucoup de terres dans la région parisienne qui sont… tu sais dans les terres ici ça commence à baisser sec hein. y’a la notion d’humus et de matière organique. L’humus pur et la matière organique. c’est sûr que la teneur en matière organique est beaucoup plus forte. Par exemple ici la teneur en matière organique ça va souvent entre 20 et 50 pour mille quoi environ, mais souvent de plus en plus on va se rapprocher de 20 pour mille… d’autre part en Afrique les terres sont beaucoup moins riches en matière organique qu’ici hein. Parce qu’elle se consume à une vitesse grand v avec la chaleur. Sous le parc d’acacias albida y’a l’amendement azoté, l’avantage d’une plus forte teneur en humus, ce qui est important là-bas, c’est la rétention en eau, ce qui explique les forts rendements en millet. Donc on voit que c’est un système qui est intégré par rapport à l’agriculture et où l’élevage est tout à fait intégré. D’une part avec les arbres fourragers, et qui sont en même temps des arbres fertilisants et le fait que bétail puisse rester toute l’année pour pouvoir fertiliser les cultures. L’infield est le territoire qui est le plus intensément cultivé, où il y a toutes les ressources de base, et c’est déjà beaucoup moins dense, parce que dans l’outfield y’a pas d’arbres fruitiers, y’a que des acacias albida, tous les arbres fruitiers sont dans l’infield. Ceci-dit dans la zone 3 le terrain est plat mais pas vraiment plat, c’est-à-dire que y’a de légers bas-fonds, c’est là où y’a ces bandes boisées, et là ici il y a des basfonds où ils cultivent parfois du riz ou même ils laissent en herbe, ce qui fait un fourrager de saison sèche parce que ça sèche moins vite là. Dans cultures de basfonds, ce qu’ils font c’est qu’ils aménagent comme les chinampa qu’il y avait au Mexique, ils font des rigoles de drainage, dans le fond ils cultivent du riz, et du riz pluvial très résistant à la sécheresse, et dans le haut ils cultivent du sorgho qui est associé à du niébé grimpant et de la patate douce rampante. Y’a plein de chose qu’on a pas eu le temps de préciser, par exemple dans la zone 1, il est d’usage pour les karités de leur faire grimper dessus une tubercule grimpante comme l’igname. il y a aussi dans la zone 3 des papayers, enfin on pourrait dire pour la zone 4 pour les bas-fonds. Derrière la bande boisée c’est boisée complètement sauvage ou c’est… Ah derrière la bande boisée c’est un autre village. C’est un des centre démographique de l’Afrique, tout est occupé par l’être humain, y’a aucun espace sauvage. Et les échanges qu’ils peuvent faire éventuellement entre les villages ? Bah les échanges entre les villages bon bah c’est des rapports de bon voisinage disons, et il peut il y avoir des rapports, des échanges de mariages, des choses comme ça, pour éviter la consanguinité. Et sinon y’a que l’arachide qu’ils exportent ?

mais ils sont obligés d’en faire parce qu’il y a l’impôt. des Wolofs s’ils sont à côté de la . c’est qu’avant qu’il y ait cette histoire d’arachide. Donc déjà les problèmes de pénétrations ont commencé. Ah bah depuis longtemps. Le chemin de fer traverse le pays Sérère de part en part ainsi que la route principale. donc ça faisait un terroir bien plus riche. et en Afrique par exemple quand les gens. on a envie de rigoler un peu. sinon y’a l’arachide qui sert de principale monnaie d’échange. et avec tous les ravages que ça peut causer. Les cultures d’exportation c’est toujours très appauvrissant. surtout pour payer l’impôt. Donc la pression démographique des consommateurs d’arachide qui sont ailleurs vient s’ajouter chez eux via la culture d’exportation finalement. elle est pas chez eux. cette usine de phosphates d’alumine elles sont là depuis longtemps. c’est très bien l’impôt ça pour faire rentrer les paysans dans un circuit d’économie monétaire c’est excellent. Parce que avant c’était encore beaucoup plus riche. On voit que les Sérères sont une population qui s’urbanise très difficilement. Donc en marchandise ils n’achètent rien ? Au point de vue marchandise si. Parce que la surpopulation elle est peut-être ailleurs si ça se trouve. d’abord c’est une légumineuse qui a été importée des Etats-Unis ça. qui sont en perpétuel déplacement et aux dépends des pasteurs nomades. elle est chez les gens dont le bétail a besoin de consommer des tourteaux d’arachide probablement. les chemins de fer aussi. Avant sur le terroir du village. l’avantage c’est que c’est un système qui est très stable par rapport au Wolofs. Les problèmes de pénétration sont pas très sévères. C’est pour ça qu’il est assez intéressant chez les gens bienpensants on entend toujours parler de limitation des naissances. enfin disons sur l’impact. et on ne voit qu’un quart de culture d’exportation. des lampes à pétrole des choses comme ça. dont les terres ont été occupées par cette industrie. les Sérères qui sont en ville viennent des gens qui se sont fait envahir par l’industrie de phosphates d’alumines.Euh ils font un peu de bière de mil. et ils ont été obligés de… Ils se sont retouvés stalinisés d’office finalement. parce que comme ils ont pas l’interdiction islamique de l’alcool qui peut servir de monnaie d’échange. c’est pour ça que ça nécessitait encore moins d’espace avec des bandes boisées beaucoup plus larges. Parce que les bonnes routes sont rares en Afrique. Le quart qui est cultivé en arachide il est exporté. comme tout animiste qui se respecte. elle vient pas d’Afrique l’arachide. comme c’est le cas du bassin arachidier où voit qu’il y a les 2/3 des surfaces qui sont cultivées en arachide. y’avait 1/3 en mil et 2/3 en jachère. ils achètent du pétrole lampant. de surpopulation et tout. Donc c’est même pas des gens qui sont venus de leur plein gré.

on considère que les animiste c’est pas une civilisation. et les fidèles d’ailleurs ne vont pas à la prière. très efficace. on respecte l’islamisé. partout où l’islam passe y’a des déserts qui se fabriquent bien souvent. Les Européens réagissent très fréquemment comme ça vis-àvis des animistes. qui a le plus haut minaret du monde ou je sais plus quoi là. quelqu’un qui est animiste. . Et ça bosse ça bosse. ils sont plus à l’Est. Donc la terre elle n’existe plus. La religion animiste de terroir et aussi finalement la résistance leur résistance guerrière. total. par la mentalité islamique qui est quand même très commerciale. c’est que bon ben ils n’ont pas été pas été englobés par l’islam. pur. M’enfin y’a un magnifique désert autour. C’est-à-dire euh. c’est des sauvages. les nourides ne vont pas 4 fois par jour à la mosquée. Comment t’expliques que seuls les Sérères ont cette façon de cultiver ? Par leur religion. Le problème c’est le ravage des terres. Bon ben aux islamisés on leur apprend qu’il y a un seul Dieu. Puis qui n’a aucun respect de… De toute façon on suit à la trace si tu veux. c’est-à-dire que lui il prie pour ses fidèles. puis ils se font envahir justement de plus en plus par les Wolofs. qu’il est… bon en plus c’est un principe quand même masculin le dieu islamisé. mais on le traite de sous-développé. De toute façon s’ils sont islamiques souvent c’est pour des raisons aussi économiques. c’est une autre ethnie qui est islamisée aussi. C’est possible ? Parce que des fois notamment leurs marabous ils estiment qu’ils gèrent tout à fait les relations avec la divinité. La religion joue beaucoup dans le comportement des êtres humains. le nouridisme c’est une secte islamique qui est encore moins marrante que l’islam classique. S’ils ont une facilité d’échange commerciale ils couvrent tout en arachide et puis c’est mort. d’ailleurs ils ont la fameuse mosquée de Touba. bon ils sont bien gentils mais ça s’arrête là quoi. C’est terrible que même les Européens ils réagissent comme ça. l’animiste on le prend pour un sauvage. c’est très dynamique. ils ne vont pas perdre leur temps à la mosquée. Disons que tout le principe féminin est complètement écarté. ils perdent pas leur temps chez les nourides… On fait de la cacahuète toute la journée… On va pas couper la journée bêtement toutes les 4 heures pour rien du tout. On considère que l’islam est une civilisation. ils travaillent. Elle a été construite avec l’argent de l’arachide. par exemples les Kadafis qui vendent des écoles avec des sous européens.route ils mettent 100% en arachide et ils rachètent le mil hein. […] Toucouleurs. ça désertifie sec. par les colonies Wolofs et nourides. Les Peuhls ils sont derrière leurs vaches.

y’a pas d’appropriation individuelle… dans cette bananeraie. c’est-à-dire que l’eau de pluie s’infiltre ici et elle ressort là sous forme de source. en attendant que les arbres poussent. […] Chez les Bashi au Rwanda leur terroir a un autre genre de climat. donc zone 3 puis zone 4 et zone 5. avant de le moudre et de faire du pain avec. le millet commun ça pousse bien à l’ombre. 7 ou 8 mètres. Parce que c’est un blé qui a perdu beaucoup de vitalité et de qualité. Vaut mieux faire des cultures intercalaires plutôt que de serrer trop les arbres. soit ligne de replat. quelle notions de distances à respecter. pruniers de reine Claude sur franc. c’est-à-dire que tout le monde y a accès. Le centre. Ensuite y’a les bas-fonds. Cette bananeraie constitue en quelque sorte un verger communal. enfin ce que j’appelle une zone de sécurité. avant que les arbres soient grands ça gênera pas. ensuite y’a un replat. Puis même quand les arbres auront atteint une certaine taille. et entre y’a de l’herbe et du trèfle partout. Disons c’est adapté aux maisons qu’il y a ici. où il dit que du blé qui n’est pas gardé en épi. enfin j’aime pas trop ce genre de forme. et surtout en lisière de bananeraie y’a des habitats enfin des concessions avec leur . pourquoi pas. on les met à 8 mètre. le faire pré-germer. qu’on appelle d’ailleurs keyline (littéralement « ligne clé » en anglais. on peut faire du millet en dessous. Si on prend une série de courbes en S. et des fraises. oui on peut faire des espaliers. on peut en faire n’importe où. pour les arbres. Si ce sont des pommiers qui sont sur franc et de grande taille ça sera 10 mètres en tous sens au moins. il s’agit d’un terroir collinaire.[…] De Serres en parle dans son traité d’agriculture. un maximum d’occupation du sol. C’est un peu à la frontière du Zaïre. c’est également une région à très forte densité de population. Parce que faire une zonation sur un terroir qui est assez petit c’est peut-être pas tellement évident. c’est un climat qui est très humide. Un replat. c’est la ligne qui relie les points d’inflexions) en système zonation en permaculture. et puis même le blé pour le moment. enfin si tu veux. On va voir comment la zonation est constituée. quelque chose comme ça. Là également y’a aussi une zone de sécurité. […] par exemple faire un verger de pommiers avec des arbustes à baies en dessous. le sommet de la colline c’est entièrement une bananeraie. il faut le tremper. Et pour les espaliers ? Contre les murs exposés plein sud.

Elles s’infiltrent. et on met des bananiers ici. Les agronomes évidemment n’étaient pas d’accord. c’est que le bananier par sa production biomassique exceptionnelle va enrichir le sol pour lui-même. ils ont raison. ça correspond tout à fait au caféier effectivement. On pourrait mettre les bananiers sur les keylines. y’a une quantité de mulch et d’humus qui est extrêmement épaisse. c’est toujours la même chose. et puis ils produisent pendant plusieurs années. Là c’est des endroits où ça dépasse largement 200 habitants au kilomètre carré. donc la zone 1 de chaque habitat. Ce qui se passe quand on fait ça c’est que le caféier a une très faible production biomassique. la couche d’humus disparaît très vite. En plus des bananes. produisent en plus leurs feuilles. ni végétale ni animale. hein. que les bananiers en plus de la production de bananes qui est assez importante. parce que c’est là où les sols sont le plus sec et tout. c’est très important parce que lorsque le sommet de la colline est très riche avec ces feuilles de bananiers.terroir autour. Ils rentrent en pleine production au bout de 2 ou 3 ans. En plus le bétail il vient plus parce y’a pas de biomasse déchétuaire. et les gens ils déménagent. Grâce à ça ils ont un sommet de colline qui est extrêmement riche. et leurs feuilles ça correspond en moyenne au point du vue unité fourragère à une prairie moyenne normande. mais là les bananeraies sont un investissement foncier. en fait c’est beaucoup plus compliqué que ça. qui atteint la tonne à l’hectare. ils sont déjà beaucoup trop nombreux. y’a pas de production biomassique. et qui favorise l’infiltration des pluies. l’agronome européen à première vue il a raison. Parce qu’évidemment on ajoute la pression démographique des consommateurs de café sur les gens qui sont déjà un peu nombreux quand même. donc les pluies s’infiltrent au lieu de dévaler. aux keyline (keypoints). en plus le caféier. ruisselle au lieu de s’infiltrer. c’est que le bananier. Les bananiers commencent à produire entre 16 et 20 mois. on a autre chose à faire que de leur mettre du café sur le dos en plus. elles continuent à s’infiltrer puis en saison sèche. ensuite elle ressort après cette infiltration sous forme de source. ils ont dit dans les villages. et quand on voit de toute façon ce que le producteur touche… . Ce qui se passe donc quand on met des caféiers à la place. là où ça leur convient tout de suite. donc déjà au bout de quelques mois le sol sera tout à fait transformé en un sol qui est tout à faire apte à recevoir des bananiers donc. je précise que les feuilles de bananier. puis ils les changent. puis tout le temps. il a pas tellement sa place dans un endroit surpeuplé. C’est pour ça qu’il faut faire attention justement de voir les choses à long terme. qu’effectivement le sommet convient mieux au caféier qu’aux bananiers. ‘on enlève les bananiers ici. l’eau au lieu de s’infiltrer dévale la pente. on met des caféiers à la place’. Donc on arrive à un écosystème qui est très riche. au keyline. Ce qui fait que la source est tarie. lorsqu’ils ont pu contrôler certains villages.

quelques arbres forestiers qui donnent des fruits sauvages et qu’on a gardé parce qu’ils étaient utiles. Bon alors les légumes c’est oignons. pendant la nuit. courge. ils sont sur des petites . L’avantage aussi pour ceux qui font la cuisine. qui sont en zone 1. On pourrait dire grossièrement étage numéro 1 leucenas. Qu’est-ce qu’il y a comme arbre ? C’est très spécialisés. production biomassique très élevée. Là c’est un village entier qui exploite un terroir. étage numéro 2 bananiers. j’ai déjà montré des exemples de culture étagères. je crois que vous vous rappelez de l’exemple que j’avais donné. et en plus indispensable pour la présence de source qui est ici. Bien sûr quand le bétail a libre accès. c’est-à-dire cendre. Parce que bon. étage 3 les taros. des manguiers tout ça. Au point de vue. avec l’habitat. ou qu’on a réimplanté. j’avais donné des exemples. des espèces de petites clairières en quelque sorte. C’est surtout des bananiers et des leucénas. on voit des palmiers à huile avec entre des anacardiers. y’a des leucénas qui sont des arbres fourragers. ils sont pas obligés d’aller le chercher à 10 km. avec plusieurs étages. là aussi je prends ces exemples parce que c’est des exemples d’exploitation collective du terroir. igname. Dans cette bananeraie y’a des trouées. enfin tout ce qu’ils peuvent imaginer. parce qu’on verra qu’il va pâturer ailleurs. fourrage abondant pour les animaux en plus. et ce qui est échelonné sur toute l’année. toutes ces parcelles qui font environ un demihectare par maison sont clôturés pour éviter la divagation du bétail. c’est assez serré aussi. donc c’est une production biomassique très intéressante dans cette zone. quand le gros bétail pendant la nuit a libre accès. ce qui n’est pas négligeable. C’est un tubercule qui supporte bien l’ombre du bananier. c’est le taro.Bien sûr les bananiers c’est des arbres fourragers. et puis autour de l’habitat la ceinture horticole de culture fruitière et de légumes. donc c’est ça la ceinture horticole. c’est pareil c’est un village qui doit avoir moins que celui que j’avais présenté avant. le petit bétail en permanence. La zone 1 évidemment bénéficie de tous les déchets domestiques. c’est qu’ils ont en permanence du bois de chauffage dans la zone ici. dans la bananeraie en dessous entre les bananiers on met une plante d’ombre qui est une racine dont les feuilles poussent assez haut. C’est ce qu’on appelle une culture améliorante. et puis c’est tout. production pérenne de bananes. déjections humaines et tout ça. environ 20 tonnes à l’hectare. L’avantage des bananiers c’est qu’ils fournissent une forte quantité de bananes.

N’importe qui de n’importe où peut cueillir des bananes ou y envoyer son petit bétail. essentiellement de mil. Donc la zone 3 c’est uniquement une zone de pâturage. et un autre d’août à janvier. de patate douce et de manioc. c’est-à-dire c’est des cultures associées. divaguent librement dans la bananeraie.collines donc chaque colline est conduite de cette façon-là. Dans les zones 1. ceux qui sont pas atteint par les cultures d’exportation . de sorgho. y’a un cycle de culture de février à juin. c’est-à-dire que c’est une exploitation collective de tout le village. Y’a des goyaviers. Après la source là. l’herbe si c’est pâturé rationnellement c’est la bonne formule finalement. sur cette pente il y a quelques arbres ici et là. c’est sur des colliens qui sont plus grandes En zone 3 c’est une pente qui est assez abrupte. les moutons et les bêtes comme ça. donc il y a environ par village 150-100 habitant. etc. ça pousse ensemble. là le système du riz c’est comme j’avais montré. c’est-à-dire qu’il n’y a que des bergers. parce que l’eau a quand même tendance à s’infiltrer plus difficilement. toutes sortes d’agrumes. orange. C’est une région qui est assez proche de l’équateur donc y’a deux cycles de culture. c’est un système de buttes avec du riz en bas-fonds avec du maïs et du sorgho au-dessus. de niébé. ça fait un peu comme un alpage. C’est-à-dire c’est une pente très abrupte. avec un gazon pas très abondant dessus il faut dire. C’est pour montrer qu’il peut y avoir des différentes façons par rapport à une théorie de base. c’est sûr que des gens qui auraient une alimentation plus basée sur les fruits mettraient des bananiers ici. Là c’est la zone des champs de base. c’est en association. c’est la zone des… on voit que c’est pas du tout planifié comme en permaculture. mais la bananeraie c’est une sorte de verger communal. évidemment on peut pas faire une culture sur un sol pareil. là les pâturages sont collectifs. Dans les bas-fonds ils font du riz. les chèvres. c’est-à-dire citron. ce qui serait pas plus mal. des vaches et des chèvres là-dedans. de maïs. dans les basfonds c’est la même chose. par exemple on verra les champs. associés pareil avec du niébé grimpant et des patates douces. avec quelques bananiers çà et là et tout ça. le petit bétail en génénéral. en zone 5 on pourrait dire. Les champs qui sont là sont individuels. mais surtout de l’herbe. y’a des arbres fruitiers. c’est des champs par famille. la zone 1 qui entoure les habitations c’est individuel. c’est pour ça que les compléments de fourrage qui sont dans la bananeraie sont quand même important pour une alimentation équilibrée des animaux. Mettre en culture une pente pareille ce serait l’érosion garantie. des fois y’en a qui ont 300 habitant mais c’est plus rare. y’a une zone sauvage qui finalement est près des habitats. les poules. ils pourraient peut-être y mettre des arbres.

C’est-à-dire. ou on tombe plutôt sur les palissades. parce que là le territoire est quand même assez restreint. et encore entre ces bananiers. ce qui permet d’élever des canards et des poules en liberté sans qu’il y ait besoin de donner du grain en plus ou des choses comme ça. les goyaviers. inutile de dire que c’est très restreint. plus bas entre tout ces arbres il y a des bananiers. Cette zone 1 malgré qu’elle soit petite fourni finalement toute la nourriture de base. y’en a beaucoup. des légumes quoi. donc il faut faire attention à laisser des bandes d’herbe qui soient anti-érosives. des jaquiers. puis du taro. Comme c’est une région à bananiers. le taro. des fois y’a des endroits où croit qu’on se balade en forêt. taro. c’est-à-dire qu’ils ont des bananes à manger cru si tu veux. les bananes. Au niveau du travail. Mais c’est sur que c’est une alimentation surtout basée sur la banane et sur les tubercules qui poussent à l’ombre des arbres. parce que déjà. et puis les céréales qui viennent accompagner. Plus bas encore. de sorgho ou de millet disons. mélangées à du manioc. elle fait ½ hectare par famille et encore. un peu de riz. La zone 1 autour des maisons est très réduite. vers 10 mètre de hauteur y’a donc les agrumes. C’est très serré. on voit rien. parce que le bananier il faut pas trop d’ombre quand même. Ceci dit pour les bananiers il faut faire attention où on les plante. à part remettre des jeunes arbres. Combien d’arbres à l’hectare sur la zone 1 ? Houlà. avec la zone de sécurité. y’a des collines tellement surpeuplées que ça peut se réduire à 500 ou 1000 mètres carrés peut-être maximum. de toute façon les bananiers ils font automatiquement des rejets. c’est-à-dire des bananes plantain. enfin on ne voit pas les maisons. Les arbres forestiers utiles qui donnent des fruits sauvages ils doivent monter à 35 mètres ou 40 mètre maximum. patate douce. Finalement sur la zone du haut on aboutit à un écosystème forestier. mais quand ils préparent la cuisine. et puis on tombe sur des maisons. parfois même un cacaoyer. et finalement rien que sur la zone 1 les gens ont déjà toute leur nourriture disponible. surmontés d’arbres forestiers utiles. c’est-à-dire avec un tapis de feuilles qui est extrêmement dense. mais . le manioc. du manioc. ça sera un mélange de manioc et ça sera surtout des bananes. quand on voit la zone 1 de loin. c’est une multi-étagère très très dense autour des maisons.ont un peut de café. Et ils mangent moins de céréales et plus de tubercules ? Non. des tubercules. des manguiers. les fruits. y’a beaucoup d’insecte. c’est un terroir où il faut faire très attention puisqu’il est en pente. et les céréales accompagnant. et puis c’est toujours pareil. Bien sûr cette biomasse végétale abondante favorise une biomasse animale abondante. Ensuite y’a des palmiers à huile entre.

où on leur paie des canalisations d’eau sur je sais pas combien de kilomètres. Ça peut être très spectaculaire la désertification. ils sont déjà très élevés et c’est quand même très dense. on n’est pas censés savoir que des humains y habitent. Et encore quand ils peuvent aller ailleurs. là j’ai déjà expliqué quand on implante des caféiers. Mais si tu veux le haut est déjà bien couvert d’arbres. y’a des périodes sans nuages en tout cas. là où ils sont allés. On peut transformer rapidement quelque chose comme ça en caillasse et en épine. mais le sommet des collines il est initialement très pauvre. après les avoir incités à tout détruire. Parce que surtout le sommet des collines. les grands arbres forestiers. avec des broussailles épineuses de ci de là. avec quand même des saisons sèches. après le reste y’a le ravinement. il fait humide et ça doit être plus difficile d’étager les cultures d’une manière dense. parce que y’a toujours des traces d’habitation humaine. avec des cailloux entre les broussailles. et après d’ailleurs on parle de « projets de « développement » » où il faudrait. il va seulement commencer à produire au bout de 18 mois. qui font souvent 35 à 40 mètre de haut. C’est moins nuageux. maintenant on ne voit qu’une espèce de steppe à épineux. c’est plus intéressant qu’un climat équatorial pour des cultures multiétagères. où le soleil n’est pas caché par les nuages. et en plus si on plante un bananier sur un sol dégueulasse. l’eau ne coule plus à la source. c’est excellent pour la santé humaine. La lumière arrive à passer pour les arbres qui sont en dessous ? La lumière arrive à passer oui. donc qui servent pour le bois et les fruits sauvages. on voit bien. où il est très fort quand même. pour le sol. et puis pas tellement équatorial. pour le bétail parce qu’il y a des déchets. Seulement le bananier. Mais y’a même d’autres endroits justement où le territoire justement n’est pas surpeuplé et ils ont incité à mettre du café partout. d’arbres forestiers et de choses comme ça. donc des fois ça entraîne des déplacements de population. enfin c’est quand même très soigné. mais on est en dessous d’un climat équatorial.quand on se balade là-dedans. C’est pas tout à fait un climat équatorial. c’est vrai il va pousser lentement. parce que là c’est surpeuplé. en 3 ans il va rentrer en pleine . c’est pour ça que les agronomes disent que ‘des bananes il faut surtout pas les mettre ici’. que le verger est quand même très soigné sous une apparence de désordre on dirait. Tandis que quand on est vraiment sous l’équateur on est tout le temps dans les nuages finalement. Oui. qui est une culture vraiment améliorante. c’est une culture améliorante à tout point de vue. c’est des endroits qui étaient couverts de bananiers. dans certains endroits qui sont plus plats.

Et aussi y’a des recherches qui ont été effectuées. Il faut plusieurs années mais ça pousse vite quand même. plusieurs années. Combien de temps il faudrait pour avoir un biotope complet. . il va se concentrer sur les herbages qui sont ici (zone 3 : pentes abruptes) et rapidement c’est la rocaille à nu ici. Non seulement le caféier ne fabrique pas de biomasse mais en plus il ne fournit pas de fourrage pour le bétail contrairement au bananier. y’a des tomates. des courges. des piments. mais ceci dit on en bénéficie avant qu’il soit complètement formé le biotope. Justement on a remarqué que lorsque. Equatorial ça veut dire que par exemple les hauteurs sont impropres à la culture du riz pluvial. des haricots. absence de production fourragère. résultat surpâturage des pentes qui sont raides et résultat : l’érosion. Parce que le bananier il faut vraiment un climat très humide pour qu’il puisse supporter des sols qui sont pas bon hein. Donc on voit le cercle vicieux qui va très vite : faible production biomassique. du sorgho. Ce qui est important c’est qu’il y a au moins 6 espèces de plantes différentes qui sont associées et complémentaires. ce qui se passe. Ceci dit ça pousse vite dans la région les arbres. Déjà s’il faut 5 ans pour des bananes. alors ils mélangent. Parce que c’est un sol qui est quand même très filtrant. des gombos. parce que y’a des essais qui ont été fait en station agronomiques. en pleine production ? En plein fonctionnement. et une pleine production qui sera très abondante parce qu’entre-temps le sol sera devenu très riche et très propice à la culture de bananiers. Là c’est quand même pas équatorial. et ils plantent le verger dedans.production. de la patate douce. faible apport de matière organique animale puisque le bétail ne vient plus. Par exemple ils peuvent planter du maïs ou des cultures années. donc le bétail il doit aller ailleurs. il va ailleurs effectivement.. qui sont mélangés ensembles. Attention ils commencent à rentrer entre production au bout de 16 à 17 mois. sur les champs de céréales en zone 4. c’est seulement après lorsque les bananiers ont bien enrichit le sol que y’a un écosystème riche qui se forme. les conséquences viennent vite. plutôt qu’en culture séparée on obtenait là aussi 50 % de rendement en plus. évidemment quand on met des caféiers à la place. de toute façon y’a pas d’immobilisation de capital dans les techniques de culture comme ça. c’est toujours pareil. malgré que les précipitations soient assez abondantes. avec ces mélanges. des aubergines. ils mettent vraiment de tout là-dedans. Y’a pas de céréales toutes seules.

y’a le haricot qui est là. Alim au Bangladesh.Par exemple par rapport à la création d’un écosystème. y’a les maïs qui sont à grand écartement. ils ont construit leurs maisons là ? Au milieu. ils avaient donné aux gens les grains nécessaires pour pouvoir survivre jusqu’au prochaines récoltes et puis c’était tout. et le riz est entre. les bananiers. Le maïs et le haricot au bout de quelques mois ont donné une première récolte. et il voudrait évidemment que toutes ces collines plutôt qu’elles soient érodées et qu’elles ne servent à rien. des manguiers et des teck tout a été mis en même temps. Et l’érosion a été totalement arrêtée. pour la première année de récolte ça avait coûté très peu cher. Donc les gens ils y avaient cultivé du riz pluvial et du maïs associé à des haricots aussi. Le manioc. avec un système de cultures régénératives. c’est des collines qui font des millions d’hectares. c’est-à-dire à 3 mètres ou 4 mètres de distance. Il a fait une expérience pilote où il a installé deux coopératives de 70 personnes sur ces collines. Les gens habitent où. là c’est surtout plat. des papayes. c’est multi-étagé partout et les maisons sont dispersées dans la colline. y’a eu des expériences du professeur M. qu’on mette des gens. mais il a déjà installé deux coopératives comme ça. évidemment les gens ne tiennent pas à ce genre de projets dans le pays. et ils ont fait un système très productif comme ça. et les terres par famille il leur donnait environ une moyenne de un hectare et demi. Et en faisant ça ils ont réussi à stopper l’érosion et à faire vivre des familles. dessus. des bananiers. Et le projet. Les gens ne restent pas ? Si ils restent. des gens qui n’avaient pas de terres. Ils avaient semé du manioc aussi. et bien. C’est des collines qui étaient considérées comme érodées et tout. les papayes sont rentrés en production au bout d’un an. et improductives. Alors ce qu’ils avaient fait. et le professeur Alim avait fait un projet d’insérer des sans-terres. En même temps ils ont planté des ananas. c’est que bon. un an et demis après. beaucoup mieux . Ensuite au bout de quelques années les orangers. Alors ce qu’on fait quand on associe du riz et du maïs. A. c’est un système qui est assez intéressant. des jaquiers. des orangers. ça ne faisait pas partie de la surface agricole utile. C’était considéré comme non cultivable. c’est-à-dire qu’il n’y a pas vraiment de zonation. mais y’a des collines évidemment qui on servit surtout pour prendre le bois de feux et c’est des collines qui étaient gravement érodées. et ensuite le teck on les abats pour faire du bois d’œuvre de qualité au bout de 30 à 60 ans. parce que c’était vraiment… quand y’avait un buisson qui arrivait à pousser on le coupait pour faire du feu et puis y’avait une érosion qui était catastrophique et les collines étaient vraiment dans un mauvais état. Alors là c’est très dense. les jaquiers et les manguiers ont pris le relais.

le temps que les arbres rentrent en production. c’est un carcan rizicole qui est très poussé là-bas et des arbres. Tous les arbres qui ont été plantés. en plantant en même temps par exemple les ananas. Y’a eu un étagement de production. ensuite ils ont ressemé de l’orge en culture de saison sèche. en premier étage donc y’a les tecks. Par exemple. Quelle est la première chose qui a été plantée ? Tout a été planté en même temps. en troisième les bananiers. parce que y’a le Brahmapoutre. quand ils sont adultes ils se remettent. les ananas et les papayes. . ceci dit. avec des tecks qui poussent haut. ils restent des fois deux mois et demi complètement sous l’eau. la papaye. où les arbres fruitiers sont complètement submergés. de maïs. qu’il y a un tas de gens qui s’intéressent finalement à un certain type d’agriculture. après ils ont continué les cultures annuelles. Parce que depuis le temps qu’il fait ça c’est un gars qui n’a jamais entendu parler d’agriculture naturelle ou quoi que ce soit. Qui sont d’autant plus violentes que les collines sont dénudées. ça ça rentre en production au bout de 15 mois à peu près. Enfin qui poussaient dans le pays mais pas beaucoup finalement.que les autres paysans du Bangladesh avec leur monoculture du riz qui sont en train d’en crever tel que c’est conçu actuellement. ça leur fait pas du bien mais ils remettent puis ils continuent à produire. Ça a tout été bien occupé. c’est-à-dire que c’est la monoculture de riz essentiellement. Ce qui prouve que dans le monde. on peut donner des tas d’associations. d’haricots. y’a ce professeur Alim là. après la première récolte de riz. Mais ça c’est des inondations catastrophiques qui ont lieu comme ça tous les ans. tout ça ce sont des espèces de là-bas. c’est un delta qui déborde souvent.. Par exemple des fois y’a des inondations qui durent 2 mois et demi. même au-dessus des feuilles donc. c’étaient déjà des arbres fruitiers qui poussaient dans le pays ? Oui. les arbres il faut voir ce qu’ils doivent supporter. c’est-à-dire des céréales et des tas de légumes. Avant que les ananas prennent leur plein développement pour couvrir le sol. Une fois que tout ça avait été semé. en deuxième sous-étage y’a les manguiers. et les arbres fruitiers qui sont plantés en plaine ils en prennent un coup. le temps que les premiers. Ceci dit quand ils sont assez âgés ça risque rien. qui essaie de la promouvoir finalement. ils mettaient par exemple des patates douces entre ananas. qui s’est succédé au fil des années. et ensuite des cultures annuelles. les ananas. les patates douces occupaient le terrain et donnaient déjà une récolte. Mais tout en association. les bananiers. y’a des inondations. Là aussi c’est un exemple de culture multi-étagère. quand on les a planté ça pousse pas non plus très très vite.

parce que y’a plusieurs millions d’hectares qui sont comme ça. il faut qu’il démontre un système économique viable rapidement. là sur ces collines érodées très rapidement ils ont eu de bons rendements. pour eux les terres arables c’est les plaines. au moindre truc y’a les critiques. alors que c’étaient des familles misérables de sans-terres avant. du riz tout le monde en fait du riz. et les collines c’est du bois spontané pour faire du feu.Ah oui. y’a des plantes qui résistent bien. Donc tout simplement on leur a donné les vivres nécessaires évidemment pour attendre jusqu’à la récolte suivante. quand ils commencent à planter là leur maïs. là ils font du fruit. et résultat effectivement… C’est pour ça le projet de ce gars-là est très intéressant à ce niveau-là. notamment dans les hautes vallées. Ceci dit. c’est pas original. Parce qu’en plus ils produisent. c’est sûr que c’est un investissement mais qui marche très bien. il faut leur donner une formation assez rapide. Et puis aussi y’a cette mentalité asiatique des gens qui font de la riziculture. mais peu à peu y’a une biomasse déchétuaire qui s’accumule et quand les premiers arbres rentrent en production c’est déjà en train de marcher à fond. ils font du teck. Maintenant ces familles sont devenues des familles aisées. enfin il a mis quand même des anciens paysans. . ils font des bananes et tout. S’il veut faire ce projet massivement. parce que des gens qu’il financent comme ça. C’est-à-dire collines dénudées et tout le long du pays c’est la même chose. Et ça ça rejoint l’agriculture naturelle et la permaculture. c’est sûr y’a quelques frais à investir. Ces gens qu’il a installé. jusqu’à la première récolte. Il faut donner aux gens de quoi bien se nourrir et puis bien travailler. à tous les autres paysans du Bangladesh. des rives des fleuves. bah ils sont tout seuls sur le marché. en 15 jours on a vite fait d’expliquer ce à quoi on veut aboutir. ils font toutes sortes de légumes. le maïs tout ça. ce qui se passe. s’ils sont déjà paysans et s’ils sont motivés. Parce que le manioc et tout ça c’est des plantes qui vont réussir à pousser sur des terrains qui sont endommagés. c’est sûr que la première récolte elle sera chétive. bah c’est-à-dire que tout le long. ces deux coopératives qu’il a installé avaient un niveau de vie largement supérieure. […] Le professeur Alim a fait attention. s’il veut faire ce projet massivement. c’est une formation qui est quand même pas très coûteuse. C’est une mentalité qui est aberrante. Y’a aucun problème à écouler la production. c’est toujours la même chose quoi. sans avoir à payer des gens pendant des années pour qu’ils puissent survivre. les plante comme le sorgho. c’est pareil. et l’on encore..

surtout pour les coopératives de départ. Finit aussi le fait par exemple qu’il y ait des paysans qui vivent au jour le jour à cause de l’inégalité foncière et de la pression démographique. je pense que les gens ont dû être triés en fonction de leurs motivations politiques et tout ça.8-0 . d’avoir aux multinationales.nnard. l’abondance ça n’a aucun intérêt. En moyenne si les terres étaient réparties entre tout le monde. les produits sont vraiment partout. . Il restera plus que l’autre moitié de paysans sans terre. c’est que la misère c’est quelque chose qui rapporte beaucoup. y’a des gens qui ont une toute petite parcelle donc qui n’ont aucune sécurité. Et surtout quand on vend des variétés de riz naines qui sont très dépendantes de tous ces moyens de production. Fini aussi les endettements. 0. qui sont énorme. sur ces collines y’a des millions d’hectares. Comme la terre. Là c’est finit de rigoler pour certaines personnes. qui vendent les engrais. qui vendent des pesticides et des semences. Si les gens ont accès a une source de nourriture quasi gratuite. il suffit qu’il y ait une inondation qui supprime leurs récoltes. c’est pas avec ça qu’ils vont se nourrir. y’aurait environ un peu moins d’un hectare par famille. qui vendent les motopompes d’irrigation. etc. du fait que le paysan désespéré doit nourrir sa famille tout de suite. Finit la rigolade d’embaucher des ouvriers et de leur payer la journée de travail de 14 h à 150-200 grammes de riz par jour. donc ça permet par exemple aux grands propriétaires qui sont à côté. seul la pénurie peut rapporter. L’exemple n’a pas été suivit ? L’exemple non. on installe une certaine proportion de paysans sans-terres et on organise les cultures et on met par exemple sur ces collines. dans un système commercial. enfin là où le Bangladesh s’est embourbé ça profite à beaucoup de gens si tu veux. d’acheter sa parcelle des fois à un vingtième. L’abondance ne rapporte rien. l’usure. En plus la misère ça rapporte. On incite les paysans aux motoculteurs et toutes ces choses-là. Faut bien comprendre que la situation. Parce que si par exemple les gens dans un milieu paradisiaque où y’a une abondance de fruits partout. puis avec les salaires qu’ils ont. ben c’étaient des pionniers finalement. on met la moitié des paysans sans-terres pour commencer. Si tu veux. un cinquantième de la valeur réelle de cette terre. ils vont pas aller acheter à des prix exorbitants des produits dégueulasses. dans un système économique. on peut y arriver. enfin c’est un truc qui tourne. qu’est-ce qu’il va vendre ? Il va rien vendre du tout. Bon bah ça libère du marché du travail.9 hectares par famille. Donc ils sont obligés de vendre leurs parcelles.évidemment il faut des gens. Si tu veux. comme dans beaucoup de pays est concentrée entre peu de mains. comme le plus souvent chez le commerçant. Par exemple imagine. ils se retrouvent dans la famine. bah le commerçant c’est un co. c’est ça aussi le problème.

C’est pour ça d’ailleurs que d’inciter les gens à mettre des caféiers au sommet des collines c’est pas une mauvaise idée. Quand en France y’a une abondance. L’abondance ? les gens font pas aller travailler. etc. euh moi j’en ai rien à fo. etc. on leur donne à bouffer. on leur donne presque rien et ils travaillent 14 heures par jour. de pomme. Dans le Sahel c’est pareil.utre de l’apartheid. ben ils sont désespérés. si les gens ne trouvent pas d’autres terres une fois qu’elles ont été désertifiées. Comment fonctionne le système de l’Afrique du Sud ? C’est qu’on a parqué les gens sur un territoire beaucoup plus restreint. ils sont contents. dans des réserves. la population noire qui est la plus nombreuse est parqué sur… justement les gens parlent d’apartheid et tout ça. ils s’arrachent les cheveux. Bah bien sûr. C’est un système antagoniste. Parce que les prix vont s’effondrer. etc. dans industries d’extraction d’or et tout ça. Parce que ce qui est en sus de l’apartheid c’est qu’on leur donne des terres minuscules. une récolte exceptionnelle de blé. d’ananas. de choses comme ça. c’est extrêmement intéressant finalement. C’est une main d’œuvre quasi-gratuite volontaire qui arrive. Donc la pénurie. ils ont beau envoyer toutes leurs pommes. pour que le système puisse tourner. Où y’a toujours intérêt pour avoir un coût bas de main d’œuvre donc en surnombre. Les gens s’ils ont tout ce qui faut. les paysans ils pleurent ici. Le pisciculteur il serait gai si y’avait une épidémie dans la rivière d’à côté hein. de vin. que l’on exporte en Europe etc. ils vont émigrer dans les pays côtiers où on fait des monocultures de cacao. ce qui signifie. c’est une question… la rareté c’est très important. ils sont obligés pour pouvoir manger d’aller travailler donc dans les usines. De toute façon faut voir ce qui s’est passé en Europe. de café. quand tous les pêchers de la vallée d’Eyrieux gèlent. Parce que y’aura une main d’œuvre à bon marché qui va s’entasser dans les bidons villes. personne ne serait allé bosser en usine. dans un système économique commercial. Et c’est là où ils vont subir l’apartheid et tout ça. Parce que tous les gens du Sahel qui ont faim et qui migrent. etc.on le voit bien par exemple. La famine du Sahel c’est très intéressant. etc. . mettre du goudron dessus. et puis même. L’industrialisation… il a fallu créer artificiellement une misère épouvantable pour faire l’industrialisation. bon bah c’est le système de l’Afrique du Sud. si les gens au moins avaient des terres pour pouvoir vivre. il faut pas croire que les gens soient si fous que ça. C’est un système conflictuel. il faut que les gens aient faim finalement. Bon bah c’est excellent d’avoir c’te main d’œuvre. comme les gens dans le massif central qui vont des pêchés bien exposés au sud en Ardèche.

Parce que le Japon c’est une mine d’or pour les Etats-Unis. mais c’est ridicule. âge d'abondance qui montre que la seule société d’abondance qu’il y ait jamais eu c’est celles qui étaient à l’âge de pierre. Ça date de quand les essais au Bangladesh ? Oh ça date de plus de dix ans. Oui et puis les gens ils travaillent comme des ânes. qu’est-ce que tu veux faire dans un endroit où y’a que des arbres fruitiers. Parce que vraiment au point de vue de la balance commerciale le Japon… tu vois que les intérêts qui sont contradictoires ça pose des problèmes. de leurs vaches pour l’élevage et tout ça.. . *rires* Enfin c’est des macrobiotiques en pleine forme quoi… si on veut… Et surtout avec le riz et . c’est la société justement de rareté. Ils font la sieste.donc ils mangent pas que du riz. et puis des tas d’ethnies qui vivent un peu comme ça en Afrique.D’ailleurs y’a un livre qui a été écrit par Sahlins je crois. ils passent leur temps à faire la sieste. pour l’exportation du blé. y’a rien à faire. tu manges et puis tu vas te promener. donc le gars qui a lancé ça.. il reçoit une opposition qui est quand même assez forte. c’est pas très thérapeutique. et c’est ce qu’on appelle des civilisations qui sont arriérées évidemment. tu travailles comme un âne mais à la fin de l’année faut voir ce qu’ils récoltent. parce que beaucoup de Bengalis c’est la monodiète au riz tu vois.. qui tourne bien. c’est impossible de savoir combien d’heure par jour ils travaillent. les Indiens-là qui vivaient sous leurs chênes. Mais par exemple les Bashi là. tu cueilles les fruits. c’est Age de pierre. ça a dû être commencé en 72. et puis c’est des gens qui mangent mieux que les autres parce qu’ils ont beaucoup de fruits. Nan puis maintenant c’est un truc bien stable. ces agriculteurs ils travaillent ¾ d’heures par jour. .Pas de carences. Finalement la civilisation c’est peut-être de bosser comme des ânes 14 heures par jour. ils travaillaient une heure par jour tu vois. parce que ici c’est pas la société d’abondance qu’on veut nous faire. et justement c’était pareil par exemple ces sociétés que j’ai décrit hier. beaucoup de légumes-fruits. en moyenne. C’est peut-être pour ça que Fukuoka a eu des ennuis au Japon. Donc au Bangladesh c’est le même problème. finalement pas grand-chose. Parce que les idées de Fukuoka ça les intéresse pas du tout. Ah non mais c’est vrai. c’est comme le système ano y vez en Espagne. Parce que bon le gouvernement japonais c’est les Etats-Unis qui ont influencé le gouvernement japonais. et au milieu d’une abondance pas possible tu vois. c’est peut-être ça finalement quand on y réfléchit d’un peu plus près.. Surtout que maintenant y’a des économistes connus qui commencent à le dénoncer. régime numéro 7 d’Oshawa.

donc ces gens qui sont sur ces collines ce sont des gens qui mangent beaucoup mieux que les autres. et largement de quoi vendre. y’a tout ça. en deux mois. surtout à la vente des tecks. Ça c’est à long terme.riz. et surtout c’est des gens qui ont une culture bien rentable. mais avant y’a les organes. . C’est à long terme. Si tu veux avec un hectare et demi par famille ils ont largement de quoi pour leur autoconsommation. c’est une thérapeutique beaucoup utile. ils suffit que tu sois pas très costaud et tu dégages quoi. Et de faire là-dedans un petit élevage aussi. y’a les papayes. régime numéro 7.

tout dépend comment on s’y prend. J’ai vu ce terme. il faut construire un four. probablement il devait y avoir au maximum 40 à 50 mètres entre chaque maison. Je connais pas très bien ce terme. il faut prendre du métal. et les systèmes fourragers. notamment si on pratique le cernage des arbres. enfin disons que ça demande quand même du travail et de l’investissement.Pendant la matinée on étudiera le système de culture de céréale que j’ai mis au point. Donc des techniques dont le but est d’avoir le maximum de rendement avec certaines denrées précises. c’est l’âge de la pierre polie. là l’exemple qu’on donne ça se passe environ 3500 à 4000 ans avant Jésus-Christ. Donc là on va voir des exemples européens. on va voir un peu la zonation : là en zone 1 y’avait le village. Au néolithique. une fois qu’il est mort faudra tout de suite l’utiliser hein. ça les rend plus durs et plus propres à la construction maritime. D’abord il faut que pour fabriquer une hache en fer il faut investir. et cette hache servait essentiellement comme outil de défriche. et pour abattre une forêt c’est pareil. pour voir des productions particulières que l’on peut faire. c’est-à-dire c’est une pierre polie qui est mise un manche de frêne qui est résistant aux chocs. sauf que pour éviter qu’il pourrisse sur pied. comment on peut cultiver les vergers en culture naturelle. en commençant par étudier un peu la zonation telle qu’elle était pratiquée par les agriculteurs au néolithique. d’ailleurs qui est le principal outil des agriculteurs néolithiques. comme le bois de teck en particulier. avec ses maisons qui étaient assez espacées mais pas tellement espacées. C’est ça qu’on appelle des dessévage sur pied. Contrairement à ce qu’on pense les néolithiques ne mangeaient pas que des fruits sauvages puisque . la hache de pierre faut pas croire que c’est un outil forcément inférieur à la hache de fer. donc là on sort de la permaculture qui est l’organisation de l’espace. ça dépend comment on s’en sert. dans un verger. en Suisse et en Allemagne du Sud et dans l’Est de la France. il paraît que c’est meilleur pour certains bois de procéder au dessévage sur pied. Ah non mais pour le bois d’œuvre effectivement c’est une formule de faire ça. faire une forge etc. Le cernage des arbres ça veut dire que tu créé une entaille sur tout le tour de l’arbre et ça empêche la circulation de la sève. et l’arbre il meure au bout d’un certain temps. On peut mettre presque aussi vite pour défricher avec une hache en pierre si on abat d’une certaine façon. les arbres qui étaient beaucoup trop gros (vu les outils). ils les cernaient. Là où ça se passe c’est le nord-ouest des Alpes.

Evidemment y’avait un peu d’engrain. comment ils s’habillaient.et notamment ils cultivaient le fameux blé poulard Nonette de Lausanne. et surtout pour faire du textile. . Et du lin. finalement ça ressemble un peu aux systèmes en Afrique.dans les cités néolithiques on a trouvé des espèces cultivées de prunier domestique. et pour la graine. un parc arboré de chênes. un peu d’amidonnier. Des poiriers. y’avait que du millet. alors qu’il y avait des pruniers bien avant en France. mais du lin qui se promenait parce que c’est une culture épuisante. C’est-à-dire que sur une parcelle de millet cultivée pendant dix ans le lin ne revenait qu’une fois. Y’avait des fruits comme les cornouilles et les cormes. le chêne ne fait pas beaucoup d’ombre de toute façon. on l’appelle infield comme je disais. et enfin des sortes de fruits qui étaient cultivées. c’est-à-dire botaniquement c’est le panicum miliaceum. quelque chose comme ça. on verra plus tard pour les textiles. et qui se promenait en assolement. on verra ça tout à l’heure. qui est un blé qui a malheureusement disparu d’ici et qui est extrêmement productif. Elle est cultivée en permanence. Evidemment dans le verger ils cultivaient des légumes sauvages. qu’on apprécie plus tellement maintenant. C’était cultivé en permanence sans prairie et sans jachère. Y’avait des rotations aussi alors ? Oui des rotations mais pas compliquées. un parc arboré assez dense hein. qui a été la principale culture jusqu’à ce que les Romains arrivent. qui revenait sur la même parcelle que tous les 7-10 ans. et dans lequel on cultivait des plantes qui supportaient cet ombrage de chêne. un peu d’épeautre. Et le lin pour quoi ? Pour s’habiller. en orge -alors là aussi avec des espèces ordinaires et non avec des espèces sauvages comme on le pense. voilà en zone 2 c’était ça. quand y’avait pas de millet c’était du lin. Parce qu’on prétend que le prunier a été importé par les croisades d’Asie-Mineure. ce sont des champs cultivés en blé. Faire de l’huile pour l’éclairage. mais c’était assez restreint par rapport au reste contrairement à ce qu’on pourrait penser. enfin qui ont une qualité équivalent de toute façon… En zone 2. les chênes étaient espacés de 14 mètres en tous sens. On cultivait du mil. Dans la zone 3. Y’avait pas l’épeautre ? Y’en avait parfois mais c’était pas systématique. enfin qui est moins épuisante en culture sous chêne parce qu’il y a un humus beaucoup plus varié sous les arbres. Toutes ces zones 1 et 2. enfin du millet commun.

ça servait essentiellement de. Et le bois aussi. enfin c’est la hêtraie qui pousse très serrée parce que c’est une essence d’ombre. c’est là qu’ils allaient chercher le bois de chauffage.. y’a des lisières qui pouvaient atteindre plusieurs centaines de mètres. En zone 4 c’est la lisière. ensuite de l’orge. donc qui a une qualité moyenne. donc c’était pour les mettre à l’ombre. donc y’avait une sorte de prairie temporaire spontanée qui se faisait et ensuite peu à peu on laissait venir les broussailles et ensuite on obtenait un taillis. Le bois. Une fois qu’on avait cultivé du blé et de l’orge. parce que la hêtraie est quand même trop loin. où il ne pousse rien des fois. qui est assez léger et qui gêne pas du tout l’herbe. y’a les chênes. Donc c’est une des pièces maîtresse de ce système de culture. ils repoussaient sur souche et ils donnaient un taillis ou un taillis sous futaie puisqu’on abattait pas tous les arbres. et sous lesquels il ne pousse pas grand-chose. je vous rappelle le hêtre c’est une essence fourragère. c’est-à-dire que par exemple pour 2 ans de céréale on mettait 25 ans de jachère au moins. Dans chaque défriche. Y’a pas d’autres zones ? En zone 5 c’est la forêt dense. d’ailleurs ça . on défrichait la jachère.. attention. ensuite on laissait pousser des graminées spontanées qui étaient pâturées par le bétail. C’est-à-dire qu’au moment où en en juilletaoût où les pâtures commencent à être toute desséchées. sous ces chênes. alors ça j’avais déjà expliqué qu’en permaculture on y attache une importance assez forte parce que c’est un écosystème très riche. on cultivait d’abord du blé. grâce à l’ombrage des arbres. c’est-à-dire que les arbres qui avait été coupés. parfois même jusqu’à un kilomètre des fois.Y’avait le blé et l’orge sur défriche et ensuite on instaurait une longue jachère forestière. et tous les ans on avait du bois de chauffage comme ça. et sous hêtre il peut pousser quelques fougères. c’est qu’elle est étagée en gradins sur plusieurs centaines de mètres. et qui était mis sur une largeur maximum dans les clairières culturales néolithiques. ils en cherchaient bien sûr dans la forêt mais ça faisait un peu loin quand même hein. Donc cette hêtraie servait essentiellement de pâture d’estive. car les vaches craignent le soleil en été. donc qui servait essentiellement de pré-bois. sous lesquels poussait de l’herb e. ça va… et pour ramasser des faînes aussi. disons que le bois de chauffage était essentiellement fourni par le taillis qui était dans le village. des choses comme ça. C’était la principale utilisation de cette hêtraie. on défrichait un peu plus loin dès que y’avait la jachère. La lisière a une première caractéristique.

ensuite après les chênes y’avaient d’autres arbres qui étaient plus petits comme des charmes. évidemment les cormes. les pâturages d’été sont de bien meilleure qualité qu’ailleurs. les noisettes et tout ça étaient ramassées par les hommes donc et surtout par les bergers qui accompagnaient le bétail. d’abord c’est une lisière. pour le bétail. plus des fruits. et la qualité… euh y’a des herbes qui poussent spontanément sous les chênes qu’on voit nulle part ailleurs sur la garrigue. et en plus des glands en hiver. des alisiers et des noisetiers. et . on cherche donc de l’herbe là. plus on s’approche de la zone 3. pour les animaux là dans cette zone. des arbres comme les cornouillers. et même des fois que les pâturages sur toute l’année.. avec lequel on cultive du millet. Parce que la production fourragère est beaucoup plus forte. les bergers à partir de l’automne où ces fruitiers donnent. alors qu’ailleurs il ne pousse que du brome mou. Et sous ces arbres ? Euh sous ces arbres attention. puis stocké et consommé par les êtres humains. Parce que surtout c’est ça qu’il faut voir.. à l’INRA de Montpellier ils ont fait des recherches dessus et justement ils encouragent de plus en plus sur des garrigues de mettre des chênes. ce qui évite de stocker du foin comme. Parce que justement. les arbres sont assez espacés. tandis qu’il y’a des prairies avec des graminées vraiment prairiales digne de ce nom sous les chênes. ça c’est des méthodes.a été prouvé récemment par l’INRA. ce qui est intéressant c’est que cette pâture d’estive elle donnait à la fois de l’herbe pour le bétail en été. Notamment plus on va dans les régions qui sont sèches. c’est-à-dire que sous les chênes. Parce que les glands pour les êtres humains ils sont dans le parc arboré de chênes qui est en zone 2. ça c’étaient des glands qui étaient ramassés comme c’était pas très loin de l’habitat. En deuxième étage mais en dessous ou à côté ? Ah non. on cherche une pâture d’estive pour le bétail. Tandis que là c’est des glands pour les cochons. C’est-à-dire que plus on s’approche des endroits qui sont cultivés. Toujours en lisière ? Oui toujours en lisière là. là où y’en avait plus ailleurs. ils étaient sous les arbres avec le bétail pour ramasser les glands. donc en deuxième étage. les cornouilles. Donc là aussi ce pré-bois sert essentiellement de pâture d’estive et puis pour la glandée qui était importante. enfin des espèces qui caractérisent les région arides. les cormiers et tout ça qui sont intéressants parce qu’ils donnent des fruits qui étaient utilisés pour la consommation humaine. à côté. notamment le ray grass anglais. et plus les arbres baissent. Et là ensuite de plus en plus bas.

et des fois justement sous des arbres comme ça les néfliers ils les laissaient pousser par exemple. donc de cueillette. Alors justement là il faut bien comprendre que contrairement à ce qu’on pense. les nèfles. c’est une question de protection des cultures. les mûres des ronces. alors le fossé il est entre la zone 3 et la zone 4. Au contraire. et qui est un système de base de la production néolithique. Donc c’est le principe un peu en permaculture. y compris le fossé qui lui donne de l’eau pour les volailles. Et là plus bas y’avait les haies épineuses. tandis que les glands de chêne qui sont en lisière c’est surtout pour le bétail et aussi pour les bergers qui passent. ensuite y’a les alisiers. les sorbes etc. les fraises des bois. Par exemple les chênes que l’on ramasse sont près de l’habitat. de la menthe et tout ça. la lumière déjà rentre. qui sont de plus en plus bas. là y’avait tout un fouillis de ronces. Ils « glandaient » quoi. il faut bien que ça soit calculé.en même temps ils avaient des nèfles et des choses comme ça. Dans la jachère forestière ils ramassaient les pommes et les poires sauvages.. Ça ça se trouvait dans quel endroit ? En étagé (en gradins) y’a les chênes. enfin disons des tas de fruits sauvages. d’aubépines. Ça. Donc ça c’est la lisière préhistorique. Et ainsi que dans la jachère forestière qui est beaucoup plus productive que l’on ne pense. les framboises. Oui et non. mais plus on s’éloigne de l’habitat et plus l’espace devient de plus en plus sauvage. Ce qui est marrant c’est de constater que c’est la même organisation qu’en Afrique finalement. fait pousser des légumes qui ont besoin d’eau. la lumière en rentrant spontanément déjà au niveau des lisières va avoir tendance à favoriser plein d’espèces fructifères. . les noisetiers. Parce que le fait d’ouvrir une clairière dans la forêt de hêtres qui est serrée. y’a pas antagonisme entre la cueillette et l’agriculture. pour pas que les sangliers viennent et tout ça. sûrement oui. et ensuite le fouillis impénétrable il est là. qui ont envie à midi de se faire une bouillie de glands ou des choses comme ça. avec en plus un fossé. qui est moins perfectionné. donc tout ça fait un écosystème qui est très varié. et en plus le fossé. En plus c’était un pâturage supplémentaire pour le bétail. Est-ce que c’était calculé tout ça ? Pour que ça soit concentrique. ça fait une lisière à micro-climat varié. toutes les cormes. de prunelliers. Ce qui veut dire évidemment qu’on ne pouvait pénétrer dans la forêt que par certains sentiers.

Il faut être vraiment tranquille quoi. La notion d’infield et outfield c’est une notion d’intensif et d’extensif au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat aussi. ça s’appelle la protoculture. ça leur convient pas du tout. parce que les chemins y’en avaient partout. pendant les périodes historiques. Les paysans en période de guerre ils sont juste capables de fo. qui étaient pratiquée dans beaucoup de régions d’Afrique et puis même au départ du néolithique. ça consiste tout simplement à ouvrir une clairière naturelle. Alors d’abord c’était cultivé à la main. il va concentrer toute la fertilité de l’outfield sur l’infield. Si les gens se font embêter… euh il suffit de voir même dans l’histoire. Si ça avait été la forêt épaisse. y’avait aussi évidemment les chemins comme en Afrique. les arbres étant abattus pour faires les huttes et tout ça. ils vont être remplacés par des chênes et des essences de pleine lumière. qu’en état de guerre on puisse construire un paysage comme ça. Ce qu’on appelle la protoculture qui était pratiquée en Tasmanie. c’est-à-dire qu’il aurait pu être moins perfectionné. C’est ce qui a permis au Celtes de les envahir très facilement. de venir récolter en tremblant en espérant qu’il y ait pas des soldats qui viennent les massacrer pendant ce temps-là. ce qu’ils étaient capables de faire. ça ouvre . c’est… Et puis en période d’insécurité y’a aucune organisation au contraire. qui ont repris les mêmes structures. donc même chose qu’en Afrique. parc arboré. Justement à l’époque.Oui tout à fait. donc effectivement c’est très proche de l’Afrique. et des chemins même qui étaient assez grand. et qui sont souvent fructifères. y’a la nécessité de se nourrir et aussi la nécessité de se défendre. Oui mais il y a aussi le fait que c’est une espèce de place forte quand même. C’est-à-dire que ce qui se passe c’est que le bétail qui pâture en outfield.utre le feu s’ils défrichent. Parce que pour organiser un paysage aussi loin. c’est le principe de base (notion de transfert de fertilité). dans la forêt y’avait des sentiers et des chemins de circulation du bétail. les chemins d’accès qui étaient bordés de haies épineuses pour la circulation du bétail. C’est pas forcément vrai la notion comme quoi y’avait toujours des guerres à l’époque. regardes comment le paysage est fait ! C’est scientifiquement impossible. qui vont en profiter pour proliférer. Sans haie ils se retrouvaient allant sur l’infield et dans l’outfield. ils seraient pas venus aussi facilement et ni les Romains par la suite. C’est impossible. et en vitesse de semer à la volée à de trop fortes densités.. Il est évident que rien que le fait d’ouvrir une clairière culturale ça défavorise les hêtres qui sont des essences sciaphiles. Et c’est pour ça que y’a des peuples. En période de guerre il faut voir l’insécurité qu’il y a. et y’avait aussi beaucoup de chemins. il aurait pu ne pas être créé par l’homme. c’est le chaos. Donc tout ça pour dire que d’abord ce paysage de lisière a été créé par l’homme. Parce que ça c’est très important les chemins.. quand les paysans vivaient. hein.

Mais pour en arriver là. Essentiellement. C’est ce qu’on verra quand y’aura une guerre et que les gens devrons fuir les villes. évidemment c’était des communautés qui étaient égalitaires hein. le loup n’attaque l’homme que lorsqu’il devient fou. là c’était des gens qui avaient une très forte connaissance de la nature. si l’homme prend trop d’impact sur la nature. la théorie du progrès nous inculque le contraire. là pour que ça soit organisé de cette façon-là. Ça nécessitait quand même une bonne connaissance de la nature quand même. ça se voit. Lorsque par suite de carences alimentaires. parce que le loup ne peut devenir fou que s’il a eu une . c’est leur base d’alimentation. ici tout ce qui n’était pas des alisiers. parce que y’a une petite élite qui invente des machines. et puis un sens de l’organisation sociale. De toute façon en symbiose avec la nature c’est sûr qu’ils avaient obligatoirement une connaissance. ou alors qu’on ait chassé toutes les proies dont il se nourrissait. ça c’est fait par l’homme. Bon on va remettre les choses au point. et de même de zone en zone. à un tel point qu’il n’ait plus rien à manger. de le couper ou de le faire pâturer par le bétail. ça c’est pas fait spontanément. toutes les maisons étaient à peu près pareilles. des noisetiers et des charmes et des choses comme ça. De toute façon les gens savent plus rien faire. enfin il faut qu’on ait créé un désordre. il s’est contenté à cet endroit-là de tout ce qui n’était pas du chêne de le descendre. Et là il s’agit pas de ça. il est capable d’appuyer sur un bouton mais c’est tout. là on expliquera ça sur les prédateurs. comme pour l’idée de descendre certains arbres et pas d’autres. C’est une sélection qui est faite comme ça. […] Les loups il paraît que c’était pas si féroce qu’on le dit aussi hein. il est bien évident que si y’a déséquilibre. à ce moment-là il peut attaquer l’homme. par exemple. y’a son système nerveux dans le cerveau qui saute. ils pourraient avoir survécu jusqu’à cette époque. Ah bah oui. les loups ça mange essentiellement soit des lapins. hein. et spontanément y’a des espèces fructifères qui vont pousser. une très forte connaissance de la nature. soit des rats et des souris. là où y’en avait pas du tout. à part les gens qui fabriquent des machines pour lui mais disons que 90% des citadins qu’estce qu’ils sont capables de faire ? Justement une fois qu’on les met dans la nature ils sont capables de se bouffer entre eux hein. il faut justement qu’on ait étendu certains types de monocultures. enfin l’homme a rien planté. Nan mais c’est au contraire l’homme moderne qui n’a pas de connaissances. et l’homme moderne bon bah c’est un imbécile.spontanément la forêt. Mais la connaissance elle a existé depuis tellement longtemps. c’est une théorie qui essaye de nous faire croire que gens iront de mieux en mieux en se rendant malade.

etc.carence alimentaire vraiment grave. c’est ce que disent les cannibales qu’il reste en Afrique. Justement les gens disent que dans la viande y’a que des acides gras saturés. ça n’a rien à voir du tout avec notre viande. ça devait pas les arranger. si par exemple le porc au lieu d’être enfermé à bouffer des céréales et du petit lait. donc ça dépend de l’alimentation. dans la graisse animale y’a plus de la moitié des acides gras qui sont insaturés dans ce type de viande. en acide gras polyinsaturés. hein. alors euh… Oui c’est comme quelques cannibales… c’est vrai que ça influe sur la qualité de la chair humaine. et pour tous les animaux. il est dehors. c’est la rage et puis d’autre maladies qui lui minent le cerveau. qui sera beaucoup plus riche en vitamine F. Oui. par contre s’ils sont en train de glander librement dans la forêt. Ça peut atteindre jusqu’à 40%. y’en a moins qu’on y pense. ce sera une autre qualité de graisse. En plus manger ça. en fonction de ce dont ils sont nourris. Ils ont peut-être pris goût à… le fait qu’en plus ils étaient carencés sur le plan alimentaire. le . on s’est basé sur la composition de la graisse du bison sauvage et toutes ces choses-là. Parce que quand on voit ce que ça fait de manger certaines viandes d’animaux qui sont pas en forme ça fais mal hein. Y’a un article qui est très intéressant justement pour montrer que la viande que mangeait l’homme préhistorique n’avait pas du tout la même composition que la nôtre. que l’Anglais est fade. mais ils pensent selon la nationalité y’a des critères ! Ils trouvent que le Français est pas mauvais. qu’il a pas de goût et que l’Espagnol il est filandreux ! etc. Les tigres je sais pas. dans la graisse de bœuf un certain nombre d’acides gras n’exi stent plus. il est bien évident que les désordres comme la guerre de cent ans. même des porcs maintenant qui sont pourtant dégénérés. euh les loups ont peut-être pris certaines habitudes. En plus la cuisson ça fait craquer les doubles liaisons et rien qu’en cru quand on fait de l’analyse chimique.. enfin ils sont rarissiment. C’était pas le bœuf sélectionné. Nan mais c’est vrai on peut ne pas en dormir parce qu’on a bouggé un œuf du commerce. Mais c’est pareil pour les animaux. pour les bœufs j’en sais rien mais par exemple pour les porcs. Parce que ça dépende de la nourriture de l’animal. etc. et en même temps les acides gras essentiels étaient vraiment en pourcentage incroyable. où y’avait des cadavres ensanglantés qui jonchaient le sol partout. c’est absolument faux. Tous les grands fauves c’était pareil. et puis ils ont tous leurs critères. ceci dit aux animaux on peut le faire prendre de très mauvaises habitudes. Enfin fou. par exemple sur les porcs on aura soit une graisse dure et pas bonne s’ils sont nourris enfermés aux céréales. même les tigres n’attaquaient pas l’homme.

On abat la jachère. c’était un quinoa qu’on cultivait finalement en France. Alors c’était assez marrant parce que les histoires de l’époque prétendaient que c’étaient des sauvages. pour la graine et pour les feuilles. et pendant 1 ou 2 ans on est tranquille au niveau des mauvaises herbes. parce que souvent y’avait pas de désherbage à effectuer. soit grâce à la jachère forestière. Donc c’était un système qui demandait pas beaucoup de travail en fait. par transfert de fertilité dans le temps. dont les graines étaient utilisées comme pour les céréales. la sélection plus le type d’alimentation. on allait pas encore souvent en Amérique et il y avait les légumes locaux. et du chénopode. qui étaient cultivés. mais en même temps ils devaient reconnaître qu’ils obtenaient sur leurs champs une centaine de fois la semence et même des fois plus là où les autres en avaient que 8 à 10 fois.. ou même parfois 4 à 5 fois. ça c’est sûr. Bien sûr les arbres étaient abattus en cours d’hiver. on peut pas les enfouir profondément. lorsque la terre est tout le temps très riche. toute la fertilité accumulée par la jachère. et s’il mange de l’herbe et des fruits tombés. donc ils pouvaient semer leurs céréales à grand espacement et tout ça sans être dérangés. de l’ortie. Parce qu’il est bien évident que lorsqu’on cultive à la main. Alors le chénopode c’est la famille du quinoa. là aussi c’est la schizophrénie dans les écrits. parce que l’avantage lorsqu’il y a une jachère forestière longue c’est que y’a plus de mauvaises herbes. Toutes les méthodes de culture qu’on a c’est basé sur la mauvaise herbe. soit grâce au parc arboré. Donc surtout grande bardane. avant de rentrer dans ce que fait la cuisson… […] ce système de culture il existait encore au XVIIIe siècle en Polésie en Pologne. Ils faisaient des légumes à cette époque ? Oui mais pas les mêmes. en plus avec un humus très riche. ils seront également plus résistant au retrait et à des choses comme ça. Sous le parc arboré. Même si c’est une espèce qui a été dégénérée pendant… Non mais y’a les deux choses. et là aussi (clairières temporaires). autre avantage de la jachère forestière c’est qu’on a plus besoin de labourer.taux d’acide gras va passer de 4% à 40 ou 50% s’il glande librement. de toute façon les graines de millet c’est tout petit. d’abord pour le bois d’œuvre si les arbres sont abattus en hiver ils sont moins attaqués par les insectes lorsqu’ils sont abattus au printemps ou à l’automne ils sont moins attaqués par les micro-organismes. hors-sève. qu’on cultive sur les Andes. le reste c’était des herbes . donc là c’est cultivé à la houe. l’ortie et le chénopode blanc. C’est-à-dire surtout de la bardane.

Inutile de dire qu’un bon préhistorien c’est très rare parce qu’il faut vraiment avoir une tête comme ça. Ni plus. c’étaient surtout des plantes sauvages comestibles et les mauvaises herbes les légumes. Par exemple on peut voir que le blé était sarclé. Ça. on peut pas savoir tout ce qu’il y avait. a apporté beaucoup d’éclaircissements. t’as une flore spontanée tout à fait différente. tout simplement. c’est pareil c’est la flore spontanée. lorsque par exemple le niveau des lacs a augmenté et tout ça. Des coprolithes on en a pas trouvé beaucoup. des fois ils allaient en lisière de la forêt en arracher. pour pouvoir se lancer dans la préhistoire.sauvages quoi. bien conservé. ils les mangeaient. qu’ils ramassaient. Pas de carottes sauvages par exemple ? C’est-à-dire bon. le pollen des arbres qui se sont accumulés à des endroits et des techniques de ce genre-là. c’est-à-dire que dans les coprolithes justement on voit leur alimentation leur alimentation de base. il faut évidemment que ça soit souvent dans les cités lacustres. Inutile de dire que le microscope électronique. qui avaient une conception des légumes différente de la nôtre. bah ils les ramassaient. Concernant les légumes je crois qu’on a trouvé y’a pas longtemps justement. avec un contenu stomacal suffisamment frais pour pouvoir déterminer que le gars dans son repas il avait ingéré peut-être 40 ou 50 plantes sauvages différentes. Par exemple pour savoir aux endroits où y’avait des lisières et tout. où y’a quelque chose qui fasse une conservation parfaite. ni moins. on va pas le trouver partout. Ensuite on le voit avec les graines. C’est-à-dire les mauvaises herbes qui poussaient. globale et puis en même temps très spécialisée dans chaque domaine peut arriver à se lancer dans des recherches comme ça. et cultivé à la main. il faut tout savoir finalement. mais ce qu’ils mangeaient de temps à autre on voit pas toujours. au lieu de piquer des crises de nerf dessus. ou c’est le bétail qui s’en occupait. des gens sous l’eau quoi. ça été très important. Ils ont fait comment pour retrouver ça ? Alors ça c’est très complexe. Faut pas savoir ni aux ¾ ni à 90%. où y’a de la boue. et c’est très complexe. seul quelqu’un qui a une connaissance très très poussée. Oui ça c’est sûr. Parce ce selon la façon dont tu cultives. C’était sarclé le blé avant alors ? . y’a plein de choses qu’on a pas découvert. Ils cultivaient pas de tubercules. sinon on suit son imagination et puis ça s’arrête là. c’était des peuples. grâces aux graines de mauvaises qui poussaient spontanément. comme c’est des études sur la préhistoire. là je mets que tout ce que les gens qui ont étudié ce domaine ont trouvé. et même aux dates où il était sarclé. depuis qu’il existe.

Et là c’est une culture qui est beaucoup plus extensive finalement. et le lin aussi on le sème au printemps. et puis on allait plus loin. c’est-à-dire qu’on vit. c’est là quand les choses sont intégrées c’est plus du . était sarclé à la main. Donc y’avait beaucoup de choses qui poussaient. on travaille pas. bien sûr à cette époque y’avait pas d’étables pour le bétail. Le blé et l’orge ils le faisaient sur défriche forestière y’avait pas de mauvaise herbes. C’est-à-dire qu’on faisait stationner le bétail pendant la nuit à certains endroits. Le millet qui était en zone 2. et cette zone-là était essentiellement fertilisée par parcage du bétail. donc ça ça se faisait probablement par compostage.Attends. y’avait une sacrée dose de fertilisation. donc y’avait une abondance de mauvaises herbes et de légumes sauvages. Faut pas perdre de vue que les céréales ont un indice de compétition qui est beaucoup plus fort que les mauvaises herbes. C’est pour ça qu’ils avaient une organisation comme ça. Ben du boulot. on verra ça tout à l’heure. c’est-à-dire que moins souvent on va dans un endroit. on prenait du bois d’œuvre. qu’ils cultivaient des fois à 80 centimètres d’écartement. Et bon bah par exemple pour fumer un hectare ils devaient y laisser tout le bétail pendant par exemple 1 mois. Le millet c’est quelque chose qu’on cultivait à grand écartement. Ça c’est un principe de permaculture. C’était un endroit où on se contentait de défricher. donc en automne et en hiver il y avait la flore spontanée. qui était éloignée de l’habitat justement. la zone 1 était essentiellement enrichie par les déjections du petit bétail. pas le blé. en tous sens. en plus pas de mauvaises herbes d’autant plus qu’ils le semaient tôt. on prend ce dont on a besoin sans travail. et tout était prêt. y’avait pas les mêmes notions que chez nous. c’est-à-dire les graminées spontanées qui étaient du fourrage pour le bétail. Donc le blé prenait un très grand développement avant les mauvaises herbes et y’avait pas de problème de compétition. ce qu’il faut voir c’est que c’est une plante d’été. la défriche avait lieu en hiver. parce qu’il était cultivé en permanence tous les ans. et plus c’est loin de l’habitat. Donc qu’ils faisaient pâturer pendant la journée et ensuite pendant la nuit ils stationnaient et ils fertilisent. Le défrichage ça devait être du boulot. c’était nécessaire de le faire pour chercher son bois de feu. comme en Afrique hein. Parce que c’était une culture qui était permanente. Donc pas de sarclage de cette zone. Et là en zone 2 c’était une culture beaucoup plus soignée. Le blé et l’orge non ils le sarclait jamais. et il est probable qu’ils semaient en juillet-août. Et ils pouvaient faire ça parce que justement le millet commun. bien sûr. de semer et de récolter. des déchets domestiques et des excréments humains. ça veut rien dire.

et un élevage avec un parcours assez libre. y’a un élevage qui est concentrationnaire. C’est une question de rapport avec l’animal. un verrat qui est enfermé tout le temps et qui fait 600 kilos.tout les mêmes notions. Parce qu’il fallait que ça repousse. avec des cochons ou des animaux comme ça. ils avaient pas quelqu’un… Donc une parfaite intégration de l’agriculture à une économie de cueillette aussi. Parce que là c’est des systèmes où on travaille pas. ou manger de l’herbe. on a abandonné la cueillette. Et puis les chiens aussi. et ensuite de souche y’avait un taillis qui commençait à pousser. dans le menu c’est toujours bienvenu. parce qu’il peut te bouffer aussi tu vois. tout simplement. et là. et puis dès qu’on perd 5 minutes de contrôle. qui avait été entamée par les cultures de céréales. en défrichant je prends le bois dont j’ai besoin. si on veut faire du gibier ou du bétail. au lieu de dire je vais cultiver un endroit et chercher du bois à un autre endroit. C’est-à-dire de recréer la fertilité du sol. Et puis ils laissaient les souches. tous les animaux deviennent dangereux. . Quand ils avaient fait le blé et l’orge. C’est-à-dire. qui était multifonction. et où les animaux. et qui était très utile.. qui est de mauvaise humeur. Ah oui. mais ils sont quand même presque demi-sauvages. Donc c’est plus du tout les mêmes notions. c’est un endroit qui produit beaucoup d’animaux. les taureaux étaient en liberté. ou manger des glands. ça arrive en élevage de chèvre. d’autant plus que là c’était un système égalitaire. la chasse. enfin toutes les économies. c’est complètement… C’est un rapport de force. C’est pas du tout le même élevage. Parce que beaucoup de gens disent que lorsque le néolithique s’est mis à l’agriculture. y’avait évidemment un tout autre rapport avec les animaux. c’est eux qui te bousilles. En plus y’a élevage et élevage. Comme y’a des gens qui se font clouer contre le mur par leur bouc. y’a l’herbe qui commençait à pousser. faut pas trop trainer dans les parages quand tu lui donnes à manger. l’élevage où les gens amènent leur porcs manger des fruits qui se cassent la figure. Parce que les animaux sont étroitement contrôlés. Si on vit avec eux… Oui. Des vétérinaires qui se font tuer par des vaches. Y’a de plus en plus d’accident en élevage. Un peu de viande fraîche pour changer. au contraire. et qui est engraissé. Toujours. Ah bah y’a des accidents qui arrivent avec ces bête-là. de fabriquer du bois de feu et du bois d’œuvre. les verrat étaient en liberté et tout. c’est la lisière. c’est pas la même chose que les animaux sauvages. c’est pas la même chose que de les enfermer et leur filer seulement du petit lait et des céréales. On enferme les animaux parce qu’on vit pas avec eux. c’est complètement faux. ils sont vissés. on vit. Parce que quand les animaux sont en libertés.

Alors qu’avant, aucun problème avec. […] Ils mangeaient beaucoup de fruits du coqueret, le physalis alkékenge. On a trouvé beaucoup de graines de ça. Maintenant effectivement c’est une plante ornementale. c’est des fruits rouges, luisants, et qui sont très riches en vitamine C. Sinon parmi les légumes sauvages qu’ils consommaient, ils mangeaient les rhizomes du roseau commun, ils mangeaient la macre ou châtaigne d’eau, ils mangeaient des choux sauvages et de l’ail sauvage. Parmi la cinquantaine de plantes sauvages qu’ils devaient ramasser. Ça c’est valable dans toute l’Europe ? Non là j’ai indiqué que ça se passait dans le nord-ouest des Alpes, c’est-à-dire la Haute-Bavière, la Suisse, ça allait jusqu’ici pratiquement ce genre de… Pas plus bas ? Non, on en sait rien, c’est là qu’on a trouvé des choses qui étaient conservées, ailleurs on en sait rien de ce qui se passait, on a pas assez d’éléments. C’est le problème. Donc Suisse, Allemagne du Sud et ici, la Haute-Savoie justement. C’est le genre d’écologie qui était ici. Je sais pas où c’est l’exposition là sur le néolithique, y’a pas mal de recherches qui ont été faites dans l’Aude justement, y’avait pas mal de sites. Ouais. C’était différent. C’était plutôt basé sur l’élevage et y’avait déjà la traction animale très souvent, donc c’était un autre type d’agriculture, c’est le courant méditerranéen, y’a eu le courant qui venait de l’est et nord-est, qui venait peut-être plutôt des steppes avec leurs troupeaux, et y’avait le courant qui venait de la méditerranée, alors là c’était l’élevage, la traction animale et tout. Et le système méditerranéen pas évident tu vois. Climatiquement y’a eu beaucoup de changement ici ? Ah oui, enfin climatiquement, le fait que finalement quand on regarde ça, y’avait des arbres partout ou presque. Il est évident que la déforestation a entraîné.. (L'équipe de Lenton et Hamilton (Institut de Zoologie d'Oxford) a montré que tous les arbres, sauf l'eucalyptus et les résineux, font tomber la pluie par l'émission de microbes synthétisant du diméthyl sulfide qui permet la coalescence des gouttes d'eau des nuages.) Notamment l’ajonc marin, qui est une plante fourragère mais sensible au froid, qu’on ne trouve maintenant que dans les régions comme la Bretagne et tout ça. dans la forêt remarque on en trouve jusqu’en Sologne, mais avant de l’ajonc y’en avait un peu partout en France, parce qu’avant y’avait un microclimat qui était beaucoup plus doux. Y’avait moins de changements de température brusques comme maintenant.

C’est ça oui. Donc le climat était très différent, et c’était parce que bon bah y’avait des forêts partout, et puis dû à l’humidité qui tempérait les alternances de température. au point de vue textile ils cultivaient déjà le lins surtout, mais ils cultivaient aussi du chanvre, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le chanvre était déjà connu. Et autre source textile, le tissu végétal qui est situé sous l’écorce, l’écorce de saule et de bouleau essentiellement. Cette écorce ils la récoltaient, elle était mise à rouir dans de l’eau, et ils récoltaient une filasse qui était très épaisse et résistante qui était cardée, nettoyée, et servait à faire des ficelles, des cordelettes, des nattes, ainsi que des récipients cylindriques, genre sparterie cylindrée. Par exemple à propos de cueillette, le bouleau donnait un bois de feu de première qualité, c’est-à-dire une flamme qui chauffe beaucoup avec peu de fumée. les écorces de bouleau donnaient des étoffes grossières mais aussi, quand c’était bien fait, même des vêtements. En plus le bouleau donne une sève riche en sucre, qui était récoltée au printemps, comme on fait actuellement avec l’érable au Canada. C’est une sève sucrée, mais qui est moins sucrée que celle de l’érable, c’était fréquent qu’ils fassent une entaille sur l’arbre à la montée de sève (mars-mai 1ère montée, poussée de la Saint-Jean 2ième montée, pluies d’automne : descente ou 3ième ‘montée’) pour récolter. L’écorce de bouleau a un autre avantage, c’est d’être imputrescible, donc elle est très utilisée, en général c’était près des lacs, lacs d’Annecy et tout ça, les gens pratiquaient beaucoup la pêche en plus dans ces régions. Donc ils s’en servaient de cette écorce pour faire leurs canoës, leurs bateaux, c’est-à-dire le recouvrement, y’avait une charpente et le recouvrement, le bordé était en écorce de bouleau. Et le toit des maisons était très souvent recouvert également d’écorce de bouleau. En outre, on en a pas trouvé chez les néolithiques, mais on faisant encore y’a pas longtemps des chaussures en écorce de bouleau en Scandinavie, chez les Lapons et en Finlande. Y’avait d’autres utilisation de la nature. Par exemple pour les paillasses, les endroits sur lesquels on dort, et où on dort très bien d’ailleurs. Les pailles étaient essentiellement bourrées de feuilles de hêtre, de chiendent et de fougère et évidemment de balle des céréales qui était battue. Donc entre la bourre la matelas, les fibres, les fruits sauvages et tout le reste. C’est une véritable tisane nocturne. Ah bah on dort bien là-dessus. Enfin moi personnellement je dors très bien sur des paillasses, c’est très agréable. ce qui est très important c’est aussi pour les céréales de repérer, c’est pour ça que je cherche du millet commun partout, c’est que le millet commun il a l’avantage, outre

d’être une céréale qui est quand même plus originelle et moins trafiquée, et non allergène, c’est bien connu que le millet commun ne provoque pas les mêmes allergies que le blé qu’on voit actuellement, et en plus il pousse sous un parc arboré de chênes dense. De quels genres d’allergies tu parles-là ? il est connu que le blé est allergène, même sans parler d’instincto thérapie tout ça, y’a des recherches notamment en ortho-moléculaire, c’est-à-dire Linus Pauling et tout sa clique là, ils ont découvert que le blé ça rendait schizophrène par exemple, par une allergie. Donc le fait de remplacer tout ce qui vient du blé, par exemple les pâtes, il a été constaté des allergies graves au lait et au blé notamment, et puis à d’autres aliments aussi. D’autres aliments on va pas les citer parce que c’est long puis ça dépend des individus, mais très fréquemment sur les schizophrènes y’a des fois 70% des cas, si on supprime blé et le lait, y’a guérison instantanée des fois au bout de 4 jours seulement. Donc ce qu’ils font aux Etats-Unis maintenant pour traiter ces maladies, ils remplacent le blé et le lait par le millet et le sarrasin et puis autre chose. Le millet commun ça n’a rien à voir avec le millet qu’on nous vend dans les magasins, dans les coopératives et dans les magasins, il est petit, c’est celui qu’on appelle le millet des oiseaux, setaria italica, c’est pas ce millet-là. C’est un millet qui est généralement de couleur rouge, mais qui peut être blanc aussi, et qui a des grains qui sont trois frois plus gros environ, en plus il a une autre caractéristique : il a un cycle végétal beaucoup plus court. Il mûrit en 3 mois, au lieu de mûrir en 4 mois, en plus il est moins exigeant en chaleur grâce justement à son court de son cycle végétatif, donc il peut pousser partout en France. On le trouve en France ? Maintenant ça a disparu. C’était la principale culture au néolithique, et maintenant on en trouve, et si on veut trouver du millet commun, enfin moi j’en cherche depuis des années… Parce que ça c’est intéressant, c’est une céréale non allergène donc qui peut être consommée par tout le monde, enfin les gens qui sont pas instinctos, et qui peut être cultivé sous les arbres surtout, enfin sous les chênes. Tu peux avoir, et des glands, et du millet, plus un écosystème beaucoup plus varié. Ça nous intéresse pour les graines germées. Pour les animaux c’est embêtant qu’ils aient pas le blé pour les animaux. C’est-à-dire que vous voulez pas donner d’orge ni d’avoine non plus ? Si quand même, des céréales mais pas du blé. Le millet étant plus petit, pour les poussins c’est plus facile pour eux de le manger. Ça c’est sûr, pour les oiseaux le millet c’est un nourriture idéale. Mais pour les oiseaux on peut utiliser le millet setaria italica quand même.

et le pavot pour la pharmacopée. Ah bah j’espère en trouver en France quand même. Donc c’est des structures qui se sont maintenues pendant très longtemps. avec des chiens qui banquetaient en même temps que les hommes. parce que c’est ça qu’il faut voir. couronnés de fleurs..Alors justement en Pologne on pourrait pas en trouver ? Ah si en Pologne. Des sectes et tout. Y’a eu aucune résistance ? c’était sûrement des peuples qui vivaient chaotiquement. En Sibérie c’est la seule plante qu’on peut cultiver. noblesse. et puis le reste qui était bon pour trimer pour les autres. une classe noble qui étaient les guerriers. C’était avant la principale culture. enfin y’avait une classe de clercs notables. faut quand même pas exagérer. les invasions celtes se sont effectuées surtout dans cette période-là. et qui se sont empirés. qui justement avaient pas ce niveau. les druides. bon l’affaire surtout a été réglée au temps des galo-romains. même en Russie ils en ont plein du millet commun. Tu peux pas en faire venir. […] Les villages. Oui je sais. puis qui continuent de toute façon. […] Parmis les légumes ils cultivaient aussi le pavot. clergé. . Environ 1200 à 1800 avant Jésus-Christ. enfin les vesces pour le fourrage surtout. et ils ont envahi très facilement. les villages. Là je vais en semer mais je n’ai que du millet des oiseaux. c’est-à-dire la chasse extensive. qui est-ce qui a besoin de renouveau… Faut faire du néolithisme. prenaient le nom d’un individu qui était le chef. Puis c’est resté. d’ailleurs les noms des villages ça vient souvent de là. Ceci dit dans les laboratoires d’ethnobotanique. On est en plein celtisme. avec le celtique. ils ont bien été content d’envahir des gens pour pouvoir les faire travailler à leur service… parce que les Celtes voyaient l’utilisation de la forêt autrement. C’est très énervant parce y’en a beaucoup qui essayent de faire revivre ça. l’huile et le condiment. enfin tous les barbarismes possibles et imaginables. et c’était des gens qui étaient surtout. oui. et qui à une certaine période avait du mal à trouver à manger. avec le sarrasin. les pois et les vesces. c’était des peuples qui avait pas ce niveau d’organisation de l’espace et tout ça. tiers-état. et puis tout le reste c’étaient des esclaves. ces structures sont rest ées. avec beaucoup de chiens. j’espère que y’a bien quelqu’un qui en a. ça me fait un peu rigoler.

L’alisier c’est un arbre assez bon ? Oui assez. ailleurs on peut mettre des pruniers. de mettre des framboisiers en plein soleil c’est quand même un peu une aberration. mais en forêt plutôt. Un exemple de culture multi-étagère qu’on peut faire en France. Ça dépend des espèces. par les judéo-chrétiens. en théologie judéo-chrétienne c’est clair comment ils définissent l’Eden : égalité de condition économique. et puis néolithique ça veut rien. Et les faînes ? Les faînes de hêtre c’est très bon. Enfin qu’on peut mettre entre. Ça devient assez grand ça le néflier. qui poussent mieux. quand je dis sous. vaut mieux les mettre sous couvert d’arbres. ça dépend des conditions dans lesquelles ils sont cultivés. alors c’est pareil ils peuvent atteindre une taille assez grande ou être assez petit selon les espèces. des pommiers. là où il faut revenir c’est à l’origine en fait. et puis ces arbres peuvent être assez fertiles et donner pas mal de fruits. des poiriers. je dis qu’on met ça en quinconce entre les arbres qui sont plus grands. A l’époque où il est défini par toutes les religions du mondes. il était surtout mis en second sous-étage. Y’a des espèces qui peuvent être très grandes. sans oublier des arbres qui donnent des baies intéressantes comme le cormier ou le cornouiller. sinon on sera tout le temps en train de chercher. je sais pas si des gens en ont mangé mais je trouve que c’est aussi que des poires ou des pommes. Ça peut se mettre sous les cerisiers ? Non ça l’alise on les mettra peut-être plutôt dans les haies ou les choses comme ça. alors parlons-en : On peut faire en premier étage des cerisiers. c’est-à-dire justice distributive. y’en a beaucoup qui sont très bas quand même. quand on se promène dans la forêt. Faut revenir à ce qu’on appelait un Eden. parce que c’est un arbre d’ombre qui associal et qui gêne un peu le reste aussi. égalité de condition sociale c’est-à-dire justice commutative. Parce que des néfliers. Donc là avec la permaculture et l’agriculture naturelle telle que Fukuoka la faite. par les stoïciens. qui peuvent faire 12 mètres et plus même. parce y’a des gens qui en avait ras-le-bol d’entendre parler de l’Afrique. qu’il fallait parler de la France. on essaie de trouver un système qui se rapproche de ça. mais y’a beaucoup de néfliers qui sont assez petits. c’est tout à fait clair. En dessous on met des framboisiers ou des myrtilles qui sont des essences qui poussent bien. c’est là qu’on arrivera à trouver un truc stable.Oui mais justement. non-culture du sol et la terre recouverte de forêt d’arbres fruitiers. En dessous en dernier étage . Ensuite plus à l’ombre on peut mettre des néfliers qui supportent l’ombre. C’est-à-dire trouver des méthodes de vie qui soient originelles.

justement c’est marrant parce que dans le jardin d’Emilia y’a un pêché qui est venu tout seul. les arbustes à baie vont déjà produire. tout dépend du matériel et de ce que tu veux faire aussi. qui n’ont rien à voir avec les mûres qu’on ramasse sur les buisson hein. les plantes basse y’en aura moins besoin. on plante de très bonnes espèces de pommier sans greffage. les myrtilles ça vit 20-25 ans. ces ronces souvent on dit que y’a des variétés de ronce qui vont mieux que d’autre.on peut mettre des fraisiers et des légumes. parce qu’avec les abeilles y’a croisement même lorsqu’ils sont assez éloignés. Y’en a une chez moi qui pousse sur un pommier. entre les plantes basses et les plantes hautes. si on arrive à les faire grimper on arrive à des mûres beaucoup plus grosses et qui sont très bonnes et très sucrées. dès qu’un végétal on respecte sa physiologie végétale. c’est des gens qui ont mangé des pêches. que ce soit les pruniers. les . On peut mettre des mûres. le problème c’est qu’en France. par contre si c’est des pommiers qui sont cultivés uniquement en fruitiers comme c’est le cas dans certaines région d’Allemagne. via les croisement. elles produiront moins à cause de l’ombre.. Sinon y’a les fruits à noyaux qui sont assez fidèles au niveau de la semence. c’est sûr que les pommiers qui poussent à proximité des cidriers. c’est pas toujours très heureux quand on les arrose pas. Donc y’aura un relais de production. Y’a des espèces de pomme. même si on prend des ronces sauvages.. myrtilles. cassis… Sous nos climats on peut essayer de faire des cultures multi-étagères donc de cette façon-là. Les épinards qui montent à graines en 3 semaines même moins des fois… En plus on peut planter ça tous ensemble y’a un relais de production. si y’a pas trop de proximité. résultats y’a toujours réensauvagement si on ne greffe pas. Y’a tous les arbustes à baie. c’est-à-dire le temps que les arbres soient adultes et rentrent en production. alors ça faire des mûres… C’est le fait de grimper. Est-ce que tu peux nous parler des arbres greffés ou pas… Ça le greffage. donc y’a tout le temps en permanence des croisements. Parce que le fait de mettre des légumes en plein soleil.. aussitôt on a de la qualité. c’est-à-dire églantiers framboisiers. selon les endroits où elles sont. des ronces qui grimpent le long des arbres. ils peuvent mieux se comporter à l’ombrer et monter moins vite à graine par exemple. les pêchés. et quand les plantes hautes sont complètement développées. des légumes aussi il faut. Parce que y’a pas pommiers sauvages ou cidriers trop près. tous les endroits où on fait de la pomme on fait aussi beaucoup de pommiers à cidre. Alors elles font des pousses comme ça puis elles retombent. tu n’as aucune garantie sur la fidélité de la semence. groseilliers.

tu peux obtenir jusqu’à 50 tonnes de fruit à l’hectare. finalement c’est du gaspillage. est-ce qui y’a pas après nécessité de taille ? C’est sûr qu’idéalement si on greffe pas on se passe de taille. même la vigne. Donc ça veut dire que le végétal se sera fatigué à produire quelque chose que tu vas enlever. c’est des branches qui sont mortes. on la fend en deux et on enlève les épines et on la fait tremper… De toute façon y’a beaucoup de plantes qui peuvent… par exemple sur l’écorce de murier y’a le coton qui est venu remplacer. mais y’en a un qui est resté. La taille peut-être mais pas l’élagage. Oui.noyaux sont allés dans le compost et les noyaux sont allés dans le jardin. Oui ça l’élagage c’est différent. attention. Ils ont sélectionné maintenant une variété qui pique pas. malheureusement ils ont tous été bouffés par les ânes. Puis y’a des artisanats avec les truc de ronce aussi. le bétail. tu les enlèves. En plus les ronces c’est reconnu dans la recherche agronomique comme les fruits susceptibles de donner le plus de rendement à l’hectare. Justement en recherche agronomique des fois ils arrivent à avoir des nouvelles variétés de pommes que d’aucun trouvent supérieures aux autres. Le chêne pousse très bien à l’abri de la ronce. C’est comme par exemple lorsque tu as des ronces grimpantes le long des arbres. mais y’avait Olivier de Serres qui avait fait une sorte de brevet où il indiquait comme utiliser l’écorce de mûrier pour faire une fibre textile qui est excellente. Tu supprimes le travail du végétal. c’est-à-dire que la taille c’est une opération négative et c’est du gaspillage. les draps d’ortie il paraît que c’est très bon. Parce que la semence selon avec . Sur les catalogues on voit ça. Les ronces si c’est bien cultivé et dressé. Y’a l’ortie qui donne des fibres qui sont très bonnes. ça doit être calibré et tout ça. le fait de vouloir une fidélité absolue. mais non on est pas forcé de tailler… la taille faut éviter au maximum parce que ça diminue la vigueur de végétation. qui ne vont plus produire. les pieds de ronce qui ont déjà produit et qui produiront plus. hop tu les enlève. parce que c’est une nouvelle variété qui s’est faite. y’a plein de plantes pour lesquelles ça convient très bien. j’en ai jamais vu… Les arbres fruitiers à noyaux tu dis qu’il restent relativement fidèle… Oui. c’est pas la peine qu’il y ait un fouillis et que tu t’y retrouves plus. qui ne servent plus à rien. la liane de ronce elle peut servir à lier des trucs (vannerie spiralée). Lorsqu’on greffe on fait une variété qui est très sélectionnée finalement. Par exemple si je prends des reinettes du Canada. c’est un critère commercial. ça doit être des reinettes du Canada et pas autre chose. mais si y’a une variation elle est pas forcément mauvaise. d’ailleurs des fibres qui étaient utilisées encore ne Allemagne pendant la guerre.

Exemple une golden croisée avec une reinette du Canada ça peut donner un très bon produit après tout. D’un côté on fait des hybrides absolument. Bah je sais pas. Quand on les expose bien. d’un autre on est là ‘les hybrides attention. On a montré dans zone 2 on peut mettre tout ce qui est taillé. greffés et tout ça. +55 en été. C’est pas comme ça qu’ils en parlent. comme on voit le cas des souches sarcophages). il supporte -55. Par exemple si on prend l’abricotier. ou alors au Tibet à 4000 mètres d’altitude. est-ce que justement la résistance au calcaire ça vient du greffage ou d’autre chose. l’arbre démarre et tout. adultération !’ tu vois. et en zone 3 on peut mettre tout ce qui est un peu plus sauvage par exemple et on peut faire des expériences. Il va bien en Afghanistan. C’est fragile en plus. les endroits comme ça. la Sibérie donc. si on greffe des pêchés sur cognassiers c’est aussi pour la nature du terrain. c’est une plante qu’on plante partout et qui a des exigences spéciales qui ne sont pas respectées. où il fait très froid en hiver et très chaud en été.quelle variété elle s’est recroisée peut donner autre chose. il supporte le climat continental. puis hop une gelée tardive et tout dégage. L’abricotier c’est une des arbres les plus résistant au froid. si c’est un terrain calcaire par exemple le pêché il aime pas trop. on en sait rien. Seulement il faut que ça soit franc. il fait pas +50 en été à l’ombre. ça a une importance. il . Une chose dont on a peut-être pas parlé. Ici c’est le climat océanique. Parce que y’a adultère mais pas forcément adultération entre les différentes espèces de pommier. il aime pas les terres trop lourdes. les vergers qui sont taillés. en mai ou même plus tard y’a une bonne débâcle et après on est tranquille. et puis il fait pas assez chaud ici. parce que le pêché il aime pas le calcaire. si on peut l’éviter.et racinaires chez les feuillus. quand on fait attention où on les plante on a pas trop de problèmes. tout ce qui est continental. Parce qu’on le plante n’importe où. ses fleurs. c’est-à-dire que ça gèle tout le temps. L’abricotier je vais te dire le genre de climat qu’il aime : -55 en hiver. seulement racinaires chez les conifères. le greffage n’est pas nécessaire. Là t’as les meilleurs fruits. Pas forcément. et plein de plantes. on force. non ? C’est l’arbre le plus solide du monde probablement. sûrement qu’il aime pas trop mais justement les pêchés qu’on a dans l’Aude. il démarre tranquillement sa végétation. C’est comme les abricots par exemple. si tu cultives une plante donnée sous son climat. la nature du terrain. Parce que bon le greffage c’est un peu anti-naturel aussi (dans la nature les seules formes de greffage existantes sont les anastomoses aériennes –notion utilisée pour le plessage et que le hêtre tortillard fait beaucoup.

C’est-à-dire qu’il y a carence en énergie solaire et carence en glucides. Enfin ceci dit le pêché vaut mieux qu’il soit sur une terre plutôt légère. bien drainée et pas calcaire. donc y’a une mauvaise circulation de sève. donc là je vais donner des trucs officiels. Le pêché dont je parle il est sur une terre argilocalclaire et c’est une terre qui est vraiment pas très bien draînée et qui est très lourde.aime bien les sols biens drainés. On taille un arbre uniquement parce qu’il y a déséquilibre entre les parties aériennes et souterraine. de potasse. Quand les arbres sont suffisamment espacés… le problème c’est l’habitude de semer des vergers qui sont trop serrés. l’azote. Parce qu’il faudra . la faim de carbone entraîne dans beaucoup de vergers la faim d’azote printanière. donc le résultat de cette état de fait c’est que le racines sont trop petites. et pas beaucoup. Résultat les racines sont toutes petites. et ça c’est valable pour les arbres fruitiers. il va y avoir que des fruits en haut. on parle beaucoup d’azote. d’oligo-éléments. c’est de la main d’œuvre spécialisée que l’on paye. c’est ça qui fait saisonner l’arbre. Tout la fructification sera mauvaise. sont d’absorber ni les oligo-éléments ni tout le reste. et il épuise son énergie. Y’aura les fameux gourmands et puis toutes ces histoires-là. mais de la façon dont on cultive actuellement le principal facteur limitant dans le rendement c’est le carbone. c’est une des raisons essentielle pour lesquelles l’arbre ne donne qu’une récolte sur deux. Quand y’a carence en glucide. il faut irriguer. Il faudra à ce moment-là tailler. et là ce n’est pas le cas. à l’INRA on en parle beaucoup de la faim d’azote printanière. on trouve que c’est tout à fait anti-économique. il faut quand même observer les besoins de la plante. Quand on plante les arbres serrés. En plus les arbres qui sont atteint de faim de carbone ont tendance à s’allonger en hauteur. ce qui encore fait perdre de l’énergie. beaucoup de main d’œuvre. en plus y’a une carence. trop serrés. ben il donne des fruits normalement. et aussi on a vu pourquoi on taillait.. il est pas malade et tout ça. c’est même plus la peine de parler de la suite. l’arbre il a tendance à faire faire une élongation de son tronc. y’a plus d’énergie. et une main d’œuvre chère. La façon dont les végétaux sont cultivés. la positon de l’INRA par rapport à la taille des arbres. parce que les racines ont été trop faibles pour pouvoir accumuler de l’azote. y’a faim de carbone justement. alors là aussi faut bien faire attention on parle beaucoup en Europe et dans beaucoup d’endroits. c’est parce qu’il y a faim d’azote. elles ont du mal à absorber l’eau. il est bien évident que la densité de l’enracinement est essentielle pour une bonne exploitation du sol à tous les niveaux. très calcaire. Ceci dit au niveau de la taille on va mettre les choses au point tout de suite. elles ont du mal à absorber tout le reste. On verra tout à l’heure quand j’en parlerai pour le blé. Donc résultat. par rapport aux recherches.

Quel est l’écartement minimum ? Ça dépend des arbres hein… par exemple les pommiers… on vit dans une drôle de folie actuellement. Il vaut mieux planter un arbre à quel âge ? Idéalement ce qu’il faut c’est le semer soi-même évidemment. se fera en seulement 5 ou 6 ans. ça leur coûte très cher. il fait de l’élongation parce qu’il est trop serré. donc il fait déjà de l’élongation. Vous en voyez beaucoup des abricotiers qui donnent 900 . et ça c’est dans les recherches de l’INRA. parce que ça aussi de planter des arbres trop serrés. Regardes les abricotiers en Espagne justement. Maintenant si on plante des arbres qui sont bien espacés quite à faire un sous-étage. et dans ce cas-là. les trucs ils se sont semés tout seuls. C’est du gaspillage. c’est des abricotiers qui donnent plusieurs centaines de kilos de fruits par arbre et jusqu’à 900 kilos de fruits par arbre. parce qu’il faut acheter beaucoup de pieds chez le pépiniériste. C’est planté trop serré. Et à ce moment-là y’aura une alimentation optimale en azote. donc la taille est obligatoire. tu vois en montagne dans la province de Grenade. on fait ça… et puis c’est un cercle vicieux. y’aura davantage de fruits. tandis que là si on les plante espacés ils vont prendre une forme de boule toute de suite. et aussi parce que les fruits auront tendance à se barrer en haut. ça peut provoquer un retard de la mise à fruit parce que l’arbre il pousse. l’arbre qu’on plante petit et qu’on trafique par une mise à fruit rapide. y’a des abricotiers qui sont obtenus sur semis de noyaux. donc les racines vont s’affaiblir de plus en plus. ils ont une santé extraordinaire. et puis ça pousse vite. le végétal se fatigue à faire des branches. les arbres qui sont semés très serrés dans les vergers. mais y’aura de moins en moins de carbone qui sera photosynthétisé. etc. ils en plantent jusqu’à plusieurs milliers par hectare… ça coûte très cher pour implanter ça. au lieu d’être 12 ou 15 ans. souvent ils enlèvent énormément énormément au point de vue taille. Ça faut faire très attention à ces notions de physiologie. faut mettre des engrais et en plus il faut le tailler très sévèrement tous les ans. et surtout l’avantage c’est que les racines vont être extrêmement développées. Parce qu’il faut voir. en divers éléments fertilisants. ça coûte trois briques. les gens. des fois ils plantent des pommiers nains qui sont rabattus basse tige. en eau. parce que y’aura pas de faim de carbone. donc y’a un antagonisme. moi j’en ai dans mon jardin. y’a nul besoin de tailler les arbres. etc. la mise à fruit. parce que c’est là où on est sûr d’avoir le meilleur enracinement et tout… C’est fantastiques les arbres qui viennent de noyaux. c’est pour ça que ces arbres vivent pas vieux. là les arbres d’abord ils vont pas grandir en hauteur.proportionner les parties aériennes à la faiblesse des racines. et ça c’est officiellement reconnu.

ils ont beaucoup de mal à reprendre. Donc pour un arbre que l’on plante. et les plants qu’on jette ce serait peut-être les meilleurs… c’est toujours pareil. tu vois qu’il est pas bien. courage quoi… enfin je veux dire tout le travail végétal que l’on perd avec ces systèmes de culture. Et aussi faut pas oublier que le repiquage. et les remettre exposés de la même façon. c’est l’endroit le plus froid du tronc). la reprise sera très difficile. Le bon écart entre les pommiers il est de combien là ? Le bon écart entre les pommier il est de 10 mètres au moins. l’erreur.kilos de fruits par arbres ? ça coure pas les rues hein. et alors pour déplanter ça aussi. au moins à 2 ou 3 mètres en tous sens. le tronc n’aime pas beaucoup le soleil. Parce que tu proportionne les parties souterraines qui sont réduites à néant. ce qu’on appelle d’ailleurs. l’écorce peut brûler au soleil… chancre etc…) C’est pour ça qu’ils mettent des fois 2-3 ans à s’en remettre ? Oui. En plus les pépiniéristes. Parce que les racines ont été coupées. le fait de replanter un arbre c’est une blessure très grave. plus on taille l’arbre sévèrement au départ et plus la reprise est facile (tailler en flèche si c’est un plant ayant déjà quelques années). toujours la même manie. les « beau plants ». comme tout le monde. et qui auraient des racines comme ça. Donc la sève circule surtout au côté exposé au nord-est (toucher à la main. l’enracinement est minable. c’est très serré. mais il était dans le climat qui lui convenait. alors il faudrait marquer les arbres là où ils étaient exposés. ils sèment les arbres trop serré. et pour qu’il garde un équilibre entre son enracinement et sa partie aérienne il va falloir le tailler… A la plantation de l’arbre. moi ça m’est arrivé quand j’ai planté des arbres. les arbres trop serrés c’est des arbres qui font de l’élongation. Des fois quand t’as un plant d’arbre repiqué. t’es là. et c’est des abricots d’une excellente qualité. on récupère pas mal de ses racines. Alors résultat. qui seraient beaucoup plus petits et trapus. les beau plans c’est des plants qui seront les plus minables après. parce qu’évidemment on cherche à en faire le maximum sur une surface petite. si y’a des grandes parties aériennes sur des faibles parties souterraines. et si on ne plante pas les arbres exposés de la même façon. malheureusement. le bon plant de pépinière ce seraient des plants qui seraient très espacés. . en plus de ça y’a souvent des problèmes de circulation de sève. elles ont été coupées. (si on inverse au sud-ouest. (et les transporter en très grosse motte & non pas racines nues surtout lorsque l’arbre comme à avoir quelques années déjà) on voit les complications que ça fait. il est bien évident qu’on doit habiller l’arbre. C’est un traumatisme grave. c’est-à-dire scion de 2 ans. parce que si les feuilles aiment beaucoup le soleil.

ou pire sur. chimiquement ? Pour toutes les plantes si tu respectes leur physiologie végétale. c’est-à-dire qui pousse de préférence sur des sols acides. Les châtaigniers ils poussent en terrain acide. il vaut mieux respecter les préférences de la plante et ne pas mettre du châtaignier sur du calcaire. les châtaigniers en principe c’est vrai c’est une plante qui est calcifuge. la nourriture du sol est créé par la plante elle-même. faut qu’ils soient adaptés… Oui mais y faut faire attention avec tous ces systèmes de greffage. que tu transplantes. y’a des plantes qui sont vigoureuses qui transforment le sol à leur profit. et il faut les nourrir. un arbre que tu repiques. comment il s’appelle l’autre. je dis 10 mètres c’est pour les pommiers francs ou issus de semis. c’est difficile. enfin transformer la roche-mère certainement pas. c’est-à-dire sur des pommiers d’Afrique du Nord. voilà l’aberration. que pour l’arroser c’est un peu loin. C’est pour ça qu’il faut une végétation abondante. quoique l’on voit des châtaigniers qui poussent à même la roche les racines à l’air et qui ont des productions tout à fait décentes sur du calcaire. c’est que l’homme doit nourrir la plante. mais par contre avoir des racines très puissantes qui solubilisent en profondeur la roche-mère que les minéraux solubilisés montent en surface et retombent via les feuilles qui enrichissent le sol. de transplantation et tout. Vaut mieux semer les noyaux et que ce soit franc. ou une céréale ou n’importe quoi. que la chance de reprise est minime. je taille comme un sauvage hein. Parce que la fertilité du sol. c’est comme la plupart des plantes cultivées actuellement c’est pour ça qu’on met autant d’engrais chimique. Comme quelqu’un qui est à l’hôpital avec des aiguilles plantées dans la peau… enfin là c’est pareil. le nanisé là. Pour les écartement évidemment. c’est comme un grand blessé. très certainement. enfin c’est aberrant comme concept.qu’il est fatigué. et des plantes qui n’ont plus aucune vigueur. C’est très difficile mais de préférence. il est sous perfusion si tu veux. ça dépend des espèces de pommiers. enfin y’a des espèces de pommier qui ont une vigueur de végétation beaucoup plus faible et qu’on plante beaucoup plus serrés et qui sont pas recommandables pour la France entre parenthèses. Ne pas faire comme Emilia qui plante son châtaignier sur . Ah oui nan mais ça attention. Et c’est là qu’il aura une chance de reprendre sinon il ne reprendra jamais. Est-ce qu’il n’y a pas une possibilité pour l’arbre de transformer la roche-mère à sa faveur. Je parle de ça puisque quand tu prends des cours d’arboriculture ils insistent beaucoup sur les porte-greffes. c’est des plantes sous perfusion. je le mutile. maintenant s’ils sont greffés sur doucin. que aussi c’est un peu loin. qui sont épuisées.

au bout quinze ans c’est bizarre il est haut comme ça… C’est pas un terrain à châtaignier. ça dépend de la pluviométrie. on en parle de plus en plus… Est-ce qu’en plein vent on observe encore ces problèmes ? Nan mais des arbres qui ont une faible vigueur de végétation et aussi le fait d’espacer ne résout pas tous les problèmes. l’engrais vert va pousser. enfin qu’est-ce qu’il y a comme possibilité d’avoir moins de problème avec les poiriers ? et à quoi sont dus les problèmes qu’on a ? Pour le feu bactérien ? Mais ils sont cultivés de quelle façon ces poiriers aussi ? Parce que le feu bactérien c’est une maladie un peu comme le sida. ils ont des racines traçantes. donc c’est sûr qu’avec ces méthodes de cultures… Non non. et d’enfouir cet engrais vert… résultat on coupe. Pour les poiriers qui ont des problèmes de feu bactérien important. Il suffit de semer un engrais vert. Bah non. euh le pré-verger c’est pas toujours idéal. et souvent verées et immangeables. on détruit les racines superficielles. ceci dit. notamment dans les régions méditerranéennes. résultat les pommes sont petites. Tout le reste ça doit jamais mettre les pieds dans un verger. même ceux qui ont des racines pivotantes. bien à l’ombre d’un autre arbre. bien sûr que non. les vers disparaissent et elles deviennent tout à fait mangeable. le seul outil qui est valable c’est la faux ou barre de coupe si on utilise le tracteur. Donc il faut faire attention au . ça dépend de plein de choses. c’est pour ça que y’a des gens qui diront ‘on a plus de rendements en labourant qu’en faisant un pré-verger’. y’a beaucoup de gens qui parlent de pré-vergers. faut pas s’étonner que. et ensuite on fauche l’engrais vers et on le mulche. des fois les pommes en l’espace d’un an ou deux ans. sont acides. Seulement ce qu’il faut faire ce n’est pas labourer. ni charrue. par exemple des régions méditerranéennes qui sont conduites justement en pré-verger. ni herse. et ça c’est aussi très efficace comme méthode.une terre qui est argilo-calcaire.. pendant l’hiver. tous les arbres. ni disque. elles grossissent. y’a des régions méditerranéennes où j’avais l’occasion de conseiller ce système. les pommes elles changent complètement. Par exemple. c’est-à-dire au moment où la pluie tombe. on mélange la matière organique fraîche avec des racines coupées et on risque de faire pourrir les racines. faut les protéger du vent par des espèces plus grandes. c’est une essence de lumière. si on a des problèmes. c’est une des causes première du saisonnement des arbres ça. et puis à l’ombre… Enfin toutes les mauvaises conditions possibles et imaginables qui sont réunies. c’est sûr que les gens qui trouvent très rigolo de faire de l’engrais vert par exemple comme en biologie. là aussi faut faire attention. ni quoi que ce soit. Le seul outil qu’il doit y avoir dans un verger. On coupe les racines superficielles.

avec des espèces d’encerclement de végétation sauvage… Oh ben c’est ce que fait un peu Fukuoka. de mettre par exemples des arbustes à baies. on peut faire grimper des ronces. on leur dit l’idéal c’est un pré-verger. comme ici par exemple. c’est là où on aura les fruits les plus abondants et de meilleure qualité. quand il est fort surtout en Bretagne et qu’il traine des grains de sable et tout. eux ils passent la barre de coupe. d’abord des multi-étages. et que le copain qui laboure à côté il a quand même des produits un peu meilleurs quoi. Maintenant si c’est une petite exploitation sur une petite surface. Tu conseilles quelles cultures en dessous des fruitiers ? Attention. qui conduisent le verger extensivement c’est-à-dire sur de grandes surfaces. Puis aussi le rendement y faut voir. ils ont pas le temps d’associer les arbres à petits fruits et tout ça. ça peut à la rigueur convenir à la Normandie. les arbres ils croulent sous les fruits. tout dépend comment on conduit le verger. rares et tout ça. on peut mettre des arbustes à baies sous les arbres ou des plantes qui supportent l’ombre. c’est que le gars qui a un pré-verger en climat méditerranéen il a rien du tout. justement là je parle de verger de pommier qui ont des pommes donc petites. des légumes. on peut faire comme Fukuoka. puis des arbres plus grands. pour la Lorraine. en faisant attention que l’herbe conduite comme ça ne concurrence pas trop l’arbre. il faut des haies évidemment dans les vergers. mais seulement ce qui se passe quand on a suivit un conseil comme ça. puis après dès qu’on passe à ce système de couper et de mulcher. le rendement augmente vraiment très fortement. Des gens qui ont des grandes propriétés. Mais que l’idéal pour un verger. . les endroits comme ça. faut pas me faire dire ce que j’ai pas dit. il lynche les feuilles consciencieusement. c’est spectaculaire. parce que le problème c’est de faire attention. c’est de l’herbe qui est fauchée et qui est mulchée sur place. y’a toujours une légère dépression de la récolte. donc c’est sur que les arbres fruitiers doivent être mis sous haie.pré-verger. mais à la fois on a le verger et la pâture. les gens disent ok on fait un pré-verger. là je montrais une technique. c’est un compromis. parce que le vent. et aussi pour protéger la pollinisation et les choses comme ça. Donc y’a un truc qui colle pas. et encore. Sinon ce qu’on peut faire. parce que les gens on les conseille dans n’importe quoi. Mais le problème en Bretagne y’a beaucoup de vent… alors le vent. il a des pommes dégueulasses. des fraises. Parce qu’on a intérêt à disposer les végétations brise-vent par rapport à l’orientation des vents dominants… Oui ça c’est certain. etc. Y’a des systèmes pour faire monter le vent à travers des haies. y’a intérêt à mettre plusieurs étages. Il font ça en grand.

y’a des gens qui se sont lancés dans l’arboriculture. c’est bien meilleur que les légumes. Puis ils disent ‘aaAaah c’est le vent qui a fait ça’. Elles viennent dans l’herbe les fraises ? Ah oui bah toutes les plantes elles viennent dans l’herbe. Ce système d’engrais vert de printemps labouré qui fait alterner la production des arbres un an sur deux. la taille. Entre les traitements. Le fait que les arbres trop serrés. c’est-à-dire toutes les fleurs et les fruits qu’il peut pas nourrir. au départ c’est des plantes qui devaient résister à l’herbe. Donc ça c’est reconnu par les derniers travaux de l’INRA. C’est pas le vent hein. par compétition ils ont tendance à monter en l’air.On laboure pas du tout alors le verger ? donc on a de l’herbe au départ et on fauche l’herbe et on plante des fraisiers par exemple dans l’herbe ? C’est ça oui. tu peux mettre des canards qui vont manger l’herbe et des choses comme ça. les parties aériennes par rapport aux racines sont déséquilibrées. bon ben on a fait l’engrais vert. y’a pas d’énergie pour la croissance des racines. L’arbre il avorte. donc toute l’élongation du tronc qu’il y a c’est au dépend de la croissance des racines. Bon par exemple les fraisiers voont empêcher l’herbe de pousser autour d’eux ? Non mais disons que l’herbe tu peux la contrôler. on peut tailler ? . c’est-à-dire que maintenant on recommande de ne plus tailler les arbres. enfin tous les trucs… Mais si on veut avoir une production fruitière plus rapide. De toute façon toutes les plantes de chez nous que l’homme a sélectionnées. les labours. les canards ils préfèrent l’herbe. il essaie de s’en débarrasser. y’a faim de carbone. Donc elles n’arrivent pas à nourrir les parties aériennes. comme toutes les plantes. donc il fut proportionner les parties aériennes aux racines en taillant. […] Y’a deux raisons à la taille : Les arbres sont plantés trop serrés. déjà que les paysans qui font des vergers sont déjà assez embêtés comme ça. ils voient bien que y’a la moitié des fruits qui tombent par terre. on coupe les racines et les paysans le voient. parce que c’est un non-sens sur le plan économique. Il vont pas manger les fraises aussi ? Non mais pas quand tout le temps. ils gagnent rien. si faut en plus qu’ils taillent leur verger… souvent en Europe.

Oui mais prenons un exemple. qui allonge la circulation de la sève. et mettre un rameaux qui est très faible. c’est dommage mais c’est comme ça. Il faut voir la circulation de la sève et tout ça par rapport à une partie aérienne qui est très faible. l’agriculture naturelle. il va faire du bois.. ni du demi-tige ni quoi que ce soit. On reprend tout à la base si tu veux. on déséquilibre et il faut qu’il refasse du bois. . Conduire en haute tige c’est-à-dire couper un arbre à 2 mètre. Parce qu’en agriculture traditionnelle ou biologique on voit des ‘il vaut mieux conduire les vergers en tige comme autrefois’. Il est fait en haute tige. On a dû le couper parce qu’il poussait dans la maison.. La mise à fruit des fois c’est même 4 à 6 ans tu comprends. issus de semis. Tu plantes cette noix. conduit en haute tige. Ce qui est certain c’est qu’un arbre qui ne fait pas d’élongation. tu mets une noix qui provient d’un endroit qui est fiable où y’a pas trop de mélanges. un noyer qui a poussé depuis un noyau tout seul. en haute tige qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut rien dire du tout. qui n’a pas été transpl anté et tout ça. si par exemple tu les plantes trop serrés. Au bout de 6 ans on a eu des noix. Oui ça je l’ai eu naturellement. ça signifie rien du tout toutes ces histoires. parce que rien que ça c’est pas naturel. la permaculture ça n’a rien à voir. lui laisser un tronc qui est assez grand. où tu sais que tu vas récolter. lui il va faire son bois et ses fruits. le noyer d’ici. à côté tu t’arranges. il faisait 6 mètres de haut au bout de 6 ans. parce qu’un arbre qui est conduit en haute tige on lui faire perdre son temps. Parce que moi je préconise pas l’agriculture traditionnelle. on taille pour qu’il ait une fructification… soit disant si on fait souffrir l’arbre il fructifie plus vite. par exemple le noyer juglans regia. Si tu plantes un arbre d’un noyau. C’est propre à tous les arbres ces exemples-là ? Ah oui c’est propre à beaucoup d’arbres. naturellement. sur semis. C’est plus de la haute tige. deux arbres. et c’est différent. on aura un retard d’entrée en production et une immobilisation du capital qui n’est vraiment pas intéressante. un arbre qui est conduit naturellement. et puis y’en a un qu’on taille et l’autre qu’on taille pas. ça veut rien dire. Alors pourquoi il est fait en haute tige ? Pour pas que ça prennent de la place en largeur. On taille pas pour conduire en haute tige ni rien. et à côté y’a un noyer greffé en haute tige qui va commencer à produire en 10-15 ans. c’est de la croissance naturelle. Conduire un arbre en haute tige en le greffant ça signifie rien du tout. ce sont des techniques qui sont différentes.Attends regardes. et il était haut. greffés. il va avoir une croissance normale. c’est effectivement peut-être pour pas que ça prenne de la place en largeur et puis y’a beaucoup d’ignorance et de préjugés aussi hein.

enfin pas de blé. sur le premier livre de Bill Mollison il est clair : pas de céréales. sur les glands doux. donc c’est pour ça que les céréales doivent être restreintes au maximum.l’arbre il a une enfance. il a une adolescence. rapidement pour plusieurs raisons : parce que ce stage a déjà été fait. l’arbre il est fait pour pousser droit. impeccable… oui qu’on fasse ça sur des petites surfaces en attendant que les autres rentrent en production. Evidemment si on coupe des parties pendant la phase de croissance. ils cultivent des agrumes. et tout ça. diverses sortes de . en permaculture les céréales sont pas très recommandées. les tubercules. on fait comme ça. Enfin c’est un moindre mal si par exemple on arrive dans un coin. sur les fruits. qu’il y a d’autres aliments glucidiques comme les fruits. sur des tubercules. ils sont sous un climat d’arbres fruitiers. et puis ensuite que ça bousille la terre de la façon dont c’est cultivée actuellement. ça nous permet peut-être de gagner un peu de temps… Oui c’est pour ça que dans la planification de Bill Mollison on met les arbres taillés en zone 2 et les arbres conduits sauvagement en zone 3. si on fait ça. des variétés d’ici ou là bas.Mais c’est évident. enfin c’est des manies. de planter deux arbres avec un angle de 30 degrés comme ça. et puis ça coûte cher parce que c’est un système qui nanise les arbres. C’est comme toutes les méthodes de Boucher-Thomas et compagnie. enfin il a une phase de croissance. la mise à fruit au bout de 2 ans. c’est des manies qui sont pas possibles. qui ressemble un peu à la méthode Fukuoka. Ils mangent pas de pain. Mais pas sur des grandes surfaces. et qu’il nous faut une fructification assez rapide dans la zone 1 admettons. ça c’est aberrant. on en parlera pour le blé aussi sur les critiques agricoles actuelles. donc ils sont pas incités. Non ils mangent pas de pain. Bill Mollison c’est surtout une alimentation basée sur les châtaignes. Je vais parler de ça pour montrer qu’il existe quand même d’autres systèmes de culture. Il cultive pas de céréales. faut en planter beaucoup à l’hectare et tout ça (gros travail d’ébourgeonnement sans arrêt sinon l’arbre part en sucette)… Là je vais parler rapidement du système de culture de céréales que j’ai mis au point en France. y’aura plus racines par rapport aux parties aériennes donc ça lui permettra de fructifier plus vite puisqu’il aura de la sève qui sera disponible et qui lui sert à rien. pour qu’on ai des fruits avant et tout de suite. et puis ensuite pour une deuxième raison. donc on peut se référer aux gens qui ont fait ce stage. y’a personne qui veut faire enfanter une fillette de 4 ans. Pour quelle raison Bill Mollison n’aime pas les céréales ? Parce qu’il estime qu’elles sont pas utiles à l’alimentation humaine.

et ça arrive souvent d’ailleurs quand les céréales suivent des betteraves fourragères. parce que comme ils disent.tubercules dont l’avantage c’est de pousser entre les arbres fruitiers. à forte densité. etc. et Bill Mollison dans son premier livre. Les céréales donc sont récoltées en juillet. Donc là on va parler rapidement de la culture des céréales. comme pic et tout. c’est-à-dire environ 150 à 200 kilos de semence à l’hectare. il a sûrement eu l’occasion de rencontrer Fukuoka et des choses comme ça. par rapport aux méthodes de culture. faut voir les chantiers qu’ils font d’ailleurs. pour arriver à ça évidemment il faut avoir un système de culture assez particulier. y’a des graminées sauvages spontanées. Je sais que je ramasse des pignes. même parfois plus tard. et en octobre-novembre. ça sert strictement à rien. quand j’allume le feu avec. on va pas faire le tour de toutes les parties du monde qui cultivent des céréales sinon on a pas fini. parce que dans mon système de culture. et puis y’a des graminées sauvages. qui tiennent le coup en hiver en mangeant des.. parce qu’il fait des céréales avec grand succès et avec une fertilité croissance. Oh ben elles se débrouillent. y’a des oiseaux comme ça. ils chopent une pigne de pin contre un arbre et puis ils cognent comme des brutes. Donc si tu veux en Tasmanie ils éprouvent nul besoin de faire des céréales.. souvent décembre. y’a le pic épeiche. Alors ici en France évidemment. c’est-à-dire par exemple une . mais admettons que y’ai deux trois céréales qui se suivent.. le système classique. mais sur le tome 1 il catégorique. soit pour les protéger contre les herbicides ou soit par accident. je les tape puis je donne les graines aux volailles… Les oiseaux qui sont assez gros le font eux-mêmes. mais là on met des variétés alternatives. les céréales sont semées entre le 15 octobre et le 16 décembre. surtout en agriculture biologique. à la fin y’a des tas de pommes de pin un peu partout. Elles sont semées tard. Et les volailles ont pas du tout de céréales ? Les céréales elles ont pas besoin de ça. donc il faut semer plus serré. les céréales sont un peu pérennisées. après dans le tome 2 il relativise par rapport aux régions. on ne met pas d’engrais azoté au printemps donc ça tallage pas. pas de céréales. ou on déchaume. y’a eu des échanges. après il a évolué un peu. soit par ignorance. Et puis on les sème aussi généralement assez profond. Y’a beaucoup d’oiseaux qui se nourrissent comme ça. souvent y’a assolement. ensuite le sol on le prépare. y’a les insectes. les céréales sont récoltées en juillet. et puis la rencontre avec Fukuoka l’a beaucoup impressionné. où en a tendance à semer plus serré qu’ailleurs. y’en a plein dans la nature. c’està-dire qu’elles sont mise dans un coin et elles sont ressemées tout le temps sur ellesmêmes pendant des années et des années de suite.

qui freine l’évaporation et tout ça. sur la couvert du sol. enfin le blé. ce qui est . donc c’est une immobilisation du capital. Le blé que je cultive est évidemment associé au trèfle blanc.. pour plusieurs raison. on le met au monde et puis au bout de 4 ans il faut qu’il se reproduise. souvent on le sème. Donc finalement c’est comme un enfant. là on verra y’a des raisons de physiologie végétale qui sont propres à la croissance du blé. Dans le système que je fais… j’ai fait les expériences en Beauce hein. Cette croissance exponentielle elle se fait après le stade 7-8 feuilles. Etant semé fin juin. qui risque de tuer le trèfle. tout le monde est généralement au stade 3 feuilles ou 4 feuilles maximum. au lieu de 150 à 200 kilos. et y’a d’autres raisons. or le blé a une croissance exponentielle. le stade 7-8 feuilles n’existera jamais. on peut faire la même chose avec l’orge de toute façon. c’est le stade 25 feuilles à l’entrée de l’hiver. il a tout l’été pour pouvoir croître. le stade 7-8 quand j’ai semé fin juin il commence à intervenir début août et lorsque l’on sème les céréales en novembre. le blé n’y parviendra pas. y’a pas de végétation qui travaille sur le sol. c’est-à-dire que plus y’a de feuilles. Donc ce qui se passe c’est que le blé grandit. L’objectif que je cherche. la croissance du trèfle blanc est maximale en été.. ça marche pas comme ça les céréales. et brusquement y’a la croissance exponentielle. sauf s’il y a bêtise. Ça sert strictement à rien. c’est là où il produit le plus de nodosités. on enfouit les céréales si on met un coup de herse accidentel dessus. et plus encore la photosynthèse a lieu. En plus surtout. comme ça ça éclaircit le problème… les céréales sont récoltées début août. y’a de la végétation en place qui le protège. je vous le dis tout de suite. notamment semi trop dense de céréales. qui n’existe jamais en culture annuelle à cause des semis tardifs et trop serrés qui empêchent la croissance des plantes. plus y’a de feuilles plus y’a de racines qui sont faites.terre qui a été labourée qui est mal rassise. Alors qu’à l’entrée de l’hiver. je sème les céréales dans la récolte précédente donc fin juin. Le trèfle blanc est implanté à 5 kilos par hectare au début. Le blé est semé à raison de 2 kilo à l’hectare maximum. refuser les stades de croissance et de végétation. une céréale d’hiver. et c’est avantageux à tous les niveaux. toutes les céréales se retrouvent à 8-10 cm de profondeur. sauf s’il y a bêtise grave de faite. Je sème donc fin juin dans la récolte précédente. là où elles ont beaucoup de mal à germer. donc elles ont une croissance exponentielle. après je le ressème pas. Quand on travaille le sol. D’abord parce qu’il est semé fin juin. parce qu’au lieu que le sol soit nu. Dans votre méthode vous ne travaillez pas le sol non plus ? On va voir pourquoi. on escamote la phase végétative du blé en le semant trop tard. justement c’est ce que je disais. culture pérenne.

Parce que y’a des choses qu’il faut voir en face. parce que la saison des pluies s’est déclenchée. ça aussi c’est des choses dont il faut tenir compte. ça provoque un enracinement extrêmement dense et important. c’est en août que le sol va libérer le maximum d’éléments fertilisants par la minéralisation de l’humus. c’est que du blé semé à la Saint-Jean. aussitôt c’est de s’enraciner. Du blé qui est semé en octobre-novembre. En culture classique on fait coïncider le stade début de tallage au moment où le sol a été refroidit tout l’hiver. et l’intensité lumineuse est très forte. tu les traite comme des légumes et tu mets ça espacé tous les 50 centimètres. c’est très important pour le tallage et surtout cette nutrition carbonée très importante pour la croissance des racines. Et l’ensoleillement optimal conjugué à un sol qui est assez sec. on l’expose à une intensité lumineuse trop faible et surtout on l’expose à une humidité du sol qui est surabondante. c’est que le blé. et en plus ce n’est pas seulement ça. et avec une densité extrêmement forte. Donc en plus ce qui est important. par grain semé donc. donc c’est ce qu’on appelle la « faim d’azote printanière » qui va être un facteur limitant de rendement important. le réflexe du blé. Le blé fait une quantité de racine qui est exceptionnelle.très important. si c’est du blé à forte vigueur de végétation. au lieu de contenir 20 à 40 graines comme c’est courant. Il est essentiel qu’à ce moment il y ait des racines qui soient en place pour absorber cet azote. 13 mois et demi. sur un cycle de végétation de 8 à 10 mois il à moins de temps qu’avec un cycle de végétation de 13 mois comme c’est le cas dans mon système de culture. et les épis. il va donner jusqu’à 150 à 200 épis par pieds. ces trois choses freinent l’enracinement. c’est que du blé qui est conduit comme ça. là où le blé est cultivé dans les conditions classiques. A quelle distance tu mets les grains ? En système jardinatoire comme je faisais. il commence tout juste le 15 novembre à faire des radicelles qui sont toutes petites. sous nos climats. fait sur quelques ares. parce que les jours sont très longs. Grâce justement au fait de l’absence de faim de carbone. il va en contenir jusqu’à 120 à 150 graines. on commence à le semer en novembre. moi j’ai déjà 1 mètre 50 à 2 mètres de racines en place. il fait une photosynthèse optimale. La vie microbienne est inactive. tu fais ça à la main. donc y’a pas d’azote qui est libérée dans le sol. Parce que le sol aura été réchauffé pendant tout l’été. Une graine donne 12000 graines ? . donc au début du printemps. on l’expose à des jours trop cours. donc y’a moins d’enracinement parce que non-seulement le blé n’a pas eu le temps évidemment. c’est que je fait coïncider la phase végétative du blé à une époque où y’a un ensoleillement optimale. ce sera espacé en tous sens de tous les 70 à 80 centimètres. si c’est du blé à faible vigueur de végétation.

En précédant la récolte. si c’est du blé ordinaire ça va entre 100 et 150 épis. je peux en avoir autant en semant serré. j’avais 150 kilos à l’are. 350 épis. et ils se rendaient même pas compte que c’était un champ de blé. Ça c’est autre chose. les oiseaux les labours ils les voient de loin. sans pouvoir lever. être protégé en attendant le printemps suivant. il pousse. Quand tu sèmes le blé tu le poses sur la terre. c’est le fait de semer à grand écartement et vers le solstice d’été… c’est pour ça je disais qu’on imite pas la nature. moi j’ai jamais de graines dans l’argile. Fukuoka lui c’est le riz. Le potentiel de rendement. ils savent que l’être humain il fait ça salade et que y’a quelque chose à manger là. mais si c’est du blé à forte vigueur de végétation ça peut aller jusqu’à 200. j’ai jamais fait ça. Ce qui permet d’avoir un rendement très fort. je ne sème pas le blé après ma récolte en août. Parce que bon. doit pouvoir rester tout l’hiver. je sème avant la récolte. le facteur décisif sur le rendement. je moissonne et je laisse la paille sur le terrain. dès la Saint-Jean. je cultivais sur 5 ares. Y’a deux choses pour obtenir ça. et les épis sont très volumineux. pour qu’on soit tranquille et qu’on en parle plus. Et ça finalement c’est logique. c’est pas la peine pour le blé. 350 épis par graines semées. alors justement on laisse la paille sur le terrain ? Oui c’est-à-dire que le blé là il est jeune. Au lieu de semer le riz comme tout le monde fin avril. 300. C’est le fait de semer tôt. Et les oiseaux ils ne mangent pas les graines ? Comment tu luttes contre le fait que ce ne soit pas labouré ? Eh bien c’est le contraire. pour les variétés à forte vigueur de végétation. surtout d’ailleurs. Ça dépend de la vigueur de végétation. c’est la date de semis. ça n’a rien à voir. il lève aussitôt. le nombre d’épis au mètre carré. et après on fait pâturer les canards dans les mauvaises herbes et ils mettent du fumier automatiquement. et bien que je mettais que la paille. donc je perdrais mon temps si je mettais des graines dans l’argile.Ah oui. Tandis que le labour. ce qui correspond à 150 quintaux à l’hectare. Fukuoka il enrobait ses graines d’argile contre les oiseaux… Alors ça. mais tu peux aller jusqu’à 15000 – 20000 pour le blé. grâce à la grosseur des épis. mais le poids unitaire du grain est très élevé avec cette technique de culture. et moi j’avais pas de canards. comme je faisais. tu l’enfonces un peu ? y’a deux choses. Les graines dans l’argile. moi dans mon champ de blé y’a des gens qui faisaient du moto-cross dedans. pour que tout soit fait. En système jardinatoire. enfin 150 kilos à l’are ça fait quand même 800 . Fukuoka il faisait ça parce que c’était un fainéant qui voulait beaucoup imiter la nature. c’est pas un problème. Donc tu peux avoir un rendement énorme avec ce système. parce que dès que je le sème il germe aussitôt. y’a le système de et le système jardinatoire. il le sème en automne. Donc le riz.

pour les régions surpeuplées où des choses comme ça. 10 à 20 kilos à l’hectare. j’aurai un paquet de graines là. même d’un coup de talon. je veux qu’il y ait des graines qui soient posées sur du trèfle ou dans l’herbe. avoir été formé à ça et tout (le semis à la volée est comparable à de la vannerie vu d’au-dessus). je les enterre pas je cherche à ce qu’il y ait un bon contact entre la graine et le sol. il faut recouvrir etc. tu sèmes à la volée. faut vraiment avoir été agriculteur. c’est un homme sage. là tu t’assures uniquement d’un contact entre le sol et la graine. en mettant d’avantage de semences.kilos de blé. c’est pas à la portée de tout le monde. Mais en sachant qu’avec cette méthode-là. un hectare par jour tu peux le faire. un endroit j’en aurai pas du tout. en sachant que t’as une perte de rendement parce que c’est trop serré. Et tu as deux solutions. surtout que je mets quand même très peu de semence. là t’en fait sur quelques ares et tu le traite comme les légumes comme en jardin potager. je veux que ça germe aussitôt et que ça lève. Fukuoka il est fils d’agriculteur. soit tu cherches à avoir le maximum de rendement à l’unité de surface. il faut se baisser seulement que 40000 fois. ça dépend. Parce que là je cultive pas comme Fukuoka. . et en sachant aussi qu’en multipliant la quantité de semence par 5 ou par 10 par rapport à la méthode jardinatoire que t’as plein de semence qui ont la chance d’arriver à un bon contact sur le sol. t’as la graine. Si tu cherches un rendement de 90 à 100 quintaux à l’hectare. semer à la volée. là c’est différent. déjà avec des rendements pareils je le filais aux coopératives biologiques. tous les 50 centimètres. moi je suis pas capable de le faire de toute façon. Donc semer grain par grain c’est un travail plus fatiguant… Tu sèmes un hectare par jour quand même grain par grain. paf et puis je continue plus loin. il a un bon coup de main donc il sème à la volée. c’est-à-dire que les graines tu les pose par terre. où tu as envie de réduire au minimum la surface de ton blé. il a pas envie de se crever à son âge de se casser les reins à semer le blé grain par grain donc il le sème à la volée. Si je sème à la volée. là aussi le but c’est d’avoir le minimum de travail. enfin c’est très dur de semer à la volée. Nan mais c’est pas la même chose que de planter des pommes de terre hein. c’est sûr que tu vas te coucher. Pour planter des pommes de terre faut creuser dans le sol. d’abord il faut avoir le coup de main aussi. des fois je suis pressé. pour moi j’avais pas besoin de toute ça. tu fais pas d’insomnie. lui évidemment. on peut avoir déjà un très bon rendement. T’exagères là ! Mais nan ! Un hectare c’est 100 sur 100. Tout dépend de la façon dont tu cultives finalement.

le blé quand il est cultivé correctement j’entends. Le blé il verse.. toutes feuilles du bas crèvent et sont atteintes par les maladies . ça verse.Ça fait une journée de plus de dix heures. semer espacé pour maintenir en bon état ce potentiel de rendement. y’a un ameublissement du sol qui est fait par ces racines. c’est que là le rendement augmente. Fukuoka arrive à un rendement très élevé en semant à la volée mais d’autres arriveraient à des rendements tout à fait inférieurs. on risque de pas être déçus de la manœuvre. la seconde année 120 kilos. Oui et puis là tu le fais une fois. Et aussi grâce au grand écartement et à une absence de parasitisme. au fur et à mesure les racines de la récolte suivante elles suivent les canaux et avec ce système c’est pour ça qu’on arrive et qu’on peut cultiver le blé sur lui-même. contrairement aux assolements classiques quand on cultive la même chose le rendement à tendance à baisser. il laisse une biomasse déchétuaire et une quantité de racine qui est énorme. le blé est une plante améliorante. 20 heures. Donc ce qu’il faut retenir c’est que premièrement il faut semer très tôt pour donner le maximum de potentiel de rendement à la plante. tu sais dans la vie courante. la première année j’ai obtenu 80 kilos à l’are. ça dépend de ce que tu fais mais y’a beaucoup gens qui font des journées de 18 heures. Parce que là aussi. comme c’est trop serré. comme un plante pionnière. et sur laquelle la culture suivante va se nourrir. parce que si on sème par exemple à la SaintJean plus de 100 kilos par hectares. justement c’est pour ça que la méthode Fukuoka. toute l’énergie de la plante va se gaspiller en élongation puis y’a des problèmes de verse. 21 heures par jour enfermé entre 4 murs à respirer de la me. Et en plus y’a un ameublissement. la troisième année 150 et plus. parce qu’il est associé au trèfle blanc et parce qu’il aura un excès d’azote par rapport au carbone. Oui justement. En plus ce qu’il faut voir c’est que le rendement. pourquoi ? Parce que chaque récolte. Donc au fur et à mesure que ces racines se décomposent. associé au trèfle blanc. et tout l’azote qu’il a il le fait en élongation de paille et l’élongation de paille ça dépense de l’énergie évidemment au dépend de la croissance des racines.rde. En plus l’élongation. j’ai fait l’expérience. Disons quand tu fais des recherches en agronomie et tout tu fais du 20 heures. c’est un peu comme les bananiers. un semi à la Saint-Jean. ce qui n’est pas beaucoup par rapport aux doses qui sont recommandées classiquement. C’est comme ça que dans ce système en Beauce. un semi à la Saint-Jean qui est associé au trèfle blanc. seules les feuilles hautes peuvent travailler. si on met 25 kilos de semence à l’hectare. parce que le parasitisme on sait à quoi il est dû aussi. c’est-à-dire qu’on va avoir le paille mais on aura pas d’épis. Bah oui.

parce que c’est important. Si par exemple tu cultives des blés à paille très haute comme les poulards. il aura tendance à faire de gros épis. La vocation du blé c’est de faire du grain et puis ensuite de faire de la paille. Mais c’est pas ça la solution. l’efficacité du système c’est une densité racinaire et une profondeur de racine extrêmement forte. C’est des blés qui ont été croisés. Dès qu’un blé a des hautes pailles et une forte vigueur de végétation. des pays chaud. D’ailleurs la taille de l’épi et la grosseur du grain est directement dépendante de la taille des racines. La taille des épis. était pâturé de l’automne au printemps et on ne le laissait monter qu’après). genre Nonette de Lausanne et tout ça. Donc ce qui faut voir c’est que dans mon système. Donc si le blé est semé à grand écartement. c’est ça qui donne le rendement. qui viennent d’Algérie. . en fait la verse. chlorure de chlorocholine et tout ça. et puis on gaspille. et ça aussi le pire c’est que c’est reconnu en agronomie classique. les feuilles petites conviennent pas à notre climat. Qui dit enracinement faible dit que la taille des épis sera également très faible sur le plan du potentiel. donc il faut faire attention. c’est que ce qui est important c’est pas la hauteur de la paille. Donc ici là photosynthèse est insuffisante. si on les sème normalement de faire des pailles d’1 mètre 80 et si on les sème trop serrés c’est des pailles qui montent à 2 mètre 50 et plus. c’est le rapport entre les racines et les tiges. surtout quand ça a été semé tôt c’est épouvantable (le seigle appelé seigle de la Saint-Jean. qui sont capables justement de faire. des pays désertiques où il faut évidemment diminuer l’évapotranspiration et où il faut des feuilles qui soient petites. raccourcisseurs de pailles. Faut des variétés à tige courte… Oui mais là justement c’est qu’on peut obtenir des tiges courtes spontanément. y’a pas de compétition entre les plantes donc les plantes éprouvent pas le besoin de s’allonger en haut démesurément. ni d’inventer des espèces minables parce que je dis bien que là ça devient plus du blé à ce moment-là ce genre de croisements à paille courte. car semé à cette période. donc l’enracinement est très faible. les feuilles du bas. il a un potentiel et beaucoup de racines. pas besoin d’une grande largeur de feuilles.. et puis en plus y’a tellement de soleil là-bas. toutes les feuilles peuvent travailler. ce que je cherche. Alors ils inventent des tas de choses pour compenser. comme ce qui se passe en forêt lorsqu’on plante des arbres trop serrés pour avoir du bois d’œuvre… donc en plantant clairsemé y’a pas de faim de carbone (faim de soleil) donc les racines peuvent se développer au maximum. enfin du moins tous ceux qui ont fait de la études de physiologie végétale s’en sont rendu compte.cryptogamiques. parce qu’actuellement on a sélectionné des blés à paille courte qui ont aussi des feuilles petites. y’a pas de compétition.

Elle créé du sol. deuxième année 120. et un maximum de végétation qui soit au travail. ce qu’il faut. tout conjugué. très actives. En plus y’a du trèfle qui est associé.Le nombre d’épis dépend du nombre de racines et le nombre de grains est directement dépendant de la longueur de ces racines. C’est-à-dire que les rendements augmentent. c’est le travail des racines. C’est pour ça que j’estime que ce blé qui est cultivé de cette façon-là. minéralisation de l’humus. et en prendre les éléments fertilisants. qui effritent la roche… C’est le végétal qui créé la fertilité. Ça c’est une règle essentielle en physiologie végétale. et qu’on valorise au maximum sa puissance de végétation et en choisissant en plus des variétés à forte vigueur de végétation. c’est ce qui se passe partout. qui démolit la roche-mère. qui est en plus semé trop tard et trop serré. ce qui créé la fertilité du sol. et avec la biomasse déchétuaire qui fait de l’humus. Vous tenez compte du type de sol en plantant quelque chose ? . et approfondir la couche arable. la solubiliser. et ça c’est grâce au travail des racines. faut lui donner de l’azote. ou des plantes très solides ou même du lichen si ça va pas qui va s’installer. qui a donc une faible vigueur de végétation. qui vont défoncer la roche-mère. ce sont des racines qui sont racines qui sont pionnières. y’a même pas de microorganismes. etc. s’il est semé clair. Et le blé s’il est semé tôt. troisième année 150. et lorsque les racines se décomposent. de toute façon la question est réglée. De toute façon c’est ce qui se passe dans la forêt. y’a des plantes pionnières qui vont venir d’abord. c’est un blé qui est tout juste bon à prendre la nourriture soluble qui est dans le sol sous forme d’engrais chimiques. c’est valable pour tout ce qui pousse de toute façon. Et de toute façon comme on le sème en dehors de la période où l’humus se minéralise. et c’est valable pour les arbres fruitiers. il a rien à bouffer. C’est ce qui se passe par exemple quand y’a une éruption volcanique. si tu veux. très travailleuses. je le place comme le bananier parmi les plantes améliorantes parce que ça se prouve au rendement que j’ai : première année 90. c’est un sol qui est stérile. La profondeur du sol elle sera un facteur limitant alors ? Attention… Un blé moderne par exemple qui est déjà sélectionné pour ses pailles courtes. qui a des racines qui sont faibles. qui la transforme en grain de plus en plus petits (formation de l’argile) qui se solubilisent. y’a par exemple des légumes. c’est alors une plante améliorante. c’est le végétal et sa biomasse déchétuaire. ce qu’on recherche en agriculture naturelle c’est une biomasse suffisante. Du blé a forte vigueur de végétation et semé au solstice d’été. y’a des mauvaises herbes qui poussent dedans et tout ça.

seigle d’hiver et blé d’hiver. tous les un mois les nodules du trèfle se désintègrent et libèrent de l’azote. acides et sablonneuses. donc des régions comme la Bretagne où les sols sont assez lourds. Donc y’a déjà l’azote du trèfle blanc qui est libéré. c’est-à-dire que par exemple. c’est pas . je base pas ma technique que sur l’humus. par exemple les oligo-éléments. et puis d’ailleurs la minéralisation de l’humus ça m’intéresse pas. en août. l’humus se minéralise. le blé convient sur pas mal de sols.Oui. donc sur 12 ils vont devoir se renouveler 12 fois. Les micro-organismes ça vit pas très vieux. Les cadavres microbiens. souvent ils se multiplient très très vite et ils meurent assez rapidement. disons qu’on peut prendre un cycle moyen de vie microbienne d’un mois. mais avec une humidité suffisante. Pour l’avoine c’est plutôt acide aussi. C’est pour ça que je mets jamais le sol nul. analyser des sol… c’est la végétation qui fabrique le sol. et le reste c’est ce qu’on ajoute. maintenant quand on vieillit. Quand on calcule les éléments fertilisants on se base sur la minéralisation de l’humus. ce qu’il faut voir et c’est très importants. les racines qui sont tout le temps présentes dans le sol favorisent une nutrition microbienne qui est optimale. et surtout au mois d’août. mais l’orge on la plantera plutôt sur des terres calcaires. c’est pour ça que je sème si tôt. C’est le même système pour l’orge. on trouve que ça sert à rien tout ça. y’a du trèfle blanc qui est associé. attention aussi au passage. en août qu’est ce qui se passe ? le sol a été réchauffé tout l’été. naturellement une vigueur de végétation qui est beaucoup plus forte que celle du blé justement. D’ailleurs souvent y’a des espèces qui vivent moins longtemps que ça. les rhizobiums ont une activité maximum. Parce que le sol est couvert en permanence. J’en ai rien à fo. encore que la minéralisation de l’humus sur un sol couvert en permanence c’est pas très important. orge d’hiver.. en août. ça se décompose. des analyses chimiques précisément ? Euh je m’amusais à ces bêtises quand j’étais jeune et bête. etc. c’est parce qu’il a un enracinement. s’il est capable d’exploiter des terres qui sont très pauvres. ils se renouvellent en permanence. ça fait vivre un maximum de micro-organismes. c’est pareil. c’est-à-dire avoine d’hiver. J’analyse pas. justement le seigle. le seigle ? Oui là c’est une technique pour les céréales d’hiver. le seigle sur des terres acides et sablonneuses. Y’a pas de carences. là je me suis pas amusé à analyser la qualité sur mon blé. Donc y’a toujours en permanence des cadavres microbiens. L’humus qu’il y a quand je vais semer mon blé.utre de la quantité d’humus que j’ai. c’est pas comme ça que ça marche. Tout ça. et ça. Et tu faisais des analyses alors de sol. j’ai fait un mulch de paille. mais on peut bien se douter quand que du blé qui est semé à la Saint-Jean. libère de l’azote.

mais ce dont les plantes se nourrissent essentiellement. ce qui actuellement n’existe dans aucune situation de culture c’est du blé qui est nourrit aux cadavres microbiens et aux déjections de vers de terre. si c’est des azobacters qui vivent en surface.mon problème. Ce qui est intéressant pour les plantes. Le blé actuellement il est nourrit surtout à la minéralisation de l’humus et aux engrais chimiques solubles.. je peux en retenir jusqu’à 70 tonnes par hectare avec ce système de culture. mais ce qui est important pour la nourriture des plantes. ce qui donne la meilleure qualité à la récolte et ce qu’actuellement. C’est les hydrates de carbone contenus dans la paille et puis tous les éléments contenus dans la paille qui servent de nourriture. c’est peut-être pour ça que le blé est devenu allergène d’ailleurs. parce que ces cadavres microbiens ils vont se renouveler en permanence. c’est le problème des gens qui étaient avant moi. Oui. et ces cadavres microbiens sont très riches en azote et en phosphore. aider les bactéries à accélérer le phénomène et on aura une quantité de corps bactériens énormes dans leurs déjections. qu’on bousille le sol. pour fabriquer le maximum de microorganismes et de nourriture pour les vers de terre aussi. Parce que c’est eux qui travaillent et qui en se décomposant ou par leurs excrétions vont nourrir les plantes. et de fumier qu’on leur donne. ou à cette saloperie d’ammoniaque et de purin. C’est pas l’humus qui nourrit les plantes. faire attention parce qu’en agriculture biologique on parle beaucoup d’assolement. Est-ce que tu penses que ça continue ou ça se stabilise ? C’est évident. jusqu’à 5% de phosphore. de nutrition carbonée à ces microorganismes. L’assolement c’est quand on cultive comme des cochons. avoir les bactéries dans leur tube digestif. et qu’on a besoin de transfert de . Ce qui est essentiel c’est d’avoir le maximum de vie. Les vers de terres ils vont servir de fermenteur pour les bactéries. Ils vont moudre la litière végétale. y’a des algues aussi qui vivent en symbiose avec des micro-organismes qui synthétise l’azote. D’ailleurs y’a des population qui l’on fait. moi j’estime qu’on peut faire du blé sur blé ad vitam aeternam. L’assolement… je vais résumer l’assolement. les plantes elles fabriquent de la nourriture pour des micro-organismes ou des vers de terre. on pourrait dire terre animale. de biomasse végétale. ça ne me regarde pas. qui eux se chargent.. parce que ce qui nourrit. c’est pas de la minéralisation de l’humus qui est d’ailleurs pas très intéressante sur le plan nutritif. Sans qu’il y ait une diminution de fertilité ? Y’a une augmentation de fertilité ! Sur trois ans. on dit terre végétale. ça se stabilise. C’est la paille qui fait qu’il y a beaucoup de microbes. ils peuvent synthétiser l’azote eux-mêmes. Ce que je cherche à fabriquer c’est le maximum de cadavres microbiens. par exemple le mythe de l’assolement.

je me suis installé dans cette région pour pas mal de raisons. en me disant on va s’amuser à plusieurs quoi. trop mélangées avec des variétés de blé étrangères. Mais là c’est pas une culture épuisante. et c’est très dense. et aussi y’a pas maladies parce que le blé est semé à grand écartement. je n’ai pas besoin d’assolement. Quel blé ? il existe pas. La luzerne faisant de la fertilité pour la culture qui va suivre. bien entendu. Parce que. y’a rien. etc. parce qu’il est cultivé dans de mauvaises conditions. Donc ça s’est fait sur une défriche de bois. y’avait quelques robiniers.. Parce que j’avais rien d’autre. C’est une question de technique ça. donc je cultivais sous les chênes. Y’a pas de blé dans la culture classique. Et quelles sont les variétés de blé qu’on peut planter ? seulement des variétés qui soient d’hiver. qui n’ont pas été croisées. Y’a pas de biomasse végétale. j’avais semé Capitole comme tous les biolos du coin. qui pourra faire venir du blé. donc qui sont plus améliorantes que n’importe quelle plante. L’assolement n’est pas nécessaire. tu l’as fait sur quoi.. les variétés anciennes. il commence tout juste. Y’a rien. sur terrain nu ? J’avais semé c’était dans un bois en Beauce. En novembre il fait une toute petite racine là. Tandis qu’en agriculture y’a pas de blé. Moi ceci dit je me suis débrouillé avec des variétés ordinaires au début. pas beaucoup parce que c’est un terrain qui convenait pas aux robiniers. toutes les graminées lorsqu’elles sont bien conduites sont améliorantes. déjà. . blé sur défriche de luzerne. alors moi je me suis mis là aussi. les céréales sont des graminées particulières. c’est que les premières expériences pour dépasser 100 quintaux à l’hectare en chimie ont été faites là. Le blé il appartient à l’ordre des graminées. Par exemple prairie-blé ou légumineuse. A condition qu’on les associe à du trèfle blanc. c’est parce que le sol est nu. Du moment que la culture est améliorante. c’est une culture améliorante. y’avait des chênes. qui ont une vigueur de végétation supérieure aux autres plantes.fertilité. c’est pour ça que c’est une culture épuisante. On le sème en novembre. qu’on les sème suffisamment tôt pour qu’elles couvrent le sol et qu’elles puissent faire leur travail dans des conditions normales. L’assolement finalement ça consiste à faire succéder des cultures épuisantes à des cultures améliorantes. Mais là y’a pas besoin d’assolement. mais non. par exemple en faisant se succéder une prairie qui grâce à une couverture permanente du sol va laisser une terre riche. moi j’ai déjà jusqu’à deux mètre de racines dans le sol. La première culture c’est le trèfle. Donc le fait de l’espacer le rend améliorant ? Je vais te dire ce qui le rend améliorant : C’EST PARCE QU’IL Y A DU BLE. Le blé selon qu’il est cultivé peut être une culture très épuisante ou très améliorante.

donc il est bien évident qu’on aura un blé qui sera pas du blé. D’abord parce que y’avait pas de raison que je massacre la forêt sous prétexte que je faisais des expériences. Y’en a trop dans l’atmosphère de toute façon. Donc avec mon système je fais coïncider la phase tallage et le début de la période végétative au moment où le sol est le plus riche et au moment où y’a le plus de cadavres microbiens. avec le moment. notamment le moto-cross. Mais évidemment ça se vend pas le carbone. parce qu’avec quoi on le nourrit ? c’est du blé qui crève de faim. Faut toujours voir : facteur limitant = carbone (soleil) dans la plupart des conditions de culture. mais j’ai choisi mon emplacement pour détruire le moins de choses possible. Parce que je bénéficiait des feuilles d’arbres. C’est un blé qui est dépendant d’apports extérieurs à tous les niveaux. je parle de la fertilité du sol. et pour le blé. donc la phase du tallage. donc on le nourrit aux engrais chimiques. qui était d’ailleurs assez clair avec pas mal de broussailles et puis avec beaucoup de passant quoi. où le sol est le moins riche en éléments fertilisants. donc en février-mars. en agriculture biologique. et puis ensuite elle m’a pas gênée finalement. et au moment où y’a de la minéralisation de l’humus. mais y’a même concurrence à semer le blé sous un parc arboré que de semer du blé en novembre et à une densité de 200 kilos à l’hectare. c’est tout à fait irrationnel. parce que c’est quelque chose de gratuit. facteur limitant numéro 1 du blé c’est le carbone. Oh bah bien sûr quand il y avait des broussailles et toutes ça. dans la mesure où je m’y installais pas. au moment où le trèfle libère le maximum de nodosités. mais ce qui est très important hein. chimique. On voit l’aberration. En plus y’en a trop dans l’atmosphère. Faut voir les choses en face. Alors qu’en méthode classique on fait coïncider la phase végétative. facteur numéro 1. Mais venir faire des expériences. Là les arbres ont pas été coupés ? Oui je n’ai pas coupé les arbres. c’est un produit qui manque pas. d’une biomasse supérieure et tout ça. C’est-à-dire que non . tout ce qu’on veut. donc au niveau du travail et tout ça. C’était espacé comme tu voulais. c’est possible. En plus la phase du tallage. tout bousiller puis repartir c’est pas la peine. c’était pas vraiment une forêt c’était ce qu’on appelle un bois. au moment où le sol est le plus chaud. je m’y serais installé ça aurai été différent.on dira que l’arbre concurrence le blé. on en parle pas beaucoup. Quelle que soit la méthode d’agriculture que l’on pratique. le carbone. un taillis sous futaie disons.

on ne voit que sa phase reproductive. sinon ils sont inhibés et ils meurent et c’est fini. Le taux de gaz carbonique devient de plus en plus alarmant. C’est pour ça que dans les cultures classiques. Et je me demande justement si la mauvaise valeur nutritionnelle du blé ne vient pas aussi des conditions dans lesquelles il est cultivé. donc si on a une couverture permanente du sol. mais qui était bien absorbé. donc pas de problème. comme tous les êtres qui vivent sur la terre.seulement on fait coïncider la phase du tallage au moment où le sol est le plus pauvre en éléments fertilisants et en vie microbienne. Sans qu’il y ai de phase préalable végétative. Mais bien sûr. (Un sol non-labouré stocke de 2 à 8 tonnes de CO2 par hectare et par an. donc une biomasse animale plus riche. parce que sinon le plateau de tallage est là. actuellement y’a truc. sans compter toutes les maladies qu’il y a. La rapidité du tallage. parce que y’avait une biomasse plus riche. . Mais là effectivement y’a de plus en plus de gens. parce qu’il est probable qu’à l’époque passée le gaz carbonique y’en avait peut-être même plus que maintenant. d’abord parce que la plante absorbe le gaz carbonique et le transforme en dioxygène. le gaz carbonique sera en permanence absorbé. donc une respiration de CO2 qui était beaucoup plus élevée. ça stocke autant que l’humanité en dégage par an. l’intensité du tallage est très dépendante du carbone et de l’intensité lumineuse. c’est comme ça qu’on arrive à obtenir 200 ou 300 épis par grains semés. parce qu’il y aura pas assez de dioxygène et pas assez de gaz carbonique. Souvent en moyenne ils en ont 1 ou 2. A l’inverse un labour dégage en moyenne 1 tonne de CO2 par hectare.. c’est pour ça qu’il y a si peu d’épis par plants. Ce qui se passe c’est qu’avant y’avait autant de gaz carbonique que maintenant. les gens peuvent être contents quand ils ont 3 ou 4 épis par pied. pour les bourgeons il faut qu’il y ai de la lumière pour que ces bourgeons puissent démarrer. Justement dans les systèmes de sol nu classiques. tout simplement. Le tallage est très exigeant en carbone. donc l’excédent de gaz carbonique la plante l’utilise. mais y’avait un équilibre avec la biomasse végétale qui absorbait tout ce CO2 pour le retransformer en dioxygène.) Justement. si on multiplie ça part le nombre d’hectares de sol cultivés sur la planète. même moins. l’intensité du tallage. L’intérêt de la permaculture par rapport aux problèmes climatiques du fait de l’accumulation de gaz carbonique dans l’atmosphère ça serait justement de mettre sous forme d’humus tout ce gaz carbonique qui nous flingue le climat. puisqu’on refuse sa phase de croissance végétative. mais en plus on fait coïncider la phase du tallage au moment où y’a pas de soleil (=faim de carbone). bientôt on va s’asphyxier sur la terre. on fait beaucoup plus de gaz carbonique que de dioxygène.

enfin tout. c’est-à-dire les combustions qui sont faite avec le feu. que ce soit pour fabriquer les métaux. en plus il a une vigueur de végétation qui est beaucoup plus forte.. C’est-à-dire que le blé. si on le sème au mois de novembre. le blé je le sème dans la deuxième quinzaine de juin. ou dans rien du tout si y’a pas de récolte précédente. à condition qu’on lui donne sa chance de croissance végétative. je le sème une fois pour toute en avril. il sort ses feuilles à une température de 80°C de somme de température. donc il est toujours concurrentiel vis-à-vis des mauvaises herbes. c’est là où on voit la vigueur de végétation. dans la récolte précédente en train de mûrir. ça se fait au dépend du dioxygène. A qui que ce soit. A CONDITION. et une résistance à la sécheresse qui . il sort ses feuilles tous les 80°. que quelqu’un essaie de semer les pires mauvaises herbes au mois de novembre.toutes les combustions produisent du gaz carbonique. par feuille sortie. qu’on ne le sème pas hors-saison. très rapidement pour le trèfle blanc. les adventices les plus dangereuses. ça brûle du dioxygène. c’est que lorsqu’il est semé au moment où il faut. Si on le sème en novembre. y’aura aucune mauvaise herbe qui pourra pousser. alors que les mauvaises herbes. c’est une plante pionnière qui est coureuse. c’est la question des mauvaises herbes. Que quelqu’un essaye de semer un prairie. Et puis une combustion ça dépense du dioxygène. Y’a beaucoup de questions que les gens posent. a une vigueur de végétation qui est très élevée. je passe pas mon temps à désherber. mais surtout les combustions inutiles. il sera faible mais il poussera. C’est-à-dire que je cultive pas mon sol. le ray-grass d’Italie qui a pourtant une vigueur de végétation très forte. le blé va germer et pousser. par somme de température. ray-grass d’Italie et tout ça. Donc le blé il a une vigueur de végétation beaucoup plus forte. toute les combustions qui produisent donc le gaz carbonique. c’est terminé. il commence à sortir ses feuilles à 130°. excepté la chance qu’évidemment. Le blé ce qu’il faut voir. et justement il faut avoir le maximum de biomasse végétale pour pouvoir les compenser. puis évidemment à essayer de penser à diminuer. les adventices graminées gêner ray-grass anglais. on aura rien. c’est-à-dire entre le 15 juin et le 30 juin. je dis bien A CONDITION qu’on le sème à la bonne période. justement tous les éleveurs savent ce que c’est que le ray-grass d’Italie. Le ray grass Italien qui a la plus forte vigueur de végétation de tout ce qui peut pousser dans le blé. je mets au défi de semer au mois de novembre une praire. dans le champ de blé que je faisais y’en avait pas mal. comment ça se fait que j’ai pas de problème avec les mauvaises herbes. toutes ces combustions sont très dangereuses. Le blé lui il pousse aussi vite que n’importe quel colza et autre si on le sème plus tôt. on lui laisse pas de chance. que ce soit pour cuire les aliment. que ce soit la combustion pour les voitures.

dès que le blé est récolté en août. C’est le mulch qui enlève les mauvaises herbes. tout ensemble. il y a le fait que j’associe avec le trèfle blanc qui a un port rampant. du blé qui est semé à la Saint-Jean. c’est marrant on taille les arbres comme des brutes. C’est-à-dire ça fait presque 2 mois après disons. alors voilà comment j’agis contre les mauvaises herbes : Y’a la récolte précédente. y’a le blé qui est semé dans le fouillis trèfle. Pour ce qui est des graminées effectivement une fois que j’ai moissonné elles commencent à prendre de l’ampleur. du point de vue vigueur de végétation ça n’a rien à voir avec . et il va étouffer d’autant plus les mauvaises herbes. Donc ça c’est mulché. donc je récolte tranquillement et je fais ce que j’ai à faire. tout ce qui est dicotylédone il les démolit donc déjà en les empoisonnant si tu veux. elles repoussent très bien. donc qui étouffe. mauvaises herbes et tout ça. et puis pour un petit coup de faux sur les graminées. Et les canards ils vont pas manger le blé ? Un petit peu des fois oui. ce qui fait qu’il a beaucoup de chance contre les mauvaises herbes. parce qu’en voulant supprimer les mauvaises herbes. Le tout conjugué. y’a la récolte précédente que je vais récolter par exemple le 5 août. Y’a deux choses qui coupent court à la croissance des mauvaises herbes. attention. par concurrence. vraiment. Alors ce qu’il va se passer comme il a une plus forte vigueur de végétation. tu fauche au raz ? Raz. en plus le trèfle blanc il peut être assez asocial quand on lui casse les pieds. Je ne fais que cette action pour lutter contre les mauvaises herbes puis j’en fait pas d’autres. y compris le blé. une résistance au froid qui est plus forte. oui.. elles peuvent servir de nourriture à un troupeau de canards qui circulent dans le blé et tout ça. et vers le 15 août je fauche tout. parce qu’elles comblent les trous. Et tu fauches à quelle hauteur. les mauvaises herbes. j’en profite pour les faucher le 15 août.. qui pousse assez dru. c’est-à-dire que les graminées il laisse pousser. et en plus une plus forte vigueur de végétation. le blé il supporte très bien. qui a tendance à étouffer tout ce qui va germer sous lui. il fabrique des herbicides naturels anti-dicotylédones. au contraire il va retaller. ceci dit par rapport au blé il faut pas trop s’en occuper des mauvaises herbes. Puis les mauvaises herbes c’est bien d’en avoir aussi.plus forte. en prenant un port plus étalé. sans chercher à comprendre ce que je fauche et ensuite je laisse tout se débrouiller. C’est à peu près combien de temps après les semailles que tu fauches ? Je sème par exemple le 20 juin. je fauche tout. effectivement y’a un mulch et les mauvaises herbes auront beaucoup de mal à pousser. Il faut faire attention hein. il va retaller de plus belle. mais ça repousse hein. les graminées sont adaptées à ça. Le blé. Nan parce qu’il faut pas croire. le blé semé il a plus d’un mois. on va diminuer la production biomassique du terrain.

En dessous. semis tardif. c’est des racines qui sont très denses et qui vont jusqu’à un mètre de profondeur. parce que si c’est un semi fin juin. Ce qui se passe quand il y a le froid.. c’est déjà une belle touffe. et souvent le grain est semé profond. le sol est mal rassis. c’est-à-dire la première tige souterraine. semis profond. C’est quelque . Quand tu laboures le sol. Quand on le sème par exemple à 5 centimètres. ou 1 mètre 50 de profondeur. et le blé qui est tout jeune et mal enraciné parce que souvent il a même pas atteint le stade tallage. et là y’aura le plateau de tallage. selon les alternances de gel et de dégel le sol gonfle. il va très bien passer l’hiver ? Ah bah au contraire. parce que on sème le blé en surface. s’ils taillent du blé. y’a une tige qui doit arriver à la surface. avec des talles et des pré-feuilles dans tous les sens. le blé normal quand t’arrives en décembre c’est rien. y’a pas de rhizome. donc qui empêche la plante de se nourrir correctement. au lieu d’être semé en surface il est à une certaine profondeur. c’est que y’a deux choses : ça se passe dans un certain type de sol. Il va hiberner. c’est là où il aura le maximum de résistance au froid. ça gêne moins que de semer trop tard. il que ses racines séminales. sous la neige. Y’a une congélation. il a pas encore son plateau de tallage.du blé qui est semé en novembre. Et pendant l’hiver. Le problème c’est qu’avec le gel le sol se soulève et coupe les racines. mais on voit pas ce qui se passe en dessous. des grosses touffes qui sont très étalées. Oui. les parties aériennes sont belles. à la moindre pâture. ça se passe surtout avec le labour. les canards préfèreront le ray-grass et tout ça. les tiges elles vont directement en l’air. même déjà dans ces conditions-là il supporte pas trop mal la pâture si on la fait pas trop juste au semis. Même 1 mètre 50. qu’ils le taillent. Alors c’est là justement.. la neige le protège contre les gels. et c’est un élément de faiblesse. c’est pas parce qu’il y a les canards. elle est très fragile. c’est pareil. avec 25 feuilles et des tas de pré-feuilles qui poussent. il a rien à voir avec du blé normal. y’a des racines jusqu’à 1 mètre 30 de profondeur. ça bouge pas hein. jusqu’à 2 mètres des fois. évidemment du blé qui est souffreteux parce qu’il a été semé trop tard en de mauvaises conditions. Donc c’est tout conjugué. c’est une élongation qui allonge inutilement les canaux de circulation de la sève. c’est vraiment une vrai touffe. y’a pas de problèmes ? Au contraire. et c’est elle qui va péter avec les alternances de gel et de dégel. Il est à quelle hauteur au mois de novembre. Il a une capacité d’endurcissement des tissus au froid et tout. y’a des trous qui se remplissent d’eau et qui vont geler. et en plus il a un rhizome. le mien il est au stade 25 feuilles. Cette tige. c’est ce qu’on appelle la phase végétative pour les racines. dégonfle . le sol il se soulève. Du blé qui est semé en juin. justement ce serait une expérience intéressante à faire dans les région qui sont sensibles au froid.

elles se multiplient à toute vitesse et elles accumulent de la matière vivante. là au printemps quand la terre a été refroidie pendant tout l’hiver. Donc c’est accumulé sous forme de réserves et sous forme de matière vivante. qui vont monter plus tard. on a une croissance exponentielle.chose de très dense. les difficultés c’est la première après c’est une fois que c’est implanté c’est une chose huilé parce que après tu sèmes dans une récolte précédente qui est assez haute. le sol est froid. ça gêne quand même la croissance des herbes. donc tout le carbone qu’il accumule pendant l’été. la plante à l’intérieur d’elle-même elle va faire les ébauches d’épis. il a aucun besoin. bon bah à ce moment-là. qui sont déjà étouffées par la montaison. Le second semis était beaucoup plus facile. c’est-à-dire le temps où le blé fabrique ses ébauches d’épis à la base. cette phase ne durera que 15 jours. et évidemment que si la phase florale démarre trop tard. en phase végétative. j’ai fait la courbe. le problème c’est comme en agriculture pérenne. Parce que la phase d’initiation florale. Et aussi c’est comme ça que la grosseur des épis est déterminée par ça aussi. Grâce à cette technique. c’est même pas exagéré ce que je mets là. tandis que le blé normal lui son système racinaire sera minuscule. Parce que attention. il va commencer à faire sa phase reproductive en étant tout à fait indépendant de ce qu’il y a dans le sol. elle peut durer 2 mois si elle s’est faite assez tôt. c’est surtout la première fois. début août ça démarre et ensuite ça flambe. Donc t’aura des épis qui seront 3 fois. c’est accumulé dans les racines pendant l’hiver. C’est ça qu’il faut voir. le système racinaire du blé qui est semé très tôt il est gigantesque. C’est-à-dire qu’au stade 7 feuilles quand j’ai semé en juin. et Dieu sait si on a du soleil pendant la phase estivale. au lieu que le sol soit nu pendant l’été à rien faire. la phase reproductive elle va démarrer dès que les jours vont commencer à s’allonger. t’as un capital terre. ça augmente la phase d’initiation florale. Mais c’est pas pareil. parce que ça permet au blé de démarrer immédiatement dès que les jours rallongent. il a pas beaucoup de besoins. C’est sûr que c’est essentiel qu’il y ait des réserves à ce moment-là. Tu sèmes plus le trèfle là ? . c’est parce que pendant sa phase végétative. même le trèfle il est que moyennement costaud. c’est la phase d’accumulation. et la croissance des racines. Donc l’ordre d’idée c’est de bien respecter la phase végétative et puis surtout là tu n’immobilises pas de capital. 4 fois ou 5 fois plus gros. grâce à la quantité de racines qui sont là. Parce que y’a une quantité de nutriments. dès que les jours vont commencer à s’allonger. y’a de la végétation au travail qui photosynthétise le soleil. le blé il accumule. Il aura accumulé des nutriments dans ses racines. le blé semé en juin. c’est comme ça qu’au printemps y’aura pas de faim d’azote.

la bêtise classique c’est que c’est pas le blé qui souffre de la concurrence du trèfle mais c’est le contraire. est-ce que le blé va pas être concurrencé par le trèfle. il démolit tout et là le blé va avoir un indice de concurrence de 25. donc c’est le blé qui risque de démolir le trèfle. justement on le dit tout le temps. au moment où le blé commence à monter. le trèfle a un indice de concurrence qui est égal à 2 par rapport à une graminée. parce que par rapport à une dicotylédone. . sauf si j’ai fait une bêtise. ça pousse trop dru et le trèfle va être étouffé. Sauf s’il y a eu. le trèfle va être gêné trop tôt. tu l’implantes. si j’ai commis l’erreur de semer mon blé trop dense.C’est fini.