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Session de cours de Marc Bonfils, du 1er au 4 mai 1986 Retranscription de cassettes audio (10 h

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Eh bien faut qu’on parle de l’Afrique, qui cultive très mal, soit des cultures d’exportation, soit parce qu’ils méprisent la terre sous l’influence islamique. Et au bout d’un certain temps… Bon j’ai fait là-bas deux voyages de plusieurs mois, j’ai fait tout le Nord, vers le Niger, Mali, Sénégal, Haute-Volta enfin essentiellement les pays secs, et plus au Sud aussi. Après bon ben j’ai compris que comme j’avais horreur de la civilisation mécaniste, moi là-bas j’étais très bien personnellement, et mais j’ai compris que je ne servais pas à grand-chose, et par suite d’une insuffisance de connaissances techniques je suis revenu en France pour faire mes études d’agronomie, donc en faisant des études d’agronomie j’ai aussi fait des études de théologie en même temps. Et j’ai étudié la religion Judéo-Chrétienne primitive, et sur des textes anciens, en araméen et en hébreux comme on en a dans les monastères. Disons que ça m’a… par rapport à ce que j’ai vu en Afrique, par rapport à ça aussi, y’a des concepts de l’agriculture originelle où on ne travaille pas le sol, basés sur la production des fruits, et ainsi que d’autres concepts. Donc ça m’a servi, m’a amené dans la permaculture. Puis y’a 7 ans j’ai lu le livre de Fukuoka, qui était paru en anglais, et alors j’ai commencé à travailler dessus, et il y a quelques années j’ai mis au point… alors à ce moment-là 78-79 et 80 en France c’était, comment dirais-je, la grande flambée au niveau des nouvelles techniques d’agriculture chimique pour le blé pour obtenir plus de 100 quintaux à l’hectare, ça a été importé d’Angleterre. Bon c’est une méthode effectivement où on dépasse les 100 qx/ha mais qui nécessite des coûts de production qui sont vraiment exorbitants, sans compter tout le matraquage de la terre et tout ça. Et donc après la lecture de Fukuoka j’ai fait des études de physiologie végétale, et j’ai cherché ensuite une alternative à cette méthode ainsi qu’aux diverses révolutions vertes qu’il y a partout dans le monde. Et à partir de ça j’ai mis au point un protocole technique d’expérimentation sur le blé, pendant lequel j’ai expérimenté trois ans de suite, j’en parlerai dans le courant du stage assez brièvement puisque d’abord y’a des gens qui ont déjà assisté aux stages de formation céréalière.

Puis en permaculture de toute façon l’objectif est de réduire au minimum les surfaces en céréales, et d’avoir le maximum de forêt productive, donc l’idéal c’est de créer des vergers d’arbres fruitiers, des forêts d’arbres fruitiers, avec des cultures en dessous si on veut. N’en demeure pas moins que les techniques de rendement très élevées, en France on peut dépasser 100 quintaux, et après les 150 quintaux, sont très intéressantes parce que notamment chez les peuples qui ont la hantise de la faim, d’abord les arbres fruitiers ont souvent une lenteur d’entrée en rapport quand même, et si on réussit par des rendements exceptionnels à sortir de cette hantise, les gens seront d’autant plus encouragés à diminuer les surfaces en céréales, donc à diminuer l’érosion. Surtout qu’on peut faire des méthodes de culture de céréales qui ne sont pas érosives. Par exemple celle de Fukuoka, ma méthode, et d’autres encore. La permaculture, j’ai continué mon cheminement, donc les céréales c’était une affaire réglée, j’ai fait ça trois ans de suite, y’a trois ans j’ai arrêté, je suis entré dans l’étude des rotations en pâture, les techniques fourragères essentiellement. Aussi parce qu’il y a beaucoup de surfaces dans le monde qui sont réservées à l’élevage, donc ça c’est assez intéressant au niveau de l’échelle planétaire d’arriver à maîtriser ce genre de technique. Et aussi parce que des rotations de pâture bien conduites peuvent vraiment aider à garder une bonne structure au sol, et en plus ça demande pas de travail disons. Bon je connais la permaculture que depuis très récemment, c’est juste avant le stage que j’ai appris l’existence de la permaculture, c’est-à-dire y’a 6 mois, quelque chose comme ça. Et par rapport aux connaissances que j’ai acquises, par rapport à la permaculture que j’étudie en ce moment, j’essaie de lancer avec Emilia ce mouvement en France. Puis peut-être qu’un jour je retournerai en Afrique avec des connaissances en plus. Là on va commencer les cours maintenant. Je parlerai ce matin des ravages de l’érosion et des mauvaises techniques culturales un peu partout dans le monde, rapidement. Ensuite je définirai la permaculture cette après-midi, demain ce sera la planification en permaculture. Avec des exemples pratiques, soit des tribus Africaines qui pratiquent des méthodes proches, ou soit des méthodes qu’on peut pratiquer en France ou ailleurs. Et le troisième jour on prendra séparément certaines méthodes de cultures comment il faut conduire les cultures de céréales, les vergers et l’élevage pour les rotations de pâture. Et ensuite le quatrième jour dans la matinée on parlera de l’équilibre qu’il faut entre les prédateurs et ce qu’on appelle les parasites. Donc là on va un peu parler des ravages sur la planète des méthodes de culture actuelles. Ce qui est important, ça c’est fondamental en agriculture naturelle c’est le manque d’occupation du sol. Celui qui cultive généralement, que ce soit des céréales ou des

légumes ou autre chose, il veut que des légumes ou que des céréales, donc toute la végétation spontanée ou tout autre végétation est supprimée. Donc il y a un manque d’occupation du sol par la végétation, l’enracinement est très faible, ne retient pas le sol, les parties aériennes ne couvrent pas entièrement le sol surtout en début de végétation puisqu’évidemment on laboure avant d’ensemencer, donc dès que la pluie tombe sur le sol elle brise les agrégats. Tout le monde sait ce que c’est la structure en agrégat du sol ? La structure en agrégat par exemple dans la terre y’a des grains de sable, dans l’agrégat y’a un grain de sable au milieu, là y’a des granules de limon qui sont l’intermédiaire entre le sable et l’argile, là c’est collé avec de l’argile et l’humus. Donc cette structure permet à l’eau de s’infiltrer très facilement, et permet aux racines de s’enfoncer dans la terre facilement. Si la pluie en cognant, si l’impact des gouttes de pluie qui tombe de haut et qui est quand même assez fort, tombe sur les agrégats, bon bah l’argile s’en va, va entre les agrégats ainsi que les éléments frais et ça créé ici une couche qui est très imperméable. sur sol sableux y’a un problème c’est le lessivage, qui n’est pas beaucoup plus drôle. Donc la pluie en scellant les agrégats glace le sol, c’est-à-dire que le sol devient imperméable, il devient dur et l’eau sur ce sol n’a aucun mal à ruisseler au lieu de s’infiltrer. De même pour l’évaporation, lorsqu’il y a évaporation, le soleil frappe directement le sol, l’eau s’évapore et dépose des minéraux en surface du sol et ça provoque un encroûtage du sol. Il suffit que le sol soit un peu en pente, pour qu’il y ait rapidement une érosion hydraulique puisque la pluie au lieu de s’infiltrer, l’eau va dévaler la pente. Ou alors érosion éolienne lorsque le sol se dessèche et commence à s’effriter. Par contre dans la nature, le sol est occupé en permanence par une végétation qui est très abondante, les racines retiennent bien le sol, la structure du sol est protégée contre les intempéries, qu’il s’agisse de l’évaporation ou du choc des pluies. En plus la production biomassique est extrêmement élevée. Cette production biomassique élevée évidemment favorise la production d’une biomasse déchétuaire qui est également élevée, c’est-à-dire feuilles, déchets de racines, qui pourrissent dans le sol tout ça, et donc favorise une production d’humus optimale. En plus une forte production végétale favorise une abondance de biomasse animale, qu’il s’agisse donc de vers de terre qui se nourrissent de ces végétaux. D’insectes, d’oiseaux, enfin toute une chaîne écologique très abondante, et dont les excréments et les cadavres favorisent la fertilité du sol. Ça peut être démontré par le fait de nombreux peuples qui ont pratiqué et pratiquent encore la culture itinérante. La culture itinérante avec longue jachère, ça consiste à faire une période de culture qui épuise le sol, qui succède à une période de jachère, par exemple une jachère forestière qui dure 15 ou 20 ans, dans laquelle la fertilité du

avec jachère un an sur deux ou un an sur trois. c’est l’énergie solaire par exemple. il fallait un bout de temps pour travailler les sols. grâce à l’abondance de la biomasse déchétuaire qui est produite. comme ça le sol s’ameublit progressivement et en plus les mauvaises . y’a les moissons. je base mon agriculture sur les céréales et j’ai une assez grande surface. y’a les foins. L’année suivante. Donc je vais réserver toute l’année suivante pour pouvoir passer la charrue. y’a les regains. y’a plein de choses à faire. y’a tout ça. Donc ça veut dire que un an sur deux y’a rien sur le sol. ça va être une pointe de travaux. Pour quelles raisons on y faisait ça ? Parce que. donc c’est un système qui est extrêmement dangereux. je les récolte en août. Les gens n’ont pas le temps. y’avait l’assolement en méditerranée. Donc les gens ont fait ce qu’on appelle les jachères travaillées. Les gens quand ils moissonnent leur graines. donc par exemple on va faire un cycle. de ressemer.sol se rétablit. je suis à Paris. faut les battre. qui est extrêmement dangereuse pour le sol. Là par exemple je sème mes céréales en septembre. et avec la traction animale. en plus dans ce système de culture. j’ai une paire de bœufs. qu’ils immobilisent la moitié des terres quand il s’agit du biennal. y’a les foins. Et c’est impossible. une céréale de printemps pour le triennal. et la jachère. Donc ce qui se passait c’est qu’autrefois avec la traction animale. si j’ai une terre argileuse et tout ça. bon autrefois. y’a tout ça. Donc ils réservent une année de jachère. Tou s les trois mois. compte tenu des grandes surfaces de céréales qui sont faites. c’est un énorme gaspillage. avec un aussi faible moyen de traction. l’assolement biennal et triennal. et qui consiste à passer tous les trois mois un coup de charrue pour enlever les mauvaises herbes et ameublir progressivement le sol. la charrue ne va jamais rentrer à moins évidemment d’avoir le tracteur de 200 chevaux. et avec la traction animale je n’aurai jamais le temps de. ça veut dire qu’ils stérilisent. je peux semer mon blé après la moisson donc. Je fais la moisson en août. Je vais pas avoir le temps. mais autrefois en France ou en Espagne. il fallait y aller très progressivement. maintenant ça change un peu car y’a des tracteurs. Et en permaculture on essaiera d’imiter ce processus plutôt que celui-là. qui faisait succéder une céréale d’hiver. Une énorme perte. Lorsqu’on cultive. ils se réservaient une année de jachère entière. Pourquoi ? Parce que les gens avaient pris l’habitude de cultiver de très grandes surfaces de céréales. ou un peu plus loin. Si je veux les ressemer en septembre. par exemple. je vais pas avoir le temps pour semer par exemple des céréales en septembre de tout labourer. quand on moissonne. on le pratique sur grande échelle souvent encore en Espagne et dans de nombreux pays méditerranéens. c’est-à-dire pendant le temps en passant la charrue en plus et après les travaux agricole au mois d’août. ça allait pas tellement vite.

ça repose la terre. qu’avec la culture. C’est pas du tout de laisser reposer la terre. c’est une des raisons pour lesquelles les rendements ont stagnés. Parce que ça c’est un système. tout ça. c’est l’inverse d’un concept qui lui sert à avoir conscience de ce qu’on fait). Mais ça la jachère travaillée non. par exemple pendant deux ans on met une prairie à la place ou on laisse pousser des ajoncs. parce que pendant tout l’été sous l’atteinte du soleil y’aura une minéralisation de l’humus importante. On mettait la jachère par exemple si c’est une prairie temporaire. le problème lorsqu’on base son agriculture sur les céréales. ils semaient tous les ans mais y’avait une moitié qui était en jachère. C’est parce que y’a des raisons bien précises. si les rendements ont augmenté c’est pas grâce aux engrais chimiques ou des choses comme ça. on aboutit à des aberrations vraiment démentes. Pour Marcuse un « concept opérationnel » est un mot qui sert à agir sans pouvoir penser ce qu’on met en œuvre. et qui plus est on pratique une méthode d’agriculture qui est archaïque. Et en plus le sol va s’appauvrir. des genêts. contrairement à ce que pensent les gens. La « jachère travaillée » (oxymore) c’est parce que les gens ont perdu le pourquoi des choses. Ça c’est la méthode la plus perfectionnée pour démolir un sol. c’est pas pour reposer la terre la jachère. Donc y’aura un lessivage intense. on va mettre les choses au point tout de suite. Bon alors là attention. Et en automne et en hiver. l’autre moitié qui était cultivé en céréale et vice versa l’année suivante. C’est ce qu’on appelle l’assolement biennal. ça la jachère comme en Afrique. Car il y aura une végétation plus abondante. ça ne le repose pas. donc c’est une aberration. c’est bel et bien le contraire : on met la terre au travail et on la fertilise. Et puis ils considéraient que le terrain se reposait. aucune culture pour pomper l’azote qui aura été libéré par cette minéralisation de l’humus. Au contraire ça l’épuise. Mais cette technique va laisser le sol nu et improductif sur 50%. Ça. . ça ça va effectivement régénérer le sol. Parce que là ils ne faisaient pas tous les ans alors ? Si. Y’avaient un tiers des fermes qui étaient comme ça en terre nue est qui produisaient pas hein. Ça n’a rien à voir avec le repos du sol.herbes sont détruites. Ça c’est uniquement une question de traction animale par rapport à une grande surface cultivée. La jachère est un concept opérationnel où on met au contraire une végétation abondante au travail pour régénérer le sol (concept opérationnel = langue de bois = énoncé performatif. D’abord maintenant il est beaucoup moins dangereux de faire céréale tous les ans que de faire ça. y’aura un lessivage. Et justement ce qui est grave. C’est uniquement pour que les gens aient le temps de labourer progressivement leur terre. La jachère c’est une méthode archaïque et même honteuse de toute façon. parce là c’est cas. ça va. D’ailleurs la jachère repose la terre ça ne veut rien dire.

Pendant tout ce temps-là. et jachère. oh le sol est couvert peut-être mais avec une production biomassique que j’aimerai pas évaluer. en Tunisie. ils ont remplacés les champs de taureaux par des serres… Ah oui. Et comme ils étalent tous les travaux de labour sur un an. et encore. c’est que le bétail il est complètement épuisé à la fin de la longue saison sèche. soit de céréale de printemps ou de jachère. Je sais pas si y’a des gens qui sont allés en Espagne. mais c’est pas joli à avoir. novembre. Alors y’a un problème en méditerranée aussi. céréales de printemps. le bétail reprend de la force en décembre et c’est à ce moment-là qu’il peut tirer la charrue. Il a tout juste la force de se traîner à boire. si les gens récoltent leur céréales assez tôt. donc on a toute l’année pour labourer sur un tiers des parcelles qui est en jachère. Mais ce qui se passe souvent c’est qu’ils manquent de fourrage pendant la saison sèche et le bétail n’a plus la force. Il paraît que l’Andalousie est sous plastique entièrement. y’a un tiers des surfaces qui est mise en jachère. on aura aussi une période de temps pour labourer et pour ensemencer des céréales de printemps. quand les pluies reviennent en octobre. Donc si par exemple en Algérie. donc pas question de lui faire tirer une charrue. le système ano y vez comme ils l’appellent. Là aussi. le triennal ça consiste à faire des céréales d’hiver. C’est trop sec pour pouvoir labourer. une jachère labourée. ou ailleurs. . un tiers en céréale d’hiver et un tiers en céréale de printemps. En Espagne maintenant ils ont des tracteurs mais c’est le système de latifundia. décembre. et là de août par exemple jusqu’à mars. et bon bah là c’est pareil quand les gens ont 500 000 hectares ils ont pas le temps de labourer tous les ans pour réensemencer. et ils pourraient les ressemer en octobre. Le triennal c’est encore autre chose. pour que le bétail. la jachère devient d’autant plus nécessaire. Alors là. Alors là aussi ce qui se passe dans le triennal. en juin ou même plutôt en mai. c’est-à-dire biennal avec jachère c’est vraiment les sols qui commencent à mourir à force. Et en plus c’est lourd sinon. avec le système de traction animale sur des grandes surfaces. alors les céréales de printemps c’est tout à fait irrationnel parce que ça produit beaucoup moins que les céréales d’hiver. C’est pour ça qu’il y a intérêt à minimiser un maximum les céréales. Oui c’est une remarque exacte. et ça c’est un problème que l’on voit en Afrique Noire. Ça c’est le biennal.parce que ça tombe en hiver et en morte saison agricole et au printemps. Donc tous ces systèmes. Ah oui là en plus effectivement le sol qui en plus est découvert c’est du béton armé et ils sont obligés d’attendre. c’està-dire des propriétés géantes. c’est essentiellement pour qu’on puisse avoir le temps de labourer de grandes surfaces de céréales par rapport à l’exploitation.

au maximum. Bon. c’est pour ça je vais insister un peu. mais surtout avec les façons culturales du sol. par exemple si on récolte des céréales en juillets. c’est-à-dire la jachère labourée. Le problème c’est que le sol est mis à nu. où l’ensoleillement est le plus intense. Ça je tiens à en parler parce que y’a encore des agriculteurs biologiques qui le pratique. ces façons culturales accroissent la photo oxydation parce que le labour aère intensément le sol. comme là l’ano y vez. je reprends. ou même plus tard. et ça me paraît assez aberrant. Il est bien évident que le blé n’aura jamais eu le temps de prendre un développement suffisant pour absorber tout l’azote qui aura été libéré à cette période-là. Donc y’a de plus en plus d’azote qui est libéré dans le sol. Ça consiste. et y’a rien sur le sol pour récupérer ces nitrates qui sont solubles et tout à fait assimilables par les plantes. A cette période justement où la vie microbienne est la plus activée. Le sol est nu. là c’est un système où le sol est net de mauvaises herbes. C’est-à-dire que la vie microbienne consommatrice d’humus est activée. en plus c’est la période estivale. Et d’ailleurs était indiqué sur tous les larousses agricoles du début du siècle. j’ai vu des gens qui . ça consiste à passer sans arrêt la charrue jusqu’à l’époque où on va semer les céréales. ceux qui ont fait de l’agriculture biologique en ont entendu parler je suppose. où les jours sont les plus longs. c’est-à-dire des hersages qui sont espacés tous les 15 jours et qui sont suivis d’un labour. Donc c’est un système très efficace pour détruire les mauvaises herbes. est assez destructeur aussi. beaucoup d’azote qui est libérée dans le sol. tous ceux qui connaissent la question le savent. Bon. ça va favoriser la minéralisation de l’humus. des nappes phréatiques peuvent être autant polluées comme ça que avec des engrais azotés chimiques. on sème en novembre et les gens vont faire une dizaine de façons culturales espacées tous les 15 jours. Donc ça consiste à passer des fois jusqu’à 10 façons. où la vie microbienne consommatrice d’humus est la plus activée. et tout cet azote va être lessivé et polluer les nappes phréatiques. Y’a donc une libération massive de nitrates de l’humus. ensuite on laboure et on sème très tardivement en novembre. que des nappes phréatiques. Donc pendant tout ce temps-là. De toute façon. donc y’a des phénomènes de photo-oxydation qui favorisent la minéralisation de l’azote. quand le soleil va frapper sur le sol directement il va y avoir une évaporation intense. ce système des façons inversées. le sol est nu et labouré. avec ces façon culturales. On implante tardivement des céréales au mois de novembre par exemple.Y’a un système qui est assez proche de ces jachère. le sol est exposé au soleil. la terre va être mise à nue. c’est le système dit des « façons inversées » de Jean Marie Roger. Donc y’a une quantité d’humus maximale qui est brûlée. Et là je tiens à dire. en général ceux qui pratiquent ça. le système là.

Le labour profond y’a rien de plus dangereux. la fertilité qui était enlevée par ces méthodes-là étaient souvent compensées par des transferts de fertilité. on ne met que du lisier sur les champs. quand l’ammoniaque du purin et du lisier arrivent. Maintenant on fait de la monoculture. des fois même c’est décembre. soit cet azote d’ailleurs fout le camp dans l’atmosphère.pratiquaient cette méthode en agriculture biologique. ce qui est une catastrophe parce que si on fait que de l’élevage. c’est-à-dire ce qu’on appelle maintenant le compost de broussaille. (équilibre agro-sylvo-pastoral) Y’avait une association d’agriculture et d’élevage plus ou moins. et ça c’est reconnu officiellement et ça me parait tout à fait raisonnable. ce qui y’avait souvent autrefois c’est qu’il n’y avait pas de monoculture. Donc là l’enracinement. Toute la fertilité qui était enlevé par l’absence de couverture du sol et par le labour. Le lisier c’est une fumure très déséquilibrée qui est riche en ammoniaque. Dans les endroits où on pratiquait le ley-farming. qui est fait après les céréales. qui était très communément pratiqué autrefois. les déjections du bétail qui paissait sur la prairie sous forme de fumier allaient sur la terre. le calcium est lessivé et y’a plus de structure du sol. soit surtout il provoque une désaturation du sol. de la forêt d’à côté. C’est-à-dire que le complexe argilo humique qui a des ponts cationique par exemple de calcium entre l’argile et l’humus. les endroits qui étaient cultivés. ils vont dans la nappe phréatique. Maintenant ça se passe autrement. qui est une grande région de culture. on continue avec des céréales alternatives de printemps car finalement on a pas le temps. et en plus sous forme de paille et surtout de litière qui provenait de soutrage de la forêt. ils chassent le calcium du complexe argilo-humique. qui est électropositif aussi. rien n’est retenu et tout fout le camp dans la nappe phréatique ensuite. La prairie c’est un écosystème riche par ce que c’est une couverture permanente du sol. Ensuite c’est le fait qu’après le déchaumage y ait rien qui soit implanté sur le sol. Et ensuite que ce déchaumage et les labours soit très profonds. Et ils vont polluer. y’avait une compensation. Ces nitrates ne sont pas perdus pour tout le monde. enfin ça c’est une autre histoire. Donc le sol est nu. et les prairies. Le premier accusé c’est le déchaumage. Ou alors c’est la monoculture. les céréales étant semées trop tard. c’est-à-dire soit on fait que de l’élevage. Ce qui se passait c’est que dans beaucoup de régions de France. janvier et février. soit il va polluer les nappes phréatiques. y’avait la forêt. ne peut pas absorber les nitrates qui ont été libérés. c’est les labours. n’a pas le temps de se développer. y’avait un rétablissement. allait sur le champs. quand on le fout pas dans la rivière. La cause n°1 des nitrates dans le sol en 1986 dans la Beauce. le calcium qui est deux fois électropositif. Premier responsables des nitrates dans les sols de la Beauce. Ou alors la forêt qui n’a plus . Ceci dit je parle des terres qui sont cultivées en céréales et en jachère.

enfin qui commence à recouvrir le sol. cette lisière de forêt. les gens ils s’amusent bien sur leur tracteur. bon ben là c’est beaucoup plus dangereux. mais ce qui se passe c’est que le sol dès qu’il va pleuvoir il commence à coller et tout ça. C’est vraisemblablement nos techniques culturales. et quand tu veux reprendre par un labour d’automne. beaucoup plus pollué en zone de primeur qu’en zone inondée de lisiers de porc. Ce déchaumage a deux dangers. elle est séparée elle n’est plus intégré à l’agriculture. lors des mesures de pollution de la nappe phréatique par les nitrates on a trouvé que c’est. merci les dégâts. Pourquoi y’a un lessivage lors du déchaumage ? Le déchaumage c’est un labour qui consiste à enfouir les chaumes. Tu peux mettre des nitrates. Ensuite il se compacte donc en surface. donc y’a beaucoup d’arbres y’a beaucoup de broussailles. tu les retrouvera pas dans la nappe phréatique. quand tu fais un déchaumage superficiel comme ça. l’écosystème de lisière ça c’est très riche. sur un terrain de céréale y’a souvent des nappes d’eau phréatique très superficielles. Les gens se rendent compte que c’est carrément le sol qui n’est pas capable de garder ces nitrates ou les nitrates ne sont pas utilisés au moment où c’est disponible. Donc c’est un système de végétation multi-étagé idéal. En Bretagne. ou on met des résineux. et on enfouit les chaumes qui retenaient le sol. ça n’avait pas le temps d’aller dans la nappes. Et on a fait aussi des calculs de flux d’apport. après la moisson du blé y’a des mauvaises herbes qui commencent à pousser. c’est pas la peine. ça n’a plus rien à voir avec l’agriculture. et les haies d’avant le remembrement pompaient ces nitrates et diminuaient le lessivage. etc. Là y’a aucune protection contre les nitrates éventuels. Là en bio on peut faire quelque chose de très superficiel pour ne pas enterrer complètement les chaumes. Non mais c’est de la rigolade. y’a plusieurs étages de végétation. Alors résultat ils se sont dit oh bah après tout on fait carrément un déchaumage avec un labour de 30 cm et on en parle plus. sans aucun autre système. c’est-à-dire que le sol devient battant en quelque sorte. on a été surpris. bon c’est moins dangereux qu’un labour. c’est un sol qui reçoit beaucoup de soleil. c’est-à-dire qu’il n’y a pas de compensation. parce que c’est en lisière de la forêt y’a pas beaucoup d’ombre. Sans prairie. Et effectivement comme c’est souvent d’ailleurs un labour qui est profond. ça appartient au service forestier. Donc on les retourne et on les tue. Pourquoi on fait un labour profond ? Parce que souvent les sols ayant une structure qui devient de plus en plus instable. donc c’est un écosystème qui est séparé de l’agriculture. la biomasse de la forêt ne va plus être litée chez les animaux. faudrait expliquer. Et résultat : monoculture de céréales. En plus. Même si il y’a pas de résineux. Tout sera pompé.rien à voir avec l’agriculture. simplement qu’il y ait plus ou moins de terre dessus pour . et on s’est dit c’est pas possible d’expliquer la pollution de nos nappes effectivement par les engrais qu’on met dessus.

ce qui fait que logiquement au bout d’un petit peu de temps… Oui là c’est des façons inversées. ce qui veut dire que le blé est totalement dépendant de l’azote du sol que font tes légumineuses associées. C’est-à-dire qu’en bio y’a plusieurs méthodes. Le problème c’est que cet engrais là dès qu’il a poussé. Euh oui mais qu’on est sensé ensuite détruire par plusieurs passages. apex 1 cm. et y’a faim d’azote. Donc si tu veux ce qui se passe souvent c’est que des fois en bio même on sème un engrais vert si tu veux. au moment si possible idéalement de composter complètement et ensuite on refait un labour. au dépend du rendement. qui freinent la production biomassique au moment où elle peut être la plus forte en raison de la longueur du jour. En bio on refuse l’enfouissement des matières organiques fraîches. …ça nous fait une petite couverture végétative favorable. le blé se prépare à monter. plus précisément là on va faire un tour rapide de ce qui se passe sur la planète. pour qu’elle se composte progressivement en surface. quoique cette technique de l’engrais vert quand on fait suivre deux céréales peut avoir un problème. après le déchaumage pour pouvoir retenir le sol. Avant de semer les céréales après. y’a faim d’azote printanière à ce moment-là. Dans un but de faire lever toutes les graines qu’on ne souhaite pas avoir dans la récolte suivante. cet azote est lessivé. et quand arrive en mars-avril le stade tallage. Donc c’est une technique en biologie qui est particulière. et qui est surtout présent donc en fin d’été. ça exige de multiples travaux du sol.qu’ils se dégradent. parce que le sol est trop froid et l’activité biologique du sol est trop faible. parce que l’enfouissement ou enfin le compostage progressif en surface de l’engrais vert amène à semer les céréales très tardivement. on va expliquer par ce que je crois que les gens sont pas au courant. là je parlais de ceux qui pratiquaient encore les façons inversées de Jean Marie Roger. de se pré-décomposer. Tout le monde a entendu parler du « Dust Bowl » des Etats-Unis et de l’URSS ? Bon. soit tu te portes sur un rendement qui va toujours baisser. Et là soit tu mets les engrais chimiques. Parce qu’en agriculture biologique on mettra pas d’azote avant le tallage. en bio on cherche à le démolir progressivement pour qu’il ait le temps en surface de se pré-composter. Donc si tu sèmes trop tard tes céréales en décembre. souvent en décembre. On reviendra sur la France sur les types d’érosion que l’on a. là ce dont tu parles ça peut être une autre technique encore. Et tout ça. en principe. . On a quand même la précaution que le sol soit couvert de végétation le plus de temps possible.

Bon. Donc par les mêmes pratiques. il a préféré avec la mécanisation intensive. c’était pas compliqué il suffisait de leur laisser d’avantage le contrôle de leur production. si tu veux ça sèche tous les éléments les plus fins c’est-à-dire l’humus desséché et l’argile s’en vont avec le vent. Puis surtout la collectivisation forcée qui n’incitait pas les paysans à produire. Et puis en 1936. Cette couverture de sable elle était épaisse ? La couverture de ? De sable. Ensuite une fois que les bisons étaient exterminés. Kroutchev. et ils ont fait de la céréaliculture extensive. les Allemands et toute l’Europe où on s’est épuisé à se taper dessus donc à la fin tout le monde avait faim. Donc à ce moment-là le sol était relativement fertile. En URSS. Kroutchev au lieu de faire une réforme agraire saine qui aurait incité les paysans à produire. les Français. Puis commencer les public law et compagnie. donc finalement ça ressort un peu du même état d’esprit tout ça. y’avait des problèmes donc de production en URSS. 14-18 où on s’est pas mal épuisé. aller dans les terres vierges du Kazakhstan. y’a eu de très fortes érosions éoliennes. ils se sont dit on va faire des céréales pour ces chers Européens. déjà le sol avait pris une bonne gifle.Aux Etats-Unis. lui après la seconde guerre mondiale. donc dans les années 50 aussi. ils parcouraient des milliers de kilomètres. Et ensuite en 1914 avec la première guerre mondiale. Ça aurait pu service de leçon. Résultat il y a eu des baisses de rendement spectaculaires et une sorte de dust bowl dont on parle peu en URSS aussi. j’ai montré des agrégats. Et ça c’est le sol de l’Amérique Centrale qui est allé se promener dans l’atmosphère. le « bol de poussière » c’est-à-dire que le ciel était complètement obscurci par un nuage de poussière gigantesque. qu’ils pâturaient d’ailleurs très rationnellement puisqu’ils transhumaient. Donc des céréales pour l’exportation. Ce qui se passe c’est que ce sont des . avec surpâturage et tout ce qu’on peut imaginer comme bêtises. je crois que c’est cette date. par ces vents de sable ? Le dust bowl ça correspond à quoi ? C’est pas le vent qui transporte du sable ? Ah non c’est le vent qui transporte tous les éléments fin. Ils ont défriché ces prairies. c’est-à-dire des grand ranchs. Sur des milliers d’hectares. entre 1870 et 1914 on a fait de l’élevage extensif. Et le résultat c’est que le sol évidemment n’ayant plus sa couverture permanente. et donc c’est des surfaces qui ont été stérilisées de cette façon-là. ce qu’on appelle les grandes plaines c’était couvert par de l’herbe. de sol. pour défricher. et c’était pâturé par les troupeaux de bison. y’a eu le Dust Bowl. l’érosion. donc ils laissaient tout le temps l’herbe repousser. mais l’URSS s’est amusée à faire pareil quelques années après. Les Etats-Unis ont sauté sur l’aubaine. le climat étant très dur et sur ces grandes plaines les vents n’étant pas arrêtés par quoi que ce soit. comme tous les sols de prairie. avec les guerres plus le système stalinien et tout.

c’est pas compliqué. je crois que c’est pas la peine de s’appesantir dessus. l’eau qui est plus retenue ruisselle. bah résultat tout s’est envolé. hein c’est pas des instincto. et comme l’eau ruisselle. Le long du fleuve. et l’humus comme une éponge s’imbibe d’eau. Y’a d’autre dégâts par exemple on peut prendre la Chine. jachère. c’est un cercle vicieux. et pour faire des armes aussi. et il suffit qu’il y ait une . Alors ce qu’on fait. ce qui accroît donc les conditions sèches. Sur les bassins versants du Fleuve Jaune. on fait des digues. Nan mais résultat. c’est un cercle vicieux. Au début dans cette région du Colorado. Voilà des exemples d’érosions quand on enlève la couverture naturelle du sol. et l’humus non renouvelé par suite d’une absence de production biomassique convenable. c’est-à-dire c’était le dry-farming américain. Ça on a vu les résultats. quand les pluies tombent sur une montagne qui est boisée. et le fait que le sol soit tout le temps exposé à nu. le limon s’accumule dans le lit du fleuve. et le limon. périodiquement y’a eu des inondations catastrophiques. qui tuent des gens. c’est des palliatifs. Alors ce qui se passe c’est que dans les fleuves.régions qui sont effectivement à faible précipitations. autant d’ailleurs aux Etats-Unis qu’en URSS. ils travaillent comme des cinglés parce que depuis des siècles c’est pas une partie de plaisir c’t’histoire là. et une fois que ces collines. Quand elles sont trop hautes elles font plusieurs mètres. et des fois les digues il faut voir comment elles sont. Et ils déboisent pour faire des paniers en osier pour transporter la terre. on rehausse les murs. tout ça. et puis là c’est un truc à se taper la tête contre les murs. on fait des digues ici. les parties aériennes des arbres amortissent les pluies aussi. pour faire les navires de guerre aussi. En Chine ensuite on a déboisé à l’extrême. non. une fois que ces collines ont été dénudées. labour profond. et plein de chose très « utiles ». ils avaient conseillés le labour profond au départ… Oui au début si tu veux on est toujours revenu avec les systèmes ano y vez. d’abord le choc des gouttes d’eau sur le sol est amorti. Donc l’eau s’infiltre dans le sol et puis elle va ressortir progressivement pendant la période sèche. Mais c’était très sec et le vent desséchant que rien arrête. les inondations sont de plus en plus brutales. il aurait fallu reboiser les bassins versants et tout. Donc tant que c’est couvert d’herbes… C’était la prairie ? Oui c’était la prairie avant. C’est-à-dire labour profond pour recueillir soit disant le maximum d’eau. et puis c’est délabré. le fait de l’absence de haies. le limon continue à monter. pour faire quoi ? Eh bien la cuisine bien entendu. le fleuve déborde rapidement. on a enlevé toute la couverture du sol. C’est comme ça que en Chine. où y’a pas de haies pour arrêter les vents. Elle emmène évidemment avec elle le limon. Et les murs c’est un peu inquiétant maintenant. bon voilà les berges du fleuve.

Y’avait le Nil qui faisait ça.. Donc pour faire le travail que faisaient la forêt et l’humus avant finalement. Une inondation sur un sol couvert.. Ça dépend quel genre d’inondations c’est. Là je vous donne un exemple particulièrement spectaculaire qui est la Chine. les maladies. mais les digues elles pètent et c’est le drame. qui emportent les familles. enfin y’a toujours des problèmes. Les crues du Nil. enfin ça dépasse l’imagination ces histoires-là. on en met entre les montagnes. Il va le déposer plus loin. typhus. Surtout ce qu’on fait actuellement c’est des barrages. c’est que l’érosion amène le limon. Puis des fois une bonne révolution quand les gens sont vraiment pas content. Ensuite pour l’irrigation aussi. elles présentaient des avantages et surtout des inconvénients. Mais ce qui ce passe. sur une prairie. Y’a des barrages qu’on construit.. Ah bah oui y’a des terres qui sont à 10 mètres en dessous du niveau du fleuve. le fleuve peut arriver et si le fleuve fait un mouvement comme ça. Le lac du Der en Haute Marne. au Népal c’est le même système. C’était une crue naturelle. y’a des famines aussi qui sont spectaculaires enfin c’est pour montrer. Y’a aussi des terres qui sont en dessous du niveau du fleuve c’est complètement fou. c’est-à-dire des centaines. pour que l’eau quand elle tombe brusquement soit retenue.crue plus violente qu’une autre ou une fissure et quelqu’un qui est pas content et qui met une bombe là-dedans. c’est toujours le même problème. l’année suivante ils sont déjà envasés déjà au tiers de leur capacité. alors quand il pleut beaucoup en hiver ils le laisse se remplir et puis y relibèrent l’été. A l’école on disait que c’était naturel. on met un barrage ici. Nan mais c’est partout pareil. Le barrage d’Assouan a eu tort… Ça aura des avantages sur un sol couvert justement avec un système en permaculture. enfin tout le cycle. c’est que ces barrages ils s’envasent très très vite. C’est un esclavage… enfin heureusement que les Chinois sont très travailleurs. c’est cyclique en Chine. dans le monde entier c’est le même système. c’était même bien parce que ça enrichissait les terres en limons. il le dépose pas. car c’est un exemple où tous les je sais pas combien y’a des gens qui sont tués massivement. Pas besoin d’aller en Chine pour voir des barrages comme ça. ça n’arrachera pas la prairie et ça n’emmènera pas la terre et entre la . c’est pour éviter que la région parisienne reçoive toute la flotte d’un seul coup. des milliers de kilomètres carrés qui sont envahis brusquement par l’eau qui emportent toutes les terres. et c’est la disette. Ils n’essayent pas de reboiser ? Bon maintenant ils commencent à y penser. il l’emporte. Nan mais le Nil ça c’est autre chose si tu veux.

les cultures annuelles et l’élevage.. qui ne servent à rien. Et ils vivaient dans ces collines. faut bien varier. Et une crue quand elle est violente c’est dément. Ils habitaient sur les montagnes. qui sont encore riches dans certains endroits. Là c’était un système ok. dans les bas-fonds. C’est-à-dire que des récoltes de céréales qui sont arrachées c’est la famine. ils cultivaient sur les montagnes. il faudrait cultiver autrement. D’accord. dans certains endroits le long du fleuve Jaune. Et ça c’est sur des millions et des millions d’hectares qui servent à rien.. Parce que ce qu’il se passe sur ces collines. rien n’était arraché et puis les crues elles étaient faibles. ou alors pour faire de la pâte à papier. Uniquement pour le bois de feu. Mais là c’est que les gens une fois qu’ils ont tout rasé sur les montagnes.végétation ça va se redéposer. Ah mais il reste encore des peuples en Chine qui vivent comme ça. ça arrache brusquement les récoltes. on peut pas savoir. tout ça il se peut que le fleuve. Ça l’a été d’ailleurs par ce que les taos ne mangeaient jamais de céréales. Donc ils ont mis ces digues comme j’ai dit qui sont instables et tout. qui pourraient être très productives justement avec un système de culture où on intègrerait intelligemment les cultures forestières. Je te dis pas. Au fait ce serait intéressant de voir comment arriver à intégrer les cultures dans une région qui est déjà boisée comme ça. Les gens avant les montagnes elles étaient riches. les gens étaient sur les montagnes. il faut bien changer. Il pouvait effectivement faire ses crues. Alors que sur une terre culture où on aura amené la charrue là ça va tout emmener. les gens en plus ils vivent au jour le jour. Non mais c’est des exemples qui sont partout dans le monde. donc ils vivaient sur les montagnes. Toujours les mêmes utilisations intéressantes. moi j’aimerai pas habiter là. mettre des limons sur les bas-fonds. et y’a des endroits effectivement où les gens ils sont là avec leur barrage et fleuve est à dix mètre audessus d’eux tu vois. les mouvements du fleuve c’était fait pas leur problème. il a fallu y descendre dans la plaine. . Et c’est des collines qui étaient riches. Faudrait pas mettre la charrue. fruitières. et qu’ils augmentent tous les ans de je sais plus combien. bon le problème. on dit que la Chine est surpeuplée qu’ils manquent de terres arables et tout. Y’a une superstition comme il serait dangereux de passer sous une échelle. et mangeaient cru. Il gênait personne. Mais non tout le monde préfère aller s’entasser ne plaine. En plus Chine y’a de très nombreuses collines. ça pourrait être très productif. il faisait peut-être des crues. mais bon là on risque tout au plus d’attraper le pot de peinture. attend. Donc la Chine est vraiment un exemple spectaculaire d’aberration à ce niveau-là. mais en Chine y’a de très nombreuses collines qui sont abandonnées.

bon bah on est dans l’esclavage. alors pour eux y’a pas 36 solutions. et etc. Ah oui. y’aura toujours une minorité ou même une majorité qui trouvera intérêt de faire faire ce travail par d’autres.. c’est une question de structure sociale aussi. Parce que les paysans ils se sont. c’est l’idéal. et celui qui ne se tenait pas à carreau. Soit de scientifiques qui ont déjà fait ces expériences-là.. ça y’a des exemples nombreux hein. la forêt mélangée partout. Le peuple n’avait pas le droit de se cuire son pain. Dans des forêts pleines d’arbres fruitiers. il cultivait des céréales qu’ils devaient donner au gouvernement et qui est ensuite redistribué en forme de pain au peuple. Parce que dès qu’on rentre dans la monoculture céréalière. tant d’hectares en légumes. D’ailleurs je vois en Afrique des fois les gens des impôts. Et puis ils font ça sur notre modèle. ils sont pas heureux de vivre quand ils doivent… Bon pour envoyer des armées parce que les céréales ça se transporte bien. la culture d’arachide. Le feu et le servage c’est assez lié. ça c’est assez intéressant parce que justement ça évite. le pouvoir centralisateur. soit de peuples en Afrique qui font ça spontanément. pas de pain. Sur des grandes surfaces en céréales. on peut concentrer les gens sur place. c’est des arbres fruitiers multi-étagés. . des céréales qui se baladent. tant d’hectares en céréales. ou soit ils font des terrasses de culture. Pour les impôts aussi c’est l’idéal. des légumes entre les céréales. Aussi pour faire passer l’armée c’est plus facile sur une surface plane qu’au milieu des arbres. on peut beaucoup plus facilement faire un pouvoir centralisateur. pour construire une pyramide. les gars ils sont là essoufflés… Mais au Sénégal ils ont transformé des immenses surfaces en culture d’arachide. tant d’hectares en ceci. S’ils ont pas un écosystème qui rappelle la plaine.Pour les armées aussi. Nan mais des fois on le voit parce qu’en Afrique c’est assez amusant quand on voit certains percepteurs d’impôts qui parfois circulent en campagne et souffrent beaucoup. Mais si y’a pas de terrasse de culture ils sont foutus. disons que tout ça ça va ensemble. Mais effectivement à l’époque où ils mangeaient cru. soit ça sert à du bois de feu. Mais c’est des questions aussi de servage. Et puis en plus. Bon bah quand ils arrivent en Afrique. y’avait pas ces problèmes-là.Ça j’en parlerai. j’en parlerai demain dans la planification. C’est ça. ils arrivent sur un terrain. . tout ça c’est lié au servage. c’est-à-dire que sur des grandes surfaces c’est un travail qui devient pénible. Parce que bon les Chinois ils sont sur une colline. chez les Celtes c’étaient les prêtes qui faisaient la distribution du pain. c’est moins lourd que des fruits secs.. enfin comme toute l’humanité. tant d’hectares en cela. c’est qui est le cas de la plupart de peuples sur la terre. y’a plus que la monoculture là-bas.. etc. plus difficile. ils se sentent pas bien. Pour les corvées c’est l’idéal.

on va continuer la série des dégâts. Y’a des endroits. Ah bah ils sont pas au jus. ça ça a été épouvantable. des gens qui justement ne voulaient pas boire d’eau buvaient du coca pour par attraper la malaria. habituellement les coloniaux Africains et les Français Africain pour tuer les microbes on met un tiers d’eau et deux tiers de whisky. Des voitures. beaucoup de cotonnade.. . Au Sénégal. C’est assez catastrophique. on en boit en canette et ils fabriquent leur coca sur place. Coca-cola. Si le fric est la devise. car les céréales ça c’est le fric.. On va faire ça très grossièrement. On a pas des bouteilles de coca cola. C’est sûr quand on voit des couches de population pauvre dans les bidons-villes en Afrique qui se nourrissent que de pain blanc et de coca-cola… En plus dans les villes le coca cola c’est fait avec l’eau locale. puisque dans les pays du tiers monde c’est la devise qui a de la valeur. qui étaient nomades et qui faisaient circuler leur bétail. C’est-à-dire les sacro saintes devises. on en verra plus demain. et puis avant les gens pratiquaient . mais ils l’ont attrapé quand même. pour avoir ces fameuses devises ils doivent acheter des voitures hein et des armes. maintenant s’ils en récoltent 10 kg c’est de la chance.Ils commencent à en revenir maintenant. alors on boit que du coca cola concentré dans des petites canettes. C’est de l’herbe sous un parc assez large d’acacias radiana ou d’arbres locaux. Si on fait pas comme ça on est voué à la malaria. Oui mais c’est un peu tard. donc ça avait ses défauts. et c’est ça d’ailleurs. disons pour résumer un peu les dégâts. tout le monde s’y met à racheter des brasseries en ville. D’ailleurs y’a eu justement avec de l’eau polluée. alors le problème du Sahel Africain on va le voir très rapidement. à développer ça. Beaucoup de pain blanc aussi.. Alors tu parlais du Sahel Africain. une grosse partie de l’Ouest était occupée et est encore occupée par des ethnies Peuhls. pas mal aussi. Enfin… Bon. en Afrique y’a beaucoup d’endroits où les vieux disaient qu’ils avaient autrefois 2 à 3 t de mil. beaucoup de voitures. Et puis le reste avant c’était souvent des paysans qui associaient l’agriculture et l’élevage. en ville. de truc qui servent à rien.Oui ça j’en parlerai demain parce que je ferai des comparaisons entre ce qui se passe la plupart du temps en Afrique et ce que certaines ethnies ont réussi à faire. et le résultat. La monoculture arachidière c’est ça qui provoque la désertification. C’est comme ça qu’on fait. Prenons par exemple le Sénégal puisque tu soulèves le problème du Sénégal. Ça c’est pour dire que pour une agriculture durable il vaut mieux qu’il y ait une éthique. Et de la bière aussi. ça se fait en devise tout ça. vous pouvez dire votre travail faut autant que celui des copains on s’en fout des devise non ? ça veut dire qu’ils acceptent que le travail de l’Américain vaille 100 fois plus que le leur. Et ça. ses qualités. Mais ça c’est un autre problème.

de moins en moins de bétail. et on le voit aux surfaces d’arachide. pour faire du riz à la place. c’est-à-dire au plus fort de la sécheresse. ce qui est énorme. arachide. et c’est très important pour la stabilité politique des gouvernements. arachide. c’est-à-dire deux surfaces d’arachide pour une de mil. et c’est sucré. on se décourage. Surtout. de moins en moins de jachère pâturée. donc ça plus ça. et puis ça a été le cercle vicieux. On voit le circuit. Et on continue. parce que quand il manque des céréales. Des fois il suffit de jeter un coup d’œil sur le terrain pour se rendre compte du truc. on peut le manger les pousses c’est très bon. Les jachères. Donc les incitants à avoir d’avantage de bétail. Donc le Sénégal n’est pas un pays décolonisé mais surcolonisé. parce que le riz c’est très important parce que au Sénégal et dans le Sahel les gens en mange pas mal. mil. De plus en plus de mil et d’arachide. Et donc ces bourgoutières on les a retirées aux éleveurs. et on s’est installé plus loin. A la campagne on peut crever de faim en silence. c’est-àdire beaucoup plus colonisé qu’avant. le reste a été détruit par la monoculture de l’arachide. résultat la sécheresse au Sahel. Alors qu’avant ils ne faisaient que du mil. en ville c’est rare que les gens le fasse en silence. ils laissaient la terre en jachère pendant un certain temps. en bas sur les rives du fleuve. . plein de sols stérilisés. en plus. Plus des systèmes évidemment d’exploitation du paysan où évidemment on lui achète toute sa récolte de céréales parce qu’il doit rembourser les dettes pour la traction animale et tout ça. c’est un peu comme une canne à sucre. Et comme ça sur une bonne partie du bassin arachidien au Sénégal. ils allaient donc sur ces bourgoutières. En plus. la fameuse rotation a-m-a. Le sol ayant été stérilisé ici. c’est-à-dire des pâturages de décrue qu’on appelle aussi pâturage de la dernière chance. alors le bourgou c’est une variété de millet echinochloa au point de vue race botanique. c’est bien d’avoir du riz à profusion pour que les gens des villes soient pas mécontents. ils avaient ce qu’on appelle des bourgoutières.la jachère c’est-à-dire que pour par exemple un an de culture. les rendements baissant. ça sert pour le pâturage au moment où tout est sec parce que c’est le fleuve qui vient de se retirer et làdessus pendant plusieurs mois on peut charger 18 zébus à l’hectare. donc le sol est stérilisé ici. d’ailleurs je tiens à dire aussi qu’actuellement on cultive beaucoup plus d’arachide que sous la colonisation. Ils se sont mis pour les devises. Donc tout ça fait que les pâturages ont été diminués. ont eu des pâturages de moins en moins grand au moment où les villes s’agrandissaient et on leur demandait une production de viande de plus en plus forte. ils peuvent même devenir méchants. Les éleveurs Peuhls avec leur bétail on eut des pâturages de moins en moins grand. Quand les rendements en mil ont commencé à baissé il a fallu augmenter la surface du mil. Et ils ont mis la rotation. la surface pour le bétail il a fallu la diminuer donc le bétail qu’on a donné au Peuhl. donc ce qui restait comme pâturage a été rapidement surpâturé.

des animaux qui vont labourer un mois il faut les nourrir 365 jours par an. on verra ça en permaculture. on arrive à une désertification. ça l’Afrique on en parlera beaucoup demain. En plus ces animaux-là il faut les nourrir. avec l’habitat qui était là. on va voir un peu les problèmes qu’il y a en France. Faut les abreuver. y’a des problèmes des fois qui sont dus à la colonisation. et c’est pas toujours évident. pour montrer justement les contrastes entre les systèmes de culture traditionnels corrects et des cultures qu’on pratique actuellement. et c’est pas avec la traction animale qu’on répand en Afrique qu’on va inciter les gens à diminuer leurs surfaces labourées. en plus ils ont forcé les populations locales à bousiller leurs montagnes en prime. les prairies et tout ça. c’est sûr qu’on pourrait passer son temps à ça. Bon. que d’avoir 50 kg sur 12 hectares qu’on aurait cultivé avec des chevaux. y’avait surtout des haies qui séparaient des cultures de céréale des cultures de maïs. Mais ça le Sénégal on aura l’occasion d’en reparler. et là bon bah ce sont des collines. prennent les plaines pour eux et repoussent des populations sur des montagnes et les contraint pour leur survie à cultiver des céréales sur les montagnes. Alors sur ces colline-là. pour changer un peu. Et c’est comme ça qu’en Algérie d’ailleurs avec le système biennal de dry farming ils ont bousillé les plaines. ce qui est une autre histoire. y’a la luzerne. une érosion très rapide. demain j’en parlerai ainsi que d’autres pays d’Afrique. Pour les céréales ou les cultures comme ça il est bien évident que c’est moins évident de les cultiver en plaine que sur les montagnes. c’est une règle en permaculture.et il doit racheter son grain en période de soudure où il est 4 fois ou 5 fois plus cher. Moi personnellement je suis tout à fait contre. On a le Lauragais Tarnais. et y’avait des cultures plus variées. Un autre truc en Afrique que là au passage j’en profite à souligner c’est la culture attelée. et les gens ont un peu tendance à faire de la monoculture de maïs. avant y’avait généralement un sommet boisé. Et en plus. Donc avec ce système là on aboutit à l’affamement et la désertification. les haies . y’avait quand même un petit peu de vergers. il vaut mieux diminuer au minimum la surface qu’on laboure et qu’on cultive si on admet qu’on ne peut continuer à labourer. Alors la France on a quelques endroits où on a des érosions qui sont extrêmement graves. donc ça veut dire que y’avait une couverture permanente au sommet et sur toute la surface occupée par les fourrages. Le grand cheval de bataille des projets de développement en général c’est la culture attelée. Maintenant on a cru bon de changer tout ça. comme l’Algérie par exemple. Mais que si des forces colonisatrices arrivent. aussi. qui sont dans le sud-ouest. Bon alors la France. parce que je trouve qu’il est beaucoup plus intéressant d’avoir 3 tonnes de mil sur un demi hectare ou un hectare et demi qu’on cultive habituellement à la main.

qui couvrent très mal le sol. Ah oui mais là je vais te dire une chose. c’est un autre trip. mais surtout qui couvrent mal le sol. Inutile de dire qu’avec ce système-là. la terre est entraînée brusquement. ça peut atteindre 1500 tonnes par hectare. c’est-à-dire qu’avant.ça gêne au tracteur. dans le sudouest. dès qu’un orage violent arrive. si l’érosion enlève une couche d’un mètre de terre. et ensuite on a tout couvert en maïs. Résultat. pomme de terre. Seulement là où y’a quelque chose de troublant c’est que après on va parler en agriculture « d’exportation d’éléments fertilisants par les cultures ». Après on se plaint qu’on a souvent des pannes électriques. et quand il y a un orage particulièrement violent. Il est récolté en octobre. vu que par exemple une culture de n’importe quoi ça exporte au maximum une à deux tonnes d’éléments fertilisants par hectares. ça va vite stériliser le sol. leurs poteaux électriques et tout ça. et y’a des averses très violentes au début de l’été. C’est des terres qui sont généralement plutôt assez plates. Ça correspond tout à fait aux chiffres qu’il y a aux Etats-Unis en plus. souvent c’est vide. Le résultat c’est qu’en moyenne y’a 150 à 300 tonnes par hectare et par an de terres cultivées qui foutent le camp. c’està-dire salsifis. c’est-à-dire qu’on laboure au printemps. le poteau il dégage. et qui favorisent l’érosion au maximum. le maïs c’est une plante qu’on sème environ au mois de mai. fin-avril. ou du blé ou du colza mais ça dépend. c’est-à-dire qu’après le maïs souvent y’a rien d’autre. c’est-à-dire des plantes qui sont exigeantes en éléments fertilisants. Graduellement ça descend. Donc les haies évidemment on les a supprimées. la couleur est très claire tandis qu’au fond les couleurs sont plus foncées. ça les betteraves . au moment où le maïs est très jeune donc n’occupe pas le sol notamment en mai-juin et début juillet. qui est un concept très rigolo. et on ne parle pas de l’exportation par les cultures. Donc ça c’est quelque chose qui très grave et y’a autre chose c’est en Picardie. Aux Etats-Unis. là c’est un autre genre de culture. enfin essentiellement du maraichage. ça gêne surtout edf qui le voient très bien. c’est des cultures de légumes en plein champs. Y’a les betteraves sucrières. qu’ils avaient bien plantés sans aucun problème. et bon inutile de dire qu’à ce rythme-là… 1500 tonnes par hectare sur ces collines ça correspond à un dixième du sol arable environ. Ensuite. on laboure. du maïs qui est cultivé dans des conditions analogues y’a les mêmes chiffres au niveau de l’érosion. donc fini les couvertures permanentes du sol. et le résultat c’est que le sol reste découvert pendant une très longue période. c’est-à-dire vraiment en plein champ et sur des centaines de milliers d’hectares. gens n’avaient pas envie de faire 36 fois le même tour. les gens font surtout de la monoculture. Et on le voit sur les collines y’a plein de pierres qui dépassent. qui occupent mal le sol. mais en très grand.

c’est-à-dire qu’il y a un coefficient isohumique qui est nul. Actuellement on se sensibilise parce que le sol se compacte de plus en plus facilement. ils servaient soit pour le bois mort donc pour le feu ou alors de litière pour le bétail. donc y’avait transfert de fertilité de certains espaces qu’on avait gardés en forte production biomassique. Bon. C’est-à-dire que l’élevage et l’agriculture ne sont plus étroitement intégrés comme avant. transfert de fertilité sur espaces qui étaient appauvris. Ou alors on n‘en met pas du tout c’est encore aussi bien. Il y a ce qu’on appelle les cultures épuisantes. En permaculture. y’avait de la luzerne. puisque là-bas dans le Nord les pluies sont essentiellement l’hiver. y’a pas de transfert de fertilité. y’avait des haies. Par exemple les céréales. et qui étaient efficaces pour la production biomassique. Le résultat on le voit très bien. y’avait des prairies.sucrières y’a rien de spécial. le lessivage est intense. Avant y’avait de la forêt. On verra qu’en agriculture naturelle. et on a remplacé ça par des monocultures de légumes. c’est qu’il sont assez exigeants en éléments fertilisants. tout ce genre de plantes c’est sur le minimum de surface. elles ont droit au bain de boue. elle emmène facilement 50 à 100 tonnes de terres à l’hectare. Le résultat c’est que l’érosion est catastrophique. et y’avait là des prairies. faut des tracteurs de plus en plus puissant et surtout c’est que les communes qui sont installées là. Puisqu’au moment où y’a les pluies d’hivers. c’était toujours le même système hein. c’est très répandu dans toute la Région Parisienne et tout le Nord. ce qui se passe c’est qu’on arrive à la notion de transfert de fertilité. c’est qu’on a éliminé toute les cultures fourragères qui maintenaient la couverture permanente du sol. et le reste en forêt fruitière. ils sont séparés. les légumes ils ont trois caractéristiques. la terre est entraînée à cause du sol qui est nu pendant presque toute l’année et insuffisamment couvert après. et des tas d’autres légumes. sur la plupart des surfaces. enfin qui peuvent être épuisante de la façon dont on les pratique. c’est une notion très importante le transfert de fertilité. Mais en agriculture classique. on mélangeait l’agriculture et l’élevage. autrefois dans cette région de Picardie. c’est-à-dire qu’ils ont une biomasse déchétuaire extrêmement faible et qui en plus ne produit pas d’humus. c’est-à-dire que ça arrive souvent qu’un beau matin. Parce que bon. Donc y’a une centaine de communes qui ont déposé une doléance à ce sujet-là. on veut sortir de son garage et on se retrouve avec une bonne épaisseur de boue devant la porte et qu’on peut plus rien faire. Donc voilà. c’est qu’on peut plus circuler en hiver chez eux. il devient presque inutile disons. ils ont une production biomassique minable. je l’ai déjà dit c’est pas très important. Les sous-bois des forêts étaient nettoyés automatiquement. En plus ils sont semés au printemps et ça veut dire comme par hasard labour d’automne et le sol reste nu pendant tout l’hiver. que les bus peuvent pas circuler et tout. sous . les légumes.

un verger. donc qui enrichit le sol.forme de fumiers essentiellement ou de végétaux qui poussent dans les sous-bois des forêts. c’est assez particulier. Résultat. là c’est l’érosion et elle est catastrophique. c’est-à-dire par exemple quand on fait succéder -ce qu’on appelle le ley farming. ça c’est le transfert de fertilité dans l’espace. et ensuite on va cultiver des céréales dessus ou des légumes ou n’importe quoi.par exemple 4 ans de prairie temporaire à des céréales. y’a plusieurs problèmes. ainsi d’ailleurs qu’en Scandinavie dans certaines régions. donc les plantes sont pas très actives. C’est ce qui est arrivé en Irlande. prairies. c’est ce qui s’est passé en Irlande sur de très grandes surfaces. Ce qu’il faut faire c’est quand tu coupes un arbre. Et c’est parce que le fond des collines était argileux. bon avant en Irlande c’était couvert de forêts -y’a eu d’ailleurs les mêmes problèmes dans certains endroits. et on fait une monoculture de légume ou de céréale. pour l’agriculture on a déboisé. c’est le cas . En plus ces écosystèmes de prairie et de forêt gardant une couverture permanente du sol et une végétation abondante qui travaille sur le sol en permanence . de pompe de l’eau. l’eau ruisselle très vite en bas. l’important c’est qu’il y ait dans ces coins-là. il fait pas très chaud. là c’est inéluctable. y’en a par exemple trois et on recommence à planter un jeune arbre fruitier ou plusieurs d’ailleurs. Et résultat il suffit de déboiser une seule fois pour noyer et stériliser un terrain. et c’est pour ça que la vie se réfugie au sommet des collines. haies. dans beaucoup de coins d’ailleurs. l’effet de pompe naturelle des arbres. Alors le résultat il est là : ayant déboisé le sommet de la colline. bosquets et tout. dans la région de Bergen et tout ça. Et ce qui s’est passé. y’a plus d’arbres pour pomper l’eau excédentaire. alors que ce problème n’existait pas autrefois. et quand le verger est adulte on en coupe un autre et même on en laisse quelques-uns d’arbres forestiers. principalement ? Oui. Ou alors. Transfert de fertilité qui vient des excréments du bétail. C’est aussi le principe donc de la jachère. qui vont bénéficiera donc de cette accumulation de fertilité pendant un certain temps. ou des feuilles ou des choses comme ça. enfin assez bancalement il faut dire. y’a pratiquement pas d’évaporation etc. Y’a un autre genre de dégât. par sa biomasse déchétuaire. donc qui a toujours une fertilité excédentaire pour pouvoir enrichir les terres à côtés qui sont épuisées. on supprime tout. et étant déboisé en bas. c’est-à-dire que pendant un certain temps la prairie emmagasine la fertilité dans le sol. et le transformer en marécage à tout jamais. avec des petites collines comme ça.pour l’élevage. par exemple en Scandinavie. ou alors y’a le transfert de fertilité dans le temps. Et là. là y’a pas de problème. de la prairie. Ça c’est le transfert de fertilité dans le temps. bon avant c’était pas un système génial mais un système qui s’auto-équilibrait plus ou moins.

même avec la mienne. sous forme d’arbres fruitiers. Donc l’arbre est indispensable partout. En partant des bords du fond. saules et peupliers. bon ils servent à beaucoup de choses. des fois ils font des terrains qui sont perdus tout de suite. ils servent à prospecter le sous-sol parce que cet enracinement puissant évidemment attaque la roche-mère et transforme les éléments de la roche mère en éléments assimilables après solubilisation par la rhizosphère. sous quelque forme que l’on veut. Alors t’as pas dit pourquoi en Irlande on pouvait pas replanter des arbres ? Parce que la nappe phréatique elle a remonté. y’a plein d’endroits en Irlande… mais c’est une opération à très long terme. Donc aulnes. même avec une culture de céréale très perfectionnée. C’est comme ça seulement qu’on peut avoir un écosystème équilibré.en Irlande. elle est là. le maximum. disons en culture pionnière il faudrait donc ces trois plantes. on aura lessivage d’éléments fertilisants et des terres qui sont seront vulnérables et donc une légère pollution de la nappe phréatique quand même. Ils vont les puiser très loin dans la roche-mère. c’est que les feuilles d’arbres sont effectivement très riches en oligo-éléments. c’est-à-dire que dès qu’ils s’amusent à faire une coupe rase. toute les méthodes où pourtant on a une couverture optimale. Le peuplier ça vit dans l’eau… . ramenés dans les feuilles et retombent. Et le peuplier ça marche pas ? Y’a des coins idéalement quand t’as un terrain inondé faut commencer par les aulnes plus que par les peupliers. ils le voient. et Dieu sait si y’en a beaucoup. ou en Scandinavie. Ça marcherai. sous quelque forme que ce soit. Et en plus tout ce qui est. ensuite les saules. sous forme d’arbres forestiers. En tout cas une perte pour la non-culture. mais il faut des arbres. Ça pourrai se faire mais je suis pas sûr. si il n’y a pas les racines très profondes des arbres. là. Parce que sinon y’a pas de racines profondes pour pomper. Y’a que les racines d’arbres pour aller assez loin pour remonter les oligo -éléments à la surface… En plus effectivement les arbres qui ont des racines très profondes. l’aulne est une pompe extrêmement efficace. c’est là où on voit l’importance des racines profondes des arbres. enfin les aulnes d’abord. Donc l’arbre est très utile dans ces situations-là pour pomper l’eau excédentaire mais pas seulement. Bon en Scandinavie ils le font tout le temps. et s’il n’y a pas ça le lessivage est obligatoire. C’est-à-dire que les arbres. tous les éléments qui sont lessivés sont rattrapés par les racines. en action pour pomper. Sous forme d’arbres fourragers. on le voit c’est pour ça que c’est utile de donner des feuilles de haie en fourrage. même avec la méthode de Fukuoka. Dans toute culture l’arbre doit être présent.

dans les Eaux et Forêts. C’est la principale technique. c’est réimplanter les forêts sur un sol qui a été inondé à ce point-là c’est très difficile. vivre dans l’eau c’est une chose. Même les eaux et forêts ils commencent de parler de futaie étagée. quand la forêt est intégrée à l’agriculture. ça c’est une règle de toute façon essentielle. Il faut qu’il soit déjà enraciné… Parce que du blé semé à la Saint-Jean. Mais tu vois les gens faire ça sur le plan économique pour la pâte à papier ? Faire une coupe d’ensemencement par exemple ? C’est-à-dire couper par exemple un arbre sur quatre pour que les arbres se réensemencent spontanément et qu’ils repoussent dessus. Les gens en vivant dans la forêt. en France une forêt entretenue. impossible à faire. on le fait bien dans . etc. ça sera de la rigolade. ils vivent dedans. y’a l’école forestière de Nancy qui a été fermée. y’a quelques forêts qui sont conduites comme ça. mais la plupart des forêts c’est coupe rase. ça il faut bien le comprendre que tant que la forêt sera pas intégrée à l’agriculture et l’élevage. pour le plaisir des touristes. ils font pas un travail.Ecoutes. naître dans c’en est une autre. tu peux le semer en juillet. Parce que le problème hein c’est en payant. Mais ça c’est une question… Parce que bon. maintenant on a tendance à le faire. comment on fait ? On fait ça pour le tourisme. y’a une forêt. c’est un problème qui est du parasitisme et tout. Et le débroussaillage. et c’est seulement les Eaux et Forêts qui s’en chargent. et puis on va couper un arbre sur quatre. mais essaie de semer du blé dans l’eau. Au pire tu sèmes de l’orge dans l’eau. mais pas pour la pâte à papier. une partie c’est le bétail qui le mange. l’entretient des forêts ça ne veut absolument rien dire… Absolument rien dire. là l’agriculture avec ses tracteurs. dans une économie qui va droit au commercial. qui n’est malheureusement pas souvent appliquée. avec quelle moyen on va faire des futaies étagées et tout ça. Y’a quelques forêts ornementales. Mais quand y’a là la forêt. Le problème des incendies de forêt. C’est le problème. bulldozer et on replante. Même si on a le fric c’est la même chose. Oui. seulement bon. pour peu que les gens aient un peu de savoirfaire. et tous les entretiens de la forêt c’est une brique par hectare. du débroussaillage. ils l’entretiennent spontanément. ça sera de la frime de parler ou de pas parler. Pour les forêts. on en fera qu’en parler. une partie va aux litières. c’est que la coupe rase c’est quelque chose qui doit jamais se faire de toute façon. tout est débroussaillé automatique. si c’est pas intégré à l’agriculture. d’ailleurs ils le pratiquent. Et ça revient pas cher. eh bien il faut payer des gens pour débroussailler. les arbres ils poussent. c’est des problèmes qui peuvent se régler spontanément. c’est deux écosystèmes qui n’ont rien avoir l’un avec l’autre.

c’est vite fait. que la forêt est vraiment ce que ce mot désigne étymologiquement. Tandis qu’avec de l’herbe qui est haute comme ça et bien sèche. La . Parce que la forêt était intégrée à l’agriculture. Dans le cas d’une forêt naturelle. Les gens étaient organisés comme ça. bon c’était déjà assez discutable. Maintenant. mais on ne peut pas. mais une forêt d’elle-même elle peut vivre sans avoir besoin de l’homme. mais avant y’avait. irrigation. dans ce système de landes. c’est-à-dire une population très dense et sombre d’arbres sciaphiles par exemple une hêtraie. c’est impossible à généraliser un truc de luxe pareil. npk et tout le trafic quoi. et l’agriculture c’est l’agriculture. Alors résultat. un hectare pour 50 hectares de forêt c’était dans les landes. c’est le problème. ne devenait jamais haute et sèche et ne prenait jamais feu. dans les Landes de Gascogne autrefois c’était des forêts de pins. Oui mais on parle dans le cas d’une forêt artificielle. mais ce qui était important c’est que le promeneur imprudent qui jetait son mégot. il semble que l’homme il n’ait pas grand-chose à y faire. c’est une forêt et une prairie en même temps. ils auraient pu mettre des chênes tauzin et tout ça. forêt veut dire « hors du parc arboré ». (On parle de végétation climacique et il y a aussi la population animale climacique. les moutons pâturaient 50 hectares de landes et ils étaient parqués. y’avait des graminées spontanées qui étaient d’une qualité remarquable qui permettaient de faire pâturer des moutons. c’est-à-dire que pour 50 hectares de landes ils avaient un hectare de terre. C’est seulement là où la pente est trop forte ou pour d’autres raisons. la forêt n’a rien à voir. la structure administrative lourde. En Europe une vraie ‘forêt’ naturelle est entretenue par des herbivores. on a pas les moyens. il suffit même de laisser un bout de verre trainer. Ce qui faisait que la molinie bleue. et que le soleil tombe dessus à l’endroit qu’il faut pas et ça flambe.quelques endroits. C’est le repère de la faune carnivore. Oui mais nous aussi faut qu’on vive. c’était un système qui était indispensable pour le paysan et indispensable pour la forêt. Et y’avait pas d’incendie avec ce système-là. la forêt c’est la forêt. lorsque les animaux ne viennent pas. Oui. avec toutes les choses énervantes. c’est la principale graminée qui pousse là-dedans. résultat ben dans la forêt c’est les chenilles processionnaires. résultat faut voir leur méthodes de culture. pour que ce soit favorable à luimême peut-être. y’avait de l’herbe rase et ça prenait jamais feu. Maintenant dans les landes c’est des monocultures de maïs. On a par exemple ce qui s’est passé dans les Landes de Gascogne. c’est tout ça Et les moutons partaient en transhumance dans ce système. c’est les incendies. parce que comme le pin laisse passer quand même de la lumière. service forestier. Attention y’a forêt et forêt. y’a pas de transfert de la fertilité de la forêt en direction du maïs. elle est clairsemée.

dynamique 50 ha de landes pâturées + 1 ha de terre cultivé + transhumance est en réalité très proche d’une dynamique naturelle.) Bon on va prendre plusieurs exemples de forêt comme ça, ça fixera tout de suite les problèmes. Prenons par exemple la forêt climacique qu’il y a, enfin qu’il y avait sur la « terra roxa legitima » au Brésil, avec une pluviométrie moyenne, une terre extrêmement riche, une terre exceptionnellement riche, la plus riche du monde probablement, c’est une forêt qui ressemble un peu à la définition du Jardin d’Eden, on va voir pourquoi. Alors c’est une forêt dans une région où il fait chaud, avec un climat relativement sec, enfin il pleut quand même 800 mm ou plus d’un mètre des fois, mais y’a une évaporation assez forte et tout. Donc les arbres qui poussent, c’est des essences de pleine lumière, il ne pousse que des essences de pleine lumière pour commencer, et qui dit essence de pleine lumière dit essence fruitière souvent. Et là c’est le cas, c’est -à-dire presque tous les arbres qui poussaient à cet endroit-là c’étaient des arbres fruitiers, spontanés. Ils poussent spontanément, à un grand écartement, par ce que ce sont des essences de pleine lumière, donc ils se gênent pas. En dessous, y’a de l’herbe qui pousse. Donc y’avait spontanément un écosystème très riche et extrêmement favorable à l’homme. D’ailleurs les premiers colons Portugais et autres qui se sont installés là, le paradis. On faisait rien et on cueillait des fruits et le bétail paissait en dessous, c’était pas compliqué. Mais ça, ça arrive sous une forme de climat assez particulière. A cause du terrain qui était très riche, à cause du climat qui était particulier, c’est un climat de savane arboré en quelque sorte. Un climat qui empêche les arbres de pousser trop serré, les arbres fruitiers supportent pas d’être trop serrés, et c’est un climat où seules les essences de lumière peuvent vraiment bien pousser, et souvent les essences de pleine lumière peuvent être des arbres fruitiers, là c’était le cas. Donc on aboutit à une forêt fruitière, avec une circulation très aisée, avec seulement des arbres et de l’herbe en quelque sorte. Mais c’est un phénomène qui est quand même assez rare. Cette forêt maintenant y’a que de la canne à sucre à la place, c’est-à-dire qu’on fait soit du sucre blanc, aliment indispensable comme chacun sait ou alors de l’alcoolcarburant pour les voitures. Les terrains on les utilise toujours très intelligemment. Justement alors que c’était un endroit, il suffit de voir les témoignages des colons et puis toutes les études qui ont été faites là-dessus, c’était un endroit vraiment paradisiaque que les gens avait eu en venant, ils faisaient rien. Comme tu l’appelles cet endroit-là au Brésil ? La terra roxa legitima, c’est un petit bijou, y’a plusieurs dizaines de mètres de sol arable, ça a une couleur violette-rouge, 60 mètre à certains endroits même plus, ça atteint 80 m à certains endroits. C’est un peu au sud du Nordeste. Bon évidemment

les gens sont venus là pour vivre, y’a des gens qui étaient très content, ils sortaient de l’Europe, du servage et tout, puis après on a eu l’idée de mettre que de la canne à sucre, ça, ça a été autre chose…

Bon ça c’est un genre de forêt. Y’a un autre genre de forêt, qui est le genre contraire. Prenons par exemple la taïga. Ce sont des sapins, la taïga de sapins, d’épicéas, qui sont des essences qui peuvent pousser extrêmement serrés, là c’est un autre genre de forêt. La dessus il pousse rien, parce que faut pas confondre avec une forêt de pin et tout ça, c’est les épicéas en dessous les marécages et puis rien quoi. C’est l’épicéa je sais pas si t’as vu la forme des feuilles, je sais pas si t’as vu comment ça pousse. Résineux ça veut rien dire. Un pin par exemple, tu as un feuillage clair, c’est une essence de pleine lumière, il est pas trop serré, il laisse pousser des plantes, mais l’épicéa c’est un cas hein. L’épicéa c’est une plante de pleine ombre, c’est une plante qui envoie un humus très particulier qui flingue tout, c’est une véritable pénicilline impeccable, c’est-à-dire que tout ce qui veux pousser est stérilisé, les microorganismes, vers de terre, alors-là rien du tout tu vois. En plus le climat qui n’est pas folichon. Bon on va dans cette forêt, maintenant dans les endroits pas trop dégueulasses, où y’a pas trop de tourbe et tout ça, il suffit là de faire une coupe rase, tout simplement. Quand on fait une coupe rase, spontanément il va pousser des aulnes, il va pousser des noisetiers, il va pousser des tas de rosacées, donc à capacité fruitière par ce que ce sont des essences de lumière. Donc après la coupe de la forêt, sans rien faire on obtient ça. Je vais donner encore plusieurs exemples, par exemple en France après les glaciations. En France pendant les glaciations c’était de la toundra, la chaleur est revenue, ainsi que la pluie, et les premières plantes qui ont poussé, pionnières, ça a été les bouleaux. Le bouleau a commencé à pousser, y’a eu de l’herbe qui a poussé. Ensuite y’a les pins, qui ont poussés, les noisetiers, et les chênes. Ce stade, le temps que ça se passe, ça a duré quelques mille années. Et on a vu justement l’évolution des gens qui vivaient là-dedans. Quand la toundra est partie, les gens avec leurs troupeaux de rennes ils sont allés se promener en Laponie plus au Nord. Ils ont été remplacés par des civilisations tout à fait différentes de gens, de gens qui basaient leur culture sur le gland de chêne, ça a été une période, juste avant le néolithique, c’est des gens qui se nourrissaient essentiellement de coquillages et de glands de chênes. Et ces peuples ont durés tant que les chênes existaient. Ensuite, les chênes le problème c’est qu’ils ont disparu, les hêtres ont poussés, essence d’ombre qui pousse très serré et y’a rien qui pousse dessous, les civilisations dont l’agriculture est basée sur les glands de chênes ont disparues, et ont été remplacées par des civilisations

néolithiques, qui ne pouvaient se nourrir évidemment qu’en défrichant. Y’a la forêt de hêtre, c’est toujours le même principe, la forêt est trop serrée, on défriche la forêt de hêtre, on fait une clairière, donc là ils faisaient l’agriculture, et là, spontanément par effet de luminosité par la clairière, y’a des chênes qui repoussaient. Donc ils remangeaient des glands. Donc y’a des fruits indispensables, y’a des noisetiers, des pommiers sauvages, des pruneliers etc. qui se remettaient spontanément à pousser. Tous les fruitiers, qui repoussent, plus toute l’agriculture. Alors tu vois les changements de civilisations qui se sont adaptées donc aux situations de l’évolution de la flore, après la glaciation. Pourquoi le chêne avait disparu ? Etouffé par le hêtre. Bon le problème, le chêne, tant que y’a que du chêne ça va très bien, le chêne est une essence de pleine lumière, il pousse spontanément espacé, d’ailleurs c’est un écosystème très riche, parce qu’il laisse pousser des broussailles, de l’herbe en dessous de lui. Le hêtre, alors le hêtre il va bien pousser à l’ombre des chênes, c’est idéal. Mais après il pousse en longueur, il s’étale comme ça, et il démolit tout. Alors ça fait un sous-bois où à part des fougères et une épaisseur de feuilles de hêtre comme ça, tu trouves pas grand-chose finalement. Là-dessous, c’est pas un milieu très favorable à l’homme à moins d’être un habitant tous les je sais pas combien de kilomètres carrés. Ça impose le défrichement par la coupe, et y’a plusieurs manières de le faire. Soit pour faire pour refaire pousser spontanément des chênes, soit pour faire de l’agriculture, soit les deux, c’est ce qu’on fait les néolithiques, en suivant donc les évolutions de la végétation. Y’a un autre exemple, la forêt vierge, ce qu’on appelle la forêt vierge équatoriale, là j’ai donné un exemple sur la terra rosa legitima. Forêt vierge équatoriale c’est le contraire, les gens l’appelle l’enfer vert, c’est un nom plus que mérité, c’est-à-dire que c’est des arbres extrêmement serrés, dont beaucoup sont des plantes d’ombre, et y’a pas beaucoup de fruits ni de choses comme ça qui sont propres à l’alimentation humaine qui poussent. Si on veut manger dans la forêt vierge il faut défricher. Il faut défricher pour que le soleil puisse rentrer. Maintenant on fait ce qu’on veut, rien que le fait de défricher peut amener des espèces fruitières sauvages. Donc en fait en conclusion on ne peut pas établir de dogme par rapport à la forêt et ce qu’elle apporte à l’homme, ça dépend, c’est très variable selon les endroits. Est-ce qu’on a une idée de l’impact de la disparition des grands ongulés chez nous sur l’allure de la forêt ? ça a changé quelque chose ou pas ? Par ce que ces grosses bêtes devaient entretenir le dessous de la forêt et tout ça ? Tu veux dire les élans et tout ça ? Ouais tous les bisons de forêts, et tous les chevaux de forêt qu’il y avait.

des . parce que dans ces sols l’humus ne reçoit pas assez de soleil pour se décomposer. Et il faut voir comment le pH il remonte quand on coupe une forêt. y’avait beaucoup plus de clairières. un parc arboré comme ceux du Serengeti Africain. Euh oui. et empêchaient la régénération naturelle des arbres. c’était pas un bois sombre partout parce que justement y’avait des endroits où les bêtes pâturaient plus. Tous les feuillus ici rejettent de souche. ce qui faisait un mélange de petit prés.Ah mais ça a été remplacé par le bétail de l’homme. C’est que nous on a des tas d’espèces qui en climat océanique doux vont rejeter de souche. mais là je peux pas te répondre. avec de grands troupeaux. Les prés. les forestiers font des coupes blanches. idéalement faut toujours qu’il y ai des racines qui soient en activité. ou en mieux en y foutant le feu. Sans cela les forêts d’Europe centrale présentaient un profil identique aux « forêts ouvertes ». argileux. de clairières. des bandes boisées s’établissent selon les lignes du relief. j’en sais absolument rien. donc ça augmente le pH assez directement. ou alors inondé. c’est cela qui a fait une déprédation sur les jeunes pousses d’arbres. c’est-à-dire l’inverse de ce que le mot forêt désigne. C’est sûr que la disparition de l’élan et tout ça c’est regrettable.) D’après ce que je sais moi. c’est relativement bénin en Suède en quelque sorte. Là le pH remonte à 8 si y’a les cendres. rien que par une coupe rase. enfin qui favorisait plus la pousse de l’herbe que la pénétration des racines des arbres quand le sol était pas suffisamment drainé. les animaux ne viennent pas. bon en Suède y’a un climat un peu plus sec que celui de la Norvège et tout ça. quelque chose d’ouvert et accueillant. par ce que sur ces sols il va se mettre à pousser spontanément des noisetiers. En plus l’action du feu solubilise les bases qu’il y a dans l’argile. effectivement y’avait des endroits où y’avait pas de forêt ou des forêts beaucoup plus claires à cause de la texture du sol qui était parfois dur. ce qui a contribué à établir des forêts telle que le mot forêt prend son sens étymologique. et effectivement c’est des endroits où les animaux revenaient souvent. quelque chose de sombre. Là où la pente est trop forte ou autre. souvent le pH il remonte de 4 à 6 ou 7 des fois. En Suède pour régénérer un forêt. notamment de hêtres. C’est pour ça qu’émettre des principes est très difficile. Donc par exemple mettre le feu à une forêt c’est extrêmement grave sous climat méditerranéen. un endroit dangereux. mais en Russie ils ne rejetteront pas de souche. Au niveau des forêts je pense ce qui s’est passé c’est que l’homme a été souvent dévastateur par rapport aux bêtes qu’il y avait avant. et la capacité à rejeter de souche dépend de l’espèce et du climat. c’est-àdire qu’on coupe pas tous les arbres et surtout on dessouche pas. la forêt était plus ouverte grâce à la présence des grands ongulés justement. banni. (Il est maintenant prouvé que suite à l’extinction d’espèces herbivores géantes du fait d’avoir pris goût pour la viande. et elles ne laissaient pas démarrer l’arbre.

un insecte ravageur…). si on veut vivre il faut défricher. sauf en méditerranée. des arbres qui ne laisseront pas pousser de choses en dessous. sous un arbre. il faut déficher aussi. elle se fait vers le hêtre souvent. Effectivement en Corse y’a des châtaigniers. au Congo. climacique. Il empêche les vignes de pousser. Les vignes. les marronniers. Ça veut dire qu’il laisse pas trop pousser. Par exemple le figuier en Grèce on dit qu’il laisse pas du tout passer la lumière et que si on s’installe sous un figuier on peut attraper froid. puisque le hêtre est le climax dans la plupart de la France. des choses comme ça. c’est obligatoire de supprimer les essences d’ombre. les châtaigniers. soit elle grimpe dans un arbre. Et en méditerranée ? Vers le chêne.aulnes et des pommiers sauvages. ce qui correspond à la pousse optimale de l’herbe. et y’a pas d’autres essences d’ombre qui se soient mis dedans. océanique. à part un changement climatique. Donc l’évolution se fait vers des essences d’ombre ? Pas toujours. une glaciation ou un changement climatique ou quelque chose (une grosse tempête. climat aussi. Et y’a noyer et noyer. Le châtaignier c’est une essence de lumière ? Le châtaignier c’est une essence de lumière oui. depuis plusieurs centaines d’années sur un terrain. dans la taïga. faut jamais mettre une vigne qui grimpe pas. Ah oui c’était ça la question que je voulais vous poser. Il perd ses feuilles pendant l’hiver. Ce . à par des myrtilles. asociale. Y’a junglans nigra et… mais il empêche pas l’herbe de pousser. mais le figuier non plus. On dit la même chose du noyer chez nous. ça dépend du climat. C’est pour ça que chez nous. c’est qu’on peut pas passer aux essences de lumière autrement qu’en supprimant les essences d’ombre ? Ah ben évidemment. soit elle est en plein soleil. en France. sinon on aura rien. les épicéas. dans la forêt vierge africaine c’est pareil. on est en climat méditerranée. on peut pas avoir grand-chose dessous. et dans la hêtraie française. Une vigne. L’eucalyptus aussi c’est un arbre allélopathique. enfin à moins qu’il y ait une intervention climatique. Parce qu’elles font de l’ombre que ne supportent pas les essences de lumière… Est-ce que ça peut se faire sans intervention humaine ? Ah c’est impossible. qui n’auraient jamais pu pousser sur le sol naturel qui était trop acide et sous la forêt naturelle qui était trop dense. En tout cas une plante d’ombre peut s’installer parmi les essences de lumière mais pas le contraire.

dans la taïga. c’était l’économie basée sur le gland de chêne. mais tous ce qui pousse à l’ombre. Tout ce qui est un peu trop à l’ombre. mais y’a que des feuilles pratiquement. Et alors que mangeaient les gens à cette époque-là ? Tant que c’étaient des chênes. mais essentiellement c’est la hêtraie. ce serait intéressant d’aller voir ce qui y pousse… Ça fait depuis combien de temps qu’il est là ? 20 ans… Parce que y’a forêt et forêt aussi hein. il se peut qu’il ait les feuilles acides aussi. quand un arbre tombe… Quand un arbre tombe y’en a plein en dessous qui sont là pour le remplacer de toute façon. enfin pour y’a toujours des endroits où le hêtre n’arrive pas à s’implanter pour une raison ou une autre. là ça abouti souvent à des humus acides. bon imagine que autour les gens autour fassent comme ici des prairies. mais parce que le hêtre a tout couvert. c’est ce qu’on dit. enfin d’autres arbres quand même. mais je crois que ce qui fait surtout que c’est acide c’est le phénomène que le hêtre soit une essence d’ombre. La feuille de hêtre est peut-être acide pareillement. et les fruits sauvages qui poussaient en abondance avec tous les pommiers. Par contre il est généreux en feuilles. par exemple pour les épicéas. c’est pas la même que lorsqu’en France à une certaine époque tout était couvert de forêt de hêtre. les rosacées et tout. avec quelques petits bosquets de chênes là ou d’aulnes par-ci. c’est pas du tout la même chose. des bouleaux et tout ça. et qu’on rajoute ou qu’il y a un bout de bosquet qui reste. qui pousse serré et qui ne laisse pas la lumière passer jusqu’au sol pour que l’humus puisse évoluer normalement. pas que des hêtres. là où le soleil pénètre pas. Les faînes oui ça se mange enfin bon… Et les feuilles de hêtre elles sont acides aussi. la lumière elle pénètre de partout. Y’a une dynamique au niveau de la photosynthèse qui est pas du tout la même. bon il en reste pas beaucoup. y’a des arbres tombés partout. c’est à ce . Le système climacique c’est la hêtraie seule ou la hêtraie sapinière en France ? Tout dépend de la région ? Ben c’est-à-dire que dans les régions qui sont pas trop de montagne qui sont pas trop froid c’est la hêtraie. ça a tendance à être acide.que j’ai vu dans beaucoup de forêts de hêtre. des champs. Je crois que c’est un du principal inconvénient du hêtre. comme les feuilles de résineux je crois ? Ecoutes je crois que ça c’est acide. Ce serait intéressant d’aller voir au sud de la maison y’a un bois de pins ou de sapins je sais pas trop. Dans une forêt de hêtre normale y’a des clairières naturelles. et puis justement les arbres qui tombent ils ne se décomposent pas très vite. Et les faînes. même dans la forêt vierge.

Ça c’est quelque chose qui est très important. parce que sinon les hêtres les auraient privés de leur pain. si on laisse une forêt de chêne à un endroit.. Ou alors faut que ça soit habité par l’homme et qu’il maîtrise bien l’espace. Sachant qu’une personne mange environ une tonne de céréale en moyenne au Etats-Unis. enfin on va pas toute les citer. que ce soit Toulouse. Le problème. Maintenant le hêtre ça tombe à l’intérieur des chênes. On voit partout que c’est les petites surfaces qui produisent le plus. c’est qu’on se rend pas le compte. En France bah toutes les villes. le hêtre pousse très vite par rapport au chêne. que ça Nice. ça c’est très important. enfin 12 tonnes par personne et par an. mais là aussi y’a des problèmes . on l’a déjà expliqué. ou alors à un prix de revient. Parce que les civilisations basées sur le gland de chêne. C’est-à-dire qu’un Américain consomme beaucoup de céréales par l’intermédiaire de tout ce qui passe dans les animaux. parce que y’a plus de chênes. Ou sinon les hêtre envahit très rapidement. ils vivaient évidemment en démolissant les hêtres qui essayaient de pousser. enfin un surplus de production qui depuis le départ est généralement extrait au paysan. au bout de 10 ans il est pas beaucoup plus grand qu’un homme des fois. Tout ça pour dire que les causes fondamentales de la destruction de la planète c’est dû. et dans le monde c’est pareil. compte tenu des conditions actuelles de culture. 12 tonnes par personne et par an. […] En Australie c’est un peu le même topo. plus ou moins presque tous les pays en sont là. le chêne ça met un temps fou. ça fait quand même pas mal. parce que là on parle du hêtre par rapport au chêne. y’en a qui sont restées. enfin et encore maintenant. gaspille lorsqu’il mange des céréales. y’a aussi évidemment le problème des routes et des villes. plus c’est extensif et moins on produit.. c’est-à-dire que les villes ont tendance tout naturellement à s’établir dans les endroits les plus fertiles et à les envahir. que ça soit en URSS. Que ça soit aux Etats-Unis. que ça soit même en Chine dans les communes populaires où les petites parcelles individuelles sans irrigation produisent plus que les parcelles collectives avec irrigation. à un sol insuffisamment occupé et couvert. de toute façon. Les animaux il faut vraiment qu’ils passent souvent. enfin au niveau agricole en tout cas. parce que les villes ne peuvent en général se fabriquer que sur une production. enfin consomme. des fois sur des terrains qui sont pas très convenables. donc évidemment les villes les plus grandes ont tendance à s’installer automatiquement sur les terres les plus riches. que ça soit Paris. et aussi que les gens ont tendance à faire trop de surfaces cultivées ou labourées. et ça démarre comme ça tu vois. Bill Mollison dit aussi qu’en moyenne un Américain consomme. Or en général plus on cultive grand.moment-là que les néolithique ont commencé à débarquer. on a vite fait de trouver une hêtraie et puis c’est terminé.

qui ne . légumes et tout ça. On va comparer les rentabilités entre les différents systèmes. enfin que l’agriculture proprement dite. Même là je vais donner un exemple de peuple qui vivait sur un espace complètement sauvage. Ils avaient une économie égalitaire d’abord. Leur économie était basée sur la cueillette du gland de chêne. et dans la plupart du monde on s’exprime pas par hectare pour indiquer des surfaces. Et généralement une famille en consommait une tonne par an environ. l’unité de mesure c’est toujours 1000 mètres carrés. basé sur la cueillette. tout ce qui est céréales. qu’ils aient en culture quelques milliers de mètres carrés. journal ou sétérée c’est milles mètres carrés environ (pour un jardin. les milles mètres carrés c’est une mesure qui est très répandue dans le monde. et ils avaient un système économique et social qui était très stable depuis le néolithique. c’est-à-dire les Ohlone. Un famille là faut compter entre 4 à 7 personnes. Notamment là où l’agriculture est restée assez traditionnelle comme en Afrique. car pour un champ les mesures ne voulaient pas dire la même chose… et la verge aussi). 4/5 sauvages. l’idéal serait que le reste soit à demi cultivé ou demi sauvage si on préfère. parce qu’il est beaucoup plus facile justement d’effectuer des transferts de fertilité par une fumure sur moins d’un hectare que sur une surface trop grande.sociaux disons assez nets. C’est-à-dire autrement dit que toutes les cultures épuisantes qui nécessitent un transfert de fertilité soient reléguées sur l’espace le plus réduit possible. Il est bien évident que sur une petite surface il est beaucoup plus pratique et plus commode de soigner sa culture. de toute façon dans tous les pays du monde les rendements en général décroissent en fonction de la surface qui augmente. Alors en France le nom de cartère. D’ailleurs coïncidence. on va donner des exemples. c’est extrêmement net. C’est une mesure à l’échelle humaine. Il est fréquent que quelqu’un qui travaille sur un demi hectare à un hectare et demi a souvent 5 à 10 fois plus de rendement que quelqu’un qui travaille sur 15 hectares . Ainsi donc les petites surfaces ce sont celles qui produisent le mieux parce qu’on peut mieux les soigner. devrait être comprimée si possible sur moins de 5000 mètres carrés. Y’a le dounam grec en Turquie. Par exemple les Indiens. qui pratiquent avec une économie basée sur les glands de chêne. En Grèce. ¼ d’acre c’est également 1000 mètres carrés. les Pomo. l’unité de mesure c’est mille mètres carrés. ce qui est très important. Bill Mollison estime donc que tout le système. et qui vivait assez bien. les Miwok. et si possible même sur 1000 mètres carrés. Et évidemment les glands la plupart sont des glands doux. Bill Mollison propose donc que chaque exploitation. donc d’avoir des rendements. qui constituait plus que 50% de l’alimentation. les Wintu. ce serait l’idéal. on va prendre le système des Indiens de Californie. Pour ce qui est des espaces demi-sauvages ou même complètement sauvages.

Pour le gland de chêne donc ce qui est important. inquisition et compagnie. parce qu’on sait pas trop ce qui se serait passé au niveau des débouchés. à côté des 5 quintaux à l’hectare… ça fait quatre fois plus. selon qu’ils soient plus ou moins secs et selon les espèces. et pas mal de désordre aussi. de céréales. à base de jésuites. ça craint quand même.nécessitent aucun traitement particulier pour les consommer. c’est que dans les forêts moyennes assez mal tenues. les rendements en céréales devaient plafonner à 10 quintaux à l’hectare tranquillement à l’époque. si on sélectionne les chênes en fonction de leur production. des lipides 2% à 30%. ils contiennent un tiers de glucides à 90 % de glucides selon qu’ils soient frais ou secs. enfin avec toute la population qui a été marginalisée… Et donc l’Amérique du Sud a été très importante pour tenir lieu. le gland de chêne donne déjà deux tonnes à l’hectare. C’est très dérisoire ce système basé sur les céréales. Il faut voir qu’un chêne peut très bien donner plus d’une tonne de glands par arbres. Il faut préciser aussi que c’était la densité de population la plus élevée des Etats-Unis. avec plus de 40 habitants au kilomètre carré. C’est un système qui a engendré pas mal de misère et de famine. rien que sur un seul arbre à côté des 5 quintaux à l’hectare qu’on obtenait péniblement avec le système traditionnel là-bas. Sinon il aurait fallu que tout ce beau monde reste là. là c’est toutes espèces confondues. de poisson. Une économie basée sur la monoculture de vignes. Les autres sources se constituaient surtout de coquillages. enfin surtout du poisson. d’oliviers. y’aurait beaucoup plus de famines. selon leur espèce. basée sur un système de servage. et du gibier. ils contiennent entre 44% à 8 % d’eau. et heureusement que l’Amérique du Sud elle était pour être colonisée. Calories pour 100 grammes : 265 à 577. Maintenant si on soigne. encore beaucoup plus de brigandage. Ce système espagnol comme chacun sait était peu productif. et il aurait fallu s’en accommoder. Bon. les rendements peuvent atteindre 25 tonnes de gland à l’hectare (50 fois plus). de ces chênes à glands. qu’ils chassaient. avec un système religieux oppresseur. de crustacés. Et évidemment 50% de la surface agricole comme je vous l’ai expliqué immobilisée par le système ano y vez. ce qui est considérable. ils contiennent environ. on comparera avec le rendement potentiel des chênes là. et d’élevage ovin extensif essentiellement. En Espagne c’est une économie inégalitaire. Les glands. A côté pour comparer les châtaignes contiennent 40 % de . Et c’était une économie qui a engendré… donc 10 quintaux avec le système de jachère ça fait 5 quintaux à l’hectare et par an finalement.3% à 8. puisqu’ils ont été envahis par les jésuites Espagnols et exterminés à la suite de ça. on va prendre celui de l’Espagne.6%. on va comparer les rendements. On va comparer ce système économique à un autre système économique de l’époque. pour absorber tous les déchets de cette civilisation en quelque sorte. des protéines 2. et de choses comme ça. c’est-à-dire l’assolement biennal.

Pour les acides aminés.1% de tanins ce qui est presque rien.6 % de lipides. En Sardaigne les gens consommaient habituellement des glands. Autrefois le gland était un aliment qui était assez répandu. 10 à 12 % de protides et 2% environ de lipides. en carotène. un chêne vert adulte donne 350 kg de glands par arbre. La teneur en vitamine C des glands est équivalente à celle du citron et surtout les glands sont très riches en provitamine A. Sinon je vais donner quelques chiffres. enfin tous les deux ont un facteur limitant. une très bonne récolte peut atteindre 25 tonnes par hectare. De sorte que 50 g de glands suffisent à combler les besoins minimum en vitamine A de l’organisme par jour. A mon avis c’est même meilleur.1 à 10%. en moyenne c’est 2 tonnes par hectare. Y’en avait mais ils les ont arrachés. pour les céréales c’est la lysine. Donc c’est assez répandu dans les régions qui sont chaudes. La teneur en tanin de toutes les espèces de glands varie de 0. Parce que bon. Au point de vue gustatif ça rappelle un peu les châtaignes. ça veut dire que ça varie de 1 à 100.5% de lipides. 2% de protéines et 0. même d’ailleurs en vitamine A pure. La pomme de terre à côté pour comparer contient 20 % de glucides. Ils disaient que c’était aussi bon que la châtaigne.glucides. En Israël il était très consommé. La valeur alimentaire du gland doux est assez intéressante. En Algérie aussi les berbères en font une très large consommation. Y’en avait en Espagne. Certaines espèces de chêne à gland doux comme quercus lobata et puis d’autres peuvent donner jusqu’à une tonne de glands par arbre et par an. Ce qui représente une richesse en vitamine A qui est supérieure à la carotte. y’a d’ailleurs beaucoup de prophètes dont c’était la base de leur alimentation. ainsi que les Tartares de Crimée. Les céréales pour comparer contiennent environ 70 % de glucides. puisqu’ils contiennent dans leurs lipides 18000 unités internationales pour 100 grammes de glands. Des glands de chênes verts. C’est pour ça qu’en permaculture on propose de substituer la culture du gland de chêne au maïs par exemple aux Etats-Unis. de rendement en glands. Ces glands pourraient donc jouer un rôle vital dans les pays comme le Pakistan où les déficiences en vitamines A sont très répandues. Evidemment les espèces de gland doux contiennent seulement 0. et qui causent de cécité et diverses maladies d’yeux. dans les endroits où on . je crois que je les ai déjà donnés. le facteur limitant là c’est la méthionine qui est le facteur limitant principal. ce qui est énorme. C’était pour les cochons. Non non même pour le gens ma mère me disait qu’ils en mangeaient des glands doux. on peut avoir plus de glands que sur un hectare de céréales. 4 % de protéines et 2. Donc sur un seul arbre.

Ça on en parlera demain puisqu’on étudiera ça d’un peu plus près. En plus ce maïs. cultivent leur maïs dans un coin. et souvent plus de 200 tonnes de terre par an qui sont perdues par érosion.cultive du maïs. au Sahel faudrait mettre autre chose. des fourrage. Donc on aboutit à un écosystème finalement assez rentable. 20 millions d’hectares ont été ruinés par la salinisation de par le monde. des arbustes à baies. Y’a pas mal de terres aux Etats-Unis qui finissent stérilisées par le sel à cause de ça. y’a les pertes de terre par salinisation aussi. Je sais pas s’ils donnent des glands doux en Ardèche. et surtout dans tous les coins qui sont sujets à l’érosion. ce qui les rend très capables d’avoir des production intéressantes même en région semi-arides. En plus ces chênes ne demandent pas d’irrigation par qu’ils sont résistants à la sécheresse. parce qu’il a des racines très profonde. Y’en a pas mal en Ardèche. en Kabylie. et qui pourrait être généralisé en Espagne. que ça soit généralisé de cette façon-là. ça fait remonter le sel de la nappe phréatique et on se retrouve avec des sols qui sont de plus en plus salés. Mais ils n’aiment pas du tout le sec. donc il serait très intéressant de substituer ces chênes à glands doux au maïs. Le maïs est irrigué. Donc on peut voir la différence. En plus ces chênes sont relativement résistants à la salinisation. des peuples qui seront considérés comme primitifs avec une économie archaïque on dirait. parce qu’ils ont des racines qui plongent jusqu’à 40 mètres de profondeur. basée comme c’était le cas aux Etats-Unis et c’est encore le cas d’ailleurs pour certaines tribus. des légumes enfin tout ce qu’on veut. qui concurrencent pas en surface l’herbe ou les cultures qui sont dessous et en plus sont ombrage est léger donc on peut cultiver en sous-étage des plantes sous le chêne en plus de son rendement en glands. En plus le chêne présente l’avantage d’être une espèce très sociale. quitte à ce que les gens sur quelques milliers de mètres carrés. . en fait ont une économie qui est plus rentable que l’économie agricole classique et traditionnelle. sur moins de 1000 mètres carrés. par érosion y’a plus de 50 tonnes par hectare et par an en moyenne qui partent. dans les Etats-Unis dans le Midwest. et là où le maïs requiert une irrigation répétée qui finit par provoquer une salinisation. ce qui est le cas dans certains coins aux Etats-Unis. non seulement y’a les pertes de terre par érosion. Au Sahel c’est trop chaud on pourrait pas ? Non c’est pas du tout le climat. Donc on peut cultiver sous les chênes soit des herbes. c’est là où il faut faire attention aux apparences. c’est-à-dire que certaines espèces pourraient très bien s’installer dans des terres déjà en train de se saliniser et qu’on s’apprête à abandonner.

parce que bon au Maghreb et dans beaucoup d’endroits les gens avaient ces chênes à glands doux qui poussaient spontanément. . En gardant bien à l’esprit qu’on va pas régresser en faisant cette démarche en quelque sorte. on peut faire des cultures intercalaires le temps que les chênes entrent en production et deviennent adulte on peut cultiver ce qu’on veut. Ça pousse très lentement. cuits à l’eau. et à ébullition ils faisaient cuire quand même assez rapidement la bouillie de glands. comme les châtaignes. C’est-à-dire qu’on va pas détruire forcément une forêt de chênes pour faire de l’agriculture à la place. qui étaient là quand les gens sont arrivés. puisque là c’était une bouillie. y’a eu les tuiles romaines. la plupart des gens qui en faisaient soit c’était sous la cendre. puisqu’ils ne gênent pas du tout. donc ils avaient une vannerie imperméabilisée. céréales et légumes. y’a eu plein de chose qui ont incité à abattre les forêts. et pour le fondre il faut beaucoup de bois. économiques… ? Une forêt de chêne on peut la faire disparaître par des besoins excessifs en bois pour commencer. vers la mentalité arbres. plus les cultures qu’on peut faire sous les chênes verts. Parce que même 25 tonnes de glands à l’hectare. Ou alors comme en Californie par exemple ils n’avaient pas de poterie. On attend l’utilité de ce changement. Et comment ils les mangeaient alors ? De toute façon les glands. L’intérêt du pain blanc sur le gland doux c’est qu’il y a pas d’arrêt instinctif. parce que le fer il faut le fondre. la construction de bateaux. ils mettaient de l’eau dans la vannerie. Y’a eu les poteries. les gens ils pouvaient les manger tel quels. et ils mettaient des pierres dans le feu. plus tard le verre. Evidemment c’est assez incompréhensible pourquoi le gens. crus. de toute façon faut pas exagérer. le passage à la céréaliculture… pour des raisons politiques. on aura finalement une culture plus rentable que les cultures annuelles. des galettes. il faut bien choisir les espèces. y’a pas d’arrêt instinctif là. Y’a un certain nombre d’espèces de chênes à glands doux qui peuvent tolérer un taux de salinité égal ou supérieur à 2%. et qu’ils se sont finalement donné du travail supplémentaire à les abattre pour finalement faire une céréaliculture à bas rendement à la place. ils mettaient les pierres brûlantes dans l’eau.Ce qui est important c’est de changer la mentalité culture annuelle. on peut les cuire les glands. les chênes ont une croissance malheureusement très lente avec retard d’entrée en rapport. D’abord la civilisation du fer a détruit beaucoup de forêts. Ce qui est une résistance quand même assez intéressante. Ou ils les séchaient pour faire de la farine qu’ils mélangeaient à d’autre chose. Ceci dit ça n’a aucune importance. Ecoutes. Bon. mais la plupart de temps. c’est une technique à acquérir c’est sûr.

Et aux Etats-Unis ça a pratiquement disparu parce qu’on a abattu les arbres. Parce que la flore botanique des Etats-Unis. ainsi que la flore botanique de l’Orient et de l’Extrême-Orient. parce que si des espèces par exemple comme le gland doux ne pousse plus en France. parce que pendant les glaciations. on a fait des coupes rases. C’est pour ça que la végétation des Etats-Unis a pu reculer et lorsqu’il y a eu. parce qu’il y avait aussi des glands amers… Il faut dire aussi qu’aux Etats-Unis y’a deux raisons pour lesquelles y’a… Il faut voir qu’aux Etats-Unis y’a une richesse botanique beaucoup plus riche qu’ici. depuis l’Extrême Orient. Ce n’étaient que certains peuples qui étaient basés sur le gland de chêne aussi. et d’ailleurs c’est grâce à ça qu’ils ont pu tenir parce que souvent ils étaient très pauvres et ils n’avaient rien en arrivant. Aux Etats-Unis par exemple. leur végétation a pu reculer. mais qui prenaient goût au système de la céréaliculture extensive uniquement pour des questions de pouvoir alors que c’était pas du tout dans leurs traditions. bon c’est vrai que nos étés sont beaucoup moins chauds que dans certains pays. Ah non mais c’est surtout expliqué par ça. Et puis l’alimentation avec les glands est très répandue. jusque dans notre pourtour méditerranéen et aux . faut pas se décourager parce que nos espèces naturelles souvent n’ont pas ces glands.Les monnaies et tout ça on en retrouve fabriquées en Afrique du Nord jusqu’en Chine ou ailleurs. depuis la Corée. et qui étaient des envahisseurs… la raison pour laquelle on a abandonné les glands ça peut être expliqué par la dominance des peuplades guerrières. enfin les Indiens mangeaient beaucoup de glands de toute façon partout dans les Etats-Unis. les Européens qui sont venus s’y installer mangeaient beaucoup de glands. Pour les glands amers. elle a réenvahit à nouveau. C’est arrivé plusieurs fois dans l’histoire du monde. à côté de chez nous elle est infiniment plus riche. pour la bonne raison que lors des glaciations. On a intérêt a essayer chez nous des espèces. leur flore a reculé. C’est pour ça qu’il est intéressant de réintroduire des espèces. plus de chênes. plus de glands. et toute la végéation sensible au froid a dû mourir au pied de la méditerranée. même les Européens. parce que bon en plus les peuples qui vivent comme ça en général ils ont un système social et une façon de penser extrêmement stable et il faut toujours une invasion violente pour que ça change. c’est des peuples guerriers mais chasseurs-cueilleurs tout simplement. et d’ailleurs des fois c’est des peuples même qui sont pas forcément agricoles. mais surtout parce que c’est des végétaux qui ont disparu et qu’on n’a pas renouvelés. Et donc là c’est le cas d’une autre civilisation qui vient. la nôtre a été bloquée par la méditerranée. et entourés par des peuples venus d’ailleurs qui avaient d’autre plages d’intérêts. qui provoque le changement.

au moment où les pâturages s’épuisent. et le frêne. y’en a qui sont plus ou moins bons. justement pas tous les arbres. la récolter pour l’hiver. on peut prendre des exemples. sans se faire chier à trainer des fagots. c’est le frêne. c’est de réduire au minimum les espaces cultivés et le reste devant être couvert par des forêts utiles. c’est-à-dire des paysages comestibles permanents. et c’est d’ailleurs plus commode. c’est pas bon bon. tous les deux ou quatre ans. L’orme.Etats-Unis. dans les conditions actuelles. donc c’était un aliment qui était autrefois très répandu le gland doux. Même sans prendre le gland doux. parce que dans le fourrage ça se fait… y’a une chaîne d’affourragement. Donc en résumé ce que l’on rechercher au niveau de la gestion de la planète en permaculture. on voit qu’avec leurs céréales ils ont souvent des rendements qui vont aux alentours de 10 quintaux à l’hectare. alors que leurs figuiers leur donnent souvent 5 tonnes de figue sèche à l’hectare et sans compter qu’entre leurs figuiers ils peuvent cultiver. par exemple actuellement dans des régions du Maghreb. à les mettre à sécher et tout. c’est l’érable et le mûrier. le murier. enfin en France. parce que maintenant c’est anti-économique. Qu’est-ce qui les mange par exemple le frêne ? Le frêne est une excellente feuille fourrage. c’est des arbres où les feuilles sont comestibles voire excellentes pour le bétail. ils se jettent dessus. Le noisetier c’est correct. Un arbre fourrager ça se conduit en coupant les branches en coupant les branches tous les deux ou quatre ans. l’érable.de donner ces feuilles en été. des forêts d’arbres fourragers. que ce soient des forêts d’arbres fruitiers. Oui. c’est les quatre arbres qui sont les meilleurs sous le plan fourrage. c’est meilleur pour l’enracinement de l’arbre qui peut refaire des réserves tous les ans. C’est la pratique traditionnelle où autrefois on faisait des fagots de feuillards pour l’hiver mais je pense qu’il est plus rentable –sa qualité c’est d’être résistant à la sécheresse. si on prend par exemple la Kabylie qui produit en même temps beaucoup de céréales et en même temps beaucoup de figues. et on peut les donner à tous les animaux sans aucun problème. Il vaut mieux faire une coupe bien sévère. réserver l’herbe qui n’est plus paissée. après y’a le robinier faux-acacia qui est pas mal au niveau des feuilles et puis y’a d’autres arbres. Il vaut mieux couper quelques branches par arbre et que les bêtes viennent manger au pied des arbres. D’ailleurs les animaux il faut les voir quand on leur donne. Les meilleurs arbres fourragers ici c’est l’orme. Et dans ce cas-là. mais c’est correct. . C’est-à-dire que leur production la plus intéressante vient à un moment où les pâturages sont cramés par la sécheresse. et les arbres ça tombe pile en été au moment où ils sont à point pour les cueillir dans la chaîne d’affouragement.

Ça pousse partout même en Bretagne. L’arbre est rabattu pratiquement sans arrêt à une certaine hauteur. ça peut être un parc arboré au milieu des cultures de céréales. Ah oui nan mais il s’agit pas de faire ça. à grappiller tous les ans… Ceci dit. par exemple en Kabylie. C’est-à-dire que sur les parcs arborés. tu laisses toujours… Il faut mieux couper beaucoup tous les deux ou trois ans plutôt que de s’amuser. c’est quand même pas très commode. Tu veux dire qu’en permaculture ce qu’on fait c’est sur les haies ces fourrages de feuilles ? Partout. bêtes de trait et puis tout le reste. et il s’étale plutôt en largeur. Pour l’hiver il faut le sécher et le conserver le fourrage. C’est un autre genre de conduite. ça c’est plutôt de la haie. les vaches passent l’été uniquement avec des feuilles de frêne. et la haie ça sera le buisson fourrager plutôt. il vaut toujours mieux laisser un petit bouquet de feuille en haut. non… le murier dont les feuilles servent à l’élevage du vers à soie. Même si tu coupes tout c’est une bonne période ? Il faut jamais tout couper. Ah oui c’est le murier d’Italie pas la ronce. et puis pour l’arbre c’est une bonne période. c’est pas une surface qui est mobilisée uniquement pour faire ça. c’est ce qu’on appelle conduire un arbre en têtard. pas la ronce. là on appelle ça un buisson à pacager si tu veux. de toute façon peu importe l’utilisation que t’en fais. tu peux cultiver dessous. ça peut donner un bel arbre. si y’en a qui ont confondu avec la ronce. l’arbre il est conduit en hauteur. puis c’est compliqué. t’es obligé de le cueillir le mois d’août. . Donc l’avantage c’est que tu as eu le fourrage de l’arbre plus tout le reste.Etêter un arbre le mois d’août ça doit pas lui être très favorable… Si tu fais ça en été tu peux pas tout enlever. Maintenant le buisson à pacager. Les vaches. avec une belle quantité de mures aussi. Le murier c’est le meilleur fourrage mais en Kabylie y’en a un peu. C’est une autre conduite. sur des chênes très allongés avec des latérales jusqu’en haut. C’est sûr que c’est du boulot. Ces frênes c’est essentiellement des arbres qui sont en plein champ. avec des mauvaises herbes et de la paille. on en parlera un peu plus tard. Les agriculteurs de Bretagne utilisent les chênes parce qu’ils les conduisent dans un système où on peut les couper facilement pour faire du bois de chauffage. donc là c’est l’arbre fourrager. C’est le murier d’Italie. mais finalement plutôt que d’acheter du fourrage de l’extérieur il vaut mieux faire ça. qui sont au milieu des champs et qui sont cultivés en association avec des céréales. Alors ça c’est plus un arbre. ce qu’on cherche à faire c’est. au sommet de l’arbre.

parce qu’à chaque guerre. c’est des ajoncs qui n’ont pas d’épine et on peut ne pas les broyer. avec une absence de situations conflictuelles. Bien sûr pour ce système d’agriculture permanente soit possible. qui vient en hiver en plus de ça. ce qui évidemment sous-entend une égalité de conditions entre les gens. la remontée de lait ça traîne pas pendant longtemps. dans le sudouest. l’avantage c’est que c’est quelque chose qui produit. Je connais pas de plante en France qui puisse donner un rendement fourrager équivalent. Autrefois en France par exemple on avait beaucoup d’arbres fruitiers. en Normandie. c’est-à-dire une absence des rapports classiques. Et puis aussi ça sert à rien de planter un arbre si dans 3 mois quelqu’un vient le couper parce qu’il fallait pas le planter là. enfin j’ai dit en Bretagne. Ça se sème ? L’ajonc ? Ah ben dans beaucoup de régions ça pousse spontanément. Maintenant on va parler un peu de permaculture. faut que ce soit coupé. de travail au capital ou des histoires comme ça. y’a rien qui a un rendement pareil. il faut des hivers qui soient pas trop trop froids. ça c’est en Bretagne. du foin ou des choses comme ça. sauf dans l’Est où il faisait trop froid. que Bill Mollison définit comme une méthode de culture permanente et symbiotique. on nourrit le bétail à l’ajonc. C’est-àdire à point nommé en quelque sorte. disons qu’il faut une certaine sécurité au niveau de la tenure. ça réagit vite. tu fauches les orties. et des étés pas trop trop chaud. ça nécessite un ordre social qui soit stable. C’est absolument nécessaire de les broyer ? Y’a des variétés comme l’ajonc de Dinan en Bretagne où depuis longtemps on le donne aux bestiaux. D’ailleurs les vaches qui sont nourries à l’ajonc. ou de centralisme excessif. ça s’est fait beaucoup pendant les guerres de 30 ans et même pendant les guerres de religion à . mais autrefois en France y’en avait un peu partout de l’ajonc. Bon l’ajonc c’est en hiver. l’inconvénient il faut le broyer. qui demandent trop de travail. en vitamine et tout en hiver. après qu’elles soient demi-fanées au soleil depuis une journée les bêtes les mangent. Dans le pays de Galle aussi depuis des temps immémoriaux. pour les fourrages. C’est-à-dire un minimum de convergence d’intérêts entre les individus. Ce qu’on essaye de faire aussi c’est de pas être trop dépendant de l’ensilage.Y’a aussi une possibilité d’utilisation d’une sorte de genêt… Oui ça ce serait l’ajonc. d’avoir un fourrage vert qui est très riche ne protéines. comme en Sologne. bon bah les gens se sont découragés de planter des arbres fruitiers. Les orties ? T’as pas besoin de les sécher. à moins de chercher des variétés sans épines. L’ajonc est excellent pour ça. en Bretagne. dans la Montagne Noire même. Permaculture c’est un mot composé de permanent et agriculture.

y’a pas moyen de faire quoi que ce soit dans ces conditions. deux fois ça va. c’est à la châtaigne. Alors une fois ça va. Sur cette parcelle d’un hectare je vais obtenir 30 quintaux de mil plus. Ce système est finalement assez avantageux. violer les femmes. enfin en France on peut les faire… Par exemple on peut très bien cultiver du millet et des haricots niébés par exemple en Afrique. je vais associer le niébé et le mil que je vais semer en même temps.la renaissance. séparation entre la production végétale et animale. Alors ça va être de multiples exemples. piller. qui sont surtout faites en Afrique.erder les troupes royales pendant je sais pas combien de temps. C’est-à-dire séparation entre l’habitat. On cherche à avoir un maximum de fonctions inter-relatives entre les éléments de l’écosystème. là je prends évidemment l’hypothèse que le mil et le niébé sont semés en même temps. Je peux très bien faire ça autrement. . Si je pratique ce système-là j’aurai ici par exemple 15 quintaux par hectare de mil et 8 quintaux de niébé. puisque toutes les situations relations relationnelles chaotiques et conflictuelles. Les chênes. c’était de couper à ras tous les arbres fruitiers qu’ils trouvaient. Ça je donnerais aussi des exemples là-dessus sur des tribus qui vivent d’une autre façon que chez nous au niveau de la répartition du foncier et des choses comme ça. les châtaigniers pour le maquis c’est excellent. torturer et tuer. et c’est comme ça qu’ils ont pu emm. c’est-à-dire qu’il n’y a pas de séparation des éléments dans divers systèmes. On voit tout de suite la complémentarité. Là on commencer à regarder ce qu’on appelle la culture associée. C’est un système où on intègre. c’est-à-dire qu’il y a le mil qui est là et le niébé qui est cultivé entre le mil. des fois ça va être entre deux végétaux. c’est-à-dire la culture associée de plantes complémentaires. Il se dit je fais quelques cultures annuelles et quand je vois arriver les ennuis je me taille le plus vite possible. d’ailleurs c’est comme que dans les Cévennes les camisards on tenus le coup. au bout de la troisième fois le paysan il replante plus rien. très important. entre des animaux et des végétaux. En fait on ne fait que donner une application des sciences de l’environnement et de l’écologie à l’agriculture. Il s’agit d’une culture permanente et symbiotique. à part évidemment les trucs classiques. J’ai un hectare de mil et là j’ai un hectare d’haricots niébé. Là je vais donner plein d’exemples. ou tout est intégré. je choisi une légumineuse un peu différente qui a un port rampant. Sur cette parcelle. Donc un ordre social stable c’est donc indispensable. Ça implique au niveau foncier des conceptions différentes qu’il y a actuellement. la principale activité des soldats quand ils arrivaient dans un village. sur des parcelles séparées. entre un système culture et un autre. le mil a un port dressé et le niébé un port rampant qui couvre bien le sol.

Parce qu’au lieu que le niébé soit dans son coin et le mil dans son coin. Le mil en début de végétation. Donc on arrive à un cycle de fertilité qui augmente en spirale. Sinon alors là on sarcle 10 fois la récolte. si on veut pas passer sa vie à le désherber. parce que si on fait ça. etc. mais je préconiserai des écartements… là dans les essais c’est des écartements à 80 centimètres ou 1 mètre de distance. là y’a 36 qx. là on le sème tout seul. mais ça serait possible qu’en culture associée justement. qui permet de cultiver le mil à grand écartement. Il faut une légumineuse à port rampant qui soit abondante et qui couvre bien le sol. Maintenant on va voir pourquoi ces choses se font. en plus du haut rendement vont pouvoir brouter l’herbe et mettre d’avantage de fumier. c’est-à-dire qu’il va y avoir réflexion des rayons du soleil sur le mil. l’un et l’ autre sont intégrés là. La vesce. ça veut dire que les vaches. et qu’ils aient aucun rapport avec l’autre. qui est une variété particulière qui couvre bien le sol. Dans l’autre système. L’écartement entre les millets varie entre les espèces. le niébé et encore sur le mil. puis sur la ligne pareil. Donc ces deux hectares qui vont être en prairie à la place. le niébé rampant. et contre l’impact des gouttes de pluie contre le sol. Là y’a qu’un hectare. donc rien qu’en changeant un petit détail quoi. c’està-dire des nitrates qui sont synthétisés. donc une meilleure économie en eau. la gesse chiche. De plus le niébé protège le sol contre l’évaporation grâce à son port rampant. donc on voit la série d’avantages que ça va enclencher. donc j’aurai 36 quintaux de grains par hectare. Et y’a une concurrence entre les tiges aux dépends de l’enracinement qui n’arrive pas à se développer y’a une élongation des tiges en hauteur qui fait que les épis vont être assez petit. donc faudrait cultiver un troisième hectare pour avoir un rendement équivalent. donc c’est particulier là-bas.moins pour le niébé puisque c’est une variété rampante qui est moins productive que l’autre. comme le maïs d’ailleurs. au lieu d’avoir 23 quintaux sur deux hectares. le trèfle blanc et puis la minette en France. On le mange le haricot niébé ? Ah ben oui. plutôt oui. Et enfin le niébé évidemment donne un amendement azoté au sol. On peut augmenter considérablement le rendement. En plus y’a une meilleure utilisation de l’énergie solaire. il couvre pas rapidement le sol. qui étouffe bien les mauvaises herbes. on est obligé de le semer assez serré. plus 6 quintaux de niébé. On a pas de plante équivalente ? . ce qui permet un enracinement très fort et donc un rendement beaucoup plus fort. mais ils devraient être à un écartement beaucoup plus grand. j’ai jamais fait d’essais. un peu sur tout le champ comme ça. ça veut dire que les gens au lieu de cultiver pour avoir le même rendement. Y’a des millets et des sorghos en Afrique qui atteignent 5 mètres de haut dans certains coin.

j’ai même failli ne pas faire venir le livre. Là attention il faut pas confondre parce que justement. Y’a des nains Oui mais ils ont un port demi-dressé. là attention je donne des exemples (de la zone 1. si tu le fais revenir de lui-même c’est aléatoire. mais il faut bien garder à l’esprit que ces surfaces-là. sont un avantage. le transfert de fertilité tu le fais très facilement. en culture annuelle intensive. le haricot ne va pas survivre et se ressemer l’année suivante. C’est pour ça aussi que j’ai travaillé sur les céréales. Non. en permaculture l’essentiel du paysage donc est demi-sauvage ou en paysage comestible permanent qui s’entretient de lui-même.Si on a des haricots nains. non. bon bah t’aura un rendement qui dépasse 100 quintaux à l’hectare. on aurait un rendement. En France je sais pas si on peut avoir des haricots qui couvrent aussi bien. L’autre a un port mais qui rampent très fort sur le sol et qui fait vraiment une végétation abondante qui le couvre. y’a sept ans. y’a eu des articles de journaux en France. c’est comme que j’ai connu Fukuoka. Si tu arrives à diminuer au maximum tes surfaces en céréales tu peux augmenter tout le reste en écosystème très productif comme verger. et justement si t’as une bonne technique. la zone la plus intensive). prairie ou forêt. Ou alors un qui est supposé monter mais si on ne le tuteure pas il s’étale par terre. Pour les légumes ? Ça dépend où est-ce qu’ils sont cultivés. parce qu’en culture annuelle. il est beaucoup plus intelligent de ressemer soi-même. prairie ou forêts et donc le transfert de fertilité. Bon les haricots français moi je les connais pas tellement. par exemple le blé peut se ressemer de lui-même. En permaculture. Parce qu’en Afrique y’a plusieurs sortes. . Est-ce que ça ça se ressème l’année d’après tout seul ? Attend. et puis c’est pas vrai. mais si c’est dans un pays ou ça gèle. y’a des haricots niébé qu’ils cultivent comme ça il a un port quand même demi-dressé si on le cultive vraiment pour le grain et tout seul. Si par exemple sur une propriété de 5 hectares t’as 1000 mètres carrés de cultures et le reste en verger. Tu peux avoir une petite surface si tu la gère intelligemment en intégrant les choses de cette façon-là. et c’est un haricot qui est vraiment productif. mais je sais pas si y’en a qui rampent aussi bien que ceux qu’il y a en Afrique. tout ne vient pas comme ça. même si les choses viennent toutes seules. tu peux avoir une petite surface en céréales et de cultures annuelles. il était en anglais à l’époque. je sais pas ce que ça donnerait. Parce qu’on peut faire ça. mais si tu conduis le blé à écartement optimal et tout ça. Ce serait pas possible de le laisser se ressemer ? En Polynésie oui. sur une petite surface. faut faire attention là.

là c’est un espace qui est réservé surtout aux arbres fruitiers. et donne une forte production biomassique. là. donc les légumes ils n’apportent rien au sol. C’est-à-dire que toutes les déjections humaines. où ils présentaient Fukuoka « on prend des graines dans une boule d’argile. où c’est un espace demi-sauvage qui s’auto-entretient et s’auto-fertilise de lui-même. donc là c’est la zone ultra-intensive. enfin les poules et les canards en tout cas. les déchets domestiques. EN TROISIEME ZONE. et que leur production biomassique a coefficient iso-humique plus ou moins égal à 0. d’abord c’est un espace plus pauvre pour commencer. tous ces animaux vont en liberté. Vraiment. Y’en a ça et là. donc y’a quand même quelques arbres fruitiers et dedans des légumes. donc y’a beaucoup d’insectes et de choses comme ça. ett tout ce qui est dedans est semé. à côté y’a le jardin potager intensif qui est comprimé sur une surface minimum. PAR CONTRE. Donc rien n’est laissé au hasard ici. mais c’est pas la même chose dans cet espace que là (en zone 1 et 2). Donc dans ce coin-là où on n’effectue pas une surfertilisation avec le compost ou avec autre chose. c’est lui qui les ressème. entre les arbres. Et semé exactement. Donc les légumes ne sont pas la production de base dans cette zone. ça se ressème pas tout seul. où on effectue pas de transferts de fertilité. Fukuoka il a des élevages de poules. On va mettre les choses au point. Parce que dans cet espace. et se ressèment pour la plupart d’elles-mêmes. Parce que je répète que les légumes ont une faible production biomassique. c’est intensif. Et là ça n’a strictement rien à voir. c’est pas ça du tout Fukuoka. la paille est étalée sur le sol. Quel est le rapport entre les 3 zones ? Il y a effectivement des transferts de fertilité. Autour y’a les céréales qui sont demi-intensives. cherche à avoir le maximum de production à l’unité de surface. c’est semé à la volée. et il faut pas d’ailleurs qu’il y en ait trop des légumes. Fukuoka. Les poules et les canards vont . C’est lui à main d’homme qui ressème. j’ai lu les articles qui parlaient de lui. et les légumes sont semés. Bon. ce qu’on appelle la zone demi-sauvage. mais c’est ressemé. Mais sinon quand je vois ça. on jette et le reste du temps rien ». quelques chèvres. tout ça c’est composté et c’est répandu sur ce verger. de canard.il fallait le faire venir de loin par une librairie anglais. Non. Parce que cette écosystème (zone 3) donne des arbres fruitiers. Y’a un compost aussi. chez Fukuoka. des légumes –enfin juste un peu-. c’est-à-dire que c’est moins soigné. qui est conduit beaucoup plus extensivement et on laisse place beaucoup plus à la flore spontanée là. là. les légumes y’en a très peu. chez Fukuoka il y a la maison qui est là. c’est uniquement par curiosité que je l’ai acheté. c’est moins intensif déjà. plus ou moins. mais là y’a pas de compost. dont je parle. ils vont (ramener la fertilité de la zone 3 vers la zone 2 puis vers la zone 1). Parce qu’on en a besoin pour une forte production biomassique. sont semées une fois.

Mais on verra. avec le trèfle blanc qui fait une couverture permanente du sol. y’a tout un cycle. le trèfle blanc qui nourrit les canards qui font des déjections. mais les céréales pratiquement elles s’autofertilisent d’elles-mêmes. Oui. Trouver la combine d’avoir des légumes sans être esclaves. en agriculture naturelle. Les laitues par exemple. On veut pas faire le travail intensif pour avoir un jardin. y’a des laitues de variété que tu coupes. Le champ de céréales donne des céréales. de graminées et tout ça. Les poireaux c’est la même chose. enfin tout en produisant. mais y’a aussi une solution y’a des peuples justement. Non mais ça. ça a existé. . Finalement le champ de céréales. qui par exemple. leurs excréments servent à fertiliser par exemple le jardin potager. comme y’a beaucoup de plantes.picorer les insectes et se nourrissent d’herbes et graines sauvages. On consomme des primevères au lieu de consommer des laitues. Les légumes ça pose trop de problèmes. Le but des deux dernières zones set à alimenter en ressources la première. ils font des déjections. On pourrait se contenter que de la zone 3 finalement. y’a quand même avant les canards qui venaient automatiquement fertiliser. ils s’en nourrissent. et ensuite quand ils reviennent au poulailler. faut les cultiver. Il en est de même dans la zone 3 ? La zone 3 elle s’auto-fertilise complètement par elle-même. mais en plus les canards trouvent. Euh. les Judéo-Chrétiens primitifs et d’autres gens. Il faut pas arracher les choses. de tout ça. Donc la zone 2 c’est uniquement les céréales c’est ça ? Oui enfin céréales associées à des trèfles blancs et à des mauvaises herbes. Au contraire elle fertilise les autres zones. etc. On expliquera des techniques de culture en Afrique noire ou c’est la base. les céréales donnent déjà une forte production biomassique au niveau des racines et tout ça. y’a des gens qui consomment pas de légumes. etc. Tu peux toujours cueillir les feuilles et ça repousse. c’est aussi comment on les cueille les choses. Donc les céréales en grosse partie s’auto-fertilisent par elle-même dans ce système-là. ça revient toujours à ça. ils épandent la paille. on peut estimer dans ce système de culture qu’il s’auto-fertilise partiellement contrairement au champ de céréale classique. c’est un système qui est pratiquement parfait donc le transfert de fertilité est presque pas nécessaire en dehors du petit potager qui est dans la zone 1. c’est une façon de voir. donc il y a un transfert de fertilité. une biomasse très riche qui attire des insectes et qui sont mangés par les canards. pourquoi pas. ça peut se faire. et elles repoussent. de mauvaises herbes.

c’est pas sélectionné ça. C’est consommé directement aussi si c’est les animaux qui les mangent. par exemple le système qui cherche à produire des œufs. Finalement les instinctos ils couvriraient tout en fruits. puis la question est réglée.Ah oui les poules sont élevées au grain ». y’a un système schizophrène je dirais. plus c’est grand plus c’est compliqué. ils auraient surtout la zone 3 puisqu’ils mangent des fruits. avec 30 poireaux. Des fois même ils partent directement à la rivière. de leurs excréments de poule etc. On va continuer. Ah oui d’accord. puisque vous parlez de poules et de volailles. Oui parce que moi je me dis en plus que les légumes. direction les poules. l’asperge sauvage. par exemple là des instincto.Pour prendre l’exemple du poireau. c’est une idée géniale de Fidel Castro. où on cultive des céréales au tracteur dans un coin. on bousille tout gentiment. enfin on aura tout vu. T’as l’ail sauvage. Les artichauts. Ce qui se passerai. Bon. en tout cas dans le jardin ça c’est quelque chose qui revient tout seul. bon bah les tomates tout ça. parce qu’en fait les poules ça mange bien une certaine proportion de graines. parfois elle peut tenir l’année. Parce que les légumes. « alors ces œufs ils sont bons ? » « . et en prairie. finalement on mange des fruits plus que des légumes en plus. ça c’est les systèmes séparés. certains savent. quelqu’un qui dit ça pour que j’achète ses œufs. ou on fait des fosses septiques pour les vaches… A Cuba. Finalement la poule on pourrait voir que c’est essentiellement un insectivore. quand c’est grand ils savent pas trop quoi faire. surtout quand c’est grand. Et les légumes est-ce qu’ils sont capables de se reproduire par eux-mêmes ? Les poireaux oui. . par exemple le système classique. parce qu’elle en mange pas hein. les blettes aussi. pff. enfin conventionnel ou classique comme on veut. tout ça repousse très bien. automatiquement. une famille instincto. comme tout ce qui est dans les techniques conventionnelles. donc qui sont malades. C’est un système d’ailleurs. C’est parce qu’il y a beaucoup de légumes qui ont été importés qui ne conviennent pas à la région. ils sont très sélectionnés finalement. il embête tout le monde. C’està-dire qu’il y a une séparation entre les champs de céréales et l’élevage de poules. pff moi je crois d’ailleurs que lorsqu’on n’assaisonne pas. parce que tout le monde dit. A la rigueur ils laisseraient un petit peu d’espace entre les arbres pour avoir quelques légumes et puis la serait question est réglée. Ça veut rien dire. pesticides tout ça et puis les céréales produites. avec une alimentation déséquilibrée. Les poules qui sont en claustration. mais aussi de verdure et surtout des insectes. insecticides. d’ailleurs quand tu leurs demandes quand tu achètes des œufs.

Pour avoir des œufs il peut y avoir un autre système. Donc finalement le problème. Il a son champ de céréales qui est en culture associé avec du trèfle blanc. parce que les canards sont d’avantage herbivores donc ça revient encore moins cher. enfin toutes les ressources que le canard peut donner et en plus il désinfecte les prairies des douves. Et avec ça il produiront des œufs. Donc y’a rien de plus efficace qu’un canard pour éliminer la douve. plus du trèfle blanc. des mauvaises herbes enfin des graminées essentiellement. il bouffe pas les légumes. les mauvaises herbes. il gratte pas. Finalement on aboutit à ce résultat. ça a plus de goût. avec des labours pour éliminer les mauvaises herbes (le labour est à l’origine un désherbant plus qu’autre chose et qui permet de cultiver au même endroit). plus des mauvaises herbes . Fukuoka le montre. mange les mollusques qui sont vecteurs des larves de douves. en canard et en duvet. C’est un canard différent du nôtre ? . ils vont se nourrir de trèfle blanc. et des insectes. mais comme un fourrage pour les canards. parce que de toute façon il suffit de goûter une herbe pour se rendre compte. Les canards en plus peuvent aller en association avec des herbivores dans les prairies. c’est-à-dire que les problèmes limaces. il en raffole et puis il est très adroit pour les éliminer. Ah oui ben ça. pour éliminer les douves. ça c’est extrêmement important. l’herbe du pré pour un canard c’est bien meilleur qu’un légume. les problèmes adventices et graminées spontanées sont transformés en œuf. Donc y’a de fortes chances que le canard préfère brouter de l’herbe que la plupart des légumes. on les élimine avec des poisons. là au contraire c’est que le trèfle blanc. au lieu des poules il va mettre des canards. l’eau de toute façon on sait à quoi elle sert. Y’a par exemple du riz. les problèmes insectes. les mauvaises herbes ne sont pas vues comme des mauvaises herbes. Donc les canards vont parcourir ce champ de blé en liberté. donc on perd son temps finalement à détruire la biomasse. Il bouffe pas trop les légumes quand même ? Non. et des adventices. c’est le meilleur prédateur contre les limaces qu’on puisse imaginer. alors que ce qui est ailleurs considéré comme un problème. les insectes. des façon culturales.Ça permet de faire partir les déjections des vaches à la mer au lieu de les faire couler dans les prairies. mange les larves de douves. C’est une façon de concevoir les choses. de plus les canards peuvent aller de temps en temps dans le potager pour éliminer les limaces. Donc ce champ est intégré à l’élevage des canards. c’est que le canard mange les douves. et en plus de toute façon s’il a un fourrage suffisant.

Il court tout le temps. en série. et recroisé avec le canard de Rouen. tout ce qui est limace. et il courre tout le temps. Le Rouen il est assez intéressant parce que c’est peut être pas évident à trouver des kaki Campbell ? Ah si. aux Etats-Unis le coureur Indien est très intéressant. il mérite son nom parce qu’il coure tout le temps. c’est évidemment les races de canard pondeuses évidemment comme ils font beaucoup d’œufs. parce que même pour la viande ici. mais pas en France. Un par jour. Mais c’est pas un canard à viande. on le fait pour produire des canetons comme ça. Parmi les races de canard qui ont de fortes pontes les deux canards les plus intéressants c’est le coureur Indien. c’est pour ça qu’on l’appelle le coureur. y’a même des gens qui disent « quelle horreur l’eau c’est dangereux pour les cannetons ». Chez nous on a une variété qui est plus intéressante que ça. C’est un problème de sélection. il peut donner jusqu’à 363 œufs par an. dans une région chaude et plutôt en Australie et tout ça. douve et compagnie. des cannetons qu’on vend au bout de un mois et demi-deux mois. la question n’est pas là. il est bien évident que les races de canard les plus efficaces et les plus actives pour manger les insectes et les mauvaises herbes. dans les restaurants pour un couvert de quatre personnes. C’est un canard qui est originaire de Malaisie. pour les races de canard. ici on sélectionne le canard pour le foie gras. C’est un animal qui trottine. le coureur Indien il a besoin de grands espaces. c’est le Kaki Campbell. ils ont des besoins alimentaires qui sont élevés. quand ils ne sont pas protégés. qui pond pratiquement autant que le coureur Indien. sinon dès qu’ils naissent ils peuvent aller à l’eau sans le moindre problème. A propos de l’eau et des cannetons : Là il faut faire attention. Sinon l’eau est essentielle pour ceux qui font de l’élevage de reproduction. il ne marche pas ce canard. pour la graisse et pour la viande. c’est-à-dire qu’on le lâche à 9 heure du matin. aux Etats-Unis. En principe. alors là on va mettre les choses au point.Ah non. Bon ce qui se passe. il ne revient qu’à la tombée de la nuit. c’est un croisement de coureur Indien par le colvert. C’est pas la sélection pour les œufs. Là où les canards sont sélectionnés pour les œufs. et il aura couru tout le temps pour chercher sa nourriture. donc le canard sauvage. mais ça c’est valable que pour les canetons orphelins qui n’ont pas leur mère. il est très efficace d’ailleurs dans tout le rayon de la propriété. Le Campbell est un excellent canard aussi. ils pondent tous les jours. il vient de l’Ile de Java. Sur le plan psychologique il est . Le coureur Indien il marche très en France. Il est le plus économique parce que y’a pas besoin de lui donne à manger. il descend tout. mais en Australie. donc il vaut mieux l’élever en Inde. c’est assez controversé. le canard se reproduit essentiellement dans l’eau. donc une espèce à viande d’ici. c’est le champion de la ponte. Par ce qu’il coure.

Voilà donc la différence entre le fait de faire son champ de céréales dans un coin et l’autre manière. s’il sent un rat. s’il sent un chien ou il sent une insécurité. ça va à plus de 350 œufs par an quand c’est très bien conduit. Mais par exemple pour les oies on le voit. s’il se reproduit dans l’eau c’est pour une question de sécurité. et le deuxième but c’est la stimulation de la glande pinéale. et où y’a pas de sécurité qui est vraiment optimale. le canard ne se reproduira jamais hors de l’eau. où il puisse se plonger le corps tout entier. sans lumière elles ne pondent que dans cette fourchette de temps donc au moment où les jours se rallongent et elles muent et tout ça. Bon ça c’est un principe important en permaculture. le canard peut très bien ponde sans eau. c’est pas pour une question de pudeur. d’associer le trèfle blanc. on prétend que pour la ponte ça sert à rien d’avoir de l’eau. ça dépend comment on conduit l’élevage. Dans les élevages y’a deux but à la lumière. on peut les faire faire des œufs. parce qu’il peut faire ça ici ou là s’il est en sécurité. mais avec l’électricité on fait pondre des œufs pratiquement toute l’année. Y’a rétention d’œuf et il fait plus rien. Des oies qui sont des oiseaux qui pondent généralement que janvier-février à juin. Certaines races dépendent de la photopériode. ce qui est vrai théoriquement. qui augmente le poids des ovaires. Faut leur donner au moins un baquet d’eau. pour la reproduction des choses comme ça. plutôt que de les détruire soit avec des labours. Et avec évidemment alors là la nourriture je sais pas combien de doses ils leur. il aura peur et il le prouvera d’ailleurs. mais si y’a le moindre danger. Parce que y’a ça aussi. au sens figuré. ceci dit le canard c’est un animal aquatique et il lui faut quand même de l’eau. ce qui n’est pas le cas du coureur indien. et le kaki campbell peut pondre des œufs de 80 à 95 grammes. c’est-à-dire la durée du jour. Le kaki Campbell c’est pareil. le premier but c’est que l’animal fasse un repas supplémentaire.préférable d’avoir de l’eau pour la reproduction par ce que le canard. qui ont l’air assez indifférents compte tenu des pontes qu’ils font. Il est beaucoup plus rentable de transformer. du kaki campbell. si y’a pas d’eau il bloque l’œuf. ces cannes-là évidemment pondent plus que des poules. La poule le . pour pouvoir pondre. il peut bloquer la ponte s’il a pas d’eau. mais en plus des œufs plus lourds. Sans lumière. En plus le nombre d’œufs. enfin favorise la production. enfin ils les gavent. parce que hors de l’eau… et si y’a des rats aussi qui tournent autour de la maison. ils les gavent quoi. des insecticides ou des choses comme ça. on voit les interactions qui peuvent y avoir. plutôt que de faire les céréales toutes seules. enfin de transformer les mauvaises herbes et les insectes en œuf plutôt que de dépenser de l’énergie. Si y’a un endroit où y’a des chiens. Le coureur Indien pont des œufs de 70 à 90 grammes.

les gens se sont bagarrés pour les bougies. eh bé y’a eu des morts. quand le téléphone des flics va tomber en panne et des choses comme ça. comme lorsqu’on croise un âne et un cheval pour avoir un mulet. y’aura une transition. Parce que bon. et à mon avis ça sera vite réglé. c’est que attention. . Ceci dit c’est sûr que y’aura. rien ne les empêche de faire des petites cultures… De toute façon le système actuel il est uniquement transitoire parce que tout le monde finalement vit sur le crédit.standard moyen c’est 57 grammes environ. Y’aura des joyeusetés préalables. Et y’a eu un corps laissé mort. Ceci dit y’a beaucoup de gens à toutes les époques qui ont cultivé à la main petit. y’a un tiers de colvert dedans. et qui avaient des excédents. Des bougies aussi. de la viande et du foie gras. il préfèrera aller coucher dehors. Financièrement ça a jamais existé. Et d’abord les gens en ville. On l’a vu cet hiver dans le Loze. Et puis alors là le kaki campbell c’est un canard qui en plein hiver s’il gèle à je sais pas combien. parce que les gens iront sur un marché y’aura rien. Ce sera le chaos d’abord. enfin je veux dire c’est le canard vraiment rustique tu vois. Peu à peu. parce que ce sera pas rigolo quand on s’arrête. il a été utilisé en croisement pour le kaki campbell. Le coureur indien va dans les tropiques plutôt. parce que là il est originaire de Java. mais c’est sûr que là on aboutit. enfin justement c’est pour ça qu’en permaculture on essaie de préparer toutes ces choses-là. on a jamais vu ça dans l’histoire de l’humanité. la dernière baguette à la boulangerie ça a été au plus fort. bon bah le jour où les gens vont devoir travailler la terre pour se nourrir il va venir. ce sera pas le retour à la terre d’abord. et de croisement aussi. je te dis pas comment les gens vont se comporter dans un premier temps. faut pas exagérer. Fukuoka le dit clairement c’est que 100% de personnes travaillent la terre. pour la baguette. Donc les principaux croisements qu’on fait c’est de croise des canards de barbarie avec des cannes communes qui donnent des hybrides infertiles. alors le kaki campbell. selon les gens et ce qu’ils font. d’abord le principal. je crois pas que ça va durer longtemps personnellement. quand il y a eu les chutes de neige. Donc le problème ici on est en France. de Malaisie. […] En plus c’est pour ça qu’on détruit tout. Un tiers de colvert. les canards sont surtout sélectionnés pour faire de la graisse. Ce sera un retour à la nature complet. et pour éviter le chaos. dans le monde entier. c’est qu’on veut produire des excédents pour nourrir ci. principale des canards de barbarie. les gens font des choses à condition qu’il soit payés. et si tu lui fais un trou dans la glace il ira s’y baigner tout le temps. et faire ceci et faire cela. Sinon le colvert. un tiers de Rouen et un tier de coureur Indien.

On regarde. mais ça se passait dans les petites villes. c’est autre chose que de voir une terre nue qui est éventrée. C’est-à-dire qu’actuellement c’est laid. Puis les canards s’ils ont suffisamment de fourrage ailleurs. C’est normal que les gens éprouvent le besoin d’avoir un jardin ornemental pour compenser. le réflexe du français il est extraordinaire. et tout ça. Par exemple. En permaculture. Je vais donner d’autres exemples d’intégration en agriculture naturelle ou permaculture. il suffit de se promener ailleurs. C’est un paysage qui n’est pas laid. Dans les petites villes y’a eu la panique. vraiment qu’est-ce que ça va être si y’a 3 ans de pénurie ou quelque chose. le blé a déjà pris une certaine croissance. à laquelle les bougies sont passées à 15 francs pièce et tout. en plus les fleurs produisent du miel. on est bien content enfin quand on arrive chez soit. En plus le trèfle il donne des fleurs. par rapport aux techniques conventionnelles ou à la façon de faire parce que là c’est plus une technique. parce que ce qui se passe c’est que. qu’on fait partie de la crème audessus. ouf de trouver une petite pelouse. Dans le système de culture que je fais. mais en 3 jours hein 3 jours. c’est très joli. les faux-acacias donnent des fleurs. y’a pas de canards. ça démontre une certaine schizophrénie. Un canard attaque un légume ou un blé que s’il est privé de fourrage. c’est que tu sèmes dans la moisson précédente. Evidemment si t’as que tu tiens en claustration enfermé. au grain. non non. au maïs et à je sais pas quoi. t’es en train de faire la moisson. et puis les notions relatives à la beauté du paysage et des choses comme ça. Parce que les hélicoptères ravitaillaient les endroits paumés. et que tu les sort brusquement dans le potager . ça enlaidi le paysage. c’est un peu comme la tradition des jardins Persans. Par exemple du blé qui pousse sous un parc arboré de chêne ou d’arbres légumineuses. le jardin ornemental. le dualisme qu’il y a entre le jardin ornemental et le jardin productif. c’est pas joli. Après quand on s’est bien emmerdé sur son tracteur au milieu d’un paysage horrible. Parce que ça va vite hein. alors à mon avis le fond du problème il est là : c’est que telle que l’agriculture actuelle est pratiquée. j’ai déjà expliqué que les canards peuvent en plus trouver une biomasse végétale ou animale abondante. Ce qui se passe d’abord. Ça laisse un avant-goût de ce qui va se passer si on fait rien. d’abord c’est un snobisme pour montrer qu’on a pas besoin de produire sa bouffe. la rapidité au marché noir. Nan et puis la rapidité. L’hélicoptère amenait tous les jours la baguette toute fraîche. ça doit être à la fois beau et productif en même temps. les réflexes sont foudroyants. quelques fleurs. quand la moisson est faite. ils touchent pas au blé.Nan mais c’est inquiétant. Bon y’ a pas que ça. la baguette. pas un pain de campagne qui dure 3 jours. par exemple sous des robiniers associé avec du trèfle blanc.

des érables ou des frênes. Il vaut mieux faire pâturer du blé même tout l’été plutôt que de le semer en octobre-novembre comme tout le monde le fait. le blé qui est pâturé c’est pas aussi dramatique que ça. parce que ça se fait au dépend de la vigueur de végétation de la vigne. s’il est semé à la bonne période. les canards peuvent manger un peu de blé. […] La vigne cultivée. En Emilie-Romagne. enfin on enlève les mauvaises herbes (labourer = enlever les mauvaises herbes). qui n’est intégré à rien du tout et qui nécessite évidemment un fort transfert de fertilité et une forte dépense d’énergie. une fois que le blé a démarré. en plus on laboure évidemment entre les pieds. et sur un champ de blé avec des adventices. En dessous on cultive soit des légumes. y’a aussi un truc là. L’honnêteté n’a pas libre cours dans un syst ème pareil. qui sont plantés en plein champ. Ceci dit. enfin tout ça revient finalement à peu près au même plus ou moins. Il faut savoir qu’un pied de vigne peut donner plusieurs centaines de kilos de grains et même jusqu’à une tonne et demie. quand il est semé dans la récolte précédente et tout ça. Le blé c’est costaud. Parce que dans un système commercial être honnête c’est être un con finalement en fait. tu vas pas être déçu du ménage. ou on met des herbicides. Les canards vont sur des prairies. magnifique champ. (coltura-promiscua) On a des arbres fourragers. les vignes se baladent d’arbre en arbres. […] En langage originel. enfin un peu tout ce qu’on veut. en ligne. une fois qu’il a atteint quelques feuilles. […] Dans un système commercial l’honnêteté ça veut plus dire grand-chose finalement. on inverse la façon de faire.ou je sais pas quoi. si on regarde les choses en face. ce n’est pas si rare que . Fukuoka il les chargeait jusqu’à 100 par hectare. Une plante. Parce que quand on dit des paysans c’est par opposition à des gens qui vivent en ville ou par opposition par des gens qui font autre chose que de l’agriculture finalement. On peut faire un effort pour faire croire qu’on est honnête à la rigueur. qui évidemment ne produit que de la vigne. On aboutit à un système beaucoup plus productif. ça nuit pas tellement au rendement (de le piétiner un peu). Alors ça c’est le système classique. le mot paysan ça devait pas exister. tu peux les charger jusqu’à 200 par hectare. Déjà contrairement à ce qu’on pourrait penser. rien d’autre. des pieds de vigne partout. on fait grimper les vignes sur les arbres. les gens pensent beaucoup qu’il faut tailler les vignes à deux yeux ou quatre yeux ou quelque chose comme ça. parce qu’alors là on pourrait plus rien faire. Au Portugal. non le blé ça démarre bien. c’est un peu une erreur de conception. des ormes. mais être honnête c’est autre chose. des céréales ou des fourrages.

Tu n’installes pas des piquets. Ceci dit comme ils sont conduits en têtard. Mais l’Emilie-Romagne. D’ailleurs c’est des gens. en Emilie-Romagne non plus. Ce système permet de cultiver. des prairies à côté. enfin c’est assez extraordinaire. c’est un des coins d’Italie où on a le maximum de rentabilité par unité de surface. Ça dépend ce qu’ils veulent faire pousser en dessous. Les fourrages qui sont cultivés entre les arbres. En coltura-promiscua les arbres sont espacés de 13 mètres. ils peuvent les serrer raisonnablement. on la fait balader en berceau comme ça. C’est le respect de la nature. Je crois qu’on a rabaissé les vignes essentiellement pour des questions de main d’œuvre (non pas pour une question de climat). un haut train de vie sur des surfaces vraiment minuscules. la main d’œuvre. on aboutit là à un rendement assez fort à l’hectare. Dans l’autre système. ainsi qu’à Corinthe et dans des régions comme ça. Les vignes sont surélevées donc y’a pas de problème de mauvaise herbes ou de compétition. disons 12 mètres. En Chine par exemple. et où des familles vivent très bien sur un ou deux hectares. c’est des gens qui ont un haut niveau de vie. et regardes. des treilles très couteux. de toute façon la vigne c’est une liane. Tandis que le système classique est séparé de tout et nécessite d’acheter du fumier ou alors de produire un truc. c’est du sport pour ramasser le raisin qui se balade en haut. C’est pourtant une région qui est chaude. 14 mètres ou moins. C’est reconnu maintenant en agronomie officielle. On appelle ça en Emilie-Romagne la coltura-promiscua. bon les arbres servent déjà de tuteur vivant pour la vigne. les vignes sont conduites en hauteur parce qu’on sait très bien en recherche agronomique que c’est comme ça qu’elles donnent le maximum de rendement et le maximum de qualité.ça. et on abouti à un système dans ce champs qui finalement s’auto-fertilise de lui-même. en plus elle continue dans l’arbre. c’est vraiment une intégration vraiment économique et le raisin qui est produit comme ça est de très bonne qualité. le rendement. en Espagne des vignes taillées à deux yeux tout azimut t’en vois beaucoup quand même. D’ailleurs des fois l’arbre est presque . c’est sûr on va avoir tous les inconvénients. Quand un plante grimpante grimpe autour d’un tronc. et puis elle redescend. c’est une plante grimpante et c’est logique qu’elle grimpe de toute façon. ils donnent du fourrage pour les animaux. Et le rendement quand c’est conduit en hauteur peut atteindre 60 tonnes à l’hectare et même plus d’ailleurs. entre les arbres qui supportent la vigne y’a du fourrage. Ce qui se passe. tout ce qu’on veut. alors là non. Les vignes ne demandent aucune taille là ? Les vignes ne sont pas taillées là. c’est pas la même chose que de mettre des arbres ici et des vignes taillées entre. elle reçoit le soleil quand même de tous les côtés. d’ailleurs ces arbres sont un peu des saules pleureurs en fait.

ça. En Afghanistan c’est spontané. Si on a un arbre forestier qu’on laisse pousser très en hauteur. c’est comme ça qu’elle vit. en forêt les arbres sont serrés et tout. Surtout pas tailler au départ. Nan mais justement c’est pour ça que je dis on a plus besoin de paysage ornemental. t’as des arbres qui sont très bien . et de pas mettre d’arbre et rien pour la faire grimper. on peut plus faire ça. il manque de surface foliaire. Les racines dépendent des feuilles pour pouvoir grandir. c’est le coup classique. les racines peuvent pas grandir. Ça doit être superbe. c’est complètement différent. elle recherche de la lumière et elle fait sa fructification en haut. c’est très interdépendant finalement. donc la vigne elle grimpe. Elles produisent des fruits ? Elles produisent des fruits. C’est une pratique très courante de laisser grimper. La vigne naturellement dans les forêts d’Afghanistan. et qui donne un aspect de saule pleureur et tout ça c’est bien chargé de raisins. Dès le départ les vignes. de mettre une vigne sur un hectare. faut aller les chercher ! Elle fait des fruits en haut.complètement recouvert comme ça par des brindilles. les vignes on coupe tout à deux yeux ou je sais plus combien. c’est un système en forêt si tu veux. y’aura un déséquilibre entre le surface des racines et la quantité de bois. Parce que c’est comme ça que tout sera bien éclairé. En forêt c’est différent. partout c’est privé de lumière. Les expériences qui ont été faites. Mais là en parc arboré. Et après si y’a un bois qui augmente et qu’on le laisse par la suite. même au Portugal par ce que c’est dans ce pays qu’on fait beaucoup de vigne. Et c’est une question surtout de rapport entre les feuilles et les racines. Une vigne donc. qui sont bons et tout ce que tu veux. c’est ça l’expérience qui a été faite au Portugal. ce sont des grands arbres qui sont très hauts. Mais des vignes qui ont déjà été taillées. et là elle commence à mettre ses feuilles à la lumière et au sommet elle fera un peu de raisin si tu veux. même des fois qui vont trainer un peu sur le sol. elle grimpe le long du tronc. Alors ça c’est pas un système productif. C’est des vignes sauvages. partout et très dense. Qui va grimper comme ça et commencer à faire ses ports pleureurs partout. la vigne grimpe donc. Ouais c’est beau. Elles ont pas été plantées ? Non ça c’est spontané. eh bien elle s’étale. et finalement elle donne du raisin quand même pas mal. mais ceux qui aiment grimper aux arbres à 50 mètre de hauteur ils auront de quoi s’amuser. ça peut donner jusqu’à une tonne et demie de raisin par cep de vigne. Donc ça pourra pas fructifier. ça c’est de la physiologie végétale. elle est obligée de grimper extrêmement haut pour commencer à arriver au soleil donc elle s’épuise en élongation de tige.

dessous. Y’a pas de compétition entre eux ? Non. c’est rare qu’ils les mettent sur des arbres fruitiers. Les oasis. étage intermédiaires y’a les oliviers et les caroubiers. en troisième étage. des figuiers. et puis la vigne a quand même besoin de pouvoir se développer et tout. les dattiers font 20 tonnes de dattes par hectares. l’étage le plus élevé les palmiers dattiers. avec la vigne qui grimpe des fois sur plusieurs arbres. le sol est protégé contre l’évaporation excessive. du blé. Je pense que pour la vigne c’est bien d’avoir un arbre forestier assez solide et assez fort.espacés (et des arbres SOCIAUX. Enfin je sais que traditionnellement au Moyen-Orient. puis en plus c’est plus agréable à vivre. ou quelque chose comme ça. c’est pas la même dynamique que pour la vigne sauvage. des choses comme ça ? Ça dépend de la vigueur de végétation de la vigne. Un exemple que j’ai vu à l’oasis de Gabes en Tunisie. la lumière elle passe partout. au Portugal et tout. c’est extrêmement productif. frêne par exemple) avec des vignes qui poussent. On pourrait pas faire ça avec des pommiers. pas en oasis. dans nos régions ça peut se faire ? . Donc on aboutit à un rendement énorme à l’unité de surface. érable. il y a les figuiers les abricotier. Déjà 20 tonnes de dattes à l’hectare c’est déjà pas mal. de légumes et de luzerne. par rapport aux rendements qu’on obtient par exemple en céréalicultures extensives ou avec des plantes annuelles. tout se casse la gueule. des oliviers. de figues. parce que si y’avait que des palmiers… Les arbres peuvent être plantés en même temps ? Oui tout à fait. donc ils permettent de cultiver entre les arbres d’autres arbres. plutôt qui ai un port sylvestre. Avec nos arbres. donc comme ça on économise l’eau d’irrigation. des légumes etc. En plus ça fabrique un écosystème assez forestier. car le soleil est très fort et il fait très sec. en dernier étage. donc l’idéal c’est de prendre des arbres fourragers puisqu’ils servent à remplir un trou fourrager au milieu de l’été. par exemple des abricotiers. et les bêtes qu’ils nourrissent donnent du fumier donc on arrive à un écosystème riche. et en plus tous les fruits qu’on peut avoir. ils font très peu d’ombre. c’est-à-dire que le sol est protégé. orme. Parce que sur un pommier. mais en plus ils poussent en hauteur. de céréales. des poiriers. y’a aucun problème pour la production. etc. là y’a les palmiers. c’est surtout sur des arbres forestiers. de lumière. un poirier et tout imagine que t’as des centaines de kilos de raisins. et entre ces cultures ils trouvent le moyen de faire de la luzerne.

les bananiers et les maniocs qui sont des sortes de buissons et entre. y’a que comme ça qu’on peut vivre avec une telle densité de population. Y’a un minimum d’eau là ? . c’est assez courant en Afrique. Oui. tout ce que je cite. avec des champs de monoculture annuelle. c’est soit des cocotiers. enfin des tubercules d’ombre qui supportent bien de pousser là. c’est pour ça que je la mets parce qu’elle est très typique. et puis là où y’a quelques éclaircies ils mettront du maïs et tout. parce que là je donne des exemples précis qui sont fait. sous les bananiers. elles se baladent un peu partout et elles échappent à l’ombre. Après on verra ce qu’on peut faire dans nos régions justement. on trouve des palmiers à huile. enfin disons dans certains zones de culture où c’est exactement comme ça. Une association qu’on trouve fréquemment dans certaines ethnies d’Afrique humide. enfin des tubercules diverses et des légumes. mais c’est très riche comme association. Je présenterais une région d’Afrique. Y’aura aussi des goyaviers. et en dessous par exemple y’aura des leucaena. Là aussi on verra y’a trois étages. bah je l’ai. C’est où ? Dans plusieurs endroits. les palmiers. En dessous. c’était à Java. ensuite y’a les leucaenas en deuxième. on peut pas cultiver autrement pour faire vivre la densité énorme qui vit dans les oasis justement. toujours. Les palmiers qui sont en haut. Parce que dans le désert y’a personne. premier étage qui va à 35 m. c’est une association qu’on trouve dans plein d’endroits. Parce que là. Ouais. je donne plusieurs exemples. C’est pas avec des cultures annuelles. le manguier. les goyaviers. qui sont très hauts et qui laissent passer la lumière. Il est très bien. dessous y’a les manguiers. rôniers ou des palmiers à huile. Là aussi c’est pareil. Eh bien ça rappelle beaucoup se qui se fait dans certains coins en Afrique tropicale. le taro.Attend on reviendra. Ah bah bien sûr. par exemple du manioc. Le manguier donne beaucoup d’ombre. du taro. et justement les oasis. qui existent. ou des concombres ou des choses comme ça. qui sont des plantes d’ombre. toutes les cultures multiétagères sont le fait de populations extrêmement denses. Y’avait un article sur les jardins du bout du monde. sauf qu’on pourra très bien faire courir des courges parce que comme elles sont grandes. au Cameroun et puis en Afrique de l’Est. c’est un arbre qui est asocial donc directement dessous le manguier on pourra pas faire pousser grand-chose. là encore un leucaena et là des bananiers. il faut voir tout le monde qui vit dans les oasis. 100 à 1000 personnes au kilomètre carré là-bas.

Pour éviter la . des bananiers. serrés. les maïs et les patates douces qui vont commencer à donner au bout de quatre. bon je sais pas. parce que si y’a pas d’eau il faut espacer les arbres plus que ça. il faut lessiver l’acide cyanhydrique qu’il y a dedans. là j’en ai jamais fait je précise. c’est un tubercule. il faut que les plantes soient complémentaires. Là on va s’expliqu er à ce sujet. de la patate douce.Oui là c’est un exemple (tropical). un arbre là par exemple. Par exemple tu peux planter que des pommiers si tu veux. Mais y’a de l’eau. On peut se tuer avec du manioc. ou des bananiers tout seul. C’est pour ça qu’il faut planter une variété de plante en multi-étage. en France on a un facteur limitant par apport à là-bas c’est le soleil. des leucaenas et tout. c’est un tubercule qui est pluriannuel. du manioc. ils occuperaient pas suffisamment le terrain. après avoir trempé. un mètre vingt. Parce que par exemple si on plantait du manioc tout seul. des manguiers. entre ces arbres il peut y avoir des arbres fruitiers comme des pommiers et des poiriers. mais attention. Ils abattent pas tous les arbres. Pourquoi dans la concurrence au niveau des racines veiller à ce qui ait des racines qui soient pénétrantes et d’autres qui soient traçantes ? Justement. ils vont semer en même temps du maïs. enfin y’a toujours probablement une manière de faire sûrement des cultures multiétagées. cinq mois. il va recouvrir complètement le sol. six mois. c’est pas la patate douce. un mètre. Par exemple il peut y avoir à certains endroits des arbres forestiers ou fourragers avec des vignes qui grimpent dessus. Ceci dit en forêt on voit des fois des myrtilles ou des plantes comme ça qui ont une production tout à fait décente et elles sont quand même assez à l’ombre en forêt. parce que souvent c’est pas du manioc doux. Faudra écarter. D’ailleurs au niveau des racines et des parties aériennes. C’est déjà des endroits où on peut commencer la riziculture pluviale avec des rendements décents. ça c’est des exemples où il pleut plus d’un mètre d’eau par an. et il prendra le relais de production jusqu’à ce que les arbres. donc c’est bien qu’il y ait des cultures d’abord. le temps qu’ils se développent. c’est-à-dire que y’aura des productions étalées. contrairement à d’autres choses. là il va y avoir une concurrence. parce que sinon on s’empoisonne hein. qu’on fait sécher. mais ça pour plus de précisions j’expliquerais demain en précisant comment certaines ethnies Africaines cultivent. cultures étagées que l’on peut faire. et entre ça on pourrait mettre des myrtilles des cassis et des arbustes à baies. y’aura les concombres. En France. les bananiers rentrent en production et ainsi de suite. ils vont abattre un arbre là. c’est du manioc amère. Le tapioca c’est des racines de manioc qu’on coupe. ensuite le manioc il va grossir et prendre le relais. sauf en faisant attention quand même. Ça le buisson c’est le manioc.

et au même moment dans l’année. parce que là le sol tu dois pas voir une trace de terre. D’abord il se multiplie pas partout par drageon. et mais il est surtout quand même à enracinement pivotant. il est essentiellement traçant. mais idéalement. c’est pour ça qu’il faut des arbres. tout doit être bien couvert. Alors que l’acacia il est surtout pivotant. et le niébé un enracinement pivotant qui va pas gêner. Oui c’est comme ça par exemple qu’on va associer le mil. qui a des racines profondes qui ne gênent pas à la surface du sol. je vais donner un exemple : le peuplier il gêne pas trop par ses parties aériennes parce qu’il a un port dressé. Le mil tu peux le semer très serré. Avec un parc arboré d’arbres fourragers. y’a des arbres. la croissance des racines est bloquée. C’est comme l’aulne. Oui mais bon. parce que les plantes de la même espèce ont évidemment besoin des mêmes fertilisants au même endroit dans le sol. il se multiplie par drageon dans les endroits qui lui conviennent pas. Si tu fais pas un fossé pour les forcer à aller en profondeur. qui a un feuillage léger qui ne gêne pas les cultures. à l’inverse tu peux très bien le planter écarté et mettre là si tu veux du niébé. la vigne a des racines traçantes. et surtout leur pomper l’eau. par exemple on peut très bien associer des cultures avec le robinier faux acacia. le peuplier est très gênant. Là il faut voir avec les racines. t’aura à la fois le mil et le niébé. bien sûr. on dit qu’il doit y avoir un réseau de racines autour de l’arbre. (dans le premier cas) Il faut que ça soit bien serré. Y’a des arbres qui ont un port bien particulier. mêmes des plantes qu’on dit à racine pivotante on des racines traçante. les racines des arbres vont aller encore plus loin. et les parties aériennes vont être gênées. Ce qu’on voit souvent sous les acacias c’est qu’il se multiplie par drageons. je peux te dire que quand y’a une haie de peuplier on le voit sur les cultures. mais les plantes de la même espèce doivent toujours être très loin l’une de l’autre. des arbres que tu fais grimper en hauteur ombrent très peu. en plus le fait qu’elles soient serrées ça diminue leur enracinement. mais alors t’as de ces racines traçantes latérales. et d’autre qui vont les chercher dans une surface pas trop profonde. Même les légumineuses. là il va se concurrencer. eh bien les cultures elles sont pas jolies à voir. disons que y’a des arbres qui vont chercher leur éléments nutritifs très loin. toutes les plantes ont de toutes les racines.concurrence. par exemple le mil et le niébé. donc il va concurrencer les autres cultures. et puis ça dépend des . il manque de l’énergie. dans les couches superficielles du sol. C’est pareil. parce que quand les feuilles n’ont pas assez de lumière. Il a aussi des racines traçantes. c’est une légumineuse. il aura un enracinement fasciculé. les racines vont pas pouvoir pousser.

que l’on met dans les haies. ils cultivent du mil. ultra traçantes. l’aulne si on voit les botanistes qui écrivent sur l’aulne c’est assez marrant parce que c’est un peu les contradictions. à la queue leu leu. on peut plutôt que de semer le blé comme ça là. l’étage herbacé. pour les associations cultures. et que le peuplier a un enracinement traçant. ils cultivent sous parc arboré de prosopis. Cet arbre prosopis donne beaucoup de fourrage. Mais le problème c’est que cet arbre prosopis. on est encore à l’état de recherche. et en maintenant des bons rendements et un écosystème assez viable. et il faut voir à quel point ça gêne les cultures. parce que c’est un prosopis d’ailleurs qui donne un rendement en . Et même des fois au sein d’une même espèce d’arbre. mais y’a une autre espèce de prosopis qui est pourtant le même arbre.plantes. avec la roche mère dure. il fait des racines traçantes. Prenons par exemple l’aulne. on peut très bien avoir un parc arboré de robiniers. L’aulne est considéré comme un arbre à racines traçantes. qui s’expliquent facilement. y’a des associations qui peuvent bien réussir. y’a des espèces de prosopis qui conviennent par ce qu’on justement elles ont un feuillage léger et des racines très pivotantes que l’on met en parc arboré. mil sur mil. Celle dont j’ai l’expérience par exemple. C’est un truc très simple. en plus il fait un amendement azoté. qui demande pas un niveau technique en France pour faire ça. Ceci dit. mais c’est pas vrai. presque multiétagère. sur 15 centimètres. et qui d’ailleurs démolissent la roche-mère très efficacement. il pousse sans problème. avec des associations très simples. le granit si tu veux. il va pousser là-dessus. On peut le fait quand même. si t’as un rocher et 10 ou 15 centimètres de terre seulement. il se peut que le mil soit associé à une légumineuse rampante mais c’est pas toujours le cas. sans arrêt. etc. où ils travaillent sous parc arboré. tu mets un aulne. et ça marche très on a des rendements très élevés avec ça. Il a des pivots très profonds par tout en fait. en plus il nourrit un bétail en tant qu’arbre fourrager qui va fertiliser ce mil. après il faut bien connaître chaque plante. et comme c’est arbre légumineuse. et jamais dans les champs. enfin le feuillage des arbres qui sont assez en hauteur doit être assez léger pour pas gêner les cultures qui sont en dessous. en Inde dans le désert du Rājasthān. ou même de chênes d’ailleurs. y’a l’étage trèfle blanc. on peut dire que le robinier faux-acacia a un enracinement pivotant. on commence juste. l’étage arbre. y’a aussi leur feuillage doit être assez léger. si elles appartiennent à l’ordre des légumineuses. Parce qu’après il faut tâtonner. Bon c’est déjà une culture. C’est compliqué de classer les arbres. avoir du blé qui est bien espacé et le trèfle blanc qui pousse parmi le blé. Donc il est classé « arbre à racine ultra-traçante à 15-10 centimètres dans le sol ». sur le blé.

dans le système mélangé. tout ça ensemble sur le même terrain. c’est bananiers. on va espacer les bananiers de 3 mètres par 3 mètres. Il suffit de voir Fukuoka par exemple. au Cameroun et puis en Afrique de l’Est. que pour bien couvrir le sol il faut semer les légumes très serrés… Non. par exemple 4x4 mètres ou 5x5 mètres. c’est déjà bien. on commence à associer deux ou trois plantes. on va les espacer davantage. Une dernière association courante en Afrique. il faut tâtonner au début. j’avais entendu ça d’ailleurs pendant le stage en permaculture. patates douces et puis maïs. C’est pour ça aussi je tiens à dire. alors que là on aboutit à un système de culture où on augmente comme ça la production de 50 %. il vaut mieux . pourvu qu’il s’agissent d’espèces complémentaires. c’est toujours des associations très simples. Deux plantes. Parce qu’on peut mettre une végétation très abondante et très dense mais pourvu que ce soit pas de la même espèce. Pourquoi ? ça s’explique très bien. il auront beaucoup plus de soleil. mais déjà on peut considérablement augmenter la productivité. on constate qu’en mélangeant toutes ces plantes. adapté aux inondations. Plus les plantes de la flore spontanée qui sont beaucoup plus nombreuses. Son terrain là où il a des très bons rendements en céréales bon bah c’est du trèfle blanc et des céréales. ce sont des études qui ont été effectuées scientifiquement. On constate. c’est tout. ils vont se gêner. tropicale. donc ils vont produire beaucoup plus. on le regrette. après en tâtonnant on arrive à associer davantage. Mais disons qu’un parc arboré et une céréale et une légumineuse. il aurait fallu un parc arboré en plus. niébé ou arachide tout ça. sauf en Afrique évidemment. Donc au début. je le sais personnellement. Donc on tâtonne vraiment selon les espèces en fait. Par exemple dans un système normal. j’ai jamais eu l’occasion de faire des associations compliquées en France. manioc. mais par exemple y’a beaucoup de gens qui disent. C’est comme si on mettait les maniocs les uns à côtés des autres.gousses et en feuilles extraordinaire. les bananiers. c’est pas tellement mon centre d’intérêt. Bon il manque chez Fukuoka. et ce qui permettra en dessous en plus des bananiers de mettre d’autres choses. les patates douces et tout ça. en légume j’ai pas une gosse expérience. en tout sens. c’est vraiment l’arbre fourrager spécialisé. mais déjà on arrive à avoir un écosystème assez viable avec ce système-là. l’arachide le maïs. Moi pour la France c’est sûr je manque d’expérience. on le met dans les haies celui-là. de toute façon les expériences de culture associées y’en a pas beaucoup. on obtient un rendement à l’hectare qui est 50% supérieur à celui si on avait fait ces cultures sur des terrains séparés. et on aboutira à émettre finalement davantage de produit. au départ. Ou alors plusieurs associations d’arbres fruitiers.

j’imite par contre. C’est-à-dire que c’est l’imitation. c’est pas l’imitation de « la » nature que je fais en culture multi-étagère. il se ressème tout seul au mois d’août. C’est l’effet de lisière. qui se débrouillent dans leur coin. tout ça très serré avec de l’herbe qui pousse entre. c’est pareil. c’est l’imitation d’une certaine nature. et qui laissent rien pousser en bas. ça pousse serré et ça fait des plantes différentes. des noisetiers. en agriculture on fait une sélection. complètement comme l’herbe. des néfliers. des arbres qui sont serrés. . C’est pas la nature. au niveau de la rentabilité. tu essaies de comprendre ce que fait la nature. moi que tes blettes spontanément elles se ressèment serrées. je m’emm. le blé que je fais. Moi je sème. c’est comme par exemple pour le blé. y’a pas de règle générale. j’imite quelque chose de la nature. et elles se portent très bien en étant serrées. mais sinon la végétation spontanée quand elles se ressèment c’est très dense… […] Emilia si on pratique l’agriculture c’est parce. ça peut être serré ou non. des pommiers. mais une imitation fertile. Oui mais on peut dire qu’une touffe d’orties c’est la même ortie. ils produisent finalement très peu de faînes. C’est pas ça moi que j’imite. elles poussent serrées. les blettes d’elles-mêmes quand elles se ressèment c’est très dense. lorsqu’il y a une clairière culturale. il faut qu’il y ait des canards ou autre chose pour les sortir.erde à le semer à la Saint Jean. Donc c’est « la » nature. mais pas la nature. qui est l’écosystème le plus riche qu’on peut imaginer.semer les légumes bien clairs et laisser pousser les mauvaises herbes dans les légumes à mon avis. sinon on ne sèmerait rien du tout. y’a un tas de plantes. on imite la nature dans certaines choses. y’a quand même bien une raison. mais si tu fais un endroit où tu cherches le maximum de rendement sur le minimum de surface y’a pas que la nature fait comme ça. ça ça ne me concerne pas. elle fait un réseau de racine mais c’est toujours la même ortie. là ça se ressème tout le temps. T’as vu comment les blettes elles sont spontanément au niveau du jardin. c’est une imitation de la nature. Y’a aussi la bourrache blanche et les blettes. c’est l’imitation de l’effet de lisière. Elles donnent. parce qu’il faut le dire. qui elle a non seulement des chênes mais en dessous des charmes ou d’autres arbres. tu prends par exemple le système de culture multi-étagère. et là pour les légumes et les choses. les végétaux ont une physiologie particulière et je respecte cette physiologie si tu veux. n’importe quoi. moi j’imite pas la forêt. la forêt. Oui mais c’est comme les orties. la multi-étagère. qui se gênent entre eux. Par exemple en France. enfin ça dépend de ce que c’est. c’est des colonies. c’est ça que j’imite. j’imite la lisière de chênes qu’il y a devant la forêt de hêtres. c’est-à-dire la lisière. Et quand je sème. je cherche à avoir le maximum de rendement. Y’a les choses demisauvages.

ils repoussent d’eux même très bien. mais dans cette zone demi-sauvage tu cherches à faire le minimum. il faut que tu bouffes sur ces 1000 mètres carrés. il peut y avoir une intersection. il faut respecter l’espace vital des plantes. ça dépend de ce que tu recherches. il faut respecter. tu vas pas t’occuper à chercher des poils sur les œufs dans les zones demi-sauvages. je vais calculer à peu près la pluie qui est en train de tomber. mais tu cherches à avoir le maximum de production. Toute plante de la même espèce souhaite en principe avoir un espace vital si tu veux. mais si tu recherches un rendement maximum. si tu cherches un rendement maximum. en fonction des insectes qu’il y’a. il n’a pas plu. pas imitation servile de la nature. La nature. les hommes tout est pareil. on des territoires qui sont à la limite. Pour les plantes. Y’a des choses qui poussent comme ça. les légumes se ressèment spontanément. ça c’est une chose. je vais planter mes oignons à tel écartement. regardes les oiseaux. Si y’a un oiseau d’une espèce différente. C’est seulement comme ça que tu pourras te permettre de cultiver sur un minimum de surface. sinon bon… y’a des zones en permaculture. mais les choses… Les aulx s’enracine il faut les espacer ça c’est sûr. les territoires sont vraiment clairement définis. mais imitation fertile de la nature. y’a pas de raison que pour les plantes ce soit différent. je veux avoir le maximum de nourriture. tu cherches à faire le minimum d’espace cultivé. la jachère par Allah ça me concerne pas. moi en plantant mes oignons à un mètre en tous sens. l’espace vital c’est très important. dans les zones demi-sauvages. Les oiseaux ils ont ce qu’on appelle un espace vital. ça c’est dans les zones proches de l’habitat. Ceci dit dans les zones demi-sauvages. y’a pas un millimètre d’intersection. ou tu vas imiter plutôt ce que la nature a de plus productif. les animaux. Tu cherches la biomasse . c’est-à-dire que là où les autres n’ont rien. si tu veux des passereaux et tout ça. et d’ailleurs regardes les animaux. je ne vais imiter ou pas imiter. Dans le désert tu vois. Mais là où tu concentre en intensif. dans les zones intensives si tu veux. je veux faire mes oignons. les disponibilités alimentaires. en fonction de choses qui sont extrêmement complexes.T’es à la lisière du Sahara. dont ils ont besoin. des choses comme ça. C’est-àdire des effets de lisière. Moi je veux faire des oignons si tu veux. on ne fait rien. tu les implante une fois. c’est-à-dire que chacun en chantant ils font un territoire. Tu cultives 1000 mètres carrés. ils se débrouillent avec l’herbe et tout. c’est de la jachère commandée par Allah. le reste c’est demi-sauvage. mais des oiseaux de même espèce. les oiseaux de la même espèce notamment. j’aurai de magnifiques trucs tu vois. là y’a rien qui est laissé au hasard. y’a la nature. c’est pas compliqué. tous les bédoins du coin et tout ça ils disent. les légumes on s’en occupe pas. l’année est exceptionnellement sèche. tu ne vas pas forcément imiter la nature. et en fonction des réserves hydriques du sol.

ou le concombre. et entre ils vont filer des courges ou des concombres qui n’ont pas leur pareil pour étouffer toutes les mauvaises herbes en-dessous et garder un sol à structure grumeleuse optimale. en permaculture justement. y’a tous les limons de la rivière qui vont se déposer là. alors qu’on peut mettre ces trois cultures ensembles très facilement. à propos d’effet lisière. c’est ce que la haie répercute finalement à grande échelle l’effet de lisière. c’est pour ça souvent ils vont faire des mares (et avec des bords irréguliers) pour avoir le maximum de biomasse. Puis y’a des coins où la nature. En Europe souvent y’aura un coin pour les courges. y’aura une lisière qui sera plus riche. ou une embouchure de rivière. peut-être que le niébé gêne un peu le maïs ou le sorgho en grimpant dessus. un coin pour le maïs. mais y’a des lectures de Bill Mollison et d’autres personnes sur la permaculture et j’espère que les . Tout le monde connais l’association qui se fait pas mal en Afrique. un coin pour les haricots. on cherche à maximiser les effets de lisière. dressé. Donc on n’imite pas « la » nature. L’idéal naturel c’est de répercuter cet effet de lisière au maximum. Mais ces gens qui posent cette question ce sont les gens qui vont serrer le maïs à 20 cm en tous sens aussi. mais est-ce que le niébé en grimpant sur le maïs ne gêne pas le maïs.maximum à l’hectare. Y’a d’autres effets de lisière. superposition de deux écotones différents. Alors. Là aussi on a un écosystème extrêmement riche. par exemple la rencontre de la mer et de l’eau douce. Sans parler de la production à l’hectare avec ce genre de système mélangé. Ou alors la lisière entre un marécage et la terre ferme. on imite ce que la nature nous donne de plus intéressant. on appelle l’effet de lisière lorsqu’il y a intersection. du sorgho ou du maïs sur lequel ils font grimper du niébé rampant. C’est-à-dire par exemple entre la forêt et la prairie. C’est-à-dire bien sûr. il faut de l’entraînement. c’est un écosystème extrêmement riche. demi-dressé. quand ils vont voir une association comme ça. c’est ce qu’on appelle une lagune par exemple. […] ce que je disais c’est que les cours d’instruction c’est très bien. il y a une production biomassique végétale maximum et une production biomassique animale maximum. de toute façon c’est très difficile d’arriver à cette perfection si tu veux. après avoir sélectionné ce qu’elle nous montre. il y a. mais sûrement moins que si on met trop serré la céréale. En permaculture. y’a un effet de lisière. grimpant. ça va mais sans plus quoi. Y’a des gens qui vont dire.. y’a le milieu marin. c’est-à-dire que c’est endroit qui reçoit beaucoup plus de lumière donc y’a plein de sortes d’étages. puisque ça aussi ce qui est bien en Afrique c’est que y’a des variétés de niébé de toutes les sortes. la taïga. etc. qui est toujours plus élevé qu’une seule culture.

le verger taillé c’est quand tu cherches à avoir la production très rapidement. je fais autre chose. avec des arbres fruitiers éventuellement. Tu peux revenir sur la taille. il y a les légumes que l’on cueille moins souvent. et c’est une zone où rien n’est laissé au hasard. C’est-à-dire que plus on s’éloigne de l’habitat. et tu tailles tes arbres dans le but d’avoir une production tout de suite. elles sont à leur disposition. il y a deux façons de faire. La zonation c’est une planification des espaces qui consiste à organiser l’espace en zones concentriques (rarement circulaire en fait) d’intensité culturales décroissantes au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat. c’est-àdire le poulailler ou la canardière ou les deux sont mis entre la zone 1 et la zone 2. Bon la zone 2 est déjà beaucoup moins intensive. avec du cresson. autour de la maison ça va dans un rayon de 6 à 7 mètres. d’abord pour que le fumier de volaille on puise le retirer directement. il peut y avoir des céréales. comme on cultive que des légumes. c’est là d’ailleurs où les canards et tout ça ont libre parcours. parce que la taille là je pensais qu’il y avait pas de taille ? Il y a deux choses. Ah ici non. par exemple tout ce qui est pomme de terre. elles sont de plus en plus sauvage. généralement l’habitat des volailles. est-ce que ça accélère la production ? Greffé sur semis ? Parce que le franc peut être greffé. Bill Mollison recommande que le long des allées par exemple du jardin il soit planté des choses que l’on cueille souvent comme le céleri branche. Sur des francs de pied est-ce que tu peux tailler. Dans la zone 2. et puis le verger taillé. moins on a de cultures intensives. . Le noyau central est l’habitat humain. pour pas qu’on soit obligé de traverser les choux à chaque fois pour cueillir le céleri. Bill Mollison recommande aussi d’avoir quelques mares. C’est une zone. Là on va aborder le problème de la planification en permaculture. Cette zone 1 est entièrement mulchée. Bill Mollison est en Australie. il a fait ça par rapport au pays dans lequel il est. donc pour que ce soit plus complet il faut que les gens lisent ces lectures. on cherche à avoir le maximum de production à l’unité de surface. des arbres fruitiers qui donnent en permanence comme des citrons… Pas ici. La zone 1 c’est quelque chose de tout petit. C’est-à-dire que tu achètes tes arbres chez le pépiniériste. On va voir le principe de la zonation. et que les légumes que l’on cueille une fois comme les choux les choses comme ça qu’ils soient mis derrière.gens sont en train de les lires. et autour de ce noyau central il y a les zones qui sont concentriques et d’intensité culturales décroissante au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat. parce que moi je vais pas répéter ce qui est écrit sur ces lectures. mais ça aussi c’est sur un surface assez restreinte. dans cette zone. et les choses comme ça.

mais quand par exemple on a une espèce qui n’est pas fiable parce qu’il y a eu des croisements. Le problème c’est qu’on les a à chaque fois multipliés par greffage et les pieds francs se sont perdus. C’est comme les fraises. Oui et puis y’a autre chose aussi. à partir des noyaux quoi. par exemple avec des abricots. Ça peut être très bien ce qu’on va obtenir. si on veut avoir vraiment une fidélité d’espèce on est obligé de greffer là. Le pruneau d’Agen il convient à des terres argilocalcaires. y’a plein d’espèces de pruniers qui sont très fiables au niveau de l’hérédité. La zone 2 on met des produits qui nécessitent que 1 déplacement par jour. l’espèce va muter. Ils ont bien dû exister à l’état franc la plupart des fruits. sous un sain climat. ça peut un fruit qui est de qualité inférieure à la qualité qu’on souhaite avoir. Parce que ça aussi. Les framboisiers on les met où ? C’est en zone 2. donc si faut faire 3 kilomètres pour aller les cueillir. un semis. Parce que sinon on aura une autre espèce. c’est pas très intéressant. Si on les met dans un endroit par exemple dans le nord de la France et avec un terrain sablonneux acide par exemple. ça sera plutôt en zone 3. ça sera le verger non taillé. c’est là aussi où on met les glands. . y’a même parfois de nombreuses espèces de pommes si y’a pas trop de pommiers sauvages dans le coin… Dans les arbres fruitiers tropicaux peut-être qu’il y a moins ce problème. pour leur entretient. dans le sud-ouest ou en Yougoslavie ou dans des endroits comme ça. un pruneau d’Agen disons qu’il reproduit fidèlement l’espèce. les noyers.Non greffé. le problème des fruits. Ça dépend. De toute façon c’est sûr qu’il y a plein d’espèces qu’il n’est pas nécessaire de greffer (c’est pour la « vigueur hybride » ou « hétérosis » qu’on greffe aussi. elles sont également en zone 2. c’est comme le métissage on ne sait ce qu’on va obtenir. En zone 3 ça devient de plus en plus sauvage. qui reproduisent bien l’espèce. qui sera pas peut-être pas mauvaise de toute façon. en Afrique et en France aussi on recourt à la greffe pour éviter l’hybridation. la notion de fidélité de la variété ça c’est quelque chose de commercial. parce que par exemple si on prend le pruneau d’Agen. ça peut être un fruit de qualité supérieure. et puis on peut le faire nous-même. les choses comme ça. il serait mieux en zone 3 le framboiser. enfin en principe. Il est envahissant. leur récolte et tout ça. mais il peut muter. Ah oui mais ça. Le problème c’est au moment où le cueille il faut y aller tous les jours. là on met le verger demi sauvage qui est non-taillé. Oui non mais ça le franc on le taille pas hein. Non et puis vaut mieux faire une greffe de franc. l’arbre produit plus à court terme).

et. là c’est très rapide. et je vais attaquer ce qui n’est pas sur les lectures. Non mais j’y viens. mais ce qui important à retenir c’est que plus on s’éloigne de l’habitat. par exemple si on prend le système de Fukuoka. il aura une zone 1. c’est pour ça je dis aux gens de se reporter aux lectures. La zone 4 ça pourrait être les prairies. elle va avancer sur un rayon qui fait peut-être 10 mètres. Moi ce que je vais chercher à faire c’est apporter mon expérience personnelle. c’est sur les lectures tout ça. elle n’est pas très grande non-plus. moi ce que je cherche aussi à faire c’est parler rapidement de ça puisque c’est sur toutes les lectures. parce qu’elles sont assez désertiques. Enfin c’est une couronne de 10 mètre autour de la zone 1. De toute façon je vous donnerai des exemples. C’est-à-dire que par exemple. là y’aura les champs de céréale qui servent déjà de pâture pour les canards et qui permettent déjà un transfert de fertilité. bon par exemple il fera 4 ares. donc y’a une production biomassique forte. parce que y’a des coins qui ne sont pas plats. qui sont montagneux. c’est pour donner des bases. et même elles ont une production biomassique déchétuaire qui est excédentaire et qui permet de faire des transferts de fertilité sur les zone 1. ce qu’il faut voir. Y’a les couloirs aussi pour les ruminants.La dimension de la zone 2 ? La dimension de la zone 2. et surtout plus elles s’entretiennent d’elles-mêmes. des régions où y’a pas beaucoup de… au point de vue activités des régions qui sont pas agricoles. qu’il pâture la prairie. y’a pas besoin de moi. lisez les lectures. sous forme de l’animal lui-même. et plus les zones deviennent demi-sauvages. C’est justement pour ça donc que des régions comme la toundra et tout. sinon on dit aux gens. ils la récolte en pâturant. ça dépend des besoins. Ceci dit c’est très théorique cet aménagement (en cercles concentriques). ils concentrent la biomasse. sous forme de viande. qui sera cultivée extrêmement intensément. ça dépend du terrain qu’on a. le bétail quand il se promène. Ceci dit. Bon et c’est très variable. ils la transfèrent via leurs excréments donc la zone 1 ou 2. c’est-à-dire le jardin les légumes et tout ça. y’a plusieurs lectures… ça revient un peu au système de Fukuoka. donc des fois ce que je veux expliquer c’est que c’est pas toujours . etc. c’est-à-dire mon apport personnel. et il concentre par sa production toute la biomasse qu’il va récupérer dans sa journée. c’est la zone où les vaches ont besoin d’y aller souvent. et les poulets aussi. là y’aura le poulailler. Ça c’est très rapidement. le fumier de ce bétail peut être mis sur la zone 1 et 2 par exemple. quand ils se promènent en liberté partout. L’idée du truc. qu’il pâture les arbres fourragers. bon bah l’avantage du bétail c’est qu’il peut courir des milliers de kilomètres. Enfin d’ailleurs ils la transfèrent sous for me de lait. ça dépend du nombre personnes qui habitent dans la maison. y’a évidemment des chemins et des couloirs pour la circulation du bétail.

Aussi que des cultures qui nécessitent le plus de déplacement soient le plus près possible de l’habitat. Là ce qu’on va étudier c’est. c’est une peuplade qui est au Sénégal. puis lorsque les terrains communaux ont commencé à être rachetés et la dépaissance commune jugée « archaïque » fut interdite. c’est leur population extrêmement dense et nombreuse. et là c’est beaucoup plus naturel et beaucoup plus intéressant finalement. c’est l’ordre d’idée de la zonation. le mécontentement et la faim débouchèrent sur la révolution française). ces systèmes-là. et qui dévaste les sols. et qui est une magnifique pyramide assise au milieu d’un désert de sable. c’est le désert. mais va surtout étudier le phénomène de la zonation. c’est pas forcément un exemple d’agriculture naturelle mais c’est un exemple de gestion du terroir. ceux n’ayant pas de terres pouvant quand même avoir du bétail et un endroit où le nourrir. Ça correspond à une densité . et d’avoir des zones qui sont de plus en plus sauvage au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat et qui ont une production biomassique de plus en plus importante. La densité de population moyenne en pays Sérère dépasse 90 habitants au kilomètre carré. Les Sérères sont trois-cent mille. où y’a appropriation collective du sol. et qui ont la particularité pour les Wolofs de pratiquer la monoculture arachidière. les œufs on va les chercher tous les jours. Première caractéristique des Sérères. l’avantage aussi c’est qu’ils sont pas très loin des centres urbains. on verra que leurs techniques agricoles sont intéressantes. Là on va prendre pour exemple les Sérères. Tout ça. ils sont dans le bassin arachidier. ils sont environ 300 000 habitants. c’est la densité de population la plus élevée du Sénégal. comme en Afrique. faut pas que ce soit trop loin non plus. Enfin quand on passe chez les Wolofs. qui sont islamisés. (Avant en France il y avait la dépaissance commune. ce qu’on va aborder point de vue zonation c’est dans les cas. les Wolofs sont plusieurs millions. Donc l’exemple que je vais donner. c’est à l’échelon individuel. dans le bassin arachidier l’ethnie dominante c’est les Wolofs. c’est-à-dire arachide-mil-arachide. on le voit tout de suite. une sorte d’aumône. le principe qui est important c’est de réduire au minimum la zone qui nécessite un transfert de fertilité. qu’ils ont construit avec l’argent de l’arachide. ils habitent dans le bassin arachidier c’est plutôt au Nord du Sénégal. avec leur mosquée de Touba. par exemple le système de Fukuoka.concentrique. Ce qui est intéressant. Donc c’est une zonation qui est collective en quelque sorte. Ils sont très minoritaires. C’est-àdire qu’ils pratiquent la rotation a-m-a. et parfois même plus de 100 habitants au kilomètre carré. qui est intéressante à étudier à plusieurs points de vue. Par exemple les gens qui font un élevage laitier il vaut mieux que l’étable soit pas loin de l’habitat s’il faut traire les vaches deux fois par jour. Enfin ça c’est des choses élémentaires sur lesquelles je vais pas rester pendant une heure. ce qui est intéressant.

Alors au début quand ils se sont installés au début y’avait la forêt partout. Ils ont fait une clairière dans la forêt. Quand on voit l’âge des baobabs ils sont là depuis 10 000 ans et plus. enfin les paysans. c’est simple. les paysans. Stabilité dans l’espace aussi. C’est-à-dire qu’il y a une stabilité sociale. c’est un système permanent en quelque sorte. En aucune autre région du Sénégal une même population n’occupe aussi longtemps l’espace géographique qui est le sien. on va voir la zonation qu’ils ont. c’est qu’ils associent l’agriculture et l’élevage. c’est-à-dire qu’ils ont pas eu besoin d’aller envahir les voisins. c’est sa stabilité dans le temps. Tandis que là le bétail il existe et il reste tout le temps sur place. qui dure moins de 4 mois. Parce qu’à Casamance. Comment ils font ? Alors comment ils font. à la recherche de nouvelles terres à saccager. pourtant ils sont moins nombreux que les Sérères. par rapport à l’ethnie dominante. c’est des sols qui sont très sablonneux. . c’est-à-dire que selon les années. les sédentaires ne possèdent pas de bétail ou alors ils le donne ou le prête à des éleveurs Peuhls. et on verra pourquoi. et une saison sèche qui dure selon les années 8 à 9 mois. l’espace Sérère est entièrement défriché. ils ont un village. on comparera.de population qui est supérieure même aux cantons de Casamance qui bénéficient pourtant d’un climat bien plus arrosé et de l’apport de la riziculture irriguée. Les Wolofs ils peuvent pas avoir de bétail. Autre caractéristique de cette ethnie. entièrement occupé par l’homme. Ce qui est exceptionnel aussi chez cette ethnie. et au fur et à mesure la population a augmenté. et puis d’ailleurs dans toute l’Afrique. les précipitations peuvent varier de 350 millimètres à 1200 millimètres. ce qui est extraordinaire par rapport aux ethnies dominantes qui pratiquent la culture d’arachide qui sont en perpétuel mouvement. La saison des pluies. les précipitations sont environ de 600 à 700 millimètres par an. et les villages Sérères sont séparés maintenant uniquement par des légères bandes boisées. y’a plus aucun espace sauvage. et ils pratiquent la riziculture. Stabilité en population aussi ? Non. Parce que souvent dans cette région. Donc c’est une forte densité de population avec uniquement des cultures pluviales. par rapport aux autres. Chez les Sérères. En plus les sols sont assez pauvres. ils sont restés au même endroit. c’est une saison des pluies qui est assez courte. ils ont défriché la forêt qui les environnait. y’a par exemple moitié en jachère et moitié arachide-mil-arachide. mais alors là attention ça c’est une moyenne. ce qui est un fait exceptionnel dans cette région. non. comment ils s’y prennent. dans cette région qui s’appelle le Sine. environ 110 jours. bon bah ils peuvent pas. enfin une forêt très claire d’arbres épineux. il pleut jusqu’à 1 mètre 60 et plus. C’est pour ça qu’actuellement. la caractéristique.

Déjà par rapport à l’islam c’est tout à fait une autre longueur d’ondes. qui influence beaucoup c’est la religion du terroir. aussitôt c’est l’arachide commerciale ou le coton. Autre caractéristique du paysage Sérère : y’a des arbres partout. Maintenant on va voir quel est leur mode d’appropriation collective du terroir. « La terre est considérée comme le bien sacré des groupes passés présents et futurs. Donc la terre joue un rôle essentiel pour eux dans le développement du village. par l’intermédiaire donc de sortes de chamanes on pourrait dire. c’est des jachère pâturées. qui sont des abres fourragers. ils la considèrent comme un partenaire et ils font un pacte d’alliance qu’ils contractent avec elle. ne serait-ce que pour pas abîmer les arbres déjà. et aussitôt on assiste à une défertilisation du sol. C’est-à-dire que la défriche par le feu n’existe pas pour la bonne raison que tout est couvert d’arbres. C’est un peuple animiste qui n’est pas islamisé et qui a gardé sa religion du terroir. Ils estiment que l’économie ne peut bien réussir qu’à condition de bien traiter la terre. Donc jachère c’est un mot dont il faut se méfier un peu. donc ils peuvent pas se permettre d’avoir du bétail. et enfin l’intégration étroite des arbres fertilisants et fourrager au système agro-pastoral. l’élaboration de parcs arborés d’acacia albida. « La religion du terroir interdit également les défriches de jachère à feu courant ». . « L’association intime de l’agriculture et l’élevage bovin. » là c’est pas une jachère labourée comme ici faut pas confondre. c’est un cercle vicieux… Enfin on comparera les deux civilisations. Et ce lien personnel scellé par une charte d’alliance se retransmet et se renouvelle à chaque génération. notamment pour ce qui est des arbres fertilisants et des arbres fruitiers. Cette charte d’alliance avec la terre stipule notamment le culte et le respect des arbres utiles. des fois même surtout dans les terres nouvelles. Ah les brûlis. Règle d’observance stricte de toutes les mesures qui visent à maintenir la fertilité de la terre et à assurer la pérennité du terroir » D’ailleurs on peut voir une étroite corrélation entre l’abandon des religions du terroir dans certaines régions. et qui ont contracté successivement alliance avec elle.et puis encore là c’est la moitié en jachère. y’a quelque chose qui est très important. Il faut voir aussi. alors que c’est une pratique qui est très courante en Afrique. donc ils ont aucune fumure. c’est-à-dire qu’après une culture on laisse le terrain s’enherber spontanément pour qu’il soit pâturé par le bétail. dans la pérennité de leur existence. ils font tout en arachide ou presque. et puis ils bousillent tout et ils vont plus loin. c’est-à-dire que lorsque ces tribus animistes abandonnent la religion du terroir. Aux yeux des Sérères la terre est le corps d’une femme vivante désirable et féconde qu’il faut rendre heureuse. et la défertilisation des sols. le respect des jachères pâturées après une culture.

et non par la possession arbitraire du substrat terrien. Cette charte d’alliance stipule également l’égalité économique et sociale entre les hommes et les femmes. sous les parcs arborés les acacias albida appartiennent à des gens. est assuré par le travail investi sur le produit de l’activité de l’activité. » c’est-à-dire que quelqu’un qui a planté des arbres fruitiers il a l’usufruit et la production donc de ces arbres fruitiers. c’est-à-dire que pour droit de pâture. C’est-à-dire que défricher. et ses enfants héritent de l’usufruit ? Oui. Et ça c’est assez important comme nuance. Les femmes ayant droit à leurs propres parcelles. mais celui qui plante un arbre fruitier sur une parcelle. Il faut bien voir la nuance qui est quand même importante. « Ce qui leur donne la possibilité concrète et éventuelle d’acquérir un pouvoir économique équivalent à celui des hommes. ça c’est absolument hors de question. Il a l’usufruit. y’a une . c’est-à-dire des droits fonciers. C’est-à-dire que la terre. c’est-à-dire que les arbres. Jusqu’à sa mort. « Cette charte d’alliance avec la terre stipule également l’égalité des droits fonciers entre les habitants du même village. ni à voir avec le collectivisme communisme. mais ça équivaut pas par exemple pour le bétail. « La pérennité des droits d’usage de la terre. Hommes. le produit de ces arbres fruitiers lui revient. Il a pas à les donner à un pouvoir centralisateur. et chez eux le travail de la terre est tenu en très haute estime. Il a l’usufruit de cette production. tout la terre appartient au village. mais le bétail vient pâturer collectivement. quelqu’un peut pas dire ‘ces arbres m’appartiennent. oui c’est héréditaire. et y compris pour la production éventuelle de cultures de rentes. planter. » ça c’est aussi un fait extrêmement rare.Ouais. ceux qui les ont planté. parce que y’a les cultures de rente. et notamment pour ce qui est des droits fonciers et de la répartition des moyens de production. femmes et enfants. ce qui explique leur système d’égalitarisme économique et social. c’est des arbres fourragers et les arbres appartiennent. je ferme cet endroit et personne a le droit d’y aller‘. les femmes peuvent se faire de l’argent comme les hommes. parce que ça n’a rien à voir avec le capitalisme. C’est-à-dire que c’est le neuveu de la mère qui hérite. c’est leur droit. mais il ne possède pas la terre. C’est-à-dire. c’est-à-dire une séparation entre l’exécutif. fournit un droit inaliénable sur le produit futur. le législatif et le judiciaire. . » Donc pour les cultures. par exemple Montesquieu demandait une séparation des pouvoirs politiques. que ce soient des gens différents qui pratiquent ces pouvoirs-là. mettre en culture. D’ailleurs les droits de succession son matrilinéaire. ce qui n’existe nulle part ailleurs en Afrique. Il est considéré comme un grand honneur et auquel tous participent. là ça se passe. C’est-à-dire que si des femmes ont envie d’avoir leurs propres parcelles et éventuellement de se faire de l’argent dessus. ce qui leur donne un pouvoir social équivalent.

mais si tu veux finalement y’a des terres qui sont en jachère pâturée. 500 ans après. il y a des Lamanes. enfin il a l’usufruit lui aussi de son travail comme les autres. entraîne de facto la reconnaissance d’un droit d’usage de la terre. mais l’usufruit des cultures produites va au particulier. « La plantation d’arbres fruitiers. et qu’il y ait un membre de cette famille qui revient au village. mais l’usufruit. on peut dire que c’est définitif. y’a un Lamane. pour qu’on soit sûr que si y’a quelque chose qui va pas.séparation des pouvoirs au niveau du foncier finalement. le chef de terre il doit veiller à ce que personne ne… imagine que quelqu’un. pendant plusieurs milliers d’années. ce qui évite une concentration c’est-à-dire que le foncier. c’est-à-dire des prêtres de la religion du terroir qui sont responsables de la répartition des terres et tout ça. On va s’arranger et tu vas cultiver une parcelle et le produit de ta culture il est à toi. et il dit ‘moi je veux revenir au village. les gens se sont organisés et tout. Le produit du travail va à l’Etat. enfin par leur terre. même quand c’est des ethnies différentes et tout. bon bah c’est collectif. elle appartient à la collectivité. ou d’une culture pérenne. ils sont responsables de la répartition des pouvoirs pour que ça se passe dans l’équité et que personne ne meure de faim. la terre. celui qui est responsable. mais dans ce cas-là il a pas le droit de planter d’arbres. c’est-à-dire que les gens quand ils ont leur terres. c’est eux qui en bénéficient. qu’il ait une famille ailleurs. qu’il fasse une appropriation définitive du sol. et je veux pratiquer l’agriculture et tout ça’ et le chef il dit ‘bon bah je vais te donner une parcelle’ tout simplement. Même des étrangers au pays peuvent venir s’installer. que des gens se soient barrés du village pendant plusieurs siècles. ça peut arriver. quand c’est des baobabs. Tandis que là. ils s’appellent les chefs de terre des fois. plutôt les récoltes qu’ils font dessus. donc y’a une séparation des pouvoirs fonciers finalement. ils ont l’usufruit et ils ont pas d’ailleurs à donner des impôts ou des choses comme ça. La réalisation d’une plantation d’arbres fruitiers ou d’arbres fourragers comme l’acacia albida équivaut à une occupation permanente du sol de . un prêtre de la religion du terroir. ne va pas au Lamane. parce que y’a des arbres il faut voir. qui s’étend de facto sur la durée de la vie de l’arbre planté. entre les usagers qui ont droit à l’usufruit de leurs parcelles… par exemple dans le système collectiviste soviétique. Et quelle est la situation du chef de terre vis-à-vis de ce partage ? C’est-à-dire ? Bah est-ce qu’il se donne un terre. mais les gens ne disposent pas du produit de leur travail. Il va voir le chef de terre. Les terres appartiennent à l’Etat et le produit du travail va à l’Etat. ou est-ce que les autres la lui donne ou est-ce que les autres subviennent à ses besoin ? Le chef de terre bon bah il a des parcelles que ses ancêtres ont borné y’a je sais plus combien de temps.

avec tout ce que ça implique. c’est-à-dire des gens auxquels on se réfère pour la vie de tous les jours. Donc c’est un truc qui est… Les gens.facto » Mais en fait pas vraiment du sol. c’est en fait une sorte de théocratie. bien qu’ils étaient à 1 contre 20. et c’est ce qui a découragé les autres… bien sûr les chefs de terre ils reçoivent quelques cadeaux mais pas grand-chose. ils auraient pu être islamisés très rapidement. comme ça c’est fait fréquemment partout dans le . chaque peuple sur la terre a ses héros finalement. sont absolument inexistantes en pays Sérère. y’a un pouvoir collectif du village qui reste assez fort par rapport au chef de terre s’il a envie donc d’abuser. c’est qu’ils ont eu la victoire les armes à la main sur l’islam. Le Lamane garde un pouvoir chargé de signification religieuse » c’est un prêtre et un chef de terre en même temps. et des guerres saintes. donc c’est encore une séparation des pouvoirs. c’est le fait que le village les reconnaissent en tant que chef de terre. de fermage. on pourrait dire que c’est une sorte de médiateur finalement entre les génies de la forêt. ça a été une guerre terrible. s’ils sont restés. c’est pas vraiment un cadeau matériel. Le Lamane. c’est parce qu’ils ont vaincu même en étant très peu nombreux. C’est comme ça que les structures foncières. le pus grand chef de guerre islamique de l’Afrique Noire justement a été tué en faisant la guerre contre les Sérères. les Lamanes chefs de terres ne peuvent en aucun cas expulser les exploitants de leurs terres. D’ailleurs y’a une loi même en cas de non versement de redevance qui leur sont dues. qui sont d’ailleurs divinisés et portés à l’état de demi-dieux. c’est uniquement un phénomène de guerre. les gens qui ont gardé leur religion animiste comme ceux-là. il s’agit beaucoup plus d’une reconnaissance sociale que de la perception d’un loyer du sol. comme j’ai expliqué. « Ces redevances sont d’ailleurs très modestes et ont plutôt un caractère très symbolique. Les Lamanes sont les prêtres de la religion du terroir. ce qui faut voir en Afrique y’a eu le phénomène de l’islamisation. et entres les âmes des ancêtres célèbres. de métayage. et les Lamanes sont considérés comme ceux qui sont les médiateurs entre ces héros. tout ce qu’on veut. que ce soient des marginaux ? Il y a. C’est là où ils ont tué Maba. chez les Sérères les droits des Lamanes reposent sur un accord initial passé avec les génies de la forêt. et même y’a eu des guerres qui ont été épouvantables. pour des questions personnelles que des particuliers ne donnent pas le cadeau parce qu’ils se sont disputés tout ça. Donc des fois ça arrive. Comment se fait-il qu’ils ont pas fait tache d’huile sur l’Afrique ces gens-là. ils reconnaissent leurs positions sociales. féodales. qu’il s’agisse de servage. d’un droit d’usage en fait. mais ça ne donne aucun droit foncier pour expulser les gens au chef de terre. les guerriers islamiques qu’ils avaient en face d’eux. qu’on rencontre partout ailleurs dans le monde. l’absence d’usuriers. ce qui est exceptionnel.

C’est ce qui reste de la forêt primaire. c’est tout juste s’il est pas lapidé. parce que quand t’es une ethnie minoritaire c’est pas toujours facile. D’ailleurs n’importe qui peut faire partie de cette classe. ils résistent. qu’ils font ça toute . Ils sont guerriers cultivateurs. et qui ont été ensuite spiritualisés par voie de culte. et c’est grâce d’ailleurs à cette fidélité à leur ancêtres et à leur religion du terroir que les Sérères ont été extrêmement motivés pour résister à l’islam. qui est d’ailleurs très élaborée. C’est-à-dire que les arbres fruitiers qui ont des branches mortes et tout ça. C’est là où. Oui enfin disons que c’est une religion qui est quand même assez forte. Il vaut mieux qu’ils aillent ailleurs. d’ailleurs avec des problèmes scolaires. Tu disais autour du village y’a une bande boisée. qui sont spécialisés. qui ont une vocation guerrière. Non. mais elle est large ? En principe oui. et qui est entre les mains des paysans en quelque sorte. Chez les Sérères. mais quand des gens sont spécialisés dans un domaine. Oui. c’est-à-dire de gens qui sont spécialisés dans la guerre. Ça leur suffit pour faire le feu ? Ah mais. des arbres y’en a partout. c’est considéré comme un métier comme forgeron ou n’importe quoi. Justement c’est pour ça que c’est pas une milice. Enfin on pourrait dire une milice mais pas vraiment une milice parce que c’est des gens. et toujours d’ailleurs. qui ont une classe guerrière. Non. y’a un groupe de gens qui sont une classe guerrière. Ils gardent leur stratégie ancienne. Ou plutôt des mercenaires.monde. ils vont faire comme les autres qui vont enlever tous les arbres et faire 20 kilomètres pour leur feu. Ce sont des gens qui font partie du village. Mais ils ont pas réussi à entamer les Sérères. mais qui n’ont aucun pouvoir social. ils n’ont aucune sorte de pouvoir social. De tout façon il vaut mieux d’autres gens que les Jésuites pour discuter des Africains tu vois. toute leur vie ils s’entraînent au combat. Ceci dit. C’est pas des mercenaires non plus. c’est discutable une classe de guerrier. Parce que y’a des prêtres missionnaires qui appartiennent à d’autres ordres que les Jésuites. Je montrerais comment est organisé le terroir. les Jésuites en Afrique y’en a pas trop. c’est des choses comme ça qui arrivent. Comparable à une milice. C’est pas vraiment une milice. Ils ont résisté aux Jésuites aussi. Quand ça arrive qu’un jeune Sérère va à l’école et qu’il se retrouve en face à 30 islamisés qui sont fanatisés au niveau de leur religion.

Et le type de paysage. Pas seulement dissuasif. Ils se font souvent attaquer ou c’est par période ? Y’a eu des guerres très longues pendant que l’islam a envahi l’Afrique. plus personne n’a envie de se battre. et puis même y’en a plein. Ils sont un groupe dissuasif par rapport aux autres tribus. etc. évidemment. y’a eu une défaite écrasante hein. parce que finalement c’est tout ce qu’on leur donne. en cas de guerre. mais seulement en cas de guerre. là le marabout. y’a rien qui l’a arrêté. parce que ça aussi dans une guerre c’est important. à la guerre tout le monde y participe disons. des chevaux dans un endroit comme ça c’est pas évident à entretenir. ça été vraiment une vague. donc convergence d’intérêt entre tous les membres de cette société. quand il y a manque d’unité. au combat. Et les Sérères ont pu résister grâce à plusieurs choses. pour des raisons diverses qui sont pas intéressantes à élucider… Enfin là donc y’avait une unité. les autres étaient très nombreux en face quand même. C’est pour ça que ils volent pas leur nourriture on peut dire. il est passé partout. Parce que Maba. ça a été assez long. . mais ce sont des gens qui sont spécialisés et qui ont une valeur guerrière très forte. de l’islam. après tout y’a des gens qui se disent ‘c’est pas plus mal qu’il y ait des étrangers chez nous qui viennent…’ enfin etc. Donc finalement ils ont eu un rôle majeur dans les guerres qu’il y a eu au siècle dernier. Donc effectivement dans un monde de guerre y’a eu une certaine utilité d’avoir une classe de gens qui sont spécialisés. y’a eu des grands marabouts guerriers qui ont mis beaucoup d’énergie donc pour islamiser toute l’Afrique. très forte. ils sont très fort dans ce domaine-là. ces gens-là ont le pouvoir de décision. ce qui leur a permis de faire front contre l’islam. à 1 contre 20 ils les ont foutu en l’air. il a avancé sur l’Afrique. parce que le manque d’unité intérieure on a vu en France quand les Allemands sont venus nous rendre visite. enfin leur nourriture et aussi le pâturage pour leur chevaux parce que y’a aussi une cavalerie.leur vie depuis des générations et qui cultivent l’art de combattre en quelque sorte. ce qui revient il faut dire assez cher. Et quels sont leur revenus à ces soldats-là ? Ce sont les paysans qui les nourrissent en quelque sorte. Mais il est arrivé en territoire Sérère. dans le combat contre l’islam ils ont eu un rôle capital. grâce au fait qu’il n’y avait pas de divergence d’intérêt entre les membres. mais à ce moment-là. Bon. il s’est pris une plumée. il s’est fait tuer en plus. c’est une plaine ? On va revenir sur ça. avec l’impossibilité de trahison. y’en a plein qui ont envoyés leurs voisins au four crématoire. fallait voir la collaboration.

et un système de culture qui fait que les gens pouvaient se séparer de la production. entre chaque concession y’a souvent 60 à 100 mètres environ (hameaux-jardins). y’a pas de trous ? Non. Ça évidemment ça donne un aspect d’intégration au paysage très fort. d’ailleurs chez les Wolofs qu’est-ce qu’on voit ? L’image classique du désert. Puisqu’on est dans le village on va voir ce que c’est que les concessions. et des greniers en réserve qu’ils ont. ils sont grossièrement circulaires de façon à s’emboîter. c’est-à-dire les groupes de maisons qui sont à une même famille. ils font quand même pas des hexagones. ils vont pas jusque-là. enfin de cases puisque c’est pas des maisons. surtout avec la hauteur du mil Des arbres… Les arbres ne gênent pas puisqu’il ne pleut pas beaucoup. des fois même les précipitation sont de 350 millimètres. qui fait 3 mètres 50 de haut parfois. Le terroir il est circulaire ou le terroir s’emboîte. et ils se contentent uniquement de cueillir leurs arbres fruitiers. ça c’est très important pendant la guerre.Deuxièmement. C’est-à-dire que pendant les guerres des fois ils s’arrêtent totalement de cultiver. Chez les Sérères. ils ont toujours eu des greniers pleins avec des arbres partout. c’est un peu comme les villes. et des agglomérations qui sont concentrées autour de la mosquée. et se concentrer uniquement sur le combat. après c’est le terrain hors du village. donc les arbres sont assez espacés. y’en a partout. Alors le village il est pas comme les autres aussi. le village de l’ethnie dominante Wolof. ce sont des villages qui font 200 à 300 habitants parfois plus. Par contre ce qui cache les maisons c’est le mil. c’est plat et sableux. et l’aire de culture donc autour. le village n’est pas comme ça. que tout le village pouvait cesser toute production alimentaire. alors voilà grossièrement comment c’est. leur haute production agricole. ça c’est très important pour un peuple qui est envahi. donc c’est un petit bourg en fait. 500-600. c’est la grande étendue de sable avec quelques plans d’arachide souffreteux qui essayent de pousser péniblement… là donc c’est la zone. c’est-à-dire que lorsqu’on vient. Maintenant on va étudier l’habitat. le terrain est assez plat. on va voir tout de suite pour se fixer les idées ce que c’est qu’une concession. y’a une place du marché. parce que le nerf de la guerre c’est l’alimentation. donc le village. donc autour des maisons y’a pas de culture. Ici ce sont les concession familiales. . c’est un village quasi centralisé. c’est pas ça qui va cacher les maisons. ça dépend des variétés. enfin même plus d’ailleurs.si tu veux bien sûr les terroirs sont circulaires. c’est le village. mais pour s’emboîter. Les villages sont en ordre très lâche. avec une mosquée. donc qui sont relativement peuplés.

qui sont partout d’ailleurs. chaque famille vit un peu séparément dans sa bulle et vit séparément. ou des haies de jujubier. en cas de guerre ça peut toujours servir. Enfin grossièrement. des épineux. le petit bétail en quelque sorte. les concessions. chaque paillotte n’a qu’une seule pièce. Le toit est conique. Pour donner un ordre d’idée. là j’ai montré une concession compliquée. Pendant la saison sèche. une véritable ration de survie à assez longue conservation. parfois un cochon comme ils sont pas islamisés. la saison agricole. un petit village de 300 habitants sera divisé en une quinzaine de concessions. au point de vue de la vie de famille. des fois des réserves de fourrage sous forme de foin. et qui sont mises sur pilotis. dégager une cour intérieur au milieu avec un baobab finalement. donc finalement le mot tapade suffit pour désigner à la fois la clôture et l’espace qu’elle enclos) ce qui est un peu aberrant parce que tout est rond. y’a les chèvres et les poules qui viennent là. vingt habitants par concession en moyenne. ça c’est pour vous montrer à quel point l’agencement peut être complexe. qui fait de l’ombre et on verra ce que donne le baobab comme productions (le baobab fait de grosses cosses contenant des graines comestibles. » C’est-à-dire que chaque adulte a son espace. Là y’a l’enclos à l’âne. moi je dis concession. c’est des sortes de grandes vanneries en jonc tressé. légèrement débordant et couvert de chaume. c’est aussi un cercle grossier qui est fait en tapades de tiges de mil (palissade de nattes tressées). Les matériaux de construction de ces paillottes sont exclusivement végétaux. les peuples ayant emmené ces ‘rations’ avec eux et introduisant l’espèce). et la « tapade » vient du portugais tapada qui veut dire parc. ce que j’appelle les greniers à mil. mais en fait ce qu’on cherche dans une concession finalement c’est mettre les habitats plutôt autour. Les greniers. là c’est les greniers à mil ou à niébé. qui sont rondes et tout ça. la morte saison agricole donc. souvent en Afrique les gens l’appellent « carré » (ou « gallé ». pendant la saison humide. Moi je préfère l’appeler cercle ou concession. dont la paroi est faite d’herbes tressées recouvrant une claie de joncs on bien de tiges de mil. Alors au point de vue de l’économie. « Les maisons sont des paillotes rondes. mais il y a autant de paillotes qu’il y a d’adultes. et prennent de la nourriture dans les greniers collectif –parce que pour le reste c’est généralement des greniers individuels. c’est -à-dire que dans l’espace du village y’aura une quinzaine de concessions qui feront en moyenne une quinzaine d’habitants. Maintenant le nombre de concessions. ce qui explique d’ailleurs pourquoi le baobab s’est retrouvé en Australie.alors les concessions c’est ça. Maintenant on va voir le nombre de concession. . les gens mangent en commun et vivent en commun. la vie de famille est différente selon la saison. les réserves sont importantes.

On va passer à la zone 1, elle s’appelle la zone de sécurité, on va voir pourquoi. Cette zone 1 est entourée d’une barrière d’épineux, de jujubiers et de choses comme ça qui est infranchissable –en tout cas à la cavalerie. Dans les concessions y’a des enclos autour des concessions qui sont pas clôturés, pour se rendre compte des passages d’une concession à une autre, c’est des bandes d’herbe qui très étroites, mais sinon le village avec les terres attenantes aux concessions est entouré d’une haie d’épineux extrêmement forte. c’est pour des raisons probablement stratégiques, les guerres contre les musulmans ont dû pas mal inciter à cette façon de faire. Les chemins d’accès sont également bordés d’épines pour pas que le bétail divague là où il faut pas qu’il aille et aussi pour des raisons stratégiques, parce que pour pouvoir se déplacer c’est difficile. Même des fois on trouve des plantes qui sont associées à ces haies d’épineux, des plantes qui servent à empoisonner les flèches ou des choses comme ça, enfin on sent bien que la guerre est passée récemment. Et le terrain il est plat pratiquement. « La zone de sécurité constitue la zone centrale du terroir, elle située à proximité immédiate de l’habitat », on peut l’appeler, si on prend des termes traditionnels, on peut l’appeler infield, enfin c’est comme ça qu’on appelait ce genre de chose autrefois, c’est-à-dire c’est la zone du village et ses terres attenantes, ce sera une zone qui est très intensive avec des zones plus extensives autour. « Elle est située à proximité immédiate de l’habitat, ce qui lui permet de bénéficier des apports permanents et divers de déchets domestiques, c’est-à-dire de cendres, de déchets organiques et ménagers, des déchets de cuisine, des excréments humains, ainsi que les déjections du petit bétail » c’est-à-dire des cochons, poulets, chèvres et un âne, c’est-à-dire que toutes les déjections du petit bétail qui couche à l’intérieur de la concession et des gens, de leur déchets domestiques vont donc directement dans la zone 1, c’est là où on voit l’intérêt d’avoir une zone intensive à proximité immédiate de l’habitat, ça en facilite la fumure. Plutôt que d’avoir comme les islamisés un habitat qui est concentré, en une sorte de village et de bourg groupé, et les champs à l’extérieur, ce qui fait que finalement la vie dans la maison n’est plus intégrée à l’espace agricole, ça devient quelque chose de séparé en quelque sorte. Des fois en plus le long des concessions comme ça, ils ont des petits enclos attenants où ils mènent des chèvres et des choses comme ça. Dans les concessions on aura le plus souvent du petit bétail, parce que le gros bétail on verra après, le gros bétail ne pénètre pas la dedans sauf à certaines périodes, y’a une ânesse qui va dans les concessions, une dizaine ou une vingtaine de chèvres, et puis parfois un cochons, et les volailles. Les cochons locaux, c’est comme les volailles locales, ça a rien à voir avec les bêtes de chez nous, les cochons ils se débrouillent plus ou moins par eux-mêmes pour fourrager, et les volailles c’est pas compliqué,

elles volent, elles vont à je sais pas combien de kilomètres, et elles reviennent que le soir, contrairement aux nôtres qu’on voit pas souvent voler, et puis là-bas elles sont plus petites elles ont des ailes plus grandes, elles sont plus taillées pour le vol, enfin elles pondent pas trop mal. Ce qui permet que le fumier qui est accumulé toute l’année en stabulation nocturne et régulière va être concentré sur cette zone de sécurité. La zone de sécurité elle fait environ 1000-1500 mètres carré autour de la concession, ça fait une couronne autour de la concession qui a un diamètre environ de 50 mètres, c’est le terroir de culture intensive et l’habitat. « Les arbres qu’il y a -on va les voir un par un- y’a des néré, des dattiers du désert, des karités, des tamariniers, des baobabs, beaucoup de baobabs, des palmiers rôniers, des papayers, des manguiers, des goyaviers et des anacardiers, le meilleur, c’est un arbre multifonctionnel. Celui qu’on voit dans l’enceinte des villages, en zone 1 dans la zone de sécurité, c’est le baobab. » Il a plusieurs ressources, les gens savent ce que c’est qu’un baobab, c’est arbre, surtout là dans ces villages qui sont très anciennement implanté, c’est un arbre qui a un tronc immense, on peut même aller installer sont nid en haut sur les branches. Donc « il fournit plusieurs ressources, d’abord ses fruits, qu’on appelle couramment pain de singe, qui donnent une pulpe farineuse acidulée à haute teneur en glucide et qui est très riche en calcium, qui est consommé soit tel quel ou mélangé à du lait après avoir été broyé. En plus de ses fruits il donne ses graines, qui sont utilisées après torréfaction ou séjour dans l’eau, et qui contiennent une forte proportion d’huile et de protéines, qui sont consommées comme condiment, après avoir été broyés –toujours d’ailleurs avec le fameux pilon. Plus important encore, ses feuilles, qui sont utilisées comme légume et qui tiennent lieu d’épinard, elles sont le plus souvent séchées et transformées en poudre après broyage, puis mêlée sous forme de sauce mucilagineuse aux plats de céréales auxquels elle donne liant et onctuosité. » en fait ces feuilles de baobab constituent un complément alimentaire irremplaçable, très utiles pour complémenter les plats de céréales, qui sont généralement assez pauvres en sels minéraux, parce qu’elles sont très riches en protéines, en vitamines A et C et en minéraux. Pour 100 grammes de poudre de feuille de baobab on a 2000 milligrammes de calcium (2 fois plus que le lait, voire plus) et 50 milligramme de fer (Voire jusqu’à 100 mg et plus. Soit 500 à 1000 fois plus que le lait et jusqu’à 5 fois plus de vitamine C que le citron toujours d’après les données de Wilkinson (2006)). Comparé par exemple au mil, céréale courante, qui contient que 30 milligrammes de calcium et seulement 4 milligrammes de fer pour 100 grammes (pour 100 g : jaune d’œuf cru 150 mg de calcium, 6 mg de fer, œuf brouillé ou omelette : 75 mg de calcium). Donc on voit la grande richesse des feuilles, et en plus cuit c’est très bon au goût, ça fait un plat très onctueux.

Les fruits du baobab sont aussi très riches en calcium mais je n’ai pas la composition des fruits. (Wilkinson (2006) trouve 2500 – 3700 mg de Ca dans la pulpe de fruit) Une des raisons pour lesquelles les feuilles de baobab sont riches en calcium et en fer c’est que tout ça c’est remonté dans les feuilles après solubilisation par les racines de la roche. « Le baobab fournit la matière première essentielle à la fabrication de cordes, de sangles et divers attaches de vanneries dont l’emploi est incessant dans l’activité rurale, et les cordes tressées de baobab servent également pour fabriquer la literie » les fameuses nattes sur lesquelles on se couche. « L’aubier de baobab et les fleurs fournissent des remèdes. » non précisés, ça doit être une panacée sûrement. Y’a deux arbres légumineuses alimentaires, y’a le tamarinier. Ce sont des arbres qui en plus ont l’intérêt de fixer l’azote du sol pour l’enrichir. Le tamarinier c’est une légumineuse dont on utilise la pulpe en alimentation. Ça donne des gousses, comme des haricots avec des graines dures et non comestibles –pour le bétail- et avec une pulpe acidulée, douce, qu’on peut même manger crue. L’autre arbre c’est le néré, le néré par contre on utilise ses graines pour faire une sorte de pâte fermentée qui ressemble un peu au miso d’ailleurs. Y’a le palmier rônier, autre arbre fruitier, qui a l’avantage d’être un arbre très social comme tous les palmiers, c’est-à-dire qu’il fait pas d’ombre donc on peut cultiver tout ce qu’on veut dessous sans aucun problème. C’est pas un arbre local, il vient d’Inde, enfin il est depuis très longtemps là-bas car y’a des rôneraies qui ont l’air assez âgées, ils résistent à la sécheresse, on peut les planter à une densité de 100 arbres à l’hectare alors que pour les autres espèces on les plante environ à 40-50 arbres par hectare maximum. Ils donnent des fruits qui sont un peu une noix de coco qu’on consomme un peu pareil, d’ailleurs je me demande si c’est pas un peu pareil. C’est très fort, ils font cuire je crois. Ils y mangent mange cru, de toute façon ces peuples là ils aiment ça, je les ai vu manger des fruits sauvages que moi j’ai jamais pu manger tu vois. Y’a les fruits de liane, les zabans. Ils mettent dans le whisky, ça c’est pas mauvais. Mais souvent moi je les ai vu tu vois dans les bandes boisées sauvages, y’a des tas de fruits sauvages qu’eux trouvent délicieux, et que moi à l’époque je trouvais d’un goût assez discutable. Et on observe nous la même chose pour des fruits qu’on trouve par ici, au début on peut pas les manger, c’est vraiment épouvantable, et puis au bout de quelques mois d’instincto ça devient délicieux, c’est plein de goût… Y’a un certain nombre de choses qu’on peut pas manger d’entrée hein. Pourtant ils mangent pas mal de cuit aussi mais je sais pas, ils sont habitués peutêtre, je sais pas. les fruits du rônier ils sont pas mauvais, ils sont soit mangés tels

y’a la pomme de cajou qui est là. pour la construction de ponts et autrefois on creusait les troncs pour faire des canalisations (comme l’aulne d’ailleurs). ça se rapproche plus de la banane. et sur le rameau y’a une excroissance. » l’anacardier maintenant. C’est ce que les Africains m’ont dit. et en protéines. c’est pas comme un fruit acidulé. Et c’est un fruit qui a vraiment l’air excellent. qui contient 20 % de protéines. Ses jeunes pousses qui sont des rejets de pousse ou jeunes plants issus de semis sont consommées comme des légumes. ses feuilles servent dans la construction de nattes. « le véritable fruit de cet arbre -je sais que les gens croient que c’est la noix de cajoule véritable fruit de cet arbre c’est la pomme de cajou. assez ferme. c’est riche. « c’est un arbre qui revient de l’Inde mais les gens l’ont adopté très vite parce qu’ils se comportent très bien en sol sableux et sec. ça leur arrive de faire des cures de pomme de cajou comme nous on fait des cures de raisin. C’est assez dur. . évidemment comme tous les fruitiers. Les gens là-bas. c’e st une excroissance grasse qui se fait ici. Ces protéines sont de très haute valeur biologique au point de vue de la composition en acides aminés. enfin ça a pas un goût de banane. ce n’est pas fruit ni une graine la noix de cajou. c’est acidulé ? Ah non.quels soit utilisés dans diverses préparations culinaires. C’est un des fruits les plus riche en protéines. c’est comme casser une branche si t veux. il est tout à fait notable en Afrique que la pomme de cajou est un fruit dont les cures sont curatives pour les maladies les plus graves. qui est très bonne » les instinctos là n’ont pas goûté de pomme de cajou ? La pomme de cajou est très intéressante à tous les points de vue. et qu’on a en plus du fruit. enfin tout ce qui va dans l’eau. ce qui est énorme pour un fruit sucré. et la richesse en vitamines C et B est extrêmement élevée. Oui. « L’arbre a une sève sucrée qu’on peut recueillir comme boisson. Il résiste aux termites. Et elles se détachent pas facilement Non elles se détachent pas facilement. mais c’est un fruit concentré. Enfin il a un bois imputrescible qui peut être utilisé dans la construction de charpentes. qui n’est pas le noyau de ce fruit comme beaucoup de noix. C’est difficile de décrire un goût de fruit. de toitures et de vanneries. En plus évidemment y’a la noix de cajou en prime. En plus. ou le plus riche. la lèpre et tout ça. Y’a le rameau ici. Ça a quel goût. Elle est très riche en sucres. « L’anacardier se plaît également sur les sols sablonneux » Et il peut d’ailleurs pousser facilement sous le couvert du rônier qui n’est pas gênant. T’en as gouté ? Oui.

là où ils pourraient avoir des belles vignes. Les autres arbres fruitiers. mais là-bas ils ne font pas chauffer. Et puis c’est absurde. tu te fais bouffer. pour avoir des bananes qui sont tout juste mangeables. ils sont jaunâtres. c’est-à-dire des mangues qui sont plus petites et plus ensauvagées. ça c’est un . des goyaviers et moi je suis pas du tout d’accord. donc ils font pousser ça avec beaucoup d’irrigation. les manguiers et les papayers je crois que tout le monde connais. Les manguiers en général c’est plutôt des mangots. on la coupe et on la laisse. Tu disais qu’il y avait des espèces qui avaient été perdues parce qu’elles avaient pas pu reculer. elles sont là avec leurs petits régimes tu vois. Sans parler du paludisme en prime. parce que dans Sud de l’Espagne. justement là c’est contraire aux lois naturelles. […] Il pleut pas assez pour un anacardier là-bas. Le troisième truc que produit cet arbre c’est que cette pomme de cajou elle est très efficace pour flinguer toutes les larves de moustique. Même dans une maison. des caroubiers. les moustiques ils disparaissent de la circulation. faut voir les ananas la couleur qu’ils ont. C’est sûr que l’extraction est difficile. avec des feuilles aussi qui ont plutôt tendance à jaunir. des papayes. C’est absurde. J’ai vu des gens qui faisaient pousser des ananas aussi. Avantage très appréciable en Afrique quand on ne dispose pas de moustiquaire. ils sont pas vert comme en Afrique. souffreteuses. Ah oui mais là ce n’est pas le cas. c’est vraiment épuisant comme bête. ils sont chétifs. et ça lessive et tout. des cannes à sucre et plein de choses comme ça. en figues.C’est pour ça qu’ils sont obligés de chauffer pour que ça lâche. ils sont plus virulents qu’ici. on prend une pomme de cajou. en amandes et tout ça. Parce que les moustiques moi y’a 5 ans en Afrique ils ont failli avoir ma peau. et puis ils sont très nombreux. les manguiers greffés pour faire des grosses mangues sont quand même assez rares là-bas. alors les bananes n’en parlons pas. des oliviers et des vignes ça va très bien. des papayes vraiment pas évidentes par rapport à celle qu’on mange en Afrique et tout ça. des amandiers. en Inde en tout cas il paraît qui les chauffent pour pouvoir les faire lâcher. Si dans une mare on balance une pomme de cajou c’est terminé. il réussit à pousser parce que dans la zone du bassin arachidier les nappes phréatiques sont assez proches de la surface. moi j’ai vu des gens qui mettent jusqu’à 3 mètres cube par mètre carré tu vois. les précipitations font souvent entre 200 et 400 millimètres. et les bananes.erdent pour avoir des trucs minables. ils s’emm. En Espagne y’a des gens qui font pousser des bananiers. et puis ils sont tout petits. des bons rendements en caroubes. disons qu’en Espagne des figuiers. c’est dur à casser c’est tout.

sauf sous le manguier. donc le sol a tendance à être sablonneux. c’est surtout les karités. alors le karité on l’appelle l’arbre à beurre parce qu’il donne des… y’a les balanites aussi. C’est un arbre qui en plus donne autre chose que le beurre de karité. Donc ils cultivent ce mil et ce niébé. Là-bas dans le Sud de l’Espagne s’ils voulaient ils pourraient faire des figuiers à deux ou trois récoltes par an. mais ça ils en ont pas beaucoup. et y’a le karité qui donne ce qu’on appelle le beurre de karité. On voit que ça donne une occupation optimale du sol par les racines grâce au fait qu’il y ait des arbres associés aux cultures annuelles. ce mil avec une très haute qualité alimentaire. il pousse bien sous ces arbres. moi ça m’est arrivé en Afrique d’en faire une forte consommation. ils cultivent du mil. ils peuvent mieux le protéger contre les oiseaux. ils les prennent et ils les mangent. parce que ce qui se passe que là où y’a le village avec les terres autour. Enfin non quoi. alors entre ces arbres ils cultivent. Un autre arbre qui est très important c’est le karité. Et tout ça avec 3 mètres cube d’eau au mètre carré. . et voilà quoi. les gens en Afrique c’est très apprécié. c’est sûrement très riche. Le mil sous ces climats chauds. en plus la caroube. et qui est souvent attaqué par les oiseaux. C’est un mil précoce qui est adapté au sol sablonneux. tous les ans et très intensément. parce que le manguier donne une ombre qui est très épaisse. Quand y’a une pente. du mil et du niébé rampant. c’est très rémunérateur. c’est très bon. les balanites pas beaucoup… j’ai oublié les arbres à huile : Alors y’a le balanite dont le fruit donc donne l’huile. vraiment on peut se nourrir de ça. ils vont rejoindre le plat de mil traditionnel. on voit sous le manguier qu’il y a une nette dépression sur le rendement. ils les dessèchent au soleil et ils les vendent au marché. Bon bah les caroubes c’est très bien aussi. donc les oiseaux ils vont rejoindre le plat de mil parce qu’ils sont en train de les attendre avec des frondes. les éléments fins ont tendance à être lessivés plutôt vers le bas. pendant la saison des pluies. C’est très intéressant. faut prendre des appareils de mesure. Ça réalise une occupation optimale du sol. ils pourraient faire des choses qui sont très intéressantes. ils cultivent ça. Tous les jours pendant la période. ils cultivent ce mil là parce que c’est à proximité des habitats. c’est un arbre légumineuse. c’est un terroir qui est cultivé en permanence. En plus c’est très prisé. qui est très résistant à la sécheresse. c’est un mil qui n’a pas de barbes. ses feuilles attirent souvent des sortes de vers de chenilles d’une espèce particulière et les Africains de ces tribus considèrent qu’une des fonctions du karité c’est d’attirer des insectes. enfin la pente on la voit pas. plus sablonneux qu’ailleurs et aussi parce que c’est au sommet de la pente.peu de la folie tu vois.

c’est intéressant le piment. c’est une race de millet qui est très résistante à la sécheresse. Donc le sol comme ça est protégé. et le coton aussi. c’est avec ça qu’on fait le tapioca. C. . qui est un légume fruit. il doit y’en avoir 30-40 mètres carrés quoi sur un hectare. Ça aussi c’est dans des petits enclos à l’écart du bétail. c’est uniquement pour les vêtements. Enfin c’est une race. Ils en font peu. mais qui est dans des enclos pour être protégé du bétail. c’est le plat de viande qui vient accompagner le mil le soir et puis voilà. souvent les trucs séchés sont plein d’aflatoxines malheureusement). le sol est occupé par les patates douces rampantes. Ah non. Le mil ça a un rapport avec le millet ou bien c’est une autre famille ? Ah non c’est en rapport avec le millet. c’est le pennisetum. Y’a les niébés. Ceci dit les Wolofs eux en font beaucoup parce que le manioc produit beaucoup à l’hectare et puis il demande peu de travail par rapport aux céréales. tout ce qu’on veut. Evidemment l’éternel piment dont ils mettent des doses exagérées dans les plats. et puis heureusement parce que le manioc épuise le sol. le manioc non. ce n’est pas de la même famille mais au goût ça rappelle un peu ça. disons que du manioc il doit y’en avoir 20 à 40 mètres carrés au maximum dans la zone 1 qui fait un hectare et puis des fois pas du tout. c’est peut-être cruel mais c’est comme ça. Ils cultivent aussi dans cette zone le gombo. et puis qui est très longue. donc rien. parce qu’au lieu que quelque chose soit un fléau. c’est un millet sunia. Et aussi ils font du manioc et des patates douces. Donc c’est pas une céréale. Mais là les Sérères ils en font peu.C’est intégré. parce que les oiseaux. dans ces conditions ils sont plus un fléau. ils cultivent des calebasses pour faire les récipients universels qu’on trouve partout en Afrique Noire. parce que ça permet au sol d’être couvert très rapidement. et après il buissonne et il prend un grand développement. (le piment fait office de désinfectant. ça rappelle un peu les haricots. les niébés c’est des haricots. c’est riche en vitamine A. Et puis les enfants ça les amuse de faire ça. le manioc ayant un développement assez lent. ce qui leur permet de se concentrer sur les cultures d’exportation. c’est-à-dire que c’est du coton qui dure plusieurs années. Les patates douces sont cultivés entre le manioc. Je m’en passerais de leurs piments parce qu’alors là tu sens plus le goût des aliments. Le manioc ça se présente comment ? Ce sont des tubercules qui sont assez dures. parce qu’en saison sèche le bétail a souvent libre circulation. mais en attendant que le manioc prenne ce développement. Y’a aussi du coton pérenne.

et c’est un arbre fourrager. et d’ailleurs un fruit sur lequel on peut bien se nourrir parce qu’il est quand même très riche. ça n’a rien à voir avec le robinier. il est conduit en assolement. c’est vraiment dense. parce que les rôniers. La zone 2 c’est l’outfield. avec 20% de glucides.Maintenant on va passer rapidement à la zone 2. Y’a une partie qui est cultivée en mil. Il est différent d’avec le robinier qu’on a ici ? Non ça. Les haies autour du village ce sont essentiellement des haies jujubiers. Nan parce que par rapport à la végétation que tu as décrite pour la zone 1 ça fait pas beaucoup d’arbres. y’a 60 arbres à l’hectare. les deux sont des légumineuses c’est tout. qui est arachide. Plus les rôniers. y’a des acacias albida partout. mais là l’acacia albida quand il est âgé. ce sont des haies fruitières. et les deux autres qui sont en jachère. Ça fait quand même un tout petit peu plus d’arbre puisqu’il y a les rôniers. Par rapport aux précipitations c’est bien. Y’a environ 50 arbres par hectare. c’est un arbre tout à fait différent. Les jujubiers c’est un arbre fruitier. Ouais enfin disons que la zone 1 est plus intensive. c’est-à-dire que les arbres sont espacés de 14 à 15 mètres en tout sens. Mais les chiffres que tu as donnés étaient des chiffres maximum. Ce terroir (outfield). ce qu’il faut voir aussi. qui au lieu de mûrir en 3 mois va mûrir en 4 ou 5 mois. Ça fait pas beaucoup 50 par hectare. les rôniers de tout façon les arbres sont pas disposés comme ça. Y’a une partie. D’ailleurs les Touaregs en Afrique ils font un pain de jujubes qui s’appelle l’oufer. Mais plus les rôniers quand même. Parfois. c’est le mil sanio. c’est rare. c’est un arbre épineux qui donne un fruit qui ressemble à un peu une forme d’olive qui est sucré. Ah mais dans la zone 1 y’en a pas plus. tandis que dans l’infield c’est le mil sounia (ou suna. . Il n’y a que des acacias albida. ¼. Y’a une rotation. Nan mais 40 j’ai dit. Pennisetum gambicum variété hâtive non barbue). Donc sur toute la zone 2 c’est un parc arboré d’acacia albida. là c’est un mil qui est plus tardif (et barbu. Pennisetum pycnostachyum). 40 à 50 arbres à l’hectare. Elle fait une couronne de plusieurs centaines de mètres de rayon autour de la zone 1. c’est que avec 60 arbres à l’hectare les branches commencent à s’approcher. les rôniers avec cette pluviométrie on peut en mettre 100 à l’hectare.

mais les arbres ils vont se couvrir de feuillage. Rotation qui est rationnelle car l’arachide enfonce ses gousses dans la terre. les arbres ont perdu leurs feuilles. C’est un arbre multifonctions. elle aime bien les sols qui soient bien sableux et tout. donc le sol devient nu. ce mil on peut le cultiver loin des habitats parce que c’est un mil qui est barbu. De surcroît ses racines sont extrêmement profondes. sans acacia albida. et en plus cet acacia est un arbre légumineuse qui effectue un amendement azoté important. Les acacias albida c’est pas arrivé spontanément dans la région. on récolte le mil. C’est-à-dire que pendant la saison des pluies il perd ses feuilles et il fait sa végétation. ça c’est très important parce qu’au niveau de la fertilité du sol y’a ça aussi : Pendant la saison humide y’a le mil ou l’arachide qui couvrent le sol. et en plus l’avantage c’est qu’il donne un fourrage au moment où il en a le plus besoin parce qu’il a une végétation inversée. C’est une des raisons pour lesquelles on le cultive plus loin de l’habitat. il fleurit. Tout ça en assurant une production continue puisque ces arbres sont fourragers. Et je . et sur des friches de prairie. le mil qui a été cultivé seul. ça ça été fait en station agronomique à Bambey. Généralement ils les donne aux éleveurs nomades. on récolte tout. à côté de là où sont les Sérères. le rendement est multiplié par trois et passe à 1800 kilos à l’hectare. Lorsqu’on l’associe avec des acacias albida. c’est quelque chose qui a été amené. qui sont les Pheuls. quand le sol va être le plus sensible à l’érosion éolienne. des fois plongent dans la nappe phréatique jusqu’à 50 mètres de profondeur. Donc il va donner ses feuilles et ses fruits en fin de saison sèche. sa première fonction très importante c’est sa production fourragère. Donc c’est grâce à ce parc arboré d’acacias albida que l’on peut garder le bétail pendant la saison sèche. prend ses feuilles et donne ses gousses pendant la saison sèche. transhumant. c’est sa principale caractéristique. on obtient 600 kilos à l’hectare. quand la saison sèche vient. et qui est moins apprécié des oiseaux que l’autre. C’est vraiment une espèce anthropique. Ils ont fait l’expérience de cultiver du mil tout seul. D’ailleurs c’est le seul groupe au Sénégal qui est garde dans cette région le bétail en saison sèche. c’est un arbre qui est originaire d’Ethiopie et qui a été amené il y a très longtemps par les hommes. L’occupation continuelle du sol ça se voit tout de suite. l’arachide aurait du mal à marcher. donc pendant la saison sèche. et l’arachide qui vient en dernier. et elles remontent des oligoéléments et des minéraux qui enrichissent le sol en surface. le sol va être couvert en permanence par les arbres. c’est-à-dire que y’a deux parties en jachère qui sont défrichées avec le mil. au moment où le bétail n’a plus rien à manger. ça c’est très important comme association.Oui.

parce que le bétail va pouvoir rester toute l’année. Or les autres ethnies Africaines qui sont islamisées n’ont pas ça. Parce qu’on peut pas le nourrir sur place. on arrive en pas Sérère à avoir du lait toute l’année. donc y’a plein de calculs qui n’ont pas été faits. D’ailleurs la qualité du lait augmente . on va le parquer sur la parcelle en jachère qui va être cultivée en mil ou en arachide à l’année suivante. mais là on peut le nourrir grâce à la moitié des surfaces qui sont en prairie. il n’est pas sur place. il est appelé l’arbre miracle à cause de ça. Parce que le bétail. en plus la richesse en protéine est 1/3 plus forte. c’est-à-dire à la soudure en fin de saison sèche. ce qui fait que le mil cultivé sous couvert d’acacia albida a une teneur en calcium. mais en plus y’a une remontée de lait spectaculaire. Donc les gousses d’acacia albida sont indispensables pour pouvoir le nourrir. elle a une teneur en protéine qui est égale à 0. et il les restitue au sol. d’emblée. en oligoéléments qui est souvent de 200 % plus forte que du mil qui est cultivé seul. c’est-à-dire au moins 40 à 50 arbres à l’hectare. déjà le rendement. est multiplié par trois. ça ce n’est possible évidemment que si l’arbre est à une densité comme chez les Sérères. D’ailleurs. C’est un arbre fertilisant. dès que les récoltes sont enlevées. la teneur en unité fourragère est vraiment très basse. et sans l’association céréale et légumineuse. Donc y’a une amélioration quantitative qui est extrêmement nette puisque les rendements passent du simple au triple et en plus une alimentation qualitative au niveau du rendement en protéines. et surtout on va le parquer dans la zone 1. Evidemment c’est là où les parc arborés les plus denses. Donc rien que la présence de l’arbre et de l’enrichissement qu’il fait par lui-même sans parler de transfert de fertilité par le bétail et tout ça. C’està-dire qu’au lieu d’avoir 11 % de protéines il en a 14 %. ensuite. y’a plus rien. C’est grâce à ça aussi que l’on peut cultiver intensément en permanence la zone 1. leur bétail il n’est pas là. y’a que des traces de protéines. et grâce aussi au fait qu’il y a le parc arboré d’acacias albida. quand on arrive en avril-mai. En saison sèche. quand ça atteint les 100 arbres à l’hectare. c’est impossible de nourrir convenablement le bétail. par exemple mil-niébé. non-intégrée par qu’en station agronomique on a uniquement mil associé à l’acacia albida sans parler du bétail qui se nourrit des feuilles d’acacia albida et de ses gousses et qui va fumer les champs. etc. sels minéraux.précise cette expérience agronomique est non-intégrée. l’arbre par ses racines il solubilise dans la roche mère les minéraux. et ça c’est très important. l’herbe il faut voir comment elle est hein. ce n’est pas tout hein. non seulement les gousses d’acacia albida permettent de nourrir le bétail. l’herbe c’est un véritable paillasson. l’herbe. parce qu’en plus le rendement est plus élevé que ça. c’est là qu’on obtient les augmentations de rendement les plus spectaculaires.

enfin donc comme le mil précoce et les fruits sont mise là en zone 1 surtout. La gestion du bétail on verra ça tout à l’heure on y est pas encore. il se nourrit comme ça. Il va après.considérablement quand les bêtes sont nourries à l’acacia albida. on le traverse pas comme ça. 20 têtes de gros bétail par famille ça c’est jamais vu dans l’histoire. le bétail des fois que y’en a c’est un souci énorme parce que le terroir n’a pas été géré comme il fallait. Y’a 4 chemins qui sont bordés de jujubiers. Là chez les Sérères y’a pas de souci. Non mais les arachides c’est des cacahuètes. parce que ça aussi souvent en Afrique. Ce qui dans une région comme ça est très fort. Parce que ce qu’on fait habituellement c’est que les vaches en saison sèche on les met sur des bourgoutières de décrue. elles n’en ont pas beaucoup finalement. Et quelle densité de bétail rapport aux autres groupes ? On va y revenir. ça c’est très important. Donc il a libre circulation un peu partout. et le jujubier je sais pas si tu connais. et surtout à une telle densité. Donc on voit au niveau du zonage que les cultures qui nécessitent plus de soins. C’est-à-dire qu’une famille par exemple de 20 personnes aura 20 vaches sans compter les chèvres et tout le reste. le bétail et le parc arboré d’arbres fourragers. Et ça pousse bien en dessous des acacias ça ? . Et là je suppose qu’elles vont pas dans l’arachide et le millet. Le bétail va uniquement sur les parties en « jachère ». On pourrait rapporter à la superficie que les vache doivent utiliser pour pâturer quand même aussi. chez les islamisés c’est pareil. en moyenne. un cas de vache qui au plus fort de la saison sèche reste sur place. surtout en Afrique il pousse bien et les épines aussi elles poussent bien. le bétail passe pour manger les fanes d’arachide. sauf les trucs modernes concentrationnaires qu’on fait maintenant. en fin de saison sèche. en attendant que les feuilles d’acacias et les gousses d’acacias rentrent en production. un peu les fanes de mil et tout ça. au niveau de la teneur en protéines et en matières grasses. Ça aussi c’est exceptionnel au point de vue culture. C’est énorme parce que par rapport à des gens qui sont sédentaires. Tu veux la superficie qu’elles ont pour pâturer ? Par rapport à la région. Quelle sorte d’arachide ils font aussi ? C’est quoi l’arachide ? Bah c’est des cacahuètes. là je suis dans l’arbre. elle est énorme la densité de bétail. Y’a une unité de gros bétail par être humain. on en parle plus. et en zone 2 les choses qui se récoltent en une seule fois. Donc y’a une gestion. le bétail on le met à un endroit et il y reste. c’est seulement là où elles peuvent survivre. ce qu’on appelle la jachère. lorsqu’on récolte le mil. Tandis que là c’est exceptionnel. l’acacia albida.

mais qui serait tout juste bonne à être pâturée par le bétail. c’est que l’arachide n’aime pas les sols trop riches. L’herbe elle est desséchée par le soleil quoi. elle rentrerait pas ses gousses. la prairie de toute façon il en reste plus grand-chose en fin de saison sèche. L’herbe elle est séchée par le soleil oui. qui se ressème pour l’année suivante. c’est-à-dire qui font une graine. c’est pluriannuel tu vois. et ça c’est là où l’arachide est un peu embêtante. C’est pas le problème puisque les haricots poussent très bien en dessous des acacias. Ce qui faut voir c’est que c’est pas des graminée fourragères pluriannuelles comme chez nous. le problème de l’arachide. C’est à ce moment-là qu’il défonce à la houe pour semer le mil. mais la différence avec les Sérères c’est que même sur leur champ. l’arachide n’occupe qu’un quart de la surface. et puis sur des friches de prairie y’a toujours des déchets végétaux partout. c’est sûr que là où y’a l’acacia y’a des épines partout. enfin du sable bien meuble tu vois c’est ce qu’elle aime. Ils comptent surtout sur leurs arbres fourragers. tu vois ce que je veux dire. En la laissant toujours au même endroit elle se ressème ? Non c’est une rotation prairie-prairie-mil-arachide (donc comme le sol sera un peu appauvri après le mil donc mettre l’arachide en fin d’assolement est là aussi judicieux de ce point de vue). c’est un assolement en quelque sorte. Tu mets la graine et ça tient plusieurs années. L’arachide vient toujours après le mil. pour qu’elle puisse enfoncer ses gousses. je dirais oui et non. il en reste bien un peu. on en est pas encore là. Non non c’est pas ce que je veux dire. et l’arachide aura du mal à enfoncer ses gousses. C’est ça oui. ils ne font pas beaucoup de foin là-bas. Parce que c’est une légumineuse comme l’acacia.Oui ça pousse bien en dessous des acacias. c’est des graminées annuelles. tu sais les Africains. dès qu’ils défrichent une prairie ils défoncent tout à la houe. de l’humus. Ou alors elle a été mangée par les bête ? Oui elle a été mangé par les bêtes. des branches. Tandis qu’ici le ray-grass. on peut pas la semer dans la prairie ? Non. Pour mettre le mil on casse la prairie ? Pour mettre le mil. Alors qu’elle occupera souvent les trois quart chez les Wolofs. et . leur expliquer qu’il faut se crèvent à faire des foins. Elle aime bien les sols où y’a que du sable. le dactyle et tout ça. Elle est surpâturée ou l’herbe a séché ? Elle est ? L’herbe est séchée ? Pas beaucoup. t’aurais une magnifique végétation verte. pour nourrir leur bétail. Le problème.

ça peut même tenir encore plus que ça. Donc c’est un autre genre de culture et de végétation. ça c’est la zone 2, zone 3 là c’est la bande boisée, elle est concentrique à la zone 2. C’est la frontière entre les différents villages, qui correspondent généralement à des sortes de forêt galeries je dirais, quoiqu’à l’œil nu c’est très difficile à voir, c’est-à-dire que c’est légèrement en bas-fonds par rapport aux autres surfaces. et là c’est une bande boisée avec beaucoup d’acacias gommiers, qui donnent du fourrage au bétail, et c’est là par rapport à la zone 3 qu’on va voir comment le bétail est géré. Pendant la saison des pluies, le bétail mange surtout l’herbe en zone 2. Lorsque la saison sèche vient, qu’on commence à récolter le mil, le bétail mange les fanes de mil et d’arachide, c’est ce qu’on appelle une vaine pâture, qui est ouverte à tout le bétail, c’est là qu’on voit qu’il y a une gestion collective du terroir. Ensuite le bétail va manger les fanes de haricots qui sont ici. Ensuite il va manger les feuilles et les gousses d’acacias gommiers, ces fameux acacias gommiers qui donnent la gomme arabique, dont les gousses sont aussi riches que l’avoine en protéine et unité fourragère et tout. La seule utilisation sur place de la gomme arabique, ils la vendaient pas, c’est que des fois on la prend comme ça, c’est du chewing-gum, qui est moins mauvais que le chewing-gum classique. Donc ça c’est en début de saisons sèche, ensuite c’est les arbres fourragers et les fanes, et ensuite, parce que là c’est des arbres qui font une végétation normale, qui font leurs fruits pendant la saison humide et qui en début de saison sèche donnent leur fruits, et ensuite c’est les acacias albida, voilà comment s’organise la chaîne d’affourragement pour le bétail en quelque sorte. La zone 3 est pas vraiment sauvage alors ? Non, dans la zone 3, des fois ils bricolent… D’abord la zone 3 elle est je dirais demisauvage, c’est-à-dire qu’il y a que des arbres utiles quand même essentiellement. C’est-à-dire des arbres fruitiers sauvages dont je connais pas les noms, y’en a plein… Et c’est encore comme ça là-bas ? y’a combien de temps que tu y es allé ? Ça fait 12 ans. Tu crois qu’ils ont pas passé le bulldozer ? de toute façon qui va le payer le bulldozer ? S’ils ont résistés à l’islam ils peuvent résister au progrès aussi hein. Bon ils résistent au progrès, je vais expliquer pourquoi. Là où on voit qu’ils résistent au progrès, il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau, c’est la surface en arachide qui est là. C’est la région où y’a les structures de circulation qui sont les mieux organisées, y’a une nationale, y’a le chemin de fer qui passe au milieu de chez eux. Les autres peuplades quand ils apportent l’arachide au marché c’est vachement loin.

Eux s’ils voulaient ils auraient toutes les facilités, y’a juste le camion qui passe, ils peuvent mettre les sacs au bord de la route. Bah non c’est toujours pas le cas, ils en ont rien à fo.utre. Ils en ont juste parce que ça donne de l’argent pour l’impôt, parce qu’il faut payer l’impôt en numéraire, ça aussi c’est une catastrophe, et l’argent pour acheter du pétrole pour la lampe, des choses comme ça, mais sinon la civilisation les a assez peu atteint finalement. au point de vue de la population urbaine, ils sont pas du tout urbanisés… Avec une gestion plus séparée, y’aurai la zone de sécurité qui serait autour de sa concession, tout le monde aurait ses petites têtes de bétail et il faudrait se faire chier à clôturer partout. En gestion collective l’avantage c’est que tout le bétail est réuni en un seul troupeau, y’a quatre clôtures, et on en parle plus. De toute façon diviser pour régner, si on est chacun dans nos petits coins, ce sera facile de disperser ça d’un coup de pied, tandis que là comme ça… Oui, en même temps y’a une liberté individuelle qui est quand même assez forte, et en même temps une cohésion villageoise qui est quand même assez forte, c’est un système qui paraît assez équilibré. Et puis au niveau de la gestion ça donne des facilités énormes, puisqu’on verra pour les rotations de pâture demain, quand chacun est avec son petit bétail sur deux ou trois hectares et qu’il faut clôturer ça, merci tu vois, merci le fil barbelé… Il vaut mieux des grandes haies sur des grandes surfaces que des petites haies un peu partout qui protège mal et qui bouffent l’herbe aussi. On le voit en Normandie, c’est des propriétés individuelles, les gens ils ont des haies entourant des parcelles qui font 20 ou 30 ares, il faut voir la catastrophe, la haie démolit la prairie, y’a plus de ray-grass, y’a du dactyle à la place… Dans cette bande boisée y’a les kainak (désigne une classe d’âge), c’est-à-dire les bergers qui y ont leur cases, alors les bergers ce sont en général des enfants qui ont entre 12 et 18 ans qui font ce travail, systématiquement, tous les garçons entre 12-18 ans sont bergers donc, au fur et à mesure de leur classe d’âge. A 12 ans ils partent complètement de chez eux et ils vivent avec le bétail, et donc souvent ils ont des habitats autour de cette bande boisée. Et ils suivent les déplacements du bétail. L’avantage de ce système c’est que par exemple sous le parc à acacias albida, par rapport à des terres qui n’en portent pas, comme ce qui ce passe aux alentours, ça ce sont des expériences qui ont été faites en stations agronomiques, le mil qui est cultivé avec jachère et tout mais sans acacias albida, la teneur en humus est de 1,6 pour mille et elle passe dans le parc arboré à 5 pour mille. En plus ce sont des teneurs en humus qui ont été comparées en dehors de tout apport de fumure de bétail et de choses comme ça. Donc ça se trouve c’est encore plus élevé. C’est 1,6 et 5 %, c’est en pourcents non ? Parce que ici une terre à 5% c’est normal.

Euh ici c’est… non non c’est pour mille, et puis même ici c’est en pour mille, et puis y’a beaucoup de terres dans la région parisienne qui sont… tu sais dans les terres ici ça commence à baisser sec hein. y’a la notion d’humus et de matière organique. L’humus pur et la matière organique. c’est sûr que la teneur en matière organique est beaucoup plus forte. Par exemple ici la teneur en matière organique ça va souvent entre 20 et 50 pour mille quoi environ, mais souvent de plus en plus on va se rapprocher de 20 pour mille… d’autre part en Afrique les terres sont beaucoup moins riches en matière organique qu’ici hein. Parce qu’elle se consume à une vitesse grand v avec la chaleur. Sous le parc d’acacias albida y’a l’amendement azoté, l’avantage d’une plus forte teneur en humus, ce qui est important là-bas, c’est la rétention en eau, ce qui explique les forts rendements en millet. Donc on voit que c’est un système qui est intégré par rapport à l’agriculture et où l’élevage est tout à fait intégré. D’une part avec les arbres fourragers, et qui sont en même temps des arbres fertilisants et le fait que bétail puisse rester toute l’année pour pouvoir fertiliser les cultures. L’infield est le territoire qui est le plus intensément cultivé, où il y a toutes les ressources de base, et c’est déjà beaucoup moins dense, parce que dans l’outfield y’a pas d’arbres fruitiers, y’a que des acacias albida, tous les arbres fruitiers sont dans l’infield. Ceci-dit dans la zone 3 le terrain est plat mais pas vraiment plat, c’est-à-dire que y’a de légers bas-fonds, c’est là où y’a ces bandes boisées, et là ici il y a des basfonds où ils cultivent parfois du riz ou même ils laissent en herbe, ce qui fait un fourrager de saison sèche parce que ça sèche moins vite là. Dans cultures de basfonds, ce qu’ils font c’est qu’ils aménagent comme les chinampa qu’il y avait au Mexique, ils font des rigoles de drainage, dans le fond ils cultivent du riz, et du riz pluvial très résistant à la sécheresse, et dans le haut ils cultivent du sorgho qui est associé à du niébé grimpant et de la patate douce rampante. Y’a plein de chose qu’on a pas eu le temps de préciser, par exemple dans la zone 1, il est d’usage pour les karités de leur faire grimper dessus une tubercule grimpante comme l’igname. il y a aussi dans la zone 3 des papayers, enfin on pourrait dire pour la zone 4 pour les bas-fonds. Derrière la bande boisée c’est boisée complètement sauvage ou c’est… Ah derrière la bande boisée c’est un autre village. C’est un des centre démographique de l’Afrique, tout est occupé par l’être humain, y’a aucun espace sauvage. Et les échanges qu’ils peuvent faire éventuellement entre les villages ? Bah les échanges entre les villages bon bah c’est des rapports de bon voisinage disons, et il peut il y avoir des rapports, des échanges de mariages, des choses comme ça, pour éviter la consanguinité. Et sinon y’a que l’arachide qu’ils exportent ?

Avant sur le terroir du village. Donc la pression démographique des consommateurs d’arachide qui sont ailleurs vient s’ajouter chez eux via la culture d’exportation finalement. dont les terres ont été occupées par cette industrie. Le chemin de fer traverse le pays Sérère de part en part ainsi que la route principale. donc ça faisait un terroir bien plus riche. enfin disons sur l’impact. Les problèmes de pénétration sont pas très sévères. ils achètent du pétrole lampant. comme c’est le cas du bassin arachidier où voit qu’il y a les 2/3 des surfaces qui sont cultivées en arachide. Donc c’est même pas des gens qui sont venus de leur plein gré. des Wolofs s’ils sont à côté de la . y’avait 1/3 en mil et 2/3 en jachère. surtout pour payer l’impôt. elle vient pas d’Afrique l’arachide. qui sont en perpétuel déplacement et aux dépends des pasteurs nomades. On voit que les Sérères sont une population qui s’urbanise très difficilement. Donc en marchandise ils n’achètent rien ? Au point de vue marchandise si. c’est qu’avant qu’il y ait cette histoire d’arachide. Parce que la surpopulation elle est peut-être ailleurs si ça se trouve. Parce que avant c’était encore beaucoup plus riche. les chemins de fer aussi. Ah bah depuis longtemps. Donc déjà les problèmes de pénétrations ont commencé. c’est pour ça que ça nécessitait encore moins d’espace avec des bandes boisées beaucoup plus larges.Euh ils font un peu de bière de mil. Le quart qui est cultivé en arachide il est exporté. et en Afrique par exemple quand les gens. et ils ont été obligés de… Ils se sont retouvés stalinisés d’office finalement. Les cultures d’exportation c’est toujours très appauvrissant. C’est pour ça qu’il est assez intéressant chez les gens bienpensants on entend toujours parler de limitation des naissances. des lampes à pétrole des choses comme ça. comme tout animiste qui se respecte. cette usine de phosphates d’alumine elles sont là depuis longtemps. elle est pas chez eux. de surpopulation et tout. sinon y’a l’arachide qui sert de principale monnaie d’échange. et on ne voit qu’un quart de culture d’exportation. c’est très bien l’impôt ça pour faire rentrer les paysans dans un circuit d’économie monétaire c’est excellent. Parce que les bonnes routes sont rares en Afrique. et avec tous les ravages que ça peut causer. on a envie de rigoler un peu. l’avantage c’est que c’est un système qui est très stable par rapport au Wolofs. mais ils sont obligés d’en faire parce qu’il y a l’impôt. parce que comme ils ont pas l’interdiction islamique de l’alcool qui peut servir de monnaie d’échange. d’abord c’est une légumineuse qui a été importée des Etats-Unis ça. elle est chez les gens dont le bétail a besoin de consommer des tourteaux d’arachide probablement. les Sérères qui sont en ville viennent des gens qui se sont fait envahir par l’industrie de phosphates d’alumines.

partout où l’islam passe y’a des déserts qui se fabriquent bien souvent. c’est des sauvages. c’est que bon ben ils n’ont pas été pas été englobés par l’islam. Comment t’expliques que seuls les Sérères ont cette façon de cultiver ? Par leur religion. par les colonies Wolofs et nourides. les nourides ne vont pas 4 fois par jour à la mosquée. mais on le traite de sous-développé.route ils mettent 100% en arachide et ils rachètent le mil hein. on respecte l’islamisé. total. c’est une autre ethnie qui est islamisée aussi. l’animiste on le prend pour un sauvage. bon ils sont bien gentils mais ça s’arrête là quoi. pur. De toute façon s’ils sont islamiques souvent c’est pour des raisons aussi économiques. c’est très dynamique. C’est possible ? Parce que des fois notamment leurs marabous ils estiment qu’ils gèrent tout à fait les relations avec la divinité. C’est terrible que même les Européens ils réagissent comme ça. ils ne vont pas perdre leur temps à la mosquée. Et ça bosse ça bosse. C’est-à-dire euh. On considère que l’islam est une civilisation. qui a le plus haut minaret du monde ou je sais plus quoi là. ils travaillent. ils sont plus à l’Est. Donc la terre elle n’existe plus. ça désertifie sec. M’enfin y’a un magnifique désert autour. . Bon ben aux islamisés on leur apprend qu’il y a un seul Dieu. La religion joue beaucoup dans le comportement des êtres humains. […] Toucouleurs. Le problème c’est le ravage des terres. puis ils se font envahir justement de plus en plus par les Wolofs. ils perdent pas leur temps chez les nourides… On fait de la cacahuète toute la journée… On va pas couper la journée bêtement toutes les 4 heures pour rien du tout. Puis qui n’a aucun respect de… De toute façon on suit à la trace si tu veux. Les Européens réagissent très fréquemment comme ça vis-àvis des animistes. le nouridisme c’est une secte islamique qui est encore moins marrante que l’islam classique. Elle a été construite avec l’argent de l’arachide. qu’il est… bon en plus c’est un principe quand même masculin le dieu islamisé. S’ils ont une facilité d’échange commerciale ils couvrent tout en arachide et puis c’est mort. quelqu’un qui est animiste. par exemples les Kadafis qui vendent des écoles avec des sous européens. Les Peuhls ils sont derrière leurs vaches. La religion animiste de terroir et aussi finalement la résistance leur résistance guerrière. par la mentalité islamique qui est quand même très commerciale. on considère que les animiste c’est pas une civilisation. très efficace. d’ailleurs ils ont la fameuse mosquée de Touba. Disons que tout le principe féminin est complètement écarté. et les fidèles d’ailleurs ne vont pas à la prière. c’est-à-dire que lui il prie pour ses fidèles.

le sommet de la colline c’est entièrement une bananeraie. Là également y’a aussi une zone de sécurité. donc zone 3 puis zone 4 et zone 5. pour les arbres. qu’on appelle d’ailleurs keyline (littéralement « ligne clé » en anglais. on peut en faire n’importe où. ensuite y’a un replat. Parce que faire une zonation sur un terroir qui est assez petit c’est peut-être pas tellement évident. Un replat. oui on peut faire des espaliers. Si on prend une série de courbes en S. […] Chez les Bashi au Rwanda leur terroir a un autre genre de climat. où il dit que du blé qui n’est pas gardé en épi. le millet commun ça pousse bien à l’ombre. Cette bananeraie constitue en quelque sorte un verger communal. il faut le tremper. Ensuite y’a les bas-fonds. enfin ce que j’appelle une zone de sécurité. y’a pas d’appropriation individuelle… dans cette bananeraie.[…] De Serres en parle dans son traité d’agriculture. Parce que c’est un blé qui a perdu beaucoup de vitalité et de qualité. C’est un peu à la frontière du Zaïre. le faire pré-germer. […] par exemple faire un verger de pommiers avec des arbustes à baies en dessous. on les met à 8 mètre. pruniers de reine Claude sur franc. Vaut mieux faire des cultures intercalaires plutôt que de serrer trop les arbres. et entre y’a de l’herbe et du trèfle partout. c’est un climat qui est très humide. soit ligne de replat. et des fraises. Disons c’est adapté aux maisons qu’il y a ici. avant de le moudre et de faire du pain avec. en attendant que les arbres poussent. pourquoi pas. Si ce sont des pommiers qui sont sur franc et de grande taille ça sera 10 mètres en tous sens au moins. et puis même le blé pour le moment. et surtout en lisière de bananeraie y’a des habitats enfin des concessions avec leur . enfin j’aime pas trop ce genre de forme. on peut faire du millet en dessous. c’est-à-dire que l’eau de pluie s’infiltre ici et elle ressort là sous forme de source. 7 ou 8 mètres. c’est-à-dire que tout le monde y a accès. Et pour les espaliers ? Contre les murs exposés plein sud. enfin si tu veux. quelle notions de distances à respecter. Puis même quand les arbres auront atteint une certaine taille. quelque chose comme ça. avant que les arbres soient grands ça gênera pas. On va voir comment la zonation est constituée. c’est la ligne qui relie les points d’inflexions) en système zonation en permaculture. un maximum d’occupation du sol. c’est également une région à très forte densité de population. Le centre. il s’agit d’un terroir collinaire.

donc déjà au bout de quelques mois le sol sera tout à fait transformé en un sol qui est tout à faire apte à recevoir des bananiers donc. Ils rentrent en pleine production au bout de 2 ou 3 ans. En plus le bétail il vient plus parce y’a pas de biomasse déchétuaire. y’a pas de production biomassique. Les agronomes évidemment n’étaient pas d’accord. Là c’est des endroits où ça dépasse largement 200 habitants au kilomètre carré. elles continuent à s’infiltrer puis en saison sèche. et les gens ils déménagent. Ce qui fait que la source est tarie. lorsqu’ils ont pu contrôler certains villages. aux keyline (keypoints). la couche d’humus disparaît très vite. ils sont déjà beaucoup trop nombreux. c’est toujours la même chose. parce que c’est là où les sols sont le plus sec et tout. ils ont dit dans les villages. En plus des bananes. et puis ils produisent pendant plusieurs années. Grâce à ça ils ont un sommet de colline qui est extrêmement riche. et on met des bananiers ici. produisent en plus leurs feuilles. Parce qu’évidemment on ajoute la pression démographique des consommateurs de café sur les gens qui sont déjà un peu nombreux quand même. ni végétale ni animale. puis ils les changent. qui atteint la tonne à l’hectare. ça correspond tout à fait au caféier effectivement. qu’effectivement le sommet convient mieux au caféier qu’aux bananiers. puis tout le temps. l’eau au lieu de s’infiltrer dévale la pente. en fait c’est beaucoup plus compliqué que ça. c’est que le bananier. mais là les bananeraies sont un investissement foncier. l’agronome européen à première vue il a raison. ruisselle au lieu de s’infiltrer. au keyline. que les bananiers en plus de la production de bananes qui est assez importante. Ce qui se passe quand on fait ça c’est que le caféier a une très faible production biomassique. ensuite elle ressort après cette infiltration sous forme de source. et quand on voit de toute façon ce que le producteur touche… . ‘on enlève les bananiers ici. Les bananiers commencent à produire entre 16 et 20 mois. on met des caféiers à la place’. ils ont raison. et qui favorise l’infiltration des pluies. Elles s’infiltrent. et leurs feuilles ça correspond en moyenne au point du vue unité fourragère à une prairie moyenne normande. je précise que les feuilles de bananier. donc la zone 1 de chaque habitat. hein. c’est que le bananier par sa production biomassique exceptionnelle va enrichir le sol pour lui-même.terroir autour. il a pas tellement sa place dans un endroit surpeuplé. en plus le caféier. on a autre chose à faire que de leur mettre du café sur le dos en plus. donc les pluies s’infiltrent au lieu de dévaler. On pourrait mettre les bananiers sur les keylines. c’est très important parce que lorsque le sommet de la colline est très riche avec ces feuilles de bananiers. y’a une quantité de mulch et d’humus qui est extrêmement épaisse. là où ça leur convient tout de suite. Ce qui se passe donc quand on met des caféiers à la place. C’est pour ça qu’il faut faire attention justement de voir les choses à long terme. Donc on arrive à un écosystème qui est très riche.

des espèces de petites clairières en quelque sorte. avec plusieurs étages. toutes ces parcelles qui font environ un demihectare par maison sont clôturés pour éviter la divagation du bétail. on voit des palmiers à huile avec entre des anacardiers. ils sont pas obligés d’aller le chercher à 10 km. c’est le taro. enfin tout ce qu’ils peuvent imaginer. courge. Dans cette bananeraie y’a des trouées. et en plus indispensable pour la présence de source qui est ici. Là c’est un village entier qui exploite un terroir. quelques arbres forestiers qui donnent des fruits sauvages et qu’on a gardé parce qu’ils étaient utiles. donc c’est une production biomassique très intéressante dans cette zone. C’est un tubercule qui supporte bien l’ombre du bananier. pendant la nuit. le petit bétail en permanence. c’est assez serré aussi. L’avantage des bananiers c’est qu’ils fournissent une forte quantité de bananes. parce qu’on verra qu’il va pâturer ailleurs. là aussi je prends ces exemples parce que c’est des exemples d’exploitation collective du terroir. Au point de vue. Parce que bon. Qu’est-ce qu’il y a comme arbre ? C’est très spécialisés. L’avantage aussi pour ceux qui font la cuisine. ce qui n’est pas négligeable. donc c’est ça la ceinture horticole. déjections humaines et tout ça. La zone 1 évidemment bénéficie de tous les déchets domestiques. environ 20 tonnes à l’hectare. c’est pareil c’est un village qui doit avoir moins que celui que j’avais présenté avant. dans la bananeraie en dessous entre les bananiers on met une plante d’ombre qui est une racine dont les feuilles poussent assez haut. ils sont sur des petites . Bien sûr quand le bétail a libre accès.Bien sûr les bananiers c’est des arbres fourragers. et ce qui est échelonné sur toute l’année. ou qu’on a réimplanté. j’ai déjà montré des exemples de culture étagères. C’est surtout des bananiers et des leucénas. fourrage abondant pour les animaux en plus. Bon alors les légumes c’est oignons. étage numéro 2 bananiers. je crois que vous vous rappelez de l’exemple que j’avais donné. et puis autour de l’habitat la ceinture horticole de culture fruitière et de légumes. On pourrait dire grossièrement étage numéro 1 leucenas. y’a des leucénas qui sont des arbres fourragers. quand le gros bétail pendant la nuit a libre accès. igname. production biomassique très élevée. des manguiers tout ça. c’est qu’ils ont en permanence du bois de chauffage dans la zone ici. j’avais donné des exemples. étage 3 les taros. production pérenne de bananes. C’est ce qu’on appelle une culture améliorante. avec l’habitat. qui sont en zone 1. c’est-à-dire cendre. et puis c’est tout.

ça fait un peu comme un alpage. Dans les zones 1. C’est-à-dire c’est une pente très abrupte. mais la bananeraie c’est une sorte de verger communal. dans les basfonds c’est la même chose. essentiellement de mil. là le système du riz c’est comme j’avais montré. parce que l’eau a quand même tendance à s’infiltrer plus difficilement. des fois y’en a qui ont 300 habitant mais c’est plus rare. là les pâturages sont collectifs. orange. N’importe qui de n’importe où peut cueillir des bananes ou y envoyer son petit bétail. c’est-à-dire que c’est une exploitation collective de tout le village. c’est sur des colliens qui sont plus grandes En zone 3 c’est une pente qui est assez abrupte. c’est-à-dire qu’il n’y a que des bergers. mais surtout de l’herbe. avec quelques bananiers çà et là et tout ça. Y’a des goyaviers. c’est pour ça que les compléments de fourrage qui sont dans la bananeraie sont quand même important pour une alimentation équilibrée des animaux. et un autre d’août à janvier. c’est des champs par famille. Après la source là. l’herbe si c’est pâturé rationnellement c’est la bonne formule finalement. c’est-à-dire citron. toutes sortes d’agrumes. de sorgho. c’est la zone des… on voit que c’est pas du tout planifié comme en permaculture. divaguent librement dans la bananeraie. Les champs qui sont là sont individuels. avec un gazon pas très abondant dessus il faut dire. y’a une zone sauvage qui finalement est près des habitats. ils pourraient peut-être y mettre des arbres. ceux qui sont pas atteint par les cultures d’exportation . évidemment on peut pas faire une culture sur un sol pareil. de patate douce et de manioc. la zone 1 qui entoure les habitations c’est individuel.collines donc chaque colline est conduite de cette façon-là. les chèvres. les poules. c’est-à-dire c’est des cultures associées. ce qui serait pas plus mal. y’a des arbres fruitiers. sur cette pente il y a quelques arbres ici et là. Donc la zone 3 c’est uniquement une zone de pâturage. y’a un cycle de culture de février à juin. de niébé. le petit bétail en génénéral. associés pareil avec du niébé grimpant et des patates douces. Mettre en culture une pente pareille ce serait l’érosion garantie. Dans les bas-fonds ils font du riz. c’est en association. en zone 5 on pourrait dire. ça pousse ensemble. des vaches et des chèvres là-dedans. etc. C’est une région qui est assez proche de l’équateur donc y’a deux cycles de culture. les moutons et les bêtes comme ça. C’est pour montrer qu’il peut y avoir des différentes façons par rapport à une théorie de base. donc il y a environ par village 150-100 habitant. de maïs. par exemple on verra les champs. Là c’est la zone des champs de base. c’est sûr que des gens qui auraient une alimentation plus basée sur les fruits mettraient des bananiers ici. c’est un système de buttes avec du riz en bas-fonds avec du maïs et du sorgho au-dessus.

mélangées à du manioc. des jaquiers. c’est une multi-étagère très très dense autour des maisons. c’est-à-dire qu’ils ont des bananes à manger cru si tu veux. et puis on tombe sur des maisons. Mais c’est sur que c’est une alimentation surtout basée sur la banane et sur les tubercules qui poussent à l’ombre des arbres. La zone 1 autour des maisons est très réduite. Combien d’arbres à l’hectare sur la zone 1 ? Houlà. Cette zone 1 malgré qu’elle soit petite fourni finalement toute la nourriture de base. ça sera un mélange de manioc et ça sera surtout des bananes. donc il faut faire attention à laisser des bandes d’herbe qui soient anti-érosives. le manioc. Finalement sur la zone du haut on aboutit à un écosystème forestier. un peu de riz. C’est-à-dire. Au niveau du travail. des tubercules. des fois y’a des endroits où croit qu’on se balade en forêt. de toute façon les bananiers ils font automatiquement des rejets. c’est-à-dire avec un tapis de feuilles qui est extrêmement dense. vers 10 mètre de hauteur y’a donc les agrumes. patate douce. Bien sûr cette biomasse végétale abondante favorise une biomasse animale abondante. C’est très serré. et finalement rien que sur la zone 1 les gens ont déjà toute leur nourriture disponible. et puis c’est toujours pareil. et les céréales accompagnant. taro. les goyaviers. c’est-à-dire des bananes plantain. à part remettre des jeunes arbres. et puis les céréales qui viennent accompagner. elle fait ½ hectare par famille et encore. Ensuite y’a des palmiers à huile entre. y’en a beaucoup. Et ils mangent moins de céréales et plus de tubercules ? Non. Ceci dit pour les bananiers il faut faire attention où on les plante.ont un peut de café. enfin on ne voit pas les maisons. parce que le bananier il faut pas trop d’ombre quand même. Plus bas encore. c’est un terroir où il faut faire très attention puisqu’il est en pente. puis du taro. inutile de dire que c’est très restreint. des manguiers. on voit rien. parce que déjà. parce que là le territoire est quand même assez restreint. du manioc. quand on voit la zone 1 de loin. y’a beaucoup d’insecte. des légumes quoi. surmontés d’arbres forestiers utiles. mais quand ils préparent la cuisine. ou on tombe plutôt sur les palissades. parfois même un cacaoyer. les fruits. ce qui permet d’élever des canards et des poules en liberté sans qu’il y ait besoin de donner du grain en plus ou des choses comme ça. mais . y’a des collines tellement surpeuplées que ça peut se réduire à 500 ou 1000 mètres carrés peut-être maximum. de sorgho ou de millet disons. et encore entre ces bananiers. avec la zone de sécurité. Les arbres forestiers utiles qui donnent des fruits sauvages ils doivent monter à 35 mètres ou 40 mètre maximum. plus bas entre tout ces arbres il y a des bananiers. les bananes. Comme c’est une région à bananiers. le taro.

et en plus si on plante un bananier sur un sol dégueulasse. parce que y’a toujours des traces d’habitation humaine. Oui. Ça peut être très spectaculaire la désertification. et puis pas tellement équatorial. là j’ai déjà expliqué quand on implante des caféiers. y’a des périodes sans nuages en tout cas. C’est moins nuageux. enfin c’est quand même très soigné. et après d’ailleurs on parle de « projets de « développement » » où il faudrait. après les avoir incités à tout détruire. Mais si tu veux le haut est déjà bien couvert d’arbres. où on leur paie des canalisations d’eau sur je sais pas combien de kilomètres. c’est plus intéressant qu’un climat équatorial pour des cultures multiétagères. c’est une culture améliorante à tout point de vue. que le verger est quand même très soigné sous une apparence de désordre on dirait. Seulement le bananier. avec quand même des saisons sèches. on voit bien. c’est pour ça que les agronomes disent que ‘des bananes il faut surtout pas les mettre ici’. Mais y’a même d’autres endroits justement où le territoire justement n’est pas surpeuplé et ils ont incité à mettre du café partout. c’est des endroits qui étaient couverts de bananiers. là où ils sont allés. qui est une culture vraiment améliorante. après le reste y’a le ravinement. où il est très fort quand même. mais le sommet des collines il est initialement très pauvre. On peut transformer rapidement quelque chose comme ça en caillasse et en épine. il va seulement commencer à produire au bout de 18 mois. d’arbres forestiers et de choses comme ça. parce que là c’est surpeuplé. c’est excellent pour la santé humaine. les grands arbres forestiers. donc des fois ça entraîne des déplacements de population. maintenant on ne voit qu’une espèce de steppe à épineux. donc qui servent pour le bois et les fruits sauvages. avec des broussailles épineuses de ci de là. dans certains endroits qui sont plus plats. mais on est en dessous d’un climat équatorial. pour le bétail parce qu’il y a des déchets. c’est vrai il va pousser lentement. avec des cailloux entre les broussailles. Et encore quand ils peuvent aller ailleurs. Parce que surtout le sommet des collines. La lumière arrive à passer pour les arbres qui sont en dessous ? La lumière arrive à passer oui. Tandis que quand on est vraiment sous l’équateur on est tout le temps dans les nuages finalement. C’est pas tout à fait un climat équatorial. ils sont déjà très élevés et c’est quand même très dense. qui font souvent 35 à 40 mètre de haut. où le soleil n’est pas caché par les nuages.quand on se balade là-dedans. pour le sol. il fait humide et ça doit être plus difficile d’étager les cultures d’une manière dense. l’eau ne coule plus à la source. en 3 ans il va rentrer en pleine . on n’est pas censés savoir que des humains y habitent.

c’est seulement après lorsque les bananiers ont bien enrichit le sol que y’a un écosystème riche qui se forme. faible apport de matière organique animale puisque le bétail ne vient plus. Equatorial ça veut dire que par exemple les hauteurs sont impropres à la culture du riz pluvial. des piments. Par exemple ils peuvent planter du maïs ou des cultures années. il va se concentrer sur les herbages qui sont ici (zone 3 : pentes abruptes) et rapidement c’est la rocaille à nu ici. les conséquences viennent vite. Là c’est quand même pas équatorial. évidemment quand on met des caféiers à la place. sur les champs de céréales en zone 4. Déjà s’il faut 5 ans pour des bananes. Justement on a remarqué que lorsque. Ce qui est important c’est qu’il y a au moins 6 espèces de plantes différentes qui sont associées et complémentaires. et une pleine production qui sera très abondante parce qu’entre-temps le sol sera devenu très riche et très propice à la culture de bananiers. donc le bétail il doit aller ailleurs.production. des courges. en pleine production ? En plein fonctionnement. y’a des tomates. ce qui se passe. de la patate douce. Donc on voit le cercle vicieux qui va très vite : faible production biomassique. ils mettent vraiment de tout là-dedans. et ils plantent le verger dedans. Il faut plusieurs années mais ça pousse vite quand même. des haricots. plusieurs années. il va ailleurs effectivement. Parce que le bananier il faut vraiment un climat très humide pour qu’il puisse supporter des sols qui sont pas bon hein. Y’a pas de céréales toutes seules. de toute façon y’a pas d’immobilisation de capital dans les techniques de culture comme ça. c’est toujours pareil. . mais ceci dit on en bénéficie avant qu’il soit complètement formé le biotope. des gombos. malgré que les précipitations soient assez abondantes. résultat surpâturage des pentes qui sont raides et résultat : l’érosion.. plutôt qu’en culture séparée on obtenait là aussi 50 % de rendement en plus. qui sont mélangés ensembles. du sorgho. Parce que c’est un sol qui est quand même très filtrant. absence de production fourragère. avec ces mélanges. parce que y’a des essais qui ont été fait en station agronomiques. des aubergines. Et aussi y’a des recherches qui ont été effectuées. Ceci dit ça pousse vite dans la région les arbres. alors ils mélangent. Non seulement le caféier ne fabrique pas de biomasse mais en plus il ne fournit pas de fourrage pour le bétail contrairement au bananier. Combien de temps il faudrait pour avoir un biotope complet. Attention ils commencent à rentrer entre production au bout de 16 à 17 mois.

C’était considéré comme non cultivable. parce que c’était vraiment… quand y’avait un buisson qui arrivait à pousser on le coupait pour faire du feu et puis y’avait une érosion qui était catastrophique et les collines étaient vraiment dans un mauvais état. là c’est surtout plat. Les gens habitent où. des bananiers. ça ne faisait pas partie de la surface agricole utile. Il a fait une expérience pilote où il a installé deux coopératives de 70 personnes sur ces collines. les papayes sont rentrés en production au bout d’un an. y’a le haricot qui est là. pour la première année de récolte ça avait coûté très peu cher. et ils ont fait un système très productif comme ça. et bien. des gens qui n’avaient pas de terres. et le professeur Alim avait fait un projet d’insérer des sans-terres. un an et demis après. ils ont construit leurs maisons là ? Au milieu. et les terres par famille il leur donnait environ une moyenne de un hectare et demi. Le maïs et le haricot au bout de quelques mois ont donné une première récolte. Alors ce qu’on fait quand on associe du riz et du maïs. Donc les gens ils y avaient cultivé du riz pluvial et du maïs associé à des haricots aussi. c’est que bon. dessus. qu’on mette des gens. des jaquiers. des orangers. des manguiers et des teck tout a été mis en même temps. c’est des collines qui font des millions d’hectares. mais il a déjà installé deux coopératives comme ça. Ils avaient semé du manioc aussi. c’est multi-étagé partout et les maisons sont dispersées dans la colline. ils avaient donné aux gens les grains nécessaires pour pouvoir survivre jusqu’au prochaines récoltes et puis c’était tout. Ensuite au bout de quelques années les orangers. Les gens ne restent pas ? Si ils restent. mais y’a des collines évidemment qui on servit surtout pour prendre le bois de feux et c’est des collines qui étaient gravement érodées. des papayes. évidemment les gens ne tiennent pas à ce genre de projets dans le pays. y’a les maïs qui sont à grand écartement. c’est-à-dire qu’il n’y a pas vraiment de zonation. c’est un système qui est assez intéressant. c’est-à-dire à 3 mètres ou 4 mètres de distance.Par exemple par rapport à la création d’un écosystème. Et en faisant ça ils ont réussi à stopper l’érosion et à faire vivre des familles. les jaquiers et les manguiers ont pris le relais. beaucoup mieux . Alim au Bangladesh. En même temps ils ont planté des ananas. A. Alors ce qu’ils avaient fait. Le manioc. les bananiers. et le riz est entre. Et l’érosion a été totalement arrêtée. et improductives. et ensuite le teck on les abats pour faire du bois d’œuvre de qualité au bout de 30 à 60 ans. et il voudrait évidemment que toutes ces collines plutôt qu’elles soient érodées et qu’elles ne servent à rien. Et le projet. Alors là c’est très dense. avec un système de cultures régénératives. y’a eu des expériences du professeur M. C’est des collines qui étaient considérées comme érodées et tout.

le temps que les arbres rentrent en production. même au-dessus des feuilles donc.que les autres paysans du Bangladesh avec leur monoculture du riz qui sont en train d’en crever tel que c’est conçu actuellement. Qui sont d’autant plus violentes que les collines sont dénudées. ceci dit. Tous les arbres qui ont été plantés. Ceci dit quand ils sont assez âgés ça risque rien. ça ça rentre en production au bout de 15 mois à peu près. Ça a tout été bien occupé. et ensuite des cultures annuelles. de maïs. Quelle est la première chose qui a été plantée ? Tout a été planté en même temps. Parce que depuis le temps qu’il fait ça c’est un gars qui n’a jamais entendu parler d’agriculture naturelle ou quoi que ce soit. en plantant en même temps par exemple les ananas. d’haricots. qu’il y a un tas de gens qui s’intéressent finalement à un certain type d’agriculture. Mais tout en association. les ananas et les papayes. les patates douces occupaient le terrain et donnaient déjà une récolte. Mais ça c’est des inondations catastrophiques qui ont lieu comme ça tous les ans.. quand ils sont adultes ils se remettent. ensuite ils ont ressemé de l’orge en culture de saison sèche. le temps que les premiers. parce que y’a le Brahmapoutre. en troisième les bananiers. en deuxième sous-étage y’a les manguiers. y’a des inondations. les arbres il faut voir ce qu’ils doivent supporter. qui essaie de la promouvoir finalement. . ils mettaient par exemple des patates douces entre ananas. où les arbres fruitiers sont complètement submergés. les bananiers. Y’a eu un étagement de production. c’est un carcan rizicole qui est très poussé là-bas et des arbres. c’est-à-dire des céréales et des tas de légumes. c’est-à-dire que c’est la monoculture de riz essentiellement. qui s’est succédé au fil des années. c’étaient déjà des arbres fruitiers qui poussaient dans le pays ? Oui. ils restent des fois deux mois et demi complètement sous l’eau. quand on les a planté ça pousse pas non plus très très vite. Par exemple des fois y’a des inondations qui durent 2 mois et demi. Avant que les ananas prennent leur plein développement pour couvrir le sol. la papaye. Une fois que tout ça avait été semé. en premier étage donc y’a les tecks. Par exemple. c’est un delta qui déborde souvent. ça leur fait pas du bien mais ils remettent puis ils continuent à produire. Ce qui prouve que dans le monde. tout ça ce sont des espèces de là-bas. après la première récolte de riz. avec des tecks qui poussent haut. on peut donner des tas d’associations. après ils ont continué les cultures annuelles. Là aussi c’est un exemple de culture multi-étagère. et les arbres fruitiers qui sont plantés en plaine ils en prennent un coup. Enfin qui poussaient dans le pays mais pas beaucoup finalement. y’a ce professeur Alim là. les ananas.

quand ils commencent à planter là leur maïs. là sur ces collines érodées très rapidement ils ont eu de bons rendements. Et ça ça rejoint l’agriculture naturelle et la permaculture. c’est sûr que c’est un investissement mais qui marche très bien. Parce qu’en plus ils produisent. et résultat effectivement… C’est pour ça le projet de ce gars-là est très intéressant à ce niveau-là. c’est pareil. parce que y’a plusieurs millions d’hectares qui sont comme ça. les plante comme le sorgho. s’il veut faire ce projet massivement. Ces gens qu’il a installé. au moindre truc y’a les critiques. S’il veut faire ce projet massivement. et les collines c’est du bois spontané pour faire du feu. enfin il a mis quand même des anciens paysans. des rives des fleuves. Maintenant ces familles sont devenues des familles aisées. il faut qu’il démontre un système économique viable rapidement. y’a des plantes qui résistent bien. ils font toutes sortes de légumes. en 15 jours on a vite fait d’expliquer ce à quoi on veut aboutir. sans avoir à payer des gens pendant des années pour qu’ils puissent survivre. C’est-à-dire collines dénudées et tout le long du pays c’est la même chose. notamment dans les hautes vallées. ces deux coopératives qu’il a installé avaient un niveau de vie largement supérieure. parce que des gens qu’il financent comme ça. ils font du teck. Et puis aussi y’a cette mentalité asiatique des gens qui font de la riziculture. bah ils sont tout seuls sur le marché.. il faut leur donner une formation assez rapide. Y’a aucun problème à écouler la production. le maïs tout ça. Il faut donner aux gens de quoi bien se nourrir et puis bien travailler. pour eux les terres arables c’est les plaines. Donc tout simplement on leur a donné les vivres nécessaires évidemment pour attendre jusqu’à la récolte suivante. ils font des bananes et tout. mais peu à peu y’a une biomasse déchétuaire qui s’accumule et quand les premiers arbres rentrent en production c’est déjà en train de marcher à fond. c’est pas original. ce qui se passe. à tous les autres paysans du Bangladesh. jusqu’à la première récolte. c’est sûr que la première récolte elle sera chétive. C’est une mentalité qui est aberrante. et l’on encore. . alors que c’étaient des familles misérables de sans-terres avant. c’est sûr y’a quelques frais à investir. c’est une formation qui est quand même pas très coûteuse. là ils font du fruit. c’est toujours la même chose quoi.Ah oui. s’ils sont déjà paysans et s’ils sont motivés. Ceci dit. Parce que le manioc et tout ça c’est des plantes qui vont réussir à pousser sur des terrains qui sont endommagés. du riz tout le monde en fait du riz. bah c’est-à-dire que tout le long. […] Le professeur Alim a fait attention.

On incite les paysans aux motoculteurs et toutes ces choses-là. puis avec les salaires qu’ils ont. les produits sont vraiment partout. comme dans beaucoup de pays est concentrée entre peu de mains. c’est que la misère c’est quelque chose qui rapporte beaucoup. bah le commerçant c’est un co. 0. dans un système commercial. qui vendent les engrais. dans un système économique. un cinquantième de la valeur réelle de cette terre. Si tu veux. y’a des gens qui ont une toute petite parcelle donc qui n’ont aucune sécurité. Là c’est finit de rigoler pour certaines personnes. il suffit qu’il y ait une inondation qui supprime leurs récoltes. donc ça permet par exemple aux grands propriétaires qui sont à côté. du fait que le paysan désespéré doit nourrir sa famille tout de suite. qui sont énorme. qui vendent les motopompes d’irrigation. je pense que les gens ont dû être triés en fonction de leurs motivations politiques et tout ça. l’usure. Si les gens ont accès a une source de nourriture quasi gratuite. Donc ils sont obligés de vendre leurs parcelles.évidemment il faut des gens. comme le plus souvent chez le commerçant. l’abondance ça n’a aucun intérêt. y’aurait environ un peu moins d’un hectare par famille. En moyenne si les terres étaient réparties entre tout le monde. Faut bien comprendre que la situation. Si tu veux. qu’est-ce qu’il va vendre ? Il va rien vendre du tout. ben c’étaient des pionniers finalement. ils se retrouvent dans la famine. surtout pour les coopératives de départ. En plus la misère ça rapporte. d’avoir aux multinationales.nnard. etc. enfin là où le Bangladesh s’est embourbé ça profite à beaucoup de gens si tu veux. L’exemple n’a pas été suivit ? L’exemple non. Comme la terre. Parce que si par exemple les gens dans un milieu paradisiaque où y’a une abondance de fruits partout.9 hectares par famille. Par exemple imagine. Fini aussi les endettements. sur ces collines y’a des millions d’hectares. enfin c’est un truc qui tourne. seul la pénurie peut rapporter. c’est pas avec ça qu’ils vont se nourrir. L’abondance ne rapporte rien. Il restera plus que l’autre moitié de paysans sans terre. c’est ça aussi le problème. Bon bah ça libère du marché du travail. qui vendent des pesticides et des semences. on installe une certaine proportion de paysans sans-terres et on organise les cultures et on met par exemple sur ces collines. Finit aussi le fait par exemple qu’il y ait des paysans qui vivent au jour le jour à cause de l’inégalité foncière et de la pression démographique.8-0 . ils vont pas aller acheter à des prix exorbitants des produits dégueulasses. on met la moitié des paysans sans-terres pour commencer. Finit la rigolade d’embaucher des ouvriers et de leur payer la journée de travail de 14 h à 150-200 grammes de riz par jour. . on peut y arriver. Et surtout quand on vend des variétés de riz naines qui sont très dépendantes de tous ces moyens de production. d’acheter sa parcelle des fois à un vingtième.

Le pisciculteur il serait gai si y’avait une épidémie dans la rivière d’à côté hein. dans des réserves. Comment fonctionne le système de l’Afrique du Sud ? C’est qu’on a parqué les gens sur un territoire beaucoup plus restreint. Bon bah c’est excellent d’avoir c’te main d’œuvre. c’est une question… la rareté c’est très important. on leur donne presque rien et ils travaillent 14 heures par jour. etc. Bah bien sûr. Les gens s’ils ont tout ce qui faut. La famine du Sahel c’est très intéressant. Où y’a toujours intérêt pour avoir un coût bas de main d’œuvre donc en surnombre. on leur donne à bouffer. dans un système économique commercial. et puis même. Parce que tous les gens du Sahel qui ont faim et qui migrent. C’est une main d’œuvre quasi-gratuite volontaire qui arrive. Parce que y’aura une main d’œuvre à bon marché qui va s’entasser dans les bidons villes. bon bah c’est le système de l’Afrique du Sud. de café. comme les gens dans le massif central qui vont des pêchés bien exposés au sud en Ardèche. L’industrialisation… il a fallu créer artificiellement une misère épouvantable pour faire l’industrialisation. si les gens au moins avaient des terres pour pouvoir vivre. ils sont obligés pour pouvoir manger d’aller travailler donc dans les usines. etc. une récolte exceptionnelle de blé. C’est un système antagoniste. euh moi j’en ai rien à fo. etc. Donc la pénurie. etc. Dans le Sahel c’est pareil. ils vont émigrer dans les pays côtiers où on fait des monocultures de cacao. ce qui signifie. quand tous les pêchers de la vallée d’Eyrieux gèlent. il faut pas croire que les gens soient si fous que ça. les paysans ils pleurent ici. si les gens ne trouvent pas d’autres terres une fois qu’elles ont été désertifiées. ben ils sont désespérés. L’abondance ? les gens font pas aller travailler. De toute façon faut voir ce qui s’est passé en Europe. ils sont contents.utre de l’apartheid. . que l’on exporte en Europe etc. de vin. Quand en France y’a une abondance. etc. de choses comme ça. mettre du goudron dessus. dans industries d’extraction d’or et tout ça. de pomme. C’est pour ça d’ailleurs que d’inciter les gens à mettre des caféiers au sommet des collines c’est pas une mauvaise idée. Parce que ce qui est en sus de l’apartheid c’est qu’on leur donne des terres minuscules. personne ne serait allé bosser en usine.on le voit bien par exemple. pour que le système puisse tourner. c’est extrêmement intéressant finalement. d’ananas. ils ont beau envoyer toutes leurs pommes. Parce que les prix vont s’effondrer. il faut que les gens aient faim finalement. la population noire qui est la plus nombreuse est parqué sur… justement les gens parlent d’apartheid et tout ça. ils s’arrachent les cheveux. Et c’est là où ils vont subir l’apartheid et tout ça. C’est un système conflictuel.

donc ils mangent pas que du riz. tu manges et puis tu vas te promener. tu cueilles les fruits. ils passent leur temps à faire la sieste. Parce que le Japon c’est une mine d’or pour les Etats-Unis. Finalement la civilisation c’est peut-être de bosser comme des ânes 14 heures par jour. pour l’exportation du blé. parce que ici c’est pas la société d’abondance qu’on veut nous faire. et puis c’est des gens qui mangent mieux que les autres parce qu’ils ont beaucoup de fruits. donc le gars qui a lancé ça. et c’est ce qu’on appelle des civilisations qui sont arriérées évidemment. âge d'abondance qui montre que la seule société d’abondance qu’il y ait jamais eu c’est celles qui étaient à l’âge de pierre. Ça date de quand les essais au Bangladesh ? Oh ça date de plus de dix ans. Ils font la sieste. qui tourne bien. *rires* Enfin c’est des macrobiotiques en pleine forme quoi… si on veut… Et surtout avec le riz et . tu travailles comme un âne mais à la fin de l’année faut voir ce qu’ils récoltent. beaucoup de légumes-fruits. c’est Age de pierre. en moyenne.. qu’est-ce que tu veux faire dans un endroit où y’a que des arbres fruitiers. Donc au Bangladesh c’est le même problème. ils travaillaient une heure par jour tu vois. ces agriculteurs ils travaillent ¾ d’heures par jour. Parce que bon le gouvernement japonais c’est les Etats-Unis qui ont influencé le gouvernement japonais. parce que beaucoup de Bengalis c’est la monodiète au riz tu vois. Nan puis maintenant c’est un truc bien stable. mais c’est ridicule. c’est pas très thérapeutique. . c’est peut-être ça finalement quand on y réfléchit d’un peu plus près. y’a rien à faire. finalement pas grand-chose. c’est comme le système ano y vez en Espagne. et au milieu d’une abondance pas possible tu vois.. Parce que vraiment au point de vue de la balance commerciale le Japon… tu vois que les intérêts qui sont contradictoires ça pose des problèmes.. c’est la société justement de rareté. de leurs vaches pour l’élevage et tout ça. et puis des tas d’ethnies qui vivent un peu comme ça en Afrique.D’ailleurs y’a un livre qui a été écrit par Sahlins je crois.. Surtout que maintenant y’a des économistes connus qui commencent à le dénoncer. Ah non mais c’est vrai. C’est peut-être pour ça que Fukuoka a eu des ennuis au Japon. c’est impossible de savoir combien d’heure par jour ils travaillent. et justement c’était pareil par exemple ces sociétés que j’ai décrit hier. . ça a dû être commencé en 72. il reçoit une opposition qui est quand même assez forte. Oui et puis les gens ils travaillent comme des ânes. Mais par exemple les Bashi là. régime numéro 7 d’Oshawa. les Indiens-là qui vivaient sous leurs chênes.Pas de carences. Parce que les idées de Fukuoka ça les intéresse pas du tout.

surtout à la vente des tecks. Si tu veux avec un hectare et demi par famille ils ont largement de quoi pour leur autoconsommation. C’est à long terme. donc ces gens qui sont sur ces collines ce sont des gens qui mangent beaucoup mieux que les autres. en deux mois. c’est une thérapeutique beaucoup utile. Et de faire là-dedans un petit élevage aussi. . et surtout c’est des gens qui ont une culture bien rentable. mais avant y’a les organes. ils suffit que tu sois pas très costaud et tu dégages quoi. Ça c’est à long terme. régime numéro 7. y’a tout ça.riz. y’a les papayes. et largement de quoi vendre.

on va voir un peu la zonation : là en zone 1 y’avait le village. Je connais pas très bien ce terme. Donc des techniques dont le but est d’avoir le maximum de rendement avec certaines denrées précises. en commençant par étudier un peu la zonation telle qu’elle était pratiquée par les agriculteurs au néolithique. il faut construire un four. C’est ça qu’on appelle des dessévage sur pied. ils les cernaient. ça dépend comment on s’en sert. et les systèmes fourragers. c’est-à-dire c’est une pierre polie qui est mise un manche de frêne qui est résistant aux chocs. Au néolithique. dans un verger. sauf que pour éviter qu’il pourrisse sur pied. il paraît que c’est meilleur pour certains bois de procéder au dessévage sur pied. tout dépend comment on s’y prend. pour voir des productions particulières que l’on peut faire. J’ai vu ce terme. Là où ça se passe c’est le nord-ouest des Alpes. comme le bois de teck en particulier. il faut prendre du métal. et cette hache servait essentiellement comme outil de défriche. les arbres qui étaient beaucoup trop gros (vu les outils). comment on peut cultiver les vergers en culture naturelle. la hache de pierre faut pas croire que c’est un outil forcément inférieur à la hache de fer. donc là on sort de la permaculture qui est l’organisation de l’espace. c’est l’âge de la pierre polie. là l’exemple qu’on donne ça se passe environ 3500 à 4000 ans avant Jésus-Christ. avec ses maisons qui étaient assez espacées mais pas tellement espacées. Donc là on va voir des exemples européens. probablement il devait y avoir au maximum 40 à 50 mètres entre chaque maison. en Suisse et en Allemagne du Sud et dans l’Est de la France. enfin disons que ça demande quand même du travail et de l’investissement. notamment si on pratique le cernage des arbres. Ah non mais pour le bois d’œuvre effectivement c’est une formule de faire ça. faire une forge etc.Pendant la matinée on étudiera le système de culture de céréale que j’ai mis au point. ça les rend plus durs et plus propres à la construction maritime. d’ailleurs qui est le principal outil des agriculteurs néolithiques. une fois qu’il est mort faudra tout de suite l’utiliser hein. On peut mettre presque aussi vite pour défricher avec une hache en pierre si on abat d’une certaine façon. Contrairement à ce qu’on pense les néolithiques ne mangeaient pas que des fruits sauvages puisque . D’abord il faut que pour fabriquer une hache en fer il faut investir. et l’arbre il meure au bout d’un certain temps. Le cernage des arbres ça veut dire que tu créé une entaille sur tout le tour de l’arbre et ça empêche la circulation de la sève. et pour abattre une forêt c’est pareil.

et dans lequel on cultivait des plantes qui supportaient cet ombrage de chêne. et surtout pour faire du textile. comment ils s’habillaient. un peu d’épeautre. et enfin des sortes de fruits qui étaient cultivées. finalement ça ressemble un peu aux systèmes en Afrique.et notamment ils cultivaient le fameux blé poulard Nonette de Lausanne. Y’avait des fruits comme les cornouilles et les cormes. enfin qui est moins épuisante en culture sous chêne parce qu’il y a un humus beaucoup plus varié sous les arbres. quand y’avait pas de millet c’était du lin. Evidemment y’avait un peu d’engrain. On cultivait du mil. mais c’était assez restreint par rapport au reste contrairement à ce qu’on pourrait penser. . en orge -alors là aussi avec des espèces ordinaires et non avec des espèces sauvages comme on le pense. quelque chose comme ça.dans les cités néolithiques on a trouvé des espèces cultivées de prunier domestique. Y’avait des rotations aussi alors ? Oui des rotations mais pas compliquées. Faire de l’huile pour l’éclairage. Des poiriers. enfin du millet commun. Y’avait pas l’épeautre ? Y’en avait parfois mais c’était pas systématique. on verra plus tard pour les textiles. un parc arboré de chênes. un peu d’amidonnier. on verra ça tout à l’heure. Parce qu’on prétend que le prunier a été importé par les croisades d’Asie-Mineure. qu’on apprécie plus tellement maintenant. les chênes étaient espacés de 14 mètres en tous sens. Elle est cultivée en permanence. le chêne ne fait pas beaucoup d’ombre de toute façon. c’est-à-dire botaniquement c’est le panicum miliaceum. alors qu’il y avait des pruniers bien avant en France. C’est-à-dire que sur une parcelle de millet cultivée pendant dix ans le lin ne revenait qu’une fois. enfin qui ont une qualité équivalent de toute façon… En zone 2. Toutes ces zones 1 et 2. y’avait que du millet. qui revenait sur la même parcelle que tous les 7-10 ans. et pour la graine. on l’appelle infield comme je disais. Et du lin. Et le lin pour quoi ? Pour s’habiller. voilà en zone 2 c’était ça. et qui se promenait en assolement. Evidemment dans le verger ils cultivaient des légumes sauvages. qui est un blé qui a malheureusement disparu d’ici et qui est extrêmement productif. ce sont des champs cultivés en blé. qui a été la principale culture jusqu’à ce que les Romains arrivent. mais du lin qui se promenait parce que c’est une culture épuisante. C’était cultivé en permanence sans prairie et sans jachère. un parc arboré assez dense hein. Dans la zone 3.

. La lisière a une première caractéristique. alors ça j’avais déjà expliqué qu’en permaculture on y attache une importance assez forte parce que c’est un écosystème très riche. ensuite de l’orge. y’a les chênes. grâce à l’ombrage des arbres. c’est-à-dire que les arbres qui avait été coupés. ils en cherchaient bien sûr dans la forêt mais ça faisait un peu loin quand même hein. C’était la principale utilisation de cette hêtraie. et tous les ans on avait du bois de chauffage comme ça. parce que la hêtraie est quand même trop loin.Y’avait le blé et l’orge sur défriche et ensuite on instaurait une longue jachère forestière. Le bois. enfin c’est la hêtraie qui pousse très serrée parce que c’est une essence d’ombre. c’est qu’elle est étagée en gradins sur plusieurs centaines de mètres. Donc cette hêtraie servait essentiellement de pâture d’estive. C’est-à-dire qu’au moment où en en juilletaoût où les pâtures commencent à être toute desséchées. attention. et sous lesquels il ne pousse pas grand-chose. Donc c’est une des pièces maîtresse de ce système de culture. on défrichait un peu plus loin dès que y’avait la jachère. Une fois qu’on avait cultivé du blé et de l’orge. donc c’était pour les mettre à l’ombre. donc y’avait une sorte de prairie temporaire spontanée qui se faisait et ensuite peu à peu on laissait venir les broussailles et ensuite on obtenait un taillis. ils repoussaient sur souche et ils donnaient un taillis ou un taillis sous futaie puisqu’on abattait pas tous les arbres. donc qui a une qualité moyenne. parfois même jusqu’à un kilomètre des fois. d’ailleurs ça . disons que le bois de chauffage était essentiellement fourni par le taillis qui était dans le village. Dans chaque défriche. et sous hêtre il peut pousser quelques fougères. En zone 4 c’est la lisière. Y’a pas d’autres zones ? En zone 5 c’est la forêt dense. où il ne pousse rien des fois.. on cultivait d’abord du blé. c’est là qu’ils allaient chercher le bois de chauffage. Et le bois aussi. car les vaches craignent le soleil en été. je vous rappelle le hêtre c’est une essence fourragère. on défrichait la jachère. c’est-à-dire que par exemple pour 2 ans de céréale on mettait 25 ans de jachère au moins. et qui était mis sur une largeur maximum dans les clairières culturales néolithiques. ensuite on laissait pousser des graminées spontanées qui étaient pâturées par le bétail. ça servait essentiellement de. donc qui servait essentiellement de pré-bois. des choses comme ça. ça va… et pour ramasser des faînes aussi. qui est assez léger et qui gêne pas du tout l’herbe. y’a des lisières qui pouvaient atteindre plusieurs centaines de mètres. sous lesquels poussait de l’herb e. sous ces chênes.

et la qualité… euh y’a des herbes qui poussent spontanément sous les chênes qu’on voit nulle part ailleurs sur la garrigue. ça c’étaient des glands qui étaient ramassés comme c’était pas très loin de l’habitat. Parce que les glands pour les êtres humains ils sont dans le parc arboré de chênes qui est en zone 2. plus on s’approche de la zone 3. et même des fois que les pâturages sur toute l’année. ce qui est intéressant c’est que cette pâture d’estive elle donnait à la fois de l’herbe pour le bétail en été. Parce que la production fourragère est beaucoup plus forte. avec lequel on cultive du millet. et en plus des glands en hiver. tandis qu’il y’a des prairies avec des graminées vraiment prairiales digne de ce nom sous les chênes. pour les animaux là dans cette zone. ils étaient sous les arbres avec le bétail pour ramasser les glands. là où y’en avait plus ailleurs. Donc là aussi ce pré-bois sert essentiellement de pâture d’estive et puis pour la glandée qui était importante. évidemment les cormes.a été prouvé récemment par l’INRA. à l’INRA de Montpellier ils ont fait des recherches dessus et justement ils encouragent de plus en plus sur des garrigues de mettre des chênes.. Notamment plus on va dans les régions qui sont sèches. on cherche une pâture d’estive pour le bétail. puis stocké et consommé par les êtres humains. plus des fruits. C’est-à-dire que plus on s’approche des endroits qui sont cultivés. En deuxième étage mais en dessous ou à côté ? Ah non. notamment le ray grass anglais. les pâturages d’été sont de bien meilleure qualité qu’ailleurs. et . les arbres sont assez espacés. les noisettes et tout ça étaient ramassées par les hommes donc et surtout par les bergers qui accompagnaient le bétail.. des arbres comme les cornouillers. pour le bétail. des alisiers et des noisetiers. enfin des espèces qui caractérisent les région arides. c’est-à-dire que sous les chênes. Et là ensuite de plus en plus bas. les cormiers et tout ça qui sont intéressants parce qu’ils donnent des fruits qui étaient utilisés pour la consommation humaine. Et sous ces arbres ? Euh sous ces arbres attention. alors qu’ailleurs il ne pousse que du brome mou. Tandis que là c’est des glands pour les cochons. et plus les arbres baissent. ce qui évite de stocker du foin comme. les cornouilles. d’abord c’est une lisière. Parce que justement. les bergers à partir de l’automne où ces fruitiers donnent. Parce que surtout c’est ça qu’il faut voir. on cherche donc de l’herbe là. Toujours en lisière ? Oui toujours en lisière là. donc en deuxième étage. à côté. ça c’est des méthodes. ensuite après les chênes y’avaient d’autres arbres qui étaient plus petits comme des charmes.

alors le fossé il est entre la zone 3 et la zone 4. il faut bien que ça soit calculé. En plus c’était un pâturage supplémentaire pour le bétail. Ça ça se trouvait dans quel endroit ? En étagé (en gradins) y’a les chênes. ensuite y’a les alisiers. Alors justement là il faut bien comprendre que contrairement à ce qu’on pense. Et ainsi que dans la jachère forestière qui est beaucoup plus productive que l’on ne pense.en même temps ils avaient des nèfles et des choses comme ça. de la menthe et tout ça. Ça. la lumière déjà rentre. les noisetiers. là y’avait tout un fouillis de ronces. Ce qui veut dire évidemment qu’on ne pouvait pénétrer dans la forêt que par certains sentiers. qui sont de plus en plus bas. et en plus le fossé. les mûres des ronces. Au contraire. toutes les cormes. d’aubépines. Dans la jachère forestière ils ramassaient les pommes et les poires sauvages. Donc c’est le principe un peu en permaculture. Est-ce que c’était calculé tout ça ? Pour que ça soit concentrique. et qui est un système de base de la production néolithique. donc de cueillette. les framboises. et des fois justement sous des arbres comme ça les néfliers ils les laissaient pousser par exemple. y’a pas antagonisme entre la cueillette et l’agriculture. Oui et non. les sorbes etc. de prunelliers. Par exemple les chênes que l’on ramasse sont près de l’habitat. tandis que les glands de chêne qui sont en lisière c’est surtout pour le bétail et aussi pour les bergers qui passent. sûrement oui. les fraises des bois. donc tout ça fait un écosystème qui est très varié.. Et là plus bas y’avait les haies épineuses. qui est moins perfectionné. . Ils « glandaient » quoi. la lumière en rentrant spontanément déjà au niveau des lisières va avoir tendance à favoriser plein d’espèces fructifères. Parce que le fait d’ouvrir une clairière dans la forêt de hêtres qui est serrée. les nèfles. mais plus on s’éloigne de l’habitat et plus l’espace devient de plus en plus sauvage. et ensuite le fouillis impénétrable il est là. c’est une question de protection des cultures. qui ont envie à midi de se faire une bouillie de glands ou des choses comme ça. fait pousser des légumes qui ont besoin d’eau. ça fait une lisière à micro-climat varié. Donc ça c’est la lisière préhistorique. y compris le fossé qui lui donne de l’eau pour les volailles. avec en plus un fossé. Ce qui est marrant c’est de constater que c’est la même organisation qu’en Afrique finalement. enfin disons des tas de fruits sauvages. pour pas que les sangliers viennent et tout ça.

Ce qu’on appelle la protoculture qui était pratiquée en Tasmanie. et y’avait aussi beaucoup de chemins. Justement à l’époque. parce que les chemins y’en avaient partout. regardes comment le paysage est fait ! C’est scientifiquement impossible. il aurait pu ne pas être créé par l’homme. quand les paysans vivaient. Sans haie ils se retrouvaient allant sur l’infield et dans l’outfield. c’est le chaos. c’est le principe de base (notion de transfert de fertilité). les chemins d’accès qui étaient bordés de haies épineuses pour la circulation du bétail. ça ouvre .. et des chemins même qui étaient assez grand. donc même chose qu’en Afrique. ils seraient pas venus aussi facilement et ni les Romains par la suite. ça s’appelle la protoculture. il va concentrer toute la fertilité de l’outfield sur l’infield. C’est ce qui a permis au Celtes de les envahir très facilement. dans la forêt y’avait des sentiers et des chemins de circulation du bétail. parc arboré. Parce que pour organiser un paysage aussi loin. ce qu’ils étaient capables de faire. qui vont en profiter pour proliférer. hein. ils vont être remplacés par des chênes et des essences de pleine lumière. Donc tout ça pour dire que d’abord ce paysage de lisière a été créé par l’homme. pendant les périodes historiques.utre le feu s’ils défrichent. y’avait aussi évidemment les chemins comme en Afrique. qu’en état de guerre on puisse construire un paysage comme ça.. Il faut être vraiment tranquille quoi. c’est… Et puis en période d’insécurité y’a aucune organisation au contraire. de venir récolter en tremblant en espérant qu’il y ait pas des soldats qui viennent les massacrer pendant ce temps-là. qui étaient pratiquée dans beaucoup de régions d’Afrique et puis même au départ du néolithique. Il est évident que rien que le fait d’ouvrir une clairière culturale ça défavorise les hêtres qui sont des essences sciaphiles. y’a la nécessité de se nourrir et aussi la nécessité de se défendre. Alors d’abord c’était cultivé à la main. Et c’est pour ça que y’a des peuples. donc effectivement c’est très proche de l’Afrique. En période de guerre il faut voir l’insécurité qu’il y a. C’est pas forcément vrai la notion comme quoi y’avait toujours des guerres à l’époque. et en vitesse de semer à la volée à de trop fortes densités. c’est-à-dire qu’il aurait pu être moins perfectionné. Si les gens se font embêter… euh il suffit de voir même dans l’histoire. qui ont repris les mêmes structures. C’est impossible. Oui mais il y a aussi le fait que c’est une espèce de place forte quand même. Les paysans en période de guerre ils sont juste capables de fo. Si ça avait été la forêt épaisse. Parce que ça c’est très important les chemins. C’est-à-dire que ce qui se passe c’est que le bétail qui pâture en outfield. La notion d’infield et outfield c’est une notion d’intensif et d’extensif au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat aussi. ça leur convient pas du tout. et qui sont souvent fructifères. ça consiste tout simplement à ouvrir une clairière naturelle.Oui tout à fait. les arbres étant abattus pour faires les huttes et tout ça.

Ça nécessitait quand même une bonne connaissance de la nature quand même. le loup n’attaque l’homme que lorsqu’il devient fou. c’est une théorie qui essaye de nous faire croire que gens iront de mieux en mieux en se rendant malade. […] Les loups il paraît que c’était pas si féroce qu’on le dit aussi hein. là on expliquera ça sur les prédateurs. De toute façon les gens savent plus rien faire. parce que le loup ne peut devenir fou que s’il a eu une . une très forte connaissance de la nature. ou alors qu’on ait chassé toutes les proies dont il se nourrissait. ici tout ce qui n’était pas des alisiers. là pour que ça soit organisé de cette façon-là. C’est une sélection qui est faite comme ça. les loups ça mange essentiellement soit des lapins. évidemment c’était des communautés qui étaient égalitaires hein. la théorie du progrès nous inculque le contraire. enfin il faut qu’on ait créé un désordre. si l’homme prend trop d’impact sur la nature. parce que y’a une petite élite qui invente des machines. Essentiellement. Nan mais c’est au contraire l’homme moderne qui n’a pas de connaissances. ça se voit. de le couper ou de le faire pâturer par le bétail. là c’était des gens qui avaient une très forte connaissance de la nature. enfin l’homme a rien planté. et l’homme moderne bon bah c’est un imbécile. à ce moment-là il peut attaquer l’homme. toutes les maisons étaient à peu près pareilles.spontanément la forêt. Ah bah oui. Mais la connaissance elle a existé depuis tellement longtemps. il faut justement qu’on ait étendu certains types de monocultures. Mais pour en arriver là. ça c’est fait par l’homme. et puis un sens de l’organisation sociale. et de même de zone en zone. il est capable d’appuyer sur un bouton mais c’est tout. y’a son système nerveux dans le cerveau qui saute. il est bien évident que si y’a déséquilibre. là où y’en avait pas du tout. c’est leur base d’alimentation. hein. et spontanément y’a des espèces fructifères qui vont pousser. à part les gens qui fabriquent des machines pour lui mais disons que 90% des citadins qu’estce qu’ils sont capables de faire ? Justement une fois qu’on les met dans la nature ils sont capables de se bouffer entre eux hein. C’est ce qu’on verra quand y’aura une guerre et que les gens devrons fuir les villes. ils pourraient avoir survécu jusqu’à cette époque. soit des rats et des souris. comme pour l’idée de descendre certains arbres et pas d’autres. Bon on va remettre les choses au point. Lorsque par suite de carences alimentaires. à un tel point qu’il n’ait plus rien à manger. par exemple. Et là il s’agit pas de ça. des noisetiers et des charmes et des choses comme ça. ça c’est pas fait spontanément. De toute façon en symbiose avec la nature c’est sûr qu’ils avaient obligatoirement une connaissance. il s’est contenté à cet endroit-là de tout ce qui n’était pas du chêne de le descendre.

et pour tous les animaux. on s’est basé sur la composition de la graisse du bison sauvage et toutes ces choses-là. qu’il a pas de goût et que l’Espagnol il est filandreux ! etc.. Y’a un article qui est très intéressant justement pour montrer que la viande que mangeait l’homme préhistorique n’avait pas du tout la même composition que la nôtre. Parce que ça dépende de la nourriture de l’animal. c’est ce que disent les cannibales qu’il reste en Afrique. ça n’a rien à voir du tout avec notre viande.carence alimentaire vraiment grave. et en même temps les acides gras essentiels étaient vraiment en pourcentage incroyable. qui sera beaucoup plus riche en vitamine F. par exemple sur les porcs on aura soit une graisse dure et pas bonne s’ils sont nourris enfermés aux céréales. même des porcs maintenant qui sont pourtant dégénérés. ça devait pas les arranger. Oui. c’est absolument faux. En plus la cuisson ça fait craquer les doubles liaisons et rien qu’en cru quand on fait de l’analyse chimique. Tous les grands fauves c’était pareil. hein. en fonction de ce dont ils sont nourris. alors euh… Oui c’est comme quelques cannibales… c’est vrai que ça influe sur la qualité de la chair humaine. si par exemple le porc au lieu d’être enfermé à bouffer des céréales et du petit lait. Les tigres je sais pas. c’est la rage et puis d’autre maladies qui lui minent le cerveau. le . dans la graisse animale y’a plus de la moitié des acides gras qui sont insaturés dans ce type de viande. enfin ils sont rarissiment. dans la graisse de bœuf un certain nombre d’acides gras n’exi stent plus. et puis ils ont tous leurs critères. Justement les gens disent que dans la viande y’a que des acides gras saturés. etc. etc. même les tigres n’attaquaient pas l’homme. par contre s’ils sont en train de glander librement dans la forêt. pour les bœufs j’en sais rien mais par exemple pour les porcs. il est bien évident que les désordres comme la guerre de cent ans. C’était pas le bœuf sélectionné. donc ça dépend de l’alimentation. où y’avait des cadavres ensanglantés qui jonchaient le sol partout. Ça peut atteindre jusqu’à 40%. mais ils pensent selon la nationalité y’a des critères ! Ils trouvent que le Français est pas mauvais. ce sera une autre qualité de graisse. y’en a moins qu’on y pense. ceci dit aux animaux on peut le faire prendre de très mauvaises habitudes. Mais c’est pareil pour les animaux. que l’Anglais est fade. euh les loups ont peut-être pris certaines habitudes. En plus manger ça. Parce que quand on voit ce que ça fait de manger certaines viandes d’animaux qui sont pas en forme ça fais mal hein. il est dehors. Ils ont peut-être pris goût à… le fait qu’en plus ils étaient carencés sur le plan alimentaire. Enfin fou. en acide gras polyinsaturés. Nan mais c’est vrai on peut ne pas en dormir parce qu’on a bouggé un œuf du commerce.

de l’ortie. on allait pas encore souvent en Amérique et il y avait les légumes locaux. Sous le parc arboré. C’est-à-dire surtout de la bardane. ou même parfois 4 à 5 fois. et là aussi (clairières temporaires). le reste c’était des herbes . Même si c’est une espèce qui a été dégénérée pendant… Non mais y’a les deux choses. Ils faisaient des légumes à cette époque ? Oui mais pas les mêmes. parce que l’avantage lorsqu’il y a une jachère forestière longue c’est que y’a plus de mauvaises herbes. de toute façon les graines de millet c’est tout petit. c’était un quinoa qu’on cultivait finalement en France. ça c’est sûr.. l’ortie et le chénopode blanc. dont les graines étaient utilisées comme pour les céréales. Donc surtout grande bardane. mais en même temps ils devaient reconnaître qu’ils obtenaient sur leurs champs une centaine de fois la semence et même des fois plus là où les autres en avaient que 8 à 10 fois. On abat la jachère. ils seront également plus résistant au retrait et à des choses comme ça. là aussi c’est la schizophrénie dans les écrits. Bien sûr les arbres étaient abattus en cours d’hiver. Toutes les méthodes de culture qu’on a c’est basé sur la mauvaise herbe. et du chénopode. avant de rentrer dans ce que fait la cuisson… […] ce système de culture il existait encore au XVIIIe siècle en Polésie en Pologne. qui étaient cultivés. Alors le chénopode c’est la famille du quinoa. on peut pas les enfouir profondément. Donc c’était un système qui demandait pas beaucoup de travail en fait. en plus avec un humus très riche. d’abord pour le bois d’œuvre si les arbres sont abattus en hiver ils sont moins attaqués par les insectes lorsqu’ils sont abattus au printemps ou à l’automne ils sont moins attaqués par les micro-organismes. donc ils pouvaient semer leurs céréales à grand espacement et tout ça sans être dérangés. autre avantage de la jachère forestière c’est qu’on a plus besoin de labourer. qu’on cultive sur les Andes. Parce qu’il est bien évident que lorsqu’on cultive à la main. soit grâce à la jachère forestière. hors-sève.taux d’acide gras va passer de 4% à 40 ou 50% s’il glande librement. et pendant 1 ou 2 ans on est tranquille au niveau des mauvaises herbes. toute la fertilité accumulée par la jachère. pour la graine et pour les feuilles. la sélection plus le type d’alimentation. Alors c’était assez marrant parce que les histoires de l’époque prétendaient que c’étaient des sauvages. lorsque la terre est tout le temps très riche. donc là c’est cultivé à la houe. parce que souvent y’avait pas de désherbage à effectuer. et s’il mange de l’herbe et des fruits tombés. par transfert de fertilité dans le temps. soit grâce au parc arboré.

qui avaient une conception des légumes différente de la nôtre. seul quelqu’un qui a une connaissance très très poussée. on va pas le trouver partout. c’est-à-dire que dans les coprolithes justement on voit leur alimentation leur alimentation de base. Des coprolithes on en a pas trouvé beaucoup. et c’est très complexe. qu’ils ramassaient. et cultivé à la main. où y’a de la boue. bien conservé. t’as une flore spontanée tout à fait différente. depuis qu’il existe. Inutile de dire qu’un bon préhistorien c’est très rare parce qu’il faut vraiment avoir une tête comme ça. Faut pas savoir ni aux ¾ ni à 90%. comme c’est des études sur la préhistoire.sauvages quoi. des fois ils allaient en lisière de la forêt en arracher. c’est pareil c’est la flore spontanée. des gens sous l’eau quoi. c’était des peuples. où y’a quelque chose qui fasse une conservation parfaite. Inutile de dire que le microscope électronique. au lieu de piquer des crises de nerf dessus. il faut tout savoir finalement. Pas de carottes sauvages par exemple ? C’est-à-dire bon. Ensuite on le voit avec les graines. Concernant les légumes je crois qu’on a trouvé y’a pas longtemps justement. bah ils les ramassaient. sinon on suit son imagination et puis ça s’arrête là. C’était sarclé le blé avant alors ? . Par exemple pour savoir aux endroits où y’avait des lisières et tout. il faut évidemment que ça soit souvent dans les cités lacustres. pour pouvoir se lancer dans la préhistoire. ni moins. Parce ce selon la façon dont tu cultives. Ça. avec un contenu stomacal suffisamment frais pour pouvoir déterminer que le gars dans son repas il avait ingéré peut-être 40 ou 50 plantes sauvages différentes. C’est-à-dire les mauvaises herbes qui poussaient. tout simplement. mais ce qu’ils mangeaient de temps à autre on voit pas toujours. ils les mangeaient. Ils cultivaient pas de tubercules. là je mets que tout ce que les gens qui ont étudié ce domaine ont trouvé. Ni plus. lorsque par exemple le niveau des lacs a augmenté et tout ça. a apporté beaucoup d’éclaircissements. et même aux dates où il était sarclé. on peut pas savoir tout ce qu’il y avait. grâces aux graines de mauvaises qui poussaient spontanément. y’a plein de choses qu’on a pas découvert. Ils ont fait comment pour retrouver ça ? Alors ça c’est très complexe. c’étaient surtout des plantes sauvages comestibles et les mauvaises herbes les légumes. globale et puis en même temps très spécialisée dans chaque domaine peut arriver à se lancer dans des recherches comme ça. le pollen des arbres qui se sont accumulés à des endroits et des techniques de ce genre-là. Par exemple on peut voir que le blé était sarclé. Oui ça c’est sûr. ou c’est le bétail qui s’en occupait. ça été très important.

C’est pour ça qu’ils avaient une organisation comme ça. ce qu’il faut voir c’est que c’est une plante d’été. Donc y’avait beaucoup de choses qui poussaient. c’est là quand les choses sont intégrées c’est plus du . Et ils pouvaient faire ça parce que justement le millet commun. ça veut rien dire. Ça c’est un principe de permaculture. Le défrichage ça devait être du boulot. pas le blé. était sarclé à la main. et tout était prêt. bien sûr à cette époque y’avait pas d’étables pour le bétail. on verra ça tout à l’heure. c’est-à-dire qu’on vit. et cette zone-là était essentiellement fertilisée par parcage du bétail. de semer et de récolter. la zone 1 était essentiellement enrichie par les déjections du petit bétail. Ben du boulot. Parce que c’était une culture qui était permanente. Donc le blé prenait un très grand développement avant les mauvaises herbes et y’avait pas de problème de compétition. bien sûr. la défriche avait lieu en hiver. c’était nécessaire de le faire pour chercher son bois de feu. donc ça ça se faisait probablement par compostage. C’était un endroit où on se contentait de défricher. qui était éloignée de l’habitat justement. Le blé et l’orge ils le faisaient sur défriche forestière y’avait pas de mauvaise herbes. et plus c’est loin de l’habitat. en tous sens. on prend ce dont on a besoin sans travail.Attends. Le millet c’est quelque chose qu’on cultivait à grand écartement. en plus pas de mauvaises herbes d’autant plus qu’ils le semaient tôt. c’est-à-dire que moins souvent on va dans un endroit. on travaille pas. y’avait pas les mêmes notions que chez nous. et puis on allait plus loin. C’est-à-dire qu’on faisait stationner le bétail pendant la nuit à certains endroits. comme en Afrique hein. et le lin aussi on le sème au printemps. Et là c’est une culture qui est beaucoup plus extensive finalement. on prenait du bois d’œuvre. parce qu’il était cultivé en permanence tous les ans. qu’ils cultivaient des fois à 80 centimètres d’écartement. Et bon bah par exemple pour fumer un hectare ils devaient y laisser tout le bétail pendant par exemple 1 mois. donc y’avait une abondance de mauvaises herbes et de légumes sauvages. Donc qu’ils faisaient pâturer pendant la journée et ensuite pendant la nuit ils stationnaient et ils fertilisent. Le millet qui était en zone 2. y’avait une sacrée dose de fertilisation. et il est probable qu’ils semaient en juillet-août. c’est-à-dire les graminées spontanées qui étaient du fourrage pour le bétail. des déchets domestiques et des excréments humains. Faut pas perdre de vue que les céréales ont un indice de compétition qui est beaucoup plus fort que les mauvaises herbes. donc en automne et en hiver il y avait la flore spontanée. Le blé et l’orge non ils le sarclait jamais. Et là en zone 2 c’était une culture beaucoup plus soignée. Donc pas de sarclage de cette zone.

qui est de mauvaise humeur. Un peu de viande fraîche pour changer. enfin toutes les économies. au lieu de dire je vais cultiver un endroit et chercher du bois à un autre endroit. Parce que les animaux sont étroitement contrôlés. Toujours.tout les mêmes notions. Parce qu’il fallait que ça repousse. c’est complètement faux. si on veut faire du gibier ou du bétail. c’est la lisière. Parce que là c’est des systèmes où on travaille pas. qui était multifonction. avec des cochons ou des animaux comme ça. mais ils sont quand même presque demi-sauvages. au contraire. y’avait évidemment un tout autre rapport avec les animaux. C’est-à-dire de recréer la fertilité du sol. l’élevage où les gens amènent leur porcs manger des fruits qui se cassent la figure. ça arrive en élevage de chèvre. Donc c’est plus du tout les mêmes notions. ils sont vissés. on a abandonné la cueillette. ils avaient pas quelqu’un… Donc une parfaite intégration de l’agriculture à une économie de cueillette aussi. c’est complètement… C’est un rapport de force. Comme y’a des gens qui se font clouer contre le mur par leur bouc. On enferme les animaux parce qu’on vit pas avec eux. c’est pas la même chose que de les enfermer et leur filer seulement du petit lait et des céréales. Quand ils avaient fait le blé et l’orge. dans le menu c’est toujours bienvenu. les verrat étaient en liberté et tout. tout simplement. Parce que quand les animaux sont en libertés. Ah oui. Si on vit avec eux… Oui. C’est-à-dire. c’est un endroit qui produit beaucoup d’animaux. et qui est engraissé. faut pas trop trainer dans les parages quand tu lui donnes à manger. Parce que beaucoup de gens disent que lorsque le néolithique s’est mis à l’agriculture. y’a un élevage qui est concentrationnaire. En plus y’a élevage et élevage. Des vétérinaires qui se font tuer par des vaches. on vit. la chasse. c’est pas la même chose que les animaux sauvages. un verrat qui est enfermé tout le temps et qui fait 600 kilos. et un élevage avec un parcours assez libre. y’a l’herbe qui commençait à pousser. de fabriquer du bois de feu et du bois d’œuvre. Et puis ils laissaient les souches. c’est eux qui te bousilles. . et là. Y’a de plus en plus d’accident en élevage. Ah bah y’a des accidents qui arrivent avec ces bête-là.. qui avait été entamée par les cultures de céréales. C’est une question de rapport avec l’animal. parce qu’il peut te bouffer aussi tu vois. et qui était très utile. et puis dès qu’on perd 5 minutes de contrôle. d’autant plus que là c’était un système égalitaire. en défrichant je prends le bois dont j’ai besoin. et ensuite de souche y’avait un taillis qui commençait à pousser. et où les animaux. ou manger des glands. les taureaux étaient en liberté. ou manger de l’herbe. Et puis les chiens aussi. tous les animaux deviennent dangereux. C’est pas du tout le même élevage.

Alors qu’avant, aucun problème avec. […] Ils mangeaient beaucoup de fruits du coqueret, le physalis alkékenge. On a trouvé beaucoup de graines de ça. Maintenant effectivement c’est une plante ornementale. c’est des fruits rouges, luisants, et qui sont très riches en vitamine C. Sinon parmi les légumes sauvages qu’ils consommaient, ils mangeaient les rhizomes du roseau commun, ils mangeaient la macre ou châtaigne d’eau, ils mangeaient des choux sauvages et de l’ail sauvage. Parmi la cinquantaine de plantes sauvages qu’ils devaient ramasser. Ça c’est valable dans toute l’Europe ? Non là j’ai indiqué que ça se passait dans le nord-ouest des Alpes, c’est-à-dire la Haute-Bavière, la Suisse, ça allait jusqu’ici pratiquement ce genre de… Pas plus bas ? Non, on en sait rien, c’est là qu’on a trouvé des choses qui étaient conservées, ailleurs on en sait rien de ce qui se passait, on a pas assez d’éléments. C’est le problème. Donc Suisse, Allemagne du Sud et ici, la Haute-Savoie justement. C’est le genre d’écologie qui était ici. Je sais pas où c’est l’exposition là sur le néolithique, y’a pas mal de recherches qui ont été faites dans l’Aude justement, y’avait pas mal de sites. Ouais. C’était différent. C’était plutôt basé sur l’élevage et y’avait déjà la traction animale très souvent, donc c’était un autre type d’agriculture, c’est le courant méditerranéen, y’a eu le courant qui venait de l’est et nord-est, qui venait peut-être plutôt des steppes avec leurs troupeaux, et y’avait le courant qui venait de la méditerranée, alors là c’était l’élevage, la traction animale et tout. Et le système méditerranéen pas évident tu vois. Climatiquement y’a eu beaucoup de changement ici ? Ah oui, enfin climatiquement, le fait que finalement quand on regarde ça, y’avait des arbres partout ou presque. Il est évident que la déforestation a entraîné.. (L'équipe de Lenton et Hamilton (Institut de Zoologie d'Oxford) a montré que tous les arbres, sauf l'eucalyptus et les résineux, font tomber la pluie par l'émission de microbes synthétisant du diméthyl sulfide qui permet la coalescence des gouttes d'eau des nuages.) Notamment l’ajonc marin, qui est une plante fourragère mais sensible au froid, qu’on ne trouve maintenant que dans les régions comme la Bretagne et tout ça. dans la forêt remarque on en trouve jusqu’en Sologne, mais avant de l’ajonc y’en avait un peu partout en France, parce qu’avant y’avait un microclimat qui était beaucoup plus doux. Y’avait moins de changements de température brusques comme maintenant.

C’est ça oui. Donc le climat était très différent, et c’était parce que bon bah y’avait des forêts partout, et puis dû à l’humidité qui tempérait les alternances de température. au point de vue textile ils cultivaient déjà le lins surtout, mais ils cultivaient aussi du chanvre, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le chanvre était déjà connu. Et autre source textile, le tissu végétal qui est situé sous l’écorce, l’écorce de saule et de bouleau essentiellement. Cette écorce ils la récoltaient, elle était mise à rouir dans de l’eau, et ils récoltaient une filasse qui était très épaisse et résistante qui était cardée, nettoyée, et servait à faire des ficelles, des cordelettes, des nattes, ainsi que des récipients cylindriques, genre sparterie cylindrée. Par exemple à propos de cueillette, le bouleau donnait un bois de feu de première qualité, c’est-à-dire une flamme qui chauffe beaucoup avec peu de fumée. les écorces de bouleau donnaient des étoffes grossières mais aussi, quand c’était bien fait, même des vêtements. En plus le bouleau donne une sève riche en sucre, qui était récoltée au printemps, comme on fait actuellement avec l’érable au Canada. C’est une sève sucrée, mais qui est moins sucrée que celle de l’érable, c’était fréquent qu’ils fassent une entaille sur l’arbre à la montée de sève (mars-mai 1ère montée, poussée de la Saint-Jean 2ième montée, pluies d’automne : descente ou 3ième ‘montée’) pour récolter. L’écorce de bouleau a un autre avantage, c’est d’être imputrescible, donc elle est très utilisée, en général c’était près des lacs, lacs d’Annecy et tout ça, les gens pratiquaient beaucoup la pêche en plus dans ces régions. Donc ils s’en servaient de cette écorce pour faire leurs canoës, leurs bateaux, c’est-à-dire le recouvrement, y’avait une charpente et le recouvrement, le bordé était en écorce de bouleau. Et le toit des maisons était très souvent recouvert également d’écorce de bouleau. En outre, on en a pas trouvé chez les néolithiques, mais on faisant encore y’a pas longtemps des chaussures en écorce de bouleau en Scandinavie, chez les Lapons et en Finlande. Y’avait d’autres utilisation de la nature. Par exemple pour les paillasses, les endroits sur lesquels on dort, et où on dort très bien d’ailleurs. Les pailles étaient essentiellement bourrées de feuilles de hêtre, de chiendent et de fougère et évidemment de balle des céréales qui était battue. Donc entre la bourre la matelas, les fibres, les fruits sauvages et tout le reste. C’est une véritable tisane nocturne. Ah bah on dort bien là-dessus. Enfin moi personnellement je dors très bien sur des paillasses, c’est très agréable. ce qui est très important c’est aussi pour les céréales de repérer, c’est pour ça que je cherche du millet commun partout, c’est que le millet commun il a l’avantage, outre

d’être une céréale qui est quand même plus originelle et moins trafiquée, et non allergène, c’est bien connu que le millet commun ne provoque pas les mêmes allergies que le blé qu’on voit actuellement, et en plus il pousse sous un parc arboré de chênes dense. De quels genres d’allergies tu parles-là ? il est connu que le blé est allergène, même sans parler d’instincto thérapie tout ça, y’a des recherches notamment en ortho-moléculaire, c’est-à-dire Linus Pauling et tout sa clique là, ils ont découvert que le blé ça rendait schizophrène par exemple, par une allergie. Donc le fait de remplacer tout ce qui vient du blé, par exemple les pâtes, il a été constaté des allergies graves au lait et au blé notamment, et puis à d’autres aliments aussi. D’autres aliments on va pas les citer parce que c’est long puis ça dépend des individus, mais très fréquemment sur les schizophrènes y’a des fois 70% des cas, si on supprime blé et le lait, y’a guérison instantanée des fois au bout de 4 jours seulement. Donc ce qu’ils font aux Etats-Unis maintenant pour traiter ces maladies, ils remplacent le blé et le lait par le millet et le sarrasin et puis autre chose. Le millet commun ça n’a rien à voir avec le millet qu’on nous vend dans les magasins, dans les coopératives et dans les magasins, il est petit, c’est celui qu’on appelle le millet des oiseaux, setaria italica, c’est pas ce millet-là. C’est un millet qui est généralement de couleur rouge, mais qui peut être blanc aussi, et qui a des grains qui sont trois frois plus gros environ, en plus il a une autre caractéristique : il a un cycle végétal beaucoup plus court. Il mûrit en 3 mois, au lieu de mûrir en 4 mois, en plus il est moins exigeant en chaleur grâce justement à son court de son cycle végétatif, donc il peut pousser partout en France. On le trouve en France ? Maintenant ça a disparu. C’était la principale culture au néolithique, et maintenant on en trouve, et si on veut trouver du millet commun, enfin moi j’en cherche depuis des années… Parce que ça c’est intéressant, c’est une céréale non allergène donc qui peut être consommée par tout le monde, enfin les gens qui sont pas instinctos, et qui peut être cultivé sous les arbres surtout, enfin sous les chênes. Tu peux avoir, et des glands, et du millet, plus un écosystème beaucoup plus varié. Ça nous intéresse pour les graines germées. Pour les animaux c’est embêtant qu’ils aient pas le blé pour les animaux. C’est-à-dire que vous voulez pas donner d’orge ni d’avoine non plus ? Si quand même, des céréales mais pas du blé. Le millet étant plus petit, pour les poussins c’est plus facile pour eux de le manger. Ça c’est sûr, pour les oiseaux le millet c’est un nourriture idéale. Mais pour les oiseaux on peut utiliser le millet setaria italica quand même.

et qui se sont empirés. faut quand même pas exagérer. Oui je sais. Donc c’est des structures qui se sont maintenues pendant très longtemps. Environ 1200 à 1800 avant Jésus-Christ. Y’a eu aucune résistance ? c’était sûrement des peuples qui vivaient chaotiquement. et ils ont envahi très facilement. les druides. ça me fait un peu rigoler. les pois et les vesces. les invasions celtes se sont effectuées surtout dans cette période-là. et c’était des gens qui étaient surtout. une classe noble qui étaient les guerriers. noblesse. C’est très énervant parce y’en a beaucoup qui essayent de faire revivre ça. tiers-état. […] Parmis les légumes ils cultivaient aussi le pavot. oui.Alors justement en Pologne on pourrait pas en trouver ? Ah si en Pologne. […] Les villages. avec des chiens qui banquetaient en même temps que les hommes. et puis tout le reste c’étaient des esclaves. Ah bah j’espère en trouver en France quand même. C’était avant la principale culture. ils ont bien été content d’envahir des gens pour pouvoir les faire travailler à leur service… parce que les Celtes voyaient l’utilisation de la forêt autrement. c’était des peuples qui avait pas ce niveau d’organisation de l’espace et tout ça. enfin les vesces pour le fourrage surtout. clergé. et le pavot pour la pharmacopée. qui justement avaient pas ce niveau. parce que c’est ça qu’il faut voir. Puis c’est resté. enfin tous les barbarismes possibles et imaginables. enfin y’avait une classe de clercs notables. . Des sectes et tout. les villages. Ceci dit dans les laboratoires d’ethnobotanique. et qui à une certaine période avait du mal à trouver à manger. l’huile et le condiment. couronnés de fleurs. prenaient le nom d’un individu qui était le chef. puis qui continuent de toute façon. avec beaucoup de chiens. même en Russie ils en ont plein du millet commun. Là je vais en semer mais je n’ai que du millet des oiseaux. et puis le reste qui était bon pour trimer pour les autres. avec le celtique.. On est en plein celtisme. d’ailleurs les noms des villages ça vient souvent de là. En Sibérie c’est la seule plante qu’on peut cultiver. avec le sarrasin. Tu peux pas en faire venir. j’espère que y’a bien quelqu’un qui en a. c’est-à-dire la chasse extensive. bon l’affaire surtout a été réglée au temps des galo-romains. ces structures sont rest ées. qui est-ce qui a besoin de renouveau… Faut faire du néolithisme.

en théologie judéo-chrétienne c’est clair comment ils définissent l’Eden : égalité de condition économique. y’en a beaucoup qui sont très bas quand même. des poiriers. c’est-à-dire justice distributive. alors parlons-en : On peut faire en premier étage des cerisiers. égalité de condition sociale c’est-à-dire justice commutative. quand je dis sous. qui poussent mieux. A l’époque où il est défini par toutes les religions du mondes. En dessous on met des framboisiers ou des myrtilles qui sont des essences qui poussent bien. Un exemple de culture multi-étagère qu’on peut faire en France. L’alisier c’est un arbre assez bon ? Oui assez. Ça peut se mettre sous les cerisiers ? Non ça l’alise on les mettra peut-être plutôt dans les haies ou les choses comme ça. Donc là avec la permaculture et l’agriculture naturelle telle que Fukuoka la faite. c’est là qu’on arrivera à trouver un truc stable. et puis ces arbres peuvent être assez fertiles et donner pas mal de fruits. Et les faînes ? Les faînes de hêtre c’est très bon. ailleurs on peut mettre des pruniers. Faut revenir à ce qu’on appelait un Eden. on essaie de trouver un système qui se rapproche de ça. qu’il fallait parler de la France. ça dépend des conditions dans lesquelles ils sont cultivés. Y’a des espèces qui peuvent être très grandes. des pommiers. mais y’a beaucoup de néfliers qui sont assez petits. qui peuvent faire 12 mètres et plus même. là où il faut revenir c’est à l’origine en fait. non-culture du sol et la terre recouverte de forêt d’arbres fruitiers. parce y’a des gens qui en avait ras-le-bol d’entendre parler de l’Afrique. par les judéo-chrétiens. sinon on sera tout le temps en train de chercher. je dis qu’on met ça en quinconce entre les arbres qui sont plus grands. quand on se promène dans la forêt. sans oublier des arbres qui donnent des baies intéressantes comme le cormier ou le cornouiller. de mettre des framboisiers en plein soleil c’est quand même un peu une aberration. Enfin qu’on peut mettre entre. Parce que des néfliers. parce que c’est un arbre d’ombre qui associal et qui gêne un peu le reste aussi. Ensuite plus à l’ombre on peut mettre des néfliers qui supportent l’ombre. il était surtout mis en second sous-étage. alors c’est pareil ils peuvent atteindre une taille assez grande ou être assez petit selon les espèces. C’est-à-dire trouver des méthodes de vie qui soient originelles. En dessous en dernier étage . vaut mieux les mettre sous couvert d’arbres.Oui mais justement. Ça devient assez grand ça le néflier. mais en forêt plutôt. je sais pas si des gens en ont mangé mais je trouve que c’est aussi que des poires ou des pommes. par les stoïciens. Ça dépend des espèces. et puis néolithique ça veut rien. c’est tout à fait clair.

Les épinards qui montent à graines en 3 semaines même moins des fois… En plus on peut planter ça tous ensemble y’a un relais de production. c’est des gens qui ont mangé des pêches. Est-ce que tu peux nous parler des arbres greffés ou pas… Ça le greffage. alors ça faire des mûres… C’est le fait de grimper. c’est-à-dire le temps que les arbres soient adultes et rentrent en production. groseilliers. c’est pas toujours très heureux quand on les arrose pas. les . ils peuvent mieux se comporter à l’ombrer et monter moins vite à graine par exemple. dès qu’un végétal on respecte sa physiologie végétale. tu n’as aucune garantie sur la fidélité de la semence. aussitôt on a de la qualité. les arbustes à baie vont déjà produire.on peut mettre des fraisiers et des légumes. et quand les plantes hautes sont complètement développées. les myrtilles ça vit 20-25 ans. Y’a des espèces de pomme.. Parce que y’a pas pommiers sauvages ou cidriers trop près. elles produiront moins à cause de l’ombre.. Donc y’aura un relais de production. tous les endroits où on fait de la pomme on fait aussi beaucoup de pommiers à cidre. justement c’est marrant parce que dans le jardin d’Emilia y’a un pêché qui est venu tout seul. Parce que le fait de mettre des légumes en plein soleil. qui n’ont rien à voir avec les mûres qu’on ramasse sur les buisson hein. parce qu’avec les abeilles y’a croisement même lorsqu’ils sont assez éloignés. c’est sûr que les pommiers qui poussent à proximité des cidriers. Y’a tous les arbustes à baie. c’est-à-dire églantiers framboisiers. selon les endroits où elles sont. si on arrive à les faire grimper on arrive à des mûres beaucoup plus grosses et qui sont très bonnes et très sucrées. les plantes basse y’en aura moins besoin. des ronces qui grimpent le long des arbres. que ce soit les pruniers. entre les plantes basses et les plantes hautes. donc y’a tout le temps en permanence des croisements. Alors elles font des pousses comme ça puis elles retombent. Sinon y’a les fruits à noyaux qui sont assez fidèles au niveau de la semence. ces ronces souvent on dit que y’a des variétés de ronce qui vont mieux que d’autre. résultats y’a toujours réensauvagement si on ne greffe pas. tout dépend du matériel et de ce que tu veux faire aussi. via les croisement. même si on prend des ronces sauvages.. le problème c’est qu’en France. les pêchés. On peut mettre des mûres. si y’a pas trop de proximité. cassis… Sous nos climats on peut essayer de faire des cultures multi-étagères donc de cette façon-là. Y’en a une chez moi qui pousse sur un pommier. des légumes aussi il faut. myrtilles. par contre si c’est des pommiers qui sont cultivés uniquement en fruitiers comme c’est le cas dans certaines région d’Allemagne. on plante de très bonnes espèces de pommier sans greffage.

c’est-à-dire que la taille c’est une opération négative et c’est du gaspillage. mais si y’a une variation elle est pas forcément mauvaise. on la fend en deux et on enlève les épines et on la fait tremper… De toute façon y’a beaucoup de plantes qui peuvent… par exemple sur l’écorce de murier y’a le coton qui est venu remplacer. Lorsqu’on greffe on fait une variété qui est très sélectionnée finalement. tu peux obtenir jusqu’à 50 tonnes de fruit à l’hectare. même la vigne. la liane de ronce elle peut servir à lier des trucs (vannerie spiralée). C’est comme par exemple lorsque tu as des ronces grimpantes le long des arbres. La taille peut-être mais pas l’élagage. Ils ont sélectionné maintenant une variété qui pique pas. les pieds de ronce qui ont déjà produit et qui produiront plus. Sur les catalogues on voit ça. parce que c’est une nouvelle variété qui s’est faite. y’a plein de plantes pour lesquelles ça convient très bien. Puis y’a des artisanats avec les truc de ronce aussi. Tu supprimes le travail du végétal. c’est pas la peine qu’il y ait un fouillis et que tu t’y retrouves plus. finalement c’est du gaspillage. qui ne vont plus produire. le fait de vouloir une fidélité absolue. Y’a l’ortie qui donne des fibres qui sont très bonnes. le bétail. Parce que la semence selon avec . Par exemple si je prends des reinettes du Canada. est-ce qui y’a pas après nécessité de taille ? C’est sûr qu’idéalement si on greffe pas on se passe de taille. mais y’avait Olivier de Serres qui avait fait une sorte de brevet où il indiquait comme utiliser l’écorce de mûrier pour faire une fibre textile qui est excellente. Oui. les draps d’ortie il paraît que c’est très bon. Les ronces si c’est bien cultivé et dressé. c’est un critère commercial. ça doit être des reinettes du Canada et pas autre chose. Donc ça veut dire que le végétal se sera fatigué à produire quelque chose que tu vas enlever. malheureusement ils ont tous été bouffés par les ânes. j’en ai jamais vu… Les arbres fruitiers à noyaux tu dis qu’il restent relativement fidèle… Oui. Oui ça l’élagage c’est différent. Le chêne pousse très bien à l’abri de la ronce. En plus les ronces c’est reconnu dans la recherche agronomique comme les fruits susceptibles de donner le plus de rendement à l’hectare. mais non on est pas forcé de tailler… la taille faut éviter au maximum parce que ça diminue la vigueur de végétation. Justement en recherche agronomique des fois ils arrivent à avoir des nouvelles variétés de pommes que d’aucun trouvent supérieures aux autres. tu les enlèves. c’est des branches qui sont mortes. ça doit être calibré et tout ça. d’ailleurs des fibres qui étaient utilisées encore ne Allemagne pendant la guerre. hop tu les enlève. attention.noyaux sont allés dans le compost et les noyaux sont allés dans le jardin. mais y’en a un qui est resté. qui ne servent plus à rien.

il . si c’est un terrain calcaire par exemple le pêché il aime pas trop. Quand on les expose bien. C’est comme les abricots par exemple. ça a une importance. adultération !’ tu vois. les vergers qui sont taillés. où il fait très froid en hiver et très chaud en été. c’est une plante qu’on plante partout et qui a des exigences spéciales qui ne sont pas respectées. et puis il fait pas assez chaud ici. L’abricotier je vais te dire le genre de climat qu’il aime : -55 en hiver. tout ce qui est continental. il supporte -55. la Sibérie donc. comme on voit le cas des souches sarcophages).quelle variété elle s’est recroisée peut donner autre chose. il supporte le climat continental. si tu cultives une plante donnée sous son climat. on en sait rien. Là t’as les meilleurs fruits. parce que le pêché il aime pas le calcaire. greffés et tout ça. Exemple une golden croisée avec une reinette du Canada ça peut donner un très bon produit après tout. Bah je sais pas. Parce que y’a adultère mais pas forcément adultération entre les différentes espèces de pommier. Seulement il faut que ça soit franc. c’est-à-dire que ça gèle tout le temps. seulement racinaires chez les conifères. C’est pas comme ça qu’ils en parlent. Parce qu’on le plante n’importe où. si on greffe des pêchés sur cognassiers c’est aussi pour la nature du terrain. il démarre tranquillement sa végétation. est-ce que justement la résistance au calcaire ça vient du greffage ou d’autre chose. et plein de plantes. Parce que bon le greffage c’est un peu anti-naturel aussi (dans la nature les seules formes de greffage existantes sont les anastomoses aériennes –notion utilisée pour le plessage et que le hêtre tortillard fait beaucoup. ses fleurs.et racinaires chez les feuillus. Pas forcément. et en zone 3 on peut mettre tout ce qui est un peu plus sauvage par exemple et on peut faire des expériences. sûrement qu’il aime pas trop mais justement les pêchés qu’on a dans l’Aude. la nature du terrain. l’arbre démarre et tout. C’est fragile en plus. On a montré dans zone 2 on peut mettre tout ce qui est taillé. en mai ou même plus tard y’a une bonne débâcle et après on est tranquille. +55 en été. le greffage n’est pas nécessaire. il aime pas les terres trop lourdes. d’un autre on est là ‘les hybrides attention. D’un côté on fait des hybrides absolument. L’abricotier c’est une des arbres les plus résistant au froid. Une chose dont on a peut-être pas parlé. Il va bien en Afghanistan. si on peut l’éviter. Ici c’est le climat océanique. ou alors au Tibet à 4000 mètres d’altitude. puis hop une gelée tardive et tout dégage. non ? C’est l’arbre le plus solide du monde probablement. on force. quand on fait attention où on les plante on a pas trop de problèmes. les endroits comme ça. Par exemple si on prend l’abricotier. il fait pas +50 en été à l’ombre.

alors là aussi faut bien faire attention on parle beaucoup en Europe et dans beaucoup d’endroits.. La façon dont les végétaux sont cultivés. c’est une des raisons essentielle pour lesquelles l’arbre ne donne qu’une récolte sur deux. elles ont du mal à absorber tout le reste. la faim de carbone entraîne dans beaucoup de vergers la faim d’azote printanière. et ça c’est valable pour les arbres fruitiers. Résultat les racines sont toutes petites. d’oligo-éléments.aime bien les sols biens drainés. très calcaire. parce que les racines ont été trop faibles pour pouvoir accumuler de l’azote. ce qui encore fait perdre de l’énergie. il faut irriguer. y’a plus d’énergie. sont d’absorber ni les oligo-éléments ni tout le reste. l’arbre il a tendance à faire faire une élongation de son tronc. trop serrés. On taille un arbre uniquement parce qu’il y a déséquilibre entre les parties aériennes et souterraine. Il faudra à ce moment-là tailler. Donc résultat. En plus les arbres qui sont atteint de faim de carbone ont tendance à s’allonger en hauteur. donc y’a une mauvaise circulation de sève. c’est ça qui fait saisonner l’arbre. c’est même plus la peine de parler de la suite. Quand y’a carence en glucide. il va y avoir que des fruits en haut. C’est-à-dire qu’il y a carence en énergie solaire et carence en glucides. et aussi on a vu pourquoi on taillait. mais de la façon dont on cultive actuellement le principal facteur limitant dans le rendement c’est le carbone. elles ont du mal à absorber l’eau. On verra tout à l’heure quand j’en parlerai pour le blé. y’a faim de carbone justement. beaucoup de main d’œuvre. on trouve que c’est tout à fait anti-économique. Tout la fructification sera mauvaise. et pas beaucoup. Quand on plante les arbres serrés. ben il donne des fruits normalement. la positon de l’INRA par rapport à la taille des arbres. Parce qu’il faudra . à l’INRA on en parle beaucoup de la faim d’azote printanière. de potasse. c’est parce qu’il y a faim d’azote. bien drainée et pas calcaire. donc le résultat de cette état de fait c’est que le racines sont trop petites. et une main d’œuvre chère. Ceci dit au niveau de la taille on va mettre les choses au point tout de suite. Enfin ceci dit le pêché vaut mieux qu’il soit sur une terre plutôt légère. et là ce n’est pas le cas. il est pas malade et tout ça. en plus y’a une carence. il faut quand même observer les besoins de la plante. il est bien évident que la densité de l’enracinement est essentielle pour une bonne exploitation du sol à tous les niveaux. on parle beaucoup d’azote. c’est de la main d’œuvre spécialisée que l’on paye. par rapport aux recherches. et il épuise son énergie. Le pêché dont je parle il est sur une terre argilocalclaire et c’est une terre qui est vraiment pas très bien draînée et qui est très lourde. donc là je vais donner des trucs officiels. Y’aura les fameux gourmands et puis toutes ces histoires-là. Quand les arbres sont suffisamment espacés… le problème c’est l’habitude de semer des vergers qui sont trop serrés. l’azote.

on fait ça… et puis c’est un cercle vicieux. Quel est l’écartement minimum ? Ça dépend des arbres hein… par exemple les pommiers… on vit dans une drôle de folie actuellement. ça leur coûte très cher. donc il fait déjà de l’élongation. c’est des abricotiers qui donnent plusieurs centaines de kilos de fruits par arbre et jusqu’à 900 kilos de fruits par arbre. tu vois en montagne dans la province de Grenade. et puis ça pousse vite. moi j’en ai dans mon jardin. Maintenant si on plante des arbres qui sont bien espacés quite à faire un sous-étage. donc la taille est obligatoire. la mise à fruit. Et à ce moment-là y’aura une alimentation optimale en azote. parce que c’est là où on est sûr d’avoir le meilleur enracinement et tout… C’est fantastiques les arbres qui viennent de noyaux. Regardes les abricotiers en Espagne justement. les arbres qui sont semés très serrés dans les vergers. et ça c’est officiellement reconnu. faut mettre des engrais et en plus il faut le tailler très sévèrement tous les ans. y’aura davantage de fruits. parce que y’aura pas de faim de carbone. parce qu’il faut acheter beaucoup de pieds chez le pépiniériste. des fois ils plantent des pommiers nains qui sont rabattus basse tige. y’a des abricotiers qui sont obtenus sur semis de noyaux. en divers éléments fertilisants. et dans ce cas-là. ils ont une santé extraordinaire. ils en plantent jusqu’à plusieurs milliers par hectare… ça coûte très cher pour implanter ça. le végétal se fatigue à faire des branches.proportionner les parties aériennes à la faiblesse des racines. donc y’a un antagonisme. Vous en voyez beaucoup des abricotiers qui donnent 900 . y’a nul besoin de tailler les arbres. les gens. Parce qu’il faut voir. C’est planté trop serré. parce que ça aussi de planter des arbres trop serrés. etc. se fera en seulement 5 ou 6 ans. les trucs ils se sont semés tout seuls. tandis que là si on les plante espacés ils vont prendre une forme de boule toute de suite. Il vaut mieux planter un arbre à quel âge ? Idéalement ce qu’il faut c’est le semer soi-même évidemment. ça peut provoquer un retard de la mise à fruit parce que l’arbre il pousse. là les arbres d’abord ils vont pas grandir en hauteur. et surtout l’avantage c’est que les racines vont être extrêmement développées. c’est pour ça que ces arbres vivent pas vieux. l’arbre qu’on plante petit et qu’on trafique par une mise à fruit rapide. en eau. C’est du gaspillage. et aussi parce que les fruits auront tendance à se barrer en haut. mais y’aura de moins en moins de carbone qui sera photosynthétisé. souvent ils enlèvent énormément énormément au point de vue taille. il fait de l’élongation parce qu’il est trop serré. et ça c’est dans les recherches de l’INRA. Ça faut faire très attention à ces notions de physiologie. etc. ça coûte trois briques. donc les racines vont s’affaiblir de plus en plus. au lieu d’être 12 ou 15 ans.

kilos de fruits par arbres ? ça coure pas les rues hein. Le bon écart entre les pommiers il est de combien là ? Le bon écart entre les pommier il est de 10 mètres au moins. malheureusement. et les plants qu’on jette ce serait peut-être les meilleurs… c’est toujours pareil. les arbres trop serrés c’est des arbres qui font de l’élongation. qui seraient beaucoup plus petits et trapus. Donc pour un arbre que l’on plante. (si on inverse au sud-ouest. le fait de replanter un arbre c’est une blessure très grave. les beau plans c’est des plants qui seront les plus minables après. ils ont beaucoup de mal à reprendre. l’enracinement est minable. moi ça m’est arrivé quand j’ai planté des arbres. courage quoi… enfin je veux dire tout le travail végétal que l’on perd avec ces systèmes de culture. ce qu’on appelle d’ailleurs. alors il faudrait marquer les arbres là où ils étaient exposés. c’est l’endroit le plus froid du tronc). mais il était dans le climat qui lui convenait. ils sèment les arbres trop serré. elles ont été coupées. (et les transporter en très grosse motte & non pas racines nues surtout lorsque l’arbre comme à avoir quelques années déjà) on voit les complications que ça fait. . Parce que tu proportionne les parties souterraines qui sont réduites à néant. Donc la sève circule surtout au côté exposé au nord-est (toucher à la main. Et aussi faut pas oublier que le repiquage. et c’est des abricots d’une excellente qualité. et les remettre exposés de la même façon. En plus les pépiniéristes. tu vois qu’il est pas bien. c’est-à-dire scion de 2 ans. C’est un traumatisme grave. t’es là. Alors résultat. comme tout le monde. les « beau plants ». parce qu’évidemment on cherche à en faire le maximum sur une surface petite. le tronc n’aime pas beaucoup le soleil. et si on ne plante pas les arbres exposés de la même façon. toujours la même manie. l’écorce peut brûler au soleil… chancre etc…) C’est pour ça qu’ils mettent des fois 2-3 ans à s’en remettre ? Oui. et qui auraient des racines comme ça. on récupère pas mal de ses racines. Des fois quand t’as un plant d’arbre repiqué. le bon plant de pépinière ce seraient des plants qui seraient très espacés. et alors pour déplanter ça aussi. en plus de ça y’a souvent des problèmes de circulation de sève. la reprise sera très difficile. il est bien évident qu’on doit habiller l’arbre. parce que si les feuilles aiment beaucoup le soleil. c’est très serré. plus on taille l’arbre sévèrement au départ et plus la reprise est facile (tailler en flèche si c’est un plant ayant déjà quelques années). Parce que les racines ont été coupées. l’erreur. au moins à 2 ou 3 mètres en tous sens. si y’a des grandes parties aériennes sur des faibles parties souterraines. et pour qu’il garde un équilibre entre son enracinement et sa partie aérienne il va falloir le tailler… A la plantation de l’arbre.

ou une céréale ou n’importe quoi. faut qu’ils soient adaptés… Oui mais y faut faire attention avec tous ces systèmes de greffage. c’est comme la plupart des plantes cultivées actuellement c’est pour ça qu’on met autant d’engrais chimique. que aussi c’est un peu loin.qu’il est fatigué. qui sont épuisées. c’est-à-dire qui pousse de préférence sur des sols acides. mais par contre avoir des racines très puissantes qui solubilisent en profondeur la roche-mère que les minéraux solubilisés montent en surface et retombent via les feuilles qui enrichissent le sol. c’est que l’homme doit nourrir la plante. Parce que la fertilité du sol. c’est-à-dire sur des pommiers d’Afrique du Nord. et il faut les nourrir. il vaut mieux respecter les préférences de la plante et ne pas mettre du châtaignier sur du calcaire. Et c’est là qu’il aura une chance de reprendre sinon il ne reprendra jamais. que tu transplantes. c’est comme un grand blessé. chimiquement ? Pour toutes les plantes si tu respectes leur physiologie végétale. ça dépend des espèces de pommiers. Je parle de ça puisque quand tu prends des cours d’arboriculture ils insistent beaucoup sur les porte-greffes. et des plantes qui n’ont plus aucune vigueur. quoique l’on voit des châtaigniers qui poussent à même la roche les racines à l’air et qui ont des productions tout à fait décentes sur du calcaire. enfin c’est aberrant comme concept. ou pire sur. voilà l’aberration. je le mutile. enfin transformer la roche-mère certainement pas. C’est pour ça qu’il faut une végétation abondante. Ne pas faire comme Emilia qui plante son châtaignier sur . Comme quelqu’un qui est à l’hôpital avec des aiguilles plantées dans la peau… enfin là c’est pareil. les châtaigniers en principe c’est vrai c’est une plante qui est calcifuge. comment il s’appelle l’autre. que la chance de reprise est minime. Ah oui nan mais ça attention. C’est très difficile mais de préférence. très certainement. Est-ce qu’il n’y a pas une possibilité pour l’arbre de transformer la roche-mère à sa faveur. la nourriture du sol est créé par la plante elle-même. le nanisé là. je taille comme un sauvage hein. de transplantation et tout. je dis 10 mètres c’est pour les pommiers francs ou issus de semis. que pour l’arroser c’est un peu loin. y’a des plantes qui sont vigoureuses qui transforment le sol à leur profit. il est sous perfusion si tu veux. c’est difficile. Pour les écartement évidemment. maintenant s’ils sont greffés sur doucin. Les châtaigniers ils poussent en terrain acide. enfin y’a des espèces de pommier qui ont une vigueur de végétation beaucoup plus faible et qu’on plante beaucoup plus serrés et qui sont pas recommandables pour la France entre parenthèses. Vaut mieux semer les noyaux et que ce soit franc. c’est des plantes sous perfusion. un arbre que tu repiques.

elles grossissent. Donc il faut faire attention au . euh le pré-verger c’est pas toujours idéal. ils ont des racines traçantes. au bout quinze ans c’est bizarre il est haut comme ça… C’est pas un terrain à châtaignier. le seul outil qui est valable c’est la faux ou barre de coupe si on utilise le tracteur. on en parle de plus en plus… Est-ce qu’en plein vent on observe encore ces problèmes ? Nan mais des arbres qui ont une faible vigueur de végétation et aussi le fait d’espacer ne résout pas tous les problèmes. y’a beaucoup de gens qui parlent de pré-vergers. si on a des problèmes. donc c’est sûr qu’avec ces méthodes de cultures… Non non. Seulement ce qu’il faut faire ce n’est pas labourer. ni charrue. Par exemple. bien à l’ombre d’un autre arbre.. on détruit les racines superficielles. Il suffit de semer un engrais vert. l’engrais vert va pousser. des fois les pommes en l’espace d’un an ou deux ans. faut pas s’étonner que. notamment dans les régions méditerranéennes. c’est sûr que les gens qui trouvent très rigolo de faire de l’engrais vert par exemple comme en biologie. ni herse. et souvent verées et immangeables. et d’enfouir cet engrais vert… résultat on coupe. pendant l’hiver. ni quoi que ce soit. les vers disparaissent et elles deviennent tout à fait mangeable. là aussi faut faire attention. tous les arbres. sont acides. on mélange la matière organique fraîche avec des racines coupées et on risque de faire pourrir les racines. enfin qu’est-ce qu’il y a comme possibilité d’avoir moins de problème avec les poiriers ? et à quoi sont dus les problèmes qu’on a ? Pour le feu bactérien ? Mais ils sont cultivés de quelle façon ces poiriers aussi ? Parce que le feu bactérien c’est une maladie un peu comme le sida. c’est-à-dire au moment où la pluie tombe. et puis à l’ombre… Enfin toutes les mauvaises conditions possibles et imaginables qui sont réunies.une terre qui est argilo-calcaire. ni disque. même ceux qui ont des racines pivotantes. ça dépend de plein de choses. Le seul outil qu’il doit y avoir dans un verger. faut les protéger du vent par des espèces plus grandes. c’est une essence de lumière. ceci dit. Bah non. c’est une des causes première du saisonnement des arbres ça. Pour les poiriers qui ont des problèmes de feu bactérien important. résultat les pommes sont petites. bien sûr que non. c’est pour ça que y’a des gens qui diront ‘on a plus de rendements en labourant qu’en faisant un pré-verger’. et ensuite on fauche l’engrais vers et on le mulche. et ça c’est aussi très efficace comme méthode. les pommes elles changent complètement. par exemple des régions méditerranéennes qui sont conduites justement en pré-verger. y’a des régions méditerranéennes où j’avais l’occasion de conseiller ce système. On coupe les racines superficielles. ça dépend de la pluviométrie. Tout le reste ça doit jamais mettre les pieds dans un verger.

et que le copain qui laboure à côté il a quand même des produits un peu meilleurs quoi. et aussi pour protéger la pollinisation et les choses comme ça. Parce qu’on a intérêt à disposer les végétations brise-vent par rapport à l’orientation des vents dominants… Oui ça c’est certain. parce que le problème c’est de faire attention. donc c’est sur que les arbres fruitiers doivent être mis sous haie. Il font ça en grand. Des gens qui ont des grandes propriétés. des légumes. il a des pommes dégueulasses. là je montrais une technique. on peut mettre des arbustes à baies sous les arbres ou des plantes qui supportent l’ombre. mais seulement ce qui se passe quand on a suivit un conseil comme ça. Y’a des systèmes pour faire monter le vent à travers des haies. Maintenant si c’est une petite exploitation sur une petite surface. on peut faire grimper des ronces. les gens disent ok on fait un pré-verger. Mais le problème en Bretagne y’a beaucoup de vent… alors le vent. puis après dès qu’on passe à ce système de couper et de mulcher. etc. il lynche les feuilles consciencieusement. pour la Lorraine. parce que les gens on les conseille dans n’importe quoi. Tu conseilles quelles cultures en dessous des fruitiers ? Attention. parce que le vent. le rendement augmente vraiment très fortement. les arbres ils croulent sous les fruits. il faut des haies évidemment dans les vergers.pré-verger. faut pas me faire dire ce que j’ai pas dit. on peut faire comme Fukuoka. c’est spectaculaire. tout dépend comment on conduit le verger. quand il est fort surtout en Bretagne et qu’il traine des grains de sable et tout. les endroits comme ça. c’est de l’herbe qui est fauchée et qui est mulchée sur place. on leur dit l’idéal c’est un pré-verger. Sinon ce qu’on peut faire. de mettre par exemples des arbustes à baies. Puis aussi le rendement y faut voir. qui conduisent le verger extensivement c’est-à-dire sur de grandes surfaces. justement là je parle de verger de pommier qui ont des pommes donc petites. Mais que l’idéal pour un verger. y’a intérêt à mettre plusieurs étages. des fraises. comme ici par exemple. rares et tout ça. et encore. Donc y’a un truc qui colle pas. . y’a toujours une légère dépression de la récolte. c’est un compromis. ils ont pas le temps d’associer les arbres à petits fruits et tout ça. c’est là où on aura les fruits les plus abondants et de meilleure qualité. avec des espèces d’encerclement de végétation sauvage… Oh ben c’est ce que fait un peu Fukuoka. c’est que le gars qui a un pré-verger en climat méditerranéen il a rien du tout. mais à la fois on a le verger et la pâture. puis des arbres plus grands. en faisant attention que l’herbe conduite comme ça ne concurrence pas trop l’arbre. d’abord des multi-étages. eux ils passent la barre de coupe. ça peut à la rigueur convenir à la Normandie.

On laboure pas du tout alors le verger ? donc on a de l’herbe au départ et on fauche l’herbe et on plante des fraisiers par exemple dans l’herbe ? C’est ça oui. De toute façon toutes les plantes de chez nous que l’homme a sélectionnées. Puis ils disent ‘aaAaah c’est le vent qui a fait ça’. Elles viennent dans l’herbe les fraises ? Ah oui bah toutes les plantes elles viennent dans l’herbe. la taille. on peut tailler ? . Donc elles n’arrivent pas à nourrir les parties aériennes. c’est bien meilleur que les légumes. c’est-à-dire toutes les fleurs et les fruits qu’il peut pas nourrir. Le fait que les arbres trop serrés. ils gagnent rien. Ce système d’engrais vert de printemps labouré qui fait alterner la production des arbres un an sur deux. déjà que les paysans qui font des vergers sont déjà assez embêtés comme ça. Il vont pas manger les fraises aussi ? Non mais pas quand tout le temps. c’est-à-dire que maintenant on recommande de ne plus tailler les arbres. y’a des gens qui se sont lancés dans l’arboriculture. Bon par exemple les fraisiers voont empêcher l’herbe de pousser autour d’eux ? Non mais disons que l’herbe tu peux la contrôler. enfin tous les trucs… Mais si on veut avoir une production fruitière plus rapide. au départ c’est des plantes qui devaient résister à l’herbe. bon ben on a fait l’engrais vert. donc toute l’élongation du tronc qu’il y a c’est au dépend de la croissance des racines. si faut en plus qu’ils taillent leur verger… souvent en Europe. donc il fut proportionner les parties aériennes aux racines en taillant. ils voient bien que y’a la moitié des fruits qui tombent par terre. il essaie de s’en débarrasser. les labours. y’a faim de carbone. C’est pas le vent hein. […] Y’a deux raisons à la taille : Les arbres sont plantés trop serrés. tu peux mettre des canards qui vont manger l’herbe et des choses comme ça. y’a pas d’énergie pour la croissance des racines. parce que c’est un non-sens sur le plan économique. par compétition ils ont tendance à monter en l’air. les canards ils préfèrent l’herbe. on coupe les racines et les paysans le voient. L’arbre il avorte. les parties aériennes par rapport aux racines sont déséquilibrées. Donc ça c’est reconnu par les derniers travaux de l’INRA. comme toutes les plantes. Entre les traitements.

naturellement. on aura un retard d’entrée en production et une immobilisation du capital qui n’est vraiment pas intéressante. sur semis. Au bout de 6 ans on a eu des noix. conduit en haute tige. tu mets une noix qui provient d’un endroit qui est fiable où y’a pas trop de mélanges. Ce qui est certain c’est qu’un arbre qui ne fait pas d’élongation. Conduire un arbre en haute tige en le greffant ça signifie rien du tout. l’agriculture naturelle. issus de semis. Conduire en haute tige c’est-à-dire couper un arbre à 2 mètre. et à côté y’a un noyer greffé en haute tige qui va commencer à produire en 10-15 ans. un arbre qui est conduit naturellement. la permaculture ça n’a rien à voir. on taille pour qu’il ait une fructification… soit disant si on fait souffrir l’arbre il fructifie plus vite. lui il va faire son bois et ses fruits. Oui mais prenons un exemple. le noyer d’ici. On taille pas pour conduire en haute tige ni rien. Il est fait en haute tige. Alors pourquoi il est fait en haute tige ? Pour pas que ça prennent de la place en largeur. et il était haut. et puis y’en a un qu’on taille et l’autre qu’on taille pas. ça veut rien dire. c’est effectivement peut-être pour pas que ça prenne de la place en largeur et puis y’a beaucoup d’ignorance et de préjugés aussi hein. et mettre un rameaux qui est très faible. on déséquilibre et il faut qu’il refasse du bois. On reprend tout à la base si tu veux. . si par exemple tu les plantes trop serrés. On a dû le couper parce qu’il poussait dans la maison. La mise à fruit des fois c’est même 4 à 6 ans tu comprends. il va faire du bois. c’est de la croissance naturelle. lui laisser un tronc qui est assez grand. où tu sais que tu vas récolter. ni du demi-tige ni quoi que ce soit. à côté tu t’arranges. parce qu’un arbre qui est conduit en haute tige on lui faire perdre son temps.. parce que rien que ça c’est pas naturel. et c’est différent. greffés. C’est propre à tous les arbres ces exemples-là ? Ah oui c’est propre à beaucoup d’arbres. un noyer qui a poussé depuis un noyau tout seul. en haute tige qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut rien dire du tout.Attends regardes. Si tu plantes un arbre d’un noyau. Oui ça je l’ai eu naturellement. ce sont des techniques qui sont différentes. qui n’a pas été transpl anté et tout ça. Il faut voir la circulation de la sève et tout ça par rapport à une partie aérienne qui est très faible. Parce que moi je préconise pas l’agriculture traditionnelle. Tu plantes cette noix. il faisait 6 mètres de haut au bout de 6 ans.. C’est plus de la haute tige. il va avoir une croissance normale. Parce qu’en agriculture traditionnelle ou biologique on voit des ‘il vaut mieux conduire les vergers en tige comme autrefois’. par exemple le noyer juglans regia. deux arbres. ça signifie rien du tout toutes ces histoires. c’est dommage mais c’est comme ça. qui allonge la circulation de la sève.

qui ressemble un peu à la méthode Fukuoka. et qu’il nous faut une fructification assez rapide dans la zone 1 admettons. et tout ça. Ils mangent pas de pain. Je vais parler de ça pour montrer qu’il existe quand même d’autres systèmes de culture. rapidement pour plusieurs raisons : parce que ce stage a déjà été fait. si on fait ça. les tubercules. on fait comme ça. ils sont sous un climat d’arbres fruitiers. de planter deux arbres avec un angle de 30 degrés comme ça. Pour quelle raison Bill Mollison n’aime pas les céréales ? Parce qu’il estime qu’elles sont pas utiles à l’alimentation humaine. enfin c’est des manies. Bill Mollison c’est surtout une alimentation basée sur les châtaignes. pour qu’on ai des fruits avant et tout de suite. qu’il y a d’autres aliments glucidiques comme les fruits. c’est des manies qui sont pas possibles. donc c’est pour ça que les céréales doivent être restreintes au maximum. et puis ensuite pour une deuxième raison. Evidemment si on coupe des parties pendant la phase de croissance. sur les glands doux. y’aura plus racines par rapport aux parties aériennes donc ça lui permettra de fructifier plus vite puisqu’il aura de la sève qui sera disponible et qui lui sert à rien. Mais pas sur des grandes surfaces. et puis ensuite que ça bousille la terre de la façon dont c’est cultivée actuellement. on en parlera pour le blé aussi sur les critiques agricoles actuelles.l’arbre il a une enfance. sur le premier livre de Bill Mollison il est clair : pas de céréales. et puis ça coûte cher parce que c’est un système qui nanise les arbres. enfin il a une phase de croissance. diverses sortes de . impeccable… oui qu’on fasse ça sur des petites surfaces en attendant que les autres rentrent en production. en permaculture les céréales sont pas très recommandées. Non ils mangent pas de pain. sur des tubercules. Il cultive pas de céréales. donc ils sont pas incités. ils cultivent des agrumes. des variétés d’ici ou là bas. Enfin c’est un moindre mal si par exemple on arrive dans un coin. enfin pas de blé.Mais c’est évident. donc on peut se référer aux gens qui ont fait ce stage. la mise à fruit au bout de 2 ans. sur les fruits. C’est comme toutes les méthodes de Boucher-Thomas et compagnie. ça nous permet peut-être de gagner un peu de temps… Oui c’est pour ça que dans la planification de Bill Mollison on met les arbres taillés en zone 2 et les arbres conduits sauvagement en zone 3. faut en planter beaucoup à l’hectare et tout ça (gros travail d’ébourgeonnement sans arrêt sinon l’arbre part en sucette)… Là je vais parler rapidement du système de culture de céréales que j’ai mis au point en France. il a une adolescence. y’a personne qui veut faire enfanter une fillette de 4 ans. ça c’est aberrant. l’arbre il est fait pour pousser droit.

c’est-à-dire environ 150 à 200 kilos de semence à l’hectare. Donc si tu veux en Tasmanie ils éprouvent nul besoin de faire des céréales. ensuite le sol on le prépare. le système classique. par rapport aux méthodes de culture. parce qu’il fait des céréales avec grand succès et avec une fertilité croissance. y’en a plein dans la nature.tubercules dont l’avantage c’est de pousser entre les arbres fruitiers. après dans le tome 2 il relativise par rapport aux régions. après il a évolué un peu. Alors ici en France évidemment. mais admettons que y’ai deux trois céréales qui se suivent. ou on déchaume.. surtout en agriculture biologique. c’est-à-dire par exemple une . quand j’allume le feu avec. y’a les insectes. qui tiennent le coup en hiver en mangeant des. à la fin y’a des tas de pommes de pin un peu partout. etc. parce que comme ils disent. même parfois plus tard. soit par ignorance. et Bill Mollison dans son premier livre. donc il faut semer plus serré. et ça arrive souvent d’ailleurs quand les céréales suivent des betteraves fourragères. mais là on met des variétés alternatives. soit pour les protéger contre les herbicides ou soit par accident. où en a tendance à semer plus serré qu’ailleurs. et puis y’a des graminées sauvages. on ne met pas d’engrais azoté au printemps donc ça tallage pas. ça sert strictement à rien. souvent y’a assolement. pour arriver à ça évidemment il faut avoir un système de culture assez particulier. les céréales sont semées entre le 15 octobre et le 16 décembre. comme pic et tout. les céréales sont récoltées en juillet. je les tape puis je donne les graines aux volailles… Les oiseaux qui sont assez gros le font eux-mêmes.. c’està-dire qu’elles sont mise dans un coin et elles sont ressemées tout le temps sur ellesmêmes pendant des années et des années de suite. Et puis on les sème aussi généralement assez profond. y’a eu des échanges. Et les volailles ont pas du tout de céréales ? Les céréales elles ont pas besoin de ça. Oh ben elles se débrouillent. y’a des graminées sauvages spontanées. y’a le pic épeiche. ils chopent une pigne de pin contre un arbre et puis ils cognent comme des brutes. y’a des oiseaux comme ça. les céréales sont un peu pérennisées. Je sais que je ramasse des pignes. souvent décembre. à forte densité. et puis la rencontre avec Fukuoka l’a beaucoup impressionné. on va pas faire le tour de toutes les parties du monde qui cultivent des céréales sinon on a pas fini. mais sur le tome 1 il catégorique. faut voir les chantiers qu’ils font d’ailleurs. il a sûrement eu l’occasion de rencontrer Fukuoka et des choses comme ça.. et en octobre-novembre. Donc là on va parler rapidement de la culture des céréales. Les céréales donc sont récoltées en juillet. Elles sont semées tard. parce que dans mon système de culture. Y’a beaucoup d’oiseaux qui se nourrissent comme ça. pas de céréales.

Le blé que je cultive est évidemment associé au trèfle blanc. on peut faire la même chose avec l’orge de toute façon. y’a pas de végétation qui travaille sur le sol. le blé n’y parviendra pas. là on verra y’a des raisons de physiologie végétale qui sont propres à la croissance du blé. D’abord parce qu’il est semé fin juin. Cette croissance exponentielle elle se fait après le stade 7-8 feuilles. je vous le dis tout de suite. enfin le blé. c’est-à-dire que plus y’a de feuilles. Je sème donc fin juin dans la récolte précédente. tout le monde est généralement au stade 3 feuilles ou 4 feuilles maximum. sauf s’il y a bêtise grave de faite. toutes les céréales se retrouvent à 8-10 cm de profondeur. le stade 7-8 feuilles n’existera jamais. on le met au monde et puis au bout de 4 ans il faut qu’il se reproduise. notamment semi trop dense de céréales. donc c’est une immobilisation du capital. après je le ressème pas. L’objectif que je cherche. Donc finalement c’est comme un enfant. Alors qu’à l’entrée de l’hiver. justement c’est ce que je disais. refuser les stades de croissance et de végétation. qui freine l’évaporation et tout ça. plus y’a de feuilles plus y’a de racines qui sont faites. la croissance du trèfle blanc est maximale en été. et c’est avantageux à tous les niveaux. Ça sert strictement à rien. Etant semé fin juin. une céréale d’hiver. sauf s’il y a bêtise. Le trèfle blanc est implanté à 5 kilos par hectare au début. qui risque de tuer le trèfle. culture pérenne. on enfouit les céréales si on met un coup de herse accidentel dessus. qui n’existe jamais en culture annuelle à cause des semis tardifs et trop serrés qui empêchent la croissance des plantes. ce qui est .. Dans votre méthode vous ne travaillez pas le sol non plus ? On va voir pourquoi. souvent on le sème. parce qu’au lieu que le sol soit nu. le stade 7-8 quand j’ai semé fin juin il commence à intervenir début août et lorsque l’on sème les céréales en novembre. Le blé est semé à raison de 2 kilo à l’hectare maximum. c’est le stade 25 feuilles à l’entrée de l’hiver.. et y’a d’autres raisons. or le blé a une croissance exponentielle. au lieu de 150 à 200 kilos.terre qui a été labourée qui est mal rassise. Dans le système que je fais… j’ai fait les expériences en Beauce hein. ça marche pas comme ça les céréales. sur la couvert du sol. on escamote la phase végétative du blé en le semant trop tard. En plus surtout. pour plusieurs raison. y’a de la végétation en place qui le protège. Quand on travaille le sol. c’est là où il produit le plus de nodosités. Donc ce qui se passe c’est que le blé grandit. comme ça ça éclaircit le problème… les céréales sont récoltées début août. là où elles ont beaucoup de mal à germer. et brusquement y’a la croissance exponentielle. je sème les céréales dans la récolte précédente donc fin juin. et plus encore la photosynthèse a lieu. donc elles ont une croissance exponentielle. il a tout l’été pour pouvoir croître.

et les épis. Et l’ensoleillement optimal conjugué à un sol qui est assez sec. ces trois choses freinent l’enracinement. aussitôt c’est de s’enraciner. donc y’a pas d’azote qui est libérée dans le sol. Parce que le sol aura été réchauffé pendant tout l’été. ça provoque un enracinement extrêmement dense et important. c’est très important pour le tallage et surtout cette nutrition carbonée très importante pour la croissance des racines. tu les traite comme des légumes et tu mets ça espacé tous les 50 centimètres. Donc en plus ce qui est important. sous nos climats. donc au début du printemps. Il est essentiel qu’à ce moment il y ait des racines qui soient en place pour absorber cet azote. on commence à le semer en novembre. on l’expose à une intensité lumineuse trop faible et surtout on l’expose à une humidité du sol qui est surabondante. il commence tout juste le 15 novembre à faire des radicelles qui sont toutes petites. c’est en août que le sol va libérer le maximum d’éléments fertilisants par la minéralisation de l’humus. c’est que du blé semé à la Saint-Jean. sur un cycle de végétation de 8 à 10 mois il à moins de temps qu’avec un cycle de végétation de 13 mois comme c’est le cas dans mon système de culture. ce sera espacé en tous sens de tous les 70 à 80 centimètres. par grain semé donc. là où le blé est cultivé dans les conditions classiques. A quelle distance tu mets les grains ? En système jardinatoire comme je faisais. et l’intensité lumineuse est très forte. c’est que le blé. Une graine donne 12000 graines ? . et en plus ce n’est pas seulement ça. Du blé qui est semé en octobre-novembre. La vie microbienne est inactive. parce que les jours sont très longs. il fait une photosynthèse optimale. si c’est du blé à faible vigueur de végétation. tu fais ça à la main. ça aussi c’est des choses dont il faut tenir compte. parce que la saison des pluies s’est déclenchée. le réflexe du blé. 13 mois et demi. donc y’a moins d’enracinement parce que non-seulement le blé n’a pas eu le temps évidemment. c’est que du blé qui est conduit comme ça. au lieu de contenir 20 à 40 graines comme c’est courant. Grâce justement au fait de l’absence de faim de carbone. En culture classique on fait coïncider le stade début de tallage au moment où le sol a été refroidit tout l’hiver. fait sur quelques ares.très important. et avec une densité extrêmement forte. moi j’ai déjà 1 mètre 50 à 2 mètres de racines en place. donc c’est ce qu’on appelle la « faim d’azote printanière » qui va être un facteur limitant de rendement important. on l’expose à des jours trop cours. Parce que y’a des choses qu’il faut voir en face. il va donner jusqu’à 150 à 200 épis par pieds. c’est que je fait coïncider la phase végétative du blé à une époque où y’a un ensoleillement optimale. Le blé fait une quantité de racine qui est exceptionnelle. si c’est du blé à forte vigueur de végétation. il va en contenir jusqu’à 120 à 150 graines.

ça n’a rien à voir. enfin 150 kilos à l’are ça fait quand même 800 . si c’est du blé ordinaire ça va entre 100 et 150 épis. En système jardinatoire. je sème avant la récolte. c’est pas la peine pour le blé. Y’a deux choses pour obtenir ça. j’ai jamais fait ça. pour les variétés à forte vigueur de végétation. c’est la date de semis. j’avais 150 kilos à l’are. surtout d’ailleurs. pour que tout soit fait.Ah oui. c’est le fait de semer à grand écartement et vers le solstice d’été… c’est pour ça je disais qu’on imite pas la nature. Le potentiel de rendement. les oiseaux les labours ils les voient de loin. et ils se rendaient même pas compte que c’était un champ de blé. Fukuoka lui c’est le riz. il le sème en automne. y’a le système de et le système jardinatoire. sans pouvoir lever. Ce qui permet d’avoir un rendement très fort. je ne sème pas le blé après ma récolte en août. Les graines dans l’argile. C’est le fait de semer tôt. je peux en avoir autant en semant serré. être protégé en attendant le printemps suivant. dès la Saint-Jean. Parce que bon. En précédant la récolte. Ça c’est autre chose. et après on fait pâturer les canards dans les mauvaises herbes et ils mettent du fumier automatiquement. Et les oiseaux ils ne mangent pas les graines ? Comment tu luttes contre le fait que ce ne soit pas labouré ? Eh bien c’est le contraire. moi dans mon champ de blé y’a des gens qui faisaient du moto-cross dedans. Donc le riz. Au lieu de semer le riz comme tout le monde fin avril. Donc tu peux avoir un rendement énorme avec ce système. et les épis sont très volumineux. le facteur décisif sur le rendement. comme je faisais. 350 épis par graines semées. doit pouvoir rester tout l’hiver. Tandis que le labour. Fukuoka il enrobait ses graines d’argile contre les oiseaux… Alors ça. il pousse. grâce à la grosseur des épis. pour qu’on soit tranquille et qu’on en parle plus. mais tu peux aller jusqu’à 15000 – 20000 pour le blé. Fukuoka il faisait ça parce que c’était un fainéant qui voulait beaucoup imiter la nature. Ça dépend de la vigueur de végétation. c’est pas un problème. Et ça finalement c’est logique. moi j’ai jamais de graines dans l’argile. donc je perdrais mon temps si je mettais des graines dans l’argile. parce que dès que je le sème il germe aussitôt. je cultivais sur 5 ares. ce qui correspond à 150 quintaux à l’hectare. il lève aussitôt. alors justement on laisse la paille sur le terrain ? Oui c’est-à-dire que le blé là il est jeune. mais le poids unitaire du grain est très élevé avec cette technique de culture. 300. mais si c’est du blé à forte vigueur de végétation ça peut aller jusqu’à 200. et moi j’avais pas de canards. le nombre d’épis au mètre carré. et bien que je mettais que la paille. Quand tu sèmes le blé tu le poses sur la terre. 350 épis. tu l’enfonces un peu ? y’a deux choses. je moissonne et je laisse la paille sur le terrain. ils savent que l’être humain il fait ça salade et que y’a quelque chose à manger là.

Si je sème à la volée. tu sèmes à la volée. d’abord il faut avoir le coup de main aussi. et en sachant aussi qu’en multipliant la quantité de semence par 5 ou par 10 par rapport à la méthode jardinatoire que t’as plein de semence qui ont la chance d’arriver à un bon contact sur le sol. ça dépend. semer à la volée. 10 à 20 kilos à l’hectare.kilos de blé. même d’un coup de talon. paf et puis je continue plus loin. c’est pas à la portée de tout le monde. là c’est différent. je veux qu’il y ait des graines qui soient posées sur du trèfle ou dans l’herbe. déjà avec des rendements pareils je le filais aux coopératives biologiques. Tout dépend de la façon dont tu cultives finalement. il faut se baisser seulement que 40000 fois. lui évidemment. là tu t’assures uniquement d’un contact entre le sol et la graine. Nan mais c’est pas la même chose que de planter des pommes de terre hein. en mettant d’avantage de semences. il faut recouvrir etc. pour moi j’avais pas besoin de toute ça. tu fais pas d’insomnie. surtout que je mets quand même très peu de semence. Et tu as deux solutions. . Mais en sachant qu’avec cette méthode-là. Fukuoka il est fils d’agriculteur. on peut avoir déjà un très bon rendement. Donc semer grain par grain c’est un travail plus fatiguant… Tu sèmes un hectare par jour quand même grain par grain. soit tu cherches à avoir le maximum de rendement à l’unité de surface. un endroit j’en aurai pas du tout. t’as la graine. je les enterre pas je cherche à ce qu’il y ait un bon contact entre la graine et le sol. en sachant que t’as une perte de rendement parce que c’est trop serré. Pour planter des pommes de terre faut creuser dans le sol. pour les régions surpeuplées où des choses comme ça. je veux que ça germe aussitôt et que ça lève. avoir été formé à ça et tout (le semis à la volée est comparable à de la vannerie vu d’au-dessus). là aussi le but c’est d’avoir le minimum de travail. où tu as envie de réduire au minimum la surface de ton blé. tous les 50 centimètres. des fois je suis pressé. Parce que là je cultive pas comme Fukuoka. il a pas envie de se crever à son âge de se casser les reins à semer le blé grain par grain donc il le sème à la volée. c’est un homme sage. moi je suis pas capable de le faire de toute façon. là t’en fait sur quelques ares et tu le traite comme les légumes comme en jardin potager. enfin c’est très dur de semer à la volée. Si tu cherches un rendement de 90 à 100 quintaux à l’hectare. il a un bon coup de main donc il sème à la volée. un hectare par jour tu peux le faire. T’exagères là ! Mais nan ! Un hectare c’est 100 sur 100. c’est-à-dire que les graines tu les pose par terre. j’aurai un paquet de graines là. faut vraiment avoir été agriculteur. c’est sûr que tu vas te coucher.

toute l’énergie de la plante va se gaspiller en élongation puis y’a des problèmes de verse. c’est-à-dire qu’on va avoir le paille mais on aura pas d’épis. comme c’est trop serré. Oui et puis là tu le fais une fois. Donc au fur et à mesure que ces racines se décomposent. ça dépend de ce que tu fais mais y’a beaucoup gens qui font des journées de 18 heures. seules les feuilles hautes peuvent travailler. comme un plante pionnière. le blé est une plante améliorante. parce que si on sème par exemple à la SaintJean plus de 100 kilos par hectares. Oui justement. associé au trèfle blanc. En plus ce qu’il faut voir c’est que le rendement. En plus l’élongation. si on met 25 kilos de semence à l’hectare. parce que le parasitisme on sait à quoi il est dû aussi. Disons quand tu fais des recherches en agronomie et tout tu fais du 20 heures. C’est comme ça que dans ce système en Beauce.Ça fait une journée de plus de dix heures. pourquoi ? Parce que chaque récolte. Le blé il verse. c’est que là le rendement augmente. 20 heures. 21 heures par jour enfermé entre 4 murs à respirer de la me. Fukuoka arrive à un rendement très élevé en semant à la volée mais d’autres arriveraient à des rendements tout à fait inférieurs. la seconde année 120 kilos. Parce que là aussi. tu sais dans la vie courante. justement c’est pour ça que la méthode Fukuoka. et sur laquelle la culture suivante va se nourrir. il laisse une biomasse déchétuaire et une quantité de racine qui est énorme. un semi à la Saint-Jean qui est associé au trèfle blanc. Et en plus y’a un ameublissement. au fur et à mesure les racines de la récolte suivante elles suivent les canaux et avec ce système c’est pour ça qu’on arrive et qu’on peut cultiver le blé sur lui-même. contrairement aux assolements classiques quand on cultive la même chose le rendement à tendance à baisser. Bah oui.. Donc ce qu’il faut retenir c’est que premièrement il faut semer très tôt pour donner le maximum de potentiel de rendement à la plante. Et aussi grâce au grand écartement et à une absence de parasitisme. ce qui n’est pas beaucoup par rapport aux doses qui sont recommandées classiquement. j’ai fait l’expérience. la première année j’ai obtenu 80 kilos à l’are. y’a un ameublissement du sol qui est fait par ces racines. parce qu’il est associé au trèfle blanc et parce qu’il aura un excès d’azote par rapport au carbone. un semi à la Saint-Jean. et tout l’azote qu’il a il le fait en élongation de paille et l’élongation de paille ça dépense de l’énergie évidemment au dépend de la croissance des racines. la troisième année 150 et plus. on risque de pas être déçus de la manœuvre. le blé quand il est cultivé correctement j’entends. ça verse. toutes feuilles du bas crèvent et sont atteintes par les maladies . c’est un peu comme les bananiers.rde. semer espacé pour maintenir en bon état ce potentiel de rendement.

qui sont capables justement de faire. ni d’inventer des espèces minables parce que je dis bien que là ça devient plus du blé à ce moment-là ce genre de croisements à paille courte. des pays chaud. parce que c’est important. Alors ils inventent des tas de choses pour compenser. des pays désertiques où il faut évidemment diminuer l’évapotranspiration et où il faut des feuilles qui soient petites. en fait la verse. parce qu’actuellement on a sélectionné des blés à paille courte qui ont aussi des feuilles petites. y’a pas de compétition. les feuilles du bas. il aura tendance à faire de gros épis. ce que je cherche. C’est des blés qui ont été croisés. raccourcisseurs de pailles.. c’est le rapport entre les racines et les tiges. chlorure de chlorocholine et tout ça. car semé à cette période. et ça aussi le pire c’est que c’est reconnu en agronomie classique. Donc ce qui faut voir c’est que dans mon système. l’efficacité du système c’est une densité racinaire et une profondeur de racine extrêmement forte. Si par exemple tu cultives des blés à paille très haute comme les poulards. c’est que ce qui est important c’est pas la hauteur de la paille. Mais c’est pas ça la solution. Qui dit enracinement faible dit que la taille des épis sera également très faible sur le plan du potentiel. Donc ici là photosynthèse est insuffisante. Dès qu’un blé a des hautes pailles et une forte vigueur de végétation. y’a pas de compétition entre les plantes donc les plantes éprouvent pas le besoin de s’allonger en haut démesurément.cryptogamiques. toutes les feuilles peuvent travailler. donc il faut faire attention. Donc si le blé est semé à grand écartement. était pâturé de l’automne au printemps et on ne le laissait monter qu’après). La taille des épis. et puis on gaspille. Faut des variétés à tige courte… Oui mais là justement c’est qu’on peut obtenir des tiges courtes spontanément. donc l’enracinement est très faible. c’est ça qui donne le rendement. les feuilles petites conviennent pas à notre climat. si on les sème normalement de faire des pailles d’1 mètre 80 et si on les sème trop serrés c’est des pailles qui montent à 2 mètre 50 et plus. comme ce qui se passe en forêt lorsqu’on plante des arbres trop serrés pour avoir du bois d’œuvre… donc en plantant clairsemé y’a pas de faim de carbone (faim de soleil) donc les racines peuvent se développer au maximum. il a un potentiel et beaucoup de racines. pas besoin d’une grande largeur de feuilles. enfin du moins tous ceux qui ont fait de la études de physiologie végétale s’en sont rendu compte. . surtout quand ça a été semé tôt c’est épouvantable (le seigle appelé seigle de la Saint-Jean. et puis en plus y’a tellement de soleil là-bas. La vocation du blé c’est de faire du grain et puis ensuite de faire de la paille. qui viennent d’Algérie. D’ailleurs la taille de l’épi et la grosseur du grain est directement dépendante de la taille des racines. genre Nonette de Lausanne et tout ça.

c’est ce qui se passe partout. faut lui donner de l’azote. De toute façon c’est ce qui se passe dans la forêt. et ça c’est grâce au travail des racines. s’il est semé clair. Vous tenez compte du type de sol en plantant quelque chose ? . c’est le travail des racines.Le nombre d’épis dépend du nombre de racines et le nombre de grains est directement dépendant de la longueur de ces racines. de toute façon la question est réglée. la solubiliser. minéralisation de l’humus. C’est-à-dire que les rendements augmentent. y’a même pas de microorganismes. etc. tout conjugué. ce qui créé la fertilité du sol. y’a par exemple des légumes. En plus y’a du trèfle qui est associé. Et le blé s’il est semé tôt. et qu’on valorise au maximum sa puissance de végétation et en choisissant en plus des variétés à forte vigueur de végétation. C’est ce qui se passe par exemple quand y’a une éruption volcanique. Du blé a forte vigueur de végétation et semé au solstice d’été. qui la transforme en grain de plus en plus petits (formation de l’argile) qui se solubilisent. Elle créé du sol. ou des plantes très solides ou même du lichen si ça va pas qui va s’installer. ce qu’il faut. qui vont défoncer la roche-mère. y’a des mauvaises herbes qui poussent dedans et tout ça. et un maximum de végétation qui soit au travail. je le place comme le bananier parmi les plantes améliorantes parce que ça se prouve au rendement que j’ai : première année 90. troisième année 150. ce qu’on recherche en agriculture naturelle c’est une biomasse suffisante. ce sont des racines qui sont racines qui sont pionnières. il a rien à bouffer. La profondeur du sol elle sera un facteur limitant alors ? Attention… Un blé moderne par exemple qui est déjà sélectionné pour ses pailles courtes. qui démolit la roche-mère. et en prendre les éléments fertilisants. deuxième année 120. c’est alors une plante améliorante. qui effritent la roche… C’est le végétal qui créé la fertilité. qui est en plus semé trop tard et trop serré. très actives. c’est un blé qui est tout juste bon à prendre la nourriture soluble qui est dans le sol sous forme d’engrais chimiques. et c’est valable pour les arbres fruitiers. qui a donc une faible vigueur de végétation. Ça c’est une règle essentielle en physiologie végétale. si tu veux. et lorsque les racines se décomposent. et avec la biomasse déchétuaire qui fait de l’humus. c’est le végétal et sa biomasse déchétuaire. C’est pour ça que j’estime que ce blé qui est cultivé de cette façon-là. c’est un sol qui est stérile. qui a des racines qui sont faibles. et approfondir la couche arable. Et de toute façon comme on le sème en dehors de la période où l’humus se minéralise. c’est valable pour tout ce qui pousse de toute façon. très travailleuses. y’a des plantes pionnières qui vont venir d’abord.

naturellement une vigueur de végétation qui est beaucoup plus forte que celle du blé justement. Donc y’a toujours en permanence des cadavres microbiens. le seigle ? Oui là c’est une technique pour les céréales d’hiver. Pour l’avoine c’est plutôt acide aussi. c’est-à-dire avoine d’hiver. J’analyse pas. et ça. maintenant quand on vieillit. en août. c’est pour ça que je sème si tôt. c’est pas . ce qu’il faut voir et c’est très importants. ça fait vivre un maximum de micro-organismes. ça se décompose. justement le seigle. les rhizobiums ont une activité maximum. j’ai fait un mulch de paille. C’est le même système pour l’orge. c’est parce qu’il a un enracinement. Les micro-organismes ça vit pas très vieux. c’est-à-dire que par exemple. Et tu faisais des analyses alors de sol. D’ailleurs souvent y’a des espèces qui vivent moins longtemps que ça. L’humus qu’il y a quand je vais semer mon blé. ils se renouvellent en permanence. par exemple les oligo-éléments. encore que la minéralisation de l’humus sur un sol couvert en permanence c’est pas très important. etc. je base pas ma technique que sur l’humus. analyser des sol… c’est la végétation qui fabrique le sol. Les cadavres microbiens. orge d’hiver. Y’a pas de carences. Tout ça. l’humus se minéralise. mais avec une humidité suffisante. mais l’orge on la plantera plutôt sur des terres calcaires. mais on peut bien se douter quand que du blé qui est semé à la Saint-Jean.Oui. seigle d’hiver et blé d’hiver. tous les un mois les nodules du trèfle se désintègrent et libèrent de l’azote.utre de la quantité d’humus que j’ai. disons qu’on peut prendre un cycle moyen de vie microbienne d’un mois. on trouve que ça sert à rien tout ça. s’il est capable d’exploiter des terres qui sont très pauvres. des analyses chimiques précisément ? Euh je m’amusais à ces bêtises quand j’étais jeune et bête. c’est pareil.. le blé convient sur pas mal de sols. y’a du trèfle blanc qui est associé. et le reste c’est ce qu’on ajoute. c’est pas comme ça que ça marche. donc sur 12 ils vont devoir se renouveler 12 fois. là je me suis pas amusé à analyser la qualité sur mon blé. le seigle sur des terres acides et sablonneuses. souvent ils se multiplient très très vite et ils meurent assez rapidement. et surtout au mois d’août. Donc y’a déjà l’azote du trèfle blanc qui est libéré. Parce que le sol est couvert en permanence. en août. J’en ai rien à fo. donc des régions comme la Bretagne où les sols sont assez lourds. et puis d’ailleurs la minéralisation de l’humus ça m’intéresse pas. les racines qui sont tout le temps présentes dans le sol favorisent une nutrition microbienne qui est optimale. en août qu’est ce qui se passe ? le sol a été réchauffé tout l’été. Quand on calcule les éléments fertilisants on se base sur la minéralisation de l’humus. attention aussi au passage. acides et sablonneuses. libère de l’azote. C’est pour ça que je mets jamais le sol nul.

. L’assolement c’est quand on cultive comme des cochons. je peux en retenir jusqu’à 70 tonnes par hectare avec ce système de culture. mais ce dont les plantes se nourrissent essentiellement. jusqu’à 5% de phosphore. on dit terre végétale. y’a des algues aussi qui vivent en symbiose avec des micro-organismes qui synthétise l’azote. Ce qui est essentiel c’est d’avoir le maximum de vie. Le blé actuellement il est nourrit surtout à la minéralisation de l’humus et aux engrais chimiques solubles. ça se stabilise. faire attention parce qu’en agriculture biologique on parle beaucoup d’assolement. avoir les bactéries dans leur tube digestif. ce qui donne la meilleure qualité à la récolte et ce qu’actuellement. et de fumier qu’on leur donne. Ce qui est intéressant pour les plantes. ce qui actuellement n’existe dans aucune situation de culture c’est du blé qui est nourrit aux cadavres microbiens et aux déjections de vers de terre. les plantes elles fabriquent de la nourriture pour des micro-organismes ou des vers de terre. Oui. Les vers de terres ils vont servir de fermenteur pour les bactéries. Ce que je cherche à fabriquer c’est le maximum de cadavres microbiens. de nutrition carbonée à ces microorganismes. Ils vont moudre la litière végétale. C’est les hydrates de carbone contenus dans la paille et puis tous les éléments contenus dans la paille qui servent de nourriture. pour fabriquer le maximum de microorganismes et de nourriture pour les vers de terre aussi. qui eux se chargent. Parce que c’est eux qui travaillent et qui en se décomposant ou par leurs excrétions vont nourrir les plantes. de biomasse végétale. et qu’on a besoin de transfert de . D’ailleurs y’a des population qui l’on fait. ils peuvent synthétiser l’azote eux-mêmes.mon problème. Sans qu’il y ait une diminution de fertilité ? Y’a une augmentation de fertilité ! Sur trois ans.. moi j’estime qu’on peut faire du blé sur blé ad vitam aeternam. mais ce qui est important pour la nourriture des plantes. Est-ce que tu penses que ça continue ou ça se stabilise ? C’est évident. qu’on bousille le sol. c’est le problème des gens qui étaient avant moi. et ces cadavres microbiens sont très riches en azote et en phosphore. on pourrait dire terre animale. parce que ce qui nourrit. L’assolement… je vais résumer l’assolement. si c’est des azobacters qui vivent en surface. parce que ces cadavres microbiens ils vont se renouveler en permanence. c’est pas de la minéralisation de l’humus qui est d’ailleurs pas très intéressante sur le plan nutritif. C’est pas l’humus qui nourrit les plantes. c’est peut-être pour ça que le blé est devenu allergène d’ailleurs. ou à cette saloperie d’ammoniaque et de purin. par exemple le mythe de l’assolement. aider les bactéries à accélérer le phénomène et on aura une quantité de corps bactériens énormes dans leurs déjections. ça ne me regarde pas. C’est la paille qui fait qu’il y a beaucoup de microbes.

Et quelles sont les variétés de blé qu’on peut planter ? seulement des variétés qui soient d’hiver. y’avait quelques robiniers. blé sur défriche de luzerne. trop mélangées avec des variétés de blé étrangères. en me disant on va s’amuser à plusieurs quoi. donc je cultivais sous les chênes. Mais là y’a pas besoin d’assolement. par exemple en faisant se succéder une prairie qui grâce à une couverture permanente du sol va laisser une terre riche.. L’assolement n’est pas nécessaire. etc. je me suis installé dans cette région pour pas mal de raisons. Moi ceci dit je me suis débrouillé avec des variétés ordinaires au début. C’est une question de technique ça. Y’a pas de blé dans la culture classique. Par exemple prairie-blé ou légumineuse. En novembre il fait une toute petite racine là. Du moment que la culture est améliorante. L’assolement finalement ça consiste à faire succéder des cultures épuisantes à des cultures améliorantes. Y’a pas de biomasse végétale. et c’est très dense. c’est parce que le sol est nu.. mais non. déjà. je n’ai pas besoin d’assolement. pas beaucoup parce que c’est un terrain qui convenait pas aux robiniers. Le blé il appartient à l’ordre des graminées. A condition qu’on les associe à du trèfle blanc. c’est pour ça que c’est une culture épuisante. Mais là c’est pas une culture épuisante. et aussi y’a pas maladies parce que le blé est semé à grand écartement. Donc ça s’est fait sur une défriche de bois. qui pourra faire venir du blé. toutes les graminées lorsqu’elles sont bien conduites sont améliorantes. donc qui sont plus améliorantes que n’importe quelle plante. Tandis qu’en agriculture y’a pas de blé. Y’a rien. j’avais semé Capitole comme tous les biolos du coin. tu l’as fait sur quoi. c’est que les premières expériences pour dépasser 100 quintaux à l’hectare en chimie ont été faites là. les variétés anciennes. La luzerne faisant de la fertilité pour la culture qui va suivre. moi j’ai déjà jusqu’à deux mètre de racines dans le sol. y’avait des chênes.fertilité. qui n’ont pas été croisées. Donc le fait de l’espacer le rend améliorant ? Je vais te dire ce qui le rend améliorant : C’EST PARCE QU’IL Y A DU BLE. qui ont une vigueur de végétation supérieure aux autres plantes. parce qu’il est cultivé dans de mauvaises conditions. La première culture c’est le trèfle. sur terrain nu ? J’avais semé c’était dans un bois en Beauce. . Le blé selon qu’il est cultivé peut être une culture très épuisante ou très améliorante. il commence tout juste. On le sème en novembre. alors moi je me suis mis là aussi. y’a rien. Parce que j’avais rien d’autre. c’est une culture améliorante. qu’on les sème suffisamment tôt pour qu’elles couvrent le sol et qu’elles puissent faire leur travail dans des conditions normales. les céréales sont des graminées particulières. Parce que. Quel blé ? il existe pas. bien entendu.

où le sol est le moins riche en éléments fertilisants. et au moment où y’a de la minéralisation de l’humus. donc on le nourrit aux engrais chimiques. Y’en a trop dans l’atmosphère de toute façon. on en parle pas beaucoup.on dira que l’arbre concurrence le blé. Faut toujours voir : facteur limitant = carbone (soleil) dans la plupart des conditions de culture. C’était espacé comme tu voulais. Mais évidemment ça se vend pas le carbone. notamment le moto-cross. facteur limitant numéro 1 du blé c’est le carbone. donc il est bien évident qu’on aura un blé qui sera pas du blé. tout bousiller puis repartir c’est pas la peine. qui était d’ailleurs assez clair avec pas mal de broussailles et puis avec beaucoup de passant quoi. En plus y’en a trop dans l’atmosphère. c’est un produit qui manque pas. Oh bah bien sûr quand il y avait des broussailles et toutes ça. au moment où le trèfle libère le maximum de nodosités. tout ce qu’on veut. donc en février-mars. dans la mesure où je m’y installais pas. mais ce qui est très important hein. le carbone. d’une biomasse supérieure et tout ça. chimique. Là les arbres ont pas été coupés ? Oui je n’ai pas coupé les arbres. Quelle que soit la méthode d’agriculture que l’on pratique. Parce que je bénéficiait des feuilles d’arbres. C’est-à-dire que non . je m’y serais installé ça aurai été différent. au moment où le sol est le plus chaud. Faut voir les choses en face. avec le moment. facteur numéro 1. donc la phase du tallage. et pour le blé. Donc avec mon système je fais coïncider la phase tallage et le début de la période végétative au moment où le sol est le plus riche et au moment où y’a le plus de cadavres microbiens. Mais venir faire des expériences. parce qu’avec quoi on le nourrit ? c’est du blé qui crève de faim. On voit l’aberration. C’est un blé qui est dépendant d’apports extérieurs à tous les niveaux. je parle de la fertilité du sol. et puis ensuite elle m’a pas gênée finalement. mais y’a même concurrence à semer le blé sous un parc arboré que de semer du blé en novembre et à une densité de 200 kilos à l’hectare. parce que c’est quelque chose de gratuit. donc au niveau du travail et tout ça. D’abord parce que y’avait pas de raison que je massacre la forêt sous prétexte que je faisais des expériences. c’était pas vraiment une forêt c’était ce qu’on appelle un bois. En plus la phase du tallage. c’est tout à fait irrationnel. mais j’ai choisi mon emplacement pour détruire le moins de choses possible. en agriculture biologique. c’est possible. un taillis sous futaie disons. Alors qu’en méthode classique on fait coïncider la phase végétative.

L’intérêt de la permaculture par rapport aux problèmes climatiques du fait de l’accumulation de gaz carbonique dans l’atmosphère ça serait justement de mettre sous forme d’humus tout ce gaz carbonique qui nous flingue le climat. c’est comme ça qu’on arrive à obtenir 200 ou 300 épis par grains semés. pour les bourgeons il faut qu’il y ai de la lumière pour que ces bourgeons puissent démarrer. C’est pour ça que dans les cultures classiques.) Justement. si on multiplie ça part le nombre d’hectares de sol cultivés sur la planète. donc une biomasse animale plus riche. on ne voit que sa phase reproductive. actuellement y’a truc. ça stocke autant que l’humanité en dégage par an. on fait beaucoup plus de gaz carbonique que de dioxygène. A l’inverse un labour dégage en moyenne 1 tonne de CO2 par hectare. le gaz carbonique sera en permanence absorbé. Et je me demande justement si la mauvaise valeur nutritionnelle du blé ne vient pas aussi des conditions dans lesquelles il est cultivé. donc l’excédent de gaz carbonique la plante l’utilise.. . parce que sinon le plateau de tallage est là. parce qu’il y aura pas assez de dioxygène et pas assez de gaz carbonique. les gens peuvent être contents quand ils ont 3 ou 4 épis par pied. parce que y’avait une biomasse plus riche. Mais là effectivement y’a de plus en plus de gens. Ce qui se passe c’est qu’avant y’avait autant de gaz carbonique que maintenant. La rapidité du tallage. parce qu’il est probable qu’à l’époque passée le gaz carbonique y’en avait peut-être même plus que maintenant. l’intensité du tallage est très dépendante du carbone et de l’intensité lumineuse. d’abord parce que la plante absorbe le gaz carbonique et le transforme en dioxygène. donc une respiration de CO2 qui était beaucoup plus élevée. sans compter toutes les maladies qu’il y a. tout simplement. mais y’avait un équilibre avec la biomasse végétale qui absorbait tout ce CO2 pour le retransformer en dioxygène. bientôt on va s’asphyxier sur la terre. donc si on a une couverture permanente du sol. Le tallage est très exigeant en carbone. même moins. mais qui était bien absorbé. (Un sol non-labouré stocke de 2 à 8 tonnes de CO2 par hectare et par an. c’est pour ça qu’il y a si peu d’épis par plants. comme tous les êtres qui vivent sur la terre. donc pas de problème. Justement dans les systèmes de sol nu classiques. mais en plus on fait coïncider la phase du tallage au moment où y’a pas de soleil (=faim de carbone). Souvent en moyenne ils en ont 1 ou 2. Mais bien sûr. sinon ils sont inhibés et ils meurent et c’est fini. Sans qu’il y ai de phase préalable végétative. puisqu’on refuse sa phase de croissance végétative. Le taux de gaz carbonique devient de plus en plus alarmant.seulement on fait coïncider la phase du tallage au moment où le sol est le plus pauvre en éléments fertilisants et en vie microbienne. l’intensité du tallage.

je mets au défi de semer au mois de novembre une praire. il sort ses feuilles tous les 80°. Et puis une combustion ça dépense du dioxygène. par feuille sortie. y’aura aucune mauvaise herbe qui pourra pousser. c’est que lorsqu’il est semé au moment où il faut.. ça se fait au dépend du dioxygène. je dis bien A CONDITION qu’on le sème à la bonne période. si on le sème au mois de novembre. donc il est toujours concurrentiel vis-à-vis des mauvaises herbes. les adventices les plus dangereuses. a une vigueur de végétation qui est très élevée. et justement il faut avoir le maximum de biomasse végétale pour pouvoir les compenser. puis évidemment à essayer de penser à diminuer. Y’a beaucoup de questions que les gens posent. ça brûle du dioxygène. par somme de température. Si on le sème en novembre. excepté la chance qu’évidemment. c’est terminé. enfin tout. il sort ses feuilles à une température de 80°C de somme de température. le blé je le sème dans la deuxième quinzaine de juin. Le blé lui il pousse aussi vite que n’importe quel colza et autre si on le sème plus tôt. c’est la question des mauvaises herbes. c’est-à-dire les combustions qui sont faite avec le feu. on lui laisse pas de chance. dans la récolte précédente en train de mûrir. je passe pas mon temps à désherber. les adventices graminées gêner ray-grass anglais. que ce soit la combustion pour les voitures. Donc le blé il a une vigueur de végétation beaucoup plus forte. C’est-à-dire que je cultive pas mon sol. on aura rien. A CONDITION. ou dans rien du tout si y’a pas de récolte précédente. en plus il a une vigueur de végétation qui est beaucoup plus forte. que quelqu’un essaie de semer les pires mauvaises herbes au mois de novembre. toute les combustions qui produisent donc le gaz carbonique. Que quelqu’un essaye de semer un prairie. justement tous les éleveurs savent ce que c’est que le ray-grass d’Italie. que ce soit pour cuire les aliment. et une résistance à la sécheresse qui . C’est-à-dire que le blé. ray-grass d’Italie et tout ça. A qui que ce soit. qu’on ne le sème pas hors-saison. alors que les mauvaises herbes. mais surtout les combustions inutiles. c’est une plante pionnière qui est coureuse. Le ray grass Italien qui a la plus forte vigueur de végétation de tout ce qui peut pousser dans le blé. il sera faible mais il poussera.toutes les combustions produisent du gaz carbonique. à condition qu’on lui donne sa chance de croissance végétative. je le sème une fois pour toute en avril. toutes ces combustions sont très dangereuses. comment ça se fait que j’ai pas de problème avec les mauvaises herbes. c’est-à-dire entre le 15 juin et le 30 juin. Le blé ce qu’il faut voir. dans le champ de blé que je faisais y’en avait pas mal. le blé va germer et pousser. il commence à sortir ses feuilles à 130°. très rapidement pour le trèfle blanc. c’est là où on voit la vigueur de végétation. que ce soit pour fabriquer les métaux. le ray-grass d’Italie qui a pourtant une vigueur de végétation très forte.

mauvaises herbes et tout ça. Je ne fais que cette action pour lutter contre les mauvaises herbes puis j’en fait pas d’autres. Y’a deux choses qui coupent court à la croissance des mauvaises herbes. C’est-à-dire ça fait presque 2 mois après disons. Et tu fauches à quelle hauteur. donc qui étouffe. du blé qui est semé à la Saint-Jean. Puis les mauvaises herbes c’est bien d’en avoir aussi. vraiment. elles repoussent très bien. le blé semé il a plus d’un mois. il y a le fait que j’associe avec le trèfle blanc qui a un port rampant. attention. dès que le blé est récolté en août. sans chercher à comprendre ce que je fauche et ensuite je laisse tout se débrouiller. du point de vue vigueur de végétation ça n’a rien à voir avec . je fauche tout. c’est-à-dire que les graminées il laisse pousser. on va diminuer la production biomassique du terrain. C’est le mulch qui enlève les mauvaises herbes. les graminées sont adaptées à ça. mais ça repousse hein. et il va étouffer d’autant plus les mauvaises herbes. y’a le blé qui est semé dans le fouillis trèfle. et en plus une plus forte vigueur de végétation. Pour ce qui est des graminées effectivement une fois que j’ai moissonné elles commencent à prendre de l’ampleur. qui a tendance à étouffer tout ce qui va germer sous lui. une résistance au froid qui est plus forte. il fabrique des herbicides naturels anti-dicotylédones. et puis pour un petit coup de faux sur les graminées. tu fauche au raz ? Raz. effectivement y’a un mulch et les mauvaises herbes auront beaucoup de mal à pousser. Et les canards ils vont pas manger le blé ? Un petit peu des fois oui. Le blé. oui.plus forte. il va retaller de plus belle. en prenant un port plus étalé.. en plus le trèfle blanc il peut être assez asocial quand on lui casse les pieds. y’a la récolte précédente que je vais récolter par exemple le 5 août. alors voilà comment j’agis contre les mauvaises herbes : Y’a la récolte précédente. C’est à peu près combien de temps après les semailles que tu fauches ? Je sème par exemple le 20 juin. c’est marrant on taille les arbres comme des brutes. le blé il supporte très bien. y compris le blé. parce qu’en voulant supprimer les mauvaises herbes. Donc ça c’est mulché. et vers le 15 août je fauche tout. par concurrence. Le tout conjugué. Nan parce qu’il faut pas croire. qui pousse assez dru. elles peuvent servir de nourriture à un troupeau de canards qui circulent dans le blé et tout ça. j’en profite pour les faucher le 15 août. donc je récolte tranquillement et je fais ce que j’ai à faire.. les mauvaises herbes. tout ensemble. Alors ce qu’il va se passer comme il a une plus forte vigueur de végétation. tout ce qui est dicotylédone il les démolit donc déjà en les empoisonnant si tu veux. au contraire il va retaller. ce qui fait qu’il a beaucoup de chance contre les mauvaises herbes. parce qu’elles comblent les trous. ceci dit par rapport au blé il faut pas trop s’en occuper des mauvaises herbes. Il faut faire attention hein.

avec des talles et des pré-feuilles dans tous les sens. le sol est mal rassis. c’est que y’a deux choses : ça se passe dans un certain type de sol. le sol il se soulève. c’est là où il aura le maximum de résistance au froid. les parties aériennes sont belles. même déjà dans ces conditions-là il supporte pas trop mal la pâture si on la fait pas trop juste au semis. c’est ce qu’on appelle la phase végétative pour les racines. c’est des racines qui sont très denses et qui vont jusqu’à un mètre de profondeur. y’a pas de problèmes ? Au contraire. dégonfle . évidemment du blé qui est souffreteux parce qu’il a été semé trop tard en de mauvaises conditions. les canards préfèreront le ray-grass et tout ça. ça gêne moins que de semer trop tard. c’est une élongation qui allonge inutilement les canaux de circulation de la sève. mais on voit pas ce qui se passe en dessous. Cette tige. semis profond. Du blé qui est semé en juin. semis tardif. il que ses racines séminales. Le problème c’est qu’avec le gel le sol se soulève et coupe les racines. Il va hiberner. y’a des trous qui se remplissent d’eau et qui vont geler. et en plus il a un rhizome. et le blé qui est tout jeune et mal enraciné parce que souvent il a même pas atteint le stade tallage. elle est très fragile. Ce qui se passe quand il y a le froid. Il est à quelle hauteur au mois de novembre. c’est vraiment une vrai touffe. au lieu d’être semé en surface il est à une certaine profondeur. avec 25 feuilles et des tas de pré-feuilles qui poussent. c’est pas parce qu’il y a les canards. Oui. donc qui empêche la plante de se nourrir correctement. des grosses touffes qui sont très étalées. ou 1 mètre 50 de profondeur. y’a pas de rhizome. sous la neige.du blé qui est semé en novembre. c’est pareil. il a pas encore son plateau de tallage. ça bouge pas hein. s’ils taillent du blé. Et pendant l’hiver. et c’est elle qui va péter avec les alternances de gel et de dégel. et c’est un élément de faiblesse.. C’est quelque . le blé normal quand t’arrives en décembre c’est rien. et souvent le grain est semé profond. Quand on le sème par exemple à 5 centimètres. c’est déjà une belle touffe. parce que si c’est un semi fin juin. Donc c’est tout conjugué. à la moindre pâture. Alors c’est là justement. justement ce serait une expérience intéressante à faire dans les région qui sont sensibles au froid. Il a une capacité d’endurcissement des tissus au froid et tout. qu’ils le taillent. En dessous. y’a une tige qui doit arriver à la surface. selon les alternances de gel et de dégel le sol gonfle. il va très bien passer l’hiver ? Ah bah au contraire. c’est-à-dire la première tige souterraine. y’a des racines jusqu’à 1 mètre 30 de profondeur. parce que on sème le blé en surface.. Quand tu laboures le sol. il a rien à voir avec du blé normal. ça se passe surtout avec le labour. Y’a une congélation. le mien il est au stade 25 feuilles. la neige le protège contre les gels. les tiges elles vont directement en l’air. jusqu’à 2 mètres des fois. et là y’aura le plateau de tallage. Même 1 mètre 50.

c’est la phase d’accumulation. le problème c’est comme en agriculture pérenne. Et aussi c’est comme ça que la grosseur des épis est déterminée par ça aussi. C’est ça qu’il faut voir. en phase végétative. donc tout le carbone qu’il accumule pendant l’été. Tu sèmes plus le trèfle là ? . Parce que la phase d’initiation florale. cette phase ne durera que 15 jours. Parce que attention. le système racinaire du blé qui est semé très tôt il est gigantesque. c’est-à-dire le temps où le blé fabrique ses ébauches d’épis à la base. ça gêne quand même la croissance des herbes. Mais c’est pas pareil. Le second semis était beaucoup plus facile. bon bah à ce moment-là. c’est accumulé dans les racines pendant l’hiver. elles se multiplient à toute vitesse et elles accumulent de la matière vivante. au lieu que le sol soit nu pendant l’été à rien faire. c’est même pas exagéré ce que je mets là. Donc l’ordre d’idée c’est de bien respecter la phase végétative et puis surtout là tu n’immobilises pas de capital. c’est parce que pendant sa phase végétative. c’est surtout la première fois. qui sont déjà étouffées par la montaison. C’est sûr que c’est essentiel qu’il y ait des réserves à ce moment-là. C’est-à-dire qu’au stade 7 feuilles quand j’ai semé en juin. t’as un capital terre. j’ai fait la courbe. et évidemment que si la phase florale démarre trop tard. Donc c’est accumulé sous forme de réserves et sous forme de matière vivante. qui vont monter plus tard. et la croissance des racines. Parce que y’a une quantité de nutriments. il a aucun besoin. Il aura accumulé des nutriments dans ses racines. il a pas beaucoup de besoins. même le trèfle il est que moyennement costaud. 4 fois ou 5 fois plus gros. le sol est froid. là au printemps quand la terre a été refroidie pendant tout l’hiver. Donc t’aura des épis qui seront 3 fois. et Dieu sait si on a du soleil pendant la phase estivale. grâce à la quantité de racines qui sont là. Grâce à cette technique. dès que les jours vont commencer à s’allonger. début août ça démarre et ensuite ça flambe. ça augmente la phase d’initiation florale. c’est comme ça qu’au printemps y’aura pas de faim d’azote. la phase reproductive elle va démarrer dès que les jours vont commencer à s’allonger. on a une croissance exponentielle.chose de très dense. les difficultés c’est la première après c’est une fois que c’est implanté c’est une chose huilé parce que après tu sèmes dans une récolte précédente qui est assez haute. parce que ça permet au blé de démarrer immédiatement dès que les jours rallongent. il va commencer à faire sa phase reproductive en étant tout à fait indépendant de ce qu’il y a dans le sol. elle peut durer 2 mois si elle s’est faite assez tôt. y’a de la végétation au travail qui photosynthétise le soleil. tandis que le blé normal lui son système racinaire sera minuscule. le blé semé en juin. la plante à l’intérieur d’elle-même elle va faire les ébauches d’épis. le blé il accumule.

parce que par rapport à une dicotylédone. le trèfle va être gêné trop tôt. il démolit tout et là le blé va avoir un indice de concurrence de 25. tu l’implantes.C’est fini. donc c’est le blé qui risque de démolir le trèfle. ça pousse trop dru et le trèfle va être étouffé. le trèfle a un indice de concurrence qui est égal à 2 par rapport à une graminée. est-ce que le blé va pas être concurrencé par le trèfle. justement on le dit tout le temps. au moment où le blé commence à monter. la bêtise classique c’est que c’est pas le blé qui souffre de la concurrence du trèfle mais c’est le contraire. sauf si j’ai fait une bêtise. . Sauf s’il y a eu. si j’ai commis l’erreur de semer mon blé trop dense.