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Session de cours de Marc Bonfils, du 1er au 4 mai 1986 Retranscription de cassettes audio (10 h

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Eh bien faut qu’on parle de l’Afrique, qui cultive très mal, soit des cultures d’exportation, soit parce qu’ils méprisent la terre sous l’influence islamique. Et au bout d’un certain temps… Bon j’ai fait là-bas deux voyages de plusieurs mois, j’ai fait tout le Nord, vers le Niger, Mali, Sénégal, Haute-Volta enfin essentiellement les pays secs, et plus au Sud aussi. Après bon ben j’ai compris que comme j’avais horreur de la civilisation mécaniste, moi là-bas j’étais très bien personnellement, et mais j’ai compris que je ne servais pas à grand-chose, et par suite d’une insuffisance de connaissances techniques je suis revenu en France pour faire mes études d’agronomie, donc en faisant des études d’agronomie j’ai aussi fait des études de théologie en même temps. Et j’ai étudié la religion Judéo-Chrétienne primitive, et sur des textes anciens, en araméen et en hébreux comme on en a dans les monastères. Disons que ça m’a… par rapport à ce que j’ai vu en Afrique, par rapport à ça aussi, y’a des concepts de l’agriculture originelle où on ne travaille pas le sol, basés sur la production des fruits, et ainsi que d’autres concepts. Donc ça m’a servi, m’a amené dans la permaculture. Puis y’a 7 ans j’ai lu le livre de Fukuoka, qui était paru en anglais, et alors j’ai commencé à travailler dessus, et il y a quelques années j’ai mis au point… alors à ce moment-là 78-79 et 80 en France c’était, comment dirais-je, la grande flambée au niveau des nouvelles techniques d’agriculture chimique pour le blé pour obtenir plus de 100 quintaux à l’hectare, ça a été importé d’Angleterre. Bon c’est une méthode effectivement où on dépasse les 100 qx/ha mais qui nécessite des coûts de production qui sont vraiment exorbitants, sans compter tout le matraquage de la terre et tout ça. Et donc après la lecture de Fukuoka j’ai fait des études de physiologie végétale, et j’ai cherché ensuite une alternative à cette méthode ainsi qu’aux diverses révolutions vertes qu’il y a partout dans le monde. Et à partir de ça j’ai mis au point un protocole technique d’expérimentation sur le blé, pendant lequel j’ai expérimenté trois ans de suite, j’en parlerai dans le courant du stage assez brièvement puisque d’abord y’a des gens qui ont déjà assisté aux stages de formation céréalière.

Puis en permaculture de toute façon l’objectif est de réduire au minimum les surfaces en céréales, et d’avoir le maximum de forêt productive, donc l’idéal c’est de créer des vergers d’arbres fruitiers, des forêts d’arbres fruitiers, avec des cultures en dessous si on veut. N’en demeure pas moins que les techniques de rendement très élevées, en France on peut dépasser 100 quintaux, et après les 150 quintaux, sont très intéressantes parce que notamment chez les peuples qui ont la hantise de la faim, d’abord les arbres fruitiers ont souvent une lenteur d’entrée en rapport quand même, et si on réussit par des rendements exceptionnels à sortir de cette hantise, les gens seront d’autant plus encouragés à diminuer les surfaces en céréales, donc à diminuer l’érosion. Surtout qu’on peut faire des méthodes de culture de céréales qui ne sont pas érosives. Par exemple celle de Fukuoka, ma méthode, et d’autres encore. La permaculture, j’ai continué mon cheminement, donc les céréales c’était une affaire réglée, j’ai fait ça trois ans de suite, y’a trois ans j’ai arrêté, je suis entré dans l’étude des rotations en pâture, les techniques fourragères essentiellement. Aussi parce qu’il y a beaucoup de surfaces dans le monde qui sont réservées à l’élevage, donc ça c’est assez intéressant au niveau de l’échelle planétaire d’arriver à maîtriser ce genre de technique. Et aussi parce que des rotations de pâture bien conduites peuvent vraiment aider à garder une bonne structure au sol, et en plus ça demande pas de travail disons. Bon je connais la permaculture que depuis très récemment, c’est juste avant le stage que j’ai appris l’existence de la permaculture, c’est-à-dire y’a 6 mois, quelque chose comme ça. Et par rapport aux connaissances que j’ai acquises, par rapport à la permaculture que j’étudie en ce moment, j’essaie de lancer avec Emilia ce mouvement en France. Puis peut-être qu’un jour je retournerai en Afrique avec des connaissances en plus. Là on va commencer les cours maintenant. Je parlerai ce matin des ravages de l’érosion et des mauvaises techniques culturales un peu partout dans le monde, rapidement. Ensuite je définirai la permaculture cette après-midi, demain ce sera la planification en permaculture. Avec des exemples pratiques, soit des tribus Africaines qui pratiquent des méthodes proches, ou soit des méthodes qu’on peut pratiquer en France ou ailleurs. Et le troisième jour on prendra séparément certaines méthodes de cultures comment il faut conduire les cultures de céréales, les vergers et l’élevage pour les rotations de pâture. Et ensuite le quatrième jour dans la matinée on parlera de l’équilibre qu’il faut entre les prédateurs et ce qu’on appelle les parasites. Donc là on va un peu parler des ravages sur la planète des méthodes de culture actuelles. Ce qui est important, ça c’est fondamental en agriculture naturelle c’est le manque d’occupation du sol. Celui qui cultive généralement, que ce soit des céréales ou des

légumes ou autre chose, il veut que des légumes ou que des céréales, donc toute la végétation spontanée ou tout autre végétation est supprimée. Donc il y a un manque d’occupation du sol par la végétation, l’enracinement est très faible, ne retient pas le sol, les parties aériennes ne couvrent pas entièrement le sol surtout en début de végétation puisqu’évidemment on laboure avant d’ensemencer, donc dès que la pluie tombe sur le sol elle brise les agrégats. Tout le monde sait ce que c’est la structure en agrégat du sol ? La structure en agrégat par exemple dans la terre y’a des grains de sable, dans l’agrégat y’a un grain de sable au milieu, là y’a des granules de limon qui sont l’intermédiaire entre le sable et l’argile, là c’est collé avec de l’argile et l’humus. Donc cette structure permet à l’eau de s’infiltrer très facilement, et permet aux racines de s’enfoncer dans la terre facilement. Si la pluie en cognant, si l’impact des gouttes de pluie qui tombe de haut et qui est quand même assez fort, tombe sur les agrégats, bon bah l’argile s’en va, va entre les agrégats ainsi que les éléments frais et ça créé ici une couche qui est très imperméable. sur sol sableux y’a un problème c’est le lessivage, qui n’est pas beaucoup plus drôle. Donc la pluie en scellant les agrégats glace le sol, c’est-à-dire que le sol devient imperméable, il devient dur et l’eau sur ce sol n’a aucun mal à ruisseler au lieu de s’infiltrer. De même pour l’évaporation, lorsqu’il y a évaporation, le soleil frappe directement le sol, l’eau s’évapore et dépose des minéraux en surface du sol et ça provoque un encroûtage du sol. Il suffit que le sol soit un peu en pente, pour qu’il y ait rapidement une érosion hydraulique puisque la pluie au lieu de s’infiltrer, l’eau va dévaler la pente. Ou alors érosion éolienne lorsque le sol se dessèche et commence à s’effriter. Par contre dans la nature, le sol est occupé en permanence par une végétation qui est très abondante, les racines retiennent bien le sol, la structure du sol est protégée contre les intempéries, qu’il s’agisse de l’évaporation ou du choc des pluies. En plus la production biomassique est extrêmement élevée. Cette production biomassique élevée évidemment favorise la production d’une biomasse déchétuaire qui est également élevée, c’est-à-dire feuilles, déchets de racines, qui pourrissent dans le sol tout ça, et donc favorise une production d’humus optimale. En plus une forte production végétale favorise une abondance de biomasse animale, qu’il s’agisse donc de vers de terre qui se nourrissent de ces végétaux. D’insectes, d’oiseaux, enfin toute une chaîne écologique très abondante, et dont les excréments et les cadavres favorisent la fertilité du sol. Ça peut être démontré par le fait de nombreux peuples qui ont pratiqué et pratiquent encore la culture itinérante. La culture itinérante avec longue jachère, ça consiste à faire une période de culture qui épuise le sol, qui succède à une période de jachère, par exemple une jachère forestière qui dure 15 ou 20 ans, dans laquelle la fertilité du

une céréale de printemps pour le triennal. donc par exemple on va faire un cycle. j’ai une paire de bœufs. bon autrefois. avec un aussi faible moyen de traction. la charrue ne va jamais rentrer à moins évidemment d’avoir le tracteur de 200 chevaux. Donc ce qui se passait c’est qu’autrefois avec la traction animale. Pourquoi ? Parce que les gens avaient pris l’habitude de cultiver de très grandes surfaces de céréales. il fallait un bout de temps pour travailler les sols. par exemple. ou un peu plus loin. et avec la traction animale. y’a les moissons. y’a plein de choses à faire. je vais pas avoir le temps pour semer par exemple des céréales en septembre de tout labourer. si j’ai une terre argileuse et tout ça. Une énorme perte.sol se rétablit. on le pratique sur grande échelle souvent encore en Espagne et dans de nombreux pays méditerranéens. ça va être une pointe de travaux. Lorsqu’on cultive. ça veut dire qu’ils stérilisent. et qui consiste à passer tous les trois mois un coup de charrue pour enlever les mauvaises herbes et ameublir progressivement le sol. avec jachère un an sur deux ou un an sur trois. compte tenu des grandes surfaces de céréales qui sont faites. y’a les foins. Et c’est impossible. je les récolte en août. je suis à Paris. c’est un énorme gaspillage. y’a les foins. Là par exemple je sème mes céréales en septembre. l’assolement biennal et triennal. donc c’est un système qui est extrêmement dangereux. qui faisait succéder une céréale d’hiver. ça allait pas tellement vite. et avec la traction animale je n’aurai jamais le temps de. Tou s les trois mois. L’année suivante. qu’ils immobilisent la moitié des terres quand il s’agit du biennal. faut les battre. Donc je vais réserver toute l’année suivante pour pouvoir passer la charrue. y’a tout ça. Les gens n’ont pas le temps. Les gens quand ils moissonnent leur graines. c’est l’énergie solaire par exemple. je base mon agriculture sur les céréales et j’ai une assez grande surface. Donc ils réservent une année de jachère. grâce à l’abondance de la biomasse déchétuaire qui est produite. Donc les gens ont fait ce qu’on appelle les jachères travaillées. Si je veux les ressemer en septembre. de ressemer. Et en permaculture on essaiera d’imiter ce processus plutôt que celui-là. comme ça le sol s’ameublit progressivement et en plus les mauvaises . quand on moissonne. mais autrefois en France ou en Espagne. et la jachère. Pour quelles raisons on y faisait ça ? Parce que. il fallait y aller très progressivement. y’a tout ça. Je fais la moisson en août. Je vais pas avoir le temps. Donc ça veut dire que un an sur deux y’a rien sur le sol. c’est-à-dire pendant le temps en passant la charrue en plus et après les travaux agricole au mois d’août. maintenant ça change un peu car y’a des tracteurs. qui est extrêmement dangereuse pour le sol. y’a les regains. je peux semer mon blé après la moisson donc. y’avait l’assolement en méditerranée. en plus dans ce système de culture. ils se réservaient une année de jachère entière.

D’abord maintenant il est beaucoup moins dangereux de faire céréale tous les ans que de faire ça. Au contraire ça l’épuise. qu’avec la culture. contrairement à ce que pensent les gens. . ça va. ça ça va effectivement régénérer le sol. Ça. par exemple pendant deux ans on met une prairie à la place ou on laisse pousser des ajoncs. Donc y’aura un lessivage intense. le problème lorsqu’on base son agriculture sur les céréales. ça la jachère comme en Afrique. Parce que là ils ne faisaient pas tous les ans alors ? Si. c’est une des raisons pour lesquelles les rendements ont stagnés. c’est pas pour reposer la terre la jachère. c’est bel et bien le contraire : on met la terre au travail et on la fertilise. Et justement ce qui est grave. Parce que ça c’est un système. Et puis ils considéraient que le terrain se reposait. parce là c’est cas. La jachère est un concept opérationnel où on met au contraire une végétation abondante au travail pour régénérer le sol (concept opérationnel = langue de bois = énoncé performatif. C’est ce qu’on appelle l’assolement biennal. on va mettre les choses au point tout de suite. donc c’est une aberration. On mettait la jachère par exemple si c’est une prairie temporaire. Et en automne et en hiver. C’est parce que y’a des raisons bien précises. l’autre moitié qui était cultivé en céréale et vice versa l’année suivante. Bon alors là attention. parce que pendant tout l’été sous l’atteinte du soleil y’aura une minéralisation de l’humus importante. Ça c’est uniquement une question de traction animale par rapport à une grande surface cultivée.herbes sont détruites. Mais cette technique va laisser le sol nu et improductif sur 50%. et qui plus est on pratique une méthode d’agriculture qui est archaïque. La « jachère travaillée » (oxymore) c’est parce que les gens ont perdu le pourquoi des choses. Pour Marcuse un « concept opérationnel » est un mot qui sert à agir sans pouvoir penser ce qu’on met en œuvre. aucune culture pour pomper l’azote qui aura été libéré par cette minéralisation de l’humus. des genêts. ça ne le repose pas. on aboutit à des aberrations vraiment démentes. si les rendements ont augmenté c’est pas grâce aux engrais chimiques ou des choses comme ça. Y’avaient un tiers des fermes qui étaient comme ça en terre nue est qui produisaient pas hein. Car il y aura une végétation plus abondante. Mais ça la jachère travaillée non. c’est l’inverse d’un concept qui lui sert à avoir conscience de ce qu’on fait). La jachère c’est une méthode archaïque et même honteuse de toute façon. ils semaient tous les ans mais y’avait une moitié qui était en jachère. y’aura un lessivage. ça repose la terre. Et en plus le sol va s’appauvrir. C’est pas du tout de laisser reposer la terre. C’est uniquement pour que les gens aient le temps de labourer progressivement leur terre. tout ça. Ça c’est la méthode la plus perfectionnée pour démolir un sol. Ça n’a rien à voir avec le repos du sol. D’ailleurs la jachère repose la terre ça ne veut rien dire.

ou ailleurs. le triennal ça consiste à faire des céréales d’hiver. le bétail reprend de la force en décembre et c’est à ce moment-là qu’il peut tirer la charrue. . céréales de printemps. et là de août par exemple jusqu’à mars. donc on a toute l’année pour labourer sur un tiers des parcelles qui est en jachère. c’està-dire des propriétés géantes. donc pas question de lui faire tirer une charrue. Le triennal c’est encore autre chose. si les gens récoltent leur céréales assez tôt. Donc tous ces systèmes. c’est-à-dire biennal avec jachère c’est vraiment les sols qui commencent à mourir à force. c’est que le bétail il est complètement épuisé à la fin de la longue saison sèche. oh le sol est couvert peut-être mais avec une production biomassique que j’aimerai pas évaluer. et ça c’est un problème que l’on voit en Afrique Noire. Pendant tout ce temps-là. on aura aussi une période de temps pour labourer et pour ensemencer des céréales de printemps. soit de céréale de printemps ou de jachère. Mais ce qui se passe souvent c’est qu’ils manquent de fourrage pendant la saison sèche et le bétail n’a plus la force. Là aussi.parce que ça tombe en hiver et en morte saison agricole et au printemps. en Tunisie. un tiers en céréale d’hiver et un tiers en céréale de printemps. une jachère labourée. quand les pluies reviennent en octobre. et jachère. Donc si par exemple en Algérie. ils ont remplacés les champs de taureaux par des serres… Ah oui. Alors là. Je sais pas si y’a des gens qui sont allés en Espagne. et bon bah là c’est pareil quand les gens ont 500 000 hectares ils ont pas le temps de labourer tous les ans pour réensemencer. y’a un tiers des surfaces qui est mise en jachère. en juin ou même plutôt en mai. pour que le bétail. décembre. le système ano y vez comme ils l’appellent. Ah oui là en plus effectivement le sol qui en plus est découvert c’est du béton armé et ils sont obligés d’attendre. mais c’est pas joli à avoir. novembre. C’est pour ça qu’il y a intérêt à minimiser un maximum les céréales. Il paraît que l’Andalousie est sous plastique entièrement. Ça c’est le biennal. Alors y’a un problème en méditerranée aussi. et encore. la jachère devient d’autant plus nécessaire. Et comme ils étalent tous les travaux de labour sur un an. Il a tout juste la force de se traîner à boire. et ils pourraient les ressemer en octobre. C’est trop sec pour pouvoir labourer. c’est essentiellement pour qu’on puisse avoir le temps de labourer de grandes surfaces de céréales par rapport à l’exploitation. En Espagne maintenant ils ont des tracteurs mais c’est le système de latifundia. Oui c’est une remarque exacte. Et en plus c’est lourd sinon. alors les céréales de printemps c’est tout à fait irrationnel parce que ça produit beaucoup moins que les céréales d’hiver. avec le système de traction animale sur des grandes surfaces. Alors là aussi ce qui se passe dans le triennal.

où la vie microbienne consommatrice d’humus est la plus activée. c’est-à-dire des hersages qui sont espacés tous les 15 jours et qui sont suivis d’un labour. et y’a rien sur le sol pour récupérer ces nitrates qui sont solubles et tout à fait assimilables par les plantes. le système là. ou même plus tard. C’est-à-dire que la vie microbienne consommatrice d’humus est activée. le sol est nu et labouré. comme là l’ano y vez. où l’ensoleillement est le plus intense. Il est bien évident que le blé n’aura jamais eu le temps de prendre un développement suffisant pour absorber tout l’azote qui aura été libéré à cette période-là. A cette période justement où la vie microbienne est la plus activée. le sol est exposé au soleil. Et d’ailleurs était indiqué sur tous les larousses agricoles du début du siècle. Y’a donc une libération massive de nitrates de l’humus. Donc pendant tout ce temps-là. j’ai vu des gens qui . ça consiste à passer sans arrêt la charrue jusqu’à l’époque où on va semer les céréales. et ça me paraît assez aberrant. quand le soleil va frapper sur le sol directement il va y avoir une évaporation intense. des nappes phréatiques peuvent être autant polluées comme ça que avec des engrais azotés chimiques. où les jours sont les plus longs. ensuite on laboure et on sème très tardivement en novembre. en général ceux qui pratiquent ça. là c’est un système où le sol est net de mauvaises herbes. ce système des façons inversées. on sème en novembre et les gens vont faire une dizaine de façons culturales espacées tous les 15 jours. Ça consiste. en plus c’est la période estivale. c’est-à-dire la jachère labourée. Bon. Bon. Le problème c’est que le sol est mis à nu. Donc ça consiste à passer des fois jusqu’à 10 façons. Et là je tiens à dire.Y’a un système qui est assez proche de ces jachère. De toute façon. Ça je tiens à en parler parce que y’a encore des agriculteurs biologiques qui le pratique. mais surtout avec les façons culturales du sol. beaucoup d’azote qui est libérée dans le sol. c’est pour ça je vais insister un peu. et tout cet azote va être lessivé et polluer les nappes phréatiques. Le sol est nu. donc y’a des phénomènes de photo-oxydation qui favorisent la minéralisation de l’azote. ces façons culturales accroissent la photo oxydation parce que le labour aère intensément le sol. la terre va être mise à nue. On implante tardivement des céréales au mois de novembre par exemple. au maximum. je reprends. ceux qui ont fait de l’agriculture biologique en ont entendu parler je suppose. par exemple si on récolte des céréales en juillets. tous ceux qui connaissent la question le savent. que des nappes phréatiques. avec ces façon culturales. ça va favoriser la minéralisation de l’humus. Donc c’est un système très efficace pour détruire les mauvaises herbes. Donc y’a de plus en plus d’azote qui est libéré dans le sol. c’est le système dit des « façons inversées » de Jean Marie Roger. Donc y’a une quantité d’humus maximale qui est brûlée. est assez destructeur aussi.

Ce qui se passait c’est que dans beaucoup de régions de France. Le lisier c’est une fumure très déséquilibrée qui est riche en ammoniaque. ce qui y’avait souvent autrefois c’est qu’il n’y avait pas de monoculture. Ou alors la forêt qui n’a plus . et ça c’est reconnu officiellement et ça me parait tout à fait raisonnable. des fois même c’est décembre. ce qui est une catastrophe parce que si on fait que de l’élevage. Ensuite c’est le fait qu’après le déchaumage y ait rien qui soit implanté sur le sol. (équilibre agro-sylvo-pastoral) Y’avait une association d’agriculture et d’élevage plus ou moins. y’avait la forêt. on ne met que du lisier sur les champs. ils vont dans la nappe phréatique. C’est-à-dire que le complexe argilo humique qui a des ponts cationique par exemple de calcium entre l’argile et l’humus. allait sur le champs. enfin ça c’est une autre histoire. on continue avec des céréales alternatives de printemps car finalement on a pas le temps. le calcium est lessivé et y’a plus de structure du sol. les endroits qui étaient cultivés. de la forêt d’à côté. qui était très communément pratiqué autrefois. le calcium qui est deux fois électropositif. Premier responsables des nitrates dans les sols de la Beauce. Ces nitrates ne sont pas perdus pour tout le monde.pratiquaient cette méthode en agriculture biologique. qui est une grande région de culture. Ceci dit je parle des terres qui sont cultivées en céréales et en jachère. c’est les labours. quand l’ammoniaque du purin et du lisier arrivent. Toute la fertilité qui était enlevé par l’absence de couverture du sol et par le labour. janvier et février. y’avait une compensation. qui est électropositif aussi. Et ils vont polluer. soit surtout il provoque une désaturation du sol. les déjections du bétail qui paissait sur la prairie sous forme de fumier allaient sur la terre. Ou alors c’est la monoculture. rien n’est retenu et tout fout le camp dans la nappe phréatique ensuite. c’est-à-dire ce qu’on appelle maintenant le compost de broussaille. n’a pas le temps de se développer. la fertilité qui était enlevée par ces méthodes-là étaient souvent compensées par des transferts de fertilité. et les prairies. et en plus sous forme de paille et surtout de litière qui provenait de soutrage de la forêt. Le premier accusé c’est le déchaumage. Maintenant ça se passe autrement. ils chassent le calcium du complexe argilo-humique. Donc là l’enracinement. Dans les endroits où on pratiquait le ley-farming. La cause n°1 des nitrates dans le sol en 1986 dans la Beauce. La prairie c’est un écosystème riche par ce que c’est une couverture permanente du sol. c’est-à-dire soit on fait que de l’élevage. qui est fait après les céréales. les céréales étant semées trop tard. soit il va polluer les nappes phréatiques. quand on le fout pas dans la rivière. ne peut pas absorber les nitrates qui ont été libérés. Et ensuite que ce déchaumage et les labours soit très profonds. Maintenant on fait de la monoculture. Donc le sol est nu. Le labour profond y’a rien de plus dangereux. y’avait un rétablissement. soit cet azote d’ailleurs fout le camp dans l’atmosphère.

l’écosystème de lisière ça c’est très riche. donc c’est un écosystème qui est séparé de l’agriculture. Et résultat : monoculture de céréales. Donc on les retourne et on les tue. elle est séparée elle n’est plus intégré à l’agriculture. donc y’a beaucoup d’arbres y’a beaucoup de broussailles. Alors résultat ils se sont dit oh bah après tout on fait carrément un déchaumage avec un labour de 30 cm et on en parle plus. Les gens se rendent compte que c’est carrément le sol qui n’est pas capable de garder ces nitrates ou les nitrates ne sont pas utilisés au moment où c’est disponible. beaucoup plus pollué en zone de primeur qu’en zone inondée de lisiers de porc. etc. C’est vraisemblablement nos techniques culturales. ou on met des résineux. quand tu fais un déchaumage superficiel comme ça. cette lisière de forêt. Pourquoi on fait un labour profond ? Parce que souvent les sols ayant une structure qui devient de plus en plus instable. après la moisson du blé y’a des mauvaises herbes qui commencent à pousser. et quand tu veux reprendre par un labour d’automne. et on enfouit les chaumes qui retenaient le sol. parce que c’est en lisière de la forêt y’a pas beaucoup d’ombre. c’est-à-dire que le sol devient battant en quelque sorte. merci les dégâts. Là y’a aucune protection contre les nitrates éventuels. Là en bio on peut faire quelque chose de très superficiel pour ne pas enterrer complètement les chaumes. et on s’est dit c’est pas possible d’expliquer la pollution de nos nappes effectivement par les engrais qu’on met dessus. lors des mesures de pollution de la nappe phréatique par les nitrates on a trouvé que c’est. mais ce qui se passe c’est que le sol dès qu’il va pleuvoir il commence à coller et tout ça. ça appartient au service forestier. c’est pas la peine. Et on a fait aussi des calculs de flux d’apport. Même si il y’a pas de résineux. Tu peux mettre des nitrates. Donc c’est un système de végétation multi-étagé idéal. bon ben là c’est beaucoup plus dangereux.rien à voir avec l’agriculture. ça n’a plus rien à voir avec l’agriculture. Tout sera pompé. les gens ils s’amusent bien sur leur tracteur. bon c’est moins dangereux qu’un labour. Ce déchaumage a deux dangers. Ensuite il se compacte donc en surface. ça n’avait pas le temps d’aller dans la nappes. on a été surpris. enfin qui commence à recouvrir le sol. Sans prairie. et les haies d’avant le remembrement pompaient ces nitrates et diminuaient le lessivage. Et effectivement comme c’est souvent d’ailleurs un labour qui est profond. Pourquoi y’a un lessivage lors du déchaumage ? Le déchaumage c’est un labour qui consiste à enfouir les chaumes. tu les retrouvera pas dans la nappe phréatique. c’est un sol qui reçoit beaucoup de soleil. sur un terrain de céréale y’a souvent des nappes d’eau phréatique très superficielles. simplement qu’il y ait plus ou moins de terre dessus pour . faudrait expliquer. En Bretagne. y’a plusieurs étages de végétation. En plus. sans aucun autre système. Non mais c’est de la rigolade. c’est-à-dire qu’il n’y a pas de compensation. la biomasse de la forêt ne va plus être litée chez les animaux.

parce que le sol est trop froid et l’activité biologique du sol est trop faible. y’a faim d’azote printanière à ce moment-là. souvent en décembre. soit tu te portes sur un rendement qui va toujours baisser. ce qui veut dire que le blé est totalement dépendant de l’azote du sol que font tes légumineuses associées. après le déchaumage pour pouvoir retenir le sol. ça exige de multiples travaux du sol. ce qui fait que logiquement au bout d’un petit peu de temps… Oui là c’est des façons inversées. parce que l’enfouissement ou enfin le compostage progressif en surface de l’engrais vert amène à semer les céréales très tardivement. Et là soit tu mets les engrais chimiques. Avant de semer les céréales après. Et tout ça. C’est-à-dire qu’en bio y’a plusieurs méthodes. le blé se prépare à monter. pour qu’elle se composte progressivement en surface. en bio on cherche à le démolir progressivement pour qu’il ait le temps en surface de se pré-composter. au moment si possible idéalement de composter complètement et ensuite on refait un labour. On reviendra sur la France sur les types d’érosion que l’on a. Euh oui mais qu’on est sensé ensuite détruire par plusieurs passages. On a quand même la précaution que le sol soit couvert de végétation le plus de temps possible. et quand arrive en mars-avril le stade tallage. Parce qu’en agriculture biologique on mettra pas d’azote avant le tallage. et qui est surtout présent donc en fin d’été. Donc c’est une technique en biologie qui est particulière. quoique cette technique de l’engrais vert quand on fait suivre deux céréales peut avoir un problème. et y’a faim d’azote. Tout le monde a entendu parler du « Dust Bowl » des Etats-Unis et de l’URSS ? Bon. cet azote est lessivé. là ce dont tu parles ça peut être une autre technique encore. apex 1 cm. Donc si tu veux ce qui se passe souvent c’est que des fois en bio même on sème un engrais vert si tu veux. qui freinent la production biomassique au moment où elle peut être la plus forte en raison de la longueur du jour. Dans un but de faire lever toutes les graines qu’on ne souhaite pas avoir dans la récolte suivante. au dépend du rendement. Le problème c’est que cet engrais là dès qu’il a poussé. là je parlais de ceux qui pratiquaient encore les façons inversées de Jean Marie Roger. plus précisément là on va faire un tour rapide de ce qui se passe sur la planète. Donc si tu sèmes trop tard tes céréales en décembre. on va expliquer par ce que je crois que les gens sont pas au courant. . en principe. …ça nous fait une petite couverture végétative favorable. de se pré-décomposer. En bio on refuse l’enfouissement des matières organiques fraîches.qu’ils se dégradent.

mais l’URSS s’est amusée à faire pareil quelques années après. lui après la seconde guerre mondiale. donc finalement ça ressort un peu du même état d’esprit tout ça. Puis commencer les public law et compagnie. il a préféré avec la mécanisation intensive. donc dans les années 50 aussi. Ils ont défriché ces prairies. 14-18 où on s’est pas mal épuisé. entre 1870 et 1914 on a fait de l’élevage extensif. déjà le sol avait pris une bonne gifle. ce qu’on appelle les grandes plaines c’était couvert par de l’herbe. Donc par les mêmes pratiques. donc ils laissaient tout le temps l’herbe repousser. y’a eu le Dust Bowl. Résultat il y a eu des baisses de rendement spectaculaires et une sorte de dust bowl dont on parle peu en URSS aussi. j’ai montré des agrégats. Et puis en 1936. Les Etats-Unis ont sauté sur l’aubaine. comme tous les sols de prairie. le climat étant très dur et sur ces grandes plaines les vents n’étant pas arrêtés par quoi que ce soit. Kroutchev. c’est-à-dire des grand ranchs. Donc des céréales pour l’exportation. y’a eu de très fortes érosions éoliennes. Et le résultat c’est que le sol évidemment n’ayant plus sa couverture permanente. Ça aurait pu service de leçon. En URSS. Bon. Et ça c’est le sol de l’Amérique Centrale qui est allé se promener dans l’atmosphère. Donc à ce moment-là le sol était relativement fertile. les Français. avec les guerres plus le système stalinien et tout. Et ensuite en 1914 avec la première guerre mondiale. et c’était pâturé par les troupeaux de bison. le « bol de poussière » c’est-à-dire que le ciel était complètement obscurci par un nuage de poussière gigantesque. avec surpâturage et tout ce qu’on peut imaginer comme bêtises. par ces vents de sable ? Le dust bowl ça correspond à quoi ? C’est pas le vent qui transporte du sable ? Ah non c’est le vent qui transporte tous les éléments fin. Sur des milliers d’hectares. les Allemands et toute l’Europe où on s’est épuisé à se taper dessus donc à la fin tout le monde avait faim. et donc c’est des surfaces qui ont été stérilisées de cette façon-là.Aux Etats-Unis. c’était pas compliqué il suffisait de leur laisser d’avantage le contrôle de leur production. et ils ont fait de la céréaliculture extensive. qu’ils pâturaient d’ailleurs très rationnellement puisqu’ils transhumaient. Ensuite une fois que les bisons étaient exterminés. y’avait des problèmes donc de production en URSS. pour défricher. si tu veux ça sèche tous les éléments les plus fins c’est-à-dire l’humus desséché et l’argile s’en vont avec le vent. l’érosion. Kroutchev au lieu de faire une réforme agraire saine qui aurait incité les paysans à produire. ils se sont dit on va faire des céréales pour ces chers Européens. je crois que c’est cette date. Puis surtout la collectivisation forcée qui n’incitait pas les paysans à produire. de sol. aller dans les terres vierges du Kazakhstan. Ce qui se passe c’est que ce sont des . ils parcouraient des milliers de kilomètres. Cette couverture de sable elle était épaisse ? La couverture de ? De sable.

bon voilà les berges du fleuve. périodiquement y’a eu des inondations catastrophiques. les parties aériennes des arbres amortissent les pluies aussi. les inondations sont de plus en plus brutales. bah résultat tout s’est envolé. Sur les bassins versants du Fleuve Jaune. et puis c’est délabré. et le limon.régions qui sont effectivement à faible précipitations. et puis là c’est un truc à se taper la tête contre les murs. Donc tant que c’est couvert d’herbes… C’était la prairie ? Oui c’était la prairie avant. le fleuve déborde rapidement. labour profond. le fait de l’absence de haies. ils travaillent comme des cinglés parce que depuis des siècles c’est pas une partie de plaisir c’t’histoire là. c’est un cercle vicieux. c’est-à-dire c’était le dry-farming américain. et pour faire des armes aussi. autant d’ailleurs aux Etats-Unis qu’en URSS. Alors ce qui se passe c’est que dans les fleuves. quand les pluies tombent sur une montagne qui est boisée. ce qui accroît donc les conditions sèches. et des fois les digues il faut voir comment elles sont. le limon continue à monter. on fait des digues ici. Donc l’eau s’infiltre dans le sol et puis elle va ressortir progressivement pendant la période sèche. Et les murs c’est un peu inquiétant maintenant. il aurait fallu reboiser les bassins versants et tout. et il suffit qu’il y ait une . Nan mais résultat. c’est des palliatifs. l’eau qui est plus retenue ruisselle. je crois que c’est pas la peine de s’appesantir dessus. Alors ce qu’on fait. et le fait que le sol soit tout le temps exposé à nu. d’abord le choc des gouttes d’eau sur le sol est amorti. et l’humus comme une éponge s’imbibe d’eau. Voilà des exemples d’érosions quand on enlève la couverture naturelle du sol. Elle emmène évidemment avec elle le limon. hein c’est pas des instincto. on a enlevé toute la couverture du sol. Quand elles sont trop hautes elles font plusieurs mètres. on fait des digues. et plein de chose très « utiles ». non. jachère. Le long du fleuve. Y’a d’autre dégâts par exemple on peut prendre la Chine. où y’a pas de haies pour arrêter les vents. En Chine ensuite on a déboisé à l’extrême. tout ça. pour faire les navires de guerre aussi. ils avaient conseillés le labour profond au départ… Oui au début si tu veux on est toujours revenu avec les systèmes ano y vez. pour faire quoi ? Eh bien la cuisine bien entendu. le limon s’accumule dans le lit du fleuve. Ça on a vu les résultats. on rehausse les murs. c’est un cercle vicieux. et comme l’eau ruisselle. et une fois que ces collines. qui tuent des gens. C’est comme ça que en Chine. C’est-à-dire labour profond pour recueillir soit disant le maximum d’eau. une fois que ces collines ont été dénudées. Mais c’était très sec et le vent desséchant que rien arrête. Et ils déboisent pour faire des paniers en osier pour transporter la terre. et l’humus non renouvelé par suite d’une absence de production biomassique convenable. c’est pas compliqué. Au début dans cette région du Colorado.

Nan mais c’est partout pareil. au Népal c’est le même système. Y’a aussi des terres qui sont en dessous du niveau du fleuve c’est complètement fou. dans le monde entier c’est le même système. Ah bah oui y’a des terres qui sont à 10 mètres en dessous du niveau du fleuve. on en met entre les montagnes. c’est-à-dire des centaines. pour que l’eau quand elle tombe brusquement soit retenue. Y’avait le Nil qui faisait ça. enfin ça dépasse l’imagination ces histoires-là. enfin y’a toujours des problèmes. mais les digues elles pètent et c’est le drame. sur une prairie. Y’a des barrages qu’on construit. qui emportent les familles. enfin tout le cycle. les maladies. on met un barrage ici. Puis des fois une bonne révolution quand les gens sont vraiment pas content.. A l’école on disait que c’était naturel. et c’est la disette. Une inondation sur un sol couvert. l’année suivante ils sont déjà envasés déjà au tiers de leur capacité. Ils n’essayent pas de reboiser ? Bon maintenant ils commencent à y penser. Donc pour faire le travail que faisaient la forêt et l’humus avant finalement. des milliers de kilomètres carrés qui sont envahis brusquement par l’eau qui emportent toutes les terres. Mais ce qui ce passe. elles présentaient des avantages et surtout des inconvénients. Le lac du Der en Haute Marne. Les crues du Nil. Nan mais le Nil ça c’est autre chose si tu veux. C’était une crue naturelle.. c’était même bien parce que ça enrichissait les terres en limons. Surtout ce qu’on fait actuellement c’est des barrages.crue plus violente qu’une autre ou une fissure et quelqu’un qui est pas content et qui met une bombe là-dedans. le fleuve peut arriver et si le fleuve fait un mouvement comme ça. C’est un esclavage… enfin heureusement que les Chinois sont très travailleurs. alors quand il pleut beaucoup en hiver ils le laisse se remplir et puis y relibèrent l’été. c’est que l’érosion amène le limon. Ça dépend quel genre d’inondations c’est. il l’emporte. c’est cyclique en Chine. il le dépose pas. Ensuite pour l’irrigation aussi. typhus. Là je vous donne un exemple particulièrement spectaculaire qui est la Chine. Le barrage d’Assouan a eu tort… Ça aura des avantages sur un sol couvert justement avec un système en permaculture. y’a des famines aussi qui sont spectaculaires enfin c’est pour montrer. c’est toujours le même problème. ça n’arrachera pas la prairie et ça n’emmènera pas la terre et entre la . car c’est un exemple où tous les je sais pas combien y’a des gens qui sont tués massivement. c’est que ces barrages ils s’envasent très très vite.. c’est pour éviter que la région parisienne reçoive toute la flotte d’un seul coup. Il va le déposer plus loin. Pas besoin d’aller en Chine pour voir des barrages comme ça.

les mouvements du fleuve c’était fait pas leur problème. Les gens avant les montagnes elles étaient riches. mais en Chine y’a de très nombreuses collines qui sont abandonnées. il a fallu y descendre dans la plaine. mettre des limons sur les bas-fonds. Ils habitaient sur les montagnes. En plus Chine y’a de très nombreuses collines. ça pourrait être très productif. qui pourraient être très productives justement avec un système de culture où on intègrerait intelligemment les cultures forestières. ou alors pour faire de la pâte à papier. et qu’ils augmentent tous les ans de je sais plus combien. mais bon là on risque tout au plus d’attraper le pot de peinture. Donc la Chine est vraiment un exemple spectaculaire d’aberration à ce niveau-là. Non mais c’est des exemples qui sont partout dans le monde.. qui ne servent à rien. . les gens en plus ils vivent au jour le jour. les cultures annuelles et l’élevage. Alors que sur une terre culture où on aura amené la charrue là ça va tout emmener. Parce que ce qu’il se passe sur ces collines.. faut bien varier. Donc ils ont mis ces digues comme j’ai dit qui sont instables et tout. il faut bien changer. Là c’était un système ok. il faisait peut-être des crues. attend. ça arrache brusquement les récoltes. Uniquement pour le bois de feu. Et c’est des collines qui étaient riches. Toujours les mêmes utilisations intéressantes. Ça l’a été d’ailleurs par ce que les taos ne mangeaient jamais de céréales. tout ça il se peut que le fleuve. Au fait ce serait intéressant de voir comment arriver à intégrer les cultures dans une région qui est déjà boisée comme ça. Mais là c’est que les gens une fois qu’ils ont tout rasé sur les montagnes. D’accord. et y’a des endroits effectivement où les gens ils sont là avec leur barrage et fleuve est à dix mètre audessus d’eux tu vois. on dit que la Chine est surpeuplée qu’ils manquent de terres arables et tout. Et ils vivaient dans ces collines. Faudrait pas mettre la charrue. qui sont encore riches dans certains endroits. Et ça c’est sur des millions et des millions d’hectares qui servent à rien. fruitières. donc ils vivaient sur les montagnes. Il gênait personne. Ah mais il reste encore des peuples en Chine qui vivent comme ça. ils cultivaient sur les montagnes. dans certains endroits le long du fleuve Jaune. Mais non tout le monde préfère aller s’entasser ne plaine. C’est-à-dire que des récoltes de céréales qui sont arrachées c’est la famine. Il pouvait effectivement faire ses crues. Je te dis pas. dans les bas-fonds. rien n’était arraché et puis les crues elles étaient faibles. bon le problème. et mangeaient cru. les gens étaient sur les montagnes. on peut pas savoir. moi j’aimerai pas habiter là.végétation ça va se redéposer. Y’a une superstition comme il serait dangereux de passer sous une échelle. il faudrait cultiver autrement. Et une crue quand elle est violente c’est dément.

etc. Le feu et le servage c’est assez lié. y’a plus que la monoculture là-bas. et etc. c’est-à-dire que sur des grandes surfaces c’est un travail qui devient pénible. Et puis ils font ça sur notre modèle. Parce que les paysans ils se sont.. ils se sentent pas bien. ou soit ils font des terrasses de culture. c’est moins lourd que des fruits secs. des céréales qui se baladent. soit ça sert à du bois de feu. Dans des forêts pleines d’arbres fruitiers. ils sont pas heureux de vivre quand ils doivent… Bon pour envoyer des armées parce que les céréales ça se transporte bien. soit de peuples en Afrique qui font ça spontanément. il cultivait des céréales qu’ils devaient donner au gouvernement et qui est ensuite redistribué en forme de pain au peuple. pour construire une pyramide. C’est ça.. les gars ils sont là essoufflés… Mais au Sénégal ils ont transformé des immenses surfaces en culture d’arachide. c’est des arbres fruitiers multi-étagés. tant d’hectares en cela. y’avait pas ces problèmes-là. plus difficile.Ça j’en parlerai. la forêt mélangée partout. c’est qui est le cas de la plupart de peuples sur la terre. . D’ailleurs je vois en Afrique des fois les gens des impôts. S’ils ont pas un écosystème qui rappelle la plaine... y’aura toujours une minorité ou même une majorité qui trouvera intérêt de faire faire ce travail par d’autres. tout ça c’est lié au servage. Le peuple n’avait pas le droit de se cuire son pain. bon bah on est dans l’esclavage. Sur des grandes surfaces en céréales. c’est une question de structure sociale aussi. disons que tout ça ça va ensemble. Soit de scientifiques qui ont déjà fait ces expériences-là. Mais si y’a pas de terrasse de culture ils sont foutus. Pour les corvées c’est l’idéal. tant d’hectares en légumes. des légumes entre les céréales. Ah oui. Mais effectivement à l’époque où ils mangeaient cru. Bon bah quand ils arrivent en Afrique. alors pour eux y’a pas 36 solutions. c’est l’idéal. Mais c’est des questions aussi de servage. ça c’est assez intéressant parce que justement ça évite. Nan mais des fois on le voit parce qu’en Afrique c’est assez amusant quand on voit certains percepteurs d’impôts qui parfois circulent en campagne et souffrent beaucoup. ils arrivent sur un terrain. tant d’hectares en céréales. . la culture d’arachide. Aussi pour faire passer l’armée c’est plus facile sur une surface plane qu’au milieu des arbres. enfin comme toute l’humanité. et celui qui ne se tenait pas à carreau. tant d’hectares en ceci. Pour les impôts aussi c’est l’idéal. Parce que bon les Chinois ils sont sur une colline. Et puis en plus. j’en parlerai demain dans la planification.Pour les armées aussi. Parce que dès qu’on rentre dans la monoculture céréalière. on peut concentrer les gens sur place. le pouvoir centralisateur. chez les Celtes c’étaient les prêtes qui faisaient la distribution du pain. on peut beaucoup plus facilement faire un pouvoir centralisateur. pas de pain. ça y’a des exemples nombreux hein.

Oui mais c’est un peu tard. Y’a des endroits. à développer ça. alors le problème du Sahel Africain on va le voir très rapidement. On va faire ça très grossièrement.Oui ça j’en parlerai demain parce que je ferai des comparaisons entre ce qui se passe la plupart du temps en Afrique et ce que certaines ethnies ont réussi à faire.. qui étaient nomades et qui faisaient circuler leur bétail.. maintenant s’ils en récoltent 10 kg c’est de la chance. ça se fait en devise tout ça. Ah bah ils sont pas au jus. beaucoup de voitures. Prenons par exemple le Sénégal puisque tu soulèves le problème du Sénégal. Enfin… Bon. en ville. Et puis le reste avant c’était souvent des paysans qui associaient l’agriculture et l’élevage. et puis avant les gens pratiquaient . Des voitures. pour avoir ces fameuses devises ils doivent acheter des voitures hein et des armes. et le résultat. Et ça. Si le fric est la devise. pas mal aussi. C’est comme ça qu’on fait. habituellement les coloniaux Africains et les Français Africain pour tuer les microbes on met un tiers d’eau et deux tiers de whisky. ça ça a été épouvantable. Au Sénégal. C’est de l’herbe sous un parc assez large d’acacias radiana ou d’arbres locaux. en Afrique y’a beaucoup d’endroits où les vieux disaient qu’ils avaient autrefois 2 à 3 t de mil. tout le monde s’y met à racheter des brasseries en ville. mais ils l’ont attrapé quand même. Si on fait pas comme ça on est voué à la malaria. C’est-à-dire les sacro saintes devises. D’ailleurs y’a eu justement avec de l’eau polluée. donc ça avait ses défauts. vous pouvez dire votre travail faut autant que celui des copains on s’en fout des devise non ? ça veut dire qu’ils acceptent que le travail de l’Américain vaille 100 fois plus que le leur. . On a pas des bouteilles de coca cola. Et de la bière aussi. car les céréales ça c’est le fric. Mais ça c’est un autre problème. une grosse partie de l’Ouest était occupée et est encore occupée par des ethnies Peuhls. C’est assez catastrophique. disons pour résumer un peu les dégâts. ses qualités. Beaucoup de pain blanc aussi.Ils commencent à en revenir maintenant. on va continuer la série des dégâts. beaucoup de cotonnade. La monoculture arachidière c’est ça qui provoque la désertification. des gens qui justement ne voulaient pas boire d’eau buvaient du coca pour par attraper la malaria. et c’est ça d’ailleurs. Ça c’est pour dire que pour une agriculture durable il vaut mieux qu’il y ait une éthique. Alors tu parlais du Sahel Africain. on en boit en canette et ils fabriquent leur coca sur place. C’est sûr quand on voit des couches de population pauvre dans les bidons-villes en Afrique qui se nourrissent que de pain blanc et de coca-cola… En plus dans les villes le coca cola c’est fait avec l’eau locale. on en verra plus demain. Coca-cola. de truc qui servent à rien.. alors on boit que du coca cola concentré dans des petites canettes. puisque dans les pays du tiers monde c’est la devise qui a de la valeur.

parce que quand il manque des céréales. Donc le Sénégal n’est pas un pays décolonisé mais surcolonisé. Donc tout ça fait que les pâturages ont été diminués. Le sol ayant été stérilisé ici. Et donc ces bourgoutières on les a retirées aux éleveurs. Et comme ça sur une bonne partie du bassin arachidien au Sénégal. Surtout. c’est-àdire beaucoup plus colonisé qu’avant. ont eu des pâturages de moins en moins grand au moment où les villes s’agrandissaient et on leur demandait une production de viande de plus en plus forte. Ils se sont mis pour les devises. En plus. donc le sol est stérilisé ici. c’est-à-dire deux surfaces d’arachide pour une de mil. les rendements baissant. On voit le circuit. arachide. en ville c’est rare que les gens le fasse en silence. De plus en plus de mil et d’arachide. en plus. plein de sols stérilisés. Plus des systèmes évidemment d’exploitation du paysan où évidemment on lui achète toute sa récolte de céréales parce qu’il doit rembourser les dettes pour la traction animale et tout ça. on se décourage. Alors qu’avant ils ne faisaient que du mil. donc ça plus ça. le reste a été détruit par la monoculture de l’arachide. ils allaient donc sur ces bourgoutières. en bas sur les rives du fleuve. ils avaient ce qu’on appelle des bourgoutières. . d’ailleurs je tiens à dire aussi qu’actuellement on cultive beaucoup plus d’arachide que sous la colonisation. de moins en moins de bétail. de moins en moins de jachère pâturée. donc ce qui restait comme pâturage a été rapidement surpâturé. Les éleveurs Peuhls avec leur bétail on eut des pâturages de moins en moins grand. Quand les rendements en mil ont commencé à baissé il a fallu augmenter la surface du mil. parce que le riz c’est très important parce que au Sénégal et dans le Sahel les gens en mange pas mal. ça sert pour le pâturage au moment où tout est sec parce que c’est le fleuve qui vient de se retirer et làdessus pendant plusieurs mois on peut charger 18 zébus à l’hectare. ce qui est énorme. et on le voit aux surfaces d’arachide. et puis ça a été le cercle vicieux. c’est un peu comme une canne à sucre. arachide. la surface pour le bétail il a fallu la diminuer donc le bétail qu’on a donné au Peuhl. mil. la fameuse rotation a-m-a. Et on continue. on peut le manger les pousses c’est très bon. Les jachères. c’est bien d’avoir du riz à profusion pour que les gens des villes soient pas mécontents. c’est-à-dire au plus fort de la sécheresse. A la campagne on peut crever de faim en silence. alors le bourgou c’est une variété de millet echinochloa au point de vue race botanique. Des fois il suffit de jeter un coup d’œil sur le terrain pour se rendre compte du truc. et on s’est installé plus loin. et c’est très important pour la stabilité politique des gouvernements. Donc les incitants à avoir d’avantage de bétail. ils peuvent même devenir méchants. c’est-à-dire des pâturages de décrue qu’on appelle aussi pâturage de la dernière chance. Et ils ont mis la rotation. résultat la sécheresse au Sahel. et c’est sucré. ils laissaient la terre en jachère pendant un certain temps.la jachère c’est-à-dire que pour par exemple un an de culture. pour faire du riz à la place.

et y’avait des cultures plus variées. c’est une règle en permaculture. des animaux qui vont labourer un mois il faut les nourrir 365 jours par an. et les gens ont un peu tendance à faire de la monoculture de maïs. y’a la luzerne. les prairies et tout ça. comme l’Algérie par exemple. Bon alors la France. y’a des problèmes des fois qui sont dus à la colonisation. Moi personnellement je suis tout à fait contre. on verra ça en permaculture. Alors la France on a quelques endroits où on a des érosions qui sont extrêmement graves. les haies . Le grand cheval de bataille des projets de développement en général c’est la culture attelée. et c’est pas toujours évident. Alors sur ces colline-là. Mais que si des forces colonisatrices arrivent. Et en plus. il vaut mieux diminuer au minimum la surface qu’on laboure et qu’on cultive si on admet qu’on ne peut continuer à labourer. avant y’avait généralement un sommet boisé. et là bon bah ce sont des collines. en plus ils ont forcé les populations locales à bousiller leurs montagnes en prime. Bon. y’avait quand même un petit peu de vergers.et il doit racheter son grain en période de soudure où il est 4 fois ou 5 fois plus cher. Pour les céréales ou les cultures comme ça il est bien évident que c’est moins évident de les cultiver en plaine que sur les montagnes. En plus ces animaux-là il faut les nourrir. On a le Lauragais Tarnais. on arrive à une désertification. Un autre truc en Afrique que là au passage j’en profite à souligner c’est la culture attelée. c’est sûr qu’on pourrait passer son temps à ça. y’avait surtout des haies qui séparaient des cultures de céréale des cultures de maïs. pour changer un peu. Faut les abreuver. qui sont dans le sud-ouest. aussi. avec l’habitat qui était là. que d’avoir 50 kg sur 12 hectares qu’on aurait cultivé avec des chevaux. Et c’est comme ça qu’en Algérie d’ailleurs avec le système biennal de dry farming ils ont bousillé les plaines. donc ça veut dire que y’avait une couverture permanente au sommet et sur toute la surface occupée par les fourrages. on va voir un peu les problèmes qu’il y a en France. une érosion très rapide. ça l’Afrique on en parlera beaucoup demain. parce que je trouve qu’il est beaucoup plus intéressant d’avoir 3 tonnes de mil sur un demi hectare ou un hectare et demi qu’on cultive habituellement à la main. Donc avec ce système là on aboutit à l’affamement et la désertification. pour montrer justement les contrastes entre les systèmes de culture traditionnels corrects et des cultures qu’on pratique actuellement. ce qui est une autre histoire. Maintenant on a cru bon de changer tout ça. et c’est pas avec la traction animale qu’on répand en Afrique qu’on va inciter les gens à diminuer leurs surfaces labourées. demain j’en parlerai ainsi que d’autres pays d’Afrique. prennent les plaines pour eux et repoussent des populations sur des montagnes et les contraint pour leur survie à cultiver des céréales sur les montagnes. Mais ça le Sénégal on aura l’occasion d’en reparler.

Après on se plaint qu’on a souvent des pannes électriques. c’est-à-dire qu’avant. c’est-à-dire vraiment en plein champ et sur des centaines de milliers d’hectares. c’est des cultures de légumes en plein champs. qu’ils avaient bien plantés sans aucun problème. ou du blé ou du colza mais ça dépend. Il est récolté en octobre. qui est un concept très rigolo. qui occupent mal le sol. ça gêne surtout edf qui le voient très bien. et qui favorisent l’érosion au maximum. c’est un autre trip. Seulement là où y’a quelque chose de troublant c’est que après on va parler en agriculture « d’exportation d’éléments fertilisants par les cultures ». fin-avril. Ah oui mais là je vais te dire une chose. et ensuite on a tout couvert en maïs. là c’est un autre genre de culture. on laboure. c’està-dire salsifis. ça les betteraves . Ça correspond tout à fait aux chiffres qu’il y a aux Etats-Unis en plus. enfin essentiellement du maraichage. mais en très grand. gens n’avaient pas envie de faire 36 fois le même tour. et le résultat c’est que le sol reste découvert pendant une très longue période. dès qu’un orage violent arrive. Graduellement ça descend. et y’a des averses très violentes au début de l’été. Le résultat c’est qu’en moyenne y’a 150 à 300 tonnes par hectare et par an de terres cultivées qui foutent le camp. Résultat. la couleur est très claire tandis qu’au fond les couleurs sont plus foncées. Inutile de dire qu’avec ce système-là. Aux Etats-Unis. c’est-à-dire qu’après le maïs souvent y’a rien d’autre. et on ne parle pas de l’exportation par les cultures. la terre est entraînée brusquement. leurs poteaux électriques et tout ça. Donc les haies évidemment on les a supprimées. Donc ça c’est quelque chose qui très grave et y’a autre chose c’est en Picardie. au moment où le maïs est très jeune donc n’occupe pas le sol notamment en mai-juin et début juillet. et quand il y a un orage particulièrement violent. qui couvrent très mal le sol. mais surtout qui couvrent mal le sol. pomme de terre. ça peut atteindre 1500 tonnes par hectare.ça gêne au tracteur. dans le sudouest. ça va vite stériliser le sol. du maïs qui est cultivé dans des conditions analogues y’a les mêmes chiffres au niveau de l’érosion. le maïs c’est une plante qu’on sème environ au mois de mai. vu que par exemple une culture de n’importe quoi ça exporte au maximum une à deux tonnes d’éléments fertilisants par hectares. Et on le voit sur les collines y’a plein de pierres qui dépassent. si l’érosion enlève une couche d’un mètre de terre. C’est des terres qui sont généralement plutôt assez plates. le poteau il dégage. les gens font surtout de la monoculture. c’est-à-dire des plantes qui sont exigeantes en éléments fertilisants. Y’a les betteraves sucrières. donc fini les couvertures permanentes du sol. souvent c’est vide. Ensuite. c’est-à-dire qu’on laboure au printemps. et bon inutile de dire qu’à ce rythme-là… 1500 tonnes par hectare sur ces collines ça correspond à un dixième du sol arable environ.

Actuellement on se sensibilise parce que le sol se compacte de plus en plus facilement. Parce que bon. ils sont séparés. En permaculture. on mélangeait l’agriculture et l’élevage. y’a pas de transfert de fertilité. C’est-à-dire que l’élevage et l’agriculture ne sont plus étroitement intégrés comme avant. faut des tracteurs de plus en plus puissant et surtout c’est que les communes qui sont installées là. et on a remplacé ça par des monocultures de légumes. c’est qu’il sont assez exigeants en éléments fertilisants. sous . Donc voilà. y’avait de la luzerne. et qui étaient efficaces pour la production biomassique. On verra qu’en agriculture naturelle. c’est qu’on a éliminé toute les cultures fourragères qui maintenaient la couverture permanente du sol. elle emmène facilement 50 à 100 tonnes de terres à l’hectare. la terre est entraînée à cause du sol qui est nu pendant presque toute l’année et insuffisamment couvert après. c’est-à-dire qu’ils ont une biomasse déchétuaire extrêmement faible et qui en plus ne produit pas d’humus. autrefois dans cette région de Picardie. tout ce genre de plantes c’est sur le minimum de surface. les légumes. Mais en agriculture classique. et des tas d’autres légumes. Puisqu’au moment où y’a les pluies d’hivers. Avant y’avait de la forêt. Donc y’a une centaine de communes qui ont déposé une doléance à ce sujet-là. les légumes ils ont trois caractéristiques. et le reste en forêt fruitière. on veut sortir de son garage et on se retrouve avec une bonne épaisseur de boue devant la porte et qu’on peut plus rien faire. y’avait des prairies. ils servaient soit pour le bois mort donc pour le feu ou alors de litière pour le bétail. c’est une notion très importante le transfert de fertilité. Par exemple les céréales. et y’avait là des prairies. y’avait des haies. c’est très répandu dans toute la Région Parisienne et tout le Nord. je l’ai déjà dit c’est pas très important. puisque là-bas dans le Nord les pluies sont essentiellement l’hiver. ce qui se passe c’est qu’on arrive à la notion de transfert de fertilité. c’est qu’on peut plus circuler en hiver chez eux. transfert de fertilité sur espaces qui étaient appauvris. Bon. ils ont une production biomassique minable. c’était toujours le même système hein. sur la plupart des surfaces. En plus ils sont semés au printemps et ça veut dire comme par hasard labour d’automne et le sol reste nu pendant tout l’hiver. Le résultat c’est que l’érosion est catastrophique. il devient presque inutile disons. donc y’avait transfert de fertilité de certains espaces qu’on avait gardés en forte production biomassique. elles ont droit au bain de boue. Les sous-bois des forêts étaient nettoyés automatiquement. Le résultat on le voit très bien. c’est-à-dire qu’il y a un coefficient isohumique qui est nul. Il y a ce qu’on appelle les cultures épuisantes.sucrières y’a rien de spécial. Ou alors on n‘en met pas du tout c’est encore aussi bien. c’est-à-dire que ça arrive souvent qu’un beau matin. que les bus peuvent pas circuler et tout. enfin qui peuvent être épuisante de la façon dont on les pratique. le lessivage est intense.

c’est ce qui s’est passé en Irlande sur de très grandes surfaces. Et c’est parce que le fond des collines était argileux.pour l’élevage. de pompe de l’eau. là c’est l’érosion et elle est catastrophique. il fait pas très chaud. là c’est inéluctable. Alors le résultat il est là : ayant déboisé le sommet de la colline. Et ce qui s’est passé. alors que ce problème n’existait pas autrefois. Ce qu’il faut faire c’est quand tu coupes un arbre. avec des petites collines comme ça. ainsi d’ailleurs qu’en Scandinavie dans certaines régions. dans beaucoup de coins d’ailleurs. donc qui a toujours une fertilité excédentaire pour pouvoir enrichir les terres à côtés qui sont épuisées.par exemple 4 ans de prairie temporaire à des céréales. et c’est pour ça que la vie se réfugie au sommet des collines. Résultat. y’a plusieurs problèmes. haies.forme de fumiers essentiellement ou de végétaux qui poussent dans les sous-bois des forêts. bon avant en Irlande c’était couvert de forêts -y’a eu d’ailleurs les mêmes problèmes dans certains endroits. Ou alors. l’eau ruisselle très vite en bas. Et là. principalement ? Oui. de la prairie. c’est-à-dire par exemple quand on fait succéder -ce qu’on appelle le ley farming. par sa biomasse déchétuaire. C’est aussi le principe donc de la jachère. et quand le verger est adulte on en coupe un autre et même on en laisse quelques-uns d’arbres forestiers. et on fait une monoculture de légume ou de céréale. l’important c’est qu’il y ait dans ces coins-là. c’est-à-dire que pendant un certain temps la prairie emmagasine la fertilité dans le sol. on supprime tout. et le transformer en marécage à tout jamais. ou des feuilles ou des choses comme ça. et étant déboisé en bas. Y’a un autre genre de dégât. Et résultat il suffit de déboiser une seule fois pour noyer et stériliser un terrain. par exemple en Scandinavie. c’est assez particulier. pour l’agriculture on a déboisé. ou alors y’a le transfert de fertilité dans le temps. bon avant c’était pas un système génial mais un système qui s’auto-équilibrait plus ou moins. y’a plus d’arbres pour pomper l’eau excédentaire. là y’a pas de problème. y’en a par exemple trois et on recommence à planter un jeune arbre fruitier ou plusieurs d’ailleurs. et ensuite on va cultiver des céréales dessus ou des légumes ou n’importe quoi. donc qui enrichit le sol. l’effet de pompe naturelle des arbres. Transfert de fertilité qui vient des excréments du bétail. Ça c’est le transfert de fertilité dans le temps. ça c’est le transfert de fertilité dans l’espace. En plus ces écosystèmes de prairie et de forêt gardant une couverture permanente du sol et une végétation abondante qui travaille sur le sol en permanence . bosquets et tout. C’est ce qui est arrivé en Irlande. dans la région de Bergen et tout ça. y’a pratiquement pas d’évaporation etc. qui vont bénéficiera donc de cette accumulation de fertilité pendant un certain temps. donc les plantes sont pas très actives. enfin assez bancalement il faut dire. un verger. c’est le cas . prairies.

ils le voient. Parce que sinon y’a pas de racines profondes pour pomper. toute les méthodes où pourtant on a une couverture optimale. Et en plus tout ce qui est. si il n’y a pas les racines très profondes des arbres. et Dieu sait si y’en a beaucoup. Dans toute culture l’arbre doit être présent. elle est là. Alors t’as pas dit pourquoi en Irlande on pouvait pas replanter des arbres ? Parce que la nappe phréatique elle a remonté. saules et peupliers. ils servent à prospecter le sous-sol parce que cet enracinement puissant évidemment attaque la roche-mère et transforme les éléments de la roche mère en éléments assimilables après solubilisation par la rhizosphère. enfin les aulnes d’abord. Ils vont les puiser très loin dans la roche-mère. Et le peuplier ça marche pas ? Y’a des coins idéalement quand t’as un terrain inondé faut commencer par les aulnes plus que par les peupliers. ramenés dans les feuilles et retombent. sous quelque forme que l’on veut. ou en Scandinavie. même avec une culture de céréale très perfectionnée. Donc l’arbre est très utile dans ces situations-là pour pomper l’eau excédentaire mais pas seulement. mais il faut des arbres. et s’il n’y a pas ça le lessivage est obligatoire. des fois ils font des terrains qui sont perdus tout de suite. le maximum. C’est-à-dire que les arbres. là. ensuite les saules. Ça marcherai.en Irlande. disons en culture pionnière il faudrait donc ces trois plantes. C’est comme ça seulement qu’on peut avoir un écosystème équilibré. sous forme d’arbres fruitiers. c’est là où on voit l’importance des racines profondes des arbres. on aura lessivage d’éléments fertilisants et des terres qui sont seront vulnérables et donc une légère pollution de la nappe phréatique quand même. l’aulne est une pompe extrêmement efficace. y’a plein d’endroits en Irlande… mais c’est une opération à très long terme. Sous forme d’arbres fourragers. En tout cas une perte pour la non-culture. Donc l’arbre est indispensable partout. Donc aulnes. en action pour pomper. tous les éléments qui sont lessivés sont rattrapés par les racines. sous quelque forme que ce soit. même avec la mienne. En partant des bords du fond. sous forme d’arbres forestiers. Y’a que les racines d’arbres pour aller assez loin pour remonter les oligo -éléments à la surface… En plus effectivement les arbres qui ont des racines très profondes. Ça pourrai se faire mais je suis pas sûr. c’est que les feuilles d’arbres sont effectivement très riches en oligo-éléments. c’est-à-dire que dès qu’ils s’amusent à faire une coupe rase. Le peuplier ça vit dans l’eau… . bon ils servent à beaucoup de choses. Bon en Scandinavie ils le font tout le temps. on le voit c’est pour ça que c’est utile de donner des feuilles de haie en fourrage. même avec la méthode de Fukuoka.

Il faut qu’il soit déjà enraciné… Parce que du blé semé à la Saint-Jean. les arbres ils poussent. bulldozer et on replante. Et ça revient pas cher. là l’agriculture avec ses tracteurs. mais pas pour la pâte à papier. maintenant on a tendance à le faire. etc. Oui. c’est un problème qui est du parasitisme et tout. ils l’entretiennent spontanément. et c’est seulement les Eaux et Forêts qui s’en chargent. Les gens en vivant dans la forêt. dans les Eaux et Forêts. vivre dans l’eau c’est une chose. Et le débroussaillage. c’est que la coupe rase c’est quelque chose qui doit jamais se faire de toute façon. Mais quand y’a là la forêt. ça sera de la rigolade. pour le plaisir des touristes. Mais ça c’est une question… Parce que bon. eh bien il faut payer des gens pour débroussailler. Parce que le problème hein c’est en payant. comment on fait ? On fait ça pour le tourisme. avec quelle moyen on va faire des futaies étagées et tout ça.Ecoutes. ils vivent dedans. Au pire tu sèmes de l’orge dans l’eau. mais la plupart des forêts c’est coupe rase. ça sera de la frime de parler ou de pas parler. impossible à faire. Même les eaux et forêts ils commencent de parler de futaie étagée. Le problème des incendies de forêt. tu peux le semer en juillet. quand la forêt est intégrée à l’agriculture. C’est le problème. ça il faut bien le comprendre que tant que la forêt sera pas intégrée à l’agriculture et l’élevage. en France une forêt entretenue. naître dans c’en est une autre. qui n’est malheureusement pas souvent appliquée. on en fera qu’en parler. C’est la principale technique. Pour les forêts. si c’est pas intégré à l’agriculture. pour peu que les gens aient un peu de savoirfaire. du débroussaillage. et puis on va couper un arbre sur quatre. c’est réimplanter les forêts sur un sol qui a été inondé à ce point-là c’est très difficile. dans une économie qui va droit au commercial. y’a l’école forestière de Nancy qui a été fermée. y’a une forêt. une partie va aux litières. mais essaie de semer du blé dans l’eau. c’est deux écosystèmes qui n’ont rien avoir l’un avec l’autre. y’a quelques forêts qui sont conduites comme ça. Mais tu vois les gens faire ça sur le plan économique pour la pâte à papier ? Faire une coupe d’ensemencement par exemple ? C’est-à-dire couper par exemple un arbre sur quatre pour que les arbres se réensemencent spontanément et qu’ils repoussent dessus. ça c’est une règle de toute façon essentielle. seulement bon. tout est débroussaillé automatique. et tous les entretiens de la forêt c’est une brique par hectare. ils font pas un travail. d’ailleurs ils le pratiquent. Y’a quelques forêts ornementales. on le fait bien dans . l’entretient des forêts ça ne veut absolument rien dire… Absolument rien dire. c’est des problèmes qui peuvent se régler spontanément. Même si on a le fric c’est la même chose. une partie c’est le bétail qui le mange.

c’est-à-dire une population très dense et sombre d’arbres sciaphiles par exemple une hêtraie. c’est impossible à généraliser un truc de luxe pareil. on a pas les moyens. service forestier. c’était un système qui était indispensable pour le paysan et indispensable pour la forêt. mais avant y’avait. Maintenant. (On parle de végétation climacique et il y a aussi la population animale climacique. Dans le cas d’une forêt naturelle. Tandis qu’avec de l’herbe qui est haute comme ça et bien sèche. c’est la principale graminée qui pousse là-dedans. dans ce système de landes. lorsque les animaux ne viennent pas. C’est seulement là où la pente est trop forte ou pour d’autres raisons. ils auraient pu mettre des chênes tauzin et tout ça. bon c’était déjà assez discutable. forêt veut dire « hors du parc arboré ». mais ce qui était important c’est que le promeneur imprudent qui jetait son mégot. On a par exemple ce qui s’est passé dans les Landes de Gascogne. les moutons pâturaient 50 hectares de landes et ils étaient parqués. c’est une forêt et une prairie en même temps. la forêt n’a rien à voir. la structure administrative lourde. C’est le repère de la faune carnivore. Oui mais nous aussi faut qu’on vive. il semble que l’homme il n’ait pas grand-chose à y faire. Maintenant dans les landes c’est des monocultures de maïs. y’a pas de transfert de la fertilité de la forêt en direction du maïs. avec toutes les choses énervantes. résultat faut voir leur méthodes de culture. il suffit même de laisser un bout de verre trainer. elle est clairsemée. parce que comme le pin laisse passer quand même de la lumière. Attention y’a forêt et forêt. En Europe une vraie ‘forêt’ naturelle est entretenue par des herbivores. ne devenait jamais haute et sèche et ne prenait jamais feu. Les gens étaient organisés comme ça. y’avait des graminées spontanées qui étaient d’une qualité remarquable qui permettaient de faire pâturer des moutons. que la forêt est vraiment ce que ce mot désigne étymologiquement. la forêt c’est la forêt. c’est vite fait. pour que ce soit favorable à luimême peut-être.quelques endroits. c’est le problème. mais une forêt d’elle-même elle peut vivre sans avoir besoin de l’homme. La . Oui mais on parle dans le cas d’une forêt artificielle. Parce que la forêt était intégrée à l’agriculture. npk et tout le trafic quoi. Alors résultat. y’avait de l’herbe rase et ça prenait jamais feu. c’est-à-dire que pour 50 hectares de landes ils avaient un hectare de terre. Et y’avait pas d’incendie avec ce système-là. c’est tout ça Et les moutons partaient en transhumance dans ce système. et que le soleil tombe dessus à l’endroit qu’il faut pas et ça flambe. et l’agriculture c’est l’agriculture. un hectare pour 50 hectares de forêt c’était dans les landes. dans les Landes de Gascogne autrefois c’était des forêts de pins. mais on ne peut pas. Oui. c’est les incendies. irrigation. résultat ben dans la forêt c’est les chenilles processionnaires. Ce qui faisait que la molinie bleue.

dynamique 50 ha de landes pâturées + 1 ha de terre cultivé + transhumance est en réalité très proche d’une dynamique naturelle.) Bon on va prendre plusieurs exemples de forêt comme ça, ça fixera tout de suite les problèmes. Prenons par exemple la forêt climacique qu’il y a, enfin qu’il y avait sur la « terra roxa legitima » au Brésil, avec une pluviométrie moyenne, une terre extrêmement riche, une terre exceptionnellement riche, la plus riche du monde probablement, c’est une forêt qui ressemble un peu à la définition du Jardin d’Eden, on va voir pourquoi. Alors c’est une forêt dans une région où il fait chaud, avec un climat relativement sec, enfin il pleut quand même 800 mm ou plus d’un mètre des fois, mais y’a une évaporation assez forte et tout. Donc les arbres qui poussent, c’est des essences de pleine lumière, il ne pousse que des essences de pleine lumière pour commencer, et qui dit essence de pleine lumière dit essence fruitière souvent. Et là c’est le cas, c’est -à-dire presque tous les arbres qui poussaient à cet endroit-là c’étaient des arbres fruitiers, spontanés. Ils poussent spontanément, à un grand écartement, par ce que ce sont des essences de pleine lumière, donc ils se gênent pas. En dessous, y’a de l’herbe qui pousse. Donc y’avait spontanément un écosystème très riche et extrêmement favorable à l’homme. D’ailleurs les premiers colons Portugais et autres qui se sont installés là, le paradis. On faisait rien et on cueillait des fruits et le bétail paissait en dessous, c’était pas compliqué. Mais ça, ça arrive sous une forme de climat assez particulière. A cause du terrain qui était très riche, à cause du climat qui était particulier, c’est un climat de savane arboré en quelque sorte. Un climat qui empêche les arbres de pousser trop serré, les arbres fruitiers supportent pas d’être trop serrés, et c’est un climat où seules les essences de lumière peuvent vraiment bien pousser, et souvent les essences de pleine lumière peuvent être des arbres fruitiers, là c’était le cas. Donc on aboutit à une forêt fruitière, avec une circulation très aisée, avec seulement des arbres et de l’herbe en quelque sorte. Mais c’est un phénomène qui est quand même assez rare. Cette forêt maintenant y’a que de la canne à sucre à la place, c’est-à-dire qu’on fait soit du sucre blanc, aliment indispensable comme chacun sait ou alors de l’alcoolcarburant pour les voitures. Les terrains on les utilise toujours très intelligemment. Justement alors que c’était un endroit, il suffit de voir les témoignages des colons et puis toutes les études qui ont été faites là-dessus, c’était un endroit vraiment paradisiaque que les gens avait eu en venant, ils faisaient rien. Comme tu l’appelles cet endroit-là au Brésil ? La terra roxa legitima, c’est un petit bijou, y’a plusieurs dizaines de mètres de sol arable, ça a une couleur violette-rouge, 60 mètre à certains endroits même plus, ça atteint 80 m à certains endroits. C’est un peu au sud du Nordeste. Bon évidemment

les gens sont venus là pour vivre, y’a des gens qui étaient très content, ils sortaient de l’Europe, du servage et tout, puis après on a eu l’idée de mettre que de la canne à sucre, ça, ça a été autre chose…

Bon ça c’est un genre de forêt. Y’a un autre genre de forêt, qui est le genre contraire. Prenons par exemple la taïga. Ce sont des sapins, la taïga de sapins, d’épicéas, qui sont des essences qui peuvent pousser extrêmement serrés, là c’est un autre genre de forêt. La dessus il pousse rien, parce que faut pas confondre avec une forêt de pin et tout ça, c’est les épicéas en dessous les marécages et puis rien quoi. C’est l’épicéa je sais pas si t’as vu la forme des feuilles, je sais pas si t’as vu comment ça pousse. Résineux ça veut rien dire. Un pin par exemple, tu as un feuillage clair, c’est une essence de pleine lumière, il est pas trop serré, il laisse pousser des plantes, mais l’épicéa c’est un cas hein. L’épicéa c’est une plante de pleine ombre, c’est une plante qui envoie un humus très particulier qui flingue tout, c’est une véritable pénicilline impeccable, c’est-à-dire que tout ce qui veux pousser est stérilisé, les microorganismes, vers de terre, alors-là rien du tout tu vois. En plus le climat qui n’est pas folichon. Bon on va dans cette forêt, maintenant dans les endroits pas trop dégueulasses, où y’a pas trop de tourbe et tout ça, il suffit là de faire une coupe rase, tout simplement. Quand on fait une coupe rase, spontanément il va pousser des aulnes, il va pousser des noisetiers, il va pousser des tas de rosacées, donc à capacité fruitière par ce que ce sont des essences de lumière. Donc après la coupe de la forêt, sans rien faire on obtient ça. Je vais donner encore plusieurs exemples, par exemple en France après les glaciations. En France pendant les glaciations c’était de la toundra, la chaleur est revenue, ainsi que la pluie, et les premières plantes qui ont poussé, pionnières, ça a été les bouleaux. Le bouleau a commencé à pousser, y’a eu de l’herbe qui a poussé. Ensuite y’a les pins, qui ont poussés, les noisetiers, et les chênes. Ce stade, le temps que ça se passe, ça a duré quelques mille années. Et on a vu justement l’évolution des gens qui vivaient là-dedans. Quand la toundra est partie, les gens avec leurs troupeaux de rennes ils sont allés se promener en Laponie plus au Nord. Ils ont été remplacés par des civilisations tout à fait différentes de gens, de gens qui basaient leur culture sur le gland de chêne, ça a été une période, juste avant le néolithique, c’est des gens qui se nourrissaient essentiellement de coquillages et de glands de chênes. Et ces peuples ont durés tant que les chênes existaient. Ensuite, les chênes le problème c’est qu’ils ont disparu, les hêtres ont poussés, essence d’ombre qui pousse très serré et y’a rien qui pousse dessous, les civilisations dont l’agriculture est basée sur les glands de chênes ont disparues, et ont été remplacées par des civilisations

néolithiques, qui ne pouvaient se nourrir évidemment qu’en défrichant. Y’a la forêt de hêtre, c’est toujours le même principe, la forêt est trop serrée, on défriche la forêt de hêtre, on fait une clairière, donc là ils faisaient l’agriculture, et là, spontanément par effet de luminosité par la clairière, y’a des chênes qui repoussaient. Donc ils remangeaient des glands. Donc y’a des fruits indispensables, y’a des noisetiers, des pommiers sauvages, des pruneliers etc. qui se remettaient spontanément à pousser. Tous les fruitiers, qui repoussent, plus toute l’agriculture. Alors tu vois les changements de civilisations qui se sont adaptées donc aux situations de l’évolution de la flore, après la glaciation. Pourquoi le chêne avait disparu ? Etouffé par le hêtre. Bon le problème, le chêne, tant que y’a que du chêne ça va très bien, le chêne est une essence de pleine lumière, il pousse spontanément espacé, d’ailleurs c’est un écosystème très riche, parce qu’il laisse pousser des broussailles, de l’herbe en dessous de lui. Le hêtre, alors le hêtre il va bien pousser à l’ombre des chênes, c’est idéal. Mais après il pousse en longueur, il s’étale comme ça, et il démolit tout. Alors ça fait un sous-bois où à part des fougères et une épaisseur de feuilles de hêtre comme ça, tu trouves pas grand-chose finalement. Là-dessous, c’est pas un milieu très favorable à l’homme à moins d’être un habitant tous les je sais pas combien de kilomètres carrés. Ça impose le défrichement par la coupe, et y’a plusieurs manières de le faire. Soit pour faire pour refaire pousser spontanément des chênes, soit pour faire de l’agriculture, soit les deux, c’est ce qu’on fait les néolithiques, en suivant donc les évolutions de la végétation. Y’a un autre exemple, la forêt vierge, ce qu’on appelle la forêt vierge équatoriale, là j’ai donné un exemple sur la terra rosa legitima. Forêt vierge équatoriale c’est le contraire, les gens l’appelle l’enfer vert, c’est un nom plus que mérité, c’est-à-dire que c’est des arbres extrêmement serrés, dont beaucoup sont des plantes d’ombre, et y’a pas beaucoup de fruits ni de choses comme ça qui sont propres à l’alimentation humaine qui poussent. Si on veut manger dans la forêt vierge il faut défricher. Il faut défricher pour que le soleil puisse rentrer. Maintenant on fait ce qu’on veut, rien que le fait de défricher peut amener des espèces fruitières sauvages. Donc en fait en conclusion on ne peut pas établir de dogme par rapport à la forêt et ce qu’elle apporte à l’homme, ça dépend, c’est très variable selon les endroits. Est-ce qu’on a une idée de l’impact de la disparition des grands ongulés chez nous sur l’allure de la forêt ? ça a changé quelque chose ou pas ? Par ce que ces grosses bêtes devaient entretenir le dessous de la forêt et tout ça ? Tu veux dire les élans et tout ça ? Ouais tous les bisons de forêts, et tous les chevaux de forêt qu’il y avait.

c’est-àdire qu’on coupe pas tous les arbres et surtout on dessouche pas. Donc par exemple mettre le feu à une forêt c’est extrêmement grave sous climat méditerranéen. ce qui a contribué à établir des forêts telle que le mot forêt prend son sens étymologique. Euh oui. En plus l’action du feu solubilise les bases qu’il y a dans l’argile. avec de grands troupeaux. Sans cela les forêts d’Europe centrale présentaient un profil identique aux « forêts ouvertes ». c’est-à-dire l’inverse de ce que le mot forêt désigne. les forestiers font des coupes blanches. C’est sûr que la disparition de l’élan et tout ça c’est regrettable. souvent le pH il remonte de 4 à 6 ou 7 des fois. bon en Suède y’a un climat un peu plus sec que celui de la Norvège et tout ça. Tous les feuillus ici rejettent de souche. c’est cela qui a fait une déprédation sur les jeunes pousses d’arbres. effectivement y’avait des endroits où y’avait pas de forêt ou des forêts beaucoup plus claires à cause de la texture du sol qui était parfois dur. Là où la pente est trop forte ou autre. Et il faut voir comment le pH il remonte quand on coupe une forêt. parce que dans ces sols l’humus ne reçoit pas assez de soleil pour se décomposer. et elles ne laissaient pas démarrer l’arbre. ce qui faisait un mélange de petit prés. quelque chose d’ouvert et accueillant. notamment de hêtres. des . des bandes boisées s’établissent selon les lignes du relief. Là le pH remonte à 8 si y’a les cendres. (Il est maintenant prouvé que suite à l’extinction d’espèces herbivores géantes du fait d’avoir pris goût pour la viande.Ah mais ça a été remplacé par le bétail de l’homme. banni. ou alors inondé. enfin qui favorisait plus la pousse de l’herbe que la pénétration des racines des arbres quand le sol était pas suffisamment drainé. C’est pour ça qu’émettre des principes est très difficile. de clairières. argileux. rien que par une coupe rase.) D’après ce que je sais moi. C’est que nous on a des tas d’espèces qui en climat océanique doux vont rejeter de souche. et la capacité à rejeter de souche dépend de l’espèce et du climat. un parc arboré comme ceux du Serengeti Africain. et effectivement c’est des endroits où les animaux revenaient souvent. j’en sais absolument rien. un endroit dangereux. et empêchaient la régénération naturelle des arbres. En Suède pour régénérer un forêt. c’est relativement bénin en Suède en quelque sorte. Au niveau des forêts je pense ce qui s’est passé c’est que l’homme a été souvent dévastateur par rapport aux bêtes qu’il y avait avant. Les prés. les animaux ne viennent pas. c’était pas un bois sombre partout parce que justement y’avait des endroits où les bêtes pâturaient plus. mais en Russie ils ne rejetteront pas de souche. quelque chose de sombre. idéalement faut toujours qu’il y ai des racines qui soient en activité. mais là je peux pas te répondre. y’avait beaucoup plus de clairières. la forêt était plus ouverte grâce à la présence des grands ongulés justement. par ce que sur ces sols il va se mettre à pousser spontanément des noisetiers. donc ça augmente le pH assez directement. ou en mieux en y foutant le feu.

qui n’auraient jamais pu pousser sur le sol naturel qui était trop acide et sous la forêt naturelle qui était trop dense. faut jamais mettre une vigne qui grimpe pas. On dit la même chose du noyer chez nous. Parce qu’elles font de l’ombre que ne supportent pas les essences de lumière… Est-ce que ça peut se faire sans intervention humaine ? Ah c’est impossible. Il perd ses feuilles pendant l’hiver. une glaciation ou un changement climatique ou quelque chose (une grosse tempête. les marronniers. au Congo. L’eucalyptus aussi c’est un arbre allélopathique. si on veut vivre il faut défricher. Et en méditerranée ? Vers le chêne. Donc l’évolution se fait vers des essences d’ombre ? Pas toujours. les épicéas. Et y’a noyer et noyer. sauf en méditerranée. à part un changement climatique. il faut déficher aussi. océanique. on est en climat méditerranée. soit elle grimpe dans un arbre. dans la forêt vierge africaine c’est pareil. des arbres qui ne laisseront pas pousser de choses en dessous. En tout cas une plante d’ombre peut s’installer parmi les essences de lumière mais pas le contraire. C’est pour ça que chez nous. Le châtaignier c’est une essence de lumière ? Le châtaignier c’est une essence de lumière oui. des choses comme ça. enfin à moins qu’il y ait une intervention climatique. Les vignes. Il empêche les vignes de pousser. climacique. à par des myrtilles. ça dépend du climat. mais le figuier non plus. sous un arbre. climat aussi. Effectivement en Corse y’a des châtaigniers. c’est obligatoire de supprimer les essences d’ombre. Ce . Ah oui c’était ça la question que je voulais vous poser. un insecte ravageur…). en France. Par exemple le figuier en Grèce on dit qu’il laisse pas du tout passer la lumière et que si on s’installe sous un figuier on peut attraper froid.aulnes et des pommiers sauvages. Y’a junglans nigra et… mais il empêche pas l’herbe de pousser. dans la taïga. depuis plusieurs centaines d’années sur un terrain. elle se fait vers le hêtre souvent. c’est qu’on peut pas passer aux essences de lumière autrement qu’en supprimant les essences d’ombre ? Ah ben évidemment. ce qui correspond à la pousse optimale de l’herbe. Une vigne. soit elle est en plein soleil. Ça veut dire qu’il laisse pas trop pousser. les châtaigniers. puisque le hêtre est le climax dans la plupart de la France. et y’a pas d’autres essences d’ombre qui se soient mis dedans. sinon on aura rien. et dans la hêtraie française. on peut pas avoir grand-chose dessous. asociale.

Tout ce qui est un peu trop à l’ombre. comme les feuilles de résineux je crois ? Ecoutes je crois que ça c’est acide.que j’ai vu dans beaucoup de forêts de hêtre. Et les faînes. par exemple pour les épicéas. il se peut qu’il ait les feuilles acides aussi. qui pousse serré et qui ne laisse pas la lumière passer jusqu’au sol pour que l’humus puisse évoluer normalement. et puis justement les arbres qui tombent ils ne se décomposent pas très vite. Les faînes oui ça se mange enfin bon… Et les feuilles de hêtre elles sont acides aussi. ça a tendance à être acide. là où le soleil pénètre pas. mais essentiellement c’est la hêtraie. Je crois que c’est un du principal inconvénient du hêtre. bon imagine que autour les gens autour fassent comme ici des prairies. dans la taïga. c’est pas du tout la même chose. et les fruits sauvages qui poussaient en abondance avec tous les pommiers. et qu’on rajoute ou qu’il y a un bout de bosquet qui reste. mais je crois que ce qui fait surtout que c’est acide c’est le phénomène que le hêtre soit une essence d’ombre. la lumière elle pénètre de partout. quand un arbre tombe… Quand un arbre tombe y’en a plein en dessous qui sont là pour le remplacer de toute façon. enfin d’autres arbres quand même. La feuille de hêtre est peut-être acide pareillement. mais parce que le hêtre a tout couvert. c’est ce qu’on dit. Le système climacique c’est la hêtraie seule ou la hêtraie sapinière en France ? Tout dépend de la région ? Ben c’est-à-dire que dans les régions qui sont pas trop de montagne qui sont pas trop froid c’est la hêtraie. des bouleaux et tout ça. enfin pour y’a toujours des endroits où le hêtre n’arrive pas à s’implanter pour une raison ou une autre. Dans une forêt de hêtre normale y’a des clairières naturelles. ce serait intéressant d’aller voir ce qui y pousse… Ça fait depuis combien de temps qu’il est là ? 20 ans… Parce que y’a forêt et forêt aussi hein. mais tous ce qui pousse à l’ombre. c’était l’économie basée sur le gland de chêne. les rosacées et tout. des champs. c’est à ce . pas que des hêtres. même dans la forêt vierge. là ça abouti souvent à des humus acides. y’a des arbres tombés partout. c’est pas la même que lorsqu’en France à une certaine époque tout était couvert de forêt de hêtre. Et alors que mangeaient les gens à cette époque-là ? Tant que c’étaient des chênes. Ce serait intéressant d’aller voir au sud de la maison y’a un bois de pins ou de sapins je sais pas trop. Y’a une dynamique au niveau de la photosynthèse qui est pas du tout la même. bon il en reste pas beaucoup. avec quelques petits bosquets de chênes là ou d’aulnes par-ci. Par contre il est généreux en feuilles. mais y’a que des feuilles pratiquement.

le hêtre pousse très vite par rapport au chêne. et ça démarre comme ça tu vois. ils vivaient évidemment en démolissant les hêtres qui essayaient de pousser. c’est-à-dire que les villes ont tendance tout naturellement à s’établir dans les endroits les plus fertiles et à les envahir. y’a aussi évidemment le problème des routes et des villes. ça fait quand même pas mal. enfin un surplus de production qui depuis le départ est généralement extrait au paysan. enfin on va pas toute les citer. Bill Mollison dit aussi qu’en moyenne un Américain consomme. au bout de 10 ans il est pas beaucoup plus grand qu’un homme des fois. Sachant qu’une personne mange environ une tonne de céréale en moyenne au Etats-Unis. parce que sinon les hêtres les auraient privés de leur pain. Le problème. On voit partout que c’est les petites surfaces qui produisent le plus. Les animaux il faut vraiment qu’ils passent souvent. gaspille lorsqu’il mange des céréales.moment-là que les néolithique ont commencé à débarquer. y’en a qui sont restées.. si on laisse une forêt de chêne à un endroit. plus c’est extensif et moins on produit. 12 tonnes par personne et par an. on l’a déjà expliqué. Maintenant le hêtre ça tombe à l’intérieur des chênes. parce que y’a plus de chênes. que ça Nice.. En France bah toutes les villes. mais là aussi y’a des problèmes . que ça soit même en Chine dans les communes populaires où les petites parcelles individuelles sans irrigation produisent plus que les parcelles collectives avec irrigation. c’est qu’on se rend pas le compte. parce que les villes ne peuvent en général se fabriquer que sur une production. C’est-à-dire qu’un Américain consomme beaucoup de céréales par l’intermédiaire de tout ce qui passe dans les animaux. parce que là on parle du hêtre par rapport au chêne. Parce que les civilisations basées sur le gland de chêne. enfin au niveau agricole en tout cas. que ce soit Toulouse. ça c’est très important. donc évidemment les villes les plus grandes ont tendance à s’installer automatiquement sur les terres les plus riches. enfin et encore maintenant. […] En Australie c’est un peu le même topo. et aussi que les gens ont tendance à faire trop de surfaces cultivées ou labourées. de toute façon. Tout ça pour dire que les causes fondamentales de la destruction de la planète c’est dû. Ou alors faut que ça soit habité par l’homme et qu’il maîtrise bien l’espace. Ça c’est quelque chose qui est très important. des fois sur des terrains qui sont pas très convenables. enfin 12 tonnes par personne et par an. que ça soit en URSS. Ou sinon les hêtre envahit très rapidement. le chêne ça met un temps fou. compte tenu des conditions actuelles de culture. Or en général plus on cultive grand. plus ou moins presque tous les pays en sont là. enfin consomme. que ça soit Paris. à un sol insuffisamment occupé et couvert. Que ça soit aux Etats-Unis. on a vite fait de trouver une hêtraie et puis c’est terminé. ou alors à un prix de revient. et dans le monde c’est pareil.

ce serait l’idéal. les Wintu. c’est-à-dire les Ohlone. et qui vivait assez bien. Bill Mollison propose donc que chaque exploitation. Un famille là faut compter entre 4 à 7 personnes. Même là je vais donner un exemple de peuple qui vivait sur un espace complètement sauvage. les Pomo. Pour ce qui est des espaces demi-sauvages ou même complètement sauvages. Leur économie était basée sur la cueillette du gland de chêne. c’est extrêmement net. Alors en France le nom de cartère. on va donner des exemples. enfin que l’agriculture proprement dite. et si possible même sur 1000 mètres carrés. Il est bien évident que sur une petite surface il est beaucoup plus pratique et plus commode de soigner sa culture. Ainsi donc les petites surfaces ce sont celles qui produisent le mieux parce qu’on peut mieux les soigner. Et évidemment les glands la plupart sont des glands doux. tout ce qui est céréales. Bill Mollison estime donc que tout le système. devrait être comprimée si possible sur moins de 5000 mètres carrés. l’unité de mesure c’est mille mètres carrés. qui constituait plus que 50% de l’alimentation. D’ailleurs coïncidence. journal ou sétérée c’est milles mètres carrés environ (pour un jardin. qui pratiquent avec une économie basée sur les glands de chêne. l’unité de mesure c’est toujours 1000 mètres carrés. Et généralement une famille en consommait une tonne par an environ. donc d’avoir des rendements. et ils avaient un système économique et social qui était très stable depuis le néolithique. C’est une mesure à l’échelle humaine. on va prendre le système des Indiens de Californie. basé sur la cueillette. l’idéal serait que le reste soit à demi cultivé ou demi sauvage si on préfère. ce qui est très important. Ils avaient une économie égalitaire d’abord. parce qu’il est beaucoup plus facile justement d’effectuer des transferts de fertilité par une fumure sur moins d’un hectare que sur une surface trop grande. qui ne . légumes et tout ça. les Miwok. Par exemple les Indiens. Il est fréquent que quelqu’un qui travaille sur un demi hectare à un hectare et demi a souvent 5 à 10 fois plus de rendement que quelqu’un qui travaille sur 15 hectares . 4/5 sauvages. Y’a le dounam grec en Turquie. Notamment là où l’agriculture est restée assez traditionnelle comme en Afrique. les milles mètres carrés c’est une mesure qui est très répandue dans le monde. ¼ d’acre c’est également 1000 mètres carrés. qu’ils aient en culture quelques milliers de mètres carrés. de toute façon dans tous les pays du monde les rendements en général décroissent en fonction de la surface qui augmente. On va comparer les rentabilités entre les différents systèmes. C’est-à-dire autrement dit que toutes les cultures épuisantes qui nécessitent un transfert de fertilité soient reléguées sur l’espace le plus réduit possible. En Grèce. et dans la plupart du monde on s’exprime pas par hectare pour indiquer des surfaces.sociaux disons assez nets. car pour un champ les mesures ne voulaient pas dire la même chose… et la verge aussi).

de poisson. selon qu’ils soient plus ou moins secs et selon les espèces. à base de jésuites. enfin surtout du poisson. on va prendre celui de l’Espagne. et d’élevage ovin extensif essentiellement. Ce système espagnol comme chacun sait était peu productif. des lipides 2% à 30%. puisqu’ils ont été envahis par les jésuites Espagnols et exterminés à la suite de ça. ils contiennent entre 44% à 8 % d’eau. inquisition et compagnie. parce qu’on sait pas trop ce qui se serait passé au niveau des débouchés. des protéines 2. c’est-à-dire l’assolement biennal.3% à 8. là c’est toutes espèces confondues. c’est que dans les forêts moyennes assez mal tenues. C’est un système qui a engendré pas mal de misère et de famine. et du gibier. de ces chênes à glands. pour absorber tous les déchets de cette civilisation en quelque sorte. Calories pour 100 grammes : 265 à 577. ils contiennent environ. de crustacés. d’oliviers. Et évidemment 50% de la surface agricole comme je vous l’ai expliqué immobilisée par le système ano y vez. selon leur espèce. basée sur un système de servage. enfin avec toute la population qui a été marginalisée… Et donc l’Amérique du Sud a été très importante pour tenir lieu. En Espagne c’est une économie inégalitaire. si on sélectionne les chênes en fonction de leur production. Les autres sources se constituaient surtout de coquillages. le gland de chêne donne déjà deux tonnes à l’hectare. Maintenant si on soigne. avec plus de 40 habitants au kilomètre carré. ils contiennent un tiers de glucides à 90 % de glucides selon qu’ils soient frais ou secs. Une économie basée sur la monoculture de vignes. on comparera avec le rendement potentiel des chênes là. Bon.nécessitent aucun traitement particulier pour les consommer. les rendements en céréales devaient plafonner à 10 quintaux à l’hectare tranquillement à l’époque. C’est très dérisoire ce système basé sur les céréales. et pas mal de désordre aussi. A côté pour comparer les châtaignes contiennent 40 % de . et heureusement que l’Amérique du Sud elle était pour être colonisée. Pour le gland de chêne donc ce qui est important. avec un système religieux oppresseur. on va comparer les rendements. les rendements peuvent atteindre 25 tonnes de gland à l’hectare (50 fois plus). ce qui est considérable. qu’ils chassaient. y’aurait beaucoup plus de famines. On va comparer ce système économique à un autre système économique de l’époque. ça craint quand même. Il faut préciser aussi que c’était la densité de population la plus élevée des Etats-Unis. à côté des 5 quintaux à l’hectare… ça fait quatre fois plus. Les glands. et il aurait fallu s’en accommoder. encore beaucoup plus de brigandage. et de choses comme ça. de céréales. rien que sur un seul arbre à côté des 5 quintaux à l’hectare qu’on obtenait péniblement avec le système traditionnel là-bas. Il faut voir qu’un chêne peut très bien donner plus d’une tonne de glands par arbres. Sinon il aurait fallu que tout ce beau monde reste là. Et c’était une économie qui a engendré… donc 10 quintaux avec le système de jachère ça fait 5 quintaux à l’hectare et par an finalement.6%.

Donc sur un seul arbre. Y’en avait en Espagne. Ils disaient que c’était aussi bon que la châtaigne. de rendement en glands. Des glands de chênes verts.6 % de lipides. Ces glands pourraient donc jouer un rôle vital dans les pays comme le Pakistan où les déficiences en vitamines A sont très répandues. En Algérie aussi les berbères en font une très large consommation. le facteur limitant là c’est la méthionine qui est le facteur limitant principal. une très bonne récolte peut atteindre 25 tonnes par hectare. y’a d’ailleurs beaucoup de prophètes dont c’était la base de leur alimentation. Ce qui représente une richesse en vitamine A qui est supérieure à la carotte. 2% de protéines et 0. puisqu’ils contiennent dans leurs lipides 18000 unités internationales pour 100 grammes de glands.glucides. Sinon je vais donner quelques chiffres. Evidemment les espèces de gland doux contiennent seulement 0.5% de lipides.1% de tanins ce qui est presque rien. Parce que bon. dans les endroits où on . ce qui est énorme. C’est pour ça qu’en permaculture on propose de substituer la culture du gland de chêne au maïs par exemple aux Etats-Unis. Y’en avait mais ils les ont arrachés. ça veut dire que ça varie de 1 à 100. A mon avis c’est même meilleur. Certaines espèces de chêne à gland doux comme quercus lobata et puis d’autres peuvent donner jusqu’à une tonne de glands par arbre et par an. enfin tous les deux ont un facteur limitant. en carotène. De sorte que 50 g de glands suffisent à combler les besoins minimum en vitamine A de l’organisme par jour. Au point de vue gustatif ça rappelle un peu les châtaignes. Les céréales pour comparer contiennent environ 70 % de glucides. 4 % de protéines et 2. je crois que je les ai déjà donnés.1 à 10%. Autrefois le gland était un aliment qui était assez répandu. 10 à 12 % de protides et 2% environ de lipides. La pomme de terre à côté pour comparer contient 20 % de glucides. même d’ailleurs en vitamine A pure. C’était pour les cochons. La valeur alimentaire du gland doux est assez intéressante. pour les céréales c’est la lysine. Non non même pour le gens ma mère me disait qu’ils en mangeaient des glands doux. En Israël il était très consommé. en moyenne c’est 2 tonnes par hectare. Pour les acides aminés. ainsi que les Tartares de Crimée. La teneur en tanin de toutes les espèces de glands varie de 0. En Sardaigne les gens consommaient habituellement des glands. Donc c’est assez répandu dans les régions qui sont chaudes. et qui causent de cécité et diverses maladies d’yeux. on peut avoir plus de glands que sur un hectare de céréales. La teneur en vitamine C des glands est équivalente à celle du citron et surtout les glands sont très riches en provitamine A. un chêne vert adulte donne 350 kg de glands par arbre.

Y’a pas mal de terres aux Etats-Unis qui finissent stérilisées par le sel à cause de ça. c’est là où il faut faire attention aux apparences. Y’en a pas mal en Ardèche. et surtout dans tous les coins qui sont sujets à l’érosion. . et là où le maïs requiert une irrigation répétée qui finit par provoquer une salinisation. parce qu’ils ont des racines qui plongent jusqu’à 40 mètres de profondeur. par érosion y’a plus de 50 tonnes par hectare et par an en moyenne qui partent. cultivent leur maïs dans un coin. des arbustes à baies. En plus ce maïs. et qui pourrait être généralisé en Espagne. ce qui est le cas dans certains coins aux Etats-Unis. En plus ces chênes ne demandent pas d’irrigation par qu’ils sont résistants à la sécheresse. sur moins de 1000 mètres carrés. en Kabylie. que ça soit généralisé de cette façon-là. basée comme c’était le cas aux Etats-Unis et c’est encore le cas d’ailleurs pour certaines tribus. donc il serait très intéressant de substituer ces chênes à glands doux au maïs. Donc on peut cultiver sous les chênes soit des herbes. Donc on peut voir la différence. 20 millions d’hectares ont été ruinés par la salinisation de par le monde. des peuples qui seront considérés comme primitifs avec une économie archaïque on dirait. Au Sahel c’est trop chaud on pourrait pas ? Non c’est pas du tout le climat. c’est-à-dire que certaines espèces pourraient très bien s’installer dans des terres déjà en train de se saliniser et qu’on s’apprête à abandonner. Le maïs est irrigué. Ça on en parlera demain puisqu’on étudiera ça d’un peu plus près. Je sais pas s’ils donnent des glands doux en Ardèche. au Sahel faudrait mettre autre chose. quitte à ce que les gens sur quelques milliers de mètres carrés. parce qu’il a des racines très profonde. et souvent plus de 200 tonnes de terre par an qui sont perdues par érosion. non seulement y’a les pertes de terre par érosion. En plus ces chênes sont relativement résistants à la salinisation. dans les Etats-Unis dans le Midwest. y’a les pertes de terre par salinisation aussi. En plus le chêne présente l’avantage d’être une espèce très sociale. des légumes enfin tout ce qu’on veut. des fourrage. Donc on aboutit à un écosystème finalement assez rentable. en fait ont une économie qui est plus rentable que l’économie agricole classique et traditionnelle. Mais ils n’aiment pas du tout le sec.cultive du maïs. qui concurrencent pas en surface l’herbe ou les cultures qui sont dessous et en plus sont ombrage est léger donc on peut cultiver en sous-étage des plantes sous le chêne en plus de son rendement en glands. ce qui les rend très capables d’avoir des production intéressantes même en région semi-arides. ça fait remonter le sel de la nappe phréatique et on se retrouve avec des sols qui sont de plus en plus salés.

On attend l’utilité de ce changement. et qu’ils se sont finalement donné du travail supplémentaire à les abattre pour finalement faire une céréaliculture à bas rendement à la place. Y’a un certain nombre d’espèces de chênes à glands doux qui peuvent tolérer un taux de salinité égal ou supérieur à 2%. D’abord la civilisation du fer a détruit beaucoup de forêts. y’a eu les tuiles romaines. qui étaient là quand les gens sont arrivés. et ils mettaient des pierres dans le feu. Ça pousse très lentement. Ou ils les séchaient pour faire de la farine qu’ils mélangeaient à d’autre chose. puisqu’ils ne gênent pas du tout. c’est une technique à acquérir c’est sûr. Y’a eu les poteries. En gardant bien à l’esprit qu’on va pas régresser en faisant cette démarche en quelque sorte. Evidemment c’est assez incompréhensible pourquoi le gens. Ecoutes. cuits à l’eau. la construction de bateaux. vers la mentalité arbres. de toute façon faut pas exagérer. le passage à la céréaliculture… pour des raisons politiques. donc ils avaient une vannerie imperméabilisée. et à ébullition ils faisaient cuire quand même assez rapidement la bouillie de glands. Ce qui est une résistance quand même assez intéressante. parce que le fer il faut le fondre. ils mettaient les pierres brûlantes dans l’eau. parce que bon au Maghreb et dans beaucoup d’endroits les gens avaient ces chênes à glands doux qui poussaient spontanément. la plupart des gens qui en faisaient soit c’était sous la cendre. on peut faire des cultures intercalaires le temps que les chênes entrent en production et deviennent adulte on peut cultiver ce qu’on veut. comme les châtaignes. puisque là c’était une bouillie. y’a eu plein de chose qui ont incité à abattre les forêts. les gens ils pouvaient les manger tel quels. les chênes ont une croissance malheureusement très lente avec retard d’entrée en rapport. économiques… ? Une forêt de chêne on peut la faire disparaître par des besoins excessifs en bois pour commencer. on aura finalement une culture plus rentable que les cultures annuelles. et pour le fondre il faut beaucoup de bois. L’intérêt du pain blanc sur le gland doux c’est qu’il y a pas d’arrêt instinctif.Ce qui est important c’est de changer la mentalité culture annuelle. céréales et légumes. il faut bien choisir les espèces. on peut les cuire les glands. C’est-à-dire qu’on va pas détruire forcément une forêt de chênes pour faire de l’agriculture à la place. Ceci dit ça n’a aucune importance. des galettes. . Bon. y’a pas d’arrêt instinctif là. plus tard le verre. Et comment ils les mangeaient alors ? De toute façon les glands. Parce que même 25 tonnes de glands à l’hectare. mais la plupart de temps. crus. ils mettaient de l’eau dans la vannerie. plus les cultures qu’on peut faire sous les chênes verts. Ou alors comme en Californie par exemple ils n’avaient pas de poterie.

à côté de chez nous elle est infiniment plus riche. mais surtout parce que c’est des végétaux qui ont disparu et qu’on n’a pas renouvelés. on a fait des coupes rases. parce que bon en plus les peuples qui vivent comme ça en général ils ont un système social et une façon de penser extrêmement stable et il faut toujours une invasion violente pour que ça change. Aux Etats-Unis par exemple. et entourés par des peuples venus d’ailleurs qui avaient d’autre plages d’intérêts.Les monnaies et tout ça on en retrouve fabriquées en Afrique du Nord jusqu’en Chine ou ailleurs. leur végétation a pu reculer. depuis l’Extrême Orient. C’est arrivé plusieurs fois dans l’histoire du monde. Parce que la flore botanique des Etats-Unis. mais qui prenaient goût au système de la céréaliculture extensive uniquement pour des questions de pouvoir alors que c’était pas du tout dans leurs traditions. pour la bonne raison que lors des glaciations. Et donc là c’est le cas d’une autre civilisation qui vient. Et puis l’alimentation avec les glands est très répandue. ainsi que la flore botanique de l’Orient et de l’Extrême-Orient. faut pas se décourager parce que nos espèces naturelles souvent n’ont pas ces glands. même les Européens. C’est pour ça qu’il est intéressant de réintroduire des espèces. depuis la Corée. enfin les Indiens mangeaient beaucoup de glands de toute façon partout dans les Etats-Unis. C’est pour ça que la végétation des Etats-Unis a pu reculer et lorsqu’il y a eu. qui provoque le changement. Pour les glands amers. la nôtre a été bloquée par la méditerranée. plus de glands. parce que pendant les glaciations. et d’ailleurs des fois c’est des peuples même qui sont pas forcément agricoles. Et aux Etats-Unis ça a pratiquement disparu parce qu’on a abattu les arbres. Ce n’étaient que certains peuples qui étaient basés sur le gland de chêne aussi. leur flore a reculé. parce que si des espèces par exemple comme le gland doux ne pousse plus en France. parce qu’il y avait aussi des glands amers… Il faut dire aussi qu’aux Etats-Unis y’a deux raisons pour lesquelles y’a… Il faut voir qu’aux Etats-Unis y’a une richesse botanique beaucoup plus riche qu’ici. On a intérêt a essayer chez nous des espèces. jusque dans notre pourtour méditerranéen et aux . et d’ailleurs c’est grâce à ça qu’ils ont pu tenir parce que souvent ils étaient très pauvres et ils n’avaient rien en arrivant. et toute la végéation sensible au froid a dû mourir au pied de la méditerranée. elle a réenvahit à nouveau. plus de chênes. et qui étaient des envahisseurs… la raison pour laquelle on a abandonné les glands ça peut être expliqué par la dominance des peuplades guerrières. Ah non mais c’est surtout expliqué par ça. c’est des peuples guerriers mais chasseurs-cueilleurs tout simplement. bon c’est vrai que nos étés sont beaucoup moins chauds que dans certains pays. les Européens qui sont venus s’y installer mangeaient beaucoup de glands.

c’est de réduire au minimum les espaces cultivés et le reste devant être couvert par des forêts utiles. sans se faire chier à trainer des fagots. Les meilleurs arbres fourragers ici c’est l’orme. Le noisetier c’est correct. c’est-à-dire des paysages comestibles permanents. dans les conditions actuelles. C’est la pratique traditionnelle où autrefois on faisait des fagots de feuillards pour l’hiver mais je pense qu’il est plus rentable –sa qualité c’est d’être résistant à la sécheresse.de donner ces feuilles en été. Donc en résumé ce que l’on rechercher au niveau de la gestion de la planète en permaculture. enfin en France.Etats-Unis. parce que maintenant c’est anti-économique. c’est meilleur pour l’enracinement de l’arbre qui peut refaire des réserves tous les ans. réserver l’herbe qui n’est plus paissée. le murier. justement pas tous les arbres. des forêts d’arbres fourragers. Un arbre fourrager ça se conduit en coupant les branches en coupant les branches tous les deux ou quatre ans. l’érable. donc c’était un aliment qui était autrefois très répandu le gland doux. et on peut les donner à tous les animaux sans aucun problème. on voit qu’avec leurs céréales ils ont souvent des rendements qui vont aux alentours de 10 quintaux à l’hectare. alors que leurs figuiers leur donnent souvent 5 tonnes de figue sèche à l’hectare et sans compter qu’entre leurs figuiers ils peuvent cultiver. Et dans ce cas-là. on peut prendre des exemples. que ce soient des forêts d’arbres fruitiers. et les arbres ça tombe pile en été au moment où ils sont à point pour les cueillir dans la chaîne d’affouragement. c’est des arbres où les feuilles sont comestibles voire excellentes pour le bétail. D’ailleurs les animaux il faut les voir quand on leur donne. Qu’est-ce qui les mange par exemple le frêne ? Le frêne est une excellente feuille fourrage. c’est l’érable et le mûrier. à les mettre à sécher et tout. C’est-à-dire que leur production la plus intéressante vient à un moment où les pâturages sont cramés par la sécheresse. y’en a qui sont plus ou moins bons. c’est le frêne. si on prend par exemple la Kabylie qui produit en même temps beaucoup de céréales et en même temps beaucoup de figues. Même sans prendre le gland doux. par exemple actuellement dans des régions du Maghreb. au moment où les pâturages s’épuisent. Il vaut mieux faire une coupe bien sévère. et le frêne. et c’est d’ailleurs plus commode. . Oui. c’est les quatre arbres qui sont les meilleurs sous le plan fourrage. ils se jettent dessus. tous les deux ou quatre ans. Il vaut mieux couper quelques branches par arbre et que les bêtes viennent manger au pied des arbres. L’orme. parce que dans le fourrage ça se fait… y’a une chaîne d’affourragement. mais c’est correct. c’est pas bon bon. après y’a le robinier faux-acacia qui est pas mal au niveau des feuilles et puis y’a d’autres arbres. la récolter pour l’hiver.

non… le murier dont les feuilles servent à l’élevage du vers à soie. . mais finalement plutôt que d’acheter du fourrage de l’extérieur il vaut mieux faire ça. Alors ça c’est plus un arbre. C’est le murier d’Italie. pas la ronce. C’est sûr que c’est du boulot. avec des mauvaises herbes et de la paille. Pour l’hiver il faut le sécher et le conserver le fourrage. puis c’est compliqué. C’est une autre conduite. si y’en a qui ont confondu avec la ronce. Donc l’avantage c’est que tu as eu le fourrage de l’arbre plus tout le reste. tu laisses toujours… Il faut mieux couper beaucoup tous les deux ou trois ans plutôt que de s’amuser. c’est quand même pas très commode. donc là c’est l’arbre fourrager. au sommet de l’arbre. à grappiller tous les ans… Ceci dit. là on appelle ça un buisson à pacager si tu veux. qui sont au milieu des champs et qui sont cultivés en association avec des céréales. Ça pousse partout même en Bretagne. Les agriculteurs de Bretagne utilisent les chênes parce qu’ils les conduisent dans un système où on peut les couper facilement pour faire du bois de chauffage. tu peux cultiver dessous. on en parlera un peu plus tard. C’est un autre genre de conduite. ça peut être un parc arboré au milieu des cultures de céréales. L’arbre est rabattu pratiquement sans arrêt à une certaine hauteur.Etêter un arbre le mois d’août ça doit pas lui être très favorable… Si tu fais ça en été tu peux pas tout enlever. c’est pas une surface qui est mobilisée uniquement pour faire ça. ça c’est plutôt de la haie. sur des chênes très allongés avec des latérales jusqu’en haut. Ces frênes c’est essentiellement des arbres qui sont en plein champ. l’arbre il est conduit en hauteur. par exemple en Kabylie. et il s’étale plutôt en largeur. ce qu’on cherche à faire c’est. t’es obligé de le cueillir le mois d’août. Ah oui c’est le murier d’Italie pas la ronce. Maintenant le buisson à pacager. les vaches passent l’été uniquement avec des feuilles de frêne. Même si tu coupes tout c’est une bonne période ? Il faut jamais tout couper. et la haie ça sera le buisson fourrager plutôt. Tu veux dire qu’en permaculture ce qu’on fait c’est sur les haies ces fourrages de feuilles ? Partout. avec une belle quantité de mures aussi. Le murier c’est le meilleur fourrage mais en Kabylie y’en a un peu. C’est-à-dire que sur les parcs arborés. Les vaches. et puis pour l’arbre c’est une bonne période. Ah oui nan mais il s’agit pas de faire ça. il vaut toujours mieux laisser un petit bouquet de feuille en haut. c’est ce qu’on appelle conduire un arbre en têtard. ça peut donner un bel arbre. de toute façon peu importe l’utilisation que t’en fais. bêtes de trait et puis tout le reste.

de travail au capital ou des histoires comme ça. Je connais pas de plante en France qui puisse donner un rendement fourrager équivalent. dans le sudouest. en Bretagne. à moins de chercher des variétés sans épines. comme en Sologne. l’avantage c’est que c’est quelque chose qui produit. on nourrit le bétail à l’ajonc. ce qui évidemment sous-entend une égalité de conditions entre les gens. sauf dans l’Est où il faisait trop froid. dans la Montagne Noire même. tu fauches les orties. ça réagit vite. L’ajonc est excellent pour ça. en vitamine et tout en hiver. Autrefois en France par exemple on avait beaucoup d’arbres fruitiers. Et puis aussi ça sert à rien de planter un arbre si dans 3 mois quelqu’un vient le couper parce qu’il fallait pas le planter là. Ça se sème ? L’ajonc ? Ah ben dans beaucoup de régions ça pousse spontanément. c’est-à-dire une absence des rapports classiques. mais autrefois en France y’en avait un peu partout de l’ajonc. parce qu’à chaque guerre. Bien sûr pour ce système d’agriculture permanente soit possible. ça nécessite un ordre social qui soit stable. Ce qu’on essaye de faire aussi c’est de pas être trop dépendant de l’ensilage. y’a rien qui a un rendement pareil. Maintenant on va parler un peu de permaculture. c’est des ajoncs qui n’ont pas d’épine et on peut ne pas les broyer. C’est-àdire à point nommé en quelque sorte. Permaculture c’est un mot composé de permanent et agriculture. en Normandie. l’inconvénient il faut le broyer. faut que ce soit coupé. ou de centralisme excessif. qui vient en hiver en plus de ça. D’ailleurs les vaches qui sont nourries à l’ajonc. disons qu’il faut une certaine sécurité au niveau de la tenure. bon bah les gens se sont découragés de planter des arbres fruitiers. la remontée de lait ça traîne pas pendant longtemps. Dans le pays de Galle aussi depuis des temps immémoriaux. d’avoir un fourrage vert qui est très riche ne protéines. enfin j’ai dit en Bretagne. du foin ou des choses comme ça. et des étés pas trop trop chaud. ça s’est fait beaucoup pendant les guerres de 30 ans et même pendant les guerres de religion à . C’est-à-dire un minimum de convergence d’intérêts entre les individus. C’est absolument nécessaire de les broyer ? Y’a des variétés comme l’ajonc de Dinan en Bretagne où depuis longtemps on le donne aux bestiaux. que Bill Mollison définit comme une méthode de culture permanente et symbiotique.Y’a aussi une possibilité d’utilisation d’une sorte de genêt… Oui ça ce serait l’ajonc. Les orties ? T’as pas besoin de les sécher. avec une absence de situations conflictuelles. pour les fourrages. après qu’elles soient demi-fanées au soleil depuis une journée les bêtes les mangent. Bon l’ajonc c’est en hiver. il faut des hivers qui soient pas trop trop froids. ça c’est en Bretagne. qui demandent trop de travail.

Il s’agit d’une culture permanente et symbiotique. Il se dit je fais quelques cultures annuelles et quand je vois arriver les ennuis je me taille le plus vite possible. piller. Là on commencer à regarder ce qu’on appelle la culture associée. Si je pratique ce système-là j’aurai ici par exemple 15 quintaux par hectare de mil et 8 quintaux de niébé. des fois ça va être entre deux végétaux. enfin en France on peut les faire… Par exemple on peut très bien cultiver du millet et des haricots niébés par exemple en Afrique. C’est-à-dire séparation entre l’habitat. Ça je donnerais aussi des exemples là-dessus sur des tribus qui vivent d’une autre façon que chez nous au niveau de la répartition du foncier et des choses comme ça. En fait on ne fait que donner une application des sciences de l’environnement et de l’écologie à l’agriculture. sur des parcelles séparées. torturer et tuer.erder les troupes royales pendant je sais pas combien de temps. qui sont surtout faites en Afrique. Alors ça va être de multiples exemples. Donc un ordre social stable c’est donc indispensable. Sur cette parcelle. J’ai un hectare de mil et là j’ai un hectare d’haricots niébé. entre un système culture et un autre. d’ailleurs c’est comme que dans les Cévennes les camisards on tenus le coup. Les chênes. séparation entre la production végétale et animale. et c’est comme ça qu’ils ont pu emm. ou tout est intégré. C’est un système où on intègre. c’est-à-dire qu’il y a le mil qui est là et le niébé qui est cultivé entre le mil. la principale activité des soldats quand ils arrivaient dans un village. c’est-à-dire qu’il n’y a pas de séparation des éléments dans divers systèmes.la renaissance. Ce système est finalement assez avantageux. Alors une fois ça va. deux fois ça va. là je prends évidemment l’hypothèse que le mil et le niébé sont semés en même temps. à part évidemment les trucs classiques. Ça implique au niveau foncier des conceptions différentes qu’il y a actuellement. On voit tout de suite la complémentarité. les châtaigniers pour le maquis c’est excellent. Je peux très bien faire ça autrement. y’a pas moyen de faire quoi que ce soit dans ces conditions. c’était de couper à ras tous les arbres fruitiers qu’ils trouvaient. au bout de la troisième fois le paysan il replante plus rien. c’est à la châtaigne. très important. violer les femmes. Là je vais donner plein d’exemples. je choisi une légumineuse un peu différente qui a un port rampant. le mil a un port dressé et le niébé un port rampant qui couvre bien le sol. Sur cette parcelle d’un hectare je vais obtenir 30 quintaux de mil plus. On cherche à avoir un maximum de fonctions inter-relatives entre les éléments de l’écosystème. entre des animaux et des végétaux. puisque toutes les situations relations relationnelles chaotiques et conflictuelles. . c’est-à-dire la culture associée de plantes complémentaires. je vais associer le niébé et le mil que je vais semer en même temps.

il couvre pas rapidement le sol. La vesce. ça veut dire que les gens au lieu de cultiver pour avoir le même rendement. plutôt oui. donc faudrait cultiver un troisième hectare pour avoir un rendement équivalent. Maintenant on va voir pourquoi ces choses se font. mais ça serait possible qu’en culture associée justement. L’écartement entre les millets varie entre les espèces. donc une meilleure économie en eau. et contre l’impact des gouttes de pluie contre le sol. donc on voit la série d’avantages que ça va enclencher. donc c’est particulier là-bas. et qu’ils aient aucun rapport avec l’autre. la gesse chiche. donc j’aurai 36 quintaux de grains par hectare. qui permet de cultiver le mil à grand écartement. On a pas de plante équivalente ? . mais ils devraient être à un écartement beaucoup plus grand. Là y’a qu’un hectare. Parce qu’au lieu que le niébé soit dans son coin et le mil dans son coin. Donc ces deux hectares qui vont être en prairie à la place. le trèfle blanc et puis la minette en France. Donc on arrive à un cycle de fertilité qui augmente en spirale. on est obligé de le semer assez serré. On le mange le haricot niébé ? Ah ben oui. ce qui permet un enracinement très fort et donc un rendement beaucoup plus fort. si on veut pas passer sa vie à le désherber. Et y’a une concurrence entre les tiges aux dépends de l’enracinement qui n’arrive pas à se développer y’a une élongation des tiges en hauteur qui fait que les épis vont être assez petit. mais je préconiserai des écartements… là dans les essais c’est des écartements à 80 centimètres ou 1 mètre de distance. en plus du haut rendement vont pouvoir brouter l’herbe et mettre d’avantage de fumier. un peu sur tout le champ comme ça. En plus y’a une meilleure utilisation de l’énergie solaire. là on le sème tout seul. puis sur la ligne pareil. Il faut une légumineuse à port rampant qui soit abondante et qui couvre bien le sol.moins pour le niébé puisque c’est une variété rampante qui est moins productive que l’autre. Y’a des millets et des sorghos en Afrique qui atteignent 5 mètres de haut dans certains coin. le niébé rampant. Et enfin le niébé évidemment donne un amendement azoté au sol. au lieu d’avoir 23 quintaux sur deux hectares. là y’a 36 qx. On peut augmenter considérablement le rendement. ça veut dire que les vaches. plus 6 quintaux de niébé. parce que si on fait ça. qui est une variété particulière qui couvre bien le sol. Le mil en début de végétation. comme le maïs d’ailleurs. j’ai jamais fait d’essais. Dans l’autre système. De plus le niébé protège le sol contre l’évaporation grâce à son port rampant. donc rien qu’en changeant un petit détail quoi. l’un et l’ autre sont intégrés là. qui étouffe bien les mauvaises herbes. Sinon alors là on sarcle 10 fois la récolte. c’est-à-dire qu’il va y avoir réflexion des rayons du soleil sur le mil. le niébé et encore sur le mil. c’està-dire des nitrates qui sont synthétisés. etc.

Là attention il faut pas confondre parce que justement. en permaculture l’essentiel du paysage donc est demi-sauvage ou en paysage comestible permanent qui s’entretient de lui-même. par exemple le blé peut se ressemer de lui-même. il était en anglais à l’époque. si tu le fais revenir de lui-même c’est aléatoire. la zone la plus intensive). Y’a des nains Oui mais ils ont un port demi-dressé. Si par exemple sur une propriété de 5 hectares t’as 1000 mètres carrés de cultures et le reste en verger. En France je sais pas si on peut avoir des haricots qui couvrent aussi bien. prairie ou forêts et donc le transfert de fertilité. Bon les haricots français moi je les connais pas tellement. on aurait un rendement. mais je sais pas si y’en a qui rampent aussi bien que ceux qu’il y a en Afrique. même si les choses viennent toutes seules. non. je sais pas ce que ça donnerait. et justement si t’as une bonne technique. Parce qu’on peut faire ça. le transfert de fertilité tu le fais très facilement. en culture annuelle intensive. mais si tu conduis le blé à écartement optimal et tout ça. C’est pour ça aussi que j’ai travaillé sur les céréales. tu peux avoir une petite surface en céréales et de cultures annuelles. mais si c’est dans un pays ou ça gèle. En permaculture. mais il faut bien garder à l’esprit que ces surfaces-là. il est beaucoup plus intelligent de ressemer soi-même. le haricot ne va pas survivre et se ressemer l’année suivante. Tu peux avoir une petite surface si tu la gère intelligemment en intégrant les choses de cette façon-là.Si on a des haricots nains. c’est comme que j’ai connu Fukuoka. bon bah t’aura un rendement qui dépasse 100 quintaux à l’hectare. y’a eu des articles de journaux en France. tout ne vient pas comme ça. y’a des haricots niébé qu’ils cultivent comme ça il a un port quand même demi-dressé si on le cultive vraiment pour le grain et tout seul. Ce serait pas possible de le laisser se ressemer ? En Polynésie oui. parce qu’en culture annuelle. y’a sept ans. sont un avantage. j’ai même failli ne pas faire venir le livre. Si tu arrives à diminuer au maximum tes surfaces en céréales tu peux augmenter tout le reste en écosystème très productif comme verger. là attention je donne des exemples (de la zone 1. et c’est un haricot qui est vraiment productif. prairie ou forêt. et puis c’est pas vrai. sur une petite surface. Parce qu’en Afrique y’a plusieurs sortes. Ou alors un qui est supposé monter mais si on ne le tuteure pas il s’étale par terre. L’autre a un port mais qui rampent très fort sur le sol et qui fait vraiment une végétation abondante qui le couvre. Est-ce que ça ça se ressème l’année d’après tout seul ? Attend. . faut faire attention là. Non. Pour les légumes ? Ça dépend où est-ce qu’ils sont cultivés.

tous ces animaux vont en liberté. Y’en a ça et là. Autour y’a les céréales qui sont demi-intensives. c’est-à-dire que c’est moins soigné. ett tout ce qui est dedans est semé. C’est lui à main d’homme qui ressème. entre les arbres. donc les légumes ils n’apportent rien au sol. d’abord c’est un espace plus pauvre pour commencer. c’est pas ça du tout Fukuoka. où ils présentaient Fukuoka « on prend des graines dans une boule d’argile. Vraiment. Fukuoka. là c’est un espace qui est réservé surtout aux arbres fruitiers. Y’a un compost aussi. Parce que cette écosystème (zone 3) donne des arbres fruitiers. j’ai lu les articles qui parlaient de lui. On va mettre les choses au point. les déchets domestiques. et donne une forte production biomassique. plus ou moins. et il faut pas d’ailleurs qu’il y en ait trop des légumes. là. donc là c’est la zone ultra-intensive. Quel est le rapport entre les 3 zones ? Il y a effectivement des transferts de fertilité. Les poules et les canards vont . Parce qu’on en a besoin pour une forte production biomassique. dont je parle.il fallait le faire venir de loin par une librairie anglais. ils vont (ramener la fertilité de la zone 3 vers la zone 2 puis vers la zone 1). c’est uniquement par curiosité que je l’ai acheté. qui est conduit beaucoup plus extensivement et on laisse place beaucoup plus à la flore spontanée là. des légumes –enfin juste un peu-. Fukuoka il a des élevages de poules. les légumes y’en a très peu. Mais sinon quand je vois ça. Et semé exactement. cherche à avoir le maximum de production à l’unité de surface. ça se ressème pas tout seul. Et là ça n’a strictement rien à voir. c’est semé à la volée. tout ça c’est composté et c’est répandu sur ce verger. EN TROISIEME ZONE. quelques chèvres. c’est intensif. mais c’est pas la même chose dans cet espace que là (en zone 1 et 2). Donc les légumes ne sont pas la production de base dans cette zone. de canard. la paille est étalée sur le sol. chez Fukuoka. Parce que je répète que les légumes ont une faible production biomassique. PAR CONTRE. Donc rien n’est laissé au hasard ici. et que leur production biomassique a coefficient iso-humique plus ou moins égal à 0. ce qu’on appelle la zone demi-sauvage. Non. Bon. Parce que dans cet espace. sont semées une fois. on jette et le reste du temps rien ». donc y’a quand même quelques arbres fruitiers et dedans des légumes. C’est-à-dire que toutes les déjections humaines. Donc dans ce coin-là où on n’effectue pas une surfertilisation avec le compost ou avec autre chose. c’est lui qui les ressème. là. c’est moins intensif déjà. mais là y’a pas de compost. et se ressèment pour la plupart d’elles-mêmes. chez Fukuoka il y a la maison qui est là. donc y’a beaucoup d’insectes et de choses comme ça. où on effectue pas de transferts de fertilité. et les légumes sont semés. où c’est un espace demi-sauvage qui s’auto-entretient et s’auto-fertilise de lui-même. à côté y’a le jardin potager intensif qui est comprimé sur une surface minimum. mais c’est ressemé. enfin les poules et les canards en tout cas.

faut les cultiver. Les laitues par exemple. . pourquoi pas. de graminées et tout ça. ils épandent la paille. Tu peux toujours cueillir les feuilles et ça repousse. On expliquera des techniques de culture en Afrique noire ou c’est la base. Le champ de céréales donne des céréales. Il en est de même dans la zone 3 ? La zone 3 elle s’auto-fertilise complètement par elle-même. Mais on verra. avec le trèfle blanc qui fait une couverture permanente du sol. et elles repoussent. ils font des déjections. Oui. Les poireaux c’est la même chose. de mauvaises herbes. mais les céréales pratiquement elles s’autofertilisent d’elles-mêmes.picorer les insectes et se nourrissent d’herbes et graines sauvages. enfin tout en produisant. Donc les céréales en grosse partie s’auto-fertilisent par elle-même dans ce système-là. donc il y a un transfert de fertilité. qui par exemple. Les légumes ça pose trop de problèmes. Donc la zone 2 c’est uniquement les céréales c’est ça ? Oui enfin céréales associées à des trèfles blancs et à des mauvaises herbes. ça peut se faire. les céréales donnent déjà une forte production biomassique au niveau des racines et tout ça. Au contraire elle fertilise les autres zones. ils s’en nourrissent. on peut estimer dans ce système de culture qu’il s’auto-fertilise partiellement contrairement au champ de céréale classique. etc. mais y’a aussi une solution y’a des peuples justement. Euh. On veut pas faire le travail intensif pour avoir un jardin. Il faut pas arracher les choses. c’est aussi comment on les cueille les choses. comme y’a beaucoup de plantes. y’a quand même avant les canards qui venaient automatiquement fertiliser. y’a des gens qui consomment pas de légumes. mais en plus les canards trouvent. On consomme des primevères au lieu de consommer des laitues. une biomasse très riche qui attire des insectes et qui sont mangés par les canards. c’est un système qui est pratiquement parfait donc le transfert de fertilité est presque pas nécessaire en dehors du petit potager qui est dans la zone 1. leurs excréments servent à fertiliser par exemple le jardin potager. les Judéo-Chrétiens primitifs et d’autres gens. On pourrait se contenter que de la zone 3 finalement. ça revient toujours à ça. etc. et ensuite quand ils reviennent au poulailler. ça a existé. Finalement le champ de céréales. Trouver la combine d’avoir des légumes sans être esclaves. Le but des deux dernières zones set à alimenter en ressources la première. le trèfle blanc qui nourrit les canards qui font des déjections. de tout ça. Non mais ça. c’est une façon de voir. y’a tout un cycle. y’a des laitues de variété que tu coupes. en agriculture naturelle.

Et les légumes est-ce qu’ils sont capables de se reproduire par eux-mêmes ? Les poireaux oui. ils sont très sélectionnés finalement. d’ailleurs quand tu leurs demandes quand tu achètes des œufs. . surtout quand c’est grand. On va continuer. parce qu’en fait les poules ça mange bien une certaine proportion de graines. Les artichauts. avec 30 poireaux. Finalement les instinctos ils couvriraient tout en fruits. de leurs excréments de poule etc. pesticides tout ça et puis les céréales produites. bon bah les tomates tout ça. Les poules qui sont en claustration. T’as l’ail sauvage. ça c’est les systèmes séparés. Oui parce que moi je me dis en plus que les légumes. avec une alimentation déséquilibrée. C’est consommé directement aussi si c’est les animaux qui les mangent. comme tout ce qui est dans les techniques conventionnelles. pff. C’est un système d’ailleurs. finalement on mange des fruits plus que des légumes en plus. enfin on aura tout vu. par exemple le système qui cherche à produire des œufs. enfin conventionnel ou classique comme on veut. certains savent. Ça veut rien dire. insecticides.Ah oui les poules sont élevées au grain ». y’a un système schizophrène je dirais. pff moi je crois d’ailleurs que lorsqu’on n’assaisonne pas. Des fois même ils partent directement à la rivière. plus c’est grand plus c’est compliqué. A la rigueur ils laisseraient un petit peu d’espace entre les arbres pour avoir quelques légumes et puis la serait question est réglée. par exemple le système classique. parce que tout le monde dit. par exemple là des instincto. c’est pas sélectionné ça. mais aussi de verdure et surtout des insectes. on bousille tout gentiment. parce qu’elle en mange pas hein. tout ça repousse très bien. Parce que les légumes. quelqu’un qui dit ça pour que j’achète ses œufs. puisque vous parlez de poules et de volailles. Finalement la poule on pourrait voir que c’est essentiellement un insectivore. il embête tout le monde. Bon. où on cultive des céréales au tracteur dans un coin. direction les poules. C’està-dire qu’il y a une séparation entre les champs de céréales et l’élevage de poules. une famille instincto. l’asperge sauvage. C’est parce qu’il y a beaucoup de légumes qui ont été importés qui ne conviennent pas à la région. « alors ces œufs ils sont bons ? » « . parfois elle peut tenir l’année. Ah oui d’accord. quand c’est grand ils savent pas trop quoi faire. donc qui sont malades. ou on fait des fosses septiques pour les vaches… A Cuba. automatiquement. en tout cas dans le jardin ça c’est quelque chose qui revient tout seul. c’est une idée géniale de Fidel Castro. ils auraient surtout la zone 3 puisqu’ils mangent des fruits. et en prairie. puis la question est réglée. Ce qui se passerai.Pour prendre l’exemple du poireau. les blettes aussi.

Y’a par exemple du riz. les mauvaises herbes. Et avec ça il produiront des œufs. donc on perd son temps finalement à détruire la biomasse. les problèmes insectes. il gratte pas. avec des labours pour éliminer les mauvaises herbes (le labour est à l’origine un désherbant plus qu’autre chose et qui permet de cultiver au même endroit). enfin toutes les ressources que le canard peut donner et en plus il désinfecte les prairies des douves. C’est une façon de concevoir les choses. mais comme un fourrage pour les canards. Pour avoir des œufs il peut y avoir un autre système. c’est le meilleur prédateur contre les limaces qu’on puisse imaginer. plus du trèfle blanc.Ça permet de faire partir les déjections des vaches à la mer au lieu de les faire couler dans les prairies. et des insectes. en canard et en duvet. Ah oui ben ça. on les élimine avec des poisons. de plus les canards peuvent aller de temps en temps dans le potager pour éliminer les limaces. Il bouffe pas trop les légumes quand même ? Non. pour éliminer les douves. Fukuoka le montre. alors que ce qui est ailleurs considéré comme un problème. les mauvaises herbes ne sont pas vues comme des mauvaises herbes. il en raffole et puis il est très adroit pour les éliminer. des façon culturales. mange les larves de douves. ils vont se nourrir de trèfle blanc. parce que les canards sont d’avantage herbivores donc ça revient encore moins cher. Il a son champ de céréales qui est en culture associé avec du trèfle blanc. C’est un canard différent du nôtre ? . mange les mollusques qui sont vecteurs des larves de douves. des mauvaises herbes enfin des graminées essentiellement. les problèmes adventices et graminées spontanées sont transformés en œuf. Les canards en plus peuvent aller en association avec des herbivores dans les prairies. Donc finalement le problème. Donc y’a rien de plus efficace qu’un canard pour éliminer la douve. l’herbe du pré pour un canard c’est bien meilleur qu’un légume. et en plus de toute façon s’il a un fourrage suffisant. c’est que le canard mange les douves. Donc y’a de fortes chances que le canard préfère brouter de l’herbe que la plupart des légumes. parce que de toute façon il suffit de goûter une herbe pour se rendre compte. Finalement on aboutit à ce résultat. et des adventices. les insectes. ça a plus de goût. c’est-à-dire que les problèmes limaces. ça c’est extrêmement important. l’eau de toute façon on sait à quoi elle sert. Donc les canards vont parcourir ce champ de blé en liberté. il bouffe pas les légumes. là au contraire c’est que le trèfle blanc. au lieu des poules il va mettre des canards. Donc ce champ est intégré à l’élevage des canards. plus des mauvaises herbes .

C’est un problème de sélection. le coureur Indien il a besoin de grands espaces. la question n’est pas là. mais pas en France. et recroisé avec le canard de Rouen. Parmi les races de canard qui ont de fortes pontes les deux canards les plus intéressants c’est le coureur Indien. alors là on va mettre les choses au point. c’est pour ça qu’on l’appelle le coureur. douve et compagnie. c’est le champion de la ponte. aux Etats-Unis le coureur Indien est très intéressant. en série. qui pond pratiquement autant que le coureur Indien. y’a même des gens qui disent « quelle horreur l’eau c’est dangereux pour les cannetons ». En principe. ils ont des besoins alimentaires qui sont élevés. Bon ce qui se passe. des cannetons qu’on vend au bout de un mois et demi-deux mois. tout ce qui est limace. et il courre tout le temps. ici on sélectionne le canard pour le foie gras. donc il vaut mieux l’élever en Inde. C’est un animal qui trottine. Sur le plan psychologique il est . il descend tout. c’est un croisement de coureur Indien par le colvert. Il court tout le temps. dans les restaurants pour un couvert de quatre personnes. A propos de l’eau et des cannetons : Là il faut faire attention. Le coureur Indien il marche très en France. il vient de l’Ile de Java. aux Etats-Unis. pour les races de canard. Par ce qu’il coure. sinon dès qu’ils naissent ils peuvent aller à l’eau sans le moindre problème. Un par jour. c’est-à-dire qu’on le lâche à 9 heure du matin. et il aura couru tout le temps pour chercher sa nourriture. il peut donner jusqu’à 363 œufs par an. C’est un canard qui est originaire de Malaisie. mais en Australie. mais ça c’est valable que pour les canetons orphelins qui n’ont pas leur mère. Chez nous on a une variété qui est plus intéressante que ça. donc le canard sauvage. il est très efficace d’ailleurs dans tout le rayon de la propriété. Le Campbell est un excellent canard aussi. il mérite son nom parce qu’il coure tout le temps. on le fait pour produire des canetons comme ça. Là où les canards sont sélectionnés pour les œufs. il ne revient qu’à la tombée de la nuit. donc une espèce à viande d’ici. ils pondent tous les jours. c’est évidemment les races de canard pondeuses évidemment comme ils font beaucoup d’œufs. c’est le Kaki Campbell. Le Rouen il est assez intéressant parce que c’est peut être pas évident à trouver des kaki Campbell ? Ah si. Il est le plus économique parce que y’a pas besoin de lui donne à manger. dans une région chaude et plutôt en Australie et tout ça. il est bien évident que les races de canard les plus efficaces et les plus actives pour manger les insectes et les mauvaises herbes. C’est pas la sélection pour les œufs. il ne marche pas ce canard. Sinon l’eau est essentielle pour ceux qui font de l’élevage de reproduction. le canard se reproduit essentiellement dans l’eau. quand ils ne sont pas protégés. Mais c’est pas un canard à viande. c’est assez controversé. pour la graisse et pour la viande. parce que même pour la viande ici.Ah non.

préférable d’avoir de l’eau pour la reproduction par ce que le canard. c’est pas pour une question de pudeur. Le coureur Indien pont des œufs de 70 à 90 grammes. ceci dit le canard c’est un animal aquatique et il lui faut quand même de l’eau. Et avec évidemment alors là la nourriture je sais pas combien de doses ils leur. on peut les faire faire des œufs. on prétend que pour la ponte ça sert à rien d’avoir de l’eau. pour la reproduction des choses comme ça. et le deuxième but c’est la stimulation de la glande pinéale. ça dépend comment on conduit l’élevage. s’il se reproduit dans l’eau c’est pour une question de sécurité. mais en plus des œufs plus lourds. du kaki campbell. d’associer le trèfle blanc. qui ont l’air assez indifférents compte tenu des pontes qu’ils font. ils les gavent quoi. ce qui n’est pas le cas du coureur indien. Il est beaucoup plus rentable de transformer. Bon ça c’est un principe important en permaculture. parce que hors de l’eau… et si y’a des rats aussi qui tournent autour de la maison. Y’a rétention d’œuf et il fait plus rien. Sans lumière. Des oies qui sont des oiseaux qui pondent généralement que janvier-février à juin. Mais par exemple pour les oies on le voit. Parce que y’a ça aussi. Si y’a un endroit où y’a des chiens. on voit les interactions qui peuvent y avoir. s’il sent un rat. et le kaki campbell peut pondre des œufs de 80 à 95 grammes. Faut leur donner au moins un baquet d’eau. Dans les élevages y’a deux but à la lumière. il peut bloquer la ponte s’il a pas d’eau. ce qui est vrai théoriquement. il aura peur et il le prouvera d’ailleurs. sans lumière elles ne pondent que dans cette fourchette de temps donc au moment où les jours se rallongent et elles muent et tout ça. si y’a pas d’eau il bloque l’œuf. enfin de transformer les mauvaises herbes et les insectes en œuf plutôt que de dépenser de l’énergie. parce qu’il peut faire ça ici ou là s’il est en sécurité. où il puisse se plonger le corps tout entier. mais si y’a le moindre danger. mais avec l’électricité on fait pondre des œufs pratiquement toute l’année. La poule le . pour pouvoir pondre. s’il sent un chien ou il sent une insécurité. enfin ils les gavent. le canard ne se reproduira jamais hors de l’eau. Le kaki Campbell c’est pareil. qui augmente le poids des ovaires. c’est-à-dire la durée du jour. le premier but c’est que l’animal fasse un repas supplémentaire. ça va à plus de 350 œufs par an quand c’est très bien conduit. Voilà donc la différence entre le fait de faire son champ de céréales dans un coin et l’autre manière. plutôt que de faire les céréales toutes seules. des insecticides ou des choses comme ça. En plus le nombre d’œufs. enfin favorise la production. ces cannes-là évidemment pondent plus que des poules. le canard peut très bien ponde sans eau. au sens figuré. plutôt que de les détruire soit avec des labours. Certaines races dépendent de la photopériode. et où y’a pas de sécurité qui est vraiment optimale.

parce que ce sera pas rigolo quand on s’arrête. il préfèrera aller coucher dehors. comme lorsqu’on croise un âne et un cheval pour avoir un mulet. Ceci dit y’a beaucoup de gens à toutes les époques qui ont cultivé à la main petit. les gens font des choses à condition qu’il soit payés. on a jamais vu ça dans l’histoire de l’humanité. il a été utilisé en croisement pour le kaki campbell. pour la baguette.standard moyen c’est 57 grammes environ. de la viande et du foie gras. Et d’abord les gens en ville. Parce que bon. bon bah le jour où les gens vont devoir travailler la terre pour se nourrir il va venir. dans le monde entier. principale des canards de barbarie. […] En plus c’est pour ça qu’on détruit tout. selon les gens et ce qu’ils font. mais c’est sûr que là on aboutit. Peu à peu. et de croisement aussi. et pour éviter le chaos. Y’aura des joyeusetés préalables. . Et puis alors là le kaki campbell c’est un canard qui en plein hiver s’il gèle à je sais pas combien. de Malaisie. et à mon avis ça sera vite réglé. parce que les gens iront sur un marché y’aura rien. et faire ceci et faire cela. Des bougies aussi. alors le kaki campbell. les gens se sont bagarrés pour les bougies. c’est que attention. un tiers de Rouen et un tier de coureur Indien. Sinon le colvert. Donc les principaux croisements qu’on fait c’est de croise des canards de barbarie avec des cannes communes qui donnent des hybrides infertiles. les canards sont surtout sélectionnés pour faire de la graisse. quand il y a eu les chutes de neige. Le coureur indien va dans les tropiques plutôt. Et y’a eu un corps laissé mort. enfin justement c’est pour ça qu’en permaculture on essaie de préparer toutes ces choses-là. eh bé y’a eu des morts. Donc le problème ici on est en France. quand le téléphone des flics va tomber en panne et des choses comme ça. Ce sera un retour à la nature complet. je te dis pas comment les gens vont se comporter dans un premier temps. enfin je veux dire c’est le canard vraiment rustique tu vois. On l’a vu cet hiver dans le Loze. Un tiers de colvert. y’a un tiers de colvert dedans. y’aura une transition. la dernière baguette à la boulangerie ça a été au plus fort. c’est qu’on veut produire des excédents pour nourrir ci. faut pas exagérer. Financièrement ça a jamais existé. et qui avaient des excédents. Ceci dit c’est sûr que y’aura. et si tu lui fais un trou dans la glace il ira s’y baigner tout le temps. je crois pas que ça va durer longtemps personnellement. parce que là il est originaire de Java. Fukuoka le dit clairement c’est que 100% de personnes travaillent la terre. rien ne les empêche de faire des petites cultures… De toute façon le système actuel il est uniquement transitoire parce que tout le monde finalement vit sur le crédit. Ce sera le chaos d’abord. ce sera pas le retour à la terre d’abord. d’abord le principal.

on est bien content enfin quand on arrive chez soit. qu’on fait partie de la crème audessus. et tout ça. le réflexe du français il est extraordinaire. parce que ce qui se passe c’est que. Par exemple. c’est très joli. Dans les petites villes y’a eu la panique. et que tu les sort brusquement dans le potager . par rapport aux techniques conventionnelles ou à la façon de faire parce que là c’est plus une technique. En permaculture. Ça laisse un avant-goût de ce qui va se passer si on fait rien. C’est-à-dire qu’actuellement c’est laid. Puis les canards s’ils ont suffisamment de fourrage ailleurs. Evidemment si t’as que tu tiens en claustration enfermé. au grain. les faux-acacias donnent des fleurs. quelques fleurs. C’est normal que les gens éprouvent le besoin d’avoir un jardin ornemental pour compenser.Nan mais c’est inquiétant. j’ai déjà expliqué que les canards peuvent en plus trouver une biomasse végétale ou animale abondante. en plus les fleurs produisent du miel. y’a pas de canards. Après quand on s’est bien emmerdé sur son tracteur au milieu d’un paysage horrible. au maïs et à je sais pas quoi. t’es en train de faire la moisson. c’est autre chose que de voir une terre nue qui est éventrée. vraiment qu’est-ce que ça va être si y’a 3 ans de pénurie ou quelque chose. Par exemple du blé qui pousse sous un parc arboré de chêne ou d’arbres légumineuses. c’est pas joli. Un canard attaque un légume ou un blé que s’il est privé de fourrage. d’abord c’est un snobisme pour montrer qu’on a pas besoin de produire sa bouffe. Dans le système de culture que je fais. c’est un peu comme la tradition des jardins Persans. le blé a déjà pris une certaine croissance. On regarde. la baguette. le dualisme qu’il y a entre le jardin ornemental et le jardin productif. Nan et puis la rapidité. Je vais donner d’autres exemples d’intégration en agriculture naturelle ou permaculture. c’est que tu sèmes dans la moisson précédente. les réflexes sont foudroyants. il suffit de se promener ailleurs. ça doit être à la fois beau et productif en même temps. quand la moisson est faite. ils touchent pas au blé. Parce que les hélicoptères ravitaillaient les endroits paumés. mais ça se passait dans les petites villes. C’est un paysage qui n’est pas laid. par exemple sous des robiniers associé avec du trèfle blanc. ça enlaidi le paysage. ouf de trouver une petite pelouse. ça démontre une certaine schizophrénie. Parce que ça va vite hein. alors à mon avis le fond du problème il est là : c’est que telle que l’agriculture actuelle est pratiquée. En plus le trèfle il donne des fleurs. et puis les notions relatives à la beauté du paysage et des choses comme ça. la rapidité au marché noir. non non. le jardin ornemental. Ce qui se passe d’abord. pas un pain de campagne qui dure 3 jours. à laquelle les bougies sont passées à 15 francs pièce et tout. Bon y’ a pas que ça. mais en 3 jours hein 3 jours. L’hélicoptère amenait tous les jours la baguette toute fraîche.

des céréales ou des fourrages. enfin on enlève les mauvaises herbes (labourer = enlever les mauvaises herbes). En dessous on cultive soit des légumes. qui évidemment ne produit que de la vigne. […] La vigne cultivée. magnifique champ. non le blé ça démarre bien. Au Portugal. qui sont plantés en plein champ. enfin tout ça revient finalement à peu près au même plus ou moins. qui n’est intégré à rien du tout et qui nécessite évidemment un fort transfert de fertilité et une forte dépense d’énergie. On peut faire un effort pour faire croire qu’on est honnête à la rigueur. une fois qu’il a atteint quelques feuilles. y’a aussi un truc là. des érables ou des frênes. ce n’est pas si rare que . Déjà contrairement à ce qu’on pourrait penser. le blé qui est pâturé c’est pas aussi dramatique que ça. […] En langage originel. En Emilie-Romagne. Fukuoka il les chargeait jusqu’à 100 par hectare. s’il est semé à la bonne période. ça nuit pas tellement au rendement (de le piétiner un peu). et sur un champ de blé avec des adventices. Le blé c’est costaud. les vignes se baladent d’arbre en arbres. […] Dans un système commercial l’honnêteté ça veut plus dire grand-chose finalement.ou je sais pas quoi. enfin un peu tout ce qu’on veut. des pieds de vigne partout. des ormes. mais être honnête c’est autre chose. On aboutit à un système beaucoup plus productif. parce qu’alors là on pourrait plus rien faire. parce que ça se fait au dépend de la vigueur de végétation de la vigne. Une plante. tu vas pas être déçu du ménage. (coltura-promiscua) On a des arbres fourragers. on fait grimper les vignes sur les arbres. si on regarde les choses en face. rien d’autre. Il vaut mieux faire pâturer du blé même tout l’été plutôt que de le semer en octobre-novembre comme tout le monde le fait. Parce que dans un système commercial être honnête c’est être un con finalement en fait. Ceci dit. c’est un peu une erreur de conception. le mot paysan ça devait pas exister. quand il est semé dans la récolte précédente et tout ça. en plus on laboure évidemment entre les pieds. Il faut savoir qu’un pied de vigne peut donner plusieurs centaines de kilos de grains et même jusqu’à une tonne et demie. Alors ça c’est le système classique. une fois que le blé a démarré. Parce que quand on dit des paysans c’est par opposition à des gens qui vivent en ville ou par opposition par des gens qui font autre chose que de l’agriculture finalement. les canards peuvent manger un peu de blé. L’honnêteté n’a pas libre cours dans un syst ème pareil. ou on met des herbicides. en ligne. Les canards vont sur des prairies. tu peux les charger jusqu’à 200 par hectare. on inverse la façon de faire. les gens pensent beaucoup qu’il faut tailler les vignes à deux yeux ou quatre yeux ou quelque chose comme ça.

14 mètres ou moins. ils peuvent les serrer raisonnablement. Ce système permet de cultiver. C’est le respect de la nature. et on abouti à un système dans ce champs qui finalement s’auto-fertilise de lui-même. on la fait balader en berceau comme ça. elle reçoit le soleil quand même de tous les côtés. et regardes. D’ailleurs c’est des gens. alors là non. Et le rendement quand c’est conduit en hauteur peut atteindre 60 tonnes à l’hectare et même plus d’ailleurs. d’ailleurs ces arbres sont un peu des saules pleureurs en fait. c’est sûr on va avoir tous les inconvénients. c’est un des coins d’Italie où on a le maximum de rentabilité par unité de surface. on aboutit là à un rendement assez fort à l’hectare. c’est pas la même chose que de mettre des arbres ici et des vignes taillées entre. tout ce qu’on veut. Tu n’installes pas des piquets.ça. en Espagne des vignes taillées à deux yeux tout azimut t’en vois beaucoup quand même. disons 12 mètres. D’ailleurs des fois l’arbre est presque . Tandis que le système classique est séparé de tout et nécessite d’acheter du fumier ou alors de produire un truc. Les vignes sont surélevées donc y’a pas de problème de mauvaise herbes ou de compétition. Ceci dit comme ils sont conduits en têtard. c’est des gens qui ont un haut niveau de vie. Ce qui se passe. ils donnent du fourrage pour les animaux. des treilles très couteux. entre les arbres qui supportent la vigne y’a du fourrage. la main d’œuvre. c’est une plante grimpante et c’est logique qu’elle grimpe de toute façon. en plus elle continue dans l’arbre. En Chine par exemple. de toute façon la vigne c’est une liane. en Emilie-Romagne non plus. et où des familles vivent très bien sur un ou deux hectares. Je crois qu’on a rabaissé les vignes essentiellement pour des questions de main d’œuvre (non pas pour une question de climat). Les vignes ne demandent aucune taille là ? Les vignes ne sont pas taillées là. Mais l’Emilie-Romagne. En coltura-promiscua les arbres sont espacés de 13 mètres. Quand un plante grimpante grimpe autour d’un tronc. Ça dépend ce qu’ils veulent faire pousser en dessous. C’est pourtant une région qui est chaude. bon les arbres servent déjà de tuteur vivant pour la vigne. c’est vraiment une intégration vraiment économique et le raisin qui est produit comme ça est de très bonne qualité. et puis elle redescend. c’est du sport pour ramasser le raisin qui se balade en haut. le rendement. les vignes sont conduites en hauteur parce qu’on sait très bien en recherche agronomique que c’est comme ça qu’elles donnent le maximum de rendement et le maximum de qualité. Dans l’autre système. un haut train de vie sur des surfaces vraiment minuscules. On appelle ça en Emilie-Romagne la coltura-promiscua. ainsi qu’à Corinthe et dans des régions comme ça. des prairies à côté. Les fourrages qui sont cultivés entre les arbres. enfin c’est assez extraordinaire. C’est reconnu maintenant en agronomie officielle.

les vignes on coupe tout à deux yeux ou je sais plus combien. Dès le départ les vignes. et de pas mettre d’arbre et rien pour la faire grimper. c’est ça l’expérience qui a été faite au Portugal. la vigne grimpe donc. c’est un système en forêt si tu veux. faut aller les chercher ! Elle fait des fruits en haut. elle est obligée de grimper extrêmement haut pour commencer à arriver au soleil donc elle s’épuise en élongation de tige. elle recherche de la lumière et elle fait sa fructification en haut. Nan mais justement c’est pour ça que je dis on a plus besoin de paysage ornemental. en forêt les arbres sont serrés et tout. Et c’est une question surtout de rapport entre les feuilles et les racines. En Afghanistan c’est spontané. En forêt c’est différent. et finalement elle donne du raisin quand même pas mal. partout et très dense. c’est le coup classique. Elles produisent des fruits ? Elles produisent des fruits. c’est complètement différent. même des fois qui vont trainer un peu sur le sol. La vigne naturellement dans les forêts d’Afghanistan. Les expériences qui ont été faites. partout c’est privé de lumière. on peut plus faire ça. donc la vigne elle grimpe. Ça doit être superbe. Une vigne donc. Les racines dépendent des feuilles pour pouvoir grandir. et qui donne un aspect de saule pleureur et tout ça c’est bien chargé de raisins. C’est des vignes sauvages. c’est très interdépendant finalement. Alors ça c’est pas un système productif. les racines peuvent pas grandir. Surtout pas tailler au départ. ça.complètement recouvert comme ça par des brindilles. Elles ont pas été plantées ? Non ça c’est spontané. t’as des arbres qui sont très bien . C’est une pratique très courante de laisser grimper. même au Portugal par ce que c’est dans ce pays qu’on fait beaucoup de vigne. ça c’est de la physiologie végétale. de mettre une vigne sur un hectare. Qui va grimper comme ça et commencer à faire ses ports pleureurs partout. ça peut donner jusqu’à une tonne et demie de raisin par cep de vigne. mais ceux qui aiment grimper aux arbres à 50 mètre de hauteur ils auront de quoi s’amuser. Et après si y’a un bois qui augmente et qu’on le laisse par la suite. Si on a un arbre forestier qu’on laisse pousser très en hauteur. Donc ça pourra pas fructifier. qui sont bons et tout ce que tu veux. y’aura un déséquilibre entre le surface des racines et la quantité de bois. et là elle commence à mettre ses feuilles à la lumière et au sommet elle fera un peu de raisin si tu veux. Parce que c’est comme ça que tout sera bien éclairé. Mais des vignes qui ont déjà été taillées. eh bien elle s’étale. Mais là en parc arboré. il manque de surface foliaire. ce sont des grands arbres qui sont très hauts. elle grimpe le long du tronc. c’est comme ça qu’elle vit. Ouais c’est beau.

là y’a les palmiers. le sol est protégé contre l’évaporation excessive. c’est surtout sur des arbres forestiers. des figuiers. des poiriers. donc ils permettent de cultiver entre les arbres d’autres arbres. donc comme ça on économise l’eau d’irrigation. ou quelque chose comme ça. et entre ces cultures ils trouvent le moyen de faire de la luzerne. de légumes et de luzerne. frêne par exemple) avec des vignes qui poussent. etc. Les oasis. l’étage le plus élevé les palmiers dattiers. c’est-à-dire que le sol est protégé. érable. ils font très peu d’ombre. un poirier et tout imagine que t’as des centaines de kilos de raisins. des légumes etc. de céréales. et puis la vigne a quand même besoin de pouvoir se développer et tout.espacés (et des arbres SOCIAUX. en dernier étage. par exemple des abricotiers. Déjà 20 tonnes de dattes à l’hectare c’est déjà pas mal. Avec nos arbres. dessous. c’est rare qu’ils les mettent sur des arbres fruitiers. parce que si y’avait que des palmiers… Les arbres peuvent être plantés en même temps ? Oui tout à fait. Y’a pas de compétition entre eux ? Non. du blé. au Portugal et tout. étage intermédiaires y’a les oliviers et les caroubiers. c’est pas la même dynamique que pour la vigne sauvage. Donc on aboutit à un rendement énorme à l’unité de surface. car le soleil est très fort et il fait très sec. et en plus tous les fruits qu’on peut avoir. par rapport aux rendements qu’on obtient par exemple en céréalicultures extensives ou avec des plantes annuelles. la lumière elle passe partout. Je pense que pour la vigne c’est bien d’avoir un arbre forestier assez solide et assez fort. On pourrait pas faire ça avec des pommiers. Parce que sur un pommier. Enfin je sais que traditionnellement au Moyen-Orient. orme. pas en oasis. plutôt qui ai un port sylvestre. donc l’idéal c’est de prendre des arbres fourragers puisqu’ils servent à remplir un trou fourrager au milieu de l’été. puis en plus c’est plus agréable à vivre. il y a les figuiers les abricotier. c’est extrêmement productif. y’a aucun problème pour la production. tout se casse la gueule. mais en plus ils poussent en hauteur. les dattiers font 20 tonnes de dattes par hectares. avec la vigne qui grimpe des fois sur plusieurs arbres. en troisième étage. des oliviers. des choses comme ça ? Ça dépend de la vigueur de végétation de la vigne. de figues. dans nos régions ça peut se faire ? . En plus ça fabrique un écosystème assez forestier. de lumière. Un exemple que j’ai vu à l’oasis de Gabes en Tunisie. et les bêtes qu’ils nourrissent donnent du fumier donc on arrive à un écosystème riche.

avec des champs de monoculture annuelle. Là aussi c’est pareil. y’a que comme ça qu’on peut vivre avec une telle densité de population. le manguier. Là aussi on verra y’a trois étages. Ah bah bien sûr. Parce que là. le taro. il faut voir tout le monde qui vit dans les oasis. et puis là où y’a quelques éclaircies ils mettront du maïs et tout. les bananiers et les maniocs qui sont des sortes de buissons et entre. sauf qu’on pourra très bien faire courir des courges parce que comme elles sont grandes. parce que là je donne des exemples précis qui sont fait. Y’aura aussi des goyaviers. Oui. du taro. enfin des tubercules diverses et des légumes. C’est où ? Dans plusieurs endroits. ensuite y’a les leucaenas en deuxième. et justement les oasis. on peut pas cultiver autrement pour faire vivre la densité énorme qui vit dans les oasis justement. Les palmiers qui sont en haut. Le manguier donne beaucoup d’ombre. on trouve des palmiers à huile. rôniers ou des palmiers à huile. premier étage qui va à 35 m. au Cameroun et puis en Afrique de l’Est. Eh bien ça rappelle beaucoup se qui se fait dans certains coins en Afrique tropicale. C’est pas avec des cultures annuelles. c’est un arbre qui est asocial donc directement dessous le manguier on pourra pas faire pousser grand-chose. là encore un leucaena et là des bananiers. En dessous.Attend on reviendra. sous les bananiers. dessous y’a les manguiers. mais c’est très riche comme association. Y’a un minimum d’eau là ? . je donne plusieurs exemples. Il est très bien. c’est une association qu’on trouve dans plein d’endroits. qui sont très hauts et qui laissent passer la lumière. toujours. bah je l’ai. qui sont des plantes d’ombre. par exemple du manioc. les goyaviers. c’était à Java. c’est pour ça que je la mets parce qu’elle est très typique. ou des concombres ou des choses comme ça. c’est assez courant en Afrique. Y’avait un article sur les jardins du bout du monde. Une association qu’on trouve fréquemment dans certaines ethnies d’Afrique humide. Après on verra ce qu’on peut faire dans nos régions justement. enfin des tubercules d’ombre qui supportent bien de pousser là. toutes les cultures multiétagères sont le fait de populations extrêmement denses. Je présenterais une région d’Afrique. enfin disons dans certains zones de culture où c’est exactement comme ça. et en dessous par exemple y’aura des leucaena. c’est soit des cocotiers. elles se baladent un peu partout et elles échappent à l’ombre. qui existent. tout ce que je cite. Parce que dans le désert y’a personne. les palmiers. Ouais. 100 à 1000 personnes au kilomètre carré là-bas.

six mois. un mètre. C’est déjà des endroits où on peut commencer la riziculture pluviale avec des rendements décents. il faut lessiver l’acide cyanhydrique qu’il y a dedans. Par exemple tu peux planter que des pommiers si tu veux. Mais y’a de l’eau. Ça le buisson c’est le manioc. c’est-à-dire que y’aura des productions étalées. Ceci dit en forêt on voit des fois des myrtilles ou des plantes comme ça qui ont une production tout à fait décente et elles sont quand même assez à l’ombre en forêt. C’est pour ça qu’il faut planter une variété de plante en multi-étage. Faudra écarter. du manioc. donc c’est bien qu’il y ait des cultures d’abord. ça c’est des exemples où il pleut plus d’un mètre d’eau par an. ils vont abattre un arbre là. mais ça pour plus de précisions j’expliquerais demain en précisant comment certaines ethnies Africaines cultivent. En France. en France on a un facteur limitant par apport à là-bas c’est le soleil. et il prendra le relais de production jusqu’à ce que les arbres. Ils abattent pas tous les arbres. qu’on fait sécher. cinq mois. après avoir trempé. cultures étagées que l’on peut faire. bon je sais pas. y’aura les concombres. serrés. des manguiers. parce que souvent c’est pas du manioc doux. enfin y’a toujours probablement une manière de faire sûrement des cultures multiétagées. les bananiers rentrent en production et ainsi de suite. contrairement à d’autres choses. Parce que par exemple si on plantait du manioc tout seul. sauf en faisant attention quand même. ou des bananiers tout seul. des leucaenas et tout. c’est du manioc amère. Par exemple il peut y avoir à certains endroits des arbres forestiers ou fourragers avec des vignes qui grimpent dessus. Pour éviter la . là il va y avoir une concurrence. il va recouvrir complètement le sol. c’est un tubercule. parce que si y’a pas d’eau il faut espacer les arbres plus que ça.Oui là c’est un exemple (tropical). ensuite le manioc il va grossir et prendre le relais. ils vont semer en même temps du maïs. On peut se tuer avec du manioc. et entre ça on pourrait mettre des myrtilles des cassis et des arbustes à baies. entre ces arbres il peut y avoir des arbres fruitiers comme des pommiers et des poiriers. ils occuperaient pas suffisamment le terrain. Pourquoi dans la concurrence au niveau des racines veiller à ce qui ait des racines qui soient pénétrantes et d’autres qui soient traçantes ? Justement. c’est pas la patate douce. les maïs et les patates douces qui vont commencer à donner au bout de quatre. de la patate douce. c’est un tubercule qui est pluriannuel. mais attention. un mètre vingt. Le tapioca c’est des racines de manioc qu’on coupe. là j’en ai jamais fait je précise. parce que sinon on s’empoisonne hein. un arbre là par exemple. D’ailleurs au niveau des racines et des parties aériennes. le temps qu’ils se développent. il faut que les plantes soient complémentaires. Là on va s’expliqu er à ce sujet. des bananiers.

à l’inverse tu peux très bien le planter écarté et mettre là si tu veux du niébé. et au même moment dans l’année. Le mil tu peux le semer très serré. eh bien les cultures elles sont pas jolies à voir. mêmes des plantes qu’on dit à racine pivotante on des racines traçante. par exemple on peut très bien associer des cultures avec le robinier faux acacia. Même les légumineuses. Là il faut voir avec les racines. mais alors t’as de ces racines traçantes latérales. les racines des arbres vont aller encore plus loin. la croissance des racines est bloquée. et les parties aériennes vont être gênées. Oui mais bon. Oui c’est comme ça par exemple qu’on va associer le mil. c’est pour ça qu’il faut des arbres. Si tu fais pas un fossé pour les forcer à aller en profondeur. je peux te dire que quand y’a une haie de peuplier on le voit sur les cultures. tout doit être bien couvert. et surtout leur pomper l’eau. qui a des racines profondes qui ne gênent pas à la surface du sol. et le niébé un enracinement pivotant qui va pas gêner.concurrence. le peuplier est très gênant. C’est pareil. en plus le fait qu’elles soient serrées ça diminue leur enracinement. là il va se concurrencer. et mais il est surtout quand même à enracinement pivotant. il manque de l’énergie. il aura un enracinement fasciculé. (dans le premier cas) Il faut que ça soit bien serré. donc il va concurrencer les autres cultures. y’a des arbres. bien sûr. dans les couches superficielles du sol. mais les plantes de la même espèce doivent toujours être très loin l’une de l’autre. je vais donner un exemple : le peuplier il gêne pas trop par ses parties aériennes parce qu’il a un port dressé. C’est comme l’aulne. D’abord il se multiplie pas partout par drageon. parce que quand les feuilles n’ont pas assez de lumière. disons que y’a des arbres qui vont chercher leur éléments nutritifs très loin. des arbres que tu fais grimper en hauteur ombrent très peu. par exemple le mil et le niébé. et puis ça dépend des . Y’a des arbres qui ont un port bien particulier. Ce qu’on voit souvent sous les acacias c’est qu’il se multiplie par drageons. la vigne a des racines traçantes. c’est une légumineuse. t’aura à la fois le mil et le niébé. il se multiplie par drageon dans les endroits qui lui conviennent pas. Il a aussi des racines traçantes. mais idéalement. Avec un parc arboré d’arbres fourragers. et d’autre qui vont les chercher dans une surface pas trop profonde. toutes les plantes ont de toutes les racines. il est essentiellement traçant. Alors que l’acacia il est surtout pivotant. les racines vont pas pouvoir pousser. on dit qu’il doit y avoir un réseau de racines autour de l’arbre. parce que les plantes de la même espèce ont évidemment besoin des mêmes fertilisants au même endroit dans le sol. parce que là le sol tu dois pas voir une trace de terre. qui a un feuillage léger qui ne gêne pas les cultures.

presque multiétagère. il pousse sans problème. Mais le problème c’est que cet arbre prosopis. sans arrêt. ils cultivent du mil. et jamais dans les champs. mil sur mil. etc. après il faut bien connaître chaque plante. en plus il nourrit un bétail en tant qu’arbre fourrager qui va fertiliser ce mil.plantes. C’est compliqué de classer les arbres. le granit si tu veux. mais c’est pas vrai. y’a aussi leur feuillage doit être assez léger. mais y’a une autre espèce de prosopis qui est pourtant le même arbre. on peut très bien avoir un parc arboré de robiniers. parce que c’est un prosopis d’ailleurs qui donne un rendement en . et comme c’est arbre légumineuse. qui demande pas un niveau technique en France pour faire ça. l’étage arbre. il va pousser là-dessus. Prenons par exemple l’aulne. y’a l’étage trèfle blanc. y’a des associations qui peuvent bien réussir. l’aulne si on voit les botanistes qui écrivent sur l’aulne c’est assez marrant parce que c’est un peu les contradictions. que l’on met dans les haies. il se peut que le mil soit associé à une légumineuse rampante mais c’est pas toujours le cas. en Inde dans le désert du Rājasthān. sur le blé. ils cultivent sous parc arboré de prosopis. avec des associations très simples. l’étage herbacé. Et même des fois au sein d’une même espèce d’arbre. à la queue leu leu. si t’as un rocher et 10 ou 15 centimètres de terre seulement. on peut dire que le robinier faux-acacia a un enracinement pivotant. on est encore à l’état de recherche. et en maintenant des bons rendements et un écosystème assez viable. Parce qu’après il faut tâtonner. y’a des espèces de prosopis qui conviennent par ce qu’on justement elles ont un feuillage léger et des racines très pivotantes que l’on met en parc arboré. où ils travaillent sous parc arboré. Cet arbre prosopis donne beaucoup de fourrage. ou même de chênes d’ailleurs. L’aulne est considéré comme un arbre à racines traçantes. sur 15 centimètres. Celle dont j’ai l’expérience par exemple. Bon c’est déjà une culture. C’est un truc très simple. Il a des pivots très profonds par tout en fait. Donc il est classé « arbre à racine ultra-traçante à 15-10 centimètres dans le sol ». enfin le feuillage des arbres qui sont assez en hauteur doit être assez léger pour pas gêner les cultures qui sont en dessous. tu mets un aulne. il fait des racines traçantes. Ceci dit. et il faut voir à quel point ça gêne les cultures. si elles appartiennent à l’ordre des légumineuses. pour les associations cultures. On peut le fait quand même. en plus il fait un amendement azoté. et qui d’ailleurs démolissent la roche-mère très efficacement. et que le peuplier a un enracinement traçant. avec la roche mère dure. on peut plutôt que de semer le blé comme ça là. avoir du blé qui est bien espacé et le trèfle blanc qui pousse parmi le blé. ultra traçantes. qui s’expliquent facilement. on commence juste. et ça marche très on a des rendements très élevés avec ça.

que pour bien couvrir le sol il faut semer les légumes très serrés… Non. c’est toujours des associations très simples. de toute façon les expériences de culture associées y’en a pas beaucoup. Bon il manque chez Fukuoka. adapté aux inondations. niébé ou arachide tout ça. et ce qui permettra en dessous en plus des bananiers de mettre d’autres choses. Donc on tâtonne vraiment selon les espèces en fait. c’est déjà bien. c’est bananiers. c’est vraiment l’arbre fourrager spécialisé. Pourquoi ? ça s’explique très bien. tout ça ensemble sur le même terrain. donc ils vont produire beaucoup plus. C’est comme si on mettait les maniocs les uns à côtés des autres. Par exemple dans un système normal. on commence à associer deux ou trois plantes. par exemple 4x4 mètres ou 5x5 mètres. alors que là on aboutit à un système de culture où on augmente comme ça la production de 50 %. Moi pour la France c’est sûr je manque d’expérience. Deux plantes. en tout sens. ils vont se gêner. Plus les plantes de la flore spontanée qui sont beaucoup plus nombreuses. Son terrain là où il a des très bons rendements en céréales bon bah c’est du trèfle blanc et des céréales. les patates douces et tout ça. en légume j’ai pas une gosse expérience. manioc. les bananiers. et on aboutira à émettre finalement davantage de produit. sauf en Afrique évidemment. Une dernière association courante en Afrique. Donc au début. patates douces et puis maïs. il vaut mieux . après en tâtonnant on arrive à associer davantage. Parce qu’on peut mettre une végétation très abondante et très dense mais pourvu que ce soit pas de la même espèce. mais déjà on peut considérablement augmenter la productivité. on le regrette. je le sais personnellement. on constate qu’en mélangeant toutes ces plantes. dans le système mélangé. pourvu qu’il s’agissent d’espèces complémentaires. c’est pas tellement mon centre d’intérêt. l’arachide le maïs. mais déjà on arrive à avoir un écosystème assez viable avec ce système-là. j’avais entendu ça d’ailleurs pendant le stage en permaculture. C’est pour ça aussi je tiens à dire. Mais disons qu’un parc arboré et une céréale et une légumineuse. mais par exemple y’a beaucoup de gens qui disent. c’est tout. on le met dans les haies celui-là. on va espacer les bananiers de 3 mètres par 3 mètres. on obtient un rendement à l’hectare qui est 50% supérieur à celui si on avait fait ces cultures sur des terrains séparés. il faut tâtonner au début.gousses et en feuilles extraordinaire. au Cameroun et puis en Afrique de l’Est. ce sont des études qui ont été effectuées scientifiquement. tropicale. Ou alors plusieurs associations d’arbres fruitiers. il aurait fallu un parc arboré en plus. Il suffit de voir Fukuoka par exemple. on va les espacer davantage. j’ai jamais eu l’occasion de faire des associations compliquées en France. il auront beaucoup plus de soleil. On constate. au départ.

j’imite par contre. il se ressème tout seul au mois d’août. les végétaux ont une physiologie particulière et je respecte cette physiologie si tu veux. et là pour les légumes et les choses. qui se débrouillent dans leur coin. il faut qu’il y ait des canards ou autre chose pour les sortir. Elles donnent. mais sinon la végétation spontanée quand elles se ressèment c’est très dense… […] Emilia si on pratique l’agriculture c’est parce. j’imite quelque chose de la nature. T’as vu comment les blettes elles sont spontanément au niveau du jardin. j’imite la lisière de chênes qu’il y a devant la forêt de hêtres. ça ça ne me concerne pas. mais pas la nature. ça pousse serré et ça fait des plantes différentes. lorsqu’il y a une clairière culturale. Y’a les choses demisauvages. en agriculture on fait une sélection. Moi je sème. des néfliers. complètement comme l’herbe. et elles se portent très bien en étant serrées. tout ça très serré avec de l’herbe qui pousse entre.erde à le semer à la Saint Jean. Donc c’est « la » nature. n’importe quoi. qui est l’écosystème le plus riche qu’on peut imaginer. ça peut être serré ou non. parce qu’il faut le dire. qui se gênent entre eux. mais une imitation fertile. y’a pas de règle générale. la multi-étagère. sinon on ne sèmerait rien du tout. c’est comme par exemple pour le blé. ils produisent finalement très peu de faînes. elle fait un réseau de racine mais c’est toujours la même ortie. c’est l’imitation de l’effet de lisière. mais si tu fais un endroit où tu cherches le maximum de rendement sur le minimum de surface y’a pas que la nature fait comme ça. tu essaies de comprendre ce que fait la nature. y’a quand même bien une raison. c’est une imitation de la nature.semer les légumes bien clairs et laisser pousser les mauvaises herbes dans les légumes à mon avis. c’est-à-dire la lisière. des pommiers. Oui mais c’est comme les orties. tu prends par exemple le système de culture multi-étagère. des arbres qui sont serrés. au niveau de la rentabilité. Par exemple en France. C’est pas ça moi que j’imite. le blé que je fais. je m’emm. c’est ça que j’imite. elles poussent serrées. et qui laissent rien pousser en bas. là ça se ressème tout le temps. Y’a aussi la bourrache blanche et les blettes. moi j’imite pas la forêt. C’est-à-dire que c’est l’imitation. la forêt. c’est pareil. on imite la nature dans certaines choses. . les blettes d’elles-mêmes quand elles se ressèment c’est très dense. Et quand je sème. C’est pas la nature. je cherche à avoir le maximum de rendement. moi que tes blettes spontanément elles se ressèment serrées. enfin ça dépend de ce que c’est. qui elle a non seulement des chênes mais en dessous des charmes ou d’autres arbres. Oui mais on peut dire qu’une touffe d’orties c’est la même ortie. c’est des colonies. y’a un tas de plantes. c’est l’imitation d’une certaine nature. c’est pas l’imitation de « la » nature que je fais en culture multi-étagère. des noisetiers. C’est l’effet de lisière.

ça dépend de ce que tu recherches. c’est-à-dire que chacun en chantant ils font un territoire. tu les implante une fois. l’espace vital c’est très important. Mais là où tu concentre en intensif. dont ils ont besoin. mais des oiseaux de même espèce. les animaux. je vais planter mes oignons à tel écartement. si tu veux des passereaux et tout ça. Moi je veux faire des oignons si tu veux. là y’a rien qui est laissé au hasard. en fonction de choses qui sont extrêmement complexes. les légumes se ressèment spontanément. c’est pas compliqué. si tu cherches un rendement maximum. il faut respecter l’espace vital des plantes. le reste c’est demi-sauvage. Ceci dit dans les zones demi-sauvages. mais imitation fertile de la nature. j’aurai de magnifiques trucs tu vois. Tu cultives 1000 mètres carrés. je ne vais imiter ou pas imiter. les disponibilités alimentaires. on ne fait rien. il faut que tu bouffes sur ces 1000 mètres carrés. sinon bon… y’a des zones en permaculture. la jachère par Allah ça me concerne pas. Dans le désert tu vois. ça c’est une chose. ça c’est dans les zones proches de l’habitat. il n’a pas plu. Tu cherches la biomasse . regardes les oiseaux. l’année est exceptionnellement sèche. tu cherches à faire le minimum d’espace cultivé. C’est seulement comme ça que tu pourras te permettre de cultiver sur un minimum de surface. il peut y avoir une intersection. dans les zones demi-sauvages. La nature. tu ne vas pas forcément imiter la nature. les légumes on s’en occupe pas. y’a pas un millimètre d’intersection. Y’a des choses qui poussent comme ça. moi en plantant mes oignons à un mètre en tous sens. Les oiseaux ils ont ce qu’on appelle un espace vital. et d’ailleurs regardes les animaux. ils se débrouillent avec l’herbe et tout. Pour les plantes. Toute plante de la même espèce souhaite en principe avoir un espace vital si tu veux. tu vas pas t’occuper à chercher des poils sur les œufs dans les zones demi-sauvages. dans les zones intensives si tu veux. je vais calculer à peu près la pluie qui est en train de tomber. y’a pas de raison que pour les plantes ce soit différent. je veux faire mes oignons. les oiseaux de la même espèce notamment. mais si tu recherches un rendement maximum. les territoires sont vraiment clairement définis. y’a la nature. Si y’a un oiseau d’une espèce différente. C’est-àdire des effets de lisière. tous les bédoins du coin et tout ça ils disent. c’est-à-dire que là où les autres n’ont rien. mais tu cherches à avoir le maximum de production. pas imitation servile de la nature. en fonction des insectes qu’il y’a. ou tu vas imiter plutôt ce que la nature a de plus productif. c’est de la jachère commandée par Allah. les hommes tout est pareil. des choses comme ça. on des territoires qui sont à la limite.T’es à la lisière du Sahara. et en fonction des réserves hydriques du sol. mais dans cette zone demi-sauvage tu cherches à faire le minimum. ils repoussent d’eux même très bien. je veux avoir le maximum de nourriture. il faut respecter. mais les choses… Les aulx s’enracine il faut les espacer ça c’est sûr.

après avoir sélectionné ce qu’elle nous montre. superposition de deux écotones différents. mais y’a des lectures de Bill Mollison et d’autres personnes sur la permaculture et j’espère que les . quand ils vont voir une association comme ça. un coin pour le maïs. c’est-à-dire que c’est endroit qui reçoit beaucoup plus de lumière donc y’a plein de sortes d’étages. de toute façon c’est très difficile d’arriver à cette perfection si tu veux. Sans parler de la production à l’hectare avec ce genre de système mélangé. il y a. Donc on n’imite pas « la » nature. C’est-à-dire bien sûr. […] ce que je disais c’est que les cours d’instruction c’est très bien. y’a un effet de lisière. on imite ce que la nature nous donne de plus intéressant. dressé. il y a une production biomassique végétale maximum et une production biomassique animale maximum. En Europe souvent y’aura un coin pour les courges. un coin pour les haricots. Tout le monde connais l’association qui se fait pas mal en Afrique. du sorgho ou du maïs sur lequel ils font grimper du niébé rampant. Là aussi on a un écosystème extrêmement riche. Mais ces gens qui posent cette question ce sont les gens qui vont serrer le maïs à 20 cm en tous sens aussi. et entre ils vont filer des courges ou des concombres qui n’ont pas leur pareil pour étouffer toutes les mauvaises herbes en-dessous et garder un sol à structure grumeleuse optimale. demi-dressé. L’idéal naturel c’est de répercuter cet effet de lisière au maximum.maximum à l’hectare. En permaculture. Puis y’a des coins où la nature. grimpant. y’aura une lisière qui sera plus riche. Ou alors la lisière entre un marécage et la terre ferme. mais sûrement moins que si on met trop serré la céréale. ou le concombre. ou une embouchure de rivière. etc. Alors. en permaculture justement. mais est-ce que le niébé en grimpant sur le maïs ne gêne pas le maïs. peut-être que le niébé gêne un peu le maïs ou le sorgho en grimpant dessus. C’est-à-dire par exemple entre la forêt et la prairie. on cherche à maximiser les effets de lisière. c’est pour ça souvent ils vont faire des mares (et avec des bords irréguliers) pour avoir le maximum de biomasse. c’est un écosystème extrêmement riche. Y’a des gens qui vont dire. par exemple la rencontre de la mer et de l’eau douce. y’a tous les limons de la rivière qui vont se déposer là. puisque ça aussi ce qui est bien en Afrique c’est que y’a des variétés de niébé de toutes les sortes. Y’a d’autres effets de lisière. on appelle l’effet de lisière lorsqu’il y a intersection. y’a le milieu marin. alors qu’on peut mettre ces trois cultures ensembles très facilement. c’est ce que la haie répercute finalement à grande échelle l’effet de lisière. qui est toujours plus élevé qu’une seule culture. c’est ce qu’on appelle une lagune par exemple. la taïga. à propos d’effet lisière. il faut de l’entraînement. ça va mais sans plus quoi..

et c’est une zone où rien n’est laissé au hasard. je fais autre chose. pour pas qu’on soit obligé de traverser les choux à chaque fois pour cueillir le céleri. on cherche à avoir le maximum de production à l’unité de surface. Dans la zone 2. est-ce que ça accélère la production ? Greffé sur semis ? Parce que le franc peut être greffé. parce que la taille là je pensais qu’il y avait pas de taille ? Il y a deux choses. elles sont de plus en plus sauvage. autour de la maison ça va dans un rayon de 6 à 7 mètres. il y a deux façons de faire. des arbres fruitiers qui donnent en permanence comme des citrons… Pas ici. le verger taillé c’est quand tu cherches à avoir la production très rapidement. Bill Mollison recommande que le long des allées par exemple du jardin il soit planté des choses que l’on cueille souvent comme le céleri branche. et autour de ce noyau central il y a les zones qui sont concentriques et d’intensité culturales décroissante au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat. et tu tailles tes arbres dans le but d’avoir une production tout de suite. généralement l’habitat des volailles. elles sont à leur disposition. La zone 1 c’est quelque chose de tout petit. donc pour que ce soit plus complet il faut que les gens lisent ces lectures. par exemple tout ce qui est pomme de terre.gens sont en train de les lires. Bill Mollison recommande aussi d’avoir quelques mares. C’est une zone. et puis le verger taillé. moins on a de cultures intensives. parce que moi je vais pas répéter ce qui est écrit sur ces lectures. Sur des francs de pied est-ce que tu peux tailler. Bill Mollison est en Australie. avec des arbres fruitiers éventuellement. Bon la zone 2 est déjà beaucoup moins intensive. et que les légumes que l’on cueille une fois comme les choux les choses comme ça qu’ils soient mis derrière. avec du cresson. comme on cultive que des légumes. il a fait ça par rapport au pays dans lequel il est. Ah ici non. il peut y avoir des céréales. Le noyau central est l’habitat humain. Tu peux revenir sur la taille. Là on va aborder le problème de la planification en permaculture. dans cette zone. il y a les légumes que l’on cueille moins souvent. mais ça aussi c’est sur un surface assez restreinte. On va voir le principe de la zonation. et les choses comme ça. c’est-àdire le poulailler ou la canardière ou les deux sont mis entre la zone 1 et la zone 2. La zonation c’est une planification des espaces qui consiste à organiser l’espace en zones concentriques (rarement circulaire en fait) d’intensité culturales décroissantes au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat. c’est là d’ailleurs où les canards et tout ça ont libre parcours. Cette zone 1 est entièrement mulchée. d’abord pour que le fumier de volaille on puise le retirer directement. C’est-à-dire que tu achètes tes arbres chez le pépiniériste. C’est-à-dire que plus on s’éloigne de l’habitat. .

l’espèce va muter. Ils ont bien dû exister à l’état franc la plupart des fruits. mais il peut muter. un pruneau d’Agen disons qu’il reproduit fidèlement l’espèce. l’arbre produit plus à court terme). c’est pas très intéressant.Non greffé. en Afrique et en France aussi on recourt à la greffe pour éviter l’hybridation. c’est comme le métissage on ne sait ce qu’on va obtenir. Les framboisiers on les met où ? C’est en zone 2. ça peut être un fruit de qualité supérieure. les choses comme ça. enfin en principe. donc si faut faire 3 kilomètres pour aller les cueillir. parce que par exemple si on prend le pruneau d’Agen. ça peut un fruit qui est de qualité inférieure à la qualité qu’on souhaite avoir. ça sera plutôt en zone 3. Ça peut être très bien ce qu’on va obtenir. qui sera pas peut-être pas mauvaise de toute façon. là on met le verger demi sauvage qui est non-taillé. si on veut avoir vraiment une fidélité d’espèce on est obligé de greffer là. y’a même parfois de nombreuses espèces de pommes si y’a pas trop de pommiers sauvages dans le coin… Dans les arbres fruitiers tropicaux peut-être qu’il y a moins ce problème. Ça dépend. mais quand par exemple on a une espèce qui n’est pas fiable parce qu’il y a eu des croisements. y’a plein d’espèces de pruniers qui sont très fiables au niveau de l’hérédité. Il est envahissant. Si on les met dans un endroit par exemple dans le nord de la France et avec un terrain sablonneux acide par exemple. C’est comme les fraises. les noyers. De toute façon c’est sûr qu’il y a plein d’espèces qu’il n’est pas nécessaire de greffer (c’est pour la « vigueur hybride » ou « hétérosis » qu’on greffe aussi. leur récolte et tout ça. Le pruneau d’Agen il convient à des terres argilocalcaires. le problème des fruits. par exemple avec des abricots. un semis. ça sera le verger non taillé. il serait mieux en zone 3 le framboiser. Parce que ça aussi. Parce que sinon on aura une autre espèce. Le problème c’est qu’on les a à chaque fois multipliés par greffage et les pieds francs se sont perdus. et puis on peut le faire nous-même. qui reproduisent bien l’espèce. dans le sud-ouest ou en Yougoslavie ou dans des endroits comme ça. Non et puis vaut mieux faire une greffe de franc. Oui et puis y’a autre chose aussi. c’est là aussi où on met les glands. . pour leur entretient. Oui non mais ça le franc on le taille pas hein. la notion de fidélité de la variété ça c’est quelque chose de commercial. sous un sain climat. La zone 2 on met des produits qui nécessitent que 1 déplacement par jour. Ah oui mais ça. En zone 3 ça devient de plus en plus sauvage. Le problème c’est au moment où le cueille il faut y aller tous les jours. elles sont également en zone 2. à partir des noyaux quoi.

ils la récolte en pâturant. sous forme de viande. c’est-à-dire mon apport personnel. bon bah l’avantage du bétail c’est qu’il peut courir des milliers de kilomètres. qu’il pâture les arbres fourragers. et je vais attaquer ce qui n’est pas sur les lectures. il aura une zone 1. L’idée du truc. ils la transfèrent via leurs excréments donc la zone 1 ou 2. et. Ça c’est très rapidement. parce qu’elles sont assez désertiques. Enfin d’ailleurs ils la transfèrent sous for me de lait. parce que y’a des coins qui ne sont pas plats. et il concentre par sa production toute la biomasse qu’il va récupérer dans sa journée. là y’aura le poulailler. Ceci dit. donc des fois ce que je veux expliquer c’est que c’est pas toujours . Ceci dit c’est très théorique cet aménagement (en cercles concentriques). des régions où y’a pas beaucoup de… au point de vue activités des régions qui sont pas agricoles. et surtout plus elles s’entretiennent d’elles-mêmes. Bon et c’est très variable. et les poulets aussi. là c’est très rapide. etc. ils concentrent la biomasse. sinon on dit aux gens. qu’il pâture la prairie. y’a pas besoin de moi. mais ce qui important à retenir c’est que plus on s’éloigne de l’habitat. y’a évidemment des chemins et des couloirs pour la circulation du bétail. sous forme de l’animal lui-même. ça dépend des besoins. c’est pour ça je dis aux gens de se reporter aux lectures. par exemple si on prend le système de Fukuoka. lisez les lectures. Non mais j’y viens. Y’a les couloirs aussi pour les ruminants. quand ils se promènent en liberté partout. donc y’a une production biomassique forte. c’est pour donner des bases.La dimension de la zone 2 ? La dimension de la zone 2. c’est sur les lectures tout ça. là y’aura les champs de céréale qui servent déjà de pâture pour les canards et qui permettent déjà un transfert de fertilité. y’a plusieurs lectures… ça revient un peu au système de Fukuoka. C’est-à-dire que par exemple. c’est la zone où les vaches ont besoin d’y aller souvent. De toute façon je vous donnerai des exemples. bon par exemple il fera 4 ares. Enfin c’est une couronne de 10 mètre autour de la zone 1. La zone 4 ça pourrait être les prairies. et plus les zones deviennent demi-sauvages. moi ce que je cherche aussi à faire c’est parler rapidement de ça puisque c’est sur toutes les lectures. Moi ce que je vais chercher à faire c’est apporter mon expérience personnelle. et même elles ont une production biomassique déchétuaire qui est excédentaire et qui permet de faire des transferts de fertilité sur les zone 1. qui sont montagneux. ça dépend du nombre personnes qui habitent dans la maison. ce qu’il faut voir. C’est justement pour ça donc que des régions comme la toundra et tout. qui sera cultivée extrêmement intensément. ça dépend du terrain qu’on a. elle va avancer sur un rayon qui fait peut-être 10 mètres. le fumier de ce bétail peut être mis sur la zone 1 et 2 par exemple. elle n’est pas très grande non-plus. c’est-à-dire le jardin les légumes et tout ça. le bétail quand il se promène.

dans le bassin arachidier l’ethnie dominante c’est les Wolofs. (Avant en France il y avait la dépaissance commune. c’est-à-dire arachide-mil-arachide. Enfin ça c’est des choses élémentaires sur lesquelles je vais pas rester pendant une heure. Là ce qu’on va étudier c’est. c’est la densité de population la plus élevée du Sénégal. Tout ça. ils sont environ 300 000 habitants.concentrique. par exemple le système de Fukuoka. Première caractéristique des Sérères. et d’avoir des zones qui sont de plus en plus sauvage au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat et qui ont une production biomassique de plus en plus importante. ce qui est intéressant. Ce qui est intéressant. ceux n’ayant pas de terres pouvant quand même avoir du bétail et un endroit où le nourrir. c’est l’ordre d’idée de la zonation. où y’a appropriation collective du sol. le mécontentement et la faim débouchèrent sur la révolution française). Donc c’est une zonation qui est collective en quelque sorte. et parfois même plus de 100 habitants au kilomètre carré. puis lorsque les terrains communaux ont commencé à être rachetés et la dépaissance commune jugée « archaïque » fut interdite. ils habitent dans le bassin arachidier c’est plutôt au Nord du Sénégal. et qui dévaste les sols. ce qu’on va aborder point de vue zonation c’est dans les cas. et là c’est beaucoup plus naturel et beaucoup plus intéressant finalement. le principe qui est important c’est de réduire au minimum la zone qui nécessite un transfert de fertilité. Enfin quand on passe chez les Wolofs. c’est leur population extrêmement dense et nombreuse. l’avantage aussi c’est qu’ils sont pas très loin des centres urbains. C’est-àdire qu’ils pratiquent la rotation a-m-a. et qui est une magnifique pyramide assise au milieu d’un désert de sable. qu’ils ont construit avec l’argent de l’arachide. faut pas que ce soit trop loin non plus. et qui ont la particularité pour les Wolofs de pratiquer la monoculture arachidière. ces systèmes-là. Par exemple les gens qui font un élevage laitier il vaut mieux que l’étable soit pas loin de l’habitat s’il faut traire les vaches deux fois par jour. qui sont islamisés. Là on va prendre pour exemple les Sérères. La densité de population moyenne en pays Sérère dépasse 90 habitants au kilomètre carré. mais va surtout étudier le phénomène de la zonation. c’est pas forcément un exemple d’agriculture naturelle mais c’est un exemple de gestion du terroir. une sorte d’aumône. avec leur mosquée de Touba. les Wolofs sont plusieurs millions. c’est le désert. ils sont dans le bassin arachidier. on le voit tout de suite. Aussi que des cultures qui nécessitent le plus de déplacement soient le plus près possible de l’habitat. Ils sont très minoritaires. c’est à l’échelon individuel. on verra que leurs techniques agricoles sont intéressantes. les œufs on va les chercher tous les jours. Les Sérères sont trois-cent mille. comme en Afrique. c’est une peuplade qui est au Sénégal. Donc l’exemple que je vais donner. Ça correspond à une densité . qui est intéressante à étudier à plusieurs points de vue.

enfin une forêt très claire d’arbres épineux. c’est une saison des pluies qui est assez courte. mais alors là attention ça c’est une moyenne. Autre caractéristique de cette ethnie. dans cette région qui s’appelle le Sine. c’est des sols qui sont très sablonneux. enfin les paysans. ce qui est extraordinaire par rapport aux ethnies dominantes qui pratiquent la culture d’arachide qui sont en perpétuel mouvement. il pleut jusqu’à 1 mètre 60 et plus. Ils ont fait une clairière dans la forêt. les sédentaires ne possèdent pas de bétail ou alors ils le donne ou le prête à des éleveurs Peuhls. par rapport aux autres. C’est-à-dire qu’il y a une stabilité sociale. entièrement occupé par l’homme. c’est simple. ils sont restés au même endroit. et au fur et à mesure la population a augmenté. c’est-à-dire qu’ils ont pas eu besoin d’aller envahir les voisins. les précipitations peuvent varier de 350 millimètres à 1200 millimètres. Tandis que là le bétail il existe et il reste tout le temps sur place. l’espace Sérère est entièrement défriché. non. bon bah ils peuvent pas. et une saison sèche qui dure selon les années 8 à 9 mois.de population qui est supérieure même aux cantons de Casamance qui bénéficient pourtant d’un climat bien plus arrosé et de l’apport de la riziculture irriguée. la caractéristique. ils ont défriché la forêt qui les environnait. ce qui est un fait exceptionnel dans cette région. comment ils s’y prennent. y’a par exemple moitié en jachère et moitié arachide-mil-arachide. Quand on voit l’âge des baobabs ils sont là depuis 10 000 ans et plus. par rapport à l’ethnie dominante. c’est-à-dire que selon les années. on va voir la zonation qu’ils ont. Donc c’est une forte densité de population avec uniquement des cultures pluviales. Comment ils font ? Alors comment ils font. Ce qui est exceptionnel aussi chez cette ethnie. c’est un système permanent en quelque sorte. ils ont un village. et les villages Sérères sont séparés maintenant uniquement par des légères bandes boisées. Parce qu’à Casamance. et puis d’ailleurs dans toute l’Afrique. En plus les sols sont assez pauvres. qui dure moins de 4 mois. à la recherche de nouvelles terres à saccager. pourtant ils sont moins nombreux que les Sérères. environ 110 jours. on comparera. y’a plus aucun espace sauvage. Parce que souvent dans cette région. et on verra pourquoi. Les Wolofs ils peuvent pas avoir de bétail. les précipitations sont environ de 600 à 700 millimètres par an. Alors au début quand ils se sont installés au début y’avait la forêt partout. Stabilité dans l’espace aussi. c’est qu’ils associent l’agriculture et l’élevage. La saison des pluies. et ils pratiquent la riziculture. les paysans. En aucune autre région du Sénégal une même population n’occupe aussi longtemps l’espace géographique qui est le sien. C’est pour ça qu’actuellement. Stabilité en population aussi ? Non. c’est sa stabilité dans le temps. . Chez les Sérères.

qui influence beaucoup c’est la religion du terroir. Ah les brûlis. Aux yeux des Sérères la terre est le corps d’une femme vivante désirable et féconde qu’il faut rendre heureuse. par l’intermédiaire donc de sortes de chamanes on pourrait dire. Donc jachère c’est un mot dont il faut se méfier un peu. Autre caractéristique du paysage Sérère : y’a des arbres partout. ne serait-ce que pour pas abîmer les arbres déjà. C’est un peuple animiste qui n’est pas islamisé et qui a gardé sa religion du terroir. et puis ils bousillent tout et ils vont plus loin. Et ce lien personnel scellé par une charte d’alliance se retransmet et se renouvelle à chaque génération. et qui ont contracté successivement alliance avec elle. ils la considèrent comme un partenaire et ils font un pacte d’alliance qu’ils contractent avec elle. . c’est-à-dire qu’après une culture on laisse le terrain s’enherber spontanément pour qu’il soit pâturé par le bétail. des fois même surtout dans les terres nouvelles. Règle d’observance stricte de toutes les mesures qui visent à maintenir la fertilité de la terre et à assurer la pérennité du terroir » D’ailleurs on peut voir une étroite corrélation entre l’abandon des religions du terroir dans certaines régions. Cette charte d’alliance avec la terre stipule notamment le culte et le respect des arbres utiles. » là c’est pas une jachère labourée comme ici faut pas confondre. Il faut voir aussi. « La religion du terroir interdit également les défriches de jachère à feu courant ». qui sont des abres fourragers. y’a quelque chose qui est très important. alors que c’est une pratique qui est très courante en Afrique. « L’association intime de l’agriculture et l’élevage bovin. Donc la terre joue un rôle essentiel pour eux dans le développement du village. le respect des jachères pâturées après une culture. notamment pour ce qui est des arbres fertilisants et des arbres fruitiers. Maintenant on va voir quel est leur mode d’appropriation collective du terroir. ils font tout en arachide ou presque. et la défertilisation des sols. c’est un cercle vicieux… Enfin on comparera les deux civilisations. Déjà par rapport à l’islam c’est tout à fait une autre longueur d’ondes. Ils estiment que l’économie ne peut bien réussir qu’à condition de bien traiter la terre.et puis encore là c’est la moitié en jachère. « La terre est considérée comme le bien sacré des groupes passés présents et futurs. dans la pérennité de leur existence. aussitôt c’est l’arachide commerciale ou le coton. donc ils ont aucune fumure. donc ils peuvent pas se permettre d’avoir du bétail. c’est des jachère pâturées. c’est-à-dire que lorsque ces tribus animistes abandonnent la religion du terroir. C’est-à-dire que la défriche par le feu n’existe pas pour la bonne raison que tout est couvert d’arbres. et enfin l’intégration étroite des arbres fertilisants et fourrager au système agro-pastoral. l’élaboration de parcs arborés d’acacia albida. et aussitôt on assiste à une défertilisation du sol.

c’est-à-dire une séparation entre l’exécutif. Il a pas à les donner à un pouvoir centralisateur. et non par la possession arbitraire du substrat terrien.Ouais. c’est leur droit. ce qui explique leur système d’égalitarisme économique et social. ce qui leur donne un pouvoir social équivalent. Jusqu’à sa mort. est assuré par le travail investi sur le produit de l’activité de l’activité. c’est-à-dire des droits fonciers. ceux qui les ont planté. par exemple Montesquieu demandait une séparation des pouvoirs politiques. femmes et enfants. C’est-à-dire que défricher. parce que ça n’a rien à voir avec le capitalisme. « Ce qui leur donne la possibilité concrète et éventuelle d’acquérir un pouvoir économique équivalent à celui des hommes. . mettre en culture. C’est-à-dire que si des femmes ont envie d’avoir leurs propres parcelles et éventuellement de se faire de l’argent dessus. C’est-à-dire. les femmes peuvent se faire de l’argent comme les hommes. c’est des arbres fourragers et les arbres appartiennent. » ça c’est aussi un fait extrêmement rare. je ferme cet endroit et personne a le droit d’y aller‘. planter. c’est-à-dire que pour droit de pâture. fournit un droit inaliénable sur le produit futur. Il a l’usufruit de cette production. Les femmes ayant droit à leurs propres parcelles. quelqu’un peut pas dire ‘ces arbres m’appartiennent. ce qui n’existe nulle part ailleurs en Afrique. tout la terre appartient au village. D’ailleurs les droits de succession son matrilinéaire. Il est considéré comme un grand honneur et auquel tous participent. mais le bétail vient pâturer collectivement. ni à voir avec le collectivisme communisme. et chez eux le travail de la terre est tenu en très haute estime. mais il ne possède pas la terre. « Cette charte d’alliance avec la terre stipule également l’égalité des droits fonciers entre les habitants du même village. » c’est-à-dire que quelqu’un qui a planté des arbres fruitiers il a l’usufruit et la production donc de ces arbres fruitiers. et ses enfants héritent de l’usufruit ? Oui. le législatif et le judiciaire. C’est-à-dire que la terre. C’est-à-dire que c’est le neuveu de la mère qui hérite. Et ça c’est assez important comme nuance. ça c’est absolument hors de question. mais celui qui plante un arbre fruitier sur une parcelle. c’est-à-dire que les arbres. là ça se passe. le produit de ces arbres fruitiers lui revient. oui c’est héréditaire. » Donc pour les cultures. Il faut bien voir la nuance qui est quand même importante. que ce soient des gens différents qui pratiquent ces pouvoirs-là. parce que y’a les cultures de rente. « La pérennité des droits d’usage de la terre. Hommes. sous les parcs arborés les acacias albida appartiennent à des gens. et notamment pour ce qui est des droits fonciers et de la répartition des moyens de production. Il a l’usufruit. mais ça équivaut pas par exemple pour le bétail. et y compris pour la production éventuelle de cultures de rentes. y’a une . Cette charte d’alliance stipule également l’égalité économique et sociale entre les hommes et les femmes.

« La plantation d’arbres fruitiers. enfin il a l’usufruit lui aussi de son travail comme les autres. il y a des Lamanes. y’a un Lamane. Il va voir le chef de terre. Le produit du travail va à l’Etat. Les terres appartiennent à l’Etat et le produit du travail va à l’Etat. entre les usagers qui ont droit à l’usufruit de leurs parcelles… par exemple dans le système collectiviste soviétique. un prêtre de la religion du terroir. ou est-ce que les autres la lui donne ou est-ce que les autres subviennent à ses besoin ? Le chef de terre bon bah il a des parcelles que ses ancêtres ont borné y’a je sais plus combien de temps. pendant plusieurs milliers d’années. c’est eux qui en bénéficient. ils ont l’usufruit et ils ont pas d’ailleurs à donner des impôts ou des choses comme ça. le chef de terre il doit veiller à ce que personne ne… imagine que quelqu’un. ou d’une culture pérenne. et il dit ‘moi je veux revenir au village. c’est-à-dire que les gens quand ils ont leur terres. plutôt les récoltes qu’ils font dessus. ne va pas au Lamane. ils sont responsables de la répartition des pouvoirs pour que ça se passe dans l’équité et que personne ne meure de faim. Tandis que là. et je veux pratiquer l’agriculture et tout ça’ et le chef il dit ‘bon bah je vais te donner une parcelle’ tout simplement. pour qu’on soit sûr que si y’a quelque chose qui va pas. parce que y’a des arbres il faut voir. que des gens se soient barrés du village pendant plusieurs siècles. mais l’usufruit des cultures produites va au particulier. même quand c’est des ethnies différentes et tout. entraîne de facto la reconnaissance d’un droit d’usage de la terre. les gens se sont organisés et tout.séparation des pouvoirs au niveau du foncier finalement. ça peut arriver. mais dans ce cas-là il a pas le droit de planter d’arbres. On va s’arranger et tu vas cultiver une parcelle et le produit de ta culture il est à toi. Même des étrangers au pays peuvent venir s’installer. enfin par leur terre. 500 ans après. bon bah c’est collectif. ils s’appellent les chefs de terre des fois. elle appartient à la collectivité. donc y’a une séparation des pouvoirs fonciers finalement. et qu’il y ait un membre de cette famille qui revient au village. La réalisation d’une plantation d’arbres fruitiers ou d’arbres fourragers comme l’acacia albida équivaut à une occupation permanente du sol de . qu’il ait une famille ailleurs. mais les gens ne disposent pas du produit de leur travail. mais si tu veux finalement y’a des terres qui sont en jachère pâturée. on peut dire que c’est définitif. celui qui est responsable. Et quelle est la situation du chef de terre vis-à-vis de ce partage ? C’est-à-dire ? Bah est-ce qu’il se donne un terre. qui s’étend de facto sur la durée de la vie de l’arbre planté. la terre. quand c’est des baobabs. qu’il fasse une appropriation définitive du sol. mais l’usufruit. ce qui évite une concentration c’est-à-dire que le foncier. c’est-à-dire des prêtres de la religion du terroir qui sont responsables de la répartition des terres et tout ça.

ce qui est exceptionnel. c’est uniquement un phénomène de guerre. d’un droit d’usage en fait. c’est qu’ils ont eu la victoire les armes à la main sur l’islam. les guerriers islamiques qu’ils avaient en face d’eux. on pourrait dire que c’est une sorte de médiateur finalement entre les génies de la forêt. Le Lamane garde un pouvoir chargé de signification religieuse » c’est un prêtre et un chef de terre en même temps. c’est pas vraiment un cadeau matériel. il s’agit beaucoup plus d’une reconnaissance sociale que de la perception d’un loyer du sol. de fermage. et des guerres saintes. pour des questions personnelles que des particuliers ne donnent pas le cadeau parce qu’ils se sont disputés tout ça. ils reconnaissent leurs positions sociales. féodales. tout ce qu’on veut. et les Lamanes sont considérés comme ceux qui sont les médiateurs entre ces héros. l’absence d’usuriers. mais ça ne donne aucun droit foncier pour expulser les gens au chef de terre. C’est comme ça que les structures foncières. comme j’ai expliqué. c’est-à-dire des gens auxquels on se réfère pour la vie de tous les jours. et même y’a eu des guerres qui ont été épouvantables. Donc c’est un truc qui est… Les gens. et entres les âmes des ancêtres célèbres. C’est là où ils ont tué Maba. Donc des fois ça arrive. donc c’est encore une séparation des pouvoirs. qui sont d’ailleurs divinisés et portés à l’état de demi-dieux. c’est parce qu’ils ont vaincu même en étant très peu nombreux. ça a été une guerre terrible. ce qui faut voir en Afrique y’a eu le phénomène de l’islamisation. comme ça c’est fait fréquemment partout dans le . sont absolument inexistantes en pays Sérère. Les Lamanes sont les prêtres de la religion du terroir. Le Lamane. chez les Sérères les droits des Lamanes reposent sur un accord initial passé avec les génies de la forêt. avec tout ce que ça implique. y’a un pouvoir collectif du village qui reste assez fort par rapport au chef de terre s’il a envie donc d’abuser. le pus grand chef de guerre islamique de l’Afrique Noire justement a été tué en faisant la guerre contre les Sérères. bien qu’ils étaient à 1 contre 20. s’ils sont restés.facto » Mais en fait pas vraiment du sol. les gens qui ont gardé leur religion animiste comme ceux-là. qu’on rencontre partout ailleurs dans le monde. que ce soient des marginaux ? Il y a. Comment se fait-il qu’ils ont pas fait tache d’huile sur l’Afrique ces gens-là. « Ces redevances sont d’ailleurs très modestes et ont plutôt un caractère très symbolique. D’ailleurs y’a une loi même en cas de non versement de redevance qui leur sont dues. c’est en fait une sorte de théocratie. de métayage. c’est le fait que le village les reconnaissent en tant que chef de terre. et c’est ce qui a découragé les autres… bien sûr les chefs de terre ils reçoivent quelques cadeaux mais pas grand-chose. les Lamanes chefs de terres ne peuvent en aucun cas expulser les exploitants de leurs terres. qu’il s’agisse de servage. chaque peuple sur la terre a ses héros finalement. ils auraient pu être islamisés très rapidement.

y’a un groupe de gens qui sont une classe guerrière. Ils gardent leur stratégie ancienne. Ou plutôt des mercenaires. et qui ont été ensuite spiritualisés par voie de culte. C’est pas des mercenaires non plus. ils n’ont aucune sorte de pouvoir social. Oui. Enfin on pourrait dire une milice mais pas vraiment une milice parce que c’est des gens. qui ont une classe guerrière. Justement c’est pour ça que c’est pas une milice. c’est considéré comme un métier comme forgeron ou n’importe quoi. c’est des choses comme ça qui arrivent. C’est là où. Chez les Sérères. C’est-à-dire que les arbres fruitiers qui ont des branches mortes et tout ça. Je montrerais comment est organisé le terroir. mais elle est large ? En principe oui. les Jésuites en Afrique y’en a pas trop. qui ont une vocation guerrière. des arbres y’en a partout. c’est discutable une classe de guerrier. c’est tout juste s’il est pas lapidé. D’ailleurs n’importe qui peut faire partie de cette classe. Tu disais autour du village y’a une bande boisée. Mais ils ont pas réussi à entamer les Sérères. ils vont faire comme les autres qui vont enlever tous les arbres et faire 20 kilomètres pour leur feu. Comparable à une milice. toute leur vie ils s’entraînent au combat. qu’ils font ça toute . qui est d’ailleurs très élaborée. Ils sont guerriers cultivateurs. et c’est grâce d’ailleurs à cette fidélité à leur ancêtres et à leur religion du terroir que les Sérères ont été extrêmement motivés pour résister à l’islam. Oui enfin disons que c’est une religion qui est quand même assez forte. Ils ont résisté aux Jésuites aussi. Non. Parce que y’a des prêtres missionnaires qui appartiennent à d’autres ordres que les Jésuites. mais qui n’ont aucun pouvoir social. qui sont spécialisés. parce que quand t’es une ethnie minoritaire c’est pas toujours facile.monde. et toujours d’ailleurs. et qui est entre les mains des paysans en quelque sorte. C’est ce qui reste de la forêt primaire. Ce sont des gens qui font partie du village. Il vaut mieux qu’ils aillent ailleurs. mais quand des gens sont spécialisés dans un domaine. Ceci dit. Non. De tout façon il vaut mieux d’autres gens que les Jésuites pour discuter des Africains tu vois. ils résistent. Ça leur suffit pour faire le feu ? Ah mais. c’est-à-dire de gens qui sont spécialisés dans la guerre. Quand ça arrive qu’un jeune Sérère va à l’école et qu’il se retrouve en face à 30 islamisés qui sont fanatisés au niveau de leur religion. d’ailleurs avec des problèmes scolaires. C’est pas vraiment une milice.

à la guerre tout le monde y participe disons. Ils se font souvent attaquer ou c’est par période ? Y’a eu des guerres très longues pendant que l’islam a envahi l’Afrique. mais à ce moment-là. y’a eu des grands marabouts guerriers qui ont mis beaucoup d’énergie donc pour islamiser toute l’Afrique. après tout y’a des gens qui se disent ‘c’est pas plus mal qu’il y ait des étrangers chez nous qui viennent…’ enfin etc. il s’est fait tuer en plus. C’est pour ça que ils volent pas leur nourriture on peut dire. dans le combat contre l’islam ils ont eu un rôle capital. Ils sont un groupe dissuasif par rapport aux autres tribus. y’a eu une défaite écrasante hein. très forte. y’a rien qui l’a arrêté. en cas de guerre. fallait voir la collaboration. ça été vraiment une vague. mais seulement en cas de guerre. Mais il est arrivé en territoire Sérère. ils sont très fort dans ce domaine-là. les autres étaient très nombreux en face quand même. etc. il a avancé sur l’Afrique. Donc finalement ils ont eu un rôle majeur dans les guerres qu’il y a eu au siècle dernier. ces gens-là ont le pouvoir de décision. ce qui revient il faut dire assez cher. Et les Sérères ont pu résister grâce à plusieurs choses. là le marabout. donc convergence d’intérêt entre tous les membres de cette société. il est passé partout. grâce au fait qu’il n’y avait pas de divergence d’intérêt entre les membres. Donc effectivement dans un monde de guerre y’a eu une certaine utilité d’avoir une classe de gens qui sont spécialisés. parce que finalement c’est tout ce qu’on leur donne. plus personne n’a envie de se battre. Et quels sont leur revenus à ces soldats-là ? Ce sont les paysans qui les nourrissent en quelque sorte.leur vie depuis des générations et qui cultivent l’art de combattre en quelque sorte. parce que ça aussi dans une guerre c’est important. Et le type de paysage. . y’en a plein qui ont envoyés leurs voisins au four crématoire. Pas seulement dissuasif. enfin leur nourriture et aussi le pâturage pour leur chevaux parce que y’a aussi une cavalerie. Parce que Maba. Bon. parce que le manque d’unité intérieure on a vu en France quand les Allemands sont venus nous rendre visite. c’est une plaine ? On va revenir sur ça. des chevaux dans un endroit comme ça c’est pas évident à entretenir. pour des raisons diverses qui sont pas intéressantes à élucider… Enfin là donc y’avait une unité. de l’islam. ça a été assez long. au combat. évidemment. à 1 contre 20 ils les ont foutu en l’air. il s’est pris une plumée. ce qui leur a permis de faire front contre l’islam. quand il y a manque d’unité. avec l’impossibilité de trahison. et puis même y’en a plein. mais ce sont des gens qui sont spécialisés et qui ont une valeur guerrière très forte.

le terrain est assez plat. donc autour des maisons y’a pas de culture. enfin même plus d’ailleurs. c’est pas ça qui va cacher les maisons. Les villages sont en ordre très lâche. entre chaque concession y’a souvent 60 à 100 mètres environ (hameaux-jardins). ils sont grossièrement circulaires de façon à s’emboîter. et des greniers en réserve qu’ils ont. ils vont pas jusque-là. leur haute production agricole. c’est plat et sableux. donc le village. ça c’est très important pour un peuple qui est envahi. y’a pas de trous ? Non. le village de l’ethnie dominante Wolof. qui fait 3 mètres 50 de haut parfois. Ici ce sont les concession familiales. ce sont des villages qui font 200 à 300 habitants parfois plus. surtout avec la hauteur du mil Des arbres… Les arbres ne gênent pas puisqu’il ne pleut pas beaucoup.Deuxièmement. et un système de culture qui fait que les gens pouvaient se séparer de la production. c’est un peu comme les villes. donc c’est un petit bourg en fait. le village n’est pas comme ça. que tout le village pouvait cesser toute production alimentaire. Chez les Sérères. Maintenant on va étudier l’habitat. et se concentrer uniquement sur le combat. Ça évidemment ça donne un aspect d’intégration au paysage très fort. Le terroir il est circulaire ou le terroir s’emboîte. alors voilà grossièrement comment c’est. Puisqu’on est dans le village on va voir ce que c’est que les concessions. y’a une place du marché.si tu veux bien sûr les terroirs sont circulaires. mais pour s’emboîter. c’est le village. parce que le nerf de la guerre c’est l’alimentation. ça dépend des variétés. 500-600. c’est un village quasi centralisé. donc qui sont relativement peuplés. et l’aire de culture donc autour. ça c’est très important pendant la guerre. c’est-à-dire que lorsqu’on vient. Alors le village il est pas comme les autres aussi. c’est-à-dire les groupes de maisons qui sont à une même famille. ils font quand même pas des hexagones. des fois même les précipitation sont de 350 millimètres. après c’est le terrain hors du village. . et des agglomérations qui sont concentrées autour de la mosquée. et ils se contentent uniquement de cueillir leurs arbres fruitiers. Par contre ce qui cache les maisons c’est le mil. ils ont toujours eu des greniers pleins avec des arbres partout. y’en a partout. avec une mosquée. c’est la grande étendue de sable avec quelques plans d’arachide souffreteux qui essayent de pousser péniblement… là donc c’est la zone. C’est-à-dire que pendant les guerres des fois ils s’arrêtent totalement de cultiver. on va voir tout de suite pour se fixer les idées ce que c’est qu’une concession. enfin de cases puisque c’est pas des maisons. d’ailleurs chez les Wolofs qu’est-ce qu’on voit ? L’image classique du désert. donc les arbres sont assez espacés.

ça c’est pour vous montrer à quel point l’agencement peut être complexe. . là j’ai montré une concession compliquée. mais en fait ce qu’on cherche dans une concession finalement c’est mettre les habitats plutôt autour. ce qui explique d’ailleurs pourquoi le baobab s’est retrouvé en Australie. là c’est les greniers à mil ou à niébé. c’est des sortes de grandes vanneries en jonc tressé. chaque paillotte n’a qu’une seule pièce. des épineux. des fois des réserves de fourrage sous forme de foin. en cas de guerre ça peut toujours servir. les réserves sont importantes. Moi je préfère l’appeler cercle ou concession. le petit bétail en quelque sorte. pendant la saison humide. la vie de famille est différente selon la saison. Maintenant le nombre de concessions. dégager une cour intérieur au milieu avec un baobab finalement. les peuples ayant emmené ces ‘rations’ avec eux et introduisant l’espèce). les gens mangent en commun et vivent en commun. dont la paroi est faite d’herbes tressées recouvrant une claie de joncs on bien de tiges de mil. vingt habitants par concession en moyenne. un petit village de 300 habitants sera divisé en une quinzaine de concessions. ou des haies de jujubier. une véritable ration de survie à assez longue conservation. et qui sont mises sur pilotis. » C’est-à-dire que chaque adulte a son espace. parfois un cochon comme ils sont pas islamisés. Maintenant on va voir le nombre de concession. et la « tapade » vient du portugais tapada qui veut dire parc. les concessions. Pendant la saison sèche. Enfin grossièrement. Le toit est conique. « Les maisons sont des paillotes rondes. mais il y a autant de paillotes qu’il y a d’adultes. la saison agricole. Là y’a l’enclos à l’âne. qui sont rondes et tout ça. souvent en Afrique les gens l’appellent « carré » (ou « gallé ». et prennent de la nourriture dans les greniers collectif –parce que pour le reste c’est généralement des greniers individuels. la morte saison agricole donc. y’a les chèvres et les poules qui viennent là.alors les concessions c’est ça. ce que j’appelle les greniers à mil. c’est aussi un cercle grossier qui est fait en tapades de tiges de mil (palissade de nattes tressées). qui fait de l’ombre et on verra ce que donne le baobab comme productions (le baobab fait de grosses cosses contenant des graines comestibles. Alors au point de vue de l’économie. c’est -à-dire que dans l’espace du village y’aura une quinzaine de concessions qui feront en moyenne une quinzaine d’habitants. Pour donner un ordre d’idée. Les matériaux de construction de ces paillottes sont exclusivement végétaux. qui sont partout d’ailleurs. chaque famille vit un peu séparément dans sa bulle et vit séparément. Les greniers. au point de vue de la vie de famille. donc finalement le mot tapade suffit pour désigner à la fois la clôture et l’espace qu’elle enclos) ce qui est un peu aberrant parce que tout est rond. légèrement débordant et couvert de chaume. moi je dis concession.

On va passer à la zone 1, elle s’appelle la zone de sécurité, on va voir pourquoi. Cette zone 1 est entourée d’une barrière d’épineux, de jujubiers et de choses comme ça qui est infranchissable –en tout cas à la cavalerie. Dans les concessions y’a des enclos autour des concessions qui sont pas clôturés, pour se rendre compte des passages d’une concession à une autre, c’est des bandes d’herbe qui très étroites, mais sinon le village avec les terres attenantes aux concessions est entouré d’une haie d’épineux extrêmement forte. c’est pour des raisons probablement stratégiques, les guerres contre les musulmans ont dû pas mal inciter à cette façon de faire. Les chemins d’accès sont également bordés d’épines pour pas que le bétail divague là où il faut pas qu’il aille et aussi pour des raisons stratégiques, parce que pour pouvoir se déplacer c’est difficile. Même des fois on trouve des plantes qui sont associées à ces haies d’épineux, des plantes qui servent à empoisonner les flèches ou des choses comme ça, enfin on sent bien que la guerre est passée récemment. Et le terrain il est plat pratiquement. « La zone de sécurité constitue la zone centrale du terroir, elle située à proximité immédiate de l’habitat », on peut l’appeler, si on prend des termes traditionnels, on peut l’appeler infield, enfin c’est comme ça qu’on appelait ce genre de chose autrefois, c’est-à-dire c’est la zone du village et ses terres attenantes, ce sera une zone qui est très intensive avec des zones plus extensives autour. « Elle est située à proximité immédiate de l’habitat, ce qui lui permet de bénéficier des apports permanents et divers de déchets domestiques, c’est-à-dire de cendres, de déchets organiques et ménagers, des déchets de cuisine, des excréments humains, ainsi que les déjections du petit bétail » c’est-à-dire des cochons, poulets, chèvres et un âne, c’est-à-dire que toutes les déjections du petit bétail qui couche à l’intérieur de la concession et des gens, de leur déchets domestiques vont donc directement dans la zone 1, c’est là où on voit l’intérêt d’avoir une zone intensive à proximité immédiate de l’habitat, ça en facilite la fumure. Plutôt que d’avoir comme les islamisés un habitat qui est concentré, en une sorte de village et de bourg groupé, et les champs à l’extérieur, ce qui fait que finalement la vie dans la maison n’est plus intégrée à l’espace agricole, ça devient quelque chose de séparé en quelque sorte. Des fois en plus le long des concessions comme ça, ils ont des petits enclos attenants où ils mènent des chèvres et des choses comme ça. Dans les concessions on aura le plus souvent du petit bétail, parce que le gros bétail on verra après, le gros bétail ne pénètre pas la dedans sauf à certaines périodes, y’a une ânesse qui va dans les concessions, une dizaine ou une vingtaine de chèvres, et puis parfois un cochons, et les volailles. Les cochons locaux, c’est comme les volailles locales, ça a rien à voir avec les bêtes de chez nous, les cochons ils se débrouillent plus ou moins par eux-mêmes pour fourrager, et les volailles c’est pas compliqué,

elles volent, elles vont à je sais pas combien de kilomètres, et elles reviennent que le soir, contrairement aux nôtres qu’on voit pas souvent voler, et puis là-bas elles sont plus petites elles ont des ailes plus grandes, elles sont plus taillées pour le vol, enfin elles pondent pas trop mal. Ce qui permet que le fumier qui est accumulé toute l’année en stabulation nocturne et régulière va être concentré sur cette zone de sécurité. La zone de sécurité elle fait environ 1000-1500 mètres carré autour de la concession, ça fait une couronne autour de la concession qui a un diamètre environ de 50 mètres, c’est le terroir de culture intensive et l’habitat. « Les arbres qu’il y a -on va les voir un par un- y’a des néré, des dattiers du désert, des karités, des tamariniers, des baobabs, beaucoup de baobabs, des palmiers rôniers, des papayers, des manguiers, des goyaviers et des anacardiers, le meilleur, c’est un arbre multifonctionnel. Celui qu’on voit dans l’enceinte des villages, en zone 1 dans la zone de sécurité, c’est le baobab. » Il a plusieurs ressources, les gens savent ce que c’est qu’un baobab, c’est arbre, surtout là dans ces villages qui sont très anciennement implanté, c’est un arbre qui a un tronc immense, on peut même aller installer sont nid en haut sur les branches. Donc « il fournit plusieurs ressources, d’abord ses fruits, qu’on appelle couramment pain de singe, qui donnent une pulpe farineuse acidulée à haute teneur en glucide et qui est très riche en calcium, qui est consommé soit tel quel ou mélangé à du lait après avoir été broyé. En plus de ses fruits il donne ses graines, qui sont utilisées après torréfaction ou séjour dans l’eau, et qui contiennent une forte proportion d’huile et de protéines, qui sont consommées comme condiment, après avoir été broyés –toujours d’ailleurs avec le fameux pilon. Plus important encore, ses feuilles, qui sont utilisées comme légume et qui tiennent lieu d’épinard, elles sont le plus souvent séchées et transformées en poudre après broyage, puis mêlée sous forme de sauce mucilagineuse aux plats de céréales auxquels elle donne liant et onctuosité. » en fait ces feuilles de baobab constituent un complément alimentaire irremplaçable, très utiles pour complémenter les plats de céréales, qui sont généralement assez pauvres en sels minéraux, parce qu’elles sont très riches en protéines, en vitamines A et C et en minéraux. Pour 100 grammes de poudre de feuille de baobab on a 2000 milligrammes de calcium (2 fois plus que le lait, voire plus) et 50 milligramme de fer (Voire jusqu’à 100 mg et plus. Soit 500 à 1000 fois plus que le lait et jusqu’à 5 fois plus de vitamine C que le citron toujours d’après les données de Wilkinson (2006)). Comparé par exemple au mil, céréale courante, qui contient que 30 milligrammes de calcium et seulement 4 milligrammes de fer pour 100 grammes (pour 100 g : jaune d’œuf cru 150 mg de calcium, 6 mg de fer, œuf brouillé ou omelette : 75 mg de calcium). Donc on voit la grande richesse des feuilles, et en plus cuit c’est très bon au goût, ça fait un plat très onctueux.

Les fruits du baobab sont aussi très riches en calcium mais je n’ai pas la composition des fruits. (Wilkinson (2006) trouve 2500 – 3700 mg de Ca dans la pulpe de fruit) Une des raisons pour lesquelles les feuilles de baobab sont riches en calcium et en fer c’est que tout ça c’est remonté dans les feuilles après solubilisation par les racines de la roche. « Le baobab fournit la matière première essentielle à la fabrication de cordes, de sangles et divers attaches de vanneries dont l’emploi est incessant dans l’activité rurale, et les cordes tressées de baobab servent également pour fabriquer la literie » les fameuses nattes sur lesquelles on se couche. « L’aubier de baobab et les fleurs fournissent des remèdes. » non précisés, ça doit être une panacée sûrement. Y’a deux arbres légumineuses alimentaires, y’a le tamarinier. Ce sont des arbres qui en plus ont l’intérêt de fixer l’azote du sol pour l’enrichir. Le tamarinier c’est une légumineuse dont on utilise la pulpe en alimentation. Ça donne des gousses, comme des haricots avec des graines dures et non comestibles –pour le bétail- et avec une pulpe acidulée, douce, qu’on peut même manger crue. L’autre arbre c’est le néré, le néré par contre on utilise ses graines pour faire une sorte de pâte fermentée qui ressemble un peu au miso d’ailleurs. Y’a le palmier rônier, autre arbre fruitier, qui a l’avantage d’être un arbre très social comme tous les palmiers, c’est-à-dire qu’il fait pas d’ombre donc on peut cultiver tout ce qu’on veut dessous sans aucun problème. C’est pas un arbre local, il vient d’Inde, enfin il est depuis très longtemps là-bas car y’a des rôneraies qui ont l’air assez âgées, ils résistent à la sécheresse, on peut les planter à une densité de 100 arbres à l’hectare alors que pour les autres espèces on les plante environ à 40-50 arbres par hectare maximum. Ils donnent des fruits qui sont un peu une noix de coco qu’on consomme un peu pareil, d’ailleurs je me demande si c’est pas un peu pareil. C’est très fort, ils font cuire je crois. Ils y mangent mange cru, de toute façon ces peuples là ils aiment ça, je les ai vu manger des fruits sauvages que moi j’ai jamais pu manger tu vois. Y’a les fruits de liane, les zabans. Ils mettent dans le whisky, ça c’est pas mauvais. Mais souvent moi je les ai vu tu vois dans les bandes boisées sauvages, y’a des tas de fruits sauvages qu’eux trouvent délicieux, et que moi à l’époque je trouvais d’un goût assez discutable. Et on observe nous la même chose pour des fruits qu’on trouve par ici, au début on peut pas les manger, c’est vraiment épouvantable, et puis au bout de quelques mois d’instincto ça devient délicieux, c’est plein de goût… Y’a un certain nombre de choses qu’on peut pas manger d’entrée hein. Pourtant ils mangent pas mal de cuit aussi mais je sais pas, ils sont habitués peutêtre, je sais pas. les fruits du rônier ils sont pas mauvais, ils sont soit mangés tels

Elle est très riche en sucres. évidemment comme tous les fruitiers. c’e st une excroissance grasse qui se fait ici. ce qui est énorme pour un fruit sucré. Ces protéines sont de très haute valeur biologique au point de vue de la composition en acides aminés. « le véritable fruit de cet arbre -je sais que les gens croient que c’est la noix de cajoule véritable fruit de cet arbre c’est la pomme de cajou. qui contient 20 % de protéines. ses feuilles servent dans la construction de nattes. c’est pas comme un fruit acidulé. C’est difficile de décrire un goût de fruit. qui n’est pas le noyau de ce fruit comme beaucoup de noix. Les gens là-bas. la lèpre et tout ça. Et elles se détachent pas facilement Non elles se détachent pas facilement.quels soit utilisés dans diverses préparations culinaires. c’est comme casser une branche si t veux. ou le plus riche. ça se rapproche plus de la banane. En plus évidemment y’a la noix de cajou en prime. qui est très bonne » les instinctos là n’ont pas goûté de pomme de cajou ? La pomme de cajou est très intéressante à tous les points de vue. T’en as gouté ? Oui. Enfin il a un bois imputrescible qui peut être utilisé dans la construction de charpentes. Ses jeunes pousses qui sont des rejets de pousse ou jeunes plants issus de semis sont consommées comme des légumes. c’est acidulé ? Ah non. ce n’est pas fruit ni une graine la noix de cajou. Il résiste aux termites. Y’a le rameau ici. « L’anacardier se plaît également sur les sols sablonneux » Et il peut d’ailleurs pousser facilement sous le couvert du rônier qui n’est pas gênant. enfin tout ce qui va dans l’eau. de toitures et de vanneries. Ça a quel goût. enfin ça a pas un goût de banane. y’a la pomme de cajou qui est là. et la richesse en vitamines C et B est extrêmement élevée. pour la construction de ponts et autrefois on creusait les troncs pour faire des canalisations (comme l’aulne d’ailleurs). Et c’est un fruit qui a vraiment l’air excellent. C’est assez dur. « c’est un arbre qui revient de l’Inde mais les gens l’ont adopté très vite parce qu’ils se comportent très bien en sol sableux et sec. et sur le rameau y’a une excroissance. . ça leur arrive de faire des cures de pomme de cajou comme nous on fait des cures de raisin. En plus. mais c’est un fruit concentré. et qu’on a en plus du fruit. « L’arbre a une sève sucrée qu’on peut recueillir comme boisson. c’est riche. et en protéines. C’est ce que les Africains m’ont dit. » l’anacardier maintenant. il est tout à fait notable en Afrique que la pomme de cajou est un fruit dont les cures sont curatives pour les maladies les plus graves. assez ferme. Oui. C’est un des fruits les plus riche en protéines.

Même dans une maison. les précipitations font souvent entre 200 et 400 millimètres. des goyaviers et moi je suis pas du tout d’accord. les moustiques ils disparaissent de la circulation. disons qu’en Espagne des figuiers. là où ils pourraient avoir des belles vignes. pour avoir des bananes qui sont tout juste mangeables. des oliviers et des vignes ça va très bien. Ah oui mais là ce n’est pas le cas. Si dans une mare on balance une pomme de cajou c’est terminé. il réussit à pousser parce que dans la zone du bassin arachidier les nappes phréatiques sont assez proches de la surface. souffreteuses. et puis ils sont très nombreux. Avantage très appréciable en Afrique quand on ne dispose pas de moustiquaire. ils sont plus virulents qu’ici. Le troisième truc que produit cet arbre c’est que cette pomme de cajou elle est très efficace pour flinguer toutes les larves de moustique. C’est absurde. faut voir les ananas la couleur qu’ils ont. des papayes vraiment pas évidentes par rapport à celle qu’on mange en Afrique et tout ça. moi j’ai vu des gens qui mettent jusqu’à 3 mètres cube par mètre carré tu vois. parce que dans Sud de l’Espagne. les manguiers et les papayers je crois que tout le monde connais. ils sont jaunâtres. des bons rendements en caroubes. avec des feuilles aussi qui ont plutôt tendance à jaunir. Parce que les moustiques moi y’a 5 ans en Afrique ils ont failli avoir ma peau. des cannes à sucre et plein de choses comme ça. donc ils font pousser ça avec beaucoup d’irrigation. ça c’est un . et les bananes. ils sont chétifs. c’est dur à casser c’est tout. des caroubiers. en amandes et tout ça. justement là c’est contraire aux lois naturelles. on prend une pomme de cajou. Et puis c’est absurde.erdent pour avoir des trucs minables. […] Il pleut pas assez pour un anacardier là-bas. c’est vraiment épuisant comme bête. les manguiers greffés pour faire des grosses mangues sont quand même assez rares là-bas. Tu disais qu’il y avait des espèces qui avaient été perdues parce qu’elles avaient pas pu reculer. ils s’emm. Les autres arbres fruitiers. en Inde en tout cas il paraît qui les chauffent pour pouvoir les faire lâcher. et puis ils sont tout petits. Sans parler du paludisme en prime. Les manguiers en général c’est plutôt des mangots. C’est sûr que l’extraction est difficile. c’est-à-dire des mangues qui sont plus petites et plus ensauvagées. En Espagne y’a des gens qui font pousser des bananiers. en figues. mais là-bas ils ne font pas chauffer. alors les bananes n’en parlons pas. des amandiers.C’est pour ça qu’ils sont obligés de chauffer pour que ça lâche. on la coupe et on la laisse. J’ai vu des gens qui faisaient pousser des ananas aussi. ils sont pas vert comme en Afrique. tu te fais bouffer. et ça lessive et tout. des papayes. elles sont là avec leurs petits régimes tu vois.

Là-bas dans le Sud de l’Espagne s’ils voulaient ils pourraient faire des figuiers à deux ou trois récoltes par an. Donc ils cultivent ce mil et ce niébé. vraiment on peut se nourrir de ça. On voit que ça donne une occupation optimale du sol par les racines grâce au fait qu’il y ait des arbres associés aux cultures annuelles. et qui est souvent attaqué par les oiseaux. donc le sol a tendance à être sablonneux. ce mil avec une très haute qualité alimentaire. moi ça m’est arrivé en Afrique d’en faire une forte consommation. tous les ans et très intensément. enfin la pente on la voit pas. ils cultivent ça. C’est un arbre qui en plus donne autre chose que le beurre de karité. sauf sous le manguier. parce que ce qui se passe que là où y’a le village avec les terres autour. du mil et du niébé rampant. En plus c’est très prisé. Le mil sous ces climats chauds. ils pourraient faire des choses qui sont très intéressantes. Un autre arbre qui est très important c’est le karité. ils cultivent ce mil là parce que c’est à proximité des habitats. c’est un arbre légumineuse. parce que le manguier donne une ombre qui est très épaisse. c’est surtout les karités. alors entre ces arbres ils cultivent. mais ça ils en ont pas beaucoup. qui est très résistant à la sécheresse. ils cultivent du mil. C’est très intéressant. ils les prennent et ils les mangent. en plus la caroube. . Ça réalise une occupation optimale du sol. C’est un mil précoce qui est adapté au sol sablonneux. alors le karité on l’appelle l’arbre à beurre parce qu’il donne des… y’a les balanites aussi. Enfin non quoi. ses feuilles attirent souvent des sortes de vers de chenilles d’une espèce particulière et les Africains de ces tribus considèrent qu’une des fonctions du karité c’est d’attirer des insectes. c’est très rémunérateur. Et tout ça avec 3 mètres cube d’eau au mètre carré. c’est très bon. Tous les jours pendant la période. les balanites pas beaucoup… j’ai oublié les arbres à huile : Alors y’a le balanite dont le fruit donc donne l’huile. c’est un terroir qui est cultivé en permanence. Quand y’a une pente. donc les oiseaux ils vont rejoindre le plat de mil parce qu’ils sont en train de les attendre avec des frondes.peu de la folie tu vois. et voilà quoi. c’est sûrement très riche. et y’a le karité qui donne ce qu’on appelle le beurre de karité. ils vont rejoindre le plat de mil traditionnel. les éléments fins ont tendance à être lessivés plutôt vers le bas. ils peuvent mieux le protéger contre les oiseaux. c’est un mil qui n’a pas de barbes. on voit sous le manguier qu’il y a une nette dépression sur le rendement. les gens en Afrique c’est très apprécié. pendant la saison des pluies. ils les dessèchent au soleil et ils les vendent au marché. plus sablonneux qu’ailleurs et aussi parce que c’est au sommet de la pente. il pousse bien sous ces arbres. faut prendre des appareils de mesure. Bon bah les caroubes c’est très bien aussi.

le sol est occupé par les patates douces rampantes. Donc c’est pas une céréale. c’est un millet sunia. Ils cultivent aussi dans cette zone le gombo. qui est un légume fruit. C.C’est intégré. c’est le pennisetum. c’est intéressant le piment. Mais là les Sérères ils en font peu. et puis heureusement parce que le manioc épuise le sol. et après il buissonne et il prend un grand développement. Le manioc ça se présente comment ? Ce sont des tubercules qui sont assez dures. Ah non. Donc le sol comme ça est protégé. c’est avec ça qu’on fait le tapioca. et puis qui est très longue. c’est uniquement pour les vêtements. parce qu’au lieu que quelque chose soit un fléau. il doit y’en avoir 30-40 mètres carrés quoi sur un hectare. ce qui leur permet de se concentrer sur les cultures d’exportation. Y’a les niébés. mais qui est dans des enclos pour être protégé du bétail. ce n’est pas de la même famille mais au goût ça rappelle un peu ça. souvent les trucs séchés sont plein d’aflatoxines malheureusement). et le coton aussi. Le mil ça a un rapport avec le millet ou bien c’est une autre famille ? Ah non c’est en rapport avec le millet. Ils en font peu. Y’a aussi du coton pérenne. mais en attendant que le manioc prenne ce développement. parce que ça permet au sol d’être couvert très rapidement. le manioc non. le manioc ayant un développement assez lent. Enfin c’est une race. disons que du manioc il doit y’en avoir 20 à 40 mètres carrés au maximum dans la zone 1 qui fait un hectare et puis des fois pas du tout. . (le piment fait office de désinfectant. c’est le plat de viande qui vient accompagner le mil le soir et puis voilà. parce que les oiseaux. c’est peut-être cruel mais c’est comme ça. donc rien. ils cultivent des calebasses pour faire les récipients universels qu’on trouve partout en Afrique Noire. parce qu’en saison sèche le bétail a souvent libre circulation. tout ce qu’on veut. Les patates douces sont cultivés entre le manioc. Et aussi ils font du manioc et des patates douces. Evidemment l’éternel piment dont ils mettent des doses exagérées dans les plats. Ceci dit les Wolofs eux en font beaucoup parce que le manioc produit beaucoup à l’hectare et puis il demande peu de travail par rapport aux céréales. Ça aussi c’est dans des petits enclos à l’écart du bétail. dans ces conditions ils sont plus un fléau. c’est riche en vitamine A. ça rappelle un peu les haricots. c’est-à-dire que c’est du coton qui dure plusieurs années. Et puis les enfants ça les amuse de faire ça. c’est une race de millet qui est très résistante à la sécheresse. Je m’en passerais de leurs piments parce qu’alors là tu sens plus le goût des aliments. les niébés c’est des haricots.

Ah mais dans la zone 1 y’en a pas plus. il est conduit en assolement. Ça fait quand même un tout petit peu plus d’arbre puisqu’il y a les rôniers.Maintenant on va passer rapidement à la zone 2. c’est rare. les rôniers avec cette pluviométrie on peut en mettre 100 à l’hectare. 40 à 50 arbres à l’hectare. tandis que dans l’infield c’est le mil sounia (ou suna. Ce terroir (outfield). La zone 2 c’est l’outfield. y’a 60 arbres à l’hectare. Y’a une rotation. c’est un arbre épineux qui donne un fruit qui ressemble à un peu une forme d’olive qui est sucré. c’est un arbre tout à fait différent. Y’a une partie. ce sont des haies fruitières. Donc sur toute la zone 2 c’est un parc arboré d’acacia albida. et d’ailleurs un fruit sur lequel on peut bien se nourrir parce qu’il est quand même très riche. Mais plus les rôniers quand même. ce qu’il faut voir aussi. . Par rapport aux précipitations c’est bien. Les jujubiers c’est un arbre fruitier. Mais les chiffres que tu as donnés étaient des chiffres maximum. Il est différent d’avec le robinier qu’on a ici ? Non ça. qui au lieu de mûrir en 3 mois va mûrir en 4 ou 5 mois. Il n’y a que des acacias albida. Ça fait pas beaucoup 50 par hectare. c’est que avec 60 arbres à l’hectare les branches commencent à s’approcher. Y’a une partie qui est cultivée en mil. ça n’a rien à voir avec le robinier. D’ailleurs les Touaregs en Afrique ils font un pain de jujubes qui s’appelle l’oufer. Pennisetum gambicum variété hâtive non barbue). et les deux autres qui sont en jachère. les rôniers de tout façon les arbres sont pas disposés comme ça. Parfois. Ouais enfin disons que la zone 1 est plus intensive. avec 20% de glucides. c’est vraiment dense. Elle fait une couronne de plusieurs centaines de mètres de rayon autour de la zone 1. parce que les rôniers. Les haies autour du village ce sont essentiellement des haies jujubiers. qui est arachide. ¼. c’est-à-dire que les arbres sont espacés de 14 à 15 mètres en tout sens. y’a des acacias albida partout. Y’a environ 50 arbres par hectare. là c’est un mil qui est plus tardif (et barbu. c’est le mil sanio. Nan parce que par rapport à la végétation que tu as décrite pour la zone 1 ça fait pas beaucoup d’arbres. mais là l’acacia albida quand il est âgé. et c’est un arbre fourrager. Pennisetum pycnostachyum). les deux sont des légumineuses c’est tout. Nan mais 40 j’ai dit. Plus les rôniers.

Ils ont fait l’expérience de cultiver du mil tout seul. ce mil on peut le cultiver loin des habitats parce que c’est un mil qui est barbu. Donc il va donner ses feuilles et ses fruits en fin de saison sèche. Les acacias albida c’est pas arrivé spontanément dans la région. De surcroît ses racines sont extrêmement profondes. et sur des friches de prairie. C’est un arbre multifonctions. et en plus cet acacia est un arbre légumineuse qui effectue un amendement azoté important. sans acacia albida. le mil qui a été cultivé seul. Tout ça en assurant une production continue puisque ces arbres sont fourragers. c’est un arbre qui est originaire d’Ethiopie et qui a été amené il y a très longtemps par les hommes. donc le sol devient nu. on récolte le mil. à côté de là où sont les Sérères. D’ailleurs c’est le seul groupe au Sénégal qui est garde dans cette région le bétail en saison sèche. et l’arachide qui vient en dernier. C’est une des raisons pour lesquelles on le cultive plus loin de l’habitat. on obtient 600 kilos à l’hectare. Et je . sa première fonction très importante c’est sa production fourragère. ça c’est très important parce qu’au niveau de la fertilité du sol y’a ça aussi : Pendant la saison humide y’a le mil ou l’arachide qui couvrent le sol. les arbres ont perdu leurs feuilles. et elles remontent des oligoéléments et des minéraux qui enrichissent le sol en surface. l’arachide aurait du mal à marcher.Oui. Donc c’est grâce à ce parc arboré d’acacias albida que l’on peut garder le bétail pendant la saison sèche. Généralement ils les donne aux éleveurs nomades. quand le sol va être le plus sensible à l’érosion éolienne. c’est sa principale caractéristique. le sol va être couvert en permanence par les arbres. C’est vraiment une espèce anthropique. Rotation qui est rationnelle car l’arachide enfonce ses gousses dans la terre. on récolte tout. c’est-à-dire que y’a deux parties en jachère qui sont défrichées avec le mil. ça c’est très important comme association. et qui est moins apprécié des oiseaux que l’autre. le rendement est multiplié par trois et passe à 1800 kilos à l’hectare. transhumant. C’est-à-dire que pendant la saison des pluies il perd ses feuilles et il fait sa végétation. elle aime bien les sols qui soient bien sableux et tout. L’occupation continuelle du sol ça se voit tout de suite. donc pendant la saison sèche. ça ça été fait en station agronomique à Bambey. mais les arbres ils vont se couvrir de feuillage. des fois plongent dans la nappe phréatique jusqu’à 50 mètres de profondeur. prend ses feuilles et donne ses gousses pendant la saison sèche. qui sont les Pheuls. il fleurit. au moment où le bétail n’a plus rien à manger. et en plus l’avantage c’est qu’il donne un fourrage au moment où il en a le plus besoin parce qu’il a une végétation inversée. quand la saison sèche vient. c’est quelque chose qui a été amené. Lorsqu’on l’associe avec des acacias albida.

il est appelé l’arbre miracle à cause de ça. et il les restitue au sol. par exemple mil-niébé. Parce que le bétail. D’ailleurs. C’est grâce à ça aussi que l’on peut cultiver intensément en permanence la zone 1. Donc y’a une amélioration quantitative qui est extrêmement nette puisque les rendements passent du simple au triple et en plus une alimentation qualitative au niveau du rendement en protéines. et ça c’est très important. C’està-dire qu’au lieu d’avoir 11 % de protéines il en a 14 %. l’herbe c’est un véritable paillasson. En saison sèche. leur bétail il n’est pas là. elle a une teneur en protéine qui est égale à 0. mais là on peut le nourrir grâce à la moitié des surfaces qui sont en prairie. l’herbe. déjà le rendement. y’a que des traces de protéines. sels minéraux. ensuite. ça ce n’est possible évidemment que si l’arbre est à une densité comme chez les Sérères. et surtout on va le parquer dans la zone 1. parce qu’en plus le rendement est plus élevé que ça. Evidemment c’est là où les parc arborés les plus denses. dès que les récoltes sont enlevées. ce n’est pas tout hein. ce qui fait que le mil cultivé sous couvert d’acacia albida a une teneur en calcium. y’a plus rien. C’est un arbre fertilisant. Donc rien que la présence de l’arbre et de l’enrichissement qu’il fait par lui-même sans parler de transfert de fertilité par le bétail et tout ça. quand on arrive en avril-mai. il n’est pas sur place. D’ailleurs la qualité du lait augmente . non-intégrée par qu’en station agronomique on a uniquement mil associé à l’acacia albida sans parler du bétail qui se nourrit des feuilles d’acacia albida et de ses gousses et qui va fumer les champs. Parce qu’on peut pas le nourrir sur place. en plus la richesse en protéine est 1/3 plus forte. c’est-à-dire à la soudure en fin de saison sèche. quand ça atteint les 100 arbres à l’hectare. Donc les gousses d’acacia albida sont indispensables pour pouvoir le nourrir. non seulement les gousses d’acacia albida permettent de nourrir le bétail. mais en plus y’a une remontée de lait spectaculaire. d’emblée. c’est là qu’on obtient les augmentations de rendement les plus spectaculaires. est multiplié par trois. Or les autres ethnies Africaines qui sont islamisées n’ont pas ça.précise cette expérience agronomique est non-intégrée. parce que le bétail va pouvoir rester toute l’année. c’est-à-dire au moins 40 à 50 arbres à l’hectare. c’est impossible de nourrir convenablement le bétail. on va le parquer sur la parcelle en jachère qui va être cultivée en mil ou en arachide à l’année suivante. l’arbre par ses racines il solubilise dans la roche mère les minéraux. donc y’a plein de calculs qui n’ont pas été faits. et sans l’association céréale et légumineuse. on arrive en pas Sérère à avoir du lait toute l’année. en oligoéléments qui est souvent de 200 % plus forte que du mil qui est cultivé seul. etc. la teneur en unité fourragère est vraiment très basse. et grâce aussi au fait qu’il y a le parc arboré d’acacias albida. l’herbe il faut voir comment elle est hein.

Quelle sorte d’arachide ils font aussi ? C’est quoi l’arachide ? Bah c’est des cacahuètes. Non mais les arachides c’est des cacahuètes. il se nourrit comme ça. et le jujubier je sais pas si tu connais. Et là je suppose qu’elles vont pas dans l’arachide et le millet. Y’a une unité de gros bétail par être humain. ce qu’on appelle la jachère. Ça aussi c’est exceptionnel au point de vue culture. un cas de vache qui au plus fort de la saison sèche reste sur place. Tandis que là c’est exceptionnel. chez les islamisés c’est pareil. l’acacia albida. Donc on voit au niveau du zonage que les cultures qui nécessitent plus de soins. parce que ça aussi souvent en Afrique. Ce qui dans une région comme ça est très fort. là je suis dans l’arbre. lorsqu’on récolte le mil. le bétail on le met à un endroit et il y reste. ça c’est très important. au niveau de la teneur en protéines et en matières grasses. en attendant que les feuilles d’acacias et les gousses d’acacias rentrent en production. C’est énorme parce que par rapport à des gens qui sont sédentaires. en fin de saison sèche. Parce que ce qu’on fait habituellement c’est que les vaches en saison sèche on les met sur des bourgoutières de décrue. le bétail passe pour manger les fanes d’arachide. un peu les fanes de mil et tout ça. Donc y’a une gestion. le bétail et le parc arboré d’arbres fourragers. Et ça pousse bien en dessous des acacias ça ? . sauf les trucs modernes concentrationnaires qu’on fait maintenant. on le traverse pas comme ça. le bétail des fois que y’en a c’est un souci énorme parce que le terroir n’a pas été géré comme il fallait. C’est-à-dire qu’une famille par exemple de 20 personnes aura 20 vaches sans compter les chèvres et tout le reste. enfin donc comme le mil précoce et les fruits sont mise là en zone 1 surtout.considérablement quand les bêtes sont nourries à l’acacia albida. c’est seulement là où elles peuvent survivre. en moyenne. Là chez les Sérères y’a pas de souci. et surtout à une telle densité. surtout en Afrique il pousse bien et les épines aussi elles poussent bien. et en zone 2 les choses qui se récoltent en une seule fois. La gestion du bétail on verra ça tout à l’heure on y est pas encore. Y’a 4 chemins qui sont bordés de jujubiers. Donc il a libre circulation un peu partout. elles n’en ont pas beaucoup finalement. 20 têtes de gros bétail par famille ça c’est jamais vu dans l’histoire. On pourrait rapporter à la superficie que les vache doivent utiliser pour pâturer quand même aussi. Le bétail va uniquement sur les parties en « jachère ». Et quelle densité de bétail rapport aux autres groupes ? On va y revenir. on en parle plus. Il va après. elle est énorme la densité de bétail. Tu veux la superficie qu’elles ont pour pâturer ? Par rapport à la région.

l’arachide n’occupe qu’un quart de la surface. il en reste bien un peu. et l’arachide aura du mal à enfoncer ses gousses. leur expliquer qu’il faut se crèvent à faire des foins. Ils comptent surtout sur leurs arbres fourragers. et . Le problème. C’est à ce moment-là qu’il défonce à la houe pour semer le mil. la prairie de toute façon il en reste plus grand-chose en fin de saison sèche. mais qui serait tout juste bonne à être pâturée par le bétail. c’est-à-dire qui font une graine. on en est pas encore là. Elle est surpâturée ou l’herbe a séché ? Elle est ? L’herbe est séchée ? Pas beaucoup. et ça c’est là où l’arachide est un peu embêtante. des branches. C’est pas le problème puisque les haricots poussent très bien en dessous des acacias. L’herbe elle est séchée par le soleil oui. dès qu’ils défrichent une prairie ils défoncent tout à la houe. c’est pluriannuel tu vois. ils ne font pas beaucoup de foin là-bas. Pour mettre le mil on casse la prairie ? Pour mettre le mil. Tu mets la graine et ça tient plusieurs années. elle rentrerait pas ses gousses. Ce qui faut voir c’est que c’est pas des graminée fourragères pluriannuelles comme chez nous. C’est ça oui. Non non c’est pas ce que je veux dire. je dirais oui et non. Ou alors elle a été mangée par les bête ? Oui elle a été mangé par les bêtes. de l’humus. le dactyle et tout ça. pour nourrir leur bétail. pour qu’elle puisse enfoncer ses gousses. on peut pas la semer dans la prairie ? Non. En la laissant toujours au même endroit elle se ressème ? Non c’est une rotation prairie-prairie-mil-arachide (donc comme le sol sera un peu appauvri après le mil donc mettre l’arachide en fin d’assolement est là aussi judicieux de ce point de vue). c’est un assolement en quelque sorte. Parce que c’est une légumineuse comme l’acacia. Tandis qu’ici le ray-grass. qui se ressème pour l’année suivante. c’est sûr que là où y’a l’acacia y’a des épines partout. tu vois ce que je veux dire. c’est que l’arachide n’aime pas les sols trop riches. L’herbe elle est desséchée par le soleil quoi. c’est des graminées annuelles. t’aurais une magnifique végétation verte. Elle aime bien les sols où y’a que du sable. le problème de l’arachide. tu sais les Africains. enfin du sable bien meuble tu vois c’est ce qu’elle aime.Oui ça pousse bien en dessous des acacias. Alors qu’elle occupera souvent les trois quart chez les Wolofs. mais la différence avec les Sérères c’est que même sur leur champ. L’arachide vient toujours après le mil. et puis sur des friches de prairie y’a toujours des déchets végétaux partout.

ça peut même tenir encore plus que ça. Donc c’est un autre genre de culture et de végétation. ça c’est la zone 2, zone 3 là c’est la bande boisée, elle est concentrique à la zone 2. C’est la frontière entre les différents villages, qui correspondent généralement à des sortes de forêt galeries je dirais, quoiqu’à l’œil nu c’est très difficile à voir, c’est-à-dire que c’est légèrement en bas-fonds par rapport aux autres surfaces. et là c’est une bande boisée avec beaucoup d’acacias gommiers, qui donnent du fourrage au bétail, et c’est là par rapport à la zone 3 qu’on va voir comment le bétail est géré. Pendant la saison des pluies, le bétail mange surtout l’herbe en zone 2. Lorsque la saison sèche vient, qu’on commence à récolter le mil, le bétail mange les fanes de mil et d’arachide, c’est ce qu’on appelle une vaine pâture, qui est ouverte à tout le bétail, c’est là qu’on voit qu’il y a une gestion collective du terroir. Ensuite le bétail va manger les fanes de haricots qui sont ici. Ensuite il va manger les feuilles et les gousses d’acacias gommiers, ces fameux acacias gommiers qui donnent la gomme arabique, dont les gousses sont aussi riches que l’avoine en protéine et unité fourragère et tout. La seule utilisation sur place de la gomme arabique, ils la vendaient pas, c’est que des fois on la prend comme ça, c’est du chewing-gum, qui est moins mauvais que le chewing-gum classique. Donc ça c’est en début de saisons sèche, ensuite c’est les arbres fourragers et les fanes, et ensuite, parce que là c’est des arbres qui font une végétation normale, qui font leurs fruits pendant la saison humide et qui en début de saison sèche donnent leur fruits, et ensuite c’est les acacias albida, voilà comment s’organise la chaîne d’affourragement pour le bétail en quelque sorte. La zone 3 est pas vraiment sauvage alors ? Non, dans la zone 3, des fois ils bricolent… D’abord la zone 3 elle est je dirais demisauvage, c’est-à-dire qu’il y a que des arbres utiles quand même essentiellement. C’est-à-dire des arbres fruitiers sauvages dont je connais pas les noms, y’en a plein… Et c’est encore comme ça là-bas ? y’a combien de temps que tu y es allé ? Ça fait 12 ans. Tu crois qu’ils ont pas passé le bulldozer ? de toute façon qui va le payer le bulldozer ? S’ils ont résistés à l’islam ils peuvent résister au progrès aussi hein. Bon ils résistent au progrès, je vais expliquer pourquoi. Là où on voit qu’ils résistent au progrès, il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau, c’est la surface en arachide qui est là. C’est la région où y’a les structures de circulation qui sont les mieux organisées, y’a une nationale, y’a le chemin de fer qui passe au milieu de chez eux. Les autres peuplades quand ils apportent l’arachide au marché c’est vachement loin.

Eux s’ils voulaient ils auraient toutes les facilités, y’a juste le camion qui passe, ils peuvent mettre les sacs au bord de la route. Bah non c’est toujours pas le cas, ils en ont rien à fo.utre. Ils en ont juste parce que ça donne de l’argent pour l’impôt, parce qu’il faut payer l’impôt en numéraire, ça aussi c’est une catastrophe, et l’argent pour acheter du pétrole pour la lampe, des choses comme ça, mais sinon la civilisation les a assez peu atteint finalement. au point de vue de la population urbaine, ils sont pas du tout urbanisés… Avec une gestion plus séparée, y’aurai la zone de sécurité qui serait autour de sa concession, tout le monde aurait ses petites têtes de bétail et il faudrait se faire chier à clôturer partout. En gestion collective l’avantage c’est que tout le bétail est réuni en un seul troupeau, y’a quatre clôtures, et on en parle plus. De toute façon diviser pour régner, si on est chacun dans nos petits coins, ce sera facile de disperser ça d’un coup de pied, tandis que là comme ça… Oui, en même temps y’a une liberté individuelle qui est quand même assez forte, et en même temps une cohésion villageoise qui est quand même assez forte, c’est un système qui paraît assez équilibré. Et puis au niveau de la gestion ça donne des facilités énormes, puisqu’on verra pour les rotations de pâture demain, quand chacun est avec son petit bétail sur deux ou trois hectares et qu’il faut clôturer ça, merci tu vois, merci le fil barbelé… Il vaut mieux des grandes haies sur des grandes surfaces que des petites haies un peu partout qui protège mal et qui bouffent l’herbe aussi. On le voit en Normandie, c’est des propriétés individuelles, les gens ils ont des haies entourant des parcelles qui font 20 ou 30 ares, il faut voir la catastrophe, la haie démolit la prairie, y’a plus de ray-grass, y’a du dactyle à la place… Dans cette bande boisée y’a les kainak (désigne une classe d’âge), c’est-à-dire les bergers qui y ont leur cases, alors les bergers ce sont en général des enfants qui ont entre 12 et 18 ans qui font ce travail, systématiquement, tous les garçons entre 12-18 ans sont bergers donc, au fur et à mesure de leur classe d’âge. A 12 ans ils partent complètement de chez eux et ils vivent avec le bétail, et donc souvent ils ont des habitats autour de cette bande boisée. Et ils suivent les déplacements du bétail. L’avantage de ce système c’est que par exemple sous le parc à acacias albida, par rapport à des terres qui n’en portent pas, comme ce qui ce passe aux alentours, ça ce sont des expériences qui ont été faites en stations agronomiques, le mil qui est cultivé avec jachère et tout mais sans acacias albida, la teneur en humus est de 1,6 pour mille et elle passe dans le parc arboré à 5 pour mille. En plus ce sont des teneurs en humus qui ont été comparées en dehors de tout apport de fumure de bétail et de choses comme ça. Donc ça se trouve c’est encore plus élevé. C’est 1,6 et 5 %, c’est en pourcents non ? Parce que ici une terre à 5% c’est normal.

Euh ici c’est… non non c’est pour mille, et puis même ici c’est en pour mille, et puis y’a beaucoup de terres dans la région parisienne qui sont… tu sais dans les terres ici ça commence à baisser sec hein. y’a la notion d’humus et de matière organique. L’humus pur et la matière organique. c’est sûr que la teneur en matière organique est beaucoup plus forte. Par exemple ici la teneur en matière organique ça va souvent entre 20 et 50 pour mille quoi environ, mais souvent de plus en plus on va se rapprocher de 20 pour mille… d’autre part en Afrique les terres sont beaucoup moins riches en matière organique qu’ici hein. Parce qu’elle se consume à une vitesse grand v avec la chaleur. Sous le parc d’acacias albida y’a l’amendement azoté, l’avantage d’une plus forte teneur en humus, ce qui est important là-bas, c’est la rétention en eau, ce qui explique les forts rendements en millet. Donc on voit que c’est un système qui est intégré par rapport à l’agriculture et où l’élevage est tout à fait intégré. D’une part avec les arbres fourragers, et qui sont en même temps des arbres fertilisants et le fait que bétail puisse rester toute l’année pour pouvoir fertiliser les cultures. L’infield est le territoire qui est le plus intensément cultivé, où il y a toutes les ressources de base, et c’est déjà beaucoup moins dense, parce que dans l’outfield y’a pas d’arbres fruitiers, y’a que des acacias albida, tous les arbres fruitiers sont dans l’infield. Ceci-dit dans la zone 3 le terrain est plat mais pas vraiment plat, c’est-à-dire que y’a de légers bas-fonds, c’est là où y’a ces bandes boisées, et là ici il y a des basfonds où ils cultivent parfois du riz ou même ils laissent en herbe, ce qui fait un fourrager de saison sèche parce que ça sèche moins vite là. Dans cultures de basfonds, ce qu’ils font c’est qu’ils aménagent comme les chinampa qu’il y avait au Mexique, ils font des rigoles de drainage, dans le fond ils cultivent du riz, et du riz pluvial très résistant à la sécheresse, et dans le haut ils cultivent du sorgho qui est associé à du niébé grimpant et de la patate douce rampante. Y’a plein de chose qu’on a pas eu le temps de préciser, par exemple dans la zone 1, il est d’usage pour les karités de leur faire grimper dessus une tubercule grimpante comme l’igname. il y a aussi dans la zone 3 des papayers, enfin on pourrait dire pour la zone 4 pour les bas-fonds. Derrière la bande boisée c’est boisée complètement sauvage ou c’est… Ah derrière la bande boisée c’est un autre village. C’est un des centre démographique de l’Afrique, tout est occupé par l’être humain, y’a aucun espace sauvage. Et les échanges qu’ils peuvent faire éventuellement entre les villages ? Bah les échanges entre les villages bon bah c’est des rapports de bon voisinage disons, et il peut il y avoir des rapports, des échanges de mariages, des choses comme ça, pour éviter la consanguinité. Et sinon y’a que l’arachide qu’ils exportent ?

de surpopulation et tout. Donc c’est même pas des gens qui sont venus de leur plein gré. qui sont en perpétuel déplacement et aux dépends des pasteurs nomades. ils achètent du pétrole lampant. Donc déjà les problèmes de pénétrations ont commencé. Les cultures d’exportation c’est toujours très appauvrissant. d’abord c’est une légumineuse qui a été importée des Etats-Unis ça. dont les terres ont été occupées par cette industrie. surtout pour payer l’impôt. et on ne voit qu’un quart de culture d’exportation. c’est pour ça que ça nécessitait encore moins d’espace avec des bandes boisées beaucoup plus larges. Donc la pression démographique des consommateurs d’arachide qui sont ailleurs vient s’ajouter chez eux via la culture d’exportation finalement. comme c’est le cas du bassin arachidier où voit qu’il y a les 2/3 des surfaces qui sont cultivées en arachide. on a envie de rigoler un peu. donc ça faisait un terroir bien plus riche. Le quart qui est cultivé en arachide il est exporté. Parce que la surpopulation elle est peut-être ailleurs si ça se trouve. C’est pour ça qu’il est assez intéressant chez les gens bienpensants on entend toujours parler de limitation des naissances. et avec tous les ravages que ça peut causer. et ils ont été obligés de… Ils se sont retouvés stalinisés d’office finalement. elle est pas chez eux. sinon y’a l’arachide qui sert de principale monnaie d’échange.Euh ils font un peu de bière de mil. Le chemin de fer traverse le pays Sérère de part en part ainsi que la route principale. Ah bah depuis longtemps. les Sérères qui sont en ville viennent des gens qui se sont fait envahir par l’industrie de phosphates d’alumines. c’est très bien l’impôt ça pour faire rentrer les paysans dans un circuit d’économie monétaire c’est excellent. Donc en marchandise ils n’achètent rien ? Au point de vue marchandise si. Parce que les bonnes routes sont rares en Afrique. elle vient pas d’Afrique l’arachide. y’avait 1/3 en mil et 2/3 en jachère. des Wolofs s’ils sont à côté de la . enfin disons sur l’impact. l’avantage c’est que c’est un système qui est très stable par rapport au Wolofs. les chemins de fer aussi. Les problèmes de pénétration sont pas très sévères. On voit que les Sérères sont une population qui s’urbanise très difficilement. parce que comme ils ont pas l’interdiction islamique de l’alcool qui peut servir de monnaie d’échange. Parce que avant c’était encore beaucoup plus riche. cette usine de phosphates d’alumine elles sont là depuis longtemps. Avant sur le terroir du village. mais ils sont obligés d’en faire parce qu’il y a l’impôt. des lampes à pétrole des choses comme ça. comme tout animiste qui se respecte. et en Afrique par exemple quand les gens. c’est qu’avant qu’il y ait cette histoire d’arachide. elle est chez les gens dont le bétail a besoin de consommer des tourteaux d’arachide probablement.

c’est une autre ethnie qui est islamisée aussi. très efficace. mais on le traite de sous-développé. Puis qui n’a aucun respect de… De toute façon on suit à la trace si tu veux. total. les nourides ne vont pas 4 fois par jour à la mosquée. par exemples les Kadafis qui vendent des écoles avec des sous européens. qui a le plus haut minaret du monde ou je sais plus quoi là. On considère que l’islam est une civilisation. ils perdent pas leur temps chez les nourides… On fait de la cacahuète toute la journée… On va pas couper la journée bêtement toutes les 4 heures pour rien du tout. ils travaillent. Les Peuhls ils sont derrière leurs vaches. Donc la terre elle n’existe plus. . S’ils ont une facilité d’échange commerciale ils couvrent tout en arachide et puis c’est mort. on considère que les animiste c’est pas une civilisation. on respecte l’islamisé. Bon ben aux islamisés on leur apprend qu’il y a un seul Dieu. quelqu’un qui est animiste. […] Toucouleurs. c’est-à-dire que lui il prie pour ses fidèles. La religion animiste de terroir et aussi finalement la résistance leur résistance guerrière. c’est très dynamique. l’animiste on le prend pour un sauvage. d’ailleurs ils ont la fameuse mosquée de Touba. Et ça bosse ça bosse.route ils mettent 100% en arachide et ils rachètent le mil hein. M’enfin y’a un magnifique désert autour. puis ils se font envahir justement de plus en plus par les Wolofs. partout où l’islam passe y’a des déserts qui se fabriquent bien souvent. ça désertifie sec. le nouridisme c’est une secte islamique qui est encore moins marrante que l’islam classique. De toute façon s’ils sont islamiques souvent c’est pour des raisons aussi économiques. et les fidèles d’ailleurs ne vont pas à la prière. qu’il est… bon en plus c’est un principe quand même masculin le dieu islamisé. Le problème c’est le ravage des terres. par la mentalité islamique qui est quand même très commerciale. Les Européens réagissent très fréquemment comme ça vis-àvis des animistes. C’est terrible que même les Européens ils réagissent comme ça. C’est possible ? Parce que des fois notamment leurs marabous ils estiment qu’ils gèrent tout à fait les relations avec la divinité. c’est des sauvages. Comment t’expliques que seuls les Sérères ont cette façon de cultiver ? Par leur religion. La religion joue beaucoup dans le comportement des êtres humains. par les colonies Wolofs et nourides. ils sont plus à l’Est. C’est-à-dire euh. c’est que bon ben ils n’ont pas été pas été englobés par l’islam. bon ils sont bien gentils mais ça s’arrête là quoi. Elle a été construite avec l’argent de l’arachide. Disons que tout le principe féminin est complètement écarté. pur. ils ne vont pas perdre leur temps à la mosquée.

soit ligne de replat. qu’on appelle d’ailleurs keyline (littéralement « ligne clé » en anglais. on les met à 8 mètre. Si ce sont des pommiers qui sont sur franc et de grande taille ça sera 10 mètres en tous sens au moins. oui on peut faire des espaliers. on peut faire du millet en dessous. il faut le tremper. On va voir comment la zonation est constituée. pour les arbres. […] par exemple faire un verger de pommiers avec des arbustes à baies en dessous. pruniers de reine Claude sur franc. Parce que c’est un blé qui a perdu beaucoup de vitalité et de qualité. et des fraises. pourquoi pas. et puis même le blé pour le moment. c’est-à-dire que l’eau de pluie s’infiltre ici et elle ressort là sous forme de source. y’a pas d’appropriation individuelle… dans cette bananeraie. C’est un peu à la frontière du Zaïre. c’est-à-dire que tout le monde y a accès. Et pour les espaliers ? Contre les murs exposés plein sud. un maximum d’occupation du sol. et entre y’a de l’herbe et du trèfle partout. et surtout en lisière de bananeraie y’a des habitats enfin des concessions avec leur . 7 ou 8 mètres. ensuite y’a un replat. Si on prend une série de courbes en S. donc zone 3 puis zone 4 et zone 5. c’est un climat qui est très humide. Là également y’a aussi une zone de sécurité. Puis même quand les arbres auront atteint une certaine taille. où il dit que du blé qui n’est pas gardé en épi. Parce que faire une zonation sur un terroir qui est assez petit c’est peut-être pas tellement évident. le faire pré-germer. enfin si tu veux. c’est la ligne qui relie les points d’inflexions) en système zonation en permaculture. il s’agit d’un terroir collinaire. quelque chose comme ça. enfin ce que j’appelle une zone de sécurité. c’est également une région à très forte densité de population. en attendant que les arbres poussent. quelle notions de distances à respecter. on peut en faire n’importe où. avant de le moudre et de faire du pain avec. Le centre. Un replat. Disons c’est adapté aux maisons qu’il y a ici. avant que les arbres soient grands ça gênera pas. Ensuite y’a les bas-fonds. enfin j’aime pas trop ce genre de forme. le sommet de la colline c’est entièrement une bananeraie. Cette bananeraie constitue en quelque sorte un verger communal. le millet commun ça pousse bien à l’ombre. […] Chez les Bashi au Rwanda leur terroir a un autre genre de climat.[…] De Serres en parle dans son traité d’agriculture. Vaut mieux faire des cultures intercalaires plutôt que de serrer trop les arbres.

elles continuent à s’infiltrer puis en saison sèche. et quand on voit de toute façon ce que le producteur touche… . la couche d’humus disparaît très vite. donc la zone 1 de chaque habitat. Les bananiers commencent à produire entre 16 et 20 mois. Grâce à ça ils ont un sommet de colline qui est extrêmement riche. Ils rentrent en pleine production au bout de 2 ou 3 ans. là où ça leur convient tout de suite. Donc on arrive à un écosystème qui est très riche. il a pas tellement sa place dans un endroit surpeuplé.terroir autour. au keyline. et on met des bananiers ici. ensuite elle ressort après cette infiltration sous forme de source. Les agronomes évidemment n’étaient pas d’accord. Elles s’infiltrent. qu’effectivement le sommet convient mieux au caféier qu’aux bananiers. ça correspond tout à fait au caféier effectivement. ils ont dit dans les villages. lorsqu’ils ont pu contrôler certains villages. Là c’est des endroits où ça dépasse largement 200 habitants au kilomètre carré. Parce qu’évidemment on ajoute la pression démographique des consommateurs de café sur les gens qui sont déjà un peu nombreux quand même. En plus le bétail il vient plus parce y’a pas de biomasse déchétuaire. On pourrait mettre les bananiers sur les keylines. que les bananiers en plus de la production de bananes qui est assez importante. c’est que le bananier par sa production biomassique exceptionnelle va enrichir le sol pour lui-même. et puis ils produisent pendant plusieurs années. ni végétale ni animale. Ce qui fait que la source est tarie. produisent en plus leurs feuilles. et les gens ils déménagent. mais là les bananeraies sont un investissement foncier. hein. ‘on enlève les bananiers ici. qui atteint la tonne à l’hectare. ils sont déjà beaucoup trop nombreux. y’a une quantité de mulch et d’humus qui est extrêmement épaisse. en fait c’est beaucoup plus compliqué que ça. aux keyline (keypoints). ils ont raison. puis tout le temps. on a autre chose à faire que de leur mettre du café sur le dos en plus. puis ils les changent. et leurs feuilles ça correspond en moyenne au point du vue unité fourragère à une prairie moyenne normande. c’est très important parce que lorsque le sommet de la colline est très riche avec ces feuilles de bananiers. ruisselle au lieu de s’infiltrer. parce que c’est là où les sols sont le plus sec et tout. Ce qui se passe quand on fait ça c’est que le caféier a une très faible production biomassique. En plus des bananes. en plus le caféier. et qui favorise l’infiltration des pluies. donc déjà au bout de quelques mois le sol sera tout à fait transformé en un sol qui est tout à faire apte à recevoir des bananiers donc. y’a pas de production biomassique. l’agronome européen à première vue il a raison. Ce qui se passe donc quand on met des caféiers à la place. c’est toujours la même chose. l’eau au lieu de s’infiltrer dévale la pente. on met des caféiers à la place’. je précise que les feuilles de bananier. c’est que le bananier. donc les pluies s’infiltrent au lieu de dévaler. C’est pour ça qu’il faut faire attention justement de voir les choses à long terme.

étage numéro 2 bananiers. des manguiers tout ça. enfin tout ce qu’ils peuvent imaginer. on voit des palmiers à huile avec entre des anacardiers.Bien sûr les bananiers c’est des arbres fourragers. fourrage abondant pour les animaux en plus. c’est le taro. environ 20 tonnes à l’hectare. j’ai déjà montré des exemples de culture étagères. quelques arbres forestiers qui donnent des fruits sauvages et qu’on a gardé parce qu’ils étaient utiles. et puis autour de l’habitat la ceinture horticole de culture fruitière et de légumes. j’avais donné des exemples. y’a des leucénas qui sont des arbres fourragers. et puis c’est tout. C’est surtout des bananiers et des leucénas. L’avantage des bananiers c’est qu’ils fournissent une forte quantité de bananes. ils sont sur des petites . c’est qu’ils ont en permanence du bois de chauffage dans la zone ici. parce qu’on verra qu’il va pâturer ailleurs. je crois que vous vous rappelez de l’exemple que j’avais donné. C’est ce qu’on appelle une culture améliorante. étage 3 les taros. le petit bétail en permanence. toutes ces parcelles qui font environ un demihectare par maison sont clôturés pour éviter la divagation du bétail. Parce que bon. donc c’est ça la ceinture horticole. On pourrait dire grossièrement étage numéro 1 leucenas. Dans cette bananeraie y’a des trouées. ou qu’on a réimplanté. là aussi je prends ces exemples parce que c’est des exemples d’exploitation collective du terroir. production pérenne de bananes. igname. avec l’habitat. c’est assez serré aussi. et ce qui est échelonné sur toute l’année. avec plusieurs étages. pendant la nuit. qui sont en zone 1. La zone 1 évidemment bénéficie de tous les déchets domestiques. L’avantage aussi pour ceux qui font la cuisine. Là c’est un village entier qui exploite un terroir. C’est un tubercule qui supporte bien l’ombre du bananier. c’est-à-dire cendre. déjections humaines et tout ça. courge. c’est pareil c’est un village qui doit avoir moins que celui que j’avais présenté avant. des espèces de petites clairières en quelque sorte. donc c’est une production biomassique très intéressante dans cette zone. Au point de vue. ce qui n’est pas négligeable. ils sont pas obligés d’aller le chercher à 10 km. et en plus indispensable pour la présence de source qui est ici. Qu’est-ce qu’il y a comme arbre ? C’est très spécialisés. production biomassique très élevée. dans la bananeraie en dessous entre les bananiers on met une plante d’ombre qui est une racine dont les feuilles poussent assez haut. quand le gros bétail pendant la nuit a libre accès. Bien sûr quand le bétail a libre accès. Bon alors les légumes c’est oignons.

c’est pour ça que les compléments de fourrage qui sont dans la bananeraie sont quand même important pour une alimentation équilibrée des animaux. c’est-à-dire que c’est une exploitation collective de tout le village. c’est sur des colliens qui sont plus grandes En zone 3 c’est une pente qui est assez abrupte. Dans les zones 1. etc. le petit bétail en génénéral. avec quelques bananiers çà et là et tout ça. C’est-à-dire c’est une pente très abrupte. les chèvres. avec un gazon pas très abondant dessus il faut dire. c’est-à-dire citron. les poules. c’est des champs par famille. essentiellement de mil. orange. c’est un système de buttes avec du riz en bas-fonds avec du maïs et du sorgho au-dessus. des vaches et des chèvres là-dedans. Donc la zone 3 c’est uniquement une zone de pâturage. c’est en association. y’a une zone sauvage qui finalement est près des habitats. dans les basfonds c’est la même chose. c’est-à-dire qu’il n’y a que des bergers. de sorgho. l’herbe si c’est pâturé rationnellement c’est la bonne formule finalement. C’est une région qui est assez proche de l’équateur donc y’a deux cycles de culture.collines donc chaque colline est conduite de cette façon-là. associés pareil avec du niébé grimpant et des patates douces. en zone 5 on pourrait dire. ils pourraient peut-être y mettre des arbres. c’est sûr que des gens qui auraient une alimentation plus basée sur les fruits mettraient des bananiers ici. y’a un cycle de culture de février à juin. là les pâturages sont collectifs. et un autre d’août à janvier. mais la bananeraie c’est une sorte de verger communal. mais surtout de l’herbe. parce que l’eau a quand même tendance à s’infiltrer plus difficilement. des fois y’en a qui ont 300 habitant mais c’est plus rare. par exemple on verra les champs. Après la source là. donc il y a environ par village 150-100 habitant. c’est-à-dire c’est des cultures associées. de maïs. les moutons et les bêtes comme ça. évidemment on peut pas faire une culture sur un sol pareil. y’a des arbres fruitiers. c’est la zone des… on voit que c’est pas du tout planifié comme en permaculture. Là c’est la zone des champs de base. ça fait un peu comme un alpage. ceux qui sont pas atteint par les cultures d’exportation . là le système du riz c’est comme j’avais montré. Mettre en culture une pente pareille ce serait l’érosion garantie. de niébé. la zone 1 qui entoure les habitations c’est individuel. Les champs qui sont là sont individuels. ce qui serait pas plus mal. ça pousse ensemble. C’est pour montrer qu’il peut y avoir des différentes façons par rapport à une théorie de base. divaguent librement dans la bananeraie. Dans les bas-fonds ils font du riz. sur cette pente il y a quelques arbres ici et là. Y’a des goyaviers. toutes sortes d’agrumes. N’importe qui de n’importe où peut cueillir des bananes ou y envoyer son petit bétail. de patate douce et de manioc.

quand on voit la zone 1 de loin. Finalement sur la zone du haut on aboutit à un écosystème forestier. parfois même un cacaoyer. c’est un terroir où il faut faire très attention puisqu’il est en pente. et encore entre ces bananiers. c’est-à-dire avec un tapis de feuilles qui est extrêmement dense. Ensuite y’a des palmiers à huile entre. Au niveau du travail. de toute façon les bananiers ils font automatiquement des rejets. mais . des manguiers. C’est très serré. mais quand ils préparent la cuisine. de sorgho ou de millet disons. les fruits. Combien d’arbres à l’hectare sur la zone 1 ? Houlà. avec la zone de sécurité. des tubercules. c’est-à-dire des bananes plantain. du manioc. ça sera un mélange de manioc et ça sera surtout des bananes. des jaquiers. des fois y’a des endroits où croit qu’on se balade en forêt. ou on tombe plutôt sur les palissades. et finalement rien que sur la zone 1 les gens ont déjà toute leur nourriture disponible. enfin on ne voit pas les maisons. y’en a beaucoup. c’est-à-dire qu’ils ont des bananes à manger cru si tu veux. y’a beaucoup d’insecte. le manioc. des légumes quoi. elle fait ½ hectare par famille et encore. ce qui permet d’élever des canards et des poules en liberté sans qu’il y ait besoin de donner du grain en plus ou des choses comme ça. donc il faut faire attention à laisser des bandes d’herbe qui soient anti-érosives. c’est une multi-étagère très très dense autour des maisons. Mais c’est sur que c’est une alimentation surtout basée sur la banane et sur les tubercules qui poussent à l’ombre des arbres. et puis les céréales qui viennent accompagner. Comme c’est une région à bananiers. et puis on tombe sur des maisons. à part remettre des jeunes arbres. parce que le bananier il faut pas trop d’ombre quand même. parce que déjà. inutile de dire que c’est très restreint. plus bas entre tout ces arbres il y a des bananiers. et puis c’est toujours pareil. et les céréales accompagnant. La zone 1 autour des maisons est très réduite. Cette zone 1 malgré qu’elle soit petite fourni finalement toute la nourriture de base. les bananes. Et ils mangent moins de céréales et plus de tubercules ? Non. Ceci dit pour les bananiers il faut faire attention où on les plante. vers 10 mètre de hauteur y’a donc les agrumes. puis du taro. y’a des collines tellement surpeuplées que ça peut se réduire à 500 ou 1000 mètres carrés peut-être maximum. le taro. Plus bas encore. taro. Les arbres forestiers utiles qui donnent des fruits sauvages ils doivent monter à 35 mètres ou 40 mètre maximum. on voit rien.ont un peut de café. C’est-à-dire. mélangées à du manioc. parce que là le territoire est quand même assez restreint. les goyaviers. surmontés d’arbres forestiers utiles. patate douce. un peu de riz. Bien sûr cette biomasse végétale abondante favorise une biomasse animale abondante.

où on leur paie des canalisations d’eau sur je sais pas combien de kilomètres. l’eau ne coule plus à la source. où il est très fort quand même. et en plus si on plante un bananier sur un sol dégueulasse. Mais y’a même d’autres endroits justement où le territoire justement n’est pas surpeuplé et ils ont incité à mettre du café partout. mais on est en dessous d’un climat équatorial.quand on se balade là-dedans. La lumière arrive à passer pour les arbres qui sont en dessous ? La lumière arrive à passer oui. donc qui servent pour le bois et les fruits sauvages. là où ils sont allés. y’a des périodes sans nuages en tout cas. c’est pour ça que les agronomes disent que ‘des bananes il faut surtout pas les mettre ici’. avec quand même des saisons sèches. Parce que surtout le sommet des collines. on voit bien. c’est une culture améliorante à tout point de vue. là j’ai déjà expliqué quand on implante des caféiers. que le verger est quand même très soigné sous une apparence de désordre on dirait. avec des cailloux entre les broussailles. enfin c’est quand même très soigné. Ça peut être très spectaculaire la désertification. parce que là c’est surpeuplé. en 3 ans il va rentrer en pleine . il va seulement commencer à produire au bout de 18 mois. d’arbres forestiers et de choses comme ça. c’est excellent pour la santé humaine. c’est vrai il va pousser lentement. donc des fois ça entraîne des déplacements de population. les grands arbres forestiers. Tandis que quand on est vraiment sous l’équateur on est tout le temps dans les nuages finalement. il fait humide et ça doit être plus difficile d’étager les cultures d’une manière dense. Seulement le bananier. maintenant on ne voit qu’une espèce de steppe à épineux. où le soleil n’est pas caché par les nuages. et après d’ailleurs on parle de « projets de « développement » » où il faudrait. avec des broussailles épineuses de ci de là. C’est pas tout à fait un climat équatorial. après les avoir incités à tout détruire. mais le sommet des collines il est initialement très pauvre. pour le sol. et puis pas tellement équatorial. C’est moins nuageux. qui est une culture vraiment améliorante. c’est plus intéressant qu’un climat équatorial pour des cultures multiétagères. ils sont déjà très élevés et c’est quand même très dense. après le reste y’a le ravinement. qui font souvent 35 à 40 mètre de haut. on n’est pas censés savoir que des humains y habitent. parce que y’a toujours des traces d’habitation humaine. On peut transformer rapidement quelque chose comme ça en caillasse et en épine. Et encore quand ils peuvent aller ailleurs. c’est des endroits qui étaient couverts de bananiers. dans certains endroits qui sont plus plats. pour le bétail parce qu’il y a des déchets. Oui. Mais si tu veux le haut est déjà bien couvert d’arbres.

Ce qui est important c’est qu’il y a au moins 6 espèces de plantes différentes qui sont associées et complémentaires. de la patate douce. . Par exemple ils peuvent planter du maïs ou des cultures années. et ils plantent le verger dedans. faible apport de matière organique animale puisque le bétail ne vient plus. de toute façon y’a pas d’immobilisation de capital dans les techniques de culture comme ça. Il faut plusieurs années mais ça pousse vite quand même. c’est seulement après lorsque les bananiers ont bien enrichit le sol que y’a un écosystème riche qui se forme. ils mettent vraiment de tout là-dedans. en pleine production ? En plein fonctionnement. des courges. résultat surpâturage des pentes qui sont raides et résultat : l’érosion. des haricots. ce qui se passe. Combien de temps il faudrait pour avoir un biotope complet. y’a des tomates. Donc on voit le cercle vicieux qui va très vite : faible production biomassique. avec ces mélanges. Parce que c’est un sol qui est quand même très filtrant. Ceci dit ça pousse vite dans la région les arbres. c’est toujours pareil. Déjà s’il faut 5 ans pour des bananes. Justement on a remarqué que lorsque. Là c’est quand même pas équatorial. Equatorial ça veut dire que par exemple les hauteurs sont impropres à la culture du riz pluvial. Parce que le bananier il faut vraiment un climat très humide pour qu’il puisse supporter des sols qui sont pas bon hein. et une pleine production qui sera très abondante parce qu’entre-temps le sol sera devenu très riche et très propice à la culture de bananiers. des piments. plusieurs années. Y’a pas de céréales toutes seules. il va se concentrer sur les herbages qui sont ici (zone 3 : pentes abruptes) et rapidement c’est la rocaille à nu ici. alors ils mélangent.production. plutôt qu’en culture séparée on obtenait là aussi 50 % de rendement en plus. il va ailleurs effectivement. Non seulement le caféier ne fabrique pas de biomasse mais en plus il ne fournit pas de fourrage pour le bétail contrairement au bananier. mais ceci dit on en bénéficie avant qu’il soit complètement formé le biotope. malgré que les précipitations soient assez abondantes. sur les champs de céréales en zone 4. évidemment quand on met des caféiers à la place. qui sont mélangés ensembles.. du sorgho. donc le bétail il doit aller ailleurs. des aubergines. Et aussi y’a des recherches qui ont été effectuées. absence de production fourragère. parce que y’a des essais qui ont été fait en station agronomiques. Attention ils commencent à rentrer entre production au bout de 16 à 17 mois. des gombos. les conséquences viennent vite.

des bananiers. Les gens ne restent pas ? Si ils restent. En même temps ils ont planté des ananas. Ensuite au bout de quelques années les orangers. Les gens habitent où. Alors là c’est très dense. des jaquiers. beaucoup mieux . A. les bananiers. là c’est surtout plat. C’était considéré comme non cultivable. Il a fait une expérience pilote où il a installé deux coopératives de 70 personnes sur ces collines. c’est que bon. y’a eu des expériences du professeur M. avec un système de cultures régénératives. et les terres par famille il leur donnait environ une moyenne de un hectare et demi. Alim au Bangladesh. des manguiers et des teck tout a été mis en même temps. dessus. Donc les gens ils y avaient cultivé du riz pluvial et du maïs associé à des haricots aussi. les jaquiers et les manguiers ont pris le relais. Et en faisant ça ils ont réussi à stopper l’érosion et à faire vivre des familles. qu’on mette des gens. Alors ce qu’on fait quand on associe du riz et du maïs. Et le projet. c’est-à-dire à 3 mètres ou 4 mètres de distance. Le maïs et le haricot au bout de quelques mois ont donné une première récolte. ils ont construit leurs maisons là ? Au milieu. c’est-à-dire qu’il n’y a pas vraiment de zonation. parce que c’était vraiment… quand y’avait un buisson qui arrivait à pousser on le coupait pour faire du feu et puis y’avait une érosion qui était catastrophique et les collines étaient vraiment dans un mauvais état. des gens qui n’avaient pas de terres. des papayes. c’est des collines qui font des millions d’hectares. c’est multi-étagé partout et les maisons sont dispersées dans la colline. Ils avaient semé du manioc aussi. pour la première année de récolte ça avait coûté très peu cher. mais il a déjà installé deux coopératives comme ça. ils avaient donné aux gens les grains nécessaires pour pouvoir survivre jusqu’au prochaines récoltes et puis c’était tout. et le professeur Alim avait fait un projet d’insérer des sans-terres. y’a les maïs qui sont à grand écartement. et le riz est entre. y’a le haricot qui est là. évidemment les gens ne tiennent pas à ce genre de projets dans le pays. Le manioc. un an et demis après. et ensuite le teck on les abats pour faire du bois d’œuvre de qualité au bout de 30 à 60 ans. C’est des collines qui étaient considérées comme érodées et tout. c’est un système qui est assez intéressant.Par exemple par rapport à la création d’un écosystème. et improductives. ça ne faisait pas partie de la surface agricole utile. et il voudrait évidemment que toutes ces collines plutôt qu’elles soient érodées et qu’elles ne servent à rien. Et l’érosion a été totalement arrêtée. les papayes sont rentrés en production au bout d’un an. et ils ont fait un système très productif comme ça. des orangers. et bien. Alors ce qu’ils avaient fait. mais y’a des collines évidemment qui on servit surtout pour prendre le bois de feux et c’est des collines qui étaient gravement érodées.

Y’a eu un étagement de production. en deuxième sous-étage y’a les manguiers. la papaye. Avant que les ananas prennent leur plein développement pour couvrir le sol. Une fois que tout ça avait été semé. Tous les arbres qui ont été plantés. on peut donner des tas d’associations. . de maïs. y’a des inondations. ça leur fait pas du bien mais ils remettent puis ils continuent à produire. Ceci dit quand ils sont assez âgés ça risque rien. Enfin qui poussaient dans le pays mais pas beaucoup finalement. Ça a tout été bien occupé. qu’il y a un tas de gens qui s’intéressent finalement à un certain type d’agriculture. après ils ont continué les cultures annuelles. le temps que les premiers. d’haricots. et les arbres fruitiers qui sont plantés en plaine ils en prennent un coup. Par exemple des fois y’a des inondations qui durent 2 mois et demi. Ce qui prouve que dans le monde. où les arbres fruitiers sont complètement submergés. qui essaie de la promouvoir finalement. ils restent des fois deux mois et demi complètement sous l’eau. qui s’est succédé au fil des années. Qui sont d’autant plus violentes que les collines sont dénudées. y’a ce professeur Alim là. les ananas et les papayes. en plantant en même temps par exemple les ananas. Mais ça c’est des inondations catastrophiques qui ont lieu comme ça tous les ans. ensuite ils ont ressemé de l’orge en culture de saison sèche. quand ils sont adultes ils se remettent. ceci dit. c’est-à-dire des céréales et des tas de légumes.que les autres paysans du Bangladesh avec leur monoculture du riz qui sont en train d’en crever tel que c’est conçu actuellement. les ananas. le temps que les arbres rentrent en production. ça ça rentre en production au bout de 15 mois à peu près. Parce que depuis le temps qu’il fait ça c’est un gars qui n’a jamais entendu parler d’agriculture naturelle ou quoi que ce soit. Mais tout en association. les arbres il faut voir ce qu’ils doivent supporter. les patates douces occupaient le terrain et donnaient déjà une récolte. quand on les a planté ça pousse pas non plus très très vite. c’étaient déjà des arbres fruitiers qui poussaient dans le pays ? Oui. en troisième les bananiers. Quelle est la première chose qui a été plantée ? Tout a été planté en même temps. Par exemple. même au-dessus des feuilles donc. après la première récolte de riz. en premier étage donc y’a les tecks. et ensuite des cultures annuelles. Là aussi c’est un exemple de culture multi-étagère. tout ça ce sont des espèces de là-bas. c’est un carcan rizicole qui est très poussé là-bas et des arbres. les bananiers. c’est un delta qui déborde souvent. ils mettaient par exemple des patates douces entre ananas. c’est-à-dire que c’est la monoculture de riz essentiellement.. avec des tecks qui poussent haut. parce que y’a le Brahmapoutre.

Ceci dit. ils font des bananes et tout. ces deux coopératives qu’il a installé avaient un niveau de vie largement supérieure. c’est sûr que c’est un investissement mais qui marche très bien. à tous les autres paysans du Bangladesh. c’est une formation qui est quand même pas très coûteuse. là sur ces collines érodées très rapidement ils ont eu de bons rendements. jusqu’à la première récolte. enfin il a mis quand même des anciens paysans. sans avoir à payer des gens pendant des années pour qu’ils puissent survivre. le maïs tout ça. . c’est toujours la même chose quoi. en 15 jours on a vite fait d’expliquer ce à quoi on veut aboutir. C’est-à-dire collines dénudées et tout le long du pays c’est la même chose. bah ils sont tout seuls sur le marché. […] Le professeur Alim a fait attention. du riz tout le monde en fait du riz. Il faut donner aux gens de quoi bien se nourrir et puis bien travailler.Ah oui. parce que y’a plusieurs millions d’hectares qui sont comme ça. Donc tout simplement on leur a donné les vivres nécessaires évidemment pour attendre jusqu’à la récolte suivante. Maintenant ces familles sont devenues des familles aisées. parce que des gens qu’il financent comme ça. c’est pareil. mais peu à peu y’a une biomasse déchétuaire qui s’accumule et quand les premiers arbres rentrent en production c’est déjà en train de marcher à fond. Parce que le manioc et tout ça c’est des plantes qui vont réussir à pousser sur des terrains qui sont endommagés. et l’on encore. s’il veut faire ce projet massivement. là ils font du fruit. et résultat effectivement… C’est pour ça le projet de ce gars-là est très intéressant à ce niveau-là. ils font du teck. il faut qu’il démontre un système économique viable rapidement. et les collines c’est du bois spontané pour faire du feu. des rives des fleuves.. C’est une mentalité qui est aberrante. S’il veut faire ce projet massivement. Y’a aucun problème à écouler la production. alors que c’étaient des familles misérables de sans-terres avant. pour eux les terres arables c’est les plaines. ce qui se passe. bah c’est-à-dire que tout le long. au moindre truc y’a les critiques. les plante comme le sorgho. quand ils commencent à planter là leur maïs. c’est sûr que la première récolte elle sera chétive. c’est sûr y’a quelques frais à investir. c’est pas original. Et puis aussi y’a cette mentalité asiatique des gens qui font de la riziculture. il faut leur donner une formation assez rapide. s’ils sont déjà paysans et s’ils sont motivés. Et ça ça rejoint l’agriculture naturelle et la permaculture. ils font toutes sortes de légumes. notamment dans les hautes vallées. y’a des plantes qui résistent bien. Ces gens qu’il a installé. Parce qu’en plus ils produisent.

Comme la terre. bah le commerçant c’est un co. qui sont énorme. 0. du fait que le paysan désespéré doit nourrir sa famille tout de suite.8-0 . Bon bah ça libère du marché du travail. dans un système commercial. On incite les paysans aux motoculteurs et toutes ces choses-là. Finit aussi le fait par exemple qu’il y ait des paysans qui vivent au jour le jour à cause de l’inégalité foncière et de la pression démographique. ils se retrouvent dans la famine. les produits sont vraiment partout. Par exemple imagine. on peut y arriver. qu’est-ce qu’il va vendre ? Il va rien vendre du tout. Là c’est finit de rigoler pour certaines personnes. Finit la rigolade d’embaucher des ouvriers et de leur payer la journée de travail de 14 h à 150-200 grammes de riz par jour. y’a des gens qui ont une toute petite parcelle donc qui n’ont aucune sécurité. .nnard. Donc ils sont obligés de vendre leurs parcelles. Parce que si par exemple les gens dans un milieu paradisiaque où y’a une abondance de fruits partout. on met la moitié des paysans sans-terres pour commencer. Il restera plus que l’autre moitié de paysans sans terre. l’abondance ça n’a aucun intérêt. c’est ça aussi le problème. comme dans beaucoup de pays est concentrée entre peu de mains. qui vendent des pesticides et des semences. ils vont pas aller acheter à des prix exorbitants des produits dégueulasses. surtout pour les coopératives de départ. enfin c’est un truc qui tourne. L’exemple n’a pas été suivit ? L’exemple non. puis avec les salaires qu’ils ont. dans un système économique. ben c’étaient des pionniers finalement. etc. qui vendent les engrais. il suffit qu’il y ait une inondation qui supprime leurs récoltes. Fini aussi les endettements. donc ça permet par exemple aux grands propriétaires qui sont à côté. Et surtout quand on vend des variétés de riz naines qui sont très dépendantes de tous ces moyens de production. enfin là où le Bangladesh s’est embourbé ça profite à beaucoup de gens si tu veux. Si tu veux. c’est pas avec ça qu’ils vont se nourrir. on installe une certaine proportion de paysans sans-terres et on organise les cultures et on met par exemple sur ces collines. En plus la misère ça rapporte. c’est que la misère c’est quelque chose qui rapporte beaucoup. je pense que les gens ont dû être triés en fonction de leurs motivations politiques et tout ça. Faut bien comprendre que la situation. Si les gens ont accès a une source de nourriture quasi gratuite. y’aurait environ un peu moins d’un hectare par famille. d’avoir aux multinationales. L’abondance ne rapporte rien. qui vendent les motopompes d’irrigation. En moyenne si les terres étaient réparties entre tout le monde. l’usure. un cinquantième de la valeur réelle de cette terre. seul la pénurie peut rapporter.évidemment il faut des gens. d’acheter sa parcelle des fois à un vingtième.9 hectares par famille. Si tu veux. sur ces collines y’a des millions d’hectares. comme le plus souvent chez le commerçant.

dans industries d’extraction d’or et tout ça. De toute façon faut voir ce qui s’est passé en Europe. Le pisciculteur il serait gai si y’avait une épidémie dans la rivière d’à côté hein. quand tous les pêchers de la vallée d’Eyrieux gèlent. ils vont émigrer dans les pays côtiers où on fait des monocultures de cacao. comme les gens dans le massif central qui vont des pêchés bien exposés au sud en Ardèche. Parce que les prix vont s’effondrer. Parce que tous les gens du Sahel qui ont faim et qui migrent. C’est pour ça d’ailleurs que d’inciter les gens à mettre des caféiers au sommet des collines c’est pas une mauvaise idée. etc. d’ananas. Comment fonctionne le système de l’Afrique du Sud ? C’est qu’on a parqué les gens sur un territoire beaucoup plus restreint.on le voit bien par exemple. dans des réserves. Et c’est là où ils vont subir l’apartheid et tout ça. Parce que ce qui est en sus de l’apartheid c’est qu’on leur donne des terres minuscules. on leur donne presque rien et ils travaillent 14 heures par jour. . Bon bah c’est excellent d’avoir c’te main d’œuvre. dans un système économique commercial. de vin. ben ils sont désespérés. Les gens s’ils ont tout ce qui faut. L’industrialisation… il a fallu créer artificiellement une misère épouvantable pour faire l’industrialisation. C’est une main d’œuvre quasi-gratuite volontaire qui arrive. il faut pas croire que les gens soient si fous que ça. de pomme. une récolte exceptionnelle de blé. etc. que l’on exporte en Europe etc. Dans le Sahel c’est pareil. mettre du goudron dessus. C’est un système antagoniste. Quand en France y’a une abondance. ils s’arrachent les cheveux. euh moi j’en ai rien à fo. L’abondance ? les gens font pas aller travailler. si les gens au moins avaient des terres pour pouvoir vivre. de choses comme ça. etc. et puis même. etc. ils ont beau envoyer toutes leurs pommes. c’est une question… la rareté c’est très important. si les gens ne trouvent pas d’autres terres une fois qu’elles ont été désertifiées. c’est extrêmement intéressant finalement. etc. personne ne serait allé bosser en usine.utre de l’apartheid. la population noire qui est la plus nombreuse est parqué sur… justement les gens parlent d’apartheid et tout ça. Bah bien sûr. les paysans ils pleurent ici. Donc la pénurie. de café. La famine du Sahel c’est très intéressant. Où y’a toujours intérêt pour avoir un coût bas de main d’œuvre donc en surnombre. il faut que les gens aient faim finalement. C’est un système conflictuel. on leur donne à bouffer. ils sont obligés pour pouvoir manger d’aller travailler donc dans les usines. Parce que y’aura une main d’œuvre à bon marché qui va s’entasser dans les bidons villes. ils sont contents. bon bah c’est le système de l’Afrique du Sud. ce qui signifie. pour que le système puisse tourner.

ça a dû être commencé en 72. et c’est ce qu’on appelle des civilisations qui sont arriérées évidemment. y’a rien à faire. en moyenne. tu cueilles les fruits. . et au milieu d’une abondance pas possible tu vois. Mais par exemple les Bashi là. Ils font la sieste. les Indiens-là qui vivaient sous leurs chênes. régime numéro 7 d’Oshawa.donc ils mangent pas que du riz. et justement c’était pareil par exemple ces sociétés que j’ai décrit hier. . tu travailles comme un âne mais à la fin de l’année faut voir ce qu’ils récoltent. il reçoit une opposition qui est quand même assez forte.D’ailleurs y’a un livre qui a été écrit par Sahlins je crois.. Surtout que maintenant y’a des économistes connus qui commencent à le dénoncer. ils travaillaient une heure par jour tu vois. et puis des tas d’ethnies qui vivent un peu comme ça en Afrique. donc le gars qui a lancé ça. c’est pas très thérapeutique. Ça date de quand les essais au Bangladesh ? Oh ça date de plus de dix ans. Finalement la civilisation c’est peut-être de bosser comme des ânes 14 heures par jour. beaucoup de légumes-fruits.. Donc au Bangladesh c’est le même problème. c’est Age de pierre. ces agriculteurs ils travaillent ¾ d’heures par jour. âge d'abondance qui montre que la seule société d’abondance qu’il y ait jamais eu c’est celles qui étaient à l’âge de pierre. parce que beaucoup de Bengalis c’est la monodiète au riz tu vois. C’est peut-être pour ça que Fukuoka a eu des ennuis au Japon. c’est impossible de savoir combien d’heure par jour ils travaillent. Ah non mais c’est vrai. ils passent leur temps à faire la sieste. qui tourne bien. c’est peut-être ça finalement quand on y réfléchit d’un peu plus près. Nan puis maintenant c’est un truc bien stable. qu’est-ce que tu veux faire dans un endroit où y’a que des arbres fruitiers. Parce que bon le gouvernement japonais c’est les Etats-Unis qui ont influencé le gouvernement japonais. Parce que les idées de Fukuoka ça les intéresse pas du tout. Parce que vraiment au point de vue de la balance commerciale le Japon… tu vois que les intérêts qui sont contradictoires ça pose des problèmes. parce que ici c’est pas la société d’abondance qu’on veut nous faire.. Oui et puis les gens ils travaillent comme des ânes. pour l’exportation du blé. mais c’est ridicule. *rires* Enfin c’est des macrobiotiques en pleine forme quoi… si on veut… Et surtout avec le riz et . c’est la société justement de rareté. et puis c’est des gens qui mangent mieux que les autres parce qu’ils ont beaucoup de fruits.. finalement pas grand-chose. c’est comme le système ano y vez en Espagne.Pas de carences. tu manges et puis tu vas te promener. Parce que le Japon c’est une mine d’or pour les Etats-Unis. de leurs vaches pour l’élevage et tout ça.

et largement de quoi vendre. Si tu veux avec un hectare et demi par famille ils ont largement de quoi pour leur autoconsommation. ils suffit que tu sois pas très costaud et tu dégages quoi. y’a tout ça. surtout à la vente des tecks. . mais avant y’a les organes.riz. c’est une thérapeutique beaucoup utile. y’a les papayes. Et de faire là-dedans un petit élevage aussi. Ça c’est à long terme. régime numéro 7. et surtout c’est des gens qui ont une culture bien rentable. donc ces gens qui sont sur ces collines ce sont des gens qui mangent beaucoup mieux que les autres. C’est à long terme. en deux mois.

c’est-à-dire c’est une pierre polie qui est mise un manche de frêne qui est résistant aux chocs. Au néolithique. les arbres qui étaient beaucoup trop gros (vu les outils). et les systèmes fourragers. comme le bois de teck en particulier. il faut construire un four. pour voir des productions particulières que l’on peut faire. là l’exemple qu’on donne ça se passe environ 3500 à 4000 ans avant Jésus-Christ. avec ses maisons qui étaient assez espacées mais pas tellement espacées. en commençant par étudier un peu la zonation telle qu’elle était pratiquée par les agriculteurs au néolithique. donc là on sort de la permaculture qui est l’organisation de l’espace. Ah non mais pour le bois d’œuvre effectivement c’est une formule de faire ça. comment on peut cultiver les vergers en culture naturelle. Contrairement à ce qu’on pense les néolithiques ne mangeaient pas que des fruits sauvages puisque . ça les rend plus durs et plus propres à la construction maritime. Donc des techniques dont le but est d’avoir le maximum de rendement avec certaines denrées précises. ils les cernaient. et pour abattre une forêt c’est pareil. C’est ça qu’on appelle des dessévage sur pied. Je connais pas très bien ce terme. il paraît que c’est meilleur pour certains bois de procéder au dessévage sur pied. Le cernage des arbres ça veut dire que tu créé une entaille sur tout le tour de l’arbre et ça empêche la circulation de la sève. enfin disons que ça demande quand même du travail et de l’investissement. il faut prendre du métal. notamment si on pratique le cernage des arbres. la hache de pierre faut pas croire que c’est un outil forcément inférieur à la hache de fer. Donc là on va voir des exemples européens.Pendant la matinée on étudiera le système de culture de céréale que j’ai mis au point. une fois qu’il est mort faudra tout de suite l’utiliser hein. ça dépend comment on s’en sert. d’ailleurs qui est le principal outil des agriculteurs néolithiques. J’ai vu ce terme. faire une forge etc. dans un verger. sauf que pour éviter qu’il pourrisse sur pied. On peut mettre presque aussi vite pour défricher avec une hache en pierre si on abat d’une certaine façon. et cette hache servait essentiellement comme outil de défriche. c’est l’âge de la pierre polie. Là où ça se passe c’est le nord-ouest des Alpes. en Suisse et en Allemagne du Sud et dans l’Est de la France. tout dépend comment on s’y prend. et l’arbre il meure au bout d’un certain temps. D’abord il faut que pour fabriquer une hache en fer il faut investir. probablement il devait y avoir au maximum 40 à 50 mètres entre chaque maison. on va voir un peu la zonation : là en zone 1 y’avait le village.

comment ils s’habillaient. On cultivait du mil. qui a été la principale culture jusqu’à ce que les Romains arrivent. Evidemment y’avait un peu d’engrain. Y’avait des fruits comme les cornouilles et les cormes. un parc arboré assez dense hein. et enfin des sortes de fruits qui étaient cultivées. en orge -alors là aussi avec des espèces ordinaires et non avec des espèces sauvages comme on le pense. C’est-à-dire que sur une parcelle de millet cultivée pendant dix ans le lin ne revenait qu’une fois. Des poiriers. un peu d’amidonnier. Toutes ces zones 1 et 2. . enfin qui ont une qualité équivalent de toute façon… En zone 2. finalement ça ressemble un peu aux systèmes en Afrique. Et du lin. un peu d’épeautre. enfin du millet commun. les chênes étaient espacés de 14 mètres en tous sens. qu’on apprécie plus tellement maintenant. mais du lin qui se promenait parce que c’est une culture épuisante. quand y’avait pas de millet c’était du lin. Y’avait des rotations aussi alors ? Oui des rotations mais pas compliquées. qui est un blé qui a malheureusement disparu d’ici et qui est extrêmement productif. quelque chose comme ça.et notamment ils cultivaient le fameux blé poulard Nonette de Lausanne. et qui se promenait en assolement. et surtout pour faire du textile. on verra plus tard pour les textiles. Dans la zone 3. ce sont des champs cultivés en blé. y’avait que du millet. voilà en zone 2 c’était ça. le chêne ne fait pas beaucoup d’ombre de toute façon. Elle est cultivée en permanence. mais c’était assez restreint par rapport au reste contrairement à ce qu’on pourrait penser. et dans lequel on cultivait des plantes qui supportaient cet ombrage de chêne. C’était cultivé en permanence sans prairie et sans jachère. c’est-à-dire botaniquement c’est le panicum miliaceum. enfin qui est moins épuisante en culture sous chêne parce qu’il y a un humus beaucoup plus varié sous les arbres. Faire de l’huile pour l’éclairage. un parc arboré de chênes. Y’avait pas l’épeautre ? Y’en avait parfois mais c’était pas systématique. Et le lin pour quoi ? Pour s’habiller. et pour la graine. on verra ça tout à l’heure. alors qu’il y avait des pruniers bien avant en France. Evidemment dans le verger ils cultivaient des légumes sauvages.dans les cités néolithiques on a trouvé des espèces cultivées de prunier domestique. qui revenait sur la même parcelle que tous les 7-10 ans. on l’appelle infield comme je disais. Parce qu’on prétend que le prunier a été importé par les croisades d’Asie-Mineure.

Dans chaque défriche. et qui était mis sur une largeur maximum dans les clairières culturales néolithiques. y’a les chênes. on défrichait la jachère. grâce à l’ombrage des arbres. C’est-à-dire qu’au moment où en en juilletaoût où les pâtures commencent à être toute desséchées. En zone 4 c’est la lisière. c’est qu’elle est étagée en gradins sur plusieurs centaines de mètres. La lisière a une première caractéristique. donc qui servait essentiellement de pré-bois. Donc cette hêtraie servait essentiellement de pâture d’estive. Le bois.Y’avait le blé et l’orge sur défriche et ensuite on instaurait une longue jachère forestière. c’est là qu’ils allaient chercher le bois de chauffage. y’a des lisières qui pouvaient atteindre plusieurs centaines de mètres. parce que la hêtraie est quand même trop loin. Donc c’est une des pièces maîtresse de ce système de culture. ensuite on laissait pousser des graminées spontanées qui étaient pâturées par le bétail. c’est-à-dire que les arbres qui avait été coupés. attention. sous ces chênes. donc qui a une qualité moyenne. c’est-à-dire que par exemple pour 2 ans de céréale on mettait 25 ans de jachère au moins. Y’a pas d’autres zones ? En zone 5 c’est la forêt dense. d’ailleurs ça . ça servait essentiellement de. C’était la principale utilisation de cette hêtraie. qui est assez léger et qui gêne pas du tout l’herbe. disons que le bois de chauffage était essentiellement fourni par le taillis qui était dans le village. Et le bois aussi. alors ça j’avais déjà expliqué qu’en permaculture on y attache une importance assez forte parce que c’est un écosystème très riche. et sous hêtre il peut pousser quelques fougères. ensuite de l’orge. des choses comme ça. car les vaches craignent le soleil en été. et tous les ans on avait du bois de chauffage comme ça.. parfois même jusqu’à un kilomètre des fois. on défrichait un peu plus loin dès que y’avait la jachère. sous lesquels poussait de l’herb e. ils repoussaient sur souche et ils donnaient un taillis ou un taillis sous futaie puisqu’on abattait pas tous les arbres. donc c’était pour les mettre à l’ombre.. ça va… et pour ramasser des faînes aussi. où il ne pousse rien des fois. ils en cherchaient bien sûr dans la forêt mais ça faisait un peu loin quand même hein. et sous lesquels il ne pousse pas grand-chose. on cultivait d’abord du blé. donc y’avait une sorte de prairie temporaire spontanée qui se faisait et ensuite peu à peu on laissait venir les broussailles et ensuite on obtenait un taillis. enfin c’est la hêtraie qui pousse très serrée parce que c’est une essence d’ombre. je vous rappelle le hêtre c’est une essence fourragère. Une fois qu’on avait cultivé du blé et de l’orge.

Parce que surtout c’est ça qu’il faut voir.. c’est-à-dire que sous les chênes. C’est-à-dire que plus on s’approche des endroits qui sont cultivés. enfin des espèces qui caractérisent les région arides. puis stocké et consommé par les êtres humains. on cherche une pâture d’estive pour le bétail. pour les animaux là dans cette zone. Et sous ces arbres ? Euh sous ces arbres attention. ce qui évite de stocker du foin comme. pour le bétail. Donc là aussi ce pré-bois sert essentiellement de pâture d’estive et puis pour la glandée qui était importante. tandis qu’il y’a des prairies avec des graminées vraiment prairiales digne de ce nom sous les chênes. notamment le ray grass anglais. les cornouilles. évidemment les cormes. Tandis que là c’est des glands pour les cochons. Notamment plus on va dans les régions qui sont sèches. plus des fruits. et même des fois que les pâturages sur toute l’année. plus on s’approche de la zone 3. et la qualité… euh y’a des herbes qui poussent spontanément sous les chênes qu’on voit nulle part ailleurs sur la garrigue. les cormiers et tout ça qui sont intéressants parce qu’ils donnent des fruits qui étaient utilisés pour la consommation humaine. on cherche donc de l’herbe là. alors qu’ailleurs il ne pousse que du brome mou.a été prouvé récemment par l’INRA. avec lequel on cultive du millet. ils étaient sous les arbres avec le bétail pour ramasser les glands. ce qui est intéressant c’est que cette pâture d’estive elle donnait à la fois de l’herbe pour le bétail en été. des arbres comme les cornouillers.. à l’INRA de Montpellier ils ont fait des recherches dessus et justement ils encouragent de plus en plus sur des garrigues de mettre des chênes. les pâturages d’été sont de bien meilleure qualité qu’ailleurs. les bergers à partir de l’automne où ces fruitiers donnent. Parce que la production fourragère est beaucoup plus forte. Parce que les glands pour les êtres humains ils sont dans le parc arboré de chênes qui est en zone 2. des alisiers et des noisetiers. à côté. les noisettes et tout ça étaient ramassées par les hommes donc et surtout par les bergers qui accompagnaient le bétail. et . ça c’étaient des glands qui étaient ramassés comme c’était pas très loin de l’habitat. d’abord c’est une lisière. là où y’en avait plus ailleurs. ça c’est des méthodes. et plus les arbres baissent. Parce que justement. ensuite après les chênes y’avaient d’autres arbres qui étaient plus petits comme des charmes. Et là ensuite de plus en plus bas. et en plus des glands en hiver. Toujours en lisière ? Oui toujours en lisière là. En deuxième étage mais en dessous ou à côté ? Ah non. les arbres sont assez espacés. donc en deuxième étage.

y compris le fossé qui lui donne de l’eau pour les volailles. Ça ça se trouvait dans quel endroit ? En étagé (en gradins) y’a les chênes. Par exemple les chênes que l’on ramasse sont près de l’habitat. mais plus on s’éloigne de l’habitat et plus l’espace devient de plus en plus sauvage. Donc ça c’est la lisière préhistorique. c’est une question de protection des cultures. Dans la jachère forestière ils ramassaient les pommes et les poires sauvages. enfin disons des tas de fruits sauvages. la lumière déjà rentre. les mûres des ronces. tandis que les glands de chêne qui sont en lisière c’est surtout pour le bétail et aussi pour les bergers qui passent. alors le fossé il est entre la zone 3 et la zone 4. . donc tout ça fait un écosystème qui est très varié. fait pousser des légumes qui ont besoin d’eau. sûrement oui. Ça. Alors justement là il faut bien comprendre que contrairement à ce qu’on pense.en même temps ils avaient des nèfles et des choses comme ça.. En plus c’était un pâturage supplémentaire pour le bétail. qui est moins perfectionné. qui sont de plus en plus bas. et en plus le fossé. avec en plus un fossé. Et là plus bas y’avait les haies épineuses. pour pas que les sangliers viennent et tout ça. d’aubépines. la lumière en rentrant spontanément déjà au niveau des lisières va avoir tendance à favoriser plein d’espèces fructifères. et qui est un système de base de la production néolithique. là y’avait tout un fouillis de ronces. Et ainsi que dans la jachère forestière qui est beaucoup plus productive que l’on ne pense. ensuite y’a les alisiers. les noisetiers. et des fois justement sous des arbres comme ça les néfliers ils les laissaient pousser par exemple. qui ont envie à midi de se faire une bouillie de glands ou des choses comme ça. Parce que le fait d’ouvrir une clairière dans la forêt de hêtres qui est serrée. Est-ce que c’était calculé tout ça ? Pour que ça soit concentrique. Ils « glandaient » quoi. Ce qui veut dire évidemment qu’on ne pouvait pénétrer dans la forêt que par certains sentiers. Oui et non. de prunelliers. les sorbes etc. de la menthe et tout ça. Donc c’est le principe un peu en permaculture. il faut bien que ça soit calculé. Ce qui est marrant c’est de constater que c’est la même organisation qu’en Afrique finalement. les nèfles. y’a pas antagonisme entre la cueillette et l’agriculture. et ensuite le fouillis impénétrable il est là. les framboises. Au contraire. les fraises des bois. donc de cueillette. ça fait une lisière à micro-climat varié. toutes les cormes.

c’est le principe de base (notion de transfert de fertilité). qui étaient pratiquée dans beaucoup de régions d’Afrique et puis même au départ du néolithique. C’est ce qui a permis au Celtes de les envahir très facilement. Alors d’abord c’était cultivé à la main. ça leur convient pas du tout. qu’en état de guerre on puisse construire un paysage comme ça. y’a la nécessité de se nourrir et aussi la nécessité de se défendre. ils vont être remplacés par des chênes et des essences de pleine lumière. Si ça avait été la forêt épaisse. qui vont en profiter pour proliférer.. Donc tout ça pour dire que d’abord ce paysage de lisière a été créé par l’homme. Il est évident que rien que le fait d’ouvrir une clairière culturale ça défavorise les hêtres qui sont des essences sciaphiles. hein. c’est… Et puis en période d’insécurité y’a aucune organisation au contraire. et des chemins même qui étaient assez grand. quand les paysans vivaient. Justement à l’époque.. Les paysans en période de guerre ils sont juste capables de fo. ils seraient pas venus aussi facilement et ni les Romains par la suite. y’avait aussi évidemment les chemins comme en Afrique. En période de guerre il faut voir l’insécurité qu’il y a. et y’avait aussi beaucoup de chemins. donc effectivement c’est très proche de l’Afrique. Parce que pour organiser un paysage aussi loin. ça consiste tout simplement à ouvrir une clairière naturelle. c’est-à-dire qu’il aurait pu être moins perfectionné. c’est le chaos. les arbres étant abattus pour faires les huttes et tout ça. ce qu’ils étaient capables de faire. et en vitesse de semer à la volée à de trop fortes densités. il va concentrer toute la fertilité de l’outfield sur l’infield. C’est-à-dire que ce qui se passe c’est que le bétail qui pâture en outfield. et qui sont souvent fructifères. de venir récolter en tremblant en espérant qu’il y ait pas des soldats qui viennent les massacrer pendant ce temps-là. donc même chose qu’en Afrique. les chemins d’accès qui étaient bordés de haies épineuses pour la circulation du bétail. Sans haie ils se retrouvaient allant sur l’infield et dans l’outfield. dans la forêt y’avait des sentiers et des chemins de circulation du bétail. Ce qu’on appelle la protoculture qui était pratiquée en Tasmanie. Parce que ça c’est très important les chemins.Oui tout à fait. il aurait pu ne pas être créé par l’homme. Si les gens se font embêter… euh il suffit de voir même dans l’histoire. ça s’appelle la protoculture. Il faut être vraiment tranquille quoi. regardes comment le paysage est fait ! C’est scientifiquement impossible. qui ont repris les mêmes structures. parc arboré.utre le feu s’ils défrichent. parce que les chemins y’en avaient partout. Oui mais il y a aussi le fait que c’est une espèce de place forte quand même. pendant les périodes historiques. C’est impossible. ça ouvre . Et c’est pour ça que y’a des peuples. C’est pas forcément vrai la notion comme quoi y’avait toujours des guerres à l’époque. La notion d’infield et outfield c’est une notion d’intensif et d’extensif au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’habitat aussi.

et l’homme moderne bon bah c’est un imbécile. des noisetiers et des charmes et des choses comme ça. à part les gens qui fabriquent des machines pour lui mais disons que 90% des citadins qu’estce qu’ils sont capables de faire ? Justement une fois qu’on les met dans la nature ils sont capables de se bouffer entre eux hein. une très forte connaissance de la nature. là c’était des gens qui avaient une très forte connaissance de la nature. ou alors qu’on ait chassé toutes les proies dont il se nourrissait. le loup n’attaque l’homme que lorsqu’il devient fou. parce que le loup ne peut devenir fou que s’il a eu une . ça c’est pas fait spontanément. C’est ce qu’on verra quand y’aura une guerre et que les gens devrons fuir les villes. soit des rats et des souris. là où y’en avait pas du tout. il faut justement qu’on ait étendu certains types de monocultures. Bon on va remettre les choses au point. les loups ça mange essentiellement soit des lapins. à un tel point qu’il n’ait plus rien à manger. à ce moment-là il peut attaquer l’homme. et de même de zone en zone. ici tout ce qui n’était pas des alisiers.spontanément la forêt. évidemment c’était des communautés qui étaient égalitaires hein. ça c’est fait par l’homme. par exemple. ils pourraient avoir survécu jusqu’à cette époque. de le couper ou de le faire pâturer par le bétail. enfin l’homme a rien planté. Mais pour en arriver là. il est capable d’appuyer sur un bouton mais c’est tout. et puis un sens de l’organisation sociale. il s’est contenté à cet endroit-là de tout ce qui n’était pas du chêne de le descendre. Mais la connaissance elle a existé depuis tellement longtemps. Lorsque par suite de carences alimentaires. et spontanément y’a des espèces fructifères qui vont pousser. Essentiellement. Ah bah oui. C’est une sélection qui est faite comme ça. enfin il faut qu’on ait créé un désordre. hein. Et là il s’agit pas de ça. parce que y’a une petite élite qui invente des machines. De toute façon les gens savent plus rien faire. toutes les maisons étaient à peu près pareilles. là on expliquera ça sur les prédateurs. c’est une théorie qui essaye de nous faire croire que gens iront de mieux en mieux en se rendant malade. comme pour l’idée de descendre certains arbres et pas d’autres. si l’homme prend trop d’impact sur la nature. De toute façon en symbiose avec la nature c’est sûr qu’ils avaient obligatoirement une connaissance. y’a son système nerveux dans le cerveau qui saute. là pour que ça soit organisé de cette façon-là. c’est leur base d’alimentation. […] Les loups il paraît que c’était pas si féroce qu’on le dit aussi hein. la théorie du progrès nous inculque le contraire. Ça nécessitait quand même une bonne connaissance de la nature quand même. Nan mais c’est au contraire l’homme moderne qui n’a pas de connaissances. il est bien évident que si y’a déséquilibre. ça se voit.

c’est la rage et puis d’autre maladies qui lui minent le cerveau. Les tigres je sais pas. en fonction de ce dont ils sont nourris. on s’est basé sur la composition de la graisse du bison sauvage et toutes ces choses-là. dans la graisse animale y’a plus de la moitié des acides gras qui sont insaturés dans ce type de viande. En plus manger ça. si par exemple le porc au lieu d’être enfermé à bouffer des céréales et du petit lait. Justement les gens disent que dans la viande y’a que des acides gras saturés. et en même temps les acides gras essentiels étaient vraiment en pourcentage incroyable. il est bien évident que les désordres comme la guerre de cent ans. Y’a un article qui est très intéressant justement pour montrer que la viande que mangeait l’homme préhistorique n’avait pas du tout la même composition que la nôtre. même des porcs maintenant qui sont pourtant dégénérés. hein.. pour les bœufs j’en sais rien mais par exemple pour les porcs. etc. c’est ce que disent les cannibales qu’il reste en Afrique. dans la graisse de bœuf un certain nombre d’acides gras n’exi stent plus. qu’il a pas de goût et que l’Espagnol il est filandreux ! etc. Parce que quand on voit ce que ça fait de manger certaines viandes d’animaux qui sont pas en forme ça fais mal hein. Ça peut atteindre jusqu’à 40%. ce sera une autre qualité de graisse. Tous les grands fauves c’était pareil. qui sera beaucoup plus riche en vitamine F. le . par exemple sur les porcs on aura soit une graisse dure et pas bonne s’ils sont nourris enfermés aux céréales.carence alimentaire vraiment grave. En plus la cuisson ça fait craquer les doubles liaisons et rien qu’en cru quand on fait de l’analyse chimique. donc ça dépend de l’alimentation. ça devait pas les arranger. C’était pas le bœuf sélectionné. euh les loups ont peut-être pris certaines habitudes. et pour tous les animaux. par contre s’ils sont en train de glander librement dans la forêt. Nan mais c’est vrai on peut ne pas en dormir parce qu’on a bouggé un œuf du commerce. ceci dit aux animaux on peut le faire prendre de très mauvaises habitudes. Oui. Mais c’est pareil pour les animaux. enfin ils sont rarissiment. alors euh… Oui c’est comme quelques cannibales… c’est vrai que ça influe sur la qualité de la chair humaine. Parce que ça dépende de la nourriture de l’animal. et puis ils ont tous leurs critères. ça n’a rien à voir du tout avec notre viande. mais ils pensent selon la nationalité y’a des critères ! Ils trouvent que le Français est pas mauvais. etc. Enfin fou. Ils ont peut-être pris goût à… le fait qu’en plus ils étaient carencés sur le plan alimentaire. que l’Anglais est fade. c’est absolument faux. même les tigres n’attaquaient pas l’homme. y’en a moins qu’on y pense. où y’avait des cadavres ensanglantés qui jonchaient le sol partout. en acide gras polyinsaturés. il est dehors.

pour la graine et pour les feuilles. Ils faisaient des légumes à cette époque ? Oui mais pas les mêmes. on allait pas encore souvent en Amérique et il y avait les légumes locaux. qui étaient cultivés. le reste c’était des herbes . Sous le parc arboré. donc ils pouvaient semer leurs céréales à grand espacement et tout ça sans être dérangés. la sélection plus le type d’alimentation. hors-sève. c’était un quinoa qu’on cultivait finalement en France. Alors c’était assez marrant parce que les histoires de l’époque prétendaient que c’étaient des sauvages. et pendant 1 ou 2 ans on est tranquille au niveau des mauvaises herbes.. de toute façon les graines de millet c’est tout petit. toute la fertilité accumulée par la jachère. avant de rentrer dans ce que fait la cuisson… […] ce système de culture il existait encore au XVIIIe siècle en Polésie en Pologne. ils seront également plus résistant au retrait et à des choses comme ça. soit grâce au parc arboré. soit grâce à la jachère forestière. qu’on cultive sur les Andes. et s’il mange de l’herbe et des fruits tombés. par transfert de fertilité dans le temps. mais en même temps ils devaient reconnaître qu’ils obtenaient sur leurs champs une centaine de fois la semence et même des fois plus là où les autres en avaient que 8 à 10 fois. en plus avec un humus très riche. dont les graines étaient utilisées comme pour les céréales. donc là c’est cultivé à la houe. ou même parfois 4 à 5 fois. l’ortie et le chénopode blanc. là aussi c’est la schizophrénie dans les écrits. ça c’est sûr. parce que l’avantage lorsqu’il y a une jachère forestière longue c’est que y’a plus de mauvaises herbes. et du chénopode.taux d’acide gras va passer de 4% à 40 ou 50% s’il glande librement. autre avantage de la jachère forestière c’est qu’on a plus besoin de labourer. on peut pas les enfouir profondément. Même si c’est une espèce qui a été dégénérée pendant… Non mais y’a les deux choses. parce que souvent y’avait pas de désherbage à effectuer. Donc surtout grande bardane. Donc c’était un système qui demandait pas beaucoup de travail en fait. et là aussi (clairières temporaires). de l’ortie. Toutes les méthodes de culture qu’on a c’est basé sur la mauvaise herbe. Alors le chénopode c’est la famille du quinoa. C’est-à-dire surtout de la bardane. Parce qu’il est bien évident que lorsqu’on cultive à la main. d’abord pour le bois d’œuvre si les arbres sont abattus en hiver ils sont moins attaqués par les insectes lorsqu’ils sont abattus au printemps ou à l’automne ils sont moins attaqués par les micro-organismes. lorsque la terre est tout le temps très riche. On abat la jachère. Bien sûr les arbres étaient abattus en cours d’hiver.

grâces aux graines de mauvaises qui poussaient spontanément. ils les mangeaient. Ils ont fait comment pour retrouver ça ? Alors ça c’est très complexe. t’as une flore spontanée tout à fait différente. Des coprolithes on en a pas trouvé beaucoup. Inutile de dire qu’un bon préhistorien c’est très rare parce qu’il faut vraiment avoir une tête comme ça. comme c’est des études sur la préhistoire. ça été très important. mais ce qu’ils mangeaient de temps à autre on voit pas toujours. sinon on suit son imagination et puis ça s’arrête là. on va pas le trouver partout. Ça. Pas de carottes sauvages par exemple ? C’est-à-dire bon. seul quelqu’un qui a une connaissance très très poussée. ni moins. a apporté beaucoup d’éclaircissements. Ni plus. il faut évidemment que ça soit souvent dans les cités lacustres.sauvages quoi. avec un contenu stomacal suffisamment frais pour pouvoir déterminer que le gars dans son repas il avait ingéré peut-être 40 ou 50 plantes sauvages différentes. on peut pas savoir tout ce qu’il y avait. globale et puis en même temps très spécialisée dans chaque domaine peut arriver à se lancer dans des recherches comme ça. y’a plein de choses qu’on a pas découvert. bien conservé. depuis qu’il existe. c’est-à-dire que dans les coprolithes justement on voit leur alimentation leur alimentation de base. Ils cultivaient pas de tubercules. des fois ils allaient en lisière de la forêt en arracher. Par exemple on peut voir que le blé était sarclé. c’étaient surtout des plantes sauvages comestibles et les mauvaises herbes les légumes. et cultivé à la main. le pollen des arbres qui se sont accumulés à des endroits et des techniques de ce genre-là. des gens sous l’eau quoi. Faut pas savoir ni aux ¾ ni à 90%. Oui ça c’est sûr. c’était des peuples. et c’est très complexe. bah ils les ramassaient. il faut tout savoir finalement. ou c’est le bétail qui s’en occupait. Concernant les légumes je crois qu’on a trouvé y’a pas longtemps justement. où y’a quelque chose qui fasse une conservation parfaite. au lieu de piquer des crises de nerf dessus. C’était sarclé le blé avant alors ? . pour pouvoir se lancer dans la préhistoire. qu’ils ramassaient. C’est-à-dire les mauvaises herbes qui poussaient. et même aux dates où il était sarclé. Inutile de dire que le microscope électronique. Ensuite on le voit avec les graines. lorsque par exemple le niveau des lacs a augmenté et tout ça. là je mets que tout ce que les gens qui ont étudié ce domaine ont trouvé. c’est pareil c’est la flore spontanée. Parce ce selon la façon dont tu cultives. qui avaient une conception des légumes différente de la nôtre. Par exemple pour savoir aux endroits où y’avait des lisières et tout. où y’a de la boue. tout simplement.

c’est-à-dire que moins souvent on va dans un endroit. parce qu’il était cultivé en permanence tous les ans. de semer et de récolter. qu’ils cultivaient des fois à 80 centimètres d’écartement. donc y’avait une abondance de mauvaises herbes et de légumes sauvages. pas le blé. C’était un endroit où on se contentait de défricher. et puis on allait plus loin. et le lin aussi on le sème au printemps. était sarclé à la main. comme en Afrique hein. on verra ça tout à l’heure. on prend ce dont on a besoin sans travail. C’est pour ça qu’ils avaient une organisation comme ça. qui était éloignée de l’habitat justement. Et bon bah par exemple pour fumer un hectare ils devaient y laisser tout le bétail pendant par exemple 1 mois. Le blé et l’orge ils le faisaient sur défriche forestière y’avait pas de mauvaise herbes. Et là c’est une culture qui est beaucoup plus extensive finalement. c’est-à-dire qu’on vit. en tous sens. Le défrichage ça devait être du boulot.Attends. c’est là quand les choses sont intégrées c’est plus du . bien sûr à cette époque y’avait pas d’étables pour le bétail. Le blé et l’orge non ils le sarclait jamais. donc ça ça se faisait probablement par compostage. y’avait pas les mêmes notions que chez nous. en plus pas de mauvaises herbes d’autant plus qu’ils le semaient tôt. C’est-à-dire qu’on faisait stationner le bétail pendant la nuit à certains endroits. Donc le blé prenait un très grand développement avant les mauvaises herbes et y’avait pas de problème de compétition. Et là en zone 2 c’était une culture beaucoup plus soignée. y’avait une sacrée dose de fertilisation. et plus c’est loin de l’habitat. Parce que c’était une culture qui était permanente. Ben du boulot. la défriche avait lieu en hiver. Donc y’avait beaucoup de choses qui poussaient. Faut pas perdre de vue que les céréales ont un indice de compétition qui est beaucoup plus fort que les mauvaises herbes. Le millet c’est quelque chose qu’on cultivait à grand écartement. et tout était prêt. c’était nécessaire de le faire pour chercher son bois de feu. ce qu’il faut voir c’est que c’est une plante d’été. on travaille pas. Donc qu’ils faisaient pâturer pendant la journée et ensuite pendant la nuit ils stationnaient et ils fertilisent. et cette zone-là était essentiellement fertilisée par parcage du bétail. donc en automne et en hiver il y avait la flore spontanée. c’est-à-dire les graminées spontanées qui étaient du fourrage pour le bétail. bien sûr. Le millet qui était en zone 2. Donc pas de sarclage de cette zone. on prenait du bois d’œuvre. Et ils pouvaient faire ça parce que justement le millet commun. des déchets domestiques et des excréments humains. et il est probable qu’ils semaient en juillet-août. la zone 1 était essentiellement enrichie par les déjections du petit bétail. Ça c’est un principe de permaculture. ça veut rien dire.

mais ils sont quand même presque demi-sauvages. si on veut faire du gibier ou du bétail. les taureaux étaient en liberté. y’a un élevage qui est concentrationnaire. qui avait été entamée par les cultures de céréales. ça arrive en élevage de chèvre. Parce que là c’est des systèmes où on travaille pas. et où les animaux. c’est un endroit qui produit beaucoup d’animaux. C’est pas du tout le même élevage. tout simplement. enfin toutes les économies. y’a l’herbe qui commençait à pousser. c’est complètement… C’est un rapport de force. un verrat qui est enfermé tout le temps et qui fait 600 kilos. ou manger des glands.tout les mêmes notions. Un peu de viande fraîche pour changer. Ah bah y’a des accidents qui arrivent avec ces bête-là. Parce que beaucoup de gens disent que lorsque le néolithique s’est mis à l’agriculture. Donc c’est plus du tout les mêmes notions. en défrichant je prends le bois dont j’ai besoin. les verrat étaient en liberté et tout. On enferme les animaux parce qu’on vit pas avec eux. Parce que quand les animaux sont en libertés. tous les animaux deviennent dangereux. et puis dès qu’on perd 5 minutes de contrôle. ils sont vissés. ou manger de l’herbe. dans le menu c’est toujours bienvenu. Quand ils avaient fait le blé et l’orge. et un élevage avec un parcours assez libre. d’autant plus que là c’était un système égalitaire. . avec des cochons ou des animaux comme ça. Et puis les chiens aussi. Des vétérinaires qui se font tuer par des vaches. y’avait évidemment un tout autre rapport avec les animaux. c’est la lisière. au lieu de dire je vais cultiver un endroit et chercher du bois à un autre endroit. et qui était très utile. C’est-à-dire. c’est eux qui te bousilles. C’est-à-dire de recréer la fertilité du sol. Parce qu’il fallait que ça repousse. Parce que les animaux sont étroitement contrôlés. Et puis ils laissaient les souches. c’est pas la même chose que les animaux sauvages. la chasse. Toujours. Comme y’a des gens qui se font clouer contre le mur par leur bouc. parce qu’il peut te bouffer aussi tu vois. Ah oui. Y’a de plus en plus d’accident en élevage. et qui est engraissé. ils avaient pas quelqu’un… Donc une parfaite intégration de l’agriculture à une économie de cueillette aussi. et là. qui est de mauvaise humeur. En plus y’a élevage et élevage. au contraire. on a abandonné la cueillette.. faut pas trop trainer dans les parages quand tu lui donnes à manger. c’est complètement faux. qui était multifonction. C’est une question de rapport avec l’animal. et ensuite de souche y’avait un taillis qui commençait à pousser. de fabriquer du bois de feu et du bois d’œuvre. on vit. c’est pas la même chose que de les enfermer et leur filer seulement du petit lait et des céréales. Si on vit avec eux… Oui. l’élevage où les gens amènent leur porcs manger des fruits qui se cassent la figure.

Alors qu’avant, aucun problème avec. […] Ils mangeaient beaucoup de fruits du coqueret, le physalis alkékenge. On a trouvé beaucoup de graines de ça. Maintenant effectivement c’est une plante ornementale. c’est des fruits rouges, luisants, et qui sont très riches en vitamine C. Sinon parmi les légumes sauvages qu’ils consommaient, ils mangeaient les rhizomes du roseau commun, ils mangeaient la macre ou châtaigne d’eau, ils mangeaient des choux sauvages et de l’ail sauvage. Parmi la cinquantaine de plantes sauvages qu’ils devaient ramasser. Ça c’est valable dans toute l’Europe ? Non là j’ai indiqué que ça se passait dans le nord-ouest des Alpes, c’est-à-dire la Haute-Bavière, la Suisse, ça allait jusqu’ici pratiquement ce genre de… Pas plus bas ? Non, on en sait rien, c’est là qu’on a trouvé des choses qui étaient conservées, ailleurs on en sait rien de ce qui se passait, on a pas assez d’éléments. C’est le problème. Donc Suisse, Allemagne du Sud et ici, la Haute-Savoie justement. C’est le genre d’écologie qui était ici. Je sais pas où c’est l’exposition là sur le néolithique, y’a pas mal de recherches qui ont été faites dans l’Aude justement, y’avait pas mal de sites. Ouais. C’était différent. C’était plutôt basé sur l’élevage et y’avait déjà la traction animale très souvent, donc c’était un autre type d’agriculture, c’est le courant méditerranéen, y’a eu le courant qui venait de l’est et nord-est, qui venait peut-être plutôt des steppes avec leurs troupeaux, et y’avait le courant qui venait de la méditerranée, alors là c’était l’élevage, la traction animale et tout. Et le système méditerranéen pas évident tu vois. Climatiquement y’a eu beaucoup de changement ici ? Ah oui, enfin climatiquement, le fait que finalement quand on regarde ça, y’avait des arbres partout ou presque. Il est évident que la déforestation a entraîné.. (L'équipe de Lenton et Hamilton (Institut de Zoologie d'Oxford) a montré que tous les arbres, sauf l'eucalyptus et les résineux, font tomber la pluie par l'émission de microbes synthétisant du diméthyl sulfide qui permet la coalescence des gouttes d'eau des nuages.) Notamment l’ajonc marin, qui est une plante fourragère mais sensible au froid, qu’on ne trouve maintenant que dans les régions comme la Bretagne et tout ça. dans la forêt remarque on en trouve jusqu’en Sologne, mais avant de l’ajonc y’en avait un peu partout en France, parce qu’avant y’avait un microclimat qui était beaucoup plus doux. Y’avait moins de changements de température brusques comme maintenant.

C’est ça oui. Donc le climat était très différent, et c’était parce que bon bah y’avait des forêts partout, et puis dû à l’humidité qui tempérait les alternances de température. au point de vue textile ils cultivaient déjà le lins surtout, mais ils cultivaient aussi du chanvre, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le chanvre était déjà connu. Et autre source textile, le tissu végétal qui est situé sous l’écorce, l’écorce de saule et de bouleau essentiellement. Cette écorce ils la récoltaient, elle était mise à rouir dans de l’eau, et ils récoltaient une filasse qui était très épaisse et résistante qui était cardée, nettoyée, et servait à faire des ficelles, des cordelettes, des nattes, ainsi que des récipients cylindriques, genre sparterie cylindrée. Par exemple à propos de cueillette, le bouleau donnait un bois de feu de première qualité, c’est-à-dire une flamme qui chauffe beaucoup avec peu de fumée. les écorces de bouleau donnaient des étoffes grossières mais aussi, quand c’était bien fait, même des vêtements. En plus le bouleau donne une sève riche en sucre, qui était récoltée au printemps, comme on fait actuellement avec l’érable au Canada. C’est une sève sucrée, mais qui est moins sucrée que celle de l’érable, c’était fréquent qu’ils fassent une entaille sur l’arbre à la montée de sève (mars-mai 1ère montée, poussée de la Saint-Jean 2ième montée, pluies d’automne : descente ou 3ième ‘montée’) pour récolter. L’écorce de bouleau a un autre avantage, c’est d’être imputrescible, donc elle est très utilisée, en général c’était près des lacs, lacs d’Annecy et tout ça, les gens pratiquaient beaucoup la pêche en plus dans ces régions. Donc ils s’en servaient de cette écorce pour faire leurs canoës, leurs bateaux, c’est-à-dire le recouvrement, y’avait une charpente et le recouvrement, le bordé était en écorce de bouleau. Et le toit des maisons était très souvent recouvert également d’écorce de bouleau. En outre, on en a pas trouvé chez les néolithiques, mais on faisant encore y’a pas longtemps des chaussures en écorce de bouleau en Scandinavie, chez les Lapons et en Finlande. Y’avait d’autres utilisation de la nature. Par exemple pour les paillasses, les endroits sur lesquels on dort, et où on dort très bien d’ailleurs. Les pailles étaient essentiellement bourrées de feuilles de hêtre, de chiendent et de fougère et évidemment de balle des céréales qui était battue. Donc entre la bourre la matelas, les fibres, les fruits sauvages et tout le reste. C’est une véritable tisane nocturne. Ah bah on dort bien là-dessus. Enfin moi personnellement je dors très bien sur des paillasses, c’est très agréable. ce qui est très important c’est aussi pour les céréales de repérer, c’est pour ça que je cherche du millet commun partout, c’est que le millet commun il a l’avantage, outre

d’être une céréale qui est quand même plus originelle et moins trafiquée, et non allergène, c’est bien connu que le millet commun ne provoque pas les mêmes allergies que le blé qu’on voit actuellement, et en plus il pousse sous un parc arboré de chênes dense. De quels genres d’allergies tu parles-là ? il est connu que le blé est allergène, même sans parler d’instincto thérapie tout ça, y’a des recherches notamment en ortho-moléculaire, c’est-à-dire Linus Pauling et tout sa clique là, ils ont découvert que le blé ça rendait schizophrène par exemple, par une allergie. Donc le fait de remplacer tout ce qui vient du blé, par exemple les pâtes, il a été constaté des allergies graves au lait et au blé notamment, et puis à d’autres aliments aussi. D’autres aliments on va pas les citer parce que c’est long puis ça dépend des individus, mais très fréquemment sur les schizophrènes y’a des fois 70% des cas, si on supprime blé et le lait, y’a guérison instantanée des fois au bout de 4 jours seulement. Donc ce qu’ils font aux Etats-Unis maintenant pour traiter ces maladies, ils remplacent le blé et le lait par le millet et le sarrasin et puis autre chose. Le millet commun ça n’a rien à voir avec le millet qu’on nous vend dans les magasins, dans les coopératives et dans les magasins, il est petit, c’est celui qu’on appelle le millet des oiseaux, setaria italica, c’est pas ce millet-là. C’est un millet qui est généralement de couleur rouge, mais qui peut être blanc aussi, et qui a des grains qui sont trois frois plus gros environ, en plus il a une autre caractéristique : il a un cycle végétal beaucoup plus court. Il mûrit en 3 mois, au lieu de mûrir en 4 mois, en plus il est moins exigeant en chaleur grâce justement à son court de son cycle végétatif, donc il peut pousser partout en France. On le trouve en France ? Maintenant ça a disparu. C’était la principale culture au néolithique, et maintenant on en trouve, et si on veut trouver du millet commun, enfin moi j’en cherche depuis des années… Parce que ça c’est intéressant, c’est une céréale non allergène donc qui peut être consommée par tout le monde, enfin les gens qui sont pas instinctos, et qui peut être cultivé sous les arbres surtout, enfin sous les chênes. Tu peux avoir, et des glands, et du millet, plus un écosystème beaucoup plus varié. Ça nous intéresse pour les graines germées. Pour les animaux c’est embêtant qu’ils aient pas le blé pour les animaux. C’est-à-dire que vous voulez pas donner d’orge ni d’avoine non plus ? Si quand même, des céréales mais pas du blé. Le millet étant plus petit, pour les poussins c’est plus facile pour eux de le manger. Ça c’est sûr, pour les oiseaux le millet c’est un nourriture idéale. Mais pour les oiseaux on peut utiliser le millet setaria italica quand même.

. Des sectes et tout. tiers-état. qui justement avaient pas ce niveau. faut quand même pas exagérer. une classe noble qui étaient les guerriers. Puis c’est resté. avec des chiens qui banquetaient en même temps que les hommes. Ceci dit dans les laboratoires d’ethnobotanique. C’était avant la principale culture. et le pavot pour la pharmacopée. et puis tout le reste c’étaient des esclaves. j’espère que y’a bien quelqu’un qui en a. Ah bah j’espère en trouver en France quand même. Donc c’est des structures qui se sont maintenues pendant très longtemps. enfin les vesces pour le fourrage surtout. Y’a eu aucune résistance ? c’était sûrement des peuples qui vivaient chaotiquement. clergé. puis qui continuent de toute façon. prenaient le nom d’un individu qui était le chef. ils ont bien été content d’envahir des gens pour pouvoir les faire travailler à leur service… parce que les Celtes voyaient l’utilisation de la forêt autrement. l’huile et le condiment. Oui je sais. d’ailleurs les noms des villages ça vient souvent de là. […] Les villages. c’est-à-dire la chasse extensive. les invasions celtes se sont effectuées surtout dans cette période-là. Là je vais en semer mais je n’ai que du millet des oiseaux. c’était des peuples qui avait pas ce niveau d’organisation de l’espace et tout ça. couronnés de fleurs. Tu peux pas en faire venir. et c’était des gens qui étaient surtout. avec le sarrasin. et qui se sont empirés. bon l’affaire surtout a été réglée au temps des galo-romains. avec beaucoup de chiens. les pois et les vesces. enfin tous les barbarismes possibles et imaginables.Alors justement en Pologne on pourrait pas en trouver ? Ah si en Pologne. enfin y’avait une classe de clercs notables. En Sibérie c’est la seule plante qu’on peut cultiver. qui est-ce qui a besoin de renouveau… Faut faire du néolithisme. ces structures sont rest ées. noblesse. ça me fait un peu rigoler. les druides. même en Russie ils en ont plein du millet commun. oui. et ils ont envahi très facilement. et puis le reste qui était bon pour trimer pour les autres. Environ 1200 à 1800 avant Jésus-Christ. avec le celtique. C’est très énervant parce y’en a beaucoup qui essayent de faire revivre ça. parce que c’est ça qu’il faut voir. . […] Parmis les légumes ils cultivaient aussi le pavot. les villages. On est en plein celtisme. et qui à une certaine période avait du mal à trouver à manger.

de mettre des framboisiers en plein soleil c’est quand même un peu une aberration. En dessous on met des framboisiers ou des myrtilles qui sont des essences qui poussent bien. égalité de condition sociale c’est-à-dire justice commutative. Enfin qu’on peut mettre entre. je sais pas si des gens en ont mangé mais je trouve que c’est aussi que des poires ou des pommes. quand on se promène dans la forêt. par les judéo-chrétiens. Ça peut se mettre sous les cerisiers ? Non ça l’alise on les mettra peut-être plutôt dans les haies ou les choses comme ça. quand je dis sous. mais y’a beaucoup de néfliers qui sont assez petits. alors parlons-en : On peut faire en premier étage des cerisiers. il était surtout mis en second sous-étage. c’est-à-dire justice distributive. Parce que des néfliers. non-culture du sol et la terre recouverte de forêt d’arbres fruitiers. Ça dépend des espèces. là où il faut revenir c’est à l’origine en fait. C’est-à-dire trouver des méthodes de vie qui soient originelles. sans oublier des arbres qui donnent des baies intéressantes comme le cormier ou le cornouiller. alors c’est pareil ils peuvent atteindre une taille assez grande ou être assez petit selon les espèces. on essaie de trouver un système qui se rapproche de ça. Un exemple de culture multi-étagère qu’on peut faire en France. Et les faînes ? Les faînes de hêtre c’est très bon. En dessous en dernier étage .Oui mais justement. des poiriers. y’en a beaucoup qui sont très bas quand même. ailleurs on peut mettre des pruniers. L’alisier c’est un arbre assez bon ? Oui assez. c’est là qu’on arrivera à trouver un truc stable. par les stoïciens. et puis néolithique ça veut rien. c’est tout à fait clair. Donc là avec la permaculture et l’agriculture naturelle telle que Fukuoka la faite. qui peuvent faire 12 mètres et plus même. Ça devient assez grand ça le néflier. vaut mieux les mettre sous couvert d’arbres. parce y’a des gens qui en avait ras-le-bol d’entendre parler de l’Afrique. et puis ces arbres peuvent être assez fertiles et donner pas mal de fruits. A l’époque où il est défini par toutes les religions du mondes. qu’il fallait parler de la France. Ensuite plus à l’ombre on peut mettre des néfliers qui supportent l’ombre. ça dépend des conditions dans lesquelles ils sont cultivés. qui poussent mieux. parce que c’est un arbre d’ombre qui associal et qui gêne un peu le reste aussi. en théologie judéo-chrétienne c’est clair comment ils définissent l’Eden : égalité de condition économique. des pommiers. mais en forêt plutôt. Faut revenir à ce qu’on appelait un Eden. je dis qu’on met ça en quinconce entre les arbres qui sont plus grands. Y’a des espèces qui peuvent être très grandes. sinon on sera tout le temps en train de chercher.

elles produiront moins à cause de l’ombre. les myrtilles ça vit 20-25 ans.on peut mettre des fraisiers et des légumes. c’est-à-dire églantiers framboisiers. par contre si c’est des pommiers qui sont cultivés uniquement en fruitiers comme c’est le cas dans certaines région d’Allemagne. et quand les plantes hautes sont complètement développées. ces ronces souvent on dit que y’a des variétés de ronce qui vont mieux que d’autre. alors ça faire des mûres… C’est le fait de grimper. Sinon y’a les fruits à noyaux qui sont assez fidèles au niveau de la semence. Est-ce que tu peux nous parler des arbres greffés ou pas… Ça le greffage. c’est pas toujours très heureux quand on les arrose pas. on plante de très bonnes espèces de pommier sans greffage. Donc y’aura un relais de production. c’est sûr que les pommiers qui poussent à proximité des cidriers. On peut mettre des mûres. cassis… Sous nos climats on peut essayer de faire des cultures multi-étagères donc de cette façon-là. Parce que le fait de mettre des légumes en plein soleil. Parce que y’a pas pommiers sauvages ou cidriers trop près. les . ils peuvent mieux se comporter à l’ombrer et monter moins vite à graine par exemple. dès qu’un végétal on respecte sa physiologie végétale. myrtilles.. Y’a des espèces de pomme. les pêchés. même si on prend des ronces sauvages. tout dépend du matériel et de ce que tu veux faire aussi.. justement c’est marrant parce que dans le jardin d’Emilia y’a un pêché qui est venu tout seul. c’est-à-dire le temps que les arbres soient adultes et rentrent en production. résultats y’a toujours réensauvagement si on ne greffe pas. si on arrive à les faire grimper on arrive à des mûres beaucoup plus grosses et qui sont très bonnes et très sucrées. entre les plantes basses et les plantes hautes. parce qu’avec les abeilles y’a croisement même lorsqu’ils sont assez éloignés.. des ronces qui grimpent le long des arbres. Y’en a une chez moi qui pousse sur un pommier. les plantes basse y’en aura moins besoin. groseilliers. des légumes aussi il faut. selon les endroits où elles sont. tu n’as aucune garantie sur la fidélité de la semence. si y’a pas trop de proximité. les arbustes à baie vont déjà produire. que ce soit les pruniers. Les épinards qui montent à graines en 3 semaines même moins des fois… En plus on peut planter ça tous ensemble y’a un relais de production. Alors elles font des pousses comme ça puis elles retombent. le problème c’est qu’en France. Y’a tous les arbustes à baie. c’est des gens qui ont mangé des pêches. qui n’ont rien à voir avec les mûres qu’on ramasse sur les buisson hein. tous les endroits où on fait de la pomme on fait aussi beaucoup de pommiers à cidre. donc y’a tout le temps en permanence des croisements. aussitôt on a de la qualité. via les croisement.

j’en ai jamais vu… Les arbres fruitiers à noyaux tu dis qu’il restent relativement fidèle… Oui. attention. La taille peut-être mais pas l’élagage. c’est-à-dire que la taille c’est une opération négative et c’est du gaspillage. même la vigne. c’est des branches qui sont mortes. qui ne vont plus produire. mais y’avait Olivier de Serres qui avait fait une sorte de brevet où il indiquait comme utiliser l’écorce de mûrier pour faire une fibre textile qui est excellente. ça doit être des reinettes du Canada et pas autre chose. tu peux obtenir jusqu’à 50 tonnes de fruit à l’hectare. Ils ont sélectionné maintenant une variété qui pique pas. hop tu les enlève. les draps d’ortie il paraît que c’est très bon. Oui ça l’élagage c’est différent. Justement en recherche agronomique des fois ils arrivent à avoir des nouvelles variétés de pommes que d’aucun trouvent supérieures aux autres. mais y’en a un qui est resté. malheureusement ils ont tous été bouffés par les ânes. Tu supprimes le travail du végétal. Par exemple si je prends des reinettes du Canada. la liane de ronce elle peut servir à lier des trucs (vannerie spiralée). c’est pas la peine qu’il y ait un fouillis et que tu t’y retrouves plus. C’est comme par exemple lorsque tu as des ronces grimpantes le long des arbres. Donc ça veut dire que le végétal se sera fatigué à produire quelque chose que tu vas enlever. le fait de vouloir une fidélité absolue. Les ronces si c’est bien cultivé et dressé. Y’a l’ortie qui donne des fibres qui sont très bonnes. Oui. finalement c’est du gaspillage. Le chêne pousse très bien à l’abri de la ronce. on la fend en deux et on enlève les épines et on la fait tremper… De toute façon y’a beaucoup de plantes qui peuvent… par exemple sur l’écorce de murier y’a le coton qui est venu remplacer. d’ailleurs des fibres qui étaient utilisées encore ne Allemagne pendant la guerre. Parce que la semence selon avec . y’a plein de plantes pour lesquelles ça convient très bien. qui ne servent plus à rien. Puis y’a des artisanats avec les truc de ronce aussi. parce que c’est une nouvelle variété qui s’est faite. mais si y’a une variation elle est pas forcément mauvaise.noyaux sont allés dans le compost et les noyaux sont allés dans le jardin. c’est un critère commercial. est-ce qui y’a pas après nécessité de taille ? C’est sûr qu’idéalement si on greffe pas on se passe de taille. le bétail. Sur les catalogues on voit ça. ça doit être calibré et tout ça. En plus les ronces c’est reconnu dans la recherche agronomique comme les fruits susceptibles de donner le plus de rendement à l’hectare. tu les enlèves. Lorsqu’on greffe on fait une variété qui est très sélectionnée finalement. les pieds de ronce qui ont déjà produit et qui produiront plus. mais non on est pas forcé de tailler… la taille faut éviter au maximum parce que ça diminue la vigueur de végétation.

il . d’un autre on est là ‘les hybrides attention.quelle variété elle s’est recroisée peut donner autre chose. en mai ou même plus tard y’a une bonne débâcle et après on est tranquille. si c’est un terrain calcaire par exemple le pêché il aime pas trop. la nature du terrain. Bah je sais pas. ou alors au Tibet à 4000 mètres d’altitude. greffés et tout ça. puis hop une gelée tardive et tout dégage. Parce que y’a adultère mais pas forcément adultération entre les différentes espèces de pommier. Quand on les expose bien. les vergers qui sont taillés. non ? C’est l’arbre le plus solide du monde probablement. C’est fragile en plus. Là t’as les meilleurs fruits.et racinaires chez les feuillus. sûrement qu’il aime pas trop mais justement les pêchés qu’on a dans l’Aude. si on peut l’éviter. Parce qu’on le plante n’importe où. ça a une importance. il supporte -55. l’arbre démarre et tout. Une chose dont on a peut-être pas parlé. le greffage n’est pas nécessaire. si on greffe des pêchés sur cognassiers c’est aussi pour la nature du terrain. il fait pas +50 en été à l’ombre. comme on voit le cas des souches sarcophages). il démarre tranquillement sa végétation. c’est une plante qu’on plante partout et qui a des exigences spéciales qui ne sont pas respectées. il supporte le climat continental. est-ce que justement la résistance au calcaire ça vient du greffage ou d’autre chose. où il fait très froid en hiver et très chaud en été. L’abricotier c’est une des arbres les plus résistant au froid. c’est-à-dire que ça gèle tout le temps. Exemple une golden croisée avec une reinette du Canada ça peut donner un très bon produit après tout. Seulement il faut que ça soit franc. adultération !’ tu vois. C’est pas comme ça qu’ils en parlent. Ici c’est le climat océanique. D’un côté on fait des hybrides absolument. la Sibérie donc. Parce que bon le greffage c’est un peu anti-naturel aussi (dans la nature les seules formes de greffage existantes sont les anastomoses aériennes –notion utilisée pour le plessage et que le hêtre tortillard fait beaucoup. C’est comme les abricots par exemple. Il va bien en Afghanistan. Par exemple si on prend l’abricotier. Pas forcément. L’abricotier je vais te dire le genre de climat qu’il aime : -55 en hiver. seulement racinaires chez les conifères. +55 en été. On a montré dans zone 2 on peut mettre tout ce qui est taillé. ses fleurs. si tu cultives une plante donnée sous son climat. et en zone 3 on peut mettre tout ce qui est un peu plus sauvage par exemple et on peut faire des expériences. et plein de plantes. on force. tout ce qui est continental. parce que le pêché il aime pas le calcaire. il aime pas les terres trop lourdes. et puis il fait pas assez chaud ici. les endroits comme ça. quand on fait attention où on les plante on a pas trop de problèmes. on en sait rien.

C’est-à-dire qu’il y a carence en énergie solaire et carence en glucides. y’a plus d’énergie. la faim de carbone entraîne dans beaucoup de vergers la faim d’azote printanière. il faut irriguer. il est bien évident que la densité de l’enracinement est essentielle pour une bonne exploitation du sol à tous les niveaux. elles ont du mal à absorber l’eau. très calcaire. Enfin ceci dit le pêché vaut mieux qu’il soit sur une terre plutôt légère. bien drainée et pas calcaire. Parce qu’il faudra . En plus les arbres qui sont atteint de faim de carbone ont tendance à s’allonger en hauteur. On taille un arbre uniquement parce qu’il y a déséquilibre entre les parties aériennes et souterraine. il est pas malade et tout ça. Quand y’a carence en glucide. Tout la fructification sera mauvaise. l’arbre il a tendance à faire faire une élongation de son tronc. y’a faim de carbone justement. ce qui encore fait perdre de l’énergie. c’est même plus la peine de parler de la suite.aime bien les sols biens drainés. en plus y’a une carence. de potasse. Quand on plante les arbres serrés. c’est de la main d’œuvre spécialisée que l’on paye. on trouve que c’est tout à fait anti-économique. et pas beaucoup. Quand les arbres sont suffisamment espacés… le problème c’est l’habitude de semer des vergers qui sont trop serrés. Donc résultat. et ça c’est valable pour les arbres fruitiers. donc y’a une mauvaise circulation de sève. Y’aura les fameux gourmands et puis toutes ces histoires-là. elles ont du mal à absorber tout le reste. On verra tout à l’heure quand j’en parlerai pour le blé. parce que les racines ont été trop faibles pour pouvoir accumuler de l’azote. d’oligo-éléments. mais de la façon dont on cultive actuellement le principal facteur limitant dans le rendement c’est le carbone. par rapport aux recherches. Le pêché dont je parle il est sur une terre argilocalclaire et c’est une terre qui est vraiment pas très bien draînée et qui est très lourde. c’est une des raisons essentielle pour lesquelles l’arbre ne donne qu’une récolte sur deux. on parle beaucoup d’azote. sont d’absorber ni les oligo-éléments ni tout le reste.. et là ce n’est pas le cas. c’est parce qu’il y a faim d’azote. Ceci dit au niveau de la taille on va mettre les choses au point tout de suite. c’est ça qui fait saisonner l’arbre. et il épuise son énergie. Il faudra à ce moment-là tailler. beaucoup de main d’œuvre. Résultat les racines sont toutes petites. donc le résultat de cette état de fait c’est que le racines sont trop petites. donc là je vais donner des trucs officiels. ben il donne des fruits normalement. il faut quand même observer les besoins de la plante. il va y avoir que des fruits en haut. l’azote. à l’INRA on en parle beaucoup de la faim d’azote printanière. trop serrés. alors là aussi faut bien faire attention on parle beaucoup en Europe et dans beaucoup d’endroits. la positon de l’INRA par rapport à la taille des arbres. et aussi on a vu pourquoi on taillait. et une main d’œuvre chère. La façon dont les végétaux sont cultivés.

en divers éléments fertilisants. donc la taille est obligatoire. et aussi parce que les fruits auront tendance à se barrer en haut. y’a nul besoin de tailler les arbres. faut mettre des engrais et en plus il faut le tailler très sévèrement tous les ans. C’est du gaspillage. ça peut provoquer un retard de la mise à fruit parce que l’arbre il pousse. la mise à fruit. des fois ils plantent des pommiers nains qui sont rabattus basse tige. C’est planté trop serré. tu vois en montagne dans la province de Grenade. parce que c’est là où on est sûr d’avoir le meilleur enracinement et tout… C’est fantastiques les arbres qui viennent de noyaux. parce que ça aussi de planter des arbres trop serrés. Parce qu’il faut voir. il fait de l’élongation parce qu’il est trop serré. donc les racines vont s’affaiblir de plus en plus. moi j’en ai dans mon jardin. souvent ils enlèvent énormément énormément au point de vue taille. et dans ce cas-là. se fera en seulement 5 ou 6 ans. y’aura davantage de fruits. ils ont une santé extraordinaire. les trucs ils se sont semés tout seuls. y’a des abricotiers qui sont obtenus sur semis de noyaux. Ça faut faire très attention à ces notions de physiologie. et surtout l’avantage c’est que les racines vont être extrêmement développées. parce qu’il faut acheter beaucoup de pieds chez le pépiniériste. Vous en voyez beaucoup des abricotiers qui donnent 900 . c’est des abricotiers qui donnent plusieurs centaines de kilos de fruits par arbre et jusqu’à 900 kilos de fruits par arbre. donc y’a un antagonisme. tandis que là si on les plante espacés ils vont prendre une forme de boule toute de suite. Regardes les abricotiers en Espagne justement. ils en plantent jusqu’à plusieurs milliers par hectare… ça coûte très cher pour implanter ça. l’arbre qu’on plante petit et qu’on trafique par une mise à fruit rapide. en eau. et ça c’est dans les recherches de l’INRA. on fait ça… et puis c’est un cercle vicieux. Quel est l’écartement minimum ? Ça dépend des arbres hein… par exemple les pommiers… on vit dans une drôle de folie actuellement. ça coûte trois briques. parce que y’aura pas de faim de carbone. les gens. ça leur coûte très cher. le végétal se fatigue à faire des branches. là les arbres d’abord ils vont pas grandir en hauteur. donc il fait déjà de l’élongation. etc. et puis ça pousse vite. mais y’aura de moins en moins de carbone qui sera photosynthétisé. etc. les arbres qui sont semés très serrés dans les vergers. Et à ce moment-là y’aura une alimentation optimale en azote. c’est pour ça que ces arbres vivent pas vieux. Il vaut mieux planter un arbre à quel âge ? Idéalement ce qu’il faut c’est le semer soi-même évidemment. et ça c’est officiellement reconnu. Maintenant si on plante des arbres qui sont bien espacés quite à faire un sous-étage. au lieu d’être 12 ou 15 ans.proportionner les parties aériennes à la faiblesse des racines.

. et c’est des abricots d’une excellente qualité. Le bon écart entre les pommiers il est de combien là ? Le bon écart entre les pommier il est de 10 mètres au moins. en plus de ça y’a souvent des problèmes de circulation de sève. les arbres trop serrés c’est des arbres qui font de l’élongation. parce que si les feuilles aiment beaucoup le soleil. qui seraient beaucoup plus petits et trapus. l’enracinement est minable. alors il faudrait marquer les arbres là où ils étaient exposés. C’est un traumatisme grave. Alors résultat. et pour qu’il garde un équilibre entre son enracinement et sa partie aérienne il va falloir le tailler… A la plantation de l’arbre. elles ont été coupées. ils ont beaucoup de mal à reprendre. on récupère pas mal de ses racines. (et les transporter en très grosse motte & non pas racines nues surtout lorsque l’arbre comme à avoir quelques années déjà) on voit les complications que ça fait. ils sèment les arbres trop serré. les « beau plants ». parce qu’évidemment on cherche à en faire le maximum sur une surface petite. (si on inverse au sud-ouest. plus on taille l’arbre sévèrement au départ et plus la reprise est facile (tailler en flèche si c’est un plant ayant déjà quelques années). tu vois qu’il est pas bien. courage quoi… enfin je veux dire tout le travail végétal que l’on perd avec ces systèmes de culture. au moins à 2 ou 3 mètres en tous sens. mais il était dans le climat qui lui convenait. le fait de replanter un arbre c’est une blessure très grave. les beau plans c’est des plants qui seront les plus minables après. si y’a des grandes parties aériennes sur des faibles parties souterraines. Des fois quand t’as un plant d’arbre repiqué. et les plants qu’on jette ce serait peut-être les meilleurs… c’est toujours pareil. l’erreur.kilos de fruits par arbres ? ça coure pas les rues hein. Parce que les racines ont été coupées. c’est l’endroit le plus froid du tronc). Donc la sève circule surtout au côté exposé au nord-est (toucher à la main. il est bien évident qu’on doit habiller l’arbre. moi ça m’est arrivé quand j’ai planté des arbres. et si on ne plante pas les arbres exposés de la même façon. comme tout le monde. et les remettre exposés de la même façon. Parce que tu proportionne les parties souterraines qui sont réduites à néant. le tronc n’aime pas beaucoup le soleil. la reprise sera très difficile. et alors pour déplanter ça aussi. Donc pour un arbre que l’on plante. l’écorce peut brûler au soleil… chancre etc…) C’est pour ça qu’ils mettent des fois 2-3 ans à s’en remettre ? Oui. c’est très serré. et qui auraient des racines comme ça. le bon plant de pépinière ce seraient des plants qui seraient très espacés. ce qu’on appelle d’ailleurs. toujours la même manie. En plus les pépiniéristes. c’est-à-dire scion de 2 ans. malheureusement. t’es là. Et aussi faut pas oublier que le repiquage.

ou pire sur. et des plantes qui n’ont plus aucune vigueur. il vaut mieux respecter les préférences de la plante et ne pas mettre du châtaignier sur du calcaire. que tu transplantes. Comme quelqu’un qui est à l’hôpital avec des aiguilles plantées dans la peau… enfin là c’est pareil. Est-ce qu’il n’y a pas une possibilité pour l’arbre de transformer la roche-mère à sa faveur. Parce que la fertilité du sol. le nanisé là. Je parle de ça puisque quand tu prends des cours d’arboriculture ils insistent beaucoup sur les porte-greffes. enfin c’est aberrant comme concept. Vaut mieux semer les noyaux et que ce soit franc. la nourriture du sol est créé par la plante elle-même. c’est des plantes sous perfusion. Et c’est là qu’il aura une chance de reprendre sinon il ne reprendra jamais. il est sous perfusion si tu veux. c’est-à-dire sur des pommiers d’Afrique du Nord. C’est très difficile mais de préférence. enfin transformer la roche-mère certainement pas. c’est comme un grand blessé. que pour l’arroser c’est un peu loin. enfin y’a des espèces de pommier qui ont une vigueur de végétation beaucoup plus faible et qu’on plante beaucoup plus serrés et qui sont pas recommandables pour la France entre parenthèses. C’est pour ça qu’il faut une végétation abondante. voilà l’aberration. c’est-à-dire qui pousse de préférence sur des sols acides. que la chance de reprise est minime. maintenant s’ils sont greffés sur doucin. comment il s’appelle l’autre. Les châtaigniers ils poussent en terrain acide. c’est que l’homme doit nourrir la plante. Ne pas faire comme Emilia qui plante son châtaignier sur . les châtaigniers en principe c’est vrai c’est une plante qui est calcifuge. que aussi c’est un peu loin. je taille comme un sauvage hein. faut qu’ils soient adaptés… Oui mais y faut faire attention avec tous ces systèmes de greffage. qui sont épuisées.qu’il est fatigué. c’est difficile. c’est comme la plupart des plantes cultivées actuellement c’est pour ça qu’on met autant d’engrais chimique. je le mutile. et il faut les nourrir. y’a des plantes qui sont vigoureuses qui transforment le sol à leur profit. de transplantation et tout. quoique l’on voit des châtaigniers qui poussent à même la roche les racines à l’air et qui ont des productions tout à fait décentes sur du calcaire. un arbre que tu repiques. Ah oui nan mais ça attention. ou une céréale ou n’importe quoi. Pour les écartement évidemment. ça dépend des espèces de pommiers. je dis 10 mètres c’est pour les pommiers francs ou issus de semis. chimiquement ? Pour toutes les plantes si tu respectes leur physiologie végétale. mais par contre avoir des racines très puissantes qui solubilisent en profondeur la roche-mère que les minéraux solubilisés montent en surface et retombent via les feuilles qui enrichissent le sol. très certainement.

c’est sûr que les gens qui trouvent très rigolo de faire de l’engrais vert par exemple comme en biologie. ni disque. On coupe les racines superficielles. Il suffit de semer un engrais vert. ça dépend de plein de choses. euh le pré-verger c’est pas toujours idéal. Par exemple. ni charrue. Donc il faut faire attention au . les pommes elles changent complètement. sont acides. et puis à l’ombre… Enfin toutes les mauvaises conditions possibles et imaginables qui sont réunies. Seulement ce qu’il faut faire ce n’est pas labourer. on détruit les racines superficielles. même ceux qui ont des racines pivotantes. ni herse. c’est une des causes première du saisonnement des arbres ça. c’est une essence de lumière. Le seul outil qu’il doit y avoir dans un verger. enfin qu’est-ce qu’il y a comme possibilité d’avoir moins de problème avec les poiriers ? et à quoi sont dus les problèmes qu’on a ? Pour le feu bactérien ? Mais ils sont cultivés de quelle façon ces poiriers aussi ? Parce que le feu bactérien c’est une maladie un peu comme le sida. le seul outil qui est valable c’est la faux ou barre de coupe si on utilise le tracteur. c’est-à-dire au moment où la pluie tombe. y’a des régions méditerranéennes où j’avais l’occasion de conseiller ce système. là aussi faut faire attention. pendant l’hiver. c’est pour ça que y’a des gens qui diront ‘on a plus de rendements en labourant qu’en faisant un pré-verger’. donc c’est sûr qu’avec ces méthodes de cultures… Non non. l’engrais vert va pousser. par exemple des régions méditerranéennes qui sont conduites justement en pré-verger. résultat les pommes sont petites. bien sûr que non. ni quoi que ce soit. ça dépend de la pluviométrie. faut pas s’étonner que. et ça c’est aussi très efficace comme méthode. ceci dit. notamment dans les régions méditerranéennes.une terre qui est argilo-calcaire. au bout quinze ans c’est bizarre il est haut comme ça… C’est pas un terrain à châtaignier. y’a beaucoup de gens qui parlent de pré-vergers. et souvent verées et immangeables. Bah non. ils ont des racines traçantes. des fois les pommes en l’espace d’un an ou deux ans. et ensuite on fauche l’engrais vers et on le mulche. Pour les poiriers qui ont des problèmes de feu bactérien important. bien à l’ombre d’un autre arbre. Tout le reste ça doit jamais mettre les pieds dans un verger. les vers disparaissent et elles deviennent tout à fait mangeable. faut les protéger du vent par des espèces plus grandes. on mélange la matière organique fraîche avec des racines coupées et on risque de faire pourrir les racines. tous les arbres. elles grossissent.. et d’enfouir cet engrais vert… résultat on coupe. on en parle de plus en plus… Est-ce qu’en plein vent on observe encore ces problèmes ? Nan mais des arbres qui ont une faible vigueur de végétation et aussi le fait d’espacer ne résout pas tous les problèmes. si on a des problèmes.

puis des arbres plus grands. pour la Lorraine. puis après dès qu’on passe à ce système de couper et de mulcher. comme ici par exemple. Sinon ce qu’on peut faire. donc c’est sur que les arbres fruitiers doivent être mis sous haie. d’abord des multi-étages. parce que le vent. en faisant attention que l’herbe conduite comme ça ne concurrence pas trop l’arbre. Maintenant si c’est une petite exploitation sur une petite surface. parce que les gens on les conseille dans n’importe quoi. on peut faire grimper des ronces. Parce qu’on a intérêt à disposer les végétations brise-vent par rapport à l’orientation des vents dominants… Oui ça c’est certain. les endroits comme ça. c’est spectaculaire. mais à la fois on a le verger et la pâture. quand il est fort surtout en Bretagne et qu’il traine des grains de sable et tout. parce que le problème c’est de faire attention. Donc y’a un truc qui colle pas. faut pas me faire dire ce que j’ai pas dit.pré-verger. eux ils passent la barre de coupe. il lynche les feuilles consciencieusement. Tu conseilles quelles cultures en dessous des fruitiers ? Attention. on peut faire comme Fukuoka. Puis aussi le rendement y faut voir. de mettre par exemples des arbustes à baies. Il font ça en grand. mais seulement ce qui se passe quand on a suivit un conseil comme ça. c’est de l’herbe qui est fauchée et qui est mulchée sur place. des légumes. c’est que le gars qui a un pré-verger en climat méditerranéen il a rien du tout. et aussi pour protéger la pollinisation et les choses comme ça. y’a intérêt à mettre plusieurs étages. les arbres ils croulent sous les fruits. et que le copain qui laboure à côté il a quand même des produits un peu meilleurs quoi. Mais que l’idéal pour un verger. qui conduisent le verger extensivement c’est-à-dire sur de grandes surfaces. il a des pommes dégueulasses. Des gens qui ont des grandes propriétés. on peut mettre des arbustes à baies sous les arbres ou des plantes qui supportent l’ombre. il faut des haies évidemment dans les vergers. les gens disent ok on fait un pré-verger. y’a toujours une légère dépression de la récolte. . rares et tout ça. Mais le problème en Bretagne y’a beaucoup de vent… alors le vent. le rendement augmente vraiment très fortement. c’est là où on aura les fruits les plus abondants et de meilleure qualité. ça peut à la rigueur convenir à la Normandie. Y’a des systèmes pour faire monter le vent à travers des haies. on leur dit l’idéal c’est un pré-verger. c’est un compromis. ils ont pas le temps d’associer les arbres à petits fruits et tout ça. là je montrais une technique. avec des espèces d’encerclement de végétation sauvage… Oh ben c’est ce que fait un peu Fukuoka. tout dépend comment on conduit le verger. justement là je parle de verger de pommier qui ont des pommes donc petites. et encore. des fraises. etc.

il essaie de s’en débarrasser. on peut tailler ? . Puis ils disent ‘aaAaah c’est le vent qui a fait ça’. Donc elles n’arrivent pas à nourrir les parties aériennes. De toute façon toutes les plantes de chez nous que l’homme a sélectionnées. c’est-à-dire toutes les fleurs et les fruits qu’il peut pas nourrir. les labours. y’a faim de carbone. donc toute l’élongation du tronc qu’il y a c’est au dépend de la croissance des racines. Donc ça c’est reconnu par les derniers travaux de l’INRA. L’arbre il avorte. comme toutes les plantes. enfin tous les trucs… Mais si on veut avoir une production fruitière plus rapide. tu peux mettre des canards qui vont manger l’herbe et des choses comme ça. les canards ils préfèrent l’herbe. Bon par exemple les fraisiers voont empêcher l’herbe de pousser autour d’eux ? Non mais disons que l’herbe tu peux la contrôler. Ce système d’engrais vert de printemps labouré qui fait alterner la production des arbres un an sur deux. on coupe les racines et les paysans le voient. donc il fut proportionner les parties aériennes aux racines en taillant. la taille. parce que c’est un non-sens sur le plan économique. C’est pas le vent hein. Il vont pas manger les fraises aussi ? Non mais pas quand tout le temps. si faut en plus qu’ils taillent leur verger… souvent en Europe. c’est-à-dire que maintenant on recommande de ne plus tailler les arbres. c’est bien meilleur que les légumes. Le fait que les arbres trop serrés. au départ c’est des plantes qui devaient résister à l’herbe.On laboure pas du tout alors le verger ? donc on a de l’herbe au départ et on fauche l’herbe et on plante des fraisiers par exemple dans l’herbe ? C’est ça oui. […] Y’a deux raisons à la taille : Les arbres sont plantés trop serrés. déjà que les paysans qui font des vergers sont déjà assez embêtés comme ça. par compétition ils ont tendance à monter en l’air. ils voient bien que y’a la moitié des fruits qui tombent par terre. y’a des gens qui se sont lancés dans l’arboriculture. ils gagnent rien. y’a pas d’énergie pour la croissance des racines. Elles viennent dans l’herbe les fraises ? Ah oui bah toutes les plantes elles viennent dans l’herbe. bon ben on a fait l’engrais vert. Entre les traitements. les parties aériennes par rapport aux racines sont déséquilibrées.

. ni du demi-tige ni quoi que ce soit.. Il faut voir la circulation de la sève et tout ça par rapport à une partie aérienne qui est très faible. et mettre un rameaux qui est très faible. on aura un retard d’entrée en production et une immobilisation du capital qui n’est vraiment pas intéressante. parce qu’un arbre qui est conduit en haute tige on lui faire perdre son temps. La mise à fruit des fois c’est même 4 à 6 ans tu comprends. c’est dommage mais c’est comme ça. naturellement. C’est propre à tous les arbres ces exemples-là ? Ah oui c’est propre à beaucoup d’arbres. issus de semis. on taille pour qu’il ait une fructification… soit disant si on fait souffrir l’arbre il fructifie plus vite. Alors pourquoi il est fait en haute tige ? Pour pas que ça prennent de la place en largeur. il va faire du bois. Tu plantes cette noix. sur semis.. Conduire en haute tige c’est-à-dire couper un arbre à 2 mètre. lui il va faire son bois et ses fruits. Parce que moi je préconise pas l’agriculture traditionnelle. On a dû le couper parce qu’il poussait dans la maison. ce sont des techniques qui sont différentes. lui laisser un tronc qui est assez grand. à côté tu t’arranges. par exemple le noyer juglans regia. le noyer d’ici. si par exemple tu les plantes trop serrés. qui allonge la circulation de la sève. greffés. Oui mais prenons un exemple. et il était haut. C’est plus de la haute tige. où tu sais que tu vas récolter. il faisait 6 mètres de haut au bout de 6 ans. Si tu plantes un arbre d’un noyau. Au bout de 6 ans on a eu des noix. et c’est différent. parce que rien que ça c’est pas naturel. c’est de la croissance naturelle. Parce qu’en agriculture traditionnelle ou biologique on voit des ‘il vaut mieux conduire les vergers en tige comme autrefois’. ça signifie rien du tout toutes ces histoires. on déséquilibre et il faut qu’il refasse du bois. On reprend tout à la base si tu veux.Attends regardes. Conduire un arbre en haute tige en le greffant ça signifie rien du tout. en haute tige qu’est-ce que ça veut dire ? ça veut rien dire du tout. l’agriculture naturelle. c’est effectivement peut-être pour pas que ça prenne de la place en largeur et puis y’a beaucoup d’ignorance et de préjugés aussi hein. qui n’a pas été transpl anté et tout ça. et puis y’en a un qu’on taille et l’autre qu’on taille pas. et à côté y’a un noyer greffé en haute tige qui va commencer à produire en 10-15 ans. deux arbres. Ce qui est certain c’est qu’un arbre qui ne fait pas d’élongation. il va avoir une croissance normale. un noyer qui a poussé depuis un noyau tout seul. Il est fait en haute tige. Oui ça je l’ai eu naturellement. conduit en haute tige. la permaculture ça n’a rien à voir. tu mets une noix qui provient d’un endroit qui est fiable où y’a pas trop de mélanges. On taille pas pour conduire en haute tige ni rien. ça veut rien dire. un arbre qui est conduit naturellement.

Non ils mangent pas de pain. sur les fruits. impeccable… oui qu’on fasse ça sur des petites surfaces en attendant que les autres rentrent en production. ça c’est aberrant. enfin pas de blé. et tout ça. et puis ensuite pour une deuxième raison. diverses sortes de . C’est comme toutes les méthodes de Boucher-Thomas et compagnie. on fait comme ça. Je vais parler de ça pour montrer qu’il existe quand même d’autres systèmes de culture. y’a personne qui veut faire enfanter une fillette de 4 ans. c’est des manies qui sont pas possibles. Mais pas sur des grandes surfaces. sur le premier livre de Bill Mollison il est clair : pas de céréales. qu’il y a d’autres aliments glucidiques comme les fruits. donc on peut se référer aux gens qui ont fait ce stage. y’aura plus racines par rapport aux parties aériennes donc ça lui permettra de fructifier plus vite puisqu’il aura de la sève qui sera disponible et qui lui sert à rien. si on fait ça. et qu’il nous faut une fructification assez rapide dans la zone 1 admettons. la mise à fruit au bout de 2 ans. Bill Mollison c’est surtout une alimentation basée sur les châtaignes. et puis ensuite que ça bousille la terre de la façon dont c’est cultivée actuellement. des variétés d’ici ou là bas. Il cultive pas de céréales. ils sont sous un climat d’arbres fruitiers. ça nous permet peut-être de gagner un peu de temps… Oui c’est pour ça que dans la planification de Bill Mollison on met les arbres taillés en zone 2 et les arbres conduits sauvagement en zone 3. Evidemment si on coupe des parties pendant la phase de croissance. il a une adolescence. sur des tubercules. Enfin c’est un moindre mal si par exemple on arrive dans un coin. on en parlera pour le blé aussi sur les critiques agricoles actuelles. l’arbre il est fait pour pousser droit. de planter deux arbres avec un angle de 30 degrés comme ça. ils cultivent des agrumes. sur les glands doux. Pour quelle raison Bill Mollison n’aime pas les céréales ? Parce qu’il estime qu’elles sont pas utiles à l’alimentation humaine. les tubercules.l’arbre il a une enfance. pour qu’on ai des fruits avant et tout de suite. rapidement pour plusieurs raisons : parce que ce stage a déjà été fait. en permaculture les céréales sont pas très recommandées. faut en planter beaucoup à l’hectare et tout ça (gros travail d’ébourgeonnement sans arrêt sinon l’arbre part en sucette)… Là je vais parler rapidement du système de culture de céréales que j’ai mis au point en France. Ils mangent pas de pain. donc c’est pour ça que les céréales doivent être restreintes au maximum. donc ils sont pas incités.Mais c’est évident. qui ressemble un peu à la méthode Fukuoka. enfin il a une phase de croissance. enfin c’est des manies. et puis ça coûte cher parce que c’est un système qui nanise les arbres.

. après il a évolué un peu. le système classique. y’a eu des échanges. les céréales sont un peu pérennisées. parce que comme ils disent. où en a tendance à semer plus serré qu’ailleurs. quand j’allume le feu avec. les céréales sont semées entre le 15 octobre et le 16 décembre. et puis y’a des graminées sauvages. pour arriver à ça évidemment il faut avoir un système de culture assez particulier. et Bill Mollison dans son premier livre. y’en a plein dans la nature. ils chopent une pigne de pin contre un arbre et puis ils cognent comme des brutes. Je sais que je ramasse des pignes. ou on déchaume. donc il faut semer plus serré. soit pour les protéger contre les herbicides ou soit par accident. soit par ignorance. pas de céréales. à forte densité. c’est-à-dire environ 150 à 200 kilos de semence à l’hectare. ensuite le sol on le prépare. surtout en agriculture biologique. il a sûrement eu l’occasion de rencontrer Fukuoka et des choses comme ça. on va pas faire le tour de toutes les parties du monde qui cultivent des céréales sinon on a pas fini.tubercules dont l’avantage c’est de pousser entre les arbres fruitiers. y’a les insectes. etc. y’a des graminées sauvages spontanées. je les tape puis je donne les graines aux volailles… Les oiseaux qui sont assez gros le font eux-mêmes. même parfois plus tard. mais sur le tome 1 il catégorique. Elles sont semées tard. Et les volailles ont pas du tout de céréales ? Les céréales elles ont pas besoin de ça. qui tiennent le coup en hiver en mangeant des. par rapport aux méthodes de culture. mais là on met des variétés alternatives. ça sert strictement à rien. et ça arrive souvent d’ailleurs quand les céréales suivent des betteraves fourragères. à la fin y’a des tas de pommes de pin un peu partout. mais admettons que y’ai deux trois céréales qui se suivent. Alors ici en France évidemment. Oh ben elles se débrouillent. et en octobre-novembre. c’est-à-dire par exemple une .. comme pic et tout. les céréales sont récoltées en juillet. c’està-dire qu’elles sont mise dans un coin et elles sont ressemées tout le temps sur ellesmêmes pendant des années et des années de suite. Et puis on les sème aussi généralement assez profond. Y’a beaucoup d’oiseaux qui se nourrissent comme ça. y’a des oiseaux comme ça.. après dans le tome 2 il relativise par rapport aux régions. Donc si tu veux en Tasmanie ils éprouvent nul besoin de faire des céréales. souvent décembre. faut voir les chantiers qu’ils font d’ailleurs. Donc là on va parler rapidement de la culture des céréales. parce que dans mon système de culture. et puis la rencontre avec Fukuoka l’a beaucoup impressionné. on ne met pas d’engrais azoté au printemps donc ça tallage pas. souvent y’a assolement. y’a le pic épeiche. Les céréales donc sont récoltées en juillet. parce qu’il fait des céréales avec grand succès et avec une fertilité croissance.

Cette croissance exponentielle elle se fait après le stade 7-8 feuilles. enfin le blé. Je sème donc fin juin dans la récolte précédente. ce qui est . souvent on le sème. Quand on travaille le sol. toutes les céréales se retrouvent à 8-10 cm de profondeur. on escamote la phase végétative du blé en le semant trop tard. là on verra y’a des raisons de physiologie végétale qui sont propres à la croissance du blé. comme ça ça éclaircit le problème… les céréales sont récoltées début août. on enfouit les céréales si on met un coup de herse accidentel dessus.. je sème les céréales dans la récolte précédente donc fin juin. En plus surtout. D’abord parce qu’il est semé fin juin. Dans votre méthode vous ne travaillez pas le sol non plus ? On va voir pourquoi. Dans le système que je fais… j’ai fait les expériences en Beauce hein.. c’est-à-dire que plus y’a de feuilles. qui risque de tuer le trèfle. sur la couvert du sol. culture pérenne. justement c’est ce que je disais. le stade 7-8 quand j’ai semé fin juin il commence à intervenir début août et lorsque l’on sème les céréales en novembre. Donc ce qui se passe c’est que le blé grandit. or le blé a une croissance exponentielle. Le blé que je cultive est évidemment associé au trèfle blanc. et y’a d’autres raisons. parce qu’au lieu que le sol soit nu. et plus encore la photosynthèse a lieu. je vous le dis tout de suite.terre qui a été labourée qui est mal rassise. refuser les stades de croissance et de végétation. Donc finalement c’est comme un enfant. donc c’est une immobilisation du capital. sauf s’il y a bêtise grave de faite. y’a pas de végétation qui travaille sur le sol. il a tout l’été pour pouvoir croître. Alors qu’à l’entrée de l’hiver. sauf s’il y a bêtise. et c’est avantageux à tous les niveaux. Le trèfle blanc est implanté à 5 kilos par hectare au début. c’est là où il produit le plus de nodosités. une céréale d’hiver. notamment semi trop dense de céréales. Ça sert strictement à rien. tout le monde est généralement au stade 3 feuilles ou 4 feuilles maximum. Le blé est semé à raison de 2 kilo à l’hectare maximum. là où elles ont beaucoup de mal à germer. pour plusieurs raison. Etant semé fin juin. c’est le stade 25 feuilles à l’entrée de l’hiver. donc elles ont une croissance exponentielle. on peut faire la même chose avec l’orge de toute façon. après je le ressème pas. et brusquement y’a la croissance exponentielle. le blé n’y parviendra pas. au lieu de 150 à 200 kilos. y’a de la végétation en place qui le protège. L’objectif que je cherche. qui freine l’évaporation et tout ça. plus y’a de feuilles plus y’a de racines qui sont faites. le stade 7-8 feuilles n’existera jamais. qui n’existe jamais en culture annuelle à cause des semis tardifs et trop serrés qui empêchent la croissance des plantes. on le met au monde et puis au bout de 4 ans il faut qu’il se reproduise. la croissance du trèfle blanc est maximale en été. ça marche pas comme ça les céréales.

si c’est du blé à forte vigueur de végétation. donc y’a moins d’enracinement parce que non-seulement le blé n’a pas eu le temps évidemment. Et l’ensoleillement optimal conjugué à un sol qui est assez sec. En culture classique on fait coïncider le stade début de tallage au moment où le sol a été refroidit tout l’hiver. le réflexe du blé.très important. La vie microbienne est inactive. sous nos climats. on l’expose à une intensité lumineuse trop faible et surtout on l’expose à une humidité du sol qui est surabondante. parce que les jours sont très longs. fait sur quelques ares. c’est que du blé semé à la Saint-Jean. par grain semé donc. moi j’ai déjà 1 mètre 50 à 2 mètres de racines en place. donc c’est ce qu’on appelle la « faim d’azote printanière » qui va être un facteur limitant de rendement important. Du blé qui est semé en octobre-novembre. et les épis. c’est en août que le sol va libérer le maximum d’éléments fertilisants par la minéralisation de l’humus. c’est que le blé. tu les traite comme des légumes et tu mets ça espacé tous les 50 centimètres. donc y’a pas d’azote qui est libérée dans le sol. ce sera espacé en tous sens de tous les 70 à 80 centimètres. ça aussi c’est des choses dont il faut tenir compte. c’est que du blé qui est conduit comme ça. il va en contenir jusqu’à 120 à 150 graines. donc au début du printemps. il fait une photosynthèse optimale. Parce que le sol aura été réchauffé pendant tout l’été. sur un cycle de végétation de 8 à 10 mois il à moins de temps qu’avec un cycle de végétation de 13 mois comme c’est le cas dans mon système de culture. et l’intensité lumineuse est très forte. A quelle distance tu mets les grains ? En système jardinatoire comme je faisais. on l’expose à des jours trop cours. et en plus ce n’est pas seulement ça. Une graine donne 12000 graines ? . ces trois choses freinent l’enracinement. aussitôt c’est de s’enraciner. c’est que je fait coïncider la phase végétative du blé à une époque où y’a un ensoleillement optimale. 13 mois et demi. c’est très important pour le tallage et surtout cette nutrition carbonée très importante pour la croissance des racines. au lieu de contenir 20 à 40 graines comme c’est courant. tu fais ça à la main. Donc en plus ce qui est important. parce que la saison des pluies s’est déclenchée. là où le blé est cultivé dans les conditions classiques. Le blé fait une quantité de racine qui est exceptionnelle. il commence tout juste le 15 novembre à faire des radicelles qui sont toutes petites. ça provoque un enracinement extrêmement dense et important. Parce que y’a des choses qu’il faut voir en face. il va donner jusqu’à 150 à 200 épis par pieds. si c’est du blé à faible vigueur de végétation. Grâce justement au fait de l’absence de faim de carbone. Il est essentiel qu’à ce moment il y ait des racines qui soient en place pour absorber cet azote. on commence à le semer en novembre. et avec une densité extrêmement forte.

si c’est du blé ordinaire ça va entre 100 et 150 épis. alors justement on laisse la paille sur le terrain ? Oui c’est-à-dire que le blé là il est jeune. grâce à la grosseur des épis. y’a le système de et le système jardinatoire. mais si c’est du blé à forte vigueur de végétation ça peut aller jusqu’à 200. sans pouvoir lever. pour les variétés à forte vigueur de végétation. Au lieu de semer le riz comme tout le monde fin avril. et bien que je mettais que la paille. Ça c’est autre chose. Ça dépend de la vigueur de végétation. comme je faisais. enfin 150 kilos à l’are ça fait quand même 800 . pour que tout soit fait. il le sème en automne. En système jardinatoire. 350 épis. je ne sème pas le blé après ma récolte en août. le nombre d’épis au mètre carré. Le potentiel de rendement. moi j’ai jamais de graines dans l’argile. c’est pas un problème. ils savent que l’être humain il fait ça salade et que y’a quelque chose à manger là. dès la Saint-Jean. il lève aussitôt. c’est le fait de semer à grand écartement et vers le solstice d’été… c’est pour ça je disais qu’on imite pas la nature. c’est pas la peine pour le blé. et ils se rendaient même pas compte que c’était un champ de blé. 350 épis par graines semées. Donc le riz. surtout d’ailleurs. mais tu peux aller jusqu’à 15000 – 20000 pour le blé. Tandis que le labour. En précédant la récolte. Fukuoka il faisait ça parce que c’était un fainéant qui voulait beaucoup imiter la nature. Et ça finalement c’est logique.Ah oui. doit pouvoir rester tout l’hiver. donc je perdrais mon temps si je mettais des graines dans l’argile. les oiseaux les labours ils les voient de loin. pour qu’on soit tranquille et qu’on en parle plus. Ce qui permet d’avoir un rendement très fort. il pousse. Donc tu peux avoir un rendement énorme avec ce système. le facteur décisif sur le rendement. je moissonne et je laisse la paille sur le terrain. mais le poids unitaire du grain est très élevé avec cette technique de culture. tu l’enfonces un peu ? y’a deux choses. Fukuoka il enrobait ses graines d’argile contre les oiseaux… Alors ça. Parce que bon. j’ai jamais fait ça. 300. et moi j’avais pas de canards. moi dans mon champ de blé y’a des gens qui faisaient du moto-cross dedans. ce qui correspond à 150 quintaux à l’hectare. Y’a deux choses pour obtenir ça. Fukuoka lui c’est le riz. Les graines dans l’argile. C’est le fait de semer tôt. parce que dès que je le sème il germe aussitôt. Quand tu sèmes le blé tu le poses sur la terre. et les épis sont très volumineux. et après on fait pâturer les canards dans les mauvaises herbes et ils mettent du fumier automatiquement. c’est la date de semis. Et les oiseaux ils ne mangent pas les graines ? Comment tu luttes contre le fait que ce ne soit pas labouré ? Eh bien c’est le contraire. je peux en avoir autant en semant serré. je cultivais sur 5 ares. être protégé en attendant le printemps suivant. j’avais 150 kilos à l’are. je sème avant la récolte. ça n’a rien à voir.

c’est pas à la portée de tout le monde. c’est sûr que tu vas te coucher. où tu as envie de réduire au minimum la surface de ton blé. tu sèmes à la volée. T’exagères là ! Mais nan ! Un hectare c’est 100 sur 100. Pour planter des pommes de terre faut creuser dans le sol. c’est-à-dire que les graines tu les pose par terre. ça dépend.kilos de blé. un hectare par jour tu peux le faire. . paf et puis je continue plus loin. faut vraiment avoir été agriculteur. Nan mais c’est pas la même chose que de planter des pommes de terre hein. il a un bon coup de main donc il sème à la volée. un endroit j’en aurai pas du tout. des fois je suis pressé. moi je suis pas capable de le faire de toute façon. il a pas envie de se crever à son âge de se casser les reins à semer le blé grain par grain donc il le sème à la volée. je les enterre pas je cherche à ce qu’il y ait un bon contact entre la graine et le sol. Fukuoka il est fils d’agriculteur. c’est un homme sage. tous les 50 centimètres. en mettant d’avantage de semences. d’abord il faut avoir le coup de main aussi. Mais en sachant qu’avec cette méthode-là. enfin c’est très dur de semer à la volée. Parce que là je cultive pas comme Fukuoka. pour les régions surpeuplées où des choses comme ça. il faut se baisser seulement que 40000 fois. semer à la volée. je veux qu’il y ait des graines qui soient posées sur du trèfle ou dans l’herbe. là aussi le but c’est d’avoir le minimum de travail. surtout que je mets quand même très peu de semence. Si tu cherches un rendement de 90 à 100 quintaux à l’hectare. déjà avec des rendements pareils je le filais aux coopératives biologiques. Tout dépend de la façon dont tu cultives finalement. on peut avoir déjà un très bon rendement. il faut recouvrir etc. même d’un coup de talon. lui évidemment. soit tu cherches à avoir le maximum de rendement à l’unité de surface. là tu t’assures uniquement d’un contact entre le sol et la graine. là t’en fait sur quelques ares et tu le traite comme les légumes comme en jardin potager. Donc semer grain par grain c’est un travail plus fatiguant… Tu sèmes un hectare par jour quand même grain par grain. et en sachant aussi qu’en multipliant la quantité de semence par 5 ou par 10 par rapport à la méthode jardinatoire que t’as plein de semence qui ont la chance d’arriver à un bon contact sur le sol. t’as la graine. là c’est différent. pour moi j’avais pas besoin de toute ça. je veux que ça germe aussitôt et que ça lève. en sachant que t’as une perte de rendement parce que c’est trop serré. avoir été formé à ça et tout (le semis à la volée est comparable à de la vannerie vu d’au-dessus). j’aurai un paquet de graines là. tu fais pas d’insomnie. Et tu as deux solutions. 10 à 20 kilos à l’hectare. Si je sème à la volée.

ce qui n’est pas beaucoup par rapport aux doses qui sont recommandées classiquement.. parce qu’il est associé au trèfle blanc et parce qu’il aura un excès d’azote par rapport au carbone. il laisse une biomasse déchétuaire et une quantité de racine qui est énorme. semer espacé pour maintenir en bon état ce potentiel de rendement. c’est un peu comme les bananiers.Ça fait une journée de plus de dix heures. j’ai fait l’expérience. Oui et puis là tu le fais une fois. En plus ce qu’il faut voir c’est que le rendement. parce que le parasitisme on sait à quoi il est dû aussi. Le blé il verse. la seconde année 120 kilos. ça dépend de ce que tu fais mais y’a beaucoup gens qui font des journées de 18 heures. Disons quand tu fais des recherches en agronomie et tout tu fais du 20 heures. comme un plante pionnière. Parce que là aussi. le blé est une plante améliorante. c’est que là le rendement augmente. Et en plus y’a un ameublissement. on risque de pas être déçus de la manœuvre. Fukuoka arrive à un rendement très élevé en semant à la volée mais d’autres arriveraient à des rendements tout à fait inférieurs. toute l’énergie de la plante va se gaspiller en élongation puis y’a des problèmes de verse. c’est-à-dire qu’on va avoir le paille mais on aura pas d’épis. un semi à la Saint-Jean. le blé quand il est cultivé correctement j’entends. 20 heures. un semi à la Saint-Jean qui est associé au trèfle blanc. justement c’est pour ça que la méthode Fukuoka. Bah oui. Donc ce qu’il faut retenir c’est que premièrement il faut semer très tôt pour donner le maximum de potentiel de rendement à la plante. tu sais dans la vie courante. si on met 25 kilos de semence à l’hectare. y’a un ameublissement du sol qui est fait par ces racines.rde. la troisième année 150 et plus. toutes feuilles du bas crèvent et sont atteintes par les maladies . parce que si on sème par exemple à la SaintJean plus de 100 kilos par hectares. Donc au fur et à mesure que ces racines se décomposent. contrairement aux assolements classiques quand on cultive la même chose le rendement à tendance à baisser. C’est comme ça que dans ce système en Beauce. En plus l’élongation. la première année j’ai obtenu 80 kilos à l’are. seules les feuilles hautes peuvent travailler. Oui justement. au fur et à mesure les racines de la récolte suivante elles suivent les canaux et avec ce système c’est pour ça qu’on arrive et qu’on peut cultiver le blé sur lui-même. pourquoi ? Parce que chaque récolte. Et aussi grâce au grand écartement et à une absence de parasitisme. et tout l’azote qu’il a il le fait en élongation de paille et l’élongation de paille ça dépense de l’énergie évidemment au dépend de la croissance des racines. ça verse. associé au trèfle blanc. 21 heures par jour enfermé entre 4 murs à respirer de la me. et sur laquelle la culture suivante va se nourrir. comme c’est trop serré.

parce que c’est important.. en fait la verse. donc l’enracinement est très faible. Si par exemple tu cultives des blés à paille très haute comme les poulards. Alors ils inventent des tas de choses pour compenser. si on les sème normalement de faire des pailles d’1 mètre 80 et si on les sème trop serrés c’est des pailles qui montent à 2 mètre 50 et plus. toutes les feuilles peuvent travailler. surtout quand ça a été semé tôt c’est épouvantable (le seigle appelé seigle de la Saint-Jean. Mais c’est pas ça la solution. qui viennent d’Algérie. car semé à cette période. et puis on gaspille. Donc ce qui faut voir c’est que dans mon système. ce que je cherche. Donc ici là photosynthèse est insuffisante. chlorure de chlorocholine et tout ça. les feuilles petites conviennent pas à notre climat. c’est le rapport entre les racines et les tiges. parce qu’actuellement on a sélectionné des blés à paille courte qui ont aussi des feuilles petites. raccourcisseurs de pailles. comme ce qui se passe en forêt lorsqu’on plante des arbres trop serrés pour avoir du bois d’œuvre… donc en plantant clairsemé y’a pas de faim de carbone (faim de soleil) donc les racines peuvent se développer au maximum. et puis en plus y’a tellement de soleil là-bas. enfin du moins tous ceux qui ont fait de la études de physiologie végétale s’en sont rendu compte. des pays désertiques où il faut évidemment diminuer l’évapotranspiration et où il faut des feuilles qui soient petites. La vocation du blé c’est de faire du grain et puis ensuite de faire de la paille. donc il faut faire attention.cryptogamiques. pas besoin d’une grande largeur de feuilles. Donc si le blé est semé à grand écartement. Dès qu’un blé a des hautes pailles et une forte vigueur de végétation. des pays chaud. y’a pas de compétition. genre Nonette de Lausanne et tout ça. D’ailleurs la taille de l’épi et la grosseur du grain est directement dépendante de la taille des racines. et ça aussi le pire c’est que c’est reconnu en agronomie classique. était pâturé de l’automne au printemps et on ne le laissait monter qu’après). Qui dit enracinement faible dit que la taille des épis sera également très faible sur le plan du potentiel. il a un potentiel et beaucoup de racines. c’est que ce qui est important c’est pas la hauteur de la paille. qui sont capables justement de faire. il aura tendance à faire de gros épis. les feuilles du bas. l’efficacité du système c’est une densité racinaire et une profondeur de racine extrêmement forte. C’est des blés qui ont été croisés. La taille des épis. ni d’inventer des espèces minables parce que je dis bien que là ça devient plus du blé à ce moment-là ce genre de croisements à paille courte. . y’a pas de compétition entre les plantes donc les plantes éprouvent pas le besoin de s’allonger en haut démesurément. c’est ça qui donne le rendement. Faut des variétés à tige courte… Oui mais là justement c’est qu’on peut obtenir des tiges courtes spontanément.

C’est pour ça que j’estime que ce blé qui est cultivé de cette façon-là. Du blé a forte vigueur de végétation et semé au solstice d’été. Elle créé du sol. très travailleuses. ce qui créé la fertilité du sol. et avec la biomasse déchétuaire qui fait de l’humus. qui la transforme en grain de plus en plus petits (formation de l’argile) qui se solubilisent. et ça c’est grâce au travail des racines. y’a des mauvaises herbes qui poussent dedans et tout ça. de toute façon la question est réglée. Ça c’est une règle essentielle en physiologie végétale. qui a donc une faible vigueur de végétation. Vous tenez compte du type de sol en plantant quelque chose ? . et un maximum de végétation qui soit au travail. c’est le travail des racines. etc. Et de toute façon comme on le sème en dehors de la période où l’humus se minéralise. C’est-à-dire que les rendements augmentent. c’est un blé qui est tout juste bon à prendre la nourriture soluble qui est dans le sol sous forme d’engrais chimiques.Le nombre d’épis dépend du nombre de racines et le nombre de grains est directement dépendant de la longueur de ces racines. qui effritent la roche… C’est le végétal qui créé la fertilité. qui est en plus semé trop tard et trop serré. c’est le végétal et sa biomasse déchétuaire. ce sont des racines qui sont racines qui sont pionnières. ce qu’on recherche en agriculture naturelle c’est une biomasse suffisante. ou des plantes très solides ou même du lichen si ça va pas qui va s’installer. y’a des plantes pionnières qui vont venir d’abord. s’il est semé clair. De toute façon c’est ce qui se passe dans la forêt. faut lui donner de l’azote. je le place comme le bananier parmi les plantes améliorantes parce que ça se prouve au rendement que j’ai : première année 90. c’est valable pour tout ce qui pousse de toute façon. et c’est valable pour les arbres fruitiers. qui vont défoncer la roche-mère. minéralisation de l’humus. c’est un sol qui est stérile. c’est ce qui se passe partout. et lorsque les racines se décomposent. La profondeur du sol elle sera un facteur limitant alors ? Attention… Un blé moderne par exemple qui est déjà sélectionné pour ses pailles courtes. qui démolit la roche-mère. et en prendre les éléments fertilisants. il a rien à bouffer. y’a par exemple des légumes. c’est alors une plante améliorante. très actives. tout conjugué. troisième année 150. qui a des racines qui sont faibles. la solubiliser. ce qu’il faut. si tu veux. En plus y’a du trèfle qui est associé. et qu’on valorise au maximum sa puissance de végétation et en choisissant en plus des variétés à forte vigueur de végétation. et approfondir la couche arable. C’est ce qui se passe par exemple quand y’a une éruption volcanique. y’a même pas de microorganismes. deuxième année 120. Et le blé s’il est semé tôt.

disons qu’on peut prendre un cycle moyen de vie microbienne d’un mois. libère de l’azote. L’humus qu’il y a quand je vais semer mon blé. mais l’orge on la plantera plutôt sur des terres calcaires. le seigle ? Oui là c’est une technique pour les céréales d’hiver. Tout ça. en août. les rhizobiums ont une activité maximum. Y’a pas de carences. et ça. c’est pareil. Les cadavres microbiens. le seigle sur des terres acides et sablonneuses. naturellement une vigueur de végétation qui est beaucoup plus forte que celle du blé justement. c’est pas . j’ai fait un mulch de paille. etc. s’il est capable d’exploiter des terres qui sont très pauvres. c’est-à-dire que par exemple. ils se renouvellent en permanence.. J’en ai rien à fo. Parce que le sol est couvert en permanence. souvent ils se multiplient très très vite et ils meurent assez rapidement. justement le seigle. et le reste c’est ce qu’on ajoute. Et tu faisais des analyses alors de sol. Donc y’a déjà l’azote du trèfle blanc qui est libéré. seigle d’hiver et blé d’hiver.Oui. ça fait vivre un maximum de micro-organismes. D’ailleurs souvent y’a des espèces qui vivent moins longtemps que ça. mais avec une humidité suffisante. par exemple les oligo-éléments. c’est pas comme ça que ça marche. Donc y’a toujours en permanence des cadavres microbiens. c’est pour ça que je sème si tôt. Quand on calcule les éléments fertilisants on se base sur la minéralisation de l’humus. donc des régions comme la Bretagne où les sols sont assez lourds. y’a du trèfle blanc qui est associé. en août qu’est ce qui se passe ? le sol a été réchauffé tout l’été. ça se décompose. ce qu’il faut voir et c’est très importants. c’est parce qu’il a un enracinement. attention aussi au passage. Pour l’avoine c’est plutôt acide aussi. encore que la minéralisation de l’humus sur un sol couvert en permanence c’est pas très important.utre de la quantité d’humus que j’ai. le blé convient sur pas mal de sols. C’est pour ça que je mets jamais le sol nul. tous les un mois les nodules du trèfle se désintègrent et libèrent de l’azote. et surtout au mois d’août. et puis d’ailleurs la minéralisation de l’humus ça m’intéresse pas. C’est le même système pour l’orge. acides et sablonneuses. l’humus se minéralise. là je me suis pas amusé à analyser la qualité sur mon blé. analyser des sol… c’est la végétation qui fabrique le sol. je base pas ma technique que sur l’humus. c’est-à-dire avoine d’hiver. mais on peut bien se douter quand que du blé qui est semé à la Saint-Jean. les racines qui sont tout le temps présentes dans le sol favorisent une nutrition microbienne qui est optimale. donc sur 12 ils vont devoir se renouveler 12 fois. on trouve que ça sert à rien tout ça. Les micro-organismes ça vit pas très vieux. en août. des analyses chimiques précisément ? Euh je m’amusais à ces bêtises quand j’étais jeune et bête. J’analyse pas. maintenant quand on vieillit. orge d’hiver.

c’est peut-être pour ça que le blé est devenu allergène d’ailleurs. de nutrition carbonée à ces microorganismes. Sans qu’il y ait une diminution de fertilité ? Y’a une augmentation de fertilité ! Sur trois ans. c’est pas de la minéralisation de l’humus qui est d’ailleurs pas très intéressante sur le plan nutritif. Oui. Ce qui est essentiel c’est d’avoir le maximum de vie. les plantes elles fabriquent de la nourriture pour des micro-organismes ou des vers de terre. Ce qui est intéressant pour les plantes. ce qui actuellement n’existe dans aucune situation de culture c’est du blé qui est nourrit aux cadavres microbiens et aux déjections de vers de terre. mais ce dont les plantes se nourrissent essentiellement.. et de fumier qu’on leur donne. on dit terre végétale. moi j’estime qu’on peut faire du blé sur blé ad vitam aeternam. C’est les hydrates de carbone contenus dans la paille et puis tous les éléments contenus dans la paille qui servent de nourriture. ils peuvent synthétiser l’azote eux-mêmes.mon problème. y’a des algues aussi qui vivent en symbiose avec des micro-organismes qui synthétise l’azote. parce que ces cadavres microbiens ils vont se renouveler en permanence. qui eux se chargent. et ces cadavres microbiens sont très riches en azote et en phosphore. Est-ce que tu penses que ça continue ou ça se stabilise ? C’est évident. ce qui donne la meilleure qualité à la récolte et ce qu’actuellement. D’ailleurs y’a des population qui l’on fait. Les vers de terres ils vont servir de fermenteur pour les bactéries. c’est le problème des gens qui étaient avant moi. aider les bactéries à accélérer le phénomène et on aura une quantité de corps bactériens énormes dans leurs déjections. parce que ce qui nourrit. qu’on bousille le sol. avoir les bactéries dans leur tube digestif. faire attention parce qu’en agriculture biologique on parle beaucoup d’assolement. L’assolement c’est quand on cultive comme des cochons. et qu’on a besoin de transfert de . Ce que je cherche à fabriquer c’est le maximum de cadavres microbiens. C’est la paille qui fait qu’il y a beaucoup de microbes. si c’est des azobacters qui vivent en surface. Ils vont moudre la litière végétale. ou à cette saloperie d’ammoniaque et de purin. L’assolement… je vais résumer l’assolement. par exemple le mythe de l’assolement. je peux en retenir jusqu’à 70 tonnes par hectare avec ce système de culture. on pourrait dire terre animale. Parce que c’est eux qui travaillent et qui en se décomposant ou par leurs excrétions vont nourrir les plantes. de biomasse végétale. jusqu’à 5% de phosphore.. mais ce qui est important pour la nourriture des plantes. pour fabriquer le maximum de microorganismes et de nourriture pour les vers de terre aussi. ça ne me regarde pas. ça se stabilise. C’est pas l’humus qui nourrit les plantes. Le blé actuellement il est nourrit surtout à la minéralisation de l’humus et aux engrais chimiques solubles.

Y’a pas de biomasse végétale. Et quelles sont les variétés de blé qu’on peut planter ? seulement des variétés qui soient d’hiver. pas beaucoup parce que c’est un terrain qui convenait pas aux robiniers. qui ont une vigueur de végétation supérieure aux autres plantes. qui n’ont pas été croisées. je me suis installé dans cette région pour pas mal de raisons. tu l’as fait sur quoi. trop mélangées avec des variétés de blé étrangères. Du moment que la culture est améliorante. toutes les graminées lorsqu’elles sont bien conduites sont améliorantes. On le sème en novembre. par exemple en faisant se succéder une prairie qui grâce à une couverture permanente du sol va laisser une terre riche. en me disant on va s’amuser à plusieurs quoi. c’est que les premières expériences pour dépasser 100 quintaux à l’hectare en chimie ont été faites là. Quel blé ? il existe pas. En novembre il fait une toute petite racine là. y’avait des chênes. et c’est très dense. parce qu’il est cultivé dans de mauvaises conditions. moi j’ai déjà jusqu’à deux mètre de racines dans le sol. il commence tout juste. les variétés anciennes. je n’ai pas besoin d’assolement. Le blé il appartient à l’ordre des graminées. etc. A condition qu’on les associe à du trèfle blanc. mais non. Par exemple prairie-blé ou légumineuse. j’avais semé Capitole comme tous les biolos du coin. déjà. sur terrain nu ? J’avais semé c’était dans un bois en Beauce. qu’on les sème suffisamment tôt pour qu’elles couvrent le sol et qu’elles puissent faire leur travail dans des conditions normales. c’est parce que le sol est nu.. Moi ceci dit je me suis débrouillé avec des variétés ordinaires au début. et aussi y’a pas maladies parce que le blé est semé à grand écartement. les céréales sont des graminées particulières. qui pourra faire venir du blé. Donc ça s’est fait sur une défriche de bois.fertilité. Le blé selon qu’il est cultivé peut être une culture très épuisante ou très améliorante. L’assolement finalement ça consiste à faire succéder des cultures épuisantes à des cultures améliorantes. . c’est pour ça que c’est une culture épuisante. Y’a pas de blé dans la culture classique. Parce que j’avais rien d’autre. La luzerne faisant de la fertilité pour la culture qui va suivre. Y’a rien. La première culture c’est le trèfle. Parce que.. y’a rien. blé sur défriche de luzerne. donc je cultivais sous les chênes. Tandis qu’en agriculture y’a pas de blé. c’est une culture améliorante. Mais là y’a pas besoin d’assolement. Mais là c’est pas une culture épuisante. L’assolement n’est pas nécessaire. Donc le fait de l’espacer le rend améliorant ? Je vais te dire ce qui le rend améliorant : C’EST PARCE QU’IL Y A DU BLE. donc qui sont plus améliorantes que n’importe quelle plante. C’est une question de technique ça. alors moi je me suis mis là aussi. bien entendu. y’avait quelques robiniers.

avec le moment. on en parle pas beaucoup. mais y’a même concurrence à semer le blé sous un parc arboré que de semer du blé en novembre et à une densité de 200 kilos à l’hectare. et au moment où y’a de la minéralisation de l’humus. Oh bah bien sûr quand il y avait des broussailles et toutes ça. dans la mesure où je m’y installais pas. notamment le moto-cross. je parle de la fertilité du sol. au moment où le sol est le plus chaud. et puis ensuite elle m’a pas gênée finalement. Parce que je bénéficiait des feuilles d’arbres. donc en février-mars. chimique. Là les arbres ont pas été coupés ? Oui je n’ai pas coupé les arbres. en agriculture biologique. et pour le blé. parce qu’avec quoi on le nourrit ? c’est du blé qui crève de faim. donc au niveau du travail et tout ça. Donc avec mon système je fais coïncider la phase tallage et le début de la période végétative au moment où le sol est le plus riche et au moment où y’a le plus de cadavres microbiens. Mais venir faire des expériences. c’est tout à fait irrationnel. En plus y’en a trop dans l’atmosphère.on dira que l’arbre concurrence le blé. Faut voir les choses en face. donc il est bien évident qu’on aura un blé qui sera pas du blé. parce que c’est quelque chose de gratuit. Mais évidemment ça se vend pas le carbone. Quelle que soit la méthode d’agriculture que l’on pratique. qui était d’ailleurs assez clair avec pas mal de broussailles et puis avec beaucoup de passant quoi. C’est un blé qui est dépendant d’apports extérieurs à tous les niveaux. je m’y serais installé ça aurai été différent. C’était espacé comme tu voulais. facteur numéro 1. facteur limitant numéro 1 du blé c’est le carbone. Y’en a trop dans l’atmosphère de toute façon. c’est un produit qui manque pas. mais ce qui est très important hein. On voit l’aberration. d’une biomasse supérieure et tout ça. tout bousiller puis repartir c’est pas la peine. Faut toujours voir : facteur limitant = carbone (soleil) dans la plupart des conditions de culture. le carbone. tout ce qu’on veut. c’était pas vraiment une forêt c’était ce qu’on appelle un bois. au moment où le trèfle libère le maximum de nodosités. donc on le nourrit aux engrais chimiques. En plus la phase du tallage. C’est-à-dire que non . c’est possible. Alors qu’en méthode classique on fait coïncider la phase végétative. un taillis sous futaie disons. où le sol est le moins riche en éléments fertilisants. D’abord parce que y’avait pas de raison que je massacre la forêt sous prétexte que je faisais des expériences. mais j’ai choisi mon emplacement pour détruire le moins de choses possible. donc la phase du tallage.

le gaz carbonique sera en permanence absorbé. mais qui était bien absorbé. bientôt on va s’asphyxier sur la terre. Justement dans les systèmes de sol nu classiques.) Justement. Et je me demande justement si la mauvaise valeur nutritionnelle du blé ne vient pas aussi des conditions dans lesquelles il est cultivé. c’est pour ça qu’il y a si peu d’épis par plants.seulement on fait coïncider la phase du tallage au moment où le sol est le plus pauvre en éléments fertilisants et en vie microbienne. mais en plus on fait coïncider la phase du tallage au moment où y’a pas de soleil (=faim de carbone). sinon ils sont inhibés et ils meurent et c’est fini. parce qu’il est probable qu’à l’époque passée le gaz carbonique y’en avait peut-être même plus que maintenant. l’intensité du tallage. Ce qui se passe c’est qu’avant y’avait autant de gaz carbonique que maintenant. c’est comme ça qu’on arrive à obtenir 200 ou 300 épis par grains semés. l’intensité du tallage est très dépendante du carbone et de l’intensité lumineuse. même moins. parce que y’avait une biomasse plus riche. mais y’avait un équilibre avec la biomasse végétale qui absorbait tout ce CO2 pour le retransformer en dioxygène. tout simplement. d’abord parce que la plante absorbe le gaz carbonique et le transforme en dioxygène. donc une respiration de CO2 qui était beaucoup plus élevée. actuellement y’a truc. les gens peuvent être contents quand ils ont 3 ou 4 épis par pied. ça stocke autant que l’humanité en dégage par an. parce que sinon le plateau de tallage est là. A l’inverse un labour dégage en moyenne 1 tonne de CO2 par hectare. parce qu’il y aura pas assez de dioxygène et pas assez de gaz carbonique. donc si on a une couverture permanente du sol. donc une biomasse animale plus riche. Souvent en moyenne ils en ont 1 ou 2. donc pas de problème. Mais là effectivement y’a de plus en plus de gens. C’est pour ça que dans les cultures classiques.. L’intérêt de la permaculture par rapport aux problèmes climatiques du fait de l’accumulation de gaz carbonique dans l’atmosphère ça serait justement de mettre sous forme d’humus tout ce gaz carbonique qui nous flingue le climat. . puisqu’on refuse sa phase de croissance végétative. (Un sol non-labouré stocke de 2 à 8 tonnes de CO2 par hectare et par an. sans compter toutes les maladies qu’il y a. Le taux de gaz carbonique devient de plus en plus alarmant. comme tous les êtres qui vivent sur la terre. pour les bourgeons il faut qu’il y ai de la lumière pour que ces bourgeons puissent démarrer. Sans qu’il y ai de phase préalable végétative. Le tallage est très exigeant en carbone. on fait beaucoup plus de gaz carbonique que de dioxygène. La rapidité du tallage. on ne voit que sa phase reproductive. Mais bien sûr. donc l’excédent de gaz carbonique la plante l’utilise. si on multiplie ça part le nombre d’hectares de sol cultivés sur la planète.

en plus il a une vigueur de végétation qui est beaucoup plus forte. enfin tout. y’aura aucune mauvaise herbe qui pourra pousser. puis évidemment à essayer de penser à diminuer. ray-grass d’Italie et tout ça. que ce soit pour fabriquer les métaux. Le blé lui il pousse aussi vite que n’importe quel colza et autre si on le sème plus tôt. à condition qu’on lui donne sa chance de croissance végétative. il sort ses feuilles tous les 80°. les adventices graminées gêner ray-grass anglais. le blé va germer et pousser. excepté la chance qu’évidemment. si on le sème au mois de novembre. toute les combustions qui produisent donc le gaz carbonique. Et puis une combustion ça dépense du dioxygène. toutes ces combustions sont très dangereuses. il sort ses feuilles à une température de 80°C de somme de température. je passe pas mon temps à désherber. les adventices les plus dangereuses. c’est-à-dire les combustions qui sont faite avec le feu. dans la récolte précédente en train de mûrir. A qui que ce soit. je dis bien A CONDITION qu’on le sème à la bonne période. justement tous les éleveurs savent ce que c’est que le ray-grass d’Italie. c’est là où on voit la vigueur de végétation. qu’on ne le sème pas hors-saison.toutes les combustions produisent du gaz carbonique. c’est la question des mauvaises herbes. et une résistance à la sécheresse qui . c’est que lorsqu’il est semé au moment où il faut. Y’a beaucoup de questions que les gens posent. alors que les mauvaises herbes. donc il est toujours concurrentiel vis-à-vis des mauvaises herbes. par somme de température. on lui laisse pas de chance. je le sème une fois pour toute en avril. très rapidement pour le trèfle blanc. ça brûle du dioxygène. a une vigueur de végétation qui est très élevée. il sera faible mais il poussera. on aura rien. ou dans rien du tout si y’a pas de récolte précédente. le ray-grass d’Italie qui a pourtant une vigueur de végétation très forte. Le ray grass Italien qui a la plus forte vigueur de végétation de tout ce qui peut pousser dans le blé. par feuille sortie. comment ça se fait que j’ai pas de problème avec les mauvaises herbes. c’est une plante pionnière qui est coureuse. A CONDITION. il commence à sortir ses feuilles à 130°. c’est terminé. Le blé ce qu’il faut voir. que quelqu’un essaie de semer les pires mauvaises herbes au mois de novembre. Que quelqu’un essaye de semer un prairie. et justement il faut avoir le maximum de biomasse végétale pour pouvoir les compenser. je mets au défi de semer au mois de novembre une praire. C’est-à-dire que je cultive pas mon sol. que ce soit la combustion pour les voitures. Si on le sème en novembre. le blé je le sème dans la deuxième quinzaine de juin. Donc le blé il a une vigueur de végétation beaucoup plus forte. C’est-à-dire que le blé. ça se fait au dépend du dioxygène. que ce soit pour cuire les aliment. dans le champ de blé que je faisais y’en avait pas mal. c’est-à-dire entre le 15 juin et le 30 juin.. mais surtout les combustions inutiles.

et vers le 15 août je fauche tout. il y a le fait que j’associe avec le trèfle blanc qui a un port rampant. donc qui étouffe. qui a tendance à étouffer tout ce qui va germer sous lui. alors voilà comment j’agis contre les mauvaises herbes : Y’a la récolte précédente. vraiment. attention. Il faut faire attention hein. on va diminuer la production biomassique du terrain. y’a la récolte précédente que je vais récolter par exemple le 5 août. j’en profite pour les faucher le 15 août. dès que le blé est récolté en août. elles peuvent servir de nourriture à un troupeau de canards qui circulent dans le blé et tout ça. tout ensemble. le blé semé il a plus d’un mois. Le tout conjugué. C’est-à-dire ça fait presque 2 mois après disons. au contraire il va retaller. Et les canards ils vont pas manger le blé ? Un petit peu des fois oui. C’est le mulch qui enlève les mauvaises herbes. le blé il supporte très bien. il fabrique des herbicides naturels anti-dicotylédones. et puis pour un petit coup de faux sur les graminées. y compris le blé. du blé qui est semé à la Saint-Jean. par concurrence.plus forte. effectivement y’a un mulch et les mauvaises herbes auront beaucoup de mal à pousser.. parce qu’en voulant supprimer les mauvaises herbes. Pour ce qui est des graminées effectivement une fois que j’ai moissonné elles commencent à prendre de l’ampleur. y’a le blé qui est semé dans le fouillis trèfle. en prenant un port plus étalé. parce qu’elles comblent les trous. c’est marrant on taille les arbres comme des brutes. je fauche tout. donc je récolte tranquillement et je fais ce que j’ai à faire. Nan parce qu’il faut pas croire.. tu fauche au raz ? Raz. Y’a deux choses qui coupent court à la croissance des mauvaises herbes. Alors ce qu’il va se passer comme il a une plus forte vigueur de végétation. mauvaises herbes et tout ça. une résistance au froid qui est plus forte. C’est à peu près combien de temps après les semailles que tu fauches ? Je sème par exemple le 20 juin. Puis les mauvaises herbes c’est bien d’en avoir aussi. Le blé. oui. ceci dit par rapport au blé il faut pas trop s’en occuper des mauvaises herbes. qui pousse assez dru. il va retaller de plus belle. les graminées sont adaptées à ça. elles repoussent très bien. du point de vue vigueur de végétation ça n’a rien à voir avec . Donc ça c’est mulché. tout ce qui est dicotylédone il les démolit donc déjà en les empoisonnant si tu veux. et il va étouffer d’autant plus les mauvaises herbes. les mauvaises herbes. c’est-à-dire que les graminées il laisse pousser. Je ne fais que cette action pour lutter contre les mauvaises herbes puis j’en fait pas d’autres. et en plus une plus forte vigueur de végétation. Et tu fauches à quelle hauteur. en plus le trèfle blanc il peut être assez asocial quand on lui casse les pieds. mais ça repousse hein. ce qui fait qu’il a beaucoup de chance contre les mauvaises herbes. sans chercher à comprendre ce que je fauche et ensuite je laisse tout se débrouiller.

semis tardif. jusqu’à 2 mètres des fois. Même 1 mètre 50. c’est-à-dire la première tige souterraine. les parties aériennes sont belles. avec des talles et des pré-feuilles dans tous les sens. il que ses racines séminales.du blé qui est semé en novembre. Cette tige. des grosses touffes qui sont très étalées. y’a des racines jusqu’à 1 mètre 30 de profondeur. le sol il se soulève. semis profond. c’est pareil. Le problème c’est qu’avec le gel le sol se soulève et coupe les racines. Donc c’est tout conjugué. Alors c’est là justement. En dessous. avec 25 feuilles et des tas de pré-feuilles qui poussent. à la moindre pâture. y’a pas de rhizome. Y’a une congélation.. c’est une élongation qui allonge inutilement les canaux de circulation de la sève. qu’ils le taillent. et c’est elle qui va péter avec les alternances de gel et de dégel. Il est à quelle hauteur au mois de novembre. parce que si c’est un semi fin juin. les canards préfèreront le ray-grass et tout ça. c’est déjà une belle touffe. évidemment du blé qui est souffreteux parce qu’il a été semé trop tard en de mauvaises conditions. le mien il est au stade 25 feuilles. et le blé qui est tout jeune et mal enraciné parce que souvent il a même pas atteint le stade tallage. donc qui empêche la plante de se nourrir correctement. il va très bien passer l’hiver ? Ah bah au contraire. s’ils taillent du blé. mais on voit pas ce qui se passe en dessous. ou 1 mètre 50 de profondeur. C’est quelque . il a pas encore son plateau de tallage. et c’est un élément de faiblesse. et en plus il a un rhizome. il a rien à voir avec du blé normal. Il va hiberner. Quand tu laboures le sol.. le sol est mal rassis. même déjà dans ces conditions-là il supporte pas trop mal la pâture si on la fait pas trop juste au semis. au lieu d’être semé en surface il est à une certaine profondeur. sous la neige. c’est pas parce qu’il y a les canards. c’est que y’a deux choses : ça se passe dans un certain type de sol. c’est des racines qui sont très denses et qui vont jusqu’à un mètre de profondeur. et là y’aura le plateau de tallage. elle est très fragile. c’est là où il aura le maximum de résistance au froid. la neige le protège contre les gels. y’a une tige qui doit arriver à la surface. les tiges elles vont directement en l’air. Il a une capacité d’endurcissement des tissus au froid et tout. c’est vraiment une vrai touffe. Oui. Du blé qui est semé en juin. ça se passe surtout avec le labour. justement ce serait une expérience intéressante à faire dans les région qui sont sensibles au froid. le blé normal quand t’arrives en décembre c’est rien. Et pendant l’hiver. dégonfle . Ce qui se passe quand il y a le froid. y’a des trous qui se remplissent d’eau et qui vont geler. selon les alternances de gel et de dégel le sol gonfle. parce que on sème le blé en surface. y’a pas de problèmes ? Au contraire. ça bouge pas hein. ça gêne moins que de semer trop tard. et souvent le grain est semé profond. Quand on le sème par exemple à 5 centimètres. c’est ce qu’on appelle la phase végétative pour les racines.

elle peut durer 2 mois si elle s’est faite assez tôt. Donc c’est accumulé sous forme de réserves et sous forme de matière vivante. le sol est froid. et Dieu sait si on a du soleil pendant la phase estivale. et la croissance des racines. c’est comme ça qu’au printemps y’aura pas de faim d’azote. y’a de la végétation au travail qui photosynthétise le soleil. la phase reproductive elle va démarrer dès que les jours vont commencer à s’allonger. le blé il accumule. le système racinaire du blé qui est semé très tôt il est gigantesque. C’est sûr que c’est essentiel qu’il y ait des réserves à ce moment-là. bon bah à ce moment-là. ça gêne quand même la croissance des herbes. il a pas beaucoup de besoins. en phase végétative. il a aucun besoin. Parce que la phase d’initiation florale. C’est-à-dire qu’au stade 7 feuilles quand j’ai semé en juin. là au printemps quand la terre a été refroidie pendant tout l’hiver. cette phase ne durera que 15 jours. même le trèfle il est que moyennement costaud. le blé semé en juin. Parce que attention. grâce à la quantité de racines qui sont là. c’est-à-dire le temps où le blé fabrique ses ébauches d’épis à la base. 4 fois ou 5 fois plus gros. Tu sèmes plus le trèfle là ? . parce que ça permet au blé de démarrer immédiatement dès que les jours rallongent. qui vont monter plus tard. j’ai fait la courbe. Il aura accumulé des nutriments dans ses racines. dès que les jours vont commencer à s’allonger. qui sont déjà étouffées par la montaison. Parce que y’a une quantité de nutriments. au lieu que le sol soit nu pendant l’été à rien faire. C’est ça qu’il faut voir. début août ça démarre et ensuite ça flambe. Le second semis était beaucoup plus facile. la plante à l’intérieur d’elle-même elle va faire les ébauches d’épis. c’est même pas exagéré ce que je mets là. ça augmente la phase d’initiation florale. les difficultés c’est la première après c’est une fois que c’est implanté c’est une chose huilé parce que après tu sèmes dans une récolte précédente qui est assez haute.chose de très dense. t’as un capital terre. on a une croissance exponentielle. le problème c’est comme en agriculture pérenne. tandis que le blé normal lui son système racinaire sera minuscule. et évidemment que si la phase florale démarre trop tard. c’est accumulé dans les racines pendant l’hiver. Mais c’est pas pareil. donc tout le carbone qu’il accumule pendant l’été. Et aussi c’est comme ça que la grosseur des épis est déterminée par ça aussi. il va commencer à faire sa phase reproductive en étant tout à fait indépendant de ce qu’il y a dans le sol. elles se multiplient à toute vitesse et elles accumulent de la matière vivante. Donc l’ordre d’idée c’est de bien respecter la phase végétative et puis surtout là tu n’immobilises pas de capital. Grâce à cette technique. c’est parce que pendant sa phase végétative. c’est la phase d’accumulation. c’est surtout la première fois. Donc t’aura des épis qui seront 3 fois.

sauf si j’ai fait une bêtise.C’est fini. le trèfle a un indice de concurrence qui est égal à 2 par rapport à une graminée. parce que par rapport à une dicotylédone. la bêtise classique c’est que c’est pas le blé qui souffre de la concurrence du trèfle mais c’est le contraire. au moment où le blé commence à monter. ça pousse trop dru et le trèfle va être étouffé. est-ce que le blé va pas être concurrencé par le trèfle. il démolit tout et là le blé va avoir un indice de concurrence de 25. donc c’est le blé qui risque de démolir le trèfle. le trèfle va être gêné trop tôt. Sauf s’il y a eu. justement on le dit tout le temps. si j’ai commis l’erreur de semer mon blé trop dense. . tu l’implantes.