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زﺎـــﻐــﻟا و ءﺎـــــﺑﺮـﻬﻜـﻠﻟ ﺔـﻴﺴﻧﻮــﺘﻟا ﺔـــآﺮـﺸﻟا

SOCIETE TUNISIENNE DE L’ELECTRICITE ET DU GAZ

SIEGE SOCIAL : 38, RUE KEMAL ATATURK-TUNIS

ET DU GAZ SIEGE SOCIAL : 38, RUE KEMAL ATATURK-TUNIS DIRECTION DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE GUIDE

DIRECTION DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE

KEMAL ATATURK-TUNIS DIRECTION DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE GUIDE TECHNIQUE DE LA DISTRIBUTION D’ELECTRICITE CHAPITRE
KEMAL ATATURK-TUNIS DIRECTION DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE GUIDE TECHNIQUE DE LA DISTRIBUTION D’ELECTRICITE CHAPITRE

GUIDE TECHNIQUE DE LA DISTRIBUTION D’ELECTRICITE

CHAPITRE 1

METHODOLOGIE DES ETUDES DES RESEAUX AERIENS MT ET BT DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE

زﺎـــﻐــﻟا و ءﺎـــــﺑﺮـﻬﻜـﻠﻟ ﺔـﻴﺴﻧﻮــﺘﻟا ﺔـــآﺮـﺸﻟا

SOCIETE TUNISIENNE DE L’ELECTRICITE ET DU GAZ

SIEGE SOCIAL : 38, RUE KEMAL ATATURK-TUNIS

ET DU GAZ SIEGE SOCIAL : 38, RUE KEMAL ATATURK-TUNIS DIRECTION DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE GUIDE

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GUIDE TECHNIQUE DE LA DISTRIBUTION D’ELECTRICITE

CHAPITRE 1

ETUDE MECANIQUE DES LIGNES AERIENNES HTA

SOCIETE TUNISIENNE DE L’ELECTRICITE ET DU GAZ

DIRECTION DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE

GUIDE TECHNIQUE DE LA DISTRIBUTION ELECTRIQUE

CHAPITRE 1 :

METHODOLOGIE DES ETUDES DES RESEAUX AERIENS MT ET BT DE LA DISTRIBUTION ELECTRICITE

ETUDE MECANIQUE DES LIGNES AERIENNES HTA

 

DESIGNATION

Page

Introduction I. Courbe d’équilibre des conducteurs

3

 

1. Généralités

2. Equation de la flèche

4

3. Comparaison de la chaînette avec la parabole

4

II. Changement d’état des conducteurs

 

1. Généralités

4

2. Etablissement de l’équation de changement d’état

5

3. Généralisation de l’équation de changement d’état

4. Résolution de l’équation de changement d’état

 

III. Hauteur libre

 

1. Equation de la courbe décrite par un conducteur

8

2. Détermination de la hauteur libre

8

IV. Détermination des éléments de pose des conducteurs

8

 

1. Généralités

2. Hypothèses de calcul

9

3. Portée équivalente

12

4. Portée critique

5. Facteurs de surcharge

 

6. Utilisation des tableaux des tensions de pose des lignes

18

7. Calcul des tensions de pose

V. Ecartement des conducteurs de phases et du neutre

18

 

1. Introduction

2. Calcul de l’écartement minimal des conducteurs

19

VI. Inclinaison et retournement des chaînes

20

VII. Calcul des efforts transmis par les conducteurs au support

20

 

1. Hauteurs d’application des efforts

2. Formules des efforts

20

3. Choix du support

21

4. Orientation des supports

VIII. Caractéristiques des lignes adoptées à la STEG

21

 

A. Généralités

B. Support

22

C. Accessoires et armements

22

D. Lignes

23

IX.

Note de calcul relative au choix du support pour la fixation des postes aériens

(triplex) HTA/BT

24

X.

Tableaux des tensions de pose

24

 

24

26

28

ETUDE MECANIQUE DES LIGNES AERIENNE HTA

Préambule L’objet du présent document qui constitue le chapitre N° 1 du guide technique, est d’expliciter les méthodes de calcul nécessaires pour l’implantation d’une ligne aérienne HTA. L’aspect théorique des études de lignes aériennes est suffisamment détaillé, ce chapitre servira comme outil de travail destiné particulièrement à faciliter la tâche des agents des bureaux d’études. INTRODUCTION Le projet d’une ligne électrique comporte une série d’activité techniques et administratives allant du choix des sites à aménager au choix de l’équipement, en passant par la détermination de l’implantation de cet équipement. La réparation des supports s’effectue en tenant compte des paramètres suivants :

-Données de départ : conducteur, nature des supports -Choix et levé du profil du tracé, qui donne lieu à une description numérique et graphique -Renseignements divers : condition climatiques, etc… Composantes techniques normalisées prises d’après les caractéristiques de la ligne Cette réparation doit préserver, entre autres, les contraintes suivantes :

-La hauteur d’un support est choisie de façon à obtenir une hauteur hors sol réglementaire laquelle dépend de la distance minimale entre le sol et le point le plus bas des conducteurs. En tout point du profil, cette distance doit être supérieur à une valeur constante dite hauteur libre. -Tableau des obstacles (voir chapitre 2 du guide technique de la Distribution). Pour chaque type d’obstacle il y a une distance minimale à respecter. -La distance entre deux supports adjacents(portée) ne doit pas dépasser une valeur maximale qui dépend du relief et de la nature des conducteurs et des armements utilisés. -L’écartement entre les conducteurs -L’inclinaison et le retournement des éléments de chaîne -La résultante de la traction et de l’effort dû au vent exercée sur les conducteurs et transmise au support ne doit pas dépasser l’effort en tête admissible du support. Dans ce qui suit, on traite les différents éléments de l’étude mécanique des lignes aériennes.

1. COURBE D’EQUILBRE DES CONDUCTEURS

1) GENERALITES

On apprend, en mécanique rationnelle, que la courbe d’équilibre d’un fil pesant, homogène, flexible,

suspendu entre deux points fixes est une chaînette. Or les conducteurs des lignes électriques sont extensibles

du fait de l’élasticité des fils qui les composent, flexibles, quoique possédant une certaine raideur,

quelquefois homogènes (acier, almélec, aluminium pur) mais le plus souvent hétérogènes (aluminium-acier,

almélec-acier). On les assimile cependant à des câbles homogènes moyennant certaines hypothèses qui ne

sont qu’imparfaitement justifiées dans certains cas.

ne sont qu’imparfaitement justifiées dans certains cas. La courbe d’équilibre n’est donc pas une chaînette que

La courbe d’équilibre n’est donc pas une chaînette que l’on considère, à juste titre, comme la courbe la plus

proche de la courbe élastique véritable.

Pour des raisons de commodité d’utilisation, on peut substituer d’ailleurs à la chaînette, la parabole

auscultatoire au sommet de la chaînette.

Les deux courbes ont leur concavité tournée vers le haut, la parabole est intérieure à la chaînette.

Elle se rapproche ainsi de la courbe élastique, mais constitue une approximation par défaut.

2) EQUATION DE LA FLECHE

On considère une ligne entre deux supports A et B, on pose par définition :

a

:la portée : c’est la distance AB prise dans le plan horizontal entre 2 supports.

f

: la flèche : c’est la distance verticale prise au milieu de la portée joignant le conducteur à la droite

passant par les points de fixation.

w :Poids linéique du conducteur en daN/mm².m

s

: section du conducteur en mm² .

p

: poids linéaire du conducteur en daN/ m

t

: tension par unité de section en daN/mm².

T

: Effort de traction du conducteur dirigé suivant la tangente à la courbe au point C

R A : Réaction de l’appui A : Effort dirigé également suivant la tangente à la courbe au point A

P : Poids de la demi longueur du conducteur que nous assimilons au poids uniformément réparti de la

demi potée.

Si l'on considère le point A, alors à l'équilibre on a : ( Σ M

Si l'on considère le point A, alors à l'équilibre on a :

( ΣMoments) A = 0

, R A * 0 + P * a/4 + (-T) * f = 0 , a * P/4 - Tf = 0 donc f = Pa/4T

Or T= t.s

D’où l’expression de la flèche :

f = (w a 2 )/8t N B : On montre que la flèche en un point quelconque x et pour une dénivellation inférieure à 25% a pour expression : f1= 4f x(a-x) /a² , a étant la portée et f, la flèche au point x = a/2 Les expressions de la flèche pour les conducteurs utilisés à la STEG sont données par le tableau ci- après (a est la portée en m, T est l’effort de traction en da N) :

, P = w s a/2

Nature du conducteur

Section(m m²)

Expression de la flèche(m)

Almélec

148,1

0,05a²/ T

Almélec

54,6

0,0187A/T

Cuivre

29,25

0,0332a²/T

On remarque que pour chaque conducteur, la flèche dépend de la tension T pour une portée donnée. Le calcul de la tension fera l’objet du chapitre suivant. 3) COMPARAISON DE LA CHAINETTE AVEC LA PARABOLE Des études réalisées que la simplification apportée au calcul en remplaçant la chaînette par la parabole est parfaitement justifiée, même pour les portées à celles qui sont couramment utilisées. Cette démonstration est facilitée par la méthode employée qui consiste à établir les formules principales qui donnent la flèche, la longueur d’arc, en partant des équation de la chaînette et à passer ensuite aux développements en série des fonctions hyperboliques correspondantes.

3.1 Flèche de la courbe

3.1 Flèche de la courbe L’équation de la chaînette rapportée à ses axes ( ox )

L’équation de la chaînette rapportée à ses axes ( ox ) et ( oy ) est :

Y = P ch x/P (1) , avec P = T/P = Paramètre du conducteur en m.

Le tableau ci-après donne le paramètre de la ligne pour la tension correspondante de chaque conducteur

utilisé à la STEG.

Nature du conducteur

Section ( m m²)

T(daN/ mm²)

Paramètre(m)

Almélec

148,1

8,5

3093

Almélec

54,6

8,5

3094

Cuivre

29,25

13

1429

Dans l’équation (1) le paramètre P est représenté par la distance OO 1 , entre l’origine O et le sommet de la

courbe O 1 de la figure ci-dessus.

Dans le repère(O ,X 1 ,Y 1 ), l’équation de la chaînette s’écrit :

1

Y 1 = P.((ch a/2P)-1) avec P =OO 1

La flèche s’obtient en faisant dans cette équation x 1 = a/2

f= P.((ch a/2P)-1)

Or ch (a/2P) = 1+a²/8P²+a4 / P4 +…( en tenant compte du fait que a/2P0 )

La flèche sera alors f = a²/8P+ a4/384P3+…=a²/8P(1+a²/48P²)+…)

Par ailleurs, l’équation de la parabole rapportée à son axe o y et à sa tangente au sommet o1 x1 est y 1 =x 1 ²/2P.

La flèche de la parabole s’obtient en fonction de la portée a, en faisant dans l’équation x 1 =a/2, on obtient : f

= a²/8P.

En remplaçant la chaînette par la parabole, l’erreur relative sur la flèche s’écrit : ɛ % = 100 (1+48P²/a²)

3.2 Longueur d’arc L’arc de la chaînette AB s’obtient en intégrant l’élément différentiel de longueur d’arc ds. On a : ds² =dx² + y’² dx²

y’ étant la dérivée de la fonction y = Pchx/P qui représente la chaînette, y’ = sh x / P

ds =(1+y’²) dx et par conséquent ds =ch²x/P dx = chx/P.

a

2

La longueur d’arc est ainsi s = 2

0

ch x/P dx =2Psh a /2P ,

a

s = 2

0

a

2

ch(x)/p dx

= a + a 3 / 24.P² + a 5 /1920.P 4 +…

De même, on calcule la longueur d’arc correspondant à la parabole: s =a+ a 3 /24P²

En remplaçant la chaînette par la parabole, l’erreur relative sur la longueur d’arc s’écrit :

% = 100/ (1+1920P 4 /a 4 +80P²/a²)

Exemple numérique Prenons P = 1000 m , a = 100 m

 

Flèche (m)

Longueur d’arc (m)

Chaînette

1,25026

100,04160

Parabole

1,25

100,04166

Erreur relative

0,02 %

5.10 - 6 %

Conclusion :

Le calcule de la flèche et de la longueur d’arc a montré que l’on peut remplacer la chaînette par une parabole. Cette dernière a l’avantage de se prêter à des calculs plus simples pour les cas traités manuellement. Pour les calculs informatisés, on adoptera la

II. CHANCEMENT D’ETAT DES CONDUCTUERS

1) GENERALITES :

La tension mécanique T du conducteur change sous l’effet de la variation des condition climatologiques (température, vent, neige …etc).Le problème qui se pose est donc le suivent :étant donné un conducteur soumis à une tension dans un état climatologique donné ,déterminer sa tension dans un autre état .On aura ainsi à établir une équation de changement d’état qui permet de résoudre entièrement le problème .Il est à préciser que la détermination de la tension mécanique permet de calculer la valeur de la flèche définie précédemment. 2) ETABLISSEMENT DE L’EQUATION DE CHANGEMENT D ‘ETAT :

* Facteur de surcharge Le vent (ou givre ou neige) qui exerce une pression sur le conducteur, a une influence qui se traduit par un accroissement fictif du poids du conducteur.

Si p v est l’effort horizontal du vent sur un mètre de conducteur( da N/m) et p le poids linéique du

conducteur en da N/m, la tension mécanique dans le conducteur augmente comme si son poids était de p à R tel que :

0.5

R= (p² + p v ²)

Le facteur de surcharge m sera le rapport R/p

, m =(p² + p v ²) 0.5 /p

On connaît les caractéristiques générales du conducteur -nature……………………. -section totale………………S mm²

-diamètre…………………

-coefficient d’élasticité(module d’Young) donné par le fabricant…………….E

d mm

-Coefficient de dilatation linéaire…α

-poids linéique (daN/m)……… p et on connaît la portée en mètres…….a

On part d’une hypothèse de base[ Etat (1) ] définie par :

-la température du conducteur……… θ 1

-l’état de charge du conducteur défini par le coefficient. De charge m 1 (fonction du vent, du givre, de la

neige) -la tension totale du conducteur en daN …T1

On veut déterminer la nouvelle tension du conducteur T 2 dans une hypothèse différente [Etat (2)] définie

par :

-la nouvelle température du conducteur θ2

-le nouvel état de charge du conducteur définie par le coefficient de surcharge m 2

toutes les autres données restant inchangées.

Nous écrivons que la différence de longueur d’arc s 2 -s 1 entre l’état (1) correspond à la somme

algébrique :

-de l’allongement élastique s 1 .(T 1 -T 2 )/ES

-et de l’allongement thermique s 1 α (θ2- θ1)

Nous écrivons donc :

m

2

2

p

2

a

3

/ 24

T

2

2

-

m

2

1

p

2

a

3

/ 24

T

2

1

=

S

1

(

T

2

-

T

1

) /E.S

+

S

1

α

(

θ

2

-

θ

1

)

En passant aux allongements relatifs et en faisant comme approximation que le quotient a/s 1 peut être

considérée comme égal à 1, on obtient :

θ

2

-

θ

1

= ( m

2

2

p

2

a

2

/ 24

α

T

2

2

- T /

2

α

ES ) - ( m

2

1

p

2

a

2

/ 24

α

T

2

1

- T /

1

α

ES )

C’est l’équation de changement d’état à M.Blondel qui peut s’écrire en considérant la tension unitaire (t=T/s) :

θ

2

-

θ

1

= ( m

2

2

2

w

a

2

/ 24

α t

2

2

- t

2

/

α

E ) - ( m

2

1

2

w

a

2

/ 24

α t

2

1

- t

1

/

α

E )

θ 2- θ 1=(m2² w² a² /24 α t2²- t2/α E)-(m1² w² a² /24αt1² -t1/α E)

3) GENERALISATION DE L’EQUATION DE CHANGEMENT D’ETAT :

a) Exposé du problème :

L’équation de changement d’état présentée dans le paragraphe précédent à été établie pour une portée simple dont les points d’appui sur les pylônes sont rigoureusement fixes. Ce serait le cas, par exemple, d’une portée entre deux encrages sur les pylônes non élastiques. Mais dans le cas général les lignes modernes sont équipées en alignement avec des pylônes munis de chaînes de suspension. Les ancrages ne sont utilisés que dans les angles importants. L’extrémité inférieur des chaînes de suspension est libre de se déplacer soue l’effet des différences de tensions entre les portées, compte tenu des charges verticales de conducteurs que chacune d’elle supporte. Chaque portée se trouve donc soumise, à ses extrémités aux actions réciproques des portées qui l’encadrent, il en est de même pour toutes les portées de la section.

Considérons une suite de portées inégales a 1 , a 2 , a 3 …a n-1 , an entre deux ancrages. Tout le tronçon (ou

canton) de ligne entre les ancrages est équipée avec des chaînes de suspension. La mise sur pince n’a pas encore été faite, les câbles reposent avant leur réglage, dans les poulies de déroulage.

Le problème qui se pose est le suivant :

Quelle tension doit-on donner aux conducteurs dans ce tronçon de ligne, à la température θ pour obtenir un réglage satisfaisant, qui permet d’obtenir à la fois :

-des flèches maximales, à la température maximale d’été au plus égales à celles dont il a été tenu compte

dans l’étude de réparation des pylônes sur le profil en long .

-des tensions maximales, en cas de surcharge(vent ou givre) compatibles avec celles qui ont servi de base au calcul des ouvrages. b) Cas des portées de niveau( non dénivelées ) :

Considérons le conducteur dans deux états différents état (2) et état (1) et désignons par :

-

i

-

i

a

3

i

a

i

la somme des cubes des portées :

est la somme des portées

i

a

i =

i

a

1

a

3

i

+

3

= +

a

1

a

3

2

a

2

+

+

a

+

n

+

a

3

n

La différence de longueur de câble entre l’état(2) et (1) est égale à :

m

2

2

L’allongement élastique est : a

i

i

p

2

(

/ 24

T

2

-

T

T

)

1

2

2

ES

i

L’allongement thermique est :

i

a

i

α (θ 2- θ 1)

a

3

i

-

m

2

1

p

2

/ 24

T

2

1

a

i

3

i

Ecrivons que la différence de longueur du câble entre l’état (2) et (1) est égale à la somme des allongements élastiques et thermiques :

m

2

2

p

2

/ 24

T

2

2

i

a

3

i

-

m

2

1

p

2

/ 24

T

2

1

a

i

3

i

= a

i

i

(

T

2

-

T

)

1

ES

+

i

a

i

α (θ 2- θ 1).

Passons aux allongements relatifs en divisant par la

i

a i

:

 

2

2

/ 24

T

2

a

i

m

2

p

2

 

a

i

-

3 i / 24

 

2

2

T

1 2 a

i

3

m

1

p

i

 

a

i

i

i

=

(

T2

-

)

T1

ES

+ α (θ 2- θ 1).

Soit

i

a

3

i =

i

a

i

l

2

alors on obtient l’équation :

θ

2

- θ

1 = ( m

2

2

p

2 l

2

/ 24

α T

2

2

- T /

2

α ES ) - ( m

2

1 2 / 24

p

l

2

α

T

2

1

- T /

1

α ES )

Cette équation correspond exactement à l’équation du paragraphe précédent et dans laquelle la portée a

été remplacée par la portée fictive

équivalente.

l =

3  ∑ a  i  i   ∑  a i 
3
a
i
i
a
i
i

: c’est la portée moyenne de Blondel dite portée

Elle exprime le fait que le tronçon de ligne a 1 + a 2 + …. a n se comporte, au point de vue de ses

variations de tension, sous l’effet de variations de température ou de surcharge comme une portée simple

de longueur intermédiaire l.

Cette portée, introduite dans les équations de changement d’état déjà vues permet de donner la solution au problème posé. Le calcul fait, suppose qu’il existe à une température donnée , une tension horizontale constante commune à toutes les portées de la section de ligne. Ceci est à peu près le cas ,lorsque la ligne est sur poulie et que les dénivellations entre appuis restent faible, les tensions horizontales peuvent alors s’équilibrer d’une portée à l’autre, parce que le câble peut circuler dans les poulies. Quand une ligne a été réglée correctement avec toutes ses chaînes verticales à la température de pose, les déviations de chaînes qui apparaissent en cours de variation de température sont à peine sensibles à l’œil nu. c) Cas des portées dénivelées :

Considérons une portée d’un tronçon de ligne : a 1 , a 2 , …. a n

Désignons par a la longueur de la portée mesurée suivant l’horizontale et par b, la distance réelle entre les

points d’appuis A et B et par h la différence de niveau, et par d 1 la distance horizontale entre le point le

plus bas de la courbe d’équilibre et l’appui le plus bas A. La flèche au point milieu de la portée (a/2) est f = wa² / 8t et la tangente au point de la parabole de même abscisse est parallèle à AB.(Voir figure ci- dessous)

On montre que d 1 = a/2-Ph / a .

Dans une portée dénivelée telle AB, la longueur d’arc s s’obtient en ajoutant les deux segments de parabole AO et OB. En remarquant que :

-Le segment AO est la moitié d’une parabole de sommet O et passant par A. -Le segment OB est la moitié d’une parabole de sommet O et passant par B

et en appliquant la formule de l’arc s d’une parabole( s = a + a 3 / 24P² ) pour chaque segment, on trouve :

s = ( a² + b²) / 2a + p² a 3 / 24 T²

Appliquons le même procédé que dans le cas des portées de niveau, pour obtenir l’équation de chargement d’état. Nous arrivons au même résultat à la condition de choisir une portée fictive 1 telle que

l =

3  ∑ a  i  i   ( ∑ ) / 2
3
a
i
i
(
∑ ) / 2
i
2
+
2
a
b
a
i
i
i

Cette formule donne une valeur un peu plus faible que celle qui ne tient pas compte des dénivellations.

On ne trouve que rarement l’occasion de l’utiliser, car la complication qu’elle entraîne n’est pas justifiée

par une amélioration sensible des résultats.

4) RESOLUTION DE L’EQUATION DE CHANGEMENT D’ETAT

La résolution de l’équation de changement d’état peut se faire soit par calcul numérique soit au moyen

d’abaques.

4.1.Résolution par calcul numérique

L’équation de changement d’état peut se mettre sous la forme suivante :

2

T

2

( T

2

+

m

2

1

p

2

a

2 E S/ ( 24

T

2

1

) + α

ES (

θ

2

-

θ

) - T

1

1 )

=

m 2

2

p

2

a

2 E S/24

Sous cette forme, en calculant préalablement les expressions :

m

1 2 E S/ ( 24 T

p

a

2

2

2

1

) ,

α

ES (

θ

2

-

θ

) - T

1

1

) , m

2

2

p

2

On obtient une équation, en T 2 de forme :

T 2 2 (T 2 + A)

= B

ou

T

2

2

(T 2 +A) – B = 0

avec

A =

m

2

1

p

2

a

2

E S/ ( 24 T

2

1

)

+ α

ES (

θ

2

-

θ

) - T

1

1

B =

ou encore (en considérant la tension unitaire t = T/S)

m

2

2

p

2

a

2

E S/24

2

t 2

(t 2 +C) – D = 0

avec

C =

m

2

1

2

w

2

D w

=

m

2

a

2

2

a

E / ( 24 t

2

1

)

+

α

E (

θ

2

-

θ

) -

1

t 1

2

E /24 . Cette équation est de la forme f (t 2 ) = f(x) = 0

a

2

E S/24

Cette expression se prête assez facilement à la résolution par la méthode des approximations successives.

Parmi les méthodes utilisées, il y a la méthode de NEWTON qui s’adapte mieux au calcul numérique et

converge rapidement .

Principe de la méthode de NEWTON : Séries de tangentes à la courbe y = f(x)

On part d’une valeur approximative x 1 de x supposée la plus proche de la valeur cherchée qui est la

solution de f(x) = 0 et on calcule y 1 = f(x 1 )

La pente de la tangente à la courbe passant par y 1 est : ( y 1 -0)/( x 1 - x 2 ), c’est aussi la dérivée de f(x) en x 1

c’est à dire f (x 1 ) donc

f (x 1 ) = y 1 / ( x 1 - x 2 ) donc x 2 = x 1 -( y 1 / f’(x 1 ))

x 2 = x 1 -(f(x 1 )/f’(x 1 )) de même

x 3 = x 2 - (f(x 2 ) / f’(x 2 ))

D’une manière générale

x k+1 =

x k - ( f( x k ) / f ( x k ) )

(1)

On a ainsi une série de valeurs prises par les x k qui se rapprochent de x (valeur recherchée), le processus

d’itération prend fin quand on aura :

x k+1 - x k

ε ,ε étant fixé d’avance à 0,1%.

En appliquant cette méthode à l’équation de changement d’état t 2 sera la variable. Connaissant la plage

de valeurs à laquelle peut appartenir la tension du câble on peut choisir une valeur initiale de t 2 qui tient

compte des différents paramètres qui entrent en jeu dans l’équation telles que :

-la portée -la nature du conducteur, etc… Exemple numérique :

Conducteur : Alm 54,6 mm² ; w = 0,0027 da N/mm² ; α =23 10 -6 °C -1 ; E = 600 da N/mm² , A = 100m

m 1 = 1,55 ;

θ 1 = -5°C ;

t 1 = 8,5 da N/mm². m 2 = 1

; θ 2 = 50°C.

L’équation à résoudre pour trouver t 2 exprimée en (daN/mm²) sera :

t 2 2 (t 2 - 0.304 ) = 18.225

Après 7 itérations de l’équation (1), on trouve les valeurs indiquées dans le tableau suivant :

x

1

x

2

x

3

x

4

x

5

x

6

x

7

x

6 – x 7

8,5

5,7874

4,0812

3,1401

2,7881

2,7379

2,7369

0,0009<0,1%

D’ où t 2 = 2,7379 da N/mm² 2,74 da N/mm²

4.2. Abaques de BLONDEL:

BLONDEL a établi des abaques permettant de résoudre par des moyens graphiques l’équation générale du changement d’état. BLONDEL écrit l’équation générale du changement d’état sous la forme suivante :

θ

2

- ( m

2

2

p

2

l

2

/ 24

α

T

2

2

- T /

2

α

ES )

= θ

1

- (

m

2

1

p

2

l

2

/ 24

α T

2

1

- T /

1

α

ES )

Cette équation montre que le passage du régime θ1 m1T1 au régime θ 2 m2 T2 se fait de telle façon que la

fonction représentée par l’un des termes de cette relation reste constante. Par un choix convenable de l’origine des températures, on peut même admettre que la constante est nulle et poser :

α θ

1

- m

2

1

p

2

a

2

/ 24 T

2

1

+

T /ES

1

Ce changement d’origine des températures n’a aucune importance puisque l’on considère que des différences de température et non des valeurs absolues, pour passer d’un régime à l’autre. Les équations à représenter graphiquement sont les suivantes (en considérant les tensions unitaires) :

θ = m² w² a² /24 α t²-t/ α E qui s’écrit θ=8m² f²/(3αa²)-w a²/(8fαE)

avec f = w a²/8t

On porte en abscisses, les portées a et en ordonnées, les températures θ. Pour chaque valeur de t, on

réalise une courbe θ = f(a). L’abaque est ainsi constitué par un premier réseau parabolique de courbes

pour t = Cte. D’autre part, la flèche est fonction de a et t. On peut donc sur la même abaque construire dans le réseau de coordonnées a et t un réseau correspondant à f = Cte ; il suffit de calculer pour chaque valeur de t l’abscisse a correspondante et de réunir par une courbe tous les points ainsi obtenus pour la même valeur de f. Son emploi est le suivant :

* Conducteurs soumis seulement à l’action de leur propre poids Dans ce cas, on cherche sur l’axe des abscisses la longueur correspondant à la portée choisie et on suit la verticale à partir de ce point jusqu’à sa rencontre avec la courbe de la tension t , on lit en ce point la

flèche f ( intersection des courbes f = Cte avec la courbe choisie t = t 0 ). Inversement si on connaît la

flèche f et que l’on se propose de déterminer t, on suit la verticale correspondant à la portée a jusqu’à sa rencontre avec f donné, on lit en ce point la tension t. *Effet du poids propre et de la température On passe du régime précédent donné pour une température déterminée au régime à une autre température, en ce déplaçant sur la verticale d’une hauteur égale à la différence de ces deux températures. *Effet d’une surcharge L’effet d’une surcharge se traduit par l’introduction du coefficient de surcharge m et ce par une majoration de la portée a qui devient ma On passera ainsi d’un régime sans surcharge au régime avec surcharge en se déplaçant suivant une horizontale jusqu’au point d’abscisse ma ; on lira en ce point la nouvelle valeur de t correspondante.

Si l’on a à considérer les deux effets simultanés de la température et d’une surcharge, il suffit d’effectuer

successivement les deux opérations ci-dessus

Exemple numérique Conducteur : Alm 54,6mm² .

w = 0,0027 daN/mm².m, α =23 10 -6 °C -1 , E = 6000 daN/mm² , a = 100m

Etat 1 :

Etat 2 :

m

1 = 1,55

m 2 = 1

θ 1 = -5°C

θ 2 =50°C

t 1 = 8,5 da N/mm²

t 2 =

?

En utilisant l’abaque de Blondel pour les câbles Almélec et en suivant la procédure indiquée ci-dessus,

On trouve : t 2 =2,8 daN/mm²

ABAQUE DE BLONDEL CABLES DE CUIVRE Variations de Température en degrés Centigrades

DE CUIVRE Variations de Température en degrés Centigrades Chapitre 1 : Etude mécanique des lignes aériennes
Chapitre 1 : Etude mécanique des lignes aériennes HTA page 18/18
Chapitre 1 : Etude mécanique des lignes aériennes HTA page 19/19

III.HAUTEUR LIBRE

III.HAUTEUR LIBRE 1.Equation de la courbe décrite par un conducteur accroché entre 2 points Le problème

1.Equation de la courbe décrite par un conducteur accroché entre 2 points

Le problème est de terminer l’équation de la courbe, décrite par le conducteur accroché entre M i et M i+1

dans le système d’axes(OX ,OZ) Il a été démontré que dans le système (o’x, o’z), l’équation de cette courbe est celle d’une chaînette :

(1) z = P ch x/P , P étant le paramètre

soit M un point quelconque du plan : OM

=

OO'

X

= X 0 + x ;

X = X - X 0

Z

= Z 0 + z ;

z = Z - Z 0

Donc

Z - Z 0 = P. ch (X - X 0 )

(1) devient

(2)

Z - Z 0 =

+

O'M

P. ch (X - X 0 )/P

Déterminons Z 0 et X 0 en fonction des coordonnées de M i (X i , Z i ) et M i+1 (X i+1 , Z i+1 ).

Pour cela écrivons que la courbe passe par ces deux points :

Z i - Z 0 =

P. ch (X i - X 0 )/P

Z i+1 - Z 0

=

P. ch (X i+1 - X 0 )/P

Eliminons Z 0 par différence, il vient :

Z i+1 - Z i

=

P. ch (X i+1 - X 0 )/P - P. ch (X i - X 0 )/P

Transformons le 2 ème membre :

Z i+1 - Z i = 2P. sh ((X i+1 + X i )/2P – X 0 /P)) sh (X i+1 – X i )/2P

(X i+1 – X i )/2P – X 0 /P = Argsh (Z i+1 - Z i )/[ 2Psh(X i+1 – X i )/2P]

X 0 /P =

(X i+1 + X i )/2P – PLog[(Z i+1 - Z i ) + ((Z

X i )/2P – PLog[(Z i + 1 - Z i ) + ( ( Z

i+1

Z i

+

4P² sh²(X

i+1

X i

) / 2P)]/[2Psh(X

i+1

-X ) / 2P]

i

X 0 /P = (X i+1 -X i )/2P-PLog[ (Z i+1 -Z i )+(( Z i+1 -Z i )²+4P²sh²( X i+1 -X i )/2P) ]/2Psh((X i+1 -X i )/2P ]

Notons :

X

i+1 -X i = a i et K i =

e ai /P

X

0 - X i = -PLog{[( Z i+1 -Z i )²+P²( K i -1)²/ K i )

]P( K i -1)

}

Notons X1 i = X i - X 0

(3) X1 i = PLog{[( Z i+1 -Z i )²+P²( K i -1)²/ K i ) ]P( K i -1) }

Il en résulte l’équation

(4) Z(X)=Z 1 -Pch X1 i /Pch(X-X i +X1 i )/P

On aboutit ainsi à établir l’équation de la courbe d’équilibre du conducteur dans le repère du relief

((OX,OZ)).

2) DETERMINATION DE LA HAUTEUR LIBRE

Soient :

X j un point quelconque d’une portée a j

Y j la cote du terrain en ce point

T j la hauteur d’un éventuel obstacle en ce point(s’il n’y a pas d’obstacle en ce point la hauteur T j sera

prise égale à zéro)

La hauteur libre H L est donnée par la formule suivante :

(5)

HL =

Z ( X j ) - (Y j + T j )

Il s’agit de vérifier que dans une portée définie entre les supports dont les sommets sont A et B, la

distance entre le conducteur et le profil du terrain défini par son équation, celle d’une droite, doit être

supérieur en tout point à une constante qui dépend de la réglementation en vigueur*.

IV. DETERMINATION DES ELEMENTS DE POSE DES CONDUCTEURS

1)GENERALITES

METHODE STEG La méthode utilisée à la STEG est celle dite de la tension maximale.

Elle consiste à imposer au conducteur une tension égale au tiers de la charge de rupture de celui ci et ce dans l’hypothèse climatique la plus défavorable. Afin d’éviter les effets de vibrations préjudiciables à la bonne tenue de la ligne, il y a lieu de s’assurer que la force de traction du conducteur à la température moyenne et en l’absence du vent, ne dépasse pas :

-25 % de la charge de rupture pour les conducteurs en cuivre. -18 % de la charge de rupture pour les conducteurs en almélec.

A cet égard et compte tenu de ce qui précède les tension maximales retenues sont :

* 8,5 da N/mm² pour les conducteurs en almélec

*

13 da N/mm² pour les conducteurs en cuivre

Il

convient donc de tendre initialement le conducteur, de telle sorte que dans les conditions climatiques

les plus défavorables, où sa tension sera accrue au maximum, l’effort de traction ne dépasse pas la limite

fixée ci-dessus. D’autre part, il convient de vérifier que dans le cas de la flèche à 50°C sans vent, le conducteur ne s’approche dangereusement du sol ou des obstacles voisins de la lignes (arbres, maisons, rochers, autres lignes électriques). Dans ce qui suit, nous proposons une méthode de détermination des tensions et des flèches de pose des conducteurs. 2) HYPOTHESES DE CALCUL Les conditions de travail les plus sévères qui ont été adaptées aux conditions climatiques de la Tunisie sont résumées dans le tableau ci-après :

HYPOTHESE

TEMPERATURE (°C)

ELEMENTS DE LA LIGNE

P.V.NORMALE

P.VENT FORT

Da N/m²

Da N/m²

REGLEMENTAIRE

Température moyenne De la région :25°C

-Conducteurs -Surfaces planes supports -Supports cylindriques

49

65

A(ETE)

102

136

 

41

54

REGLEMENTAIRE

Température minimale De la région :-5°C

-Conducteurs -Surfaces planes supports -Supports cylindriques

18,5

 

B(HIVER)

31

 

18,5

SUPPLEMENTAIRE

-5°C

Conducteurs avec surcharge De givre de 1 ou 3ou5 Kg/m

49 sur cond. Nu supposé non givré

49 sur cond. Nu supposé non givré

(GIVRE)

*Les pressions de vent de 49 da N/m² et de 18,5 da N/m² correspondent aux vitesses de vent respectivement de l’ordre de 90 Km/h(15m/s)

3) PORTEE EQUIVALENTE *Cas des lignes rigides Les portées d’un canton sont choisies de même ordre de grandeur. La portée la plus petite sera considérée comme étant la portée équivalente, les tensions de pose à appliquer aux autres portées du canton seront celles déterminées par l’équation de changement d’état appliquée à cette portée équivalente. *Cas des lignes suspendues Du fait de la mobilité des chaînes d’isolateurs, les conducteurs peuvent se déplacer longitudinalement et il s’établit un équilibre des tensions entre toutes les portées d’un même canton (partie de ligne comprise entre deux ancrages) , de sorte que l’on prend en considération la portée dite portée équivalente , du canton étudié , définie par l’expression

a

e

=

a

i

i

3 ∑a / i i
3
∑a
/
i
i

4 PORTEE CRITIQUE Les conditions de travail les plus défavorables du conducteur coïncident avec l’une ou l’autre des deux hypothèses A ou B définies par l’arrêté de Septembre 1991, dans le calcul des éléments de pose quel va être l’état initial (A ou B), du conducteur, qui correspond aux conditions de l’hypothèse la plus défavorable ?

Il en résulte qu’il existe une portée particulière pour laquelle les deux hypothèses A et B correspondent

en même temps aux conditions de travail les plus défavorables du conducteurs : cette portée est dite

portée critique. La valeur de la portée critique est donnée par la formule suivante :

a

c

=

t

max

s/d

a c = t max s/d

dans laquelle

a

c :Portée critique en m

t

max : tension mécanique maximale en da N/mm²

s

:Section du conducteur en mm²

d :Diamètre du conducteur en mm α :Coefficient de dilatation du conducteur

θ A et θ B:Températures dans les hypothèses A et B en °C

V A et V B : Pressions du vent dans les hypothèses A et B en da N/m²

On démontre à cet égard que :

* Pour les portées supérieures à la portée critique, l’hypothèse A ou d’été est la plus défavorable (influence prédominante du vent) * Pour les portées inférieures à la portée critique, l’hypothèses B ou d’hiver est la plus défavorable(influence prédominante du froid)

Elle est intéressante à connaître puisqu’il suffit ensuite d’effectuer les calculs soit par la considération de l’hypothèse A seulement pour les portées supérieurs à la portée critique, soit par la considération de l’hypothèse B seulement pour les portées inférieurs à cette portée critique. *On applique l’hypothèse ‘’supplémentaire’’(givre) si les conditions climatiques l’imposent indépendamment de la portée critique et quelle que soit la longueur de la portée. NB : Pour la ligne 3x148,1 +54,6 mm², on calcule la portée critique du conducteur de phase Alm 148,1mm² et celle du neutre Alm 54,6mm². 5) FACTEURS DE SURCHARGE A chacun des états initiaux définis ci-dessus, correspond un facteur donnant l’augmentation relative du poids du conducteur dû au vent ou au dépôt de neige ou de givre.

Hypothèse A :

m A =

[ P

2

+ P

A 2 ]/

P 0

0

A : m A = [ P 2 + P A 2 ]/ P 0 0
Conducteur P A
Conducteur
P A

P 0

R A

Conducteur P B 2 2 Hypothèse B : m B = [ P + P
Conducteur
P B
2
2
Hypothèse B : m B =
[ P
+ P
] /
P 0
0
B
P 0
R B
2
Hypothèse de givre : m G =
[
( P
+
)
]/
0
P G
2 + P
P
0
Conducteur
V
P 0
P v

P G

R G

Dans lesquelles :

m A , m B , m C : Facteurs de surcharge dans les différentes hypothèses

P 0 : Poids propre du conducteur en da N

P A , P B , P C :Efforts du vent dans les différentes hypothèses(da N)

P G :Poids du dépôt de givre ou de neige sur le conducteur

R A , R B , R C : résultantes des efforts respectivement pour l’hypothèse A, B et C

6)UTILISATION DES TABLEAUX DES TENSIONS DE POSE DES LIGNES M T les tableaux des tensions de pose sont établis moyennant l’utilisation de l’équation de changement d’état pour les câbles normalisés et présentés ci-dessous avec leurs caractéristiques.

Nature et

diamètre

contrainte

tension

poids

facteur de

facteur de surcharge pour un vent de49 da n/m² (ma)

facteur de surcharge en cas de vent de 49 d a n/m²et pour une masse linéique de givre 1 kg /m²

Section du

(mm)

a la rupture (dan/mm²)

maximale

lineique

surcharge

Câble (mm²)

(da n/mm²)

(da n/m)

pour un

 

vent de

18,5danm²(mg)

 

Cuivre 29,25

7

40,2

13

0,266

1,11

1,63

4,93

Almelec54,6

9,45

32,2

8,5

0,150

1,55

3,30

8,31

Almelec148,1

15,75

32,2

8,5

0,407

1,24

2,17

3,94

Nature du conducteur

α (°c -1 )

E(daN/mm²)

Portée critique(m)

Almélec 148,1

23

10-6

6000

227

Almélec 54,6

23

10-6

6000

139

Cuivre 29,25

17

10-6

10500

133

7.Calcul des tensions de pose :

Il s’agit de déterminer les tensions pour les température allant de 0°C à 50°C et pour un vent nul. L’état initial étant la tension maximale fixée dans l’hypothèse climatique la plus défavorable. Exemple :

Ligne : Almélec 4x54,6mm² (dans ce cas, le tableau des tensions de pose du conducteur de phase est identique à celui du conducteur du neutre) a =100m ,

t 1 = 8,5 daN/mm² dans l’hypothèse la plus défavorable qui est l’hypothèse d’hiver puisque la portée a

=100 < 139.3 m (portée critique de l’alm 54,6 pour une tension de 8,5 daN/mm²) Les tensions de pose pour les différentes températures et pour un vent nul sont calculées à l’aide de l’équation de changement d’état. Les flèches correspondantes sont données par la formule suivante =f0,0187 a² /T (T en da N).

Température

0

5

10

15

20

25

30

35

40

45

50

(°C)

Tension (daN/mm²)

7,52

6,90

6,28

5,69

5,13

4,61

4,13

3,70

3,33

3,01

2,74

Flèche(m)

0,45

0,49

0,54

0,59

0,66

0,73

0,82

0,91

1,01

1,12

1,23

V. ECARTEMENT DES CONDUCTEURS DE PHASES ET DU NEUTRE

1.INTRODUCTION

L’écartement des conducteurs des lignes aériennes doit être déterminé en vue de l’adoption de l’armement approprié. Dans ce qui suit, on se propose de présenter la méthode utilisée pour la détermination de l’écartement

minimal entre les conducteurs des lignes H T A permettant d’éviter que sous l’effet des balancements ils

ne se rapprochent suffisamment pour donner naissance à un arc électrique.

2. CALCUL DE L’ECARTEMENT MINIMAL DES CONDUCTEURS On admet que deux termes principaux suffisent pour fixer la distance minimale à respecter entre les conducteurs d’une ligne aérienne HTA en vue de limiter le risque d’amorçage :

-un terme proportionnel à la tension électrique entre les conducteurs, constant pour une même tension nominale. -un second terme dans lequel il est tenu compte implicitement d’une hypothèse de rapprochement entre eux, variable en fonction de la flèche maximale. Le terme fixe tient compte des surtensions éventuelles(surtensions de manœuvre, surtensions dues à la foudre). Pour les très hautes tensions, il tient compte de l’effet couronne. Le terme variable joue le plus souvent le rôle prépondérant. On y fait intervenir la racine carrée de la flèche augmentée de la longueur de la chaîne d’alignement. On affecte cette racine carrée d’un coefficient Kz, variable avec la zone de vent(zone à vent normal ou zone à vent fort et zones givrées). La somme de ces deux termes est affectée d’un coefficient Kc, variable avec le type d’armement et d’isolateur adoptés. On aboutit à la formule empirique suivante :

E

= K c (K z

aboutit à la formule empirique suivante : E = K c (K z (F+L)+U/150) où e

(F+L)+U/150) où

e

K

En suspendu

: écartement minimal entre conducteurs en m

c :coefficient prenant en compte la disposition des conducteurs

K

c =1 pour les armements type ’drapeau’

K

c =0,8pour les armements type’ nappe horizontale’,’N V’

En rigide

K

c =0,8 pour les armements type’ drapeau’

K

c =0,7 pour les armements type’ nappe horizontale’

Le choix du coefficient K c pour une configuration de portée encadrée par deux armements de géométries

différentes, se fait en considérant la moyenne des deux coefficients K c affectés aux deux armements.

K

z : coefficient tenant compte de la zone(vent normal ou fort givré)

K

z = 0,9dans les zones à vent normal

K

z = 1 dans les zones à vent fort et les zones givrées

F

: la plus grande flèche des 2 conducteurs à 50°C sans vent en m

L

: longueur de la chaîne d’isolateurs suspendus en m.

Suivant les différents types de fixation et d’écartement des conducteurs, la valeur de L est prise égale aux

valeurs du tableau suivant

TYPE DE FIXATION DES CONDUCTEURS

 

VALEUR DE L POUR L’ECARTEMENT ENTRE PHASES EN m

VALEUR DE L POUR L’ECARTEMENT ENTRE PHASE ET NEUTRE EN m

Alignement sans ancrage

L

=0,6

L

= (0,6+0,2)/2 = 0,4

Ancrage d’un seul coté de la portée

L

/2 =0,3

L/2 = 0,2

Ancrage des deux cotés de la portée

L

= 0

L

= 0

U : tension de service de l’ouvrage en Kv avec U/150 = 0,13

Au niveau des supports, on vérifie en outre que l’écartement entre deux conducteurs procuré par l’armement est supérieur à 0,75 e. Pour les supports d’angle armés en nappe horizontale, on vérifie que l’écartement entre deux conducteurs procuré par l’armement est supérieur à 0,75e/ cos (α /2)

CONCLUSION :

Pour les portées usuelles et les armements standards adoptés à la STEG les dispositions des conducteurs en tête des supports et leur écartement vérifient généralement ces conditions. Pour les grandes portées dépassant les valeurs maximales prescrites, et qu’on peut rencontrer lors de l’étude d’une ligne aérienne HTA, l’écartement minimal à respecter entre les conducteurs est calculé à l’aide de la formule présentée ci-dessus. Exemple : ligne suspendue

* Conducteur : Alm 54,6mm² ,a = 100m

Armements des supports encadrant cette portée : Nappes horizontales ( K c =0,8 )

* Type de fixation des conducteurs :Ancrage des deux cotés de la portée ( L = 0 ).

* Il s’agit d’une zone à vent normal : K z =0,9

* Fonction des supports encadrant cette portée : supports d’alignements

Flèche à 50°C sans vent : 1,23m -Ecartement en milieu de la portée :

* entre phases, e = 0,90m

* entre phase et neutre, e = 0,90m

- Ecartement ramené au niveau du support :

* entre phases, 0,96 x 0,75 m < 1,10m(écartement imposé par l’armement)

* entre phase et neutre, 0,90 x 0,75 = 0,68 < 1,40m(écartement imposé par l’armement)

V I.INCLINAISON ET RETOURNEMENT DES CHAINES L’inclinaison des chaînes est provoquée par :

* La pression due au vent sur les conducteurs et sur la chaîne elle-même

* Les efforts longitudinaux qui se produisent dans certaines portées.

* Les angles du tracé de la ligne.

Les hypothèses de calcul de l’inclinaison et du retournement sont les suivants :

HYPOTHESE

TEMPERATURE(°C)

VENT(da N/m²)

RETOURNEMENT

-5

18,5

BALENCEMENT (Inclinaison)

+25

24,5

Les efforts vertical et horizontal sont déterminés de la manière suivante :

Eff. Vert = w. S. (a/2) +T. (h 1 /a 1 +h 2 /a 2 )+P ch

Eff. Hori =2. T.sin(α /2) +v. (a/2) Avec :

-w = poids linéique du conducteur

-s

= section du conducteur

-a

= moyenne des portées adjacentes au support

-T

= tension totale à la température indiquée au tableau ci dessus

-v

= effort du vent par mètre de portée

- h 1 = différence d’ altitude entre le support concerné et celui qui le précède

- h 2 =différence d’altitude entre le support concerné et celui qui le succède.

- P ch =poids des chaînes

A cet effet, il faut s’assurer que la résultante des efforts soit dirigée vers le sol et que, sous l’action du

vent, la chaîne ne s’incline pas trop pour respecter les distances entre conducteurs et masse. Le retournement des chaînes a lieu lorsque la résultante des efforts verticaux est dirigée vers le haut(effort vertical négatif). La tangente de l’angle d’inclinaison tg(α ) est définie par le rapport des efforts horizontal et vertical

exercés sur les chaînes. L’angle d’inclinaison α doit être :

< 60° pour les lignes avec armement nappe voûte soit tg(α )<1,73

< 72° pour les lignes avec armement en bras FRF (drapeau et mono suspendu) soit tg(α )<3,077

Exemple

Conducteur Alm 54,6

a 1 = 120m ;

H 1 =5m; H 2 =-25m

Le support N° 2 est un support d’alignement armé en nappe voûte Les 2 autres supports sont armés également en nappe voûte Tmax = 8,5 da N/mm² Calcul de l’inclinaison Pour une température de 25°C et un vent de 24,5 da N/m²,

t = 6,08 da N /mm² ( calculée à l’aide de l’équation de changement d’état )

En appliquant la formule correspondante, l’angle d’inclinaison est : -38,1°.

Calcul du retournement Pour une température de –5°C et un vent de 18,5 da N/m²,

t = 8,5 daN/mm² .

En appliquant la formule correspondante, la résultante des efforts verticaux = -61,95 daN, le

retournement des chaînes est donc possible.

a 2 = 130m

V II. CALCUL DES EFFORTS TRANSMIS PAR LES CONDUCTEURS AU SUPPORT

1) HAUTEURS D’APPLICATION DES EFFORTS EN TETE DES CONDUCTEURS DE PHASE ET DU NEUTRE Les hauteurs d’application des efforts en tête des conducteurs de phase et du neutre sont indiquées dans le tableau suivant. Ces valeurs seront utilisées dans les formules de calcul :

-des efforts en tête des supports -des hauteurs libres des conducteurs -de l’inclinaison et du retournement des chaînes

type de la ligne

hauteur d’application des conducteurs de phase(hp)

hauteur d’application des conducteurs du neutre(hn)

S.T.DRAPEAU (AL- AN)

HS-1.60

HS-2.70

S.T.NAPPE HORIZ.(AN)

HS-0.10

HS-1.80

S.T.NAPPE VOUTE(AL- AF)

HS+0.92

HS-1.00

S.M.BRAS FER ROND(AL- AN)

HS-0.50

HS-0.50

S.M.NAPPE HORIZ.(AN)

HS-0.10

HS-0.10

R.T.DRAPEAU (AL)

HS-0.75

HS-2.40

R.T.DRAPEAU (AN)

HS-1.60

HS-2.70

R.T.NAPPE HORIZ.(AN)

HS-0.10

HS-1.80

R.T.NAPPE HORIZ.(AL)

HS+0.65

HS-0.55

R.T.NAPPE VOUTE(AL)

HS+0 92

HS-1.00

R.M.BRAS FER U(AL)

HS+0.35

HS-0.15

R.M.NAPPE HORIZ.(AN)

HS-0.10

HS-0.10

Avec:

-H = Hauteur en mètre du support -HS = 0.9* H- 0.50, Hauteur hors sol, en mètre, du support. (voir tableau page 45) -HS = Hauteur, en mètre, du conducteur de phase -HN =Hauteur, en mètre, du conducteur du neutre 2) FORMULES DES EFFORTS Les conducteurs exercent sur un support de ligne aérienne deux genres d’efforts :

-l’effort dû au vent sur les conducteurs. -l’effort dû à la traction des conducteurs. Dans ce qui suit nous rappelons les différentes formules applicables à chaque type de support Pv: pression du vent(49 daN/m²)

a i : les portées(m)

d p , d n : diamètres des conducteurs phases et neutre(m)

s p : section des conducteurs phases(mm²)

s n : section du conducteur neutre(mm²)

t

: traction unitaire des conducteurs(daN/mm²)

F

v : effort dû au vent(daN)

F

t : effort dû à la traction(daN)

F : effort total décomposé en Fx et Fy selon le repère d’axes(Ox, Ou) confondu avec les axes de symétrie

du support.

α : angle de déviation de la ligne

M : le nombre de conducteurs de phase

= 3 pour le réseau triphasé

= 1 pour le réseau monophasé

hp: hauteur d’application des efforts correspondants aux conducteurs de phases (m)

hn: hauteur d’application des efforts correspondants au conducteur du neutre (m) hs: hauteur hors sol (m) 2.1-Support d’alignement :

 
   
 
 

Y

 
  Fv

Fv

F

t2

     

F

t1

 
 
 
 

O

Vent

      F t1     O Vent X Dans ce cas, les deux efforts

X

Dans ce cas, les deux efforts de traction de part et d’autre du support s’annulent. Seul l’effort dû au vent

est pris en considération, il est donné par l’expression suivante :

F v =[

p v ((a 1 + a 2 )/2) (M d p h p + h n d n ).10 -3 ]/ h s

a 1 et a 2 : portées adjacentes au support(m)

F(F x = 0, F y =Fv)

2.2.Support soumis à une différence de traction

 
   
 
 

Y

 
  Fv

Fv

F

t2

     

F

t1

 
 
 
 

O

Vent

      F t1     O Vent X -L’effort dû au vent est :

X

-L’effort dû au vent est :

F v =[

p v ((a 1 + a 2 )/2) (M d p h p + h n d n ).10 -3 ]/ h s

-L’effort dû à la traction est :

F t = (t 2 - t 2 )(Ms p h p +s n h n )/h s

t 1 et t 2 : traction des conducteurs des portées adjacentes au support daN/mm² F =(Fx =Ft, Fy = Fv)

2.3 Support d’arrêt :

2. 3 Support d’arrêt : Fv O F t Vent X -Effort du vent : la
2. 3 Support d’arrêt : Fv O F t Vent X -Effort du vent : la

Fv

2. 3 Support d’arrêt : Fv O F t Vent X -Effort du vent : la

O

F t

2. 3 Support d’arrêt : Fv O F t Vent X -Effort du vent : la

Vent

X

2. 3 Support d’arrêt : Fv O F t Vent X -Effort du vent : la

-Effort du vent : la formule déjà citée(1) est valable sauf qu’une seule portée adjacente est prise en

considération :