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thème 113 - comment rendre compte de la mobilité sociale : L'ascenseur social

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Sociologie I – Classes, stratification et mobilité sociale

Thème 1- 1 – Comment analyser la structure sociale?
Thème 113 – L’ascenseur social

Les indications du programme
On étudiera différents déterminants de la mobilité et de la reproduction sociale : l’évolution de la structure socioprofessionnelle, le rôle de l’école et de la famille.
Acquis de première : groupe d’appartenance, groupe de référence, socialisation anticipatrice, capital social Notions : Mobilité intergénérationnelle/intragénérationnelle , mobilité observée, fluidité sociale

Introduction - Constat

Évolution de la part des trajectoires intergénérationnelles (1983-2003)

Questions: 1. Donnez le mode de lecture et de calcul des chiffres entourés 2. Comment a évolué la part des individus immobiles ? Celle des mobiles? 3. A partir du rapport ascendants/ descendants de 1983, caractérisez le sens de la mobilité sociale

I – Une mobilité structurelle ascendante

A– Constat

Questions : 1. Caractérisez la situation en 1977 2. Comment évolue-t-elle entre 77 et 2003 ?

B– Les déterminants
B : Répartition des PCS en longue période (1936-2005) en France

A : 2 p 223 Questions : 1. Caractérisez la structure de la population active en 1936 puis comparez là à celle de 2005 . 2. Quel type d’évolution observez-vous ? 3. Expliquez la phrase soulignée du document A . Quel type de mobilité traduit-elle ?

II – La mobilité nette: vers une réduction de l’ inégalité des chances ?

A - Constat

Questions : 1. La mobilité structurelle explique-t-elle la totalité de la mobilité observée ? 2. Comment évolue la part de la mobilité nette ?

B – Le rôle essentiel de l’école

1 - Définition de la démocratisation scolaire
le rapport Langevin-Wallon fait de la justice le principe qui "par sa valeur propre et l’ampleur de ses conséquences domine tous les autres". En conséquence, "l’enseignement doit donc offrir à tous d’égales possibilités de développement, ouvrir à tous l’accès à la culture, se démocratiser moins par une sélection qui éloigne du peuple les plus doués que par une élévation continue du niveau culturel de l’ensemble de la nation". C’est "l’introduction de la justice à l’école par la démocratisation de l’enseignement" Dans une conférence qu’il prononça en 1946 à Besançon, Wallon expliquait : "il y a deux façons de concevoir l’enseignement démocratique. Il y a d’abord une façon individualiste qui paraît avoir dominé dans la période de l’entre-deux-guerres : c’est poser que tout homme, tout enfant, quelle que soit son origine sociale, doit pouvoir, s’il en a les mérites, arriver aux plus hautes situations dirigeantes. (...) Aujourd’hui, nous envisageons la réforme démocratique de l’enseignement sous une forme plus générale (...). Notre conception démocratique de l’enseignement envisage, elle, une élévation totale de la nation, quelle que soit la situation occupée et quelles que soient les fonctions qu’auront à accomplir tous les individus dans la société". Source : Extraits du Rapport Langevin-Wallon, 1947 Questions: 1. En quoi la démocratisation du système scolaire avec la conception de l’école à l’époque de Jules Ferry ? 2. Quelles sont les deux formes de démocratisation envisagée ? En quoi se différencient-elles ?

2 - Une école ségrégative jusqu’aux années 60
Le lien si fortement établi dans la tradition bourgeoise républicaine entre réussite sociale et réussite scolaire favorise aujourd'hui en France une représentation doublement anachronique de l'institution scolaire. Celle-ci serait par nature et donc aurait toujours été l'instrument non seulement de la réussite mais aussi de la promotion sociale; et celui, conjointement, de l'égalité des chances. Un minimum de perspective historique peut seul dissiper cette illusion rétrospective et permettre d'évaluer, du même coup, l'état des choses actuel. Cette séparation sociale des réseaux de scolarisation sous la troisième République était un fait avéré, ostensible même. Pour Ferry et les républicains modérés, l'école n'avait guère à voir avec la mobilité sociale. L'obligation scolaire visait à garantir le recrutement des grandes masses de la population active (métiers manuels d'exécution, encadrement intermédiaire, élite), et dans chaque cursus les contenus d'enseignement étaient conçus en conséquence. Comme il allait de soi, conjointement, que c'était au fils de remplacer le père (les positions sociales étant occupées par des lignages et non par des individus"), la politique scolaire ne pouvait avoir pour objet que de répondre aux besoins propres à chaque milieu social (classes populaires,intermédiaires dominante), en élevant tout le monde dans sa condition. Source : JP Terrail, la scolarisation en France, la dispute 1997 Questions : 1. Expliquez la première phrase du texte 2. Pourquoi l’école de Jules Ferry ne contribue –elle pas à la mobilité sociale

3 – Une démocratisation scolaire réelle à partir des années 1960

a – La démocratisation des études secondaires

Questions: 1. Donnez le mode de lecture des chiffres pointés sur les courbes 2. Opérez une périodisation qui prenne en compte l’apparition des nouveaux baccalauréats . Que pouvez vous en conclure ?

Source : L'état de l'École : 30 indicateurs sur le système éducatif français, MEN - numéro 21, novembre 2011

a – La démocratisation des études secondaires

1. Quel est pour la génération avant 1929 l’écart entre les enfants de cadres et les enfants d’ouvriers pour l’obtention du bac ? 2. Opérez un calcul montrant comment a évolué le taux de réussite au bac des enfants de cadres .Opérez le même calcul pour les enfants d’ouvriers. 3. Que pouvez-vous en conclure sur l’évolution des inégalités de réussite

Source : L'état de l'École : 30 indicateurs sur le système éducatif français , MEN numéro 21, novembre 2011

b - La démocratisation des études supérieures

Source: Source: MEN, 2012 Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche Questions: 1. Comment a évolué le nombre d’étudiants depuis 1960? 2. Quelles sont les formations universitaires qui ont augmenté le plus rapidement? Le plus lentement? Que pouvez-vous en conclure?

b - La démocratisation des études supérieures
A partir du milieu des années quatre-vingt, portés par l’afflux de bacheliers et l’engouement pour les études supérieures, les effectifs d’étudiants explosent.(…). En dix ans le taux de poursuite d’études supérieures parmi les enfants d’ouvriers âgés de 20-21 ans a été multiplié par trois et atteint environ 35% à la fin des années quatre-vingt-dix (Galland et Rouault, 1996). De même alors que 19% des jeunes qui ont un de leur parent ouvrier sortent du système éducatif en 1998 diplômés du supérieur, c’est le cas de 21% de ces jeunes en 2001 (Céreq, 2002, 2005). Sur une période courte mais néanmoins au coeur de l’explosion des effectifs d’étudiants, Merle constate que les inégalités d’accès en deuxième et troisième cycles universitaires entre les enfants d’ouvriers et de cadres ont connu une forte baisse entre 1985 et 1990 (environ -5 points) puis de nouveau, dans une moindre mesure, entre 1990 et 1993 (-1 point environ). Source : Les inégalités sociales d'orientation post baccalauréat : IREDU Questions : 1. Comment ont évolué les effectifs des enfants d’ouvriers dans l’enseignement supérieur 2. Assiste-t-on à une réduction des inégalités ?

4 – L’influence du diplôme sur le statut social
Les catégories socioprofessionnelles selon le diplôme des jeunes actifs occupés (en %) ACCE CPIS PI Employés Ouvriers TOTAL

Questions: 1. Montrez que le diplôme est un déterminant essentiel de la position sociale.

Pas de scolarité, sans 7 diplôme, BEPC CAP ou BEP Baccalauréat Enseignement supérieur TOTAL 8 6

1

8

40

44

100

1 2

10 25

38 51

43 16

100 100

3 6

20 7

51 25

22 37

4 25

100 10

Source : Insee, recensement de la population de 2006, exploitation principale

C – La famille contribue à une mobilité sociale ascendante

p 222 du Magnard Questions: 1. Quelle est l’origine sociale d’Annie Ernaux ? 2. Quel est son destin scolaire et social ? 3. En quoi ses parents ont-ils joué un rôle déterminant dans sa réussite? 4. Quel est son groupe d’appartenance? Quel était le groupe de référence de ses parents ?

1 – Un investissement croissant des familles dans l’ école
A : 3 p 224 du Magnard (jusqu’à « du maintien dans le statut ») B: Secret ou avoué, calcule ou simplement rêvé, l’objectif de la plupart des parents est de voir leurs enfants atteindre une position sociale équivalente, sinon supérieure à la leur. Si évident et commun qu’il paraisse, l’enjeu revêt cependant une signification historique particulière a bien des égards dans les familles ouvrières. (…). La condition ouvrière ne semble plus aussi acceptable pour les ouvriers eux-mêmes, a fortiori pour leurs enfants, et les aspirations a s’en évader, le désir que les enfants rejoignent d’autres positions au sein du salariat non ouvrier sont devenus très forts. Sur fond de crise du monde ouvrier, la transmission d’un certain héritage ouvrier serait donc devenue problématique . Qu’un de leurs enfants s’engage dans la même activité professionnelle qu’eux ne satisferait plus désormais qu’une faible minorité d’ouvriers . La disqualification profonde et massive des destins ouvriers semble bien être au coeur du problème. Source : Tristan Poullaouec Les familles ouvrières face au devenir de leurs enfants économie et statistique n° 371, 2004 Questions : 1. Pourquoi les parents ouvriers attachent-ils autant d’importance à la réussite scolaire de leurs enfants? 2. Comment y contribuent-ils ?

2 – Qui s’explique selon Boudon par une analyse rationnelle
Celui qui est « doué » de capacités naturelles plus importantes aura un coût de formation moindre et un rendement plus fort…Il y a donc différents niveaux de la « demande d’éducation » : tout le monde ne demande pas la même chose, en fonction des gains espérés et des risques que l’on accepte de courir. Les inégalités scolaires de parcours et de réussite scolaire résultent donc du comportement rationnel des individus aux différents points de bifurcation du système scolaire. A chaque point de bifurcation, suivre une voie de formation implique un coût, des risques et des bénéfices. La combinaison de ces différents paramètres est différente pour chaque voie. Les individus choisissent la voie dont la combinaison coût/bénéfice est la plus avantageuse pour eux, étant donné les contraintes que leur impose leur situation sociale, leurs résultats scolaires etc. Les familles choisissent la filière la plus "utile", la plus rentable pour eux, elles font des choix stratégiques. Selon Boudon une des solutions « consiste à agir sur les coûts : ils pèsent davantage sur les familles défavorisées que sur les autres. Des bourses d’études peuvent venir corriger le système » Source : Y Alpe , Les apports de la sociologie de l’éducation à l’analyse des situations scolaires Questions: 1. Expliquez , pourquoi selon Boudon, jusqu’aux années 60, les enfants d’ouvriers avaient une scolarité courte 2. En reprenant les éléments de la diapositive 19, expliquez pourquoi ce n’est plus le cas aujourd’hui 3. Selon Boudon « les économistes ont insisté quant à eux sur le fait que les coûts de l’éducation – coûts directs et coûts d’opportunité– sont une fonction de la classe sociale : croissants au fur et à mesure qu’on descend l’échelle des classes » Quelle solution préconise alors Boudon ?

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