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L

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b
r
a
m
a
t
h
s
2012
Clément BOULONNE
Formation L
A
T
E
X
Avec L
A
T
E
X, entrez dans l’hyper-texte !
http://cboumaths.wordpress.com
Licence Creative Commons BY:
$
\
C

formation L
A
T
E
X
clément BOULONNE
S O M M A I R E
1 Premier(s) document(s) 7
1.1 Avant toute chose. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 L
A
T
E
X . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Fonctionnement de L
A
T
E
X . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Structure d’un document source L
A
T
E
X . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5 Retour sur geometry et hyperref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6 Mon premier document . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2 Du texte 17
2.1 Sectionnage du document . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2 Formatage du texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3 Caractères spéciaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.4 Les premiers environnements : les listes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3 Des tableaux 25
3.1 Les débuts avec tabular . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.2 Jouer avec les cellules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.3 Un tableau en mode mathématiques : array . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4 Mathématiques I 33
4.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.2 Formules mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.3 Symboles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.4 Fonctions mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.5 Vecteurs et accents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.6 Espacements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.7 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5 Mathématiques II 43
5.1 Rappel de la revendication principale de L
A
T
E
X . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.2 Mise en valeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.3 Matrices et algèbre linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.4 Conditions, équations numérotés, multilignes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.5 Création de commandes, opérateurs et théorèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
5.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
6 Compléments pour les professeurs 57
6.1 Créer un cours en L
A
T
E
X . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
6.2 Créer un devoir surveillé ou une feuille d’exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
6.3 Créer une présentation diaporama . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
6.4 À la recherche d’un emploi ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
6.5 Installer un paquet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
5
6
1
Premier(s) document(s)
C H A P I T R E
Ce n’est pas les vacances ! Au boulot ! Les premiers pas en L
A
T
E
X vont être certes difficile
mais avec un peu pratique, on commence à apprécier la facilité et la rapidité de L
A
T
E
X.
Avant toute chose. . . 1
Pour les utilisateurs de Windows Assurez-vous d’avoir installer la distribution MikT
E
X et un éditeur
de texte spécialiste en L
A
T
E
X comme T
E
XMaker.
Pour MikT
E
X, on pourra le télécharger sur la page http://miktex.org/2.9/setup.
Pour T
E
XMaker, c’est ici que ça se passe : http://www.xm1math.net/texmaker/
index_fr.html.
Pour les utilisateurs de Ubuntu Tapez dans un terminal :
$ sudo apt-get install texlive texmaker
ou pour les moins impatients et ceux qui veulent être tranquilles :
$ sudo apt-get install texlive-full texmaker
Sinon, si vous voulez une distribution complétement mise-à-jour (TeXLive 2012), la procédure
d’installation sous Ubuntu est décrite à l’adresse :
http://blog.mathweb.fr/post/2012/08/24/
Installation-de-TexLive-2012-sous-Ubuntu
L
A
T
E
X 2
2 1 Bref historique de L
A
T
E
X
Au début (en 1978) naquit T
E
X. T
E
X est un formateur de texte créé par D. KNUTH pour réaliser
notamment de beaux document et écrire des formules mathématiques.
FIGURE 1.1 – Donald KNUTH, l’inventeur de T
E
X
En 1982, une version simplifiée de T
E
X a été créée par L. LAMPORT et voici donc L
A
T
E
X. L
A
T
E
X est
un ensemble de macros au dessus de T
E
X plus facile à utiliser que ce dernier.
FIGURE 1.2 – Leslie LAMPORT, l’inventeur de L
A
T
E
X
8 CHAPITRE 1. PREMIER(S) DOCUMENT(S)
2 2 Qu’est ce qu’on peut faire avec du L
A
T
E
X?
Ce présent document a été réalisé sous le langage L
A
T
E
X.
L
A
T
E
X permet aussi de faire toutes sortes de documents, que ce soit mathématiques ou n’importe,
livre, article, CV. . ..
On peut y insérer des textes, des dessins, graphiques, images, des tableaux, des formules mathéma-
tiques. . .
L
A
T
E
X gère la mise en page des documents (la forme), nous, utilisateurs, crééons le contenu du
document (le fond).
Les documents L
A
T
E
X (ou T
E
X) sont d’une excellente qualité typographique (ou excellente qualité
tout court par rapport à un document Word bricolé).
Fonctionnement de L
A
T
E
X 3
3 1 Les logiciels
1. Les distributions
La distribution L
A
T
E
X est une sorte de programme qui fournit tous les outils utiles pour la compilation
d’un document source (explications plus tard).
La distribution contient donc les paquets (ou extensions nécessaires à créer un document) . . . et
aussi les compilateurs (permettant de transformer le fichier source en fichier de visualisation PS (ancien
format) ou PDF (format plus répendu).
La distribution L
A
T
E
X sous Windows est MiKT
E
X (installation de la dernière version 2.9. sur
l’ordinateur).
2. L’éditeur du document
L’éditeur de document est un logiciel qui permet. . . d’éditer le document source L
A
T
E
X.
Tout éditeur de texte style NotePad ou BlocNotes (et non Word ou OpenOffice.org) permet d’éditer
les documents sources L
A
T
E
X.
Il existe néanmois des logiciels beaucoup plus conviviales que de basiques éditeurs de texte.
Nommons en particulier T
E
XMaker qui possède une interface très intutive pour les non-initiés.
FIGURE 1.3 – L’interface de T
E
XMaker
Bien sûr, il existe d’autres logiciels pour éditer des codes sources L
A
T
E
X. Les voici :
– T
E
Xnics
– WinEdt
– T
E
Xworks
1.3. FONCTIONNEMENT DE L
A
T
E
X 9
– LyX (éditeur WYSIWYM
1
de documents L
A
T
E
X)
– Kile (KDE, Linux)
– Emacs (Linux)
– Vim (Linux)
3 2 Le fichier source
Le fichier source L
A
T
E
X (.tex) contient les commandes, les environnements, les paquets L
A
T
E
X.
Tout ce qu’il y aura dans ce fichier servira à L
A
T
E
X pour construire un fichier visualisable et c’est L
A
T
E
X
qui mettra en page le document.
Nous ne nous occupons que du contenu donc du fond du document.
3 3 Compilation
La compilation est le processus de transformation d’un fichier source en un fichier éxécutable ou
visualisable. Le compilateur que nous allons essentiellement utilisé est PDFL
A
T
E
X.
Elle génère des fichiers :
– .pdf : visualisation du document final en PDF
– .log : fichier de compilation du fichier source avec messages d’erreurs éventuelles
– .toc : table des matières
– .lof : liste des figures
– ...
Pour compiler un fichier .tex sur T
E
XMaker, on aura recours à la touche F5. Pour visualiser le
document PDF relatif au fichier .tex, on peut appuyer sur la touche F6.
Structure d’un document source L
A
T
E
X 4
4 1 Un exemple de document source L
A
T
E
X
\documentclass[a4paper,11pt]{article}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usepackage[frenchb]{babel}
\usepackage{lmodern}
\usepackage{textcomp}
\usepackage{geometry}
\usepackage{hyperref}
\usepackage{amsmath}
\title{Le Minimaliste}
\author{P.~Tang}
\begin{document}
\maketitle
\tableofcontents
\section{D\’ebut}
\‘A écrire
\end{document}
1. WYSIWYM : What you see it’s what you mean !
10 CHAPITRE 1. PREMIER(S) DOCUMENT(S)
FIGURE 1.4 – Le document produit
1.4. STRUCTURE D’UN DOCUMENT SOURCE L
A
T
E
X 11
4 2 Structure du document source L
A
T
E
X
1. Entête et corps du document
– L’en-tête du docuement : c’est ce qu’il y a avant \begin{document}. Il y a le type de
document (et ses options) et les paquets (ou extensions) L
A
T
E
X.
– Le corps du document : c’est ce qu’il y a entre les balises \begin{document} et \end{document}.
Il y a le contenu du document final, les sections (ou chapitres), les images, les tableaux, les
formules mathématiques. . .
– Tout ce qui est après la balise \end{document} n’est pas compté dans le document final (la
compilation s’arrête à cette balise).
La création du document source L
A
T
E
X se fait en deux temps :
1. Création de l’en-tête du document source ou copie d’une en-tête déjà créé sur un ancien document
source.
2. Production du contenu avec le corps du document.
Bien entendu, on peut compléter les différentes parties du document dès que l’on souhaite (par
exemple, pour rajouter une extension utile à la construction du document final).
2. [Entête] Documentclass et ses options
Dans un premier temps, il faut renseigner le type de document :
– article : pour des articles, des présentations, des rapports courts, des documentations etc.
– report : pour des rapports plus longs contenant plusieurs chapitres, des petits livres etc. (peu
utilisé)
– book : pour des vrais livres.
– beamer : pour créer des PowerPoint.
Les options de classes de documents sont :
– 10pt, 11pt, 12pt définit la taille de la police principale du document.
– a4paper, letterpaper définit la taille du papier. On pourra redéfinir les marges avec
l’extension geometry.
– ... (voir [2] pour plus d’options).
3. [Entête] Package (ou extensions)
Un package (ou une extension) permet d’étendre les possibilités de L
A
T
E
X. L’ensemble de ces
extensions sont contenus dans la distribution L
A
T
E
X installée.
Quelques packages très intéressants :
– inputenc (opt. : latin1, utf8,...) permet de taper directement à l’écran, les caractères
accentués.
– fontenc (opt. : T1) permet juste d’utiliser une nouvelle norme L
A
T
E
X concernant le codage des
caractères.
– babel (opt. : frenchb ou francais pour la langue française, english pour la langue
anglaise) permet de spécifier au compilateur que l’on désire taper son document dans une langue
particulière.
Les trois paquets précédemment cités sont très importants pour écrire un document source L
A
T
E
X
puis de le compiler sans encombre.
Voici d’autres paquets que j’estime intéressant :
– textcomp : ajouter des symboles autres que des lettres et des chiffres.
– lmordern : la police d’écriture par défaut de L
A
T
E
X
– geometry : permet de contrôler les marges du document.
– hyperref : créer des documents dynamiques (par simple clic de souris).
– amsmath, amssymb : active le mode mathématique et donne plus de symboles mathématiques.
– graphicx : permet d’ajouter des belles images.
Il en existe des tonnes et des tonnes de packages. On peut trouver une liste assez complète de ces
packages ici : http://math.kangwon.ac.kr/~yhpark/tex/packages.html.
4. [Entête] Titre, auteur et date
Dans le document, on peut ajouter :
– \title : le titre du document ;
12 CHAPITRE 1. PREMIER(S) DOCUMENT(S)
– \author : l’auteur du document ;
– \date : la date du document (par défaut, la date d’aujourd’hui, qu’on peut obtenir grâce à la
commande \today).
Pour indiquer le titre, la date et l’auteur du document dans le corps du document source, on
peut le faire grâce à la commande \maketitle
Remarque 1.1
5. Commandes, options, environnements
\ : c’est une commande de L
A
T
E
X (définie par un package ou de base).
\begin{environnement}
blablabla
\end{environnement}
est un environnement (elle est définie par un package ou de base). Dans tous les cours, on présentera un
environnement de cette manière là : Env:environnement
{} : argument d’une commande
[] : options d’un package ou d’une commande (facultatif)
% : tout ce qui est après ce caractère est un commentaire.
6. Corps du document source
Rappel : Le corps du document est ce qui est entre les balises
\begin{document}
....
\end{document}
On y mettra que du texte brut pour l’instant.
Retour sur geometry et hyperref 5
5 1 geometry
Le package geometry permet de régler la géométrie de la page. On peut changer les paramètres
avec la commande \geometry. Par exemple
\geometry{papersize={21cm,29.7cm}}
\geometry{margin=1cm,bottom=1.5cm}
permet d’avoir une feuille de taille A4 (21 29, 7), des marges à gauche et à droite de 1 cm et une
marge de bas à 1.5 cm.
Les unités de mesures que l’on peut uilisé sont souvent le cm ou le pt
5 2 hyperref
Le package hyperref permet de dynamiser le PDF en ayant des liens cliquables sur le document.
Quelques options d’hyperref :
– colorlinks (valeur : true ou false) permet d’avoir les liens en couleur plutôt que des rectangles
– urlcolor (valeur : une couleur) change la couleur des URL
– linkcolor (valeur : une couleur) change la couleur des liens internes
– citecolor (valeur : une couleur) change la couleur des liens bibliographiques
– pdftex : permet d’indiquer à hyperref que l’on souhaite compiler en PDF
– pdftitle : titre du document PDF
– pdfauthor : auteur du document PDF
1.5. RETOUR SUR GEOMETRY ET HYPERREF 13
FIGURE 1.5 – D’autres longueurs pour personnaliser la page, [5]
14 CHAPITRE 1. PREMIER(S) DOCUMENT(S)
Mon premier document
Exercice : Taper le premier document en L
A
T
E
X
Taper le code source du document suivant
1.6. MON PREMIER DOCUMENT 15
16 CHAPITRE 1. PREMIER(S) DOCUMENT(S)
2
Du texte
C H A P I T R E
Après le fonctionnement de L
A
T
E
X, remettons nous dans le contexte et entrons dans
l’hypertexte en apprenant comment taper du texte !
Sectionnage du document 1
Avec L
A
T
E
X, on peut partitionner tout document en sections ou chapitres.
1 1 Sectionnage dans article
Dans un document du type article, on peut ajouter :
– une partie :
\part{Une partie}
– une section :
\section{Une section}
– une sous-section :
\subsection{Une sous-section}
– une sous-sous-section :
\subsubsection{...}
– un paragraphe :
\paragraph{...}
– un sous-paragraphe :
\subparagraph{...}
1 2 Sectionnage dans book
Les commandes de sectionnage de la classe article sont les mêmes que les commandes de
sectionnage de la classe book + une commande pour ajouter des chapitres.
\chapter{Un titre de chapitre}
Chapitre 1
Un titre de chapitre
Pour démarrer un chapitre, L
A
T
E
X le commence sur une page impaire.
La commande \chapter n’est pas disponible pour la classe article. Remarque 2.1
1 3 Tableau des niveaux de sectionnage
part -1
chapter 0
section 1
subsection 2
subsubsection 3
paragraph 4
subparagraph 5
1 4 Table des matières
On peut afficher une table des matières où l’on veut dans le document grâce à la commande
\tableofcontents
Il est conseillé d’afficher la table des matières soit en début de document (après la commande
\maketitle) ou en fin de document (avant le \end{document}).
Pour être sûr que la table des matières soit bien mise-à-jour, il faudra faire deux compilations
successives.
Remarque 2.2
18 CHAPITRE 2. DU TEXTE
Formatage du texte 2
2 1 Style de caractères
À part du texte en caractères normaux, on peut choisir d’autres styles de caractères pour mettre en
valeur tout ou partie d’un paragraphe.
\textrm{Mon texte} % NORMAL
\textbf{Mon texte} % GRAS
\textit{Mon texte} % I T A L I Q U E
\underline{Mon texte} % S OULI GNE
\textsl{Mon texte} % PENCHES
\textsf{Mon texte} % SANS −S E R I F
\textsc{Mon texte} % P E T I T E S MAJ
\texttt{Mon texte} % I M P R I M E R I E
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
MON TEXTE
Mon texte
La commande \underline supporte mal le passage à la ligne. Pour remédier au problème,
on peut utiliser l’extension ulem qui permet de gréer le soulignement d’un paragraphe entier.
Remarque 2.3
Pour mettre en valeur un mot ou un bout de phrase, on utilise :
\emph{Mon texte}
Mon texte
Pourquoi ne pas utiliser \textit pour mettre en valeur un texte ?
Il se peut que tout le texte soit en italique (ce sera le cas dans un théorème). Si nous utilisons
la commande \emph au lieu de \textit, le mot sera en romain droit et le reste du texte en
italique.
C’est aussi une question de lisibilité du code source.
Remarque 2.4
2 2 Taille de caractères
Il y a différentes tailles de caractères possibles :
\tiny Mon texte
\scriptsize Mon texte
\footnotesize Mon texte
\small Mon texte
\normalsize Mon texte
\large Mon texte
\Large Mon texte
\LARGE Mon texte
\huge Mon texte
\Huge Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
On peut rétablir la taille normale des caractères en utilisant la commande \normalsize.
Il existe aussi la version environnement pour les tailles de caractères. Par exemple :
\begin{LARGE}
Mon texte
\end{LARGE}
Mon texte
C’est un premier exemple d’environnement vu dans ce polycopié. Il y en a de tas d’autres. . .
2.2. FORMATAGE DU TEXTE 19
2 3 Quelques polices d’écritures
Pour changer la police d’écriture sur tout un document, on peut utiliser les extensions suivantes :
\usepackage{lmodern}
\usepackage{fourier}
\usepackage{times}
\usepackage{mathpazo}
\usepackage{charter}
Voici ce que donne quelques caractères des polices précédemment cités :
Mon texte % e n l m o d e r n
Mon texte % e n f o u r i e r
Mon texte % e n t i m e s
Mon teste % e n m a t h p a z o
Mon texte % e n c h a r t e r
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
Mon texte
On peut aussi « localement » changer de police. Voir le document « La police a bon caractère »
de Thierry MASSON :
http://science.thilucmic.fr/spip.php?article30
Remarque 2.5
Caractères spéciaux 3
3 1 Caractères réservés
Les caractères suivants sont réservés à L
A
T
E
X
$ & # _ { } %
ils servent par exemple à faire des commentaires, utiliser le mode mathématiques, spécifier l’argument
d’une commande.
Pour imprimer les caractères suivants, on a besoin des commandes suivantes :
\$ \& \# \_ \{ \} \%
$ & # _ { } %
3 2 Saisie française
Voici quelques commandes qui permettent de respecter la typographie française.
\og guillemets \fg{}
M\up{me}, D\up{r}
1\ier{}, 1\iere{}, 1\ieres{}
2\ieme{} 4\iemes{}
\No 1, \no 2
20~\degres C, 45\degres
\bsc{M. Durand}
\nombre{1234,56789}
« guillemets »
M
me
, D
r
1
er
, 1
re
, 1
res
2
e
4
es
N
o
1, n
o
2
20 °C, 45°
M. DURAND
1 234,567 89
3 3 Accents et caractères spéciaux
Intéressons nous aux accents et caractères spéciaux :
20 CHAPITRE 2. DU TEXTE
\’o \‘o \^o \~o \=o \.o \"o \c c
\u o \v o \H o \c o \d o \b o \t oo
\oe \OE \ae \AE \aa \AA
\o \O \l \L \i \j !‘ ?‘
ó ò ô õ ¯o ˙ o ö ç
˘o ˇo ő ¸ o o
.
o
¯
oo
œ Œ æ Æ å Å
ø Ø ł Ł ı  ¡ ¿
3 4 Un euro
Le package eurosym permet d’imprimer le symbole de l’euro.
\euro
\EUR{35}
e
35 e
Les premiers environnements : les listes 4
On distingue différentes types de listes :
1. listes avec puces ;
2. énumerations ;
3. listes descriptives.
4 1 Listes à puces
Pour faire une liste à puces, on aura recours à l’environnement Env:itemize. Pour indiquer à
L
A
T
E
X un changement de puce, il faudra utiliser la commande \itemize. Ainsi, pour faire une liste à
puces, il faudra écrire la structure suivante :
\begin{itemize}
\item ...
\item ...
\end{itemize}
Par exemple :
Une liste simple française :
\begin{itemize}
\item voici un élément ;
\item puis un autre.
\end{itemize}
Une liste simple française :
– voici un élément ;
– puis un autre.
Par défaut, la puce est un tiret. On peut changer cela grâce à la spécification de l’option de \item.
Une liste simple française :
\begin{itemize}
\item[\textbullet] voici un élément
;
\item[\textbullet] puis un autre.
\end{itemize}
Une liste simple française :
• voici un élément ;
• puis un autre.
4 2 Énumérations
Pour faire une énumération, on peut utiliser l’environnement Env:enumerate. La structure de
cet environnement est la même que Env:itemize.
2.4. LES PREMIERS ENVIRONNEMENTS : LES LISTES 21
Pour faire un gâteau, il faut :
\begin{enumerate}
\item préchauffer le four à 180\
degres ;
\item faire la pâte.
\end{enumerate}
Pour faire un gâteau, il faut :
1. préchauffer le four à 180° ;
2. faire la pâte.
On peut laisser la gestion des énumérations au package enumitem. On peut, par exemple :
– changer la façon d’énumérer
\item[\label=\arabic
*
.] % C H I F F R E S
\item[\label=\Roman
*
.] % ROMAI N
MAJ USCULE
\item[\label=\roman
*
.] % ROMAI N
MI NUSCULE
\item[\label=\Alph
*
.] % L AT I N
MAJ USCULE
\item[\label=\alph
*
.] % L AT I N
MI NUSCULE
1. 2. 3.
I. II. III.
i. ii. iii.
A. B. C.
a. b. c.
– le numéro de début de liste
\item[start=5]
5 6 7 8
Remarque 2.6
4 3 Listes descriptives
On peut aussi utiliser une liste qui décrit les puces, c’est une liste descriptive. Pour cela, on utilise
donc l’environnement Env:description.
Caractéristiques de la leçon :
\begin{description}
\item[Niveau] Terminale S ;
\item[Prérequis] Produit scalaire,
géométrie dans l’espace,
trigonométrie.
\end{description}
Caractéristiques de la leçon :
Niveau Terminale S ;
Prérequis Produit scalaire, géométrie dans l’espace, trigo-
nométrie.
22 CHAPITRE 2. DU TEXTE
Exercices
Pour chaque exercice, il est demandé de recopier le contenu de l’exercice.
Attention ! Pour l’exercice 6, ne pas recopier ce qu’il y a dans le cadre Astuce.
1 Un texte avec L
A
T
E
X
Avec L
A
T
E
X, il n’est normalement pas possible de voir le résultat final durant la saisie du texte. Mais celui-ci peut être
pré-visualisé après traitement du fichier par L
A
T
E
X. Des corrections peuvent alors être apportées avant d’envoyer la version
définitive vers l’imprimante.
2 Un texte ordinaire
À l’approche du référendum, la « directive BOLKESTEIN » est au cœur des débats. Ça n’étonnera que les naïfs. Étant
donné le nombre d’indécis, tous les arguments sont bons.
Évidemment, par -15°, la préoccupation n
o
1 du D
r
DURAND est de donner les 1
ers
soins aux sans-abris.
3 Arrrrrggggggggggghhhhhhhhhh! ! !
A a r r r g g g g h ! ! !
4 Du texte polonais
Zbiór konfiguracyjny (ładowany je˙ zeli deklarowana jest opcja) ma naste¸puja¸ca¸ posta´ c.
5 Une définition
Définition 1. (Nombres premiers) Un nombre premier est un nombre qui admet 1 et lui-même comme diviseurs.
6 Contexte économique
Les faits économiques en 2004 ont été les suivants :
– la croissance chinoise a dépassé les 7% contre 2% en France
1
;
– le cours du dollar s’est stabilisé autour 1,30$ pour 1 e.
Pour imprimer une note de bas de page, on pourra utiliser la commande \footnote. Astuce 2.7
7 Imbrication des listes
1. Il est possible d’impriquer les environnements à sa guise :
– mais cela peut ne pas être très beau,
– ni facile à suivre.
2. Souvenez-vous :
Clarté : les faits ne vont pas devenir plus sensés parce qu’ils sont dans une liste,
Synthèse : cependant une liste peut être très bien résumer des faits.
1. Selon les chiffres officiels.
2.5. EXERCICES 23
24 CHAPITRE 2. DU TEXTE
3
Des tableaux
C H A P I T R E
Il n’est pas beau mon tableau ?
Les débuts avec tabular 1
1 1 Faire un tableau : Env:tabular
Pour créer un tableau en L
A
T
E
X, on utilise l’environnement Env:tabular. Nous verrons dans
cette leçon, les différentes utilisations de tabular :
– faire un tableau avec ou sans marquage de lignes ;
– fusionner les cellules ;
– colorier les cellules ;
– faire un tableau exclusivement en formules mathématiques.
1 2 Sans tracer les lignes
L’environnement Env:tabular a un argument qui est une série de lettres. Le nombre de lettres
correspond au nombre de colonnes que l’on veut assigner au tableau :
– l : alignement du texte de colonne à gauche ;
– c : alignement du texte de colonne centré ;
– r : alignement du texte de colonne à droite.
\begin{tabular}{lcrlcr}
1 & 2 & 3 & l & c & r\\
4 & 5 & 6 & L & C & R\\
7 & 8 & 9 & & &
\end{tabular}
1 2 3 l c r
4 5 6 L C R
7 8 9
Le tableau précédent a 6 colonnes et 3 lignes. La première colonne est alignée à gauche, la deuxième
centrée, la troisième à droite, la quatrième à gauche, la cinquième centrée et la sixième à droite.
Chaque ligne se termine par \\.
On change de cellules grâce au caractère &.
Remarque 3.1
L’environnement Env:tabular a un argument qui est une série de lettres. Le nombre de lettres
correspond au nombre de colonnes que l’on veut assigner au tableau
1
:
– l : alignement du texte de colonne à gauche ;
– c : alignement du texte de colonne centré ;
– r : alignement du texte de colonne à droite.
– p{<largeur>} : la colonne sera de largeur fixée et le texte sera positionné en haut de la
cellule,
– m{<largeur>} : la colonne sera de largeur fixée et le texte sera centré verticalement dans la
cellule,
– b{<largeur>} : la colonne sera de largeur fixée et le texte sera positionné en bas de la cellule.
Avec ces trois dernières options, on peut définir une largueur à la colonne mais on perd l’alignement
horizontal. Mais on verra ça plus tard !
1 3 Tracer des lignes
Rendre un tableau plus joli, c’est d’abord séparer par des lignes (ou filets) les lignes et les colonnes.
– Pour tracer un filet vertical, on ajoute le symbole | entre les lettres marquant les colonnes.
– Pour tracer un filet horizontal, on ajoute en début de ligne, la commande \hline.
– Pour faire un double filet vertical, on ajoute le symbole || entre les lettres marquant les colonnes.
– Pour tracer un double filet horizontal, on ajoute deux fois en début de ligne la commande
\hline.
1. Je radote ! Oui, je deviens vieux !
26 CHAPITRE 3. DES TABLEAUX
\begin{tabular}{|c||c|c|}
\hline
Case 1.1 & Case 1.2 & Case 1.3\\
\hline
Case 2.1 & Case 2.2 & Case 2.3\\
\hline
\end{tabular}
Case 1.1 Case 1.2 Case 1.3
Case 2.1 Case 2.2 Case 2.3
Jouer avec les cellules 2
2 1 Fusionner des cellules
On peut fusionner des cellules grâce à la commande \multicolumn. La syntaxe est la suivante :
\multicolumn{nombre de cellules à fusionner}{formatage}{contenu}
Un petit exemple, peut-être ?
\begin{tabular}{
*
4{|c}|}
\hline \multicolumn{4}{|c|}{\scshape
Titre} \\
\hline \multicolumn{2}{|c|}{Cases
1.1 \& 1.2} & Case 1.3 & Case
1.4\\
\hline Case 2.1 & \multicolumn{3}{c
|}{Cases 2.2, 2.3 \& 2.4}\\
\hline
\end{tabular}
TITRE
Cases 1.1 & 1.2 Case 1.3 Case 1.4
Case 2.1 Cases 2.2, 2.3 & 2.4
On a vu qu’on peut fusionner des cellules sur une colonne. Mais pour les lignes ? On peut le faire
grâce à l’extension multirow et la commande \multirow.
\begin{tabular}{||
*
5{c|}|}
\hline \multicolumn{5}{||c||}{TITRE}
\\
\hline \hline \multicolumn{3}{||c
|}{1, 2 et 3} & 4 & 5 \\
\hline \multirow{2}{
*
}{Fusion!} & 7
& 8 & 9 & 10 \\
\cline{2-5} & 6 & 11 & 12 & 13 \\
\hline
\end{tabular}
TITRE
1, 2 et 3 4 5
Fusion !
7 8 9 10
6 11 12 13
2 2 Filet horizontal limité
\cline{a-b} permet de tracer un filet horizontal de la a
e
colonne jusqu’à la b
e
colonne (à
supposer que, si T correspond au tableau et dim
C
(T) au nombre de colonnes du tableau, 1 ≤ a < b ≤
dim
C
(T)).
2 3 Colorier des cellules
Pour colorier des cellules, on pourra faire appel à l’option table du package xcolor.
\usepackage[table]{xcolor}
Elle permet d’utiliser les commandes suivantes :
– \arrayrulecolor{<couleur>} : définit la couleur des filets du tableau ;
3.2. JOUER AVEC LES CELLULES 27
– \cellcolor{<couleur>} : définit la couleur de la cellule ;
– \columncolor{<couleur>} : définit la couleur de la colonne ;
– \rowcolor{<couleur>} : définit la couleur de la ligne.
Pour éviter tout conflit avec l’option table de xcolor, il faut appeler le paquet xcolor (avec
les options souhaitées) AVANT les packages qui rentrent en conflit.
Je vous livre un exemple de coloration de cellules fait par Stéphane PASQUET (http://
mathweb.fr). Merci à lui de m’avoir indiqué la résolution des conflits avec le package xcolor.
Remarque 3.2
FIGURE 3.1 – Un exemple de tableaux avec des cellules colorées, [4]
2 4 Alignements vertical et horizontal
Souvenez-vous !
– p{<largeur>} : la colonne sera de largeur fixée et le texte sera positionné en haut de la
cellule,
– m{<largeur>} : la colonne sera de largeur fixée et le texte sera centré verticalement dans la
cellule,
– b{<largeur>} : la colonne sera de largeur fixée et le texte sera positionné en bas de la cellule.
Avec ces options, on peut définir une largueur à la colonne mais on perd l’alignement horizontal.
Mais on peut remédier à ça avec la commande \newcolumntype du package array.
\newcolumntype{M}[1]{>{\centering}m
{#1}}
\begin{tabular}{|p{1cm}|M{2.5cm}|p{1cm
}|}
\hline
Case 1.1 & Case 1.2 & Case 1.3\\
\hline
Case 2.1 & Case 2.2 & Case 2.3\\
\hline
\end{tabular}
Case
1.1
Case 1.2 Case
1.3
Case
2.1
Case 2.2 Case
2.3
2 5 Alignement avec un caractère
S’il n’y a pas de commande prévue pour aligner les nombres sur le point décimal (ou la virgule
si on respecte les règles françaises) nous pouvons « tricher » et réaliser cet alignement en utilisant
28 CHAPITRE 3. DES TABLEAUX
deux colonnes : la première alignée à droite contient la partie entière et la seconde alignée à gauche
contient la partie décimale. La commande \{,} dans la description du tableau remplace l’espace
normale entre les colonnes par une simple virgule, donnant l’impression d’une seule colonne alignée
sur le séparateur décimal. N’oubliez pas de remplacer dans votre tableau le point ou la virgule par
un séparateur de colonnes (&) ! Un label peut être placé au-dessus de cette colonne en utilisant la
commande \multicolumn.
\begin{tabular}{c r @{,} l}
Expression & \multicolumn{2}{c}{Valeur
} \\
\hline $\pi$ &3&1416 \\
$\pi^{\pi}$ & 36&46\\
$(\pi^{\pi})^{\pi}$ & 80662&7
\\
\end{tabular}
Expression Valeur
π 3,1416
π
π
36,46

π
)
π
80662,7
Un tableau en mode mathématiques : array 3
3 1 Mode mathématiques, anticipation!
On anticipe un peu avec le chapitre suivant. L
A
T
E
X permet d’écrire de belles formules mathématiques
grâce à deux modes :
– $ ... $ : mode mathématique dans le texte, elle peut s’appliquer dans un paragraphe précis
du document.
– \[ ... \] : mode mathématique centrée, pour des formules plus importantes, passe automati-
quement à la ligne et centre la formule.
Tout objet mathématique doit se mettre entre $ $ ou \[ \], question de forme de texte. Attention 3.3
3 2 L’environnement Env:array
Pour faire un tableau qui contient dans chaque case, des formules mathématiques, on peut utiliser
l’environnement Env:array. La structure de cet environnement est la même que Env:tabular.
Pour rajouter du texte dans une des cellules (au cas où), on peut utiliser la commande \text.
Dans la suite de cette section, nous donnons quelques exemples d’utilisation de l’envrionnement
array.
3 3 Exemple 1 : Tableau de valeurs
Le but de cet exemple est de donner les valeurs de f : x →x
2
+ 2x + 2 pour x ∈ [−5, 5]
Z
2
sous
forme de tableau.
$
\begin{array}{|l||c|c|c|c|c|c|c|c|c|
c|c|}
\hline x & -5 & -4 & -3 & -2 & -1
& 0 & 1 & 2 & 3 & 4 & 5 \\
\hline f(x) & 17 & 10 & 5 & 2 & 1
& 2 & 5 & 10 & 17 & 26 & 37 \\
\hline
\end{array}
$
x −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
f(x) 17 10 5 2 1 2 5 10 17 26 37
2. [−5, 5]
Z
est une notation personnelle pour noter [| −5, 5|] ou encore [−5, 5] ∩ Z.
3.3. UN TABLEAU EN MODE MATHÉMATIQUES : ARRAY 29
3 4 Exemple 2 : Tableau de signes
Le but de cet exemple est de tracer le tableau de signe de la fonction g : x →x
2
−5x + 1.
1. Préparatif
On va résoudre l’équation (E) : x
2
−5x + 1 = 0. Le discriminant ∆ = 25 −4 = 21 est positif
donc (E) admet deux solutions :
α =
5 −

21
2
, β =
5 +

21
2
.
Or, on sait qu’un polynôme du second degré a pour signe le signe de son coefficient dominant à
l’extérieur des racines. Donc : g(x) ≥ 0 quand x ∈] −∞, α[∪]β, +∞[ et g(x) ≤ 0 quand x ∈ [α, β].
2. Tracer le tableau de signes
Maintenant, on peut résumer nos résultats dans un tableau de signes.
$
\begin{array}{|l||ccccccc|}
\hline x & -\infty
& & \alpha & & \beta & &
+\infty \\
\hline \text{Signe de } g(x) &
& + & 0 & - & 0
& + & \\
\hline
\end{array}
$
x −∞ α β +∞
Signe de g(x) + 0 − 0 +
3 5 Exemple 3 : Tableau de variations
Le but est de tracer le tableau de variations de la fonction h : x →
x
ln(x)
.
1. Domaine de définition de h
Pour que h(x) existe, il faut que ln(x) = 0 et que x ≥ 0. Donc, h(x) existe si x ∈ T
h
=
]0 , 1[ ∪ ]1 , +∞[.
La fonction h est donc continue sur T
h
car quotient de deux fonctions continues sur leur domaine
de définition.
2. Calcul de la dérivée de h
Calculons ensuite la dérivée de h. La fonction h est de la forme
u
v
avec u : x →x et v : x →ln(x)
donc la dérivée sera de la forme : h

=
u

v−v

u
v
2
.
On calcule la dérivée de u :
u

(x) = 1
et la dérivée de v :
v

(x) =
1
x
.
Donc :
h

(x) =
ln(x) −x
1
x
ln(x)
2
=
ln(x) −1
ln(x)
2
.
3. Tracé du tableau de signes
On trace ensuite le tableau de signes des fonctions p : x → ln(x) − 1 et q : x → ln(x)
2
. On
remarque que h

(x) =
p(x)
q(x)
.
On sait que q s’annule en x = 1 et reste postif sur T
h
∪ ¦1¦. Par contre p s’annule en x = e, est
négatif quand 0 ≤ x ≤ e et positif quand x ≥ e.
30 CHAPITRE 3. DES TABLEAUX
x 0 1 e +∞
Signe de p(x) − − 0 +
Signe de q(x) + 0 + +
Signe de
p(x)
q(x)
− − +
4. Calcul de limites et de valeurs particulières de h
Avant de commencer à tracer le tableau de valeurs, calculons les valeurs particulières et les limites
de la fonction :
lim
x→0
h(x) = 0, lim
x→+∞
h(x) = +∞, h(e) = e;
lim
x→1

h(x) = −∞, lim
x→1
+
h(x) = +∞.
5. Tracé du tableau de variations
Enfin ! On peut tracer le tableau de variations de la fonction h : x →
x
ln(x)
. La structure du tableau
est un peu plus compliquée que les deux tableaux précédemments présentés.
\[
\begin{array}{|l|cccccccccc|}
\hline x & 0 & & & & 1 & & & \eexp{} & & +\infty \\
\hline h’(x) & \vline\ \vline & & - & & \vline\ \vline & & - & 0 & + &
\\
\hline & \vline\ \vline & 0 & & & \vline\ \vline & +\infty & & &
& +\infty \\
h & \vline\ \vline & & \searrow & & \vline\ \vline& & \searrow& & \
nearrow & \\
& \vline\ \vline & & & -\infty & \vline\ \vline & & & \eexp{} &
& \\
\hline
\end{array}
\]
x 0 1 e +∞
h

(x) − − 0 +
0 +∞ +∞
h ` `
−∞ e
L’extension tkz-tab
L’extension tkz-tab, créé par Alain MATTHES, permet de créer des tableaux de variations
plus facilement (mais utilisant le moteur graphique TikZ de L
A
T
E
X) que le bidouillage fait plus
haut. On pourra voir de quoi il en retourne à l’adresse suivante :
http://altermundus.fr/pages/tab.html
On pourra télécharger l’extension à l’adresse suivante :
http://www.ctan.org/pkg/tkz-tab
et la documentation :
http://mirror.ctan.org/macros/latex/contrib/tkz/tkz-tab/doc/
tkz-tab-screen.pdf
Remarque 3.4
3.3. UN TABLEAU EN MODE MATHÉMATIQUES : ARRAY 31
Exercices
L’énoncé de l’exercice 1 jusqu’à l’exercice 6 inclu est de recopier les tableaux proposés.
1 Travailler sans filet
1 2 3
11 22 33
111 222 333
2 On trace les lignes
1 2 3
11 22 33
111 222 333
3 Fusion!
Des nombres !
1 2 3
11 22 33
111 222 333
4 En couleur ?
Indications de couleurs :
– Première ligne : red!30 (rouge pâle)
– Deuxième ligne : blue (bleu)
– Troisième ligne : black!50!green (vert foncé)
5 Petit relevé de notes
Nom Prénom Groupe Note
Durand Paul 1 14,50
Truc Gérard 2 9,00
Moyenne 11,25
Notes ≥ 10 50%
6 Un sondage
Question Comment trouvez-vous L
A
T
E
X?
Choix proposés Très bien Bien Moyen Nul
Réponses reçues 6 2 1 0
7 Tableau de valeurs
Tracer le tableau de valeurs de la fonction f : x →x(x −2) pour x ∈ [−5, 5]
Z
.
8 Tableau de signes
Tracer le tableau de signes de la fonction g : x →−x −4 pour x ∈ [−5, +∞[.
9 Tableau de variations, sans valeur interdite
Tracer le tableau de variations de la fonction h : x →
1
27
(−7x
2
−4x + 128) pour x ∈ [−5, 4].
10 Tableau de variations, avec valeurs interdites
Tracer le tableau de variations de la fonction Φ : x →
1
x
2
−x−1
pour x ∈ T
Φ
.
11 Pour finir : une addition avec tabular
Oui ! C’est possible ! La preuve :
41,2
+ 74,93
116,13
Recopier l’addition avec l’environnement tabular.
32 CHAPITRE 3. DES TABLEAUX
4
Mathématiques I
C H A P I T R E
Si vous n’aimez pas les mathématiques, passez votre chemin ! Sinon, bienvenue dans les
modes mathématiques de L
A
T
E
X !
Présentation 1
1 1 L
A
T
E
X et les maths
L
A
T
E
X est un langage de programmation qui permet d’éditer des documents scientifiques et no-
tamment mathématiques. Pourquoi ? Parce que L
A
T
E
X propose d’écrire soigneusement les formules
mathématiques. Oui ! L
A
T
E
X propose deux modes mathématiques :
– $ ... $ permet d’écrire des mathématiques à l’intérieur d’un paragraphe. C’est le mode
mathématique « en ligne ».
– \[ ... \] permet d’écrire une longue formule mathématiques (une équation importante, par
exemple). C’est le mode mathématique « centré ».
À noter qu’on peut utiliser aussi $$...$$ ou l’environnement Env:displaymath pour
écrire en mode mathématique « centré ». Mais on préféra les \[ \] pour ne pas confondre
mathématiques centré et en ligne.
Remarque 4.1
1 2 Un exemple d’utilisation des modes mathématiques
Soit $A$, $B$ et $C$ trois points du
plans non alignés. On peut noter
que la formule : \[\tan(a+b) = \frac{\
tan a + \tan b}{1 - \tan a \tan
b}\] est très importante pour ré
soudre cet exercice.
Soit A, B et C trois points du plans non alignés. On peut
noter que la formule :
tan(a + b) =
tan a + tan b
1 −tan a tan b
est très importante pour résoudre cet exercice.
1 3 Revendication de L
A
T
E
X
Tout objet mathématique doit être en mode mathématiques (centré ou en ligne) que ce
soit un point en géométrie, un nombre en mathématiques (sauf les sommes d’argents), équations,
formules. . .
Revendication 4.2
1 4 Espacement et texte
– Le mode mathématiques ne prend pas en compte les espacements entre caractères si bien que $x
y z$ est équivalent à $xyz$.
– D’ailleurs, pour écrire du texte en mode mathématiques, il existe deux commandes :
– \mbox pour écrire en début ou fin d’un mode mathématiques « centré ». Cette commande
accepte du mode mathématiques « en ligne ».
– \text pour écrire en indice ou en exposant. Cette commande n’accepte pas de mode mathé-
matiques « en ligne ».
– Il ne faut pas écrire donc : $f(x) = 0 pour x \in \mathbb{Z}$, cela donnerait
quelque chose d’affreux du genre : f(x) = 0pourx ∈ Z.
Formules mathématiques 2
2 1 Puissances et indices
– On peut mettre en exposant (puissance) des caractères.
$2^3$
2
3
34 CHAPITRE 4. MATHÉMATIQUES I
– On peut mettre en indice des caractères.
$x_1$
x
1
– Attention ! Quand il y a plusieurs caractères à mettre en indice ou en exposant, il faut indiquer
par des accolades le début et la fin de la mise en exposant ou en indice.
$x_{10}$
x
10
– On peut aussi cumuler indice et exposant.
$x_{10}^2$
x
2
10
2 2 Fractions et racines
\frac{num}{denom}
donne une fraction dont num est le numérateur de la fraction et denom est le dénominateur de la
fraction.
\sqrt[n]{expr}
donne la racine n
e
(noter le n en italique) de expr
$\sqrt[3]{10}$
3

10
Bien sûr, une racine carrée s’écrit sans l’option de \sqrt.
$\sqrt{5}$

5
Revenons sur les fractions. Une fraction en mode « en ligne » et une fraction en mode centrée n’ont
pas la même taille. On peut le remarquer :
a
b
et
a
b
.
Pour obtenir une fraction en mode « en ligne » de la taille de la fraction « centrée », on peut utiliser la
commande \dfrac (et vice-et-verca, la commande \tfrac permet d’obtenir une fraction de taille
« en ligne » (utile pour ne pas se tracasser avec les parenthèses).
On peut résumer les commandes par ce tableau :
\frac \tfrac \dfrac
Mode « en ligne »
a
b
a
b
a
b
Mode « centré »
a
b
a
b
a
b
TABLE 4.1 – \frac, \tfrac, \dfrac
Un exemple d’utilisation de \frac :
Soit $p$ un nombre rationnel. Alors il
existe \$a \in \mathbf{Z}$ et
$b \in \mathbf{Z}^
*
$ tels que $p = \
frac{a}{b}$. On note : \[\mathbf{Q}
= \left\{\frac{m}{n}, \; (m,n) \in \
mathbf{Z} \times \mathbf{Z}^
*
\right
\}.\]
Soit p un nombre rationnel. Alors il existe a ∈ Z et b ∈ Z

tels que p =
a
b
. On note :
Q =

m
n
, (m, n) ∈ Z Z

.
4.2. FORMULES MATHÉMATIQUES 35
. . . et maintenant, on peut ajuster cet exemple avec les commandes \dfrac et \tfrac :
Soit $p$ un nombre rationnel. Alors il
existe \$a \in \mathbf{Z}$ et
$b \in \mathbf{Z}^
*
$ tels que $p = \
dfrac{a}{b}$. On note : \[\mathbf{Q
}
= \{\tfrac{m}{n}, \; (m,n) \in \mathbf
{Z} \times \mathbf{Z}^
*
\}.\]
Soit p un nombre rationnel. Alors il existe a ∈ Z et b ∈ Z

tels que p =
a
b
. On note :
Q = ¦
m
n
, (m, n) ∈ Z Z

¦.
Symboles 3
3 1 Symbole et opérateurs
Voici quelques commandes de symboles importants en mathématiques :
FIGURE 4.1 – Symboles importants en mathématiques
3 2 Des petits points de supensions
\dots
permet d’imprimer des points de suspensions posés sur la ligne. Elles sont utiles quand on veut raccourcir
l’énumération des éléments dans un ensemble.
$E = \{x_1,\dots,x_n\}$
E = ¦x
1
, . . . , x
n
¦
\cdots
permet d’imprimer des points de suspension alignés avec le signe égal. Elles sont utiles quand on veut
écourter une opération.
$S = x_1 + \cdots + x_n$
S = x
1
+ + x
n
À noter que \ldots (. . .) et \vdots (
.
.
.) seront utiles pour écourter une matrice (qu’on
apprendra au prochain chapitre).
Remarque 4.3
36 CHAPITRE 4. MATHÉMATIQUES I
3 3 Des flèches
Des flèches sont disponibles en mode mathématiques.
$A \rightarrow 1$
A →1
$2 \leftarrow B$
2 ←B
$x \mapsto f(x)$
x →f(x)
Pour dire que x tend vers un nombre a, on pourra utiliser la commande \to :
$x \to a$
x →a
L
A
T
E
X pense aussi au domaine de la « logique » avec les implications (directe ou réciproques) et
équivalence :
$\Leftarrow$ $\Rightarrow$ $\
Leftrightarrow$
⇐⇒⇔
3 4 Lettres grecques
Pour taper des lettres grecques (assez répendues en mathématiques, en hommage sans doute à
l’héritage de la Grèce Antique dans ce domaine) en mode mathématiques, rien de plus simple : il suffit
de taper un antislash et l’intitulé de la lettre grec en français.
$\alpha$ $\beta$ $\gamma$ $\delta$
α β γ δ
Il y a plusieurs versions pour certaines lettres grecques
$\epsilon$ $\varepsilon$
ε
$\theta$ $\vartheta$
θ ϑ
$\phi$ $\varphi$
φ ϕ
$\sigma$ $\varsigma$
σ ς
Remarque 4.4
Pour avoir la lettre en majuscule, on met la première lettre. . . en Majuscule.
$\Gamma$ $\Delta$ $\Theta$ $\Phi$ $\
Psi$ Γ ∆ Θ Φ Ψ
Il n’existe pas de version majuscule pour α, β, , µ et ν. Attention 4.5
3 5 Notation ensembliste
Il y a deux façons d’écrire des ensembles en mathématiques :
1. la vieille version utilise les lettres grasses pour désigner les ensembles. On utilise alors la
commande \mathbf{}.
4.3. SYMBOLES 37
$\mathbf{N} \subset \mathbf{Z} \subset
\mathbf{Q} \subset \mathbf{R} \
subset \mathbf{C}$
N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R ⊂ C
2. ou la version plus moderne qui utilise les lettres dites grasses de tableau (blackboard). On a
besoin du package amsfonts et on utilise alors la commande \mathbb{}.
$\mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset
\mathbb{Q} \subset \mathbb{R} \
subset \mathbb{C}$
N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R ⊂ C
Fonctions mathématiques 4
4 1 Fonctions classiques
1. Trigonométrie
Pour des fonctions trigonométriques, l’erreur fréquente visible sur des documents de non-initiés est
le fait qu’ils tapent tel quel les fonctions trigonométriques.
$cos(a+b)$
cos(a + b)
Or, on a dit que le texte doit se mettre avec la commande \mbox. Pour se faciliter la vie, les créateurs de
L
A
T
E
X ont construit des commandes qui permettent d’écrire correctement les fonctions trigonométriques :
$\cos$ $\sin$ $\tan$ $\arccos$ $\
arcsin$ $\arctan$ $\cosh$ $\sinh$
$\tanh$ $\arg\cosh$ $\arg\sinh$ $\arg\
tanh$
cos sin tan arccos arcsin arctan cosh sinh tanh arg cosh
arg sinh arg tanh
2. Autres fonctions classiques
Exponentielle et logarithme ont aussi leur commande et aussi, plein d’autres. . . :
$\lim$ $\sup$ $\inf$ $\limsup$ $\
liminf$ $\log$ $\ln$ $\lg$ $\exp$
$\arg$ $\min$ $\max$
lim sup inf limsup liminf log ln lg exp arg min max
4 2 Sommes, intégrales, limites
Il existe des symboles mathématiques qui s’adaptent au mode mathématiques employé. On l’a vu
par exemple pour la commande frac.
D’autres commandes utilisent des limites, c’est-à-dire des indices et exposant pour délimiter l’action
du symbole sur une variable muette (ou non).
C’est le cas pour les symboles sommes, intégrales et produit :
$\sum$ % s o m m e
$\int$ % i n t é g r a l e
$\prod$ % p r o d u i t
¸

¸
Voici un exemple en mode mathématique « en ligne » :
$\sum_{k=1}^n k$
¸
n
k=1
k
Le même exemple mais en mode mathématique « centré » :
38 CHAPITRE 4. MATHÉMATIQUES I
\[\sum_{k=1}^n k\]
n
¸
k=1
k
\lim
est une commande qui permet d’imprimer lim pour indiquer les limites d’une fonction ou d’une suite.
Elle fonctonne de la même manière que les commandes sommes, produits et intégrales.
En ligne, l’indice est presque aligné avec la « fonction » lim. En mode centré, l’indice se met en
dessous de la « fonction ».
Voici un exemple en mode mathématique « en ligne » :
$\lim_{x \to a} f(x)$
lim
x→a
f(x)
Le même exemple mais en mode mathématique « centré » :
\[\lim_{x \to a} f(x)\]
lim
x→a
f(x)
Il existe d’autres opérateurs de type somme et produit.
$\lim$ $\sum$ $\prod$ $\coprod$ $\int$
$\iint$ $\iiint$ $\oint$ $\bigcup$
$\bigcap$ $\bigsqcup$ $\bigvee$ $\
bigwedge$ $\bigoplus$ $\bigotimes$
$\bigodot$ $\biguplus$
lim
¸¸¸ ¸ ¸ ¸ ¸¸¸¸
On peut obtenir la forme du math centré en mode « math en ligne » en utilisant la commande
\displaystyle. On obtient alors :
n
¸
k=1
u
2
k
. Mais vaut mieux éviter ce genre de manipulations
qui modifera l’homogénéité du document.
Remarque 4.6
Vecteurs et accents 5
5 1 Vecteurs
Différentes manières d’écrire un vecteur :
1. La commande
\overrightarrow
(assez longue tout de même mais disponible sur T
E
XMaker).
$\overrightarrow{AB}$ −−→
AB
2. Le package esvect permet d’obtenir la commande
\vv
(plus courte à écrire)
$\vv{AB}$ #»
AB
À noter les commandes \imath (ı) et \jmath () qui permettent d’obtenir des i et j sans
points et un meilleur agencement de vecteurs :

ı ,

 (à comparer avec

i ,

j ).
Remarque 4.7
4.5. VECTEURS ET ACCENTS 39
5 2 Accents
FIGURE 4.2 – Les accents en mode mathématiques
Espacements 6
Voyons l’effet des commandes d’espacements sur des petits carrés blancs :
Quel intérêt ?
\[x^2 + y^2 = z^2 \quad \mbox{ avec $x
,y,z \in \Zz$}.\]
x
2
+ y
2
= z
2
avec x, y, z ∈ Z.
40 CHAPITRE 4. MATHÉMATIQUES I
Exercices
Il est demandé dans chaque exercice de proposer un code source qui permet d’imprimer le texte de l’énoncé.
1 Soit a et b deux nombres réels. On pose c = a + b et d = ab. On va calculer c d :
c d = ab(a + b) = a
2
b + ab
2
.
2 Calculons l’aire d’un rectangle :
A
rectangle
= lL avec l la largeur et L la longueur du rectangle.
3 Peut-on calculer les fractions suivantes ?
3

π

π
,
10
−5
3 10
2
9 10
10
,
u
n+1
u
n
pour u
n
= 2
n
,
1 + + n
1 n
.
ou encore

n
n!
.
4 Soit α ∈ R. On note β(θ) l’angle formé par les demis-droites [Ox) et [OΓ(θ)). Quand θ → 0, on peut montrer que :
« Γ(θ) appartient à R ⇔β(θ) = 0 ».
5 Tableau trigonométrique
x 0
π
6
π
4
π
3
π
2
sin(x) 0
1
2

2
2

3
2
1
cos(x) 1

3
2

2
2
1
2
0
tan(x) 0
1

3
1

3 Ind.
6 Retenons tout d’abord la formule qui donne la sommes des n premiers entiers (avec n ≥ 1) :
n
¸
k=1
k =
n(n + 1)
2
.
On note ensuite :
n! :=
n
¸
k=1
k.
Enfin, rappelons tout de même une limite très importante pour la suite :
∀n ∈ N, lim
x→+∞
exp(x)
x
n
= +∞.
7 Soit E un ensemble et E
1
, . . . , E
n
n sous-ensembles de E. On dit que (E
1
, . . . , E
n
) forme une partition de E si :
1.
¸
n
i=1
E
i
= ∅ ;
2.
¸
n
i=1
E
i
= E.
4.7. EXERCICES 41
42 CHAPITRE 4. MATHÉMATIQUES I
5
Mathématiques II
C H A P I T R E
Vous avez toujours rêvé d’écrire ce genre de matrices sur votre ordinateur ? Votre rêve sera
exaucé en lisant ce chapitre.
Rappel de la revendication principale de L
A
T
E
X 1
Tout objet mathématique doit être en mode mathématiques (centré ou en ligne) que ce
soit un point en géométrie, un nombre en mathématiques (sauf les sommes d’argents), équations,
formules. . .
Revendication 5.1
Mise en valeur 2
2 1 Polices mathématiques
En mathématiques, on peut mettre en gras ou en italique, un morceau de texte. Certaines polices
s’obtiennent grâce à l’extension amsfonts :
$\mathrm{Mon\ texte}$ % R o m a i n d r o i t
$\mathit{Mon\ texte}$ % I t a l i q u e
$\mathbf{Mon\ texte}$ % G r a s
$\mathcal{C}$ % c u r s i v e
$\mathfrak{S}$ % g o t h i q u e
Mon texte
Mon texte
Mon texte
(
S
La commande \mathcal n’accepte qu’une chaîne de caractères majuscule.
$\mathcal{abcd}$
¬|
Attention 5.2
Remarquez le \ après le « Mon » pour faire l’espacement mathématique. Sinon, ça donnerait
ceci :
$\mathrm{Mon texte}$
Montexte
Remarque 5.3
2 2 Encadrer des formules
\fbox
permet d’encadrer une formule importante.
\[\fbox{$\displaystyle I_n = \int
_0^{2\pi} \cos(x^2)x^2\mathrm{d}x
$}.\]
I
n
=


0
cos(x
2
)x
2
dx .
Décortiquons le code précédent. La commande \fbox est une boite de texte, il faudra donc
forcer le mode « centré » (grâce à la commande \displaystyle) pour obtenir les symboles
en grand et que la formule ressorte par rapport au texte. On centrera la formule (et la boîte donc)
grâce au mode mathématique « centré » ou à l’environnement Env:center.
Remarque 5.4
D’autres styles de boîtes sont disponibles grâce à l’extension fancybox.
44 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
\shadowbox{Mon texte} % Bo î t e o m b r é e
\doublebox{Mon texte} % Bo î t e d o u b l e
\ovalbox{Mon texte} % Bo î t e o v a l e
\Ovalbox{Mon texte} % Bo î t e o v a l e a v e c
u n e l i g n e p l u s é p a i s s e
Mon texte
Mon texte
£
¢

¡
Mon texte
§
¦
¤
¥
Mon texte
Matrices et algèbre linéaire 3
3 1 Matrices I, array
1. Matrices entourés de parenthèses
L’environnement Env:array permet de faire des matrices. On utilise donc Env:array en
ajoutant de part et d’autre des « délimiteurs » de parenthèses (parenthèses de taille elastique) grâce aux
commandes suivantes :
\left(
\begin{array}{...}
...
\end{array}
\right)
Un petit exemple d’une matrice 3 3 :
\[A = \left(
\begin{array}{ccc}
1 & 2 & 4 \\
3 & 0 & 1 \\
3 & 1 & 2
\end{array}\right)\]
A =

¸
¸
1 2 4
3 0 1
3 1 2
¸

2. Une autre notation matricielle
Certains auteurs utilisent des matrices délimitées par des crochets. La syntaxe serait presque la
même sauf qu’il faudra remplacer les parenthèses par des crochets.
\[A = \left[
\begin{array}{ccc}
1 & 2 & 4 \\
3 & 0 & 1 \\
3 & 1 & 2
\end{array}\right]\]
A =

1 2 4
3 0 1
3 1 2
¸
¸
¸
3. Déterminants
Calculons le déterminant de la matrice A.
Au passage, il y a une commande qui permet d’imprimer det, c’est la commande \det. Un
déterminant est délimité par deux barres verticales qu’on peut imprimer grâce à la commande \vert.
5.3. MATRICES ET ALGÈBRE LINÉAIRE 45
\[\det A = \left\vert
\begin{array}{ccc}
1 & 2 & 4 \\
3 & 0 & 1 \\
3 & 1 & 2
\end{array}\right\vert\]
det A =

1 2 4
3 0 1
3 1 2

Pour info, det A = 5. Remarque 5.5
3 2 Matrices II,
*
matrix
Avec l’extension amsmath, on peut utiliser les environnements
– Env:matrix : une matrice sans délilmiteurs ;
– Env:smallmatrix : une matrice plus petite sans délimiteurs (parfait pour le mode texte) ;
– Env:pmatrix : une matrice avec parenthèses ;
– Env:bmatrix : une matrice avec des crochets ;
– Env:vmatrix : déterminant ;
– Env:Vmatrix : norme ( ?) de matrice.
On nommera
*
matrix l’ensemble des environnements qui permettent de définir les matrices
en mode mathématiques. Le caractère étoile, dans une ligne de commande GNU/Linux, remplace
n’importe quelle séquence de caractères.
Remarque 5.6
La syntaxe se fait différemment de l’environnement Env:array. En effet, il n’est pas besoin
d’indiquer le délimiteur à utiliser et le nombre de colonnes à mettre dans la matrice, l’environnement
Env:
*
matrix s’en charge à votre place.
Soit $A = \left(
\begin{smallmatrix}
1 & 0 & 1 \\
2 & 1 & 0 \\
0 & 2 & 1
\end{smallmatrix}
\right)$ et $B = \left(
\begin{smallmatrix}
0 & 0 & 1 \\
0 & 1 & 0 \\
1 & 0 & 0
\end{smallmatrix}
\right)$. Calculons : \[AB - BA =
\begin{pmatrix}
1 & -2 & 0 \\
-2 & 0 & 2 \\
0 & 2 & -1
\end{pmatrix}
\]
Soit A =

1 0 1
2 1 0
0 2 1

et B =

0 0 1
0 1 0
1 0 0

. Calculons :
AB −BA =

¸
¸
1 −2 0
−2 0 2
0 2 −1
¸

3 3 Matrices III, des points de suspensions
Pour une matrice trop longue, on pourra l’écourter grâce aux points de suspensions horizontaux
(. . ., \ldots), verticaux (
.
.
., \vdots) et diagonaux (
.
.
.
, \ddots).
46 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
\[I_n =
\begin{pmatrix}
1 & 0 & \ldots & 0 \\
0 & 1 & \ldots & 0 \\
\vdots & \vdots & \ddots & \vdots \\
0 & 0 & \ldots & 1
\end{pmatrix}
\]
I
n
=

¸
¸
¸
¸
¸
1 0 . . . 0
0 1 . . . 0
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
0 0 . . . 1
¸

3 4 Rappels sur les vecteurs
Différentes manières d’écrire un vecteur :
1. La commande
\overrightarrow
(assez longue tout de même mais disponible sur T
E
XMaker).
$\overrightarrow{AB}$ −−→
AB
2. Le package esvect permet d’obtenir la commande
\vv
(plus courte à écrire)
$\vv{AB}$ #»
AB
À noter les commandes \imath (ı) et \jmath () qui permettent d’obtenir des i et j sans
points et un meilleur agencement de vecteurs :

ı ,

 (à comparer avec

i ,

j ).
Remarque 5.7
Conditions, équations numérotés, multilignes 4
4 1 Structures conditionnelles
1. array
Pour obtenir des accolades symbolisant une structure conditionnelle, on peut très bien utiliser
l’environnement Env:array :
\[f(x) = \left\{\begin{array}{ll}
\frac{1}{x} & \mbox{ si $x \neq 0$}
\\
0 & \mbox{ si $x = 0$}
\end{array}\right.\]
f(x) =

1
x
si x = 0
0 si x = 0
2. cases
Bien entendu, il existe un environnement qui permet de faire ça « plus rapidement ». C’est l’envi-
ronnement Env:cases. L’avantage, comme avec l’environnement Env:
*
matrix, c’est qu’il n’y a
pas besoin de préciser le délimiteur et le nombre de colonnes.
5.4. CONDITIONS, ÉQUATIONS NUMÉROTÉS, MULTILIGNES 47
\[f(x) = \begin{cases}
\frac{1}{x} & \mbox{ si $x \neq 0$}
\\
0 & \mbox{ si $x = 0$}
\end{cases}.\]
f(x) =

1
x
si x = 0
0 si x = 0
.
4 2 Équations numérotées
Il se peut qu’une équation ou une formule soit tellement importante que, pour la mettre en valeur, on
voudrait la numéroter. On peut utiliser l’environnement Env:equation pour numéroter une formule
ou une équation.
\‘A retenir : si $a > 0$ et $b > 0$,
\begin{equation}
\ln(ab) = \ln(a) + \ln(b)
\end{equation}
À retenir : si a > 0 et b > 0,
ln(ab) = ln(a) + ln(b) (5.1)
1. Avant et après l’environnement Env:equation, il n’y a pas de \[...\]. L’environne-
ment met automatiquement son contenu en mode mathématiques centré.
2. L’option de classe de document leqno met le numéro des équations à gauche. Et l’option
fleqn aligne les équations à gauche, au lieu de les centrer.
Remarques 5.8
4 3 Référencement des équations
Lors d’une démonstration ou d’une explication, on a peut-être besoin de se référer à une équation
au lieu de la numéroter.
Pour cela, il faut labéliser l’équation à laquelle on veut se référer grâce à la commande \label{eq:...}
(le label ne doit pas contenir des caractères spéciaux tels que accents ou lettres grecques) et ensuite,
le référencement se fait par la commande \eqref{eq:...} (ou \ref{eq:...} s’il l’on ne veut
pas de parenthèses autour).
\‘A retenir : si $a > 0$ et $b > 0$,
\begin{equation}
\label{eq:140812-01}
\ln(ab) = \ln(a) + \ln(b)
\end{equation}
La démonstration de la formule \eqref{
eq:140812-01} se fait très
simplement.
À retenir : si a > 0 et b > 0,
ln(ab) = ln(a) + ln(b) (5.2)
La démonstration de la formule (5.2) se fait très simplement.
1. Le référencement se fait grâce à l’appel du label (le ref doit avoir le même nom que le label).
2. Il faut compiler deux fois pour obtenir un bon référencement (avec une seule compilation,
nous obtenons des horribles ? ?).
Remarques 5.9
4 4 Multilignes
1. Sur deux lignes
Il se peut qu’une formule soit trop longue pour tenir sur une ligne. On peut utiliser l’environnement
Env:multline
*
pour scinder en deux lignes une formule.
48 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
\begin{multline
*
}
A = \int_0^h \int_0^{\sqrt{r^2-x^2}}
\mathrm{d}x\mathrm{d}y = \int_0^
h
\sqrt{r^2-x^2}\mathrm{d}x \\
= \frac{1}{2} \left(h\sqrt{r^2-h^2}
+ r^2\arcsin \frac{h}{r}\right)
\end{multline
*
}
A =

h
0


r
2
−x
2
0
dxdy =

h
0

r
2
−x
2
dx
=
1
2

h

r
2
−h
2
+ r
2
arcsin
h
r

2. Sur plusieurs lignes, avec alignement
Avec l’extension amsmath, on peut utiliser l’environnement Env:align
*
qui permet d’avoir un
déroulé de calcul sur plusieurs lignes (avec chaque ligne, aligné sur le signe =).
\begin{align
*
}
(3+2\mathrm{i})^2
& = 3^2 + 2 \times 3 \times 2\mathrm
{i} + (2\mathrm{i})^2 \\
& = 9 + 12\mathrm{i} - 4 \\
& = 5 + 12\mathrm{i}
\end{align
*
}
(3 + 2i)
2
= 3
2
+ 2 3 2i + (2i)
2
= 9 + 12i −4
= 5 + 12i
À noter le i complexe se note
\mathrm{i}
pour ne pas le confondre avec le i nombre entier ou réel.
Remarque 5.10
3. Sur plusieurs lignes, avec alignement, numérotation
Avec l’extension amsmath, on peut utiliser l’environnement Env:align qui permet d’avoir un
déroulé de calcul sur plusieurs lignes (avec chaque ligne, aligné sur le signe =) et numéroté les lignes.
\notag (3+2\mathrm{i})^2 & = 3^2 + 2 \
times 3 \times 2\mathrm{i}
+ (2\mathrm{i})^2 \\
\notag & = 9 + 12\mathrm{i} - 4 \\
& = 5 + 12\mathrm{i}
\end{align}
(3 + 2i)
2
= 3
2
+ 2 3 2i + (2i)
2
= 9 + 12i −4
= 5 + 12i (5.3)
La commande \notag permet de ne pas numéroter la ligne. Remarque 5.11
Création de commandes, opérateurs et théorèmes 5
5 1 Nouvelles commandes
L
A
T
E
X permet de créer nos propres commandes à partir des commandes existantes.
Cela est très pratique surtout lorsque l’on a toujours la même chose à écrire (de longues commandes)
et lorsque l’on veut gagner du temps (car L
A
T
E
X permet aussi de gagner du temps quand on est amené à
l’utiliser quotidiennement).
Pour créer une commande, on utilise la commande \newcommand dans le préambule.
\newcommand{nom}[num]{definition}
5.5. CRÉATION DE COMMANDES, OPÉRATEURS ET THÉORÈMES 49
avec num le nombre de paramètres utiles pour définir la commande.
Dans ce qui suit, on indique quelques commandes raccourcis très utiles.
Toutes ces nouvelles commandes peuvent être intégrés dans un fichier .sty (pour ma part, je
l’ai nommé commandes.sty). On indiquera l’utilisation de ce fichier grâce à la commande :
\input{commandes.sty}
dans le préambule
Astuce 5.12
1. Ensembles de nombres
\newcommand{\ensemblenombre}[1]{\mathbb{#1}}
\newcommand{\Nn}{\ensemblenombre{N}}
\newcommand{\Nnb}{\overline{\Nn}}
\newcommand{\Zz}{\ensemblenombre{Z}}
\newcommand{\Qq}{\ensemblenombre{Q}}
\newcommand{\Qqp}{\Qq^+}
\newcommand{\Rr}{\ensemblenombre{R}}
\newcommand{\Cc}{\ensemblenombre{C}}
\newcommand{\Kk}{\ensemblenombre{K}}
\newcommand{\Nne}{\Nn^
*
}
\newcommand{\Zze}{\Zz^
*
}
\newcommand{\Qqe}{\Qq^
*
}
\newcommand{\Rre}{\Rr^
*
}
\newcommand{\Kke}{\Kk^
*
}
\newcommand{\Rrp}{\Rr_+}
\newcommand{\Rrm}{\Rr_-}
\newcommand{\Rrep}{\Rr_+^
*
}
\newcommand{\Rrem}{\Rr_-^
*
}
\newcommand{\Rrb}{\overline{\Rr}}
\newcommand{\Rrbp}{\overline{\Rr}_+}
\newcommand{\Rrbm}{\overline{\Rr}_-}
\newcommand{\Cce}{\Cc^
*
}
\newcommand{\SO}{\mathbf{SO}}
\newcommand{\Oo}{\mathbf{O}}
\newcommand{\Uu}{\mathbf{U}}
\newcommand{\Pp}{\mathbf{P}}
\newcommand{\Ff}{\mathbf{F}}
\newcommand{\Mm}{\mathbf{M}}
\newcommand{\SL}{\mathbf{SL}}
\newcommand{\Ssp}{\mathbf{Sp}}
2. Caractères spéciaux
\newcommand{\pinf}{+\infty}
\newcommand{\minf}{-\infty}
\renewcommand{\iff}{\Leftrightarrow}
\renewcommand{\implies}{\Rightarrow}
\newcommand{\rcp}{\Leftarrow}
\newcommand{\ot}{\leftarrow}
\newcommand{\icpl}{\mathrm{i}}
\newcommand{\jcpl}{\mathrm{j}}
\newcommand{\eps}{\varepsilon}
\newcommand{\eexp}[1]{\mathrm{e}^{#1}}
\newcommand{\esp}{\mathbf{E}}
\newcommand{\ent}[1]{\mathrm{E}\paren{#1}}
50 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
\newcommand{\ud}{\mathop{}\mathopen{}\mathrm{d}}
\newcommand{\uD}{\mathop{}\mathopen{}\mathrm{D}}
\newcommand{\oij}{\ensuremath{(O,\vv{\imath},\vv{\jmath})}}
\newcommand{\oijk}{\ensuremath{(O,\vv{\imath},
\vv{\jmath},\vv{k})}}
3. Fonctions et intervalles
\newcommand{\fonct}[3]{#1\colon #2 \to #3}
\newcommand{\foncc}[5]{\begin{array}{rcrcl}
#1 & \colon & #2 & \rightarrow & #3 \\
& & #4 & \mapsto & #5
\end{array}}
\newcommand{\foncw}[4]{\begin{array}{rcl}#1 & \rightarrow & #2 \\
#3 & \mapsto &
#4\end{array}}
\newcommand{\intervalle}[4]{\mathopen{#1}#2\mathclose{}
\mathpunct{},#3\mathclose{#4}}
\newcommand{\lignebris}[1]{\mathopen{[}{#1}\mathclose{]}}
\newcommand{\intff}[2]{\intervalle{[}{#1}{#2}{]}}
\newcommand{\intof}[2]{\intervalle{]}{#1}{#2}{]}}
\newcommand{\intfo}[2]{\intervalle{[}{#1}{#2}{[}}
\newcommand{\intoo}[2]{\intervalle{]}{#1}{#2}{[}}
\newcommand{\intent}[2]
{\intervalle{\ldbrack}{#1}{#2}{\rdbrack}}
4. Autres commandes avec paramètres
\newcommand{\suite}[2]{\paren{#1}_{#2}}
\newcommand{\grpquo}[2]{#1/#2}
\newcommand{\ZpZ}[1]{\grpquo{\Zz}{#1\Zz}}
\newcommand{\grpinv}[1]{#1^{\times}}
\newcommand{\divise}[2]{#1 \mid #2}
\newcommand{\ndivise}[2]{#1 \nmid #2}
\newcommand{\congru}[3]{#1 \equiv #2 \pmod{#3}}
\newcommand{\petito}[1]{o\mathopen{}\left(#1\right)}
\newcommand{\grando}[1]{O\mathopen{}\left(#1\right)}
\newcommand{\bouleo}[2]{\mathcal{B}\paren{#1,#2}}
\newcommand{\boulef}[2]{\adh{\mathcal{B}}\paren{#1,#2}}
\newcommand{\bord}[1]{\partial #1}
5. Commandes de délimiteurs
\newcommand{\croch}[1]{\left[ #1 \right]}
\newcommand{\evalint}[3]{\croch{#1}_{#2}^{#3}}
\newcommand{\abs}[1]{\left\lvert #1 \right\rvert}
\newcommand{\norm}[2]{\left\lVert #1 \right\rVert_{#2}}
\newcommand{\normp}[1]{\norm{\cdot}{#1}}
\newcommand{\norme}[1]{\norm{#1}{}}
\newcommand{\paren}[1]{\left(#1\right)}
\newcommand{\grdparen}[1]{\bigl(#1\bigr)}
\newcommand{\Grdparen}[1]{\Bigl(#1\Bigr)}
\newcommand{\accol}[1]{\left\{#1\right\}}
\newcommand{\systeq}[1]{\left\{#1\right.}
\newcommand{\prsc}[2]{\left\langle #1,#2 \right\rangle}
5.5. CRÉATION DE COMMANDES, OPÉRATEURS ET THÉORÈMES 51
5 2 Nouveaux opérateurs
1. Déclarer de nouveaux opérateurs
Pour obtenir arg sinh, on a besoin de taper deux commandes : \arg et \sinh. Si on est un peu
fainéant, on aimerait écrire arg sinh avec une seule commande.
L’extension amsmath nous fournit une commande
\DeclareMathOperator{nom}{definition}
Solution pour satisfaire notre fainéantisme :
\DeclareMathOperator{\argsinh}{argsinh}
\DeclareMathOperator{\argcosh}{argcosh}
\DeclareMathOperator{\argtanh}{argtanh}
2. Réduire les symboles somme et produit
La version étoilée de la commande \DeclareMathOperator permet d’obtenir les indices et
exposants au dessus de l’opérateur en mode mathématique centré.
Par exemple, l’opérateur d’équivalence en un point (pour les fonctions) n’est pas bien défini. On
peut le définir grâce à la commande précédente :
\DeclareMathOperator
*
{\equiven}{\sim}
\[f \equiven_{x = a} g \iff \lim_{x\to
a} \frac{f(x)}{g(x)} = 1.\]
f ∼
x=a
g ⇔ lim
x→a
f(x)
g(x)
= 1.
3. Problème avec le déterminant
Il se peut que l’on ne veut pas que l’indice de la commande \det en mode math centré ne soit pas en
dessous de l’indice. C’est le cas quand on précise une base. Une solution serait d’utiliser \nolimits
après la commande \det
\[\det\nolimits_{\mathcal{B}} (x_1,\
ldots,x_n)\] det
B
(x
1
, . . . , x
n
)
On peut aussi utiliser \DeclareMathOperator pour définir une nouvelle commande \detb
%% PREAMBULE %%
\DeclareMathOperator{\detb}{det}
%% CORPS DU DOCUMENT %%
\[\detb_{\mathcal{B}} (x_1,\ldots,x_n)
\]
det
B
(x
1
, . . . , x
n
)
4. Quelques nouveaux opérateurs
\DeclareMathOperator{\card}{card}
\DeclareMathOperator{\ord}{ord}
\DeclareMathOperator{\GL}{GL}
\DeclareMathOperator{\Bin}{Bin}
\DeclareMathOperator{\Pois}{Pois}
\DeclareMathOperator{\Unif}{Unif}
\DeclareMathOperator{\Cov}{Cov}
\DeclareMathOperator{\Var}{Var}
\DeclareMathOperator{\Ker}{Ker}
\DeclareMathOperator{\PPCM}{PPCM}
\DeclareMathOperator{\PGCD}{PGCD}
\DeclareMathOperator{\tr}{tr}
52 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
\DeclareMathOperator
*
{\equiven}{\sim}
\DeclareMathOperator{\detb}{det}
5 3 Nouveaux théorèmes
1. Créer des théorèmes
Pour créer des théorèmes
1
avec numérotation automatique, on aura recours à l’extension amsthm.
Il y a trois styles de théorèmes (\theoremstyle) :
– plain : le titre du théorème est en gras et le texte est en italique ;
– definition : le titre du théorème est en gars et le texte est en romain droit ;
– remark : le titre est en italique et le texte est en romain droit.
On indique le nouveau théorème par la commande (à mettre dans le préambule) :
\newtheorem{thm}{Théorème}
Avec cette commande, nous avons créé un environnement Env:thm (avec son compteur) qu’on peut
utiliser dans le corps du document.
2. À propos des compteurs
1. On peut lier le compteur du théorème à un chapitre, à une section (ou à une sous-section. . .),
c’est-à-dire qu’à chaque fin de chapitre (ou section ou sous-section), on réinitialise le compteur à
1.
\newtheorem{thm}{Théorème}[section]
2. On peut lier le compteur du théorème (thm
2
) à un autre théorème (thm
1
), c’est-à-dire qu’à chaque
appel du thm
2
, L
A
T
E
X incrémente le compteur de thm
1
.
\newtheorem{defn}[thm]{Définition}
3. Un exemple de code source complet avec amstheorem
\documentclass{article}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usepackage[frenchb]{babel}
\usepackage{amsmath,amsthm}
\theoremstyle{plain}
\newtheorem{thm}{Théorème}[section]
\theoremstyle{definition}
\newtheorem{defn}[thm]{Définition}
\begin{document}
\section{Première section}
\begin{thm}
Premier théorème
\end{thm}
\begin{defn}
Une définition
\end{defn}
\section{Seconde section}
\begin{defn}
Une autre définition
\end{defn}
\end{document}
1. Dans ce paragraphe, « théorème » signifie définition, exemples, théorèmes, propositions, corollaires, lemmes. . .
5.5. CRÉATION DE COMMANDES, OPÉRATEURS ET THÉORÈMES 53
54 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
Exercices
L’exercice consiste à écrire cette page de cours (il s’agit de [8, pages 131-132 ;135]). On pourra créer un fichier avec des
commandes raccourcis qui faciliteront la frappe du code source. Pour créer une démonstration, on peut utiliser l’environnement
Env:proof.
DÉBUT DU COURS
1 Équations linéaires : cas général
Maintenant, on considère les équations dans R
n
de la forme
x

= Ax + b(t) (1)
où A est une matrice de dimension (n, n) à coefficients réels et b: R →R
n
est une fonction continue. Intentionnel-
lement, on ne considère pas dans ce cours le cas plus général des équations dans R
n
de la forme
x

= A(t)x + b(t)
où A(t) estu ne matrice de dimension (n, n) variant de façon continue avec t, puisque malgré le fait d’être extrê-
mement important, il est également de nature beaucoup plus complexe.
On commence notre étude par le cas b(t) = 0, et donc avec l’équation
x

= Ax, (2)
où A est une matrice de dimension (n, n) à coefficients réels. Puisque la fonction f(t, x) = Ax est de classe (
1
elle
est aussi continue et localement lipschitzienne en x.
Exemple 1.1. Prenons l’équation

x

y

=

0 1
−1 0

x
y

, (3)
qui peut être écrite de la forme

x

= y,
y

= −x.
On a vu que ce système différentiel a pour solution :

x(t)
y(t)

=

r cos(−t + c)
r sin(−t + c)

avec r ≥ 0 et c ∈ ]0 , 2π]. on peut écrire :

x(t)
y(t)

=

r cos c cos t + r sin c sin t
−r cos c sin t + r sin c cos t

= r cos c

cos t
−sin t

+ r sin c

sin t
cos t

.
On conclut donc que l’ensemble des solutions de l’équation (3) est un espace vectoriel de dimension 2, engendré
par les vecteurs

cos t
−sin t

et

sin t
cos t

.
Afin de résoudre l’équation (2) dans le cas général, c’est-à-dire pour une matrice arbitraire A, on introduit la
notion d’exponentielle d’une matrice.
Définition 1.2. On définit l’exponentielle d’une matrice carrée A par
e
A
=

¸
k=0
1
k!
A
k
, (4)
5.6. EXERCICES 55
avec la convention que A
0
= id.
On montre alors que la série converge.
Proposition 1.3. La série dans (4) est convergente, c’est-à-dire qu’il existe une matrice B de dimension (n, n)
telle que
m
¸
k=0
1
k!
A
k
→B
coefficient par coefficient lorsque m →∞.
2 Formule de variations des constantes
Théorème 2.1. Pour (t
0
, x
0
) ∈ R R
n
, la solution de l’équation (1), avec x(t
0
) = x
0
, est donnée par
x(t) = e
A(t−t
0
)
x
0
+

t
t
0
e
A(t−s)
b(s) ds (5)
et a pour intervalle maximal R.
Démonstration. Il suffit de vérifier que la fonction x(t) dans (5) satisfait :
x(t
0
) = e
0A
x
0
= e
0
x
0
= idx
0
= x
0
,
et
x

(t) = Ae
A(t−t
0
)
x
0
+

t
t
0
Ae
A(t−s)
b(s) ds + e
A(t−t)
b(t)
= A

e
A(t−t
0
)
x
0
+

t
t
0
e
A(t−s)
b(s) ds

+ e
0
b(t)
= Ax(t) + b(t).
Puisque les fonctions dans les intégrales sont continues, la fonction x(t) est définie sur R.

FIN DU COURS
56 CHAPITRE 5. MATHÉMATIQUES II
6
Compléments pour les
professeurs
C H A P I T R E
Oui ! Bon, j’avoue ! Je vous ai caché des choses concernant L
A
T
E
X. Ce chapitre permettra de
me rattraper !
Créer un cours en L
A
T
E
X 1
1 1 Un chapitre de cours
1. Introduction
On souhaite créer un cours sur L
A
T
E
X pour un niveau spécifique (par exemple, un cours de mathéma-
tiques de 3
e
). La majorité des professeurs crée leur cours chapitre par chapitre (séquence par séquence).
Il est donc préférable de faire un fichier source (donc un PDF) par chapitre.
Généralement, un cours ne dépasse pas une dizaine de pages donc on n’a pas besoin de faire un trop
long document. Nous devons alors utiliser la classe article pour créer le document. Le titre contiendra
le numéro du chapitre (dans la progression) et le thème abordé.
2. Les packages utiles
– inputenc (option : utf8) : encodage des caractères dans le code source.
– fontenc (option : T1) : encodage des caractères dans le document final.
– babel (option : frenchb) : langage du document.
– eurosym : écrire le symbole euro.
– xcolor : mettre de la couleur dans le document.
– pifont : caractères « ding ».
– hyperref : liens cliquable sur le PDF.
– titlesec : personnaliser les chapitres et sections.
– titletoc : personnaliser la table des matières.
– listings : utile quand on présente un code dans un langage de programmation particulier.
– amsmath : faire des mathématiques.
– amsfonts : Blackboard
– amssymb : ajoute des symboles mathématiques
– amsthm : mise en forme des théorèmes
– OU ntheorem : mise en forme des théorèmes (plus d’options).
– fancyhdr : mise en forme des entêtes et pieds de pages.
– makeidx : faire un index (voir la section 6.1.8)
– graphicx : insérer des images et graphiques.
– tikz : pour créer des graphiques.
– asymptote : même fonction que tikz.
Il se peut que les packages peuvent entrer en conflit. Souvenez-vous de l’option table de
xcolor (voir remarque 3.2). Ici, ce ne sera pas le même genre de conflit. Des commandes créées
pour le package amsmath se retrouvent dans le package ntheorem.
Attention 6.1
3. pas-cours
À noter que Stéphane PASQUET
1
, professeur de mathématiques à domicile sur Bordeaux, a créé
un fichier de style qui permet d’obtenir un document de visualisation pour vos chapitres de cours très
coloré, avec des théorèmes encadrés.
On peut récupérer le fichier de style pas-cours.sty sur son site web :
http://mathweb.fr
Ce fichier de style doit se trouver dans le répertoire personnalisé
./texmflocal/tex/latex/
(voir la section 6.5 « Installer un paquet »). On pourra télécharger le fichier de documentation sur son
site web.
Voici un cours fait par Stéphane PASQUET avec l’extension pas-cours.sty sur le théorème de
Pythagore :
1. encore lui ! voir remarque 3.2
58 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 59
60 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
Pour obtenir facilement la documentation d’un package
La meilleure façon de connaître les options proposés pour chacun des paquets présentés plus
en haut, c’est de consulter les documentations fournies par les créateurs des dits paquets.
Sous GNU-Linux On veut par exemple avoir la documentation du paquet amsmath. On tape
alors dans un terminal :
texdoc amsmath
Sous TexMaker Pour rechercher rapidement la documentation sur une extension, les distributions
LaTeX fournissent un programme appelé texdoc que l’on peut lancer directement depuis
Texmaker.
Exemple de recherche de la documentation sur l’extension float :
1. Menu "Aide" de Texmaker -> "TexDoc [sélection]".
2. Taper float, puis cliquer sur OK.
3. Le programme texdoc lance automatiquement la doc avec l’afficheur correspondant.
Remarque 6.2
1 2 Un livre de cours
1. Introduction
Vient la fin de l’année et on voudrait compiler en un seule document tous les cours (sur un niveau)
faits pendant l’année scolaire. Ce document sera un livre décomposé en chapitres (et en parties).
Pour cela, on va tout d’abord créer un document de type book. Ensuite, on peut récupérer les
pakages utiles dnas les codes sources de chapitre
2
puis le corps du doument (sans \maketitle et
\tableofcontents).
Il ne faudra pas oublier de renseigner le nom de chaque chapitre par la commande \chapter.
2. trmbook.cls
Une classe de document, créée par Phillipe G. (pg) du forum mathematex, permet d’obtenir le rendu
d’un manuel scolaire pour nos livrets de cours.
Elle est disponible à l’adresse suivante :
http://forum.mathematex.net/latex-f6/environnement-cases-t10079-80.html
Le document que vous lisez en ce moment a été créé grâce à la classe trmbook.cls mais
avec quelques modifications dessus. Si vous êtes intéressé par les codes sources de document,
n’hésitez pas à me le demander via mon adresse mail. Le document est sous licence Creative
Commons BYNCSA (voir plus bas).
Remarque 6.3
3. mathbook.cls
Le nouveau mathbook.cls de Stéphane PASQUET
3
permet d’écrire un livre en L
A
T
E
X doté
(comme trmbook) d’une remarquable présentation très colorée.
Le fichier est disponible sur son web, rubrique LaTeX > Classe mathbook
Voici quelques pages de la documentation faite sous mathbook.cls par Stéphane PASQUET.
2. c’est en fait l’« union » des packages qu’il faut mettre pour que la compilation soit correcte
3. décidément, il est partout ! Rappelons l’adresse de son site web : http://mathweb.fr
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 61
62 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 63
64 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 65
66 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
4. À propos de la licence de ce document
Voici ce que vous avez le droit de faire de ce document :
FIGURE 6.1 – Licence Creative Commons BYNCSA
1 3 Scinder un document en plusieurs douments
Imaginons que nous avons tapé 18 chapitres pour un niveau particulier et on veut rassembler ces
chapitres dans un seul document en classe book. Si l’on rassemble ces 18 chapitres, nous obtiendrons
un fichier source de plus d’une centaine de milliers de caractères. Le fichier sera donc difficilement
manipulable.
L’idée est donc de scinder les 18 chapitres en. . . 18 codes sources et on créera un fichier source
4
qui « incluera » les 18 codes sources.
Supposons que le chapitre 1 correspond au fichier source chap1.tex, le chapitre 2 chap2.tex
et ainsi de suite. . ., alors le document maître (qu’on nommera cours.tex) aura la forme suivante :
\documentclass{book}
% L I S T E DES PACKAGES U T I L E S
\begin{document}
\include{chap1}
\include{chap2}
\include{chap3}
\include{chap4}
\include{chap5}
\include{chap6}
\include{chap7}
\include{chap8}
\include{chap9}
\include{chap10}
\include{chap11}
\include{chap12}
\include{chap13}
\include{chap14}
\include{chap15}
\include{chap16}
\include{chap17}
\include{chap18}
\end{document}
On ne conservera que le corps du document des fichiers sources chap
**
.tex. Pas la peine
de charger x fois le même paquet !
Remarque 6.4
4. ce qu’on appelle un document maître
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 67
Imaginons maintenant que l’on veut intégrer un dernier chapitre (le chapitre 19) en cours de route
5
.
Il faudra donc ajouter avant le \end{document} :
\include{chap19}
Mais on ne veut donc pas compiler les 18 chapitres précédents, ce serait trop long. Deux solutions
s’offrent à nous :
1. Commenter les lignes
\include{chap
**
}
et laisser juste :
\include{chap19}
2. Utiliser la commande
\includeonly{chap19}
qui ne compilera que la commande
\include{chap19}
Vous avez remarqué sûrement qu’il n’y a pas besoin de mettre .tex dans les noms du fichiers
dans la commande \include. Il ne faut pas le mettre !
Remarque 6.5
Un peu de programmation en L
A
T
E
X
Pour véritablement écourter le code source proposé précéddemment, on peut utiliser une
boucle for de variable muette i et qui irait de i = 1 jusqu’à i = 18. Cela donnerait
\documentclass{book}
\usepackage{multido}
% + L I S T E DES PACKAGES U T I L E S
\begin{document}
\multido{\i=1+1}{18}{%
\include{chap\i}
}
\end{document}
Plus d’informations : [9]
Pour aller plus loin
La commande \include imprime sur une nouvelle page le code source demandé. Si l’on
ne veut pas ce passage de page forcé, on pourra utiliser la commande \input (et dans ce cas-là,
oubliez la méthode 2 précédemment décrite).
Remarque 6.6
1 4 Mise en forme des théorèmes
1. Mise en forme des théorèmes
Dans le chapitre 5, nous avons vu comment on peut automatiser la numérotation des théorèmes
6
avec l’extension amsmath. Il en existe d’autres comme ntheorem, shadethm ou boiboites. . .
Dans ce qui va suivre, on décrit les commandes de personnalisation des théorèmes avec ntheorem
(inspiré de [1]).
5. Ce chapitre sera créé à tatons, par compilations successives dans un fichier nommé chap19.tex.
6. je rappelle qu’on désigne par « théorème » tout ce qui est définition, théorème, propositions, remarques, exemples. . .
68 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
\theoremstyle{style}
définit le style du théorème (plain correspond aux valeurs par défaut et break permet d’avoir un retour à
la ligne, margin et marginbreak sont similaires avec la différence de placer le numéro dans la marge) ;
\theoremheaderfont{police}
définit la police du titre de tous les « théorèmes » liés à l’environnement ;
\theorembodyfont{police}
définit la police du texte ;
\theoremnumbering{style}
définit le style du numéro ;
\theoremprework{avant}
définit l’élément devant tout théorème ;
\theorempostwork{après}
définit l’élément venant après tout théorème ;
\theoremsymbol{objet}
définit l’objet à la fin de chaque environnement théorème ;
\theoremseparator{séparateur}
définit l’élément situé entre le numéro et le texte du théorème ;
On donne maintenant quelques exemples :
% PREAMBULE
{%
\theoremheaderfont{\sffamily\bfseries}
\theorembodyfont{\sffamily}
\newtheorem{Def}{Définition}
}
\begin{document}
\begin{Def}
$\overline{z}$ est appelé \emph{
conjugué} de $z$
\end{Def}
\end{document}
Définition 1 z est appelé conjugué de z.
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 69
% PREAMBULE
{%
\theoremstyle{break}
\theoremprework{%
\rule{0.6\linewidth}{0.5pt}}
\theorempostwork{\hfill%
\rule{0.6\linewidth}{0.5pt}}
\theoremheaderfont{\scshape}
\theoremseparator{ ---}
\newtheorem{Prop}{%
\textcolor{red}{Proposition}}[section]
}
\begin{document}
\begin{Prop}
Pour tout $z$ dans $\mathbb{C}$, on
a $z\overline{z} = \Vert z \Vert
^2$.
\end{Prop}
\end{document}
PROPOSITION 2.3.4 — Pour tout z dans C, on a : zz =
|z|
2
.
% PREAMBULE
{%
\theorembodyfont{\small}
\theoremsymbol{$\square$}
\newtheorem
*
{Dem}{Démonstration}
}
\begin{document}
\begin{Dem}
On utilise la notation $z = x+y\
mathrm{i}$ : $z\overline{z} =
(x+y\mathrm{i})(x-y\mathrm{i}) = x^2
- (y\mathrm{i})^2 = \ldots$.
\end{Dem}
\end{document}
Démonstration On utilise la notation z = x + yi : zz =
(x + yi)(x −yi) = x
2
−(yi)
2
= . . ..
% PREAMBULE
{%
\theoremnumbering{Roman}
\theorembodyfont{\normalfont}
\newtheorem{Rem}{Remarque}
}
\begin{document}
\begin{Rem}
Cela implique $z\overline{z} \ge 0$.
\end{Rem}
\end{document}
Remarque IV Cela implique zz ≥ 0.
2. Mise en forme des entêtes et pieds de pages
Par défaut, le style de la page est :
– plain en classe article,
– headings en classe book (la première de chaque chapitre est en plain.
70 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
Pour information,
\pagestyle{empty}
n’imprime pas d’en-tête et de pied de page ;
\pagestyle{plain}
affiche le numéro de la page en pied de page ;
\pagestyle{headings}
affiche le numéro de la page + la section (et le chapitre) en cours.
Remarque 6.7
On peut aussi personnaliser ces éléments de la page et pour cela, on peut utiliser le paquet
fancyhdr. Cette extension permet de définir une page de style « fancy ».
\pagestyle{fancy}
On peut modifier en-tête et pied de page avec les commandes suivantes :
\fancyhead
pour les en-têtes (head pour tête) ;
\fancyfoot
pour les pieds de page (foot pour pied).
La commande admet une option et un argument. L’option (obligatoire) permet d’indiquer la parité
de la page et la position dans la page :
– E : page paire ;
– O : page impaire ;
– L : à gauche ;
– C : centré ;
– R : à droite.
Pour exemple, voici ma personnalisation des pieds de page :
\pagestyle{fancy}
\fancyfoot{}
\fancyfoot[LE]{\fontfamily{ugq}\selectfont\bfseries\small \
textcolor{magenta}{\thepage}}
\fancyfoot[RO]{\fontfamily{ugq}\selectfont\bfseries\small \
textcolor{magenta}{\thepage}}
\fancyfoot[LO]{\bfseries\small \textcolor{magenta}{\textsc{\
rightmark}}}
\fancyfoot[RE]{\bfseries\small \textcolor{magenta}{\textsc{\
leftmark}}}
\textcolor{couleur}{texte}
permet de colorer un texte avec la couleur choisie (il faudra utiliser l’extension xcolor).
\leftmark
permet d’imprimer le dernier titre de chapitre rencontré.
\rightmark
permet d’imprimer le dernier titre de section rencontré.
Remarque 6.8
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 71
Vous pouvez consulter [3, 10.4, p. 180] pour une explication de personnalisation des en-têtes
et pieds de pages encore plus complète.
Pour aller plus loin
1 5 Insérer une image, un graphique, une figure géométrique
1. Simple inclusion
Pour insérer un fichier image (.jpg, .png, .eps entre autres. . .), on utilise l’extension graphicx.
Par exemple, on veut intégrer une image de tigre nommée tigre.jpg dans notre document. Dans
ce but, nous allons utiliser la commande \includegraphics.
\begin{center}
\includegraphics{tigre.jpg}
\end{center}
Ah zut ! L’image dépasse du cadre. . . On a besoin donc de la réduire. Pour cela, on va utiliser les
options de taille de la commande \includegraphics. Voici la réduction de l’image avec 8 cm de
largueur.
\begin{center}
\includegraphics[width=8cm]{tigre.
jpg}
\end{center}
En fait, les cadres d’exemple font 9 cm de largueur. Maintenant, ça passe tout juste ! Remarque 6.9
On peut intégrer toute sorte de fichier image. Pour un cours de mathématiques, on veut par exemple
exporter les figures GeoGebra, les graphiques avec un éditeur de graphique
7
.
Pour exporter une image à partir d’un logiciel, il vous suffit de cliquer sur Fichier > Exporter
et choisir le format image classique. Une fenêtre s’ouvre : il faut enregistrer votre image dans le dossier
de compilation de votre document.
Voici un exemple avec le fichier figure-geogebra.png
7. GeoGebra fait aussi l’affaire
72 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
\begin{center}
\includegraphics[width=8cm]{figure-
geogebra.png}
\end{center}
On peut encore faire mieux en adoptant le style L
A
T
E
X. C’est ce qu’on va voir dans la section
suivante.
2. Image flottante avec légende
Comme nous l’avons précisé dans le chapitre 1, L
A
T
E
X se charge de la forme du document et nous,
du fond de celui-ci. On peut donc demander à L
A
T
E
X de placer au mieux notre image.
Pour cela, on utilise l’environnement Env:figure et la commande \caption pour donner une
légende à notre « figure ».
\begin{figure}[!htp]
\centering
\includegraphics[width=8cm]{figure-geogebra.png}
\caption{Une figure sur le logiciel GeoGebra}
\label{fig:191012-01}
\end{figure}
FIGURE 6.2 – Une figure sur le logiciel GeoGebra
Explication des lettres en option dans l’environnement
– h : l’image est placée à l’endroit même où on l’indique ;
– ! : caractère de préférence (ici, par exemple, !h signifie : « l’image doit être de préférence
ici ») ;
– t : l’image est placée en haut d’une page ;
– b : l’image est placée en bas d’une page ;
– p : l’image est placée sur toute une page.
Remarque 6.10
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 73
Il existe d’autres environnements qui permet de faire flotter des éléments dans la page, c’est le
cas, par exemple, de l’environnement Env:table.
Remarque 6.11
3. Autres options
Pour terminer celle-ci, voyons d’autres options de \includegraphics.
% MI S E A L ’ ECHELLE
\begin{center}
\includegraphics[scale=0.5]{tigre.
jpg}
\end{center}
% ROTATI ON AVEC ROTATEBOX
\begin{center}
\rotatebox{30}{
\includegraphics[width=7cm]{tigre.
jpg}
}
\end{center}
1 6 Dessiner sur L
A
T
E
X
Il existe des programmes intégrés à L
A
T
E
X qui permet de faire des graphiques de très grande qualité.
On présente dans cette section, deux moteurs graphiques pour L
A
T
E
X, TikZ et Asymptote.
1. TikZ
TikZ a été créé par Till TANTAU et est déjà à sa version 2.10 depuis octobre 2010. Contrairement à
des images exportées, TikZ respecte les polices L
A
T
E
X utilisées dans le document.
On peut trouver des exemples de figures créés avec TikZ à l’adresse suivante :
http://www.texample.net/tikz/examples
On peut trouver une documentation (par Gérard TISSEAU et Jacques DUMA) très bien faite et en
français à cette adresse :
http://math.et.info.free.fr/TikZ/bdd/TikZ-Impatient.pdf
Avec GeoGebra, on peut exporter une figure en TikZ. Voici, par exemple, l’exportation TikZ de la
figure de la section précédente. Sur GeoGebra 4, dès que l’on veut exporter une figure terminée,
– on va dans Fichier > Exporter > Graphique vers PGF/Tikz;
– on peut modifier les options proposées ;
– dès que les options nous conviennent, on clique sur Générer le code PGF/Tikz;
– un code source apparait, on sélectionne ce qu’il y a entre :
\begin{tikzpicture}
...
\end{tikzpicture}
– on ajoute les couleurs créées par GeoGebra dans le préambule.
\definecolor{zzttqq}{rgb}{0.6,0.2,0}
\definecolor{qqqqff}{rgb}{0,0,1}
74 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
\begin{tikzpicture}[line cap=round,
line join=round,>=triangle 45,x=1.0
cm,y=1.0cm]
\draw[->,color=black] (-3.48,0) --
(3.76,0);
\foreach \x in {-3,-2,-1,1,2,3}
\draw[shift={(\x,0)},color=black] (0pt
,2pt) -- (0pt,-2pt) node[below] {\
footnotesize $\x$};
\draw[->,color=black] (0,-3.34) --
(0,2.82);
\foreach \y in {-3,-2,-1,1,2}
\draw[shift={(0,\y)},color=black] (2pt
,0pt) -- (-2pt,0pt) node[left] {\
footnotesize $\y$};
\draw[color=black] (0pt,-10pt) node[
right] {\footnotesize $0$};
\clip(-3.48,-3.34) rectangle
(3.76,2.82);
\fill[color=zzttqq,fill=zzttqq,fill
opacity=0.1] (0,0) -- (3,0) --
(3,2) -- (2,2) -- cycle;
\fill[color=zzttqq,fill=zzttqq,fill
opacity=0.1] (0,0) -- (-2.86,-0.91)
-- (-2.25,-2.82) -- (-1.3,-2.51)
-- cycle;
\draw [color=zzttqq] (0,0)-- (3,0);
\draw [color=zzttqq] (3,0)-- (3,2);
\draw [color=zzttqq] (3,2)-- (2,2);
\draw [color=zzttqq] (2,2)-- (0,0);
\draw [color=zzttqq] (0,0)--
(-2.86,-0.91);
\draw [color=zzttqq] (-2.86,-0.91)--
(-2.25,-2.82);
\draw [color=zzttqq] (-2.25,-2.82)--
(-1.3,-2.51);
\draw [color=zzttqq] (-1.3,-2.51)--
(0,0);
\begin{scriptsize}
\fill [color=qqqqff] (0,0) circle (1.5
pt);
\draw[color=qqqqff] (0.16,0.26) node
{$A$};
\fill [color=qqqqff] (3,0) circle (1.5
pt);
\draw[color=qqqqff] (3.16,0.26) node
{$B$};
\fill [color=qqqqff] (3,2) circle (1.5
pt);
\draw[color=qqqqff] (3.16,2.26) node
{$C$};
\fill [color=qqqqff] (2,2) circle (1.5
pt);
\draw[color=qqqqff] (2.16,2.26) node
{$D$};
\fill [color=qqqqff] (0,0) circle (1.5
pt);
\draw[color=qqqqff] (0.18,0.26) node
{$A’$};
\fill [color=qqqqff] (-2.86,-0.91)
circle (1.5pt);
\draw[color=qqqqff] (-2.68,-0.66) node
{$B’$};
\fill [color=qqqqff] (-2.25,-2.82)
circle (1.5pt);
\draw[color=qqqqff] (-2.06,-2.56) node
{$C’$};
\fill [color=qqqqff] (-1.3,-2.51)
circle (1.5pt);
\draw[color=qqqqff] (-1.1,-2.26) node
{$D’$};
\end{scriptsize}
\end{tikzpicture}
−3 −2 −1 1 2 3
−3
−2
−1
1
2
0
A B
C D
A

B

C

D

Si
a
vous avez tracé des droites ou des courbes représentatives de fonctions, il serait bon
d’ajouter ceci :
\shorthandoff{:}
\begin{tikzpicture}
...
\end{tikzpicture}
\shorthandon{:}
a. Petit aparté : désolé pour la petitesse de la police d’écriture avant la figure mais je n’ai pas pu faire autrement !
Remarque 6.12
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 75
2. Asymptote
Asymptote est un autre moteur graphique pour L
A
T
E
X développé par Andy HAMMERLINDL, John C.
BOWMAN et Tom PRINCE. Ce moteur graphique est très utilisé pour créer toutes sortes de figures et
plus particulièrement, des figures en 3D (son moteur 3D est bien fichu).
Par contre, Asymptote doit se télécharger sur ce site :
http://asymptote.sourceforge.net/
et la procédure d’installation est détaillé dans la documentation (non-officielle) française.
On pourra trouver l’exemple suivant sur le site de Gaëtan MARRIS :
www.marris.org/asymptote/
import graph3;
import palette;
size(8cm,0);
currentprojection=perspective(2,5,2);
real f(pair z) {return exp(-((z.x-1)
^2+z.y^2)-10
*
(z.x^3+z.x
*
z.y^4-z.x
/5)
*
exp(-abs(z)^2);}
limits((-3.5,-3.5,-3.5),(3.5,3.5,3.5))
;
xaxis3(Label("$x$",1),blue,arrow=Arrow
3);
yaxis3(Label("$y$",1),blue,arrow=Arrow
3);
zaxis3(Label("$z$",1),blue,arrow=Arrow
3);
surface s=surface(f,(-3,-3),(3,3)
,60,60,Spline);
s.colors(palette(s.map(zpart),Rainbow
()));
draw(s,meshpen=blue);
shipout(bbox(2mm,Fill(white)));
Avant que j’oublie, voici le lien vers la documentation (non officielle) française :
http://cgmaths.fr/cgFiles/Dem_Rapide.pdf
et aussi le forum (non officiel aussi) Asymptote de Gaëtan MARRIS :
http://asy.gmaths.net/forum
1 7 Référencement
1. Par rapport à un compteur
Avant d’attaquer cette section, j’ai oublié de vous préciser comment créer, modifier et redéfinir un
compteur.
– Pour créer un compteur compt, on tape :
\newcounter{compt}
– Pour modifier la valeur du compteur compt, on tape :
76 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
\setcounter{compt}{3}
– Pour redéfinir l’impression du compteur compt, on tape (par exemple) :
\renewcommand{\thecompt}{\Roman{compt}}
– Pour incrémenter le compteur compt, on tape :
\addcounter{compt}{1}
On peut remplacer 1 par n (n ∈ Z) si on veut ajouter la valeur n à la valeur de compt.
– Pour afficher la valeur de compt, on tape :
\thecompt
Il y a différents types d’affichage du compteur :
– chiffres arabes (\arabic) : 1 2 3 4 5 6 7 8
– chiffres romains (\roman) : i ii iii iv v vi vii viii
– chiffres Romains (\Roman) : I II III IV V VI VII VIII
– lettres (\alph) : a b c d e f g h
– Lettres (\Alph) : A B C D E F G H
– symboles (\fnsymbol - peu utilisé)
Remarque 6.13
Il existe des compteurs déjà définis dans L
A
T
E
X [3, p. 62] :
part
chapter
section
subsection
subsubsection
paragraph
subparagraph
page
equation
figure
table
footnote
mpfootnote
enumi
enumii
enumiii
enumiv
Maintenant, passons au référencement d’un compteur. On peut utiliser les commandes \label
(pour labéliser la valeur du compteur) et \ref (pour imprimer le label).
On a déjà vu des exemples dans le chapitre précédent. Souvenez-vous :
\‘A retenir : si $a > 0$ et $b > 0$,
\begin{equation}
\label{eq:140812-01}
\ln(ab) = \ln(a) + \ln(b)
\end{equation}
La démonstration de la formule \eqref{
eq:140812-01} se fait très
simplement.
À retenir : si a > 0 et b > 0,
ln(ab) = ln(a) + ln(b) (6.1)
La démonstration de la formule (6.1) se fait très simplement.
2. Bibliographique
Pour citer des sources bibliographiques (ou filmographiques, ou webographiques
8
), il y a deux ma-
nières de faire. Nous allons juste décrire la méthode avec l’environnement Env:thebibliography
(celle avec BiBT
E
X est décrite dans [3, Section 6.2, p 104].
L’environnement Env:thebibliography doit se placer là où on veut imprimer les sources
bibliographiques qui ont été utilisés pour créer un document. Elle admet un argument numérique qui
permet de limiter le nombre d’œuvres à classer dans la bibliographie.
Par exemple,
8. bref, tout ce qui est culturel !
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 77
\begin{thebibliography}{99}
\end{thebibliography}
permet d’inclure 99 sources bibliographiques dans la bibliographie propre au document.
On utilise la commande \bibitem pour inclure une référence bibliographique. La commande
admet un argument qui est le nom du label de référence et une option qui permet de personnaliser
l’impression du label.
Par exemple :
\begin{thebibliography}{9}
\bibitem[Pas]{Pas} S. \bsc{Pasquet},
\textit{Initiation à \LaTeX{}},
14
février 2012, \url{http://mathweb.fr
}.
\end{thebibliography}
Bibliographie
[Pas] S. PASQUET, Initiation à L
A
T
E
X, 14 février 2012,
http://mathweb.fr.
Ensuite, si on veut citer la source bilbiographique à l’intérieur du document, on utilise la commande
\cite qui a pour argument, le label du référencement bibliographique et pour option, un texte (qui
sert généralement à guider le lecteur dans la source bibliographique).
On reprend le codage de la remarque 3.2 :
L’exemple suivant est en format image.
Pourquoi ? Il y a
un paquet qui rentre en conflit avec
l’option \vrb{table} de
\vrb{xcolor}. Stéphane \bsc{Pasquet}
(\url{http://mathweb.fr}) a ré
ussi, lui, à compiler un
exemple de coloration de cellules,
je vous livre son exemple (qu’on
pourra retrouver dans \cite[3.8.5, p
41]{Pas}) !
L’exemple suivant est en format image. Pourquoi ? Il y a
un paquet qui rentre en conflit avec l’option table de
xcolor. Stéphane PASQUET (http://mathweb.fr)
a réussi, lui, à compiler un exemple de coloration de cellules,
je vous livre son exemple (qu’on pourra retrouver dans [4,
3.8.5, p 41]) !
Pour info, voici le code de ma bibliographie :
\begin{thebibliography}{99}
\bibitem{Gaz} A. \bsc{Gazagnes}, \textit{\LaTeX{}\dots{} pour le
prof
de maths !}, 8 mai 2011.
\bibitem{Oet} T. \bsc{Oetiker} \& al., \textit{Une courte
introduction
à \LaTeXe{}}, Version 3.20, Novembre 2001.
\bibitem{Loz} V. \bsc{Lozano}, \textit{Tout ce que vous avez
toujours
voulu savoir sur \LaTeX{} sans jamais oser le demander}, 1.0,
2008.
\bibitem{Pas} S. \bsc{Pasquet}, \textit{Initiation à \LaTeX{}}, 14
février 2012, \url{http://mathweb.fr}.
\bibitem{Mas1} T. \bsc{Masson}, \textit{Des pacakges
incontournables},
2010-2011, \url{http://science.thilucmic.fr/spip.php?article30}.
\bibitem{Gou} P. \bsc{Goutet}, \textit{Module LM204, Initiation à
LaTeX}, \url{http://pgoutet.free.fr/latex/index.html}.
\bibitem{Peg} M. \bsc{Pégourié-Gonnard}, \textit{Apprentissage et
pratique de \LaTeX{}}, 1\ier{} semestre 2008-2009, Université
Pierre
78 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
et Marie Curie,\url{http://pgoutet.free.fr/latex/poly.pdf}.
\bibitem{Bar} L. \bsc{Barreira}, \textit{Analyse Complexe et
\’Equations Différentielles}, EDP Sciences, 2011.
\bibitem{WikiB} Contributeurs de Wikibooks, \textit{LaTeX/
Programmer
avec LaTeX}, Wikibooks, \url{http://fr.wikibooks.org/wiki/
LaTeX/Programmer\_avec\_LaTeX}.
\end{thebibliography}
1 8 Fabriquer un index
Il se peut que l’on veut faire un index de mots (thèmes, notions, nom d’auteurs) importants. Dans un
premier temps, une idée est donnée dans [1, p 105]. Cette idée propose d’utilise l’extension bclogo
pour mettre en valeur une notion (ou un mote) et de lui donner sa définition.
Voici l’exemple proposé avec son code.
\begin{bclogo}[couleur=yellow,arrondi
=0.1,logo=\bcbook]{Hypoténuse}
Dans un triangle rectangle, l’\emph{
hypoténuse} est le côté opposé à
l’angle droit
\end{bclogo}
Hypoténuse
Dans un triangle rectangle, l’hypoténuse est le côté
opposé à l’angle droit
En gros, on peut se débrouiller pour avoir un index en mettant la page sur deux colonnes, les lettres
en taille LARGE et en faisant suivre les environnements Env:bclogo. Le mieux étant de créer des
environnements et des commandes qui permettent de nous faciliter l’écriture du code source.
Les pages suivants montrent un exemple d’un lexique sur deux pages. Voici le début de code :
\documentclass[11pt]{article}
% PACKAGES U T I L E S
\usepackage[tikz]{bclogo}
\newcommand{\lettreindex}[1]{
\vspace{\baselineskip}
\begin{LARGE}
\textbf{#1}
\end{LARGE}
}
\setlength{\columnseprule}{0.5pt}
\newenvironment{entreeindex}[1]{\vspace{0.2cm}
\begin{bclogo}[couleur=yellow,arrondi=0.1,logo=\bcbook]{#1}}{\end{
bclogo}}
\begin{document}
\begin{center}
\begin{Huge}
\bf Index
\end{Huge}
\end{center}
\begin{multicols}{2}
\lettreindex{A}
\begin{entreeindex}{Arrondi}
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 79
L’\emph{arrondi} d’un nombre est la valeur approchée la plus proche
de ce
nombre à une précision donnée.
\end{entreeindex}
\begin{entreeindex}{Au moins}
\emph{Au moins} signifie au minimum.
Avoir au moins $5$ billes veut dire avoir $5$ ou $6$ ou $7$
billes ou plus.
\end{entreeindex}
\begin{entreeindex}{Au plus}
\emph{Au plus} signifie au maximum.
Avoir au plus $5$ billes veut dire avoir $0$, $1$, $2$, $3$, $4$
ou
$5$ billes.
\end{entreeindex}
\lettreindex{C}
\begin{entreeindex}{Capacité}
La \emph{capacité} d’un solide est la quantité d’eau nécessaire
pour remplir
le solide.
\end{entreeindex}
...
\end{multicols
*
}
\begin{center}
-- Source : \textit{Manuel Sesamath 6\ieme{}} --
\end{center}
\end{docuemnt}
\end{document}
80 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
6.1. CRÉER UN COURS EN L
A
T
E
X 81
82 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
Dans un second temps, L
A
T
E
X propose des commandes qui permettent de créer un index. On pourra
se reporter sur [2, 4.3, p 78].
Créer un devoir surveillé ou une feuille d’exercices 2
2 1 La feuille d’exercice de M. Boulonne
Le but de cette section sera de vous expliquer pas par pas la construction du fichier source donnant
la fiche d’exercices imprimée à la page suivante.
On remarque tout d’abord qu’il y a deux parties à construire dans ce document : l’en-tête du
document (là où il y a le titre) et le théorème « Exercice » un peu spécial.
1. En-tête du code source
Avant de commencer, il faudra placer les paquets nécessaires à la compilation du document. Je vous
propose cette en-tête de document source (que vous pouvez nommer exo-maths.tex).
Il y aura sûrement des paquets inutiles : à vous de nettoyer le préambule du code source. Remarque 6.14
\documentclass[12pt]{article}
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[frenchb]{babel}
\usepackage{lmodern}
\usepackage{eurosym}
\usepackage{amsmath}
\usepackage{verbatim}
\usepackage{fancyvrb}
\usepackage{graphicx}
\usepackage[table]{xcolor}
\usepackage[colorlinks=true, urlcolor=blue, linkcolor=blue,
citecolor=green,
pdftex, pdftitle={Exercices : Mathématiques I},
pdfauthor={Clément Boulonne}]{hyperref}
\usepackage{multicol}
\usepackage{amsthm}
\usepackage{amssymb}
\usepackage{lipsum}
\usepackage{geometry}
\geometry{papersize={21cm,29.7cm}}
\geometry{margin=1cm,bottom=1.5cm}
\begin{document}
\end{document}
6.2. CRÉER UN DEVOIR SURVEILLÉ OU UNE FEUILLE D’EXERCICES 83
84 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
2. L’en-tête de titre
Décortiquons l’en-tête : il y a deux traits étirés sur toute la largueur de la page, à gauche du premier,
on y met Exercices et le titre de la feuille d’exercices est en Small Caps.
Exercices
MATHÉMATIQUES I
Commençons par tracer deux traits étirés sur toute la largueur de la page.
\hrulefill{}
\hrulefill{}
On remarque qu’il y a des espaces génants dû à l’indentation du début de paragraphe. On peut
remédier ce problème grâce à la commande \noindent
\noindent \hrulefill{}
\noindent \hrulefill{}
On va y ajouter le titre de la feuille d’exercices (qui est « Mathématiques I »).
\noindent \hrulefill{}
\begin{center}
Mathématiques I
\end{center}
\noindent \hrulefill{}
Mathématiques I
Ah oui, la police est un peu plus grande et surtout c’est des petites majuscules.
\noindent \hrulefill{}
\begin{center}
\begin{Large}
\textsc{Mathématiques I}
\end{Large}
\end{center}
\noindent \hrulefill{}
MATHÉMATIQUES I
Et puis, j’aimerais bien avoir plus d’espaces entre les lignes et le titre de la feuille d’exercices.
\noindent \hrulefill{}
\vspace{0.2\baselineskip}
\begin{center}
\begin{Large}
\textsc{Mathématiques I}
\end{Large}
\end{center}
\vspace{0.2\baselineskip}
\noindent \hrulefill{}
MATHÉMATIQUES I
Le résultat est satisfaisant. Vous pourriez ajuster à votre guise les espacements, ce ne sont que des
suggestions de présentation. Et j’allais oublier le mot Exercices à gauche du trait du haut.
6.2. CRÉER UN DEVOIR SURVEILLÉ OU UNE FEUILLE D’EXERCICES 85
\noindent \textsf{Exercices} \
hrulefill{}
\vspace{0.2\baselineskip}
\begin{center}
\begin{Large}
\textsc{Mathématiques I}
\end{Large}
\end{center}
\vspace{0.2\baselineskip}
\noindent \hrulefill{}
Exercices
MATHÉMATIQUES I
On pourra aussi préciser la classe et l’année scolaire en cours à droite du trait du bas.
\noindent \textsf{Exercices} \
hrulefill{}
\vspace{0.2\baselineskip}
\begin{center}
\begin{Large}
\textsc{Mathématiques I}
\end{Large}
\end{center}
\vspace{0.2\baselineskip}
\noindent \hrulefill{} \textsf{
Formation \LaTeX{} - 2012}
Exercices
MATHÉMATIQUES I
Formation L
A
T
E
X - 2012
Voici pour l’en-tête de la feuille d’exercices. On pourra créer une nouvelle commande qui permettra
de gagner du temps lors de la création de feuilles d’exercices.
% ENTETE DU DOCUMENT SOURCE
\newcommand{\entete}[1]{\noindent \textsf{
Exercices} \hrulefill{}
\vspace{0.2\baselineskip}
\begin{center}
\begin{Large}
\textsc{#1}
\end{Large}
\end{center}
\vspace{0.2\baselineskip}
\noindent \hrulefill{} \textsc{Formation \LaTeX
{} - 2012}
}
\begin{document}
\entete{Mathématiques I}
\end{document}
Exercices
MATHÉMATIQUES I
Formation L
A
T
E
X - 2012
3. Le "théorème" Exercice
L’environnement exercice qui permet d’automatiser la numérotation d’exercices est un peu
particulier. Je n’ai utilisé ni l’extension amsthm ni celle de ntheorem.
Ce que j’ai voulu, c’est que si l’exercice comportait un titre spécifique, le titre était imprimé sur
86 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
la même ligne que Exercice X. et l’énoncé commençait sur la ligne suivante et sinon, l’énoncé était
imprimé sur la même ligne que Exercice X.
Avant de créer la boucle conditionnelle, on va créer le compteur exercice qui permettra d’auto-
matiser la numérotation des exercices.
\newcounter{exercice}
\setcounter{exercice}{0}
\theexercice
\theexercice
0
0
Il faut bien sûr incrémenter le compteur exercice et autoriser la labélisation du compteur pour
pouvoir (un jour !) se référer à un des exercices de la feuille d’exerciecs. Pour cela, on utiliser la
commande \refstepcounter
\newcounter{exercice}
\setcounter{exercice}{0}
\refstepcounter{exercice}
\theexercice\label{exo:211012-01}
\refstepcounter{exercice}
\theexercice
\ref{exo:211012-01}
1
2
1
On va maintenant créer un environnement Env:exercice pour nous faciliter la vie.
% ENTETE DU DOCUMENT
\newcounter{exercice}
\setcounter{exercice}{0}
\newenvironment{exercice}{%
\refstepcounter{exercice}
\textbf{Exercice \theexercice}
}{}
\begin{document}
\begin{exercice}
\label{exo:211012-01}
\end{exercice}
\begin{exercice}
\end{exercice}
L’exercice \ref{exo:211012-01} est lab
élisé.
\end{document}
Exercice 1.
Exercice 2.
L’exercice 1 est labélisé.
Maintenant, il faut distinguer les exercices qui ont un titre et les exercices qui n’ont pas de titre.
Ceux qui ont un titre, le titre est imprimé sur la même ligne que le numéro de l’exercice et l’énoncé
commence à la ligne suivante.
Ceux qui n’ont pas de titre, l’énoncé est imprimé sur la même ligne que le numéro de l’exercice.
La syntaxe de l’environnement suivannt m’a été soufflé sur le forum
http://forum.mathematex.net/latex-f6/
La voici.
6.2. CRÉER UN DEVOIR SURVEILLÉ OU UNE FEUILLE D’EXERCICES 87
% ENTETE DU DOCUMENT
\newcounter{exercice}
\setcounter{exercice}{0}
\newenvironment{exercice}[1][]{\vspace
{0.2cm}
\noindent\refstepcounter{exercice}
\textbf{Exercice \theexercice.} --- \
textbf{#1}
\kern-2ex
\ifcat$\detokenize{#1}$
\hspace{0ex}
\else
\vspace{0.01em}
\fi
}{}
\begin{document}
\begin{exercice}[L’exercice labélisé]
\label{exo:211012-01}
L’énoncé de l’exercice
\end{exercice}
\begin{exercice}
L’énoncé de l’exercice
\end{exercice}
L’exercice \ref{exo:211012-01} est lab
élisé.
\end{document}
Exercice 1. — L’exercice labélisé
L’énoncé de l’exercice
Exercice 2. — L’énoncé de l’exercice
L’exercice 1 est labélisé.
L’intérêt de cette section ? Aucun ! Juste vous expliquer comment utiliser des compteurs
labélisables pour référencer vos théorèmes et meubler un peu. Sinon, on peut utiliser l’extension
ntheorem.
Remarque 6.15
2 2 La feuille d’évaluation de M. Pasquet
Stéphane PASQUET a créé une extension L
A
T
E
X (pas-controle) qui permet de créer de toute
pièce une évaluation de mathématiques (devoir maison, interro ou devoir surveillé).
On pourra la télécharger à l’adresse suivante :
http://www.mathweb.fr/latex,package-controle.html
Créer une présentation diaporama 3
L
A
T
E
X permet de créer des diaporamas de cours ou présentation grâce à la classe de document
beamer.
Avant de commencer, voici un exemple de code source avec la classe de document beamer :
\documentclass{beamer}
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usetheme{Warsaw}
\title{Hello World!}
88 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
\author{B. Meuhr}\institute{École Normale Supérieure, département
de pipologie}
\begin{document}
\begin{frame}
\titlepage
\end{frame}
\begin{frame}
\textsc{Beamer}, c’est vachement tout beau!
\end{frame}
\begin{frame}
Et c’est facile.
\end{frame}
\end{document}
Analysons le code source précédent.
\documentclass{beamer}
permet de préciser à L
A
T
E
X que l’on travaille sur la classe de document beamer. On peut préciser en
option la taille de caractères souhaitée (10pt, 11pt ou 12pt).
\usetheme{Warsaw}
permet d’utiliser le thème Warsaw de beamer. Il existe d’autres thèmes qu’on peut utiliser sous
beamer et ils sont disponibles à cette adresse :
http://mcclinews.free.fr/latex/beamergalerie/completsgalerie.html
FIGURE 6.3 – Le thème Warsaw de beamer
6.3. CRÉER UNE PRÉSENTATION DIAPORAMA 89
\begin{frame}
\end{frame}
permet de créer une nouvelle diapositive avec du contenu texte et/ou mathématiques.
Je m’arrête là pour l’explication de beamer. Je pourrais sûrement vous raconter que la commande
\frametitle
permet de donner un titre à la diapositive mais je ne le ferai pas.
Vous pouvez aller vous documenter à cette adresse :
http://www.math-linux.com/spip.php?article76
À la recherche d’un emploi ? 4
25 novembre 2012, je suis toujours à la recherche d’un emploi et j’aimerais écrire mon CV et ma
lettre de motivation sous L
A
T
E
X plutôt que de faire du bidouillage avec mon logiciel de traitement de
texte favori (qui est LibreOffice, bien entendu !).
Il existe une extension L
A
T
E
X qui permet de composer votre CV et lettre de motivation : moderncv,
elle se télécharge sur votre disque dur via cette adresse :
http://mirror.ctan.org/macros/latex/contrib/moderncv.zip
Pub !
Stéphane Pasquet a, lui aussi, créé une extension L
A
T
E
X CV sur son site web.
http://www.mathweb.fr/latex,package-cv.html
Recommandation : Avoir le package geometry mise à jour !
Pour aller plus loin
Pour information, voici le mien (j’ai caché quelques informations trop personelles).
90 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
6.4. À LA RECHERCHE D’UN EMPLOI ? 91
92 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
Installer un paquet 5
5 1 Sous MikTeX
1. Tout d’abord, il est conseillé d’utiliser un répertoire spécifique. On pourra par exemple créer le
dossier MiKTeX LocalFiles dans C:\Program Files.
2. Ensuite, dans lle dossier MiKTeX LocalFiles, créer le dossier tex et à l’intérieur du dossier
tex, celui latex.
3. Tous les modules seront situés dans :
C:\Program Files\MiKTeX LocalFiles\tex\latex\
4. Si le module n’est composé que d’un seul fichier sty, on peut le place simplement dans :
C:\Program Files\MiKTeX LocalFiles\tex\latex\misc\
5. Pour des modules plus complexes, il est conseillé de créer un répertoire portant le nom du module
et contenant l’ensemble de ses fichiers.
C:\Program Files\MiKTeX LocalFiles\tex\latex\nom_du_module\
6. Après chaque modification dans ce répertoire, il faut signaler à MiKTeX qu’il doit rafraichir sa
base de données. On utilise pour cela la commande suivante :
texhash
On peut également utiliser l’interface graphique « MiKTeX Options », onglet « General » et
cliquer sur « Refresh FNDB»).
Source
Wiki Mathematex.net :
wiki.mathematex.net/doku.php?id=wiki:latex:install:windows:
miktex
Remarque 6.16
5 2 Sous TeXLive
On télécharge l’extension sur le dossier Téléchargements
~/Téléchargements
et ensuite, dans un terminal, on tape :
$ sudo mkdir -p /usr/local/share/texmf/tex/latex
$ cd /usr/local/share/texmf/tex/latex
$ sudo unzip ~/Téléchargements/#nom_du_module.zip
$ sudo texhash
6.5. INSTALLER UN PAQUET 93
94 CHAPITRE 6. COMPLÉMENTS POUR LES PROFESSEURS
B I B L I O G R A P H I E
[1] A. GAZAGNES, L
A
T
E
X. . . pour le prof de maths !, 8 mai 2011.
[2] T. OETIKER & al., Une courte introduction à L
A
T
E
X2
ε
, Version 3.20, Novembre 2001.
[3] V. LOZANO, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur L
A
T
E
X sans jamais oser le demander,
1.0, 2008.
[4] S. PASQUET, Initiation à L
A
T
E
X, 14 février 2012, http://mathweb.fr.
[5] T. MASSON, Des pacakges incontournables, 2010-2011, http://science.thilucmic.
fr/spip.php?article30.
[6] P. GOUTET, Module LM204, Initiation à LaTeX, http://pgoutet.free.fr/latex/
index.html.
[7] M. PÉGOURIÉ-GONNARD, Apprentissage et pratique de L
A
T
E
X, 1
er
semestre 2008-2009, Université
Pierre et Marie Curie, http://pgoutet.free.fr/latex/poly.pdf.
[8] L. BARREIRA, Analyse Complexe et Équations Différentielles, EDP Sciences, 2011.
[9] Contributeurs de Wikibooks, LaTeX/Programmer avec LaTeX, Wikibooks, http://fr.
wikibooks.org/wiki/LaTeX/Programmer_avec_LaTeX.
95