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Définition

La rhéologie étudie l’écoulement ou la déformation des corps sous l’effet des contraintes qui leur sont

appliquées.

Les procédés de préparation de produits (solutions, pâtes,

gels, mousses, polymères fondus ou en solutions, etc

moulage de pièces en métallurgie ou en plasturgie nécessitent l’écoulement de la matière, il est donc nécessaire de connaître le comportement de cette matière pour déterminer

les forces à mettre en jeu .

) ou de

Définitions de la rhéologie Déplacement DL Force normale Contrainte tangentielle e Surface du plan mobile
Définitions de la rhéologie
Déplacement DL
Force normale
Contrainte tangentielle
e
Surface du plan mobile = L · b
entrefer = e
b
L
DL
g
=
=
déplacement
hauteur cisaillée
=
Déformation
e
dg
°
g =
Gradient de Vitesse en s -1
= dérivée de la défomation / temps
(ou shear rate)
dt
F tan
Force tangentielle
t
=
=
=
Contrainte tangentielle en Pa
(ou shear stress)
L.b
Surface

Détermination du gradient

de vitesse

Géométrie Plan-Plan: comportement d’écoulement laminaire

Plan- Plan: comportement d’écoulement laminaire Plan en mouvement v=v Plan en mouvement v=v max max
Plan en mouvement v=v Plan en mouvement v=v max max entrefer e Fluide Plan fixe
Plan en mouvement v=v
Plan en mouvement v=v
max
max
entrefer e
Fluide
Plan fixe v = 0
mouvement v=v max max entrefer e Fluide Plan fixe v = 0 V m a x

V max =vitesse de déplacement de la couche supérieure

Le Gradient de vitesse est linéaire: v (s)

Gradient de Vitesse

Contrainte

tangentielle

. d g d  du u  1 v g = =  =
.
d
g
d
 du
u
1
v
g
=
=
 =
=
max
dt
dt
 dt
e
e
e
t
=
F tan
A
= Force
Surface
.

de cisaillement:

t

g

A

v

max

tan A = Force Surface . de cisaillement : t g A  v max F

F

tan

. e

Viscosité

h =

°

=

Gradient de vitesse

Le plan supérieur de la géométrie de mesure étant animé d’une vitesse V et le plan inférieur étant

immobile.

Il se crée un gradient de vitesse (ou shear rate) entre les différentes couches du fluide présentes dans l’intervalle de la géométrie.

Le gradient de vitesse diminue de façon proportionnelle à

la distance entre le mobile en rotation et la couche

considérée.

Le gradient de vitesse s’exprime en secondes inverses (ou

s -1 )

Le gradient de vitesse est aussi appelé vitesse de cisaillement ou vitesse de déformation

Sa notation est g ° si l’on travaille en écoulement laminaire ou et e ° si l’on travaille en écoulement élongationnel.

Gradients de vitesse typiques Mesure nécessaire sur plus de 9 décades Procédé Gradient de V

Gradients de vitesse typiques

Mesure nécessaire sur plus de 9 décades

Procédé

Gradient de V (s -1 )

plus de 9 décades Procédé Gradient de V (s - 1 ) Sédimentation Tendu Égouttage, coulure

Sédimentation

Tendu Égouttage, coulure Malaxage, pompage, brosse

Mastication, extrusion

Enduction, lubrification, injection Spray

10 -6 - 10 -4

10 -2 - 10 -1 10 -1 - 10 1

10 1

- 10 2

10

1

- 10 4

10 3

- 10 5

10 3

- 10 6

Contrainte tangentielle

Cette contrainte tangentielle (ou shear stress)

résulte de l’application d’une force

Elle est égale au rapport de cette force F appliquée sur l’échantillon, divisée par la surface S sur laquelle elle s’exerce.

Elle s’exprime en Newton/ mètre carré (N/m 2 ) dans le système d’unités international et en dynes/cm 2 en CGS

1 Pascal = 1N/m 2 = 10 dynes/cm 2 Elle est également appelée tension de cisaillement ou

contrainte de cisaillement

Elle est notée t ou s.

Définition de la viscosité

Au 17 eme siècle Isaac Newton est le premier à

établir la loi fondamentale de la viscosimétrie qui

relie contrainte tangentielle et gradient de vitesse.

Pour un fluide idéal, Newton relie la contrainte tangentielle et la gradient de vitesse par un coefficient de proportionnalité nommé « viscosité »

°

t = h. g

h est la viscosité dynamique.

Quand h est indépendant de g les liquides sont dit « newtoniens »

°

Définition de la viscosité

Contrainte d’écoulement induite par la force extérieure appliquée

d’écoulement induite par la force extérieure appliquée t s h = . h e = .

t

induite par la force extérieure appliquée t s h = . h e = . g

s

h =

induite par la force extérieure appliquée t s h = . h e = . g

.

h e =

par la force extérieure appliquée t s h = . h e = . g e

.

g

e

h - viscosité de cisaillement (Pa.s) (shear viscosity) t - contrainte de cisaillement (Pa) (shear
h -
viscosité de cisaillement (Pa.s)
(shear viscosity)
t -
contrainte de cisaillement (Pa)
(shear stress)
g -
gradient de vitesse (s-1)
(shear rate)

h e

s

.

e

-

-

-

viscosité élongationnelle

contrainte élongationnelle

taux d’élongation

Viscosité relative / absolue

Contrainte d’écoulement induite par la force extérieure appliquée

d’écoulement induite par la force extérieure appliquée Viscosité relative Les forts entrefers ne permettant pas

Viscosité relative

par la force extérieure appliquée Viscosité relative Les forts entrefers ne permettant pas d’avoir un gradient

Les forts entrefers ne permettant pas d’avoir un gradient de vitesse homogène:

permettant pas d’avoir un gradient de vitesse homogène: acceptable uniquement sur produits newtoniens. Appareils de
permettant pas d’avoir un gradient de vitesse homogène: acceptable uniquement sur produits newtoniens. Appareils de

acceptable uniquement sur produits newtoniens.

homogène: acceptable uniquement sur produits newtoniens. Appareils de type Brookfield ou géométries relatives:

Appareils de type Brookfield ou géométries relatives:

Appareils de type Brookfield ou géométries relatives: hélices / gel… Viscosité absolue Faibles entrefers

hélices / gel…

type Brookfield ou géométries relatives: hélices / gel… Viscosité absolue Faibles entrefers déplacement laminaire
type Brookfield ou géométries relatives: hélices / gel… Viscosité absolue Faibles entrefers déplacement laminaire

Viscosité absolue

Faibles entrefers

déplacement laminaire équivalent

de toutes les couches les unes par rapport aux autres. Les résultats sont exprimés en Pa.s

rapport aux autres. Les résultats sont exprimés en Pa.s Viscosimètres, rhéomètres dynamiques et capillaires, avec
rapport aux autres. Les résultats sont exprimés en Pa.s Viscosimètres, rhéomètres dynamiques et capillaires, avec

Viscosimètres, rhéomètres

dynamiques et capillaires, avec des géométries adéquates

résultats sont exprimés en Pa.s Viscosimètres, rhéomètres dynamiques et capillaires, avec des géométries adéquates

Viscosité dynamique / cinématique

Viscosité dynamique

Viscosité cinématique

S.I.: Pascal.seconde (Pa.s)

S.I.: m 2 /s CGS: Stoke (St)

1 cm 2 /s = 1 St

 

CGS: Poise par chance

(Po) 1 mPa.s = 1 cPo 1 Pa.s = 10 Po

1 mm 2 /s = 1 cSt

 

Définition qui doit son origine à des

   

Air

0,018 mPa.s

systèmes mesurant un temps

 
   

Eau (20 °C) Huile d’olive Glycérol Miel liquide

Polymère fondu

1

100

   

1 000 10 000 10 3 - 10 7 Pa.s 10 11

d’écoulement sous l’effet de la pesanteur. La masse de l’échantillon est donc intégrée dans la mesure.

 
   

La viscosité cinématique est le

   

Bitume (-20 °C)

rapport de la viscosité dynamique sur la masse volumique du fluide.

 

n = h / r = mm 2 /s

 

Paramètres influant sur la viscosité

.
.

h (T, p, t, g)

=

t

. h (T, p, t, g ) = t . g

.

g

Température

Pression

Temps

Gradient de vitesse

• Pression • Temps • Gradient de vitesse • structure physique et chimique de l‘échantillon

structure physique et chimique de l‘échantillon

Séminaire de rhéologie Malvern 2004

Dépendances de la viscosité avec T

Gaz: la viscosité croit en même temps que la température

Liquides: la viscosité h décroît quand T augmente selon une loi

d’Arrhenius (sauf réticulation h = A e B/T

)

d’Arrhenius (sauf réticulation h = A e B / T ) En général, pour les liquides

En général, pour les liquides newtoniens, plus la viscosité est élevée, plus la variation de viscosité en fonction de la température est importante:

de viscosité en fonction de la température est importante: - environ 2% /° C pour l’eau
de viscosité en fonction de la température est importante: - environ 2% /° C pour l’eau

- environ 2% /°C pour l’eau

- jusqu’à plus de 10% /°C pour les huiles minérales

i.e.: si l’on veut mesurer une viscosité à 1 % sur une huile, il convient de réguler la température avec une précision au moins égale à 0,1 °C.

Le cisaillement entraîne une dissipation d’énergie thermique qui est proportionnelle

au carré du gradient de vitesse. Cet auto échauffement peut modifier les valeurs de viscosité pour des systèmes peu dissipatifs.

du gradient de vitesse. Cet auto échauffement peut modifier les valeurs de viscosité pour des systèmes

Dépendances de la viscosité avec P

La viscosité des liquide augmente de façon exponentielle avec la pression

L’eau en dessous de 30 °C est la seule exception connue: en dessous de 30 °C, sa viscosité commence par décroître avant d’augmenter à nouveau.

Les variations de viscosité sont négligeables à la Pression atmosphérique

Exemple de l’injection de thermoplastiques:

En première approximation, Cogswell a montré que l’augmentation de viscosité provoquée par une variation de pression dP, est proportionnelle à celle

provoquée par une variation de température dT telle que: dT = K dP

Pour un polymère, K évolue entre 3.10 -3 et 9.10 -3 MPa .

Pour le PEbd, une augmentation de 100 bar qui est équivalente à une chute de température de 42 °C, entraîne une multiplication de la viscosité par 50.

Cas des liquides newtoniens

La corrélation entre le gradient de vitesse g ° et la contrainte

tangentielle t définit la capacité d ’écoulement d’un fluide.

La représentation de t en fonction de g ° s’appelle une « courbe d’écoulement »

t h 1 = tana = t 1 / g ° 1 t 1 a
t
h 1 = tana = t 1 / g
°
1
t
1
a
°

Dans le cas des liquides newtoniens, la

viscosité est constante et indépendante du gradient de vitesse. Si la courbe est une droite le rapport de

toutes les paires de t et g ° est constant. Il est naturel de représenter la contrainte en fonction du gradient de vitesse quand on utilise un rhéomètre fonctionnant en contrainte ou en

g

1

g

° vitesse imposée.

Cas des liquides newtoniens

La courbe de viscosité est calculée à partir de la

courbe d’écoulement

Dans le cas des liquides newtoniens, la viscosité est constante et indépendante du gradient de vitesse.

Courbe d’écoulement t d’un liquide newtonien t 1 a
Courbe d’écoulement
t
d’un liquide newtonien
t
1
a

g

°

1

g

°

h

h

Courbe de viscosité d’un liquide newtonien 1
Courbe de viscosité
d’un liquide newtonien
1

g

°

1

g

°

Cas des liquides « non newtoniens »

Quand h est dépendant de g ° , on définit une viscosité apparente h pour un gradient de vitesse donné.

Pour de nombreux matériaux, il existe un gradient de vitesse en dessous duquel le comportement est « newtonien » et au dessus duquel il devient « non newtonien ».

Pour les suspensions de particules dans un liquide, la viscosité

h dépend de la concentration en particules

Pour les polymères en solution h dépend de la concentration en gouttelettes de polymères / monomères / micelles

Pour les polymères fondus h dépend de la masse molaire moyenne

Comportement non newtonien • La plupart des matériaux présentent des comportements à la fois newtoniens

Comportement non newtonien

La plupart des matériaux présentent des comportements à la fois

newtoniens où leur viscosité est constante et non newtoniens car

leur viscosité peut varier en fonction de la concentration, de la masse molaire et du domaine de gradient de vitesse ou de contrainte.

Concentration

ou Masse molaire

Non Newtonien Newtonien
Non Newtonien
Newtonien

Gradient de vitesse

Comportements rhéofluidifiant

Courbe d’écoulement de liquide rhéofluidifiant

t t 1
t
t
1

g

°

°

1 g

Courbe de viscosité de liquide rhéofluidifiant

h h 0 h 1
h
h
0
h
1

g

°

°

1 g

Le comportement rhéofluidifiant se caractérise par une viscosité qui diminue quand le gradient de vitesse augmente. (shear thinning ou pseudoplastique). Les produits rhéofluidifiants présentent souvent un comportement newtonien pour les gradients de vitesse très faibles et très élevés. On parle de 1er et 2eme domaine newtonien. La viscosité à cisaillement nulle traduit la structure du produit au repos. Pour les polymères, plus h 0 est élevée plus la masse molaire est élevée.

Courbe d’écoulement de produit

rhéofluidifiant t tana 1 = h 1 a 2 t 2 tana 2 = h
rhéofluidifiant
t
tana 1 = h 1
a
2
t
2
tana 2 = h 2
t
a
1
1

°

g

Courbe d’écoulement

de liquide rhéofluidifiant

Concept de viscosité apparente à partir de la courbe d’écoulement:

Dans le cas des liquides non newtoniens, la viscosité varie en fonction du gradient de vitesse (sauf aux 2 extrémités de la courbes). Chaque point de cette courbe définit une valeur de viscosité différente pour chaque paire de t et g ° . En divisant t par g ° on obtient une valeur de viscosité h. Cette valeur de viscosité h est également définit comme la tangente de l’angle a .

Comportements rhéofluidifiant

h h 0 1 er 2 ème Domaine Newtonien Domaine Newtonien h 1 g °
h
h
0
1
er
2
ème
Domaine
Newtonien
Domaine Newtonien
h
1
g
°
g
°
1

Courbe de viscosité

de liquide rhéofluidifiant

Les produits rhéofluidifiants présentent souvent un comportement newtonien pour les gradients de vitesse très faibles et très élevés. On parle de 1 er et 2 ème domaine newtonien.

La viscosité à cisaillement nulle traduit la structure du produit au repos. Plus h 0 est élevée plus la masse molaire est élevée.

Comportements rhéofluidifiant h h 0 1 er 2 ème Domaine Rhéofluidifiant Domaine Domaine Newtonien Newtonien

Comportements rhéofluidifiant

h h 0 1 er 2 ème Domaine Rhéofluidifiant Domaine Domaine Newtonien Newtonien h 1
h
h
0
1
er
2
ème
Domaine Rhéofluidifiant
Domaine
Domaine Newtonien
Newtonien
h
1
°

Le mouvement

brownien des particules et des molécules maintient la dispersion malgré le

gradient de vitesse.

g

1

L’importance du phénomène de rhéofluidification renseigne sur la distribution des

masses molaires

°

g

Ici on atteint un maximum où les particules/molécules sont déjà orientées de façon optimale et une augmentation

du gradient ne change rien

Comportement rhéofluidifiant Les suspensions, émulsions, polymères en solution sont constitués au repos de particules

Comportement rhéofluidifiant

Les suspensions, émulsions, polymères en solution sont constitués au repos de particules de formes irrégulières, gouttelettes ou chaînes emmêlées qui constituent une viscosité élevée car ayant une forte résistance à l’écoulement .

Soumis à une contrainte, l’écoulement s’accélère, les particules s’orientent,

les chaines se démèlent parrallèllement à la force d’entraînement et opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue.

opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération
opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération

Orientation

opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération
opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération
opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération

Etirement

opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération
opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération

Déformation

opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération
opposent ainsi une résistance plus faible. La viscosité diminue. Orientation Etirement Déformation Désagglomération

Désagglomération

Exemple de produit rhéofluidifiant

Le sang:

Les globules rouges ont une certaine élasticité qui

leur permet de s’allonger afin de faciliter l’écoulement du sang dans les petites veines et
leur permet de s’allonger afin de faciliter
l’écoulement du sang dans les petites veines et de
franchir les rétrécissements artériels (thrombose, …)
h (mPa.s)
Sang normal
30
20
10
Globules rouges
désagglomérés par l’aspirine
g ° (s -1 )
10 -2
10 -1
1
10
100

Rhéofluidification d’un polymère

fondu

log h [Pas] log t [Pa] Viscosité de cisaillement Contrainte de cisaillement Shear viscosity Shear
log h [Pas]
log t [Pa]
Viscosité de cisaillement
Contrainte de cisaillement
Shear viscosity
Shear stress
10
3
10
4
h 0
Domaine
newtonien
10
2
10 1
10
-1
Domaine
pseudo plastique
10
0
.
log g [1/s]
10 -3
10 -1
10 1
10 3

Comportement visco-plastique

ou rhéofluidifiant à seuil

Courbe d’écoulement de liquide rhéofluidifiant avec seuil

t

d’écoulement de liquide rhéofluidifiant avec seuil t g ° 0 g ° Courbe de viscosité de

g

°

0

g

°

Courbe de viscosité de liquide rhéofluidifiant avec seuil

h

de viscosité de liquide rhéofluidifiant avec seuil h ° g Le comportement pseudo-plastique ou visco-plastique est

°

g

Le comportement pseudo-plastique ou visco-plastique est caractéristique des produits rhéofluidifiants avec seuil. Le seuil de plasticité (ou d’écoulement, yield stress) est la contrainte minimale au dessus de laquelle on obtient un écoulement et en dessous de laquelle le produit se comporte comme un solide, dans l’échelle de temps considérée

Comportement visco-plastique ou rhéofluidifiant à seuil t ° g h ° g Le seuil d’écoulement

Comportement visco-plastique

ou rhéofluidifiant à seuil

t

Comportement visco-plastique ou rhéofluidifiant à seuil t ° g h ° g Le seuil d’écoulement (ou

°

g

h °
h
°

g

Le seuil d’écoulement (ou yield stress) des suspensions est dû à des interactions entre

les particules.

Interactions faibles: Les particules sont entourées d’une couche de solvatation. Lorsque ces couches s’interpénètrent le potentiel zêta est faible et le système est dit métastable. Il faut alors déterminer la contrainte suffisante qui détruira cet équilibre ou ce réseau en remettant le produit en mouvement. Cela correspond à des seuils d’écoulements faibles.

( à développer avec conférence de M. Magnin)

Interaction fortes: Les particules dans ce cas établissent des liaisons chimiques (covalentes) avec le solvant (ex: silice dans l’eau). Les particules sont alors des points

de réticulations qui confèrent une structure de solide à l’ensemble. Les valeurs de seuil sont alors élevées. Dans les 2 cas il est recommandé de travailler par contrainte pour respecter la structure plutôt qu’en vitesse et tout casser.

Thixotropie mesurée empiriquement

t

Courbe d’écoulement d’un produit thixotrope 1 2 g ° g ° 0
Courbe d’écoulement
d’un produit thixotrope
1
2
g
°
g
°
0

h

Courbe de viscosité d’un produit thixotrope 1 2
Courbe de viscosité
d’un produit thixotrope
1
2

°

g

L’hystérésis créé entre la courbe montante quand le gradient de vitesse augmente et la courbe descendante quand g ° redevient nul délimite une surface (en bleue) qui définit la propriété thixotrope de l’échantillon. Cette surface représente l’énergie nécessaire pour détruire une structure thixotrope.

Cette surface est proportionnelle à une énergie par rapport au volume d’échantillon cisaillé.

Surface A= t g ° = Pa. 1/s = (N/m 2 ).(1/s) = [(N.m)/s] . (1/m 3 ) = (travail/temps) x (1/volume)

= énergie / volume

Thixotropie mesurée scientifiquement

°

g

h

g ° = constant g ° = 0 échantillon au repos
g ° = constant
g ° = 0 échantillon au repos

temps

gel sol g ° = constant g ° = 0 échantillon au repos temps
gel
sol
g ° = constant
g ° = 0 échantillon au repos
temps

Cette courbe de viscosité en fonction du temps montre que lorsque le gradient de vitesse augmente la viscosité diminue ce qui a pour effet de casser la structure thixotrope ou l’orientation moléculaire. En partant d’une structure « gel » on arrive à un état « sol ». Si l’on arrête le gradient de vitesse on récupère la structure

« gel » mais beaucoup plus lentement.

Thixotropie en cisaillement puis

contrainte

Vitesse

Temps

Pré cisaillement à vitesse constante

Contrainte constante

Déformation continue soumise à la gravité

constante Déformation continue soumise à la gravité Reprise de structure Structure (Module de Complaisance) Temps
Reprise de structure
Reprise de structure

Structure

(Module de

Complaisance)

Temps

Exemple de produit thixotrope

Les peintures:

Leur structure thixotrope doit disparaître lorsqu’elles sont appliquée au rouleau ou au

pinceau afin qu’elles s’étalent facilement sans

projeter trop de goutelletes autour de la surface à couvrir. Ensuite la peinture doit récupérer sa structure rapidement pour éviter les coulures

dans le cas des peintures mat et un peu moins

rapidement pour les laques qui doivent d’abord se lisser pour assurer un bon tendu.

Comportements rhéoépaississant

Courbe d’écoulement de liquide rhéoépaississant

t t 1 t 2 a
t
t
1
t
2
a

g

°

1

g

°

Courbe de viscosité de liquide rhéoépaississant h h 0
Courbe de viscosité
de liquide rhéoépaississant
h
h 0

g

°

0

g

°

Le comportement rhéo-épaississant est caractérisé par une augmentation de la viscosité quand le gradient de vitesse augmente (shear thickening ou dilatant). Ce comportement est assez rare. Il est présent dans les plastisols, les pâtes

d’amidon de farine et les suspensions très concentrées. Dans les suspensions très concentrées l’espace resté libre entre les particules est rempli de solvant (phase dispersante). Au delà d’une certaine contrainte les particules se regroupent de façon aléatoire. L’espace inter-particulaire augmente sans

être rempli par le solvant qui joue le rôle de lubrifiant. La viscosité augmente.

inter -particulaire augmente sans être rempli par le solvant qui joue le rôle de lubrifiant. La

Comportement en écoulement

Rampe par paliers (pour éliminer l’effet du temps) et rampe linéaire

Rampe par paliers

l’effet du temps) et rampe linéaire Rampe par paliers 2 min t Rampe linéaire t Écoulement

2 min

t

Rampe linéaire

t
t

Écoulement à l‘équilibre

2 min t Rampe linéaire t Écoulement à l‘équilibre Écoulement instantané t 2 min t .
2 min t Rampe linéaire t Écoulement à l‘équilibre Écoulement instantané t 2 min t .

Écoulement

instantané

t
t
2 min t Rampe linéaire t Écoulement à l‘équilibre Écoulement instantané t 2 min t .

2 min

t

.

g

. g . g

.

g

2 min t Rampe linéaire t Écoulement à l‘équilibre Écoulement instantané t 2 min t .
2 min t Rampe linéaire t Écoulement à l‘équilibre Écoulement instantané t 2 min t .
t
t
2 min t Rampe linéaire t Écoulement à l‘équilibre Écoulement instantané t 2 min t .

t

Choix entre rampe linéaire et palier

En fonction de l’application

Rampe Linéaire

Rampe par paliers

• Seuil d’écoulement

(Yield Stress) (CS)

Étude de Propriétés indépendantes du temps (CS)

Changement structurel dépendants du temps (CR)

Utilisé principalement dans les publications (CR)

• Utilisé principalement dans les publications (CR) • Simulation de procédés (CR) • Rampes préférées

Simulation de procédés

dans les publications (CR) • Simulation de procédés (CR) • Rampes préférées Caractérisation possible des

(CR)

Rampes préférées

• Simulation de procédés (CR) • Rampes préférées Caractérisation possible des courbes par des modèles
• Simulation de procédés (CR) • Rampes préférées Caractérisation possible des courbes par des modèles

Caractérisation possible des courbes par des modèles rhéologiques (mathématiques)

Ex: Modèle de Casson pour le chocolat.

Viscoélasticité en fluage

Fluage

Application d’une contrainte et maintien

Mesure la déformation en fonction du temps

Tracer la complaisance, J (déformation/contrainte) en

fonction du temps

Utile pour trouver la viscosité au repos ( zero shear

viscosity)

Recouvrance

Supprimer la contrainte appliquée

Enregistrer la déformation recouvrable (negative twist)

Mesure l’élasticité totale

Viscoélasticité en fluage

Ces analyses sont faites automatiquement par le logiciel

Ln J (Pa -1 )

Extrapolation linéaire de J 0 moins précise que J 0 r

Fluage Recouvrance Flux visqueux Réponse J 0 r  J 0 viscoélastiqu e retardée
Fluage
Recouvrance
Flux visqueux
Réponse
J 0 r  J 0
viscoélastiqu
e retardée

Ln t

t/h 0

Complaisance élastique instantanée

J 0 c J 0

Complaisance élastique

recouvrée aux temps longs

t/h 0

Écoulement visqueux non recouvrable

Complaisance

élastique

instantanée

On atteint des gradients de vitesse de l‘ordre de 10 -5 à 10 -6 s -1 On évalue h 0 (caractéristique de la stabilité au stockage, tendu, coulure) si t > t seuil On peut déterminer t seuil lors d‘une rampe croissante par paliers de t, avec des temps de repos entre chaque contrainte

Modèle du solide élastique parfait

J g

t

g

Modèle du solide élastique parfait J g t g t t

t

Modèle du solide élastique parfait J g t g t t

t

Modèle du liquide visqueux pur

Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t
Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t

h 0

t

g

Modèle du liquide visqueux pur h 0 t g t Pente 1/h t

t

Pente 1/h t
Pente 1/h
t

Modèle élémentaire de Kelvin Voigt

Kelvin/Voigt Model J d h 1
Kelvin/Voigt Model
J d
h 1

g

Modèle élémentaire de Kelvin Voigt Kelvin/Voigt Model J d h 1 g t

t

Modèle élémentaire de Maxwell

Maxwell Model

Maxwell Model h 0 J g

h 0

J g

g

Pente 1/h t
Pente 1/h
t
Burgers Model h 0 J d h 1 J g Viscoélasticité en fluage Ln J
Burgers Model h 0 J d h 1 J g
Burgers Model
h
0
J d
h 1
J
g

Viscoélasticité en fluage

Ln J (Pa -1 )

Fluage Recouvrance Flux visqueux Réponse J 0 r  J 0 viscoélastiqu e retardée T/h
Fluage
Recouvrance
Flux visqueux
Réponse
J 0 r  J 0
viscoélastiqu
e retardée
T/h 0

T/h 0

Complaisance élastique instantanée

J 0 c J 0

Complaisance élastique recouvrée aux temps longs

Écoulement visqueux non recouvrable

tps

Principe de mesure en Oscillation

Sollicitation sinusoïdale en contrainte: t = t sin ( wt) t* = t 0 e
Sollicitation sinusoïdale en contrainte:
t = t
sin ( wt)
t* = t 0 e i(wt)
0
Mesure de la déformation:
g = g
g* = g 0 e i(wt +d)
sin ( wt
+ d
)
0
d
Angle de phase

On fait varier la vitesse ou la contrainte de façon sinusoïdale en fonction du temps. On provoque ainsi une oscillation sinusoïdale et harmonique du gradient de vitesse de même fréquence mais dont l’amplitude et le déphasage angulaire ont varié. Cette différence est liée à la composante élastique de la réponse du gradient de

vitesse en fonction de la contrainte tangentielle.

Comportement purement plastique

L’élasticité d’un produit viscoélastique est déterminée par l’énergie accumulée. Si après avoir tourné un rotor est déconnecté, l’énergie accumulée va entraîner

le rotor en sens inverse. L’angle de cette rotation en sens inverse est une mesure

de l’élasticité.

rotation en sens inverse est une mesure de l’élasticité. Dans le cas d’un échantillon purement élastique

Dans le cas d’un échantillon purement élastique

La contrainte et la déformation sont en phase. L’angle de phase est donc nul

déformation sont en phase. L’angle de phase est donc nul Contrainte nulle Contrainte maxi Contrainte revient
déformation sont en phase. L’angle de phase est donc nul Contrainte nulle Contrainte maxi Contrainte revient
déformation sont en phase. L’angle de phase est donc nul Contrainte nulle Contrainte maxi Contrainte revient
déformation sont en phase. L’angle de phase est donc nul Contrainte nulle Contrainte maxi Contrainte revient
déformation sont en phase. L’angle de phase est donc nul Contrainte nulle Contrainte maxi Contrainte revient

Contrainte nulle

Contrainte maxi

Contrainte revient à zéro

=

Déformation nulle

=

Déformation maxi

=

Déformation redevient nulle

Comportement purement visqueux

Comportement purement visqueux Dans le cas d’un échantillon purement visqueux La contrainte et la déformation sont
Comportement purement visqueux Dans le cas d’un échantillon purement visqueux La contrainte et la déformation sont
Comportement purement visqueux Dans le cas d’un échantillon purement visqueux La contrainte et la déformation sont
Comportement purement visqueux Dans le cas d’un échantillon purement visqueux La contrainte et la déformation sont

Dans le cas d’un échantillon purement visqueux

La contrainte et la déformation sont déphasées de 90°. L’angle de phase est = 90°

sont déphasées de 90°. L’angle de phase est = 90 ° Contrainte nulle = Déformation nulle
sont déphasées de 90°. L’angle de phase est = 90 ° Contrainte nulle = Déformation nulle
sont déphasées de 90°. L’angle de phase est = 90 ° Contrainte nulle = Déformation nulle
sont déphasées de 90°. L’angle de phase est = 90 ° Contrainte nulle = Déformation nulle

Contrainte nulle

=

Déformation nulle

Contrainte augmente

=

L’échantillon s’accélère

Contrainte diminue

=

L’échantillon décélère

laissant la déformation maxi

En conclusion: Plus l’angle de phase est important plus l’échantillon est visqueux. Plus l’angle de phase est faible plus l’échantillon est élastique.

Grandeurs viscoélastiques

t 0 G* = g 0 = G’ + i G’’ : Le module complexe
t
0
G*
=
g
0
= G’ + i G’’ : Le module complexe
donne la rigidité
Partie imaginaire G* G“ d G‘ Partie réelle
Partie
imaginaire
G*
G“
d
G‘
Partie
réelle
Partie imaginaire G* G“ d G‘ Partie réelle Tangente de perte Tan d = G’’ /

Tangente de perte

Tan d = G’’ / G’

Le traitement mathématique des données mesurées détermine le module

d’accumulation G’ et le module de perte G’’.

G’ représente l’énergie accumulée et restituée à chaque période. G’’ représente l’énergie perdue sous forme de chaleur durant chaque période.

Grandeurs viscoélastiques

G* le module complexe donne la rigidité

G* =

Contrainte

Déformation

• G´ le module élastique (réel) ou de conservation indique l‘énergie stockée G’ = Contrainte
G´ le module élastique (réel) ou de conservation indique l‘énergie stockée
G’ =
Contrainte x Cos d
Déformation
G´´le module visqueux (imaginaire) ou module de perte indique l‘énergie dissipée
G’’ =
Contrainte x Sin d
Déformation

d angle de phase indique le rapport élastique/visqueux

• h* viscosité complexe comparable à la viscosité en rotation h* = G*
• h* viscosité complexe comparable à la viscosité en rotation
h* =
G*

fréquence

Toutes les propriétés d‘un matériau viscoélastique dépendent du temps

Mesure en fréquence

Mesure en fréquence G’ G” d basse haute Fréquence Grande échelle de temps Faible échelle de
G’ G” d basse haute
G’
G”
d
basse
haute

Fréquence

Grande échelle de temps

Faible échelle de temps

Si G’ est supérieur à G’’, cela signifie que l’échantillon est plus élastique que visqueux. Dans ce cas l’échantillon est élastique à haute fréquence et visqueux à basse fréquence. Ex: ….

Mesure en fréquence

Mesure en fréquence Polymère linéaire fondu Gélification Réticulation achevée Le balayage en fréquence constitue

Polymère

linéaire

fondu

Gélification

Réticulation

achevée

Le balayage en fréquence constitue une signature de la structure de l’échantillon.

Mesure en Température

Module

Zone de réticulation G’ G’’

en Température Module Zone de réticulation G’ G’’ Point de Gel température ou temps Une mesure
Point de Gel
Point de Gel

température ou temps

Une mesure en oscillation permet de déterminer le point de gel quand G’=G’’, de façon plus précise que l’observation de l’échantillon qui est très subjective.

Rhéométrie

Différents types de rhéomètres

Principe: mesure de la résistance de l’échantillon entre un rotor et un stator Il y a plus de 20 ans Bohlin innovait en proposant le 1 er système de type Couette. Aujourd’hui, pour maintenir des prix compétitifs la plupart des systèmes sont de type Searle. Bohlin y a ajouté le brevet « Rotonetic TM » pour piloter avec plus de précision dans les 3 modes ; contrainte, vitesse, déformation

Couette: Déformation ou gradient de vitesse imposé sur le rotor inférieur Couple mesuré sur le stator supérieur Ex: VOR

Searle:

Le rotor supérieur impose la sollicitation extérieure (vitesse,

contrainte, déformation) et réalise la mesure de la grandeur complémentaire Ex: GEMINI triple mode, numérique

Le moteur = le cœur du système

Moteur « drag cup » de très faible inertie Palier à air Mandrin de fixation
Moteur « drag cup »
de très faible inertie
Palier à air
Mandrin de fixation des géométries

Moteur de type « Drag Cup »

C'est un moteur qui induit un champ électromagnétique tournant. Ce champ tournant induit un couple sur l'arbre moteur (sur une cloche en cuivre ou aluminium solidaire de l'arbre moteur).

Avantage: Aucune friction entre les pièces mobiles et les pièces fixes donc une très

grande sensibilité.

Moteur « drag cup » de très faible inertie
Moteur « drag cup »
de très faible inertie

Dispositif de Refroidissement

» de très faible inertie Dispositif de Refroidissement Moteur Inductif (Drag) Induit (Cup) Palier de l’arbre

Moteur Inductif (Drag)

Induit (Cup)

Palier de l’arbre moteur

Palier à air

Capteur de déformation

Mandrin de fixation des géométries

(Drag) Induit (Cup) Palier de l’arbre moteur Palier à air Capteur de déformation Mandrin de fixation

Palier à air

La pression d'alimentation en air est comprise entre 2.5 bar et 3 bar. Cette pression engendre une force qui rigidifie le palier car les entrefers entre les pièces fixes du palier et l'arbre moteur sont très faibles (typiquement quelques microns). La qualité de la rigidité des paliers vient essentiellement de la qualité d'usinage des pièces fixes et mobiles

vient essentiellement de la qualité d'usinage des pièces fixes et mobiles Palier de l’arbre moteur Palier

Palier de l’arbre moteur

Palier à air

Plage de couple du moteur

Plage de couple du moteur La plage de couple est de 0,05 microNm à 100, 150

La plage de couple est de 0,05 microNm à 100, 150 ou 200 mNm. Ceci correspond à une force de 5µg exercée sur un bras de levier de 1 mètre.

En connaissant l'appareil on peut se positionner dans un domaine de rotation angulaire du palier où il y a un minimum de correction à ajouter pour compenser l'effet de la circulation d'air dans le palier.

Dans ce cas Le couple mini est de 0,01 microNm. La résolution sur le couple (torque résolution) est de 1. 10 -9 Nm.

ce cas Le couple mini est de 0,01 microNm . La résolution sur le couple (torque
ce cas Le couple mini est de 0,01 microNm . La résolution sur le couple (torque
ce cas Le couple mini est de 0,01 microNm . La résolution sur le couple (torque

Inertie et asservissement du moteur

L’inertie est de 1.6 10 -5 kg.m 2 . Ceci est extrêmement faible et correspond à une valeur 10 ms pour

extrêmement faible et correspond à une valeur 10 ms pour un saut de vitesse ou de

un saut de vitesse ou de déformation.

L'inertie est calculée avec la loi suivante:

L'inertie est calculée avec la loi suivante: Moment d'inertie d'un disque plein : J = 0,5

Moment d'inertie d'un disque plein : J = 0,5 m r2 Il suffit d’intégrer cette loi sur la hauteur de la géométrie et on obtient la valeur du moment d'inertie total.

et on obtient la valeur du moment d'inertie total. De plus le moteur est asservi numériquement

De plus le moteur est asservi numériquement grâce au brevet Rotonetic TM qui régule 5000 fois par seconde la consigne moteur.

est asservi numériquement grâce au brevet Rotonetic T M qui régule 5000 fois par seconde la

Le capteur de position inductif Bohlin

Le capteur inductif est constitué d'une partie fixe qui induit un champ sur une partie mobile

qui convertit ce champ en courant avant d'elle

même ré-induire un champ sur la partie fixe. L'amplitude du signal ainsi récupérée est fonction de la position angulaire de la pièce mobile par rapport à la pièce fixe. La fréquence

est proportionnelle à la vitesse de rotation.

Avantage: Dans l'absolu la résolution d'un tel dispositif est illimitée si l'on est capable de mesurer de très faibles courants. La pièce mobile est un morceau de circuit

imprimé très léger par rapport au disque optique en verre plus classique possédant seulement 5000 rayures de position.

Moteur « drag cup » de très faible inertie
Moteur « drag cup »
de très faible inertie
en verre plus classique possédant seulement 5000 rayures de position. Moteur « drag cup » de

Le capteur de position inductif Bohlin

Sur le capteurs classiques utilisant jusqu’à 5000 rayures, l'espacement entre deux rayures n'est pas homogène sur

un tour. En conséquence le bruit de fond sur le signal de

déformation angulaire, est de l'ordre du µrad. La résolution de ces capteurs est annoncée à 12.10 -9 rad mais avec une précision de 1.10 -6 rad! Le capteur inductif sait à tout instant dans quelle

position angulaire se trouve l'axe moteur et le cône

(entre 0 et 2p) grâce à 125.10 6 pas et une résolution de 50.10 -9 radian. L'utilisation d’un capteur de position absolu permet de corriger 1000 fois par tour le courant envoyé dans le moteur en fonction des contraintes engendrées par l'air pour maintenir une contrainte constante sur l'échantillon.

en fonction des contraintes engendrées par l'air pour maintenir une contrainte constante sur l'échantillon.
en fonction des contraintes engendrées par l'air pour maintenir une contrainte constante sur l'échantillon.

Le capteur de force normale

2 Jauges de contrainte pour mesure de force normale

normale 2 Jauges de contrainte pour mesure de force normale Gamme de force normale allant de

Gamme de force normale allant de 0.1g (ou 0.001 N) jusqu’à 2 kg (option 5 kg) avec une résolution de 0,002 g.

2 kg (option 5 kg) avec une résolution de 0,002 g. Plus le capteur est sensible

Plus le capteur est sensible et plus il sera possible

de déceler une évolution de la contrainte normale

sous faible gradient de vitesse.

Les forces normales se révèlent très faibles pour un bon nombre de matériaux.

sous faible gradient de vitesse. Les forces normales se révèlent très faibles pour un bon nombre
sous faible gradient de vitesse. Les forces normales se révèlent très faibles pour un bon nombre

CHOIX DES GEOMETRIES

Différentes géométries

Différentes géométries Mooney chez Bohlin Plateaux Parallèles Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie
Différentes géométries Mooney chez Bohlin Plateaux Parallèles Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie

Mooney chez Bohlin

Différentes géométries Mooney chez Bohlin Plateaux Parallèles Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie

Plateaux Parallèles

géométries Mooney chez Bohlin Plateaux Parallèles Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie Malvern
géométries Mooney chez Bohlin Plateaux Parallèles Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie Malvern

Norme DIN

(ou tapered plug)

Séminaire de rhéologie Malvern 2004

Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie Malvern 2004 Cône/Plan Double entrefer (ou DG double
Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie Malvern 2004 Cône/Plan Double entrefer (ou DG double

Cône/Plan

Norme DIN (ou tapered plug) Séminaire de rhéologie Malvern 2004 Cône/Plan Double entrefer (ou DG double

Double entrefer

(ou DG double gap)

Importance de la géométrie de mesure

Les dimensions des systèmes de mesure relient proportionnellement les grandeurs physiques du rhéomètre aux grandeurs rhéologiques intrinsèques

L’appareil impose sur l’échantillon un couple, une vitesse ou une déformation

Les limitations de l’appareil sont liées à ses caractéristiques techniques en:

- Couple:

de 0,1 microN.m à 200 mN.m

(Gémini)

- Vitesse imposée:

de 0,1 milli rad/sec à 600 rad/sec

(Gémini)

La géométrie relie proportionnellement:

- le couple (N.m) à la contrainte de cisaillement (Pa)

- la vitesse (tour /min.) au gradient de vitesse (s -1 )

Compte tenu des caractéristiques techniques du rhéomètre, la géométrie de mesure va déterminer les plages accessibles de gradient de vitesse, de contrainte de cisaillement et de viscosité de cisaillement.

Spécifications en fonction des

géométries

Rheometer 1

C-VOR200Spécifications en fonction des géométries Rheometer 1 Sensor 1 DG40/50 DG40/50 C-VOR200 DG40/50 3425 A

Sensor 1

DG40/50en fonction des géométries Rheometer 1 C-VOR200 Sensor 1 DG40/50 C-VOR200 DG40/50 3425 A 2,613

DG40/50

C-VOR200

DG40/50

3425

A

2,613

M

Gp (1/s)

2, 7E- 06

mi n

1, 6E+03

max

Eta (mPas)

2, 2E- 04

mi n

2, 5E+11

max

Tau (Pa)

3, 4E- 04

mi n

6, 9E+02

max

Sensor 2

Sensor 3

Sensor 4

Sensor 5

Sensor 6

Sensor 7

Sensor 8

Sensor 9

C33.7
C33.7
C25
C25
C14
C14
C8
C8
CP1/40
CP1/40
CP4/20
CP4/20
CP1/20
CP1/20
TP20:1
TP20:1

C33.7

C25

C14

C8

CP1/40

CP4/20

CP1/20

TP20:1

C-VOR200

C-VOR200

C-VOR200

C-VOR200

C-VOR200

C-VOR200

C-VOR200

C-VOR200

C33.7

C25

C14

C8

CP1/40

CP4/20

CP1/20

TP20:1

13608

A

23782

A

135424

A

725790,88

A

59683

A

477465

A

477465

A

87900

A

2,616

M

2,631

M

2,631

M

2,631

M

57,3

M

14,32

M

57,3

M

22,125

M

Gp (1/s)

Gp (1/s)

Gp (1/s)

Gp (1/s)

Gp (1/s)

Gp (1/s)

Gp (1/s)

Gp (1/s)

2, 7E- 06

mi n

2, 8E- 06

mi n

2, 8E- 06

mi n

2, 8E- 06

mi n

6, 0E- 05

mi n

1, 5E- 05

mi n

6, 0E- 05

mi n

2, 3E- 05

mi n

1, 6E+03

max

1, 6E+03

max

1, 6E+03

max

1, 6E+03

max

3, 4E+04

max

8, 6E+03

max

3, 4E+04

max

1, 3E+04

max

Eta (mPas)

Eta (mPas)

Eta (mPas)

Eta (mPas)

Eta (mPas)

Eta (mPas)

Eta (mPas)

Eta (mPas)

8, 7E- 04

mi n

1, 5E- 03

mi n

8, 6E- 03

mi n

4, 6E- 02

mi n

1, 7E- 04

mi n

5, 6E- 03

mi n

1, 4E- 03

mi n

6, 6E- 04

mi n

9, 9E+11

max

1, 7E+12

max

9, 8E+12

max

5, 3E+13

max

2, 0E+11

max

6, 4E+12

max

1, 6E+12

max

7, 6E+11

max

Tau (Pa)

Tau (Pa)

Tau (Pa)

Tau (Pa)

Tau (Pa)

Tau (Pa)

Tau (Pa)

Tau (Pa)

1, 4E- 03

mi n

2, 4E- 03

mi n

1, 4E- 02

mi n

7, 3E- 02

mi n

6, 0E- 03

mi n

4, 8E- 02

mi n

4, 8E- 02

mi n

8, 8E- 03

mi n

2, 7E+03

max

4, 8E+03

max

2, 7E+04

max

1, 5E+05

max

1, 2E+04

max

9, 5E+04

max

9, 5E+04

max

1, 8E+04

max

Grandeurs d’appareillage et grandeurs rhéologiques

C1 et C2 sont des facteurs géométriques uniques à chaque système de mesure

Contrainte de cisaillement = C1 Couple

Gradient de vitesse

= C2 Vitesse angulaire*

*: L’entrefer pouvant être fixé par l’opérateur pour les géométrie plan-plan, la

relation précédente devient:

Gradient de vitesse

= C2 Vitesse angulaire / entrefer

Plans parallèles

Avantages:

Facile à nettoyer

– Entrefer adaptable à l’échantillon

Faible inertie mécanique et thermique

Fort gradient de vitesse possible

– Faible quantité d’échantillon

de vitesse possible – Faible quantité d’échantillon Inconvénients: Le gradient de vitesse est maximum au bord
de vitesse possible – Faible quantité d’échantillon Inconvénients: Le gradient de vitesse est maximum au bord

Inconvénients:

Le gradient de vitesse est maximum au bord et nul au centre

– Favorise l’évaporation du solvant

0s -1 10s -1
0s -1
10s -1

Sensible aux effets de bord (mauvais

remplissage)

Cônes / Plans

Avantages:

Facile à nettoyer

Entrefer variable et facile à régler

Faible inertie mécanique et thermique

Résultat possible en viscosité absolue

Gradient de vitesse constant sur toute la surface pour les cônes à petits angles

sur toute la surface pour les cônes à petits angles 10s -1 10s -1 10s -1
sur toute la surface pour les cônes à petits angles 10s -1 10s -1 10s -1
10s -1 10s -1 10s -1
10s -1
10s -1
10s -1

Inconvénients:

Favorise l’évaporation du solvant

Sensible aux effets de bord (mauvais remplissage)

Pas adaptée à des matériaux chargés (entrefer = troncature du cône

> 3 d maximum des charges )

Cylindres coaxiaux

Avantages:

Large entrefer (0.5 -1.5mm)

Grande hauteur si le produit sédimente

Plus grande surface de contact donc plus sensible pour les faibles viscosités

Evaporation réduite car faible surface en contact

avec l’air

Moins de risque de mauvais remplissage que les cones/plans

Inconvénients:

Difficile à nettoyer

Nécessite plus d ’échantillon

Inertie plus grande pour faible viscosité

(principalement en oscillation)

– Nécessite plus d ’échantillon – Inertie plus grande pour faible viscosité (principalement en oscillation)
– Nécessite plus d ’échantillon – Inertie plus grande pour faible viscosité (principalement en oscillation)

Double entrefer

Avantages:

Plus faible inertie que les cylindres coaxiaux

Idéal pour les manips en oscillation

coaxiaux – Idéal pour les manips en oscillation – Les doubles / quadruples entrefers présentent une

Les doubles / quadruples entrefers présentent une très grande surface de contact donc idéal pour les très faibles viscosités

Inconvénients:

Difficile à nettoyer et nécessite un démontage

Fragile

Grande inerties mécanique (oscillation) et thermique

– Quantités d’échantillons > 2 ml

– Fragile – Grande inerties mécanique (oscillation) et thermique – Quantités d’échantillons > 2 ml

Adaptation des mesures rhéologiques

à divers dispositifs

- Nombreuses unités de mise en T (de - 150 à 550 °C)

- Essais normalisés sur bitumes et asphaltes

- analyse thermomécanique

- électro-rhéologie

- haute pression (P < 50 Bar, - 30 < T < 150 °C)

- optique (e.g. réticulation sous UV)

- de diffusion de la lumière

- de diffusion de neutrons

- d’immobilisation (e.g. rhéologie d’un enduit appliqué sur un support poreux)

- pour observation microscopique et biréfringence, dichroïsme (sur demande)

- pour essais à très haute fréquence (2 KHz, sur demande)