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Dossier de presse

18 octobre 2012

BÊTES DE SEXE,
la séduction dans le monde animal
Exposition temporaire, ludique et décalée au Palais de la découverte du 23 octobre 2012 au 25 août 2013
Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal invite le public à découvrir, sur un mode humoristique, ludique et décalé, la diversité des méthodes de séduction et de reproduction dans le monde animal et végétal. Elaborée en collaboration avec des biologistes, des experts du comportement animal et des conservateurs du Natural History Museum de Londres, Bêtes de sexe expose plus de 100 spécimens d’animaux naturalisés, des photos, des films, ainsi que des courts métrages sur la sexualité animale réalisés par Isabella Rossellini. A travers une scénographie ludique et étonnante, le propos scientifique réserve quelques surprises impertinentes et savoureuses. L’exposition Bêtes de sexe, un brin culottée ? Bien plus que le reste du monde animal, les humains sont indéniablement des « bêtes de sexe ». Le sexe est d’ailleurs tellement important, que nous avons imaginé des moyens de goûter à ses plaisirs sans la complication de la reproduction, grâce à la contraception. Alors inutile de juger les animaux selon nos codes moraux, de même que nous ne fondons pas nos règles sur leurs comportements : oublions nos préjugés et découvrons une ou deux choses à leur sujet... Pourquoi la nature a-t-elle inventé la sexualité ? Pourquoi les femelles sontelles particulièrement exigeantes dans le règne animal ? Comment les mâles s’assurent-ils de leur paternité ? Le parcours de l’exposition propose cinq séquences thématiques : 1. La sexualité, une histoire ancienne 2. La reproduction, avec ou sans sexe 3. A la recherche du bon partenaire 4. Mais comment s’y prendre ? 5. La conclusion, Et l’homme dans tout ça ?, questionne, non sans malice, le visiteur sur la séduction humaine. Le Palais de la découverte, plus que jamais un lieu de décryptage et de découverte de la science. Les visiteurs partent à la découverte des multiples stratégies développées par la faune et la flore pour se reproduire. Les dispositifs scénographiques, nombreux et variés, interpellent le visiteur, l’invitent à porter un autre regard sur l’évolution, la sélection sexuelle, la sexualité animale et végétale, et l’amènent peu à peu à questionner ses jugements : - une centaine de spécimens naturalisés, provenant des collections du Natural .../... History Museum, sont mis en scène et exposés sous vitrine - huit films courts et plein d’humour, intitulés « Green porno », réalisés et interprétés par Isabella Rossellini illustrent la vie sexuelle de certaines espèces - des photographies grand format enrichissent le propos - un mur interactif et poétique renvoie le visiteur à son propre art de la séduction. Le Palais de la découverte est le premier musée étranger à accueillir l’exposition Sexual Nature produite par le Natural History Museum de Londres, accessible à partir de 10 ans en raison de ses contenus explicites.

Information presse Palais de la découverte Catherine Meyer 01 40 05 82 33 catherine.meyer@universcience.fr www.universcience.fr/presse Information du public Palais de la découverte avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris 01 56 43 20 20
www.palais-decouverte.fr/betes-de-sexe

Sommaire
1. Parcours de l’exposition Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal p 3
partie 1. La sexualité, une histoire ancienne p 4 partie 2. La reproduction, avec ou sans sexe p 6 partie 3. A la recherche du bon partenaire p 7 partie 4. Mais comment s’y prendre ? p 10 partie 5. Et l’homme dans tout ça ? p 12

2. Sexe, science et séduction p 14 3. Playlist Bêtes de sexe p 16 4. Générique de Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal p 18 5. Sexual Nature et le Natural History Museum de Londres p 19 6. Autour de l’exposition p 20

Informations pratiques Information du public
Palais de la découverte avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris 01 56 43 20 20 www.palais-decouverte.fr/betes-de-sexe Tarifs : Plein tarif : 8 € Tarif réduit : 6 € (-25 ans, +60 ans, familles nombreuses, étudiants, enseignants) Gratuit : -6 ans, personnes handicapées et un accompagnateur, demandeurs d’emploi et bénéficiaires de minima sociaux Supplément Planétarium 3 € (interdit - 6 ans) Exposés des médiateurs scientifiques inclus dans le billet d’entrée. Conférences en accès libre et gratuit.

Ouverture :
Tous les jours de 9h30 à 18h, dimanche de 10h à 19h Ouverture exceptionnelle les lundis 29 octobre et 5 novembre 2012 Fermeture le lundi, les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet et le 25 décembre

Accès :
Métro : Champs-Élysées Clémenceau ou Franklin Roosevelt Bus : 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93 R.E.R : Invalides Vélib’ : 8029 et 8013

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1. Parcours de l’exposition Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal
Le parcours de l’exposition Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal se compose de cinq parties : 1. La sexualité, une histoire ancienne 2. La reproduction, avec ou sans sexe 3. A la recherche du bon partenaire 4. Mais comment s’y prendre ? 5. La conclusion, Et l’homme dans tout ça  ?, questionne, non sans malice, le visiteur sur la séduction humaine. La scénographie est volontairement sobre, révélant ainsi spécimens et contenus à la lumière de l’exposition : de grands rideaux et fonds noirs ou rouge mettent en valeur les spécimens et maquettes sous vitrines, ainsi que les grands films rétroprojetés et écrans diffusant Green porno, les courts métrages d’Isabella Rossellini. Sur 700 m², chaque partie est identifiée par un grand panneau de texte blanc sur fond rouge. Les cartels accompagnent les objets et spécimens. Des panneaux de texte noir sur fond blanc et des illustrations approfondissent les sujets abordés. Si le thème de l’exposition peut paraître « osé » de notre point de vue d’humain, le propos scientifique est sérieux ; les anecdotes et faits de la vie sexuelle des animaux sont argumentés et présentés parfois sous un jour humoristique (films courts, conclusion ). Certains sujets sont introduits par le titre d’une chanson anglo-saxonne, où le sexe et les comportements sexuels sont valorisés ou dédramatisés et font le terreau de notre vie. Ce dossier de presse les a conservés ici. Une playlist (voir Playlist p. 16), qui n’existe que dans ce dossier, vous accompagnera tout au long du parcours… Pénétrons donc dans le sujet, en fredonnant le refrain de la chanson de Juliette Gréco « un petit poisson, un petit oiseau »*.

* Refrain Un petit poisson, un petit oiseau S’aimaient d’amour tendre Mais comment s’y prendre Quand on est dans l’eau Un petit poisson, un petit oiseau S’aimaient d’amour tendre Mais comment s’y prendre Quand on est là-haut...

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Partie 1 La sexualité, une histoire ancienne // Sex
Playlist : Erotica, Madonna (« Sex », livre accompagnant l’album)

Cette première partie de l’exposition explore les relations entre sexualité et évolution chez les êtres vivants. La sexualité existe depuis environ un milliard d’années. Aujourd’hui, la plupart des animaux et des plantes l’utilisent pour se reproduire, ils se réunissent et combinent leurs gènes pour donner naissance à une descendance. Mais la sexualité ne sert pas uniquement à la reproduction. Elle constitue un aspect important de la vie de nombreuses espèces, favorisant la formation des couples et la résolution des conflits, sans parler du plaisir qu’elle procure. La sexualité est source d’évolution et, sans elle, la Terre ne présenterait pas l’extraordinaire diversité de la vie que nous connaissons aujourd’hui. Depuis, au fil de l’évolution, sont apparus des moyens de reproduction dont la variété et la sophistication dépassent l’imagination. Des boutons floraux plantureux et des plumes flamboyantes aux talons aiguilles de quinze centimètres, des imposantes ramures aux phallus colorés, les outils de la séduction et de la reproduction sont infinis. Chacun sa façon de faire // It’s the way that you do it...
Playlist : It Ain’t What You Do (It’s the Way That You Do It), Jimmie Lunceford, Harry James, Ella Fitzgerald, Fun Boy Three et Banarama

Pour la plupart, la reproduction consiste, pour un mâle et une femelle, à fusionner leurs gamètes - spermatozoïdes et ovules. Mais ce n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît. Depuis que la vie a perdu sa virginité, un répertoire sexuel prolifique s’est développé. Tout comme les différentes espèces s’adaptent pour survivre, elles découvrent de nouvelles techniques sexuelles qui favorisent la transmission de leurs gènes à la génération suivante. > Fécondation interne et viviparité : maquette de poisson placoderme > Pénis vascularisé, os pénien, pénis fibro-élastique : spécimens et maquettes (chien, raton laveur, chiropères) > Injection dans l’orifice sexuel de la femelle : exemple de la mygale de Colombie > Le baiser cloacal des brèves à ailes bleues L’amour sous l’eau // Underwater love
Playlist : Underwater love, Faith No More

La sexualité est apparue sous l’eau, la fécondation étant externe. Dans l’eau, les organismes peuvent disperser leurs gamètes sans danger qu’ils ne s’assèchent. Mais cela ne va pas sans risque : le sperme et les œufs flottant librement avec le courant peuvent se transformer en délicieux repas ou être entraînés au loin, trop loin pour s’unir. Pour surmonter ce problème, la plupart des espèces aquatiques produisent des quantités gigantesques de gamètes. > Photographie : Le poisson-lune (Mola mola) est le plus extravagant, puisqu’il produit 300 millions d’œufs à chaque ponte. L’appel du grand air // Out in the open
Playlist : Out in the open, Amy Lee Grant

Ce n’est qu’assez récemment dans l’histoire de l’évolution, que les plantes et les animaux sont apparus sur les terres. La sexualité à l’air libre posait un problème : comment éviter le dessèchement des gamètes ? L’évolution a fait apparaître une incroyable variété de solutions. La plupart des animaux ont maintenant recours à la fécondation interne. Les rapports sexuels par pénétration sont un exemple qui nous est familier. > Flagrant délit : couple de mouches détritivores en pleine copulation, emprisonnées dans la résine d’un arbre il y a environ 20 millions d’années.

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L’envol de la sexualité Les plantes sont pleines de ressources en matière de reproduction. Elles se multiplient de façon sexuelle et asexuelle. La découverte du sexe des plantes dans les années 1700 bouleversa le monde botanique, et le naturaliste révolutionnaire Carl von Linné était si enthousiaste qu’il essaya même de classer les plantes en fonction de leurs organes sexuels. Scandalisé, son opposant Johann Siegesbeck y vit une « détestable prostitution ». > Étamines d’hibiscus : organes reproducteurs mâles > Courts métrages Green porno : l’araignée et l’escargot Laissez vos bagages à la porte Certaines fantaisies sexuelles des animaux peuvent nous choquer, certaines étant même interdites dans les sociétés humaines, comme la sexualité contrainte. Par exemple, les mâles du serpent jarretière contraignent les femelles peu coopératives à s’accoupler en les étouffant. La réaction défensive automatique des femelles est d’ouvrir leur orifice génital, par lequel elles rejettent normalement les matières fécales et les produits chimiques destinés à repousser les prédateurs. Cette ouverture permet au mâle de la pénétrer. Mais ne jugeons pas les autres animaux selon nos codes moraux, de même que nous ne fondons pas nos règles sur leur comportement. Oublions nos préjugés et découvrons une ou deux choses à leur sujet. Sexualité et évolution Charles Darwin a observé que les variations entre des membres de la même espèce peuvent conférer un avantage concurrentiel à certains individus, et il proposa en 1859 cette idée de l’évolution par la sélection naturelle. Il suggéra qu’une meilleure capacité à trouver de la nourriture ou à échapper aux prédateurs permettrait à certains individus de vivre plus longtemps : la survie du plus habile. Il trouva de nombreux exemples pour conforter sa théorie, mais d’autres comme celui du faisan Argus restèrent mystérieux. Ces plumes caudales aussi élaborées étaient sûrement néfastes pour la survie. Pourquoi les garder ? Il comprit que l’avantage ne concernait pas la survie, mais la reproduction : plus les plumes sont élaborées, plus grandes sont les chances de trouver un partenaire. Darwin appela ce phénomène la sélection sexuelle. > Spécimen spectaculaire : le grand Argus « Le cas du faisan Argus mâle est éminemment intéressant, car il apporte la preuve que la beauté la plus raffinée peut servir d’attrait sexuel et à rien d’autre ». Charles Darwin, La Filiation de l’homme, 1871 > Court métrage Green porno : le saumon Dans l’évolution d’une espèce, la reproduction est aussi importante que la survie. Certaines espèces comme le saumon du Pacifique meurent après l’accouplement. Elles y jettent toutes leurs forces, car le coût de la survie avant d’avoir une autre occasion de s’accoupler est trop élevé. C’est ce qu’on appelle la sémelparité : le fait de n’avoir, au cours d’une vie, qu’un seul cycle de reproduction.

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Partie 2 La reproduction, avec ou sans sexe
Toutes les formes de reproduction sexuée ont le même objectif, la rencontre de deux cellules sexuelles, l’une mâle, l’autre femelle. La sexualité permet ainsi le brassage des gènes, en partie à l’origine de la diversité des êtres vivants. Mais ce n’est pas toujours le meilleur moyen de se reproduire. Reproduction asexuée, parthénogenèse sont des méthodes tout aussi efficaces. Cette partie de l’exposition présente les diverses modalités de rencontre des gamètes. > Elément d’exposition à ne pas manquer : La famille des coléoptères Les coléoptères sont une réussite du point de vue de l’évolution, en raison de leur diversité et de leur adaptabilité. Les scientifiques du Muséum d’Histoire Naturelle de Londres étudient ce groupe phénoménal d’insectes qui représente jusqu’à 25 % de tous les animaux connus et vit dans pratiquement tous les milieux terrestres. La plupart des lignées en vie aujourd’hui sont apparues à la même époque que les dinosaures. Pourquoi s’encombrer de sexualité ? Tous les organismes ne subissent pas les tracas du grand jeu de l’accouplement. Car la reproduction sexuelle a aussi ses inconvénients : le temps nécessaire pour trouver un ou une partenaire, les gamètes gaspillés en cas d’échec. La sexualité n’est pas le seul moyen de se reproduire, et ce n’est pas toujours la meilleure option. Toutes les bactéries, la plupart des plantes et certains animaux se reproduisent de manière asexuée, en produisant des clones d’eux-mêmes. C’est beaucoup moins amusant, mais bien plus efficace. > Staphylocoques dorés : ces bactéries se reproduisent de manière asexuée, par division cellulaire. Entre elles, les filles se débrouillent Plus récemment, le lézard à queue en fouet a éradiqué les mâles et abandonné la reproduction sexuelle. Ces populations uniquement composées de femelles donnent naissance à des filles clonées à l’identique, les fils étant jugés parfaitement inutiles. Résidu de leur passé sexuel, elles ont encore besoin de se stimuler mutuellement pour ovuler et pondre des œufs qui donneront des clones d’elles-mêmes. Mais sans mélange génétique par la sexualité, des maladies fatales provoqueront probablement l’extinction de l’espèce. Hermaphrodites Certains hermaphrodites (les individus disposant à la fois d’organes mâles et femelles) comme les limaces et de nombreuses plantes ont évolué de façon à ne pas s’autoféconder, ce qui leur garantit de bénéficier du brassage génétique associé à la sexualité. > Film des limaces léopard : acrobatiques, elles s’engagent dans de gracieux accouplements aériens, en se pendant à des fils de mucus de 25 centimètres de long tout en entrelaçant leurs pénis avant d’échanger leur sperme. La santé par le sexe // Sexual healing
Playlist : Sexual healing, Marvin Gaye

La sexualité a été décrite comme « le plus grand problème de la biologie de l’évolution » et aucune explication de son évolution n’est unanimement acceptée. Il paraît probable que la sexualité permette à une population de rester variée et de produire rapidement des individus résistant à une nouvelle souche pathogène. Ces individus deviennent plus nombreux et la course reprend de plus belle. > Photo : les coraux de la Grande barrière pondent au même moment, donnant lieu au plus grand acte sexuel collectif de la planète. > Court métrage Green porno : la lotte

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Partie 3 A la recherche du bon partenaire
Parades sophistiquées, motifs et couleurs qui confinent à l’extravagance, parfums enivrants tout est bon pour se faire remarquer par un partenaire potentiel. Ce troisième espace permet d’observer quelques-unes de ces stratégies surprenantes, mais dont l’entreprise est coûteuse en énergie... Et risquée, car les prédateurs sont peut-être tout près ! Alors pourquoi la sexualité est-elle apparue et s’est-elle maintenue au cours de l’évolution ? Cela reste une énigme pour les scientifiques. Jeux nuptiaux En tant qu’usines à sperme fonctionnant en continu, les mâles sont capables d’engendrer plus de descendants que les femelles. Comme la plupart des populations comptent autant de représentants des deux sexes, et comme les femelles limitent le nombre de descendants possibles, les mâles rivalisent entre eux pour obtenir une part du gâteau. Les Casanova sèment leur semence de façon libertine, tandis que les perdants repartent sans rien. Certains mâles se livrent de violents duels, tandis que d’autres se jouent de mauvais tours. Les femelles ont parfois le dernier mot et choisissent le mâle qui aura leurs faveurs. Mais quelle que soit la façon dont le vainqueur est désigné, la plante ou l’animal victorieux transmettra à la génération suivante les caractéristiques génétiques les plus fortes. C’est la sélection sexuelle. L’art de la séduction // The art of seduction
Playlist : The Seduction of Claude Debussy, Art of Noise

Une des prérogatives de la femelle est de pouvoir se montrer exigeante dans le choix de son partenaire. Elle dispose d’un stock d’œufs limité et doit veiller à ce que seul le meilleur mâle puisse les féconder. S’il est de belle stature, paraît en bonne santé et montre ses capacités à devenir un bon père de famille, il aura peut-être sa chance. Mais ses talents de séduction peuvent aussi annoncer des fils qui réussiront mieux, eux aussi, avec les femelles (l’hypothèse du fils sexy). L’évolution des techniques de séduction des mâles est ainsi orientée par les préférences des femelles. Salut, beauté ! // Hello gorgeous
« Hello, Gorgeous », Barbra Streisand Premiers mots susurrés par Barbra Streisand dans le film « Funny Lady », puis lorsqu’elle reçut l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. C’est également le titre du livre consacré à l’actrice, écrit par William J Mann et une expression devenue populaire dans la culture anglo-saxonne

Les plantes et les animaux les plus beaux ont généralement atteint leur splendeur du fait de la sélection sexuelle. Chez les mâles, l’obligation de surpasser les rivaux génère des couleurs et des motifs toujours plus exubérants. Bon nombre d’entre eux arborent des ultraviolets, spectacle privé pour les oiseaux, poissons et insectes capables de les percevoir. Les femelles sont généralement ternes en comparaison, évoquant plus le camouflage que le glamour. Les oiseaux sont particulièrement sensibles aux incitations visuelles, pas seulement chez les partenaires potentiels mais aussi chez les plantes. Les fleurs flamboyantes font appel, pour leur sexualité, à des auxiliaires comme les oiseaux et les insectes, qui propageront le pollen entre les fleurs. > Spécimen : Paon (Pavo cristalus) Attirer l’attention Attirer l’intermédiaire plutôt que la fille semble l’objectif de certaines plantes à fleurs. Elles signalent leurs organes sexuels par des pétales provocants, des arômes enivrants et un nectar délicieux pour charmer des entremetteurs oiseaux ou insectes. Une fois entré, l’entremetteur se charge de pollen, s’envole et dépose le pollen sur la prochaine fleur qui le séduira. Les fleurs des Ophrys abeilles vont plus loin, puisqu’elles se font passer pour des abeilles femelles. La sirène

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trompeuse est si convaincante que les mâles tentent de s’accoupler. Ces efforts vigoureux secouent leur corps chargé du pollen de la plante précédente. > Spécimens : Paradisiers, hirondelles, Tragopan de Temminck, papillons et poules domestiques. Femelles, faites votre marché // Meat market
Playlist : Meat Market,Chancellorpink

Certains animaux mâles intensifient la compétition en paradant à côté de leurs rivaux. Dans une arène de parade ou « lek », d’après le mot suédois désignant « jeu, amusement », les mâles se regroupent pour exhiber leurs attributs comme s’ils se vendaient sur un marché. Conserver cette position demande des compétences et de l’endurance, ce qui permet aux femelles de savoir qui est le meilleur. La plupart choisissent d’ailleurs de s’accoupler au même mâle. > Les manakins sont des maîtres du « moonwalk ». Ces oiseaux se pavanent pour afficher leur sex appeal aux yeux des femelles. > Court métrage Green porno : la luciole et la mante religieuse Douces sérénades Se faire remarquer pour attirer un partenaire peut constituer une entreprise risquée. Les parades rendent leurs acteurs plus visibles non seulement pour le sexe opposé, mais aussi pour les prédateurs. > Le chant nuptial du poisson-crapaud mâle est tellement puissant qu’il empêche ses voisins de dormir. Des arômes envoutants Il n’est pas rare que des animaux et des plantes se rendent irrésistibles par des odeurs. Les fleurs parfumées attirent les pollinisateurs en quête de nectar et de puissantes phéromones aident les animaux à se retrouver. Couvre-moi de présents // Gimme, gimme, gimme
Playlist : Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight), ABBA

Le règne animal est plein de filles intéressées, qui résistent jusqu’à ce que les mâles manifestent leur valeur par d’impressionnants cadeaux. L’accès au cur d’une fille passe souvent par son estomac et les cadeaux alimentaires présentent des avantages pour les deux parties. Tout en démontrant les aptitudes parentales, les apports nutritifs aident les femelles à engendrer une progéniture plus nombreuse et en meilleure santé. > Spécimens : rossignol philomèle, mésange charbonnière, mouches danseuses, écaille ornée, mante religieuse, butor étoilé, gomphocère roux, manakin fastueux, tétras des armoises. Tout pour le gagnant // Winner takes all
Playlist : The Winner Takes It All, ABBA

Les femelles ne décident pas toujours avec qui s’accoupler. Parfois, les mâles prennent le commandement et en décousent entre eux. Les conflits peuvent être épuisants, brutaux et sournois, l’intensité de la concurrence n’autorisant aucune retenue. La sélection sexuelle a produit un formidable arsenal de techniques dans cette lutte sans merci, que ce soit l’astuce ou la force brute. Certains mâles dominants réussissent même à conquérir non pas une, mais tout un groupe de femelles. Les stratégies gagnantes sont transmises et améliorées par les générations suivantes. Sexe et violence // Sex and violence
Playlist : Sex and Violence, épisode du Monty Python’s Flying Circus

En matière de rivalité reproductive, les enjeux sont grands. Seuls les tout meilleurs remporteront le si convoité prix de copulation. Certains mâles bagarreurs écrasent leurs rivaux par le combat. Le vaincu perd non seulement toute chance de s’accoupler, mais met aussi sa vie en jeu. L’intimidation est une tactique plus sûre et plus courante, le combat n’éclatant réellement qu’entre des opposants de même niveau. Mais une fois le combat déclaré, les mâles de certaines espèces agressives ont élaboré des armes terrifiantes pour encorner, taillader, étriper. > Spécimens : cerf élaphe, bois de caribou, dynastes Hercule, lucane cerf-volant

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Manœuvres souterraines Même lorsqu’un mâle a supplanté ses concurrents et conclu un acte sexuel avec l’objet de son attention, la partie n’est pas terminée. Le but ultime est la fécondation des œufs de la femelle et son sperme n’est peut-être pas le seul dans la course. Des pénis spéciaux aux accouplements marathons, la sélection sexuelle a apporté aux mâles quelques stratégies étonnantes pour vaincre leurs rivaux dans la course du sperme. Chez certaines espèces, plus de 90 % des spermatozoïdes sont inaptes à la fécondation. Le rôle de ces spermatozoïdes soldats est en fait de repousser le sperme des autres mâles. > Spécimen : les renards roux sont souvent « collés » pendant l’acte sexuel. Les muscles vaginaux de la renarde se contractent et immobilisent le pénis en place pendant plus d’une heure. Le mâle passe alors une patte par-dessus la femelle, en se tournant de telle façon qu’ils puissent attendre derrière contre derrière jusqu’à ce que cette fâcheuse situation post-coïtale cesse. Collés l’un à l’autre // Let’s stick together
Playlist : Let’s Stick Together, Wilbert Harrison, Bryan Ferry

Une fois qu’un mâle a réalisé son placement en déposant son sperme chez une femelle, il est dans son intérêt de la tenir à distance des autres prétendants le temps que ses spermatozoïdes fécondent les œufs. Dans certaines espèces extrêmement protectrices vis-à-vis de leurs récentes conquêtes, les mâles surveillent leur partenaire. Ce comportement est connu sous le nom de « mate guarding ». Et le moyen le plus sûr de garder sa partenaire, c’est bien de rester collé à elle. De nombreux animaux prolongent ainsi l’acte sexuel bien au-delà du transfert des spermatozoïdes. > Les crabes mâles s’assurent de la fidélité de leur conquête en la transportant avec eux jusqu’à ce qu’elle soit prête à s’accoupler. Une passion bridée L’évolution a doté certains animaux de moyens de rendre les femelles « hors service » après la copulation, même sans gardiennage, par des bouchons vaginaux. Ceux-ci empêchent d’autres mâles de pénétrer la femelle et donnent au premier mâle la liberté de poursuivre d’autres conquêtes sexuelles, augmentant son potentiel de reproduction. > Spécimens : limace-banane, papillon Apollon, criquet pèlerin, charançon, mouche à toison, dytique, hérissons, phasme. La forme compte // Shape matters Même lorsqu’elles sont forcées à copuler, les femelles trouvent le moyen d’exercer un contrôle qualité. Les femelles de certaines espèces peuvent stocker le sperme de plusieurs mâles. Cela favorise la concurrence et contribue à ce que le meilleur gagne. L’évolution des organes sexuels mâles a produit diverses adaptations pour donner un coup de main aux spermatozoïdes. Certains mâles projettent le sperme droit sur la cible, d’autres préfèrent une technique d’aspersion. Une troisième option consiste à évincer le sperme de ceux qui ont précédé. La forme aide aussi les animaux à éviter les pertes de temps et d’énergie que constitue l’accouplement avec une mauvaise espèce. Si la clé ne rentre pas dans la serrure, impossible de pénétrer. > Pénis de punaise et d’agrion élégant. Spécimens : canard Colvert et échidné à bec court > Court métrage Green porno : la cane et et la libellule Lève-tôt // Early birds Quand les femelles s’accouplent avec plusieurs mâles, une partie du sperme se déverse sur des œufs déjà fécondés. Pour les mâles, le moyen le plus sûr d’éviter un tel déchet est de s’assurer qu’ils seront bien les premiers. De ce fait, certaines femelles ne restent pas vierges longtemps après la naissance. Chez les guêpes du figuier, cette stratégie a été tellement poussée qu’elles en sont aujourd’hui dépendantes. Leurs œufs arrivent à maturité à différents moments. Les mâles naissent en premier et attendent les femelles pour les féconder dès qu’elles sortent de l’œuf. Le travail fait, les mâles, non ailés, meurent, tandis que les femelles s’envolent à la recherche d’une autre figue. > Insectes : guêpe du figuier, papillon héliconius, abeille domestique, papillon zèbre A ne pas manquer : Lapin de garenne : Les apparences peuvent être trompeuses. Les lapins ont un air innocent mais ce sont, par nature, des playboys invétérés. Les mâles doivent titiller les femelles pour qu’elles ovulent. L’acte lui-même est rapide, et plein de vigueur : moins d’une minute ! 9

Partie 4 Mais comment s’y prendre ?
Techniques « classiques », mais aussi femelles qui courtisent les mâles, homosexualité, sociétés matriarcales, hermaphrodisme, changements de sexe, actes sexuels collectifs La diversité des comportements sexuels et reproductifs des animaux et des plantes n’a pas de limites ! C’est elle qui commande // She’s the boss
Playlist : She’s the boss, Mick Jagger

Certains animaux renversent complètement les stéréotypes de genre. Les femelles dominent leurs partenaires ou s’accouplent avec plusieurs mâles. Pondre des œufs, les couver et nourrir les petits est épuisant. En assurant la défense du territoire pendant que les pères s’occupent de la progéniture, les femelles de certains oiseaux limicoles disposent souvent d’assez de ressources pour entretenir plusieurs familles à la fois. Pour les animaux vivant en colonie dans un espace exigu, la place manque pour les ébats sexuels. La reine des rats-taupes glabres règne par la terreur, exterminant violemment certains membres de son clan pour les empêcher de parvenir à maturité sexuelle. > Spécimens : hyène rayée, nid de frelon européen, jacana, rhynchée peinte, crépidule ou berlingot de mer, huître. Changer de genre La stratégie la plus commode dans la bataille des sexes consiste à changer de camp lorsque votre équipe perd son ascendant. Certains animaux aquatiques optent pour le genre qui aura le plus grand succès reproductif à un moment donné. > Une espèce de bernacle peut changer le sexe des crabes. Si l’un rencontre un crabe mâle, il le transforme en femelle et pond en remplaçant les œufs des crabes par des bébés bernacles. > Spécimens : accenteur mouchet, bruant lapon, mérion superbe, chimpanzé. Ménage à ?
Playlist : Ménage à Trois, Alcazar

Au cours de l’évolution, de nombreux systèmes d’accouplement qui enfreignent la maxime de la domination masculine sont apparus. Les femelles peuvent décider, une femelle peut monopoliser tout un groupe de mâles, des sociétés entières peuvent opter pour la promiscuité sexuelle ou bien un couple peut s’unir pour la vie. Dans le monde sauvage, tout est possible. > Les groupes de dauphins à long bec s’accouplent lors de véritables orgies. L’amour à plusieurs Si les mâles peuvent pratiquer l’amour libre, pourquoi pas les femelles ? L’amour libre permet aux deux sexes de préserver toutes les options : les mâles peuvent continuer à se concurrencer pour toutes les femelles, tandis que celles-ci protègent leur progéniture des attaques de mâles jaloux en dissimulant sa paternité. Cette incertitude quant à la paternité est le prix à payer dans de telles sociétés. Pour compenser, les mâles ont développé de plus gros testicules, qui produisent plus de sperme, ce qui accroît leurs chances à la loterie de la fécondation. Ainsi, les chimpanzés ont des testicules quatre fois plus gros que ceux du gorille, signe de l’incertitude au sein de leur société. Les gorilles vivent dans une relative confiance, entourés de leurs harems. > Maquette d’alyte accoucheur, insectes et spécimens : nèpe géante, émeu, mérions superbes, chimpanzé, loup, alouette des champs, manchot Adélie. Hommes au foyer Généralement, les femelles consacrent une énergie considérable à produire des œufs. Élever et nourrir les petits après la naissance épuise littéralement les mamans. Plus les femelles ont du mal à conserver leurs réserves énergétiques et plus les petits sont dépendants, plus il est important que les pères contribuent également à la vie de la famille. Le mâle démontre souvent ses qualités de bon père en nourrissant la femelle pendant la cour, garantissant ainsi qu’il

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s’occupera d’elle et de ses petits. Certains mâles n’hésitent pas à partager la charge de travail et à s’occuper complètement des petits. > Hippocampe. Spécimens : albatros à nez jaune, gibbon hoolock, bousier, ibis falcinelle. Nid de rémiz penduline et maquette d’œufs. Rien que nous deux // Just the two of us
Playlist : Just the Two of Us, Grover Washington, Jr. et Bill Withers

La monogamie est rare chez les animaux. Parmi les rares animaux monogames, beaucoup n’ont simplement pas l’occasion de tromper l’autre. Ils vivent parfois trop loin des autres femelles ou sont trop occupés par les petits. C’est chez les oiseaux que la monogamie est la plus courante. Homosexualité L’homosexualité pose la question : pourquoi ce comportement sexuel non reproductif existe-til ? Si les animaux homosexuels ne transmettent pas leurs gènes directement à la génération suivante, comment se fait-il qu’ils soient si courants ? L’homosexualité peut être innée ou de circonstance. Lorsqu’un animal naît avec une forte attirance, souvent pendant toute sa vie, pour le même sexe, cette homosexualité innée a des causes génétiques et hormonales. > Un comportement homosexuel a été observé chez 450 espèces animales. > Spécimens : la mouette rieuse et le goéland argenté : environ 20% des mouettes rieuses mâles sont homosexuelles et 3% des goélands argentés femelles ont des relations homosexuelles > Coléoptère mâle Tribolium rouge de la farine (Tribolium castaneum) : les mâles s’accouplent régulièrement entre eux. Paradoxalement, cela augmente leurs chances de reproduction. En éjaculant sur un autre mâle, un individu se donne la possibilité que son propre sperme soit utilisé accidentellement lorsque l’autre s’accouplera avec une femelle. Relax
Playlist : Relax, Frankie Goes to Hollywood & Relax. Take It Easy, Mika

Les jeunes mâles du manchot Adélie sont esclaves de leurs hormones. Leurs pulsions sexuelles sont tellement fortes qu’ils essaient de s’accoupler avec n’importe quoi, y compris entre eux. Tout le monde aime l’orgasme et, chez de nombreux primates, les relations sexuelles servent à apaiser les tensions et à instaurer des liens, quel que soit le sexe du partenaire. Les bonobos n’hésitent pas à avoir des relations sexuelles avec des individus du même sexe.

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Partie 5 Et l’homme dans tout ça ?
Bête de sexe ! // You sexy beast
Playlist : You Sexy Thing, Hot Chocolate (film de 1997, The Full Monty)

Qu’est-ce que la sexualité ? Une question de pouvoir, de procréation, de distraction, d’intimité ? Les méthodes, les langages et les choix des êtres humains en matière de sexualité reflètent tout un kaléidoscope de comportements et d’attitudes. Bien plus que le reste du monde animal, nous sommes indéniablement des bêtes de sexe. Le sexe est tellement important pour nous que nous avons imaginé des moyens de goûter à ses plaisirs sans la complication de la reproduction, grâce à la contraception. Dans cette dernière partie, en guise de conclusion, les visiteurs sont invités à explorer les jeux de la séduction et le rôle de la sexualité dans nos vies, les comportements, conventionnels et moins conventionnels, qui président à la sexualité humaine. Ils peuvent partager leurs expériences de séduction et exprimer ce qu’amour et sexe signifient pour eux Tests : Croyez-vous à l’amour vrai ? Les humains doivent-ils être monogames ? À quoi sert le sexe ? L’amour sans sexe vaut-il mieux que le sexe sans amour ? Tableau et mur poétique : Séduit(e) par les mots ? Sans les mots, comment faire le premier geste ou finaliser la rupture ? Le tableau et le mur poétique permettent aux visiteurs de partager leurs expériences, leurs souvenirs de mots ou de dialogues qui ont pu les faire frémir… ou fuir ! Analyser l’attirance Les scientifiques ont mesuré, observé et étudié plusieurs milliers de personnes afin de comprendre quelles sont ces caractéristiques chez les êtres humains. Les idéaux varient en fonction de l’orientation sexuelle, de l’âge, de la culture et de l’exposition aux médias. Et ce que les gens jugent attirant ne se retrouve pas forcément dans leur choix sexuel réel. Cela dit, certains paramètres de l’attirance semblent universels. À la recherche de l’étreinte parfaite La taille du corps est l’une des premières choses que nous remarquons chez quelqu’un. Généralement, dans les environnements socio-économiquement développés et plus exposés aux médias, les personnes au corps plus élancé sont jugées plus attirantes, tandis que dans les milieux pauvres, les corps plus dodus signalent de meilleurs partenaires. Les scientifiques pensent que la corpulence est interprétée comme un signe de ressources disponibles, ainsi que de santé et de fécondité. Vous êtes beau ? // You’re beautiful? Que trouvez-vous attractif chez quelqu’un ?
Playlist : You’re Beautiful, James Blunt. Chanson numéro 1 en Angleterre pour les mariages.

Vitrines objets et questions : 1. Bagues : Reste auprès de moi // Stand by me
Playlist : Stand by Me, Ben E. King, Oasis

2. Photo de symétrie sensuelle : des études mondiales réalisées sur différentes classes d’âge montrent que la symétrie faciale constitue un indicateur universel de la beauté. 3. Désir de prospérité : d’après les stéréotypes, les hommes sont plus attirés par les apparences physiques et les femmes plus par les ressources. Mais des études sur l’attirance montrent que les hommes comme les femmes cherchent des partenaires ayant des ressources. 4. Le charme de l’élu : certains psychologues de l’évolution pensent que les hommes et les femmes en couple signalent qu’ils ont des qualités désirables que les célibataires n’ont pas,

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comme leur capacité à s’engager. Ces qualités supposées les font paraître plus crédibles comme partenaires. 5. Casque de pompier. Sécurise-moi, séduis-moi // Hold me thrill me
Playlist : Hold Me, Thrill Me, Kiss Me,Harry Noble, U2

Des scientifiques pensent que certains comportements de prise de risque témoignent d’une bonne santé physique et de qualités athlétiques. 6. Talons aiguilles // Heels
Playlist : Stiletto, Billy Joel

Pour de nombreuses personnes, les talons aiguilles symbolisent la sexualité. D’autres pensent en revanche qu’ils sont le signe que les femmes sont considérées comme le sexe dominé dans les sociétés patriarcales, allant jusqu’à se blesser pour paraître attirantes. 7. Trouvez-vous votre partenaire attirant ? L’amour est aveugle // Love is blind
Playlist : Love is blind, Alicia Keys

8. Mets-moi le feu // Light my fire
Playlist : Light My Fire, The Doors

Dans une étude conduite pour cette exposition, on a demandé aux personnes d’indiquer ce qu’ils trouvent le plus sexy chez quelqu’un : la chimie de l’amour est arrivée en premier, suivie d’un bon sens de l’humour et du fait de sentir bon. Et vous, quelles sont vos préférences ?

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2) Sexe, science et séduction : morceaux choisis…
L’art de la séduction
- Les escargots de Bourgogne s’enfoncent mutuellement des petits ergots dans le corps, comme dans un jeu sado-maso surprenant. - Les fleurs hermaphrodites sont appelées monoclinales, du mot grec désignant un lit à une place. - Le mot orchidée provient du mot grec désignant les testicules, en raison de la forme bulbeuse des tubercules de ces plantes. - Les oiseaux aux mélopées les plus douces peuvent paraître moins impressionnants que les autres. En réalité, cette approche discrète les protège de leurs prédateurs naturels et exige une endurance importante car, plus le chant est long et complexe, plus il est attirant pour le partenaire sexuel. - Devant une truie en chaleur, les cochons mâles ont l’eau à la bouche. Les phéromones contenues dans cette salive encouragent les femelles à passer à l’acte sexuel. - Notre sueur transporte des arômes uniques qui dépendent de la constitution génétique de notre système immunitaire. Nous sommes plus attirés par des personnes ayant des odeurs différentes des nôtres, car cela créera chez nos enfants un bon mélange immunitaire. - L’accès au cur d’une femelle passe souvent par son estomac. Souvent, elle consomme le festin durant la copulation. Plus le repas est copieux, plus le mâle est autorisé à satisfaire son appétit charnel. - Les bonobos sont connus comme les grands singes érotiques. Ils s’accouplent à la moindre occasion, avec peu de discrimination selon l’âge ou le sexe. Leur vaste répertoire érotique semble exercer un effet apaisant sur leur société, marquée par un très faible taux d’agression. - Chez les orangs-outans, les relations homosexuelles sont beaucoup plus affectueuses que les hétérosexuelles, avec des baisers, des toilettages et des embrassades. - Un couple de pingouins mâles du Zoo central de New York a fait éclore un œuf et tous deux ont élevé le poussin ensemble. - La forme phallique du gouet tacheté appelé communément « willy lily » en anglais (soit l’équivalent de « zizi lily » en français) l’a conduit à servir autrefois de porte-bonheur aux hommes en quête d’amour. - Une étude conduite par un musée a montré que 69 % des gens classent la chimie de l’amour en tête des paramètres déterminant l’attirance sexuelle.

Coups fourrés, entourloupettes et p’tites combines
- Les femelles du lézard à queue de fouet se clonent elles-mêmes après accouplement et stimulation mutuelle. - Attirer un insecte pollinisateur est l’objectif de certaines plantes à fleurs. Ainsi, des orchidées ressemblent à s’y méprendre à une abeille femelle pour attirer des abeilles mâles. - Le mâle de la mante religieuse peut aller jusqu’au sacrifice ultime : celui de sa vie. La femelle s’en empare parfois comme d’une proie et le dévore la tête la première. Étonnamment, sa décapitation n’affecte pas ses performances sexuelles et la fécondation a lieu malgré tout. - Le hérisson protège sa paternité par une technique courante : une partie de sa semence se solidifie à l’intérieur de la femelle tandis que les spermatozoïdes nagent vers la victoire. - Le mâle et la femelle du papillon Apollon se sont également livrés à une véritable course au dispositif pour contrôler leur reproduction, les mâles fermant le vagin des femelles par un bouchon, puis ces dernières élaborant un revêtement non collant pour empêcher le bouchon de se fixer.

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- Pour certains phasmes il n’y a rien de tel qu’un coup rapide. Mais après l’acte sexuel, le phasme de Floride mâle garde sa partenaire en restant sur elle pendant cinq mois. - La femelle émeu doit choisir un partenaire robuste. Elle jauge les candidats en leur permettant de s’asseoir sur elle avant l’accouplement. - Les punaises mâles perforent la femelle pour injecter le sperme directement dans son sang et les vers de velours placent leurs spermatozoïdes en paquets sur le corps de la femelle. Les cellules se creusent un passage à travers la chair, passant ainsi dans le sang chargé de les acheminer jusqu’aux ovaires. - En léchant l’urine des femelles, les girafes mâles peuvent savoir si elles sont fertiles. - Les mâles et les femelles du bruant lapon sont des échangistes invétérés. Tous peuvent avoir des relations avec plusieurs membres du sexe opposé, profitant de nombreux partenaires sexuels tout en contribuant à élever la nichée.

Instruments et de travail et monnaie d’échange
- De nombreux mammifères, dont les humains, possèdent des pénis vascularisés qui se remplissent de sang pour l’érection. La plupart ont un os pénien qui renforce la rigidité. D’autres mammifères, comme le bélier, ont des pénis fibro-élastiques qui permettent des érections instantanées. - Chez certaines espèces, plus de 90 % des spermatozoïdes sont inaptes à la fécondation. Le rôle de ces spermatozoïdes soldats est en fait d’éradiquer le sperme des autres mâles. - Des organes génitaux complexes empêchent de nombreux insectes de s’accoupler avec la mauvaise espèce. - Les verrats ont un pénis en forme de tire-bouchon et éjaculent un demi-litre de sperme à la fois. - L’extrémité du pénis du bélier tourne pour projeter du sperme autour du col de l’utérus de la brebis. - Les minuscules mérions superbes ont des testicules qui représentent 25 % du poids de leur corps. Autant dire un poids lourd en matière de fabrication de sperme. - Les chimpanzés ont des testicules quatre fois plus gros que ceux du gorille, signe de l’incertitude quant à la paternité au sein de leur société. Les gorilles vivent dans une relative confiance, entourés de leurs harems. - Tout comme mâles et femelles diffèrent, leurs gamètes diffèrent aussi. Les ovules sont plus gros et contiennent de l’ADN et les nutriments dont l’embryon a besoin pour grossir. Le spermatozoïde est bien plus petit, puisqu’il n’apporte que de l’ADN à l’embryon. Les mâles peuvent donc produire beaucoup plus de gamètes que les femelles. En moyenne, un homme peut émettre plus de 100 millions de spermatozoïdes à chaque fois qu’il éjacule, tandis que les femmes ne produisent en moyenne que 400 ovules dans leur vie. - Les oiseaux à berceau séduisent leur partenaire en construisant des garçonnières souvent décorées de fleurs colorées et de coléoptères brillants. - La longue queue fourchue symétrique des mâles fait littéralement tourner la tête des hirondelles. La symétrie est attrayante pour de nombreux animaux, y compris les humains. On l’associe à un signe de bonne santé au début de la vie. - L’évolution a produit de nombreux systèmes d’accouplement qui enfreignent la maxime de la domination masculine. Les femelles peuvent décider, une femelle peut monopoliser tout un groupe de mâles, des sociétés entières peuvent opter pour la promiscuité ou bien un couple peut s’unir pour la vie. Dans le monde sauvage, tout est possible ! - Les hyènes tachetées femelles sont des chefs de troupe. Plus grandes que les mâles, les femelles ont développé des organes ressemblant aux organes génitaux masculins. Leur clitoris de 15 centimètres de long et leurs lèvres génitales gonflées ressemblent à un pénis et à un scrotum. Elles donnent naissance par le clitoris, opération traumatique qui tue certaines mères. - L’hippocampe mâle accouche.

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3) Playlist Bêtes de sexe

Playlist de l’exposition
Chanson / Album - Auteur / Interprète partie 1. La sexualité, une histoire ancienne Erotica. - Madonna Sisters Are Doin’ It For Themselves - Eurythmics It Ain’t What You Do (It’s the Way That You Do It) - Jimmie Lunceford, Harry James, Ella Fitzgerald, Fun Boy Three, Bananarama, Underwater love / The Real Thing - Faith No More Out in the open - Amy Lee Grant partie 2. La reproduction, avec ou sans sexe Sexual healing - Marvin Gaye The Mating Game - Bitter Sweet partie 3. A la recherche du bon partenaire The Seduction of Claude Debussy - Art of Noise Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight) - ABBA The Winner Takes It All - ABBA Gold Digger - Kanye West featuring Jamie Foxx Let’s Stick Together - Wilbert Harrison, Canned Heat, Bryan Ferry Size Matters (Someday) - Joe Nichols partie 4. Mais comment s’y prendre ? Meat Market - Chancellorpink She’s the boss - Mick Jagger Ménage à Trois - Alcazar Just the Two of Us - Grover Washington, Jr., Bill Withers Relax - Frankie Goes to Hollywood Relax, Take It Easy - Mika partie 5. Et l’homme dans tout ça ? You Sexy Thing - Hot Chocolate (film de 1997 The Full Monty) You’re Beautiful - James Blunt (chanson numéro un en Angleterre pour les mariages) Stand by Me - Ben E. King, Oasis Hold Me, Thrill Me, Kiss Me - Harry Noble, U2 Love is blind - Alicia Keys Stiletto - Billy Joel Light My Fire - The Doors Hello, gorgeous - Barbra Streisand “Funny Face” et remise des Oscars Sex and Violence - Episode de Monty Python’s Flying Circus The Early Bird - comédie anglaise de Robert Asher, parmi les films les plus populaires au box office anglais en 1966 Playing the field / Playing for Keeps - film réalisé par Gabriele Muccino, sortie prévue en décembre 2012 aux Etats-Unis House Husbands - série, comédie dramatique pour la télévision australienne en 2012

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Playlist non exhaustive des incontournable du thème
Chanson / Album - Auteur / Interprète
par Catherine, Marie, Cyrielle, Emmanuelle, Géraldine, Nadia, Nicolas, Hervé, Stéphanie et Thierry

Anglais Erotica - Madonna Sex machine - James Brown Sex Bomb - Tom Jones Blood Sugar Sex Magik - Red Hot Chilli Peppers Sex and Drugs and Rock’n’roll - Ian Dury I want your sex / Let’s go outside - George Michael Let’s Talk About Sex - Salt-n-Pepa Walk on the Wild Side - Lou Reed Let’s Get Physical - Olivia Newton Jon Shaft - Isaac Hayes Foxy Lady - Jimi Hendrix Sexed Up - Robbie Williams Sex Drive - Rolling Stones / Grace Jones A Little Less Conversation - Elvis Presley Cream - Prince Voulez-vous coucher avec moi (ce soir)? / Lady Marmalade / Labelle Hot Stuff / Love to love you, baby - Dona Summer Ring My Bell - Anita Ward Fresh - Kool and the Gang My Humps - The Black Eyed Peas Sexy Lady - Shaggy Sexy and I Know It - LMFAO Doggy style - Snoop Dog I Got a Little Something For You - MN8 Girls and Boys - Blur I just can’t get enough - Depeche Mode Hips Don’t Lie - Shakira feat. Wyclef Jean He Wasn’t Man Enough - Toni Braxton Rock Your Body - Justin Timberlake Mambo N°5 (A Little Of ) - Lou Bega Generation Sex - The Divine Comedy SexyBack - Justin Timberlake Sex on Fire - Kings of Leon Sex over the Phone - Village People Sexon the Beach - T-Spoon Sexfor Breakfast - Christina Aguilera Moonlight on Water: Sex on the Beach - Steve Kipner Boys,boys, boys - Sabrina Touch me - Samantha Fox

Français Un petit poisson, un petit oiseau - Juliette Gréco Un coq aimait une pendule - Claude Nougaro Je t’aime moi non plus / 69 Année érotique / La Décadance / L’anamour / Love on the Beat / Lemon Incest - Serge Gainsbourg Les Sucettes - Serge Gainsbourg / France Gall Que je t’aime / Derrière l’amour - Johnny Hallyday Le Zizi - Pierre Perret Les playboys - Jacques Dutronc Fais-moi mal Johnny - Boris Vian pour Magali Noël Il venait d’avoir 18 ans - Dalida Les nuits d’une demoiselle - Colette Renard La biaiseuse - Annie Cordy / Marie-Paule Belle Good bye Marylou / Love me, please love me / L’Amour avec toi / Kâma-Sûtra - Polnareff Gare au gorille / Les oiseaux de passage - Georges Brassens Sans contrefaçon / Pourvu qu’elles soient douces / L’instant X - Mylène Farmer Etienne - Gesch Patty Une femme avec une femme - Mecano Andy - Rita Mitsouko Fruit de la passion - Francky Vincent Sensualité - Axelle Red Tandem - Vanessa Paradis Sexuality - Sébastien Tellier Mon coloc / Ce soir tu vas prendre - Max Boublil L’amour à la plage - Niagara Le plastique c’est fantastique - Elmer Food Beat Vanessa - Doc Gyneco Ah viens - Les Charlots Belle - Notre Dame de Paris Pour le plaisir - Herbert Léonard Confidences pour confidences - Jean Schulteis On va s’aimer - Gilbert Montagné Chacun fait s’qui lui plait - Chagrin d’amour 3e sexe - Indochine J’ai fait l’amour avec la mer - Véronique Jeannot Moi, Lolita - Alizée Ma Benz - NTM / Les Brigitte L’amour c’est comme une cigarette - Sylvie Vartan

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4) Générique de l’exposition Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal
Sexual Nature, une exposition temporaire conçue et réalisée par le Muséum d’Histoire Naturelle de Londres, adaptée par les équipes du Palais de la découverte, un lieu Universcience. Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal, du 23 octobre 2012 au 25 août 2013. Commissariat scientifique de Sexual Nature : Natural History Museum, Londres Joanne Cooper, conservatrice des collections anatomiques de la section Oiseaux James Maclaine, responsable de la conservation des poissons séchés et empaillés Richard Sabin, conservateur de la section Mammifères au département de zoologie

Bêtes de sexe au Palais de la découverte, un lieu Universcience Marie Pichard, chef de projet Marie Canard, responsable de l’unité Sciences de la vie Jean-Philippe Bricka, Stéphanie Kappler, Aurélie Massaux, Élodie Touzé, médiateurs scientifiques dans l’unité Sciences de la vie Patrick Buisson, responsable du Laboratoire du vivant César Robineau, Laboratoire du vivant Laurence Juillard, scénographe Fabien Denis, architecte

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5) Sexual Nature Natural History Museum

Sexual Nature et le Natural History Museum de Londres
Cette exposition a été conçue par le Natural History Museum de Londres qui partage sa connaissance du monde végétal et animal depuis plus de 250 ans. Son objectif, grâce à l’expertise de son personnel, est d’aider à préserver la richesse et la diversité du vivant. Le musée développe, à ce titre, des projets dans 68 pays. Ses compétences s’étendent de la connaissance de notre planète à la diversité des organismes qui la peuplent et à leurs modes d’interaction. Plus de 300 scientifiques traitent ainsi de problèmes globaux comme la menace pesant sur la biodiversité, le maintien délicat des écosystèmes et l’impact de la pollution sur les maladies humaines. La description et la classification des êtres vivants ainsi que leurs interactions sont au cœur de leur recherche. Ses collections comprennent 70 millions de spécimens, des météorites aux fossiles de dinosaures, des pinsons de Darwin à la baleine de la Tamise. Commissariat scientifique du Natural History Museum de Londres Dr Joanne Cooper est conservatrice des collections anatomiques du groupe Oiseaux du musée. Elle a travaillé avec les concepteurs de l’exposition pour choisir les oiseaux présentés au public. L’un d’entre eux est un spécimen rare de faisan Grand Argus. Charles Darwin, qui fut le premier à retenir la distinction entre la sélection sexuelle et la sélection naturelle, assura des études détaillées sur le faisan Grand Argus et célébrait la beauté magnifique de son plumage. James Maclaine travaille actuellement dans la section Poissons du département de zoologie du musée. Avant 1998, il travaillait au musée national d’Edimbourg. En tant que commissaire de l’exposition, il est responsable de la conservation des poissons séchés et empaillés dont la majeure partie date du début du XIXe siècle. Il a participé à l’exposition en apportant sa connaissance de certains comportements sexuels particuliers aux poissons. Richard Sabin est conservateur du groupe Mammifères au département de zoologie où il est responsable de collection de mammifères terrestres, marins et d’archéozoologie. Il travaille depuis 1992 au musée. Il a sélectionné des mammifères présentés dans l’exposition. Site officiel de l’exposition « Sexual Nature » au NHM de Londres
http://www.nhm.ac.uk/business-centre/touring-exhibitions/exhibitions/sexual-nature/index.html

« Sexual nature, » récompensée du prix de la meilleure exposition temporaire par « Museum + Heritage 2012 » en mai 2012.
http://www.nhm.ac.uk/natureplus/blogs/whats-new/2012/05/18/our-sexual-nature-exhibition-winsbest-temporary-exhibition-at-the-museums-and-heritage-award?fromGateway=true

et
http://www.museumsandheritage.com/awards/award-winners-2012/tempoararytouring-exhibition

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6) Autour de l’exposition Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal
Activités de médiation Exposé, à partir de 15 ans : Le sexe, comment et pourquoi ? La plupart des espèces utilisent la sexualité pour se reproduire. Celle-ci présente des avantages, mais aussi beaucoup d’inconvénients. Alors pourquoi est-elle apparue au cours de l’évolution ? Pourquoi subsiste-t-elle ? Tour d’horizon des différentes théories du maintien de la sexualité dans le monde vivant.

Le site internet dédié à l’exposition www.palais-decouverte.fr/betes-de-sexe

Les exposés du Palais de la découverte Avec 60 exposés par jour et de nombreux ateliers, le Palais de la découverte donne à voir la science en train de se faire et place les jeunes visiteurs en situation d’expérimentation et de recherche active. Les exposés quotidiens en Sciences de la vie - Mange qui bouge : les grenouilles, expériences en direct - L’école du poulpe : expérience d’apprentissage chez le poulpe, l’apprentissage chez les invertébrés - Communication chez les fourmis : la vie sociale de ces insectes Les ateliers bio-junior Particulièrement appréciés des jeunes visiteurs, les ateliers bio-junior se déclinent en 4 thématiques. - Qui mange qui ? 6-7 ans - La proie, le prédateur... et l’enquêteur, 8-12 ans - Jouez avec vos sens, 8-12 ans - Des insectes tout autour de nous, 8-12 ans.

Bibliographie La biodiversité amoureuse : sexe et évolution, Thierry Lodé, O. Jacob, 2011 Les jeux de l’amour, du hasard et de la mort : comportement animal et évolution, Paul Galand, Ed. Racine, 2011 La sexualité animale, sous la direction de Frank Cézilly, Ed. Le Pommier, Cité des sciences et de l’industrie, 2009 La guerre des sexes chez les animaux : une histoire naturelle de la sexualité, Thierry Lodé, Ed. O. Jacob, 2007 Le paradoxe de l’hippocampe : une histoire naturelle de la monogamie, Frank Cézilly, Ed. Buchet-Chastel, 2006 Les sociétés animales : lions, fourmis et ouistitis, Franck Cézilly, Luc-Alain Giraldeau, Guy Théraulaz, Ed. le Pommier, Cité des sciences et de l’industrie, 2006 Écologie comportementale : cours et questions de réflexion, sous la direction de Étienne Danchin, Luc-Alain Giraldeau, Frank Cézilly, Ed. Dunod, 2005 Noces animales, Daniel Aubort, Michel Sartori et Daniel Cherix, Daniel Aubort éditions et Lausanne : Musée cantonal de zoologie, 2005 Manuel universel d’éducation sexuelle : à l’usage de toutes les espèces, selon Mme le Dr Tatiana, Olivia Judson, Ed. du Seuil, 2004 Une histoire naturelle de la séduction, Claude Gudin, Ed. du Seuil, 2003 La sexualité : phéromones et désir, Claude Aron, Ed. O. Jacob, 2000

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Les ressources sur le site internet du Palais, rubrique « Vivant » (cliquez pour ouvrir) Sciences de la Vie : visite libre Sciences de la Vie : exposés Ressources : « Procréation, hérédité et sexualité »

Les ressources sur le site internet du Palais, pour le jeune public (cliquez pour ouvrir) «Nos amies les p’tites bêtes» niveau CP-CE1 «Le monde animal» niveau CE2-CM2 Sciences de la vie / Ateliers / Bio-junior Les mini-sites d’expositions temporaires passées : Gorilles 2006 et Le Termite et la fourmi, deux sociétés, deux mondes 2008

WebTV scientifique www.universcience.tv (cliquez pour ouvrir) - La reproduction : dans une parodie de jeu télévisé, les enfants du centre de loisirs de la rue Bollaert (Paris) répondent à des questions sur la reproduction des animaux et des plantes. - Fleur : une « plongée » en microscope, en suivant le chemin d’un grain de pollen. De la vue extérieure d’une fleur de colza jusqu’à un ovule et à l’ADN qu’il contient. - Extrait du DVD « Des milieux et des hommes », qui illustre comment la grenouille repère ses proies à la vue et les capture avec sa langue gluante. - Des milieux et des hommes : la daphnie - Le Cerveau a-t-il un sexe ? Entretien avec Catherine Vidal, neurobiologiste à l’Institut Pasteur, et Françoise Héritier, anthropologue au Collège de France.

Les conférences d’Universcience (cliquez pour ouvrir) Un cycle de 6 conférences : La sexualité animale (en janvier et février 2009) 2009 : Année Darwin, célébration d’un double anniversaire autour de Darwin : les deux cents ans de sa naissance et les cent cinquante ans de la première édition de son traité De l’origine des espèces, qui a révolutionné l’histoire de la vie en posant les bases de la théorie de l’évolution et de la sélection naturelle. La sélection sexuelle : quoi de neuf depuis Darwin ? par Thierry Hoquet, maitre de conférences en histoire et philosophie des sciences à l’université Paris X Nanterre et Frank Cézilly, professeur d’écologie comportementale à l’université de Bourgogne Page dédiée  - Diaporama - Ecouter en mp3  - Voir la conférence en vidéo  La sexualité animale, entre coopération et conflit par Frank Cézilly Existe-t-il un rôle conventionnel des sexes ? par Frank Cézilly Hermaphrodisme et transsexualité : deux en un ? par Thierry Rigaud, directeur de recherche au CNRS, Equipe écologie évolutive, UMR CNRS bio géosciences, université de Bourgogne et Philippe Jarne, directeur du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive depuis 2011 Homosexualité dans le règne animal par Michel Raymond, directeur de recherche au CNRS, Institut des sciences de l’évolution, université de Montpellier II et Frank Cézilly La sexualité des primates par Marie Charpentier, chargée de recherche au CNRS, Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, Montpellier et Elise Huchard, post-doctorante à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier et à l’Institut de zoologie de Londres

Les Editions Universcience et Le Pommier http://www.universcience.fr/fr/editions La sexualité animale. De Franck Cézilly, 192 pages, 8,90 € Les sociétés animales : Lions, fourmis et ouistitis. De Franck Cézilly, Luc-Alain Giraldeau, Guy Théraulaz, 192 pages, 8,90 € Histoires de sexe et désir d’enfant. De Pierre Jouannet et Véronique Nahoum-Grappe, 192 pages, 8,90 € Hommes, femmes, La construction de la différence. De Françoise Héritier, 192 pages, 8,90 €

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