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Université de Versailles Saint-Quentin LICENCE Sciences pour l’Ingénieur (ex E.E.A.) Cours d’Électronique systèmes

Université de Versailles Saint-Quentin

LICENCE Sciences pour l’Ingénieur

(ex E.E.A.)

Cours d’Électronique systèmes

(L3 Si234)

Chapitres :

2006-2007

Luc Chassagne

1 – Diagramme de Bode

2 – Amplification – Bande passante

3 – Filtrage

4 – Conversions analogiques numériques

5 – Modulations - démodulations analogiques

Documents associés :

Polycopiés de TD : 6 TD Polycopiés de TP : 3 TP Annales d’examen

TABLE DES MATIÈRES

1

1

CHAPITRE 1

7

DIAGRAMME DE BODE

7

1. FONCTIONS DE TRANSFERT

7

1.1. Rappels : quelques propriétés du logarithme et de l’Arctangente

7

1.2. Définitions

8

1.3. Produits de formes canoniques

8

2. FORMES CANONIQUES DU PREMIER ORDRE 10

2.1. Le gain pur

10

2.2. Le

dérivateur

10

2.3. L’intégrateur

11

2.4. Le pseudo dérivateur

12

2.5. Le pseudo intégrateur

14

3. EXEMPLES DU PREMIER ORDRE 16

3.1. Passe bas passif

16

3.2. Passe haut passif

16

3.3. Pont diviseur passe bas

17

4. FORMES CANONIQUES DU SECOND ORDRE 19

4.1. Passe-bas

19

4.2. Passe-haut

22

4.3. Passe-bande

23

5. CONCLUSIONS

25

CHAPITRE 2

27

AMPLIFICATION – BANDE PASSANTE

27

1. L’AMPLIFICATEUR : CARACTÉRISTIQUES 27

1.1. Définitions

27

1.2. Caractéristiques

28

1.3. Quelques rappels sur les unités de gain

29

1.4. Mise en cascade de quadripôles amplificateurs

30

2. AMPLIFICATION : ÉTUDE EN FRÉQUENCE 32

2.1. Structure générale d’un amplificateur

32

2.2. Étude en fréquence

32

2.3.

Compensation en fréquence

33

2.4.

Effet Miller

34

3. DEUX QUADRIPÔLES FONDAMENTAUX

36

3.1. L’intégrateur

 

36

3.2. Le dérivateur

37

4. CONCLUSIONS

40

CHAPITRE

3

41

FILTRAGE

ANALOGIQUE

41

1. INTRODUCTION À LA SYNTHÈSE DES FILTRES

41

2. DÉFINITION DU GABARIT

42

2.1. Gabarit

réel

42

2.2. Gabarit

normalisé

44

3. CHOIX D’UNE FONCTION D’APPROXIMATION

47

3.1. Types de filtres existants

47

3.2. Filtres

de

Butterworth

47

3.3. Filtres de Tchebytchev

49

3.4. Filtres

de

Bessel

52

3.5. Critères de choix

52

4. SYNTHÈSE DU FILTRE 53

4.1. Détermination de l’ordre nécessaire

53

4.2. Rappels : fonctions du premier ordre

53

4.3. Rappels : fonctions du second ordre

53

5. RÉALISATION DE FILTRES

56

5.1. Structure de Rauch

56

5.2. Structure de Sallen-Key

57

5.3. Structure

Bi-quad

58

5.4. Réglages et sensibilité

58

6. CONCLUSIONS

59

CHAPITRE 4

61

CONVERSION ANALOGIQUE NUMÉRIQUE

61

1. NOTION D’ÉCHANTILLONNAGE 61

61

1.2. Recouvrement spectral et théorème de Shannon 62

1.1.

Définitions

1.3. Réalisation

d’échantillonneur-bloqueur

63

2. CONVERSIONS ANALOGIQUES NUMÉRIQUES

65

2.1. Définitions

65

2.2. Principes généraux de fonctionnements

65

2.3. Caractéristiques des convertisseurs

66

2.4. La quantification

69

3. DIFFÉRENTS TYPES DE CONVERTISSEURS 71

3.1.

Liste des convertisseurs

71

 

3.2. CNA à résistances pondérées

71

3.3. CNA à réseau R-2R

72

3.4. CAN parallèle

74

3.5. CAN à approximations successives

75

3.6. CAN simple rampe

76

3.7. CAN double rampe

77

3.8. CAN tension-fréquence

77

4.

CONCLUSIONS

79

CHAPITRE 5

81

MODULATIONS - DÉMODULATIONS

81

1. TRANSMISSION SUR UN CANAL

81

 

1.1. Généralités

81

1.2. Bande passante d’un signal utile

82

2. CHANGEMENT DE FRÉQUENCE 83

2.1. Étude dans le domaine fréquentiel

83

2.2. Étude dans le domaine temporel

83

2.3. Démodulation

84

2.4. Fréquence image

84

2.5. Produits d’intermodulation

85

2.6. Détection

superhétérodyne

85

2.7. Détection

synchrone

87

3. LES MÉLANGEURS - MULTIPLIEURS

88

3.1. Principe général

88

3.2. Caractéristiques

89

4. LES DIFFÉRENTES MODULATIONS EXISTANTES

90

4.1. La modulation d’amplitude (AM)

90

4.2. La modulation de fréquence (FM)

90

4.3. La modulation de phase (PM)

90

4.4. La modulation par impulsions

90

5. LA MODULATION D’AMPLITUDE 91

5.1. Définitions

91

5.2. Indice de modulation

91

5.3. Encombrement spectral

92

5.4. Rendement

94

5.5. Autres types de modulation d’amplitude 94

6. LA MODULATION DE FRÉQUENCE 95

6.1. Définition

95

6.2. Avantages et inconvénients

95

6.3. Rappels

95

6.4. Aspect temporel

95

6.5. Expression du signal modulé

96

6.6.

Cas d’une modulation sinusoïdale

96

6.7. Analyse spectrale

97

6.8. Encombrement spectral

98

6.9. Séries de Bessel

99

7. LA MODULATION DE PHASE

101

7.1. Définition

101

7.2. Avantages et inconvénients

101

7.3. Expression du signal modulé

101

7.4. Cas d’une modulation sinusoïdale

101

7.5. Analyse spectrale

102

7.6. Relation entre modulation de fréquence et de phase

102

7.7. Modulations numériques

102

8. CONCLUSIONS

103

CHAPITRE 1 DIAGRAMME DE BODE

Le diagramme de Bode est un moyen de représenter le comportement en fréquence d’un quadripôle. Il permet une résolution graphique qui est souvent la méthode la plus rapide. Quelques définitions et rappels débutent ce chapitre. Puis le détail des formes canoniques utiles à l’étude des diagrammes de Bode va permettre de mettre en avant cet intérêt de l’étude graphique. Un ensemble d’exemple permettra d’appuyer le cours.

1. FONCTIONS DE TRANSFERT

1.1. Rappels : quelques propriétés du logarithme et de l’Arctangente

L’intérêt du diagramme de Bode réside dans certaines propriétés de la fonction logarithme qui rendent l’expression du gain en décibel plus facile à manipuler. Certaines opérations se font graphiquement. On utilise dans la suite le logarithme base 10.

Log(a×b) = Log(a) + Log(b)

Log(a/b) = Log(a) – Log(b)

Log(a n ) = n×Log(a)

Il est de plus intéressant d’avoir en tête quelques valeurs particulières :

Log (1) = 0

20.Log(1) = 0 dB

Log(10 n ) = n

20.Log(10 n ) = n.20 dB

Log(2) 0,3

20.Log(2) + 6 dB

Pour l’étude de la phase :

Arctan (0) = 0

Arctan(± 1) = ± π/4

Arctan(± ) = ± π/2

1.2.

Définitions

Considérons une fonction de transfert d’un quadripôle H ( jω). On désire connaître son

comportement en fréquence en régime harmonique, c'est-à-dire en supposant que le signal à l’entrée est de forme purement sinusoïdale. La fréquence de ce signal peut varier de 0 à + . Le diagramme de Bode qui va servir à décrire ce comportement, aura donc en abscisse des fréquences (ou des pulsations au choix à un facteur 2π près).

fonction

puis ensuite

calculer 20log(module) pour passer en unité de décibel. L’unité des ordonnées est le décibel.

On

H dB

définit

()

ω

son

diagramme

de

Bode

en

gain

par

H ( jω)
H ( jω)

la

= 20log

(

Hj ( ω )
Hj
(
ω
)

) . Il faut donc calculer son module

On

φ

H

définit

son

(

= Argument H

(

diagramme

))

fonction

. L’unité en ordonnée est le degré ou le radian. S’agissant de

de

Bode

en

phase

par

la

jω

fonction complexe, on retrouve l’utilité de la fonction Arctangente.

On définit d’autre part les notions suivantes :

Décade : rapport dix entre deux valeurs ; utilisée souvent sur l’axe des fréquences du diagramme de Bode pour parler d’un rapport dix entre deux fréquences.

Octave : rapport deux entre deux valeurs ; utilisée souvent sur l’axe des fréquences du diagramme de Bode pour parler d’un rapport deux entre deux fréquences.

1.3. Produits de formes canoniques

Lorsque l’on connaît l’expression d’une fonction de transfert H ( jω), il est possible de la

mettre sous la forme d’un produit :

Hjω =××H jωωωH j

H

123

j

()

()

(

)

(

)

(

× H jω

n

)

,

jω sont des fonctions de transfert de formes canoniques du premier ordre ou du

second ordre. Grâce au logarithme, le diagramme en gain se transforme alors en une somme de fonctions :

où les

H

x

(

)

Hjω =++H jωωωH j

dB

H

123

dB

dB

dB

j

(

)

(

)

(

)

(

)

+ H

ndB

()

jω

.

De même pour la phase :

φ

H

()

jjjjω =++φ ωφ

H

ωφ

123

H

H

()

(

)

(

ω +φ jω

Hn

)

(

)

Il est alors possible d’effectuer ces sommes très simplement d’une manière graphique ce qui rend l’étude du diagramme de Bode particulièrement utile. L’étude préalable des formes canoniques est donc importante. Nous en distinguerons cinq du premier ordre et trois du second ordre que nous allons étudier dans les paragraphes suivants.

2. FORMES CANONIQUES DU PREMIER ORDRE

2.1. Le gain pur

Soit la fonction de transfert constante en fréquence Hj( ω) = H .

Module : H ( ω = ) 20log H dB Phase : φ ( ω
Module :
H
(
ω =
)
20log
H
dB
Phase :
φ
(
ω
)
= 0
H
= π (modulo 2π)
H
dB (ω)
φ
si H > 1
0 dB
ω
si H < 1

si

H > 1 alors

si

H < 1 alors

si

H > 0

si

H < 0

H

dB

H

dB

> 0 dB < 0 dB

si H < 0 π 0 0 si H > 0
si H < 0
π
0
0 si H > 0

H (ω)

ω

Figure 1 : Diagrammes de Bode d’un gain pur

2.2. Le dérivateur

Soit la fonction de transfert telle que :

ω 1 Hj = = j ωτ avec ω 0 = d ω τ 0
ω
1
Hj
=
=
j
ωτ
avec
ω 0 =
d
ω
τ
0
ω
Module :
(
ω )
= 20log
H
= 20log
H dB
d
ω
0
On remarque que :
• = 0 dB si ω = ω 0
H
(
ω
)
dB
• augmente avec ω
H
(
ω
)
dB
→ on parle de pente +1
• = + 20 dB si ω = 10.ω 0
H
(
ω
)
dB
H
(
ω
)
= - 20 dB si ω = ω 0 /10
dB

on parle de pente + 20 dB/décade

H

H

dB

dB

(

ω

)

= + 6 dB si ω = 2.ω 0

(

ω

)

= - 6 dB si ω = ω 0 /2

on parle de pente + 6 dB/octave

On définit donc une pente +1 ce qui correspond à +6 dB/octave ou +20 dB/décade

Phase :

(

φ ω

H

)

π

= Arg(jωτ) = + 2

La suivante représente le tracé du module du gain et la phase de la fonction dérivateur.

Pente +1 H dB (ω) + 6 dB/octave + 20 dB/décade 20 dB 0 dB
Pente +1
H dB (ω)
+ 6 dB/octave
+ 20 dB/décade
20 dB
0 dB
ω 0
10ω 0

ω

φ H (ω) π/2 0
φ
H (ω)
π/2
0

ω

Figure 2 : Diagrammes de Bode d’un dérivateur pur

2.3. L’intégrateur

Soit la fonction de transfert telle que :

1 1 1 H = = avec ω 0 = i j ωτ τ j
1
1
1
H
=
=
avec
ω 0 =
i
j ωτ
τ
j ω
ω 0
ω
ω
0
Module :
(
ω )
= 20log
HH
=− 20log
=
20log
=−
20log
H dB
i
d
ω
ω
0
On remarque que :
• ω
H
(
)
= 0 dB si ω = ω 0
dB
• ω diminue avec ω
H
(
)
dB
→ on parle de pente -1
• H
(
ω
)
= - 20 dB si ω = 10.ω 0
dB
H
(
ω
)
= + 20 dB si ω = ω 0 /10
dB

on parle de pente - 20 dB/décade

H

H

dB

dB

(

ω

)

= - 6 dB si ω = 2.ω 0

(

ω

)

= + 6 dB si ω = ω 0 /2

on parle de pente +- 6 dB/octave

On définit donc une pente -1 ce qui correspond à -6 dB/octave ou -20 dB/décade

Phase :

(

φ ω

H

)

π

= Arg(-jωτ) = - 2

La suivante représente le tracé du module du gain et la phase de la fonction intégrateur.

Pente -1 H dB (ω) - 6 dB/octave - 20 dB/décade 10ω 0 0 dB
Pente -1
H dB (ω)
- 6 dB/octave
- 20 dB/décade
10ω 0
0 dB
ω 0
- 20 dB

ω

φ H (ω) 0 - π/2
φ
H (ω)
0
- π/2

ω

Figure 3 : Diagramme de Bode d’un intégrateur pur

2.4. Le pseudo dérivateur

Soit la fonction de transfert telle que :

=+

1

Hj

pd

ω

ω

0

=+

1

j

ωτ

avec

ω

0 =

1

τ

Lorsqu’on trace le module et la phase de cette fonction, on effectue en général une première étude dite asymptotique qui est une représentation simplifiée mais suffisante dans la plupart des cas.

Module :

On remarque que :

H dB

(

ω )

= 20log

H =+ 20log 1 ( ωτ ) 2 pd
H
=+
20log
1
(
ωτ
) 2
pd

H ω =

dB

(

)

20log

2
2

= 3 dB si ω = ω 0

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation de coupure »

H

dB

(

)

ω 0 dB quand ω → 0

on y associe l’asymptote y dB = 0 dB

H

dB

(

)

ω + dB quand ω → +

on peut négliger 1 devant (ωτ), on retrouve alors le cas du

dérivateur : on associe une asymptote de pente +1 pour ω → + .

Phase :

(

φ ω

H

)

= Arctan(ωτ)

φ ω 0 si ω → 0

H

(

)

on y associe l’asymptote φ 0 = 0 rad

φ

H

(

)

ω + π/2 quand ω → +

on y associe l’asymptote φ = + π/2 rad

(

φ ω

H

)

= + π/4 si ω = ω 0

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation

de coupure »

La Figure 4a présente le tracé asymptotique classiquement utilisé pour représenter le module du gain et la phase de cette fonction. La Figure 4b représente le tracé réel. On note que la courbe réelle de gain passe + 3 dB au dessus du croisement des deux asymptotes. La courbe de phase passe par le milieu du créneau très grossier utilisé au premier abord. Un tracé asymptotique plus réaliste est parfois utilisé pour la phase - représenté Figure 4c.

a)

b)

H dB (ω) Pente +1 20 dB 0 dB ω 0 10ω 0
H
dB (ω)
Pente +1
20 dB
0 dB
ω 0
10ω 0

H dB (ω)

ω 0
ω 0

+3 dB

0 dB

ω

ω

φ H (ω) 90° 0 ω 0
φ H (ω)
90°
0
ω 0
φ H (ω) 90° 45° 0 ω 0
φ H (ω)
90°
45°
0
ω 0

ω

ω

c)

φ H (ω) 90° 45° 0 ω 0 / 10 ω 0 10 ω 0
φ
H (ω)
90°
45°
0
ω 0 / 10
ω 0
10
ω 0
ω

Figure 4 : Digrammes de Bode d’un pseudo dérivateur a) Asymptotiques, b) Réels et c) Semi- asymptotique pour la phase

2.5. Le pseudo intégrateur

Soit la fonction de transfert telle que :

H

pi

=

1

1

=

1 +

j ω

ω

0

1 + j

ωτ

avec

ω

0 =

1

τ

De même que précédemment, une étude dite asymptotique est dans un premier temps souvent suffisante.

Module : ( ω ) = 20log HH =− 20log =− 20log H dB pi
Module :
(
ω )
= 20log
HH
=− 20log
=−
20log
H dB
pi
pd
On remarque que :
• H ω = −
(
)
20log
2
= - 3 dB si ω = ω 0
dB
1 + ( ωτ ) 2
1
+
(
ωτ
) 2

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation

de coupure »

H

dB

(

)

ω 0 dB quand ω → 0

on y associe l’asymptote y dB = 0 dB

H

dB

(

)

ω - dB quand ω →

on peut négliger 1 devant (ωτ), on retrouve alors le cas de

l’intégrateur : on associe une asymptote de pente -1 pour ω → + .

Phase :

φ

H

(

)

ω = Arctan(ωτ)

(

φ ω

H

)

0 si ω → 0

on y associe l’asymptote φ 0 = 0 rad

(

φ ω

H

)

- π/2 quand ω → +

on y associe l’asymptote φ = - π/2 rad

(

φ ω

H

)

= - π/4 si ω = ω 0

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation de coupure »

La figure suivante représente les différents tracés possibles pour le gain et la phase d’un pseudo-intégrateur similairement au cas précédent du pseudo-dérivateur.

a)

b)

c)

H dB (ω)

0 dB

-20 dB

ω 0 10ω 0 Pente -1
ω 0
10ω 0
Pente -1

ω

φ H (ω) 0 ω 0 -90°
φ
H (ω)
0
ω
0
-90°

ω

H dB (ω) φ H (ω) ω 0 ω ω ω 0 0 0 dB
H
dB (ω)
φ
H (ω)
ω
0
ω
ω
ω
0
0
0
dB
-3 dB
- 45°
- 90°
φ H (ω) ω 0 / 10 ω 10 ω 0 0 0 ω -
φ
H (ω)
ω 0 / 10
ω
10 ω 0
0
0
ω
- 45°
- 90°

Figure 5 : Diagrammes de Bode d’un pseudo intégrateur Asymptotiques, b) Réels et c) Semi- asymptotique pour la phase

3. EXEMPLES DU PREMIER ORDRE

3.1. Passe bas passif

La fonction de transfert du circuit de la ci-dessous s’exprime par :

En posant

ω =

0

1

RC

H

(

on obtient :

j

ω

)

v

s

==

Z

c

=

1

v

e

Z

c

+

R

1

+

j

RC

ω

H

(

j

ω

)

=

1

1 + j

ω

 

ω

0

R = 1 k

C = 1 nF v e
C = 1 nF
v
e

v s

Figure 6 : Circuit passe bas RC passif

Le diagramme de Bode correspondant est celui de la forme canonique d’un pseudo intégrateur

de fréquence de coupure

f

0

=

1

2π

RC

= 160 kHz. La bande passante est 0 f 0 .

3.2. Passe haut passif

La fonction de transfert du circuit de la figure ci-dessous s’exprime par :

v R j ω RC H ( j ω ) s == = v Z
v
R
j
ω
RC
H
(
j
ω )
s
==
=
v
Z
+
R
1
+
j
ω
RC
e
c
C = 1 µF
v s
R = 1 kΩ
v
e

Figure 7 : Circuit passe haut RC passif

En posant ω

0

=

1

RC

on obtient :

canoniques, un dérivateur pur

H

H

1

(

j

ω

= j

)

=

ω j ω 0 ω 1 + j ω 0
ω
j
ω
0
ω
1 +
j
ω
0

. On reconnaît le produit de deux formes

ω

ω

0

et un pseudo intégrateur

H

2

=

1

1 +

j

ω

ω

0

.

Le

diagramme de Bode de H(jω) est alors la somme des deux diagrammes respectifs. La

1 fréquence de coupure des deux fonctions est identique et vaut f = = 160
1
fréquence de coupure des deux fonctions est identique et vaut
f
=
= 160 Hz. La bande
0
RC
passante est f 0 → +∞.
H dB (ω)
φ
H (ω)
H 1dB
ω 0
H
1
0 dB
90°
ω
0
ω
ω
0
H 2dB
-90°
H
2

Figure 8 : Diagramme de Bode d’un passe haut RC passif

3.3. Pont diviseur passe bas

Considérons le circuit suivant et calculons sa fonction de transfert.

v ( Z c // R 2 ) H j ω = = ( )
v
(
Z
c //
R
2 )
H j ω = =
(
)
s
v
(
ZR //
)
+ R
e
c
2
1
R 1 = 1 kΩ
v
e
R 2 = 1 kΩ
C = 1 nF

v s

Figure 9 : Circuit pont diviseur passe bas

On peut calculer

Z

c

//

R

2

=

R

2

1

+ ω

2

j

R C

, ce qui permet d’obtenir :

H

(

j

ω

)

=

R 2 1 + j ω RC R 2 2 = R 2 R +
R
2
1 + j
ω RC
R
2
2
=
R
2 R
+
R
+
j
ω RRC
R
+
1
2
12
1
1 + j
ω RC
2

Il est nécessaire de retrouver un produit de formes canoniques. Pour cela au dénominateur les deux résistances sont isolées et factorisées. On obtient ainsi :

En posant

ω

0

=

H

1

() ω

R R

1

2

C

=

=

R

2

R 1 +

R

2

+

j

ω R R C

1

2

=

R

1

R

2

+

R

2

1

1 +

j

ω

R R

1

2

R

1

+

R

2

C

1

(R

1

// R

2

)C

, on obtient le produit d’un gain pur

H

1

=

R

2

R

1

+

R

2

R + R 1 2 1 (H 1dB = - 6 dB puisque R 1
R
+ R
1
2
1
(H 1dB = - 6 dB puisque R 1 = R 2 ), et d’un pseudo intégrateur
H
=
avec f 0 = 318 kHz.
2
ω
1 +
j
ω
0
H dB (ω)
φ
H (ω)
ω
0
0 dB
ω
H
1
ω
H
0
1
-6 dB
0
ω
H
2
H
dB
H
2
-90°
H

Figure 10 : Diagramme de Bode d’un pont diviseur passe bas

La somme est aisément tracée graphiquement pour obtenir la fonction globale H dB (jω).

4. FORMES CANONIQUES DU SECOND ORDRE

Il peut arriver que la fonction de transfert ne puisse pas se décomposer uniquement en formes canoniques du premier ordre. Par exemple dans des circuits comportant des parties RLC (voir cours d’électrocinétique), on arrive à une fraction dont le dénominateur est une fonction du second ordre avec un discriminant négatif et donc deux racines complexes. Il est nécessaire de faire appel aux fonctions du second ordre.

Considérons la fonction

H

(

j

ω

)

=

HN

0

.

(

j

ω

)

1 +

aj

1

ω

+

a

2

(

j

ω

)

2

telle que le dénominateur ait deux

racines complexes. Si ce n’est pas le cas, il s’agît en fait d’un faux second ordre qui est le produit de deux premiers ordres. On peut mettre H ( jω)sous la forme :

H

(

j

ω

)

=

(

HNj

0

.

ω

)

1 +

2 m

j

ω

+ 

j

ω

ω

0

ω

0

2

m est le coefficient d’amortissement ;

ω

0

la pulsation de

le gain statique. Selon la nature de N ( jω) , la réponse en fréquence

coupure, et

correspond à un passe-bas, un passe bande ou un passe haut. On peut aussi trouver dans la littérature le symbole ξ pour l’amortissement. Il est aussi

usuel de faire appel au coefficient de surtension Q, avec la relation Q =

H

0

1

2 m

4.1. Passe-bas

Lorsque N ( jω) = 1, alors :

Lorsqueω 0 alors

Lorsqueω → +∞ alors

Hj ( ω )
Hj
(
ω
)
H ( jω )
H
(
)

H

0

0

On a donc H ( jω) qui est une fonction de transfert de type passe-bas.

Contrairement aux cas du premier ordre, il est délicat de se contenter d’une étude asymptotique. Le coefficien d’amortissement joue un rôle important aux abords de la fréquence de coupure, les asymptotes sont insuffisantes. Il est préférable de calculer le module exact. Dans la suite, on considère que H 0 = 1.

Module :

H ( j ω )
H
(
j
ω
)

=

1

2 2 22  ω  4 m ω 1 − +   2
2
2
22
ω
4
m
ω
1 −
+
2
2
ω
ω
0
0

On remarque que :

Le module dépend fortement de m

H ( jω )
H
(
)

0

dB quand ω → 0

on y associe l’asymptote y dB = 0 dB

H ( jω)
H ( jω)

→ −∞ dB quand ω → +

on peut négliger 1 et m souvent petit ; on retrouve le cas d’un

double intégrateur :

ω ( 0 H j ω ) 2 ω
ω
(
0
H
j
ω )
2
ω

2

; on associe une asymptote de

pente - 2 pour ω → , soit - 40 dB/décade (-12 dB/octave)

Phase :

L’étude complète est assez longue ; notons que :

• φ H (ω) 0 si ω → 0

on y associe l’asymptote φ 0 = 0 rad

• φ H (ω) - π quand ω → +

on y associe l’asymptote φ = - π rad

• φ H (ω) = - π/2 si ω = ω 0

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation

de coupure » ; il s’agit d’un point de symétrie de la courbe

Les deux figures ci-dessous représentent respectivement les diagrammes de Bode en gain et

en phase pour différentes valeurs de m et H 0 = 1. On considère une pulsation normalisée,

c'est-à-dire que ω=1. 0 20 m = 0,1 10 m= 0,3 m= 0,5 0 m=
c'est-à-dire que
ω=1.
0
20
m = 0,1
10
m=
0,3
m=
0,5
0
m= 2
-10
m
= 1
m = 0,7
-20
-30
-40
0,1
1
10
Gain (dB)

Pulsation normalisée

Figure 11 : Gain d’un passe bas deuxième ordre normalisé

Soulignons l’importance du facteur d’amortissement :

Si m < 0,7, un phénomène de rebond apparaît au niveau de la fréquence de coupure. On considère que si m > 0,7 ce n’est pas le cas. On peut montrer (étude de la dérivée du module) que le maximum du rebond est situé

à l’abscisse

ωω=

max

0

1 1 2 2 Q
1
1
2
2
Q
2 12 m
2
12
m

−=ω

0

La

H

max

valeur

dB

=

20log

maximale

 H  0   2  2 m .1 − m 
H
0
2
 2
m
.1 −
m

la

20log




  

de

=

fonction

  HQ . 0  1  1 −  2 4 Q 
HQ
.
0
1
1 −
2
4
Q
 

pour

cet

abscisse

est

La variation de phase est d’autant plus raide que le coefficient d’amortissement est faible.

0 m = 0,1 -20 -40 m = 0,5 m = 2 m = 0,3
0
m
= 0,1
-20
-40
m = 0,5
m = 2
m = 0,3
m = 1
-60
m = 0,7
-80
-100
-120
-140
-160
-180
0,1
1
10
Phase (°)

Pulsation normalisée

Figure 12 : Phase d’un passe bas deuxième ordre normalisé

4.2. Passe-haut

Lorsque

N

(

j

ω

)

= 

j

ω

ω

0

2

, alors :

Lorsqueω 0 alors

Lorsqueω → +∞ alors

H ( jω )
H
(
)
Hj ( ω )
Hj
(
ω
)

0

H

0

On a donc H ( jω) qui est une fonction de transfert de type passe-haut. On peut mener une

étude complète similaire au cas du passe bas (H 0 = 1).

Module :

H ( j ω )
H
(
j
ω
)

=

On remarque que :

2 ω 2 ω 0 2 2 22  ω  4 m ω 1
2
ω
2
ω
0
2
2
22
ω
4
m
ω
1 −
+
2
2
ω
ω
0
0

Le module dépend fortement de m

H ( jω )
H
(
)

0

dB quand ω → +

on y associe l’asymptote y dB = 0 dB

H ( jω)
H ( jω)

→ −∞ dB quand ω → 0

on retrouve le cas d’un double dérivateur ; on associe une asymptote de pente + 2 , soit + 40 dB/décade (+12 dB/octave)

Phase :

L’étude complète est assez longue ; notons que :

• φ H (ω) 0 si ω → +

on y associe l’asymptote φ 0 = 0 rad

• φ H (ω) + π quand ω → 0

on y associe l’asymptote φ = + π rad

• φ H (ω) = + π/2 si ω = ω 0

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation

de coupure » ; il s’agit d’un point de symétrie de la courbe

Les diagrammes de Bode sont similaires à ceux du passe bas mais bien sur symétriques par

rapport à la pulsation de coupure. L’influence de m est identique (valeur du rebond identique ;

abscisse du maximum décalé au-dessus de ω

0

symétriquement).

20 m = 0,1 10 m = 0,3 0 m = 0,5 -10 m =
20
m =
0,1
10
m =
0,3
0
m = 0,5
-10
m = 2
m = 1
-20
m
= 0,7
-30
-40
0,1
1
10
Gain (dB)

Pulsation normalisée

Figure 13 : Gain d’un passe haut deuxième ordre normalisé

4.3. Passe-bande

Lorsque

N

(

j

ω

)

=

2mj

ω

ω

0

, alors :

Lorsqueω 0 alors

H ( jω )
H
(
)

0

Lorsqueω → +∞ alors

H ( jω )
H
(
)

0

On a donc H ( jω) qui est une fonction de transfert de type passe-bande. On peut mener une

étude complète similaire au cas du passe bas (H 0 = 1).

Module :

H ( j ω )
H
(
j
ω
)

=

On remarque que :

2 m ω ω 0 2 2 22  ω  4 m ω 1
2 m
ω
ω
0
2
2
22
ω
4
m
ω
1 −
+
2
2
ω
ω
0
0

Le module dépend fortement de m

H ( jω)
H ( jω)

• → −∞ dB quand ω → +

on retrouve le cas d’un intégrateur ; on associe une asymptote de pente - 1 , soit - 20 dB/décade

H ( jω)
H ( jω)

→ −∞ dB quand ω → 0

on retrouve le cas d’un dérivateur ; on associe une asymptote

Phase :

de pente + 1 , soit + 20 dB/décade

L’étude complète est assez longue ; notons que :

• φ H (ω) - π/2 si ω → +

on y associe l’asymptote φ 0 = - π/2 rad

• φ H (ω) + π/2 quand ω → 0

on y associe l’asymptote φ = + π/2 rad

• φ H (ω) = 0 si ω = ω 0

on associe à ce point particulier ω = ω 0 le terme « pulsation

de coupure » ; il s’agit d’un point de symétrie de la courbe

L’influence de m est très forte sur le gain aux abords de la fréquence de coupure, bien que la notion de rebond soit différente ; dans ce cas, la notion de coefficient de qualité Q est plus adaptée. Lorsqu’on s’en éloigne, on retrouve bien les pentes ± 1.

10 m = 2 m = 1 m = 0,7 0 -10 m = 0,5
10
m = 2
m = 1
m =
0,7
0
-10
m = 0,5
m =
0,3
-20
m
= 0,1
-30
-40
0,1
1
10
Gain (dB)

Pulsation normalisée

Figure 14 : Gain d’un passe bande deuxième ordre normalisé

5. CONCLUSIONS

L’étude du diagramme de Bode porte sur une fonction de transfert en régime harmonique. On définit son diagramme en gain et en phase. Les études asymptotiques sont très généralement utilisées,

La fonction de transfert est dans un premier temps décomposée en produit de formes canoniques – cinq du premier ordre et tris du second ordre - ce qui permet une étude graphique ensuite,

Les formes canoniques du second ordre font apparaître le coefficient d’amortissement, qui peut éventuellement entraîner des phénomènes de surtension dans une zone de fréquence.

CHAPITRE 2 AMPLIFICATION – BANDE PASSANTE

1. L’AMPLIFICATEUR : CARACTÉRISTIQUES

1.1. Définitions

Un amplificateur est un quadripôle ayant pour rôle de passer d’une tension/courant/puissance d’entrée à une tension/courant/puissance de sortie, a priori supérieur(e).

P

E

 

I

E

   

V

E
E

Quadripôle

V E Quadripôle

I S

V S

P

S

Figure 15 : Amplificateur

On peut définir l’amplification :

=

-

en tension

A

v

-

en courant

A

I

=

V

S

V

E

I

S

I

E

(>1 a priori pour un amplificateur de tension)

(>1 a priori pour un amplificateur de courant)

- en puissance

A

P

=

P

S

P

E

(>1 a priori pour un amplificateur de puissance)

Il s’agît d’un composant actif. Il est nécessaire de l’alimenter par une source d’énergie extérieure, en règle générale une alimentation électrique. On peut alors définir un rendement lié aux pertes par dissipation thermique.

P

E

Alimentationun rendement lié aux pertes par dissipation thermique. P E Quadripôle Pertes par dissipation P S

Quadripôle
Quadripôle
Quadripôle
Quadripôle

Quadripôle

Quadripôle
Quadripôle
Quadripôle
Quadripôle

Pertes par dissipationlié aux pertes par dissipation thermique. P E Alimentation Quadripôle P S Figure 16 : Amplificateur

P

S

Figure 16 : Amplificateur = composant actif

Le rendement est évidemment inférieur à 100%. On peut établir un bilan général :

P

Totale

= P

Alim

+=PP

E

Pertes

+ P

S

Le rendement est égal au rapport entre la puissance utile et la puissance apportée par

l’alimentation :

P

S

P

A

lim

η=

< 1

1.2. Caractéristiques

Le schéma de principe est présenté ci-dessous.

Z S V E Z E AV E V s
Z
S
V E
Z E
AV E
V
s

Figure 17 : Schéma de principe de l’amplificateur

On peut définir les caractéristiques suivantes :

L’impédance d’entrée :

L’impédance de sortie :

L’amplification :

Le gain :

Z E

Z S

A

G

V

V

ou

=

=

V

E

I

E

V

S

I

S

A

ou

=

20

=

G

P

I

×

10

ou

log(

A

P

A

V

×

log(

tel que défini au paragraphe précédent

) ou

A

.

)

P

G

I

=

20

×

log(

A

I

)

Le gain est exprimé en déciBel (dB).

Le rendement :

η=

P

S

P A lim

< 1

sortie : c’est l’amplitude maximale au-delà de laquelle

l’amplificateur n’est plus dans un régime de fonctionnement linéaire. Elle est généralement liée à une saturation due à l’alimentation, ou au blocage ou à la saturation d’un transistor.

La bande passante : c’est la bande de fréquence dans laquelle les spécifications de

où la

gain sont tenues. On peut définir la bande passante par

La

dynamique

de

BPf=

f

haute

basse

fréquence haute est la fréquence de coupure haute et la fréquence basse la fréquence de coupure basse. Par convention ces deux fréquences sont définies à – 3 dB, c'est-à-

dire que le gain à ces fréquences vaut – 3 dB par rapport au gain nominal dans la bande.

Le produit gain-bande : il s’agit d’un abus de langage, il faudrait plutôt parler du produit amplification-bande. Il correspond au produit de la bande passante par

GBP = BP × A . Dans l’exemple de la figure

l’amplification dans cette bande :

no min al

suivante, le produit gain-bande vaut 10 7 .

G (dB) 120 dB (soit 10 6 d’amplification) pente -1 f (Hz) 0 dB 10
G (dB)
120 dB (soit 10 6 d’amplification)
pente -1
f (Hz)
0 dB
10 Hz
10 7 Hz

Figure 18 : Produit Gain-Bande

On peut alors noter une propriété importante dans le cas d’amplificateur ayant une fréquence de coupure suivie d’une pente -1, c'est-à-dire – 20 dB/décade, (soit 1/10 par décade en amplification). On parle du produit Gain-bande constant. En effet dans la bande passante, le produit amplification × bande = 10 6 × 10. Il se retrouve à n’importe quel point de la caractéristique. Ainsi, à une fréquence de 100 Hz, l’amplification vaut 10 7 /100 = 10 5 ; à 1 kHz, l’amplification vaut 10 4 , etc… Le gain unitaire est alors à 10 7 Hz.

Remarque importante : Amplification et bande passante sont deux caractéristiques en opposition. Il est difficile d’avoir une grande amplification sur une grande bande passante. La présence de capacités parasites limite la bande très rapidement, et d’autant plus vite que le gain est grand comme on le verra par la suite. Dans le choix d’un amplificateur, ces deux critères sont donc parmi les plus importants. En conséquence le produit Gain-bande est une information primordiale.

1.3. Quelques rappels sur les unités de gain

Outre le dB définit précédemment ( G = 20× log A ), d’autres unités dérivées sont utilisées :

Le dBm : le dBm ne s’applique qu’aux puissances. L’expression est identique à celle

), mais on considère que P E est un niveau de référence de

P

S

P

E

du dB

( G =

10

×

log

1 mW (calculé sur 50 , cela donne 0,223 V efficace). Le dBm est donc plutôt une

unité de niveau de puissance que réellement un gain. Par exemple 0 dBm implique que P S = 1 mW, 10 dBm donne 10 mW, etc. Le dBc : de la même manière, le niveau de référence n’est pas pris au hasard. Le « c » évoque le terme « carrier », « porteuse » en anglais. On considère ici que P E est le niveau d’un signal de référence. Cette unité est souvent utilisée pour exprimer le niveau des harmoniques par rapport à un fondamental par exemple.

Le dBV : identiquement, P E est un niveau de référence calculé tel que le signal de référence vaut 1 V (la puissance est ensuite calculée sur 50 ou 75 ou 600 ou autre selon le domaine). Autres selon le domaine (en audio, dBm0, dBmO,…).

1.4. Mise en cascade de quadripôles amplificateurs

Considérons deux amplificateurs : A 1 d’amplification en tension A v1 et A 2 d’amplification A v2 . Les impédances d’entrées respectives sont Z e1 et Z e2 , et les impédance de sorties respectives Z s1 et Z s2 . Ces deux amplificateurs sont positionnés en série.

Z Z S1 S2 V A Z A E 1 E2 2 Z E1 A
Z
Z
S1
S2
V
A
Z
A
E
1
E2
2
Z
E1
A
A
V1
V2
V
V
s1
s2

Figure 19 : Mise en série de deux amplificateurs

On peut espérer avoir le produit des deux amplifications

Or ce n’est pas le cas. En effet on peut voir que :

V

S 2

= VA× × A .

EV12V

et

On a donc en final :

Il faut donc avoir

tension des amplificateurs.

Z

E

1

0

VA ×

EV

1

Z

E 2

,

 

V

S 2

= AV× .

VS21

Z

E

1

+ Z

E

2

A

VTotal

=×× AA

V

1