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path pda yah JS (yyy Min 10 NOTES DE LEXICOGRAPHIE RERBERE. 199 I . N ORIGINE DFS HABITATS DE CHERCRRL. ‘Thamdint n Cherchal thebd’a s thlatha imouren koull amotic s eldjaddis, amour amzouar ismis ech Chebbab oud’ern seg idjouhalin : ism en daddasen Yousef er Roumi. Isenat ek’- k’aren as Ath Kidad. Qud’ern seldjens imzouara n tamourt Thlatha seg imouren ek’k’aren asen Ath Zian, La ville de Cherchel se partage en trois popula- ~ tions, chacune descendant de son ancétre; 1a pre- mire se nomime Ech-Chebbab : elle descend des paiens (Romains); le nom de son afeul est Yousef er-Roumi. On appelle 1a seconde Ath Kidad : ils sont " issus de Ja race des premiers (habitants) du pays. La troisime population se nomme Ath Zian (Arabes)? * Dans tes traditions berbéres, Idjohalem (Jes paiens, de l'arabe hela. 2493} représentent les populations latines ou datino-libyques (gt d'lbn Khaldoun) qui occupsient le pays a larrivée des Arabee.: ade 200 FEVRIER-MARS-AVRIL 1885. IL. DESTRUCTION DE CHERCHEL. SPS Gis coe OE Slay $ pil ple yl «> yp Lape elt (soul yarn edo UG Nyse gay meee ahs 2 sieel lit inland aly apt as ASS pds GaallS eslyyst “eG We? Jes leo sy oy Dii zeman ifathen ek’k’aren fi Cherchal ikhlat Stdi K’ornin el rey ithmettouth. Ir'za tharia thak’erdalt selbh’ar asami en- nadh. Irkha ithouourth n temdint ir’zer ouaman. Ah’aoufen ikhamen emmouthen k’ midden id‘is izedr‘an. Cherchal ta- khla tikkelt amzouart, d’ilachk’ n a akid el rey El K’ornin. On raconte qu’au temps passé Cherchel fut de- truite par le roi Sidi K’ornin, 4 cause d'une femme. Il creusa un grand fossé, depuis la mer jusque-la, et lacha contre la porte de la ville un torrent d'eau. Les maisons tombérent et beaucoup d’habitants mou- rurent. Ainsi Cherchel fut détruite une premitre fois pour l'amour d'une femme par Ie roi El-K’ornin *. Cf. un conte chaouia pablié par M. Masqueray, Voyaye dans [Aowras (Bulletin dle la Société de géographie, juillet 1876, p. 55-58). ' Une légende analogue est citée par El-Feairi (Ms. de la Biblio- thigue nationale, anc. fonds, n° 596) & occasion de W'étang d’El- Mazouk’ab, pres de Bizerte, qui était autrefois une ville, déteuite au temps des (recs de la méme maniére et pour le méme motif que NOTES DE LEXICOGRAPHIE BERBERE. 201 I L’AQUEDUC DE CHERCHEL. a) gran rey) the nyt Salis & ith bed boi A ptagnainas WY ph aes ob aie Cains (yliliet mp prtey deal € gH yw gill JES Cue ob Lay gree pobll sys Shaw lal capil cae doe clogs + frdbsy Ds bel Kaye peolind dye GS clog dybu LY iy Meaad gbytl Shas Cid crigemignens Pile ge Gnte deny goes ISL Tour’ d'izeman ifathen iid) oujellid’ r‘eres illis thizin sob- h’an rebbi it ikhalk’an imecht. lekhs’ at issir’ aouenni ala d'isiouidhan aman r’er thamdint n Cherchal. Effer'en sin en nahnin iidj d’adjahli ouennidhen d’oudai. Adjabli irouh’ ad- Cherechel. Les:ruines romaines de cette ville, qui frappérent d'admi- ration les Arabes, donnérent naissance de bonne heure & toutes sortes de fables. Au xu* siéele de notre tre, Qazouini racontait la suivante qui avait cours dans le pays : «Les ruines quion voit & Cherchel sont celles d'un palais construit par an roi pour son fils qui les astrologues avaient prédit qu'il mourrait de Ja piqure d'un scorpion. Le prince fit batir te palais en pierre pour que ces ani- maux ne pussent s'y reproduire, n'y s'y introduire, & cause da poli des colonnes (qui soutenaient l'édifice). Mais un jour on y ap- porta un panier de raisin dans lequel se trouvait un scorpion. Le jeune prince ef voulant prendre un fruit, fut piqué et mourat.» ( Zakarija El Cazwini's Kosmographic, 2° partie J 5181 éd. Wasten- feld, Gottingen 1848, in-8°, p. 13g). Fautil voir ici un souvenir de Naspie de Cléopitre dont la fille, Cléopitre Séléné épousa le roi Juba HP