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BAAL HA SOULAM

TALMUD DES DIX SEPHIROT

Première Partie

Commentaires du Rav Laitman

Traduction de l’hébreux : Yaakov Sabal et Jacques

Transcription : Olivier Caunes

Mots du Rav Laitman

Paroles du Ari commentées par le BHS

Chapitre 1…………………………………………………………………………………p5 1- Avant la restriction, Ein Sof (l’infini) remplissait toute la réalité 2- La raison de la création était la révélation de Ses Noms et Appellations 3- Le tsimtsoum (restriction) de la lumière autour du point central 4- L’espace (halal) qui reste après la restriction était rond (hagol). 5- Comme la lumière de Ein Sof est égale la restriction l’est aussi et cela dans le secret du cercle (igoul)

Introduction au deuxième chapitre, par le Rav Laitman Chapitre 2…………………………………………………………………………………p47 1- une ligne s’étend de Ein Sof dans le halal. 2- La tête (le début) de cette ligne touche Ein Sof pas sa fin 3- La lumière de Ein Sof se propage par la ligne d’En haut jusqu’en bas. 4- Dans cet espace se trouvent les quatre mondes, ces quatre discernements (yetsil, bara, atzar et assa), tous les mondes. 5- Avant la restriction il y avait Lui et Son nom sont un et la pensée ne peut l’atteindre.

Histaklout Pnimit

Chapitre 1…………………………………………………………………………………p69 1- Il n’y a rien dans toute la réalité qui n’est pas inclus dans Ein Sof. Tout ce que nous atteignons de façon inversée se trouve en Lui dans le secret de un unique et particulier/unifié. 2- Il y a deux façons de donner : avant d’avoir atteint la réception et après avoir atteint la réception. 3- Comment est-ce possible de comprendre que les âmes soient une partie du divin ? 4- La spiritualité est séparée par la différence de forme comme la corporalité peut l’être par une hache. 5- Comment peut-on avoir une différence de forme dans la créature dans la situation de Ein Sof ? 6- Clarification à propos de ce qu’ont écrit les sages : le travail et le labeur ont été préparés pour la récompense des âmes car celui qui mange ce qui n’est pas à lui a peur de se regarder en face. 7- Quels sont les rapports entre les 70 ans de travail et le plaisir éternel, et tu n’as pas un cadeau plus grand ? 8- Toute la réalité a été émanée et créée par une seule pensée. C’est l’opérateur ; c’est la plus grande opération et c’est actuellement la récompense recherchée et l’essence du travail. 9- La restriction explique comment de la perfection sort l’imperfection, comment une opération incomplète sort d’un Opérateur parfait.

Chapitre 2……………………………………………………………………………… p88 10- Explication de la pensée de la création 11- La force du désir de donner dans la Créateur crée le désir de recevoir dans la créature, c’est le récipient qui lui permet de recevoir cette abondance.

12- Le désir de recevoir inclus dans la pensée de la création est sorti de Son essence pour acquérir le nom d’infini. 13- Avant la restriction l’inéquivalence de forme du désir de recevoir n’était pas discernable. 14-La restriction c’est-à-dire Malchut de Ein Sof réduit le désir de recevoir qui s’y trouve et alors la lumière disparaît car il n’y a pas de lumière sans récipient.

Chapitre 3……………………………………………………………………………… p97 15-Explication de l’origine de l’âme

Chapitre 4……………………………………………………………………………… p102 16-Après la restriction et l’écran au-dessus du désir de recevoir, on ne peut plus l’utiliser pour recevoir, il sort du système de la sainteté et à sa place la lumière réfléchie devient le kli de réception et le récipient du désir de recevoir se trouve dans le système de l’impureté. 17-L’homme se nourrit de ce qu’il reste des écorces et c’est pour cela qu’il utilise comme elle le désir de recevoir. 18-Toute la réalité est incluse dans Ein Sof et sort de ce qui existe (étend l’existence de l’existence). Le désir de recevoir est la seule nouvelle chose qui sort du point ex-nihilo (vient de l’existence à partir de l’absence). 19-Nous sommes des branches qui sortons de Ein Sof par conséquent les choses qui se trouvent à la racine nous font plaisir et les choses qui ne se trouvent pas à la racine nous causent des douleurs. 20-Selon le fait que le désir de recevoir n’est pas notre racine, nous ressentons la honte et l’impatience. Comme l’on dit les sages pour corriger cela Il nous a préparé l’effort de la Torah et des Mitzvot pour transformer le désir de recevoir en désir de donner. 21- les impies sont détruits deux fois et les justes héritent le double.

Chapitre 5…………………………………………………………………………………p129 22- La pensée de la création force tous les individus de la réalité à sortir l’un des autres jusqu’à la fin de la création. 23- Malkhout de Ein Sof signifie que malkhout n’abrite aucune fin.

Chapitre 6…………………………………………………………………………………p135 24- C’est impossible que le désir de recevoir dévoile une essence en-dehors des quatre phases qui sont le secret des quatre lettres HaVaYaH. 25- Le désir de recevoir ne se place pas dans la créature mais uniquement quand il s’éveille pour recevoir cette force lui-même. 26-Tous les mondes qui se trouvent dans la pensée de la création sont appelés la lumière de l’infini et la somme de ceux qui reçoivent sont appelés malkhout de Ein Sof.

Chapitre 7 27- Bien que seule la quatrième phase se soit restreint, la lumière se retire aussi des trois premières phases. 28- Puis Il étend une ligne de lumière des trois premières behinot et la phase quatre reste un espace vide.

Mots du Rav Laitman

Nous commençons donc à étudier le Talmud Esser haSephirot (Talmud des dix Sephiroth, TES) qui est le livre le plus élémentaire de la sagesse de la kabbale et qui a été spécifiquement écrit pour notre génération, pour notre temps. Il s’agit d’un livre très complexe, très profond dans lequel il y a toute la sagesse de la kabbale incluant tout ce dont l’homme a besoin pour son développement. Le Baal Ha Soulam (BHS) avant d’écrire le TES, a écrit tout un tas de brouillons comme Prihaham, ou l’introduction aux livres de Ari, qui lui ont servi de préparation pour écrire le TES. Par l’étude de ce livre nous attirons la lumière environnante qui corrige. Il ne faut pas oublier cela lors de l’étude et ne pas oublier que ce livre parle des degrés de développements spirituels. Si nous aspirons à les ressentir alors vient à nous cette force, cette lumière qui corrige et qui est appelée la Torah. Ce livre est écrit de façon moderne, avec des questions des réponses des interprétations des termes, des définitions précises telles que chacun puisse utiliser ce livre. Toute personne qui a commencé à étudier ce livre sait ainsi comment s’y retrouver, il n’y a pas de problème à continuer ou à y revenir. Et cela vaut la peine de bien le découvrir. Les textes qui apparaissent en tête de chaque chapitre sont les paroles du Ari. Ensuite vient la lumière interne, ohr Pnimi, en gras sur deux colonnes. Ohr pnimi est l’explication du BHS. Autrement dit le TES c’est l’explication des écrits du Ari. Les chiffres 1, 2, 3 etc. qui se trouvent au niveau des paroles du Ari nous indiquent les paragraphes auxquels il faut se reporter pour lire les explications du BHS.

Note du transcripteur : Ensuite viennent les commentaires du Rav Laitman sur deux colonnes. De même les lettres A, B, C etc. qui se trouvent au niveau des explications du Ari et du BHS se réfèrent aux paragraphes des commentaires du Rav Laitman.

Paroles du Ari commentées par le BHS

Chapitre 1

La première partie explique le problème du tsimtsoum aleph qui restreint la lumière de Ein Sof afin de créer les créatures dans lesquelles il y a cinq aspects.

1- Avant la restriction, Ein Sof (l’infini) remplissait toute la réalité

Ari : Il faut savoir qu’avant que les créatures ne soient créées (1), la lumière supérieure simple (2) remplissait toute la réalité (3) et il n’y avait aucun endroit libre (4) en tant qu’air (5) et espace (6), mais tout était rempli par cette lumière sans limite (7) qui n’avait ni début ni fin (8). Mais tout n’était qu’une lumière simple (9) et égale (10) appelée la lumière de Ein Sof

(20).

Ohr Pnimi

BHS : Il faut se rappeler que toute la sagesse de la Kabbale n’est basée que sur les sujets spirituels qui n’ont ni temps ni espaces. Rien ne disparaît ni ne change. Tous les changements dans cette sagesse ne nous indiquent pas que le premier aspect disparaît au profit d’une nouvelle forme. Au contraire le

changement implique un supplément de forme uniquement et la première forme ne bouge pas de sa propre place car les changements ou les disparitions ne se trouvent que dans les chemins du matériel et c’est là que réside toute la difficulté pour les débutants qui perçoivent les choses dans les frontières

matérielles dans les limites du temps et de l’espace, du changement et de la modification. Les auteurs ont utilisé cela comme des signes de leur racine spirituelle et je m’efforcerai d’interpréter ces mots selon leur sens spirituel affranchi des concepts du temps et de l’espace et il est de la responsabilité des lecteurs de graver le sens de ces mots dans sa mémoire car on ne peut pas y revenir à chaque fois. (A)

1- Ceci est parfaitement expliqué dans Histaklout Pnimit, chapitre 9.

2- Elle se réfère à la lumière qui se propage du Créateur. Saches que tous les noms se trouvant dans la sagesse de la kabbale ne parlent pas de l’essence du Créateur mais seulement de la lumière se propageant de son essence. Car de Son Essence nous n’avons absolument aucun mot, car cela est une règle que ce que nous n’atteignons pas nous ne pouvons pas le nommer et rappelle-toi de cela et tu ne chuteras pas. (B)

3- Apparemment cela est très surprenant car ici il est question d’avant que furent créés les mondes, et dans ce cas quelle réalité y a-t-il que la lumière supérieure devrait remplir ? En fait l’ensemble des mondes et l’ensemble des âmes qui existent et qui existeront et qui seront créés avec tous leur cas particuliers jusqu’au but de leur correction sont tous inclus dans Ein-Sof (D), dans toute leur plénitude et toute leur satisfaction tel qu’il nous faut distinguer deux principes dans la généralité de la réalité qui est face à nous. Le premier principe est qu’ils furent définis dans Ein-Sof dans toute leur perfection et dans toute leur plénitude. Et le deuxième principe est la façon dont ils sont et la façon dont ils évoluent face à nous depuis la première restriction et à travers les cinq mondes appelés adam kadmon, atzilout, bria, yetzira, assia. Comme le dit le rav (le

Ari) la lumière de Ein-Sof qui se propage depuis Son essence et remplit toute la réalité. Autrement dit la généralité de la réalité du premier principe existaient dans Ein-Sof avant la restriction. Il nous dit que la lumière supérieure les remplissait entièrement jusqu’à ne reste pas en eux d’espace vide où il est impossible d’ajouter une quelconque correction. (C)

4- Cela signifie qu’avant que les mondes ne soient créés, et que n’existait que Ein Sof Bakhokhou, il n’y avait aucun endroit libre, c’est-à-dire un endroit avec un manque qui mérite de recevoir des corrections. Car la lumière supérieure remplissait cet endroit et ne laissait pas un endroit aux inférieurs pour qu’ils puissent se distinguer eux- mêmes et pour ajouter quelque chose à cette perfection. (E) Mais uniquement grâce à la restriction, il y a de nouveau un manque et un endroit libre pour se corriger. Mais ne te trompes pas, il ne s’agit pas d’un endroit de ce monde, d’un endroit matériel (F).

5- On ne parle pas de l’air de ce monde mais de la lumière spirituelle qui est appelée l’air (avir) car il y a deux phases de lumière dans chaque partzuf complet : la lumière de hochma et la lumière de hassidim. La lumière de hochma est l’essence du partzuf, c’est-à- dire la vie qui se trouve en lui et la lumière de hassidim qui est la lumière que revêt la lumière de hochma qui se trouve dans la partzuf. Car la lumière de hochma ne peut pas se revêtir dans le partzuf si elle ne se revêt pas avant dans la lumière de hassidim. Mais parfois quand les partzufim se trouvent en petitesse, ils n’ont que la lumière de hassidim. Tu dois savoir que cette lumière de hassidim est appelée avir, l’air ou rouach le vent et quand il se trouve sans lumière de hochma il est appelé avir rekani, l’air vide, c’est-à-dire qu’il est vide de la lumière de hochma et

il attend que la lumière de hochma se propage en lui et le remplisse. Et le rav nous dit qu’avant que les mondes ne soient créés, c’est-à-dire dans Ein Sof bakhokhou, il n’existait pas du tout d’air vide dans cette réalité car il ne manquait rien. (G)

6- Pour expliquer ce mot tu dois savoir avant quelle est l’essence d’un kli spirituel. Quand la créature reçoit l’abondance et la vie du Créateur, c’est évidant qu’il y a un désir et qu’il aspire à recevoir cette abondance du Créateur. Tu dois savoir que la mesure de ce désir, de cette aspiration est la matière de tout ce qui se trouve dans la créature de telle façon que tout ce qui se trouve dans la créature en-dehors de cette matière n’est pas considéré comme une matière mais comme l’abondance qu’il reçoit du Créateur. De plus, cette matière est ce qui nous permet de mesurer la taille et la grandeur de chaque créature, de chaque partzuf, de chaque séfira, car la lumière supérieure qui se propage du Créateur n’a aucune mesure, mais seulement la créature donne une mesure de cette abondance de sa propre force parce qu’il ne reçoit ni plus ni moins que la mesure à laquelle elle aspire. Et c’est la mesure qui nous permet de mesurer quelque chose spirituelle car il n’y a aucune contrainte et tout dépend du désir. C’est pour cette raison que l’on appelle le désir de recevoir le kli de réception des créations. Il est considéré comme sa matière qui lui a permis de sortir du Créateur et d’être appelé une créature car il est défini dans cette matière qui ne se trouve pas du tout dans le Créateur. En effet, le désir de recevoir n’existe pas chez le Créateur, car de qui pourrait-il recevoir ? Et on doit expliquer pourquoi dans cette matière il y a 4 degrés de la petitesse jusqu’à la grandeur. Le 4 e degré est la grandeur de la réception qui se trouve d’une façon parfaite dans Ein Sof avant que les mondes ne soient créés.

Uniquement sur ce 4 e degré a eu lieu la restriction. On explique qu’il est vide de toute cette abondance qui vient de Ein Sof, et il reste un espace vide. Et c’est l’intention du rav quand il dit qu’avant que le monde ne soit créé, c’est-à-dire dans Ein Sof, il n’y avait aucun espace libre. (H)

les

inférieurs puissent lui ajouter de par leurs

7- Cela veut dire qu’il n’y a rien que

actions.

8- Les termes rosh et sof seront expliqués après.

9- C'est-à-dire sans discrimination de petit ou grand, toute chose étant égale.

10- Là où il n’y a pas de zakout (pureté) et aviout par lesquels les degrés s’établissent. Ces discriminations sont établies seulement par le renouvellement du tsimtsoum.

20- Il faut se poser la question, comme nous n’atteignons pas Ein Sof, alors comment pouvons-nous lui donner un

nom ? (I) Comment alors Le connaissons- nous par son nom ? Après tout, chaque nom désigne ce que nous atteignons, selon la définition de ce nom. Nous ne pouvons pas nous excuser nous-mêmes en disant que le nom marque seulement la négation de la réalisation, car alors nous l’aurions nommé « Inatteignable » (J). Le fait est que ce nom indique toute la différence entre Ein Sof et tous les olamot au-dessous de lui. Le tsimtsoum se fait après Ein sof. Aussi, partout où cette force (de restriction) s’éveille, elle restreint la lumière et cela arrête la he’arah (illumination) à cet endroit. Ainsi, tout sof et sioum (fin) dans toute he’arah dans tout partsouf provient seulement de la force du tsimtsoum. (K) Et par cette fin, sof et sium, sortent et se renouvellent toutes les havayot (les êtres) et ce qui les remplit et tous les changements qui se trouvent dans les mondes. C’est appelé Ein Sof car la restriction ne s’y applique pas, car il n’y a pas de fin de quelques manières que ce soit, et cela pour nous montrer que cette lumière est simple

(pachout) et invariable, égale, car l’un dépend de l’autre. (L)

Commentaires du rav Laitman et questions-réponses avec les étudiants

A- C’est très important comme nous en avons parlé plus d’une fois. Car si l’homme au lieu de voir le sens spirituel d’un mot lui donne un sens matériel alors il n’étudie pas le TES, il étudie quelque chose par lui-même, il crée. Mais le BHS nous explique quelque chose qui se trouve en-dehors de notre monde en dehors de notre perception, du temps, de l’espace, du mouvement. Et les choses qui se trouvent dans le monde spirituel, les forces, les actions, qui se lient les unes aux autres le font d’une façon différente de ce que nous imaginons de ce monde-ci. Donc comment pouvons-nous nous imaginer cela ? Nous ne le pouvons pas, nous ne faisons qu’essayer. Je ne dois pas m’imaginer quelque chose car c’est quelque chose que je ne peux pas percevoir car je n’ai aucun kelim pour cela. Si je peux imaginer les choses sous la forme d’une dimension, d’une action c’est un mensonge, en cela je ne fais que me confondre moi-même. La forme d’étude la plus correcte c’est d’interpréter chaque mot comme il est par sa définition et ce qui s’unit, s’unit, ce qui ne s’unit pas ne s’unit pas ce n’est pas obligatoire. Si je fais un effort pour que chaque mot soit interprété d’une façon spirituelle, en me demandant ce que c’est inlassablement, alors brille sur moi la lumière environnante qui corrige. Autrement dit ce n’est pas selon l’intellect, ce n’est pas le sage qui étudie. Cela est confirmé par l’expérience : je vois cela depuis des dizaines d’années, mais c’est selon les efforts que je fais pour comprendre que vient la lumière qui corrige. Par conséquent le BHS souligne fortement que « les auteurs ont utilisé cela comme des signes de leur racine spirituelle et je m’efforcerai d’interpréter ces mots selon leur sens spirituel affranchi des concepts du temps et de l’espace et il est de la responsabilité des lecteurs de graver le

sens de ces mots dans sa mémoire car on ne peut pas y revenir à chaque fois ». C’est clair ? Il s’agit d’une courte définition. Donc après chaque mot nous essayons de voir son sens spirituel. Il dit alef (le premier point) et après terem, ainsi il explique ce qui est avant terem, code. La lettre aleph (le premier point) nous indique le mot terem et ensuite nous est donné le sens spirituel dans son entier dans histaklout Pnimit chapitre 9 item 33. Chaque partie du TES est faite comme suit : la partie proprement dite avec les écrits du Ari et les explications du BHS, puis histaklout pnimit (regard intérieur), puis les définitions, les interprétations puis les questions et leurs réponses. Et ainsi on voit que ce livre est construit d’une façon scientifique, car pour chaque mot tu as une définition, tu as des questions des réponses comme dans un livre de mathématiques où tu as les définitions et à la fin tu as les exercices et les réponses. Donc il est fait pour l’étude et pour notre génération.

Question : il est écrit êtres émanés et créatures, quelles sont les différences entre ces deux termes ? Le Rav : allons selon ce que nous dit le BHS. Emané, crée, fait, c’est selon les quatre mondes, Atzilut, Bria, Yetzira, Assia. Nitzalim, nivraïm, notzarim, menachsim selon les 4 mondes.

B- Le Rav : donc pour ceux qui ne l’ont pas encore entendu nous parlons dans la sagesse de la kabbale d’une recherche scientifique de la nature. La nature qui a la même valeur numérique que le mot Créateur ce qui est la même chose selon où nous nous trouvons, soit ha teva soit elohim. Par conséquent nous considérons cela comme une recherche avec toute notre relation, nos émotions, mais c’est une science, une sagesse « connais le Créateur

ton D. » Par conséquent le BHS nous dit que dans nos sens, dans notre perception, nous pouvons percevoir les choses d’une manière scientifique : la matière et la forme revêtue dans la matière. Autrement dit une tasse est une forme, le verre c’est la matière. Ces deux choses là je peux les analyser, il y a la recherche de la matière et l’analyse de la forme, au-delà il n’y a pas d’étude scientifique possible. Car au- dessus de cela j’ai la forme abstraite où je m’imagine ce qu’est un verre, puis dans cette imagination je peux faire tourner ce verre et travailler avec comme j’en ai envie. Mais si tout cela n’est pas dans la matière alors nous ne parlons pas d’une science, il s’agit de mystique, de psychologie ou de toute autre chose. Mais tout ce qui n’est pas perçu dans nos sens n’est pas une science. Par conséquent la sagesse de la Kabbale ne nous parle que de deux choses : la matière et la forme revêtue dans la matière, la matière de toute la création, c’est notre désir c’est ce que le Créateur a créée, la matière. La forme de la matière est la forme égoïste ou la forme altruiste, rien de plus. Désir de recevoir soit pour soi-même soit pour le Créateur. Nous ne parlons que de cela dans la sagesse de la kabbale et elle ne va pas nous parler de matière de ce monde-ci ou de formes de ce monde-ci, car il s’agit de résultats de phénomènes qui proviennent du monde spirituel. Donc la sagesse de la kabbale ne parle que de ces deux choses :

le désir qui est la matière et la lumière qui agit sur le désir et donne à celui-ci toutes sortes de formes, comme par exemple quand je prends de la pâte à modeler à laquelle je donne toutes sortes de formes. Ainsi en est-il de la lumière et de notre désir, notre matière. C’est la raison pour laquelle le BHS dit que la lumière provient du Créateur que nous ne ressentons pas, ni n’atteignons et Son essence est dite atzmuto. Par contre ce que nous savons du Créateur c’est comment Sa lumière agit en nous et qui fait de notre désir de recevoir tout un tas de formes comme celle de la lumière, du don et cela est appelé atteindre

le Créateur. Répétons cela car cela en vaut la peine (le Rav commence un dessein). Nous avons la matière de la Création appelée désir (le Rav dessine un kli). La lumière fait naître le désir ex-nihilo et agit sur lui. La lumière vient d’En-Haut de atzmuto, de Son essence. Atzmuto on ne sait pas ce que c’est, il s’agit de quelque chose que l’on n’atteint pas. La lumière qui nous arrive nous l’atteignons quand elle entre dans le désir (ratzon). Si la lumière est en-dehors du désir je ne sais pas, je ne la ressens pas, je ne perçois que ce qui est en moi, comme ces ondes sonores que je ne ressens pas mais que je peux décrire dès qu’elles entrent dans mon oreille. Et si l’oreille est corrompue alors je ne ressens rien. Quand la lumière entre en moi je ne la ressens pas alors il y a tout un tas de phénomènes qui se passent en moi et que je ne ressens pas. Quand est-ce que je commence à les ressentir ? Quand je commence à réagir à ce qui entre. La réaction c’est ce que je ressens et cette réaction est appelée forme de la matière. Cette forme c’est ce que j’étudie et selon cette forme de la matière je ressens le Créateur. La forme de la matière qui est la forme du don, dirons-nous, je l’appelle le Créateur. Pourquoi ? Car je suis arrivé à cela selon les termes bo-ré, viens et vois, où j’ai atteint, j’ai ressenti, j’ai compris ce qui m’arrive par moi-même et par conséquent il est écrit « de tes actions nous te connaîtrons », c’est-à-dire les actions que la créature fait sur Moi Je le découvre. Et par conséquent dans la mesure où l’homme devient équivalent au Créateur, où il se trouve en équilibre avec lui, en contact avec lui, dans cette mesure nous pouvons dire qu’il connaît le Créateur. En d’autres mots, le Créateur se revêt en lui, comme il est écrit « et le nom du Créateur sera sur toi » Par conséquent nous devons comprendre que la sagesse de la kabbale ne nous parle que de ce que nous atteignons, percevons dans nos récipients. Les kabbalistes ont atteint ces choses là et les ont écrites. Ce n’est pas que les choses sont descendues d’En-Haut ou bien qu’elles

sont apparues à eux dans un rêve, mais ils l’ont atteint dans leurs kelim, leurs récipients. L’ensemble des changements que la lumière a faits sur eux et qu’ils ont traversés, de là ils ont écrits leurs livres. Il est dit de cela qu’ils ont écrit de par l’atteinte autrement dit ils ont compris, atteint ce qui leur arrive. Et alors sur toutes ces formes de don, ils ont appelé cela les formes du divin etc.

Question : Nous avons vu que l’ensemble de ces changements n’a pas créé de barrière. Quand la lumière passe d’un endroit à un autre, cela n’a pas fait de manque à l’autre endroit. Là après tous les changements, je vois qu’elle crée des réalités parallèles. Ma question est pourquoi étudier toute la propagation de la lumière et ne pas me lier au résultat final ?

Rav : Pourquoi étudier toute la propagation des mondes du haut vers le bas ? Pourquoi étudier toute l’élévation des âmes du bas vers le haut ? Pourquoi ne pas étudier que la forme finale ? De fait tu as raison, car la lumière provient de cette forme finale corrigée, là où nous nous trouvons comme un seul tout, des âmes liées comme un seul corps, où tout le monde est pour chacun et chacun pour tout le monde. Ainsi nous voyons selon l’intensité de la lumière qui entre nous, selon l’équivalence de forme, combien nous sommes dans le don et l’amour réciproque, ainsi la lumière se dévoile en nous dans son amour envers nous. Et cette forme finale qui existe déjà dans Ein-Sof, il nous faut l’étudier, car j’en reçois tout. Il faut que je sache ce que je dois faire de toutes ces autres choses. Ta question est exacte. Quelle est la réponse ? Nous devons savoir tout ce que nous avons traversé pour arriver dans ce monde-ci et où nous nous dévoilons. Nous devons savoir tout ce qu’il y a face à nous pour revenir à notre racine, à Ein-Sof. Nous commençons à le faire maintenant et nous devons le faire jusqu’à la fin de 6000 ans. Autrement dit dans les 230 prochaines années ou bien il se peut que demain ou

après demain on peut tout finir comme ça, rapidement car dans la spiritualité il n’y a pas de temps. Il nous faut connaître tous ces degrés du haut vers le bas et du bas vers le haut car grâce à cela lorsque nous étudions chaque degré entre la lumière et l’obscurité, dans notre nature, à travers la lumière grâce au Créateur nous dévoilons

le mal, et contre cela la force qui corrige ce

mal, la force du bien. Autrement je ne peux pas comprendre ce qu’est la lumière de Ein-Sof corrigée, je ne suis pas prêt pour cela, il faut développer mes kelim. Qu’est- ce que cela veut dire que j’étudie les degrés du haut vers le bas et du bas vers le

haut ? De Ein-Sof jusqu’à ce monde-ci ?

Cela veut dire que je m’étudie moi-même,

je me développe par étape jusqu’au monde

de Ein-Sof. Comment je peux expliquer à un petit enfant ? Je ne peux pas lui dire allez soit un adulte, scientifique !

Comment est-ce que je peux faire cela ? L’enfant ne sait pas ce que veux dire être un scientifique, pour lui c’est quelqu’un d’intelligent ! Comment un enfant peut-il s’imaginer cela ? Mais quand je commence

à atteindre étape par étape l’ensemble de

tous ces degrés, je deviens plus éduqué, je me construit je me façonne, je me forme. Ce n’est pas que j’étudie une sagesse qui me permet de te parler du monde de Ein- Sof. Non ! Il faut que je te donne des outils pour que tu fasses de toi-même un déplacement : d’un étudiant de Petach Tikva tu arrives à un étudiant qui habite Ein-Sof. Pour déménager ce n’est pas si simple. Autrement dit nous étudions les degrés jusqu’à ce que nous arrivions à cette

fin.

Question : ce que je n’atteins pas dans Son essence est-ce que cela ressemble au fait que je ne m’atteins pas moi-même ? Moi- même je ne sais pas qui je suis. Je peux faire une radiographie pour voir ce qu’il y

a en moi, mais en-dehors de cela je n’ai pas d’atteinte de ma propre essence…

Le Rav : demande à ta femme !

Question : Non je pose une vraie question. Est-ce que le fait que je ne connaisse pas Son essence est lié au fait que je ne connaisse pas ma propre essence ?

Le Rav : c’est exact. Puisque l’homme est

à l’image du Créateur. Se connaître soi-

même ou le Créateur c’est la même chose. Ce n’est pas pour rien que le BHS a dit que le mot Créateur provient du mot boré (viens et vois). Où est-ce que je peux venir me voir ? Uniquement dans mes attributs dans mes sens, corrigés par rapport à ceux qui étaient corrompus. Par conséquent tu comprends comment il t’a crée et tu comprends ce qu’il fait avec toi dans ta correction, et la différence entre toi corrompu et toi corrigé cela est appelé atteinte du Créateur. Par conséquent quand nous arrivons à une forme corrigée cela veut dire que nous nous identifions à lui et on est attaché à lui, et là il n’y a aucune différence entre l’homme et le Créateur.

C- Le Rav : donc, que nous dit-il ? Que nous étudions, ce que vous avez vu dans Pitcha et ce que nous avons vu avant. Ce que nous étudions, le début de la réalité

avant que ne soient créées les créatures. Il demande : qu’est-ce que cela veut dire avant ? Comment peut-on étudier ce qu’il y

a avant ? Car je suis une créature, les

kabbalistes aussi, on analyse la réalité spirituelle alors comment est-ce possible que dans mon étude, dans ma recherche je puisse savoir ce qu’il y avait avant qu’il y ait des choses, qu’il y ait un homme ? De

fait nous pouvons le faire en répondant à la question : qui est l’homme ? C’est la somme de mes désirs qui sont reliés d’une telle façon que je les imagine comme moi- même. Vous souvenez de la perception de

la réalité, où toute la réalité est perçue et

comprise du fait que nous sommes construits ainsi dans nos sens. S’il y avait d’autres sens ils auraient perçu la réalité d’une autre façon. Par conséquent le kabbaliste lorsqu’il corrige sa perception, il s’élève dans la perception de la réalité au-

dessus de son corps où il ne fait que de se percevoir de façon matérielle comme nous le ressentons actuellement. Mais il commence par percevoir les formes précédentes avant que le désir de recevoir soit descendu à son dernier degré et que le désir de recevoir s’imagine comme étant le corps de l’homme et toute la réalité générale qui l’entoure. Par conséquent nous pouvons parlé d’une réalité supérieure avant qu’il y ait le corps de l’homme, avant que l’homme ne se trouve dans ce monde-ci.

Question : tous les mondes sont déjà prêts, les situations 1, 2 et 3, mais dans tout ce processus il y a un libre choix, si tout est prêt…

Rav : les étapes sont prêtes, tu dois les traverser le jardin d’enfant l’école, le lycée, je ne sais pas quoi encore, l’armée, te marier, avoir des enfants et tout est clair. Dans le monde spirituel, aussi, ces étapes que l’on doit traverser, quand tu remontes de ce monde à travers les 125 degrés jusqu’au gmar tikkun, tout cela existe dans ce gène spirituel, comme dans cette vie où tout ce qui se développe en l’homme se trouve déjà en lui. On voit que c’est ainsi comment ? Prends deux jumeaux, tu en mets un à l’est et l’autre à l’ouest. Après quarante ans tu compare leur situation et tu vois que c’est comme s’ils avaient été l’un à côté de l’autre. Tu connais de tels phénomènes, non ? Certains se sont mariés avec des femmes qui ont le même nom et ils ont donné aux enfants les mêmes prénoms. Comment ? Tout ce trouve déjà en l’homme. La question est de savoir où se trouve le libre choix : si je dois traverser les mêmes étapes, cela en revient à se demander comment tu arrives d’un degré à l’autre. Là se trouve le libre choix : ou bien c’est avec ton propre désir que tu aspires et donc tu ajoutes ton effort, ce que tu comprends, ton discernement, tout ce développement, c’est toi-même qui aspire ; ou bien tu n’aspires pas et alors on te pousse, on te presse et tu avances, tu

passes parce que tu n’as pas le choix. C’est comme à l’école, il y en a un qui passe le bac et qui ne sait rien, ça arrive de temps en temps, et l’autre a dû étudier quelque chose. C’est la même chose dans les mondes spirituels. Aujourd’hui on se développe avec cette crise, on ne comprend rien, c’est difficile. La plupart des progrès que l’on fait c’est grâce aux coups. Il y a la possibilité d’avancer avec plaisir et rapidement. Il y a des personnes qui peuvent terminer l’université en 2 ans à la place de 5 ans, c’est ce qu’on nous donne, une occasion. Donc peut-être dans ce monde c’est une chose que l’on ne ressent pas tellement, cette différence mais dans le monde spirituel tu atteins ce supplément de sagesse.

Question : tu as parlé des gènes qui sont en chacun de nous, où est la responsabilité ? S’il y a quelqu’un qui me fait du mal, je dois l’aimer parce que cela se trouve en lui. Ou alors pourquoi met-on de telles personnes en prison ? Peut-être faut-il s’occuper d’eux d’une autre façon et pas les mettre en prison. (NB : il existe une autre traduction de cette dernière phrase en anglais : si des personnes sont capturer et mises en prison pourquoi devrai-je les juger différemment dans ma perception ?)

Rav : on voit qu’il est intelligent et confus. Je n’ai pas compris cette question. Les gens qui sont en prison, ils sont en prison, ce n’est pas important. Le libre choix descend à chacun dans sa vie, et s’éveille en l’homme quand il ressent qu’il lui manque quelque chose de spirituel et qu’il se pose la question du but de son existence, peut-être que lorsqu’il est en prison il se pose beaucoup plus cette question. La vie corporelle ne dérange pas cette réflexion, dans chaque situation que l’on traverse, on peut s’éveiller avec cette question même dans les situations les pires.

D- C’est-à-dire, que tout le futur qu’ils devront traverser, qu’ils vont dévoiler, tout ce qui se trouve, les âmes, les créatures,

peu importe qui ou quoi, dans Ein Sof et qui n’a pas commencer à se développer, se trouve aussi dans cette forme finale. On doit voir la différence ici, le Créateur a créé la forme finale et par rapport à nous Il nous laisse nous développer graduellement de zéro jusqu’à cette forme finale.

E- Rav : la lumière supérieure remplissait toute la réalité c’est-à-dire tous les désirs et il n’y avait aucun désir libre, aucun libre choix, par conséquent les inférieurs, (c’est- à-dire les inférieurs sont les désirs, les créatures sont des désirs) ils n’avaient pas la possibilité d’ajouter quelque chose à la perfection du Créateur. Disons : il me manque quelque chose je fais des actions et je me remplis et je me complète. C’est la seule chose que le désir peut faire. Donc si je ne peux pas me remplir, me compléter, je n’existe pas, tout vient du Supérieur.

F- Rav : après la restriction, les désirs que le Créateur créa sont devenus vides, la lumière les a quittés. Ces désirs vides sont appelés le monde de la restriction. Avant quand ces désirs étaient pleins ils étaient appelés le monde de Ein Sof l’infini et après le tzimtzum la lumière est sortie et on appelle cela le monde de la restriction :

olam hatzimtzum. Maintenant dans cette situation après la restriction ils ont la possibilité de ressentir ce manque et les différentes possibilités de se remplir. Maintenant parce qu’il leur manque quelque chose, ils ont aussi la possibilité de comprendre qui les remplissait, ce qui était en eux, pourquoi c’était en eux. Qu’est-ce que j’ai ? Comment je peux me remplir, est-ce que j’y ai intérêt, oui, non, pourquoi, est-ce qu’on me laissera, oui ou non ? Quand on a tout ce qu’il nous faut cela nous bouche tous nos désirs, on est vraiment capable de rien.

G- Rav : on a un désir, un grand désir que le Créateur a créé. Ce désir est dès le début rempli d’abondance. Le désir se remplit de deux façons, la lumière de hochma ou la lumière de hassidim. S’il lui manque la

lumière de hochma à la place ce qui le remplit est appelé avir, l’air. Donc on a de l’air qui a de la hochma et de l’air sans hochma. La lumière de hassidim qui a un peu de hochma est appelée avir, celle qui n’a pas du tout de hochma est appelée l’air vide. Il y a encore d’autres noms qui sont donnés à ce qui nous remplit dans les mondes spirituels.

Question : la lumière de hassidim est l’atzmuto de ohr chochma, comment est-ce possible ?

Rav : la lumière de hochma est en lui- même car c’est la lumière de la vie, c’est la lumière qui a créé le désir de recevoir, c’est la lumière que l’on veut, c’est la lumière qui remplit vraiment notre désir. La lumière de hochma, je veux retirer du plaisir c’est tout. C’est ainsi que j’ai été créé et alors tout ce qui me remplit toutes ces formes sont appelées ohr hochma. Si je ne veux pas seulement me remplir mais aussi ressembler au Créateur, et si je veux me réjouir parce que je ressemble au Créateur, ce qui me remplit est appelé ohr de hassidim.

Question : mais il dit que l’essence de ohr hochma est ohr hassidim

Rav : je ne comprends pas la question.

Question : dans les 4 phases de la lumière directe, nous savons que chassidim est l’essence de ohr chochma.

Rav : je ne sais pas cela. Cela n’est pas dit.

Question : n’a-t-il pas chochma à cause du don ?

Rav : Non. Il y a hassidim et hochma c’est tout, tout dépend du désir que j’ai. Par rapport aux créatures le désir cherche ce qui le remplit et le révèle. Peut être tu veux dire que la lumière, le kli de hochma après la restriction et la lumière de hochma cesse, cela devient un kli de bina avec la

lumière de hassidim mais c’est un autre désir. Et ce désir ne vient pas de hochma il arrive à la deuxième phase émanée du Créateur, cette nouvelle lumière qui est appelée hassidim. Le Créateur nous donne cette lumière. Nous verrons cela dans le futur.

Question : c’est écrit que la lumière ohr hassidim est la lumière qui revêt hochma et c’est écrit que ohr hochma ne peut pas se revêtir dans le partzuf, qu’est-ce que cela veut dire ce revêtir ?

Rav : c’est l’intention. Je ne peux rien revêtir, recevoir de la lumière de hochma si ce n’est pas pour donner aux autres si ce n’est pas pour participer dans ce système général des âmes. C’est une règle. Boré a créé une seule âme, ce désir, et l’a remplie de lumière. Ce désir a chuté et s’est brisé en plusieurs parties et maintenant chacun d’entre nous a une partie de ce désir général et on a tendance à se lier entre nous qu’on le veuille ou non, qu’on le comprenne ou non. Et le mal que l’on ressent vient du fait qu’il nous manque cette union avec les autres, on n’en est pas conscient mais c’est la vérité. Dès que je me lie avec les autres, ce que je reçois dans mon kli est cette lumière générale comme un membre qui ressent la vie du corps entier. La différence entre la vitalité d’un membre et celle du corps c’est la différence entre ce monde et le monde spirituel. Soit je ressens de cette petite lumière qui me donne la vie soit j’arrive à me lier avec tout ce système et je ressens, je révèle la vie au degré humain, adam. A la place de se monde je ressens aussi le monde spirituel. Ce sont les différences, maintenant comment je peux découvrir la lumière qui se trouve dans ce système ? Uniquement si je me comporte comme il faut envers ce système, je suis prêt à vivre pour maintenir ce système ; comme dans le corps, les poumons, le foie, le cœur existent uniquement pour travailler pour le corps, ils reçoivent uniquement pour ce qu’ils ont besoin et le reste ils donnent au

corps et ainsi on ressent la vie de tout ce système. Donc ce que je donne à ce corps, à ce système est appelé ohr hassidim, de cette façon je me rempli avec la vitalité du corps, cette lumière qui est appelée ohr hochma. Donc dans chaque membre tu as la lumière de hassadim et la lumière de hochma. La lumière de hassidim est l’amour que tu ressens envers les autres, la lumière de hochma est la vie que tu ressens dans le système général.

Question : on dit qu’au début il n’y avait pas d’endroit libre, il n’y avait qu’un manque…

Rav : dans les désirs on ne parle que des désirs, tous les désirs étaient remplis. C’est-à-dire chez lui, chez elle, il n’y a qu’un seul désir, on ne parle que de ce désir.

Poursuite de la question : s’il ne manquait rien, s’il n’y avait qu’un seul désir, d’où tout a été créé, qu’elle la motivation de ce changement ?

Rav : dans cette situation on n’a que le désir plein, c’est-à-dire qu’il n’existe pas, il n’y a pas de mouvement, on ne ressent pas la vie, on ne ressent rien du tout. Pas seulement chez nous, dans l’infini aussi on parle du désir, où est-ce là-bas ? Derrière le plafond ? Le désir c’est le désir. Ne pense pas que cela se trouve quelque part. C’est ici en nous, chez nous. Tous les mondes se trouvent en nous. On t’explique qu’un désir peut être plein ou en partie plein, il peut être avec l’intention de recevoir, de donner, mais on ne parle que du désir. Boré n’a créé qu’une seule chose le désir. Et c’est la seule chose à laquelle il se rapporte.

H- Rav : le Créateur a créé le désir de recevoir, Il l’a rempli avec toute cette abondance avec cette lumière de hochma. Il n’y avait aucun espace vide, il n’y avait aucun désir qui ne soit pas plein, on ne ressentait aucun manque en nous. On

étudiera ensuite qu’est-ce qui est arrivé. Comment, sortir de cette situation si tout est plein, si tout est bien. Alors ce désir a commencé à ressentir qu’il se remplissait de quelque chose, qu’il reçoit de quelqu’un. Alors il ressent cette honte :

« Moi, je suis moins qu’un autre, que le Créateur » Cette sensation donne au désir un discernement appelé la honte. Cette honte que la créature ressent appartient à la 4 e phase du développement des désirs. Le désir se développe parce qu’il ressent davantage celui qui donne. Au début ce désir se développe uniquement pour ressentir le plaisir, ensuite il ressent « qui me donne se plaisir ? » et après il commence à réfléchir, « comment surmonter cette chose ? Peut-être vaut-il mieux ne pas recevoir, ou oui ou un peu ? » Et grâce à cette connaissance de celui qui donne, de l’hôte, on veut lui ressembler. On comprend que la situation du Créateur est la meilleure chose donc on veut aussi la satisfaction qui vient du Créateur et on veut aussi prendre la place du Créateur. Quand on reçoit les deux on voit que tout vient du Créateur et alors se développe cette honte, quelque chose d’insupportable et on décide de se vider totalement, la restriction « je ne veux plus ». On étudiera cela de façon plus précise. On a compris qu’il n’y a que le désir de recevoir, il n’y a rien en-dehors de cela, c’est ce qu’a créé le Créateur. Tout ce qui remplit le désir de recevoir vient du Créateur, la lumière aussi. Dans le désir de recevoir peut avoir lieu des changements, sa nature est de recevoir tout le temps mais l’intention peut changer, ou alors je reçois comme les degrés minéral, végétal et animal, je reçois selon le désir. Ou alors je reçois parce que je veux être en rapport avec l’Hôte.

I- Car Ein Sof, il nous dit que c’est une chose que nous n’atteignons pas car tous les noms que nous donnons aux choses expriment nos sentiments, les choses que l’ont atteint, la réalité que nous atteignons. Ainsi si Ein Sof qualifie ce qui n’a pas de

fin, pas de limite, pas de frontière, quelque chose que je ne peux pas limiter ni lui donner un taille, une couleur ou un poids, c’est quelque chose que je ne peux déterminer en aucune façon c’est pour cela que l’on dit que c’est quelque chose d’inatteignable, car tout ce que j’atteins est limité, restreint, comme lorsque je distingue ceci de cela, que je compare des couleurs entre elles et toutes sortes de discernements.

J- Si on l’appelle Ein Sof cela veut dire que l’on atteint ce qui est appelé Ein Sof. Je colle une étiquette sur ce qui est appelé Ein Sof donc je dois l’atteindre et je dois expliquer pourquoi je lui aie donné ce nom.

K- Ein Sof est un endroit, un état où il n’y a aucune restriction, aucune limitation.

Ensuite commence les restrictions et les limitations. C’est pour cela que lorsque l’on compare ces deux situations on dit que là il n’y a pas de restriction, tous les mondes, les partzufim, les sephirot, tout se trouve sous la restriction. Donc l’un par rapport à l’autre est appelé selon qu’il y a ou non des restrictions, Ein Tzimtzum ou l’infini Ein Sof.

L- Cette définition nous suffit pour maintenant. Il ne faut pas oublier que pendant que nous étudions ces degrés tellement élevés, il faudrait clarifier notre désir envers ces situations. Il s’agit de choses que l’on veut ressentir, avec lesquelles on veut être en contact. Grâce à ce désir, cette tendance on attire dans cette situation la lumière qui corrige, la lumière environnante.

2- La raison de la création était la révélation de Ses Noms et Appellations

Ari : Quand il éleva au-dessus de Son Simple ratzon, désir, (30) pour créer les olamot et émaner les ne’etzalim (créatures) pour amener en tant que lumière la perfection de Ses actions, de Ses noms et appellations, ce fut la raison de la création des mondes.

Ohr Pnimi

30- Nous n’avons pas besoin de comprendre comment il y a un désir dans l’infini qui est plus élevé que toute idée et pour lequel nous pouvons dire « élevé au-delà de Son désir. » Tu devrais comprendre de ce qui a été dit plus haut, que par nécessité dans toute les créatures il y a un désir de recevoir l’abondance, la shefa du Maatzil (le Créateur). Mais dans Ein Sof il s’agit d’un désir simple dans le secret de la phrase « Lui et Son nom sont Un » comme il est écrit dans le Pirqué Rabbi Elazar. Et comme le dit le Rav, ohr dans Ein Sof est appelée Lui et le désir de recevoir est appelé Son nom. Et les deux sont dans le secret de la simple union

sans aucune séparation entre les deux.

(N)

Mais il ne faut pas penser l’union et la séparation comme on le ferait dans le monde matériel (O) : si deux objets matériels sont séparés c’est que la distance les sépare. En effet, l’essence spirituelle ne prend aucune place et quand on parle de séparation dans le monde spirituel on parle uniquement du manque d’équivalence de forme (chinouï tzoura : différence de forme). Et du fait qu’une chose spirituelle acquière une autre forme (tzoura) qui est différente de la forme qu’il a, on peut dire que cet objet spirituel sort de un et devient deux (en d’autres termes devient

deux entités séparées). Et ils s’éloignent l’un de l’autre en fonction de leur différence (de forme). Et comme les essences matérielles se rapprochent et s’éloignent selon leur distance, les essences spirituelles sont séparées ou rapprochées selon la différence ou l’équivalence de forme. La chinouï tzoura (la différence de forme) les éloigne, l’hichtavout tzoura (l’équivalence de forme) les rapproche et les essences se trouvent en adhésion. Tu dois te souvenir de cela car il s’agit de la première clef pour comprendre cette sagesse. (M) (P) Maintenant, nous allons comprendre la signification des mots mentionnés ci- dessus « Lui et Son Nom sont Un », et la simple union que nous avons, si précise, dans Ein Sof. En effet cette union est une des merveilles de Sa toute puissance. Nous avons expliqué dans la lumière intérieure la différence entre le Maatzil (Créateur) et la ne’etzal (créature) qui est dû à la tzoura (forme) du désir de recevoir qui existe chez la ne’etzal et pas chez le Maatzil. Du fait de cette chinouï tzoura (inéquivalence de forme), la ne’etzal se sépare du Maatzil et acquiert son propre nom, c'est-à-dire ne’etzal et non Maatzil.

Commentaires

Et selon ces explications on peut se tromper et penser que ohr ein sof, appelée « Ou », Lui, ne se trouve pas vraiment en adhésion à Ein Sof, appelé « Son Nom », c'est-à-dire le désir de recevoir la lumière, ohr, et l’abondance,

shefa, appelées « Lui ». Car la ohr elyon, la lumière supérieure qui provient de atsmuto, appelée « Lui » veut uniquement donner, et n’a pas du tout le désir de recevoir. Mais ce n’est pas la même chose avec Ein Sof, appelé « Son Nom », qui a le désir de recevoir, ce qui le sépare de la ohr elyon, qui n’a aucun désir de recevoir quelconque, comme il a été expliqué, et nous savons que cette chinouï tzoura les sépare. Mais l’explication du rabbi Eliézer et du rav Lakman ( ?) nous dit que Lui et Son nom sont Un dans une simple union, ils n’ont aucune différence. Bien qu’entre Ou, Lui, et Schmo (Son nom), il y ait une différence, elle n’est pas active ici. Malgré notre incompréhension, c’est ainsi, il n’y a aucun doute. Et c’est pour cela qu’il dit que dans Ein Sof aucune pensée ne peut le percevoir car cela se trouve au-dessus de notre perception.

(Q)

du

Rav

Laitman

et

questions-répones

avec

les

étudiants :

M- La vérité est que Ein Sof est la seule chose qui ait été créée. En cela le Créateur a terminé toute la création et rien d’autre. Tout le reste c’est la créature qui a été créée dans l’infini et la façon dont elle a été mise là, elle commence à se révéler en elle-même, et révèle que Ein Sof est la somme de ses désirs, la somme des lumières, des mondes, des partzuf. Elle commence à découvrir ce qu’elle est ce qu’est Boré. Elle commence à se diviser en plusieurs choses internes, externes, les mondes, ce monde, le monde supérieur, matérialité, spiritualité, tout cela se réalise dans la créature. Cela commence à bouillir

en elle et à sortir ainsi d’elle. Le Créateur ne change pas et tous les changements se réalisent au sein de la créature. Les kabbalistes nous disent que cela doit se passer ainsi et tous les sentiments et les discernements qui s’éveillent dans la créature ont leur propre lieu et aucun d’entre eux ne disparaît. Je ressens quelque chose dans mes sens, ma compréhension, ma connexion avec l’infini où je commence à analyser Ein Sof et je suis la créature. Imaginez-vous cela : les choses passent les unes après les autres mais restent quand même et créent différentes liaisons et pourquoi ? Pour clarifier ce qu’à

fait exactement le Créateur en se posant la question qu’est-ce qu’il a fait ? Alors l’homme traverse toutes ces choses et c’est ce qu’on appelle les mondes, la dissimulation, les degrés de la dissimulation. Ensuite tout ce que l’on dévoile dans tout ce qui se développe en nous, se révèle être comme un film au cinéma : rien ne disparaît et chaque chose a une image, ces images s’unissent et ensuite à la fin du développement quand on unit toutes ses images cela crée la perfection. La perfection n’est atteinte que parce que chaque image a sa propre place, avec une perception, un sentiment, une compréhension dans chaque image. Ensuite, même s’il y a des choses opposées, quand tout est uni on ne voit qu’un seul but, qu’une seule cause qui se trouve au début et à la fin et on voit tout le processus qui les lie entre eux. Alors on voit la perfection du début jusqu’à la fin. En cela la créature atteint la profondeur que le Créateur a créée dans Ein Sof. Tout le processus que la créature traverse c’est pour connaître de l’intérieur l’action du Créateur. Et en route on n’accepte pas, on maudit, on ne veut pas, on veut, on accepte, jusqu’à temps qu’on arrive à comprendre de façon parfaite, générale cette harmonie. Alors on dit que la créature termine Sa création. Toutes les corruptions, toutes les corrections tous ces processus qu’elle traverse ont lieu uniquement en elle. Le Créateur pour Lui, il n’y a que Ein Sof aucun autre changement comme il est écrit « Je suis HaVaYaH et Je ne change pas » Et donc c’est la créature qui traverse tout cela qui ressent que tout change, le monde, mais la vérité est qu’il n’y a pas de changement, mais une HaVaYaH, une entité, pleine de la lumière de l’infini. Par conséquent, les noms que la créature donne à tout ce qu’il se passe, correspondent uniquement à ce qu’elle ressent, ce sont des choses subjectives relatives à la créature et cette créature se partage en mondes, partzufim, âmes, animaux, tout ce qui existe, tout est une seule créature. Par conséquent il dit que c’est une grande

règle, quelque chose de très important de voir les choses ainsi : il n’y a aucun changement mais seulement selon notre perception et quand on change de perception on change de réalité, et donc nous n’avons rien d’autre à corriger que notre perception. Et cette perception est appelée la perception de la création, c’est- à-dire qu’à la place de percevoir les choses de façon égoïste on change pour une perception altruiste et on perçoit les choses en perfection.

Citation d’un étudiant : dans le livre Shamati, le BHS dit que : « tous les mondes sont mesurés selon une simple entité et le divin ne change pas, il n’y a aucun changement dans le Créateur. Il est écrit « Je suis HaVaYaH, Je ne change pas » et quand on parle du Créateur il n’y a ni séphirot ni partzufim et même les noms, les kelim les plus purs ne parlent pas du Créateur Lui-même, mais toutes les séphirot, les discernements dont on parle sont uniquement ce que l’homme atteint »

Question : quand un kabbaliste écrit

lumière de Ein Sof, je lis Ohr Ein Sof, et cela s’ouvre à moi. Dois-je désirer ardemment comprendre ce qu’il veut dire ?

la

Rav : que veux-tu essayer de me dire ? Comment peux-tu savoir ce qu’il essaie de te dire ? Tu dois désirer autant que tu en es capable. As-tu des enfants ? Ok. Ont-ils grandi ? Il a deux ans, d’accord. Tu commences à voir comment il veut comprendre tout dans le monde, il comprend ce que tu penses, il comprend ce que tu lui dis mais tout selon ce dont il est capable. Il faut que quelque chose le pousse, on n’exige pas plus. En ce qui te concerne, en chemin tu peux casser les choses, ce n’est pas important ce que tu fais. On grandit, on casse, on brise, de cette façon on reçoit des coups, on tombe. Etudie comme un enfant dans ce monde et fais la même chose dans la spiritualité. Bien sûr que les kabbalistes qui nous

écrivent à propos de Ein Sof, le Ari ou le BHS, cela veut dire qu’ils sont arrivés à Ein Sof. Ils ne comprennent pas dans quelle situation ceux qui ont commencé à étudier se trouvent. Tu n’as jamais ressenti de telles choses pour toi, ces paroles n’ont pas de vie. Qu’est-ce que c’est pour moi Ein Sof ? Qu’est-ce que c’est pour moi se propage, les mondes, les sephirot, les partzufim ? Qu’est-ce que je peux imaginer ici, les choses qui existent dans ce monde ? Qu’est-ce que cela veut dire, une lumière ? Elle s’allume, s’éteint ? Qu’est-ce que les mondes, comme ce monde, il y a d’autres mondes qui lui ressemblent ? On ne peut rien comprendre comme il faut et les kabbalistes ont pris cela en considération, c’est comme un enfant : il ne sait rien, il se pousse, il veut comprendre. C’est la même chose : vouloir atteindre ces situations de la façon la plus simple, directe, de façon naïve. Et avec cette intention tu attires sur toi ce degré que tu veux atteindre sans comprendre. C’est comme il nous écrit : on aspire à atteindre quelque chose que l’on ne connaît pas. De cette façon on attire la lumière environnante, la lumière du degré que l’on veut atteindre et cela suffit, la lumière fait le reste. Comme dans notre vie, un enfant sait comment il se développe, il attire cette force et il dit : « papa ne me gêne pas je suis occupé, je me développe » C’est exactement de la même manière qu’on se développe dans la spiritualité, c’est vraiment une copie. Chez eux le désir est naturel, mais chez nous le désir on ne peut l’atteindre uniquement dans le groupe car le désir de la spiritualité est le désir de s’unir avec les autres. On pense que la spiritualité c’est le fait d’attraper des anges dans le ciel ou bien d’être avec le Créateur. La spiritualité c’est atteindre la correction de la brisure qu’il y a entre les êtres humains, les âmes, au sein même des relations. C’est là qu’a eu lieu la brisure. Par conséquent, la spiritualité est atteinte quand on unit les êtres humains, quand on arrive au point de soudure, quand deux âmes sont en contact, on dévoile se point de soudure c’est là que se dévoile la

spiritualité, cet endroit qui a été brisé et que tu as corrigé. Notre travail n’est pas individuel, il est uniquement envers l’environnement. Par conséquent c’est une chose que l’on dévoile dans le monde, que c’est ce qu’il manque principalement à nous tous. Qu’est-ce que cette crise ? C’est le dévoilement de la brisure, tous les problèmes qui sortent dans le monde débutent par cette brisure, c’est la seule chose que l’on a besoin de corriger. On pense que l’on doit corriger le système bancaire ou d’autres choses, ce n’est pas le cas, ce que l’on doit corriger ce sont les relations entre nous. Si nous faisons cela, nous corrigerons tout, le climat, ce qu’il se passe avec les plantes, les animaux. Uniquement grâce à ces relations entre nous, là où a eu lieu la brisure, c’est là où on pourra corriger le monde. Et c’est quelque chose qui nous permet de faire un bon vers la spiritualité, uniquement entre les être humains.

N- Que nous dit-il dans cette explication ? Avant que les créatures ne soient créées la lumière simple remplissait toute la réalité. Qu’est-ce que la réalité ? C’est comme un cercle et dans ce cercle se trouve la lumière simple, ohr pashut. Son désir était de créer les créatures, c’est ainsi que l’on décrit le monde de Ein Sof (un cercle avec un point au milieu).

O- Il dit que dans Ein Sof il y a un désir et la lumière et les deux se trouvent en union. Quelle union ? Dans notre monde tu peux dire qu’ils se ressemblent mais ils ne se ressemblent pas : le désir c’est le désir, la lumière c’est la lumière, ce sont des choses vraiment différentes. Le désir veut recevoir et la lumière veut donner. Donc quelle équivalence se trouve entre les deux, quelle adhésion, quelle union ?

P- Le désir et la lumière sont opposés, totalement. La lumière a créé le désir, opposé à elle : le désir veut recevoir et la lumière veut donner ; et cela reste, c’est la nature, noir et blanc. Entre eux c’est une

chose qui ne change pas. Néanmoins un changement peut se réaliser au-dessus du désir où s’efface la différence avec la lumière. La lumière remplit totalement ce désir ou le vide. Alors le désir traverse différentes situations. Le désir est passif mais la lumière qui pénètre, qui sort, qui remplit plus ou moins etc., crée dans le désir différentes déformations, alors ce désir commence à réagir. Le désir lui- même n’est pas capable de bouger mais la lumière crée par tous ses mouvements tous ces discernements et le désir commence à vouloir ces changements. Il comprend que de cela il veut plus, de cela il veut moins et dans le désir il y a des mouvements intérieurs. Ainsi par ces mouvements, le désir attend quelque chose, veut quelque chose. Ce n’est pas que l’on veuille remplir le désir de quelque chose, mais quand on attend, quand on veut nous-même s’approcher de la lumière, ce sont des mouvements qui se réalisent dans le désir. Maintenant au début de notre étude, on étudie comment la lumière qui a créé le désir du point ex-nihilo, quelque chose qui n’existait pas avant, agit sur le désir et comment ce morceau de pâte à modeler (le désir) commence maintenant à vivre les degrés minéral, végétal, animal et humain. Toutes les formes de la lumière, toutes les actions de la lumière c’est ce que l’on étudie. Ces actions de la lumière qui viennent d’En-Haut de Ein Sof jusqu’à ce monde, sur nous. Et nous, après avoir fait tous ces tours, ces réincarnations, on remonte et on comprend comment attirer nous-même les actions de la lumière qui nous corrige et nous remplit. D’En-Haut vers le bas, la lumière crée en nous la créature comme il est écrit la propagation de la lumière, le retrait de la lumière prépare le kli pour qu’il mérite de comprendre ce qu’est la lumière et ce qu’est l’obscurité et le but de tout cela. Ce n’est pas que cela, la lumière et l’obscurité, c’est aussi ce qui remplit la créature par rapport aux discernements et aux attributs qui se trouvent en elle et ainsi de suite. Donc d’En-Haut vers en-bas on a 125

degrés et d’en bas vers le haut je veux réaliser les choses sur moi-même donc j’attire chaque fois l’influence de la lumière et je veux qu’Il agisse sur moi, donc mon désir est avant la lumière (de bas en haut). Pour ce qui est du haut vers le bas, la lumière est avant le désir.

Q- Que veut-il nous dire ici ? Au début nous n’avions que la lumière qui crée le désir ex-nihilo. Donc la lumière agit sur le désir et le désir n’a aucun mouvement, ne fait aucune action qui vient de lui-même. La lumière remplit toute la réalité, tous les désirs qu’Il a crées et Il ne laisse aucun manque, ainsi le désir ne fait aucun mouvement vers ce qui lui manque. Le désir est complètement rempli par la lumière et de cette façon le désir est paralysé comme endormi. C’est pour cela que l’on dit qu’avant que les créatures ne soient créées, la lumière supérieure simple emplissait la réalité de façon parfaite. Il n’y avait aucune différence entre la lumière et le désir, parce que le désir était rempli avec la lumière. Mais ce n’est pas le but, malgré le fait que cela soit la situation la plus élevée. A cette situation de Ein Sof que la lumière remplit complètement le désir, on doit y arriver à nouveau. Mais quand on y arrive, c’est avec nos propres forces, avec la conscience des actions que nous faisons c’est pour cela qu’elles ne s’annulent pas. Il nous remplit sans limite mais nous décidons de la mesure. Et quand Il nous remplit on ne disparaît pas en Lui :

je reçois du plaisir et je ne perd pas la tête. Je suis resté conscient, j’ai ressenti ce plaisir, j’en donne aussi. Je me trouve au degré du plaisir mais je donne, comme l’Hôte. C’est ce à quoi nous arrivons quand on remonte, mais cette situation au début décide de tout le développement d’En haut vers le bas et d’en bas vers le haut. Tout le processus est déterminé selon cette situation et aussi selon le but devant nous.

Question : comment une personne peut-elle se concentrer pour changer sa nature ?

Comment vouloir une telle chose et comment accélérer ici ?

Rav : uniquement grâce à l’environnement. Pour travailler avec la lumière tu ne peux rien faire, tu ne peux pas t’exprimer avec la lumière. Tu as d’abord besoin de quelque chose de corrompu pour montrer que tu fais quelque chose. Si le Créateur veut nous donner, nous permettre de travailler alors on doit briser cette réalité et laisser l’homme se corriger, se reconstruire et c’est ce qu’il fait. Que veut dire briser la réalité ? Ainsi cette créature appelée Adam on doit la briser. Donc on le brise comme un puzzle et on donne l’occasion de reconstruire. En dehors du désir que la lumière a créé, tout le reste c’est toi qui dois le faire. Donc on arrive à l’équivalence avec le Créateur mais on n’a pas étudié ici où se trouve le travail que l’on doit faire. Ensuite nous verrons que tout ce kli avec la lumière à l’intérieur arrivera à la situation où il se brisera en morceau et chacun reçoit son petit morceau et ainsi nous devrons nous reconstruire. Avez-vous vu dans les films à propos de la biologie comment les molécules s’organisent dans de grandes spirales et bien chacun doit trouver sa place dans cette seule âme pour arriver à recréer cette perfection.

Question : on est obligé de donner. Mais parfois on se trouve dans un environnement qui est contre nous. Il y a beaucoup de « bonnes » âmes qui veulent te piquer à droite et à gauche. Quand on arrive pour donner, nous subissons une transformation. Que devons-nous faire quand quelqu’un veut nous faire du mal ?

Rav : que dois-je faire ? Il y a deux approches : le degré humain et le degré du Créateur. Si je parle du Créateur je dis qu’il n’y a rien hormis Lui, que les bonnes et les mauvaises choses viennent pour me mettre en place. Je prends l’exemple du BHS, du Ramchal, du Becht et de ses grand hassadim, du Ari, de Rabbi Shimon,

de Moïse, d’Abraham et moi qui suis-je pour les prendre en exemple ? Mais regarde la douleur qu’ils ont reçue des juifs qui étaient autour d’eux. Moïse qui a été 40 ans dans le désert et Rabbi Shimon qui a-t- il fui ? Est-ce que les romains voulaient le capturer parce qu’il étudiait la sagesse de la kabbale ? Ce sont les religieux qui l’ont dénoncé. Et c’est tout le temps ainsi, regarde avec le Ari, les religieux sont venus contrôler s’il connaissait la g’mara. Et Ramhal on l’a jeté de ce gettho un soir juste avant shabat, on l’a jeté hors de la ville, on a fermé les portes. On parle du 16 e siècle ce n’est pas une blague. Et ces guerres contre la diffusion de la sagesse de la kabbale en Russie, en Pologne, à travers l’Europe de l’Est, avec les premiers hassidim, les élèves du Becht. Pour le BHS, ils ont interdit le journal et ils l’ont dénoncé chez les anglais. On doit comprendre que c’est une guerre qui n’arrêtera pas jusqu’au Gmar Tikkun, ça c’est d’un côté et tu n’auras jamais raison. C’est la nature cela vient de l’intérieur. Tu dis que l’on doit arriver à l’amour des autres pourquoi les religieux sont-ils fâchés ? Quand tu dis que l’on doit étudier la sagesse de la kabbale, elle nous explique comment arriver à aimer les autres. Et ils ne veulent pas entendre car l’égoïsme à l’intérieur ne permet pas d’écouter, cela éveille la haine et c’est tout, ils n’entendent pas et ne voient pas, il ressentent à l’intérieur que c’est contre l’égoïsme c’est pour cela qu’ils haïssent cela et on ne peut rien faire ici. Les laïcs disent que je suis orthodoxe et que je veux que les gens deviennent religieux, ou alors ils disent que c’est une secte. Et les religieux disent que je ne suis pas religieux. Tout cela ne changera pas, on doit continuer ce que l’on fait et faites comme maintenant sans dévier ni à droite ni à gauche, on explique, on dissémine et c’est tout. On explique la sagesse de la kabbale et tu n’as pas le choix, tu travailles contre la nature humaine et ils n’acceptent pas, bien sûr qu’ils n’acceptent pas, c’est clair, qui a un besoin de cela ? Dès le début ! Nous

sommes construits sur cette critique. Tu vois le journal, la télévision, ils ne parlent que du mal, ils sont fiers de ce qu’ils font et ils disent qu’ils agissent pour le bien de la société ! Regarde les films, les chaînes TV, quels exemples ils nous donnent ! Ce n’est que violence, sexe…c’est la nature. Donc on explique que cette sagesse ne parle que du don et de l’amour, qu’on est obligé de la réaliser et qu’il ne s’agit pas que d’une belle façon de parler mais qu’il s’agit d’une loi, une loi de la réalité que l’on dévoile maintenant. Si nous ne suivons pas cette loi on va vers la destruction de la vie sur cette planète, on ne doit pas attendre 15 milliards d’années que le soleil s’éteigne. Les gens doivent comprendre que l’on parle de la réalité et que l’on parle de l’existence de la force qui agit, de comment on doit arriver à l’équivalence de forme, comment on doit s’unir et de cette façon diriger notre destin. Ils y viendront d’un côté par les coups et de l’autre par notre l’explication. Les religieux te prendront pour un laïc et les laïcs pour un orthodoxe et tout le monde te dira que tu te trompes car tu l’obliges à changer. Tu lui dis qu’il se trompe quand tu expliques ce que tu fais, tu lui dis qu’il est sur la mauvaise voie. Donc comment est-ce possible qu’il accepte ? Dans son subconscient il ne sera jamais d’accord avec toi.

Question : peut-être que je n’ai pas bien posé ma question. Je ne parle pas par rapport au fait que j’étudie la kabbale :

comporte-toi comme d’habitude dans ta vie et étudie la kabbale, mais qu’on ne le saches pas. Moi je parlais de façon plus personnelle : quelqu’un veut m’attaquer, je peux me protéger ?

Rav : Aime ton prochain comme toi-même, cela veut dire que je me comporte avec chacun en voulant l’amener à la correction, à l’amour sans pression, sans contrainte, c’est de cette façon que l’on diffuse. Mais quand quelqu’un veut me faire du mal, je me comporte au même niveau, pourquoi

agir autrement ? Tu penses que le Créateur te fais du mal parce qu’il est bon et bienfaisant, Il n’a rien de mal et tu ne ressens que le bien ? Au contraire, c’est selon tes attributs. Si quelqu’un vient m’attaquer je fonctionne selon le même niveau. Par exemple, disons que je veux acheter quelque chose pour kab tv, mais je ne contrôle pas les prix. Est-ce que je ne vais pas marchander ? Pourquoi ne payerai-je pas plus cher ? Parce que je donne ? La correction est la correction du désir, grâce à la lumière supérieure, à l’environnement c’est ce que l’on veut transmettre aux autres. Si on vient me donner des coups je ne vais pas me défendre ? Moi aussi j’ai eu à me battre. On se trouve dans le réseau de forces de la nature et selon ces forces on doit travailler. On a la force de gvoura, la limitation, din, le jugement et la compassion et l’amour de l’autre côté, on a besoin des deux. Si tu es silencieux et que tu étudies tout seul dans ton coin tu n’as pas de problème. Mais si tu commences à diffuser, ces choses commenceront à t’arriver. En plus, les gens ne comprennent pas, regarde ce qu’ils ont dit à la TV : ma mère dit aussi qu’on doit aimer les autres. L’homme pense qu’il comprend tout ce qu’on dit et tout ce qu’on ajoute est inutile, c’est-à-dire qu’il ne doute pas d’être dans un mensonge. C’est comme il faut. Un exemple : il y a deux semaines un journaliste allemand vient et nous avons une conversation. Ce journaliste pensait qu’il comprenait la philosophie, la kabbale, le monde, les systèmes du monde, comment les choses agissent sur la nature. Il avait une réponse pour tout, pour la crise. A-t-il appris quelque chose hormis le fait d’écrire comme un serpent ? A part cela il ne sait rien, il ne comprend rien. De quelle hauteur peut-il te comprendre et ensuite amener cela aux êtres humains ? On n’exige pas qu’il termine l’université, qu’il soit un philosophe ou un sociologue, non juste qu’il écrive. Et le public s’alimente avec ce genre d’écrits. Que faire ? C’est la brisure, on doit continuer, on comprend

que l’on doit travailler et diffuser. La vérité est que cela nous construit ainsi qu’eux, de façon mutuelle. Ce que l’on découvre c’est que ceux qu’ils veulent se corriger et ceux qui ne veulent pas, se trouvent dans le même bateau. Et le bateau avance. Il faut prier que ceux qui nous détestent se corrigent aussi et nous corrigent.

Question : il est écrit que dans Ein Sof, lui et Son nom sont un, la lumière le désir comme la première phase.

Rav : oui, cela ressemble à la première phase.

Question (suite) : pour arriver au gmar tikkun on doit arriver à unir tous les désirs pour retourner à la même situation que Lui et Son nom sont un. Le BHS nous dit dans son article « la dernière génération » que le sommet de la pyramide recevra la hochma et fera cette société où tous les désirs s’unissent comme on veut le réaliser au congrès. Le BHS ne parle pas du gmar tikkun où toutes les âmes sont connectées et la société agit comme le sommet de la pyramide et le monde sera dirigé selon les mêmes critères de connexion mais il ne dit pas que tous les désirs arriveront à Ein Sof.

Rav : non je regrette ce n’est pas vrai. Le BHS dit et explique les processus que l’on doit traverser pour construire cette société corrigée jusqu’au gmar tikkun, quand chacun se trouve en adhésion avec le

Créateur. Pour arriver à cela, chacun doit prendre sa place dans le puzzle. S’il manque quelqu’un tout le bateau coule, comme s’il y avait un trou sous la place de celui qui est absent. Mais pendant la correction la lumière d’En-Haut agit sur les kelim purs appelés rosh et elle traverse le corps qui se corrige. Il y a des parties plus et moins corrigées, il y a un avant et un après, il y a les lignes droites, gauches, intermédiaires, rosh, tosh, guf, les organes les plus importants du corps, disons que ce n’est pas forcément la tête, disons que le foie aussi est très important. Si quelque chose se bouche dans le foie…Chez moi après l’accident tout fonctionnait sauf le foie. Le professeur a dit à l’hôpital : ta vie est en danger, je ne sais pas quoi dire. Et le foie n’appartient pas à la tête et on explique comment est construit rosh tosh sof, à côté du ventre. Donc est-ce possible qu’à côté du ventre il y ait quelque chose de si important ? Et le ventre cela n’est pas important ? Cela absorbe tout ce qui m’alimente. On voit comme dans cette graine qui se développe dans le ventre, d’une façon que l’on ne comprend pas. D’abord la tête et ensuite…mais on ne voit pas la logique de ce développement :

pourquoi commencer par la tête et ensuite ajouter le nez, les oreilles, la bouche et grandir d’une telle façon, comme quelque chose que l’on scanne. On ne comprend pas selon ce que dit le BHS comment on arrive à la correction, on ne comprend pas les étapes de la correction.

3- Le tsimtsoum (restriction) de la lumière autour du point central

Ari : Ein sof se restreint Lui-même (40) dans Son point du milieu (50), en plein milieu, il restreint cette ohr et la repousse (60) sur les côtés autour du point du milieu (70).

Rav Laitman : Nous avions la situation où la lumière et le désir étaient un. La lumière a créé le désir, l’a rempli et nous passons à l’état suivant. La seconde étape est là où la lumière disparaît, se retire et le désir reste vide. La lumière disparaît et il dit qu’elle s’éloigne autour de ce point central. Cela est appelé la restriction. On étudie ces deux situations. Dans la première situation on a Ein Sof, l’Infini, qui est plein de cette lumière de Ein Sof, et dans la deuxième situation à partir de ce point qui se trouve au milieu, la lumière s’éloigne c’est tout.

Ohr Pnimi :

40- Tu sais déjà la signification de Lui et Son Nom sont Un malgré qu’il y ait une chinouï tzoura du fait du désir de recevoir inclus dans Ein Sof, mais qui ne crée aucune différenciation quelconque entre Lui et la lumière supérieure, et ils sont dans une simple union. De plus, cette chinouï tzoura est la raison et la cause de la création des olamot, « pour amener la perfection de Ses actions, de Ses noms », comme dit le Rav. Grâce à la création des olamot et leur développement jusqu’à ce monde qui se renouvèlent, on a la même possibilité de travailler et de pratiquer la Torah et les Mitzvot, non pas avec l’intention de recevoir, mais uniquement pour donner au Créateur. Alors, les nechamot (âmes) deviennent capables d’inverser leur forme du désir de recevoir, qui les

sépare du Créateur, et prendre la forme du désir de donner, c’est-à-dire recevoir du Créateur pour Lui faire plaisir, car c’est ce qu’Il veut. (T) Ceci est l’hichtavout tzoura (l’équivalence de forme) avec le Maatzil, appelée dvekout (adhésion) et union. (U) Car à ce moment-là, elles ont déjà été débarrassées de la forme du désir de recevoir et ont acquis la forme du désir de donner, qui est la forme du Maatzil lui-même. Tu savais déjà que cette hichtavout tzoura unissait les objets spirituels, et alors les olamot retournent à leur place. (R) Et le Rav écrit, « quand il éleva Son simple ratzon de créer …… ». « Il éleva » c’est-à-dire qu’avec la purification et la dvekout Il reduit et fait une restriction sur le désir de recevoir gravé en Lui de façon à l’élever

à l’équivalence de forme avec la ohr elyon. Le désir de recevoir, malgré sa présence dans Ein Sof, appelé malkhout de Ein Sof, ou « Son Nom », n’a aucun manque d’adhésion avec la lumière supérieure du fait de sa chinouï tzoura. Néanmoins, il se développe lui-même de façon à égaliser sa forme avec la ohr elyon et à se séparer de ce grand désir de recevoir, appelé la quatrième phase, behina dalet, de façon à se trouver davantage en adhésion avec la lumière supérieure car l’équivalence de forme amène le rapprochement et c’est ce qu’il voulait dire par les mots « il élève », ce qui veut dire que Malkhout de Ein Sof, qui est le ratzon pachout, s’élève et adhère à la lumière supérieure, c'est-à- dire diminue son désir de recevoir. (S) C’est la signification des mots du Rav « Ein Sof se restreint alors Lui-même » car il a déjà été expliqué (item 6) que toute la mesure de Son abondance, la lumière et la hauteur de la créature sont mesurées par le taux du désir de recevoir en elle. Comme Malkhout de Ein Sof se restreint elle-même et diminue son désir de recevoir, la lumière et l’abondance s’éloignent du fait de l’absence de désir. C’est la signification du tsimtsoum c’est-à-dire que le désir qui monte retire l’abondance et la lumière de là où elles étaient.

50- C’est étonnant, car comme il n’y a là ni rosh ni sof, comment y a-t-il un milieu ? De plus, est-ce que nous parlons de quelque chose de matériel qui prend de la place ? Il a déjà été expliqué qu’il y a nécessairement un désir de recevoir dans Ein Sof, mais dans le secret du simple désir, ratzon pachout, sans différence entre petit ou grand, car le désir de recevoir n’est pas là considéré avec une chinouï tzoura qui entraîne des séparations. Par conséquent, il n’est en aucune façon inférieur à la lumière supérieure. Tu dois savoir que la lumière supérieure doit s’étendre à travers quatre degrés avant qu’elle

dévoile ce désir de recevoir dans sa pleine et constante mesure dans la créature, ne’etzal. La raison en est que ce désir de recevoir est incorporé dans l’expansion, hitpachtout, de la lumière à partir de la racine, chorech, et de ce fait, la lumière est considérée comme ayant quitté le Maatzil et ayant acquis son propre nom, c'est-à-dire, l’expansion, l’hipachtout, du Donneur, Maatzil. Aussi longtemps que cette chinouï tzoura du désir de recevoir n’est pas incorporée en elle, elle est encore considérée comme appartenant au Maatzil et non comme une hitpachtout qui s’en va et s’éloigne du Maatzil. (V) Car dans le spirituel il n’existe de différence que celle du manque d’équivalence de forme chinouï tzoura. Quand ce désir n’a pas de forme, il n’est pas dévoilé c’est-à-dire qu’il n’est pas encore placé de façon permanente en elle, la créature doit fortement aspirer à recevoir l’abondance. Alors le désir de recevoir se dévoile avec la force de la créature. Cette aspiration ne peut se trouver uniquement si l’abondance est absente car seulement à ce moment-là la créature aspire à l’atteindre, le désir de recevoir, par ses propres forces. Et alors les kelim de réception restent en permanence. Tu dois savoir que la lumière qui se propage (hitpachtout) du Créateur qui inclut le désir de recevoir, doit avoir aussi le désir de donner, sinon le Créateur et la créature seraient opposés totalement et cela les aurait éloigné les uns des autres comme l’est et l’ouest. (W) Aussi, chaque lumière qui se propage depuis le Créateur doit contenir aussi un désir de donner, ainsi la créature aura une proximité de forme avec le Maatzil. Quand le désir de donner apparaît dans la ne’etzal, il attire une grande lumière du Créateur, du fait de l’éveil de ce désir de donner. Cette lumière est appelée la ohr Hassadim. Mais le premier développement, Hitpachtout alef, du Maatzil, dans lequel le désir de recevoir est inclus, est

toujours appelé ohr de Kokhma ou ohr de atzmout. Tu dois te souvenir de ces deux types de lumières. La deuxième

lumière, ohr hassidim est plus basse que la lumière de hochma parce qu’elle s’étend par le fait du dépassement (hitgabrout) et de l’éveille de la créature par sa propre force, du fait qu’elle veuille arriver à l’équivalence de forme avec le Maatzil. Pour cette raison, elle s’intensifie elle-même et s’éveille au désir de donner. Néanmoins, hitpachtout alef, qui est ohr de Hokhma, sort directement du Créateur et la ne’etzal ne prend aucune part à son extension. Pour cette raison, elle est plus haute que ohr hassidim. Pour cette raison, ohr hokhma est considérée comme l’atzmout et la vie de la créature et Ohr de Hassadim est considérée seulement comme la lumière qui corrige la créature et la complète.

(X)

Maintenant tu pourras comprendre les quatre behinot, les quatre degrés qui se trouvent dans chaque créature. (Y) Car au début, la lumière sort depuis le Créateur qui est ohr Hokhma, et le désir de recevoir est inclus à l’intérieur. C’est la première phase behina alef. (Z) Puis le désir de donner augmente et attire la lumière de Hassadim. Cette hitgabrout est considérée comme behina bet. (AA) Alors cette lumière de Hassadim se propage (cela sera expliqué après) et on appelle cela behina guimel. (AB) Après que ces trois phases soient terminées, la force du désir de recevoir incorporée dans hitpachtout alef s’éveille de

nouveau et attire la lumière de Hokhma. (AC) Et c’est la perfection du désir de recevoir dans le partzuf qui apparaît comme un ardent désir (AD) c’est-à-dire quand la lumière de Hokhma ne se trouve pas dans le partsouf mais que la lumière de Hassadim s’y trouve, c’est-à- dire après la troisième phase, quand la créature peut désirer ardemment recevoir la lumière Hokhma. C’est ce fort désir, que détermine le désir de recevoir et qui termine ses kélim de

réception, qui ne se trouvaient pas dans la première phase, hitpachtout alef. (AE) C’est pour cette raison que les kélim de réception ne sont complets que dans cette quatrième phase, aussi appelée hitgabrout bet. Une fois que behina dalet est achevée dans Ein Sof, la restriction a

lieu, c'est-à-dire que le désir de recevoir se retire de cette quatrième phase, et c’est ainsi que la lumière de Ein Sof se retire. (AF) Et ainsi on explique les quatre phases qui existent dans chaque créature. Behina alef, première phase est appelée hitpachtout alef, première propagation, ou Kokhma ; behina bet est appelée hitgabrout alef ou bina ; behina guimel est appelée hitpachtout bet, ou zeir ampin ; behina dalet est appelée hitgabrout bet ou malkhout. Les deux expansions, hitshpatouïot, sont considérées comme mâles, zekharim, car elles appartiennent à l’abondance, shefa, qui sort du Maatzil. Hitpachtout alef est l’abondance de ohr Kokhma, et hitpachtout bet est shefa de ohr de Hassadim. Les deux hitgabrouïot sont considérées comme femelles, nukvim, car elles viennent de l’éveil de la créature et du désir lui-même qui se surmonte. Le premier hitgabrout est la créature qui s’éveille pour l’éveil du désir de donner, et devient le chorech pour la lumière de Hassadim, et hitgabrout bet est l’éveil de la créature pour le désir de recevoir, qui devient le kli complet de réception pour le partsouf. Elle est appelée partout la quatrième phase, behina dalet. (AG) Cette behina dalet, quatrième phase, est

appelée

« point

intermédiaire »/ « point central » qui se trouve dans Ein Sof, l’infini. (AH) C’est ce qu’a voulu dire le Rav quand il dit « qu’Il fait une restriction sur le point du milieu/intermédiaire ». Behina dalet est appelée par ce nom car c’est un kli de réception pour la lumière de Ein Sof, qui est incommensurable et sans limite. Donc son existence est comme le point au milieu de cette lumière, et la lumière l’entoure et se trouve en adhésion tout

le

autour de façon non mesurable. Car c’est la seule façon pour qu’elle puisse recevoir la lumière supérieure sans limite. Cependant ce n’est pas le cas en ce qui concerne les kelim après la restriction et en-dessous c'est-à-dire chez les créatures inférieures, où la lumière se trouve à l’intérieur, c'est-à- dire que le récipient fait une frontière et une mesure sur la lumière qui se trouve à l’intérieur et cela du fait que ces kélim ont une épaisseur, aviut, comme il est écrit. (AI) Mais ce n’est pas le cas dans Ein Sof où la lumière et le kli se trouve dans une union simple comme il est écrit Lui et Son nom ne font qu’un. Alors le kli ne limite pas la lumière qui se trouve dans son intérieur donc la lumière est infinie, Ein Sof. (AJ) Et c’est le secret de ce point intermédiaire/ du milieu, qui se trouve dans Ein Sof barokhou, on ne parle pas d’endroit, de surface que l’on peut mesurer avec nos sens mais la quatrième phase qui se trouve dans Ein Sof est appelée ainsi car elle se trouve en union simple avec le supérieur. (AK)

60- La distance spirituelle a déjà été expliquée. On comprend que dans Ein Sof il n’y a aucune distance entre le point au milieu qui se trouve au milieu et qui est le secret du kli et la lumière. Après qu’Il ait fait une restriction sur la lumière sur ce point intermédiaire, on découvre cette différence de forme de la lumière car elle n’a pas du tout un désir de recevoir mais le point qui est le désir de recevoir est différent de la lumière et comme il change de forme il se trouve éloigner dans la mesure de cette différence et c’est ce que dit le rav, il s’éloigne/ repoussé. (AL)

70- Les côtés autour du point du milieu (intermédiaire). Les quatre phases sont aussi appelées dalet stadim, les quatre côtés et le rav nous dit que même si la restriction a eu lieu uniquement sur le point intermédiaire/du milieu qui est la quatrième phase, la lumière se retire des qutre phases car il n’y a pas de demi mesure dans le spirituel donc la lumière se retire aussi des trois phases qui se trouvent avant la quatrième. (AM)

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

R- Qu’est-ce qu’il veut dire ici ? Quand la lumière contrôlait le désir, on ne ressentait pas le désir, la créature. Tu sais, si le verre est propre, pas comme ils le lavent, s’il était vraiment propre, s’il y avait que du thé tu n’aurais vu que du thé, dans l’air, comme cela. On ne voit pas le kli, ce qui remplit c’est seulement cela que l’on voit. Ou si tu remplis avec du lait, tu n’aurais vu que du lait, mais tu sais qu’il y a un verre autour, un kli qui attrape ce lait. Mais la lumière qui remplit le désir, contrôle les désirs, c’est le premier, le fort, le désir en a besoin, donc il n’y a pas de créature dans cette situation. Mais dans la deuxième situation quand Ein Sof fait une restriction, la lumière se retire, ce qu’il nous reste c’est le désir vide, alors ce désir commence à être indépendant, peut-être dépend-il de

quelque chose mais au moins on le voit, il avance. Par conséquent c’est une occasion pour commencer à se réaliser. Ce qui veut dire que la restriction permet cette réalisation, même s’il s’agit d’une action très stricte, sévère, comme nous rabbi Elazar : « le Créateur disparaît, se dissimule » Mais cette dissimulation entraîne l’absence de Créateur dans la créature et la créature reste et ne comprend pas une telle chose car nous sommes détachés. Mais comme un bébé, un enfant qu’on laisse dans la forêt, il ne comprend pas qu’il a besoin d’une mère. Tu ne comprends pas cette force qui s’occupe de toi, qui te nourrit, qui fait tout pour toi, c’est une chose que tu ne ressens pas. D’un côté, c’est pour cela que c’est très sévère, il dit que dans Ein Sof, on est détaché, c’est

quelque chose de dramatique. De l’autre côté, c’est une nécessité car la créature peut devenir indépendante mais quand la

lumière la remplie elle ne l’est pas. Donc il faut voir cette dissimulation comme il nous le dit : elle est la cause de toutes les douleurs, de tous les problèmes, de toutes les crises. La restriction est la cause du mal. C’est le Créateur qui se retire, ne

contrôle pas, alors qui

créature ? Mais avec ça, la créature à l’occasion d’être indépendant et d’arriver au degré du Créateur. Car dans la première situation (la lumière qui remplit toute la réalité) la créature n’existe pas, peut-être comme le degré minéral, tu peux faire avec ce que tu veux. Mais ici on a l’occasion d’être indépendant.

contrôle la

S- Qu’est-ce qu’il dit ? Vraiment ce qu’il s’est passé ici est très intéressant. Ce désir et cette lumière dans la première situation, ce n’est pas tout simple. Ils se développent. La lumière qui créé le désir, l’a créé du point ex-nihilo et cette situation est appelée keter. Ensuite ce désir grandit, de keter ou behina shoresh, phase racine, ensuite il continue hochma ou behina aleph, bina ou behina bet, Z’’A ou behina guimel, jusqu’à ce qu’on arrive la phase appelée malchut ou behina dalet. Cette quatrième phase comme on l’étudie, (d’habitude je dessine les quatre phases de la lumière directe avec des kelim, là je l’ai fait avec des cercles concentriques, le plus grand étant keter), a commencé à ressentir de cette lumière supérieure ce que l’on appelle la honte, car elle reçoit tout de Lui et elle ressent deux choses à la fois : le Créateur et le plaisir. Et quand on ressent le Créateur, cela détruit vraiment le plaisir, on se sent bas et humilié, on sent que le Créateur est opposé et cette honte est la cause de la restriction. Cette quatrième phase ressent cette honte et fait une restriction. Donc nous avons ces actions :

1- Il y a eu d’abord la lumière qui créé les quatre phases de la lumière directe, (la lumière agit sans que la créature ne réagisse, même quand on dit que c’est le

désir, c’est la lumière qui fait les réactions). 2- Ensuite, la quatrième phase, la créature ressent la honte. La honte, qu’on appellera chez nous le manque d’équivalence de forme, d’adhésion. C’est pour cela que pour se corriger et surmonter cette honte on a besoin de cette équivalence de forme. 3- Désir d’atteindre l’équivalence de forme, un but. 4- la première restriction. On n’accepte pas cette situation. On verra si la 3 est avant la 4 ou l’inverse. Est-ce que la honte amène la restriction et après la restriction on ressent ce qui nous pousse à arriver à l’équivalence de forme. Ou bien est-ce la honte qui amène la compréhension qu’il faut faire une restriction et je laisse ici un point d’interrogation.

Question : il est écrit qu’Il a fait une restriction sur le désir de recevoir qui se trouve en Lui pour arriver à l’équivalence avec forme avec la lumière supérieure. Je comprends que le premier qui a fait une restriction est la lumière et ensuite le désir pour atteindre la mesure de la lumière. Ma question est : quand on parle de la restriction on dit que le désir a fait une restriction pour ne pas recevoir la lumière mais je comprend que c’est la lumière qui fait une restriction.

Rav : non, non, non. La lumière est première et ensuite le désir de recevoir réagit. On ne parle pas encore du libre choix, de tout cela c’est la lumière qui amène ces réactions, car la honte est plus forte que le plaisir, cela éteint les plaisirs. Tu es à côté d’un bon repas et à côté il y a l’hôte, tu as honte tu ne sais pas quoi faire, tu ne veux pas toucher ces plats car la honte ce sont des décisions selon cette formule : qu’est-ce qu’il y a le plus, le désir ou la honte ? Et tu ne peux pas te forcer à goûter ces plats, mais si tu fais des corrections, tu payes ou tu fais en sorte de Lui faire une faveur en mangeant cette nourriture, tu pourras éprouver le plaisir.

Tu dois changer quelque chose ici, changer pour arriver à une certaine équivalence, autrement tu ne pourras pas recevoir, c’est la nature. Ce sont des formules.

Question : je ne comprends pas comment le Créateur peut créer quelque chose qui ne se trouve pas en Lui.

Rav : moi je ne comprends pas rien, si toi tu ne comprends pas beaucoup. On ne parle pas de ça maintenant. Et on ne peut pas comprendre. Le point ex-nihilo c’est tout. Quand on se développera on pourra comprendre. Pour l’instant on accepte cela c’est la création, elle est appelée par un nom en-dehors de ce que l’on peut comprendre, ex-nihilo. C’est le Créateur qui a créé ex-nihilo, avant cela n’existait pas et ensuite cela existe, comment ? C’est la seule action que le Créateur peut faire, on ne comprend pas. On comprendra mais pas maintenant. Tu es un peu loin de cette situation, approche-toi et tu comprendras. D’une façon ou d’une autre celui qui a écrit cela, l’a atteint. C’est une personne qui a atteint, qui comprend ce qu’est le point ex-nihilo. Espérons que toi aussi tu deviendras comme le Ari et nous tous évidemment et donc tu comprendras. En attendant on se satisfait de ce que l’on a.

Question : quand il est écrit que Lui et Son nom sont un, il n’y a pas de différence entre la lumière et le kli, il n’y avait aucun manque d’équivalence de forme. Alors pourquoi il dit qu’il se trouve à augmenter l’adhésion ? C’est-à-dire, le kli à la fin doit arriver à cette situation, au-dessus d’Ein Sof ?

Rav : oui, plus. Un tel Ein Sof qui ne soit pas plus bas que la lumière, mais comme la lumière. Si je reçois tout du Créateur d’accord, mais je veux donner de la même façon, lui ressembler, avoir la même situation que le Créateur c’est ce que veut le kli et c’est le désir qui augmente, qui monte.

Question : dans la lumière de Ein Sof, la

lumière veut se retirer restriction ?

une

et

faire

Rav : non, c’est le kli qui l’oblige.

Question : maintenant la lumière se retire et invite ses manques, la lumière qui fait tout ?

Rav : on ne parle pas de la cause, on parle d’où tout vient. Maintenant tu veux te lever et poser une question. D’où cela vient ? On t’éveille à l’intérieur.

Question : mais on parle de la lumière.

Rav : non je parle de toi, c’est toi qui m’énerves maintenant (rires).

Question : avant que tu t’énerves… (rires) Je vois que toutes les actions sont faites par la lumière, donc me rapprocher oui ou non, je n’ai pas de libre choix et cela aussi c’est la lumière, qu’est-ce que l’on peut faire dans tout cela est-ce que la lumière décide pour cela aussi ?

Rav : oui et il n’y a pas une situation plus heureuse.

T- Qu’est-ce qu’il nous dit ? On a étudié les quatre phases de la lumière directe : la racine, behina aleph, bet, guimel et dalet (le rav a dessiné quatre cercles concentriques et un point au milieu). On ressentait à l’intérieur (de ces quatre phases dans la première situation) toute la lumière de Ein Sof et le Donneur. Malchout n’a pas pu supporté le fait que quelqu’un donne et qu’elle reçoive et elle a fait la première restriction. C’est la cause de l’éloignement de cette lumière, elle repousse vraiment toute cette lumière à travers les quatre phases jusqu’à la racine. Et alors la lumière s’est retirée. Ce qu’il nous reste c’est tous les désirs vides au même endroit. Maintenant, les inférieurs, c’est-à-dire ces désirs peuvent décider eux- mêmes quoi faire avec cet espace. Ils ont

expulser la lumière, c’est comme l’exemple de l’hôte et de l’invité : l’invité dit « Je ne veux rien recevoir de toi. Tous

ces plaisirs qui sont sur la table je ne veux pas les recevoir. Je repousse tout cela. » Pourquoi fait-il cela ? Parce qu’il ne veut pas être le receveur. Après cela il ressent que cela ne marche pas, que ce n’est pas juste. En effet, l’Hôte l’aime et Il donne à l’invité tous ces plaisirs de tout Son cœur. Si l’invité ressent que l’Hôte se montre, ce n’est pas pour qu’il fasse preuve d’ingratitude. Au contraire si l’Hôte lui donne quelque chose, c’est pour permettre

à l’inviter de monter à Son degré. Ainsi, à

partir de cette intention l’invité commence

à se corriger, pour recevoir ce que l’Hôte à

préparer et ainsi Lui faire plaisir. Donc on commence à attirer cette lumière après les

restrictions mais on la ramène uniquement selon nos possibilités et selon l’intention de faire plaisir à l’Hôte. Donc on ramène ces lumières après la restriction, selon le travail de l’inférieur. L’inférieur doit comprendre que c’est pour faire plaisir à l’Hôte. Et de cette façon il monte et arrive au degré de l’Hôte. Au gmar tikkun on doit retourner à la même situation (la première) mais du côté de la créature. Dans la préface du livre du Zohar on étudie ces trois situations : la première situation où l’Hôte offre tout à l’invité ; la deuxième situation où l’invité n’accepte pas et repousse les plats parce qu’il a honte, il fait sur lui une restriction et commence à comprendre quoi faire, alors il commence à utiliser tout ces plats, les accepter avec l’intention de donner du plaisir au Créateur, il commence

à attirer toutes les lumières et il arrive à la

troisième situation. Ce sont les mêmes situations que l’on doit tous traverser. La première situation se trouve dans Ein Sof, dans l’infini avant la restriction, la deuxième se trouve déjà dans Ein Sof, là- bas on existe et la troisième situation est le but. Et nous sommes au milieu, dans la deuxième situation. On peut utiliser la première et la seconde situation dans Ein Sof pour nous corriger et recevoir ce qui nous rempli, car il n’y a pas de temps dans

la spiritualité, ces situations existent c’est ce que nous étudions ici.

U- c’est là où nous devons arriver. La créature doit arriver à devenir comme le Créateur et faire la même action que le Créateur, donner. Et il donnera de la même façon dont il reçoit : pour Lui faire plaisir. La créature doit recevoir du plaisir sinon elle ne réjouira pas l’Hôte. Ce que l’on doit faire c’est ajouter l’amour que l’on a envers l’autre et alors on peut arriver à cette adhésion, l’équivalence de forme.

V- Jusqu’à ce que le désir de recevoir qui a été créé ne ressent ni ne comprend pas à l’intérieur qu’il est différent du Créateur, on n’appelle pas cela la créature, ne’etzal. Même dans ce monde-ci, où tu as le végétal, l’animal, je ne sais pas ce que sont ces choses, l’homme je ne sais pas non plus mais je dis qu’un homme est une personne qui comprend que je ne suis pas comme le Créateur, je suis détaché, séparé. C’est cela qu’on appelle Adam, la créature. Tout le reste, tous les autres désirs qui n’ont pas un tel sentiment, peu importe la forme, si c’est un arbre, un animal, une pierre, tous les désirs qui ne ressentent pas qu’il y a un Créateur et qu’ils en sont détachés, se trouvent dans le Créateur et ce ne sont pas encore des créatures car Il les dirige à 100%. Mais ceux qui ressentent qu’ils ne sont pas comme le Créateur, moi et Lui ce n’est pas la même chose, alors ceux-là peuvent être appelés créatures, quelque chose qui se trouve en-dehors du Créateur. Donc, on ne parle pas de ce corps, qui est un animal dirigé par la nature, on ne parle pas de nos désirs qui passent à travers nous et qui nous dirigent si on ne fait pas attention. On parle du désir qui s’éveille en nous et qui nous sépare du Créateur, c’est ce désir spécial qui est appelé la créature. Et ce désir arrive et commence par la question : quel est le but de ma vie ? Pour quoi faire ? D’où viens-je ? Etc.… Ce sont des questions à propos du Créateur.

W- Que nous arrive-t-il ici ? Le Créateur donne le monde de Ein Sof dans lequel on se trouve. Dans cette situation, il nous est dévoilé combien l’on est éloigné de Lui :

moi je suis à la quatrième phase et je ressens qu’Il est à la racine. Il donne, moi à la quatrième phase je reçois, je suis le receveur total, et je ressens que je reçois à travers ce don qui m’arrive de façon parfaite. Donc cette tension, cet écart que je ressens entre moi et le Créateur est le plus grand possible. C’est quelque chose de terrible qui est la cause de la restriction, de cette séparation et de la prise de distance. Jusqu'à quand dois-je m’éloigner ? Tout cela est vide (depuis shoresh jusqu’à moi), je descends jusqu’à ce que je comprenne que je ne Lui appartiens pas, qu’il n’y a rien entre nous, que je ne reçois rien, cette situation est appelée ce monde. C’est pour cela que tous ces développements arrivent dans ce monde où je ne reçois rien, uniquement cette petite étincelle qui me maintient en vie mais on n’appelle pas cela une créature. Un peu plus que cette situation on ressent déjà le Créateur et chez moi ici, cela n’existe pas donc ce développement doit se terminer à ce degré minéral, végétal, animal et rien en-dehors de cela. C’est pour cela que j’ai fait la restriction dès le début, pour ressentir cet écart entre moi et Lui, cette honte. Donc on ne peut pas arrêter au milieu, on ne peut pas arrêter l’expansion de la lumière, le développement des mondes, A’’K, Atzilout, Bryia, Yetzira, Assia. Ce n’est pas possible autrement. La restriction et le résultat de la restriction sont la cause de cette chute, de cette distance maximum pour ne pas Le ressentir.

Question : au début il est écrit qu’il n’y avait pas d’endroit ni d’air libre, ce que dit le rav, que la lumière de hassidim…

Rav : non, non, non, non. Pourquoi parles- tu de cela maintenant ? Non. Ni ça, ni ça. Tu as raisons, il te parle du futur.

X- Il y a la lumière qui vient du Créateur :

ohr hochma. Il s’agit d’une lumière qui vient de la racine arrive à la créature, créée en elle le désir, avec 613 désirs en lui. La lumière remplit la créature avec des plaisirs (613), donc Il a créé les désirs et les remplit, c’est la lumière de hochma,

chaï, la vie, car il s’agit de tout ce dont on

a besoin. Après qu’on se remplisse, on ressent :

1- qu’on reçoit,

2- la honte, car on peut ressentir que l’on reçoit sans avoir honte, cela arrive

3- comme on ne peut pas se débarrasser de

cette honte, cela nous oblige à nous

corriger, à corriger la honte

4- la première restriction, on repousse cette

lumière 5- l’écran, commence à travailler avec la lumière de hassadim. La lumière de hassadim, comme le Créateur me donne à l’intérieur ces plats, ainsi je dois donner au Créateur la même chose. Est-ce que je peux lui donner des plats ? Non. Mais si je ne reçois rien, je fais la première restriction et ensuite je reçois. Donc dans ce que je Lui donne se trouvent aussi les plats, le plaisir et le don tout ensemble. La première restriction m’aide à recevoir les rênes de cette situation, à diriger cette situation comme l’invité qui dit : « non je ne veux rien, ne prépare pas » Mais si l’Hôte insiste et veux vraiment alors on remplace l’Hôte et c’est ce qu’il se passe ici, on veut la position du Créateur. Il nous arrive la lumière de hochma et nous on Lui donne la lumière de hassadim ce qui détermine notre relation avec le Créateur. Quand on travail on découvre la lumière de hochma dans hassadim, ça on l’étudiera plus tard.

Question : la lumière de hassadim et la petite bougie (neir dakik ) c’est la même chose ?

Rav : non la petite bougie c’est la vie qui me maintient maintenant.

Question : depuis quand demande-t-on à la créature si elle veut recevoir la lumière ou non ?

Rav : si on fait une restriction alors elle a la possibilité de recevoir ou pas. Si on ne peut pas faire de restriction, si elle est sous le contrôle d’En-Haut, elle ne peut pas encore décider qu’elles sont ses relations avec le Créateur. Elle ne peut donc pas décider si elle veut recevoir ou non. Elle doit se trouver au-dessus de ses plaisirs. Recevoir cette lumière d’En-Haut, cette lumière doit créer un écran et lui permettre de se retrouver face à ce qu’il reçoit c’est- à-dire que l’importance du don soit plus que ce que je reçois. Je suis une cellule comme une âme dans le corps d’Adam harishon, la créature, si je décide que ce n’est pas important ce qu’il se passe pour moi au niveau personnel alors ce qui est important c’est de participer à ce corps, comme la règle de l’intégration des forces de la globalisation, ce qu’il se passe avec nous maintenant. Si je décide que je fais une restriction, la première restriction, moi, ce n’est pas important, ce qui est important c’est de participer dans ce kli général. Je sais que grâce à cela je pourrai recevoir la vie du corps entier et pas cette petite vie. Si je réussis peut importe le plaisir qui se trouve à l’intérieur, ce qui est important c’est ce qui arrive au corps. Donc cela me permet de ressentir la vie de tout ce corps, l’âme d’Adam harishon. Et alors je sors de moi-même et je ressens le monde spirituel. Ce que je ressens à l’intérieur c’est appelé ce monde-ci (olam hazé) ou la petite bougie comme on nous l’a demandé tout à l’heure, et ce que je ressens en-dehors de moi c’est appelé ce monde-là, le monde suivant (olama haba), l’autre monde ou le monde spirituel. Il n’y a pas autre chose. Toute la créature est cette somme, la totalité de tous ces désirs et à cause de la brisure je suis séparé. Si je ressens ce qui se passe à l’intérieur c’est ce monde-ci, ce que je ressens à l’extérieur c’est le monde spirituel. Et alors je ressens cette vie

éternelle car cela ne dépens pas de mon existence corporelle.

Citation : une personne ne vit pas pour elle-même mais pour cette chaîne de la façon que chaque partie de cette chaîne ne reçoit pas la lumière de la vie à l’intérieur mais donne cette vie à la l’ensemble de la chaîne.

Question : j’ai compris que les créatures ne sont que nous. Qu’en est-il des degrés minéral, végétal et animal ?

Rav : même les degrés et nous aussi, on n’est pas encore des créatures. Tout vient d’En-haut. Si nous tous on existe avec ces ordres que l’on reçoit d’En-Haut on est une partie de la réalité, une partie du Créateur. Disons comme un bébé qui est totalement dirigé par les adultes, nous c’est la même chose uniquement, seulement ceux qui ont accès au libre choix sont des créatures.

Y- Peu importe quelle créature, spirituelle, matérielle, les anges, les partzufim, les âmes, tout cela n’est pas important si c’est une créature elle a à l’intérieur ces quatre discernements.

Z- La lumière sort du Créateur et elle se propage dans ce qu’on appelle behina aleph et cette lumière est appelée hochma.

AA- La deuxième phase qui sort de la première phase. La lumière est appelée Hassadim.

AB- Il n’en dit pas plus. Il dit que cela se propage et cela n’est pas clair la raison pour laquelle c’est plus grand.

AC- Donc on a ici dans la quatrième phase à nouveau la lumière de Hochma et le désir de recevoir, que nous avons dans la première phase, se trouve aussi dans la quatrième phase mais plus grand, nous verrons.

AD- Dans la quatrième phase on a un désir de recevoir et un supplément appelé hishtokékut, l’aspiration.

AE- C’est la différence entre le désir de recevoir de la première phase et celui de la quatrième phase. Ce qui est spécial dans la quatrième phase c’est cette aspiration, quelque chose de neuf, qui n’existait pas avant, c’est très important car cela vient de la créature elle-même et tous les autres degrés 1, 2 et 3 viennent d’En-Haut et vont jusqu’en bas. Cela vient d’un degré à l’autre, avec les changements mais tout vient d’En-Haut. Mais à la quatrième phase on a quelque chose qui vient de la créature et pas d’En-Haut mais d’En-Bas, c’est ce qu’on appelle hishtokékut, il s’agit de quelque chose qui se réfère a la créature.

AF- Donc après ces quatre phases nous avons une restriction appelé tzimtzum aleph. Le désir fait une restriction et ne ressent plus la lumière et ne veut pas ressentir la lumière. Pour lui la lumière n’existe pas, la lumière s’est retirée. On ne dit pas que la lumière se retire ou non on ne parle que du désir. On ne se trouve que dans les désirs, c’est là que nous nous ressentons et en-dehors des désirs on a le Créateur et nous ne pouvons pas savoir de quoi il s’agit. On ne découvre jamais rien qui se trouve en-dehors du désir. Le désir est la matière donc on ressent la matière elle-même et ce que cette matière ressent et qu’on appelle la lumière et nous ne ressentons rien d’autre que ces deux parties : la lumière et le désir. Donc quand le désir décide de ne pas ressentir la lumière, ce plaisir il ne ressent plus c’est tout. Le désir est capable de faire une telle chose c’est ce qu’on appelle une restriction. Ce nouveau désir, hishtokékut, est la seule chose qui ne vienne pas d’En- Haut. Le Créateur a créé le désir de recevoir et ce qu’il se passe avec ce désir de recevoir c’est que nous ne voulons pas être dans la même situation que lors de la première phase, on a été créé par la lumière et maintenant on n’en veut plus. On

n’accepte plus la situation de la première phase, c’est une réaction de la créature et on ne peut pas avoir d’autre réaction, on rejette, on repousse. Et c’est ce qu’il se passe quand s’éveille dans la créature son propre désir, ce supplément, quelque chose que la créature n’avait pas avant, qu’elle n’avait pas reçue du Créateur. Par conséquent la réaction suite à cette situation est une nouvelle clarification donc immédiatement on fait une restriction.

Question : comment un désir peut-il décider quelque chose de lui-même ?

Rav : le désir lui-même ne peut rien décider. C’est la matière brute. On ne comprend même pas ce qu’est un désir sans lumière, cela n’existe pas. S’il n’y avait pas eu la lumière pour créer le désir du point ex-nihilo, le désir n’aurait pas existé. C’est la lumière qui maintient ce désir, la lumière qui l’a créé lui donne la vie autrement cela n’existe plus. Mais dès que le désir a été créé il veut. Que veut-il ? Il doit vouloir dès le début ce qu’il y a dans la lumière. Si je te donne et je te redonne ainsi je crée en toi un désir, il y a beaucoup d’exemple comme cela dans ce monde. Maintenant ta question est : maintenant au lieu d’un désir de recevoir la lumière on a un désir de repousser la lumière, comment ? Ce désir de repousser la lumière vient aussi de la lumière mais d’une façon qui n’est pas directe, de derrière les écrans. Donc le désir peut faire quelque chose pour le Créateur et quelque chose contre le Créateur et ces deux choses viennent du Créateur. Pourquoi ? Pour lui donner des discernements, qu’est-ce qui est bien ou mal, doux ou amer. Ainsi on le rend sensible et il peut comprendre et exister.

AG- On a quatre phases, quand la lumière se propage d’En-Haut vers le bas, la racine qui est le Créateur ou Keter, aleph ou Hokhma, bet ou Bina, Z’’A ou Tifferet et Malchout. La lumière qui agit sur le désir

de recevoir, prend ce point ex-nihilo et le développe à travers ces quatre degrés, jusqu’à la quatrième phase. Dans cette phase la créature ressent son existence, elle se trouve devant le Créateur et ne veut pas ce qu’elle a reçu du Créateur on a déjà dit et c’est la seule réaction possible car alors on peut dire que la créature existe déjà. Donc on étudiera après la restriction comment elle se développe. Donc on a quatre phases et la dernière appelée la quatrième phase de la lumière directe. Pourquoi de la lumière directe ? C’est la lumière qui agit dans ce désir créé du point ex-nhilo et agit de façon directe de l’En- Haut jusqu’en bas, c’est-à-dire jusqu’à la fin, quand elle termine de développer ce désir sans réaction. Quand il y a une réaction les quatre phases s’arrêtent et tout dépend de la créature : tu veux oui ou non ? Comment ? Combien ? Si on veut comprendre comment le Créateur se comporte envers la créature à travers la création on doit comprendre comment il s’est comporter à travers ces quatre phases car ici on est sûr qu’il s’agisse de Son désir car la créature ne réagit pas. C’est pour cela que l’on dit d’En-Haut jusqu’en-bas que ces quatre phases sont appelées le nom du Créateur, car Il s’exprime à travers ces quatre phases : Keter ou koutzo shel youd (l’extrémité de la lettre youd), Hokhma ou youd, Bina ou hé rishona, Z’’A ou vav, Malchut ou hé tata’ha. HaVaYaH : c’est ce qu’on appelle le nom général du Créateur, c’est-à-dire comment la créature se comporte envers la création en général. Et à l’intérieur se trouve tout ce qu’il y aura dans le futur, les séphiroth, les mondes… tout se trouve dans ce nom. Et ce qui se développe se trouve dedans comme dans une graine, en potentiel. Donc si on veut comprendre quelque chose, quand on étudie plus tard on a intérêt à retourner à cela et de voir que de chaque phase ensuite se propagent les mondes, Atzilout, Bria, Yetzira, Assia, de même les degrés minéral, végétal, animal, humain… Tout se trouve dans le nom. Cf. le livre la kabbale pour débutant le schéma p446.

Question : Dans la définition de la créature il y a quatre degrés et la créature se trouve dans chaque…

Rav : Non, non, c’est sûr que dans une pierre et dans un poisson il y a aussi ces discernements la racine, la phase 1,2, 3 et 4, autrement ce désir n’existerait pas. Mais le poisson n’arrivera pas à un désir de donner, car il n’y a que l’âme qui puisse arriver à un tel discernement de vouloir donner. C’est le désir appelé neshama qui doit se développer spirituellement. Du point de vue de la matière ton poisson reçoit aussi différentes formes mais il reste un poisson et il y a des changements. On voit que l’on peut changer de façon biologique ou génétique.

Question : à propos de la quatrième phase cela n’appartient à ce qu’à crée le Créateur, pourtant cela l’a été non ?

Rav : l’indépendance en nous est créée par notre manque de connaissance. Si on dit que tout vient de la lumière supérieure, peu importe ce qu’il se passe ensuite, c’est la lumière qui maintient le désir. On parle dans le cadre de règles fixes ayant des conséquences, il s’agit d’une science mais parce que l’on a ici un phénomène dans la créature qui lui permet de ressentir ce supplément qui lui appartient, le résultat est que dans la créature s’éveillent deux désirs, un désir égoïste et un désir de donner, ou on peut parler de deux sources de vie, deux choses opposées. C’est possible que un lui appartienne et l’autre au Créateur, la créature peut penser que les deux lui appartiennent ce n’est pas grave, elle se trouve entre ces deux parties. Ce point où on ressent notre existence entre ces deux parties, là se trouve le libre choix. On étudie que dans la créature la chose s’exprime comme suit : on a la partie supérieure de l’âme où le désir vient du Créateur, le don, Galgalta ve enaïm, et dans la partie inférieure de l’âme se trouve le désir de la créature, la réception, Akhap,

et la partie qui se trouve entre les deux est neutre klipat noga, l’écorce de noga. Qu’est-ce que je fais avec cette partie ? On doit comprendre que l’on se trouve là dans la partie inférieure de l’âme où est mon égoïsme. Je suis né avec, je m’y trouve ce n’est pas quelque chose que j’ai choisi. Le don peut venir mais cela ne m’appartient pas quand même. Et si je me trouve entre ces deux parties qu’est-ce que cela veut dire ? Quelle partie puis-je choisir maintenant, le don ou la réception ? Le choix se trouve uniquement là. Le désir de donner vient du Créateur de façon directe, le désir de recevoir vient aussi du Créateur mais de façon indirecte, comme il est écrit « J’ai créé le mauvais instinct » Tout vient du Créateur tu as raison, mais reste le choix, on arrive à telle situation et on peut choisir. Alors c’est là que se trouve l’homme, quand il est dans cette partie intermédiaire, et il peut se développer. Si je décide me développer spirituellement on appelle cela ani (je). Là commence l’âme, tout le reste sont des préparations et des discernement qui viennent d’En-Haut.

lumière, on ne saura jamais et la vérité est que cela ne nous manque pas. Mais si tu parles du Créateur qui se trouve en nous Boré, viens et vois, quand dans tous mes désirs se trouve l’attribut du don et dans cet attribut grâce à mes efforts j’arrive à aimer les autres à donner à tous, maintenant je comprend qui est le Créateur. Comment ? Car il y a les autres, zulat, et moi je suis séparé et il y a le Créateur. C’est ainsi que je ressens : si je donne aux autres, de cette façon je ressens qui est le Créateur, cet attribut qui se trouve en moi. Alors je peux dire comment ce Créateur que je construis en moi, est en moi. L’attribut du don c’est cela que l’on appelle Boré, c’est là uniquement que je peux parler du Créateur. Je parle des désir corrigés qui se trouvent en moi et alors j’appelle cela Boré. En-dehors de cela je ne sais pas. Si tu parles de ce qui se trouve en- dehors de moi, c’est Maatzil, quelque chose qui se trouve avant, je peux dire uniquement qu’il s’agit de la racine supérieure et on ne dit pas plus.

Question : qu’est-ce qu’il veut dire quand

Question : est-ce que du côté du Créateur

il parle

de

hitgabrout,

le

fait

de

surmonter ?

on peut dire qu’il n’y a pas de créature, mais il n’y a rien en-dehors de Lui. Est-ce que la créature c’est ce que l’on pense… ?

Rav : Tu ne poses pas une question comme un juif mais comme un philosophe. On ne parle pas du côté du Créateur, je ne peux rien dire de la part du Créateur. La question en elle-même n’a aucune existence. Qu’est-ce que cela veut dire du point de vue du Créateur ? Ce qu’on atteint, on l’atteint du côté de la créature. Même quand on dit le Créateur, veut,

Rav : cela vient de guibor un héros comme toi. Je voulais acheter un cadeau à mon petit fils et j’ai vu un chapeau avec marquer héros dessus. Une personne doit se trouver au-dessus de ses désirs, les surmonter, c’est cela qu’on appelle hitgabrout et comment ? Grâce à la lumière.

Question : hitgabrut vient du mot guever, masculin…

choisit, est content…on ne parle que de ce qu’on reconnaît en nous, on ne peut pas

Rav : cela vient aussi du mot coq.

 

parler autrement. Donc une question comme tu l’as posée on ne peut pas répondre, on ne peut jamais savoir, car

Question : oui mais pourquoi il dit que cela appartient à la partie du féminin ?

nous sommes le kli qui a été créé par la lumière et tout ce qu’on ressent et comprend vient de notre réceptacle. Toi tu parles de ce qu’il se passe du côté de la

Rav : Tu nous rends la vie difficile.

 

Question : pourquoi l’endroit du choix est

Qu’est-ce

qu’il

se

passe

avec

cette

appelé une écorce.

lumière ?

Rav : l’écorce n’est pas une mauvaise chose, il s’agit d’une écorce que l’on clarifie. On a les trois écorces que l’on appelle ruahsera nash gadol et mitlach karat. Nôtre âme se trouve dans les mondes de Brya Yetzira Assia, on a la partie de la sainteté et celle de l’écorce et on se trouve entre ces deux forces celle du don et celle de la réception. Face à cela on a des écorces. Comme dans un fruit cela n’est pas une mauvaise chose puisqu’elle protège le fruit. Si tu l’enlèves le fruit pourri. L’écorce est une bonne chose. Quand le kli grandit on a besoin de l’écorce qui l’entoure quand il a fini de se développer, on peut enlever l’écorce et utiliser le fruit. C’est la même chose, l’écorce de noga n’est pas une mauvaise écorce, mais une écorce qui garde le fruit, c’est-à-dire si tu mérites d’utiliser ton libre choix alors tu arrives à utiliser la klipat noga mais tu dois surmonter chaque fois, l’enlever et alors tu découvre ce point ou tu choisis vraiment. Qu’est-ce que cela veut dire choisir ? C’est une écorce qui brille.

Question : la première restriction me paraît une situation très difficile. Tu arrives à ressentir et tu repousses tout.

Rav : ça c’est la page suivante, d’abord comment on fait.

Question : est-ce que le choix est la mesure d’aspiration ? La quantité qu’on arrive à surmonter ?

Rav : non, c’est le résultat de ce à quoi on aspire…oui en fait tu as raison. Le choix on en reparlera, il dit que le choix est par rapport au groupe, être dans le groupe de plus en plus. C’est ça le choix et

la force du

pourquoi ? Pour recevoir groupe.

Question : dans les quatre phases on ne parle pas qu’il y a la lumière de Hassadim.

Rav : mais on n’a pas encore terminé de lire le chapitre. Quand on terminera la première partie les quatre phases je vous promets de répondre à vos questions. Ces quatre phases c’est vraiment la base de tout, c’est pour cela que je vais lentement. Plus vous réussirez à comprendre le résultat de tout cela, comment cela se partage selon ces quatre phases, plus cela sera une base pour votre compréhension.

Question : dans la première et la quatrième phase il y a quelque chose d’identique. Dans la première phase tu ne sais pas que tu existes, dans la quatrième phase tu ne sais pas qu’il y a un Créateur, tu n’es pas en contact avec le Créateur.

Rav : la première phase ne ressent pas encore où elle se trouve. Mais à la fin quand elle termine de se développer elle surmonte, c’est pour cela que la deuxième phase se surmonte ainsi que la première phase qui ne veut pas recevoir, c’est déjà une action qui vient de la créature, elle veut devenir comme le Créateur. Donc nous voyons que dès la première phase nous avons quelque chose de la créature mais elle ne comprend toujours pas, cela n’est pas encore digéré que tout cela provient d’effets de la lumière. Cela veut dire que la restriction qui apparaît après behina dalet arrive après certains nombres d’étapes, graduellement, cela n’apparaît pas soudainement. Déjà dans la première phase nous avons la racine pour ce qui arrivera ensuite, c’est-à-dire l’hishtokékut et la première restriction mais cela provient de la lumière directe et de la créature elle- même.

AH- On a étudié que la lumière de Ein Sof qui se propage a fait de tels cercles (le rav dessine les phases du développement de la lumière directe par des ronds concentriques) la racine, 1, 2, 3 et le dernier est appelé dalet. Donc le désir de

recevoir se développe par causes et conséquences et grâce à la lumière qui agit, il arrive à se développer. Il gagne la quatrième phase, la dernière phase qui est le résultat de tous ces développements, appelé le point intermédiaire. Ce dernier se trouve à l’intérieur de tous ces cercles à la suite de l’action de la lumière et c’est pour cela qu’il s’agit du point central. C’est le but de la lumière et c’est le but de la création. Tout ce qui se passe ensuite, se passe dans cette quatrième phase.

AI- Que nous dit-il ? On a déjà dit que la lumière est la racine et que dans cette racine il y a le point ex-nihilo. Et de ces deux sort la première phase : la lumière agit sur le point et l’élargit. La quatrième phase vient de ce point et c’est le désir de recevoir. A la première phase ce désir de recevoir reçoit mais selon sa structure :

dans la première phase il n’y a pas de libre choix, pas de désirs, disons que cela ressemble au degré minéral, il reçoit et c’est tout. Mais parce que dans la lumière on ressent Celui qui nous donne la lumière, disons que la moitié de la première phase

retire du plaisir, qu’une autre partie ressent celui qui donne, mettons 30%, et la dernière partie, la décision, veut être comme lui. Pourquoi ? Car Il est supérieur, Il est plus parfait que moi, Il n’est que lumière. Et alors naît la deuxième phase. Si tu veux être comme Lui qu’est-ce qu’il te faut faire ? Donner ? D’accord, donne. Donc on ne veut que donner même s’il n’y

a rien à donner, mais de cette façon on

ressemble à la racine. Je suis comme Toi, malgré le fait que je sois vide, cela me remplit quand même, cela me satisfait. Cela est appelé Hafez Hessed, exacte en miséricorde. On se remplit avec un autre plaisir qui est appelé Hassadim, la lumière de Hassadim. Ensuite on ressent à nouveau

la racine qui le contrôle. Quelle est la racine ? C’est elle qui donne. Et moi est-ce que je donne ? Non je ne donne pas, donc

il me manque quelque chose, je veux être

comme la racine. Comment ? La racine veut que je reçoive avec l’intention de

donner, et alors je commence à recevoir pour donner. Quand on reçoit pour donner on fait l’action en vrai, vers la racine. Ainsi je ressemble à la racine, ensuite on ressent à nouveau la racine et alors on ressent que la racine se trouve dans tout, dans le don, la réception, et cette situation est spéciale, unique. Donc on veut atteindre la position de la racine. Donc à l’intérieur se crée un désir d’arriver à l’adhésion et de ressembler à l’essence de la racine. A chaque fois, pour chaque phase, être comme lui est différent selon ce que l’on atteint car l’épaisseur est différente. Et dans la quatrième phase, on veut prendre la place du Créateur et on veut tout recevoir, ce que l’on doit recevoir, recevoir le plaisir de donner. Quand on arrive à un tel désir énorme, on commence à voir qu’on est loin de cette racine. Et qu’est-ce que dit le désir ? Je n’ai pas ce qu’il a. Pourquoi ? Je veux être comme Lui et qu’est-ce qu’il me manque ? Je n’ai pas d’amour, je ne donne pas, c’est insupportable donc on fait une restriction, on n’est plus capable de rester dans cette 4 e phase. Ce que je veux vous dire c’est que cette restriction est déjà une action contre le but de la création. La quatrième phase n’accepte pas de recevoir, elle n’accepte pas de ressembler au Créateur en recevant, elle veut prendre la place du Créateur. C’est ce qu’il nous dit ici que cette quatrième phase est toute la phase de la création, elle est dans ces cercles (cercles concentriques dessinés au début) elle est inclut dans toutes les phases, racine, 1, 2, 3 et 4.

AJ- quand cela a-t-il eu lieu ? Dans la quatrième phase. Le monde de Ein Sof se trouve dans la partie supérieure de la quatrième phase. Ensuite, il y a un nouveau manque qui se créée quand cette phase sent la racine, elle veut être comme Lui. Autrement dit on découvre dans cette partie de la quatrième phase un manque qui est la raison de la restriction. La restriction est aussi appelée le monde de la restriction, olam ha tzimtzoum. Chaque situation de la créature est appelé un monde, olam. Et

toute la sagesse de la kabbale ne parle que de la quatrième phase, il n’y a rien d’autre qui ait été créée, nous sommes tous des parties de la quatrième phase, on ne peut jamais sortir de la quatrième phase. Tous les mondes, les partzufim, les âmes, peu importe qui ou quoi, tout se trouve dans cette quatrième phase. Tout ce que nous faisons c’est d’amener cette quatrième phase à la perfection. La perfection, c’est- à-dire que cette quatrième phase veut devenir comme le Créateur, la racine, c’est tout le programme.

AK- C’est-à-dire que cette quatrième phase qui est appelée Ein Sof dans cette situation se trouve en union avec Ein Sof et il ne manque rien, c’est-à-dire comme le Créateur l’a créée c’est ce qu’elle reçoit, c’est ainsi que tous les manques en elle se trouvent remplis : le Créateur l’a créée et il l’a remplie. Il ne manque rien. C’est la force supérieure qui donne et crée ce point ex-nihilo. Ce point se développe et arrive à cette situation pleine : le point est plein de tout ce que la lumière donne, on ne peut rien rajouter du côté du Créateur, c’est pour ce la que l’on appelle cela Ein Sof, sans fin, sans limite. Ce qu’Il a voulu donner, Il donne, mais quand ce désir dans le monde de Ein Sof commence à ressentir celui qui donne, quelque chose au-dessus de lui, alors il continue de se développer vers la première restriction, l’écran, la brisure, la correction et l’adhésion.

AL- Donc ce point ressent cette différence entre lui et la lumière et à partir de cette différence il ne peut plus supporter ce changement et fait une restriction. Après la restriction, il est obligé de se corriger pour arriver à l’équivalence de forme avec la racine. C’est l’exemple de l’Hôte et de l’invité : cela ne suffit pas que l’invité arrête de recevoir des plats parce qu’il ressent cette différence avec l’Hôte. Il arrête de recevoir mais en cela il ne corrige pas la situation : lui est avec ce manque de recevoir pour tous ces plats et il a en un

manque supplémentaire, du fait d’avoir ressenti qu’il est moins que l’Hôte et qu’il en a honte. Maintenant cela ne suffit pas de ne travailler qu’avec les plats, il doit aussi travailler face à l’Hôte, car c’est là qu’à commencer le problème. Il doit arriver à l’équivalence de forme, à l’adhésion, être comme Lui, avoir les mêmes attributs. Donc le travail a deux lignes, la première restriction cela ne suffit pas, la quatrième phase, malchut, reste vide. En cela, il dit je ne veut rien mais après que faire ? Tu n’es pas comme celui qui donne, celui qui aime, souffre parce que tu ne comprends pas, tu ne reçois pas. En fait, en cela tu as causé du tord envers Celui qui donne. Avant quand tu recevais tu faisais ce qu’Il voulait, dorénavant tu lui fais du mal car Il veut te faire du bien et tu n’acceptes pas. Donc il y a une épaisseur supplémentaire dans la créature qui a été créée après la restriction : à cause de cette honte, du fait que l’on ne soit pas capable de recevoir on fait du mal au Créateur. La créature ne mérite pas de surmonter cette honte, elle n’en est pas capable pour Lui faire du bien. Donc la créature n’a pas de choix : elle ne peut éviter de faire la restriction. Alors maintenant, tout le développement est comment annuler cette honte, autrement il fait du mal à la racine qui ne veut que lui donner, le remplir. C’est un tel sentiment qui se trouve dans Ein Sof car il se trouve dans cette union et à partir de là se développe tout le reste et tout du début jusqu’à la fin par rapport à la spiritualité n’a pas de temps, tout cela ne prend pas de temps, la créature qui commence dans Ein Sof sait déjà la nécessité de poursuivre.

Question : je ne comprends pas. Avant il est écrit que la lumière fait une restriction dans ce point qui se trouve dans Ein Sof c’est-à-dire qu’il y avait une corrélation entre la lumière et la restriction comme si la lumière se restreignait elle-même en lui, et il semble que cela n’apparaît pas trop dans ce paragraphe ?

Rav : non. Peut-être que tu ne comprends pas la phrase. La lumière ne fait aucune restriction, la lumière ne fait que donner, pour les bons et pour les mauvais, peu importe qui ou quoi. Tu veux recevoir pour recevoir, tu veux recevoir pour donner, la lumière se trouve à ta disposition tout le temps. Du côté de la lumière il n’y a aucune limitation ou restriction. C’est une mère pour son bébé, elle ne veut que lui donner, aucune limitation. La créature qui

avons des réponses. La question est appelée un manque et la réponse est la lumière. Donc la lumière qui agit sur le manque découvre dans ce manque des manques supplémentaires, car la lumière a deux paramètres quand elle arrive vers la créature. La lumière provient d’une source. Quand cette lumière donne, elle donne à travers deux aspects : à l’intérieur on a le Créateur, celui qui donne et que l’on ressent et à l’extérieur on a un plaisir. Et

Question : tu veux me forcer à ressentir

se

développe place des conditions, je veux

quand tu reçois tout ce paquet alors tu

ci

ou ça, je veux la lumière de Hassadim,

gouttes les deux : d’abord tu gouttes et tu

de Hokhma, je ne veux rien maintenant. Tout cela est du côté de la créature, la lumière agit comme à la racine, avant tous

te dis : « ah c’est bon » et tu demandes qui à pu te donner tout ça ? Celui qui m’aime, Celui qui donne et moi qui reçois à cause

ces développements, elle a son désir de faire du bien aux créatures c’est tout, de la part du Créateur aucune limitation. C’est pour cela qu’il n’y a aucune décision qui vienne de la lumière, c’est écrit que la lumière se trouve en repos, c’est-à-dire que de sa part rien ne change, un amour total. Tu peux faire ce que tu veux, il t’aime et c’est tout. « Je ne change pas, YHVH » HaVaYaH, aucun changement dans le supérieur, jamais. Tout vient du côté des kelim inférieurs. Donc si tu pries, tu pries pour tes kelim, pour toi-même, si tu demandes au Créateur, en fait tu demandes

de cela j’ai le goût abîmé : je ressens que j’ai honte je ne veux même plus tout ce qu’il me donne. C’est ainsi que tu découvres à partir de ce plaisir la partie intérieure que tu ressens. Plus tard tu peux dire que le Créateur est malin, Il nous a donné tous ces beaux plats, c’est une bonne chose. Il a tout abîmé, c’est vrai, et pourquoi ? C’est pour t’amener de la situation de celui qui reçoit le plaisir de façon extérieure à la partie intérieure, il te permet d’être comme Lui, celui qui donne. Si tu travailles à la mairie tu préfères recevoir quelque chose du maire ou alors le

à

toi-même, tu te convaincs toi-même.

remplacer ? Tu es fainéant tu ne veux peut-

Quand tu demandes pardon, cela vient du

être pas travailler, sa paie doit être pas mal

mot leitpallel, te juger toi-même. Et quand

non ? Tu n’es pas jaloux parce que tu ne

tu

demandes, tu demandes aux mûrs parce

veux pas souffrir, ça aussi tu ne veux pas

qu’ils te donnent tout le temps. Qu’est-ce qu’il y a à demander ? Ce que tu dois changer c’est ton désir. Si tu te trouves dans cette ère de lumière tu n’as pas de

Questions : au début c’était pour faire du

connaître pour ne pas souffrir.

quelque chose ?

kelim, ouvre-toi et il te remplira comme quand tu te trouves dans l’eau, ouvre la boîte et cela se remplit de tous les côtés.

bien. Alors pourquoi abîmé tout cela, toutes ces fautes ? Est-ce que c’est une question que les kabbalistes posent ?

Rav : non je suis ton psychologue un petit peu. Pourquoi regarder ce qu’ont les autres, une belle voiture, une belle maison, pourquoi être jaloux de tous le monde ? Je me contente de ce que j’ai, je vais fumer quelque chose, peut-être boire une bière, je vais voir l’équipe de Petach Tikvah de

Rav : non ce n’est pas comme tu as étudié

football et cela suffit. Celui-là veut être premier ministre, celui-là le maire et on dit

à

la synagogue. Chaque question a une

maintenant qu’il a violé quelqu’un,

réponse ici, tu as des questions et nous

pourquoi j’ai besoin de tout cela ? Moi je

reste à la maison D. merci. Tu as des petits enfants ?

Non, pas encore.

Rav : tu n’as pas eu le temps de faire ? Tu es vraiment fainéant. Tout n’est que le désir de retirer du plaisir et si ton désir était un peu plus grand tu dirais je veux être le directeur, je veux être le premier ministre, le chef du monde, non ! Je veux diriger le Créateur ! C’est vraiment un bon désir.

Question : tu m’expliques le processus, moi je demande dans la pensée de la création…

Rav : dans la pensée de la Création tu dois ressembler au Créateur, tu dois Lui ressembler.

Question : mais il m’a déjà fait comme Lui, c’est écrit…

Rav : non, non, non, ce n’est pas quelque chose que l’on voit. Où vois-tu sur toi- même que tu es comme le Créateur ? Nous on n’arrive pas à voir. C’est écrit qu’Il nous a créés dans Sa forme, c’est ça tu es comme Lui ?

Question : ma question est plus profonde, tu nous as expliqué l’état de 6000 ans, le secret de la pensée de la création existe déjà dès le début de l’action, pour Lui cela ne dure que 5 minutes.

Rav : bien sûr ! Il n’y a pas de temps de la spiritualité, tous ces processus, la première

restriction, etc. dès que la créature a décider cela a eu lieu, au même moment, il n’y a pas un écart. Je n’ai pas dû comprendre ta question pardon.

Question : tu as commencé la description de l’invité et de l’hôte est-ce que tu peux continuer l’explication ?

Rav : non on est à la première partie on ne parle que de la première restriction dans la première partie de TES. La restriction et la ligne c’est le sujet. On avance selon le texte. De ressentir qu’il te manque quelque chose c’est bien.

AM- Donc ce même désir de recevoir que ressent la quatrième phase, ce grand désir qui s’est développé à travers toutes ces phases, quand il veut se soustraire à tout ce qu’il reçoit, il arrête de ressentir les phases qui se trouvent avant. Pourquoi ? Avant Il m’a donné ensuite j’ai voulu faire ça ensuite ça et ça et maintenant j’efface tout, je ne veux rien. Dans cette quatrième phase, dans l’épaisseur la plus grande je suis tellement en colère je ne veux rien du tout, toutes les phases qui se trouvent avant cela n’existe plus. Ma colère est tellement grande que cela efface tout et donc les trois phases qui se trouvent avant se vident de la lumière et aident et supportent la décision de la quatrième phase. Parce que ces phases racine, 1,2, 3 et 4 sont les étapes du désir qui grandit, qui comprend ce qu’il se passe et le désir le plus grand efface tout ce qu’il se trouve avant lui.

4- L’espace (halal) qui reste après la restriction était rond (hagol).

Ari : Et alors reste un endroit vide, avir, (80) d’air et d’espace depuis ce point intermédiaire. Et voici que cette restriction est égale autour de ce point intermédiaire qui est vide (90) de telle manière que le lieu de cet espace était rond de tous les côtés de manière parfaite et égale (100) et il n’a pas la forme d’un carré avec des angles droits car Ein Sof a fait aussi une restriction dans la forme d’un cercle (igoul) et d’un seule forme de tous ses côtés. (AN)

Ohr Pnimi

80 : cela a déjà été expliqué dans les points 4 et 5.

90 : Sans degré le petit est grand. On découvre déjà cette différence de forme qui se trouve dans ce point intermédiaire quand la lumière se retire. Donc c’est évident que l’on connaît les petites mesures, à savoir qui est plus petit que l’autre, à causes des changements de forme dans les trois degrés précédents. Par exemple la troisième phase est plus pure que le point intermédiaire, car la mesure du désir de recevoir est inférieure à la quatrième phase. Et ainsi la deuxième phase est plus pure que la troisième phase car la mesure du désir qui se trouve en elle est plus faible que le troisième phase et la première phase est la plus pure car la mesure de son désir de recevoir est la plus faible, donc ce changement de forme est vraiment le

plus petit. Donc on a des degrés ici entre petit et grand. (AO) Et comment se fait- il que le rav dise que la restriction est égale autour de ce point intermédiaire ? La réponse est que la restriction n’a pas fait fin sur ce point intermédiaire c’est- à-dire que si la lumière se retirait de ce point à cause du manque d’équivalence de forme en cela Il aurait créé la fin c’est-à-dire le degré le plus bas et alors on aurait aussi pu voir les trois phases qui se trouvent avant et elles auraient été plus importantes que ce point intermédiaire. Mais ce n’est pas le cas car la restriction n’a pas eu lieu à cause du manque d’équivalence de forme qui se trouve dans le point, ce n’est pas possible car on parle encore de Malchut de Ein Sof et il n’y a aucune différence de forme entre la lumière et le réceptacle, ils se trouvent tous dans cette union comme il est écrit Lui et Son nom sont un. Mais la restriction est

uniquement sur le secret de son désir simple de créer les mondes c’est-à-dire qu’Il désir cette équivalence de forme qui se dévoilera dans le futur avec les mondes qui seront créés (AP) dans la forme de recevoir dans le but de donner de la joie au Créateur. Et cela est un aspect très élevé car d’un côté nous avons le don absolu, car le désir n’est que de faire plaisir à son Créateur et ne rien prendre pour lui-même et par conséquent sa forme est égale à la forme de la lumière supérieure de l’Emanateur et il adhère de façon complète au Créateur. D’un autre côté il est possible d’approfondir son kli de réception de façon infinie car la forme de réception ne crée aucune différence de forme car elle provient du désir de donner. Et comme on dit les sages d’un homme important qui donna de l’argent de l’alliance et qui dit « tu m’es sanctifiée » alors elle est sanctifiée. C’est écrit dans la Torah « donne lui dans sa main » où le mari est obligé de donner l’argent de l’union, néanmoins du fait que l’homme soit important, le plaisir qu’il reçoit d’elle est important comme un don véritablement car la réception dans le but de donner est le don et non pas la réception car un homme important recevant d’elle de l’argent c’est comme s’il lui donnait de l’argent comme il est écrit dans la Torah il lui a donné en sa main parce qu’il ne reçoit que pour donner du contentement à la femme qui est honorée par cette réception. (AQ) Et selon ce qui est clarifié plus haut l’essentiel de la cause de la restriction est uniquement l’aspiration à la forme nouvelle de la réception dans le but de donner. Celle-ci se dévoilera dans le futur par la création des mondes (voir point 40). La restriction n’est pas dûe à l’épaisseur qu’elle a sentie dans le point central car il n’y avait pas d’aviout, d’épaisseur, ni de différence. Par conséquent le point central n’est pas devenu l’aspect de la fin à cause de la restriction et donc il n’est pas

concevable de discerner l’aspect de petit et grand c’est ce qu’à écrit le rav, que le tzimtzum, la restriction, était en équivalence totale/complètement égal.

100- Car ici apparaît une image à cause du tzimtzum du fait que la restriction était en équivalence et non pas à cause de la différence de forme. Néanmoins après la restriction et après que la lumière ait quittée le point central il apparaît que la lumière supérieure ne peut pas s’attacher à lui à cause de la forme de la grandeur de la réception s’y trouvant et du fait que cela apparaît il tombe d’un degré qu’il avait dans Ein Sof, et donc il est déjà important dans l’aspect de la fin avec une telle aviout tel qu’il n’y a pas plus bas que lui. Seul ce point central reste un endroit vide et ne mérite pas le revêtement de la lumière et les trois aspects précédents ne méritent pas encore le revêtement de la lumière en eux même après la restriction. Et si nous avons clarifié tout cela c’est que cela n’a pas l’aspect de fin et c’est ce que précise le rav en disant que l’endroit de l’espace vide était rond dans tout ce qui l’entourait. Il décrivait non pas une fin en soi mais une fin comme celle qu’il y a dans un espace vide, comme dans une image ronde où la fin est en son centre, comme il clarifie les quatre discernements, les quatre behinot, comme quatre cercles concentriques comme les couches d’un oignon où au centre se trouve la phase 4, entourée par la phase 3, entourée par la phase 2, puis entourée par la phase 1. De cette façon il n’y a pas de haut ni de bas, ni de droite ni de gauche entre eux car la phase 1, par exemple, qui est dans sa première moitié au-dessus de tous et dans sa deuxième moitié est en-dessous de tous et c’est la même chose pour chacune des autres phases et donc il n’y a ni haut ni bas, ni droite ni gauche tel qu’il n’y a pas de phase plus importante que d’autres elles sont toutes égales de façon totale. La raison sera clarifiée du fait

que la raison de la restriction n’était pas à cause de la différence de forme et c’est ce qu’affirme le rav en disant qu’il était

rond de façon complète en équivalence de forme. (AR)

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

AN- Rav : Dans ce désir de recevoir, il y a beaucoup de discernements, Hassadim, Hokhma, recevoir plus ou moins, les conditions, combien et quoi. Mais la décision était envers tous ces plats, tout ce plaisir que je ressens et aussi par rapport à celui qui donne, Lui, que je ressens aussi dans ce plaisir. Donc la décision était finale sur tout ce que j’ai pu ressentir :

j’arrête toutes mes relations avec Lui car j’ai ressenti que je suis opposé, pour moi c’est quelque chose d’insupportable. Il n’y a pas de condition ici, ni plus ni moins, ni d’intérêt, rien du tout. Toute cette table, tous ces plats, je coupe et je ne me retrouve plus en rapport avec l’Hôte. Tous les rapports avec Lui étaient à travers ces plats qu’Il m’a préparés et maintenant tout disparaît. C’est clair ?

Question : il n’y a pas de restriction qui vient de la lumière mais c’est écrit que la lumière fait une restriction et s’éloigne.

Rav : la lumière fait une restriction et s’éloigne on parle de la quatrième phase et c’est tout. La lumière ne fait pas une restriction. Toutes les restrictions quand on parle des lumières, on parle uniquement de ce que ressent le désir de recevoir, c’est la même chose.

Question : est-ce que dans la quatrième phase cela ne suffit pas que de donner mais il faut aussi qu’on ressente que celui qui reçoit donne aussi.

Rav : le Créateur est appelé Bo ou Ré, viens et vois, c’est que ressent la quatrième phase et chaque phase ressent la même chose. La première phase a ressenti quelque chose qui l’a remplie dans sa partie supérieure, dans la deuxième partie elle ressent la racine la situation qui se

trouve à l’intérieur du plaisir Celui qui donne et alors vient la troisième partie où elle prend une décision à partir de ce plaisir qu’elle ressent et de Celui qui donne. Donc on a : 1- le plaisir, 2- Celui qui donne et 3- la décision. Et cela est la même chose dans chaque phase. Je ressens selon mon kli le plaisir, ensuite je ressens dans ce plaisir Celui qui me donne. On a un tel exemple dans l’histoire du maboul. Et à partir de ces deux discernements je suis obligé de décider de ce que je fais. Donc je me trouve dès le début déjà dans la position de choisir entre le plaisir et Celui qui me donne. C’est un jeu entre ces deux points, tout le temps. Si le Créateur ne m’avait pas donné cette partie intérieure de la lumière, je ne me développerais pas plus que la première partie de la première phase. Si je me trouve dans une telle situation, je reçois et c’est tout, il n’y a pas plus : le plaisir dans le réceptacle. Je resterai dans ce degré minéral, aucun manque, aucun discernement. Donc tous les discernements, ses manques apparaissent entre le plaisir, mon kli, et disons le kli du Créateur, Celui qui donne. Et les confrontations entre Celui qui donne et celui qui reçoit m’amène chaque fois à une autre décision. Dans la deuxième phase on ressent aussi le Créateur, on veut devenir comme Lui et il y a une grande différence entre cette deuxième partie de la deuxième phase où je ressens le Créateur et la deuxième partie de la première phase. Dans cette deuxième phase je Le ressens dans un nouveau réceptacle, car dans cette deuxième phase je suis hafez hessed, je Le comprends davantage et autrement que dans la première phase quand je le ressens dans un kli qui est le désir de recevoir. Donc quand j’arrive à la quatrième phase, mes relations avec le Créateur change car la quatrième phase a tout à l’intérieur,

chaque phase se trouve aussi dans la phase qui se trouve au-dessus car elle l’entoure donc dans la quatrième phase on a toutes les phases qui se trouvent avant car toutes les phases précédentes sont les causes de la décision de faire une restriction.

AO-

n’existait pas dans Ein Sof, il y a ici des degrés des escaliers des marches.

qui

Rav :

c’est

quelque

chose

AP- Rav : il veut nous dire que ce n’était pas un défaut qu’on ressente cette différence entre nous et Celui qui donne. La honte ici n’est pas ce à quoi l’on pense. Chez nous la honte vient à cause de notre désir égoïste parce que notre fierté est touchée, là la honte correspond au fait que je ressens l’écart entre moi et Celui qui donne comme je ressens dans la première phase et ainsi se développe la deuxième phase. Dans la première je me ressens comme le receveur et je veux être un donneur. Ce calcul que l’on fait m’amène à améliorer le désir car tout ce développement vient de la lumière donc quand j’arrive à la décision de faire une restriction, cette restriction je veux la faire pour ne pas souffrir du fait de cette honte. Si j’avais fait cela aurait fait du mal à l’Hôte, j’ai honte mais je continue à recevoir, c’est ce qui crée en fait la future création : la créature veut utiliser cette honte, la garder, ne pas l’effacer mais travailler au-dessus. Cette honte doit l’aider à exprimer au Donneur que malgré la honte il ne veut pas arrêter de recevoir de Lui, car ainsi il veut Lui donner du plaisir et faire une telle action, pour qu’il ne souffre pas aussi de cette honte, pour la transcender, la surmonter et la transformer en honneur. De cette façon on peut donner au Créateur l’occasion de nous donner 620 fois plus. Tout cela maintenant on le décide dans ce point intermédiaire c’est pour cela que c’est écrit qu’Il monte dans son désir simple de créer les mondes et ainsi de suite…Maintenant il veut faire une action pour Malchut de Ein Sof, tout cela n’est qu’une seule action, immédiate, ce

n’est pas comme chez nous cela ne prend pas de temps on ressent à travers des années et des milliers de situations, on parle ici d’une décision où j’arrive, moi Malchut de Ein Sof. Et si cette décision est arrivée à une situation où elle peut comprendre je donne tout, je reçois tout, la honte devient de l’honneur et moi dans moi-même, dans mon essence je participe à ce processus, donc on voit tout cela et c’est pour cela qu’elle décide de faire cette restriction. La restriction ne viens pas à cause de la honte, j’ai honte et donc je ne veux pas comme dans ces situations, je viens chez quelqu’un il me donne un plat, non je ne veux pas, bon d’accord donne- moi du thé c’est tout, si tu veux un petit morceau de gâteau et après certains en arrivent à manger un repas entier. Je mesure : est-ce que je fais du mal à mon égoïsme ou non. Ici on ressent comme il dit quand dans son désir il a décidé d’arrêter de recevoir et reçoit d’une autre façon maintenant avec un écran, la lumière réfléchie, l’adhésion c’est tout. Par rapport à cette décision c’est la même chose pour malchut de Ein Sof, il n’y a pas de temps par rapport à ce monde, c’est pour cela que l’on dit que dans Malchut de Ein Sof la première situation avant la restriction, la deuxième situation et toutes les corrections qu’on traverse et la troisième situation finale, matsav aleph beit guimel, tout cela existe en même temps et l’un complète l’autre et maintient les autres, une situation ne peut pas exister sans les deux autres.

Question : quand on dit que la lumière au gmar tikkun est 620 fois plus grande, est-ce que cela veut dire que le début est 620 fois plus petit que la lumière générale c’est-à- dire que nous commençons d’un point minimal que nous devons augmenter ?

Rav : 620 fois c’est-à-dire après Malchut de Ein Sof qui a reçu toutes les lumières de Ein Sof agrandit cette réception avec mes propres désirs que j’ai créés, qui n’existaient pas avant. Tout ce que j’ai reçu du Créateur, je ne le prends pas en

compte mais à partir de ce point je construis mes désirs, 620, qui m’appartiennent, ces désirs sont des désirs envers les autres. 613 désirs qui se trouvent dans l’âme et encore 7 qu’on appelle les mitzvoth de rabanan, qui appartiennent au rav, c’est-à-dire à la grandeur. Donc j’ajoute à cette situation que j’ai reçu d’En- Haut, je n’ai reçu d’En-Haut qu’un point, et au-dessus de ce point je construis tout ça. C’est pour cela que la troisième situation est 620 fois plus grande que la première situation (620 appelée tarach). Car je développe ces nouveaux désirs, ces nouvelles intentions, ces nouveaux réceptacles qui se trouvent au-dessus de ce point, de ce désir que j’ai reçu du Créateur et ce nouveau réceptacle, son intensité est appelé tarach car il y a 620 désirs avec l’intention de donner. On ne les a pas dès le début ces désirs avec l’intention de donner sur lesquels on doit travailler. Ce sont des désirs que l’on doit corriger, on doit les reconstruire de cette brisure, les utiliser d’une autre façon qui n’existait pas avant. Par conséquent nous n’avons pas d’âme, même si on a des préparations comme Adam Ha Rishon mais ce n’est pas notre âme, c’est une préparation. L’âme c’est ce que l’on construit tout seul, quand on monte jusqu’à Ein Sof. C’est un réceptacle qui n’existait pas avant, c’est pour cela que lorsque j’arrive à corriger je suis indépendant face au Créateur et ce n’est pas un mensonge. Tu as abîmé et moi j’ai corrigé, Tu as fait le mauvais instinct et moi j’ai corrigé non. Au-dessus de tout ce que j’ai reçu j’ai construit quelque chose qui n’existait pas qui est appelé un kli qui a 620 parties que j’ai créé grâce aux mitzvoth, aux écrans et aux lumières réfléchies. C’est-à-dire l’âme est une partie du Créateur qui n’existait pas avant et que l’on crée nous-même. C’est pour cela qu’il n’y a plus de honte, on devient comme le Créateur, un, unique, en adhésion, en équivalence de forme.

AQ- Rav : autrement dit l’intention peut véritablement changer l’action en son

inverse : au lieu de recevoir l’action est dans le but de donner. Bien que l’action par elle-même continue d’être dans la réception mais par le changement de l’intention, l’essence de l’action entière change. C’est clair ? De quoi cela dépend ? Cela dépend uniquement de la grandeur de celui qui donne au lieu de celui qui reçoit. Que nous dit-il ici ? Nous avons le donneur qui est celui qui va se marier, le marié, le Créateur et nous avons celui qui reçoit disons la femme ou la créature. Le Créateur donne toujours, la créature reçoit toujours, cela ne change jamais, seulement il y a une créature qui a la possibilité d’avoir une intention : soit elle reçoit pour elle-même soit elle reçoit dans le but de donner. Autrement dit le donneur veut qu’elle reçoive et donc tout dépend de l’intention qu’il y a dans la créature. De là on voit que le donneur est constant, il donne en permanence, de son point de vue il n’y a pas de changement. Tout d’abord si le receveur doit ressembler au donneur il doit faire une restriction pour ne pas recevoir, après il doit faire une vérification de son intention. Après il doit organiser l’intention tel quelle soit dans le but de donner et tout ce qu’il fait c’est pour donner du plaisir au donneur et ensuite selon l’intention de faire une action. La restriction l’aide à ne pas dépendre de son égoïsme, à ne pas être dépendant du donneur et pour le reste il crée un nouveau kli, un kli de don. Il passe de la réception pour lui-même après une restriction, une vérification de son intention qu’il organise pour développer l’écran ou G’’E, au travail dans le but de donner, c’est-à-dire le travail avec l’écran. Et il s’agit des degrés sur lesquels nous nous élevons. C’est qu’il nous explique ici : la lumière supérieure se trouve en repos absolu, le Créateur, Lui, donne toujours, la créature ne peut jamais donner, que peut-elle donner ? Sa relation, seulement sa relation. Donc il dit que si le donneur est plus important que la réception, alors il est possible d’arrêter la réception, de faire une restriction, de se restreindre et de travailler selon

l’importance du donneur. Maintenant en supplément si nous parlons de savoir d’où je prends l’importance du donneur, et bien je la reçois du groupe car le donneur en lui- même je ne le vois pas, seul le groupe peut me donner Son importance. Un exemple :

du fait que chez nous au lieu que la fiancée reçoive une bague du marié, elle veut lui faire un cadeau, s’il accepte de recevoir d’elle c’est comme si elle recevait. Autrement qui reçoit et qui donne ce n’est pas important, ce qui est important c’est l’intention, ce que chacun fait avec son

intention, c’est qui détermine spiritualité le sens de l’action.

en

AR- Rav : Autrement dit le tzimtzum aleph fait sans aucune différence de forme, seule la phase 4 se ressent opposée au Donneur et peu importe, de tous les côtés elle est opposé au donneur, droite gauche, Hochma, Hassadim, peu importe, elle est opposée du fait qu’elle reçoit, par conséquent elle fait une restriction et sa restriction elle la fait entièrement avec un degré égale.

5- Comme la lumière de Ein Sof est égale la restriction l’est aussi et cela dans le secret du cercle (igoul)

Ari : et la cause était que la lumière de Ein Sof est totalement égale, il fut donc montré qu’elle se restreint de tous les côtés et non pas un côté plus qu’un autre côté. Et dans la mesure (la géométrie) il n’y a pas d’image totalement égale comme celle de l’image du cercle (200), tandis que l’image carrée (300) dispose d’un aspect plus que les autres, comme le triangle (400) et ce quelque soit les formes. Il est donc obligé de voir la restriction dans le monde de Ein Sof selon l’aspect circulaire.

Ohr Pnimi

200- Cela a déjà été expliqué au point précédent.

300- S’il y avait un aspect de part droite et gauche, alors cela aurait été un carré où il y a quatre côtés qui sont selon le nom des quatre formes, des quatre behinot. Seulement ce n’était pas ainsi

mais sous la forme d’un cercle où il n’y a pas tous ces discernements.

400) l’image triangulaire nous montre le degré qui n’a que trois aspects où il manque la phase quatre et où il n’y a que trois aspects : haut droite et gauche. Il manque ici l’aspect du bas, d’où le nom de triangle. (AS)

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

AS- Cette forme triangulaire nous en parlerons par la suite car il s’agit de la deuxième restriction. Avant la première restriction il y a un cercle, lorsque nous travaillons sur le tsimtsoum aleph il y a l’aspect du carré et ensuite nous avons l’aspect triangulaire. L’igoul correspond au fait qu’il n’y a aucune différence dans tous

les aspects. Un carré correspond a quatre discernements gauche, droite, Hochma, Hassadim, haut, bas, qui sont plus haut et plus bas et selon cela nous avons le partzuf avec un écran. Et dans le tzimtzum bet nous avons un aspect triangulaire du fait que malchut s’élève au degré de bina, malchut et bina s’unissent ensemble et au lieu des

quatre coins nous en avons trois et donc nous avons un aspect triangulaire. De quoi parlons-nous dans la spiritualité et pourquoi cherchons-nous de telles formes géométriques dans le spirituel alors qu’il n’y a pas de forme dans le spirituel ? Afin d’expliquer l’essence des discernements spirituels. Nous utilisons pour cela des aspects comme le triangle, le carré, le cercle, le point, la ligne. Par conséquent dans la sagesse de la kabbale on utilise des formes géométriques. C’est ce que l’on décrit à propos de la restriction quand elle

était en équivalence, quand la lumière est partie elle a laissé des cercles vides dans lesquelles il n’y avait ni droite ni gauche, tout étant égal, le tzimtzoum est fait de façon homogène, ni carré ni triangulaire. Après nous étudierons dans le travail avec les écrans les calculs, mais ici il n’y a aucun calcul, peu m’importe pour moi petit ou grand, je ne veux pas être dans quoi que ce soit qui reçoit. Par conséquent la lumière a quitté tout l’espace de Malchut de Ein Sof.

Introduction au deuxième chapitre, par le Rav Laitman

On a étudié d’abord, le premier chapitre et le premier paragraphe où le Ari nous dit : « il faut savoir qu’avant que ne soit créer les créatures la lumière supérieure simple remplissait toute la réalité » C’est- à-dire avant tout on avait cette lumière supérieure qui remplissait toute la réalité. « Il n’y avait pas d’espace vide et tout était rempli par cette simple lumière de Ein Sof » Tout était remplit. Il parle maintenant de la forme : « et il n’y avait ni tête ni fin mais tout était une seule lumière en une simple équivalence appelée la lumière de Ein Sof ». En équivalence c’est-à-dire aucune différence dans cette lumière et cela est un symbolisé par un cercle qui nous montre que tout est en équivalence, pas de haut, pas de bas ni de droite ni de gauche. « Et quand son simple désir était de créer les mondes… » C’est-à-dire les dissimulations « …et les créatures » toutes ces formes qui se distinguent les unes des autres. Pourquoi faire ? « Pour montrer la perfection de ces actions de Son nom qui est la raison de la création des mondes » La raison de la création est de dévoiler la perfection. La perfection se dévoile quand à la place de ce beau cercle qui est rempli de lumière, on construit, on crée des créatures qui sont séparées, qui sont vraiment plus bas. De cette façon à travers le processus on atteint la perfection, c’est

très bizarre mais ce qu’il nous dit en attendant. Et alors pour faire une telle chose, créer des créatures, « Ein Sof fait une restriction, se réduit » il s’affaiblit. Où ? « …dans ce point qui se trouve au milieu » Il y a un point au sein d’Ein Sof et c’est là qu’il fait une restriction. Qu’est-ce que cela veut dire vraiment au milieu ? Dans ce point il n’y a rien qui ne soit plus ou moins, toutes les forces, tous les discernements qui se trouvent dans Ein Sof sont dirigées vers ce point de façon égale. Ce point est le résultat de tout cela et il se trouve au centre de tout et rien n’est proche ou loin. « …et cette lumière s’éloigne vers les côtés de ce point intermédiaire » La lumière qui se trouvait autour du point s’éloigne, disparaît de tout cet espace et cette lumière est devenue ohr hassover, la lumière qui se trouve autour. « Alors il reste cet endroit vide cet espace… » Il donne beaucoup de noms, c’est sûr que chaque nom veut dire autre chose : cet endroit vide, cet air et cet espace vide autour de ce point intermédiaire. On a cet espace vide. « Et voici que cette restriction se trouvait en équivalence autour de ce point intermédiaire » la lumière s’éloigne de façon égale, pas plus en haut, en bas, à droite ou à gauche, tout se retire et laisse cet espace vide, ce n’est pas important dans quelle direction on avance tout est

pareil. « Et cet espace était vraiment rond, en parfaite équivalence, et ce n’était pas un carré avec un angle car Il a fait une restriction sous un cercle » car il n’y avait pas de raison plus importante que n’était la cause de cette restriction, c’est-à-dire que cette restriction aussi est parfaite, ce n’est pas à cause d’un manque quelconque qu’a eu lieu cette restriction. « La raison en était que comme la lumière de Ein Sof se trouve en équivalence de forme parfaite, c’était obligatoire que la restriction soit aussi en équivalence de tous les côtés et qu’il n’y ait pas de restriction plus important d’un côté par rapport à un

Chapitre 2

autre » C’est-à-dire que s’Il faisait une restriction non parfaite, Il préférerait quelque chose, des forces, des attributs. « Et on sait, c’est la géométrie, qu’il n’y a pas une image aussi égale que le cercle, ni le carré, ni le triangle » où on ne se trouve pas en égalité. « C’est pour cette raison que la restriction doit être ronde » Donc on a dès le début ce désir général qui est remplit de la lumière supérieure, ensuite la restriction sur la lumière, puis la lumière se retire et laisse le désir vide, rien n’est préféré, un désir plus qu’un autre, la lumière quitte tout. C’est là où nous en sommes maintenant on continue.

Explication de comment ohr Ein Sof étend une kav, une ligne, vers les olamot qui émanent et sont créés dans l’endroit du halal qui a été restreint.

1- une ligne s’étend de Ein Sof dans le halal.

Ari : Et voici qu’après cette restriction, quand reste cet air et cet espace vide au milieu de la lumière de Ein Sof (1), voici qu’on a déjà un endroit pour les ne’etzalim, les nivraïm, les yetzourim et les naasim. (A) Et alors une ligne droite sort depuis Ein Sof (2), depuis cette lumière (3), d’En Haut vers le bas (4), qui se développe et descend dans cet espace. (B)

Ohr Pnimi

1- Ne te trompe pas en pensant qu’à cause de la restriction que quelque chose a changée dans Ein Sof, car il n’y a pas de manque ou de changement dans le spirituel et encore plus dans cet endroit si haut. Mais la restriction est une nouvelle essence qui est un supplément sur Ein Sof. D’une façon que Ein Sof reste dans cette union simple comme avant la restriction dans le secret de Lui et Son nom font un. Et la restriction sur ce point intermédiaire est la sortie de ce nouveau monde, la lumière se retire et reste un endroit vide comme expliqué plus haut. (C)

2- Il ne faut pas comprendre cette action de façon superficielle comme on en a l’habitude, au degré de l’action humaine, que d’abord Il a fait une telle

chose puis une autre chose et ensuite arrête de faire la première action comme si le Créateur regrettait ou changeait (G), car de cette façon on attire les choses vers ce degré de matérialité. Il ne faut pas comprendre cette action de façon superficielle parce que le Créateur ne change pas, comme il est écrit : « Je suis HaVaYaH et je ne change pas » (H) et bien qu’on ne parle pas d’Atzmouto, Son essence, mais uniquement de la lumière qui se propage de Atzmouto, néanmoins du fait qu’il n’y ait aucun changement ni de mouvement dans Son essence, mais qu’Il est absolument au repos, il est donc obligatoire que les mêmes conditions se trouvent dans la lumière qui se propage du Créateur tant qu’elle n’atteint pas les créatures, c’est-à-dire tant qu’elle ne se

revêt pas dans les réceptacles car c’est alors qu’elle sort de Son essence et arrive à la créature émanée renouvelée qui reçoit de Lui. Nous avons déjà clarifié que tout ce renouveau se trouve essentiellement sur le kli émané, le réceptacle de la créature, autrement dit sur l’aspect du désir de recevoir qu’il y a dans l’émané où ce désir, bien qu’il soit spirituel, est néanmoins évidemment un renouveau, un renouvellement de forme, appelée mirké, qui n’existe pas dans Son essence, alors que la lumière qui se revêt en lui n’est pas renouvelée et elle provient de Son essence dans l’aspect de l’existence de l’existence yesh min yesh. (D) Néanmoins la mise en action de la lumière supérieure se fait selon l’aspect du kli. Autrement dit dans la mesure où le kli est impressionné et reçoit de la lumière supérieure, descend sur lui le renouveau qui est mirké et qui est un cas de façon essentiel. Il faut savoir que toutes ces nouveautés, tout ce développement, tous ces degrés parlent uniquement de l’impression du kli et de ce qu’il reçoit de la lumière supérieure car c’est uniquement là que l’on a des changements. (E) Cependant la lumière elle-même est toujours au repos absolu (F) se propageant de Atzmuto, son essence divine. Souviens-toi plus tard de cela quand tu étudies cette sagesse dans chaque mot vraiment. (I) Selon ce qui a été clarifié comprends bien que la lumière supérieure ne cesse jamais de briller pour les créatures même durant un instant, elle ne tombe pas sous le coup du renouveau mais elle se trouve dans la situation du repos absolu. Et tous les éléments de la restriction de la lumière qui sortent de là ne sont pas présents mais uniquement dans la mesure de leur impression et de la réception du kli autrement dit de ce point du milieu. Bien que la lumière supérieure n’ait pas cessé de briller néanmoins le kli n’a rien reçu de cette lumière du fait qu’il s’est diminué autrement dit il diminue le désir de

recevoir qu’il contient c’est-à-dire de ne pas recevoir dans la phase quatre qui est le point intermédiaire véritablement mais seulement dans les trois phases précédentes où le désir de recevoir est faible et où le désir de donner domine. (J) De la même façon dont la lumière supérieure n’est pas affectée par la restriction, elle n’a pas changé son chemin et comme elle brille dans l’infini, elle brille avant la restriction et après la restriction dans tous les mondes même dans le monde de Assia sans aucun arrêt même un instant. (K) Et les kelim par eux-mêmes font tous ces changements car ils ne reçoivent pas si ce n’est selon leur mesure autrement dit selon la mesure du désir de recevoir qu’ils contiennent. De là comprends ce que le rav a écrit que « par la lumière de Ein Sof provient une ligne droite » signifie que l’endroit de cet espace c’est-à-dire le kli qui se vide de la lumière de Ein Sof lui-même attire en continue cette ligne de Ein Sof du fait de la bassesse qui s’est renouvelée dans son désir de recevoir, car la mesure qu’il reçoit après la restriction est appelée kav, une ligne, selon ce qu’il a reçu dans la quatrième phase qui remplit toute cette place. Mais maintenant quand tu n’as pas de désir de recevoir mais uniquement les trois premières phases du désir de recevoir il est discerné que le kli lui- même ne reçoit pas plus que la lumière de Ein Sof mais une seule ligne de lumière et chaque endroit du kli reste vide de cette lumière (L) car cette lumière fine qu’il reçoit maintenant ne suffit pas pour remplir tout le kli car il lui manque le besoin de la quatrième phase. (M) Et la lumière continue même après la restriction et elle ne change pas du fait de l’extension de la lumière selon la ligne. Tout ce grand changement est dû aux récipients qui sont devenus plus petits et ne peuvent recevoir qu’une petite mesure de la lumière de Ein Sof qui appelée est kav selon leur désir car

ils

mesure. (N)

ne

voudront

pas

plus

que

cette

3- L’explication de ce cercle a déjà été donnée (chapitre 1, item 100). Le rav nous dit que même après la restriction la lumière supérieure reste dans ce cercle c’est-à-dire sans aucun écart entre les degrés et toutes les quatre phases ont pour lui la même importance et ce qui est nouveau n’appartient pas à la lumière supérieure et toutes ces nouveautés ne concernent uniquement que les relations des kélim. (O)

4- N’oublie pas que lorsque l’on parle d’En-Haut ou d’en bas on ne parle pas de ce monde matériel mais ce qui est plus pur (zakh) est appelé En-Haut et ce qui est plus épais (av) est appelé en-bas. (P) et tout ce que l’on peut comprendre dans la lumière qui se propage depuis le Créateur et qui arrive à la créature est le changement de forme dans la créature c’est-à-dire le désir de recevoir qui se renouvelle et qui ne se trouve pas chez le Créateur. Et c’est pour cette raison que la créature est dite loin, épaisse, basse, ou inférieure par rapport au Créateur. Et c’est la différence de forme qui fait tout cela et sépare la créature du Créateur. Tu savais que ce changement de forme c’est-à-dire le désir de recevoir ne se dévoile pas d’un seul coup mais se crée tout doucement à travers ces quatre phases et sa forme complète est atteinte dans la quatrième phase. (Q)

Il s’en suit que la forme du désir de recevoir est faible et c’est la première des quatre phases car elle est plus proche du Créateur, plus importante, plus pure et supérieure, car le manque d’équivalence de forme n’est pas grand comme les trois phases qui le suivent. La deuxième phase : le désir de recevoir est plus grand que la première phase et elle est plus éloignée du Créateur, plus épaisse, plus basse et inférieure que la première phase. Finalement la quatrième phase est la plus éloignée du Créateur, la plus épaisse la plus inférieure. C’est ce qu’écrit le rav par «la ligne continue d’En-Haut vers le bas » c’est-à-dire de la première jusqu’à la quatrième qui est la plus inférieure. Donc l’En-Haut et l’en-bas se renouvèlent maintenant avec cette ligne car avant que la ligne brille, c’est-à-dire la restriction, on avait ni En-Haut ni en- bas. Mais avant qu’elle reçoive la lumière dans cette ligne, c’est-à-dire pas dans toutes les quatre phases mais que dans les trois premières phases, la quatrième phase reste vide, obscure sans lumière et ce n’est que maintenant qu’il est évident que la quatrième phase est basse et inférieure, et qu’au-dessus d’elle on a les trois phases précédentes plus pures et plus proches du Créateur. Ce n’est pas ainsi pendant la restriction quand la lumière se retire d’un seul coup de ces quatre phases on ne voit pas la différence entre les phases. (R)

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

A- Quatre degrés de création : ne’etzalim, nivraïm, yetzourim, naasim. Netzalim vient du mot atzilout, nivraïm du mot brya, yetsourim vient du mot yetsira et naasim du mot assia. Il nous donne déjà les changements, les quatre mondes (atzilout, brya, yetzira, assia) et dans chaque monde on a les créatures correspondantes, quatre sortes de création. Ce qui est décrit est en parti dans le futur pour l’instant c’est

l’espace qui a été créé. On ne parle que de cet espace tout le temps et rien d’autre. En- dehors de cela on ne connaît pas. Vous pouvez dire, tout c’est cet endroit. Notre monde ne se trouve même pas là, notre monde est tellement petit qu’il n’a même pas de place ici. Mais je veux dire que l’on parle de la correction et si après il y a une question après le Gmar Tikkun on quitte

aussi cela. Mais pour l’instant on n’en parle pas.

B- Il y a ici déjà de grandes choses. Une ligne de lumière qui arrive de la lumière qui se trouve autour (ohr hassover) et pénètre la ligne d’en haut jusqu’en bas. C’est une chose qu’on n’avait pas avant dans un cercle, je ne peux pas tourner le cercle comme je veux : il y a déjà des discernements, en haut, en bas, une ligne, ce sont des limitations. Et cette ligne vient d’En-Haut jusqu’à ce point au milieu.

C- Rav : la réalité, il n’y en a qu’une, cette situation de Ein Sof qui a été créée dès le début : ce cercle plein de lumière, il n’y a rien en-dehors de cela. Tous les changements que l’on explique ensuite ont lieu ici et uniquement par rapport à ceux qui ressentent ces changements et ces changements sont par rapport à ce qu’ils reçoivent, ce qu’ils ressentent et ce ne sont pas des changements qui existent vraiment. Qu’est-ce qu’il dit ? N’imagine pas que quelque chose change vraiment, tout ce qui change, change par rapport à l’homme celui qui atteint, il se développe, il développe ses désirs, ses réceptacles pour percevoir davantage, de façon plus large une existence plus large, mais cela n’est que par rapport à l’homme. Si on parle en- dehors de cette créature, c’est Ein Sof avec la lumière de Ein Sof, c’est tout. On parle tout le temps de l’homme qui atteint, observe, ressent, contrôle, mesure, qui donne des noms et ainsi l’homme dévoile et comprend qu’il n’y a rien en-dehors de Ein Sof. Et tous les changements existent parce que l’homme change, car il est limité et découvre chaque fois uniquement une partie de Ein Sof. Cela aussi nous le tenons de ceux qui nous l’ont décrit, le Ari, le BHS qui sont des êtres humains comme nous. Ils ont atteint le spirituel et ils nous racontent ce qu’ils ont atteint dans leur kli, ce n’est pas en-dehors d’eux. Autre façon de parler : j’atteins qu’il y a une existence supérieure qui ne change pas appelé le monde de Ein Sof où il n’y a aucun

changement, tout se trouve en équivalence, ni plus ni moins, tout est empli de cette lumière de Ein Sof qui unit et rempli tout. Moins que cela il y a des créatures (ne’etzalim, nivraïm, yetzourim, naasim) toutes ses formes de création et chaque forme découvrent des parties de Ein Sof et ne pense pas que Ein Sof change, ils perçoivent moins. J’enlève mes lunettes et je vois encore moins, donc cela dépend de moi. Si j’avais pu voir à travers les murs j’aurai pu voir un monde plus large. Tout est fonction de celui qui reçoit, c’est ce qu’il veut dire. Et chez nous quand aujourd’hui on perçoit le temps, l’espace, le mouvement, hier, aujourd’hui, l’histoire, tout est par rapport à nous, c’est en nous que tout va selon le temps. Mais la vérité est que l’on se trouve dans cet espace de Ein Sof et rien ne change là. Ici l’homme monte et ressemble à Ein Sof de plus en plus, c’est le but. Il monte au-dessus du temps, de l’espace, du mouvement et ressent cette lumière de Ein Sof sans aucun changement, c’est là que l’on doit arriver.

Citation à propos de la perception de la réalité le BHS dit dans le livre Shamati, l’article 3 à propos de l’atteinte spirituel :

« Tous les mondes sont dans une simple unité et le Créateur ne change pas. Ni les sephirot, ni les noms les plus purs ne parlent pas de la lumière par rapport à elle- même, mais tous ces noms parlent uniquement de ce que l’homme atteint. » D- Qu’est-ce qu’il veut dire, c’est tout simple. Quand il y a des changements, ils ne sont que dans les kelim, les désirs. Le Créateur a créé un désir et l’a rempli. On a le désir c’est-à-dire le récipient et ce qui le remplit est appelé la lumière. Ne pense pas que la lumière change, mais le kli lui- même change et perçoit la lumière. Je regarde à travers un verre de thé et je pense que le monde est jaune, vous me croyez ? Je vous vois jaune maintenant. C’est toi qui es jaune ou c’est moi qui te vois jaune ? C’est mon réceptacle. Ne pense pas que la lumière de Ein Sof change, elle reste la lumière de Ein Sof sans aucun

changement, « Je suis HaVaYaH et Je ne change pas » Cette lumière de Ein Sof est appelée ha Boré et on peut voir différentes quantités et formes selon notre récipient et encore selon notre réceptacle on donne différents noms au Créateur, selon nos kelim, la perception. Ce n’est pas qu’Il ait un nom, Il n’a ni nom, ni fin, ni limite, le nom général est appelé bon et bienfaisant ou Boré. Gabor, guadol, nora ce sont des noms du Créateur que j’atteins dans mes récipients. Donc dans ce monde on appelle notre père aba, on ne l’appelle pas de son propre nom je le défini d’une certaine façon et je l’abaisse.

E- Le kli reçoit ces changements. Tu veux changer quelque chose, le Créateur ne peut pas changer, la lumière ne peut pas changer, Il est bon et bienfaisant. N’imagine pas qu’avant Il était mauvais et que maintenant Il est bon, ce n’est pas l’absolu. On ne prie pas pour que le Créateur nous fasse quelque chose de bien, c’est vraiment une stupidité de demander au Créateur de faire ce qu’il faut comme si jusque là il n’avait pas fait ce qu’il fallait. Quand on prie on veut tout le temps changer, corriger nos récipients. La prière, tefila, vient du mot leïtpalé, on se juge nous même. On demande de se corriger, quand on change nos kelim on perçoit cette vie différemment. Tu veux que la vie change, arrête d’attendre cela ne se passera pas, tu dois changer tes récipients et c’est tout.

Question : ce qu’on étudie maintenant à propos de la vérité on apprend que tout est relatif jusqu’à Ein Sof, donc la vérité absolue n’existe pas ou jamais. Donc tout le temps on se rapproche et tout est relatif jusqu’à ce qu’on arrive à Ein Sof. La vérité absolue existe-t-elle ?

Rav : Où est la vérité c’est ce que tu demandes ? Il n’y en a pas, dans notre monde aucune vérité. Emet (vérité) est le nom du Créateur, de aleph jusqu’à tav et au milieu mem qui est Bina, 40. Donc on

commence de tzimtzoum bet qui est la forme de aleph, à travers Bina qui est la lettre mem et on arrive à la fin, tav la dernière lettre de l’alphabet. Donc on a corrigé tous les kelim de aleph jusqu’à tav, ce sont toutes ces formes dans laquelle est reçue la lumière. Les lettres sont les réceptacles et on reçoit ainsi la vérité. Jusque là on n’a que des parties de cette vérité, à travers les degrés spirituels comme on l’étudie, c’est-à-dire dans cette ligne à partir de ce monde, ha olam haze, qui est un monde obscur, la lumière n’y arrive pas. Tu t’en souviens ? C’est ce que nous venons de lire. La fin de la ligne ne touche pas le point. Donc dans tes désirs il n’y a pas de lumière dans ce monde. Si la lumière ne rentre pas dans les désirs, c’est- à-dire que les désirs ne ressemblent pas à la lumière et ne découvrent aucune partie de cette vérité, émet. Si tu montes alors à partir de là tu te développes dans cette ligne. Le premier degré te donne une partie de la vérité. Une partie de la vérité et c’est une chose qui ne change pas quand tu montes d’un degré à l’autre tu découvres de plus en plus cette vérité, mais cela ne veut pas dire que ce que tu as atteins avant devient mensonge, pas du tout : tu atteins davantage la forme du Créateur. Donc dans notre monde il n’y a pas de vérité, c’est pour cela que l’on appelle cela le monde imaginaire et que nous sommes tous considérés comme des bêtes, etc… Mais celui qui traverse la barrière, cette frontière appelée machsom, et commence à monter, pour lui la vérité existe. On atteint la vérité même dans le plus petit degré de cette ligne, tu as corrigé ton réceptacle selon la lumière, tu peux comprendre ce qu’est la vérité, le Créateur, une petite mesure mais quand même. Celui qui n’étudie pas la sagesse de la kabbale, ne traverse pas la barrière et n’atteint jamais la vérité et c’est pour cela que l’on appelle la sagesse de la kabbale la sagesse de la vérité. Les degrés pschat, remez ne sont pas appelés emet, il n’y a que la kabbale. Ce n’est pas par hasard. C’est ainsi que tout le monde appelle la kabbale : la vérité. Car on peut

arriver à la vérité, avant ce n’est qu’un mensonge et on ne sait même pas que l’on se trouve dans ce mensonge, l’obscurité.

F- Elle ne change pas, la même seule action, bon et bienfaisant c’est tout. Il n’exige des changements qu’en toi.

G- Peu importe l’action si la plus petite action va dans une différente direction c’est déjà un changement, un peu ou beaucoup.

H- Si on demande de faire ainsi ou autrement donc on demande des changements. Est-ce que ces changements ne viennent pas du Créateur ? Si le kli est contrôlé par la lumière donc qu’est-ce que je demande ? Qu’Il change quelque chose ? Si ce n’est pas la lumière mais le kli qui est impressionnée de la lumière comment est- ce possible de faire une telle chose ? Donc je répète : je ne demande pas que change en moi tous ces désirs ou tous ces sentiments, qu’ils restent comme ils étaient et la lumière est constante, et le kli reste constant. Qu’est-ce que je demande ? Je demande : aide-moi à être un homme au niveau de ma conscience. Car autrement si je demande quelque chose c’est soit au niveau de la lumière, soit au sein du désir. Or ces deux éléments ne changeront jamais, c’est la création. Mais ma demande est que de là vienne un changement et que je demande la conscience, je veux être un homme conscient. Autrement dit discerner entre la vérité et le mensonge, le doux et l’amer. Si je veux m’identifier avec ces actions constantes de la lumière par rapport au kli, autrement dit si s’éveille en moi le reshimo, quelque soit le reshimo sur les 125 reshimot ou degrés jusqu’au dernier reshimo de Gmar Tikkun, je ne veux qu’une seule chose : pour chaque reshimo m’identifier avec Ein Sof, dans la même mesure que le reshimo m’ouvre à Ein Sof. Car il s’agit de la situation constante qui se trouve là en permanence et en-dehors de cela rien d’autre. Je me trouve dans la situation constante de la lumière de Ein Sof

et en moi en permanence se développe les reshimo ou de plus en plus je m’identifie au-dessus des manques avec la lumière de Ein Sof. Par conséquent nous voyons les gens crier, prier depuis des milliers d’années, faire des religions, des choses et d’autres chose et rien n’aide. Simple compensation psychologique mais dans les faits il n’y a aucun changement. Pourquoi ? Car ils demandent que le désir change, que le Créateur change, ils demandent pourquoi es-Tu aussi mauvais envers nous ? De nombreuses personnes viennent en demandant qu’ai-je fait pourquoi fait-Il une telle chose, comme cela d’une façon naïve. Je ne peux pas expliquer à tout le monde, certains diront que je dis des choses stupides. D’un côté on dit que le Créateur est bon et bienfaisant et d’un autre côté pourquoi est-Il mauvais ? Donc à nouveau : il ne s’agit pas de bien ou de mal avec cela il n’y a rien, c’est-à-dire absence d’identification avec la situation véritable et c’est ce que nous demandons :

la situation qui se trouve au sein de Ein Sof. Et tous les degrés, tous leurs développements seront de ressentir de plus en plus Ein Sof dans lequel nous nous trouvons.

I- Question : je comprends qu’il y ait quelque chose de particulier car de Son essence Il s’est créé quelque chose ex- nihilo. Mais comment ?

Rav : comment fait-Il une telle chose ? On ne peut pas maintenant le dire, nous ne pouvons pas le comprendre. Tu vois les kabbalistes l’atteignent sinon ils n’auraient pas pu en parler. Autrement dit l’homme qui étudie la kabbale étudie la nature, et finalement étudie cela sur lui-même, de par lui-même. Il n’y a pas d’autre matière entre ses mains, ce n’est pas la physique, la chimie, la biologie, la géologie ou tout un tas d’autres sciences que nous étudions en- dehors de nous. Nous parlons du désir de recevoir le plus développé, de ce qui est en l’homme. Et toutes les formes du désir de recevoir qui sont en-dehors de nous sont

toutes mises en action d’une manière directe grâce à la lumière ou grâce aux forces de la nature et nous n’avons pas de quoi étudier avec cela mais nous étudions des lois : pourquoi les atomes sont ainsi construits, pourquoi se maintiennent-ils ainsi, le poids, la vitesse et toutes les lois qui s’y trouvent. Là nous n’avons pas la pensée de la création car la lumière agit sur le désir d’une telle façon qu’elle attire dans le désir un tel comportement sans inviter au sein du désir une action qui lui soit propre ainsi est-il activé et il n’y a rien à ajouter. Et si par conséquent nous connaissons ces lois, nous pouvons les utiliser, nous avons alors à ce niveau un contrôle complet et nous pouvons arriver au contrôle complet par l’utilisation de toutes ces lois voir même contrôler le corps de l’homme et tout un tas de parties et de les mettre en actions ; ce n’est pas un problème ce sont les lois de la nature. De cela nous ne sommes pas capables et c’est ce qui se trouve dans notre degré au- dessus ; autrement dit au degré de l’animal auquel nous nous trouvons tous, nous sommes « mis en action, activés » ce qui est appelé animal; et au degré supérieur nous agirons par nous-même et nous déterminerons les actions au niveau de conscience appelé l’homme, adam, et c’est donc à cela que nous devons nous ouvrir. Autrement dit l’homme qui s’ouvre, ouvre sa matière du degré parlant et ressent les clarifications. Ne pas ressentir doux et amer car cela est le degré animal, ne pas ressentir uniquement vérité et mensonges car cela est appelé un ange détaché de la réalité, philosophie, mais la clarification de ce qu’il y a entre les deux qui nous amène au degré de l’homme et donc je ne dois faire cela que sur moi-même. La kabbale tu ne peux pas l’apprendre sur une matière étrangère mais uniquement de par toi- même. Par conséquent l’homme qui s’est développé grâce à toutes ces clarifications est arrivé à la situation où il commence à voir comment s’est faite la création, regarde combien de degré s’est-il élevé dans le monde de Ein Sof là où se trouve le

premier YHVH fondamental, là où se trouve les kelim et les lumières et de là, au- dessus, là-haut c’est vraiment ex-nihilo et alors il te dit que jusque là nous pouvons arriver, plus que cela nous ne pouvons pas comprendre comment créer ex-nihilo nous ne pouvons pas car cette existence qui sort de l’inexistence est notre début. Je ne peut pas m’élever au-dessus de l’endroit où je suis né, d’où découle toute la création par conséquent il commence ici à parler dans la partie 1 du TES de la création ex-nihilo.

Question : la première chose que nous lisons c’est qu’avant que ne soient créées les créatures, émané les émanateurs, donc c’était avant…

Rav : exact. Il explique. Apparemment tu n’as pas vu cela assez de fois juste tu entends ici puis tu vas chez toi. Je le dis de façon sérieuse : si tu veux étudier tu dois y revenir de nombreuses fois seul et véritablement. Je n’ai pas ici mon propre TES je te montrerai cela la prochaine fois à quel point il y a plein de choses écrites dessus. Je peux te montrer un autre tome que nous étudions ici, tu vois chaque page est pleine d’annotations et parfois il y a des pages que j’ai rajouté à l’intérieur et c’est comme cela que j’ai appris autrement ce n’est pas possible. Si tu veux poser des questions de façon sérieuse il te faut voir les textes plusieurs fois. Nous avons appris que Atzilout Bria Yetzira et Assia sont appelés les émanateurs, les émanations, les créatures qui ont été créés et faits où Il a émané créé formé et fait qui sont les quatre degrés de la création Atsilout Bria Yatzira Assia qui sont bien moins que le monde de Ein Sof par conséquent il dit qu’avant que furent dans ces mondes de telles formes de création il y a le monde de Ein Sof et au- dessus du monde de Ein Sof les quatre phases de la lumière directe et avant toute chose tu as la création ex-nihilo, l’existence de l’inexistence.

doit

découvrir Ein Sof. Selon le texte le kli

Question :

tu

as

dit

que

l’homme

reçoit sur lui la lumière supérieure est appelé renouveau. Est-ce que le renouveau est la partie de Ein Sof que nous devons découvrir ?

Rav : nous sommes en permanence dans Ein Sof et toujours dans les degrés spirituels nous découvrons une partie de Ein Sof une mesure particulière, vous savez ce qui est appelé une image holographique : une image holographique veut dire que je ne dévoile pas une partie de l’image générale. Par exemple voilà une image du groupe sur l’écran, le groupe de St Petersbourg : tu découvres une partie d’un visage puis une autre partie puis la table puis une partie du mûr. Dans une image holographique tu dévoiles à chaque instant une image complète mais dans une mesure donnée avec une résolution plus petite que l’image générale mais une image complète à chaque fois comme au sein d’une goutte de semence où tu as tout l’homme et plus il grandit néanmoins il y a toute la structure de l’homme jusqu’à ce qu’il grandisse et se développe il y a tout. Il n’a pas encore de mains, pas d’yeux autrement dit il ne sait pas travailler avec eux mais il a tous ces membres. Pourquoi a-t-il besoin de jambes ? Il ne peut pas encore marcher pourtant il les a. Et ainsi dans les degrés : à chaque degré tu as un mini Ein Sof plus tu t’élèves plus tu atteins la perfection à chaque degré non pas une partie du Ein Sof comme-ci ou comme ça mais tu l’atteins entièrement mais avec une telle résolution qu’il y a beaucoup de chose que tu ne vois pas mais qui sont présentes et au degré suivant tu les découvriras elles apparaîtront comme si tu portais des lunettes ou bien comme si tu utilisais un télescope.

J- Autrement dit nous avons le développement du désir et quand arrive le développement jusqu’à la phase quatre c’est le désir le plus grand qui soit, qui maintient en lui tous les désirs précédents. C’est le plus grand désir de recevoir qui soit du fait qu’il comprend le donneur, il

ressent la nature qui donne où l’on a le donneur et la phase quatre se ressent comme celui qui reçoit. Cette différence entre le receveur et le donneur amène la honte, le sentiment de la bassesse par rapport au donneur. La lumière lui amène un tel sentiment et alors il doit de là se restreindre, cette honte l’amène à la première restriction.

K- Que veut-il dire ? Le désir ne veut pas ressentir la lumière, le désir ne veut pas recevoir. Mais du côté de la lumière il y a la même action et la lumière se trouve néanmoins à chaque endroit, que tu veuilles le ressentir ou non cela ce sont tes affaires. Mais du coté de la lumière il y a une action qui est de donner de façon constante, bonne et bienfaisante.

L- Que veut-il dire ? Après que la lumière soit partie de tous ces aspects, alors apparaît ici une ligne dans laquelle la lumière entre ; la lumière de l’extérieur est appelée la lumière qui entoure et entre à travers la ligne et remplit la quatrième phase. La ligne d’information qui mesure combien recevoir ou non est cette ligne et elle est également appelée tsinor (tuyau). Le tuyau est ce qui limite, tu ne peux recevoir que selon ce tuyau au lieu de ce que tu veux ; tsinor autrement dit cela indique la restriction, une indication de la restriction de la ligne de mesure. Par conséquent il dit l’inverse et par le tuyau tu recevras un désir. Ou selon le désir dans la mesure où il peut recevoir la lumière selon la mesure du but de donner, en fonction de cela il construit la ligne. Donc nous sommes maintenant avec vous activés par une ligne de lumière qui agit sur nous si nous voulons nous élever dans les degrés. Autrement dit il est question des gens qui veulent s’identifier avec la lumière, s’élever comme celle-ci, et alors ils sont mis en action par la ligne. Ceux qui ne sont pas capables ne sont pas encore arrivés au premier reshimo de cette chaîne de reshimo. Ceux-là sont mis en action, bien qu’ils n’aient pas encore de point dans le

cœur, par la lumière qui est appelé la lumière environnante par rapport à eux. Ainsi, selon cela nous avons deux formes de providence : la providence individuelle et la providence générale. La providence individuelle est par rapport au reshimo et la providence générale est par rapport au désir. Que faire ? Ceux qui ne pensent encore à rien sont mis en action par la providence générale la lumière qui agit sur eux de l’extérieur et de là ils agissent, tournent, font des choses. L’homme qui est mis en action par le reshimo et réagit en fonction de celui-ci dispose de la providence divine individuelle par rapport à la lumière.

Question : dans une leçon précédente tu as dis que nous étions tous dans la lumière de Ein Sof mais la ligne arrive jusqu’au machsom, que le point intermédiaire ne reçoit pas la lumière, qu’il y a une différence, qu’il y a une ligne dans lequel le point central se trouve mais la lumière n’y arrive pas.

Rav : quel cours ? Cela est dans le monde de Atzilout où la ligne intermédiaire arrive jusqu’au chazeh de A’’A et deux lignes continuent plus bas à cause de cela ZAT de bina

Question : non. Tu as fait le même dessin que celui d’aujourd’hui, juste au-dessus du point central il y avait une ligne et la lumière n’arrive pas jusqu’au point mais juste avant le point.

Rav : c’est parce que cela touche le point central car le point central au sein de la quatrième phase il y a également quatre degrés. La lumière passe les trois premiers degrés mais dans la phase quatre de la phase quatre elle n’y touche pas du fait qu’il s’agisse du désir de recevoir qui ne peut pas être mis en action par la lumière d’une façon directe et il s’agit du même désir de recevoir qu’il y a chez nous dans les désirs minéral végétal animal autrement dit pour la nourriture le sexe la famille

l’argent le contrôle, le savoir et notre désir de ce monde. Je n’ai pas besoin dans ce monde de me limiter, moins manger ou plus, pour la famille, l’argent, le savoir non. Si je commence à travailler avec mes reshimo qui ne sont pas liés à cela alors je commence à développer l’homme qui est en moi et tout le reste tous mes autres désirs corporels et humains s’organisent par eux-mêmes car la lumière corrige le kli. Je ne vais pas par moi-même l’abaisser le corriger comme il nous le dit dans l’article « l’essence de la religion et son but » ou comme les peuples semble-t-il développés sont venus et ont forcé par leur culture les peuples semble-t-il primitifs et ainsi les ont détruits, car il n’y a pas de contrainte en spiritualité par rapport à l’homme. L’homme est un petit monde où je n’ai pas besoin de me forcer au niveau de mes degrés argent honneur savoir ou autre. C’est comme si j’allais voir un prêtre cela ne m’aidera pas je ne ferai que me briser. Et si au lieu de m’occuper de toute cette bassesse intérieure je m’occupe de mon point dans le cœur et de comment l’élever alors cela se corrigera de lui- même, je serai attaché à la lumière alors l’attachement à la lumière définira comment je définirai ma relation à tous ces désirs. Par conséquent la ligne de Ein Sof ne touche pas véritablement le centre car au centre il s’agit des désirs que l’on ne peut pas corriger et que l’on n’a pas besoin de corriger car précisément lorsque nous nous trouvons en permanence au sein du corps, disons-le comme cela, alors cela me permet de rester détacher de la spiritualité quand j’en ai besoin. Si j’ai fini un degré spirituel, je dois m’élever au degré suivant, donc où est-ce que j’existe entre les degrés quand je quitte le degré précédent et que je vais ouvrir le degré suivant ? Je dois être dans mon corps comme celui-ci animal et alors je me sens comme rabbi Shimon du marché tu te rappelles de l’histoire où rabbi Shimon lorsqu’il s’éleva du degré 124 au degré 125 : il s’est senti comme Shimon du marché qui n’a rien dans le spirituel, rien ne lui importe. Cette situation est appelée

situation entre les degrés où tu dois être afin de changer de degré. Et c’est ce qui nous arrive également dans notre vie matériel quand nous quittons cette vie et que nous arrivons à une nouvelle vie, cela est également l’évolution du degré.

Question : comment pouvons-nous agir grâce au tuyau ?

Rav : le tuyau est appelé un écran. C’est une bonne question. C’est un écran, masach, c’est ce dont nous avons besoin. Autrement dit le tuyau, afin de mettre en action le reshimo ou la lumière, c’est ce dont j’ai besoin.

Question : Je viens de comprendre quelque chose d’important alors je voudrais poser une question. Disons dans le degré le plus élevé où il y a le savoir et les honneurs…

Rav : l’argent, les honneurs et le savoir.

Question :… il se peut qu’un homme suive le chemin de la lumière de la kabbale et que d’un autre côté il voit que son désir pour l’argent, pour l’honneur est une force nécessaire pour son chemin. Qu’en fait-il ?

Rav : plus que nécessaire ! Qu’il fasse ce qu’il veut. Quelqu’un vient me voir avec un grand avocat ou un grand homme d’affaire où chaque jour il fait plusieurs milliers de dollars, est-ce que je vais dire, non il faut que tu reçoives le salaire d’un simple ouvrier ? Non, pourquoi ? Non pas parce qu’il partirait, qu’il parte ! Je ne vous dis pas ici que vous allez recevoir des gâteaux ou des bonbons, car il s’agit d’un chemin véritable, il t’est interdit de t’occuper de ce monde-ci. Tu veux t’élever vers le monde spirituel vas-y élèves-toi mais en même temps occupe-toi de ce monde-ci et de toutes tes affaires. Si tu gagnes un million par jour vas-y c’est ton problème et plus tu t’occuperas du spirituel, plus tu pourras équilibrer la matérialité avec la spiritualité. Le talmud de Babylone nous donne l’exemple : deux

grands sages à Jérusalem et l’un dit « j’ai de l’argent permettant d’occuper cette ville pendant 3 ans » et le deuxième sage dit « j’ai de l’argent me permettant de la nourrir durant trois ans » il est question de deux grandes personnes, de kabbalistes qui parlent comme ça. Bien évidemment il s’agit de secret de la Torah dont ils parlent, l’occupation, la nourriture mais dans le sens du pschat (sens littéral) c’est également correct. Autrement dit cela ne va pas à l’encontre du fait que tu sois en bonne santé jusqu’à 120 ans, ne pense pas cela juste pour les 2 heures qui viennent. Tout d’abord ne penses à rien en dehors du spirituel et pour le matériel, travailles comme tu travailles habituellement. Mais la pensée fais en sorte qu’elle soit toujours tournée vers le spirituel et en permanence comme lorsque l’on a un problème on est obligé d’aller au travail, d’agir etc. et c’est quelque chose qui me presse et bien de la même manière fais que la spiritualité te presse. Alors tu trouveras comment t’en sortir entre les deux, il n’y a pas besoin d’être pauvre. Cela fonctionnera dans la mesure où tu t’en occuperas d’une façon matérielle. A ce propos j’ai beaucoup posé de questions auprès du Rabash car il rentrait chez lui à l’époque de la famine et il n’avait rien à donner à sa fille juste de l’eau et du sel. D’un autre côté il y en avait qui n’ont pas ressenti la faim. Donc chacun reçoit selon ce qu’il mérite pour son développement spirituel. Par conséquent nous ne touchons pas à ce monde-ci que tu sois avar, que tu aimes contrôler, seule la lumière corrige le kli et le fait que nous n’amenions pas la lumière grâce à la sagesse de la kabbale, alors il y a les générations qui tombent etc. Tout dépend de la lumière. Par conséquent personne ne va corriger le monde ou soi-même de façon directe, il faut uniquement s’inquiéter de la lumière qui corrige.

Question : que dois-je faire quand je sens que mes désirs matériels grandissent en moi quand j’étudie ?

Rav : évidemment qu’ils grandissent. Encore plus mais il ne le sait pas. Il est écrit « le goût de la construction est réservé pour ceux qui travaillent pour le Seigneur » ce qui est la base de tous les plaisirs. Evidemment que cela grandit et encore bien plus. De nombreuses personnes qui étudient la kabbale commencent à dire que leurs instincts etc.… Bonne santé ! A nouveau si tu continues dans la bonne ligne tout ce qui t’arrive a lieu en chemin de part des reshimo qu’il te faut clarifier et il n’y a pas de justes sur terre qui n’ait pas fait de fautes. Autrement dit il ne faut pas forcément être attiré par la lumière mais là où la lumière nous met avant qu’elle nous corrige ce sont des étapes à traverser.

Question : ces quatre degrés que nous passons ce sont des discernements donc la restriction est une action de la lumière.

Rav : tu as raison à 100%. Nous ne parlons pas des actions de la création. Depuis le monde de Ein Sof à travers tous les mondes jusqu’à celui-ci et dans celui-ci à travers toute l’histoire, à travers tous les jours jusqu’au jour où tu as le point dans le cœur. C’est la première fois que tu as un reshimo qu’il te faut le réaliser où tu as le libre choix et tu commences à agir. Si tu maintiens ce reshimo et que tu t’occupes de grandir grâce à lui, cela veut dire que tu réalises une action de la création de l’homme, du développement de l’homme qui est en toi. Et avant cela bien évidemment qu’on ne parle pas de la création, de créature comme s’il n’y avait pas de création, la matière qui est mise en action par la lumière.

Question : alors pourquoi parler de honte ?

Rav : correct. Pourquoi dans ce cas nous partons de la honte dans le monde de Ein Sof ? En effet, par la suite le sentiment de la honte n’est pas ce que nous avons chez nous dans ce monde-ci. Le sentiment de la honte ici est que j’ai volé et que personne ne m’a attrapé, ai-je honte ? Non, tout va

bien. On m’attrapé ? Alors il y a une honte. On ne parle pas de l’action que j’ai faite mais du fait que les gens m’ont attrapé et que je n’ai pas été suffisamment rapide, je n’ai pas été un bon voleur. Autrement dit la honte commence à apparaître dans les degrés spirituels élevés, ce n’est pas notre honte. Dans notre monde comme à propos du voleur, tu es prêt à faire toutes les choses les plus mauvaises, il faut juste que personne ne t’attrape, ceci n’est pas la honte que nous avons dans le spirituel. Cette honte, dans le spirituel, c’est par rapport à ce que nous recevons du Créateur et ce qu’à notre tour nous Lui donnons. C’est ce qui est appelé l’enfer, le sentiment de la honte par rapport au Créateur, Gehenom. D’un autre côté cela t’aide à corriger cette situation en son inverse, quand tu corriges la honte cela est appelé Gan Eden.

Citation TES tome 1 hitslakout pnimit le BHS écrit : « Ainsi notre prière et ce que les grands sages ont dit que les trésors et les cadeaux n’ont été donnés que pour les plus grandes âmes du monde »

Question : Et à propos du développement personnel, quand j’ai commencé à étudier c’est plus facile pour moi d’être tranquille chez moi dans l’étude et là c’est plus difficile. D’un côté mes désirs grandissent mais d’un autre côté je ressens que dans la vie de tous les jours je pense d’avantage à la sagesse de la kabbale, au chemin et aux amis. Est-ce un développement correct ?

Rav : tout est correct. Si tu défini du temps pour l’étude et le groupe, que tu essaies de travailler là-dessus selon les horaires et non pas selon le désir, alors tu te développes. Autrement dit ne pas se développer selon le désir : aujourd’hui j’ai envie je vais écouter une discussion et si le désir s’en va j’arrête. Si tu n’agis pas selon combien tu as de désir comme une voiture qui avance selon son carburant mais que tu agis selon l’horaire que tu as défini d’avance alors tu te développes. A nouveau

le développement grâce au désir qui est appelé animal, donc le désir est animal donc ce n’est pas spirituel et tu ne te développes pas dans le spirituel. Tu te développes selon ce que tu définis au- dessus du désir.

M- Rav : le désir de recevoir qui a été créé du point ex-nhilo a commencé à se développer comme on l’a étudié dans ces quatre phases de la lumière directe. La lumière est keter (racine) et on la première phase (aleph), la deuxième (bet), la troisième (guimel) et la quatrième (dalet). On a expliqué plusieurs fois que c’est ainsi que se développe le désir de recevoir. Et quand le désir se développe il se développe avec la lumière qui le remplit chaque fois. Ce désir de la quatrième phase ressent qu’il est opposé à Celui qui donne et fait cette première restriction. Après la première restriction on arrive à vider le désir d’abord et ensuite je vais faire un écran appelé zivug de haka’a. Un écran : je reçois en moi la lumière pour me remplir uniquement selon la mesure de l’équivalence d’avec Celui qui donne, dans la mesure où Il me donne je lui donne, comme l’histoire avec l’hôte et l’invité. Alors il n’y a pas de honte on ressent que l’on est en équivalence et de cette façon on attire la lumière grâce au zivug et on se remplit et cette satisfaction est appelée une ligne. Ce qui remplit la quatrième phase est appelé Ein Sof car cela vient du Créateur d’En-Haut, mais ce qui vient grâce à la créature est la ligne. Donc on dit que de la lumière Ohr ha sover arrive une petite lumière qui est ohr ha kav, la lumière de la ligne, qui se propage et remplit le kli. Quand cette lumière remplit le kli, ces couches, ces épaisseurs on les appelle par les noms des mondes : adam kadmon, atzilout, bria, yetzira, assia. Et à l’intérieur de ce dernier on a ce monde-ci ce point noir le plus intérieur. Donc on a plusieurs définitions. Dans le monde de Ein Sof tout est plein de cette lumière. Olam, le monde veut dire la situation du désir : le désir se remplit sans limite, sans fin il est appelé

Ein Sof, infini, quand on commence à le remplir après la restriction, on appelle cela tsinor le tuyau, le kli lui-même est appelé kav et il y a de la lumière dedans et nous en parlerons bientôt.

N- Que reçoit-on dans cette ligne ? Ce que l’on peut recevoir avec l’intention de donner et pas plus. L’invité contrôle ce qu’il peut recevoir dans la mesure où il se trouve en équivalence avec l’Hôte autrement il a honte.

O- Que nous dit-il ? Dans la spiritualité il n’y a ni cercles, ni ronds, ni lignes, ni carrés. Ces formes géométriques que l’on dessine sont faites pour nous faire comprendre l’essence du kli. Si le kli n’a aucune limitation, aucun attribut en aucune

façon on l’appelle agol, un rond, un cercle,

ni en haut ni en bas ni à droite ni à gauche,

tu peux le tourner comme tu veux cela reste un cercle. Donc, le kli qui ne peut pas dire que l’un est plus ou que l’autre est

moins, cette égalité est appelé le cercle. Il

y a des kelim qui sont appelés carrés ou

triangles. Le carré est la première restriction et l’écran. Le triangle est la deuxième restriction et l’écran. Le cercle est Ein Sof. Les angles du carré de la première restriction deviennent un deux trois et quatre et le triangle avec malchut qui monte à bina. Les formes qu’on utilise dans la sagesse de la kabbale, ces formes nous expliquent l’essence du récipient, la raison pour laquelle c’est appelé carré, triangle ou cercle.

P- Que dit-il ? En-dehors des cercles qui n’ont vraiment aucune différence en toute

égalité, on a des cercles à l’intérieur et des cercles à l’extérieur. Donc est-ce qu’il y a des différence entre les cercles ? Dans chaque cercle il n’y a aucune différence mais il y a une différence entre les cercles,

il y a des cercles intérieurs et extérieurs.

Une autre grande différence : quand on aura une ligne on aura une différence, la ligne est vraiment opposée elle est limitée selon son diamètre. C’est comme un tuyau

qui va d’En Haut vers le bas, il a en haut et en bas. Il se limite, il traverse les choses d’une façon et pas d’une autre. Pourquoi ici et pas autre part ? Si la ligne définit la droite la gauche selon les axes, en haut en bas, ces situations se trouvent dans les situations précédentes appelées Ein Sof. Dès que la ligne est en lui Ein Sof change. C’est-à-dire la ligne qui pénètre Ein Sof peut le changer la corriger et l’amener au Gmar Tikkun, à la correction finale. Mais ce sont des choses vraiment différentes. Si quand on se trouve dans ce monde et une fois on est dirigé par les lumières environnantes alors c’est la providence générale et chacun reçoit à travers ce tuyau cette ligne, la providence individuelle c’est comme une infusion connectée à tout le monde. Ces deux formes sont différentes, HaVaYaH Elokim, par ces deux nous nous développons, c’est très important.

Q- Si on parle des cercles on a un ordre dans ces cercles de l’un à l’autre par cause et conséquence. Il n’y a pas un cercle moins important que l’autre. Ce qui nous paraît plus petit dans les cercles concentriques c’est le fait qu’un cercle soit sorti après un autre, plus grand, le plus petit est la conséquence du plus grand, c’est tout. Si on parle de la ligne ce qui au- dessous est moins que ce qui est au-dessus. Dans cette ligne il y a des choses que l’on peut mesurer, des tailles, des poids (en fait tel que le rav dessine on a la ligne qui traverse les différents cercles concentriques et on peut mesurer les différentes parties de la ligne en fonction de l’épaisseur des cercles qu’elle traverse). Donc dans chaque cercle, dans chaque monde, on peut voir la différence entre ce qui appartient au cercle ou à la ligne. On peut commencer à comprendre que ce qui appartient au choix de l’homme se trouve dans cette ligne, l’écran ce que fait l’homme et ce qui n’appartient pas au choix de l’homme se trouve dans les cercles, c’est la lumière qui contrôle d’En- Haut et l’homme ne peut rien faire. Quel effort, quels sont les relations entre les

cercles et la ligne ? Ce sont les relations entre nous et le Créateur et comment on peut changer notre destin, ce n’est pas simple. Il passe comme cela de façon théorétique mais si l’on ajoute cet aspect à ce que l’on fait c’est très proche de nous, c’est très important.

R- J’essaie de comprendre ces phases. Le Créateur a créé le monde, l’homme, les quatre phases que l’homme traverse dans son développement. Est-ce que dans chaque degré on a ces quatre phases ?

Rav : belle question. Que sont ces quatre phases ? Ce sont les quatre phases qui se trouvent dans Ein Sof, tout se développe ou alors ce sont les quatre phases dans lesquelles toutes les réalités existent. Les quatre phases c’est tout. C’est la réponse. Tu peux prendre la plus petite partie de la réalité on a les quatre phases. Si tu prends toute la réalité, tous les mondes, c’est quatre phases. Chaque monde a quatre phases. En fait la seule chose qui a été créée c’est le monde de Ein Sof, cela ne peut pas se développer d’avantage. C’est la lumière qui influence le kli comme on l’étudie. La lumière crée au sein du kli ce désir cette première phase. La deuxième phase le désir réagit, il veut ressembler à Celui qui donne. La troisième phase, il voit qu’il ne peut pas et veut donner vraiment et la quatrième phase il ressent ce que veut dire donner, il veut ressentir à la fois et le plaisir et la position du donneur : je veux recevoir de l’Hôte tout ce qu’il a et en plus je ne veux pas recevoir, je veux être comme l’Hôte, recevoir tout ce que le Créateur veut me donner dans mon désir de recevoir et je veux ressentir aussi ce que veut dire « donner », quel est le sentiment quand on donne. Je veux pour moi le plaisir de recevoir et de donner, c’est ça la quatrième phase. Il n’y a pas d’autre chose que le Créateur puisse nous donner, il n’y a plus rien ensuite. Tout ce que je peux recevoir, prendre Sa place avec tout ce qu’il y a à l’intérieur, c’est comme s’Il n’existait pas, quand je suis arrivé là, je ne

peux pas me développer plus c’est pour cela qu’il y a quatre phases et pas cinq ou six. Quand je suis vraiment comme l’hôte je ressens ce qu’Il remplit, le plaisir. A l’intérieur je commence à ressentir ce point ex-nihilo, je ressens que ce n’est pas moi, qu’il y aune différence entre Lui et moi :

c’est moi qui ait reçu tout ça de Lui et ce petit point est appelé la honte, c’est la cause de la restriction, une situation que je peux pas supporter. Je préfère me débarrasser de tout, de l’Hôte : le plus important est de ne rien ressentir ne rien accepter, Tu peux me tuer je ne veux rien. C’est ce qu’on appelle la restriction, alors on se vide, il n’y a pas d’Hôte il n’y a rien. Après que l’on soit vidé, après la restriction, on commence à réfléchir : je ne suis plus sous l’influence de l’Hôte, comment puis-je arranger les choses ? Ce point brûle à l’intérieur du désir malgré la fait de ne pas être avec l’Hôte mais la racine reste. Alors on réfléchit qu’est-ce qu’on peut faire, comment se débarrasser de ce feux qu’on ressent ? C’est cela qu’on appelle l’enfer, cette honte. Et alors je développe le recevoir avec l’intention de donner, c’est quelque chose qui a déjà eu lieu dans la troisième phase mais c’était pour ressentir ce qu’est être l’Hôte maintenant je reçois avec l’intention de donner pour être comme l’hôte non pas parce que c’est une bonne chose mais vraiment pour être comme Lui. Lui n’a aucun bénéfice qui se trouve au-dessus de sa situation. Son plaisir est parce qu’Il donne, je vais faire comme Lui pour Lui donner. Il s’agit d’un autre travail qu’on appelle l’écran. De là on se développe, c’est le travail avec les écrans qui commence. Je voulais dire qu’en dehors du développement à travers les quatre phases de la lumière directe, la quatrième phase nous donne tout, il ne manque rien, il n’y a pas plus que les quatre phases. Ce qu’il se passe ensuite c’est la quatrième phase qui a ressenti cette honte. Les trois phases précédentes sont appelées tet rishonot les neuf premières avec keter, c’est ce que l’Hôte lui donne et lui est la quatrième

phase et la honte aide la quatrième phase à atteindre l’équivalence avec les neuf premières.

Questions : pourquoi la deuxième phase est plus éloignée du Créateur elle donne ? Pourquoi est-il écrit que la première phase est plus importante que la quatrième phase car tout a été créé pour la quatrième phase ?

Rav : cela dépend de ce que l’on appelle l’importance. La première phase est importante parce qu’à l’intérieur il y a tout ce que le Créateur a consacré, tout ce qui vient du Créateur, tout ce qu’Il veut donner. Ensuite tout ce qu’il se passe correspond aux relations entre la lumière et le kli dans la première phase, c’est pour cela qu’elle est importante. La deuxième phase est importante parce que c’est la première réaction vers le Créateur, je veux être comme Toi. C’est une réaction naturelle, on n’a pas encore de décision ici. Dans la première phase qui décide ? Toute la lumière et tout le récipient qui arrive du Créateur. Quand on commence à lier ces deux forces, le résultat, cette décision, le kli qui est le désir de recevoir, comme la lumière est plus forte, elle donne, elle est parfaite par rapport à lui, le kli veut recevoir et la lumière veut donner, donc le kli ressent qu’à partir de cet égoïsme il veut être comme Lui. La deuxième situation est plus égoïste que la première, c’est pour cela qu’elle est plus épaisse, malgré qu’il semble qu’elle veuille donner plus qu’elle ne reçoit. Pourquoi ? C’est la première fois ici que l’on comprend que la différence est dans l’intention. Ce n’est pas important si tu donnes ou si tu reçois, quel est ton but ? Quelle est l’intention ? Donc la deuxième phase est plus épaisse que la première phase malgré le fait qu’elle veuille donner. Ce qui change ici c’est que les choses s’inversent vraiment, celui qui recevait le plus mal est celui qui donne le plus mauvais donneur.

Question : quand la lumière descend jusqu’à ce monde, c’est-à-dire que ce corps, cette chair peut ressentir la lumière ?

Rav : non pas à ce point. Nous avons lu quelque chose à propos de cela. Non ? Tu verras à la page suivante : et la tête de cette ligne commence à Ein Sof et touche Ein Sof en haut. Mais la fin de cette ligne ne touche pas la lumière de Ein Sof. La lumière de Ein Sof n’arrive pas à ce monde elle se termine au-dessus de ce monde, car ce monde est le désir de recevoir avec l’intention de recevoir et c’est pour cela que la lumière est détachée.

Question : On a les cercles et cette ligne et les relations sont inversées ?

Rav : oui. Toute la deuxième partie de TES est appelée les cercles et la ligne. Et leurs relations sont inversées et cela nous permet de nous trouver entre les deux. La ligne les cercles viennent d’En-Haut, du Créateur. Je me place entre la ligne et le cercle, je deviens indépendant, je peux grandir.

Question : à propos de la quatrième phase. Quand on a honte, quand on ne veux rien recevoir, qu’est-ce que cela veut dire rien, la famille, le désir ?

Rav : non. On parle maintenant des récipients du Haut vers le bas. Ce monde n’existe pas encore. On va étudier de cette façon : « avant ce monde, avant que les créatures n’aient été créées, il y avait cette lumière simple qui remplissait toute la réalité », c’est ainsi qu’il commence le saint Ari. Donc on parle d’abord d’avant que ce monde existe et ensuite se développent les mondes et notre monde plus tard. Là on ne parle pas encore de tout cela. Si je veux en dire plus je parlerais des racines d’où tout descend dans les mondes, Ein Sof et ensuite dans ce monde cela prend de telles formes. On étudie les choses qui sont liées à d’autres situations.

Question : tu dis qu’en fait le désir parfait se trouve dans la première phase…

Rav : non pas parfait. Il dit que toute la lumière et tout le récipient vient du Créateur et il n’y a pas plus. Ce que le Créateur a voulu donner se trouve dans la première phase. Ensuite cela se développe, comme dans une graine qui a tout à l’intérieur.

Question : alors j’ai deux questions : est-ce que notre désir essaie tout le temps de retourner à ce point ?

Rav : non, notre désir est de retourner à la racine, shoresh, au-dessus.

Question : est-ce que la conscience commence dans la honte ?

Rav : dans la première phase cela commence. Toutes les actions d’En-Haut jusqu’en bas et d’en-bas jusqu’En-Haut et tout ce que l’on fait aujourd’hui, tout est pour retourner à la racine avec ou sans conscience. Sans conscience c’est toute l’humanité et avec conscience c’est tout doucement si tu suis ce chemin et si tu veux toi-même monter. Personne ne fait vraiment ce qu’il veut. Le désir de recevoir qui te guide, te contrôle, te dirige vers ce point, ce chemin est appelé la voie de la peine, c’est lui qui te pousse, tes manques te poussent ; mais si tu prends toi-même cette racine comme le but et le plus possible tu essaies d’avancer, tu ne te développes pas par ton désir qui te pousse mais tu essaies d’arriver à l’équivalence avec cette racine avant qu’on te pousse et ainsi de suite comme on l’étudie, aime ton prochain comme toi-même ce sont les moyens d’arriver à cette racine. C’est ta conscience, tu as raison tout commence de la honte.

Question : quand on a un écran on pousse la perception de la réalité ?

Rav : la perception de la réalité ? Non on crée de la réalité en Lui.

Question : Mais ce qu’une personne a à travers ces sens elle le repousse ?

Rav : non. Ce qui existe, existe et reste. En plus sur l’écran on dessine autre chose par rapport au Créateur.

2- La tête (le début) de cette ligne touche Ein Sof pas sa fin

Ari : la tête supérieure de cette ligne (5) vient de Ein Sof et le touche (6) et la fin de cette ligne en bas à son extrémité (7) ne touche pas Ein Sof. (S)

Ohr Pnimi

5- La partie supérieure de la ligne c’est-à-dire la première phase des quatre phases.

6- La première phase qui est la tête supérieure est la plus proche de Ein Sof, c’est-à-dire proche du Créateur. Il est considéré qu’elle le touche car il n’y a pas beaucoup de différence de forme entre le Créateur et la première phase, cette différence ne les sépare pas.

7- Il nous parle de la quatrième phase qui est la plus éloignée la plus inférieure. Elle ne reçoit plus la lumière supérieure donc elle ne touche pas la lumière de Ein Sof et elle séparée.

S- La lumière arrive mais pas vraiment jusqu’au bout, il y a en bas un endroit qui n’a pas de lumière, c’est notre monde. L’extrémité de la ligne ne touche pas le milieu de ce point.

3- La lumière de Ein Sof se propage par la ligne d’En haut jusqu’en bas. (T)

T- Rav : en bas c’est-à-dire moins d’importance, pire qu’En haut. En haut c’est-à-dire proche de la lumière.

4- Dans cet espace se trouvent les quatre mondes, ces quatre discernements (yetsil, bara, atzar et assa), tous les mondes.

Ari : Il crée, fait et forme (8) tous les mondes dans cet endroit. (U)

Ohr Pnimi

8- Il veut nous expliquer les quatre mondes Atzilout, Bria, Yetzira et Assia qui contiennent tous les mondes innombrables. Ces quatre mondes sortent des quatre phases : de la première phase le monde de Atzilout, de la deuxième phase le monde de Bria, de la troisième phase Yetzira, de la quatrième phase Assia.

U- Il ne prend pas en compte d’Adam Kadmon, mais il est comme Ein Sof. On étudie que Ein

Sof n’a pas de frontière et A’’K prend le monde de Ein Sof et le partage seulement en keter hochma bina Z’’A et malchut, nefesh, ruach, neshama, haya et yechida. Il s’agit du monde de Ein Sof arrangé selon les lumières et les récipients. C’est pour cela que le monde d’A’’K est appelé keter. On commence à atzilout parce qu’on a là le mélange de hahamim et din, de la compassion et du jugement.

5- Avant la restriction il y avait Lui et Son nom sont un et la pensée ne peut l’atteindre.

Ari : Avant ces quatre mondes (9) dans Ein Sof Lui et son nom n’était qu’un (10) dans une union magnifique et dissimulée. Et il n’y a pas de force dans les anges qui sont proches de Lui (20) pour qu’ils puissent atteindre Ein Sof, car il n’y a aucune création qui peut L’atteindre, car Il n’a pas d’espace, ni de frontière ni de nom (30).(V) (W)

Ohr Pnimi

9- Ces mondes appelés Atzilout, Bria, Ytzira et Assia incluent tous les mondes. Avant tout cela c’est-à-dire avant la restriction les quatre phases n’étaient pas l’une au-dessus de l’autre mais étaient unies tout simplement sans aucune différence entre les degrés, entre la lumière et le récipient comme le secret de la phrase : « Lui et Son nom sont uns ». (X)

10- « Lui » la lumière supérieure, « Son Nom, shmo » le désir de recevoir qui nécessairement se trouve là. Shmo fait

en guematrie ratzon, c’est-à-dire le désir de recevoir. (Y)

20- Maintenant après que les mondes aient été créés même les anges, c’est-à- dire les créatures les plus proches spirituellement ne peuvent pas atteindre Ein Sof l’infini. (Z)

30- Dans l’infini « Lui et Son Nom sont un » et on ne peut pas distinguer l’espace du récipient car on ne peut pas atteindre la lumière si on n’a pas le récipient. (AA)

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

V- Ce qu’on atteint on l’atteint à travers ces trois discernements : makom, l’espace ; gvoul les frontières, shem le nom. Et si on n’atteint pas on ne parle pas, c’est pour cela que l’on appelle cela sans frontière, c’est-à-dire quelque chose que l’on n’atteint pas et on le montre. Maintenant on lit les explications.

W- Que veut-il dire ? Toute la réalité c’est le désir. Ce désir a été créé par la lumière ohr hassover (environnante) à travers les quatre phases. Après avoir créé le désir la lumière fait que ce désir commence à se sentir lui-même et à travers la quatrième, la honte. Le résultat de la honte est la

première restriction. Après la première restriction il commence à construire, à ressembler à la lumière et il arrive à ces cinq mondes, c’est ce qu’il dit. Les mondes sont des limitations, qu’est-ce qui nous limite ? Cette ligne. Avant tout était plein de cette lumière de Ein Sof, ensuite vient la première restriction, c’est-à-dire un espace, ensuite la ligne qui remplit cet endroit, on n’a qu’une ligne qui transmet la lumière et le reste tous les cercles autour. C’est tout. C’est ce que nous étudierons dans la deuxième partie : la relation entre les cercles et la ligne. Chez nous aussi dans ce monde tout est partagé en cercles et en ligne. La ligne de Ein Sof reçoit la lumière de l’extérieur, de la lumière environnante et l’amène presque jusqu’en bas. Comme il le dit en haut de la ligne il y a un point de contact mais à la fin de la ligne en bas il n’y a pas de contact avec la lumière de Ein Sof donc il y a ici quelque chose qui sépare. C’est pour cela que dans notre monde il n’y a pas de lumière, cette ligne arrive jusqu’au monde mais ne le touche pas. Mais on a quand même la providence par les cercles et la ligne. La ligne c’est « si je n’agis pas pour moi qui le fera » tout dépend de mes forces et les cercles sont « il n’y a rien hormis Lui » donc on a ces deux providences. Nous nous trouvons au centre de tous ces mondes, dans ce point obscur détaché, par rapport à l’En-Haut rien n’est détaché, mais nous on ne ressent pas. Comme un bébé : il ne comprend rien à tout ce qu’il se passe, on s’occupe de lui.

X- Tout était plein de la lumière de Ein Sof et on ne pouvait pas voir la différence entre la lumière et le récipient.

Y- Le désir, la lumière, la créature, le kli, le Créateur se trouvent encore unis. Entre eux il n’y a aucune différence, on ne voit pas la différence. Qui dévoile ? C’est le récipient qui ne voit pas sa différence avec la lumière. Pourquoi le désir est appelé Shmo, Son Nom ? Car selon le désir on pourra ensuite donner des noms à cette lumière.

Z- Tout le désir après la première restriction n’atteint pas ce qu’il se passe avant la première restriction, ce sont des choses vraiment différentes. En fait dans toute la sagesse de la kabbale on ne parle que de cette ligne, le travail en ligne : une ligne, deux lignes, trois lignes. Mais au- dessus de la ligne, ces cercles ce sont des choses au-dessus des corrections ; le kli, le récipient, et la lumière se trouvent en égalité alors on ne peut pas étudier ces situations car il n’y a pas de mots qui puissent les décrire. Donc tout ce que l’on a c’est : la lumière de l’infini, la restriction, l’espace et la lumière de la ligne et ces cercles c’est ce que nous étudions, « il n’y a rien hormis Lui » et « si je n’agis pas pour moi qui le fera ». Nous étudions comment cela marche, comment doit-on se comporter selon ces lois. Cette ligne est la seule chose qui nous permet d’être en contact avec la lumière. Les cercles correspondent à la situation que nous atteindrons où « Lui et Son Nom sont un ».

AA- Cette phrase est très importante. La lumière on ne sait pas ce que c’est. C’est uniquement si cette lumière touche, frappe quelque chose qu’on peut la voir. On a besoin d’un détecteur quelconque, disons une fente dans un écran ou un rideau et arrive la lumière mais on ne la voit pas ; par contre on voit s’il y a de la poussière dans la chambre, la lumière entre en contact avec les particules et dans l’espace où il n’y a rien tout reste obscur malgré qu’il y ait plein de lumière. Si on ne met un récipient qui rencontre cette lumière, on ne la voit pas. La lumière on ne peut pas la voir, on a besoin d’un récipient. C’est pour cela qu’il dit qu’il n’y a pas de lumière sans récipient. Quelle lumière ? Selon la mesure du récipient on dévoile la lumière. Sur la lumière en elle-même, on ne peut rien dire. On peut dire sur ce qu’il nous manque, ce désir, cette grandeur, cette petitesse du récipient, c’est ainsi qu’on atteint la lumière. Quand on parle des lumières on ne parle pas en fait de lumière

mais en fait des impressions des émotions, des sentiments du récipient et c’est cela que l’on appelle la lumière. Je dis une très forte lumière c’est selon ce que je perçois et pas selon ce qu’il se trouve à l’extérieur. Comment mesurer ? On mesure toujours par rapport à quelque chose et c’est le récipient qui décide de ce qu’on ressent. On ne parle jamais des lumières sans récipients même si on lit des phrases où des lumières montent ou descendent, se propagent. Il faut comprendre que l’on parle tout le temps de ce que ressentent les kelim. C’est comme par exemple des lampes qui s’allument les unes après les autres, je pense que c’est la lumière qui passe d’une lampe à l’autre, on pense que la lumière traverse mais ce n’est pas le cas, ce sont les impressions des récipients qui changent ; la lumière ne change jamais et se trouve dans cet espace comme avant.

Question : on parle de l’équivalence de forme mais la créature arrive à la correction finale mais ne comprend pas encore la forme qu’il doit avoir pour l’équivalence.

Rav : il n’y a pas d’équivalence, bien sûr.

Question : c’est ce que je demande est-ce qu’à la correction finale on arrive à l’équivalence car il est écrit qu’on ne peut pas l’atteindre.

Rav : ok j’ai compris la question. Les anges n’atteignent pas le Créateur mais les hommes oui. Les anges sont dans le degré avec l’intention de donner, ils sont un kli qui ne veut rien, c’est ce que l’on appelle un ange. D’abord on arrive à ce degré appelé malach, donner avec l’intention de donner mais on n’a pas d’aile. Ce n’est pas bien de rester à ce degré, cela est équivalent à un chien qui est content de ce qu’on lui donne et c’est tout. On doit monter jusqu’au Créateur. Du plus petit au plus grand tout le monde doit le connaître, on est obligé de tous y arriver. Après l’ange on a un degré de la résurrection des

morts où on remet en vie tout cet égoïsme qu’on ne voulait pas utiliser. Quand on arrive au degré des anges, on commence à donner avec l’intention de donner, on arrive ensuite à la situation où toute la lumière remplit les récipients, Lui et son nom font un, Schéma Israël adochem … echad, c’est le degré le plus élevé que l’on doit atteindre et doit tous y arriver, l’atteindre c’est-à-dire arriver à l’équivalence de forme.

Question : Si la ligne ne touche pas le milieu qu’est-ce qui connecte le milieu à la ligne ? Et qu’elle est la relation entre les cercles et la ligne ?

Rav : c’est une bonne question. On dit que la ligne ne touche pas le point du milieu alors comment ce point existe-t-il ? La vérité est que la ligne touche ce point mais que le point ne sent pas la ligne, c’est ce que nous ressentons en nous. Bonne question.

Question : (inaudible)

Rav : la récompense se trouve dans cette ligne c’est pour cela que cette ligne nous permet de mesurer notre récompense. Je ne sais pas si tu as entendu cette phrase : la récompense est selon le chagrin. La ligne vient du mot cuillère (hébreux), une mesure selon l’écran, la mesure d’équivalence avec la lumière.

Question : pourquoi le monde de Bria se trouve au-dessus de Yetsira ? Ce n’est pas à l’envers ?

Rav : étudie les quatre phases de la lumière directe.

Question : d’un côté on ne parle pas de Son essence Atzmuto mais on dit Lui et Son Nom font un.

Rav : on ne parle pas de Son essence, non.

Question : on étudie que les lumières c’est l’amour et le désir, schmo, c’est le désir de recevoir. On dit que l’amour est le don. Le don exprimé dans le désir de donner. Je ne comprends pas : si le premier degré est le désir de donner la lumière…

Rav : le désir de recevoir qui travail de cette façon, qui donne. C’est ce qu’on appelle la lumière.

Histaklout Pnimit

BHS : D’abord, vous devez savoir que lorsqu’il est question de matières spirituelles, qui ne sont pas concernées par le temps, l’espace et le mouvement, et encore plus lorsqu’il est question de la divinité, nous n’avons pas les mots pour exprimer et observer. Tout notre vocabulaire provient de sensations et de sentiments imaginaires. Ainsi comment peuvent-ils nous aider là où les sens et l’imagination de règnent pas ? Par exemple, si vous prenez le plus subtil des mots, c'est-à-dire orot (les lumières), il n’en ressemble pas moins et emprunte à la lumière du soleil, ou à une lumière émotionnelle de satisfaction. Aussi, comment les mots peuvent-ils être utilisés pour exprimer les matières divines ? Ils ne parviendraient certainement pas à apporter au lecteur une quelconque vérité. C’est encore plus vrai pour des mots écrits qui révèleraient les réflexions de la sagesse. Si nous échouons même avec un seul mot inadéquat, le lecteur sera instantanément désorienté et aura face à lui une matière sans queue ni tête. Pour cette raison, les sages de la Kabbale ont choisi un langage spécial, que nous pouvons appeler « le langage des branches » car il n’y a pas une essence ou un chemin dans ce monde qui ne commence par sa racine dans le monde supérieur. De plus, le début de toute créature dans ce monde commence dans le monde supérieur et puis descend dans ce monde. Aussi, les sages ont trouvé un langage adéquate, sans difficulté, par lequel ils peuvent transmettre leurs réalisations les uns aux autres par des mots parlés ou écrits de génération en génération. Ils ont pris les noms des branches dans ce monde, où chaque mot est explicatif par lui-même, comme pointé vers sa chorech, racine supérieure dans le système des mondes supérieurs. Cela doit tranquilliser votre esprit au vu des expressions troublantes que nous trouvons souvent dans les livres de Kabbale, et certaines qui sont même étrangères à l’esprit humain. C’est pourquoi d’emblée ils ont choisi ce langage pour s’exprimer, c'est-à-dire le langage des branches. Ainsi ils ne laissent pas une branche inutilisée même si elle est d’un degré inférieur. Ils ne peuvent éviter de l’utiliser pour exprimer le concept désiré car notre monde ne suggère pas d’autre branche qui puisse être mise à la place. Comme deux fils ne peuvent être insérés dans le même trou, nous n’avons pas deux branches qui soient en relation avec la même chorech. Il est aussi impossible d’éliminer l’objet dans la sagesse qui est en relation avec cette expression inférieure. Une telle perte infligerait une altération et une confusion dans tout le royaume de la sagesse, car il n’y a pas d’autre sagesse dans le monde où les matières sont aussi interconnectées selon la cause et la conséquence. Dans la sagesse de la Kabbale, les sujets sont connectés et reliés du haut vers le bas comme une seule longue chaîne.

Aussi, il n’y a pas de libre choix ici d’échanger ou de remplacer les mauvais noms par de meilleurs. Nous devons toujours donner la branche exacte qui pointe vers sa chorech supérieure, et l’élaborer jusqu’à ce que la définition correcte soit fournie au lecteur minutieux. En effet, ceux dont les yeux n’ont pas été ouverts sur les signes du ciel, et n’ont pas acquis la compétence dans les connexions des branches de ce monde avec leurs racines dans les mondes supérieurs, sont comme l’aveugle qui heurte le mûr. Ils ne comprendront pas la vraie signification de même un seul mot, car chaque mot est une branche en relation avec sa chorech. Seulement s’ils reçoivent une interprétation d’un sage authentique qui se rend lui-même apte à l’expliquer dans le langage parlé, qui est nécessairement comme une traduction d’un langage à un autre, c'est-à-dire depuis le langage des branches au langage parlé, alors seulement il sera capable d’expliquer les termes spirituels comme ils sont. C’est pourquoi j’ai été inquiet de me lancer dans cette interprétation, pour expliquer les esser (dix) sefirot, comme le divin sage Ari nous les a apprises, dans leur pureté spirituelle, dépourvues de tout terme tangible. Aussi, tout novice doit approcher la sagesse sans se tromper dans toute matérialisation ou erreur. Avec la compréhension de ces esser sefirot, on arrivera aussi à examiner et à savoir comment comprendre les autres questions de cette sagesse.

Chapitre 1

Ari : « Sachez, qu’avant que les ne’etzalim soient émanées et les créatures créées, une lumière supérieure simple remplissait toute la réalité ».

BHS : Ces mots nécessitent une explication : comment y avait-il une réalité que la ohr pachout remplissait avant que les olamot soient émanés ? Aussi, la question de l’apparition du ratzon du fait du tsimtsoum de façon à apporter la perfection de Ses actions à la Lumière, comme il est indiqué dans le livre, signifie qu’il y avait déjà là un certain manque. La question du point du milieu en Lui, où le tsimtsoum se fait, est aussi assez troublante, car nous avons déjà dit qu’il n’y a là ni rosh ni sof, alors comment y a-t-il un milieu ? En effet, ces mots sont plus profonds que la mer, et je dois par conséquent développer leur interprétation.

1- Il n’y a rien dans toute la réalité qui n’est pas inclus dans Ein Sof. Tout ce que nous atteignons de façon inversée se trouve en Lui dans le secret de un unique et particulier/unifié.

Il n’y a aucune essence dans ce monde que l’on capte par nos sens ou par notre esprit qui ne se trouve pas dans le Créateur. Tout sort de Lui. Est-ce que quelqu’un peut donner ce qu’il n’a pas ? Ceci a déjà été expliqué dans d’autres livres. Ces concepts doivent être vus comme séparés ou opposés par rapport à nous. Par exemple la différence entre le terme hochma que l’on atteint et ce qui est doux, ce sont deux termes séparés. Celui qui agit est différent de l’action, il s’agit de deux choses séparées. Celui qui agit est nécessairement séparé de l’action et encore plus quand il s’agit de termes comme doux et amer et ainsi de suite. Chacun est séparé mais chez le

Créateur, hochma, plaisir, doux, amer, piquant, l’action, celui qui fait l’action et ainsi d’autres formes différentes et opposées, tout cela est comme un dans cette lumière simple sans aucune différence comme il est écrit « Un, Unique et particulier/unifié » Un c’est-à- dire une équivalence, unique ce qui sort de Lui, toutes ces différentes formes ont chez Lui une seule forme comme atzmuto Son essence et particulier/unifié, malgré le fait qu’Il fasse beaucoup d’actions, c’est une seule force qui se trouve dans tout cela et que tout s’unit et prend cette forme, une seule forme. Cette forme avale toutes les formes que l’on peut voir dans Ses actions et c’est quelque chose de très délicat et tout le

monde ne peut pas comprendre ces choses. Le Rambam nous a expliqué l’union du Créateur dans le secret de la

phrase « Un,

particulier/unifié » Il nous explique dans les commentaires du Sepher Yetzira la différence entre Un, unique et particulier/unifié. Quand il s’unit pour

agir avec une seule force cela est appelé particulier/unifié, quand Il se sépare se divise pour agir, chaque partie est appelée unique et quand Il se trouve en équivalence Il est appelé « Un », loin de ces mots purs. « S’unit pour agir d’une seule force » veut dire qu’Il agit pour faire du bien et ses actions ne changent pas et quand Il se sépare, se divise pour

unique et

agir, c’est-à-dire différentes actions, et il nous apparaît qu’il y a des bonnes et des mauvaises actions. Alors Il est appelé unique car toutes ces différentes actions ont un unique résultat faire du bien. Il est « Unique » dans chaque action, Il ne change pas bien que les actions soient différentes. Quand Il se trouve en équivalence Il est appelé « Un », c’est Son essence où toutes les formes inversées se trouvent en équivalence ; comme l’a écrit le Rambam « celui qui sait, le connu et la science sont un car Ses pensées sont beaucoup plus hautes que nos pensées et Son chemin est plus haut que le notre. »

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

Rav Laitman : que nous dit-il ? Il n’y a rien dans cette réalité qui ne se trouve pas dans Ein Sof, tout se trouve comme un, pas plus que la lumière qui remplit le récipient. Tous les changements, les noms, tout ce que l’on peut ressentir, percevoir, ce sont des changements du kli qui lui dessine des changements dans la lumière, mais la lumière ne change pas du tout. C’est le récipient qui change et pense ou ressent que la lumière change mais la lumière ne change pas du tout. Les kabbalistes qui atteignent cette grande règle, cette loi qui dit que eux changent et pas le Créateur ou la lumière, nous disent que la perception par rapport à Lui est appelée un, unique et particulier/unifié, comme une seule racine, une seule action, une seule intention. Il s’agit de quelque chose de permanent et par rapport à eux toutes ces actions ce n’est pas Lui qui changent mais les kelim. Ils pensent qu’Il change qu’Il se comporte de manières différentes, des fois Il est gentil, des fois méchant, comme si le Créateur changeait. Ils nous disent qu’Il est un, qu’il n’y a qu’une seule racine qui opère selon toutes sortes de différentes formes. Ils nous disent qu’Il est unique mais Il nous apparaît comme tel et comme Il a un but

même s’il nous apparaît à l’opposé, Il est appelé l’unifié. Ainsi est-Il appelé Un, unique, particulier/unifié qui sont les différentes façons qu’a la créature de percevoir le Créateur. Et Lui, bien sûr se trouve au-dessus de ces trois formes. Quand on récite « Shéma Israël, … le Créateur est un, Son nom est un… » Israël c’est yashar el, on se dirige directement vers le Créateur avec l’intention de donner tous les désirs qui sont comme Lui dirigés vers Lui, ce que l’on perçoit c’est la seule forme, c’est ce que dit la phrase du shema « …notre D. est Un » Nous devons passer ces trois perceptions, un unique et particulier/unifié, qui s’unissent à la fin. En fait c’est ce que nous avons expliqué tout à l’heure : la perception de la réalité. Nous nous trouvons dans une seule réalité et il nous faut perfectionner la perception, passer toutes ces formes qui changent, qui vont et qui viennent et arriver en équivalence avec la lumière qui nous remplit. Nous pensons qu’elle nous remplit mais en fait nous ne découvrons pas la lumière, Boré. En fait nous corrigeons nos kelim et c’est cela qu’on appelle la lumière, ces corrections donc le Créateur, ce que nous dévoilons en Lui Bo ou Ré et pas ce

qu’il y a derrière c’est-à-dire ce que nous appelons aztmuto, quelque chose que nous atteignos pas dans le désir de recevoir. Ce qu’il se passe après le Gmar Tikkun nous ne le savons pas. Toute la Torah est la lumière qui nous corrige et nous amène à une situation corrigée. La suite ne nous est pas connue.

Question : on dit que l’on se trouve dans Ein Sof, ce n’est pas qu’on l’a atteint mais c’est ce qu’on nous dit…

Rav : oui.

Question : …Est-ce que cette lumière de Ein Sof est Son essence ? Qu’est-ce que c’est ? Il est écrit que l’on doit étudier selon la lumière, est-ce qu’il y a une différence entre Sa lumière et Son essence ?

Rav : Il existe beaucoup de mots difficiles à comprendre. Atzmuto, Son essence divine ce n’est qu’un mot nous n’avons pas autre chose à dire. Si je ne perçois pas quelque chose je ne peux pas lui donner de nom. Quand j’ai un nom, j’ai keter, hochma, bina, z’’a et malchut, c’est mon récipient c’est là que je reçois la lumière. J’ai le désir et on étudie que dans ce désir on a les épaisseurs racine, 1,2,3 et 4. Avec ce désir, je peux me diriger, avoir l’intention de donner, le plaisir arrive je repousse le plaisir, je fais un compte pour savoir combien je peux recevoir à l’intérieur et je reçois. Alors je remplis ces degrés de désirs avec le plaisir. Quel plaisir ? Avec mon écran, le don, on parle d’un kli spirituel, il ne faut pas l’oublier : un kli spirituel retire du plaisir quand il donne. Donc j’ai un désir qui a des degrés (de racine à quatre) ou qui travaille avec l’écran et on appelle cela les sephirot (keter à malchut). La différence entre les degrés et les sephirot, c’est le désir avec l’écran. Je remplis ces sephirot avec de la lumière, la lumière intérieure qui s’appelle, nefesh, ruah, neshama, chaya, yechida, NaRaNRaY. Cette lumière à l’intérieur est

ce qui me remplit. Qu’est-ce que c’est ? C’est un plaisir. Un plaisir de quoi ? Dans la spiritualité le plaisir est de donner comme l’exemple de la mère avec son fils. L’écran et la lumière est ce qui me remplit. Cette lumière intérieure est aussi l’écran avec la lumière réfléchie. La mesure que je peux donner c’est cela la lumière, le plaisir qui me remplit. Donc aucun contact avec la lumière qui vient et qui me fait quelque chose, ça c’est ce qu’on appelle Son essence, je ne l’atteins jamais. Maintenant on a keter, hochma, bina, z’’a et malchut, qui sont le désir avec l’écran, et la lumière qui remplit est la lumière réfléchie et l’écran. Autrement dit, racine, 1, 2, 3 et 4 sont appelées koutzo chel youd, l’extrémité de la lettre youd, youd, hé, vav, hé tataha, HaVaYaH. Ce sont les cinq sephirot qui sont la structure du récipient ce qui remplit c’est l’écran et la lumière réfléchie.

Comment je remplis ce récipient ? Je le remplis avec l’écran et la lumière réfléchie. J’écris les lettres comme par exemple W,

je l’écris double v, c’est la base, le kli et ce

qui le remplit est appelé le Créateur. C’est ce que nous disent les kabbalistes. Ils nous expliquent comment atteindre le don, le mesurer. Le Créateur, l’Infini donne à 100% et moi je donne un pourcentage quelconque. Je dois mesurer par rapport au Créateur, comment ? Selon ce qui me remplit : Il me donne et je Lui donne. Pour ce pourcentage de don on se trouve en équivalence, c’est ce que l’on appelle l’adhésion (dvekut) ou zivug. Comment mesurer ? Je partage les 100% du Créateur en cinq, ce que l’on appelle les mondes (

A’’K,…Assia), et chacun se partagent encore en cinq et en cinq, finalement 125 degrés. Pourquoi pas cent ? Parce que j’ai cinq degrés d’épaisseur donc c’est plus facile de compter les degrés qui me manquent. On atteint la lumière supérieure dans la mesure qu’on lui ressemble et jamais Lui, mais la mesure d’équivalence.

On est dans la première partie du TES, il y

a une chanson avant que ne commence

TES : le secret de justes se clarifie et se trouvent ensemble la lumière et

l’obscurité… c’est-à-dire le kli ressent la lumière. C’est très bien de rechercher car Ses actions c’est en fait nous. Et il faut faire attention de ne pas essayer de l’attraper, c’est-à-dire de le ressentir dans tes récipients, alors Son Nom est un. C’est-

à-dire c’est interdit de le toucher, on ne peut uniquement que Lui ressembler. Ta forme corrigée est appelée l’image du Créateur, le nom du Créateur se trouve sur toi, c’est ce qui est écrit. Sur ton désir on a cette copie, cette forme de don.

2- Il y a deux façons de donner : avant d’avoir atteint la réception et après avoir atteint la réception.

Regarde ceux qui mangent MAN (la manne). MAN est appelé « le pain qui tombe du ciel » car il ne se revêt pas dans ce monde. Les sages ont dit que chacun pouvait goûter tout ce qu’il avait, tout ce qu’il voulait ; il est donc évident qu’il a en lui toutes ces formes opposées. L’un aura un goût sucré, l’autre piquant et amer, donc le MAN avait ces deux goûts opposés ensembles car on ne peut pas donner si on n’a pas quelque chose. Alors comment est-ce possible d’avoir deux choses opposée en même temps ? C’est tout simplement parce qu’il y a les deux goûts et celui qui reçoit goûte ce qu’il veut. Tu peux ainsi

comprendre chaque chose spirituelle :

elle est unique et simple bien qu’elle est toutes les formes du monde. Quand notre kli qui est limité, reçoit, c’est lui qui lui donne une seule forme parmi toutes les formes qui s’unissent dans l’essence spirituelle. Il faut voir tout le temps la différence entre les deux phases/discernements du don :

Première phase : la forme de l’abondance spirituelle avant qu’on la reçoive, incluse dans la lumière simple. Deuxième phase : après la réception et qui prend une forme séparée selon l’attribut de celui qui la reçoit.

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

Rav Laitman: ce qu’il dit est un peu plus facile à comprendre maintenant. Ces deux discernements se trouvent dans le don :

avant qu’on les reçoivent et après. C’est la même chose : on parle de quelque chose que nous n’atteignons pas qui se trouve à l’extérieur, on ne peut atteindre uniquement ce qui se trouve en nous uniquement, pas vraiment en nous mais ce que nous pouvons percevoir et cela est possible comme nous l’étudions selon l’équivalence de forme, dans la mesure où je Lui ressemble et c’est ce que je peux capter. C’est l’exemple qu’il nous donne, l’histoire qu’on nous raconte de ce MAN :

chacun sort de la tente le matin et ramasse MAN comme si c’était de la barbe à papa mais chacun en avait un goût différent, un goût de viande ou du poisson et chacun goûtait ce qu’il voulait, chacun reçoit le

goût qu’il veut ; la mesure d’équivalence trouve dans cette lumière un goût selon chacun, selon l’écran et la lumière réfléchit. Cette forme de don c’est ce que chacun goûte. Donc pendant 40 ans quand ils se trouvaient dans le désert, 40 ans c’est Mèm le degré de bina, ils ne mangeait que MAN, ils ne se trouvaient que dans les kelim de don, voila ce que cela veut dire :

c’était leur nourriture. Après la restriction au-dessus du désir, quand on veut vivre au- dessus, quand on veut donner, non pas se débarrasser du monde, au contraire on veut vivre et développer cette intention de donner et ressentir dans ses récipients le monde supérieur, alors on corrige ces récipients avec l’intention de donner, c’est ce qu’on appelle marcher dans le désert pendant 40 ans jusqu’au degré de bina la force de donner au-dessus de tous nos

désirs. Alors chacun selon ses désirs goûte chaque fois, chaque jour, selon son écran un autre goût. C’est ce qu’il appelle manger MAN. MAN c’est maym nukvin. Maim c’est malchut et bina ensembles, maym nukva, le don et la réception, c’est la nourriture c’est cela qui fait plaisir et qui remplit. La force de bina, le don chassadim qui remplit. 40 ans : les efforts qu’on fait, tous ces désirs qui se dévoilent, changer l’intention c’est le processus que l’homme traverse. Tous les systèmes, toutes les actions, tout ce qui se passe dans le désert, toutes ces histoires qu’il nous raconte, les problèmes, les guerres, on ne parle que des désirs de l’homme qu’il essaye de transformer et atteindre ainsi l’intention de donner. Il y a une seule situation le monde de Ein Sof mais selon les kelim on ressent d’autres degrés de dissimulation appelés les mondes. La plus grande dissimulation est appelée ce monde sans aucune possibilité de ressembler à la lumière. On ressent une existence minimale dans le monde de Ein Sof, tout ce que nous pouvons ressentir est appelé ce monde, c’est ainsi qu’on vit.

Question : tu as expliqué, à propos du travail, dans le procédé de la sortie d’Egypte dans l’état du désert, qu’avec tout le groupe et chaque détail dirigé vers le but, c’est cela la sagesse et alors cela arrive plus vite. Est-ce que tu peux expliquer un peu plus ?

Rav : non. Ce n’est pas le moment maintenant. On termine cette partie on doit rester proche du texte. C’est une belle question : comment nous diriger sans arrêt vers le but, mais c’est tout le travail intérieur. On reste sur le texte mais c’est la chose la plus importante que tu demandes, tu as raison.

Question : comment sait-on où on doit arriver ? Quand on goûte tous ces goûts dans la nourriture, comment savoir le goût qu’on découvre, comment savoir ce que c’est ?

Rav : disons que tu écoutes ce que disent les kabbalistes. Tu ne sais pas mais tout ce que tu ressens, tout ce que tu penses, tes progrès, tout ce qui se trouve en toi ce n’est qu’un désir, il n’y a pas plus qu’un désir. A côté de ce désir se développent le cerveau, la mémoire et tous ces systèmes. Le cerveau est moyen d’atteindre ce que l’on veut. Si je ne veux rien je n’ai pas besoin d’un cerveau qui se développe et amène en moi des possibilité pour construire différentes choses. Donc on a le désir puis le cerveau, les pensées, je n’ai rien d’autre. La question est comment travaillé avec mon désir pour arriver à atteindre cette vérité où je me trouve vraiment. Les kabbalistes me disent que je me trouve dans les mondes de Ein Sof, qu’est-ce que c’est ? Je ne sais pas, mais c’est quelque chose de vraiment différent de ce que je ressens maintenant. Comment s’en sortir ? Le BHS nous explique où tu te trouves, il nous explique comment sortir, et te dit de commencer à corriger tes récipients avec l’intention de donner à la place de recevoir. Tu as maintenant une direction appelée recevoir pour toi-même. Comment utiliser le groupe et étudier, organiser, diriger. Comment puis-je arriver à donner aux autres ? Ce que je pense pour l’instant c’est mon imagination, il n’y a rien autour de moi, c’est mon désir qui me dessine ce monde. Maintenant je dois me diriger à partir de là pour donner à ce monde, à tout ce qui se trouve devant moi selon la mesure avec laquelle je fais de tels efforts pour atteindre cette force et arriver au don. J’étudie chaque fois, je fais des efforts pour réussir et comprendre ce qu’il faut faire. La kabbale ne nous explique que cela : le don. Selon cette mesure j’attire tout doucement cette force, la lumière qui corrige et tout d’un coup cela arrive et c’est cela la sortie d’Egypte : la première fois que je reçois cette force pour sortir et pour donner.

Question : je voudrais savoir : tu sépares le désir et le cerveau. Tous les désirs se

trouvent dans le cerveau, non ? Et on peut aussi donner avec des molécules. Comment sépares-tu le désir et le cerveau ?

Rav : le désir est la matière de la création. Le cerveau est un supplément, ce n’est pas une base de la création, cela se développe uniquement selon la mesure où l’homme veut atteindre quelque chose dans le désir. Si on n’avait pas voulu quelque chose, on n’aurait pas besoin de cerveau. Je t’explique la kabbale. J’ai étudié un peu la biologie, je connais ce que pense la science, je te parle de la kabbale. Ce qui a été crée c’est le désir et c’est tout. Quand ce désir prend différents manques, c’est une protection, il commence à développer un système pour compléter et remplir ce manque : quelles sont les différentes actions à faire pour se remplir. Il est désespéré de ce manque, il doit faire des actions à l’intérieur pour se remplir. Donc ces actions qu’il prépare pour se remplir et comment le faire, ce système qui programme est appelé le cerveau. Ce système se trouve dans le désir, est-ce que c’est un désir ? Quelle est la matière de ce système ? Ce système vient de Bina, qui vient du mot havana, comprendre, c’est la force du don. Donc si on veut utiliser notre désir avec l’intention de recevoir, notre désir est appelé recevoir avec l’intention de recevoir et il se développe jusqu’à un degré quelconque et si on veut utiliser la force de bina, donner dans le désir c’est bina et malchut ensembles. Avec l’intention de

donner on utilise les désirs pour donner mais moach, le cerveau, ce système qui réfléchit, qui fait des programmes, des plans vient de bina, il se trouve dans le désir pour que le désir puisse se remplir avec l’intention de recevoir et alors l’homme fait des erreurs sans arrêt jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que cela ne marche pas, c’est vraiment un serpent et alors on veut arrêter de l’utiliser. Alors il commence à utiliser ces systèmes d’une autre façon : pour donner (tous les systèmes dans le cerveau, système pour parler, etc.). Comment utiliser le désir pour atteindre ce que l’on veut ? On en reparlera, ce n’est pas simple car dès le début, au degré minéral, même dans un atome ou on a le plus et le moins, il y a ce système, ce cerveau qui existe. Les relations entre ces deux parties de l’atome sont la base du cerveau.

Question : quel est le kli parfait ? Est-ce que c’est un kli général ?

Rav : le kli parfait est dans Ein Sof, c’est tout le désir qui a été créé qui reçoit un écran à 100% et la lumière réfléchit. Et dans ce récipient se trouve toute l’image du Créateur. Le désir a été créé exactement opposé, une copie, comme un tampon, il a été créé des trous, des manques et si on arrive à les remplir grâce à la lumière réfléchie on dit qu’il arrive à atteindre l’image du Créateur.

3- Comment est-ce possible de comprendre que les âmes soient une partie du divin ?

En cela nous pouvons comprendre ce qu’on écrit les kabbalistes à propos de l’essence de l’âme : l’âme est véritablement une partie divine d’En- Haut il n’y a en elle aucun changement par rapport au tout mais le fait que l’âme soit une partie et non pas l’ensemble cela ressemble à une pierre qui est retirée de la montagne et où l’essence des deux sont égales. Il n’y a aucune différence entre la pierre et la

montagne si ce n’est que la pierre est une partie de la montagne et la montagne est l’aspect du tout. Apparemment il s’agit d’une chose très surprenante : il est encore plus dur de comprendre comment on peut arriver à une différence ou une séparation au sein du divin à tel point que l’on puisse comparer cela à une pierre extraite de la montagne. La pierre est détachée de la montagne à l’aide d’une hache mais

comment dans la spiritualité des choses peuvent être séparées ?

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

Rav Laitman : à nouveau, nous n’étudions qu’une seule chose Malchut de Ein Sof, en- dehors d’elle il n’y a rien. Le BHS nous explique cela dans l’introduction au livre du Zohar, où il n’y a qu’elle qui existe, cette situation du désir de recevoir qui fut créée grâce à la lumière et remplie de la lumière qui l’a créée. Et elle existe uniquement de cette façon-là et tout ce qui nous arrive, semble-t-il, nous arrive au sein de la même Malchut de Ein Sof, où le désir de recevoir de l’homme se ressent dans tout un tas de situations intérieures, et cela lui semble comme étant des situations différentes dans la matérialité ou dans la spiritualité. Dans ces situations où le désir de recevoir se ressent, il se ressent divisé, uni (connecté) et c’est ce que nous étudions : nous n’étudions que par rapport à la situation de la Malchut de Ein Sof, nous passons les différentes phases, Malchut qui traverse toutes formes de chutes depuis Ein Sof jusqu’à notre monde, puis nous revenons à la troisième situation où nous cette fois nous comprenons où nous nous trouvons. Tout le processus que nous traversons est un processus dans la compréhension, dans le ressenti de qui nous sommes, de ce qui nous arrive. Dans cette compréhension l’homme doit grandir, nous sommes chacun d’entre nous Malchut de Ein Sof, nous ne comprenons pas comment est-ce possible car Malchut de Ein Sof s’est divisée en toutes ces parties et comme dans une forme holographique chaque partie se ressent comme étant seule, comme étant unique, et ainsi tout se ressemble. Mais dès l’instant où nous commençons à nous corriger, nous voyons que toutes ces images sont somme toute en-dehors de nous, mais tout cela est moi. Le désir de recevoir par rapport à eux, je dois briser cette barrière de l’ego et grâce à cela j’acquière un attribut similaire à celui du Créateur où le Créateur m’a divisé

comme Malchut de Ein Sof en différentes parties ; moi un face aux autres et si je les acquière comme des parties qui sont miennes alors ils deviennent moi et en cela je redeviens comme Malchut de Ein Sof. Chacun d’entre nous ainsi se ressent. Ce sentiment de moi et des autres est un sentiment qui n’est pas clair qu’on ne peut pas comprendre, car il s’agit d’un sentiment qui n’existe pas, uniquement dans mon imagination. En ce qui nous concerne, le fait que nous disions que l’âme est une partie du divin c’est un mensonge : il ne peut pas y avoir de partie du divin. Dans le monde de Ein Sof, l’unique chose qui existe, c’est un seul kli rempli d’une seule lumière, c’est le divin. En-dehors de cela rien n’existe, ni avant ni après. Et le fait qu’il nous semble que nous sommes des parties de Ein Sof, c’est parce que nous ne sommes pas corrigés dans notre perception, comme si je n’avais pas de lunette ou que j’aie un problème au niveau de mes sens et que je ne ressens pas entièrement la réalité. Mais il n’existe de pas de partition de la réalité, cela n’est qu’une illusion. C’est la raison pour laquelle quand nous revenons à Ein Sof, il est sûr de cela que nous nous sentons comme si nous nous réveillions d’un rêve ; autrement dit nous corrigeons notre compréhension de la réalité et nous entrons dans l’unique réalité qui existe et de là nous pouvons comprendre tout ce que nous avons besoins par rapport aux kélim : il dit que cela est comme une pierre retirée de la montagne. Quelle est la différence entre la pierre et la montagne ? C’est une partie et donc cette partie, ressentie comme telle, est ressentie par l’ego au sein de cette pierre. Dès l’instant où nous retirons l’égoïsme de cette pierre, nous voulons nous attacher à la montagne alors la pierre s’y attache en retour. La montagne n’est pas mise en défaut du fait que les âmes sont séparées

de celle-ci, semble-t-il. Il s’agit en fait du ressenti des âmes. Il nous semble que nous ne sommes pas dans Ein Sof mais dans notre monde. Mais par rapport à l’image véritable nous n’existons que dans Ein Sof car en-dehors de cela rien n’existe. Autrement dit il y a en nous une telle

insensibilité que nous avons l’illusion de ne pas être dans le monde de Ein Sof. Cette insensibilité nous devons la retirée et les différents degrés sont appelés une élévation dans les degrés des mondes, un éveil depuis l’inconscience à la conscience.

4- La spiritualité est séparée par la différence de forme comme la corporalité peut l’être par une hache.

Avant que nous en venions à clarifier cette question, nous allons expliquer l’essence des différences qui existent dans la spiritualité. Saches que les éléments spirituels ne se séparent les uns des autres que par la force de la différence de forme. Autrement dit si une entité spirituelle acquière une autre forme alors elle n’est plus une mais deux. Laissez-moi expliquer cela au niveau des âmes des hommes qui sont également spirituelles et d’après la loi spirituelle dont la forme est simple, il y a autant d’âmes qu’il y a de corps d’où les âmes brillent. Cependant elles sont séparées les unes des autres par la différence de forme qui existe entre elles

comme il est écrit : « comme leur visage ne sont pas égaux, ainsi leurs avis ne se ressemblent pas » Il y a dans le remède du corps la possibilité de comprendre, de discerner la forme des âmes et de dire qu’une âme est bonne et qu’une autre est mauvaise et de même pour toutes les formes séparées. Ainsi on peut voir cela comme une chose matérielle qui se divise et est divisée, séparée à l’aide d’une hache et bouge d’un lieu à un autre pour augmenter la distance entre les parties, ainsi est le spirituel qui se divise, se sépare à cause de la différence de forme entre chaque partie. En fonction de la mesure de différence ainsi l’écart existe entre chaque partie.

Commentaires du Rav Laitman et questions-répones avec les étudiants :

Rav Laitman : le désir de recevoir qui se trouve en nous est une chose artificielle. Le Créateur l’a créé afin que nous puissions découvrir le divin en travaillant avec ce désir, afin que nous puissions découvrir ce qu’il manque dans Malchut de Ein Sof. Malchut de Ein Sof doit dans sa conscience s’éloigner de sa situation dans Ein Sof jusqu’à ce monde, autrement dit à l’autre extrémité, se débarrasser de toute la divinité qui l’a remplie, car la divinité, la lumière qui l’a remplie la détache du sentiment de soi, ne lui laisse pas ressentir la liberté, sa situation actuelle. La lumière qui la remplit, remplit tous les kélim car le kli peut ressentir uniquement s’il aspire, le désir ne lui suffit pas c’est le Créateur qui l’a créé c’est la matière pour se maintenir. Et le sentiment du plaisir, pas seulement

être en vie mais où je retire du plaisir, dépend de l’aspiration, du sentiment du vide, du sentiment du besoin pour une certaine chose, tel qu’il faut d’abord qu’il y ait un désir vide puis ensuite l’entrée du plaisir au sein de cette situation alors on se sent bien et cela se fait selon le sentiment de manque. Par conséquent afin de donner à la créature la capacité d’aspirer il y a eu un éloignement de Ein Sof et ainsi cela permet à la créature d’arriver à l’aspiration correcte. Alors dans cette même évolution du Haut vers le bas, de Ein Sof jusqu’à notre monde sont apparus des reshimot, une chaîne de reshimot, une chaîne d’impressions qui existe en nous et alors nous ne faisons pas que d’y aspirer nous savons et nous devons clarifier à quoi nous devons aspirer autrement dit nous devons

clarifier en nous les reshimot. À quoi dois- je aspirer ? À quelle situation ? Quel vide dois-je combler pour réellement ressentir le plaisir ? Alors je le remplis et je ressens véritablement le même plaisir ou une partie de Ein Sof et j’arrive à la même situation. Il s’agit de la réalisation des reshimot qui nous arrive. Par conséquent toute cette différence entre le spirituel, entre les différents degrés se fait entre les changements de formes, selon la mesure que je ressens que cela me manque, de mon degré au degré supérieur et je dois me représenter correctement le degré supérieur autrement dit quand il y a en moi des reshimot. Nous étudions dans la première partie du TES qu’il y a toujours un couple de reshimot : 4,3 ; 3,2…il n’y a jamais un seul reshimot (reshimo d’hitlapshut et d’aviut, en-dehors de rosh de galgalta où l’un d’eux est Malchut Ein Sof ) En dehors de rosh de galgalta tous les reshimot proviennent de calcul de 2 degrés 4,3 ou 3,2 et également en moi quand je me trouve à un degré donné, que s’éveille en moi un reshimo, je veux le réaliser, le représenter, travailler avec lui, alors apparaît à moi le reshimo 3 de aviout et 4 du degré suivant et donc il y a un lien entre les degrés nous permettant ainsi d’arriver à la lumière du degré 4 quand nous sommes au degré 3 et de l’utiliser pour nous lier à celle-ci et nous élever. Autrement il n’y aurait jamais eu de possibilité d’arriver à quelque chose de plus élever que l’endroit où nous nous trouvons. Comment progressons nous ? Grâce à l’équivalence de forme. Autrement dit il n’y a pas plus dans chaque situation que la différence de forme et l’équivalence de forme. Les choses sont très concrètes, simples, bien définies. Comment est ma situation d’aujourd’hui, quelle est la situation suivante, le degré suivant ? Quelle est la différence de forme par rapport à ce degré, je dois arriver à la situation où cet écart est détesté par moi, je ressens en cela les souffrances de ne pas me trouver dans un degré supérieur, j’aspire à cela de toute mes forces. Ici j’ai besoin des livres, d’une

société qui me donne le sentiment de l’importance qu’il y a d’arriver au degré suivant et de la bassesse de ma situation actuelle. Alors je crée en moi suffisamment d’aspiration, de vide et par la réception du degré suivant bien qu’il s’agisse d’un degré du don et d’une opportunité de donner, je ressens dans cette opportunité une satisfaction où se trouve pour moi la récompense d’arriver à la possibilité de donner aux autres. C’est la lumière qui me remplit dans le degré suivant. Donc regarder à quoi il nous faut aspirer, là s’ouvre une opportunité de donner aux autres, que je veuille donner aux autres, que je veuille m’unir aux autres. Le fait que je n’en sois pas capable est évident mais que j’ai ce désir cela est compréhensible et à tel point que nous avons l’expérience qui nous fait comprendre que nous ne pouvons pas avoir ce désir même de la manière la plus superficielle, l’homme n’est pas capable d’arriver à cela seul car il n’est que désir égoïste. Le fait que nous soyons des parties de cette âme brisée qu’est-ce que cela veut dire ? Comme nous sommes dans cette même âme d’Adam haRishon le lien entre nous existe seulement il s’agit d’un lien égoïste. Donc nous pouvons apprendre du lien égoïste entre nous à quel point il est mauvais et ainsi que chacun peut influencer les autres et l’environnement de chacun. Nous pouvons aussi apprendre de lui à quel point être lié correctement les uns aux autres c’est bien. Alors chacun commencera à recevoir l’importance de l’union et cette importance qu’il acquière chez les autres est la seule permettant de donner à chacun l’aspiration le manque du degré suivant où la lumière qui nous remplit est la lumière du don, un plaisir du fait que je donne. Le fait que j’aspire à la lumière supérieure c’est la lumière. Du don nous devons retirer du plaisir, c’est le but de la création de donner du plaisir aux créatures, cette lumière du don du plaisir ressentie dans le Créateur. Les différents degrés où l’on se rapproche du don total, général, que nous avons dans Ein Sof sont

les degrés des mondes, les degrés de l’équivalence de forme.

5- Comment peut-on avoir une différence de forme dans la créature dans la situation de Ein Sof ?

Cependant cette différence de forme est claire dans ce monde-ci, dans les âmes des hommes. Mais comment une telle chose peut exister dans le monde de Ein Sof, c’est-à-dire dans l’âme à propos de

laquelle les sages ont dit qu’elle est une partie de la Divinité. Et il n’est pas encore clarifié la façon dont elle est séparée de la Divinité jusqu’au point où nous puissions l’appeler « une partie divine ». On ne peut pas parler de différence de forme car nous avons déjà dit que la Divinité est une lumière simple incluant des différences de forme et des inversions de formes de ce monde, les unissant toutes de façon simple dans le

secret

Un, unique et

particulier/unifié. Donc comment peut- on voir une différence de forme dans les âmes qu’elles soient différentes du divin et que pour cette raison elles soient séparées de Lui ? De fait cette difficulté existe dans la lumière de Ein Sof avant

la restriction car il s’agit de la réalité qui est face à nous ; tous les mondes supérieurs et inférieurs ensembles sont perçus selon deux discernements :

- Le premier est la forme de toute cette réalité avant sa restriction

de

où alors tout était illimité et sans fin et ce discernement est appelé la lumière de Ein Sof.

- Le deuxième est la forme de toute la réalité qui provient de la restriction et vers le bas où tout est mesuré, limité. Et cette observation est appelée les quatre

mondes

assiya.

atzilout,

bria,

yetzira

et

Saches que dans Son essence aucune pensée ne peut Le percevoir, il n’y a en Lui ni nom ni terme ou quoi que ce soit que nous puissions atteindre, ainsi comment peut-on Le nommer ? Car le nom indique ce qui est atteint. Et donc il est évident qu’en Son essence il n’y a aucun nom ou dénomination. Tous les noms ou dénominations ne sont que dans Sa lumière qui provient de Lui, et de la propagation de la lumière qui avant la restriction remplissait toute la réalité sans limite ni fin et est appelée Ein Sof. Et selon cela il faut comprendre en quoi la lumière de Ein Sof est définie en elle-même et par elle-même et elle est sortie de Son essence jusqu’à ce que nous puissions la définir d’un nom comme nous l’avons dit à propos de la