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Licence 3,
Master 1 & 2
Domaines d’activité Les conseils des recruteurs Premier emploi
pour choisir les étapes les entreprises se
en connaissance d’une candidature présentent, offres de
de cause réussie stages et d’emploi
10
e
édition
TARGET
carrières
2013
8
e
édition
INGÉNIEURS
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 3
édito
Vous êtes sur le point de triompher
d’études longues et exigeantes. Reste à gérer avec
autant de succès la transition vers le premier emploi. Target a été
conçu pour vous y aider. Chaque année, nos journalistes rencon-
trent vos futurs collègues et employeurs. Afin de vous rappeler les
fondamentaux de l’emploi dans votre secteur – les trucs qui
marchent, les règles d’or, etc. Mais surtout pour déceler les
tendances les plus récentes et vous permettre d’anticiper les évolu-
tions en cours. Nous sommes également attentifs aux critiques ou
regrets que les recruteurs expriment parfois à
l’endroit des candidats – mieux vaut les connaître.
Vous lirez donc dans ces pages de nombreux
témoignages de vos presque pairs : jeunes diplô-
més, ils étaient dans votre situation il y a peu.
Bonne lecture, et bonne recherche d’emploi !
Emma nue l Da v i de nkof f
Di recteur de l a rédacti on
edavidenkoff@letudiant.fr
twitter.com/davidenkoff
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4 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Le guide TARGET carrières – Ingénieur

Publié par l’Etudiant, 23, rue de Châteaudun, 75308 Paris cedex 09, tél. 01.75.55.40.40, www.letudiant.fr

Société éditrice : Groupe Express-Roularta. SA de 47 150 040 €. Siège social : 29, rue de Châteaudun, 75009 Paris, tél. 01.75.55.10.00.
RCS 552 018 681 Paris

Conseil d’administration : Rik de Nolf (président), Francis Balle (vice-président), Philippe Bidalon, Jean-Antoine Bouchez,
Xavier Bouckaert, Maxime de Jenlis, Jan Staelens, baron Hugo Vandamme

Président-directeur général : Rik de Nolf

Directeurs généraux
délégués : Corinne Pitavy, Christophe Barbier

Principal actionnaire : Roularta Media France

Directeur de la publication : Rik de Nolf

Directeur du Pôle Media spécialisés/Directeur de l’Etudiant : Jean Weiss

Directrice déléguée : Chrystèle Mercier

Directeur de la rédaction :
Emmanuel Davidenkoff. Rédactrice en chef déléguée : Céline Manceau. Coordination éditoriale : Céline Authemayou. Ont collaboré à ce
numéro : Sophie Blitman, Joseph Dauce, Marie-Anne Nourry, Guillaume Verney-Carron

Rédacteur en chef technique : Jean-François Laroche.
Secrétaire de rédaction : Claire Bayle

Directrice artistique : Évelyne Voillaume. Conception graphique : Isabelle Glomaud. Rédactrice graphiste :
Isabelle Pons. Rédactrice iconographe : Gertrude O’Byrne

Directrice commerciale : Chrystèle Mercier. Directeurs commerciaux adjoints :
Sébastien Mercier, Camille Rabehanta, Marie Valade. Responsable marché emploi : Béatrice Tissier. Responsable produit : Marie Touffait

Trafic technique : Nafhate Ibrahima

Exécution : Sylvie Joly, Régine Nguyen, Catherine Schlesinger, Pascal Vinette

Fabrication :
Laetitia Vantillard

Impression, façonnage : imprimé en UE par M.Arts Graphiques

ISSN : 1744-4837

© l’Etudiant, novembre 2012

Remerciements : nous tenons à remercier toutes les personnes (étudiants, diplômés, employeurs) qui ont contribué aux articles, ainsi que les
annonceurs qui soutiennent financièrement ce projet.
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TARGETcarrières
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INGÉNIEURS
Index des contributeurs éditoriaux
Ce guide, disponible gratuitement dans les écoles et universités suivantes, est diffusé gratuitement dans les forums de recrutement spécialisés.
Écoles d’ingénieurs généralistes
Arts et Métiers ParisTech (ENSAM)
École centrale Paris, Lyon, Lille,
Marseille, Nantes
École d’ingénieurs du Pas-de-Calais
(EPIC)
École des mines : Mines ParisTech,
Saint-Étienne, Nancy, Alès, Douai,
Nantes
École des ponts ParisTech (ENPC)
École nationale supérieure d’ingénieurs
de Caen (ENSI Caen)
École normale supérieure de Lyon (ENS)
École polytechnique ParisTech
École supérieure d’ingénieurs, Rouen
(ESIGELEC)
ENSTA ParisTech
EPF Sceaux
ESME Sudria
Hautes Études d’ingénieur (HEI)
Institut catholique des arts et métiers
(ICAM) Lille, Nantes et Toulouse
Institut des sciences et techniques de
l’ingénieur de Lyon (ISTI)
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appliquées (INSA) Lyon, Rennes,
Rouen et Toulouse
Institut national des sciences
appliquées de Strasbourg (INSA)
Institut national polytechnique de
Grenoble (INPG)
Institut supérieur d’ingénieurs de
Franche-Comté (ISIFC)
Écoles d’ingénieurs spécialisées
AgroParisTech
AgroParisTech Massy
Chimie ParisTech (ENSCP)
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et matériaux de Strasbourg (ECPM)
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d’informatique (EFREI)
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l’environnement de Strasbourg (ENGEES)
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de Toulouse (ENSAT)
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et des industries alimentaires (ENSAIA)
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informatique et radiotélécommunications
de Bordeaux (ENSEIRB)
École nationale supérieure
d’électrotechnique, d’électronique,
d’informatique, d’hydraulique et des
télécommunications (ENSEEIHT)
École nationale supérieure d’ingénieurs
de Bourges (ENSI)
École nationale supérieure de céramique
industrielle de Limoges (ENSCI)
École nationale supérieure de chimie de
Clermont-Ferrand (ENSCCF)
École nationale supérieure de chimie de
Lille (ENSCL)
École nationale supérieure de chimie de
Montpellier (ENSCM)
École nationale supérieure de chimie et
de physique de Bordeaux (ENSCPB)
École nationale supérieure de géologie
de Nancy (ENSG)
École nationale supérieure de
l’électronique et de ses applications
(ENSEA)
École nationale supérieure de
mécanique et aérotechnique (ENSMA)
École nationale supérieure de
mécanique et des microtechniques
(ENSMM)
École nationale supérieure de physique
de Strasbourg (ENSPS)
École nationale supérieure des
industries chimiques de Nancy (ENSIC)
École nationale supérieure des
ingénieurs des études et techniques
d’armement (ENSIETA)
École nationale supérieure des
ingénieurs en arts chimiques et
technologiques (ENSIACET)
École nationale supérieure des sciences
appliquées et de technologie (ENSSAT)
Télécom Bretagne (GET-ENST)
École nationale supérieure du pétrole
et des moteurs (ENSPM)
École spéciale des travaux publics
du bâtiment et de l’industrie (ESTP)
École supérieure d’informatique et
applications de Lorraine (ESIAL)
École supérieure d’ingénieurs des
travaux de la construction (ESITC)
École supérieure de physique et de
chimie industrielle (ESPCI) ParisTech
École supérieure des techniques
aéronautiques et de construction
automobile (ESTACA) Levallois et Laval
École supérieure des technologies
industrielles avancées (ESTIA)
Établissement national d’enseignement
supérieur agronomique de Dijon
(ENESAD)
Georgia Tech-Lorraine
Institut français de mécanique avancée
(IFMA)
Institut national des sciences et
techniques nucléaires (INSTN)
Institut supérieur d’informatique, de
modélisation et de leurs applications
(ISIMA)
Institut supérieur de l’aéronautique
et de l’espace (ISAE) ENSICA
Institut supérieur de l’aéronautique
et de l’espace (ISAE) Supaéro
Institut supérieur de l’électronique
et du numérique (ISEN)
Institut textile et chimique de Lyon
(ITECH)
Phelma (École d’ingénieurs de
physique, électronique, matériaux)
Supélec Gif, Metz et Rennes
Supméca Paris et Toulon
Télécom ParisTech (ENST)
Télécom SudParis
Universités
EIC Cherbourg - Université de Caen
Institut supérieur des techniques
avancées de Saint-Étienne
(ISTASE) - Université Jean-Monnet
Institut des sciences et des techniques
de l’ingénieur de Lyon (ISTIL) -
Université Claude-Bernard
École d’ingénieurs en modélisation
mathématique et mécanique
(MATMECA) - Université Bordeaux 1
Polytech’Clermont-Ferrand
Polytech’Grenoble
Polytech’Lille
Polytech’Marseille
Polytech’Montpellier
Alten
Chi-Hong Ty . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 23
Florie-Anne Mélis. . . . . . . . . . . . . . . page 36
Groupe Atlantic
Vincent Maître. . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 16
Jean-Robert Buecher . . . . . . . . . . page 39
Bouygues Construction
Benoît Forest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 22
Chloé Clair . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 29
Benjamin Résid . . . . . . . . . . . . . . . . . page 37
Groupe Colas
Sébastien Crasez. . . . . . . . . . . . . . . page 15
Hugues Delesalle. . . . . . . . . . . . . . . page 38
Orange
Olivia Loinsard . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 15
Philippe Ensarguet . . . . . . . . . . . . . page 28
Laurent Sicart . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 43
PwC
Jean-Baptiste Taffin . . . . . . . . . . . . page 29
Nesrine Ben Ahmed . . . . . . . . . . . page 41
RFF
François Pleven. . . . . . . . . . . . . . . . . page 14
Didier Roblès. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 44
Total
Julie Covas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 23
Vincent Magendie . . . . . . . . . . . . . . page 23
Benoît Ludot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 42
Valeo
Ingrid Sarlandie . . . . . . . . . . . . . . . . . page 16
Guillaume Devauchelle. . . . . . . . page 41
Polytech’Nantes
Polytech’Orléans
Polytech’Paris - UPMC
Poltytech’Savoie
Université Aix-Marseille 3 - Paul-
Cézanne
Université de Bretagne-Occidentale
(UBO)
Université de Franche-Comté
Université du Havre
Université du Littoral-Côte-d’Opale
Université de Rouen
Université Paris 5 - René-Descartes
Université Paris-Sud 11
Université de Perpignan
Université de Strasbourg - Robert-
Schuman
Université de technologie de
Compiègne (UTC)
Université de technologie de Troyes
(UTT)
Université Toulouse 3 - Paul-Sabatier
Université de Valenciennes et du Haut-
Cambrésis
Université du Luxembourg
Grandes écoles de commerce
Audencia Nantes
EDHEC
EM Lyon et Grenoble
ESCEM Tours
ESCP Europe
ESSEC
HEC
PHOTO DE COUVERTURE :
© Georges Bartoli/Fedephoto
PONT DE BALUARTE, MEXIQUE - Plus haut pont haubané du monde
crédit photo : Bruno Delalande
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Acteur mondial du bâtiment, des travaux publics, de l’énergie et des services, Bouygues Construction
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solutions qui améliorent au quotidien l’environnement et la vie de tous.
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Débuter et faire carrière
■ Les jeunes ingénieurs ne connaissent pas
la crise ..............................................page 10
■ Ils vous décrivent leurs premiers pas
professionnels ......................................page 14
■ Bâtir un CV percutant ..........................page 18
■ Lettre de motivation :
est-elle encore utile ? ............................page 20
■ Ce que veulent les recruteurs..................page 22
■ Entretien d’embauche :
les dix commandements du candidat ........page 24
■ Jeunes diplômés :
combien allez-vous gagner ? ..................page 26
■ Les seniors partagent leur expérience ......page 28
■ Les employeurs préférés
des étudiants ingénieurs ........................page 30
Domaines d’activité
■ Aéronautique :
un monde de normes et de rigueur ..........page 36
■ BTP : une Maison de l’écriture
au cœur du Jura suisse ..........................page 37
■ Travaux publics :
des métiers au plus près du terrain ..........page 38
■ Confort thermique :
au service des installateurs ......................page 39
■ Équipementier automobile :
vers la voiture de demain ......................page 40
■ Les ingénieurs, appréciés dans le monde
du conseil ..........................................page 41
■ Forage pétrolier : des métiers de plus en plus
exigeants ............................................page 42
■ Services IT : la technologie
au service de l’entreprise ......................page 43
■ Transport ferroviaire :
au cœur des territoires ..........................page 44
Les entreprises se présentent
■ Groupe Atlantic ..................................page 49
■ Bouygues Construction ........................page 50
■ Colas ................................................page 51
■ Dassault Systèmes ................................page 52
■ Orange ..............................................page 53
■ PwC..................................................page 55
■ Total ................................................page 57
■ Valeo ................................................page 58
sommaire
n T I T R E PA RT I E
6 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
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INGÉNIEURS H/F
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Et vous ?
■ Les jeunes ingénieurs ne connaissent pas la crise
page 10
■ Ils vous décrivent leurs premiers pas professionnels
page 14
■ Bâtir un CV percutant
page 18
■ Lettre de motivation : est-elle encore utile ?
page 20
■ Ce que veulent les recruteurs
page 22
■ Entretien d’embauche :
les dix commandements du candidat
page 24
■ Jeunes diplômés : combien allez-vous gagner ?
page 26
■ Les seniors partagent leur expérience
page 28
■ Les employeurs préférés des étudiants ingénieurs
page 30
Débuter et
faire carrière
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 9
10 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
S
i le marché de l’emploi est d’une manière
générale plus favorable aux diplômés qu’aux
jeunes qui sortent sans diplôme, les ingénieurs
font partie des mieux lotis en la matière. Au sein
de la promotion 2010, 78 % étaient en CDI
(contrat à durée indéterminée) huit mois après le
diplôme, selon l’enquête sur les diplômés 2011 de
l’APEC (Association pour l’emploi des cadres),
contre 71 % en moyenne pour les diplômés de
niveau bac+4 et au-delà.
En outre, près de 9 jeunes ingénieurs sur 10 ont
un statut cadre. Surtout, ils sont perçus par les
recruteurs comme « un profil qui s’adapte et qui
rassure, constate Pierre Lamblin, directeur du
département Études et recherche de l’APEC.
Alors que les recrutements de cadres tendent à
diminuer en 2012, les jeunes ingénieurs seront
vraisemblablement plus épargnés. »
Tous les diplômés ne sont pas pour autant logés à
la même enseigne : les offres d’emploi sont
plus nombreuses pour certaines spécialités que
pour d’autres. Certains secteurs industriels – tels
que l’automobile, la pharmacie ou encore la
chimie – souffrent davantage, tandis que d’autres,
comme l’aéronautique, le ferroviaire, la méca-
nique ainsi que les équipements électriques,
restent porteurs.
Aéronautique
Secteur en plein développement, l’aéronautique
confirme la reprise entamée en 2010. Après avoir
recruté plus de 4 500 personnes en 2011, Airbus
indique que 4 000 postes supplémentaires sont à
pourvoir en 2012. 40 % d’entre eux sont destinés
à de jeunes diplômés ingénieurs ayant moins de
trois ans d’expérience, soit 1 600 postes.
Les jeunes ingénieurs ne connais
Avec un diplôme
reconnu par des
entreprises
présentes sur des
marchés globalement
porteurs, les jeunes
ingénieurs s’insèrent
sans difficulté.
Dans le détail,
certains secteurs
recrutent plus
que d’autres
– l’informatique et le
BTP en tête –, mais
les métiers évoluent
et de nouveaux
besoins émergent au
fil des départs à la
retraite et des
progrès
technologiques.
Le nucléaire continue
de recruter, même si
les embauches
connaissent une petite
baisse de régime.
De nombreux postes
sont à pourvoir dans
le domaine de la
maintenance des
centrales (notre photo :
centrale nucléaire du
Blayais).
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
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TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 11
sent pas la crise
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
L’ALTERNANCE : UN
PARCOURS GAGNANT
Véritable marche vers
l’emploi, l’alternance
améliore aussi
l'insertion
professionnelle des
jeunes ingénieurs
sur le plan de la
rémunération. D’après
l'enquête d'insertion de
l’APEC 2012, le salaire
médian annuel des
jeunes diplômés
ingénieurs atteint
34 800 € brut pour
ceux qui ont suivi une
formation en
alternance, contre
31 900 € pour les
autres.
<
<
en
bref
Safran, de son côté, a annoncé qu’il prévoyait
d’embaucher 6 000 personnes en 2012, dont
1 400 jeunes ingénieurs au total (800 en France).
Ce plan de recrutements est lié à la croissance de
l’activité et à de nombreux départs à la retraite
dans les entreprises du groupe.
« Le transport aérien devrait encore croître, mais à
condition de résoudre l’équation du pétrole
cher », pronostique Pierre Fabre, directeur de la
Snecma, société spécialisée, au sein du groupe
Safran, dans la fabrication de moteurs pour l’in-
dustrie aéronautique et spatiale. « Il faut que nous
concevions des moteurs qui consomment en
moyenne 1 % de moins par an, d’où un nécessaire
investissement dans la technologie », ajoute-t-il.
Parmi les profils de jeunes ingénieurs qu’il
recherche, Safran cible plus particulièrement les
spécialités développement et architecture logiciel,
matériaux et procédés, développement méca-
nique ainsi que l’électronique. Au total, entre 8 et
10 % du chiffre d’affaires de l’entreprise sont
consacrés à la R & D.
Assurance
Dans l’assurance, la complexification des produits
proposés, des services et des demandes des clients
crée un besoin d’ingénieurs. D’une part, les
modèles de souscription doivent être révisés et
raffinés, notamment après un sinistre important
comme un accident industriel ou une catastrophe
naturelle. D’autre part, les assureurs qui se lancent
sur de nouveaux marchés ont besoin de créer des
modèles pour définir de meilleurs produits. C’est
le cas, par exemple, des risques informatiques, avec
le développement de produits d’assurance anti-
hackers. « Tout cela demande des capacités de
rigueur, de conceptualisation, de modélisation ou
encore d’analyse des process », énumère José
Milano, directeur des affaires sociales à la Fédéra-
tion française des sociétés d’assurances (FFSA), qui
estime que « les ingénieurs apportent tout ou par-
tie de ces compétences ».
Les métiers proposés aux jeunes diplômés sont
ceux de la souscription, de l’actuariat, de la ges-
tion financière et du contrôle de gestion, ou
encore du risque management.
« Le recrutement d’ingénieurs généralistes ne
pose pas de problème dans la mesure où nous les
formons ensuite en interne dans nos entreprises »,
assure José Milano, de la FFSA. Mais les ingé-
nieurs spécialisés ne sont pas pour autant exclus
car « ils apportent une expertise qui, par exemple
en chimie ou en géologie, peut être utile pour
comprendre la prévention des risques dans cer-
taines industries ».
Banque
Depuis quelques années, le niveau de recrutement
s’est élevé dans le secteur bancaire. Aujourd’hui,
les bac+4/5 sont désormais majoritaires dans les
nouvelles embauches. Parmi eux, plusieurs cen-
taines de jeunes ingénieurs, appelés à travailler
aussi bien sur les systèmes informatiques que dans
les métiers spécifiquement bancaires.
Si, depuis la crise, les salles de marché des grandes
banques de financement et d’investissement
recrutent aujourd’hui moins de traders et moins
d’ingénieurs pour concevoir de nouveaux pro-
duits financiers, les aspects de contrôle et de sécu-
rité se renforcent, d’où des besoins en informati-
ciens dans ce qu’on appelle les métiers du « middle
et back office », liés à la gestion et au suivi des tran -
sactions.
Dans la banque de détail, « toute une gamme
d’activités se développe, autour du traitement
informatisé, des automates bancaires, mais aussi
des banques Internet ainsi que des nouveaux sys-
tèmes de paiement, avec bientôt les paiements
sans contact », annonce Henry Cheynel respon-
sable de l’Observatoire des métiers de l’Associa-
tion française des banques (AFB).
Les ingénieurs sont également appréciés dans les
activités de crédit pour le développement de pro-
jets corporate. À condition toutefois de s’être dotés
d’une culture financière, grâce à une option choi-
sie dans leur cursus ou à une formation complé-
mentaire à leur diplôme. En effet, « qu’il s’agisse
de barrages, de TGV ou de puces électroniques, le
financement de projets nécessite souvent un avis
technique, relève Henry Cheynel. L’ingénieur qui
travaille dans le secteur corporate de la banque a la
pleine capacité de bien comprendre le dossier. »
D’une manière générale, résume le responsable de
l’Observatoire, « la banque, c’est beaucoup de
chiffres et d’informatique ! Les ingénieurs ont
cette appétence ainsi que les dispositions scienti-
fiques et mathématiques requises pour travailler
dans ce secteur. »
Bâtiment et travaux publics
Après une hausse significative en 2011, le recrute-
ment ralentit un peu dans la construction. Néan-
moins, le secteur prévoit 10 000 embauches de
cadres en 2012, d’après l’APEC, dont environ
2 000 jeunes diplômés. Le BTP continue ainsi à
offrir de nombreuses opportunités pour les jeunes
ingénieurs, dans les grands groupes « mais aussi au
sein des PME qui ont pris conscience de la néces-
sité pour elles de renforcer l’encadrement », sou-
tient Jacques Wermuth, président de la commis-
sion Encadrement et enseignement supérieur de
la Fédération française du bâtiment (FFB).
Si les jeunes ingénieurs restent largement attendus
aux postes de conducteurs de travaux, les chefs de
projet sont également très demandés : « Les entre-
prises recherchent des ingénieurs capables de
prendre en main l’ensemble des opérations,
depuis le début des études jusqu’à la livraison au
client », détaille Jacques Wermuth.
Aujourd’hui, des besoins se font aussi davantage
sentir pour les études réalisées en amont des
chantiers. « On observe un chan gement d’habi-
tude des entreprises autour de l’idée qu’un chan-
tier bien préparé est à moitié gagné ! poursuit le
responsable de la FFB. Qu’il s’agisse d’études
techniques ou d’études de prix, les entreprises ont
aujour d’hui conscience que le temps passé à orga-
niser un chantier, c’est du bénéfice engrangé ! »
D’où un intérêt croissant pour les ingénieurs
méthodes.
Quant au développement durable, « ce n’est pas
forcément une spécialité en soi qui intéresse les
entreprises, mais le fait d’avoir été sensibilisé à ces
problématiques est apprécié », note Jacques Wer-
muth – ce que font désormais peu ou prou toutes
les écoles. Les profils attendus, selon lui, sont ceux
de « jeunes à la fois curieux et capables d’acquérir
des connaissances et des compétences au fur et à
mesure de leur immersion dans l’entreprise ».
Énergie nucléaire
Quels que soient les débats sur la politique de la
France – et d’autres pays – en matière de
nucléaire, la filière continue de recruter. Si Areva
a annoncé un ralentissement du rythme de ses
recrutements pendant deux ans, il s’agit là d’un
« creux conjoncturel », relativise Laurent Turpin,
directeur de l’Institut national des sciences et
techniques nucléaires (INSTN).
Et de souligner que « l’effort ne faiblit pas à
EDF ». En effet, spécifiquement sur le nucléaire,
l’entreprise publique prévoit de recruter entre
500 et 600 ingénieurs par an au moins jusqu’en
2016. Il faut dire que 40 % des départs à la
retraite d’EDF concernent ce secteur, ce qui
explique les importants besoins d’ingénieurs
pour l’exploitation des centrales.
Cependant, « un autre secteur monte en puis-
sance, observe Laurent Turpin : celui de la main-
tenance nucléaire. Les évaluations complémen-
taires de sûreté réalisées suite à la catastrophe de
Fukushima ont fait apparaître des besoins supplé-
mentaires, de manière à augmenter la durée de
vie des centrales. »
Plus largement, EDF connaît une hausse des
recrutements depuis 2007. Cette année, 75 % des
6 000 recrutements concernent des jeunes diplô-
més, essentiellement de formation scientifique et
technique. Outre les spécialistes du nucléaire, les
ingénieurs en génie civil sont eux aussi très
demandés pour occuper des postes dans la
construction et sur les chantiers. « Nous recher-
chons des profils très variés pour couvrir nos
quelque 240 métiers, qu’il s’agisse d’ingénieurs
généralistes, mais aussi d’automaticiens, de
chimistes ou de spécialistes des matériaux »,
détaille Marianne Laigneau, DRH du groupe
EDF.
Énergies renouvelables
L’avenir est incertain pour les énergies renouve -
lables. Si le marché s’est fortement développé ces
dernières années, « les options et spécialités
concernant les énergies renouvelables se sont éga-
lement multipliées dans les écoles, y compris les
plus prestigieuses, avance Cyril Carabot, secrétaire
général du Syndicat des énergies renouvelables. À
tel point qu’aujourd’hui la concurrence est extrê-
mement forte entre les diplômés. » Autrement dit,
les places sont chères...
En outre, le secteur est soumis à d’importants
changements de réglementation qui rendent le
marché très fluctuant d’une année, et même d’un
semestre à l’autre. Néanmoins, les objectifs du
Grenelle de l’environnement permettent, à
moyen terme, d’offrir des perspectives relative-
ment optimistes.
En effet, les prévisions à l’horizon 2020 font appa-
raître une croissance des emplois : de 10 000
aujourd’hui à 57 000 pour l’éolien et de 18 000 à
56 000 pour le photovoltaïque – des recrutements
qui devraient concerner un tiers d’ingénieurs.
« Il y a de la place pour les ingénieurs dans les
énergies renouvelables, conclut Cyril Carabot,
mais il faut avoir conscience que ce n’est pas
l’eldorado. »
Les besoins les plus importants se trouvent au sein
des entreprises qui jouent le rôle de « dévelop-
peurs », où les ingénieurs sont attendus à des
postes de chefs de projet, responsables, par exem-
ple, de l’installation d’un parc éolien ou d’une
ferme photovoltaïque, ce qui suppose de coor-
donner l’identification et l’étude de terrain, la
recherche de financements, le lancement des
appels d’offres ou encore la concertation avec les
collectivités locales.
12 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
LES MÉTHODES POUR
DÉCROCHER UN POSTE
Pour trouver leur
premier emploi,
les jeunes ingénieurs
privilégient d'abord les
stages ou
l’apprentissage
préalable dans
l’entreprise (35 %).
Viennent ensuite les
réseaux d’écoles ou
d’anciens élèves
(18 %), suivis des
contacts directs par
l’employeur ou le
chasseur de têtes
(12 %), puis le recours
à un organisme officiel
(ANPE, APEC…, 9 %),
aux relations
professionnelles (8 %)
et aux proches ou à la
famille (5 %).
Source : enquête
des Ingénieurs et
scientifiques de France,
juin 2012.
<
<
en
bref
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
Informatique et nouvelles technologies
Pas d’inquiétude à avoir si vous souhaitez vous
diriger vers l’informatique et les nouvelles tech-
nologies : le marché reste extrêmement porteur.
« Même si 2012 ne sera vraisemblablement pas
aussi réjouissante que 2011, près de 35 000 postes
de cadres vont être à pourvoir cette année »,
annonce Pascal Brier, président de la commission
communication du Syntec numérique, l’organisa-
tion professionnelle du secteur, et vice-président
d’Altran. En outre, la légère baisse des recrute-
ments ne concerne pas les débutants. 10 000
jeunes diplômés, essentiellement d’écoles d’ingé-
nieurs, sont attendus par les entreprises.
« Tous les métiers de l’informatique sont en ten-
sion, observe Pascal Brier, qu’il s’agisse du déve-
loppement et de l’intégration de systèmes, de la
gestion de projet mais aussi de l’informatique
scientifique et embarquée, un secteur très tech-
nique, en plein boom depuis cinq ans. » Côté
multimédia, les applications pour smartphones se
développent en effet largement, tandis que les
constructeurs d’avions, de voitures ou de trains
font de plus en plus appel à de l’électronique et à
de l’informatique embarquée.
Les SSII restent les plus grands recruteurs du sec-
teur : elles représentent 80 % des volumes d’em-
ploi. À titre d’exemple, sur les 2 200 postes qui
vont être ouverts en 2012 par Altran, 1 000 sont
destinés aux jeunes diplômés – et 1 200 aux
« jeunes expérimentés », qui travaillent depuis
deux à cinq ans.
Au sein des SSII, les nouvelles recrues peuvent
devenir consultants juniors, mais aussi ingénieurs
en développement ou encore chefs de projet
juniors, à cela près que ce dernier métier
« demande des compétences spécifiques et donc
une certaine expérience », nuance Pascal Brier.
C’est pourquoi les jeunes qui ont effectué des
stages longs, notamment pendant une année de
césure, ou qui ont suivi leur formation en appren-
tissage sont particulièrement appréciés comme
chefs de projet.
Le métier de consultant, quant à lui, est
particulier : « Ce ne sont pas des ingénieurs
comme les autres », considère Pascal Brier, qui
insiste sur la « capacité à interagir avec le client et
avec des équipes ». Ouverture d’esprit, capacité à
se présenter, à expliquer et à manager : telles sont
les qualités relationnelles requises pour occuper
un tel poste. Preuve qu’il n’y a pas que du travail
pour les geeks dans l’informatique !
Informatique industrielle
« On oublie parfois qu’au-delà de l’informatique
de gestion, de nombreux projets appliqués dans
l’industrie demandent des compétences en infor-
matique », rappelle Pascal Brier. Et de citer en
exemple la fabrication d’un radar complexe, pour la
défense ou le spatial, qui nécessite de calculer la
forme de la lentille. S’il s’agit là d’un travail d’infor-
maticien, des connaissances en optique sont les
bienvenues ! D’une manière générale, sortir d’une
école spécialisée peut ainsi être un atout dans la
mesure où cela permet de bien comprendre le pro-
duit en lui-même. Ce qui n’empêche pas les géné-
ralistes d’être également très bien accueillis : « Le
marché est tellement en tension que les jeunes
diplômés ont le droit d’être exigeants ! » résume le
représentant du Syntec numérique. Une fois
embauchés, les jeunes cadres sont ensuite souvent
formés par l’entreprise sur ses besoins spécifiques.
Transports automobile et ferroviaire
Chômage partiel, licenciements et mesures d’éco-
nomies : la conjoncture n’est pas bonne dans le
secteur automobile, largement touché par la crise
économique, même si les ingénieurs ont pu être
un peu plus épargnés que d’autres fonctions.
Depuis le début de l’année 2012, les ventes sont
en baisse, et le contexte économique du marché
de l’automobile reste incertain.
Apparaissant de plus en plus comme une alterna-
tive à la route, le ferroviaire devrait en revanche
continuer à progresser. Le secteur bénéficie d’un
fort soutien politique, en France comme en Europe,
en raison notamment des engagements pris par
les États en matière de réduction des gaz à effet de
serre. De grands projets sont programmés pour les
vingt à vingt-cinq années à venir : nouvelles lignes
de TGV, projet de liaison ferroviaire transalpine
entre Lyon et Turin, modernisation des transports
en commun... © SOPHIE BLITMAN
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 13
Tous les métiers de
l’informatique sont en
tension. Pas
d’inquiétude donc dans
ce secteur où quelque
10 000 jeunes diplômés
sont attendus dans les
entreprises chaque
année.
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
14 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Ils vous décrivent leurs
premiers pas professionnels
Récemment insérés
dans la vie active,
de jeunes professionnels
vous racontent leur
intégration. Comment
se passe leur travail au
quotidien ? Qu’est-ce qui
les passionne ?
Quelles sont les clés de
leur réussite ?
Sans édulcorer la réalité,
ils confient ce qui
constitue les avantages
et les contraintes de
leur profession.
A
près un diplôme d’ingénieur généraliste, j’ai
débuté ma carrière professionnelle dans la
gestion d’actifs immobiliers. Mais mon intérêt
pour le secteur ferroviaire m’a poussé à changer
de voie. J’ai donc postulé pour le mastère spécia-
lisé ferroviaire de l’École des ponts ParisTech et
approché Réseau ferré de France. RFF m’a
accueilli en contrat professionnel en alternance,
durant un an et demi, sur des missions d’ingé-
nieur sécurité. Une fois le mastère obtenu, un
CDI m’a été proposé. Depuis bientôt deux ans, je
suis ainsi ingénieur maintenance chez RFF.
Deux principales missions
Mon poste revêt deux missions principales. La
première m’amène à participer aux travaux et
expérimentations communs à RFF et à SNCF
Infra. Le but est de répondre aux besoins de
maintenance ferroviaire en Île-de-France. Je
participe ainsi à cette réflexion et à la mise en pra-
tique sur le terrain de processus visant à répondre
à ces besoins. Et ce, en adéquation avec le mana-
gement de la maintenance par axe et par ligne du
RER, selon les recommandations et normes de
gestion des actifs des réseaux industriels.
La seconde mission, plus décisionnelle, concerne
le pilotage opérationnel du programme d’inves-
tissement « Amélioration de la qualité du réseau
en Île-de-France ».
Un réel besoin de compétences dans
un secteur en plein développement
Pour exercer ce métier, il faut savoir anticiper,
mais aussi conceptualiser à partir de données par-
fois abstraites. La réactivité et la capacité d’élabo-
ration des meilleurs compromis en situations
contraintes sont également des qualités indispen-
sables. Une spécialisation ferroviaire initiale peut
être un atout pour percer dans le secteur, qui s’est
largement ouvert hors de la SNCF, l’établisse-
ment historique du secteur. Les formations se
multiplient pour répondre à un réel besoin de
compétences, qui restent très particulières dans ce
secteur en plein développement.
Une spécialisation ferroviaire indispensable
FRANÇOIS PLEVEN,
ingénieur
maintenance
ferroviaire chez
RÉSEAU FERRÉ
DE FRANCE (RFF).
Diplômé de l’École
centrale de Lyon
(2007), d’un mastère
spécialisé transports
ferroviaires et guidés
(École des ponts
ParisTech, 2010).
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 15
M
on parcours est atypique : après un
DEUG [aujourd’hui licence 2] en arts
plastiques, j’ai décidé de me réorienter vers ce qui
m’attirait depuis toute jeune : l’informatique.
Beaucoup m’ont déconseillé ce choix, affirmant
qu’il était difficile voire impossible d’effectuer ce
virage. Malgré tout, j’ai gardé le cap et j’ai été
admise en BTS informatique de gestion. Mon
diplôme en poche, j’ai pu intégrer une licence
MIAGE [méthodes informatiques appliquées à la
gestion des entreprises]. J’ai poursuivi jusqu’au
master, dans le cadre duquel j’ai effectué mon
stage de fin d’études chez IT & L@bs à Rennes.
Àl’issue de ce stage, un CDI m’a été proposé.
Des projets variés
Je travaille aujourd’hui sur un projet de refonte
d’un portail intranet. J’interviens sur toutes les
phases du projet : spécifications fonctionnelles,
réalisation de maquettes, conception, développe-
ment et tests. La richesse de ce métier est de pou-
voir changer régulièrement de projet et donc de
rencontrer de nouvelles problématiques, de nou-
velles personnes. À chaque nouveau projet, on
démarre de zéro !
Si cela est très enrichissant, il y a tout de même
quelques inconvénients : les projets très courts
laissent peu de temps pour découvrir tout l’envi-
ronnement de travail. Les projets plus longs peu-
vent au contraire donner l’impression de stagner
d’un point de vue technique.
Bien choisir ses stages
Dans ce secteur, il faut être un bon communi-
quant, savoir dialoguer avec les autres. L’autono-
mie est également une qualité indispensable. Si je
devais donner un conseil, ce serait de soigner son
choix en matière de stage de fin d’études, car c’est
en fonction de ce stage qu’une orientation tech-
nique va se dessiner.
Apprendre, pour chaque nouveau projet
OLIVIA LOINSARD,
ingénieur études et
développement chez
ORANGE Business
Services – IT & L@bs.
Diplômée d’un BTS
informatique de
gestion (Nantes, 2005)
et d’un master MIAGE
(Institut de formation
supérieure en
informatique et
communication-
IFSIC, Rennes, 2008).
A
près un bac scientifique puis une classe
préparatoire (PTSI), j’ai intégré sur concours
l’école d’ingénieurs Arts et Métiers ParisTech.
Mon diplôme en poche, j’ai rejoint en CDI
SACER Paris-Nord-Est, entreprise de travaux
publics (une filiale du groupe COLAS), en qua-
lité d’ingénieur travaux. J’ai d’abord effectué un
tour de France en trois étapes, au sein d’agences
travaux SACER. Ce parcours, appelé Trajectoi-
res, m’a permis d’apprendre sereinement mon
métier et de m’imprégner de la culture de cette
entreprise. Je suis aujourd’hui ingénieur travaux.
Ce métier est complet. Il commence par la pré-
paration des chantiers : analyse des travaux à
réaliser, intégration de la dimension sécurité du
chantier, estimation des besoins humains et
matériels, démarches administratives... Puis, il
faut suivre le chantier lancé : bonne réalisation
des travaux, application des consignes de sécu-
rité, respect des délais, suivi budgétaire, relation-
nel avec ses équipes et les clients...
Organisation et réactivité
Plusieurs qualités sont indispensables pour s’épa-
nouir à ce poste. Tout d’abord, il faut être orga-
nisé pour pouvoir gérer simultanément plusieurs
chantiers. Ensuite, il est indispensable de savoir
communiquer avec ses clients, ses équipes et
tous les métiers de l’entreprise (bureau d’études,
service administratif, etc.). Enfin, une grande
réactivité permet de régler très vite les pro -
blèmes de chantiers auxquels nous sommes
régulièrement confrontés.
Un seul conseil : foncez !
Le métier de conducteur de travaux permet
d’être autonome dans le pilotage des travaux à
réaliser, tout en partageant son temps entre le ter-
rain et le bureau. Ce qui diversifie le quotidien.
Nous sommes de véritables chefs d’orchestre des
chantiers. Il faut néanmoins être conscient que ce
travail est prenant et demande donc beaucoup
d’investissement. Au vu de mon parcours, je
conseille aux étudiants intéressés par ce métier de
foncer ! C’est une profession unique, où les
échanges et les rencontres sont permanents. Avec
humilité, nous côtoyons des personnes de tous
horizons, ce qui est très enrichissant.
Des échanges et des rencontres permanents
SÉBASTIEN
CRASEZ, ingénieur
travaux chez SACER
Paris-Nord-Est
(groupe COLAS).
Diplômé d’Arts et
Métiers ParisTech
(2011).
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
16 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
D
urant mon cursus à Centrale Nantes, j’ai
réalisé un stage de huit mois chez Valeo dans
une équipe de R&D. L’ambiance de travail et les
sujets techniques à la pointe de l’innovation m’ont
beaucoup plu. Au terme de mon double diplôme
en Nouvelle-Zélande, souhaitant rentrer en France,
j’ai donc naturellement contacté mon ancienne
responsable de stage. Elle m’a indiqué qu’un poste
d’ingénieur architecte véhicules électriques et
hybrides était ouvert à candidature. J’ai alors passé
les entretiens qui ont conduit à mon embauche.
Répondre aux besoins
techniques du client
Ma mission consiste à identifier et à analyser les
besoins techniques d’un constructeur automobile et
de lui offrir une réponse qui respecte ses contraintes
en termes de coût, de qualité et de délai. Je dois
assurer la cohérence et la pertinence de la réponse
technique au niveau système (fonctionnel, méca-
nique, électrique et environnemental). Plus concrè-
tement, à partir d’un cahier des charges client, il
faut proposer une architecture de chaîne de trac-
tion ou de véhicule, la spécifier, la mettre en œuvre,
la valider et l’évaluer soit sur banc d’essais soit
directement sur véhicule.
Avantages et inconvénients
Au sein d’une équipe dynamique, j’ai la chance de
travailler sur des projets internationaux. Les mis-
sions sont variées et je participe à l’intégralité du
développement d’un projet tout en gardant une
vision globale du système. La contrepartie est la
charge de travail conséquente et la possible frustra-
tion quand les projets sont arrêtés par les clients ou
ne débouchent pas sur une application en série.
Mes conseils
Allez à la rencontre d’ingénieurs sur des salons ou
à contacter les anciens élèves des écoles d’ingé-
nieurs pour discuter de leur carrière. Ciblez vos
stages afin d’affiner votre idée du poste que vous
souhaitez. On ne connaît réellement une fonction
qu’après l’avoir exercée ! Enfin, si vous vous préparez
à une carrière en R&D, nourrissez votre curiosité
technique en lisant des revues scientifiques.
Travailler sur des projets innovants
INGRID SARLANDIE,
ingénieur architecte
véhicules électriques
et hybrides chez
VALEO. Diplômée de
l’École centrale de
Nantes et d’un master
d’ingénierie
mécanique de
l’université
d’Auckland en
Nouvelle-Zélande
(2010).
A
près avoir validé mon bac scientifique en
2005, j’ai intégré l’École nationale d’ingé-
nieurs de Tarbes, école généraliste dans le
domaine de la mécanique. Lors de ma dernière
année d’études, j’ai effectué mon projet de fin
d’études au sein du Groupe Atlantic. Durant ces
six mois de stage, j’ai pu découvrir le métier de
process au sein du pôle Chauffe-eau du site de
La Roche-sur-Yon (85). Cette fonction m’a tout de
suite plu car elle est transversale et me permet
d’exploiter mes compétences techniques tout en
restant très proche des ressources de production.
Après cette expérience, je me suis porté candidat
à un poste d’ingénieur process sur le site de
Cauroir (59) par le biais des offres d’emploi internes
au groupe. J’ai pris mes fonctions en juillet 2010,
dès l’obtention de mon diplôme d’ingénieur.
Un travail de relationnel
Le métier d’ingénieur process revêt plusieurs
fonctions : maîtrise et suivi des process de fabrica-
tion, veille industrielle sur les outils de fabrication,
formalisation des savoirs des opérationnels, chan-
tier d’aménagement de l’atelier... C’est un travail
fondé sur le relationnel, car je suis quotidienne-
ment au contact du terrain. Le but final étant
d’améliorer les procédés de fabrication. Plusieurs
qualités sont donc indispensables : pragmatisme,
autonomie, réactivité, créativité, entre autres.
Qui dit petite structure,
dit polyvalence
Sur le site de Cauroir, où travaillent une centaine
de personnes, la dimension humaine oblige à une
certaine polyvalence. L’apprentissage est donc
quotidien ! De plus, la proximité de la structure
directionnelle permet de bien comprendre l’orga-
nisation générale du site et d’y participer. La forte
présence sur le terrain rend ce travail très concret.
Ce qui peut aussi devenir un inconvénient : il est
parfois difficile de bloquer du temps pour faire
avancer des tâches de fond. Au vu de mon expé-
rience, je pense que le choix d’une école généra-
liste à dominante mécanique est un parcours
« idéal ». Durant vos études, privilégiez les stages
proches des outils de production : toute expé-
rience de terrain est bonne à prendre pour exer-
cer ce métier, et donc pour être recruté !
Privilégiez les stages proches du terrain
VINCENT MAITRE,
ingénieur process
chez GROUPE
ATLANTIC (site de
Cauroir, 59). Diplômé
de l’école
d’ingénieurs
ENITarbes (2010).
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
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:
18 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Bâtir un CVpercutant
S
i vous en doutiez, sachez que le CV idéal
existe ! Il retrace votre vie étudiante et pro-
fessionnelle, chaque expérience étant joliment
mise en valeur avec des couleurs, de l’italique, du
gras... Pour vous, c’est l’exemple parfait en son
genre : celui qui flatte votre ego et ne demande
qu’à être encadré ! Mais c’est un CV... totale-
ment inefficace ! Car le CV n’a pas pour objectif
de vous plaire, mais de séduire un recruteur. Les
informations contenues doivent donc être sélec-
tionnées pour faire le lien avec l’entreprise et/ou
le poste.
Cohérent et concis !
Ne perturbez pas le recruteur avec des informa-
tions sans rapport avec le poste à pourvoir. Un
curriculum vitæ est un ensemble construit dont
le fil conducteur doit apparaître au recruteur dès
la première minute de lecture. Renoncez aux
successions d’informations qui vont dans des
directions différentes. C’est parfois le problème
posé par une présentation chronologique qui
Un curriculum vitæ doit être conçu pour être parcouru en lecture rapide. Pour accrocher
un recruteur en moins d’une minute, la sélection des informations en rapport avec le poste
visé compte tout autant que leur présentation.
DES CENTRES D’ I NTÉRÊT
QUI EN DI SENT LONG
Évitez de baptiser la rubrique de votre CV
consacrée à vos loisirs ou centres d’intérêt :
« Divers », « Informations complémentaires »
ou encore « Bon à savoir ».
Soyez descriptif... Si vous participez à des
activités associatives, caritatives ou faites
partie d’une association culturelle ou de
quartier, indiquez quel est votre rôle :
organisez-vous des conférences ? Récoltez-
vous des fonds ? Contactez-vous des
sponsors ? Encadrez-vous des jeunes ? Etc.
Soyez précis... Surtout si vos loisirs sont
conventionnels. Vous lisez beaucoup ?
Quels genres d’ouvrages, quels auteurs ?
Vous êtes cinéphile ? Quels sont vos
réalisateurs fétiches ? Vous pratiquez
un sport ? À quelle fréquence ?
Depuis combien de temps ?
Avec quel niveau ?
Ce n’est pas à vous que
votre CV doit plaire...
mais aux recruteurs.
Ne racontez pas votre
vie. Sélectionnez les
informations les plus
pertinentes pour
l’entreprise et le poste.
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 19
vous conduit à superposer des tranches de vie
professionnelle. Pensez à relire votre CV à tête
reposée quelque temps après l’avoir rédigé.
Vous estimerez mieux si une vue d’ensemble de
vos expériences se dégage ou si la présentation
de votre parcours reste floue ou éparpillée.
Un document utile
Interrogez-vous toujours sur les raisons pour les-
quelles vous souhaitez délivrer une information :
quel sens celle-ci a-t-elle pour vous et qu’ap-
porte-t-elle à l’entreprise ? Puis demandez-vous si
cette information peut vous aider à obtenir un
rendez-vous. Envoyer un CV ne signifie pas
décrocher un contrat de travail : il s’agit de parve-
nir à convaincre le recruteur d’engager une
démarche pour vous rencontrer. Libre à vous
ensuite de préciser lors de l’entretien – si l’occa-
sion se présente – que vous avez obtenu vos
diplômes avec une mention, que vous avez choisi
tel établissement, que vous avez réalisé un
mémoire sur tel sujet.
Un document factuel
N’oubliez pas que vous postulez dans un secteur
professionnel précis, ce qui impose de faire le lien
entre ce secteur et vous. Vous pouvez, par exem-
ple, insister sur votre maîtrise des logiciels ou sur
votre connaissance des matériels dans l’informa-
tique, présenter votre engagement dans vos acti-
vités sportives ou dans des associations, etc. Pen-
sez à actualiser ces informations régulièrement !
Votre candidature est un document qui pourra
circuler en interne, avec éventuellement une
petite note de la DRH : « Que penses-tu de ce
candidat ? » À ce stade, vous pouvez encore être
recalé par un opérationnel parce qu’il manque
des informations sur les compétences que pour-
tant vous détenez, mais que vous n’avez pas
notées. Des données, comme vos résultats, peu-
vent être lues plus attentivement par un respon-
sable de service. Pour ce faire, employez toujours
un style très direct. Les verbes d’action sont par-
faits pour décrire succinctement vos missions. Ne
faites surtout pas de phrases.
Comment sélectionner
les informations ?
Il faut prendre un peu de temps avant de rédiger
son CV. Très souvent, vous avez trouvé une
bonne idée et vous vous empressez de la mettre
en forme pour passer à la ligne suivante... Ce
n’est pas la bonne méthode. Voici un petit exer-
cice qui vous permettra de faire le point sur vos
atouts au regard du poste que vous recherchez. Il
vous servira également lors de l’entretien, car
chaque information que vous présentez dans
votre CV pourra donner lieu à une question.
Listez sur une feuille blanche tout ce que vous
avez fait : stages, CDD (contrats à durée déter-
minée), intérim, petits boulots, activités extra-
professionnelles ou extrascolaires, en étant très
précis dans le descriptif des tâches que vous avez
effectuées. N’hésitez pas à vous faire plaisir en
n’omettant aucune de vos expériences. Laissez
une marge à droite pour dresser deux colonnes
dans lesquelles vous ferez des croix. L’une s’inti-
tulera : « J’ai apprécié/Ce qui m’a intéressé », et
l’autre : « Les entreprises apprécient » ou « Les
entreprises sont intéressées par ». Si vous postulez
auprès d’entreprises ou de secteurs très différents,
vous devez faire une colonne pour chaque caté-
gorie d’entreprises. Les éléments qui afficheront
deux croix mettront en évidence l’adéquation
entre votre projet professionnel et votre profil. Ils
devront impérativement figurer sur votre CV (et
être développés dans la lettre). Pour ceux qui
n’ont qu’une seule croix, il faudra faire un tri dans
vos expériences pour déterminer s’il est judicieux
de les porter sur le CV et/ou dans la lettre.
Idéal pour se réorienter
Ce travail peut servir de révélateur ou de déclen-
cheur pour tous ceux qui ne se sentent pas à leur
place dans leur cursus et voudraient se réorienter
vers un autre secteur ou une autre profession. Il
devient alors plus facile de faire ressortir les points
communs (même s’ils sont rares et contenus uni-
quement dans vos activités extraprofessionnelles
ou vos centres d’intérêt personnels) entre votre
parcours et les besoins des entreprises. C’est une
démarche essentielle pour vous positionner sur le
marché de l’emploi. Vous devez faciliter le travail
du recruteur (et le rassurer sur son choix) en
mettant en avant les éléments de votre parcours
qui l’intéressent.
© CÉLINE MANCEAU
ET GUILLAUME VERNEY-CARRON
COMMENT PRÉSENTER LES I NFORMATI ONS ?
Une fois que vous avez sélectionné les informations essentielles,
gardez toujours en tête que la mise en page doit être au service du
contenu et poursuivre un objectif de clarté et de lisibilité. Le gras,
par exemple, doit être utilisé avec parcimonie et réservé à la même
catégorie de mots : les postes exercés ou les entreprises, surtout
s’il s’agit de sociétés connues. Les marges sont aussi un outil de
mise en page à employer efficacement (pour renvoyer en bout de
ligne les dates et les lieux, par exemple). Pensez aussi à sauter des
lignes et à laisser de l’espace autour des informations essentielles.
Elles ressortiront beaucoup mieux. Et, en moins de deux minutes,
le recruteur aura ainsi une vision complète de votre profil.
CONCEVOIR UN CV
POUR LE NET
Avec le développement
des CVthèques, les
recruteurs ont
aujourd’hui accès à des
milliers de CV, et ce
sont très souvent des
logiciels qui opèrent
pour eux un premier tri.
Pour être sélectionné,
votre CV doit donc
correspondre à des
critères précis dans la
forme et sur le fond.
Le site d’emploi
jobetic.net livre de
nombreux conseils
pour adapter son CV
à Internet. Il est
également possible de
tester son CV pour
savoir s’il est lisible sur
le Web.
<
<
en
bref
Exemples
commentés et
modèles de CV
pour tous les
profils, rubrique
« Jobs, stage,
emploi ».
@
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
20 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Lettre de motivation :
est-elle encore utile ?
S
ur 700 directeurs des ressources humaines,
75 % d’entre eux prennent en compte les
candidatures sans lettre de motivation. C’est plu-
tôt une bonne nouvelle pour les candidats qui
s’arrachent souvent les cheveux sur le contenu de
la lettre, et finissent par recopier – plus ou moins
bien et avec ou sans fautes ! – des modèles tout
faits. De là à penser que la lettre de motivation est
désormais facultative, il n’y a qu’un pas que cer-
tains candidats ont déjà franchi...
Un petit mot d’accompagnement…
Ils n’ont pas tort s’ils ne sont pas sûrs de leur maî-
trise de l’ortho graphe et de la conjugaison. Mieux
vaut faire l’impasse sur la lettre de motivation plu-
tôt que de laisser passer sous les yeux du recruteur
un passé simple mal maîtrisé. Et... s’ils n’arrivent
pas à personnaliser leur lettre. Remplacer le nom
d’une entreprise par une autre sans changer
aucune phrase, c’est une faute de goût que le
recruteur ne digère pas.
Zapper la lettre de motivation ne vous soustrait
pas, cependant, à l’obligation d’envoyer un mot
d’accompagnement. Surtout dans le cas de l’en-
voi d’une candidature par e-mail. Il faut inciter le
recruteur à cliquer pour ouvrir votre CV en
pièce jointe. Pour ce faire, soyez concis, allez à
l’essentiel. Résumez, dans le corps du mail, l’es-
sentiel du message à faire passer : l’objet de l’envoi
(recherche d’emploi, de stage), vos disponibilités
(tout en restant flexible), votre statut actuel (étu-
diant, salarié, en CDD, en CDI) ainsi que votre
formation et votre expérience en phase avec les
besoins de l’entreprise. Cela pourrait donner :
« Étudiant en dernière année de master X, je suis
à la recherche d’un stage de fin d’études d’une
durée de quatre mois (de préférence entre avril et
juillet). Ayant déjà effectué deux stages en marke-
Elle est parfois tellement stéréotypée que certains recruteurs préfèrent l’ignorer. La lettre de
motivation est-elle vouée à disparaître ? Ou a-t-elle encore toute sa place au côté du CV ?
Qu’il s’agisse d’une
lettre de motivation
ou d’un mot
d’accompagnement,
le zéro faute est
essentiel. Faites-vous
relire et méfiez-vous
des correcteurs
automatiques.
G
.
O
'
B
Y
R
N
E
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 21
ting chez X et Y, j’aimerais rejoindre votre entre-
prise. Je suis rapidement opérationnel sur des mis-
sions de X. Je vous laisse découvrir plus en détail
mon CV. » Deux ou trois phrases suffisent, relues
et corrigées. Laisser passer une faute dans une
lettre d’une page, ça ne passe déjà pas, alors dans
un mail de trois lignes, c’est rédhibitoire !
… ou une déclaration
Ce service minimum ne vous interdit pas, de
temps à autre, de rédiger une lettre pour un poste
ou une entreprise qui vous attire vraiment. Soit de
manière spontanée, soit parce qu’on l’exige de
vous, dans une petite annonce ou après un pre-
mier contact sur un salon, par exemple. Votre
enthousiasme devrait vous aider à écrire, cette fois,
une lettre qui se distingue de celles des autres can-
didats. Tout commence avec une accroche dyna-
mique. Comme pour un entretien, où ce sont les
trois premières minutes qui permettent de faire
bonne impression, ici, ce sont sur les trois pre -
mières phrases que le recruteur va se forger une
opinion. Entrez immédiatement dans le vif du
sujet : « Je vous écris – (avec un s à la fin bien sûr !)
– de la part de M. X, responsable du service
achats, qui m’a parlé d’un poste à pourvoir... » ou
« j’ai eu l’occasion de rencontrer votre équipe sur
le salon et, depuis, je me suis renseigné sur vos
projets de développement. Ceux-ci correspon-
dent à... ». Il faut montrer que vous lisez l’actualité,
que vous êtes au courant de la dernière campagne
de communication de l’entreprise ou de sa poli-
tique de recrutement auprès des jeunes diplômés.
Et affirmer, avec enthousiasme, votre intérêt pour
ses produits, pour ses valeurs, sans pour autant flat-
ter votre interlocuteur. L’idée est de créer un lien
entre vous et cette entreprise qui ne vous attend
pas particulièrement. Mettez en avant votre sincé-
rité si vous voulez « marquer » le recruteur. De
toute façon, qu’avez-vous à perdre ?
Ne vous trompez pas d’interlocuteur
Une fois votre lecteur « captivé », ne le laissez pas
sur sa faim. Proposez-lui vos services. Il ne va pas
décider à votre place de votre avenir professionnel.
Sollicitez un poste précis ou une mission particu-
lière. Évitez les « restant ouvert à toute proposi-
tion » ou « disponible pour tous types de mis-
sion », etc. Montrez ensuite en quoi vous êtes le
candidat idéal pour satisfaire cette offre (quels sont
vos compétences, vos résultats), sachant que, selon
votre interlocuteur, vous ne vous présenterez pas
de la même manière. Si vous écrivez à une DRH,
le recruteur aura une vision à plus long terme
qu’un opérationnel. Il va s’interroger sur vos facul-
tés d’intégration et votre potentiel d’évolution :
autant de points qu’il faudra évoquer afin de le ras-
surer. Le choix de l’entreprise est aussi un facteur
important pour une direction des ressources
humaines. L’opérationnel se demande, lui, immé-
diatement, s’il pourra travailler à vos côtés toute la
journée : il ne faut pas lui laisser de doutes sur votre
personnalité et votre expertise technique. Vos
résultats sont également susceptibles de le séduire.
L’art de la relance
La conclusion de votre lettre de motivation devra
être à l’amble de l’accroche en proposant, par
exemple, de reprendre contact (attention au
maniement du futur et du conditionnel !) : « Je
me permettrai de vous contacter prochainement
pour convenir d’un rendez-vous » ou « J’aimerais
pouvoir compléter cette description de vive voix
et surtout répondre à vos questions lors d’un
entretien ». Cette proposition ne doit pas rester
lettre morte ! La valeur ajoutée de votre candida-
ture sera la relance téléphonique. Il arrive qu’un
DRH mette de côté deux ou trois profils qui l’in-
téressent, tout en négligeant de rappeler immé-
diatement les candidats. Si vous êtes l’un de ceux-
là et que vous prenez les devants, il se pourrait
très bien que vous soyez le premier servi ! Et
même si l’on vous répond par la négative, vous
pourrez peut-être récolter des informations sur
un recrutement à plus longue échéance. Cette
démarche de relance implique d’avoir personna-
lisé votre envoi. Que ce soit avec ou sans lettre,
par mail ou par courrier, une candidature n’est
pas une bouteille à la mer, elle doit être adressée
impérativement à une personne dans l’entreprise.
Pas d’impasse possible cette fois.
© CÉLINE MANCEAU
TRAVAI LLEZ VOTRE PROSE
C’est surtout la fluidité du discours qui provoque l’envie, ou non, de
rencontrer la personne qui a rédigé la lettre. Mieux vaut des phrases
simples qui vont à l’essentiel plutôt que de longues tournures (évitez
les « qui », « que », « de surcroît », « en effet », etc.). Choisissez bien
aussi le vocabulaire (verbes d’action, adjectifs précis). Certaines
lettres ne contiennent que des termes positifs et convaincants, tandis
que d’autres laissent en permanence le lecteur dans le flou. N’écrivez
pas : « Je pense avoir toutes les qualités pour réussir à ce poste »,
mais plutôt : « Je détiens toutes les qualités pour réussir à ce poste »,
par exemple. Une fois le brouillon achevé, relisez-vous à voix haute,
plusieurs fois, en articulant bien, pour entendre « la musicalité » de
votre message. Corrigez un mot ici ou là, raccourcissez encore (un
slogan, c’est bref et efficace !). Une fois le texte définitif, faites vous
relire par au moins trois personnes et méfiez-vous des correcteurs
automatiques : ils ne détectent pas toutes les erreurs.
Exemples
commentés et
modèles de CV
pour tous les
profils, rubrique
« Jobs, stage,
emploi ».
@
« 100 CV et lettres
de motivation pour
les bac + 2/3 »,
Céline Manceau,
Guillaume Verney-
Carron, 12,90 €.
« 100 CV et lettres
de motivation pour
les bac + 4/5 »,
Céline Manceau,
Guillaume Verney-
Carron, 12,90 €.
premier
emploi
C É L I N E M A N C E A U , G U I L L A U M E V E R N E Y - C A R R O N
100CV
ET LETTRES
DE
MOTIVATION
POUR LES BAC+4/5
premier
emploi
C É L I N E M A N C E A U , G U I L L A U M E V E R N E Y - C A R R O N
100CV
EMPLOI
STAGES
ALTERNANCE
TROISIÈMES CYCLES
ET LETTRES
DE
MOTIVATION
POUR LES BAC+2/3
<
<
a
lire
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
22 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Ce que veulent les recruteurs
Des professionnels du recrutement vous font part des qualités et de l’attitude que doit
posséder la « perle rare ». Avec des conseils s’inspirant de la réalité professionnelle, ils se sont
donné pour mission de vous aider à démarrer votre recherche d’emploi sur de bonnes bases.
Des critères distinctifs pourraient vous permettre de vous différencier de la masse des
candidats ? Sans détour, les recruteurs vous confient ce qu’ils attendent vraiment de vous.
L
orsque le recruteur rencontre un candidat, il
a besoin de sentir son envie, sa sensibilité et
son intelligence relationnelle. Car si les candidats
s’attachent à comparer les missions et les valeurs
des entreprises, le recruteur cherche de son côté
à observer les différences entre les postulants. La
pertinence du raisonnement de l’étudiant, l’ori-
ginalité de son projet et son intérêt marqué pour
le travail en équipe sont observés de près. Soyez
très clair lorsqu’il s’agit de décrire vos objectifs de
carrière, qu’il s’agisse d’un stage ou d’un emploi.
Chez Bouygues Construction, nous accueillons
nos stagiaires et jeunes diplômés sur des métiers
variés : études, travaux, commerce, finance, ges-
tion en Île-de-France, en France et à l’interna-
tional. C’est pourquoi nous encourageons les
candidats à multiplier leurs expériences pendant
leur cursus. Ne négligez pas vos stages, choisis-
sez-les avec intelligence et variez les plaisirs. Atta-
chez-vous à être curieux et proactif, ce qui vous
permettra de montrer tous vos talents.
L’engagement rassure le recruteur
Autre point important, il concerne l’engagement
associatif. Valorisez-le ! Qu’il soit sportif, culturel,
artistique ou entrepreneurial, mettez-le en avant :
votre implication réelle dans le cadre d’un projet
associatif rassure votre interlocuteur. De plus, lors
de l’entretien avec les recruteurs, vous allez
humaniser la relation et vous pourrez parler avec
sincérité et conviction de vos passions, objectifs et
aspirations.
Valorisez vos expériences associatives
BENOÎT FOREST,
responsable relations
écoles chez
BOUYGUES
CONSTRUCTION.
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 23
C
haque CV est unique de par son expérience,
ses stages, son parcours scolaire, et même ses
centres d’intérêt : un jeune diplômé qui pratique un
sport depuis longtemps peut démontrer une cer-
taine forme de rigueur et de constance, ce qui ras-
sure les recruteurs. La cohérence du CV attire évi-
demment davantage notre attention, mais les
parcours atypiques sont également intéressants : un
statisticien qui s’est reconverti dans le développe-
ment des NTIC pourrait éventuellement travailler
sur du développement dans la finance de marché.
Le premier contact qui est réalisé par les chargés de
recrutement conditionne la suite : si l’intéressé pré-
qualifié en entretien téléphonique n’arrive pas à
expliciter correctement son projet professionnel et
ne laisse pas apparaître une personnalité cohérente,
il aura moins de chances d’aboutir au second entre-
tien avec le responsable d’agence.
Un large éventail de métiers
Un ingénieur débutant qui démarre chez l’un de
nos clients peut à la fois intervenir sur un projet de
développeur où le codage est omniprésent et être
amené à rédiger un cahier des charges techniques. Il
peut ensuite évoluer rapidement vers des fonctions
de coordinateur technique où l’expertise doit être
accompagnée de compétences relationnelles. Il y a
un large éventail de métiers dans le domaine du
service informatique pouvant aller du support appli-
catif à la conduite du changement, en passant par
l’administration des systèmes informatiques.
Quelques conseils
Osez affirmer votre dynamisme et votre person-
nalité tout en restant humble pour faciliter votre
intégration. Identifiez bien la culture d’entreprise
et le mode de communication interne pour en
comprendre les rouages. En intégrant une struc-
ture, n’hésitez pas à poser vos questions car
celles-ci peuvent également amener votre coach
à la réflexion. Enfin, ayez un projet professionnel
cohérent en tête car, dans une carrière, il y a un
temps pour construire son parcours et un temps
pour la consolider.
À
la croisée des métiers de l’exploration et de
l’exploitation, les foreurs doivent maîtriser
un environnement toujours plus complexe pour
donner accès aux réserves en toute sécurité, le
plus vite possible et à moindre coût. Une majo-
rité des recrues sont de jeunes diplômés. Après
leur intégration, ils suivent tous une formation
commune à l’ensemble des filiales. Pour l’ingé-
nierie, ce cursus dure six ans, avec un premier
poste de supervision sur le terrain, suivi d’une
affectation au siège ou en filiale, en ingénierie de
forage ou de complétion. De leur côté, les cadets
(forage-complétion, puits ou fluides-ciments),
qui ont vocation à occuper un poste de supervi-
sion opérationnelle, alternent pendant deux ans
formation théorique et apprentissage sur le ter-
rain (notamment rotations chez un contracteur
de forage) avant d’occuper leur premier poste de
« junior ».
De belles perspectives d’évolution
Le forage est à la fois un métier d’entrée et un
métier de carrière au sein de Total Exploration-
Production. Les superviseurs peuvent effectuer
de brillantes carrières opérationnelles au sein de la
division Forage-Puits pouvant les mener jusqu’à
des postes de responsables d’assets opérationnels.
L’ingénierie est la voie naturelle qui permet
d’accéder à des fonctions de responsables forage,
mais prépare également à l’exercice de responsa-
bilités au sein d’autres métiers de la branche ou
du Groupe pouvant déboucher sur des fonctions
de direction.
Capacité de décision
et mobilité géographique
La nature du métier et ses conditions d’exercice
exigent une capacité à décider dans des condi-
tions difficiles, de l’esprit d’équipe et de la capa-
cité à mobiliser. La résistance au stress, de bonnes
qualités d’écoute et de l’empathie sont également
essentielles, tout comme l’art de savoir dire
non... La mobilité géographique est aussi un cri-
tère essentiel : il faut être prêt à travailler en
dehors de France et envisager plusieurs années
d’expatriation ou de rotation.
Osez affirmer votre personnalité
CHI-HONG TY,
responsable
recrutement et
coordination
commerciale du pôle
SIRT du groupe
ALTEN.
Une évolution de carrière structurée
JULIE COVAS, chargée
de recrutement
Métiers Forage-Puits
et projets de
l’Exploration-
Production chez
TOTAL.
VINCENT MAGENDIE,
gestionnaire de
carrières Métiers Forage-
Puits chez TOTAL.
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
24 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Entretien d’embauche : les dix c
U
n entretien d’embauche sert avant tout à
valider votre savoir-être (votre CV ayant
déjà permis au recruteur de confirmer votre
savoir-faire). L’étape déterminante de votre
recrutement se jouera donc lors de ce face-à-face.
Et tout peut aller très vite. En quelques minutes,
votre attitude, qui passe autant par le verbal que le
non-verbal, peut séduire un recruteur... ou le
rebuter. Pour mettre toutes les chances de votre
côté, adoptez les dix préceptes suivants.
À l’heure, tu seras
La ponctualité est la première règle à respecter lors
d’un entretien. Estelle Raoul, directrice senior de
Page Personnel, préconise de se présenter avec
« cinq à dix minutes d’avance ». Une fois sur place,
« sortez un magazine, ajoute-t-elle, soyez souriant
avec le ou la standardiste. N’hésitez pas non plus à
parler avec les personnes présentes. Cela vous per-
mettra d’évacuer le stress et de faire preuve de
sociabilité, atout indispensable pour le monde de
l’entreprise. D’autant qu’on ne sait jamais qui sont
vraiment les personnes que l’on croise dans les
couloirs. » En aval de ce rendez-vous, vous aurez
bien sûr vérifié votre itinéraire (sur Google Map
par exemple) en anticipant les éventuels
problèmes de circulation. Si, malgré tout, vous
veniez à être en retard, passez un coup de télé-
phone pour prévenir. Et excusez-vous en arrivant.
Un look adapté, tu choisiras
Rien ne vaut les valeurs sûres. Pour les hommes,
un costume, des chaussures confortables, le tout
dans des couleurs neutres (noir, gris clair). Pour les
femmes, un tailleur – jupe ou pantalon – et des
escarpins noirs. Et pour marquer votre personna-
lité : un sac à main ou un petit bijou. Misez sur
l’élégance et la discrétion. Attention au maquillage
qui doit rester léger et à la hauteur des talons
quand vous n’avez pas l’habitude d’en porter.
« Ne confondez pas décrocher un job dans une
boîte et s’habiller pour sortir en boîte », lâche en
souriant Nicolas Pradon, P-DG d’une société
d’administration de biens à Boulogne. « Il faut se
sentir bien », résume Gwenaëlle Quénaon-Hervé,
directrice générale et fondatrice de RégionsJob.
Et coller avec l’image de l’entreprise. Si vous pos-
tulez pour un job dans un domaine artistique, une
petite touche créative sera la bienvenue. Inverse-
ment pour un poste de comptable...
L’arrogance, tu éviteras
Les règles de savoir-vivre et de courtoisie doivent
être respectées. Une évidence ? Pas pour tous les
candidats. Consulter son portable pendant que le
recruteur cherche un papier, par exemple, ou
tout simplement oublier de mettre son téléphone
sur silencieux et recevoir un appel durant cette
entrevue peut s’avérer rédhibitoire. « Le respect de
la parole et de tout ce qui gravite autour de l’écoute,
c’est là que ça se joue », prévient Gwenaëlle
Quénaon-Hervé. Donner des signes d’impa-
tience ou d’arrogance démontre tout simplement
votre absence d’égards pour votre interlocuteur.
« Ne croisez pas les bras, soyez ouvert et ave-
nant », insiste Gwenaëlle Quénaon-Hervé. Pren-
dre des notes est un bon moyen de ne pas avoir
l’air trop sûr de vous. Relancez aussi votre inter-
locuteur avec des questions précises sur le poste.
Ta motivation, tu montreras
« À niveau de qualification égale, c’est la motiva-
tion qui fait la différence », indique Catherine de
Verdière, directrice de Bonnel Conseils Associés
et membre de Syntec Recrutement. Pourtant,
beaucoup de recruteurs se plaignent du peu d’en-
Un seul impair et… l’entretien d’embauche peut vous être fatal. Pour éviter de répéter
certaines erreurs types, voici dix commandements pour le jour J, face au recruteur.
Détendez-vous et
souriez... vous êtes en
entretien. Cet exercice
est avant tout un
échange qui doit
permettre aux
recruteurs de valider
la bonne impression
donnée par votre CV.
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 25
train de certains postulants. « Un jour, une jeune
fille m’a dit qu’elle n’avait aucune motivation pour
travailler dans l’entreprise ! » se souvient Gwe-
naëlle Quénaon-Hervé. À l’inverse, la motivation
ne se manifeste pas en usant de superlatifs. Le
moyen le plus sûr de rassurer le recruteur sur votre
engagement, c’est encore de venir informé sur
l’entreprise et ses besoins en termes de recrute-
ment. « On ne peut pas être motivé par un poste
dont on ne connaît rien », plaide Estelle Raoul.
Ton authenticité, tu prôneras
Lors d’un entretien d’embauche, il s’agit d’être soi-
même mais en mieux. « C’est comme au début
d’une relation amoureuse : il faut se montrer sous
son meilleur jour, toujours à son avantage », rap-
pelle Gwenaëlle Quénaon-Hervé. Pas besoin pour
autant de vous inventer des qualités ou des expé-
riences imaginaires. « Ne mentez pas, vous serez
démasqué », relève Estelle Raoul. Aux questions
du recruteur qui peuvent vous sembler embarras-
santes, ne faites pas le choix du déni. Soyez authen-
tique. Catherine de Verdière préconise de parler
toujours en termes positifs : « Ça démontre la capa-
cité du candidat à rebondir, à aborder les choses
sous un angle constructif. » Sur les sujets sensibles
(pour vous), préparez votre discours avant l’entre-
tien pour ne pas vous empêtrer dans vos explica-
tions ; positiver, ce n’est pas mentir.
Ton stress, tu cacheras
Être stressé n’est pas une erreur en soi. Ce sont
plutôt les incidences d’un tel état qui posent pro-
blème. Bafouillements, tics nerveux, réponses
inadaptées... même si Catherine de Verdière, à
l’instar d’autres recruteurs, confie qu’elle est plutôt
compréhensive, surtout envers les jeunes diplômés.
En filigrane, c’est encore la question de la prépa-
ration qui se pose. Vous imaginer dans la situa-
tion, en amont de l’entretien, peut vous aider.
Vous vivrez ainsi par anticipation, du fait de cette
projection, la tension inhérente à cet entretien.
Et, à terme, elle en sera atténuée dans la mesure
où vous vous serez familiarisé avec cette épreuve.
Cette méthode est couramment utilisée par les
sportifs de haut niveau.
Salaires, tu parleras le temps venu
Une erreur courante consiste à demander très
rapidement des informations sur la rémunération ou
les avantages liés au poste... Gwenaëlle Quénaon-
Hervé conseille d’attendre plutôt le deuxième
entretien pour aborder le sujet ou de laisser le
recruteur s’en emparer. Autre possibilité : obtenir
des précisions, après l’entretien, par un appel télé-
phonique auprès du service des ressources humaines,
non pas sur votre cas personnel, mais sur la poli-
tique salariale de l’entreprise.
La rancune, tu oublieras
Que l’organigramme pyramidal de la plupart des
entreprises vous pose problème ou que votre
ancien patron ait eu des méthodes contestables,
« ce n’est pas du tout indispensable d’en parler »
insiste Gwenaëlle Quénaon-Hervé. « Comment
pouvons-nous faire confiance à quelqu’un qui
dénigre son ancien patron ? Nous savons que nous
serons les prochains sur cette liste de reproches »,
surenchérit Catherine de Verdière. Éviter donc le
sujet. Et si le recruteur l’aborde, faites preuve d’esprit
critique et de recul, en affirmant qu’on ne peut
pas toujours s’entendre avec tout le monde et que
cette expérience malheureuse vous a beaucoup
appris. Surtout sur vous-même.
Ta vie, tu laisseras de côté
Les questions « comment vous vous percevez et
comment les autres vous perçoivent » sont déter-
minantes lors d’un l’entretien d’embauche. Pour
autant, le recruteur n’est pas là pour que vous vous
épanchiez sur son épaule. Vous n’êtes pas obligé
de répondre aux questions trop précises sur votre
vie, ni d’aborder de vous-même vos difficultés de
recherche d’emploi ou de vie de couple.
© JOSEPH DAUCE
ommandements du candidat
LA RENCONTRE, TU PRÉPARERAS
Ne pensez pas vous préparer à l’exercice de l’entretien d’embauche
une bonne fois pour toutes. Votre discours doit être adapté à
l’entreprise et au poste à pourvoir. Vous n’êtes pas là pour réciter une
leçon. « Je reçois beaucoup de jeunes complètement bloqués à force
de suivre à la lettre toutes les recommandations », souligne Catherine
de Verdière, directrice de Bonnel Conseils Associés et membre de
Syntec Recrutement. Une fois convoqué, renseignez-vous sur
l’entreprise et imprégnez-vous de sa culture. Adaptez-vous aussi à
votre interlocuteur : est-ce un DRH qui vous recevra (très attaché à
votre potentiel) ou un opérationnel, sensible à votre personnalité et à
vos compétences techniques ? Une fois ces éléments rassemblés,
prévoyez une présentation en quelques minutes de vous-même et des
réponses aux questions les plus courantes (défauts, qualités, votre
avenir dans cinq ans…) toujours en liaison avec le poste.
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
26 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
U
ne mauvaise nouvelle en cache
parfois une bonne. Ainsi, lors de
l’enquête 2011 d’Aon Hewitt sur les
rémunérations des jeunes diplômés, près de
90 % des entreprises ont déclaré prévoir
un nombre de recrutements des jeunes
diplômés inférieur ou égal à celui de
2010. Mais – et c’est la bonne nouvelle –
leur frilosité sur le marché de l’emploi ne
se traduit pas par un gel des salaires. « Les
salaires à l’embauche des jeunes diplômés
ont progressé, en 2011, de 3,4 %, contre
2,6 % pour le marché général », constate
Joyce Nehaissi, responsable de l’enquête
jeunes diplômés d’Aon Hewitt
pour l’année 2011.
Le CDD est privilégié
Autre bonne nou -
velle : pour 85 %
des entreprises
interrogées, la
politique salariale
ne diffère pas
selon le type de
contrat, à durée
indéterminée ou
déterminée. Même
si – mauvaise nouvelle cette fois – dans trois
entreprises sur quatre, c’est le contrat à durée
déterminée qui prime.
À noter, les secteurs qui recrutent le plus n’ont
pas bougé depuis trois ans : la finance arrive en
tête, suivie de l’informatique et de la pharmacie,
puis du conseil. À l’inverse, dans les télécommu-
nications, les recrutements sont au point mort.
Aux petits soins
Dans ce contexte un peu morose du marché de
l’emploi, les entreprises soignent tout de même
leurs jeunes diplômés. 43 % d’entre elles ont mis
en place, à leur attention, des mesures spécifiques
d’augmentations salariales. Celles-ci, individuelles,
reposent sur des critères de performance. « Les
jeunes diplômés sont assez sensibles à la recon-
naissance financière, sous forme de salaire ou de
prime », souligne Joyce Nehaissi.
Cette marge de manœuvre dans les politiques de
ressources humaines permet de valoriser les com-
pétences, au-delà du seul diplôme, car année
après année, les salaires ne fluctuent pas beaucoup
d’un groupe d’écoles à un autre. Les diplômés les
mieux payés sont toujours issus des mêmes écoles
– et vice versa –, et ce n’est pas une bonne nou-
velle pour tout le monde.
© CÉLINE MANCEAU
Jeunes diplômés :
combien allez-vous gagner ?
L’enquête 2011 du cabinet de conseil Aon Hewitt sur les rémunérations des jeunes diplômés
montre une progression de leurs salaires, même si, à l’embauche, le CDD (contrat à durée
déterminé) prime sur le CDI (contrat à durée indéterminée).
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MÉTHODOLOGI E DE L’ ENQUÊTE AON HEWI TT
Chaque année, Aon Hewitt interroge un panel d’entreprises représentant différents secteurs d’activité sur la
rémunération de leurs jeunes diplômés. L’enquête 2011 a été réalisée en mars dans plus de 70 entreprises, soit sur
environ 17 000 personnes. Les salaires bruts annuels moyens indiqués sont fixes, c’est-à-dire hors primes variables
(primes sur objectif, commissions...). L’intéressement et la participation ne sont pas inclus non plus. Ils intègrent,
en revanche, les 13
e
et 14
e
mois, les congés payés et les primes d’ancienneté. Ils ont été calculés sur la base de la
rémunération brute de janvier 2011 multipliée par le nombre de mensualités par an.
Les classements par groupes d’écoles sont établis, chaque année, en fonction des niveaux de rémunération constatés
sur le marché. Concrètement, les écoles du groupe 1 restent identiques d’une année sur l’autre, celles du groupe 2
changent très peu, celles des groupes 3 et 4 varient plus sensiblement.
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 27
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
SALAI RES BRUTS ANNUELS MOYENS EN EUROS, PAR ÉCOLE
ÉCOLES D'INGÉNIEURS
ET AUTRES ÉCOLES SCIENTIFIQUES
GROUPE
EXPÉRIENCE
INFÉRIEURE
À 12 MOIS
EXPÉRIENCE
ENTRE 25 ET
36 MOIS
EPITA (Le Kremlin-Bicêtre) 3 36 564 38 622
ESEO (Angers) 4 34 004 37 610
ESIEA (Ivry-sur-Seine, Laval) 3 35 132 41 094
ESIEE (Noisy-le-Grand, Amiens) 4 36 864 39 110
ESIGELEC (Rouen) 4 34 336 39 631
ESIGETEL (Fontainebleau) 4 34 285 NS
ESIP Marne-la-Vallée (ex-Ingénieurs 2000) 3 37 265 NS
ESME Sudria (Ivry-sur-Seine) 4 35 388 39 717
ESPCI ParisTech 2 37 972 43 222
ESTACA (Levallois-Perret et Laval) 3 35 689 40 378
ESTP (Paris) 2 36 499 43 932
HEI (Lille) 3 35 415 40 089
ICAM (Lille) 4 35 311 38 201
IFMA (Clermont-Ferrand) 3 35 909 NS
IFP School (ex-ENSPM, Rueil-Malmaison) 1 NS 43 449
INSA Lyon 3 37 129 39 443
INSA Rennes 4 35 754 35 999
INSA Rouen 3 36 092 40 919
INSA Toulouse 3 35 065 39 815
Institut de statistique de l’université de
Paris – Actuariat
2 39 942 NS
Institut de statistique de l’université de
Paris (ISUP)
2 41 683 NS
ISAE filière Sup'Aéro (Toulouse) 1 39 848 44 509
ISEN (Lille) 4 33 070 37 090
ISEP (Paris) 3 34 909 38 666
ISIMA (Clermont-Ferrand) 4 32 974 35 694
ITECH Lyon 4 NS 34 680
Phelma Grenoble INP (ex-ENSERG) 4 34 259 36 061
Phelma Grenoble INP (ex-ENSEEG) 3 35 846 43 257
Polytech’ Grenoble 4 33 540 37 938
Polytech’ Lille 4 33 197 36 041
Polytech’ Lille (ex-Eudil) 4 34 361 NS
Polytech’ Marseille 4 32 969 36 795
Polytech’ Montpellier 4 33 894 NS
Polytech’ Nantes 4 31 987 NS
Polytech’ Orléans 4 NS 35 020
Polytech’ Paris-Sud 3 36 240 NS
Polytech’ Paris-UPMC 4 33 894 NS
Supélec (Gif-sur-Yvette) 1 39 908 44 506
SUPINFO (24 campus) 4 32 928 35 245
SUPMECA (Saint-Ouen) 3 35 925 40 965
SupOptique (Palaiseau) 2 39 267 NS
Télécom Bretagne (Brest) 3 37 859 40 308
Télécom ParisTech 1 40 776 43 789
UTBM (Belfort-Monbéliard) 4 35 152 35 801
UTC (Compiègne) 3 36 321 37 835
Autres écoles d’ingénieurs 35 283 38 284
ÉCOLES D'INGÉNIEURS
ET AUTRES ÉCOLES SCIENTIFIQUES
GROUPE
EXPÉRIENCE
INFÉRIEURE
À 12 MOIS
EXPÉRIENCE
ENTRE 25 ET
36 MOIS
Arts et Métiers ParisTech 2 37 456 40 370
CESI (22 campus) 4 34 034 NS
CPE Lyon 3 NS 41 028
ECAM (Lyon) 3 35 329 42 257
ECE (Paris) 3 37 089 39 493
École centrale de Lille 2 36 897 41 892
École centrale de Lyon 2 37 688 40 723
École centrale de Marseille 3 34 814 40 707
École centrale de Nantes 2 38 111 40 580
École centrale de Paris 1 41 050 44 187
École des mines de Nancy – ingénieur civil 3 38 256 39 484
École des mines d’Alès 4 34 129 36 850
École des mines de Douai 3 37 186 NS
École des mines de Nantes 3 36 511 40 311
École des mines de Saint-Étienne 2 36 615 41 414
École des mines ParisTech 1 39 092 43 850
École des ponts ParisTech (Marne-la-Vallée) 1 42 661 46 481
École Polytechnique (Palaiseau) 1 43 730 44 932
EFREI (Villejuif) 3 36 603 38 988
EIGSI (La Rochelle) 3 NS 43 488
EISTI (Cergy-Pontoise) 3 35 514 39 221
ENAC (Toulouse) 3 37 912 40 941
ENGREF AgroParisTech 3 38 520 NS
ENIB Brest 4 31 720 37 670
ENS Cachan 2 39 099 NS
ENSAE (Malakoff) 1 40 900 46 993
ENSAI (Rennes) 2 42 622 NS
ENSCL (Lille) 4 36 200 NS
ENSCPB IP Bordeaux 3 NS 39 050
ENSCP Chimie ParisTech 2 39 122 41 536
ENSE 3 Grenoble INP (ex-ENSHMG) 3 35 952 37 335
ENSE 3 Grenoble INP (ex-ENSIEG) 3 34 888 37 018
ENSEA (Cergy) 3 34 582 39 151
ENSEEIHT INP Toulouse 3 37 079 39 095
ENSEIRB-MATMECA-IP Bordeaux 3 34 816 37 817
ENSEM INP Lorraine 3 35 625 38 848
ENSI Bourges 4 34 222 36 583
ENSIACET INP Toulouse 3 33 233 39 562
ENSIAME (Valenciennes) 3 NS 37 538
ENSICAEN 3 34 382 38 027
ENSIC INP Lorraine (Nancy) 2 41 823 43 724
ENSIL Limoges 3 NS 38 365
ENSIMAG Grenoble INP 2 37 308 40 403
ENSMA (Poitiers) 3 37 432 40 244
ENSMM (Besançon) 4 34 135 36 361
ENSTA Bretagne (ex-ENSIETA) 3 35 497 37 954
ENSTA ParisTech 1 39 462 42 839
EPF (Sceaux) 4 35 071 38 818
28 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Ils partagent leur expérience
Quel éclairage les expérimentés
peuvent-ils vous apporter sur leur
parcours professionnel ? En quoi
peuvent-ils vous inspirer et vous
aider à faire la part du rêve et de
la réalité ? Savez-vous vraiment
ce qu’implique le fait de diriger,
d’entraîner des équipes ?
Quelles qualités humaines doit-on
manifester en tant que manager ?
Nous avons interrogé quelques
professionnels qui vous font part
avec enthousiasme de leur
expérience.
J
’ai été recruté au sein d’IT & L@bs en 1997
en tant que stagiaire. À cette époque, les activi-
tés Internet étaient en train de se développer,
notamment autour des premières applications
Web d’entreprise. Passionné de technologie et de
l’industrialisation des filières de développement, je
me suis rapidement dirigé vers une filière d’ex-
pertise par le biais d’études, d’états de l’art ou
d’accompagnements avant d’évoluer vers les acti-
vités d’architecture logicielle pendant cinq ans.
Je me suis ensuite tourné vers des activités de
management, profitant des formations proposées
par Orange et des recrutements d’autres collabo-
rateurs. Je suis progressivement devenu responsa-
ble d’une équipe d’une dizaine d’experts et archi-
tectes applicatifs avant de piloter pendant cinq ans
un centre de compétences de trente-cinq person-
nes dédié à l’architecture.
Animer des réseaux de compétences
Depuis deux ans, j’occupe deux activités complé-
mentaires, directeur technique et responsable
d’un segment national d’une centaine de collabo-
rateurs dédié à la transformation des SI, au pilo-
tage de chantiers stratégiques et à l’industrialisa-
tion des processus d’ingénierie logicielle. En qua-
lité de directeur technique, j’ai en charge l’indus-
trialisation des filières de développement,
l’animation des partenaires stratégiques et la capi-
talisation technologique. Pour favoriser la com-
munication et le partage d’expériences, j’ai
notamment mis en place des collèges de pairs qui
permettent d’animer des réseaux de compétences.
Savoir-faire et savoir-être
Dans des filières technologiques, la communica-
tion, la sociologie, voire la psychologie sont sou-
vent mises de côté, alors que c’est là où résident
les compléments essentiels d’un épanouissement
professionnel : le bon équilibre entre savoir-faire
et savoir-être. De fait, les qualités indispensables
sont à mon sens l’écoute, la capacité à faire
confiance, à déléguer et à partager des succès.
Il ne s’agit pas de laisser les clés sur le comptoir,
mais de responsabiliser, contrôler et communi-
quer. Plus une équipe est impliquée, voire auto-
organisée, meilleurs sont ses résultats et impor-
tants les défis relevés.
Plus une équipe est impliquée,
meilleurs sont ses résultats
PHILIPPE
ENSARGUET,
directeur technique à
IT & L@bs (ORANGE).
Diplômé d’un DESS
informatique
(université Rennes 1,
1997) ; spécialisation
sécurité des
systèmes
d’information
(Télécom Bretagne,
1997).
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 29
M
on expérience est clairement internatio-
nale : après une année de service militaire
dans l’armée de l’air (indissociable du cursus de
Polytechnique), j’ai réalisé trois mois de stages
chez Bouygues Polska, donc en Pologne. C’est
à cette période qu’est né mon attrait pour
l’étranger. Après une année passée à San Fran-
cisco dans un bureau d’architectes très réputé
(Skydmore Owings and Merrill), j’ai rejoint le
groupe de conseil en ingénierie OTH
(aujourd’hui IOSIS) à Paris et son bureau
spécialisé en études environnementales.
Mais l’international me manquait. J’ai donc
intégré Bouygues Construction-Bâtiment inter-
national. J’ai eu l’occasion de travailler à Chypre
sur le nouvel aéroport de Larnaca, à Miami, à
Trinidad... et à Paris, où j’ai géré durant trois ans
le service de développement durable-construc-
tion durable.
Depuis janvier 2012, je suis directrice technique
chez Bouygues Thailand LTD. Je suis en charge
des études techniques, des achats et des
méthodes. Avec mon équipe de vingt-cinq per-
sonnes, nous travaillons sur une quinzaine de
projets au stade commercial et soutenons
quelques chantiers en cours.
La confiance en soi, l’atout principal
Il faut bien le reconnaître : j’évolue dans un sec-
teur traditionnellement masculin. Je suis
convaincue que cette différence est un atout :
une seule femme entourée de dix hommes dans
une salle de réunion arrivera parfaitement à se
faire écouter. À une condition : avoir confiance
en soi. C’est pour moi l’atout principal. Lorsque
j’ai commencé ma carrière chez Bouygues, j’ai
très vite occupé des postes à responsabilités, mal-
gré mon jeune âge. Je ne me sentais pas à la hau-
teur et cela se ressentait sur ma manière de
manager. Après quelques dossiers complexes, les
équipes m’ont félicitée. Depuis ce jour, j’ai
gagné en confiance et mon travail s’en ressent.
La confiance en soi que l’on inspire mène les
autres à nous écouter, à nous respecter. Cela va
bien au-delà de la question homme/femme.
Mon conseil est donc très simple : ayez
confiance en vous et considérez qu’être une
femme n’est pas un problème !
Une carrière au féminin dans le BTP
CHLOÉ CLAIR,
directrice technique
chez BOUYGUES
THAILAND LTD
(filiale de Bouygues
Construction-
Bâtiment
international).
Diplômée de
Polytechnique (X 97,
2000), master de
l’École des ponts et
chaussées (2003),
Master of Science
in Structural
Engineering à
Berkeley (2003) et
diplôme d’architecte
(DPLG, 2005).
D
iplômé des Mines de Paris, j’ai rencontré
PwC à l’automne 2008 lors d’un forum
entreprises. Intéressé par les métiers du conseil et
de l’audit, j’ai déposé mon curriculum vitæ. Très
vite, j’ai été contacté pour un entretien, à l’issue
duquel PwC m’a proposé de rejoindre le « Par-
cours croisé », alors nouvellement mis en place.
Ce parcours permet aux candidats de découvrir
en deux ans les trois principaux métiers du
groupe – audit, conseil et conseil en transactions
(ou stratégie). Tous les huit mois, s’opère un
changement de métier et d’équipe.
Ayant un goût prononcé pour le conseil et la
modélisation financière, j’ai eu beaucoup de plai-
sir à travailler dans l’équipe dédiée à la finance
quantitative et, grâce à ces « rotations » de service,
j’ai pu découvrir le domaine des transactions : les
enjeux de la fusion-acquisition et la découverte
de nombreux fonctionnements d’entreprises ont
été très riches. Mes deux années du programme
se sont achevées il y a un an. Aujourd’hui, je tra-
vaille au sein de deux services : conseil en finance
quantitative et conseil en transactions.
Faire bonne impression dès le début
Pour exercer dans ce secteur, il faut être coura-
geux et accepter de sortir de sa zone de confort.
L’impression laissée par un collaborateur au cours
de ses premiers temps dans l’entreprise est impor-
tante pour son évolution. Je préconise également
d’essayer de se canaliser, de hiérarchiser les tâches
et dans certains cas de savoir dire non en expli-
quant la raison de ce refus.
Être entreprenant et passionné
De fortes capacités d’initiative et d’adaptation
sont également indispensables. Par ailleurs, ces
qualités font sûrement partie des critères de
sélection pour rejoindre le « Parcours croisé »
chez PwC.
À mon sens, les futurs cadres de cette profession
doivent avant tout être des gens capables de
construire leur propre carrière, d’être entrepre-
nants. Ils se doivent également d’être passionnés
et passionnants afin d’amener les collaborateurs à
travailler tout naturellement et efficacement
avec eux.
Faites preuve d’initiative et sachez vous adapter
JEAN-BAPTISTE
TAFFIN, consultant
confirmé chez PwC.
Diplômé des Mines
ParisTech (2006).
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
30 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Classement Trendence 2012
Les employeurs préférés
des étudiants ingénieurs
« Chez quels employeurs allez-vous postuler après votre diplôme ? » C’est la question que l’institut
Trendence pose chaque année à un panel d’étudiants. L’évolution des réponses colle à l’actualité.
C
hauvins, les élèves-ingénieurs ? C’est en tout
cas ce que laisse penser le classement Tren-
dence de leurs entreprises préférées : 18 entre-
prises françaises se partagent le top 20. Seules
Google et Apple, les deux géants américains, ont
réussi une incursion, respectivement à la 6
e
et à la
17
e
place. « Cette préférence française est proba-
blement liée aux partenariats mis en place par les
écoles avec des acteurs de l’industrie française »,
suppose Maxence Faas, responsable France de
l’institut Trendence. Mais les Français ne sont pas
les seuls à favoriser les entreprises « maisons ».
C’est aussi le cas des futurs ingénieurs d’outre-
Rhin qui plébiscitent les constructeurs automo-
biles allemands. Du côté des étudiants en école de
commerce, quatre groupes français occupent le
top 5 : LVMH (1
er
), L’Oréal (2
e
), Canal+ (4
e
) et
Danone (5
e
). Mais en élargissant au top 20, les
entreprises citées sont pour moitié étrangères. Les
représentants de l’agroalimentaire sont surtout
américains, et les Big Four de l’audit, des entre-
prises anglo-saxonnes.
Si les secteurs sont très variés de la banque au luxe
en passant par l’audit ou l’agroalimentaire, le clas-
sement 2012 colle à l’actualité. « Le débat autour
du nucléaire a provoqué la baisse de l’attractivité
du secteur de l’énergie et l’environnement,
emmené par Areva (13
e
), qui a reculé de cinq
rangs », poursuit le représentant de Trendence.
Pour autant, Veolia (3
e
) réussit à maintenir sa posi-
tion et EDF (4
e
) et GDF Suez (9
e
) ont progressé.
« Fukushima a provoqué un certain trouble, mais
l’énergie demeure un secteur porteur de sens, au
cœur d’enjeux majeurs », assure Florence Cordier,
responsable marque employeur et recrutement
d’EDF. C’est désormais l’aéronautique et la
défense qui caracolent en tête du classement, avec
quatre entreprises présentes dans le top 10 : EADS
(1
er
), Thales (2
e
), Dassault (6
e
) et Safran (10
e
).
Prudents, les ingénieurs placent en tête les entre-
prises qui recrutent le plus. Google mise à part,
qui exerce une attraction hors du commun sur les
étudiants du monde entier, les futurs diplômés
privilégient EADS (1
re
place), qui annonce 2 000
recrutements en France, ou EDF (4
e
), qui prévoit
de recruter 6 000 personnes en 2012.
Des entreprises qui se « benchmarkent »
Les entreprises suivent de près leur évolution dans
ce type de classement, qu’elles considèrent
comme un indicateur efficace de leur attractivité
et « un bon benchmark pour se situer par rapport
aux compétiteurs », comme le remarque Isabelle
Lugnier, directrice du développement RH de
Canal+. Sans oublier qu’il s’agit « d’un outil d’at-
tractivité supplémentaire pour les étudiants, les-
quels se réfèrent tout autant que les entreprises à
ce type de classement », ajoute Alexandra Jolivet,
responsable du recrutement de Danone.
Pour accroître leur cote auprès des étudiants, elles
multiplient les actions de communication autour
de la marque employeur, même si les recrute-
ments ne suivent pas toujours. « Beaucoup d’en-
treprises soignent leur image pour maintenir un
bon niveau d’attractivité, durant les années où
elles gèlent les embauches », confirme Maxence
Faas, de l’institut Trendence. Quant à celles qui
recrutent peu, de façon constante, elles rivalisent
tout autant en actions innovantes pour embau-
cher la crème de la crème. Au programme : pré-
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
Le trio de tête des
entreprises préférées
des jeunes ingénieurs
est identique entre
2011 et 2012 : EADS
reste première (photo :
construction de
l’Airbus A380), devant
Thalès et Veolia
Environnement.
L’institut Trendence
a interrogé, pour
établir le classement
2012, 14 000
étudiants en école
d'ingénieurs, à partir
du niveau bachelor,
entre octobre 2011
et janvier 2012.
en
bref
<
RANG 2012 TOP EMPLOYEURS FRANCE (INGÉNIEURS) % 2012* RANG 2011 % 2011* RANG
1 EADS (incl. Airbus, Eurocopter, Astrium, Defense & Security, MBDA...) 14,9% 1 15,7% h
2 Thales 8,6% 2 9,5% h
3 Veolia Environnement 8,2% 3 9,2% h
4 EDF 7,7% 5 8,9% h
5 Groupe VINCI 7,6% 4 9,0% H
6 Dassault Aviation 7,2% 7 7,3% h
6 Google 7,2% 9 6,2% h
8 Bouygues Construction 6,5% 6 7,6% H
9 GDF SUEZ (incl. Suez Environnement) 6,0% 14 5,1% h
10 L'Oréal 5,4% 12 5,3% h
10 PSA Peugeot Citroën 5,4% 10 5,9% h
10 SAFRAN (incl. Snecma, Sagem…) 5,4% 14 5,1% h
13 Areva 5,1% 8 7,1% H
13 Total 5,1% 11 5,7% H
15 EIFFAGE (incl. APRR, Eiffel, Forclum, Clemessy...) 5,0% 13 5,2% H
16 Air France 4,5% 20 3,8% h
17 Apple 4,4% 16 4,6% H
18 Alstom 4,3% 18 4,0% h
19 Dassault Systèmes 3,6% 21 3,6% h
20 CEA 3,4% 24 3,3% h
21 Orange (Groupe France Telecom) 3,3% 18 4,0% H
21 Renault 3,3% 17 4,1% H
21 Sanofi 3,3% 29 2,8% h
24 LVMH (incl. Louis Vuitton, Hennessy, Dior, Séphora) 3,2% 22 3,4% H
25 IBM 3,1% 25 3,1% h
25 SNCF 3,1% 25 3,1% h
25 Ubisoft 3,1% 34 2,4% h
28 CNRS 3,0% 22 3,4% H
29 Michelin 2,6% 31 2,5% h
29 Microsoft France 2,6% 25 3,1% H
29 Nestlé 2,6% 31 2,5% h
32 BNP Paribas 2,5% 28 3,0% H
32 Danone 2,5% 31 2,5% H
32 DECATHLON 2,5% 38 2,1% h
35 General Electric (GE) 2,4% 45 1,8% h
35 McKinsey & Company 2,4% 51 1,6% h
37 Capgemini 2,3% 39 2,0% h
38 BMW Group France 2,2% 30 2,6% H
39 Porsche 2,1% Nouveau en 2012
39 SIEMENS 2,1% 34 2,4% H
41 Bombardier Transport France 2,0% 36 2,2% H
41 Schneider Electric 2,0% 51 1,6% h
41 The Boston Consulting Group 2,0% 56 1,4% h
44 Saint-Gobain 1,9% 51 1,6% h
44 Sony 1,9% 39 2,0% H
44 STMicroelectronics 1,9% 39 2,0% H
47 Centre national d’études spatiales (CNES) 1,8% 36 2,2% H
47 Ernst & Young 1,8% 45 1,8% H
49 Accenture 1,7% 56 1,4% h
49 Bouygues Telecom 1,7% 44 1,9% H
49 Société Générale 1,7% 39 2,0% H
52 Altran 1,6% 60 1,3% h
52 HSBC 1,6% 49 1,7% H
52 Laboratoires Pierre FABRE 1,6% 56 1,4% h
55 Air Liquide 1,5% 49 1,7% H
55 European Space Agency 1,5% 51 1,6% H
55 Kraft Foods 1,5% 67 1,1% h
55 Mercedes-Benz France (incl. Maybach, Smart...) 1,5% 45 1,8% H
59 Bosch 1,4% 67 1,1% h
59 DCNS (ex DCN) 1,4% 39 2,0% H
59 Novartis 1,4% 77 0,8% h
59 Procter & Gamble 1,4% 63 1,2% h
59 Spie 1,4% 56 1,4% H
64 Chanel 1,3% Nouveau en 2012
64 Groupe VOLKSWAGEN France S.A. 1,3% 60 1,3% H
64 Valeo 1,3% 67 1,1% h
67 Canal+ 1,2% Nouveau en 2012
67 INRA 1,2% 63 1,2% H
67 Schlumberger 1,2% 45 1,8% H
67 Unilever 1,2% 77 0,8% h
71 Aéroports de Paris 1,1% 75 0,9% h
71 Bain & Company 1,1% 86 0,7% h
71 BASF 1,1% 77 0,8% h
71 Logica 1,1% 72 1,0% h
75 Alcatel-Lucent 1,0% 67 1,1% H
75 Atos 1,0% 77 0,8% h
75 Cisco 1,0% 63 1,2% H
75 COLAS 1,0% 63 1,2% H
75 Philips 1,0% 55 1,5% H
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 31
D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E ■
sence active sur les réseaux sociaux, déploiement
d’un réseau d’ambassadeurs dans les écoles et
modes de recrutement orignaux. Canal+ organise
ainsi des grands matchs étudiants. « Ces concours
visent à repérer les talents les plus prometteurs de
leur catégorie, explique Isabelle Lugnier, la direc-
trice du développement RH. Le meilleur journa-
liste sportif par exemple. »
Entre marque employeur et politique RH
Pour une entreprise comme Décathlon, qui ne
figure pas dans le top 20, la marque employeur est
une démarche récente. « Nous recrutions tradi-
tionnellement des commerciaux, mais avec la
création des marques passion comme Quechua ou
Tribord, il a fallu recruter des ingénieurs techniques
et des designers », relève le DRH de Décathlon
France, Olivier Vialard. Pour être identifié comme
un employeur potentiel et attirer des talents,
Décathlon a déployé une vaste stratégie de com-
munication, en organisant notamment un business
game en partenariat avec 42 écoles de commerce.
Résultat : cinq rangs de gagnés en moyenne dans
les deux classements depuis l’an dernier (32
e
chez
les commerciaux et 37
e
chez les ingénieurs).
Les étudiants ne sont pas insensibles aux « jeux de
séduction » tout en gardant la tête sur les épaules.
Un quart d’entre eux se disent prêts à sacrifier
l’image de l’entreprise pour un meilleur salaire.
Les critères décisifs pour se porter candidat à un
poste restent l’intérêt des missions et les perspec-
tives d’évolution.
Les entreprises qui l’ont bien compris misent éga-
lement sur les politiques RH. C’est le cas d’Ernst
& Young, qui se retrouve classée entre L’Oréal et
Canal+, deux entreprises « plus glamour ». « Nous
devons notre forte attractivité au fait que nous
proposons de très belles carrières en France et à
l’étranger », commente Sylvie Magnen, associée
chargée de la stratégie des ressources humaines du
cabinet. Autre argument de taille : la formation.
« Au début de leur stage, les étudiants suivent
deux semaines intensives à l’audit, à Bénodet, en
Bretagne. » Une expérience dont ils gardent visi-
blement un très bon souvenir et qu’ils n’hésitent
pas à partager. Entre communication de marque
et politique RH, le cocktail des entreprises pour
plaire aux jeunes diplômés est surtout une ques-
tion de dosage.
© MARIE-ANNE NOURRY
32 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ D É B U T E R E T F A I R E C A R R I È R E
RANG 2012 TOP EMPLOYEURS FRANCE (INGÉNIEURS) % 2012* RANG 2011 % 2011* RANG
75 Technip 1,0% 77 0,8% h
81 Arkema 0,9% 86 0,7% h
81 Faurecia 0,9% 94 0,6% h
81 Rhodia 0,9% 86 0,7% h
81 SFR 0,9% 60 1,3% H
81 Sopra Group 0,9% 94 0,6% h
81 Texas Instruments 0,9% 77 0,8% H
87 Alten 0,8% 77 0,8% H
87 ArcelorMittal 0,8% 72 1,0% H
87 Bureau Veritas 0,8% 72 1,0% H
87 Coca-Cola 0,8% 75 0,9% H
87 Goldman Sachs 0,8% 67 1,1% H
87 Hermès 0,8% Nouveau en 2012
87 JPMorgan 0,8% 86 0,7% H
87 RATP 0,8% 86 0,7% H
95 EGIS 0,7% 102 0,5% h
95 GlaxoSmithKline (GSK) 0,7% 94 0,6% H
95 Hewlett-Packard 0,7% 77 0,8% H
95 Lactalis 0,7% 102 0,5% h
95 Pfizer 0,7% 94 0,6% H
100 AXA 0,6% 86 0,7% H
100 Deloitte 0,6% 102 0,5% h
100 Groupe Crédit Agricole (incl. LCL et CACIB) 0,6% 94 0,6% H
100 HEINEKEN 0,6% 94 0,6% H
100 Lafarge 0,6% 86 0,7% H
100 Mazars 0,6% 94 0,6% H
100 Onera 0,6% 77 0,8% H
100 PricewaterhouseCoopers 0,6% 94 0,6% H
108 ARTELIA (ex. SOGREAH et COTEBA) 0,5% 107 0,4% H
108 Cegelec 0,5% 107 0,4% H
108 Groupe Carrefour 0,5% 107 0,4% H
108 KPMG 0,5% 86 0,7% H
112 ABB 0,4% 107 0,4% H
112 Morgan Stanley 0,4% 102 0,5% H
112 Saur 0,4% 107 0,4% H
112 SII 0,4% 114 0,3% h
116 ExxonMobil (incl. Esso) 0,3% 102 0,5% H
116 Mars France 0,3% 114 0,3% H
118 Caisse d'Epargne 0,2% 114 0,3% H
118 PPR (Fnac, Puma, Gucci group, La Redoute…) 0,2% 107 0,4% H
118
Shell
0,2% 114 0,3%
H
* % de réponses à la question :
« Chez quels employeurs allez-
vous vraisemblablement postuler
après votre diplôme ? »
(possibilité de choisir jusqu'à
3 entreprises).
Source : © Trendence Institut
[2012], édition française.
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■ Aéronautique : un monde
de normes et de rigueur
page 36
■ BTP : une Maison de l’écriture
au cœur du Jura suisse
page 37
■ Travaux publics : des métiers au
plus près du terrain
page 38
■ Confort thermique :
au service des installateurs
page 39
■ Équipementier automobile :
vers la voiture de demain
page 40
■ Les ingénieurs, appréciés dans
le monde du conseil
page 41
■ Forage pétrolier : des métiers de
plus en plus exigeants
page 42
■ Services IT : la technologie
au service de l’entreprise
page 43
■ Transport ferroviaire :
au cœur des territoires
page 44
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 35
Domaines
d’activité
36 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ D O M A I N E S D

AC T I V I T É
D
ans le monde de l’ingénierie, l’aéronautique
civile est un domaine très porteur et pour-
voyeur de nombreux emplois. L’informatique et
l’électronique embarquée sont des spécialités très
prisées qui assurent de nombreux débouchés aux
jeunes diplômés. Pilote automatique, commandes
de vol, trains d’atterrissage, systèmes de freinage...
Ces produits sont tous pilotés par des calculateurs
avioniques embarqués dans les appareils. Alten
participe à plusieurs grands projets dans ce secteur
d’activité. Pour l’Airbus A350 par exemple, la société
intervient dans le développement de différents
calculateurs : trains d’atterrissage, systèmes de frei-
nage, data loader, memory loader. Elle travaille égale-
ment sur l’électronique et le logiciel embarqués
pour les moteurs développés par le groupe Safran.
Enfin, nos ingénieurs se penchent aussi sur le
développement des calculateurs embarqués dans
l’Embraer KC390 et l’Airbus A400M.
Cycle en V et norme
Quel que soit le projet, le travail est toujours réa-
lisé selon un même cycle, appelé le cycle en V : la
société assure les phases de conception et de
développement, puis les phases de tests et valida-
tion. Concrètement, une équipe projet – ou pla-
teau – est scindée en deux. Une partie s’occupe
de la conception et du codage, tandis que l’autre
se charge de la validation de l’exécutable afin de
vérifier que tout est cohérent avec les partenaires
industriels. Tous ces projets répondent à une
norme très stricte, spécifique au milieu de l’aéro-
nautique : la norme DO-178B. Cette norme
contraint les équipes à tout documenter, alimen-
ter et vérifier, à la fois par le personnel technique
et par les qualiticiens. Les logiciels produits doi-
vent tous être conformes à cette norme pour
espérer être certifiés et, en fin de chaîne, exploités.
À la tête d’une équipe de validation
Je travaille actuellement sur ce qu’on appelle le
« Data Loader and Configuration System »
(DLCS) du nouvel avion Airbus A350 XWB. En
tant que responsable de Lot Logiciel de la phase
montante du Cycle en V, je gère une équipe
– jusqu’à sept personnes – de validation. Nous
vérifions que l’exécutable est correct. Pour cela,
différents niveaux de validation sont nécessaires :
tests unitaires, de validation, d’intégrations, sys-
tèmes et de performances. À partir du résultat de
ces tests, on peut connaître la maturité du logiciel
(une sorte d’état des lieux) et savoir s’il répond
aux besoins du client (SAGEM et AIRBUS).
Rigueur et organisation
Afin d’évoluer plus rapidement vers le rôle de
chef de projet, il est très important de présenter
certaines qualités et compétences pour montrer sa
capacité à progresser. La rigueur, l’organisation et
la prise d’initiative sont des qualités très recher-
chées pour devenir chef de projet. Il faut égale-
ment avoir les bases techniques nécessaires à la
compréhension du métier et des facultés de pilo-
tage d’équipe. Si le jeune diplômé s’en donne les
moyens, il est possible d’évoluer rapidement vers
de nombreuses fonctions techniques. Il faut comp-
ter environ deux ans pour pouvoir prétendre à un
poste de chef de projet. Moitié moins que dans
un grand groupe industriel où les possibilités
d’évolution prennent plus de temps. Les ingénieurs
peuvent aussi devenir polyvalents en acquérant rapi-
dement des compétences sur différents métiers du
logiciel embarqué (architecture, conception, déve-
loppement, validation, intégration), ou se tourner
vers le métier d’expert.
Enfin, nos ingénieurs peuvent s’orienter vers des
fonctions commerciales (business manager, par
exemple) ou vers les fonctions supports (telles que
le contrôle de gestion ou les RH).
Aéronautique :
un monde de normes et de rigueur
FLORIE-ANNE
MÉLIS, responsable
de Lot Logiciel chez
ALTEN. Diplômée de
l’école d’ingénieurs
ECE (2011).
en
bref
LES AVANTAGES
De très bonnes
opportunités
d’évolution.
LES CONTRAINTES
De grosses périodes
de stress, beaucoup
d’implication dans le
travail.
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 37
D O M A I N E S D

AC T I V I T É ■
I
maginez une villa Médicis
contemporaine, nichée au pied du
Jura suisse. La Maison de l’écriture,
située à Montricher, est un chantier
mené pour la fondation Jan
Michalski. Pensée comme une petite
cité, cette structure forme grâce à ses
multiples bâtiments un ensemble
insolite. Cabanes suspendues
ouvertes aux écrivains, bibliothèque
d’une capacité de 80 000 ouvrages,
auditorium, lieu d’exposition et salle
à manger seront rassemblés à l’abri
d’une canopée, dentelle de 4 500 m
2
confectionnée à partir de béton
blanc. L’essentiel du chantier, confié
à Losinger Marazzi, sera livré à la
fondation Jan Michalski fin 2012.
Deux équipes travaillent sur le
projet : l’équipe Design accompagne
l’architecte dans la conception du
projet jusqu’au stade des plans
d’exécution. Ces derniers sont ensuite repris par
l’équipe Travaux qui finalise les détails d’exécu-
tion avec les entreprises partenaires. Pour ma part,
j’ai évolué au sein des deux entités.
R & D au cœur du BTP
Mon travail d’ingénieur travaux a démarré en
octobre 2009. À l’époque, le projet venait de
débuter. Nous étions en pleine phase de terrasse-
ment des bâtiments. Les premières missions qui
m’ont été confiées consistaient à élaborer, en par-
tenariat avec les ingénieurs civils, cimentiers et
laborantins, les formulations du béton blanc spé-
cifique au projet. Un véritable travail de
recherche et développement !
Puis mes missions se sont diversifiées : appui du
conducteur de travaux de gros œuvre, concep-
tion et réalisation d’une bibliothèque en chêne
massif, du clos couvert de l’ensemble du projet,
des menuiseries intérieures de haut standing et
enfin des réseaux extérieurs.
Contraintes environnementales
Toute la difficulté du projet de la Maison de
l’écriture réside en la conciliation des fortes
contraintes à la fois matérielles et esthétiques.
L’architecture inédite impose des techniques de
construction innovantes en matière de béton
armé. D’où le travail de recherche effectué en
amont pour mettre au point une formulation
nouvelle. De plus, l’environnement est au cœur
du projet : tous les risques de déperdition ther-
mique sont modélisés, analysés et réduits. À titre
comparatif, la consommation annuelle de tout le
complexe devrait équivaloir à celle de dix villas
réunies. Lors de la phase de conception, il a donc
fallu analyser en détail toutes les exigences fixées
par les bureaux d’études afin que le développe-
ment architectural soit en adéquation avec ces
hypothèses.
Entre autonomie et travail d’équipe
Sur ce type de dossier, il faut savoir adapter son
discours en fonction de ses interlocuteurs et faire
preuve de fermeté pour que les travaux soient de
qualité et conformes au cahier des charges. Tout
cela doit être fait avec beaucoup d’humilité, sur-
tout en début de carrière ! Car il est impossible
de maîtriser tous les sujets. Heureusement, le tra-
vail se réalise en équipe et le jeune ingénieur
n’est jamais seul.
Cependant, il faut aussi faire preuve
d’autonomie : les responsables travaux doivent
pouvoir s’appuyer avec confiance sur le jeune
collaborateur. En appliquant ces méthodes de tra-
vail, les perspectives d’évolution sont nom-
breuses. Elles peuvent varier en fonction des
envies de l’ingénieur : chef de projet travaux, res-
ponsable au sein du bureau technique ou encore
des évolutions au sein des équipes commerciales.
Enfin, le choix de travailler au sein d’un grand
groupe ou d’une PME a toute son importance :
il n’y a pas de bon ou de mauvais parcours, mais
il faut avoir conscience que les deux voies offrent
des perspectives différentes.
BTP : une Maison de l’écriture
au cœur du Jura suisse
BENJAMIN RESID,
ingénieur travaux chez
LOSINGER MARAZZI,
filiale suisse de
BOUYGUES
CONSTRUCTION.
Diplômé ingénieur civil
de l’ESTP Paris (École
spéciale des travaux
publics) (2009).
en
bref
LES AVANTAGES
Retour rapide et
concret des décisions
prises, qu’elles soient
bonnes ou
mauvaises.
LES CONTRAINTES
Les journées de
travail peuvent
rapidement atteindre
douze heures. Il faut
donc être disponible.
La construction de la
Maison de l’écriture
a été pensée comme
une petite cité,
certains de ses
bâtiments sont ancrés
au sol, d’autres
suspendus à une
canopée qui peut
s’apparenter à une
pergola sculptée
voilant l’ensemble du
périmètre construit.
38 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
L
e secteur des travaux publics rassemble des
activités très variées : construction et entretien
des routes, autoroutes, pistes d’aéroports ; équipe-
ment de la route ; canalisation et pipe-line ; étan-
chéité et bardage ; travaux ferroviaires. Cette
diversité est précieuse car les chantiers, les chal-
lenges et les réalisations ne sont jamais les mêmes,
tant au niveau de l’exploitation que des responsa-
bilités fonctionnelles.
En travaux, les évolutions récentes sont à chercher
du côté de la recherche de recyclabilité des maté-
riaux de construction. Des innovations technolo-
giques importantes apparaissent également dans la
formulation de nos enrobés ou dans les équipe-
ments routiers. Quant aux engins de chantier, ils
sont de plus en plus sophistiqués.
À cela s’ajoutent les nouvelles formes de marchés
(PPP : partenariats public-privé) et les politiques
d’économies d’énergie.
Apprentissage des bases, sur le terrain
La route est une vocation qui part du terrain.
C’est pourquoi l’intégration du nouvel embauché
débute par un apprentissage des bases pratiques du
métier, directement sur le terrain. Il découvre
l’environnement du métier, se familiarise avec
l’organisation et les équipes, se confronte aux réa-
lités du quotidien.
Cette intégration peut prendre différentes
formes : selon leur mobilité et selon leur expé-
rience en stage, nous proposons à nos jeunes
diplômés tout un catalogue de parcours à étapes :
Tour de France Screg, Intégration Terrain Colas,
Tour de France Smac, Trajectoires Sacer, etc.
Évolution verticale et horizontale
La formation, la promotion interne et la recon-
naissance des talents constituent les principes
mêmes de la politique des ressources humaines du
groupe : elles permettent l’émergence de person-
nalités de premier ordre et renforcent la capacité
de Colas à conduire avec succès ses nouveaux
développements.Par exemple, recruté comme
ingénieur travaux (management de dix à quarante
personnes), un jeune de 23 ans se verra par la suite
(au bout de cinq à six ans en général) confier la
direction d’une agence, puis d’une région et enfin,
pour les meilleurs, d’une filiale.
Par ailleurs, la progression peut se faire plus hori-
zontalement avec une mobilité dans le métier. Un
conducteur de travaux peut évoluer vers les
études, le matériel, les matériaux, et pourquoi pas
vers les fonctions support, et vice versa.
Une solide formation initiale
Chaque année, le groupe Colas recrute 250 cadres
débutants pour alimenter la croissance de notre
activité. Décentralisation, responsabilité, proximité
avec les clients, respect de l’identité et du manage-
ment des entreprises acquises : le groupe s’appuie
sur les capacités d’entrepreneur de ses collabora-
teurs. Chaque décision est prise au plus près du
terrain ; cette organisation est à l’origine de la
réactivité et de la motivation des équipes. C’est pour-
quoi le candidat doit posséder une solide forma-
tion initiale d’ingénieur généraliste ou spécialisé
génie civil/travaux publics. Cette formation doit
être accompagnée de qualités personnelles : mobi-
lité, aisance relationnelle, maîtrise de soi, pragma-
tisme, agilité d’esprit et enfin goût pour le terrain.
Travaux publics : des métiers
au plus près du terrain
Hugues DELESALLE,
responsable recrutement
& relations écoles chez
Groupe COLAS. Diplômé
de l’école de commerce
IESEG (2006, Lille).
en
bref
LES AVANTAGES
La structure d’un
grand groupe offre
une certaine solidité
et la possibilité de
formations internes.
Les structures à taille
humaine permettent
convivialité, flexibilité,
réactivité et
confiance.
LES CONTRAINTES
Engagement
personnel, mobilité,
polyvalence.
■ DOMA I NE S D

AC T I V I T É
L
e Groupe Atlantic conçoit et développe des
produits de confort thermique (chauffer l’air
et l’eau de la maison, climatiser et ventiler) et les
commercialise. Pour cela, nous proposons à nos
clients (distributeurs de matériel électrique et
sanitaire, électriciens, plombiers, etc.) des services
pour les accompagner depuis le choix des appareils
jusqu’au service après-vente, en passant par toutes
les prestations que cela induit : conseils à l’installa-
tion, aide à la mise en service, conseils à l’utilisa-
tion, à l’entretien et au dépannage éventuel.
Depuis quelques années, la forte prise de
conscience environnementale a conduit le
Groupe à proposer des produits écoresponsables
(pompe à chaleur, chauffe-eau solaire, etc.), qui
sont conçus avec le souci du respect de l’envi-
ronnement, tant dans le choix des matières que
dans les coûts d’exploitation pour l’utilisateur
final. Du côté des services, qui représentent une
part importante de notre activité, nous propo-
sons aux installateurs des formations pour appré-
hender ces nouvelles technologies. Un réseau de
techniciens intervient pour accompagner les ins-
tallateurs dans la mise en œuvre de ces nouveaux
produits et une plate-forme téléphonique permet
de les assister en cas de besoin. Cette partie du
métier, qui allie connaissances techniques et
compétences commerciales, offre de belles oppor-
tunités de carrière.
En contact direct avec les clients
Dans le cadre de la gestion d’une demande de
garantie par exemple, nous allons recevoir un
appel de la part d’un installateur. Nous allons
procéder avec lui à un diagnostic technique au
téléphone. Cela peut durer entre cinq et trente
minutes en fonction des cas. Nous identifions
alors ensemble la ou les pièces nécessaires au
dépan nage de l’appareil, nous lui faisons parvenir
cette ou ces pièces (en général en vingt-quatre
heures). Nous récupérons ensuite les pièces défec-
tueuses pour une expertise approfondie. Cette
expertise est le seul moyen pour bien déterminer
les causes des défauts.
Nous réalisons mensuellement des synthèses des
défauts rencontrés chez nos clients, et nous sommes
alors en relation avec les services qualité et
recherche et développement des usines pour que
ces derniers puissent agir efficacement sur l’éradi-
cation à long terme de ces insatisfactions clients.
Compétences techniques
et commerciales
Pour s’adapter à l’évolution des produits et à celle
des besoins des clients, les projets de nouveaux
services se multiplient. Dans ce cadre, nous avons
besoin de personnes capables de manager des
équipes (sur un seul site, mais aussi de manière
plus transverse à travers nos sites répartis sur toute
la France). L’accroissement des effectifs liés aux
services nécessite également des besoins d’enca-
drement de nos collaborateurs. Certains jeunes
diplômés peuvent donc se voir proposer à moyen
terme des postes d’encadrement.
Pour y parvenir, un bon sens du client est primor-
dial. Cela ne veut pas dire qu’il faut accéder à
toutes ses demandes – il ne faut pas confondre
« service » et « servitude » –, mais la relation clients
demande de l’empathie, du sens de la relation, de
la diplomatie, de l’écoute et parfois de la fermeté.
Les compétences techniques doivent également
être d’un bon niveau pour être capable de com-
prendre ce qui est demandé. Bref, c’est un posi-
tionnement à la croisée des chemins entre le
monde industriel et le monde commercial ; ainsi,
il faut être à l’aise autant dans les relations très
rationnelles et que dans celles plus émotionnelles,
tout en s’adaptant en permanence à l’évolution
des attentes des uns et des autres. C’est ce qui fait
la richesse de ce métier.
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 39
D O M A I N E S D

AC T I V I T É ■
Confort thermique :
au service des installateurs
JEAN-ROBERT
BUECHER,
responsable des
services d’assistance
technique France,
GROUPE ATLANTIC.
Ingénieur ENSEM
Nancy (1991).
en
bref
LES AVANTAGES
Relation avec les
services industriels et
commerciaux du
Groupe, participation
au développement de
nouveaux produits,
relation avec les
clients.
LES CONTRAINTES
Résistance à la
pression.
40 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ D O M A I N E S D

AC T I V I T É
U
n équipementier automobile fournit aux
principaux constructeurs mondiaux les dif-
férents sous-ensembles, systèmes et composants
nécessaires à l’élaboration d’un véhicule automo-
bile. Au cours des dernières années, ce secteur a
connu de nombreuses évolutions, caractérisées
par de grandes tendances. En premier lieu, les
normes environnementales mises en application
sur tous les continents ont poussé le secteur à
chercher des solutions pour réduire les émissions
de CO2 et de polluants. Cela passe par une
réduction de la consommation de carburant. La
question de l’allégement des véhicules et de la
possibilité de recycler les matériaux employés
dans la fabrication des véhicules est également
apparue, tout comme le développement de sys-
tèmes de sécurité et de confort pour réduire le
risque d’accidents et améliorer le plaisir de la
conduite. Autant d’éléments que les équipemen-
tiers automobiles doivent prendre en compte au
quotidien.
Conception de nouvelles technologies
L’industrie automobile fonctionne en mode pro-
jet. De fait, nos équipes sont constamment en
contact avec les équipes de nos clients construc-
teurs automobiles, que ce soit en France ou à
l’étranger. Ensemble, ils échangent et conçoivent
des solutions technologiques. Il s’agit soit de les
développer, soit d’assurer leur mise en production
aux standards de qualité de notre industrie. Parmi
les technologies emblématiques conçues au cours
des dernières années, Valeo a développé les sys-
tèmes Stop-Start, qui coupent votre moteur à
l’arrêt et réduisent de façon très significative les
émissions de polluants en cycle urbain. Autre
innovation créée par nos équipes, le Park4U per-
met au conducteur de garer son véhicule sans
difficulté et même automatiquement !
Dans ce secteur, les missions confiées à un jeune
collaborateur peuvent être très variées. Un jeune
diplômé peut très rapidement travailler sur l’amé-
lioration de solutions techniques existantes en
relation avec les équipes de développement de
nos clients. Il peut également se pencher sur l’op-
timisation de systèmes et de composants figurant
déjà dans notre portefeuille d’activités. En début
de carrière, il est également souhaitable de
contribuer à l’amélioration de nos standards de
qualité et de participer à certains projets indus-
triels pour connaître au mieux toutes les facettes
du métier.
Manager ou expert technique
Au cours d’une carrière, les évolutions possibles
sont nombreuses. Le collaborateur peut s’orienter
vers les activités en support de la conception et
de la production (qualité, achats, logistique,
méthodes industrielles, etc.) ou vers des activités
de production, de recherche et développement et
de projets avec des responsabilités croissantes, soit
en tant que manager ou en tant qu’expert tech-
nique. Quoi qu’il en soit, les qualités requises res-
tent les mêmes, quel que soit le parcours suivi. La
créativité technique, la rigueur dans l’exécution
des missions et la capacité à travailler en équipe
interculturelle sont des points essentiels. Concilier
les impératifs économiques avec un niveau de
qualité irréprochable fait aussi partie des compé-
tences essentielles dans notre métier, en plus de
solides bases techniques.
Équipementier automobile :
vers la voiture de demain
en
bref
LES AVANTAGES
Des métiers
passionnants,
à fort contenu
technologique,
dans un milieu
professionnel
formateur,
international, où le
travail en équipe est
valorisé au quotidien.
LES CONTRAINTES
Un fort niveau
d’exigence et des
objectifs de qualité
et de réduction des
coûts qui sont des
défis permanents.
Le groupe Valeo
compte 21 centres
de recherche à
travers le monde.
©

V
A
L
E
O

S
.
A
.
GUILLAUME
DEVAUCHELLE,
directeur Recherche et
Développement et
Marketing Produit du
Groupe VALEO.
Ingénieur de l’École
centrale de Paris
(1981).
P
wC est l’un des quatre grands cabinets d’au-
dit et de conseil à travers le monde, appelés
les « Big Four ». C’est le leader mondial. Présent
dans 158 pays, il emploie 169 000 personnes,
dont 4 000 en France. Outre des missions d’audit
ou de commissariat aux comptes, PwC effectue
également des missions de conseil (conseil en
fusions-acquisitions, en management, en stratégie,
etc.), des missions juridiques et fiscales réalisées
par Landwell & Associés, cabinet d’avocats
correspondant de PwC, et enfin des missions
d’expertise comptable.
Après mon diplôme de l’École des ponts et
chaussées, j’ai commencé ma carrière profession-
nelle au sein d’un autre Big Four, d’abord en tant
que commissaire aux comptes puis en qualité de
consultante en opérations de fusions-acquisitions.
J’ai ensuite intégré l’Inspection générale d’une
banque française où j’ai réalisé des audits pour les
filiales assurance en France et à l’international.
J’ai rejoint PwC en janvier 2011. Actuellement
manager en conseil en management, mon travail
consiste à conseiller les compagnies d’assurances
– du grand groupe international à la mutuelle de
taille humaine – sur la mise en place de la nou-
velle réglementation européenne Solvabilité 2.
Des missions très diversifiées
Le conseil en management correspond à une
expertise externe apportée à une entreprise pour
l’aider à résoudre une problématique précise, à
transformer son organisation ou sa façon de tra-
vailler pour gagner en performance. Les exem-
ples sont aussi divers que les missions : le consul-
tant peut effectuer une étude comparative sur un
sujet donné. Il peut ainsi collecter les données
nécessaires à cette étude en réalisant des entre-
tiens avec les principaux acteurs du marché. Il
peut également intervenir chez un client pour
une mission de conduite du changement. Il s’agit
alors de former et de préparer des équipes à
prendre de nouvelles fonctions ou à s’adapter à
une nouvelle réorganisation ou à un changement
réglementaire, etc.
De fait, les interlocuteurs sont très divers. On
peut interagir avec le « top management » d’une
entreprise le matin et être en réunion avec des
gestionnaires l’après-midi.
Par ailleurs, un consultant est également en
contact avec des acteurs internes à son cabinet :
chez PwC, j’ai été amenée à travailler avec des
actuaires ou même avec des consultants d’autres
pays, le but étant de rassembler plusieurs compé-
tences, de partager les expériences pour répondre
au mieux à la problématique d’un client !
À l’écoute des clients
En premier lieu, un consultant doit avoir une
capacité d’écoute : cela paraît évident, mais on ne
peut pas comprendre les attentes et les besoins
d’un client sans l’écouter ! En effet, chaque client
est différent et chaque solution doit prendre en
compte le contexte propre du client car il n’y a
pas de solution toute faite : il est difficile,
voire inefficace de transposer une solution identi-
fiée pour un client donné au contexte et à la
situation d’un autre. Le sens de l’observation et la
créativité sont également des qualités requises du
consultant.
Profils ingénieurs appréciés
Les profils ingénieurs sont intéressants pour PwC
pour plusieurs raisons. D’abord, nous sommes
amenés à traiter des sujets où une connaissance
mathématique ou financière approfondie est
indispensable. Par exemple, PwC dispose
d’équipe d’actuaires ou de risk managers en charge
de la modélisation des risques de marché, de
crédit etc. Et les ingénieurs sont les plus à même
de réaliser ces missions. Dans les métiers d’audit
ou de conseil, cette population est également pri-
sée pour sa rigueur, sa méthodologie et surtout
pour sa capacité d’adaptation. En bref, les expé-
riences de PwC avec le recrutement des ingé-
nieurs sont très réussies et nous serons ravis de
recruter encore plus d’ingénieurs au sein de
notre firme !
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 41
D O M A I N E S D

AC T I V I T É ■
Les ingénieurs,
appréciés dans le monde du conseil
NESRINE BEN AHMED,
Manager au Consulting
chez PwC.
Diplômée de l’École
des ponts ParisTech (2004).
en
bref
LES AVANTAGES
Diversité des sujets
et des
problématiques
sur lesquels un
consultant est amené
à travailler.
LES CONTRAINTES
Le métier de
consultant requiert
parfois une certaine
disponibilité.
E
n 2012, Total Exploration-Production opère
avec plus de cinquante appareils de forage à
terre et en mer et gère un portfolio d’environ
4 000 puits dans 35 pays. On retrouve l’activité
Forage-Puits dans toutes les étapes du développe-
ment d’un champ pétrolier : des forages d’explo-
ration aux forages de développement pour la mise
en production du champ, de la maintenance et de
l’optimisation des puits en production jusqu’à leur
abandon définitif en fin de vie.
Le Groupe déploie une expertise technique recon-
nue sur les thématiques complexes. En particulier,
nous disposons d’une technologie de pointe en
forage Haute Pression Haute Température (pression
et température supérieurs à 700 bars et 150°C),
mais aussi par très grands fonds (plus de 1500 m) et
en non-conventionnel (gaz de schistes et huiles
lourdes). Ces avancées nous permettent de rester
aux premiers postes de l’exploitation pétrolière.
En contrepartie, elles demandent la maîtrise de
compétences toujours plus pointues qui sont à
mettre en œuvre dans des environnements difficiles.
Les enjeux financiers sont considérables : les inves-
tissements en forage du Groupe doublent tous les
cinq ans. Ils atteindront 8 milliards de dollars cette
année. Le coût d’une journée de forage peut désor-
mais facilement dépasser le million de dollars. Ces
métiers deviennent donc à la fois plus exposés,
plus complexes et plus exigeants.
Et le forage a de l’avenir ! On estime les ressources
mondiales qu’il reste à produire à 80 ans en
pétrole et à 100 ans en gaz au rythme de consom-
mation actuelle. Les énergies fossiles représente-
ront, en 2030, 75 % de la consommation énergé-
tique mondiale (80% aujourd’hui).
Conception et construction des puits
Travaillant en collaboration étroite avec les ingé-
nieurs géologues, réservoir et production, les foreurs
sont à la fois les concepteurs de puits et les cons -
tructeurs, chargés de mettre en œuvre de façon
optimale et en toute sécurité sur le terrain les
moyens techniques adaptés pour creuser les puits.
Le métier du forage recouvre, pour les ingénieurs
jeunes diplômés, deux domaines complémen-
taires. Le foreur est chargé de réaliser la liaison
entre le sous-sol et la surface. Le « compléteur »
s’occupe quant à lui de l’ensemble des opérations
d’équipement et de finition du puits foré.
Le risque technique est permanent et le foreur a
un rôle crucial à jouer pour garantir des conditions
de sécurité et de protection de l’environnement
optimales. ll s’appuie sur des règles très strictes et
une mise à niveau régulières de ses compétences HSE.
La maîtrise de ces savoir-faire est indispensable
tout au long des deux grandes étapes qui jalon-
nent notre intervention : la conception des puits
et la préparation de la campagne de forage, d’une
part, la supervision opérationnelle directement sur
le chantier, d’autre part.
Pour des passionnés de technique…
aux nerfs solides
Le forage est avant tout un métier d’ingénieurs
attirés par la technique. Les capacités à gérer l’im-
prévu et à prendre à tout moment des décisions
cruciales sont également essentielles. Elles vont de
pair avec une bonne résistance au stress. Ce métier
exige, par ailleurs, une grande disponibilité profes-
sionnelle, puisque l’essentiel de la carrière se fait à
l’étranger. Nos collaborateurs doivent faire preuve
d’une mobilité extraordinaire et d’une capacité
d’adaptation hors pair. Toutes ces composantes font
de ce métier une excellente école de management.
L’ingénierie forage-puits est la voie naturelle per-
mettant d’accéder à des fonctions de responsables
forage, mais elle prépare également à l’exercice de
responsabilités au sein d’autres métiers pouvant
aller jusqu’à des fonctions de direction.
42 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
Forage pétrolier :
des métiers de plus en plus exigeants
BENOÎT LUDOT,
Directeur Adjoint
Forage-Puits chez
TOTAL Exploration-
Production. Diplômé
de l’École Centrale
Paris (1992).
■ D O M A I N E S D

AC T I V I T É
en
bref
LES AVANTAGES
Excellente école
de management,
possibilité d’évolution
de carrière.
LES CONTRAINTES
Grande disponibilité
professionnelle,
résistance au stress.
A
u sein de France Telecom-Orange, Orange
Business Services fournit des services de
communication aux entreprises de toutes tailles
en France et aux multinationales dans le monde
entier.
En son sein, IT & L@bs se consacre à la concep-
tion d’applications spécifiques qui répondent aux
besoins des entreprises et des administrations.
Notre champ d’intervention couvre cinq
domaines : le parcours client, le M2M, le cloud
computing, les logiciels critiques et enfin les solu-
tions sans contact et paiement.
Les solutions sur mesure d’IT & L@bs s’appuient
sur toute la chaîne d’innovation du Groupe. Il
s’agit pour nous de donner les moyens à nos
clients de réagir rapidement et intuitivement aux
évolutions du marché.
Les fortes évolutions liées au poste de travail, qui
permettent, grâce au cloud computing et à la virtua-
lisation, un environnement informatique person-
nel garanti, quel que soit le support matériel uti-
lisé (PC, tablettes, smartphones), amènent des
usages et des comportements nouveaux, qui
modifient la chaîne de valeurs des entreprises,
toutes tailles confondues. De plus, l’irruption du
machine to machine (M2M) crée de nouveaux flux
d’information en temps réels, qui permettent des
prises de décision à la fois plus fines et plus
rapides.
Des outils nouveaux
Au cœur de ces tendances, Orange, via IT & L@bs,
a développé par exemple des applications autour
du parcours du supporter dans les enceintes de
grands événements sportifs, permettant ainsi à la
fois aux spectateurs – consommateurs de specta-
cles – et aux organisateurs d’événement de se
retrouver autour d’une expérience digitale
unique, qui associe la dématérialisation du billet, le
contrôle d’accès sans contact, l’identification du
supporter auprès des activités périphériques à
l’événement lui-même (boutiques, restauration,
etc.), le match replay, la fidélisation, etc.
Adaptabilité et agilité intellectuelle
Nos équipes interviennent dans un secteur en
perpétuelle évolution. Les technologies changent
très rapidement. Par conséquent, nous sommes à
la recherche d’ingénieurs capables d’appréhender
des environnements différents, évolutifs. Les can-
didats doivent également savoir se remettre en
question à chaque nouveau projet pour répondre
aux besoins et aux attentes des clients. En résumé,
trois qualités me paraissent essentielles pour débu-
ter sereinement dans ce secteur : l’agilité intellec-
tuelle, l’adaptabilité et le sens du service.
Lors de ses premières années de collaboration, le
jeune diplômé sera souvent amené à démarrer sur
des postes liés à la conception et à la réalisation
logicielle. Puis, au cours des projets et de son
expérience, il pourra évoluer rapidement vers le
conseil, le management ou la gestion de projets
par exemple. Les possibilités sont nombreuses
dans ces branches, tout est possible. Il s’agit avant
tout d’une question de motivation personnelle et
d’opportunités.
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 43
D O M A I N E S D

AC T I V I T É ■
Services IT :
la technologie au service de l’entreprise
LAURENT SICART,
directeur général IT & L@bs
d’Orange Business Services.
Diplômé d’un DEA en base
de données (1985, Université
de Toulouse) et d’un
troisième cycle à l’IAE de
Toulouse (1985).
en
bref
LES AVANTAGES
Travailler au sein
d’une société
adossée à un grand
groupe, où
l’innovation est
fondamentale ;
travailler sur les
nouveaux usages.
LES CONTRAINTES
La vitesse des
évolutions
technologiques
impose à nos
collaborateurs une
veille permanente et
une constante remise
en question de leurs
savoirs.
Parcours
supporter au
Stade de France :
le mobile sans
contact devient un
véritable sésame
pour entrer dans le
stade, recevoir des
informations et
participer à des
animations
exclusives.
44 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ D O M A I N E S D

AC T I V I T É
E
n qualité de gestionnaire d’infrastructures,
Réseau Ferré de France modernise et déve-
loppe le réseau ferré national. Le projet « Cœur de
France » figure parmi les grands projets de déve-
loppement du réseau à dimension nationale que
pilote l’entreprise publique. Ce projet consiste à
relier Paris à Lyon par une ligne nouvelle de près
de 500 km passant par les régions Auvergne,
Bourgogne et Centre : l’objectif est de doubler la
ligne à grande vitesse (LGV) existante Paris-Lyon,
qui devrait « saturer » à l’horizon 2025, tout en
desservant par la grande vitesse les territoires du
centre de la France grâce à l’utilisation de 800 km
du réseau existant. J’appartiens à l’équipe de maî-
trise d’ouvrage dédiée – Mission Grand Projet –
qui a été constituée à cette fin, comme pour tous
les autres grands projets nationaux ou régionaux
en cours. Notre objectif est d’étudier les condi-
tions de faisabilité technique, financière et écono-
mique afin de prendre les décisions sur les carac-
téristiques du projet.
Avant le projet, les études
Les études à mener couvrent un vaste champ de
thématiques toutes en interface. L’objectif est
d’apporter des réponses concrètes en termes de
desserte des territoires, de préservation des espaces
environnementaux, humains et agricoles, de maî-
trise des avantages et des coûts du projet. Cette
phase d’étude est essentielle car c’est usuellement
à l’issue de celle-ci qu’est décidée la réalisation du
projet sur la base d’un programme d’opérations,
d’un calendrier d’exécution et d’estimations
fiables. Pour cela, RFF fait appel à des ressources
internes ou à des ingénieries externes.
À titre d’exemple, les études environnementales
que nous allons lancer visent à évaluer le risque
d’impact environnemental de l’infrastructure
nouvelle à partir de l’analyse d’occupation du sol
et des enjeux écologiques en présence (habitats
protégés tels que la flore et la faune).
Un travail de concertation avec
de multiples acteurs
Au terme de ces études, RFF doit être en capacité
de faire émerger le meilleur projet, répondant au
plus près aux exigences des différentes parties pre-
nantes. Soucieux des coûts souvent élevés des
investissements ferroviaires, RFF se doit d’aborder
l’aménagement et le développement du réseau
avec rigueur et une forte exigence de création de
valeur. C’est pourquoi les études dites « amont »
doivent permettre d’identifier au plus tôt les fonc-
tions en termes de service et les principales
contraintes. Pour cela, RFF associe en continu les
collectivités, services de l’État, associations et orga-
nismes socioprofessionnels à la conception du
projet ainsi que le public. Pour RFF, cette exi-
gence de dialogue est impérative ; c’est elle qui
conditionne le succès et l’appropriation d’un pro-
jet. N’oublions pas que le projet de LGV est un
projet pour les voyageurs !
Complexité technique
et dimension politique
Pour exercer dans ce secteur, il faut naturellement
apprécier le monde ferroviaire, passionnant, mais
qui se caractérise par une très forte complexité
technique et un grand nombre d’acteurs. Ensuite,
comme pour tout projet complexe, méthode et
rigueur sont indispensables pour assurer la gestion
de projet et l’action de nombreux intervenants
internes et externes. L’esprit d’analyse et d’investi-
gation permet de rechercher les meilleures
réponses techniques aux besoins recensés.
Du côté des qualités humaines, il faut disposer
d’une grande capacité d’écoute et d’empathie
pour piloter les études dans un esprit de concerta-
tion et d’ouverture. Un sens de la diplomatie est
également indispensable car l’amélioration des
performances du réseau ferré, les dessertes qu’il
permet et son évolution se trouvent au cœur des
politiques publiques nationales et locales de
mobilité et d’accessibilité des territoires. Enfin, il
est essentiel de savoir communiquer et faire
preuve de pédagogie en direction de tous, que ce
soient des institutionnels ou du grand public, sur
des projets par nature complexes.
Transport ferroviaire :
au cœur des territoires
DIDIER ROBLES,
adjoint au directeur du grand
projet ferroviaire Cœur de
France Paris-Orléans-
Clermont-Ferrand-Lyon chez
RÉSEAU FERRÉ DE FRANCE.
Ingénieur diplômé de l’École
nationale des travaux publics
de l’État (ENTPE) (1991).
en
bref
LES AVANTAGES
Le transport
ferroviaire constitue
un secteur d’avenir,
au cœur de la
mobilité durable,
porteur d’innovation,
sociétale et
technologique.
LES CONTRAINTES
Des temporalités
de projet longues,
inhérentes à ce
domaine, liées à une
véritable complexité
technique et à la
multiplicité des
parties prenantes.
La technologie automobile, naturellement
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“Transformer les énergies disponibles en bien être durable par la création
de solutions de confort thermique” est notre mission au quotidien. L’ensemble
des 4 200 collaborateurs du Groupe en France et à l’international partagent les
mêmes valeurs d’ouverture d’esprit, d’innovation et d’excellence. Cette année
encore le GROUPE ATLANTIC a reçu le label TOP EMPLOYEUR 2011 en France.
C’est la preuve que nous mettons tout en oeuvre pour favoriser l’épanouissement
personnel et professionnel de nos collaborateurs. 92 % des
salariés sont fiers de travailler pour le GROUPE ATLANTIC,
pourquoi pas vous ?
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■ Groupe Atlantic
page 49
■ Bouygues Construction
page 50
■ Colas
page 51
■ Dassault Systèmes
page 52
■ Orange
page 53
■ PwC
page 55
■ Total
page 57
■ Valeo
page 58
Les entreprises
se présentent
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 47
www.facebook.fr/lexpansion
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TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 49
P ROF I L S DE S S OC I É T É S ■
> À propos de l’entreprise
Acteur majeur du génie climatique, le GROUPE ATLANTIC poursuit depuis
1968 son développement en France et à l’international. L’histoire et la culture de
notre groupe, fondé par deux ingénieurs, sont celles d’industriels mobilisés par la
transformation des idées, des compétences et des matières premières en produits finis.
Principalement connues sous nos marques Atlantic, Thermor & Sauter, nos solu-
tions de chauffage, eau chaude sanitaire et traitement de l’air évoluent constam-
ment pour répondre aux exigences des réglementations thermiques. À la recherche
constante du bien-être durable de nos utilisateurs, nous avons fait de l’innovation
un des moteurs de notre croissance et dédions chaque année 4 % du CA aux pro-
duits nouveaux et futurs.
Dans cette dynamique, le GROUPE ATLANTIC a atteint en 2011 un chiffre
d’affaires de 905 millions d’euros.
> Nos métiers
« Créateurs de solutions de confort thermique », notre métier s’articule en
4 temps : concevoir, fabriquer, commercialiser et accompagner la filière. Reconnue
des professionnels, notre expertise se retrouve dans nos métiers :
● R &D ● Qualité
● Process/Industrialisation ● Marketing
● Production/Lean Manufacturing ● Informatique
● Supply Chain/Achats
> À chaque profil, une mission
Ingénieur généraliste ou spécialisé en thermique, mécanique, électronique ou génie
informatique, vos profils nous intéressent. Le GROUPE ATLANTIC vous propose
des missions clairement identifiées et inscrites dans notre stratégie de développe-
ment. Nous vous donnons les moyens de vous investir en confiance et de réussir !
> Carrière
Intégrer le GROUPEATLANTIC, c'est avoir accès aux opportunités d'évolution
(transversales ou managériales) sur tous nos sites. Pour encourager la mobilité interne,
les nouvelles offres sont prioritairement communiquées à l'ensemble de nos collabo-
rateurs. Ainsi, en 2011, 30 % des postes ont été pourvus en interne.
> Nos valeurs
« L’entreprise est autant au service du salarié que le salarié est au service de son
entreprise. » Cette phrase de notre fondateur résume parfaitement notre culture
fondée sur l’enrichissement personnel et le respect réciproque. Nous cherchons à
intégrer des gens simples qui partagent nos principes : service client, goût du chal-
lenge et esprit d’innovation... des gens sérieux qui ne se prennent pas au sérieux !
Guidée par ces valeurs, notre politique RH s’est vu décerner pour la deuxième
année consécutive le label «Top Employeur ».
GROUPE
ATLANTIC
Candidatures
Contact : Étienne PIERROT,
02.51.44.34.34
Site : www.groupe-atlantic.fr/emploi
Secteur d’activité : industrie
du confort thermique.
Nos implantations :
• Industrielles : 15 sites,
dont 6 à l’International.
• Commerciales : France
et 12 filiales à l’International.
Date de création : 1968.
Effectif : 4 450.
Chiffre d’affaires : 905 millions
d’euros.
Recrutements prévus : 250 postes
& 100 stages.
Fiche
signalétique
<
CE R T I F I E D BY T HE CR F I NS T I T UT E
50 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ P ROF I L S DE S S OC I É T É S
> À propos de l’entreprise
Bouygues Construction est l’un des leaders mondiaux dans les domaines du bâti-
ment, des travaux publics et de l’électricité/maintenance. Organisé en sept entités
complémentaires, le Groupe est présent dans plus de 80 pays où ses savoir-faire en
matière de financement, conception, construction, maintenance et exploitation lui
permettent de proposer à ses clients des solutions globales et innovantes.
En intégrant dans sa stratégie une démarche structurée et ambitieuse en matière de
développement durable, Bouygues Construction s’engage à concilier les exigences
de rentabilité économique et les impacts sociaux, sociétaux et environnementaux
de ses activités.
Fort de ses 52 000 collaborateurs, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de
9,8 milliards d’euros en 2011.
Notre stratégie s’appuie sur 4 axes principaux : l’électricité/maintenance, le déve-
loppement immobilier, les partenariats public/privé et les concessions, et notre
croissance en Europe.
> Nos métiers
Jeunes diplômés ou expérimentés, nous vous proposons des stages, emplois et VIE,
en France comme à l’international. Nous vous proposons des missions en études
techniques, méthodes, études de prix, commercial, travaux, design management, QSE,
matériel.
> Profils recherchés
Tous profils : écoles d’ingénieurs généralistes ou spécialisées, écoles de management,
formations universitaires, etc.
> Types de postes (stages), les différentes missions
Processus de recrutement : CV et lettre de motivation à déposer sur
www.bouygues-construction.com. Entretien RH et opérationnel.
> Gestion des carrières et évolution
Des clients et des projets internationaux, des défis techniques, des équipes pluridis-
ciplinaires et des montages complexes vous permettront d’accroître vos compé-
tences techniques, financières et managériales en développant une expertise dans
un domaine ou en prenant la direction de grands projets.
BOUYGUES
CONSTRUCTION
Secteur d’activité : bâtiment,
travaux publics,
électricité/maintenance.
Implantations et filiales : nous
sommes présents dans plus de
80 pays. Notre activité à
l’international représente près de
45 % de notre chiffre d’affaires.
Effectifs fin 2011: Bouygues
Construction compte
52 000 collaborateurs.
Date de création : 1952.
Chiffre d’affaires :
• CA global : 9,8 milliards d’euros.
• CA France : 5,4 milliards d’euros.
Recrutements prévus (postes et
stages) : le Groupe proposera autour
de 2 000 embauches et 2 500 stages
en 2012.
Fiche
signalétique
<
Candidatures
Contacts : Bouygues Construction -
Challenger,
service Relations écoles,
1, avenue Eugène-Freyssinet,
78061 Saint-Quentin-en-Yvelines.
Site : www.bouygues-construction.com,
rubrique « Carrières ».
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 51
P ROF I L S DE S S OC I É T É S ■
> À propos de l’entreprise
Leader mondial des travaux de construction et d’entretien de toutes les infrastruc-
tures de transport, d’aménagement urbain ou de loisirs, le Groupe Colas se caracté-
rise par la diversité de ses activités.
> Nos métiers
En France, le Groupe Colas s’organise autour des activités suivantes : construction
et entretien des routes, autoroutes, pistes d’aéroports, production de matériaux
(Colas, Sacer, Screg), équipement de la route (Aximum), canalisation et pipe-line
(Spac), étanchéité et bardage (Smac), travaux ferroviaires (ColasRail).
À l’international, Colas réalise des travaux routiers, des ouvrages d’art et des chan-
tiers de bâtiment.
> Profils recherchés
Ingénieurs travaux, ingénieurs carrières et matériaux, ingénieurs matériels, ingénieurs
études, fonctions support (finance, comptabilité, juridique, ressources humaines, etc.).
Ces formations doivent être accompagnées de qualités personnelles : aisance rela-
tionnelle, maîtrise de soi, pragmatisme, agilité d’esprit et goût pour le terrain.
> Type de postes (stages), les différentes missions
● L’exploitation et les travaux : ingénieurs travaux, chefs de chantier, compagnons.
● Les carrières et les industries : ingénieurs carrières, industrie, techniciens, compagnons.
● Les études et les méthodes : ingénieur études, ingénieurs méthodes, ingénieurs
structures, techniciens.
● Le matériel : ingénieur matériel, chef d’atelier, mécanicien.
● La technique et la recherche & développement : ingénieurs R&D, ingénieurs
techniques, techniciens de laboratoire.
● Les responsabilités fonctionnelles : audit, commercial, comptabilité, finances, infor-
matique, juridique, ressources humaines, etc.
Le Groupe propose 2 500 stages par an, en France et à l’international.
Pour les élèves-ingénieurs : stages chantier (ouvrier, encadrement...), stages matériel,
stages en industries, stages en laboratoire (de 1 à 3 mois), travaux et plus de 120 pro-
jets de fin d’études (de 3 à 6 mois).
> Gestion des carrières et évolution
Le Groupe Colas met à la disposition de ses collaborateurs un large éventail de for-
mations, en adéquation avec leurs projets, pour développer leurs compétences tout
au long de leur parcours professionnel.
● L’université Groupe Colas : l’Université Colas est un lieu de formation et d’échanges
dont l’objectif est de développer une pépinière de managers pour le Groupe.
● La formation continue : afin de développer les compétences managériales et tech-
niques de ses collaborateurs, le Groupe dispose de nombreux partenariats avec des
organismes de formation. Le « Campus Colas » propose des formations couvrant
tous les domaines et compétences clés de nos activités.
> Nos besoins à l’international
Le Groupe Colas est implanté dans près de 50 pays et réalise environ 50 % de son
chiffre d’affaires hors France métropolitaine.
COLAS
Secteur d’activité
Construction et entretien
d’infrastructures de transport / BTP.
Implantations et filiales
• France métropolitaine :
800 établissements.
• International : 400 établissements
dans une quarantaine de pays
(Amérique du Nord, Afrique, Asie,
océan Indien, DOM-TOM, Europe).
L’ensemble de ces établissements a
réalisé près de 110 000 chantiers à
travers le monde en 2011.
Effectifs : 66 000 collaborateurs
dans le monde, dont 38 000 en
France métropolitaine.
Date de création : 1929.
Chiffre d’affaires : 12,4 milliards
d’euros en 2011.
Recrutements prévus (nombre de
postes et stages)
• Nombre de stages proposés par
an : 2 000, dont 70 à l’international.
• Nombre d’emplois envisagés en
2012 : 250 jeunes diplômés bac+5.
Fiche
signalétique
<
Candidatures
Toutes nos offres (France et
international) sont disponibles sur
le site www.colas.com, rubrique
« Ressources humaines ».
La r out e avanc e
52 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ P ROF I L S DE S S OC I É T É S
> À propos de l’entreprise
Dassault Systèmes, « the 3DEXPERIENCE Company », offre aux entreprises et
aux particuliers les univers virtuels nécessaires à la conception d’innovations durables.
Ses solutions leaders sur le marché transforment, pour ses clients, la conception, la
fabrication et la maintenance de leurs produits. Les solutions collaboratives de
Dassault Systèmes permettent de promouvoir l’innovation sociale et offrent de
nouvelles possibilités d’améliorer le monde réel grâce aux univers virtuels. Avec des
ventes dans 80 pays, le Groupe apporte de la valeur à plus de 150 000 entreprises de
toutes tailles dans toutes les industries. Pour plus d’informations : www.3ds.com.
> Nos solutions
CATIA, SOLIDWORKS, SIMULIA, DELMIA, ENOVIA, GEOVIA,
EXALEAD, NETVIBES, 3DSWYM et 3DVIA.
> Profils recherchés
Vous êtes étudiant(e) en école ou université ? Vous êtes de niveau bac+3 à bac+5
et avez un bon niveau d’anglais ?
Nous vous proposons d’avoir une expérience professionnelle enrichissante en
rejoignant nos équipes.
> Nos métiers
Nous recherchons des profils dans les domaines suivants :
• R&D : ingénieurs développement logiciels, ingénieurs développement Web...
• Finance
• Vente
• Juridique
• Marketing
• Communication
• Ressources humaines
> Notre campagne de recrutement de stagiaires
Nous proposons dès le mois d’octobre des offres de stage de 6 mois à un an (césure)
dans nos équipes.
Nous recrutons dans nos équipes des étudiants pour toutes les fonctions (R&D,
marketing, vente, ressources humaines, etc.).
Chaque année, plus de 200 stagiaires sont accueillis sur le 3DS campus de Vélizy !
> Nos besoins à l’international
Vous pourrez envisager une expatriation (par exemple en V.I.E.) dans l’un des
35 bureaux du Groupe basés à l’étranger.
> Processus de recrutement
Les candidats sont accueillis sur le 3DS Campus de Vélizy.
Il/elle y rencontrera le(s) manager(s) et un membre de notre équipe recrutement
ou des relations écoles pour des entretiens.
DASSAULT
SYSTÈMES
Plus de 9 500 collaborateurs dans
35 pays mettent quotidiennement
leurs talents au service des
150 000 clients de Dassault
Systèmes à travers le monde.
Secteur d’activité :
éditeur de logiciels.
Chiffre d’affaires en 2011 :
1,78 milliard d’euros.
Recrutements prévus :
Nous proposons toute l’année des
postes en CDI ou CDD ou V.I.E. sur
notre site 3DS.COM.
Nous recrutons chaque année plus
de 200 stagiaires et plus de
100 apprentis.
Fiche
signalétique
<
Candidatures
Nos opportunités vous intéressent ?
Venez rencontrer nos équipes pendant
le(s) forum(s) organisé(s) dans votre
école, ou postulez dès maintenant à
nos offres sur notre site 3DS.COM.
Site : www.3ds.com – Rubrique jobs
& careers.
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 53
P ROF I L S DE S S OC I É T É S ■
> À propos de l’entreprise
Chez Orange, nous sommes 170 000 femmes et hommes à accompagner chaque
jour nos clients pour faciliter leur vie numérique partout dans le monde. En nous
rejoignant, vous découvrirez toute une diversité de métiers au cœur du monde
numérique.
> Nos métiers
La vente et la relation client, les services aux entreprises, les réseaux et systèmes
d’information, l’innovation, le marketing.
> Profils recherchés
• Nos recrutements niveau bac + 2/3. Profils recherchés : BTS, DUT, licence,
licence pro, etc. Postes proposés (F/H) : conseillers commerciaux ou techniques en
boutique, promoteurs-merchandiseurs et chefs de secteur, conseillers en assistance
technique, techniciens d’intervention client.
• Nos recrutements niveau bac + 4/5. Profils recherchés : nous accueillons
aussi bien des jeunes diplômés que des experts et confirmés des grandes écoles de
commerce, d’ingénieurs ou d’un 3
e
cycle. Postes proposés (F/H) : ingénieurs
commerciaux entreprises, en vente ou avant vente, ingénieurs d’étude et de déve-
loppement, ingénieurs dans le domaine IT (virtualisation, sécurité, M2M, NFC,
etc.), des architectes fonctionnels, chefs de projet, chefs de produits marketing, ache-
teurs, etc.
> Types de postes (stages)
5 000 jeunes en alternance, 2 500 stagiaires et 150 jeunes doctorants sont accueillis
chaque année sur tous nos métiers, dans toutes les régions.
Dans le cadre de l’« Orange Graduate Programme » – dispositif attractif de recrute-
ment destiné aux jeunes diplômés à fort potentiel ayant les profils ingénieur et/ou
management issus des meilleurs cursus internationaux –, nous recrutons chaque
année environ 60 jeunes diplômés. Pour en savoir plus : www. orange.jobs/
graduateprogramme.
> Processus de recrutement
Après analyse de votre candidature reçue sur www.orange.jobs, vous serez présélec-
tionné(e) lors d’un entretien, de tests et/ou de mises en situation, avant d’être pré-
senté(e) à votre futur(e) manager. Vous la/le rencontrerez lors d’un ou plusieurs
entretiens avant de recevoir une proposition de recrutement.
> Gestion des carrières et évolution
La richesse de nos métiers nous permet de proposer à nos collaboratrices et à nos
collaborateurs une grande diversité de parcours professionnels. Pour cela, nous
investissons dans des programmes de formation et de développement professionnels
nombreux et innovants, à travers des partenariats reconnus, qui donnent à chacun
de réelles perspectives d’évolution.
> Nos besoins à l’international
Vous trouvez l’ensemble de nos offres dans le monde sur www.orange.jobs.
ORANGE
Secteur d’activité :
télécommunications.
Domaine : France Télécom-Orange
est l’un des principaux opérateurs de
télécommunications dans le monde.
Zone géographique : présent dans
33 pays, le Groupe servait 224 millions
de clients au 30 juin 2012. Orange
Business Services, dédié aux
services de communication pour les
entreprises dans le monde, est
présent dans 220 pays et territoires.
Implantations et filiales
• France : l’ensemble du territoire
métropolitain et les DOM-TOM.
• Monde : Arménie, Belgique,
Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire,
Égypte, Espagne, Guinée, Guinée-
Bissau, Guinée équatoriale, Irak,
Jordanie, Kenya, Luxembourg,
Madagascar, Mali, Maroc, Maurice,
Moldavie, Niger, Ouganda, Pologne,
Portugal, République centrafricaine,
République dominicaine,
République démocratique du
Congo, Royaume-Uni, Roumanie,
Sénégal, Slovaquie, Tunisie, Vanuatu.
Effectifs : 170 000 salariés, dont
105 000 en France.
Date de création : 1988.
Chiffre d’affaires : 45,3 milliards
d’euros en 2011, dont plus de 50 %
hors de France.
Recrutements prévus
Pour les 3 ans à venir, Orange recrute
4 000 personnes en CDI en France et
accueille chaque année en
alternance plus de 5 000 jeunes.
Fiche
signalétique
<
Candidatures
Toutes nos offres d’emploi, stages, VIE,
thèses, etc. sont disponibles sur
www.orange.jobs sur le Web et le
mobile et sur notre application Orange
Jobs pour iPhone et android.
Découvrez les métiers
et les postes détaillés
par les entreprises
qui recrutent et postulez
en direct
❯ Des stages et contrats
de bac + 2 à bac + 5
❯ Les conseils
pour rédiger CV et lettres,
pour construire vos réseaux…
❯ Handicap,
l’atout recrutement
Pour postuler en ligne auprès des recruteurs :
Jeunes diplômés, jeunes cadres,
votre avenir est dans
le Guide des Entreprises qui Recrutent
Sortie : mai 2013
Disponible en librairie et sur de nombreux forums
de recrutement de grandes écoles et événements RH.
TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 55
P ROF I L S DE S S OC I É T É S ■
PwC
(anciennement
PricewaterhouseCoopers)
Secteur d’activité : audit,
conseil, transactions,
stratégie et expertise
comptable.
Implantations : présent dans
158 pays et 776 bureaux,
dont 25 en France.
Effectifs :
180 000 collaborateurs dans
le monde, 4 000 personnes
en France.
Chiffre d’affaires :
31,5 milliards
de dollars US dans le monde
au 30 juin 2012.
Recrutements prévus :
1100 recrutements,
dont 450 jeunes diplômés,
380 stagiaires et
270 expérimentés.
Fiche
signalétique
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> À propos de l’entreprise
Acteur de référence dans l’ensemble de ses métiers, PwC offre à ses clients une
prestation intellectuelle globale, efficace, à haute valeur ajoutée au travers de ses
principales expertises : audit, conseil, transactions, stratégie et expertise comptable.
> Nos métiers
Audit : audit et certification des comptes.
Conseil : amélioration de la performance des entreprises.
Transactions : accompagnement des transactions (achat, vente etc.).
Stratégie : accompagnement des entreprises dans leur stratégie business de long terme.
Expertise comptable : expertise et conseil auprès des PME-PMI.
Juridique et fiscal : Landwell & Associés, société d’avocats correspondante de PwC,
accompagne les clients en matière de conseil juridique, fiscal et social.
Ces offres de services sont approfondies grâce à des approches sectorielles spécifiques :
- industrie (produits industriels et biens de consommation) et services ;
- banques, assurances, services financiers ;
- nouvelles technologies, télécommunication et loisirs ;
- secteur public.
> Profils recherchés
Au-delà d’une solide formation, nous nous attachons avant tout à votre esprit
d’équipe, votre curiosité intellectuelle, votre esprit critique, votre sens de l’initiative
et votre capacité d’adaptation.
> Types de postes/stages
Postes : auditeurs financiers, consultants en organisation et systèmes d’information,
consolideurs, auditeurs informatiques, auditeurs internes, analystes transaction,
analystes en stratégie et experts-comptables dédiés aux PME-PMI.
Stages : des stages de 3 à 6 mois selon les métiers, au sein d’une équipe de profes-
sionnels, pouvant déboucher sur un recrutement.
> Processus de recrutement
Sélection sur dossier de candidature (CV + lettre de motivation).
Pour un emploi : 3 entretiens (avec les RH, avec des opérationnels, et avec un
Associé).
Pour un stage : 1 ou plusieurs entretiens (RH et/ou opérationnel).
> Gestion et évolution de carrière
Nous vous proposons une évolution de carrière rapide : après 3 ou 4 années d’ex-
périence et en fonction de votre niveau de compétence et de vos performances sur
les missions, vous accédez à des fonctions managériales.
> La possibilité d’une carrière flexible et internationale
Nous offrons des opportunités de mobilité internationale dans l’ensemble des pays
de notre réseau, de mobilité interne (pour changer de métier) et de mobilité régio-
nale. Par ailleurs, chez PwC France, vous évoluez dans un environnement interna-
tional et êtes en lien sur vos missions avec les pays de notre réseau, ou avec des col-
laborateurs PwC France de nationalité étrangère.
Candidatures
Pour en savoir plus sur PwC ou pour
postuler, visitez notre site
carrieres.pwc.fr, rencontrez-nous sur
votre campus ou contactez les anciens
de votre école. N’hésitez pas également
à nous suivre sur Facebook
(facebook.com/pwccarrieresfrance) ou
sur Twitter (twitter.com/PwCCarrieres).
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TARGET carrières ■ Ingénieur 2013 ■ 57
P ROF I L S DE S S OC I É T É S ■
Groupe pétrolier et gazier international rassemblant plus de 100 000 collaborateurs
dans près de 130 pays, Total est également un acteur majeur de la chimie. Pour
accompagner sa croissance, le Groupe recrute chaque année plus de 10 000 per-
sonnes dans le monde, dont près de 1 500 en France.
> Le plus de l’entreprise
Pourquoi choisir de travailler chez Total ?
C’est une question que nous posons régulièrement à nos nouveaux embauchés qui
déclarent avoir choisi d’intégrer le Groupe pour :
- l’opportunité de pouvoir travailler en milieu multiculturel et la possibilité de
mener des carrières à dimension internationale ;
- sa puissance et sa haute technologie qui garantissent aux collaborateurs de partici-
per à des projets motivants, à la pointe des enjeux énergétiques ;
- son dynamisme des carrières : avec un réseau de 200 gestionnaires de carrières, la
mobilité interne est une culture forte chez Total avec des changements de postes
réguliers accompagnés de plans de formation.
> Les métiers proposés
Total propose plus de 500 métiers techniques, commerciaux et support à tous les
niveaux de la chaîne pétrolière : exploration & production, gaz & énergies nou-
velles, raffinage, chimie et métiers transverses.
Pour accompagner le développement de ses projets, le Groupe offre de nombreuses
opportunités aux jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs spécialisés en géologie,
géophysique, réservoir, forage, puits, procédés, maintenance, HSE, électricité, logis-
tique, instrumentation, R&D, produits, informatique...
> Les profils recherchés
Outre l’expérience et les qualités personnelles, ce sont avant tout les compétences
des candidats qui sont prises en compte lors du processus de recrutement.Tous
différents, nos futurs collaborateurs ont en commun l’audace, la volonté de mobilité
professionnelle ou géographique, le sens de l’écoute et de la solidarité qui font la
réussite de notre Groupe.

Candidatures
Pour en savoir plus sur nos activités :
www.total.com ;
sur nos métiers :
www.careers.total.com.
Secteur d’activité
Énergie
Implantations
Le Groupe est présent dans plus
de 130 pays.
Effectifs
Plus de 100 000 collaborateurs,
dont près de 37 % en France.
Chiffre d’affaires
184 700 millions d’euros.
Recrutements prévus
Plus de 10 000 recrutements
par an dans le monde et près de
1 500 en France.
Profils recherchés
Découvrez nos métiers, consultez
nos offres d’emploi, de VIE,
postdoc et de stages en
postulant sur le site recrutement
de Total (plus de 600 offres
en ligne).
Fiche
signalétique
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TOTAL
> À propos de l’entreprise
Valeo est un groupe industriel mondial indépendant, présent dans 28 pays et orga-
nisé en quatre pôles d’activité et une activité deuxième monte (Valeo Service).
Notre mission est de fournir à nos clients, dans le monde entier, des solutions et ser-
vices innovants à forte valeur ajoutée, de parfaite qualité et à un coût compétitif,
dans les domaines d’innovation suivants : systèmes de confort et d’aide à la
conduite, systèmes de propulsion, systèmes thermiques et systèmes de visibilité.
Valeo conduit sa stratégie de croissance durable en s’appuyant sur le savoir-faire et le
potentiel d’évolution de tous ses collaborateurs, leurs 96 nationalités représentant
une véritable force de diversité. Grâce à une organisation décentralisée et interna-
tionale, Valeo peut réellement favoriser l’esprit d’initiative et d’innovation, encoura-
ger la prise de responsabilité dans ses équipes.
> Profils recherchés
Dans le contexte d’exigence et de compétitivité qui prévaut dans le secteur auto-
mobile, partout dans le monde, Valeo recherche des personnalités à fort potentiel :
des jeunes ingénieurs volontaires, ayant le goût du travail en équipe interculturelle,
une volonté d’amélioration permanente et une forte capacité d’adaptation.
Nous recrutons des hommes et des femmes qui prouveront leur capacité à évoluer
rapidement vers d’importantes responsabilités, dans une perspective de carrière à
long terme.
Le Groupe valorise cet ensemble de compétences et facilite le développement de
ses collaborateurs par la formation, la promotion, la mobilité interne et une gestion
de carrière structurée à travers son organisation dans le monde.
> Activités qui recrutent
Recherche et développement, projets, industriel et logistique, achats, qualité.
La valeur ajoutée de Valeo, c’est vous qui la créez.
VALEO
58 ■ TARGET carrières ■ Ingénieur 2013
■ P ROF I L S DE S S OC I É T É S
Candidatures
VALEO
Group HR Department
43, rue Bayen
75017 Paris
Site : www.valeocareers.com
Secteur d’activité :
équipementier automobile.
Implantations et filiales :
présent dans 28 pays.
Effectifs : 68 000.
Date de création : 1923.
Chiffre d’affaires 2011 :
10,9 milliards d’euros.
Recrutements prévus :
1 500 recrutements par an
(stages, apprentissage, VIE, CDI,
CDD).
Profils recherchés : ingénieurs
généralistes et spécialisés
(électronique, mécanique,
mécatronique, plasturgie,
optique, moteurs électriques
et autres technologies du secteur
automobile) ; ingénieurs en
logistique, achats et qualité ;
ingénieurs produits, méthodes et
process industriel ; superviseurs
de production ; ingénieurs
recherche et développement ;
chefs de projet ou ingénieurs
membres d’équipes de projets.
Fiche
signalétique
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Chaque jour, Réseau Ferré de France entretient, modernise et développe un réseau de 30 000 kms de
lignes. Pour ses collaborateurs, ce sont autant d’opportunités pour exprimer leurs talents. Aménagement,
Ingénierie, Management de Projet, Commercialisation, Réseau Ferré de France recrute. Êtes-vous prêt à
contribuer au développement durable de l’un des plus grands réseaux d’infrastructures en Europe ?
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Ingénierie et Conseil en Technologies
ALTEN, leader européen de l’Ingénierie et du Conseil en Technologies
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