Vous êtes sur la page 1sur 5

Sandokai

Lharmonie entre la diffrence et l'identit

Lharmonie entre la diffrence et l'identit


Traduction propos par lAZI http://www.zen-azi.org/

Sandokai

Lesprit du grand sage de lInde Sest intimement transmis douest en est. Les facults de lhomme sont plus ou moins aiguises Mais la Voie na ni patriarche du Nord ni patriarche du Sud. La source spirituelle brille dans la lumire ; Les effluents coulent dans lobscurit. Saisir les choses est certainement une illusion ; Se mettre en accord avec lidentit nest pas encore lillumination. Tous les objets des sens sont en interaction et pourtant ne le sont pas. Linteraction entrane la solidarit. Sans quoi chacun reste sur sa position. Les visions varient en qualit comme en forme, Les sons sont tantt agrables tantt dsagrables. Dans lobscurit, les discours raffins et vulgaires

Se confondent, dans la lumire, les phrases claires et troubles se distinguent. Les quatre lments retournent leur nature Tout comme lenfant se tourne vers sa mre. Le feu chauffe, le vent bouge, leau mouille, la terre est solide. OEil et vision, oreille et son, nez et odeur, langue et saveur. Ainsi, pour tout ce qui existe, selon ces racines-l, les feuilles se dveloppent. Le tronc et les branches partagent lessence ; Noble ou vulgaire, chacun a son discours. Dans la lumire existe lobscurit, Mais ne la prenez pas pour de lobscurit. Dans lobscurit existe la lumire, Mais ne la regardez pas comme de la lumire. La lumire et lobscurit sopposent Comme le pied avant et le pied arrire dans la marche. De toutes les choses innombrables chacune a son mrite, Exprim selon sa fonction et sa place.

Les phnomnes existent, comme la bote et le couvercle sajustent ; Le principe saccorde, comme la rencontre de deux pointes de flche. Entendant les mots, comprenez le sens ; Ne crez pas vos propres normes. Si vous ne comprenez pas la voie qui se trouve vos pieds Comment connatrez-vous le chemin sur lequel marchez ? La pratique nest pas une question dloignement ou de proximit, Mais dans la confusion les montagnes et les rivires barrent la route. Vous qui tudiez le mystre, je vous supplie respectueusement De ne pas passer vainement vos jours et vos nuits.