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RREEPPUUBBLLIIQQUUEE AALLGGEERRIIEENNNNEE DDEEMMOOCCRRAATTIIQQUUEE EETT PPOOPPUULLAAIIRREE

MMIINNIISSTTEERREE DDEE LLAA DDEEFFEENNSSEE NNAATTIIOONNAALLEE EECCOOLLEE MMIILLIITTAAIIRREE PPOOLLYYTTEECCHHNNIIQQUUEE

R R E E P P O O L L Y Y T T E E

MEMOIRE

Présenté pour l’obtention du diplôme de MMAAGGIISSTTEERR

Filière :

SYSTEMES ELECTROTECHNIQUES

Option :

SYSTEMES D’ENTRAINEMENT ELECTRIQUES

Par : BOUCHAKOUR SALIM

Ingénieur d’ Etat en électrotechnique

CCoommmmaannddee DDiirreeccttee ddee PPuuiissssaannccee dduunn CCoonnvveerrttiisssseeuurr AACC//DDCC TTrriipphhaasséé SSaannss CCaapptteeuurrss ddee TTeennssiioonn

Soutenu publiquement le : 21 / 12 / 2005 devant le jury composé de :

Président :

M r. BERKOUK. E. M

Examina teurs :

M r.

M r. MAHMOUDI. M. O

M r.

HADDAD. S

KH ELOUI. A

Rapporteur :

M r. ALIOUANE. K

Professeur/E.N.P

Maître de conférence/ U. Tizi - Ouzou Maître de conférence/E.N.P Maître de conférence/E.M.P

Chargé de cours/E.M .P

Avant tout, je remercie le bon dieu tout puissant qui ma donné de la foi,

Avant tout, je remercie le bon dieu tout puissant qui ma donné de la foi, du courage et de la patience afin d’accomplir ce modeste travail.

Je tiens à exprimer

mes plus profondes gratitudes à mes parents qui mon beaucoup

soutenu et à mon promoteur, Lt/Col K. ALIOUANE, Charge de cours à l’EMP, pour son aide

et ses précieux conseils pendant toute la période de mes études.

Je remercie également le Col M. ABDELLAH, Chef de l’UER Electrotechnique, pour avoir veillé au bon déroulement de nos travaux. Je remercie le Col YOUSNADJ, Directeur de Recherche et de la Formation Post- Graduée, et le C dt BELOUCHRANI, C hef du Bureau Post-Graduation.

Je

tien

à

remercier

monsieur

E.M.BERKOUK,

Professeur

à

l’Ecole

Nationale

Polytechnique, pour m’avoir fait l’honneur de présider le jury de cette thèse.

Je voudrais exprimer mes remerciements à monsieur M.O.MAHMOUDI, Maître de conférence à l’Ecole Nationale Polytechnique, et à monsieur S.HADDAD, Maître de conférence à l’Université de Tizi-Ouzou, qui m’ont fait l’honneur d’accepter de participer au jury de cette thèse.

Je

tiens également à remercier le C dt KHELOUI, Maître de conférence à l’Ecole

Militaire Polytechnique, en tant que membre de jury, pour m’avoir fait l’honneur de juger mon travail.

Mes profondes reconnaissances vont au Commandants KHELOUI, MADJAOUI et MAIZI pour leurs précieux conseils.

Je remercier également tout les étudiants de notre promotion, ainsi le personnels administratifs de l’UER ELECTROTECHNIQUE qui m’ont souhaité le réussite et un avenir meilleur. Je tien a remercier tous les enseignants et les encadreurs, qui ont transmis leurs savoir avec sincérité et compétence, et à tout mes amis de formation qui n’ont jamais cessé de nous encourager dans les moment les plus difficiles.

SOMMAIRE

Introduction générale…….………………………………………………………………… 1 Chapitre I………………… ………………………………………………………………….3

I.1 Introduction…………………………………………………………………………… …3 I.2 Caractéristiques des perturbations électriques……………… … …………………….…4 I.3 Perturbations harmoniques de courant… …………………………………………………5 I.3.1 Origine des harmoniques………………………………………………………………5 I.3.2 Conséquence des harmoiques…………….…………………………… ………….…5 I.3.2.1 Echauffement…………………………………………… ….……………… …5

I.3.2.2 Interference avec les réseaux de télécomminication

…………………………

6

I.3.2.3 Défauts de fonctionement de certains équipements électriques ……………

6

I.3.2.4 Risque d’excitation de résonance ………………………………………………

6

I.3.3 Caractéristiques des harmoniques ………………………………………… ………

6

Taux de distortion harmonique de courant……………………….………………6

I.3.3.2 Facteur de puissance………………………………………… ……………….…6 I.3.4 Réglementation ………………………………………………………………… … 7 I.4 Perturbation engendrées par les redresseurs……………………………………………… 7 I.5 Solution de dépollution des réseaux électriques……………………………………………9

3.3.1 I

I.5.1 Introduction…………………………………………………………………………….9 I.5.2 Dépollution des charges non- linéaires déjà installées………………………….……

I.5.3 Installation non polluante…………………………………………

9

……………… 11

I.6 Conclusion………….…………………………………………………………………… 12

Chapitre II………………………………………………………………………………… 13 II.1 Introduction………………………………………………………………………………13

II.2 Topologie des redresseurs………………………………………… ……………… …14

II.3 Principe de fonctionnement……………………………………………………

II.4 Echange d’énergie et facteur de puissance……………………………………………….20

…….…17

II.5 Fonctionnement sans capteur……………………………… ………………………… 23

II.5.1 fonctionnement sans capteur de courant et tension alternatif

II.5.2 fonctionnement sans capteur de tension alternatif……………………

…………………… 24

………… 24

II.6 Pertes dues à la commutation…………………………………………………………….24 II.7 Conclusion…………………………………………………………… ….………… 26

Chapitre III………………………………………… ………………………………………27

III.1 Introduction……….………………………………………………… ….………… 28 III.2 Principe de fonctionnement………………………………………… ….………… 29

30

III.2.2 Estimation de la tension………… …………………………… ….………… 32 III.2.3 Nombre de secteurs………… ………………………………… ….………… 33 III.2.4 Table de commutation………… …………………………… ….………… 33

III.2.1 Estimation de puissance instantanée.…

………………………

….…………

III.2.5 Régulateur à hystérésis…………

……………………………….….…………

35

III.3 Propriétés et limitation du redresseur à MLI ……… …………………………….…

37

III.4 Performance dynamiques……….……

III.5 Caractéristiques générales de la table de commutation et régulateurs à hystérésis… 41

III.6 Conclusion……………… ………… …………………………… ….………… 41

…………………………… ….………… 40

Chapitre IV…………………………………………………………………………….…….42 IV.1 Introduction……………… ………… …………………………… ….………… 42 IV.2 Modélisation………… ………… …………………………… ….………… ……43 IV.2.1 Partie puissance………………………………………………………………….….43 IV.2.1.1 source d’alimentation………………………………………………………… 43 IV.2.1.2 Redresseur à MLI………………………………………………………….… 44 IV.2.1.3 Charge……………………………………………………….…………………45 IV.2.2 Partie Commande………………………………………………………………… 46 IV.2.2.1 Régulation de la tension continueU c ……….………………………………… 47 IV.2.2.2 Estimation de la puissance instantanée….…………………………………… 47 IV.2.2.3 Estimation de la tension de ligne… ………………………………………… 47 IV.2.2.4 Détermination de secteur… ………………………………………………… 48 IV.3 Simulation numérique…… ………… …………………………… ….………… 49

IV.3.1 interprétation des résultats de simulation…………………………………….… 50 IV.4 Conclusion…… ………… …………………………… ….………… ………… 59 Chapitre V………………………………………………………………………………… 60 V.1 Introduction…….…………………………… ….………… ………….…………… 60

V.2 Convertisseur de puissance…….……………

V.2.1 Carte de puissance…….…………… ….………… …………… …………… 61 V.2.2 Commande rapprochée du convertisseur… ….…………………….…………… 61 V.3 Carte capteur et conditionnement…… ….………… ………….…………………… 62

61

….………… ………….……………

V.3.1 Capteur de courant…….…………… ….………… …………

……………… 62

V.3.2 Capteur de tension…….……………

….………… ………… ……………… 63

V.3.3 Carte de conditionnement……… ….………… …………… ……………… 63 V.4 La DSP TMS320LF2407A…….…………… ….………… ………….…………… 64

64

V.4.1 Description……….……… ….………… …………… ………………………

V.4.2 Caractéristiques pricipales de la TMS320LF2407A.…………… ………… … 64 V.4.3 Architucture du point fixe……… ….………… …………… …………….… 65 V.4.4 Mise en forme des différents signaux.….………… …………… ……………… 65 V.4.5 choix des valeurs de base… ….………… ………………… … …………… 66 V.5 Mise en œuvre de l’algorithme………… ….………… ………….………………… 67

V.6 Banc d’essai………… ….…………

V.7 Résultats expérimentaux et interprétation ….……………… ………….…………… 69

V.8 Conclusion………………………………… ….………… ………….…………… 75

68

………….……………………………………

Conclusion générale…………………………………………………………………………76 Annexes…………………………………………………………………………… ……… Bibliographie…………………………………………………………………………………

LISTE DES SYMBOLES

Symboles f : Fréquence du fondamental.

f c : Fréquence d’échantillonnage.

T,

R

L

C

T e : Période d’échantillonnage.

: Résistance de la ligne.

: Inductance de la ligne.

: Capacité du filtre.

?

e

j

j

1

k

:Fréquence angulaire.

: Angle de contrôle.

: Déphasage entre le courant fondamental et la tension.

: Déphasage entre le courant harmonique du rang h et la tension.

i L : Vecteur courant de ligne. i La : Composante du vecteur courant de ligne dans les coordonnées stationnaires a_ß. i Lß : Composante du vecteur courant de ligne dans les coordonnées stationnaires a_ß. i Ld : Composante du vecteur courant de ligne dans les coordonnées tournantes d_q. i Lq : Composante du vecteur courant de ligne dans les coordonnées tournantes d_q.

v L : Vecteur tension de ligne.

v La : Composante du vecteur tension de ligne dans les coordonnées stationnaires a_ß. v Lß : Composante du vecteur tension de ligne dans les coordonnées stationnaires a_ß. v Ld : Composante du vecteur tension de ligne dans les coordonnées tournantes d_q. v Lq : Composante du vecteur tension de ligne dans les coordonnées tournantes d_q.

U s : Vecteur tension convertisseur.

u La : Composante du vecteur tension convertisseur dans le s coordonnées stationnaires a_ß.

u Lß : Composante du vecteur tension convertisseur dans les coordonnées stationnaires a_ß. u Ld : Composante du vecteur tension convertisseur dans les coordonnées tournantes d_q. u Lq : Composante du vecteur tension convertis seur dans les coordonnées tournantes d_q.

U ind : Vecteur tension inductance

U c ,U dc : Tension continue.

i red :Courant redressé. i ch :Courant de charge.

S a , S b , S c : Etats de commutation du convertisseur.

P : Puissance active. Q, q : Puissance réactive.

S : Puissance apparente. pˆ : Puissance active instantanée.

qˆ : Puissance réactive instantanée.

Indices inférieurs

…a,

…b, …c : Phases du système triphasé.

…d,

…q : Composantes directe et quadrature.

…a,

…ß : Composantes alpha et beta.

…h : Ordre d’harmonique du courant et tension, composantes harmoniques.

…m : Amplitude.

…max : Maximum.

…min : Minimum.

ref : Référence

Abréviation THD : Taux de Distorsion Harmonique. FP : Facteur de Puissance.

MLI : Modulation de Largeurs d’Impulsions.

FPU : Facteur de Puissance Unitaire. FA : Filtre Actif DPC : Commande Directe de Puissance.

VF_DPC : Commande Directe de Puissance basée sur le Flux Virtuel. DTC : Commande Directe du Couple.

DSP : Processeur de Traitement Numérique de Signaux.

FOC : Commande par Orientation du Flux. VOC : Commande par Orientation de la Tension. CEM : Compatibilité Electromagnétique. CAN : Convertisseur Analogique Numérique.

LISTE DES FIGURES

CHAPITRE.I PERTURBATIONS HARMONIQUES

Fig. I-1 : Diagramme de Fresnel des puissances. Fig. I-2 : Schéma d’un redresseur de courant triphasé avec l’allure du courant i a et ses composantes. Fig.I.3 : Les techniques de réduction des harmoniques de courant en triphasé. Fig.I.4 : Filtre actif à MLI avec une charge non linéaire a) parallèle b) Série. Fig.I.5 : Redresseur à MLI. Fig.I.6 : Les deux structures de base des redresseurs à MLI a) structure tension b) structure courant.

CHAPITRE.II REDRESSEUR A MLI

Fig.II.1 : Pont de diode. Fig.II.2 : Résultats de simulation pour différentes valeurs d’inductance d’un pont de diode Fig.II.3 : Topologies de base des redresseurs triphasés. Fig.II.4 : Réseau de distribution de la puissance continue. Fig.II.5 : Convertisseur AC/DC /AC. Fig.II.6 : Représentation simplifié d’un redresseur à MLI triphasé à flux de puissance bidirectionnel. Fig.II.7 : Diagramme vectoriel du redresseur à MLI a) générale b) facteur de puissance unitaire c) FPU et courant inverse. Fig.II.8 : Les états de commutation possible d’un convertisseur triphasé. Fig.II.9 : Diagramme vectoriel de tension - courant d'entrée.

Fig.II.10 : Déplacement du point M par action sur r et d . Fig.II.11 : Fonctionnement à facteur de puissance unitaire. Fig.II.12 : Fonctionnement en compensateur d'énergie réactive. Fig.II.13 : a) L’interrupteur et son circuit amortisseur b) Etapes durant un cycle de commutation c) puissance instantanée dissipée dans l’interrupteur.

CHAPITRE.III COMMANDE DIRECTE DE PUISSANCE

Fig.III.1: Relation entre le contrôle des redresseurs à MLI et les onduleurs à MLI alimentant un moteur à induction. Fig.III.2 : Classification des méthodes de contrôle d’un redresseur à MLI. Fig.III.3 : Configuration générale de la commande directe de puissance Sans capteur de tension.

Fig.III.4 : Représentation vectorielle des vecteurs

Fig.III.5 : Le plan vectoriel divisé a) en six secteurs b) en douze secteurs. Fig.III.6 : Variation des puissances instantanées.

Fig.III.7 : Le flux de puissance dans un convertisseur AC/DC bidirectionnel dépend de la

'

'

'

v

a

, v

b

, v

c

et

v

a

,

v

b

,

v

c

.

direction de

i

L .

Fig.III.8 : Position instantanée des vecteurs. Fig.III.9 : limitation du fonctionnement du redresseur à MLI. Fig.III.10 : Variation du vecteur tension de convertisseur.

CHAPITRE. IV MODELISATION ET SIMULATION DE LA DPC

Fig. IV.1 : Schéma du circuit de puissance. Fig.IV.2 : Schéma de la source d’alimentation. Fig.IV.3 : Représentation des interrupteurs du convertisseur AC/DC triphasé. Fig. IV.4 : Schéma du bloc de la charge. Fig.IV.5 : Modèle de simulation du redresseur à MLI dans les coordonnées triphasées. Fig.IV.6 : Structure complète de la commande ‘DPC’ pour un facteur de puissance unitaire. Fig.IV.7 : schéma bloc de régulation de la tension continue. Fig.IV.8 : schéma bloc d’estimation de la puissance instantanée. Fig.IV.9 : schéma bloc d’estimation de la tension de ligne. Fig.IV.10 : schéma bloc de détermination du secteur. Fig.IV.11 : Résultats de la ‘DPC’ avec FPU et six secteurs.

Fig.IV.12 : Le courant de ligne ia et sont spectre harmonique. Fig.IV.13 : Simulation de la trajectoire de la tension de ligne estimée. Fig.IV.14 : résultats de la ‘DPC’ avec FPU et douze secteurs.

Fig.IV.15 : Le courant de ligne ia et son spectre harmonique. Fig.IV.16 : Simulation de la trajectoire de la tension de ligne estimée. Fig.IV.17 : Résultats de la ‘DPC’ ave c douze secteurs et régulateur à hystérésis à trois niveaux.

Fig.IV.18 : Le courant de ligne ia et son spectre harmonique. Fig.IV.19 : Simulation de la trajectoire de la tension de ligne estimée. Fig.IV.20 : Ordres de commutation du convertisseur pour deux types de régulateurs a) à deux niveaux b) à trois niveaux. Fig.IV.21: Résultats de simulation de la DPC pour un échelon de tension continue. Fig.IV.22 : Résultats de simulation de la DPC avec variation de charge. Fig.IV.23 : Consigne de la puissance réactive. Fig.IV.24 : Déphasage entre la tension et le courant de ligne a) déphasage avant b) déphasage arrière. Fig.IV.25 : Résultats de simulation de la DPC pour une consigne du réactif différent de zéro. Fig.IV.26 : Résultats de simulation de la DPC avec perturbation au niveau de l’alimentation sous FPU. Fig.IV.27 : Estimation de la tension réseaux perturbée a) chute de tension b) surtension.

CHAPITRE. V IMPLIMENTATION DE LA DPC SUR DSP

Fig.V.1 : Le signal de sortie du capteur de courant. Fig.V.2 : Conditionnement de la chaîne de tension. Fig.V.3 : Conditionnement de la chaîne de courant. Fig.V.4 : Algorithme de la DPC. Fig.V.5 : Schéma d’implémentation et de mise en œuvre du DSP. Fig.V.6 : Résultats expérimentaux de la DPC sous un FPU. Fig.V.7 : Résultats expérimentaux sous un FPU avec variation de la charge. Fig.V.8 : Résultats expérimentaux sous un FPU avec fluctuation de la tension réseaux. Fig.V.9 : Résultats expérimentaux de la DPC sous un FPU avec une MCC. Fig.V.10 : Résultats expérimentaux de la DPC sous un FPU avec variation brusque du couple de charge.

Ecole Militaire Polytechnique

Introduction générale

) prolifèrent tant

dans les équipements industriels que domestiques. Par exemple, ces dispositifs sont fréquemment employés dans les entraînements à vitesse variable. L’utilisation de ces convertisseurs statiques dans les installations de conversion d’énergie électrique, a considérablement contribué à améliorer les performances et l’efficacité de ces systèmes. Ceci grâce à une fiabilité et à des performances accrues par rapport aux convertisseurs électromécaniques classiques. En revanche, ils constituent une des principales sources des harmoniques dans les réseaux de

distributions. Ces harmoniques participent à détériorer la “qualité” du courant et de la tension, en se propageant dans le réseau. Ils peuvent même être amplifiés par l’effet de résonance à certaines fréquences. Il existe plusieurs méthodes de réduction des harmoniques, basées sur des composants passifs ou actifs, l’utilisation de l’une ou de l’autre dépendra du coût de l’installation et des performances exigées. Généralement ces techniques sont classées en deux catégories. La première englobe les techniques où la charge non linéaire est déjà installée comme : le filtrage passif, le filtrage actif

La deuxième concerne les techniques permettant d’avoir des charges non linéaires

non polluantes (les redresseurs à MLI de courant ou de tension).

(série parallèle

Depuis plusieurs années, les convertisseurs statiques (redresseurs, onduleurs

).

L’apparition des composants rapides et aux développement s des technologies numériques de commande programmées, l’utilisation des redresseurs à MLI est très prometteuse. Il est possible à présent, de choisir une structure de commande beaucoup plus évoluée pour ce type de convertisseur. Dans ce contexte, ce travail propose une alternative aux problèmes des perturbations dans le réseau électrique, plus précisément les harmoniques de courants engendrés par les convertisseurs AC/DC. Cette nouvelle structure de commande, couramment nommée : commande directe de puissance d’un convertisseur à MLI AC/DC triphasé. On la trouve plus souvent, dans la nouvelle littérature, sous l’abréviation anglaise de DPC : Direct Power Control. La Commande Directe de puissance consiste à sélectionner un vecteur de commande à partir d’une table de commutation. Cette dernière est basée sur des boucles de régulation des puissances active et réactive instantanées, utilisant la position des tensions de ligne. La tension de ligne est estimée à partir de la mesure des courants de ligne et du calcul des puissances, ce qui permettra de réduire le nombre des capteurs.

1

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Introduction générale

La commande DPC est caractérisée par une structure de contrôle simple, car elle nous dispense du recours au :

ÿ Bloc de modulation.

ÿ Boucles de régulation internes (de courant).

ÿ La transformation de coordonnées.

Cette nouvelle stratégie de contrôle assure un contrôle découplé des puissances active et réactive, tout en absorbant des courants sinusoïdaux assurant ainsi un fonctionnement propre aux convertisseur s AC/DC avec un nombre de capteurs réduit. Dans le premier chapitre, on donnera quelques généralités principales des perturbations électriques, spécialement celles engendrées par les redresseurs. On présentera également des solutions de réduction d’harmoniques les plus répandues. Dans le deuxième chapitre une étude du redresseur à MLI sera menée, dans laquelle on présentera son principe de fonctionnement avec et sans capteurs. Enfin, en donnera les inconvénients du contrôle classique (sinus triangle), avec la possibilité d’y remédier en implémentant des nouveaux algorithmes. Dans le troisième chapitre, on exposera une nouvelle stratégie de contrôle du redresseur à MLI. On décrira le principe du contrôle direct des puissances instantanées, la technique d’estimation de la tension de ligne et l’élaboration de la table de vérité. Le quatrième chapitre, est consacré à la modélisation et à l’interprétation des résultats de simulation de l’ensemble du système (Réseau/Convertisseur/Charge ), où plusieurs simulations sont effectuées. Dans le dernier chapitre, on exposera le dispositif expérimental mis en place pour vérifier les principes et valider les résultats de simulation. L’équipement de commande sera construit autour d’un processeur de signal DSP TMS320 LF2407A de Texas Instruments. Les cartes de mesures et de communication du redresseur /DSP, spécialement conçues et réalisées pour cette application seront aussi décrites. Enfin, on conclura avec la présentation des résultats expérimentaux et leurs interprétations pour différents tests.

2

I.1 Introduction. I.2 Caractéristiques des perturbations électriques. I.3 Perturbations harmoniques de courant.
I.1 Introduction.
I.2 Caractéristiques des perturbations électriques.
I.3 Perturbations harmoniques de courant.
I.4 Perturbations engendrées par les redresseurs.
I.5 Solution de dépollution des réseaux électriques.
I.6 Conclusion.

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Perturbations Harmoniques

I.1 Introduction

Comme tout générateur d’énergie électrique, un réseau de puissance fournit de l’énergie aux appareils utilisateurs par l’intermédiaire des tensions qu’il maintient à leurs bornes. Il apparaît évident que la qualité de cette énergie dépend de celle de la tension au point de livraison. Cette tension subit généralement beaucoup de perturbations de deux origines distinctes [1]:

_ Les perturbations de tension causées par le passage, dans les réseaux électriques, des courants perturbateurs comme les courants harmoniques. _ Les perturbations de tension causées par des tensions perturbatrices comme les tensions harmoniques.

Dans la première partie de ce chapitre, nous étudierons de façon générale les caractéristique s des perturbations électriques. Plus précisément les perturbations de courant. Dans la deuxième partie, nous présenterons et comparerons des solutions de compensation de ces perturbations (harmoniques de courant) généralement proposées dans la littérature. Nous pourrons ainsi choisir une solution adéquate.

3

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Perturbations Harmoniques

I.2 Caractéristiques des perturbations électriques

Les tensions d’un réseau électrique constituent un système alternatif triphasé, dont la

fréquence de base est de 50 Hz ou de 60 Hz. Les paramètres caractéristiques d’un tel système sont les suivants :

_ La fréquence.

_ L’amplitude des trois tensions.

_ La forme d’onde qui doit être la plus proche possible d’une sinusoïde.

_ La symétrie du système triphasé, caractérisée par l’égalité des modules des trois

tensions et de leur déphasage relatif. La qualité de la tension peut être affectée, soit du fait de certains incidents inhérents à la

nature physique et à l’exploitation du réseau, soit du fait de certains récepteurs. Ces défauts se manifestent sous forme de différentes perturbations affectant un ou plusieurs des quatre paramètres précédemment définis. On a donc quatre possibilités distinctes de perturbations [1]:

ÿ les fluctuations de la fréquence à 50 Hz

ÿ les variations de l’amplitude

ÿ la modification de la forme d’onde de la tension

ÿ la dissymétrie du système triphasé

Afin de bien spécifie les pollutions des réseaux électriques en basse tension, on va distinguer deux types de perturbations, à savoir les perturbations de courant et celles de tension. Les courants perturbateurs comme les courants harmoniques, les courants déséquilibrés et la puissance réactive sont majoritairement émis par des charges non linéaires, à base d’électronique de puissance, et/ou déséquilibrées. La puissance réactive peut être aussi consommée par des charges linéaires inductives comme les moteurs asynchrones qui sont largement présentés dans les sites industriels [2]. Les perturbations de tension comme les creux, les déséquilibres et les harmoniques de tension trouvent généralement leurs origines dans le réseau électrique lui- même mais parfois également dans les charges [1]. Ces types de perturbation ont des effets très néfastes sur les équipements électriques. Ces effets peuvent aller à des échauffements ou l’arrêt des machines tournantes, et même la destruction totale de ces équipements. Dans ce qui suit, notre étude sera limitée aux perturbations de courant plus précisément les harmoniques de courant engendrées par les redresseurs.

4

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Perturbations Harmoniques

I.3 Perturbations harmoniques de courant

I.3.1 Origine des harmoniques

La prolifération des équipements électriques utilisant des convertisseurs statiques a entraîné ces dernières années une augmentation sensible du niveau de la pollution harmonique des réseaux électriques. Ces équipements électriques sont considérés comme des charges non linéaires émettant des courants harmoniques dont les fréquences sont des multiples entiers de la fréquence fondamentale, ou parfois à des fréquences quelconques [1]. Le passage de ces courants harmoniques dans les impédances du réseau électrique peut entraîner des tensions harmoniques aux points de raccordement et alors polluer les consommateurs alimentés par le même réseau électrique [3]. Les différents secteurs industriels concernés sont aussi bien du type secondaire (utilisation des gradateurs, des redresseurs, des variateurs de vitesse….), que du type tertiaire (informatique ou éclairage dans les bureaux, commerces,…) ou domestique (téléviseurs, appareils électroménagers en grand nombre).

I.3.2 Conséquences des harmoniques

De nombreux effets des harmoniques sur les installations et les équipements électriques peuvent être cités [3] [4] :

I.3.2.1 Echauffement

Les pertes totales par effet Joule harmoniques :

i

2

R

= Â

h = 1

i

2

h

R

sont la somme de celles du fondamental et des

(I-1)

Avec i le courant total, i h le courant harmonique de rang h qui représente la fondamentale pour h=1, et R la résistance traversée par le courant i.

I.3.2.2 Interférence avec les réseaux de télécommunication

Le couplage électromagnétique entre les réseaux électriques et de télécommunication peut induire dans ces derniers des bruits importants. Dans le cas de résonances, une partie des réseaux de télécommunication peut être rendue inutilisable [5].

5

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Perturbations Harmoniques

I.3.2.3 Défauts de fonctionnements de certains équipements électriques

En présence des harmoniques, tout appareil dont le fonctionnement est basé sur le passage par zéro des grandeurs électriques (appareils utilisant la tension comme référence) peut être perturbé [6].

I.3.2.4 Risque d’excitation de résonance

Lorsque des batteries de capacité sont raccordées au réseau pour relever le facteur de puissance; les fréquences de résonance peuvent devenir assez faibles, et coïncider ainsi avec celles des harmoniques engendrés par les convertisseurs statiques. Dans ce cas, il y aura des phénomènes d’amplification des harmoniques [2].

I.3.3 Caractéristiques des harmoniques

Différentes grandeurs sont définies pour chiffrer ces perturbations. Parmi celles-ci les plus utilisées sont :

I.3.3.1 Taux de distorsion harmonique de courant

THD

=

• 2 i  h 2 i 2 1
2
i
Â
h
2
i
2
1

(I-2)

En général, les harmoniques pris en compte dans un réseau électrique sont inférieurs à 2500 Hz, ce qui correspond au domaine des perturbations basses fréquences au sens de la normalisation. Les harmoniques de fréquence plus élevée sont fortement atténués par la présence des inductances de lignes. De plus, les appareils générant des harmoniques ont, en grande majorité, un spectre d'émission inférieur à 2500 Hz, c'est la raison pour laquelle le domaine d'étude des harmoniques s'étend généralement de 100 à 2500 Hz, c’est-à-dire des rangs 2 à 50 [5].

I.3.3.2 Facteur de puissance

Normalement, pour un signal sinusoïdal le facteur de puissance est donné par le rapport entre la puissance active (P) et la puissance apparente (S). Les générateurs, les transformateurs, les lignes de transport et les appareils de contrôle et de mesure sont dimensionnés pour la tension et le courant nominaux. Une faible valeur du facteur de puissance se traduit par une mauvaise utilisation de ces équipements [1]. Dans le cas où il y a des harmoniques en triphasé, une puissance supplémentaire appelée la puissance déformante (D), donnée par la relation (I-3), apparaît comme le montre le diagramme de Fresnel de la Fig.I-1.

6

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Perturbations Harmoniques

Ecole militaire Polytechnique Perturbations Harmoniques Fig. I-1 : Diagramme de Fresnel des puissances D = 3

Fig. I-1 : Diagramme de Fresnel des puissances

D

= 3

V

1

50 Â 2 i h h = 2
50
Â
2
i
h
h = 2

Le facteur de puissance (FP) devient :

F P

.

=

P

h h = 2 Le facteur de puissance ( FP ) devient : F P .

P

2 +

Q

2

+

D

2

=

cos j

1

cos g

(I-3)

(I-4)

On voit bien que les harmoniques affectent aussi le facteur de puissance.

I.3.4 Réglementation

Il est d’usage de dire que, dans les installations industrielles, les tensions harmoniques dont le THD est inférieur à 5% ne produisent pas d’effet notable. Entre 5% et 7% on commence à observer des effets, et pour plus de 10% les effets sont quasi certains [5].

I.4 Perturbations engendrées par les redresseurs

Les redresseurs sont les convertisseurs les plus utilisés, car l’énergie électrique est

disponible en alternatif. Or, pour nombreuses applications, le courant continu est mieux adapté. De plus, le passage par la forme continue est souvent nécessaire pour alimenter d’autres types de convertisseurs (Comme des onduleurs, etc.…) [4]. Considérons le schéma de la Fig.I-2 représentant un redresseur triphasé. On fait les hypothèses suivantes [4]:

ÿ Le courant de sortie est continu et sans ondulation;

ÿ Les tensions d’alimentation sont parfaitement sinusoïdales et équilibrées;

ÿ Les pertes par commutation sont négligeables ;

ÿ Le phénomène d’empiétement est négligé.

Le courant absorbé par chaque phase est donné par la Fig. I-2 :

7

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Perturbations Harmoniques

Ecole militaire Polytechnique Perturbations Harmoniques Fig. I-2 : Schéma d’un redresseur de courant triphasé avec
Ecole militaire Polytechnique Perturbations Harmoniques Fig. I-2 : Schéma d’un redresseur de courant triphasé avec

Fig. I-2 : Schéma d’un redresseur de courant triphasé avec l’allure du courant i a et ces composantes.

Où :

i a : le courant de la phase (a). i f : la composante fondamentale du courant i a. i h : la composante harmonique du courant i a. L’expression du courant i a (t), après décomposition en série de Fourier, est:

4 i Ï g g red 1 i ( ) = t Ì sin cos
4
i
Ï
g
g
red
1
i
( ) =
t
Ì
sin
cos w
t+
sin3
cos3
a
p
Ó
2
3
2
Avec :
B
h = 0
4 i
g
red
A h =
sin k
k p
2
Pour un système triphasé :
p =
3
Ï
1 1
cos
w
. t
-
cos5
w
.
t
+
Ô
2
3 i
Ô
5 7
red
i
( t
) =
Ì
a
p
1
Ô -
cos(6
n
-
1)
w
Ó Ô 6
n -
1

w t+

+

1

5

g

sin 5

2

cos w

g

=

2 p

3

1

cos7

. t +

w

. t

1

-

6

n +

1

cos11

w

n

+

11

cos(6

.

t

1) w

t+

+

t

1

13

¸

˝

˛

cos13

w

.

t

-

¸

Ô

Ô

˝

Ô

Ô

˛

(I-5)

(I-6)

Le courant i(t) se décompose sous la forme d’une somme de fréquences harmoniques de rang h = (6n±1) (n : entier).

inversement

proportionnelle à son rang.

On

remarque

que

la

valeur

efficace

de

chaque

harmonique

est

i h

=

i

h

1

(I-7)

On note également l’absence des harmoniques dont le rang est multiple de trois. Cette caractéristique se trouve dans tous les systèmes triphasés en absence de liaison de neutre (pas

8

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Perturbations Harmoniques

de composante homopolaire). En réalité le courant dans la charge continue contient une ondulation de fréquence égale à six fois la fréquence fondamentale du réseau triphasé et peut posséder des fréquences propres différentes [4].

I.5 Solutions de dépollution des réseaux électriques

I.5.1 Introduction

Plusieurs solutions de réduction des harmoniques existent. Ces méthodes basées sur des composants passifs ou actifs peuvent être divisés en deux catégories Fg.I.3 [9]:

ÿ Dépollution des charges non -linéaires déjà installées.

ÿ Installation non polluante.

déjà installées. ÿ Installation non polluante. Fig.I.3 Les techniques de réduction des harmoniques de

Fig.I.3 Les techniques de réduction des harmoniques de courant en triphasé.

I.5.2 Dépollution des charges non -linéaires déjà installées

Les méthodes traditionnelles utilisent les filtres passifs. Ils sont généralement construits comme des bras reliant des condensateurs et des bobines, connectés en parallèle avec le réseau. Le urs nombres dépendent des harmoniques à filtrer (5 th , 7 th , 11 th , 13 th ). L’avantage du filtre passif demeure dans sa simplicité et son bas coût, par contre ses inconvénients sont:

ÿ Chaque installation est désignée pour une application particulière (le dimensionnement et le placement du filtre, problème de résonance, manque de souplesse à s’adapter aux variations du réseau et de la charge).

9

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Perturbations Harmoniques

ÿ Courant fondamental élevé ayant pour résultat des pertes de puissance supplémentaires.

ÿ

Les filtres sont lourds et encombrants (équipements volumineux).

Une alternative au filtre passif est l’utilisation du filtre actif à MLI, pour une dynamique et un contrôle meilleur. Le filtre actif est divisé en deux types : le filtre actif parallèle (filtrer les harmoniques de courant) Fig.I.4 (a), le filtre actif série (filtrer les harmoniques de tensions) Fig.I.4 (b). Le filtre actif connecté en parallèle sur le réseau, comme montrer sur la Fig.I.4 (a), est le plus souvent commandé comme un générateur de courant [1]. Il injecte dans le réseau des courants perturbateurs égaux à ceux absorbés par la charge polluante, mais en opposition de phase. Ainsi l’objectif du filtre actif parallèle (F.A.P) consiste à empêcher les courants perturbateurs de circuler à travers l’impédance du réseau, située en amont du point de connexion du filtre actif. Le filtre actif série Fig.I.4 (b) se comporte comme une source de tension, qui s’oppose aux tensions perturbatrices provoquées par la circulation des courants perturbateurs à travers l’impédance du réseau [1]. Ainsi la tension aux bornes de la charge à protéger est purement sinusoïdale. Le filtre actif triphasé à deux niveaux est constitué de six interrupteurs actifs, sa topologie est identique à celle de l’onduleur à MLI. Il contrôle les courants I f qui sont additionnés aux courants de la charge I Charge pour avoir un courant de ligne sinusoïdale I L

Fig.I.4.

pour avoir un courant de ligne sinusoïdale I L Fig.I.4 . Fig.I.4 Filtre actif à MLI

Fig.I.4 Filtre actif à MLI avec une charge non linéaire

a) parallèle b) Série.

Le Filtre Actif (FA) fournie :

ÿ Une compensation de l’énergie réactive.

ÿ Equilibrage de la charge.

ÿ Une meilleure compensation des harmoniques.

10

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Perturbations Harmoniques

Malgré les excellentes performances du filtres actif, il possède certains inconvénient comme : un contrôle complexe, pertes due à la commutation et le problème de CEM (présence de bruit de commutation dans le courant et la tension de ligne). Par conséquent, pour réduire ces effets l’introduction d’un petit filtre passe-bas entre la ligne et le filtre actif est nécessaire [6].

I.5.3 Installation non polluante

le redresseur à

MLI Fig. 1.5. Deux types de convertisseur à MLI peuvent être utilisés, le redresseur à MLI de courant Fig.I.6 (a) et le redresseur à MLI de tension Fig.I.6 (b).

L'autre technique intéressante de réduction d'harmonique de courant est

intéressante de réduction d'harmonique de courant est Fig.I.5 Redresseur à MLI. Fig.I.6 les deux structures de

Fig.I.5 Redresseur à MLI.

d'harmonique de courant est Fig.I.5 Redresseur à MLI. Fig.I.6 les deux structures de base des redresseurs
d'harmonique de courant est Fig.I.5 Redresseur à MLI. Fig.I.6 les deux structures de base des redresseurs

Fig.I.6 les deux structures de base des redresseurs à MLI

a) structure tension b) structure courant

Le Redresseur à MLI fournit :

ÿ Un flux de puissance bidirectionnel.

ÿ Un courant source presque sinusoïdale.

ÿ Réglage du facteur de puissance à l’unité.

ÿ Un bas THD (< 5%).

ÿ Un ajustement et une stabilité de la tension continue (ou le courant).

ÿ Réduire la valeur de la capacité à cause de la continuité du courant.

En outre, il peut fonctionner correctement avec une distorsion de la tension de ligne, et une variation de la fréquence d’alimentation.

11

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Perturbations Harmoniques

I.6 Conclusion

Dans ce chapitre, on a vu que les harmoniques crées par les convertisseurs statiques se propagent dans le réseau de distribution. Ce qui entraîne des perturbations des consommateurs alimentés par le même réseau électrique. Après on a classifié les différentes techniques de réduction d’harmoniques selon la charge polluante (installée ou non), ainsi que leurs principales caractéristiques. Différentes solutions sont proposées et comparées. Le redresseur à MLI est parmi les solutions prometteuses. Avec un contrôle approprie, il peut remédier de lui- même à la génération des courants harmoniques. C’est ainsi que dans l’objectif d’améliorer la qualité de l’énergie électrique, nous étudierons, dans le prochain chapitre, le redresseur à MLI en détail. Ainsi une nouvelle stratégie de commande de ces convertisseurs est proposée.

12

II.1 Introduction. II.2 Topologies des redresseurs. II.3 Principe de fonctionnement. II.4 Echange d’énergie et
II.1 Introduction.
II.2 Topologies des redresseurs.
II.3 Principe de fonctionnement.
II.4 Echange d’énergie et facteur de puissance.
II.5 Fonctionnement sans capteurs.
II.6 Pertes dues à la commutation.
II.7 Conclusion.

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Redresseur à MLI

II.1 Introduction

D’après le chapitre précédent, les redresseurs sont des charges non linéaires dans leurs natures, ils génèrent des harmoniques de courant dans le réseau triphasé. La présence imposante de ces harmoniques, implique nt un bas facteur de puissance et causent un certains nombre de problèmes dans le réseau tels que :

Distorsion de la tension de ligne et les interférences électromagnétiques (EMI) affectant les autres utilisateurs du réseau.

Diminution des Volts Ampères des équipements du réseau électrique (générateurs, transformateurs, transmission de la ligne, etc.). Les gouvernements et les organisations internationaux on introduit des nouvelles normes (USA : IEEE 519 et dans l’Europe : IEC 61000-3), dans le but de limiter les composantes harmoniques générées par les redresseurs [17]. Dans le domaine de la variation de vitesse des machines, il est préférable de remplacer les redresseurs à diodes par les convertisseurs AC/DC à MLI. Bien que le convertisseur à MLI est plus coûteux et nécessite un contrôle complexe, sa topologie est idéale pour fonctionner dans les quatre quadrants. En plus il permet la régulation de la tension de sortie, la compensation des courants harmoniques et la puissance réactive dans le point de connexion au réseau. Ce chapitre est consacré à l’étude des redresseurs à MLI de courant. Où on présente une étude comparative entre ce dernier et les autres redresseurs triphasés. Par la suite, le principe de fonctionnement et les différentes caractéristiques importantes, du redresseur à MLI, sont étudiés.

13

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Redresseur à MLI

II.2 Topologie des redresseurs

Le pont de diodes Fig.II.1 (non contrôlable) a l’avantage d’être simple, robuste et moins

coûteux, mais le flux de puissance dans ce pont est unidirectionnel. Par conséquence, l’énergie reçue du moteur doit être dissipée dans des résistances. En plus, il présente un bas facteur de puissance et génère un courant très riche en harmoniques.

puissance et génère un courant très riche en harmoniques. Fig.II.1 Pont à diodes. Les équations II.1

Fig.II.1 Pont à diodes.

Les équations II.1 et II.2

permettent la détermination de l’ordre et l’amp litude des

harmoniques de courant créés par le pont de diodes.

h = 6k ± 1

i h

i

1

=

1 h

k

= 1, 2, 3,

(II.1)

 

(II.2)

L’ondulation du courant de ligne est inversement proportionnelle à l’inductance d’entrée du convertisseur Fig.II.2

à l’inductance d’entrée du convertisseur Fig.II.2 Fig.II.2 Résultats de simulation pour différentes valeurs
à l’inductance d’entrée du convertisseur Fig.II.2 Fig.II.2 Résultats de simulation pour différentes valeurs
à l’inductance d’entrée du convertisseur Fig.II.2 Fig.II.2 Résultats de simulation pour différentes valeurs

Fig.II.2 Résultats de simulation pour différentes valeurs d’inductance d’un pont à diodes (L = 1, 30 et 80 mH).

A l’exception des redresseurs à six gâchettes, peu d’autres topologies des redresseurs

sont connues. Certains d'entre elles sont présentés dans la Fig.II.3. La topologie de la Fig.II.3 (a) présente une solution simple pour augmenter la tension continue de sortie de ces convertisseurs. C’est un dispositif important pour les entraînements à vitesse variable.

14

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Redresseur à MLI

L'inconvénient principal de cette solution est la basse fréquence de distorsion du courant de ligne. Les topologies (b) et (c) utilisent un module d’un redresseur à MLI, avec un courant de taux très bas (comparé au courant de la topologie (e)). Ils permettent la possibilité du freinage par récupération pour la topologie (b) et le filtrage actif pour la topologie (c). La Fig.II.3 (d) présente un convertisseur à trois niveaux appelé redresseur de Vienna, mais la commutation typique n’est pas requise [19], [20].

la commutation typique n’est pas requise [19], [20] . Fig.II.3 Topologies de base des redresseurs triphasés.
la commutation typique n’est pas requise [19], [20] . Fig.II.3 Topologies de base des redresseurs triphasés.
la commutation typique n’est pas requise [19], [20] . Fig.II.3 Topologies de base des redresseurs triphasés.
la commutation typique n’est pas requise [19], [20] . Fig.II.3 Topologies de base des redresseurs triphasés.
la commutation typique n’est pas requise [19], [20] . Fig.II.3 Topologies de base des redresseurs triphasés.

Fig.II.3 Topologies de base des redresseurs triphasés. a) Un simple convertisseur survolteur. b) pont de diode avec module pour freinage par récupération. c) Pont de diode avec un module pour le filtrage actif. d) Redresseur de Vienna (Convertisseur à trois niveaux). e) Redresseur à MLI (Convertisseur à deux niveaux).

15

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Redresseur à MLI

La Fig.II.3 (e) présente la topologie la plus utilisée dans les entraînements à vitesse variable et récemment dans les redresseurs MLI. Cette topologie universelle à l’avantage d’utiliser le module triphasé le moins coûteux. Les caractéristiq ues principales de toutes ces topologies sont comparées dans le Tableau.II.1.

Correction Dispositifs Régulation Forme Flux de Bas du Facteur de tension sinusoïdale puissance Remarque THD
Correction
Dispositifs
Régulation
Forme
Flux de
Bas
du Facteur
de tension
sinusoïdale
puissance
Remarque
THD
de
Topologie
continue
du courant
bidirectionnel
puissance
Pont de diode
-
- -
-
-
Red (a)
+
- -
+
-
Red (b)
-
- -
-
+
Red (c)
-
+ +
+
-
FPU
Red (d)
+
+ +
+
-
FPU
Red (e)
+
+ +
+
+
FPU

Tableau.II.1 Caractéristiques des redresseurs triphasés.

Dans le système de distribution de l’énergie continue, la puissance alternative est transformée en puissance continue grâce au redresseur à MLI triphasé. Ce dernier fournit un facteur de puissance unitaire (FPU) et peu de déformation harmonique (un bas THD).

Les convertisseurs connectés côté continu de la Fig.II.4 fournissant l’alimentation désirée aux charges [17].

Le convertisseur AC/DC/AC de la Fig.II.5 présente une seconde application des onduleurs de tension et correspond au traitement du problème à la source, en concevant d’emblée un système de conve rsion non polluant.

16

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Redresseur à MLI

Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.4 Réseau de distribution de la puissance continue. Fig.II.5

Fig.II.4 Réseau de distribution de la puissance continue.

Fig.II.4 Réseau de distribution de la puissance continue. Fig.II.5 Convertisseur AC/DC /AC. L’ensemble redresseur /

Fig.II.5 Convertisseur AC/DC /AC.

L’ensemble redresseur / onduleur constitue alors le convertisseur AC-AC (alternatif- alternatif) quasi-parfait tant au niveau des qualités d’ondes que de la souplesse de réglage, au prix d’une évidente complexité structurelle [7].

II.3 Principe de fonctionnement

La Fig.II.6 montre le circuit d’un redresseur triphasé et son schéma équivalent pour une seule phase. Avec ; R : Résistance de ligne. L : Inductance de ligne. U L : Tension de ligne. U S : Tension convertisseur.

17

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Redresseur à MLI

Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.6 Représentation simplifié d’un redresseur à MLI triphasé
Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.6 Représentation simplifié d’un redresseur à MLI triphasé

Fig.II.6 Représentation simplifié d’un redresseur à MLI triphasé à flux de puissance bidirectionnel. a) Circuit principal b) schéma équivalant d’une seule phase.

Les inductances connectées entre l’entrée du redresseur et la ligne, sont une partie intégrée du circuit. Elles Fournissent à la source et au convertisseur les caractères source de courant et convertisseur survolteur respectivement [2]. La chute de tension aux bornes de l’inductance est égale à la différence entre la tension U L et la tension U s . Cette dernière permet le contrôle du courant en phase et en amplitude. La valeur moyenne et le signe du courant redressé sont proportionnels à la puissance active conduite par le convertisseur. La puissance réactive peut être contrôlée indépendamment par le décalage e du courant fondamental i L , par rapport à la tension de ligne. La Fig.II.7 présente le diagramme vectoriel du redresseur triphasé, général et sous un facteur de puissance. Le circuit principal du redresseur à MLI Fig.II.6 (a), comprend trois bras avec des transistors IGBT comprenant chacun une diode en antiparallèle d’une manière a assurer la continuité du courant de la source. En cas des puissances élevées des thyristors GTO sont utilisés.

a assurer la continuité du courant de la source. En cas des puissances élevées des thyristors

18

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Redresseur à MLI

Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.7 Diagramme vectoriel du redresseur à MLI a) général b)
Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.7 Diagramme vectoriel du redresseur à MLI a) général b)

Fig.II.7 Diagramme vectoriel du redresseur à MLI a) général b) facteur de puissance unitaire c) FPU avec courant inverse.

Le convertisseur peut être représenté par huit états de commutation possible Fig.II.8. Six vecteurs actifs et deux nuls, exprimés par l’équation suivante :

u

k

+ 1

=

Ï

Ô

Ì

Ô

Ó

2

3

0

u

dc

e

jk

p

3

pour

k = 0

5

(II.1)

exprimés par l’équation suivante : u k + 1 = Ï Ô Ì Ô Ó 2
exprimés par l’équation suivante : u k + 1 = Ï Ô Ì Ô Ó 2
exprimés par l’équation suivante : u k + 1 = Ï Ô Ì Ô Ó 2

19

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Redresseur à MLI

Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.8 Les états de commutation possible d’un convertisseur

Fig.II.8 Les états de commutation possible d’un convertisseur triphasé.

II.4 Echange d'énergie et facteur de puissance

On ne considère que les fondamentaux de pulsation w des grandeurs côté alternatif, et

on suppose que la tension

Les valeurs efficaces V 1 et I 1 des tensions V a , V b , V c et des courants i a , i b , i c sont liées à celle E des f.e.m e a , e b , e c par la relation:

U de sortie et maintenue constante.

c

E = V + jLwi

1

1

(II-4)

Que traduit le diagramme vectoriel de la Fig.II.9 ? L'angle d est fixé par le calage des références des tensions V a , V b , V c .

Les projections sur E et sur la direction perpendiculaire donnent

E =V

1

cos d

0

= -V

1

sin d

+ L

w

+ L

w

I

1

I

sin j

1

cosj

(II-5)

(II-6)

V 1 sin d + L w + L w I 1 I sin j 1

Fig.II.9 Diagramme vectoriel de tension - courant d'entrée.

Les puissances actives et réactives prises au réseau ont pour expressions

P =

3

EI

1 cos j

Q =

3

EI

1 sin j

Compte tenu de (II-4) et (II-6), P peut s'écrire:

P =

3 EV

1

L w

sin d

=

3 E rU C L w 2 2
3 E
rU
C
L
w
2
2

sin d

20

(II-7)

(II-8)

(II-9)

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Redresseur à MLI

Où, en posant :

3 EU C P 0 = 2 2 Lw P = rP sin d 0
3 EU
C
P 0 =
2
2 Lw
P = rP
sin d
0

(II-10)

(II-11)

De la même façon, compte tenu de (II-4) et de (II-5), Q peut s'écrire :

È

0 ,

Í Î

Q =

3

E

L

w

(

E

-

V cos d

1

Ou en posant :

Q

0

=

3

E

2

Lw

Q = Q

0

- rP

0

cos d

)

=

3

E

2

L w

-

3 EV

1

L

w

cos d

À tension E du réseau et à tension redressée

De (II-12) et (II-13), on déduit :

Ê

Á

Á

Ë

P ˆ

P

0

Ê

˜

˜ + Á

Á

¯ P

Ë

2 ˆ

0 ˜

˜

Q

-

Q

0

¯

2

= r

2

3 E 2 3 E rU C = - L w L w 2 2
3
E 2
3 E
rU
C
=
-
L w
L w
2
2

U données,

c

P

0

et

cos d

Q

0

2 3 E 3 EU C = - r cos L w 2 2 L
2
3
E
3 EU
C
=
-
r cos
L w
2 2 L w
(II-12)

(II-13)

sont des constantes.

(II-14)

Dans le plan

È Q ˘ P , Í P P ˙ Î 0 0 ˚
È
Q
˘
P
,
Í
P
P ˙
Î
0
0
˚

c'est l'équation d'un cercle dont le centre à pour coordonnées

Q ˘ 0 P ˙ 0 ˚
Q
˘
0
P
˙
0
˚

et qui a r comme rayon Fig.II.10.

Le rayon r peut varier entre 0 et

r max

(égal à 1 ou 1.155 suivant la modulation utilisée),

par action sur r et d on peut placer le point M représentant les puissances P et Q prises au

réseau n'importe où à l'intérieure du cercle correspondant à r .

max

d

Si l'on veut travailler à facteur de puissance unitaire au niveau du réseau, c'est-à-dire

Cosj = 1 , il faut annuler Q , donc agir sur r et d pour que dans le système d'axes

È Q ˘ P , Í P P ˙ Î 0 0 ˚
È
Q
˘
P
,
Í
P
P ˙
Î
0
0
˚

le point de fonctionnement se situe sur le segment AA / Fig.II.11.

21

Ecole Militaire Polytechnique

Redresseur à MLI

Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.10 Déplacement du point M par action sur r et

Fig.II.10 Déplacement du point M par action sur r et d .

Déplacement du point M par action sur r et d . Fig.II.11 Fonctionnement à facteur de

Fig.II.11 Fonctionnement à facteur de puissance Unitaire.

Avec un récepteur passif ( P 0) , on peut maintenir

(point 0;

r = r

0

=

Q 0 P 0
Q
0
P
0

; d = 0 ) et

P 0

2 2 r - r max 0
2
2
r
- r
max
0

(point A;

r = r

max

Cosj = 1

pour P comprise entre 0

;

d =

arccos(

r

0

r
r

max

)

).

Avec un récepteur actif (P £ 0 ), on peut maintenir le facteur de déplacement égal à l'unité, en maintenant le point de fonctionnement sur 0A / . On déduit l'importance des différences entre le redresseur à MLI et le redresseur classique à thyristors. Ce dernier ne permet pas le réglage du transfert d'énergie entre deux sources, l'une alternative et l'autre continue, toutes deux à tensions constantes. D'autre part il ne peut que consommer de la puissance réactive; dans un système d'axes puissance active / puissance réactive, le point de fonctionnement ne peut se situer que dans les deux quadrants où il y a consommation de réactif et non dans les quatre comme le redresseur à MLI [4].

22

Ecole Militaire Polytechnique

Redresseur à MLI

On peut d'ailleurs faire fonctionner le redresseur à MLI en compensateur d'énergie réactive en ne mettant pas d'autres récepteurs à la sortie que la capacité. Dans ce cas Fig.II.12,

P = 0 ; d = 0 ou p

Q

P

0

Q

0

=

P

0

± r

.

Par action sur r on peut faire une variation sur la puissance réactive absorbée entre

P

0

(

1 + r

max

)

et

- P

0

(

1 - r

max

)

, en faisant passer le point de fonctionnement de B à B / .

faisant passer le point de fonctionnement de B à B / . Fig.II.12 Fonctionnement en compensateur

Fig.II.12 Fonctionnement en compensateur d'énergie réactive.

Pour élever le rang des harmoniques des courants pris au réseau et réduire la tension aux bornes de chacun des semi-conducteurs, on peut utiliser des redresseurs MLI multi niveaux. Les structures et les modes de modulation sont les mêmes que pour l'onduleur [18].

II.5 Fonctionnement sans capteur

Généralement, le redresseur à MLI a besoin de trois sortes de capteurs :

ÿ Capteur de tension continue.

ÿ Capteur de tension alternative.

ÿ Capteur de courant alternatif.

Les méthodes de contrôle

sans capteur fournissent des avantages économiques et

techniques comme : simplification, isolation ente le circuit de commande et le circuit de

puissance. Les solutions les plus utilisées pour la réduction des capteurs sont [19]:

ÿ Sans capteur de courant alternatif.

ÿ Sans capteur de tension alternative.

23

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Redresseur à MLI

II.5.1 Fonctionnement sans capteurs de courant.

L’estimation du courant de ligne est basée sur l’information du courant redressé et les états de commutation du convertisseur. Sans protection entière c’est un problème. Car l’application des vecteur nuls (V 0 , V 7 ) présente un courant nul côté continu et un court circuit côté ligne simultanément [8] [13].

II.5.2 Fonctionnement sans capteur de tension alternative

Les solutions précédentes présentent quelques troubles dus aux surtensions et aux surintensités. Par conséquence, nous concéderons que le capteur de la tension continue et les capteurs du courant sont indispensables, pour des raisons non seulement de commande mais aussi de protection. Les capteurs de tension alternative peuvent être omis ou éliminés pour simplifier l’implémentation [9] [10]. Alors il est donc possible de remplacer les capteurs de tension de ligne avec un algorithme d’estimation, ce qui est décrit dans le chapitre suivant.

II.6 Pertes dues à la commutation

Tous les interrupteurs comme les GTO, MOSFET et IGBT ont des pertes qui affectent

leur rendement et leur échauffement. Ces interrupteurs fonctionnent tous à peu prés de la même façon. La Fig.II.13 (a) montre une représentation simplifiée de ces interrupteurs. Le processus de commutation comprend quatre étapes de très courte durée Fig.II.13

(b).La somme des intervalles T 1 +T 2 +T 3 +T 4 correspond à la

laquelle est égale à 1/f c . L’intervalle T 2 correspond à T a = DT. La Fig.II.13 (c) indique la puissance instantanée dissipée dans l’interrupteur lors d’un cycle complet de commutation. Durant les intervalles T 1 et T 3 on a des pointes de puissance dissipée extrêmement élevées, parfois d’une centaine de kilowatts [2]. La puissance dissipée durant la période T 2 est constante et égale à E 0 I T watts. En fin, la puissance dissipée durant l’intervalle T 4 est nulle car le courant est nul. Durant un cycle de commutation, l’énergie totale dissipée dans l’interrupteur est égale à la surface comprise sous la courbe de puissance, d’une façon très approximative elle est donnée par :

période T d’un cycle complet,

énergie

/

cycle

=

E

T

E

T

4

¥

2

T

1

+

E

0

I

T

T

2

+

E

T

I

T

4

¥

2

T

3

(II.17)

Nous supposons que durant les intervalles T 1 et T 2 la courbe de puissance a une forme à peu prés triangulaire. La puissance moyenne P c dissipée dans l’interrupteur est donc :

P c

=

énergie cycle

/

T

24

(II.18)

Ecole Militaire Polytechnique

Redresseur à MLI

Ecole Militaire Polytechnique Redresseur à MLI Fig.II.13 a) L’interrupteur et son circuit amortisseur b) Etapes

Fig.II.13 a) L’interrupteur et son circuit amortisseur b) Etapes durant un cycle de commutation c) puissance instantanée dissipée dans l’interrupteur.

Avec :

T 1 : Temps d’allumage. T 3 : Temps de coupure. D : Rapport cyclique = T a /T.

T 2 : Temps du régime stable. T 4 : Temps du repos. T a : Temps de fermeture

f c : Fréquence d’échantillonnage.

Sachant que T=1/f c et que T 2 =DT, et en substituant ces données dans l’expression ci- dessus on obtient :

P

c

=

E

T

I

T

8

(

T

1

+

T

3

)

f

c

+

D E

0

I

T

(II.19)

L’équation II.19 révèle les facteurs qui déterminent la puissance dissipée dans un interrupteur et ainsi son échauffement. Comme prévu la dissipation augmente avec la fréquence de commutation f c et avec le rapport cyclique D. L’équation indique aussi que la dissipation est réduite si le temps d’allumage T 1 et de coupure T 3 sont courts. Voila un des avantages offerts par les MOSFET et les IGBT leurs périodes de commutation T1 et T3 se mesurent en nanosecondes, ce qui permet l’emploi de fréquences bien supérieures à celles admissibles pour les GTO [2].

25

Ecole Militaire Polytechnique

Redresseur à MLI

II.7 Conclusion

L’étude du redresseur à MLI présentée dans ce chapitre, apporte une solution très intéressante aux problèmes présentés dans le chapitre précédent. En première on a mené une brève étude comparative, entre le redresseur à MLI et d’autres redresseurs triphasés du point de vue coût et caractéristique. Par la suite on a étudie son principe de fonctionnement. On a montré qu’il peut

fonctionner sous un facteur de puissance unitaire ou comme compensateur synchrone, suivant la modulation utilisée. Ce qui explique sa dépendance des différents capteurs ( AC, DC). En fin, on a donné l’avantage offert par les MOSFET et les IGBT utilisés dans ce type de convertisseur, en ce qui concerne le fonctionnement à des fréquences de commutation élevées. Le redresseur à MLI est donc très flexible, mais présente certains inconvénients :

ÿ Un contrôle complexe.

ÿ Un nombre élevé de capteurs, pour des bonnes performances et garantir une meilleur protection.

ÿ Un bloc de modulation ‘MLI’.

ÿ Le contrôle est effectué par l’intermédiaire des boucles internes de courant.

Ces contraintes ont conduit à s’intéresser à d’autres solutions de contrôle meilleur de ce

type de convertisseur. Ce qui est possible grâce aux progrès effectués en électronique de puissance de même dans les processeurs de traitement numérique.

26

III.1 Introduction. III.2 Principe de fonctionnement. III.3 Propriétés et limitation du redresseur à MLI. III.4
III.1 Introduction.
III.2 Principe de fonctionnement.
III.3 Propriétés et limitation du redresseur à MLI.
III.4 Performance dynamiques.
III.5 caractéristiques générale de la table de commutation et régulateurs
à hystérésis.
III.6 Conclusion.

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

III.1 Introduction Dans ce chapitre, on présente le principe de fonctionnement de cette nouvelle technique de commande, où on analyse en particulier le contrôle et la dynamique des grandeurs à contrôler.

Dans un premier temps, on présentera l’analogie entre les méthodes de contrôle des redresseurs et des onduleurs. Puis on introduira d’une manière générale, le principe de fonctionnement de la DPC incluant tous le système.

Dans une seconde partie, on développera la technique d’estimation des différentes grandeurs nécessaires pour le contrôle du convertisseur.

Enfin, des représentations vectorielles seront établies pour permettre l’élaboration d’une étude de la dynamique du contrôle direct des puissances et indirect du courant. Ainsi le choix du type du régulateur (le nombre de niveau) et le nombre de secteurs.

Le contrôle du redresseur à MLI peut être considéré comme un problème dual avec la commande d’un onduleur à MLI Fig.III.1. Plusieurs stratégies de contrôle ont été proposées dans les travaux récents de ce type de convertisseur à MLI. Bien que ces stratégies de contrôle puissent atteindre le même but global, un facteur de puissance élevé et un courant de forme presque sinusoïdale, leurs principes diffèrent.

Par contre dans le nouveau contrôle proposé, Commande Directe de Puissance, il n’y a pas des boucles de régulation internes de courant ni bloc de modulation MLI. En effet, les états de commutation du convertisseur sont sélectionnés à partir d’une table de commutation. Cette dernière est basée sur l’erreur entre les puissances active et réactive estimées et leurs références [19].

27

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

Ecole Militaire Polytechnique Commande Directe De Puissance Fig.III.1 Relation entre le contrôle des redresseurs à

Fig.III.1 Relation entre le contrôle des redresseurs à MLI et les onduleurs à MLI alimentant un moteur à induction.

Les nouvelles techniques de contrôle des redresseurs à MLI, peuvent être généralement classifiées en deux Fig.III.2 [11], [14] :

ÿ Techniques basées sur la tension.

ÿ Techniques basées sur base du flux virtuel.

la tension. ÿ Techniques basées sur base du flux virtuel. Fig.III.2 Classification des méthodes de contrôle

Fig.III.2 Classification des méthodes de contrôle d’un

28

redresseur à MLI.

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

III.2 Principe de fonctionnement En fait, la DPC est similaire à la commande directe du couple (DTC) des moteurs à induction, au lieu du couple et du flux statorique les puissances active et réactive instantanées sont les grandeurs de contrôle. Ce qui assure au redresseur à MLI une absorption des courants sinusoïdaux avec un contrôle découplé des puissances active et réactive [20]. La figure Fig.III.3 montre la configuration globale de la commande directe de puissance sans capteur de tension pour un redresseur à MLI triphasé. La DPC consiste à sélectionner un vecteur de commande d’après une table de commutatio n. Cette dernière est fondée sur l’erreur numérisée S p , S q des puissances active et réactive instantanées, aussi bien que sur la position angulaire de la tension estimée. Le plan (a _ ß) est divisé en douze secteurs, pour déterminé le secteur de travail [19] [21]. La référence de la puissance active est obtenue par le bloc de contrôle de la tension continue, où on utilise un régulateur PI pour contrôler l’erreur entre la tension captée (continue) et sa référence. Tandis que pour réaliser un facteur de puissance unitaire, la puissance réactive de référence est directement imposée égale à zéro.

de référence est directement imposée égale à zéro. Fig.III.3 Configuration générale de la commande directe

Fig.III.3 Configuration générale de la commande directe de puissance Sans capteur de tension.

29

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

Avec;

V a , V b , V c : Les trois tensions simples de la ligne.

i a , i b , i c : Les trois courants de ligne.

S

S b ,

S c :

Les

états

de

commutation

a ,

convertisseur.

des

interrupteurs

du

U

c : La tension continue.

L

: L’inductance de connexion réseau convertisseur.

r

: Résistance interne de la bobine.

C : Capacité de filtrage de la tension continue.

R : Charge résistive.

III.2.1 Estimation de la puissance instantanée

Takahashi définit la puissance active instantanée par le produit scalaire entre les courants

et les tensions de ligne et la puissance réactive par le produit vectoriel entre eux [6].

p = v

(

abc

)

.

i

(

abc

)

q

=

D’où

v

(

abc

v

'

a

,

)

Ÿ

v

'

b

,

i

(

abc

v

'

c

)

= v i

a

a

=

'

v i

a

a

+ v i

b b

+

'

v i

b b

+ v i

c c

+

'

v i

c

c

sont en arrière de 90° sur

v

a

, v

b

, v

c

respectivement Fig.III.4.

(III.1)

(III.2)

a , v b , v c respectivement Fig.III.4 . (III.1) (III.2) Fig.III.4 Représentation vectorielle des

Fig.III.4 Représentation vectorielle des vecteurs

v

a

, v

b

, v

c

et

v

'

a

,

v

'

b

,

v

'

c

.

La même équation peut être décrite sous la forme matricielle suivante :

È

Í

Î Í

p ˘

q

˙

˚

È v

Í

v

Î

a

'

a

=

v

b

'

b

v

v

c

'

c

v

˘ È i

Í

Í

Í

Î

˚

˙

˙

i

i

a

b

c

˘

˙

˙

˙

˚

30

(III.3)

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

Avec ;

È

Í

Í

Í

Í

Î

v

v

'

a

'

b

'

c

v

˘

˙

˙

˙

˙

˚

=

1

3
3

È

Í

Í

Í Î

v - v ˘ È v ˘ b c bc ˙ 1 Í ˙ -
v
- v
˘
È v
˘
b
c
bc
˙
1 Í
˙
-
v
v
v c
a
˙ =
Í
ca
˙
3
v Í
-
˙
˙
a v
b
˚
Î
v ab
˚

(III.4)

La puissance apparente complexe S peut être exprimée par l’expression suivante [12] :

S

S

=

=

V

v i

a

I

a

=

p

+

v i

b

+

b

jq

+

v i

c

c

Sachant que :

+

= = V v i a I a = p + v i b + b

[(

v

b

-

v

c

)

i

a

+

(

v

c

-

v

a

)

i

b

+

(

v

a

-

v

b

)

i

c

]

V : Tension instantanée de la source.

I : Courant instantané de ligne.

(III.5)

Cependant, l’expression (III.5) exige l'information sur la tension, or cette dernière doit être éliminée pour une commande sans capteur s. Alors, les expressions qui gèrent l’estimation des puissances active et réactive instantanées sont données comme suit :

^

p

^

q

Ê di di di ˆ a b c = L Á i + i +
Ê di
di
di
ˆ
a
b
c
=
L
Á
i
+
i
+
i
˜ +
a
b
c
Ë dt
dt
dt
¯
1
È Ê di
di
ˆ
a
c
=
i
-
( S
(
i
Í 3
L Á
i a U
˜ -
c
C
a
b
3
Ë dt
dt
Î
¯

U

C

-

i

c

)

(

S i

a

+

S

b

a

(

i

c

+

-

S i

b b

+

i

a

)

+

S

c

S i

c

c

(

i

a

-

)

i

b

)

˘

) ˙

˚

(III.6)

(III.7)

Les premières parties des deux expressions représentées précédemment présentent la puissance dans les inductances de ligne, notant ici que les résistances internes de ces inductances sont négligeables car la puissance active dissipée dans ces résistances est en fait beaucoup plus faible devant la puissance mise en jeu. Les autres parties représentent la puissance dans le convertisseur [22]. D’après les expressions III.6 et III.7, la puissance change instantanément en fonction des ordres de commutation du convertisseur.

III.2.2 Estimation de la tension Le secteur de travail de la tension de ligne est nécessaire, pour déterminer les ordres de commutation. De plus il est important d’estimer la tension de ligne correctement, même avec l’existence des harmoniques, sa donne un facteur de puissance élevé [19]. La chute de tension aux bornes de l’inductance peut être calculé en dérivant le courant. Donc, la tension peut être calculée en additionnant la tension de référence à l’entrée du convertisseur avec la chute de tension déjà calculée [9].

31

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

En revanche, cette approche à un inconvénient qui est la dérivée du courant, où les bruits

seront amplifiés. Pour éviter cet inconvénient une estimation de tension basée sur le calcul des

puissances peut être appliquée [19] [22].

L’expression suivante (III.8) donne les courants de ligne i a , i b , i c dans les coordonnées

stationnaires a_ß : È i ˘ a 2 Í ˙ = 3 Î i b
stationnaires a_ß :
È i
˘
a
2
Í
˙
=
3
Î
i b
˚
È 1 ˘ - 1 ˘ - È i Í ˙ a 1 2 ˙
È
1
˘
-
1 ˘
-
È
i
Í
˙
a
1
2 ˙
2
Í
Í
˙
i
Í
b
˙
Í
0
3
3 ˙
-
Í
i
˙
Í
˙
Î
˚
c
Î
2
2
˚

(III.8)

On peut écrire les expressions des puissances active et réactive comme suit :

^

p

^

q

=

=

v

v

(

(

abc

)

abc

)

i

(

abc

)

=

v

a

Ÿ

i

(

abc

)

=

v

a

i

a

.

i

+

b

v

-

b

v

b

i

b

.

i

a

(III.9)

(III.10)

L’écriture matricielle des expressions (III.9) et (III.10) est :

È È v

Í ˙

Í ˙

Î a

^ ˘

p v

^

q

˚

=

a

b

Í ˙

˙

˚

Í Î v

-

b

v

Í

Î

a

i

b

˚

˘ È i

˘

˙

(III.11)

L’équation matricielle III.11 peut être réécrite, en fonction du courant de ligne (mesuré)

et la puissance (estimée), comme suit :

È

Í

Í

Î

^

v

a

^

v

b

˘

˙

˙

˚

=

1

i

2

a

+

i

2

b

È i

Í

Î

i

a

b

-

i

i

a

b

˘

˙

˚

È

Í

Í

Î

^

p

^

q

˘

˙

˙

˚

(III.12)

La transformée inverse de Concordia des tensions de ligne s’écrit :

È ˘ ^ Í 0 ˙ È ˘ 1 v Í ˙ Í a ˙
È
˘
^
Í
0
˙
È
˘
1
v
Í
˙
Í
a ˙
^
Í
1
3
˙
Í
˙
2
v
b =
-
3
Í
˙
Í
^
˙
2
2
Í
˙
Í
v
˙
1
Î
c
˚
Í
3
˙
-
-
Í
2
˙
Î
2
˚
III.2.3 Nombre de secteurs

È

Í

Í

Î

^

a

v

^

v

b

˘

˙

˙

˚

(III.13)

La zo ne du vecteur tension peut être divisée en douze ou six secteurs, comme la montre

sur la Fig.III.5. Ces secteurs peuvent être exprimés numériquement comme suit :

(2n - 3)

p

6

<

sec

t

n

<

(2

n -

1)

p

6

n = 1, 2,

32

,6

(III.14)

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

(n

- 2)

p

6

<

sec

t

n

<

(

n -

1)

p

6

n = 1, 2,

,12

(III.15)

6 < sec t n < ( n - 1) p 6 n = 1, 2,

Fig.III.5 Le plan vectoriel divisé a) en six secteurs b) en douze secteurs.

III.2.4 Table de commutation On peut voir sur la Fig.III.6 que les puissances active et réactive instantanées dépendent de la position du vecteur tension U s . Car ce dernier permet le contrôle (indirect) en phase et en amplitude du courant de ligne [21]. La Fig.III.6 présente les quatre situations différentes, qui illustrent les variations de la puissance instantanée. Le point M présente la valeur de référence des puissances active et réactive. Les quatre situations possibles des puissances instantanées sont schématisées, dans le cas où le vecteur tension se trouve dans le troisième secteur. Le courant de ligne est en avance sur la tension U L pour les deux premiers cas (a) et (b). Mais son amplitude est supérieure dans (a) et inférieure dans (b) par rapport au courant de référence. Dans les deux derniers cas (c) et (d), le courant est en retard sur la tension U L , avec une amplitude inférieure dans (c) et supérieure dans (d) [23]. La sélection du vecteur de commande doit être choisie de sorte que l’erreur entre l’estimation et la référence soit restreinte dans une bande à hystérésis. Certains comportements de la DPC ne sont pas satisfaisants. Dans les instants où le vecteur de la tension estimée est près des frontières d’un secteur, deux possibilités sur six sont mauvaises. Car ces vecteurs peuvent garantir seulement le contrôle de la puissance active instantanée, sans pouvoir faire de correction sur l’erreur de la puissance réactive.

33

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

Ecole Militaire Polytechnique Commande Directe De Puissance Fig.III.6 Variation des puissances instantanées : a) p ref

Fig.III.6 Variation des puissances instantanées :

a)

p

ref

<

pˆ , q

ref

>

qˆ (0,1)

; b)

d)

p

ref

p

ref

>

pˆ , q

ref

<

pˆ , q

ref

>

<

qˆ (1,1)

qˆ (0,0)

; c)

;

p

ref

>

pˆ , q

ref

<

qˆ (1,0)

Quelques méthodes pour améliorer le comportement de la DPC dans les frontières d’un

secteur sont bien connues. Une d’entre elles est d’augmenter le nombre de secteurs ou bien d’utiliser des comparateurs à hystérésis à plusieurs niveaux [24]. Généralement, la table de commutation est construite en tenant compte des points importants suivants :

ÿ Le nombre de secteurs.

ÿ Les performances dynamiques.

ÿ Les régulateurs à hystérésis à deux ou trois niveaux.

Le Tableau.III.1 donne la table de commutation de la commande directe de puissance. Les erreurs numérisées S p , S q et le secteur de travail Sect n sont les entrées de cette table, où les états de commutation S a , S b et S c du convertisseur sont mémorisés.

L’état optimal de commutation du convertisseur est choisi à chaque état de commutation selon la combinaison des signaux numériques S p , S q et sect n . C’est-à-dire, que le choix

34

Ecole Militaire Polytechnique

Commande Directe De Puissance

s’effectue de sorte que l’erreur de la puissance active puisse être restreinte dans une bande à

hystérésis de largeur 2DH

p , et de même pour l’erreur de la puissance réactive, avec une bande

de largeur

2DH

q .

Sp