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HISTOIRE
DE LA

LANGUE FRANÇAISE
DES ORIGINES A
1900

TOME

III

PREMIÈRE PARTIE

LIBRAIRIE
Histoire de la

ARMAND COLIN

Langue française, des Origines à 1900, par M. Ferdinand Brunot, professeur à l'Université de Paris
:

Tome

I

:

De V Époque

latine à la Renaissance.

Un volume
20

in-8°,

broché
Relié demi-chagrin, tête dorée
fr.

548 pages, 15 fr.

Tome

II

:

Le Seizième

siècle.

Un volume

in-8°, 510 pages, 8

planches hors texte,
15
fr.

broché
Relié demi-chagrin, tête dorée
20
:

fr.

Tome

III La Formation de la Langue classique (1600-1660) Première partie Un volume in-8°, 456 pages, broché 12 fr. Relié demi-chagrin, tête dorée J" fr. (Le Tome III de /'Histoire de la Langue française formera deux volumes.)
:

:

50.

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FERDINAND BRUNOT
Professeur d'Histoire de
la

Langue française à

l'Université de Paris.

HISTOIRE
DE LA

LANGUE FRANÇAISE
si

DES ORIGINES A
TOME
La Formation de
(1600

1900

III

la

Langue classique
1660)

PREMIÈRE PARTIE

PARIS
LIBRAIRIE
5,

ARMAND COLIN
1909

HUE DE .MÉZIÈRES, 5
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Droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays.

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proprietors of Librairie Armand Colin Pc Si .Copyright 1909 by Max Leclerc and II. Bourrelier.

qui l'ont marquée de leur empreinte. je me suis efforcé de suivre l'élaboration de la règle naissante. Sur chaque point. codifié. faisaient d'un usage une règle dès qu'ils le déclaraient seul reçu à la tait l'autorité. ni pour avoir eu avec eux une particulière familiarité. et causera-t-il la même déception que le précédent à certains de mes il ne « remplacera pas tout ». célèbres ou anonymes. est devenu Pour y parvenir. dont tout le monde accep- Un texte. comment des Voici mon Tome en deux parties. J'ai préféré. ils ne sont que des témoins. sanctionné. si gros que j'ai dû le diviser Encore ne contient-il pas tout le nécessaire. en 1660. Les . après réflexion. J'ai essayé de montrer ici quels ont été les réformateurs. : individus et des groupes. que je n'y point insisté. ai Les caractères généraux de cette langue sont si connus. que la bonne méthode l'exige. des grammairiens et des écrivains. Cour. Si souvent Malherbe ou Vaugelas. et l'imposer. des courtisans et des femmes ont mêlé et associé leurs idées et leurs sentiments pour faire une langue littéraire à leur goût. c'est j'aurais pu. pendant laquelle la langue classique s'est constituée. Assurément fin de toute sorte. mative où l'usage observé. j'ai interrogé avant tout les grammairiens qui. Au fond ce n'est point eux que le je cite. ce n'est pas par goût personnel. car on ne saurait étudier avec trop de précision cette période de 1600 à 1660. ne compte pas devant une remarque que Vaugelas a rapportée d'un cercle. et cela monde qui parle par leur bouche. de découvrir la date approxiloi. même signé de Descartes ou de Corneille. tout en se défendant de rien imposer. et à laquelle donc je c'est cite aussi il laisse ce modeste nom de « remarque ». Il est gros. conduire d'un seul coup m'eût évité bien des difficultés mon exposé jusqu'à la l'arrêter du siècle.PREFACE III. Mais il m'a paru nécessaire de faire une analyse minutieuse de ce travail de détail auquel toute une génération s'est passionnément attachée. Peut-être au contraire lecteurs devra-t-il être lui-même remplacé bientôt.

il a été sûrement employé Point de doute. riel linguistique qui est à leur disposition un usage réfléchi et conscient. qui souvent extrême. je puis le clore à cette date. ne voulais pas manquer au devoir de le dire ici. malgré l'apparence. de pouvoir pénétrer leur intention. Corneille se révise pour se mettre au goût du jour. moins on est sûr. Il y a désormais une langue littéraire. Dès lors. plus les écrivains font du maté. telle que celle de l'évolution phonétique. Livet. chacune des références a . si les textes n'ont pas un caractère un même texte ne garde pas toujours d'un bout à l'autre un caractère unique. ce une preuve du contraire. Encore faut-il ajouter que ces lectures s'aug- mentaient de celles d'un autre. Mais tous net. Avec des gens comme Sorel. J'espère qu'aucune ne sera assez fâcheuse pour tromper ceux qui étudieront dans ce livre. Je font |de la parodie verbale. On me pardonnera les fautes qui se sont glissées dans l'impression. un nombre considérable de grande utilité fiches lexicologiques. c'est preuve que ce mot est serait démodé. Le but du présent volume étant d'en montrer la formation. sans m'interdire bien entendu. que d'autres essaieront encore de corriger ou de « fixer ». En tous cas. pu manquer de tomber. L. mais le trouver quelques pages plus loin. Sur bien des points dû me résigner on en Mes lectures ne été me fournissaient pas les précisions suffitrès variées et très vastes. J'y reviendrai plus tard pour les exposer d'ensemble. Lorsque j'ai acquis la bibliothèque de feu Gh. Ceux de est seconde moitié commencent et seulement la leur. ou au contraire de renvoyer au tome IV l'étude de certaines questions. et pour un effet bouffon. l'incertitude est m'excuse à l'avance des méprises où je n'ai tant de faits inexpliqués. qui m'ont et je été d'une dans certaines parties de mon œuvre. Là. Elles ont cependant pourra juger aisément. ses remarques sont entrées dans les livres et dans l'usage. j'ai Je m'excuse aussi d'avoir laissé encore tant de dates incertaines. un burlesque. en même temps que ses livres. Plus on avance dans l'histoire de la langue. à ignorer.VI HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE écrivains de la première moitié du xvu e siècle ont la alors à peu près terminé leur œuvre. j'ai en effet acheté. Vaugelas mort consacré. J'ai essayé de lire les textes avec critique cependant j'ai dû me tromper bien des fois sur l'interprétation de divers faits. mais dont la physionomie ne changera plus de longtemps. ou de la formation d'une orthographe. Voici Il se rencontre chez faire un mot qui passe pour hors d'usage en 1650. santes. ou d'empiéter à l'occasion sur l'époque qui suit. y trouver un mot dans un endroit particulier.

feront naître un mouvement.PRÉFACE VU été vérifiée sur épreuves. de suffire comme à tous promis. l'assurance qu'elles Que mes idées soient adoptées ou non. de l'école pauvre. — je n'ai pas perdu en polémiques le je n'ai pas une seule que répondu aux attaques que m'a values rapport dont la Commis- sion de réforme de l'orthographe m'avait chargé. qui arrachât l'enseignement du français à donc descendu non pas de la tour d'ivoire. année. je fusse à court d'arguments. tourmenté du désir qu'eut autrefois mon maître A. l'exactitude des textes (dont je reproduis scrupuleusement l'orthographe. Darmesune nouvelle la teter. toujours abandonnée depuis plus de trois siècles. à quoi bon riposter aux l'insulte? Il professionnels de y à restaurer la en France un parti de conservation qui travaille grandeur nationale en couvrant de boue et d'ordures a il reconnaît ou soupçonne des adversaires poliL'œuvre nécessaire de l'amélioration de l'orthographe. J'ai tenté de montrer aux écoliers et aux maîtres ce que c'est que notre langue. Mais m'a été impos- mes travaux. sauf pour Pi et Vu) a été minutieu- sement contrôlée. tous ceux en qui tiques. avec quelques à la rigueur. les méthodes que données en collaboration avec M. mais qui s'inspireront du même esprit. rares j'eusse adversaires même. ai fait j'ai le livre de Métho- dologie dont je les suivre seront lus et discutés. Puissent les désirs de rénovation que sitions mes vifs le critiques et auront éveillés devenir trop mes propopour que mes petites méthodes puissent les tira satisfaire! Alors branle sera donné. et ce seul travail de révision m'a pris plus d'une J'aurais bien voulu. Je suis les — — routine sco- éléments j'ai et quel profit on peut tirer de cette étude pour la culture intellectuelle et morale. qu'elles susciteront des travaux qui seront meilleurs peut-être que les nôtres. . on sor- de l'ornière. toujours poursuivie. Ce n'est pas comme si bien on pense. où l'élève n'a et ne peut avoir qu'un livre de français. j'ai toujours refusé de m'y enfermer mais de ma chaire de Sorbonne. tout cas En fois — mes lecteurs mon temps me rendront justice sur ce point . pour monter dans l'humble chaire de l'école de village. Bony. Depuis longtemps en effet. et j'ai essayé de faire ce livre. livre sible j'étais malgré toutes je l'avais les difficultés. s'il m'eût été agréable de discuter courtois et informés. accepté d'exposer la question aux ignorants qui se pressaient de juger avant de savoir. faire paraître ce il en 1908. Bonnes ou mauvaises. de donner aux enfants des écoles primaires méthode. Mais. comment on peut en apprendre lastique.

j'ai accepté de rédiger le projet de réforme de la Commism'étais Ses propositions n'étaient pas exactement les miennes. Littré. si. Sainte-Beuve. du xvm e quand sion. étant une œuvre de progrès intellectuel et social. Mais il était certain aussi que du jour où un gouvernement maudit y mettrait la main. cent autres moins illustres. Je savais donc quelles injures et quelles calomnies m'attendaient siècle. mais divergences sur des questions spéciales. . elle serait présentée comme une des inventions infernales qui menacent la « tradition française ». Voltaire. l'Académie Daunou.VIII HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Corneille. il m'eût semblé que je manquais à un devoir. Gaston Paris. Didot. je pour des refusé à servir dans une occasion importante une cause que je sers depuis vingt ans par la plume et par la parole. Gréard. devait tôt ou tard être reprise par ceux qui ont la charge des intérêts de la démocratie. qui a eu pour protagonistes et pour ouvriers Ronsard.

civ. Paris. à son retour de Vautre monde. 1 1*24. Altesse Royale Mademoiselle. 1646. . Paris. = Advis de Guillaume de III. Est. Paris. 8° tome Al.) [Andry de Boisregard]. (Il n'a pas été fait mention ici des textes qui sont cités d'après les Dictionnaires de Godefroy (G.) . avec indication des éditions auxquelles ces citations sont empruntées. Vitré. Laurent d'Houry. 1689. (voir à Vaugelas). 1. Alemand. n. recueillis. tenue à Paris es années 1645-1646. Remarques sur Paris. Paris. de la Cour Le tableau des ambitieux de la Cour.. . B. Adv. d. les des François sur la langue. f°. = pour titre Vaudevilles de Cour. 1693. Nouvelles observations ou guerre civile 8°. Les signes conventionnels adoptés dans le Lexique sont expliqués p. françoise. f°. est question d'un avis de l'Académie sur une remarque de Vaugelas. = = [Alcide de Saint-Maurice]. n.. 311. n. n. H. principales difficultez de la 1674.. Tiltres. teuxès halles. es Halles 1. Aie.. Paris. Charles de Sercy. L. — Quand il Dictionnaire. mis en ordre par commandement de l'As- = semblée générale. Adv. d. IV. de B. 1 145. de S b Maur. 1694. de Guil. Paris. Dict.. V.). Airs (le hot.ABRÉVIATIONS Principales abréviations usitées dans les citations de textes.8°. de Hatzfeldt. et Mémoires concernant les affaires du Clergé de France. 8°. d. 8°. Dédiez à son . se reporter à l'édition de Vaugelas de Chassang Actes du Clergé Actes.. Les advis de Chariot à Colin sur les temps 1. T. 1). H. Coignard. 1622. Guer. Laurent d'Houry. Almahide. (ou quelquefois And.. a Col. VIII. Langue Loyson. Voir à Scudéry. 237. et de Littré (L.). langue françoise. 104. 33. et Vaud. 1665. par maistre Guillaume. = Suite des Reflexions critiques sur l'Usage = V. S. de Charl. L. 2 vol. de Cour 2 (1666) a = Airs et vaudevilles de Cour. R. = Reflexions sur l'usage présent de la langue françoise. Darmesteter et Thomas (H. hot- S. V. présents.. l re éd. Dédiez à Madame). la Porte.. H. L. chez Jean-Baptiste Langlois. 8°. 2 vol. Amb.. A.). = Académie. A. présent de la — Sait. n.. 1688.

Erreurs populaires louchant la régime de santé. 1649 précieux corps de Nostre Seigneur Jesus-Christ. d'après l'édition de Leyde. Paris.. A. par les dames II. 1594. Je cite le page. L. 8°. par un grand Messe.. V. Pierre le Petit. 1649. 1697. Entretiens. Pans. 1657. Les Œuvres. et bourgeoises de Paris. entre les = mains du Prestre Î4* disant la May de cesle présente année lage de Sannois. 2 vol. Jolly. Benss. 1 1 G. par René Bary. LecolIYe. Err. Cologny (en surcharge: Genève) . d'après l'édition de Paris. Bachol. in-16. les Lettres choisies. V. Th. Œuv. de Sercy. 12°. Ch. 1665. L.8°. après avoir donné le nom de la pièce. Paris... Voir à cTUrfé. Rhet. L. 1653. 8°. An t. des Dames de Paris = Le conseil tenu en une Assemblée s'est faite 1. page. Conseiller et HisBary. Bibl. 321 Balzac. Quand ce nom est simplement suivi du chilTre du tome et de la Bachot. pop. publié par Viollet tome et la le Duc. 1854. Mich. 1626.. commis en l'Eglise du Vildemy-lieùe dWrgenteuil. Ass. th. Réflexions sur l'élégance et la politesse du Amster- dam. fr. J'ai cité aussi les publiées par Moreau. A 12°. Astrée. -299. aux Œuvres. Paris. dames d'Amour. Duhan. 4°. X HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Amours du brave Lydamas Sève. les = exemples sur Passions toriographe du Roy.. Le Ballet nouvellement dancé.. S. Att. — On renvoie ailleurs. Schelte. 2 vol. . Toulouse. Anon. f°. Courbé. 1631.. 8°. Vincent. de 1624= Le Grand Dictionnaire des rimes françoises. S. Paris. Jean Elzévier. 1624. en l'indiquant. on renvoie. Et où le sentiment des Puristes est rapporté sur les usages de nostre Langue. Courbé. Lyon. Baro. Racan. 10 vol.de 1657 = Lyon. A. 1659. à une petite le lendemain de la Penlecoste 1649. Ensemble ce qui passé. 1900. Pomeray. 8°. 1854. = Bensserade.. elzévirienne. des dames dWm. 2 vol. = Ancien théâtre françois. slile. Anon. Paris. V.. et le = médecine = . Mathieu Berjot. C'est l'édition complète. . H. 8°. J. H. Paris. n. Paris. in-12 et les Lettres afihapelain.. III. Clorise. par les Bail. laquais âgé de 26 à 27 ans. Colin. 1647. Paris.. Grammaire françoise avec quelques remarques. 1706. Où l'on frai fie à fonds de la matière des genres oratoires. Barth. fr. Fr. : 1659. aux Œuvres. Bellegarde. sur fait sur le le Récit véritable de l'attentat corps de X. V. V. La Rhétorique françoise où Von trouve de nouveaux et sur les Figures. 1625. et de la belle Myrtille. 8°. Paris.8°. C. . Arnould. présentée comme thèse à la Faculté de Paris. d.

Cusson. citées dans ce volume. Le Lucain travesty (1 er livre). 6 vol. éd. div.. par Damoiselle Marguerite Buffet. Marg. Th. L. la Bouh. sieurs de V Académie françoise Remarques nouvelles sur la langue Remarques nouSuit. Entr. Paris. 3 vol. 1610. Paris. 1674. accidentellement les éditions originales. Chartres. lies duMond. Bouquet de la Feintise. 8°. = Doutes sur langue françoise proposez à Mes. françoise. Argentorati. lié d'une soye desliee par la constance. de M. Ribou. Bruit qui court I. t. édition. . Dern. Paris. 4° = Bouhours. Entretiens d'Arisieet d'Eugène. 145. la Cour Boursault. Paris. Paris autres œuvres de Bossuet. Boit. Merv.) Bert. A. Sommaville. 1631. moisy. V. J. La folle des meilleurs pièces de théâtre. Paris. N. N. 1620. qui me paraît du reste identique à la première. Lyon.. de Bèze. = Le tableau des Merveilles du Monde. sont citées d'après la liste clans le dont on trouvera volume suivant. Borel. Rigaud. de Boisrobert-Metel. Poli Le Bourgeois poli.. George Gallet.. la langue française. Viret. dans le Veuve de P. Ep. 1725. 1671. Leb. H. Paris. 1655. Ribou. 1661. = Du Les Œuvres poétiques Bray. Lebarcq. ib. Buff. et que Cramoisy. = Le bruit qui court de Vespousèe. 8°. éd. Bossuet. Paris. Trésor des recherches. Bourg. Maurry. Es. 12°. Paris. la langue franc use. Brébeuf. Courbé. 305. — = maville.. Grammatica P. 1659. (Cette édition ne s'étant pas retrouvée à la Biblio- thèque de l'Arsenal. Paris. IX.. 1614. 12°. de Som- Boursault. Paris. = Nouvelles observations sur J. Paris. V. 8°. à = Théâtre. françaises. Rem. . 8°. vers et autres œuvres poétiques. 8°. Amsterdam. 1693. j'ai cité aussi l'édition de 1614 (n° 52 de Stengel). — Œuv. Les apparences trompeuses dans le Théâtre françois ou Recueil tromp. Esope à la Cour. 1664. 1658. trav. Ledertz. Les Epistres en Boisrob. H. Courbé. Luc. Paris. 1607. Po. 1617. VI. = Les œuvres diverses. gallica. 1668.. 2 vol. = — = — gageure. Bertaut. B. Sam. 12°. div. Rouen.= — = V Amour a fait d'un lis et d'une rose sans espine. 1737. L. par M. Cra— D. au tome II. . 0. — Les = Œuvres oratoires de Bossuet. vu. Boitel. ou Boisrobert. 8°. et Lille. 8°. œuvre très utile pour — la conversation.= Poésies diverses.ABREVIATIONS Bérain XI = Nouvelles = Remarques sur 8°. . où se voit V abrégé de divers complimens selon les diverses qualités des personnes.. V.4°. recueil8°. par Bernard Astier. p.. Cramoisy. 12°. 1676 velles sur la langue françoise. Les appar... — par un gentilhomme de province. 1675. 2 e éd. où je l'avais dépouillée. Bernhard Bemhard. par P. 12°. Rouen.

sold. p. Carab et mat. 1697. Paris. Voir au tome II. 1622. dom. Lyon. V. éd. 1855. Valançot. Lesnier. Mart. — . 8°. relation funeste où se descouvre la main de Dieu sur les Impies. x. 1704. Ant. de la Doctr. 1625. dup. Œuvres meslées. 271. par Philomneste Junior. Paris. Paris.). 8°. Adr.. du Puis. = De Ceriziers. 8° (on cite le 1 = er Camus. au v. Paris. 131. second volume n'a pas de titre spécial. par Tamisey de Larroque.. Imp. Les observations grammaticales sur les Remarques de Vaugelas renvoient au Vaugelas de l'édition Chassang. 12°. Caq. Lasnier. parce qu'elles étaient grammaticales. vol. . Ceris. II. Les Divers itez. par M. = = . — Paris. lecture des mais une nouvelle pagination. L. Paris. 8°. Doc. pub. 27. .. Remarques sur les œuvres poétiques de Monsieur de Malherbe. Maril. Douay. = Le Caquet des Poissonnières sur le département du roij et de la cour. cur. 1612. 8°.. Caractères des Auteurs anciens et modernes et les jugements de leurs ouvrages. — = 1618. Comédie. 1623. — Je cite quelques-unes de ces lettres. Lettres.. Il. 8° (on cite le 1 er vol. 1649. Cauchie. Divers. Chevreau. Chass.. Paris.. La Haye. VII. Veuve de Cl. sur Malh. 8°. H. Vieux Aubry. Alph. Saumur. fr. 12°. à la suite du précédent Homel. J. Cél et = faites 8°. Y. d'Alfarache. (Coll. 1625. Paris.XU HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Cam. 1634. 1630. Lyon. Chappelet.. qui n'ont pas été jugées dignes de l'impression. Greq. Cérémonie de Bissestre Les cérémonies chapelle du Chasteau de Bissestre. éd. Ladvocat duppè. Le philosophe françois. 8°. Lyon. Ed. Balt. Cayet. ix. H. inédits). 1883 = Chapelain. III. Tousdes Boni. =La Romans. Cens. Ant. — = = sainct Quinet. Chard. — Guzm. L. — Iphigène. Voir au tome II. 1616. Fournier. ou Camus. Chevreau. = Je cite par volume et page. Div. Nat.. 1870. — . Genève. de VAcc. Gay. 2 vol 4°. Rigaud. de Monstroeil. mesl. — Lect. Jugement et Censure du livre de la Doctrine . p. Sermons relevez ou Homélies dominicales. = Les Caquets de l'Accouchée. Caq. 1660. grognard La chasse au vieil grognard de V antiquité. Chap. Let. Les gueux ou la vie de Guzman le dWlf. Sim. Cl. . = = curieuse de François Garasse. Phil. 4° Œuv. 2 vol. 1867. de la Bib. Moetjens. Bib. Alcime. Voir à Desfontaines. 8° Ladv.). Feillet. d'après le ms. 8° Issue aux Censeurs. Rem. 1638. L. réimpr. Le Carahinage et matoiserie soldatesque. Bellere. dans la nouvelle V. Paris. Nat. des Poisson. elzév. Paris.8°.

Paris. Nicolas Coeffeleau d'après Coif. Voir au tome II. Rouen. Œuvres. = . de V Académie. 1641. d. H. Lamb. et — Renaudot). 1754. cité d'après le travail de l'abbé Urbain. 405 et suiv. Antoine Corneille. xi. éd.. 279. le Paris. Ecrivains). = Coifeuse à la mode. Paris. 12°. 1636-17 janv. Voir à D'Ouville. 12° — Juven. — = le sieur C. = Comédie des Academistes pour la Reformation de langue françoise. Pièce comique. 8°. S. me Cléobuline ou La vefve inconnue. xi. hurl. 4°. 1. Paris. 1657. en l'indiquant. Rouennaise de Bibliophiles. Les observations grammaticales de Th. V. la aux grands jours de d'après le texte de Livet. Poésies. l'édition de 1680 du même libraire. 1639. J'ai cependant rectifié l'orthographe texte original. faites ladite Académie. Cordier. 8°. sur les Remarques de Vau gelas. sujet mesconl. H. xxviu. Louis Chamhoudrv.ABRÉVIATIONS Chifflet. scandai. soit à l'acte et à Corn. Goefî'eteau. Paris. Ant. Corn. Corneille. Chron. Je cite ailleurs. Traité de VEpigramme. Corn. Conférences du Bureau d'adresse (de Conf. Arskstée Merkus. I. 8°. 12°. 1656. fr. Marty-Laveaux. L. Colomby.. Corn. de Somma- Chamhoudrv. Cont. V. La Comédie des Chansons. A. Justin = L'histoire universelle de Trogue Pompée. du Bray. des Gr. 335. 8°. p. Théâtre. Trois 6 Centurie. Cl. des Prov. Anvers. Paris. IX. 1658. M. lien. Le Petit. Coquillart. Traduction Colomby. Corneille. Voir au tome p. Paris. Coeff. V. Laur. Blanchemain. Thorin. renvoient au Vaugelas de l'édition Chassang. des Serv. Colletet. Th. Amsterdam et Leipzig. 11 fév. = . Ghifflet. I. Voir à Paris ridicule... 9° éd. Esc. = L. de Chans. la XIII Le P. Hachette (Coll. 2 e éd. ville. et Th. Acad. Paris. 1692. P. 1617. Voir au tome II. 8°.. des Muses = IJEscole des Muses par . Panurge et Guéridon. Essay d'une parfaite gramlangue françoise. dans son Hist. H. La Conférence des servantes de Conf. Voir Montluc. Th. réduite en abrégé par Justin.. Juvénal burlesque. Imprimé l'an de la Reforme. 1877. Com. 1636. V. p. = la ville de Paris. B. Coin. Je cite le plus souvent par le tome et la page. Avecleroole des présentations. d. 1893. Société = = la scène. 1649 = Les I. d. 1658. (la baronne de maire de = M Marcé). Corrozet. P. Clytie. par L. Voir à Lasserre. Conférence dWntitus. L. L'Ancev. éd. Marchant. Bruxelles. 1649. 313. dont il n'existe aucune édition critique. VII. suivis de l'indication du poème avec renvoi soit au vers. Grain. 4°. Paris. Com. Je cite quelquefois cette pièce. Contens et mescontens sur le du temps. 12°. n.

Œuvres diverses. 8°. . 1648. en b. vers Rouen. Ov. Paris. Voir p. 1(377. 4°. Roux.. 1657.. Roudenyn de Preys. = L'Académie de 8°. 1624. Dassoucv ou d'Ass. Apologie à M. Garasse. . Cotgrave. 4°. de la Motte.. Dediee à la Royne Marguerite. Cyr. = L" Ovide en belle Humeur. Lettres. de Nuict Lyon. d'Arist. Paris. 1610. ou Ov. Jean Richer. 8°. 1650. IX. 1618. par Am. 1625. 1646. vi.. — D'Audig. Paris. 266. de M. = — Cotin. enrichi de plusieurs belles Le court. 1663. Courbé. propos. Paris. rodomontades espagnoles et autres. L'édition citée est celle de 1632. la Paris. Mart. De If. Huguet. Charles de Sercy. Péd. Le courtisan parfait. D'Aubigné D'Audig.. p. 8°.). hum. Durand. Ep. et d'un bouquet de marguerites et fleurs d'élite. Six nouv. joué = — — = = = = = de Sercy. Voir nom . publiées D'Avaux. Cyre Fouc. Paris. Paris. Amsterdam. 8°. Cost. 351. par M. Anthoine de Sommaville. Dassoucy. Voir aux Dictionnaires p. identique du reste à celle de 1611. Deffense des Dames. 8°. Dédié à Monseigneur le duc d'Enguyen. 1627. Paris. Paris. 1664. 8°. Paris.. 12°. De la Chambre. Let. II. 12°. Let. Théoclée Theoclee ou la vraye philosophie des principes du monde. (Agr. = Son rajeunissement dWmyot à ce est cité d'après thèse latine de M. 1858. 8°.8°. h la mode Cour de ce temps. V. A la suite de la première partie des II. à La De/fence pour Est. Paris. D'Arsy. Acad. coll. Paris. Ménage. Critique désintéressée. 1658. Finalement multiplié de plusieurs belles et exquises sentences. Lettres du comte d'Avauxk Voiture. des Croquans. Suite des œuvre galantes. 4°. conseiller et aumosnier du Roy. Le Pédant joué. Pasquier. L. Voir au tome p. G. Charles Cotin. de Bezançon. Paris. 1640. Le Cour. La Rivière. les impostures et calomnies de Def des Croquans. Aug. Deim. en ce qui concerne la partie franco-anglaise.. Cyrano de Bergerac. choisies dans leur jardin. 8°. H. xu. Le courtisan & la mode selon l'usage de la Le Court. et rares lettres de compliments. de Sercy. 8°. Cl. contre 8°. Cresme des h. des Dames. Les Caractères des Passions. parf. Voir Fr. 2 vol. .XIV HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Gostar. = Six nouvelles de Michel Cervantes. Le séjour des Muses ou la Cresme des bons vers. 266. Courbé. Rocolet. Voir à La Nouvelle de /faite l'Art poétique. Loyson. 1661. 1663. Les médecins à la Censure. Voir au tome = dWudiguier. Le Coureur de nuief au V Aventurier nocturne. 1666 (Nouv. Moliéresque). à Voit.

OEuv. 1737. Paris.. Sieur de Montissac. de Vives == Les Dialogues de Jean Loys la Vives. Raphaël Smith. Suitle du jardinier François. Rouen. par le R. des Dial. Blaew. Desniaisé. 1667. indication) Adam et Tannery. Vision. div. éd. Dél. Voir au tome II. éd. De la poésie francoise. Traboul- 1638. Courbé. Méthode. de la Camp. = Les dans Délices de la campagne. — Les Amours de Lydiam Floriande. comédie (dans le VII du Théâtre françois ou Recueil des meilleures pièces de théâtre. 1907. de taires. De la Chambre. de Vallée. . 1660. éd. et Jean Blaen. Descartes.— Mathilde. Tah. B . Paris. 1663. = Almahide ou Vesclave reyne. Les Délices de Je cite sous le la Poésie francoise. = Des Périers. (sans autre éd. — OEuv. 2 e édition. Del. Ch. 1649. = De la traduction ou Règles pour apprendre à traduire la langue latine en la langue Françoise. Ant. Desc. Paris. traduits par P. Paris. l'édition de nom de Rec. Paris. Ant. et Roger. fort. 1632. 8°) Clovis ou la vie chrestienne. 1618 de ces mêmes Délices (Lachèvre. de VEloq. Paris. 10:2:2. t. 12° (l'orthographe est moderne). fr. 4°. Drobet. 1655. Nie. = Descartes. Lyon.. la Vallée. Paris. = Poésies diverses. de la po. avec Amsterdam. Rosset. Histoire de la Langue française. =s Fin des advantureuses fortunes d'Ypsilis et et Alixee.. 1651. 1615. Mêth. Edme Martin. Paris. Trad. Gossé. Adv. xu. 1615 = 8°. Voir à Gillet de la Tessonerie. Cousin — = Les Œuvres de Descartes. 1623. 1657. ses Préfaces. 4°. Mesnier. dédiée à MadeM. 32°... 1618. fr. Paris. Paris. de Saint-Paul. Almah. 12°. Cerf.. Voir à Rosset et à Recueil. lle San- Des Escut. poème héroïque. 12°. t. P. Paris. — Augustin Courbé. Levrault. De la Trad. 8°.. . moiselle par Paris. 1660. 1605. Parenthèses = Parenthèses et Documents mili- par Ant. Motte. Del'Estang. Brochard. 8° (l'orth. sot. Le Gras.. Cél. 12°. — Clélie. De Scudéry (M ). p. 1825. Paris. 8°. 8°. 4°. 1611. de Scudéry. De Scudéry. est moderne). Les visionaires. Courbé 8° — Poés. par lict. De la Epistres dedicatoires et Motte. Des Per. gouverneur de Nostre Dame de la Garde. ou Descartes. coise.ABREVIATIONS XV ses — Lettres De la de M. du Bray. Desmarets. Jean Le Mire. 8°. publiées par V. Desfont. 52-55). 8°. = Tableau de VEloquence fran8°. Le discours de la 1892. I. Amsterdam. 1897 et suiv. Amsteldam. III. Paris. Paris. et Maril. où est enseigné à préparer pour Vusage de la vie tout ce qui croist sur la Terre et les Eaux. = Marilinde. Toussainct du Bray. Cousin. Michaut. le Les heureuses infortunes de Celiante et S r Des Fontaines. Poictiers. = Desmarets. 12°. P. vefves pucelles.. De Saint-Paul. L.

paysanl.. Entretiens sur la langue françoise k De Templery. L. a Mad. H. 1609. = Dialogue de la mode et de la nature. follet (dans Théâtre françois ou Recueil etc. 12. 59. Mor. prod. deux March. Paris. 1883. Cat. et des os du géant Theutobocus. p. Les Marguerites françoises ou Thresor des fleurs du bien dire. sur la Mort du Chap. 12. 8°. La Franche Marguerite. Paris. 8°. Masson. 137. Paris.. D. Guil. Mor. Discours véritable de = sur Desportes. i. Voir au 8°. = — EEspr.. Maz. IX. D'Ouv. L. 8°. 265 = : = — — — = = = — . 1680. 3900.. Cat. ExcommunicaEx. Cat. a m. = xm. Les Allarmes de la Catalogue Moreau 83. Maz. Mor. 32° . F. Maz. 1. Paris.915. Mor. De Visé. Le point de l'Ovale. M. 1698. réimprimée sur Védition de Rouen. 2 vol. = L Esprit fol. 1649. 10238 P. p. 1652. Texte publié avec introduction. 1573. des bois Jacques Gailloùé. La Veuve à la Mode. La Rochelle. Mor. par Benoist Rigaud. s. 1591. Reine. 1401. L. jouxte deaux. H. 1652.XVI HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Desrues (François). V. V. IX.. Diane des Bois. Société nouvelle de Librairie et d'Édition. tion Politique lancée sur le clergé. Reinsart. Voir aux Dictionnaires p. la La Coifeuse à la mode. V. Le Tu aulem.. 1632. 1907. coll. Dorimon. L. 241. 8°.. Fronde. — — = = = = J . Maz. 1332. 1891. = 12°. Disc. avec une préface et des notes par G. Brunet.. 12°. Paris.. par le sieur de Préfontaine.941 Fo. = = = Disc.448. — 1 — . de M. Paris.. Discours sur la mort du Chapelier avec Disc. Dolet. Anatomie de ta Politique du Coadjuteur. Madonte. Cat.010. 1652. Voir au tome II. 1324. xn. Rouen. 31. Dialogue fort plaisant et récréatif de deux A Lyon. 1447. Cat.. Maz.. Ce nom. F.. d. Du Bartas. 1610 = Discours prodigieux et la espouvantable de trois coppie imprimée à Bor- Espaignols et une Espagnolle. suivi simpleDuez. Guil. Moliéresque). 1652... Mont. t. Rouen. 8°. Librairie des Bibliophiles. Maz. Paris. 12°. Dubosc Montandré (dont les pamphlets sont naturelleDub. Maz. Dial. Paris. Dorimon. Al. H. son testament et tombeau. Jouaust (Nouv. 8°. S. V.. 8°. de P.975. Le Formulaire d'État. Le Festin de Pierre avant Molière. 2808. Contes = L'élite des contes du sieur d'Ouville. La doctrine de Malherbe d'après son commentaire Doctr. 12. Brunot. Maz.. d. Gendarme de Bévotte. H. 1613. P.437. VII). n. lexique et notes par G. 12. la vie. Mor. 10. chez la veuve du Carroy. ment anonymes) A. Cat. Lyon. Diane de Poitiers. 1652. Entr. Hiérosme Haultin.. 1662. V. VExoreiste de la Ex. V. Guillaume et de Jacques Bonhomme. 1663. Aix. Bonhomme Discours de M. 87. de Marchands. 1652. L. 0.126. Cat. le Grand. Fest. 1614. mort. tome II. 1650.I.. Mor. H. — Coif. Tu 0. 75. Judith. et Jacq. 8°. I..

1650. = Liberté de la Langue françoise dans sa pureté. 12°. Du Port (F. Reyne C. Amsterdam. D'Urfé. Bechet. est paginé. 8°. par f°. II. p. rue Saint-Jacques. J'ai cité à quelques endroits une édition ultérieure. Voir au tome II. Le 2 e volume. 1617. 2 vol. Du Vair. Voir à Perroniana. nier. — = = Paris. Den. 1630. — Lum.. Emprison. Fourthéâtre français Le au XVI e et au XVIIe siècle. 4°. 12°. hypoc. cault. Eth.. L. à la fois ou simplement Astrée. Elomire Hypocondre. d. VEsch. mor. Paris. 1604. Conseiller du Roy en ses Conseils d'Estat et Privé. Paris. . Cf. — Ryer. dit Saint-Germain. qui renferme la deuxième partie. qui renferme la l re partie. — Ep. dans E. 1645. Paris. Les oraisons de Cicéron. à Le vray parfait Guidon de la 8°. donc toute citation par page se réfère à ce volume. Du 12°. soit sans cette date. par Messire Scipion Dupleix. VIII. H.. quant la recto et verso. ou Effroy. 01. IX. Lib. fr. Livet. F. Paris. D. Arnaud Manas. 1650. Ant. 1669. Méthode universelle pour apprendre facilement langues. de Morgues. la Reyne et de Messieurs les enfans de France. soit en indidate 1615. Les vendanges de Suresne (1635). 8° 1608. Il est folioté. 1617. et à Tableau de la parfaite amitié. s. = La Comédie des Comédies. Touss. L'Ethique ou Philosophie morale. Laurent Sonnius. Du Du lien Perron. la Entr. 8°. même si la date n'est pas indiquée. pour V histoire. fr. Jacquin. présenté au Roy. IX. 8°. = Epistres morales. Liseux. 2 vol. Effr. Dupl. Fr. Com. = VEschole françoise. Le théâtre français au XVIe et au XVIIe s. Jean Micard. et je le cite. 8°. S. de 1614. et Historiographe de France. Garnier. par Le Boulanger de Chalussay. 12°. 247. Eust. H.ABREVIATIONS XVII et ment du numéro de la page renvoie Langue françoise. du Bray.. le XXVII V. Paris. V. th. des Com. 1878. du Port. ou Dupleix. Paris. de Varennes.. Paris. 1623. Jean Just. Le Triomphe du Messie. V. d. de Sommaville. 237... pact. = L Emprisonnement D. du Mess. 211.). Garnier. Le 1 er volume. Fournier. Astrée. 275. Paris. . renvoie à l'édition de Paris. 1651. VIII. Paris. Elom. = Les lumières de Mathieu esleintes.. dans le recueil de E. = et les = éd. Pesch . Condom. Tr. L. Paris. d.. n. L. de = Ventrée de de juillet. s. 8°. Du les Tertre (Jean Macé). Fou- E Effroyables pactions faites entre le diable prétendus invisibles. A. traduite d'ita- en langage de l'orateur françois. est daté de MDCXIV et de 1615. xiv. Du ValouDuval. 1. 12°.

Paris. de la Felib. H. Barth. H. H. L. 12°.. fr. L'hon. d'un fil. H. L.. V. Bruxelles. sur velle l'inc. Felibien. Baptiste Coi- Fauchet. L. Réimfils.. Ancelin. 12°. 4°. 229. Lyon. 8°. 1607. Paris. xv. fait par nouv. L.. Espr. Exlraicles et des Epistres héroïques d'Ovide. des m. Esprit Aubert. = Le fantastique repentir des mal mariez. Discours académiques de l'oriFornier. Pierre David. A. Estr. V. rus. 1.. 311. hom. François. de la Peinture et des autres arts qui en dépendent. qu'autres des plus relevez esprits de ce temps. d. et 1628. V. Voir au tome xiv-xv. 8°.. par le sieur d'Esternod. s. V. 1863. Cahalle la nouveau Théophile. III. d. 1676. V. Mertens et nées 12°. 1640. H. 59. de la Sculpture. 1613. H. p.. Carrefour. V. 1615. = . 273. Etrennes de Herpinot = Les étrennes de Herpinot présentées aux dames de Paris. S. = S. le Eventail satyr. Les estranges Tromperies de quelques charlatans... Paris. Voir à R. L. tromper. = L'honeste de plaire à la Cour. IV. Arch. III. H. où sont traitées les infortuAmours de Philadon et Gaulisée. Espines d'amour= Les Espines d'amour. Lestrange ruse d'un filou habillé en femme. II. Paris. 1618. poet. avec un dictionnaire des termes propres à chacun de ces arts par M. n. L.. VI. 1626. Estr. Aub. Forcadel. H. et = Examen sur Vinconnue I. Paris. 4°. IV. Carref. 131. 321. Voir au tome II. = gnard. d. l. H. du cap. 1. Estiene (Robert et Henri). Des principes de l'Architecture. punition d'un assass... par Estienne Durand. Marg. repent. Franc. nou- Caballe des frères de Rozèe-Croix. Espad. mar. = = Paris. 1624. homme ou l'art n. Faret.. p. L. 1619.. Paris. Or. commis par Erançois de la Motte. Or. = LEspadon salyrique. fr. V.. pression faite sur l'édition de Lyon. Exam. L. VIII. VI. 8°. 115» Récit véritable de l'exécution du capitaine Exec.. Langlois. V. assassinat. p. Den.. xv.XVIII HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE sat. 1623. Tant par les sieurs du Perron de Renouard. V. L. 12°. Paris. = L'éventail satyrique. 229. Les Marguerites poétiques. Estrennes du Gros Guillaume aPerrine. Voir au tome II. = Les fleurs de l'éloquence françoise. IV. Raoul Fornier. de l'âme gine de l'âme. 1604. Fleurs de l'éloq. 41. = = Fantast. Exemplaire punition du violement et Ex..

Imp. La Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps. François Garassus de la Compagnie de Jésus. Annecy. = . ou avec la syllabe Dict.. contre les outrages. . Praecep fa gallici sermonis. Les Epigrammes divisées en trois livres. G Gantez. cur. Gello. calomnies. Grill. God. œuvre composé — du XVII e en général. Paris. bourg. Rouen. 1894 et suiv. 1658.ABRÉVIATIONS Fr. et Gar. pub.. 8° (en orthographe = Ph. Paris. Buon. déjà cité aux tomes I et II. Jannet. Frem. chez Sébastien Chappelet..). == le Dictionnaire de l'ancien français. On ne sait pas au juste quelle est la part de Fremont d'Ablancourt et celle de Richelet dans ce travail. Rah. 1690 . 1667. Amyot. Th.. Picard.Doctr. 1658. 1620.. Ferrand. L. = = Gillet de la Tessonnerie. Godefroy. Gourn. par le S r Gantez. fr. Le Rabelais réformé par les ministres et nommé1624. moderne). IX. Ant. 0. La langue françoise. Lanatomie françoise. Rech. = Nouveau Dictionnaire de Rimes. renvoie au Dictionnaire en 3 vol. 12°. Argentorati. 12° . Corneille et de la 8° . Voir au tome II. Nie. de rim. 2 e éd. Le Théâtre italien. = Le Roman bourgeois. 4° ment par P. fr. Paris. à L'Art de régner. 1878. Sébastien Chappelet.. à l'Estat. — God. 2 vol. Circé. Zetzner.. = ou prétendus . Gherardi. Lexique comparé de s. 8°. — = — M autres impertinences dudit autheur.. . de Luyne. Christophle Gérard. Le Desniaisé. th. 8°. 1868. Paris. L'Endimion (A l'intérieur du livre Endijmion). VII. Paris. -— Les Recherches des Recherches et autres œuvres de Estienne Pasquier. Combattue et renversée par le P. Garnier. Guil. Godard. Contenant plusieurs maximes pernicieuses à la Religion. tels. 1618. Furetière. 8°. Dict. fr. 12°. Praec. ou G. de la Tessonn. 6 vol. Didier.des e rech. 1626... 8° Les Desguisez. Amsterdam. Se vend à Paris. Glaudin. 1622 — Mém. Paris. des religieuses de la Visitation. Th. 8°. réf. 1620. Laz. pour la défense de nos Roys. = Mémoires. la langue de l. Gougenot.. p. d'Abl. F. —Rom. Paris. Paris. A.. Gombault. 1657. Jean Godard. éd. de Corn. Paris. des mus. 1643. = L'entretien des musiciens. Paris. Du Moulin. Augustin Courbé. 1633. Gelée (Th. éd. xvi. Entr. 1862. L'Ombre de la Damoiselle de Gournay. Gara. Lex. 1861. tragi-comédie. Gomb. 313. Paris. 1701. 335. Adrien Braakman. — = — = . 12°.. Joly. f°. Endim. Touss. et aux bonnes mœurs. Rouen. La Haye et Rotterdam. 2 vol. La Comédie des Comédiens. Brusselles. par 8°. Sans autre indication. Nisard. 4°. Quinet. A. de Sales XIX les soins = Œuvres de Saint-François de Sales.

favor. Cl. Guéret. E. sieur J. suyvans celles de P. Hachette. Guyon (L. est suivi de R. 1615. 1616. Alexandre et le Hardy théâtre français. = — = Guzm.L. = Mode = de Grenaille. p. Gasse. 1622. Guerson. H Haase. 1898. L. Le Théâtre. Mir.Gr. Paris. = Harangue de Tarlupin le Soufreteux. 1627. Lettres missives. 51. /ils de Dieu. 193. 4°. = Histoire admirable et la déclin pitoyable advenu en V. XVII e siècle. Grenaille. personne d'un favory de cour d'Espagne. lec. Guerre des auteurs anciens et modernes Paris. 8°. Anal.. Grands jours tenus a Paris Les Grands jours tenus à Paris par M. 8° . 8°. = Les Advis ou les — Adv. Par Docteur en Théologie. Paris. F. Hardy. de Turl. = 2 Presens de la damoiselle de Gournay. = la L'art de bien prononcer. Conseiller et Prédicateur ordinaire du Roy. d'un 1. Guillain. Paris.. . Propr. 1642. Paris. Dict. H. de Villiers.. de meslanges. Rigal. Paris. 4°. Paris. La Mode ou charac- tere de la religion. des Lettres inédites à Documents éd. mocquê et vendu par ses Frères. de la beauté Le miroir de la beauté et santé cor1610. 1612. fr. 12°. Paris. inédits) . 4° (Coll. du verbe . adm. Muet. H. — Adv. Div. en l'Eglise S. Hauteroche. Les diverses leçons de Loys Guyon. la Her. 1634. Stengel. du Bray. 1641. fîam. I. 1698. 8°. 8°. V. Halphen. Marbourg.). Gr. lieutenant du petit criminel. p. 266. Hindret 264. Le Febvre. 1883... 12°.. Didot. fils de Jacob. Sermons ou analogies divines du Verbe. = s r de Chatonnières. le jeunesse de Louis XIII (1601-1628 Hiérosme Victor. et de Joseph.XX HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE J. par H. = Journal de Jean Hèroard sur l'enfance et Paris.. traduit par M lle Obert. Dolois. 1600. H. 8°. V. Paris. 1601. 1885. Voir aux Dictionnaires. Preschés en l'Advent de l'an 1619. V ve de Claude Hist. Thom. 1599. Libert. Touss.. 8°.. porelle. Sim. Quand le renvoi il est emprunté à la thèse de M. 1615. et du Sieur de Vauprivaz. Thiboust. 2 e édition la du même recueil. Paris. (TAlf. 1687. M. Paris. Guerson. . 4°. 8°. VI. V. des Bot. Voir aux Dictionnaires. — Plaisir des dames. Lyon. 3 .. 8°. 1696. Paris.. 8°. = La grande propriété des bottes sans cheval en tout temps. 1641. Œuvres.L. 29. Nie. Jean en Grève. Voir à Chapelain. Morillon. Champion. L. Journ. H. 1620. Ib. VI. Syntaxe française du Picard. Messie. 95. 1889. éd. — Henri IV. Lyon. Paris. Har. vol.

Huguet. Paris.-J. comme cela est indiqué à la note de la page 124.de l'Académie. P.8°. Voir au tome II. 1618. p. Iphigène. fr. Tyr etSid. Irson. à Montluc). Amsteldam. 181-338 (cf. Jean de Schelandre. La nouvelle édition. Histoire joyeuse et plaisante de M. le Herti est paginé à la suite des Jeux. Livet. th. 1655. suivies de son voyage de Paris à Borne en 1630. 83. Des prédicateurs du Didier. Alliot. = le Lexique. 1656. ce nom renvoie au Petit Glossaire des classiques français du XVII e siècle.. méthode les = et la Irson. Paris.. Huguet : emendaverit. B.. Herbes Potagères . xix. VIII. où par des saisissements lumineux. publiées = . de XXI I VA. II. Avec la manière de conserver les Fruicts. 1907. Hachette. Le jardinier françois. Jacquinet (P. 1894.). A. Au Palais. R. Voir au tome II. B. Paris. = ville. charitable en la CosmoI. 1863. n'a pu Jard.. par G. 159. Conserves et Massepans. 8°. 12°. V. par Pellisson. H. L. V.ABRÉVIATIONS Hist. Parisien. A la suite le Herti ou V Universel. Fauteur et chez Gaspard Meturas. J. Voir à Camus. III. 2 vol 8°. (de Renty). 1639. J. xix. Jeux de VIncognu. graphie. A Paris. 1630. = Hist. = L'Introducteur 8°. Rouen. et = = = être utilisée. tragicomédie.— Les exemples empruntés à TAmyot de d'Audiguier sont cités d'après la thèse latine de Quomodo Jacohi Amyot sermonem quidam d'Audiguier M. divisée en traicté de la sphère et de la géographie. 1611.. Incend. du Palais = Accident merveilleux. Nouvelle méthode pour apprendra facilement principes pureté de la langue françoise. Paris. J. L. Nouv. réimprimée au tome de Y Histoire de V Académie de Gh. Les Confessions de Jean-Jacques Bouchard. H. 1852. de Bassev. 31. Journal d'un bourgeois de Paris. Dans le chapitre sur Hug. jou. Didier.. p. : J. Paris. Bouch. Paris. en la cosm. Qui enseigne à Cultiver les Arbres fr. L. Dédié aux Dames. Conf. Dans l'édition de 1637 (Rouen). Haraszti. lnlrod. char. d'Auton. D. il se traicte de toute sorte de matières. et faire toutes sortes de Confitures. 8°. XVIIe siècle avant Bossuet.. Paris. Tyr et Sidon. Noizette. de Schel. lequel a hruslé et con- sommé tout le palais de Paris. 8°. de M. chez 8°. chez Raphaël Smith. de BasseHist.

par le sieur de Lasserre. 1656. V. 8°.. Ant. J. 1862. XVIIe La avec notes et notices par Victor Fournel. L'arithmétique. n. =L — = = — = = pas "par M. Turin. Le Parnasse ou la Critique des Poètes. Hachette. 1635. 8°. 1605. La Pretieuse ou le Mystère des Ruelles. Faugère. La Mesnard. = des Bibliophiles gaulois "Pr. 8°. = Instruction pour les jardins . ou Poés. 147. 1656. Choix de Lettres du XVII e siècle. J. 8°. Paris. Lyon. Paris. 2 vol. Toussainct Quinet. 1891. Comp. Voir à Gougenot. Pinelière. de Sommaville. H. d. éditions de 1597 et 1599 par un membre de la Soc. Voir au tome II. 197. Le Vayer ou La Mothe le V. statuts et ordonnances de la Ca balle des filous reformez depuis huict jours dans Paris. 1636. Courbé. La Mothe le Vayer. H. 1647. Les Poésies. VII. et J. == jLa Mesnardière. lils. éd. la La Clytie ou Bornant de Cour. Po. Paris. xix. 4°. Trenchant. La Quintinie. Paris. des dames = La Deffence des dames ou bien réponse au Jeu par le livre intitulé Question chrestienne touchant le S r de la Fran- chise. Œuvres. La La tin. des Croquans par M. 8° (Coll. des Libraires. de Sommaville. Quan- 1884. J. Blanchemain]. Aug.. Girard. Lanoue. 2 vol. 3 vol. p. J'ajoute souvent le renvoi à l'édition originale des Lettres touchant les nouvelles remarques sur la langue françoise. Paris. 1634. 1657-1658. L'Adieu du Plaid. les jard. 16°. 8°. tome I. éd. Jodelle. De Gabiano et S. Gilbert et Gourdault. Voir à Chevreau. 1. == La Rochefoucauld. Paris. 8°. Voir au tome II. III. chez Martin Collet.XXII HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE la pour première fois sur le manuscrit de l'auteur. Liseux. Deff. Gayet Lasserre. 1642. Ant. de la Coste. V. 3 e éd. clans Petites comédies rares et curieuses du s. Paris. II. V. à son arg. Lamy. fruitiers et potagers. Duprat. Paris. 1662. p. publiées d'après les Les gaillardes poésies du capitaine Lasphrise. xx. Paris. La Roch. 4°. Corn. 1881. H. Panégyrique de Trajan par Pline Cécile. L. Nie. Journal d'un voyage à Paris. par De La La Pinel. Paris. Dédiée à Telle qui n'y pense S. Paris. Paru. Instruct. le mareschal de Themines. Paris. 8°. de rimes. p.. 8°. Paris. Hachette. 323. Targa. critique du Tartuffe. L. 8°. Paris. 1624. P. 2 vol. L'advocat duppé. Paris. Dict. ou simplement Clytie == 1870. Adieu du Plaideur à son argent. .. La Cahalle des filoux = Reigles. L. P. 12°. Lasphrise. Œuvres. Clytie. des Corn. des Grands Ecrivains). Lanson.. 12°. f°. Angevin. Poésies 1697. La nouvelle defaitte des Croquans en Quercy Def. l'abbé de Pure:. 1881.

. Ant. = Poésies 1647. VIII. Issali. L. Editées par le D r Achille Chereau. Am. 1612. Voir au tome II. Voir à Gillet de la Tessonnerie. 12°. de Sommaville. 1608. Le Maire de Belges. et Harangues. 119. racontées par Louise Bourgeois. Le Moyne. 8°. Lettres de Vineuilà (2 partie) est M. de et d'Olivet. L'Estoile. = Le Guyon. Sage-femme. le Lettre de Tartarie — Lettre . Lex. Histoire de V Académie française de Pellisson = Mol. d'Humières^ur la conspiration de Cinq-Mars.' fr. 4°. Jannet. 1628. = Gh. Paris. IV. Willem et Daffis. Voir au tome I. Les six couches de Marie de Médicis. V.. le Lettre du sieur du Rivage contenant quelques observations sur Poème de la Pucelle. à Guyon. L. L.escrite de Tartarie. Le Missionnaire de l'Oratoire ou Sermons pour les advents. dite Boursier. = 8°. Le Moyne. Voir Livet. de Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains — de son temps. V.. — Poês. éd» Le Petit. Le Pays. caresmes et festes de V Année. H. 3 vol. H. xxi. VA. 8°. Paris. Touchart. Dessein des professions nobles 4°. xxi. 4°. Lejeune (le P.. Le Parterre de 1659. Paris. la = 4°. Paris. 1665. Voir au tome p. la Louis Billaine. Nat. — Lettre d. Paris.. II. Les œuvres poétiques du P. 2 vol. 8°. Les Estrennes du Gros Guillaume. II. Loyal Serviteur. 1897. Voir à Estrennes. Le vray or th. L. p. burlesques. Let. par Palliot. 1677. Didier. 4 vol. 8°. Le Desniaisé. Paris. Paris. xxxui. 8°. 1656. Rouen. P. Paris. = Letres de Phyllarque à Ariste. la fille du Roy de Narsingue. Loret. Paris. 1858. Livet. Légende de saint Anthoine. rettes. p. Ghr. Paris. 4°.. Et autres œuvres. 8°. Paris. Hist. Paris. Nie. 1857 et suiv. XXIII et publiques. Loret La Muze historique ou Recueil des Lettres en vers (1650- = 1665) par J.. am. . de Phyll.ABRÉVIATIONS Laval (Antoine de). d'écorniflerie et déclaration de ceux qui n'en doivent jouyr. amours et amou- Sercy... où II il est traité e de l'Eloquence françoise. Œuv. 1671. de Sommaville. 8°. Amitiez. Rhétorique françoise. 3 e éd.). Glande de et Rivière. Voir au tome s. Lettre d'écorn. Le Pays. sur subject de Venlevement de 1612. amour. Richard Lallemant. Lyon. p. 1875. Buon. Le Maistre.. xx. 47. Paris. vray orthographe françois. éd. Le tome daté de 1629. Imp. 2 e partie. Les Plaidoyers 1669.

J. Garnier. Voir au tome II. Manifeste de P. Man. Tragi-comédie-pastorale. 83. = Sylvie. Paris. franc. de Nain. des textes Théat. où. Le théâtre français au Paris. xxn.. par le S r de L. et Marin Léché. p. de Corneille dans Pléiade. 1722. L'Homère travesti. p. siècles. Lex. rens styles . 1636. La Parlement nouveau ou Centurie intérimaire. Lyon. Marguer. 12°. Voir à Sorel. des Grands Ecrivains) Les Œuvres de François de Malherbe. t. Maup. 1654. M. H. — Sylv. Maison académique. 8° 1888. ou Maupas = Grammaire françoise. 3 II. 4°. 1697. Malh. 8°. de Corn. XVI e et au XVIIe . Ev. Corneille. Ménage et les Remarques de M. contenant reigles très certaines et addresse très asseuree à la naïve connoissance et pur usage . 8°. Soc.. M.. Voir au tome II. la Hénault.4°. du Jard. du duc d'Oss. Martin (Daniel). Maison des jeux. avec les observations de M. = Poésies du = sieur de Malleville. chez Claude Rey. Malherbe. d'Ossonne. par J. = 1716. 2 vol. Lyon. Lalanne. Les Observations de Ménage sont au tome Mallev. ou V Iliade en vers burlesques. Zetzner. 8°. 2 vol. Volmœller. = Théâtre. 1660. Œuvres.. Ec.. Martyre d'Amour Le Martyre d* Amour.. de Sal. 1619. Paris. V. — de Marsan. 8°. vol. Marivaux. — les Poésies. [de la Marinière]. 8°.XXIV HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE M Mair. Martin. Paris. = Lexique de Pléiade = La langue de la la collection des Grands Ecrivains. 1905. L. xxn. éd. Marot. VII. ou Marty-Laveaux. XI et XII. en prose langue françoise selon ses difeet en vers .. prisonnier en la conciergerie du Palais à Paris. Chevreau sur = = . 2 vol. 1603. Corbin. Manière de parler la avec la critique de nos plus célèbres écrivains. contenant un Recueil Maison académique gênerai de tous les Jeux divertissans. = 12°. Marguerites de la Marguerite. 1649. Hachette. éd. est tesmoigné le misérable événement d'un amour clandestin. — Lex. Strasbourg. chez Antoine Urbain Coustelier. Manifeste de Pierre Du Jardin. 12°.-L. capitaine de la Garde. Po. Aug. Courbé. le = Jean Mairet. 8°. = LÈcole de Salerne en vers burlesques. 186*2 (Coll. 1896. Les Galanteries du duc s. d. modernes. Paris. Rob.. 1650. Paris. Paris. Gai. Paris. Heilbronn. 8°. Paris. Lemerre. dans Recueil de E. de pari. et un petit traité de Vorthographe et de la prononciation françoise. Fournier. Voir à Desrues. éd.

D'après recherches de M. Franc. Mêlante La Mêlante du sieur Yidel. Courbé. 3 vol. = Les origines de — Voir Requête des Dict. mis en forme de stances par Madame Lièbault.. Mich. Paris. « mun. Voir Gh. Les Misères de la Femme mariée. xxi\ 1. et suiv. Œuvres. 1626 (Ars. ABRÉVIATIONS XXV de nos Ire langue: en fureur des eslrangers qui en seront désireux.. die françoise. de Nat. feste anglois. II. Les Œuvres de Maynard. 8°. 1675. annotée par Desguisez Les Desguisez. Thiboust. ou response au ManiV. Les renvois avec indication de tome et de page se réfèrent à Masset. Caractères des Auteurs Anciens et Modernes. XXII. 1650. Drouhet.) Monet. Montaigne. p. Invant. = Exact très-facile la suite = l'édition des Œuvres 12°. 1909. Brunot. Sam. Voir Ibid. qui commence Gomme mon père » . M. Paris. coméCh. Je cite aussi une édition de 1618. xxm. er 1 poétiques. 2 e éd. Drouhet. herbe — Observations de à Paris. Marg. ou Maynard. 4° — Orig. . de santé Michel Le Long. = Mémoires . Despois et Paul Mesnard. 1704. p. 8°. Meigret.. Le poète François Mainard. par Jean Masset. r. p. de la reine Marguerite. éd. — Pour ses Observations la Ménage sur la langue françoise. 1606. et J. L. Voir au tome II. Abrégé. Nie. où se peuvent voir les peines et tourments quelle reçoit durant sa vie. et — Les employé toute la pluspart de sa vie. 1646 1646. Le Régime de Santé de VEscole de Salenre. Mellema. 8°. Le Reg. Misères de la fem. in-16°. Hachette. Courbé. Mayn. (Collection des Grands Ecrivains. = françoise. par C. 2 vol. contenues au = 8°. 1643. Paris. sur Malherbe. Lemerre. = Ménippée de Francion. Voir aux Dictionnaires.. Libraire et Imprimeur du Roy et de la ville. Me m. 1873 p. Paris. Garrisson. à paraître. à Acheminement à la langue du Thresor de Nicot. la est due à son fils. 0. 262. p. de Nîmes *. — Voira R. 1627. voira Mal- langue françoise. Paris. Merv. les volume de cette édition appartiennent à un autre François Ménard. Achem. Rouen. Michel David de la Bigardière. Bl. de Lyon). A Blovs.. 11053). Paris. 8° . III. mar. les par G. 267. X. a aussi lui ay-je succédé. Orléans. . 16° (Bib. de La Goste. Paris. V. 1624. Pierre Menier. 266. Met. Menippée de Franc. L. poésies 1885. Le Long. mais cela résulte de delFunct 16°. Paris. L'édition de 1638. Voir au tome Ménage. l'indique. = = L. quoique rien ne : préface des Desguisez. 1607. Molière. Paris. B. H. 321. Blois. Philippes Gottereau. Maupas. Voir au tome II. Voir aux Dictionnaires. H. 4°.

(lettres politiques) forment la partie.). 1602. Montluc. rec. = Nouveau Recueil de morales). avec notice et commentaire par L.. Cl. 1666. 1644. Phil. 1629. Ogier. 1649 V. En suite des Jeux de V Inconnu. 1663. Montluc. II. Rouen. Paris. 1891. des Prov. 2 e éd. — Haz. Voir à Segrais.XXVI Montchr. Voir aux Dictionnaires. 8°. sur la relation faite en suite. de Sercy. pol. Montreuil. Bib. Les let. Paris. et les let. et fils. et de sa banlieue. III. 1649. Nouvelle édition. Gaultier. Paris. . de let. Le — Amours de Filandre de Marizee. à la suite de Relation véritable de ce qui s'est passé au royaume de Sophie. p. Nouvelles françoises. Petit de Julleville. Noël du Fail. titre Paris. Voir au tome II. '263. et de la Maison des Jeux. = Nisard (Gh. Paris. Morel. Voir aux Dictionnaires. p. 12°. 1638. Comédie des proverbes. descouvert par Marcel lin Bompart. Nie. xxiv. Anth. Anth. am. Sercy.. père les libraires associés. le Onophage. p. de Palmelie de Lirisis = Les hazards amouAm. Com. A. Voir au tome 1633. Etude sur le langage populaire ou patois de Paris 8°. 8°. Paris. = Apologie pour M. elz. Nicot. p. et et reux de Palmelie et de Lirisis. HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE = Montchrestien. Paris. p. et amoureuses) la troisième. 67. Paris. Nouveau Chasse-Peste. Paris. Nouvelle allég. A. chez 1776. H. = Ad. de Balzac. 262. 8°.8°. Paris. Nouveau recueil des pièces les plus agréables de ce temps. 5. Les Iragêdies. div. renvoie à: Théâtre de Messieurs de Montfleury. Villain. du Brueil. de Montluc. Gh. Les Œuvres. IX. 1601. xm. i '. (lettres seconde. docteur en médecine. th. Pion. les let. la Lettres. nouvelle édition d'après l'édition de 1604. 12°. du Brueil. Paris. Montfleury. Discours sur = la Nouvelle Allégorique 12°. am. Toussainct I e Quinet. Balzac 12°. = L'onophage ou Mangeur d'asne. (lettres mor. L. 1872.fr.. 4 vol. 1659. Nouv. Paris. Apol. 12°. Franck. 8°. Amours diverses. N Nerv. suivi de l'indication d'un de pièce. 1621. Sercy. = Nervèze.

1877. par J. pour l'explication — . Chassang — Plaid. Phrases adverbiales. Molinier. 4° çoises pour supplément aux Dictionnaires. . L. 8°. de Sommaville. par César Oudin. = Peleus. Curiositez franParis. Je cite exceptionnellement une édition de 1681. ou recueil de plusieurs belles proprietez. du Trésor des deux langues frannouvellement revue et augmentée 1660. Jacob. 1632. 4° (Coll. 1613. Passage du Cardinal de Richelieu à Viviers. 12°. Y. Voira La Pinelière.. Pass. 1859.. L. autres locutions. Antoine de Sommaville..ABRÉVIATIONS XXVII Oud. 339. par Anthoine Oudin. chez Pierre Billaine. 8°. Lyon. 8°. Paris. Cur. Baritel. Oudin.avec une infinité de proverbes et quolibets. Par Anthoine Oudin. Oudin = Seconde partie Mommart. Hachette. par A. JeanBerthelin. réimprimé dans le 10 e tome du Dict. 2 vol. Hist. Paris. Patru. Grands Ecrivains) . çoise et espagnolle. 1646. 1624. Lemerre. Provinciales. de la = = — . Hil. Anthoine ou Antoine Oudin. franc. Voir à Livet. Voir au tome II. et burlesque au XVIIe siècle. H. Havet. Mol. — = de toutes sortes de livres. H. Lettres de Peiresc aux frères Dupuy. VII.. J. Bruxelles. Paris. 1645. Paris ridicule Delahays. 1643. Court dans Le Satyrique de la Court. — Je cite quelquefois. III. historique de Vancien langage françois. éd. et A. Histoire de Henry le Grand. 8°. Fr. L. ou Oudin. Pasquier (Est. — Pensées. 1656. Delagrave. Secrétaire Interprette de sa Majesté. 1866. Pascal. Rouen. a Dup. 4°. inédits).). 8° (Coll. Let. Les Plaidoyers. Paris. 2 vol. . des 2 vol. 8°. éd. Gramoisy. 241. — et — Grammaire Rapportée au langage du temps. A. p. de l'A. des Doc. Huby. Paris. publiées par Philippe Tamizey de Larroque. P. 8°). de Rich. Paris. du Gard. xxv. Faugère.. Parnasse. V. = Peir. Rech. Paris. (Je cite. l'édition 1887. Paris. G. Sans autre indication. en marquant éd. Ant. éd. ce nom renvoie toujours à Recherches italiennes et françoises. Par Antoine Oudin. 1698. Jean Paliot. 8°. Prov. 8°. l'édition originale : Grammaire françoise rapportée au langage du temps. quand cela est nécessaire. Reveuë et augmentée de beaucoup en cette dernière Édition. de La Gurne de Sainte-Palaye Gr.. Pasq. éd. Paris. Paris.. Pellisson. de Sommaville. Voir à Le vray orthographe françois.-M. Les notes qu'il a données sur les Remarques de Vaugelas sont dans Vaugelas. — Phrases = Petit recueil de françoise. Pasquil de la Court pour apprendre à discourir. Secrétaire interprette de Sa Majesté. 4°.

L. Agrippina». des Libraires. aux Serv. Paris. — Le Pont-Breton des procureurs. Perrot d'Abl. 1604. 1739. 3 vol. en 1653. Jolly. Purg. d. Paris. Plaisant gaïim. éd. V. = — IX.12°. Tragi-comédie. H. Fol. du Cours. contenant ses tragédies. Corneille. 12°.. 1653. 201.XXVIII HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Perm. = Le Purgatoire des Prisonniers. des prison. X.. Pois- V ve Ribou. = La permission aux servantes de coucher avec leurs V. 29. Targa. Paris. VI. = Perrot d'Ablancourt. V ve J. 12°.L. Dialogue. par le sieur Pichou. Col. Galimatias d'un Gascon 275. Abel L'Angelier. X. les V.. II. Paris. H. V. 2 e éd. d. : 1631. Paris. nouv. 12°. L. V. Roco131. 1692. renvoie à Le Théâtre de Monsieur Nouvelle édition. Perroniana. Petit. Coignard et Coignard fils.. Plais.. de Sercy. Dial. Paris. H.. Les Folies de Cardenio. maistres. sat. par Près. Quinault. 8°. et opéras. 8°. n. 1664. 1723. VIII. et et d'un Proven- 1619. Portraict de la la vraye Amante. Dédiée à Monsieur de Sainct Simon. P.-B. Promen. Calaris VI. 1627. Le Pot aux Bozes découvert du plaisant voyage fait Pot aux Rozes au Bois de Vincennes. Gomp. Les apophtegmes des Anciens. Amster- dam. Paralelle des Anciens et des Modernes. renvoie à Les son. Paris. 25. Le préservatif des fièvres malignes de ce temps. Œuvres de M.L. Poésies choisies de M.).U... Prom..L. s.8°. Rodolphe Le Maistre. et mor. 1688. L. H. 12°. des fiev. Mortier. 253. L. Paris. Bensserade. Pichou. Perrault (Gh.. Boy sur la façon des harquebuses et pistolets. du Cours. çal. 5 vol. Paris. 125. 8°. H. Apopht. 243. cabales de trois bourgeoises de Paris. ruses = Les Plaisantes ruses V. par Jean dTntras. 1624. M. de Gard. = Plaisant II. VII.. chez Franc. = Dialogues = satyriques et moraux. 1. Poisson. L. envoyé au Boy. comédies Paris. II. 1620. Gh.VII. Quinaulf. 1633. Pont-Breton des procur.. 8°. S. 199. 1630= La Promenade du Cours à Paris.. . 1691. suivi du titre d'une pièce. 1653 V. suivi du titre d'une pièce.U.L. = La Promenade du Cours à Paris. Th. H. V. 12°. contenant et la Fslranges avanturesde Parfaicte contenance de Lisbye. Quatrains au let..

H.. Paris. S Germain de Reg-nard et Dufresny se trouve au 1 tome II de cette édition. 1645. 1857. La Requeste des Dictionnaires [de Ménage]. H. L. Au tome I de Y Histoire de ï Académie. = Reproches du capitaine Guillery les aux Carabins. Remontrance aux Femmes 361. 8°.) Regn. Sal. = Req. édit. L. 175. Recueil de quelques vers burlesques de Quinet. des Dict. 211. et nauf. sur la Nouvelle Allégorique. H. 1870 (Coll. X. . xxvn. des Libraires. des tavernes = La réjouissance des femmes sur la deffense des tavernes les cabarets.. . Guil. Paris. Paris. s'est Relation véritable de ce qui passé au royaume de Sophie. Société N Uo et de Librairie et d'Edition. V. M. 1639 Recueil de divers Rondeaux. Scarron. Paris. et Reg. 71. Pillards de V armée de Messieurs Princes. 8°. des Grands Ecrivains). Avec un discours 12°.. Reg-nard. Courbé. Willem. Je cite quelquefois xin e Satire. Voir à Del. 8°. Malherbe. [La Foire Œuvres complètes. p. 12°. Œuv. L. M. Lemerre. Paris. V. M. Paris. 16°. Paris. Picoreurs Resp. 1618. L. 1851. 1615. depuis troubles excitez par la Rhétorique et V Eloquence. 1638.. 1659.ABRÉVIATIONS \XIX tée. Racan. 8°. 1878. Paris. Delahays. Saint Joanny. 8°. Paris. Ad. sur la def. La responce des Servantes aux langues calomnieuses qui ont frollé sur Vance du panier ce caresme.. éd. Livet.. et naufrage de trois astro- logues judiciaires. Paris. des Serv. Les chiffres indiquent la page de ce tome. Paris. revue et annoRacan par Tenant de Latour. éd. Ram us. faits Rep. = Régnier. Rej. de Paris = Registre des délibérations ordonnances Marchands merciers de Paris. V. Paris. et = Rencontre II. = 2 vol... Paris. L. de la po. Charles de Sercy. 8°. et aux Filles de la France. des Merc. liée. de trois Astr. V. 1661 Recueil Rosset. la Œuvres. Feillet. 1634. 1875. Renc. Voir au tome II. fr. Gomp. Bibl. elzév. 1613. Œuvres complètes de Racan. éd. des 8°. nouvelle édition. H. H. Paris. Alph. d'après l'édition que j'en ai donnée avec mes élèves. 1900. Recueil des plus beaux vers de Mettayer..101... Toussainct Recueil des Enigmes de ce temps. Courbet. V. 8°. du Cap. 111. = = 1639. Paris. de Bond. Loyson. 1596-1696. Retz = = Œuvres. 2 vol. Maynard. IV. des fem. 1636. 8°.

2 vol. Les Satires de Juvenal tion de et de Perse en latin et en françois de la traducGuillaume de Luynes. Paris. Rom. Richer. L. = roman sentimental avant = Essay des Merveilles de nature et des plus nobles artifices. pièce très nécessaire à tous ceux qui font profession d'Eloquence par René François. ou Scarron. 8°. Paris.. fr. p. 1820. fr. = = L Ovide = bouffon ou les Métamorphoses travesties en vers burlesques. 8°. Loyson. Colin. Scarron. de Rosset. 2 vol. Bib. il est possible qu'un certain nombre des formes de langage que j'ai relevées dans son livre appartiennent à ses modèles. la suite Poésies. Merv. Voir à Sorel. 1854. Franc. Paris. 12°.2 vol. III. Rotrou. Paris. = Les dernières œuvres de Monsieur Scarron. de la Rosset. ou Ov. = A Saint-Amant. éd. Rom. 1615. Lettres. dans Mêm.. Divisées en deux Parties. Scaliger.. Bibl. = : Les Œuvres de M. Sarasin. — Dern. 12°. Gomme l'auteur a beaucoup emprunté. R. ib. 8°. du Chev. xxvm. 2 vol..XXX HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Reynier. Fr. Paris. Sat. 1909. 1705. R. S S'-Am. Fournel. Reine Régente. par Fr. Paris. Paris. Jean Osmont. 8°. dédié à la gloire Le Romant du Chevalier de la Gloire. Reynier. 12°. M. . L. 1662. Voir à Furetière. ou Richel. Rôle des présentations. Desoer. — Virg. elz. M.. David. 1636. Paris. 1615 Rich. C. elz. Mich.. Herman Widerhold. Richel. — Œuv. Œuv. = Les Œuvres. 241. 1882. Le iAstrée. prédicateur du Roy (pseudonyme d'Etienne Binet). Dictionnaire françois. Livet. D. H. Rhétor. 2 vol. de la Court = Le Satyrique de la Court. Contenantes plusieurs Lettres amoureuses et galantes.4°. 12°. 12°. com. Paris. B. tome XXIII. Mémoires et testament du Cardinal de Richelieu. de Ronchaud. Rom. 1653. éd. ou Rom. Délices de la p. = Virgile travesti en vers bur- lesques. Roman comique. Nouvelles histoires. A. Jannet. Huby. bourg. éd. 1624. 4°. 1613. G. Ov. 12°. 1855. Paris. 1680. Xouvelle collection des Mémoires relatifs à l'Histoire de France. Œuvres. Paris. Voir au tome II. 5 vol. 1656. Courbé. Voir à Délices. Paris. Genève. Sarasin. Œuvres complètes. 12°. 12°. bouf. Aug. Est. — Je cite aussi le Théâtre choisi. par Michaud et Poujoulat. de Xat. Senti m. plusieurs pièces tant . = Œuv. 4°. = Richelet. la = La Rhétorique françoise par P. Scarr. Rouen. il n'en est pas moins vrai qu'il a cru possible de les conserver. 1700. 8°. V.

Jeux velle édition. 8°. les chiffres arabes au torique. par la Compagnie des De la connoisLibraires du Palais. Sieur du Parc. 1639. 12°. Paris. de M. Paris. Bib. On cite les numéros des nouvelles. 1855. Livet. franc La BiblioPoésie. Œuvres. du Cordel. dans le Nouveau Recueil des Pièces les plus agréables de ce temps. velle seule est paginée à la suite de la première. 12°. =Les une pagina- tion à part). extr. Paris. le Cid. Polyandre.. Histoire comique. C. 12°. Le Dictionnaire des Précieuses. bons liv.2 vol. Séjour des Muses. A. où Von voit les diverses humeurs et actions de plusieurs personnes agréables. L. au Sorel. 1755. gentilhomme lorrain. Paris. de Sercy. Sorel Premier Historiographe de France. 1642. 2 vol. et la page (la deuxième noufranc. l'édition de Paris. 1667. Je cite aussi. Cap. Loix de la galant. les autres ont — Nouv. en le marquant. d. Sercy. = II. Amsterdam. 2 vol. 8°. Œuvres choisies de Sénecé. qui sont entre autres.. Paris. amoureuses on void les impertinences des Romans et de la Bib.— ABRÉVIATIONS en vers qu'en prose. de Malherbe. Paris. La Maison des Jeux. 8°. Durand. = Somaize. 2 vol. 8°. André Pralard. Voir à d'Audig. Bib. = 8°. Leyde. Le Roy. et XXXI autres. poétique. Jean Osmont. 12°. elz. elz. Grand Dictionnaire. Les chiffres romains renvoient au GrandDiction- naire ou Clef des ruelles. 8°. reveùe et augmentée. Serm. 3 vol. Paris. composée par Nicolas de Moulinet. Le Poëte grotesque. Segr. Je cite d'après Corneille. soigneusement revûë et corrigée dans cette nouMais. 334. qui lui fait suite. Voir à Poésies. Le fils de Par- = tome I de l'édition citée. Amoureux universel. Antoine de Sommaville. 12°. éd. 1672. Où par my des — — . H. 8° Conn. 1860. Rerg. 1700. comique de Francion. ou Segrais. 1856. A M. Paris. 1721. Toutes les lettres citées sont tome Som. Rouen. Œuv. Paris. Sermon du Cordelier aux Soldats. sance des Bons livres ou examen de plusieurs auteurs. Ghasles Senecé. d. Voir à De Scudéry. S r Chantai. Em. Le Rerger extravagant. = et P. Six nouv. Voir à Cresme des bons vers. Sentiments de V Académie sur 441 et suiv. Let. 8°. 1612. la Cour = Le secrétaire de la Cour ou la manière d'escrire Augmenté des compliments de la langue françoise. L. Ch. Nouvelles françaises ou les divertissemens de la princesse Aurélie. — = — = — = — = V . 1657. éd. Polyand. Comédies amis. de selon le temps. aux Soldats ensemble la Responce des Soldats au Cordelier. BarthéI. au Palais. 8°. 1644. 2 vol. t. 1671. 1661. chez Henry et Théodore Boom. dans le éd. Henry Drumond. Adrian Bacot. Lettres de S te Mère Rabutin-C hantai. thèque françoise. his- fantaisies ou extrav. Seconde édition. Scudéry. 1647. Paris. Le tout rédigé par un de ses Le Secret. Damonneville. lémy. XII. La vraye histoire Franc. V.

1858. 8°.. 2 vol. Panégyriques. Paris. Les Harangues. 1854. Paris. elz. 8°. = = 1611. sur VA. 1656. 468 et suiv. Jean Paslé. éd. Du Per- ron. 8°. Voir au tome II. Stimmimachie. Courbé. 8°. aportées de la ville de Meaux pour la guerison du derrière du C. dédié à Messieurs les médecins de la Faculté de Paris. I. Archevesque de Sens. Normandie à celles de Paris.. = Tab. 1643. VII.. Tallemant des Réaux.. et autres actions publiques les plus curieuses de ce temps. Il n'est pas = = La descouvert tire du style impudique des courParis. Thaulère... 1. 1628. Le tableau de la parfaitle amitié. M. 1624. Livet. P. etc. div. Hist. chez Jacques Besongne. L. : la citation 1891. p.XXXII HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE tisan. d'après la réimpression contenue dans le — tome I de Y Histoire de V Académie. Rouen. Théâtre de l'Eloquence françoise. .. 8°. 8° (Maz. Paris. fantaisies et coq-à-l'àne facétieux du Baron de Gratelard et divers opuscules publiés séparément sous nom ou à propos de Tabarin. d'Eloq. Tall. G. c'est que j'emprunte La vie et les œuvres de Ch. Livet (je cite cependant quelqueI. fois le texte des Variétés historiques et littéraires . Paris. les Remontrances. éd. 3 e éd. René Le Masuyer. ou recueil choisi/ Théàt. Les Historiettes. sieur de Souvigny. absolument sûr que cette pièce soit de Sorel Disc. Rouen. Bemonfrances. de B. Discours sur V Académie françoise. xxix. Temp. Roy une citation de Sorel. d'après l'Histoire de l'A. sont paginées à = = part. Dédié à M' par R. 12°. Les Institutions divines et salutaires enseignements du R. Oraisons funèbres. 20491). Gustave Aventin. H. — 127). 12°. I. Inst. Bib. Le chiffre indique la page de ce tome *. Stimm. L. Plaidoyers.. = Œuvres complètes de Taharin le avec les rencontres. L'Alchymiste trompeur. 12°. 1618. Raph. H. Poëme historicomique. Montmerqué et Paulin Paris. éd. Sur l'enlèvement des reliques de Saint-Fiacre. Sorel. ou Carneau. 1644. Si à au livre de M. Soûlas. 4°. V. Parisien. Le Temple d'Apollon. Par le sieur G. Rôle des présentations aux grands jours de V éloquence françoise. mis en françois par feu M. Le Parasite ou Escornifleur. tisannes de 333. 1656.. de Harangues. Jannet. Thaulère. L. 8°. La Stimmimachie ou le grand combat des médecins modernes touchant Vusage de l'antimoine. Techener. Lyon. 231.. 1634. où se voient les marques par lesquelles les anciens et les modernes se sont rendus éloquens. Stille de l'Orateur. 2 vol. Style des Courtis. du Petit Val. dWpoll. j'ajoute le nom Roy. Paris. Paris. V.

xxviii. — éd. Bib. p. Firmin-Didot. Paris. L. Voir à Mêlante. List. Paris. qu'on trouvera expliqué à son ordre alphabétique. à suite des Œuvres. 209. H. corrigées. La Vérité des Fables. par Pechon de Ruhy. V. Apud Sebastianum Cramosium. 12°. P. 2 vol. Paris. Uz. Voir aux Dictionnaires. augmentée de de l'auteur. Les remarques posthumes commencent à la page 375 1880. Vaudevilles de Cour. Vie généreuse des Mercelots. la e 4°. 147. p. 8°. V... Voir au tome II. 4°. 8°. 1648. L.. = 1. inédites. par Amédée Roux. 1648. Th. 12°. den Ende. Théoph. Vr. éd. S. maville. du sieur Tristan 4°. Trompeté françois (Le). Jean Gesselin. Je cite toutes les pièces de ce vaste recueil par un abrégé de leur titre. Vers hêr. Vivante Filonie (La) par M.. — Le mot 1654. et M e Gonnin pour les mal-mariez. H. des Fah. Edouard — = Fournier. éd. Paris. VIII. Voir à Cotin. 2 vol.= Variétés historiques et littéraires. Recueil de pièces volantes rares et curieuses. = Lettres de Voiture. Syntaktische Studien ueber Voiture (Fran- zœsische Studien. Paris. V. Vavassoris (Francisci) societ. 1596. Videl. Voir à Airs et vaudevilles. revues. signifie l'exemple est pris à List. 4 éd. éd. Gueuz et Boesmiens. 12°. 1641 = — éd. Bibl. Roux = Œuvres de la vie Voiture. 1605. plates-bourses et leur repentir. Paris. Remarques sur la langue française. Alleaume. Jean Jullerion. de M. 12°.. Les vers héroïques. Gonnin = Vraye Pronostication de morfondus. revues et annotées par M. et auqen cette dernière édition du sieur de Mayret. elz. Jarmet. Voiture. Paris. Paris. de Somme niées Je cite d'ordinaire Théophile d'après les Œuvres. Jouaust. 10 vol. Lhermitte.ABRÉVIATIONS Théoclée. Octave Uzanne. Je cite quelquefois ces Remarques posthumes d'après l'édition donnée par Aleman. se vendent chez l'autheur. Vér. .L. Paris. 2 vol. V. Chassang. 266. Lyon. Courbé. Henry Le Gras. H. 2 vol. 1690. 1615. ou Vhistoire des Dieux de VAntiquité. V. 1856. que ajouté à une citation de Voiture. Paris. Voir à Corneille. Jannet.. 1885. — Po. 1858. 1658. vronos. Faure. 1641. en prose et en vers. XXXIIÎ Les œuvres de Théophile. 1881). Tristan Trierai. OEuv. = Les Poésies. Corneille. A Paris. architypographum regium. 8°. nouvelle édition revue et corrigée. avec un Dictionnaire en langage blesquin. 1880. Lutetiae Parisiorum. Jesu. Vigor. 12°. Mêlante. 1609. Vaugelas. Ant. Paris. De Ludicra dictione Liber in quo tota jocandi ratio ex veterum scriptis aestimatur. elzév. 12°. Nicolas Alexandre. du tome II. 12°. de notes et de pièces 8°. Sermons.

Zelinde. 1601. (Nouv. Genève. . la et sainctement poursuyvie. éd. Canut et Helie Mareschal. 12°. Bib. comédie. Molièresque). coll.XXXIV HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Yrion et Pasithée = belle Pasithée. Gay. où se voit Les tragiques amours du fideV Yrion et de combien peut un amour honorablement J. et la critique de la critique (1663). ou la véritable critique de Vescole des femmes. Jacob. Paris. 1868. 12°.

éprise d'art et enivrée d'antiquité.LIVRE PREMIER LA RÉFORME DE LA LANGUE LES HOMMES LES INSTITUTIONS. . les Car s'il est facile d'apercevoir les effets et les résul- causes sont beaucoup moins visibles. Gomment et quand cet élan se brisa. quand des dépouillements comparatifs auront montré ce qu'il faut tenir pour général et ce qu'il faut considérer comme personnel dans la langue des divers écrivains. tives. les audaces des novateurs de 1550. cela reste à expo- ser en détail. On se figure trop volontiers que c'est après les guerres civiles. alors que les la foule des disciples se ruaient encore à l'assaut. les remaniements de la forme écrite. étant souvent négaCe ne sont point des adversaires qui ont triomphé des prétentions de la Pléiade. LES ŒUVRES CHAPITRE PREMIER LA LANGUE AU DÉBUT DU XVII e SIÈCLE. après quels échecs les maîtres lassés battirent en retraite. que 1 Histoire de Langue française. en répétant formules des chefs comme cris de guerre. que toutes les satires du goût du « Poète courtisan » n'ont pu convertir à l'idée de faire une langue littéraire accessible aux seuls « doctes ». quand des éditions critiques permettront de suivre. chez un Ronsard ou un Amyot. MALHERBE Quand la science sera plus avancée. tout l'élan d'une g-énération jeune. il le jour où en particulier lectales. tats. surtout jusqu' ici montré les aspirations. le français sera possible de démêler les influences dia- différent On a du dernier tiers du xvi e siècle apparaîtra bien du tableau qu'il m'a fallu en donner. une fois la paix religieuse et la la paix politique rétablies. lassé et dégoûté. c'est l'opposition sourde d'un public anonyme. III.

mais à voir les retouches qu'il apporte à son oraison funèbre de Ronsard dans l'édition de 161 1 . même . du Perron. La réaction. A peu près en pleine possession d'un talent qu'il avait réfléchi. Malherbe fut présenté à Cour. et c'est dommage. comme celle d'un du Bartas ou d'un d'Aubigné. Bertaut Pont eu très net. agressive des débutants. pour un méchant mot. éclata une querelle qui ne apportait deux choses essentielles à : un maître pouvait pas ne pas éclater. il lui man- quait la férule et les lunettes de Malherbe. Desportes. ni de hardiesses systématiques. sont prêts à obéir à des tendances qu'ils sentent sans les analy- ser. il n'était pas homme à dresser le nouveau Code de la la langue.2 * HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE commença qui suivit ait été la réaction. . même pour elle avait les gloires les mieux assises. Aussi le jour où. elle C'est que tous trois sont trop de la Cour pour ne pas savoir où en est le Ils goût public. un peu vague jusque-là. d'hommes ont été mieux faits que celui-là pour prendre la Peu direction d'un mouvement. il était doué non pour détruire seulement. dit-on. il rompit avec Desportes. trouvé un chef. En revanche. il gardant dans sa maturité l'humeur eût été. Sans respect d'aucune sorte. mais pour reconstruire. vieilli un ennemi redoutable Pléiade ne comptaient pas devant lui. Mais le besoin de sagesse dans la langue. d'une brusquerie native. l'idée ne leur viendrait 'point d'ériger en règle opinions exprimées autour d'eux et de s'astreindre à une discipline rigoureuse. une doctrine et l'assurance nécessaire pour l'imposer. tout au plus ne montre plus d'audaces voulues. En 1605. elle les estp3rdue. acheva de se dessiner. fortifié et corrigé longtemps par un travail de principes qu'il avait appliqués lui-même à un art où jusque-là on n'avait guère compté que sur la fantaisie. En outre. grammaire de salon. ce qui et Desportes en faisait un révolutionnaire complet. « des libertés. pour des adversaires l'ombre de la solides et organisés. le sentiment de la « démesure » où s'étaient laissé entraîner les poètes de la Pléiade est bien antérieur. cela ne fait point question. et ils n'ont ni le courage ni le désir de le choquer. Force m'est d'isoler ici ce que j'ai essayé de synthétiser ailleurs. Si l'analyse de leur écriture » laisse voirjdes négligences. On la fait coïncider avec le retour de Tordre Que cette restauration favorable à la reprise de la vie de société et par suite à la le triomphe définitif de Henri IV. à laquelle il ajoutait encore par calcul. confiant dans il la valeur de son esprit et de sa méthode jusqu'à l'orgueil. Du Perron avait fait une grammaire. et les choses chan- gèrent.

aucune nécessité ne saurait les excuser. mérite auquel non seulement on doit subordonner sans excep- mais Il même sacrifier tous les autres. lui. et si avaient rêvé d'une règle. Règle infaillible faute sans réplique.LA LANGUE AT DÉBUT DU XVII e SIÈCLE. lui ici il complètement aussi en veut une. ce n'est plus A l'Université quiconque parle franle du II. Berlin. le roi. ces formules . je détachées. elle s'applique à tous existe . elles disent combien les temps avaient changé. continue les hommes de la Pléiade en les là aussi. . qu'il n'en subordonne l'emploi à aucune condition préalable Ses prédécesseurs avaient déclaré la langue pauvre et cherché à par les verges 91). l'épurer. Brunol. principal mérite d'un écrivain. mais il la veut obligatoire. même le poète. les mille et une remarques que Malherbe a jetées dans son Commentaire sur Desportes et qui tiennent à peu près lieu des traités qu'il n'a jamais voulu donner. Sur ce premier point essentiel. reviennent constamment sous la plume de Malherbe assez . tion personne. Voir Doctr. Son avènement marque un changement le complet de régime pour Épuration di langage vocabulaire. dépassant. depuis que la langue existait. pas même pas n'aie droit d'y rien changer. MALHERBE S suis obligé de le rappeler. où les observations sur la versification. Qu'on doive écrire en français une question pour Malherbe. l'amplifier. Mais précisément il lui païaît si simple qu'on use en tous les genres de la langue nationale. Malherbe eût voulu qu'on établît la règle inverse et que les latiniseurs fussent passés (cf. ioue*t. 1897. comme pour les le lettres. et s'étudie à les renie . — Pour Malherbe. 1 . Malherbe n'eût pas admis qu'on fractionnât ainsi son œuvre réformatrice. 303 el s. une règle du langage. en 1891 Doctrine de Malherbe d'après son Commentaire sur Desportes. Je ne retiendrai naturellement que celles qui concernent le langage. ils il la juge. aucun les pré- ('crivain. L'histoire de la réforme grammaticale a été esquissée avec assez de bonheur et Ue Marie Minckwitz sous le titre de Beitrœge zur Geschichte der d'exactitude par ica Jahrhunderl. Je cile sous ce nom le livre que j'ai publié à Paris. constituent une méthode poétique complète. çais est passible et non plus en latin. assez et même il trop riche. Pour la première fois. on retournait le vieux brocard verbis : La 1. : M XVH M 11 . en contradiction avec eux. catégorie les ranger. loin que tendues licences soient quelquefois une grâce. ne peut s'en licencier. franzœsischen Grnmmatik im ' Ajoutez-y les recherches de Samfiresco sur Conrart grammairien (Mél. Sur Parnasse. bien qu'il en arrive presque à se mettre. p. le style et la langue se fondent dans une unité si parfaite qu'il est souvent difficile de savoir dans quelle Toutefois. consiste à écrire avec pureté.

). les emprunts. gonflé.). 295 et s. poursuivir. pour être exact. le l'invasion ne put recommencer avant deux mérite en revient en grande partie à Malherbe. qu'il s'agisse de mots cave. pourquoi Malherbe a voulu arrêter le débordement des nouveautés par lesquelles on avait cru jusqu'à lui développer la langue. quoique quelques-unes de ses boutades contre les Gascons soient restées célèbres. bien entendu. si pas été sa principale était passé. comprend tout de suite. bonnes en latin. il se fût donné pour mission de dégasconner la cour. écorcher les langues étrangères passa peu à peu pour une marque d'ignorance. Il réprouve d'abord. règne qui en France. avait moins besoin que personne d'un vocabulaire abondant. suivant moi. paure iou. siècles. plus tyrannique et plus long qu'en aucun pays. Il affaire : le moment de l'importation systématique faut ajouter toutefois. ni je vous veuille enchérir mon amoureux soucy une phrase espagnole (Doctr. et ce dépla- cement suffisait à ses besoins de variété. maint et maint. Les mots de formation française proprement dite n'ont pas trouvé Malherbe plus indulgent. Il y avait impossibilité absolue d'arriver à quelque stabilité. On non servire debemus.2 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE imperare. Il transportait ses métaphores d'un endroit à l'autre comme les six chaises de paille de sa chambre. même que tion. d'expressions comme aime. autre eût peut-être eu scrupule de tarir les sources de la richesse Malherbe. Aussi abandonne-t-il un à un les procédés que nous avons vu appliquer avant lui à l'amplification de la langue. en tolérant ces apports incessants. il ne faut pas comprendre. de constructions la selle comme n'est accuser pour un dieu. serrer la porte sont des mots de dialectes à rayer du langage courtisan (Ibid. et que. Le fait ne peut être assez mis il ouvre le règne de la grammaire. suivant la tradition. incompatibilité complète entre la liberté d'inventer et le régime d'ordre qu'il prétendait instituer. De même^'à. Il n'a pas eu l'occasion de se prononcer . faire perdre sont « étendu contre terre qui ». a été. J'ajoute qu'un . qui avait donné la direc- Après lui. comme larges pleurs. mais ne valent rien en françois le On pas non plus en droit de dire attendre dans sens de l'italien alten: der c'est i faitti suoi. pauvre d'invention.. Purger la langue des éléments étrangers n'a . 'Le premier travail de Malherbe consiste à écarter tous ces éléments étrangers mais. d'après ce qui précède..30\ et suiv. en pleine lumière. qu'il s'est spécialement préoccupé des quelques mots qui se pouvaient entendre à Paris et qui venaient du pays d'« adiousias ». au lieu d'être comme auparavant un signe de distinction.

revenant à son Desportes. MALHERBE * S composés de Du Bartas. tels que babattre.. aux yeux de Malherbe. Etre vieux. qui est un sont sales. ni de charger sur porte-ciel. mais nul doute que ces « sottises » y n'aient été les premières barrées dans l'exemplaire annoté de Ronsard que nous avons malheureusement perdu. 352). Enfin. y a des termes ou des expres- coup de fouet. sagette. Il ne lui semble pas supportable que tous les mots reconnus français soient reçus indifféremment dans la langue littéraire. au vif de la flamme. quoique ce cruelle. au côté qu'on se tourne. peu plus tard. Il faut écarter d'abord les termes techniques la : comme caler. au lieu que l'ancienneté d'un mot le recommandât aux préférences des écrivains. ne peut ni emprunter. ni blonddoré.. règne du néologisme est Mais Malherbe pousse plus loin. le On fini. leniment. ni créer. pourpret. avec la même était les plus conformes à l'analogie. fallace. ma ma dure. Il y aura désormais des mots nobles et d'autres bas dont certains genres pourront s'accommoder. sont proscrits même rigueur.). dont la langue Il élague en particulier dans les adjectifs. Moissonnant tout joyeux les espis blons-dorez. etc. qui appartiennent aux médecins. idéal. ulcère. Malherbe n'accepte même pas empourprer. 283-2931 Malherbe n'admet adjectifs. qui lui paraît ridicule dans ce joli vers: sur les les épithètes : . Ainsi de quelque clair de la lune n'autorise pas De même. « ces adjectifs pour substantifs ne sont pas ions indiiféremment recevables » (Ibid. On il verra que c'est à lui que le mot d'école. et il les rejette. c'est en tout cas .L \ LANGUE AU DÉBUT DL XVII e SIÈCLE. elle le déclasse. tels que doucet.. cette dure. Les distinctions des délicats des ruelles s'imposaient et devenaient sions « plébées ainsi : faire conte. entamer. (Doctr. qu'il trouvait usés ou mal faits mais un . Surtout répète à satiété qu'il ». Les dérivés. 237 et s. non la haute poésie. qui est de marine. Quoi qu'en ait dit Du Bellay. qui n'a survécu que malgré lui. droit de dire soit à peine le n'en résulte pas On disait ma belle. il les condamne en bloc. Au premier moment il semble avoir pardonné aux diminutifs. il même pas qu'on fasse des substantifs avec des innover. sauf à quelques-uns. cependant assez pauvre. est presque même chose qu'être bas. D'autres mot poitrine dut d'être^ presque rejeté de l'usage. loi {Ibid. les bornes sont fixes et les limites étroites. aime-terre Desportes chères à Ronsard avait déjà à peu près renoncé..

aussi infamant et aussi funeste (Doctr. 378 Préparées depuis longtemps par l'évolution de la langue. et tout à fait isolés.). Là. . Ils Les mots du Palais ont à la fois deux derniers défauts. tive ». et bas. 307).. avec une (Ibid. Ainsi toute la doctrine de Malherbe sur il le vocabulaire est essen- tiellement restrictive. On voit assez ne faut pas se tromper. doit vieux:. dans certains cas très spéciaux (IbicL.. périphrase avec aller a pu seule survivre. la rendre sou lagé. dans un autre ordre défaits. l'écrivain devait choisir. pitres qui vont suivre comment Malherbe a essayé d'ordonner ce qu'il — est ne supprimait pas dans les mots. En outre ils ont un litté- caractère beaucoup trop technique pour entrer dans la langue J raire. ordonne de toujours exprimer le pronom sujet des verbes Ibid. veut qu'on : de tout autre façon que faisaient ses prédécesseurs tions. Avec ce caractère elles sont toutes nouvelles. ce sont des ce ne sont pas des addi- retranchements qu'il s'agit d'y faire. surtout. On verra en détail dans les chaRéglementation de la langue. boutade par laquelle Malherbe que ses maîtres pour le langage étaient les crocheteurs du Port-au-Foin [Ibid. la comme l'a fait Vaugelas lui-même. même en prose. à déclarait fameuse. -Depuis Malherbe. Quand. loin d'accepter en bloc dans sa crudité ce parler du et se Port-au-Foin. même dans des genres : familiers. montrer très scrupu- leux dans son triage.. sauf . 223 et s. Voici ce qu'elle signifie. Ainsi l'une commande de toujours faire suivre ne de pas et de point. Sans doute on peut dégager de l'ensemble de grandes règles très importantes. aller ronronnant. Malherbe n'admettait pas qu'on pût écrire un mot que les crocheteurs ne comprissent et ne connussent pas mais jamais il n'eût supporté qu'on écrivît. tiques : être tenaillant. la condamnation des formes de temps périphras( .). . ces deux prescriptions devenaient pour la première fois absolues. a bien été Sans abandonner l'idée qu'il doit exister il un « docteur en négaune langue littéraire la constitue distincte de la langue courante. tout analogue. suivant moi. par ordre. . qui est la langue de qu'il la Cour (IbicL. 467) l'autre.6 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE s. ilT). ils nuance de sens spéciale Voilà des faits considérables. Je pourrais citer aussi. sont étant tiges dans des formules. certains des termes qui étaient le 'plus usuels dans le lan- gage « ponceâu » . 249 et Ce « qui est banni du langage. les formes et la syntaxe il descendu pour cela jusqu'aux dernières minuties. on cessa d'em- . Mais ne sont pas plus caracté- ristiques de la nouvelle langue et de la nouvelle règle que d'autres plus minces. l'être de récriture ces ».

. au risque de donner aux phrases une la préposition. ou au moins contribue. et inaugure dignement le beau travail que . ni même débile à faible.. 388). pour écrire clair. moins apparente. MALHERBE 7 ployer à possessif (la fille a Galafron. Malherbe non seulement met fin à ces En second lieu. 400. 389). comme insupportable lourdeur (Ibid. mais applique toute sa finesse à distinguer.^] La première de ces qualités est la clarté. mes soupirs. s'en rend très bien compte. classer et définir sans relâche. S'il eût dû l classer ses observations par ordre d'importance. et qu'elle a en soi sa vertu propre. choisir entre deux sens est encore une peine. 490). il faut écrire juste. que ni fut définitivement substitué à ne (Ibid. Malherbe tenait autant minuties qu'au reste. Ses adversaires lui reprochaient de regarder les textes avec des lunettes : il était en effet Il avant tout un est possible les diverses homme de détail. les plus spéciales n'auraient probablement pas tenu la dernière place. et .. : très visiblement de ces préoccupations. Malherbe»* une grande partie de son travail grammatical a consisté à donner à tous les éléments de la langue un rôle et une valeur bien précise. de conjonction ou du pronom.. les préceptes qu'il a Il cependant de retrouver dans donnés vrai tendances qui dominaient son esprit. 487). que quand cessa de remplacer que.LA LANGUK Al DÉBUT 1)1 XVII e SIÈCLE. Malherbe a le sentiment très vif qu'il n'y a pas de synonymes : — v aspect n'équivaut pas à spectacle. de ne la mes pleuras n'est pas nominatif. est bien que souvent il n'impose la règle que parce qu'elle est la règle. Le xvi e siècle avait laissé sous ce rapport à peu près tout à faire les confusions les plus grossières ne sont pas rares dans des poètes très soignés. rupture avec la vieille langue. Mes pleurs je sens bien savoir si ma faute. Desportes écrira ses pour ces (Ibid. sans s'en rendre comptera donner à la langue les Qualités qu'il aime avant toutes. la comme il le fait constamment en vieux français à ces Ibid. Que : d'être arrêté. Doctr. paraît excessive sur des vers aussi clairs que ceux-ci et tenance. Il la veut complète hésiter sur un texte équivoque. très Toute cette partie de sa critique est très solide.. 473). .. ne fut pas moins nette.. : erreurs. 471. 492). soy pour lui Un seul mauvais penser na place auprès de soy (Ibid.. et la critique est des pires Doctr. Mais souvent aussi il tend. 185). le lecteur doit pouvoir lire distraitement « Je ne vous ° entends point. et réclame répétition de la demandera ailleurs celle de l'article. pénétrante. » dit-il souvent à Desportes. Malherbe fait semblant il Aucune exigence ne lui Et par ma conElle auroit connaissance. Beaucoup de ses observations grammaticales se sentent . ou dor- mir à sommeiller..

. Malherbe descend jusqu'aux avoir « j'ai il inaugure la fameuse dis- tinction des passés.éclairer à quelqu'un. Balzac se pas et point..ils \j se sont blessés. était pour lui comme une question de frontière des classifications entre deux peuples voisins. les US . entre s. nombre. subtilités . la il Mais puisque >> l'action va hors de falloit dire se sont élu Fbid. elles étaient destinées à déterminer des possessions à A quelques exigences qu'ait donné lieu cette concepil tion étroite. - modes. verbes transitifs et les intransitifs (Ibid. suivant qu'ils sont construits avec être ou avec : demeuré. il dit-il. mais s'est rattrapé De quelque catégorie grammaticale qu'il s'agisse genre. entrevu ce que ses successeurs Je dois ajouter que Malherbe a langue moderne un de ses mérites netteté. personnes. on pourrait citer et citer encore. Si se sont élus. eût fallu dire ils comme . Enfin il prépare séparation des participes et des gérondifs. la comparaifaisait son exprime bien l'idée que Malherbe se grammaticales entre rivaux. voix. el suis demeuré ou » Fbid. bien Il pose que conjonction concessive bien que s'entend d'une chose douteuse. bien naux : Pour bien parler.S HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE les analystes du xvn e siècle devaient faire sur la sémantique. temps. dit Balzac. degrés des adjectifs.. fait le bonhomme il grammaticaux. de fièvres ? Il n'admet: : >» tait > pas en effet qu'on usât du pluriel pour les le singulier. la Il appelleront a poursuivi les phrases sans construction. Je ne ait dogmatisé par écrit sur sur une foule : vertu de ces deux particules. Il grammaire classique les régimes des pronomi. . Tout ironique qu'elle est. elle s'enque vous fûtes Ihid. l'action fût retournée à l'élisant. 140). Cette affaire. qui dure encore. puisqu'en distinguant les sens on multipliait en réalité les moyens le d'expression. travail positif et fécond celui-là. il faut dire il : ils se sont élu : des rois. la faut considérer qu'elle a assuré les moins discutés. cherche à élever toujours franchie. cas. ils se sont chauffés. . 354 Dans ce genre d'observations. il demandoit aussitôt Combien en a-t-il. désir de classification rigoureuse Malherbe a apporté moquait qu'on la fît même dans l'examen des formes de si et des tours grandes « affaires entre » sache pas qu'en d'autres points. il n'en est pas une où le maîlre n'ait cherché à remettre quelque chose en sa place « Quand on lui disoit que quelqu'un avoit les fièvres en plurier.. quand on l'accompagne du subjonctif J : ([lie vous fussiez tend d'une chose certaine analyse comme « la au contraire. a un autre sens que Je la barrière.. 456).). la comme on . l'élisant. qu'avec : l'indicatif. l'avait fait au XVIe siècle pour besoins de rime [Doctr. 126 même entre deux constructions du même la verbe : éclairer quelqu'un et .

l'avait elle allait semblait que les langue ne pût jamais échapper aux excès. quand il simplifie la règle d'accord d'un verbe avec plusieurs sujets. égaux en valeur et de nature semblable. si je serait présenté ici trop avantageuse- n'y signalais de graves défauts. Ils sont par endroits plus archaïques que lui. Il épluche le lexique.A LANGUE AU DÉBUT Dl XVIÏ' SIÈCLE. 352). toute proche de la pauvreté. MALHERBE . est qu'elles ne constituent pas à proprement parler des nouveautés. jusqu'à vouloir que l'accord en pluriel soit toujours obligatoire (Ibid. pour la raison que les anciennes formes sont mortes et les nouvelles non encore approuvées (Ibid. qui sont plutôt de style que de langue. comme lorsqu'il préfère supprimer le pluriel des mots en euil. Presque dans toutes les directions. supprime l'imprévu. mais jusqu'au point de se mettre parfois dans une posture fort gênante.. et celui des centaines d'autres que ai dû omettre.l. qui n'ont pu subir en aucune façon son influence. jusqu'ici. il impose à la phrase un tracé géométrique. il Malherbe est charges. et voudrait empêcher de dire qu'on fois. Son esprit logique l'entraîne de temps en . Malherbe ne crée pour ainsi dire jamais. . lorsqu'on compare sa doctrine des grammairiens contemporains. C'étaient là des exagérations incontes- s'en est repenti vinçjt ou cent une telle sévérité qu'il laisse tables. il se borne à suivre l'usage. comme Maupas (1607). Mais je n'insiste pas sur ces remarques. Mais en à celle général cès. mais avec tomberbien des mots nécessaires.. Parce qu'il veut qu'on écrive avec précision. qu'on regrettera pour la plupart de n'oser ramasser et qui seront perdus. Sous prétexte de régularité. Il se soumet à l'usage. 366). de l'anarchie. irait jusqu'à rayer les nombres indéterminés. l'accord entre Maupas et Malherbe est presque constant. Il n'est pas jusqu'à la conception Il même de la règle et la de son empire absolu qui ne fut discutable. 9 même il celles qui n'étaient qu'en a voulu les apparence irrégulières (Doctr. tout ce qui fait par moments la hardiesse et le bonheur du tour. j Le caractère commun de toutes les observations que j'ai citées on a pu le remarquer. et apprendre à grande figure avec une petite aisance. Après avoir subi inconvénients . connaître ceux du pouvoir tyrannique on chargée d'ornements fastueux. formées de membres . maintenant. elle devait renonfaire cer au luxe. Sans doute il temps à des généralisations excessives ainsi développe quelquefois. Il demande la clarté et ne s'inquiète pas des répétitions et des surallé trop loin. Le système de Malherbe ment. indispensable cependant. symétriques. mais les différences qui résultent des conditions respectives de chacun mises à part. 508 périodes suivies. et c'est là le secret de son suc- On le voit clairement.

1. ainsi que font » médecines violentes sont creus ». fait suite à p. velle avec « s'ils prenoient la peine de dresser une Rhétorique nou! une liste de bons ou mauvais mots » Mais non. note 2. Camus. 1625. quoique l'inclination des contemporains les en général pencher vers la règle et Tordre. Sous le nom spécieux de « Pigneurs * de notre langue. Ils ils « bezace et à une honteuse disette effet tant ». Au lieu d' Sous prétexte d'en avec « l'idiome. « opposant dont n'a point été question jusqu'ici est '. Un qui. Cl. 523-^62). Pigneurs est une correction. et faire passer sans contredict leurs censures pour des Arrests souverains Encore. Hardy. Rapin contre les regratteurs de mots Garnier. ils jugent le au nom de maximes imaginaires. et Synonimes que « arresté dans leur privé conseil qu'il n'y aura forme d'empire ». ils veulent régenter l'Univers et y exercer une Pédagogie en ». Ils vont tellement retranchans la que. qui pré- dans Y Issue aux Censeurs « ne ménage pas « les novateurs.. Tout le monde con. VIssue aux Censeurs prétendent « passer leurs opinions pour Pans. ces puristes tendent réformer la « « langue françoise enrichir » » en la « ils purgeant des mauvais 1' mots ». par M. ne veulent-ils pas estre creus comme des Oracles. oster les superfluitez ». chez Martin Lasnier. Voir 2. « mendi- abattent « » en de mots qu'au lieu si « d' « édifier ne visent qu'à démolir comme ». « appauvrissent « ». Alcime. plusieurs autres refuil sèrent aussi de se soumettre (Doctr. 32. d'un païs de forest Il ils avoient entrepris de faire une Beausse juré la guerre aux semble qu'ils aient pour dire une chose il soit plus qu'un mot « Esprits pédans ». les ils en raclent le bon ». qui « croyent que chacun doit estre soumis à leur férule. cette » secte langagère qui s'attaque au style ». Le texte porta Pingeurs. a s'ils 71s et rédui- ront notre langage à cité ». « le mauvais. l'Evesque de Belley. naît la satire de Régnier à Berthelot.CHAPITRE L'OPPOSITION A II MALHERBE On fît pense bien qu'une doctrine dune pareille austérité ne fut pas reçue sans protestation. Théophile. à . qui n'ont substance que dans Ils creux de leurs cerveaux.

394). 60o-<>. c'est liance » de le une femme. ». in-12. des Poètes antiques. le principal est « du Perron et Bertaut. in-4°. Non contents de hocher la tête » si on leur cite Ron- du Bellay. 72). Six seulement de ces la version nous intéressent Du langage françois.. Adv. Adv. Coëffeteau. la seconde édition des Advis^. '- .. c'est la richesse « l'imcelle : perfection en nostre langue. Des Diminutifs du langage des Poètes. du Vair. du vin.. se constitua défenseur des hommes du de leur style et de leur langue. 75 C'est qu'à ses yeux. la qualité essentielle d'une langue n'est pas la clarté « « « : « Si bien achevé qu'il part sont si nous proportionnons un Escrit ou un Poësme pour soit.L OPPOSITION A MALHERBE 11 règles de l'usage.. moulée sur le parler vulgaire ne sachant pas. la basse et foible estoffe d'une autre phrase équivalente de sens qu'ils vous proposeront. comme la nostre. chez Jean Libert. MM. Deffence de la Poésie et Des Ry mes . Le grand mérite. Bertuut entre les Poètes. L'Ombre de la demoiselle de Gournay. réunis en un recueil qu'elle intitula d'abord et YOmbre ' et réé- dita ensuite traités sous le titre à'Advis ici : Présens . 1631: id. elle et n'en édifîans aucune 190. De lu s'oc- façon d'escrire de MM. et la perfection en celles qu'ils par- I. servir coiffent » (0. Les Advis ou les Présens de la demoiselle de Gournay. contre ceux qui prétendaient les « déterrer du monument qu'elle ». (Nous désignons par Adv.. 3G9) ni la douceur Leurs Poètes. du nom de douceur. que « la vraye douceur des : langues. comme « « (0. qu'il faudra que la compagnie nous remercie de » luy avoir servy un beau bouillon d'eau pure et claire (O. ou des Métaphores françois.. Elle xvi e siècle. nal Toutefois. et non pas recevoir l'usage pour règle de leurs « opi- nions sard. à Paris. Adv. M lle Le Jars de Gournay. 192). Desportes. 594). œuvre composé de meslangcs. à toutes sortes d'esprits. entre les Orateurs. Ses œuvres se composent d'une trentaine de courts traités..... le seul adversaire qui ait discuté en détail les pres- criptions et les arrêts de Malherbe. que les nouveaux poètes ne « » (0. le cardidu Perron. 1641. rejettans infinies .. consiste en leur esprit et vigueur » Adv. 186. De ses griefs. à Paris. 1626. ils « se désavouent eux-mêmes ». ce n'est pas « non plus la pureté : « La simplicité ou pureté langue fil n'est qu'une partie de la perfection d'une « » (0.. cupent qu'à choses en recribler la langue » (0. la « fille d'al- Montaigne. Sur . chez Toussaint du Bray. « quand on leur allègue contre leur opinion présente quelque passage de ce peu qu'ils ont escrit par le passé ». la plus grande bas. est . pour : luy peut « « « « m 575. « tout ce qui n'est point de droict contre (une langue elle s'il « croissante encores.

« en laquelle. couverte de beaux vases clairs et luisants. 439. iOO . c'est ce que nous cher: chons on n'a » (Adv. 439) » ! Tout travail est vain.. sur les précédents inférieurs et foibles et s'il se peut dire. que les nouveaux poètes veulent imposer » qui ne méritent pas le parler si si (Adv. 269). 400).. est certain que M 1I(> de Gournay observe. ni de raison. y nairement passée en dix jours. Dans son « Je nomme en ce lieu syntaxe ou construction..id.12 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE loient. la il maistre devant ceux-ci parus. 942. lissée. espuré par un grand Siècle. Des Portes et leurs associez et conet conséquemment à la mode aussi de M. civiles et lle nécessaires manières de parler « M de Gournay n'en retrancherait pas une. un Siècle fort et magistral. -. Les autorités en matière de langue ne sont point les regratteurs mais l'usage « maistre en de telles choses.. Adv... on ne peut broncher sans quelque naturelle en nous règles « effort. noble et majeur. 628). '. sont causes que l'inno« vation et l'augmentation sont nécessaires pour nostre langue » et ne Tétaient pas pour ces deux autres antiques (0. tant son impression est ce sont là détails » (0. 636). est volée des grands Autheurs est » (Adv. Elle n'est pas plus sévère en matière grammaticale.. et qu'elle ne manque ni de clairvoyance. réservé demy dou- zaine que la seule lourde peuplace Telle est pour elle la théorie d'un mot : « employé » (0.. 187-8 Adv. Du Bellay.. j'entends.. de ceste sorte et de à déterminer exactement le genre des mots? « Singulier repas que celui où on convie les modernes. plus ordinaires.. .. de mots. c'est-à-dire au Latin. mais pleins d'eau pure la « » (0. 587). Adv. à la faveur de l'accoustumance » (0... A quoi bon s'acharla ner à distinguer de sorte. même pas besoin d'apprendre 1 la syntaxe. polie. semée de fleurettes. et raisonner de toute sa puissance. 392). à mode de Ronsard. 406). (Ib. mineurs » Adv.. 73).... « l'estrangeté en est ordi<< au Grec et . Adv. du vocabulaire elle la résume d'adjouster sans retrancher. 155). Accueillons donc les mots nouveaux.571. Vu lieu de biffer comme suspectes de vulgarité « la moitié des ».. devant une belle nape blanche.. Une fois bon de » se souvenir que la langue vulgaire un joug « roturier et servile escrire. Elle s'indigne alors des . premiers re formateurs de cet art depuis ces trois fondateurs Il » (O. de Seez. là où manque splendeur de liberté (Ib. Aussi M lle de Gournay la veut-elle rymer. 366). qu'elle est informée. près dans et dedans. A l'en croire. « 2 . le Cardinal temporains du Perron et de M. L'air et la méthode d'un parler I.

etc. trop latins. subsister faites avec minutie et si par exemple la vieille demoiselle ajoute. Enfin son maistreou maistresse est changé ensonmaistre ou sa mais- sont-elles quoy sont ces doctrines commodes en à quoy ces doctrines commodes. Mais ce qu'elle a rédigé autrefois. elle employé) par toutefois. substance. les mots vils images heureuses. plani. en ne perune autre série de mets pas qu'on voie une union. de le elle essaie rajeunir. ce souvent elle a de tenter l'apologie .). .L OPPOSITION style. ner. Assurément ces corrections n'étaient point on voit la même faute. opposite. lors. un nouveau paragraphe à ses anciens traités. ores. ou trop bas : adonc. ceste qualité est mienne. dol. jà (défendu ailleurs) se jacter. ceste tresse. durant par pendant. Mais où il eût fallu faire des réserves et des distinctions. coulpe (mot qu'elle défend ailleurs Adv. rais. elle s'enferme dans un absolutisme intransigeant. paravant. quelle peut relire aujourd'hui et critiquer à tête reposée. ouy bien: je disais d'entrée est parfois remplacé par . texte. elle retrouve naturellement sous sa plume. emparer. 745). sans songer à les proscrire. cependant que par tandis que. elle \ MALHERBE 1 sème. disparaissent quelques archaïsmes appendances. matière (terme bas remplacé en plu- sieurs endroits par sujet. estre à. redressée ici. émerveilla ble. je disais tantost Elle efface partout au rebours disparaît devant au revers. que du passé. hienheurer. et et les moins l'air de défendre la liberté en elle-mc-me. bénignité. las. ne permets pas naistre une union. en se couvrant de la liberté. En 1641. sauf par excepté. elle biffe toute mots trop vieux. arroy. polisseure (dans le sens de politesse). déterrer. ains deviennent a uparavant. : adheurté Dès 1634. Liberté el d'autres. outre plus. moyennais- remplacé par rosoyer. la constitution ou la sance). riottes. on s'aperçoit qu'elle s'est corrigée. floridité. mettre à jubé . elle s'est sentie elle-même vaincue et elle a cédé. nature (sans article. au sens de détourner). néantmoins (d'abord très fréquemment Elle raye aussi avait plaidé. une dizaine de fois le mot maint pour lequel elle remplace nul par aucun. souéf. : aussi quelques anciennes constructions vostre prudence. etc. quelque tel vice. ouy. duire. voire. revenger. Au reste. condition. par ensuite ou au surplus. qu'elle pouvait employer sans scrupule dans sa jeunesse. à dont question. fiers et quart. Si on compare le texte de V Ombre à celui des Ad vis.. d'abondant par davantage. malgré les longueurs et les redites. . dans là et ailleurs sa dernière édition. les mots et les tours anciens.

pleurs. Dans les pamphlets littéraires. la elle Requête des Dictionnaire* ou reparaît ComégroJe 3). quoiqu'elle : ait dit dans cette même édition de 1641 : « C'est faillir de dire le : 77 ne fut jamais en de telles affaires puisque babil superflu d'un de se rend importun en nos Critiques » tels endroits. et les . : comme adverbes ou . l'auteur a taché en La revision s'étend jusqu'à l'orthographe enfin beaucoup d'endroits d'éclairer ou d'alléger une Il En 1635. quoy que puissent prescher de devancer l'usage . d'abord féminins. 7(i2 Même -vais il lui arrive de son temps en ce qui concerne la place des jpronoms elle corri- gera par exemple je est fort restreint. duquel. auquel. non pas de changer. Voici comment elle essaie d'excuser ou d'atténuer le sacrilège prière expresse (des Imprimeurs) m'a contrainte.1 i HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE développées. quoi que c'en . L'emploi du participe présent. de Boisrobert à Richelieu. Elle avait et laide. y a plus. trois ou quatre mots à travers champ. caprice. fille tort Avec sa « mie Piaillon elle ». . (Adv. elle avait la vanité de ses efforts. quelle donne de Montaigne. formes assez lourdes lequel. le leur enseigner en je vais si le leur ensei- gner. qui leur sembloient un peu revesches au goust de quelques douillets du siècle et ces clauses sans aucune mutation de sens. elle change quelques mots au phrase obscure et embrouillée. Etant intelligente. C'est elle qui tient le rôle tesque de revenante de l'autre siècle. ces mots sans nulle conséquence. Adv.%. Préface aux Essais de Montaigne. dans l'édition aux imprimeurs une concession contraire à tous ses principes. et de ranger la syntaxe d'autant de clauses : : particules. libre encore au xvi e siècle. la invariablement. die Académistes. » (MiU de Gournay. tombent souvent fois elle fait par- précéder l'adjectif tel de la préposition de. les naturelle du page de Ronsard. au lecteur. Les corrections grammaticales de 1634 sont aussi poursuivies et l'article. passent au genre masculin.. . oiiy bien de rendre seulement moins frequens en ce livre. comme un personnage de conscience de sens la comédie italienne. elle parut vite ridicule. et sa servante Jamyn. absent de tant de constructions de l'ancienne là langue reparaît où le réclame l'usage moderne r . qu'on eût cru inviolable suffi à Aucun de ses mérites réels n'a et fille sauver M lle de Gournay le des quolibets d'être vieille des farces des contemporains. les mots estime. iij. et disait d'elle-même : « deffaveur où je vis en mon siècle » (0. » Leur mesme 1. texte de son elle fait père adoptif. 1635 C. duché subissent la conversion ins erse demander que c'est que est corrigé en demander ce que c'est que. soit en quoiqu'il en soit . et les mots épithète. la amusait des gens des cercles. l'usage des relatifs se restreint.

importance devient rera de lui. des syl- labes. Paris. Rosset conserve encore quelques survivants du siècle prémais ceux qui tiennent la plus large cédent du Perron. loi nouvelle. son enseignement se répanMalherbe devenait le pédagogue de dait et agissait sur les esprits contraire. d'Avity. dont il avait incarné le 1. Huguet. Bien au delà de sa petite école. 3. SES CONTINUATEURS Malherbe alla toujours croissant. mais avec un avis significatif de l'éditeur « Jay voulu mesler ces pièces du Sieur de Ronsard. l'action de . Partout triomphe la D'Urfé. A. Racan. Monfuron. du groupe formé par Racan *. de Mé/iriac. et les libertés qu'il prend avec la doctrine de son maître. en s'appuyant sur ce bon usage. Colin. renforcés encore de Racan. Touvant.CHAPITRE III INFLUENCE CROISSANTE DE MALHERBE. l'Estoile. Le Séjour des Muses ou la Cresme des bons vers (1627) contient des vers de Ronsard. ce sera d'après sa propre méthode. Après 1610. universellement reconnu. lui Coeffeteau viennent à comme à la source de toute Gombauld lui soumet ses doutes grammaticaux. Vaugelas se forme à ses leçons. L'idée même qu'il se fait : de cette règle. Tristan. quand on se sépa- ou qu'on le censurera. Quomodo Jacobi Amyot germonem quidam d'Audiguier emendave: : : : U. Dix ans plus tard. Peu vieille à peu les libraires écartent de leurs recueils les vers « à la mode » pour faire place aux siens et à ceux de ses disciples 2 On rajeunit le: anciens textes en 1609. 8°. dans l'intérêt de cette pureté du langage qu'il avait tant aimée. pour faire voir la différence du stile du passé au présent » (p. : . sa règle est généralement adoptée comme langue de son qu'on doit écrire. Colomb v. 1894. de Lingendes. . Bref. 2. Balzac base de la l'avoue pour son père intellectuel. revu et corrigé 3 les auteurs s'épurent eux-mêmes. d'Audiguier publie un Amyot. quoiqu'il fût « comme une cabale où le vulgaire avait peine à pénétrer ». Dans les Délices de la poésie françoise (1615). le tyran. . des Yveteaux d'Urfé. Yvrande. c'est Malherbe et ses suivants Maynard. dont Malherbe est le prophète. ils seront seuls dans le Recueil des plus beaux vers de du Rray (1626). 1900. 201). Roisrobert. Maynard. l'idée commune désormais. Desportes ne figure plus dans les recueils. place. de Coulomby. Paris. Sur l'usage grammatical de Racan. Cf. Rertaut. Au la cour et des salons. Du Moustier. pureté. du Moustier. voir Arnould.

mais y avait eu au xvi° siècle y a il est bientôt universellement reçu . fil il un purisme théologique. mais l'auteur n'en suit pas moins son exemple. arrivé de Provence peu de temps après Malherbe. Avant que Scudéry discute grammaire avec Corneille. étant utile pour désigner la .16 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE respect.). avec quelques diverl'ar- gences. 582Ï.Y. La grammaire est partout. En dehors des ouvrages théoriques. mais il fait encore scrupule à quelques-uns en 1687. > n'habitoient pas dans la Grammaire. Au lecteur. un contraste complet avec ceux qui Font précédé. — Un des premiers qui suivent ' mouvement est ce Pierre de Deimier. Des chapitres entiers. Chapelain l'accepte (Guzm. ses disputes n'alloient pas à Ils Il l'infini. « s'establir II. Voir les Dialogues satyriqnes et moraux de Petit. Richelet l'acceptera. de Bordeaux. J*) reconnais aussi sa haine. et les consacrés à combattre la licence prétendus droits des poètes. Deimier. Camus proteste contre ce nom prétentieux de puristes que se donnent les nouveaux venus ~. . des archaïsmes et des néologismes. beaucoup de règles chères à Malherbe sur l'omission de des pronoms 113. . d'Alfar. dans Académie de L'art poétique. Garasse est blâmé par ses censeurs pour ses métaphores et ses crudités. « . les constructions irrégu- lières du gérondif (4 i. Priv. dont Y Art poétique a paru en 1610 ticle (466). quoique atténuée. tard. nouvelle religion. du 20 oct. 111. étudiant Bref ce livre fait les vices de langage parmi les défauts des poèmes. Desjale nom de Puristes qu'ils se donnent mérite d'eslre repurgé que si leurs jugements sur la langue Françoise (de laquelle ils se disent rechercher l'éloquence en la purgeant des mauvais motsj sont aussi mal bastis que leur tiltre. tout en raillant Malherbe. que se peut-on promettre de leurs censures qu'une pure extravagance » (Issue aux Censeurs. 4i6 r 468). les témoignages qui marquent l'importance croissante accordée à la pureté du langage abondent.. . J. Deimier est blâmé au mot poème). On ne sera plus contre lui qu'au nom de le ses propres principes. etc. dans une sorte de Gradus français. Monet. Paris. et Dupleix avec Mathieu de Morgues.7). les transpositions trop rudes (Ibid. Les dictionnaires de Çotgrave. 1630. les MarTrois ans plus guerites poétiques d'Esprit Aubert. p. son sentiment que (369 J7 le français est suffisamment riche Mais ce qui est plus significatif que ces rencontres de détail. Balzac. du poète en matière de vocale vi e etle vn°. le P. 1609. sont bulaire et de grammaire. J'y retrouve. désormais un purisme grammatical.">94l ils y passoient une plus heureuse contrée ». dogmatisait aussi à ses heures. Ils ne séjournoient pas. pour limiter la liberté c'est lidée d'introduire toutes ces règles et le soin pris dans un livre de poétique. Oudin l'ignorent. 1. 3. 2.. Il dit quelque part : « Quoy que Platon ait disputé des syllabes et des mots. a voulu \s lui aussi.

disant qu'il faut à leur enfant une nourrice quy parle françois. janv. ce qui donna lieu l'histoire aune véritable guerre. le sentiment que la beauté du langage est une des principales distinctions en donne le goût. exposant que. et déjà les Lettres prouvent que ces questions n'ont jamais cessé de préoccuper beaucoup le maître des beaux c'était esprits. sur le pluriel des abstraits. 1640. rices » vient se plaindre qu'à Une « recommandaresse de nourson bureau on demande des femmes ce qui n'est pas de leur état 5 qui sachent bien la langue. édit. de Phyllarque. I.). II. se laisse surprendre plusieurs fois à émettre. si Dieu plaist. « dont on avait recueilli un assez grand nombre pour en faire un juste Dic- Le porte la lutte : tionnaire » (II. adonné. de bonne vie. de Bourzeys. 137). mais seulement. Lequel perdre mieux de point ou de pointe du jour? Gomment prononçait-on eu : «. ce quy est de soi état. qui a pris les gens du monde. n'en a pas moins plusieurs lois sur ce terrain (voir Lett. Paris. quy sont qu'elle n'entend point {Rôle des Présentations. quoique moins bien armé que son adversaire. - . et mourra sans reproche: de quoi ne se conter tent pas les monsieux. Un calme relatif des affaires en laisse le loisir. On se passionne pour les mots ou les tours de phrase comme à telles protestations n'avaient Voir plus loin les opinions qu'il a exprimées sur la superbe. 23 juin 1639. p. etc. la revenue recommandaresse de nourrices. III . sur les verbes « neutres ». A M. comme à Paris-? La crainte de le le bel air de la cour le remplissait de souci 3 . célèbre dans Le Rôle des présentations s'amuse de cette rage de grammaire.INFLUENCE CROISSANTE DE MALHERBE 17 mais le Socratc chrcstien. en 1031.). Roux. Œuvres. aucune portée. Histoire de la Langue française. à M. lain. introuvable? du moins valait très sérieusement qu'il surveillait sa diction et la 1 pureté de son style . 703). que la nnirrice a bon laid. oser dire intrépide. de la conjonction. phologie. P. II. V. . 162 et ailleurs). De son côté le censeur était menacé d'une recherche exacte de ses fautes. ou eiï. sur rendre et le participe passif. I. est et sera tousjours. tour que Vaugelas s'est cru obligé de défendre. et encore immatriculée au secrétariat des Grands Jours de l'éloquence françoise. la première demande qu'on fait à ludicle exposante est si la nourrice qu'elle recommande sçail bien parler françois.. De [ib. t. affectueus?menl brave {ib. son avis sur des questions de langue. ce qu'elle ne peut ny ne doit garantir. quand elle présente quelqu'une de sacognoissance pour estre nourrice en bonne maison. 180. Voiture lui-même. semble-t-il. écrit à M lle de Rambouillet sa jolie lettre sur affecté suppression du car. 20 3. 4. S'il plaisantait en demandant à Chapelain des pré- servatifs contre la contagion Fallait-il du galimatias et du gaseonisme. à des sujets plus légers. 15 nov. 1634. comme je fay. 1858. tout en se jouant. S'est présentée Guillemine. il Une première la fois. L. Il reproche en particulier à « Narcisse » ses comme je sui. Cf. 332. chap. Goulu. Dans les salons se continuait avec acharnement l'œuvre de Malherbe. restes et reliques. à Chape2. de la Koche-Hély. 1640 1. sur cette histoire la Mor- 5. d'éviter dans son roman de Polexandre. que Gomber ville avait grammaticale 4 . comme je fui si je n'estoy pas voslre serviteur. Voiture. « ».

Mil K FRANÇAIS!: idées philosophiques ou les doctrines Tout un travail grammatical s'accomplit dans le monde. ne doivent pas en être considérés comme les auteurs. et autrement que par la création de l'Académie. qu'il était parmi les puristes. « La grande Artenice m'a 391 sur snnje. I. 20 i. l'œuvre est. à la langue nouvelle qui s'élaborait. voyant que ces trois consultans dont il parle dans sa préface. mais seule- ment comme les rédacteurs. il en parla à cette Dame. Mais nous savons de façon précise. . Une opinion reçue dans un cercle a souvent fait loi à l'Académie. on traitait des Petit. Personnelle. de l'Arsenal. sur raffinage. le Cardinal y il trouva le terme d'avoler et le rejeta. p. Elle est tout à fait impossible de séparer ce qu'ont grande qu'il est la fourni. qui alors estoit pour sar</e. d'autres époques pour les jeux et des sur le futilités de la vie mondaine s'y glissaient des discussions langage. I. 1. grammaire du XVIIe siècle appartient encore dans l'opinion à des hommes qui cependantne l'ont pas faite. : . Bibl. puis « après avoir ouï ses raisons l'approuva (cf. enfin été exprimée par Vaule gelas. plus loin. Dupleix nous rapporte que lisant son Histoire. au xvn c collective. nous a conservé l'histoire plaisante d'une discussion chez M de Gournav préciosité. fré- quentée par les mêmes que hôtes la .18 HISTOIRE DE LA LA . Dans les autres cercles. les hommes et les femmes. mêmes lle ques- tions. Voir par exemple dans Vauirelas. au xvi° siècle. régnait déjà en maîtresse On ne saurait trop marquer l'importance de cette collaboration si des grammairiens et des gens du inonde. Cf. elle a . 10°. . qui devra paraître un jour. 3. On se rappelle que la tradition attribue à lliehelieu l'introduction île la phrase Je lui ai dit d'aller an Louvre au lieu de je lui ni dit qu'il allât au Louvre. au Lexique. la sous d'autres noms. d'une part masse anonyme des gens de cour. estoient pour serge. Faute d'avoir ce Corpus. Voir ms. les écrivains et les gentilshommes. Patru a ajouté en note dit elle-mesme qu'elle est cause de la Remarque car l'auteur qui estoit pour sartje. Il y a dans les papiers de Gonrart une bouffonnerie sur ce sujet. sur la prononciation de arroser. et qui maintenant a changé d'aï : <> . Vraie ou fausse. 112tî. '. Jamais la fusion entre ces divers éléments n'a été si intime. auquel la cour et la ville. 352. Des mots vieux 2. où 2 . dans ses Dialogues satiriques et moraux (1687). faudra-t-il tenir le lettre même compte d'une ou à un roman que d'une remarque la de Vaugelas. qui avait visiblement occupé unesociété. Richelieu et Faret collaborent L'hôtel de la grande Arthénice donnait l'exemple au milieu des littéraires. qui n'a fait rédiger 3 Aussi quand Corpus de la grammaire française se digression prise à une fera. de l'autre les écrivains et les théoriciens proprement dits. et ceux dont nous citons les noms . l'anecdote peint bien une scène qui a dû se renouveler plus dune fois dans ce monde.

En avançant. si inquiné et diffamé. tout ainsi que la vertu de Themistocless'eschaufîoit parla considération des triomphes et trophées de Miltiades Ainsi me sens-jc eschaulîer le courage en la contemplation des braves discours de ce torrent d'éloquence. le pays latin. Il faut entendre Garasse et les fils de Pasquier définir ce pédant Comédies de Larivey.. etc.. Depuis d'inexpérience et de sottise était des années. Le recteur Roze régentant l'usage. loin Auvergnat. l'autorité du pédant ne s'accrut point.3^ De la langue des savants il ne pouvait même être question.. l'université de Paris. se saouloient usque ad guttur. faire royne in soli« Très illustre. quelques années après la Ménippée 2 l'idée eût paru bouffonne à quiconque. prétentieuse. Voyez les 2.. et si paisible qu'elle est maintenant par la grâce et faveur de vous autres messieurs... monsieur le chancelier de la lieutenance.CHAPITRE IV LA THÉORIE DU BON USAGE Le langage pédant. — D'après la le milieu où a été faite faite. doyen de Sorbonne se levant Humiliate vus ad benedictionem. Ce ne pou- que la langue de Cour .. et le caractère de ceux qui l'ont déjà ce qui fut considéré alors vait être comme le on peut deviner vrai français. et on fait à la fois le s'amusait de leur jargon. qui vient de triompher de dire « Or je ne veux icy refriquer les choses passées. etc. et le recteur débitant son discours macaronique 1. si Dieu plaist. Quand ses habitants voulaient se servir de la langue vulgaire. c'eût été à : qui venait divertir lui attribuer la peu près de pouune autorité quelconque sur le donner à un Bas-Breton ou à un le public. Et à chaque instant les mots latins ou grecs lui viennent tout crus inquam. il semblait qu'ils la parlaient comme on parle une langue qui n'est pas à soi.. et en attendant je diray la fille aisnée de Monsieur le lieutenant de l'Estat et couronne de France. elle n'a point esté si bien morigénée. je ne dy pas du roy de Navarre. mais du roy que nous eslirons icy. le Lncfiiais. vous remonstre en toute observance que depuis ses cunabules et primordes.. et postea habebitis haranguam. . mais sommairement vous dirav. pédant un personnage classique de comédie voir lui en imposer français. le Fidèle. en conclure in modo et figura. la nou- velle langue. Leur montagne était un pays étranger. On se rappelle le : : auguste et très catholique synagogue. ergo gluc. l . très : : ilum. probo minorem a majori ad minus. messieurs. » « vous avez. tout au con- traire.. que la fille aisnée du roy.. membres de l'Université plus qu'à personne. ny capter votre benevolence par un long exorde.. si modeste. et aux . Pelvé incapable de parler français..

Badin. et que les forces de l'Eloquence ne sont point mises en pratique plus heureusement que par les grands Prélats ou par les Hommes d'Estat et d'affaires. des Vers galants et des Billets doux qui tient pour Partisans du .! . . ni même 1' « instructeur de jeunesse » ridicule ou non [Ihid. cependant ils ne prennent pas garde qu'ils méritent bien le titre qu'ils d nnenl aux autres. Racan. » Garasse. tout « écrivain » ou tout « sçavant » qui « n'espousoit pas la suitte de la Cour ou son goust > (de Gourn. 110-111 cf.. La « Nouvelle allégorique » contient une satire aiguisée et plaisante de la « Rhétorique à la moda du siècle » « Sans doute. II. des Ballades et des Bouts rimez. Ce ne fut plus seup. en Et il traitant de Pédants . Pasq.. Défense d'Est. puis que toutes leurs occupations et toute leur Science 1. des rech. 413). et que les belles les Harangues qui se font devant Roys et dans les Compagnies Souveraines. 121-122.. c'est ce : que l'autheur de la Nouvelle allégorique entreprend de faire lorsqu'il feint une Rhétorique à la mode de nostre Siècle. non seulement ceux qui s'amusent aux Vétilles de la Langue Greque et de la Latine. et qui d'ailleurs pour deux ou trois petits Mots qui ne sont pas à leur goust dans un ouvrage le condamnent entièrement.. 3. ou l'homme qui affecte une science badine et qui s'en ). c'est souvent mesme chose 2 les retourna compliment aux précieux. O.. 21 1 lement l'animal indécrottable dont parle le Francion (liv. Ces gens-là appellent Pedans.. Si bien qu'il vint un moment où Sorel se demanda si vraiment tous les gens qu'on en accusait étaient nécessairement les « suppôts du prince Galimatias ». où l'on ne débite gueres que des Galanteries et des Jeux d'Esprit. qui n'a autour d'Elle que des Madrigaux. mais encore permettra-t'il que nous croyions que les Loix de la Rhétorique sont assez bien entendues aux Lieux où l'on les apprend ordinairement. 635). 393. Bientôt la qualification de pédant se généralisa encore. 2. . glorifie démesurément (Polyand. Discours sur la Xouvelle allégorique et sur la Relation faite en suite p. IV. 300-301. Nous ne prétendons point beau Sexe la gloire de la vivacité des pensées et de la pureté du Langage. et oùd'estre Galand français et d'estre le .i09. valent bien les Conversations des Ruelles. Rech.•20 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE et essayer de s'appliquer réciproquement la définition '. à la suite de la Relation du royaume de Sophie). cf. L'Allégorie est « une subtile invention pour se moquer de certains Hommes de nostre Siècle qui préfèrent quelques Bagatelles agréables à tout ce qu'il y a de sçavant et de curieux dans le Monde. 320). I. Galimatias tous les Gens de Collège avec catset des Prédicateurs et qui principalement la pluspart des Advo- lait régner l'Eloquence oster à ce dans les Alcôves des Dames. mais ils condamnent en général tous ceux qui s'apliquent à quelque étude curieuse. ce fut à la mode des législateurs nouveaux ». I.

- Le langage du ton ? On eût pu le — Etait-ce le Palais qui allait donner le croire cent ans plus tôt. 30-32). qui du français dans tous les actes de procédure et d'administration (cf. mais. d'imputer non à louange. . t. ne s'étendent qu'autour de quelques menues observations de notre Langue et qu'ils peuvent estre véritablement appeliez Nos Pedans François ».. autour de 1530. sa Même s'il eût bien posé la ques- manière de voir n'eût pu prévaloir. qui pis est. tion. Eux ne faisant que fort peu de choses eux mesmes. le faisant qui court entre les y a je ne sçay quelle jalousie Advocats mesmes.. du royaume. 340) ». ils devaient s'accommoder à écrire et à lire en français. palais. et de qui toute l'Eloquence ne consiste qu'à s'abstenir de quelques Paroles anciennes qui sçavent détruire plutôt qu'édifier. Dès lors la langue littéraire n'allait-elle pas être la diverses professions constituaient l'élite intellectuelle Presque seuls ils écrivaient et lisaient tôt leur. . Vainement La Mothe le Vayer essaya de démontrer à Vaugelas que savoir les langues anciennes n'était et Racan concéder aux pédants pas inutile pour parler la nôtre.. D'abord. marqué par eux d'une forte empreinte parlementaire et judiciaire ? Diverses causes empêchèrent ce résultat. . c'est-à-dire l'idiome commun pénétré de leur idiome profes- sionnel. D'autre part. •> . fut que la langue technique de la justice dut se compléter immédiatement de tous les mots et formules nécessaires à le la pratique. le siège des gens de Cour était fait. 124-127). quelles que fussent leurs répugnances.I A THÉORIE DU BON USAGE il Toutefois. de façon à se suffire à elle- même. II. l'ordre de se servir de la langue gens de robe qui recevaient l'exercice de leurs commune dans . Il faut entendre aux Bas-Bretons d'écrire en prose française « comme Ton fait aux impotens de se promener au cours et aux Tuileries (II. le souci d'avoir et d'écrire avec élégance était sus: pect parmi eux. Pasquier l'avoue tout franc bien dire ne soit une propriété et vertu à nostre estât : «Je ne dy pas que deust le qui le mais je ne sçai comme il estre annexée malheur veut que la plus part de nous non seulement ne s'estudie d'user de paroles de choix. qui sont des Imitateurs serviles de ceux dont ils cèlent le mérite et la Gloire qui ne sont que des Entasseurs de lieux communs et des Larrons du bien d'autruy et enfin ceux donl les Inscrits ne sont propres qu'à plaire sans aucune utilité Ibid. Elle était seule. qui se trouvât dans une si les avantageuse nécessité. ou tard. Une des conséquences de l'ordonnance prescrivait l'usage exclusif de Villers-Gotterets. sans parmi les secours du latin. pour grand que lut le nombre des gens de un style lettres parmi les hommes de judica- ture. « qui se contentent de critiquer . langues techniques des sciences.

seigneur. M. . 1>. gens de justice qui se mêlent d'écrire l'histoire raille l'esprit aux Muses contraire - : .. Il parle de II. . au xvi c siècle. l'estude que l'on y veut apporter quier. 1586. VI. 1. Le berger de Pathetaire : roué Thibaut l'Agnelet avait déjà pu loi semblant de ne point comprendre le jargon des gens de Un 1 ne scay quel vestu de roié. a beaucoup aux autres qu'à celui-là. si se demandait : a tout aultre usage. a affecté.22 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE » ains à une affectation. . 51 v°). la .. 13 ? Les poètes ne furent point favorables au langage des gens du Palais. 355. ce n'était point la doctrine de l'école. XXVII.M'a parlé de vous. ajoute ceci de son cru. Marrv. Apporte du creu de sa terre. On recueille bien de temps en temps une opinion moins sévère. la langue judiciaire était déjà figée. il). il Quand Pasquier veut qu'on si « les haleine par la praticque ».. l'église Sainct Pris ». même ignorance ingénue (Ep. avec impertinence . maison à peu il méchamment que il Rabelais 375). pour amuser I. En lin. lement mais figée non seudans un état archaïque. éd. 268. un homme même instruit s'embrouillait déjà dans le grimoire du Palais. et c'est très sincèrement que Montaigne « Pourquoy est-ce que notre langage commun. plus pris friand des langagesdes diverses professions. à peine de quoi montrer que rien ne doit être étranger : au véritable écrivain Vous estes défendeur et je suis demandeur Les mortels ont ça bas pour usufruit la vie III. III. » pis (pie cela.. Qui.. (Pas- IL 12. devient obscur et non intelligible en con» tract et testament Ess. vers 1550. Ronsard. tout desvoié. le outre. f. l>u pur jargon de son palais 200). Et souvent parlant de la guerre. II. la Et Jodelle près aussi traite est franchement les « hostile. nourri seulement aux plaids. Jannet. 191 En vérité. De-ci de-là tout juste une métaphore. le roi. mon maistre Et ne scay quelle adjournerie Quant le n'y à moy. qui n'est point comme fait confrère au diocèse de < lui illettré. par saincte Marie o-ros ! entens ne ne «j-rosle. un jour en qu'il avait St. Mon bon Qui tenoit ung fouet sans corde . Let. été Et Marot.

1584. Tout ce qui en reste se conserve en partie dans quelques familles iidèles aux anciennes traditions. Quelques-uns parlaient-ils avec un on peu de soin et de raison. dit-il. en France. 14). Tobler. L'avantage que leur donCette opposition s'accentua de plus c en plus. sives. n'y a tout le temps de leur vie « hanté es cours de France ». peut-être aussi bien la Il est vrai que son 18. où bonne prononciation française devait être cherchée à la cour. 58). le non de son temps (Hyp. et raillaient dès lors les expressions de praticien. Nous y aux écoutes. ce qu'on doit retenir des textes de ce pasmoins ses jugements a lui que les témoignages qu'il Et plusieurs apporte. quand on écoute parler en ne pas entendre c'est lui le philologue. du xvi siècle. et puis le palais de Paris leur donnoit la trempe » (Conform. depuis sa mort. et dès la fin naient les conditions dont j'ai parlé plus haut n'avait pas suffi. Je n'en donnerai qu'une : « J'av toujours dément ailleurs. Mais on sait que. 8).. répété et a cru bout à l'autre des Dialogues du françois italianisé. de de ceux-ci sont très significatifs.. 1. sa chancellerie et sa chambre des comptes {Préface de la Grammaire. quoique là aussi pénètre la contagion d'une prononciation incor- recte » (Defr. que preuve. linguae recta pronunciatione. scholarés » DiaL. que la cour estoit la forge des mots nouveaux. ou encore de pédants. Encore Estienne lorsque Robert Estienne prétend s'appuyer sur des gens qui ont Il Cour. de Bèze François la I : fut un temps. qu'on peut appeler à bon droit le père des lettres. risquaient-ils un « soubs correction les traitait de « clercs ou de secrétaires. le langage a peu à peu changé avec les mœurs. Est-ce à la même et roi cause qu'il faut attribuer Inobservation pourtant bien « 11 sérieuse celui calme de Th. religieuses démontrer d'un Mais les haines ont tant influencé son jugement. S'en fier à la Cour Il yeux bon autrefois. on voit très clairement que l'usage qui va devenir dominant n'est pas celui des hommes de loi. éd. apprenons que les courtisans étaient >>. Il ne sépare point ces deux sources de « parler exquis ». qu'il se sionné. cela signifie Cour du roi que son parlement. 1557). du er . fils Henri a professé des opinions plus excluétait à ses l'a dit. politiques et 127). on n'est jamais sûr de le protestant. en partie au Parlement de Paris. au point qu'on voit de moins en moins où il se trouve en sa pureté. au moins en partie eu ceste opinion. Ce n'esl pas à dire qu'au commencement du xvu e siècle l'usage . ce sont Sur ces questions.LA THÉORIE DL' BON USAGL 83 mais dès 1550 de l'usage de les préférences sont la nettement accusées en faveur guère que dans la maison des où on soit obstinément attaché à l'usage du Palais.

p. : Comparez « Un jeune : : d'épices. 1 . il ne les recevra jamais de cette montagne. />•. à cet égard. 1608. 132. on ne vous laissera jamais monter jusques au haut. comme Palliot leur conseille d'y du parlement chercher l'orthographe « 2. quand les Poètes ont quelque différend. de Saint-Paul. donner sentence.. 1632.>r>. Malherbe était bon procureur normand. qui avait. vu. Nous : verrons lutter en faveur des mots du formulaire die des : débouter. chirurgien de Paris que je reconnu qui a voit un peu estudié. notoire. Gh. R. ils plaident eux-mesmes leurs causes et ne treuvent que trop de juges qui ne demandent point 3.24 r HISTOIRE DP. ils on en vouloit user en d'autres matières où ne sont point le receus par coustume » (Tabl. allez vous en à la grande Chambre plaider une cause et disputer de l'Eloquence avecque JobertetGautier. p. ce reprises contre les courtisans singes de nouveautés n'étaient pas les maîtres disant. qui ne voit que des syllabes et des mots dans une Ode ou dans un Sonnet de Malherbe » (Le Parnasse ou Critique des Poètes par de la Pinelière. «». 2. P. Et Maupas s'emporte à diverses ». Acud. homme d'épée et de cour. ce sont deux mestiers qui n'ont gueres de liaison ne s'accordent pas beaucoup.. dans les lettres comme dans le monde. la l'incomparable mérite d'être traditionnel. LA LANGUE FRANÇAISE fût uniformément sacrifié par tous à l'usage de la Cour. de Véloq9 franc. . Mais la du langage. etc. ne sera pas blasmable pour se servir des mots : du Palais si mais qui doubte que la l'on ne passast pour impertinent.Aignan. etc. La Comé- Académistes lui répond nommément 1. que de plaider et de faire des vers. et qui m'avoit prié de voir de ses vers un matin qu'il m'estoit venu friser les cheveux car ces messieurs donnent maintenant à la Poésie les heures de divertissement qu'ils donnoient autrefois au cistre et à la mandore) l'oint et s'approcha de luy et luy dit Allez Ciceron. Des pièces de procédure rédigées par lui le font voir. vous aurez beau présenter des requestes à ApolA quoy faire avez vous passé tant d'années au pied lon. Deimier recommande aux poètes de chercher la perfection du langage aux harangues des avocats célèbres '. p. le style de l'hostel de Bourgogne n'a guère de rapport avecque celui du Barreau Homère et Virgile a voient bien d'autres génies que Cujas et Barthole et tel trouve des beautés particulières dans l'article d'une coustume ou dans le paragraphe d'une loy. joint que. J'ai donné ailleurs ses arrêts contre nonobstant.. à son ordinaire. par . p. Le vray orth. Malgré cela.. il se piquait d'être un Malherbe Saint. Et il poursuit dans les vers de Desportes tout ce qui sent la chicane. le langage ordinaire de la chicane est bien esloigné de eeluy qu'on parle dans les Cabinets des grands ou dans Académie des polis. à ses yeux. ellect dis-je à mon guide). i. Celui qui escrira d'une de chicane. sur M le mode lyrico- élégiaque. « En et qui 1 . Après affaire lui quiconque traite du bel usage « se croit obligé de reprendre et d'aggraver ces condamnations. on n'a que faire d'Advocats sur le Par îasse. licite. 29) 3 ile de Gournay présenta. . la défense du langage « palatial ». Angevin.

quy com- mence par : Nostic amé et féal. du moins à prendre ? vêtement du jour Dans cat. le Rôle des présentations. ce n'était point eu faisait montrant sa robe.i. le 1()62. les termes de Cicéron serviront pour m'excuser de m'y estre tant arresté. encore en usage au Palais. de guerre qui prie qu'on lui explique papier qui lui a été alors Sans aucun doute le capitaine devait Dans le monde où se faisait l'opinion littéraire. />. et traita les courtisans de « Parmi eux. Devant le tribunal comparaît d'une part un avo- qui demande le maintien de son grimoire. duquel. homme remis ? . la question était déjà posée d'une façon plaisante. 1654. « S'est présenté le sieur Rouillard. 131 « S'est présenté un capitaine licencié apportant sa lettre de Licenciement. allaitle La réaction elle forcer la irait-elle loi plus loin? Au Palais même. la p. aspreté. Qui vous vieille fait Gourné. ut hujus » de tant de belles maximes.. V. Toute cette scène grossière est à dessein farcie de mots vieux. requérant déclaré que. ne l'ayant infantiae fait. bon usage ne serencontrera-t-il point aussi dans les conversations de tant d'officiers <>u de notables bourgeois et de tant d'honnêtes gens qui habitent aux villes? Quoi. Le Menteur de Corneille en sait bien le secret : Cliton.. de VA. 142). t. KJ8-70). la guerre à montrer votre flamme ? Sorel proteste de sou côté contre la théorie du bon usage telle qu'elle est défi: nie par Vaugelas « Le bon usage des mots ne sera-t-il point connu ailleurs que parmi Les d'épée pour la plupart ? Ne s'observera-t-il point clans les synodes des prélats et dans les conférences ordinaires de quelques ecclésiastiques.). surtout de salvation... même d'intimation avec son O.. forclusion et autres en i'o. le de l'autre un l'emporter. dans les OEuv. detracfer encor. I..L \ THÉORIE DU BON USAGE la 25 Comment. qu'il soil 2. dero. où pensez-vous ''Acte se. c'est estre vieux Gaulois de dire. Hist. il n'en faut point davantage pour vous convaincre que vous n'estes pas dans la pureté du beau haut: . De V éloquence française. (La Mothe I. quy est ny en grec. mais notoirement bon françois (Rôle des présentations. écrit-il. eu égard. VA. mode sinon à porter perruque. Qu'a de propre 1. 130).U. La Mothe le Vayer reprit la thèse. lequel. desquels mots il demande l'interprétation //).. mais en faisant blanc d'une épée qu'on se valoir. I. ou dans les sermons des prédicateurs ? Ne se trouvera-t-il point dans les assemblées des parlements et autres juridictions. ny micron. Dise. où il se fait tant de harangues et de remontrances?. Je n'oserois m 'expliquer en François de ce que je pense sinon. le plus grand nombre ne doit-il pas l'emporter sur le moindre?» (Sorel. avec une infinité d'autres paroles qui et si vous vous servez d'une diction sont dans l'usage ordinaire qui entre dans le style d'un Notaire.L. ' garrulam disciplinant contemneremus Vayer. 1634. dans Livet. S. vous aimez vindicte? III. » . syndic des advocats. sans desroger à la pureté de la langue les advocats auront droict de continuer à se servir de tous les mots de pratique. Le. langage.

se. dames et damoiselles. Les termes de sont tous- jours fort bons et fort bien receus dans l'estenduë de leur jurisdiction. comme aux courts de Parlements et L'niversitcz naïfveté de la langue françoise » (The french Alphabet te&ching in a rery short lime by a most easie way to pronounce French nnturalhf. YInfortiat. il leur est impossible ny de bien prononcer. ny de bien parler.. Je sais le Code entier avec les Authentiques. mais qui ne valent rien ailleurs » (Vaugelas. que toutes les dictions qui entrent dans le stile d'un Notaire. : <• : : . 1t>i7. et qui dans les actes publics sont très-bons. Acte 1. to irrite it fruit/. s'il Paris se rendroit ridicule. ! ! ! ! Corneille Le Menteur. soient mauvaises au contraire la pluspartsont bonnes. Le Digeste nouveau. Alciat » Qu'un si riche discours vous rend considérables Qu'on amollit par là de cœurs inexorables Qu'un homme à paragraphe est un joli galant On s'introduit bien mieux à titre de vaillant. prendre celles de nos meilleurs Escrivains d'eux s'ils escrivoient iceluy. : l.. 35-36). Rem. Vaugelas décida dans l'exercice de c'est . à l'étranger. ny place en France où l'on parle le vray et parfaief François. ny ville. et de changer son le plus habile Notaire de pratique. ils Les termes de l'art sont bons ne doivent point en sortir. ores que. n'en faut pas davantage pour vous convaincre que vous n'estes la pas dans pureté du beau langage. vi). il n'y a ny province. ou hanté la noblesse. La Mothe ne pas confondre avec La Mothe le Vayer)écril encore à la même date S'ils n'ont ou fréquente la cour. 1. p.. p. On ne pouvait guère s'attendre à un autre arrêt '. où les autres ne vaudroient rien. Au contraire. «>u aprins de quelque homme de lettres. où on ne suit la modo que de loin. jaçoit que. Accurse.qu'il comme on sait la profession. que beaucoup de gens usent de certains termes qui sentent le stile de Notaire. Ce qu'en a dit Jason. « Ils : de le Vayer qu'il s'agit) finissent leurs plaintes par ces mots.26 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Douante. and tn speak it aecnrdinyly. que de vous servir d'une diction l'art qui entre dans le stile d'un Notaire. et généralement parmi ceux qui font profession des qui seuls sesont reservez la lettres. Oh De Si ! le beau compliment d'abord : à charmer une dame. pas pourtant une conséquence comme ces Messieurs nous la veulent faire faire. à lui dire » J'apporte vos beautés : Un cœur nouveau venu des universités vous avez besoin de lois et de rubriques. mais on peut dire sans blesser une profession si nécessaire dans le monde. tel qu'on le lict par les livres excepté parmi les courtisans entre les gentils hommes. et perdroit toute sa stile : se mettoit dans l'esprit et ses phrases pour Mais aussi que diroit-on pour et à icelle et cent autres semblables que les Notaires employent? Ce n'est fin. In read if perferthf.. le vieux.. Balde.

Camus. en est des mots ils comme des airs quand ils ont esté chantez quelque temps. leur entourage immédiat. *" Vaugelas Par Cour les « la il plus saine partie de la Cour »."i. Préf. quelle qu'elle fût. Il n'a pas combattu en la suprématie de Cour. parle d'une façon et la ville il faut suivre la façon delà cour >>^La règle est absolue. mais d'autres l'ont fait '. ne faut pas. Issue aux censeurs. de Laval. n>l^ (4°). J'ai dit plus haut ce qu'il fallait penser du mot de Malherbe « parler la comme se les crocheteurs ».. 3. 598). Vaugelas. le En 1647. L625. p. [. 73 (le premier de ces livres est à la Mazarine sou? la cote !"[).. discutait encore cette tyrannie injustifiée: Et à quel tribunal estce que Ion traîne la pauvre éloquence pour estre jugée? Gomme si les courtisans (gens pour la pluspart sans littérature. f° "iO'j et Richer. naturellement. * Parmi ceux-ci. la ville femmes comme prince réside. 603).A. entendre seule- ment de ont le roi. et qui tiendroient à honte le tiltre desçavans) estoient establis pour donner fraises. 162.t . et qui amenèrent labaissèment du Parlement devant le pouvoir royal rendirent La proéminence de la Cour définitive.. 1.. ' bon langage ne pouvait être que celui d'une aristocratie. Les pédants Le langage de la ville et l'Usage de la cour. Vaugelas ne d'une autre. Rem. mais ceux qu'ils reçoivent. mis hors de cause. X publiques. et pieu 2 . les « princes.LA THEORIE DU BON USAGE 27 * Les événements politiques qui suivirent. o importunent autant bout de qu'ils ont M lln de (iournay refusait aussi jusqu'au « reconnaître pour règle de l'usage l'opinion de trois douzaines d'aygrettes et » d'autant de bien coiffées qui vont au Louvre (0. 13.. où la mode pouvaitelle — ' et devait-elle chercher l'usage ? Dans l'usage général de ce qu'on de appelait alors la Ville? Le caractère même de la société et la littérature du temps ne permettaient pas seulement d'y penser. 8° de l'ancien catalogue).. à la le cours aux frases aussi bien qu'aux il Cour.. trouve naturellement « Camus qui. comme les plumes qu'ils portent sur la » Ce sont il « les nobles cousins de l'Arc-en-Ciel [Ibid. Deanalogia. l'autorité du Palais ruinée. &9G-597.. la et plusieurs personnes où les le qui par communication qu'elles politesse.. rien n'est : de longue durée. le second sous la cote 2022i. Voir. ' avec gens de cour participent à sa : ». que lorsque la cour. p. 1. Le lan- gage des courtisans change tête. 2.">!.. C'était pour n'y avait plus deux manières d'entendre façon de parler de la bon usage. Dessein des professions nobles et '. la les hommes. s'est pas lassé de le répéter « C'est un des principes d©-*- notre langue..

Rem. régler pour toujours le cours de la langue classique. Billaine. vraisemblablement à la mort de son père César (I e oct. dans les Académies. comme « il est dit n'estoit dans une note aux curieux. mais puis- sant dans l'étroit canal où on avait cru endiguer. et nous La négligemoment. 260. y chercher de raison *. Quant à la Grammaire^ les si elle est inférieure en étendue à le la plupart des travaux des deux érudits. 1625). elle n'en tient pas moins Originairement. vers 1650. rés. en 1632 :! . absolue. L'usage delà cour doit prélan- valoir sur celuy de l'autre. sans Après gage. son mériterait d'être étudiée en détail. Morel-Fatio. la séparation est faite. L'apparition tats. 3° Celui des Puristes. le 21 février 1653. 3. italienne et espagnolle Sa Grammaire de César et celle françoise rapportée au langage du temps a paru à Paris chez P. des « mechaniques ». 2° Celui le v^/f a Ainsi.. 1° lui. de ceux qui ayant étudié plusieurs idiomes n'ont pas toute la netteté que leur langue requiert.. à la Cour [Réth.. " V r l .). chez les Ministres. françaises ou étrangères. mairiens qui essaie de recueillir et d'enseigner la mée les est Anthoine Oudin \ « secrétaire interprète de Sa Majesté pour langues allemande. des gens qui ont été nourris dans la chicane. 11. Il eut la charge d'interprète. et en 1651 fut choisi par Louis XIV comme maître de langue italienne. Tous les renvois de ce chapitre se rapportent à la édition. celle d' Anthoine. Anthoine Oudin. complète. fils. Né le 26 février 1595. n" «5560. de cette époque. — Un des premiers gramlangue ainsi réfor». des gens qui paraissent au Cercle. suivant Moreri. série. 2. commerce. elle reviendra jeter son flot trouble..28 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Il n'y a pas à délibérer si l'on parlera plustost comme Ton parle à la cour que comme l'on parle à la ville. tout premier rang parmi productions analogues. En attendant. C'est l'événement capital de ce dune litté- rature supérieure. du vulgaire. écrite presque exclusivement dans la langue de la Cour achèvera bientôt de donner à cet événement toute sa portée. » Bary conclura Il y a trois sortes de : Celui des pédants ou de l'Université. d'origine aristocratique. sein de l'auteur !. pour en reparler le jour où toujours mouvante. Un témoin : Anthoine Gudin ( 1595-1653). la séparation allait produire toutes sortes de résulsiècle. 2» éd. Études sur l'Espagne. II. 1895.25. L'œuvre entière de ces Oudin. toujours croissante. le desque d'augmenter la grammaire du sieur Vaugelas. Cf. et d'après lui. Il y désormais une langue vulgaire et une langue littéraire. 226-227). crit. Paris. Cette première édition est fort rare. />. est le fils aine de César et de Marie de la Vaquerie. rons un La première disparaît presque de la surface. On la trouve à la Bibliothèque Ma/arine. il est mort. d'après les documents trouvés par Jal Dict.

je sait (161). : qu'on aye dit.. Doutes. sur bien des transformations qui se sont opérées dans langue. toutefois « y ayant recogneu force antiquailles à reformer. 398). souvent unique. fc C'est encore lui qui nous avertit que certains mots ont ' dont Malherbe n'avait pas parlé : aga (297). et une il a voulu règle de syntaxe. espardre (173). Garnier conservaient encore d'après les traditions du xvi e siècle un certain nombre de conjugaisons archaïques. vieilli. je deuls. biffe ainsi je cueuls (157). je fiers (158). y observations. fort souvent. Oudin est un témoin. I. On a '. fait études et ses connaissances.LA THÉORIE DU BON USAGE %9 ». Depuis Molière rien à » la règle qui ne souffre pas que « de pas mis avec on « fasse la récidive ». « bon pour les paysans » (182). fistray (159). nous a valu même en langue française.. mettaient très précieux sur l'évolution d'ail- un document grammaticale de leurs si la période qui sépare Malherbe de Vaugelas. II.. et on trouve chez Oudin pour la première fois certaines nouveautés. Vaugelas. et accepte que. amont 268). et cet effort. sans qu'on en sache positivement la date. 11 ne s'en cache pas. Oudin en donne la règle (196). être féminin (57 .'t Maupas s'est rencontré avec » Maupas . C'est Oudin qui Il les condamne.. et qui ne se rencontreront que chez ses successeurs En la outre. Vaug. . 301 cf. Elle est déjà dans Oudin (288 trouverait d'autres cf. que Vaugelas lui-même omises. . Maupas. même dans le sens de cabinet où l'on étudie. I.. que Vaugelas consail abandonne la distinction que Malherbe avait crera. 309).. etc. je trais. Bouhours. tout semondre (180). le Doctr. Vaug. 418). Ainsi des conseils sur l'abus de et (Oud. et Vaug. cf. je hray (169). JBernhard. II. mal connue. 2j5). où il pût en même temps corriger des erreurs relevées dans d'autres livres. fis. hors de pair. est attribuée par la voix . il y a plus. il . enda et * manenda (293). outre la confusion ». Oudin se résolut à en faire une moderne. je doulus (165). (98. que fors cf. C'est déjà une manière de se tenir au courant. beaucoup d'erreurs à reprendre. tenté par un homme que ses de son ouvrage Il points. etc. 358. et il « lui a pris le meil- leur mais s'en sépare aussi sur beaucoup de un effort véritable pour « rapporter sa doctrine au langage du temps ». Il déclare qu'il faut user le moins qu'on peut d'iceluy et n'est guère élégant (311 d'icelle . Vaug. Ainsi faite entre un étude et une étude. etc. je soûls (180). relative au tour suivant il a fallu que faye fait. commune 127). Mais. ^-yD'abord nous voyons Oudin mettre en règles un certain nombre des observations que Malherbe avait faites. 1. mot peut cf. à consulter. je gerray (158).

1 défaut > : : < sont pas dans la J'ai l'intention Maupas. Oudin restreint aussi beaucoup l'emploi de l'indicatif de narration au milieu d'un récit et Vaugelas a dû réagir contre cette tendance. . pas un chef-d'œuvre. qui semble s'éteindre à l'époque de Corneille. souvent fort intéressantes du reste.30 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Des tours usuels au x\T' siècle étaient encore : comme « le conditionnel nous aimassions mieux. ayant l'oreille ouverte aux scrupules des puristes. Oudin. II. que je ne puis en aucune façon faire complète. Elle est incomplète. comment le travail de réforme de la langue \ signalerai surtout un sur certains points inexacte. et montre poursuivait... Sa grammaire n'est 1 . Cette phrase ne « lui agrée pas Je n'ai veu personne en France. que les éditions postérieures ont été remaniées et ajoutent des observations. en étudiant Oudin. venue on ne sait d'où lKô. suite. mieux de dire il est à moi que Sans poursuivre plus loin cette ici analyse. qui est première. Yaug. si . . après l'édition de en préparation. d'en donner prochainement une édition critique. Oudin relève la cet erreur extrême » (200 il signale comme antique construc- tion je vous ay m amour ainsi de donnée. on voit comment * pourquoi Oudin doit être consulté. 18 On devra prendre garde. admis par Maupas. tant s'en faut elle précise Elle est un document utile. intéressant qu'il se transforme à nos yeux en un mérite. Par exemple la proscription de sinon (303. sinon vous. sans être condamnée par personne (264). enregistre des décisions tout à fait curieuses. qui ne I. des dates pour une période où nous n'en connaissons guère. C'est encore lui il qui nous apprend quand est il a été mien et 95 .

Je ne sçache rien de plus ressemblant à l'Académie Florentine de la Crusca. les lettres « Pièces justi- ficatives.. 1 ii — i : paroissoit quelque chose d'escrit d'eux gens qui recherchent la pureté de la langue françoise. tenir des séances au Louvre. en France même on IX et Henri III. sous Charles ll( ' de Théophraste Renaudot. !630. » Comparez ce texte. à décembre 1632. etquisont sur le desseing de la repurger de mille superfluitéz affectées. comme celle de Crusca à Florence.. titution des — Anciennes étaient déjà Outre que l'Italie la l'idée et l'ins- Académies littéraires.. : . Grâce à la relation de Pellisson ! . et y met-on telles personnes et de tel renom. faisant profession particulière d'examiner et indiquer les livres. p.. tenue de nos états. et . lesquelles en offusquent la grâce et la beauté. On m'es écrit comme d'une chose terrible et plus redoutable à ce qu'elles resoudroient de ces matières. ? J'auray de la peine à adorer le Soleil Levant l'Académie. » :« Ce sérail ici le lieu Il écrit à Balzac le 26 mars 163 el de vous parler de l'Académie dont Monseigneur le Cardinal s'est depuis peu rendu le promoteur. tome I. Voir notamment p. trad. 3. Pari?. écrit-il I. T Kl moi je voudrois Balzac se moque d'abord de l'Académie des beaux esprits nous demander qui a reçu les beaux esprits qui vous ont reçu? D'où vient le principe de l'autorité et la source de la mission ? Qui sont ces grands personnages. Pellisson. 2. chacun ayant remis à votre retour rassemblée de nos conseils. s'il On me les a nommez Puristes.. pour le langage notamment. qu'il y auroit conscience à ne pas adjouster foy en tout et par tout 361-390). fr. de VA. des réunions régulières de gens de lettres. Hisl.. je puis dire sans vanité que nous ferons quelque chose de mieux et de plus utile que toutes les Académies ensemble.. chez Colletet. sinon qu'il y a plus de modestie et de bénignité » Chapelain.. Vous viendrez donc assurément.. Adv. 1858. Didier. il se parle d'une vertueuse assemblée de gens doctes. au bureau d'adresse» avait vu. dans Livet. t. de Baïfet Joachim Thibaut de Courville. A.. complétée parles lettres des « contemporains \ nous savons comment quelques particuliers »> 1. Entre ceux que je tiens tels. au lect. qui bien probablement se rapporte aussi à la Compagnie Les habiles sont en petit nombre. chez Chauveau le graveur. et qu'il autorise de sa protection. comme . Livet. une Académie fondée par J.. Plus récemment encore avaient lieu chez M de Gournav. qui ont fait grâce à M. III. de Guzman d' Al fa ruche.CHAPITRE Y L'ACADÉMIE FRANÇAISE Fondation de l'Académie. le nous rendrez par votre présence le contentement que Dieu nous a retenu si longtemps vous nous rendrez même Y Académie de laquelle vous êtes le prince et le chef. en possédait de célèbres. Histoire de l'Académie franco ise. S Godeau. Chapelain? De quelles contrées nouvellement découvertes viennent ces hommes extraordinaires.. éd. de Chapelain Pellisson.

le Camus en » : appelle aux Etats généraux pour régler « et « il assemble pour des choses (588-589). o. de nouvelles. de toute sorte de choses. en prose et en vers. et qu'on y donnast quelque place à l'examen du langage. demanda à M. donneroient un grand poids à leurs préceptes et décisions. qui été. de belles-lettres » allaient avoir la un précis et un rôle défini : réglementer et gouverner son vivant langue.. donnera de la jalousie à l'Italie. comment enfin. « mis en lumière. seroit à désirer. 557). 727-728. Ces assemblées contiendroient dans leur devoir ces esprits amoureux de des Académies pour les exercices de l'esprit comme la et nouveauté. d'autre jurisdiction que la vôtre (Balzac. si je suis bon tireur d'horoscope. Boisrobert. A vrai dire. et sous une autorité publique » . et les hommes ils qui. « s'entretenoient familièrement. mais sait-on assez saires que c'est contre lui et de même que ses et adver- ont 11 demandé une y la « institution qui fixât la règle officielle fait du n'a langage? jamais a là un de première importance.. « J avois été mal informé de l'état de votre Académie. M. une réunion privée devenait compagnie . Certainement moins nécessaires. en outre il y a. On ne saurait mettre en doute la date de cet opuscule. fut fondée V Aca- démie françoi&e. 728. après avoir loué ce dessein. . mais il est très véritable. cit. p. p. que dès 1625. XVI) ». Faiseurs de livres. de toute l'Europe et. averti de ces réunions par Boisrobert. C'est par révolte contre » « l'in- justice » et tyrannie de Malherbe. On me mande que c'est une tyrannie qui se va établir sur les esprits. je vais me jeter dans le parti des Barbares. je vous prie que je ne reconnoisse. . Paris. 9. officielle. chez Gonrart. je suis Rebelle. Mais bientôt après il se ravise. I. ~ on les moins sérieuses * qu'il y eut parmy nous langage et il y en a pour ceux du corps. Si cela est. p.32 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE « avaient pris l'habitude de s'assembler un jour de la semaine » chez l'un d'eux. un Renvoy à L'Issue. lettre 1. tempéreroient cette arrogante tyrannie qu'ils exercent. chez Martin Lasnier. 1625. rendions une obéissance aveugle. l d'affaires. si intéressant et si peu connu: l'Issue aux Censeurs est paginée à la suite cl A Icime (p. fait comme objet eussent en une visite ordinaire. à la suite d'Alcime. Cette nouvelle société fera honneur à la France. I. et à laquelle il faut que nous autres. Vous êtes le seul que je puis préférera ma liberté et s'il n'y a pas moyen de vivre indépendant en ce monde. lettre XV) ». 2. Ce seroient la sainte Inquisition. après l'Épi tre dédicatoire d' A Icime. comment. depuis Malherbe. . de sorte qu'elles passeroient pour des règles inviolables. je suis Hérétique. après quelque résistance des hôtes de Gonrart. L'Issue aux Censeurs. ce besoin d'ordre était général. Gonrart . Ainsi. elle commence au milieu d'une feuille (Aa iiij). Voici un grand mot. Pellisson. si ces personnnes ne voudroient point faire un corps et s'assembler régulièrement. au début du volume. elle sera bientôt l'Oracle que : civilisée (Ibid. Richelieu « qui avoit l'esprit naturellement porté aux grandes choses. je crois.

Lorsqu'il s'agit vis-à-vis de Corneille. 3. et que toute d'une lèvre et d'un idiome que nous ne France soit (622-623). puis qu'il x / nous apprendra comme il » faut bien parler. 1 •J. 8. souhaitée par tous. KiT. Richelieu. » I . ne voulurent fallut même de pour eux de ce sacrifice solennel de la liberté. il témoigne « qu'il attend de ce corps quelque chose de plus grand » et de plus solide et plus tard encore. un corps destiné à devenir le maître. Il la langue. une loi officielle. Ihid. acte d'autorité. il faut leur rendre justice. se laissèrent constituer en Académie s'engapas- plus qu'ils ne le demandèrent. I. III. I. était voulue par « aimoit la langue françoise . * Le non. et montre que c'est dès 1625 et 1626. prétendait donner. texte est très curieux.. au langage comme à l'Etat. cestui-cv ne sera pas des moindres. Quand Sirmondleur proposa de ils ger par serment à suivre leurs propres règles. 3 . François I er fondait un collège de recherches plus libres. elle n'en prenait pas moins. Entre en peuvent revenir au public. ouvert aux langues proscrites. i. très nette. le Cardinal se fâche « l'Académie ne J fait rien d'utile pour le public ». quelque répugnance que le la compagnie témoi- gnât à accepter et c. o. Pellisson. Dès le début. dès le début de son ministère. Mais. la réglementation de lui. c'était tout autrement qu'un autre ami des lettres entendait les servir: contre la Sorbonne latine.. lui. il faire. 13. une Faculté de langue française. afin la soyons plus estrangers en notre propre terre. Richelieu insti-^ tuait. mais en même temps le juge du langage et des productions littéraires. et comme l'indiquait Pellisson « environ l'année 1629 apparaît [ » que l'éta- blissement d'une Académie officielle comme une nécessité. il impose sa volonté. théâtre de la France. Ihid. Si l'Académie consume son temps aux discours hebdomadaires. aux sujets les plus controversés.î . quand chacun boude à \ Y l'ouvrage du Dictionnaire. intervint pour la créera En il . à exercer pouvoir. 80. I. et grande fameuse Académie les profits qui qui se commence à Paris. ne témoignèrent aucun enthousiasme. Ihid. : J Les hommes à qui fut confiée cette mission. ACADÉMIE FRANÇAISE 33 comme ( de petits conciles qui reduiroient les particuliers à des formes » de s'expliquer plus universellement receues /est ce qu'on peut espérer de cette (619-622). presque les contraindre.I. Cent ans auparavant.. en laquelle lui-même fort bien 2 » surtout. il aimait l'autorité.< effet. ». la Histoire de Langue française. écrivoit . I. quoiqu'il y eût de Ils quoi flatter leur vanité.

dans le style sublime. ou par l'abus de ceux qui ceux qui disent bien dans les chaires mais autrement qu'il ne faut que pour cet effet ce qu'il faut dire. par une Rhétorique et une Poétique. qui lui donneroit une partie des ornements qui le reste lui manquoient . . consacrait. Chapelain.34 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAIS!. arguments. Pcllisson. et chaque mot en particulier le Dès « seconde assemblée... ou par les maula vais usages des courtisans ignorants. seroient soufferts dans le médiocre. -21-22. le nombre. ' mais qui en de nettoyer la une bonne et fort considérable partie ». par exemple. que l'on comI. qui n'étoit la vérité toute l'éloquence. pourroit bien enfin succéder à pas à la Latine. lbid. nuoient si nos conquêtes conti- comme parfaite déjà elles avoient commencé . faisoit si on prenoit fort plus de soin qu'on n'a voit fait jusqu'ici de l'élocution. en approuvant la projet de travailler à pureté de notre langue. et qu'ensuite elle pourroit acquérir 1. Faret. comme la Latine à la Grecque. 23. qu'un des et approuvés dans le plus bas et dans le comique moyens dont les Académiciens se serviroient pour parvenir à la corrompent en l'écrivant. dans un discours qui contenait le « les pre- comme projet de l'Académie » disait explicitement « qu'il sembloit ne manquer plus rien à la félicité du Royaume que de tirer du nombre des langues barbares cette langue que nous parlons. plus que pas une des autres vivantes. pourvu qu'on les rapportât à un des trois genres décrire. l'idée fût-elle la gouvernement de la langue. que tous nos voisins parleroient bientôt... l'objet spécial de l'Académie apparaît-il dès mières délibérations. la le style. C.o. et devait par conséquent loi d'Etat. et de : : . qu'il s'en trouil seroit bon d'établir un usage certain des mots veroit peu à retrancher de ceux dont on se servoit aujourd'hui. 2. Quelles seraient donc « les fonctions des académiciens? ^Ce serait qu'elle avoit contractées. et de la rendre capable de la plus haute éloquence » représente que « pour cet effet il falloit premièrement en régler les termes et les phrases par un ample Dictionnaire et une Grammaire fort exacte. perfection seroit l'examen et la correction de leurs propres ouvrages . que ceux qui ne vaudroient rien. le bon gré mal gré. que notre langue. 2 ». auxquels ils se pouvoient appliquer. qu'on examineront sérieusement les le sujet et la manière de le traiter. I. l'imposer tôt ou tard aux esprits comme une Aussi bien. En existant. elle demeurée impuissante à produire. agissait. ou dans foule du Palais et dans les la langue des ordures bouche du peuple. Personnifiant elle la de règle. ou dans la impuretés de la chicane.

Aussi en trois '2i. cette plaisante contestation. I. I. Pellisson a lu aussi dans les premiers registres l'examen des Séances de Malherbe pour le Roi allant en Limousin il en donne un court résumé où l'on voit comme l'origine des Observations de Ménage sur les Poésies de Malherbe 5 Les pamphlets des adversaires de l'Académie ne peuvent nous bouillet. de VA. par exemple. Tourneux 4. 3. et cf. 9 avril-6 juillet 1638. 493. 1 er février 1638 dans Pellisson. il faut écarter le libelle que Sorel a intitulé Le rôle des présentations aux grands jours de ï Eloquence françoise. Elle a été moquée. une Rhéles observations torique une Poétique sur de l'Académie 8. nous manque. o. o. s'il falloit dire : . née à l'hôtel de Ram- muscardins ou . Les meilleurs auteurs de la langue françoise seront distribués aux Académiciens pour observer tant les dictions que les phrases qui peuvent servir de règles générales. Registres. 120-126. 28. Pièces justif. . Pellisson. éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. d'histoire littéraire. et à la rendre pure. Pellisson. 118-119. Hisl. Il est daté du 13 mars 1634. 50. composé un Dictionnaire. Telle fut. 468. 1654. Sur la publication des procès-verbaux de l'ancienne Académie française. : 1.. une Grammaire. comme il un mot avoit été le sujet de quelque longue dispute. elle en faisoit aussi quelquefois de semblables sur la simple proposition de quelque Académicien. 1. 23. on ne manquoit pas d'ordinaire d'en parler dans réassemblée. Il sera et aux occasions. c.muscadins. 6. 231 et 396. qui jugera de leur travail et s'en servira 26. qui'fut jugée à l'Académie en faveur du dernier 4 ». .. il eût mieux valu pour nous qu'on la discutât 6 Tout d'abord. ib. 2. Registres. estahlie pour la correction et l'embellissement du langage.L ACADÉMIE FRAr^ÇAISE 3j poseroit pour servir de règle à ceux qui voudroient écrire en al vers en prose 1 ». c. I. arrive souvent. et en faire rapport à la Compagnie. parvenus pleins '. Travail de l'Académie. les stahits le et règlements de l'Académie établirent-ils : articles programme de son travail linguistique La principale fonction de l'Académie sera de travailler avec but le soin et toute la diligence possible à donner des règles certaines à notre langue. 455-467 et encore Discours sur l'Acadéla Marty-Laveaux dans Revue mie françoise. Comme on sait. o. Paris. 5. servir à remplacer ce qui . Ibid. I. pour sçavoir si elle est de quelque utilité aux particuliers et au public.. l'Académie tenait registre Mais ces précieux documents ne nous sont pas Pellisson nous dit seulement « L'Académie faisoit : — fort souvent des décisions sur la langue dont ses registres sont . c.de ses décisions. et lorsqu'à la cour. Pièces justificatives dans Livet. I. Cf. I.

2. navire. 177- 3. . on ne nous dit jamais de quels principes elle s'inspirait. Des définitions de sens par exemple les railleurs ne font aucune mention.. Id. ce qu'elle a été Les Sentiments de l'Académie sur le Cid. On y trouve différentes allusions à la querelle de car. milice /os. Pellisson. néanmoins. ihid. et dès qu'une question sur la langue se présente. de Vaugelas a tiré une partie de ses Remarques: mais que je n'y ai point trouvé de trace d'un seul de ces grotesques arrêts qui leur sont attribués dans ces satires. même en admettant qu'elles se rapportent à des délibérations réelles. à la proscription de vieux mots. Cf. La Comédie des Académistes et la Requête des Dictionnaires 2 de Ménage sont un peu plus instructives. o. 405-15 1. sans une délibération publique. l . à la grammaire.. de Balzac. » Ih. remarquait déjà Pellisson. Il convient de rappeler qu'un article spécial des Statuts de l'Académie interdisait aux membres [de répondre aux écrits dirigés contre eux. qui est le grand maître en semblables matières. on y a sûrement débattu l' orthographe à adopter dans le futur dictionnaire. : — : . ou[bien[àen supprimer d'autres. I. duché. Chapelain à M. » Pellisson. ses Senti- — i. sans vous . épigramme. plutôt par caprice que par raison cependant ils ne pensent à rien moins. pour discuter le genre alors contesté de poison. Pour moi. rien commencé on ne peut lui faire qu'un procès de tendances. Il est très possible qu'il se soit trouvé à l'Académie des puristes pour réclamer la suppression des mots partant. I. Nous avons heureusement. d'autant. En outre. Mais toutes les moqueries facétieuses de Ménage. semble. mensonge. pour mieux connaître le travail de l'Académie. I. Quant occupée surtout à ratifier les dégoûts injustes de quelques puristes. ne nous apprennent que bien peu de chose sur l'application du programme de Faret.^364-5. 51-52.36 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE A ce jour L'Académie se constitue. n'était On le peut croire d'après eux que la Compagnie et aux mots judiciaires ou pédants. c. pas tendre aux archaïsmes deviné par seul On l'aurait nom de ses membres.t-il. si nous n'avions que ces textes. prennent pour fondement une chose qui n'est pas.. I. 1. c. Cf. I. et dépeignent les Académiciens comme"des gens qui ne travaillent nuit et jour qu'à forger bizarrement des mots. Novembre 1634 « Pour la dernière Académie. etc. c'est à peine s'ils laissent voir dans quel esprit étaient prises les décisions.. cependant. \ Ce n'est pas du tout. et conclure en sa faveur. tels que du tout. doute.. dont M. 48-49. 51. Pièces justificatives. « Ces trois écrits et tous les autres qu'on a faits contre l'Académie. je puis leur rendre ce témoignage que j'y ai bien rencontré plusieurs belles et raisonnables décisions. nous serions exposés à juger l'Académie comme une réunion à la fois pédantesque et mondaine. o. je vous assurerai qu'elle n'est pas si étrange qu'on vous la fait. qui ai vu fort exactement tous leurs registres. ils ne font que chercher l'usage. Pièces justificatives. En somme. elle n'a rien fait. Cf.1a prétendre faire aimer. et qu'il a suffi que ce fût une nouveauté pour soulever force monde contre elle.

quitter V envie. haiter qu'il qu' offenseur n'est pas en usage. la témoigne de l'indulgence. choir. endosser le harnois soient vieux. équipage funérailles) qu'on examine plus . Pour l'historique. menaçaient la langue littéraire. elle y a plus sur le seul néologisme en question. L'œuvre de Chapelain a de remaniée qu'elle a bien reçu l'impression de l'esprit commun. venant d'autres. été tant à m'occuper ici. . Les observations grammaticales sont. ainsi qui ne donnent aucune vilaine idée. intéressantes à leur façon. 81-100. La Compagnie dément la raison qu'il ceux qui l'accusaient de rejeter cependant. Je ne voudrais pas tenir ce me fonder sur cette décision unique pour souparadoxe que l'Académie témoigne une véritable largeui de vues. l'eussent compromise.L ACADÉMIE FRANÇAISE si 37 menfs sur la le Cid [ . elles aussi. il est sensible qu'on poursuit avec sévérité les mots vieux : honte dans le sens de pudeur. au moins en ce qui concerne seule dont fois j'ai seconde partie. : \. pour sonnait presque sidérer apaisés tant. au surplus. . et cependant leur décadence avait commencé. c. etc. avec toutes ses exigences. Toutefois ses décisions prouvent de la prudence la . constatant mais prononçant qu' « étant à souhardiesse n'est pas condamnable ». et la suite a donné souvent raison à Corneille. qu'on essaie de préciser le sens de plusieurs termes (ferveur. ou les mots bas (à présent. et se garde avec soin des exagérations qui. y fût. elle est évidemment ce que l'on attendait qu'elle fût. la gardienne fidèle des mots en usage. Mais il est juste de remarquer néanmoins que l'Académie. Elle ne reconnaît pas que chef. tables (rétablir le désordre. Des minuties s sont observées élever en un rang. de leur sens et de leurs combinaisons. I.). . résistait à propos de plusieurs mots àScudéry. Les arrêts rendus aux condamnations justifiées par le soin de la clarté et de la justesse se joignent des concessions fâcheuses aux puristes. En ce qui concerne le lexique. aujourd'hui un la peu trop décriés. . venant d'elle. voir Pellisson. pour comme ce pendart. esprit flot: qui se justifie par une image juste. Elle accepte même que la poésie se permette certaines expressions comme ennuis cessés. o. autrefois favorablement jugés. elle tient mesure qui convient à une autorité souveraine. L'Académie refuse encore de conque du premier coup soit une locution basse. qui se peut au moins souffrir Il . dont certaines étaient accep- gagner un combat). scrupuleusement encore sont sévères sans doute les expressions. Elle considère qu'il a tort de reprendre s abat et fondez-vous en eau.

qu'on ne les répète pas. fc96).. Si Elle grammaticale de Vaugelas soit celle de en est voisine seulement en 1647. qui n'a pas grand intérêt en soi.) cela ne va un rapprochement avec Vaugelas s'impose. prépositions. L'Académie a gardé aussi de lui le du pluriel. Tout cela.3N HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE pour élever à U exemple vos un rang . de la pureté du langage. nous le nous avions des textes. qu'on trouve là pour la première fois.. Mais il est temps d'ajouter que. D'autres critiques appliquent directement les règles qu'il a don- nées . les qui montreraient quel prix on attache à éviter sont relevés : équivoques. il est probable que loin de constater partout un accord parfait entre Vaugelas et ses confrères. il fallait reprendre les articles. Vingt-cinq ans auparavant on ne savait pas ainsi « dogmatiser des particules L'Académie a été à l'école de Malherbe. si je ne me trompe. etc. elle a pris ses scrupules. qui nous permissent une comparaison un peu ample. XII. au lieu de vient commandements Chimène vous le par pour une chose. par voir j tant que employé faire cas dans sens de jusqu'à tant que. si l'Académie suit une voie qui était toute tracée. de nos vaisseaux ^répondent 48! //. Ici le chapitre de la phrase. verrons. montre tout au moins qu'on a appris à ». comme il se trouve que nous l'avons ici. Des vers maladroits Cethyménéeà trois également importe (Corn. dans l'histoire de la grammaire française à savoir qu'on répète les particules quand les noms. souci d'empêcher l'abus pos de la punir. chaque verbe. les verbes. elle le montrera plus tard à prostance bien connue venger et : O Dieu ! dont le» bontés de nos larmes touché» D'autres rapprochements seraient possibles. Malherbe proposait une solution brutale à la question de savoir si devant chaque nom. etc. au signal. Les autres. sont de signification différente. quand ils ne contiennent pas deux sens différents. telles sont celles qui concernent l'emploi intransitif des verbes transitifs devoir. offrir sa vie à une chose. instruire d'exemple.. : (Voir à la Syntaxe. et qu'on trouve dans ses Sentiments trace de règles toutes nouvelles. antérieurs de dix ans.. pour instruire . mais la doctrine pas à dire que l'Académie. elle y a fait quelques progrès. nous décou- . L'Académie en adopte une autre.

Elle a été Parlement. à l'Académie une tâche : longue durable s'imposa de bonne heure à la le Dic- tionnaire.- aux yeux de Vaugelas. partagé par la plupart des . jugeant de ces phrases et de ces recueilleroit en peu de temps tout le corps de la langue. et il remarquât par ordre alphabétique croiroit françoises.L ACADEMIE FRANÇAISE 39 v ririons aussi des dissentiments. Bouchard. suivit cet avis qui.. cottant le que Compagnie. Pcllisson.sur le — La publication des Sentiments . et les distribuer à tous les Académiciens. 1. Académie n'a pas été une école où quelqu'un enseiun petit gnait. l'Acadé- est mie l'accepte (cf. l termes et les phrases par un ample On . Académiciens répondait au désir formel de Richelieu 2 et les sta- tuts en décidèrent. dont les membres discutaient librement. 101. et insé- reroit dans le Dictionnaire les passages de ces auteurs. et. cette première pensée En tous 1 l comme Vaugelas l'a fait lui-même. 494). o. à l'article 26.. Parlement malheureusement un peu il étroit et trop aris- tocratique. En fait nous en apercevons déjà : quitter l'envie n'est pas français. En outre. I. les phrases qu'il . 102. XII. qu'elle s'est même cas contredite. mais grammaticale nous sera toujours inconnue.. et Corn. 3o. qui. et il ceux qui lui seroient échus en partage.. Il faut excepter Voiture qui « fut un des premiers à dire qu'il ne falloit faire ni Dictionnaire. . 6 janvier 1639). ainsi que nous l'avons vu. Sur le détail de l'établissement de ce projet. cf. Chapelain assignant vailler à la pureté Compagnie la « le rôle « de trala de notre langue et de » rendre capable de effet il plus haute éloquence avait déclaré que les pour cet falloit premièrement en régler Dictionnaire ». Dès 1634. ni harangues » Lettre de Chapelain à M. « Il falloit faire un Dictionnaire qui magasin des termes simples et des phrases reçues. c. . I. Le premier projet du Dictionnaire. les recon- noissant pour originaux dans les choses qui seroient alléguées d'eux. il probable que sur bien des points la Compagnie a hésité. trop exposé par suite à sanctionner les décisions des gens de Cour dont partageait à peu près les préjugés. les auroit tirées passage d'où tées à la ces feuilles fussent rappor- dictions. 2. » « Pour le dessein du Dictionnaire. Vaug. en particulier. afin que chacun les lût attentivement que sur des dictions feuilles différentes. sur la collabora- tion de Vau gelas. Cid n'avait été qu'occasionnelle et au contraire. il falloit faire un choix de tous les auteurs morts qui avoient écrit le plus purement Chapelain dressa le plan : fût comme le trésor et le en notre langue.

des déri- vés. page du grand Dictionnaire. On remarquera que c'esl de cette liberté que Fure\'<>\i- tière prétendit se servir pour faire le dictionnaire qui lui attira tant de démêlés. où seraient expliqués On pourrait même y marquer ». » qu'il ne faut plus les la grosseur du volume ». et qu'il recueilleroit les termes grotesques. 7«. » Dans une seconde renvoi à la partie « tous les mots simples ou ils autres le seraient mis en confusion dans l'ordre alphabétique. on se tiendrait à l'orthographe reçue. o. c. toutes les phrases hors d'usage. des diminutifs plus les «phrases qui en dépendent avec les On y pourrait ajouter « l'interprétation latine en faveur des étrangers ». « du genre sublime. du médiocre n'empêcher pas que : et du plus bas ». Tel fut reçut le projet l'Académie. féminin ou commun de chaque mot » on distinguerait « les termes des vers autorités ». Desportes. avec seul ». 102-104. ceux « . pour l'intelligence des vieux où on les trouve sontde la langue. pour ne pas les troubler la lecture déjà imprimés ne commune et livres fussent lus avec facilité superfluités qui on travaillerait pour- tant à ôter toutes les pourraient être retranchées sans conséquence. le taut. « tous les mots. Pibrac. « Tordre alphabétique des mots chaque mot simple ». Coèf- 1. de la Guesle. Catholicon d'Espagne. BerArnauld. d'avec ceux de la prose » . « . au vol. I. les Mémoires de Pellisson. du Vair. <-. c'est-à-dire. . On un catalogue des .VU HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE sans néanmoins les reconnoitre quelles elle »> pour tels dans les autres. nécessité des arts et des professions. avec leur explication. o. Charron. avec cet avis que ces noms ou phrases employer. la reine Marguerite. mais pour éviter Enfin livres <>. suivant 2. Montaigne. laissant à qui voudrait la liberté de faire des Dictionnaires particuliers pour [ l'utilité de ceux qui s'adonnent à ces connoissances spéde Chapelain qui. Pellisson. livres un commencement d'exécution. qui seraient à dépouiller 2 « Pour la prose. comme nous parlerions aujourd'hui. Saint-Amand demanda à la et obtint d'être exempt du discours hebdomadaire il à l'Académie charge qu'il feroit comme s'y étoit offert lui-même. I. On marquerait « le genre masculin. serait suivi «des composés. burlesques . si le Dictionnaire ne les contenoit. Amvot.» .. approuvé par lit ciales ». Marion. on exclurait du aussi « Dictionnaire « tous les noms propres la comme tous les et termes propres qui n'entrent point dans ne sont inventés que pour le commerce commun. Le Dictionnaire devait suivre simples ». d'Espeisses. les- désapprouverait tacitement. la partie comique du Dictionnaire. les plus célèbres en notre langue.

30 janvier 1639). il s'agissait nettement d'un et la Dictionnaire. on résolut « qu'on ne marqueroit point les. auteur des romans de Polyxène et de la Semaine amoureuse. 105-106. Latins et Italiens. 2. et les trois quarts regardoient ce travail comme une corvée. du Perron. faire. I. fondé sur des dépouillements de textes. Mais bientôt « l'Académie commença d'appréhender ». Régnier. Ainsi il estdemeurésuspendu jusqu'àunemeilleure saison et. Motin. pour ce qu'ils n'en attendoienl ni honneur. Belleau. autorités Dictionnaire ». on ne fait plus rien « chacun a voit ses affaires et ses ». je puis dire. Alors. Bertaut. une lettre de Chapelain à M. les membres ne : : « Pour engager son Eminence à cette générosité. de la Noue. travail. Il moyennant une pension de 2. on lui propose Vau- il accepte. du Bellay. le Pour les vers on mit dans cardinal Touvant. mort assassiné en 1628. Passerat. de se décharger sur n'étaient-ils une tout personne ou deux désignés? Mais il Vaugelas et Faret le : pas fallait de l'argent. du Chastelet. Cf. 107-108. pensées particulières. à ma sollicitation. et. '. Sainte-Marthe. de Sales. c.. du 6 jan- vier 1639 « : Dictionnaire aussi: mais sur ce que c'est un s'y portoient que lâchement. de Chives. et cardinal de Richelieu ne répondait pas. et Vaugelas se met au :! . Rapin. je vous envoie le plan que j'avois dressé. C'est une pension à titre très onéreux. Ronsard. Cf. dans le Puis. Lingendes. Malherbe. par mon . nous quoi lui il avons fait promettre que » M. c. et que j'eusse volontiers donné ce bien à mon pays. le travail longueur des citations dès le Le projet avait été adopté au mois de février 1638: 8 mars.I. Bardin et de M. de feteau. et que ce Dictionnaire lut fait » (à M. o. avec le cabinet de MM. notre vocabulaire auroit quelque avantage par dessus les Grecs. Théophile. I. pour compléter ce Dictionnaire en la forme la plus parfaite et la plus utile qu'il se pouvoit. » : le catalogue Marot. Pour la seconde fois. à va travailler à Balzac.Bouchard. dont « il ne vouloit point se départir On reste huit ou dix mois sans parler du Dictionnaire 2 Le Cardinal se gelas : ». du Plessis-Mornav ce qu'il y avait en lumière de M. Garnier. o. ACADÉMIE FRANÇAISE ti du Perron. ni récompense particulière. Du Puy. d'Urfé. Monfuron. Pellisson. Desportes. Il s'agit de François de Molière.000 livres qu'on lui rétablit dresse les cahiers du 1. de Dammartin.. lii fév. Dans on le voit. J'ai eu pour fondement de fût que l'Académie el pour une chose longue el pénible à entreprise la passion que son Eminence avoit utile. ce premier projet. ». fâche. de Tordre de Son Eminence et par le choix de la Compagnie. de Vaugelas composeroit ( le Dictionnaire. et je m'assure que vous jugerez. afin que vous voyiez que je n'étois pas des lâches. : Refuge et Audiguier. deux Académiciens qui étaient déjà morts: le cardinal d'Ossat. les Lettres de Chapelain Nous avons résolu de commencer le le ouvrage de tout corps. de Molière Malherbe. du Bartas. évêque de Genève. mon Pour nouvelleSjje vous dirai qu'enfin. » Pellisson. Saint-Gelais. pour « < avancer l'ouvrage l'Académie décida ». que si nous avions suivi cette méthode.

qui y donne le plus cher de mon temps. et que j'ai fait rétablir la pension de M. Nous sommes déjà bien avant dans TA. Bouchard. dès 4 la Chapelain réclamait. Bouchard. Son projet reprenait et précisait cette idée. . ibid. 23 mai 1640). ce n'est pas par la négligence des ouvriers. comme vous le savez par expérience. L639 . on n'y perd pas un moment. Au v î. sans cette guerre qui confond tout. Mais le traavance lentement 2 et l'on n'achève la lettre A qu'en neuf mois 3 Tout devait être remis en question. 7 février. et avance comme dans les compagnies. 2. et que si l'ouvrage réussit un peu long. I. Quant à la grammaire. perdue et rayée depuis dix ans. dès le milieu du siècle.. qui fournit aux trois bureaux qui se tiennent toutes les semaines avec assiduité pour l'avancement du Dictionnaire. Pellisson. vail . reste. el son Eminence le peut croire d'un homme comme moi. « ample Dictionnaire. de Vaugelas. qu'il rapporte ensuite à la . o. b. Cf. 3. et je vous proteste qu'il ne s'y peut rien ajouter. c. encore les Lettres de Chapelain I. sur lequel sont fondés les ornements de l'oraison el les ligures de la poésie » elle devait être « un traité exact de toutes les parties : de l'oraison. « L'Académie travaille toujours au Dictionnaire. 102. Pellisson. afin que la Compagnie sr résolve. et. France »> (à I. c. ihid. une Gram- ». et mis en état de faire honneur et profit à la 1.. nous l'aurions bien avancé en peu de te mps. qui en ai été le promoteur. Projet de Chapelnin. en une Grammaire qui fourniroit le corps de la langue. et qui en passionne l'accomplissement comme y ayant un plus particulier intérêt d'honneur que personne » à M. jours à l'état de projet dans le volume suivant. 20 juillet 1639). 17 octobre 1639. 28. ibid. mais par la nature de la matière qui. En un mol. à côté d'un maire fort exacte souhaitant « deuxième assemblée de l'Académie. de Boisrobert. c'est-à-dire lentement » (à M. et nous retrouverons le Dictionnaire touDictionnaire. est épineuse et de grande discussion pour la bien traiter. 26 juin 108. vous pourriez toujours assurer son Éminence de la continuation des travaux de M.. M. avec la résolution des doutes qui peuvent naître sur ce sujet Il ne semble plus en avoir été question pendant bien longtemps. l'Académie franeoise est engagée à faire le Dictionnaire sur le plan que j< vous ai envoyé. I. industrie. 108-109. « : Pellisson. L09. I.42 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Compagnie '. pour y travailler et défricher les matières. par la mort de Vaugelas. et de toutes les constructions régulières et irrégulières. o. Pellisson. de Vaugelas.

correcte et ornée. commu- nément en prose de grâce dans le Une mauvaise parole a de temps en temps son mérite. Sorel. en effet. ce livre mérite d'être n'y en a point. . voudraient '. Les trois vertus de l'éloquence sont d'être claire.CHAPITRE L OPPOSITION. Aussi ne ménage-t-il point.. Courbé. Ces concessions ce n'est plus La Mothe est sur un le terrain très solide. Malgré l'abus qui y est fait des citations et de la doctrine les ». de négliger tout soin d'eux-mêmes. quoique en retard sur temporain. il n'y aurait point d'apparence de l'entreprendre (444). Il est bon de noter que. et I il". faites. de ne point dire s'abat. les il anciennes théori absolue en matière de langage l'oreille sait ce en coûte J quand choquée d'un mauvais son. de clairvoyance et de vigueur. « 130). Vaugelas. des Cf. ou touchée d ae quelque mot que l'usage n'a pas encore poli ni approuve 137 D'une manière générale ces mots sentent l'affectation. que d'accepter cette sel- que beaucoup de personnes s'imposent et donner au reste du monde. déconcertent l'oreille (436-437). I. elle dans la personne d'un homme âgé. signalé. mais qui ne craignait La Mothe Le Yaver. I. face. et l'orateur imite parfois les dames qui ont souvent plus mépris qu'elles font de se parer que dans leurs plus . Sorel attaque des rallineurs. XII. mais il ne faudrait pas pour cela leur con- ni à elles. combat ceux qui ne voudraient plus qu'on dît gîte. a liberté le le mouvement conqu'il bon sens d'abandonner . La Mothe Le Vayer. L'Académie n'y voit « aucun Lumières de Mathieu de Mordues (281). : : i\ conception. 1662. c'est publia des Considérations sur V Eloquence françoise de ce temps [Œuvres complètes. I. mauvais équivoque » 'Corn. jettent de l'obscurité. Il Paris. que l'abus qu'il attaque. 33. 490). LA VI MOTHE LE VAYER Pendant que la « vieille Sibylle » de Gournay remaniait son trouvait un auxi- Ombre pour en liaire faire Les Advis ou les Prescris. curieux ornements (438) seiller ni à lui. qui prétendent substituer pensée répètent à tout propos cette pensée me heurte voir Roy. Les poètes n'ont pas innové avec est i. 1627. à cause de gtte de lièvre. lui aussi. En 1637. pendant vile contrainte. Presque tous les travers des contemporains sont passés en revue: Ce serait faire perdre la moitié du langage. Dupleix. il point non plus la controverse. succès . où tendances du temps fussent attaquées avec plus d'esprit.

généralement. mais la perdre . au surII. XII. . 34. elle est forcément mal dite de l'autre (442). Il ne faudra plus parler de I. que quand nous les connoissons parleurs causes » (459-460) '.. soigneusement. parce qu'une chose est bien 1. yeux vers le mais lever les yeux au ciel (Vaug.. 355).. Lavènement de tains pensent déjà à grammaire raisonnée ne commence pas encore. 494).. eslever Ciel. C'est être vieux Gaulois que de dire lequel. mais seulement de révérence (Vaug.. n'en faut point davantage pour vous m convaincre que vous n'êtes pas dans la pureté du beau langage » 141-442). sur les causes de la Le dernier mot lait la allusion au livre de Scaliger langue cer- latine. 35. les XII. dont ils avaient conspiré la perte [Ibid. si nous en croyons ces Messieurs. et 106). 82). où ils ont eu la curiosité de se passer de lune des plus ordinaires conjonctions. . aujourd'hui. .. Il n'y aura plus de souveraineté au monde.m HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE sous prétexte que par des équivoques mal prises ces mots portent à des sens peu honnêtes (440). et qui peuvent avoir quelque rapport à la langue grecque. dans Corn. I. l'usage ordinaire 443).. » Il y. de croire que. dont tout de jugement du langage ne peut appartenir aux seuls le monde avoue « qu'une infinité de dames la de cavaliers parlent excellemment. Les petits esprits croient mériter beaucoup par ces subtilités. 35)? Bientôt. 494). aspreté (Vaug. il faut qu'il se contente d'être prie (Vaug.). le grec et le français sera tout autre- ment capable de juger « nous ne sçavons bien les choses. D'autres ont donné au public de gros volumes. avec une infinité d'autres qui sont dans si et vous vous servez d'une diction qui entre il dans le style d'un notaire.. C'est là l'erreur de l'école. a assez de personnes à qui les seules grammaires vulgaires suffisent pour se rendre très entendus Néanmoins. vénération. ennuis cessez (Acad. Pourquoi encore la fantaisie de nous priils comment éviteront le ver des adverbes : aucunefois. duquel. I. Il ne faut pas attribuer à la loi grammaticale un caractère absolu. dans Corn. .. 34). I. Au et reste le hommes de cour. affectueusement de beaucoup d'autres Laissera-t-on faire des règles qu'il ne faut pas dire quitter l envie (Vaug. par l'air seule bonté de leur nourriture et de la Cour. eu égard. que le peuple n'a pas encore en ce qu'elles enseignent. quasi (Vaug. mais ennuis finis ou terminez. déterminées. On en voit rêver vingt-quatre heures mauvais son de ce seroit (441). ? I. Acad. II. là où il sera question de donner son avis aux choses douteuses. mais en appliquer les méthodes au français. celui qui possédera . Dieu ne sera plus supplié. mais seulement une souveraine puissance. plus (Vaug. dite d'une sorte.

sont attaquées par I . Néanmoins des doctrines si manifestement en opposition avec celles de tant de gens. si elle venait à les condamner. ressemblent la ceux qui chantent sans pour n'avoir encore que simple connoissance des nottes Musique » (464). Où est l'homme de bon sens qui voudrait « condamner une œuvre de grande recommendation. c'est l'ait gêner à tort le véritable talent sacrifier. d'afficher le plus profond respect pour l'Académie (460). Il n'est pas impossible que Le Vayer ait amené toujours. qui circulaient dès cette époque. à l'avance. » Nihil est acutius arisla. C'est en partie parce qu'il n'est pas helléniste. ne pouvaient rester sans fit réponse. mais sans science et sans jugement. LA MOTHE LE VAYEH a | :. L'Académie lui tint compte de cette déférence. dans cet opuscule. mais elle vint. c'est la Préface des marques de Vaugelas Outre que diverses remarques de Vaugelas. raison de lie visé '. semble. et le conseil ironique adressé aux raffineurs de langage de s'appliquer aux traductions est en partie pour lui. qui se remaniai 2.L OPPOSITION. bien qu'ils n'aient aucune conception raisonnable. et qui écrivent à mode. à changer certains détails. pource qu'on y auroit trouvé de la quelque diction à redire? plus à cœur que cet » (444). qui forcément seront encore cités dans la suile de cet exposé. « une « vaine curiosité du lan- nombre de règles grammaticales Ceux qui veulent triompher de quelques mots bien arran- gez. « Ceux dont le génie n'a rien de examen scrupuleux de paroles. comme on le trop souvent. Il profitait qu'il de ce qu'elle n'avait presque rien publié encore estimait l'avoir avec lui. La Mothe Le Vayer avait eu soin. ni ne sont pas pour réussir noblement aux choses pour arriver jamais à la magnificence des pensées. signée de celui qui avait toute se croire particulièrement '. Vaugelas. précieux. il y a. Imposer et cette doctrine. Le Vayer. sérieuses. le fond à la forme. Cette réponse se attendre dix ans. dont la création était aussi glorieuse pour le Cardinal que le mérite « d'avoir applani les Alpes et rendu à la France ses anciennes limites du costé du Rhin ». et le reçut parmi membres. pour professer choisissant des exemples qu'elle avait elle-même donnés. jointe à quelque petit Wi'!. à quitter ses opinions. L'éloquence ne peut pas être réduite gage. se résignant du reste. puristes ou grammaises riens de cour. dans ce traité adressé à Richelieu. comme à ils disent. 1. paroles. qui nous pensent débiter de la cresme foittée peur une solide ce leur la nourriture. plusieurs malices à son «dresse. qu'il est si fort recommandé aux grammairiens français de l'être. C'est pourquoi j'ai donné ici les renvois à des passages de Vaugelas. et j ose dire de syllabes. sed nec futilius (442-443).

salons du temps. commandant général du duché. sa pension lui fut supprimée. et s'endetta pour toujours. qui du reste venait l'éducation et de la jeunesse de son fils De prétend 1 soit. il n'avait point ce qu'il fallait pour s'y pousser dans la faveur des grands. dans son édition des Remarque*.CHAPITRE VAUGELAS VII . Et comme il eut en outre la mauvaise chance de s'attacher à Gaston d'Orléans. Aleman rois de Fiance accordaient à sa famille.*><" Claude Favre. Chassang. Timide et gauche. et fut nir un des habitués de l'Hôtel « avant de develes un des premiers membres de l'Académie. Paris. comme le si remarquait bien. seigneur de Vaugelas. Desprez. donné à Vaugelas par M me de Rambouillet (I. crédule et même naïf. a 2. ix 1. dont François de Sales fut aussi président. Nous savons encore que. suivant Tallemant. M. premier président du Sénat de Savoie. . fils de Thomas-François de changer de maîtres. le 6 janvier 1595. nous savons qu'il vint de bonne heure à Paris. peu auparavant. baron de Péroges. que M me le de Ram! pour un homme la lui qui parlait d'être chargé de deux les élèves dont l'un était sourd et muet. Il milieu dont langage fréquenta tous les 2 . rétablit la pension de Vaugelas. Il n'y eut pas une fortune bien brillante. pour aider la Compagnie à venir à bout du Dictionnaire. il tomba dans la gêne. l'autre bègue Vaugelas eut du moins goûts et le consolation de vivre dans agréaient le plus. Préi". 1690. . Son père. reproduit L'éloge posthume . et avait fondé à Annecy l'Académie florimontane. Antoine Favre. On a vu dans l'histoire de l'Académie comment Richelieu. Vénérant dames ». Obligé de suivre son maître dans ses pérégrinations. s'était déjà occupé de belles-lettres en mémo temps que de droit. nous savons peu de qu'ayant eu en partage la pension que les chose. mal payé. qui n'en mourut pas moins insolvable. est né à Meximieux en Bresse. Vaugelas se crut obligé de s'attacher à la France et de quitter la Savoie. singulière destinée. Ouoi qu'il en fort de Savoie bouillet. il s'était fait gouverneur des princes de Carignan. des Remarques posthumes.

Les papiers de Conrart lui en attribuent quelques autres. pour toutes sortes de stiles. » Nul ne peut acquérir. « De M. en quoy consiste 48-49). avec la pudeur et la retenue qu'il faut avoir. être signés de perlui. et de toute sorte (l'obscurité. « Il n'y a qu'un maistre des langues.. c'est Y Usage.. mais qui craigne plus l'affectation. Voir en particulier ms. La raison même doit s'incliner. sonne avant comment Vaugelas lui ait a aimé la langue française. il poursuivait en silence cette éducation grammaticale qu'il avait commencée sous Malherbe. plus grave et plus douce tout ensemble. Il n'y en a point qui observe plus le périodes. Elle ne parut qu'en j 65 3\ par les soins <^C II n'y a jamais eu de langue. d'opposer son opinion particulière au torrent de l'opinion com- mune » (18). Sa préface achève. où l'on ait escrit plus purement et plus nettement qu'en la nostre. 891 estoyent venues en son logis un jour qu'il avoit pris un lavement. car la traduction de Quinte- Curce. prétendu lui rendre. plus judiElle sçait tempérer ses hardiesses cieuse en ses figures. avant il même a qu'on ait ouvert les Remarques. C'est toute l'œuvre de Vaugelas. Ils expliquent qu'il consacré sa vie. dit de Chapelain et de Conrart Vaugelas." On voit à ces éloges qui n'eussent pu.VAUGELAS 17 écoutant plus qu'il ne parlait. « l'authorité d'establir ce que les autres condamnent. On trouve. son plan et sa méthode. non pour un juge (H). ny cela qu'il s'est gardé des Le pour titre même est significatif. de montrer quels services Rarement auteur a analysé et exposé avec une plus grande sincérité et une conscience plus complète son objet. plus propre tant de fois reprise. Vaugelas ne légifère en rien lois : c'est mots de . » : . plus chaste en ses locutions. dans la même édition. qui devait appliquer les règles du bon langage. observant et s'enquérant toujours. et qu'il ne trouvait jamais assez complète. quelques mauvais vers de Vaugelas. qui en est le roy et le tyran. qui aime plus l'elegance et l'ornement. n'exclut ni la raison ni 1. ou de décisions il ne prétend passer que pour « un simple tesmoin qui dépose ce qu'il a veu et ouï ». gion-lk. quelque réputation qu'il se fasse à écrire. Sans doute cette relipas plus que la foi chrétienne. de Vaugelas à des dames qui iaisoyent une queste à Nevers. pour ne pas donner dans ces figures monstrueuses où donnent aujourd'huy nos voisins.. qui soit plus ennemie des équivoques.. la véritable nombre et la cadence dans ses marque de la perfection des langues » (Préf. la 1 . je crois. et qui p. avait été der à que l'auteur mourut avant d'avoir pu se décidonner au public. lui fin les Remarques parurent en lGiT^hez la veuve Jean Camusat. U5.

<( maistresse chez soy. c'était la dis- bon et d'un mauvais usage. une règle de prononciation de h muette. I. 110. en y comprenant les femmes comme les hommes. que Vaugelas cite nus. . faut tout croire sans distinguer 23- Encore moins peut-on opposer à l'usage français l'usage d'une langue quelconque. 338) \ Nous avons à la comment il va chercher bon usage exclusivement Cour. La Cour. principes.. L'usage beaucoup de choses par Il raison. surtout dans un Empire florissant et une Monar- comme la est celle de France. conformément à la façon d'escrirede la plus saine partie des autheurs du temps » 1. II. mais t'ait ni l'un ni l'autre n'ont autorité sur elle. Voir I. lai in :*>. La connaissance du latin et du grec peut servir à donner une forme simple. 295. Après Yaugelas devenue définitive pour lui elle était déjà sans dout» elle est )£« Le mauvais usage. malgré Priscien cl toutes les puissances grammati. Cf. est elle qui contribue pour la plus grande part à former l'usage. se forme du plus grand nombre de personnes. . 12). Cour que comme on parle ville IL 25 Même 539). ne peut « qu'il ne se soit rende à cette raison invincible. qui autorise . ne régissent-ils pas le français (II. beaucoup contre raison.i-N HISTOIRE UK LA LANGUE FRANÇAISE le raisonnement. 24) ». elle ne la détermine en aucune même en matière d'orthographe. << >< et dans certains cas décide. don! pourront seuls se prévaloir ». i 12 1 . raison qu'on a recours à l'étymologie. ce n'est qu'à défaut d'autre :. à une règle 2 . d'autres sans raison. II. nv l'origine il des mots. important en cas de doutes et de difficultés Or. et 1. qui veut que chaque langue chie prédominante et auguste. c'est sonnes de la ville. I9i) Yaugelas » : « venere la vénérable antiquité et les il sentimens des doctes mais d'autre part. Le langage des bons auteurs en est comme une vérification. 13). cales :!. dit-il.. L'usage n'en dépend qu'autant qu'il lui plaît (I.). n'y a pas à délibérer si on parlera plustost à la comme on . et plusieurs percomme le magasin de la langue ». mais ce qui tinction ferme d'un l'était plus. Qu'ainsi ne soit est une locution sans raison on devait dire qu'ainsi suit Communié errorfêciij o«. ceux qui sçavenl le A plus forte raison l'espagnol et l'italien. Le bon au contraire est composé de l'élite des voix (I. et que pour honorer l'Antiquité. parle à la 1. qui presque en toutes choses n'est pas le meilleur. et les faille aller contre les il elemens de nostre langue maternelle >>. Ceci n'était point nouveau. Il faut y joindre encore l'avis des gens langue. 332 i. la « il savants en (//>. façon. nv a nulle apparence dit et il nv peut consentir le il. 332. e( semble avoir con- . C'est la façon de parler de la plus saine partie de la Cour. » Que pour faire voir qu'on n'ignore pas langue Grecque.

178 et suiv. Vaugelas espère. si vous vouliez dire cela à quelqu'un.VAUGELAS quand il s'agit il de mots spéciaux. . ne pas indiquer à ceux dont on veut avoir lavis. qu'il s'est défié continuellement des vices de son terroir. '< . qui semblent être la propriété peuple.287). Ses rsaires ne le considèrent pas non plus comme tel (voir Dupleix. 7 i. trer. einq ans le laisse sentir « en s'en défendant. • ''>. d'avoir eu et de conversation « un conqu'il commerce de conférence avec tout ce y ii eu d'excellens la hommes à Paris en ce genre. Histoire de la Langue française. 16). s'en remettre à « des autheurs vivans et à des gens vans en la : langue grecque et en la latine » (II. de la société. . c'est une des plus belles actions qu'il ait jamais faites . ni même dans son entourage immédiat que Vaugelas a vécu il s'agit du inonde.). i. Si cela est possible. les faut recevoir sous la forme que la la Cour le leur a tous Les gens de naviger. III. nombreux aussi. Coeffeteau. Il parle avec un certain dédain des grammairiens qui l'ont précédé «lu reste pas l'air de se considérer comme un véritable grammairien II. II. 268). Il a même tiré de sa naissance en Savoie ce profit. c'est mer disent naviguer. d'avoir fait son apprentissage auprès : du grand eardinal Du Perron tinuel et de M. de quelle façon vous le luy diriez sans repeter les mesmes paroles que j'ay dites » (11. il n'a -. ils jugent d'a18 et près leur usage ou au besoin d'après l'analogie application de l'usage. enfin d'avoir vieilli dans lecture de tous les bons Autheurs » (I. l'usage reste libre (I. il n'a eu qu'à enregisSur d'autres. Sur beaucoup de points. sa méthode est la suivante : « s'adressera ceux qui n'ont point estudié. on dit elle s'est faite il . l'usage s'il était douteux. Cour et les du donnée bons auteurs : de cette dernière façon qu'il I faut dire (I. « je dirois : 284) a . Y a-t-il doute. où fréquentaient des -onnages qui avaient leur entrée à la cour.. Lib. Sur la déférence que Vaugelas montre pour les dames. fallait La prononciation n'indiquait pas ]n ends tous une s dans je vous à tesmoin. (Voir plus haut. de manière à ne pas les influencer si on est obligé de s'en éclaircir. » . 27-28). Voirun exemple caractéristique de raisonnement analogique. y depuis dix ans ne manque point de se faire peindre deux fois l'année par des peintres differens. et plus à la ayant eu l'avantage de vivre depuis trentecour ». Bien entendu Cour doit s'entendre ici dans son sens le plus large. Devait-on employer vesquit ou vescut'1 Dans cet embarras. I. l'usage était déclaré. être arrivé observer cet usage. Je vous demande. qui ont une particulière connoissance de la langue 4 . I 1 i Les gens qui travaillent ébene font . genre qu'il faut se la Cour à ] le fait seulement féminin il c'est à ce tenir. et non aux sça- si * 3 Pour savoir une Dame qui peindre. le mot des deux genres. 17'. qui n'est qu'une s. Ce n'est ni chez le roi. voir II. quel est le doute dont on veut être éclairci. comme on a dit à d'autres époques. ni si on disait un ou une épigramme.'.

Cf. Et comme il s'écrie immédiatement « Quelle grammaire et quel mesnage de syllabes est cela ? » on pourrait croire qu'il s'inspire delà raison. Cf. cardinales netteté. « par cette discon- tinuation qui dure depuis plusieurs années. Ainsi I. I. à cause de l'allusion au sabbat des sorciers. . l'usage. 171) \ Un bon mais la il style a des qualités diverses. Un mauvais mot << plus de tort qu'un mauvais raisonnement. la est règle ne se relâche pas. — — qui ne s'occupent il et Ainsi. parvenu au terme de son livre. Henri IV. que. ils ne veulent pas souffrir ces est capable de faire fausses galanteries 26). et Seuls les genres burlesque. malgré des principes n'en est rien. Ne pas vouloir dire que quelque chose sabbat. 215) il proscrit l'usage de quatre pour quatrième. c'est d'avoir été trop encore I. commoder du mauvais usage. I. comme ils gardent une certaine bienséance en tout ce qu'ils exposent aux yeux du monde » (II. la Vaugelas a un tel désir de les assurer à il la langue. que. ne démarrez point.50 HISTOIRE DE LA LANGUI: FRANÇAISE fois En cas contraire. Cf. la majorité décide. taine dignité. pureté. Mais à y regarder de près. ne laisse pas de s'en abstenir faire" >» de dire hardiment qu'il (I. Vaugelas semble parfois. faire à Vaugelas. ces fantaisies il d'un particulier une acceptées généralement. Ceux qui mal les entendent ne doutent point qu'on ne sache que et parler. 200. dans chapitre IV. variant avec chaque genre. et que par consé2. L'usage une Vaugelas n'admet pas que jamais on puisse refuser de déclaré. Mais fois telle est la force de l'usage. avec tout (I. S'il est un reproche qu'on peut conséquent et trop fidèle à des prineipo trop absolus. même « le langage des honmême en conversation. lui paraît ridicule. 11 en est de même dans la remarque sur pluriel. mais il montre que l'usage est douteux. Le bon <( doit comprendre tout » c'est-à-dire tous les stiles des bons escrivains point de ces genres trop vils nestes gens ». même en style bas.5. quand il est encore particulier. s'y soumettre. dangereux c'est d'employer des termes comme cela. boutez-vous là. 240 et 21 i.au premier aspect. 133-13 4. récapitule les diffé- rents vices qui y sont contraires. l'usage a enfin mis ce hors d'usage pour ce regard raison » . se faut soumettre. et s'attache particulièrement à la 1. Fût-ce par plaisanterie. 174). Il semble tout d'abord que ce soit 1 etymologie qui lui fasse substituer pluriel kplurier. Vaugelas ce et ' . forcer Il si arrêtés. que honnestes gens sont obligez de garder. : quent le choix reste libre II. car il y les a une cer- mesme dans le langage ordinaire. 33). comique satirique peuvent s'acle reste. Toutefois. Oui bien. tout en mot condamnant la le faut pour laquelle on « a osté mot dans cette signification. C'est pour une raison pareillement extravagante et insupportable qu'on s'est abstenu de dire et d'écrire poitrine. . : doit toujours en avoir qui sont essentielles. c'est l'usage de la chaire et du barreau qu'il défend contre un solécisme que le grand usage semble autoriser.

loin. qu'il est plus célèbre que connu. que déduire une théorie de l'incorrection de génie » Ce seraitje crois. soit pour les mots. Brunetière réfute mes opinions en les faussant. dont la décision n'y fût rapportée ». qui n'existait pas. p. P. plus pureté ne l'a pas connue 351. Brunetière. les remarques publiées par Vaugelas elles sont fort nombreuses. à la lin . l'y il l'y laisse. je l'aurais repris de n'avoir pas lu Diez. ni par suite de grammaires faites pour ces écoles. « Remarques ' ». et quelque intelligence des transformations qui étaient en cours. 1 10. Ce que l'on trouve dans il les grammaires françaises. Le pis. comme l'oracle de On trouvera. dans les différents chapitres. ainsi p. A plusieurs endroits. 5<>7 « Nous voilà l. puisqu'il n'y avait à peu près point d'écoles où on enseignai méthodiquement aux enfants la grammaire française. et : : • te. tance l'une de l'autre des conseils qui se complètent. d'écoliers dans le passage auquel » Vaugelas n'a pointparlé ilnepouvaiten parler. de difficulté ou de question. Petit de Julleville. Brunetière. Pour un peu. D'autre part il n'a pas eu peur de se répéter .et les étrangers ou les écoliers iront chercher. P. paru dans la Revue des Deux Mondes (1901. tout l'exposé qui suit le prouvera. soit pour les phrases. faute de traiter les questions avec quelque considération du passé de la langue. 120. etc. qui aient si bonne grâce que celles que l'usage a établies contre la règle el qui ont comme secoué le joug de la grammaire ». si l'on le voulait.. et II. qui reviennent retourne-t-il souvent à des questions déjà traitées 2 comme un refrain. aussi. à peu près textuellement. qui a pris pour argent comptant ce que Vaugelas dit de sa propre méthode. étudiées .. dit été que le peuple est maître de la langue ». M. et I. I.. 1 Voir en particulier. : je l'avais dûment avertis. . suivant que les hasards Je réimprime. Vaugelas a observé sans méthode. ainsi que Ménage ou même Patru le faisaient. 190. Valeur des gelas.VAUGELA8 netteté. pour se donner le plaisir d'une facile victoire. telle que donnée dans VHistoire de la lanyue et de la littérature françaises de M. a voulu éviter de donner des allé dans cette préoccupation. « rien ne serait plus aisé. eette appréeiation de Vaugelas. 571 Vaugelas. que Vaugelas s'est exposé à commettre de grosses bévues.). et n'a pas pris le soin d'en constater les défauts. il est jusqu'à diviser en plusieurs remarques placées à grande disairs pédantesques. Encore n'est-ce là qu'à rédiger qu'un des petits défauts de son plan. et. suivant un usage qui lui était trop familier. De là. Au reste il est faux que les Remarques de Vaugelas ne touchent pas aux questions élémentaires de grammaire. ou pour la syntaxe. Vaugelas. car l'auteur voulait « qu'il ne pût se proposer de doute. c'est sans ordre. mais n'a guère fréquenté le livre. <|u'il :\\ sait nouvelle. lui. comme je le répète ci-dessus. qui écrivait pour des gens se du monde. L'article de M.. je préviens seulement ceux qui liront son article de prendre garde à un grand nombre d'erreurs sur les faits. .. sans parler de ses réflexions sur la toute-puissance de l'usage. est fait allusion. L'auteur. :547: 1. puisque la un homme » qu'on consultait (II. 562 et s. 573 « L'opinion de Malherbe semble avoir « Il n'y a point de locutions. On comprendra pourquoi je ne voudrais point paraître attaquer ici un homme qui ne peut plus se défendre. Il est l'œuvre de quelqu'un qui a étudié la Préface. J'ai dit seulement. ajoute M. On peut dire de l'ouvrage de Vau- comme de tant d'autres. ainsi je suis fortement tancé pour avoir reproché à Vaugelas de ne pas user de la méthode historique. prendre exactement à contresens une phrase qui signifie autre chose. ne me semble en effet rien apporter de nouveau quisoitjuste.

ne sont ni tranchées ni même la posées. Des amis . 2Î . 129. Mais il reconnaît ses inadvertances avec une candeur qui désarme « J'avoue. 399: 3. Il II. soit dans d'autres au sujet desquelles il n'a donné aucun averl sèment. au moins. corrigées elles sont au besoin. le Chapelain''. 83. I.e Samliresco a donné un essai sur Gonrart grammairien dans les Mélanges Conrart. ISO. Seulement dans 1 Vaugelas ne semble pas avoir une sûreté parfaite 1 même et des admirateurs. . et.. Tamizey de Larroque déclare avoir passées. Il y en M Rrunot i. 48. qui étaient plus intéressants à critiquer. ^303 et suiv. Même comme patience •. tellement qu'il faut en user selon cette Remarque. 81. que j'ay failly et que je n'ay connu la faute dont j'avertis les autres que depuis peu. I.341 Aussi La Mothe Le Vayer ne lui reproche-t-il que trop de sincérité et de modestie. 259. il en hasarde deux I. parfait. passent sans être aperçus de lui. comme celle de l'emploi du prétérit défini ou celle de conçu. 126. 346. néanmoins. comme qui aiment comme lui le bon usage. faudrait bien recueillir et publier les observations grammaticales de Chapelain a dans ses Lettres en plus grand nombre que le texte imprimé des a Documents inédits» ne le laisse supposer. a d'autres défauts plus graves que celui d'être incom- plet et fragmentaire. 383. 2 59. refaites pendant de longues années. les fautes étant par trop grossières. Souvent. rédigées avec un soin méticuleux. Ainsi Vaugelas a condamné les néologismes. mais ne répond Toutefois il même pas à tous les besoins. soit dans des lettres que M. 96. •2. revisées par des collègue^ reprises. s'attarde-t-il à reprendre des solécismes ou des barbarismes déjà incontestablement condamnés et devenus rares. contrôlées par des expéd'application ni de volonté. 125. Il a déclaré épithète féminin. le livre non seulement ne satisfait syntaxe des modes. 336. Rem. quoiqu'il ait lui faisaient remarquer quelque faute. hors de son recueil soin de rejeter quelques remarques qui lui paraissaient superflues. 127) que Molière a rendue immortelle. S il y a des inadvertances dans son œuvre elles ne viennent point d'un manque Remarques subirent presque autant de retouches que le Quinte-Gurce. D'autres. en tout cas. il a fait pourtant la récidive de pas avec aucun (II. V. 388. Faites avec une attention concentrée. ont pu lui observation. l'œuvre d'un scrupuleux et d'un laborieux. au contraire.52 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE \ectures . adverbialité et suhstantifier. et Ta fait malgré cela masculin I. livre pratique. Les riences et des observations répétées. de ses conversations on de ses Aussi. on le verra plus loin. Quelquefois Vaugelas ne fait qu'enregistrer des décisions de l'Académie. 168. J'en dirai autant des remarques qui se trouvent éparses dans les recueils de 1. dit-il. Après avoir établi la fameuse règle (cfv-II. il fait allusion à des discussions relatives aux règles dont il traite voir : . Nulle vue d'ensemble pris il s'est fondé sur l'accident. Patru' recueillent avec le même soin et aux mêmes sources. et tout d'abord de la conscience. 260). il est loin d'être Assurément Vaugelas de la avait des qualités très et sérieuses. Ainsi pas toutes les curiosités. De très grosses questions. 77). et non pas selon le mauvais exemple que j'en ay donné » (11. .

. : . même quand ils sont en leur faveur. Ainsi il entend qu'on tout autre . ou d'autres même. I Vaugelas (I. ii. Il affirme plusieurs fois qu'une chose est mauvaise. ne prouvent pas positivement contre l'opinion qu'ils contredisent. s'y portera avec affection. dans le sens de prendre une résolu employé transitivement par Goeffeteau. . voir particulièrement p. p. dit: elles il sont toutes sales. commencement des peuvent pas représenter des mots Une il fausse interprétation de faits réels le con- duit ainsi à bâtir souvent des règles imaginaires. mais médiocre fait grammairien. et qu'elle ne se qu'ils lui. 13 écrit aussi je puis. et tout qu'il a été insuffisant. 136). transforme. qu'il formule. puisque l'usage déclaré. lui. Ainsi approcher. mais c'est lui qui en explique même parfois. lui aussi. remarque qu'on ne peut pas il dire : fay de vostre affaire. si devant au de autre parlé à un tel 179). . c'était la règle pour En il outre. elle est ne songe qu'à classer ces différents cas. une loi. et qu'il c'est dans cette partie de sa tache surétant homme de goût. Urbain . le du féminin de toute n'est pas élidé Il sans même se demander (I. I . il passif qu'il ne Test la ne faudrait pas croire Vaugelas plus constamment il prend sa matière au public. et il l'a été ainsi de suite. Tous ces rapprochements entre les règles de Vaugelas et l'usage de son maître» Boni développés dans le livre de M. elle est toute telle. il lui arrive de la fausser lui. quand tient une règle juste. 237). que vous celle.r . Coeffeteau. Il dit que résoudre (I. Or elle y est c'est donc que mémoire de Vaugelas ont des défaillances : '.Xicolns Goeffeteau (Paris. Patru. 314 et 315. sans se souvenir que suivant une règle qu'il a posée lui-même ne saurait se cons- truire avec affection. trouverait pas dans l'attention Il et la M. Celle . par une généralisation excessive. 309 et suiv. tant s'en faut. c'est inexact. ni avez tesmoignée ces jours passez. et déclare abstraits (II. Thorin. 1893 en. il ait eu au moins le tort de considérer comme usage déclaré ce qui n'était que l'usage douteux. et l'erreur était considérable. il est difficile d'affirmer L'exemple des auteurs. L'usage de l'époque postérieure. Il reçoit le fait parti- culier. tion. semble par suite que sur bien des points où Vaugelas a été en désaccord avec Chapelain. v. Ailleurs.VAU GELAS faire de graves objections. Il eût fallu dire : quand il affirme queCoelTeteau dit et écrit toujours jepeu. ont raison contre Sans doute. qu'ils n'y il s'égare dans des consi- dérations sur les démonstratifs ainsi placés au phrases. n'a jamais été . mais . suivant régit pas l'accusatif ne le avec un nom de chose. . qui montre que Vaugelas n'est pas. en l'interprétant. Mais nous avons cependant un témoignage irrécusable. dépourvu d'article. c'est vrai. un observateur impeccable.

de Tétymologie lui fait visiblement défaut. abandonné à lui- même. si on ne les a } . De un telle fut la fin de ce prince. car elles portent sur les méthode de l'école dont il a été le principal représentant. s 'évertuant à classer et à même à rendre raison des différents usages. là où l'instinct populaire. par suite s'est tout simplement substitue à rite (II. lorsqu'il veut dire : amener le on dit fort bien approcher la table (I. Et ne faut pas croire que cette ignorance. même Comment fixer pour dresser une grammaire purement dogmades règles. mais évidemment je des siècles précédents moins l connu. Gela est vrai de l'exemple qu'il donne fut son avis d autant mieux ainsi fut tué ce grand receu . approcher de* puisque. mais même qu'à Patru . Vaugelas eût certainement il trouvé ces tours excellents. notion du changement s'obscurcit.54 HISTOIRE DE LA s LANGUE FRANÇAISE verbe signifie près de ailleurs soi. alors que. ne sait à peu près rien de cite lui comme la la plupart de ses contemporains. ces faiblesses il n'y a pas songé fil. Et ainsi s'est introduite. le français a lu Aiuvot. mais on ne peut guère déterminer l'état exact d'une langue la Faute de se souvenir de l'histoire. 27). Egarés par distinguer des cas. un autre ordre de réflexions. tique. Cf. eût apporté l'unité et la clarté. et le parti qu'on avait pris de négliger ce qu'on pouvait savoir du passé fussenl sans danger. mais dont plusieurs pèsent encore sur J'arrive à grammaire française actuelle. mais faux de certains autres substantif à : homme. observées que pendant court espace que dure une vie d'homme : non seulement on explique mal. le présent apparaît sinon comme ayant toujours été. il ne dis pas qu'à Ménage. qui concernent moins tendances et la personnellement Vaugelas. Il déclare que c'est écrire à la vieille mode que de mettre : verbe un temps quelconque devant le nom qui le régit. qu'il est cependant nécessaire de présenter ici. Tout d'abord Vaugelas. Vaugelas et les siens n'ont du moins comme devant toujours être. Il langue antérieure. Il « > condamne sans m ! •> i21\ . une erreur sur faillir et falloir I. adverbes analogues avaient été n l dit que puiss&mmenl el les hésiter les grammairiens qui faits sur la l'orme du masculin. sans connaître les tendances de la langue. et par qu^l moyen démêler le ces tendances. dont quelques-unes ont été écartées par les grammairiens postérieurs. ils mations étaient en train de s'accomplir. résulte qu'il y a dans le livre des Remarques certain nombre de la règles fausses. 1. En fait. 169) Le « génie des progrès de la langue. une extrême confusion. <\ n'être pas du tout historique. tout grossier. il Du est Bellay. et pour longtemps. 2o9). quelquefois ont cherché à fixer l'état instable qu'ils constataient. nullement compris que certaines transforlà.

plus corrects. 217). la justesse. sacrifiant même essaya de se plier à de bons vers pour en faire de mauvais. toujours attirée par les Il idées et les images claires. Comme Malherbe. avaient la gardé n'en du génie de race. défendre de chercher et de trouver du nouveau. (II. Coeffeteau (II. et on peut se demander la Vaugelas et ses collaborala teurs n'ont ils pas outrepassé mesure. La question n'en reste pas moins entière. 305). comme il).VAUGELAS la grammaire dogmatique a ainsi perdu. 49). (II. Patru (I. sobriété élégante et la simpliest cité harmonieuse qui les lui ont donné sa popularité. 163). 189). c'était les droits de l'imagination et de pensée. bien vrai que dames de l'essentiel la Cour. Les mots paraîtront peut-être gros. même d'importance secondaire. n'étaient hommes aussi conduire n'était troupeau. ajoute même qu'elle doit être placée au premier rang (I. Toujours droits légitimes des écrivains a est-il que cette abdication des eu de graves inconvénients. Vaugelas conseillait de ne pas exprimer certaines choses. beaucoup pour acquérir à la Il langue la netteté. l'ont fait. Ils sont justifiés par de nombreux excès. J'accorde qu'il pas aisé de réagir. Je il reconnais que ni : Vaugelas lui-même. Gombauld Balzac à (I. puisque Corneille la doctrine. Il que des sous-exceptions venaient si va plus. à l'autorité de la Cour. J'accorde qu'ils ont fait la clarté. 217. Elle s'est hérissée de pré- tendues règles et d'exceptions. Conrart II. 269). « poser en principe que rien ne plaît à l'oreille que ce qu'elle a accous- tumé d'ouïr méconnaître » en matière de phrase et de diction la (I. Chapelain 172. . Godeau (II. Sans doute Vaugelas déclare ne pas vouloir mettre l'écrivain à la gène. plutôt que de les exprimer d'une manière qu'il jugeait mauvaise. 285). On ne lui arracherait pas pour cela une concession sur une règle. Ce n'est pas répondre à la critique que de montrer qu'un magnifique épa- nouissement littéraire a suivi Vaugelas. II. en soumettant s'appuie langue. 45. encore souvent contredire. Habert de Gerisy (II. 341. correctes. bien ordonnées et mesurées. 249). d'Ablancourt le 54). et les principes n'en sont pas moins discutables. au lieu de suivre. il affirme à plusieurs reprises son affection pour la naïveté fait une grande partie de sa beauté (I. Or je ne voudrais pas paraître injuste pour les premiers acadéla mistes. qui jeter au feu de bons vers où se trouvait une incorrection impossible à oter. ni ceux sur lesquels 247). reste pas moins que présenter lui l'écrivain comme uniquement propre à recevoir les mots et à les combiner suivant des règles stric- tement prévues. le 345). qui étaient les oracles du temps. 238). qui engageait Racan à il du langage.

déterminer 1 on disait là : jusques aujourd huy ou bien jusques à aujourd huy ties. fectionner leur langue et leur style invincible loi . par suite obligatoire. de condamner une façon de parler comme mauvaise. De surtout la croyance que ces minu- une fois réglées. sons les armes. n'était où elle pas sans quelques là même dangers pour la littérature d'abord — je laisse ceux-là de coté. II. et que sur tous n'y a qu'une manière de dire correcte. Les Maistres m'ont appris que cette façon d'escrire : est vicieuse . en le déclarant au public. 1"20. la sans que je sois obligé de réparer Il faute ». Et il ajoute Si on demande « mais que deviendra presque ? où le mettra-t-on ? car il le faut dire nécessairement. des discussions interminables. je m'acquitte de mon devoir. . I. les points il comme les grandes règles. Cf. De se joint immédiatement au nom. : paraît difficile de ne pas trouver cette résignation excessive si elle eût été acceptée. qui soit bonne.56 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Qu'on (I. où répliques arriver à dupliques se croisaient entre grammairiens pour si '. devaient être observées. ne gênait point l'expression de pensée. se reporte par exemple à ce paraît irrégulier d'écrire : qu'il dit du mot presque 445). etc. De et là des subtilités. mais la justesse même la de la langue. les unes essentielles. sur 1. J'ajoute enfin que l'importance donnée à la correction grammaticale. — la ensuite pour la grammaire même. Vaugelas avait encore eu sagesse de faire deux catégories de ses remarques. Je respons que ce sont deux choses. Il lui fay suivi en cela lavis de tous les Jurisconsultes et de presque tous les Casuistes. sur intriçfiie: 116. et d'en substituer une autre en sa place. ce n'était plus seulement la richesse qu'on sacrifiait. d'autres destinées à ceux-là seuls qui avaient souci de perI. Mais une tendance et devait pousser à mettre les unes les autres sur le même rang.

Mais Nie cl . était heureux que l'auteur « se fust deschargé de ce qu'il avoit sur le cœur. . qu'il faudrait respecter comme il des oracles. de dire de bonnes choses. le on en ne peut reprocher à l'auteur que l'excès et scrupule. Il La Mothe Le Vayer ne pouvait pas rester coi. « Il nous fasche quand nous devenons vieux de quitter la mauvaise doctrine de nos lesquels jeunes années. il n'insulte pas. toutefois. « comme ceux qui ont tant d'ardeur pour une ^maîtresse. SON SUCCÈS Pris assez rudement à partie par Vaugelas. contre il laquelle il était accusé d'avoir déclamé. La matière ne vaut point qu'on se mette fort en ter qu'il qu'au contraire il peine. très et il en dit beaucoup Les Remarques sont d'un le grand prix. mais une simple docilité 1 I . commençait par protes- aucunement blessé des citations de la Préface. Elles contiennent mille belles règles. 9). il Vaugelas ne lui inspire qu'estime. Paris. de la Coste. et eut-il tort. et sans croire pour cela montrer une vertu héroïque. Il est très capable (86).ï. il et publiées dès 1647 L n'était En beau à Naudé. En fait la longue fréquentation des maîtres du bel usage n'a point ôté à La Mothe une de ses idées générales. Ce sont des sentiments particuliers. adressées joueur. il s'en faut bien quelles représentent les idées de l'Académie. Leur style est excellent dans et genre didactique. il a le mérite de se souvenir néanmoins que « ce seroit de ne pouvoir le 'souffrir la une grande foiblesse d'esmoindre contradiction sans en venir pour raille. s'obstine à croire qu'il faut 1.CHAPITRE L'OPPOSITION A VIII VAUGELAS. Je les cite d'après L'édition originale. la » Peut-être insiste-t-il un peu plus qu'en 1637 sur nécessité de conserver la pureté du langage. qu'il se soumettrait sans effort. qu'ils passent de l'amour à la jalousie » (92 et 93) . et il moins aux mauvaises paroles |» (31). sur y a beaucoup à redire (9 et 10). En somme on prit l'avait souffleté en lui disant Ave (74) . les répliqua dans quatre Lettres louchant nouvelles remarques sur la langue françoise. et qui le devoit incommoder depuis dix ans » p. et encore très poliment : n'y a rien qu'il ne pense à son avantage (7).

La vérité est que Vaugelas s'en est trop rapporté à la Cour et à de prétendues oreilles délicates (44). Il également inconséquent de présenter sans cesse la naïveté comme une des plus grandes perfections du style. on enfin de ces censures si réduit à la mendicité 115). la négligence d'une phrase lui paraissent parfois avoir du goût (110). qu'il est capable de faire plus de tort qu'un Il mauvais raisonnement continue à trouver qu'un homme la qui travaille dans une crainte perpétuelle de pécher contre à grammaire ressemble le ceux qui marchent sur 113). Anciens pour prouver que dans l'éloquence poétique la plus grande liberté. fait de nouveaux composés perfectionner. et qui ne songent qu'à faire pas à pas chemin cite les qu'ils ont entrepris 1 La rudesse d'un terme. un écrivain. Et il ou oratoire on a usé de 109 et suiv. s'il de suivre l'usage reconnu. un avocat. c'est tomber dans une pétition de principe. auraient été d'un tout autre sentiment (59 . Est-il à douter que les grands suivre auteurs contemporains l'usage? qui y sont censurés n'aient cru Or s'ils l'ont cru.'i. qu'Homère a mêlé les dialectes. la possibilité même chose de plusieurs façons. parce qu'il y en a une meilleure (63 et 98). Que penser scrupuleuses. qu'on prétend il de cet excès repasse dessus ( polissure. la corde. et dès lors vouloir le leur opposer. à des femmes qui. encore se demande-t-il demeure convaincu qu'on ne saurait mieux faire que si les Remarques. l'usage reconnu et l'usage douteux. condamne toujours une manière de est comme si elle était abso- lument mauvaise. quand propre auteur des Remarques n'a pu se garder de pécher contre ses préceptes? (116) Cela fait croire qu'en somme il n'y a rien de plus contraire à la véritable éloquence que cette multitude de ponctualités grammaticales. question. » « sous lesquelles on la veut injustement opprimer effet (125). C'est par une contradiction inconciliable en la qu'on proclame qu'il faut garder à de dire une langue quelque richesse. s'il avait retardé sept ou huit jours à leur poser la . La Mothe n'est nullement converti. que l'appréhension ne quitte jamais. souffre Le de style même. perd sa vigueur à le mesure qu'on le lli. et d'empêcher toute naïveté en mettant l'auteur à la gêne. Ainsi sur les tendances mêmes de l'école. l'effraient Les autorités dont Vaugelas semble vouloir l'accabler ne pas. car. ne confondent pas souvent malgré les distinctions de la Préface. et s'élève contre ce dangereux apho- risme qu'il d'un mauvais mot pour décrier un prédicateur.HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE préférer le fond à suffit la forme. Quant au langage. 27-28). rappelé les vieux mots. c'est donc que l'usage qu'on leur oppose n'est pas assuré. et qu'on dire.

: certains tours qui vieillissaient sible et si = peut-être la (70).» Ces contestations générales ne sont pas ramassées contre \ augedans une préface doctrinale comme la sienne. explique qu'il et a proscrit la locution sans distinction de cas. et auquel Vaugelas tient tant. Du reste. pos- (48) . l'on pourrait citer encore quelques erreurs de ce genre. Enfin. . je est me bornerai à dire que la critique de La S'il s'abaisse . Mothe faute souvent serrée et judicieuse. en général la a bien vu les faiblesses de doctrine. c'est la observations. il ne voit pas progrès fait par la langue dans à régularisation de l'emploi de l'article. en quoi si il a tort. prennent son parti. sur lequel est fondée la liberté de ne pas répéter les particules. Il y a plus. nous avons un témoignage plus direct. cette règle étant des meilleures du livre. toutes contraires à l'usage. ce n'est là qu'une tache il il a quelquefois lu superficiellement (55. lui ! dire : Mon Dieu il je vous supplie de mon âme : (52). la il qu'il fût trop attaché à ne semble pas. Thomas Corneille même.L <>|'P0SITI<>.\ \ VAUGEL \s . on doit néanmoins reconnaître que s'est défait La Mothe en pour la circonstance de beaucoup des préjugés que l'habi- tude avait dû lui donner. où elles perdent quelque force à être isolées. n'est pas plus solide à ses yeux. à corriger une d'impression. Il con- défaut de Vaugelas teste les restrictions les qu'on veut apporter à l'emploi de séant (84). Sans j'ai reprendre l'expose des objections particulières que signalées plus loin. et il conseille ce que l'Acadé- mie conseillera plus tard. En effet Chapelain ou Patru. manière de dire ancienne il défend bien . s'il un (50). tient le droit de se servir de quelquefois tous deux. qui s'en trouvent faussées. où elles gagnent en revanche à jaillir d'observations de las détail. et prétend réfuter la règle de Vaugelas sur l'impossibilité de rapporter un déterminatif une un nom sans article (64).V. Mais. ainsi de suite. Ailleurs aperçoit un autre gros sa tendance à imaginer ou à recevoir tout au moins de subtiles distinctions. qui les appuient et ici les justifient. Peut-être était-ce habileté de sa part . quel que fût son âge. qu'on pouvait dire supplier Dieu \\\ a rien de plus usuel que de (V avoir pitié comme Vaugelas n'a il pas compris. tout cas ses remarques sont plus jeunes que son style. prouvant que La Mothe avait l'usage pour lui sur certains points. d'en ôter à savoir. comme y a deux mots synonymes. il main- termes injustement rebutés. le par sus tout (83). 70). forme trop absolue donnée à certaines Déjà en 1637 il soutenait . elles sont en grande partie éparses dans le livre. on pouvait s'y attendre. Le grand principe de la synonymie. nuances qu'on voit entre fureur et furie (69). Ce qu'il relève.

Il le II avril 1651.' réunissait . cl i Niceron. La Mothe méritait d'avoir moins de succès. Son livre compterait plus dans l'opposition qui fut faite loin. courroucé (57). âgé de quatre-vingt-un ans. p. 79. et reste en pâtit. Il y a cependant des remarques grammaticales dans le livre que Dupleix a l'ait contre M. vingt-six prindéfinition de l'usage. par dégager. cité par les disciples et les continuateurs de Vaulà le plus gelas parmi les commentateurs plutôt que parmi les adversaires du Ce serait presque grand défaut de ses Lettres. de philosophie et naturelle Dupleix y échoua. Le titre était beau. auxquelles il fait plu- sieurs fois allusion En tout cas. points contestables peut-être y a-t-il été aidé par les conversations et que le livre des Remarques provoquait.60 HISTOIRE DE LA le cas. 1645. et jusque-là surtout occupé d'histoire. Dupleix voit une mauvaise forme paricompagnie on trouva qiie Vau- cipes. et cherchant à s'amuser d'un nouveau genre d'études. liberté et pureté. '. Le premier 1. et à la grammaire hypercritique. Germain. les tables) chez Denys sous le titre Bechet. Condom. l'obtint il sollicita un privilège pour publier quelques remarques sur la langue française. Après une préface où il justifie son dessein d'impugner ces Remarques » par le désir d'ôter « à tous les grimaux syllabaires et raffineurs de style » Le bouclier dont ils se couvrent. lorsqu'il Il est malheureux qu'il estoit (47). concilier deux qualités. un gros in-quarto de 70 pages sans de Liberté de il la langue françoise dans sa Pureté. de droit. tant de la préface que du corps même de l'ouvrage de Vaugelas. Celle-ci on se demande si l'auteur ne l'a point reproduite uniquement pour ne pas se dédire. Arnaud Mimas. cette sagacité lui a valu d'être honorablement maître. jaloux de la réputation de Vaugelas. pour l'histoire. elle n'est pas poussée assez beaucoup en deçà de la critique générale. de Morgues et qui est intitulé Les lumière* de Mathieu de Morgues. lorsque. ou condamne jamais plus (49). 2. pour solliciter des affaires qu'il avait au Conseil. il commence. . du franc badaudois. et que dans une grande gelas avait choisi le pire p. Dupleix. qu'il discute successivement. en << morale homme rompu à la méthode philosophique. die pour (//se (56). lorsqu'il le LANGUE FRANÇAISE (51). La critique de détail y est bien dirigée. visible que La Mothe Le Vayer a choisi adroitement les . aviser C'est défend taxer = apercevoir 68 entaché (84). dit : S. 2 . que l'idéal eût été de mais l'entreprise semblait périlleuse pour un Gascon. SciPin. es teintes. et ï fit paraître à Paris.N — Scipion Dupleix était en 1650 à Paris. n'est autre que la Il dit par exemple à propos de herondelle que c'est sienne. cl". etc. 67).

mais. par exemple. Vaugelas ne connaît que l'analogie et oublie l'anomalie. tantôt il abanest la règle mêmes donne eeux-ci en faveur des premiers. Vigenère y ont travaillé heureusement que si on évite phrases nouvelles. est obligé de corriger les inconséquences. qu'il copie quelquefois sans le nommer Il il 1 . que latine a bien le droit de l'imiter . qu'il y a des choses naturelles qu'on découvre. fait de nouveau. il faut de nouveaux termes . Mais ce n'est que la préface de son . abandonnant la critique. il n'y aura plus qu'un style. tout à fait ridicule : serait facile de présenter Dupleix comme ne lui en coûte pas d'en appeler à 85. lâche quelques gros mots. Il Du Vair. même les suffirait de lire un article comme livre. jusqu'au moment où. et plusieurs artificielles que l'on pour lesquelles créations . élève toutes sortes de doutes. Beaucoup de ses objections lui sont inspirées par La Mothe Le Vayer. et et celles-là de valeur très différentes. observations fines d'un grammairien supérieur ni l'un ni l'autre de ces aspects ne serait sur lui. Beaucoup sont originales. Du Perron. ainsi dire là pour Les bases posées. Les principes 17 18 : qu'il n'est jamais permis de faire des mots. dans l'ordre alphabétique. on devrait Il le vrai. 1. Dupleix . objecte que Vaugelas se contredit. Tantôt Vaugelas courtisans parles auteurs. en acceptant quelques nouveautés que c'est une maxime des jurisconsultes que l'a celui qui a le droit de détruire pareillement d'édifier . plus haut même. serait possible l'Ecriture et de remonter au déluge. Dans prépondérance de la Cour. il exemple la force de la d'autre part de trouver dans le pêle-mêle de son livre quelques . en général. .). tout ù nu. qu'il cite loyalement en beausont de nature coup d'endroits. OPPOSITION livre \ V\l GELAS et il i. celui-ci pour voir. H35 à la fin les défauts comme les mérites de Dupleix.| bien que la est la clef du de Vaugelas. il extrait celles qui lui paraissent bonnes et utiles (p.I. qu'il reproduit. etc. une grande quantité des Remarques. Comment saura-t-on quelle est la plus saine partie delà principe 2. et s'il fallait porter un jugement y faire ressortir avec soin les contradictions. il examine. ont le droit de leur imposer des noms que notre langue étant plus stérile que la les . Alors où Tout est fondé sur le capriee et le ferme 9 sentiment. sont deux des plus discutables. 162. pour prouver par lettre a (115. . que Ronsard. qu'Horace a autorisé ces gens qui ont connaissance des choses. malgré les démêp. qui lui eût expliqué les choses préten- dues faites contre raison. Il l'usage. prin- En dehors de cipe 5). et conduit l'auteur à se contredire. Voir. sur Cour et des auteurs? La déférence montrée aux femmes est trop le la grande.

Dupleix il n'y a point de loi/ qui nous apprenne qu'est-ce l'autre dubitatio (241) qu'on dît que Vingratilnde. Une de celles qu'il relève le plus complaisamment. au sujet de poitrine. l . c'est l un employé au lieu de l'un des dir. à tout prendre. s'est aperçu et rien ne savait guère de la langue antérieure \ qu'il n'était pas. Il attaque mode. p. 7 . sur féliciter. 166 sur le barbarisme. 233). même quand il : tombe d'accord avec son contradicteur. et il lés que la grammaire lui avait est sans rancune contre Vaugelas. de de mots . et un peu partout. il compte cinq fautes. « qu'il n'y a aucun rapport des simples aux dérivés » 245 Voir p.t\2 HISTOIRE DE I. 452. grec 3 . p. pas et point 132). Il attaque les puristes. prétendre qu'il devait se soumettre à latine était explicable grammaire chez un homme de cet âge. 2. Dupleix voit très bien ce que perd la langue à n'avoir plus pour ce que répondant à pourquoi. a vu une le partie des défauts de Vaugelas. voudrait que doute eût deux genres 8. distingue des nuances entre rien Il a plus. et particulièrement sur les gérondifs. pour un des dix.>2 qui concerne pour ce que. commença à avouer 207 Voir p.. niais est pédant. l'un représenterait duhium. de remettre Il même ordre ce que Vaugelas avait exposé indistinctement. d'avoir enfin par tous moyens appauvri la langue Il a répudié la tendance à vouloir toujours de dire au profit d'une autre. quand par ce que répondait à purquoi (396). cl celle C. : : : . etc. ">. au point de montrer à son adversaire et n'est pas assez familier avec elle ne sait pas définir. Il un grammairien. approuve les plus contestées '. Mais Dupleix a le tort grave d'être infidèle a ses propres principes. A chaque instant Dupleix lui montre qu'il s'est trompé dans ses rapprochements avec le grec (voir p. invente. el comment on ne peut fonder là-dessus une règle. 228). Soutenir que l'usage devait parfois se ranger s devant la raison était utile. 7. Parmi les meilleures discussions. de s'être séparé trop facilement les de bons termes !. 212 sur conjuré: p. . Sa conclusion condamner une manière à lui. Il lui explique bien pourquoi on dil enclin et incliner « qui est près du latin ». et il il reprend dans Vaugelas des lui aussi. des caprices de dégoûtés. foutes de langage y ments. tel des raffine<lc et la rien tel (543). 3. est très souvent je serais d'avis néanmoins de laisser la liberté à chacun. je citerai celle qui concerne es (p. Voir asseoir au sens d'établir 50). est certain qu'elle n'est pas sans valeur. discute sans passion. .A LANGUE FRANÇAISE déjà causés avec Saint-Germain. . et on veut la la suivre. même dant il certaines de ses Remarques Il a gardé en de sa jeunesse l'habitude de l'interminable digression lui arrive '-'. Page 185. et cepen- de bien serrer une question. 210. il Quant qu'il à sa critique Il grammaticale. . 412). qu'il possède sa logique. pour rendre quid sil 500 1. le lui a reproché d'avoir « accepté sous tlestrisseurs nom » d'usage. . dirait dépenser qu'il et dépendre. dans une un quand il s'agit de plusieurs seule remarque. 2.

dont les manuscrits lui ont également fourni la matière du reste de donyme de '. aux Pauvres pour rien. avec sa méthode. suivant le mot de Pellisson.L 0PP0S1TKW \ \ Al GELAS . d'autre censure des Remarques du moins il n'en fut pas publié. Irson a également profité des Remarques dans sa Nouvelle Méthode pour apprendre facilement les principes et la pureté de la langue françoise particulièrement au livre III qui traite de la :! . au Collège du Plessis-Sorbonne. auquel l'auteur a ajouté des signes pour indiquer celles qui sont contestées par La Mothe Le Vayer et par un autre auteur qu'il ne nomme pas. ses tendances. 6. tout exceptionnellement. Avec les préceptes et enseignemens de la taille de la plume. en 1650. qu'en dix années entières.. ses principes. > : — — . or cela était contradictoire et absurde. à ma connaissance. chacun « y trouvait quelque chose contre son mais il ne s'agissait que de certains points de détail ensemble de l'œuvre. (Bibl. 11 n'y eut : pas. A Paris.:. c'est à la fois de se conformer au goût du temps et de garder Les principes de l'époque précédente. son livret. et chez Gaspar Meluras. Dans cette école. rue Sainct-Jacques. p. Mise au jour en faveur du bien et utilité publique. fondateur de l'école. P. et posture du corps. à l'escole de la Charité. Pour apprendre plus d'orthographe françoise en trois mois de temps. pour parler purement et escrire nettement en françois Toute la troisième partie de son livre n'est qu'un Recueil alphabétique des Remarques. Il semble qu'il ait cru avoir rajeuni et épuré son style d'après cette méthode '. par l'usage et pratique ordinaire de ce temps. le faire passer la Un des premiers est carme Jean Macé. et v acqué- raient de jour en jour plus de crédit Dès cette époque on voit des metteurs en œuvre substance du livre de Vaugelas dans les leurs. Voir Paris. LÏV. où le livre se distribue. . Mazar. chez l'auteur. et la mort de Vaugelas ne compromit en rien son autorité. par une méthode autant facile qu'abrégée. En 1652 on reconnaissait que sentiment 1 . on attachait à la grammaire française un intérêt véritable. De l'imprimerie de F. La méthode d'orthographe 3. sous le titre suivant « Nouvelle et ancienne orthographe françoise. le Coin te. fut généralement accepté. i . 1656 A. les esprits. de sa tenue. tuais ce que Dupleix semble vraiment avoir essayé. pour apprendre en bref à décliner. Ensemble un abrégé de grammaire françoise. rue Saint-Jacques. Sans doute. Il n'a fait qu'ôter a son livre toute raison d'être. 20249). à l'école de Charité. et à parler bon françois. tant réguliers qu'irreguliers ou Hétéroclites. 2. sa Méthode universelle pour apprendre facilement les langues. qui continuait la tradition du \\T siècle. au Sainct-Esprit. a publié. aux Riches au poids de l'or. Chez l'auteur rue Bourg-l'Abbé. frère de Léon de Saint-Jean. rue Bourg-l'Abbé. Jean Jost.DC. peu auparavant. pour bien et diligemment escrire. qu'on y suivait avait été publiée par Choiseul. M. Paris. et coniuguer toutes sortes de Verbes. qui sous le pseusieur du Tertre. décisions s'establissoient peu à peu dans ».

253. sur la forme des noms propres: p. par exemple. Thurot s'en est servi. est fait des règles de Vaugelas. 90. Quant aux et je 2. mais ce qui fait de ce livre rarissime. converti à doctrine de Vaugelas. sans nom d'auteur. et Vaug. des choses justes (i . sous forme d'observations annexées à chacun des chapitres. donne d'après Vaugelas son Essay (F une parfaite grammaire. 63. tout en affichant qu'il n'était pas idolâtre de ses opinions. 163. etc. . ne sont à vrai dire qu'un selon V usage de ce temps. 42.. 43.. chez Michel Duhan. sur les genres. I. Racine a commenté quelques passages de la traduction de Quinte-Curce.126. p.. 29-3 5. 145. Vaugelas fait son entrée dans l'école.. sur la répétition des articles. 16. Voir Voir Voir Cf. écrivains. et souvent.. 1. Le succès n'était pas moindre dans les provinces. 22. p. déclare que son livre vivra dans l'estime des bons esprits. sous le titre de Grammaire françoise avec quelques remarques sur cette langue chapitre vi : listes de quelques teux. 83. et son fils nous apprend Cette édition existe bien réellement.64 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE : syntaxe. II. 16. p. 56. 25. Voir. 80. 77. 59. sur l'accord de l'adjectif. p. et Vaug. 5. lui l'honneur de le visiter En cas. en 1657 '. 36 et Vaug. Je n'en veux pour témoin que la très curieuse grammaire publiée à Lyon. 69. 6. p. i.. 75. imprimé pour la première fois à Anvers.119.- On sent que la matière vient d'en être profondément modifiée. des tout il Remarques pour lui qui. Le chapitre v et le des mots et des phrases qui sont en usage. dit-il. 3. En le P. A tlet. II. 57. et Vai 154. Gouget l'avait vue. le fond 1659. nyme ajoute. II. noms dont le genre est dourésumé de Vaugelas. 111. § 17. Venu de Franche-Comté à Paris. 19. destinée à un enseignement élémentaire et pratique. 2i. l'étranger le succès n'était pas moindre. à partir de la publication des Remarques. a une extrême admiration. sur l'article avec le superlatif. . la L'auteur n'est pas tout à et il fait 2 . . p. 35 et Vaug. 145. 57. 94. on sait avec quel soin ils se sont appliqués à « parler Vaugelas ». en général. et transporte dans son essai tout ce qu'il y a trouvé de plus beau. etc. Avec le livre dlrson. I.. sur les articles p. petite encyclopédie grammaticale. les grammaires de la langue française changent. par exemple. complètement d'aspect. et aux Remarques \ L'ano. 36. Bref. 26. 113. 106. l'ai eue moi-même en mains. :! lui arrive de le discuter l'intérêt comme il discute Malherbe c'est . Elle est cotée O. Chii- Compagnie de Jésus. 90. 6. peutde la être Chitllet « avait-il eu quelques fît relations avec l'auteur ». 28. : que la substance en est empruntée au Commentaire de Malherbe sur Desportes 4 encore inédit. avant d'aller à l'étranger. 15730 à la Bibliothèque municipale de Lyon.

Pareille lui. Une preuve suffît à elle seule. Boileau en appelle plusieurs fois à la sagesse de Vaugelas. se soumet à remanier des vers devenus incorrects. III. son livre devient en peu de temps le bréviaire de tous ceux qui ont la religion de la pureté. montrée par l'autorité acquise par revisant ses pièces. condesfait en dit plus qu'aucun autre sur Vaugelas.L OPPOSITION A VAUGELAS à l 6a qu'il emportait un exemplaire des Remarques zès. craignant d'y désapprendre son bon français. cendance. C'est pour obéir aux Remarques que Corneille. Des libertins comme Saint-Kvremond le rangent parmi ceux qui ont mis notre langue dans sa perfection. . Bref. Histoire de la Langue française.

Au xvn p siècle. qui n'est pas autre chose que et c la recherche de l'élégance le style et le dans les mœurs. Seule la curiosité qui s'attache à œuvres du maître a fait connaître les documents concertiendraient leur place entre les Doutes nant il le langage des Cathoset des Madelon. Voir Mol. la le développement de il préciosité ridicule n'a été qu'un petit épisode. sans l'existence tant d'autres de cette comédie. C'est une illusion qui est de tous les temps. se main à travers les siècles. Dès lors il n'y a pas à s'étonner du retour de certains phénomènes.CHAPITRE IX LA PRÉCIOSITÉ Le génie de Molière a fait aux Précieuses ridicules une renommée. j'en voudrais un peu fixer les limites. les mots qui revenaient ainsi étaient des mots vagues air. de l'histoire littéraire et linguistique. Il est bien vrai que le travers dont il se moqua a existé. p. nous dit l'auteur du Portrait de la coquette '. La préciosité a des racines lointaines. dandys. se. de Caillières. rid. rid se.. en est autrement de de la distinction la préciosité elle- même. a fait un recueil de quinze ou vingt mots nouveaux. affotds. Bouhours et Toutefois si Du bon usage de M. 455 « Nos Eloquens à la 2. Molière s'en est moqué « Vous devriez un peu vous faire apprendre le bel air des choses » (Préc. pour la raison que gormignons. mais en mêmetempsimmortelle. Sorel. 1659. est probable qu'ils le livre du P. : Voir Livet. Cf. iv). Lorsque la Précieuse. : . Lex. . mais il serait tombé. riers. leur niveau d'esprit est en leurs goûts passagers diffèrent. accidentellement mis en lumière. des bons livres.. Préc. 3. 235. de la préciosité sans épithète. gens sélects. p. bel air. dans l'oubli où se confondent toutes les modes semblables. Sans cette circonstance. langage. elle s'imagine avoir fait un fonds admirable. air de la cour 2 mine je ne :: : . bon air. pour paraître agréable et spirituelle dons le monde. et que somme à peu près constant. v° air. précieux. que de les la manières. fâcheuse sans doute. Je n'ai à m'occuper ici dernière partie du sujet.. . 1. 1672. ix: « Je vois ici des yeux qui ont la mine d'être de fort mauvais garçons ». incroyables. si que leurs tendances générales se ressemblent. Conn. tendent la etc. de Molière.

repartit Carmelin. le même Gombauld prononcera à l'Académie un Discours sur le je ne sçay quoy. il faut citer particulièrement servant à former les superlatifs. : « Il te faudra dire à tout propos que ta maistresse est ravissante. de la plus belle source. mais pour le moins. 289). 19. I.H. des attraits. : Du nouv.. ix quefois nécessaire à 6. 1. comme je ma chère comme jefais-'. II. de Phyll.. Astrée. . quand l'on dit qu'une fille est ravissante charmes. Let. : : : . elle est raviselle prend tout ce quelle trouve elle m'a ravy mon vieux chapeau sante comme un oyseau de proye. o. Vaugelas entreprit de justifier Balzac en montrant que cet appendice est quel: : la phrase (II.. de là on passe par Adorable. Celui-ci est une des « excrescences» du discours les plus amèrement reprochées à Balzac: « Ceci est ordinaire à l'auteur des Lettres. eh.. et comme un loup. à l'autre. des Préc. et s'ils observent bien toutes leurs grimaces mais de le dire d'eux-mêmes. un véritablement. i « Ce que vous dites là est du dernier bourgeois » et Somaize. de Phyll. Balzac. rid. se.. 133 « soit qu'on cherche cette grâce et cette Vénus qu'Apollon inspirait en ses tableaux et que les Italiens nomment le je ne sçay quoy » : dans Gombauld. un mar2. et Mol. Cela seroit bon à dire de Synope. dit Lisis. Cecy ne se prend pas d'un tel c'est à dire qu'elle a des biais. : car enfin à n'en point des mots exagérés: der'•. 101-J02: « Le silence et la solitude a voient. par Divine. Sorel. des apas.. comme elle fait. vi cf. » A quoi ce comme est-il bon. de Molière: cf. 162). comme tu fais. rid. iv et se. « Quant aus passages d'une période 5. Et enfin il signifie premier. 385. clans le Recueil de Sercy « On s'embarque quis! » sur la rivière de Confidence. Cf. « Si je voulois commencer la pluspart de mes périodes par un A n'en mentir point. son véritablement et après tout. 1. ils ne parlent d'autre chose. liv.. «Sesont présentées plusieurs damesexpressementrevenues du cours pour requérir qu'elles peussent s'approprier le mot de ravissant et l'appliquer à tout » {Rôle des présent. se. mentir [ '. II. des mots inutiles suis.de Phyll. » En 1635. qui sont trois villes sur le grand chemin de Façonnerie. Parmi ces mots. point mentir. : . 250a.372). Mol.LA PRÉCIOSITÉ : sçay quoy . L'un des plus usités est furieusement mais tous ceux du même les : adverbes sont aussi hms gens de mine. si tu en retranches son h n'en i. . dans Ogier.. cela se peut souffrir. un ù tout le moins. comme l'on voit dans cette phrase « Je vous en ay la dernière obligation » tantôt il signifie tout à fait.. 62). il 1. Cart..j : 1 : : : ! : : Royaume 0. I... Préc. ils disent « Vous avez bien la mine de faire une telle chose "ai bien la mine de cecy ou cela ».. comme l'on peut voir par cet exemple « Cela est du dernier galand ». II.. Elles disent . ravissant 8. rid. Estant sorti. 364). ne seroi-je pas le plus ridicule écrivain de France? Et néantmoins.. iv. dans son Grand Dict. De le dire à un autre. à quoi sert-il. ». «Les daines se persuadent de bien parler quand elles disent des paroles qui sont à la mode. 18-49] Voir Livet. qui est la capitale du . et si tu veux tu pourras dire aussi que ta Bergère a un visage à ravir » (t. Endimion. VI. terrible'. '•'. . Bouhours y revient longuement dans les Entretiens d'Aristeet d'Eugène (V). I. 335-337 et 11. en ce sens. Sorel avait déjà parlé de ravissant dans le Berger extr. Monseigneur. Voir Livet. 132) Ravi. de Mol. Lex. et par Ma chère. se.. c'est ce qu'on appelle aujourdhuy parler B (Balzac) » (Ib. c.. Voir Roy. On trouve cet italiano-hispanisme je ne sçay quoy à l'état de substantif composé dans le Berger extravagant. VII.1. La pluspart se servent de toute sorte de mots sans en considérer la : car enfin dès le commencement de leur Discours » (Sorel. V. 57. fort signification.L. un après tout. L'abus des adverbes était du 9. L614. tu n'y trouveras rien qui ne soit commun à toutes les femmesqui écrivent» Lel. comme vous estes. lang franc. Apol. Lex. Vaugelas accepte des expressions aussi bizarres fait une dépense horrible (II.. du Roy. est ancien. V. pour exprimer davantage sa pensée ? [Let. Voir Livel. nier \ furieux. 159-460). Préc. . s'ils commissent les gens à leur physionomie. Mol.. 8.. je voudrais donc qu'ils se regardassent dans un miroir au mesme temps qu'ils parlent pour sçavoir quelle mine ils ont ». » En un autre lieu « Faisant profession.. Préc. : : : : . p. v° grand : 11 signifie tantôt grand. il a une mémoire effroyable. « Ah ma chère. comme « Quand la paix ne cultiveroit pas les déserts.. 7'e ne sçay quoy d'horrible. Cf. un certainement et certes.

let. Molière s'en moque « Pour moy. outre ces rapprochements généraux. 1721. 69 une telle bonté 1672. et Scarron. qu'elle dit des mots nouveaux fréquemment. I. rid.. le. espouvantable et furieuse terribilité de mon cou: Le courtisan parfait. pédants cet ou plus l'abus qu'on en fait est semblable. II. Buffet. Il est dans Chapelain. Mais. bientôt devenue ridicule se etc. Mol. dans Livet.. joint à la paresse ou à l'impuissance de l'esprit.. 3. qui est une faconde parler de nos Courtisans. miers temps. de VAc. . Connoiss. o. Nouv. fortement. Si bien que l'on peut dire d'elle quelle parle furieusement. Le valet du Menteur l'emploie déjà ironiquement (I.. :><>7 et Adv.. Œuvr. en 1623 (éd. règne de Henri rosses ou de nos jours.... et Vaugelas en avait fait une remarque qu'il n'a pas publiée. On trouve aussi terribilité « Véritablement que je ne croy qu'il y ail chose au monde qui puisse égaler l'horrible.. et Conn. sir il serait facile de saile des rapports plus étroits et plus caractéristiques entre langage recherché de l'époque précieuse et celui du siècle précédent. III. Disc. a b. sur VAc. ix cf. ils plus prétentieux ou plus vulgaires. in-32. se renouvelle à chaque époque. Sorel. I. Cf. . des bons livres. C'est une conséquence naturelle du désir de paraître. Guzm. parce que cette phrase est encore trop moderne et il seroit à craindre que dans les Provinces on ne m'entendist pas. D'Aubigné dans le baron de Faeneste (1.472. 5. 16 55 Voir Roy. Hist. 2) etScarron s'en moque {Quatrième gazette. pour parler à la mode. bien connu dans l'histoire du snobisme. a). Obs. n. ou que les hommes doctes qui ne hantent point la Cour. 277. 386). Vin ventaire de Monet donne se piquer avec de nombreux exemples. 107). On en Somaize en l'ait la critique dans son Dictionnaire I.. p. 105. 168. 1640. Hom. ch. : . . Marg. sans doute parce qu'elle n était plus à propos. des bons livres. se.. M se moquait déjà de l'expression dans le Fra ncion. 1. J'eus beau reclamer au contraire et protester que c'estoit confondre les furies avec les grâces. qu'elle est belle terriblement. 1. lu Ces mots tendrement. . III. un mélange de vanité et de psittacisme suggestif.. 275 dit: Elles disoient dernièrement en leur langage de la belle Cour Qu'une femme estoit furieusement agréable. Il se conserva longtemps (Le Pays. goût étaient à mode. 4 Légat. I.68 HISTOIRE DE LA la LANGUE FRANÇAISE '. 6. 22) note qu'on va jusqu'à dire il est sage. : me donne à vous terriblement. 1663. Les mots choisis plus diffèrent. furieusement. et même dans Molière. de Phyll. dans la Suite des Lettres Regnard. 8 gai. du 10 avril 1667 Cotin. ny je ne voudrois jamais escrire. 396 : : : : . d'Alfar. se. terriblement. j'aime terriblement les énigmes » [Préc. accortement et indiciblemenl. On sont « trouverait sans peine à faire une liste correspondante sous le III. c. » Furieusement était ancien. au moin> c'est une vérité. «Je ne voudrois pas écrire pour rien du monde. <> 1 . ainsi terriblement Ajoutons aussi piquer de :i . t. et qui se fourent dans tous ses discours. rage 2. : . II. fort. et qu'elle estpretieuse indiciblemenl. ne m'entendissent point non plus » (II. I. i : . qu'elle rît fo rtement. sont ceux d'ordinaire qui ouvrent et ferment tous ses sentimens.. « il se pique de galanterie et de vers Sorel Préc. très fréquente dans les pre2 .. il es! doux furieusement. Rodomontades espagn. Il n'est supportable que dans une lettre. i55). 9 fév. il se pique de bravoure. On trouve en effet cet adverbe jusque dans les Let. ». 185.341 Gournay signalait l'expression se piquer de brave et de bonne mine <>. dans les Précieuses ridicules se. les Loix de la galanterie et Sorel. 406. reste général. 193). Il se pique et encore faut-il que ce soit en raillant de chanter ou de faire mieux des vers que personne du monde. cf. » Elle est . et abus. univ. si point on ne me ment. œnv. l'excla- mation : est-ce qiïon nen meurt point. 1612. je passay pour un homme de mon pays ». Dern. qu'elle écrit tendrement.

'2. Cent ans avant que Somaize recueillît la célèbre périphrase les mais 1res muets. 2b « C'est un mot à la mode. celuy de Feuillantine. une différence essentielle la langue courtisane du xvi siècle est tout ouverte. 802. 1656. Il csl aussi dans Molinct dicls. mais l'Athènè de Jean disait déjà à Paris d'une ta Lemaire les manière assez analogue Séjourne spécio- pupilles de circonspection discrète au miroir de ma si/é céleste. qu'aux environs de 1650 2 on reporte générale». pour ne pas pousser plus loin la compac raison. ' gage . depuis le siècle nouveau. C'est ici le mot qui trompe. Les f&ictz et Liltré l'a trouvé dans Eust. » ne faudrait pas néanmoins se fonder sur ces coïncidences pour soutenir que la préciosité . c'est qu'on l'en si elle surcharge elle italianise autant et plus que les poètes les plus infectés de pétrarquisme. Comme celui de précieux n'apparaît guère avec le sens avantageux qu'on lui connaît. :>-H7.). accepte proies te contre les . t.LA PRÉCIOSITÉ trouverait en en 1650. contraire. Il n'en pas moins vrai que ces tentatives ont pris alors une direction bien particulière. i. les tendances vont les Au : auteurs italiens et espagnols sont lus et goûtés. Voir l'abbé de Pure La Précieuse. Somaize. mais des phrases qui se ressemblent un procédé qui se étonnamment d'un ses temps gants à la un autre. Voilà. grand nombre. A quelle date à peu près se fait ce grand changement ? Très pro ba blement à la fin du xvi' siècle. l re p. . comme autrefois celuy de Prude. La Cour. 1 1 i . * .. Procès des Précieuses. pour dire les livres. celle du barbarisme. 1" 40. première était toutfue et pédantesque. Deschamps. hostes de Il mon estude. La fureur des adverbes. Pontus de Thyard écrivait à Ronsard « [Je] vois accompagnant ma morne solitude Des : biens disans muets. la nouvelle est rigoureusement fermée la : . qui sévissait amusait déjà Henri Estienne. II. p. et depuis. dans son langage toutes les nouveautés et latins.. du xvn c siècle se retrouverait telle quelle au xvi e Sans doute l'Hôtel de Rambouillet n'a fait que reprendre avec plus d'éclat des tentatives que la société française a renouvelées est constamment pour se créer un langage distingué. comme les écrivains . Balzac. I. la . Mascarille prie Madelon d'attacher sur : réflexion de son odorat (Préc. Ainsi. au rebours langue échappe à peu près à leur influence quant au grec et au latin. : 1 : : aujourdhuy. au xvi e mots grecs siècle. celle-ci est cate ' « gueuse et déli- Une nouvelle mode est née.. rid. Et quelquefois les ren: contres sont plus piquantes encore ce n'est plus retrouve. on appelle se tirer (]\\ prix commun les Pretieuses certaines personnes du beau sexe qui ont secu des autres » (Cf. eux-mêmes. c'est d'un pédant d'y recourir. celle de la pureté du lanune nouvelle haine.

Elle existe arrive à la gants . comment existé. Les mots. des vertus presque négatives. mots vieux. force est toujours de revenir les mains à peu près vides. et j'ai déjà dit qu'il obéit à la mode. plutôt qu'il ne lui commande. souvent répétée. D'abord. . ou à peu près. C'est d'eux que viennent toutes les proscriptions de obscènes. pourquoi Molière ne s'en pas moqué. nous le savons de science certaine. J'avoue que je ne trouve à peu près rien qui justifie cette affirmation. On a fort souvent accusé les Précieux d'avoir inventé et employé de nouveaux mots. n'était pas la Les créations des précieux. J'en reparlerai plus loin. C'est une erreur 1650. fantasque. en comme en en morale. quand on va à la recherche de ces mots nouveaux. ce qu'elle n'a jamais été. naissance de la chose vers cette époque. cette habitude eût pu se concilier avec l'horreur du barbasi elle risme qu'il était de bon ton de professer. après Du Bellay de mon esprit. bas. Il convient en effet d'écarter tout d'abord ces adjectifs substan- tivés. « L'expression de le châtier son style » est ils deux. sans » lois. ses retranchements se fondent sur leurs dégoûts. ce n'est pas une méthode pour briller et se faire une place parmi les gens d'esprit. la clarté.70 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE la ment grave. je ne vois pas . S'abstenir peut être. a réellement comment Somaize les a-t-il il n'a-t-il pas rapporté ces mots alors nouest-il veaux. possible la — Toutefois il qu'on se bornât à chercher l'élégance dans matière de style pureté. Il fallait c'est ne vivre qu'à donc que la littérature mondaine au XVIIe siècle se signalât par quelques innovations elle n'y manqua pas. . mais hérissée de règles et ambigu de puérilité et de finesse. à tout prendre. Puis. du sérieux (Préc. et ciaux aux Précieux. qui sont. ne pas créer. rid. spémettre en garde. mots abstraits de V inouï fSom. se. Cette grammaire de distinctions. « vulgaires. Au reste. loin qu'elle commence à régner. moitié. ix . pédants ou « ». tels que la les aimait Balzac. la préciosité finit de se répandre et de dégéné- En quand Malherbe Cour en 160o. netteté.. elle exprime bien la régime de pénitence auquel entendaient mettre palatiaux langue. du profond mais remarquons tout : ainsi de suite que plupart de ces adjectifs permettaient d'éviter des . une règle excellente. c'est la leur. même dehors de toute visée ambitieuse. I. Au reste. 63). Son système d'épuration de la langue est conforme à l'amour de la pureté qu'on professe parmi les gens élérer. pour quelle rai? son Vaugelas passés sous silence Tout cela doit nous nous faut souvenir en outre qu'on accusait l'Académie aussi d'être une fabrique de mots nouveaux.

de la Galprenède s'enimportamment de M u<! canailler. de Balzac. Cyrus. Cette liste s'allongerait facilement. 202) un inquiet (t.. enthousiasmer (Mol. le dehrutaliser de M me de Rambouillet il II. plus se rencontrent.. sur cette question. Néanmoins. non à des vocables nouveaux. Somaize en a raillé plusont les particuliers de votre âme? (I. On trouve : billes (Sorel. ils nombreux dans les Lettres. extrav. Roy a collectionné ces nouveautés. 1672. rid. I. mais fût-elle dix fois plus étendue. 895). bravoure (279). il dit « Jamais il n'y eut une telle : . Ib. même des Un assez grand nombre de vocables entrent I. 3. qu'elle ne signifierait rien. . dans las mais il est sûr qu'il se gardait avec soin de répéter l'essai. 230). quand Tallemant dit de M lle de Scudéry « Elle introduit.) incuit (Som. . parlé : et dont il sera le féliciter I. et anonyme. se. 288.. ix) ... je crois. de la marquise de Maulny (290) encendrer (Som. orale ou écrite. Sorel. : énumère . 150). Préc. sieurs •2. il faut lire des pages est si volumes pour en trouver un. hasardé par Scudéry (278). se contredit absolument à quelques pages d'intervalleDans sa Connoissance des bons livres. intercadent (Id. . 59. et Vaugelui-même reconnaît qu'on ne saurait condamner les audaces de la conversation. VII..) . Je conmode s'étendit. . .. Rem. mais c'est qu ils s'y improvisent. : a autant fait il y a longtemps 2 ». Il se peut que chaque Précieux de marque se soit cru obligé de hasarder un mot nouveau. 42) encade Scudéry (289) pommadé (303) (Vaug. la que évidemment horreur du second. de V'inouïsme. il semble bien qu'on cisément du désir d'éviter un nouveau vocable ' soit parti ici pré- Restent alors quelques mots cités par Vaugelas. M. pour faire apprécier l'invention ingénieuse de son esprit. de ne pas exciter son fier contre quelqu'un. Et je dirai de autres textes analogues 5 . il fait surtout allusion. avec la même sévérité que les barbarismes d'un ouvrage composé à loisir.. puciné (Id. Berg. comme devaient l'être la conversation. incon- testable (Id. 389. Sorel. Si la fabrication des mots nou- veaux eût et des été une des occupations des Précieux. II.de méchantes façons de parler que personne ait Ainsi. p. La création en Ils lente qu'on il note leur origine et qu'on sait leur histoire. Ib. cité par Roy. p. 63).LA PRÉCIOSITÉ 71 empêchaient de dire de accepté fesse le la sériosité. et n'y sont pas .. deux peut-être. est vrai. 64). du 1. ces mots seraient ils à foison dans les romans. Roy. de façon à ne pas risquer sa réputation de pureté. I. 42). qu'on dit rapporté par Mazarin ou par M. ( v)u«'ls noms concrets dont il sera parlé plus loin: des destin. Vaugelas eû1 premier. X. sou- pireur[G. et Somaize a raillé les amoureux qui il eût eu parlaient d'être dans leur bel aimable. à des assemblages de mots. aussi quelques VII. 346. 217.

En tout cas. et que les mots qu'on a retranchés ne nous rendent point plus pauvres. » i. Ce fut l'échappatoire par laquelle l'esprit précieux put sortir du langage courant.72 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE au xvn e siècle dans la langue. il a chance d'entrer dans un plus grand nombre d'expres- propos. ne pas non plus.. p. veille tousjours ma avait dit chambre. ou vulgarisé un nombre appréciable de locutions nouvelles. quelquefois pour toute une période. et d'être fécondé par la dérivation et la composition. le néologisme n'est pas une caractéristique de leur manière. -^Én outre. accepté. parce qu'on en remet d'autres à leur place. 315). Ainsi Balzac a dit (L 86 : Les parfums que je brusle niempeschent de trouver à dire la saison des fleurs. 160 faire croire : . Plaisirs des dames 1641. quand je traiterai de je la création des expressions nouvelles. feu. comme apportez-moi de quoi faire le soleil de la nuit. souvent pour peu de temps. Cf. à dans de nouvelles combinaisons. qui est de la couleur de celles qui sont les un grand plus belles. les Le Le Moyne. Les phrases. il faut prendre garde de les remettre d'abord dans leur | contexte. Grenaille. de sorte qu'avant d'en porter un jugement. cela le sions. mais ce n'est pas du tout grâce aux Précieux. On n'est pas pour cela en droit de dire qu'il '. écrivait : j'ai composé. que de répéter un mot à tout fait sortir. » : lt)ô<> : les mots ne se « Nous n'ajouterons plus de foi à ceux qui nous veulent Et un peu plus loin (471 que pour deux ou trois méchants mots qu'on a mis eu crédit. se sont exercés à et donner à ceux qui exisles faire entrer nouveaux emplois de nouveaux sens. 1640. dans une phrase toute : simple P. a écrit que stances estoient les chevalets des esprits et les roues des oreilles. Le mot prend ainsi plus de vie. Ce n'est pas du tout la même chose que s'il le soleil de la nuit. C'est d'abord un fait important. J'avertirai seulement quelles ne se présentent pas exactement dans les textes. notre langue va être dans sa perfection. sans que les innovations ainsi tentées parussent autant faire violence aux règles et à l'usage de la langue que le néologisme proprement dit. de fort beaux chevalets des esprits licence comme celle qu'on a prise depuis quelques années (vers font plus insensiblement. pour dire un feu. in-î. « Je pourrois adjouster icy que l'excellence du <-ité par Livct. et que et f appelle dans le soleil de la nuict et des mauvais jours. d'une obscurité relative. comme on les trouve chez Molière et chez Somaize. Préc. mais tout exprès et par profession. taient de —?*Si Précieux ils et Précieuses ont été très réservés à inventer des mots. la société du temps a créé. les jugerai Ne les citant point ici. 81 (cité par Roy. Sorel. Je rapporterai donc les expressions précieuses. à bout de veine sans doute. rid.

quoiqu'on nous rapporte de l'affectation de certaines gens. en raison de l'existence de locutions voisines où elle était déjà entrée. Ces réserves I faites. .. Il est probable du reste ici les que Molière a inventé la phrase telle qu'elle est. l'était moins aux yeux des gens du xvu° siècle. batterie. que c'est ce qui vous manque. 5-6).. Pour parodier leur langage. Mais il me semble qu'on comprend bien une phrase comme les fauteuils sont les commodités de la conversation.. ainsi <•. il n'est point le seul Avouez avec les gens de la belle volée qui sont nos véritables Juges. Et avec procédé on ferait passer facilement n'importe qui pour grotesque. Qu'on en fasse un dictionnaire à la une matrice formidable manière de Somaize le possible une la guerre une cuirasse écaillée pourpre où le meurtre se drape les échelles au moyen desquelles on monte à la vérité la mer les systèmes. .. a juger leur si vous pouvés de vous le mesme rendre vos ouvrages achevez. et que vous donnez rarement dans la veuè.. il extrait isole. je n'ai pas l'intention de conseiller de défendre les invenla »ir parai encore en porte l'appelle . sans lequel vos plus grandes perfections sont terriblement en désordre Et qu'il vous souvienne que je suis en passe de faire vos honneurs Et si l'art qui vous embellit chaque jour a besoin de mon passe-port pour s'introduire de la belle manière. On sait comment Molière en use. En second lieu. etc. je vous laisse nous appelons mer . les niais ont entassé l'un sur l'autre ces mots spécieux. il faut se souvenir que telle image qui nous semble baroque. Paris. seuls.LA PRÉCIOSITÉ 7M Or et c'est là le procédé de Somaize. celte cuirasse écaillée les systèmes sont des échelles au moyen monte à la vérité. quoy. Pour être plaisant. faisant des métaphores véritables de ce qui n'est encore quasi que des comparaisons en chemin vers la métaphore. Les Précieux. vaisselle. la guerre (jue une pourpre où la meurtre se drape . la et donner bel air » (Dialogue de mode et de la nature. Très . 1662. et qu'on dit d'un objet c'est une commodité nécessaire dans un logis. = : : : : : . mais c'est là un procédé de polémique. p. non la reproduction d'un usage quelconque. par ce procédé. Victor Hugo est a dit : Le possible est une matrice formidable le . seront bientôt dépassés.. desquelles on : = = = . si vous n'empruntés de moy un certain je ne sçay. si on se souvient qu'on appelle alors commodités ce qu'il faut pour être à l'aise dans son ménage. et' qu'il est le iidelle beauté. des railleurs les accumulent. suivant le procédé de Somaize. Enfin. Rien ne nous paraît plus absurde que Voiturez-nous commodités de la conversation.

à certains jours. et la recherche contré. de trouver des rapprochements inédits. ton. mauvais goût. Faut-il croire. on eût dit alors. c'est chose qui va de soi. vérité. et amena un el simpli- exact. La Connoi&Sance finit boflê lirrrs. dans ses critiques. En outre. </<:s et celles reprenait dans dire vrai. N'est-ce pas le cas est bien de Balzac 1650 les on de Voiture eux-mêmes? renchérissent sur raison de vrai qu'autour de et. ta Mais Boileau Molière Lui-même Btyle figuré écril n'eurent- (prendre tinuai! Lutte contre ce dont on con- Le P. Inutile d'abord de démontrer que l'aristocratie ne pouvait avoir le monopole de ont été l'esprit et du goût. ont quelquefois joliment ren- Trop souvent on sent dans ces nouveautés le souci de se distinguer. Sa pièce ela est pire. et senter à établir une ligne de démarcation. Elle n'en que l'exagéil ration et on sait que. et quelque abondantes qu'aient été ses lectures. et au développement ordinaire des ridicule faits. malgré toutes les barrières. . se trouve toujours des membres pour soi-même Il Au reste. que Précieuses les expressions heureuses les en général des Précieuses seraient celles des de l'aristocratie. qui ute plus d e\ pressions précieuses aux environs de 16 <ni< Vaugelas. dans toutes forcer compagnies. Mais de chercher aussi le comme En partout. amène de sont véritables rébus. de se reprédéveloppement de la sottise prétentieuse comme régulièrement progressif. Voiture n'était-il pas l'àme de l'Hôtel de Rambouillet? Que la mode.HISTOIRE DE LA lions LANGl Ils E FRANÇAISE de tous ces Figuriborum. avec M. Mais Sorel eu parfaitement les ae faire. en descendant de qui est ordinaire. Précieux ridicules sont plus nombreux. petites sociétés choisies à des réunions quelconques. on outre sa manière. au fur et à mesure de la diffusion de la préciosité. Livet. Le pour parler a comme eux. Bouhours. les salons du xvn' siècle fréquentés par une société déjà mêlée. se soit dégra- dée en s'étendant. tandis que ridicules soit bourgeoises? Quelle que la L'autorité de celui qui a été de notre temps l'historien de préciosité. aucune distinction entre il sottises dont <|ii il s'était la moqué dans le Berger extravagant. les a A préciosité ae lit pas non plus sous retour sensible coups de la Molière. c'est une conception contraire à la nature des choses. je crois Impossible a priori toute classification fondée sur cette base. nous savons de science certaine que. la préciosité et me semble les le avoir côtoyé l'autre est cela dès les premiers jours.

Abrégé de la grammaire françoise en vers burlesques.CHAPITRE X ?»*> LE BURLESQUE A. 79-80. l Réaction générale contre les grands genres ments. satires et épîtres. naïf. in-12°. Ovide. . la préciosité s'opposa le burlesque. Morillot sur Scarron Pour la bibliolangue et du style de Scarron. de l'Académie. l'auteur.. Hist. Livet. Pellisson. l'Ecole de Salerne. Cf.. provoque. Lautrige. archaïsmes air. un langage factice. enjoué. Favorisé par les désordres de l . où pullulent. Mais burlesque proprement dit date defScarronj Alors le mot. on trouvera d'utiles indications dans le livre de V. 2. On consultera avec fruit. 1888). Fournel. mots réalistes et bas. X. 1652. élégies et épithalames. et néologismes. se vulgarise et devient l'étiquette du genre. Paris. 1862. la thèse de M. et vaguement synonymecle grotesque. et les nobles senti- Me burlesque devait s'attaquer au beau langage. tout. bouffon. (Paris. mais d'une extraordinaire richesse. né sous l'influence la de il l'Italie et de l'Espagne. p. pendant dix ans. chez. et le burlesque la mode. Nat. Fronde. En fait. Juvénal. assez rare jusque là. Lucain. Horace. Bibl. une véritable « fureur du burlesque » 2 A la suite de Scarron. suivi de Y Enéide travestie (1648). entassés à plaisir. Hippocrate. épopée. 3. Saint-Amand le charge d'en Lexique pour l'Académie. sonnets et rondeaux. Récits. singulièrement mêlé. 443. Il apparaît se déjà chez Théole Maynard. Didier. goguenard. des Précieuses et de Vaugelas. Voiture. descriptions. 386-396 De la — . graphie du burlesque en général. 4. subit l'influence de fatigue lui-même. Le Virgile travesti et les Poésies diverses de Scarron montrent ce que deviennent chez les burlesques. faire a vme histoire définie et restreinte phile. éd. gazettes jusqu'à un Abrégé de la grammaire françoise 3 et ou courriers. I. condamnés ou méprisés par les gens du bel 1. une Passion de s'en Notre Seigneur. : sur ce sujet. odes et stances. on va chercher Homère. La littérature indépendante et les écrivains oubliés. en face de la langue épurée et appauvrie de Malherbe. on parodie Virgile. tous les mots et les tours que réprouve la délicatesse des puristes vont trouver place dans son vocabulaire/ xVinsi se constitue. Le Typhon (1644). Puis Scarron meurt avec lui. Paris.

152-153. barbier.. //>/'/. Les garde vitumots . En bonne foy n'eût pas fait plus. me '•v le liberté à mots bas. A". un texte burlesque par les grammaires ou les dictionnaires Un double de l'usage. en premier lieu. Malgré Vaugelas. »> lui sont familiers. onguent. procédé permettra de s'en rendre compte. Scarron. 26). à Inversement.. ces libertés pour eux. crapuler . Et n'achève point la besogne. 1. L'égard des 213). Ce sont trois genres inférieurs (Préface. Voici quelques vers de Scarron. si bien laille et si bien rogne. rentre. taxer. un grand vilain pertuis. /><>u/p>n. Tous les mots p desbonnétes trav. I si l'on applique les théories des grammairiens le usage burlesque. la règle. ou que. charogne. En tranche bientôt Tout ainsi qu'il eut les poteaux. Vïrg. père. Quand on déclare d'un mot qu'il est burest tait contre lesque. \ chaque coup que sa main donne. dans sa distinction des genres. pour une raison quelconque. listes use. emploie poitrine. I. il Ainsi c'est trop peu de dire que le burlesque échappe à la règle. Luy.Il is loi m: DE IA LANGUE FRANÇAISE Ajoutons que Les : théoriciens de le la langue noble tolèrent. L<- Virgile travesti/. — jusqu'à en le burlesque admettre tous les mots conl'aire un procédé comique — des mots il réa- quiebuquaient II goûï des raffinés.217 rendre gorge Richer.. Priam. lesque douveau-né. accordait des licences spécomédie (IV. il est hors de l'usage. 326). Vaugelas y ajoute le burI. à l'endroit de. Il suffit de contrôler. malgracieux. fait des rares. ïd. burlesque est un genre à part. Dont le vaste palais resonne. contre Malherbe. Ov. Fait de pitoyables helas. Priant Dieu qu'il soit bien-tôt las. par mépris. ciales à La satire et à la Malherbe. tous : h» mois soulignés sont exclus du bel usage Pyrrhus d'une hache tranchante Sur la porte à grands coups charpente. Qu'à Il la fin fait dans le Royal huis. reprend. dégobiller p. Ce maître faiseur de coupeaux. quasi. i>7. Tandis que la les puristes «les ertuaienl a voiler par la noblesse des termes vulgarité burlesque <-t c'esl là son essence même applique aux Il k les plue nobles les termes les plus vulgaires. entaché. on voit Il damnés. ulcère. Son pore le patron des braves.. et son monde reclus. Il.."> . etc. on déclare qu'il est ou vieux ou bas.

... meshaigner (Scarr. trav. OEuv. hospitalier aux mots que les théoriciens déclaraient vieillis. en belle hum.. I. p. p. : s accag naïade /'(Scarr. (Id. jouvenceau. (Id. comme 43). accroubouff.. 192). guerdonner.. Par plaisanterie on se sert de mots plus vieux encore. par nature.. Ov. Des verbes aussi pir (Id. Œuvres.. P.. duire... le burlesque était.. 127). déprend re (Richer. 1. ibid. Ov. genre populaire. trav.. meshuy.. 150).. I. arroi (Scarr.. p. 525). II I.294). bouqucr 183). maltalent (Richer. température sont condamnés par Vaugelas au sens de tempérament.LE BURLESQUE 77 bas abondent dans le Virgilp travesty Moriliot (o. 1655). 1. Ov. rondache. hrehaigne (Richer.. en humeur. On belle voit reparaître des adjectifs comme bragard (Daxso\ic\ . II. Typh.. VII. Surtout. 64). le burlesque siècle. baye ibid. . qui mouraient d'eux-mêmes . trav. puisqu'ils y trouveront des mots très propres à leur dessein ». VII. Virg. voire. quanlesfois au sens de une première fois. (Id.. décheveler (Id. coupeau (Richer... Virg.. OEuv. VII. bouff.. jouvencelle.. Scarron s'appelle lui-même «petit poète suranné ». p. Scarr. VII. sapetisser les I. Ov. prouesse. 106). cettui. C est ainsi qu'on trouve dans les textes de Scarron ou Virg. forcenerie (Scarr.308). liesse.. en relève une foule dans le quatrième chant. VII. dit de son dictionnaire « Il sera aussi extrêmement utile à ceux qui voudront composer des vers burlesques.. condamnés déjà par Malherbe brandon. 1. ains. En fait. conil (Id. (Id. 137).. noise (Id. jouvence 19). dans son Trésor des Recherches et antiquités gauAugustin Courbé. 279. 341). ibid. bouff. Ov. 1 . 191). lors. giboyer (Scarr.. Ov. 3). devers. ibid.. p.. gripper (Dassoucy. QEuv. en belle hum. 77). 552).. Ov.. 50. mésaise I.. pourpris (Id. pantois (Dassoucy. souloir... fera bouquer Romains. 404)..^Aussi voiton d'abord le burlesque reprendre des mots qui vieillissent et qui complainte. aviser au sens à' apercevoir. trav. 543). avète (Id. 463). Virg. de son école des substantifs 31). II. : : de tête. Mais c'est surtout l'archaïsme où se complaît le burlesque. V . recru (Brébeuf. 1656... chef au sens .. : . au xyn e II. bouff. Lucain travesti. chaloir (Id. ardre.. et si.. OEuv. ibid. grever. ... bouff.. (Id. confort. 10). 8). loises et françoises (Paris. carme 224).. CEut. Virg. mais que le peuple conservait à cette tendance naturelle du genre s'ajoutait le désir encore d'étonner par la rencontre de mots désormais rejetés. premier. et c'est là garde en foule des mots du xvi e que se marque définitivement son caractère archaïque. II.. bailler. malengin ibid. c. bénin. trav.386). p. ibid. IbicL. II. maignie (Scarr. Ov. OEuv. I. 1. dépit 14). (Id.138). (Richer. 109). Borel. pers..

Persée navre enfin Molphée à la cuisse Richer. : I. ibid.. Id.Dans l'intervalle. trav. qu'au contraire dans Roman comique. offense visière (= vue Lyncus qui n'avoit pas tant tache Id. avec laquelle artificiel. Scarron lui-même. on mesure le chemin parcouru: la truculente peinture des Manceaux aux galoches de cuir ou des Mancelles m aux très rei loutables aisselles » fait place au portrait tout classique de d'un fâcheux qui « Madame « chante en entrant je ne sais quel vieux ». 572)... n'y vienne point . Or. prévenait contre eux « les beaux esprits ».. Id.. la langue de Scarron n'est presque Il plus archaïque '.. tout près de Boileau. (= joue : Leurs giffies enfler.. trav. Virg. y a Là une transformation du genre qui et suit L'épuration du goûl public. datée de 1646. . effrayé des audaces de ses mauvais imitateurs.. La langue burlesque il néanmoins Langue vulgaire.. Lexique. mais gassagejL-Dès 1649. gredin(= en gredins.. En vain la pau- hue su pauvre mère à son secours ouvrer 0t\ = blesser ' Richer. narquois le (= fourbe : Ulysse narquois. Scarron a renoncé aux vulgariil voulues du langage. M. braire Id. Aussi. bouff. (= appeler . Virg. blâmait tous « ces compilateurs de mots de gueule ». Richer. de Lunette . 253).. Ov.. ibid. qui sont gagés pour « tenir notre langue saine et nette et se 2 déclarait ». I... C'esl un mélange comme sera plus tard poissard. tout prêt d'abjurer un style qui a gâté tant de : monde Et ce n'était point là simple boutade Yépître à l'étude de ses poésies diverses dans l'ordre chrono- logique nous le montre joignant l'exemple à la théorie. d'yeux qu'Argus. "...HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE : Enfin abondent Les archaïsmes de sens ce qui fait faquin. 615). les Lettres et les Dernières Poésies. oon/f. p. Morillot le a noté justement que le archaïsmes ei les plus marqués se rencontraient surtout dans Typhon lis Poésies.7). tôi</. I. 11. /iuer IV). L03 excroquer (= 291). note i autres UlsccUv II. . Id. aboutit à L'épître les morale. 1 Morillot. ne faut pas le confondre. Les Nouvelles. ibid. et Yèpitre à d'Elbène. bouff. . Œuv. Scarr. 528 . Le succès du burlesque fut grand.. : (= crier. Ainsi se mêlent dans la la le burlesque tous les mots que dédaignait n'est pas la délicatesse du temps.. )logi$mêt burlesques. tandis que Dassoucy. A comparer Haute fort. Parti du burlesque. Richer. vrette. écrite en 1660. Barcier. ail s'appuie d'une canne « marche du bel air » et « fournit une vaste révérence tés ». 145). IV). Scan-. tromper. Mais dont la visière aussi nette N'avoit pas besoin gueux:Qu'on = : . voir au livre re de Virgile. e p MM). (/aster (= dévaster. giffle 1. i .

c'en était fait des Virgile goguenard. Scarron en arrive ai prononcer la condamnation déshonnêtes ou bas : du style burlesque. I. . Balzac » (CCCLXVIII). 152-3 2. et séduits par la facilité du genre. {Art Poétique. Du stile burlesque. qui s'était peut-être essayé aussi dans le burlesque .. Faut-il aller burlesque chercher un mauvais jargon dans la mémoire des choses passées et tascher de remettre en usage des termes que usage a condam» Et en même temps que cette manie « de desenterrer une nez ? langue morte ».LE BURLESQUE 79 du Parnasse ». C'est ce qu'on peut conclure d'une lettre de Chapelain. Balzac. La lettre de Balzac ne nous est pas parvenue. Des proverbes mal appliqués. Quand l'article les incommode 1 . vu éd. Des crocheteurs et porteurs d'eau. . des Ovide en belle fureur du burlesque dont à la fin nous humeur ou des commençons Epîtres burlesques de Pénélope à Ulysse. plut par sa nouveauté On ne vit plus en vers que pointes triviales Le Parnasse parla le langage des halles. 6. : : I. Il concluait « On peut se travestir et se barbouiller au Carnaval. Plus de motsy ont pour discours ordinaires Des termes bas et populaires. Dès 4652. que les Anciens n'avaient pas connu le burlesque \ Tous alors se déclaraient contre ce style et ce Y Art Poétique n'eut qu'à prononcer sa déchéance G langage : 1 . Le P. qui écrit à Balzac: « J'ai de vous une lettre en style familier et burlesque qui me sembla très digne de Hist.ois. Dès lors. 4.. Equivoques à choses sales. 5. I. de V Académie. Vavasseur prouva. Au mépris du bon sens le burlesque effronté Trompa les yeux d'abord. en un énorme in-quarto de 462 pages. En un mot. Vavasseur. il reprochait aux burlesques « d'amasser toute la boue et toutes les ordures du mauvais langage ». s'écartent de plus en plus de la règle. En 1 658. 82-86.. 1658. 79. 1. Entretien XXXVIII. : : . et dans son XXXVIII e Entretien une condamnation formelle du style « Ne sçauroit-on rire en bon François?.. 3.. mais le Carnaval ne doit pas durer toute l'année 4 ». Livet. Et disent que c'en est la mode.. le P. Des quolibets mal expliqués. Ils Plus de mots vieux Ils : font des vers en vieux gaulois N'en pouvant faire en bon franç.) . De ludicra dictione.» :i Balzac. entraînés par l'exemple. le jargon des halles. Nommé langage du Ponceau. etc. cette « Pellisson blâme à guérir ? . Œuv.

J665. burlesques. Cf. aussi le Parallèle de* « Il y a un burlesque qui n'est point effronté.<s pour cela tuer vrai le genre. mais d<beau langage aux gens du commun '. Marivaux déclarera que le burlesque de Scarron « est plus dépendant de la bouffonnerie des termes que de la pensée » et tentera de travestir seulement la pensée d'Homère. Paris ridicule 2.. p. il du burlesque pour faire ne s'agissait plus prêter le langage vulgaire de grands personnages. Avis au lecteur. n-iv .su HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE On rault ne prétendait i>. p. 333-360 (Boileau. . Chant II. C'était le triomphe le du style noble jusque dans 1. dans celui-ci une horlogère et un comme Didon Enée 3 ».(p. Prêt'. II. qui ne et des Modernes. 1850. Mich. Berriat Saint-Prix. 1692 parle point le langage des halles. 231-232. Les Murs de Troye ou ['Origine du burlesque. v. Le Lutrin. réclama. ' ». Le Tracas <le Paris en vers et burlesque au XVII e s. 315-316 î. 3. Enfin Boileau donna du burlesque nouveau dans l'avertissement du Lutrin : formule ("est un burlesque nouveau dont je me suis avisé en notre langue : car au lieu que dans l'autre burlesque Didon et Enée parlaient et : comme des harangères et des horloger parlent d'abaisser au ainsi le contre-pied crocheteurs. l)av. 17(ii. domaine des genres bas '. par P. L. une imitation de Virgile. doivent être traitées avec modestie 2 ». « « le beau tour ehoix des mots en déclarant (pie les Muses. Œuvres. 291-292).. p.. dans et le tilles la << < comme dans le sérieux. L'héroï-comique prenait rire. essayèrent de distinguer un < et Les frères Perun taux burlesqu disant que le premier est aussi différent d'une suite ennuyeuse de (lolletet » quolibets et de proverbes... de la Bigardière. que l'héroïque est éloigné du style obscur et le ampoulé qu'on appelle galimatias burlesque . qui sent le galant homme et a l'air de la GÔur cl Anciens : du beau Monde . Enéide livre IV. 38-52. cf. L'Iliade en vers burlesques. sans parler une autre langue (pie Madame Dacier L'Homère Travesti ou . Avertissement. 1653. Jacob. 188-190. p. qui sont des chastes. v. Sur les deux styles. Caractères <les Auteurs Anciens et Modernes. r>. éd. Cf.

personne n'avait éprouvé le besoin de la un corps les richesses de notre langue trop longtemps dédaignée.) a : langue françoise. à la fin j'ai parus jusqu'en 1660. où figure le français. de Nicot. le Il nombre des ouvrages utiles. mieux vaut aussi. et considérablement. dont de ce livre. les dictionnaires nous fournissent des matériaux. Beaulieux (Mél. une liste des lexiques pu avoir connaissance. III. et l'étude des lexiques s'impose par l'his- conséquent "avec une tout autre nécessité à qui veut suivre toire du lexique. Mais liste des Dictionnaires du xvi « Le Thresor de lui-même commence son répertoire en disant M. Cette étude. arrive en effet que les rééditions sont pires que les éditions antéLe livre II devrait traiter de la phonétique et de l'orthographe.LIVBE DEUXIEME LE LEXIQUE CHAPITRE I LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES donné une siècle. Je renvoie donc ces deux études au tome IV. Pour l'orthographe. J'ai donc donné. réduira sans aucun doute. Brunot. A partir suite et de 606. » Quiconque étudiera la matière portera. je crois. Ch. 1 il en est tout autrement. aucun ne peut être considéré comme l'inventaire de la langue du temps. attendre l'époque où une orthographe officielle sera adoptée. 6 . Il m'a paru diffide morceler à l'excès l'histoire de l'évolution phonétique. mais tenir risé à négliger définitivement tel est impossible de n'en pas compte jusqu'à ce qu'une étude comparative critique ait autoou tel recueil. Avant Nicot. Quelques-uns il ne sont que des réimpressions. bien que le Dictionnaire de Nicot ne soit qu'une une révision de livres antérieurs. 1. le réunir en même jugement. que je souhaite qu'on entreprenne le plus tôt possible. semble-t-il. 371 e et suiv. souvent utiles. Au xvi e siècle. est véritablement le premier dictionnaire français. cile et inutile Histoire de la Langue française.

sans un mot original. La première édition de Victor ne peut donc être que postérieure à *><> t achevé d'imprimer de la i" édition lar Oudin. pour reprendre l'exemple de Hierosme Victor. lu. qui n'y adjouste cinq cens mots. et prendre occasion de marquer leurs noms sur ouvrage qu'ils onlgasté en qualitéd'additionans réformateurs. Monet et son imprimeur lyonnais Guillaume Valfray avertissent lepubliedes « indices de notre Edition Lyonla seule bonne. et proulîtables à la jeunesse. pour accrocher quelque lipee de la main d'un Libraire abusé. comme ils le sont tous. en prend une. D'autres on aura pris un dictionnaire bilingue. copié mot pour mot. de sorte qu'en l'œuvre est moins au courant que son prototype. qu'un onvrage ne soit qu'un long plagiat. Françoise. Thresor des Trois butanes françoise. il peut arriver deux choses il : le contrefacteur révisera sa contrefaçon.\yi esl d'ail leui -v la date que porte dans le même livre la seconde partie. le tout recueilli des plus célèbres auteurs qui jusqu'ici onl écrit aux trois langues. il est négligeable. a revu son travail et l'a corrigé peu à peu. On donnait ordinairement comme première édition 1606 Tesoro de las 1res leiujuas francesa. dans le second. son livre. vous croyez trouver un diction- naire. car C.HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE la rieures '. Il se pose pour Victor un petit problème d'éditions. originairement sans valeur. Cette première édition n'es! pas en réalité la L M édition. Il semble bien. 11 arrive aussi et surtout. » •J. d'y ajouter l'italien. il suppliait . dit le P. bien choisis. » Età la fin. Oudin. 3. Oudin. et fois vous en retrouvez un autre. que ses réimpressions se reproduisent lune l'autre. Dernière édition reveue et augmentée en plusieurs endroits. pour ne pas dire de règle. Monet dans l'Avis au lecteur d I. le même P. 16 janvier 1607 le temps de recevoir le dictionnaire è Genève. ou la laissera réimprimer chaque fois telle quelle. I Messieurs de la Chancellerie de lui accorder en son privilège celte clause < Qu'il ne permis à personne d'additionner à mes livres susdits. . 1616. il faudra essayer « Plusieurs bonnes pièces Je livres. Us avaient même été menacés par les falsificateurs et par « leurs adhérons le Lyon » de voir les premières pages de la bonne édition contrefaites el ajoutées pour couvrir l'ancienne marchandise « mauvaise tout à fait ». on y aura ajouté la traduction en une troisième langue. «pu a un lit re spécial A remplacé p r: A Genève par Pierre de la Rovière. Dans le Parallèle des Langues françoise el lu Une. La date .ut donc une erreur ou un mensonge M >< !V1 serait pour Ml m. Il y a simplement joint une traduction ou Le plagiat une fois commis. il faul bien deux ans et alors la première édition serait celle de 1600 chez Philippe Albert el Alexandre Pernel cette édition ae porte pas la mention Dernière édition. de falsifier. Abbreyé du Parallèle. après la mort et du vivant des auteurs. divisé en deux partie-. Bile esl copiée de C.. pour « garantir d'équivoque au chois de la légitime Edition de ce Livre et al'ranchir de perte manifeste en l'achel du falsifié » qui esl imprimé à Genève. Dans le premier cas. C'est ce qu'a t'ait Hierosme Victor: son Dictionnaire est celui de César Oudin démarqué lettre pour lettre 2 italienne . à cette époque où contrefaçon est d'usage. à Genève pour Samuel Crespin MDCVI. qui le déclare formellement dans son édition de 1616. italiene et espagnolle auquel est contenue l'explication de toutes les dois respectivement l'une par l'autre. ItioT lui. se trouvent aujourd'hui vilainement ulcérées par la main disgraciée de ces gens là les regratteurs de livres qui s'amusent importunement à refourbir la besoigne dautruy. En dehors de la recherche des contrefaçons.. comme celle de i<iot. : i : I . ifalianu y m. «le l'imprimer. : 1 . espagnolle el italiene par Hierosme Victor Bolonois. : soit : 1 .

La deuxième suite des Dictionnaires Estienne procède du Dictionnaire françois-latin publié en 1539 celle-là est plus riche. ce sont Abbregé du Parallèle des et latine. On peut. Mais jusqu'à la fin c'est bien le même dictionnaire.LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES 83 la filiation des divers Recueils. L'édition de 1664. rééditions. Jacques Du Puy. après Thierry. la fin. 1620. Beaudoin en 1607 . Monet était un esprit très ouvert. la neuves. et ces : livres ont une très grande valeur. Mellema. Dans l'édition de 1618 du Grand Dictionnaire François-flamand chez Jean Waesbergue à Rotterdam. quatre ouvrages importants d'un jésuite. ici il y a bien un vrai travail de révision et d'augmentation. du Dictionariolum pucrorum (1542). mots françois selon V ordre des lettres.. tournez en latin pour les enfans. y en a encore une édition en 1673. à partir de 1564. 636. plus souvent on y trouve les : mêmes mots. etc. Langues françoise 1637. . après Nicot. il y a des lacunes qui auront passé ina- Dans il cette série des français-latins. jusqu'en 1572. la fin —A recueil est réédité en différentes villes jusqu'en 1612. Invantaire 1 des deus langues françoise et latine. 1° Dictionnaires français-latins. Toutefois ce dictionnaire se ressentira toujours de ses origines perçues. . Mais d'autres ont gardé le silence. à Paris (154$)'. dès maintenant. 1636. et il faudra de rétablir : découvrir ce qu'ils ont cru de leur intérêt de dissimuler. Sasbout. partisan judicieux de réforme orthographique. semble bien qu'ils soient le résultat de recherches originales. Parallèle. sans nom d'auteur. successivement. mais les additions sont peu . il avait imprimé Les mots françois selon V ordre des lettres. de avec les ci de le là une expression nouvelle esprit : contentement d'esprit par exemple. capable . des rajeunissements d'orthographe: con- au lieu de contrerouler. travaillèrent à la même œuvre Luiton. P. ainsi que les fault encore escrire. — Du travail de Robert Estienne proviennent deux suites de lexiques. ce A. qui porte le titre Petit thresor des il nom de Federic Morel (II) a pour . puis Jehan Thierry dirigent des faudrait — . Il mêmes omissions manque jusqu'à une vérification mot à mot des 196 pages des diverses éditions pour savoir quels mots ont été ajoutés et quand. Nicot se met à l'œuvre. B. importantes trôler ce sont des corrections de fautes d'imprimerie : contre- poins corrigé en contrcpois. Waesbergue a eu la probité de nommer les hommes qui. Monet. . Abbregé du précédent avec des idées Le P. au début du le xvii e siècle. apparaissent. Meurier. distinguer trois grandes séries.

lui-même insérés dans son Dictionnaire Dictionnaires franco-italiens. Ses dictionnaires sont très importants. Venuti en publie une nouvelle édition il semble . com- mencé au xvi'' siècle. cela est possible le . Sun œuvre e§( portée par erreur an Catalogue de w il s'agil d'une édition de M ci Irma publiée Hic[ui indique le nom de Luiton. . le dictionnaire de Pallet. . . bon latiniste. bien que la partie italienne ait été la plus améliorée. en 1599. On ne peut pas dire a simple vue ce qu'il doit à ses devanciers mais e'esl un ouvrage très important il a été traduit en allemand. mais aug- semble assuré que ce n'est pas même livre réédité et menté. Canal l'avait augmenté en 1634. le dictionnaire de César Oudin. en latin . et il ne sont pas une suite d'ouvrages du xvi e siècle. — En 1584. après 1669 par Van den Ende. Mais ces éditions n'a Oudin n'ont pas pour nous une très grande fait qu'ajouter au recueil de son père les mots français-italien. Montmarte en 1660 complétées par A. paraît le dictionnaire de Hornkens en 1604. 2° Dictionnaires français-flamande. Ici la suite des dictionnaires est moins sûre . et par série va jusqu'en 1675. en 1565 Liano o Ledel a donné premier lexique français-espagnol. après 1589 par Mellema. après 1643 par d'Arsy. En 1640. — Cette 1562. avec un lexique de Claude Luiton importante.i 1677 eu . Toutefois faut prendre garde qu'ils se reproduisent quelquefois l'un l'autre.. Oudin en 1645. Inconnu. avait publié un dictionnaire français-italien en 1598. travailleur consciencieux ils et méthodique. que les plus récents aient profité il des plus anciens. ces lexiques. car qu'il avait ï" il complété par Ant.HISTOIRE DE LA LANGl i. à deux : : reprises profiter 1660 . mot pour mot. continuées après 1579 par Sasbout. est traduit par Hierosme Victor en italien en 1609. Précisément parce qu'ils témoignent un souci d'être au courant des travaux contemporains. . pour que tous pussent en très ei Antoine Oudin de son temps une grande la Laiton mVsi Bife M rifleation faite. Antoine Oudin donne ses Recherches italiennes et françoises. FRANÇAISE d'appliquer ses théories réformistes. avec leurs nombreuses rééditions. qui profite des travaux des lexicographes comme Du Puy et Nicot. elle est riche et En En tout Meunier commence une suite d'éditions. Avec le livre de César Oudin est la commence la Il série des dictionnaires franco-espagnols du xvn c siècle. — La série des dictionnaires le français-espagnols est ancienne. seront très utiles à étudier 3° Dictionnaires franco-espagnols comparativement. . en 1607. valeur. série a peut-être '. et 1674 . il . Jean Antoine Fenice .

Baret. puis en 1514. Il y a cependant un effort dès 1650 [pour distinguer les mots ~. — trouve un bien plus grand nombre de dictionnaires latins-français-alle- mands et allemands-français-latins. en y ajoutant seulement une contre partie anglo-française 1650 est encore semblable. vieillis et corriger certaines fautes 6° Dictionnaires franco-allemands allemands proprement dits Les dictionnaires francone sont pas nombreux au xvr siècle. le Dictio- narium trium linguarum Latinse Gallicœ et Germanicœ en 1574.LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES autorité. 85 C'est une des sources pour l'étude du vocabulaire français. d'après les registres des imprimeurs de Londres. conscriptus in-4°goth. car le traduction latine. aurait paru A . qui ont eu plusieurs éditions dans premier L'édition de 1632 reproduit lettre pour lettre l'original de 1611". En 1611. qui eut 1 . . cette série est Le premier type de du xv° siècle et . Cette série ne dépasse guère les lexiques 1 le xvi c siècle. Kilian publie un Dictionnaire latin-allemand-français. pour les rendre universels. ils n'ont pas été retrouvés. se place le Dictionnaire de Got grave. — En 1567. Miss Farrer vient d'étudier les rapports des deux derniers. Dictionnary qui n'est guère qu'une édition revisée du texte primitif. à Baie. elle est remplacée par le de Stoer. on aurait ajouté cise. 2000 mots inconnus à Cotgrave. ou au contraire des lexiques franco-allemands. est imprimé un Vocahularium Latino-Gallico-Germanicum. qui est encore édité en 1605. Mais c'est une question de savoir latins si à élucider ces lexiques ne sont pas seulement des lexiques françaisla traduction auxquels on a ajouté la allemande . auxquels. ont publié aussi des dictionnaires. Mosimmanuel publie . in-4° . 5° Dictionnaires franco-anglais. . mais en 1572 Huloets. de cette époque. Voir Vaganay. comme plupart des travaux lexicologiques . aurait paru un dictionnaire françaisanglais de Lucas Hary[s]on en 1571. ne porte aucune indication de lieu ni de date en 1507 paraît à Lyon un Vocabulariam Latinis Gallicis nicis verbis et Theuto- scriptum. en 1573. dictionarie french and english. célèbre est inspiré de l'œuvre le lexique de Cot- grave serait donc bien. 1906. Champion. dans Congrès International pour l'extension et la culture de la langue française. d'après Brunet. en 1579 Holyband (SaintLiens). On . une refonte des travaux du xvi e siècle un mais c'est pendant longtemps un très grand succès. Paris. en 1575. 2. il fut réédité jusqu'en 1673 En 1660 Howell publia An English-French-Italian-Spanish livre très important. la date est indé- Dictionarius Latinis Gallicis Germanicis vocabulis . Miss Farrer a démontré que ce dictionnaire si de Saint-Liens la .

Gotgrave. Ce n'était pas la première ransformaIkmi que Nicot Faisait subir à l'œuvre d'Estienne. il s'en faut bien que tous a les mots alors vivants mal qu'il s'y trouvent : il en est une foule que. être le Dictionnaire françois-allemand-latin de Xathanael Duez en est-il la suite ? La première édition est de 1642 et la dernière de Hi7l . Oudin. ou qu'il a omis Il en même oublié pas employait lui-même I. autanl dire 1000 mots oubliés. l'étymologie. on voit que il la partie françaises est singulièrement tions en français augmentée. i. de parti pris. t Déguster. qu'il savait archaïques. catégorie.nous paraissent sans importance comme collitigant. nuageux. quatre noms.en 1573. dont Brunet connaît une De cette revue rapide. fugitif. philosopher.. Reveu et augmenté en ceste dernière impression de plus de la moitié. el plusieurs fois réimprimée. auquel entre mitres les mots propres de marine. latiniser. l'orthographe. fendeur. publiée par Jacques du Puy. Nicot "'. adoptif. y du sens des mots. porte son nom. grondeur. el dans les 62 paves qu'octrouvé 367 mots employés dans le corps «les articles. sonnerie. vénerie et faulconnerie. vivant conseiller du roy et M des Requestes extraordiA Paris. A.. lavage. la prononciation. Athéisme. pas mois français oubliés en moyenne par page pour es du dictionnaire 3996. enherber. Mais dictionnaire de Nicot n'est pas le dictionnaire de la langue «le son mots du xvi c siècle. a écartés. chei David Douceur. archevêque. colleter. il li . et qu'il lui paraissait pour cela utile d'ex- pliquer 4 lui outre. Monet. Je citerai autan. cy-devanl ramassez par Aimar de Ranconnet. . diaparer disparaître). géométrie. K>»><>. tant ancienne que moderne. Si on compare aux recueils dont procède.i a lu la lettre •tic lettre il a i <• . en 1596. etc. bonnetier. des observations grammaticales a le des explica- sur les genres. tolécieme. épithête. endementiert. DeJohanne Vicotio philologo. chatouilleux. verrerie.. consciencieusement étudiés. A du Dictionnaire do Nicot. L'édition du Dictionnaire françoiê-latin. il Lanusse 2 . Threaor de lu langue françoyee. temps. tant s'en faut. Regardons-les de plus près. Parmi ces mots. in-f' naire de son hosteL •j. inséparable. greigneur. grever. quatre œuvres demeurent : Nicot. Les dictionnaires raissent que tout à fait à la fin abouti à aucun ouvrage important. Gratianopoli. les défauts el les qualités du livre. choses sonf . >. par Jean Nicot. mémorable. fécond. exact. On y trouvera. dogmatiser. Hulsius. eedelibérer. français-allemands proprement dits n'appa- du xvi° siècle. . En somme ces lexiques n'ont comme le Nicot ou le Gotgrave. alliage. tingerie. les un. Il ne renferme pas tous les : . 1893. fluviaI Bloch . sans raison valable. . il en garde encore beaucoup non seulement l'auteur n'a pas songé à faire disparaître ceux qui étaient tombés en désuétude depuis Robert Es tien ne 3 mais il en conserve d'autres.HISTOIRE DE LA tiers LANGUE FRANÇAISE Peut- du xvr siècle: Dictionnaire français-allemand-latin. barbarieer. qui ne leur ordre alphabétique. déjà revisée par Thierry. Le Thresor 1 de Nicot a le fait l'objet d'une bonne étude de M. avec le Dic- tionnaire françois-allemand de édition de ItiiT.

inverse ». Cette liste comme plusieurs de celles qui suivront. bûcheron. on n'eût pu compléter qu'en : . fadeur. irrespectueux. concis. incendie. rance. (Voir Mélanges Brunot. . dépenaillé. collauder. armoriai. Des conclusions fondées sur le dépouillement des lettres A. mais c'est une œuvre originale et capitale. que donne cependant Cotgrave. disgracier.fièvre. bigarreaus. colossal. les écorchés du latin ou du grec. équilibrer. déchirant. intercepter. colleter .). equippée. interversion. etc. coquet. mangeoire. il recueille tout. brouhaha. etc. chasse-nue. acaser. doux-amer doux-glissant. car- guer. botanique. bagatelle. con- tact.LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES K7 Le Dictionnaire de Cotgrave. vulgaires. Je citerai salouser. monosyllabe. je me suis cru autorisé à citer de préférence la partie du vocabulaire pour laquelle j'ai fait une comparaison minutieuse et systématique des lexiques. armateur. cressiner. cervelet. incompétent. droguer. en revanche. sembadurnoser. métathèse. chanceux. clientelle. incongelable inculper. manille. incontestable. insurmontable. D. coloration. les mots dialectaux. invectiver. desgobiller desgrossir. acomparager. intolé- insurger. G. émarger. éliminer. recommençant 2. intelligent. qui n'est que dans Danet. I. cafardise. facture (zzinote). etc. F. . chassepape (terme des dernières guerres civiles). chaumine. métaphore. qui parut en 1611. chasse-erreur. frugal. causerie. dodu. acarer. et que les recueils antérieurs ne con~ Appréciateur . E. lesque. culte. débarrasser. destromper. indecrotable. cocher e (porte). alterquer. chasse-mort. chasse-ennui. campagnard. il cite pêle-mêle la une foule de mots qui n'étaient pas ou qui n'étaient plus dans langue littéraire. désintéresser. mortaise. les vieux. desbour. immangeable. effronterie. chafouyn. intimement. dévolution. s'arrête aux mots commençant par J. dada. 1 et : i. béquilles. chassecrainte. oubliés molosse. dougê. chiffon. émissaire. embarras. homonyme. musical. inflexibilité (employé par Bossuet). suiv. chasse. H. B. complaisant. . hasard. dispensaire. filtration. cagnard. et que j'aie pensé devoir les alléguer quelquefois. desabu- ser. tout. imperforation. esclop (tholosain). matois. desmenagement . provenance 2 . Bien que j'eusse des observations isolées sur beaucoup de mots qui viennent après. doit beaucoup à Nicot et à Holyband. On y trouve surtout enregistrés quantité de termes qui vont se la maintenir dans naissent pas : langue. emùtissement. indiquer. Mais il en est que nous sommes étonnés de voir malsain. ser. dilatable. griffonner. Mais. bouffissure. incurie. Ceux de Rabelais et ceux de Ronsard. canonicat. esquiver. esclaire-tout fier. intarissable. amasse-miel. bur- belle-fille. sauf à donla ner parfois une courte indication relative à lile. C. exproprier. carton. clignotement. m'ont paru devoir être à peu près les mômes que celles où conduirait un dépouillement total d'autres pourront reprendre la tâche où je l'ai laissée si j'avais choisi à travers tout le lexique. constitutif. charbonneux. matrimonial. impie. : On y trouve des mots qu'on chercherait vainement ailleurs bicque. hâbleur. babeurre. desgueniller. esquisse. momie.

* carabin. x \ 1 1 siècle. en a d'autres que son humble. L'Oiseau Tourval. buc/uer\ chaloir. la veuve de Cl. avesprèr. bragard. I. desap- petissance. cogitation. Oudin. depris. tance. m&nsuet. Permis à qui VOUdra d'en user. 1. * desharnachement (repris effectuellement (Peir. * bigarre nu bûcheron. in-f°j.exprimer. I. iiululffenlieux. tout en regrettant qu'il n'ait pas coté les endroits où il avait relevé tant de mots rares. Monet. Lien que de divers terroir. toutefois. ou mesme qui n'y ayenl encore jamais sonné. ([ne possible tu n'auras pas encore lus.par un Ion. et qui. isoler. Monet * est le premier à donner beaucoup de mots assez nouveaux '. Pillehotte. impa ironiser. : Pomey). Colomb-.Etrangers pour non. infrasquer. allans plutôt mandier chef le. "halte. fois le plus On a d'autres recueils de lui. desaccointer. le plus intéressant. En 1636. niant. La page et li. * * genereusemant.. de croire. lui.. inespérëment.lai-ans du tout. complimant. chiqueté.passage mais ee n'eut plus iev été un >icl ionaire. Dans un Avertissement . qu'ils ne sonl point de son invention. Richelet. ingargouiUat.et significatifs. * deferance. * disgracié. Avant-gout (qui manque encore àRichelet). celui-ci. impénitance. est à la volumineux et. que QOUS avons mien/ aimé laisser perdre.88 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Nous ne pouvons que nous féliciter que Cotgrave ait suivi cette méthode.qui nous put arriver. Rigaud et Phil. chez Ant. à Dup. (Lyon. Entin on en trouve. inidoine. conviction.. etc. tant bons que mauvais. comme il en avait d'abord eu l'intention. ceux du moins qui voulaient lire nos écrivains. Ses compatriotes ne pouvaient non plus qu'être satisfaits de posséder un recueil si vaste. s'en explique ainsi mots qui te sonnent mal aux oreilles.Courtisans de ce tempsLe. etc. que Xicotgardait. inscrophiez Rab. désirent tous désire entendu/. assorti des de Vautre Idiome. OU de le. que ee ne -croit pale pi. Citons cartable. Mais il s'enpar le P. le P. son livre n'était nullement le lexique de l'usage l . Hien entendu. qui manqueront aux dictionnaires irréconciliable. desliait.laisser. ains un LaLirinle. délire (==. * dérange niant * desabuser. au favorable lecteur François. etc. bloutre. dedication. Borde.. 184). à différents égards. Kl autl notre propre cru. publie YInvantaire des deus Langues franplus utiles curiositez de Vun et çaise et latine. : * bilan. mais recueilliz de la multitude et diversité de noz Auteurs. chez les plus complets. tpioy «pie 1res propre. Mais pour les Français du temps. boheliner. ing&mber. imaginable. et l'auteur s'en rendait compte.mots précédés d'un astérisque -ont ceux qui ne -ont pas signalés avant le parisien : • : 1 •j. aconsuivre. Il te supplie bien fort. intempérie. toiirneinent de paroles. * indéçance. jectigàtion. * fastueus. desaccoinLet. brodure. ou parlan. deligere Il . Furetière. "désagréable* ' . combre de mots surannés Ains. Il poUVOit bien riler le nom. (pie de remettre BUS eertains mots sur-aniuv. ou grater l'oreille délicate de Messieurs no. l'Académie.. (pie d'ouvrir un peu la Louche pour eu prononcer quelques uns qui sembloyent trop revesches pour la douceur du palais de no/ Demoiselles. ou Lien non. le li\ re. . consultant. decrediter. si tu trouves icj quelques ». irrésolu..

d'information même importance il comme lexicographe que le Non seulement il perfectionne lexique franco-espagnol de son père. . 811 poetastre (Chap. originales ses Recherches italiennes et : françoises (1640). emploie après Montaigne .. car- comme riches Antoine Oudin a la grammairien.... qu'on trouve dans est certains dont l'explication il donnée là. de Morg. inhonneste. I.* émissaire. 343 : fatuité (encore contesté par Bouhours. 528 ) . manque encore * à Richelet) expectative (Peir. frottée. estiver eslochement que Dupleix signalait comme devant être français. la l. 392). bouteroue.)\ docileembryon (qui est dans Chapelain. de Mat. grimauderie (Peir. Let. 720). 295). (qu'on lit * à la chaîne). . II. éliminer. 7). I. I. * doucher. effondrement = .. 1642).. mais que ni Monet ni Nicot n'avaient donnés auparavant. mais et y ajoute des œuvres nouvelles. et qui ne sont pas dans les autres lexiques.. donne aussi des mots nouveaux. Let. 215) . esluder . * gazette (4642). à I. *descoulourer (16i2 * desagreement (id. dadais. Let. et françois de Lacurne de Sainte-Palaye. heurtade (qui se rencontre dans Chapelain. déplorable (qui est dans Malherbe). Il * gàzettier (Chap. Oudin est très complet : est seul à enregistrer certains mots * Brancade (troupe de forçats attachés bridement. Il sait la langue de son .LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES 89 devancier lui-même avait laissés tomber rousser. équi- pée.. Malherbe). etc. populacières.). et dont quelques-uns étaient alors si rares qu'on n'en a pas jusqu'ici trouvé d'exemples antérieurs dans les textes : Capricieusement (1640)... et ses Curiositez françoises pour servir de supplément aux dictionnaires. 388). Excell. Let. "esquisse. D. en cite qui étaient chez Cotgrave * : Délectable. duumvirat. * exorbitance dans Chap. glacière.). * mais qui àDup. * des ha* : billé (subst.. "détergent. des- divertissement. I. que les lexicographes ont recueillis après lui.. : * enmitouflé * . Dans ces recueils. etc. Le deuxième de ces ouvrages a pu être réimprimé avec fruit à la suite du Dictionnaire de V ancien langage expressions triviales et textes. et * fourberie (1640) 284. *desblay (1642). aussi dans Charp.. peregrinité (Rabelais. : bellique. brifaud. infamation. Mais précisément Oudin est trop complet.... Let. de * />. * errata (1642) escarpoulette (qui est dans Desportes. C'est une source unique pour les même .. canage.. Dup.. ou chez Monet bouteroue. * * ment * (id. Lum. I. * galimatias (que Chapelain. destachement (1642) disneur (id. . Il II. . 278). Let. Let.

emperiere. prète pour étrangers. . sont Mais miner il faudra prendre garde que l'on ne peut rien conclure ni il de l'absence ni de la présence d'un mot. en soit. En général les dicà tionnaires franco-étrangers sont trop laits de manière I permettre ('-tiide de la langue étrangère. diamantin (encore dans Chap. il n'a rien fait qui fût l'équi- valent de sa Grammaire rapportée au langage du temps. il me semble. 1648. pour avertir d'être prudent. et donné par D'Arsy en 1643 mazette. et cette édition n'est point bonne. sera ait constitué un Trésor critique des lexiques du bon de ne négliger aucun auteur. De est même encore pour vertigo . Oudin. c'est-à-dire que leurs auteurs son! particulièrement enclins à donner les mots (pu n «Mit pas un Correspondant bien connu en latin. it. 1625). les travailleurs doivent chercher des renseignements et des explications. fr. si insignifiant qu'il paraisse. quand ils sont composés par des Oudin. de même sera la ner preuve. est oublié par Oudin. quand ils sont laits par des étrangers. hellique. I.90 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE il 1. Cela suflit.. Victor. 1606. Pour les Français. despit (adjectif. For fan. r.. la sait trop tout entière. pour ne don- . Monet. 93).. desaise. si obscur qu'il aucun la recueil. C'était un excellent interVaug. 1618. Let. 587). iSI que tribouiller. celle de 1660. desaccorder. dodeliner. dans Il M de Gournay. dans l'état actuel de nos travaux. soit. I. On le trouve en 1604 sous la forme fadesse dans Pallet. quand si s'agit de déter- ce mot il est alors en usage. apparaît pour la première fois dans le Dict. revue par Montmarte. que chiquet. Les dictionnaires français-latins sont surtout latins. D'abord un mot pour première fois . sur lequel il y a une longue remarque de Estienne dans le Lang. En attendant qu'on xvii e siècle. . ceUI dont la traduction est difficile cl ou ceux seulement ils qui «ml un correspondant bien évident. Us sont trop faits ou pour un but pratique ou pour permettre aux étrangers d'étudier tout le droit comme La Français : comme litl ('rature.le donnerai en outre ici quelques-unes des observations que la fréquentation de ces ouvrages m'a suggérées. cf. (Lis. ces livres Quoi qu'il auxquels je me suis arrêté un ins- ceux où.. desaceointer.e temps. puis oublient des sens ordinaires. pour exactitude. folichon se disent dans tels garde de vieux mots. censeur. réussite (= succès) mentionné dans une seule édition de G. tant. H. J'en voudrais don- dans un recueil qui semble n'avoir aucune valeur. II. des rimes. Tel est le cas de fadaise (oublié par tous les lexiques du xvi' et tous les Nicot 1573. immisericordieux. mot nouveau. in fréquence. il se rappelle que grimelin est la ville.

den Ende (1654). Personne ne s'est encore donné pour tâche de démêler l'usage vrai de la langue. instruits. I. . au sens de léger. et que la Pléiade affectionnait. Pallet (1604) et Pajot (1643) seuls l'ont supprimé. ont encore l'inconvénient de définir les sens en donnant la traduction latine. Cotgrave. il se retrouvera dans toutes les éditions posthumes de Nicot. moyen commode. mais il le conserve. il est donc absent des textes modernes qu'il a lus au xvi e siècle il était déjà vieux H. au début du xvn" siècle. c'était ..). II. V. ce qui est un tous les hommes mais ce qui est et à l'usage de que soit leur langue maternelle. . Toutefois aucun n'ose le supprimer Antoine Oudin l'avait rayé de ses . Avant 1660. il le laisse subsister dans les . la Pléiade essaya de lui rendre un peu de vie. tous ces recueils ont un défaut commun et particuliè- rement grave. rapide (Baïf. Il est dans Mellema (1618). Quelques exemples en feront foi. du Bell. langue française vivante. ils visent surtout à l'abondance ou à la commodité. 1636 Invant. 1660 il il le fait pré- céder d'un astérisque. dans les Monet et les Dictionnaires de rimes. mais est vrai. aussi un procédé un peu vague et trompeur. . Enfin ils sont très traditionnalistes.). ou oublié. d'Arsy. Chaloir est un mot qu'on trouvera condamné plus loin. Estienne disait qu'on ne le trouvait qu' « es romans » Pasquier déclarait qu'il avait été en vogue jusqu'à Lemaire de Belges et à titre de vieux mot. et un peu fermés la . dans Canal et toute la série. dans Pallet et jusque dans Oudin 1675. Quelques-uns observent que c'est un vieux mot Monet (Par.LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES 91 ner que la traduction latine d'un sens rare ou ancien. dans les Cotgrave. Recherches en 1640 rééditions et en 1643. Littré ne le donne pas. ce n'est pas chez eux naturellement qu'on trouvera qu'on parlait tous les jours laires. Aucune mention nulle part de son flétrissement. . Il était dans Rob. Autre vieux mot isnel que Littré n'a pas trouvé au xvn e siècle. Il était dans « les mots françois » de 1542 il se retrouve encore en 1664 dans le Petit Thresor. celle ce sont toujours des livres un peu scoParallèle de Les dictionnaires comme le Thresor de Nicot ou Monet qui sont vraiment les premiers inventaires de 7 le la langue fran- çaise. dans Duez (1660-1678). Tous les lexiques le présentent . du dictionnaire paternel en 1645. quelle En outre. Estienne en 1539. seules . i6 etc. : 68. Prenons un mot plus archaïque encore. . . Or tous les lexiques jusqu'aux Recherches d'Ant. comme endementiers. Oudin l'ont conservé (1640).. . par exemple.. un mot bien mort.

Oudin. 1654. ce burlesques I. 1655. A. Monet [Abr. III" Il oublié dans Les autres Littré . nor. ». avaler goulûment. Oudin. Il est en ce sens dans Cotgrave. lue. : : . gâter. Remettre à neuf en grattant vestimentum interpolatione in speciem renovare Monet. i& août 1664. du Par. C. Thesaur. 14 fév.. Manger. -Am. introduit clergesse non seulement dans les Recherches. 24 juil. friper. où il ligure jusqu'en 1675. de Sorel.. Abr. clcrgesse est le féminin de omettent en général cette vieille forme clerc. II. XIII de Régnier? Peut- Inspirée par quoi? Par être.). guenille défraîchir en chiffonnant. Due/. Il est dans Thesaur. dévorer très usuel chez tout.. d'Arsy. 1660. qui frippe ilu est r< gourmand immortel A. isnel serait très cou: . qui supprimait : Voyons maintenant un autre cas : onde me n tiers. et mais manque à C. rant . c'est-à-dire qu'on ne s'en sert qu'en Tous 1° les Dictionnaires le donnent. mais jusque dans les rééditions du Dictionnaire de son la Satire père. Le : Temps cf. Les Dictionnaires seuls Gotgrave. friponner donne des ex. et Invant. user. en fait c'est un mot dont tous se moquent. II" Oudin : regastear Les St. du drap aisé à friper est aussi dans Thesaur. . Ce mot friper existe au xvn c siècle un mot populaire. mais dès 1640. et Oudin (Curiosités) le a lui . et cette omission confirme le isnel n'est pas une « curiosité témoignage des autres lexiques Donc. :2(M> dans Cotgr. et que personne n'emploie. à en croire le témoignage des lexiques. \icot et Duez Font acceptée. : mot qui confondu en . C'est très vraisemblablement une restitution. que Littré a trouvé dans Saint-Amant et Sorel Loret l'emploie sans cesse dans sa Gazette (14 mai L651. est dans < îotgrai e : to rob. 11 1607-1617 : A.: fripé. et freper (frepe. nov. Revendre (d'où fripier). nov. Oudin. A. B. Dérober. veste ment fripé est dans tous les dictionnaires. . mais il faut voir exactement ce qu'ils en donnent. . du Par. Paraît.. C. signale raillant d'un astérisque. etc.. au xvi c siècle: c'est : un deux anciens mots très différents friper (origine inconnue). est courant Voici un autre mot. hue/.92 les Curiosités HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE de Oudin l'ont omis. 1642. Oudin. Chiffonner. un vers de Il En tous cas pas par l'usage. le même A. En particulier: décorer son bien. Franc. manque à tous les aul B. César Oudin ne L'avait pas (1607-1617).

377) et qu'il a le il. Les lexiques sont incomplets aussi par trop de concision dans les un adjectif devient substantif ils le donnent comme adjectif. A.LA LEXICOLOGIE ET LES LEXIQUES 93 IV Il est Il En particulier dérober le temps dû à qq. puisque c'est le nom d'un parti.c. Et certes. 121. Inv.). Quelle attitude prennent enfin les recueils en face du néologisme ? Considérons Bellay (Def. les politiques. 1636). Oudin dans ses Recherches et dans les rééditions de C. mais celui-ci l'em- le met en 1642 d'autres ailleurs l'avaient donné déjà Monet (1620. Duez en 1663 articles : donnent tous les autres l'ont ignoré. Nicot en 1606 (seulement). 1660-1671 : : friper sa leçon. faut ainsi réunir les renseignements de tous les lexiques pour avoir une idée à peu près exacte de l'emploi de ce mot. est dans la série espagnole Pallet. cimeterre. Oudin. Est-ce oubli. et une société aristocratique où l'on parle armoihadelaire. qui est dans Du employé Il 220). sans Cotgrave on ignorerait qu'il veut dire dérober. tout en étant vivants. Sans César Oudin on ignorerait que friper veut dire revendre.. fussent très employés. usuels étaient peut-être ceux du blason ce n'est pas qu'ils . c'étaient s'attendrait à les voir enregistrer par mots de nobles. Duez. Duez et Van den Ende (1654) le donnent comme substantif. large. mot politique qui est un politique. Entre tous. dans A. le Van den Ende en 1669. dont Vaugelas a fixé l'orthographe (I. éd. Person). précisément un peu intéressent rares d'usage. haudelaire. la série ita- lienne ne le donne pas avant Antoine Oudin . Seuls Monet (Abr. Oudin [Reeh. malgré ses origines savantes. mot . homme bien né ne rougissait pas de connaître parce qu'ils sont qu'ils ries. un des meubles du blason . bazelaire. vraiment très répandu. qui signifie une Prenons le mot épée courte. est-ce con. c'est bien un mot courant. César Oudin . Monet.. Tous les autres l'ont omis. et on un dictionnaire. le Dictionnaire des Rimes de Lanoue et de Fremont d'Ablancourt c'est peut-être dans l'un de ses prédécesseurs que Van den Ende l'a trouvé il l'a ajouté en 1654 et 1669 aux Mellema qui ne l'avaient pas. mot exact. Par. C'est un mot : qui. Cotgrave. du parti fiance au savoir de leurs lecteurs ? Voilà le partout comme substantif de personne : qui a triomphé dans des circonstances célèbres. recourbée comme un . Cotgrave. les plus Les mots techiques sont aussi fort souvent omis. . est alors usité et accepté. . non plus que Nicot et prunte à son père et : . Complimenter est un dérivé français de compliment.). p. et ne le donnent pas comme substantif. mais ils étaient de ceux qu'un .

1645. ce mot est entré dans fois. dans Duez. Monel est le dans ses Rech. même Encore réserve. Oudin. Le mot devait être usuel. Oudin. puis Duezen 1660. avec averti. ils s'empressent d'accueillir un mot qui apparaît. chez Due/. dans la réédition de C. A. puis N. Tous Il autres Tout oublié: ce n'est qu'après 1660 qu'il est partout. puis Van tien Ende en 1654. incendie par exemple même à la fait se soit produit que pour sont : suite de . 1645). Littré ne Fa pas trouvé avant Bossuet. on ne les peut pas non plus systématiquement récuser sans en être fort sûr. ce Ici. dans Lnnoue. les premier et donne 1636).). entière à nos recueils. là qu'il témoignages de tous le ces Lexiques. C'est course au nombre. esp. semble bien que pour ce mot le d'autres. on se demande alors qui croire. 1642. D'autres certains d'entre les lexicographes au moins sont en la avance. espagn. ferais confiance On devine mes jours les croire. ici ils les lexicographes en ont grossi leurs livres seulement d'accord avec l'usage. qui le rapporte comme italien. leDict. en 1669. De même qu'on ne peut ils point tou- même quand sont à peu près unanimes. emprunté comme contre avec le précédent à : Au XVIe siècle on le ren- sens de accomplissement d'une formule de politesse. dans Ant. qui le Au XVII e . etc. en ajoutant dans la partie française : mot la italien. Cortège est un mot presque introuvable avant 4660. chez le lecteur est-il ici En 1660.iu lexique fiançais. Oudin l'accueille. le vocabulaire quotidien aussi rapidement que dans les lexiques. parce que. et cela n'arrive pas toujours . Fr. la famille est en plein succès. Trouvera-t-on une règle de critique? Je souhaite. grâce aux circonstances. conclusions. Il est dans tous les Monet. Monet et de Oudin. . Le réalité le Dictionnaire général cite Gotgrave. c'esl celui du mot carton. En mot est en 1596.«»f HISTOIRE DE LA le LANGUE FRANÇAISE l'Italie. Les lexicologues ont-ils raison contre nous ? Ce serait parfois mon sentiment. (Cf. puis Oudin (1642 dans le Die t. point En tous cas il esl certain que ce le tt'esl faut allerchercher les témoignages sur luit travail d'épuration ou d'riiricliisscment que l'époque subir . Y a-t-il lieu de supposer que tout ce monde se copie? Cela est de toute invraisemblance. je sont nos dépouillements qui sont insuffisants. il entre Van den Ende. d'Ablan- court en 1648. Je ne donnerai qu'un exemple.

Messieurs le Cardinal du Perron. tout cela est au même titre de l'anti- . considérait du moins que leur langue pouvait lui fournir de bons et beaux mots. n'y eut pas de pires iconoclastes soit ignorance. Assurément les tentatives faites par les poètes de la Pléiade pour rajeunir de vieux mois étaient vaines. l'idée de les continuer était à peu près abandonnée de tous. Malherbe et son temps tiennent également à mépris les vieux mots et les vieilles œuvres. les Orateurs. C'est à propos « de bénin que Malherbe a posé l'aphorisme je serois d'avis de ban» mot de l'escriture. lui. Pour Malherbe et les siens. Mais elles avaient échoué. nous nous figurons souvent ces hommes-là sagesse conservatrice. ils les récusent aussi- environ comme les errans » (Camus. mais ils n'en gardent que ce qui vit dans les lèvres des la mémoire com- mune. il comme . tost du Vair. 608). Desportes. c'était se compromettre pour Alléguez leur Ronsard. « s'éloignait de l'usage des cercles.. ter des l'école. était suspect. entre en hochant la teste. sauf de quelques disciples attardés de n'y avait plus lieu de réagir. l'autorité d'aucun fût nom ne leur rendit un mot sacré. si bien qu'il Au reste autre chose est de ressusci- mots disparus. Assurément ils ne vont pas à cette absurdité de vouloir abolir la langue qu'on leur lègue. pour s'en faire une à eux. les représentants de En fait. dans toute notre histoire litté- raire. il lest du langage (IV. et le reprendre. 313). du Bellay. soit infa- tuation. Issue 1 aux Cens. Bertault entre les Poètes. essayer de l'utiliser. et parce qu'ils sont pour nous les classiques. Coëffeteau. Qu'il s'il dans il Amyot ou dans Montaigne. autre chose de conserver de beaux et bons mots qui sentent un peu le vieux. mais qui sont encore en usage. A la distance. ce qui vole sur nir ce gens de cour.CHAPITRE II LES MOTS VIEUX Ronsard. qui avait ou tout au moins professait n'avoir que peu d'estime pour la poésie de ses devanciers. et dès la fin du siècle.

On ne sait souvent mot ou bas. Ceux qui veulent leur redonner cours sont des esprits chagrins qui croient que le français s'est corrompu avant de venir à maturité. tique toute la vieille dit-il. Sa voyant qu'on < prend à des mots auxquels i Qu'en tète du Dicl ionnaire <!<• îotgrai utendre une \<»i\ qu'on dirail «le ' I recueil surtout un 1) ici L'Oiseau Tourval. haut. ou dans les provinces. Le Perroniana prête à du Perron un propos analogue « les vieux mots ne valent pas les neufs. : 105).. En dehors de l'école satirique. il faudroit remettre en pra- légende des mots dont les anciens François seroit s'exprimoient. C'était là une raison de plus à leur égard. est vieux les délicats du Louvre de se montrer sévères si tel on s'il verra par la suite. Presque dans chacun de ses opuscules c'est sujets là v revient je ne puis pas dire. inca- pable de traduire autre chose que l'opinion commune : « Si l'opi- nion de Ronsard estoit reçue. comme des monnaies usées qui on! perdu entre tant de mains leur beauté et leur poids. lieu Ce qui justement aller de mieux en à l'autre la pis. note «lu i . mais chez un Deimier. qui se proclame Paritvv siècle. Aux mots comme aux : vers on applique le proverbe dédai- gneux Il eût passe du temps de Henri les III. aussi bien que de plusieurs de leurs mots qui n'estoient pas si propres de beaucoup comme ceux qui ont esté introduicts en leur place » (Acad. malgré les résistances d'un certain nombre d'écrivains que leur âge. M 1 ' lutter contre ces dédains et retenir tout ee qui pouvait être retenu de la Langue du xvi tout ' siècle. le lieu le voulait. 373. 368. furent bientôt indiscutées. 88. je elle l'ai montré plus . dit-on. leur genre même rendait fidèles à l'ancienne manière. en s'espurant des mauvaises phrases des anciens. et cette prétention naïve s'affirme non seulement chez Malherbe qu'on pour- suspecter de vanité personnelle. le son sujet. puisque le ionnaire de la langue du ivr voir p. » vieillis se conservent souvent ou Il faut ajouter que des mots dans pour le eîjt le peuple. . Le Langage comme rait mœurs sont en progrès. l'éloignement de la Cour. Ces idées. je ne vois guère qu'il y ait eu de protestations sérieuses lk de Gournav n'ait tenté l'impossible pour Ce n'est pas que 1 . au que despuis cent ans on a veu que d'un lustre s'est langue Françoise perfectionnée de mieux en mieux.96 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE quaille. des Régnier et des Berthelot. on conclut dès lors qu'il v a deux raisons de le condamner. - mais au moins à c'est cœur de Son - Elle voudrait COUper et broche s'en e I. ce llet lisseinent qui menace ses auteurs favoris colère éclate en en particulier son père adoptif. cf. 31'2.

non un argument. Sylvie prie un poète de Cour d'examiner un sonnet de sa composition. entendait dire « hypocritement » : on ne parle plus si bien. si dans le douziesme mois de cette dernière année. Malgré elle.. Accordons encore aux criards d'effacer honny des papiers de Ronsard et de ceux d'Amyot.. un seul des mots ou dictions d'Amyot ny de Ronsard. advocat au Parlement. A vingt ans. il faut qu'elle ait eu laJ)ouche fermée avant le Règne de Charles Neufiesme » (A 2 457). au second quatrain « un vieux mot qui n'est plus en usage dès il y a longtemps Mademoiselle. s'il s'y rencontre » (0. . c'est désormais un précepte banal : de toutes le» rhétoriques c< Eviter comme des roches périlleuses les et la parolles qui sont hors d'usage et que le temps longue desac- coutumance a fait devenir rances et moisies » (Rhet. qui malsonnant. ce mot n'a pas encore perdu ses Lettres de naturalité. mais quelque galant que soit ce confrère. erres. 40). p. Dans le Parnasse de La Pinelière (1635.. de Sées n'avait d'autre effet que d'augmenter le ridicule de la pauvre fille. les accusant d'être qui vieux. qui avait l'air de pleurer sa jeunesse en même temps que ceux qui en avaient été c'est vrai. p.le de Gournay la biffe de sa dernière édition. Mais elle voudrait qu'on retînt et . lui dit-il. jaçoit. ores. Adv... unze mois d'exil ou de rebut.. x 956). Quand ainsi. III. et se contente de dire que « pour prescrire contre une diction... — on ne parle plus Mais c'était les Dieux. Paris.. maint. En tout cas.. quelque indulgence qu'il montre à ce « galimatias » qu'il loue « avec les eust parlé de la plus belle pièce de Malherbe ». A. ardre. et moult s'il y est et du second o pour avec. 384). 74-75). ou M. fr. etjeleuse pour jalouse. mesmes termes dont il Histoire de la Langue française. il ne faut pas « rebutter. est celuy dont aucun homme d'importance à quarante- n'a usé depuis cinquante ans. ja. je vous conseille de mettre un autre mot en la place de celuy-là ce n'est pas qu'il ne soit bon François. C« Vieux neuf et mot. ou Bertaut. car M . Se moqua-t-on de cette amusante définition de l'archaïsme ? On peut le supposer. depuis 1610 environ.. Le premier quatrain ne lui inspire que des éloges. ferir. Evoquer en faveur des proscrits Du Perron. par P. dit-elle.616.. elle emploie ains. répondait-elle.. 7 . à trente." 1615. une boutade. la faveur d'un autre personnage de mérite le daigne rappeller et par son rappel renouveller ses Lettres pour un autre terme de cinquante années » (A. si ce n'est d'adventure cestuy homme ou celle femme du premier. et qui d'avoir mangé lune » (0. 403).LES MOTS VIEUX 97 « on ne sait quoi reprocher.. la qui rude. elle ost. qui laid. et qu'il ne signifie parfaitement la chose voici qu'il trouve : .

Aussi verra-t-on à chaque chapitre. ». du Plessis. Il ne faut donc point s'étonner. on le chocqueroit? je l'ay leu dans Théâtre de Hardy. [chose plus significative.98 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE que vous voulez exprimer. et qui montre mieux la rupture accomplie. Huguejt. je seul théoricien qui l'ai prouvé. « dit-il. du l. dit-elle. Le titre seul de la grammaire nouvelle Grammaire rapportée au langage du temps en marque le caractère. . ni M. Or. du Vair ne sont pas deux Autheurs de leur siècle et non pas le leur car . Comment. ce que les Romains disoient de l'Afrique. C'est un vice M. dans les — le Esclaves de Perse. et il me semble qu'il est aussi dans l'Astrée. si on voit peu à peu les libraires s'accommoder au goût du jour. C'est moins pour corriger les fautes des prédécesseurs que pour don: ner l'usage de ses contemporains qu'il s'est décidé à publier œuvre. Voir B. II. crit. qui disoit de leurs Livres. compte avant Vaugelas. Pai . chevalereux. la suite à quels mots le redresseur s'en prend jouvenceau. il se publie des textes rajeunis. d'ailleurs ils valent infiniment l'un et l'autre. avait été son incliinoins aux quelle sévérité il montre à tous les mots suspects de désuétude. nation. en faisant disparaître des recueils les auteurs de l'âge précédent. est pleineLe ment d'accord avec Malherbe. Mais que vaut lle de Gournay elle-même? cet exemple a côté de celui que donnera M parler Heliodore . La gloire d'Amyot n'a point « vieilli. 633-634). c'est là ce qui en fait la valeur. soit en une : pour les locutions infinité d'endroits. si telle Une seule autorité peut-être eût réussi. bien qu'elle en eût. le — et Gela peut bien estre. Qaomodo Jêoobi ImfcfoJ ter moMtn quid*m d'Audiguier *mêk d*verit. Sans les chica- ner. mais nos Messieurs ne veulent plus recevoir » Parmi « nos Messieurs était Balzac : Quoy que die nostre vieux***. nuysancc. soit pour Et j'ay veû un Grammairien à la Cour. que cestoit pour luy une moisson de triomphes » (Balzac. Dissert. il se trouve dès 1619 un d'Audiguier pour tenter de faire un peu plus doucement que celuy qui l'avoit traduit » et il ajoute cette phrase où perce toute la suffisance des nouveaux venus « ce n'est pas que ce ne fut un fort habille homme. on peut les reprendre les mots. mais on le chocqueroit sans cloute. à s'opposer sinon aux justes condamnations. mais. elle céda.. ceci se répète à toutes les époques. Monsieur. » On verra dans mais le temps ne luy permettoit pas de mieux faire blandissemens. : l . Oudin. mais particulièrement au chapitre des mots invariables. : . ni fort réguliers. cuider pieça etc.

Elle eut faire. . pour l'intelligence des vieux livres où on les trouve elle faisait un Dictionnaire historique. qui. Vaugelas resta seul arbitre. confesse-t-il. Il est visible. dans la confection de son Dictionnaire. elle ne blâme que honte dans Vaug. ils sont toujours motz françois. 489. avec ».. elle se fût bornée à donner un Dictionnaire « qui fût comme le trésor et le magasin des termes simples et des phrases reçues ». franc. En insérant. Même avec la volonté de n'extraire de leurs œuvres que les mots encore vivants. Godard. le résultat était certain. il le laisse entendre et traire 1 . 320) endosser ils ne concède pas à Scudéry que chef. il devait presque infailliblement arriver que ceuxlà en entraîneraient d'autres. renonçant à ce plan trop vaste. si elle eût suivi. Et puis si je ne represantois l'arbre avec sa racine ceneseroit pas un arbre mais un tronc que je representerois » (Lang. que l'on appauvrit d'autant » (II. et elle . ont les premiers labouré et semé le cham de la langue françoise non sans quelque récolte et moisson. parce qu'on les trouverait dans ces livres estimés Malheureusement. qu'on n'oserait pas déclarer morts.. procès à juger. Un obscur grammairien. étaient décriés déjà. le plan qui avait été adopté en février 1638. 495. dès le 8 mars 1638. XII. leur explication. qu'il trouve excessives et injustes bien des condamnations : et aux termes retrenchézdenostre langue. p. le le sens de pudeur (Corn. l'Académie. L'Académie. comme elle le projetait. puisqu'elle avait un dictionnaire à En fait. exprimait au commencement du xvn e siècle des idées qui auraient pu servir de considérants au premier projet de l'Académie « Quelque vieux motz françois qu'ilz soient. J. et leur connoissance nécessaire pour l'inteligence de nos anciens auteurs. Et ailleurs: « J'ay une certaine tendresse pour tous ces beaux mots que je vois « J ay tousjours regret. et la suite a montré que leur décadence était irrémédiable. . nous le savons par ailleurs.. choir harnois (486.. 113). II. aux mots opprimez par la tyrannie de l'Usage. S). 498) soient hors d'usage cependant . toutes les phrases hors d'usage. le projet était abandonné. Mais le peu que nous savons de précis nous montre la Compagnie comme relativement conservatrice. 1. sans s'en rendre compte peut-être.LES MOTS VIEUX fantaisies exclusivistes des le 99 c'est gens de cour. qui ayent la mesme signification ainsi mourir. cf. Mais si même. il ne semble pas qu'elle s'en soit beaucoup occupée. allait faire mieux. qui ne nous en donne point d'autres en leur place. « tous les mots. Ces idées sont le dépôt qui était resté du xvi e siècle. Dans les Sentiments sur le Cid. dont l'esprit même était con- aux idées contemporaines sur le cas qu'il fallait faire du passé. une fois le torrent : : : passé. il le dit. et que pour réunir ce trésor elle eût confié à ses membres le soin de lire une liste d'auteurs où figuraient tant d'hommes du xvi e siècle. beaucoup d'autres. selon l'industrie et la culture de leur tans.

de suaves. Quelques-unes de leurs observations sont fort judila cieuses. et le signa- La Mothe Le Vayer lèrent. Goefïeteau en use après Amyot et tous4es anciens. Mais l'attitude passive qu'il a adoptée en face de l'Usage"! empêche d'aller au delà de ces regrets platoa pour Amvot une vénération mêlée de reconnaissance. ne peut pas être considéré à s t proprement parler comme un Il « contretenanl -rieux de Vaugelas sur ce point. II. Mais avec tout cela. de contemnement. Mais est-il vraiment ? d'avis de retenir du vieux langage ce qu'on peut en conserver En la mode. un Coeffe- teau ne suffisent pas à autoriser l'emploi d'une expression. d'orer pour haranguer. « Elle ne s'es- plus par les bons Escrivains ' (II. de venusté. comme l. 36-37). qui a une grande emphase pour exprimer une louange extraordinaire. Tant {^Magnifier est tombées « comme les feuilles des arbres » un mot excellent. de fleurs et tarez. quel- quefois d'une façon juste et brillante. « Tous les gelas que peut-être il y a là des sacrifices inutiles. La Mothe prend défense de prouesse. car dès le début du la suite. 388). d'esclavage. du Vair pou- voit lire sans ces rudes paroles d'empirance. d'esprits : los pour louange. qu'elles lui gâtent le texte de du Vair. 223). Des maîtres plus proches de lui. Toutes et quantis fois est une phrase qui est encore en usage. ci les Lettres. injustifiés. M. Toupis pour celles qui sont tefois cette façon crit de parler sent le vieux et » le rance. Or parmi ces si « rudes paroles » il en est qui sont simplement anciennes. la de bien d'autres qu'on verra par dehors de sa haine des écrivains à doute. et Scipion Dupleix virent l'abus On trouvera plus loin les protestations qu'ils élevaient en faveur de tel ou tel mot. ne se trouve-t-il pas. il s'en faut garder. sans quelques autres dictions aussi fascheuses qui doute que ce bel Ecrit ne parust sans comparaison » (I. en en confor- mité de doctrines avec les gens qu'il combat ? Dupleix lui-même.100 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE et la mesme Il force » (jl. . Mais « on a pu retrancher la moitié de ses phrases et de ses mots » sans qu'il vienne à l'idée de Vau- niques. a lâché se phrase suivante : « Si le traité de l'Eloquence de M. I. magasins et tous les thresors de notre langue sont dans les Œuvres de ce grand homme ». Et sitôt qu'un mot en est là. Voir !<•- ConiidértUiont sur Véloquênct fr»nçois9 142. et Le Vayer accorde fait. il faut avouer qu'il vieillit (I. 222). un Malherbe. plus agréable? 437). de futur. défend des archaïsmes. malgré son âge et ses habitudes. a-t-il une doctrine il ? J'en Traité sur l'éloquence. i il le l'ait pouréj -•"•- i. et qu'on pourrait essayer de sauver une partie de ces richesses (Préf.

S'il conteste à Vaugelas (10) son principe qui est le III e et qui consiste « au retrenchement du grand nombre de vieux mots qu'il tasche d'abolir ». aussi com: : mode et aussi fort. Sillon et Mademoiselle de Gourné. étaient des menaces qui eussent fait réfléchir les grammairiens et écrivains. C'est là son véritable grief. heureux d'appliquer au langage. Cela. Et quel sentiment eût-on pu leur donner de la continuité nécessaire d'une langue qui allait devenir le dépôt de la pensée nationale ? Ils ne savaient rien de ces choses et se fussent moqués de ceux qui auraient pu essayer de les leur faire comprendre. La Comédie des Académistes y revient plusieurs fois. J implicitement que. A la scène u de l'acte III. Que dire d'un argument comme celui de Le Vayer qu'HoIl mère a rappelé sait le les langage à la vieux mots? (109 et suiv. quelle influence pouvait avoir le souci d'être démodé un jour? Ils n'écrivaient rien. Mais sur ces troupes. sans s'imposer. la suppression de l'ancien. ne connaissant de règle que leur caprice. donc conclure que la thèse a été par tous deux faiblement soutenue. Aussi est-ce au milieu des railleries et des quolibets que se fait la chasse aux mots « gothiques ». Montrer aux leur faire voir que l'application adversaires leurs inconséquences. Serisy. .J Affirmer/m'on réduimendicité était trop vague (115).LES MOTS VIEUX 101 pour parce que (396) il défend mal l'archaïsme. Or. sans en rebastir un autre à la moderne. se borner à protester quand on abolissait des mots sans en donner d'autres. ni la littérature n'avaient encore dans l'éducation de la nation une place telle qu'on dût s'interdir de rajeunir brusquement la langue qui en était l'organe au point de la rendre méconnaissable. . pouvait s'accepter. Dupleix ajoute tout de suite leurs : « sans leur en subro|fer*d'autres meil- ou du moins aussi bons et de pareille expression ». » . si la fortification y est nécessaire. de leur système les conduirait à devenir eux-mêmes très rapide- ment archaïques. dit-il. aussi logeable. la fantaisie de la mode. me semble aussi peu tolerable que de destruire un édifice pour cette seule considération qu'il est vieux. si les chefs avaient fait autre chose que suivre leurs troupes. ni l'histoire. ramassis confus de femmes et d'hommes de cour. Voici la suite « Car sans cette condition il n'y a point d'apparence qu'on les doive supprimer puis-que ce seroit appauvrir d'autant nostre langue. La Résolution de Serisy : l Académie est enfin prononcée par président I. c'était restreindre singulièrement la portée de la protestation et admettre * . comme au reste. Vaugelas détruit sans remplacer Tout le développement qui suit vise ce défaut. chaque faut fois que la mode donnait cours à un mot neuf. Ni la philosophie. il y a échange le d'injures entre Boisrobert. chefs.

Le mettait un peu dans L'état d'esprit d'un La Fontaine. )n dira désormais que l'on pousse la porte. ains. à supprimer des maltane se les con- termes lent. Nous cassons sans appel l'importun effectif. Qu'ils n'usent pour jamais de car ni de pourquoy . illec. Et. et justement. Soit estimé chez nous pire qu'un hérétique* . encombrier.. A bien reùssy. Ménage a eu le sentiment qu'on rompait trop délibérément avec Le vieux langage. « Si elle consent.. pieça et jaçoit. et L'empêchail de par\ i. destourbier. compagnons. Je cite d'appèi L'édition originale imprimée l'an de la reforme avec an avantp^opoi ligné Dea CaireneU. qu'ils signifient Disc. . si . comme jaçoit. ! Nous souffrons neantmoins et sur le Les autres pamphlets contemporains reviennent aussi à ce sujet même ton. Faisons aux escrivains une juste défense. jadis. Quand Sorel entend dire aux gens qui ignorent ce qui se passe à l'Académie que la Compagnie est occupée à créer des mots et à en bannir d'autres. Le Roole des Présentations (8) fait allusion aussi à la proscription de ains. dit-il. est certain toutefois que.. la l'on sauroit fâcher puisque même populace » | damne. de pleine puissance. or est très incommode. Il est à désirer (pie d'après loi imprimés et le< mss. sur Ménage Il s'en mêle à son tour dans la Requeste des Dictionnaires. e. Parce que ny parfois ne sont plus à la mode Combien que n'est pas bon. bons vieux Gaulois. piéça.. fr. que . seul de son temps. Nom).uiservés tant à Paris qu'ailleurs. quoyque la coustume en ceci soit bien forte. Voicy ce qu'à peu près nous voulons reformer Soit nommé libertin qui voudra nous blasmer. La familiarité qu'il avait avec les textes du wi* siècle et qu'on lui a suffisamment reprochée (Ail. Qui devra leur servir d'une très forte loy. . 1 pour le mot d'empirance Personne n'ignoroit qu'il falloit descadence. . Jadis semble trop vieux pour vouloir s'en servir Nous banissons d'autant aussi bien qu a ravir . Nous mettons agissant à la place d'actif. Mais le texte d'autres édition! est bien différent. et. Qui ne recognoistra la trouppe Académique.). la la divine Assemblée ( langue est réglée.. ne sachant plus qu'à peine ce l'A. Obs.102 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Grâce à Dieu. on nous donne un texte critique de cei oputculee. n'y a pas lieu de Il prendre très au sérieux les plaintes de ce pamphlet. cuider. Nous avons retranché ces vieux et rudes mots Introduits autrefois par les barbares Gots Nous les avons ostés. ferir. issir. autres semblables.

Galien restouré. il fera des Ghapelis inénarrables senestre . comme un Faucon quant à moy je seray vostre coint Damoisel. science. elle remplacerait une liste choisie des mots démodés « Et déa. même là où il les jugeait dans l'erreur. ma Pucelle aux yeux vers. . il a déclaré que ire. Gresme. lesquels en dépit des armes Fées. glaive il redressera vos torts. Le « vieux gaulois » appartenait pour quelque temps à la farce 1 . et défera vos griefs. p.LES MOTS VIEUX 103 tager le dédain général. en vieux langage 4123. etc. Fleur. à tout son tranchant . Mie de mes pensées. orgueilleux. et à la parodie en attendant qu'il devînt objet de recherche et de du reste. des vers où on imite le langage de Marie Touchet. il reprend même à son compte la parole des anciens « que les mots vieux employez sans affectation rendent les vers et plus merveilleux et plus majestueux ». et démesurez Geans. . et du Haubert de fine trempe. Las oyez le méchef d'un dolent moribond. . cela est vrai. p. qui crevé d'anhan sur un chetif grabat. mais une de celles où les mots sont le mieux choisis. jouxte lequel gésir soûliez en bonne conche prenez émoy de ma déconvenue. 333. à aucun moment il n'a eu la ferme volonté de s'opposer aux entraînements de ses contemporains. ce qui ne tarda pas. . . Voir dans les Rec. 511). p. parenver. vous qui chevauchez par illec du fin teste de cestuy vostre magnifique et moult doucereux palfroy. une pièce de Voiture. des rondeaux pour Richard sans peur. 4115.L'auteur des Origines cher- non seulement à éclaircir les vieux mots. ! Point ne boutez en sourde obliviance cil à qui pieça Fortune porte à qui il guignon. outrecuidez. Gomme nous le verrons. ou se déconfir par quelqu'autre tour de malengin. ores à beau joustera qu'il n'y aura pièce de fiers. Pierre de Provence.. il ne pourfende jus les bref tant et 1. Royne de haut parage. qui par rémunération d'une si grande mercy. s'occir. se aucune chose avez à besogner de son avoir. mais parfois à les sauDans ses Observations sur Malherbe. celle de Cyrano est non seulement une des plus lestement troussées. et Parangon des Infantes. il martellera des Paladins ores à dextre. De toutes les parodies. tale. de l'Arsenal. pourraient être conservés. du Bellay chait l'ait emporté dans son esprit sur celle de Vaugelas et de l'Académie » (Manière de parler. conviendra soy gendarmer contre soy. Mais il est ridicule de prétendre que « l'autorité de Nicod ou de J. Las ! helas ! réconfortez un pauvret en marisson. à la Bib. de Conrart. 857. Or soyez. 4127. se ne vous garmantez de lui donner soûlas car de finer ainsin pieça ne luy chaut. Ogier le Danois. 893. il déconfira des chevaliers félons il hachera des Andriaques si . : . A la rigueur. oncques ne sentit au cœur joye.

. p. — : * Nie. ayant acquis cela par une longue accoutumance As/n><>. III. O. I.. ensuite une indication relath eaux dictionnaires: * Nie signifie.. lesques t. Oudin Rich. Oud. probablement comme vieux. Cotg. que ces raisons m'ont semblé suffisantes pour accepter tes tions de cette ennemie très ardente. — Accoustumance — « commence à vieillir». 16. . Rech. Oud. M)9 — — — ... de Ronsard. 250. 45). — .. Mon. — suivant Vaugelas (11. — : — *Oud. Mon... On comprendra facilement le système adopté pour les références. faudrait se reporter à tous les chapitres mouvement grammatical. i. signifie: manque à Nicot. loti.98). entendu que pour avoir l'état total de ce qui a été liste il alors déclaré vieilli. Suite. Cf. t. chapitre de l'adverbe. to tend away Oud. Absconse Mon. se voir leans guerdoné d'un los de pleniere Chevalerie » (Pédant Joué. A. Mais son témoignage SSl SI SOU vent ailleurs corroboré par d'autres. Alem. A. 70 de l'éd. Adv. obs. + Nie.. N. Oud. 18-21). Après réflexion.... pieça pouvait se trouver ou au Lexique ou à la Morphologie. .. — esl chez les bur\ du Monde Eut absconcé sa face ronde (Loret.. . Almahide. Se. R. Rem. [comparer es! barré. A. c'est parmi les autres adverbes que j'ai préféré qu'il prît place.Doctr .. (de Gourn. marqué d'une < croix dans Ntcot. Cotgr. cf. — — : : : : : . *Nic. facile à comme à l'en- droit toire où son histoire se trouverait plus de ses voisins ' rapprocher de l'his- MOTS CONSIDÉRÉS COMME VIEUX PAR LES THÉORICIENS. p. 332-333. C. 1660. Le mot sera encore employé par Port-Royal et discuté par les grammairiens du temps qui le considéreront comme une nouveauté (Bouh. 1060. Nouv. Cf.104 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE arçons. pour certains de ces mots. Après le mol vient la mention de la condamnation.réformateurs. En outre. G. Cotgr. Oud. j aie fait figurer dans cette lisi<. 252).des mots que M"* de )n s'étonnera peut-être que (innrnav seule met . sera discutée par de Vaugelas. Suite des Réfl. est dans Xicot Nie. mais très informée de. il — j'ai *Nic. Bept.. Absenter Du Perron et Bertaut écrivent la mort m absente d'elle au lieu de rtiesloigne d'elle ce mot est proscrit par la nouvelle École en ce sens * Cotgr. Abrègement corrigé par Du Perron dans l'édition de 1611 de son Or. par Malherbe ct. vu un II. de 1586... 287. '-'. Andr. Livet). Rich. Doutes. éd. il était loisible de les classer ici ou là.. et pour festoyement de cas tant beau. de B. 955 cf. Oud..iu mniibiv des mots tondainiirs. Quel ébaudissement de voir adonc flanc pantois de issir le .. Rech. 635).. fC. A. sang à grand randon du Tendémené Sarasin III.. Bien d'autres choses ont été du condamnées que des mots. signifie: . A. Rech. dilunçjare apartar Rich.. se trouve partout : aveugle. contestée par génération suivante.. Je donne ci-dessous une mais il est bien de mots que j'ai dressée avec soin. C. [un. L'observation la La Molhe cl Dupleix. Rech. n). il est si généralement vérifié par l'histoire ultérieure de la langue. l'Astre d'Audiguier substitue couché (Huguet.

. Ov.). dit la Rech. Coeffeteau.. Cotgr. 443). . asnes baster. Malh. lle — Cotgr. Ardre — : « tout ce verbe est hors d'usage. A. Mon. 259 c'est un gros mot qu'il faut oser dire pour ne pas prendre ce long tournant de dire un mont hault. il est visé aussi dans la Résolution finale de la * Nie. Rech... Am. Ardre bouquins. 428.. à doux et beau nom.le de Gournay le — . Rich. on ne peut rien loger en la place » (de Gourn. Adv.. 392..Z?ec/i. chez les burlesques Plaignant ses angois- — — . a.le O. Mon. tion dans Richelet.. etC. — : seuses peines (Loret.. Corn. Mon. A. Rich. p. A. Il n'y a que le participe ardant qui vaille rien » (Malh. Hardy. Allégresse — « mot commun proscrit par la nouvelle école » (de Goura. Oud. 9^9. . 4.. et poli. — G Rich. Oud. Doctr. : Ardu — ... . le Rech. gaupes tenter. la Requête des Dictionnaires. IV... Cotgr. (O. se. Cotgr. dans les Ain. etc. cf. — * Nie. supprimé. Mon. 954). portes. Toute blâmé par Malherbe dans Desportes (IV. III. note 1. Cette défense s'explique sans doute par des discussions dont nous retrouvons l'écho dans Chapelain (Let... éd. O. cf. *Nie. — — Richelet le considère comme un mot de raillerie. 965 et Adv.— com- mun dans Aime ir les textes. 9fév.LES MOTS VIEUX Actif 105 — raillé par Baudoin qui .Oud. — .. Serisy l'affecte. 638) ... cf. A. V. ib.* Nie. — IV. 427 cf. Nous y apprenons que Lemaître remerciait Balzac de la complaisance qu'il avait eue pour lui en ordonnant la suppression de ce mot qui lui donnait des scrupules « en ce sens que ce terme en notre * Nie. 3. le donne sans réserve. comme suspect et propre à Ronsard. 1.. R. cf.. Cf. . Oudin Hardy r G Rich.. 275 Cotgr. 9 fév. Rech.. 108) et dans Balzac (1. Rech. Mon. — souligné par Malherbe. se. dans <( . C'est une allusion à un passage de Balzac. Cf. M ... Oud.. Cf.. 1664. chœur). 30. 26 janv. — défend Il est bur- lesque Argent ard gens (Courtisan parfait. « un peu vieux génération des grammairiens qui va venir le discutera. Oud. Mon. a.. 272. cornes planter (d'Assoucy.C. 542. I. donne le Sorel rapporte dans sa Bibl. n) pièce.. préférable. s. f Oud. Oud. sans respect de de Gournay confirme qu'il est proscrit par la nouvelle École. Cotgr. 75. cf. au rang des nécessaires. lui préfère agissant.. C..729-734). Y a-t-ii là une simple fantaisie comique Adolescent — même — ? Aucune restric- de Gournay. 958. Angoisseux *Nic. Hulsius l'indiquait déjà *Nic.. droict et coupé). Rech. 260).. 260). : — *Nie. Oudin. 1659.. Adv.. que Balmot à certains auteurs qu'on croit être du Vair. franc. Adv. R... M lle de Gournay . IV. 1664. Corine. II. suivant M jeune homme ou à garçon (Adv.. 1640. Mon. langue ne se met plus et ne se dit qu'en façon de parler ironique ». — ». 5).. d'H.. O. 637) reproché à Malherbe par Chevreau (Rem.. Malherbe. puisqu'elle a tant de grâce et de bienséance » (O. 1650. 256). I. C. laquelle se peut loger en la Poësie. f° 107 r° de son Désdéfend contre Malherbe. dans la Comédie des Aca- démistes (V.. I. Oudin. mot comme vieux. « A quelle fin perdrions nous ceste diction aime.. Mon.. Richel. Cotgr. 93-94).. 108. — f Oud. Cotgr.. .. Oud. Anxiété — zac reprochait l'emploi de ce Rech.. — — — — G — Angoisse l'usage — » « M . I. 255).. 1664. Soit que Y aime Phebus sorte au matin de l'onde (Montchr.

1654. où il le jugeait se dit en parlant Çich.. Bénin — • « je serois d'avis de bannir ce mot de l'écriture. II.. Rich. 4. IV. — G Nie.. » Il dans Corneille. Oud.. pour exciter M Me de Gournay (a. Mon. — .. V. Si l'on a quelque inimitié Pour ardus et pour mauvaïlié... et presque tous les grammairiens de la fin du siècle se déclareront contre lui.. Attoucher 635). que les expressions la bailler belle. De galons de toutes couleurs Et de tous les atours de teste. I.. A. Oud. 427. fréquent chez les burlesques (Lor.. I. III.. — — : .. Adv. e Rich. non * Nie. « — est — — — : y .. 29 sept. Et si ces deux mots trop antiques Choquent l'oreille des critiques. 1653.. 958. Oud. 1653. — Banquet il ce mot est vieux.. devient bientôt familier et burlesque. Cotgr. Oudin Rich. Po.. 39).. Rech.. IV. — Ceux Adv. Que vous mettez aux jours de feste (La Mesnard.e de Gour- nay le défend comme II.. confirme Vaugelas. p. des choses sacrées le banquet des élus) Vaug. 710). Cotgr. III. Cotgr. Mon..... Chevreau le censure dans Malherbe. Rech. 294) Vous faites bien de ne pas escouster tous ces muguets qui vous veulent attraire (Sarasin. Cotgr... 375). 10 oct. et n'est plus guère en usage (sauf quand * Nie. général burlesque Douze d'entre eux. A. Vaugelas en avait fait une remarque qu'il n'a pas publiée.. d Alf.. A. r Atlraire attraire » (Malh. * Cotgr. Rich. Oud.. attrayant et attraits me plaisent. et C.. et C. Mais Oudin ne donne dans ses Rech. cf. 379 (AnoV. — — : . les Astres et des Cieux. 337. 259) . il ne se dit guère qu'en raillant. très f Rich. Mai» il — — — : . 24 déc. — : — — au Censeur (Loret. et C. 85 [Theod.. O. 28). et C. Mon... Rech. . Atour — — proscrit *Nic. 1656. Guzm. 83). 636)... Oud. suivant Vaugelas (II. Oudin. 119 b ). . 1545). Franc. Bailler a vieilli. par leur benefi- rence (Malh. — — * Nie. 1 er : fév. 382). mettent en en faisant un usage constant. également proscrit. A. — Adv... Cotgr. « n'est pas du bel usage hors du sens de bailler à ferme. Mon. . Œuv... Oud. 8 janv. A... par la nouvelle École (Gourn. se. fiaul 'lire qui l'avait rendu bienheureux » . et C. un mauvais mot. Mon... Chargé d'essences et de fleurs. Rech. Rech. 197. 15) Mais les burlesques le comprolettres qu'on lui baille (Racan.. en bailler à garder. 1403 etc. Mon. Richel.. 1657). vieux et peu usité par les bons auteurs (II. des plus ardus. — M très nécessaire (O. il Test du lan* Nie. s'agit : — — — lU'itc/icence —* Cotgr. 1655 r se trouve aussi ailleurs Tout ainsi le petit frivole. hors de là.. 224). qui attouchent de parentage a la personne aimée (Aslrée. 954 Mon. Il Bienheurer — « n'est plus du monde. Il est en fOud. Oud. Rech. Cotgr. V. 176). II. 1656. . Rech. 1656) .106 la HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Comédie des Académistes. Se trouve dans le style comique ma bellemère dont la bonne grâce avait attrait les chalands (Chap. cf. 424. * Nie. Oud.. au dire de M lle de Gournay (O. 313).. Mon. fr. » Il est encore dans bien des textes Cette bonne nouvelle lui ils lisent les premiers les bailla de la consolation (Sorel. Nie. mais non celui de La Mothe Le Vayer (56) qui entraîne Barv (Rhet. Oud. Loin d'en être le défenseur. h). gage » (Malh. Rich. II. Je les abandonne — — .. C'est aussi l'avis de Patru..

— Nie. : trav.. 641. — — — d'une croix au sens figuré. Boursoufler * Nie. 22. encore commun â la 39). 635). ex. et Mon. 474) . Oud. — — . et C. dans la IX e Provinciale. Rich.. Adv. f dans C. 635). 955. Il estoit Bienvienner ou bienveigner Adv... rares. Oud... A. A. Rich... — — —O . encore commun chez Malherbe. 29 avr. Oud. Oud. III. I. — Le fréquent dans du Vair particulier chez Loret surtout chez les (3 mot. Oud. — Rech. mars 1652 Saint-Amand. — Il est dans Hardy. cf. dans Amyot en — * Cotgr. Oud. A. Cotgr. — * Nie. II. Mon. encore burlesques. 954. Gourn.... Mon.... O. 76). 177). O. cur. Rech... 1639. et C. Les exemples sont très Rich.. 248)..... Caut Rech. Les exemples sont en général du style burlesque 3 un gros boursouflé de gendre (Breb. Mon. -. I. Chaloir —* — proscrit par la nouvelle École (de .A. Bech.. ce vieillard était déjà cassé A nous fin . bienveigner Rich. Journ. .. Cf. A. bienveigner s'évertue (Racan. Bary cite sans observation une phrase où figure {Rhôt. Mon. (p. de Nie. II. et Rich. — O Rich. lui-même l'acceptera sans observation.. Rich.. même .. — II. deSal. tourné en ridicule par la Com. IV. 1650... .. 31) paraît : misérable (Hug. Mon. V. 7 . Ec. Brouir (brûler) dans le cas des précédents (de Gourn. * Nie. Theag. 99 . Rem. et C. Il était Nie. III. Oud. 635).... Adv. Oud. points bienheuré (Montchr. les exemples sont rares.. Rech. 108. Oud. Cotgr. * Nie. O. — blâmé par Chevreau. Rech. proscrit par les mêmes (de Gourn. 243. A. d'Alf... Oud. Ad*. II. Oud. — est changé par d'Audig.. 635). 954.. 400 et 331). Rech. Rech. 1656.. On le retrouve chez Régnier (Sat. A. Rech.. 954... Calamiteux Nie. etc. bienvienner et bienveigner. Oud.. dans le Rec. .. et C. Oud. Rech.... Oud. l'Estoile. Cotgr. A. R. La Requête des Dictionnaires regrette aussi qu'on Fait supprimé. Oud.. 73. Je n'en d'exemple du xvn° siècle. —e . 295. Guzm. VI). — — . p. — Mon. Mon. Martin... lesques (ainsi Tabarin.. 635). Au xvu e Blandices du xvi e siècle (Passer. Malh. Oudin. et C. ai — — pas Rich. Adv..* Cotgr. 38). Cotgr. A. des Acad.. 2. et C. 406). il 318. Cotgr... . dans * Nie. Blondissant proscrit par la nouvelle École (de Gourn. O. — — Quand Le mot Cotgr. C.. chez Garasse. Oud... .. et Ch. : : — — proscrit par la nouvelle École (de Gourn.. 5 e j. ce n'est plus un vrai verbe variable. — * Nie. 241. 107 M"« de Gourn. A.. . 45).. Mon.LES MOTS VIEUX (Malh.. 635.... le marque et C. Doctr.. de H. O. de Rondeaux.. sauf chez les comiques et les burII... Cotgr. O. et C. 404. en en si calamiteux état mars 1657). 954. Oud. Luc. Dav. — Amyot (Hug. Loret. p. — Combien quelle fust très caute et très rusée s. Rich. le considère comme un mot technique.. Oud. Oud. Cotgr. Lorel. en toy seul de tous chœur). Mais il apparaît toujours sous les mêmes formes.. cf. Adv.. Blandissemens supprimé par d'Audig. (Chap. Mon. 954.

. Oud.. f Oud. dé* Pierre. et Clameur Rech. Méd. IV.. Rech. Cotgr. C. se condouloir. . Rech. — * Nie. Oud. 151 etc. vos complaintes et vos regrets pour des accidents plus fâcheux Surtout burlesque (Richer. .. — *Mon. 87. — Burlesque (Lorel. C. s'il w Cotgr... 1654. oontamteur. — fc6 . — G Rich. 16). s. IV. et venger par leurs propres fureurs.70). ailleurs.. A. Mon. cf. (Hug. Chevalereux — corrigé par d'Audig. 177). Rech. devenons aussi contemptibles. Mon. —G — * Nie.. Cotgr. 227).. bouf. Je pretens vous 4. Oud.. comme nous bisons contempteur* en la . 12 : hors d'usage. .. soutient. — * Nie. A. Oud. blâme en tous sens.. : Corn..)... 0. — est dans Corneille. A. Il Cotgr.. 2S 1657. Oud. A. Oud. Oud.... Coint — supprimé par d'Audig... 384 Oud..: . Mon.. Rich... G Richel. Malh.. Cotgr. Rech. . Oud. — * Me Cotgr. <. Oud. C. A. 15). — Rich. A.. les — N x Cotgr. Oud. . Gondouloir — encore toléré par Vaugelas blâmé dans V Erratum) (Condoléance « et Rech.. -G Nie.. et C. 387). en abuse (Rem. Let.1428). V... 482). Oud. Mon. Clore Mon. Adv. est burlesque : les filles coinles et jolies (Richer. Rem. trouve que Malh. — blâmé (Vaug. Mon. Mon. 324). 11). C. G. Cotgr. (Hug. A... Rech. reproduit Vaugelas. — Rich. A. 33 cf. — Luy faire compagnée (Diane des blâmé (Vaug. Cot| Contempteur — u bien rude et < Vaug. Mon. * — .. Conjouir — « on dit plustost te rejouyr » (Vaug. 16^. Oud.. — G Nie.. — * Nie. Malh. 5). .... C.. Cotgr. bouf. — Nie... cf. 1664. II. C. Oud. 12 . Cf.. Oud. 1653.. Corn. rondouloir est dans Nie.. : —* 1 Nie. . . Fest. confirme Vaug. Q. — — * Nie... — *Nic. er vous plaist. 277. — Rich.. 394.. C. Oud. — blâmé par Malh.. G. souvent joint à joli. Confort Vain et — hors d'usage et fâcheux ! soulagement léger! Afécf. triste confort (Malh. Rech. » II.. '. Oud. Lorel. C... Rech. : — : Conforter — {se) blâmé ih. Nie. du ri — Chevr. Rich. « dée mars 1650. Oud... d'Audig.. — Il est dans Costar Gardez. Col Rich. Rech. V.. io. Oud. II. Ov... Rech. 635). Oud. Rich.. et — Rich.. 955. Oud. Contemner Mou. Cotgr. nov. Oud. . Nicom. — Rich.. II.. 1653. Cf. 516-7. s. 204). continue VaugelâS... Rich.. sous condoloir. Oud. A. lui substitut' mespruer Hug. juil.. A. 246 juil. le (se) II. ne donne que comme terme Palais et expression de vannier. Chevr. A. I. le II 1.^9)... Ov. Mon. A. 4 — se » condolut avec elle (Loret. Oud. Cotgr.. Et remettre ce soin au cours de leurs clameurs (Dorimon.108 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Chastiable — proscrit (Gourn. A. Rech. * Mon.. 14). Compagnée bois. Cotgr. Cotgr. Oud.. le — estrange mot (Vaug.. Mon. IV. A.203 et Loret(18oct. Rech. Complainte — 54.. Oud. II. Rare cependant au sens propre. vieux mot. 340. Rech. 12.. Oud.. — f Mon. 12). — V Rich.

. Cotgr. VIII. 235 15 mode. II. — Il était encore commun au temps de Régnier (Sat. fr. Mon. Cotgr. 6 Voir à la Morphologie. 1656. Corn. . 5). Oud. 334. Adv.. Cotgr. A. Mon.. Cotgr.... Oud.. Rech. .. C.. : — * Nie. Les exemples se prolongent jusqu'en 1650. .. Oud. Convice (reproche) etC.. sur Malh. A. Rech. Contumélie — *Nic. bouff. c'est maison (Malh... — blâmé dans Pasquier comme vieux (Gar.. . juil... II. f comique (Loret. A.. Ov. 159). à « plus guère en usage » (Vaug. 54) Corrival Nie. 95). s. V. Mon. p. Rem. Oud. la 4). 406 et — Rich. Rech. cf. — G Nie.. . etc. IV. C'est le titre d'une pièce de Troterel parue en 1612 (A. C. Cotgr. Oud. Cf. 7.... Mon. Rech.. abbaisse pour les rendre roturiers et contemptibles (Théât. des Dict. —e 16).. Adv.. cf. et C. 364. Mon. Rech.. le II.. Rech. VIII. * Mon. Racan.. » Contemptible — « commence 9). f Oud.. —* Nie... Cotgr.... la — Rich.. Oud. Disc. — —G » Nie. vieux mot burlesque.LES MOTS VIEUX 109 373. — Cf. — -J- Oud. sur Malh.. — *Nie. un mot très familier à cet auteur.... A. Il sera encore discuté plus tard. A. Contendre Rich.. 172).... Adv. — G Rich... Oud. II.. des rech. 7). Ghevr. — — * Nie. Am. A. Oud. Rech... Oud. A.. — est encore Cuissot Malherbe lui préfère tassètes (IV. 387. * Cotgr. IV. Convoiteux et la 14). C.. Oud. 0. Rich. Rem. Rech.. . Cuider — La liberté est capitale et — proscrit (Gourn.. 235). Couard — blâmé (Chevr.. regretté par Req. Richer.. — e Rich. 1662. — — * Nie. fr. 46). Mon. à vieillir (Vaug. . —G . VA. . adopte l'opinion de Vaugelas. Oud. Rech.. . Th. . Mon. — (Cupidité — « Nos bons théologie. escri vains disent convoitise (Vaug. A. Ne les blameriez-vous pas et avec convices ne les con» traindriez-vous pas a faire que nature et charité leur commande ? du Vair. p. — M lle de Gournay le déclare employé par les meilleurs écrivains (0. (Vaug. d'Audig. f Oud. 934.. Gourn. Rich. Th. Oud. 403). Cotgr. 77) . substitue combattre (Hug. Montchr. — * Nie. le considère comme propre à Dam — blâmé par Chevreau [Rem. Cotgr... « Oud. Mon. d rAoq. 554). 591). Cotgr. — d'Audig. Dav. Cotgr. 954. C.fr. C. Gomme il méprise ceux qui le méprisent et les soutient ce mot. 635). Mon. 4). » Crimineux p. Oud.. — — .. 0. ib. 327. C. et Cotgr. A.. — — .. 470.. — expression vieillie C.. Oud. Mon. et C. Rech. — la * Cotgr. substitue désireux (Hug. — Mon. 2 mars 1658. Courir sus Rech. la vérité crimineuse (du Vair.. Oud. — Rich. la ... convoitable.. Oud. II. — Burlesque 1656. . 351.. 353-4. don Rertrand. —G .. 635).. .. l'office . et Sorel.. Oud. Mon. Contraymer — proscrit (Gourn. Rech.. Rich. — — G « Nie.. —G Rich. C. Mon. On retrouvera plus tard. — G Nie. A. A. A. Oud. Oud. Il C.. 169. — * Nie. A. Rech. — *Cotgi\. chœur. C. dans du Vair. fOud.. Rich. sur Malh. Rech... Oud. 23). Oud. — * Nie.

C. II. X. 428). 1659)."» janr. Oud... Traité comme anxiété d'après Sorel (Conn. réel. — ... 2.. n. à leur à son — — dam est : etc. Dav. Pour Rich. 211. à cour. — la Oud.. A.. cf. Oud. Rich. Nie. 1654.. cf. Nie.. cf. Adv. (QEuv. div. destourbier (Gar. OEuv.. Mon. Oud.. Desanimer Ç. III. A. — — — : Dextre — proscrit (Gourn. Obi. A. Doct. p. — O Nie. 300.. gentilh.). qui efficace.. C.. chez les burlesques. Cotgr. : — — Effectif — — raillé le rejette. Oud. 954... Mon. 419). 20 sept. 12. Mon. —De ce d'amour couvrant tout le diffame (Montchr. — Je raillé Sorel souhaite que l'A.. Compagne de * Nie. V. Mais chei exemples Boni surétait (Loret. A.. id. Un ami (Chap. IV. C.. III.. -{-Rich.. emploie d'effectif ^Elabourer — vieilli d'après une remarque inédite de Vaugelis II. Cotgr. 212. Mon.).. — * Mon. Oud. 151 Detrncter cf. Loret. Dav. . . A.j (Plainte . 1658.fr.... Rich. •> 162.&'S§). * Cotgr. 3). Cotgr. (Malh. 2î mars 1652.. 1).. et Monlfleury.. Mon. Mon..... d 'A//*. Cotgr. — promets à M. Rich. dans la Corn. — * Cotgr. 18 août 1657.. A. d'Mf. Cotgr. Emoi . * Nie. on tout burlesques : rencontre chez Descartes. G Mon. Oud. Mon. un mot de piété Diffame la dextre du Tout-Puissant.. Chap. qu'ils se défermeront » (Es. Rech... C..110 HISTOIRE DK LA LANGUE FRANÇAISE : dam... 168. Pens. 637). L'expression à ton extrêmement commune Ils verront à leur dam qu'il n'estoient eslevez Que pour rendre en tombant leur cheute plus profonde ftacan. : I. — mon mal iste mon >'mo. II. O.. 19. cf. Oud.. Rech. M : 6 avr. — . cur. 465) « les bagatelles. 1. moins usité que médire. 328)! — Cf. Loret. vie et nous durent jusques à la décrépitude » 149 . A.. Cotgr.. C. —O Rich... Guzm. Oud. — * Nie. f Oud.. Oud. Cotgr. des Académ. Rech. O. 19 fév. Oud. Oud. A. Si • — Repris par Roursault mes yeux sont . Cotgr. C. Fontanier de ne luy nuire ny apporter aucun . III. De fermer — blâmé par Malh. dans la Corn. C.. III. A. Rich. i-25. Crisp.. Oud. Rech. 370. souvent chez les burlesques : Scarr.. Rech... Guzm.. 514 et 287). 56. II. 958... 108. Il est chez Sarasin — —e — : somment souvent nostre OEuvr. Adv. consente à supprimer ce mot (Disc. etc. — O — Destourbier — l'A. Rech. : cf. Oud. I. Oud. XV.. — * Nie.. Il t04). « Je croi. ». — Les du Vair. effectivement.. larcin *Nic. 177. 105). 470). De sorte qu'à présent deux corps desanimés Termineront l'exploit de tant de gens armés (Corn.. le C A. L651. 11... Let.. 5. I. Gentilh. la résolution finale. Rech. d. Oud. 23).. Clif. effectif I.. C. dans Médée Il Veuve.. etc... de Beauce... Oud. et est dans Monchrestien. Rich. — G Rich... IV. c'est 404. Guzm. : Oud. — Corneille le corrige en 1660. 835 et Poés.« hors d'usage OOud. 451.. Décrépitude cf. — *Nic.. Mén. C. par les efforts fermez. Est burlesque tout ce qu'il disoit de moi à mon diffame (Chap.a. I. d'Alf. . Régnier.. bons liv. V. que vos boulez feront. S'-Àm. Rech.. des Acad. Rech. Rech.. I.... — Pascal.. Oud. Rech. proscrit (Gourn. Mon. Ghapel. conAdmis sans réserve par Rich.. IV. Rich. 2.. Racan. dam. Oud. 152. * Nie. II.. 44.

619. cf.. 17 bis). 16.R. Rech.. Oud. Adv. I... — C'est dans — — -j- : Êpoindre — proscrit (Gourn.. Pallas. I. IV.444.... Oud. — *Nic.. Mon. des Acad. Rich. Cotgr.481. Cotgr. Corn. Geôl.. Les eRich. Mon. O. Sans affront et sans — — — : encombrier (Loret. on ne trouve guère le mot que chez les burlesques (Loret. f Oud. Essourder proscrit (Gourn. le harnois A propos du vers 1620 du Cid. 404). — — — — : Char. Rich. — * Nie. 31 déc..V. Mon. Oud.. 485. exemples sont burlesques la fit passer jeudi dernier..585... La Requête des Dict.. C. 246... Rich. 106). Rech. 15. O. Mon.... Cotgr. de soi-même. belle erre (Th. — e Rich. IV. 3).. 1657. Esclaver — mauvais mot (Malh. . 635). *Nic. m. Mon. A. . Scudéry dit qu il est du temps de moult. Rech. 392). Oud. A. f Oud. Oud.. . — Oud.. Oud. Oud. Mon. Rech. Cotgr. Rech. 406). Cotgr. R. .. Oud. du Vair. C. Adv. 3 fév..38. Cotgr. Adv. Cotgr. — suit — — Escient — La nouvelle école veut qu'on dise tout de bon (Gourn.. Oud. selon Richelet... Oud.. Vaugelas préférait vieillir.. A. Cotgr. C. 958.. Rech. Cotgr. 21 avr. 168 22 fév. 111... Rich. A.... — 18). Rech. En dehors de grand erre. III. 10 et (11. Adv..— * Nie... : — Erres « Les mignardes oseroient produire au jour ceste loquution « il ou reprend ses erres ! n'estans pas abreuvées d'une jolie censure des gens en question que le verbe errer est recevable. Oud. C. O Rich. n'est pas de cet avis (Corn. Rich. Oud. Rech. III. le rejette dans la *Nic.. Rec h. A. Oud. Mon. IV. conserve que comme mot technique de la monnaie.. Dial. A. 954... O.. 1662. (IV...C. 335). Alex. . Envieillir * (II. Mon.C... A. — —O Nie. — e Mon. Estour proscrit (Ead. 954. ne le Com. mais que le nom d'erres ne veut rien dire » (Gourn. — O .. C.. Mon. 30 juin 1652. de pieça et d'ainçois. — Corneille a corrigé son vers. C.. (Hug. — fOud. Mon. Rech. A. L'A. 158). — O . 248. encore dans Régnier. — — Rich.. Rech. — G Rich. — —O — * Nie. C. Estranger (verbe) supprimé dans Amyot par d'Audig.. L'A. 195. beaucoup moins belle que si elle eust eu son har: — nois (Fleurs d'Eloq. — *Nie. Encommencer Endosser — condamné par Malh.. Pasc. Oud. 1659. 420). 2 e j..— * Nie. *Nic. C.. Cotgr. Cf. R.. — Il était *Nic.. III.. Oud. 249.. Corn. il ne se dit bien qu'au figuré. 253 . C. . — Estourdiment (== étourdissement) blâmé par Malh. A. — eRich. 635). I. IX. C.. O. Oud.. Disc. A.LES MOTS VIEUX 111 le Empirance regrette. XII. Cotgr. Cotgr. Cf. « » . — Burlesque est vieux. 379. Il y est très commun Cf.. — — Encombrier Sorel. 636). Oud.. -J* Hardy [Corinne. Rech. 71).. —O Mon.. IV... s'esclaver (de) — est encore dans (à bon) « » Adv. — Hardy. Oud. espère que la Compagnie supprimera le mot (470). 1652. A. 460 et 498).. Il est dans Hardy Theag... et Oud. n'accepte plus que aller grand erre.). Rich. A. Oud.131. Mais il n'a pas publié la remarque Malherbe qu'il l'avait trouvé. Prov. — *Nic.. 357. sur VA.

654 Adv. Mon. 958. 30 mars 1658.. lesques Scarr. Rech. 1651. — Andry de Boisreg.. Gel — condamné par Malherbe IV. - blâmé par Malh. A. d'Alf. — * Cotgr... Rich. relève {Martin.. non pour estre trop II. Disc. Gratification — proscrit Gourn. C.: « c'est — proscrit (Gourn. me les bonnes gens gaudir en liberté (Chap. Tabar. Cotgr.. Oud. latin.. Ped. Oud. Mon. sauf chez les burLoret.. Mon... 259. Cf. 1651. Mon. Mon. Il devient burlesque des pauvres brebis fuitices (Scarr.. Mon.. 482). lier/. — G Nie. tout le jour sur le pavé pour paroistre et pour rire et — est burlesque: jesfaire voir. C. II.. — * Xic. Rich. II.. est approuve Mon. Saint A. Guzm. Gratitude — les poètes critiques et hypercritiques ont tort de regratter gratiVu-. d<'s h. Il est fort rare... Cotgr. Mon. — Rich... etc. M) . . Rech. (IV. Était encore dans Fauchet. Baro. — * Nie. .. Écol. 389... Oud. Oud.... — même témoignage (Goura. Oud. l'A.. les fier/. 25 mai 1658. *Nic. A. Rech. mais parce Cotgr.. Rech. Let. etc. Oud. 709. personne ne le comprend plus (Disc. 17 déc.. Fortuner — blâmé par Malh. .. C. Adr.. Rech. .... I. 637).. Oud. Héracl. Mon. ne sait pas fuir (I. Malh. Œuv. Oud. Cotgr.. A. *Nic. Oud. A.. A. 1.. E. trouve encore bon.. Rech. A. C. G Nie. Cotgr. Gaudir— d'Audiguier le remplace par moquer (Hug. : : fortunare. III. Littré cite Saint-Simon. p.. — Il est fréquent cuite. l'A.107. Loret. p. cf. — — — *Nic. Rech. C. A. La p. 470).)Sorel déclare que * Nie. — Quelle peine eut-on pu excogiter qui eût autant géhenne ce catulle que conscience? (Du Vair. mais il ne vaut (Malh. A.. ni dégel (Loret. I.. Cotgr. Fère — rien » — G Rich. Oud.. faisait sa Félon — proscrit (Gourn... Adv. lui est Rech. Sorel.. Mon. — — . 3 oct. 535 v° cf.: vieux mot.. 1654. I. et Conn. .412 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Estuyer Mon.... — — — — : •>. ira.— * Nie.. 958..... Ferir un mot qui se trouve assez dans Ronsard. Rich. IV. Nie. 638). s. G Oud.. 384.. rrit 131 1 h. 438). 409). C. bien fort une/— G Rich. 11. Rich. C. Grever C. Rich. 0. C.. 0. Mon. 1661)... le chez burlesques : Poire crue l'estomac grève.. Cf. C.. Cotgr. Oud. Fuitif — *Nic. Virg. Cotgr. — G : Nie. joué. A.. A...... 40. Rich. les païs de ces fuit ifs (Or.. 5). On ne voit plus le cours 129.. Oud. /. Cotgr.. Virg. Oud. C. Rich.. cf. fr. deSàl... Oud. — — fOud. A. Adv. 165 k etc. f»:c Grief — proscrit (Gourn... Rem. f Rich. Oud. 13. II.72. Il Suite des réfl. 427. etc. Rech. 266). de la l. Oud. G Rich. <>. 608. 368). 574 cf.. laissant III. W2).. Rich. 0. 0.: Il — f- tois Oud. par Ménage.. Tabar. 461... . 15 oct. s oct. 11. Oud. et Cyrano. 60 .. — Sans craindre gel. Sa déca- . — *Nic. s. A. Oud. qu'il n'est pas en usage (Vaug. 18).. * Cotgr. tude fGourn... Mol... 954. « verbe défectueux Il est surtout chez les comiques et les burlesques Loret.. — * Cotgr. 536 r°).. Ade. mesme. Il est dans Malh.. 288) et Voit. A. — -}- Oud. .. 6: peut-estre en avez-vous déjà féru quelqu'une (voir à la Morphologie). 635). 635). malgré quelques précieux. Clorise.... Excogiler — « ne vaut rien. Rech. Cotgr. Rech. 16). Félonne. Oud.. 255 : .n. Oud.. G Mon.. — — Pour vous expliquer toute ma gratitude (Corn.... : L'âme qui commise... f Oud.. :: "- II. 4 juil.. posth. c. d.. IV. : : de ses ondes fuytives. Oud. II.

Rich. il : — ... Aman. Rech.. commence Mon. 643. 958. son guerdon Loret. maintenant cela n'est plus guère propre qu'à ceux qui ne sont pas des plus relevez ». Même emploi chez Scudéry... Mon. Cotgr. IV. « Les écrivains critiques refusent ce mot que les mignardes ne refuseraient pas d'employer » (Gourn. Oud. c< — Lorsque estoit par Paris. C. Pol. A. II. Il — * Nie. — O Rich. Oud. 616).30. 635)... 10-11)... 637). 386 cf. 389. 199). IV. — blâmé chez Desportes (Malh. —G Rich. .. I. Virg. *Nic. comme substantif (Id.). Le participe est déclaré vieux et burlesque Hébergé comme un piedd'écot (Scarr. 1656. (p.. Oud. chrestien. 17 mars Haineux Oud.. Herbageux « le valon herbageux * Cotgr... Rech. Cotgr. Rich.. 958.. etc. on disoit il ne va plus qu'en housse. Oud.. 341). Rech.. Adv. . Oud.. Cotgr..C.. Il est burlesque honnis de f maies crotes (Loret. Cotgr. Oud. IV.. 964. Rech. 967. * Nie. 620)... O. 13 mai 1656. A.. nique :1e heaume timbré à les — — *Nic. 375 b. Adv.. 0.LES MOTS VIEUX deiice 113 commence seulement. Oud. blâmé au figuré par Malh. 1544. n.. Adv. .. — Scarr. 641). GEuvr.. —o —* Nie. 954. C. 211. Et va. Mon. Rich. Oud. 463. C. Oud. 9 fév. C. note . III. IV. 2). Mon. Oud. II. se promener en housse (Malh... 394. Oud. — . Oud. 43). Rec.. I. 356. 23 nov.. 1. . 1.) Rich. Histoire de la Langue française. Guerdon — proscrit (Gourn. se retrouve chez Bossuet et Bourdaloue.. Scarr. 16 mai 1654.. Loret.. 1652.. O. Mon. 8 Rich. Rech... .. 12) Humblesse — proscrit (Gourn.. Mon. A. est dans YAstrée. Rech. 618. etc. Virg...... — Accordons aux criards d'effacer honny des papiers de Ronsard et de s'il sy rencontre» (Gourn. — » proscrit . . 637). 4 cf.. Honny ceux d'Amyot... I. : — . — blâmé comme adjectif dans Desportes (Malh. en carrosse et en housse (Régn. qu'il Il me soit terre possède ce qui me fut si cher (Malh. Oud.. f Oud.. 262. grief que la et il est fréquent dans les textes : voudroit-il .. Rich. Oud. A. à n'être III. cf. Poés.. Oud. Adv. 11. Il est chez Corneille Hélas ! que cet hélas a de peine à sortir (III. O. A. Cotgr. * Nie. I. I. dans Montenfin reçoive dans le Recueil de Rondeaux de 1639 Fréquent chez les burlesques... 1257).. banquier.. Il plus qu'un mot tech- la royale (Malh. I. Heaume —proscrit (Gourn.. Guerdonner — Adv.. Adv. et C. : vieux . 28 oct... 1658). Loret. 1654.. Rech.. — — — Oud.. .. Rich. 327 Racan. Cotgr. A. A. — . 545.. Mon. — e Nie. Sat. bien à ce coup leur faire un si grief outrage ? Astr. de Sercv. Hélas (subst. 19 sept.. 1659. Oud. 336.. 5 août 1656. Rich. Veuve. O. Mon... C. Cotgr. O. 79) Non I. — — : . Héberger •\- * Nie. il 105). O. Mon. .. A. A.. : vieux mot burlesque. — Cependant chez iLoret. p. — (Gourn.. burlesques : Soit gens de plume ou gens de heaume 27 juin 1654). Oud. C. C. C. — . « — — : Housse la mode a voulu que les Seigneurs allassent à cheval honeste d'y estre en bas de soye sur une housse de velours. 31.1253 cf. : mars 1656. div. Gourn * Nie. 403).. D'un qui paraissoit dans le monde financier ou autre. Mon. comme un II.. (Loix de la Galant.. Rech.. — même .. — *Nic.. Cotgr. Rech. Cotgr. Rech. A...

28). C.. mais surtout chez les burlesques Monsieur le Baron de Marré. Liesse I.. Rod.. O.21)2 . 300)„ — . 1. . Mon.. A.. Oud. . Chez Monchrestien encore au sens général I. qui ne veut qu'innocent Gourn. blâmant offenseur.. I. to il Mil... A. de B. Cotgr.. Rech. . 1: II.. Il est burlesque el comique f Rich. — conduniu'' • par Malherbe IV. 209. 231.. Mon... *Nic. < : Adv. Oud. C. tilt» . — .. 259) mot unique en son genre. Cotgr. Rech.. 259). 183. 234 r° cf. A. Adv.. 1660. embrasé l'ire de Dieu sur nous malgré lire des Dieux (I.sai ». Jouvenceau le d'Audiguier le remplaçait par damoyseau dans Amyot. O. Malherbe remplace par jeune homme dans Desportes (IV. lle o. — Adv. p. Loret..... Scarr. Oud.C. 263. mat). Incoupable — condamné par Rich.205.. — *Nic. 954 — G Rich.. 958 reprendront l'examen). M a Malh. - Il est dans Hardy. Mon.. *Nic. Déjà dans du Vair les vices desquels des gens d'églises) ont autant qu'autre chose. 214. regrette plaisamment qu'on l'ait rejeté . A. C. 1658. Larmoyable il'. XII. Poé$.. des Dict..... O. 23 |fév.. 959... Rech. A. Rech. : I. : *Nic. m m 6 a Burlesque larmoyé Loret. f Oud. Impiteux 4)... 189. r. Oud. Mon. Plus tard Ménage et A. . . — Adv. Im.. Ar.. Mon.. /*'•<•/.. Oud. 230 d'Audiguier .. Cotgr. Jeteuse La Req. 30 juill. Plain d'ire et de regret (Id. 637). Mon.. M. «far. — M de Gournay reconnaît qu'on ne peut plus l'employer — G Nie. 13 : cf.. (381.. IV.. —G — 1) proscrit (Gourn... Immense y — « .. Cot^r. 71. 127 . 30 sept... ... Mri).. Oud. 3 mai 1653. impileux aversaire (Baro. C... Il est burlesque: Le seigneur cardinal Antoine A toute bonne affaire idoine (Loret. Carth.. Dcm. 279 ). — . Cotgr. Oud. O Rich. : — Isnel — pect de l'usage isnel — O Rich. — — — — : Scarr. Est mort enfin. 159.. Mon. Rech. II. f Rich. — — . 401). Mon.. 638). Adv. Oud. Rich.Œavr.... Larmoyer — proscrit par la nouvelle École (Goura. A. 457).. 1 .. — (barré dans Desportes. Oud.. Brébeuf. Mon. 159 cf. — le *Cotgr. A. II. Oud... Oud. 308. — f Oud.. Rech. Impitié disparut en même temps (Doctr. 5. Rich. — * Nie.. La nature de Dieu est immense — (Desc. I. 22 mai 1655. etc. La belle peinture et vigueur héroïques!» (Ead. 19|. de quoy faudra nous con- tenter d'escrire qu'Atlas porte le fardeau du ciel sur ses grandes espaules. — — . : — Il est dans Théophile (Fur. Oud. A.. i — même observation Gourn.. Cotgr. Oud.. R. Oud.. 1). Racan C'esten ce sens que Richelet voudrait le conserver. Ire . la nouvelle école. Oud. *Nic.. C. Ado. <). Cotgr. Oud. G Nie. Rech. Mais d'une impileuze gangrène (Loret. Médit. 291).. Oud. C.. 162. Mais peu peu il se restreint à « la colère de Dieu ». *Nic. div. . 5 mai 1652 cf. pense qu'on le renverra avec *Nic.I I i HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Idoine supprime dans Amyot (Hug. cf. A. Rech. Mon. C. A... 10 av.. OEurr. 279). (Corn.. 63 : :. Scudéry. Virg. . 1650) Ennemy de ma fïame. — Doctr.271.). non de migrène... Oud.. C.. Cotgr. On ne « peut rien loger en la place de ce a faute mot » il (Gourn. en Cotgr. II. à Tousjours à la santé Vire porte nuisance Aman. 289). Clorise. I. Reck.

C.. O. 106). — . C.. Oud. cf.LES MOTS VIEUX * Nie... Cotgr. Cotgr.. Rech. I. Magnifier extraordinaire une grande emphase pour exprimer une louange auroit de la peine à passer » (Vaug. — — — — . A. .. Cotgr. Loin d'en être le défenseur. Choquent l'oreille des critiques. 1658. 2 nov. 34 . — lesque tin. Adv. A. 1651. f Oud.. C. Rich.. -J-Oud. L'un et l'autre ne se disent que des personnes.). matinal n'est pas si bon. . — * Cotgr.0. I... — matineux est le meilleur. I. 958. loisibles (Franc.... Oud. Dict.. 10 déc. Mesconientement (Gourn. — — — de l'un (VAstrée. Oud.* 1657). 1.. *Cotgr. 392). des sonnets et *Nie.. nault.. 637). . — — ... II. 24 août 1658. Mon. VII. 958. lui préfère la nouvelle École mauvaise satisfaction *Nie.. 642). — — — — ! Mignarder (son enfant) proscrit (Gourn.. La dame sort du creux manoir (La Régnard.— Burl. I. Les chassant my- . A. Oud. C. banni des romans. Rech. 956. et — : magnifièrent (Loret.. C. Rich.. Oud. * Nie. Adv. Loret. : : I. Mon. cf. 1660. Et le Banquet « excellent. — Soumis et . des élégies. VI. 22 mai 1660. Oud... C. 39) Malinier « * Nie. la tristesse. Mesnard. Les Rival. Si quelquefois ses yeux.. : Cœur de porc engendre . A. 46) cf. A.. Scarr.... 160). Guzm. cf. Mon. 261). Astrée. O Nie... A. Je les abandonne au Ceninfidelitez : seur (27 sept. — mais « vieillit.. Loisible — « sent le vieux (Vaug. llfi M Le mot est dans tous les Manoir — — proscrit (Gourn. My — proscrit (Gourn. — fRich. A. a »...... mi cheval. condescendre en toutes choses courtisan songe mille folies qu'il n'est 380 . Maintenant — proscrit par la nouvelle École (Gourn. Qui. A. O. O.. — . etc. Mon.. Cotgr. Vont mignardant le Ciel.). cf. Rech. 966. 637). d'un saint G Rich... C.. — aisé à Los — proscrit Gourn. *Nie. Menechm.. C.. zèle emflambez. ib. III. Mon. Oud. — : mi che- min. 23 avr. 581). 253 cf. où l'on les flatte et les mignarde (Chapel. Mauvaistié Rech. Adv. 17) le (Guerson. 636). IV. 115 Il devient burau contraire liesse (Mar- — f Oud. Rech. Burl.. Rech. Oud. Et si ces deux mots trop antiques.. Adv. Mon. Oud. 403). Mon. A. Rech. Oud. Anal. III... etc. Rech. Loret Si l'on a quelque inimitié pour ardus et pour mauvaistié.. 417. Adv.. Rich. Rech. des . d'Alf:. : —O Nie .. louange... O. loisible d'écrire de S. Oud.). Agés. Oud. II. cf. la rate. de Sal. 222.— *Nic.. Rech. Vous ne descouvrirez que trop les mauvaistiez et Rich. — © Nie. 90. 23 juin 1657. du verbe. Cotgr.. 339. . Oud. Eh bien vos mecontentemens Me seront-ils encore à craindre? (Corn.. Oud. Loret. A. Rich. Mon. Est-ce exact? C. Oud. Oud. 309 a) Les enfans qui fuyent l'escole pour la crainte du foiiet s'en vont chez leurs tantes ou chez leurs grands mères. Rich. 1995).. OEuv. 1651. Matinier ne se dit plus sauf dans Vestoilematiniere » (Vaug. etc.. toute ame elle mignarde (d'Urfé... Rich. Mon. Adv. Po.). Cotgr. » . 474. — — des comédies (Req... des madrigaux. 11 sept. 2.. — * Cotgr. ? — de Gournay ne se sera-t-elle pas méprise dictionnaires et dans tous les textes... Mon. ... Ec. Dont les estomacs et les yeux Amplement se rassasièrent. cf. Oud. mi jour.

Oud. Pomp. A. — L'une. Les animaux dans leurs pascages (Racan. 618). Rech. M.. 637) cf. — Nuisance — — Cotgr... Mon.. IV. de Rond.. lïlerm. 638). Œuv... supprimé dans Amyot par d'Audiguier (Hug. 635). : fœiUade suivante. de 443). Oud.. *Nic. Charme mot <l<- la rni. Roux. grâce De les mai 1655 Thom. Oud. — le remplace par tuer (Hug. " — n'est guère . 56. Rich. (). : — Rich. Sat... X I. mignardes affectées de Paris et de la Cour » Vous en faisiez mourir par vos seules œillades (Mallev. Cotgr. C. 231) .. — M"«de — Gournay pas inventé ce qu'elle rapporte. Cotgr.. Obsèques 959 . — Nie.. . proscrit (Gourn.. Ce n'est que le discours d'une fable importune. 37). A...i saison opportune (Regn. — . Rec. Oud. Sat... Oud. t32 bon ce Opportun mignardes... vieux mot. —* Cotgr... . cf.' Cotgr. ()..). C. Mon sceptre soit le prix d'une de ses œillades Coin... 958... et Rich. : — — — — esprit ocieux (Théoph. [V. Rich. qui soutient le mot.. Rich. 12 mai 1657. Occire — : d'Audiguier 954. tuais non pas L'épithète opportun (Gourn. — — . II.. Rech. * Cotgr. Rich. Oud. Oud. Alors ses équitables mains Occirent avec les humains 352) .. Adv. C. Rech. : en vous œilladant d'un regard f9 juin 1655. 432. 619 Fille qui Bail son inonde \i c. Gourn. C. Adv. 1651.... 1639. proscrit : IV. Œillade — m nom interdit chez les (Gourn. ils cf... Rech. Scarr.. 5 El mon malheur extrême. Rech. — Burl.. 55. Cotgr. C. Rech. 19).. etc.. C. <). Rech. A. A. * Co Adv.. s. 596.. XIII . 239) : . A.. : Scarr. 233: Tabarin.. II. -j œillader face à face (Loret. O. 5 Mais longue j*ay l'heur cf. 4) Si d'une adroicte main vous traitiez les malades Cotgr. \dv.. désapprouvé par Voiture (OEuv. Œillader — ce mot ne me . hér. ci la Oud. Po. A. 635). des os rm'-mangés (Malh. se navrèrent ainsy A grands (3 sept.. f Oud. I. — j Rich. II. 0. 954 Adv. plaît point (Malh. 1. *Nic. I. 63*7 : cf..... A.... Cotgr. . Chevreau..U. coups d'épée ou de lame II. Nettir — Vaug. Rech. 410). S.. C.... . navré dans les flancs d'une playe incurable. G Rich... Rech. Exemples innombrables dans Loret.. Mon. V.. 283 cf. Oud Tousjours . Burlesque d'après Oud.r.116 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE : morts (Régn. C. 1.. employé par tes Malh.. — * Nie. 1). C. lire porte nuisance (Montchr. Mon. . une rem. — * Nie. Navrer —G — 371). Corn. A. 103 Trist.. Et le faible entretien d'un . 20 mars 1655. Hymn. — Mon. Ne permettons pas que. n'avait mot commun et poli.. Oud. son témoignage est con- tinué par celui de Richelet. Les écrivains critiques prétendent qu?opportunité est recevable. 93). inéd. Mon.. auroit du reconfort Si... I.. Rem.... O Rich. 1648. Oud... Mon. Oud. Oud. Mon. Oud. Virg. II. : — Oud..... IX.. Mon... e Nie. Oud... IV.C. IV. M)4). : — *Nic. cf. 50). — — à la santé Aman. 47 . proscrit par la nouvelle École (Gourn... — De l'amour de son Dieu navrée (Corn. A. Mon. Oud. Ocieux à proscrit (Gourn. 3 la ridicule (Le Desniaité. — *Nic. Oud. Loret.— f II.. J'estois assuré de la mort Hacan. propos des vers Et ne tiens point ocieuses Ces âmes ambitieuses (Malh. A. Rech. Mon. .. O.. Nave — mauvais mot Malh. G Nie.

. tant(du Vair. . G Rich. II. Noté par Malh. 796.. — 958. 59. pas ici fait confusion? 131. Oud. — * Nie. Oud. Malh. — 1646. Oubliance . 966 Adv. : « hors d'usage Pavois proscrit par la nouvelle École (Gourn. 637). GEuv. 328). — III.. Mon. du Sommelier (Sorel.. 12 mai 1652... . . « vieux mot : : — ». (Racan. — cf. Rich.. Outrecuidance — « je voy peu de gens.. Cotgr. 471). 402. A. Mon. Mon. cf.e de Gournay ait entendu blâmer le |mot.. De même Racan... V. 498... 31 juill.. Oud.. Rech. . You- bliance p. A. Oud. Oud. Carthag.. des jeux. A. 725. 403). Oud.. Massinisse suivi d'un grand ost (Montchr. . : ceux de mon pays et * Nie. 955 n'a-t-elle Adv. Imit... — Paroy proscrit (Gourn. Mon. 357). 1 . *Cotgr. C. — Scudéry. telle soit-elle (ta gloire) à rable (Corn. Oud. Rem. d'Alf. cf.. — *Nie. Puroir — — — A. inéd. 1352. 87 121 . C. Mon. — — —G Osl — à quel dessein banniroit-on ost ? (Gourn. Oud. 0..). Aman. non plus qu'outrecuidé » — j Rich. Oud. C.. 3. IV. 35) . et Rich... Cf. IX.. 211). Polijand. Oud.. Oud. vœux qu'ils a voient faits sont mis en oubliance (Racan. — vieux. I. — L'art d'oubliançe (Balzac. A. Très commun dans YAstréo. cf. Hor. 616) je I. Cotgr. 159. (IV. Mais.. — Commun Il chez Scarron (Virg. I... 428 . : —e II) Rich.. Oud. Cotgr. L'autre avoit peint . 15 fév. I. Oud. II. ». Rech. — Rich. jamais perdudu tourment perdurable (Racan. — Sans 68). Guzm.C. PoL. blâmé par Malh. Richelet |ne le croit utile qu'en — [: — vers. 494. mais est tout à fait 174... de mon parentage (Racan. Cotgr. Adv.LES MOTS VIEUX Oppresse A.. 1. Oud. III... Mon. let. R. * Nie. outrecuidance je II... Corneille le fait disparaître à plusieurs endroits Cinna. — *Nic. II. 10. me puis donner le . 404(flem. nom d'amant sans sçay bien que Y outrecuidance Qui nous porte à l'impiété Nous figure leur Providence Sans pouvoir et sans volonté reproche (L'Astrée. 35.. III. etc. Cependant il est possible que M l. commun dans Malh..II. Mon. *Nie. A. Mon. approuver celuy-cy. 1655.. Commun chez Loret 0... cf.. Vaug. 958. Cotgr. Parentage cf.. 34) Mayn. caijen 1660.. Chapel.Il est conjugué par Maupas. 0. — * Nie. Rich.. 157.. Perdurable — Rech. 1642. Rech. . 260 I. — maux que nous redoutons * Nie. Rech. Mon. Corneille s'en sert à cent endroits N'écoutons plus ce penser suborneur (Cid... 262. 0. Voilà de quoi est composé cet ost de 9).. à la Morphologie.. s. 416). II. Nie. M 1Ie de Gournay les textes.les — proscrit (Gourn.. 642).. — 1. C. 439). ib. Rech. — *Nie.. I. Oud. 0.. Adv. suivant Cotgr. Corinne. . (IV. est vrai il que les Dictionnaires n'ont pas pris soin d'enregistrer cet emploi. . Rech. 124). 9). Il est dans Hardy.. 636). ne vaut rien » (Malh. Chevreau. 1653.. 67. I.. 263 cf. . et G. Adv. — . cf. Mathilde. Permanent — proscrit par la nouvelle École (Gourn. Oud. —G Rich. de ceux mesmes qui ne sont pas des plus délicatsau choix des mots. A Oud.. Adv. : 15... 117 — « Oud. Penser (subst. Rech. 637). ... Cotgr. 347. sur son pavois Deux camisolles de chamois II. A.. 26. Rich.. Rech.) — même mention (Gourn. III. Cotgr. C.. C. I.. 958. C. 635)...

duisoient ou profondoient 'Durai.. C. O. Mon. hors en Bretagne. 225). — * Nie. Cotgr... C... : — .. Mon. des Rech. A. livide) — Oud. 413 . .. I. franche.. * Nie. Cotgr. 554).. Rich.. citent les locutions de prime face.. 6 mai 1662 cf. Oud.. Rich. Pers (bleu. Rech. Oud. A. Rech. et C. />•. : — — : — — : . Mon. Rech. Procure contesté par Voiture Oud. Oud.. .. — Le regret du passé cruellement me point (Regn.. et si ne l'avoient pas appris de livres. mais peu usité.. Elle traînera • et profondera beaucoup plus que ne fait le chiendent . Mon. Loret. 225) La gloire des mortels n'a rien de permanent . Mon.. On doit avoir 13) : cf. Cotgr.. 620. 7) Très fréquent chez Loret Le sieur chevalier de Créqui. l'a ouï blâmé par Malh. Malh. I. cf. r Cotgr. G Rich. 1651) durant sa prime verdeur 22 mai 1660). 405 cf. IV. Rech. regretté plaisamment Req. — — — ..- — O Nie— * Mon. — . Nie. IV. A. 55). . Oud.. .. 470).— e R"'li. — Richelet dit que poindre est fran.. 376). Oud. Rech..C. Mettre en main la marchanf Oud. Oud..... Oud. l'ambition de faire une mine piteuse (Scan. Rich. 17 déc. II. 312. — . — (Racan. 260). II. dire a .. A.. 16) s.. Rech. prime barbe. C. a"AZ/\. Oud. * Nie. 461). et quitte de la douane (Chap. 31 juill.. sans la pleuvir belle. — Nie. Cotgr.... elle se guinda dans l'air perse (Scarr. 2. Plaint M lle de Gournay. 289.. blâmé par Chevreau Rem.. — — —O —O — . 1655. Point (piqué) çais. Oud. 1652. Oud..... *Nic. Cotgr.. 8 août 1654). Oud. O. Preux proscrit par la nouvelle École (Gourn.. A. 112). A. Monet vieux mot gaulois peu usité. A. . : 5.. « depuis un an.118 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Cotgr... 427.. Les textes donnent surtout la locution conservée de prime abord.. A. Mon. 21 déc. — Guzm. Rech. 359.. . Rich... C. IV.lard. — — — Piteux par — la souligné par Malh. Et rien que Dieu n'est permanent (Malh. 643). — mauvais (Malh... Cotgr. prime barbe. deux dames de cette Cour pertinentes et relevées. Rech. 181. Oud. EL). Picardie et Hainault Rich. fc85).. dise.1 des paroles qui confondoient plus-los les riches inventions qu'elles ue les pro. II. Les burlesques disent prime jeunesse: En sa belle et prime jeunesse (Lorel. -J- — — Rurl. bonne. Rech. (IV. — : — . 1656 cf.. prime entrée. s.. de Rond. C. — (éd. Oud. Mon. Oud. et Rich.. Houx. /*/•.... Adv. 283). Rech. 1639. car elles ne lisent point » (O. Diane. — * Nie.. Mon. 371). Po.. Oud. Virg. des Dict. " rofonder — était condamné par Vaugelas dans une remarque inédite C. Cotgr.. Toujours de f U preux le renom ils ont eu (Rec. C. Nicot donne quelques locutions Prime ne vaut rien (Malh. Oud. Pleuvir « Pasquier emploie trop librement et avec trop d'affectation de vieux termes décriés pour les remettre et fourbir comme de vieilles allumelles. Eteh. Av. i>r<>/>. 334. Portune aux cheveux pers (La Mesnard. ne vaut rien (Malh. Rech. son... Oud. si hazardeux 8 juill... C. A. A. Si preux. * Cotgr. II. (Desp. Virg. Rich. Adv. Tel est le mot de pleuvir » (Gar.. 967 Adv..

Cotgr... Oud. . Rech. — vieux.... Oud. 67). C. Il est partout dans . Malherbe préfère rameaux .. 598) Mon. Mon. Oud. V.... Oud. Sa faute le remord (Rem. I. 622) Une remarque de Vaugelas le déclarait vieux. quoique M. Rech.. . Nie. — — *Nic. Cotgr. Oud...LES MOTS VIEUX Prouesse 149 II. I. II... 377).. parmy tant de rancœurs. Les autres de grande randon. A. (à) — la Résolution finale de c'est là peut-être — — — : . considéré comme scolastique (de Gourn. A.. Virg. : — . Rich. Ov.. — 288). Rech.. — G jRichel. 153. les Rivales. C.. R. * Mon. Oud... f Richel.. G Rich. Cotgr. A.. 1653. f Rich. Rech. Oud. Bech... mais * Nie. . bouffon.. Rich. Chevr. Mon. — *Nic. Mon. C. n'entre plus dans le beau style (Vaug. . Mon. fr. — . (Il le conteste contre un bel esprit de l'A. . — G Nie. Rech.. Ov. 24 mai 1653. — Adv... (cf. 7) * Nie. Mon.. A. Qui sent son grand seigneur et qui parle à ravir (Quinault... C. Cotgr. . Théag. Roux. ou Molière l'emcondition. Ridicule ne vaut rien.. posth.. 427). 1) il se faisait seulement passer pour gentilhomme de qualité (Segrais. 50 et 51 . Oud. des Dict. les beaux esprits l'affectaient pour rancune (0... il Qualité homme de condition que de même qualité. — .. Cotgr. (Loret. * Mon. 175) L'un étant plein de politesse. G Cotgr. Cotgr.)... Il est burlesque randonnée). A. 10 . — — fOud.. A. Mon. Oud. L'autre d'honneur et de prouesse Véloq. ii 287. Oud. Bech. Mon. nature. 9) avait approuvé ce que j'avais dit d'elle et de M lle de Guise qu'elles étaient des beautés de qualité (Retz. Rech. nouvelle Ecole. franc. au moins chez les comiques et les burlesques Le vain esclat d'une large dentelle. s.. Ravir la Comédie des Académistes le rejette. Oud. Oud. Gagnèrent^au pied (Scarr. I. Il est comique et burlesque je n'ai pas fait grande prouesse (Scarr. Oud. blâme chez Malh. Seray toujours souffre-douleurs (Richer. Mon. 119. cf. Randon (à grand) — regretté par la Req. [Oud. A. de Malherbe s'en soit servi (Vaug.. C.. — *Nic. 412).. Cotgr... et C. La Mothe — : . — —G .. . Nie. — G Rich. .. Regesle — rejeté par Voiture (QEuv.. 954). Rech.. et Hardy. *Nic. Est-ce pour cela que l'auteur la laissa inédite? (II. ibid. 1663) Et je.. — *Nic.) condamné par Rich. Rech. ( Rainceaux C. C. — G Rich. 4).. . Oud. Nouv. — les textes. bouff. — « selon : vaut mieux dire homme de qualité » (Gourn. Cotgr. Rich. II.. 392)..). —G * Cotgr. : —G — *Nic. cf. 5 e nouv. Rich. O. la 198) . Ressouvenance 390.. Oud. 80 . 7). . — — : Il est burlesque : Quelle févr. 447). Ce passant qu'on méprise est homme de mérite. 123). 4 e j. A.. Refreindre — même observation (Gourn.. aurait voulu le conserver (Cons.. 0. A. rancœur ! Quelle furie! (Loret. une invention plaisante. 3 e nouv. 13 déc. 429) En un caillou ||dur à ravir (Richer.. 6 cf. Cotgr.. $V.. Malh.. et C. Rancœur d'après M llc de Gournay. A.. 3 e nouv. — f Oud... 282). Id. Ch. Virg.. C. ibid. s. . Riche à merveille et dressée à ravir (Saint-Amant. — Rem.. I e nouv. Oud. ploiera les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris \Préc.. Mém. (dans un autre sens). Rech. II. — . Oud. Le mot est partout. Oud. Remordre — II. : — — .

Cotgr. Il est dans des fragments de Malherbe (I... — O Rich. I. : Leur entretien n'est qu'amour Simplette de Rond. *Nic. — et l'expr.. dehors des emplois techniques) burlesque Je ne scay. Scan. : rodar. Oud. A.) . ne donnent que le pluriel Mon. Portes le casque et la cuirasse. 635).. 58 seule que Richelet accepte: On retrouve le mot en dehors d'elle t La chez les burlesques 11 vouloit. Pourquoi les dames prononceraient-elles plutôt roue de chariot. Nie. 1653. Cotgr. (Poés.Sens dessus dessous 635). il n'y paraissoit rien de blanc que ce qu'il en découvroit quand il les rouait dans sa teste J'avois les n'estoit si estrange : — — *Nic. Rouer — d'après M" e de Gournay.. II. IV. 260-262).. Je XIV). . seule du Parnasse..... Oud. humaine <Hr. Rech. Rech. 1032 . I. 10 sept. O. 295).. C. et C. — noté par Malh. en tout le visage. A. ld. Mon. elles ont l'horreur du verbe rouer à cause de l'expression rouer un homme [Adv.... Oud.... e Rich. Rech. rien que ses yeux car. — *Cotgr. Oud. Rich. Mon. O. Rich. indiscret. . Corn... Mon. dans quel siècle sommes nous! Tout y va Juvénal burl. — crois. 3 sept.. tournoyé fièrement sa prunelle. A.. : erreur de si/n... <). — proscrit par la nouvelle École (Gourn. désapprouve l'exclusion de ce mot.. Sat. Oud. : La rondache et le coutelas.. div. Rougissante — proscrit par la nouvelle Ecole (Gourn. Oud.. Oud.. Am. en belle De ëimpleue et de nudité humeur. O.. frère* servons (cf.. Virg. « la roue. que rouër. Rech. 955: Adv. Mon. Cette expression est toute faite Scarr. 1650..120 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Rondache *Cotgr. sens dessus drssnus \ Colle te t.. Senestre — G Richel. Oud. 156 Quinault. 637). A... Ha ! Nie... 260). 63*3 Mon. de paon. cf. Sauvement — même observation (Ead.. — G Rich. . rotare. et C. torne round. et chez Régnier Sat.. Rech.. de soi-même. Virg. 966 . i La vérité Dassoucy. i' : 1 : ' taraient trop. Oud. Riche!. 9 août 1653 218).. si d'orloge. 26 juil... Rich.. cf.. Ou si Œuv. Mon. A. Dial.. — écrivait sens et rappelait ... Maupas 362). 414 et 416). O. A. par timpletse extresme. même l'orthographe c'en dessus dessous. f22 — *Nic.. Il — . 1657. Adv. — e — . C. Oud. des Diction. et C. Malherbe conseillait d'écrire que Didon . 1. pour n'écrire pas qu'elle la roue (O. A. X) Muse qui. — * Nie.. I. Racan. ce fut à I. 956. cf. 16 . lire. la Rech.. Simplesse Oud. Cotgr. qu'il a la tête vide et sens dessus dessous (Régnier... Adv. — * Cotgr.. IV. 113 Vaugelas ne conteste que l'orthographe Je voudrais sans : . 428 Adv. — proscrit par la nouvelle École (Gourn. Oud.. 1654 : cf. . 958 Adv.. Gouverner un bateau rapporte es nouvelles qu'elle luy-iuesme Loret.. Geôl. 10. Scarr. : — es à la cuisse dextre. Cotgr. — H était dans Régnier C'est . Adv I... Scudéry : — . il Servant . 18. Ot».. : — *Nic.. et C. G. servante) . 359. la senestre ^Loret. ld. I. yeux ouverts et rouans dans la teste (Astrée. Chapelain n'était M de Gournay qu'il refusait d'employer lle pas du même Il écrivait à trouer la prunelle qu'elle aimoit tant. 1639. . Th. (//>. lOdéc. . Rech. (salut) — Mon. puisqu'on dit aussi rompre sur avis. 18K b). Si ce fut Cotgr. 958 . 642 .137b). Oud. mais que : lui ne pouvoit approuver : » (Le/. 62). Oud. Oud. cf. cf. 1661.. proscrit par la nouvelle École (Gourn. C. — -Oud.. A. 67 SaintAmant.. et ... Rech. — la Req. — O Nie.

Rech... Vaugelas. : ! On se rap- de Molière Ah sollicitude à mon oreille est rude. Il a supporté tous les ennuis et toutes Rech. doublé. 487). Oud. — — . 92). * Cotgr.. . Rem.92). Oud.. 223). A. Cotgr. Andry reprendront la discussion. 318.. Oud... 459. II. 48 . 390 (note 1). se marquise (Th.. —G — — .. sav.. Rech. 7).. Richer.. C... 635). et qu'il n'est bon qu'en vers (II. Rem. titrera Rech... (S. Sueux blâmé par Vaugelas dans une remarque posthume (II.. Cotgr. Rech... Reçh. C.. I. rejetés par Vaugelas Tendreté. A. . 638). Oud. Maupas le donne également {Gram..... bouffon.. 122). 954. Soucieux — blâmé par Malh. 353). Oud.. II. O. Il put *jNie. — *Nie. Garasse. Rem.. Cotgr. 954. Oud. « et encore Rech. 11) mon précepteur a accommodé sa patience à ma tardité (Malh. et C. — *Nic. A. Mon. Rich. C. 421. mot devient particulier au style de la dévotion. Oud. Adv.. Mon.. Rech. f° 242 v°). 262). C'est une gueuse qui. Oud. OEuv.. — Cotgr. Mon.. Oud.. encore une autre ardente occasion de tardité (Du Vair. Scarr. fr.) teurs (I. Rech. A. — G Richel. Oud. Le courageux Urie ombragé de sa targe (Montchr. Vaugelas dit qu'il l'avait employé dans son Quinte-Curce. 69) La sollicitude. 185). Rech. . .).. C. 619) tant. Rech. leurs fossés (Racan. Superbe (subst.. A. entièrement hors d'usage (Vaug. fort rarement ». * Nie. — — — — souligné par Malherbe dans son Desportes (Rod. Mais elle a Rich. Oud. Adv. Termer proscrit par la nouvelle École (Gourn. . Corn. Doctr. Mon. G Rich. . Cotgr. ^Mon. G Nie. tendreur se trouve dans le Jardin. * Mon. Cotgr. Mon. — *Oud. et C. A. II. C. 45. A. Nie.. 449)... — et Patru. — — G Nie. et C. C. — e Rich..1). de peine et de sollicitude (Racan. Rich.... Le Ménage (Obs. Oud. A. Cotgr. escussons cause de leur tendreur. IV). — — — — propos une targe fort honorable du texte de la Bible et appellent cela le bouclier de la foy(P. desrefl. et C. 851) Du débris des dards et des . IV. — « sent le vieux ». (II. condamné par Vaugelas . les solicitudes que la nourriture des enfans peut donner (Astrée.... malgré les prédicablâmé par Balzac.. Cotgr.. Oud. Mon... Il est G I. Cotgr. larges.. II. Oud. Les ministres huguenots font à tout . et C. Mon.. — G Rich. A. Oud. Oud... 241. posth..LES MOTS VIEUX Sollicitude 124 — proscrit par la nouvelle Ecole (Gourn. A. O.... Oud.. partage l'avis de ...320). Nous avons comblé II. 635). — — *Nic.. est un bien qui amende de vieillir (Malh... G Nie. cf. Richelet ne l'admet que dans le bas style... 1. . Surhausser — proscrit par la nouvelle École (Gourn. Oud. II. 466.. II.. pelle les vers . — — Suader *Nie.. Adv.. Oud. et C. dit Rich.. deux à Nie. Cotgr. —G — — . Targe d'Audiguier le supprime dans Amyot (Hug. I. Tardité Cotgr. A. 19)..). *Nie.. Titrer — — — proscrit (de Gourn. Rech. II.. Oud. Rich. -{-Rich. trav.. Mon. 635). Oud. 954. A. Cur. — Bouffi de superbe et d'arrogance (Tabar. 1607. cf. . Mon. posth. 390. — 11. Oud.. Ov. David. O. — G Rich... . donnent donnent les tendreté. Adv. 51 Qui décolent — — . posth.. dans le Socrate chrestien (II. — . étrangement son ancienneté (Fem.. Virg..). tendreur les — . Gai.. non tendreur.. mais Souvenance que ce terme a été depuis condamné comme vieux par l'Académie. Oud..

M de Gournay Suivant Vaugelas il 11. 964 : A'dv.. * Cotgr. (cf. Ov. Valeureux Rich. — G Cour.. Oud. Mon. s'en alla se promener en un jardin (D'Où ville. I» juill. 16 Vitupère 106 . Oud. Oud.. (Vaug. 16b6.. G ! Nie. SaintAmant. Malh. — * Nie.)... Pour Richelet.. Rich. Rech.. A..' [Vaug. Mon. 1611. Luc.. de l'A. ainsi Traduction Mais presque tous les exemples sont des Dialogues de Vives.J -22 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Triomphateur — même observation (Ead. Cotgr. 212 a . Laquelle au gré du moindre vent. Rech. — honteux est beaucoup meilleur — *Nic. Rech. L.*. Oud. 1653 : gneux dans Viol cf... II. A... 136J.. 371.. 1) Scarr. III.. *Nic.. « » . A. 290.. — — : — *Nic. Oud. f Rich. et C. Rech. — Les 967. Je les voyois après s'en aller aceoustréa en Saioci Martin. fut si transportée que. d'Audiguier le change en manière dans Amyot (Hug. lâches courtisans qui la 7). C. Il était dans Maynard.Chevr. Adv. etc. 51). Cotgr... . dit que l'Académie n'a rien trouvé à y redire. Mon. Qui trainoil les visages vergogneux •ol un vergongneux lien (Montchr. Mon. 1-58 et 402). Nie. * Nie. Mon.. Rech.. de peur de montrer par sa contenance le troublement de son esprit. le contrat. 101 et ailleurs. lequel ils viroieniet tournoient... poét. et C. Lofe.. Cotgr.. Oud. de T/oublement — *Nic. — — Virer — condamné par Malherbe iIY. I. I. Cotgr.. A. — souligné par Malherbe dans Desportes (Cléon. Carth. Cotgr.. Rich. Nie. C.. c'est un terme technique.. O que ces noms.: —G 11. V. Oud... avec un reste <!« capot. I 22 . Mon.. Cf. 373). Mon. C. H. Oud. — G Rich. Mon.. bouffon. i-33. rapportant l'examen de la célèbre strophe de Malherbe où se trouve ce mot. Cotgr.. 51). plus value). et C. III. au lieu de gloire.. Oud. 644 . souvent (Loret. N'as tu mis ta gloire en estime? (Malh. d'Alf. f° 13t> Cotgr. Mon. Guzm. <' — le citail comme un mot à la I3. |Rich. bouf. A.. Oud.. Oud. — La Reine. Rem... 10 juill. La girouette. Richel.cf. trav. . i-90. Virg... Oud.. Mon. Adv. faits 114). Oud. II. — burlesques (Brébeuf. C.. sont les triomphateurs n'ont pas été les victorieux (Balz. Rich. Et en effet Chevreau estime qu'il faut laisser ce mot aux anciens (Rem.. —H est burlesque.. 171). punition d'un 8IMN. Et sembloit la première un Lion Libien. — Par quels tO'6). A. d'armes valeureux. 1655). II.. — Vergogneux posth. Oud. Richer.. Id. Oud. Vireei ï. Rech. Oud. 231 ... Richer.. st. . condamné au profit de viole ment.. 0. 80... Oud. A. 1646.. I. 4). commencée vieillir» (II.. C. Oud... Veux-tu amasser le vol sur le viol [Ex. donne comme terme technique de finance et de proscrit par la nouvelle École (Gourn. Chap.).. Cotgr. A.. Ov.. p. 13 sept. mais que certains feraient difficulté de se servir de vergogne (Hist. Rem. Rech.. Rech.. A. Vergogne Pellisson.. A... Rech. Oud... l'nissement pour conjonction — proscrit (Gourn. 123). Oud. Contes.. Value — condamné par Deimier [Acad. —G Rich. 643). et C. Seront vergol'histoire (Loret. si — revire 139). Rech. sance — Cotgr. Rem. s."> mode ". La Requête des Dictionnaires (31) — regrette le mot. — entendant ces paroles. I... 0. 71)... estonnés el esbaubis. C. * Nie.

v. navrer.. ! manoir. parmi les mots ainsi condamnés. 124). valeureux. émoi. V. A.. oubliance. empirance. sur la Mort du Chap. la l'opéra-comique. — Rich. Rich très vieux *Nic. soucieux. 35). 60.. targe. réalité. coint. II. occire. I. angoisse. contendre. sollicitude. sueux. ferir. cuider.. guerdon. Mon. — e Nie. burlesque. Vitupérer — vieux (Vaug. C. Oud.. attraire. conjouir. ost. — * Cotgr. Et sur 1639. comme une diction ternie rouillée par — mot provincial.. romance et ou plus tard. Oud. jeteur. bailler. outrecuidance. cf. bienheurer chaloir. raviver. refreinure. paroi. 28 avril 1652. contemner. Si 123 C. vénération. ils ont citerai : vécu. confratricide. Mais ce qui prouve que beaucoup pouvaient vivre. estour.0. ire. H. ardre. qui. 554). A. époindre. et la révolution des années (Gar.. mincux. quoique usités à l'époque antérieure.. décrépitude. excogiter. regeste. — *Nic. de nos discords l'infâme vitupère A pu la dérober aux victoires du père (Main. Loret. effectif. L.. isnel. clameur. Oud. grever. du beau style : atour. allégresse.. impiteux. Cotgr. Rech. contemptible. anxiété. Oud. et Ces exclusions appelleraient bien des observations dont teur n'aura pas le lec- manqué de faire les plus importantes. 5 août 1656). n'avaient jamais vrai- ment vieux pris racine : aime.. destourbier. Virg. Voisiné — blâmé dans Pasquier.. élaborer. pavois. Richel. haineux. Rech. bénin. un rien leur trav. reproduit Vaug. Cotgr. cri- blandices. faire un vitupère (Bec. pleuvir. gel.. bienveigner. Je actif. Vaug. Incontestablement. Combien de mots méritaient de ont été vivre. un bon nombre. pers. fère. de Rondeaux. triomphateur. Regrettant dans mon cœur la douleur que ma mère Posséderoit de moy. et se sont trouvés héberger. usance. atoucher. Scarr. sans périr précisément. condoléance. sçachant ce vitupère (Disc. ne faudrait pas juger ces jugements d'après suites qu'ils ont eues. 1654 . prouesse. contempteur. adolescent. gratitude. idoine. fanés.. obsèques. il qu'il y avait des raisons de les laisser vivre. Rech. dit . oppresse. cf. Mon. ocieux. Mon. L'échec de la campagne menée contre les eux montre assez Toutefois. profonder.LES MOTS VIEUX Malh. souvenance larmoyer.. honni. surhausser. (II. nuisance. los. point. banquet. cupidité. fuitif. : D'autres étaient vraiment . plaint. bien peu sont parvenus à une comle Bons pour .... A. 135). complainte. II. nave r netlir. rejetés comme liesse. c'est qu'en malgré le fâcheux discrédit qu'on jetait sur eux. bénéficence. 160). jouvenceau. des Rech. 141. C. ardu. : — — V. félon. viées. Oud. gratification. incoupable. Oud. Rech. à bon escient. chevalereux.. humiliation. 24 janv. 74. œillade.

.1).: f Oud. Rech. desanimé par inanimé. pers. * H... de Sales. L. defer- mer par ver ouvrir. il en est dont perte est : si sensible qu'on en mesure du premier coup l'importance erre. servait.. et L.. chevalereux par chevaleresque.. les puissances saccoisent à ^uise de chastes avettea Franc. — I. par essourder par assourdir.. el dans Littré. nettir. Sans doute l'expression ne pas à l'idée.-C. 1). Cf.. C... Hu^. Carth. VI. humhlesse. Ess. étranger. se proposer) Moût. Mon. manque mais on sait aujourd'hui assez de l'histoire des mots. T. incoupable par innocent. seté. A. e Richel. conforter par réconforter. 1. suader par persuader. : 4. Oud. Oud.. magnifier^ mauvaiet œillader. abutler 1 A MA CONNAISSANT. — G Nie. Oud. sont mal rendus par des il expressions ou des périphrases. de l'abréviation d'un de ces lexiques indique qu'on y peut trouver des exemples inté restants.. — — — Oud.. — — . fortuner. —e L. simplesse par simpli- souvenance par souvenir. . T. impiteux par impilicite. -. MOTS QUI VIEILLISSENT ET SORTENT DE L'USAGE SANS ÊTRE CONDAMNÉ8 PAR AUCUN THÉORICIEN.124 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE plèle réhabilitation. Encore dans Molière et Bossuet. et Hug. signifie qu'on trouvera là des renseignemenU sur la destinée ultérieure du mot. A. Paris. T. (se diriger vers Mon.!] '.. Mais nu lieu d'accoùer mon âme ton le émue (Montchr. de précieuses nuances se seraient marquées. etuyer. convoiteux. un but. 1907. T. . se conjouir. envieillir par vieillir.. — — que M.. rancœur par rancune. loisible par par louange. II. vitupère par blâme. crimineux par criminel. Oud. si le même en admettant une complète identité de sens et d'emplois entre les mots condamnés et ceux que l'on con- goût public eût alors souffert qu'on ménageât un des différenciations se seraient pro- peu plus les richesses acquises. 1. — Rich. D.. et le lexique s'en fût trouvé à la fois et affiné. et d'autres ne se traduisent guère facilement... Rich . D. *Nic. A. G Iluj. corrival par rival. trouhlement par trouble. sauvement par cité. Mon. Voir suivi l. Dans la même intention^ il m'a paru bon d'indiquer si le mot se trouve ou non dans il. C. Cotgr.ei Hug. Huguel ne la pas noté chez les classiques dans son l'ctit + Hug... Parmi ceux qui sont tout la à fait sortis de l'u- sage. 2"»- — abutter. duites dans le développement ultérieur.. et semble que le avantageusement quelquefois bene: ficence par bienfaisance. tendreté. Cotgr. mot perdu est remplacé. D. se condouloir. salut. accoiser (s . los toyable. — — — — acompar&ger (comparer) *Nic. augmenté B. signifie Glos$*ire dea classique* français.'. Dans d'autres cas. G H. Rech. l. *Cotgr. Rech. rouer la prunelle. pour affirmer que. esclaasservir.

T.. — consiste en un artiste .. A. — G Hug. Rich. A.). T. les consciences chargées. 6e j. heurt.. empeschement.. Voir H.. de nat. A. 5 nov. Cotgr. 307) —G Hug. Cotgr. Ce que . : Mont. assass.. G Rich. punition d'un et G. D.. Rech. cf. — certifier) — *Nic. L. Oud. 1652. A. — est burlesque qui fut un beau coup d'alumelle (d'Assoue. VI. III.. Rech. Oud.. Rech. Oud.. Theag... — Trouvant des accroches aux offres qu'on luy faisoit _ Voir Bouch. v... D. 5e L. — G Oud... appeler les *Nic.. —G Hug.. 236). Oud. Je suis sialangourie (Fr. D.. A. L. L... Mon. Cotgr.. s'alangourir.. Richel. et — . Oud.— G Hug A. L.... Voir H. . Il est dans Hardy {Theag.. G Hug.. A. 266. Rech. 116) . 300) —G aconsuivre (atteindre) — * Nie.. Oud. Il —G «lumelle — De *II. L. Rech.. Toutes choses qui sont soumises aux sens appetent ce qui est égal (Theoph. — faits de raisins d'élite et (Vachoison (R. D. il Rich. Mon.. A... A. Hug.. G Hug. Oud. —7C. 1 acouardir (rendre lâche) C.. II. 301. H. Rech. .. T.. L. artiste (syn. — —7 Oud. briser) — * Nie 1. D. 68)... H.. cf. — *C. 42). Virg. L. achoison (occasion) —G Rich. Rech.. G Rich. H.. une affaire. H. T. Rech.. accrevanter. Rech... —G Rich. je vous peux acertener (Ghapel... — — — — appiler — G Nie. * L. Oud.. etc... — Afin qu'il Nie. en ces altères (Ex.LES MOTS VIEUX 125 A. — e Hug. Fest II. . Franc.). 292). D. Oud. — — * Cotgr. Divers. VI. T. G. — — G Nie. Qram. : difficulté retardant (J. ch. Oud.... «comparer Mon. 636. —Voir H. D. du . T.)... Ess.. A.. H. V. T.. L. 1652 j.. 1650. L... G. I. L. v° . A. accroches — G Nie. Rech. A. 96) — G Hug. Oud. ne se rompe en alaschissant l'écorce (R. — G Hug. Rich. D. — Mon. H. Oud.. et nous. D. — *Nic. .. Mon. T.. — : cf. acravanter (écraser. A. d'Alf.. 213 —G Hug. — * Nie. 9. Oud. meslange de couleurs (R. — Mon. Cotgr. Mon. — Comme La Grèce .. — G Hug.. et Guzm. 344) — — — — — * Oud. et G. Oud. altère (perplexité) — *Nic. . —G III. de artistique) G Nie. R. T. —G . . H. Cotgr.. Mon.. 1651)..... Rech. J. Franc. D. G Rich. Rech.... — * Nie. . Merv. T. — G Hug. I.. H.. de Pierre. — . I. Oud. Mon. * Cotgr. Merv.. s'allachir. Loret.. Rech. Oud... 1655. cf. L. Oud. Loret.. A.... s'est trouvée en ces altères plusieurs fois (Guerson.. Oud. Oud. C. Oud.. Rich.. T. — — de Nat. T.. mettre en pile. Rech. III. — *Mau: et G. surchargées. — 7 C. Mon. L. Scarr. . Rich. Rech.. G. — O Nie. Rich.. . 5 juin 1655 : .. T.. alangourir Rich. 7 juill. H. Anal. . D. Mon. Mon. D. Villiers. alaschir — * Cotgr. D. 20 fév.. Voir FI.. Le mot se retrouvera dans Buffon. Cotgr. T. Mon. Oud. Verbe.. ... R. 136. Oud. Merv. Cotgr.. — cf. 345.. Hug. acertainer (acertener G. Oud. «compter — G Nie. Cotgr.. . était Cotgr. 388. Ç.. — G Oud. Hardy. — — 7 Oud. Rich.. : Ov. — fC. de Sales. * Cotgr.. Cotgr... acravantées de péchez énormes (Camus. — * Oud. L. D. Oud. Franc. Mon. Rich... C.. Chariclée. Conf... pas.. Mon. Plusieurs furent acravantés (Loret. Cotgr. de Nat. et H. 248 . 23 nov.

— GHug. — G L. T. H... Cotgr.. C. Oud. qui donne aterrer.. Oud. Hug.. Rladier — *Nie.. T. Hug.D. qui paroist tousjours la première (Gomb. Cotgr. Oud. M.. Rech. Riberon (qui aime à boire) Rich.. Atterrassement ment . Mon. — .. Rich. Rich. 137). C.. enb. — — . Mon. Oud.. T. — *Nic. el C.. A. et sans son la Cyrano le met dans bouche de Granger Ped. Oud. et H.. Mon. Rich. <:. — d'où il est nécessaire de les aveindre (Let^PhylL. A.. Cotgr. T. — Aooler — *Nic.et Yavancourière du jour et de la nuit. — G Rich.. et C.. A. Rech. vieillit. A. Oud. Mon. — — s Aveindre — *Nie. eL. Merv. mais après avoir ouï ces Cardinal. L. Cotgr. — G Rich.. T.— T. . Oud. : et L.. la Mon. A.. D. Rech. se. Rluetter il Rech.. Cotgr. Rich. 63).: GHug. Mon.qui cite^Hauteroche. ce terme... Oud. Oud. Cotgr. il mon histoire.D. et C..: — *C. ici.. D.. — G Cotgr.. de nat. A. C.T.. Oud... - — H.. C.... Rich.. Oud. — des chasses et des alterrassements de : . A. lisant raisons. \\. — eMon. Cotgr. qui donne altérer — O Hug. L. — GHug.. V). — G Nie..Mon. C. L. Rech.126 histoirk in: LA LANGUE française : invention artiste. © H.C.D. Cotgr.. etc. Rech.. Ot>.. Oud. Mon. Dav. Oud.. — Cette br&guêrde Junon d'Assoucy. je l'aurois biffé... C. — l'enluminure du visage des biberons (R. if«r».. D.. : Il courir.. A. Hu Mon.. 297) estplus expressif qu'acAvesprer : L. Il G L. II.H. A. 82). Merv. G Hug.. Oud.. — *Nic. .. et Cotgr. — GOud. i I .. — *H.. Hug. Rech. Mon.. Mem. Oud..399).. G Rich. joué.. T... 2 : Va-t'en dire à Chariot Granger qu'il avole subitement Randon *Nic.. de nat. D./Wi. Cotgr. D. — mêmes l'approuva. Rech. Hug. — *H. — GL.O Rich. donne le féminin.. Mon... A. . Oud. Cotgr. I7t> . h. La bouche des méchants blasphème contre moi... H. rejeta approbation. — Repris de nos jours. *L. Rech.. Oud. Oud. Cotgr. D. Rech.2$4).. lioivin II.T. A..Hug. — Rloutre (motte de terre renversée par le soc) — *Nic. — — GOud... et H. Rich. A. — — — : — . — GHug. Mon. Oud. Hug. Rech. 26 juin 1661 un dénombrement artiste. Rlasonne ma puissance et taxe ma justice (Montchr. Bragard L. « Le roy advola de Paris en Italieau secours du duc de Mantoue. . -Mesme Franc.. D. T.. Mon.. Rech.. — *Nic. Rlasonner *Nic. le » La course seroit prise de trop loin.. — L. Rech. *L. Oud. Oud.. — Rich. T. T. Oud...'! il bestes (R. I.. On avançoit de sem9 Hug. Franc. Franc. Cotgr... Avant-courier Nie.. T. Endim.. blables discours qui n'etoient que des avant-courriers d'une rébellion (Gar.: — * Nie. A. A. est resté populaire. a. hluette parmi nuit (jette des étincelles. H. à la fin les ombres des forests et des montagnes commencèrent à croistre. — Dupleix nous dit (Lu m. etC...D. II. — *H. de nat. Oud... D. Bobeliner [rapiécer) — *Nic.. avesprir. D.. C.. Rich.. — -j-Oud. — * Nie. H.. D. Oud. qui donne atlere— j Oud. Rich. . T.

— L. Sat.. C. Bech. H. H. V.). — G Rich. 321 Loret. Mon. Mon. — G Rich.. . — e Hug.. 164). 356.. — OHug. . T.. Cotgr. *Cotgi\. A.. 31 un cerne à l'entour de luy (d'Ouv. H.. G Charlater il — . fait Racan.. A. H. — Est-il 1. O. la — G Rich. et C. — *L. — — f Oud. Oud. et possible que l'Amour souffre si I.... — — — . Hug. D. D. I. Bech... Rich.. Oud... et Hug. D. Saint-Amant. 16 juin 1652. Bech. Oud. resverie 136) . Mon. Oud. Cassade -j-Rich... — — O Rich.. — le brulement de *Cotgr. A. et C. II. L. Cotgr.. div. 75. Cotgr. — G Oud. 208). 270). VI. Rich. Bech.. Cadene *L. *Nic. VIII.. C. Hug... Cotgr. Burelè Mon. : bravade et pomposité d'habits. C.. — G C. rauque et casse (Regn. H.. Mon. 133 L. Oud. A. T. A. D'une voix . A. Bech.. A. IV. et C. Voir dans L. trav.D. — fOud. Chevance Voir Chevir — L. T. — — .. . D. I. de . 622). VI.... Le mot est aujourd'hui de la langue technique un timbre-poste burelè à l'en- — — — — — : vers. Oud. de Lyon (Malh.. 1616. A. . 164. C. Oud. .. Merv.. et Hug. et Hug. A. cf.LES MOTS VIEUX Br. Rich. — — Sans T. —G Evitent-ils les métaphores.. Oud. H. 38). Cotgr. T. .tr 'rie 127 — *Nic. XI) qui fut assez fin pour juger que cette servante lui donnoit une cassade [Cour. sonner : — cas. . C. H. un ex. H. div.. — G Mon. Bril VIII.. s'ils . cf. nat. : Cotgr. Il.H. Mon.. Po. 1639. Cautelle — *Nie. Ces considérations diligemment et meurement pesées u burelées et justifiées (G de Propr. V.. *L... 158). T..des Bot.... H.. 57. Po. T.. Bech.. Mon.. Don Juan.. Bech. — GNic. L. Luc. A. Bech. le Rich... — — — G Nie. Bech. Oud. T. Bech. — H.. — *L. et C. Mon..T. T. — * Nie... H. — me . Oud. : — *L. Chalemeler L.. *Nic... la ville Oud. Oud.. 725).... — G Hug. . C. en peuvent chevir (Gourn. Dial. H. 213).. — *Nic.. . *Nie.. 41). voix casse. de Nuict. 3. *Cotgr. payé d'une cassade (sornette) (Regn. bien charlater (Pont Breton des Procur. — *Cotgr. 354. et C. et C. A.. Bech. V. I. long tempscette braverie (Mêlante. de La Font.. . Oud. Mon. . Cerne — * me. et C. 79). L.. — -j-Rich. sait si Mon. Rich. — G Hug.. bril qu'il doit avoir (R. Oud. Oud. de Mol. — . O Hug. O Nie. 155). Contes.. T. Bech.... Oud. . Brebeuf. 74) vous m'estes suspect de donner une cassade (Scudéry. ex. Cyrano le met dans la bouche de Gareau (p. — 19).. Oud.... Nie.. A. c'est cf. D.. — Au tour de moyses gensestoient en cerne (Emprison. D. Cotgr. A. D. Bech. Rich. Mon. Cas (cassé. Cotgr. Oud. De syndiquer la braverie (Eventail satyr. . Oud. En telles occasions il nous faut chemer et ennuyer (du Vair.. chant cas Oud. Oud. — G Rich. Rich.. Franc. H. — f Oud.D. elles tiennent que . donnent des exemples classiques. Oud. — O Hug. Oud. Brulement H.. Chêmer (se — * L.D. . D.. H. — *Nie.. V.. A. Oud. Bech. Mon... Cotgr. Mon. — * Nie. * L.. Cotgr. Fai- sant ainsi la prude et craintive Du loyer de ta cautelle prive (fiée de Bond. T. G Hug.. L. D.

l'a corrigé en 1660 au vers .. Oud. D. fonder une véritable unité d'action.. Oud. Et Lui eu contreschange. Hug.. 49). Oud. Cotgr. : — 1 — . . Rich. c. * Cotgr... . et Hug. I. 1). II. et Hich. èolouyes (d'Audig. Concurrer II. — II. Hug. T.. de Gournay affirme qu'il est employé par les meilleurs Mais j'estime qu'elle (cette maxime) sert beaucoup à écrivains (). *Nie.D.. Oud. Oud. Voir. 60 : - ligeant par les raisons qu'il avoit /.— eRich. : Nie. A. — Hug. Cotgr. A... b eurent comme ventre desboutonné Chapel.. * L. 480 ). Rech.. Franc. Et voyant que Deffunctis qui est il prévosl ordinaire de Paris. C.T. 5 fév. affreuse mine D'un grand et vilain chinfreneau Saint-Amant.. T. Voir Hug.. 105).. du Cordel.. T. Oud... 110 —M —G L. Mon. 385. *Cotgr. Cotgr. H. : — — — G ... Oud. Montchr. 591). Carth. — II. T. T.. Mon. denat. Oud. Chinquer boire et C. 42 cf. Contre-etchange G Nie qui donne contreschanger *L. .. nostre oyseau chiquetant les airs (Richer. 1656.. Clergie — G Nie. Oud. Cotgr.. poitrine qu'il avoit toute chiIl luv ouvre la Hug. — *Cotgr. Saint-Am. L. —G cf... Rech. et g Nie. — e Rich. Rech.. Rech.. à ce nom qu'on me voie Corn.. . A.. C. H. '-> Hug. T. L. — Or. D. 1319 de (. — Mon. Lesvalets. A. T. Colliger —© * L.. D.. *Nie. — f Oud.. Cotgr. Contreposer G Nie. C.. Bossuet l'emploiera encore. — — employé dans Contrefoudroyer L... Mon.. Cogitation —O .. * Cotgr. 331. — — Le Rich. Colérer se Ne vous colorez point pour si peu d'importance *L... H. Nie. H.. Conniver — II.. houff. . Rich. Cotgr. Rech. — O H. A.. 303 . 9 Nie.. Hug. des eaui qui se lancent ia6). Chinfreneau f 0m\. — — —e — . Mon... A. A. Mon. I. et C.. ..D. Corneille l'a vail . Rech. . Corn. Oud. .... D..'!! : Loret. Oud. — — . Messieurs (Serm. Merv. D. — *L.. I. Oud.. . • Nie. Cotgr. 44). Oud. Mon. D. T.''/. C. parla liaison de toutes celles qui concurrent dans le poème Corn. Il Le corrige en L644. Ce fanfaron de Ferrandine Qui par. de Sales. Mon. Rich. II. aux soldais.. — e I . . Mon.. et C.Llsfonl jaillir l'air Rich. manger Templiers et chinquèreni à 281). Six nouv.. Je ne sçaurois assez vous collauder.. franc. au sens technique du commerce . C.. Hug. H.. * L. M n. quasi contrefoudroyent R. . Mon. II. Chantai. Mem. G Hug. Rech. Y. 334 * Nie. Chiqueté * L.. C. I.'i. Oud. — — — — . — .. ne pense qu'à La substanter Fr. Oud. 1171).. s'en plaignit au Roi iGar. — *L.. G Hug. 1). Oud. D. Rich. T.. p. Rech. I... et D.. dardent. — — . C. cf. Rich.. connivoit avec ces jeunes seigneurs. — * L. * Cotgr.ollauder M élite. Rech. Esch.128 H18T0IRE DE LA LANGUE FRANÇAISE . 20 *Nie.H.. Nie.. v. — Oud... Oud.. T. Gouffres contrepo«ez aux destroits de Sicile Montchr. A.. II. cf. — Tout cecy escoutoit le second hoste.. — — — ~ Oud Rech.. . Oud. conniver en Lèche Heracl. III... . T. Rich. d'Alf. Mon. Hug. Rech. D... Rich. Oud. la Veuve... : — . Rich. . A. Rech. cf. C. . T. II. quetée (Duval. Mon. j Oud. déchiqueté. Guzm.. f Oud.. — — * Cotgr. A.. Oud. et C.. .. 647. Aman. — — * L. soeur 374. VI. — — — .. A.. A.. A. Rech. Tabar. D.

. —G Nie. Oud. T. Rich. Rech. C. I.LES MOTS VIEUX Cont reprojeter D. Hug.. — G Rich. comme c'est un T 143). — G Mon. — — —G Rich. — * L... Le mot paraît disparu depuis le xvi e siècle Cotgr. Il s'agit ici d'un nom ancien. Mon. — G Nie. H. Rech... et Hug. . bon cors dliomme. — G H.. Rech. H. OEuv. — G Rich.. Dedormir — *Nie... — : . — * Nie. 129 — Du temps de Luther parut pour le contreprojecter ce flambeau — e Nie. Hug. Rich. Cotgr... — . — * Nie. . D. et C.. Franc.. hors Destourne les defluxions qu'elles ne coulent sur les parties malades (R... 277). — G Rich. et H. div. et C.. — * Cotgr. T...... et G. Oud. De façon que teste d'homme n'auroit le courage de s'en appro: cher (R... Rech. D. Oud. encore dans Scarr. Hug. Histoire de la Langue française. Mon.. C. — O L. H. Brébeuf Si les grandes defluxions Et la sciatique cruelle Livrent la guerre à cette belle (Po. — * Nie. A. T. G L. pact. mor. Couverte (= couverture) Rich. V. —G — G Nie.. H.. .. * Cotgr. Oud. — Rich. Hug. Rech. Oud. H. IX. Rich.. Oud... etC. Rech.. Oud. T. Mon. T. beaucoup la décroient du tout (Du Vair. . (cf. Cotgr. — . et C. T. cf. — Voir * —G Rich. plus loin que nous pouvons la pensée. une aspre cuiseur (d'Urfé.. II. Oud.. A. . Mon. 246. trav. Oud.. 60. Mon. Malh. Défavoriser — —* * Nie. — e Hug.. de Phyll. 438) ... Oud. d'usage. 1614. : Decroire u ' — d'usage fort borné.. Ep. A. II. navarrois nouvellement canonisé (Effroy.. séparation) — G Mon.. A. la [Lett. — f Oud. C. Mon. Cotgr. Cotgr.. Merv. » Hug. Oud. Oud.. H.— e — — G Nie. lure. 240 v°). e L. Oud... Mon... Cotgr. T. . comme de la brusII. naist — G L. A. Rich. Cuiseur (= sensation de cuisson) .. dévaster). 550). 352). 501. A. qui pis est. Rech. de nat. Rech. 397) cf. Rech. Départie A. 177). — De cette affliction. f Oud. — encore dans Chapel. — encore dans YAstrée. — Nous en reculons le .. Oud. Cotgr.... Let. — .. — *L. — * Nie. Degaster . — *Nie. de Nat. Rich. A. III. Oud. et C. et C.. et.. — G Hug. 128. * L. et C. tout fait). D. Oud. Mon. C. Deconnaître * L. . — G Cotgr. Rich. . D... A. — e H. Mon. Dehait— *Nic. T.. . A. Saraz. H. D.. A. qui cite Saint-Amant.582. * L. Defortunê _*L.. — G Nie. II. Oud. . Rech.. Oud. T. T. H.. Franc. Rech. Rech.. Cotgr. et C. L. Oud... Oud..... Rech. I.. des Poisson. Merv.. Mon. Oud. Mon. 52) Souvent un témoin a fait decroire les dépositions véritables de tous ses compagnons (Malh.. Corps d'homme fort II. V. — . D. et C. Cotgr. — G Hug.. cf. D. — Me laisser résoudre à cette départie . A.... tasche à les consoler lous(Caq. Defluxion 70b. 9 . T. 394.. Oud. Sylvie... Dandrille — * Cotgr... Rech. A. si . — Oud. L. I. Oud. — G Rich.. lequel escoutoit ces discours.. 405. Oud.. D. Oud. — Des enchantemens d'Urgande déconnuë . Oud.. — — G H. Virg.. — L'evesque. . D..... L. Mon.. : D. II. H. Delascher — (= : Nie. Rech. Cotgr.. L'herbe et la fueille verte S'offrent à nous servir de lict et de couverte (Mairet. A. Cotgr.

En dehors du burlesque. Rech. Em Ix-sogné *L. Oud. Rich.. d'Alf. Rich. A. Peirese. Dorelot : I.4s// i —H 106a).. C.eau bien duii Almah.... W).. A... Rich. 80). — Tantost flustant ton dorelot Richer.. — Voir L... Rech. Oud. *Nic. Chapel.uitcommença de s'<'ml>< sn/ign»r de Lycidas . inf. — *Nic. Cotgr. lNl Nie. Rich. T. Moreau. Oud. Clit.H. A. — G L. 9) luy H. — G Nie. Rech. Rich.. 323.. * Cotgr. HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE I. 34. Rerg. I.. C. . — . — — : Loret. et C. Durs au travail. dée 1665. — f Oud. — comme été dévotieuse pour autruy Fleurs d'eloq.. de Laonice rend des discourtoisies (Astrée. i'esbouillir — * H. Deracher G Nie. Yirg.cf. Oud. sauvage humeur des habitans du bourg (Sorel. dans son temple (Racan. A. Cel. A. Virg. 1651). OEuv. Oud. Mon. touchez de regret de ma départie (Chapel. 335. il. et H.. —* L. — Quand Rech. Rech.. n. * Nie. t.. 1656. : — *Mon. édit. Attirant ses ... Rech. — f Oud. II. fr.T. — G Hug. et C. — O Hug. I. aux faveurs receues Voir L. se. .. j'ai ... Ov. Effectuellement — — G Nie... Oud. Rech. Rich.. T... Cotgr. — * Nie picard. A. C. Cotgr — * Mon. Cestuy-cy. Ouit — — — — : . 129) .. Oud. . 357). Mon. — Quelque méchante affaire dont T.. 226 et souv. — — — — donaisons (Scarr. i.. Mon. A. Oud. Oud. D. Devotieux —G Nie. de Nuict... — O H. t C. Rech. . — G . Voir L. Mon. T.Nic.. Oud. Cotgr. — G Mon.. Mon. je t'offrirois mon cœur à cette départie (Mallev. O Hug. Heur.V\\. Mon... 29 janv. Rich.. — : Cotgr. Guzm. C. Let... de fit enfin congnoistre qu'elle ne les desagreoit pas (Des Font. D.. Oud. Rich. 351 . — * Cotgr. et Maril. D. . 074 : ... L'auteur a supprimé ces vers en 1660) .. I. — 19 b ) . .... Et dedans son cristal mon aiguille enfoncée. Oud. 81) .. Rich. C. A. — '3 h h. Discourtoisie . Hug... 230). .. 50. VI.. Y. à />"/'•• ' C A... cf. 100 — — 1 . — * Cotgr.. c'est un terme technique de la chasse un oy/. Desembarrasser Rich. II. Il. H. bouff... il faut Vembetoigner M. D. I... exfr... 94) . Hug. Oud. etC. Oud. 112.. Rech.. de Sales. G Rich. I. I. — G Nie. O Nie.'.. D.. Let. . chr. Cotgr. ils viennent à ->»> rasseoir »'t : à ebouillir cette ardeur inconsidérée (du Vair. : D. duits à combattre (Scarr.. et C. . D.. T.214 et Scarr.. Donaison Les sots parens et sots oysons Qui font de sottes L. G Mon... Oud. m'a desembarrassée (Corn.. * IL 1).—* 1). Cotgr. 1.. Rech. Po.. 305. A. Hug. dans Desaffubler — — encore A..130 Malh. Cotgr. Balzac.. Oud. 77) Son œil m'a répondu de sa pudicité. Rich. Rech..). Voilà Oud.. .. 357). Mon. T. il falloitessayer de le desembarasser(Cour. Rech. T. Oud.. Hug... Cotgr. . A. . Oud. Oud. 111 . III (die nous reste l'espée. Encore dans Loret. La discourtoisie et la cf. Et dont les soins devotieux font vivre vos corps cf.. Oud. Oud. er janv. .. Virg.. lin. Desagreer— Le silence me desagreoit (Fr. G 24 H. 215 a). etC. . T. Mon.. Ebouillir —G .. — Scarr. deux mains. — O — Voir L... la licence vous dêzagrée et vous ofense (Loret.Hug.

.. * Nie. A. 11). — —G — —G — Y a-il rien de délectable au joug du mariage. T. et Maril. Cel. D. G Hug. Sa prévoyance emerveillable une valeur Mayn. . Rech. Mon. T.. Mon. missement où j'estois (Malh. ... : . — <>merveillable (Tristan l'Herm. H. T. Rech. Rech. Rech. T. III. Oud. II. : l'ordre et Yentresuite des choses 519 192. : Il fait bien Yenhazé quand le il : parle d'une pauvre servante. 202). A.. A. — — Je refusois de luy raconter quel en a esté cours . . D. D. Cotgr. Endormissement Rich. Rich. Cotgr. H. Mon.. L-. A.. Cotgr. Oud. Enherber Mon. Oud. Oud.78 et 112. * Nie. — G Nie.LES MOTS VIEUX E/nbler 131 — *Nic.. celuy qui revient d'un endormissement — (vostre lettre) 93). . Oud. Cotgr. H. Fournel. — G Rich. Equipoller Rich. Rech. elz. comme archaïque et l'explique). Oud.. II. Rech.. T.. — G Hug. — *Nic. Mon.. 253 sens est ici bien des embarras).. — Hug. Cotgr. Oud.. — G Rich. V. Oud. — G — : —G — — G Mon. H. . cf. Oud. 273).. D. H.. A. C. Rich.. Cotgr.. Tous s'entrebattoient (Scarr.. ne le Engraver Voir L.. D. cf. .. T. Mon. L-. à la vérité . — . donne que comme terme de batelier: demeurer sur le gravier. 318) Hug.. Oud. A. — . Oud Rech. et C.. C.. Hug. Rech. : id... L. epileptique (Des Font. se veut tuer. Rich. éd.. 680) . Entresuite L.. Cotgr.. * Nicot (qui le considère .. Mon.. et C. T. Vers Hér. L.. Oud. C.. — *L. — G Rich. Oud. 79)... etC. * Nie. Mon. fMon. de fait VAcc. Mon. Emmantelé — *Nic. . Malh. II. H.. * L. Emerveillable - I. . .. Cotgr. Rech.. . A.. — G Rich. Il est impossible que. — * Nie. — G Engignier Oud. 136... : se dit — G Hug. Enhasé (= affairé) — mot bas il et vieux. Hug. et C. — — — . . A. H. une promesse emerveillable II. — Elle se met aux injures.. et C. Oud. 34. .. . A. T. Cotgr. et C. — * L. Rich.. C.. 347). d'Assoucy.. et C. —G — * Nie. I. 857). L — Voir H. T. com. * L.— f Rich. — G Hug. Dern. et Hug.. — * H. 19). H... . en b hum. — — C'est ... Cotgr. Enhorter —G II..... Oud. D. 184). Œuv. A. (Malh. l'Amour n'en engrave en mesme temps le visage bien avant dans le cœur (Astrée.. D.. (Caq. 388 v°). Oud. d'une sorte de corneille.. II. — La Fontaine cité comme un motproverbial (Fab. Voir H. Ov. m'a réveillé d'un endor568). Rech. Hug. Hug.. œuv.. Cotgr. T. et C. enginier et enginer.. Enragerie D. Oud. — . Voir L.. un art emerveillable (Bensserade. Oud. D. soldats n'ont point emblez (Scar. A.T. Rech... et C. Cotgr.. l'a IV. A. cf. —G * Nie. I.D. T.. D.. X. Divers. Rom. Rech. Oud.. le et Yentresuitte (Astrée.. — G Rich. visage. — Ses bleds Que les . . Ils équipollent le passif (Maupas. Cotgr. bref fait des enrageries {Astrée.... (II. 599). Gram. II. Rich. se frappe le . Mon. Bib. D. Oud.. 180) cf. 1. Entrebattre (s' *Nie. Mon. . Rech. — * Nie. Oud. — Nos ministres sont emmantelés de panne de soye (Ménipêe de Francion. — Oud.. A. I... Oud. 284). : vieux moi.. Hug... — fOud. Oud. qui equipo le aux éternelles douleurs d'un triste et misérable veufvage? (Camus...

. Divers. T.... Hug. Oud. — Sans s'expliquer plus clairement. — . et C.... Rich. — — — —G — Espiner G 26 L. (Scarr.. Hug. . 403. D. — f Oud. il escampé (Cour. Rich. Sat. — L eschaufaison du vin (Camus. velu. G Rich. Oud. T.132 HISTOIRE DH LA LANGUE FRANÇAISE Escamper — * L. — G (s') Rech. T. . On les espluye avec du vin de dattes — — * Cotgr. Il a des espies qui veillent sur ses actions Sorel. Oud. A. Hug. — Voir G Mon. et C.22). I... voir — *Nie.. Oud. s'estoit esparse Astrée. 329).547 (s) — * Nie.. 60.Mon. Mon. A... D. T. 1 . et C. Rich.. Oud. Espie * L. I.T. — — — rustique (Guerson. Oud.voir Rich. et C. T.. Oud. cf. 3. H. Regn. T. Oud. H. I... Francion. — — G Hug... . — G Hug. et C. H. Rech. Hug. 127. cf. Mon. — G L-. Vision. Oud. H.. D. Cotgr.. et C.. — G Mon. Epaulu — *Nic. — G H. — G — . Rich.Cotgr. Cotgr.. Francion. : — Rich.. 1635 ... T. L.. — Une partie de ses cheveux . T. — G T.. Merv. — II- Oud. Rech.. et C. H. Hug. — L. T. Le dernier exemple que j'en aie est de Passerai. Oud. Mon.. mes habita eslochemcni et e/j'orulremenl Dupleix atteste qu'il existe encore <lc Bon tempe doivent estre français.Oud. Rech. : << ... 12*. cl C. D.. Désirant vous cueillir. et C. 266). Mon. Oud.. Rech. 1 . I). De voir l'autre tant épaulu.A. 45). membru. C.. L. Rech... . . Escheller * L. — la Cotgr.. Mon. il manque aux autres Dictionnaires. — — II. bien souvent on s'espine. Eschever Le plus grand mal ne se peut point autrement L-. .. L-. Oud. entassèrent des montagnes pour eschel- ler les cieux (Videl. Mon.. — G Rich. Franc.. A.. . Essorer (s') — * Nie. d'amour (Monchr. 194).. Hug. *Nic.. Oud. 3 juill. (R. A.107 Scarr. T.. Anal.. Oud. fOud. Mon. G Hug. Oud.i?ec/i. — G . 107 .. A. — — — — Eslocher *Nic. Oud. T. Hug.. Stimmimachie. D. Rech. Cotgr. Elochera bientôt — G Hug. Esmaier — * Nie.. A. . A. Nie. Cotgr. ne pensoit qu'à me voler quelqu'un de <)u<l. A. et C. . : * Cotgr. Espardre 11. T.. G Rich.. — - Ce tonnerre orageux qui menace et qui gronde machine du monde (Desmar. *Nic. C... Commun chez les burlesques (Tabar. * L.. Cotgr. Virg. — I. . fessu. Ils Oud. — Espluyer L. II. — G Nie. *L.. Le Mêlante. Espoinçonner * L. Rech. . D. Eschaufaison * L.) 1 . — Ressentant III . il nV^-t que dansOudin. 123 . estoit ... de Nat. D. Ossu.. . H D.. A. H.. D. et C. (s') .. D. Oud. Cotgr. Carneau. décamper).etC. Oud. — f Oud. — * Cotgr. —G I. voir H.D. — G Rich. — II Rech. Mon... II. — G D.. Rech.. — *Nie.... David. son courage espoinçonné et Sorel. r°). 1 : Hug. Mon. 11. Rech. II. II. Rich. Estoquer — * Nie.). — * Cotgr. Rech. P.commun usage » Loin Quant à eslochement. D. L'ingénieuse abeille s'essorsni do sa ruche G Hug. Hug... A. Mon. D.— Q Rich.. Oud.. Oud.. Cotgr. G eschever (Du Vair. — Nie. : . Loret. Mon. H. du Verbe. 71). Nie.. Virt/. de Nuict. A. T.. Cotgr. .. . Oud. puisque lea verbea ><>nt dans l<. Rech. A... Rich... Rich. — — . A.

et C. A. IV.. Oud. d'Alf. Mon. D. Guzm. T. et Hug. Oud. IX.— Rich... T.. Mon.. Cotgr. 332). — Franc. Rich. Oud.. Estriver Rich. L. Mon. T.. Merv. — * Nie. grande fiance qu'il a en moy (Chapel. Hardy. Mon. — God. Oud. H. Cotgr. Hug. 67) H. de nat. Rech.. il me donne les clefs. I... D.. Rech. de Camp. et C. Cotgr. Vers lier. paroistre une entière fiance (Astrée. — — Rich. cf. 109). Am. 9 — L. Oud. — . T.. f Oud. souvent. C'est enfin assez êtrivé (Loret.. A. T. I. ne reste plus qu'à parler des fagouè's ou ris de veau . et C. Virg.. 138).... ni de feintise au cœur (Malh. — D. Loret. Cotgr. C.. C. . A. A. des flots de ruban. — Hug.. V. — *Nie. D. à parler sans feintise. Extoller L. du xvn — Il — . Divers. T.. Mon. Oud. . — Rich... H. — — . C. Oud. *L. Oud. © Hug.. .24) vous n'avez point de déguisement au visage. Oud. A. à m'ettoquer quelqu'une de mes bagues V.. Po. Se monte à plus de dix milliers * Nie. 278). et C. 469) Charmante Cythé. amis féaux. Mon. 141) . 23 mai 1654. et C. Hug. cf. — Des démons qui...... Merv. . T.... Oud. Mon. — *Nie. Mon.. Surtout burlesque: pour exercer leurs exercites 15 mars 1659). H. Oud. 292). 522. Rech. vieux. ains ont un feu caché comme en un floc (R.. Oud. Hug. un peu — Voir L. de nat. II. *Nic. 1 . Rich. Oud.. 0Rich. Rich. Nie. — 0H.. Rech. terme de chevalerie Allez. — — . Hug..* L. 175). Cotgr.. Oud . — Rech. fantastiquent une invisibilité {Effr. T. (Id. H. d'Alf. . H. Mon./Oud.. 3 mars Exercite (Loret.. Sat. Il n'y a rien qui oblige tant à se taire que de faire I..... D. aujourd'hui l'expression touffe de laine) (= — *Nie. — habits apparens. III. D. II. Cotgr. vicL... Mon. Nie.. Oud.. Fiance • — pour — la * Nie. Rech. J'ay fait une grande sottise (La Mesnardière. — * L.. . C. D. Guzm.... Féal * Nie. . 9) Comme amy féal et sin. de riches fenêtrages (Tristan l'Herm. Oud. H. Rech. ailleurs votre aventure (Scarr. et C. T... Les autres ne jettent aucune flamme. Cotgr.Il faut bien bander et fesser ledit écusson enchâssé . H. f Oud. 'Hug. I. D. de en la bouche. XIII) Allez donc. Fantastiquer — *Nie. T. pact. — — — . A. Rech. extollent leur Escriture (Camus. . 379 v°). et C. Rech.. Rech. Cet exercite Royal. 275). — . Oud.).... et C. T... — Nostre maistresse sera avertie de . : Fluer — *Nie. — — Faisser — .. . D. 1663).. — — août 1664).. Cf... Mon. . 1660. * L. * Cotgr. Fenestrage D. : terme de . 133 (Chapel.. III. Oud.. R. Oud. 262 . soubz des . 192 bis). qui cite Furetière Avecque tes voisins Hugjour et nuict estriver( Regn. — — Percé de grands fenestrages (Mêlante. — . 11. . Cotgr. Voir H. H. et Hug. Feintise v.. Virg. : .. — * L... cite deux ex.Hug... — * L. — Fagoue (Dél. sans plus étriver Chercher — — — . A. Cotgr. Rech. — Rich. e C'est ainsi que les cabalistes s. A. Mon.. A.— j-Oud. flatterie vos faintizes (Astrée. Rich. Couronner vos chefs de rameaux (Scarr. 82 b) . 177 cf.LES MOTS VIEUX ou 88 . Franc. A. Rich. — Rich.. 4 sept. A. Floc Cotgr. R. IL D. .. cère (Loret.. Rech.: (= fidèle) * L. Oud. rée. — — . A. — * L. Cotgr.

Rich. — Cette • fluante mortalité du corps (du Vair. Oud.. H. 206).. (= jambe) — * Nie. Cotgr. Gestes (resté dans faits et gestes) .. . Rech. G —*H ils . Oud. Mon. T.. — G L. G Hug.. 176 La Mothe le Vayer le trouvait très beau)... —e Oud.. T. C.. Rab. T. Il cria . Oud.. C. A. 410. se trouvoient en gaigne (Chapel.. H. 18. T. L.. Mon. 402). ! première goulée Se — : tu Gouliafre — G Grève — G Nie.. — * Cotgr.. 10 mai 1659).. Rich. 301). Cotgr. Cotgr.— * L.. Oud. — Oud. — — et bontez du monde (Du Vair. — * L. T. Hug. — — Je recevois les liberalitez de mes amis du temps . T.. Gagne —G Nie.. Mon... — Je n'ai pas d'exemples après la A. Gogue T.. Et les bras froissez d'embrasc'est trop de moitié (Scarr. — G Nie. Hug. — G Hug.. . Hé Jesu vous me foupissez toute (Bourg. : — *L. et C.L. IX.. bouffon. Rech. et Hug. La sainte fruition de toutes les beautez . — *Mon. 343). gasouil emmiellé de leur reflux (Tabar.plutosl quelque goulée Hé! qu'à la (Sorel.. Po. Rech. — *L„. réformé. Rich. Rich.. Rich. <F Alf. Rech.. A... A. IV. — — * Nie. II. troupeau) Fruition — — *Nie. . D... 5). A. — On leur donne un autre foulis (R. Hug. —G H. Cotgr. Reconnue A. D. — . Oud. G Nie.. ni. 1615. .. Mon. V. 434). . G Mon.. A. Poli. T.. Oud. 63). Rich. Oud. Oud. Oud. 393. Ri. . 7) les gestes guerriers de Jean des Entomures (Gar. — * Cotgr. Foupir Nie. D. — Franc.D. el C.134 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE médecin. et G. A. Merv. G L.. — —f Hug. Adv .. Oud... Cotgr. lion Oud.: Q Rich. et C. — Voir L. Cotgr.. D.. * Cotgr. — G Hug. Ov. Le colet fouppy d'accolades. — G Hug. H. Cotgr. Mon. D. . Mon. sades. Hug. D... C... . Oud. Gazouil — G Nie. Rech.. 188). Rich.. Rich.. — — satir.. Hug. La perte de ses géniteurs (des Escut. I'' . Oud... Oud. — Vaugelas croyait nou. d'Yps. A.. \. Oud. cf. Rech. . 333| étranglée (Richer. Guzm. D.— : G H.. A. Ov. nat.. . C. H. Cotgr. 231. A.. moyen Glout * tes gestes esclatants Persent de longs rayons l'espaisse nuit des II.. T. I. Foulis — — * Nie..T..... et C.. G Oud. . d'Alf. Oud. III. Polyandr.. . — ... C. Oud. Goulée H. />.: — .. et C. le en train de s'apprivoiser (II. — * Nie. — — — ! ! ! : Fougue (= G Nie. Rech. Rech.. C. — G Hug. T.. — Ha ! Que ce fut ! bien à la mallicurc que ton inaislrc amena gouster céans ces çouillin/frrs Chapel. D.. bouffon.. T. 70) après et que par leur avoir escrit le nombre de ses gestes (Malleville. Charogneuse pasture aux fouques vagabondes (Hard. Virg. 1). 7) : Une fontaine naturelle Dont le gazoùil et la cascade Auroit fait danser un malade (Richer. 137 . franc. Guzm. Cotgr. II.. Oud. et I. Rech. Oud. Géniteur — G Nie. Mon. Rech.. D .... temps (Saraz. La longue suitte de ses gestes mémorables (Fleurs d'éloq. * L. ( :. Rech. Rech.— *L. H. Loret. Rich. — * Cotgr. II. Oud. H. passé. 58. Mon. H. /h. . — Le Oud. D. Bref que j'estois si gloute Kspad. I. Did. voir 36). H.. Mon. Mon... Oud.... IV..... Rien. A. Oud. — Afin que le pauvre animal en attrapas! . veau et .. quand L. Rich.42). . Rech. . A. — * L.

Virg.D.. Cotgr. Mon. C. Rich. T. greffe T.. OEuv. Oud. 92. 453.. I. — et Rich. ... Rich. III. A. A. Guzm. . Virg.. Nie. Rich... d'Alf.H. Hug.. Oud. 308) 29 juill. Rech. obscurité Divers. Hug. — H. 1. Huis — voir L. C. Mon. Hug. 429. * Nie. . H. Rich. 4639. et C. D. 454.. Rich. .... — H. Merv. — 0Hug. Loret. T.. d'huis en huis (Maupas. 11. Haim — — la * Nie.. et C. 188 Ex. . — — — Indoctement — *L. Rech. D. Oud. Scarr.. Saint-Amant. Rech. Hug. Grimauderie Nous commandant d'apprendre mille griHug. . et C... 1657.. 14). Rich.. 237). mauderies les plus pedantesques du monde (Sorel. Mon. Oud. Mon. de Nat. Francion.. H. et C. — 0Mon. Mon. Nie. Oud. *Nie. T. Aimable autant que vous.D. . Virg. — . C.. A. 0Mon. — — . H.. Grimelin — Nie. Rech.. 455. Rech... 4654 .. A. et se trouve dans l'usage pour [marquer l'inviolable observance des Loix et des Ordonnances politiques (Lum. Hug. (Malh. d'Alf.... 477 et sechée non tarie ou havie du soleil. Oud. Mon. cf. cf. Oud. — — I. Oud.. Cotgr. III. Cotgr. écrite de Tartarie. Cotgr.. D. . — * L. et qq. 380 . et aye Au bout (Bensserade.. Rech. — f Oud. . b) — La grève longue et droite. Impérer — L. Rich. c.). Cotgr. . — I. II.. — Avec tant d'intrication et — C. Oud.D. 363). Oud. T.. A..A. innombrables dans Loret).... Franc. Oud. et C.. Cotgr. IV. . Rech. en plus) Voir H. — — — — . etc. — *Oud. Hug.. T. Gram. . ..i?ec/i. Chapel. . *Oud... — . v°). H..— f Rich. — f Oud. — H. T. à D.. Voir L... H. Voir L. 1 er déc (Le*. . Cotgr. . 1612. Oud.340... — Les autres ont un feu havy (R.A. — — 1657. — Rich. — — — . *L.593). Oud.... Oud. (Id. Rich. Contre vostre huis (Rec. Oud. A. Hug. Nous estions gens de L. Cotgr. Hug.. Oud. Hug. Hurlerie T.. — — . — Rich. Id. D. D. Hug. Oud. — *L.. A. Mon.. 39) un eflect autant utile à luy que dommageable et imprévoyable à ses ennemis {Let.. (Camus. * L. 435 le — . Nie..... L.. Hommageable L. 2) . lmprévoyable Nie. Mon. II. C. et C.. Rich.. 1. Cotgr. Reputent à grand honneur de se tenir homageables — — (Peiresc. .. Havir H. — bien f Oud. pied petit et mignard (Astrée..A. 454 I. et — . Inconcussément L. bien et d'honneur autant qu'eux et hays au bout (Chapel. cette puissance de Dieu imprévoyable aux hommes (Du Vair.T. 4656. D.. Cotgr. D. D.. Rech.. A. H. 334. Rond. Mon. III.. *H. D. 295). Mon. .. C. — *L. — Vous m'excuserez de vous faire voir celle-ci. boutonnée et Cotgr. Hug.. D.. . et C... Rech. ib.. 485) c'est un 179) démon et haye au bout (Scarr... Suivant Dupleix « il est très énergique ». Rech.. I. 499).. La fortune. D. T.. Mon. .LES MOTS VIEUX H. T.. Oud. — — — . faut *Nic. — * Nie. Oud.T. Rech.. 291.. I. A.. Chapelain emploie ce mot quelque grimeline qu'elle soit (Malh. Rech. . T.. . 291). 24 sept.. — Hug. Haye au bout (= Nie. vous n'en sortirez point que par Y huis du tombeau — ... Oud. et 435 * Cotgr.. 449 Scarr. A.. Guzm. Rich. 22 sept. T. Nie. .. Oud. Cotgr. Intrication — * Nie.... Let. I.

. T.. C et v A. cf.. mansuet. T. D. et inquilins C. 50). Mon. A.. III. — f Oud. — O Mon. -L.. Oud. — Le Diable faisant du mar. — . il. et —G Hug. Oud. liv. Rich. languayer. Virg. Oud. D. la fis-tu de ton chef Ou si tu la fis par méchef (Scarr. Oud. Mon.18 .. Doct... I. Oud. et Hug.... '... L. La pluspart des locataires Nuict. Montaigne.. T... (Id. Rech. Hug. C A. A.. T... Mercadant — G Nie. V. 832. Cotgr.. melioration de tous les corps (Sorel.. L.. cajolla nostro 999) . II. Rech. cl A.. (Sarraz. Mon... el 1 .— Laidanger G Nie. tfAlf.11 T. Id.. — * L. Mon. T. : Meschef — * Nie. Hug. : /a/i- H.. Mon. A.... béning.. Oud. . Oud.. Mon. Rich.T. C. — la visitoit et la I.. 137. — Un advocaceau qui — . — * Cotgr. Rech.. Mire I». OEuv. G.. Oud. Polyand. — Tant j'y suis ma . 356.. 89.. Mon. D. u d. OEur.. .. 599. — G Hug. Virg. cur. Rich. Oud. Hug. L. — G Nie.. Voir H.. Oi\d. A.. 50). . — * Cotgr.. — Voir L.. Melioration — C'est le Mrmorieux Oud. f C. —Au temps mettivea d lubigné. D. — G Rich. : peu Mrs jeunes veaux qui meaeroyent n^.. Hug. Rich. Rich. . IV. et C. T.. G Rich. etC.. : /tec/i. Oud. . — f Oud. la plus grand ouvrage de tous les philosophes. 8. H. L'instrument de tout ce meschef estoit couché dans une garde robe (Chapel. Cotgr. : languoier gayer. L. Rich. miséricordieux (Guerson. . Francion. OF.. 63). 284) Dis moy. H. D. et C.... Oud." Un des plus vilains usuriers . Oud. : — Rich. . — burlesque: . Anal. — — G Hug. Rech. — fOud.»•'> el il. : Mescroire usité — que *Nie. et A.. Cotgr.... D.. Cotgr.. Oud..'ï : tout ce l'Eglise nous propose (Gar. Mansuet Oud. langueoit souvent (Grands jours tenus à Paris. — G Oud. cur.. 219). — Le plus nécessaire estoit de trouver quelque bon myre (méde .. L. A. 287.. — Mon. D.. T. . meteroire ce qui -e raconte du Paradis et de l'Enfer 312 Mrs/ive (= moisson) Rich. III. Marmiteux Rich.: vieux mot. 29» ou le trouve à chaque page chez Loret).. Récit. 1622. A. — G L. Oud.C.. Mon.. — A. A. — Cf.. l re Cotgr. v. i55. duquel Ton espère II. Rech. H. I. ih . Reefi. H. L'aage <'i L'expérience vous onl apporté une unie suffisance et meureté de conseil [Du Vair. A.les 11. Oud. D. Rech. — *Nic. Cotgr. voir L.. el — * H. 333... — G H... Maternent * Nie... — * L. 259 : nous eust maternent contraints .. Oud. V. . Mon.. Mon. II.:. le ment cloué (Scarr. H. — — e L. . — f Oud. : langayer. D.. tô . Meureté — * Nie.: — * L.. — — * Cotgr. Mon. et Hug.. Oud. O Hug. de Jacter (se) — G Oud. III.. T. Rich. — *Nic. Oud. du Verbe. sans paraitre mère marmiteux (Gar. — * Cotgr. — G Hug... .. — Le Verbe Homme estoit doux. D. — O H. Rich. Hug. A. — * Nie. et C. — Voir Pour se garantir de méchef (Malli I. et langoyer. — Voir ... Guzm. L. — Id. — O Nie. 201).. — * Cotgr.. fcÔ. 250 cf. Rech. D. C. Hug..136 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Inquilins —G Nie. T. Rech... . H.o Rech. L. I)... Cotgr. Mon. — *Nic. A. H. — .. 145).. et C. Rech. <:. L'estude.. . T. II. — Rich.. mer- caSans du monde (Sorel. T.. miteux. Oud. II. Rech. II.. •'!'. cin pour panser ses playea Astrée. i/>. Doctr. Mon. des maisons voisines (Le Cour.. Cotgr. Oud. ch. Id. — * Cotgr.. — O Nie. — f .uv. 93). Rech. C. Cotgr. . Rich. Langueier — * Nie..

Navigage — G L.. nubileuse Du Vair. — G Hug. H. H. Rech. Mon. Oud. . Rech.. D. — Qui plein d'estonneI. A. . en belle humeur. A. — A. — Je jure . D. Mon. .. Mon. Cotgr. des Dial. illicite III. A. . * H. — Quoy donc me croyez vous . — .. 379). Nice {= simple) . — f Oud.. — — * Nie. — G Rich. A. Hug. Cotgr. . — Moleste — *Nic.. Mon. D.. Contes. A. 825)... musser. III. bouffon. Mon. . . T.. 576) Sous la loy d'un naquet que le monde Caqueter * L. — G Mon... Oud. — vœux pour . — — G — . . . H.. Cotgr. — : la Musser (se) — * Nie. — G H. et C.... Carth.. Divers.. Rech... monde ou munde et net Cotgr. Hug. quelque nouvelleté {Astrée... Le bon-heur tousjours au beau mitan (R. Oud. et C. II. Monde mondifier c'est faire conscience monde.. 1. Rich.. ne sont que des naquets auprès de luy (Costar.. 134) Et cherchèrent pour se musser.. II.. Cotgr.. *Nic. et C.'etC. 20) avant qu'il soit venu au mitan de la course de ses pretensions (Camus. et C. Rech. — * Nie. — G Nie. — D'une amour défend l'acte nocent (Rotrou. T. et Hug. — G Rich. II.. et C.. —G Nouvelles G Rich. L.. A. par le fin beau mitan (Du Vair. —G — * Nie. . 1. Qui quelque rocher. Hug.201).— GL.. Oud. Rech.. 411. Rech. . et Hug. pet.. Père très-doux. Rich. — * Cotgr. Rech.. D. et C. D. H.. Nat. Cotgr. T. Ov. Oud. II. 70). Rich. D. I. T. .. — Les seigneurs ausquels vous servez maintenant — de naquet (Gar. Hug.H. A.. Rech. Saint-Genest. nos . 22) pour la même raison qu'il tonne en temps nubileux Malh. 43 r°). Noiser — *Nic.. — de : Ce qui nous seroit aussi moleste miss... Rich. Oud. — cesse de noiser (de la Rich.. 2. G L.. — * Cotgr. — G Hug. et d'autres qui . : Cotgr. D. D. (Persuadé qu'il) desseignoit Hug. Franc... II. 153). Ov. Oud. A. T. et C. .. Rich. D. Oud. T.D.. Oud.. Nubileux Oud. 1) . . Rech... et C. A.. Rech.. Oud. Mothe. Virg.. Cotgr. Oud. —G — f Oud. 218) L'heure veut qu'au havre où je tens.. H. cur. A. S'estant musse dans une roche (Dassoucy. qui quelque antre (Scarr. D. et C. — — . — G Hug. 309). O — . * H. — Voir L. Rech. . — f Oud.. voir L.. qu'il ne me fait que nacqueter (D'Ou- ville. 198). Si jamais ta faveur servit au . Qui se musse de peur (Monchr.. navigage (Tristan l'Herm.. A. Hug. Rich. et Hug... T. et Hug. — — * Cotgr. class. éd. Rech. T. Mon. H.. vieux [mot — — f Oud. Orphée II.. D. se * L. Cotgr.LES MOTS VIEUX Milan 137 — G Nie. Rech. Nuitée *Nie. — *L. ! : si nice'i (Richer. — f Oud. baquet * L. Rich. 22 janv. J'aille finir mon navigage (Saint-Amant. . 128). levé à peine le front. T... — G Nie. Let.. Nocent — G Nie.477). Mon. Vers héroïq.. 1661). Henri IV. Ce sont. voir L. Merv. Rich. — Ceste région obscure et . Oud. Mon.G L... Cotgr. — — G H... 355. A. Oud. — f Oud. Rich. T. 421) Deviendra propre au navigage Lorel. — G Mon. .... Mon. . 104 r°). de Vives. H. T. G. 458) . et C. . Oud..C. ment. Trad.. Mon. vieux — *Nic.. . — fOud. Doctr. baffoùe (Sarraz. et H. Mon. Oud. T. * L. Oud.. Oud. —O (Let. D. T. — *Oud.

palus — *Nic. oct. Oud.. ib. 16^<s. — G Nie. — . Rousseau. Voir L... bouffon.. Nettoyer. H. Rech. Mon. D. Rich. T. 1655) .. : —* .. .. Rech. — — © Rich.65. — — Rich. II. Ld. T. 1). . — G H.. A. Rech. Uzanne. Ondeux — G Nie.... 443) je reçoy le trépas comme une ib. — *Nic. R. fr. Virg.. — G Hug. A. Or. Théag. Oud. Cotgr. H. />/>. voir L. — G — Je n'ai pas d'exemple après Amyot. . D.. Oud.. juill. Poés. voir H... — : — . A. Oud. Hug.. . Cotgr... —G même Cotgr. — . 1654. — * L. sa vie extrêmement orde (Loret. et C.. de Rech.. D... II. à Vers cf. Parlement * Mon. — *H. et Ch.138 la HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE nuictée autre nuictée (Id. 104.. II. D. Palud. 32. 29janv.. 15). etC. et C. quelque impudicité plus orde (Id. — *Cotgr. vieilli.. 298). T. III. et C. 246. s'orgueillir. 20 août 1651 cf. 8 e j. Rech. ne donne que . Oud.. 372). et C. . * Nie. et C. II. — * Cotgr.. Rich. 1662 . plus oculez que Homère (Gar. et Hug. sont I. — G Hug. Parfournir * L. Mon. Oud. 12 déc. Oud. Orgueillir II. — — ... . A. Rich. Oud. Mon. . D.. <)nd. Nie. T. — — .. — G H. Rech. 267).. Rech.. T. 21 nov. T. T.. A. D... Rich. 38. 1654. A.. 101 cf. A. — f Oud. je : — * L. Loret. Maupas. — *C. Oud. — Dans certains marêts ou palus Loret. Cotgr. 4) à la veille de mon parlement (Voit. Oud. D. . G H. C. 214). — T. A. . . Théoph. 647 et 671) leurs . des Rech. elle avoit une dent mortelle Contre toute parentelle (Richer. : Occasion à grande occizion (Loret. T. I. — — G Rich.. Oud. Mon. . — G Hug. parentelle cl C. f Oud.. — . : le 1 er Parentelle — G Nie. .. — Il est dans Hardy. Oud. qui cite — — Les escrivains A. Rech.. D.. Rich. c'est parler inutilement De vous dire. : . 10 juill. ce parlement qui m 'alarme Brébeuf.A. Polyand. — — . Rich. . 1638. L. 1656). \. et C. Orne II. H. des plue beaux vers. A.. I. 198). Poés. I. Cotgr.. Que vous ai-je ï. Cotgr. Occision La Mesnardière. H. Oud.. 157 III.. D. Cf.. Mon. 327). II. — * L. — Les bêtes les plus ordes et les plus vilaines (Malh.. D. et Hug. Oud. et Hug. peineux G Rich. Oud. 1651). mettre au cercueil N'attend que vostre parlement Tristan l'Hermite.. Hug.. — * Cotgr. 227. T.. .. C..iil que vous souhaitiez que mon retour soit de pire condition que mon parlement Malh. — *Nic. elle y demeura la nuitée (Loret. je le rendis aussi pesneux qu'un fondeur de cloches Sorel. Pénaux. mes yeux par une ondeuse suite Coûtons Opugner G Ord L. *Nie. Ree. :>l<>. Cotgr. Oud. sans la Oud. Oud. Rech. et C.. 4 fév.. 167). I. * L. 207 cf. Oud.. : — . . et J. voir L. Mon. Les larmes de H. Amour que vostre jeune orgueil Menace de .. 399). Hug. . ne donne que Palus Meotides.. Mon. De mon regret la violence (Racan. palu — Rich. Oud. héroïq. D. .. Rech. .. Cotgr. 293). 1.. Mon.. T. à ce partement.. partiment * L. Rech. Hug. — * H. (S0) . — Mesme la Ma maison vous offrirais (Scarr. Oculé — O Nie. I. Mon. ordes babines (Saint- Amant... G Hug. Mon.. G Nie — Cotgr. Oud. — G .-J..15 . i?ec/i. Rech... Hug.. — *Nic. Mon.. Id.. il se fit trop d'occizion (Id. T. cf.. —G Il Rich. II. —G .. dessus ma face (Mayn. — faudra bescher une orne (Jard. 218.. 1662).

420 et 398). — Si j'osois vous descouvrir saints misteres (Astrée. V. . 9 fév. T. D. Rich. — f Oud. — G Hug.. Cotgr. Rech. Oud. D. . 1622. I. . ne Oud.. 207) .. Cotgr. G — 16 juill. A... H. Oud. Cotgr.. Aman. Rech.. non pas sans incommoder ma pensée (Pont-Rreton des Proc. 1... 15) tes bras poilus et sacrilèges (Ib.. . — * Cotgr. Rich... — Leur pristine faveur (Chapel. A. (Fr. A.. — . T... Henri III. Mon. Ov... — *Nie. — * L. — *Nic.. Proditeur donne que prodition. Rech. l'âme perturbée (Scarr. Rech. . 277).. Oud.. . Rech.. — . D. Oud. Mon. 1655).. D. — G Hug. II.. Mon. Rich. Sosies. — G Rich. Gaz. 580) . Oud. A. D. — Seigneur de I. 14 dée 1658). au tombeau poilu (profané) (Scarr. 97). Privance III. traitres à leur patrie (L'Est. — — — *Nic. et C. I. Guzm.. siècle. A.. Poilu — G H. G L... — Ayant ren- . — G . — —G . Oud. et .. H.. 6. d'un favory. — * L.. qui cite Saint-Simon. Oud. H. C. Les regarda I. H. Oud. comme 200 . T. — —G Dont son esprit perturbé (Richer. Poés. Penne (= plumage) — * L. — * L. Oud.. Rech. Hug.. . C.. IX. D. A. Oud. — ... Rech. Mon. T. Mon. 1615. C. T. — G Nie. — Ce fut en ce temps qu'il reprit la devise qu'il penne de geay voulant signifier: I. — G Hug. admir. D. Hug. Profondité — tous des proditeurs et Mon. Cotgr. T. A. pristine — G L..... avoit portée durant tous ses voyages. la plus grande privance du roy (Hist. V. Rech.... L. .. Mon. et Hug. Rich. * L. Rech. . Oud. 13 bis) Il renonça au poilus (Corn. bouffon. Rich. 225).... H. Merv. 205). T. — *Cotgr. Pertuiser 45 b). Hug. H. Progenileur Rich. — G Nie.. 518). Rech.. Et qui veut faire bien. D.. Rich. Rich. T.. — Voir G Nie. L. T.. Provident — D. voir L.d'Alf... Psallette Quand son œil provident rit à tous nos souhaits V. 1658 . crime? (Pleurs cTEloq. — f Oud. — * Nie. Hug.. D. VI. * Nie... et C. .. T.. 16 janvier Prépostérer — G L. burl... H. H. et C. — G Hug.. Rich. les tuyaux de ses plumes estans pertuysez (Sorel.. Hug. _ * Nie. Saint-Genest.. nat. Oud. Mon. fut * Nie. : H. Oud. — *Nie. H. Mon. Cotgr. d'une peine j'ay (Astrée. Oud. T. Cotgr. 136). . Rech. C.. Cotgr. Oud. 350 et Loret.. Oud.. . Cotgr. Ils estoient G Rich. Rich. Oud. Virg. .. Oud. Perturber — G L. — — G Mon. — — g L.. Cotgr. Rich. Hug. II. II. 589). T. 103).. Cotgr. 1). C. Pristin — G Mon. Profus Visiblement charmé de te voir si profus (Loret. Rech.. A. Franc. . Oud. T. et C. A. Rech.. . — * H. H. A. A... aux honneurs périssables. Le roy dit. H. Nie.. Mon. ..... 1651 . Journ. 1624.. — G L. VI. T. —G — — . D. — G Nie. Oud.LES MOTS VIEUX 139 Pennage * L. -j- et . Cotgr.. II. Oud. —G lis Rich. — — G H.. et C. A. Hug. H. Nie pristine — Oud.. Oud.. A. A. Mon. Mon. : Ne doit Tordre establi preposterer en rien (Montchr.244) Le soin provident (Id. Virg. Polyand. Cotgr. (= lieu où l'on exerce les enfants . la . — Espargne ce qui est pertuisé (R. D. de ce banquet grand et profus (Id. — et C. Hug. la profondité de nos profondité de 542) . Hug. Rech. Oud. et C. (Rotrou. . Suis-je pollue de quelque franc. de chœur). C. D. Elles ont toujours leur pennage Sales. D... — de . Oud.. et C. L. 3).

. Cotgr. — G Mon. Rich.Q L.. D. cite un II. et C. peindre à l'éguille et à soye (R... cf. 406... la rafreschir par la recordation d'une si Relent (adj. il faut aller aux recommandaresses .. D. citent La Font.. emploie radresse au sens de redressement (ce qui remet dans le droit chemin) ... qu'il n'ait la veste purpuréo —O — . Mon. L.. C. I). D. Doctr. ne . 5 nov. la car Racam vaut autant à dire que Recamer.. 337). cf. . le substantif... Oud. Rech. (Ib. T. Rich.... passion Nulle reciprocation (Loret. 90). recommanderesses. Hug. .. T.) — donne que Astrée. qui donnent rechignard O Mon. c'est-à-dire broder et vient de l'Hébreu.. Merv.. Oud. w III" I. 1. Le bienfait et la revanche ont une reciprocaEt tu n'as pour ma fion qui n'est point en un homme seul (Malh. Oud. 130. 189) Errez durant la nuict parles tombes relantet 501... Franc. Recommandaresse Rich.. Ces fleurs sont vermeilles ou purpurées (R. Il . Radresser —O 7. A. — * Cotgr. * I. Cotgr. D. texte du <•. Oud. II. Par les doux entretiens duquel peut-être ma chétive âme se pourra ravigorer (s. Cotgr. Am. Oud./•//. de Nat.. les deux. burl. H. — -{-Oud. L. Rech.. Cotgr. . Merv. de Sales.. Rech.. — Rich. fr. H.. Entr. — G Rich.... Ov. Oud. . — — Loret.. Chantai. Hug. cf. H. A. vieux ... H... Rech. Guzm. T. Hug. la vous est fort chère. T.. Oud.. III.... cur. 00 fai- . Rich. Rich.. 5. ib. Ce n'estoit plusce vieillard rechigneux (Gar. —O .. Malh.. et C. et C. A. Mon. D. on dit aussi recamer. A. nour- rices (V. H. de Nat. L-. — O Hug. 256). T. Nie. : — L. Cotgr. Franc.. Hug.. * Nie.. tant faiet rcm- — bellir aostre Eglise [Sorei. A. L. I. — Comme — . Cotgr. 729). A. . G. Mon. . Reeordation mémoire de ce personnage Oud... Ravigorer — * Nie.. Mon. 160 Recamer L.. Hug. T. — . 929) une femme importune et rechignarde (Chapel. — Un ange me radresse (Rotrou. II. Oud. 44). Oud. Nie.. I. : — G Hug.140 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE contré dans une psallette de bons enfants de chœur (Gantez. — — Robbe d'or recamée en belle variété (Fr. Oud. D. . — O H. Rech.. Dieu.. II. Cotgr. Rech.... Oud. : ne sçais quoi de relent (Malh. * Nie. T. Rech. tous donnent Rich. Cotgr. et Rementbr*nce tort — * Nie.. — — — — — .717 — .. 30).. — revigorer (Jard. — Servantes. 6. A. —* — L. . Oud.. . — Avoir C.. là vient . vous désiriez de belle fin (Du Vaïr.. 1610) . Oud.. Mon. 11.. O L. — O Mon.. Oud.. Rech. Berg. de ce mot éd. et C. La Itesnardière. 347) pour les L. — *Oud.. — — . ils sentent je 375 b) au creux de ma tombe relente (Ib. IV. 243) . siècle. bouffon. Oud. Reciprocation —* — *Nic. — De Cotgr. 227 Id. T. T. Mon. C. A. T. Hug. — * L. 239. A. Hug. D.. Oud. Poés. A. RrinbeUir II. et G. et C. fr. * Nie. p. 516). Id. des Mus. Let.. une mutuelle reciprocation d'affection (Godard.. Rich. 163).. IV. V. Purpuré purpurin. . Rich. Hug. 147 L. I).. Cotgr. Saint-Genest. —O . *Nic. d'Alf. 237). III.. Oud. Rech. D. — O Nie. nicher. D. 196).. II. G H. H. A. Oud. 4651). 107). Rechigneux O Nie. Oud.. Rech. Poés. H. 74 . — T. Mon. — Hier. . —O ...... Des coupeaux de rocher de qui la hauteur étoit la radresse des mariniers (II. Cette tombe relante * II. Rich... donne rechignard. Hug. Mon. C. Rech.

. Satiable Nie. A. H. Nie.. Mon. 14 déc.. Cotgr. D. H.. Mon. Si bien je m'en remembre (Loret. Rech. — — . Rech. — * Nie.. 65). 1. Sauveté — *Nie. Rich. — Mon. —* — — . D. T.. . et C. de Nat. — — C. et C. Hug. T. {à toute) — .. . Rech.. — Nie. — — Il n'y a monde que le temps rongeard et la vieillesse ne consume (Tabar. Renfondrer recreuser) . Voir L. bouffon.. retardation Qu'on fait de son élection (Loret... — . Cotgr. Rech. I. D.. . cf. Oud. — * Cotgr. Oud. H. Rech.. lle A. Oud.. T.. 7 déc. Oud. Rengréger grégé. Rech. 18 janv. f 1659 16 oct. Toute remembrance ou fabrique De mépris continuel (Id. — voir H. — — La L. Rech.. — . Oud. Oud... L. 5 av. — *Oud. A. Mon. Oud. 270). II. : — * Nie riolé piolé Cotgr. 582) . la . Avoient dessein de août 1650. — Le déplaisir du médecin qui voit ren. T. Ils sont en lieu de sauveté (Malh. H.. A. Mon. H. A. D. C. Oud. piolez (Loret. Muze bien s'en remembre (Id.. A.. — * Cotgr. T. Merv. — Rich. T. Mon... et C. et C.. T.. Oud. * Mon.. 1659 cf. et C. Oud. — *Nic. T.. Rongeard L. Mon. — . Hug. 257) d'habits riolez. H.. H. D. Rech. 22 nov. Cotgr. —f . Mon. du xvm e s. gréger une maladie dont il a trop hardiment espéré la guérison (Malh. III. A. *H. et C.. Rich. — Ma mal satiable (Peiresc. Rich.. — . Dont cette ville le abonde assez. Mon.. —M . Riolé piolé il pense que la forme riolé est la vraie * L. — . 29 juin 1658). D. . Oud. . H.. Oud. Cotgr.. Rich. curiosité est si Oud. D. Cotgr. .. H. voir L.. 1660). V. 115.. dans Almah. . 15 mai 1660) Défunte République Est en . Rech. Rech. T. Ov. A... et C. 32). Oud.. A. 1655 cf. — — * Nie. Oud. 591). H.. Cotgr. . L. H. Rich. Remembrer Oud. Oud. dans L. Hug. 10 mai . et Voir des ex.. . . Renchûte Oud. — rien en ce II. — — faut retirer quelque salisson pour en et . Richer. C. — . Hug. — 18 Pluzieurs fainéans r'amassez. Il former une servante (Pasq de la Court. Oud. si Hug. Cotgr. h Dup.. * Oud. — . et C.. D. Oud... A.: ren— Voir L. * H.. 7 oct.. . Rich. H. Rich.. Rech. — — — — *Nie Cotgr. — G Nie. Hug. Hug. L.. 3 juill.. — . 1658) ma Mon.. Oud. Retivé — * Nie. Hug. IV. Rich. — Nie. Mon.. de Gournay disait que locution était employée par Rescourre les meilleurs écrivains (0. Oud. A. Rich.... 1652). Oud. Hug. . T. 225) .. L.. V.. D. 383). (se) — — L.. T. . f Oud.LES MOTS VIEUX zoit la 141 remembrance 22 mai 1660 s'en) Loret. Cotgr. Renfondrement est encore . D. Let.... Rech.78). — .. 1653. Rich. * Nie. L.. A. .. . en se rengrégeant quelque jour (Loret. T. Salisson — T. — . — * Cotgr. Oud. D. Rencliner — (= Nie.. Hug.. Rich. . 1656. et Hug. T. Hug. D. De petits riole-piolez qui peuplent infîniement (R. Oud.. Rech.. 1640. — — Rich. Mon. Cotgr. Rich. D... Mon.. 1653). Franc. C. — Hug. Retardation recourre Loret. et C.. Hug.. C. A. . — Rech. D... A. .. Reste — *L..

applausement arbuster. acoursier. même abandonnées 8 à elles-mêmes. aubour. avier. arroser. affubler. angourie s'annonchalir. arroy. avant-cour. sagrouajoliver. Rien n'est plus aisé que d'allonger cette D'abord on trouLa vera dans certains travaux modernes. du premier coup la Des ouvrages anciens permettent aussi d'apercevoir pour ainsi dire d'œil toute une série de mots disparus.144 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE liste. d'aguet. il foui donc manier l'instrument avec certaines pré . faire. argenteux. . . aire. altercation. antiphohnier ber. amplier. car on est surpris de trouver marqués : de l'étoile acariâtre. proportion ordinaire du déchet été beaucoup d'esprit dépassée. anate. adestrer. nouv. assimiler. Il est utile d'ajouter latins. avertin. Tout cela parmi mots commençant par faite A ! Une étude comparative surtout sur des textes de sur des dictionnaires différents et même nature. accul. ast. s'adjourner. amputer. appariation. accélérer. ufftqnét».ïaviander. affoler. averlan. affrontailles. aggreger. C'est seulement quand on aura systématiquement mené les cette étude jusqu'au bout qu'on pourra mesurer par le pertes subies alors si Lexique français. araibto là( . . addouber. apparoissancc. dans partie française des Recherches. par exemple dans Thèse de M. argolet. aluté. acuité. aumosner. Oudin. ^arroger. s accoter< accresté. attremper. ancelle. attenurir. aousteron. les asser mériter. ou trop ou vulgaires s/frai (vulg. aubain. ahan. facile à qui consisterait à relever ces indica- ne serait pas vain. s'apparesser. assimilation. alterner. appertise. s'aplom- appalir. am&tir. aise- per. aronde.it mot un peu vieilli comme l« capable de nuire i L'écrivain qui oserait s'en servir et tenterail de sauver. le travail. alourdir. ments. . aménité'. armaire. puisque un fait vie des langues. i. que rétoile signale aussi dea mots qui sont nouveaux. aissils. acerbité. une liste d'archaïsmes relevés chez l'auteur. s'arrollcr. accroissance. 1 : marque d'une étoile ce qui es! y antique et hors d'usage Aorner. s* apoltronnir i r . siterraestnsefiJ cautions. ambulatoire. La faute en est à ceux qui avaient crée eet qui faisait considérer un à ét. asservagir. abrier. avictuailler . affrontement. assertion. avigourir. Mais dès maintenant on peut dire que nu assez grand c'est lk nombre de mots devaient mourir à normal de la la cette époque. apparat. apenser apercher. adaptation. s'ammignonner. serait plus significative encore. aux aguets. annichiler. saheurter. alpestre. annombrer. amusoire. anguleux. (= melon d'eau). Rigal sur Hardy. El tions. mais de plusieurs époques successives. amputation. amignarder. adjuration. accolerette. alvéole.

Oud. convertir en fumée L'orgueil des ennemis. et applique ce mot à Livie (Socr.. D. Ronsard.. et H. etc. Oud. D. 212) Il sut. Dépendre (= dépenser.. V)..LES MOTS VIEUX 145 MOTS QUI PERDENT IN A.. dire . On en trouve encore des exemples devient courtisane (Régn. mauvais mot (Malh. mais devient bas et burlesque (Scan-. I. ame double et profane. — — — : : Contes. courtisane (Mairet. Guzm. Oud.. L. .. *Nic. 902. IV. Commun dans l\4s£rée. IV. Oud. 637). et rabattre leurs coups (Corn. donnent le mot. Il n'accorde pasqu'il soit (Corn. v.*Nie... dit : Ce mot pris burlesquement veut une troupe de monde. Rech.. suivant velle École se consultaient si — — . 32 (= changer.Oud.. — C'est sans doute le sens imagé qui déplaisait. Oud. 01 PLUSIEURS SENS ANCIENS Le sens ancien (= tète est proscrit par un théoricien '. Et. Rech.Rech. A. — Oud. 1611. Sat. Cotgr. . 272 . IV. * Nie. ainsi que vous... Mon. dans l'oraison funèbre . . 1654. Mon. L'A. Marsan. beneficence. Hug. Gar.. est ou n'est pas donné par un lexique. Nie. A. 326).. vieilli 267. Cf. 294 Loret.. T. Oud.. *Nie.. I. T. III.. 11.. Cotgr. — estdansRacan.271 a. A. 1. Rende des factieux la discorde amortie (Racan.. II. Oud. alléguant que cette diction convertir est affectée à l'amendement d'une vie.. Cotgr. cite Montaigne. Rech. Racan. Mon. . A. et C. et C. II.. 21 fév.. etC. = ..331. — corrigé par Du Perron. — — corrigé par Malherbe. 10 Langue française. fort bon au figuré (Vaug. 439.. 292. et C.. quelques-uns de la nouon pouvait dire « convertir la tristesse en joie >>..). 14. 404) *Nic. 1654. Chef('= — . etC. 261b. 37. Contourner (les yeux) Rech. condamné à cause du chef Saint-Jean (Gourn. IV. delà Cour) Hug. Voir L. (adj. A. © H. Oud. . exercent leur mestier comme feroit une couturière le sien (d'Ouv. 486) . *Nie. Cotgr. 261). Oud. p. Bénéfice bienfait) — (Malh. Il veut que sa houlette. pour tout exprimer en un mot. — G Nie.. 1049). T... 637). II... de . Il resta classique.) se masque et chr. 290. Mon... Adv.... à la Morphologie. Rich. Les signes Histoire de G la et * indiquent ici que ce sens III... Cohorte le — proscrit (Gourn. etc. cf. Cotgr..II. A. — vieux au propre. Sylvie. — et — —G C. l'infinitif. éd.. -J-C. Rech. et non mot. 958. Oud. blâmé par Malh. Balzac plaisante le Père *** qui emploie courvoir L. Mon. Doctr. 16 et Malherbe lui-même. A. Courroucé Mon.. Cf. Rech. etC. (La vertu.. Mon. Comblant de pleurs de regrets.. Se retrouve chez les burlesques (Chapel. Convertir — — M Ile de Gournay.. la Cour et la France . Dévot (— vénérable. De tristesse et de doléance. et C. — — 148). Oud. Doléance (= douleur) Oud Car il mourut cinq jours après.. Mais v'est le sens moderne qui prévaut Les Courtisanes qu'on appelle en Italie de ce nom.19. Cotgr. Cotgr. cur. éd. Tout Paris.Oud. Adv. — 1 . 78). ÛBu». Oud. A. XII. Mon.. 1. donnent Courtisane * Nie. Cotgr.. tisane dans le sens de femme de la Cour. en sceptre convertie. Oud.. D. Oud. X. . — GlI.d'Alf.. 5 déc. Rech. Rech.. O. Cotgr. 264. A. et Doctr. mais sans indiquer expressément ce sens. . 995. Mon.

amatir. alvéole. que ou vulgaires apparut. C'est seulement quand on aura systématiquement mené cette étude jusqu'au bout qu'on pourra mesurer les pertes subies alors par le lexique français. Il l'étoile Signale aussi des . saheurter. s'ammignonner. accélérer. s'accoter. dépassée. aubain. apenser. arroy. angourie (= melon d'eau). s avant-cour. ambulatoire. s'aplomber. apercher. annichiler. avictuailler . s'arroller. alpestre. assimilation. accolerette. addouber. argolet. anate. s'annonchalir. aire.144 HISTOIRE UE LA LANGUE FRANÇAISE liste. adaptation. appalir. aubour. affubler. affrontai lies. assertion. amusoire. les assermcnter. aviandcr avier. aral)lc la t. puisque un fait des langues. aissils. atterrassemenl (nouv. pei\ aux aguets. I. acoursier. aronde. marque dune étoile ce qui est antique et hors d'usage ' : Aorner. sapparesser. adestrer. avigourir. antiphonnier. Tout cela parmi mots commençant par faite A ! Une étude comparative surtout sur des textes de sur des dictionnaires différents et même nature. argenteux. s'ad/ourner. . le travail. attremper. assimiler. nité. mots qui soûl nou\ eau v . aluté. Il adjuration. car on est surpris de trouver marqués : de l'étoile acariâtre. aousteron. par exemple dans Thèse d'archaïsmes relevés chez Fauteur. appariation. Rigal sur Hardy. ancelle. amé- amputation. annombrer. d'aguet. Rien n'est plus aisé que d'allonger cette de M. applausement . arroser. averlan. même a abandonnées été' elles-mêmes. est utile d'ajouter latins. s'arroger. faut <l<mc manier l'instrument avec certaines pré- cautions. altercation. anguleux. appertise. dans la partie française des Recherches. . Oudin. ments. acuité. aumosner. armaire. Des ouvrages anciens permettent aussi d'apercevoir pour ainsi dire du premier coup d'œil toute une série de mots disparus. abrier. alourdir. Mais dès maintenant on peut dire que si un a assez grand c'est là nombre de mots devaient mourir à normal de la la vie cette époque. attenurir. accul. acerbité. amputer. s'agrouajoliver. alterner. affrontement. amplier. proportion ordinaire du déchet beaucoup La faute en est à ceux qui avaient créé cet état d'esprit qui faisait considérer un a mot un peu vieilli comme capable de nuire l'écrivain qui oserait s'en servir et tenterait de le sauver. ou trop : affiffuets. aise- accresté. faire. apparoissance. Et tions. avertin. s'apoltronnir. serait plus significative encore. affres (vulg. ahan. mais de plusieurs époques successives. facile à qui consisterait à relever ces indica- ne serait pas vain. accroissance. amignarder. affoler. aggreger. ast. asservagir. arbuster. une liste D'abord on troula vera dans certains travaux modernes.

ainsi que vous. Ronsard. pour tout exprimer en un mot... Se retrouve chez les burlesques (Chapel.. XII. Oud. mauvais mot (Malh. et C. et non mot.. Oud.294. L'A. Mon. Tout Paris. Oud. et C. — O Nie. 10 Langue française. voir L. donnent Courtisane tisane (adj... Oud. cur.. Caril mourutcinqjoursaprès. .) se masque et devient courtisane (Régn.Rech.. 1. Adv. = — — . vieilli II. Cotgr. T. 01 PLUSIEURS SENS ANCIENS Le sens ancien {— tète bienfait) est proscrit par un théoricien l . n'est pas donné par un lexique. 1049). Loret. etc. 331. Dévot (= vénérable. 902. D. et C... III. Mon. mais devientbaset burlesque (Scan-. I. — G — L... Comblant de pleurs -J-C. quelques-uns de la nouon pouvait dire « convertir la tristesse en joie />. I. Sylvie. Bénéfice — (Malh. 958. (= douleur) corrigé par Malherbe.. Oud. convertir en fumée L'orgueil des ennemis. 267. IV..... Les signes Histoire de G la et * indiquent ici que ce sens est ou III. Montaigne. Il veut que sa houlette. c/ie/" Chef(^= — condamnéà cause du — Il Saint-Jean (Gourn. Rende des factieux la discorde amortie (Racan. Oud. A..d'Alf. l'infinitif. Balzac plaisante le Père *** qui emploie cour... Oud. 16 et Malherbe lui-même. et Doctr. Cohorte le — proscrit (Gourn. V). 439. Rech.. dit : Ce mot pris burlesquement veut une troupe de monde. Guzm.. — sens de femme de la Cour.. T.. Oud. et H.. 37. Du Perron. D. Mon. Marsan. Et. Mon. 261b. 264. et applique ce : mot à Livie (Socr. Il resta classique. courtisane (Mairet. dans le c/tr. X. 1654.LES MOTS VIEUX 145 MOTS QUI PERDENT UN -1. et rabattre leurs coups (Corn... . C. Gar. Rech. Rech. 0. 21 fév.. à la Morphologie. Oud. Cotgr.. *Nie. Mais cest le sens moderne qui prévaut Les Courtisanes qu'on appelle en Italie de ce nom.. 261). 404) *Nic. 1654. et C...Rech. Oud.. cite Mon. 290. * Nie. Cotgr. — vieux au propre. — — corrigé par 14. Qud. Courroucé Mon.... A. A. OEuv. IV. — Oïl.. Rech. Commun dans YAstrée. II. .. Cf. A. n'accorde pas qu'il soit (Corn. Mon. dire . et de regrets. II.*Nic.). ame double et profane. Oud. II. donnent le mot. IV.... Cotgr. Oud. On en trouve encore des exemples (La vertu. etC. Doctr. 486) . v. : Contes. Rich. éd.. la Cour et la France — — —G 1. A... * Nie. cf.. Convertir — — M llc de Gournay. delà Cour) Hug. Mon. Mon. — Oud. A. dans l'oraison funèbre de .. Sat. etC. Cotgr. *Nic. Cf. éd. etc. 1. . A. . en sceptre convertie. IV. Rech. alléguant que cette diction convertir est affectée à l'amendement d'une vie. Cotgr. Doléance Nie. D. Contourner (les yeux) Rech. . p. mais sans indiquer expressément ce sens. 637).19. T.271 a.. 326). Ado.. — — 148). Cotgr. exercent leur mestier comme feroit une couturière le sien (d'Ouv. Dépendre (= dépenser] blâmé par Malh. Racan.. Oud. 292. beneficence. Oud. 637). — C'est sans doute le sens imagé qui déplaisait. 1611.. A. Hug. 995. II. estdansRacan. Oud. II. 32 (= changer) suivant velle École se consultaient si — — . Voir L. De tristesse et de doléance.. Cotgr. Oud.. Cotgr. fort bon au figuré (Vaug. 5 déc. 212) Il sut. *Nic.. 78). 272 . etC. i?<?c/i.. A.

On se demande pourquoi.. blâme dans le Cid Épargne ma honte (Coin. Cotgr. II. III. 93). 1655.1///. 21 mai (Sorel.. une injure. — Offenser n'a pas le Bens de offendere. tonl alloil bien du temps il ne faut point de los. Rech. Ce Vaug. Est-ce Malherbe que vise C'est douteux.). 3 janv. Mon. Fier (= méchant. IV". L'A. Doctr. une mauvaise parole offense 301 el 305).. 472. Cotgr. étant d'étrange lignage (Loret. Honte (= pudeur) 495).. et Imaginations Le sens de C.. ayant perdu la honte. vergogne. Voir L.. des Acad. 150. Oud. 8 23 sept. Mon.... 307 Durer inhumaine construction que se rapporte cette critique. sans mentir.038). II. Étrange(= *Nic. 325. cf. 1052. : — — Meurtrir El. Rech. 1. Luc dit s'estre évertué A meurtrir les infidèles. — . 1050. Guzm.. IV. Oud. Polyand. et C. (I. gardant point. farouche) f° — souligné par Malherbe dans Desportes. 2 On observoit aussi les loix de : la milice. Oud. 30 déc. 117). etc. 17 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE mars 1057. . Oud. 10 mai 1054. Oud. faisait la distinction moderne. Malh. 05 't. 70). et défendait qu'on dît i-t Tu m'as dans Sion sauvé des ennemis Comme aux terres estranges Racan. — — . 174. 148).duppé.. — elle sffl Malh. Serisay l'emploie pour aviver la colère de M 11. de ces vieux mots. se dire qu'au sens chrétien.— *Nic. 125 . j'ay volé. cf. XII. suivant Vaugelas. Rech. IV. — .. Mais je croy qu'il tué que le temps et les chandelles (Saint. car le M lle de Gournay ? mot revient très souvent avec ce sens dans le O" »ur Desportes (IV 276. de Gournay dans la Mais ne Les Monsieur. Cf. : Durer — cf.. Mais étranger) Vaug. et Hug. pays étranges. Oud. Mon. Les nations étranges (Du Vair. 103 . 25) : Dès hier. j'ay mes vœux parjure/. Tout mal doit arriver à qui n'a plus d'honneur.. IV. Oud... trouble.140 (Loret. 402 Il ne pouvoit durer ny couché ny debout Chapel. 340. Humilité >£ — ne peut. 99 v° (cf. C'est un sens tout commun au wr siècle. cf. Doctr.. st.. Dont. Rech. — d'Alf. A. 100 .. . — J'ay meurtry.. et C. esl également blâmé (Malh.Am. Rech. La douleur n'offense point. Ces! sans doute à la Endurer de la souffrance — blâmé par Malherbe (IV. 1057. Cotgr. le sort fut finy ciny.. 20oct. Mon. . O.2: Et vous serez perdue.— * Nie. sens se retrouvera encore chez Chevreau.. la cour de France De Madame de ManTémoigne grande doléance (Id. 1654. A. 320. A. II. Mon. modestie est encore donné par Nie..).. C'est une expression usitée depuis le xi e siècle. A... el ne peut signifier ni modestie. 87.. 959.. Q Nie. pour meurtrir un 14déc. Agtu. 338) : — — ... Cf. Régn. condamné par la nouvelle Ecole qui ne veut que pensée* ici (Gourn. 359). ne soiez non plus estrange que si vous estiez chez vous Mais.. IV. < .. I débonnaire (Loret. Oud. Ce sens est donné partout et se retrouve chez les classiques (voir L.. II. durer 0°. ni déférence envers ses supérieurs 373). 302). IV) n'a roi —tuer)— . tourmente.. Oud. ne signifie pas ce que signifie le durare des Latins (Malh. lOjanv. II.. dans une remarque non publiée (II. d'il.. Cotgr. el G. *Cotgr.. 289). Avoc. 1062. cf. 1651. 2»)1 : 5 juin Milice — Com. II... 324).. 427).

. 0... — Débaucherle balancier (d'une horloge) (Du Vair. Mont. Oud.. — Ne eroyez point que je veuille avoir à partir I. A. Cotgr. Cotgr. L... les théoriciens.. oC. — *Nie. redresser) II. H.. 236). : avec quelque autre [Astrée.... . — proscrit par nouvelle École (Gourn. * Nie gradu pedem referre. pour son apologue le Prince de Conty (D'Aubigné. Rech.. ne démarcher d'un travers de doigt. : ..C. Cotgr. cite — O Hug. 637). parmi les apostats (Dub. d'Alf. burl. D. Apologue (= apologiste) G Nie. C. Chapel.. Hug..Oud. des Néréides. A. Cotgr. D. Cotgr. 635). Oud. Hug. Œuv. Oud. — noté par Malherbe (IV. — 0Nie.. Hug. II. Mon. Cotgr. Mon..... dont le style burlesque Du sérieux fait du grotesque.. Oud. B. — *Cotgr. (cf. en vint une forte fièvre (Chapel. reculer) movere Cotgr. Comparez 48 n) quand les opinions se trouvent parties Le courretier partissoit au gasteau (=r avoir part . Convers.. 268). Censer (== compter) Saint-Simon. 359).. 373. : Mon.. de Vénus. T. — (= cocher) *Nic. citent Pascal — OHug. 398). Oud. 2) . . 228 cf. XIII.. Oud.. Voici Le sens ancien tombe en désuétude. — On a beau s'agen: : ..cVAlf. — O L. P. et C. T. attifer) Mon. Cotgr. * H. Oud. sans être condamné par quelques exemples parmi des centaines : Adresser (= C. T. (Astrée. Un des traducteurs du Tasse qui a choisi O L-. A. Rech. T. . Œuv. Oud. — *Cotgr... 1™ Entrée. Main... A. 958 Adv.. . mais ne se dans Nie. lui organes et instruments.. Ex. Rech. Débaucher L. et C.. lesquels estant détraqués et débauchés (Charil prit tant d'eau et se desbaucha tellement l'estomach qu'il 14) .A. — — — . cf... Guzm. A.. Le carrossier mesme étoit honteux des indi. Rech. en v. - les I.. : — — . ibid.. Mon... bien agence" (Scarr. recenser. — *Nic. 954. Sat. Colletet (en tête de YEc.— e Rich.. Cotgr. Rech.LE8 MOTS VIEUX Partir 147 (= diviser.. A. ron. de Sal.. III. Mémoires.. Le rabillage est de grand frais Lorsque la Montre se débauche (Bensserade.. Agencer.D.) Auprès de ce docte sonneur Scarron. la Raviver (un flambeau) Adv. D. Ce sens est dans Amyot et Malherbe. Mon. Mon. IV. Oud. répartir) Mon. Voir H.. — *L. sans désormais plus être censé parmi les membres du Tiers État (Id. — — — : Température (— tempérament) dit plus (Vaug. : capillum componere. (= déranger) — G Nie. D. de la Naiss.T. 734).. qu'il puisse ibid. s'agencer = parer. to dress.344. — *H. Rech./tec/i.. A. H. quoy que je me fusse efforcé D'estre vu là . O. .. — G Hug.. Rail..etC. T. à. 10). ne liv.. Guzm. 4). 91) Dorinde désireuse d'estre de s'ageancer de tous les meilleurs artifices. Oud. radresser). — est 153). Rech. Mon. dresser. reculer. e Nie. Cf.. 93). cer et faire les remarquée. — — (Carrossier O L. — — — gnités que Ton commettoit en sa personne (Gar. Mon. I. et adresser des embûches. 628) . doux yeux (Régn. Oud. Oud.. faire Démarcher (= marcher. — e Nie. 493). decorare. 111. II... et C. D. être censé — G Nie. II.Oud. M me de Rochefort Heure . Sonneur (= poète) proscrit par la nouvelle École (Gourn. — Quiconque déserte un parti doit . I. faillit .. Oud. Mon.

.: A. Oud.A. Franc. — Boardaloue. Mon.. : Hug.. vainqueurs des monopoles 'Racan. — OG.. . *Nic. Ce que vous doutez qui vous advienne vous n'y a rien adviendra (Malh. 0L. ordre let.. détraquer aucun de sa façon de vivre Cotgr... Cotgr.. T. pour arrietC. A. 14 . — — *H. Oud. fîecA.. Mon. Monopole (= complot. Cayet. voir Hug. — L.. Mon. 4<»7. < )ud . — e — : (= besoin L. — *voir L. «tans : mOUVÙÎr procèê. ..eH l. D. 180): Les honKt dans les magistrats parents fourrent parents {Espadon Sa/. Départir (1. — Nie. Oud. . 17 neurs sont rend us au plus ambitieux.Rech.. etC. avoir cette opinion Lame (= tombeau) II.. I. Hug. 0Cotgr. 509). — T. roy ne l'eust garantie (P..— 0L. Cotgr. Corn. Mon.pourles e religionnaires dans leurs monopoles Dubos Mont. II. 435). L6i). mais je le devine par discrétion Malh. Cotgr. Vt'stier est. Que i5i. 165). Oud. /•. — 0L... Cotgr. ..... l'aire — Ufeudroit l)ien à ceste heure de semblables reproches pour 251 b .T. il m'ait fallu racheter 10 prisonniers Malh. Mon. 512 var.. chrestien.T.. — Pour le repos de sa belle amé. T.. et Mon. . cf. ilcorrige en 1660 : l'autorité livrée aux plus séditieux). Cotgr. 354. II. — Si discrétion et vaillance du très la . de Xat.T. — 0()ud. Rech.. (se) (= quitter) — *Nic.. — T Nie. Mon. et Hug. Sur. II. me démarcher d'un pas Astrée.... IL — * Cotgr. Peiresc. Hug. Le/. III. P.. cf. Sept. D.Oud. 255 Douter • ne donne que doute crainte.Rech. — (Ronsard) avoit le cerveau fantastique Régn. 184. I. Détraquer (== déranger de son chemin) *Nie. — Comment sans m'en dire un petit mot (s* © Mou.. Depuis — *N .. Sat.. — *Nic.. Oud.. qui cite — *\ic.171) . voir II. 1). cite : — . Magistrat ic.. Cinna. A.. à — *H.. n'ait./•. qui dessous le feu drille et flamboyé L.. Richelieu. : Elles se sont desfigurées et détraquées du 5).. et m'a vez-vous fait cela de vous 1. 1619. el C.H. je pensois qu'il n'y eusl que ce fantastique fou) Sylvandre qui deusl Astrée.. — * Cotgr. Mon. — Chevreau relève départie Malherbe Rem. Chr. les *Nic. emigrare.. ». 7 Je ne sais ce qu'il .p. Merv. . — Comme le fer. et rétif 11. Qu'il de l'arrêter (Corn.. A..H. 255.Oud. Hug. fonction) — — — : (Corn. D. dire. Hug...D. I. donnenl la locution >i mestier D. 15 janv. . — départir d'ici Chantai.. — Wnuroir l. Oud. IX) . Les magistrats donnés aux pins séditieux (= magistrature. s'il faut tout Driller Hug..T.. 9 . Oud... Rech. Rech.148 HISTOIRE DK LA LANGUE FRANÇAISE Oud. fou) *L. p. s'il ne se départ D'une place chez nous par surprise occupée 1082) ».. IV.. Oud. — = : dence (s r Chantai. Rech. ver à quelque magistrat. Oud. cf.. Discrétion (= discernement . Veuve.. 507. Cf.. T.. lier h.. Malh. etC A. 1656. l'aire naître — NÎC. Cotgr. Oud.. D. chemin que la nature leur avoit tracé (Du Vair..— *II. Dup. 1059). Oud.. veut dire.. VII.. Rech.A.Oud.. : — * L. autre exemple dans la même page à douter tandis que vous demeurez dans la totale dépendance de sa provi: (= redouter) — Monet II.. Mon.... 1!. cite d'Aub. Hug. Prenez le cas que. 372. {— briller)— *Nic. Cotgr. T... Oud.Rrr/i. D. Rich. 123... 179\ Fantastique —fantasque. qu'il est sous une ta me Loret. 262) . et Hug. j allie u de douter. — eL.

Cotgr. Rech. Cf. C. Let. T. D. : — G Oud. etC. Cotgr. A. — 0L.. à Rois Robert. dans la pauvreté (Corn. 20 juil. 6. 118. H.. H... Oud. — — Pie (= pieux . La Fortune lésa pendu* entre la crainte et l'espérance (Du Vair. G H. Cotgr. au Lex.) G Nie. cf. Hug. 1655.. fig. Hug.LES MOTS VIEUX H.. Mon. . Et six langues de bœuf qui. 6) . — * Cotgr.. Oud. 11. — : — H. Hug.33). Oud. . I. Six nouv.. en appareil de pontife..-Am. H. de peine (V... Rech.D. dig. 352. Rech.. Loret Quel- — — . Hug. ne print garde à ce qu'elles avoient dit (d'Audig. fr. et (= devenir. — A peine sceut seigneur de Bentivogli respondre à une . 548)..Oud.. — — — Route (= déroute) — G Nie — * Cotgr. 344. 149 — voir L. D. T. 1660.. ny à un recueil si courtois (d'Audig. D. cdans fie le — *Nic. 137)... VI. Il réussit un des bons Chevaliers de son temps [Astrée. Cotgr. 100 cf... G L. 1654. I.H. Mon.. Oud. Pontificat (en pontifîcii grand pontificat = avec pompe — pontificat * L. 38).. H...T. et C. Si l'ouvrage réussit un peu long (Chapel. cf. Mon. 501) Imit.etC.. G L-... Oud. 39 a). Mon... s'il étoil rigoureux ou/Keld. Rech. Mon. Oud. — *Nic. 95) Corneille l'a corrigé en 1663 au vers 1104 de Cinna à peine du palais il a pu retourner (III.53). D.. et — oL.. D.. 24 janv.. H. et Racan. . 1661.. Oud. 153. — sera mis en route (Malh.H. C.. 433 var. Mon. Mon. Passionner (se) conturbari.. IV.T.. Hug. T.. occuppé à se Parfumer (= fumer Mon.T. GNie.. III. 334. Six nouv. Offenser (= attaquer) — . T.. 183). A. 1639). VIII. — Elle fait mine d'estre pie et religieuse (Du . D. : qu'un retournant de Réussir la Cour (24 oct. A. Rech.. 29 avril 1662. en grand pontificat ornoient sa cheminée (St. et C... D. 15 .. Vair. D. de /'Ace. D. resté dans œuvre pie) — G Nie.. (Du Vair. immoderatiusanimo — G L. — Vaugelasblâme/>as. — * Nie. — * Cotgr. Cotgr. 113). : 187). Marc-Antoine retournant alors de sa pasmoison (d'AuGL.Mon. (= naissance. I. en C. * Cotgr. Oud. Cotgr.. Hug.. en — G Nie.. Pendre (= suspendre. Oud. Retourner de (= revenir de) *Nie. depuis mainte année. et que Coeffeteau en use lihet. Hug. le si douce salutation. Oud. — *L... II. 87) Qui le fer en la main le viennent offenser (Malh. Rech. Rech. Il asseurées du naufrage sans se passionner autrement ny faire Turl. — Ne déteste l'heure de sa nativité .. Son estude — est aussi seiche qu'une langue de bœuf parfumée (Caq.. 51-52). 351 d'un beau petit fils accoucha Dont la nativité. 89). 76). et Hug... Mon.L.. sous des aparences pies (Loret. .sïon/ier — reçeustles nouvelles sens de l'aimer avec passion (Vaug. : .H. T.. Nie. . 204). . — Marc-Antoine défendre et à offenser. quand nous célébrerions leurs nativités (Malh. 19 nov. A.)Le sens de blesser survivra longtemps. Oud. Oud.. Recueil (== accueil) — apparatus more. Oud. . général) D. note 1) La nativité de J.A.... L. et — G Hug. L. A. Cf.. (Loret.. 246). 1653.. T. G H..T. — Pompée .... Oud. Cf. 23 mars 1658.. A. le V.. A. H. II. IX. avoir une issue) C. Passionner son ame et s'emmaigrir malade (Har. Six nouv. T. Rech. — Bary mentionne » Pompée une guerre Nativité qu'on dit « sans mouvoir à avec le sens de sans susciter. à outrance) — * Nie. et Hug. Hug.-C.. (= se tourmenter) </</. 30 janv. 33).. Hug. Mon.— G fumigare et fumificare.. Cotgr. Littré n'en cite plus d'exemple après Lanoue.

150

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

Sanguinaire

*Cotgr.
la

;

— G H. D. T., Hug. — Littré ne cite
;

(=

sanglant)

G Nie,

Mon., Oud.,

Iiec/t..

et

C.

A.Oud.
le

;

que des

ex. antérieurs.

— Et
sang

qui est l'humeur

verdure meslée parmy, en ceste masse sanguinaire, nous voyons la plus bénigne (Guerson, Anal, du Verbe, 133
.

Séminaire

(=

C. A. Oud.;

— *L.,

pépinière, plantation)

H. D.T.;

— oNic, Cotgr. — *Mon., Oud., et — O Hug. — Vos peschers que vous lèverez de
;

licch.,

vostre séminaire (Jard. fr., 37); Cet appétit est dit concupiscible, séminaire de nos plus terrestres passions (Chapel., Guzm. cTAlf., 111,417); Le

Val de Grâce, Séminaire de pureté (Loret,
Solennel

U

oct. 1664,

1

45;

G L.,

(= énorme) H. D. T., Hug.
II,

— O Nie., Cotgr., Mon., Oud., C. A. — Efface pour jamais de ce peuple barbare...
licch., et

Oud.

:

les

crimes

solennels (Racan,
Solliciter

366).

— eL,

[=

blesser, attenter ai

H. D.T., Hug.

— Soliciter l'honneur des
;

* Cotgr., Nie. attentare pudicitiam, Mou.
:

;

filles

Lett. Phyl.,

II.

157

.

Symboliser

employé en parlant de toutes sortes de choses) aucun sens. *Mon., Cotgr.; *L., II. I). T.. Hug. Vos inclinations pourront simbolizer aux miennes (Sorel, Polyand., II, 5X5 je ne

[=

s'accorder avec

Nie. n'indique


;

doute pas qu'il ne symbolisât comme il le doit avec les volontés de ses princes (Dub. Mont., Ex., 15) un esprit de révolte avec laquelle le Roi ne pouvoit simboliser sans choquer tout le général de l'État Id., ibid.. \2 nous symbolisons avec lesbestes (Tabarin, I, 200 cf. II, 434) une belle maison, bien bastie, peut, en quelque chose symboliser et convenir avec les beautez de la femme (Id., II, 65
;
;

;

;

1

.

Vacation

(=

métier)

— * Nie.
D.T.;

,

Cotgr., Mon.

;

*L. sans exemple,
la

II.

— G Hug. — Nostre principale vacation consiste en
II,

il

est encore dans EUchelet.

contemplation des œuvres de Dieu [Astrée,
,

534)

;

Théopompe

qui estoit

Historien de sa vacation (Gar. Doctr. cor., 649); plusieurs de pareille oacation (Sorel, Polyand., II, 555); cf. Chapel., Guzm. iTAlf., III. 338-339 et

424

;

d'une vacation plus honorable (Tabarin,
flfar.

II,

287

;

cf.

II,

82

:

cf.

plus

tard Montfleurv,

de Rien, 4

:

Quelle est vostre vacation 1!

CHAPITRE

III

LES MOTS DÉSHONNÊTES ET RÉALISTES

Tout

le

monde

sait

que
si

le

commencement du xvn°

siècle a encore

vu eclore une riche
phique,

lisme grossiers. Mais,

comme

et d'un réaon met à part cette littérature pornograon dirait aujourd'hui, l'ensemble de la production du
flore

de publications d'une obscénité

temps témoigne d'un accroissement rapide des sentiments de délicatesse. Ce n'est pas qu'ils aient été étrangers à la société du xvi e
siècle. Elle a

même

poussé, à certaines heures, les scrupules fort
les écrivains

loin

'.

Il

est certain,

néanmoins, qu'à regarder l'ensemble,

ont pris moins de précautions dans le choix des mots, et cela prouve

que leur public était moins chatouilleux qu'il ne le fut plus tard. Les pimbêches dont parle Marot, et qui n'osaient dire vicomte, ni vigueur (éd. Jannet, I, 226), n'étaient pas en nombre. Pourtant Desportes s'était étudié déjà à plaire aux plus raffinés. S'il est souvent
lascif, il n'est

jamais inconvenant. La Mascarade des chasseurs est
graisse,

un morceau de haute
que ce poète
vent.
a le

premier mis en vogue
il

mais savamment voilée. Vaugelas dit le mot de pudeur, il ne s'est
a su la respecter le plus sou-

pas contenté de rebaptiser la honte,

Ceux qui manquaient aux convenances sans bonnes raisons devenaient de plus en plus rares. J'ai raconté (II, 52-53) comment
des médecins, Paré, Joubert, devaient défendre leur droit d'employer
les

vrais

mots propres en matière médicale. Que ces scrupules fussent ou affectés, ils indiquent où en était le goût public aux environs de 1580 2 Malherbe se fait, comme d'habitude, l'organe des idées régnantes.
.

1. A force d'abuser du mot de gauloiserie, le xix e siècle a fini par lui donner le sens de grivoiserie, de sorte que des gens peu avertis se figurent que la gaudriole est le genre national par excellence, peut-être depuis Brennus, en tout cas depuis Vercingétorix. Rabelais, des Périers et les autres conteurs ont valu à leur siècle une place de faveur dans l'histoire du genre. Ce n'est pas ici le lieu de remettre les choses

au point.
2. En 1595 paraît VOEuvre de chasteté de Nicolas de Montreux (Paris, 12°). Un an avant, l'auteur des Amours du brave Lydamas et de la Belle Myrtille (Toulouse, Ant. Sève) vante la chasteté de son œuvre qui invite les plus délicates oreilles à ouyr ses beaux discours (p. 5). Toutefois il convient qu'avant lui déjà la « douceur du langage de nos François, a malicieusement desguisé le poison de mil macquerellages italiens

e(

espagnols

».

lad

HISTOIRE DE LA LAxNGUE FRANÇAISE

Singulier maître

de chasteté
les

que

le

Père Luxure,
la

dont Racan
est
le

nous a raconté

propos orduriers. et dont
!

correspondance
il

rappelle par endroits la conversation

Malgré

cela,

pre-

mier lecteur français qui
équivoque
vrir
:

ait dit

qu'il voulait être

respecté.

Une

l'offense,

même

lorsqu'il faut la chercher

vent qui

fais

mouvoir

pour la découcette divine plante Te jouant amouajoute
«

reux,
si

parmy ses blanches Heurs. « Sale », dit-il, et il tout le monde avait son imagination dévergondée
»

comme
sait

chacun

assez ce que je veux dire

(IV, 313;

cf.

IV, 467).^4insi

non

seule-

ment

il

ne faut point parler de choses déshonnètes, mais
la

employer aucun terme dont le sens ou gination vers des images fâcheuses. 7s

il ne faut forme puisse porter l'ima-

^Ën

outre

il

faut fuir le

mot

réaliste,

comme nous

dirions de nos
:

jours, qui éveille des visions malpropres ou désagréables

ulcères

ou onguents ne sont pas faits pour la poésie. Je ne crois pas que Malherbe ait trouvé ces idées dans la tradition des anciens. Assurément on avait connaissance des théories de Longin et de Quintilien. Dans la querelle entre Balzac et le
P. Goulu, c'est avec les préceptes de l'antiquité que l'auteur des
Lettres de Phyllarque
(II,

condamne

les paroles « basses et

déshonnètes
la

»

211 et suiv.), et qu'il emprunte une longue théorie sur
parler de certains sujets sans choquer son lecteur
(II,

manière

^de

153).

Mais

Grecs n'a dû avoir qu'une action lointaine, probablement très inférieure aux conseils tirés de la morale
l'influence des Latins et des

chrétienne,
la

vulgarisés par le catéchisme et la civilité puérile. Je

ferais

même

passer bien loin derrière celle des Italiens. Pour
la

expliquer les progrès d'une délicatesse qui va jusqu'à
rie,
il

bégueule-

faut d'autres causes.

Les Jésuites y ont-ils contribué? Plus tard oui. assurément; à l'époque de Malherbe, c'est douteux. Je vois bien que le P. Garasse part en guerre contre les mots bas. Les plaisanteries des prolestants sur Notre-Dame des Grottes l'ont exaspéré au point qu'il

demande
la

le feu
»

pour

les

expier,

mais en attendant que

leurs

immondices

aient couvert ses ennemis d'ignominie, c'est lui qui
'.

leur jette par pelletées

le pense que
Ce passage,

la

cause véritable de

la

disparition des mois crus.

mesme

et ce mol de Crottes vous plaist si fort que vous le redites <'n eeste matière plus de vingt fois en rottre livre de l;i Cène, sans nombrer vos repeli tions ennuyeuse! de vos autres raie te/, esquels nous ramenés tousiours ces crottes, el parle/, si souvent de latrines, d'estrons. de ehaires percées, de prive/., de chambre pour les nécessites «-t autres meubles de gadoûarts, que voua faictes soulever l'esto voir toute la suite mach à vos lecteurs Lfl ltnbcl;iis réformé, 1 «i'jfi. 11
1.
«
I
..
'_'
:

LES MOTS DÉSHONNÊTES ET RÉALISTES
c'est
la reprise

153

de

la vie

de société, et l'obligation de ménager les

oreilles

des femmes qui se trouvaient dans les salons. Dans la Pre-

neuse de l'abbé de Pure, deux

dames

se

félicitent

du progrès

obtenu. Elles ont raison, et elles eussent pu y mettre un peu de vanité, ce succès était le leur '/'Sous peine de choquer et d encourir la

disgrâce qui attend celui qui heurte dans
il

le

monde un
la

goût ou un préjugé,
haute voix

avait fallu éviter les

mots malséants dans

conversation et dans les genres de pièces destinées à être lues à

madrigaux, sonnets, vaudevilles, etc.. En glisser ailœuvres qu'on lisait chez soi, restait possible, mais il était tout naturel de supposer que les lectrices conserveraient les goûts des auditrices du reste, même si elles avaient pu chez elles se plaire à un autre langage, elles n'eussent pas osé approuver dans
:

leurs,

dans

les

;

le

monde

le livre qu'elles

auraient goûté en secret, et dès lors, leur

hypocrisie eût assuré l'échec de l'œuvre tout
côté des sages,
il

y avait sans doute
Les unes
la

mençait

à dire-.

et les

comme leur vertu. A bien des prudes, comme on comautres collaborèrent à la même
V Eloquence
éviter

œuvre.

Dans
les

le

Rôle de

présentation au grand jour de

française, on voit paraître "une marquise qui

demande que pour «

occasions de mal penser que donnent souvent les parolles embile

guës,
1

mot de conception ne

soit

tenu pour françois qu'une
soit

fois
le

an, et ce seullement à cause de l'épithète immaculée,

etque pour

surplus de l'année à yceluy

mot de conception
si elles

subrogé celuv de

penser (V. H. L.

,

1,

129). Sorel prétend ailleurs

eussenteru commettre un péché mortel,
J.
»

que certaines bégueules eussent lu ÏAstrée ou

Il

est vra_y, dit

Philonime,que
:

l'on a corrigé et le

succès bien heureux

c'est la

Comédie
:

Roman

deux choses dans le monde avec un et on peut dire qu'en nostre
;

France seulement cette reforme a lieu car toutes les autres Nations ont encor impureté des premiers siècles, où la liberté se donnoit essort, sans avoir aucun égard à l'honesteté ny à la modestie et c'est un bonheur où a sans doute contribué le plus bel esprit qui ait paru dans la fortune de nostre Nation, par le choix et l'estime qu'il a fait des Lettres et de ceux qui les cultivoient... Pour moi, dit Aracie, « je ne ferois point de difficulté, de donner à lire les derniers Homans aux plus religieuses et aux plus délicates personnes du monde, sans craindre qu'ils trouvassent chose qui put blesser ou la modestie ou les beaux sentimens et donner alarme ou à leur scrupule ou à leur raison» (La Prétieuse, 1656, 375-378 2. « La Prude est une femme entre deux âges, qui a toute l'ardeur de ses premières complexions mais par le temps et le bon usage des occasions s'est acquis l'art de les si bien déguiser qu'elles ne paraissent pointou qu'elles paroissent correctes; de sorte qu'elle est toujours la mesme dans la vérité, mais neantmoins toute diférente dans l'aparence et dans l'opinion » (La Prétieuse, 163). Le mot est sans histoire dans lexicographes qui donne ce le Dictionnaire général. Le P. Pomey, premier des mot après Cotgrave, dit que l'on hésite encore entre le vieux sens de forte et le sens nouveau de sérieuse, modeste. Il ne donne pas le sens de qui fait la modeste. On verra dans le Lexique de Molière de Livet que lés exemples où le mot a ce sens sont tardifs. Les Précieuses paraissent avoir contribué à lui faire prendre la nouvelle acception. C'est pourquoi j'ai cru devoir rapporter la définition ci-dessus, qui n'est pas donnée par Livet.
1
;
.

;

154
le

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

des

Cid (Mais, des jeux, 1642, 335). Et de fait, il se trouvait même hommes, ainsi M. de Plassac-Méré,pour souhaiter que « quelque
délicat
les

esprit

et

nourrv parmi

les

dames comme M. de Voiture
»

purifiât

trois

beaux volumes d'Astrée
Il

(Lett., 1648,

525) ^

Un
point

des

auteurs favoris des cercles, Balzac, se montra sur ce
susceptibilité raffinée.

dune

critiqua

amèrement
«

le

fameux

sonnet de Job souillé

dune

expression aussi osée que

sa misère

nue » ~. Les mots réalistes ne lui agréaient pas mieux. Il a rencontré un traducteur qui avant à rendre un passage de l'oraison pour le roi Dejotarus, recule devant le vomere du latin et écrit « pour vous soulager d'une légère indisposition que vous eustes après avoir souppé ». Désireux de ne pas faire mal au cœur à Madame **, et d'éviter un évanouissement à Madame ***, le traducteur a voulu cacher au monde que César « faisoit quelquesfois après souper ce que Gilot faisoit règlement tous les soirs ». Balzac en plaisante, parce que le sens est faussé, mais quelques lignes plus loin il se prononce contre un autre qui, reprochant à l'homme « sa misérable humanité », dit avec Epictète qu'il est tout morve et tout crachat. « Il me semble,
:

ajoute-t-il. qu'il

pouvoit dire

la

mesme

chose plus honnestement, en

disant qu'il est tout flegme et tout pituite. La bienséance exige que

nous voilions

la

delformité des choses de l'honnesteté des paroles

».

(Entret., éd. J. Elzevier, 1659, 338-339).

Malherbe passa bientôt par l'étamine. Et Saint-Amant, qui l'eût ? déclara qu'un hémistiche lui déplaisait dans la fameuse strophe pour le Roi allant en Limousin 3 Voiture, l'idole de l'hôtel d'Arthénice. dut à son tour être défendu.
cru
.

1.

Cotin

(dans

la

Suite des

Œuvres

galantes, L665,

l'fiu

prétend qu'une de ces

voyant un bichon tondu, par suite tout nu. et qu'une autre ne voulait point entrer dans la chambre de Gléonice où Diane et ses nymphes se baignaient sans voiles, affirmant que si la Reine s'entourait de pareils tableaux, elle
raffinées s'évanouit en
n'irait
2.
«

point

lui faire

femme, quand on lui parle d'un homme, </ u'cllc verni su misère nue'] Le mot de misère ou de pauvreté appliqué à un homme nud. n'est-il pas capable de recevoir une salle interprétation ? ne représente-t-il pas à une femme, quelque chose qui lui offense la veue ? Je sçay bien que la sage Livie a dit autrefois, que les hommes nuds estoient des statues aux veux des femmes de bien. Mais c'est la vertu de ces femmes qui fait cela, el qui cache les mauvaises pensé* Et c'est nostre effronterie qui présente ces pensées à leur Imagination par la nudité qu'elle descouvre à leurs veux. Quoy que leur pudeur se conserve, nous ne laissons pas de l'attaquer. Elles ne reçoivent pas le scandale, mais nous le donnons... DitHftt,
c
/•//., t.
:\.

De quel

sa cour. front peut-on dire à une

II, V.ri

.

Je ne veux point souligner l'équivoque de syllabes prétendue- sales, je laisse au lecteur le soin de la découvrir:

Quand un

K<»\ fainéant, la vergogne des Princes, Laissant à SOS dateurs le s "in de ses provinces. Entre les voluptés indignement s'endort, Quoique l'on dissimule, <>n n'en fait point d'estime, Et si la vérité peul se dire sans crime,
i

avecque

plaisir qu'on survil à sa mort.

LES MOTS DÉSHONNÊTES ET RÉALISTES
11

155

faut rendre cette justice

aux grammairiens

qu'ils n'ont pas été
:

favorables à ces excès de délicatesse.
«

M

lle

de Gournay s'indignait

Voicy d'autres merveilles,

s'écrie-t-elle

:

ce sonnet, disent-ils, est

bien pensé, lorsqu'ils veulent avertir qu'il est bien conceu... Leur
raison de cette insigne manière de parler, c'est que le terme conceu

met de
les

laides

images dans

l'esprit.

personnes impures
»

!

faut-il

que

ruisseaux argentez clairs et vierges du Parnasse se convertissent

en cloaques tombant en vos infâmes imaginations
272) Sorel ne parle pas autrement de cette
.

(Adv., 1641

,

271-

même manie dans le Berger

extravagant
nête
tel

'.

Enfin Vaugelas avait
Je connois

fait

sur la matière une remarque

d'une grande élévation, et tout à

fait

digne de son caractère d'honesprit, et

homme.
le

«

un homme de grand

reconnu pour

de tout

monde,

dit-il,

qui n'escrit jamais chose, parce que c'est

un mot qui fait de sales équivoques. Mais il y a en cela plus de pureté de cœur que de pureté de langue n'y ayant pas de doute que c'est un scrupule et une vraye superstition en matière de langage, de vouloir condamner pour une semblable raison un mot receu d'un chacun, et dont J'usage est si nécessaire que l'on ne s'en sçauroit passer sans user de circonlocutions importunes, et tomber dans ce
;

défaut signalé de ne dire pas tousjours les choses de

la

meilleure

façon dont elles doivent estre dites
à à

y a de la louange éloigner les sales objets de son cœur, il y en a encore davantage éloigner son cœur de ces objets-là c'est à dire à ne daigner pas
:

outre que

s'il

:

seulement tourner
qu'il faut

les

yeux de

la

pensée vers eux, ni leur

faire tant

d'honneur que de se mettre en garde contre ces vains fantosmes

non pas combattre, et ausquels aussi-bien personne ne songe. Ce que j'ay bien voulu dire pour guérir les scrupules de beaucoup de gens qui pour la mesme raison s'abstenans de quelques mots et de quelques façons de parler excellentes, se
mépriser
et

« Nous voicy bien mieux, dit Clarimond, je voudrois bien sçavoir ce que vous 1. entendez par vostre mot de pensée. Il est vray que pour m'accomoder à vostre humeur, j'ay parlé plusieurs fois de ces belles pensées aussi bien que vous mais cela me desplaisoit assez, et je ne puis plus attendre d'avantage à vous le descouvrir. Apprenez-moi si ce seroit un crime maintenant parmy vos Poètes que de parler d'une coziception. N'usent-ils plus de ce mot, de peur que l'on ne croye qu'ils parlent de la conception d'une femme ? Je ne rejette pas ce mot de conception, repartit Lysis, il veut représenter la chose lors que l'on la conçoit mais le mot de pensée semble estre plus général, car il signifie toutes les choses auxquelles nous pouvons penser » (2 e p.,'
: ;

2f)f)-256).
» C'est un abus insupportable, disait de son côté le P. Gh. de Saint-Paul, de souffrir la libertéque certains demy-sçavants prennent de retrancher aujourd'huy de fort bons mots comme ceux de « face », et de « poitrine », en parlant d'un homme, à qui les habiles gens ont de tout temps donné cours, sans y trouver à redire. Seriez-vous point d'advis, que quant on imprimera d'oresnavant des Dictionnaires, on ne le face plus sans leur approbation, et que les mots ne soient plus de mise, si auparavant ils n'ont donné jugement en leur faveur Tahl. de UÉloq, /"/*., 33).
»>

156

HISTOIRE DE LA

LANGUE FRANÇAISE

donnent des geines non seulement inutiles, mais qui les empeschent bien souvent de dire une bonne chose ou s'ils la disent, ils ne la disent pas si-bien quelle se pourroit dire » (Vaug., II, 409). Malheureusement Vaugelas n'a pas publié cette remarque décisive. A-t-il craint de heurter le goût du jour? ou bien n'en est-il vraiment venu à
;

mal que trop tard, après la publication des Remarques ? Je penche pour la première hypothèse. On A'erra quelle condescendance exceptionnelle il montra pour le néologisme de débrutalime de Rambouillet II 22^ ser, parce que ce mot avait pour auteur M Il n'aura point voulu contrecarrer Arthénice dans une œuvre qu'il
apercevoir
le
,
.

lui accordait

de baptiser à son gré.
la

Avec Chevreau

maladie commence à arriver à

son dernier

période. Qu'on lise les pages 62-63 de ses Remarques sur Malherbe on verra que tout lui est suspect, mots et syllabes. Il voudrait donner un avis à l'oreille à celui qui, en toute innocence, a lâché cet hémistiche
:

On

le vit

au combat,

tel qu'estoit autrefois...

C'est plus tard seulement que Molière s'en prendra à ce défaut des Précieuses.
cules.
Il

n'y touche à peu près point dans les Précieuses ridile

En revanche

Dictionnaire de Somaize nous a collectionné
le

des périphrases plaisantes destinées à voiler, faites

plus souvent

pour souligner des choses qui, dites simplement, n'éveilleraient pas l'attention. Dans la catégorie des mots indécents on remplace
:

crotter par
lir les

imprimer
morts

ses souliers

en boue ; être en couches par sen;
;

contrecoups de V amour permis
et

la

chemise par
marier,

la

compagne

jjerpétuelle des
l

des vivants

se

par donner dans

'amour permis.
:

le balai devient l'insDans la catégorie des mots trop réalistes donner à la nature son tribut trument de la propreté ; disner accoutumé ; la jupe de dessus : la modeste; la seconde jupe : la friponne; la jupe de dessous : la secreste ; un lavement : un agrément ou le bouillon des deux sœurs ; estre enrhumé : avoir un escoulement de nez; une médecine : une phisique, etc. Assurément on a prêté aux Précieuses peut-être un peu plus de
:

tains dégoûts

dans cette campagne. Toutefois, cermontrent qu'il était temps de commencer La lutte contre la bégueulerie. Hien n'est plus instructif à cet égard que l'histoire de la disgrâce du mot poitrine. Le moi paraît déjà serais bien aise, dit-il, que l'on bien matériel à Malherbe Je n'usât point de ce mot de poitrine, que rareinenl il n'est guère
ridicule qu'elles n'en ont eu
1 :
<<

I.

Notez

qu'il

barre en

même temps pii

Docfr.,240

.

LES MOTS DESIIONNETËS ET REALISTES

157
le

bon en vers

»

(EL,

II,

Av. prem., IV, 386).

Et

il

souligne

jusqu'à dix-sept fois dans son exemplaire de Desportes.

En
164).

vain

Régnier l'employait dans des vers de genre élevé (Ep.,
de Gournav rapportait qu'elle l'avait
<le

II,

M* le
(0.,

«

ouï

»

depuis un an, en plus
la

quatre bouches des dames pertinentes et relevées de
;

Cour

958 etAdv., 637, 958). Vaugelas, tout en le regrettant, enre« Poitrine gistre la condamnation est condamné dans la prose
$21
cf.
:

comme dans
raison,
il

les vers,

pour une raison aussi injuste que ridicule,
par cette
les

parce, disent-ils,

que

l'on dit poitrine de veau'; car

mesme

mots des et que Ion ne pourroit pas dire la teste d'un homme, a cause que l'on dit une teste de veau... Neantmoins ces raisons là très impertinentes pour supprimer un mot ne laissent pas d'en empescher l'usage, et l'usage du mot cessant, le mot Aient a s'abolir peu à peu, parce que l'usage est
s'ensuivroit qu'il faudroit

condamner tous choses qui sont communes aux hommes et aux bestes,

comme lame
la poitrine,
il

et la vie des

mots.

encore poitrine aux maladies,

On ne laisse pas pourtant de dire comme la fluxion luy est tombée sur
»)

est blessé a la poitrine

(I,

133-134).

Dupleix s'éleva contre cette fantaisie (Lib., 453), Chapelain aussi Yaug., I, 134). Mais Sorel répliqua à Dupleix qu'il était Gascon
et

avait gardé

le

langage de son pays (Bib.

/>.,

1667, 21).

Il

plus tard l'intervention de Ménage (0., 1675, 231 et Obs. Mal h., II, 27-28) pour décider un changement d'opinion et sauver un mot contre lequel on n'avait que de sottes raisons à donner. En 1660, il était en passe de disparaître N'ayant plus pis, qui
fallut

sur

]

.

était

devenu vieux
:

et

burlesque

2
,

Corneille s'arrangeait de son mieux
(///.,

avec estomac
iS7
,

offrir ton

estomac ouvert à son épée

Var.
III,

4, II,

je vais lui

présenter

mon

estomac ouvert (Cid, 1499,

183).

Cette débauche de chasteté durera longtemps encore.
à

Nous aurons

en reprendre

l'histoire.

MOTS CONDAMNÉS COMME INDÉCENTS

:!

B ...
s'en

soient

Phyllarque renonce à s'en servir, bien que Salvian et les autres servis (Lett. de PhylL, II, 701). Glaveret a reproché à Cor-

1. Les exemples qu'on peut citer sont surtout du début du siècle un vif ruisseau de sang arrosant la poitrine Montchr., Escoss., 87;; depuis que sa beauté loge dans
:

ma poitrine
2.

(Discret, Alison, l, 3. A. th.fr., VIII, 407). Je rnetloLs la main sur le pis Scarr., Œuv., I, 152

.

Je ne ferai pas, pour des raisons de convenance, la liste des mots orduriers ou indécents qui paraissent avoir été écartés de la langue littéraire sans une décision expresse. On les trouvera du reste pour la plupart clans les Curiositéz françoises d'An. tnine Oudin.
3.

158
neille de l'avoir
lire

HISTOIRE DE LA

LANGUE FRANÇAISE
les

mis dans un rondeau que
Corn., X, 79 et
III,
11

honnêtes femmes ne sauraient
11,

sans honte

22

:

cf.

Malh..

375,

W7.

C.V.

indirectement par M " de Gournay qui dit, en parlant de ceux qui condamnent le mot rouer (les insolents ont une bonne grâce à ce comte de nommer vingt ans un vertugadin leur c... [Adv., 2ti2 Les exemples foi: ;

— blâmé

sonnent. Mais ou bien
les tire, et les

ils

sont dans des textes populaires
.
.

:

estans cuits, on
<

met on égouter le c. en haut Del. de Camp., 133). — >u bien dans les pièces comiques et burlesques Nous nous entretenons Sur le c. . comme des guenons (Racan, I, 177). Scarron, Loret, Richer, en ont usé
:
.

et

abusé. Je ne parle pas des expressions toutes Le moment n'est pas venu où on les proscrira.
[v.

faites

comme

cul-de-sac.

Conception

plus haut, p. 153 et 155, n.

I)

Il

était

souvent diverses personnes tombent en un ception (II, 132); cf. Racan, I, 159.

même

sujet sur

dans VAstrée: Bien une même con-

Condescendance Qui sont ces gens qui treuvenl à dire à ce mol de condescendance en admettant celuy de condescendre (Camus, Issue aux Cens..

— Cette répug-nance ne paraît pas avoir duré.
plus sérieux, ainsi dans
la 6 e

Le mot

est

dans

les textes les

Provinciale.

Enceinte

défendu par

M

11

'-

de Gournay, qui allègue que du Perron

et

Ber-

employé pour grosse Adv., 637). A noter le masculin dans Chapelain, Guzm. oVAlf.j III, 239 j'estois enceinl du désir de vengeance. Hardy a employé le substantif Fondant du mur Troyen le merveilleux enceinl
taut l'ont
:
:

Achille,

SU

.

Excrément Le mot d'excrément de la [terre est d'ailleurs assez vilain et d'assez mauvaise odeur. En sa plus honnête signification, il ne peut signifier que les rats, les mouches, les vermisseaux et autres créatures imparfaites qui se forment de la corruption de la terre Balzac. II. 238; cf. Bien., Obs. s. Mal h., 241). Le mot est ailleurs que chez Malherbe, ainsi Excremens animez qui rampez sous nos pas (Racan, II, 383 sont travaillées d'une avidité insatiable de certains excremens (La Pinel., Le Para., 9

:

:

.

Mors CONDAMNÉS COMME RÉALISTES
Appareil

Malherbe ne veut pas qu'on dise métaphoriquement
i.

:

qu'une plaie

amour favorable IV. 373 Il avait cependant Souffrir sans murmure est le seul appareil Qui peut guérir écrit lui-même On trouve dans Maire! Sylvie, li. l'ennui dont vous êtes atteinte il, 191 v. 39): Ilélas donne à ma playe un premier appareil.
guérit par l'appareil d'un autre
:
.

î

Il écrit lui-même Barbier — blâmé par Malherbe dans Desportes (IV, 336). Le une apostume OÙ les barbiers n'avoieut osé mettre la main 11. mol est commun chez les burlesques: barbier barbant Loret. 27 octobre
:
•'! •'!

1657, 1*2:

ef.

Scarr., ÛEu».,

1.

22s

.

Voyez il est dan^ Hem- François blâmé par le même (IV, »I3 Cadavre ce pauvre cadavre Merv. de .\'.</., W2 <-f. 550 et Bah., Entret, Ll/.év. A vrai dire c'est plutôt connue terme de médecine que Malherbe le réprOUYe. .le l'ai mis ici pour le joindre au suivant
. : ; .
.

133a) 515 sion : cf. Racine a eu du mérite à le sauver. 120. chez Loret ou chez Scarron. Le premier n'est pas commun dans les textes littéraires ne voulut 641). 12).^ dans son n'est — Epit. Elzév. Rem. 64.157). non seulement chez d'Aubigné ou colère. 304. en b. 1648. P.. rentre Flux (de nos larmes) blâmé par Chevreau dans Malh. Oud. Veuve.. 65). partit Vestomach si enflé (I. 351. sur Malh. 837.) 28. H. cf. que Corneille a corrigé le vers 211 de la Veuve: vous portez sur le sein un mouchoir fort carré ? Cela est possible. 959). n'est pas assez beau. C'était vomisun mot cher au P.. — 425. Docl car. —— : 1637). Carneau.. mais chez les divers prosateurs et poètes. 96 Maynard... 486. pendant que dans son sens propre il était remplacé par gorge ou même par poitrine. je la . qui le barre dans Desportes mort de Diane cf. : . 251-252). sur la . Entret. I. dans la langue comique et burlesque. — G Nie. cf... 337) achever sa colère. I.. alors réhabilité. cur. — — : — — — . 596. Corneille s'ingénier à le remplacer par corps. au moins aucune réserve. — Corneille l'a corrigé en gorge dans le vers 425 de Médée (II. L'n tranchant souspir de son estomac (Camus. 250a. — D'Urfé disait encore . 140. 199 Sorel. 187. de pique. 1631. pris au sens propre. et on voit Theut. Aie. 277. 89. 1). Rech. Doctr.. Ov.LES MOTS DÉSHOXNÊTES ET RÉALISTES 159 Charogne Et va sur sacharogne Corneille avait écrit dans Clitandre (I.: — *Cotgr. : . Est-ce parce que le mot sein ne paraissait plus assez chaste.. 619). sant mille traits de sa gueule enflammée 362). 363 Remonst. 1650. Richelet ne donne pas ce sens. — blâmé par Malherbe (Desp. estomach sa voix est estouffée (Baro. Clorise. Le souvenir de conserver dans les ouvrages religieux. 173). I. hum.. il a corrigé Et va par ce spectacle assouvir sa Le mot était encore commun. Entraîner à miliers les chachez Montchrestien qui en fait ce beau vers rognes relantes (Aman. I...66). de la langue populaire. 3. 609. IV. I. 386. 252b.... dans le Mais il paraît peu à peu grossier. 363. En 1644. Dassoucy.. L. des #ec/i. D'Urfé l'employait sans Il est devenu noble. 294a. de Nicolaï. 407. : Garasse [Rab. Alcime.. pas insister davantage de peur de tirer du sang de la mammelle et du nez à force de sucer et de mouscher (Camus. 902 Femmes et aux Filles. III.. . 13 b). Ceston C. II. Polyand. etc. de l'Eloq. 207). 166). 87 a. faites flux (S'-Am. Har. fis cracher trois de Chevreau.... aux Gai. éd. la Pas- Estomac pas goûté par Malherbe. L'expression faire /lus est burlesque valet — — . M&mmelles et seins proscrits par la nouvelle École(deGourn. II.964et/lt/y. Ce mot est cependant très fréquent dans son œuvre en prose (II. II. Corneille en use fréquem- ment Gueule voir p. Cid.0. Stimm. Rech. A.. V. et pour en tirer Cracher — le mot de cracher . sur Malh. 1646. le cœur me tressailloit en Yestomac (Ib. Corn. 134.. Astrée.. . (Rem. Doctr.Z). Oud. : — : — : . 211a. Racan. où il est resté si commun. On le retrouve dans V Astrée Lycidas. 88 : Lors de la gueule d'un ministre. ou même forcer le sens de funérailles Se faire un beau rempart de mille funérailles (III. 202 : réf. dans le sens de ventre. Ces sortes d'images c'est aussi l'avis : offensent l'imagination (Balz. des transla- tions et des images. Mon. je te ferai cracher cette obligeait à le langue traîtresse. il A chaque instant. lise retrouve dans Maynard (1646.. 240). fois en terre (Astrée. 11.

car le mot se trouve couramment. montre qu'il se disait à la Cour. — . Adv. mais clans des pièces familières 111.. -'>7 pour certain.. il éveille des images insupportables Bary opine que vomir des injures. Chevreau connaît des personnes le — mot est à rejeter. 372. I.. Pouls ne dirais jamais être sans pouls à cause de l'équivoque de ce nom Mayde vermine Malh. hoipiui et cent autres dont on ne trouvera pas trace dan.. 1657. lors de révision du texte '. on s étalent bedaine. J'attribue à cette même sévérité de goûl la répugnance que Malherbe montre tivuillcv huilhnuiev . 34 . 187. . qu'on parcoure Ondin..la langue littéraire. Bouligné par lui dan. 176. . se rendre compte de ceui qui sont spontanément mis à l'écart. 423. il fait bonne figure 290). v. Il : S'ils ont contre ton nom vomi tons les blasphèmes i-2". i-07 Mais c'est l'association du mot avec un tel verbe qui a motivé sa censure. el jusque dans Bossuet .">l gieuse.. Œuv. que le poulx qu'il falloit taster en cette maladie Des Fontaines. onguent plaisante le blâmés par Malherbe (IV. 2). plaie cf.. — Père ***. : — : Ietet. 967. quoy qu'elles souffrent vomir du feu. 283 et 432 Balzac à son tour. — — son cœur estoit Malherbe lui-même I. liî:» gelas en dissertant sur le genre de ce nom. IV. 29 • : où II.. Merv. burl.. peut être reçu. de Nat. Ventre Malherbe condamne le rentre crie |IV.ses in. II. 82 et 216) comme . I. 362. Le second ne se rencontre pas seulement chez les burlesques (Scarr.. VauMademoiselle de Gournay défend le mot 0. Franc. — Malherbe n'admet pas qu'un amant appelle ainsi sa le i2!> : rï. II... Jur. nard a employé le mot.. I. 2. et prend une invention de la Volupté pour une composition de la médecine Le premier est fort rare en dehors de la langue reliSocrate chr. s'il n'est pas une des meilleures phrases du monde. cependant certaines expressionremettre le cœur an reçues passer par dessus le ventre Corn. IV. 357 . II. 457 Il le raye dans Desportes plusieurs fois. 240). -s images >... — Cependant on ne le trouve guère que dans les burlesques Scarr. Tite Live) qui me fist bien tost cognoistre.. qu'on appelle vipère un méchant homme.160 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Oindre. . qui parle des onguents de Sainte Marie Magdeleine. Malh. Médée. . nous regorgions de biens Rem. puisque toutes les métaphores ne peuvent pas être tirées des objets les plus nobles. 5H). est aussi chez Corneille la II. 123 . Cél. . s. I. 30 . . Vomir 221 Yaug.. Loret. mi ne peuvent souffrir vomir des blasphèmes. 114. OEiiv. : . Rhume Ulcère 355 . 357 et souvent. 8 août 1654. j. pour une raison quelconque. et y a été maintenu l. ilètjoUillev. Il est employé par les burlesques Col: . Malh. — . ici la même observation que pins haut. bête ou stupide [Rhét. — blâmé par même IV..iur drôlerie ». il est dans Théophile voir le texte cité p. etc. Searr. Cyrano le met dans la bouche de Gareau [Ped. 227 rentre B. on peut dire Vomir est souvent chez Racan. I.le .. . Il n'est pas noble sans doute.son Je ferai Si l'on veut. Quoy que regorger ne soit pas plus beau que cracher. 1 I 1 : fnme IV. ]fr. Œuv. (ormeaux oVamer>e la jalousie tesportei te cœur. IV. et Maril. au sujet des mots déshonnêtes..

conclut avec raison nous voulons bannir autant de mots que nous trouverons estre en usage entre le populaire. conte-t-il plus loin. Et il voit bien que seul le caprice de gens qui ne sont pas d'accord entre eux fera loi. th. : 1. L'« Avant-jeu » des Napolitaines.. chacun veut ecorcher le renard » {A. On pourrait ciler bien d'autres témoignages. J'ai montré mot célèbre sur les crocheet plus haut ce qu'il fallait penser de son du Port-au-Foin. » (Ib. et alleguovent pour toute son que c'estoit un mot rier. si tions que l'évolution à commence teurs même de la société rendait fatales. célèbre. incontinent à s'attacher à ce mot piéça. pour toute response la cour 1 : et ils me renvoyèrent à cependant pour ce seul mot condamnèrent cette traduc- pitié sera-ce. qu'il portait a des premiers contribué à assurer le triomphe du bel usage sur l'usage populaire. rai- tenir un tel lieu . à la deux reprises. Un jour. III. et Balzac y fait alluoù une moitié environ des condamnations prononcées porte sa signature. vil. 242). un enfant de Paris. Estienne. présentant un des personnages.. 11 . 32). ce mot-la sent sa place Maubert » (p. qui commençait par piéça : On commença. VII.^Malherbe trancher au nom des muguet tes de Cour. loin il de prendre ces gens du peuple pour ses maîtres de langage. il avait soumis à une réunion un passage traduit de Virgile. />.CHAPITRE LES MOTS « IV BAS Nous savons par Henri Estienne que dès le xvi e siècle certains prétendaient « parquer les mots en castes ». comment. La haine sion. comme indigne de « dit-il. il nous parle de gens qui se récriaient : « ce mot- sent sa boulie. Sur quoy ayant faict plusieurs replicques. ce mot-la sent sa rave. car au temps qui court chascun veut prendre un peigne et s'en mesler. Quelle H.. : Histoire de la Langue française. 56). en dit assez^M"° de Gournay protestait en vain « Où est donc ce vierge ser« aux mots plébées » était Au reste la liste qui va venir. dit « Il parle bon courtisan pour un homme de sa sorte. Ces critiques si judicieuses ne pouvaient empêcher des distinction. et quelques questions joyeuses touchant les degrez de noblesse qui estoyent entre les mots (à propos de ce qu'ils appe- loyent cestuy-la roturier). Dans la Conformité. et (s'il estoit licite d'ainsi parler) rotu- pource que le populasse en usoit..

» 2.. le Narquois aurait ses Poètes e( ses Autheurs » liberté que certains dcin \ sa\ ants Toutefois l'auteur proteste contre la prennent de retrancher aujourd'hui de forts bons mots. qu'il faut ses plus ordinaires. Ce qu'on appelle Ditsert. c'est ce que je ne seaurois trouver bon en la personne du meilleur de mes Amis. Il. qui. introil se trouverait des esprits si amateure des vilaines nouveautés qu'ils voudraient duire à la Cour la langue des Gueux <'t celle des Bohèmes. 983). quand non seulement on robbe à demy. Tous les successeurs de Malherbe sont d'accord avec a Balzac beau trouver un jour que la délicatesse de la Cour va jusqu'au dégoust et à la maladie (Dissert. dit-il.Amasser toute la boue et toutes les ordures du mauvais Langage pour salir du papier blanc. Je vées. s'applique aussi aux mots réalistes 3 « Je viens. . XX. à la troisiesme . mais les encore le nez et les oreilles? Ou comment protestent ceux-cy. : •< .162 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE ment. Il est vrai que l'on souffre dans la conversa- tion certains mots à qui l'usage a donné cours. qui ne peux approuver que l'on dise tenir les res nés de l'Empire que d'importuner les Grands pour chose qui n'en vaille pas la peine. car ils sont tous bous quand l'usage les reçoit » (III. comme à quelque drollesse. comme ceux île pire ci de poitrine • (38) et propose plaisamment que désormais on n'imprime plus de dictionnaires sans leur approbation. ce serment que parler la langue toute pure la luy tronque nouveaux Poètes tvmpanisent si haut. lorsqu'elles sont prises de subainsi celles-là ne peuvent estre approujets trop bas et trop chetifs ressentent tant soit peu le baragoin du petit peuple. il n'est pas permis de les escrire. il est vrai. d'user biffer la moitié de manières de parler. lui '. ailleurs. mais il se contredit. c'est un mol vulgaire. Si le Soleil n'a pas le loisir de se moucher. Ainsi dans les Remarques du Berger extravagant. de Saint-Paul. qui consiste en ce qu'elles soient esloignées de la bassesse populaire. si les compagnons de la matte allaient faire la l'Académie Le P. J'estime qu'il faut pour les paroles que pour les que celles-cy sont estimées vicieuses. f°). il a l'air de poser un principe Il n'y a point de mots qui valent moins les uns que les autres. c'est se rompre les dents pour casser une noix véreuse et que les vers groùil: mesme lov comparaisons. XXIX. 661. qualité des paroles. . et qui signifient ils mesme assez clairement les subjets pour l'intelligence desquels : sont dits mais pourtant comme ils ont de la bassesse. avilir quelque chose. II. A la lin.< < :•>. qui se dit pour monstrer qu'un homme est fort empesehé. il s'effraiera. fait un long exposé d'idées analogues. dans son Tableau de V Éloquence française. 121) mais à lapa^e 87 il a marqué comment le mot popuIl faut souffrir que la Satyre use des mots populaires quand elle veut laire avilit.. purement d'un langage si fort impur. On est tenté tout d'abord de faire une exception pour Suivi. elle iroil bien plus avant. nous verrions des Requestes et des ESpistres en l'une et en L'autre de ces deux langues. Gh.. éd. loi à comme 2. veu que tout de mesme observer une : : : 1. civils et nécessaires mots et qui ne veut diffamer ses ouvrages? » (0. de ? Est-elle pure. Si cette licence n'esloil arrestée. «.

« que les mots ne sentent pas la lie du peuple ni l'air que écrivait qu'il trouvait tient le vulgaire à s'en servir » (394). qui estans indignes de la bien receus quand majesté de l'Eloquence pour leur bassesse. qui fort l'esclat et la pour petites qu'elles soient. un fromage pourry car Ce n'est pas que les paroles : ne doivent estre entendues des simples. : On se rappelle l'anecdote rapportée par Pellisson pour ne pas écrire barboter dans la bourbe de l'eau. comme font plusieurs. on se rendroit insupportable parmy les gens de la Cour et de condition.. 37-40). que dans .. prend garde à en arracher les fleurs qui se trouvent chez les païsans.LES MOTS loient « BAS » 163 dans la galle de Job ainsi que dans ces termes et ces pensées sont trop basses. dans sa Poétique (390). Ne voyez vous pas que celui qui fait estât d'entretenir son jardin dans l'estime d'une curiosité qualifiées extraordinaire. On a vu plus haut ce qu'il entend par le bon usage. il en débattant contre Richelieu une longue lettre au Cardinal. Il faut citer ici ce qu'il dit de l'importance qu'il y a à se garder des la mots bas : « Une faut pas croire. en diminuent Colletet se beauté » (p. et de plus il ne faut pas en faire mestier.. Vers la même époque. de VA. mais c'est que le peuple a de certains termes. et qui ne soit pas du bon Usage ou si on le dit. ne sont pas ils sont mis par escrit. qu'on le dit pour rire car autrement cela feroit tort à celuy qui l'auroit dit. I. ont creu avoir réussi. s' humecter lui paraissait mieux. qu'ils sçavent estre semblables aux pailles des diamants. termes et faisant et j'ay rire le veu souvent des gens qui. il faut avoir un grand soin de faire connoistre par le ton de la voix et par l'action. les Sentiments de l'Académie sur le Cid nous apportent l'écho de discussions sur la bassesse de divers mots. Liv. gloire de l'Eloquence. conver- sation. et dans les Compagnies. aussi bien que des esprits plus relevez. cette façon qu'il se faut Ce n'est pas de imaginer que l'on passe pour homme de bonne compagnie. et neantmoins . usant de ces monde. 85). les pamphlets de Scudéry. et non content de l'avoir soutenu verbalement. le Style de l'Orateur répètent une même recommandation. ce qui faisait dire à celui-ci dans Paris même des personnes pour lui résister (Hist. quoy que peut-estre certaines personnes plus ne les rejettent pas entièrement. ne peuvent De mesme ceux qui aspirent à la donner place dans leurs discours aux paroles viles et populaires. La Mesnardièr^. Vaugelas donna aux faiseurs de classes l'appui de son autorité. Quoiqu'il s'agît d'une cane. aussi disqualifiés que en si bon équipage ou traits d'amour. qui ne sont pas accoustumez à ces sortes de mots.. . il soit permis de dire en raillant un mauvais mot.

ici HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE on se rioit d'eux. Paris. Allusions impertinentes Vray stile d'amour des Servantes. : ( : < Œuc. « rimailleurs Bibus nommés poètes par abus » 2 Inversement. Que s'ils repartent qu'il ne faut pas dans . j'en diray de mesme. et ceux qui l'oyoient ne doutoient point que ceux qui le disoient ne le sceussent. Il y a mieux. H n est c1h. qui. 8°. seachant bien que c'estoit mal parler. que quand j'escrirois à mon fermier. 1. Il est vrai qu'Homère avait « comparé l'opiniâtreté d'Ajax à celle d'un estrange animal » mais c'était « en un siècle qui n'avoit pas la délicatesse de nos derniers temps » (45) *. pour dire ne bougez de vostre place et le disoient en raillant. . et sans doute si je le faisois. 1.. peut estre bas et familier. ou à mon valet. Sans jugement et sans raison. Par exemple ils disoient boutez-vous là. il souvent ridicule. I. : . le Poème de la Des termes bas et populaires. des « manières de parler basses » messéance d'une comparaison où le « roy Charles » est comparé à un taureau embourbé.. les flétrisseurs de mots eurent gain de cause. 152-3. d'Au- mité du Poëme héroïque — (56) et la . « quantité de meschants mots indignes de la subli- » (47). 26-27). Malgré Dupleix sieur et La Mothe le Vayer. Des mots tournez en ridicule Que leur sot esprit accumule. L'honnête Chapelain se voit reprocher par un du Rivage. . je ne voudrois pas me servir d'aucun mot qui ne fust du bon Usage... Très difficilement tolère Le jargon de la Efarangere. je ferois une faute en ce genre » (Préf. Des mots de gueule hors de saison. et un langage composé de mots et de phrases du bon Usage. et du bon Usage tout ensemble Et pour escrire. Et le patois des Païsans Refuge des Main ais-plaisans Equivoques à choses salles. Ils ont pour discours ordinaires. et l'on ne rioit pas de ce qu'ils avoient dit. du langage de ceux qui compromettent le burlesque. 2. mais y a bien de la différence entre un langage soustenu.. comme nous avons dit.sc dont moins l'on rie Que de celte plaisanterie liiez le beau inonde de la Cour. Des Crocheteurs el Porteurs d'eau Nommé langage du Ponceau. et avec tout cela ils ne la le pouvoient souffrir. conversation ordinaire parler un langage soustenu. >ù la politesse eu son jour. de Sommaville. des male d'Aucourt. ne démarez point. 1656. je l'avoue et cela seroit en quelque façon plus insupportable. Lettre du sieur du Rivage contenant quelques observations sur Pucelle. pour dire mettez-vous là. On vit un jour Scarron se plaindre à M. En un mot le jargon des Halles.. .

1662. 3 déc.. saupiquet de guille!. t. La Mesnard. dit un poëte grec cité par Aristote. que si tous les mots dont on se sert dans le langage familier estoient fondez en raison. I. messieurs. on pourroit banir le mot d'aimer plustost de la Ruelle que de la table. Le Savetier commença en ceste sorte cement fit esclater de rire Belles-Oreilles et Foltronesque le Savetier leur demanda ce qu'ils avoient à rire ils respondirent De ce que nous avons part à ta femme. dit-elle. hurl.. . et suivie de satisfaction et de plaisir... C'est une expression banale. nostre ame en cet ordre estant 171. Je monstre que le mot d'aimer estoit plustost appliqué à l'action qu'à l'objet. Cf. N. Balzac. ext.. Madame. je hay le sucre. mais dans l'autre que de degrés. du mot de gouster. Po. Dans la pre- mière catégorie point ou peu de divisions.. Contes. etc. III. Du Fail. on l'avoit confondue avec celle qui nous emporte à chérir les bons morceaux. « et s'il . ce divin esprit qui est duplus haut étage. 1627.. Il [s'agissoit de sçavoir la force d'un mot dont on se sert ordinairement à table. 168 14 mai 1661. ... 1647.. Berg.. 2. Je luy dis seulement. 1661. de Phyll. 1). etc.LES MOTS il « BAS » 165 ne fallait plus que des mots pleins de noblesse et de poésie fussent ravalés à de vilains usages. 258. C'est traitter. de grâce. On dira aussi bien un « maussadas à triple étage » (Cyrano. dès le commencement du siècle. Usez. i) Quand je m'éleveray au dessus de toute la Nature connue. dans la bouche des gens de cour. Sorel. et la force de l'usage autant que je le pus. que vostre esprit est d'un estage bas (F. avons accoustumé de dire nostre 1. II.. Vous avez tous menty. car bourgeois. chap. à aimer les bons fruits et voulant faire grâce à la liberté du bien dire. et de tout le bas estage du Monde. aux cieuse. parce qu'il y a dans l'une des choses aussi peu aimables que dans l'autre. Courtisan parfait. Elle voulut charitablement m'enseignerce quec'estoit que le mot d'aimer. Péd. Ainsi Molière ne fait que suivre l'usage en écrivant Mon Dieu. et du plus hnut estage. je m'eschapé jusques là. bib. du mot d'approuver. 1640. Discours de réception à l'Académie et 91 du moindre Estage cf. comme ceux des anciens Hébreux. 2). Nous autres bourgeois. 1.. qui pénètrent tout et qui jugent de tout. I. C'est une honte. Richelieu. (on eût dit plutôt que d'étages) Il 2 ! mots bourgeois. 1656. si vous voulez. Mais le mot d'aimer est infiniment au dessus de cette basse expression que le peu de soin de bien dire laisse appliquer avec tant d'injustice et si peu de raison aux actions des sens et du goust » (La Prétieuse. elz. respect à la compagnie. aussi 218 Un noble orgueil. VI. joué. : : : : : . Ce commen3.. cet esprit de bas étage » (Let.. trois étages d'espris. 196-204). tout comme son adversaire (Entret.. Nostre femme. par la force et la grandeur de l'entendement dont l'auteur de la nature les a doués à leur naissance. Ah l'aimable citrouille! ah l'adorable lard! ô miracle d'amour. Je fis valoir la beauté de la métaphore. dont le plus haut est de ces espris sublimes et relevez qui voient tout. Au dernier et plus bas étage sont logez ces espris mal faits qui ne sçauroient se conduire ni par eus mesmes ni par les avis des autres. bn Je serois un ingrat fier mépris pour Vestage ordinaire. Po. Balzac emploie le mot. faut dire j'aime le fruit. Ne pas croire à une figure vue dans les révérences h double ou à triple étage. 112.. Que comme cette action estoit pleine d'ardeur et de désir. mais non pas d'amour. 211. IV). y a d'abord les . on le voit à certaines plaisanteries 3 A l'époque des Précieuses. « Il y a. n'y en a pas deux seulement : dune part des mots nobles. étage du milieu est des espris médiocres.. est un terme d'injure. un dégoust du vulgaire. dit-il.. yeux d'une Pré- que de dire il « j'aime le melon et il » *. et la ridicule application qu'on en faisoit à table à propos des fruits et des morceaux exquis qui peuvent bien estre objets du goust. ma femme est femme de bien et ne se communicque pas à trois. La Gazette a souvent l'expression 21 janv.. de l'autre des mots bas.sav. j'aime le melon.. disoit-elle (d'un ton de triomphe et de victoire) le vin de Gloris et de maistresse. Qu'il est aussi extravagant d'apeller un bon morceau aimé que de l'apeller aimable. Loret. donnez nous donc un mot qui valle celuy que vous nous ostez. : . Ainsi y a des classes de mots. V : : ..

491). il n'y avoit rien de si bourgeois que cela. 1634. Saint-Denis. qu'auprès d'eux les autres Princes paroissoienl peuple. « L'on se moquoit de celles qui estoient si badines. P. de la Grammaire {Diss. Car.. Sorel. à entendre qu'elle n'est pas celle de la puisque c'est la : Préc. 2* édî tion (vers 1628). Mém. — Cl'. aussi le l'asquil du Rencontre des COCU» k Fontainebleau (1623 OÙ se trouve la chanson d'un cocu argotier qui prêche le maquerellage en jargon narquois 7-9. Garasse connatl du reste les enfants de U mate el en parle Les chevaliers de l. picoreurs et mattois. cf.i Comte EspOS Bl les ronfi-eres de la Malte seroieiit bien sises d'authoriser les couppe bourses dans Paris Doetr.. la juridiction 4. On l'attribue.. et que par ce moyen l'on n'avoit aucune part aux gentillesses du Monde. 1616. aux mécaniques ». . à Princes Lorrains. en la Vergue de Tours. Paris. Balzac lance l'expres: sion paraître peuple 3 . dirent BellesOreilles et Poltronesque. On n'en trouve guère au xvi e siècle dans les textes. se. Avait-il eu connaissance que et. non plus que 1. 282 c'est l'injure que cette canaille (les pages) donne à ceux qui ne suivent point la Cour. 1700 et su xviir siècle. Malherbe disait être pléhe'e. t. L'Argot ancien. qui contiennent un sonnet en « authentique langage soudardant ». et un Grammairien scrupuleux diroit: paroissoienl bourgeois Mais la Cour est au dessus de l'Ecole. 574 lieux là avec leurs maris ou leurs frères que d'aller ainsi en famille. Cf. Quanta l'argot. user d'un mot de ce monde est bon pour les sottes qui vont au Cours et aux Tuileries avec leurs maris ou leurs frères. excusez-nous. Bibliographie rationnée de l'argot el de la langue eerle du XV* au XX' siècle. Cette façon de parler est un peu hardie.langage venait d'être recueilli? En tout cas. Ils avoient si bonne mine. Bouchet (juge poitevin) paru en 1597. Ensuite les Gaillardes poésies du capitaine Lasphrise (1599). ils se confondent presque avec les mots des gens de robe. s'il vous plaist (Le carabinage et matoiserie soldatesque. et que c'estoit estre encore des bonnes gens du temps passé Qu'estant en une telle compagnie. » me la Mareschalede Rais. comte de Cramail. 85).166 il HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE du dernier bourgeois est un crime. 607 j Chapelain sussi : : : . communauté ny des voyfaçon de parler en bourgeois. cela congedioit les galands de plus de trois lieues. c'est à ce moment qu'on en fait un Dictionnaire le Jargon ou Langage de V Argot réformé. Ailleurs ils descendent jusqu'aux termes des marchands de la rue est hors de doute qu être 1 . IX. femme pour donner sins. 1690. 4. et ne reconnoît point. dont le recueil est réimprimé en 1608. il est encore : 1907. dit-il. ainsi que dit le Polyandre 2 J'aurai à revenir sur ces mots bourgeois dans les couches élevées. ces 3. General ayant appris celle nouvelle malle. 17 leP. Une partie est consacrée aux larrons. la scène première de l'acte III est argotique. rid. 378) 4 . A citer cependant le second livre des Serées de Guill. 2. 1641. réimprimé en 1660. Je cirerai malte le H. 1635. Or. comme il est à présent en usage parmi les bons pauvres. Francion. Enfin tout au plus bas. : M l'Eglise. Paris.. Yve-Plessis. qui maquille en mollanche. voleurs. écrivit à nos Pères qu'on en empêchai l'exécution [Gar. On a vu plus haut avec quelle horreur Baisse entrevoit le jour où quelque hardi novateur apportera à la Cour du roi des œuvres dans le langage de celle du grand Coesre. et contient un petit glossaire d'argot (188-190 de l'édition originale). La pénétration très lente de quelques mots semble se continuer. prince de Cliabaunais. 59-77 el La/are Sainéau. d'aller en ces II. 1648. 1615. : . 100]. u Viennent ensuite les expressions réservées au menu peuple. Pour plus amples détails. Composé pai un Pillier de Boutanche. et continuez. vraiment séparé de la langue littéraire. environ 40 vers] — et la Comédie des proverbes (1634) par Adrien de Montluc. Tiré et recueilly des plus fameux Argot iers de ce temps. rampent certains mots « de la lie du peuple » comme les appelle Vaugelas (II. II.

: . s.. : . celui de matois également Artephius qui estoit un des plus grands matois de la terre (Sorel. existait. Que si l'on est curieux du langage. d'Alf. et de mille qui lisent le Piearo.. proscrit (ainsi que alléchement) par la nouvelle École (Gourn. 79). II. Mais je rappelle qu'il faudrait ajouter à la liste une bonne partie des mots déclarés vieux. qui ne s'enseigne qu'aux frères de la besasse. Racan. soit en Espagnol. 460). d'office comique burlesque 2 un mot vieux se réfugie dans les quand il n'y est pas relégué . — La^ On verra dans le Lex. 1. ce qui ne se voit pas partout. Plus tard la hiérarchie s'établira mieux. ny grand Etymologique qui en puisse venir à bout. 68).. donne à un terme.y a des termes mystérieux et des locutions de maraudailles. il y a de certains respects qui empêchent de parler de cette sorte. Toutes les actions y paroissent sans dissimulation. qui sont de vrays énigmes à qui n'a pas faict son apprentissage en gueuserie et qui entendroit ces locutions sans commentaires ringer sur le pelât. Il serait plus facile de dire quels sont les genres nobles et les genres bas. — Adv. de son chef.. les Mots déclarés bas par Allécher grammairiens : — Que leur avint-il — expression basse suivant Chevreau [Rem. et le genres bas.. Ce fait ne prouve rien. début du 1. C'est ce qui explique par endroits le « jargon » de Molière. Francion. et câbler à la bistorte ? il n'y a Calepin à dix langues. ce sont paroles de cabale. II. : / ' . Sainéan. 321 a ).. D. qui a dû considérer que c'était là un argot de fantaisie: « Il est certain que ces gens ont une secrette caballe parmy eux. on n'a pas pour cela la clef du langage particulier de la corporation. en tout cas. Il est dans Chapelain le bon homme avoit l'œil si fiché à ce que luy dictoit sa matoiserie (Guzm. Mothe (Guzm. On peut dériver sur ce nom ou sur le nom de gueux. cur. Doctr. 217. 635). et cela fait que les Histoires sont imparfaites. (Gar. par ses proscripteurs. dans les Livres sérieux. des exemples très nobles .. je m'asseure qu'il n'y en a pas quatre qui l'entendent car il. comme nous le l'avons vu.. Littré a cité le mot au xvi e siècle. 1721. Or on a rarement deux témoignages qui concordent assez pour que l'étiquette proposée soit la même. 386) matoiserie. cette classification. soit en François. 2î5). 2. Polyand. M lle de Gournay affirme que mathoiser a été inventé par les plus célèbres Courtisans (Adv... II.. certain nombre de mots et de locutions déclarés bas ou vulgaires. H. III. 200).LES MOTS « BAS » 167 On imagine bien que je ne puis pas présenter les mots rangés suivant Il faudrait pour cela accepter la qualification que ou l'autre des théoriciens. 954 . où le peut-on considérer mieux qu'ici ? Je pense que dedans ce livre on pourra trouver la langue françoise toute entière. 290 : quelque mal qui m'avienne. T en 1610. quoi qu'il en avienne {Nicom. et qui ne se disent qu'à l'oreille entre les belistres ». et que je n'ai point oublié les mots dont use le vulgaire. comme en effet l'on le doit être. Le mot est visiblement répandu.. . Sorel indique dans sa Préface d'un des livres du Francion qu'il a voulu user de toute la langue : « N*est-il pas vrai que c'est une très agréable et très utile chose que le stile Comique et Satyrique?L'on y voit toutes les choses dans leur naïveté. au lieu que. Les allechemenls de l'ambition (Aslrée. Aviser (= le apercevoir) — est bas et de la lie du peuple (Vaug. O. III.. car dans les ouvrages trop modestes l'on n'a pas la liberté de se plaire à cela » (Sorel. X).. de Corn. Garasse le dit très bien. II. l'un comme nous le verrons Je me bornerai à énumérer un ] . I. Vayer affirme que les Princes et les Princesses le disent tous les d'Alf. 125). : Malh. On ne doit pas oublier que la comédie est du nombre de ces derniers. Le plus souvent. . dans un passage qui n'a pas été étudié par M. 1700) cf.

prenez-le moy sans barguigner (Scarr. 289. Virg... — : 29 sept.. Molière le met dans bouche des paysans (D. 958). 70). ne barguigne (marchander) (Sarasin. L.168 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE — Je les avisons par le V.. Je n'en ai point marchander (II. Malherbe 1. cite Molière. mais en fait d'un mari. 303) lesque . Corn. 58)... Œuv. Malh. raison. Luc. Chevr. 76). 0. — don courent de qu'il n'ait Il est burlesque Bien point de bougie . et cependant les mignards ne refuse. Bar. 277). 1307). II. . 47).. 11... Scan. ayant Sibylle avisée (Scarr. V. 378. (lesse (avoir) — faconde parler fort rude dans les vert de ' .. 499) la ... à cause de sa bassesse. d'Alf. L'amour dans 342 : . 5). Régnier en plaisantait déjà (Tallemant. 108-109): ses yeux ardens comme un brandon 239 . 384). 1652. (Scarr.. tasche... s.. 618 Adv. cite Mol.. I. 3 juil. jours (67). Coin.. trou de la serrure (Ass. . el La Bruy. Rem. trav..). bâclé) le neuf II. Méd. De falot ni de brandon (Brébeuf. qui n'a jamais de cesse (Racan.. raient pas de l'employer (Gourn. Brandon — la nouvelle Ecole l'interdit. I. Id. II. posth.. la d'aviser Saint-Eustache (Tabarin. faut s'abstenir de tasche. posth.. cruauté du sort. Malh. CheBride (au figuré) vreau trouve que c'est une vilaine chose pour un grand Roi (Rem. s.. îss . 371 ne sont pas plus relevez ». 3" fatal : Un feu subtil s'allume.. 1662.. Malh. H. — : « J'ai vu tout le le monde » s'arrester à ce mot de besogne pour travail ou ouvrage.. 1639). 172). Burlesque (au sens de fait à la hâte. fait et broché (Loret. I. 28 janv. S. posth. vulgaire dise d'un enfant toujours en action. se est bur- : Il met sur un mont où vainement il II. I..1. I. Mais dans ces exemples.. qui.. /'/-. Let. Guzm.cad. et on 801) « trouve bas (Chapel. II. Planté sur ses orteils. d'une tranchée ouverte et d'un peu de terre remuée. la 125. par il la mesme . d'exemples dans le style relevé: Pourveu qu'il sceust surfaire ou barguigner Le mauvais payeur. Que si Besoigne dont je sers me étendue qu'ouvrage on fait scrupule de se servir de besoigne. Il il advise Ydalie au milieu de la plaine (Racan.. des dames de Paris. — Brocher au sens dee/jfncer ou faire des rature» est de la lie du peuple (Vaug. 405. L. |. cette lettre en hâte brochée — Rem. O. Balzac répond signification plus dire à la métaphoriquement en cet endroit a une ni que travail. cf. le II. et ses brandons épars Sur votre II.. 257). chercher de la besogne (Malh. Juan. Carquois — I. 403 . me présente des Heurs Racan. sur !«• Cùl.. t' quoique Vaug.95). son carquois Virg. IV. le dernier se pouvant guerre. Barguigner mot si bas et si abject que Vaugelas « se feroit un scrupule d'en user en une lettre qu'il escriroit à son fermier ». 244). cf. d'Albik. qu'il n'a point de censé »:i2.. 60) point (Chapel. XII. (Id.. 68 <'f.. — II. 9 juin 1663. Besogne I. 1. Le commun dis tatisfactions /r — façon de parler des plus basses A.. Rem.. h Balz. Virg. II. — — . On le remplace par hésiter. de juin. — Bur- lesque: portant llèelie et le carquois (Loret. toutes parts (Corn. I. proscrit par la nouvelle Ecole Gourn. 217). Vire/... Rem. de boutique et d'artisan.. Malgré cela Bary confirme la sentence de Vaugelas (Rh.. Ilistor. II. ne barguignez point tant (Th. 207^ l'art et le fruit de \a besogne (Id.. 6 : Plus il a d'ouvriers en besogne (Du Vair.] cf. à monadvis.

1337. 315). 186).. 393). Adv. que le diable m'emporte Le grand Diable d'Enfer m'emporte ! (Scarr. cerne semble. 605. 129. II. le triste Contrefaire friste. qui resta... amants. langue comique. 392). de Lalanne).. O.. I. loué. Burlesque et sa belle.. 435). et Malherbe mesme le mettoit entre les Locutions plebées » (Balzac..).LES MOTS « BAS » 169 nom régime commun des Compte la est un nom d'homme. o délice (Belis.219). des F. Cf. Coup Scudéry trouvait basse la phrase Les hommes valeureux le sont du premier coup.'ù — : (Corn. plus digne Comte. Malherbe a employé dix fois = locution faire conte de ou que (voir le Lex. cf. O. (faire) — comme populaire faire conte de plébée (Malh. fr. 145.. . o bonheur.. 272). 14). Lucain trav. Scarr. II. Corneille corrige Cotillon montrez un œil si triste.) donne aussi se proposer. 490).. 25 sept. Oudin (Curios. Mais M. On ne dit pas. 84. 604. 209) pour moy. 84) et Chapelain soutinrent l'expression. de Entaché d'un vice) mot extrêmement bas (Vaug. est dans Molière (Éc. 5). Racan bien dire le Prince du Monde le plus : digne de l'Empire. ! langue burlesque et comique 19) . 453). p. qui du malheur suis la digne victime (II. a la Adv. var. or. I.. XXXII. Le cottillon un peu retroussé (Astrée. 385). Mais moy. 4). de Vaugelas ne reçoit pas ce digne homme |dans le bel usage. Burlesque c'est un délice (Poisson. La Mothe le Vayer Le mal dont (éd. Digne le — « Le plus digne royqui soit en l'Univers.. cf. I. I. Epigr.. le vers. : — Coup de Délice fouet — paraît à Malherbe « bas et plus que plébée » (IV.. cite : — — : Fou de quai. — — — . IV. de crime entaché Burlesque 125. hommes. cet homme.. sauf celui de Jean de Schelandre. XII. n'est pas une imprécation 'de (Gourn. De même Racan : du mortels 250). 326). L'A. 69). L. Scudéry trouve bas ce vers Je veux que ce combat également (Corn. Demeurer pour certain demeure pour certain. XII. mais on peut le plus digne d'estre un digne homme. Entretiens.. 1657. : Loret. : bonne maison Comparez dans la (Gombauld. 5) et à ce propos Livet donné des exemples. 546). I.... Virg. refuse d'accepter cette opinion (Corn. II. en noir cotillon (St -Amant. cf. — — — : . 161 Scarr. II.... Le Peuple dit neantmoins c'est : Empaulmer (un Il homme) — Ils est condamné à tort par la nouvelle Ecole (Gourn.. I.. un exemple de Rotrou à la rime Je vous retrouve enfin. 352). est une façon de parler très basse (Vaug.. 1655.. 460). Corn. III. Corneille a changé : Diable — le diable m'emporte. L. (II. Virg.. au singulier.. 390. qui suis de crimes entaché (Id. cf. Adv. II. — l'A. au mot diable 5° cite Molière. 53). sont tous. porterons-nous nostre argent à leur escole pour apprendre à dire une Juppé de femme en lieu de cotillon'l (Gourn. je suis entaché (Racan. Etre plus que suffisant XII.. Cid. 458 . II.. le plus digne Marquis qui soit au Monde. Corneille a gardé le vers. I. — façon de parler basse et populaire (Scudéry d. 489). OEuv. Scudéry veut : feignez d'être trouve ce mot de contrefaites trop bas pour la poésie (Corn. XII.. Brébeuf.

280 . VII . . il est plus noble que I»' mol un prince fortuné. mes yeux fondez-vous en eau. etc. 243) sur les traits de \aface(Espad. Dupleix au contraire défend le motiLio. le I. — la Courtisan parfait. — n'est pas du beau style (Vaug. Fausse tresse — — bas et populaire (Malh.. L'Académie refusa de condamnei l'expression 'Corn. est dans Régnier. il est bas. soutenir. l'histoire lle Face de ce mot est presque aussi étrange que celle de poitrine. cf. s. Rem. 1. la face de Dieu. Il de Gournay. XII.>3 . d'Alfa III. Alcime. 106\ Après cette date il devient rare Corneille ne l'emploie au sens de visage que dans ses premières pièces un fantôme pareil et de taille et de face (II. I. Je ne tiens pas compte des expressions mises à part par Vaugelas face à face. Vaugelas n'ose pas dire « la raison ridicule et extravagante » qui le fait rejeter. reprocher en face et de la formule religieuse. M lle de Gournay .. fr. 433). cf. 9). de La Mothe \ Mais l'usage Gagner au pied basel populaire Malh. C'est donc probablement à Malherbe et à son école que remonte cette bizarre proscription. 403.170 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Être pour niais — M dans le sens de courir fortune. 44 et 130 Saraest encore chez Pascal les grands et les petits ont mesmes cf.. d'un favori. II. Et Bary est de son avis (Rhet. Il sin. laquelle il montra assez vénérable (Hist. 591). résister. I.. Méd.. Avant 4630. I. 27). Sixnouv.ms 175). H.. façon de parler tres-françoise.ïPolyand. fortuné (II.). Chevreau. IV. — : : .. 638). François... mesmes fascheries et mesmes passions Il (Pens. face est commun: Les trente mille avoyentostél'airà vos/aces(d'Aubigné. à . W)3 .. 492).. . 492). IV. 387. Néanmoins il conseille de s'en abstenir cf. (I. de Marcheville pour le supplier d'en conférer avec le premier vizir. 451)... ayant à parler tromperie et de la fallace (Chapel. . . vivre avec d'Ouville.. 2). sat. Mais Vaugelas de fortuné au sens de malheureux IV.. 228 70). Set. 230. Fallace — peu de courtisan (Malh.126 rie. ajoute Quand fortuné signifie heureux...303) jejetteroisvostre vergogne sur vostre face (Camus. L'Issue aux Censeurs (586) confirme ce témoignage... Y.. comme 1<- ce pam I re . rie (Sore\. II. dit . le défend 48) (0.. Dans le Rôle des présentations il est résolu qu'il « sera escrit était. 7>a</. Guzm. H. 1644. 4285 cf. 380).. La signification de malheureux. regarder. I.. 550. : accidents.. Imit. Merv.Lal. basse (Vaug. de Nat. L. ( . — M. Quand lui. Antig. Mais <\'heureux et n'est pas tanl du langage familier — : Malherbe blâmait fortuner dans ne parlai! pas i< * * » i . 134). Bile prinl la fuitte <t . si tous ses appas sont encore en sa face (Malh. adm. 36) sur la face de Leocadie (d'Audig. . : <l. la face ouverte et nullement émue Rotrou.. Se fondre eneau pleurez. (0. VIII. pour tascher de savoir si le Grand Turc se le veut approprier privativement » (V. Contes. Faux jaloux Finalement plébée (Id. 91) la face doucement riante (R. 59) avec la face descouverte. 437). 29). Malh. 616. id. IV.. 938 Adv. — Scudéry cl trouvait bas dans Le vers 799 du Cid : pleurez. ... I. Ce n'était pas l'opinion approuva Vaugelas. 1. refusé du nouveau jargon parce qu'on parle de la face du grand Turc. — Estant dans cette faschequelque fasche. — : Fascherie — 190. IV. Fortuné il Le sens de rendre heureux. L. 340. ib.

379)... Vaugelas n'est guère plus favorable à gracieux. L......LES MOTS « BAS » 171 gaigna au pied (Caq.Yi) — *Nic. I. 286). 6 sept.. — employé par les plus honnêtes gens (Gourn.. Je n'ai comme que des exemples du style familier ou comique. Me/fait — blâmé par Chevreau {Rem. d'Alf. Id. de Cour. Scarr. 336) . Quand blant d'ahaner. Mettre bon ordre Sat.. m'amour) sont tous comiques et famiin amie — Patru trouve cela même liers 1 . .. ib. et C. qui est aussi défendu par La Mothe le Vayer. Cliton. Gîte comme en poésie (Gourn. grommeler sa conscience (Brébeuf. 43). Cotgr. ib.. mettre bon ordre tout (Th. : dans Régnier.. Mettre (ne mettre guère =z ne pas être longtemps) Vaugelas ne voudrait pas employer même C'est une phrase que en parlant. Adv. et burlesque cf. Nymphes Comique III. 1. Virg. : L. II.. Corn. sous prétexte qu'on dit gîte cite Molière. Richeletconsidère méfaire et méfait comme des mots usés. II. Les exemples réunis par Livet (Lex. II. Benssorade. 4). S'ils gromellent quelque impieté (Gar. . . 8). 506. Je n'ai point d'exemple à ajouter à celui de Molière (Av.. 465). II. III. — 4635. s. — : Geindre — n'est pas à fuir vieux etOudin le marque d'une f. II. Il Mon. gagne au pied le timide lièvre (Scarr. I. lui .. Lutr. Contesté par La Mothele Vayer (83). 502 Adv... 142)... VI... Rech. 260). 135. Cur. V H. 327. Adv. 27 j.. 635).. par double diminutif de m'amj/e (Gourn. Oud.. I. 325).. usât. On à le retrouve chez les comiques Tu me verras. IV. Am. Malgracieux est bas (Vaug. Monet le considère ils ahanent ou font sem- — — Morgues ne voulait pas qu'on en . 153. I. elle fut au gîte. A l'approche des amis. 15 mars 1659). Id. 116) Tout bas le drille grommelle (Id. Ce sont des termes de petits bourgeois. Grommeler — proscrit par . X. I. Oud. de B.. 954. A. Corn.. 489. (Gourn. cf. 954) cf. Luc. en parlant d'une lamentation des cite Despréaux. ne se disent qu'en termes de caresses (Vaug.. Adv.. cf.. 256). X. 241). Virg. Lum. de l'Ace. Hurler — proscrit par la nouvelle École. 334... 2 nov. on ne dit m'amie qu'aux servantes.. II. de Mol.. OEuv. 21 avril 1652.. Am.. la nouvelle École (O. OEuv. 144). II. trav. Poêle. nov.. est — lâche et populaire (Malh. cf. je les oy geindre (Malh. — fi 1660). O. Plus tard Mendoce gagne au pied de peur qu'on ne l'accuse (Montfleury. A... Mymy La Cour nous a forgé une mymy de la coiffe mignarde des Dames du Cours.397)... 306). 281 cf. Mâchonner 328). car des femmes de la — 1. L. 32.. 216). mie.. 222. Les masques et les mimis Se donnent à la soubrette (Promen. 48. I. — M\imour. Loret.. Coméd. — je hurlois avec ces loups (Chapel. O... Scarr. Doct. 1). à la mode. à la mode. Vers où sera mon dernier giste (Scarr. du Cours.. 1653. Ailleurs. Malh. II. .. Guzm. de lièvre (Dupl. à Moret (Loret.. 802.. O. 1658) au Louvre il prendra son gîte (Id. gagnons au pied (Th.. Virg. cité par Littré. bien vieux et bien enfantin. IV. De faire un mauvais giste (Airs et Vaud. sauf dans le burlesque (Scarr.. Ouïr. 10).

<l? Rond. Cour ne pouvaient souffrir de l'entendre dire à certaines femmes de 171). 208 Le tintamarre de la nuée {R. IV. 1631. En ces II). 1652). doublé. 194). : L'estrange bruict et les grands tinta/narres (Purg. des Prison.. n'est pas de bonne II. aussi plus endurer le tinlainare [Plais.. 83). bouf. de Cour. Adv. Livet. 11. Ree. Clarice m'a fait pièce et je l'ai su connoître (Corn.172 HISTOIRE DE LA LANGUE FKANÇAISE la ville (II. 404 : cf. Richer.1 cf. I. 382). IW9. 28 déc. : II. est du plus bas usage (Vaug. — Plus 115) tous ces muguets qui vous veulent attraire (Sarasin. 98).— est du style bas (Vaug\. Servage reste usuel Malh.. 381). cas (Adv.. II. pact. 403. tard aux entretiens de ces doctes muguets (Montfleury. 46). et 369). Malleville. Pascal et de Bossuet. nous sommes bien aises de lui faire pièce (Id. — : Tintamarre Adv.. secourir) — comme on Vayer le dit à Paris. Corn. Dupe de .. des Filles.. Dupleix sou- tient cette locution (Liberté.. muguets (Th. peste soit de. IX. ne pouvant II. 1651 .. Coureur de nuict. ib. Virg. I. de Cour. Il . Merv. 29) . 2. de 3 bourg.. IV. de Cig. I. cf.. et fait toujours pièces nouvelles (Loret. II. dans le burlesque.. La Mothe le est d'un avis contraire (42). un tintamarre espouyentable Gombauld.. a rapporté de nombreux exemples (Lex. (= soigner. II.. fairepièce — Vaugelas trouve . D... 237) . V. maison (Gourn. quel desordre. 31) . Il est Chapelain et La Mothe le Vayer (51) ne partageaient pas cette opinion. L.//. François. il fait pièce nouvelle. Gai. peut avoir lieu aux satires et comédies (Malh.. de Mol. 11. Contes.. 114).... Pétulance qui cite — M lle comprend Maucroix. 26 nov... 588 par un merveilleux tintamarre (Merc. VIII. Couru. I. Épigr. de Fr. 445) vous avez fait pièce à nostre bonne mère Sorel. 413. la On trouve divers jurons avec ce mot. III. 637) <. 11) 1 . I. 259). particulièrement O. Corn. employé par les mignardes. Et bien loin d'imiter mille jeunes . 427. Dupleix l'esti- mait fort bonne (Liberté. Ec. 393). II..>. déplaisait à Malherbe (IV. 245).. Ov. — la peste m'étouffe. I... ls:{ . (Th. II. Chapel. écoutons (Id. Ib. Adv. M Ue de Gournay ajoute que ser: vant est dans le Solliciter même 129). cf. Et luy faire pièce pour rire (Scarr. IV. à propos d'un vers de Y Etourdi.. et Vaud. Toutefois — mot de comédie ou de satire (Malh. Polyand. Taxer (=z blâmer) — n'est plus reçu dans le beau langage (Vaug.. Muguet II. Gourn. Pièce. quel tintamare I (Airs i. très commun ces méchans dont l'insolence Taxe nos plus justes désirs (Hacan. le tintamarre de ses roues . 403). — On verra dans Littré des exemples de la IV.. 326 — (Ma femme) entre les mains de ce jeune muguet (d'Ouville.. 98. 794). 677). Peste cf. 464). t ~ù)\ r(. — bas et plébée.. 790. Serf [— serviteur) en termes d'amour je suis serf de Madame. /'<< . de A'. OEuv. : masse des exemples appartient au genre comique Ruses perplexitez et premiers tintamarres (A'//'. it<.. VII.. 229) . 354). la peste soit la sotte 2). l'insolence et l'impudence de Gournay se demande comment on remplacerait ce mot ensemble (O. L.. 430).. B. Adv. Pouvoir (il y peut == il y tient. la locution basse (I.. Id.. peste de (Airs et Vaud. soi-même. cf. IV.. 605.

à Balzac. 2). des tonneaux d'amertume. IV.. en etfet ses C'est parce qu'elles sont basses qu'on abandonne des images telles que bâillonner (Malh.. Traits moins encore pour toutes ses troupes fVaug. 226. Polyand. L. pour se troquer avec un Prince (Maynard. 397. ne faudroit que regarder sa trogne (Gar.. ne doit jamais être 467. d'Alf. passer l'éponge. etc. 122). pleurerie. puis qui disparaissent des œuvres sérieuses et du style noble '. Troquer que je trine) — fais (Chapel. Trogne — des plus hautes et polies dames de la Cour appelloient n'agueres leur trongnette une fort belle peincture de jeune fille. au lieu de ce commerce que je troque. Virg. II. M.. 173 Guzm. il ne faut point s'en tenir aux maigres listes que je viens de donner. comme son espée — c'est le peuple qui dit ainsi (Chevr. 9 .. 448. innombrables dans Loret.. Colletet. etc. efîo. 84). ni — 28°. Livet. 0.. Ex. Guzm. dont on rencontre encore un exemple chez Godeau. raillerie qui II.. posth. 175 et St. I.. XII. Tympaniser — mot de matière sérieuse (Vaug. Rem. Il I. 507.. Elles doivent servir plutôt à caractériser l'esprit puriste qu'à mesurer les ravages qu'il a est faits. je le veux bien (Bens. cite le passage célèbre des Pensées de Pascal.. 281). 67). t 20. Je n'ai voulu dans ces listes faire entrer que des mots dont nous savons par des textes précis qu'on de les rejeter dans le rejetés. Amant.. repousse cette censure. Reprend ta trogne rubiconde (Rec.. — Amant. tous ses domestiques. 257). logée en leur cabinet où je trouvay (Gourn.. non moins décisive. cf. 1640)..288). : I. débraillé. Rejeter un mot de son œuvre une autre façon. cf. Doctr. 244). 1639. y. faire la sourde oreille. 104. 276. 454). OEuv. 1.. Mais presque tous les exemples appartiennent au style fami- me lier et Cur. Aussi qu'il s'agisse des mots déshonnêtes ou des mots bas. d'une joviale trongne (St. Chapel. 459).\. Let. d'Alf. les a s. mais est de la lie du peuple : il fit avan- cer tout son monde. gagner au pied (cf.. serade. Virg. II. Et tous en différentes trognes (Scarr... Doctr. Tout son monde — se dit en parlant. OEuv. Mais l'Académie [ib. Scarr... Juv. III. tous pris au style familier et comique. 769). je dirais que j'exerce ou Pour la troquer (sa doc- — contre quelque bon repas (Sorel. Voir L. Rond. : maux . escarhouiller. 1646..). amour t94) Scudéry le trouve bas dans ce vers de Corneille aux traits de ton de ton desespoir (Çid. être sur des épines. Rem. Molière. II. II...323-324). Le mot est resté tout à fait classique.. 221) Troquons. Mais on détourné sans en rien dire de bien d'autres: dabo. a cité Vaillant employé en une dans son Lexique de des exemples... chez Chapelain ou chez Corneille. 956. 440. ne serait pas souffert dans le style noble pour dire. Corn. III. tirailler le cœur. 1. 28 déc. cf. démarrer. de le condamner.LES MOTS « BAS » I. burlesque. 328). Adv. 29.. Cyrano le met dans la bouche de Gareau (Péd. ou qu'on a tenté s'est langage vulgaire. 329). burl.. I.

être bien léanl • : (habit qui va bien). parmi d'innombrables exemples du quibus de la quincaille un chinfrencau (coup sur la tête) : . (de l'argent) . n/fiquets. se remplumer (redevenir riche) se requinquer (se dit des personnes vieilles qui se parent et taper . tapotter . uval leur de pois OTM. Oudin trantran (ce mot est du touin .). .iller pour < cslre bien séant 06 rabat l'expression >ans l. Dès l'abord. Par exemple sont donnés par Oudin et condamnés dans Richelet mijaurée / ifiienotte . Mais Kiehelel eite ul-aire .) tape . prendre.). Rich. sabbat (bruit) sac à vin . tarabuster toupier (tourner de côté et d'autre. en tapinois. porter une dent. se tenir sur son quant à moi . puriste. vulg. faudrait donc pour se faire une idée de la tude de termes qui sentent puis les comparer. vulg. nez (c'est faire le manquer à sa parole. nvulhure.tf. — . salé (vendre bien salé. d'utilei indications. Plus nombreux sont encore les mots populaires que mentionne Oudin et qu'ignore Richelet. vulg. et il signifie la manière ordinaire de faire : . avec peine et par secousses) je .) tabuler (tourmenter). vous promets que cela est ainsi (je vous asseure. tenir le haut du pavé. dauber . vulg.) se mettre en quatre . tacet / laver la tête . sobriquet (« un burlesque. 'Mer. . u/J'res.174 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE masse des termes qui sont exclus de la langue littéraire. ne pas tenir ce qu'on avoit promis) . donner une talemouse un soufflet. vulg.i e< . rembarrer . faire le sibilot (le badin.idtinner. L<-v Recherche! donneraient d'abord étoile. Oudin ilonue eu outre comme M bien. être a quia . de guingois (d'une manière mals'ajustent proprement) rondement (aller rondepropre. gagner le taillis . rées selon sa coustume. tor- s'en va sans . taner (mot . mal arrangée. i. beaucoup sont vulgaires \ s. à des lexiques complets d'écrivains. tout de travers) ment en besogne). cahin-caha (vulgaire. vulg.i<lvis. Le bouffon. faire un beau service vulg. enfiler la venelle.) saligaud des siennes (faire des actions inconsidé. c'est-à-dire presque tous. Citons. quand nous en aurons.) (beaucoup de bruit. faire rafle . un lexique de comme Richelet.mlainner. Veschapper belle . vulg. . : le . car : parmi .iner.in<je de grève.) . soldeur (une peur subite. baptisé (vin) . saigner du dire) 2 . chanter pouilles . . aller (le commerce ne va pas. le résultat est frappant. comme les Curiositez françoiscs d'A. travailler lentement. avoir rosty lr balay . se mettre. il m'est etc. bien chéri (adj. — cela . . . touillant (un bon compagnon) petit peuple de Paris. se mordre les pouces. une chose) ticolis . parcourir un vaste recueil. vulgaire « tourmenter») . . courir la prétentaine . les mots marqués d'une S. soit à soit le vulgaire. rastelier (les dents faire i . détaler . Oudin et y relever la multiIl 1 . . . tinsurnom de raillerie ».

— : . il existe un vaste matériel linguistique. enfariné. faire hau le gigot. Un homme ivre est bridé de vin. . vulg. pendre les jambes à son col. gaigner le taillis . gaigner la coline. Il peut être. « BAS » 175 temps (il est usé. on se peint. de qui Yhumeur s'esgoutte Par les trous d'un panier à terre goûte à goûte. jetter les jambes à son col . on s'imprime. saoul. gaigner au pied. vulg. . Nous axons relevé dans Oudin les équivalents de boive. enfiler la venelle. trousser un verre de vin. lever le piquet se remuer d'un lieu sonner la retraite: montrer les talons . plier son paquet . Voici maintenant les diverses façons de traduire s'enfuir arpenter. . ce comparer des vocabulaires d'auteurs successifs. Leur faisant distiller humeur de leurs cerveaux. 141. faire un peigne . on s'enlumine.alors Jupiter du traict de sa tempeste Aux Géants aveuglez escarboùilla /' la teste. siffler . : .) prendre par la bouche : rincer le godet . au bourrabaquin. on s'emburelucoque. desloger sans trompette. on se gaste de vin. vuider le pays . par la bouche et par les deux naseaux Comme un fromage mol. vulg. imprimé. gaigner les champs. coiffé. On se rappelle le passage si caractéristique cité par Marty-Laveaux : : . chargé. Pour s enivrer on se bride. charogne. prendre les jambes à son col . gaigner la porte . il n'y a guère de changements essentiels. rend tripes et boyaux. on coiffe Roline. trogne. gaigner la guérite. car elle a quelque chose d'arbitraire. Par les yeux. un tour de reins un effort. Jusqu'à la fin du xvi e siècle. prendre patience (boire du vin les bonnes femmes appellent ainsi le vin. plier bagage . le temps . tirer pais . et depuis longtemps. se sauver par les marets . le godet. On retrouverait dans les poètes les mots les plus hardis de Ronsard boyau. churlupper entonner: souffler. on se prend de vin. jouer des talons . vuider. lire du cœur. souffler h l'encensoir. desloger. . abbreuver le mors . Il rend. jouer du manicordion à double semelle. faire Jacques Desloges. trousser bagage.) . wn e Deux exemples feront saisir toute la riehesse de cette langue populaire du siècle. rend compte. elle montrerait que d'une manière bien puriste. gaigner pays : gaigner le haut. De ce qu'un mot d'Oudin ne sera pas dans Corneille. trousser son paquet . si rigoureuse quelle paraisse. Les voici chin: quer. on fesse ses poules. rejeté de la langue écrite et et littéraire. hausser le coude. VI. plein. Elle prouverait qu'à côté de la langue officielle. enluminé. La comparaison du lexique le de Corneille de celui de Scarron pécherait par ne même défaut.. appelle huet. rond. le cul.) 1. renonce à la triomphe.LES MOTS cet habit a fait son *. il ne s'ensuivra pas qu'il est écarté par Corneille. incertaine le développement du goût Ce qui donnerait serait peut-être de l'idée la plus juste de l'épuration pratiquée. on se saoule. le gobelet. arrouser le porte-mors . panse. jette du cœur. déboit. rend gorge. croquer la pie : envoyer au pays bas fleuler pour le bourgeois . tirer ses chausses. devra être maniée avec précaution. plier ses chemises . jette des fusées. trousser ses quilles. faire hault le corps. escorche le renard.. trinquer. en mettre un en prison. on deschausse Bertrand. faire un prisonnier. on charge. on se coiffe.) Mais cette méthode. s ils existaient. pion. on met de la paille dans ses souliers. : (Ronsard. se laver les tripes : plier le coude .

mais d'un autre Dans la tragédie.. l amour et se faire les de cire ou de plâtre 61. 87. dont les tableaux vigoureux et les apostrophes virulentes empruntent à notre lexique tout ce qu'il peut fournir de mots violents et d'i- mages noblit. et l'une et l'autre vit Tout heur chez soy loger. Monfuron parlent désorle . saisit le cimeterre. C'est une tradition qui va bientôt se perdant. Trouve non Holoferne. quand les rides auront coupé son front. L'ode d'abord. style. et Les etfomacht crus. a trempé de sang. Néron et Viiel gouvernée.. KL dés que L'autre encor à la gueule adonnée. qui les cuits naveaux servoient d'exquis délices Et que le seul cresson à la Perse servit De délicat repas. III l. Bagos oyant Puis là le cri cTIsaac se renforcer.176 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Du Bartas n'écrit point d'un autre style Sa prière achevée. et II. VI. v)u'cn un conflit gaignésur Pyrrhe ou Mithridat. cf.toute la terre. et les mets supeillus Rendent Les esprits lourds. Tant que Rome eut pour Chefs les Cures. ains sa charongne pasle (98 la dedans entré. Qui. s'enIl faut un Théophile pour parler où elle à une coquette de casser ses pots de terre renfermait ses onguents. et puis tout S'approchant du chalii. ib. truculentes. elle oit : soudain comment bellement Vyvrongne Prince ron/le. 95. Nature vit de peu. les Fabrice-. : Se prend à coups de pied contre l'huis enfoncer couche sale. ronfler Cf. Ju<l. et lui dire que plus tard seulement.. Mais dés que ceste-ci apprit des successeurs A : De Nine Assyrien les sucrées douceurs. 92. ... (Escos. pour marquer la fragilité de la pauvre nature humaine : La vie est un air chaud Qu'un pépin de raisin peut soudain estouffer. Et il y a bien d'autres vulgarités dans l'épopée de d'Aubigné. dessous ' Montchrestien dira aussi tout simplement. I. cruel. 209). ( Toutes deux justement se virent sa< Des nations jadis par elles outragées. Hardy est à peu près employer des mots tels que abruti [Mar.. et redoutée en guerre De trophées remplit presque toute la terra. elle pourra encore excroquer (II. Les Colomby. dernier qui ose 455). Fut par Galbe. Cerchant non moindre gloire en un prodigue niai.s.

Ce n'est point là encore le fade et du chanvre me Deshouincolore lexique de M lières. Préf. Arnould mots techniques. Rigal. égaiL escalier. et j'y en ay mesmes Hardy. III. en parlant des débris affreux des cadavres (liv. ay Un autre a émondé Plaute « J'y gardé plusieurs façons de parler proverbiales. Racan. Cependant le mouvement est en somme assez lent. et mêle à ses périphrases pas mal de mots propres: Voici par exemple un crocodile « qui traisne De son ventre pendant la sanguinaire masse » : D'un double rang. a eu raison de montrer que les les M.LES MOTS « RAS » 177 On ne verra plus sur la scène une héroïne mâtin carnassier (Mar. Lemoyne non plus. et de déplorables exemples. 1653. 253)1. III. Chapelain n'est pas encore partout vraiment noble. p. IV. descendre jusqu'au Clovis de Desmarets (1657). Alex. qu'il « a un peu les biaisé le sens pour n'offencer pas oreilles chastes » : [Les Sat. (liv. Il peint sinon les hommes. du moins les animaux de couleurs assez vives. De membres Il écrasez et d'entrailles crevées. 2. Son Saint-Louis renferme bien des hardiesses. 46). coupeau. 33. Je dirai même chose des genres que Racan a cultivés. Histoire de la Langue française. 191) : Et ce débris sanglant de testes enlevées. pour trouver mot vague et la périphrase continuelle. les intestins : autour de lui pourrissent. I. dans sa gorge expirans os.. Toutefois on a donné déjà à l'âge suivant de bien mauvaises doctrines. p. Sur les restes des morts. II. 662. lèvres paysannes. appeler son mari ou un héros apostropher une femme du nom de paillarde (Mél. (Didon. Le sang frais en tout temps coule par sa demeure Sa mâchoire écumante en dégoutte à toute heure. Le traducteur de Juvénal déclare et la force des paroles. Le P. 12 . Les textes même des anciens poètes n'ont plus paru inviolables. le faut. Arnould. gagnage. pelu. 2. 11 . XV. de Juvén. 419). qui circulent surne l'ont pas effrayé teiller : tout sur écarer. : De Les ses ongles ouverts. cf. Cf. 1 II. 415. il ronge les mourans. 1.. Dans l'épopée. il n'a pas peur d'écrire. Et deux enfans par jour à son ventre destine . on l'a vu. I. outiron. de dents sa gueule estoit ferrée il . 617. 1 . . on les a mis au goût du jour.) Ailleurs.). IV..

39. on assistera à la métamorphose de langue oratoire. encore p. 18. l<>. qui donnerait du dégoût aux Esprits les plus médiocres. Cf.178 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE employé quelques-unes de triviales. 1658. p. Les mots déshonnêtes abondent au début du siècle dans les Sermons de C'est vomir contre le Ciel un crachat. ">8. prononcés de 1625 à 1660. GEuvrtt oratoires de liossuei. qui ne se purifie. in-S. IV. Sermon de ta spiritualité <!<• lame.. 1629. par (i. p. t. encore p. 64 CoefTeteau. I. liers. 1697. nomme par son nom un bout de chandelle. IX. étl de Paris. n'amasse que de Y ordure. montrait Jésus. Des prédicateurs du X VII' tiède avant Bossuet. pour monter sur la montagne : de l'Oraison « 1 .. Le P. etc. du ménage. Tableau d€9 âffèctioTU humaines. Lebarq. Cf. sol- Les Sermonsde Camus. le Vendredi Saint. au milieu des p. 2. le sel. 1618. Un sermon osait encore peindre le '. 67. > Coeffeteau use de termes d'un réalisme puissant Cet homme. au milieu des exhalaisons infectes qui sortaient de la graisse de son corps rôti Mais bientôt on le verra corriger et épurer son langage. 209. Cf. il parle du marché. On raillera plus tard le petit P. conseille aux fidèles de ruminer ses paroles Et les comparaisons familières du Père André sont restées célèbres. 23. : Le christianisme. considérer un les genre. l'éloquence de la chaire. macérations et est comme une grande les salade les nations en sont les herbes. les Y huile.. Didier.. comme le second Panégyrique de saint Gorgon. 199. mais non pas dans cette bassesse infâme. . 63. . qui retombe sur le nez de celuy qui l'y lance. martyr sur un gril de pour 1. . en 1660. 1863.p. André de son réalisme. des yeux chassieux et des oreilles » Dans ses Sermons. 291-293.159. [... Jacquincl. à barbe rebourse et . Voir aussi t. 167. : le vinaigre. Préface). Le Jeune peint familièrement la vie du paysan. I. Paris. Guère t. et qui ne seroit capable de plaire qu'aux Ames les plus viles » [Les Comédies de Plaute. La Guerre des Auteurs Anciens et Modernes. Ce sont les Il rosses qui ne vont qu'à force de coups de gaulle ou d'esperon. L'heure des belles Il infidèles a sonné. déclarait-il. Dans ses preil miers sermons.34. 16.>. ma lie (lire: matte). p. . Vous le recognoistrez entre mille à une une main sèche crasseuses 2 et sale et qui sent toujours la sueur des linceuls . éd. les bons Pères Jésuites la » A l'extrémité de la période qui nous occupe. p. à l'échelle de Jacob. fer. qui n'est point échelle de chêne ou de hêtre. P. avec Bossuet. 578. IG(i«». li». 3. Il comparait la charité 15 . faut deschausser ses sou- comme Moyse. i. 11 sulïit de pour suivre exigences réalistes : ou Camus « croissantes du purisme. Lejeune. p. Iiv. n'est pas jusqu'à seul la prose. le P. mais dont « le premier échelon est hareng. quand je m'y suis trouvé obligé. le second morue. docteurs 4 .

Œuv.LES MOTS dats. Ainsi Avoisiner. ira jusqu'à poser en doctrine que certains mots sont « tabou ». cit. 1650. 374-375. St. I. : : .. soutenu comme bon en vers et en prose par La Mothe le Vayer (69). p. de Bossuet. 268. 1660. 2. tout à fait commun chez Loret. 150. 416.. p. 337..) Dupleix l'accepteimplicitement (237). prononcée devant la Cour. encore usité par Malherbe. cit. Bernard. et se trouve profané quand on en use pour désigner le supplice des infidèles. . par bienséance. p. cit.. Maint pourrait peut-être être employé dans un poème héroïque et encore bien rarement (Vaug. orat. 1. Pour fors. est remplacé. La vaine gloire ressemble à une femme qui se prostitue à tous les passants. p. 1 er oct. mot ancien. III. t. cette opinion est contestée par La Mothe le Vayer (71) et Dupleix (279). en 1666. éd. 1660. I. d'un carême. approuvé par Patru. 4.. II. III. Face peut être conservé dans face de Nostre Seigneur (Vaug. 5\ Je ne dois pas oublier de dire que Vaugelas considère au contraire comme appartenant à la poésie ou aux genres très élevés un certain nombre de mots. 1652. ainsi croix. I.. aux crachats de cette canaille fera : la même ! phrase. p. Var. ce violent. 192). cit.. 304. discuté par Dupleix. Dupleix le croit très mauvais.. troupe furieuse la Il en est de même des autres termes que réprouve Ordure employé le troisième dimanche le cinquième dimanche. approuvé par Patru. Le vouloir employé par ceux qui excellent en poésie (Vaug. éd. Quantesfois a très bonne grâce et il est très commode en vers. rare au xvn e ). la « vaine gloire » n'est plus « une femme qui se prostitue ». '. . maintefois. Discord. qui s'abandonne. De l'Estang. délicatesse du siècle. III.224. mais « qui s abandonne » à tous les passants 3 Il n'est pas jusqu'au prince d'Aquitaine qui. simplement violent \ Bossuet garde désormais sa simplicité et son parler franc pour les cas où il ne parle pas devant les gens du monde. Et il recommande à l'admiration l'habileté de celui qui le traduit par potence ou gibet (Trad. I. voir à la Morphologie.. éd. présentant sa face. qui est un mot honorable pour les chrétiens. 3. ib. II. 29 sept. Prostituer n'est condamné par personne. 322. on remarquera que plusieurs de ceux-là sont déclarés bas dans le style ordinaire. t.. mais qui ne vaut rien en prose (Vaug. tout à fait gascon. II.. Carême des Minimes. même chez Malherbe (495). 252) défendu bien mollement par Dupleix. 234. 131-132). 451). « BAS » 179 droite et immobile. 11. lui présenter son visage à toutes les indignités dont s'avise une . p. t. Futur est du Palais cependant les poètes s'en servent magnifiquement (Vaug. d'abord enragé 4 ne devienne. « il y a des poètes qui ne s'en voudroient point servir »(Vaug\. . etc. dans Y Art de régner de Gillet de la Tessonnerie. Témoin cet enragé prince d'Aquitaine. discord estdans Racan. . mais pas un de nos Poètes n'en voudroit user aujourd'hui (Vaug. t. I. 410 r mot du xvi e siècle. 32. . lui. par infamies A cinq ans d'intervalle. éd. : Vulg. 88. 1646. 134. II. 1645.214). 1653. Maynard. Sermon sur i honneur du monde. 167). Futur est en effet chez tous les classiques. 1665.

niais en soutenant que les dialectes ne pouvaient être « en usage es Kslats monarchiques. ><.. on n'accable leur accent et leur parler '. 93). ch. Des Gascons venus à la suite de Henri IV emplissent la capitale mais ils l'infestent. I . par personne. un langage inouy Et. comme d'une tache.ne recevoir plus la jeunesse hardie A faire ainsi des mots nouveaux à l'estourdie. veut que le futur poète apprenne L'idiome Norman. Du Perron. . ». . Désormais. et il n'est pas de railleries dont.. nouvelle..ill. L'âge précédent avait la au profit du parler de Paris. Amenant de Gascongne ou de Languedouy.CHAPITRE V LES MOTS DIALECTAUX Je crois avoir montré que ridée de faire une langue commune siècle. il par une combinaison de dialectes n'avait jamais été vraiment adoptée. 1. le Picard. !>07 et suiv.. Vauquelin de Fresnaye. v. donnait une justification politique a cette forme du purisme. la vie littéraire. ne sert que d'une moquerie ilh.. frein :>'J . cf.. faire fait comme un Du Monin. si l'on en croit le Perroniana (p. poét. D'Albigeois. l'Angevin. si peu personnel. en affirmant que non seulement c'était à Paris que se trouvait tout ce qu'il y a de politesse dans le Royaume. Le François. : une parlerie Qui. mais seulement es estats populaires et aristocratiques i. concentrera comme Paris. 254 La Reine Marguerite écril m Ruelle mal Bêtortie en gascon ih.ircni. ni mise en pratique. 361-2). l'unité de et à langue. A la fin du xvi p n'est même plus question de mêler intentionnellement au fonds la : français des éléments dialectaux. les dialectes vaincus vont être méprisés. Tourangeau (A. sur La il>. ainsi que la vie politique. C'est la tradition. se on se gardera de tout provincialisme. Soit ! le poli le Manceau. : 1 set Us . de Provence. Voir ce que Tallemanl <lii du maréchal de Roquelaure l. : Mais ailleurs il revient aux idées de son temps qui sont de . depuis d'Aubigné. II.

cela vous plait à dire. p. 405). t. Bretons. Dans ce même recueil Glaude men p. lui dit le païsan. 15). et introduisent à tout coup des termes Gascons. il lui répéta ces mêmes mots quatre ou cinq fois. poursuivit le villageois car ma couraine m'a dit. mais je ne vous avisy point et si toute la nuit je n'ai fait que songer de vous. C'est à cause de vous que j'ai mis une aiguillette de var de mai* à mon chapeau. 159. que c'est une couleur que vous aimez tant. il se vantait d'avoir dégasconné cour (voir XX. : : : . je vous entends bien. ma mère. Je ne suis pas sourde. Ho bien. inventent a tout propos du tout Maca- estranges et barbares. par le sangoi. que vous en avez usé trois cotillons. Hen ma mère m'a parlé de vous et voyant qu'elle ne lui répondoit. une autre. Il n'y a plus guère M Vandosmois 489). revenant toujours à ses moutons. Mais il est exact qu'il fut parmi les proscripteurs acharnés des mots et des tours qui ne sentaient point exclusivement le dialecte du Louvre. Encore accorde-t-elle que l'écrivain ne doit pas être « le Poète Angevin. 1251. un sonnet en Angevin C'est un dangeleu mau que le mau de l'amour. M. comme Sorel dans Francion -. « Par usage nous appelions Gascon tout ce qui n'est pas purement François et qui du barbarisme. à son ordinaire. 368.. j'ai voulu gager plus de cent fois contre mon biau frère Michaut Croupière. s'attribuait donc. C'est que vous vous mocquez. 328. Je croy de pouvoir faire cecy Il sortit de son doigt une bague: Use prit garde décela Il marcha un peu plus en là (Sorel. reprit-il. en y faisant un trop long séjour » (I. a : : ! . et en doux maintien. 574). Balzac a peur ne fait Au temps plus question. 111. 2.. Rem. tant je suis votre serviteur par la vertigué. il y a une lettre en langage normand. Bourguignons. ouy bien de Vaugelas.. Diss. p. Désormais. reprit la servante.. 13). Ce dernier jour en allant aux vignes je me détourni. Provençaux.. charge au sujet de divers si 133. « Il ne faut pas se laisser corrompre par la contagion des Provinces.. comme je vous dy. Berg. quand Balz.. cela le Poète François » //>. crit. 1. Deimier des n'est pas moins hostile aux gens qui « comme pauvres en la connoissance du verbes langage françois. et autres idiomes roniques parmy la richesse et il la bonté d'un la 127-128). Vingt fois détails (//>.. extr. OEuv. . qui soit de si belle regardure que vous. il Ce défaut eut un nom consacré. hen ma mère m'a parlé de vous. II. 1255 povre fieux.. dit-elle.492). etc. Auvergnac. qui êtes la parle du pais en humidité. Nisard a recueilli un certain nombre de pièces en patois des environs de Paris. Rosset se propose de leur consacrer une étude d'ensemble. Ho si est. Voicy quelques exemples de ces belles Phrases prises d'Autheurs tres-celebres. Le provincialisme est un des pires défauts dans lesquels un auteur peut tomber. s'appela le gasconisme 1 . répondit-elle. Comparez dans les papiers de Conrart. . 661-662).LES MOTS DIALECTAUX 181 la Malherbe. cf. 336.. Ho non fait. 4123. croyant qu'elle dormît ou qu'elle ne songeât pas à lui. ou Picard. de plus de cent pas pour vous voir. en lui tirant la main pour les lui faire entendre. lle que de Gournay qui se croie obligée de ne pas renier Montaigne et ses mots qui tiennent un filet du Gascon (0. de l'Arsenal. Bib. ce sera pour s'amuser qu'on fera du langage de paysans. qu'à une journée de la grande haridelle de sa charrue il n'y a pas une fdle. si vous voulez vous marier vous n'aurez qu'à dire (II.. Th. est revenu à beau langage » (Acad. un rôle trop important.

centaine de mal-heurs (Doctr.. de Carden.. à faireqq. I. 46). IV. Pichou. n'est que celuyde Doctrinaire. IV. le dit dans les Remarques Inédites (II. 15 x mai 1636 ...i pas si hardi. Let. Religionnaire Balzac. Est-ce celle qu'il a donnée dans la Remarque qui va de la page 231 à la page 234 du tome I. 306 . 992). moi. 732. la de tempeste : — se dit le long de la rivière il de Loire (Vaug. IV. contre sa Femme. cf. IV. 468)... n'est pas français Pache pour pacte Hardy (II.. 1633. ou bien a-t-il eu le premier l'idée d'un livre de Gasconismes corrigés ? En tout cas.. il est à remarquer que ce n'est point à ce genre d'erreurs qu'il croit bon en général de s'appliquer. Eg. de Paure iou — provençal (Malh..ms doute un Prédicateur Gascon qui le Paris. il contre ses Parens. 66. Avoir à la rencontre — « sans doute de quelque province de France » (Vaug. 469). II. C'est une erreur I. 253 . Ici leurs avertissements sont de détail. Gascon diroit que vous estes introuvable. (Id. tâ5). — 351 Il dans la Bel. Quiconque veut bien parler doit se défaire de cette rouille. 453). lHuztost — au sens de auparavant. contre un Peuple tout entier. I. II. je me contente de dire que vous estes impossible trouver (Balzac. 401).. Fier Filet le — mot au sens de joyeux. qui sont autant ? » (II. du dit même pays Vaug. normand (Malh. Fol. contre ses Amis. V. cur. : est partout (Racan.. mot de delà Id. IV. se verra accueilly d'une Avoir deuil — normand (Malh.. Ce mot vient du même pays ce fui s. il doit estre condamné comme . 11. Garasse Pour un chetif advantage. Cf. 4. "> Confié est provençal (Malh. — se dit dans quelques provinces suis • (Vaug. Je n'insisterai donc pas sur les quelques mots dialectaux conde faire damnés parles théoriciens. Lanyuir — au sens de ennuyer. (iracieux — qui a bonne o-ràce II. ceux Vaugelas n'en ont aucune.. Cf. et débita le premier dans les chaires de pas français... pour se deffendre tout seul.i2 . Déteinte — au sens de éteinte.182 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE : d'être exposé à cette peste « Un homme qui est assiégé des mauvais exemples. 124... normand fil. pensée. c. une liste des fautes spéciales à chaque province. pourroit-il estre assez fort. 2. Vaugelas avait L59). tant elles sont grossières (I. avant tout apprentissage. qui est esloigné du secours des bons. d'Ennemis du bon François eu la 661. Introuvable — « Un I. qui ne .112). la Loire • Vaug. 229. est I. Accueilly de 10). ceux de Malherbe pouvaient avoir une portée générale. 570). IV. R. — petit — appartient à quelques dialectes Id. 45. 732)....IV.

Loret. lia été noté que carguer (les voiles). 1654. : I.232) II est certain que dans le langage parlé de Paris. 1614. que bourrique est pour la première fois dans Oudin (1642. 1.. — au sens de partir. Le peuple. « on devait ». il fut fait mourir. poursuivir. II. quand c'est suis malade. à Vaugirard et à Montmartre. les eût réappris. pas. bourguignon '. Des faubourgs de la ville rentraient continuellement à Paris avec les diverses denrées. Moreau. . 112). la proportion des mots dialectaux qui ont pénétré dans la langue littéraire au xvn e siècle n'en est pas moins absolument insignifiante. que les mots exclus de la langue noble se ils perpétuaient là librement. voir à la Morphologie et à la Syntaxe.. retrouver bien des traces de ces barbarismes des provinces puisque et la province commençait. il 183 est venu (édit. chafouin.LES MOTS DIALECTAUX Barbare et renvoyé à Sarlat ou à Cadenac. IV. à la réservation. c'est à peine si de temps en temps quelques mots d'origine paysanne se glissent dans un écrit Quand Peiresc lâche un se : desraper (Let.29). d'où 72). sortir un cheval. pour que. — Il C'est un emploi très usuel Dans Paris a toujours resté (Loret. il ne les oublia lit- Mais il ne peut être question dans ce livre que de la langue téraire. de cette façon. Ajoutât-on vingt mots à cette liste. Sortir 678). pour les puristes.. 29 déc. se requinquer n'apparaissent pas dans l'usage général avant Gotgrave. I.. En réalité. sortir de Paris pour aller à Dijon. 1.. 26). 1657. 232). Rester — au sens de demeurer. (Vaug. que je Pourj'à. s'il les avait oubliés. II. cela ne tire pas à conséquence. Là. cf. Ce sont des accidents. 382). Serrer — au sens de fermer est provençal (Malh. est commun chez d'Urfé {Astrée. 18 juil. normand (Vaug.

403).. 83) . Il est souvent chez les burlesques (Chap. prononce Vaugelas. 106). Pens. Bossuet. Adv. La question commença à se poser avant 1660. . t — — Licite — condamné par la nouvelle Ecole. chrél. Cf. M.. Je me réserve d'étudier plus tard comment le discrédit du style de notaire s'accrut. 591). il est l'avant coureur de quelque vérité future (Guerson... pas les meilleurs écrivains de ta Cour (de Gourn. mais Furetière le de boule des procureurs. au chapitre de la formation de l'usage. on le(disait. 415 . du Verbe..... \'cur. II.. Anal.. 203. 591 La liste est courte. cf. il y ajvingtans.. cf. 71). Il est commun dans YAstrée il avéra que ceste entreprise venoit de luy (1614. Mais en prose. 94). MOTS DU PALAIS. />. la condamna- Avéré (blâmé par Malh. lle — — raille [Jeu 7 : déboulé de cette défense par la raison de la justice de Dieu.M>uu. 884. 1655. comme sortant de l'usage [IV. cf. 221). Je me borne donc ici à réunir quelques mots dont tion remonte au commencement du xvn e siècle.'{() : :: Susdit — mot que n'épargnent . au point qu'on se demanda si les gens du métier ne devaient pas renoncer à ce jargon. Guzm. mais il faut v ajouter qualifiés de vieux ou de l>as. Futur s'emploie en style de notaire et de grammairien. mais c'est dans la suite surtout qu'elle fut discutée. p. et un grand nombre de mots un nombre appréciable de termes ou d'expressions. IV. 466). <TAlf'. Lex. comment et pourquoi l'usage de la Cour l'avait emporté sur celui du Palais. Lav. Submission est un terme de Palais.. qui permet illicite seulement [de Gourn.. au contraire La Mothe le Vayer.. 45). 400. Segrais.. dont pitre de la j'ai : cru meilleur de faire L'histoire au cha- morphologie . : : — III. et je traiterai la au volume suivant. Eloq.CHAPITRE VI LES MOTS DE MÉTIER A. Débouler M de Gournay le défend (0. II. maintenant on dit et on escrit soumission (1. Racan vostre crime est assez avéré (I.t — . commua chez Corneille notre submission l'orgueil la prépare (I. J'ai dit.. 192. 1" nouv. Vaugelas ne sait point d'endroit dans le beau langage où il puisse être employé (II. 774). O. Notoire — : blâmé par Malherbe.

LES MOTS DE MÉTIER à ce faire. IV. ce disant. les métaphores étaient encore prises. minerailliers. ce..tu les chercheras des artisans de veneurs. ores que. sen- artisans montait une « sève que le poète devait prescrit-il. iceluy. fer et des . II. architectes. cejourd'hui*. II. de la Feint. C'est une expression de roman Vous estes une médisante. je ne puis guère bien souffler aux oreilles de ma créance que votre foi soit marquée du seau de Vintégrilé Lict d'honneur de Char idée. 45) le pinson fringot te (Bell. etc. la pie craquette (Jod. les arts du feu. attendu que... à cet égard. le connaître et en profiter. II. I.. 401). la et brief (III... 708). de tous les mestiers dont nature honore les hommes » 528). les . La nature. avait timent profond que du langage des vivifiante. lui. 61). 59). et je nïinscripts en faux contre vostre calomnie (Almahide. 1609. quel usage l'école avait fait de ces dans son Lexique de la recommandations (voir I. 43) . au style judiciaire et administratif Ce jeune bachelier a" Amour qui se veut enregistrer au greffe de Cupidon (Bouq. 360-419 et particulièrement 382). les végétaux sont peints avec les mots vrais et précis. Il est dans les Précieuses Ah Je m'inscris en faux contre vos paroles (se. il pescheurs. àl'occasion. ne veut tient « à « mareschaux. mais en réalité oublier les noms propres des outils d'aucun mestier ». non seulement il parle de l'anatomie en I. parmi des hommes occupés « de vin et de Mairie » (Baïf. f° 90 b) Ayant délégué des prières vers son consentement pour le ranger au pli de sa cupidité. V. Pléiade. joint que.. le marcassin hongne (Baïf. 219). eu égard à. tout en écrivant pour une aristocratie. comme Homère. fondeurs. Au commencement du siècle. comme vous avez attaqué ci-devant ma pudicité. C'est sans doute parce qu'il était entré anciennement déjà dans le style figuré que s'inscrire en faux. II. le Ronsard. luy répondit Abindarrays. 63) lire. D'instinct préfère. l'hirondelle pousse son cossi (Rons. . 3). IV. au surplus. Dans leurs vers. puisqu'Amour ne l'avait encore mis au roolle de ses tailles (Ibid. Portraict de la vraye amante. 314) . le bœuf mugle (Rons. à icelle fin. A la vérité. II. 185 en ce faisant. vu. III.. à celle fin.. l'âne rincane (Id. à ren- contre de. les bêtes. nonobstant. de la plupart des métiers. (Baïf. fut à la mode. préalablement. outre au préalable... IX). il veut hanter il les orfèvres. l'alouette pousse son tire- On sent que ces hommes ont vécu dans les campagnes. Marty-Laveaux montré en détail. les petits oiseaux pépient. 60) on ne le pouvoit juger amoureusement passionné. comme ainsi soit. 67) le rossignol gringote (Rons. MOTS DES DIVERS MÉTIERS. . M. 138). s'enquerre des mots techniques le plus qu'il le peut a Il »>.. V. massons. . . 78 : ! : : . loin d'être proscrit. jaçoit que. .. Rabelais était dans les mêmes idées il semble qu'il ait le secret . grillons criquent (Baïf. Quant aux comparaisons. B. Furetière s'en moquera.

Virgile ou Lucrèce ont enchâssés dans leurs œuvres. : Dès 1570. Or connaît de la sorte dix autres lexiques techniques. n'a pas encore sévi. avec des termes dune précision il quon pourrait reconstruire le plan de la maison d'après ses (I. seulement ont un emploi métaphorique. des marchands l' et fabricants (II. c'est que la du français est de posséder en rapidité avec laquelle fut rédigé l'essai ne permettait pas à l'auteur de faire une revue plus générale. l'homme de la seulement. Le il « praticien » est inconnu. Les palais sont toujours construits par des « maîtres massons dessine. démontre dans la Précellence qu'une des supé- abondance des mots artisans. Il fait déjà des mots des métiers théories des ItaLa un usage plus liens y eussent se pourrait que les fortement contribué.. et on ne sent point de raison de fermer son livre à des idées et à des mots qu'Homère. La « méchaniquerie des vête» tient ments. Ce dédain de la matière. L imagier de Limoges stérilisant mais émaille aussi. vilain. Si la fabrication des monnaies a seule fourni à la démonstration. il s'en acquitte en architecte telle consommé. parmi les gens qui vivent de vie la commune. mais valent par qui non eux-mêmes. C'est lettres n'existe point . Enfin on a toujours les yeux fixés sur les Anciens. avec la vénerie et la fauconnerie. Toutefois une influence extérieure semble avoir contribué au changement. car « les autres nations ne sont pas semblablement fournies de mots nécessaires pour exprimer tout ce qui appartient aux mestiers ». on trouve dans « Poétique de Castelvetro ce conseil partie «les se carder d'user d'aucune endroit sciences et des arts en un quelconque «lu . mécasynonyme de bas. ni la domesticail dans les divers arts il ne se fait encore. qu'en effet. Henri Estienne. Malherbe n'a pas jour naire. riorités lui. mais s'agit-il de décrire l'abbaye de Thélème. Ni tion à Versailles n'ont y en a quelques-uns qui centralisation à Paris. de drap sa place dans Apologie pour Hérodote I. ». indications 53). dont l'époque est éprise. aucune séparation commencé. Comment se fait-il que dès nique devienne à peu près commencement du xvir siècle. que des époques de faux spiritualisme littéraire ont connu. ce mépris de la main sale et calleuse. D'autre part entre celui qui conçoit et celui qui exécute. Pareille doctrine se retrouve chez Pasquier (OEuv.186 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE anatomiste. ici son rôle ordi- pour la raison que Desportes que. 130). s'occupent de lettres. 107). sordide? C'est le sans doute que quelques-unes des conditions dont je viens de parler ont cessé d'exister. réservé. Elle est banale durant tout le siècle.

et admirables à tout le monde. Vous avez bien-fait de parler. C'est bien pis. 801 aussitost Iris s'appareille fScarr. ou une grande traînée de paroles.. II. Les idées qui l'inspirent . les maximes. La Mesnardière après avoir écrit en parlant du diamant Il a plus de splendeur et plus de poliment. et par une perifrase languissante. Cf. Vous avez bien-fait de caler (Loret. qu'il en (-[• soit. 24 fév. que l'auditeur d'aise nepouvoit se tenir de rire. C'est pour amu- Voir YEpislre nécessaire au lecteur judicieux : instruire un hommsqui doit bien parler. Dante aussi. quand il parut en 1626. Malherbe a barré I. de céder [EL. ainsi que celui de brillemenl (Po. que Vaugelas acceptait dans l'usage et qui mot de marine. » 2... quand faute de sçavoir le propre mot de quelque chose. prendre leurs leçons. 1656. v. 97). là ils remarquoient les mots. si bie:i prises. extr.LES MOTS DE MÉTIER 187 poème Quoi » . et les gens du mestier s'en moquent tout leur saoul. L'impulsion est donnée. ils sont ) . Corr. I. : : : . Et le critique d'outremonts n'hésitait pas à signaler que livre Lucain.. 199).. Berg. Herm. voilà tout. n'entreprendre ou ne continuer l'œuvre (Let. On les a veus dans les simple[s] boutiques. étaient tombés dans ce défaut. commun 442).. on ne pourrait citer qu'un petit nombre d'exemples analogues. (I. ils font pitié à l'auditeur qui rcconnoit assez qu'ils sont au bout du monde et au bout « Pour de leur François. ». en faisait partie en effet : Pour leurs fantaisies.. et disputer avec les compagnons. publié sous le nom de René François. III. Patru. prests et appareillez de se jeter dans le feu (Gar. les ouvrages. Virg.. 1663.. si riches. superins dans Sorel. les proverbes. 278. Toutefois faut prendre garde qu'une partie des « sément renvoyés aux 1. les choses plus menues et roturières demeurent en la boutique.. Doctr. c'est assez qu'il sçache les choses principales et les plus nobles. 306) 2 Caler devint burlesque: . Pour il cette époque. cur. s'en est pris à un autre appareiller. dans son exemplaire de Desportes caler au heu cf.. 3. il est par endroits écrit de verve. « Il y a mille choses où pensant faire merueille de bien dire. plein d'une érudition naïve et sincère. Briç. idiots et mots réputés bas sont précimécaniques ».. monde abandonne Certes le Quoique diffus. et le intitulé Merveilles de la Nature. ils vont tournoyant tout autour du pot. certes on ne dit chose qui vaille. Et c'est à cela sans doute qu'il dut d'avoir une vingtaine d'éditions. et par ce sousris tesmoigner son contentement. Mais il ne pouvait rien chan- ger au goût public. » Qu'ont fait tous les grands orateurs ? « Ils ont prins une peine incroyable pour scavoir cette science qui les a rendus aimables aux gens du mestier. Il était ancien en ce sens La prudence est ealler. 8 sept. mille et mille secrets. 63) 3 . sont justement celles que tout le livre est curieux. ajoute en note C'est le terme de l'art. 93-94). on peut considérer que le du jésuite Etienne Binet 1639). 1524. Je ne crois pas qu'on trouvât beaucoup de semblables hardiesses dans la poésie du temps. 14. à dessein de leur ouvrir la bouche. était 1 type du livre arriéré et publié à contretemps. et les faire parler. Doct. les tablettes au poing. nous lavons vu. de là ils tiroient des comparaisons si naïfves.

je l'ai expliqué.. greniers. Oui. terrasses. II. puits. mais les feux qu'il jette en sortant de prison Auroient en un moment embrasé la maison. ceux qui allaient faire la langue nouvelle. Parnes. appuis. inhumaine. cabinets. Cf. Faîtes. soles. La Pleurésie encor le dague par le liane. perrons. 472-73. verre. lattes. allumant. Du Bartas. chevrons. ce qui n'est ici qu'accident va devenir une manière. MOTS DES SCIENCES. ^46-757. comme dAubigné. filières. Mais la langue noble se gardera des mots des métiers. verrous. fer. Le crac heur Epieme. D'aposlume emplissant le creux de sa poitrine. cours. colonnes. Mais était-ce à dire que cette langue nouvelle ne dût rien leur emprunter ? On se rappelle les théories que Ronsard avait professées à ce sujet. Dévoré tout à l'heure ardoises et gouttières. escaliers. • Chez Scarron. Préf. soliveaux. montants. Gaves.188 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE ser le public que Corneille entasse tout un vocabulaire technique dans un passage deV Illusion : Ce fer a trop de quoi dompter leur violence. de Marty-Laveaux. C. Offices. chambres. tuiles. sommiers. grilles. impiteux. 6es esponges ulcère corrosif d'une lente goutiere. serrures. Corn. plâtre. salles. Le tableau qu'il trace souffrances où tombe l'homme après : chute ressemble à une nomenclature médicale Le second Régiment par ses forces lethales Attaque furieux les parties vitales Du père des humains. Plomb. du Lex. sa avait prolongé jusqu au des xvii e siècle l'application de ces théories. marbre. l'assassine. !< Faisant toujours bouillir boub ses costes sang. courbes. peinture. pierre. qui seront. rejetés du Dictionnaire projeté par l'Académie. La Peripneumonie un brasier consumant Va dans scs trous venteux. comme ailleurs philosophe et jurisconsulte. Jà l'Asthme panthelanl - Va d'une grosse humeur son poulmon Le Phtise seche-corps Par le flux opilanl. . Les gens de science n'étaient pas. Illus. traveteaux.. Entretoises. ciment. jambages. Le poète devait être médecin et anatonuste. Portes. en règle générale.

de V inconnu vingt bouffon: neries de ce genre ainsi le chapitre 3 . de 1721). 115 et 1. l'anéantit presque en elle-même et fait que pour se retrouver. De la douleur ravissante : du plaisir douloureux Un autre est intitulé De la velléité. Francion. et que ma liberté auroit ^i bien sur les doigts. le bonhomme donne du chrysostome. éd. 98). 2. qui procèdent de l'application proportionnée. qu'il lui seroit force de se rendre. : : . Partant ne pouvant qu'injustement adresser mon cœur qu'à vous . p. particulièrement ceux avait commencé à expulser des sciences naturelles et médicales. 212.) Deux de ces vers eussent suffi à liser un poète. Balzac. qui peuvent sans destruction et dissipation du suppost. p. du trismégiste et du thaumaturge.LES MOTS DE MÉTIER 189 L'Incube après Testouffe.. je rçsolus de le faire sortir de sa place. aimer dans Y Art d'Ovide. ains encore essayer de transplanter cette incomparable influence du ciel. çais. fait de ces manières de parler un des principaux ridicules de son Barbon. La raillerie contre le langage de collège est partout C'est en termes ridicules que les Pédants vivent et surtout font leur cour. dès l'instant que je devins merveilleusement amoureux de si amoureuses merveilles que vous êtes. le 1 sein panthois lui presse. qui pensèrent qu'à la fin de vos attraits ils meneroient les mains si basse*. t. jour de la II e er sepmaine. subsister alternativement en quelque subject afin que les extases d'une volupté continuée ne rendissent le sentiment stupéfié. p. en la terre caduque où m'attachent mes défauts. mesmeté. qui avaient sales ». et mariage du sens au sensible ou par raisons et rapports de convenances et conformitez s'engeudre le plaisir qui dissout l'ame et la frappant doucement d'une molle et languissante foiblesse. le défaut d'être *. Radouant a donnée de ïEloq. Hortensius l'huile. 3. suiv. la generifique succession de l'innombrable diversité des formes essentielles. « Comme ainsi soit que vos attraits prodigieux ayent deprehendé mon esprit. 213. les extrêmes bornes de tous les contraires. ecceité. bien qu'il fût fait rebellions générales en mon jugement et en ma raison. après avoir appris à baiser dans le de Jean Second rance 2 . harangue sa Fremonde l'huile Il son style non seulement sent mais et y a dans les Jeux . (Les Furies. En effet. ne le privassent du moyen de joùyr des délices et des chatouillements. franc. « La nature qui ne se lasse jamais de concevoir dans les caverneuses concavitez des abysmes infinis delà puissance produisante. et l'offrir à vos pieds. Pour complimenter. p. et attacher par la nécessité d'une dépendance infaillible. je dois non seulement implorer les autels de votre douceur. qui avoit auparavant blasphémé contre les empanons des flèches de Cupidon. Malherbe Lexique « la Cour en 1620 pour y ridicu- les du mots techniques des sciences. 215. et par un excez de plaisir. et d'une Phlegme espesse Gomme opportun Daemon. Je ne dirai rien des farcissures dont il était de mode de remplir les écrits franOn trouvera les indications nécessaires sur la campagne menée contre les citations dans l'édition que M. elle s'efforce de se réunir pour s'opposer à la crainte qu'elle a de perdre son estre » {Le Herti ou VUniversel. identité des hétérogènes (//>. livre On sait comment et à . où séjourne votre divinité. 37-39). a creu devoir conjoindre par des indivisibles liens. si pédant lui-même. » (Sorel. cognoissant la muable inconstance des changeants appétits des animaux. I er p. de du Vair.

cela deseendre du ciel en terre. . les grandes Puissances seront justes et les petites seront modeste-. qui menaça le genre humain l'année mille six cens dix-neuf. bouche de la Duchesse de Villa nuova..).. A la fin d'Almahidc. par mines attiques o9G.. C'est le fond de comédie. affirme plusieurs fois qu'elle u se passe de grec en amour' ». SansOt. lustres et par olympiades. Au premier mot latin ou grec ou d'un idiome inconnu.. etc. apocryphe dans la Prétieuse. Gélasire a entendu « le Père des Plaisirs » llc M de Scudéry. par tout en faisant l'éloge des poètes lui dire les stances célèbres de sa Comédie des Visionnaires. le dégoût prenait une vraie précieuse (La Prêt. p. en raillant les grands mots d'an/iperisantithèse. sujet inépuisable. et les Colombes nicheroient encore dans les casques des Gendarmes. drachmes blement satiété. ne parle que grec et latin Mustapha.190 HISTOIRE DE LA le LANGUE FRANÇAISE il il divise temps par il ides et calendes. à ce qu'il disoit. publié par : : . Que le Grand Da pifer de sa Majesté Gesarée se fusl bien passé de remuer cette dangereuse Camarine de Que sans ce mauvais conseil qui luy fut donné par le Docla couronne de Boëme teur des Ardennes. IV. quand il veul parler populaire ment.. fjuu/>e U Poëtit fr. 70. étale avec force termes techniques tout ce qu'il sait des sciences et des arts (VIII. qui. 346).. n'était plus à la mode. Voir la Sat. Voir Madeleine de Scudéry.. curieux extrait d'un roman. du XVI e siècle. qu'ils se contiendront dans les bornes de leurs Estats. du Pédant joué. comme les enfants. 3ii et suiv.in^oise jtt$qU6t ù lli'iinj 3. l'an-. Que. compte son âge par '. » Il dit 5 que depuis que le Temple de Janus a été ou vert par le Météore chevelu.. on a veù des Iliades de maux et des Cataclysmes de sang. ESt pour commencer par le Régule d'Austi-iisie. paroistre sous une forme humaine. 710. 1()56. nos jours seroient encore des jours Alcyoniens. D'un bout a l'autre dans une conversation (460-61). < '. car on la répète à L'abbé de Pure. et par le Tétrarque des Allobroges. 11 voulut s'accommoder à nostre commune intelligence. et bégayer. tase. ». etc. et suppute son argent par sesterces romaines. 1907. et elle les sait par cœur : 1. (rieme. au lieu de se perdre dans L'infinité de leurs pensées. non moins es Gaules qu'en Germanie. 2 Cette satire facile Elle charmait visi- n'était pas usée encore du temps de Boileau . Oranger débite la ses pédanteries. < _». devenu fou. Mieliaut. Un jour le Barbon* lit un effort pour parler comme les autres hommes. Que l'un et l'autre ne se liera plus aux promesses des que Genethliaques que l'un et l'autre doutera de l'omnipotence du Roy Catholique l'un et l'antre observera comiter la Majesté du !><>> Très-Chrétien. Qu'à l'advenir. Qu'il ne faut pas pourtant desespérer. la Provisoirement l'érudition surtout. ajoute qu'il ne trouve rien d'importun comme un homme française. la science. comme elles faisoienl s<m> l'Empire fortuné de Henry-magne. Ce tut dans une Harangue qu'il composa pour le Juge de la Ville où il estoit. Il parle ainsi. par (II. à l'entrée qu'y devoit faire le Gouverneur de la Province. n II appelle s'apprivoiser avec les pauvres Mortels. les gens de la première moitié du siècle.

. (Préface du Traité sur la Digestion. espère qu'elles revêtiront le vêtement que celle-ci leur fournira Voici quelques mots de médecine exclus de la langue littéraire : on en a vu d'autres aux mots réalistes. 274. Que tu sois le Pôle antartique (p. et quelles feront mesme la plus agréable partie de toutes les conversations. Je me sens ravir en extase Entre la vie et le trépas. et ils n'ont pas l'usage de la vivante » (Rhet. 1651). Tes yeux entre-doux et agards. le médecin Gureau de Chambre. D'une excentrique volupté. . 2. et qui ont affermi les fondemens et la grandeur de cette Monarchie. p. ne mourant pas. Des hypocondres inconstans.. prélim. lunatique Beauté. qui renversent et relèvent les Couronnes. « Combien penses-tu que les Sciences seront glorieuses. 349-351) De l'amoureuse humanité? Bary énonce la même avec précision cette idée vraiment neuve que '. Ainsi mourant. n'a point rêvé qu'elles pussent pénétrer la langue littéraire. il mais tout au contraire 2 . IV Mon cœur devint pusillanime Au prime aspect de ta beauté . Tant de diverses Grammaires tant de Locutions différentes se combattent dans leurs Testes il se fait un Chaos d'Idiomes et de Dialectes la construction d'une Phrase est contraire à la Syntaxe de l'autre. connaissance des langues anciennes est un empêchement à qui la veut posséder sienne L'homme qui a eu à cette époque le plus sincère désir de francila ser les sciences. . 1. le Grec souille le Latin et le Latin gaste le Grec Et le Grec et le Latin meslez ensemble corrompent le FrançoisIls ont l'habitude des Langues mortes. .LES MOTS DE METIER I 191 III Doncques rigoureuse Cassandre. II Aussi ton humeur apocriphe que Ton te nomme en tout temps. ne peuvent jamais acquérir cette Pureté naturelle. Me vont pulvériser en cendre : Toutefois parmy mes ardeurs Tes hétéroclites froideurs Causent une antiperistase. Ne trouve point de sentiment Dans ton ame paralitique Faut-il. à la suite des Lettres de M. Fait que l'espoir de mes travaux N'est plus qu'en la métempsycose : La catastrophe d'un Amant me crois le plus malheureux Des individus sublunaires . Ce sera lors qu'elles n'auront plus de honte de se trouver dans la Cour qu'elles partageront avec les armes les occupations de la Noblesse. quand elles se pareront des mesmesornemens qui ont enrichi ces fameuses Harangues que toute la France a entendues avec admiration Quand elles se serviront des mesmes termes dont se forment ces sages Conseils. et cette Expression naïve qui est Essentielle. « Sans doute les Esprits qui sont chargez de Grec et de Latin qui sçauent tout ce qui est inutile à leur Langue qui accablent leurs discours de doctes Galimatiats et de Pédanteries figurées. Mais ta scitique cruauté Rendit mon esprit cacochime : Tantost dans YEuripe amoureux. û). Par Yoptique de tes regards. fr. . Disc.. . qui font la paix et les victoires. Je Autrement la métamorphose De mon bonheur en tant de maux. et qui est nécessaire pour former une Oraison vrayement Françoise. de la Chambre. Tantost je me sens transporté Aux espaces imaginaires.. Le véritable hierogliphe : Les crotesques illusions Des fanatiques visions Te prennent pour leur hypotese Et dedans mes calamitez. : : . Je n'entens que la synderese Fait : De tes froides neutralitez.

Ii* to deGournay se désolai! devoir (0.. 0. 281). v. le — mot est rare. Il faut dire qu'idéal ne semble pas avoir existé avant Desportes. 23 juin 1657). impugner. US. Mais ces exemples sont burlesques. 958. que quelques déguisement à l'antique étaient démodées Deim. mélodie aussi (Adv. synonyme — ne sont prononcés dans YAlmahide fait qu'avec toutes sortes de réserves.. et même pré- cautions. 31. Aead. aure (vent). argutie. 338). Voici des exemples pour la lettre A : Adapter. Ce sont de terribles mots et Aminte semblant de ne pas entendre le premier d'entre eux (II. dans la : Anonyme. aprique. 638). 618. 334). l%4 personne ne songeait à m..pin ci iii. de Rosset. Malherbe vit repoussait scintiller (Desp. n. insolubilité. En 1642. Adv.. 605). il le relève dix fois La Mesn. infaillibilité.. Et lle de Gournay se obligée de défendre consequution. il marque de l'étoile bien des mots dont le vice est d'être latin ou grec. En adoucit le mal (Po. adjuration. ï*ôh). adventif. On pourrait réunir quelques autres condamnations. pour un temps. 3) Croiriez-vous pas qu'âne Pucelle. 1065-1067). ininterprétable.. adombrer..... languide était contesté (Ib. adminicule.. 149 cf. agreste. US7). même comédie et le burlesque (Loret. IV. Adv. p. 306. quand au contraire il convient de la faire ressortir. Bile allait. 621.. assuefaction. invisibilité. eû gomme. Malgré la cela. Mais. Assurément on pourrait la grossir. enthousiasme.. p. arable. assentir. la liste est courte.. 342 . aduste. lenitif est plus commun.. 331). cu/nchrèse. Et lenitif dans ses vers d'un doux lenitif les miennes arrousant. et je n'essaierai point d'en cacher pauvreté. devenir un peu moins pédante Mais.. impu g nation. du Vair en écrivant à la marquise de Montlor disait qu'il n'y voulait porter le leniment de sa main Let. Analyse. dans Desportes (Docte. adjutoire. 272. mot alors réputé pédant est Malherbe en juge ainsi « mot d'école et qui ne se doit point dire en choses d'amour » (IV. Po. d'Brycine lu Il du courrier Athlantidê 958 est vrai . M2j. 254 r°). 1662. Malleville a introduit Il est vray que ta lèvre à mon aide s'avance. en feuilletant Oudin. cacozèle 1 — sont mis par Balzac au nombre des <( animaux qui n avoient jamais esté veùs en ce Royaume » (II. et qu'il dut perdre de son sens avant d'entrer lentement dans le lexique couL'exemple le : plus caractéristique de celui de idéal : ! — — M rant. adscrire. les maîtres ordinaires des salons . . . prestation de foy (0. anheler... Mais la Mythologie n'était pas compromise. : — Leniment langage de médecins (Malh.son secours. 591). m un Théophile la traitait arec irrévérence I. 137b). Peut avoir le cœur entamé? l^oret l'emploie aussi. assentation. adustion. adjurer. 8juil. proscrire le nom de Cupidon . n'ont pas été sévères aux mots pédants 1 j . agnation. annexe. inepte.192 HISTOIRE L>K LA LANGUE FRANÇAISE . 1656. Prurit donnait des scru- pules à Dupleix lui-même [Lu m. Entamer Malherbe le remplacerait par blesser (IV..

Grands et petits tombent dans les mêmes contradictions. et voici des exemples de ses « prosopopées » Soit que par l'effet prodigieux d'une Vertu inconcevable. : Histoire de la Langue française. 13 ..LES MOTS DE MÉTIER 193 Et si on compare ce chapitre à celui où sera examiné l'apport grec on sera frappé de voir que la langue littéraire prend beaucoup plus qu'elle ne rejette. que le mesme Elément qui embraze mon Corps. et que la chaleur Sublunaire ne s'unit pas plus intimement aux choses Combustibles. il suit Vaugelas. /*/*. embraze ce qui l'anime. C'est un mal congénital. Dans les questions de langue. III. Une génération s'en croit guérie. 297). et latin. Les railleurs du pédantisme comme Balzac sont parmi les pires pédants. que la chaleur Infernalle s'unit à mon Essence (Rhét. et le mal y continue ses ravages. ou que le feu Central dans lequel je respire soit devenu Spirituelle puis dire avec autant de vérité que de douleur. Un Bary fait une rhétorique pour précieux. mon Ame soit devenue Matérielle.

en dit assez sur ses opinions. aposIl que le discours délaisse « il faut glisser peu à peu dans leurs belles d'estre bon francois » pointes et en saillir au petit pas. est pour elle. voir pourveu.. . pour bardy geté en est ordinairement passée en dix jours. il ne faut presques que la résolution des esprits bien nais d'autant que quand elles ont receu quelque nouveau plv de : << : main saine ou seulement authorisée.le de Gournay est.< 571-572). alors choix des paroles. si les du xvu° siècle. Italien ou Espagnol. quand notre langue nous en fournit de même signification. . et se servir faut recourir à l'invention et au mieux parlans n'y ont desja point après eux des mots mieux choisis soit du Grec.! la qu'il soit. me du xvi e sur la . franc. 575). et craint « lio-146). D'après lui. Malherbe n'a jamais écrit de théorie générale à ce sujet. pour la liberté. ter (pratiquer). qui. l'honneur sauve » [Esch. il n'en avait point l'occasion. sa maistresse souveraine » lt>. conceptions sont plus subtiles que les dictions. 433).. bien entendu. Et sur tout il n'est point raisonnable d'en aifecter de nouveaux comme a fait Du Bartas » (Acad. ne veut pas toutefois que l'on emprunte un mot. mais l'hostilité qu'il montre à tous les prole cédés par lesquels l'époque antérieure avait prétendu lexique. Tout M . et qu'il ne peut arriver que très-rarement que l'on ait faute de quelque mot pour exprimer une conception. L'estran- faveur de L'accous- tumance... enrichir velles Chez Deimier. il si les Latin. « En matière d'enrichir des langues. ainsi baslant. s'il luy peut servir » (0. il faut estre retenu extrêmement d'en vouloir inventer. au début paraît avoir conservé le plus fidèlement la doctrine liberté d'inventer des mots.CHAPITRE VI LE NÉOLOGISME C'est le grammairien Duval. nous trouvons nettement exprimées les idées nouu Puis que nostre langue est assez riche et copieuse de bons mots à l'endroit de ceux qui la connoissent bien. risque. ce qui n'est pas de droict fil contre une langue croissante encores.

on tient de elle vray que l'Académie. t. de quelque utilité au public. dit plus On ne un Transport d'Esprit.. « qui pour soustenir cause de ces inventions. Aujourd'huy l'on met en On ne parle que d'estre obligé indispensablement et par une nécessité indispensable. en a quelques-uns par lesquels crédit Exactitude.. à peu près préciosité. qu'à voir si l'on les hésitations d'un Balzac sur (I ? le point de savoir et 691). cependant: Qui peut trouver un mot qui n'est pas usité Est attentivement de chacun escouté {Sut. on lisait : Dans son Discours sur l'Académie françoise. si fort accusée par Sorel. veut qu'on reconnoisse ses Confrères ou Aggregez. on dit un Emportement. n'est point cou- L. le qu'on devoit ordinairement inventer des mots pour enrichir lan- gage. 433). à propos de la cercles d'être des fabriques de mots. ou l'authorité qui luy fait dire que cela est permis à la Cour? veu que une telle l'on n'a jamais dressé aucun Edict ou Previlege qui traicte de cest affaire en aucune sorte et que d'ailleurs suivant le droit chose pourroit estre permise en plu- sieurs autres parts aussi bien qu'à la Il n'y a pas. V. Ici nous sommes à peu près sûrs. Mais où est-ce que ce courtisan treuve la raison. Nous voyons par là que des Hommes sçavans ont inventé plusieurs belles manières de parler.. le droit au mot nouveau. mais que les dépouillements faits jusqu'ici ne confirment pas ces accusations. accablement et abandonnement. pour s'en rendre doit estre aussi rare que les compte. Gratitude et Quiétude.. pour sçavoir si elle est née 1654. . 1624. Charles de Saint-Paul.LE NÉOLOGISME 195 Faut-il croire qu'une aristocratie quelconque. peuvent quel- un mot dans la disette de nostre langue. introuvable 681-682 Sorel a persisté jusqu'au bout dans l'accusation portée contre l'Académie. l Le Tableau de « éloquence françoise semble réserver à une autre aristocratie. qu'on accusait les isolé K J'ai déjà dit. se réservait à elle le privilège d'in- venter ? Deimier fait allusion à un certain courtisan Limousin. mais cela Comètes » (30-31). Ceux qui passent généralement dans l'esprit des doctes pour Maisle tresde l'Eloquence. tout en professant cette doctrine pour la les autres.H. à tenir grand Cour? » [Acad.. III. imprimé en l'an« En ce qui est des mots nouveaux.. dit quefois inventer P. il n'y a. je crois. disoit ces jours passez.L. 262). pouvait dire intrépide. » En réalité l'Académie. On forme à toute heure plusieurs noms nouveaux tels qu amusement. compte de ce texte. celle des maîtres écrivains. Les « maistres de l'éloquence » auxquels on fait cette faveur ne sont pas les moins réservés. et que cela estoit permis à la Cour. que la Connoissance des bons livres reproduira encore en 1671 (362-364). de la Court. Cf.

car il est probable. où il montre comment en fait certains personnages jouissent du privilège qu'ils n'ont pas en droit. de Corneille qu'elle une certaine indulgence nouveau (Cid. leur qu'un nouveau.196 HISTOIRE DE LA il LANGUE FRANÇAISE à pable. Il faut laisser ces hardiesses à quelques téméraires. S'il n'en existe pas. parce France seroit déclaré l'on ne parle Père de l'Eloquence se faire entendre. la n'est pas d'une netteté parfaite. non pas mesme au Souverain ». Les principes paraissent d'abord « Il absolus. Kn outre Vaugelas distingue écriture et conversation. des mois comme bru$qneté. Vaugelas semble faire des restrictions à sa propre doctrine. des. les Courtisans le recueillent aussi-tost. il un mot ancien existe incomparablement meil(II. faut reconnaître toutefois que.inàction qu'un lad des substantifs er baux comme orientent. les : 39. s'establit dans l'Usage. Toutefois.443-4). est plus : noble et plus grave celuy qui d'un le 13). comme je le montrerai. i. pleuremcnl II.213). que c'est en faveur de certaines personnes plutôt qu'en faveur de certains mots qu'il a fait ployer la rigidité de la doctrine. il 35). la condamnation du néologisme sans réserve. si souvent que les autres il le disent aussi h leur imitation et : tellement qu'enfin (I. de faire passer leurs hardiesses. cela se fait par accident. à cause que ces sortes de personnes ayant inventé un mot. I. Il y a même un passage tout dogmatique de sa préface. Mais en plusieurs endroits. dit. non pas la même commun consen- tement de toute françoise. qui ont osé les risquer. voilà la thèse. Elle montra. 852 Ce sont des mots aventuriers. t-ii : \ . n'est jamais permis de encore dans la faire des mots » (I. peu importe faire des un « particulier ne saurait essayer de mots. 1. il faut que ce soit un Souverain. <-t se rend compte qu'on improvisant. Mais en est enclin à excuser les dérivés ou les hypothèse « si quelqu'un en peut faire (un mot) qui ait cours. cf. même chez Vaugelas. ou un Favory. « Il n'est permis à qui que ce soit de faire de nouveaux mots. ou un principal Ministre. comme il les reçoit sans pour cela conseiller de suivre ceux pour (I. est entendu de tout le monde » 40) '. Si est vigueur de l'usage. et que que pour personne n'entendroit un mot qui ne seroit pas en usage » 1. J'aurai d'abord à citer des mots qu'il approuve. Le sage en use mots comme pour les modes il suit l'approbation publique La MotheLe Vayer. Y offenseur elle se borna à souhaiter qu'il fût dans l'usage . cela ne tire pas à conséquence. et le disent . Il est au contraire tout a fait intéressant d'examiner pourquoi il composés avec de. l'audace n'était pas grande et doctrine rend bien suspectes Il les accusations de Sorel. . 6) mais croyait est vrai.

LE NÉOLOGISME

197

Regardons de près maintenant quelles sont les catégories de mots nouveaux pour lesquels il montre une certaine tolérance. « Desmarets l'a si bien placé que, s'il en faut Il accepte plumeux
;

recevoir quelqu'un, celui-ci mérite son passeport »

(I,

39)

:

Dédale n'avoit pas de ses rames plumeuses Encore traversé les ondes escumeuses.

ici

Nous nous demandons un peu avec Dupleix Vaugelas. Est-ce bien le mot lui-même ?
*

ce qui a

pu charmer

Je pense qu'il

a

surtout le mérite de lui fournir à propos un

exemple qui le tire d'un embarras assez gênant. Horace avait écrit « licuit semperque licebit », on sait le reste. C'était la permission de faire des mots et d'en emprunter. Vaugelas n'était pas homme à rompre, en visière avec les Anciens, dans sa préface au moins, car ailleurs il soutiendra que ce qui convenait aux langues anciennes ne
convient point à la nôtre
tée
(II,

352). Ici

il

se borne à réduire la por-

que la moitié, de sorte que Horace na plus l'air de concéder que le droit de dériver des mots, « producere verbum». Plumeux est un type heureux de cette formation. Vaugelas le rapporte, mais en conseillant aussitôt de ne pas
citant

du précepte d'Horace, en n'en

imiter ces belles hardiesses.
Ailleurs
il

en dira plus nettement encore son sentiment.

« Il n'est

pas permis de faire des verbes à sa fantaisie, tirez et formez des

Beaucoup de gens neantmoins se donnent cette authorité, mais n'y a que les verbes, que l'Vsage a receus, dont on se puisse servir, sans qu'il y ait en cela ny reigle, ny raison » (I, 211). Il n'est vraiment qu'une catégorie de mots qui l'aient trouvé favorable, ce sont les composés en de (II, 228). Là il a été visiblement de parti pris. Il voudrait que le devouloir de Malherbe, fort commode, fort significatif, mais qu'il n'a jamais « oùy dire ni veu ailleurs »
substantifs.
il

fût
ler,

en usage.

Il cite

toute

la série

détromper, décrois tre, deshabil-

confondant tout d'ailleurs,
Il

les

mots formés de de

et les

mots

formés de des.
ner
la lin

compare

l'italien, si

heureux, se deshumaniser. Tout

cela tranche avec sa

manière ordinaire, et doit probablement ameremarque « On a fait un mot en nostre langue depuis peu, qui est dehrutaliser, pour dire oster la brutalité, ou faire qu'un homme brutal ne le soit plus, qui est heureusement inventé,
de
la
:

l.

Malherbe paraît avoir été particulièrement
Il

hostile

aux adjectifs en eux,

si

chers

à la Pléiade.

mots, sueux
des visions,

a barré, outre angoisseux. calamiteux, soucieux, qui sont de vieux qu'il a trouvé f° 242 v° de son Desportes, et aussi larveux dans la Masq.

319 v°.

198
et je

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

ne sçaurois croire qu'estant connu,

il

ne soit receu avec

moins tous ceux à qui je l'ay dit, luy donnent leur voix, et pas un jusqu'icy ne Ta condamné pour sa nouveauté, comme on fait d'ordinaire tous les autres. Aussi a-t-il esté fait par une personne, qui a droit de faire des mots, et d'imposer des noms, s'il est vray ce que les Philosophes enseignent, qu'il n'appartient qu'aux sages d'eminente sagesse d'avoir ce privilège. »
applaudissement.
Ceci est un compliment sans doute, c'est aussi une application du principe énoncé plus haut. En fait, une personne éminente peut créer des mots, parce qu'on les reçoit d'elle. Le mot droit est même

Au

prononcé

l
.

La Mothe Le Vayer présenta une défense
rée des droits de l'écrivain.
Il sait

sérieuse et très

mesu-

ce qu'il en coûte

quand

l'oreille

est touchée de quelque mot que l'usage n'a pas encore poli ni approuvé (I, 437). Il faut éviter les paroles trop nouvelles les
:

fruits verts

ne peuvent plaire à cause de leur amertume
les

(Ib-).

Mais

on ne saurait toujours éviter
«

néologismes, sans un grand danger.
il

Si l'on veut considérer
abolit,
il

combien

se perd de

mots tous
ensuitte,

les jours

que l'usage

que n'en remettant point d'autres en la place de ceux-là, nous tomberons bien-tost dans une extrême nécessité de langage » (Ib., 443).
sera bien aisé de juger

Rajoute que trop de scrupules conduirait à un résultat singulier. le peuple y donne bon ordre et fait valoir les dictions nouvelles, c'est donc que seuls les habiles hommes n'auront point de part en cela Ils seront privés d'un droit qu'a le public, alors que

Comme

!

tout au contraire on ne pourrait recevoir les nouveautés de meil-

leures mains que des leurs.
doit être réservée

La

vérité est

que

la liberté

d'innover

en des endroits privilégiés,

aux meilleurs, qui n'en useront que fort rarement, comme les médecins se servent de poisons, les maîtres du concert de dissonances, quand la nécessité d'exprimer un bon sens, ou une pensée importante, qui ne peut L'Eloêtre rendue en termes communs, y obligera //>.. 143-444
.

las ces lignes

paraîtra moins hasardée si on rapproche de la théorie deVauge« Alerte est un fort bon mot SU jugement du bel esprit h qui vous fiâtes hier si bonne chère. Il est vray qu'autresfois, il n'estoi! entendu que de là les Monts, qu'il passoil pour estranger en France et qu'il ;> en besoin «le Lettres de naturalité Mais, quand il seroil arrivé touî fraischemenl d'Italie, il suHin.it que
i.

Mon hypothèse

de Chapelain

:

vous lVussirs employé dam la rostre pour luy donner droil de bourgeoisie parmi nous et le légitimer, puisqu 'estant le père nourricier des Lieu disans, vous pouvéa bien avoir authori té sur leur langue, el (pu- les grâces qu'ils reçoivent tous les jours de vous méritent bien «pie vous traittiéa en Maistre chés eus et «pie vous Chapelain, des passe-droits qu'on a'accorderoitpas si facilement à tout te monde...
.
<

Lettre au comte de

l'-'-lm.

tti.T).

entre février

el avril

.

LE NÉOLOGISME

199

quence

fait

profession d'être quelquefois irrégulière,

comme

les

plus belles femmes,

par l'application d'une
(77).,

mouche, relèvent

l'éclat

de leurs beautés naturelles

443).

Quant à Dupleix,
celle

la

question lui parut fondamentale,

comme

dont dépendait

la « Liberté

de

la

langue

», et

il

discuta lon-

guement
droits. Il

(voirie principe XVII, le pr.

XVIII,

le pr.

XXI). Ce n'est

pas en faveur de quelques-uns, c'est pour tous qu'il réclame des

commence par
il

affirmer que la loi posée par Vaugelas est

d'autant plus erronée et plus absurde qu'elle est absolue (princ. XVII,
p. 92).

Et

fait

une

série d'objections

:

I.

d'abord les
VI, p. 95
;

«

Remarques»
une

approuvent quelques mots nouveaux,

cf.

III. « c'est

maxime des

Jurisconsultes que celuy qui a droit de destruire, Ta
» (93)
;

pareillement d'édifier

IV.

il

ya

«

plusieurs choses naturelles
artificielles

qu'on descouvre de nouveau, et plusieurs
de nouveau
:

que Ion

fait

toutes lesquelles
»

il

faut

marquer

et signifier

par des

nouveaux termes
tronquant

(94)

;

V. c'est une
;

maxime
;

reçue en toutes les

langues, et Horace le confirme (94)
la citation

Vaugelas fausse Horace en

inventer des mots « est XVIII, 99) plus nécessaire en nostre langue, à cause de sa stérilité et défectuo(princ.
sité,

qu'en

la

Latine et en la Grecque, qui sont tres-fecondes ettres»

copieuses en termes

(100)

;

Ronsard, du Vair

et autres

grands
«

personnages,

tout au contraire de ce que dit Vaugelas, s'y

sont

acquis autant de louange que ces nouveaux Reformateurs de lan-

gage se sont chargés de blasme par l'abolition plusieurs termes énergiques et utiles » (Ib,).
tude
si fidèle

et

retrenchement de

Est-ce parce qu'il est le rhéteur des précieux que Bary, d'habidisciple

de Vaugelas, n'accepte pas sur ce point
son intégrité
? «
Il

la
.

doctrine nouvelle dans toute
dit-il,

faut remarquer.

que

la

nature est plus
;

fertille

en Choses, que nous ne
;

sommes

inventer des opposez

que nostre langue est deffectueuse qu'on peut et que c'est par ce moyen qu'on peut éviter les Circonlocutions et les Rudesses. Il faut remarquer encore, que le temps perfectionne les mots que l'Estude r'afîne les Esprits, et que si Ronsard, du Vair et Viginere n'ont pas réussi en l'invention de quelques Mots, l'on peut trouver ce qu'ils ont cherché » (Rhét.
fertilles
;

en Termes

;

/K, 1653, 222). Il me semble qu'on peut conclure de ce qui précède que le mot nouveau n'est peut-être pas considéré par tous les théoriciens comme
devant être interdit uniformément
à

tous ceux qui se servent de la

langue. Quelques privilégiés sont autorisés à créer un

mot « en un besoin ».Mais cela n'est recommandé à personne, tout au contraire.

200

HISTOIRE

DE LA LANGUE FRANÇAISE
est fini

Le règne du néologisme

pour un temps

MOTS NOUVEAUX
DÉRIVATION IMPROPRE. — ADJECTIFS SUBSTANTJVÉS. On guère dire, au jugement de Malherbe Si tu es juste, Amour, ne peut tu me dois délier Ou par un doux effort cette dure plier, mais on
I.
:

essaie de préciser,

Deimier compte quatorze adjectifs que l'usage fait indifféremment substantifs ou adjectifs (Acad., 114-415
peut fort bien dire
:

la belle, la cruelle, etc. (Doctr., 350).

et

"'.

1. La liste qui suit n'est que toute provisoire. Ainsi beaucoup de mots étaient donnés parle Dictionnaire général avec un premier exemple du xvn e siècle, dont on a trouvé depuis un exemple plus ancien. A lui seul, le Complément de Godefroy oblige à considérer comme plus anciens une foule de mots qui étaient donnés par Le Dictionnaire général comme du xvn e siècle, ainsi pour les seuls mots d'origine latine culte, évolution, fusion, grade, intelligent, intercadent, lucre, malivole, morose, isolé, pédale, prespécule, perfidie, scrutin, succession, virago; parmi les italiens tance: parmi les espagnols arzel, parages, patagon. Les recherches de M. Vaganay ont donné et donneront des résultats analogues. Il faut avoir une défiance particulière pour les mots qu'on signale comme donnés par Gotgrave. Ce Dictionnaire est bien de 1611, mais la langue qu'il contient est celle du xvi e siècle. Ainsi j'ai pu m'assurer, grâce à la complaisance de mon collègue et ami M. Huguet, qui a bien voulu consulter pour moi le Dictionnaire françois anglois de Saint-Liens, conservé à la bibliothèque de Gaen, que ce recueil contient des mots dont la première mention était d'après H. D. T. dans Gotgrave. Il y en a peu touteclientèle, drogué vin frugale, intercepter, patienter, rapsodie. saufois. Je citerai grenu. C'est une de mes étudiantes, miss Farrer, quia bien voulu me signaler le rapport entre les deux recueils, rapport que sa thèse a mis depuis en lumière. Intelligent peut servir d'exemple. Il est dans Gotgrave, on le retrouve dans Monet. Oudin, etc. Il y a toutes chances pour que le mot soit antérieur, et en effet Godefroy, dans son Comp cite deux exemples, pris tous deux, il est vrai, au même texte. Des lectures minutieuses le feront découvrir ailleurs. Enfin et surtout il faut bien prendre garde que beaucoup des mots énumérél ci-dessous sont risqués dans une lettre, dans un écrit non littéraire. Je n'avais pas le droit de les exclure, tout « aventuriers » qu'ils fussent. Mais il ne faudrait pas y voir des essais pour enrichir l'idiome, on ferait là un véritable contresens. J'ai pour ces raisons écarté les mots purement burlesques, inventés en vue d'un effet de cocasserie. En revanche j'ai voulu mettre ici de faux néologismes dont je- sais (pie l'on a do exemples antérieurs, mais que les gens du temps prenaient pour des nouveautés. Offenseur est dans des textes, avant Corneille. Mais l'y a-t-il pris? Ce n'esl pu- sûr. L'Académie qui relève le mot ne fait aucune allusion à ces autorités, qu'elle ne connaît visiblement point La date de L6S7 n'esl pas celle de l'apparition du mot assurément. Mais c'est la date au je crois qu'il faut en parler, puisque t<»iit le monde alors le considère comme une production contemporaine. Fratricide est tout à fait dans le même cas. Si bien que Vaugelas parle des qui le composent H.--. ESI Scarron, tablant sur le petit effet d'étonnement qu'il Romulus qui l'ut allaité d'une Louve, lut cause, imagine des analogues burlesques Cf. lonririilc Lon i. 9 octobn Fratricide: Horace lui Sororicidè CBuv., I. S64 \monsiricide M.. L'oct, 1665, 165 pretlricide ld., 27 aoûl 1651, >u Bartas c'est à propos de ce vers de Afin que son j. Le texte mérite d'être cité Sou plus heau. dit )eiiuier. cela n'esl pas luen filus henii se montre encore plus heun. dicl en François, car il ne faut point user de verbes adjectifs au lieu des substantifs.
: :

:

:

.

1

,

:

.

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\

:

l

:

I

I)u

Mon in

s'en est

accommodé

au long

et

au

large,

car c'estoil son plaisir d'escrire

LE NÉOLOGISME
C'était,

201

en théorie,
la

la fin

du procédé de
l'article

style qui permettait de

nom quelconque par ou d'un de ses équivalents, adjectif possessif, adjectif démonstratif, etc. Mais il ne faudrait en aucune façon généraliser ni croire que désormais les adjectifs ne passent plus à l'état de substantifs. Rien ne serait plus faux. Il me paraît impossible toutefois de distinguer, dans l'état actuel des recherches, ce qui est vraiment nouveau et du temps. Je me bornerai à donner des exemples, en les classant
remplacer à

manière latine un pronom ou un

une épithète accompagnée de

1

.

possessif
;

1° Le substantif est précédé d'un constance (Racan, Berg., V, 4, I, lorsque d'une plaintive voix II reclamoit son inhumaine (Mayn., II, 9) 125) le sombre des mélancoliques, l'esprit empâté des gayes (Almah., V, 954);

A. Substantifs désignant des personnes.
:

A

la fin

ma rebelle

a

cogneu

ma

;

comme

le

lys

dans les espines,

ma

bien-aymée,

comme

l'orange entre les

fruictsdes

forests,

mon

choisy, ô que de douces douceurs (Guerson, Anal,

du

Verbe, 18)i.]
est précédé d'un article défini : Ce Dieu ne permet pas Triomphe insolemment et raille ma deffaite (Racan, II, si bien que les habiles découvrent assez (Cotin, Théoclée, 1646, 93, ps. 29) Tu as menty, respondit alors un des contraires (d'Audig., Av.-prop.) Six nouv., 110) L'oreille des polis et celle des barbares (Mayn., Œuv., 1646, 23); voyons avec tous les sensez qu'est ce que tyrannie (Dubos Mont.,

Le substantif
le

que

victorieux
;

;

;

Fo., 10).

Le substantif
:

est

<iuantité

une

triste

(Almah., V, 952)

précédé d'un article indéfini ou d'une expression de combien à les ouyr je fais de /an;

changer sans raison et sans nécessité le naturel des vocables. belle ou la belle, ma rebelle, ma cruelle, mon inhumaine, ringrate, rinfidelle. Les amoureux des siècles passez ont mis en lumière et réputation une telle façon de] parler. On en trouve encore quelques autres amie, ennemie, amante, amoureuse, rigoureuse, guerrière, homicide, inconstante. Mais c'est le vray que ces quatorze noms passent, en vertu de l'usage, aussi bien pour substantifs que pour adjectifs. Tous peuvent estre changez en Testât du masculin hors le premier (beau), mais on peut dire le beau de sa beauté... Mais ces quatorze termes doivent tousjours estre employez en condition d'estre referez en ce qui est proprement à la seconde ou troisième personne, car c'est un mauvais propos de dire ma belle, mon inconstante, pour vouloir faire entendre la beauté, l'humeur ou la fortune qui est propre à soy mesme... On a veu de nostre temps quelques Poètes licencieux qui ont voulu donner cours à plusieurs termes de ceste façon, disant ainsi parlant de leurs maistresses, ma divine, ma loyauté, ma beauté,ma brave, ma parfaite, mais cella estoit si galimatias et hors de mesure que rien plus, aussi on l'a rejecté comme chose non moins impropre que nouvelle... » (413-416). Suivent un certain nombre d'exemples où Desportes en a bien usé. 1. Il faut d'abord mettre à part bien entendu tous les adjectifs passés à l'état de substantifs véritables: un blondin, lacamarade, une coquette, le défunt, des délicats, les doctes, undrole, la dure, un factieux, un fascheux, les fidèles, une folle, le galant, les grands, les gueux, les humains, les incrédules, les infidèles, les justes, les libertins, un malheureux, un malin, un mignon, la mignonne, les mondains, les mystiques, les naturels du pays, un niais, les orgueilleux, les originaux, un particulier, un patient, le pauvre, un pénitent, un plaisant, les rebelles, le sage, les simples, les sots, les
contre
la reigle.... c'est

C'est ainsi qu'on dit

ma

:

superbes, les timides, etc. 2. Je ne tiens pas compte du cas où les verbes faire, rendre précédent garanti mé rend .sa redevable (Corn., Clit., III, 1).

;

Rosidor

202

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE
(Rotr.,
S.

guissans

Gen.,

a.

II,

se. 3; cf.

Scudéry,
:

Almah.,

V,

1104).

Le substantif est précédé d'un démonstratif Cela ne se peut plus, ceste désespérée... Rend de son déplaisir le suject trop cognu (Racan, Rerg., IV, se. 4, 1, 95); Rassure cette craintive (Id., II, 320) Le bras toujours vainqueur du grand Dieu des Armées Fera mordre la poudre à ces audacieux (Id., 11,73, ps. 29). Ici la liste des exemples s'allongerait indéfiniment, rien n'est plus facile que (remployer en guise de substantif un adjectif quelconque précédé d'un démons;

tratif.
Il

l'adjectif
la

moment un semblable emploi transforme en véritable substantif. Nul doute cependant que notre époque ait vu naissance de substantifs tels que précieuses, prudes, illustres, etc.
n'est point facile de dire à quel
l
.

B. Substantifs désignant des choses concrètes.

— On peut citer grotesques,

: Quand j'ay veu les extravagances de Remond Lulle,les grotesques de Goropius Becanus (Gar., Doctr. cur., 21) le carrosse estoit tout tremblant de vieillesse; les quenouilles ne tenoient point, Y impériale estoit fracassée (Sorel, Polyand., 11,423).

impériale

;

Aujour74) en luy seul l'impossible est possible (Id. II, 296) d'huy qu'un chaud véhément Nous importune extrêmement Rec. de Rond 1639, 165; cf. Racan, I, 210); ni les uns ni les autres ne nous conseilloienl pas tousjours le meilleur (Desc, Méth., 28) je voy le futur sans besicles
II,
;
;
, ;

Comparez ment (Racan,

:

la

pareille (Malleville, Po., 1649, 4°, 198); à l'utile ajouté l'orne-

(Scarr., Virg.,
II,

II,

209)

;

tondre

le riche

émail qui fleurit sur

le

vert

(St.-Am.

,

170)2.

C.

Substantifs désignant des choses abstraites.
les

— Je

n oserais pas
de
substantifs
.

affirmer que

adjectifs

substantivés

au sens

abstraits ont été aussi

communs au xvn e

siècle qu'au XVIe

Mais

il

est certain qu'ils étaient

en très grande vogue. De quelque coté

qu'on se tourne, vers Etienne Binet

comme

vers Balzac, pour des

raisons différentes sans doute, mais également efficaces, on les trouve

en abondance. h'Essay des Merveilles de Nature dira

:

Qui
le

se

peu!

imaginer

comme sur
la

le

bout d'une langue musicienne on peut ren-

fermer toute

mélodie du

monde?

enfilant (Tune tirade
le

pesant,
le

l'aigu, l'enroué, le fendant, l'argentin,

tonnerre,
:

les

fuites,

soupple, l'arrogant (p. 522). Mais Balzac écrit Je ne cherche plus autre chose, depuis r/ue mes cheveux gris m'ont adverty de chercher
le

solide et le sérieux (Let. chois., 164-7,
le

\'l

ï

i.

//

ne tiendra
soit
,

qfu'à

vous que

simple

et le

provincial de mes escri/s ne

préféré au
.

poli et au courtisan desescrits des autres (cité par Bouli.
1

I).

17

.

En Langue burlesque les exemples de tout ordre fourmillent je finiray donc toul Vous parleray-je des Aise* Qui sonl un court lu dedieatoire Scarr., Œuv., I. 271 au pied des coteaux Les gens logeoienl comme peu scandalise/ [d., CEuv., 1. 230) Gomme en nos jours feroil brutaux Id.. Vin).. I. 205; cf. Racan, II. 78, ps. ~i\ Ace beau son, vingl dode rire le monde <jiiel<iue fantasque St.-Am., <>lùir.. II. i'» nviil la patte a vin^t Ion niants Id.. II. 102 la mer, Trist. L'Herm., Veraher., 212; 2. (>n dit encore beaucoup '.lamarine
:
:

:

:

:

.

.

<>l.ur.. II. 65,

130, etc.).

LE NÉOLOGISME

203

L'extension de ce procédé peut

même

être considérée

comme étant
L'ano-

en rapport direct avec

le

développement de

l'esprit précieux.

nyme de 1657 pose l'usage en règle, sans réserves, presque comme Du Bellay. On emploie les adjectifs neutres sans substantifs, ditil,

pour exprimer
docte,

les qualités
77

des arts ou des personnes. Il lui
;

fît

froid (froide mine),

piquer de

de

mit sur son sérieux (37) on dit se vaillant (Id., ib.). L'analyse des textes
se
:

montre que l'auteur
Tu
Po.,
sçais

dit vrai

que

je

connoy nostre divin Mestier Et que

j'en

voy d'abord

le

Foible

et le Solide (Mayn., 1646, 45); je n'ignore pas le fin et le délicat (La
;

Mesnard.,

1656, préf., p. 7) vous sçavez combien est rare dans l'amour le moment du réciproque (Segrais, Nouv. fr., 1656, 3 e nouv., 144) de l'attention et de la seconde veuë, qui polissent le rude et démeslent le confus (Balz., II e Disc, I, de l'agréable, du 245, éd. Moreau); vostre sombre [Almah., V, 964, cf. 954) solide et du délicat (Costar, Let., II, 28) il fut difficile de remettre cette conversation dans le sérieux (Segrais, Nouv. fr., 4 e nouv., 248 cf. Mais, des
;

;

;

;

/eux, 198, Loret, Po. burl., 1647, 101);
Virg.,
I,

il

t'aime, tu connois son tendre (Scarr.,

327). Sorel (Conn. des b. livres, 1672, p. 408)

recommande

:

il

y

a

du

tendre en cela.

On

rencontre aussi les tours chers à
I,

Du Bellay

:

le

frais
le

du bocage
plus beau

un caractère qu'on leur de l'âme (Dub. Mont., Ex. P., 5). Voici quelques exemples
(Racan,
72)
; :

a gravé

dans

(Garasse, Doctr. cur., p. 940)
6 e nouv., 140); le haut

Dieu qui a plus d'égard au formel de la malice qu'au matériel de l'action le burlesque de leur dance (Segrais, Nouv. fr.,
; ;

du jour (d'Urfé, Astrée, II, 165; cf. Racan, I, 39) Vobscur des vallons (Chapel., Guzm. d'Alf., III, 469) le poly d'une enclume (d'Urle plus retiré du bois (Id., ib. t I, 106 b) le plus sauvage du fé, Astrée, II, 563) bois(ld., ib., II, 457); lesombrede la nuict (La Mesnard., Po., 45); letout de vos
; ;

;

affections {Secret, de la Cour, 1647, 34); le

vague des airs (Racan,
I.

II,
]

268);

le

vague des idées

et

imaginations (Camus, Divers., 1605,

IV, 303 a)

.

INFINITIFS SUBSTANTIVÉS.

— Vers

le

milieu du

xvn e

siècle,

Malherbe
le flat-

scandalisait ses. admirateurs puristes pour avoir osé écrire
ter

pour

la flatterie
il

(Chevreau, Rem.

s.

M.

9

1\).

Cependant à aucun
le
(f°

moment, més par

n'y a eu condamnation d'ensemble des substantifs for-

ce procédé.

Malherbe lui-même, dans
:

n'en a souligné qu'un exemple

O

douteus espérer
:

Commentaire, 93 v°, Doctr.,

1. Je ne parle pas d'expressions devenues tout usuelles au fort de la chaleur (Tristan, Vers Her.,\)b) le profond des flots ou des bois (Racan, Berg., 23; Rotrou, La Célimène. V, 3), le commun des mortels (Racan, II, 250); le commun des femmes (M lle de Scudéry, Mathilde, 44); le gênerai de VÉtat (Dubos Mont., Ex. 11 et 12). En revanche, je crois fort rare un féminin comme ils estoient cause de la continue de la guerre {Cont. et Mescont., 1649, V. H. L., V, 339).
;
:

204

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

442)

;

M

lle

de Gournay n'indique
le

comme

proscrit que

un bel oser ;

Vaugelas n'a écarté que
grec
l'a

vouloir pour la volonté, et l'analogie du

décidé à reconnaître que c'est une chose ordinaire en nostre
les infinitifs (II, 167).

langue de substantifier

Dans
le

les textes,

avons aujourd'hui

et qui

on trouve non seulement tous ceux que nous forment de véritables substantifs le boire,
:

manger, Vestre, le lever, le coucher, le rire, le pouvoir, le savoir, mais encore d'autres, qui ne disparaîtront que peu à peu. Sans parler de ceux de ces infinitifs qu'on rencontre chez Camus, chez d'Urfé ou chez Montchrestien, où se perpétue la tradition du xvi e siècle on n'est point embarrassé de citer des exemples Le croire est une chose personnelle (Gar., Doctr. cur., 111);
l
,
:

l'usage de son vivre (Théoph.,

II,

50)

;

mon âme
;

parlera du penser
;

(Hardy, Did., 126)
(Id., A., 9)

;

en son procéder

(J. J.

dernier désespérer (Dubos Mont., Al.,
;

Bouch., Conf., 79) un donner un démentir 16)

AL,

pour ne retomber pas dans son premier non estre (Id., un marcher seur et ferme (Racan, II, 301). Chose plus notable, il arrive encore souvent que l'infinitif ainsi substantivé est suivi d'un complément déterminatif 2 Voilà son
8)
;
.

mesme
714);
soleil loir

sousris

et

son

mesme tourner
tes

de teste (D'Urfé, Astrée,
I,
;

II,

Au

briller de

yeux (Mayn.,
I, I,

121);

Au
le

seul estinceler

de V Aurore crineuse (Id.,

122,

cf.
il

59)

pour

seul flamber
rien

qui mesclaire
te

(Id.,
I,

46);

ne

me

resta

du qu un vou-

de

plaire (Id.,

40).

Ce qui prouve qu'on n'a pas là à faire aune fantaisie individuelle, c'est que les raffinés du temps en usent aussi l'altération de son ame qui s'accreust grandement à Vouyr des discours que le Prince
:

luy tient (Des Escut., Adv. fort., 16); un simple esloigner de vostre
Ipsilis (Id., ib., 21);

par

le souffrir

d'un million de peines (de La

Serre, Clytie, 24).

Visiblement, il y a là un procédé à la mode. Il semble toutefois que le goût en ait été vite passé, et je n'ose point à ce propos, malgré l'abondance relative des exemples, parler do néologisme.

AUTRES DÉRIVÉS.
employé comme
le

Substantifs

dkvfnant adjectifs.

adjectif ne plaisait pas toujours
fût

Malherbe.

Le substantif Il doutai) que

pouvoir tyran d'un œil rigoureux
il

de

connu ces appositions, mais
jamais
!.

est

difficile

bon Langage. Le wr siècle avail de savoir si la Langue |parlcc en a

fait

grand

usage en dehors des noms de couleurs.
est

dormir {Astrée,
et

corps Camus, Divers., i. v. 138b \U Voêtr Montchr., Dav., L, choeur). •j. Très rarement on trouve un régime direct l'apprendre est commeun eschauffer allumer l'unir [Camus, Divers., 1. 1. "J.s5b). Le
l'âme,
le

commanda
I,

Tooeyr

c'est
il.

l<-

io:>

m

;

partir

</>..

175

:

:

LE NÉOLOGISMK

205
:

Maynard le tiran pouvoir de la fatah'Essay des Merv. de Nature affectionne encore cette construction ce séraphin homme S-Paul (p. 500). Un ange homme condamné aux flammes (505). Cf. le front d'une fille amante mais princesse (Rotrou, S. Gen., a. I, se. 3)

En

tout cas je retrouve l'analogue chez

lité (I, 130).

:

;

un port

si

soldat (Scudér., Almah., VI, 268)

*.

Adjectifs tirés de participes présents.
sant (Oud., H. D.T.)
;

Ils

sont très nombreux, ainsi caresib.); cf. Ilfaut

— complaisant (Cotgr., 1611,
; ;

qu'on vous con1611, ib.)

tente Et qu'on soit complaisant à qui fut complaisante (Boisrob., Foll. Gag.,
IV, 10)
;

— consultant (Monet, 1636, H. D. T.) — déchirant (Cotgr.,
:

— dégoûtant (Oud., 1642 ib.) — exagérant
.

;

je vis bien...

que

les

témoignages
;

d'affection étoient affectés et exagérants (s r Chantai, Let., 205, p. 296)

— figu-

que ceux qui aimoient les choses figurantes s'y arrêtassent (Pasc, grugeant : le Bled nouveau fait toujours le Pain plus Pens., XV, 3 bis) infamant agréable en couleur, plus grugeant [Del. de la Camp., p. 3) philosophant : La Philosophie la moins philoso(Patru, Plaid., 5, H. D. T.); rasant (Cotgr., phante de toutes, il faut que ce mot passe (Cotin, Théocl., 84); H.D. T.).
rant
:

afin

;

;

Adjectifs et substantifs tirés de participes passés.
dent, réfléchi (Cotgr., H. D. T.);
(Segrais, Nouv.fr., 5 e nouv., 61)
cf.

Considéré

:

prucon-

vos charmes ne sont sans doute pas

si

sidérez dans leurs conquestes qu'il faut
;

que nous
défilé

le

soyons dans nos respects
III,

(Rotrou, Bel.,

1,

H. D. T.);

deshabillé

:

Philiris parle des

femmes

qu'il

voyoit en leur deshabillé, au lieu

de dire estant deshabillées : C'est que pour rendre son histoire douce et naïve, il use de ce mot que les Dames de Paris ont inventé, lequel je ne desapprouve point en ce lieu là (Sorel, Berg. extr., Rem., III, 217) couverte seulement d'un deshabillé de taffetas bleu (Desfont., Cel. et Maril., 83) raffiné (H. D. T. cite Cotgr.; cf. Bec.de Bond., 1639, 170; Maynard, 1646, 223; Malleville, Po., 1649, trouée (ib.). 292 Saras., OEuv., 1656, I, 208) frottée (Cotgr., H. D. T.)
;

;

;

;

;

Adjectifs et substantifs tirés du radical verbal.
accroist qu'il
l'autre (IV, 327).

— Malherbe condamne
entendu surcroist, non

prend pour un néologisme. Il On peut citer de l'époque
;

a bien

:

Chiquet (Oud., 1642, H. D. T).
(ib.)
II,

— coquet (Cotgr., H. D.
;

T.

;

cf.

Bec. de Bond.,
;

1639, 103, Maynard, 1646, 263, etc.)
;

— entrechat (Oud., 1642, sous forme entrechas 261); — pari (Oud., 1642, H. D. T.) — ragoût
la
;
;

— déblai (Oud., 1642,
;

H. D. T.)

— début

cf.
;

d'Ouv., Cont., 1644,

(ib.)

cf.

Mes ouvrages pour

vostre table Sont des ragoûts trop delicas (Mayn., OEuv., 1646, 302).
(Cotgr., H. D. T.
cf.
:

défroque ne m'avoit point tué pour... m'oster quelque défroque, Chap., Guzm. d'Alf., III, 263); gigue : Je ne passois pas mal mon temps, Et comme j'estois un peu gigue (Richer, Ov. bouf., 1662, allons, preste, et tantost, ça 209) Sa petite mère a beau luy crier tantost ça, la grande gigue n'en branle pas, et achevé a loisir... ses complimens et ses révérences (Arasp. et Sim., 1672,11, 36).
sçavoir

mon

si

l'on

;

:

1.

Les écrivains burlesques font passer

les

mots avec

la

plus grande facilité d'une

classe à l'autre et tirent parfois de la confusion des effets comiques. O qu'un brave est incommode S'il a l'humeur antipode (Bréb., Luc. trav., 1656, p. 77); peine d'un son glapissant Eut-il sonné farlarirette, Qui veut dire en langue Trom-

A

pette

«

Nobles seigneurs, retirez-vous

!

»

(Dassouc, Ov. en

b.

hum.,

4°,

1650, 77-78Ï.

mener au tabourinef pargnent point une fine-rainette. car les « Poètes emplovent d'assez chansonnettes champestres bonne grâce. A. Catin. etc. et maints autres pour la bonne mesure. Plus tard. une raenon. se marier ils n'espar amourettes. vi vol ter. aller aveuglettes. Pierrot. verbe» diminutifs coin nie les trois précédesquels on void assez les sources et davantage ils sonnent par fois. mais sans aucune censure particulière (471). que notre languealaprécellence sur l'italienne dans la création de ces sortes de mignardises (96-104). 232.. Tart. Carlin. et tant d'autres outre celuv (pie monsieur le Cardinal du Perron a trouvé dans le nom d'Ascagne. Mais aucune condamnation générale n'accom- pagnait ces sentences. seauentdire. une pauvre petiotte. le plus vray fretillon. et qu'un tel porte la mine d'un compagnon a la tassette. th. bai soi 1er. Maupas étudie encore la manière dont se dérivent les diminutifs. chacun donne aux villes et aux Cours. pourprette était mal dérivé. 499-510).. 347. — On se rappelle que un chapitre du livre d'Henri Estienne cherche à prouver ce para- doxe. M tifs de Gournay ne se contenta pas de montrer que les diminutifs fait entrent dans le matériel linguistique des deux Prélats. Quelqu'un encore faict il la bouche sucrée. venant d'un substantif. ces noms rustiques es Eglogues. sagette était bouffon. 2. vole 1er. Godard.. çais » . 286). Claudine. Madelon. et qu'il ayme bien son petit frérot. un peton. il faudrait entonner. Pour le regard de la campagne. Snile du Ment... dire par épaulettes. burlesque Corn. Nous adjousterans qu'ils employent. le bergerot. dont elle son bouclier (0. poète en même temps que grammairien. Commun I. 290: Mol. IV. babilsaulcet. Dern. nomment eu suitte leur inearnadin et leur ny les dames n'obcamelotin. 1 . Malherbe lui-même n'avait d'abord relevé dans Desportes faire jugeait bas ' la doucette. et ceste fille de mesme? sans épargner finef et finette.. petite courbe d'un cheval en lieu de cour . 975).206 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE IL DÉRIVATION PROPRE.).. poinctiller un homme. issus par diminution du verbe friander : comme ils disent encores grignotter etbuvotter. Annichon ou Annette. Margot. la bergerette. Ils disent frioler et triolet. tout — DIMINUTIFS. leurs opuscules 1. au contraire. aussi volontiers que leur incarnai et leur camelot raettent pas aussi de leur pari le crespon qui sonne évidemment. simplet et simplette. folion ou follichon. et sa petite sœurette? Dire aussi. Pastorelles et » (98).le il prononce : « Ces diminutifs n'ont guère bonne grâce en fran- (Doctr.. Les champestres et les polis mondains encore par dessus. 349. dans la comédie et le I. Janot. qu'une telle est accouchée n'aguere du plus bel enfançon. quand ils sont en ner. H><» . Francine. une humeur enfantine. pour n'oser dire. elle a ces mesmes diminutifs de noms. rapportant les inventions bur- lesques d'un fabricant de mots renvoie bien cœuret au billon. une menotte. en fait grand usage (Voir dans les Desguisez. Au reste les plus honnestes gens aussi profèrent à tous coups. II. Marotte. laslonner 1 : et : humeur comique m Gonsequerament. sucçotler. mâchon: : : : : dents. Lysette ouy parfois Elon et Suson pour Hélène et Susanne plus. une carauzon. Et c'est certainement un 2 . reprenant son Desportes. sauteler. erespe léger.. Janon. qu'vn tel garçon est le plus vray i'olet ou doucet. morsiller vue pomme. fr. elle en donna un traité exprès : Des diminude ses meil- françois (0. VII. œuu. maigrelet ou maigrelette « Suiuamment. « Scarr. si le cas y eschet. Deimier. Virg.. ces diminutions de nom aux enfanspar tendresse. que parce qu'il le . lirez de grignon et de boire.

chiffon. petite lance d'un chirurgien même lette. David. Quoi qu'il en soit... c'est sans doute parce il Assurément ne serait point l'« autrice : » : qu'il n'y avait plus lieu de s'en défendre ! . menuet. III. deschargé d'encouleure et de graisse (Chaen offre de très nombreux exemples : durette (Virg. 175). maigrelet (ib. César. quenouillette (Airs et Vaudev.. Bridon. 248) . 57) sur mon toict estendu seulet je me pourmene (Montchr. debvroient gagner la place de chapelets. 412-3). herbettc (ib. cuvette et fossette de l'Eglise qu'il faudroit nommer petites buyes. Coef- feteau en use. tour- niquet.. Et si Vaugelas n'en a point parlé. Bientôt ils 61).. 1. M. toillette. 67). 132). 1.de Cerv. 207 ce plaidoyer. de petits Minisque vos femmes vous jettent sur les bras (Id..) Il dit à propos d'islette dans les Remarques posthumes : « Il est fort bon. d'Alf. une connaissance de la langue vraiment profonde pour le temps. une méthode où la recherche systématique des mots à citer n'a rien ôté à la fantaisie de l'imagination et à la verve du style mettent ce traité bien au-dessus du chapitre de H. petite fosse rue d'un lict. se debvroit appeler petite paellc. II. sont dans le bette.. Franc. A ce compte. de Nuict. il s'exempta des attaintes de certains petits mangereaux d'officiers de justice trillons . ib.. blanquette.. se lisent dans Gotgrave. petite poelle pour sa poepetite toille à se deshabiller. » (0. 171)) .. 495) rettes (Id. 218). trav. petite pour sa lancette. Six nouv. La richesse des matériaux. on les adoucit d'ordinaire avec l'épithète de petit » (II.4). 170). (Cour. et ceux qui font foncroulette ou cachette. petite cuve de salle. 165). Car lors mesme que Ton s'en sert. 39).. de N. II. Luc. 505 à 508. ib. Quoy plus? petits chapeaux de table. 207). 32) combattre une le burin grave des figusi chetive creaturette (R. seront burlesques.. quoique les diminutifs ne soient pas fort en usage en nostre Langue. .. Mais ils sont surtout dans des écrits familiers ou burlesques : Ce sont des choseltes et menus fatras (Gar.. réf. Rab.LE NÉOLOGISME . dentelles et la palette à jouer. Guzrn. le goût du temps n'allait pas vers ces gentillesses.. II. qui juge qu'on fait De César un Cesarel Bréb. Estienne. 294). eneschange de ruelle. 1656... : les burettes déjoue. j'estois pel. ib. . II. Mais l'exposé est des plus brillants.de Cour. ils examinèrent l'appareil de sa maletlc (d'Audig. en siècle de : sans oublier si haute refor- mation \ . Merv.. : tandis que leurs brebiettes broutoient (Camus. On en trouve encore fréquemment au commencement du siècle I. II. Il 'serait fort difficile de citer des diminutifs de l'époque qui soient vraiment nouveaux. ivro- fjnette (ib. petites dents de colets. Scarron un jeune frippon net. elle tion de noms ordinaires donne un peu trop facilement l'illusion que ces mots « font le quart du langage françois ». où employés comme difficile de trouver le point faible de mêle sans scrupule les diminutifs tels maisonnette de maison. cervelet. Iphig. p. 237). la Perle est lendrelette dans le Nacre (Id. II... . Presque tous ceux qu'on peut relever dans le Dictionnaire général sont antérieurs . femmelette (ib..

Vire/. comme p. cassonade (Cotgr./r. vous autres lisarts.. T. cent». Corest permis de parler — 1. 15) peint. en ance exorbitance (il ne se lamente point de voir pourrv etgasté.).. *eeoaaa*e:Ia passée (Chapel. fameux Escrivain A l'esprit si en aille. 22 janv. 1056. — — en al : armoriai (Cotgr. T. 264 .208 • HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE cas.) la . T. : appréciateur (Cotgr. — en ain.. T. — heurlade .ou Copistes Loret. T. — ard : campagnard (Cotgr. 26 janv. Merv..93). 1. T. 1642). d'Alf. et Oud. l'ai recherches ultérieures les feront probablement retrouver plus Ainsi poetereau est donné par H.). 470. D.houf.] . — en I.) ' : — présentateur Chap. 5 : — D. Virg. Let. : t : I : . : Oud. D. cite les Rech. IL Virg. 528 . 1630).. duzm. III. — treillissage la : Camp. | 191 — en aire : commissionnaire Montchrest.. rencontré dans le Recueil de Rond. div. Loret. Pour les autres.. 28) orangeade (Oud. II.. n'avez-vous point leu certain petit fatras le Caquet de l'Accouchée? (Caq. D. Ûz. 1642)3. H. — : H. 16i2. hurlade (Voit..... IL 161 : enjambade (Scarr.. 1. D. D.). 519. 1651 50) . I. : . D.. — .. 1). 1662. cirage Lebrun. T. : lisarl qui se nomme ateur II.358 souflletade : les Scaronade : Je vous (Costar. bel. 1642. envoyé.. Le/. Guzm. deScarron. — raffinage (ib. H.). gueusaille combien de fois encore ay-je fait assembler à ma porte une troupe de gueusaille (Chap.-Am... I. des tôt. cf. républicain (d'Aubigné. T. viennent que de ce gargotage-Ya (Del... Virg. p. 465). Virg. cf. 354 cf.. cf. Maistre deisicàtear des crottes. cf. 1658. 1S av. T.). Po. III. pantalonnade : qui faisoient en hurlant mille pantalonnades (St. : un — — — valetaille (Nicot. Id. D. l. 2. 5« aouv. : — repassade (Chap. H. 203 cf. cf.. 212) — pliage (Cotgr.. 388 . 99) L — en âge gargotage (Oud.. Loret.. : employant compliments de (ib. Dern. M. Je i6. de 1639.. Est-ce le pre- mier exemple ? SUBSTANTIFS. 1623... D. Au milieu de 4°. Segr..— en able : cartable (Monet. — en ade II. 133 . 1635.. Le Complément de Godefroy cite le mol dans d'Ossat. â78).. H. En burlesque cf. de T. Scarron dit déjà castonnade (Chap. la Franco un - républicain (Bréb. Donna remède à l'accident Scan. en âtre : poelastre (Chapel... Richer.). Nouv. Guzni. Burlesque :\. Let. T.II.. 88. T... par vos exorbitances à despenser et et à dissiper (Chap. Th. fr.\lf. D. I. 251 plalassmle Scarr.. felicitation. tous ces dégoûts ne pro. Burlesque deiiic&tenr: Mais desCieux le miroir ardent. — dispensaire Cotgr. [d'Alf. H.). II. D.. Rec). I).. H. de Pasquier. XI). H. III. T. 165'. ..... quelques mnnuscrivain : Les .. <l'. en i. I.. : : — — — . de VAcc. : — neille ainsi en ation » felicitation (d'Aubigné.)... 11.. T. 506 non feintes Scarr. de attaché au Mur(/ard.).. 720. Qv. Scarr.. ajoute « s'il Mais en 1690. — en 267 .Le/. gaignon est déjà dans Régnier (Sa/.). D.. — H.). . Delb... II.

191). Let. H. Jen'ay pu empeschermon Héros d'estre condamné à estre pendu dans Pontoise. VI. d'avoir tous des bord étoit retroussé d'un côté. D. 1642. repeuplement (Cotgr. Polyand. et Racan. T. 420. des rech. 1628. Rec.. d'autant que tout leur fait n'est que gueuserie (Gar. 1616. D. . . : assujettissement (Delb. Rech. ib. — empressement ib. Le mot est en réalité très ancien. — clignotement (Cotgr. H. 220.) cf.. . H. Francion. Let. T.). « vient trop tard. 73) . — — .... H. D.. Œuv. cur.. p. 1642... . T. — discernement avec discernement punit et — dodelinement (Cotgr. ment doit estre reçu puisque verbe est dans A pareil air rebuttent ce mot d'empressement (Issue 295).) cf. D. 1. D. D. bourg.422). D... T.) ib. 1642.) — dessaisissement (Monet..) I. » alors qu'exactitude commence à être Ce dernier. H. minauderie (Cotgr.. Sorel. souveraineté est au contraire approuvé par Vaugelas (I.) cf. piaillerie (Oud. . . française. Lum. . II. 126... T. L.. que Vaugelas a vu naître « comme un monstre » a déjà le droit d'une longue possession tout acquis (I. 83). ne le signale pas avant Furet. ib..) — effondrerécompense (Corn.). Burlesque (St. 9 oct. H. . H.) .T. cf. le le : ils aux Censeurs. 346. : ... H. — griffonnerie (Chap. p. 67 cf. D.. Je ne fais point de tort aux beaux Esprits prétendus de nos dogmatisans.. etc.. et cette penderie-là est si vra y-semblable. — déménagement (Cotgr. si j'avois fait des Chapitres exprez de telles ravauderies (Gar.. à cause de quoy Ton les nommoit Plumets » (Sorel. T... 132) fr..) . Let. — — 34). : pesterie II.. Tu ne pouvois mieux rencontrer Dans ton humeur de Dern. à Dup.Le£.. : — ib. Let. Cin. : terie Am. puissay-je étouffer d'une nèfle m'êtrangler d'un bigarreau (Loret. reçu. D. Invent.). 605). I. 14 mars 1654. 1617. — — (Fr. 1660. Virg. . œuv. Doctr. 397. — . des chappeaux dont où il y avoit une plume de l'autre.). D. cf. — romanserie ment un chascun à la l'air de ce païs-là. téressement (Pasc. H. de Sales. Disc.. hors de train et au caïmandement de leur infâme vie(Espad. 292. œuv. 377).. 1) . cf. babillerie la rusticité et la en erie coadjutorerie (Merc (Cotgr. p. que je ne croy pas la pouvoir changer en aucune autre avanture (Scarr.. cf. 388 et Scarron. Le père entrant en furie Redoubla sa piaillerie (Richer. 589) : ..). — scaronnerie (Scarr. 410) . — caïmandement sat. 81) ravauderie (Cotgr. Dern. Loret. commun usage (Dupleix. D.D. H.).LE NÉOLOGISME 209 — Ou en eau bigarreau (Cotgr. I... On trouve exactesse dans Peiresc.356). — désin— débarquement (Oud. T. comme le manteaux rouges. des collets bas. T. H. : II. Sorel. Ov.. 89) : — pescatonnerie : n'en déplaise à sa Catonnerie (Scarr.) penderie (ib.).. Rec. Rom. Sorel. I. : en et plumet (homme qui porte un chapeau à plumes). « Il me conta étoientdans Paris grande quantité qui vivoient de ce métier-là (le métier de voleur.) : — — en ence déférence (Peiresc. Polyand. H. Cotgr. D. T. II. T. etquiavoient entre eux beaucoup démarques pour se reconnoître. : — — qu'ils en esse I.. Pour moy. 4)..) — détachement (Oud. II.) . H. cite le mot pour la première fois dans Oud. Rec. de les loger parmy des gueux. : justesse (Cotgr. T.. 50) .. T. causerie T. T.. 1663. II. D.) — gueuserie (Nie. — cautionnement (Delb. 1. sur VAcad. liv. II. D. H. Prov.. 260. H. en ement cf. III.. à Dup. — . Delb. 16.. 417) *. porte quasi généraleromanserie (Peir. Histoire de la Langue 14 .. 1642.. et en été :exacteté. 1. bouff..194)... Déd.. 22juil. . . — hâblerie (Chapel..

T. . etc.. — hurl. (a. 1. 82 sept. IL D. Nie. unplaisantin (Gar. — safranier (d'Aubigné. 16août 1649et Scarron. Po. D. T. I. Cotgr. la Pomp... sans doute ou dans Garnier YAstrée. IL 1». commun 5. Binet.. H. 419) reur (Gr. I.de y est. Et renvoya ces soufïlencus cocus (Scarr. H. comme Ménage avait raison de l'affirmer (1614. D. T.426 iparlalecture de quelques Epistoliers Modernes que je ne nomme point de peur de noise grimacier (Cotgr. Doctr. 1. 97 bredouilleur (Oud. Œuv.. Let. D. 1623. Balzac. etc.)... dans IL D. T. Merv. et franc dégobillis.". — tise en ise : cafardise (Cotgr. de Corn. r tomber Voiture dans (Sarasin. Virg..) tlogiste attribué à Richedu monde (R. un ex.). 415) — .) libelliste (Chapel. 1655. degobillis : T. de Marty-Lav. — ..278). trouvant dans le Cid se. inéd. H...7 chez Loret..tchie. A fait II. : bijoutier (qui (ib. 310.299). Delb. Let. 84). Luc. D. D. En fait. 239.).... « Je suis princiêle Loret. — 1642) enier . T). Le mot n'est dans aucun des dict. 1642. XII. T. 127) ou dans — Tam. Cotgr. 1005. cf. hâbleur Brébeuf.. II. Lex. 1653.jtrèa I. Stimmim. de A'. : disait nouvelUni et io. Let.. 1650. — epistolier. 96. D.) . Let. Po. — . survenans 306).. 570) Qu'en peut dire son elogiête ? P.. 63 .. 1656. cf. cite (Cotgr. IL D... 1647. T. T. en in '. (Gar.. le donne pour un néologisme : — — en ille béquille (Cotgr. 1021.. cur. p. Ov. H..) . 895). T. T.//. 18 oct. H... qu'il sembloit que je sortisse tout frais du ventre de cf. fun. Sans savon Lar. X. Carneau..d'Alf. Let. Quand Atropos.. Mais Scudéry déclare. .. 380) nos beaux esprits disent par g. D. 1643. — : à douzaines se ruèrent sur les Trotins (Loret. l'Académie souhaiterait quil fût en usage (Corn. H. I. 90 .. " — galantise (mot inventé par les plus . D.. 75) lieu) noumachiniste (Delb.). . T. 6). i . 1646 la Balleine (Chapel. T. Oud. — princiste Chapelain /. Loret. 12 nov.. àConr.). II. — . D. : carriériste Cain fut le premier caeeen iste casuiste (Cotgr.). H. H... — vertugadin de ceux (des étuis) que nous coupions aux Dames qui en portoient sur leur vertugadin (Chapel. 27 nov. (Cotgr.) . Parque safraniere f/eV . Mon. en Le net . 487). D.. cf. le II. Cyrus. — chiffonnier aime les bijoux. — douanier (Cotgr. : — tricotis (Chapel. la bière cf. div. Guzrn.. .. II.210 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE eur : — en en le offenseur est attesté depuis le xv e siècle. T. ine is : : chaumine (Cotgr. qui signifie un bouffon. H. I... célèbres courtisans.). D. T... signale comme né de nos jours.. 119. qu'il n'est point français. III.plaisantin Martin Luther s'appelloit en langue Saxonique Martin Luddar. : Loret.) /le/y. il (v.. 255) nourellier . cite Oudin. 1656. cf. 383). du xvie. H. 664) : — — en isme protestantisme Delb. Est : un recipé salutaire si Am. El. D... . 251 subtiliseur (Chap. 28 juin 1659. 44.. H. — : lava bien les testes De ces exciteurs de tempestes.. 179. trotin des clercs. 170). T.. 1650.»•/.. c'estoit — en — St. bouff. Guzm. trav. . Retz. Franc. . H. gazetier (Chapel. Let. cur. T. — . D. III..t lan- Doctr. cf. brigadier (Oud. 1662. velliste (E. IV. 393) — margouillis le visage et les vestemens pleins de vase et de margouillis.. cf. . car 100). 5 nov. — : leriste . d'Alf. — I. n. cf. 382). — .. Guérin cria .). 1620. '229) . Corneille l'avait trouvé II. — soupi— fadeur T. aussi penauts que les — yobloteur (Richer.) ib. de Gourn. diatribeur (Balz.. exciteur Mais vostre Altesse qui le vit. T.

— : juil.... T. T.). D. adverbialité (Vaug... Chef-de-part et la faction contre Jansenius et la Jansénéitê les plus célèbres courtisans mot inventé par (Gourn. III. Dern. mais enfin on s'y est apprivoisé (I. 242. H. : censurable (Pasc. condition »(Gourn. — . 124). sériosité.. Le Vayer (Eloq. 40. — ponctualité..). — dental instantané (xvm e s. lier. 1650. dans H. v. Bouhours constatent sa chute exactitude : Sorel le signale comme nouveau dans les Loix de la Galanterie (1644). mauvais plaisans. Il est fréquent dans Corneille.. 1*27 . Adr. H.. Peir. lestitude : Il a. quoique ce dernier soit plus usité (II.. (la Dam. : — Burl. Œuv. : esclavitude. et le mot ne passa pas. Elomire hypoc.. « mot inventé par . God. act. I. Cf. p. dit Vaugelas. se. Montfleury. T. c'est à dire passant en — : .. T. : — en é intentionné. Bu ri.) .. 63.. n.). Bouh.. H. Divorce comique. 50. D. 1671.. à Dup. 234) . était préféré par Malherbe à escla- vage 2 Lui. L'aprèsdiné des auberges.). 248.... 1642. . — jansénéitê . T.) le mot est approuvé par Vaugelas (I. cite Ferry Julyot). 16 .LE NÉOLOGISME 1652. Le Boul.. — lancé par Balzac au lieu de sérieuseté la seriosité des Grecs a-t-elle rien qui vaille cette raillerie fiere et impérieuse de vos Romains ? (OEuv. 211 : cf. 67). I. II. II. Delb. 90). 4 e p. : 1. pour ce qu'il un moment (Duval. Adv. II. 5 — concevable (Corn. 386. 386). 23 fév. Nouv. etc.. 32. 1..) : cf. Chapelain. 34. Loret.. D.. . 1670. med. en ard goguenard (Oud. II. trav. 9 oct. 377). Ar. — en aïque en al : gueusaïque secte) (Tabar. fort affecté La lestitude et propreté (Loret. p.. se. de Chalussay. H. T.) . 84 et Doutes. p. Virg. à Dup. Esc. 2 juin 1652. les plus célèbres personnes de noble cf.. — en ité I. cite Lanoue. 7. des Rom. quelles machines contre (Balz. etc. Prov. C'est de luy que ce mot je tien (La leg de Bourbon de Vannée 46&4 dans le Becueil deqq. 1658. iv Poisson. 1055) .) Let. T. Quinet. Y. 129. œuv. — provincialité (Chap. Bab. II.). div. — en able . cf. Scarr. cf. 18 . etc. en anée : — — colossal (Cotgr.. sept. cf. 1645. fr. : quelle force. 69) *.. — 1 er en aud : pataud (Cotgr. 62). H. burl. . réf. le 347) . 2. Tels que. n'aimerait à employer ni l'un ni l'autre. — dilatable (Cotgr. Le Lexique delà Collection des Grands Ecrivains n'en cite aucun exemple. — romaniste quelque romaniste (romancier) de ce siècle n'aura-t-il point desja entrepris de mettre mes amours par escrit ? (Sorel. est instantanée. — en ibude . III) . D. D.. extr. 430). Let. 1674. 126) cf. chamarrure (Cotgr. Berg. dit-on. Avec leurs pataudes de mains (Loret.. fr. T ADJECTIFS. 200).. Bec. 11 est à noterque bientôt l'adjectif substantivé le sérieux prévalut (Cf. . t. 1652. Convers. Est le bon Monsieur de Vilaine. 67) furent de cet avis. Scarr. . francs gauguenars. (ib. IV.). O. : .. 169.. 1651. />. puis dans son Discours sur V Académie (1654).. 597 cf. et ailleurs Vaugelas l'a vu naître comme un monstre contre lequel tout le monde s'ecrioit. Il était déjà ailleurs vous tenant es termes : de la seriosité (Gar.. I. Let. 1664. de Scarron. D. 1660. Segrais. Bary.. 400). : versificature (Scarr. 200). et Eug. D. . ib. dans le pays du Maine. H. le présent.. 30 av. — en ure I. cf. . Il triomphe en effet d'exactesse (Peiresc.

— en if : edificatif (Chap. rejet- ter des offres tentatives (Bary. inéd.. 197. 103). Iphig. propos d'ivoirin. charbonneux (Cotgr. En dépit de affectionner tionner (I. ib. 632). Let... Cependant il se répandit. 192). I. Il y avait dans la vieille langue des adjectifs en in.. II.). 1642). ib.). I. Rem. t.. onl toutesfois je n'en moins de douceur que beaucoup d'autres de pareille dérivation imita el particulièrement j'employe. 823). 1620. 170).. . : — en ier printanier était dans Ronsard. Avec sa taille gigantine (Scarr. cf. Malherbe IV. 187). Ce fut le coup de grâce. Virg. — gorge de cette viande gna. d'autant plus Franchement que nous n'en n'avons point d'autre qui responde en force d'expression au Latin umhirr taisant estât que telles dictions contribuent beaucoup à l'enrichissement de nostre langue. 33) Il ... — cf. n'est ni pas plus bienà se medecincr veillant à invectiver 211) ni à prétexter (ib. cf. le mesme verbe ambitionner. Berg extr. Malherbe. mais fort lentement. à Dup. 211). trav. comme ambitionner. dans Delb. H. il qu'il croit nouveaux. 186). et préférait employer un équivalent formé de préposition -j.. lb. cf. occasionner (I. et les autres estalés en cete Remarque. 142. donne d'un seul coup congé à ovin... p. scaligerien (Id. I). de nuict. ainsi diamantin (Chap... I. nombre ib. Let. Je tiens au<si que se médeciner est une bonne locution et que nostre Auteur la cou : : : 1 : : . T.. Mais le xvi e (cf.256-2. Ovidienne (Balz.. avoir l'esprit aussi romanesque et aussi poétique que Lysis (Sorel. II.[ib.» : VERBES.substantif. II. p. burl.212 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE — en esque I... 4°. — tentatif(ld. de Nat... mentionner (ib. 51) . — — en eux Vaugelas (J.. Merv. 451) cien (Chap. Let. même dans la prose de Camus ou d'Etienne Binet une Espouse d'un cœur tout colombin (Cam. — à en in. Doctr. : — en ien : gnathonien je suis soûl jusqu'à la . Loi. On en trouvait encore.. sa bouche sucrine (Id. à voudrais pas condamner l'usage en autruy tion de plusieurs doctes Escri vains.. II. t. p. 489) fhonienne (Balz. du Verbe. inéd. dedans la poictrine Une dureté diamantine (Id. intentionnel. LXI). Déjà la langue n'avait point d'in- siècle en avait fait de nouveaux.. comateux Duval. 36) leur glace est plombine (R. « et autres telles drôleries » (IV. !. : — gasconesque (Peir. — . (II. Franc.. : 1 i-'... Aristotéli- le blâme dans Desportes. Loret de condition Trézoriére (2 mars 1658.). trésorier : il fureta si bien les chambres de son logis qu'il trouva le cabinet trésorier (Le Cour. 158).. Us sont le plus souvenl burlesques Vous avez Aux cœurs si doux et colombins (Loret. 450.17. guère favorable aux verbes et se passionner. 1656. qui marquent souvent l'indigence et te défaut qu'elle a de termes propres à une claire et naïfve expression de nos conceptions.).. et qu'elles doivent astre préférées aux périphrases. cf. 322). 285. II. Ce prodigieux animal. clination : . 587). : : chevaleresque (Oud. Poes. Toi . les tolérait. rebute ambi- 33) . Rhet.. — romanesque . 1647. fr.. Anal. en grand vers ces sortes d'adjectifs. marbrin. Dupleix Je considère bien qu'aucuns deces verbes formel des noms substantifs. 182) cf.. Dans le cœur d'un chrestien lavé dans le sang pourprin du Sauveur (Guerson. Voici la réponse de Se. conditionner (I. : 162). III.. 1. — Vaugelas n'est 211 et (ib. 498 Quelques-uns traînent au xvn c un reste de vie. Let..

mée de l'air et des paroles (Mol. 386). T. J'y veux adjouster medic ameuter.. Adv. Polyand. Am. : . T. Ar. T. cf.. 1664. Marg. C'est estre fat en cramoisy (Airset Vaud de Cour.. 370 et Chapel. 1634. cf. cite Oud. 199. — . Piesser les Mareschaux de France. . 1642. I. H. Let.). 1642) —contagier: L'Egypte. D. Pol.. X. La discussion continue après Vaugelas (Mén. éd. bombarder (Cotgr. — . Guerre com. I. 58. H. 1611.).. p. D. D.. Doit commencer dés aujourd'huy (Mayn. T. Ue de Gournay le déclare Ambitionner est déjà dans d'Aubigné(H. (on prononce — — . Prov. droguer (ib. LVI. comme pour goinfrer (Oud. H.. b. — : . occasionner. 528. T. ib. 559)... Alemand. — . 29 juin 1658. « . VI) — une cause honteuse. V. Let. X). loucher Cotgr.. Sat. T. H. 1672. les Let.) cf... Epigr... 222) M — — — . 22 juil. de la Croix.. etc.. O. remontait à plusieurs siècles. 1657.... D.). H. inéd. quoique fidèles à se faire la charité. 1663. Gomb. 4).. — — filouter .. : damnant les sains que je rapporte icy la raillerie de son Contre-tenant) n'aura pour luy ny malades. et Colletet. 386) H. 386... div. 1671. iV. comme medeciner se dit des remèdes ordonnés par les Médecins aux douleurs ou infirmités (afin ny les des parties intérieures (Liberté. Rech.) conditionner est un vieux mot H. 144) —griffonner (Cotgr... — — .. 1654. — . H. T. 1606 . Corn... entousiâmer) 1642) . capuchonner (d'Aub. T. cite Cotgr. H. H. D. Et faire l'Amoureux transy. II.. 16 hutter(Goà. se medeciner est dans Racan (1. maquiller (Dav.. invectiver est dans Cotgrave (cf.. H. : II. Buff. — : . I. St. 1642)... 10) piécer (faire pièce à) faire le Brave à toute outrance. p.. Mot très fréquent dans les textes A M. je veux patiner à mon aise tes grosses joues (Sorel. OEuv... de Lux. 1657.. 119-121 encore désapprouvé par Richelet. 30 déc. inventé par les plus célèbres personnes de la noble condition (O.. aller filouter (Pasc. norm.). morceler (Cotgr... 1634. : 1' . — cloîtrer (Coût. 88). ix) le mot est commun chez Loret. D. Trag. D. S'il quitte son habit pour . D. . — : — — .. D. etSorel. .) quelque pauvre Quaymand qui s'en va gueusantde porte en porte (Gar. Taleman pour le remercier d'une petite biblio(Nicot. liv.. . Franc.). Merv..LE NÉOLOGISME 243 Voici quelques verbes qui peuvent être considérés comme nouveaux : — en er H. dans Corneille (QEd.. 414.. précautionner Sorel note ce mot parmi ceux que CCCLXXX. Am. T. voicyla grange Où le destin m'a hutte (St.). .. : . D. 17) 5 prétexter. proser (proser de la rime 401.. se. — (Oud. 73. 597. régaler « mot inventé par les plus et rimer de laprose. burl. 340 et 498). T. II. et Eug. — gueuser . 16 août 1659. les — com- plimenter... cf. Guzm.. D. 1623.. les sœurs. : — i — — — — — . I.). Bouh. mot inventé par plus célèbres courtisans)) (Gourn. 271.. H. caracoler pauvres capuchonnez Furent. 781) cf.. 475.. St. T. 1656. Rec... O. 225). Am.). 118). Guerre civ. T. Ferrand. Qui n'aura goinf- /rédesavie. D. expectorer (Chapel.. 176 17 janv. II.) cf. 123) pointiller (Cotgr.) enthousiasmer je suis enthousiasbiller (Cotgr. 1646.. 300). 10. —colleter (Cotgr.D. 57) . 7 juill. III. Loret. H. 3 juin 1656). . cf. le mot est adopté par ment ionner est cité au xvi e siècle par Fur. D. et A. Adv. Loret. qui se dit plus proprement de l'application des remèdes aux playes ou aux douleurs des parties extérieures. Poés. tout-à-fait. — fanfaronner (Oud. Adv. T. H. Juv. 1634. H. 2 e éd. 74 et Loret. D. l'Arrabie et laCaldégodée furent seules jadis contagiées de ceste peste (1624. 29). Regn. refonte d'un vieux motfrançais. . T.. mal-menez : apothéoser (Balz. d'Alf. — . 348). D. 1652. rid. de Nat. Gay. 1611... D. ne se pointillent ni surveillent les unes les autres (s Chant. 8. d. 337. I. cite Sully) cf.. Mus. cf. . dans Delb. naïfver : ce poinct refendu a si bien naïve les cheveux (R.. des Rech. II. T. célèbres courtisans » (Gourn.. nigauder (Cotgr.. H. L. T. 540) M Ue de Scudéry aurait la première employés par écrit (Con.. patiner (Cotgr. 1611. cf. Préc..T.

Gai. BufTetfAT. 149): se syntaxer : tous (les pronoms indéfinis) se syntaxent d'articles indéfinis (Maup. 432) . 436) galantiser. Hauter. I. — I. ne vaut rien. à Conr. : Burl. hum.. OEuv. II. Corn.. 1). fait — — . 1.21 — meurtrifier Id. Dern. 26 oct.. II. 457. 23 oct. 191 : — — foudrifier •2<)!> 3. sottiser (St. Mais ce n'est à vrai dire qu'un changement de forme. Crisp. ... III. Gai.. '2.. 201 . cité dans la Coméd. réf. miel des abeilles Et ne nichez jamais ny d'esté ni d'hyver (Espad. II.-Am. ADVERBES. I.'» Scan*. . ital. posth. 172) Vaug......) ne fait que très lentement 1638. — il sur galantise. (p. II..). Virg.1. 1665. hum. 1.. 1 . ib. œuv. Ménage (O. — L'abondance des adverbes est une caractéristique de la langue précieuse. Il — ioniser (Boisrob. 1650. 1642. 1657. II.. 376). — héroïfler Id. rucher : vous mangez le travail et le renfroquer (Ghap.). 1614. 17 mars 1653) regouler : Ny les remparts bien escarpez Ni la résistance des armes — — Ne 543). L81 : ceuv. d'après Rem. Virg. 12) siéger (assiéger) de mesme façon que sy c'eût été pour siéger Nancy Loret.etl'Ac. 1611... 1638...../'/>. — . 5. — — . : substantifier (Vaug. : crotifier Id. furent de l'avis de Vaugelas. '.. 1660.. ay déjà esté régalé du 9 e vol. et : j . T.. Bm-I. . var.. fais il se les galantise (Mayn. Le/. 23.. IL l>. cf. des Acad. s. Th.). Am.. 1650. sat. I.325). et : me il galantiser. d'Urfé.. 137). UAstrée. 1642. vnu-hvnister Id.. D.. et m'a dit à l'oreille que vous estes l'homme du monde qui sçavez le mieux romàniser (Le Pays. 1647. 1646. Burl.. Balzac. etc. on disait précipitément.. 1620). en h. — en fier : missifier II. personnes singulières des verbes imperEp. ne faut qu'un miroir (Corn. med. de Cyrus... —obtcurifier Virg... 1646.. Am. 852 Marg. I. ib.. Il est dans Bertaut 524 de l'éd. Let. ib. dulotiser (St. OEuv. [.. Virg. ÛEnv. cf.. alectonner Scan'.).1... Th. 345 .)' t 1.. 1640.. : 7 av.. 263. 1. l re : Pour éd.. trav.738). 167) — en ir : tripolir (Dassoucy. 246).. 145)2.. 109 : fScaiT.. tressaulter (ex.. I. 228) tenait pour précipitément.. : : — 131). que Vaugelas ne condamne pas.. — : sa place.— mérautiser Scan. Bary Rhet. Chapel.. 149 . I. Virg. dans divers textes du xvi e siècle. 153. — — . Dern. plaintes (Rotrou. On . — impersonnaliser mal tu Il mal n'est question que de courir par toutes niser : les tierces sonnalisez (Maup. Let. . 78).bouff. Mais il A ce commandement mon cœur tressauta d'aise manque à tous les dictionnaires : ' en iser histouriser (Gherardi. Chapel. I.. el le trouve par exemple dans les Lettres de Peiresc à Dup. 167). — supplicier... : plus de Prestres missifians 3 . 39 : diablifler (se Id. . du xvi e s. GEuv. .. Id. II.. cavalièrement (Id. Capricieusement (Oud. dans G. Ov. tinnoliner Scan-.214 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE il theque dont avoit régalé l'Autheur (Mayn.. 697) druyser (parler en druide. Rab. T. - prélatifier GEuv. en h. II.. 1. searonixer Loret.. II. chimeriser (Oud.. \—tendrifier Id. I. s'adore. purent regouler les charmes de ce monstre aux regards affreux (Rich.. O. est déjà d'après Vaganay. 243).. A mit. 209. du Pal. tu galantises La Célim. I65ï quichotiser Si. Qv.. La discussion dura jusqu'à la fin du siècle. cf. 222) . dans Cotgrave.. il Vaugelas recommande précipitamment. IL 254 jeanguillaurner (Daasouc. Ov. 61 . I. cf. GEuv. cf.. — roma- m'a découvert tous vos secrets.

.. - ponctuellement (Cotgr. Po. COMPOSITION PAR PARTICULES. 502. — engoncer (Cotgr. le verras enfourré. D. 320) 3 . 647.. dépacifiquer (Id... 49)...LE NÉOLOGISME docilement (Id. Guzm.. ib.) . la .. r°) v . Sorel. 1642. ib. — desentraver (Oud. — — immanquablement (Chap. 1634. Ov.. 8). appar.. dépatronner (Id. 1646. ex. 172)... :Et la Dame Anne Olivier. Rec. .. Encapuciné (Som.. Etoit prés de Sa Majesté (Loret. . I. lestement ajusté. 759) . — — (avait existé dans le : de 1615 dansDelb.. cf. II. II. 233)..) « pour parler 1664..198). Almah.... xlii) . : — débarrasser (Cotgr.. 76) ». Virg. [Adv. 386). T. Ov. 1650. Dern. ib.. (f° 234 . 308) r'. T. II. Roy. 75). I. 1658. — — — . de Nat. — . \. œuv. II. Monsieur.). Let. I. Polyand. enquadrupeder (Scarr.. par les plus célèbres courtisans — detrosner (dans même L. — desinfection. VII. Virg. 268). 35). s'encanailler (serait de la marquise de Maulny. — — — — — — — .. Let.. ib.) — détromper le (Dochez donne un ex. mais dérait M lle deGournay s. cf. (texte du xvn dans H. Adv. D. 1654. VII.) . alloit I. 11. 1611) il serait de M lle de Scudéry (Roy. 236). encitrouiller {ib. plus barbare (Loret. 333 .. 1666.. — lestement (Cotgr. I. — plagiairement (Chap. . : une brosse semblable à celles dont on époudre les Tableaux (Jard fr.. I. D. 1642) Œuv. Balz. 1611. — Debarbariser — 2 (ChapeL. ib. Po. Let. Virg. let. desembâtonné (Id. se déquenouiller (Id.). — : méprisamment (Scudér. (Scudéry. e .. 197 l'opinion de Vaugelas sur debrutaliser et les mots de cette espèce. T.. Voir p. 489) ment. 3. Let.. cf. D. Sorel. a Dup. Montreuil. de Gournay le donne rival occupe ma place Et rit de mais M Malherbe a barré empourprer dans son Desportes I.-Am. Œuv.. tous que j'en ai sont postérieurs) — enmitoufflé (Cotgr. 597.). citent des ex. Œuv. 49 et les 412).. tu III.. ib.. misérablement) il faut que la chose hermétiquement (texte soit peinte flouement (R. T... T.. 1656. .). — 1. .. — mesquinement .. . — Œuv. burl. T... Œuv. I. T. 5.. 393).... I. — 320).. (Loret. cf.. 60). cf. Ib. demariner (Scarr.e . 138) deduper je vous remercie de m'avoir deduppé (Chapel. 2. cf. 279). 245 explicitement (texte de 1628.. 82) dessuprimer (Id. 145 . comme « inventé cas) . 276). ib. se désausser (Id. 257) cf. 77). cf. 386) le consi» I. D. IL 68). des espluchures d'herbes que son valet ramasser mesquinement par toutes les rues voisines (Sorel. 59) 508.. de Sully. H. 334) desembalconner (Scarr. 214) Salomoniquement (Chap. Peir. 1650.. — .) . 374). I. entre (entr'imiter) outre (outre passer) il est seulement fait des observations tendant à en réprimer l'abus (v. Let.cur..... 290.. Let. H.. 236 cf. 91). 70) .. .. dont l'espritdouxet rave Desbarbariseroit l'ame . St. detapisser (Id. II. stilo novo ») .. : . — empotironner (Gar. Franc. La Mesnard. La f. V. 16 fév. Merv.. I. 707) 142). III.. (Ib. debredoûiller (d'Assouc. . D. Doctr. : — dégrossir (Cotgr. et G. I. H. — : enganimeder (Scarr. 1. 289).. I.. En burlesque débero'iser (Scarr. decouroucer (Id. .. D. d'Alf. En burlesque Sarrazinesquemouslachiquement (Tabar. 4°. avec ces mots : .) — désintéresser (Cotgr. H. — . emmitoufflé (Chapel. III. — ennabucodonosorder (Dassoucy.) flouement sens de pauvrement. 1647.. Œuv. 317) .. H. Virg. Sur les composés avec contre (contre répondre). II.. Almah. Mon me voir détrôné (Mayn. 19 déc. du xvi e : comme nouveau (0. Musique qui ne touche pour l'ordinaire qu'un esprit débarrassé (Sarasin. D'après Sorel . — importamment 348.) I. 430). II. enserpenter (Id... ) 8. 1611. En burlesque Doctr... debridement (Oud... Emarger Epoudrer (Cotgr. H.. Œuv..

— .. Imag. cf. et écrit à de Flotte qu'il espère qu'on donnera leur passeportà ses vai II . Sorel. H. — indispensable liv. 1. T. à VA... p.ni s héroïques comme on Bouffira . Roublier : je roubliela. rid. T. de Entracte (Gar. 98: certaines gens qui se font apeller les le beaux esprits du siècle. 1617. de Nuict. T. 1682) — suradmirable il : y en a un qui est sureminent Fr. Id. dans Delb.298. réalité plus Bouhours est dans Balzac II. Merv. Franc. Œuv. . ou divin esprit? — billet-doux. la amour. MA). Conn. Avant-goût (texte de 1610.. HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Oliv.. entreconcilier (Chapel. 1671. et Mol. p. tressaincte Vierge (Guerson. —entre-ramener{ld. réf. 1656. ix. Préc.). Malherbe trouve ce mot . grâce (Sorel. atrabile. Doctr. 1664. p. Franc. — el même autour duquel on a disputé.. dit Sorel (Bib. t. 6). ib. COMBINAISON D'UN ADJECTIF ET D'UN SUBSTANTIF.. II. 269) bleu mourant Qui tue le cœur de l'amant (Pasq.) cf. 612). Malgré cet arrêt. Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps. Conn.. II. Maynard prend même la défense de ces composés. I. — cf. II. extr.. 1620. : Non valeur (Cotgr. : — indispulable (quatre raisons indiserrer cent ans.) cf.. Sorel.387). D. de marques véritables de la grande charité.. Rec. Suréminent : entre tous nos désirs .. DU X ADJECTIFS.. extr.. Gar. — remourir: ( Et remourir ce traistre après sa sépulture (Rotrou. qui d [es sçavans mélancoliques L<'t. 180) 11. COMPOSÉS PROPREMENT DITS.. Berg. Nat. . Œuv. 143). à il est dans la Carte mot du Tendre : Dulot en 1648. (J. pu tables . Rab. Si vous les consultez sur non valeur d'un mot (Camus. fr.. 307 cf. Po. 137). ridicule dans ce vers pittoresque: Moissonnant tout joyeux les espis blonds dorez (IV. D. des b.. qui jaune-doré (R. du Perron change partout en 1611 bel esprit en pur.. III. récemment créé. L. D.. de Nul. D. t. on trouve un certain nombre d'analogues Et la chesne d'un L. Gen. traistre-faussaire. malgré les assertions de I . une humeur noir-bilieuse (cf. cf. L. 5. II. Merv. — — IV. de la Court. libre.216 Inconcevable T. — bout-rimé (mot attribué Sarasin. 1656. II. 385. desb.).. COMPOSÉS RÉSULTANT DE LA COMBINAISON DE Type blond-doré. 70-1). du Verbe. Issue aux Cens.. ancien. — — . 222).. et Bug. H. 1. VI. <>39).. généreux. H. . 225).. Scudéry. div. les amoureux passionnés Insouslenahle. 327.. — H. — COMPOSÉS RÉSULTANT DE LA bavolet (Cotgr. 287). cf. — incontestable (Cotgr. les insepulturez . — .. ib. Balz. D. est en cas. rouge-clair. pureté et saincteté sur-admirable de Anal.. V. avant-train (traité d'artil.) contrepeur (R. — s'appelle le sel Alcali (Id. 1649. — petit-maître (créé à l'époque de la Fronde contre les princes révoltés). CCXIV. I. Est-ce parce que ce composé se forme avec sens qu'il va aveir pendant cent ans que dans l'Oraison funèbre de Ronsard. Let. — bel esprit: Gar. T. la bonté ou la 11.209).. Sales.. . 106.. 1. Berg. 4°. II.. Rec). insepulture pulture (Tabar. à cause de son inse*..dansDelb. — — Comment. 1654. : 1 1 . S. intolérance etl dans Le Ar.).. 1623. 645). 332). Id. 471) . VI. 243 (une bavolette). 92) une substance claire-nette. 400 (Sorel le cite dans son Disc... H. disoit-U (Le Cour.. liv. H. Le mot fit très lentement son chemin. Contrebiais (Pasc. 290). 226) II. 102).. V. Sarasin... 1671 . .\. cf.

cène sont pas là des produits de la langue littéraire. trav. 967. burl. II. fère (IV. Il en sera question dans le cha- COMPOSÉS RÉSULTANT DE LA COMBINAISON D'UN PARTICIPE ET DE SON RÉGIME.Type chasseMalherbe n'a plus rencontré chez Desportes que le mouton porte laine 3 Il . 1634. cave (IV.. 1642. 98). . l'a ADJECTIFS FORMÉS D'UN VERBE ET DE SON RÉGIME. la terre portefait moissons. nuit. opportun (IV. 2. T. 145). 432) 1. d'Alf. 26). 5 r°) .ib. Desportes n'est pas un latiniseur. .. M 1.flambeaux On remarquera que Hardy : encore usage de cette sorte d'adjectifs. Guzm. 1647. « ny moins aux plaidoyez et harangues des célèbres Advocats de la Cour » (432) et M lle de Gournay a entendu l'écho des railleries qu'elle provoquait (O.. H. qui n'a jamais été reçue du peuple ni pratiquée aux Sermons des excellents Prédicateurs. II.. r°) .. 37. trav.. justaucorps (Oud. Merv. .. Virg . Virg. D. (ld.LE NÉOLOGISME 217 COMPOSÉS ANTITHÉTIQUES. grenu (Cotgr. Scarron en emploie et en invente pour amuser son lecteur Dame courtoise D'une bouche exhale-framboise (Scarr. 71 . 1611). — Déjà l'hy ver porte-mitaine {ld I. I. introduite par Ronsard. 642). : En teste (ld. xvi c s.. v. 702).. le Dieu doubletout cas.de Nat. scintiller 254 r°) vaciller (f° 156 v°) . noté sans s'expliquer autrement (IV. 266) . Scarr. 503) il se mit à en conter des plus saugrenues (Chapel. son œil doux esclairant (Ma\nard. 288) — maint Avocat porteVirg. . H. II. tels que cf. Polyand... Mais le T. Ils disparaissent spontanément. D. — cette Dame porf ambassade (ld. pitre concernant les figures. . — ce Soudrille souffle-petun le — chef du Soldat porte-braguette (Œuv. 351 (f° — Malherbe f° n'a guère eu l'occasion de sévir contre le latinisme. qu'il te faudra fier à la discrétion Peut-être faut-il Pédant joué: l'Aurore porte-safran ne se sera pas plutost de Neptun Guide-nefs (I. (f° 248 r°) l . 146). tels que les ïambes doux-coulans (René Franc. I.. 641). 64).b2l). V. il l'a barré posés. mais Deimier a parlé très sévèrement de cette mode grecque. MOTS D'EMPRUNT.. 964... dit la trav. Je ne trouve aucune condamnation de composés d'autres types. cf. 259). le — chantourner (Cotgr... le ciel porte. : mot n'est-il . . 21.. 387. — humble-fier.. 63) . on sait pourquoi. — . II. tels que tout pouvant ont tous disparu 8 . . Po. — Type tout voyant. C'est un des ridicules du Barbon de Balzac de croire que l'enthou- siasme de la poésie française a cessé depuis qu'on ne dit plus (II. rapporter au xvn e siècle quelques autres composés. à la formation systématique des composés le chien triple gozier (Scarr.73). 3.. Adv. peut-être prononcé saugrenu. On comparera le galimatias de Granger dans jettée. — Lors. incité Il est dans Du Vair. pas antérieur?) saudes propos si saugrenus (Sorel. 229). 1..... 222) bonnet 108). Les burlesques seuls se livrent.. Deci delà son censeur a cependant glané dans son œuvre... ib. 398). Virg. 372. Adv. ô Phœbus porte-lumière (ld. cf. ib. Il va sans dire que les substantifs de ce genre sont très nombreux. Loret. I. ib.. se.. avait saugreneux. Sauf tout puissant. — LATIN ET GREC. (ld.. Il barre aime (f° 107 . C'était le seul que Malherbe eût rencontré dans Desportes. . II... Ainsi. 58.e de Gournay défendait ces comils (O.

cf. insulter. Le/.. —bilieux (Oud. L. H. D. (Qud. M 1U de Gournay le dit armateur (Cotgr. Let. lui paraît suffire. LXXVI. 32. — — . III. 1.. vénération. II.) I. 304) . Le*... II.. d'Alf. T. Person. H. fratricide (voir plus haut fratricide exécrable Onophage^ 1659. — : . Let. 1..•218 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE ff° 90 v°). — — cismontin ..) . .. Lett. T. D.. 100). D. Let.. Vaug. qui veut que chaque langue soit « maistresse chez soy » (I. Let. 968) fortitude qq. Let.. II. — gladiatrice I. comme fratricide. 121).) exemple je l'appelle icy ma Dissertation. Il se borne à blâmer quelques mots. ib. 9 fév. D. . D. H. papier baptistaire. Voir à expédition. insidieux. en de bonnes formes. T. let.) . un article de votre agenda (Cha.. éluder (Oud. V. ('Chapel. la tempérance et justice Théoph.. exact que Vaugelas croyait nouveau. T."» : je VII.... 623). (Id.— détergent (Cotgr. D.. .. ib. . III. cesse d'aspirer au — générique (Desc. sécurité.. tact (Id. — Agenda I. — — : - Y.. — — cite — — — — .... VI..God.).. — samique (1636. posth. . un ex. et dont II.. 1. II.. auxquels on peut ajouter quelques expressions (f° comme larges pleurs 323 v°). 14). I. 45.. H.. Mém. d M..) canonicat (Cotgr. où il n'v a plus de grâce pour les mauvais mots. Let. T. Ce qu'il pense et dit en général de la raison invincible. ib. H. 41). 1642. Let. qui éprouvaient le besoin de dire le sol pour Vaugelas n'examine plus que des cas particuliers félici- en général sa décision est favorable. I. ib.) . H. — baptistaire (Cotgr. Cid.. C'était bon la du temps de Deimier de protester encore contre terre (480-481). 1642. I. Guzm.. extemporanéUé explanateur (Chap. 243 c'est un titre que portent beaucoup de duumvirat (Qud. — (Id. II. p. falloit H... inéd. Leurs Arêts. balinventé par les Courtisans (Adv.). D. I . — compotation (Chap. 621).. H. parce que nous vivons en pays de liberté. . du xvi'* s. et que je nie contenlerois de Dominer un inc*es! aussi promptu (Costar. enodation (Chapel. T). — : . circonvaller circonvallation (Voit. H. 1. aversion (attesté au xvi e s. Cotgr. vous appeliez extemporaiwitt'. 1640. s'il Latin. délire détectant une clause )(Peir. I. II. 386) cf. elumbe (Chap. nom <le : fratricide <:<>rn. Let. ne cite pas 332) d'exemple avant Cotgr..T. . I. 1642. 145).. exeibiler (Id. incendie. — — — : . 32). Chapel. crédibilité (Balz. ter. Corn.. sa 311). Let. curritoire (Gar. cf.. H.. Let. — concis (Cotgr. D. T. D.. A. 905. II. 1642. — graveolenee royavec horreur cea furieuses : j«" creua qu'il que sa natinerie <'t graveolenee ne vous eussent pas esté trop Bdel- . ni de seureté pour les Innovateurs de la langue (Balz.. D. — conviction .). cf. 385).. I.y 51). . (Oud. cf. 686) . ses opuscules). I... T. D. 17) dissertation 1610. 1... Cost. . la fortitude ou courage. est dans Du Bellay [Deff. llor. D... 18 mars 1662. T. gtadiatrieet [Balz.. et les latiniseurs et les grécaniseurs. Loret. II. D. a Dup.... — .. ib. 469). H. au M. : vous plaist. appétence (texte de 1603.. D. Racan.. Rem. T.) L<-t. T. Loret. T. Eludans 390) des profits énormes. cf. D.. . 302) . Mais je n'aurois garde d'estre si téméraire à la Cour. — — — . 1642. 13.) diffusion (texte <!e A vostre digladation (Chap. T. éd. Let.. cf. — . Je ne vois point que Vaugelas traite spécialement du latinisme. 264 pel.) culte (Cotgr. et que les crimes de cette nature ne sont pas de la jurisdiction des Grands Jours. — consternation — con— cooptation (Chap. 552). H. cf. ex. 619-620). H. H. 338). transfuge. T.. Faites-en. T.le maudis de bon cœur ce que 'Balz.)..

il prévoit son succès. mais considéré par Vaugelas comme nouveau (I.. judicatrice : «Si j'avois assez de crédit. I...).).. X. III. I. il devoit estre moins massif (Balz. 320. I. Vau1.de Balzac {Mel.. 805) putide (Chap. et Bouh.. D. nausée (Cotgr. 106).. 150. 33) subordination P. I.... inéd.. 11). Anal. H..) . inéd. : . sans oser s'en servir sélectes: un volume de lettres sélectes (Balzac.. vestibule: on prendrait aisément cette belle place pour une agréable anti-cour. A. cf. plénipotentiairerie.. — — — . I. fr. du Verbe. T. Oud. Let. T.. Let... h Dup. Vaugelas l'admet. — — — — : . Il passa. — — . H. L. inéd. 0. D. leur est ordinaire et comme donnée en partage de la nature. Chap. 354). helluon : ces helluons de livres (Chap. — : . Bary. . gelas l'y a lu (I. des Serv. Peiresc écrivait subordinement (Let. D. II. I.) cf. Rech. » (Gourn. « mot fondé d'analogie expresse en la mesme langue. phebus : il lui parloit tousjours phebus (Sorel. I..6 e nouv. 564). . Nouv. 82) putéane (Balz. 1636.Le^. obérer (Ib. T. malgré TA.. cf. s'il m'est permis d'user de ce mot. note et le Dict. hist. Lett. 218. — — . I. D. sécurité. H. Let. 107 cf.ih. j'introduirois en nostre langue le mot de judicatrice parce que celui de critique effarouche le peuple qui ne l'entend pas » (Balz. vertige (Cotgr. v. . I. inéd. et tres-necessaire à elle et à luy prescheur les dames s'en estomaquoient. — 120). '> — . Chapel..). 741 cf. Oud. H. Chapel.. Rhet fr. Let. Il est dans Malherbe. T. propense: des choses où naturellement elles sont propenses (Tabar. 503. D. du xvi e Néanmoins le mot apparaissait comme un néologisme incendie (Cotgr.. Rhet.— vecordie (ld. Occire. D. temperie : la timidité des femmes. œuv. perfunctoirement (Peir. 741).. Cotgr.. Cotgr. Franc... H. Let. 284).. CXXVIII. Y officiosité même. T. T. T. bouff. cf. H. I. 594). Let. 658. X. populo (= enfant. petulque cet animal petulque et ennemy de ses présents [Menipée de Francion... cf.. 50). T. D.).. 622). 234) ursine : il me seroit aisé de prouver que mesme en qualité d'asne. 527).). . — . à graveolent) officiosité (Malh. — . 76transfuge (avait paru au xiv c s. 175). en punissant la mère Un populo qui n'en peut mais (Richer. H. 734). . 217) préliminaire (texte de 1648.. — . 219 lement rapportées (Chap. terme de piété.. 77). V.) spirer (cf.. ou pour un superbe vestibule (Segrais..LE NÉOLOGISME . 338). III... cf. H. — — .. ()v. 435). commun dans les Let. H. V.. à la reg. D. 369). et C. T. cite des exemples du xiv e L. 592. de figure ursine.. 1638) graveolent. à Dup. /r.. 1624. 704).). II. 0Nic. Lett.. surreption : pour ne point tomber en oubli. D. plénipotentiaire (Balz. — — — .. . H. — . . 1 12) et il l'a entendu dire à des femmes de la Cour. I. Disc. H. 1016) jugurthine fBalz... Mon. ils ont un petit Populo (Resp.. I.ï. Cotgr. 220) infatigabilité (Scan. let. II.. proscrastiner (Chap. VI.. Bary.. I.. Je Paul Scarron. I.. existait depuis le xvi e siècle. il est approuvé comme une nouveauté par Vaugelas (II. — sévir (Cotgr. H. 1627.. Gar... de Richelet) insidieux. Il est dans Richelet insulter est dans le même cas fort ancien. 264. ib. Chap. à cause de l'imbécillité de leur sexe et de la froideur de la temperie qui domine en elles (Tabar. mot attesté depuis le xiv c siècle. CXXVIII. Richel.. espirer) ces deux ont spire un esprit sainct (Guerson. fr. L. Le Rarhon. Let. 765) màrrucinile (Balz. D. I. ... cf.nasinerie (cf.. H. pauvre corps obéré (Œuv.).. 235).). de Sales.. . D.. inadvertance et surreption (Fr. — : — — : — — — . — . LVII. patavinité 132) les admirateurs de Tite Live (Chap. 562... 695).. 642. .383). T. halluciné (1611. 224. le sens latin est dans Balzac. D. Dern. humiliation Un prédicateur de la Cour osa se servir du mot humiliation. II. Vaugelas l'approuve (II.. — — — = . Ménage seul lui était vraiment favorable.

O.. entousiastique époque (texte de 1636..iH0).. cite Furet. 296). . 9).. : catexoquin Et du sieur Mahomet parlant catexoquin [Espad.). 275). 98).). nous a forgé depuis bandit (Oud... (Balz. Let. T. de l'Ace. Let. mais barbare II. 1611.D. maistre de musique. 375). 379) l . . inéd. le En burlesque on a des francisations bicarrés : : : .lexvi (Oud. dePhyll. (cf. Rai». : e siècle avait connu hagatellerie) balustrade Adieu la chambre m balustrade (Loret.? si significatif. H.D. Doctr. mais une pure mateologie. D.T. Malherbe n'a guère blâmé n'est-il pas sûr que ce mot soit italien il pourune dérivation française sur un primitif italien.cf. II.. 649 déclarait usité. H.. dans le stile de combat (Balz. exarque. 574) titue es jeux ceste vertu que nous appelions Eutrapelie. ITALIEN.. Entrent alors dans l'usage qu'un mot. mérite d'estre receu de l'usage...D. II. Il est remarquable que Vaugelas n'a point publié les quelques remarques qu'il avait faites sur à poste à dessein (II. p. H. 1628. Rab. gryphes (Id.) . 683). cf. i* . XXXVI.. H. Prov. homonyme (Cotgr. c est para ngonner (v.. . paraphrastique (Chapel. II.D.) pyrrhonisme (Balz.. Let. réf.Le£. — bagatelle (Cotgr. II.. encore : rait être = : accaparer (Peir. anticourtisan Balz. — — — — — . II.790). 26 janv.. dans une remarque posthume. tatir. . laquelle n'est autre chose galactophages: la pluspart Pasqu'une certaine joyeuseté (Tabar. inéd. . B.. — Deimier protestait encore contre l'emprunt inutile de mots tels que se chesmer (Acad. Balz...t/lilti<!<> S. didascalique (Balz. Gar. 444) .. (Peir. cette histoire anecdote fut dépliée (Balz... 11. logie : ce né seroit plus une vraie théologie.T. cf.D. défalquer (II.. — — — glyconique (Balz.) mateo541). cf.. (Cotgr. D. I.. cf.T. V. XII.. anecdote . 502. trois jours « biëcottins de biscuits »(Gourn.. 267) panegyriser (Balz. I. 844). 4054). intrigue......220 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Grec. 637) 2 . H. T. H.. — Mem.\. polémique (attesté en 1578. : i.) si — — archaïsme cetacé (Cotgr. 1054) toparque (Dupl..D.. 74). . — — H. H. I.. 28) 3 . 160.T. •j. 1640..).D. I. 328). II. — thymelique 213. — alerte (Caq.. (Chapel. 1658. (adj. — chorarque. I.T. — rhapsodie (Cotgr. H...D. — . helléniste (texte de 1651. Il faudrait sussi ajouter d'affreux mots hybrides aiùicompliment... IV... II.) eutrapelie : il cons(Chapel.. — . Hardy. 358). 192). 1656. dans la courte liste des mots qu'il accepte.. 694). cf.T. biscoltins : La cour. cf. Let.. — apologiste (d'Aubigné. H.. Peir..). le genre polémique ou pour parler françois. Lum. Arist. 29) 3.). prolégomènes (d'Aubign. 103). G). se trouvent conjoncture...D. réf..:e( tousjours se tenoità Verte.. inéd.. incognito. Pens. 165 ...T. Pasc. Let. hemerocentons (Id. à Dup. polyglotte (Chapel. H. II.. I. est propre.T. 1701 — — — . — anachronisme II. 298). 723.) : Let. 1654. io. VIII. qu'il . 213... mi snftfaite t-n partie d'éléments grecs raison Id. GEuv. dit Analiaie. à Dup. 3. plus haut. 389).T. 378)... .D. — botanique — Pasc. I. cf. 1653. — pyrauste (Gar.. Let. 509) — anonyme L. Galactophages (Gombauld. 113). comme une pyrauste sortit de la four- naise cf. I. Loret.1. II. Endim. (Gar. 26 sept. CXXI. teurs. H. II. (d'Aubigné. tandis qu'au contraire. Let.T. H.. Saras. — — analyse (cTAubigné. Let.T. : — — protreptique .D. Let. 250).T. aussi bien que monarque.D. Vaugelas. jamais plus. Oud.. (Balz.

Cf. intrigue ou intrique Cotgr. Sorel. .). H.) sait qu'il est Vaug. 1640 remarque (II..D.). d. Nouv.. Il dit girandole (Oud. — : . intrépide. Contes.T.. 64. 25 mai. de*** (VaugelasJ le laisse passer (Let. et Il est fait à ravir.) — carton (Cotgr. malandrin majordome (Regn.. Corn. — .D. coloris.. en les voyant. Il est commun (Segr. 1646.T.T. Plus que n'en reçoivent les Doges : C'est un mot esquisse (Cotgr. Cotgr. Polyand.T. 241. de Nuict. cf. I. 1633. il signifie souvent tracas il quitte pour un temps V intrigue des affaires (Ant. — . cf. cur. et tiré de Oud. — faïence — .. .. disaitrapporté parMazarinou La Calprenède. il esquiva (d'Urfé. 18déc. Vaugelas le condamnait.. GEuv. 1624.. T. qui l'aime fort.11..D.. etc. Let. — bravoure (qu'on .gamache Le capitaine. 1647. trav. cf. Laissent tomber en cascades caver(= miser. ib. 199). lazaret (Cotgr. .).. H. Francion H. 1657. le l'italien. Po... X). 361. 1642Ï. 297) fourniment (Cotgr..Po. 1642. d'Ouville. Sorel. —cortège (Oud. 15 nov. 371..T. Stimmim. H. 37). H..) gabaline : donnerde la gabatine faire un bon fronton (Oud. Peiresc. sa mignature est parfaite- Œuv.. Prov. Grand donne comme nouveau toile. Aslrée. Cléomede.. Roy. H.) — café (texte de — cascade: Là ... : — ganache : : — .LE NÉOLOGISME 221 — bilan (texte de 1617.)... 1. Le Cour. H.. mille et mille Nayades. que je ne puisse vous faire joindre à parler de ceque vous me devez (Gar. cf. 148. H. / re Scudéry. 128). sur VA. T. aucugourdin (Oud. 35. Ton neveu. d'Henouville. Virg.. 194) l'accepte. : — . 117). miniature (Oud. et Scarr. 256) macaroni (texte de 1650.. Puis ta Rome moins ingrate Au boiteux. le cite dans 1642.).. chois.D.4° 1649. ib. 1653.. l'on anciens dans G. Polyand.T. 264. 343. 1642.. Rabelais. etc. Virg. Dict. ib. (Oud. H.D.D..).. .).T. 1656. . 1655.D. Ib..T. Carneau. Le Presb. — — — — — — . carafe (Oud. H. fr. 1. 1614. : — — — — . Au gobin. 10 nov. 109).T. 1642). I. etc. 877. Sarasin. intermese (Littré cite d'Aub. burl.. 18 mai 1658. ib. 219. ledit Personnage. est noté par Balzac. ib. quand ce ne seroit que — Le mobile argent des eaux — — par compliment (Gar.. 218 et ailleurs). 119: Loret..). cf des ex.H. — conjoncture (attesté au par M lle de admis depuis longtemps Nouv.).).. 901).D. Nouv. comme nouveau Gournay. Cf.) .D. H. le donne comme nouveau. D. 279). ce qui eust esté mesquin et indigne de luy (Sorel. signifiant Duc (Le P. II.. cf. Doctr.. la peinture En excélente mignature. 1656. 1642. mesquin (Id. Com. — : — . N'est à la Cour qu'incognito (Loret. est un brave intrépide (Mayn. loterie un Commerce assez hazardeux. mercantile (Id. Cf. ib.. 323) le trouve très bon. 365).D. D.455) gobin (Brantôme. I. 146). cf. ib. mesquinement (Sorel. 443).) Scudér.loterizer {Id. II...T. cur.h Dup. T... Doctr. fr... Sat. mais il ne publia pas sa 1647. cf.. : — : . 1611 cf. — bombe . 1642. Bouchard. 87). l'A.). H... Bon. — — : vous donnera des éloges. gourgandine (Id... Mathilde... de J. corteger (Scarr. — D.. J. considéré .) tour (de Monluc.. et Segr.. Adv. I. Certes. De la Reine des Polonois. H.) —gamelle (Cotgr.D. les Conf. cî... 196. mâchoire de cheval. cf. 176. . s. de-jate. — .D. 85. 80). ib. cf. 389 A ).T.T. dans le Disc. mais n'est point sûr que M. las (I. H. 104) joindre (— arriver à) C'est un cas estrange.T. — esquiver (Id. xvi e siècle. Intitulé la Loterie (Loret. qu'on trouve en réalité plus anciennement.D. H. des rimes de 1624 le (on le trouve dansl'Es- — = .134). doge (Oud. : au premier coupque jeluy voulus donner.. Loret. à Vimproviste (H. II. — : . manège (Id.. 345). à l'éhanché (Bréb. commencement du (cf...). 28 av.). Luc. 386) Sorel (Disc.. 1653.D... mais il ne remplace vraiment à Timpourreue qu'au xvn e siècle) Vaugeincognito Vaugelas (II.T. ib. compliment : comme ils sont forcés d'advouer.)... pour ma ganache (St-Am.). 1642. 1663.. 213 M lle de .) cf... 5 e nouv...). Oud.

. cf. mousseline : J*a\ le Voile de 1663.-?//.).D. redoute d'Aub. II. — — — : forme samarre est ancienne) comme la chimarre de Paris à longues manches (Guers.. ..T. p. Le Bedeau de l'œuvre luy avoil rapporté sa simarre (la : ) . P<>. saltinbanquer (Chapel.. et par Caillières.).. Cela ne signifie point assurément qu'on des italianiseurs.222 HISTOIRE DE LA belle. Œuv. extr. Dcrn. avoir bien de l'esprit Boursault. Let.. 580. Place.T..T. ESPAGNOL.D. I.1. H. saltimbanque (Oud. 27. 709). 1660. 80-81). œuv. LANGUE FRANÇAISE est bien dit. orviétan (Oud.. Iris. Œuv. 25). prenant sa riche veste (Dassoucy. T. 1640. — . — — — . Œuv. . 61 Ton me feroit servir de simarre aux anchois. œuv. I. OEuv. 17 .. Les grandes Forces Otomanes Consistoient en trente Tartanes Loret. i-). II.D. II..» août 1630.. Il n'est Saltinbanque en la 246).. Virg. 11. 18 sept. Let. piane. . icau .. réussite (Chap. Ov vestes (Loret. 132. I. H.. : tavaiolle (Berg. solde Cotgr. 1642. cf.T. de 1636. 153.. . — riposte (Cha— pel. I. Puis paravent (Oud. p. .1..'. 1649 cf. Le/. rémoulade (Oud.. 1656. St-Am. Let. —riposter Scarr..i — Deimier est seul à donner une théorie. I. H. en 1622. voit ur in Monseigneur le comte d'Harcour A fait depuis peu volte-face Vers le noble pays d'Alsace (Loret. «mi François. el fort courte.D. p. —polichinelle c'est un mot que la Fronde a répandu. l'emploie pour railler les Français qui affectent l'italianisme (Let. Je suis au desespoir de ne pas le comprendre. 723). H. H. 1640. fie.. Let. 102 tavaiolle (Cotgr. Tous ces Romains. cf.... Scarr.. 13 le mot sera encore discuté par Bouhours. 249). 1693..T. n'était plus a s'est accommodé des hispaniseurs mieux que on peut conclure tout au contraire que rien mais craindre .482). C'est-à-dire. 1. et en effet Balzac. Conf. avec ce correctif: « voyés qu'il m'a eschappé une fraze italienne ». 1. I. cf. dignes d'estre apprises par cœur. jadis si solemnels. cf. 10 janv. — Reyne Catherine La Mesnard. savante* . 1642.T. .T. Cotgr. H. — — . cf. t. papeger (être candidat à la papauté. 367 gelas n'a pas publié ce qu'il avait écril sur quelques tours tels que matar a un hombre.. IL D...voltemars 1658. piane (marcher/)/. vous le battrez en ruine par vos bons mots Costar..D. H52. .) I. el en un mot ce Qu'avoit la ^ — — : qu'on appelle des opéra (Scarr.]. 397. Anal. Mousseline. Ne sont plus rien que des Polichinch (Scarr. se couvrans Oud. 660. 145).D. cf. 199.. p.. 1656... H. Qui mieux ses affaires ne fasse (Scarr.15). du peint. veste . Porlr. — la Nation castillane Va toujours piane. 517). 138.. 121.. H.. négociant (Oud. cf.).).. se.— vortice : a cause des grandes ondes el vortices qui font faire des sauts périlleux au bas1 — 1650. Bouch. P.. . 88) . I.. . 65). Let... Let. 1611).D. lit ment Mignnlure! MonDieu! que ce mot ! qu'il faut. 465. H. us.D. Bon et mauv. H.. de superbes .. Chapel Let 1. ou d'envelope au pain d'espice (Sorel. tartane (Peir. St-Am.. tout- doux (Loret. du Verbe.. 231». 287.. Pir av. 1653. Suite des Rem. — : — reussible :1e biais le plus réussible (Chapel. 101)... D. Il entre dans le titre de plusieurs mazarinades Le songe burlesque de Polichinel. : . cf.D. et Scarr.T. 9 : face Chapel. 415) .T. cf. Polyand. 1616). à I)..D. Dcrn... : . : : .T.. I.. Si quelque sçavantasse s'élève contre luy. pour le dire.. I. Let. Vaupropos d'un sot jeu de mots bilingue sur nias Acad. I... Œuv. 243). 448.T.. I. I.. 150). 968 on trouve plus souvent scavantas Scarr. 1642. 1642. H. Tabar. rebuffade (Oud. opéra (= œuvre capitale) Nos deux lettres sont des choses admirables.

— disparate (Chapel.Lor. qui fait leçon publique en anglois. On trouve halte chez Chapel... halte. Guzm.. — — ! . 59). 1656.. D. T. Doctr.. 1656. « nostre Langue n'a rien a démesler avec les Langues étrangères » {Rem. 27 août 1651.. 334 . 1618. H. De ces autres langues on ne parle qu'avec mépris un discours de renégat. et d'autres viendront après qui les chasseront encore (Chap..). 1627. cur. Cid. 223. le blond Phœbus porte-carquois.. nudel ??) : on lit dans les Délices de la (Campagne. 296).gnas. rhum (Léger. gelas.. — arrobe (Cotgr. tel qui porta mainte année La mandille galonnée (Brébeuf. D. 1618. — sabre.). Six Œuv. 89. mousson. qui se disent seguidilles (Id. Polyand.).). bouf . ndm. du paraît. H.. 1622. Seguidille. notes sur le III e Livre). Inventeur de la sarabande séguedille: L'on void (Scarr. duègne Quelques doë. D. Virg. 1656. p. Infâme porteur de mandille (Loret. EMPRUNTS AUX A UTRES LANGUES'. L. de Salerne. 280. 1605. — nouille (ail. 1624.. de Franc.. Ec... j'estois à Le portugais donne mandarin.. La Mesnard.. 1655. 241). 2.. cf.. sarabande (texte de (Rich. 68 r° et v°. alfnnge (Corn. 1660.. Nouv. Œuv. 282. en 1612. I. coup est honneste Franc. L. — i bridoit de la bigoiere (Saras. l'autre se 50. cf.. et Chapel. Loret. 1662... a tauper invaincus (St-Am. Irav. fameux biberons. I.. D. 1656. chaloupe (Cotgr. 1657. Mém. ib.. 240) . II. Les H. — baroque (Monet. afin. p. de leur part. . Berg.... 189. etc. toper (Oud. de profaner la pureté de la nostre (Ménip. I. cf. H. approuvé par VauMontluc. II. la teste 468. Œuv. Malh. 532). bigoiere.. tabagie est attesté dans 29...— L'anglais donne quelques mots (= lest. 1642). des ennemis fist halton. Merv.. Œuv. matamore : le Rodomont pietline encore Comme un capitan matamore 91). I. 50). Iphig. cf. 54: la troupe il est attesté auxvi e s. — .). D. dont il porte le nom de Nulle..188-189 Martin. — nouveau bagarre 1.. mais. : . : balasl Oud.. s.. comme sixains ou cf. l'Herra. .) peu petun. 287 . 478).etc. 34 r°. Po. cf. Voyez Sorel. H. H. D. T. I. — engolfer (d'Audig. Guzm. 1648. 182: Nullio a esté l'inventeur de ce mets.). 82. 1. Scarr. pour la façon des paroles qui estoient en coupletes. 29 sept. 352) Cotgr. Des le point bagarre: ce fut un du jour. : — navire d'avis (= aviso) (d'Audig.. — . p.\. Gar. 171). T... branlans Richer. C'estoit des airs nouveaux du temps qu'il escrivoit cecy (son roman).ib. L'allemand donne calèche (Saras. II. ib.\.. 1662. H.). T.. sergent major : grand prevost et sergent mayeur. de ce temps que les esguidilles ont osté le cours à la sarabande. Comme dit Chevreau.. 1627.extr.. 134. d'un favory. T. MOTS lï ORIGINE INCONNUE OU INCERTAINE.). il est commun dans les Documents tabac qui remplace peu à miliaires du S r de la Vallée.. D. 60). I. 281.. 233. ainsi nomme/. T.. X. T. 1642). 1626. Scarr... 59. vint le sable à la 133).). H. cf. 520...698.. 3). 338) Abr. Let.. 271). par le barbarisme d'une langue bal tique. H. Ils alcôve (Trist. V.... de Nat.D. d'Alf. 19). Ov. Ov. T. d'Alf. H. main comme pour fendre en deux Iphigene (Camus. nouv. III. 112). IV.. (Sorel. 18 sept. Scarr. Six nouv. cf. 274. Virg. cf.LE NÉOLOGISME 223 ne pouvaient plus gâter la langue. — mandille — — : quintins. I. rust. V. daslicotter (= parler allemand Oud. V. contredanse (Bassomp. concierge de la prison royale (Hist. 1631. D.. — I. paquebot (1634.T. II. 1642).. — — Disent que le encaslillé de pointes de cristal (R. bouf. Luc. I. 1650. 14 août 1660.

41 — . Cotgr.. la mode en 1624 exigeait un colet à la guimbarde nous l'apprend le Pasquil de la Court (1624. comme celuy qui sçavoitassez pour l'avoir desjà veu. en b. 210). hum. — I .74. Scarr.. 23. 185. Bouch.. I. . — — guymbarbe : : accoururent après gredin (Oud. 53. fou.. 11. 365). Saras. Sainéan. II. L.. 1656. Ce qui rire le gentilhomme.). bouf. Scarr. I. trav.. 1657. 35. de l'estomac. — ... Po. 142) nippe* et liberté Saint-Am. 240). Écol. IX. Ov. II.. II. blesche (argot? Cf. 147 —matou Vous devez bien mourir de honte De faire si long-temps le ht de passer pour le matou D'une chatte de Barbarie (Scarr. D. mijaurée Oud. Collet. 321..52. 217). Merv. du Cours. 1. 244). 283. 25).. un coing de rue. qui se cacha suis une Juppé de ratine Scan. Une Elégie.. anc. 2i.i\ ec le nabrenaut <l'< )u\. cf : Rec..324. D. toujours avec le verbe couest à peu près courir les avenrir. de Sal. niche (d'Aub. T.. — <I'Alf. 1). I. le Grands sont les dons de la cerise micquemac (Martin. 1657. 1624 cf.). — : : '. T. A.. 1662. cf. ce que la pecque pouvoit faire (Chapel. Rec. Luc. D. L. Innombrables exemples dans Loret.. Tout monde m'en monstroit au doigt et m'en faisoit des niches Chapel. Franc. A. 63) Un gros serpent. II.. OEuv. — outre Frisquette qu'on rabat dessus (R. J.. 129 Pour te Louer. — mitonner Brébeuf. I.. II. bouf. burl. trav. II. etc. — cuistre (Sorel. 1611.) . D. 1662. I.. 355. Virg. I.. 1. V. Et riolée et piolée bouf. .. ces vaillants hardos (Loret. : — mitonner joliment (La Mesnard. Scarr. anc. I. Ov. Virg. 459).. 1656. 19. V. H.— .. 28 déc. cf. D. d'Alfa/-. Francion. 1. I. de Rond (639. frisquette : — dodu dégringoler: on pourroit (Cotgr.. dans Delb. Bref. tu me — . cf. 115 bien dégringoler (Rich. 1650. D. 398 — la dadais (Oud. II..Let. T.. T. .. T.. 7. cf. Ain. 469 et 306. Guzm. roquentin Tu cognois bien celte rieuse? Son roquentin n'est pas mal faicl Promen. 'Cotgr. un Sonnet ou une Ode (Rec. QEuv. if. du Roy.. Ov. 157). pour assister à la bagarre (Chap. 1662. hypocrite: ainsi. Je voudrois bien le faire un Roquentin.. . H. I.— lubie (Rich. cf. . 28> . Virg.. T.. tures et cela se dit des vers.. La morl estant à l'affust.. . d\\lf. : .. des vents.. de Nat. V.. cf.. Juven.) Leur corps se change et ratatine (Richer. extr. T. bouf. d'Alf. mes vers quelque niche. 1660. III.. lui en chantant la guymbarbe (Sorel.). Guzm. Fortune. à ces blesches. T. Elle chasse 1650. 35. Amour dans ce Logement Peut se . 233). hardos Les Suisses.: —bariolé texte de 1617 dans Delb. 20 mai 1650.. H. cf. III. Virg. l'audroil qu'il fût obligé cinq ans.. 1642... 7. Epigr. cf. 306. 11. cf. 1656.. 402. Gonf..) cf.. cf... — II.. Poil. Scarr. 307-8) 1658... — bourriche (Voit.. . . Scan. 365 . T.. ma petite Catin. cite Richelet) 228).224 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE III. Luy coule sous sa ratine Le fer de sa javeline (Brébeuf. mazette (texte de Courval 1626.. Le frère qui voudroit être de lit mon ci métier. cf. . 1611.. 445). H. t. H... conclud !< marché ..) pecquei'û vid bien queje disois vray.. 313 et sabrenaud savetier. — comme la Chandelle des Rois (Richer. Le sens n'est pas grivois. Sainéan. cf. Ov. les forçats vous font mille niches (J. Virg. 152 le : rendu (Gomb. D. La belle : Iris bariolée.. 32)... ratine Oud.. Luc.. 1630. 51 :ri'. Si t'ont fait l'as . OEuv. Cf. 19 mai Berg. Ov.. IV. Mainte mazette en bannissant Repond au bouveau mugissant (SaintII. cf 1642). nippe (Cotgr. 1642. 39. 189. I. etc. 403. II. Virg. Guzm. — micmac : : Premièrement. courir la ratatiner (Cotgr. III. —prétantaine (Saint-Am.. ïlb. 06-67. si I nous croyons D. Loret. .. comme — H. Guzm. II. 29. je pers tout en Angleterre. Voulez-vous sçauoir pourquoy et à quoy tous ces larcins s'employent à l'entretien de monsieur leur Quistre bien aymé (Chapel. — (lier dit au gentilhomme : « il quand ce seroil Monsieur. 5. D. Contes.) . cf. 24. Mon amv. Dassoucy.. 1642. H.décembre 1651.

. 137. 13 12 mai 1652. Champmeslé. Le choc faizoit un bruyant son. 99).patati et patata Bref tous palatin patatac. 2Vk). Com. II.).T. 1624. cf. cf.. Fit horri: toutou :vous m'avez promis un blement patatras (Loret. Il faut ajouter toutefois qu'un très grand nombre de nouveautés moins apparentes s'introduisent dans le vocabulaire. (Montluc. cf. de ce dernier est né turlutaine. Là du moins. Qui.196. fan- — — — : fare.. — sournois (Oud. III. — tarare pompon . I.que pour frigoler. on du moins que la répugnance est moins grande à innover de cette façon. Jupin leur dit (Dassoucy. cf. 18 av. 88.) » . en tenant compte des observations que j'ai s'aperçoit mises en tête de ce chapitre. attabale un texte de 1646. alors quelques mots ou de déformations. tur-lu-tu-tu (Loret. Ov. pour aymer. 182. H. la somme des néologismes propre- ment dits introduits dans la langue littéraire.— soudrille (1615. La raison en est que. 1662. 22). faudrait ajouter qu'on trouve attestés issus d'onomatopées.. cf. 1654. des prov. trelantantan : ayant faict trelantantan avec une OEuv. comme on en a pu juger. Vilaine. pignocher (de epinocher) :je n'ayme pas tant nanan (Richer. Daphné. 229. Les tambours. T. Il Bec. d'Alf. Salope et Teigneuse (Richer. trébuchant par gros plâtrats. 183). V. pata. mt? petite fanfan (Dassoucy. II.. 15 . on a mis le grand corps par terre.LE NÉOLOGISME 225 salope (Cotgr.. Et les flûtes. Innombr. 234. malgré tout. IIV16. 28 mai 1651. Les trompettes. D. VI. 1650. II. H. etc. fanfare. Mais qu'on Fasse. 256. Font un si patatras furieux vacarme. Ov. 142. Qu'enfin. 447). la surprise n'existe pas. OEuv.. août. Parisien. au moins pour l'oreille. pata-pon. Ov. 61).. ce n'est pas à proprement parler faire un mot nouveau. Ov.... D. Beaucoup des mots qui restent changent plus ou moins complètement de sens. Partout le sens est soudard . T. 85. 113. malgré vos : « bons. H. Nostre Mégère d'autre part. dans Loret... T.. I. dans Delb. 71). 72). En somme c'est. L. Sont-ils nouveaux ? : dada (Cotgr. détourner un mot de sa fonction usuelle. turlututu certaine brunette (Pont Breton des procur.) .. 1642.. Histoire de la Langue française. de ceux que les écrivains ont créés avec l'intention de les répandre.). 1650. » bons. ex. 212. etc.. D. T. 28 juin 1653. et suis une pierre mouvante qui n'accueille point de mousse tourmente de rien et ne m'acoquine à rien (Chapel. on en tirera plus tard sabernauderie.). taran-tarare... : H. Scarr. 22 octobre 1651. — Virg. 456). Toutou (Scan. D. 11.. comme on fait en nostre pays. je ne me III. 207). je pignoche par — tout. on risque de timides audaces. bouf.. H. bouf. H. V.D. Les clairons.). ou pour être plus exact encore. 173. Virg.. vos « zestes vos « tarares» — timbale 3 Oiiy. Il est difficile d'en mesurer la richesse. T. Scarr. par les procédés appelés procédés de dérivation impropre que la génération dont nous étudions la création verbale s'est permis d'introduire quelques nouvelles façons de parler. 227. (Cotgr.. Guzm. on arrivera à un nombre singulièrement restreint. D. fanfan : Son noble Père Luy dit par-fois : Fille tres-chere.

Let. chois. . II. 604). 146).. T. I. 26 sept. des bons 1672. 1. O.) (— parents) Coeffeteau ne pouvait le souffrir.. volonté) « on 428.. — D'autres exemples pourraient facilement être fournis. — .. 102) .. elle s'appelloit la coqueluche.coqueluche (le mot avait désigné au xvi e siècle. Gen. Let. et qui n'en parlassent en termes d'admiration. une maladie qui donna des atteintes presque à un chascun. H.. Let. — . béguin Il y eut durant l'hiver. 1638 cf.. Bouhours. qui le lui avait promis. . Théât. du 12 sept. Je vouldrois bien que M* de Saulmaise se voulust captiver dans les termes de modestie que Ton a stipulez de M. ce n'est point colle. Let.. Ov.. .. et H. une tache) Au lieu que la couleur m'en semble un peu meurtrie (Rotrou. et Entj. 1647. II.. bouf. 421. 1671. 233) opinion trouve j'eus opinion de faire pour j'eus volonté. la grippe épidé234) mique que nous nommons influenza). mortification St. 447).. chez les bourreaux à gages qu'ils sont de leur langue maternelle » (de Gourn. je . Vaugelas est indécis I. Il prend le sens de passion. perte de temps): mais ce rabinage ne lui empescha pas de dire ses heures religion: La religion de n'employer que le pur texte (Chapel. I. Mais quand Belide s'apperceut que son frère avoit pris la gene. vous en donne ma parole (Richer. liv.. 350) vous qu'il seroit doux De ficher une colle (Airs et Vaudev. D. I. Let.. 409) Tullius Marcellinus prit opinion de se l'aire mouil avoil mérité d*estre bien plus peigner (= laver la tête) rir (Id. . 1. 68) féliciter avait le sens de rendre coqueluche pour Almerie <Ib. 1.. à Dup.. cf. 98. un bel Esprit le nomma la coqueluche de la Cour Camus. D. tromperie) Belle Iris. 1. Ar.. — : — : ne m'arriva une plus grande mortification (Peir. i.. meurtrir (= gâter par un gringalet (Cotgr. 346) coup. etc.. 31). et Vaugelas. parens (== aïeux) Chapelain ne rudement peigné (Peir.. ( = : . froy (Peir.717) fPeir. à Dup. 59. rie. de longmortifier... I. à Dup.. Iphicf. à Dup. 181). cf. : . I. Balzac est favorable à cette nouveauté (Let. 0. de Cour. temps il .220 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Se captiver (= se renfermer)... I.. les aurez. — : l . II. chois. 27o heureux. T. — .) l'approuva (I. 596. 438.704) proches croit pas qu'il puisse se dire (Let.. 1675. Conn. Suite des Rem... — : . 171» rabinag<> lambineDes exemples nombreux sont donnés par L. Ar. : . à Dup. Godecolle (= mensonge. il commence à signifier faire des compliments je vous félicite la jouyssance de ce bel ouvrage (Peir.. — .. 84 : Sorel. ensuite du sens des mots. et Eug. I. il eut opinion de les sauver (Malh.. Let. D. . Bouh. — . et parce qu'il se voyoit peu de Dames à la Cour qui n'eussent rauissemens pour Iphigene. Mais nous allons avoir à reparler Cf. Mén.

. 33. 450 et 457). 400) l'exemple 1. t. Malherbe ne veut pas non plus qu'on abuse de complaindre au lieu de plaindre (IV.. devait aller jusqu'au la du fin le dans détermination exacte des sens des mots. ni étendue sur Y herbage. 417). 268). note de 1595. 59) que Marcassus faisait déjà des réserves sur l'emploi que se permettait Ronsard de banquetage pour banquet. Les simples et les dérivés ou composés. .. je lui accorderai. pour qui des autres fut fin soi-même et faire ou son propre portrait ou celui un agrément et une distraction. Rigal a donné des exemples analogues chez Hardy. Il n'y avait en effet aucune raison d'écrire J'ai cultivé la plante. 47. 61).. un autre aie fruitage. On trouve encore quelques exemples de confusions analogues au xvir9 siècle Mon frère doit passer dedans si je passe en un jardice jardinage (Mair. Nous avons vu complainte condamné au profit de plainte. 268 352). IV. v. Un pédant me dira. : . p. Contre . . 12. i36). Sylv. On peut voir dans le Lexique de La Pléiade de Marty-Laveaux (II. I. Il distingue aussi complaire de plaire. : commencement de distinctions qui vont aller se multipliant. mais il m'accordera que c'est une sottise (IV. note 2). qu'on emploie le composé pour le simple. I.CHAPITRE VII TRAVAIL SÉMANTIQUE Une génération qui eut un sens se concentrer sur si fin de la psychologie. II. C'est le . : On prit d'abord soin d'éviter quelques erreurs grossières A. II. 29) (Théoph. et l'homme sage n'en avoir qu'un ombrage et similitude (Mont.. 400). cf. . cette sottise. : : : . C'était un mot cher à la Pléiade [Lexique de Marty-Lav. p. 45) il nous faut retirer et nous mettre à l'ombrage De ce bocage espais (Racan.. il a fortement réagi. IV.. pondants en âge ] — C'était une confu- sion assez fréquente que celle des simples avec les dérivés corres- Malherbe condamne fruitage pour fruit (IV. C'est chez lui que Desportes avait pris fruitage pour fruit . de même ombrage dans le sens d'ombre était très usuel il tient l'estre véritablement bon et heureux n'appartenir qu'à Dieu. IV. On ne doit pas dire un bois fait pour complaire. 40) Et demeure tout résolu Sans aucun ombrage nage de doute (Id. 258. herbage pour herbe (IV. écrit Malherbe. Délaisserxm propos est mal pour laisser (Malh. I. le mot s'emploie seulement en parlant des personnes (IV.

284. Les amants de ce temps-là ne se baisent pas. Ronsard disait départi IV. à moitié. 373) » 3 . il signifie couper en morceaux détrancher le pied ne vaut rien Malh. 328). qu'on dise 4 Iliïî).. replisse le front Il pour plisse (IV. reluire Il ch. encore du Vair. 16). La les distinction faite par Malherbe servit de base à des règles la ulté- rieures. mais il juge qu'on abuse de entre au sens de à peu près. i. 361. 369 Entre entr imitant son chant (IV. 444). 41 2). ils s entrebaisent. Voyez. I. l'enirepiUent i. Des l'heure que mon cœur du sien s'est 395). Ceci durait depuis les temps les plus lointains. 11. J'aurois p. t. et referme luire : pour ferme IV. II... pose la différence entre feu. L'or. en attendant qu'ils s entredisent adieu. : .329 Jodelle écrit sans scrupule et reluire se dit fréquemment dujour du Bell. le Il faut dire luire en ces lieux-là. quand on emploie le composé comme équivalent du simple. Loi. par mon Yau- hv>j).. !-<•* habitans s'enirevoienf. de meurs l'ail Mont. Cf. il parle du tombent m IV . 5) .. 380. Du 172). général Les indications de Malherbe. Desportes allait mal qui raffolle les amoureux jaloux. ou s'entr engagent pour toujours 2 Malherbe ne critique pas cette formation. 253). n'aime pas jaillir pour rejaillir xvn siècle suit en i. Po. iiO)... A quoi bon écrire qu'on prend la caille était très ..is mon zèle Mallev. IV.o-2S HISTOIRE DE LA la II. Du Bel. 138 . Départir est autre chose : : de la ] Pléiade : le chef luy détrancha (Rons. Percer suffit. l'un et l'autre se disent là indifféremment IV. Le wr siècle n'y regardait point de si près : ra/foier est dans Ronsard lk quand le Ciel à ton corps remeila Ton ame 11. 351 reluire ni la chandelle. le Comment m'aves-vous fait cela. I i "> : : . Malherbe proteste (IV.. p. sentremnnyenl les uns les autres. Il était plus difficile d'empêcher les composés avec re d'éliminer les simples. III. employé au XVIe siècle à la formation de verbes à idée réciproque. :\. Ailleurs Malherbe corrige retombent employé abusivement pour jusqu'à se servir à contresens de raffoler. IV. 193).. iU7). cependant r de vous départir d'ici sans m'en «lire un petit mol s Chant. p. Malgré la propension à user des mots commençant par : dé*. Les deux verbes n'en faisaient qu'un pour les gens Bel. LANGUE FRANÇAI8E venait de i Pléiade : Si ne veulx-je pourtant délaisser de chanter que partir (Malh. entrouïr n'est pas ouïr. Il ne faut même pas mêler trancher et détrancher. et 452)? On abuse aussi des composés avec outre: m! outreperçant le cœur. 176): Vieux corps tout épuisé de sang et de moûelle I>"<>ù l'ame se départ Elacan.. l'argent et autres telles choses luisent et reluisent. V. Elle ne tranchait pas : question en ce qui concernai! sujets abstraits nous verrions en sa vie reluire une equalité liv. I. Le mot est barré par Malherbe (IV. renfleni les tetins II. gelas v revient. cf. CXXIII. et Les astres ne reluisent point.

qu'en ce sens-là (I. : — Malherbe relève toutes les imprécisions de Desportes continu au travail pour assidu. 18). chose rare. contraire pour différent. à effacer. qui ne sont gueres en usage. Cyrano fait faire à Gareau cette bévue populaire "lit de marveilleuses proprelez Ped. simple pour unique. pas plus que tasser pour entasser et siéger pour 156). l'effort de Malherbe a un résultat positif. Chose étrange c'est l'homme qui est le plus opposé aux créations de mots qui sauve. on n'allait à rien moins qu'à user ces particules par l'abus. qui ne se présentent pas maintenant à ma ajoute cette observation générale : « Il mémoire» (Rem. nul avertissement n'était inutile. En défendant qu'on abuse des dérivés. leur valeur dérivative. faut dire propreté qu'il ne faut pas dire survenir à (I. plus considérable que celle qu'ils auraient eue à l'état de substituts. Fixation du sens de divers mots. faire M. les procédés pour les créer. et Ton se sert des composez en leur place. (I. 328) j . ou réitération. mais subvenir 104). la nécessité de quelqu'un. ailleurs une distinction entre simple emplir. II. soin qu'on a de la netteté de son corps. bien qu'il dénote une répétition. Et tout le monde va continuer ce travail. que nulle corVoici rection n'était déplacée. 229 328). Dans le le fatras des observations. le faut dire conjurer Vaugelas établit (I. . 46). portail pour porte. il yen a qui paraissent vraiment n'est pas il superflues. Mais si les meilleurs écrivains du xvi e siècle s'étaient parfois montrés négligents. il y en a quelques autres de cette nature. et ce re. les naissances (essences) 3. 2. il conserve des ressources à la langue. En ayant l'air de retrancher.. ne luy donne point une autre signification que celle du simple. Ici. Malherbe sauve de l'usure les Jpréfixes ou suffixes qui servent à les former. 322). combien cet effort de Malherbe 2 . J'ai dit ailleurs II. quelques-unes des observations qui santes : m'ont paru les plus intéres- accroistrc ne peut se dire dans ce vers Il : Ils ont" beau vers le Ciel leurs s. ! : . murailles accroistre. comme.. dont je doute mesme s'il est bon. La portée générale de ce travail d'analyse n'est pas moins facile à apercevoir. et le composé remplir 2.. faut hausser (Chevr.. 2ôô . Avec le système qui consistait à 'se servir des particules comme de simples chevilles de remplissage. Il en est de mesme de rejaillir. qui ne laissent pas de retenir la signification du simple et non pas du composé.. quoy que plusieurs le dient. était utile et de nature à conserver la richesse de la langue B. par exemple refroidir est beaucoup mieux dit que froidir. Et il assiéger y a des verbes simples. il leur garde une valeur spéciale. il adjurer quelqu'un de 1. il ajoute je veux dire qu'en interdisant à certains mots d'empiéter sur d'autres. Rem. enflammer pour éclairer. ainsi quand Vaugelas enseigne que propriété 56) •'. j. tout au moins à rendre confuse. p. sans s'en douter. quelque chose est mal parlé.. Il prêche pour la langue la pauvreté et c'est lui qui lui garde le moyen de s'enrichir (Doctr. il les empêche de devenir des doubles de ces autres mots.TRAVAIL SÉMANTIQUE (II.

*. I. Mont. On ne « A cet horrible mon Tune épouvantée (Malh. 181) Jupiter arrive à grands pas.. peut pas dire I. On ne dirait brave écrivain ou vaillant prélat que de gens soutenant leur opinion avec l'épée. Mais enfin sil faut plaire an feu qui le conet Uii'l. 312). 252 i . II. 390). cl'...230 (Malh... Consommer veut dire accomplir : comportent la signification d'achever. chr. Voici chaise pour chaire : Il n'est jamais plus aizc Que quand il monte dans la chaize (Loret. s. mais ne : brave. Et puis le veut n'attise point (IV. Rem. On le trouve Ne sçavez vous point si je suis maintenant en la bonne grâce de Valentin (Sorel. qui par tout le consomme (Racan. Quand vous estiez juchez en Chaise (La Mesnardière. Mais les écrivains. chr. Francion. 252. Contes. François écrit encore en taisant un consume Merr. d'après Balzac (Socr. 17 somme (Bensserade. son cher Diocéze Id. ni cousteau pour couper (Loret. la II. Je voy que ces beaux yeux seront si mal-faisans. Monte souvent. Ov. consommer c'est l'achever en le mettant dans sa dernière perfection.. attiser une flamme ne pas à Malherbe. 223). 71.. 115). 13 consommer le mariage.... L'un et l'autre 2. Au pluriel. 270). Les exemples de ce sens ancien fourmillent. ans. etc. Les prédicateurs dans leur chaize (Id. Balzac attaque un écrivain qui parle de la bonne grâce de saint Paul [Socr. hou/f'. il y a cinquante se dit plus. Cf. P<>... hurl. On trouve aussi consumer pour consommer : G... Dans Rouen.... C'était une construction très usuelle au xvi e siècle (L. mais consumer. HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE 359). de ploi pari*. Sarasin. II. Se aiche dans sa Noua .. Bouff'. en donne des exemples du m». Olùivr. I. Vous pensiez estre grans Docteurs A bien Leurrer vos Auditeurs.. spectacle. 72-73). Au wir H. chaire de droit . etc. 383). Qu'avant qu'elle aye atteint l'âge de quatorze ans. Loret [en offre d'innombrables exemples chaise fRicher. P. 48). de chaire percée (Maynard. ihid. de Cour. i : 1 : . I. IV. mon ame Brûle de mesme Clame Dont je suis consommé Mrs ei Vaudev.267.... Voici maintenant chaire pour chaise : On luy mit ses habits séculiers sur une bassin . 1656. CBuvr. Doctr. II. la chaire du prédicateur. 297. 17 mars 1652. II. 35i bonne grâce au singulier se mettait dans toutes les lettres. Elle auroit pu prescher en cf.. : la chaire de saint Pierre. Man. 2 août 1653. Les langueurs d'une fièvre lente qui nous consomme et qui noua Celle qui tient 19 petit feu Dnl). in: ihi'l. IV. se vit Coronné D'un chaire auprès de son lit (d'Ouville. dit-on. 262) ne se dira que de quelqu'unqui fait guerre. Compt). 1656. 1655. 1.) chaire et chaise font désormais deux mots différents. Ov. 50.auront consommé le reste de la France Ma} nard. Malherbe dit que c'est une sottise de les IV.N'avons le plus souvent.. : . aspect n'est pas aspect synonyme de plaît . Vaugelas règle l'em- de l'un et de l'autre II. 384. à la légère ou légèrement conviennent tous deux avec armez (Vaug.. 15. comme l'erreur la prendre l'un pour l'autre persiste chez tous question I.. 65). </e \al : 1 : . 39). Il.167). décembre 35). un feu bon ». I.. Vaugelas y revient et étudie longuement 408)-. En ce sens il ne faut pas mettre le singulier gagner la bonne grâce du peuple. c'est achever en anéantissant le sujet. Poés. [La confusion durera néanmoins encore très long- temps consommer etconsumer vont se séparer après n'avoir été si longtemps que deux écritures. 0. ci. 58). suivant Vaugelas (I. en chaize. mais tous les théoriciens approuvèrent Balzac (Chevr. L'usage ordinaire des écrivains est de mettre consommer pour consumer : Leur cœur purifié ne se remplit de rien Que de son saint amour. Ni chaire pour s'asseoir. il a un tout autre sens. 21 souper. Ren. 263). : . Bouch. M. alors qu'il faut chaire h liras ( Riche r. et G.

Doctr. 24 juin 1651.. Un des oracles de la langue a appris à Vaugelas que second se dit d'un feu qui a esté mis à dessein. sur le corps de N. Pet. . d'être effroyables. Ne se dit pas d'un ennemi. [Avec une belle incendie Qui fit courir. Loret en use constamment Festin. ibid. Po. 390. 33. 44) lumières qu'ils y cherchent sont des estincelles d'un grand embrasement [AU. D'après Chevreau (Rem. B). p. voler Quantité de « le : : . 93). dira Narcisse (Balzac) ériger des statues? puis que . II. 102). de Vaugelas s'est trompé en disant que les épithètes d'effroyables et horribles s'appliquent quelquefois aux choses bonnes et excellentes il a une mémoire effroyable.. 1631.TRAVAIL SÉMANTIQUE créance et croyance se confondaient presque dans une distinguait les deux 231 même prononciation. 1649. terrible. Le xvi e siècle avait ainsi employé descouverture. C. I e part.. (Racan... élever les vant ses yeux au ciel ne peut pas se dire.. I. Cel. Malh. Poésies. 19 (juillet 1664. 59) J'ajoute une entière créance au commencement de vostre discours (Segrais.38.. ailleurs : 337. Clorise. 193... mais dans la créance qu'ils vous font tort (Pasc. pourquoi Eriger passera t'il pour bon François ? Et pourquoi. s.. ressouviens toy à qui tu as donné ces tesmoignages de ma facile créance (Ibid. incendie. II. S. 5 e Nouv.224). On trouve quelquefois embrasement avec le sens donné par Vaugelas à incendie Et faut dire que Y embrasement (la mise au feu de certains écrits) en a esté fort heureus (Let. t. monter. 408) *. 15).. Vous ne leur attribuez pas ces erreurs dans la créance qu'ils les soutiennent. ériger une statue avait été Si je viens employé par Balzac I. descouverte et descouverture du nouveau 11. « Si V anxiété et la décrépitude ne sont pas de mise. : ... Ah ! dit-elle. 16) créance continuera du reste longtemps encore à s'écrire avec le sens de croyance (Hug.. mais faible (Malh.. fallait toujours créance. . 222) . En réalité le mot se trouvait 2 . 2. ce que Vaugelas souhaitait. Faut-il croire une circonstance Qui surpasse toute créance? (La Mesnardière. débile. d'autant que les ceci de V embrasement (Lettr. quand il se dit des per- sonnes il n'appartient qu'aux furieux d'être horribles.' IV. (I. Lâche . 60). en me monstrant ses lettres. son ame au dueil et sa bouche à la plainte (Malleville.. 233) La créance qu'on a des peines éternelles. II. cf. balet et comédie. 14) effroyable est toujours pris .. Mais le voici dans l'autre sens cf. II. en mauvaise part.. 1. 6 e Nouv. cop. 2). 81). Et donnant aisément sa créance à ma feinte. 62). le premier convient mieux au feu qui a esté mis par cas fortuit » (Vaug. Nouv. faut lever (Vaug. 17 avril 12 février 1661. cf. 96) 1. III. pas une entière créance à ses excuses (Id. II. feu de joie. par ce qu'il rapporte. (II... cur. En il attendant qu'il n'y eût plus qu'une orthographe.. . fassent aucune différence II.. Gloss. incendie est commun au sens de feu d'artifice.. de Phyll. effroyable. Prov.. 53). V. embrasement. ibid. I. 141) Elle n'ajoûtoit . l'air (13 août 1651. qu'au reste on a sauvé de \Phyll. il yeux humides vers le ciel (Dest... Il en est vertement repris dans les Lettres de Phyllarque. ériger un autel (Baro. 141. avoir de la créance en quelil qu'un étaient des expressions où user de croyane 223). ailleurs fallait On : s'explique. : une lettre il de créance. il fait une dépense : horrible (Vaug. redoutable. mots 325). 62. L. Id. monde sont tous deux bons (Vaug. mais un [héros est terrible ou redoutable. et II. éle- Maril.. J. IV. que les textes ne Je ne parlay jamais plus selon ma créance (Astrée. franc. horrible. 3. 220). 252) Il se faut bien garder de forcer ou contraindre la créance des hommes (Gar.. M. 104). p. : : beaux feux en 1660. 172 .

non du passé (IV. mes mains et mes y eus vers le t. ériger des statues.>('> . II. Cel. de Mais non jamais de ccll. fatal se II. I. a eu dessein de tromper» (Vaug. tré Ni L. comme fureur poétique. » A Les exemples ne sont pas conformes cet object la furie se mesla à la valeur. pourtant ne faut pas toujours les confondre : « Il une même semble que fureur dénote davantage Yagitation violente du dedans. de Cardenio.. I. Saras..iel Non plus aussi devonS-nOUS dire. immortel. d'orthographe sa le (II. 316 . 66.. Vaugelas avail «'-té sans doute influencé par L'usage de Malherbe qui se serl de bienheureuse intelligence. 801 chemin aux troupes «les fldelles . en Comte. cl furie se prend ordinairement en mauvaise part.. ou celui d'ériger est pedantesque et de nul usage en nostre Langue. mais seulement ce qui est possible (Vaug.. l. 483i. -s qui ont un estre naturel ou physical. il D'après Vaugelas ces deux mots signifient chose. gravité est mal pour pesanteur (Malh.. . Corn. fureur divine. Suivant Vaugelas fonds est la terre qui produit les fruits. . Fol. p. IV. N'est-ce pas toy donl le pouvoir fatal.. IV. Puissance.. : : 1 ' : . n'estant point nécessaire d'introduire «les termes étrangers en nostre langue. : fureur el furie. n'en ont rencon- d'exemples. XII.. O dieux à quels excès nous emporte l'erreur. mes mains et mes yeus: mai*. 164) il sembleque Ciel soit dans le fonds des eaux (Racan. Depuis que la raison l'ait place à la fureur: ef. comme quand on dit ériger une terre en Duc lu'-. ni G.. ferveur est plus propre pour la dévotion que pour l'amour Sent. 319). Fureurse prend quelquefois en bonne part. il s'estend à beaucoup d'autres choses encore. au gré. II. : Maril.. faire accroire fausses.. Y heure fatale: mais il ne dans le fatal accouplede se prendre quelquefois en bonne part ment. fai dressé mes bras.232 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE éternel. 80. 199 cf. 35).. si ce n'est lorsqu'on parle des choses qui n'ont qu'un estre imaginaire et moral. 1. » el jouet. :>'. IV. mais dresser des stat nés. et le mot de furie les actions violentes du dehors. el aussi ce qui rapporte qu'il n'est du profit. 402). D'autres pensent « que faire accroire pour des choses emporte tousjours que celuy de I. Malherbe maintient la distinction théologique: immortel peut se dire au regard de l'avenir. Donl fatal d&nt le 2* sens »<• ce fatal accouplement La fatale diligence Présidée L'empire françoii L. 172). et user d'un ternie François recru et approuve de tout le monde. 228). fond et fonds. et à ces distinctions rigoureuses: fit et agir son courage de telle sorte (Des Font. au plaisir nous pouvons dire dresser des statues. sur leCid (I. I. Il. 1656. Je n'en ai point non plus.. faire croire se dit pour des choses vraies. qui on le dit.. 210: (ce défaut) qui les fait tomber dans la fureur et dans les douleurs : de la mauvaise Venus. quand elle nous en fournil de propres. faisable ne signifie pas ce qu'il est permis de faire.. de VA. I. en Pairie. quiconque tu sois. On peut dire « nous sommes le jouet du sort du hasard. 112 v. : pas à propos de dire icy . 193) «. Il faut ajouter que le sens ! de folie demeure commun Pichou. C'est en réalité une question on trouve quelquefois fonds pour l'autre et continue en suite lamentation dans le fonds de sa barque (Saras. non au jouet du hasard Malh. c'estoit une chose fatale à la race de Brutus de délivrer la République prend le plus souvent en mauvaise part : laisse pas : Vaug..le ne dirai pas quefay érigé mes bras.. 377-378). 26). Entre deux murs de liquide cristal Fil un [Racan. II. de naturels el d'élégan». 1. v« 139 de cette union voulue par le Destin) Célébrer l'heureuse journée.

). Ov. neufve Déesse. 299 et 260)... 394). 1672. II. IV.TRAVAIL SÉMANTIQUE juste. et il est si bien consacré à cet usage que ce ne serait pas bien de dire: le passage "des Therflaopyles Vaug. On ne voit plus chemin ny voye. inconsolable se disent et de la douleur et delà personne affligée Vaug. 75) douceurs de ce plaisant séjour ^Mallev. 421.. en b. p. p. Bary. qui se persuade un monde de merveilles (Tabar. il 233 juste. 4) continue à se dire en il . ny route. 232). de Carden.. La Mesnardière définit la « manière plaisante » qui a été attribuée à Virgile. c'est une expression de tailleur. franchy le pas. longue. comme cette faute n'est point pardonnable. VA. 318. mânes ne se dit pas sonne (Vaug. 375).IV. .. .. d'égal à non d'inférieur supérieur (Vaugel.229. les je contemple ce bois si plaisant (Racan. ny sentier (Dassouc. comme en latin. A un monde d'ennemis (Pichou.). liv. p.. il ne s'en faut jamais servir pour parfum (Vaug. ainsi: une amitié IV.. 403. 1650. Po. 6) ».. Fol. l er janv. L'homme est un esprit trans- (Vaug. 471 et Conn. II. posth. I. Bhel. Sorel a tort. « Les anciens ont infaillible: parlant de la nature . 160). s.. 113). à égal. neufve servitude. 394. tirer juste se disent. tandis que excusable se dit des personnes et des choses. II. 62) cf. humeur. plaisant ne peut pas s'employer en parlant de tels. préf. 67). 228).. Sorel. neuf ne peut passe mettre partout à la place de nouveau. Et en 1654.. 1653. rapporte comme une nouveauté la locution raisonner condamne. I. trop basse pour l'appliquer au raisonnement chanter juste. la . Patru note que c'est l'usage populaire (Ib. 1661. cf.. il « Pour représenter une action d'un moment. mais seulement des choses. une saison neuve sont impropres i^Malli. 280). 349). juste s'applique alors à toutes sortes de verbes : je ne sçau- rois en parler juste (Loret. Ny pas. onguent se prend tousjours pour médicament. et non une faut dire paître » s'en nourrir signifie en faire sa nourriture habi- tuelle (Malh. 92).. jamais des personnes. mot. Bary. en un autre sens Déjà la campagne se noyé. 429).. mais ne sont pas des exemples valables (Disc. 401.. M lle de Gourdéfend l'usage antérieur neufve puissance. II. 3 juin 1662. A. mais seulement de l'àme d'une per- monde ne d'une infinité. Il faut dire la lumière: plaisante aux mor: agréable (Malh. qui est un plaisant et délicieux fruict (du Vair. peu sen-faut.. C'était un archaïsme Le loton. . réciproque seulement de deux Vaug. voir plus haut p. neuve.... 419). neufve flamme. neufve jeunesse. neufve playe. cf.6. 378). se dit guère bien qu'en parlant des personnes dans le sens Vaugelas n'oserait pourtant le condamner dans un autre usage I. : cendant. : . neufve espérance (O.. employé pour parole est une « sottise suivant Malherbe (IV. libéralités au sens de présents se dit de supérieur à inférieur. nay : nourrir et paître. fr. Autrement le mortel passage (Loret. 96) cf. II. que consolable. ment voulu dire par ce mot l'air agréable. cette personne charmante. 111. ( mutuel se dit de plusieurs ou de deux.. » II. dit pardonnable ne se pas ne doit s'employer au sens de passage que pour exprimer quelque détroit de montagne.. 236... 19). Rem. des b. Rhet. libre et galant (Po.

3). Reliques était encore commun reliques des embrazemens (Gomb. la II.. plutôt que de plier (Montfleury. 1 : la rebelle pastourelle de Passerat. 204. 4 sept. pointe du jour et le point du jour sont tous deux bons et ne sont meil- leurs l'un que l'autre que dans l'enchâssement. ou mettre par plis. un épithete bien particulier et bien efficace ». Il a lu chez un prédicateur prodige de dévotion et pro« il en a été effrayé. pray plustost que de plier (Ibid. Poète.. les rais 39). à la qu'il dit ailleurs les Restes de Saint aller à l'adoration des 1 {estes. On ne le trouve ainsi que chez le Père***. Rem. On dit en termes de guerre La cavalerie a plié (Vaug. de Bois Reg. pour ce qu'on dit et que l'on ne pourroit dire bien le petit semble que la pointe soit pointe du jour avec grâce.le serois bien d'a\ esl is d'useï à de ce mot de rebelle Une personne mais quand 1 rebelle lui une antre. IV. car ils ne rompront jamais (Fr. mais de ceux Lune (Vaug. IX. : : ) . posth. IV. etc. I. il ne peut avoir une signification favorable. point du jour. Le premier ne se dit plus des rayons du soleil. Sans de sagesse. qui dit prodige digieuse piété. 324). p. 1639). de la rayons. s. 1675. : . 263). Let. Il se dit aussi d'une roue. rangé. jour à (II. (Chapelain. 55. t. ployer. victorieux de ce bel œil (I. prodigieux et monstrueux donnent lieu à une longue dissertation de Balzac t. 1664. 48 Et. 0.234 planer. réfutait cette opifait une remarque où Rem. Lui doil '. I. obéir. chr. Un qui a la été fou et est devenu sage s'appelle rangé .("'est une discussion qui sera reprise ensuite par Chevreau Rem. Mcide qui cependant avait raison. » Il : HISTOIRE DK « LA LANGUE FRANÇAISE des oiseaux qui voient planer se dit sans branler tes 410). il Religion.. M. (I. de Sales. ne l'a : pas publiée 395-6. I.. On en trouve des exemples avant VaugeA las je plie les espaules à ces jugements d'Amour (Astrée. 183. quand elle oublie ce qu'elle La : elle ne doit rien. 2 <•!'. rai*... l'aube de ses rais 277. nion. de quelle rébellion favorites. Balzac attaque les reliques de la guerre. VI. 110 . restes. Vaugelas avait (II. Tous donnent comme la suite des faits le montra. non celui qui n'est pas sorti de sagesse a Malh.. Le premier signifie faire des plis. Racan a dit les rais du 269). Voilà ce que m'a dicté Il la petite ma mauvaise grammaire Socr. à Balzac. plus universellement bon.' : « . faut donc dire aplanir. I . rais On trouvera dans Littré des exemples pris Balzac et Scarron de en parlant delà lune. en ce sens parmy les tristes un vieux tronc relique de l'orage (Racan. 195) plier. Maynard. ) . 250}. non planer les monts (Malh. Ajoutez-y Corn. peu! on accuser Id. comme plier du papier. G Ut. aplanir ailes. A. £/>. 546). II. Endim.. Il y a apparence Pierre. c< torl 5 Balzac.. . ainsi ployer sous le faix. cf. J'aime mieux rompre. Reliques est un des mots consacrez Socr. Toutefois il ne faut accepter plier que dans une seule phrase où l'usage a décidé. II. v. 25 Je romB Bienheureux sont les cœurs pliables. sauver les un écrivain qui se sert de reliques en disant reliques de sa fortune. C'était vouloir retirer aux poètes d'amour une de leurs La règle ne passa point. 363 ndi elle donne lieu une observa tion analogue plus religieusement.. I. que plier (Loret.. reliques.... La Cour où on prononce player les confond. chr. 17). Après Vaugelas sans vraiment suplier. de Saint-Maurice. 50. Ménage.. 133). de saincteté. 13 : Corneille. Comérf. qu'il ne faut pas profanei il II. Prodigieux ne peut être pris en bonne part.. 1 er novembre il eût rompu dès-lors. Corneille el expressions Racine on sauvé l'expression. Ployer signifie céder.).

TRAVAIL SÉMANTIQUE

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regarder, voir, regard, vue. Ils étaient souvent confondus au xvi e siècle. Malherbe observe « Il y a bien différence d'avoir mauvais regard et d'avoir mauvaisevue. Qui a mauvaise vue a de mauvais yeux, mais quia mauvais regard les a bons, et par dépit ou par quelque autre raison, il en regarde de travers IV. 253 cf. IV, 440, 430) elle panchoit sur moy sa veuë, en la mesme façon qu'elle regarde les sacrifices (Gomb., Endim., 30).
: ; ;

se resouvenir a

françois et élégant.

un usage extraordinaire qui neantmoins « est extrêmement Il se prend pour considérer, songer» (Vaug.,I, 201).
:

condamne l'habitude de certaines gens qui disent il m'en loue seulement, pour signifier tant s'en faut quil in en blasme, que mesme il m'en loue (II, 122j. Cf. avec une négation il no m'a pas seulement regardée.
seulement. Vaugelas
il

ne m'en blasme pas,

signe, signal.

Vaugelas
à la

fait

cette

tumé de se servir

guerre, ce sont le feu,

les estendarts, le linge blanc, et

Les signaux dont on a accousfumée, le canon, les cloches, autres choses semblables. Que si, quand on se
:

remarque

«

la

on appeloit cela faire signe, ce ne seroit donner le signal, ou donner un signal. Faire signe, est toute autre chose, tant parce qu'il ne se fait que des mains ou de la teste, ou du corps, qu'à cause qu'il se fait pour quelque sujet ou accident inopiné, et dont il n'a point esté convenu entre celuy à qui on faille signe, et celuy qui le fait, au lieu que les signaux se font ordinairement de concert (II, 122). On trouve dans Malherbe faire signe employé pour donner le signal. « Chrysippus en fait comparaison aux coureurs qui sont à l'entrée d'une barrière, qui n'attendent sinon qu'on leur fasse signe de partir » (II, 39). Inversement, on trouve, « Vous êtes, après Vaugelas, signal usurpant la place de signe. Cf. Quinault je le sçai, du nombre des bons drôles Ces yeux fins et brillans en sont un grand signal » (Les Rivales, IV, 1).
pas bien parler,
il

sert de quelqu'un de ces signaux, faut dire

:

;

sommeiller, dormir. Sommeiller, c'est avoir envie de dormir ou être assailli

du sommeil.

Il

ne faut pas dire
Il

:

que toujours
le

je

sommeille (Malh., IV, 257

.

songer, penser. l'Usage le
son.

y en a qui ne

peuvent

souffrir,

mais

ils
I,

n'ont pas raison
165).
cri: Et

;

fait dire et

escrire ainsi à tout le

monde

(Vaug.,

Le mot est trop général pour être employé en place de

demeure

cruelle au son de

mes douleurs

(Malh., IV, 318).

soudainement, soudain. Soudain serait à sa place, soudainement n'y est pas dans ces vers s'il m'en prend fantaisie, aussi soudainement, Confus et repentant, mon vouloir se dément (Malh., IV, 366) voici un exemple analogue
:

;

:

n'esclaire plus
s'esteind, l'on

que d'une flamme languissante, si, incontinent qu'on voit qu'elle n'y distille soudainement de l'huile (F. Guerson, Anal, du Vérité,
est toujours actif, le
est

147-148).

sif.

soupçonneux, suspect. Le premier On ne peut pas dire ce juge- là
supplier. Bien

second toujours passoupçonneux (Vaug., II, 120).
si

que ce terme

soit

beaucoup plus respectueux que prier,
;

est-ce qu'il ne faut jamais dire supplier Dieu

prier est particulièrement consa-

cré à Dieu en cette façon de parler (Vaug., I, 355). Cette remarque fait l'objet d'une longue protestation de La Mothe le Vayer, qui déclare que jamais per-

sonne

n'a

prétendu

qu'il fallait dire

:

Mon

fils,

allez supplier Dieu,

mais qu'on

dit très bien:

mon

Dieu, je vous supplie (éd. or., p. 51).

236
souillé, taché.

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

A

propos d'une remarque sur entaché (Vaug\,
dit plus (Lib., 251), c'est aussi l'avis
«

II,

326, Dupleix
fr., 226).

observe que souillé

de Bary (Rhet. de

Terroir, terrain, territoire. D'après Vaugelas,

terroir se dit

la

terre,

entant qu'elle produit les fruits; territoire, en tant qu'il s'agit de jurisdiction, et terrein en tant qu'il s'agit de fortification. Le laboureur parle du terroir, le jurisconsulte du territoire, et le soldat ou l'Ingénieur, du terrein-» (Vaug., I, 153). Malherbe employait terroir en parlant du soldat: Les Romains se logèrent voici un exemple de Corneille, mais à Erethrie, au terroir de Phtie (I, 404) plus douteux Maxime, je vous fais gouverneur de Sicile Allez donner mes
;
:

:

loisàce terroir fertile (Corn., III, 413, Cm. ,634). De même chez les burlesques: le preux maréchal de Grancé S'êtant tout-de-bon avancé Avec son armée aguerrie Vers le terroir d'Alexandrie (Loret, 24 octobre 1654).
tirer en

de

tirer

de longue et aller de longue

longueur, aller en longueur sont des expressions toutes différentes « car tirer ou aller en longueur veut dire
;

qu'il se
lire

la fin de la chose, qui en longueur, au lieu que tirer ou aller de longue, marque un progrès fort pront, par le moyen duquel on parvient bien tost au but que l'on se propose Vaugelas, Rem., 11,296). Cf. Scarron « Pardonnez-moy si j'appréhende, Que le Procès tire en longueur »(GEuv., 1,215).
:

passera beaucoup de temps avant que Ton voye

voisiner

le

but est souligné par Malherbe (IV, 352).

Toutes ces définitions,

si

serrées qu'elles soient, paraissent gros-

sières auprès des eiîbrts faits

pour arriver à caractériser des types

généraux tels que la prude, la précieuse, le bel esprit. Faret a fait un livre pour peindre Y honnête homme* et il n'en avait pas terminé
,

1.

Voici un raccourci de l'honnête
«

homme

ou

«

de Tari déplaire

à la

Cour». Paris,

1640.
Il faut que gentilhomme,

eeluy qui veut entrer dans ce grand commerce du monde soit nay maison qui ait quelque boue marque » il faut qu'en outre la naissance soit « heureuse », c'est-à-dire « accompagnée des dons de l'âme et du corps » comme profession « il n'y a point de plus honesie, ni de plus essentielle à un gentilhomme (pie celle des armes ». L'honnête homme doit être « homme de bien », « soigneux de son honneur <au^
et d'une
:

;

,

être querelleur, ni vain, ni fanfaron.

encore très

la bonne naissance el du bon courage... je trouve des membres bien formez... et faciles à B'accommoder à toutes sortes d'exercices de guerre ou de plaisir L'honnête homme doil même n'ignorer aucun des jeux de hasard qui ont cours parmy les Grands. Avant tout, de la grâce « naturelle « sans affectation ni négligence. Desqualitez de l'esprit. Rechercher la vertu, suivre les bonnes lettres, étudier les sciences, en tâchant d'être " passablement imbu de plusieurs sciences plutôt <| ie « solidement profond eu une seule » apprendre les mathématiques, l'économie, la politique, la "aie el l'histoire. Paire des vers, s'occuper de peinture el de musique. Étudier les Langues, el s'il trouve les mortes hop difficiles, el les vivantes en trop grand nombre, que pour le moins il entende ci parle L'Italienne et L'Espagnolle » Avec ces avantages du corps el de l'esprit, être doué des vrais ornements de l'Ame, dire des vertus chrétiennes, qui comprennent toutes lea morales. Le fonde ment de tontes es! la Religion. Muni de tontes cet qualités, il peut liardiineul s'expOS6r dans la Cour. Mais qu'il

Avec tous CCS avantages de
nécessaire...

:

i

:

i

.

TRAVAIL SEMANTIQUE
le portrait,

Ï'M

puisque La Rochefoucauld
faudrait
le

(I,

111) et La

Bruyère

(II,

99)

l'ont

retouché. Pour donner un aperçu de ce travail psychoil

logico-linguistique,

reprendre un
galant
l
:

temps. Je n'en prendrai qu'un,

le

à un les types du mot galant est d'autant

plus intéressant qu'il est plus vague, ayant à la fois dès le xvi e siècle
le

sens de gaillard, de capable, de

vaillant

2
,

ou au contraire de

négligent, vaurien

ou garnement
5
,

3
,

Au xvn e

s.

aussi, galant signifie tout cela

:

fripon, garnement

',

déluré, éveillé,

joyeux

vaillant

6.
:

El Monet, en 1636, donne les acceptions suivantes 1° metable an prœclarus, insignis, praestans, galant capitaine, ce dont il se mêle
:

galant philosophe, galant médecin
de bonne convantion
le
:

;

2° honnête, de belle

humeur
:

et

voilà

un galant homme
de son
«âge

à

mon

gré

c'est bien

plus galant jeune

homme
:

fexcellentissimus, praestan-

tissimus, praeclarissimus, juventutis flos lectissimus, decus orna-

tissimum)

;

garnemant
arrogans,

galant (hue ades,
4° arrogant
faire
le
:

improbus, nequam, nebulo. Venés ça improbe). C'est un galant, ne vous-i fiés pas;
praesidens.

Dès

trois jours,

il

commance

à

galant (arrogantem agit, arrogantius se gerit).
le

Oudin ajoute
une

gallanl ou galland d'une

dame

:

drudo

(1642).

se tasse

vie tranquille, sans inquiétudes ambitieuses et qu'il traverse

tion sans en être souillé.

Agir avec courage et rendre de bons
;

réserve, surtout devant le Prince

la corrupParler avec vis-à-vis des égaux, moins de contrainte, mais

offices.

pas de familiarité. S'accommoder de toutes les humeurs. Avec les femmes, soigner le geste, la voix, les habits pas de blasphème ni de médisance. Avant tout, du jugement. Galant homme, scitus, graph ic us homo (Rob. Est., 1549), reproduit dans Thierry. 1.
;
I

573) et Xicot.
2.

homme ou une chose remarpeu d'années... Car peu de temps auparavant nous appelions ces hommes et ces choses vaillents et vaillentes, et le mot s'est perdu, excepté quand Joach. Perion, De linguae Gallicae cum Graeca collail est question d'art militaire
Tout
le

monde

appelle galand, galande ou galante un

quable... C'est depuis

tione, 155i, p. 95
3.

a
)

the most neglygent folowe that ever I sawe... c'est le plus négligent galant que je vis jamays (Palsgrave, J681). i. Ce pauvre idiot croyant trop de léger deschargea un grand coup de pierre sur le front de cet homme riche, lequel, faisant saisir le galand, luy lit donner l'estrapade Garasse, Rech. des rech.. p. 172). Le premier fut un certain belistre nommé Théophile... Ayant entremis quelques paroles qui ne sont pas beaucoup favorables à l'Empereur Michel, pour avoir advancé ce galand, il adjouste... (Td., Doctr. Cor., p. 7). Soubs le règne d'Edouard... il y eut une trezene de marauxqui se disoient estre les nouveaux Apostres, et adoroientun galand de leur trouppe, nommé Guillaume Hacquet, comme s'il eust esté Jesus-Christ (Id., ibid., p. 81). L'un d'eux me dit Tirez-vous à quartier, galand; hors d'ici (Chapelain, Guzm. d'Alf. I, 157). cf. Th. Corn., 5. Il ne Va dit que pour faire le galant et pour rire (Pasc, Prov., XI Am. à la mode, IV, 1). Chacun se 6. Ce sens est plus rare, c'est surtout chez Malherbe qu'on l'observe laisse emporter les sots et les poltrons, comme les galants et les braves (II, 362): cf.
is
:

He

,

;

:

:

I,

289, II. 390.

238

HISTOIRE DE

T.

A

LANGUE FRANÇAISE
1

C'est exact.
fille

Un

galant c'est aussi un amant
'-'.

,

une galante

c'est

une
Les

portée aux intrigues

Aucun de
autres, se

ces sens n'est positivement

abandonné puisqu'on

retrouve à peu près tous chez Richelet, et cependant au milieu des

dégage un sens favori, qui devient le plus fréquent. Rien de plus complexe que la caractéristique d'un galant de cour* ou d'une chose galante. Gomme tous les termes d'éloge ou de blâme
en vogue à une époque quelconque, celui-ci ne se prête à aucune
délimitation précise 4
.

Un homme ou une femme
et

«

du haut étage
et

»

ne s'y trompe pas,

saura ce qui mérite ce
le

titre,

ce qui l'usurpe, mais les théoriciens

ont

courage d'aller plus loin

de vouloir interpréter

le

mot de
d'abord

tout près.

Pour en
les

faciliter l'entreprise,

Vaugelas essaye

d'une distinction extérieure et orthographique entre les significations
fâcheuses et

avantageuses, distinction d'après laquelle galant

Mais cette distinction sans portée, et du peu près nulle pour la langue parlée, ne paraît pas avoir fait fortune; eùt-elle réussi que le problème fût resté presque entier 5
n'aurait que les dernières.
reste à
.

1.

"

c'est

Galant signifie amant, ce qui emporte presque tousjours qu'on son galant. En ma jeunesse on disoit amy, témoin la Chanson,

est

favorisé

:

Car un mai -v Sans un amy

Ce

n'est rien faire qu'à

demy.

Depuis, (/aluni prit sa place, et maintenant amy est revenu à la mode, galant, qui se dit pourtant encore, ayant paru dire les choses un peu trop ouvertement, an lieu Note de Pat ru sur Vaugelas qu'amjf, qui est équivoque, parle plus couvertemenl II. 209; cf. Mol.. AV. cl. f\. V. 9, Impr. de Vers., se. 2. « De vous dire que cette fille-là mène une vie déshonnète. cela seroil un peu trop cherchons, pour nous expliquer, quelques termes plus doux. Le mot de fort galante aussi n'est pas assez: celui de coquette achevée me semble propre à ce que nous voulons » (Mol.. Pourc., II, 4; cf., II, 6. etc.). a Durant votre séjour à Paris, vous avez fait bien des conquêtes de qualité.— Vous :». pouvez bien croire. Madame, que tout ce qui s'appelle les galants de la Cour n'a pas manqué de venir à ma porte, et de m'en conter... II n'est pas nécessaire de vous dire on sait ce qu'on veut dire par les galants de la Cour leurs noms Mol., Escarb., se. 2; cf. Tari.. III. 3 Ec. d. mar.. I, 1). Un Roi d'une taille galante Mol.. Impr. de Ver»., se. i. un déshabillé pour taire le matin mes exercices Il es) galant Id.. Bourg, gent., I. 2 la lettre m'a semblé tort galante [Voit., /.cl.. 25, éd. Uzanne, I, 11 Le sucées a été joli et galant, tout étoit Vif Sév.. IX. p. s cette harangue est une des plus belles pièces d'Homère el des plus galantes Racine, VI, il \u rote, quoy qu'en une autre signification on diegaland, et galande, avec on '/. aussi bien qu'avec un /. si est-ce qu'en celle «pie nous Iriiilniis. il faut dire galant et galante avec un i. <! non pas avec un d». Vaugelas, /lem., II, 210-211 Patru complète galand el galande avec un d ne se <lit commune la doctrine ni que des jeunes personnes, <-i il marque qu'il y a dans leur manière «le vivre quelque chose de trop éveillé, ri approchant d\i iVipon. vans aller au criminel c'est un galand. c'est une galande, c es/ un bon galand. e'esl nue bonne galande c'est C6 qu'on dit autrement c'est un éveillé ou un bon éveillé; c'est une éveillée ou une bonne éveillée. Quand on dit resi un petit galand nu petit éveillé, une petite galande ou une petite éveillée, cela marque une plus grande jeunesse, el qui n'eal pas loin de l'enfance. Au reste, ce que notre Auteur semble dire que galand «d galande en cette signiI
.

:

:

»>

;

i

:

.

;

:

;

i

.

.

:

:

:

:

:

TRAVAIL

SÉMANTIQUE

2.19

nition.

le portrait d'un galant l, Vaugelas essaie d'une défiRien ne montre mieux l'héroïsme de cette époque dans une « Galant a plusieurs significations, et comme analyse sémantique

Sorel faisait

:

substantif, et

comme

adjectif.

Je les laisse toutes pour ne parler

que d'une

seule, qui est le sujet de cette

Remarque. C'est dans
galamment,
et

le

sens qu'on dit à la Cour qu'un
fait toutes choses

homme

est galant, qu'il dit et qu'il
et

galamment, quil

s habille

mille

autres choses semblables.
ifalant

On demande

ce que c'est qu'un

homme
les

ou une femme galante de

cette sorte,

qui fait
et

qui dit

choses d'un air galant et d'une façon galante. J'ay vu autrefois agiter cette question

parmy des gens de Cour

des plus galans de

Les uns soustenoient que c'est ce je ne sçay quoi), qui diffère peu de la bonne grâce les autres, que ce nestoit pas assez du je ne sçay s/uoy, ny de la bonne grâce, qui sont des choses naturelles, mais qu'il falloit que l'un et l'autre fust accompagné d'un certain air,
l'un et l'autre sexe, qui avoient bien de la peine à le définir.
;

qu'on prend à

la

Cour,

et qui

ne s'acquiert qu'à force de hanter

les

Grands

et

les

Dames. D'autres disoient que ces choses extérieures

avec un t aussi bien qu'avec un d, je ne le croy pas. Il est vray que ou un d viennent tous deux du vieux mot g aller, qui signifie plait comme galsanter, se réjouir, faire la débauche, honnestement néanmoins les, au pluriel, signifie réjouissance, plaisanterie ou débauche honnesle. Mais l'usage qui a distingué la signification de galant avec un t et de galand avec un d, semble désirer qu'on les distingue par l'orthographe et d'autant plus que nous n'avons point de verbe ni de substantif qui vienne de galand avec un d au lieu que de galant avec un t nous avons galantiser et galanterie (Patru, Note sur le passage cité de Vaug. Cf. d'Aisy, Gén. de la L, 1685, p. 324). Et Patru ajoute galant signifie encore fourbe et fripon; et en ce sens il se dit de toutes personnes mon yalant n'y a pas manqué, le galant homme m'a fait le tour, c'est-à-dire le fourbe, le fripon m'a fait le tour; la galande m'en a donné à garder, c'est-à-dire la fourbe qu'elle est m'a trompé (Ib.). la remarque 1. J'en rapporte ici les traits principaux. Ils aideront à comprendre de Vaugelas. Un galand néanmoins esta Paris, il est riche, il est noble; il va en
lication s'écrit

galand avec un

;

;

:

:

a des éperons. lavé au pain d'amandes, s'est rasé, a les cheveux frisés, la moustache fine « comme un trait de sourcil », fort peu au menton, toujours mis à la mode « sauf à se captiver un peu », Les bottes, par exemple, sont trop larges et le font marcher en escarquillant les jambes. Qu'il n'aille pas à pied. Soigner les canons, au besoin triple rang de point de Gènes, la petite oie, le jabot laissant voir la chemise à dentelles. De petits détails très caractéristiques, un beau ruban d'or ou d'argent au chapeau au devant des chausses, sept ou huit rubans satinés (les galands), un petit bout de ruban noir au poignet, cela fait paraître les mains plus blanches, quand on ôte son gant. Une mouche sur la tempe, au besoin, si la perruque devait la cacher, sur la joue. Se trouver aux sermons, connaître lès promenades de saison, les réduits, les jeux à la mode, avoir les premières fleurs, les bonnes feuilles du livre qui va paraître, une -copie de ceux qui circulent sous le manteau, savoir offrir bal, musique ou collation, parler en termes choisis et courtisans. Louer les dames, les gens dont on attend quelque chose, apporter des nouvelles d'intrigues, de mariages, de querelles, accueillir bien même ceux qu'on méprise, mais ignorer les gens qui sont d'un monde inférieur « je ne le connoy point » si on répète leur nom, se servir de termes comme n'entendez-vous pas ce qu'il dit? en un

carrosse,
Il s'est

il

;

:

;

mot

«

garder une noble

fierté

».

240

HISTOIRE DE LA

LANGUE FRANÇAISE

es tendue,

ne suffisoient pas, et que ce mot de galant avoit une plus grande dans laquelle il embrassoil plusieurs qualité/, ensemble:

qu'en un

mot
la

c'estoit

un compose où
l'air

il

en t roi/ du je ne sçay
l'esprit,
le

quoy ou de
ment, de

bonne grâce, de
de
la

de

la

Cour, de
la

du jugetout sans

la civilité,

courtoisie et
.

de

gayeté,

contrainte, sans affectation
faire

et

sans

rice.

Avec
la

un honneste homme

à la

mode de

cela, il y a de quoy Cour. Ce sentiment fut
;

suivi

pas de dire

mais on ne laissoit le plus approchant de la vérité que cette définition estoit encore imparfaite, et qu'il y avoit quelque chose de plus dans la signification de ce mot, qu'on ne pouvoit exprimer car pour ce qui est par exemple de s'habil;

comme

galamment, de danser galamment, et de faire toutes ces autres choses qui consistent plus aux dons du corps qu'en ceux de l'esprit, mais quand on passe du donner une définition il est aisé d.'en à l'esprit et que dans la conversation des Grands et des corps Dames, et dans la manière de traiter et de vivre à la Cour, on s'y est
ler
;

acquis

le

nom

de galant,

il

n'est pas

si

aisé à définir,

car cela pré-

suppose beaucoup d'excellentes qualité/ qu'on auroit bien de la peine à nommer toutes, et dont une seule venant à manquer suffirait à faire qu'il

ne serait plus galant

»

(Hem.,

II,

208-211)

'.

On
les
la

pourrait en ce genre faire des monographies de mots,
et les observations sont

tant

exemples

abondantes.

Elles jetteraient

plus grande clarté sur l'état mental de l'époque, et seraient d'une

réelle portée,

non seulement pour

l'histoire

du langage

'-'.

mais pour

l'histoire de la littérature et des

mœurs.

La définition d'homme galant, que M. de Vaugelas donne dans cette remarque, Il va cependant sujel d'admirer la bizarrerie de notre langue, en ce que galant mis après homme, signifie toute autre chose que quand il est mis devant. On dit. c'est un homme galant, pour dire qu'il a de la bonne grâce, et qu'il Cherchée plaire aux Damea par ses manières complaisantes et honnestes, et on dit. r e.s/ un galant homme, pour dire qu'il t'ait les choses avec honneur et qu'il sait bien se tirer de toutes sortes d'affaires » (Th. Corneille dans Vaug., il>. L'Académie a donné trois acceptions à ce mol de galant homme. 11 se dit d'un homme civil, honneste. poli, de bonne compagnie et de conversation agréable. C'est un galant homme. On le dit aussi pour faire entendre un homme habile dans sa profession et qui entend bien les choses dont il se mesle. qui a du jugement et de la conduite. Vous luy pouvez confier votre affaire,c'e»t an galant homme. On l'emploie encore pa r liât terie ou par l'amiliarit é pour louer une personne de quelque chose, Vont estes an galant homme omettre venu dùsner avec moy ll>. iomme c'est elle qui nous intéresse ici, j'ajoute à titre d'indication, qu'il faudrait suivre en même temps que le développemenl degaland, celui de galamment, galanterie, galantine, galanliser, tegalantuer.
1.

«

d.his en fait voirie vrai caractère.

.

.

CHAPITRE IX
EXPRESSIONS ET FIGURES

avoir été aux yeux de Malherbe une hardiesse presque aussi grande que faire un mot souvent en effet elle entraîne une altération légère du sens d'un des termes, elle aboutit en tous cas à produire quelque chose d'inaccoutumé.
;

Gréer une expression nouvelle paraît

mettre en souci, non, (IV, 409) on dit bien Vœil en pleurs, non la bouche en regrets (IV, 310);
dit-il,

Mettre en peine est bon,

;

ma

fièvre

m'a repris n'autorise pas à dire
Désiré de

ma

peine m'a repris
de fleurettes lui

(IV, 270).

mon

cœur,

l'air

emhasmé

fournissent l'occasion de reprendre Desportes (IV, 382, et Desp.,

304

v°) et on peut voir dans ma Doctrine (330-336) comment Malherbe entend réduire le poète à ne se servir que des locutions reçues. Dix ans après sa mort, ceux qui s'inspirent de lui chicanent Corneille sur ordonner une armée (XII, 486), gagner un combat
;

(ib.),

rétablir

le

désordre

(ib.,

496), pousser à la honte (ib., 495),

etc.

Qu'on ne m'allègue pas, dit-il, qu'aux langues vivantes non plus qu'aux mortes, il n'est pas permis d'inventer de nouvelles façons de parler, et qu'il faut suivre celles que l'Usage a establies car cela ne s'entend que des mots, estant certain qu'il n'est pas permis à qui que ce soit, d'en inventer, non pas mesme à celuy qui d'un commun consentement de toute la France seroit déclaré le Père de l'Eloquence Françoise, parce que l'on ne parle que pour se faire entendre, et personne n'entendroit un mot, qui ne seroit pas en usage Mais il n'en est pas ainsi d'une phrase entière, qui estant toute composée de mots connus et entendus, peut estre toute nouvelle, et neantmoins
abord, Vaugelas paraît plus libéral
:

Au premier

«

;

:

fort

intelligible,

de sorte qu'un excellent et judicieux Escrivain

peut inventer de nouvelles façons de parler qui seront receùes
d'

abord, pourveu qu'il y apporte toutes les circonstances requises,

c'est à dire

un grand jugement
Langue
française. III.

à composer la phrase claire et éle!<

Histoire de la

242

HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

gante, la douceur que
et avec discrétion »
(I,

demande
213).

l'oreille, et

qu'on en use sobrement

Voilà, semble-t-il, la liberté assurée, mais qu'on cherche

attentivement plus loin, et on
les

lit

ceci

:

«

un peu La plus grande de toutes
croire,

erreurs en matière d'escrire, est de

comme

font plu-

sieurs, qu'il ne faut pas escrire

comme

l'on parle. Ils

s'imaginent

que quand on se sert des phrases usitées, et qu'on a accoustumé d'entendre, le langage en est bas, et fort esloigné du bon stile ».
pour les phrases, leur opinion est tellement opposée à la que non seulement en nostre langue, mais en toutes les langues du monde, on ne sçauroit bien parler ny bien escrire qu'avec
«

Même

vérité,

les

phrases usitées, et
les façons

la

diction qui a cours

parmy
...

les

honnestes
n'est pas

gens, et qui se trouve dans les

bons Autheurs.
mais

Ce

que parmy
faire

de parler establies et receuës, on ne puisse
. .

quelquefois des phrases nouvelles.
et

.

il

faut

que ce
»

soit
(II,

rarement
289). Et

avec toutes les précautions que j'ay marquées
la

y tomber que d'user « d'une phrase qui n'est pas Françoise » eslever les mains vers le ciel, pour lever les mains au ciel c'est aussi « un barbarisme pour l'ordinaire de quitter celles qui sont naturelles et usitées par tous les bons Autheurs pour en faire à sa fantaisie de toutes entières, ou changer en partie celles qui sont de la langue et de l'Usage ». C'est un même vice « d'user de celles qui ont esté
: ;

dans

théorie

du barbarisme,

il

rappelle que

c'est

en usage autrefois, et de celles qui ne font que de naistre
352-353).

»

(Ib.,

aussi simples que

Les censeurs des Précieuses leur reprocheront des expressions donner le bal (Préc. rid., se. 15), être d'une

vertu sévère (Som.,
296), etc.

II), ou accuser juste (Sorel, Disc. s. VA. />., Et Chevreau, reprenant contre Malherbe la tradition du maître lui-même, lui contestera les expressions '.faire des assauts

(qui ne se dit qu'en termes d'escrime,

Rem.

s.

.1/.,

il)

;

avoir

l'es-

pace de faire une chose
chose
(ib.,

(ib.,

44); trouver de
et

V éternité en quelque
;

5i-55)

;

plein de

mœurs

de courages

et

même
(ib.,

:

plein

de mérites et de marques qui jamais ne furent ailleurs
faire
Il

56-57);

une erreur

(ih.,

65-66), etc.

me

paraît donc inexact de répéter,
si les

comme on
In

l'a

dit si

soumots,

vent, que,
ils
t

réformateurs ont détruit

Liberté

de

faire <h's

ont laissé subsister du moins

lient.

e.i
((

le droit de combiner ceux qui exispu voir, et par ce qui précède, et par ce que j'ai dit parlant du sens des mots, que, Là aussi, ils posaient en règle

On

a

l'il

fallait

se servir

du matériel existant,

saut'

deseas exceptionnels.

EXPRESSIONS ET FIGURES

243

J'avoue toutefois que cette intransigeance
justifiée

me

paraît expliquée et
les

par la nécessité où
représentants du

ils

se sont trouvés de combattre

expressions figurées. Nervèze et des Escuteaux passent pour avoir

mauvais goût au commencement du xvii Gomme chez du Monin, on croirait chez eux lire des parodies « Il faut... que je recherche en vostre pitié ce que je nay peu trouver en vostre bienveillance, quoy que mes peines et ma servitude Vayent souvent conjurée, ainsi que voz yeux l'ont peu remarquer au temps que vous me fistes cognoistre vos rigueurs ; mais ces ingrattes lumières qui esclairoient à vos desdaings, ont refusé mes hommages, et lors que j'en ay voulu approcher, se sont esvanouyes aux ombres de mon innocence; car vous craigniez que forçant vostre cruauté (qui tenoit V Emété
les
e

siècle.

Je ne les défendrai pas
:

1

.

pire en vostre cœur) vous fussiez obligée d'y remettre
le

mon nom,

et

loger auprès de vostre
et

repentance

»

(Nervèze, Haz. am.

de

Palmelie

de Lirisis, 2 e éd., 1601, 102 A et 102 B ). Des Escuteaux
:

n'a rien à envier à Nervèze
hasle...

«

Ses beautez, un peu couvertes du

reprirent

le

blanchissant vermeil de leur naïfve couleur.
celle

Et V amour qui sembloit mescognoistre
laquelle
il

par

les

attraits

de

avoit d'autrefois conquis tant décourages, se reveut encore
les

mirer dans

rayons, où ses feux avoient jadis fait tant d'ésclairs,
desquels, admirant son pouvoir,
sçait avoir
il

au brillement
de

en veut faire
»

preuve sur des âmes qu'il

mesprisé son authorité
2
.

(Am.

Lydiam

et

de Flor., 155 A et 155 B )

On ne sait auquel donner le prix. Les voici, par exemple, qui embarquent leurs amants: Nervèze dit Filandre... s'aidoit tousjours du vent de ses artifices pour souffler les voiles de ses infidelitez (Amours de Filandre et de Marizée, 1602, 17 A et 17 B ). Mais son
:

rival a des phrases équivalentes

:

qui nageoyent dans un fleuve de
tit

félicité.

Nous retournerons à nos amans La nuit survenant allen).

un peu

le

de se retirer (Des Escuteaux,

cours de ceste douce navigation, obligeant ces cavaliers Am. de Lydiam et de Flor., 203 A

1. Ce chapitre était composé, quand a paru l'excellent livre de M. G. Reynier, Le Roman sentimental avant l'Astrée, Paris, Librairie Armand Colin, 1908. On y trouvera sur le style précieux un chapitre très documenté, p. 318-340. 2. J'aurais voulu appuyer ce chapitre d'une histoire du mot galimatias, qui commence alors à se répandre. On sait qu'ilestdans Mont., 1, 24. Malherbe en gratifie cent passages de Desportes, IV, 262, 306,319, 335, etc. Malheureusement, il en est des termes de ce genre comme des mots déloge. Le même s'applique à des choses très différentes, à des coq-à-1'àne incohérents (V. II .L., II, 275), à de grands mots qui veulent avoir un sens et n'en ont point (Sorel, Berg. extr., III, 310-11), au style prétentieux, à la subtilité qui devient obscurité, dont Balzac trouve un échantillon dites honorer quelqu'un de toutes les passions de son âme ^11, 589-90). Bref, il n'y a rien de précis à tirer de ces textes pour l'histoire qui nous occupe.

62). il desgoise d'amoureuses chansons composées au subject d'une aimable servitude et se délecte ainsi en son ramage pour 1610. Ecoutez un amant « emprisonné » dans d'une maîtresse. 71). sûr de se voir préférer un rival. (Ib.. Celui-ci sort de la Garonne. douces et : agréables lumières de mon jour. Il ne fait pas comme ces oiseaux engluez. Et on comprend que. Les exemples foisonnent partout.. Aussi dans les Espines d'amour un amant exalle-t-il la fiction de ses desseins par V alambic de sa rage (98). au contraire. un désespéré prenne Le plaisir congé: « Si vostre feu est pris à quelqu autre paille. de la vraye Amante. 1601. 78). Lisbye s'y achemine avec quelquunes de ses amies Ores elles alloient et ouïrent print miniers les 'les .. pour aller au bal de leur mélodie champestre. estonnez d' avoir perdu la clef des champs et V effrénée liberté de leur gaye volée . 143-115 . ag gréer à celle là qu'il ayme [Bouquet : de la Feintise. 67-68). 45). ou à des attraits qui ne sont eux-mêmes que des marteaux dont elles savent si bien qatre le clair acier de nos internes affections (Bouq.2't't HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Il ne faudrait pas croire toutefois que ces belles choses fussent des inventions personnelles d'hommes particulièrement doués. que ce qui estoit de mon devoir. humides » ( Yrion et Les dames du Martyre d'Amour (1603). se promenant à l'aise dans les rets Vestroicte conciergerie de sa geôlière. 1604. 64)? d'amour n'est plus qu un mets d'une douve viande dont on savoure a lesehe-plat les restes (Ib. il lui dit ce qui a animé son courage « Je nai rien faict aujourd'huy. de la Feint.. et porter ma bouche auprès de ses mammelles pour en tirer aliment mes regrets ? (Ib. ne cerchant point à forcer les grilles ou la porte. sans espérance de vous pouvoir eschau/fer vraye ht Donnons encore une petite scène empruntée au Portrait de Amante de Jean d'Intras.C'estoit : la en saison que ces petits chantres bocagers renouvellent leurs ramages villes par leurs accords portes au. pour les estouffer ensuite sous la cendre du mespris (f°o A ). je brusle iey et fa » mienne pour néant. je ne pouvois refuser à l'ardeur de mes flammes d'aller secourir dans Veau ce brasier qui sembloit se vouloir esteindre dans la froideur de ses ondes Pasithée. font naistre des flammes du choquement de leurs œillades. le En voici un qui supplie Devois-je succer laict de vostre cruauté.e Dames. 197). qui chantent des piteuses complainctes dans leur treillissee prison. d'où il a eu le à bonheur de tirer sa bien-aimée. Que devenir quand on a affaire à un fer qui résiste entièrement au marteau de vos impressions (Portr. puis qu animé de laseule clarté de vos beaux soleils.

IV. encore qu'elle prestast ses rames à cest Océan musical. Caballe.. H. gratifians les ombrages de leurs visites. Cf. que mille différentes couleurs peignoient a semblance du Printemps. et définit le cœur. séjour ordinaire de Vostre sacrée Majesté. M. donne fréquemment dans ce travers sur le modèle de du Perron. p.EXPRESSIONS ET FIGURES 245 confrontans les roses de leurs beautez aux fleurs des jardins. » (Exam. le style plat et nu. «dans le trou de soury du cabinet de nos bonnes grâces 4 ». du Verbe. Radouant a montré que crifiaient 2 des théologiens .. Dessein des professions nobles. réf. Si le mal était grand. comme Antoine de Laval 5 d'autres seront toujours inconnus.. 4. a déjà cité Ant. lui aussi. ce sont les courtisans qui. de la Doctr.. I. 220). V. etnouv. 44)... Quelques-uns des protestataires sont obscurs.. qui voulait « déchausser les souliers de son des patins d'impudence* doigts sur ». « Geste ame a volé entre les flammes des erreurs Paganesques sans brusler les aisles des sacrez discours de la divinité » (Guerson.. il il enfilait Ailleurs parle du capusson de V Apostasie [Rab. et les l . 29. H. C'est le même Guerson qui montre les Philosophes navigans sur les ondes baveuses de VOcean payen (ib. y plongeoient les hostesses de descendans où ses sources montent pour submerger tération. ibid.49. à la barbe du plus auguste de voz parlemens. 47). 233. mauvais livres eux-mêmes ne sont pas en est beaucoup qui en offrent des échantillons et multiplient les images absurdes pour s'insinuer par là. cur. De l Eloquence française. ou se demande a quel propos le recteur va mettre les les touches de nos intentions [Mém.de Laval. L. tan- tost elles repaissoient leurs y eux delà la variété des champs. elles feux de » l'al- flammes de leur soif Les romanciers ne sont pas les seuls à donner dans la métaphore. celle de Carthagene estoit à Vabry de ces doux pirates. . 2. éd. : V. Bl. 3. puis prestoient leur oùye leurs branches. 1612. surïinc. le louvre de la faculté irascible (ib. loi)... L. VIII. Guill. la lutte contre lui fut aussi très active. Malherbe prit le parti 1. voulaient de ceux-ci. mais il . dont les censures du style figuré ont été écrites en 1594.. Anal. les orateurs les plus sévères lui sa- même s'adonnent à cet exercice dangereux: « Sera-il dit quen la métropolitaine de vostre royaume.. âme» (Rons. dans sa Thèse sur Goeffeteau (331-334). les plus écrits Evidemment de ce style. 120 Pendant que ces airs escumoient les âmes qui flottoient su (sic) leurs sons. 5. 420).. par réaction contre le genre figuré. . 32). Cens. comme le dit la parodie de Gros Guillaume. elles aux airs des Sy renés emplumees. 1620. 141). Radouant. 1624.. du Vair. L'abbé Urbain. Garasse. Cf.

Toutefois.. 206 v°) r° . Diane. 359). <>. en attendant ron.. dit-il (A m. divinement brûlé (IV. des exemples nombreux du genre de sçavamment joincls Gournay. 966). du type humble fier. c'était un le ridicule. innocemment coulpable. retrouvât chez sa maîtresse les rayons. Qu'une maîtresse fût un soleil. cf.). Epit. 261). poète qui est qualifié de riche d'inventions (Desp. . « Qu'estce ». I.. d'Hipp. leroy Henry III. 301 en fans de etheree (Eleg. L'antithèse n'était (cf. pour . et la chaleur. : il mettrait Vent (IV. . vaillamment furieux. 156). IV. la course quoti- moyen presque infaillible de tomber dans Desportes n'y a point manqué. sombrement esclairci (0.. un I . Malherbe a barré le doux poignant souci (f° 226 v°) l : . Métaphores et allégories. 303) ? Ailleurs Desportes avait Qui foudroie en tombant les trésors d'un bocage il foudroie écrit quelque buisson. 328 v°) . drôleries (IV. Doctr. les regards qui respirent pitié (IV. d'Hippol. la (Id. Mais ce n'est pas pour ces expressions-là qu'il a été le plus sévère. J'ai montré dans ma Doctrine (208-21 1) les ravages faits au XVIe siècle par cette manie italienne. dienne. LIV des Am. on en Ce qu'il a poursuivi surtout. filant une longue allégorie. : 1. 1. au : — : . ces astres adorables. Ce sont en particulier des périphrases mythologiques qu'il a barrées V enfant Cyprien (Desp. une âme heureusement contrainte (IV. les la flamme r°) Mars (Masq. r^aison qui — Malherbe condamne sagesse ignorante. ce que d'autres ont appelé l'allégorie. c'est la : . Pyr. métaphore « continuée ». Au il lieu de Vair refrappé.. 405.. Antithèses. xx. métaphores. M Malherbe fait souvent semblant de ne pas Périphrases. dont il donne lui-même un exemple dans les vers suivants « Les voici de retour. : — Malherbe condamne les la a métaphores chez Desportes il blâmé de simples flammes qui ruis259). sur la mort du jeune Mauginote : sans doute VEcho. sont des malade 349)... s. et que. 192). remarque Malherbe ironiquement (IV. hyperboles.. périphrases. son. et Prélats des tristement doux. Berger.. Il faut y joindre les adjectifs composés.. s. <-i l'on relève wigUmmeni sen>re. 320 cf. Où prend mon Océan son flux et son reflux » (I. C'étaient des raplle de Gournay cite de ses deux prochements alors communs. comprendre Je verse de mes yeux une angoisseuse pluie. sellent (IV. Varcher Paphien II. 430). 262). etc.246 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE On peut diviser les images de toute sorte qu'il discuta en quatre : grands groupes antithèses. pas nécessaire dans cet composés. 966). passe mais qu'on prît ensuite le soleil pour une réalité.

imagina- tion bestiale » disent son sentiment sur quelques-unes de ces imitations de la « singerie italienne Plusieurs de ces pratiques trouvèrent leur défenseur. et la llamme immortelle. sans attaquer l'Arioste. le propre disciple de Malherbe. elle offre d'un bout à l'autre de l'opuscule à la « haute. Elle leur consacra un traité pense. est ridicule de — Enfin. « magnanime du langage et ». comme ses contemporains. Vingt fois le poète est allé ainsi. où sont malmenés que faire « ces pauvres d'esprit qui se réduisent aux seules images les artisans pelotent « depuis cinquante ans n'offrant à la » ». condamné l'enflure. comme on un traité tout d'indignation. IV. n'est pas jusqu'au grammairien anonyme de 1657 qui n'accorde droit de cité à ces expressions. sans doute. comme il le fait lui-même. 964).EXPRESSIONS ET FIGURES Je veux bastir un temple à 247 ma chaste Déesse : Mon Mon œil sera la lampe.. 257.. II...) elle en appelait à ses poètes qui nommaient les Cieux voûtes etherëes et plages etherées. Les illustres malheureux eurent Maynard. raille Malherbe. : Qui nfard incessamment. ment pleurer » (IV. (0. le périphrase allait périr ? Pour la métaphore. car à moins mienne ne se sauroit dignedrôlerie. « la Seine en fureur qui déborde son onde Sur les quais de Desportes avait dit que ses yeux étaient deux torrents. . servira de chandelle corps sera l'autel. 425-430). des pleurs à Paris « ». aux a. En manière » les de protestation. Mademoiselle de Gournay voyait avec un la barque Acherontée . et. Les heureux cachés et les vaillants héroïques le « ravissaient » (Lct. ib.. 596-7. 327). entier. les cf. 11 Malherbe le torrent par endroits au moins. il limites du grotesque. Croyait-elle vraiment que la aller : ment des mots amène quelque antithèse (37). tenue dans (Le t.) 43. qui n'ont que du verbe orienter ». et mes soupirs {Diane. Les mots ». puissante impératrice plus ses fines pierreries Et par là elle donne barre à adversaires. a senti combien comparer. C'est trop peu. le danger lui parut si grand qu'elle ne s'en tint point à quelques phrases détachées. et il eut avec lui Costar qui jugeait l'image con- le triste blanc supérieure aux plus belles images d'Horace Il 427-429). Son censeur Ta fortement marqué. Hyperboles. devenez de deux mers. I. CCXLI-CCXIV). car tout n'est pas de premier choix dans ces ornements. une douleur comme la deux mers. Muse que « les bijoux de verre d'une espousée de village (0. Malh. si le rapprochedéplaisir extrême s'en rond habitable (pour le monde. « niaiserie. vœux.

es baodrier oranp/é*. Le Ciel hiaisement nuit et jour environne Ib. .. En 1627-1628. 433). Chamarré de rtilns.). On comparera « p. 422). « Le langage simple nous fait voir que c'est un métaphore nous monstrent que La métaphore rend sensible l'idée qui n'était que compréhensible elle crée des rapports imprévus. A quoi bon dès lors la pureté du style ? A quoi sert de raffiner. 1. a eslevé la Langue Françoise en La majesté d'un Langage qui . pour te Bçavoir et gentillesse de son esprit si bien né à la Poésie. des sienne l'idée. il publie le Berger les railleries de Loryot (Fleurs des secrets moraux. Et elle cite comme exemple un passage de Du Perron qui n'est qu'un tissu de figures (/A. de /il d'argent frangé. où elle le croyait. plus avisé. « rebutté » les images. la figure et la un homme qui raisonne et discourt » (0. . Si Ronsard et les vieux poètes Les arguments se devinent eussent. Ronsard a esté le premier des Poètes François qui. Toutefois il est plus que Mademoiselle de Gournay. étaient de nature à faire école.. pour ce qu'ils n'ont point de cheval ». puisqu'il l'accommode au gré de son imagination. plus au courant des vices de certains genres. Deimier se rangeait à cet avis. M lle de Gournay avait sans doute raison contre certaines exagéra*. le cristal liquide. Le Poëme ne sera nullement Poétique. et ne prétendent point que « chacun aille à pied. . où la mer devient le miroir calme.248 HISTOIRE DE LA : LANGUE FRANÇAISE tant s'en faut levain être ferré à glace de doctrine et de sens (0. 125 el Bttiv. de métonymies et autres figures qui sont légitimes et de valeur Car si les vers ne sont embellis de fleursde quelques figures propres qui relèvent les paroles. il un bandeau <jui rai/onne. 279-80). Bouclé de bàffttêi d'or.. 161 langage de nourrices» qui doit être pur et net comme le lail par leurs nourrissons. voit bien qu'il faut s'appliquer d'abord à assurer le goût. Il est faux que notre langue se prête moins qu'une autre à l'emploi des expressions figurées. ains il ne sera autre chose qu'une Prose en rime. Chez les « poètes frisés » le poème devient un exercice artificiel. quand il disait :« Une faut pas alîecter si ardamnieut la simplicité d'un discours que de le rendre tout vuide de périphrases. quelle matière eussent: ils fourni à ces ingrats qui les copient aujourd'hui? L'absence de la métaphores entraîne monotonie. comme eux. « Que nous profite d'être riches en polissure.( 'ment peut estre comparé avec les plus estimes * Aead. tions de doctrine Mais le danger n'était point péril. le et les auteurs » que brassèrent du Perron « du xvi e siècle. el ae tolère pas chesdti Bartas des descriptions du goûl de celle-ci :« Ce cercle. où les vents percent Venclos de leurs grottes profondes etc.). François qui parle c'est . 71) contre ce : . là où il n'y a rien à raffiner. un pur arrangement de mots. honneur du ciel.i" s. La métaphore n'était pas encore en et Sorel. si nous polissons une crotte de chèvre ? » Qu'ils ne posent pas en règle leur impuissance. là réside la véritable personnalité. Par elle l'écrivain fait associations d'idées. la banalité du style. éclairer et tonner les gens de la nouvelle oeux qui prenaient la correction comme « auriflamme »..

Mais les livres d'Amour ne sont pas les seuls qui sont remplis de galimathias. qui comme un guerrier obstiné. 8 e — : . : Sorel le savait. Les heureuses infortunes de Celiante et Marilinde. où il vit rien La pastorale dramatique en France. satire d'un style trop commun. je veux que Von ne Vestale. estre 266). avoit assiégé avec une armée de travaux le cœur de ceste bergère. ou une Gorgonne et une Méduse qui transforme les cœurs en un rocher de constance. Nostre Medée ne se sert que de métaphores. au tiltre de laquelle on voyoit que les amoureux Diesis d'une Bergère y estoient représentez.EXPRESSIONS ET FIGURES 249 extravagant. et les réflexions de l'élève ressemblent déjà aux remarques qui accomEnfin. ou bien allumer la chandelle à ses yeux. à peine y auroit-il pu réussir comme TAutheur de ces Travaux d'Aristée. . 3. 1638. qui sont quasi de ce stile. Nicol. n'eût pas été la satire complète d'un genre. jugé à mon sens un peu sévèrement s'il par n'eût M. Nervèze et des Escuteaux « exterminés ». c'est Sorel lui-même qui fait direc2 . Traboulliet. lesquelles outre cela se rendent vicieuses pour estre trop fréquentes. III. Ailleurs Carmelin enseigne à Lysis les locutions à la mode. aux Adventureuses fortunes d'Ypsilis et Alixee. souvent. S'il y a 1. l'Avant. ce qui estoit une belle métaphore. a fait le plus grotesque fivre du monde. Neantmoins il y a huict ans que le Palais ne retentissoit que de son nom. Il y en a encore aujourd'huy qui parlent en public de ce beau stile. dans un grand feu toutbruslant d'un désir de mourir. prise d'une feinte de musique. IV. et d'autres stiles extravagants. Arrestez-vous : me touche non plus que si festois une vous me de ffleurerez . III. Comparez les remarques sur le livre II « Lysis voulant faire une pierre à fuzil du cœur de Charité. Marsan contenu la 4 . 313-314). Ce livre. Dès la page 3 on lit que le front de la désolée Celiante fut le quadran. » encourir 252). le style figuré trouva refuge chez leurs successeurs.. pagnent le livre. J'ay veu les Travaux d'Aristée et d'Amarille. dit tout ce qui se peut imaginer de plaisant sur les façons de parler qui sont ordinaires aux Poëtes » (t. tement la critique Les résultats de cette première campagne furent peu décisifs. 2. 418 et suiv. et tant d'autres beaux ouvrages tiennent icy leur partie. voulez-vous attenter et faire sur la candeur de de ma pudicité. Rem. Le Soldat François.Victorieux. massacre ses furieuses resolutions. qui ne voudroit pas parler en termes communs. du s r Des Fontaines 3 ne le cèdent en . se rendant maistre de ceste ame. I. estouffe sa patience. tant le peuple estoit sot alors. vefves pucelles. Paris.. et précipite le reste de ses pensées quiavoient eschappé la fureur du cousteau. qui pensant faire un ouvrage sérieux. Chacun achetoit cela. « ma continence ? (L. p. Si quelque esprit facétieux avoit fait un livre tout exprès pour le faire mal. « des métaphores qui sont bonnes. et qui sont favorisez des applaudissemens de la Commune (t. à l'entrée de laquelle ilcouppe la gorge à son courage inflexible. le naufrage à la nef Voulez-vous toujours un Crocodile qui attire les hommes et les dévore. emporta finalement ceste roche ferme. au lieu que le sien est un rocher de mespris? » (Ibid. . au moins ne sont-ce pas celles dont elle use. vous y voyez en un certain endroit que le desespoir. A chaque instant reparaît la parodie verbale « Laissez-moy disoit-elle à tous coups. et l'on fit une seconde partie pour ce livre. 72 des Remarques). qui sont très-propres pour une magicienne comme elle.

mais furent soudain greslées par un acci. Ils vont de certains maîtres. ou de haste l'astre d'aller voir si Vautre hémisphère n avoit point quelque autre beauté dont elle pût souffrir la comparaison [Si). « La vraisemblance. Au tome II. 2. où il se félicite que la langue « ne donne pas dans ces figures monstrueuses où donnent nos voisins degenerans . Je me bornerai à quelques indications qui permettront de classer les figures employées. ou de honte de cédera cette jeune merveille. Mais il devait î. : ou enfin dent aussi estrange que nouveau (51) Celiante commençoit à peine à communiquer sa lumière au pauvre Meriphile. L'auteur dit son sentiment de quelques images. Ce n'est plus nature (l'homme). et rien n'obligeait tife Desmarets à l'appeler le Pon- Chrestienne Loi (Clovis. se disposa à cacher sienne. On s'attendrait à trouver chez Vaugelas ce ridicule travers. préciosité continue à exister. 49). aux pamphlets obscurs d'un Dubosc Montandré. le poulx qu'il falloit taster les en cette maladie (30) voila des elles espérances toutes en fleur. s'il comme n'y avait nul abus. Assurément mot jjape n'avait : rien de déshonnête.. comparez sa naturelle devoir de son honnesteté. XI. plus belles du monde. et dernières heures de sa liberté. 185). D'abord on use de périphrases. Entre s'il lui et ses adveret saires la controverse se poursuit. où on peut les chercher.. C'est que. Avec pas été dans sacré de la le les idées qu'on professait sur l'impossibilité de le l'expression directe en certains cas.230 HISTOIRE DE LA les le LANGUE FRANÇAISE : marquer vertu. il remarque seulement « qu'on peut employer quelquei nouveaux ornement. ne m'appartient pas d'énu- nombreux. comme Balzac. je rappelle seulement que Il manifestations en furent sporadiques et intermittentes. la réalité Gomme je l'ai dit plus haut. il ne faut pas s'en exagérer l'importance. 1 La question du style figuré n'est pas traitée. assez '-'. quand la du jour déclinant tout bellement. je ne nie pas les du mal. 289. les partisans des taches avantageuses la r estoilé chasteau. fort peu audacieuses. sance de ce feu (25) son cœur estoit . une censure sévère de Pas une remarque n'est consacrée à ce sujet. qui allie quelquefois le précieux au poissard mérer les livres. (les mouches). quijusqu'icy estoient inconnus aux meilleur! Btcriveini ». n'eûtelle goût du temps. nulle part du style imagé sauf dans une courte phrase de la Préface. servoient de rempart à la nais. s'agissait seulement de discuter si la le droit des écrivains à se servir de quelques images. ne peut estre considérer qui comme une séductrice (jiu sert de nuiquerelle à le prostitution de la vérité » I . mais Yaîné delà de l'efficacité de grâce (les jansénistes). de l'éloquence de leurs Pères » (I. la périphrase s'imposait.

Le » coise de 1659 Parterre de la Rhétorique franfournissait de longues listes. Y aliment d'amour (102). la guerre. et qui se dit alors de l'esprit.EXPRESSIONS ET FIGURES 251 arriver forcément. Bib. où suffire on trouvera d'autres exemples). un balai. 597). 1664.. c'est tour. Y instrument de la propreté (XLIII). qu'on brouillerait le cas où il fallait appeler Paris Paris et celui où on devait le nom- mer la capitale du Royaume. Sylv. de cheveux bien plantés (Id. etc. Le nom d'un objet ou d'un être matériel est appliqué à un être matériel. un laquais. autre objet ou à — Les oreilles deviennent (ib. un bain intérieur (XLVI).la porte du cerveau mère du silence (ib. la B. de souris amer lévites — (Som. déjà de son temps. un nécessaire (L).. Vaugelas lui-même en présente d'assez hardies.. p. 47). le trône de la ruelle (XLVII). L'adjectif exprimant une qualité matérielle d'un objet ou d'un être est appliqué à ainsi de billets On parle un autre objet ou à un autre être. : on II se sert de la substitution bien le au concret faut surcroist d 'un fauteuil prochain nous invite à propos tout A la (Mair. le miroir céleste (94). Ailleurs le connue de l'abstrait (Som. 152.. de cheveux d'un blond hardi disait M lle de Gournay nous rapporte qu'on un corps confisqué pour dire atteint d'une maladie incurable (0. un fauteuil. Sorel. 102). malgré de sages préceptes. 435-436).. LVII). les poètes muets (202). bien ourlées (Id. un chapeau. le mauvais ange des criminels (LVI). ont été l'objet de vives critiques. Ces figures classiques ne pouvant taient des métaphores.. verre d'eau. de (Id. En outre.. la mère du désordre (XLIX). 1° Voici comment on peut un autre les classer : A. un sergent. les pieds.. une belle un fille. les portes de I entendement (Som . 227). emprunté suivant Sorel aux tourneurs.XLVI). 2° être A. Veau. destinées à ceux à « qui l'imagination manquait (10-12). Ce bocage commodité du frais et du repos nom de la partie est pour celui du : (comme si souvent chez Corneille) « Je viens d'être en conver- sation avec des visages de bonne humeur (Voir Roy. doux (Sorel. un chapelet. Somaize a recueilli un grand nombre des expressions figurées alors en usage. aux Précieux. les peintres. Yaffronteur des temps (XLV). Le nom d'un objet ou d'un être matériel est appliqué à un ou à un objet spirituel. le/ie5.). ]&nuit. la chaîne spirituelle (62). etc. Un des plus célèbres de ces mots.. fr. LII). les chers souffrants (LUI). 63). comme du visage ou des vers Il a un tour admirable : — . ils ajou- On connaît assez celles de Balzac qui. et nous en a laissé deux Dictionnaires.)..

rid. 3) c'est d'après Gicéron que . la Mart. Roy.. rid. 4) vermillon de la honte (== pudeur. G.. et que Somaize. turVA.. (Roy. Sorel dit en 1671 approuvez par l'usage. — Avoir lame paralytique (Desmar. Balzac avait déjà dit incongruité en archiet ambigu de prude la de coquette (Ib. chastier sa poésie (Id. Mm. C'est Marquer de noir une journée était dans Horace. Justin. LIV). place. 152) 3 Quelques-uns appliquent inversement une expression concernant les choses spirituelles aux choses matérielles Ne soyez donc point inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras (Préc. mais. Le la Moyne avait trouvé que les yeux gliselles étaient les hôtelleries de beauté (Roy. baiser les mains au succès (Roy. l'ebeyne et l'ivoire » (Conn. 1) . IX.. 6. longtemps avant que Balzac le reprît (I.. \ il ... qui sent l'argot. donCf. fr. saison pluvieuse (Préc. 110) .le Zuylichem. que F histoire 714). il prétendait que les Académiciens se reconnaissaient à certaini mots nouveaux dont avoir Vtsprii bien tourné. avoir les gouttes à l'esprit (Som.jan\ 1640).. se trouvait d'autre part que. Som. se. 211). se. cf. ame roide au soucy (Som. 9). à M. s'il l'a trouvé réellement. se il saient des expressions toutes populaires. étaient en petit nombre. 288) le parer V esprit (M me de La Fayette. se. est appliqué B. IX. sécheresse de conversation la (Préc. 9) . cf. 12). rid. 5.thi<lt\ m. se.. des b. 1). dans rid.. faut le dire. n.. LUI) est nommée le témoin des temps. renchérir citerai : sur ridicule. 201). . liv. aux Anciens le conseiller des les bonnes grâces (Préc. masque de générosité (Som. malgré certain le mépris qu'on affectait du pédantisme directement et des pédants. D'abord. une qualité matérielle à Vision. Sorel. I. Ep. . — Je . 4) .. L'adjectif exprimant spirituelle. Sorel.. Sorel applique cet hispanisme à la musique. : incongru en n avoir que galanterie (Ib. dans Philostrate que Il le P. travestir sa pensée (Soin. dans ce langage si choisi. le sérieux. . .. etc. inclémences de . 63) ris fin (Id. 227). : . cf. se. Il n'y a pas une pierre qui soit en sa n'y ait une incongruité en architecture. .. 25 . 1674 et ner un certain tour aux choiêê l*is<-. *.. 201). un nombre : étaient reprises ou indirectement rid. se. — : Toutes ces expressions avaient des origines diverses. 561 (Let. 4 tecture le 2 ) . Si on écarte ardent pour chandelle..252 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE l'esprit (Préc.. le papier devient V effronté qui ne rougit point (Som. une qualité III. Sorel. Sorel. C'est une Métaphore prise de ceux qui tournent le l>oi>. En 1654.. Un verbe signifiant une action matérielle est appliqué à une action spirituelle. 3. a dû prendre de « Les mots de Tour d'Esprit cl d'Esprit bien tourné Boni 1. Il y en a d'autres se. 38(5. 318).. 301.. pas un endroit où 2.

: III.-C. c. 14). malgré la fable : Quelques le discrédit de la mythologie. 323). En voici d'autres analogues d achoppement et une taye et glaucome d'aveuglement.. il ne reste guère dans son Dictionnaire qu'une ou deux phrases comme celle-ci mitonner les : plaisirs c'est (Som. c'est une habileté que de parfumer ses poulets de l'odeur des mousquetades. antipodes d'un logis (Balz. rid. se...EXPRESSIONS ET FIGURES 253 quelque pecque qui imitait les illustres.. qui prennent si aisément feu (V. figurent » les termes de guerre. leurs belles toires. V. guerrières Les vrais hommes de guerre. L. on ne une nymphe pota- gère (une servante de cuisine) appartient à lune ou l'autre classe (Roy. (Ih.. 324). de chercher des raisons. troisième élément tombe (Id. les cf. rendre son sensible spirituel (Som. o. XLII. de de (Ib. et Sorel l'a déjà remarqué.. dont les « cava« belles ont eu de tout temps l'habitude d'entretenir leurs >). XL VII). une dedalle (= un a peigne. I. Ainsi. images. qui donnent un : « Thresor du bien dire » . 1496). sont empruntées à les bras de Vulcan (= les chenets. 110).. XLV) . H. que les périphrases des élégants ressemblaient souvent aux sait trop si quolibets populaires. 15). II. et perdoient leur franchise. voire une grande stupidité... sur tions le corps de J. ont alors envahi les salons. le matière (Som. les faux surtout. Préc. . 917). Som. 7 et 8) ce n'étaient qu'assauts. défenses. Au liers premier rang. Id. Dès le début du siècle.. de de naphte. L' Almahide bithume et Scudéry parle de cœurs dabeste (amiante). 1649. Ce qui est vrai.. qui fondent (lire sondent) toutes les considéraqui peuvent eschoir sur ce sujet avec le dioptre de la raison puisé dans la philosophie naturelle et morale la On a de même la : avoir forme enfoncée dans a).. les plus judi deux (Ih. Somaize a rapporté faire l'anac'est une pierre tomie d'un cœur. LUI). et ne combattoyent en la guerre amoureuse. bien entendu.. aussi. n'ont eu garde de négliger cette élégance ceux qui ne « faisoient que faire marcher leurs actions soubs l'estendart de chasteté.. es choses de la foy La médecine en donné : (AU. que sous la charge de modestie » même (78) « prenoient les armes de la nécessité pour combatre cest infini nombre de » regrets qui les assailloient pour l'absence de . LUI). vic- gens qui rendoient les armes. Les « Marguerites françoises » . personne évaporée Mais. les plus nombreuses de ces figures rappellent les objets familiers à la société qui les crée.

. 25-26) : On s'introduit bien le mieux à titre de vaillant : un peu de grimace. Cel.. ils auraient du succès. puisque c'est là un des moyens sûrs de plaire. Aussi ontils profité de la leçon. £orie. et se met en crédit. tel. et dans des lieux où il faisait « fort chaud ». contrescarpe. Faire sonner Lamboy. mais ils ont bien pris le genre. et travaux avancés on les étonne . à la faveur d'un semblable débit. elles le [Chasteté violée i f° 42 A ). On Et leur fait admirer les bayes qu'on leur donne. On se lance rempart de leur chasteté une artillerie d'oeillades les lecteurs Bouq. » Mascarille et Jodelet n'avaient donc pas à écouter long-temps aux portes pour prendre le style de leurs maîtres. Et voici comment le du Cour: tisan parfait (1640. il y a dans Les textes peu d'expressions de cette dont od ne pût trouver un pareille vogue : exemple antérieur. : blessent l'oreille. A dire vrai. jurer de bonne grâce. et Maril. ils sauraient assez bien « faire jouer la mine de leurs malheureuses intentions » (Des Font. et Galas. lignes. sans que d'abondant vous y logiez le régiment du desespoir.. et s'ils n'étaient pas dérangés.) (Corn. et Mascarille veut « pendre l'épée au croc ». Evidemment les deux chercheurs d'aventures ne se souviennent plus très bien si c'est une demi-lune ou une lune qu'ils emportèrent. le Canon de vostre rigueur brise les os de mes prétenVous avez assez fourragé le plat Pays de mon cœur. n'importe. Le Dorante de sans que tions. 6. 68). de la Feint. Mais beaucoup n'ont jamais eu . Corneille en a fait la théorie (cf. Avoir toujours en bouche angles. Sans ordre et sans raison. a. I. et le vicomte se présente comme un « brave à trois poils ». 61). Tout secret ne gît qu'en Nommer Plus ils quelques châteaux de qui les noms barbares fossés. et plus leur semblent rares.. Ils se sont vus tous deux dans « l'occasion ».. Passe pour homme illustre. Mais la Cour récompense mal les « gens de service ». Même ailleurs que devant des pecques provinciales. Le Ment. A mentir à propos. Jean de Vert. p.354 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE C'est que les dames élèvent devant . Etaler force mots qu'elles n'entendent pas. se. Vedette. 167) apprenaient à tourner une plainte « Les Escopettes de vostre beauté bruslent assez propoint de mon Ame.

.. 1671.. Ce vocabulaire nable escadron retrouve jusque chez Gorneille : Un dam. PoL. L'expression devient très commune. 9) arborer des broderies ne faire que blanchir J'ay envoyé complimenter M. 4935) fait Mon sait génie au théâtre a voulu m'attacher div. se.. 11 arboriser des panaches. Po. Qu'un 360). Sorel... prendre mon temps Guzm. il m'y retrancher (X. de la Cour. 34. XII. arsenal mes yeux Francion. mais par Bouhours. Dis que sans cet vieil hymen ta puissance t'échappe. G. Préc. II. 32) . Tous les termes de l'escrime à peu près ont été transportés à l'amour. 473 et Alemand. 198) faire bannière d'une chose.... Préc.. Adv.. 412. Dern.. Imit.. On sait quelle fut alors la fréquence des duels.. Virg. 500. : 0. 1100). Devient souvent pour eux un fourrier an mort 144. .. et une occasion plausible. 1675. . Golombey. des b.. M lle de Gournay croit l'expression nouvelle (0. 239). 1646. : la est les la boue (Mol. . 3. Suiv. Voir aussi Régnier. Perthar. retranchechaise un merveilleux — contre ment insultes de rendre les armes : ma raison va (Sorel. 597.. .. et Sat. III.. et dans le majestueus où visent (Let. 282). liv. s'en orner et s'en glorifier » (de Gourn. 4) . Leur haine à — (Corn. : 385). de VA. 400) Le but blanc de mes pensées estoit de faire naistre . ci». conduire à chef mon se dessein (Ghapel. 292). en venir le — à l'union conle (Mol. Corn. éd. . ils rid. sat. etc) 2 cf. rid. : la . Une métaphore y est filée trois strophes durant cf 115.. non seulement par Sorel. L'expression arborer des lauriers a été discutée dans Corneille (Voir Sent. amour des rois la détruit et la sape (VI. je ne puis les suivre ici dans leurs sens réalistes 4 L'assaut n'est quelque . 150-154). con1433) lauriers qui vous couvrent quête De voir sous Un encor ma — grand conquérant Nicom. O. 1. leurs pleurs ne : donner dans au lieu de de Phyll. j'estois but . de Rochefort. charmoit si fort. 36). 490. Mén. Gela n'a à nôtre tour. Etcet heureux hymen. 4) .. nos douleurs auroit n'est : . 2.. Roy. et elle est reçue par les théoriciens. 52. cf.. OEuv.. les la tête. 385) de but en blanc rie/. . 9 août 1653.. pour sur tout fav ois la mire à bien d'Alf. et blanc des et le du malheur (Secret. de sentiments honteux (VIII. 63) étoient F — d'amour assaut — qu'éclate vertu (Corn. Sorel a expliqué l'expression (Conn. I .. Rod. 170. 597. nous lui tiendrons rigueur (Scarr.. Espad. 348). Adv. II.. : — . qui la les (II. etc..EXPRESSIONS ET FIGURES 255 — (Mayn. si estre (Id. . 4. 167) brèche: qu'en ces Ce moindre — à conjugale (Corn. Il en a mon fort.. S'il fait la : la foi Illus. le vray de la chose (Mol. 4) le dous . . se.. qui amena Riche- lieu à prendre et à appliquer des mesures rigoureuses. 177. Préc.. Cf. Littré en cite des exemples anciens. Macette. — — 3 — (Loret. I. se... Je renvoie au Cabinet satirique (88-9).. XVI.. : « métaphore commune jugale traicts à la Cour pour .

jà l'emploi >udin en i<. dix autres. le tirage des armes) 77 faut estre en mesure 401). La danse.. ou le pied en l'air cl le corps en balance et peu affermi/. Dictionnaire de C.. Mo.. se. rid. nepoint garder de mesures (Sorel. en crier même temps ? » M'attaquer à droite et à gauche et. mais Polyeucte et Pol. Cf. 130. à Bar y n'est du mot cavalier à elle seule est instructive 3 . 9). Tu la mode : : : i 2. III. Estienne le discutait déjà Dial. 604). I. ci en l'il also aip-tllanl. notreépoque faire perdre les estriers à ma patience (St. la partie n'est pas égale.. 9). je ! Ah c'est contre le droit des gens. puisque cavalier veut dire u aisé. e'esi à dire il fnnt planter le pied droit devant. 179. ces images me paraissent du temps où l'éloquence du barreau pouvait être appelée par Legrand. se. c'est à ce prix qu'ils sentent leur monde. Merv.). Ment. dans la L'histoire une milice de robe longue Rhétorique de Bary). 476). et cela prête déjà à dé belles figures Quoi. :i. les s'escriment de vers (Préc. Néarque (Abrégé du mart. : . ou recevoir le coup. de Mature XVIII pour donner. 1. n'importe. et bientôt la mode décidera Corneille à substituer partout cavalier si On ne s'étonne plus l'air l'un des galants des Précieuses déclare: Tout ce que je fais a cavalier (se. toutes deux contre mon ! cœur. Conn. du Bellay de 1. sept.. qui nest point assujetti aux règles hist. c'est quand on est ou trop adranec en danger de tomber.. comme l'équipage d'un homme. Bride.uty Laveaux. bien ferme. de tyrannie de la à chevalier 4 . 11 apparaît* H. lotgrave signale <l<''. MM. Voir les termes usités chez Les poètes de la Pléiade dans !>• Lex. du fr. devra être cavalière. sur le IX e III. 1. Les vers aussi ont la mine cavalière (Loret. Et ces leur garde meurtrière (ib. entraient depuis longtemps dans des expressions métaphoriques 2 mais je ne sais si on trouverait avant . - 1 * » « » . s'écrie Mascarille. s'être fort On s'escrime de tout. I7K. accusait déjà escrimé du mot ores (IV. Liseux \e.de M.. m'en vais au meurtre (Préc. I. Muse 20 166L). on pancher et donner prise nemy. < . noble.. . 311). En vas sortir de garde et perdre les mesures (Corn. ». On avait mis à prendre ses mesures. Rem. Ce plus le Gid seulement qui est un cavalier. Estre hors de mesure. (Richelet). II.ital.ot. il Molière avait beau se moquer.. < . 901)..256 fois HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE donné qu'à : l'insensibilité « de la belle.. Un homme chevaux. ou trop reculé. « » (Disc. a noble or irorlhic felloir. i .. extrav. et en posture nsseurée mais isnelle. rid. III.Am. » galand. Malherbe . 9).des l>ons lie. et d'épée se passionne presque obligatoirement pour les par suite emprunte les images aux termes techniques du manège. 154 ni le terme de ramingue (rétif) appliqué à une personne (Almah.. libre. tout est à la cavalière. honnête. Corn. frein. il amants de Gathos dames et se de Madelon mettent sur faut bien « garder ses mesures^ ». 463) d'autres s'escriment maintenant du style pointu (Berg.

On langue qu'elles semblaient ne pouvoir rien se rappelle le catalogue que Henri Estienne les abois. Cf. la « 257 elle fortune du mot ne »*. lors qu'il sacrifia à la concubine de l'Eunuque Hermias d'être : (OEuv. prendre V essor..EXPRESSIONS ET FIGURES 1660. être à V affût. la Le Bouquet de Feintise (85) admire les amants. la satire des vers la cavalière. retourner sur le sur les brisées d'aulrui. en se sillant et en se : . fr. 86) 2 Assurément en « se mettant en chasse » bien longtemps. Les jeux praticables en ville. les divertissements de 1 Voirdans : le Roman bourgeois de Furetière. prendre change. 4). réalité.. et ne vit plus au milieu de la nature. quoy que par leur langage. III. et il compare en une page ... pour la poursuite les lascher à point.. c'est faux. 2. comparés aux chasseurs. se leurrer. Henri Estienne (Entret. employé chez Molière (Tart. aller ler les mettre aux abois. 74-76). Mais Tune et l'autre avaient donner de plus. elle est chez Sarasin Je ne scay pas mesme si vous ne trouverez point encore quelque fau fuyant pour cacher le dernier dérèglement où Aristote tomba. on trouverait pas mal de phrases dans ce goût. On emploie à de nouveaux usages des expressions anciennes Il n'y a empeschement qui puisse mettre du plomb aux le sommeil s'enfuit de aisles d'un bon courage (Marg. éd. dans mails.). amoureuse à une chasse à courre (p. Hug.Bibl. l'image qui se présente spontané- ment n'est plus celle-là.. V. qui savent tenir en lesse leurs passions attachées au collier de leur attente. Ses blonds cheveux estoient les rets où toutes les plus belles libertés venoient se rendre captives (Vivante Filonie. il ne fera que copier . dessil- yeux. elles l'appellent sans cesse (Le Secret. Avant langage de la conversation galante. Mais en dans cette société qui se concentre à Paris. l Fem. 1605. Histoire de la Langue française.. 170). onne l'augmente guère quand Bouhours écrira sur cette matière. sav. 139). 224) mes paupières. elzév. 17 . dresse fièrement de ces ornements de notre langage (Précel. desillant. elle a dû avoir cours dans les cercles. Et il y a au moins une expression de métier qui semble nouvelle lement entrée dans fuyant. et en « battant beaucoup de buissons». grandira encore furieusement Une des distractions favorites de longtemps tant fourni déjà à la ces gens de « haute volée » avait été la fauconnerie et la vénerie. f° 3 et suiv. I. 117-135): rendre ses brisées. les paumes et les jeux de cartes. les les hôtels.. I. d'échecs. on garde le matériel acquis. de la Cour. 288-289. fait que commencer.

Deux me paraissent avoir com- « Lorsreste. 98). [1 me semble que le grand développement de cette expression est postérieur à notre époque. rie/.258 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE salon. II. c'est ce qu'on doit pour les cartes qui restenl en main vous reste dix caries en mains. IX. L. Bary écrit mon Supplice seroit bien moins Cruel qu'il : n'est. desbons lit*. repic et capot. y a de plus galant dans Paris (Préc.... gamme. Donner son reste 1 .. p. » (Mais. I . des b.. une f'éle Tue marquise de la Place Royale donnoil un cadeau aux dames de son quartier. : . quand sa bille était assez ri<l. proche de la passe ou petit arc de fer.V H. Conn. vingt deux. 1671. être en passe 1 devaient faire On organise aussi des parties.403.unies. 9) le Berger extravagant se vantait de donner esc hec et mat à tous les amants de l'Europe (I. p. Un théologien ne parle-t-il pas de personnes qui sont pires que diables. Notons toutefois qu'il y a des expressions empruntées au vocabulaire musical qui appartiennent au burlesque. Il . 51). Dans les fêtes. (.. pour pouvoir la traverser du premier coup Voir Sorel. 108. Mais les arts plasla tiques. qui constituera sa souveraine galanterie à donner des cadeaux à Saint Clou Sarasin. ltt>.) Cf. Almahide. lang. cf. Sorel. ce qui est se Ton veut mettre sur le pied d'amant*. estoit le seul Tablier de la Guerre. vingt-quatre. /'/•. [Rhet.. Nouv. se. Nous oe sommes pas encore connus. :>: Vous trouverez un hadaut. à douze. fortune. 306. 1071. 1478 les maîtres à écrire font autour des est proprement le trait de plume que exemples. Puis c'est un repas. ces Une des principales élégances de gens qui n'avaient rien à faire. qu'on me livre y a plus ridicule que cela. dans Conn. académique des Jeux. si c'est-à-dïre des fêtes galantes. au billard. 1G23). . vous payez vingt jetions. Cf. était de se poser en connaisseurs de tout. et en particulier la peinture ne paraissent pas avoir eu vogue parmi eux. comme pr élude qui vadonnerp/'e/i/c/e/'. pact. et qui se jouent à laplotte de l'immortalité de Vâme (Effr.. Aussi c'est telles chanter sa . •j. voilà la source où un à esprit ingénieux sortir trouve de temps technique. Donner son : qu'il •'». Les 3 . Mal. En revanche d'autres sont en pleine faveur.372.fr. c'est la principal. si mon Corps 295). où les marys et les galands n'étoient point ille. i. : p. III. se. 30. un homme était en pusse. 1.. à onze. II.imag. amoureux donnent aux dames une obli- des cadeaux gation. Au mail. Les images empruntées au vocabulaire des arts du dessin ne sont pas fréquentes Il prit une plume pour crayonner sur l' innocence du papier la cruauté de son ame (Espincs d'amour. Votre sexe sait colorer une infidélité et représenter sur la toile de la trahison une conscience nette (Portrait de la Vrat/e amante. 1604. rôle musique qui joue avec la littérature le de musique que se piquent surtout Cathos et Madelon. !» . tout ce qu'il . I. mais nous sommes a} passe de l'être Prie. 104. en temps l'image destinée du vocabulaire Gathos et Madelon parlent de faire pic. 20)..

. On pourrait ajouter la chromatique. 9). noms Péronnelle. A dire vrai. on demande si on pousse les beaux senlimens. rid. 468) Virg. 167). T. don. don. ensuite à la sourdine 2 dont il n'a rien dit.. dont il est question dans les Précieuses. se. p. Hor. 155. 5. 414. cite Mol. I. bouf.. en Jusqu'au chasteau des Peronelles (au château de Peronne. 295) N'as-tu point veu la Péronnelle (Richer. Ment. VIII. 9-10). cette les vogue. Quantité de personnes de bon sensentreprendroient de les pousser mais on leur a dit que les plus pointus d'entre eux se vantent d'estre approuvez d'une grande Princesse. v. II. se. Comparez les railleries de Scarron :Mon chien de destin m'emmeinedans un mois aux Indes Occidentales. : . éd. L. 9). « Puisque l'on dit bien des jarretières 196). Et si le vent n'eut fait voler Ses cade3. I. et qui se font appeller pousseurs de beaux sentimens. Let. H. 2C6. autour de 1650 7 . le reste des expressions qu'on pourrait cataloguer n'est point aisé à classer. en même temps qu'il sert à désigner un meuble 5 expressions faites sur des propres. Voir Conf. qui se sont depuis peu élevez dans Paris. Inutile (Sorel. A l'époque de Louis XIII. d'Antitus Panurge et Guéridon. 1.. sans doute parce phrase n'appartenait guère qu'au style comique. (Sarab. L'expression est dans Almahide. rid... Franc. Golombey. Je ne pousserai pas plus loin cette revue.. « Je vois bien que c'est un Amilcar » (Mol.. Dern. Elle est prise à la musique Après les avoir veus (les martyrs) d'un visage serain Pousser des chants aux cieux dans des taureaux d'airain (Rotrou. ib. qui prête au refrain don. Nous savons par Scarron qu'on « Ah! ma chère. 11) cf.. . I. s'écrie « c'est Perdrigeon tout pur » (Préc.8 mai 1659. et dans Scarron [Virg. de Céladon et des roses à la Parthenice de rappeler que Céladon est un personnage •> de YAstrèe. 8. le pousser : . tout y fournit.. La coiffure à la cadenetle 3 . Qui me chantez Vous me la baillez belle (Scarr. etc. 488) cf. Gen. 269).. III.. hum. Chez Précieux. I. des hautbois Qui tour à tour dans l' air poussoient des harmonies (Çorn. des flûtes. Préc. I. : . Bastonneau tout pur 8 » disait aussi : .. Ov. «Il faut qu'un amant. 4). la Perronelle Luy dit la péronnelle (Id. L'expression est partout: pousser des soupirs (Corn. que cette une nou- un mot à la mode. ou plûtost j'y suis poussé par une sorte de gens fâcheux.. 122). . : .. : . Fem. 283.. On le retrouve dans St. bouf. 2. .. Du s r de Gadenet (époque de Louis XIII) nettes parmy l'air (Rich. ce qui empêche... 6. les êtres de chair et les êtres d'imagination. devient synonyme de chanson et de vaudeville. un homme enjoué est un : Hamilcar Madelon. pour être agréable. àMarigny.. le vert Céladon' Il 1 sont le type des y en a beaucoup d'autres. 4. sans doute.. A la sourdine est déjà dansNicot. à la vue d'un ruban.-Amant. daine. Ov. sache débiter les beaux sentiments. S. 279. 1307. p. 54. Guéridon a un tel succès que son nom. 5). C'était veauté. zin. V. le tendre et le passionné » (Mol. IV. 1658. Savantes. ce n'était pas moqué. 9). 174. III. 269). œuv. Ov. et qu'ils sont assez vains pour s'autoriser de son nom à chaque beau sentiment quils poussent. OEuv. est aussi très répandu. IL D. St. Depuis le chat de Péronnelle Jusqu'au chien de Jean de Nivelle (D'Ass.. doux. 7.. qu'il ne se forme un party contre eux [Dern.-Amant. Préc. V.. note 1. Rrébeuf.EXPRESSIONS ET FIGURES 259 mencé alors à se répandre. II. On ne demande plus parmy eux si on est honeste homme.. d'abord pousser 1 dont Molière s'est . sans avoir 6 . les choses et les personnes.

. Il n'est pas jusqu'à la vieille comparaison L'honneur de vous voir est devenue une seconde il<. préf. . Granger cultive l'antiamis ennemis de V esclave liberté des thèse chère à Maynard hommes. quantité dans Molière I. Savinien de Cyra. 64-65) . mais l'intention en est démêler.260 Il HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE me reste à ajouter que quelques-unes des expressions nouvelles sont passées dans la langue classique du xvn e siècle. 1). On a pu noter usage 4). des Maris. on commencera une campagne en voit que ce temps est à la proche. des ment [Tartufe. A divers symptômes.). si : on la guerissoit [Ped. que Molière et Somaize auront le mérite de Et alor.) Ce n'est pas seulement Chasteaufort qui transporte en tout (II. reprenant la manière de Sorel. I. outré. 3). etc. I. le baragouin à le les Lettres il continue dans : telle d'une aigre douce maladie. stérile d'hommes ne sont que des locutions mal mais le construites. j. etc. Et beaucoup sont conservées dans notre tour d'esprit. témoigner les dernières tendresses [Misanthr. 4). c'est le langage de l'escrime Granger aussi qui n'est se plaint la prude plastronne sa virginité contre les estocades de ses perfections (I. la mode. d'Enfer Si main de cet esprit farouche^ sorti des Ombres dissoudre un Empire (73) sont tour à tournotéi critiquées. : au passage un certain nombre de ces nouveautés. Brun.. Granger mêle autre chose. grand air. on regarde de près cet opuscule.rï"i 1. beau monde. la figure peut passer [Rem. Il avait commencé dans Pédant joué. nud affaires (5i). critique ne tolère : phrases comme vos la de courage (40) et des réputation de quelqu'un est malade. bouffon. : On en trouvera pousser les choses assez loin [Éc. Ce fut Cyrano de Bergerac qui. s'attacher furieusedonner dans le marquis [Avare. qu'on rendroit incurable.rendre plus combustible. a. Toute la scène 9 de l'acte si II qu'une suite de coq-à- l'àne sur la métaphore usuelle des feux de l'amour. Au style ordinaire des pédants. »« Vous tirez des larmes de mon cœur pour 1<. s.. ayant osté l'eau d'une maison on vous vouliez mettre le féu » Cf. loi m . qui crie à mes soupirs Qui va que la ? [Ibid. têtes éventées [Ec.forme il affecte le ton du cavalier Je voy les déjà la sentinelle avancée de vostre bonté paroistre entre et cresneaux : sur de vos grâces. III. 3). femmes. 2) la platte. traiter du même air (Ib. il réclame la santé mor- parodia le premier 1 . Tout cela est claire.). Devant sa pitoyable inhumaine. la (57). la santé de point d'espée et . M. Chevreau examine les images de Malherbe fertile loupe : de peines. La province où j'ai tante que le venl de mes soupirs pousse el fail reculer devanl m<>i. on y trouve des exigences bien intéressantes. 2). III.no Bergerac.s faveur du goût. se.

à ne pas lui rapporter d'autres mots qui conviennent à cet autre. parlant aussi du soleil Et ton alleure vagabonde. Le soleil est un flambeau.EXPRESSIONS ET FIGURES 261 d'un orgueil brisé comme verre qui ne soit examinée. qui a de V affection est ce qu'on appelle du galimatias (58-60) Corneille lui- même 1. savoir la substitution n'allait au style classique l'image qui lui est la plus familière. et. » Malherbe a écrit. de l'abstrait au concret. Il pouvait faire son profit de l'avertissement. leurs vents qui frizent la Mer. le serait-elle. quand un est mis par image pour un autre. N'ayant aucune mot : connoissance Na point aussi d'affection. n'est pas à dire Ce que pour échapper à cette banalité un auteur puisse rien hasarder. Une alleure *. elle est banale. Apprenons surtout. Disons les fentes d'un Navire. Chevreau n'est pas sûr qu'elle soit juste. non ses plaies chaque langue a ses . L'exemple des anciens ne suffit pas.. leur fleur du feu. ne et lui tient lieu des autres. bien. Balzac en avait déjà averti Maynard. . Ne pas dire: « Le grand flambeau qui l'embellit Fera sa tombe de son lit. mais on plus permettre que l'esprit fût ballotté tout le temps entre le mot abstrait et s'agissait pas d'ôter celui qu'il remplaçait. Laissons-leur leur nuit aveugle. phrases propres et naturelles (49-51)..

Lett.1. . de Brossks. 1628 (B. Abrégé du parallèle «les langues françoise et latine. X.. F. X. Thresor de — — — — — Paris. [Nantes — Paris. 1636.APPENDICE AU LIVRE DICTIONNAIRES PUBLIÉS DE 1G00 II 1660 A l re Série. Cramoisy. Beaucoup de cet Je néglige les Cf. L'Allemant. 1630. '. Xicot. 8° (B. Invantaire des deus langues françoise et latine. 455 Sainte-Gen.. 1017IM — Lyon. etc. I 1. Norm. Larjot. Brunot Abrégé du précédent. Paris. fu (B. — Rouen.. 2453 4° . 4° î. 585. 1609. . 161 (Le Mans. Buon et Chapelet. Beau lieux). '-' — Nicot. : Fac. X. X. f. Ars. (Bib. — Paris. LP. 251 Lyon. — Langues mortes. Xic. 11. X. 1 r> 7 : > . . Nie. !• Paris. des Dictionaire françois-latin recueilli observations de f plusieurs hommes doctes.8' Bib. X. en vol.. Le grand dictionaire B. 307) 2 I 8°. 1607. LP. 4°). 8° 1 . L'Oyselet. Cl. (Même édition rafraîchie). 1636. X. L'Allemant. X. Ant. 2iôi.8° Bib. f° — — Ibid. Ars. 1631 H. A Cologny. U. X.. 1618 (Amiens). Brunot. l" (B. gr. 4° : . X.. 4' Lyon. de Beauvais. Cottereau. — Rouen. Paris. Yverdon. 1614. F. Pillehotte. Français augmenté. Inv. Lyon. Brunot — — Jacq.. — Lyon. 1613.. — revu par P.. Yaganay. BL. 1614. B. 1. du Puys. i°). 1614 Bib. Morillon. 1593. Brunot). f".. — Ibid. .. 1621. X. 391 . 1608. Inv.. 632* Lyon. . t>. I. Lyon. de Brosses. f° (Bib. X. X. X. Pernet. f° . 4° . Ré*. Mom. veuve Rigaud. insu — Rouen. 1621. ». Osmont..t (Le P. c. Pari». 1618. 1614.. 1620. françois-latin. X.. BL. 1625. 1606. Gesselin.ompeniliinn ffalUCMê diel ionnaires sont SOCOmpagnéfl d'un E$$*y des proverbes. 1621.. (Maz.).Uic(>s et d'un 2. X. revu par Bai-doin. 1584. 1635. Bib. — Paris. 595 S. Bib. de Brosses. Obert. 13.). Poille. Rigaud. Lyon\ — revu par P. L618 H. par Alex. B. N. Guefïier. Buon. Abel. X. 632 B ). H.. 2452: B. — îevu par P. : — Paris. U.. Malhurin Hénault. 1618 (Nantes B. (Institut . Morillon. 1625. l'édition.imr)i. B. veuve . réimpressions du Dictionarium puerorum de Robert Estienne. X. mun. — Paris. Inv.. J. X. la langue francoyse fu David Douceur. Tours — Paris. J. P.. X. Ma/. 507. : . C B. J625. Brunot — Rouen. Lyon. de < Beaulieux. 113 H 8). 2451 Àrras). 2 . 1383. part. Ec. 4° . Lyon. X. 1618. entre autres de : M.. Guefïier.. (Chateauroux). — Rouen. David Douceur. — revu par Guill. Le Prévost..].

N. 10171 B. N. Novitius seu dictionarium latino-gallicum. 1666 (Maz. enrichi de plusieurs façons de parler communes et ordinaires qui ne se trouvent point aux autres... 1638. Ibid. Lyon. Lyon. Guil. 2557). Foucault. Paris. N. — — — — — — X.. 1612 (Nantes) 1615. Bayeux. Le Bau. 1658. 5 e éd. 1635. 1608. 4° (B. 8° (B. et dernier dictionnaire des langues françoise et latine. X.. Brunot).. 1675. X. 2106 X. 1659. . J. Rothomagi. Paris. 4° (Ars. A... B. 2105). Dictionarium triglotton latino-graeco-gallicum. et dictionarium vestibulare 8° cum inter- pretatione gallica.. 4° (Bib. 8° (Bib. — — — — — Rouen. X. B L. N. Maz. 5133). 3693 Angers). Rouen. 1642. 4°... Brunot). N. ou E. (Amiens. quibus Graecae — — — — — — nae respondent.. N. 1701.. S. Gamonet. 1645. Honoré. X. Inv. Sainte-Gen.). Mokbl (Ed. Sommervogel ni moi n'avons trouvé La Flèche. Rouen.. 8° v avec les mots fr. 4° (Nice).). La Flèche. N. 1624 (Bib. Pajot (Le P. Glem.. ou Pigoreau. 1384). 4° (B. Paris. 4° (Ars. 2 vol. c. de Beauvais. 4° (Le Mans). Pajot (Le 8°. B L. 14072). 1647 (B. Ibid. 1666. 1621. 1653.. Sens). Dictionariolum latino-graeco-gallicum. 393). 1666... Inv.. 5132). Paris. — — — — — Rouen. 4e (Maz. 4° (B. Rouen. X. 1586.. N. Vestibulum linguae latinae. 8°. La Flèche. 1643. Jean Le Boulanger.. 4°).: Lutetiae. 1667. 1644 (Maz. Rés.). Beaulieux). Bib. N. 1637 (B. A. Sainte-Gen.. .. 4° (Bib. la l re édition. 510). 2551).Barth. N.. 4° (Ars. Dictionarium novum lat. Comenils (J. 1636. Maz. Leodii apud Joannem Mathiam Hovium.. 458 ter A ). et Lati- A Lyon chez Delajat. o. (Paris. Beaulieux). ex typis Caldorianae societatis. Beaulieux). Genève. 1664 (Sainte-Gen. Lyon. 8°. 1621. U.. d'Houry. X.). Malassis. 388 2 ). 2556).. 4° (Bib. 293. Valfray. Magnes. graecum et gallicum avec un Brief recueil des dictions françoises. . pour la Société.. X. 2553). 1669. X. Lyon.. Morel (Guillaume). X. in duas partes divisum. Dern. 1630. 942). 8°. 14071). éd. 1655. Griveau. Pierre Amiot. Inv. X. 8° (Bib. 10156 Thésaurus novus Jacob Besongne. 14070).). revu par R. 1664.. de la Rovière. 2558). N. N. 1603. Brunot). N. Rouen.. 2555. 632. P.. Gay. X.).. Rouen. X. N. selon Tordre des Lettres. Brunot). 4°. Ibid. Dictionnaire nouveau françois-latin. 8° (Bib. Morelius. Valfray. Lyon. X. 4° (B. du Gastel.. Trilingue dictionarium latinum. Rouen. 8°. 8° (B.. D. 1663 (B. Rom. 20213). Ebroduni. — — — — — — M.APPENDICE AU LIVRE II 263 — — — Lyon. B. Ni le P. 8°. 1644. Brunot). BL. 1622. 20211 B. Lyon. 8» (Bib. 2193. 1635. L. X. 4° (B. Griveau. Aubert. X. Guil. 4°. Paris. 1620. . 8°. 1573. Regiomonti. Lyon. Ilenault. N. 4°. (B. Brunot). 4° (B. Parallèle des langues françoise et latine. X. Nouveau 1645. 1647. (Sainte-Gen. Genève. Brunot). Beaulieux). Chard. N. Ant. 1673..-gall. — — ou Mestais. Inv. X. 1656 (Nantes). 4° (identique à l'Abrégé du parallèle. Béziers. (Voir les réimpressions du xvi 9 siècle dans Beaulieux. Thésaurus vocum omnium latinarum. Est. 8° (Bib.. 1636. avec le Petit Thresor des mots françois. 10084°)... Inv. L. 1641 (Bib.-gnjecum. Ibid.. 1673 (B. Rouen. Flexiae apud G. Lyon. X. Muguet..

12" Épernay). . A. I )irt iminairc françois et italien.. P. françoise et italienne. X. 606».71-2 . Crespin. Dictionaire françois-italien 1626. 1603. A. L P. 1658 B. Cl. 1644 (B.. 4°). S. 4° Bib.. L P. i».... 4° Sainte-Gen. Rés. 1657. 4°). Le grand dictionaire et trésor des trois langues. Chouet. A. 8"). N. Marc Orry. 2 e Série.. Brunot)... Brunot). Brunot Cologny. 1616. .. — — — — — — — — — Lyon.. 1675. Thresor. 4° (B. Lyon. 949 28. Chouet. B L.Gen. 2200). 2695). U. Jo. N.N. — — Bruxelles. de Manneville. N. Chouet.. en 1 vol. Genève. B L. Antoine et Samuel de Tournes. Bib. X. Rothomagi apud Rothomagi apud Rothomagi apud Le P.. 911 bis. veuve Marc Orry. 2197). flameng et espaignol. 1671 (B. Bib. 2693). Paris. 2196). N. X. Bourlier et Aubin. 4° (Ars. X. X.. N.. Thresor des deux langues françoise et espagnolle. B. ee. 8° (Bib. X. 2694. Courbé. 2 vol. 4° (Maz. X. X. X. 8° (B. — Ibid. 1684. 3 part... F... 8°). mêmes Libraires. X.. 1606. ee. Le grand apparat françois. Bruxelles. G. — — — — Paris. 3 part. X. françoise. 1645. 2686). . 4° (B. . P. B. 2690 Bib. 4°).. Genève. cl. dern. X. 32. el Sur le titre M.. J. 2199). X. Genève. . — — — — — — Kothomagi apud Societatem. des trois langues. 1609. 1639. N. 1627. Lectin. .. 2682-2683). 4° Sainte-Gen.. 2685).. 4°. 1598. 1664 (B. Maz. Albert. 2195).2I9S . Français-italien. Denyfl Langlois. Cologny. 4° (B. 1621. B L. loT l B. X. Malassis. I? I X. 8° B. X. 4° (B. N. 4° — — — — — Paris. 4° (B. X. L P. Paris. françois. Viret. 2698). X. 14173.. Genève. 911 quater. Genève.). et S.. 1606. 1658 [B. de Tournes. I même date (Ars. 4° (Ars. Genève. 8° (B. 4°.. 4°). — — 2 e éd. 1614.. . N. . de Guillimin. 2691 . X. 2198). en 1 vol. Anvers. 2697 Paris. Tiffaine. U. Jaques Crespin. Français — Langues vivantes. . B« italien^francois. X. Vicmti (nom inscrit seulement sur C. 452. N. Paris. G. 405). 9663). Ars.. 2692). BL. 1671 (B. 1625. 911 B . 8° (Bib. 8 U (B. 31. N. Français-espagnol.. B. 4" (B. X. . Brunot B. 1637. v et Sainte. Griveau. Tolosae. el .. J. pour Jean. Paris. X. 2 vol.. Anvers. N. N. Genève. 1661.. U. 9117)... B« : B. 1648 — — Ibid.. 4° (B... B L. BL.. . X. 4° (Are. 911 ter. X. 4° (B. Augmenté par Antoine Oudin. 4°. X. 911 \ 4" . 1627 (B. X... 4° (Ars. Ars. N. OrniN (César). Paris.... 911. 4°). Brunot). 404).. 8° (Ars. L P. imp. Flexiae. X. 8° (B. Victor (Hierosme).. la partie italiennes-française.. ee. 1660. Genève. 12°. U. J. Chouet. N. Crespin. Genève. 1666. 10201 B ). . de Sommaville et A.. 1614. italienne et espagnole. Cologny. Delbrun Paris. Ibid. X. . B L. X. 1611. A. 8° (Ars. ee. 1671. Bruno! .!. Ph. B L. Jean Dupuis.. 866 bis A 4°). B L. 911 ter. Canal. (B. Crespin. X. 10201 a).. X. Thresor des trois langues espagnole. 1666. éd. 4° (Ars. N. 29. X. 1669. Cologny.. X. 1660.264 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE B.

. Leyde.. 1635 (B. X. . 1659. — A. 18. Brunot). Ibid. Sainte-Gen. — Dictionnaire francois-allemand-italien. 1644. X.. X.. Beaulieux)..). Chouet. et allemand-fr. impensis auctoris. B L. 2589 — — — — — . 20293 — Leyde. Ibid.. partie. Paris. noble). 2324-2325). et françoises... 3 part.. X. Dictionaire françois-alleman-latin et Alleman-françoislatin. . 14174).. . 2317.. de Sommaville. 1621 (B. B L. 14291).. éd. 1662. Brunot). 2330. N.. Genève.. 4° (Ars. Chouet. 7 e éd. Ferretti. revue par Ravelli. 4°). Ars... contenant les recherches de tous les mots italiens. X.. N. 14292. Hulsius (L. 8° (Maz. 1600.. Ibid. 543. N. 4°. 1602. Duez ou Dhuez (Nathanael). 2 t. 1606. de Tournes. 4° (B. Jac.. U. Reveu par L. R. B. 8° (Maz. 1663. Stoer. 14293 Le Mans). B L..part. B L. 543 ter. 2 e éd. 4° (B.). 1640. N. Recherches italiennes et françoises. 419 * Ars. X. X. Pierre Chouet. 4° etc. ibid. A. g). 2318). 8° (Bib. X. 4° (B. 12°. de Sommaville. 1642. Français-allemand. etc. 14176. Francfort. 1660. Autriche). 4° A... 1649 (B. 1607.. et Sam. Seconde G. A. 1655. 1621 (Halle). Stoer. 8° (Bib. 20293). N. expliquez en françois avec plusieurs Proverbes. 4°. Paris. et J.X. 543 A 8°.. X.. 426 3 ). 1644 (B.. 1663 (Reims).. X. en 1 vol. 2316. Gre- — — — — — — Francofurti. de Sommaville. Ars. U. U. 4°). 6 e éd. Paris. . . Brunot). Brachfeld.. — — instruction en forme de grammaire. N.). P. 1596 (Sainte-Gen.APPENDICE AU LIVRE II 265 — — — — — — — — Dern. Noribergae. 2 part. Francfort. 144.. Brunot).. — Genève. en 1 vol. N.).. X. 1614 (Troyes). Paris. Ibid. 12° (Cahors)... U. 4° (B.. 1636. Ars. 1605 (Vienne.. Dictionarium teutsch-franzôsisch-italienisch-lateinisch. Brunot). 1628 (d'après Brunet). L P. 1638 (Ars. Bib. 4° (B. Chouet. Dictionnaire françois-allemand-latin. 1653. 8° (Bib. 4°. . 8° (B. 1650.. P. 1616 (B.. 1610. . Jac. 8° (B. X. — — — Recherches. — Amsterdam.. 1663.. — Amsterdam.. B L. N. de Sommaville. . 1631. B. avec un petit abbregé de grammaire françoise. 1616 (Vienne. B L... U. 14178. X. Otdix. 8° (Bib. en 1 vol. la par les héritiers de l'auteur. en 1 vol. Moguntiae. X.. N. Noribergae. Seconde partie des recherches italiennes 1642. 4° (d'après Draudius et Brunet). 14175 Bib.. B. pour les hoirs de J. Heyle. 1655 (d'après Brunet). 4° (d'après Brunet). Nie. P. N. Samuel Chouet. N. ei.. Dictionnaire françois-alemand et alemand-françois. 5e éd. Genève. Genève. (mêmes Bibliothèques). avec une briefve4°. Brunot).. Genève. Genève. Ars.. 1643. 2. A.. 1634. 1637.. Ant. 1628 (B. N. de Sommaville. Ibid.Stoer. 543 B 8°). 543 bis. Dictionnaire italien et françois..). chez François de Hegher. A. — Genève. — Ibid. Paris.. 2319 B. — 1644 (d'après Brunet).. Genève. 4° (Bib.X. . 14294). B L.. X.-latin avec un petit abrégé de Ibid — — — — grammaire françoise. B. Autriche). 1647. 4° (B. X. N. Ibid. 604 bis.. 1650 (Nantes).. Francofurti. 4°). 945 ter. N. 4° (B.

10205 Bib. . 1589. Ces ouvrages forment en réalité une suite continue. et tries OBUVn voir Beaulieux. B. 1671. X. e. U. Cotoràvb. 893. qui corrige l'œuvré de i-t : •j.266 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE 1 — Leyde. 4° (B. 915quater. 2607 4°. Anvers. N. 1592. 2« 66 i . o.). 4° (Bordeaux. 14. U. raphiques Miss Farrer.. A Dictionarie of the French and English Tongues by Randle Cotgrave. Edouard Léon Mellema. Ibid. Rotterdam. Dictionaire ou promptuaire françoys-flameng. 1596. 8°). du Puis.L. que par moy son Fils dans cette ville de Rotterdam » [1— avril 1636).-fr.. 4 J (B. N.. avec la grammaire. Waesbergue. Den Schat der Duytscher Waesberghe. Bib. 1630 (Nantes taie . 2792). L0170». 4°. — Amsterdam. Va» de. 4° (B. (Maz. Français-néerlandais. . etc. enrichi d'une grammaire françoise 2 Rotterdam et Utrecht. 1654. suivant ses propres paroles.. Sasbout. Sup re ). d'Arsy figure avant celui deJVen tien Ende. N. 1589.). N. . 3:5.. Waesbergue. Dictionaire ou promptuaire flameng-françois. Jean I ! . Brunot). Roques).. 2610. 1612. 4° (B. B« Ars.. Mbllbma. L P. 1602.. van 1618. N. M. 1651 B. 1622. Anvers... — — — — Ibid. Maz. Sur le frontispice de L'édition de 1636 figurent les portraits de J. 4° (Bib.. 1592 École Norm.. Ibid. flamen-françois. 1669. Anvers.. U. 4° (Ars. 4° . et D. D.).. U. 4° : Bib.. 2609). X. Glaude Luilou.. Le gazophylace de la langue françoise et fiamende Rotterdam. D'Arsy.. Gen. Brunot). Le Havre). Brunot) l Arsy (Jban-Louis d'). Waesbergue de l'autre. Nieot. in Fransois. s'emploie à revoir et corriger ce grand Dictionaire tant de fois par cy devani imprimé Dédicace de 1648 nom «h. 4° (Rouen). [slip. N. L . !0205 B ). L P. Jurisconsulte. Ad. 1656 (Bib. 1611 B.. 416 8 ). Mellema d'une part. 1663.eran. U. s.. met de verklaringe P. Waesberghe. e ba. 4" la c . J. — Le grand dictionaire françois-neerlandais et neerland. Ibid. 1587 (d'après Thurot). o. ( — — — Ibid. Gabriel Meurier. B L. 4°... X. Rotterdam. 4° (Nantes). . Mattbieu Sasbout. Français-anglais. Anvers. N.. 4° Bordeaux). eg. Ibid. 1636. Waesbergue. Ibid. 1636. 1596. Elsevier.). Grand dictionnaire francois-flamen. X. 4% X. Rotterdam. Le grand dictionaire françois-flamen. Bru- Anvers. <le S Liens. Mus. J. 1602 B. B..cran. Arras Vesoul). 4°(B. Rotterdam. Maz. not). 4° (École Normale Sup re ). L. 1. E.. m prédécesseur. 14. Et le libraire dit dans sa dédicace aux Bourgmestres «à quoy entre autres ont heureusement travaille M.. 4°.. c.. . leurs Dictionairei estans tous exhibes et imprimes tant par feu mon grand-Pere J. l« (Ma». encore réimprimées au xmi* siècle. Sainte- partie seule). e ba. . J. Brunot). Rotterdam. London. et le docte personnage M. 1' (Sainte- — — — — — — — — — X. J. Meurier. N. 1618. 4° (B. 599. 1591. 4°). ibid. Eehevins M.. 1643. Gen. 10205 Bib. B L. Waesbergue eu Anvers. 126-'. Brit.\ Exde.. — — — Ibid. X. Gazophilace de velle mode langue françoise et fiamende Etant le françois selon la noud'écrire qu'on ûs' aujourd'hui en France.. .

131). X.. 1673. 3 e Série. latinae quorum secundus docet harmoniam italica. adMoen. Dictionnaire des six langages. — : (Maz....Bib. L P. Je citerai les suivants Gomez van Trière. f° moelle de la (Maz. et. pet. N. Ars. 1605. 312). f. 1660 (B. N. 1628. U. f°). Hunt. .). yXcoasa. ary. 1673. U. U. 4° . N. J. à titre de spécimens Dictionariolum Hexaglosson. Amsterdam. ex quadringentis circiter linguis constans.APPENDICE AU LIVRE II 267 — — — — — Ibid. 1643.. 27. B. 1650 (B.. en 1 vol. espagnole 1648.. Thomson.. 37 et 38 B. L P. 12°). Nirmutanus. une foule de petits manuels de langage où le plus souvent aux dictionnaires est joint un recueil de dialogues. Decimator. toc.. N. Thresor des trois langues françoise.). A. L P. : (Bib. Anthony f») . X. F.. 6104 B. 947).. X. 95. 12° (B. L P.. (B. . L P. D. 660. Brunot).. vel a mendis expurgatio. 863 A .X. . Rouen. pour les réimpressions successives de Calepin. Browne. Verger de colloques récréatifs utiles à toutes sortes de gens.. N.. Fauvet. o. By James (B. Français — langues diverses. N. Spanish DictionLondon. 940 1617. 8°. f». 5095). 16. London.. f» (Ars. cum gallica. Bayonne. (B. 1655. les indications néces- c. N. 8° (Maz. Ars. Brunot. Islip. Voir. Brunot). Inv. U. 1634. armoricain. 8°. f°). 15137. Nirmutano.. X. 601. Londres. 8°. f>). 14495. U. Haviland. B L. basque. U. Cf. 514). 376-377. 20292). Howell 1 .. Lipsiae. On trouvera. 1014bis.. L P. Hardouyn.. Sainte-Gen. seu augmentatio f° sui ductoris 1. Il existe du même un Dictionnaire françois-allemand-italien et danois. f° (B. Maz.. 1623. la vraie Woedroephe. etc. Je ne citerai pas tous les ouvrages de ce genre qui existent. — Minshaei emendatio linguas. J. f. Howells. 8° (B. to be sold by Thomas Williams X. 1602 saires dans Beaulieux. II existe. Londres. 2 t. 12°). 163J. Minsheu (John).. breton J.. X. Inv. Lexicon tetraglotton an English French. tertius latinae cum authore Ghr. Megiserus. e a. Fran- cofurti. L P. f° (B. 'HyïjJLtov f°). C. G. De même pour le Kilianus auctus (A ajouter cependant diverses réimpressions du xvn e siècle.. 8o (B. — Dictionnaires polyglottes... U. 4°).. printed by W[illiam] H[unt] for Sherwood (Robert) Dictionaire anglois et françois pour Bichard Whitaker. Les heures de relâche d'un soldat voiageant. (B. A french andenglish Dictionary. B. 1940). X.. 8° (Sainte-Gen. Jansson. X. S. Français-danois. 661. Rés. Sartor.. Thésaurus polyglottus vel Dictionarium multilingue. sumptibus Georgii Jacobidae Deczicani. en 1 vol. 44136). in B L. X. W. Italian. dans cette catégorie. Dort. Copenhague.. etc. suivi de l'utilité de tous ceux qui sont désireux des deux langues. 1650. Francof. Bib.. B L. Co- penhague. X. 1660. 2. 4°. 48. Voir le même catalogue pour Barlaimont. N. B.. 3 part. ainsi celle de 1642. Paris.. 27. Londres. f° B L. Matras (Daniel). et Maunoir (Le P. Quimper-Gorentin.. Dictionariolum harmonicum. N. 12o... Jean Prome. . 1603. Le petit Dictionaire françois danois 2 . 1626. c... c. f°. Londini.. 1632.... ea. N. 14. 8° (B. 1. sumptibus authoris. f°. 10204 . . Ibid. Ars. N. X. ou langue françoise. e a. Dictionnaire françois. f°). 20064. 10.. Dalle. 1659 (B.

Ibid. 23215 Bib. 8°).). (B.. 12°)... J.X. Amstelodami. Garnier.. de Sommaville. 8° (B. germanice. ap. B L. A. (Maz. (B. P. Parisiis.U. N. Batav. 20386).. 1640 cum quadruplici indice a Nath. ap...). c. sur lest ravaiu de Daniel Martin et Colloques Parlement nouveau. P. n.. J. 24°. Sainte-Gen. s (Ma/. Libert. Vernier. outre celui de Junius.). Bib. L. 12° (Bib. composez en espagnol & nouvellement mis en alleman& francois. . . ex Elsevir. N. 14777)... 1640. 9206). N... 12° (Ars..B L. Comenil's (J.-fr. Janua linguarum reserata (lat. Venise. 319. 9195). LP. de Tournes.8° (Sainte-Gen. & D.-fr. 1634 (Bib. A. Morlaix. — — — — — — — — — — (Esp. Elseviriorum. Amstelodami. N. X. — Amstelodami.-grec-fr.. traduction entièrement nouvelle. t .).-flam. qui est joint au Thresor de Nicot : Badbb Math. Batav.. X. Dialogues fort récréatifs. 2 part. i>.220. 1662. X. ap.. 9189). ap. X. 1664.édition des Elzévirs. accompagnée d'une étude sur Comenius. Olivariumde Varennes. Autun. oblong (Bib... Elzevir. 9199). 1642. 8° (B.. N. des Nomenclators continue également. Dialogos. X. Xumenclatura italiana francese e spagnuola. Brunot). . viduam J. 2. 9201). apud P. 1637 (Bib. 6. 1619. : 8° (B.-ital. A 1626.. U. Ib. X. ap. 8° — — Parisiis. X. 1665. Amstelodami. Amstelodami. pet. 9200). M. 19596. 8°. de Tournes. Ajoutez( : y un.115 A . 1661. 115.les •il qui nombreuses édition! (K-sGemmulaede Ph. U. n. . J. 12° Saint-Brieuc. X. Bés. B L. A. 8° (B. O avi i .. (Ars. 9194). en huit langages. Genève. 12° (B. Comenius. 1665. 12°). Paris. 1638. 1659. Quiquer.-ital.).. 8° (B. X.-allem. Janssonium. 14779)1. de Tournes.. gallice et italice. X. — Parisiis. Voir. — (Lat. Inv. X. Ars. 12° Bib. latine. de Varennes. Colloques ou dialogues avec un dict. J. (Lat. 8° (B. OniiN (César).. ex offic. il K.-fr. Duez. p. 1644 (Ars. Nomenclator latino-gallico-germanicus. Lugd. 18°). Elzevirium. ail... — (Lat..). 1642. (Lat. N. Bosc... ap.. escritos en lengua espanola. y traduzidos en frances. N.. 9191 . Colloquia et Dictionariolum sex linguarum.. Brunot). Brunot). Oi'din (Ant. ap. N.. A. 1. 12° (B.. Tolosœ. N.. m. et S.. Orléanais. de Varennes. Argentorati. Paris.). 8° (B. X. X. 1633. N. 1663. 1650. ChronoL Fers. 1643... 9190). Brunot). Venetiae. 8° (B. Lugd.. — Parisiis.. J.. 11671 existe beaucoup d'autres travaux sur ce( auteur. Brunot). -esp. X. 8° (B. Thiboust.B. fr. Brunot). L. J. 85. 8° (Are... 1622. offic. — Lugd. B L. N. 1662... X.. 1642. 1646. 11330. N. 1643. i. Aertsens. . 12° (B. 296). D. N. 833). Elsevir. LP. X. lulterle même ouvrage. Genevœ. 12°. Amstelodami. Genevœ. 8° (B. 9196 1 ).ap. 8° (B. 8°). Parisiis apud O. en 1 vol. 1643 (Bib. 1645 (B. N. Batav. . X. Billaine.1429 ).. 115 bis. Anvers. 9205). N. . La porte d'or de la tangue française. 1643. Brunot).. Dictionnaire et Colloques francois bretons divisez en 3 parties par Guil.. Jacques Stoer... 16. Beaulieux). N... X. N. C. 1644. Dictionariolum cum colloquiis aliquot linguarum. Elsevir. L P. professeur commencent en 1615. :20280c). 2082 Bib.). 1. Voir: j.. ap. Genève.-allem. 9197).. rie 8° (B. 7506) 8 Genevae. 8° — — Ibid. 1669. I.. it. N..-fr. 1649. 1630. 1614. Baglioni. 1646 (B.) Borne. B L. c. Janssonium.(B.). Brunot). X. 8°. Janssonium. X. M37 Ma/.. — — Amstelodami. parC. O.268 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE 1 vol. 115 ter. Dictionnaire et Colloques en huit langages. voir Stengel. 7.. 12° Ars. (B. 1634 (Maz.

12°). 8° (B. 12° (Ars. (Dictionnaire encyclopédique où les mots sont rangés comme dans un dictionnaire de rimes. Curiositez françoises pour servir de supplément aux Dictionnaires ou Recueil de plusieurs belles proprietez. U. J.] Le Dictionnaire des rimes françoises.). N.. 383. f.. Brunot). 8". P. Pour les dictionnaires techniques d'histoire naturelle de Ch. 1640 (B. Ibid. 11. de Sommaville. [Lanoue (Odet de). 13202). N. B L. M. 14018. etc. Oudin Nomenclature françoise .. Nomenclature françoise.. 13203). U.. 12° (Maz. 5 e Série. Inv. Paris. Catalauni. — Nomenclature françoise & espagnole. Strassburg. 1667 (Bib. 8° (Bib.. f° etc. M atras (Dan. Brunot).. Sainte-Gen. 12° (B.. B L. Paris.. f°. 1649. 8°..12°. N. Bib. Aug... 12° (Bib. Lugd. Bib. B L. Nova nomenclatura quatuor linguarum Gallico. N. Bib. 278. Berjon. 8° (Maz. . X. 1. .. 1641. 12° (B.). 14333). 1637. 812. N. Bib. Synonyma et aequivoca gallica. Paris. Montméran (Antoine de). Paris.). — Courbé.. [Nicolas Fremont d'Ablancourt]. Paris. X. 12° (Maz. c. B L.. 1643. chez les héritiers d'Eust. 44100). Brunot). Bat. Brunot. X. N. Paris. — Ibid. Copenhague. 1624 (Ars.). 8° (B. ei. — Recueil. 14220 Bib. Rés. 12° . .. L P. Sainte-Gen. de Sommaville. 2771). L P.. Ital. A. U.. Le Grand Dictionaire. Ant. c. et Duez (N. 1656. & Lat. Josias Staedeln. Oudin — Dictionnaires partiels. L646. f. de Sommaville. 10. 12°). Matthieu Berjon. Ogier (Roland).) H. Estienne et de Gessner. Paris. IL. N. 492). . 589 B .). 1645. Technologie allemande et françoise. 12° (B. 12° (B. X. — . 8° (B. X.. N. 13363).. X. X. G. 3 e éd. Lyon. Brunot). 12°). Paris. Inventaire des particules françoises et esclaircissement de leurs divers usages. L P. 14017. 1623. 8° (B. Lugd.. N. 727. Id. — J. 1652. 12° (B. — Le Soyeur. 1658. de Sommaville. . (B.. 1647..)... U. 8°). 1651. Moltke.. 851.. N. 9709. Paris. o. 1648. B L. 756. Griveau. Ars. 1643. Vignon. Germ. L P. idiomate conscripta. Cet ouvrage est réimprimé au tome X du Lexique de La Curne de Sainte-Palaye. Id. L P. 71. Genève. Beaulieux). 388. 12°) l. 14228). . Le Bouc. Synonimes et epithetes françoises. 20805. Thomas Jolly. B L. 96. X. Guignard. . Oudin (A. U. A.). 1650. X. 1662.. de Sommaville. Alphabet contenant les mots qui ont en une mesme prononciation diverse signification. 757. 8° (B. 12° (B. 1663. N. 1643. 12° Ars. 20279 A B. Epitome dictionum aequivocarum ambiguarum in lingua gallica. (Ant. Ars. 16° (Ars. M[oscherosch].. X.. f 35. Dictionnaire servant de bibliothèque universelle. 14227. X. 12°). Elsevir. Inv. Paris. 1640. 8° (B. Nouveau Dictionnaire de Rimes..). allemande.. La Flèche. N. 372).. A. 12°... 1624. 1647. Brunot). Delanoue. B.. L P. 1596.. A. Genève. Batav. (A.. italienne et danoise. Paris. Petit recueil de phrases adverbiales et autres locutions qui ont le moins de rapports entre les deux langues italienne et françoise. eg. — Gologny (en surcharge: Genève). Dictionnaires techniques. B. — — — X. Paris... '16°). J. Paris.. Brunot). 12°). voir Beaulieux.. Boyer (Paul). & italienne. '12° (Ars. 1656 (B. X. 4 e Série.APPENDICE AU LIVRE II 269 Dhuez (N. — — . 8° (Sainte-Gen.

20083 quinquies.) — Refranes o proverbios castellanos traduzidos en ird. 8°). Des recherche! Bibliothèques françaises el étrangères permettront de découvrir sans peine de Iles éditions . 4°). 1650. Paris. f. 330. Marty-Lavbaux 1 Lexique de Corneille [même collection. mais utile. . — — Paris. Flburt db Bbllirosh. LP. I : . L. U.8°. i:. (V — Dictionnaires étymologiques. Ars. 2 vol... 1750. 12"). 12' esp. . 401. clef de la langue des ruelles.. bis. Bruxelles. mon but sera atteint. (Ibid. 7 Série. 12' (B. 1661. B. 20070"... el si la liste loi me ici fournil un moyen de s'orienter dans le chaos des noms et des dates. qui sont Il la base de toute étude. X. en forme de Dictionnaire. Paroemiologia Polyglottes. (iiessae Ilessorum .. 4° (B. J. Brunot). 3. l'ourle moment. 1654. HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE la . Sumtibus Henningis Grosii. 4°. N . B L.. 8°. Le grand dictionnaire des pretieuscs ou X. 1611. 859. H L. — Ibid. Prov. Jannet.. lils Lexique de Malherbe Collection des Grands Écrivains. ( . Abbé A. — Dictionnaires de proverbes. Ars. Série. Pans vol. Aug. traduits en françois. in fine). : Cn. 1659. Sainte-Gen. (Sainte- LEXIQUES MODERNES A CONSULTER POUR CETTE PÉRIODE. Ph. N. Amstelodami. dont : Les origines de la langue françoise. Menât. 12°. L665. avec notes mss de l'auteur et de Samuel Bochart . tels que ceux de Littré ou de Darmesteter-Hatzfeld-Thomas. .. . Bobbl. tome V. De l'étymologie des proverbes. Brunot Beaulieux Bothohmis. La Haye. 12 . 8°: Bib. Ara. X. 1660. existe quelques ouvrages spéciaux : : Ai». f. lengua francesa.. Didier. 203 H U Jean Hibou. Gen. 1612. X. GoDBPBOI Lexique Comparé de langue de Corneille. 1 vol. N. L P.Ménage.-iie bibliographie esl tout A fait incomplète el provisoire. 1332 Ars.. si je provoque ces recherches. Je ne reviens pas sur les Dictionnaires. Garnibr. U. Paria. 200S3 sexies. Paris. Favrj : Lexique de Chapelain^ Paris. On. Jbrômb Mbgisbr.. Ars. : P. BL. lOii. 14789. 1856. Brunot) i. Bib. 813.. 12 Ars. 16169: Sainte-Gen. 840 .. 8°. 8° (H.. Ara. un Réserve.12°). hoc est Proverbia et sententiae Lipsiae. 2 vol. Cet ouvrage a été réimprimé par Livet. LP. . BL. Courbe. les C. 4. index 1862. 408) réimprimé avec.-i . 1869. CasAn m: Bbrnibrbs. 1605 (Bib. 12° (B. Paris. Courbe. 8° (Ara. Bommaire. X. s° N. B.. Trésor de recherches et antiquitez gauloises et françoises. Originum gallicarum P liber. RéoiviBR. m rendra sen ice en les faisant connaître.. . . Gui1656. .). 1889. 4° (B. Thésaurus adagiorum gallico-latinorum 1612... ex. 8°. et à Niort en 1882. 2 vol. f. Paris. Ma/. in (C).. Techener. plus. Paris. 4°. Etymologie des mots françois qui tirent leur origine de la langue grecque..B L... tomesXl l» et XII. 20083 quinquies. 923.. B L. .i. Pari-. i.270 kaibb Paris.). nouvelles oeuvres. Aug..

. à la suite des Poésies Lyriques. sur Hardy. 661-715.) serviront à corriger les dates acceptées jusqu'ici pour la première apparition de beaucoup de mots 1. éd. de l'abbé Urbain. p. sur Goefïeteau. Paris. 1887). Paris. 2 vol. Vaganay. On y ajoutera de brèves. Lexique de Dorimon et de de Villiers. 227-332 (Société des Textes français modernes). indications. Huguet Lexique de Tristan. de Ilavet.APPENDICE AU LIVRE Arnould: Lexique de Racan. F. 1908. p.. etc. contenues dans les travaux de Rigal. Les travaux déjà cités de M. Delagrave. et suiv. et celui de M. à paraître). Madeleine (Société des Textes français modernes. sur Pascal (Pensées. Gendarme de Bévotte : : 1. 1907. mais intéressantes. Lyon. à la suite de Le Festin de Pierre. dans : II 271 la thèse de l'auteur sur Racan. 1907. Pour l'histoire du français moderne (qui paraît dans L'Université Catholique. Delboulle.

.

Paris. — Upsal. 1902. Ekblom. : — . 1908. n 09 489 à 545.).. Thurot. Dès 1621. Nous rappelons encore les deux volumes de G. Konjugationswechsel im Neufranzôsischen von 1500-1800 nach Zeugnissen von Grammatiken (Diss. Gôttingen). Ph. Étude sur Vextinction des verbes au prétérit en -si et en -ui en français-. Das Pronomen in der franzôsischen Sprache des 16. Marbourg). Les lexiques spéciaux indiqués plus haut (p. 1900. Kraft. Doctr. tout le 2. 1891. 1893-98. chen 2° (Diss. Malherbe. Heidelberg). III. cf. Hambourg (Progr. — — . 2 vol. 1892 Id. Racan. Lyon-Paris. Corneille. : Histoire de la Langue française. 271) pour Chapelain. Coëfleteau. 1908. Kôrting. Samfiresco. Marinet. Der sogenannte Teilungsartikel im Franzôsischen (Diss. A. Malherbe la relève dans Desportes (IV. avec index alphabétique on peut y joindre W. Lahmeyer. 1886. II. Kiel).. Risop. 480) 1. Benary Zur Geschichte des konsonantischen Auslauts der Nomina im Alt-und Neufranzôsis: . et dont on trouvera l'indication dans la Bibliographie de la syntaxe du français (1840-1905) de P. Horluc et G. Conrart grammairien (Mélanges Brunot. pais. etc. Vokalangleichung im franzôsischen Verhalstamm in der Zeit von 1500-1800. p. Verbum. Paderborn. etc. syntaxique et lexicologique. Halle. K. ou quand nous usons de similitude Je suis seul es mains de mon père (284). La forme contracte es est condamnée par monde.. Formenlehre der franzôsischen Sprache (/. 2. où les indications chronologiques sont malheureusement trop rares. 8°. aussi E. De la Prononciation française. Mais on trouvera des indications utiles.. d'après le témoignage des grammairiens. ainsi que les monographies que nous y avons jointes (Hardy.LIVRE TROISIÈME MORPHOLOGIE < CHAPITRE ARTICLE I Disparition de ES. 1897 R. — Dans développement moderne du français les faits mor- phologiques s'isolent moins facilement qu'au moyen âge de l'évolution phonétique. Cf. und 17 Jahrhunderts (Diss. vraisemblablement pour se conformer le — BIBLIOGRAPHIE. 462. malgré leur dispersion. et les introductions grammaticales aux Lexiques de Corneille et Malherbe dans la Collection des Grands écrivains de la France. — . Studien zur Geschichte der franzôsischen Konjugation auf-ir. dans 1° Gh. Essai sur V. Du Val dit qu'elle marque lieu de demeurance. aussi les études préparatoires spécialement consacrées à la morphologie sont-elles beaucoup plus rares.). nous manquons en particulier de travaux limités à la première moitié du xvn 9 siècle. Meinecke. 3° Les études plus particulièrement consacrées aux habitudes syntaxiques des auteurs de la première moitié du xvn e siècle. 18 . retraitte.. Nomen). GoefTeteau. 302 etsuiv. 4° Enfin un petit nombre d'études spéciales dont les limites chronologiques dépassent la période dons nous nous occupons ici F.). 1883.

l « >raber (pie la particule es pour nu. elle est sans valeur aucune. 307 n. et il faut tousjoun dire tomber enlre le* mains de quelqu'un.»»»:*. II. L'expression tomber mains..r.).. X. La Grammaire françôise de Ajouter : John Sanfohd. 17. cette contraction était encore vraiment frées quente dans les textes. et Vaugelas confirme .s : : I . La liste des grammaires du temps est dans Stengel. n. dans contes (Car/. i' A briefe extract of the former grammar. 1 . ajoute l'Académie. 1605. : m . pour la période qui nous occupe. père es mains de ses ennemis (Deux c ois. 202 ia . dans les livres de polémique de Garasse (Doctr.. S32. 39). Quillacq.s mains esl particulièrement de Normandie » ^ : Avant e.done into English. Gantez la présente souvent (Entr. Bossuet l'emploie dans ses premiers sermons es siècles des siècles (Bonté de Dieu. la corrige (Urbain. gallicam. 7. 8 u (Ma/. François de Sales en fait usage à chaque instant VI.). I. Le guichet françois. Paris. 1).. Autour de 1600.. uns de quelqu'un. 124. 1) Oudin déclare que les bons auteurs et les modernes la bannissent entièrement. tant en parlant qu'en Tescriture (Gr. 1603. 1620.de 1625. universitaire de Lyon. est à la Bibl. 118) ou les de la campagne et ricj. les S. cur. Oxford. lea L'abbé J. 1652. '. n'étant qu'une copie de la Gr. p.de Bossuet Richelet. et idémie. par son 3 . lo:2. p. éd. et non pas tom m. se. Gr&mmatiken. etc. Maupas fils a encore donné une édition après l'apparition des travaux d'Anthoine Oudin.). (52) 2 prouve qu'elle resta longtemps popu: laire. ondisoil mains. de V Accouchée.. Malgré un titre pompeux. a. La langue et . Verzeichniss fr. que l'influence des théoriciens a beaucoup préci- pité la décadence de la forme es. et que Stengel n'a pu trouver. Ma/ai-. quelques indications que voici : que Brunet indique. Il convient d'y ajouter. l'usi bannie du beau Langage. sive janicula et brevis introductio ad lin- guam i. et un.. 1). Dana Merveille» de Nature^ es se rencontre jusqu'à dix fois par pi i'. 166 l)i : lircs Sa présence tar- dive dans des écrits tels que le Jardinier françois (p. ta langue frnnçoiee. 78 la tynt.. 48 Th. 1.. 12. \). 287) Je en somme. ne Le veut ainsi. Est. I. 3). et souv. Elle est les dans romans. Mavpas. tomber entre les mains de quelqu'un. ouvrage déjà cité au tome II. 1 60 i . Oxonii.. de Rob. 1632. 1653. de 1569.. i. des Music.. p. 159) .HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE au goût public. Montchrestien la reçoit dans ses vers Aman. Paris. qui la rétablit même ailleurs IV. Coeff. de la Sorbonne. Il existe une édition de 1618. qui se trouve à la Bib. livré I. Godard.4986). est dans Malherbe (II.'} et ailleurs). p. en 1638 Bib. Bacot [Sainte-Genev. Chronol. Bodl. ail. I >7. liés.-A. p. ih. 11). Leb.. Tomber e. 44). 4°. J. que « La particule es pour aux esl du vieux que dans cette façon de parler maître qu elle ne s'emploie aria dire. que Vaugelas r prouve. depuis on a dit tomber aux mains: mais ny L'un ny L'autre ne rien. ainsi Mêlante. confirmeront à leur tour.. in 12°).

L. 20491. Stille écrire nettement en françois. et se trouve à la B. espagnole en fr. in-12° (B. 1628. in-12° (Sainte-Genev. de Madrid. 2) ». X. Diego de). N. X.. De P. où il y a quelques observations utiles. Gorrozet. 8° (Bibl. Rouen. par le P. Ils figurent à leur place dans ma liste des principales abréviations. Mauger. Gompendium G. de l'orateur. Lond. Cl. Paris. L. L'édition citée d'après Thurot existe bien.. Sartor. à programmaires. 8° 1625. une gram. C. cf. attendu plus tard. des . J'ai R.). 20245). une de 1688 (Ars.).. Pour donner une idée de leur importance. spanola. Londres. Boul- lenger. il suffit de rappeler que les Remarques de Vaugelas ne sont pas et ne devaient pas être dans le Catalogue de Stengel. laquelle contient quantité de reigles et remarques nécessaires pour appuier le ferme jugement des François a facilement diriger les estrangers. 7015). X. pour parler et 1644. Nac. Paris. Il existe de lui une grammaire flamande et françoise. il y a lieu de tenir compte aussi des livres qui ne sont pas. D'Arsy. Angelo da Firenze. X. N. Jean de Grave. X. Espagnolle et Françoise. in. possède une édition de 1667. X. Grammaire italienne française et espagnolle. del Reyno. 1204). 1643. il est dit qu'un recueil d'observations grammaticales doit être ajouté à quelques exemplaires. Art). et auxquels je renvoie si souvent. 19968. The first part of the french gallicae et grammar reduced into tables by arte locall called the art of 1625. 1633.. De gramatica francesa en espanol très libros. chez Daré. cf. L'existence d'une grammaire de fort problématique. 1650. in-12°. 9361). le Privilège est de déc. Turner.de 1608 (Maz. Jean Saulnier.. 982 bis. 1 . inscrit par erreur typographique à 1556. délie tre lingue italiana. Genev. Su .. 1626. 2 e éd" Madrid. franceze. Grammaire françoise mise et expliquée en italien.12° (Mazar. Mazar. 461). Jost. 4293). en 1624. 8° (Mazar. (Bib. 1628... Porter ici de Trou. 56567). 1633. prement parler. 517. 16° (B. N. 1658. mais en une édition de 1678 (Bodl. N.in-12°(B. Dans mon exemplaire. Hafniae. La nova grammatica Roma. B. X. B.). Spalt. La voie françoise. X. 1649. X. The path-way to the gâte of tongues. Lonchamps. 11684. 20214 h. 1658. 107 Art. Paris. Empr. memorie. A la page 394. 11683.. Méthode universelle pour apprendre les langues. H. 1647. 59. Du Tertre.L ARTICLE 1620. Sainte-Genev. 519). 1626. italicae grammaticae.. 1653.. Paris. in-12* (Maz. Bien entendu. N. livre d'une imagination déréglée. Matras. C'est celle qui est reproduite dans son Dictionnaire. Cisneros (Lie. 2 e éd n .. 275 Golson (Will. S. La môme B. Le titre est: Summa grammaticae gallicae cum commentario dediscre- pantia linguae gallo-francicae a Teutonica et Romana.with a short manner to conjugue the French verbes. 1652. D. Guy Miege. Nouvelle grammaire Italienne. Beure du Pais en Bense du Puis. in 12° (Bib. une de 1684. L'auteur signale luimême son livre comme ayant été imprimé à Douai. cet auteur à pareille date me semble que son activité grammaticale paraît commencer 20 ans vu à Oxford l'ouvrage signalé ici. R. 20393). Poitiers. Corriger 1658. in-12° (Sainte1635.^. 1638.. 1656. Argentorati. 1635.. 14495). Bodl. in-12°.

Le finales la féminin après l'amuissfment de E sourd.. grand tante. les Les consonnes au moins pour sont plupart. Cf. grand chose. rapport féminins (je avec les masculins.t. . du reste. grand preuve.I. grand cruauté.que le pain quotidien Revienne i Paris II grand ville M. grand dame. Encore est-il que ces locutions restent en partie confinées dans des phrases d'où elle ne peuvent sortir.. FÉMININ e le siècle qu'on se met à ergoter sur nombre des locutions qui conserveront la vieille forme du féminin grand 2 Mademoiselle de Gournay leur ferait volontiers la mesure large. archaïsme Lavardines <•( lavardins Aiment à remplirleurs boudins. I. Maurice ne se doute pas qu'il a affaire à une ancienne forme du féminin (53). grand . la Grand Duchesse. le cl uni in comme une grand' chandelle (13. La Terre est nostre mère n pon s'amuse <!<• cet : i Richer. grand part. grand rue (0. houf. . est tout à fait isolée.mangent par grand gloutonnerie Scarr. grand peur.nv.. grand ville. En réalité cette liste doit se réduire aux expressions que je souligne. grand fille. grand messe.. grand merci. mais non tu me causes une grand peine (V aug. grand sœur. devant une le consonne../e(ih. dois dire que des poèmes du temps en usent encore bien librement. A grand peine est bien. I. — n'étant désormais plus prononcées.. Ov. Je parlerai de la francisation des DOmi étrangers . teste. cf. grand chambre. ib. 1617) : Ainsi le Triomphe do Meta té de Fr. grand vague.CHAPITRE II FORMES DES NOMS COMMUNS ET DÉS ADJECTIFS LE GRAND. grand poutre. grand chev*nce (p. Grand Bretagne. grand salle. qui subsiste. grand vertu. du Port grand r. etc. grand porte. grand bande. auxquelles parle pas : il faut. dans suivant ne prends que 1. grand reine. Madame la Grand. admettant grand mère.m tome suivant.. dont l'auteur ne grand chère. Il. en ajouter d'autres. 642). grand haste. — C'est au début du xvn grand douleur. iQ) . 298 . ib. 966. 618 et Adv. 277) 3 La forme lettres royaux. grand pitié. 174). 965. oi'. et Le grammairien Alcide de S. coutumien de . 20) Leur montrant . grand peine.

le masculin étant terminé par une consonne qui s'articule ou bien. fait.. sing.de Phyll. Cf.. aquatique. ou bien ils ne diffèrent que graphiquement.. cur. 187-191) etc. avec une forme masculine sans faire (Thur.des doct. 17 sept. mille efforts inutils (Théât. v. 1. La prononciation ne marquant plus de différence... publique. ceux qui.. Har. Doctr. 41 v°). exact d'après exacte (Vaug. Exemples contraires à un âge décrépite (Let. 53). Disc^ de rame. féminin bénite on crée bénit (cf. demeurent sains et sauves (Fleurs de l'éloq. . Ainsi béni est la forme tirée du verbe bénir. .. . . 217) des usuriers publiques (Gar. Guyon. quand il deux formes concurrentes. 716-717).. d'après sa règle. inculte. .. sans crainte d'équivoque (Le t. réf. de Phyll.. p. : : Cette situation entraîne des analogies et des règles nouvelles. les substantifs et les adjectifs tels que difficile. p. I. stérile. et c'est le cas pour ainsi fier dire normal. sur et le comme puni de punir. fidel : hostel (Espad. 2 e p p. 294 cf. les grammairiens devaient faire de l'arbitraire. faut toujours dire regale... : 2. Guer. Virg:.. a blâmé régal. arabique. 35). avec ou sans changement de voyelle dernier. Bénite se trouve encore souvent dans . il Chapelain. on continua pendant tout le siècle à refaire une forme masculine sans e aux adjectifs qui ne l'avaient pas brut Vaugelas en a : d'après brute (Alem.. méditerranée. . p. 160) infertil (L.. aux lieux mediterranees (Gar. étroit. Voici quelques exemples compatriot (Cerisier. franc.. 377). suivant un usage cher aux classiques. brusque. il y avait des qui eût dû être servit. sat. e aux I. dernière . deux genres. p.FORMES DES NOMS COMMUNS ET DES ADJECTIFS les cas les 277 les deux genres sont idenmuet: sage.. leç. 101) inutil (Let. Au contraire à la page 52. 321) un discours. 197). plus généraux) : ou bien tiques. Div.. soit avec une soit même e forme en o. p. c'est la siècle. D'une y façon générale. 277) . 387) *. est suivi de fidels masc. 32). 136). 272... étroite . tirer dessus le volatil (Scarr. II. exceptions. bucolique. p.. 71). 2 e p. 8) un publique malheur (Mayn. vive. . petite . Philos. conséquence du mouvement que nous avons étudié au xvi e Pendant toute cette période.. masc. deux mots distincts (I. plur. I. Suite... Sylvie. fidellerime avec elle.. Avant-propos) perplex (d'Audiguier. puéril d'après puérile (Bouh. p. écrite. très exacte (Fornier.. c. II.. de Phyll. 1661 n. de même encore dans laRhétorique de Bary (32-33) où infidelle. intrinsèque.. enfin le féminin présente une consonne sonore correspondant à la sourde du masculin vif. ont été employés. 51). 2 . le masculin ayant aussi un e : . . 173). harmonique. famélique. d'Eloq. petit. Rah. : . 2215. Vaugelas a essayé de selon une règle pour la les adjectifs en il (II. II. .. Approb.2). du style puéril (Let. Virg. 4) l'unie héritier (Mairet. Mais de son temps déjà.. 2 e p\.. civ. caduque. que ilis en latin avait pénultième longue (civilis) ou brève (fertilis). 99). ainsi servile. écrit)... le féminin fait entendre une consonne que le masculin n'articule pas. Six nouv. p. 199) en âge viril Ib. la formule : Que bénite soit la journée (Scarr..

font ordinairement en resse : demandeur. adjectifs en is. « tous — Maupas donne encore pour règle que noms verbaux terminés eneur qui signifient action virile.inii-re. éliminera excluse (Mén. Oudin ne connaît plus pécheresse qu'où sens théologique. plus tard. III.. Maril. v. : II. Ou. . el remplacée ainsi « Il faut que aprène quelle forme est la plus receue. .. à côté de pêcheuse.. Paris ridic.. VI. Doeir. où il est vieux le comme langue.278 Il HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE faut signaler E. « locatairesse a laquelle fa rois H.. Eresse est un suffixe qui meurt 4 Quant à esse. • i . Dictionnaire de rimes de Fremond d'Ablan: courta relevé '. tiré du pluriel apprentis et confondu avec les prend un féminin apprenlisse (Richer. 101 M Rôle de$ PrisenUtiont fait des réserves sur leur titre : Sans approuver le mol «le nanderêite que L'exposante prend pour qualité Rote des PréientàlioMi Ifaynard se montre il.. 1659. basteleuse. 478. Apprentive se Chron. en d'autres retrouve 1638. pauvresse.. et sauveresse..) 3 . ivt/'/i'/ i/erevse aux vieilles formes tromperesae Fleurs de Véloq u 36 i" On le. 253). 437 Apprenti avant été cf. cette dernière » : l'autre. peuvent recevoir ces deux formes » (80) 2 Mademoiselle de Gournay défend sauveresse (0.p. 0. EIŒSSE. quelques féminins nouveaux : FÉMININS EN Il — Exclu.diablesse. L. 5 avr. 0. mais celui-ci reste long- temps en usage fut excluse du . Et peut-estre que tous. ajoute-t-il... larronnesse. 635) et menteur..rencontre communément jusqu'en 1640 il persuasion si douce et ch&rn'y a s'». X phrase sera supprimée. n'ayant plus d's. \:r. monseu. L. 385). basteleresse Quelquefois .275). il continue . V. I : ench. ih. X .sse M... dêwuMtderêëiê. en attendant apprentie. 'i. que l'Académie ne connaît qu'en 1718 *. est souvent employé par les burlesques. cnr. : 1. 98) \ Mais on en . la nation adatteretse. : : 11. En jusque chez Boileau (Snt. Loret.. II. . 163 recomnundere*$eê "ni toujours bureau ouvert (V. scind. je feus adverty par des voisins que affaire (Har. Lei ld. en et euse. de Turl. ladresse.. du vieil apprentive. basteleur. menteuse menteresse . bouf. qu achepterez-vous? Dit une belle librai- resse (Cl. 1665.. III. ivrognesse. dans les Scarronades » : Ca. le Petit. 78). Il est visible qu'on la s'amuse à ces féminins cf. 955 et Adv. 1. à côté FÉMININS EX ESSE./tf.... à vivre dans les la comtesse. vainqueresse (Ead.. de Cour. lUb. Il mots comme abhesse. aussi leur féminin demanderesse. I. e disparaît devant en* rmeose Corn. v II. Le substantif apprentisse sera encore défendu par Richelet. car en d'aucuns c'est L'une. fait un féminin exclue. aussi n'y avoit-il chose si basse en son soin et Empire qui et des faveurs de sa bonté (Cel. où tigresse. borqnesse. fidèle < . vengeresse (Gr... 60). 102). I. 1615. Oar. p. défenderesse sont relégué! dans le style judiciaire^ pourrai! dresser une liste d'analoguei diaJMesM Aire ri V*ud. i : cfu confin é dansla poésie.. réf. p.

bouf. IV. Ave Regina et O gloriosa domina). de Phyll. Am. quoique nouveau.. . . de Sales... Il con4 . me croyez-vous quelque devineuse (Ib. cTAlf. IX. ix. moinesse (Loret. : . electrice. de VAcc. 1662. 238). 22. I. comme tout latins.. éd. 20 r°) je fus de ses spectatrices (Camus.. 183). 79. div. inventrice. sauf diablesse. 61) 218).. 6 août 1651.207). II. 299 ).. Monet l'enregistre encore (Invant aire cf. III. dont Tromperie. En cette sorte le françois. ivrognesse (Richer. 17). 90). p. : : V ..Al. Godard. 261) . là où les anciens disoyent: emperiere.. se. sat. 27 A ) . . des com. Yirg. mais la nécessité inventrice des arts {Ib.. Alcime. VI. Et Maupas Oudin l'admet 3 . Polyand. Balzac: sacqueroit des Parleuses (OEuv. drolesse (Chapelain. Corneille Puissante Emperiere des deux (Hymne Ave maris stella: cf. : 279 I. L. seulement pour impératrice. Am. depuis quelque temps en ça. Les grammairiens de l'époque classique poursuivront ces formes *. . part. 29 juil. Empereur.. 310 ? Ces formes : en euse font une heureuse concurrence aux formes en ière parfu- meuses bat parfumières (Fr. des dents dévoreuses (Astrée. La vieille forme emperiere se rencontre toujours de temps en temps (J. François de Sales en emploie couramment: apostresses (VI. de Dieu. — Les féminins il en euse sont tout à (Id. 264) les mesmes coadjutrices {Duh. profit de procureuse ^78-79) . p. Ainsi d'innocents mineurs à qui vos beautés servent de curatrices (Nervèze. car imperatrix ou impératrice dont on use à présent ne viennent point d'empereur ains d'emperateur. p. verneuse I. au masculin empereur.. . car en ces trois derniers il retient toutes les syllabes des masculins latins. des Préc. est partout. p. p. 1. et l'italien imper atore-trice. damne procuratrice au II. ainsi qu'au xvi siècle Nicot juge encore que l'analogie n'y est pas » n'attribue ce féminin qu'à des mots pris au latin. 522) seul à peu près. 307). Balzac la discute dans son Socrate chrétien (II. curatrice et procuratrice. 2. mais l'analogie n'y est pas. 100). fr.. : . FÉMININS EN EUSE. 23). th. les Muses furent ses Basteleuses 229) dans YOvide bouffon de Richer.. Am. 68) teste mienne servante médiatrice de mes affaires (d'Audig. p. tigresse. II. Le latin en fait foi disant imper ator-trix. Cf. — Les féminins « en e trice sont toujours consi2.. Guzm.. seigneur-esse est raillé dans Poisson.6). I. 188 discoureuse dans nous avons la Reine pour gouSylvie de Mairet (v. 63) chasseuse . III.. Il estvray toutesfois que de tuteur et curateur. duquel le françois n'use pas. FÉMININS EN TttlCE. goinfresse (Scarron. Let. 121). aucun. imperator « est terminaison françoise dont vient le féminin emperiere. 767. 54) Puisque iautrice en a fait don A cet éminent Personnage (Loret.FORMES DES NOMS COMMUNS ET DES ADJECTIFS trouve peu d'exemples ailleurs .. Dict. 262).. et Maril. il a prins une terminaison estrangère au féminin impératrice. un feu qui consommera bientost les adoratrices et le temple ( Cel. La Com.. p. Ov. orfeveresse (Sorel. dérés p. vieille druide (Espad. 1656. Préface) sculptrice de la rue Saint-Martin (Caq. et procurateur.... p. .. la médiatrice de son bonheur (Id. ib. Mor. A. muns chez 231) est la . I. franc. xvi) on trouve prophète au féminin: comme înalheureuse et véritable prophète (Nervèze. là ou en ce mot empereur il en laisse une en chemin »... 165 r°). il dit tutrice. B ) 16K5. qui est aussi terminaison françoise. tutrice. 131). (Malh. 3.Mont. div. dit une elles sont les inventrisses (Somaize. combien qu'il retienne sa terminaison naifve (nativa). la perdrix larronnesse (t. 384). . 4. Six nouv. ib. Elle est commune chez Ant. Poète Basque. n'est ancien. ch. Tes mots coulent. fait comI.

1.. IV.. ).. inmairicns latins a été Holée.. Cela n'implique nullement qu'elle ail ixe.. (Virg. 120). mais tel Colonelle.. el montre qu'il connaît fœntiiu <Iu. escrivaine (Chap. fait chevale (lb. et je dis bien qu'une lère En mon particulier. donc p. (Cél. afaisBalsaca appris que plus tard d'autres onl «lit eUêntê au lieu deefieiu. rienne 167).r et millier deffentbr. de Let.. . 4). Il se refuse ù trouver une grosse incongruité dans la façon de parler de celui qui appelé Mlle de Gournay poète el philosophe. (Dub.. Mont. 1638. 489) . Th.'i . 24 nov. ni le Traducteur que la Traductrice de Virgile » (I. la dissimulation. Au reste.. Loret. mais non pas jugesse procès . a mon advis. je citerai advocate [Diff. mais non pas qu'un tel est de la mestresse-de-Camp... des femmei tyrunnus. qu'elle a esté mon advocate. s'est I. tiré I.280 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Toutefois les formes en trice ont trouvé un apologiste. Il Prince). instigatrice (II. 10 4). Girard. C'est Balzac . 1663. Parmi les formes féminines désignant des professions. des Coqs.!! cite grammairiens et auteurs. 341) violon ne II>. je diray plutost que Mademoiselle de Gournay est Poëte que Poétesse. -u peu l'ordonna:. se sert de distributrice 1032) 480) . Il II. *. V. grammaiOEuv.. Je dis bien soit qu'un non pas qu'elle a soldat est de la Compagnie esté mon Ora- femme d'un l'Oreille.. 155). mai 1634. il nous a donné de nombreux exemples analogues.. I. Let. c'est chez lui qu'il faut chercher une théorie générale d'agents. (I. A. à la mode. . est intéressant de signaler quelques féminins dont on a un effet comique. libératrice (II. à critique 1016) et à le risquer 147. même avait {ib. constitue une vraie : dissertation sur le sujet Elle conclut « jusqu'icy suivy l'usage.. et Maril. 504) . a . mais je n'appelle pas capitainesse une femme. j'ay femme a esté conseild'un tel d'une telle action. artizane I. il ne (t. matelotte Dern. VI. officière (F. le : une nature rabageoise . El il en appelle aux Anciens.. et philosophe que philosophesse. divinatrice (II. persécutrice (II. L.. Rec. pas borné à proposer judicatrice. Mais je ne dirai pas si tost qu'elle est Rhetoricien que Rhetoricienne. 28). L'exemple avait été donné aux comiques par Scarron 255).el qu'on s'est moqué «l'un qui appelait. . amour. 305 piétonne 225. humeur cameleonne (Am. Agentes de (Balz. Cf. capitaine. 256-257). 279) . qu'il préfère (II. les Let. 546) . H. lettre qu'il comme aujourd'hui : la en écrit à M. qui don- sur les formes à choisir pour les noms féminins le 7 naient lieu sans doute a des plaisanteries. I. de la voix... IV. (Scarr.l.thanase el d< «tome y fournil aus>i. quoy qu'elle teur. Je dis la galère capitainesse. tyrane(Nouv. il faut prendre conseil de Par exemple. I. cf. de Sales. II. Le grec de saint A. 1). Corneille dira une face guenonne (Charm. 545). 606).

Elle forme du se durera jusqu'autour de qui se ferme. d'accord avec la phonétique syntaxique. usage. d'Alf..). d'Eloq. 316). Trois signes sont toujours en s. 128).. l'Académie et Th.FORMES DES NOMS COMMUNS ET DES ADJECTIFS 281 X. même Vaugelas règle de façon analogue On dit un vieil homme. p. II. 86). beautez (Oud..) LE J'ai PLURIEL du pluriel après fort peu de chose à dire de la formation ce qui en a été dit au xvi e siècle. rec. mais Oudin ne conrépugnance de gros diamants plantez comme des le : — vieil devant consonne abondent vieil barbon (Scarr. Le de vieux. Les formes bel et nouvel achèvent de prendre une destination particulière. Har. mais ce sont là de pures distinctions graphiques. mais surtout à partir d'Oudin. L'analogie eût dans un nouveau sans doute arrangé les choses plus simplement Empirée (Merv. ATTRIBUTION D'UN RÔLE SPÉCIAL AUX VIEILLES FORMES BEL. NOUVEL. Voir la dessus le chapitre de Thurot pluriel. p.. Cor- neille. 230.. tif se rapporte Cette règle. V. qui 621 et suiv. De même le Bled vieil (Del. 164). L'anonyme de 1657 la reproduit (44). Guzm. mais seulement quand cette voyelle appartient au substantif. un vieux amy. un nouveau évangile (Théat. 3). Gr.pol. — . 84). 1625. mais il est beau en tout temps. J'ai dit plus haut que Malherbe hésit. est de Vaugelas (II. L. 492) cf.. Il est remarquable que des livres comme le Jardinier françois usent couramment de la forme vieils au pluriel de vieils arbres (61. on enseigne qu tenir la syllabe « il faut là un peu plus longuette (II. PLURIEL DES MOTS EN L ET tait encore à adopter naît plus cette 1. pigeonne (Chapel.. marque par la durée. . VIEIL. nouveau pluriel en euils. 12) guidante (Chapel. : . la fin beaucoup meilleur (II. d'Alf. p. cf. : Les exemples de 243). 25. auquel l'adjecon dit un bel homme. un nouveau Annibal aux portes de Rome (ib. et Oecon. H. de Nat. z sont équivalents. Z s'emploie généralement derrière : marquer qu'il est fermé beauté. III. Let.. 159). et x. Elles se mettent devantune voyelle. de la Camp. C'est la nouvelle Révolution. ib.. 4). quoique trine ne sera rigide qu'à l . Toutefois Vaugelas n'ose pas proscrire un vieux homme. II. tronc (Racan... 23). Dès le 1 xvi e siècle. un vieux habit. et sans doute aussi par une altération du timbre de la voyelle.). un vieil : .. Virg. un nouveau accroissement de joye (Nouv. etc. Guzm... mais un vieux vieil soit l'usage de vieil et manteau. de let. La docdu siècle (V. » (Maup.. un é pour 83).

u trouvé pour eil: De manger beeucoup et souvent des eils Guyon. V. 329) l . Nous avons Il faut. : /•. 300). p.o. 98 et 99) discipline de nos aieuls. sous vos lessisà mille fenestregee. les rimes chez le même auteur ni d' ayeuls. -. 323).. II. 135) .. 337). universaux se conserve pour une raison analogue : les universaux dans l'expression philosophique C'est de cette époque aussi que date la fameuse règle qui accepte le pluriel ciels de lit pendant quelle rejette les ciels.. 562 lors. Mi roi nie le : : 1 . 136 rsctiririi. 331. prendre bien garde de n'être pas trompé par la graphie. Ainsi pour aïeul. de même portaux continue à être le plus usuel.l<. Vaugelas 84). : accepte cette exception arc en ciels (II. L'anonyme de 1657 recommande arc en ciels (28). 1625. II e part. 146).. II. U>. v. les : II.. 266. y p. Use trouve chez Bertaut. Mais qu'on observe je n espère de partage Ni de jjeres. Aïeuls se prononce donc aïeux 2 Les noms en ail gardent leurs pluriels anciens en aux : epouvuntaux(Ma\h. 84) pénitentiel continue à faire pénitentiaux dans la locution consacrée psaumes pénitentiaux Yaug. malen el persistance de l'ortographe ou il (Thur. Toutefois les formes en ails gagnent du terrain. smts Pil. adieu.. VII.. On croirait le pluriel la aïeuls très répandu: nos ayeuls (Theât. le plu- en ouils meurt du même coup. I. l'anonyme de 1657.. 1er. Que le divin héritage.crois cependant la forme en culs réelle dans certains textes vos eorp$ estoiêni enveloppes dam les doux linceuls dusommeil Le Pont Bretonde» Procureurs. 352) sauter en chevreils ou chevreaux (Ib. Gr. oVéloq. ferrails. 7 d*OÛ csriiiricu au Singulier (Bachot. I. Div. : . . 1 98. . II. Elle est dans Oudin (Or. II.H.'/ : I . II. VI.. plus barbares que nos aieuls (Let. 202). II.. : quy i... dans ferrail (28) le Rôle des Prétentations en plaisante requérant que bail à ferme n'aye point de pluriel.le tout pour éviter à noyse. . 83). Adieu. mails. . <'t wrsouvrsges.. Mero. L. chez Scudéry Aima h. chez Racan. c. dans toute cette question.. poitrails Gr. Que tu nous promets au cieux(\\.<ussy. Ve te boufferont plu» r<>s gros seine eshontes Bemonst. 65).. L.de Phyll. 1> . 100 The pli. de Xat. /jm/i.... IV l'. .. La foy de leurs ayeuls (Racan. le singulier passe décidément à la forme en ou. si bal pour dancer n'en a . Hidin accepte cette forme dans attirails. tous courtisans. L'33).. Dans la série en ouils le contraire se produit. ETT. II. nos petits oeils (Bail.. eseueils 565 V.. arrive souventefois faute de s'entendre (V. p. : dans la série se conservent quelques doubles formes artificiel et artificieux. ayeuls ont posé leurs arcs et leurs écus (Id.. Nos 130).r Lef vieilles formel ne sont pas rares chevreux (Louys Gtiyon. deux Mais comme gré riel la pluriels coexistent quelque temps : verrouils et verroux. ( .IIISTOIRK DE LA LANGUE FRANÇAISE . ici très certainement un effet de la composition. RsJseule et poincts couppés. Har. Au contraire. qui deviennent deux mots différents (Oud.. 662).

. H.. leç. fort gourmande d'aux (Scarr. 28). Pour bestial. II. Dern. Merv. atrocissime (Loret. L. 97. (I. C'est par plaisanterie que Balzac a usé de circonspectissime(l. — Toute pensée de ressusciter On thétiques en isme ou issime a disparu.FORMES DES NOMS COMMUNS ET DES ADJECTIFS 283 les Les pluriels en vus au xvi e siècle als : ne sortent guère des mots où nous avons (1669. quoique Vaugelas en traite (II. t.. : à la Saint Pierre recueille tes ails (cf. Oudin. brassais (= bras. Le Jardinier françois n'emploie pas d'autre forme A la Saint Pierre semé tes ails. cela s'entend homme de la ville. V. 2. vocals LES DEGRÉS DES ADJECTIFS COMPARATIFS. 18). etc. 256. 78 i) il venait de recevoir de Chapelain une lettre où il était déclaré imporisolés de la : . 367) 2 Mais Vaugelas va plus loin: plus ne peut se mettre qu'auprès de proche. 249). pire. De même très voisin n'est pas français.) 1657. moindre^ mieux. cette valeur tout entière (Doctr. 175).. J'ai rencontré espinals (épinards) (L. Galim. ajoute qu'on emploie tout aussi bien les formes analytiques: plus mauvais. On dirait à te voir ainsi pasle et deffait que tu ne manges que des ails. c'est la forme qui empêche de dire plus bienheureux [Doctr. Il observe même finement que ces derniers se rapportent à la quantité. 230. 83). tandis que les premiers se rapportent de la à la qualité : cest le moindre qualité. Div. 231. cf. 40). Les comiques. plus mal (Gr. 2 août 1653. Le peuple seul dit plus prochain . 367). ont la valeur de comparatifs. il ne sera condamné que plus tard. Duez y ajoute fanais.. bocals. I. plus petit. : Beauté. II.. c'est-à-dire le (87). mais ils sont rares La Mumie au tournoiement de teste et à la bouche torse. I. par leur sens. qui sont le poivrede ton pays de Gascongue (Plais.. 1619. 150). aux passions de cœur est excellentissime (Merv.. cf. les superlatifs syn- SUPERLATIFS. 101). cals. c'est le plus petit homme de sa ville. signais. tantissime (I. Diverses observations de Malherbe tendent à conserver à des mots comme a me qui. Gr. satiriques et burlesques font de ces formes un usage plaisant Et que la révolte est un crime Malignissime. occupatissime I. Virg. Guyon. navals (Oudin. : : sards) ou espaulettes jusques au coude (R. pals l (Anonyme p. de Nat. Hommasse.) Au contraire Cette Sylvie estoit mauvaise.. 275). 87-88). moins (91 ). plaisantissime (Scarr.. 621). Franc. plus bas touchant la grandeur du corps Ce n'est pas l'idée. p. bals.de Nat. 351 . œuv.. pis. 1. — Maupas ne donne plus d'autres comparatifs syn: thétiques que ceux que nous avons encore meilleur.. 400). rencontre bien quelques exemples deuxième forme dans le style sérieux.. en reprenant la liste. 277)..

reverendissime. On retrouve cela au xvii e siècle que les plus gens de bien mentoient quelquefois (Sorel. excellentissime seigneur.i ira X«.. de l'Univers (Gar. Comparez : Et si les plus censeurs ne me 1. dans la générale soumission. II. ïVous devînmes grandissimes amis (GhapeL. : il leur donna place à la (loinla teste de ses Despesches dans ses autres Escrits. Il les imprima dans ses Livres. Meigret. a. . — Au XVI . qu'ils soient bestes Bestissimes et pécores pecorissimes. ... t. :>\ Si donnons en mandement par ces mesmes présentes ànostre raJbicondissime conseiller Magistrum Trigorinus Triory. la (ira m maire ne pouvoil pas seule désobéir. En cecy. Pasquier sera déclaré le Pédant pedantissime cf. siècle. 88). finit par s'imposer.. « Pour moy. IV. L. 307) III 431 . I. scand. grandissime. p. 45) Mais dictes-moy. depuis Le grand el ample Pouvoir qu'il reçeul du Roy. 102).. . 54).. populaire en le fît quelques quolibets Il Balzac proteste encore dans porté Socrate chrétien. . d'Ecornif..de France en Italie » fut leur Introducteur à et • . cord. Illustrissime. pour faire naturaliser ces Nouveaux Venus. Rien ne lui a esté impossible. erudissime seigneur. V. oe peurent leur acquérir celle du Public. : 2. comme Clodius fut. : dites-moyje vous prie. 1635. des Sav. il employé s«. Off. L. Il y a. d'Alf. dans la Doctrine curieuse du P. I.. Qui désire estre pécore soit pecorifîé en corps et en arae. L'indépendant et le tout-puissant Généralissime. consacre doctissime. accepte généralissime. : j [Lett. II. < Il t. t. V. allant commander les Année.. de grâce. Y. quelques substantifs se rencontrent précédés déplus ou : le plus on peut citer en particulier gens de bien tant des plus gens de bien que des autres (Cic. sanctissime. 116) [ .. 1. Rome Mais du Y Illustrissime Cardinal.284 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE 143). Jay de bellissime dentelle (ib. en ce genre.. nohillissime. 42). piissime. II. sans que excellentissime. 3 .. le titre et la qualité qu'il vous plaise que je vous donne car je vous promets bien que je n'ay jamais etuguié à Padoue pour sçavoir des rubriques de cérémonies (Rey. qu'il n'a pas Courag dignes de luy. Rech. la Devant les noms de platitude à la mode italienne.en usage ce Superlatif d'une admirable manière. accuse du Perron d'avoir rap- de ». et les faveurs particulières qu'il leur faisoit. celuy de généralissime. Monsieur le Cardinal de Richelieu a esté plus heureux que ses Compagnons. des Rech. Nous y verrons de La fins et trompeurs. Toul cela inutilement. Il n'eut pas assez de crédit. Oudin reverendissime. Il faloil que nostre Langue subis! Le joug). 97) . d'abord répudiée en France. à son lieutenant. serenissime (Gr. à ce que s'ils ne sont Garasse (706-707) desja hestes et pécores. le La chose ne passa pas 2. El à dire ils un.. trad. en son absence. Paris rid. aussi bien que nos Esprits el que m>int'ttrr en peine de la fortune des autres Superlat ils. dignités et de dignitaires. clarissime. dont « personne ne il voulut le même coup. Guzm. ou... extr. M. une phrase bien typique.. à quoy pensez-vous parler quand vous parles à ces deux perfides ///. comme au reste. s il faut ainsi parler « empotironné et encitrouïllé corps et aine ». Ayant entrepris avec succès des choses auxquelles toul le monde s'estoil manqué.n authorité pour faire réussir Le plus important de tous. D'illustrissimes affronteurs(Chron... patronné par Richelieu SUBSTANTIFS MIS AU COMPARA TIF OU AU SUPERLA TIF. j'y consens de tout mon cœur. 69). par une adroite flatterie. Berg. t. burl. tradition de ces superlatifs se conservera longtemps au théâtre.

). trouve plus. : comme .Div. Je ne vois point que les grammairiens aient eu besoin d'intervenir. Maupas l'accepte encore. 21 Marg.. p. admet encore cet usage. 26) belle victoire r°). Gen. suivant Oudin. Il a changé ce vers en 1660. 88). car l'Anonyme de 1657.. On en trouverait sans doute quelques exemples avec adjectifs. devant l'ad- verbe peu. 285 où le tour surprend moins. adverbe r.. qui. le sçaurez trop mieux représenter (Mém. recognoissans trop mieux que nous (ld. 85). 2). cette « diction d'Amyot » se retrouvait encore chez les premiers écrivains du xvn e surtout devant . très. se. ADVERBES EMPLOYÉS POUR MARQUER LE SUPERLATIF. Car il rend mon nom éclairci Trop plus qu'une (Camus. 201. n'admet que fort (Gr. Corneille avait écrit: Tant d'autres te sauront en sa place ravir Avec trop plus d'attraits que cette écervelée(l... Iphigène.. On remarquera toutefois que. 399). sauf . S. et l'exemple sera reproduit dans l'édition donnée par son fils en 1638. dès 1611. la valeur de bien. 190 v°). L'adverbe usuel est indifféremment ou fort. du Perron remplaçait fort par très dans l'oraison funèbre de Ronsard. réf. . III. vous.FORMES DES NOMS COMMUNS ET DES ADJECTIFS reprochent rien (Rotrou. 959 var. après Malherbe. Trop placé devant le plus du comparatif avec devient archaïque.. I. Mél. Rab.. que de rares exemples de — la On ne confusion mieux Romains que entre et plus : qui les ont mis à mort estoient mieux Pilate (Gar.. ib. Geste considération sera trop plus que bastante de leur faire abhorrer et détester le vice (là. tu es trop plus heu- reux que sage... I. a. De fait. 38.

de même nonante. NON ANTE. dont nous avons parlé. . six-vingts 1 — estdonné par Vaugelas (II 11). nonante sont plus fréquents. il ligure à sa place dans les arithmétiques. J. cinq vingts (100) dix vingts (200). 92). 190 mil sfcus Merv. SEPTANTE.. généralement mil devant les autres noms de nombre trois mil deux cents hommes (V. renie trente cinq mil V. etc.CHAPITRE III NOMS DE NOMBRE CARDINAUX Nous avons vu au xvi e siècle EVITANTE..de Nat. 275). .!«' citesix-vingts doute Prisonniers Loret. LOS .. jusqu'à dix neuf vingts. 23 août L059. lui. à l (voir deux mots. souvent mil'. dit Oudin . pour tuf une seule lois. La langue courante.-J. Oudin réserve mil à l'expression des dates (Gr. septante et un..ving ts. IM \$ix vingts dix couil ». trois vingts (60). une phrase curieuse On imprime ordinairement douze cens de chaque feuille. VI. v. N Je citerai. l'autogr. Saptante. H. ne se répand que lentement dans . Oudin donne seulement quatre vingts(« huic tante est un terme d'arithmétique »). xxvi).. MILLE... ceci est nouveau Malherbe. écrivait indifféremment mil ou mille. «i-qui reprofinance» de Francs duit uni' pièce '!<• l'ioT. sept-vingts (G r... Septante. 143).92). 111 mais ne cf. L25. ne sont plus usités qu'en termes d'arithmétique. achève de confondre ces : . : 92). Franc. nonante et un (Gr. ne prend jamais la marque du pluriel (II. un renfort </<• huict mil hommes de pied et deux mil chevaux Let. Vaugelas n'admet plus septante que dans les locutions la tra- duction des Septante. les Septante Interprètes MIL. cité t. ei pour user du mot de l'art quelquefoie vingt quatre cens il. nom de nombre. Conf. Longtemps encore. entre lesquels on imagine des différences syntaxiques. / — Le changement qui avait réduit souvent . 96 et suiv. .. p. l'Académie autorisera les formes en vingt. Dans emploie soixante dix. quatre-vingts s'imposer au lieu de octante ou huitante *. Bien rares sont la même page 1 rai aussi : vert (0 août Les exemples «lu wir. six . en excluant seulement deux vingts (40). à prapos de mille deux cents <-i <l<>uze cents «textes donnent a^. L. Bouch. de la lettre G du tome III. l'Anon. t . dit rien de l'appropriation de mil au millésime 2 MILLIARD. dans vingt.v.v. Merv.. »/<• Nat. Mais i. dans le Sommaire : <les 1 . Voyez cep.. (II. : .')!!. Vaugelas fait observer que mille.n n'écrit partout que mil. de 1657.de Tari. V. 28 tome II.

151).. 270. 291). n'y avait pas de règle dans l'emploi de cet Palsgrave en avait et bien donné une. ET ENTRE DEUX NOMS DE NOMBRE. 92). du Mond. en 1638. un gros valet. 359) 1 . C'est une orthographe qui n'est pas exceptionnelle.. Vous pouvez observer mesme chose pour les ordinaux. Le xvn e siècle à coup sûr ne l'applique pas. 1605. ORDINAUX Les formes en ième achèvent de triompher. (l'est. éd. est à noter Maupas que le fils. 395. Lett.. I. et ainsi des autres jusques à cent.. qui n'en reçoit jamais cent deux. 325). Est-ce une preuve que et n'a pas entièrement disparu. mais elle ne semble pas avoir été observée. sans en indiquer 11 la valeur. qui tenait pour et. cent trois. 483-4). toutefois. 1647. français unissait toujours les dizaines et les unités par et le xvi e siècle était resté siècle. Par exemple. VII. qui les esprouva de chacune vingt et quatre coups (Bail. 14).NOMS DE NOMBRE ainsi 287 dans le celle de J. mot n'est pas cité par les principaux dictionnaires du xvn e siècle. vingt : et un. au vingte cinq de mars (Trag. trente-deux. la etc. peu l'emploi de et se restreint au cas où le deuxième nombre Mais on entend la consonne t: vingt deux. : vintedeux (0. 1. l re p. eût voulu qu'on écrivît au moins Peu à est un. : La règle de Oudin trois cens dix-huict (Boitel.) . car nous disons cent un.ce quejeneusse pas attendu d'un Amy de vingt et deux uns Balzac.. et trois. vingt-trois . 378. (I. d'Amour. des dam. s'il finissait par une consonne. trente-trois .. . » (Gr. et de Causs. On peut juger de la décadence des il vieilles formes ordinales latines par les observations d'Oudin: faut dire Charles cinquième en par- 1. R. nous ne mettons point de copulative qu'avec le nom d'unité. d'après laquelle on devait exprimer lorsque le premier nom finissait par une voyelle. le place après cent millions (111). V. que celle de Palsgrave l'an Merv. vingt-deux. vingt-deuxiesme. V. 187). et l'omettre. il donne avec milliace. etc. à vous dire levray. vingt-troisiesme. Trenchant (éd. H.. Oudin en donne une autre « Il faut que je vous advertisse qu'après les nombres composez. ou bien vingt n'est-il pas pluAu point de tôt assimilé à trente et aux autres ? D'Aubigné écrit ïéquinoxe. IV. Ménage. I. choisies. qui fut Il — L'ancien .. L. assez fidèle à cet usage. est plus juste etc. trente : trente et un. Mais on soixante et huit ans trouve cependant à plusieurs reprises dans Corneille la règle des vingt et quatre heures (VI.. et l'on ne dit gueres trente et deux. beaucoup moins suivi au xvn e et.

quint ne se mettent point dans composition les nombres composés.. . 93-95). avait question (Gar. 25. traité et décidé cette Maître Antoine Tiffaud. sont peu employés. . Quart étant un se : . J'en reparlerai dans la syntaxe. Unième ne se met qu'en second. de Nat. lequel par le commandement de Charles cinquième. : nom de mesure et quinte faisant calembour. ils sont remplacés par deuxième. en parlant de l'empereur . 280). la tierce partie de potin jaune ou rouge (Merv.288 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE lant du roi de France *. 240). tiers.. Quart : met avec les noms de choses qui ne se divisent point essentiellement quart d'heure quartier se met avec ce qu'on peut diviser quartier de drap. quart. etc. Rares sont désormais les exemples comme : dedans cf. 1.Mém. sinon en musique (Gr.. Charles Quint. on est libre dédire Charles neu fou neuvième. On dit toutefois quartier de lune.

y.t-il pas un gros butin VH. mon sens. le l en général fidèles à voilà pas (Let. cf.. Oudin signale pour (G/\. 44. mon père a un tel. 41: c'est à ly k faire.. II. : d'Urfé. : — Cette forme interrogative t-il commence : à s'étendre en dehors des verbes. 376). même à la hardes de II. cf. 54 cf. a ses particularités (Disc. Quelques-uns commencent à faire sonner l très légèrement devant consonne (Anon.. remarquer chacun ne nous imitera-t-il pas ? même (Ib. Livet.. fort.. ils et y . blâmer ne voila-£-i7 pas Les textes écrits restent 333). de VA. que j'ai déjà signalée au xvi e siècle quoique je reconnaisse que i est ancien en ce sens. Ep. au lieu de il ontouiz ont soupe. — A propos du pronom personnel. II. I. Dupleix. 284). Déjà dans Roland Ne : Toutefois les textes populaires écrivent li. : Mais on trouve encore des confusions aussi nettes que celles-ci lesquelles y voudroient voir mortes (Gar... s'agit ici. 313). mon tome 1. c. n'i que parolt (206). au témoignage de Vaugelas. 177) 2 : . 2). . joué. on commence à entendre Hz ont soupe (77). re e p. I. Thurot. afin qu'il les Cour fay remis y donne (I. fr. etc. Histoire de la Langue française. II. 2. Je reviendrai sur ce sujet dans la syntaxe. conclut-il.. 19 . Sorel se demande même ce que ce t vient faire dans ajoute-t-il. 79) *. II. mais chaque langue. 30). même page y a-t-il. Personnels. lesserat. LUI ET — Lui. I. de la vieille forme U^>i. Au pluriel.. Et Von void dans toutes les Pastoralles que t. 470 . I. t-il ZiZ>. cf.. o. de Phyll. p. il ne Voubly pas pour ly. il et y. III. : ne voila Vil pas ce IV. Rab.. Cyrano. les Possessifs. qui tend à rendre distincts au singulier. C'est la fin d'une confusion fréquente prononciation (Esch. 141). devant consonne. réf. a. cf. à (II. Du 42). 2 p. tout au plus peut-on noter une influence savante.. : 1. sur l'usage de dire alla-t-il. de 1624. il n'y a plus de doute. Il Val se prononce encore formellement contre cette fr. ço dit. — il.CHAPITRE PRONOMS IV I. dans YHist. Il est à : que dans le Berger extravagant (1. 421). T-IL. 92.. de Voilà. 298. 80.. sur VA.. — Malherbe veut qu'on distingue par l'ortho- graphe ses de 1 ces (IV. p. se. I. p.. à b. quoique parfois on n'écrive pas encore le t [Jardin. mor. était souvent rem- placé par y dans la langue parlée. Ped. 13). Bien entendu. cf. 41 v°). fr. est assez régulier .. 2. Cependant Regnard dira bientôt (Crit.

est hors d'usage. trouve cestuy-ci beau- coup plus doux et rejette cil(Acad. 425 cf. (183).en même temps que de dnttai<. — Ce mot dit Malherbe. III. effeminez » à ce qu'il disoit.. » tantôt : iceluy (151). « fait. de 1657. IV.le joins dans tout ce chapitre l'étude des adjectifi pronominaux à celle «le*. Oudin ne l'apprécie plus guère. le . s'en rapporte à Du Val le considère comme « il poétique (184). Et Deimier. « quand bien la mesure du vers le bon pour pieça. 1647.). mais seulement ses composés lui « Maupas préfère tantôt celuy. Balzac nous représente le vieux Poëte de l'Université refusant de changer cil Il pour celuy. on connail la le phrase de plus joli la Bruyère la s. 329..ilc </ liwi't <m excepte Li Fontaine. 53).. 2. Si </// rmitc. les pronom personnel. . commencement du siècle bien com.pour A ce . le pilul. 178. ni absolument le sli. Malherbe blâme Desportes d'avoir écrit Cestuy qui se Du Val ne l'a pas. c'est l'Anonyme de 1657 2 . ceux qui en voudront user (Gr. 115) ». 150).. quien i usé de parti p. Nicot disait : pour celui) ».451). soit par licence. comme antécédent de relatif : cettuif qui a fait. etc.-i^ <l ma sei Contés^ on ne . 267).290 HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE les dans impressions du xvi e siècle. L'Anonyme de 1657 (p. en b. — 11 paraît aussi dès le hum. mot de langue Françoise I i poètes faire 3. c'était un mot vieilli. : plaint (IV. quoique lente- Démonstratifs il 1 . s'en esf « Cii a été.. mais rien n'est changé à la langue. — De CIL. mais il ne l'admet ni . t'a A peine convient-il en réponse absolue Qui poussé ? Luy ou cetuy (150). même en poésie. Ov. plus jeunes et plus (9 août 1644. 49) le condamner. pronome. Il peut être antécédent du relatif qui. on doit dire celuy (IV.ic<{. qu'il ait vieilli. tout en constatant que Du Bartas en use souvent. Vaugelas n'a plus « besoin de (p. comme dit dont Les burlesques s'amusent à le mettre devant les relatifs qui et A cil qui pour yeux dompter N'est que trop content d'en : conter (D'Ass. grammairiens sont également d'accord pour exiger que adjectif ou pronom possessif. dans propos (Car. Tous leur. à passer 8 . 32. s'accorde. à la différence de leur. l'Anon. cf. 398. 40. « ne vaut du tout rien». un mot enterré ». 115). . chois. CESTUI promis. soit par opinion. 70). tenoit luy eust permis. ch. déclare que : mot commence 1. mais moins bien que celuy (loi Oudin le cite encore en 1645 [Gr. llisl.i il une phrase archaïque J. A la même époque. Let... reste invariable (Maup. : je suis obligé à cettuy.-> beaux jours. î!> . 408. pour moult et pour ainçois contre les autres adverbes.* Diderot. C'est désormais un mot patois .. 132 cf.. qui ment. XIV il est douloureux pour les »ouvenu. Cette orthographe s'imposera peu à peu.

69). 0. 616). EtOudin. cettuy discours.. cestuy deve- plus coulant et plus usité (152). Au commencement du et aussi pronom J. Franc. CESTUI-LA. Haraszti. 22. et c'était le dernier reste des formes surabondantes que. — Au début du Du siècle. renforcé de ces particules.. Dans cettuy paroissent encloses (Loret. éd.. A remarquer que l'adversaire de Balzac l'emploie aussi. 209. p.. de PhylL. desRech. . il étant désormais adjectif. Gr. 214. et autres formules de même nature.. CESTUI-CT. Tyr et Sidon. la langue avait peu à peu éliminées... 324.. étaient des 1622. ces pluriel les condamne pas encore il (Gr. la forme avait contre elle d'être inutile. 0. Merv. Outre cette défectuosité... des Pris. XI. l'anonyme constatait qu'en tous genres et nombres il commençait à : commence passer (49). Régnier. Tout ce quon sçauroit désirer D'excellentes et grandes choses. le la faire d'après les théoriciens. (Oud. de Nat. cettuy n'est pas plus approuvé. 1. 291. 224). telle que nous venons de siècle. était obligé manquait à ce pronom un ceux-là pour lequel d'emprunter ceux-ci. surtout dans les lettres du début.Monet. 2 e p. Adv. 0. 554)i. L. ... V. . Achem. Gournay. 207) Pour voir un Himen prospérer. Dupleix protesta contre cette sentence. Malherbe.. Merv. Sat. de Schelandre. ces pronoms avaient paru devoir durer encore. 35. lambeaux de Monstrelet (Rech.. Garasse jugeait déjà que cettuy jour.. Val enregistrait posés(183) Nicot. La dernière mention que je trouve du féminin pluriel cestes est dans Massel. Chez Balzac il est commun. 597. En 1657. 8. 278. 1 il).. En voici quelques exemples qu estil donc qui en misère egalle Ceux qui du monde en cestuy sont passez (Purg. par un instinct admirable. 116).PRONOMS 291 Comme adjectif. 278.. Poes.. 115).. 32. 503. denat. II. Les textes concordent assez bien avec l'histoire. Le P. 1606. Cf. les en 1645. ne Mais. qu'il n'est plus possible d'employer (0. Adv. R. Encore l'auteur ajoute-t-il que cestes est fort peu en usaïre. Mlle de Gournay elle-même convient que cestuy homme est une diction d'Amyot. etc). 203.les insèrent dans leurs comLexiques. v. et comme : trouve à peu près jamais dans les textes sérieux. burl. Adv. Cf. tout comme celui qu'il combat (Let. est fréquent: ainsi dans YAstrée.. François. faisant double emploi avecles composés de celui. VIII. née de « l'imagination de quelques esprits capricieux et excessivement mélancoliques » [Lih. dans les Epîtres morales de d'Urfé.. Maupas nait était d'avis que. 385. 657. 450.. R. H. M Ue de Comparez vous sçavez comme celuy : là conserva son Estât. D'où une décadence que constate un mot de Vaugelas cettuy-cy à n'estre plus guères en usage (II.

Vaugelas réitère cette condamnation (I. M. cf. pol.