Vous êtes sur la page 1sur 6


S


C


I


L


L


L


L


L


L


L
Colombophilie
La colombophilie est l'art d'élever et de faire concourir les pigeons voyageurs. C'est aussi un sport non
reconnu et très peu connu. Il y a de moins en moins de colombophiles, ce qui pose le problème du
renouvellement générationnel. Ce sport organise des concours locaux, régionaux, nationaux et
internationaux.

Les bagues [modifier]

Un pigeon a une bague dite "matricule" qui lui est mise dès la naissance et qui équivaut à sa carte d'identité.
Chaque bague de couleur différente chaque année est liée à un carton d'immatriculation que le propriétaire
doit garder précieusement. Outre la bague dite "matricule", l'animal peut aussi être muni d'une bague qui
donne soit l'adresse de son propriétaire (ou de la société à laquelle ce dernier est sociétaire) avec le numéro
de téléphone, soit simplement celui-ci. Cette dernière bague peut être remplacée par une bague électronique
si le colombophile dispose d'un constateur électronique.

En quoi consiste ce sport ? [modifier]

La colombophilie est le fait d'élever des pigeons voyageurs et de les faire concourir. Pour avoir une bonne
colonie et faire de bons prix, il faut sélectionner ses pigeons sur plusieurs années et garder les pigeons qui
font le plus de prix. La période des concours varie en fonction des régions, 21 en France. Les concours se
déroulent tous les week-end, le samedi pour les fonds et les grand-fonds et le dimanche pour les vitesses et
demi-fonds.

Déroulement d'un concours [modifier]

Pour les concours de vitesse et demi-fond, l'enlogement, fait de mettre ses pigeons en concours, se fait le
samedi matin. Les pigeons sont amenés au local de la société. Après que les colombophiles sont arrivés,
l'enlogement peut commencer. Les numéros matricule de chaque pigeon de chaque colombophile sont
énoncés et marqués sur une feuille donnée par le groupement. Ensuite, les pigeons sont munis d'une
troisième bague en caoutchouc. Cette bague est mise par dessus l'une des deux bagues déjà présente.
Ensuite, ces pigeons sont mis dans des paniers qui sont eux-même mis dans un camion qui les emmène au
point de lâcher. Pour les colombophiles qui sont à l'électronique, la bague électronique est passée au dessus
du systemclub qui est lui même relié au constateur du colombophile. La suite est la même que pour
l'enlogement manuel. Le lendemain matin, les pigeons sont lachés et c'est le premier qui revient le plus vite
possible à son colombier. Pour finir, les colombophiles retournent au local de la société pour procéder au
dépouillement des constateurs. Le déroulement est le même pour les concours de fond et demi-fond sauf que
l'enlogement s'effectue le mercredi ou le jeudi.

Organisation colombophile [modifier]


Organisation Internationale [modifier]

La colombophilie est pratiquée dans de nombreux pays du monde. Les organisations sont différentes, mais le
but est le même partout : réaliser des compétitions de pigeons voyageurs. Les nations colombophiles se sont
regroupées en une Fédération Colombophile Internationale (F.C.I.) dont le siège est à Bruxelles. Son conseil
d'administration se réunit deux fois par an pour étudier les questions communes à tous mais aussi à certaines
Fédérations Nationales. Les questions peuvent être liées aux pigeons, recherches scientifiques et médicales
et protection du pigeon, mais aussi aux compétitions, systèmes de constatation, championnats mondiaux, etc.

Reproduction
Il est préférable de séparer les pigeons pendant 15 jours, pour pouvoir les accoupler comme
le le veut. On met alors la femelle dans la case du mâle.
En principe, le pigeon est monogame, mais il change quand même facilement de partenaire.
Les jeunes pigeons voyageurs peuvent s'accoupler dès l'âge de 3 à 4 mois. Il faut leur fournir
de la paille ou des brindilles sèches pour que le couple puisse faire son nid.
La ponte survient une dizaine de jour après l'accouplement (voir aussi l'appareil
reproducteur). La femelle pond deux œufs, le premier en fin d'après-midi et le deuxième en
début d'après-midi, deux jours plus tard.
La couvaison dure pendant 17 jours après la ponte du deuxième œufs. Les parents couvent
alternativement : la femelle le matin et le soir, le mâle, l'après midi. On peut avoir une idée de
l'avancement de la couvaison en présentant l'œuf devant une source de lumière.

Le mécanisme reproducteur

Les noyaux des cellules du pigeon possèdent 62 chromosomes (31 paires). C'est une
découverte d'un savant japonais, le professeur Oguma, datant de 1927. Ceci ne veut pas dire
qu'ils sont accolés deux à deux, mais que chacun des 31 chromosomes a son frère dans la
cellule. Pendant la reproduction cellulaire, les chromosomes ont la forme de bâtonnets
microscopiques.
Chez les oiseaux, c'est le mâle qui porte les chromosomes sexuels XX et la femelle qui est XY.
Chez l'homme, c'est le contraire.
Lors de l'accouplement, l'anus du mâle est accolé à celui de la femelle et le sperme est injecté
dans l'oviducte de la femelle. Les spermatozoïdes contenus dans le sperme remontent
l'oviducte pour aller féconder deux ovules (puisque la femelle pond deux oeuf). Les deux
ovules prêts à la fécondation sont déjà fixés chacun sur un jaune d'œuf (vitellus). Chacun des
deux ovules est fécondé par un seul spermatozoïde (le plus rapide et le plus costaud). Les
autres spermatozoïdes meurent.
Un spermatozoïde ou gamète mâle est une cellule dont le noyau ne contient que 31
chromosomes, les paires ayant été séparées à la formation des spermatozoïdes. Comme il
provient du mâle, le chromosome sexuel est forcément X. Le spermatozoïde est muni d'une
queue (flagelle), qui lui permet de "nager" et de remonter l'oviducte.
Un ovule ou gamète femelle est une cellule dont le noyau ne contient que 31 chromosomes.
Comme il provient de la femelle, le chromosome sexuel est soit X, soit Y. C'est donc le
chromosome sexuel de l'ovule de la femelle qui détermine le sexe du futur pigeonneau.
Chacun des deux ovules est donc fécondé par un spermatozoïde (celui-ci entre dans l'ovule)
et les 62 chromosomes nécessaires à la création du pigeonneau sont réunis dans chaque
ovule (ovule fécondé = zygote)
Commence alors une division cellulaire complexe, la mitose : l'ovule (toujours dans le jaune
d'œuf) se divise en deux cellules, chacune de ces cellules se divisant aussi en deux et ainsi de
suite... le capital de 62 chromosomes étant maintenu. Pendant ce temps, l'œuf se forme et
est pondu.
L'embryon ressemble alors à un petit disque plat, le blastoderme, situé à la surface du jaune.
Il peut rester quelques jours sans mourir, même sans couvage (sans incubation).
Si l'œuf est couvé (à 39°C), les cellules continuent de se diviser en se spécialisant pour former
le corps du pigeonneau, tout en consommant le jaune et le blanc de l'œuf.
Le pigeonneau naît après 18 jours de couvaison, parfois moins selon la saison.

Le sens de l’orientation

Le retour instinctif du pigeon

Le pigeon voyageur a la faculté de repérer sa position par rapport à son pigeonnier malgré des distances
importantes.
Les colombophiles profitent de cette qualité pour organiser des concours de pigeons voyageurs. Si les
conditions atmosphériques sont favorables, un pigeon voyageur lâché le matin à Perpignan, dans le Sud
de la France, peut être rentré le soir, à Lille, dans le Nord.
Le pigeon ne suit pas la direction Nord indiquée par la boussole. Il peut voyager dans n'importe quelle
direction. Si son pigeonnier est à Paris, on peut le lâcher de Brest, de Strasbourg, de Marseille ou de
Bordeaux. Il réintégrera quand même son pigeonnier.
Comment s’oriente le pigeon ?

• Le soleil lui sert de point de repère.


Par temps couvert ou brumeux, il se repère plus difficilement, de même lors des perturbations
solaires.
• Le nord magnétique : il compare certainement sa position avec celle de son pigeonnier. Lors de
perturbations magnétiques importantes, même par beau temps, les pertes sont nettement plus sévères.
Des expériences semblent montrer que si le pigeon est isolé de tout champ magnétique dans une cage
de Faraday (pigeonnier en fer), les pertes sont plus nombreuses (concours ou jeunes qui sortent pour
la première fois) que dans un pigeonnier en bois.
Des chercheurs américains (deux biologistes de l'Université de New York, un biologiste et un
géologue de Princeton) affirment avoir découvert dans les fibres nerveuses de la base du cerveau des
pigeons de minuscules granulés allongés semblables à des micro-aimants. L'analyse chimique de
ces granulés indique la présence de fer, de nickel, de cuivre, de zinc et de plomb. La complexité de la
structure de ces granulés suggère une efficacité supérieure aux magnétomètres.
• Les étoiles et la Lune peut-être ? Certains pigeons rentrent parfois alors que la nuit est tombée.
• Les points de repère : avec un peu d'entraînement, et à force de voyager, le pigeon repère des points
caractéristiques.
Dans l'armée, on se servait de cette faculté pour établir des colombiers mobiles (roulottes). Bien sûr,
il faut que la roulotte soit bien caractérisée (forme, couleur et éléments complémentaires) et habituer
les pigeons par des déplacements progressifs

Conclusion

Il est probable que tous ces éléments se conjuguent. Il est difficile de les mettre en évidence, car un
pigeon n'est pas l'autre. Il nous arrive même de perdre des pigeons expérimentés sans en connaître la
raison.
A l'opposé, il m'est arrivé d'envoyer des pigeons qui n'avaient jamais voyagé directement à 300 km, et ils
sont rentrés au pigeonnier.
Concours

Ne pas lâcher sous la pluie.


Il est bon de connaître la météo sur toute la ligne de vol : si on lâche par beau temps, mais que les
pigeons rencontrent des orages 100 km plus loin, ils seront désorientés et risquent d'être trempés par la
pluie au point de s'abattre n'importe où.
Par contre, par petites pluies et éclaircies, les pigeons ne sont pas gênés.

Ne pas lâcher dans le brouillard.


Mais les brumes au sol n'ont jamais empêché les pigeons de voler, les brouillards passagers non plus.

Quand on annonce de fortes perturbations magnétiques et solaires (éruptions solaires), il vaut mieux ne
pas faire de concours. Malheureusement, ces anomalies surviennent souvent par beau temps.