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Mécanique des structures

Modélisation des liaisons

TS

Chapitre 1 - Modélisation des liaisons
SOMMAIRE

I - Définitions........................................................................................................................... 16
1°/ Solide réel et solide parfait. ...................................................................................................... 16 2°/ Système matériel........................................................................................................................ 16

II - Modélisation des liaisons parfaites. ................................................................................. 17
1°/ Définition d’une liaison parfaite. ............................................................................................. 17 2°/ Repère local associé au contact. ............................................................................................... 17 3°/ Notion de degré de liberté......................................................................................................... 17 4°/ Etude des liaisons parfaites. ..................................................................................................... 18
4.1 - Liaison encastrement........................................................................................................................... 18 4.2 - Liaison pivot........................................................................................................................................ 18 4.3 - Liaison glissière................................................................................................................................... 18 4.4 - Liaison appui plan. .............................................................................................................................. 19 4.5 - Liaison rotule. ..................................................................................................................................... 19 4.6 - Liaison linéique rectiligne. .................................................................................................................. 19 4.7 - Liaison ponctuelle. .............................................................................................................................. 19

5°/ Les trois liaisons usuelles en Génie Civil. ................................................................................ 20

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Mécanique des structures

Modélisation des liaisons

TS

I - DEFINITIONS.
1°/ Solide réel et solide parfait.
Le solide réel est le solide tel qu’il apparaît réellement. Il possède une masse constante et un volume dont les limites varient lorsqu’il est soumis à des actions mécaniques, suivant une loi connue (le ressort) ou non connue à priori. En mécanique statique, nous utilisons un modèle idéalisé : le solide parfait. Pour considérer un solide comme parfait, nous devons faire certaines hypothèses. Le solide parfait est : - Indéformable : sa masse est toujours constante, mais les limites de son volume ne varient pas quelles que soient les actions extérieures appliquées au solide (contre exemple : le ressort). Donc, la distance entre deux points quelconque d’un solide indéformable ne varie pas. - Homogène : les éléments constitutifs du matériau sont de même nature en tout point du solide et leur répartition est uniforme (contre exemple : le béton armé). - Isotrope : les propriétés physiques du matériau (notamment les propriétés mécaniques) sont les mêmes dans toutes les directions (contre exemple : le bois, sens parallèle ou sens perpendiculaire aux fibres). - Géométriquement parfait : les surfaces sont considérées comme parfaitement lisses, les surfaces sont modélisées par des plans, des cylindres, des sphères,… Un solide réel peut être considéré comme parfait dans le cas où les déformations de ce solide sont très petites.

2°/ Système matériel.
On appelle système matériel une quantité de matière, homogène ou non, dont la masse reste constante pendant son étude. Cette définition est indépendante de la notion de solide dont nous venons de parler et elle très générale, elle peut s’appliquer à beaucoup de choses. En effet, un système matériel peut être : - un solide, - plusieurs solides, - un morceau de solide, - une masse de fluide,... Ce qui est important en mécanique, c’est de bien choisir le système matériel. Une fois le système matériel choisi, il nous est possible de l’« isoler », ce qui revient à le définir de façon très précise, dans le but par exemple d’étudier son équilibre. Isoler un système matériel revient à diviser l’univers en deux parties : - d’une part, le système matériel, objet de notre étude, - d’autre part, l’extérieur, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas le système considéré.

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Mécanique des structures

Modélisation des liaisons

TS

II - MODELISATION DES LIAISONS PARFAITES.
Une liaison mécanique entre deux pièces (ou entre deux groupes de pièces) est un ensemble de dispositions constructives permettant à ces deux pièces d’avoir l’une par rapport à l’autre certaines libertés de mouvements et de permettre la transmission de certains efforts. Dans ce paragraphe, les deux solides en contacts sont supposés indéformable.

1°/ Définition d’une liaison parfaite.
Une liaison parfaite est une liaison telle que : - les possibilités de mouvement relatifs sont obtenues à partir de surfaces de contact géométriquement parfaites qui ont entre elles un jeu de fonctionnement nul. - le contact de ces surfaces se fait sans adhérence. Une liaison parfaite est donc une liaison théorique.

2°/ Repère local associé au contact.
Pour décrire les contacts, on utilise un repère local associé au contact. Pour chaque cas, ce repère R (A, x , y, z ) est défini très clairement : - le point A est le centre géométrique de l’assemblage, - le vecteur x est porté par la normale au plan tangent commun ou par l’axe de symétrie de la liaison, - la base (x , y, z ) est orthonormée directe.

3°/ Notion de degré de liberté.
Considérons deux solides 1 et 2 liés et R (A, x , y, z ) le repère local associé à cette liaison. Nous pouvons définir dans R les différentes possibilités de mouvements relatifs indépendants de 1/2 (ou de 2/1).

Dans l’espace, il y a 6 mouvements indépendants : - Tx, translation selon l’axe (A, x ) - Ty, translation selon l’axe (A, y ) - Tz, translation selon l’axe (A , z )

- Rx, rotation autour de l’axe (A, x ) - Ry, rotation autour de l’axe (A, y ) - Rz, rotation autour de l’axe (A , z )

Définition : Le nombre de degré de liberté d’une liaison est le nombre de mouvements relatifs indépendants que la liaison autorise entre les deux solides Ce nombre est au plus égal à 6. Quand le nombre de degrés de liberté est égal à 0, les deux solides sont en liaison complète ; on dit : liaison d’encastrement. Quand le nombre de degré de liberté est égal à 6, les deux solides n’ont aucune liaison ; on dit : liaison libre.
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Parmi toutes les liaisons parfaites. Les 5 mouvements empêchés sont : Tx. La translation Tx est autorisée.2 .Mécanique des structures Modélisation des liaisons TS 4°/ Etude des liaisons parfaites. intéressons nous à celles le plus souvent rencontrées en génie civil : 4. Tz. La rotation Rx est autorisée. 4. Tz. Ry et Rz. Ty. Les 5 mouvements empêchés sont : Ty. Le nombre de degrés de liberté est 0.3 . Ry et Rz. Rx. Les surfaces de contact sont des surfaces cylindriques complémentaires et non de révolution (fréquemment prismatiques). Aucun mouvement relatif possible entre les deux solides. Les surfaces de contact sont quelconques. Le nombre de degrés de liberté est 1.Liaison glissière.1 . Page 18/ 106 . 4.Liaison pivot Les surfaces de contact sont des surfaces de révolution complémentaires et non cylindriques.Liaison encastrement. Le nombre de degrés de liberté est 1.

5 . Contact entre le point A de la sphère 1 et le plan (P) du solide 2. Ty et Tz. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et une rotation Rx. 4.6 .4 . 4.7 . Les surfaces de contact sont des surfaces planes (P la surface de contact). Les surfaces de contacts sont des surfaces sphériques de même centre et de même rayon. Le mouvement Tx est empêché.Liaison ponctuelle.Liaison rotule. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et trois rotations Rx. Ry et Rz. Contact entre la génératrice (A. Ry et Rz. Ry et Rz sont autorisées. y ) du solide 1 et un plan (P) du solide 2. 4.Liaison linéique rectiligne. Le nombre de degrés de liberté est 4. Le nombre de degrés de liberté est 3.Liaison appui plan. Les 3 mouvements empêchés sont Tx. Page 19/ 106 . Le nombre de degrés de liberté est 5. Le nombre de degrés de liberté est 3. Les 2 mouvements empêchés sont : Tx et Rz. Les trois rotations Rx. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et deux rotations Rx et Ry. Les 3 mouvements empêchés sont : Tx.Mécanique des structures Modélisation des liaisons TS 4.

translation selon l’axe (A. rotation autour de l’axe (A . x . Liaison Modélisation y Mouvement(s) autorisé(s) - Nombre de degrés de liberté Mouvement(s) empêché(s) Tx Ty Rz Encastrement A x y 0 Articulation A x Rz 1 Tx Ty - y A x Tx Rz 2 Ty - Appui simple y A x Ty Rz 2 Tx - Page 20/ 106 .Ty. Le repère local associé est R(A.Rz. translation selon l’axe (A. x ) . les études se font dans le plan. z ) A y Rz Ty Tx x Trois liaisons sont utilisées : l’encastrement. Dans le plan.Tx. En génie civil. y ) . y ) . il y a 3 mouvements indépendants : .Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 5°/ Les trois liaisons usuelles en Génie Civil. l’articulation et l’appui simple.

............ 24 2. 31 8..................................5.Relation entre les degrés de liberté d’une liaison et le torseur associé à cette liaison................... 28 6°/ Modélisation de l’action à distance Poids.............Liaison appui plan........................................ 23 2°/ Notion de moment d’une force par rapport à un point.Liaison rotule............................Liaison linéique rectiligne..............................................................................................................................................1.......3................................................ 24 2..............Exemple...............1 ....................................................................... 22 1°/ Les actions mécaniques à distance .........2. ...................................................6.......................... 31 8.......................................... 32 8........ ............Liaison encastrement...........Liaison pivot............................. 22 2°/ Les actions mécaniques de contact.... .... 27 5°/ Isolement d’un système ........................Liaison glissière............................................................ .......... 33 8........................ 22 1°/ Notion de force..................Liaison ponctuelle................... 31 8....2..............................................2.........Torseur associé...........Modélisation des actions mécaniques............... ............................................................................ ..................Les différents types d’actions mécaniques.............................2 ........2............... 32 8.......Définition d’une action mécanique...................................... 25 3°/ Modélisation de l’action mécanique due à une force .......................................................................................................... 30 8°/ Modélisation des actions mécaniques de liaison......................................................... 33 Page 21/ 106 ........................ 31 8........................... 31 8...............Torseurs associés aux liaisons dans le plan utilisées en génie civil............................................... 22 III ... ....................... .............2...................................... 22 II .................Actions intérieures et extérieures.................. ..........................2.........................................4....Définition du moment d’une force par rapport à un point............ 32 8....1 ............................. 32 8.....................Modélisation des actions mécaniques SOMMAIRE I ................... .......................................................Torseur associé...................................................................................3 ............................................................................................................................................ 27 4°/ Modélisation de l’action mécanique due à un ensemble de forces ...............Torseurs associés aux liaisons dans l’espace étudiées au chapitre précédent.... .................................7...............2..2 .........Notion de moment ...... 29 7°/ Modélisation des actions mécanique de contact....................... ......................................2...................Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS Chapitre 2 ....................

maintenir un corps au repos. température. Les actions mécaniques de contact existent dès qu’il y a contact entre 2 solides ou entre un fluide et un solide. électromagnétique ou électrostatique. On appelle « action mécanique » toute cause susceptible de : . 2°/ Les actions mécaniques de contact. qui est l’action exercée à distance par la Terre sur le système matériel.créer un mouvement.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS I . . II .les actions réparties sur une ligne ou charges linéiques : l’effort est réparti sur une ligne. Page 22/ 106 . Les actions de contact se répartissent en trois groupes : . Exemples : charges appliquées. 1°/ Les actions mécaniques à distance L’action mécanique d’un solide 1 sur un solide 2 est dite à distance si les deux solides 1 et 2 ne sont pas en contact. Remarque : autres actions à distance non utilisées en Génie Civil : actions magnétique. La seule action mécanique à distance utilisée en Génie Civil est le poids.DEFINITION D’UNE ACTION MECANIQUE.les actions à distance.les actions réparties sur une surface ou charges surfaciques : l’effort est répartie sur une surface.déformer un corps. droite ou non. précontrainte. . . On peut distinguer deux grandes familles : . . .les actions ponctuelles ou charges concentrées : l’effort de contact est concentré en un point ou sur une très faible surface. tassements d’appui. … Une action mécanique est toujours l’action d’un solide (ou un fluide) 1 sur un autre solide 2.les actions de contact.LES DIFFERENTS TYPES D’ACTIONS MECANIQUES.

Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS Exemples d’actions mécaniques de contact : Mur Poteau Charge ponctuelle représentant l’action du poteau sur la semelle Semelle de fondation Charge linéique représentant l’action du mur sur la semelle Semelle de fondation Charge surfacique représentant l’action de la neige sur la dalle Dalle Remarque : on s’aperçoit que dans tous les cas. Une force s’exerce toujours d’un solide 1 sur un solide 2. les actions sont surfaciques. 1°/ Notion de force. . Elle est représentée par un vecteur et caractérisée par : -son point d’application. III . on la note F12 .son sens. (Δ) Support F12 A Point d’application Intensité Le point d’application et la direction définissent le support (Δ) (ou droite support) de la force. Page 23/ 106 . L’unité de la force est le newton noté N. mais qu’on peut parfois les ramener à des actions linéiques ou ponctuelles pour simplifier les calculs. . .MODELISATION DES ACTIONS MECANIQUES.son intensité.sa direction. On appelle force une action mécanique de contact ou à distance.

par contre la position de la buse a changée . Prenons un exemple concret : étudions l’action du poids propre d’une buse en béton soulevée par une pelle hydraulique. Page 24/ 106 .Notion de moment .Exemple.1 . Point de basculement Bras de levier du poids de l’engin Bras de levier du poids de la buse Le poids de la pelle tout comme celui de la buse sont inchangés. 2.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 2°/ Notion de moment d’une force par rapport à un point. compte tenu de sa position.) Cette notion de moment est nécessaire pour traduire avec précision les effets d’une force. Dans un premier temps. Cette capacité à faire basculer la pelle est due au « moment » de la force. (Ici. moment de renversement de la buse auquel s’oppose le moment stabilisateur de la pelle. le poids de la pelle hydraulique permet de stabiliser l’engin. Les effets d’une force sur un solide dépendent de la position de la force par rapport à ce solide. Poids de l’engin Elément à poser Poids de la buse Dans un second temps. le poids de la pelle hydraulique ne permet plus d’assurer la stabilité de l’engin. elle est nettement plus éloignée de la pelle. ce qui augmente sa capacité à la faire basculer.

Définition du moment d’une force par rapport à un point. Le moment de la force F12 par rapport au point A. est égale au produit de F12 par le ( ) O z M A F12 bras de levier d. d A (Δ) y F12 ( ) 2 L’intensité de ce vecteur moment. z ) M A F12 ( ) moment est positif.F12 fait tourner le solide dans le sens trigonométrique autour de A. L’unité newton×mètre noté N. 2 P donc M A F12 et perpendiculaire à ce plan. le moment est dit positif : Exemple : (Δ) y F12 M A F12 = + d . y ) . ( ) est de Page 25/ 106 .2 . c'est-à-dire parallèle à l’axe (O. et dont le point d’application est A. z ) .Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 2. est le ( ) x Convention de signe . M A F12 même sens que z.F12 et A sont dans le plan (O. x . noté M A F12 . donc le x // (O.Sens du vecteur moment : . notée M A F12 .Si la force F12 fait tourner le solide dans le sens trigonométrique autour de A. F12 ( ) . ( ) d A O z .m. est le vecteur perpendiculaire au plan défini par F12 et A.

F12 ( ) . z ) .F12 et A sont dans le plan (O. le moment est dit négatif : Exemple : (Δ) y F12 M A F12 = − d . ou si F12 = 0. Représentation du vecteur moment dans le plan : Comme il n’est pas aisé de représenter un vecteur perpendiculaire au plan. z ( ) le moment est négatif. donc x ( ) d A O z // O. c'est-à-dire parallèle à l’axe (O.Si la force F12 fait tourner le solide dans le sens anti-trigonométrique autour de A. ( ) Attention.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS . Il faudra donc toujours prendre soin d’indiquer le sens positif choisi sur vos schémas au début de chaque étude. on pourrait très bien choisir l’inverse.Cas de nullité : le moment d’une force F12 par rapport à un point A est nul si la droite support (Δ) passe par A (d = 0). Page 26/ 106 . 2 P M A F12 ( ) donc M A F12 et perpendiculaire à ce plan.F12 fait tourner le solide dans le sens anti-trigonométrique autour de A. on adoptera la représentation suivante : (Δ) y F12 (Δ) y 2 P M A F12 F12 2 P ( ) d A O M A F12 d A O ( ) x x Moment positif Propriétés : Moment négatif . . x . y ) . ceci est une convention (c’est-à-dire un choix arbitraire). M A F12 est de sens opposé à z.

F4 S . ( ) { ( )} 4°/ Modélisation de l’action mécanique due à un ensemble de forces .. F2 S ..2-1.Théorème de Varignon : le moment d’une force F12 par rapport à un point A est égal à la somme des moments de ses composantes U même point A. F3S . la force seule ne suffit pas à caractérisée une action mécanique. est nécessaire pour traduire avec précision une action mécanique. L’écriture qui réunit la force et le moment de cette force par rapport à un point est le torseur. compte tenu de sa position. . . le moment de cette force. Soit une force F12 appliquée en P sur un solide 2. on note τ F12 le torseur tel que : { ( )} { ( )} { ( )} ⎧F1 ⎫ ⎧ ⎫ ⎪ 2 ⎪ ⎪F12 ⎪ τ F12 = ⎨ ⎬= ⎨ ⎬ ⎪M A F1 ⎪ P ⎪ 0 ⎪ ⎩ ⎭ 2 ⎭ A⎩ ( ) Le torseur τ F12 modélise l’action mécanique de la force F12 . F12 et M A F12 sont appelés les éléments de réduction du torseur τ F12 au point A.. Soit un système matériel S soumis à une action mécanique définie par un ensemble E de n forces : E = F1S . Fn S { } On appelle « résultante » de l’action mécanique de E sur S la somme vectorielle des forces F i S : R E S = ∑ F i S = F1S + F2 S + F3S + F4 S + .Torseur associé.. Comme nous l’avons vu au paragraphe III.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS . et V par rapport au V F12 A U M A F12 = M A U + M A V ( ) ( ) ( ) 3°/ Modélisation de l’action mécanique due à une force .Torseur associé.Fn S i =1 n On appelle « moment résultant » au point A de l’action mécanique de E sur S la somme vectorielle des moments au point A des forces F i S : M A (E S) = ∑ M A F i S i =1 n ( ) Page 27/ 106 ..

c'est-à-dire isolé. on peut distinguer les actions mécaniques extérieures au système et les actions mécaniques intérieures au système matériel. Une action mécanique intérieure au système matériel est une action exercée par un élément de ce système matériel isolé sur un autre élément du même système matériel. ⇒ voir figures ci-dessous. 5°/ Isolement d’un système . Câble de la grue Palonnier Selon l’étude que l’on souhaite menée.Actions intérieures et extérieures. il est possible d’isoler chaque élément indépendamment des autres ou bien d’isolé l’ensemble des éléments. On s’aperçoit alors qu’une même action peut être une action intérieure ou une action extérieure en fonction des éléments isolés. Lorsque l’on isole un système matériel. Elingues Panneau préfabriqué Tension du câble de la grue Poids propre du palonnier Actions des élingues sur le palonnier Actions des élingues sur le panneau G Poids du panneau Palonnier isolé Panneau isolé Page 28/ 106 . Remarque : Le poids est toujours une action extérieure. Exemple : Manutention d’un panneau préfabriqué.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS L’action mécanique de E sur S est donc modélisable par le torseur {τ(E S)} tel que : {τ(E S)}= ⎧ RE ⎫ ⎪ ⎪ S ⎨ ⎬ ⎪M A (E S)⎪ ⎩ ⎭ A R E S et M A (E S) sont les éléments de réduction du torseur {τ(E S)} . Une action mécanique extérieure au système matériel est une action exercée par un élément qui n’appartient pas au système matériel isolé sur un élément du système matériel. suivant leur situation par rapport au système matériel choisi.

dans un repère (O. .Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS Tension du câble de la grue Poids propre du palonnier Actions du palonnier sur les élingues Elingues G Actions du panneau sur les élingues Poids du panneau Elingues isolées Ensemble (Palonnier. on prend une valeur arrondie : g = 10 m. g P en newton N. g = −g ⋅ j .Intensité : P = m . panneau et élingues isolé). Page 29/ 106 . c’est le principe des actions mutuelles (principe d’action / réaction).81 m. centre de gravité du solide. 6°/ Modélisation de l’action à distance Poids. Le torseur au point G des forces de pesanteur qui s’appliquent sur un solide peut se réduire à une force unique. y) est vertical ascendant.Sens : vers le bas.s-2 Remarque : en génie civil. Elingues.Direction : la verticale passant par G. Le champ de pesanteur est toujours vertical vers le bas. En effet. . Le poids d’un solide est donc représenté par un vecteur poids P dont les caractéristiques sont : . Ainsi. m la masse du solide en kg. Panneau) isolé Remarques : On s’aperçoit que lorsque les éléments sont assemblés (ensemble palonnier. avec g = accélération de la pesanteur. g = 9.s-2 Nous apprendrons à déterminer la position du centre de gravité d’un solide au chapitre « Caractéristiques géométriques d’une section ». y) dont l’axe (O. les actions interieures s’annulent 2 à 2 (l’action du panneau sur l’élingue s’annule avec l’action de l’élingue sur le panneau). En effet.Point d’application : G. x. le moment résultant par rapport au point G de toutes les forces de pesanteur qui s’appliquent sur un solide est considéré nul (le champ de pesanteur est considéré uniforme). Le champ de pesanteur est l’action mécanique à distance exercée par la Terre sur un système matériel. les actions entre ces solides (actions intérieures) n’apparaissent pas. .

fi est homogène à une force divisée par une surface et s’exprime en Newton par m² [ N/m² ] ou en Pascal [ Pa ]. La deuxième colonne indique les composantes algébriques de M A (1 2) dans R(O. z ) . On peut considérer qu’une surface de contact entre deux solides est décomposables en n petites surfaces élémentaires si. x . Le contact entre les solides est considéré parfait. x . z ) . fi est considérée perpendiculaire à si.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 7°/ Modélisation des actions mécanique de contact. nous choisirons le point A comme centre géométrique de l’assemblage considéré entre les solides 1 et 2. Compte tenu des déformations locales. ayant pour centre de surface le point Pi. mais fi peut varier d’une surface élémentaire à l’autre. fi est considérée comme uniformément répartie sur si. y. Page 30/ 106 . c'est-à-dire sans adhérence. L’action mécanique du contact entre le solide 1 et le solide 2 se caractérise par une densité surfacique de forces fi s’exerçant sur chaque surface élémentaire si. puisque si est très petite. Dans ce cas théorique. Ainsi. (i variant de 1 à n). y. l’action mécanique du contact du solide 1 sur le solide 2 est modélisable en un point A quelconque par le torseur : n ⎧ F12 = ∑ f i ⋅ si ⎪ i =1 {τ(1 2)}= ⎪ ⎨ n ⎪M (1 2 ) = ∑ M A f i ⋅ si A ⎪ i =1 A⎩ ( ) ⎫ ⎪ ⎪ ⎬ ⎪ ⎪ ⎭ Dans un repère R(O. y. tout contact réel entre deux solides a lieu suivant une surface. z ) . Pour plus de commodité. x . on peut écrire les composantes de la résultante et du moment résultant : ⎛ F1 x ⎞ ⎛ M A (1 2 )x ⎞ ⎜ 2 ⎟ ⎜ ⎟ F1 ⎜ F12 y ⎟ et M A (1 2) ⎜ M A (1 2 )y ⎟ 2 ⎜ ⎟ ⎜ ⎜ M (1 2 ) ⎟ ⎟ ⎜ F1 z ⎟ z ⎠ ⎝ A ⎝ 2 ⎠ ⎧F1 x ⎪ 2 {τ(1 2)}= ⎪F12 y ⎨ ⎪ ⎪F1 z A⎩ 2 M A (1 2 )x ⎫ ⎪ ⎪ M A (1 2 )y ⎬ ⎪ M A (1 2 )z ⎪ ⎭ On peut alors écrire : La première colonne indique les composantes algébriques de F12 dans R(O.

Relation entre les degrés de liberté d’une liaison et le torseur associé à cette liaison. 8. ⎧F1 x ⎫ 0 ⎪ 2 ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y M A (1 2 )y ⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z M A (1 2 )z ⎪ ⎩ ⎭ A Page 31/ 106 . nous avons défini les 6 degrés de liberté dans l’espace (trois translations et trois rotations).Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 8°/ Modélisation des actions mécaniques de liaison. Lorsqu’un mouvement du solide 1 par rapport au solide 2 est permis. Ty. Autrement dit. Tz. 8. Ry et Rz.Liaison encastrement.2. Dans le chapitre précédent.2. 8. ⎧F1 x M (1 2 ) ⎫ A x ⎪ 2 ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y M A (1 2 )y ⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z M A (1 2 )z ⎪ ⎩ ⎭ A 8.Torseurs associés aux liaisons dans l’espace étudiées au chapitre précédent. à chaque degré de liberté bloqué par une liaison correspond une composante non nulle du torseur associé à l’action mécanique transmissible par cette liaison.2 .2. Aucun mouvement relatif possible entre les deux solides.Liaison pivot La rotation Rx est autorisée. c’est qu’il y a une action qui s’y oppose. si un mouvement est empêché. Le nombre de degrés de liberté est 1. Une translation est empêchée grâce à une force de même direction et de sens opposé.1. Par contre. Une rotation est empêchée grâce à un moment de même axe mais de sens opposé.1 . c’est que rien ne s’oppose à ce mouvement. Le nombre de degrés de liberté est 0. Les 5 mouvements empêchés sont : Tx.

Ry et Rz. La translation Tx est autorisée.3. Les trois rotations Rx.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 8. Le nombre de degrés de liberté est 1.2.4. Ry et Rz.Liaison glissière. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et deux rotations Rx et Ry. ⎧F1 x 0⎫ ⎪ 2 ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y 0⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z 0⎪ ⎩ ⎭ A 8.2. ⎧0 M A (1 2 )x ⎫ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y M A (1 2 )y ⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z M A (1 2 )z ⎪ ⎩ ⎭ A 8.Liaison rotule.5. Tz. ⎫ ⎧F12 x 0 ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2)}= ⎨ 0 0 ⎬ ⎪0 M A (1 2)z ⎪ ⎭ ⎩ A Page 32/ 106 .2. Ry et Rz sont autorisées. Le nombre de degrés de liberté est 3. Les 3 mouvements empêchés sont : Tx.Liaison linéique rectiligne. Les 3 mouvements empêchés sont Tx.6. Les 5 mouvements empêchés sont : Ty.Liaison appui plan. Ty et Tz. Rx. ⎫ ⎧F12 x 0 ⎪ ⎪ M A (1 2)y ⎬ Le torseur associé est {τ(1 2)}= ⎨ 0 ⎪ ⎪0 M A (1 2)z ⎭ ⎩ A 8. Le nombre de degrés de liberté est 3.2. Les 2 mouvements empêchés sont : Tx et Rz. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et une rotation Rx. Le nombre de degrés de liberté est 4.

S.7. Trois liaisons sont utilisées : l’encastrement. Inconnues de liaison (Poutre isolée) y Torseur de liaison y Encastrement A x y - 0 Tx Ty Rz Ax MA y A Ay ⎧A x ⎪ x {τ(Enc. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et trois rotations Rx.Liaison ponctuelle. Le nombre de degrés de liberté est 5.3 .Torseurs associés aux liaisons dans le plan utilisées en génie civil. Le mouvement Tx est empêché.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 8.)}= ⎨A y ⎪ 0 A⎩ 0 ⎫ ⎪ 0 ⎬ MA ⎪ ⎭ Articulation A x Rz 1 Tx Ty - Ax A x Ay y A ⎧A x {τ(Art.D.)}= ⎪ 0 ⎨ ⎪0 A⎩ 0⎫ ⎪ 0⎬ 0⎪ ⎭ 0⎫ ⎪ 0⎬ 0⎪ ⎭ 0⎫ ⎪ 0⎬ 0⎪ ⎭ y A x Tx Rz 2 Ty y x Appui simple y Ay A x Ty Rz 2 Tx - Ax A x Page 33/ 106 .2.S. Ry et Rz.)}= ⎪A y ⎨ ⎪ 0 A⎩ ⎧A x {τ(A. ⎧F12 x 0⎫ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2)}= ⎨ 0 0⎬ ⎪0 0⎪ ⎩ ⎭ A 8.L. Mouvement(s) autorisé(s) Mouvement(s) empêché(s) Liaison Modélisation D. l’articulation et l’appui simple.)}= ⎪A y ⎨ ⎪ 0 A⎩ ⎧0 {τ(A.

.................................................................................. 43 Page 34/ 106 ..........Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Chapitre 3 ...... ... 35 II .......Degré d’hyperstaticité ...................................................................... ............................................................. 39 1°/ Hypostaticité..... 42 VI ................................ 40 V ........ 36 III .................. 38 IV ............... Isostaticité...................................................................... 39 2°/ Détermination du degré d’hyperstaticité......................................................................................Principe fondamental de la statique Détermination d’actions mécaniques s’exerçant sur un système en équilibre SOMMAIRE I ........................................................................... 38 3°/ Système en équilibre sous l’action de trois forces........................................................... .................................................. 35 2°/ Isolement de plusieurs solides...........................................................Organigramme de résolution d’un problème de statique......Systèmes matériels composés de plusieurs solides...Principe fondamental de la statique ... 35 1°/ Isolement d’un solide.............................................................................................................................. ................. 37 1°/ Enoncé du PFS......................Notion d’isolement....................... 37 2°/ Système en équilibre sous l’action de deux forces .....................................................Equilibre d’un système matériel.......................................................................................................... Hyperstaticité et Degré d’hyperstaticité..

Exemple : isolons cette fois l’ensemble palonnier + élingues + panneau : . les actions mutuelles exercées entre les solides de l’ensemble deviennent des efforts intérieurs et ne doivent pas alors être comptabilisés dans le nombre des actions extérieures. Tension du câble de la grue Poids propre du palonnier G Poids du panneau Ensemble (Palonnier .1 m Câble de la grue Palonnier 1. • point d’application. C’est la première étape de toute résolution en statique (et en dynamique).toutes les actions extérieures qui s’y exercent : • actions à distance (poids). Isolé un solide consiste à réaliser un dessin précis (si possible à l’échelle) du solide étudié.Elingues .1 m T1 Tension du câble de la grue y Elingues A p Poids propre du palonnier O B T2 0.5 m 1. • sens.Panneau) isolé 106 Page 35/ . Dans le cas de plusieurs solides. • distances entre les actions et les axes ou points choisis pour les calculs. … . • intensité. La notion d’isolement est fondamentale dans l’analyse et la résolution des problèmes de mécanique. .tous les éléments connus concernant ces actions : • direction. Exemple : reprenons l’exemple du palonnier utilisé pour la manutention d’un panneau. 1. 1°/ Isolement d’un solide. • actions de contact.5 m Panneau préfabriqué Palonnier isolé 2°/ Isolement de plusieurs solides.l’action du panneau sur les élingues s’annule avec l’action des élingues sur le panneau.NOTION D’ISOLEMENT. destiné à décrire et à définir : .l’action du palonnier sur les élingues s’annule avec l’action des élingues sur le palonnier.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS I .1 m C T3 x Actions des élingues sur le palonnier 0.

Tz ce vecteur est directement lié à la résultante R des forces extérieures appliquées au solide. + Fn S n ( ) ( ) MP E ( S) = ∑ M (F ) = M (F ) + M (F ) + .. Page 36/ 106 .. ce mouvement se décompose de la façon suivante : y Translation y G Rotation x y R (S) MG E ( S) x G (S) O x ⇒ un déplacement d’ensemble du solide (selon une trajectoire définie par les différentes Tx positions du centre de gravité G du solide) défini par le vecteur translation : T Ty .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS II .. + F i S + ... { } (S) Fn S R Les éléments de réduction en un point P du torseur associé à cet ensemble de forces sont : n ⎧ R = ∑ Fi S ⎪ ⎪ i =1 ⎨ n ⎪M E = M Fi ∑ P S P S i =1 ⎪ ⎩ FiS P MP E ( S) x O R = Résul tan te Moment résul tan t ∑F i =1 n i S = F1S + F2 S + .. y F1S F2 S Fk S Soit un solide indéformable soumis à un ensemble de n forces extérieures E = Fi S i =1 à n .EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL. Rx ⇒ une rotation du solide autour de G définie par le vecteur : Ω R y directement lié au Rz moment résultant M G (E ) des forces extérieures appliquées au solide... + M (F ) + . + M (F ) P i i =1 S P 1 S P 2 S P i S P n S Si ce solide est animé d’un mouvement provoqué par l’ensemble de forces extérieures.

alors le moment résultant par rapport à un point P quelconque est nul M P (E ) = 0 .PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA STATIQUE 1°/ Enoncé du PFS. III . c'est-à-dire τ FExt Syst = ⎨FExt Syst M P FExt Syst ⎬ = { 0 } y y ⎪ ⎪ ⎪ ⎪FExt Syst z M P FExt Syst z ⎭ P⎩ { ( )} ( ) ( ) ( ) Ce qui se traduit. Donc. Un système matériel est en équilibre par rapport à un repère fixe si et seulement si les éléments de réduction du torseur des actions extérieures appliquées à ce système sont nuls : ⎧ M P FExt Syst ⎫ x⎪ ⎪FExt Syst x ⎪ ⎪ R = 0 et M P (E ) = 0 .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Equilibre d’un système : Un système matériel est en équilibre par rapport à un repère si. c'est-à-dire {τ(E )} = {0} Remarque : si R = 0 et M G (E ) = 0 . au cours du temps. L’équilibre du système est donc défini par l’absence de mouvement de ce système. par 6 équations d’équilibre : ⎧FExt = 0 ⎪ Syst x ⎪ 3 équations de la résultante : ⎨FExt Syst y = 0 ⎪ ⎪FExt Syst z = 0 ⎩ ⎧M FExt =0 ⎪ P Syst x ⎪ et 3 équations du moment résultant : ⎨M P FExt Syst = 0 y ⎪ ⎪M P FExt =0 Syst z ⎩ ( ) ( ) ( ) Page 37/ 106 . ⇒ M G (E ) engendre un mouvement de rotation du solide autour de G. il faut et il suffit que R = 0 et M G (E ) = 0 . Nous venons de voir que : ⇒ R engendre un mouvement de translation du centre de gravité du solide. chaque point de ce système conserve une position fixe par rapport à ce repère. dans l’espace. pour que le solide soit en équilibre.

il ne reste plus que 3 équations d’équilibre : ⎧FExt Syst = 0 ⎪ x 2 équations de la résultante : ⎨ ⎪FExt Syst y = 0 ⎩ et 1 équation du moment résultant : M P FExt Syst = 0 z ( ) 2°/ Système en équilibre sous l’action de deux forces Soit un solide (S) soumis uniquement à l’action de deux forces A 1S et B 2 S . y) ). B et C.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Lorsqu’il s’agit d’un problème plan (par exemple le plan (O. comme c’est habituellement le cas en génie civil. (S) A A 1S B2S B C B2S A 1S C 3S C3 S A 1S + B 2 S + C 3 S = 0 . B B2S A 1S (S) A 3°/ Système en équilibre sous l’action de trois forces Soit un solide (S) soumis uniquement à l’action de trois forces A 1S .ou parallèles A 1S (S) A B A 1S B2S C C 3S B2S C 3S A 1S + B 2 S + C 3S = 0 Page 38/ 106 .concourantes. non nulles et de points d’application respectifs A et B. Ce solide reste en équilibre si la résultante des trois forces est nulle et que les trois forces sont coplanaires et : . x. B 2 S et C 3S non nulles et de points d’application respectifs A. Ce solide reste en équilibre si les deux forces sont égales et opposées.

et NEQU . On ne peut pas résoudre qu’avec le PFS.ou de même droite support. Page 39/ 106 . Il n’y a pas de solution. On dit que le système est Hyperstatique. le nombre d’inconnues. Chaque degré de liberté supprimé engendre une inconnue de liaison à priori. le nombre d’inconnues varie de 1 à 6 dans l’espace et de 1 à 3 dans le plan. Si DH = 0 Si DH > 0 Il faut aussi vérifier que le système ne comporte aucun mécanisme (aucun mouvement possible). il y a trop d’inconnues. il faut déterminer le degré d’hyperstaticité du système. B2S C 3S A 1S B2S C 3S A B (S) C A 1S A 1S + B 2 S + C 3S = 0 IV . Hyperstaticité et Degré d’hyperstaticité. c’est-à-dire si tous les degrés de liberté sont supprimés. le nombre d’inconnues est égal au nombre d’équations. Le degré d’hyperstaticité permet de comparer le nombre d’inconnues au nombre d’équations : soit NINC . Ainsi. Pour pouvoir résoudre un problème de statique avec le PFS. On note DH le degré d’hyperstaticité : Si DH < 0 DH = NINC .NEQU tous les degré de liberté ne sont pas bloqués. On dit que le système est Hypostatique. Isostaticité. le nombre d’équations. Pour savoir si un problème de statique peut être résolu avec le PFS.DEGRE D’HYPERSTATICITE 1°/ Hypostaticité. auquel cas le système est hypostatique.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS . Ce qui se traduit par 6 équations d’équilibre dans l’espace et 3 équations d’équilibre dans le plan. il faut que le nombre d’inconnues soit égal au nombre d’équations d’équilibre. Le PFS traduit le fait qu’un système matériel est en équilibre sous l’action d’actions mécaniques extérieures si tous les mouvements sont bloqués (empêchés). On dit que le système est Isostatique. On peut résoudre avec le PFS.

Encastrement : n barres encastrées 1 2 ⇒ (n-1)×3 inconnues n i c) NINC = nombre d’inconnues de liaison ext + nombre d’inconnues de liaison int NINC = 15 Page 40/ 106 .Articulation : 2 inconnues .Articulation : n barres articulées 1 2 2 Calcul de NINC : n i 1 ⇒ (n-1)×2 inconnues 3 2 2 4 4 5 1 2 2 .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS 2°/ Détermination du degré d’hyperstaticité.Encastrement : 3 inconnues Inconnues extérieures en rouge b) Dénombrer les inconnues de liaison intérieures (entre les solides constituant Inconnues intérieures en vert le système) : 4 . ETAPES OPERATIONS EXEMPLE a) Numéroter chaque solide (barre) du système. 1 Calcul de NEQU : 1 2 3 b) Comptabiliser 3 équations par barre : NEQU= nombre de barres×3 4 5 NEQU = 5×3=15 a) Dénombrer les inconnues de liaison extérieures (entre le système global et l’extérieur) : .Appui simple : 1 inconnue .

on peut donc résoudre n’y pas de solution le problème avec les équations du PFS. 4 Nature du système Page 41/ 106 .NEQU DH = 15 –15 =0 a) vérifier qu’aucun solide ou ensemble de solide appartenant au système ne constitue un mécanisme (mouvement instable possible) . donc le système Le système est HYPOSTATIQUE et il est isostatique .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS ETAPES 3 Calcul de DH OPERATIONS EXEMPLE DH = NINC . b) On dira que : Si DH< 0 et/ou présence d’un Le système ne comporte aucun mécanisme mécanisme et DH = 0 . Si DH>0 et pas de mécanisme : Le système est HYPERSTATIQUE et on ne peut pas trouver les inconnues de liaison avec le seul PFS. Si DH = 0 et pas de mécanisme : le système est ISOSTATIQUE et on peut trouver les inconnues de liaison grâce au PFS. si ce n’est pas le cas le système est HYPOSTATIQUE.

les angles éventuels.Je place le repère . JE PEUX APPLIQUER LE PFS LE SYSTEME EST HYPERSTATIQUE LE PFS NE SUFFIT PAS ISOLEMENT DU SYSTEME . C.Je dessine le(s) solide(s) dans la même position géométrique . PFS {τ(A Ext Sys )}= {0} OU ⎧ F =0 ⎪∑ x ⎪ ⎨∑ Fy = 0 ⎪ ⎪∑ M I Fi = 0 ⎩ () SCHEMA RECAPITULATIF Je redessine le système isolé avec toutes les actions Page 42/ 106 .je fais le bilan des actions extérieures : Actions connues (en vert) ⋅ Actions de contact.…. MODELISATION DU SYSTEME CALCUL DU DEGRE D’HYPERSTATICITE LE SYSTEME EST HYPOSTATIQUE PAS DE SOLUTION LE SYSTEME EST ISOSTATIQUE. B. …) . Actions inconnues (en rouge) = inconnues de liaison Toujours dessinées dans le sens positif du repère.ORGANIGRAMME DE RESOLUTION D’UN PROBLEME DE STATIQUE.J’écrit les renseignements connus (repères A. les distances. ⋅ Actions à distance (Poids).Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS V .

c’est-à-dire le système matériel composé des 3 solides (1+2+3) : y + B1 2x B2 1x B2 1y M B2 1 F2 B C F1 F2 A 0 1x B1 2y M B1 2 F1 2 1 3 D x A0 1y D0 3x C3 2x C3 2 y M C3 2 C2 3x C2 3y M C2 3 A 0 1x A A 0 1y D 0 3x BILAN DES ACTIONS EXTERIEURES INTERIEURES Page 43/ 106 . Prenons l’exemple d’un portique : y + F2 B 1m C 2 2m 1 A 0 2m 2m 3 D 0 x F1 En A Articulation. En B et C Encastrement. En D Appui simple F1 = 10 kN F2 = 15 kN On isole le portique.SYSTEMES MATERIELS COMPOSES DE PLUSIEURS SOLIDES DETERMINATION DES ACTIONS INTERIEURES.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS VI .

Mais le PFS s’applique pour des actions extérieures. Donc. on peut déterminer les actions A 0 1x . pour déterminer les actions de liaison au nœud B et C.C2 3y M C3 2 = . il faut isoler les barres 1.M B 2 1 C3 2y = . dessinons la structure éclatée : M B1 2 y + M C3 2 F2 B C 2 C3 2x x B1 2x y + B1 2y C 3 2y C 2 3y y B2 1y MC2 3 C B2 1x B M B2 1 STRUCTURE ECLATEE x C 2 3x + F1 A 0 1x A 1 3 D x A 0 1y D 0 3x Détermination des actions de liaison aux nœuds B et C . Page 44/ 106 .C2 3x B1 2y = . Pour faire « apparaître » les actions intérieures. A0 1y et D0 3x . Démarche à suivre : J’isole le portique. L’outil à notre disposition pour déterminer des actions est le PFS.B2 1x C3 2x = . A0 1y et D0 3x en appliquant le PFS N EQU = 3 × 3 = 9 Le principe des actions mutuelles dit : B1 2x = . J’applique le PFS et je détermine les actions A 0 1x . c’est-à-dire le système matériel composé des 3 solides (1+2+3). 2 et 3 séparément pour que ces actions deviennent des actions extérieures et pouvoir appliquer le PFS. N INC = 1 × 1 + 1 × 2 + 2 × 3 = 9 ⎭ ⇒Le système matériel (1+2+3) est isostatique.B2 1y M B1 2 = .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Remarques : ⎫ ⎬ ⇒ DH = 9 − 9 = 0 et il n’y a pas de mécanisme.M C2 3 On cherche à déterminer les actions de liaison intérieures (aux nœuds B et C).

5 kN ⎪ D = 12. C3 2y = .5 kN ⎩ 4 4 ⎩ y A 0 1y + ⎧A 0 1x = −10 kN ⎪ ⇒ ⎨A 0 1y = 2. B2 1y .le principe des actions mutuelles me permet de déterminer les actions C2 3x . C3 2y et M C 3 2 que je détermine avec le PFS J’isole la barre 3 : .F − 2.5 kN ⎩ 0 3y F2 B C 2 1 Page 45/ 106 3 D F1 x . J’isole la barre 2 : .M B 2 1 ).F2 + 2.C2 3x . je vérifie que le solide 3 est bien en équilibre et donc que je n’ai pas fait d’erreur de calcul.le principe des actions mutuelles me permet de déterminer les actions B1 2x .B2 1x .il y a 3 actions inconnues C3 2x .D − 2. et M B1 2 (puisque B1 2x = .M C 2 3 ).les 3 actions F1 . Application numérique : J’isole le portique (1+2+3) et j’applique le PFS pour déterminer les actions A 0 1x . B1 2y .F = 0 ⎪ 0 3y 2 1 ⎩ ⎪∑ Mt / A ⎪D 0 3y = 2.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS J’isole la barre 1 : .5 = 2. Toutes les actions appliquées au solide 3 étant connues. A0 1y et D0 3x : y + F2 B C 2 1 3 D x F1 A 0 1x A D0 3x ⎧ ⎧∑ F/ x = 0 ⎪A 0 1x = − F1 = −10 kN ⎧A 0 1x + F1 = 0 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ PFS ⇒ ⎨∑ F/ y = 0 ⇔ ⎨A 0 1y + D 0 3y − F2 = 0 ⇔ ⎨A 0 1y = F2 − D 0 3y = 15 − 12. . B1 2y = .5 kN ⎪ ⎪4. M B 2 1 que je détermine avec le PFS. A 0 1x et A0 1y sont connues. .l’action D0 3x est connue. .C2 3y et M C 3 2 = .F1 = 30 + 20 = 12.il y a 3 actions inconnues B2 1x .B2 1y et M B1 2 = . C2 3y et M C 2 3 (puisque C3 2x = .

y + B2 1y B2 1x B M B2 1 F1 A 1 x ⎧∑ F/ x = 0 ⎧− A 0 1x + F1 + B2 1x = 0 ⎪ ⎪ ⎪ PFS ⇒ ⎨∑ F/ y = 0 ⇔ ⎨A 0 1y + B2 1y = 0 ⎪ ⎪− 2.5 kN) A 0 1x (10 kN) y + B2 1y (2.m) B F2 C 2 C3 2x x B1 2y (2.5 kN) B M B2 1 (20 kN.F1 = 20 kN.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS A A 0 1y (2.5 kN ⎪M ⎪M ⎩ B2 1 = 20 kN.B2 1x .5 kN) J’isole la barre 1 et je détermine B2 1x .M B 2 1 .5 kN ⇔ ⎨ B2 1y = − A 0 1y = −2. ⇒ M B1 2 (20 kN.m F1 A 1 x A 0 1y (2.5 kN) A 0 1x (10 kN) J’isole la barre 2. M B 2 1 avec le PFS.5 kN) A 0 1x (10 kN) D0 3x (12.m) ⎧ B2 1x = 0 ⎧ B2 1x = A 0 1x − F1 = 10 − 10 = 0 ⎪ ⎪ ⇔ ⎨ B2 1y = −2.B + M 1 2 1x B2 1 = 0 ⎩ ⎪∑ Mt / A ⎩ A 0 1y (2.m ⎩ B2 1 = 2.5 kN) C 3 2y Page 46/ 106 . B1 2y = . B2 1y .F − 3.B2 1y et M B1 2 = . M B1 2 y + M C3 2 F2 B C 2 C3 2x x B1 2x Principe des actions mutuelles : B1 2y y C 3 2y + M C3 2 B1 2x = .

Mécanique des structures

Principe fondamental de la statique

TS

Je détermine C3 2x , C3 2y et M C 3 2 avec le PFS.
⎧∑ F/ x = 0 ⎪ ⎪ ⇒ ⎨∑ F/ y = 0 ⎪ ⎪∑ Mt / A ⎩

PFS

⎧C ⎪ 3 2x = 0 ⎪ ⇔ ⎨B +C −F = 0 1 2y 3 2y 2 ⎪ +M −M =0 ⎪− 2.F + 4.C 2 3 2y C3 2 B1 2 ⎩

⎧C3 2 x = 0 ⎪ ⇔ ⎨C3 2 y = F2 − B1 2 y = 15 − 2,5 = 12,5 kN ⎪M ⎩ C 3 2 = 2.F2 − 4.C3 2 y + M B1 2 = 30 − 50 + 20 = 0
y

⎧C3 2 x = 0 ⎪ ⇔ ⎨C3 2 y = 12,5 kN ⎪M ⎩ C3 2 = 0

+

M B1 2
(20 kN.m) B

F2
C 2 x

B1 2y
(2,5 kN)

C 3 2y
(12,5 kN)

J’isole la barre 3. (Vérification)
y

C 2 3y
C2 3x
C

MC2 3

+
3 D x C y

C 2 3y
(12,5 kN)

D0 3x
(12,5 kN)

+
3 D x

Principe des actions mutuelles :

C3 2x = - C2 3x ,

C3 2y = - C2 3y
et M C 3 2 = - M C 2 3 .

D0 3x
(12,5 kN)

Le solide 3 est bien en équilibre, donc que je n’ai pas fait d’erreur de calcul.
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Mécanique des structures

Sollicitations

TS

Chapitre 4 - Théorie des poutres
SOMMAIRE

I - Définitions........................................................................................................................... 49 1°/ Notion de poutre ........................................................................................................... 49 2°/ Géométrie des poutres - Cas courants ........................................................................ 49 II - Hypothèses fondamentales de la théorie des poutres ...................................................... 50 1°/ Hypothèses sur la géométrie des poutres.................................................................... 50 2°/ Hypothèses sur le matériau.......................................................................................... 50 3°/ Hypothèses sur les déformations ................................................................................. 50 4°/ Hypothèses sur les actions extérieures........................................................................ 51 III - Sollicitations dans une section - Efforts internes........................................................... 51 1°/ Notion de coupure......................................................................................................... 51 2°/ Définition des sollicitations .......................................................................................... 52 3°/ Conventions de signe .................................................................................................... 54 4°/ Sollicitations simples ou composées ............................................................................ 55 5°/ Diagrammes des sollicitations...................................................................................... 56 6°/ Relations entre Q(x), V(x) et M(x). .............................................................................. 60

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Mécanique des structures

Sollicitations

TS

I - DEFINITIONS
1°/ Notion de poutre
On appelle poutre un solide engendré par une aire plane (S) dont le centre de gravité G décrit une courbe (G0G1), le plan de (S) restant perpendiculaire à cette courbe.

G0

G

G1 S0 S

(S) est appelée section droite, (S0) section origine, (S1) section extrémité, (G0G1) est la fibre moyenne de la poutre

S1

2°/ Géométrie des poutres - Cas courants
Si la fibre moyenne de la poutre (G0G1) est : - contenue dans un plan ⇒ on parle de poutre plane, - une droite ⇒ on parle de poutre droite, - une courbe ⇒ on parle de poutre gauche. Si le plan (G0G1) est un plan de symétrie géométrique et mécanique (la section de la poutre est symétrique par rapport à ce plan et le chargement aussi), on parle de poutre à plan moyen. Exemple :

Toutes les poutres étudiées seront planes (les problèmes étudiés sont des problèmes plans), généralement droites et à plan moyen. La section droite (S) peut être : - constante le long de (G0G1), poutre à section constante - variable en fonction des efforts qu’elle supporte, poutre à section variable.

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AVEC HYPOTHESES DE PETITES DEFORMATIONS SANS HYPOTHESES DE PETITES DEFORMATIONS ⇒ La contraction latérale des poutres est négligée.de petits déplacements. . .isotropes : les propriétés mécaniques sont les mêmes en tous points et dans toutes les directions.les éventuelles variations de l’aire de la section droite sont faibles et progressives. .homogènes : tous les éléments du matériau. on parle de solide élancé.de petites déformations. 2°/ Hypothèses sur le matériau Les matériaux envisagés sont supposés : . ont une structure identique.HYPOTHESES FONDAMENTALES DE LA THEORIE DES POUTRES 1°/ Hypothèses sur la géométrie des poutres Trois hypothèses sur la géométrie des poutres : . Page 50/ 106 . . aussi petits soient-ils. .le rayon de courbure de la fibre moyenne est grand par rapport aux dimensions des sections droites.Mécanique des structures Sollicitations TS II . 3°/ Hypothèses sur les déformations Hypothèse de NAVIER-BERNOULLI : « les sections planes normales aux fibres avant déformation restent planes et normales aux fibres pendant et après la déformation.continus : les propriétés varient de manière continue d’un point à l’autre. .utilisés dans le domaine élastique : les relations entre contraintes et déformations sont linéaires = loi de HOOKE (voir plus loin).la longueur de la fibre moyenne est grande devant les dimensions des sections droites (longueur supérieure à 10 fois la plus grande dimension transversale). » Ce qui est correctement vérifié par l’expérience sous réserve d’avoir : .

des actions de liaisons R i .des forces extérieures qui lui sont appliquées Fi . dans ce paragraphe.EFFORTS INTERNES. Isolons le tronçon de poutre situé à gauche de la section S(x). . On peut exprimer ces « efforts internes » sous la forme d’un torseur pris au centre de gravité de la section S(x). déterminer quels sont les efforts qui se développent à l’intérieur de la matière. efforts internes ou encore efforts de cohésion car il assurent la cohésion (la liaison) entre les particules constitutives du matériau. .des forces que le tronçon de droite (2) exerce sur le tronçon de gauche (1). Nous allons. 1°/ Notion de coupure Soit une poutre droite en équilibre soumises à des actions extérieurs quelconques Fi et à des actions de liaisons quelconques R i . appelés efforts intérieurs. on effectue par la pensée à l’abscisse x une coupure fictive au droit d’une section notée S(x).Mécanique des structures Sollicitations TS 4°/ Hypothèses sur les actions extérieures Hypothèse de SAINT-VENANT : les résultats de la résistance des matériaux ne s’appliquent valablement qu’à une distance suffisamment éloignée de la région où sont appliqués les efforts concentrés. Ces forces se développent à l’intérieur du matériau. III .SOLLICITATIONS DANS UNE SECTION . Ce tronçon est en équilibre sous l’action : . Page 51/ 106 . Fi F2 F1 y G0 G G1 x z S(x) Ri R2 R1 Pour connaître ce qui se passe à l’intérieur de la poutre.

y) et (G. z) des vecteurs R1 (x) et 2 M 21 (x) : G R1 (x) : résultante générale des efforts de cohésion.Mécanique des structures Sollicitations TS Tronçon de gauche (1) isolé : y Fi R1 (x) 2 G0 G x M 21 (x) G z S(x) Ri Action du tronçon de droite (2) sur le tronçon de gauche (1) = torseur des efforts internes de cohésion : ⎧R (x) ⎫ 2 ⎪ {τ(2 1)}= ⎪ 1 ⎨ ⎬ ⎪M 21 (x)⎪ G ⎭ G⎩ 2°/ Définition des sollicitations Par définition. (G. 2 y Vy (x) V(x) R1 (x) 2 N(x) G x V (x) z z N ( x ) : effort normal R2 (x) Vy ( x ) : effort tranchant selon y 1 VZ ( x ) : effort tranchant selon z Page 52/ 106 . on appelle sollicitations les projections sur les axes (G. x).

z 2 M 2 (x) = T(x). x. G y M y(x) f M (x) f M 21 (x) G G x T(x) Mf z (x) z MG 2 1 T( x ) : moment de torsion (x) M f y ( x ) : moment fléchissant autour de y M f Z ( x ) : moment fléchissant autour de z Le torseur des efforts internes de cohésion s’écrit alors : ⎧R (x) ⎫ 2 {τ(2 1)}= ⎪ 1 ⎪= ⎨ ⎬ ⎪M 21 (x)⎪ G ⎭ G⎩ ⎧N(x) T(x) ⎫ ⎪ ⎪ ⎨Vy (x) Mf y (x)⎬ ⎪ ⎪ ⎩VZ (x) Mf Z (x)⎭ G Ce torseur correspond à un torseur d’encastrement.Mécanique des structures Sollicitations TS M 21 (x) : moment résultant au point G des efforts de cohésion. représentés de la façon suivante : y Fi V(x ) M(x) G N( x ) Ri x Page 53/ 106 .l’effort tranchant suivant y. Vy(x). y).l’effort normal N(x).y + VZ (x). que nous noterons M(x). Mfz(x). tous les efforts extérieurs étant situés dans le plan (O. R1 (x) = N(x).le moment fléchissant suivant z. .x + Vy (x). que nous noterons V(x). Dans ces conditions.x + Mf y (x).y + Mf Z (x).z G 1 REMARQUE : les problèmes que nous sommes amenés à traités sont des problèmes plan. . les seules composantes non nulles du torseur des sollicitations sont : .

Equilibre du tronçon 1 : ⎧R ( x ) + ∑ F = 0 Ext 1 ⎪ 21 ⎪ ⇒⎨ ⎪ M 2 ( x ) + ∑ M G ⎛ FExt ⎞ = 0 ⎟ ⎜ ⎪ G1 ⎝ 1⎠ ⎩ ⎧R2 ( x ) = −∑ FExt 1 ⎪ 1 ⎪ ⇔⎨ ⎪ M 2 ( x ) = −∑ M G ⎛ FExt ⎞ ⎜ ⎟ ⎪ G1 ⎝ 1⎠ ⎩ ⎧R2 ( x ) = − Somme des forces à gauche de la sec tion S ⎪ 1 ⇔⎨ ⎪ MG 2 ( x ) = − Somme des moments des forces à gauche de la sec tion S 1 ⎩ .Equilibre du tronçon 2 : ⎧R ( x ) + ∑ F = 0 Ext 2 ⎪ 12 ⎪ ⇒⎨ ⎪ M 1 ( x ) + ∑ M G ⎛ FExt ⎞ = 0 ⎜ ⎟ ⎪ G 2 ⎝ 2⎠ ⎩ Principe des actions mutuelles ⇒ ⎧R1 ( x ) = −∑ FExt 2 ⎪ 2 ⎪ ⇔⎨ ⎪ M 1 ( x ) = −∑ M G ⎛ FExt ⎞ ⎜ ⎟ ⎪ G 2 ⎝ 2⎠ ⎩ ⎧R2 ( x ) = −R1 ( x ) ⎪ 1 2 ⎨ ⎪ M 2 (x) = − M 1 (x) G 2 ⎩ G1 ⎧R2 ( x ) = + ∑ FExt 2 ⎪ 1 ⎪ ⇒⎨ ⎪ M 2 ( x ) = + ∑ M G ⎛ FExt ⎞ ⎜ ⎟ ⎪ G1 ⎝ 2⎠ ⎩ Page 54/ 106 .Mécanique des structures Sollicitations TS 3°/ Conventions de signe Etudions l’équilibre des 2 tronçons de poutre séparés par la section S(x) : Forces extérieures de y gauche : FExt 1 R21 (x) G0 S0 z G x S Forces extérieures de droite : FExt 2 M 21 (x) G R12 (x) = −R21 (x) G G1 Tronçon de gauche (1) isolé M 12 (x) = − M 21 (x) G G S S1 Tronçon de droite (2) isolé .

traction+cisaillement. 4°/ Sollicitations simples ou composées Si une seule composante N. Si deux composantes au moins sont non nulles. Quelle que soit la convention retenue. Les conventions de signe varient d’un livre à l’autre. on dit qu’on a une sollicitation simple. .somme des forces à gauche de la coupure. torsion+cisaillement… Sollicitations composées Page 55/ 106 Flexion composée N Vy 0 Mfz Sollicitations simples . on dit qu’on a une sollicitation composée. etc.Mécanique des structures Sollicitations TS ⎧R2 ( x ) = Somme des forces à droite de la sec tion S ⎪ 1 ⇔⎨ ⎪ MG 2 ( x ) = Somme des moments des forces à droite de la sec tion S 1 ⎩ REMARQUE : aucune convention n’est ni normalisée ni imposée. d’un pays à l’autre. Cas Traction Schéma Composantes V T 0 0 Observations N N Mf 0 Cisaillement 0 V 0 0 Torsion 0 0 T 0 Flexion pure 0 0 0 Mfz Flexion simple 0 Vy 0 Mfz Flexion + Torsion Flambement ou Flambage 0 Vy T Mfz Non traité en BTS N 0 0 Mfz Vy Flexion déviée 0 Vz Mfz Mfy Non traité en BTS REMARQUE : d’autres cas sont possibles : flexion+torsion+traction. V. T. ou Mf existe alors que les autres sont nulles. on dispose toujours de deux possibilités (au signe près) pour déterminer les efforts internes : .somme des forces à droite de la coupure.

Σ des forces verticales à gauche de la coupure M(x) = Σ des moments des forces à droite de la coupure = . on obtient pour l’équilibre des tronçons de droite et de gauche : N(x) = Σ des forces horizontales à droite de la coupure = . Connaissant les sollicitations dans une section quelconque S(x). On obtient alors les diagrammes des sollicitations N. V et M en fonction de x.5 m 0. il suffit alors de faire varier x le long de la poutre pour connaître les sollicitations dans toutes les sections.des actions extérieures (connues).Σ des moments des forces à gauche de la coupure Page 56/ 106 .des actions de liaisons (calculées en appliquant le PFS à la poutre entière). x. y).3 m Pour un problème dans le plan (O. .Σ des forces horizontales à gauche de la coupure V(x) = Σ des forces verticales à droite de la coupure = . La première étape consiste à exprimer les sollicitations dans une section S(x) quelconque de la poutre en fonction : . La finalité de la théorie des poutres est de connaître le comportement des particules dans toute section d’une poutre. Exemple : 25 kN 5 kN/m Considérons pour exemple la poutre encastrée ci-contre soumise à des forces extérieures telles qu’elles sont représentées : 10 kN 1.Mécanique des structures Sollicitations TS 5°/ Diagrammes des sollicitations. le torseur est de la forme : ⎧N(x) 0 ⎫ {τ(2/1)}= ⎪V(x) 0 ⎪ ⎬ ⎨ ⎪ ⎪ 0 M(x) ⎭ G⎩ Avec les conventions choisies.

5 m 0.5 m 0. 25 kN 5 kN/m 10 kN 10 kN x 34 kN 45. on peut lire les valeurs des sollicitations. Donc.F.m 1.10 x [ m ] Page 57/ 106 . on peut s’intéresser aux sollicitations. on va faire varier l’abscisse x de la coupure.8 . nous permet de déterminer les actions de liaison.6 kN.Mécanique des structures Sollicitations TS ⇒ Tracé des diagrammes des sollicitations : y Le P. pour tracer ces diagrammes. Connaissant alors toutes les actions extérieures appliquées à la poutre.3 m Les diagrammes sont une représentation graphique des valeurs des sollicitations. EFFORT NORMAL : y 10 kN x 10 kN x 1.S.3 m Quel que soit x. on a N(x) = Σ des forces horizontales à droite de la coupure N(x) = -10 kN DIAGRAMME DE L’EFFORT NORMAL : N(x) [ kN ] 1. et on va calculer à chaque fois les valeurs des sollicitations. Pour une abscisse x quelconque.

25 kN ] V(x) = .5 kN x = 0 m ⇒ V(0) = -34 kN x < 1.5 kN/m répartis sur (1.5 m Il faut distinguer le cas où x > 1.5 × (1.8 – x) -25 = 5 x -34 C’est l’équation d’une droite : le diagramme est linaire.9 C’est l’équation d’une droite : le diagramme est linaire.5 m ⇒ V(1.8 x [ m ] - .8) = 0 x = 1.Mécanique des structures Sollicitations TS EFFORT TRANCHANT : y 25 kN 5 kN/m x x 34 kN 1. 2 valeurs aux limites x = 1. On a besoin de 2 points pour tracer le diagramme.8 – x) m V(x) = .3 m V(x) = Σ des forces verticales à droite de la coupure V(x) = .5) = .5 m : 0.5 m ⇒ V(1.5 m et x < 1.8 m ⇒ V(1.5 1.5 m : DIAGRAMME DE L’EFFORT TRANCHANT : V(x) [ kN ] 1.1.5) = . On a besoin de 2 points pour tracer le diagramme.5 kN V(x) = Σ des forces verticales à droite de la coupure V(x) = [ .34 Page 58/ 106 . 2 valeurs aux limites x = 1.1.26.5 kN/m répartis sur (1.5 .8 – x) = 5 x .8 – x) m ] + [ .5 × (1.5m : x > 1.26.5 .

5 x² + 9 x – 8.5 m : M(x) = Σ des moments des forces à droite de la coupure M(x) = .5 kN/m répartis sur (1.8 – x)² / 2 ] + [ .5 m et x < 1.2.225 kN x < 1.6 kN.5) = -0.Mécanique des structures Sollicitations TS MOMENT FLECHISSANT y 25 kN 5 kN/m x 10 kN 10 kN x 34 kN 45.5 m 0.5 (1.m 1.5 m ⇒ M(1.6 C’est l’équation d’une parabole. On peut calculer les 2 valeurs aux limites : x = 1.5) = -0.3 m Il faut également distinguer le cas où x > 1.8 x [ m ] - .8) = 0 x = 1.1 C’est l’équation d’une parabole. On peut calculer les 2 valeurs aux limites : x = 1.5 m : M(x) = Σ des moments des forces à droite de la coupure M(x) = [ .6 kN.2.m DIAGRAMME DU MOMENT FLECHISSANT : M(x) [ kN.0.8 – x)² / 2 ] M(x) = .5 x² + 34 x – 45.8 m ⇒ M(1.m x = 0 m ⇒ M(0) = -45.25 kN avec un bras de levier de (1.6 Page 59/ 106 .8 – x)/2] m M(x) = [ .8 – x) m avec un bras de levier de [(1.5 (1.225 .5 m ⇒ M(1.45.m ] 1.225 kN.5m : x > 1.5 1.5 – x ) m ] M(x) = .

V(x) et M(x).Mécanique des structures Sollicitations TS 6°/ Relations entre q(x).dx − q( x ).dx + V( x ) + dV( x ) = 0 ⎧∑ Fy = 0 ⎪ ⎪ ⇔⎨ ⎨ dx ² ⎪∑ M G 1 F = 0 ⎪− M ( x ) + V( x ). (2) ⇔ −M ( x ) + V( x ).dx + M ( x ) + dM( x ) = 0 dM ( x ) ⇒ V( x ) = − = − M ' ( x ) . l’effort tranchant est constant. ⇒ Equilibre du tronçon : ⎧− V( x ) + q( x ). (1) + (2) ⇒ q ( x ) = d²M(x) = M' ' (x) . Considérons un tronçon de poutre chargé par une charge répartie q(x) (éventuellement variable) et délimité par deux sections S et S1 infiniment voisines. 2 + M ( x ) + dM ( x ) = 0 ⎩ ⎩ (1) (2) () (1) ⇒ q ( x ) = − dV ( x ) = −V' ( x ) . infiniment petit du deuxième ordre : dM ( x ) ( 2) ⇒ V ( x ) = − = −M ' ( x ) . REMARQUE 1 : s’il n’y a pas de charge entre S et S1 : (1) ⇔ −V( x ) + V( x ) + dV( x ) = 0 ⇒ dV( x ) = 0 . y q(x) V(x)+dV(x) M(x) G G1 x M(x)+dM(x) V(x) S x x+dx S1 dV(x) et dM(x) représentent les variation élémentaires de V(x) et de M(x) sur la distance dx. distantes de dx.q(x). la relation reste exacte dx Page 60/ 106 . dx soit M ' ( x ) = − V( x ) ⇒ la dérivée du moment est égale à -(l’effort tranchant). dx soit V' ( x ) = −q ( x ) ⇒ la dérivée de l’effort tranchant est égale à . dx ² soit M ' ' ( x ) = q ( x ) ⇒ la dérivée seconde du moment est égale à q(x). Si on néglige dx².

M est maximum. M est croissant et inversement. en se référant à l’abscisse curviligne (s) des sections : dV(s) q (s) = − ds dM (s) V (s) = − ds d ² M (s) q (s) = ds ² ⇒ Conséquences : dans un tronçon de poutre non chargé. Dans le sens des x croissants. on a encore : V ( x ) = − = −M' (x ) .dx + F. (2) ⇔ − M ( x ) + V( x ).kdx + M ( x ) + dM( x ) = 0 dM ( x ) ⇒ si on néglige kdx.Mécanique des structures Sollicitations TS REMARQUE 2 : s’il y a une force concentrée entre S et S1 : y F kdx V(x)+dV(x) M(x) G G1 x M(x)+dM(x) V(x) S x x+dx S1 (1) ⇔ −V( x ) − F + V( x + dx ) = 0 ⇔ V( x + dx ) = V( x ) + F il y a une variation brutale de l’effort tranchant. V varie linéairement et M est une parabole. V est constant et M varie linéairement. si V s’annule dans une section. Page 61/ 106 . M passe par un extremum. REMARQUE 3 : on obtient des résultats analogues avec une poutre plane courbe supportant une charge quelconque. si le tronçon supporte une charge uniforme. Si V est négatif. dx et (1) indique qu’il y a une discontinuité dans la valeur de dM(x)/dx. donc un point singulier dans le diagramme de M(x). si V passe d’une valeur 0< à une valeur >0.

Si q(x) > 0 alors V(x) est décroissant. Sollicitations M’(x) = -V(x) Quand V(x) s’annule alors M(x) passe par un extremum (tangente horizontale) : M(x) est maxi quand V(x) passe du . Si V(x) > 0 alors M(x) est décroissant. Si v(x) = 0 alors M(x) est constant (flexion pure) Si V(x) = cte alors M(x) est linéaire. dont l’angle orienté avec l’horizontale est : tan-1[ . Si q(x) = cte alors V(x) est linéaire. Si V(x) < 0 alors M(x) est croissant. En tout point. CONSEQUENCES EXEMPLES RELATIONS Mécanique des structures V’(x) = -q(x) Si q(x) = 0 alors V(x) est constant. Si q(x) < 0 alors V(x) est croissant. on peut tracer la tangente à la courbe M(x). M(x) est mini quand V(x) passe du + au -.V(x) ] M’’(x) = q(x) Si q(x) > 0 alors la concavité de la courbe M(x) est tournée vers le haut Si q(x) < 0 alors la concavité de la courbe M(x) est tournée vers le bas Si q(x) = 0 alors M(x) = ax + b (linéaire) Si q(x) = cte alors M(x) = ax² + bx + c (parabole) Si q(x) linéaire alors M(x) = ax3 + bx² + cx + d (hyperbole) TS Page 62/ 106 .au +. V(X) ET M(X).RELATIONS IMPORTANTES ET UTILES AU TRACE DES DIAGRAMMES DE N(X).

.................................................................................................................... 68 1°/ Moment statique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés...................................Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS Chapitre 5 .......... 64 1°/ Définition............................. 68 2°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés........................Applications..................... 65 II .....................................................................................................................................Centre de gravité....................................................................................... 68 IV ....................................................Moment quadratique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan ............................................................................................................................... 68 4°/ Rayon de giration ............................................ 66 1°/ Définition......................................... ........................ 66 III .................. ........................................ 67 2°/ Théorème de Huygens......................... ................................................ 66 2°/ Moment statique dans un système d’axes orthonormés ................................................................................... 69 Formulaire Centre de gravité................................................... 67 3°/ Moment quadratique des surfaces composées .......................................................................................................................... ..........................Moment statique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan............... 66 3°/ Moment statique des surfaces composées....... 68 3°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport aux axes de symétrie..............Caractéristiques géométriques des sections SOMMAIRE I .......................................................................... 71 Page 63 / 106 ....................................................................................................................... 64 2°/ Théorèmes de Guldin....................................... 70 Formulaire Moment quadratique .......................................... 66 1°/ Définition....................................................

dm m yG = ∫ V yi .m = 0 ⇔ OG = ∫ V OM i . dmi.dm = 0 G est aussi appelé centre de masse. dans l’espace. On obtient à partir de la relation (1) les coordonnées xG.dV zG = ∫ V z i .dV S Dans ce cas.dm −OG ∫ dm = 0 V V OM i . Pour déterminer la position de G dans le repère (O. …. z). y. de masse respective dm1. La relation devient : xG = ∫ V x i . → Cas où le solide est d’épaisseur constante e : V = e. Ce solide est de volume V. …. G est appelé centre de surface.dm = 0 V V OM i .dS. M2.dm − ∫ OG . avec S la surface du solide.dS S i yG = ∫∫ y . xG = ∫∫ x . le centre de gravité de l’ensemble des n points est le point G tel que : ∫ V GM i . Mn.Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS I . il faut mettre cette définition sous une forme plus facile à exploiter : GM i = GO + OM i = OM i − OG ⇒ ∫ OM i − OG . …. yi et zi les coordonnées du point Mi. ….dm m → Cas où le matériau est homogène : ρ = cte avec m = ρV et dm = ρdV .dS S i S Page 64 / 106 .CENTRE DE GRAVITE 1°/ Définition Considérons.dm m (1) Soient xi. un solide comme étant constitué d’un ensemble de n points matériels M1. Mi. y M1 G O z x Mi Mn Par définition.S et dV = e. x. dm2.dm −OG .dm m zG = ∫ V zi .dS S i S zG = ∫∫ z .dm = 0 V ( ) ∫ ⇔∫ ⇔∫ ⇔ V OM i . dmn. yG et zG du centre de gravité G : xG = ∫ V x i .dV yG = ∫ V yi . La relation devient : V V V Les coordonnées du centre de gravité sont alors indépendantes de la nature du matériau.

son centre de gravité est situé respectivement dans le plan de symétrie. ou un centre de symétrie. 1er théorème : « La surface engendrée par une ligne plane tournant autour d’un axe de son plan mais ne le traversant pas est égale au produit de la longueur de la ligne par la longueur de la circonférence décrite par le centre de gravité de cette ligne. sur l'axe de symétrie ou au centre de symétrie. 2°/ Théorèmes de Guldin. Page 65 / 106 . » Exemple : Détermination du centre de gravité d’une plaque semi circulaire : R ZG G 4 π R3 3 R Volume engendré par la rotation de la plaque = Surface du demi disque = π R2 2 π R2 4 3 ⇒ πR = × 2 π zG 2 3 4R ⇔ zG = 3π REMARQUE : Les théorèmes de Guldin ne peuvent pas servir à la détermination des centres de gravité des volumes. un axe. » Exemple : Détermination du centre de gravité d’un demi-cerceau : G ZG Surface décrite par la rotation du demi-cerceau = 4 π R² Longueur de la ligne = π × R Circonférence décrite par G = 2 π zG ⇒ 4 π R² = π R × 2 π zG 2R ⇔ zG = π 2ème théorème : « Le volume engendré par une surface plane tournant autour d’un axe de son plan mais ne le traversant pas est égale au produit de la surface par la longueur de la circonférence décrite par le centre de gravité de cette ligne.Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS Propriété : Si un solide possède un plan.

+ WΔ (Sn ) Page 66 / 106 . est égal à la somme arithmétique des moments statiques des n surfaces : WΔ (S) = WΔ (S1 ) + WΔ (S2 ) + . dSi. y ) (S) = x G .Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS II . x) : Wx (S) = ∫∫ yi dS⎫ S ⎪ ⎪ ⎬ ⇒ Wx (S) = y G . y) : Démonstration : y Mi dSi W( O . composées de plusieurs surfaces S1. dS2. La démonstration est évidente : si y G = 0 alors W( O .S yi . Sn. 1°/ Définition Δ Considérons une surface plane S constituée de n points matériels M1. x ) (S) = 0 3°/ Moment statique des surfaces composées Le moment statique d’une surface S. M2. …. Mi. x ) (S) = yG . …. 2°/ Moment statique dans un système d’axes orthonormés Théorème 2 : le moment statique d’une surface plane par rapport à un axe (O.. On appelle moment statique de la surface S par rapport à l’axe Δ la quantité : WΔ (S) = ∫∫ ri dS S ri étant la distance de dSi à Δ. …. Mi dSi ri S Théorème 1 : le moment statique d’une surface plane par rapport à un axe situé dans son plan est égal au produit de la surface par la distance de son centre de gravité à l’axe considéré. ….dS ∫∫S ⎪ yG = ⎪ S ⎭ yi S O x Théorème 3 : le moment statique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan passant par le centre de cette surface est nul. dSn et un axe Δ situé dans son plan.S et W( O .S Moment statique de la surface plane S par rapport à l’axe (O. Mn. …. de surface élémentaire dS1. S2. Soit dans un repère (O. x) de son plan est égal au produit de la surface par la coordonnée yG du centre de cette surface.MOMENT STATIQUE D’UNE SURFACE PLANE PAR RAPPORT A UN AXE DE SON PLAN. x..

MOMENT QUADRATIQUE D’UNE SURFACE PLANE PAR RAPPORT A UN AXE DE SON PLAN 1°/ Définition Mi dSi ri Δ S Considérons toujours la même surface plane S constituée de n points matériels Mi. de surface élémentaire dSi.d ⎪ ⎬ ∫∫ dS = S surface de la sec tion considérée ⎪ ⎭ S iG Δ ΔG S 2 Page 67 / 106 . » ΔG Δ Théorème de Huygens : Mi 2 dSi IΔ (S) = I Δ G (S) + S.dS + 2d ∫∫ ri G .dS + d 2 ∫∫ dS 2 S S S ⇔ I Δ (S) = ∫∫ ri G + 2ri G d + d 2 dS 2 ( ) ) ∫∫ r .Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS III . et un axe Δ situé dans son plan.dS = 0 définition du centre de gravité⎫ ⇒ I (S) = I (S) + S. y) : I (O.d ri G G S d Démonstration : 2 Par définition : I Δ (S) = ∫∫ ri dS S Remplaçons ri par sa valeur ri = ri G + d : ⇒ IΔ (S) = ∫∫ ri G + d dS 2 S S ( ⇔ IΔ (S) = ∫∫ ri G . augmenté du produit de l’aire de la surface S par le carré de la distance entre les deux axes. On appelle moment quadratique de la surface S par rapport à l’axe Δ la quantité : I Δ (S) = ∫∫ ri dS 2 S ri étant la distance de dSi à Δ. x. Dans un repère orthonormé (O. y ) (S) = ∫∫ x i dS 2 S 2°/ Théorème de Huygens Théorème de Huygens : « Le moment quadratique d’une surface plane S par rapport à un axe quelconque Δ de son plan est égal au moment quadratique de cette surface par rapport à un axe ΔG parallèle à Δ et passant par le centre de gravité G de la surface S. x ) (S) = ∫∫ y i dS et 2 S I(O.

plus la section a du mal à tourner autour de l’axe... x ) (S) = bh 3 3 Page 68 / 106 .APPLICATIONS 1°/ Moment statique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés. plus le moment quadratique est grand. . 2 IV . x ) (S) = bh 2 et 2 yG = h .dy = ∫ dx ∫ y 2dy 2 2 b h S S 0 0 ∫ h y b 0 dx = [x ]0 = b b G dS x x’ ∫ x h 0 O b ⎡ y3 ⎤ h3 y dy = ⎢ ⎥ = ⎣ 3 ⎦0 3 2 h d’où I(O . y y’ x I(O. + IΔ (Sn ) 4°/ Rayon de giration Il est défini comme la racine carrée du moment d’inertie divisée par l’aire S de la surface : ix = Ix S ou Ix = ix ⋅ S .Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS Remarque : le moment quadratique caractérise l’aptitude d’une section à tourner autour d’un axe : . x ) (S) = ∫∫ yi dS = ∫∫ yi dx. 3°/ Moment quadratique des surfaces composées Le moment quadratique d’une surface S. Sn. Par définition : W( O. x ) (S) = ∫∫ yi dS = yG . est égal à la somme arithmétique des moments quadratiques des n surfaces : IΔ (S) = IΔ (S1 ) + IΔ (S2 ) + .plus l’axe s’éloigne du centre de gravité. S=b×h W( O. 2 de même i y = Iy S ou Iy = iy ⋅ S .plus le moment quadratique est grand. composées de plusieurs surfaces S1.S 2 S y b ici. 2 G h d’où O 2°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés. …. S2.

y G I( G .yG I ( G . x ) (S) = I ( G .Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS 3°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport aux axes de symétrie.⎜ ⎟ 3 ⎝2⎠ 2 I( G .d 2 2 ⇒ ⇔ ⇔ ⇔ I ( O. x ) (S) − S. x ') (S) = bh 3 12 Page 69 / 106 . x ') (S) = I( O. On applique le théorème d’Huygens : IΔ (S) = IΔ G (S) + S. x ') (S) = 2 bh 3 ⎛h⎞ − (bh ). x ') (S) + S.

Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS FORMULAIRE : CENTRE DE GRAVITE Page 70 / 106 .

Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS FORMULAIRE : MOMENT QUADRATIQUE Page 71 / 106 .

........................... ......................Sollicitation étudiée : l’effort normal ... 79 VII .................... 76 1°/ Notion de contrainte...............................................................Loi de comportement des matériaux.................. ................................................... 79 Page 72 / 106 ................................................................................ 77 IV .....Loi de Hooke.....................................compression Etude de l’effort normal SOMMAIRE I ..........................Traction .................................... 73 2°/ Analyse de la courbe contrainte .................... 79 1°/ Condition de résistance...................................................................................................... 79 VI ......Déformations dues à l’effort normal. 76 2°/ Contrainte due à l’effort normal.....Mécanique des structures Traction .............. 76 III .................................................... .....Calcul de la variation de longueur d’une poutre droite soumise à un effort normal.................................................................................... 79 2°/ Condition de déformation.............................................déformation ............Quelques ordres de grandeurs ......................................................... 75 4°/ Généralisation...Contrainte due à l’effort normal........................................................................................................................... .............Compression TS Chapitre 6 .......Dimensionnement des éléments soumis à un effort normal.....................Coefficient de Poisson ν................................................................................ 78 V .......... 73 II .................................. 73 1°/ Essai de traction sur une éprouvette en acier doux................ 74 3°/ Contraction ou dilatation latérale .............................................................................

Considérons une barre d’acier doux de longueur initiale L0 et dont la section initiale S0 est constante sur la longueur L0.F Représentation simplifiée d’une machine d’essai de traction -F Page 73 / 106 .Compression TS I .SOLLICITATION ETUDIEE : L’EFFORT NORMAL On considérera qu’une poutre est sollicitée en traction simple ou en compression simple lorsque les éléments de réduction du torseur des efforts internes de cohésion se ramènent à un seul effort normal N : N(x) ≠ 0 y T(x) = 0 Vy (x) = 0 Mf y (x) = 0 VZ (x) = 0 Mf Z (x) = 0 z S(x) G N( x ) x N(x) > 0 : traction simple. . N(x) < 0 : compression simple ⎧N(x) 0 ⎫ ⎪ ⎪ 0⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : {τ(2 1)}= ⎨ 0 ⎪ 0 0⎪ ⎭ G⎩ II . Soumettons cette barre à une sollicitation de traction en lui appliquant à chaque extrémité un effort F : x x F F ΔL S0 L0 L0 Essai de traction sur une éprouvette d’acier doux.LOI DE COMPORTEMENT DES MATERIAUX. 1°/ Essai de traction sur une éprouvette en acier doux.Mécanique des structures Traction .

F .en abscisse : l’allongement relatif ε x = On obtient alors la « courbe contrainte .Loi de Hooke. ou MPa. ou module d’élasticité longitudinal (Ex). dans cette phase.Compression TS On peut enregistrer à l’aide de comparateurs l’allongement ΔL de l’éprouvette en fonction de l’intensité de l’effort F. On dit que le matériau a. Fe S Page 74 / 106 . on reporte sur un graphique : ΔL (ε = lettre grecque « epsilon »). La contrainte σe = correspondante est appelée la limite d’élasticité. Ainsi. S0 σ est l’effort par unité de surface en N/mm². du matériau et caractérise la rigidité du matériau.déformation . un comportement élastique linéaire. celles-ci doivent être établies indépendamment des sections S0 et longueurs L0 des éprouvettes.Mécanique des structures Traction . . L0 ε est sans unité puisque c’est le rapport de deux longueurs. E s’exprime en MPa Le point A marque la fin de la zone élastique de la courbe.déformation » du matériau de l’essai qui a l’allure suivante : σ= F S0 σr σe = Fe S0 C A B Striction D Rupture Courbe contrainte déformation de l’acier doux α O tan-1α = E ε x = ΔL L0 2°/ Analyse de la courbe contrainte . Ceci se traduit par la loi de Hooke : F ΔL σ = E×ε = E× ou S L E est le module d’Young.Partie OA : la courbe est sensiblement rectiligne. Pour pouvoir comparer les caractéristiques mécaniques des matériaux. comme un ressort. (OA = droite de pente E) Dans cette zone.en ordonnée : la contrainte σ = (σ = lettre grecque « sigma »). . elle revient à sa longueur initiale. ΔL est appelé l’allongement absolu. si on décharge l’éprouvette. ce qui signifie que la déformation est proportionnelle à l’effort exercé (ou que l’allongement relatif est proportionnel à la contrainte).

La courbe se relève jusqu’à un maximum C qui correspond à la limite de rupture σr. on rentre dans le domaine des grandes déformations. on observe une diminution de la section de la barre dans la zone où va se produire la rupture.3 pour les métaux et 0. ΔL < 0 Dilatation latérale . respectivement une contraction ou une dilatation. Δd > 0 Déformations longitudinale ε x = ΔL Δd et transversale ε ⊥ = . Lors d’un essai de traction ou de compression sur une poutre. Page 75 / 106 . si on décharge l’éprouvette. Δd < 0 L0 d0 d -F Cas de la compression Rétrécissement longitudinal . mais aussi une déformation latérale ε ⊥ perpendiculairement à la direction de l’effort. L0 d0 ε⊥ εx Le coefficient ν est le rapport de ces deux déformations : ν = − ν est compris entre 0. cette partie de la courbe est appelée « palier plastique ».Partie AD : au-delà du point A. 3°/ Contraction ou dilatation latérale . où les allongements ne sont plus proportionnels aux efforts.Compression TS . . c’est le phénomène de striction. Puis la rupture intervient (point D).15 pour les bétons).Coefficient de Poisson ν. c'est-à-dire une déformation permanente. respectivement un allongement ou un raccourcissement. celle-ci ne retrouve pas sa longueur initiale. A ce stade.5 (0.Mécanique des structures Traction . A ce stade. -Au-delà de B : on observe un allongement important pour une faible augmentation de la contrainte.Entre A et B : l’éprouvette s’allonge alors que l’intensité de la charge ne varie pratiquement pas. celle-ci subit une déformation longitudinale εx .1 et 0. on constate un allongement résiduel. ΔL > 0 Contraction latérale . x x F ΔL d 2 d0 ΔL Poutre avant déformation F Δd 2 Δd 2 Δd Δd 2 L0 Poutre avant déformation -F Cas de la traction Allongement longitudinal . le domaine plastique.

limite d’élasticité : σe .une phase de déformation plastique où les déformations sont partiellement permanentes. -compressions sur les bétons.CONTRAINTE DUE A L’EFFORT NORMAL. . .Compression TS 4°/ Généralisation. les sollicitations sont les éléments de réduction des forces internes de cohésion au centre de gravité de la section. d d d Page 76 / 106 .traction directe sur les métaux. . III .traction par flexion. . Tous ces essais font apparaître deux phases : .module d’Young : E . on fera l’hypothèse que l’on reste dans la phase élastique du matériau.contrainte de rupture : σr . Pour définir les caractéristiques mécaniques des matériaux. compression.une phase de déformation élastique linéaire pour laquelle s’applique la loi de Hooke et où les déformations sont réversibles. on réalise des essais sur des éprouvettes : . . Dans une section droite de poutre.traction. flexion sur les bois. par fendage ou directe pour les mortiers et les bétons. .Mécanique des structures Traction . Ces essais permettent de déterminer les caractéristiques suivantes : . Elles permettent de savoir quelle est la section la plus sollicitée mais ne donnent aucune indication sur ce qu’il se passe en chaque point de la section. Pour cela. 1°/ Notion de contrainte. il faut introduire la notion de contraintes. En résistance des matériaux.coefficient de Poisson : ν.

t = + . sur la facette dirigée par le vecteur n . Φ (M. x) : . Sur une section droite S (facettes perpendiculaires à la fibre moyenne).Mécanique des structures Traction .n : vecteur unitaire normal à la facette et dirigé vers l’extérieur de la coupure. n défini de la façon suivante : ( ) en un point M. il existe une infinité de facettes et le vecteur contrainte varie d’une facette à l’autre : il n’existe pas qu’une contrainte en un point mais une infinité. . 1 Pa = 1 N/mm² . ( ) 2°/ Contrainte due à l’effort normal.Compression TS Etudions une poutre dans laquelle nous effectuons une coupure imaginaire de section S et d’orientation quelconque : Isolons le tronçon 1 et divisons la section S en surfaces élémentaires dS infiniment petites. selon l’orientation θ de la coupure. 1 bar ≈ 105 Pa = 0. on parle d’état de contrainte. sont orientées par deux vecteurs unitaires : . Ces surfaces.t : vecteur unitaire tangent à la facette et tel que n . π . est df . 1 MPa = 106 Pa = 1 N/ mm² = 1 MN/m² . σ > 0. Le vecteur contrainte Φ M. n sur les directions n et t on obtient respectivement la contrainte normale σ et la contrainte tangentielle τ (τ = lettre grecque « tau »).si N < 0 : effort normal de compression.1 MPa = 1 daN/cm² Si on projette Φ M.si N > 0 : effort normal de traction. Page 77 / 106 . on peut considérer que l’action de l’effort normal est une répartition uniforme de contraintes normales : y σ= z σ(x) N S et τ=0 G N( x ) x Le signe de N est défini par rapport à l’orientation de l’axe (G. suffisamment éloigné des points d’application des charges extérieures. Autour du point M. également appelées « facettes ». n ) = lim dS i2 1 dS→ 0 Le vecteur contrainte est donc le rapport d’une force à une surface : l’intensité d’une contrainte est homogène à une pression et s’exprime en Pa. 2 ( ) Sur chaque surface dS s’exerce des forces de cohésion df i 2 1 dues à l’action de 2 / 1. σ < 0.

les contraintes ne dépendent que des éléments de réduction des forces situées à droites (ou à gauche) de la section. on leur applique N( x ) Δdx σ = E ⋅ εx la loi de Hooke : ou = E⋅ S dx Tous les tronçons de fibres de longueurs dx subissent une déformation : Δdx = N(x ) dx SE Ce qui signifie que la section se déplace parallèlement à sa position d’origine. ⇒ Loin des points d’application des forces extérieures. (a) (b) IV . σ ne dépend que de la valeur de l’effort normal N(x). la distribution des contraintes est perturbée par la proximité du chargement (cas a). Ce tronçon est compris entre les sections Si et Si+1.Compression TS Remarque : On peut expliquer ici l’hypothèse de Saint Venant vue dans le chapitre sur la théorie des poutres : « dans une section. chaque fibre du tronçon subit une déformation Δdx. loin des points d’application des charges concentrées. Page 78 / 106 .DEFORMATIONS DUES A L’EFFORT NORMAL y Isolons un tronçon élémentaire de poutre de longueur dx. » ⇒ Près des points d’application des forces extérieures.Mécanique des structures Traction . qui peut pourtant être dû à des chargements différents (cas b). Sous l’effet de l’effort normal. Fibre Si Si+1 S’i+1 N( x ) N( x ) x dx Δdx Chaque fibre de poutre étant considérée indépendamment l’une de l’autre. − Δdx correspond à un allongement si N(x) > 0 (Traction). Cela est conforme à l’hypothèse de Bernoulli selon laquelle les sections droites restent droites après déformation. − Δdx correspond à un raccourcissement si N(x) < 0 (Compression).

Mécanique des structures

Traction - Compression

TS

V - CALCUL DE LA VARIATION DE LONGUEUR D’UNE POUTRE DROITE SOUMISE A UN EFFORT NORMAL (DEPLACEMENTS).
L’allongement (ou raccourcissement) total de la poutre est égal à la somme des allongements de tous les tronçons élémentaires qui la constituent : L N( x ) Pour une poutre de longueur L : ΔL = ∫ dx 0 SE NL ΔL = Si N et S sont constants, on a : SE

VI - DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS SOUMIS A UN EFFORT NORMAL.
1°/ Condition de résistance.
Dans les conditions normales d’utilisation, on doit vérifier que la contrainte maximale σmax dans la section la plus sollicitée de la poutre reste inférieure à une valeur σ (contrainte admissible) fixée expérimentalement ou réglementairement. Souvent, σ est calculée à partir de la limite d’élasticité σe :
σmax = σ N max ≤σ= e S γ

avec γ (γ = lettre grecque « gamma ») un coefficient de sécurité.
Attention : pour les poutres élancées soumises à de la compression, la vérification de la condition de résistance ne suffit pas, il faut se mettre à l’abri d’une ruine par flambement, phénomène d’instabilité de forme qui peut intervenir pour des efforts inférieurs à ceux que peut supporter le matériau (voir chapitre sur le flambement).

2°/ Condition de déformation
En fonction du type d’élément, l’allongement ou le raccourcissement ne doit pas dépasser une limite admissible, qui, si elle était dépassée, compromettrait l’utilisation de l’ouvrage : ΔL ≤ valeur fixée

VII - QUELQUES ORDRES DE GRANDEURS
Il est bon de connaître quelques ordres de grandeur en ce qui concerne les caractéristiques mécaniques des matériaux les plus employés en Génie Civil :
Béton :

- Résistance à la compression : fcj = 20 à 40 MPa (60 à 120 pour les BHP) - Résistance à la traction : ftj ≈ 1/10ème de fcj (ftj = 0,6 + 0,06.fcj en MPa) - Module d’Young : E ≈ 35000 MPa (Eij ≈ 11000.(fcj)1/3) - Limite élastique : fe = 500 MPa - Résistance à la rupture : σr = 550 MPa - Module d’Young : Es = 200000 MPa

Acier HA pour béton :

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Mécanique des structures

Flexion

TS

Chapitre 7 - Flexion pure Etude du moment fléchissant
SOMMAIRE

I - Sollicitation étudiée : moment fléchissant......................................................................... 81 II - Les effets du moment fléchissant : étude expérimentale................................................. 82 III - Contraintes normales de flexion..................................................................................... 82
1°/ Principe d’équivalence .............................................................................................................. 82 2°/ Calcul des contraintes normales de flexion ............................................................................. 83 3°/ Condition de résistance aux contraintes normales. ................................................................ 84

IV - Etude des déformations dues au moment fléchissant..................................................... 85
1°/ Etude des déformations. ........................................................................................................... 85 2°/ Etude de la déformée................................................................................................................. 85 3°/ Exemple de calcul de la déformée par la méthode de la double intégration. ....................... 86

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Mécanique des structures

Flexion

TS

I - SOLLICITATION ETUDIEE : MOMENT FLECHISSANT
On considérera qu’une poutre (on se limite à l’étude des poutres droites) est soumise à de la flexion pure lorsque les éléments de réduction des efforts internes de cohésion se ramènent à un seul moment fléchissant (autour de l’axe Gz par exemple) Mz :
y

N(x) = 0

T(x) = 0

Vy (x) = 0 My (x) = 0 VZ (x) = 0 MZ (x) ≠ 0
z G

M z (x)

S(x)

x

0 ⎫ ⎧0 ⎪ {τ(2 1)}= ⎨0 0 ⎪ ⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : ⎪0 M (x)⎪ z ⎭ G⎩
Essai de flexion réalisé en laboratoire :
y A P P= 1000daN B C D x

Vy 1000

[daN]
+ -

x

- 1000 Mz [daN.m] 1000
+

y A

P

P= 1000daN B x
Flexion simple Vy ≠ 0 Mz ≠ 0 Flexion pure Vy = 0 Mz = cte Flexion simple Vy ≠ 0 Mz ≠ 0

x

C 1m 1m

D 1m

Entre C et D, on peut étudier les effets du moment fléchissant seul.

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Mz≠0) : Sur une facette infiniment petite dS de cette section s’exerce une force de cohésion df . .Mécanique des structures Flexion TS II . Vy≠0. notamment : on reste dans le domaine des petites déformations et la loi de Hooke s’applique. .d’une composante perpendiculaire à la facette σx (contrainte normale). . ⇒ les fibres situées au dessus du plan neutre raccourcissent : elles sont comprimées ⇒ les fibres situées en dessous du plan neutre s’allongent : elles sont tendues III . les fibres de la poutre soumise au chargement décrit précédemment.les hypothèses de la théorie des poutres s’appliquent. ce qui correspond à une contrainte : y df Φ= .d’une composante tangentielle τ (contrainte de cisaillement).CONTRAINTES NORMALES DE FLEXION 1°/ Principe d’équivalence Considérons une section droite S de poutre soumise à de la flexion composée (N≠0.toutes les forces appliquées à la poutre sont perpendiculaires à la ligne moyenne et contenues dans le plan de symétrie longitudinal. .la section droite de la poutre est constante.la ligne moyenne de la poutre est rectiligne. se déforment selon des arcs de cercles parallèles (on parle de flexion circulaire) : ⇒ la ligne moyenne GG’ et le plan Gxz correspondant ne subissent aucune déformation : on parlera donc de fibre neutre et de plan neutre. dS z Cette contrainte est la somme : . L’expérience montre qu’entre les points C et D. Vy ( x ) M z (x) τ dS df ds σx G N( x ) S(x) x Page 82 / 106 . .la poutre admet un plan de symétrie longitudinal.LES EFFETS DU MOMENT FLECHISSANT : ETUDE EXPERIMENTALE Reprenons l’exemple de la poutre de laboratoire précédente et précisons que : .

d’après le principe de Navier .l’expression (1) donne alors : ⇒ on remarque que S (S’) (S) Raccourcissements relatifs G y x Allongements relatifs L ΔL Analyse des déformations longitudinales consécutives à la flexion.Mécanique des structures Flexion TS L’action des forces de cohésion sur la section se réduit en G au torseur : ⎧N(x) 0 ⎫ ⎪ {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) 0 ⎪ ⎬ ⎪ ⎪ 0 Mz (x)⎭ G⎩ Le principe d’équivalence exprime juste le fait que les sollicitations sont les éléments de réduction des forces élémentaires df qui s’exercent sur chacune des facettes dS : N(x ) = ∫∫ σx ⋅ dS S Vy (x ) = ∫∫ τ ⋅ dS S M z (x ) = ∫∫ − y ⋅ σx ⋅ dS S 2°/ Calcul des contraintes normales de flexion y P dS x Le système des forces extérieures se réduit à Mz qui est porté par Gz. planes avant leur déformation. Page 83 / 106 . Il reste alors : K1A = 0 ⇒ K1 = 0 . les sections droites. restent planes après leur déformation. ∫∫ σ S x ⋅ dS = ∫∫ (K1 + K 2 y)dS = K1S + K 2 ∫∫ ydS = 0 S S ∫∫ ydS est le moment statique de la section par rapport à Gz. Donc la déformation des fibres est proportionnelle à y : ΔL = ε x = k1 + k 2 y (équation d’une droite) L . donc que ce terme est nul (voir chapitre « caractéristiques géométrique d’une section »). dS est centrée sur le point P de coordonnées (y . Considérons une surface élémentaire dS de la section S.Bernoulli. z) : z G M z (x) S(x) . axe principal de la section S.l’expression (2) donne : M z (x ) = ∫∫ − y ⋅ σx ⋅ dS = −K 2 ∫∫ y 2dS S S ⇒ on remarque que ∫∫ y dS = I 2 S Gz .de plus la loi de Hooke donne : σx = E ⋅ ε x d’où σx = E(k1 + k 2 y) = K1 + K 2 y . avec ici N(x) = 0 (1) (2) M z (x ) = ∫∫ − y ⋅ σx ⋅ dS S S Position après déformation y Position avant déformation . Nous verrons plus tard pourquoi cette précision est importante.le principe d’équivalence donne : N(x ) = ∫∫ σx ⋅ dS . moment quadratique de S par rapport à l’axe Gz.

Souvent σ est calculée à partir de la limite d’élasticité σe : σmax = − avec Mz ⋅ v σ ≤σ= e IGz γ γ : coefficient de sécurité v : ordonnée de la fibre la plus éloignée de l’axe neutre . et réciproquement si Mz est négatif. Dans les conditions normales d’utilisation.σx > 0 si y < 0 (traction dans les fibres situées sous l’axe neutre).σx < 0 si y > 0 (compression dans les fibres situées au-dessus l’axe neutre). finalement : σ x = − ⇒ σx est proportionnel à l’ordonnée y du point considéré. on doit vérifier que la contrainte maximale σmax reste inférieure à une valeur limite σ fixée expérimentalement ou réglementairement. z) est l’axe neutre. (S) σ ⇒ si le moment Mz est positif : . et il reste : IGz Mz y IGz σx = K 2 y Donc. v = ± h 2 Page 84 / 106 . y y z G x G x Représentation de la répartition des contraintes normales σ dans une section droite S d’une poutre fléchie. . ⇒ σx = 0 pour y = 0 : (G. y σx < 0 : Compression y σx > 0 : Traction σx σx σx > 0 : Traction Moment fléchissant positif σx < 0 : Compression Moment fléchissant négatif 3°/ Condition de résistance aux contraintes normales.Mécanique des structures Flexion TS D’où : K2 = − Mz . x. z) est le plan neutre et (G.

En général.Mécanique des structures Flexion TS La relation précédente peut se mettre également sous la forme : σ max = − Le rapport I Gz Mz IGz v ≤σ= σe γ est appelé module de flexion élastique. . ⇒ 1 inconnue a. IV . Dimensionnement pratique d’une section : L’inéquation précédente peut se mettre sous la forme : IGz v ≥ − Mz σ Lorsque Mz et σ sont définis. il faut choisir un rapport entre b et h. la ligne moyenne d’une poutre se déforme. Exemples : . . La loi de Hooke nous permet de calculer l’allongement (ou le raccourcissement) d’une fibre : O ρ dθ Δdx et σx = E ⋅ ε x dx M ⋅y Δdx σ x σ ⇒ = ⇔ Δdx = x dx ⇔ Δdx = − z dx dx E E E ⋅ IGz εx = G y S G’ dθ Δdx S’ x L’angle de rotation en radians vaut : Mz Δdx dθ ≈ tan dθ = dx = − y E ⋅ I Gz (1) dx 2°/ Etude de la déformée.ses dimensions. on choisit la forme et les proportions de la section et l’inéquation permet de déterminer une dimension. b et h.1 D3 .D3/32 ≈ 0. il reste deux groupes d’inconnues : .h²/6 ⇒ 2 inconnues.section rectangulaire : I/v = b. Etudions un tronçon élémentaire de poutre de longueur dx : la section S’ tourne par rapport à S d’un angle dθ. Sous l’application de charges.la forme et les proportions de la section.section carrée : I/v = a3/6 ⇒ 1 inconnue D. sa valeur est donnée dans les v catalogues de profilés métalliques commerciaux.section circulaire : I/v = π. Page 85 / 106 .ETUDE DES DEFORMATIONS DUES AU MOMENT FLECHISSANT 1°/ Etude des déformations. On se propose de déterminer l’équation y(x) de cette déformée en fonction de x.

d’après (1) : dθ = Mz dθ Mz dx ⇒ = E ⋅ I Gz dx E ⋅ IGz Mz E ⋅ IGz Donc. (1) + (2) ⇒ y' ' = sous une autre forme : EI Gz y' ' = EIGz dθ = Mz dx Cette expression qui donne la dérivée seconde de la déformée en fonction du moment fléchissant est appelée loi moment-courbure ou formule de la double intégration. 3°/ Exemple de calcul de la déformée par la méthode de la double intégration. on peut écrire : ρ = On peut donc écrire : y' ' ( x ) = 1 dθ = ρ dx (2) 1 y' ' ( x ) Or. y q Poutre sur deux appuis chargée uniformément : A B x l qx ² qlx Equation du moment : M(x) = − + 2 2 Mz l + x ⇒ EIy' ' ( x ) = − q x x ² + ql 2 2 x3 x² ⇔ EIy' ( x ) = EIθ( x ) = −q + ql + k1 6 4 4 3 x x ⇔ EIy( x ) = −q + ql + k1x + k 2 24 12 Page 86 / 106 . cette équation permet de déterminer l’équation de la déformée y(x) en intégrant deux fois l’équation du moment Mz(x) (et en utilisant les conditions aux limites). ρ = dx (1 + y'²(x ) ) 2 = dθ y' ' ( x ) 3 Comme le terme y’²(x) est négligeable devant 1.Mécanique des structures Flexion TS Soient deux sections distantes de dx. et soit ρ. le rayon de courbure entre ces deux sections : En géométrie analytique. En effet.

x = 0 et y = 0 . y Allure de la déformée : A θA ymax θB B x Remarque : l’allure de la déformée ≈ .en A. en traitant d’autres exemples. Valeurs intéressantes : Flèche maximale : 5ql 4 l4 l4 l4 l⎞ ⎛ ⇒ y max = − EIy⎜ x = ⎟ = −q +q −q 384EI 2⎠ 24 × 16 12 × 8 24 × 2 ⎝ Rotations aux appuis : l3 x3 x² EIy' ( x ) = EIθ( x ) = −q + ql − q 6 4 24 Rotation au point A.Mécanique des structures Flexion TS Calcul des constantes d’intégration : .l’allure du moment. x = l et y = 0 ⇒ k2 = 0 ⇒ 0 = −q l4 l4 l3 + q + k1l ⇒ k1 = −q 24 24 12 l3 x4 x3 + ql −q x 24 12 24 L’équation de la déformée est donc : EIy( x ) = −q Cette équation du 4ème degré ne nous intéresse qu’entre 0 et l. θA pour x = 0 : ql 3 l3 EIθ( x = 0) = −q ⇒ θA = − 24EI 24 Rotation au point B. Page 87 / 106 . θB pour x = l : B EIθ( x = l ) = −q ql 3 l3 l3 l3 ⇒ θB = + +q −q 24EI 6 4 24 Nous verrons aussi. que la méthode de la double intégration peut nous permettre de résoudre des structures hyperstatiques simples. y est maximum pour y’ = 0.en B. c'est-à-dire pour x = l / 2.

.... 95 Page 88 / 106 . 94 III ........ ............................................................ ..Section réduite.............1 .........Mécanique des structures Cisaillement TS Chapitre 8 ...............Calcul de la contrainte tangentielle τ..... .. 92 3. 91 1°/ Sollicitation étudiée : effort tranchant concomitant à un moment fléchissant..............................................1 ............... 90 3............................... ....................Définition ..........................................................................................................................Condition de résistance ................................Cisaillement simple ..........Etude du cisaillement de flexion.......................Loi de comportement du matériau.Etude du cisaillement simple....Répartition de la contrainte de cisaillement simple................................................................ 91 II ... 89 3°/ Contrainte de cisaillement simple........................................................................2 ....... 91 2°/ Loi de réciprocité des contraintes de cisaillement ..................... 89 2°/ Essai de cisaillement ....................................................................................................................2 ..................................... 90 3...................................................... .......................................... 94 3.........................................................3 .................................. 91 3°/ Expression et répartition des contraintes de cisaillement de flexion..Cisaillement de flexion Etude de l’effort tranchant SOMMAIRE I .............................. 89 1°/ Sollicitation étudiée : l’effort tranchant............................. 92 3................................................Calcul de la valeur maximum de la contrainte tangentielle τmax pour une section rectangulaire.. ............................................................

1°/ Sollicitation étudiée : l’effort tranchant. Sans entrer dans les détails. les notions acquises pour l’effort normal peuvent être transposées à l’effort tranchant. lors d’un essai de cisaillement on observe : .Mécanique des structures Cisaillement TS I . En effet.un déplacement relatif : J γ= e e -F e -F J S S F τ F A R Page 89 / 106 . On considérera qu’une section droite de poutre est soumise à un effort tranchant lorsque les éléments de réduction des efforts internes de cohésion se ramènent à la seule sollicitation V. y Vy ( x ) z N(x) = 0 T(x) = 0 Vy (x) ≠ 0 Mf y (x) = 0 et / ou VZ (x) ≠ 0 Mf Z (x) = 0 G Vz ( x ) S(x) x ⎧ 0 0⎫ ⎪ ⎪ Torseur des efforts internes de cohésion : {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) 0 ⎬ ⎪ ⎪ V (x) 0 ⎭ G⎩ Z Exemples d’éléments soumis à un effort tranchant : ⇒Fil de fer que l’on tente de sectionner ⇒Poutre appuyée sur un corbeau -F -F S Section cisaillée S Section cisaillée F F 2°/ Essai de cisaillement .ETUDE DU CISAILLEMENT SIMPLE.Loi de comportement du matériau.

en MPa. Supposons que la seule sollicitation à laquelle soit soumise cette section droite est un effort tranchant Vy. la contrainte de cisaillement τ n’est pas à priori uniformément répartie dans la section. Page 90 / 106 . y y Vy ( x ) dS df1 z z S(x) G dS df 2 G x dS df 3 Chaque surface élémentaire dS subit une force d’intensité df due à l’action du tronçon de droite sur le tronçon de gauche. 3°/ Contrainte de cisaillement simple.2 .une zone de déformation élastique OA (droite de pente G). 3. donc pas de contrainte normale σ).Mécanique des structures Cisaillement TS .Répartition de la contrainte de cisaillement simple. E G= avec E : module d’élasticité longitudinal 2(1 + ν ) et ν : coefficient de Poisson Attention : contrairement au cas de la compression ou de la traction simple (où la contrainte normale σ est uniformément répartie dans la section droite).Définition Soit une section droite par laquelle nous isolons la partie gauche d’une poutre. telle que.une zone de déformation plastique AR. dS 3.La contrainte de cisaillement est représentée par τ. Chaque force qui s’applique sur une surface dS permet de définir une contrainte tangentielle df ou contrainte de cisaillement : τ = i en MPa. dans la zone de déformation élastique : J τ = G⋅ e (loi de Hooke pour le cisaillement). . . Les forces df i sont tangentes à S étant donné que la section n’est soumise qu’à un effort de cisaillement (il n’y a pas de force normale à S.1 . G est appelé module d’élasticité transversal.

Mécanique des structures Cisaillement TS En cisaillement simple. C’est ce que nous allons voir dans la suite du chapitre. 1°/ Sollicitation étudiée : effort tranchant concomitant à un moment fléchissant. il faut connaître (admettre) la loi simple suivante (théorème de réciprocité de Cauchy) : Lorsqu’il existe en un point une contrainte de cisaillement τ dans un plan d’un élément. y y Vy ( x ) z z G S(x) τx τy dS G τx = τy M z (x ) x Page 91 / 106 . on peut considérer que la répartition des contraintes de cisaillement V est uniforme dans la section : τ = S Attention : ce n’est pas le cas en cisaillement de flexion (effort tranchant concomitant à un moment fléchissant). Une section droite de poutre travaillant en flexion est soumise à un effort tranchant et un moment fléchissant : y Vy ( x ) N(x) = 0 T(x) = 0 Vy (x) ≠ 0 Mf y (x) = 0 VZ (x) = 0 Mf Z (x) ≠ 0 x z G M z (x) S(x) ⎧ 0 0 ⎫ ⎪ {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) 0 ⎪ ⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : ⎪ MZ (x)⎪ 0 ⎭ G⎩ 2°/ Loi de réciprocité des contraintes de cisaillement Pour comprendre le comportement des matériaux soumis au cisaillement. II . il existe la même contrainte τ dans le plan perpendiculaire.ETUDE DU CISAILLEMENT DE FLEXION.

y ) y x x dx Page 92 / 106 . On détermine l’expression de la contrainte tangentielle longitudinale τx : y F F F h y x z Soit une poutre droite de longueur L. 3°/ Expression et répartition des contraintes de cisaillement de flexion. y ) z τ x (x .Mécanique des structures Cisaillement TS Sur un petit élément de poutre isolé.) et on reporte sur cet élément isolé l’ensemble des contraintes dont la projection sur l’axe x est non nulle. de largeur b et de hauteur h soumise à des actions extérieures.Calcul de la contrainte tangentielle τ. y σ x (x. C’est le cas par exemple des poutres en bois lamellé-collé. 3. les vecteurs contrainte tangentielle longitudinale τx et contrainte tangentielle transversale τy doivent être disposés symétriquement par rapport à l’arête des facettes et il y a donc deux orientations possibles : τx τy τx τy Cette propriété a un intérêt notamment quand la contrainte de cisaillement limite (admissible) du matériau n’est pas la même dans le sens longitudinal et dans le plan transversal. b x x + dx L On isole un petit élément de poutre situé entre les abscisses x et x + dx (la face intérieure de cet élément se trouve à l’ordonnée y.1 . y ) σ x (x + dx .

on obtient pour la contrainte tangentielle longitudinale l’expression suivante : τ(y ) = Pour une section droite de largeur b variable : Vy ⋅ WGz (y ) b. y ) = − M z (x ) h 2 M (x + dx ) h 2 ⋅ ∫ y ⋅ dS + z ∫y y ⋅ dS = 0 y IGz IGz ⇔ h M z (x + dx ) − M z (x ) 1 2 ⋅ ⋅ ∫ y ⋅ dS y dx b ⋅ IGz h dM z (x ) 1 2 ⋅ ⋅ ∫ y ⋅ dS dx b ⋅ IGz y ⇔ ⇒ on reconnaît l’expression du moment statique par rapport à l’axe Gz de la surface située au dessus de l’ordonnée y : WGz (y ) = ∫ y ⋅ dS h 2 y ⇒ et on connaît la relation qui lie le moment fléchissant à l’effort tranchant : dM z (x ) V (x ) = − dx ⇒ finalement. En projection sur x. y ) ⋅ b ⋅ dx + ∫ σ x (x .I Gz y ⇒ on peut considérer que la contrainte de cisaillement est constante parallèlement à l’axe z (sur toute la largeur b pour y donné). y ) ⋅ dS − ∫ σ x (x + dx . y ) ⋅ b ⋅ dx − τ x (x . y ) ⋅ dS = 0 h 2 h 2 y y (1) On connaît l’expression des contraintes normales de flexion : σ x (x . y ) = − M z (x) ⋅y I Gz On remplace cette expression dans l’équation (1) : ⇒ τ x (x . τ(y ) = Vy ⋅ WGz (y ) I Gz ⋅ b(y ) z τx y G b x Page 93 / 106 . Elle ne varie qu’en fonction de y. la somme des forces exercées sur cet élément est égale à zéro.Mécanique des structures Cisaillement TS A l’équilibre. y ) = − τ x (x . cela donne : τ x (x .

Section réduite.3 . on peut exprimer la valeur de la contrainte en fonction de l’ordonnée y : y IGz = A y bh 3 12 ⎛h ⎞ 1 ⎛h ⎞ WGz (A ) = b ⋅ ⎜ − y ⎟ ⋅ ⋅ ⎜ + y ⎟ ⎝2 ⎠ 2 ⎝2 ⎠ h G z b 6 ⋅ Vy ⎛ h 2 ⎞ ⎜ − y2 ⎟ d’où : τ(y ) = 3 ⎜ ⎟ bh ⎝ 4 ⎠ C’est l’équation d’une parabole.2 . τ est maximum pour y = 0 h τ = 0 pour y = ± 2 Répartition des contraintes τx dans une section rectangulaire : y τmax G τx 3. IGz ⋅ b(y ) WGz (A ) Cette valeur (que l’on retrouve dans les tableaux des profilés commerciaux) permet de calculer rapidement la contrainte de cisaillement maximale : On appelle section réduite Ar (ou Av) la valeur minimale du rapport : τ max = Vy Ar Page 94 / 106 .Calcul de la valeur maximum de la contrainte tangentielle τmax pour une section rectangulaire Pour une section rectangulaire.Mécanique des structures Cisaillement TS 3.

Par contre le concepteur n’a.Bois résineux longitudinalement aux fibres : 1. ce qui explique que l’on ne fasse pas travailler ce matériau au cisaillement. τmax = Ar = 4 3 A Section en I Ar ≈ Aâme . pas à se soucier de la déformation due au cisaillement qui est très faible.Mécanique des structures Cisaillement TS Contrainte de cisaillement maximale pour des sections courantes : Section rectangulaire : 3 Vy 2A .CONDITION DE RESISTANCE Comme pour la traction ou la compression.Bois résineux perpendiculairement aux fibres : 1. on définit une contrainte limite (admissible) de cisaillement τ qui ne doit être dépassée en aucun point de la structure. Pour le béton armé.Acier : 100 MPa . On retiendra donc pour le dimensionnement une seule inéquation : τmax ≤ τ Quelques ordres de grandeurs pour τ : . c’est l’ensemble béton+acier q Page 95 / 106 . en général.5 MPa Pour le béton.2 MPa . τ max = Ar = 3 2 A Section circulaire 4 Vy 3A . τmax ≈ Vy A âme III . la résistance au cisaillement est très faible.

...Sollicitation étudiée :...................................................................................... 97 III ....................................... 98 4°/ Diagramme de représentation de σx : les différents cas rencontrés.............. 98 IV ................................................................Dimensionnement en flexion composée........... 97 II .....................Contraintes tangentielles :.................................................... 97 1°/ Expression de la contrainte normale σx................................................................................................... 101 Page 96 / 106 ......................................Noyau central ......................................................................................................Flexion composée SOMMAIRE I ............................................................................ 97 2°/ Position du plan neutre ....................Mécanique des structures Flexion composée TS Chapitre 9 ...........Contraintes normales .................................................................................................................. 98 3°/ Force excentrée équivalente .... 100 VI ..............Cas particulier d’une section rectangulaire .................................................................................................................... 100 V ..........

CONTRAINTES NORMALES 1°/ Expression de la contrainte normale σx L’effort normal N crée des contraintes normales uniformes σ N x = compressions ou des tractions selon le sens de N.CONTRAINTES TANGENTIELLES : Elles sont dues uniquement à l’effort tranchant Vy et se calculent par la méthode vue au chapitre « Cisaillement ».Mécanique des structures Flexion composée TS I . ⇒ On fait abstraction de V pour le calcul des contraintes normales. Le moment de flexion Mz crée des contraintes normales σ F x = − compressions et des tractions en fonction de y. Comme elles sont nulles sur les fibres extérieures où les contraintes normales sont maximum.SOLLICITATION ETUDIEE : On considérera qu’une poutre est soumise à de la flexion composée lorsque les éléments de réduction du torseur des efforts internes de cohésion se réduisent à : y Vy ( x ) N(x) ≠ 0 N( x ) x T(x) = 0 Vy (x) ≠ 0 My (x) = 0 z G M z (x) S(x) VZ (x) = 0 MZ (x) ≠ 0 ⎧N(x) 0 ⎫ ⎪ ⎪ 0 ⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) ⎪ ⎪ 0 Mz (x)⎭ G⎩ II . y N N qui sont des S Mz ⋅ y qui sont des IGz y y Mz x N + Mz G + G x = G x y σNx y Le plan neutre (σ = 0) passe par G y σ ( N + F) x G σx + G σ Fx σx = G σx Le plan neutre (σ = 0) ne passe pas par G σN x = N S + σF x = − Mz ⋅y IGz = σ( N + F ) x = N Mz − ⋅y S IGz Page 97 / 106 . III . elles ne jouent pas un rôle particulier dans la flexion composée.

e N + Mz G N ≡ e G avec e = − Mz N N N⋅e N⎛ S ⎞ ⎟ − ⋅ y = ⎜1 − e ⋅ y ⋅ ⎜ S IGz S⎝ IGz ⎟ ⎠ I i z = Gz on rappelle l’expression du rayon de giration : S N ⎛ e⋅ y ⎞ σ x = ⎜1 − 2 ⎟ la contrainte normale devient : S⎜ iz ⎟ ⎝ ⎠ I N ⋅ IGz N ⋅ IGz et le plan neutre : ⇒ y 1 = − Gz y1 = = S⋅ e S ⋅ M z S ⋅ (− Ne ) La contrainte normale peut alors s’écrire : σ x = 4°/ Diagramme de représentation de σx : les différents cas rencontrés .Mécanique des structures Flexion composée TS En appliquant le principe de superposition. est inférieure à la contrainte normale due à N. Dans tous les cas.Si σF x < σ N x : la contrainte normale maximum de flexion.en valeur absolue. σ N x . 3°/ Force excentrée équivalente L’ensemble N+M peut être remplacé par une force équivalente N d’excentricité e et dont le moment vaut Mz = .N.Si σF x = σ N x : Page 98 / 106 . on obtient en un point de cote y : N M σx = − z ⋅ y S IGz 2°/ Position du plan neutre Le plan neutre est défini par σx = 0 : ⇒ N Mz − ⋅y = 0 S IGz N ⋅ IGz ⇔ y1 = S ⋅ Mz La position du plan neutre est fonction des charges appliquées. σ F x . la section est entièrement comprimée ou entièrement tendue. le plan neutre (σx = 0) est en dehors de la section .

2 N ⋅ IGz iz Ordonnée du plan neutre : y1 = =− S ⋅ Mz e DIAGRAMMES DE REPARTITION DES CONTRAINTES NORMALES dues à N et Mz dues à N dues à Mz Cas où σF x < σ N x Cas où σF x = σ N x Cas où σF x > σ N x N<0 M>0 Section entièrement comprimée y1 = − h 2 N<0 M<0 Section entièrement comprimée y1 = + h 2 N>0 M>0 Section entièrement tendue y1 = + h 2 N>0 M<0 Section entièrement tendue y1 = − h 2 Page 99 / 106 . l’une comprimée et l’autre tendue.Mécanique des structures Flexion composée TS alors le plan neutre est situé à l’ordonnée y1 = ± . est supérieure à la contrainte normale due à N.en valeur absolue. le plan neutre est situé dans la section qui est donc divisée en 2 zones. σ F x . σ N x .Si σF x > σ N x : h 2 la contrainte normale maximum de flexion.

aucune section ne doit supporter de contrainte de traction.Mécanique des structures Flexion composée TS IV . y1 = − 12e e >h : il y a changement de signe des y1 σ2 V . L’excentricité de la force extérieure doit donc rester ≤ h/6.NOYAU CENTRAL Règle du tiers central : Dans le cas d’une construction fondée sur le sol.CAS PARTICULIER D’UNE SECTION RECTANGULAIRE Plaçons nous dans le cas d’une section rectangulaire de hauteur h et de largeur b : bh 3 S = b. » h/3 h/6 h/3 h/3 Page 100 / 106 Noyau central : . D’où la règle suivante : R « La résultante des forces extérieures doit passer dans le tiers central des sections. une zone tendue et une zone h2 comprimée.h et IGz = 12 Les relations que nous avons vues donnent : N 12 N ⋅ e N ⎛ 12e ⎞ ⇒ σx = − ⋅y = ⎜1 − 2 ⋅ y ⎟ 3 bh bh bh ⎝ h ⎠ 3 2 N ⋅ bh h =− et ⇒ y1 = 12 ⋅ bh ⋅ (− Ne) 12e Calculons les contraintes extrêmes.e <h : il n’y a pas de changement de signe 6 des contraintes. e =h : la répartition des contraintes est σ2 = 0 σ1 - 6 contraintes. σ1 σ2 σ1 = 2N/S - 6 triangulaire. De même. il ne peut y avoir de contrainte de traction dans la base (car le sol ne s’y oppose pas). La répartition des contraintes est trapézoïdale. dans un ouvrage en maçonnerie. c'est-à-dire pour y = ± h : 2 ⎡ 1 12e ⎛ h ⎞⎤ N ⎛ 6e ⎞ N⎛ 6 ⎞ σ x extrêmes = N ⎢ − 3 ⎜ ± ⎟⎥ = ⎜1 ± ⎟ ⇔ σ x extrêmes = ⎜1 ± e ⎟ bh ⎝ h ⎠ h ⎠ ⎣ bh bh ⎝ 2 ⎠⎦ bh ⎝ Trois cas sont alors possibles : .

la ligne de contrainte nulle passe par A .section rectangulaire : A e k j D b/3 b/3 b/3 i B h/3 h/3 h/3 C section Dans le cas d’une rectangulaire. le noyau central est un losange. Page 101 / 106 .DIMENSIONNEMENT EN FLEXION COMPOSEE Il est en général trop compliqué de tenir compte des deux sollicitations (N et Mz).section circulaire : N a R Du fait de la symétrie. On dimensionne une section en tenant compte de l’effet prépondérant et on vérifie les contraintes sous l’action des deux sollicitations. Lorsque la charge est en j. la forme et les dimensions de la région où on peut appliquer un effort de compression sans créer de contrainte de traction : . la ligne de contrainte nulle est AB ″ ″ ″ i. le noyau central est un cercle de rayon a. c’est-à-dire pour e = a. la ligne de contrainte nulle est tangente au contour de la section ⇒ y1 = R y1 = − I Gz S⋅e avec IGz = π R4 4 et S = π R² d’où a = R 4 ⇒ y1 = − π R4 R2 =− = R et e = a 4 π R 2e 4e VI . Lorsque N est sur son contour.Mécanique des structures Flexion composée TS Cherchons. ″ ″ ″ ″ AD Lorsque la charge se déplace sur ij. pour toute une section.

................................. 105 V .....................................Mécanique des structures Flambement TS Chapitre 10 ....Dimensionnement et vérification des sections.................. 106 Page 102 / 106 ...................................... 103 II ..... 103 III ..................Charge critique d’Euler Nc ...........................Le flambement SOMMAIRE I ....................................Mise en évidence du flambement ...................... 106 VI ......................................................................Influence des liaisons aux appuis ......................................................................Contrainte critique d’Euler............................................................................... 103 IV ........................Qu’est-ce que le flambement ?..........................

la flexion se produit dans le plan (A. les forces extérieures ne sont plus proportionnelles aux déformations et. . dans le cas du flambement. de ligne moyenne rectiligne. et soumettons la à un effort normal de compression centré.N y B N l0 y x Habituellement. Le risque de flambement d’un élément étant lié aux dimensions de cet élément. nous allons au contraire prendre en compte l’influence des déformations sur l’équilibre statique et considérer le moment secondaire qu’elles provoquent. elle reste rectiligne et se raccourcit. x. perpendiculaire à (G. de grandes déformations peuvent être causées par des accroissements de charge infimes. de section droite constante.Mécanique des structures Flambement TS I . la poutre fléchit brusquement et se rompt très vite.QU’EST-CE QUE LE FLAMBEMENT ? Le flambement est en fait une sollicitation composée de compression et de flexion. De même. Dans ce qui suit. y est la déformée de cette fibre. x N B z l0 y G y A La valeur Nc (ou Fc) de l’effort de compression à partir de laquelle se produit le flambement s’appelle charge critique d’Euler. la poutre est comprimée. x III . On observe que la flexion se produit dans le plan perpendiculaire à la direction de plus faible moment quadratique de la section de la poutre. M(x) = . les déformations ne peuvent plus être supposées infiniment petites et négligées comme dans les chapitres précédents.Lorsque N atteint Nc. En effet. Ce moment de flexion dans la section vaut : M z (x ) = − N ⋅ y y A -N Page 103 / 106 . y). on dit que le flambement est un phénomène d’instabilité de forme. On observe successivement deux types de sollicitation : . on considère que les déformations sont petites et que la fibre moyenne n’a pas bougé après déformation.MISE EN EVIDENCE DU FLAMBEMENT Considérons une pièce élancée (telle que sa longueur soit très supérieure à sa plus grande dimension transversale). en ce qui concerne l’équilibre statique. II . mais dont l’étude est différente de la flexion composée parce que les méthodes sont différentes et que le flambement est un phénomène rapidement destructif.CHARGE CRITIQUE D’EULER NC Modélisons la poutre par sa ligne moyenne AB et supposons que sous l’influence des efforts en A et B.pour un effort N inférieur à une limite Nc. cette ligne moyenne prenne une très légère courbure (accentuée sur le schéma ci-contre) Si x et y sont les coordonnées d’un point courant G de la fibre moyenne. dans certains cas. Pour le schéma cicontre par exemple. z) (rotation de la poutre autour de l’axe z). Tous ces phénomènes sont connus sous le nom d’instabilité élastique. articulée à ses deux extrémités.

la poutre reste droite. 2. elle est dite en équilibre stable. B augmentera très rapidement avec un léger accroissement de N. La solution générale de cette équation est de la forme : N (1) EI Gz Détermination des constantes avec les conditions aux limites : Pour x = 0. elle est dite en équilibre neutre. ⇒ sin ω l0 = 0 ⇔ ω l0 = n π avec n = 1. y(0) = 0 . il est évident que B ≠ 0 (sinon pas de flambement).N > Nc : il y a instabilité en position droite (équilibre instable) avec une forte tendance au flambement. donc B sin ωx = 0 A étant nul.voir paragraphe suivant) et IGz le moment quadratique le plus faible (ce n’est pas toujours le cas) Plusieurs cas sont possibles pour la poutre : .N < Nc : compression simple. donc A = 0 Pour x = l0.Mécanique des structures Flambement TS Utilisons la formule vue au chapitre sur la flexion : EIGz y' ' = M z (x ) ⇔ EIGz y' '− M z (x ) = 0 ⇔ EIGz y' '+ N y = 0 N ⇔ y' '+ y=0 EIGz équation différentielle du 2ème ordre. c'est-à-dire la charge critique d’Euler Nc au-delà de laquelle le flambement se produit : Nc = π2 EIGz 2 l0 dans le cas de la poutre bi-articulée étudiée (lf = l0 .N = Nc : la poutre peut rester droite ou fléchir (flamber) avec une flèche égale à B. y(l0) = 0 . . … π n = 1 1er mode de flambement ⇒ ω = (2) l0 y = A cos ωx + B sin ωx avec ω²= ⎛πx⎞ Equation de la déformée . . 3. Remarques : Page 104 / 106 . y(x ) = B sin⎜ ⎟ ⎜ l ⎟ ⎝ 0 ⎠ (1) ⎫ π2 N ⇒ ω2 = 2 = ⎬ (2)⎭ EIGz l0 La résolution de cette équation permet de trouver N provoquant la déformée. A noter que B = ymaxi est en général petit.

INFLUENCE DES LIAISONS AUX APPUIS On peut généraliser les résultats établis pour la poutre bi-articulée pour des poutres dont les conditions d’appuis sont différentes. . toutes de même aire. Iy < Iz.Mécanique des structures Flambement TS .CONTRAINTE CRITIQUE D’EULER Page 105 / 106 .Le flambement se produit suivant un axe perpendiculaire à l’axe du moment quadratique le plus faible. Pour les deux sections représentées.Pour les cinq sections représentées. z). celle du triangle équilatéral (c) est celle qui résiste le mieux au flambement (21% plus résistante que la section circulaire). le flambement se produit dans le plan (x. V . L’expression générale de la charge critique d’Euler est : Nc = π 2 EI Gz ou y lf 2 avec lf : longueur de flambement Longueur de flambement lf en fonction des liaisons aux appuis A et B sont sur la même verticale Déplacement de B en tête de poteau d B B B B d B l0 A A A A A lf = l0 lf = 2 l0 2 lf = l0 2 lf = 2 l 0 lf = l0 Il faut en pratique envisager lfy et lfz pour déterminer les conditions de flambement dans les deux directions. IV .

la contrainte critique σc est définie par la π 2 EI Gz ou y σc = relation : 2 lf ⋅S on sait que i z ou y = IGz ou y S le rayon de giration. que l’effort N soit centré et que le N matériau soit parfaitement homogène. La relation (1) fait apparaître la notion d’élancement critique (pour σc = σe ). qui peut prendre le nom de contrainte critique limite ou admissible. bois. Soit σ = la contrainte dans la poutre : S . ⇒ Voir les cours correspondants (BA. Le dimensionnement se fait en compression simple. béton armé. béton précontraint) adaptent la théorie d’Euler à ses particularités pour chaque matériau.DIMENSIONNEMENT ET VERIFICATION DES SECTIONS Les conditions réelles de liaisons sont différentes des modèles théoriques et varient selon les matériaux . Dans ce cas.…). à partir duquel la poutre devra être calculée au flambement : E λc = π σe Notons que cette valeur de l’élancement critique ne dépend que des caractéristiques mécaniques du matériau.si σc < σe (limite élastique) : il y aura ruine par flambement dès que σ atteindra la valeur σc. donnant un élément de sécurité vis-à-vis du flambement. Pour une poutre comprimée de section S. VI . Le flambement surviendra dans ce cas avant que σ n’atteigne σc. . et on définit une nouvelle grandeur : λ z ou y = lfz ou y i z ou y σc = l’élancement (sans unité) π2E λ2 La contrainte critique s’exprime alors sous la forme : (1) Supposons que la poutre soit parfaitement rectiligne. Attention : ce raisonnement n’est plus valable en flexion composée (si la poutre a un défaut de rectitude ou si N n’est pas bien centré.si σc > σe : la poutre périra par écrasement (ou compression simple sans flambement) dès que σ atteindra la valeur σe.Mécanique des structures Flambement TS A la force critique d’Euler Nc correspond une contrainte critique. il n’y a aucun risque de flambement. c’est pourquoi les différents règlements de calcul (acier. …) Page 106 / 106 .

Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 MECANIQUE DES STRUCTURES METHODES ENERGETIQUES Page 1 .

........... 19 e .................... 3 1°/ INTRODUCTION: TRAVAIL D'UNE FORCE.......................Travail élémentaire d’une force.............................. 14 c ...................Calcul de Wext .................................................... 22 a ....................................Recherche du déplacement en un point d'une structure: théorème de Maxwell-Betti et théorème de CASTIGLIANO.....Expression du potentiel..................................................... en tant que fonction des variables efforts extérieurs ...................... ..... 6 b .THEORIE DU POTENTIEL INTERNE..................... 20 II ...Travail d'une force........Cas où il n y a pas d'effort extérieur appliqué au point et dans le sens où l'on cherche le déplacement: théorème de la charge fictive........................ 14 b ........................................................ 24 3°/ THEOREME DE MENABREA........ 13 a .Exemples d'application : utilisation directe du théorème fondamental.......... ...........................................APPLICATION A LA RESOLUTION DE SYSTEMES HYPERSTATIQUES.............................................. ......................... 25 Page 2 ........................................................................ NOTION DE POTENTIEL D'UNE STRUCTURE..... ...... 3 b .. 22 1°/ INTRODUCTION....................................................... 22 2°/ METHODES DES FORCES............ 12 4°/ THEOREMES ENERGETIQUES .. 5 2°/ HYPOTHESES THERMODYNAMIQUES .................... 22 b .................. Wdéf............................... 16 d ...................................................................................Notations utilisées pour les démonstrations......... ... 6 a ........................................... 7 c ...........Structures hyperstatiques de degré supérieur à 1.............Généralisation du théorème de Castigliano : théorème de la charge unité....................Cas d’une structure hyperstatique de degré 1.............................................................. ....... 3 a ................................................................................................................... 3 c ....................................................................................................................................Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 SOMMAIRE I ................................................Limites de d'utilisation directe du théorème fondamental.. 12 d ............... .......................................................énoncé du théorème sous la forme utilisée en mécanique des structures.............................................................. ou théorème de MULLER-BRESLAU ........................... .......................................................................Notion de potentiel d'une structure .......... 5 3°/ THEOREME FONDAMENTAL DE L'ENERGIE..............

Soit λ un paramètre compris entre 0 et 1 permettant de décrire l'évolution de l'effort appliqué.THEORIE DU POTENTIEL INTERNE. On suppose en outre que P est appliqué progressivement. des structures planes chargées dans leur plan.Travail élémentaire d’une force. soumise à l'effort P. Page 3 . Il ne s'agit ici que de rappel de la notion de travail par l'intermédiaire de deux exemples: Exemple 1 : étude d'une poutre en flexion. la flèche f de la poutre au droit du point d'application de P augmente proportionnellement à P si le matériau constituant la poutre est élastique linéaire. notion de potentiel d'une structure.Travail d'une force. sauf mention particulière.dl = F. 1°/ Introduction: Travail d'une force. dW = F . REMARQUE : l'étude faite ici concerne essentiellement.on reviendra sur cette hypothèse dans le paragraphe suivant. a . Lorsque P augmente. entre 0 et P.cosθ A F θ A’ dl b . c'est-à-dire de manière réversible (du point de vue thermodynamique) . Le travail élémentaire dW d’une force F dont le point d’application A se déplace de entre A et A’ ( dl = AA' ) est égal au produit scalaire de F par dl .dl.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 I .

. travail total effectué entre l'instant initial (0) et l'instant final (l) représente donc l'intégration de dW entre 0 et l. et Page 4 . celle de f est représentée par le tableau suivant: 0 : état initial . . (λ + dλ) P = λ . P on néglige le terme (dλ)² . le matériau constituant la tige est élastique linéaire. Expression du travail élémentaire effectué pour passer de l'état (λ) à l'état (λ + dλ) : dW = [(λ + dλ)f . dλ . λP (λ + dλ) P . P + (dλ)² . . f. 1 : état final P f où dλ représente une variation très faible du paramètre λ. P. . f. 0≤λ≤1 état (λ) état (λ + dλ) . . dλ . Exemple 2 : Etude d'une barre en traction. . conjointement. f . P 0 . . d'où: W= Soit W= 1 f. P 2 ∫ dW = ∫ f .P. par rapport au terme λ . dλ .λdλ 0 0 1 1 puisque ni f ni P ne dépendent de λ. . . f . f . travail à fournir pour l'allonger de Δ. . Comme dans l'exemple précédent. .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 L'évolution de P et. Il reste alors: dW = λ . P qui représente un infiniment petit d'ordre 2.λf]. λf (λ + dλ) f . . f 0 . P W.

F . .le matériau constituant les structures étudiées a une loi de comportement élastique linéaire. . . Page 5 . . 0 ≤ λ ≤ 1 s'écrit: F 0 : état initial .les transformations sont réversibles: elles se produisent suffisamment lentement pour que le système soit à chaque instant dans un état d'équilibre. traduisant l'évolution de F et de l'allongement associé Δ. . par l'intermédiaire du paramètre d'évolution λ. . Un tableau analogue à celui de l'exemple précédent. .on négligera le poids propre des structures. .Notion de potentiel d'une structure En mécanique des structures. . λF (λ + dλ) F . λΔ (λ + dλ) Δ . . 0≤λ≤1 état (λ) état (λ + dλ) . . . on parle aussi d'énergie potentielle d'un système. 1 : état final F Δ D'où l'expression du travail élémentaire. .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 l'effort F est appliqué progressivement. 0 . Δ 0 . C'est le travail effectué de manière réversible par des forces pour passer de l'état initial (d'indice (0)) à l'état final (d'indice (1)). Δ Le travail global W qu'il est nécessaire de fournir au barreau pour l'allonger de Δ a alors pour expression: W= soit W= 1 F. Ces hypothèses sont les suivantes: . dλ . . Δ 2 ∫ dW 0 1 c . 2°/ Hypothèses thermodynamiques REMARQUE : ces hypothèses sont applicables au chapitre sur les méthodes énergétiques dans son ensemble. .les effets thermiques ne seront pas pris en compte. par un raisonnement analogue à celui utilisé pour l'exemple précédent: dW = λ .

⎧Wext + Wint = 0 ⎨ ⎩Wext = Wdéf Wint = . Corollaire: on a en effet: on en déduit l'égalité: qui s'énonce encore: La somme des travaux des efforts intérieurs au système est égale à l'opposé de l'énergie de déformation de ce système. Wdéf : énergie de déformation. Pour un solide isolé. et non de l'état lui-même. Ceci nous conduit à l'autre énoncé du théorème fondamental de l'énergie: La somme des travaux des efforts extérieurs appliqués au système est égale à l'énergie de déformation de ce système. dans toute transformation réversible: Wext +Wint =0 REMARQUE : autre formulation du théorème fondamental: Les structures étudiées dans ce cours sont des structures déformables. en statique.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 Justification du terme de potentiel: Avec l'hypothèse de réversibilité des transformations. on peut parler de potentiel pour le travail (en fait de différence de potentiel). la notion de différence de potentiel élimine l'imprécision introduite par la présence de cette constante.énoncé du théorème sous la forme utilisée en mécanique des structures. On a donc: Wext = Wdéf avec: Wext : énergie apportée par le travail des efforts extérieurs. Le matériau constituant ces structures ayant un comportement élastique linéaire. a . de manière réversible. 3°/ Théorème fondamental de l'énergie. car ce travail ne dépendra que de l'état initial et de l'état final du système. Le potentiel est caractéristique des paramètres de l'état.Wdéf Page 6 . la somme des travaux des efforts extérieurs et des travaux des efforts intérieurs au système est nulle. indépendamment des états intermédiaires . l'énergie apportée par l'extérieur sert intégralement à déformer le corps. l'énergie fournie par le travail des efforts extérieurs appliqués à la structure va servir à la déformer.la force dont dérive ce potentiel étant appelée une force conservative -. REMARQUE : le potentiel est toujours défini à une constante additive près.

Les deux exemples précédents nous permettent d'écrire.de dire que l'énergie de déformation représente le travail dû aux contraintes. dans le champ de déformations engendré par ces contraintes (élasticité linéaire). sous réserve de vérifier les hypothèses thermodynamiques: Wext = 1 F (déplF) 2 F : représente l'effort extérieur appliqué (déplF) : représente le déplacement dans le sens de cet effort F encore noté yF REMARQUE : la notion de travail s'écrit mathématiquement sous la forme d'un produit scalaire. Wdéf. ici F. REMARQUE : il serait plus exact . énergie de déformation. Elle représente le travail dû aux contraintes et aux déformations engendrées par ces contraintes. yF 2 ∗ Expression de Wdéf. On a donc: Wext = 1 F . Par analogie avec l'expression précédente (Wext). Reprenons les deux exemples traités au début du chapitre. il induit un déplacement de la structure. travail des efforts extérieurs.mais plus difficile à comprendre . b .Calcul de Wext . déplacement proportionnel à l'effort extérieur lorsque le comportement du matériau est élastique linéaire. L'effort extérieur est appliqué progressivement.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 L'étape suivante va constituer maintenant en la détermination des différents termes Wext et Wdéf. et avec une écriture purement formelle. ∗ Expression de Wext. l'énergie de déformation se met sous la forme: Page 7 . Seule aura donc un effet la composante du déplacement ayant même direction que l'effort. Calculons maintenant l'expression de l'énergie de déformation Wdéf.

WdéfC : énergie de déformation relative à la traction (T).ε :σ. en se limitant ici à l'étude des structures planes. Il nous faudra donc prendre en compte les différentes sollicitations. ce qui nous permet d'écrire l'énergie de déformation comme la somme des énergies de déformation relatives aux sollicitations simples: Total T. Torsion Wdéf : énergie de déformation relative à la torsion.torsion :σ.traction. on sait que dans ce cas il est possible d'appliquer le principe de superposition. ainsi que les déplacements sont infiniment petits. . En outre les déformations. ( Wdéf = Les parenthèses sont là pour montrer l'aspect formel de cette écriture. Page 8 .γ :τ. Fτ Wdéf : énergie de déformation relative à la flexion (F) et aux contraintes tangentielles (γ). Fσ Wdéf : énergie de déformation relative à la flexion (F) et aux contraintes normales (σ). ou à la compression (C).χ :τ.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 1 σ. Fσ Fτ Torsion Wdéf = WdéfC + Wdéf + Wdéf + Wdéf Cette écriture est relative au cas de structures planes. Cette expression de l'énergie de déformation va donc faire intervenir les différents types de contraintes dus aux diverses sollicitations. contraintes normales . contraintes tangentielles . T.flexion. compression . vis-à-vis des sollicitations élémentaires.γ On calculera de cette manière chacun des termes de l'énergie de déformation de la structure.ε) 2 avec une loi de comportement élastique linéaire. et les déformations engendrées par ces contraintes. chargées dans leur plan: .

a b Isolons à l’intérieur un tronçon de longueur dx. ou à la compression simple : Page 9 .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 ∗ Calcul des différents termes de l'énergie de déformation: Effet de la traction. on se place dans le cas de la traction simple. 2 1 = N × dA 2 où l’on appelle dA l’allongement du tronçon de longueur dx. il n'y a pas apparition du phénomène de flambement. Si l’on se réfère au chapitre sur la traction simple. que s'il y a compression simple. on avait trouvé : N dx dA = où N représente l’effort normal N(x) ES dWdéf = 1 (N(x))² dx 2 ES Ce qui nous permet d’écrire : dWdéf = d’où l’expression de l’énergie de déformation relative à la traction simple. Pour ce tronçon de longueur dx. ou de compression simple. ou de la compression. on a : 1 N × (allongement du tronçon dx). N est un effort extérieur. on peut alors écrire que l’énergie de déformation du tronçon est égale au travail des efforts extérieurs appliqués à ce tronçon (soit ici N). La démonstration étant alors identique pour l'une ou l'autre des sollicitations. Il s'agit ici de sollicitation de traction simple. donc on adoptera la représentation de la figure b. On suppose donc. Les équations d'équilibre montrent que l'effort normal est constant. Considérons le barreau en traction simple de la figure a ci-dessous.

Mécanique des structures

Méthodes énergétiques

TS 2

T, WdéfC = ∫

(N(x))² dx structure 2ES

L’intégrale étant faite sur toute la longueur de la structure.

Effet de la flexion:

Il faut ici distinguer l’effet des contraintes normales (traduction du travail en terme de moment fléchissant M (x)), de l'effet des contraintes tangentielles (traduction du travail en terme d'effort tranchant V (x)).

Expression du travail en terme de moment fléchissant M (x)

L'énergie de déformation élémentaire, due aux contraintes normales est donnée par :
Fσ dWdéf =

1 M(x).dα 2

Or on a vu, dans l'étude de la sollicitation de flexion que la courbure de la poutre, χ était donnée par:
M 1 dα = = EI R dx Fσ En reportant la valeur de dα dans l'expression de dWdéf , on obtient: χ=
Fσ dWdéf =

1 (M(x))² dx 2 EI

D'où la valeur de l'énergie de déformation relative au terme de moment fléchissant:
Fσ Wdéf = ∫

structure

(M(x))² dx 2EI

où EI représente le module de rigidité en flexion de l'élément de structure étudié. Il s'agit là encore d'une intégrale à calculer sur toute la longueur de la structure.

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Mécanique des structures

Méthodes énergétiques

TS 2

Expression du travail en terme d'effort tranchant V (x)

Par analogie avec l'étude conduite en terme de moment fléchissant, on détermine l'énergie de déformation relative au terme d'effort tranchant, pour laquelle interviennent: - la contrainte de cisaillement τ, - la déformation associée γ. On obtient pour cette énergie de déformation, sous sa forme intégrée :
Fτ Wdéf = ∫

structure

(V(x))² dx 2GS'

S' représente la section réduite, à prendre en compte vis-à-vis du cisaillement, G représente le module d'élasticité transversal, défini en fonction du module d'Young E et du coefficient de Poisson v du matériau, par la relation: E G= 2(1 + ν)
Expression du travail en terme de moment de torsion Mt

On admettra le résultat, démontré d'une manière analogue à celle utilisée pour les effets de N(x), M(x), ou V(x). Sous sa forme intégrée, on obtient, pour l'énergie de déformation de la structure:
Torsion =∫ Wdéf

structure

(M t )² dx 2GK

GK représente le module de rigidité en torsion, K représente la rigidité en torsion, encore appelée constante de Leduc.

On en déduit la forme générale du POTENTIEL TOTAL de la structure, dans le cas d'une structure plane, chargée dans son plan: V² M² M t ² ⎞ ⎛ N² + + + ⎜ ⎟dx structure 2ES 2GS' 2EI 2GK ⎠ ⎝

Wdéf = W = ∫ REMARQUES :

1. - Afin de simplifier l'écriture précédente, la dépendance vis-à-vis de x dans les termes N(x), V(x), M(x) n'apparaît pas explicitement; elle est toutefois toujours sous-entendue pour les calculs. 2. - Lorsqu'il n'y a pas de phénomène de torsion, l’énergie de déformation se réduit à trois termes:
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Mécanique des structures

Méthodes énergétiques

TS 2

V² M² ⎞ ⎛ N² + + ⎜ ⎟dx structure 2ES 2GS' 2EI ⎠ ⎝ 3. - A l'intérieur de l'intégrale, le terme dx représente l'élément différentiel de longueur, pris sur la ligne moyenne de l'élément de structure considéré, mais l'intégrale est prise sur l'ensemble de la structure. V² est 4. - Dans la plupart des calculs, il s'avère que la contribution apportée par le terme 2GS' faible, pour la flexion elle est de l'ordre de quelques % par rapport à la contribution M² apportée par le terme .Dans la plupart des cas, on négligera donc l'effet du terme 2EI V² : on dit, dans ce cas, que l'on néglige l'effet de l'effort tranchant. 2GS' W=∫
c - Exemples d'application : utilisation directe du théorème fondamental.

⇒ Voir T.D.
d - Limites de d'utilisation directe du théorème fondamental.

Le calcul précédent nous a permis de calculer la flèche en B parce que l'effort P appliqué était vertical, donc dans le sens du déplacement cherché. Considérons maintenant la structure suivante:

On pourrait, ici encore, calculer directement le déplacement horizontal en B, car l'effort extérieur est, d'une part appliqué lui-même en B, d'autre part cet effort est horizontal (penser à la signification mathématique du travail sous la forme d'un produit scalaire). Mais si l'on s'intéresse à la rotation du nœud B (le terme déplacement est à prendre ici dans sa forme générale, translation ou rotation), il est impossible de la calculer en employant la méthode directe.

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M(x) se calculent à partir des équations d'équilibre de la structure. .tantôt en termes d'énergie de déformation. à partir d'idées analogues à celles qui ont conduit notre raisonnement jusqu'ici.la méthode géométrique (théorème de Verechtchaguine). 2 Là encore il faudra avoir recours à une méthode plus générale. Le point de départ est l’expression du potentiel de la structure. et c’est à partir de lui seul.la méthode analytique (calcul de l'intégrale. V(x). . Pour les applications.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 On trouve là. une première justification de l'intérêt de fabriquer une méthode plus générale. il n’y a pas ici d’effort concentré 1 appliqué en B. La construction de cette méthode générale va faire l’objet de la suite du cours. analytiquement). il faudra donc avoir recours à une méthode plus générale.le théorème de Castigliano (théorème intermédiaire: Théorème de Maxwell-Betti). Or N(x). Considérons par exemple la poutre suivante : Si l’on s’intéresse au déplacement vertical en B. exprimé de plusieurs manières que l’on va fabriquer les théorèmes énergétiques généraux. donc. 4°/ Théorèmes énergétiques Le potentiel sera maintenant exprimé: . le théorème fondamental ne peut pas s'appliquer. Dans le cas de structures hyperstatiques. Page 13 . l'application directe du théorème fondamental suppose que l'on peut accéder au calcul de N(x). deux méthodes de calculs peuvent être utilisées: . là encore elle ne permet pas de déterminer le déplacement en un point d'une poutre soumise à une densité de charge. On en déduira: . . M(x).le théorème de Menabrea (dans le seul cas des structures hyperstatiques).tantôt en fonction des efforts extérieurs. V(x). Enfin la méthode directe suppose l'existence d'un effort concentré au point et dans le sens où l'on recherche le déplacement. En outre.YB . tel que l’on puisse écrire le travail des efforts extérieurs sous la forme F. déterminées par la statique.

on obtient pour le potentiel exprimé comme fonction des variables efforts extérieurs: W= 1 n ∑ Fi Δ i 2 i =1 Si n efforts extérieurs Fi sont appliqués à la structure. on pose Δii = Fi δii. δij : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi.Expression du potentiel.Notations utilisées pour les démonstrations. Δij : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. on pose Δji = Fi δji δji : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fj. b . dû à Fi . dû à Fj . on pose Δij = Fj δij. δii : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. dû à Fi= 1 (déplacement unitaire). dû à Fi = 1 (déplacement unitaire). en tant que fonction des variables efforts extérieurs Par analogie avec l'expression utilisée lors de l'étude du paragraphe précédent. (S) : où i et j sont des indices muets. Considérons la structure suivante. On appelle: Δi : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. et par généralisation. dû à l'ensemble des efforts extérieurs appliqués à la structure. dû à Fi. dû à à Fj= 1 (déplacement unitaire) Δji : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fj.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 a . On a d'autre part: Δ i = ∑ Fjδ ij j =1 n Page 14 . Δii : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi.

l'égalité (2) → donnera la valeur de ce déplacement en fonction des efforts extérieurs appliqués à la structure. que l'on va mettre en place les théorèmes énergétiques: (1) W= 1 n n ∑∑ Fi Fjδ ij 2 i =1 j=1 (2) W=∫ T² M² ⎞ ⎛ N² + + ⎟dx ⎜ structure 2ES 2GS' 2EI ⎠ ⎝ (cas d'une structure plane chargée dans son plan. Méthode utilisée pour la mise en place des théorèmes: Les égalités (1) et (2) ne sont que deux écritures différentes de la même quantité W. indépendamment de l'existence ou non d'efforts extérieurs en ces points. l'égalité (1) → va être reliée au déplacement que l'on cherche. REMARQUE: De ce fait. il n'y a pas de torsion). .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 On reporte l'expression de Δi dans l'écriture de W : W= 1 n n ∑∑ Fi Fjδij 2 i=1 j=1 où i. j sont des indices muets (jouant le même rôle) servant à numéroter l'effort extérieur appliqué : il y a ici n efforts extérieurs désignés par Fi ou Fj. on démontrera par la suite leur symétrie: δij = δji (MaxwelI-Betti). potentiel de la structure. il sera maintenant possible de calculer des déplacements en chaque point de la structure. C'est en travaillant sur les deux expressions ci-dessous du potentiel.W apparaît comme une forme quadratique des variables d'efforts extérieurs.Les coefficients δij sont parfois appelés coefficients d'influence. REMARQUES : . Page 15 .

Théorème de réciprocité de Maxwell-Betti. de manière progressive : le déplacement induit au point i est noté Δii. Ce théorème. son énergie de déformation est W1 .Recherche du déplacement en un point d'une structure: théorème de Maxwell-Betti et théorème de CASTIGLIANO. lorsqu’est appliqué en j l'effort Fj. Cas de chargement (α) : L'application de l'effort Fi. On a donc. La structure se déplace de S1 en S2. mais conduisent au même état final : on suppose en effet vérifiées les conditions d'application du principe de superposition : petits déplacements. pour l'état final. lorsqu’est appliqué en i l'effort Fi est égal au déplacement du point i appartenant au support de Fi. petites déformations. on applique progressivement en j l'effort Fj. Ce théorème concerne la symétrie du produit Fi Δij vis-à-vis des indices: Le déplacement d'un point j de la structure appartenant au support de Fi. l'effort Fi étant déjà appliqué à la structure.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 c .On charge cette structure de deux manières: cas (α): on applique d'abord Fi → configuration intermédiaire (S2) puis on applique Fj → configuration finale (S3) cas (β): on applique d'abord Fj → configuration intermédiaire (S’2) puis on applique Fi → configuration finale (S3) Les deux trajets de chargement (α) et (β) sont différents.W1 = Fi Δ ii 2 A partir de l'état S2. La structure se déplace de S2 en S3. 1 Valeur du travail effectué : W2 . Δji Démonstration: Considérons une structure de configuration initiale (S1) lorsqu'elle n'est pas chargée. Les deux points sont supposés être à la même température Fi . Δij = Fj . relatif à la symétrie des termes δij est nécessaire à la démonstration du théorème. le point j s'est déplacé de Δji. noté (S3) même valeur de l'énergie de déformation W3. La valeur du travail effectué entre S2 et S3 est égale à : Page 16 .

La structure se déplace de S’2 en S3. le point i s'est déplacé de Δij. Valeur du travail effectué : W’2 . l'effort Fj étant déjà appliqué à la structure. La structure se déplace de S1 en S’2.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 W3 . on applique progressivement en i l'effort Fi. de manière progressive : le déplacement induit en j est noté Δjj.W’2 = 1 Fi Δ ii + FjΔ ji 2 L'énergie de déformation globale est égale à : W3 – W1 = 1 1 Fj Δ jj + Fi Δ ii + FjΔ ji 2 2 Page 17 . La valeur du travail effectué entre S’2 et S3 est égale à : W3 .W1 = 1 Fj Δ jj 2 A partir de l'état S’2.W2 = 1 Fj Δ jj + Fi Δ ij 2 L'énergie de déformation globale est égale à : 1 1 W3 – W1 = Fi Δ ii + Fj Δ jj + Fi Δ ij 2 2 Cas de chargement (β) : Application de l'effort Fj.

Les énergies de déformation sont donc identiques. Δ ij = Δ ji δ ij = δ ji (symétrie des coefficients) 2. Si Fi et Fj sont unitaires. Théorème: Le déplacement algébrique du point d'application d'une force sur son support est égal à la dérivée du potentiel par rapport à cet effort. ou (β) : 1 1 1 1 Fi Δ ii + Fj Δ jj + Fi Δ ij = Fj Δ jj + Fi Δ ii + FjΔ ji 2 2 2 2 D'où Fi Δ ij = FjΔ ji REMARQUES: 1. Il en résulte que Δi constitue un déplacement au sens large (translation ou rotation). cela signifie Fi = 1 et Fj = 1. Seules interviennent ici les composantes des déplacements qui sont dans le sens de l'effort Fi. Δi = ∂W ∂Fi REMARQUE : Fi est pris au sens large de la définition d'un effort (force ou couple). que l'on suive le trajet (α). Démonstration du théorème: L'expression du potentiel en fonction des variables efforts extérieurs est donnée par: W= 1 n n ∑∑ Fi Fjδ ij 2 i =1 j=1 Page 18 . ou encore Enoncé du théorème de CASTIGLIANO.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 S3 représente le même état final que celui auquel on arrive par le trajet de chargement (α). ou Fj : cela est dû au fait que le travail s'écrit sous la forme d'un produit scalaire. On part du même état initial S1.

coefficient 2 Exemples d'application: ⇒ voir T. Le théorème de Castigliano permet de calculer le déplacement Δi dans le sens et au point où est appliqué un effort Fi. Page 19 .D. on fera intervenir un effort fictif X. on constate que le théorème de Maxwell-Betti est fondamental. X ) ⎞ Δ=⎜ ⎟ ⎝ ∂X ⎠ X =0 où W(P. L'expression de Δ sera donnée par la relation obtenue en appliquant sur X le théorème de Castigliano : ⎛ ∂W (P. il n'y a pas d'effort appliqué. après dérivation. à l'endroit où l'on désire calculer un déplacement. donc de faire disparaître le 1 qui intervient dans W. C'est en effet lui qui permet d'effectuer le regroupement. au point et dans le sens du déplacement Δ cherché.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 on a d'autre part Δ i = ∑ Fjδ ij et j =1 n ∂W = ∑ Fj δ ij = Δ i ∂Fi j=1 n δ ij = δ ji Calcul de REMARQUE: pour la démonstration du théorème de CASTIGLIANO.Cas où il n y a pas d'effort extérieur appliqué au point et dans le sens où l'on cherche le déplacement: théorème de la charge fictive Méthode utilisée: charge fictive. par la relation: ∂W Δi = ∂Fi Si. de tous les termes δij et δji égaux. X) représente l'énergie de déformation de la structure. X → effort fictif. calculée en fonction de : P → désignant globalement l'ensemble des efforts extérieurs appliqués à la structure. d .

Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 REMARQUE : X est un effort fictif. ⇒ voir T. qui donc n'existe pas dans la structure réelle: c'est pour ∂W on prend la valeur de cette expression pour X = O.D. bien évidemment vraie sur l'ensemble des termes que comporte l'énergie de déformation. ceci dans le but de simplifier les écritures. M ∂M ∂W =∫ dx structure EI ∂F ∂Fi i Page 20 .Généralisation du théorème de Castigliano : théorème de la charge unité. ou théorème de MULLER-BRESLAU Enoncé du théorème : Le travail d'un effort unitaire appliqué à une structure chargée est égal au travail des efforts internes qu’il développe dans cette structure. Exemples d'application: e . afin de permettre le calcul de Δ par application du théorème de Castigliano. dans les déformations élastiques dues aux charges extérieures. Elle est. cette raison qu'après avoir calculé ∂X X ne fait que servir d'intermédiaire. Δi = ∫ ⎡ M M i N N i V Vi ⎤ + + ⎢ ⎥ ES GS' ⎦ ⎣ EI structure (cas d'une structure plane chargée dans son plan) Démonstration : on a: Δi = ∂W ∂Fi (Castigliano) W=∫ structure (M (x ))² dx 2EI REMARQUE : La démonstration est faite sur le seul terme de moment fléchissant.

sont structure GS' appelées intégrales de MOHR ⇒ voir T. Fi représente un effort concentré unitaire appliqué en i dans le même sens que Fi. Exemples d'application : Page 21 . on obtient : ∂Fi ∂Fi Δ= MM i ∂W =∫ dx structure EI ∂Fi Rappel: signification de Δi : c'est le déplacement dans le sens de Fi dû à l'ensemble des forces appliquées à la structure.D. Fi représente un effort concentré appliqué en i. On peut donc écrire: ∂M = «distance» = M ( Fi= l ) = M i ∂Fi on note en effet M i le moment dû à Fi = 1 (ou Fi )appliqué en i. M est toujours linéaire par rapport à un effort concentré : c'est le produit de cet effort par la distance au point en lequel on le calcule (en expression formelle). ∂W ∂M dans l'expression de Si l'on reporte la valeur de .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 où M représente le moment fléchissant en un point courant de la structure. II faudrait écrire M(x). structure EI ∫ NN i dx . structure ES ∫ V Vi dx . REMARQUE : Les intégrales du type ∫ MM i dx .

encastrée en A. l’une pour laquelle le point de départ est la notion d’effort. Deux méthodes sont très utilisées pour le calcul des structures hyperstatiques. La structure (S’) est la structure isostatique associée à (S). (S’) sera identique à (S) si l’inconnue hyperstatique X1 est telle que le déplacement vertical du point B sous l’effet de p et de X1 est nul (la liaison l’empêche). Soit Δ1 = 0 Page 22 .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 II . 2°/ Méthodes des forces. a .APPLICATION A LA RESOLUTION DE SYSTEMES HYPERSTATIQUES. Considérons une poutre de longueur l.la méthode des forces. étudier la méthode des forces. différentes mais aboutissant aux mêmes résultats sont : . 1°/ Introduction. en ce qui nous concerne. l’autre qui prend comme point de départ les déplacements.la méthode des déplacements. . Nous allons.Cas d’une structure hyperstatique de degré 1. Choisissons pour inconnue hyperstatique l’action de liaison en B notée X1. de rigidité en flexion EI = constante. sur appui simple en B et soumise à une charge uniformément répartie p. Ces deux méthodes. Soit (S) cette structure : Cette structure est hyperstatique de degré 1.

(S’) est identique à (S) si on rajoute la condition sur le déplacement Δ1. on peut écrire que (S’) est la superposition de 2 systèmes : (S’) = (S0) + (S1) (S0) : structure soumise au seul chargement extérieur (ici p). (S1) : structure soumise à l’inconnue hyperstatique X1. Δ1 = 0 On a donc ⎧(S) = (S 0 ) + (S1 ) ⎨ ⎩et Δ 1 = 0 Traduction au niveau des déplacements : Δ1 = Δ10 + Δ11 = 0 Δ10 : déplacement dans le sens de X1 dû aux charges extérieures (structure S0) p Δ10 Δ11 : déplacement dans le sens de X1 dû à X1 (structure S1).Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 En utilisant le principe de superposition. Δ11 = δ11 × X1 Δ11 = X1 × 1 δ11 X1 On peut donc écrire : Δ10 + δ11 × X1 = 0 ⇔ X1 = − Δ 10 δ11 Page 23 .

on fait apparaître 2 inconnues hyperstatiques X1 et X2. b . Considérons une structure hyperstatique de degré 2 : Le nombre d’inconnues hyperstatiques étant égal au degré d'hyperstaticité. ainsi que deux conditions sur les déplacements en B et C : Page 24 . Lorsqu’on rend la structure isostatique. M1 (x) : moment fléchissant dû à X1 = 1. Le principe reste identique à ce que nous venons de voir.Structures hyperstatiques de degré supérieur à 1.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 Calcul de Δ10 et de δ11 : Pour cela. on applique le théorème de la charge unité : Δ 10 = ∫ et δ 11 = ∫ M 0 (x) M 1 (x) dx EI M 1 (x) M 1 (x) dx EI structure structure M 0 (x) : moment fléchissant dû au chargement extérieur (ici p).

le déplacement Δi dans la structure réelle étant nul.-Les inconnues hyperstatiques Xi peuvent être un effort ou un couple.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 En appliquant le principe de superposition. ∂W ∂Fi où W est l’énergie exprimé en fonction de toutes les variables et Δi le déplacement dans le sens de l’effort Fi. Le théorème de Castigliano permet d’écrire : Δi = Si en remplace l’effort Fi par l’inconnue hyperstatique Xi. on a δ21 = δ12 2. 3°/ Théorème de Ménabréa. Ce théorème est une application de théorème de Castigliano au calcul des actions hyperstatiques. REMARQUE : 1. on obtient : ∂W Théorème de Ménabréa : =0 ∂X i Page 25 . on peut écrire : (S) = (S0) + (S1) + (S2) La traduction de ce principe au niveau des déplacements donne : Δ1 = Δ10 + Δ11 + Δ12 = 0 Δ2 = Δ20 + Δ21 + Δ12 = 0 Ce système s’écrit encore : ⎧X 1 δ11 + X 2 δ12 = −Δ 10 ⎨ ⎩X 1 δ 21 + X 2 δ 22 = −Δ 20 On a un système de deux équations à deux inconnues que l’on peut résoudre.-Théorème de Maxwell-Betti.

Page 1 / 8 . 1.Définitions et notations.Poutre isostatique associée.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 Poutres continues Théorème des trois moments 1 .1 – Définitions.2 – Notations. 1. 2 . 4 – Expression des sollicitations et actions de liaison. 3 – Théorème des trois moments. 5 .Formulaire des rotations usuelles.

Définitions et notations. reposant sur plus de deux appuis simples. On note i la travée située entre les appuis Ai-1 et Ai. ….1 – Définitions. donc le degré d’hyperstaticité est égal à (n-1). sans encastrement. Soit par exemple la poutre continue suivante : On remarque que les appuis sont constitués d’une articulation et de n appuis simples. Page 2 / 8 . Les appuis sont numérotés de 0 à n : A0. La poutre est soumise à des charges verticales et les actions de liaisons sont verticales. Une poutre continue est une poutre droite horizontale. A0 A1 L1 L2 A2 Ai-1 Li Ai An-1 Ln An Il y a (n+1) réactions d’appui et on peut écrire 2 équations de la statique.2 – Notations. 1.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 1 . 1. …. Ai. An Les travées sont numérotées de 1 à n. On note Li la portée ou longueur de la travée i.

A n-1 et que l’on fait apparaître en représentant la structure isostatique associée à la poutre continue. …. Mi+1. A i-1. cela consiste à prendre comme inconnues hyperstatiques les (n-1) moments fléchissants sur appuis M1. …. Mi. Mi-1. la poutre continue à trois travées suivante peut être décomposée en trois travées isostatiques : p2 p1 A0 A1 p3 A2 A3 L1 L2 L3 p1 M1 M1 p2 M2 M2 p3 A2 A3 = A0 L1 A1 + A1 L2 A2 + L3 M0 et M3 = 0 Page 3 / 8 . Les valeurs de M0 et Mn sont nulles puisque A0 et An sont des appuis simples et qu’il n’y a pas de couple extérieur appliqué en ces points. A i. Par exemple. En fait. ….Poutre isostatique associée. Une poutre continue comportant n travées peut être décomposée en n poutres isostatiques sur lesquelles s’appliquent les mêmes charges que sur la poutre continue avec en plus les moments aux appuis. Mn-1 qui s’exercent au droit des appuis A1. A i+1. ….Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 2 .

dans la travée i isostatique la rotation à droite de la travée i.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 De façon plus générale. donc à droite de l’appui Ai-1 la rotation à droite de la travée i. dans la travée i isostatique Le module d’Young du matériau constitutif de la poutre Le moment quadratique de la poutre suivant l’axe de flexion concerné La portée de la travée i Pour que nos poutres isostatiques associées se comportent comme la poutre continue d’origine il faut écrire l’égalité des rotations sur les appuis : Rotation à gauche de l’appui = Rotation à droite de l’appui Soit pour l’appui Ai : θi’’ = θi+1’ Page 4 / 8 . i-1 et i+1 : pi pi-1 Ai-2 Ai-1 pi+1 Ai Ai+1 Li-1 Li Li+1 Mi-2 = Ai-2 pi-1 Mi-1 Mi-1 pi Mi Mi + Ai-1 Ai-1 Li Ai + Ai pi+1 Ai+1 Mi+1 Li-1 Li+1 On appelle : Mi désigne le moment sur l’appui Ai (Mi < 0) Mi-1 désigne le moment sur l’appui Ai-1 (Mi-1 < 0) Mi(x) désigne le moment fléchissant dans la travée i de la poutre continue Moi(x) désigne le moment fléchissant dans la travée i isostatique associée et chargée seulement par pi(x) sans les moments sur appuis Mi et Mi-1 θi’’ désigne θ i’ désigne θ0i’’ désigne associée θ0i’ désigne associée E I Li la rotation à droite de la travée i. donc à gauche de l’appui Ai la rotation à gauche de la travée i. considérons à présent la travée i d’une poutre continue et ses deux travées adjacentes.

Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 3 – Théorème des trois moments.Mi dx θi’ = Théorème de la charge unitaire : 1 θi’ = EI Rotation θi’’ à gauche de Ai × 1 1 θi’ = LiMi 3EI .M i ⎜ ⎛x⎞ ⎟ ⎜L ⎟ ⎝ i⎠ Rotation θi’ à droite de Ai-1 ∫ ∫ × 1 LiMi 6EI .Mi dx Effet de Mi-1 : Chargement Mi-1 Diagramme du moment M(x) Mi-1 Ai-1 Li Ai Li Théorème de la charge unitaire : 1 1 θi’ = EI Equation du moment M(x) = M i−1 ⎜ 1 − x ⎛ ⎜ ⎝ x⎞ ⎟ Li ⎟ ⎠ Rotation θi’ à droite de Ai-1 ∫ × Mi-1 1 LiMi-1 3EI dx θi’ = Page 5 / 8 . Intéressons nous à la travée i : Mi-1 Ai-1 pi Ai Li Mi Calculons pour cette travée les rotations θi’ et θi’’ en appliquant le principe de superposition : Effet de Mi : Chargement Mi M(x) Ai-1 Ai Li Mi Théorème de la charge unitaire : 1 1 θi’ = EI Ai-1 θi’ θi’’ Ai Diagramme du moment Equation du moment Li x M(x) = .

θ0i'' 3E ⎜ I i I i+1 ⎟ 6EI i+1 ⎠ ⎝ ⇔ + Equation des 3 moments pour E = Cte et I différent selon les travées.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 Rotation θi’’ à gauche de Ai Théorème de la charge unitaire : 1 θi’ = EI ∫ M × i-1 1 1 θ i’ = LiMi-1 6EI dx Effet de M0i : Chargement pi Diagramme du moment M(x) Li Ai-1 Li Ai x Equation du moment M(x) = M0i(x) Rotation θi’ à droite de Ai-1 Rotation θi’’ à gauche de Ai θ0i’ θ0i’’ Rotation θi’ à droite de Ai-1 par superposition : θi'= − 1 1 Li Mi + L i M i−1 + θ0i' 6EI 3EI Rotation θi’’ à gauche de Ai par superposition : θi''= − 1 1 L i M i-1 + L i M i + θ0i'' 6EI 3EI Egalité des rotations : θi’’ = θi+1’ ⇔ − 1 1 1 1 L i M i-1 + L i M i + θ0i'' = − L i +1 M i +1 + L i+1 M i + θ0i+1' 6EIi+1 3EIi+1 6EIi 3EIi M i-1 L i 6EI i M i ⎛ L i L i +1 ⎞ M i +1 L i +1 ⎟+ ⎜ − = θ0i+1' . Page 6 / 8 .

θ0i'' ) 4 – Expression des sollicitations et actions de liaison. on peut écrire : ⎛ x M i (x) = M 0 i (x) + M i−1 ⎜ 1 − ⎜ Li ⎝ ⎞ ⎟ + Mi x ⎟ Li ⎠ De même pour l’effort tranchant : V i (x) = V0 i (x) + M i −1 Li − Mi Li On déduit les actions de liaisons des valeurs de l’effort tranchant à droite et à gauche de l’appui Ai : YA i = V i L i ( )−V ( 0 ) i +1 Page 7 / 8 . Les sollicitations dans la travée hyperstatique sont déterminées par superposition des sollicitations dues au chargement extérieur et celles dues aux moments sur appuis. pour le moment fléchissant. l’équation des trois moments se simplifie : ⇔ M i-1 L i + 2M i L i + L i+1 ( ) + M i+1 L i+1 = 6EI ( θ0i+1' . Soit.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 Dans le cas où on a toujours E = Cte mais aussi I = Cte.

I = Cte Cas de charge θi’ à droite de Ai-1 θi’’ à gauche de Ai P Ai-1 L/2 L L/2 Ai − PL² 16EI PL² 16EI P Ai-1 a L b Ai − Pab(L + b) 6EIL Pab(L + a) 6EIL p Ai-1 Ai pL3 − 24EI pL3 24EI L p Ai-1 a L b Ai − pa²(2L − a)² 24EIL pa²(2L² − a²) 24EIL Page 8 / 8 . Cas de poutre sur deux appuis simple de rigidité E.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 5 .Formulaire des rotations usuelles.

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