Mécanique des structures

Modélisation des liaisons

TS

Chapitre 1 - Modélisation des liaisons
SOMMAIRE

I - Définitions........................................................................................................................... 16
1°/ Solide réel et solide parfait. ...................................................................................................... 16 2°/ Système matériel........................................................................................................................ 16

II - Modélisation des liaisons parfaites. ................................................................................. 17
1°/ Définition d’une liaison parfaite. ............................................................................................. 17 2°/ Repère local associé au contact. ............................................................................................... 17 3°/ Notion de degré de liberté......................................................................................................... 17 4°/ Etude des liaisons parfaites. ..................................................................................................... 18
4.1 - Liaison encastrement........................................................................................................................... 18 4.2 - Liaison pivot........................................................................................................................................ 18 4.3 - Liaison glissière................................................................................................................................... 18 4.4 - Liaison appui plan. .............................................................................................................................. 19 4.5 - Liaison rotule. ..................................................................................................................................... 19 4.6 - Liaison linéique rectiligne. .................................................................................................................. 19 4.7 - Liaison ponctuelle. .............................................................................................................................. 19

5°/ Les trois liaisons usuelles en Génie Civil. ................................................................................ 20

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I - DEFINITIONS.
1°/ Solide réel et solide parfait.
Le solide réel est le solide tel qu’il apparaît réellement. Il possède une masse constante et un volume dont les limites varient lorsqu’il est soumis à des actions mécaniques, suivant une loi connue (le ressort) ou non connue à priori. En mécanique statique, nous utilisons un modèle idéalisé : le solide parfait. Pour considérer un solide comme parfait, nous devons faire certaines hypothèses. Le solide parfait est : - Indéformable : sa masse est toujours constante, mais les limites de son volume ne varient pas quelles que soient les actions extérieures appliquées au solide (contre exemple : le ressort). Donc, la distance entre deux points quelconque d’un solide indéformable ne varie pas. - Homogène : les éléments constitutifs du matériau sont de même nature en tout point du solide et leur répartition est uniforme (contre exemple : le béton armé). - Isotrope : les propriétés physiques du matériau (notamment les propriétés mécaniques) sont les mêmes dans toutes les directions (contre exemple : le bois, sens parallèle ou sens perpendiculaire aux fibres). - Géométriquement parfait : les surfaces sont considérées comme parfaitement lisses, les surfaces sont modélisées par des plans, des cylindres, des sphères,… Un solide réel peut être considéré comme parfait dans le cas où les déformations de ce solide sont très petites.

2°/ Système matériel.
On appelle système matériel une quantité de matière, homogène ou non, dont la masse reste constante pendant son étude. Cette définition est indépendante de la notion de solide dont nous venons de parler et elle très générale, elle peut s’appliquer à beaucoup de choses. En effet, un système matériel peut être : - un solide, - plusieurs solides, - un morceau de solide, - une masse de fluide,... Ce qui est important en mécanique, c’est de bien choisir le système matériel. Une fois le système matériel choisi, il nous est possible de l’« isoler », ce qui revient à le définir de façon très précise, dans le but par exemple d’étudier son équilibre. Isoler un système matériel revient à diviser l’univers en deux parties : - d’une part, le système matériel, objet de notre étude, - d’autre part, l’extérieur, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas le système considéré.

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II - MODELISATION DES LIAISONS PARFAITES.
Une liaison mécanique entre deux pièces (ou entre deux groupes de pièces) est un ensemble de dispositions constructives permettant à ces deux pièces d’avoir l’une par rapport à l’autre certaines libertés de mouvements et de permettre la transmission de certains efforts. Dans ce paragraphe, les deux solides en contacts sont supposés indéformable.

1°/ Définition d’une liaison parfaite.
Une liaison parfaite est une liaison telle que : - les possibilités de mouvement relatifs sont obtenues à partir de surfaces de contact géométriquement parfaites qui ont entre elles un jeu de fonctionnement nul. - le contact de ces surfaces se fait sans adhérence. Une liaison parfaite est donc une liaison théorique.

2°/ Repère local associé au contact.
Pour décrire les contacts, on utilise un repère local associé au contact. Pour chaque cas, ce repère R (A, x , y, z ) est défini très clairement : - le point A est le centre géométrique de l’assemblage, - le vecteur x est porté par la normale au plan tangent commun ou par l’axe de symétrie de la liaison, - la base (x , y, z ) est orthonormée directe.

3°/ Notion de degré de liberté.
Considérons deux solides 1 et 2 liés et R (A, x , y, z ) le repère local associé à cette liaison. Nous pouvons définir dans R les différentes possibilités de mouvements relatifs indépendants de 1/2 (ou de 2/1).

Dans l’espace, il y a 6 mouvements indépendants : - Tx, translation selon l’axe (A, x ) - Ty, translation selon l’axe (A, y ) - Tz, translation selon l’axe (A , z )

- Rx, rotation autour de l’axe (A, x ) - Ry, rotation autour de l’axe (A, y ) - Rz, rotation autour de l’axe (A , z )

Définition : Le nombre de degré de liberté d’une liaison est le nombre de mouvements relatifs indépendants que la liaison autorise entre les deux solides Ce nombre est au plus égal à 6. Quand le nombre de degrés de liberté est égal à 0, les deux solides sont en liaison complète ; on dit : liaison d’encastrement. Quand le nombre de degré de liberté est égal à 6, les deux solides n’ont aucune liaison ; on dit : liaison libre.
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Ry et Rz.Liaison pivot Les surfaces de contact sont des surfaces de révolution complémentaires et non cylindriques. Rx.3 . Ty. Le nombre de degrés de liberté est 1. Ry et Rz.2 . Page 18/ 106 . La translation Tx est autorisée. Le nombre de degrés de liberté est 0. Les surfaces de contact sont des surfaces cylindriques complémentaires et non de révolution (fréquemment prismatiques). Aucun mouvement relatif possible entre les deux solides.Mécanique des structures Modélisation des liaisons TS 4°/ Etude des liaisons parfaites. 4. Parmi toutes les liaisons parfaites.Liaison encastrement. 4. Tz. Les 5 mouvements empêchés sont : Tx.Liaison glissière. Le nombre de degrés de liberté est 1. Les surfaces de contact sont quelconques. La rotation Rx est autorisée. Tz.1 . intéressons nous à celles le plus souvent rencontrées en génie civil : 4. Les 5 mouvements empêchés sont : Ty.

Ry et Rz sont autorisées.Liaison appui plan. Les surfaces de contact sont des surfaces planes (P la surface de contact). Deux translations Ty et Tz sont autorisées et trois rotations Rx. Ry et Rz. Ty et Tz.5 . Deux translations Ty et Tz sont autorisées et une rotation Rx. Les 3 mouvements empêchés sont Tx. Les 3 mouvements empêchés sont : Tx. 4.Mécanique des structures Modélisation des liaisons TS 4. Page 19/ 106 . Les 2 mouvements empêchés sont : Tx et Rz. Le nombre de degrés de liberté est 4.7 . Ry et Rz.Liaison rotule. Contact entre le point A de la sphère 1 et le plan (P) du solide 2. Contact entre la génératrice (A. Le mouvement Tx est empêché.4 . Le nombre de degrés de liberté est 3. Les surfaces de contacts sont des surfaces sphériques de même centre et de même rayon. y ) du solide 1 et un plan (P) du solide 2. 4.6 . Les trois rotations Rx. Le nombre de degrés de liberté est 3. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et deux rotations Rx et Ry. Le nombre de degrés de liberté est 5. 4.Liaison linéique rectiligne.Liaison ponctuelle.

x ) . l’articulation et l’appui simple. En génie civil. x . y ) . z ) A y Rz Ty Tx x Trois liaisons sont utilisées : l’encastrement. Liaison Modélisation y Mouvement(s) autorisé(s) - Nombre de degrés de liberté Mouvement(s) empêché(s) Tx Ty Rz Encastrement A x y 0 Articulation A x Rz 1 Tx Ty - y A x Tx Rz 2 Ty - Appui simple y A x Ty Rz 2 Tx - Page 20/ 106 . y ) . Le repère local associé est R(A. rotation autour de l’axe (A .Tx. il y a 3 mouvements indépendants : .Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 5°/ Les trois liaisons usuelles en Génie Civil. les études se font dans le plan. translation selon l’axe (A.Ty. Dans le plan. translation selon l’axe (A.Rz.

.......Actions intérieures et extérieures......... 32 8......................................................... 24 2..................................................................Exemple.6....Modélisation des actions mécaniques SOMMAIRE I . ............2. ...................................................................................2.............................Définition du moment d’une force par rapport à un point............. ........................................ 31 8.....Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS Chapitre 2 ............................ 22 2°/ Les actions mécaniques de contact............................................ 31 8.....1 ..............1..................2......... 32 8.Liaison appui plan................................. 31 8................. ......................... 33 Page 21/ 106 ........................3 ......... ..................................... ............. 29 7°/ Modélisation des actions mécanique de contact....................................................................................................................... 27 4°/ Modélisation de l’action mécanique due à un ensemble de forces ...Notion de moment ......... 27 5°/ Isolement d’un système .................................................................................................................. 24 2....................................2................................................. 22 1°/ Notion de force...........2....................................2 ..................................... .........2......Torseur associé...................................................1 ...................................................................... 22 III ........................................................................................................................ ..........4.... 23 2°/ Notion de moment d’une force par rapport à un point...........................Les différents types d’actions mécaniques.......2..........................................Liaison encastrement......... 31 8.Liaison linéique rectiligne..........Liaison ponctuelle................................ 30 8°/ Modélisation des actions mécaniques de liaison.7..............2.......Modélisation des actions mécaniques................................................................. 22 II ......................................................................................Liaison glissière...5...Torseurs associés aux liaisons dans l’espace étudiées au chapitre précédent...............................2 ....................... ......3.......... ............................................................................ .......................................Liaison pivot............................. 32 8..................... 22 1°/ Les actions mécaniques à distance .... 31 8......Relation entre les degrés de liberté d’une liaison et le torseur associé à cette liaison..................................... ..........................Torseurs associés aux liaisons dans le plan utilisées en génie civil................... 25 3°/ Modélisation de l’action mécanique due à une force ................................ 33 8....Torseur associé.................... 28 6°/ Modélisation de l’action à distance Poids........................ 32 8..............................................Définition d’une action mécanique......................Liaison rotule.........

les actions réparties sur une ligne ou charges linéiques : l’effort est réparti sur une ligne. II .maintenir un corps au repos. température. précontrainte. .les actions ponctuelles ou charges concentrées : l’effort de contact est concentré en un point ou sur une très faible surface.les actions à distance. électromagnétique ou électrostatique. Exemples : charges appliquées.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS I . tassements d’appui. 2°/ Les actions mécaniques de contact.déformer un corps. droite ou non. Remarque : autres actions à distance non utilisées en Génie Civil : actions magnétique. Les actions de contact se répartissent en trois groupes : . .les actions de contact.DEFINITION D’UNE ACTION MECANIQUE.les actions réparties sur une surface ou charges surfaciques : l’effort est répartie sur une surface. .LES DIFFERENTS TYPES D’ACTIONS MECANIQUES. … Une action mécanique est toujours l’action d’un solide (ou un fluide) 1 sur un autre solide 2. La seule action mécanique à distance utilisée en Génie Civil est le poids.créer un mouvement. . On peut distinguer deux grandes familles : . Les actions mécaniques de contact existent dès qu’il y a contact entre 2 solides ou entre un fluide et un solide. Page 22/ 106 . . 1°/ Les actions mécaniques à distance L’action mécanique d’un solide 1 sur un solide 2 est dite à distance si les deux solides 1 et 2 ne sont pas en contact. qui est l’action exercée à distance par la Terre sur le système matériel. On appelle « action mécanique » toute cause susceptible de : .

L’unité de la force est le newton noté N. III . les actions sont surfaciques.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS Exemples d’actions mécaniques de contact : Mur Poteau Charge ponctuelle représentant l’action du poteau sur la semelle Semelle de fondation Charge linéique représentant l’action du mur sur la semelle Semelle de fondation Charge surfacique représentant l’action de la neige sur la dalle Dalle Remarque : on s’aperçoit que dans tous les cas. .sa direction. on la note F12 .son sens. . Elle est représentée par un vecteur et caractérisée par : -son point d’application. Une force s’exerce toujours d’un solide 1 sur un solide 2.MODELISATION DES ACTIONS MECANIQUES. Page 23/ 106 . (Δ) Support F12 A Point d’application Intensité Le point d’application et la direction définissent le support (Δ) (ou droite support) de la force. On appelle force une action mécanique de contact ou à distance.son intensité. 1°/ Notion de force. mais qu’on peut parfois les ramener à des actions linéiques ou ponctuelles pour simplifier les calculs. .

Dans un premier temps.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 2°/ Notion de moment d’une force par rapport à un point.) Cette notion de moment est nécessaire pour traduire avec précision les effets d’une force. (Ici. 2.Exemple. Les effets d’une force sur un solide dépendent de la position de la force par rapport à ce solide. le poids de la pelle hydraulique permet de stabiliser l’engin. Poids de l’engin Elément à poser Poids de la buse Dans un second temps. le poids de la pelle hydraulique ne permet plus d’assurer la stabilité de l’engin. par contre la position de la buse a changée . moment de renversement de la buse auquel s’oppose le moment stabilisateur de la pelle.1 . elle est nettement plus éloignée de la pelle. Cette capacité à faire basculer la pelle est due au « moment » de la force.Notion de moment . compte tenu de sa position. ce qui augmente sa capacité à la faire basculer. Page 24/ 106 . Point de basculement Bras de levier du poids de l’engin Bras de levier du poids de la buse Le poids de la pelle tout comme celui de la buse sont inchangés. Prenons un exemple concret : étudions l’action du poids propre d’une buse en béton soulevée par une pelle hydraulique.

2 P donc M A F12 et perpendiculaire à ce plan. donc le x // (O. ( ) est de Page 25/ 106 . notée M A F12 .2 . est égale au produit de F12 par le ( ) O z M A F12 bras de levier d.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 2. y ) . M A F12 même sens que z. z ) M A F12 ( ) moment est positif. le moment est dit positif : Exemple : (Δ) y F12 M A F12 = + d .F12 et A sont dans le plan (O. c'est-à-dire parallèle à l’axe (O. noté M A F12 . z ) . F12 ( ) .Si la force F12 fait tourner le solide dans le sens trigonométrique autour de A.Sens du vecteur moment : . est le vecteur perpendiculaire au plan défini par F12 et A.m. Le moment de la force F12 par rapport au point A. est le ( ) x Convention de signe .Définition du moment d’une force par rapport à un point. ( ) d A O z . L’unité newton×mètre noté N. x . d A (Δ) y F12 ( ) 2 L’intensité de ce vecteur moment. et dont le point d’application est A.F12 fait tourner le solide dans le sens trigonométrique autour de A.

le moment est dit négatif : Exemple : (Δ) y F12 M A F12 = − d . donc x ( ) d A O z // O. M A F12 est de sens opposé à z. ou si F12 = 0. ( ) Attention. . Page 26/ 106 . 2 P M A F12 ( ) donc M A F12 et perpendiculaire à ce plan. ceci est une convention (c’est-à-dire un choix arbitraire). Représentation du vecteur moment dans le plan : Comme il n’est pas aisé de représenter un vecteur perpendiculaire au plan.F12 fait tourner le solide dans le sens anti-trigonométrique autour de A. z ( ) le moment est négatif. on adoptera la représentation suivante : (Δ) y F12 (Δ) y 2 P M A F12 F12 2 P ( ) d A O M A F12 d A O ( ) x x Moment positif Propriétés : Moment négatif . Il faudra donc toujours prendre soin d’indiquer le sens positif choisi sur vos schémas au début de chaque étude. c'est-à-dire parallèle à l’axe (O.Cas de nullité : le moment d’une force F12 par rapport à un point A est nul si la droite support (Δ) passe par A (d = 0). on pourrait très bien choisir l’inverse.Si la force F12 fait tourner le solide dans le sens anti-trigonométrique autour de A. y ) . x .Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS .F12 et A sont dans le plan (O. F12 ( ) . z ) .

F2 S .Torseur associé.. Comme nous l’avons vu au paragraphe III.. la force seule ne suffit pas à caractérisée une action mécanique. ( ) { ( )} 4°/ Modélisation de l’action mécanique due à un ensemble de forces .Théorème de Varignon : le moment d’une force F12 par rapport à un point A est égal à la somme des moments de ses composantes U même point A.Torseur associé..2-1. F3S .. L’écriture qui réunit la force et le moment de cette force par rapport à un point est le torseur.. F4 S . on note τ F12 le torseur tel que : { ( )} { ( )} { ( )} ⎧F1 ⎫ ⎧ ⎫ ⎪ 2 ⎪ ⎪F12 ⎪ τ F12 = ⎨ ⎬= ⎨ ⎬ ⎪M A F1 ⎪ P ⎪ 0 ⎪ ⎩ ⎭ 2 ⎭ A⎩ ( ) Le torseur τ F12 modélise l’action mécanique de la force F12 . et V par rapport au V F12 A U M A F12 = M A U + M A V ( ) ( ) ( ) 3°/ Modélisation de l’action mécanique due à une force . compte tenu de sa position. . Soit une force F12 appliquée en P sur un solide 2.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS . Soit un système matériel S soumis à une action mécanique définie par un ensemble E de n forces : E = F1S . F12 et M A F12 sont appelés les éléments de réduction du torseur τ F12 au point A. est nécessaire pour traduire avec précision une action mécanique. Fn S { } On appelle « résultante » de l’action mécanique de E sur S la somme vectorielle des forces F i S : R E S = ∑ F i S = F1S + F2 S + F3S + F4 S + . le moment de cette force. .Fn S i =1 n On appelle « moment résultant » au point A de l’action mécanique de E sur S la somme vectorielle des moments au point A des forces F i S : M A (E S) = ∑ M A F i S i =1 n ( ) Page 27/ 106 .

on peut distinguer les actions mécaniques extérieures au système et les actions mécaniques intérieures au système matériel. On s’aperçoit alors qu’une même action peut être une action intérieure ou une action extérieure en fonction des éléments isolés. Exemple : Manutention d’un panneau préfabriqué. il est possible d’isoler chaque élément indépendamment des autres ou bien d’isolé l’ensemble des éléments. Une action mécanique intérieure au système matériel est une action exercée par un élément de ce système matériel isolé sur un autre élément du même système matériel. Remarque : Le poids est toujours une action extérieure. c'est-à-dire isolé. Une action mécanique extérieure au système matériel est une action exercée par un élément qui n’appartient pas au système matériel isolé sur un élément du système matériel. Câble de la grue Palonnier Selon l’étude que l’on souhaite menée. suivant leur situation par rapport au système matériel choisi.Actions intérieures et extérieures. Lorsque l’on isole un système matériel.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS L’action mécanique de E sur S est donc modélisable par le torseur {τ(E S)} tel que : {τ(E S)}= ⎧ RE ⎫ ⎪ ⎪ S ⎨ ⎬ ⎪M A (E S)⎪ ⎩ ⎭ A R E S et M A (E S) sont les éléments de réduction du torseur {τ(E S)} . 5°/ Isolement d’un système . ⇒ voir figures ci-dessous. Elingues Panneau préfabriqué Tension du câble de la grue Poids propre du palonnier Actions des élingues sur le palonnier Actions des élingues sur le panneau G Poids du panneau Palonnier isolé Panneau isolé Page 28/ 106 .

Intensité : P = m .s-2 Remarque : en génie civil. g = −g ⋅ j . . Page 29/ 106 . En effet.81 m. les actions interieures s’annulent 2 à 2 (l’action du panneau sur l’élingue s’annule avec l’action de l’élingue sur le panneau). Panneau) isolé Remarques : On s’aperçoit que lorsque les éléments sont assemblés (ensemble palonnier. Le torseur au point G des forces de pesanteur qui s’appliquent sur un solide peut se réduire à une force unique. Ainsi. 6°/ Modélisation de l’action à distance Poids. . Le poids d’un solide est donc représenté par un vecteur poids P dont les caractéristiques sont : . x. dans un repère (O.Direction : la verticale passant par G. le moment résultant par rapport au point G de toutes les forces de pesanteur qui s’appliquent sur un solide est considéré nul (le champ de pesanteur est considéré uniforme).Sens : vers le bas. centre de gravité du solide.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS Tension du câble de la grue Poids propre du palonnier Actions du palonnier sur les élingues Elingues G Actions du panneau sur les élingues Poids du panneau Elingues isolées Ensemble (Palonnier.s-2 Nous apprendrons à déterminer la position du centre de gravité d’un solide au chapitre « Caractéristiques géométriques d’une section ». g = 9. En effet. Le champ de pesanteur est l’action mécanique à distance exercée par la Terre sur un système matériel. on prend une valeur arrondie : g = 10 m. . y) dont l’axe (O. Le champ de pesanteur est toujours vertical vers le bas. m la masse du solide en kg. g P en newton N. panneau et élingues isolé).Point d’application : G. y) est vertical ascendant. Elingues. les actions entre ces solides (actions intérieures) n’apparaissent pas. c’est le principe des actions mutuelles (principe d’action / réaction). avec g = accélération de la pesanteur.

Pour plus de commodité. nous choisirons le point A comme centre géométrique de l’assemblage considéré entre les solides 1 et 2. tout contact réel entre deux solides a lieu suivant une surface. c'est-à-dire sans adhérence. z ) . Page 30/ 106 . y. fi est considérée perpendiculaire à si. fi est homogène à une force divisée par une surface et s’exprime en Newton par m² [ N/m² ] ou en Pascal [ Pa ]. Compte tenu des déformations locales. x . y. z ) . Dans ce cas théorique. On peut considérer qu’une surface de contact entre deux solides est décomposables en n petites surfaces élémentaires si. La deuxième colonne indique les composantes algébriques de M A (1 2) dans R(O. Ainsi. z ) . puisque si est très petite. mais fi peut varier d’une surface élémentaire à l’autre. Le contact entre les solides est considéré parfait. fi est considérée comme uniformément répartie sur si.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 7°/ Modélisation des actions mécanique de contact. (i variant de 1 à n). x . y. on peut écrire les composantes de la résultante et du moment résultant : ⎛ F1 x ⎞ ⎛ M A (1 2 )x ⎞ ⎜ 2 ⎟ ⎜ ⎟ F1 ⎜ F12 y ⎟ et M A (1 2) ⎜ M A (1 2 )y ⎟ 2 ⎜ ⎟ ⎜ ⎜ M (1 2 ) ⎟ ⎟ ⎜ F1 z ⎟ z ⎠ ⎝ A ⎝ 2 ⎠ ⎧F1 x ⎪ 2 {τ(1 2)}= ⎪F12 y ⎨ ⎪ ⎪F1 z A⎩ 2 M A (1 2 )x ⎫ ⎪ ⎪ M A (1 2 )y ⎬ ⎪ M A (1 2 )z ⎪ ⎭ On peut alors écrire : La première colonne indique les composantes algébriques de F12 dans R(O. x . ayant pour centre de surface le point Pi. l’action mécanique du contact du solide 1 sur le solide 2 est modélisable en un point A quelconque par le torseur : n ⎧ F12 = ∑ f i ⋅ si ⎪ i =1 {τ(1 2)}= ⎪ ⎨ n ⎪M (1 2 ) = ∑ M A f i ⋅ si A ⎪ i =1 A⎩ ( ) ⎫ ⎪ ⎪ ⎬ ⎪ ⎪ ⎭ Dans un repère R(O. L’action mécanique du contact entre le solide 1 et le solide 2 se caractérise par une densité surfacique de forces fi s’exerçant sur chaque surface élémentaire si.

c’est que rien ne s’oppose à ce mouvement. Une rotation est empêchée grâce à un moment de même axe mais de sens opposé. Par contre. si un mouvement est empêché. Les 5 mouvements empêchés sont : Tx. à chaque degré de liberté bloqué par une liaison correspond une composante non nulle du torseur associé à l’action mécanique transmissible par cette liaison. Ty. 8.2.2 . Le nombre de degrés de liberté est 1. Autrement dit.Relation entre les degrés de liberté d’une liaison et le torseur associé à cette liaison. ⎧F1 x ⎫ 0 ⎪ 2 ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y M A (1 2 )y ⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z M A (1 2 )z ⎪ ⎩ ⎭ A Page 31/ 106 . ⎧F1 x M (1 2 ) ⎫ A x ⎪ 2 ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y M A (1 2 )y ⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z M A (1 2 )z ⎪ ⎩ ⎭ A 8.Liaison pivot La rotation Rx est autorisée.2.1 . Le nombre de degrés de liberté est 0. 8.Liaison encastrement.2.1. c’est qu’il y a une action qui s’y oppose. Dans le chapitre précédent.Torseurs associés aux liaisons dans l’espace étudiées au chapitre précédent. Aucun mouvement relatif possible entre les deux solides.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 8°/ Modélisation des actions mécaniques de liaison. nous avons défini les 6 degrés de liberté dans l’espace (trois translations et trois rotations). 8. Tz. Ry et Rz. Lorsqu’un mouvement du solide 1 par rapport au solide 2 est permis. Une translation est empêchée grâce à une force de même direction et de sens opposé.

Le nombre de degrés de liberté est 4. Rx.3. Les 3 mouvements empêchés sont Tx. Ry et Rz. Ty et Tz.Liaison linéique rectiligne.Liaison appui plan. Tz.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 8. Les 5 mouvements empêchés sont : Ty.6. La translation Tx est autorisée. ⎫ ⎧F12 x 0 ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2)}= ⎨ 0 0 ⎬ ⎪0 M A (1 2)z ⎪ ⎭ ⎩ A Page 32/ 106 . Les 2 mouvements empêchés sont : Tx et Rz. Les 3 mouvements empêchés sont : Tx. ⎧0 M A (1 2 )x ⎫ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y M A (1 2 )y ⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z M A (1 2 )z ⎪ ⎩ ⎭ A 8. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et deux rotations Rx et Ry. Le nombre de degrés de liberté est 1.Liaison glissière.2.4. Le nombre de degrés de liberté est 3.Liaison rotule. ⎫ ⎧F12 x 0 ⎪ ⎪ M A (1 2)y ⎬ Le torseur associé est {τ(1 2)}= ⎨ 0 ⎪ ⎪0 M A (1 2)z ⎭ ⎩ A 8.2. Les trois rotations Rx. Le nombre de degrés de liberté est 3.2.5.2. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et une rotation Rx. Ry et Rz. ⎧F1 x 0⎫ ⎪ 2 ⎪ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2 )}= ⎨F12 y 0⎬ ⎪ ⎪ ⎪F12 z 0⎪ ⎩ ⎭ A 8. Ry et Rz sont autorisées.

)}= ⎨A y ⎪ 0 A⎩ 0 ⎫ ⎪ 0 ⎬ MA ⎪ ⎭ Articulation A x Rz 1 Tx Ty - Ax A x Ay y A ⎧A x {τ(Art. Deux translations Ty et Tz sont autorisées et trois rotations Rx. Le nombre de degrés de liberté est 5.Mécanique des structures Modélisation des actions mécaniques TS 8.)}= ⎪A y ⎨ ⎪ 0 A⎩ ⎧A x {τ(A.Torseurs associés aux liaisons dans le plan utilisées en génie civil. ⎧F12 x 0⎫ ⎪ ⎪ Le torseur associé est {τ(1 2)}= ⎨ 0 0⎬ ⎪0 0⎪ ⎩ ⎭ A 8.S.2. Mouvement(s) autorisé(s) Mouvement(s) empêché(s) Liaison Modélisation D. Le mouvement Tx est empêché.3 .)}= ⎪ 0 ⎨ ⎪0 A⎩ 0⎫ ⎪ 0⎬ 0⎪ ⎭ 0⎫ ⎪ 0⎬ 0⎪ ⎭ 0⎫ ⎪ 0⎬ 0⎪ ⎭ y A x Tx Rz 2 Ty y x Appui simple y Ay A x Ty Rz 2 Tx - Ax A x Page 33/ 106 . Ry et Rz.L. Inconnues de liaison (Poutre isolée) y Torseur de liaison y Encastrement A x y - 0 Tx Ty Rz Ax MA y A Ay ⎧A x ⎪ x {τ(Enc.Liaison ponctuelle.)}= ⎪A y ⎨ ⎪ 0 A⎩ ⎧0 {τ(A.S.D. l’articulation et l’appui simple.7. Trois liaisons sont utilisées : l’encastrement.

.... 35 2°/ Isolement de plusieurs solides.......Systèmes matériels composés de plusieurs solides................................................................................................................ 39 1°/ Hypostaticité................................................................................................................................................................ 37 1°/ Enoncé du PFS..... 37 2°/ Système en équilibre sous l’action de deux forces .................................... 42 VI ............................................................ ............. ................................. 35 1°/ Isolement d’un solide...................... Hyperstaticité et Degré d’hyperstaticité..............................................................Principe fondamental de la statique ........................ 39 2°/ Détermination du degré d’hyperstaticité.............. 36 III ......................................................Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Chapitre 3 ................. 35 II .......................................Principe fondamental de la statique Détermination d’actions mécaniques s’exerçant sur un système en équilibre SOMMAIRE I .............. 43 Page 34/ 106 ........... 38 3°/ Système en équilibre sous l’action de trois forces...............Equilibre d’un système matériel......Organigramme de résolution d’un problème de statique...............................Degré d’hyperstaticité .......................................................... ........................... ................................................. Isostaticité........................................................................................ 40 V ....Notion d’isolement................................................................. 38 IV ...............................................

Exemple : reprenons l’exemple du palonnier utilisé pour la manutention d’un panneau.l’action du panneau sur les élingues s’annule avec l’action des élingues sur le panneau. 1. … .5 m 1. • distances entre les actions et les axes ou points choisis pour les calculs. Exemple : isolons cette fois l’ensemble palonnier + élingues + panneau : . • actions de contact.1 m T1 Tension du câble de la grue y Elingues A p Poids propre du palonnier O B T2 0. Isolé un solide consiste à réaliser un dessin précis (si possible à l’échelle) du solide étudié.Panneau) isolé 106 Page 35/ . 1°/ Isolement d’un solide.tous les éléments connus concernant ces actions : • direction. C’est la première étape de toute résolution en statique (et en dynamique). les actions mutuelles exercées entre les solides de l’ensemble deviennent des efforts intérieurs et ne doivent pas alors être comptabilisés dans le nombre des actions extérieures.1 m Câble de la grue Palonnier 1.NOTION D’ISOLEMENT.1 m C T3 x Actions des élingues sur le palonnier 0. • point d’application. • intensité.l’action du palonnier sur les élingues s’annule avec l’action des élingues sur le palonnier.5 m Panneau préfabriqué Palonnier isolé 2°/ Isolement de plusieurs solides.toutes les actions extérieures qui s’y exercent : • actions à distance (poids).Elingues .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS I . Dans le cas de plusieurs solides. • sens. . La notion d’isolement est fondamentale dans l’analyse et la résolution des problèmes de mécanique. destiné à décrire et à définir : . Tension du câble de la grue Poids propre du palonnier G Poids du panneau Ensemble (Palonnier .

Rx ⇒ une rotation du solide autour de G définie par le vecteur : Ω R y directement lié au Rz moment résultant M G (E ) des forces extérieures appliquées au solide. + F i S + . Tz ce vecteur est directement lié à la résultante R des forces extérieures appliquées au solide... + M (F ) + .. + Fn S n ( ) ( ) MP E ( S) = ∑ M (F ) = M (F ) + M (F ) + .. Page 36/ 106 .. { } (S) Fn S R Les éléments de réduction en un point P du torseur associé à cet ensemble de forces sont : n ⎧ R = ∑ Fi S ⎪ ⎪ i =1 ⎨ n ⎪M E = M Fi ∑ P S P S i =1 ⎪ ⎩ FiS P MP E ( S) x O R = Résul tan te Moment résul tan t ∑F i =1 n i S = F1S + F2 S + .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS II . ce mouvement se décompose de la façon suivante : y Translation y G Rotation x y R (S) MG E ( S) x G (S) O x ⇒ un déplacement d’ensemble du solide (selon une trajectoire définie par les différentes Tx positions du centre de gravité G du solide) défini par le vecteur translation : T Ty ..EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL. + M (F ) P i i =1 S P 1 S P 2 S P i S P n S Si ce solide est animé d’un mouvement provoqué par l’ensemble de forces extérieures.. y F1S F2 S Fk S Soit un solide indéformable soumis à un ensemble de n forces extérieures E = Fi S i =1 à n ..

Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Equilibre d’un système : Un système matériel est en équilibre par rapport à un repère si. Nous venons de voir que : ⇒ R engendre un mouvement de translation du centre de gravité du solide. il faut et il suffit que R = 0 et M G (E ) = 0 . au cours du temps. ⇒ M G (E ) engendre un mouvement de rotation du solide autour de G. III . c'est-à-dire {τ(E )} = {0} Remarque : si R = 0 et M G (E ) = 0 .PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA STATIQUE 1°/ Enoncé du PFS. L’équilibre du système est donc défini par l’absence de mouvement de ce système. dans l’espace. par 6 équations d’équilibre : ⎧FExt = 0 ⎪ Syst x ⎪ 3 équations de la résultante : ⎨FExt Syst y = 0 ⎪ ⎪FExt Syst z = 0 ⎩ ⎧M FExt =0 ⎪ P Syst x ⎪ et 3 équations du moment résultant : ⎨M P FExt Syst = 0 y ⎪ ⎪M P FExt =0 Syst z ⎩ ( ) ( ) ( ) Page 37/ 106 . chaque point de ce système conserve une position fixe par rapport à ce repère. pour que le solide soit en équilibre. Donc. c'est-à-dire τ FExt Syst = ⎨FExt Syst M P FExt Syst ⎬ = { 0 } y y ⎪ ⎪ ⎪ ⎪FExt Syst z M P FExt Syst z ⎭ P⎩ { ( )} ( ) ( ) ( ) Ce qui se traduit. alors le moment résultant par rapport à un point P quelconque est nul M P (E ) = 0 . Un système matériel est en équilibre par rapport à un repère fixe si et seulement si les éléments de réduction du torseur des actions extérieures appliquées à ce système sont nuls : ⎧ M P FExt Syst ⎫ x⎪ ⎪FExt Syst x ⎪ ⎪ R = 0 et M P (E ) = 0 .

Ce solide reste en équilibre si les deux forces sont égales et opposées. comme c’est habituellement le cas en génie civil.ou parallèles A 1S (S) A B A 1S B2S C C 3S B2S C 3S A 1S + B 2 S + C 3S = 0 Page 38/ 106 . (S) A A 1S B2S B C B2S A 1S C 3S C3 S A 1S + B 2 S + C 3 S = 0 . y) ). non nulles et de points d’application respectifs A et B. x.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Lorsqu’il s’agit d’un problème plan (par exemple le plan (O.concourantes. B 2 S et C 3S non nulles et de points d’application respectifs A. B et C. B B2S A 1S (S) A 3°/ Système en équilibre sous l’action de trois forces Soit un solide (S) soumis uniquement à l’action de trois forces A 1S . Ce solide reste en équilibre si la résultante des trois forces est nulle et que les trois forces sont coplanaires et : . il ne reste plus que 3 équations d’équilibre : ⎧FExt Syst = 0 ⎪ x 2 équations de la résultante : ⎨ ⎪FExt Syst y = 0 ⎩ et 1 équation du moment résultant : M P FExt Syst = 0 z ( ) 2°/ Système en équilibre sous l’action de deux forces Soit un solide (S) soumis uniquement à l’action de deux forces A 1S et B 2 S .

Hyperstaticité et Degré d’hyperstaticité. et NEQU . le nombre d’inconnues varie de 1 à 6 dans l’espace et de 1 à 3 dans le plan. il faut que le nombre d’inconnues soit égal au nombre d’équations d’équilibre. Il n’y a pas de solution. On ne peut pas résoudre qu’avec le PFS. il faut déterminer le degré d’hyperstaticité du système. On dit que le système est Hyperstatique. B2S C 3S A 1S B2S C 3S A B (S) C A 1S A 1S + B 2 S + C 3S = 0 IV . On peut résoudre avec le PFS. il y a trop d’inconnues. Ce qui se traduit par 6 équations d’équilibre dans l’espace et 3 équations d’équilibre dans le plan. le nombre d’inconnues. auquel cas le système est hypostatique. Si DH = 0 Si DH > 0 Il faut aussi vérifier que le système ne comporte aucun mécanisme (aucun mouvement possible).Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS .NEQU tous les degré de liberté ne sont pas bloqués. On dit que le système est Isostatique. On dit que le système est Hypostatique. Page 39/ 106 . le nombre d’équations. Chaque degré de liberté supprimé engendre une inconnue de liaison à priori.DEGRE D’HYPERSTATICITE 1°/ Hypostaticité. Ainsi. Le PFS traduit le fait qu’un système matériel est en équilibre sous l’action d’actions mécaniques extérieures si tous les mouvements sont bloqués (empêchés). le nombre d’inconnues est égal au nombre d’équations.ou de même droite support. Le degré d’hyperstaticité permet de comparer le nombre d’inconnues au nombre d’équations : soit NINC . On note DH le degré d’hyperstaticité : Si DH < 0 DH = NINC . Pour savoir si un problème de statique peut être résolu avec le PFS. c’est-à-dire si tous les degrés de liberté sont supprimés. Pour pouvoir résoudre un problème de statique avec le PFS. Isostaticité.

Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS 2°/ Détermination du degré d’hyperstaticité. ETAPES OPERATIONS EXEMPLE a) Numéroter chaque solide (barre) du système.Encastrement : n barres encastrées 1 2 ⇒ (n-1)×3 inconnues n i c) NINC = nombre d’inconnues de liaison ext + nombre d’inconnues de liaison int NINC = 15 Page 40/ 106 .Appui simple : 1 inconnue .Articulation : 2 inconnues . 1 Calcul de NEQU : 1 2 3 b) Comptabiliser 3 équations par barre : NEQU= nombre de barres×3 4 5 NEQU = 5×3=15 a) Dénombrer les inconnues de liaison extérieures (entre le système global et l’extérieur) : .Encastrement : 3 inconnues Inconnues extérieures en rouge b) Dénombrer les inconnues de liaison intérieures (entre les solides constituant Inconnues intérieures en vert le système) : 4 .Articulation : n barres articulées 1 2 2 Calcul de NINC : n i 1 ⇒ (n-1)×2 inconnues 3 2 2 4 4 5 1 2 2 .

Si DH = 0 et pas de mécanisme : le système est ISOSTATIQUE et on peut trouver les inconnues de liaison grâce au PFS. donc le système Le système est HYPOSTATIQUE et il est isostatique . Si DH>0 et pas de mécanisme : Le système est HYPERSTATIQUE et on ne peut pas trouver les inconnues de liaison avec le seul PFS. si ce n’est pas le cas le système est HYPOSTATIQUE.NEQU DH = 15 –15 =0 a) vérifier qu’aucun solide ou ensemble de solide appartenant au système ne constitue un mécanisme (mouvement instable possible) . on peut donc résoudre n’y pas de solution le problème avec les équations du PFS.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS ETAPES 3 Calcul de DH OPERATIONS EXEMPLE DH = NINC . 4 Nature du système Page 41/ 106 . b) On dira que : Si DH< 0 et/ou présence d’un Le système ne comporte aucun mécanisme mécanisme et DH = 0 .

JE PEUX APPLIQUER LE PFS LE SYSTEME EST HYPERSTATIQUE LE PFS NE SUFFIT PAS ISOLEMENT DU SYSTEME . les distances. ⋅ Actions à distance (Poids). les angles éventuels. Actions inconnues (en rouge) = inconnues de liaison Toujours dessinées dans le sens positif du repère.Je place le repère .je fais le bilan des actions extérieures : Actions connues (en vert) ⋅ Actions de contact. MODELISATION DU SYSTEME CALCUL DU DEGRE D’HYPERSTATICITE LE SYSTEME EST HYPOSTATIQUE PAS DE SOLUTION LE SYSTEME EST ISOSTATIQUE. B. C. PFS {τ(A Ext Sys )}= {0} OU ⎧ F =0 ⎪∑ x ⎪ ⎨∑ Fy = 0 ⎪ ⎪∑ M I Fi = 0 ⎩ () SCHEMA RECAPITULATIF Je redessine le système isolé avec toutes les actions Page 42/ 106 .….Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS V .Je dessine le(s) solide(s) dans la même position géométrique . …) .J’écrit les renseignements connus (repères A.ORGANIGRAMME DE RESOLUTION D’UN PROBLEME DE STATIQUE.

Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS VI . En D Appui simple F1 = 10 kN F2 = 15 kN On isole le portique. En B et C Encastrement. Prenons l’exemple d’un portique : y + F2 B 1m C 2 2m 1 A 0 2m 2m 3 D 0 x F1 En A Articulation. c’est-à-dire le système matériel composé des 3 solides (1+2+3) : y + B1 2x B2 1x B2 1y M B2 1 F2 B C F1 F2 A 0 1x B1 2y M B1 2 F1 2 1 3 D x A0 1y D0 3x C3 2x C3 2 y M C3 2 C2 3x C2 3y M C2 3 A 0 1x A A 0 1y D 0 3x BILAN DES ACTIONS EXTERIEURES INTERIEURES Page 43/ 106 .SYSTEMES MATERIELS COMPOSES DE PLUSIEURS SOLIDES DETERMINATION DES ACTIONS INTERIEURES.

il faut isoler les barres 1. Mais le PFS s’applique pour des actions extérieures. pour déterminer les actions de liaison au nœud B et C. on peut déterminer les actions A 0 1x . c’est-à-dire le système matériel composé des 3 solides (1+2+3). Page 44/ 106 .B2 1x C3 2x = .Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS Remarques : ⎫ ⎬ ⇒ DH = 9 − 9 = 0 et il n’y a pas de mécanisme. Donc. J’applique le PFS et je détermine les actions A 0 1x . L’outil à notre disposition pour déterminer des actions est le PFS. Pour faire « apparaître » les actions intérieures. N INC = 1 × 1 + 1 × 2 + 2 × 3 = 9 ⎭ ⇒Le système matériel (1+2+3) est isostatique. Démarche à suivre : J’isole le portique.M B 2 1 C3 2y = .B2 1y M B1 2 = . A0 1y et D0 3x en appliquant le PFS N EQU = 3 × 3 = 9 Le principe des actions mutuelles dit : B1 2x = .C2 3y M C3 2 = .M C2 3 On cherche à déterminer les actions de liaison intérieures (aux nœuds B et C). A0 1y et D0 3x . dessinons la structure éclatée : M B1 2 y + M C3 2 F2 B C 2 C3 2x x B1 2x y + B1 2y C 3 2y C 2 3y y B2 1y MC2 3 C B2 1x B M B2 1 STRUCTURE ECLATEE x C 2 3x + F1 A 0 1x A 1 3 D x A 0 1y D 0 3x Détermination des actions de liaison aux nœuds B et C .C2 3x B1 2y = . 2 et 3 séparément pour que ces actions deviennent des actions extérieures et pouvoir appliquer le PFS.

. J’isole la barre 2 : .C2 3y et M C 3 2 = .5 kN ⎩ 4 4 ⎩ y A 0 1y + ⎧A 0 1x = −10 kN ⎪ ⇒ ⎨A 0 1y = 2. et M B1 2 (puisque B1 2x = . C2 3y et M C 2 3 (puisque C3 2x = .5 kN ⎪ D = 12.5 kN ⎩ 0 3y F2 B C 2 1 Page 45/ 106 3 D F1 x . B1 2y . B2 1y .5 = 2. A0 1y et D0 3x : y + F2 B C 2 1 3 D x F1 A 0 1x A D0 3x ⎧ ⎧∑ F/ x = 0 ⎪A 0 1x = − F1 = −10 kN ⎧A 0 1x + F1 = 0 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ PFS ⇒ ⎨∑ F/ y = 0 ⇔ ⎨A 0 1y + D 0 3y − F2 = 0 ⇔ ⎨A 0 1y = F2 − D 0 3y = 15 − 12.B2 1x .le principe des actions mutuelles me permet de déterminer les actions C2 3x . .D − 2.F2 + 2.les 3 actions F1 .F1 = 30 + 20 = 12. je vérifie que le solide 3 est bien en équilibre et donc que je n’ai pas fait d’erreur de calcul.B2 1y et M B1 2 = . C3 2y et M C 3 2 que je détermine avec le PFS J’isole la barre 3 : .M C 2 3 ). .C2 3x . Application numérique : J’isole le portique (1+2+3) et j’applique le PFS pour déterminer les actions A 0 1x .F = 0 ⎪ 0 3y 2 1 ⎩ ⎪∑ Mt / A ⎪D 0 3y = 2.F − 2.5 kN ⎪ ⎪4. B1 2y = . Toutes les actions appliquées au solide 3 étant connues.l’action D0 3x est connue.le principe des actions mutuelles me permet de déterminer les actions B1 2x . C3 2y = .M B 2 1 ).Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS J’isole la barre 1 : . A 0 1x et A0 1y sont connues.il y a 3 actions inconnues C3 2x .il y a 3 actions inconnues B2 1x . M B 2 1 que je détermine avec le PFS.

B + M 1 2 1x B2 1 = 0 ⎩ ⎪∑ Mt / A ⎩ A 0 1y (2. B2 1y .m) B F2 C 2 C3 2x x B1 2y (2.B2 1x .5 kN) A 0 1x (10 kN) y + B2 1y (2.5 kN) B M B2 1 (20 kN. y + B2 1y B2 1x B M B2 1 F1 A 1 x ⎧∑ F/ x = 0 ⎧− A 0 1x + F1 + B2 1x = 0 ⎪ ⎪ ⎪ PFS ⇒ ⎨∑ F/ y = 0 ⇔ ⎨A 0 1y + B2 1y = 0 ⎪ ⎪− 2. ⇒ M B1 2 (20 kN.m) ⎧ B2 1x = 0 ⎧ B2 1x = A 0 1x − F1 = 10 − 10 = 0 ⎪ ⎪ ⇔ ⎨ B2 1y = −2.5 kN) C 3 2y Page 46/ 106 .F1 = 20 kN.Mécanique des structures Principe fondamental de la statique TS A A 0 1y (2.5 kN) J’isole la barre 1 et je détermine B2 1x .5 kN ⎪M ⎪M ⎩ B2 1 = 20 kN.5 kN ⇔ ⎨ B2 1y = − A 0 1y = −2. M B 2 1 avec le PFS.5 kN) A 0 1x (10 kN) J’isole la barre 2.B2 1y et M B1 2 = .m F1 A 1 x A 0 1y (2. B1 2y = .m ⎩ B2 1 = 2.5 kN) A 0 1x (10 kN) D0 3x (12.F − 3.M B 2 1 . M B1 2 y + M C3 2 F2 B C 2 C3 2x x B1 2x Principe des actions mutuelles : B1 2y y C 3 2y + M C3 2 B1 2x = .

Mécanique des structures

Principe fondamental de la statique

TS

Je détermine C3 2x , C3 2y et M C 3 2 avec le PFS.
⎧∑ F/ x = 0 ⎪ ⎪ ⇒ ⎨∑ F/ y = 0 ⎪ ⎪∑ Mt / A ⎩

PFS

⎧C ⎪ 3 2x = 0 ⎪ ⇔ ⎨B +C −F = 0 1 2y 3 2y 2 ⎪ +M −M =0 ⎪− 2.F + 4.C 2 3 2y C3 2 B1 2 ⎩

⎧C3 2 x = 0 ⎪ ⇔ ⎨C3 2 y = F2 − B1 2 y = 15 − 2,5 = 12,5 kN ⎪M ⎩ C 3 2 = 2.F2 − 4.C3 2 y + M B1 2 = 30 − 50 + 20 = 0
y

⎧C3 2 x = 0 ⎪ ⇔ ⎨C3 2 y = 12,5 kN ⎪M ⎩ C3 2 = 0

+

M B1 2
(20 kN.m) B

F2
C 2 x

B1 2y
(2,5 kN)

C 3 2y
(12,5 kN)

J’isole la barre 3. (Vérification)
y

C 2 3y
C2 3x
C

MC2 3

+
3 D x C y

C 2 3y
(12,5 kN)

D0 3x
(12,5 kN)

+
3 D x

Principe des actions mutuelles :

C3 2x = - C2 3x ,

C3 2y = - C2 3y
et M C 3 2 = - M C 2 3 .

D0 3x
(12,5 kN)

Le solide 3 est bien en équilibre, donc que je n’ai pas fait d’erreur de calcul.
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Mécanique des structures

Sollicitations

TS

Chapitre 4 - Théorie des poutres
SOMMAIRE

I - Définitions........................................................................................................................... 49 1°/ Notion de poutre ........................................................................................................... 49 2°/ Géométrie des poutres - Cas courants ........................................................................ 49 II - Hypothèses fondamentales de la théorie des poutres ...................................................... 50 1°/ Hypothèses sur la géométrie des poutres.................................................................... 50 2°/ Hypothèses sur le matériau.......................................................................................... 50 3°/ Hypothèses sur les déformations ................................................................................. 50 4°/ Hypothèses sur les actions extérieures........................................................................ 51 III - Sollicitations dans une section - Efforts internes........................................................... 51 1°/ Notion de coupure......................................................................................................... 51 2°/ Définition des sollicitations .......................................................................................... 52 3°/ Conventions de signe .................................................................................................... 54 4°/ Sollicitations simples ou composées ............................................................................ 55 5°/ Diagrammes des sollicitations...................................................................................... 56 6°/ Relations entre Q(x), V(x) et M(x). .............................................................................. 60

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Mécanique des structures

Sollicitations

TS

I - DEFINITIONS
1°/ Notion de poutre
On appelle poutre un solide engendré par une aire plane (S) dont le centre de gravité G décrit une courbe (G0G1), le plan de (S) restant perpendiculaire à cette courbe.

G0

G

G1 S0 S

(S) est appelée section droite, (S0) section origine, (S1) section extrémité, (G0G1) est la fibre moyenne de la poutre

S1

2°/ Géométrie des poutres - Cas courants
Si la fibre moyenne de la poutre (G0G1) est : - contenue dans un plan ⇒ on parle de poutre plane, - une droite ⇒ on parle de poutre droite, - une courbe ⇒ on parle de poutre gauche. Si le plan (G0G1) est un plan de symétrie géométrique et mécanique (la section de la poutre est symétrique par rapport à ce plan et le chargement aussi), on parle de poutre à plan moyen. Exemple :

Toutes les poutres étudiées seront planes (les problèmes étudiés sont des problèmes plans), généralement droites et à plan moyen. La section droite (S) peut être : - constante le long de (G0G1), poutre à section constante - variable en fonction des efforts qu’elle supporte, poutre à section variable.

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aussi petits soient-ils. » Ce qui est correctement vérifié par l’expérience sous réserve d’avoir : . . . on parle de solide élancé. ont une structure identique.Mécanique des structures Sollicitations TS II .isotropes : les propriétés mécaniques sont les mêmes en tous points et dans toutes les directions.de petits déplacements.la longueur de la fibre moyenne est grande devant les dimensions des sections droites (longueur supérieure à 10 fois la plus grande dimension transversale).HYPOTHESES FONDAMENTALES DE LA THEORIE DES POUTRES 1°/ Hypothèses sur la géométrie des poutres Trois hypothèses sur la géométrie des poutres : .utilisés dans le domaine élastique : les relations entre contraintes et déformations sont linéaires = loi de HOOKE (voir plus loin). 3°/ Hypothèses sur les déformations Hypothèse de NAVIER-BERNOULLI : « les sections planes normales aux fibres avant déformation restent planes et normales aux fibres pendant et après la déformation. 2°/ Hypothèses sur le matériau Les matériaux envisagés sont supposés : . .le rayon de courbure de la fibre moyenne est grand par rapport aux dimensions des sections droites. .homogènes : tous les éléments du matériau.continus : les propriétés varient de manière continue d’un point à l’autre. Page 50/ 106 . . AVEC HYPOTHESES DE PETITES DEFORMATIONS SANS HYPOTHESES DE PETITES DEFORMATIONS ⇒ La contraction latérale des poutres est négligée. .de petites déformations.les éventuelles variations de l’aire de la section droite sont faibles et progressives.

.des forces extérieures qui lui sont appliquées Fi .des forces que le tronçon de droite (2) exerce sur le tronçon de gauche (1). appelés efforts intérieurs. Fi F2 F1 y G0 G G1 x z S(x) Ri R2 R1 Pour connaître ce qui se passe à l’intérieur de la poutre. déterminer quels sont les efforts qui se développent à l’intérieur de la matière. efforts internes ou encore efforts de cohésion car il assurent la cohésion (la liaison) entre les particules constitutives du matériau. Ces forces se développent à l’intérieur du matériau. III . Ce tronçon est en équilibre sous l’action : .EFFORTS INTERNES.Mécanique des structures Sollicitations TS 4°/ Hypothèses sur les actions extérieures Hypothèse de SAINT-VENANT : les résultats de la résistance des matériaux ne s’appliquent valablement qu’à une distance suffisamment éloignée de la région où sont appliqués les efforts concentrés. On peut exprimer ces « efforts internes » sous la forme d’un torseur pris au centre de gravité de la section S(x). . dans ce paragraphe. Isolons le tronçon de poutre situé à gauche de la section S(x). Page 51/ 106 . on effectue par la pensée à l’abscisse x une coupure fictive au droit d’une section notée S(x). 1°/ Notion de coupure Soit une poutre droite en équilibre soumises à des actions extérieurs quelconques Fi et à des actions de liaisons quelconques R i . Nous allons.des actions de liaisons R i .SOLLICITATIONS DANS UNE SECTION .

y) et (G. z) des vecteurs R1 (x) et 2 M 21 (x) : G R1 (x) : résultante générale des efforts de cohésion. 2 y Vy (x) V(x) R1 (x) 2 N(x) G x V (x) z z N ( x ) : effort normal R2 (x) Vy ( x ) : effort tranchant selon y 1 VZ ( x ) : effort tranchant selon z Page 52/ 106 . on appelle sollicitations les projections sur les axes (G. (G. x).Mécanique des structures Sollicitations TS Tronçon de gauche (1) isolé : y Fi R1 (x) 2 G0 G x M 21 (x) G z S(x) Ri Action du tronçon de droite (2) sur le tronçon de gauche (1) = torseur des efforts internes de cohésion : ⎧R (x) ⎫ 2 ⎪ {τ(2 1)}= ⎪ 1 ⎨ ⎬ ⎪M 21 (x)⎪ G ⎭ G⎩ 2°/ Définition des sollicitations Par définition.

l’effort normal N(x).z 2 M 2 (x) = T(x). que nous noterons V(x). Mfz(x). Vy(x). .x + Mf y (x). .y + VZ (x). Dans ces conditions. G y M y(x) f M (x) f M 21 (x) G G x T(x) Mf z (x) z MG 2 1 T( x ) : moment de torsion (x) M f y ( x ) : moment fléchissant autour de y M f Z ( x ) : moment fléchissant autour de z Le torseur des efforts internes de cohésion s’écrit alors : ⎧R (x) ⎫ 2 {τ(2 1)}= ⎪ 1 ⎪= ⎨ ⎬ ⎪M 21 (x)⎪ G ⎭ G⎩ ⎧N(x) T(x) ⎫ ⎪ ⎪ ⎨Vy (x) Mf y (x)⎬ ⎪ ⎪ ⎩VZ (x) Mf Z (x)⎭ G Ce torseur correspond à un torseur d’encastrement.Mécanique des structures Sollicitations TS M 21 (x) : moment résultant au point G des efforts de cohésion. x.z G 1 REMARQUE : les problèmes que nous sommes amenés à traités sont des problèmes plan. y). les seules composantes non nulles du torseur des sollicitations sont : . représentés de la façon suivante : y Fi V(x ) M(x) G N( x ) Ri x Page 53/ 106 . R1 (x) = N(x).le moment fléchissant suivant z.l’effort tranchant suivant y. que nous noterons M(x).y + Mf Z (x). tous les efforts extérieurs étant situés dans le plan (O.x + Vy (x).

Equilibre du tronçon 2 : ⎧R ( x ) + ∑ F = 0 Ext 2 ⎪ 12 ⎪ ⇒⎨ ⎪ M 1 ( x ) + ∑ M G ⎛ FExt ⎞ = 0 ⎜ ⎟ ⎪ G 2 ⎝ 2⎠ ⎩ Principe des actions mutuelles ⇒ ⎧R1 ( x ) = −∑ FExt 2 ⎪ 2 ⎪ ⇔⎨ ⎪ M 1 ( x ) = −∑ M G ⎛ FExt ⎞ ⎜ ⎟ ⎪ G 2 ⎝ 2⎠ ⎩ ⎧R2 ( x ) = −R1 ( x ) ⎪ 1 2 ⎨ ⎪ M 2 (x) = − M 1 (x) G 2 ⎩ G1 ⎧R2 ( x ) = + ∑ FExt 2 ⎪ 1 ⎪ ⇒⎨ ⎪ M 2 ( x ) = + ∑ M G ⎛ FExt ⎞ ⎜ ⎟ ⎪ G1 ⎝ 2⎠ ⎩ Page 54/ 106 .Mécanique des structures Sollicitations TS 3°/ Conventions de signe Etudions l’équilibre des 2 tronçons de poutre séparés par la section S(x) : Forces extérieures de y gauche : FExt 1 R21 (x) G0 S0 z G x S Forces extérieures de droite : FExt 2 M 21 (x) G R12 (x) = −R21 (x) G G1 Tronçon de gauche (1) isolé M 12 (x) = − M 21 (x) G G S S1 Tronçon de droite (2) isolé .Equilibre du tronçon 1 : ⎧R ( x ) + ∑ F = 0 Ext 1 ⎪ 21 ⎪ ⇒⎨ ⎪ M 2 ( x ) + ∑ M G ⎛ FExt ⎞ = 0 ⎟ ⎜ ⎪ G1 ⎝ 1⎠ ⎩ ⎧R2 ( x ) = −∑ FExt 1 ⎪ 1 ⎪ ⇔⎨ ⎪ M 2 ( x ) = −∑ M G ⎛ FExt ⎞ ⎜ ⎟ ⎪ G1 ⎝ 1⎠ ⎩ ⎧R2 ( x ) = − Somme des forces à gauche de la sec tion S ⎪ 1 ⇔⎨ ⎪ MG 2 ( x ) = − Somme des moments des forces à gauche de la sec tion S 1 ⎩ .

somme des forces à droite de la coupure. on dispose toujours de deux possibilités (au signe près) pour déterminer les efforts internes : . torsion+cisaillement… Sollicitations composées Page 55/ 106 Flexion composée N Vy 0 Mfz Sollicitations simples . ou Mf existe alors que les autres sont nulles. etc.Mécanique des structures Sollicitations TS ⎧R2 ( x ) = Somme des forces à droite de la sec tion S ⎪ 1 ⇔⎨ ⎪ MG 2 ( x ) = Somme des moments des forces à droite de la sec tion S 1 ⎩ REMARQUE : aucune convention n’est ni normalisée ni imposée. on dit qu’on a une sollicitation simple. V. on dit qu’on a une sollicitation composée. Quelle que soit la convention retenue. . Cas Traction Schéma Composantes V T 0 0 Observations N N Mf 0 Cisaillement 0 V 0 0 Torsion 0 0 T 0 Flexion pure 0 0 0 Mfz Flexion simple 0 Vy 0 Mfz Flexion + Torsion Flambement ou Flambage 0 Vy T Mfz Non traité en BTS N 0 0 Mfz Vy Flexion déviée 0 Vz Mfz Mfy Non traité en BTS REMARQUE : d’autres cas sont possibles : flexion+torsion+traction.somme des forces à gauche de la coupure. d’un pays à l’autre. traction+cisaillement. Les conventions de signe varient d’un livre à l’autre. Si deux composantes au moins sont non nulles. 4°/ Sollicitations simples ou composées Si une seule composante N. T.

le torseur est de la forme : ⎧N(x) 0 ⎫ {τ(2/1)}= ⎪V(x) 0 ⎪ ⎬ ⎨ ⎪ ⎪ 0 M(x) ⎭ G⎩ Avec les conventions choisies. La finalité de la théorie des poutres est de connaître le comportement des particules dans toute section d’une poutre.des actions de liaisons (calculées en appliquant le PFS à la poutre entière). Connaissant les sollicitations dans une section quelconque S(x).3 m Pour un problème dans le plan (O.5 m 0. il suffit alors de faire varier x le long de la poutre pour connaître les sollicitations dans toutes les sections.Mécanique des structures Sollicitations TS 5°/ Diagrammes des sollicitations.Σ des forces verticales à gauche de la coupure M(x) = Σ des moments des forces à droite de la coupure = . V et M en fonction de x.Σ des forces horizontales à gauche de la coupure V(x) = Σ des forces verticales à droite de la coupure = . La première étape consiste à exprimer les sollicitations dans une section S(x) quelconque de la poutre en fonction : . y).Σ des moments des forces à gauche de la coupure Page 56/ 106 . On obtient alors les diagrammes des sollicitations N. x.des actions extérieures (connues). . on obtient pour l’équilibre des tronçons de droite et de gauche : N(x) = Σ des forces horizontales à droite de la coupure = . Exemple : 25 kN 5 kN/m Considérons pour exemple la poutre encastrée ci-contre soumise à des forces extérieures telles qu’elles sont représentées : 10 kN 1.

on va faire varier l’abscisse x de la coupure.5 m 0.S.8 .3 m Les diagrammes sont une représentation graphique des valeurs des sollicitations. EFFORT NORMAL : y 10 kN x 10 kN x 1. Donc.6 kN. pour tracer ces diagrammes. Pour une abscisse x quelconque. 25 kN 5 kN/m 10 kN 10 kN x 34 kN 45.m 1.5 m 0. Connaissant alors toutes les actions extérieures appliquées à la poutre. on peut lire les valeurs des sollicitations.10 x [ m ] Page 57/ 106 .3 m Quel que soit x. on a N(x) = Σ des forces horizontales à droite de la coupure N(x) = -10 kN DIAGRAMME DE L’EFFORT NORMAL : N(x) [ kN ] 1. on peut s’intéresser aux sollicitations. et on va calculer à chaque fois les valeurs des sollicitations.Mécanique des structures Sollicitations TS ⇒ Tracé des diagrammes des sollicitations : y Le P.F. nous permet de déterminer les actions de liaison.

8) = 0 x = 1.5 kN x = 0 m ⇒ V(0) = -34 kN x < 1.8 – x) -25 = 5 x -34 C’est l’équation d’une droite : le diagramme est linaire.8 x [ m ] - .5 m : DIAGRAMME DE L’EFFORT TRANCHANT : V(x) [ kN ] 1.25 kN ] V(x) = .5m : x > 1. 2 valeurs aux limites x = 1.5 × (1. On a besoin de 2 points pour tracer le diagramme.5 .Mécanique des structures Sollicitations TS EFFORT TRANCHANT : y 25 kN 5 kN/m x x 34 kN 1.9 C’est l’équation d’une droite : le diagramme est linaire.5 kN V(x) = Σ des forces verticales à droite de la coupure V(x) = [ .8 m ⇒ V(1.8 – x) m ] + [ .5) = .26.5 m Il faut distinguer le cas où x > 1. On a besoin de 2 points pour tracer le diagramme.8 – x) = 5 x .5 m ⇒ V(1.5 kN/m répartis sur (1.3 m V(x) = Σ des forces verticales à droite de la coupure V(x) = .5 kN/m répartis sur (1.1.34 Page 58/ 106 .5 m ⇒ V(1.26.5 m : 0.5 m et x < 1.5 .8 – x) m V(x) = .5) = .5 1. 2 valeurs aux limites x = 1.1.5 × (1.

On peut calculer les 2 valeurs aux limites : x = 1.5 – x ) m ] M(x) = .0.8 – x)² / 2 ] M(x) = .m x = 0 m ⇒ M(0) = -45.m ] 1.m DIAGRAMME DU MOMENT FLECHISSANT : M(x) [ kN.8 – x) m avec un bras de levier de [(1.225 . On peut calculer les 2 valeurs aux limites : x = 1.6 kN.25 kN avec un bras de levier de (1.225 kN x < 1.5 x² + 34 x – 45.5) = -0.Mécanique des structures Sollicitations TS MOMENT FLECHISSANT y 25 kN 5 kN/m x 10 kN 10 kN x 34 kN 45.6 kN.8 m ⇒ M(1.5m : x > 1.8) = 0 x = 1.6 Page 59/ 106 .5 (1.5 1.5 x² + 9 x – 8.m 1.5 m : M(x) = Σ des moments des forces à droite de la coupure M(x) = [ .5 m ⇒ M(1.5 m 0.8 – x)² / 2 ] + [ .2.6 C’est l’équation d’une parabole.45.5 kN/m répartis sur (1.2.5 m : M(x) = Σ des moments des forces à droite de la coupure M(x) = .1 C’est l’équation d’une parabole.5 (1.5) = -0.5 m et x < 1.225 kN.5 m ⇒ M(1.8 x [ m ] - .8 – x)/2] m M(x) = [ .3 m Il faut également distinguer le cas où x > 1.

y q(x) V(x)+dV(x) M(x) G G1 x M(x)+dM(x) V(x) S x x+dx S1 dV(x) et dM(x) représentent les variation élémentaires de V(x) et de M(x) sur la distance dx. dx soit V' ( x ) = −q ( x ) ⇒ la dérivée de l’effort tranchant est égale à . distantes de dx. REMARQUE 1 : s’il n’y a pas de charge entre S et S1 : (1) ⇔ −V( x ) + V( x ) + dV( x ) = 0 ⇒ dV( x ) = 0 . la relation reste exacte dx Page 60/ 106 . l’effort tranchant est constant. dx soit M ' ( x ) = − V( x ) ⇒ la dérivée du moment est égale à -(l’effort tranchant). 2 + M ( x ) + dM ( x ) = 0 ⎩ ⎩ (1) (2) () (1) ⇒ q ( x ) = − dV ( x ) = −V' ( x ) .dx − q( x ). Si on néglige dx². V(x) et M(x).Mécanique des structures Sollicitations TS 6°/ Relations entre q(x).dx + V( x ) + dV( x ) = 0 ⎧∑ Fy = 0 ⎪ ⎪ ⇔⎨ ⎨ dx ² ⎪∑ M G 1 F = 0 ⎪− M ( x ) + V( x ). infiniment petit du deuxième ordre : dM ( x ) ( 2) ⇒ V ( x ) = − = −M ' ( x ) . ⇒ Equilibre du tronçon : ⎧− V( x ) + q( x ).dx + M ( x ) + dM( x ) = 0 dM ( x ) ⇒ V( x ) = − = − M ' ( x ) .q(x). dx ² soit M ' ' ( x ) = q ( x ) ⇒ la dérivée seconde du moment est égale à q(x). (1) + (2) ⇒ q ( x ) = d²M(x) = M' ' (x) . Considérons un tronçon de poutre chargé par une charge répartie q(x) (éventuellement variable) et délimité par deux sections S et S1 infiniment voisines. (2) ⇔ −M ( x ) + V( x ).

dx et (1) indique qu’il y a une discontinuité dans la valeur de dM(x)/dx.kdx + M ( x ) + dM( x ) = 0 dM ( x ) ⇒ si on néglige kdx. Si V est négatif.Mécanique des structures Sollicitations TS REMARQUE 2 : s’il y a une force concentrée entre S et S1 : y F kdx V(x)+dV(x) M(x) G G1 x M(x)+dM(x) V(x) S x x+dx S1 (1) ⇔ −V( x ) − F + V( x + dx ) = 0 ⇔ V( x + dx ) = V( x ) + F il y a une variation brutale de l’effort tranchant.dx + F. on a encore : V ( x ) = − = −M' (x ) . M est maximum. si le tronçon supporte une charge uniforme. donc un point singulier dans le diagramme de M(x). si V s’annule dans une section. V est constant et M varie linéairement. Dans le sens des x croissants. si V passe d’une valeur 0< à une valeur >0. V varie linéairement et M est une parabole. M passe par un extremum. Page 61/ 106 . M est croissant et inversement. REMARQUE 3 : on obtient des résultats analogues avec une poutre plane courbe supportant une charge quelconque. en se référant à l’abscisse curviligne (s) des sections : dV(s) q (s) = − ds dM (s) V (s) = − ds d ² M (s) q (s) = ds ² ⇒ Conséquences : dans un tronçon de poutre non chargé. (2) ⇔ − M ( x ) + V( x ).

CONSEQUENCES EXEMPLES RELATIONS Mécanique des structures V’(x) = -q(x) Si q(x) = 0 alors V(x) est constant. En tout point. Si v(x) = 0 alors M(x) est constant (flexion pure) Si V(x) = cte alors M(x) est linéaire. dont l’angle orienté avec l’horizontale est : tan-1[ . on peut tracer la tangente à la courbe M(x).RELATIONS IMPORTANTES ET UTILES AU TRACE DES DIAGRAMMES DE N(X). M(x) est mini quand V(x) passe du + au -.V(x) ] M’’(x) = q(x) Si q(x) > 0 alors la concavité de la courbe M(x) est tournée vers le haut Si q(x) < 0 alors la concavité de la courbe M(x) est tournée vers le bas Si q(x) = 0 alors M(x) = ax + b (linéaire) Si q(x) = cte alors M(x) = ax² + bx + c (parabole) Si q(x) linéaire alors M(x) = ax3 + bx² + cx + d (hyperbole) TS Page 62/ 106 . Si q(x) < 0 alors V(x) est croissant. Si V(x) < 0 alors M(x) est croissant. Si q(x) = cte alors V(x) est linéaire. Sollicitations M’(x) = -V(x) Quand V(x) s’annule alors M(x) passe par un extremum (tangente horizontale) : M(x) est maxi quand V(x) passe du . Si V(x) > 0 alors M(x) est décroissant.au +. Si q(x) > 0 alors V(x) est décroissant. V(X) ET M(X).

........................................................................................................................Centre de gravité.Caractéristiques géométriques des sections SOMMAIRE I ...................................... 70 Formulaire Moment quadratique .......................................................................................... 68 1°/ Moment statique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés.. 65 II ................................................................................................................................................................................ 66 2°/ Moment statique dans un système d’axes orthonormés ......................................................... 66 1°/ Définition.. 66 III ................Moment statique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan........................................................................................................................................................................................ 69 Formulaire Centre de gravité....................................... .................................................................... 67 3°/ Moment quadratique des surfaces composées .......................................... 68 3°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport aux axes de symétrie................................................... 64 2°/ Théorèmes de Guldin................ 66 1°/ Définition................................................................................................ 68 4°/ Rayon de giration ........................... 66 3°/ Moment statique des surfaces composées.................................................................................................................... 71 Page 63 / 106 ............. ....................................................................................Applications.Moment quadratique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan .Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS Chapitre 5 ........ .......................................... 68 2°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés........................... 68 IV .......................................................................................................................................... ............... 67 2°/ Théorème de Huygens.... 64 1°/ Définition............................................

dans l’espace.dm −OG ∫ dm = 0 V V OM i . Pour déterminer la position de G dans le repère (O.dm m (1) Soient xi. x. Ce solide est de volume V.dm = 0 V ( ) ∫ ⇔∫ ⇔∫ ⇔ V OM i . Mi. La relation devient : V V V Les coordonnées du centre de gravité sont alors indépendantes de la nature du matériau. dmi.dm − ∫ OG .CENTRE DE GRAVITE 1°/ Définition Considérons. yG et zG du centre de gravité G : xG = ∫ V x i . il faut mettre cette définition sous une forme plus facile à exploiter : GM i = GO + OM i = OM i − OG ⇒ ∫ OM i − OG . On obtient à partir de la relation (1) les coordonnées xG.dS S i S zG = ∫∫ z . dmn. de masse respective dm1. …. un solide comme étant constitué d’un ensemble de n points matériels M1.dV yG = ∫ V yi .dV S Dans ce cas. le centre de gravité de l’ensemble des n points est le point G tel que : ∫ V GM i .m = 0 ⇔ OG = ∫ V OM i . y. → Cas où le solide est d’épaisseur constante e : V = e. y M1 G O z x Mi Mn Par définition. Mn.Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS I . G est appelé centre de surface.dm m → Cas où le matériau est homogène : ρ = cte avec m = ρV et dm = ρdV . yi et zi les coordonnées du point Mi. ….dm = 0 G est aussi appelé centre de masse. xG = ∫∫ x . avec S la surface du solide.dm m yG = ∫ V yi . …. M2.dS S i yG = ∫∫ y .dS.dS S i S Page 64 / 106 .dm −OG .dV zG = ∫ V z i . La relation devient : xG = ∫ V x i .dm m zG = ∫ V zi . z).S et dV = e. …. dm2.dm = 0 V V OM i .

ou un centre de symétrie. Page 65 / 106 . 1er théorème : « La surface engendrée par une ligne plane tournant autour d’un axe de son plan mais ne le traversant pas est égale au produit de la longueur de la ligne par la longueur de la circonférence décrite par le centre de gravité de cette ligne. sur l'axe de symétrie ou au centre de symétrie. » Exemple : Détermination du centre de gravité d’un demi-cerceau : G ZG Surface décrite par la rotation du demi-cerceau = 4 π R² Longueur de la ligne = π × R Circonférence décrite par G = 2 π zG ⇒ 4 π R² = π R × 2 π zG 2R ⇔ zG = π 2ème théorème : « Le volume engendré par une surface plane tournant autour d’un axe de son plan mais ne le traversant pas est égale au produit de la surface par la longueur de la circonférence décrite par le centre de gravité de cette ligne. » Exemple : Détermination du centre de gravité d’une plaque semi circulaire : R ZG G 4 π R3 3 R Volume engendré par la rotation de la plaque = Surface du demi disque = π R2 2 π R2 4 3 ⇒ πR = × 2 π zG 2 3 4R ⇔ zG = 3π REMARQUE : Les théorèmes de Guldin ne peuvent pas servir à la détermination des centres de gravité des volumes. un axe. 2°/ Théorèmes de Guldin.Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS Propriété : Si un solide possède un plan. son centre de gravité est situé respectivement dans le plan de symétrie.

est égal à la somme arithmétique des moments statiques des n surfaces : WΔ (S) = WΔ (S1 ) + WΔ (S2 ) + . composées de plusieurs surfaces S1. Mi dSi ri S Théorème 1 : le moment statique d’une surface plane par rapport à un axe situé dans son plan est égal au produit de la surface par la distance de son centre de gravité à l’axe considéré.S et W( O . dSi. y) : Démonstration : y Mi dSi W( O . Sn.dS ∫∫S ⎪ yG = ⎪ S ⎭ yi S O x Théorème 3 : le moment statique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan passant par le centre de cette surface est nul.Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS II . Mn.MOMENT STATIQUE D’UNE SURFACE PLANE PAR RAPPORT A UN AXE DE SON PLAN. x. dSn et un axe Δ situé dans son plan. x) : Wx (S) = ∫∫ yi dS⎫ S ⎪ ⎪ ⎬ ⇒ Wx (S) = y G . …. 1°/ Définition Δ Considérons une surface plane S constituée de n points matériels M1. x ) (S) = yG . On appelle moment statique de la surface S par rapport à l’axe Δ la quantité : WΔ (S) = ∫∫ ri dS S ri étant la distance de dSi à Δ. La démonstration est évidente : si y G = 0 alors W( O . dS2.S yi . …. 2°/ Moment statique dans un système d’axes orthonormés Théorème 2 : le moment statique d’une surface plane par rapport à un axe (O. + WΔ (Sn ) Page 66 / 106 . S2. ….. …. M2.S Moment statique de la surface plane S par rapport à l’axe (O. …. x ) (S) = 0 3°/ Moment statique des surfaces composées Le moment statique d’une surface S. de surface élémentaire dS1. x) de son plan est égal au produit de la surface par la coordonnée yG du centre de cette surface. Mi. y ) (S) = x G . Soit dans un repère (O..

augmenté du produit de l’aire de la surface S par le carré de la distance entre les deux axes. de surface élémentaire dSi. Dans un repère orthonormé (O.dS + d 2 ∫∫ dS 2 S S S ⇔ I Δ (S) = ∫∫ ri G + 2ri G d + d 2 dS 2 ( ) ) ∫∫ r . y ) (S) = ∫∫ x i dS 2 S 2°/ Théorème de Huygens Théorème de Huygens : « Le moment quadratique d’une surface plane S par rapport à un axe quelconque Δ de son plan est égal au moment quadratique de cette surface par rapport à un axe ΔG parallèle à Δ et passant par le centre de gravité G de la surface S.d ri G G S d Démonstration : 2 Par définition : I Δ (S) = ∫∫ ri dS S Remplaçons ri par sa valeur ri = ri G + d : ⇒ IΔ (S) = ∫∫ ri G + d dS 2 S S ( ⇔ IΔ (S) = ∫∫ ri G .MOMENT QUADRATIQUE D’UNE SURFACE PLANE PAR RAPPORT A UN AXE DE SON PLAN 1°/ Définition Mi dSi ri Δ S Considérons toujours la même surface plane S constituée de n points matériels Mi.dS = 0 définition du centre de gravité⎫ ⇒ I (S) = I (S) + S. » ΔG Δ Théorème de Huygens : Mi 2 dSi IΔ (S) = I Δ G (S) + S. x.dS + 2d ∫∫ ri G . x ) (S) = ∫∫ y i dS et 2 S I(O. et un axe Δ situé dans son plan.d ⎪ ⎬ ∫∫ dS = S surface de la sec tion considérée ⎪ ⎭ S iG Δ ΔG S 2 Page 67 / 106 . On appelle moment quadratique de la surface S par rapport à l’axe Δ la quantité : I Δ (S) = ∫∫ ri dS 2 S ri étant la distance de dSi à Δ.Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS III . y) : I (O.

S=b×h W( O. 2 G h d’où O 2°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés. x ) (S) = bh 2 et 2 yG = h .S 2 S y b ici. y y’ x I(O. Sn.plus le moment quadratique est grand. + IΔ (Sn ) 4°/ Rayon de giration Il est défini comme la racine carrée du moment d’inertie divisée par l’aire S de la surface : ix = Ix S ou Ix = ix ⋅ S . 2 de même i y = Iy S ou Iy = iy ⋅ S .Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS Remarque : le moment quadratique caractérise l’aptitude d’une section à tourner autour d’un axe : . S2. …. x ) (S) = ∫∫ yi dS = yG .plus l’axe s’éloigne du centre de gravité. ..APPLICATIONS 1°/ Moment statique d’un rectangle par rapport à un de ses côtés. plus la section a du mal à tourner autour de l’axe. Par définition : W( O. plus le moment quadratique est grand. composées de plusieurs surfaces S1. x ) (S) = ∫∫ yi dS = ∫∫ yi dx.dy = ∫ dx ∫ y 2dy 2 2 b h S S 0 0 ∫ h y b 0 dx = [x ]0 = b b G dS x x’ ∫ x h 0 O b ⎡ y3 ⎤ h3 y dy = ⎢ ⎥ = ⎣ 3 ⎦0 3 2 h d’où I(O .. 2 IV . est égal à la somme arithmétique des moments quadratiques des n surfaces : IΔ (S) = IΔ (S1 ) + IΔ (S2 ) + . x ) (S) = bh 3 3 Page 68 / 106 . 3°/ Moment quadratique des surfaces composées Le moment quadratique d’une surface S.

Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS 3°/ Moment quadratique d’un rectangle par rapport aux axes de symétrie.⎜ ⎟ 3 ⎝2⎠ 2 I( G .yG I ( G . x ) (S) − S. x ') (S) = I( O. x ') (S) = bh 3 12 Page 69 / 106 .d 2 2 ⇒ ⇔ ⇔ ⇔ I ( O.y G I( G . x ) (S) = I ( G . On applique le théorème d’Huygens : IΔ (S) = IΔ G (S) + S. x ') (S) + S. x ') (S) = 2 bh 3 ⎛h⎞ − (bh ).

Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS FORMULAIRE : CENTRE DE GRAVITE Page 70 / 106 .

Mécanique des structures Caractéristiques géométriques des sections TS FORMULAIRE : MOMENT QUADRATIQUE Page 71 / 106 .

.......................................Loi de comportement des matériaux.......................... .................................Compression TS Chapitre 6 ............. 76 2°/ Contrainte due à l’effort normal................................................................Loi de Hooke............ 79 2°/ Condition de déformation................................................ 79 Page 72 / 106 .......compression Etude de l’effort normal SOMMAIRE I ....................................... 77 IV ...................Dimensionnement des éléments soumis à un effort normal....................................................................Coefficient de Poisson ν.......................Mécanique des structures Traction ............................ 79 VI ......................................... 74 3°/ Contraction ou dilatation latérale .....................Déformations dues à l’effort normal................................. 73 2°/ Analyse de la courbe contrainte ........................................................................ 75 4°/ Généralisation................................ 76 1°/ Notion de contrainte..... 79 VII ................. 79 1°/ Condition de résistance................Calcul de la variation de longueur d’une poutre droite soumise à un effort normal........................ .................................................................................................................................Contrainte due à l’effort normal........................... 76 III ......................Traction ................................ .....................déformation ................. 78 V ....................................................................................Sollicitation étudiée : l’effort normal . 73 1°/ Essai de traction sur une éprouvette en acier doux....................................................Quelques ordres de grandeurs ............................................ 73 II ............................................. .....................

Considérons une barre d’acier doux de longueur initiale L0 et dont la section initiale S0 est constante sur la longueur L0.LOI DE COMPORTEMENT DES MATERIAUX. N(x) < 0 : compression simple ⎧N(x) 0 ⎫ ⎪ ⎪ 0⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : {τ(2 1)}= ⎨ 0 ⎪ 0 0⎪ ⎭ G⎩ II .Compression TS I . 1°/ Essai de traction sur une éprouvette en acier doux. .Mécanique des structures Traction .SOLLICITATION ETUDIEE : L’EFFORT NORMAL On considérera qu’une poutre est sollicitée en traction simple ou en compression simple lorsque les éléments de réduction du torseur des efforts internes de cohésion se ramènent à un seul effort normal N : N(x) ≠ 0 y T(x) = 0 Vy (x) = 0 Mf y (x) = 0 VZ (x) = 0 Mf Z (x) = 0 z S(x) G N( x ) x N(x) > 0 : traction simple.F Représentation simplifiée d’une machine d’essai de traction -F Page 73 / 106 . Soumettons cette barre à une sollicitation de traction en lui appliquant à chaque extrémité un effort F : x x F F ΔL S0 L0 L0 Essai de traction sur une éprouvette d’acier doux.

ou module d’élasticité longitudinal (Ex). on reporte sur un graphique : ΔL (ε = lettre grecque « epsilon »). L0 ε est sans unité puisque c’est le rapport de deux longueurs. ΔL est appelé l’allongement absolu.déformation » du matériau de l’essai qui a l’allure suivante : σ= F S0 σr σe = Fe S0 C A B Striction D Rupture Courbe contrainte déformation de l’acier doux α O tan-1α = E ε x = ΔL L0 2°/ Analyse de la courbe contrainte . ou MPa. si on décharge l’éprouvette. S0 σ est l’effort par unité de surface en N/mm². E s’exprime en MPa Le point A marque la fin de la zone élastique de la courbe. La contrainte σe = correspondante est appelée la limite d’élasticité. .Loi de Hooke.Compression TS On peut enregistrer à l’aide de comparateurs l’allongement ΔL de l’éprouvette en fonction de l’intensité de l’effort F.en ordonnée : la contrainte σ = (σ = lettre grecque « sigma »).Partie OA : la courbe est sensiblement rectiligne. ce qui signifie que la déformation est proportionnelle à l’effort exercé (ou que l’allongement relatif est proportionnel à la contrainte). Fe S Page 74 / 106 . On dit que le matériau a.Mécanique des structures Traction . du matériau et caractérise la rigidité du matériau. (OA = droite de pente E) Dans cette zone. Ceci se traduit par la loi de Hooke : F ΔL σ = E×ε = E× ou S L E est le module d’Young. Pour pouvoir comparer les caractéristiques mécaniques des matériaux. comme un ressort. elle revient à sa longueur initiale. celles-ci doivent être établies indépendamment des sections S0 et longueurs L0 des éprouvettes. dans cette phase.déformation . F . Ainsi. .en abscisse : l’allongement relatif ε x = On obtient alors la « courbe contrainte . un comportement élastique linéaire.

L0 d0 ε⊥ εx Le coefficient ν est le rapport de ces deux déformations : ν = − ν est compris entre 0. Lors d’un essai de traction ou de compression sur une poutre.3 pour les métaux et 0. 3°/ Contraction ou dilatation latérale . Δd < 0 L0 d0 d -F Cas de la compression Rétrécissement longitudinal .Compression TS .Mécanique des structures Traction . Δd > 0 Déformations longitudinale ε x = ΔL Δd et transversale ε ⊥ = . celle-ci subit une déformation longitudinale εx . mais aussi une déformation latérale ε ⊥ perpendiculairement à la direction de l’effort. x x F ΔL d 2 d0 ΔL Poutre avant déformation F Δd 2 Δd 2 Δd Δd 2 L0 Poutre avant déformation -F Cas de la traction Allongement longitudinal . c’est le phénomène de striction. on observe une diminution de la section de la barre dans la zone où va se produire la rupture. A ce stade.1 et 0. Page 75 / 106 . si on décharge l’éprouvette. ΔL < 0 Dilatation latérale . c'est-à-dire une déformation permanente. ΔL > 0 Contraction latérale . où les allongements ne sont plus proportionnels aux efforts. celle-ci ne retrouve pas sa longueur initiale. le domaine plastique.Entre A et B : l’éprouvette s’allonge alors que l’intensité de la charge ne varie pratiquement pas. A ce stade. on constate un allongement résiduel.5 (0. cette partie de la courbe est appelée « palier plastique ». -Au-delà de B : on observe un allongement important pour une faible augmentation de la contrainte.Partie AD : au-delà du point A.15 pour les bétons). Puis la rupture intervient (point D). respectivement une contraction ou une dilatation. . on rentre dans le domaine des grandes déformations. respectivement un allongement ou un raccourcissement. La courbe se relève jusqu’à un maximum C qui correspond à la limite de rupture σr.Coefficient de Poisson ν.

En résistance des matériaux. compression.coefficient de Poisson : ν. .Mécanique des structures Traction .limite d’élasticité : σe .traction. . Dans une section droite de poutre.une phase de déformation élastique linéaire pour laquelle s’applique la loi de Hooke et où les déformations sont réversibles.contrainte de rupture : σr . 1°/ Notion de contrainte. par fendage ou directe pour les mortiers et les bétons. . . d d d Page 76 / 106 . Pour cela.traction directe sur les métaux. les sollicitations sont les éléments de réduction des forces internes de cohésion au centre de gravité de la section. Elles permettent de savoir quelle est la section la plus sollicitée mais ne donnent aucune indication sur ce qu’il se passe en chaque point de la section. . Tous ces essais font apparaître deux phases : .CONTRAINTE DUE A L’EFFORT NORMAL. Ces essais permettent de déterminer les caractéristiques suivantes : . il faut introduire la notion de contraintes. III . Pour définir les caractéristiques mécaniques des matériaux. on fera l’hypothèse que l’on reste dans la phase élastique du matériau.Compression TS 4°/ Généralisation.traction par flexion. . flexion sur les bois.module d’Young : E . on réalise des essais sur des éprouvettes : .une phase de déformation plastique où les déformations sont partiellement permanentes. -compressions sur les bétons.

π . Φ (M. 2 ( ) Sur chaque surface dS s’exerce des forces de cohésion df i 2 1 dues à l’action de 2 / 1. Le vecteur contrainte Φ M. on parle d’état de contrainte.t : vecteur unitaire tangent à la facette et tel que n . 1 MPa = 106 Pa = 1 N/ mm² = 1 MN/m² . σ < 0. selon l’orientation θ de la coupure. il existe une infinité de facettes et le vecteur contrainte varie d’une facette à l’autre : il n’existe pas qu’une contrainte en un point mais une infinité. t = + . 1 Pa = 1 N/mm² . σ > 0. suffisamment éloigné des points d’application des charges extérieures. est df . sont orientées par deux vecteurs unitaires : . 1 bar ≈ 105 Pa = 0. sur la facette dirigée par le vecteur n .1 MPa = 1 daN/cm² Si on projette Φ M. Autour du point M. . également appelées « facettes ». n sur les directions n et t on obtient respectivement la contrainte normale σ et la contrainte tangentielle τ (τ = lettre grecque « tau »).n : vecteur unitaire normal à la facette et dirigé vers l’extérieur de la coupure. x) : . ( ) 2°/ Contrainte due à l’effort normal.si N > 0 : effort normal de traction.Compression TS Etudions une poutre dans laquelle nous effectuons une coupure imaginaire de section S et d’orientation quelconque : Isolons le tronçon 1 et divisons la section S en surfaces élémentaires dS infiniment petites. n ) = lim dS i2 1 dS→ 0 Le vecteur contrainte est donc le rapport d’une force à une surface : l’intensité d’une contrainte est homogène à une pression et s’exprime en Pa. Page 77 / 106 . on peut considérer que l’action de l’effort normal est une répartition uniforme de contraintes normales : y σ= z σ(x) N S et τ=0 G N( x ) x Le signe de N est défini par rapport à l’orientation de l’axe (G. Ces surfaces.Mécanique des structures Traction .si N < 0 : effort normal de compression. n défini de la façon suivante : ( ) en un point M. Sur une section droite S (facettes perpendiculaires à la fibre moyenne).

la distribution des contraintes est perturbée par la proximité du chargement (cas a). ⇒ Loin des points d’application des forces extérieures.DEFORMATIONS DUES A L’EFFORT NORMAL y Isolons un tronçon élémentaire de poutre de longueur dx. les contraintes ne dépendent que des éléments de réduction des forces situées à droites (ou à gauche) de la section. σ ne dépend que de la valeur de l’effort normal N(x). Fibre Si Si+1 S’i+1 N( x ) N( x ) x dx Δdx Chaque fibre de poutre étant considérée indépendamment l’une de l’autre. Cela est conforme à l’hypothèse de Bernoulli selon laquelle les sections droites restent droites après déformation. Sous l’effet de l’effort normal. − Δdx correspond à un allongement si N(x) > 0 (Traction). loin des points d’application des charges concentrées.Compression TS Remarque : On peut expliquer ici l’hypothèse de Saint Venant vue dans le chapitre sur la théorie des poutres : « dans une section. qui peut pourtant être dû à des chargements différents (cas b). on leur applique N( x ) Δdx σ = E ⋅ εx la loi de Hooke : ou = E⋅ S dx Tous les tronçons de fibres de longueurs dx subissent une déformation : Δdx = N(x ) dx SE Ce qui signifie que la section se déplace parallèlement à sa position d’origine. (a) (b) IV .Mécanique des structures Traction . − Δdx correspond à un raccourcissement si N(x) < 0 (Compression). Ce tronçon est compris entre les sections Si et Si+1. » ⇒ Près des points d’application des forces extérieures. Page 78 / 106 . chaque fibre du tronçon subit une déformation Δdx.

Mécanique des structures

Traction - Compression

TS

V - CALCUL DE LA VARIATION DE LONGUEUR D’UNE POUTRE DROITE SOUMISE A UN EFFORT NORMAL (DEPLACEMENTS).
L’allongement (ou raccourcissement) total de la poutre est égal à la somme des allongements de tous les tronçons élémentaires qui la constituent : L N( x ) Pour une poutre de longueur L : ΔL = ∫ dx 0 SE NL ΔL = Si N et S sont constants, on a : SE

VI - DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS SOUMIS A UN EFFORT NORMAL.
1°/ Condition de résistance.
Dans les conditions normales d’utilisation, on doit vérifier que la contrainte maximale σmax dans la section la plus sollicitée de la poutre reste inférieure à une valeur σ (contrainte admissible) fixée expérimentalement ou réglementairement. Souvent, σ est calculée à partir de la limite d’élasticité σe :
σmax = σ N max ≤σ= e S γ

avec γ (γ = lettre grecque « gamma ») un coefficient de sécurité.
Attention : pour les poutres élancées soumises à de la compression, la vérification de la condition de résistance ne suffit pas, il faut se mettre à l’abri d’une ruine par flambement, phénomène d’instabilité de forme qui peut intervenir pour des efforts inférieurs à ceux que peut supporter le matériau (voir chapitre sur le flambement).

2°/ Condition de déformation
En fonction du type d’élément, l’allongement ou le raccourcissement ne doit pas dépasser une limite admissible, qui, si elle était dépassée, compromettrait l’utilisation de l’ouvrage : ΔL ≤ valeur fixée

VII - QUELQUES ORDRES DE GRANDEURS
Il est bon de connaître quelques ordres de grandeur en ce qui concerne les caractéristiques mécaniques des matériaux les plus employés en Génie Civil :
Béton :

- Résistance à la compression : fcj = 20 à 40 MPa (60 à 120 pour les BHP) - Résistance à la traction : ftj ≈ 1/10ème de fcj (ftj = 0,6 + 0,06.fcj en MPa) - Module d’Young : E ≈ 35000 MPa (Eij ≈ 11000.(fcj)1/3) - Limite élastique : fe = 500 MPa - Résistance à la rupture : σr = 550 MPa - Module d’Young : Es = 200000 MPa

Acier HA pour béton :

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Mécanique des structures

Flexion

TS

Chapitre 7 - Flexion pure Etude du moment fléchissant
SOMMAIRE

I - Sollicitation étudiée : moment fléchissant......................................................................... 81 II - Les effets du moment fléchissant : étude expérimentale................................................. 82 III - Contraintes normales de flexion..................................................................................... 82
1°/ Principe d’équivalence .............................................................................................................. 82 2°/ Calcul des contraintes normales de flexion ............................................................................. 83 3°/ Condition de résistance aux contraintes normales. ................................................................ 84

IV - Etude des déformations dues au moment fléchissant..................................................... 85
1°/ Etude des déformations. ........................................................................................................... 85 2°/ Etude de la déformée................................................................................................................. 85 3°/ Exemple de calcul de la déformée par la méthode de la double intégration. ....................... 86

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Mécanique des structures

Flexion

TS

I - SOLLICITATION ETUDIEE : MOMENT FLECHISSANT
On considérera qu’une poutre (on se limite à l’étude des poutres droites) est soumise à de la flexion pure lorsque les éléments de réduction des efforts internes de cohésion se ramènent à un seul moment fléchissant (autour de l’axe Gz par exemple) Mz :
y

N(x) = 0

T(x) = 0

Vy (x) = 0 My (x) = 0 VZ (x) = 0 MZ (x) ≠ 0
z G

M z (x)

S(x)

x

0 ⎫ ⎧0 ⎪ {τ(2 1)}= ⎨0 0 ⎪ ⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : ⎪0 M (x)⎪ z ⎭ G⎩
Essai de flexion réalisé en laboratoire :
y A P P= 1000daN B C D x

Vy 1000

[daN]
+ -

x

- 1000 Mz [daN.m] 1000
+

y A

P

P= 1000daN B x
Flexion simple Vy ≠ 0 Mz ≠ 0 Flexion pure Vy = 0 Mz = cte Flexion simple Vy ≠ 0 Mz ≠ 0

x

C 1m 1m

D 1m

Entre C et D, on peut étudier les effets du moment fléchissant seul.

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la ligne moyenne de la poutre est rectiligne.la poutre admet un plan de symétrie longitudinal. dS z Cette contrainte est la somme : . . .CONTRAINTES NORMALES DE FLEXION 1°/ Principe d’équivalence Considérons une section droite S de poutre soumise à de la flexion composée (N≠0.les hypothèses de la théorie des poutres s’appliquent.toutes les forces appliquées à la poutre sont perpendiculaires à la ligne moyenne et contenues dans le plan de symétrie longitudinal.LES EFFETS DU MOMENT FLECHISSANT : ETUDE EXPERIMENTALE Reprenons l’exemple de la poutre de laboratoire précédente et précisons que : . Vy ( x ) M z (x) τ dS df ds σx G N( x ) S(x) x Page 82 / 106 .d’une composante tangentielle τ (contrainte de cisaillement). Vy≠0. ⇒ les fibres situées au dessus du plan neutre raccourcissent : elles sont comprimées ⇒ les fibres situées en dessous du plan neutre s’allongent : elles sont tendues III . notamment : on reste dans le domaine des petites déformations et la loi de Hooke s’applique. . ce qui correspond à une contrainte : y df Φ= .d’une composante perpendiculaire à la facette σx (contrainte normale). . les fibres de la poutre soumise au chargement décrit précédemment. Mz≠0) : Sur une facette infiniment petite dS de cette section s’exerce une force de cohésion df .Mécanique des structures Flexion TS II . L’expérience montre qu’entre les points C et D. .la section droite de la poutre est constante. se déforment selon des arcs de cercles parallèles (on parle de flexion circulaire) : ⇒ la ligne moyenne GG’ et le plan Gxz correspondant ne subissent aucune déformation : on parlera donc de fibre neutre et de plan neutre.

Il reste alors : K1A = 0 ⇒ K1 = 0 . moment quadratique de S par rapport à l’axe Gz. les sections droites. donc que ce terme est nul (voir chapitre « caractéristiques géométrique d’une section »).Bernoulli.de plus la loi de Hooke donne : σx = E ⋅ ε x d’où σx = E(k1 + k 2 y) = K1 + K 2 y . dS est centrée sur le point P de coordonnées (y . Page 83 / 106 .l’expression (2) donne : M z (x ) = ∫∫ − y ⋅ σx ⋅ dS = −K 2 ∫∫ y 2dS S S ⇒ on remarque que ∫∫ y dS = I 2 S Gz . axe principal de la section S.d’après le principe de Navier . ∫∫ σ S x ⋅ dS = ∫∫ (K1 + K 2 y)dS = K1S + K 2 ∫∫ ydS = 0 S S ∫∫ ydS est le moment statique de la section par rapport à Gz. restent planes après leur déformation. Donc la déformation des fibres est proportionnelle à y : ΔL = ε x = k1 + k 2 y (équation d’une droite) L . Nous verrons plus tard pourquoi cette précision est importante. Considérons une surface élémentaire dS de la section S.le principe d’équivalence donne : N(x ) = ∫∫ σx ⋅ dS . planes avant leur déformation.Mécanique des structures Flexion TS L’action des forces de cohésion sur la section se réduit en G au torseur : ⎧N(x) 0 ⎫ ⎪ {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) 0 ⎪ ⎬ ⎪ ⎪ 0 Mz (x)⎭ G⎩ Le principe d’équivalence exprime juste le fait que les sollicitations sont les éléments de réduction des forces élémentaires df qui s’exercent sur chacune des facettes dS : N(x ) = ∫∫ σx ⋅ dS S Vy (x ) = ∫∫ τ ⋅ dS S M z (x ) = ∫∫ − y ⋅ σx ⋅ dS S 2°/ Calcul des contraintes normales de flexion y P dS x Le système des forces extérieures se réduit à Mz qui est porté par Gz.l’expression (1) donne alors : ⇒ on remarque que S (S’) (S) Raccourcissements relatifs G y x Allongements relatifs L ΔL Analyse des déformations longitudinales consécutives à la flexion. z) : z G M z (x) S(x) . avec ici N(x) = 0 (1) (2) M z (x ) = ∫∫ − y ⋅ σx ⋅ dS S S Position après déformation y Position avant déformation .

σx > 0 si y < 0 (traction dans les fibres situées sous l’axe neutre). et réciproquement si Mz est négatif. z) est le plan neutre et (G. finalement : σ x = − ⇒ σx est proportionnel à l’ordonnée y du point considéré. z) est l’axe neutre. ⇒ σx = 0 pour y = 0 : (G. . Souvent σ est calculée à partir de la limite d’élasticité σe : σmax = − avec Mz ⋅ v σ ≤σ= e IGz γ γ : coefficient de sécurité v : ordonnée de la fibre la plus éloignée de l’axe neutre . y y z G x G x Représentation de la répartition des contraintes normales σ dans une section droite S d’une poutre fléchie. v = ± h 2 Page 84 / 106 .Mécanique des structures Flexion TS D’où : K2 = − Mz . et il reste : IGz Mz y IGz σx = K 2 y Donc. Dans les conditions normales d’utilisation.σx < 0 si y > 0 (compression dans les fibres situées au-dessus l’axe neutre). y σx < 0 : Compression y σx > 0 : Traction σx σx σx > 0 : Traction Moment fléchissant positif σx < 0 : Compression Moment fléchissant négatif 3°/ Condition de résistance aux contraintes normales. (S) σ ⇒ si le moment Mz est positif : . on doit vérifier que la contrainte maximale σmax reste inférieure à une valeur limite σ fixée expérimentalement ou réglementairement. x.

Dimensionnement pratique d’une section : L’inéquation précédente peut se mettre sous la forme : IGz v ≥ − Mz σ Lorsque Mz et σ sont définis. On se propose de déterminer l’équation y(x) de cette déformée en fonction de x.D3/32 ≈ 0.h²/6 ⇒ 2 inconnues.section circulaire : I/v = π. il reste deux groupes d’inconnues : . la ligne moyenne d’une poutre se déforme.ses dimensions. IV .Mécanique des structures Flexion TS La relation précédente peut se mettre également sous la forme : σ max = − Le rapport I Gz Mz IGz v ≤σ= σe γ est appelé module de flexion élastique. ⇒ 1 inconnue a. La loi de Hooke nous permet de calculer l’allongement (ou le raccourcissement) d’une fibre : O ρ dθ Δdx et σx = E ⋅ ε x dx M ⋅y Δdx σ x σ ⇒ = ⇔ Δdx = x dx ⇔ Δdx = − z dx dx E E E ⋅ IGz εx = G y S G’ dθ Δdx S’ x L’angle de rotation en radians vaut : Mz Δdx dθ ≈ tan dθ = dx = − y E ⋅ I Gz (1) dx 2°/ Etude de la déformée. on choisit la forme et les proportions de la section et l’inéquation permet de déterminer une dimension.1 D3 .section carrée : I/v = a3/6 ⇒ 1 inconnue D. sa valeur est donnée dans les v catalogues de profilés métalliques commerciaux. .la forme et les proportions de la section.section rectangulaire : I/v = b. il faut choisir un rapport entre b et h.ETUDE DES DEFORMATIONS DUES AU MOMENT FLECHISSANT 1°/ Etude des déformations. Sous l’application de charges. . En général. Exemples : . b et h. Page 85 / 106 . Etudions un tronçon élémentaire de poutre de longueur dx : la section S’ tourne par rapport à S d’un angle dθ.

(1) + (2) ⇒ y' ' = sous une autre forme : EI Gz y' ' = EIGz dθ = Mz dx Cette expression qui donne la dérivée seconde de la déformée en fonction du moment fléchissant est appelée loi moment-courbure ou formule de la double intégration. ρ = dx (1 + y'²(x ) ) 2 = dθ y' ' ( x ) 3 Comme le terme y’²(x) est négligeable devant 1. cette équation permet de déterminer l’équation de la déformée y(x) en intégrant deux fois l’équation du moment Mz(x) (et en utilisant les conditions aux limites). d’après (1) : dθ = Mz dθ Mz dx ⇒ = E ⋅ I Gz dx E ⋅ IGz Mz E ⋅ IGz Donc. on peut écrire : ρ = On peut donc écrire : y' ' ( x ) = 1 dθ = ρ dx (2) 1 y' ' ( x ) Or. le rayon de courbure entre ces deux sections : En géométrie analytique. et soit ρ. 3°/ Exemple de calcul de la déformée par la méthode de la double intégration. En effet.Mécanique des structures Flexion TS Soient deux sections distantes de dx. y q Poutre sur deux appuis chargée uniformément : A B x l qx ² qlx Equation du moment : M(x) = − + 2 2 Mz l + x ⇒ EIy' ' ( x ) = − q x x ² + ql 2 2 x3 x² ⇔ EIy' ( x ) = EIθ( x ) = −q + ql + k1 6 4 4 3 x x ⇔ EIy( x ) = −q + ql + k1x + k 2 24 12 Page 86 / 106 .

Mécanique des structures Flexion TS Calcul des constantes d’intégration : . y Allure de la déformée : A θA ymax θB B x Remarque : l’allure de la déformée ≈ . y est maximum pour y’ = 0. que la méthode de la double intégration peut nous permettre de résoudre des structures hyperstatiques simples. x = 0 et y = 0 . θA pour x = 0 : ql 3 l3 EIθ( x = 0) = −q ⇒ θA = − 24EI 24 Rotation au point B. Page 87 / 106 .l’allure du moment. x = l et y = 0 ⇒ k2 = 0 ⇒ 0 = −q l4 l4 l3 + q + k1l ⇒ k1 = −q 24 24 12 l3 x4 x3 + ql −q x 24 12 24 L’équation de la déformée est donc : EIy( x ) = −q Cette équation du 4ème degré ne nous intéresse qu’entre 0 et l. θB pour x = l : B EIθ( x = l ) = −q ql 3 l3 l3 l3 ⇒ θB = + +q −q 24EI 6 4 24 Nous verrons aussi.en B. c'est-à-dire pour x = l / 2.en A. Valeurs intéressantes : Flèche maximale : 5ql 4 l4 l4 l4 l⎞ ⎛ ⇒ y max = − EIy⎜ x = ⎟ = −q +q −q 384EI 2⎠ 24 × 16 12 × 8 24 × 2 ⎝ Rotations aux appuis : l3 x3 x² EIy' ( x ) = EIθ( x ) = −q + ql − q 6 4 24 Rotation au point A. en traitant d’autres exemples.

................................................. 89 3°/ Contrainte de cisaillement simple..............2 ... 91 1°/ Sollicitation étudiée : effort tranchant concomitant à un moment fléchissant...................................................Mécanique des structures Cisaillement TS Chapitre 8 .................................................................................. 89 1°/ Sollicitation étudiée : l’effort tranchant....1 .......... 89 2°/ Essai de cisaillement ......................................................................... ............... 94 3...................................................................... .................Etude du cisaillement simple.. . .... .............................Etude du cisaillement de flexion........................2 ........................................Cisaillement de flexion Etude de l’effort tranchant SOMMAIRE I .........Section réduite....................................................................... 91 II .... 94 III ...............................Définition ..............Calcul de la valeur maximum de la contrainte tangentielle τmax pour une section rectangulaire.........1 ................. 92 3............ 92 3............. 90 3.......................................................................................................................... 91 3°/ Expression et répartition des contraintes de cisaillement de flexion................................Répartition de la contrainte de cisaillement simple............................................................ 91 2°/ Loi de réciprocité des contraintes de cisaillement .Calcul de la contrainte tangentielle τ.................. 95 Page 88 / 106 ....... 90 3............................. .....................Cisaillement simple ....................................3 ...........Loi de comportement du matériau..............................................................................................Condition de résistance ...

Mécanique des structures Cisaillement TS I . Sans entrer dans les détails.ETUDE DU CISAILLEMENT SIMPLE.Loi de comportement du matériau. les notions acquises pour l’effort normal peuvent être transposées à l’effort tranchant. En effet.un déplacement relatif : J γ= e e -F e -F J S S F τ F A R Page 89 / 106 . On considérera qu’une section droite de poutre est soumise à un effort tranchant lorsque les éléments de réduction des efforts internes de cohésion se ramènent à la seule sollicitation V. 1°/ Sollicitation étudiée : l’effort tranchant. lors d’un essai de cisaillement on observe : . y Vy ( x ) z N(x) = 0 T(x) = 0 Vy (x) ≠ 0 Mf y (x) = 0 et / ou VZ (x) ≠ 0 Mf Z (x) = 0 G Vz ( x ) S(x) x ⎧ 0 0⎫ ⎪ ⎪ Torseur des efforts internes de cohésion : {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) 0 ⎬ ⎪ ⎪ V (x) 0 ⎭ G⎩ Z Exemples d’éléments soumis à un effort tranchant : ⇒Fil de fer que l’on tente de sectionner ⇒Poutre appuyée sur un corbeau -F -F S Section cisaillée S Section cisaillée F F 2°/ Essai de cisaillement .

G est appelé module d’élasticité transversal. dans la zone de déformation élastique : J τ = G⋅ e (loi de Hooke pour le cisaillement). Page 90 / 106 . .une zone de déformation élastique OA (droite de pente G). y y Vy ( x ) dS df1 z z S(x) G dS df 2 G x dS df 3 Chaque surface élémentaire dS subit une force d’intensité df due à l’action du tronçon de droite sur le tronçon de gauche.Définition Soit une section droite par laquelle nous isolons la partie gauche d’une poutre. E G= avec E : module d’élasticité longitudinal 2(1 + ν ) et ν : coefficient de Poisson Attention : contrairement au cas de la compression ou de la traction simple (où la contrainte normale σ est uniformément répartie dans la section droite).une zone de déformation plastique AR. 3°/ Contrainte de cisaillement simple. Les forces df i sont tangentes à S étant donné que la section n’est soumise qu’à un effort de cisaillement (il n’y a pas de force normale à S. la contrainte de cisaillement τ n’est pas à priori uniformément répartie dans la section. Chaque force qui s’applique sur une surface dS permet de définir une contrainte tangentielle df ou contrainte de cisaillement : τ = i en MPa. Supposons que la seule sollicitation à laquelle soit soumise cette section droite est un effort tranchant Vy. . donc pas de contrainte normale σ). dS 3. 3.La contrainte de cisaillement est représentée par τ.1 .2 . telle que.Répartition de la contrainte de cisaillement simple.Mécanique des structures Cisaillement TS . en MPa.

II .ETUDE DU CISAILLEMENT DE FLEXION. y y Vy ( x ) z z G S(x) τx τy dS G τx = τy M z (x ) x Page 91 / 106 . C’est ce que nous allons voir dans la suite du chapitre.Mécanique des structures Cisaillement TS En cisaillement simple. il existe la même contrainte τ dans le plan perpendiculaire. 1°/ Sollicitation étudiée : effort tranchant concomitant à un moment fléchissant. on peut considérer que la répartition des contraintes de cisaillement V est uniforme dans la section : τ = S Attention : ce n’est pas le cas en cisaillement de flexion (effort tranchant concomitant à un moment fléchissant). il faut connaître (admettre) la loi simple suivante (théorème de réciprocité de Cauchy) : Lorsqu’il existe en un point une contrainte de cisaillement τ dans un plan d’un élément. Une section droite de poutre travaillant en flexion est soumise à un effort tranchant et un moment fléchissant : y Vy ( x ) N(x) = 0 T(x) = 0 Vy (x) ≠ 0 Mf y (x) = 0 VZ (x) = 0 Mf Z (x) ≠ 0 x z G M z (x) S(x) ⎧ 0 0 ⎫ ⎪ {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) 0 ⎪ ⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : ⎪ MZ (x)⎪ 0 ⎭ G⎩ 2°/ Loi de réciprocité des contraintes de cisaillement Pour comprendre le comportement des matériaux soumis au cisaillement.

C’est le cas par exemple des poutres en bois lamellé-collé. de largeur b et de hauteur h soumise à des actions extérieures. 3. y σ x (x.Mécanique des structures Cisaillement TS Sur un petit élément de poutre isolé. On détermine l’expression de la contrainte tangentielle longitudinale τx : y F F F h y x z Soit une poutre droite de longueur L. les vecteurs contrainte tangentielle longitudinale τx et contrainte tangentielle transversale τy doivent être disposés symétriquement par rapport à l’arête des facettes et il y a donc deux orientations possibles : τx τy τx τy Cette propriété a un intérêt notamment quand la contrainte de cisaillement limite (admissible) du matériau n’est pas la même dans le sens longitudinal et dans le plan transversal.1 .) et on reporte sur cet élément isolé l’ensemble des contraintes dont la projection sur l’axe x est non nulle. b x x + dx L On isole un petit élément de poutre situé entre les abscisses x et x + dx (la face intérieure de cet élément se trouve à l’ordonnée y. y ) y x x dx Page 92 / 106 . y ) z τ x (x . 3°/ Expression et répartition des contraintes de cisaillement de flexion. y ) σ x (x + dx .Calcul de la contrainte tangentielle τ.

Mécanique des structures Cisaillement TS A l’équilibre. y ) ⋅ dS = 0 h 2 h 2 y y (1) On connaît l’expression des contraintes normales de flexion : σ x (x . cela donne : τ x (x . y ) = − M z (x ) h 2 M (x + dx ) h 2 ⋅ ∫ y ⋅ dS + z ∫y y ⋅ dS = 0 y IGz IGz ⇔ h M z (x + dx ) − M z (x ) 1 2 ⋅ ⋅ ∫ y ⋅ dS y dx b ⋅ IGz h dM z (x ) 1 2 ⋅ ⋅ ∫ y ⋅ dS dx b ⋅ IGz y ⇔ ⇒ on reconnaît l’expression du moment statique par rapport à l’axe Gz de la surface située au dessus de l’ordonnée y : WGz (y ) = ∫ y ⋅ dS h 2 y ⇒ et on connaît la relation qui lie le moment fléchissant à l’effort tranchant : dM z (x ) V (x ) = − dx ⇒ finalement.I Gz y ⇒ on peut considérer que la contrainte de cisaillement est constante parallèlement à l’axe z (sur toute la largeur b pour y donné). y ) = − τ x (x . y ) ⋅ b ⋅ dx + ∫ σ x (x . la somme des forces exercées sur cet élément est égale à zéro. En projection sur x. Elle ne varie qu’en fonction de y. on obtient pour la contrainte tangentielle longitudinale l’expression suivante : τ(y ) = Pour une section droite de largeur b variable : Vy ⋅ WGz (y ) b. y ) ⋅ b ⋅ dx − τ x (x . y ) = − M z (x) ⋅y I Gz On remplace cette expression dans l’équation (1) : ⇒ τ x (x . τ(y ) = Vy ⋅ WGz (y ) I Gz ⋅ b(y ) z τx y G b x Page 93 / 106 . y ) ⋅ dS − ∫ σ x (x + dx .

Section réduite. τ est maximum pour y = 0 h τ = 0 pour y = ± 2 Répartition des contraintes τx dans une section rectangulaire : y τmax G τx 3.2 .3 .Calcul de la valeur maximum de la contrainte tangentielle τmax pour une section rectangulaire Pour une section rectangulaire. IGz ⋅ b(y ) WGz (A ) Cette valeur (que l’on retrouve dans les tableaux des profilés commerciaux) permet de calculer rapidement la contrainte de cisaillement maximale : On appelle section réduite Ar (ou Av) la valeur minimale du rapport : τ max = Vy Ar Page 94 / 106 .Mécanique des structures Cisaillement TS 3. on peut exprimer la valeur de la contrainte en fonction de l’ordonnée y : y IGz = A y bh 3 12 ⎛h ⎞ 1 ⎛h ⎞ WGz (A ) = b ⋅ ⎜ − y ⎟ ⋅ ⋅ ⎜ + y ⎟ ⎝2 ⎠ 2 ⎝2 ⎠ h G z b 6 ⋅ Vy ⎛ h 2 ⎞ ⎜ − y2 ⎟ d’où : τ(y ) = 3 ⎜ ⎟ bh ⎝ 4 ⎠ C’est l’équation d’une parabole.

Bois résineux longitudinalement aux fibres : 1. c’est l’ensemble béton+acier q Page 95 / 106 . τ max = Ar = 3 2 A Section circulaire 4 Vy 3A . τmax ≈ Vy A âme III . Par contre le concepteur n’a.Bois résineux perpendiculairement aux fibres : 1.Mécanique des structures Cisaillement TS Contrainte de cisaillement maximale pour des sections courantes : Section rectangulaire : 3 Vy 2A . ce qui explique que l’on ne fasse pas travailler ce matériau au cisaillement. pas à se soucier de la déformation due au cisaillement qui est très faible. en général. Pour le béton armé.CONDITION DE RESISTANCE Comme pour la traction ou la compression. On retiendra donc pour le dimensionnement une seule inéquation : τmax ≤ τ Quelques ordres de grandeurs pour τ : . on définit une contrainte limite (admissible) de cisaillement τ qui ne doit être dépassée en aucun point de la structure.Acier : 100 MPa . la résistance au cisaillement est très faible.5 MPa Pour le béton.2 MPa . τmax = Ar = 4 3 A Section en I Ar ≈ Aâme .

.............. 100 V ......................... 97 II ..... 97 2°/ Position du plan neutre ..........................................................................................................Contraintes tangentielles :................................................................ 98 4°/ Diagramme de représentation de σx : les différents cas rencontrés............................ 97 III ......................... 98 IV ...........Noyau central ..........................................................Contraintes normales ...............................................Dimensionnement en flexion composée....... 98 3°/ Force excentrée équivalente ..........................Sollicitation étudiée :........................................................ 100 VI . 101 Page 96 / 106 ..................................................................................................................................... 97 1°/ Expression de la contrainte normale σx.................Cas particulier d’une section rectangulaire .......................................................................................................Flexion composée SOMMAIRE I ...............................................Mécanique des structures Flexion composée TS Chapitre 9 .........................................................................................................................

Mécanique des structures Flexion composée TS I . elles ne jouent pas un rôle particulier dans la flexion composée. y N N qui sont des S Mz ⋅ y qui sont des IGz y y Mz x N + Mz G + G x = G x y σNx y Le plan neutre (σ = 0) passe par G y σ ( N + F) x G σx + G σ Fx σx = G σx Le plan neutre (σ = 0) ne passe pas par G σN x = N S + σF x = − Mz ⋅y IGz = σ( N + F ) x = N Mz − ⋅y S IGz Page 97 / 106 . Le moment de flexion Mz crée des contraintes normales σ F x = − compressions et des tractions en fonction de y.SOLLICITATION ETUDIEE : On considérera qu’une poutre est soumise à de la flexion composée lorsque les éléments de réduction du torseur des efforts internes de cohésion se réduisent à : y Vy ( x ) N(x) ≠ 0 N( x ) x T(x) = 0 Vy (x) ≠ 0 My (x) = 0 z G M z (x) S(x) VZ (x) = 0 MZ (x) ≠ 0 ⎧N(x) 0 ⎫ ⎪ ⎪ 0 ⎬ Torseur des efforts internes de cohésion : {τ(2 1)}= ⎨Vy (x) ⎪ ⎪ 0 Mz (x)⎭ G⎩ II .CONTRAINTES TANGENTIELLES : Elles sont dues uniquement à l’effort tranchant Vy et se calculent par la méthode vue au chapitre « Cisaillement ».CONTRAINTES NORMALES 1°/ Expression de la contrainte normale σx L’effort normal N crée des contraintes normales uniformes σ N x = compressions ou des tractions selon le sens de N. ⇒ On fait abstraction de V pour le calcul des contraintes normales. Comme elles sont nulles sur les fibres extérieures où les contraintes normales sont maximum. III .

en valeur absolue.Si σF x = σ N x : Page 98 / 106 .e N + Mz G N ≡ e G avec e = − Mz N N N⋅e N⎛ S ⎞ ⎟ − ⋅ y = ⎜1 − e ⋅ y ⋅ ⎜ S IGz S⎝ IGz ⎟ ⎠ I i z = Gz on rappelle l’expression du rayon de giration : S N ⎛ e⋅ y ⎞ σ x = ⎜1 − 2 ⎟ la contrainte normale devient : S⎜ iz ⎟ ⎝ ⎠ I N ⋅ IGz N ⋅ IGz et le plan neutre : ⇒ y 1 = − Gz y1 = = S⋅ e S ⋅ M z S ⋅ (− Ne ) La contrainte normale peut alors s’écrire : σ x = 4°/ Diagramme de représentation de σx : les différents cas rencontrés .Mécanique des structures Flexion composée TS En appliquant le principe de superposition. σ N x . σ F x .N. la section est entièrement comprimée ou entièrement tendue. est inférieure à la contrainte normale due à N. le plan neutre (σx = 0) est en dehors de la section .Si σF x < σ N x : la contrainte normale maximum de flexion. Dans tous les cas. on obtient en un point de cote y : N M σx = − z ⋅ y S IGz 2°/ Position du plan neutre Le plan neutre est défini par σx = 0 : ⇒ N Mz − ⋅y = 0 S IGz N ⋅ IGz ⇔ y1 = S ⋅ Mz La position du plan neutre est fonction des charges appliquées. 3°/ Force excentrée équivalente L’ensemble N+M peut être remplacé par une force équivalente N d’excentricité e et dont le moment vaut Mz = .

Si σF x > σ N x : h 2 la contrainte normale maximum de flexion. σ F x . l’une comprimée et l’autre tendue. 2 N ⋅ IGz iz Ordonnée du plan neutre : y1 = =− S ⋅ Mz e DIAGRAMMES DE REPARTITION DES CONTRAINTES NORMALES dues à N et Mz dues à N dues à Mz Cas où σF x < σ N x Cas où σF x = σ N x Cas où σF x > σ N x N<0 M>0 Section entièrement comprimée y1 = − h 2 N<0 M<0 Section entièrement comprimée y1 = + h 2 N>0 M>0 Section entièrement tendue y1 = + h 2 N>0 M<0 Section entièrement tendue y1 = − h 2 Page 99 / 106 . le plan neutre est situé dans la section qui est donc divisée en 2 zones.Mécanique des structures Flexion composée TS alors le plan neutre est situé à l’ordonnée y1 = ± . est supérieure à la contrainte normale due à N. σ N x .en valeur absolue.

σ1 σ2 σ1 = 2N/S - 6 triangulaire. il ne peut y avoir de contrainte de traction dans la base (car le sol ne s’y oppose pas). une zone tendue et une zone h2 comprimée. La répartition des contraintes est trapézoïdale. e =h : la répartition des contraintes est σ2 = 0 σ1 - 6 contraintes. dans un ouvrage en maçonnerie. D’où la règle suivante : R « La résultante des forces extérieures doit passer dans le tiers central des sections.Mécanique des structures Flexion composée TS IV . » h/3 h/6 h/3 h/3 Page 100 / 106 Noyau central : . De même.NOYAU CENTRAL Règle du tiers central : Dans le cas d’une construction fondée sur le sol. aucune section ne doit supporter de contrainte de traction.e <h : il n’y a pas de changement de signe 6 des contraintes.CAS PARTICULIER D’UNE SECTION RECTANGULAIRE Plaçons nous dans le cas d’une section rectangulaire de hauteur h et de largeur b : bh 3 S = b.h et IGz = 12 Les relations que nous avons vues donnent : N 12 N ⋅ e N ⎛ 12e ⎞ ⇒ σx = − ⋅y = ⎜1 − 2 ⋅ y ⎟ 3 bh bh bh ⎝ h ⎠ 3 2 N ⋅ bh h =− et ⇒ y1 = 12 ⋅ bh ⋅ (− Ne) 12e Calculons les contraintes extrêmes. c'est-à-dire pour y = ± h : 2 ⎡ 1 12e ⎛ h ⎞⎤ N ⎛ 6e ⎞ N⎛ 6 ⎞ σ x extrêmes = N ⎢ − 3 ⎜ ± ⎟⎥ = ⎜1 ± ⎟ ⇔ σ x extrêmes = ⎜1 ± e ⎟ bh ⎝ h ⎠ h ⎠ ⎣ bh bh ⎝ 2 ⎠⎦ bh ⎝ Trois cas sont alors possibles : . L’excentricité de la force extérieure doit donc rester ≤ h/6. y1 = − 12e e >h : il y a changement de signe des y1 σ2 V .

″ ″ ″ ″ AD Lorsque la charge se déplace sur ij. le noyau central est un cercle de rayon a.section rectangulaire : A e k j D b/3 b/3 b/3 i B h/3 h/3 h/3 C section Dans le cas d’une rectangulaire. la ligne de contrainte nulle est AB ″ ″ ″ i.Mécanique des structures Flexion composée TS Cherchons. la ligne de contrainte nulle passe par A . le noyau central est un losange. Page 101 / 106 .DIMENSIONNEMENT EN FLEXION COMPOSEE Il est en général trop compliqué de tenir compte des deux sollicitations (N et Mz).section circulaire : N a R Du fait de la symétrie. c’est-à-dire pour e = a. On dimensionne une section en tenant compte de l’effet prépondérant et on vérifie les contraintes sous l’action des deux sollicitations. Lorsque la charge est en j. Lorsque N est sur son contour. la ligne de contrainte nulle est tangente au contour de la section ⇒ y1 = R y1 = − I Gz S⋅e avec IGz = π R4 4 et S = π R² d’où a = R 4 ⇒ y1 = − π R4 R2 =− = R et e = a 4 π R 2e 4e VI . la forme et les dimensions de la région où on peut appliquer un effort de compression sans créer de contrainte de traction : . pour toute une section.

.......Dimensionnement et vérification des sections.........Mise en évidence du flambement ................................... 103 II .................................Influence des liaisons aux appuis ..............................................Contrainte critique d’Euler............................. 106 Page 102 / 106 ................... 103 III .........................................Mécanique des structures Flambement TS Chapitre 10 ............Charge critique d’Euler Nc ..........................................................................Le flambement SOMMAIRE I ....................................................................................................................................Qu’est-ce que le flambement ?........... 106 VI .............. 105 V ..................... 103 IV ........................

on dit que le flambement est un phénomène d’instabilité de forme. Pour le schéma cicontre par exemple. x.pour un effort N inférieur à une limite Nc. Dans ce qui suit.MISE EN EVIDENCE DU FLAMBEMENT Considérons une pièce élancée (telle que sa longueur soit très supérieure à sa plus grande dimension transversale). mais dont l’étude est différente de la flexion composée parce que les méthodes sont différentes et que le flambement est un phénomène rapidement destructif. M(x) = . la poutre est comprimée. x N B z l0 y G y A La valeur Nc (ou Fc) de l’effort de compression à partir de laquelle se produit le flambement s’appelle charge critique d’Euler. cette ligne moyenne prenne une très légère courbure (accentuée sur le schéma ci-contre) Si x et y sont les coordonnées d’un point courant G de la fibre moyenne. z) (rotation de la poutre autour de l’axe z).Lorsque N atteint Nc. perpendiculaire à (G. dans certains cas. dans le cas du flambement. articulée à ses deux extrémités. On observe que la flexion se produit dans le plan perpendiculaire à la direction de plus faible moment quadratique de la section de la poutre. Le risque de flambement d’un élément étant lié aux dimensions de cet élément. la flexion se produit dans le plan (A. .QU’EST-CE QUE LE FLAMBEMENT ? Le flambement est en fait une sollicitation composée de compression et de flexion. de grandes déformations peuvent être causées par des accroissements de charge infimes. x III . Ce moment de flexion dans la section vaut : M z (x ) = − N ⋅ y y A -N Page 103 / 106 . y).N y B N l0 y x Habituellement.CHARGE CRITIQUE D’EULER NC Modélisons la poutre par sa ligne moyenne AB et supposons que sous l’influence des efforts en A et B. en ce qui concerne l’équilibre statique. y est la déformée de cette fibre. Tous ces phénomènes sont connus sous le nom d’instabilité élastique. on considère que les déformations sont petites et que la fibre moyenne n’a pas bougé après déformation. les forces extérieures ne sont plus proportionnelles aux déformations et. de ligne moyenne rectiligne. nous allons au contraire prendre en compte l’influence des déformations sur l’équilibre statique et considérer le moment secondaire qu’elles provoquent. II . de section droite constante. les déformations ne peuvent plus être supposées infiniment petites et négligées comme dans les chapitres précédents. On observe successivement deux types de sollicitation : . elle reste rectiligne et se raccourcit. De même. et soumettons la à un effort normal de compression centré. En effet. la poutre fléchit brusquement et se rompt très vite.Mécanique des structures Flambement TS I .

y(l0) = 0 . .N = Nc : la poutre peut rester droite ou fléchir (flamber) avec une flèche égale à B. y(x ) = B sin⎜ ⎟ ⎜ l ⎟ ⎝ 0 ⎠ (1) ⎫ π2 N ⇒ ω2 = 2 = ⎬ (2)⎭ EIGz l0 La résolution de cette équation permet de trouver N provoquant la déformée. 2. B augmentera très rapidement avec un léger accroissement de N. donc A = 0 Pour x = l0. La solution générale de cette équation est de la forme : N (1) EI Gz Détermination des constantes avec les conditions aux limites : Pour x = 0. 3. elle est dite en équilibre stable. donc B sin ωx = 0 A étant nul.Mécanique des structures Flambement TS Utilisons la formule vue au chapitre sur la flexion : EIGz y' ' = M z (x ) ⇔ EIGz y' '− M z (x ) = 0 ⇔ EIGz y' '+ N y = 0 N ⇔ y' '+ y=0 EIGz équation différentielle du 2ème ordre. elle est dite en équilibre neutre. ⇒ sin ω l0 = 0 ⇔ ω l0 = n π avec n = 1. c'est-à-dire la charge critique d’Euler Nc au-delà de laquelle le flambement se produit : Nc = π2 EIGz 2 l0 dans le cas de la poutre bi-articulée étudiée (lf = l0 . .N < Nc : compression simple.N > Nc : il y a instabilité en position droite (équilibre instable) avec une forte tendance au flambement. … π n = 1 1er mode de flambement ⇒ ω = (2) l0 y = A cos ωx + B sin ωx avec ω²= ⎛πx⎞ Equation de la déformée . il est évident que B ≠ 0 (sinon pas de flambement). Remarques : Page 104 / 106 .voir paragraphe suivant) et IGz le moment quadratique le plus faible (ce n’est pas toujours le cas) Plusieurs cas sont possibles pour la poutre : . A noter que B = ymaxi est en général petit. la poutre reste droite. y(0) = 0 .

celle du triangle équilatéral (c) est celle qui résiste le mieux au flambement (21% plus résistante que la section circulaire). z).Mécanique des structures Flambement TS . IV . Iy < Iz.Pour les cinq sections représentées. L’expression générale de la charge critique d’Euler est : Nc = π 2 EI Gz ou y lf 2 avec lf : longueur de flambement Longueur de flambement lf en fonction des liaisons aux appuis A et B sont sur la même verticale Déplacement de B en tête de poteau d B B B B d B l0 A A A A A lf = l0 lf = 2 l0 2 lf = l0 2 lf = 2 l 0 lf = l0 Il faut en pratique envisager lfy et lfz pour déterminer les conditions de flambement dans les deux directions.CONTRAINTE CRITIQUE D’EULER Page 105 / 106 . Pour les deux sections représentées. le flambement se produit dans le plan (x.Le flambement se produit suivant un axe perpendiculaire à l’axe du moment quadratique le plus faible. V . . toutes de même aire.INFLUENCE DES LIAISONS AUX APPUIS On peut généraliser les résultats établis pour la poutre bi-articulée pour des poutres dont les conditions d’appuis sont différentes.

et on définit une nouvelle grandeur : λ z ou y = lfz ou y i z ou y σc = l’élancement (sans unité) π2E λ2 La contrainte critique s’exprime alors sous la forme : (1) Supposons que la poutre soit parfaitement rectiligne. à partir duquel la poutre devra être calculée au flambement : E λc = π σe Notons que cette valeur de l’élancement critique ne dépend que des caractéristiques mécaniques du matériau. il n’y a aucun risque de flambement. . …) Page 106 / 106 .si σc < σe (limite élastique) : il y aura ruine par flambement dès que σ atteindra la valeur σc.…).DIMENSIONNEMENT ET VERIFICATION DES SECTIONS Les conditions réelles de liaisons sont différentes des modèles théoriques et varient selon les matériaux . Pour une poutre comprimée de section S. ⇒ Voir les cours correspondants (BA. qui peut prendre le nom de contrainte critique limite ou admissible. Le dimensionnement se fait en compression simple. Dans ce cas. Le flambement surviendra dans ce cas avant que σ n’atteigne σc. VI . béton armé.si σc > σe : la poutre périra par écrasement (ou compression simple sans flambement) dès que σ atteindra la valeur σe. c’est pourquoi les différents règlements de calcul (acier. bois. béton précontraint) adaptent la théorie d’Euler à ses particularités pour chaque matériau. Soit σ = la contrainte dans la poutre : S . La relation (1) fait apparaître la notion d’élancement critique (pour σc = σe ). Attention : ce raisonnement n’est plus valable en flexion composée (si la poutre a un défaut de rectitude ou si N n’est pas bien centré. que l’effort N soit centré et que le N matériau soit parfaitement homogène. la contrainte critique σc est définie par la π 2 EI Gz ou y σc = relation : 2 lf ⋅S on sait que i z ou y = IGz ou y S le rayon de giration.Mécanique des structures Flambement TS A la force critique d’Euler Nc correspond une contrainte critique. donnant un élément de sécurité vis-à-vis du flambement.

Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 MECANIQUE DES STRUCTURES METHODES ENERGETIQUES Page 1 .

...... NOTION DE POTENTIEL D'UNE STRUCTURE....Cas d’une structure hyperstatique de degré 1..................................... 14 c ............Calcul de Wext ...................................................... 3 b ..........................................................................................Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 SOMMAIRE I ................ 16 d .................THEORIE DU POTENTIEL INTERNE................................................................................. .............................. 12 d ............APPLICATION A LA RESOLUTION DE SYSTEMES HYPERSTATIQUES................................................................................... en tant que fonction des variables efforts extérieurs ..... 14 b ................Limites de d'utilisation directe du théorème fondamental........................ ou théorème de MULLER-BRESLAU .....................Expression du potentiel.. 22 b .......................................... 19 e ............Travail d'une force.......... 6 b ......... 22 2°/ METHODES DES FORCES...............................................................énoncé du théorème sous la forme utilisée en mécanique des structures..... ........................................................ 20 II ............................................................................................................ 13 a ..............................................................................Notion de potentiel d'une structure ...... 3 c ............................... Wdéf............................................... ............Travail élémentaire d’une force..... 7 c ........Recherche du déplacement en un point d'une structure: théorème de Maxwell-Betti et théorème de CASTIGLIANO...................................................... 3 a . ................................... ...............Notations utilisées pour les démonstrations..................................... 12 4°/ THEOREMES ENERGETIQUES ..................................................................... 5 3°/ THEOREME FONDAMENTAL DE L'ENERGIE...................................................................... 24 3°/ THEOREME DE MENABREA..................... 3 1°/ INTRODUCTION: TRAVAIL D'UNE FORCE. 22 1°/ INTRODUCTION....... .......... 6 a ...................................................Structures hyperstatiques de degré supérieur à 1..Cas où il n y a pas d'effort extérieur appliqué au point et dans le sens où l'on cherche le déplacement: théorème de la charge fictive....... 22 a ...... 5 2°/ HYPOTHESES THERMODYNAMIQUES .Exemples d'application : utilisation directe du théorème fondamental................................................................ .................................................................. ..... 25 Page 2 ..............Généralisation du théorème de Castigliano : théorème de la charge unité.........

soumise à l'effort P.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 I . sauf mention particulière.Travail d'une force. Page 3 . a . entre 0 et P. des structures planes chargées dans leur plan.dl = F.THEORIE DU POTENTIEL INTERNE. notion de potentiel d'une structure. Le travail élémentaire dW d’une force F dont le point d’application A se déplace de entre A et A’ ( dl = AA' ) est égal au produit scalaire de F par dl .dl. Il ne s'agit ici que de rappel de la notion de travail par l'intermédiaire de deux exemples: Exemple 1 : étude d'une poutre en flexion. c'est-à-dire de manière réversible (du point de vue thermodynamique) . 1°/ Introduction: Travail d'une force. la flèche f de la poutre au droit du point d'application de P augmente proportionnellement à P si le matériau constituant la poutre est élastique linéaire.cosθ A F θ A’ dl b .Travail élémentaire d’une force. dW = F . Lorsque P augmente. REMARQUE : l'étude faite ici concerne essentiellement.on reviendra sur cette hypothèse dans le paragraphe suivant. On suppose en outre que P est appliqué progressivement. Soit λ un paramètre compris entre 0 et 1 permettant de décrire l'évolution de l'effort appliqué.

(λ + dλ) P = λ . celle de f est représentée par le tableau suivant: 0 : état initial . Exemple 2 : Etude d'une barre en traction. λf (λ + dλ) f . 0≤λ≤1 état (λ) état (λ + dλ) . . par rapport au terme λ . f . . dλ . . conjointement. . f.P. P. d'où: W= Soit W= 1 f. .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 L'évolution de P et. dλ . P + (dλ)² . λP (λ + dλ) P . 1 : état final P f où dλ représente une variation très faible du paramètre λ.λf]. f .λdλ 0 0 1 1 puisque ni f ni P ne dépendent de λ. f. f . . . P qui représente un infiniment petit d'ordre 2. . travail total effectué entre l'instant initial (0) et l'instant final (l) représente donc l'intégration de dW entre 0 et l. Comme dans l'exemple précédent. le matériau constituant la tige est élastique linéaire. Il reste alors: dW = λ . dλ . P 0 . P on néglige le terme (dλ)² . P W. travail à fournir pour l'allonger de Δ. . . et Page 4 . Expression du travail élémentaire effectué pour passer de l'état (λ) à l'état (λ + dλ) : dW = [(λ + dλ)f . P 2 ∫ dW = ∫ f . . f 0 . .

. . on parle aussi d'énergie potentielle d'un système. . Δ 0 . λF (λ + dλ) F .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 l'effort F est appliqué progressivement.le matériau constituant les structures étudiées a une loi de comportement élastique linéaire.les transformations sont réversibles: elles se produisent suffisamment lentement pour que le système soit à chaque instant dans un état d'équilibre. . Ces hypothèses sont les suivantes: . λΔ (λ + dλ) Δ . C'est le travail effectué de manière réversible par des forces pour passer de l'état initial (d'indice (0)) à l'état final (d'indice (1)). . . . Δ Le travail global W qu'il est nécessaire de fournir au barreau pour l'allonger de Δ a alors pour expression: W= soit W= 1 F. F . . 2°/ Hypothèses thermodynamiques REMARQUE : ces hypothèses sont applicables au chapitre sur les méthodes énergétiques dans son ensemble. par l'intermédiaire du paramètre d'évolution λ.on négligera le poids propre des structures.Notion de potentiel d'une structure En mécanique des structures. Un tableau analogue à celui de l'exemple précédent. . . . . . dλ . traduisant l'évolution de F et de l'allongement associé Δ. par un raisonnement analogue à celui utilisé pour l'exemple précédent: dW = λ .les effets thermiques ne seront pas pris en compte. . 0 ≤ λ ≤ 1 s'écrit: F 0 : état initial . Page 5 . 1 : état final F Δ D'où l'expression du travail élémentaire. Δ 2 ∫ dW 0 1 c . . 0≤λ≤1 état (λ) état (λ + dλ) . 0 .

de manière réversible. indépendamment des états intermédiaires . On a donc: Wext = Wdéf avec: Wext : énergie apportée par le travail des efforts extérieurs. Corollaire: on a en effet: on en déduit l'égalité: qui s'énonce encore: La somme des travaux des efforts intérieurs au système est égale à l'opposé de l'énergie de déformation de ce système.énoncé du théorème sous la forme utilisée en mécanique des structures. l'énergie apportée par l'extérieur sert intégralement à déformer le corps. la notion de différence de potentiel élimine l'imprécision introduite par la présence de cette constante. ⎧Wext + Wint = 0 ⎨ ⎩Wext = Wdéf Wint = . Pour un solide isolé. l'énergie fournie par le travail des efforts extérieurs appliqués à la structure va servir à la déformer. dans toute transformation réversible: Wext +Wint =0 REMARQUE : autre formulation du théorème fondamental: Les structures étudiées dans ce cours sont des structures déformables. on peut parler de potentiel pour le travail (en fait de différence de potentiel).Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 Justification du terme de potentiel: Avec l'hypothèse de réversibilité des transformations.la force dont dérive ce potentiel étant appelée une force conservative -. la somme des travaux des efforts extérieurs et des travaux des efforts intérieurs au système est nulle. REMARQUE : le potentiel est toujours défini à une constante additive près. Ceci nous conduit à l'autre énoncé du théorème fondamental de l'énergie: La somme des travaux des efforts extérieurs appliqués au système est égale à l'énergie de déformation de ce système. Le matériau constituant ces structures ayant un comportement élastique linéaire. Le potentiel est caractéristique des paramètres de l'état. car ce travail ne dépendra que de l'état initial et de l'état final du système. 3°/ Théorème fondamental de l'énergie. en statique. Wdéf : énergie de déformation.Wdéf Page 6 . et non de l'état lui-même. a .

ici F.mais plus difficile à comprendre . Seule aura donc un effet la composante du déplacement ayant même direction que l'effort.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 L'étape suivante va constituer maintenant en la détermination des différents termes Wext et Wdéf. L'effort extérieur est appliqué progressivement.Calcul de Wext . yF 2 ∗ Expression de Wdéf. travail des efforts extérieurs. b . déplacement proportionnel à l'effort extérieur lorsque le comportement du matériau est élastique linéaire. Les deux exemples précédents nous permettent d'écrire. Reprenons les deux exemples traités au début du chapitre. Par analogie avec l'expression précédente (Wext). énergie de déformation. Calculons maintenant l'expression de l'énergie de déformation Wdéf.de dire que l'énergie de déformation représente le travail dû aux contraintes. Wdéf. dans le champ de déformations engendré par ces contraintes (élasticité linéaire). et avec une écriture purement formelle. On a donc: Wext = 1 F . sous réserve de vérifier les hypothèses thermodynamiques: Wext = 1 F (déplF) 2 F : représente l'effort extérieur appliqué (déplF) : représente le déplacement dans le sens de cet effort F encore noté yF REMARQUE : la notion de travail s'écrit mathématiquement sous la forme d'un produit scalaire. ∗ Expression de Wext. REMARQUE : il serait plus exact . l'énergie de déformation se met sous la forme: Page 7 . il induit un déplacement de la structure. Elle représente le travail dû aux contraintes et aux déformations engendrées par ces contraintes.

Cette expression de l'énergie de déformation va donc faire intervenir les différents types de contraintes dus aux diverses sollicitations.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 1 σ. contraintes normales . Fτ Wdéf : énergie de déformation relative à la flexion (F) et aux contraintes tangentielles (γ). compression .torsion :σ.χ :τ. WdéfC : énergie de déformation relative à la traction (T).traction. on sait que dans ce cas il est possible d'appliquer le principe de superposition. . vis-à-vis des sollicitations élémentaires. ou à la compression (C). Page 8 . contraintes tangentielles .γ :τ. Torsion Wdéf : énergie de déformation relative à la torsion. et les déformations engendrées par ces contraintes.ε :σ.ε) 2 avec une loi de comportement élastique linéaire. Fσ Wdéf : énergie de déformation relative à la flexion (F) et aux contraintes normales (σ). ainsi que les déplacements sont infiniment petits.γ On calculera de cette manière chacun des termes de l'énergie de déformation de la structure.flexion. Il nous faudra donc prendre en compte les différentes sollicitations. en se limitant ici à l'étude des structures planes. ( Wdéf = Les parenthèses sont là pour montrer l'aspect formel de cette écriture. chargées dans leur plan: . ce qui nous permet d'écrire l'énergie de déformation comme la somme des énergies de déformation relatives aux sollicitations simples: Total T. En outre les déformations. T. Fσ Fτ Torsion Wdéf = WdéfC + Wdéf + Wdéf + Wdéf Cette écriture est relative au cas de structures planes.

Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 ∗ Calcul des différents termes de l'énergie de déformation: Effet de la traction. La démonstration étant alors identique pour l'une ou l'autre des sollicitations. Si l’on se réfère au chapitre sur la traction simple. On suppose donc. ou de compression simple. que s'il y a compression simple. on a : 1 N × (allongement du tronçon dx). Considérons le barreau en traction simple de la figure a ci-dessous. donc on adoptera la représentation de la figure b. ou à la compression simple : Page 9 . Pour ce tronçon de longueur dx. on peut alors écrire que l’énergie de déformation du tronçon est égale au travail des efforts extérieurs appliqués à ce tronçon (soit ici N). 2 1 = N × dA 2 où l’on appelle dA l’allongement du tronçon de longueur dx. il n'y a pas apparition du phénomène de flambement. on avait trouvé : N dx dA = où N représente l’effort normal N(x) ES dWdéf = 1 (N(x))² dx 2 ES Ce qui nous permet d’écrire : dWdéf = d’où l’expression de l’énergie de déformation relative à la traction simple. ou de la compression. on se place dans le cas de la traction simple. Les équations d'équilibre montrent que l'effort normal est constant. a b Isolons à l’intérieur un tronçon de longueur dx. N est un effort extérieur. Il s'agit ici de sollicitation de traction simple.

Mécanique des structures

Méthodes énergétiques

TS 2

T, WdéfC = ∫

(N(x))² dx structure 2ES

L’intégrale étant faite sur toute la longueur de la structure.

Effet de la flexion:

Il faut ici distinguer l’effet des contraintes normales (traduction du travail en terme de moment fléchissant M (x)), de l'effet des contraintes tangentielles (traduction du travail en terme d'effort tranchant V (x)).

Expression du travail en terme de moment fléchissant M (x)

L'énergie de déformation élémentaire, due aux contraintes normales est donnée par :
Fσ dWdéf =

1 M(x).dα 2

Or on a vu, dans l'étude de la sollicitation de flexion que la courbure de la poutre, χ était donnée par:
M 1 dα = = EI R dx Fσ En reportant la valeur de dα dans l'expression de dWdéf , on obtient: χ=
Fσ dWdéf =

1 (M(x))² dx 2 EI

D'où la valeur de l'énergie de déformation relative au terme de moment fléchissant:
Fσ Wdéf = ∫

structure

(M(x))² dx 2EI

où EI représente le module de rigidité en flexion de l'élément de structure étudié. Il s'agit là encore d'une intégrale à calculer sur toute la longueur de la structure.

Page 10

Mécanique des structures

Méthodes énergétiques

TS 2

Expression du travail en terme d'effort tranchant V (x)

Par analogie avec l'étude conduite en terme de moment fléchissant, on détermine l'énergie de déformation relative au terme d'effort tranchant, pour laquelle interviennent: - la contrainte de cisaillement τ, - la déformation associée γ. On obtient pour cette énergie de déformation, sous sa forme intégrée :
Fτ Wdéf = ∫

structure

(V(x))² dx 2GS'

S' représente la section réduite, à prendre en compte vis-à-vis du cisaillement, G représente le module d'élasticité transversal, défini en fonction du module d'Young E et du coefficient de Poisson v du matériau, par la relation: E G= 2(1 + ν)
Expression du travail en terme de moment de torsion Mt

On admettra le résultat, démontré d'une manière analogue à celle utilisée pour les effets de N(x), M(x), ou V(x). Sous sa forme intégrée, on obtient, pour l'énergie de déformation de la structure:
Torsion =∫ Wdéf

structure

(M t )² dx 2GK

GK représente le module de rigidité en torsion, K représente la rigidité en torsion, encore appelée constante de Leduc.

On en déduit la forme générale du POTENTIEL TOTAL de la structure, dans le cas d'une structure plane, chargée dans son plan: V² M² M t ² ⎞ ⎛ N² + + + ⎜ ⎟dx structure 2ES 2GS' 2EI 2GK ⎠ ⎝

Wdéf = W = ∫ REMARQUES :

1. - Afin de simplifier l'écriture précédente, la dépendance vis-à-vis de x dans les termes N(x), V(x), M(x) n'apparaît pas explicitement; elle est toutefois toujours sous-entendue pour les calculs. 2. - Lorsqu'il n'y a pas de phénomène de torsion, l’énergie de déformation se réduit à trois termes:
Page 11

Mécanique des structures

Méthodes énergétiques

TS 2

V² M² ⎞ ⎛ N² + + ⎜ ⎟dx structure 2ES 2GS' 2EI ⎠ ⎝ 3. - A l'intérieur de l'intégrale, le terme dx représente l'élément différentiel de longueur, pris sur la ligne moyenne de l'élément de structure considéré, mais l'intégrale est prise sur l'ensemble de la structure. V² est 4. - Dans la plupart des calculs, il s'avère que la contribution apportée par le terme 2GS' faible, pour la flexion elle est de l'ordre de quelques % par rapport à la contribution M² apportée par le terme .Dans la plupart des cas, on négligera donc l'effet du terme 2EI V² : on dit, dans ce cas, que l'on néglige l'effet de l'effort tranchant. 2GS' W=∫
c - Exemples d'application : utilisation directe du théorème fondamental.

⇒ Voir T.D.
d - Limites de d'utilisation directe du théorème fondamental.

Le calcul précédent nous a permis de calculer la flèche en B parce que l'effort P appliqué était vertical, donc dans le sens du déplacement cherché. Considérons maintenant la structure suivante:

On pourrait, ici encore, calculer directement le déplacement horizontal en B, car l'effort extérieur est, d'une part appliqué lui-même en B, d'autre part cet effort est horizontal (penser à la signification mathématique du travail sous la forme d'un produit scalaire). Mais si l'on s'intéresse à la rotation du nœud B (le terme déplacement est à prendre ici dans sa forme générale, translation ou rotation), il est impossible de la calculer en employant la méthode directe.

Page 12

Le point de départ est l’expression du potentiel de la structure. Dans le cas de structures hyperstatiques. déterminées par la statique.la méthode analytique (calcul de l'intégrale. V(x). deux méthodes de calculs peuvent être utilisées: . là encore elle ne permet pas de déterminer le déplacement en un point d'une poutre soumise à une densité de charge. tel que l’on puisse écrire le travail des efforts extérieurs sous la forme F. Pour les applications.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 On trouve là. donc. Page 13 . .tantôt en termes d'énergie de déformation. La construction de cette méthode générale va faire l’objet de la suite du cours. une première justification de l'intérêt de fabriquer une méthode plus générale. et c’est à partir de lui seul. En outre. . il n’y a pas ici d’effort concentré 1 appliqué en B. le théorème fondamental ne peut pas s'appliquer. l'application directe du théorème fondamental suppose que l'on peut accéder au calcul de N(x). analytiquement). M(x) se calculent à partir des équations d'équilibre de la structure. il faudra donc avoir recours à une méthode plus générale.YB . Enfin la méthode directe suppose l'existence d'un effort concentré au point et dans le sens où l'on recherche le déplacement. 2 Là encore il faudra avoir recours à une méthode plus générale. exprimé de plusieurs manières que l’on va fabriquer les théorèmes énergétiques généraux.le théorème de Castigliano (théorème intermédiaire: Théorème de Maxwell-Betti). M(x). à partir d'idées analogues à celles qui ont conduit notre raisonnement jusqu'ici.le théorème de Menabrea (dans le seul cas des structures hyperstatiques). Considérons par exemple la poutre suivante : Si l’on s’intéresse au déplacement vertical en B.tantôt en fonction des efforts extérieurs. V(x). On en déduira: . . Or N(x).la méthode géométrique (théorème de Verechtchaguine). 4°/ Théorèmes énergétiques Le potentiel sera maintenant exprimé: .

Notations utilisées pour les démonstrations. On a d'autre part: Δ i = ∑ Fjδ ij j =1 n Page 14 . dû à à Fj= 1 (déplacement unitaire) Δji : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fj. δij : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. Considérons la structure suivante. on pose Δji = Fi δji δji : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fj. on obtient pour le potentiel exprimé comme fonction des variables efforts extérieurs: W= 1 n ∑ Fi Δ i 2 i =1 Si n efforts extérieurs Fi sont appliqués à la structure. dû à l'ensemble des efforts extérieurs appliqués à la structure.Expression du potentiel. on pose Δij = Fj δij. dû à Fi= 1 (déplacement unitaire). on pose Δii = Fi δii. δii : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. en tant que fonction des variables efforts extérieurs Par analogie avec l'expression utilisée lors de l'étude du paragraphe précédent. dû à Fi = 1 (déplacement unitaire). On appelle: Δi : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. dû à Fi. et par généralisation. b . (S) : où i et j sont des indices muets. Δij : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 a . Δii : la valeur algébrique du déplacement dans le sens de Fi. dû à Fj . dû à Fi .

. il n'y a pas de torsion). potentiel de la structure.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 On reporte l'expression de Δi dans l'écriture de W : W= 1 n n ∑∑ Fi Fjδij 2 i=1 j=1 où i. il sera maintenant possible de calculer des déplacements en chaque point de la structure. j sont des indices muets (jouant le même rôle) servant à numéroter l'effort extérieur appliqué : il y a ici n efforts extérieurs désignés par Fi ou Fj. on démontrera par la suite leur symétrie: δij = δji (MaxwelI-Betti). Page 15 . l'égalité (2) → donnera la valeur de ce déplacement en fonction des efforts extérieurs appliqués à la structure. indépendamment de l'existence ou non d'efforts extérieurs en ces points.W apparaît comme une forme quadratique des variables d'efforts extérieurs. Méthode utilisée pour la mise en place des théorèmes: Les égalités (1) et (2) ne sont que deux écritures différentes de la même quantité W.Les coefficients δij sont parfois appelés coefficients d'influence. que l'on va mettre en place les théorèmes énergétiques: (1) W= 1 n n ∑∑ Fi Fjδ ij 2 i =1 j=1 (2) W=∫ T² M² ⎞ ⎛ N² + + ⎟dx ⎜ structure 2ES 2GS' 2EI ⎠ ⎝ (cas d'une structure plane chargée dans son plan. C'est en travaillant sur les deux expressions ci-dessous du potentiel. l'égalité (1) → va être reliée au déplacement que l'on cherche. REMARQUES : . REMARQUE: De ce fait.

Les deux points sont supposés être à la même température Fi . La structure se déplace de S2 en S3. Théorème de réciprocité de Maxwell-Betti. le point j s'est déplacé de Δji. Cas de chargement (α) : L'application de l'effort Fi. Δij = Fj . La structure se déplace de S1 en S2.W1 = Fi Δ ii 2 A partir de l'état S2. pour l'état final. Ce théorème.Recherche du déplacement en un point d'une structure: théorème de Maxwell-Betti et théorème de CASTIGLIANO. petites déformations. On a donc. lorsqu’est appliqué en j l'effort Fj. 1 Valeur du travail effectué : W2 . l'effort Fi étant déjà appliqué à la structure.On charge cette structure de deux manières: cas (α): on applique d'abord Fi → configuration intermédiaire (S2) puis on applique Fj → configuration finale (S3) cas (β): on applique d'abord Fj → configuration intermédiaire (S’2) puis on applique Fi → configuration finale (S3) Les deux trajets de chargement (α) et (β) sont différents. Δji Démonstration: Considérons une structure de configuration initiale (S1) lorsqu'elle n'est pas chargée. Ce théorème concerne la symétrie du produit Fi Δij vis-à-vis des indices: Le déplacement d'un point j de la structure appartenant au support de Fi. mais conduisent au même état final : on suppose en effet vérifiées les conditions d'application du principe de superposition : petits déplacements. relatif à la symétrie des termes δij est nécessaire à la démonstration du théorème. noté (S3) même valeur de l'énergie de déformation W3. de manière progressive : le déplacement induit au point i est noté Δii. son énergie de déformation est W1 .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 c . on applique progressivement en j l'effort Fj. lorsqu’est appliqué en i l'effort Fi est égal au déplacement du point i appartenant au support de Fi. La valeur du travail effectué entre S2 et S3 est égale à : Page 16 .

La valeur du travail effectué entre S’2 et S3 est égale à : W3 .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 W3 . La structure se déplace de S’2 en S3.W2 = 1 Fj Δ jj + Fi Δ ij 2 L'énergie de déformation globale est égale à : 1 1 W3 – W1 = Fi Δ ii + Fj Δ jj + Fi Δ ij 2 2 Cas de chargement (β) : Application de l'effort Fj.W1 = 1 Fj Δ jj 2 A partir de l'état S’2. La structure se déplace de S1 en S’2. de manière progressive : le déplacement induit en j est noté Δjj. Valeur du travail effectué : W’2 . on applique progressivement en i l'effort Fi. l'effort Fj étant déjà appliqué à la structure. le point i s'est déplacé de Δij.W’2 = 1 Fi Δ ii + FjΔ ji 2 L'énergie de déformation globale est égale à : W3 – W1 = 1 1 Fj Δ jj + Fi Δ ii + FjΔ ji 2 2 Page 17 .

Il en résulte que Δi constitue un déplacement au sens large (translation ou rotation). Théorème: Le déplacement algébrique du point d'application d'une force sur son support est égal à la dérivée du potentiel par rapport à cet effort. ou (β) : 1 1 1 1 Fi Δ ii + Fj Δ jj + Fi Δ ij = Fj Δ jj + Fi Δ ii + FjΔ ji 2 2 2 2 D'où Fi Δ ij = FjΔ ji REMARQUES: 1.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 S3 représente le même état final que celui auquel on arrive par le trajet de chargement (α). ou encore Enoncé du théorème de CASTIGLIANO. Si Fi et Fj sont unitaires. cela signifie Fi = 1 et Fj = 1. que l'on suive le trajet (α). ou Fj : cela est dû au fait que le travail s'écrit sous la forme d'un produit scalaire. Δ ij = Δ ji δ ij = δ ji (symétrie des coefficients) 2. Δi = ∂W ∂Fi REMARQUE : Fi est pris au sens large de la définition d'un effort (force ou couple). Seules interviennent ici les composantes des déplacements qui sont dans le sens de l'effort Fi. Les énergies de déformation sont donc identiques. On part du même état initial S1. Démonstration du théorème: L'expression du potentiel en fonction des variables efforts extérieurs est donnée par: W= 1 n n ∑∑ Fi Fjδ ij 2 i =1 j=1 Page 18 .

de tous les termes δij et δji égaux. donc de faire disparaître le 1 qui intervient dans W. à l'endroit où l'on désire calculer un déplacement. Page 19 . Le théorème de Castigliano permet de calculer le déplacement Δi dans le sens et au point où est appliqué un effort Fi. au point et dans le sens du déplacement Δ cherché. X) représente l'énergie de déformation de la structure. C'est en effet lui qui permet d'effectuer le regroupement. X ) ⎞ Δ=⎜ ⎟ ⎝ ∂X ⎠ X =0 où W(P.D.Cas où il n y a pas d'effort extérieur appliqué au point et dans le sens où l'on cherche le déplacement: théorème de la charge fictive Méthode utilisée: charge fictive. on fera intervenir un effort fictif X.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 on a d'autre part Δ i = ∑ Fjδ ij et j =1 n ∂W = ∑ Fj δ ij = Δ i ∂Fi j=1 n δ ij = δ ji Calcul de REMARQUE: pour la démonstration du théorème de CASTIGLIANO. X → effort fictif. on constate que le théorème de Maxwell-Betti est fondamental. coefficient 2 Exemples d'application: ⇒ voir T. après dérivation. d . L'expression de Δ sera donnée par la relation obtenue en appliquant sur X le théorème de Castigliano : ⎛ ∂W (P. par la relation: ∂W Δi = ∂Fi Si. il n'y a pas d'effort appliqué. calculée en fonction de : P → désignant globalement l'ensemble des efforts extérieurs appliqués à la structure.

⇒ voir T. cette raison qu'après avoir calculé ∂X X ne fait que servir d'intermédiaire. Δi = ∫ ⎡ M M i N N i V Vi ⎤ + + ⎢ ⎥ ES GS' ⎦ ⎣ EI structure (cas d'une structure plane chargée dans son plan) Démonstration : on a: Δi = ∂W ∂Fi (Castigliano) W=∫ structure (M (x ))² dx 2EI REMARQUE : La démonstration est faite sur le seul terme de moment fléchissant. M ∂M ∂W =∫ dx structure EI ∂F ∂Fi i Page 20 . Elle est. Exemples d'application: e . ceci dans le but de simplifier les écritures. qui donc n'existe pas dans la structure réelle: c'est pour ∂W on prend la valeur de cette expression pour X = O. ou théorème de MULLER-BRESLAU Enoncé du théorème : Le travail d'un effort unitaire appliqué à une structure chargée est égal au travail des efforts internes qu’il développe dans cette structure. dans les déformations élastiques dues aux charges extérieures.Généralisation du théorème de Castigliano : théorème de la charge unité.D. afin de permettre le calcul de Δ par application du théorème de Castigliano. bien évidemment vraie sur l'ensemble des termes que comporte l'énergie de déformation.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 REMARQUE : X est un effort fictif.

Fi représente un effort concentré unitaire appliqué en i dans le même sens que Fi. REMARQUE : Les intégrales du type ∫ MM i dx .D.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 où M représente le moment fléchissant en un point courant de la structure. sont structure GS' appelées intégrales de MOHR ⇒ voir T. ∂W ∂M dans l'expression de Si l'on reporte la valeur de . structure ES ∫ V Vi dx . on obtient : ∂Fi ∂Fi Δ= MM i ∂W =∫ dx structure EI ∂Fi Rappel: signification de Δi : c'est le déplacement dans le sens de Fi dû à l'ensemble des forces appliquées à la structure. II faudrait écrire M(x). structure EI ∫ NN i dx . M est toujours linéaire par rapport à un effort concentré : c'est le produit de cet effort par la distance au point en lequel on le calcule (en expression formelle). Exemples d'application : Page 21 . Fi représente un effort concentré appliqué en i. On peut donc écrire: ∂M = «distance» = M ( Fi= l ) = M i ∂Fi on note en effet M i le moment dû à Fi = 1 (ou Fi )appliqué en i.

l’autre qui prend comme point de départ les déplacements. La structure (S’) est la structure isostatique associée à (S). sur appui simple en B et soumise à une charge uniformément répartie p. encastrée en A.la méthode des forces. 1°/ Introduction. Nous allons.APPLICATION A LA RESOLUTION DE SYSTEMES HYPERSTATIQUES. a . de rigidité en flexion EI = constante.Cas d’une structure hyperstatique de degré 1. Choisissons pour inconnue hyperstatique l’action de liaison en B notée X1. différentes mais aboutissant aux mêmes résultats sont : . Ces deux méthodes. Soit (S) cette structure : Cette structure est hyperstatique de degré 1. 2°/ Méthodes des forces. Soit Δ1 = 0 Page 22 . en ce qui nous concerne.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 II . étudier la méthode des forces. l’une pour laquelle le point de départ est la notion d’effort. . (S’) sera identique à (S) si l’inconnue hyperstatique X1 est telle que le déplacement vertical du point B sous l’effet de p et de X1 est nul (la liaison l’empêche). Deux méthodes sont très utilisées pour le calcul des structures hyperstatiques. Considérons une poutre de longueur l.la méthode des déplacements.

Δ11 = δ11 × X1 Δ11 = X1 × 1 δ11 X1 On peut donc écrire : Δ10 + δ11 × X1 = 0 ⇔ X1 = − Δ 10 δ11 Page 23 .Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 En utilisant le principe de superposition. (S1) : structure soumise à l’inconnue hyperstatique X1. on peut écrire que (S’) est la superposition de 2 systèmes : (S’) = (S0) + (S1) (S0) : structure soumise au seul chargement extérieur (ici p). (S’) est identique à (S) si on rajoute la condition sur le déplacement Δ1. Δ1 = 0 On a donc ⎧(S) = (S 0 ) + (S1 ) ⎨ ⎩et Δ 1 = 0 Traduction au niveau des déplacements : Δ1 = Δ10 + Δ11 = 0 Δ10 : déplacement dans le sens de X1 dû aux charges extérieures (structure S0) p Δ10 Δ11 : déplacement dans le sens de X1 dû à X1 (structure S1).

M1 (x) : moment fléchissant dû à X1 = 1.Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 Calcul de Δ10 et de δ11 : Pour cela. on fait apparaître 2 inconnues hyperstatiques X1 et X2. Considérons une structure hyperstatique de degré 2 : Le nombre d’inconnues hyperstatiques étant égal au degré d'hyperstaticité. b . ainsi que deux conditions sur les déplacements en B et C : Page 24 . on applique le théorème de la charge unité : Δ 10 = ∫ et δ 11 = ∫ M 0 (x) M 1 (x) dx EI M 1 (x) M 1 (x) dx EI structure structure M 0 (x) : moment fléchissant dû au chargement extérieur (ici p).Structures hyperstatiques de degré supérieur à 1. Lorsqu’on rend la structure isostatique. Le principe reste identique à ce que nous venons de voir.

Mécanique des structures Méthodes énergétiques TS 2 En appliquant le principe de superposition. Ce théorème est une application de théorème de Castigliano au calcul des actions hyperstatiques. on peut écrire : (S) = (S0) + (S1) + (S2) La traduction de ce principe au niveau des déplacements donne : Δ1 = Δ10 + Δ11 + Δ12 = 0 Δ2 = Δ20 + Δ21 + Δ12 = 0 Ce système s’écrit encore : ⎧X 1 δ11 + X 2 δ12 = −Δ 10 ⎨ ⎩X 1 δ 21 + X 2 δ 22 = −Δ 20 On a un système de deux équations à deux inconnues que l’on peut résoudre. Le théorème de Castigliano permet d’écrire : Δi = Si en remplace l’effort Fi par l’inconnue hyperstatique Xi. le déplacement Δi dans la structure réelle étant nul.-Les inconnues hyperstatiques Xi peuvent être un effort ou un couple. 3°/ Théorème de Ménabréa. on a δ21 = δ12 2. REMARQUE : 1.-Théorème de Maxwell-Betti. ∂W ∂Fi où W est l’énergie exprimé en fonction de toutes les variables et Δi le déplacement dans le sens de l’effort Fi. on obtient : ∂W Théorème de Ménabréa : =0 ∂X i Page 25 .

4 – Expression des sollicitations et actions de liaison.2 – Notations.Définitions et notations. 5 .Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 Poutres continues Théorème des trois moments 1 .Poutre isostatique associée.1 – Définitions. 1. Page 1 / 8 . 3 – Théorème des trois moments. 1.Formulaire des rotations usuelles. 2 .

Soit par exemple la poutre continue suivante : On remarque que les appuis sont constitués d’une articulation et de n appuis simples. …. …. Les appuis sont numérotés de 0 à n : A0.Définitions et notations. La poutre est soumise à des charges verticales et les actions de liaisons sont verticales. Ai.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 1 . 1. Une poutre continue est une poutre droite horizontale.2 – Notations. reposant sur plus de deux appuis simples. An Les travées sont numérotées de 1 à n. donc le degré d’hyperstaticité est égal à (n-1). A0 A1 L1 L2 A2 Ai-1 Li Ai An-1 Ln An Il y a (n+1) réactions d’appui et on peut écrire 2 équations de la statique. 1.1 – Définitions. Page 2 / 8 . On note i la travée située entre les appuis Ai-1 et Ai. sans encastrement. On note Li la portée ou longueur de la travée i.

A i+1.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 2 . cela consiste à prendre comme inconnues hyperstatiques les (n-1) moments fléchissants sur appuis M1. …. A n-1 et que l’on fait apparaître en représentant la structure isostatique associée à la poutre continue. la poutre continue à trois travées suivante peut être décomposée en trois travées isostatiques : p2 p1 A0 A1 p3 A2 A3 L1 L2 L3 p1 M1 M1 p2 M2 M2 p3 A2 A3 = A0 L1 A1 + A1 L2 A2 + L3 M0 et M3 = 0 Page 3 / 8 . …. Les valeurs de M0 et Mn sont nulles puisque A0 et An sont des appuis simples et qu’il n’y a pas de couple extérieur appliqué en ces points. Une poutre continue comportant n travées peut être décomposée en n poutres isostatiques sur lesquelles s’appliquent les mêmes charges que sur la poutre continue avec en plus les moments aux appuis. A i-1. Mn-1 qui s’exercent au droit des appuis A1. ….Poutre isostatique associée. A i. En fait. Mi-1. Par exemple. Mi. Mi+1. ….

considérons à présent la travée i d’une poutre continue et ses deux travées adjacentes. i-1 et i+1 : pi pi-1 Ai-2 Ai-1 pi+1 Ai Ai+1 Li-1 Li Li+1 Mi-2 = Ai-2 pi-1 Mi-1 Mi-1 pi Mi Mi + Ai-1 Ai-1 Li Ai + Ai pi+1 Ai+1 Mi+1 Li-1 Li+1 On appelle : Mi désigne le moment sur l’appui Ai (Mi < 0) Mi-1 désigne le moment sur l’appui Ai-1 (Mi-1 < 0) Mi(x) désigne le moment fléchissant dans la travée i de la poutre continue Moi(x) désigne le moment fléchissant dans la travée i isostatique associée et chargée seulement par pi(x) sans les moments sur appuis Mi et Mi-1 θi’’ désigne θ i’ désigne θ0i’’ désigne associée θ0i’ désigne associée E I Li la rotation à droite de la travée i.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 De façon plus générale. donc à droite de l’appui Ai-1 la rotation à droite de la travée i. dans la travée i isostatique Le module d’Young du matériau constitutif de la poutre Le moment quadratique de la poutre suivant l’axe de flexion concerné La portée de la travée i Pour que nos poutres isostatiques associées se comportent comme la poutre continue d’origine il faut écrire l’égalité des rotations sur les appuis : Rotation à gauche de l’appui = Rotation à droite de l’appui Soit pour l’appui Ai : θi’’ = θi+1’ Page 4 / 8 . donc à gauche de l’appui Ai la rotation à gauche de la travée i. dans la travée i isostatique la rotation à droite de la travée i.

Mi dx θi’ = Théorème de la charge unitaire : 1 θi’ = EI Rotation θi’’ à gauche de Ai × 1 1 θi’ = LiMi 3EI .Mi dx Effet de Mi-1 : Chargement Mi-1 Diagramme du moment M(x) Mi-1 Ai-1 Li Ai Li Théorème de la charge unitaire : 1 1 θi’ = EI Equation du moment M(x) = M i−1 ⎜ 1 − x ⎛ ⎜ ⎝ x⎞ ⎟ Li ⎟ ⎠ Rotation θi’ à droite de Ai-1 ∫ × Mi-1 1 LiMi-1 3EI dx θi’ = Page 5 / 8 .Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 3 – Théorème des trois moments.M i ⎜ ⎛x⎞ ⎟ ⎜L ⎟ ⎝ i⎠ Rotation θi’ à droite de Ai-1 ∫ ∫ × 1 LiMi 6EI . Intéressons nous à la travée i : Mi-1 Ai-1 pi Ai Li Mi Calculons pour cette travée les rotations θi’ et θi’’ en appliquant le principe de superposition : Effet de Mi : Chargement Mi M(x) Ai-1 Ai Li Mi Théorème de la charge unitaire : 1 1 θi’ = EI Ai-1 θi’ θi’’ Ai Diagramme du moment Equation du moment Li x M(x) = .

Page 6 / 8 .Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 Rotation θi’’ à gauche de Ai Théorème de la charge unitaire : 1 θi’ = EI ∫ M × i-1 1 1 θ i’ = LiMi-1 6EI dx Effet de M0i : Chargement pi Diagramme du moment M(x) Li Ai-1 Li Ai x Equation du moment M(x) = M0i(x) Rotation θi’ à droite de Ai-1 Rotation θi’’ à gauche de Ai θ0i’ θ0i’’ Rotation θi’ à droite de Ai-1 par superposition : θi'= − 1 1 Li Mi + L i M i−1 + θ0i' 6EI 3EI Rotation θi’’ à gauche de Ai par superposition : θi''= − 1 1 L i M i-1 + L i M i + θ0i'' 6EI 3EI Egalité des rotations : θi’’ = θi+1’ ⇔ − 1 1 1 1 L i M i-1 + L i M i + θ0i'' = − L i +1 M i +1 + L i+1 M i + θ0i+1' 6EIi+1 3EIi+1 6EIi 3EIi M i-1 L i 6EI i M i ⎛ L i L i +1 ⎞ M i +1 L i +1 ⎟+ ⎜ − = θ0i+1' .θ0i'' 3E ⎜ I i I i+1 ⎟ 6EI i+1 ⎠ ⎝ ⇔ + Equation des 3 moments pour E = Cte et I différent selon les travées.

Soit. on peut écrire : ⎛ x M i (x) = M 0 i (x) + M i−1 ⎜ 1 − ⎜ Li ⎝ ⎞ ⎟ + Mi x ⎟ Li ⎠ De même pour l’effort tranchant : V i (x) = V0 i (x) + M i −1 Li − Mi Li On déduit les actions de liaisons des valeurs de l’effort tranchant à droite et à gauche de l’appui Ai : YA i = V i L i ( )−V ( 0 ) i +1 Page 7 / 8 . pour le moment fléchissant.θ0i'' ) 4 – Expression des sollicitations et actions de liaison. Les sollicitations dans la travée hyperstatique sont déterminées par superposition des sollicitations dues au chargement extérieur et celles dues aux moments sur appuis. l’équation des trois moments se simplifie : ⇔ M i-1 L i + 2M i L i + L i+1 ( ) + M i+1 L i+1 = 6EI ( θ0i+1' .Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 Dans le cas où on a toujours E = Cte mais aussi I = Cte.

Cas de poutre sur deux appuis simple de rigidité E.I = Cte Cas de charge θi’ à droite de Ai-1 θi’’ à gauche de Ai P Ai-1 L/2 L L/2 Ai − PL² 16EI PL² 16EI P Ai-1 a L b Ai − Pab(L + b) 6EIL Pab(L + a) 6EIL p Ai-1 Ai pL3 − 24EI pL3 24EI L p Ai-1 a L b Ai − pa²(2L − a)² 24EIL pa²(2L² − a²) 24EIL Page 8 / 8 .Formulaire des rotations usuelles.Mécanique des structures Poutres continues – Théorème des trois moments TS 2 5 .

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