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Dossier

Lpidmie d entre gnes et environnement


Prnom Nom auteur

obsit

radiquer lobsit? par D. Meyre et Ph. Froguel, p. 54 Les perturbateurs endocriniens, acteurs silencieux de lobsit? par J.-B. Fini, M.-S. Clerget-Froidevaux et B. Demeneix, p. 56 Lobsit dans les gnes ? par D. Meyre et Ph. Froguel, p. 64

i lobsit nest videmment pas une maladie contagieuse, sa progression dans toutes les rgions du monde est telle que le terme pidmie simpose. En 30 ans, le nombre de cas lchelle mondiale a doubl. Plus inquitant encore,non seulement la maladie touche toujours plus de personnes dans les pays revenus levs, mais les pays faibles ou moyens revenus sont loin dtre pargns: selon lOrganisation mondiale de la sant,dans les annes venir, la plupart des nouveaux cas seront rpertoris dans ces pays, principalement en milieu urbain, tandis que la dnutrition continuera de svir dans les campagnes (voir page 54). Pourtant, cette maladie nest pas une fatalit. Certes, les facteurs gntiques sont pour beaucoup dans le risque de devenir obse. Mais des tudes montrent quune alimentation saine et du sport ds le plus jeune ge peuvent changer la donne (voir page 64). Surtout, les autres facteurs de risque sont de mieux en mieux cerns : ils sont pour la plupart lis lenvironnement et au mode de vie et devraient tre vitables. En particulier,les polluants hormonaux prsents dans la nourriture et lair joueraient un rle non ngligeable dans la survenue de la maladie en drglant, ds la vie intra-utrine, le mtabolisme nergtique de lindividu (voir page 56). Dici une quinzaine dannes, on devrait tre capable de diagnostiquer, la naissance, le risque dobsit et de proposer une mdecine personnalise. Mais matriser limpact des facteurs environnementaux est dores et dj une ncessit, vitale pour beaucoup.
Marie-Neige Cordonnier

By Floto + Warner

Pour la Science - n 421 - Novembre 2012

Mdecine

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