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Revue Des Etudes Grecques 47, 1934

Revue Des Etudes Grecques 47, 1934

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REVUE

DES

ÉTUDES
PUBLICATION

GRECQUES
THJMKSTRIRLLE
%(>\'-'.

T CE: L'ASSOCIATIONOURL'ENCOURAGEMENT ÉTUDES P DES GRECQUES
(Reconnue établissement d'utilité publique par décret du 7 juillet^lS^

TOME

XLVII
N° 219

'

:' -Z,

'I

Janvier-Mars

1934

H.IBRAIRIE
28,

ERNEST
KUE BONAPAKTK,

LEROUX
28

PARIS,

vie

Toutes les communications concernant la Rédaction doivent être adressées à M. A. PLASSÀRT, rédacteur du Montparnasse, en chef, vi". 129, boulevard Paris, Toutes doivent l'être à M. R.TOUSSAINT, celles qui concernent l'Administration bibliothécaire Boisde 14, rue Paul-Déroulède, l'Association, trésorier-adjoint Colombes Paris N. 0.] (n° du compte courant postal : 175-20 Paris). (Seine) [Banlieue administratifs -.voir page 4 de la présente couverture. Renseignements

ET LE DIOJfflOS LlÉMLfâfife

» « GRENOUILLES

En marge du «Dioniso » de M. Carlo Pascal.

de la comédie des « Grenouilles »; Dionysos est le protagoniste il en est aussi la figure la plus fortement parodiée, celle dont là . véritable. Pourquoi Aristor peinture comique tourne à la charge de sa phane a-t-il choisi ce dieu comme personnage principal du tournoi qui met a-t-il fait de lui l'arbitre pièce, pourquoi aux Enfers ? Pourquoi, d'autre aux prises Eschyle et Euripide part, l'a-t il présenté comme un aussi triste sire, comme un aussi burlesque ? personnage dieu du théâtre, avait sa place natuEn vérité, Dionysos, relle dans le débat littéraire qui oppose deux poètes dramatidu dieu, qui ques, comme juge de ce débat ; mais cecâràctère a justifié son introduction dans la pièce, Aristophane, par la suite, semble bien l'avoir oublié. En tout cas, ce n'est évidemOn à ment pas le dieu du théâtre que ridiculise Aristophane. si le Dionysos des «Grenouilles», qui, penpu se demander est mêlé aux dant toute la première partie de la comédie, ne serait pas le dieu ébats du choeur dés mystes éleusiniens, et de Coré. M. Carlo vénéré à Éleusisj auprès de Déméter Pascal, dans son élude « sur la religion et la parodie religieuse » (1), a repris — il y a longtemps chez Aristophane déjà— la
e la parodia religiosa in Aristo(1) C. Pascal, Dioniso, saggio sulla religione des fane (Catane, Battiato, de M. Croiset, Journal 1911). Voir le compte-rendu Savants, IUI, pp. 137-138.
KEU, XLV1I, 1934, n» Î10. I

2

ETIENNE

LAPAL.US

(1). C'est sur certaines de question traitée jadis par Stallbaum dans cet article, présenter ses conclusions que nous voudrions, Les dites conclusions peuvent se résumer quelques remarques. très nettement de la façon comédie attributs des « Grenouilles, divins ; il en a fait qui assiste .suivante.'.'.'"Aristophane-,n a dépouillé Dionysos un hombie, en étranger ridicule aux dans sa de tous ses

mystificateur, devant lui.

et grossier, un mystères célébrés

» n'est pas un dieu, et en Le Dionysos des « Grenouilles ce n'est pas le dieu d'Eleusis : tels sont les deux particulier points essentiels dé la thèse soutenue par M. Carlo Pascal. L'aula première vrai, se montre tout d'abord prudent: » représente en effet, une descente partie , des « Grenouilles du dieu aux Enfers. Or la mythologie attribuait effectivement teur, ilest cet exploit à Dionysos, considéré à Eleusis qui était lui-même comme une divinité infernale. Si nous ne le savions par ailleurs, » suffiraient à nous l'apprenquelques vers des « Grenouilles dre (2). En fait, dit M. Carlo Pascal, Aristophane ne semble pas avoir songé à la descente réelle de Dionysos aux Enfers; il et s'il a fait de ce a revêtu son Dionysos des habits d'Héraclès, ridicule et bas, c'est simplement un personnage humain, pour parodier la « passion » d'Héraclès (3). Il suffit d'étudier le caractère moral de Dionysos dans la pièce pour se rendre compte que le personnage ne peut être un dieu. dieu scène, se montre ridicule et boufDionysos, dès la première au début de la pièce, assister à une fon, et l'on croirait, « entrée » de clowns sur la piste d'un de nos cirques modernes. Il se livre à dès plaisanteries, à des jeux de mots auxquels Xanthias ne comprend rien ; il se présente au public sous un

1839. De persona Baccki in Ranis Aristophanis, (1) Stallbaum, (2) Gren., v. 215 et suiv. Ces vers font allusion à la fête des Xt3tpot,-célébrée 3e jour des Anthestéries, en l'honneur de Dionysos Chthonien. (3) C. Pascal, op. laud., p. 29 et suiv. notamment.

le

LE

DIONYSOS

ET

L*HÉRACLÈS

DÈS

« GRENOUILLES»'

3

— AIOVUTOÇ, chez ulàç S-cafAvlou (1) -— et arrive grotesque de polichinelle. C'est un homme dans une attitude Héraclès se trouve folle s'empare de lui lorsqu'il peureux : une terreur en présence de tout ce que lui a indiqué Héraclès, et cette terreur se manifeste d'une façon toute physique (2). Pour intinom mider les divinités à rosser Fort ; lorsque s'apprêtent reconnaître celui en qui elles s'imaginent Héraclès, Dionysos endosse'le vêtement de son esclave, mais il se hâte de reprenà lui l'odeur d'un bon repas ou dre le sien lorsque parvient une jolie danseuse (3). Chasteté et sobriété lorsqu'il aperçoit vertus. ne sont pas, en effet, ses premières - ~ ' maître : _,
IIwç OO-TIÇ ye yàp où^i oISe ysvvASaç xoù jîiveïv pwivov ; (4) TtCvetv

il prend infernales, les hôtelières de THadès

le nom

d'Héraclès-le-

Xanthias

dit de son

et Euripide

salue le dieu — ou le pseudo-dieu û {AiaptiTa-r' àvOpÙTOùv(5).

de ce titre

:

Nous nous doutions

d'ailleurs

sonnage recommandable Telle avait renseignés.

que Dionysos n'était pas un per: sa conversation avec Héraclès nous la figure de largement, grossier et lâche, un homme vuldire un être qui n'a rien de divin.

est, esquissée

Dionysos : un mystificateur gaire et sensuel, pour tout moral du Si le caractère

de voir personnage nous interdit en lui un dieu, ses surprises et son attitude en face des cérémonies mystiques il assiste nous empêchent en parr auxquelles de le considérer comme la divinité vénérée à Eleusis. Il serait bien étrange — selon M. Carlo Pascal — que le Dionysos éleusinien, dieu des Enfers, vînt demander à Héraclès la route qui conduit chez Hadès, et son étonnement, au moment
v. 22. 307-308 ; cf. aussi 479 et suiv.

ticulier

(1) Grenouilles, v. (2) Gren., (3) Gren., (4) Gren., (5) Gren.,

S49 et suiv. 739-740. 1472.

4

ETIENNE

LAPALUS

là-bas les initiés où le héros lui annonce rencontrera qu'il ne serait guère explicable. d'Eleusis, — lui dit Héraclès — ; — « Un souille de flûtes t'environnera tu verras une clarté très belle, comme ici, des bosquets de d'heureux thiases d'hommes myrte, de mains. battement — Et ceux-là — demande Dionysos —: Les initiés (1) ». le choeur des mystes, Lorsqu'arrive pelle même plus les indications pris, en spectateur curieux :
'Ho-u^tav PsXTUTTÔy ètmv,

et de femmes, —, qui sont-ils

et un vif ?

Dionysos, qui ne se raps'arrête tout surd'Héraclès,

Toivuv

àyew (2).

éiç âv e'.8û)jAev owpwç

Enfin, silence

toute la cérémonie pendant : ses deux seules interventions d'un homme

éleusinienne sont

il garde

le

bouffonnes

spectacle auquel rien ne nous permet d'identifier le Dionysos des Ainsi, » avec le dieu d'Eleusis « Grenouilles : le Dionysos d'Aristohumain, et — conclut M. Carlo Pasphane est un personnage cal — c'est par hostilité envers les rites dionysiaques que le mortel. poète a rabaissé le dieu au rang d'un vulgaire

qui ne comprend il assiste.

les plaisanteries évidemment pas le

L'analyse que donne M. Carlo Pascal du caractère de Dionysos conserve, à coup sûr, toute sa valeur : tout ce qu'il y a de de grotesque, vulgaire, parfois même d'odieux dans le personnage, a bien été relevé par lui. Mais de la bassesse réelle de conclure que Dionysos est Dionysos dans cette comédie, faut-il un homme, et non un dieu ? M. Pascal admet que c'est par a dépouillé antipathie pour le culte dionysiaque qu'Aristophane
(1) Gren., 154-158. (2) Gren., 321-322.

LE

DIONYSOS

ET

L'HÉRACLÉS

DES

«

GRENOUILLES

»

S-

le

dieu

de sa divinité; s'égayer

nous aux

estimons, dépens

poète a voulu éleusinien. Eleusis tives vent truite, littéraire tie de la Enfers, nies

pour notre de Dionysos,

part,

que

le

personnage les perspec». Trop soumal cons—

et ses mystères, voilà le décor invisible, lointaines de la comédie des « Grenouilles cette pièce comme une oeuvre

on a considéré faite de deux

différents;

trop entre Eschyle pièce (1). Et

parties juxtaposées, souvent aussi, on s'est et Euripide

traitant attaché

de sujets fort au débat surtout

la représentation éleusiniennes ne sont -r— et la comédie

la seconde qui forme parla descente de Dionysos aux pourtant d'une caricaturale des cérémopartie pas, à notre elle-même, avis, dans de simples horsson ensemble, ne croyons-nous, non l'oeuvre, sa place.dans très » :

d'oeuvre nous

C'est précisément, paraît pas incohérente. la scène où apparaissent les mystes qui domine seulement mais par son intérêt historique, par l'ordonnance la pièce. générale,de L'intérêt nettement historique dans une de cette note scène, M. Willems de sa traduction

l'indique des « Grenouilles

« Ici — dit-il à propos du vers 316 — s'ouvre un épisode que les cir« constances rendaient particulièrement intéressant aux spectateurs. On « sait la place qu'occupait la célébration des Mystères dans la vie reli« gieuse des Athéniens. Depuis l'occupation du fort de Décélie par lès « Lacédémoniens (413), la,; procession solennelle qui, chaque année, en « septembre, se rendait à Eleusis, n'avait pas eu lieu. Une seule fois, « depuis huit ans (408), grâce aux mesures prisespar on avait Alcibiade, « pu la faire sortir avec la pompe accoutumée. « Empêchée sur la terre, le poète la fait se passer dans l'Hadès » (2). des mystères éleusiniens représentation a, dans sa partie une valeur Elle sérieuse, religieuse. sauvegarde, d'autre de la pièce qui n'apparaît part, l'unité pas dès l'abord. cette
(1) C'est là d'ailleurs une appréciation vraisemblablement des modernes ; l'antiquité avait les Le pour jugé « Gresuccès l'en-

Ainsi

et c'est très à leur première autrement, partie que » ont dû leur nouilles succès du public athénien. Cf. H. Weil, auprès des « Grenouilles » d'Aristophane à Athènes, in Annuaire de l'Assoc: des Études couragement 1881, pp. 98-100. Grecques, (2) Willems, Aristophane, III, p. 33, n. 1.

6

ETIENNE

LAPÂLtJS

elle les dispose favorales regrets des Athéniens, blement à l'égard de l'homme qui, en 408, leur a permis d'aller à Eleusis, comme autrefois. ^solennellement Or, quand Aristophane, par la voix du choeur (1). donnera d'utiles conseils à la En éveillant à Alcibiade, comme cité, il n'est pas douteux qu'il songera étant seul capable, malgré ses défauts, de rétablir la situation En outre l'évocation des mystères d'Eleusis prépare d'Athènes. le dénouement un tournoi (2). Dionysos, après avoir institué entre Eschyle et Euripide, sur terre Eschyle vainramènera et il est intéresqueur. Or Eschyle est le poète de la religion sant de noter l'habileté avec laquelle, à plusieurs reprises, a identifié Eschyle et les mystères. Lorsqu'Eschyle Aristophane paraît, il invoque aussitôt la Grande
TÏJV

Déesse éleusinienne
EJAVIV oeplva, (3).

:

ÂvîaTiTsp, elvsû

r\ 9pé(J/a!ra a£tov

LIÉ TWV a-ùiv

LiLXTT^pLto.v

C'est l'épithète consacrée attribue à Eschyle :"-•',.' 'Emo^eç

des divinités

mystiques

que Dionysos

w O5TO<;, iïOAUTÎ|ATftT' AiayjAe

(4). mystique (S). des « Gre-

Enfin Eschyle apparaît dans une auréole de silence dans la scène éleusinienne Aussi voyons-nous nouilles » le point central de la pièce. Nous

raisons de croire que, dans ce pensons avoir quelques cadre tout éleusinièn, n'est pas déplacé, et de voir Dionysos en lui le personnage divin associé au culte d'Eleusis. M. Pascal
v. 686 et suiv. (1) Gren., (2) Voir à ce sujet Verrall, (3) Gren. v. 886-887. (4) Gren. v. 851.

J. H.

S., XXX,

1910, p.

250.

— sans ^ qu'Eschyle v. 832. On peut dire, (5) Gren. je crois, exagération.. des comme un initié. Sans doute l'histoire fournirait-elle de son procès apparaît mais certaines à cette lieu de reviser idée; objections peut-être. y aurait-il de ce récit. Cf. Ch. Picard, Revue de l'histoire des relitraditionnelles en les Danaïdes) comme ailleurs gions, C, 1929, p. 79 : « Eschyle parle ici (dans » Voir aussi ibid., et c'est ce qui donne au drame sa sainteté. initié, p. 78, où » de l'Aphrodite M. Picard éleusinienne, d'Eschyle parle «prophète d'après de M. ^ielinski. une expression données

LE

DIONYSOS

ET

L HÉRACLÈS

DES

« GRENOUILLES

»

7

éleusinien dans le Dionysos que le dieu, dieu de des morts et divinité double visage, à la fois souverain à et qui reçoit comme tel un double hommage, végétation, on fête des Haloa et a celle des Anthesteria. Et,, en. vérité, ne considère

au la la ne

», aucune allusion à ce caractère trouve, dans les « Grenouilles Mais Dionysos de Dionysos. apparaît aussi à Eleusis comme comme l'un des grands héros de la légende un initié mythique, et de l'initiation ont connu les bienfaits qui, les premiers, la valeur aux yeux des simples peuvent ainsi en garantir à Dionysos nous l'avons vu, attribuait hommes. La mythologie, de rappeler le rôle des une Descente aux Enfers ; il est inutile à mystères, et l'insuccès auquel, xaTaëâa-eiî dans les religions sont condamnées des tentatives aussi n'a pas reçu héros qui les entreprend préalable. l'initiation de Dionysos (1), initiation Nous connaissons que la avait irrévérencieusement transposée en légende d'Halimonte une vulgaire union charnelle du dieu avec un certain Proshymnos (2). Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si Dionysos — initié " de cette avant sa descente dans l'Hadès, et revenu vainqueur — a été par là même associé au culte d'Eleusis et si entreprise s'est conservé dans cerde sa première initiation des tains rites assez étranges, comme celui de la manipulation et associé aux divinités Upâ. C'est ce Dionysos, initié mythique dans le Dionysos éleusiniennes, que nous croyons reconnaître le souvenir des « Grenouilles La bouffonnerie ». et la sensualité du personnage, qui empêchaient M. Carlo Pascal de voir en Dionysos un dieu, ne s'opLe Dionysos d'Eleuposent pas,en réalité à notre identification. sis est un dieu facétieux, bon vivant, comme semble bien l'indiquer une inscription où il est appelé TtapaitaiÇuv, c'est-à dire : audacieuses, une initiation lorsque le

13 : T6Ù<; icept 'HpotxAéot TE «al Atôvusov KaTwivTa!; etç pseudo-platon., xai xô Oâpao? TT,Î èx.eïae nopetaî AiSou, -icpÔTepov Àdyoî IvOdîSE [lutiOîivat, itapà TT,; 'EXEUUIVIOU;èvatjaasflai Revue de l'histoire des religions, (2) Cf. Gh. Picard, 1927, p. 224-225 ; XCV, d'Eleusis. L'épisode de Baubâ dans les Mystères

(1) Axiochos

8

ETIENNE

LAPALUS

aime à jouer, la plaisanterie qui aime et comprend (1). et aux défauts du personnage, ils réponQuant à la sensualité qui dent bien à certaines histoires au sujet de Dionysos, initié » nous semblent <<Grenouilles précise à l'une de ces histoires. que nous rapporte la mythologie et les vers 48-60 des mythique, même contenir une allusion

arrive chez Lorsque Dionysos Héraclès, le héros demande au dieu : « Pour quel pays élaistu parti? » — et Dionysos répond par un jeu de mots : « 'EraÊàxsyov KXew-Qévei » (2). M. Carlo Pascal a cherché à expliquer cette allusion et il rapports de Dionysos et de Clisthène, n'a pas eu de peine à montrer que d'une part les amours masculines du dieu étaient bien connues (3), et que d'autre part Arisne manquait dans ses tophane pas une occasion de rappeler comédies les vices de Clisthène (4). On peut expliquer, de façon plus précise cette allusion, faite au croyons-nous, moment où le dieu arrive chez Héraclès pour lui demander la routé des Enfers. Parmi les aventures Pascal que M. Carlo peu édifiantes a négligée. Il de Dionysos, il en est une nous rappelle sans doute aux

que Dionysos était le rival d'Aphrodite auprès d'Adonis (5) ; il rapporte un passage de Plutarque (6), où celui-ci cite deux vers du poète Phanoclès au sujet de ces mêmes amours :
Eloùç Belov *A8<ovtv ope'.ceobYiç Kûupov Awvuo-oç

Jip7tao-£V, (1) Il s'agit d'une inscription p. 102, n" 16) et dans laquelle : est qualifié de uapïicatÇuv a été étudiée L'inscription n° 7) qui écarte la lecture

7iya9éiiiv

èitoi^ÔLievoç. par A. Skias ('E<p. 'Ap^., 1895, — Dionysos du premier éditeur

d'Eleusis publiée — selon la lecture

,-vioç MapaStivioî à nouveau

AtovOucp Ttapaira[ÇovT[t] par

1897, p. 386, Dragoumis ('E<?. 'Apx-, et lit irapairalovu -icapa-itiiÇovtt, (« S èuxt |xaivo]j.lvii) —. — Glém. Alex, icpoxp. 11 — [Sax}(EÛovri — Suidas »)._ Iliade, Z, 132— (xaçivôXiri M. Kourouniotis, en rétablissant le nom du dédicant 1923, 171AéAxtov, ('Ap^. sur l'épithète dans le sens 174), fait des remarques Tïapa7taîÇwv, qu'il interprète que nous indiquons. (2) Gren., v. 48. (3) Pascal, op. laud., p. 47, n. 1. (4) Par ex. : Gren., 57, 422; Ois., 331 ; Lys., 1092. le Comique, (5) Platon 1, 601). frag. d'Adonis (Kock, (6) Plut., Quaest. Conviv., IV, 5.

LE

DIONYSOS ET L'HÉBACLÊS

DES « GRENOUILLES

»

9

mentionne les amours que la mythologie amours de Dionysos pour un certain Staphylos, que nous connaissons d'ailleurs par une scholie d'Aristophane (ad Plut. 1021.'.• èxeï yàp èv €)àa-<p $xei STatpuXo; 6 èptdjAsvoçxoij Atovûo-ou).— M. Carlo Pascal nous dit tout cela, mais il ne rappelle pas les 11 nous dit Le dieu cherchait de Dionysos et de Proshymnos. rapports la route de l'Hadès, lorsqu'il rencontra Proshymnos vainement à qui il demanda quelques renseignements (1). Ce personnage bien les lui donner, mais, selon la légende, « oùxàpo-îh ». dans la Que cette aventure ait eu une importance particulière carrière de Dionysos, nous le savons assez puisqu'elle faisait voulut l'objet d'un lépôç Xôyoç, dévoilé aux Petits Mystères d'Agra, qui au mois Anthestérion, en l'honneur de Dionyse célébraient de Dionysos avait la valeur et de Proshymnos sos. L'union avait été la condition et puisqu'elle la garantie d'un voyage heureux au pays des Morts. C'est donc initié aux mystères d'Eleusis, bien le Dionysos chthonien, qui est le héros de cette aventure. Or il nous semble impossible d'une initiation mystique, de ne pas songer voque du dieu : à cette histoire,
'ETO&XTSUOV

encore

en écoutant

la réponse équi-

KAeiTÔévei.

connaissait cette donnée de la mythologie ; il conAristophane naissait aussi les rites étranges — et longtemps inexpliqués — inià Eleusis, le souvenir de cette première qui conservaient, tiation du dieu (2). Et ce n'est pas sans intention que Dionysos fait allusion Héraclès moment lui bien où il vient demander à son vice, au moment à le chemin des Enfers, en somme, au c'est-à-dire, où il vient se faire initier une seconde fois. C'est pour Cette vilaine histoire était si d'Aristophane, que le poète y fait une seconde

«ne sorte de commémoration. connue

. (1) Voir Ch. Picard, art. laud., p. 224. (2) Cf. Ch. Picard, art. laud, p. 237 et suiv. — Nous voulons parler de la manipulation des lepi et de la formule célèbre prononcée par les mystes ; tout ceci ne se comprend des iepâ un symbien que si l'on voit dans la manipulation bole de l'union charnelle, considérée comme la forme la plus directe de l'initiation mystique.

10

ETIENNE

LAPALUS

allusion dans l'es « Grenouilles ». Après avoir chanté l'hymne * à Iacchos, le choeur se tait; les. danses cessent et le coryphée en disant notamcommence alors la série des géphyrismes, ment
...,-'

:
Tov KAEITQSVOÙÇ S'àxoiiw xaïç xa^aïo-i Tcpwxxqv xal aritapàrreiv TiAAeivIauTôtï xàç yvàÔouç. KàxÔTtTèt'Èyxexucpiiç y.S.xkcts xixexpàysi. Seëïvov oaxiç èo-ilv 'Ava<pXiiaT't.oç (1). . .. Iv ^

.

-

ait fait du fils de pas étonnant-qu'Aristophane Clisthène l'héritier des moeurs paternelles; mais l'histoire^ que raconte ici le coryphée, ce; n'est pas l'histoire de Clisthène, ni celle de son fils : c'est l'aventure nos sur la route des Enfers. de Dionysos et de ProshymLe détail qui localise le récit— èv

Certes

il

n'est

TT-nous autorise à interpréter ainsi le passage. Et si le Toupaïo-i. fils de Clisthène nous est représenté la perte de son pleurant ami (au nom caractéristique de Sébinos), ne devons-nous pas songer que Dionysos lui aussi avait perdu son ami Proshymnos, et que, lui aussi, il avait pleuré son absence, avant de le remplacer par un phatlos en bois de figuier? (2). Nous avons parlé de « seconde initiation », à propos de la scène entre Dionysos et Héraclès; il s'agit, en effet, d'une véritable initiation à celle que pouvaient pratique, analogue recevoir les fidèles à Eleusis, mais en même temps d'une initiation caricaturale, dans laquelle tourne en ridicule Aristophane le but et les moyens des cérémonies éleusiniennes, ainsi que les

éprouvés par les mystes dans ces instants d'exalta« Heureux celui des hommes vivant sur la terre tion religieuse. connu les saintes orgies, et qui a vu ces choses; celui qui napas celui qui y a pris part, même après la mort n'auront pas un sort pareil, dans le séjour des ténèbres » (3). Ainsi s'exprime
422-427. (1) Gren.,v. (2) Ch. Picard, ibid., p. 225. (3) Hymne à Démêler, y. 480-483.

sentiments

LE

DIONYSOS

ET

L'HÉRACLÈS

DES

« GRENOUILLES

»

il

à Déméter sur le but de l'initiation et le bonheur l'Hymne réservé dans l'autre monde aux seuls initiés. Pindâre, Sophocle, Platon, Isocrate ne parleront pas autrement (1) : tous sont d'acla grandeur du but de l'initiation. cord pour affirmer Reconnaissons du moins que certains personnages ont d'Aristophane de cette grandeur. L'un d'eux — c'est perdu tout sentiment -— ne voit dans l'initiation Trygée dans « La Paix » qu'une formalité à accomplir une pour qui veut s'assurer dans l'Hadès Au moment où il cherche à délivrer vie confortable. la Paix survient et lui par Zeus dans une caverne, Hermès serait pris rappelle que Zeus a décrété la mort contre quiconque la Paix. Effroi de Trygée, qui aussitôt à déterrer s'adresse à enfermée Hermès : Elç ^otptStôv Lto>.vuv 8ttvei(rov Tpeïç 8pa%|i.àç • Bel yàp jjLUYiôfivaiJAE irplv TcÔv^xsvai (2). un homme pratique, qui pense qu'une Trygée est évidemment fois mort il sera trop tard pour se faire initier. Un autre — c'est Dionysos lui-même, que nous étudions en ce moment — vient se faire initier auprès d'Héraclès, parce qu'il est contraint de descendre dans l'Hadès et veut s'assurer un voyage agréable. tout comme d'ailleur-s, cherche dans Dionysos,* Héraclès, l'initiation un moyen de continuer son voyage aux pendant Enfers la vie joyeuse qu'il menait sur la terre. Héraclès, en arrivant aux Enfers, s'était précipité du pays; Dionysos demande qu'on Pour l'un comme pour l'autre, l'initiation n'a aucune valeur : être initié, c'est posséder un guide de l'Hadès, avec religieuse de nombreux détails sur les hôtels et les lieux de plaisir. Héraclès, enfin, le but de l'initiation, ridiculise lorsque, avant de donnera Dionysos les renseignements que celui-ci lui demande; il lui indique les diverses façons de se donner la mort, c'est-à(1) P. Foucart, Les Mystères d'Eleusis, (2) Paix, v. 374-375. — Tpsïç Spi/jjuxi; fait initier à peu de frais ! (3) Gren., v. 113. p. 362-363. est également

dans les bonnes auberges les Ttppvsîoc lui indique (3).

une plaisanterie

: on se

12

ETIENNE

LAPALUS

dire

d'arriver

sûrement —

chez Hadès

(1).

L'initiation

telle

est

la pensée

aux hommes de permet simplement au royaume d'Hadès parvenir ; pour cela, il n'est pas besoin d'aller à Eleusis : il suffit de se donner la mort, d'une manière ou d'une autre. L'enthousiasme ment décisif religieux de l'initiation provoqué a été aussi, chez lés mystes avis, nous au raillé mopar de

d'Héraclès

à notre

Aristophane

dans

les « Grenouilles

». Qu'on

d'abord le rappeler décrit les sentiments siniennes.

de Plutarque, passage célèbre des mystes au cours des cérémonies

permette où l'auteur

éleu-

. « L'âme, au moment de la mort, éprouve la même impression que ceux « qui sont initiés aux Grands Mystères. Le mot et la chose se ressemblent : « on dit Têleutâv et TsAeïuflai. Ce sont d'abord des courses au hasard, de « pénibles détours, des marches inquiétantes et sans terme à travers les « ténèbres. Puis, avant la fin, la frayeur est au comble : le frisson, le « tremblement, la sueur froide, l'épouvante. Mais ensuite une lumière « merveilleuse s'offre aux yeux; on passe dans des lieux puis et desprai« ries où retentissent les voix et les danses; des paroles sacrées, des appa« ritions divines inspirent un respect religieux. Alors l'homme, dès lors « parfait et initié, devenu libre et sans contrainte, célèbre les mystères, « une couronne sur la tête; il vit avec les hommes purs et saints... » (2). Il n'est pas douteux que le voyage de Dionysos dans les « Grenouilles », ne soit une du aux Enfers,

représenté caricaturale

et une passage de Plutarque, ments qui y sont décrits. Les « marches », nous les inquiétantes trouvons aux vers 277 et suiv. : Dionysos et Xanthias arrivent au le dieu a peur et se cache derrière son pays des monstres, esclave. Dès que Xanthias annonce un danger, frisDionysos Ce n'est qu'au tremble terme sonne, d'épouvante, pâlit (3)... de ce voyage arrivent dans les angoissant que nos voyageurs

anticipation des sentiparodie

(1) Gren., v. 120 et suiv. (2) Stob., Flor., IV, p. 107, éd. Meineke. Didot. (3) Gren., v. 307-308.

Plutarque,

fragm.,y,

p."9, éd.

LE

DIONYSOS

ET

L'HÉRACLÈS

DES

«

GRENOUILLES

»

13

prairies élyséennes où le joyeux lacchos, au milieu des danses et des chants, conduit la procession des mystes (1). maintenant nos conclusions : Dionysos, introduit Résumons » comme dieu du théâtre, a dans la comédie des « Grenouilles comme héros de sa pièce, été, en réalité, choisi par Aristophane du personnage, le mythique parce que, autour de l'initiation poète pouvait grouper un grand nombre de traits caricaturaux touchant à l'initiation d'Eleusis.

Héraclès

est une

autre

Il n'apparaît lui-même mais si Aristophane a revêtu

(2), Dionysos du costume d'Héraclès, c'est que dans le personnage de Dionysos il a voulu réunir, en deux figures : celle de la divinité les parodiant, éleusinienne et celle du héros, célèbre par ses travaux, par sa force prodi: l'arrivée de Dionysos qu'il inspirait gieuse et par la terreur chez Hadès le montre bien. : c'est joue, dans cette comédie, le rôle d'initiateur lui qui donne à Dionysos les renseignements dont le pratiques dieu a besoin pour descendre aux Enfers. 11 peut les lui donles a reçus jadis de la Grande Déesse d'Eleuner, car lui-même a pu briser la puissance d'Hasis, et, grâce à cette initiation, dès. Le rôle du héros, les allusions faites à son voyage aux et au souvenir Enfers, qu'il a laissé chez Hadès, tout cela : L'Héraclès des « Grenouilles » caricatural pose une question est-il un personnage éleusinien ? heure, Héraclès fut associé aux Mystères d'Eleusis, de la même façon que l'avait été Dionysos, comme initié Il serait superflu d'en faire une fois de plus la mythique. démonstration. M. Jean Bayel a montré, en étudiant les éléments grecs originaux de la légende d'Héraclès, que celui-ci
(1) Gren., (2) Gren., v. 316. v. 38-164.

figure comique des « Grenouilles que dans une scène assez courte

».

Héraclès

De bonne

l4

ÉTÎENNË

LAPALUg

avait

été « conçu antérieurement en Grèce, mais surtout dans et en Gampanie, l'Italie Méridionale comme un héros victod'une vie bienheureuse rieux jouissant dans le cercle des divinités chos ehthoniennes, » (1). Nous Pluton Déméter, nous contenterons et Corè, Dionysos-Bacdonc de renvoyer' aux il nous montre Héraclès ini-

pages pénétrantes dans lesquelles tié mythique aux Enfers, descendu ensuite au participant repos héroïque et à l'immortalité dionysiaque (2). Ajoutons que le texte de VAxiochos pseudo-platonicien, que nous avons déjà : éleusiniens cité, unit Héraclès à Dionysos parmi les initiés
« Toùç Xoyo; rapt èv8à8E 'HpaxXéà jAU7|9ïivat., Evaûa-airQai. TE xal xal » Aiovixrov TÔ Sâptroç (Axiochos, xa-riôvraç tf,ç 13). elç 'AtSou TtopÊ'laç Héraclès TcpôxEpov napot. xi\ç a reçu sxEÏa-e Ainsi

'EAsu<xivtaç

l'initiation

qui lui a donné le courage de tenter une Descente aux Enfers. Ces croyances étaient évidemment au ve siècle — et, à vrai dire, bien répandues avant. Euripide dans son « Héraclès furieux » ; les mentionne au v. 613, le héros, qui revient
opyi

d'Eleusis

et c'est Déméter

des Enfers,
£\jsuyr\<s

déclare

:

a [AUSTCÙV o

t.6wv.

Et Aristophane lui-même dans les « Grenouilles », rappelle, cette donnée de la mythologie : « Je suis venu — dit Dionysos à Héraclès —-,
iva [AOt xoùç Çévouç oT<ri «TU (3). TOÙÇ a-oùç oepà<Teta?, si oEOtpv/iv, l^pco -JÔB', ;^vix'

"^XOcç èra. TOV KépëEpov

Cette

descente

d'Héraclès

aux

Enfers

avait

aussi

fourni

aux

utilisèrent qu'ils peintres de vases un thème d'inspiration assez souvent. Sur ce point, M. Jean Bayet donne, dans son toutes les références utiles. Gerhard, ouvrage, déjà, avait pu grouper un certain nombre de représentations qui nous

(1) J. Bayet, Les origines de l'Hercule romain, p. 396. ce qui est dit dé la légende (2) J. Bayet, op. laud., p. 397-407. Voir surtout « infernale » d'Héraclès, p. 397-401. (3) Gren., v. 109-1H.

LE

DIONYSOS

ET

L'HÉRACLÈS

DES

« GRENOUILLES

»

lS

montrent tiation

la « randonnée

infernale

qui lui avait permis ici à rappeler Nous nous bornerons cette initiation qui attestent plus importants nous montrent Héraclès

» d'Héraclès; cette d'accomplir

que l'inirandonnée (1). les documents figurés les du héros et'qui éleusi-

ainsi

en compagnie de personnages de divinités ehthoniennes. niens ou, plus généralement, il est Le sarcophage de Torre-Nova (2), — très postérieur, date de 170 environ mais traduivrai, puisqu'il après J.-C, — sant à coup sûr une donnée ancienne de la< mythologie, sur l'une de ses faces la purification éleusinienne représente d'Héraclès, en présence des divinités locales, et, sur une autre face; l'éducation mystique du héros. L'un des vases réunis par Héraclès sacrifiant Gerhard nous montrait un porc — le porc —: et bien connu des cérémonies éleusiniennes, mystique un des gestes symboliques de l'initiation accomplissant (Èptêamême du héros nous est retracée sur TEÛUV) (3). L'initiation trois vases principaux, qui nous montrent Dionysos aux côtés fois figuré en comd'Héraclès (4) Enfin Héraclès est plusieurs : nous le voyons parfois ehthoniennes pagnie de divinités un vase célèbre nous de Coré (S), mais surtout accompagné : à la chthonien le représente associé à un cortège nettement lueur de torches s'avance un char monté par un homme et et escorté d'un bouc bachique, une femme, précédé d'Hermès, de Dionysos et d'Héraclès Ainsi Héraclès a été (6). dans l'Italie, conçu, non seulement un héros chthoen Grèce propre, comme avait associé la descente du

mais méridionale, nien. La tradition mythologique héros aux Enfers avec le thème

du repos héroïque : Héraclès ayant triomphé de tous les obstacles au cours de son voyage dans l'Hadès, la mort, les Grecs s'étaient et ayant vaincu
la

Auserles. (1) Gerhard, Vasenb., (2) Cf. G. E. Rizzo, Rom. Mitt., (3) (4) (5) (6)

pi. 128-142. XXV, 1910, p. 89-167. Gerhard, op. laud., II, .pi. 135. Cf. Bayet, op. laud., p. 404. Gerhard, op. laud., II, pi. 137 et 140. Ibid., IV, pi. 326. II,

PL 1I-VU.

16

ÉflENNE

LAPALUS

représenté

le

héros

de ses récompense « ... Ou bien la Corne

de la béatitude jouissant et de ses nombreux peines d'Abondance lui avait

éternelle travaux été donnée (1)

en :

« Déméter, autre divinité funéraire, « sis ou Agra le mettre à pour « descente aux Enfers, ou peut-être «. t'alite ; — ou bien devaient le pense les fruits faciliter Gruppe; le dieu, « contient, « comme « sur

l'avait initié qui couvert des périls ^de la l'immorpour lui assurer la Corne » qui les

par à Éleu-

et mystérieux, la « kalabasis —ou le héros ou

rapporta

d'Héraclès, des Enfers détient dans le tous

ses épaules « symbole de toute « les cas", de l'idée « et de violence Quoi Héraclès comme souvenu

Hadès

abondance... de richesse

Dionysos, qui Même substitution, et de bonheur

à celle

d'effort

(2). »

ce seul fait : en soit, retenons comme essentiel qu'il a été, de bonne heure, considéré comme un initié, et un initié éleusinien. Je crois qu'Aristophane s'en est » et que le héros groles « Grenouilles en écrivant

côtés, le héros initié est, par certains tesque qu'il nous présente aux mystères de la Grande Déesse. C'est bien ainsi, semble-t-il, dès Héraclès qu'apparaît trouver le héros, afin de cieux qui victorieux lui : 'A*X"X' wvrap Ê'vExa TT,VSE TYIV O-ZEUYIV é'^tov ïva [AOI TOÙÇIjévouç -^AOOV xatà OTJV LÛ[A7)<TI.V, TOÙÇTOUÇ aspàTEiaç, ei SEOÎLWIV, OT<Uau TIXÔEÇETtl TOV KÉpÊÊpOV, Èvpw ~6V, Vw TOÛTOUÇ ajpàaov [AOI, (3). permettra la deuxième de scène. lui Dionysos vient prérevenir recevoir

de parvenir

aux

l'enseignement Enfers et d'en

des peintures céramiques qui représentent (1) On a pu établir un répertoire de la félicité Héraclès enlevé dans l'Olympe, reçu par les dieux, jouissant céleste ou du bonheur promis aux initiés (Mem. dell' Accad. dei Linceii Scienze Cf. REG 1930, p. 120 Morali. Série VI. 1 (1925-26), p. 415-490. Mingazzini). archéologique). (Ch. Dugas : Bulletin (2) J. Bayet, op. laud., p. 398. (3) Gren., v. 108-112.

LE

DIONYSOS

ET

L'HÉRACLÈS

DES

« GRENOUILLES

»

il

ne Or, Héraclès, qui a connu tous les bienfaits de l'initiation, : « Tu veux te rendre se gêne pas pour la tourner en ridicule ou à peu près, à Dionysos — soit! les chez Hadès? — dit-il, ce que nous chemins ne manquent pas » (1)! Et il lui indique les « fausses routes », parodiant ainsi, appeler pouvons comme nous l'initiation. scène où le but et les moyens de déjà montré, La caricature est beaucoup plus poussée, dans la arrive dans la demeure d'Hadès (2). Le Dionysos et — en l'avons

une peau de bête sur sa robe de safran, dieu, portant tenant à la main une massue, se fait passer pour Héraclès de s'égayer du héros, pour Aristophane moyen ingénieux nous montrant le souvenir

Perséqu'il a laissé aux Enfers. la gloutonnerie et la sensuaphone et sa servante connaissent : elles lui préparent un repas colossal et lité d'Héraclès excitent sont ses désirs en lui Nous apprenant que de jolies danseuses lui imaginer d'après cet accueil ce aux Enfers. Nous été le premier voyage d'Héraclès qu'avait Les sommes d'ailleurs, bientôt, plus amplement renseignés. de l'Hadès ont encore présente à l'esprit la vorahôtelières cité du héros et viennent lui reprocher ses vols. Elles se font réservées. pouvons menaçantes Héraclès : et interpellent de façon pittoresque ' Dionysos- •

. rQ Litapà çàpvÇ, wç 7i8éû>çàvlffou Xt9(d TOÙÇ yojjupîouç xÔTtroiji.' âv, oTçp.ou xaTÉoeayeçxà (popTÎ.a(3). — dit l'une savoureux : uou 'Eyw 8è -uôvXàpuyy' av èxT£[AOtp.t (4). Spsitavov Xaêoûir', tji iàç ^ÔAixaç xa-sé<r7ta<xaç C'est donc la gloutonnerie d'Héraclès, qui est ici raillée, cette bien connue, gloutonnerie qui était- devenue un thème de
(1) Gren., (2) Gren., (3) Gren., (4) Gren., v. 120 et suiv. v. v. 503 et suiv. 575-576. î v. 571-573. «KG, XLV11, 1934, n» 219. '

d'elles

; et le langage

de l'autre

n'est

pas

moins

18

ETIENNE

LAPALUS

courant. Peut-être dira-t-on plaisanterie qu'il ne faut rien voir de plus dans les « Grenouilles ». L'Héraclès en gourmand, fois ridiculisé Citons effet, a été plusieurs par Aristophane. le passage des «Oiseaux » où Héraclès et Poséidon simplement viennent trouver, de la part des dieux, les hommes qui veulent du pouvoir. Pisthétaire est en train de faire cuire s'emparer des viandes. Quelle aubaine pour Héraclès ! Aussi oublie-t-il aussitôt sa mission officielle ; il était furieux, mais à la vue des soudain: cil viandes, il se radoucit dit-il, importe, que ces viandes soient bien onctueuses. » Et à la proposition de Pisthétaire (v. 1602) : « Si nous nous réconcilions sur cette base, j'invite les ambassadeurs à. déjeuner >>, Héraclès se hâtera de répondre : « Moi, cela me suffît et je vote pour » (1). La comédie sicilienne figure et le drame satyrique avaient : qu'on gourmand est représenté dans L'« Alceste qu'il aussi, s'était emparé de cette figure, et un vase à phlyake de l'Italie méridionale Héraclès à Delphes, en (2) nous montre des offrandes comestibles faites à Apollon, train de dévorer que le dieu effrayé se réfugie sur un perchoir. Dans les « Grenouilles ce thème caricatural », cependant, -de l'Héraclès glouton se présente d'une façon un peu différente. La parodie réside exactement en ceci : Héraclès a trouvé dans son initiation de un moyen de se faire indiquer les hôtelleries tandis l'Hadès reçue où il pourra satisfaire sa voracité. n'a rien de religieux ; elle est avant L'initiation tout qu'il a pais pratique, en tous points à de l'Héraclès cette populaire se rappelle le héros, tel » d'Euripide ! L'art, lui rendu

pratique au sens bas du mot. Elle ressemble l'initiation telle que la conçoit Dionysos, vient dire à lorsqu'il Héraclès : « Indique-les moi [les hôtels], comme aussi les ports, haltes, bifurcations, fontaines, routes, boulangeries, lupanars, hôtelières chez qui il y a le moins de cités, logements, punaises » (3).
(1) Oiseaux, v. 1603. (2) M. Bieber, Die Denkmàler (3) Gren., v. 109-114.

zum Theaterwesen im Àllertum,

pi. 79.

LE btONYSOS

ET L'HÉRACLÈS

DÉS «GRENOUILLES»

Il

serait

composant clès initié en faisant

de prétendre eh qu'Aristophane, son personnage d'Héraclès, n'a songé qu'à l'Hérad'Eleusis. Ce qu'il a voulu parodier aussi, mythique faux

sans

doute

de Dionysos-Héraclès un homme et vil, peureux célébrait les « travaux » et c'est le héros dont la mythologie d'Héle courage. Nous pensons cependant que le personnage à raclès — comme celui de Dionysos — est là pour permettre à propos de l'initiation de parodier, du mythique Aristophane éleusinienne héros, le but et les moyens de l'initiation (1).

Rendant à nos

compte

remarques, Savants (2) » : « ...On « faits bien classés

de l'ouvrage M. Croiset a ainsi par et

qui a servi de point de départ écrivait dans le « Journal des sous la main un répertoire riche matière de

une de conséquent « réflexion. Ce qu'on peut regretter, c'est que l'auteur, si bien « informé et si bien pourvu de documents, n'ait pas dégagé « plus nettement la question essentielle que se pose tout lecteur « réfléchi d'Aristophane. Que nous ayons affaire à un esprit « moqueur, libre de scrupules et de préjugés, nullement « enchaîné à des doctrines cela est évident. Mais immuables, « le point délicat est de mesurer la portée exacte de sesmoque« ries. EtaientTelles l'auteur semble toutes destinées, comme « le penser, à éveiller à suggérer des doutes, des réflexions « critiques, en un mot à épurer l'ancienne religion et à com(1) M. Carlo Pascal n'a pas cru que l'Héraclès des « Grenouilles» pouvait être un personnage éleusinien. Voici les quelques lignes qir'il consacre au héros : K Nelle Rane la caricatura non investe soltanto la figura di Dioniso, ma altresi coi soliti tratti di persona rozza e grosquella di Eracle. Questi è rappresentato il terrore. salana, forniso di prodigiosa forza, e che perciô sparge sappertutto nell' Ade, Quando Dioniso si annunzia per Eracle, avviene un grande scompiglio sono memori délia prima discesa di Eracle, e délie meravigliose giacchè tutti troprove di forza e di voracità fatte allora. La discesa di Eracle ail' inferno viamo rappresentata sopra un vaso arcaico, ove si vede Hades che per lo spavento lascia il suo seggio e scappa via (Archaeol Zeit., 1859. PI. 125) » (Carlo Pascal, op laud., p. 133). (2) Journal des Savants, 1910, p. 137-138.

20

,' ,\;

- ...,

ETIENNE

LAP-ÀLUS

,

.

« battre l'introduction de cultes nouveaux ? Il faudrait, pour le <<décider,.savoir comment elles étaient accueillies par le public « athénien. On aurait voulu que M. Carlo Pascal nous donnât « quelques « du poète renseignements n'ont pas fait à ce sujet. Car si les moqueries si elles ont été prises par scandale, des moqueries sans conséquence, n'avons-

« ses auditeurs pour « nous pas lieu de nous défier de nos impressions? Aristo« phane, sans doute, n'est pas un simple bouffon : il y a soute vent beaucoup de sagesse dans son apparente folie. Mais l'in« terprétation exacte de sa pensée, dans chaque cas particulier, peur que M. Carlo Pascal ne l'ait j« pris quelquefois plus au sérieux qu'il ne l'eût lui-même « désiré. » Certes, nous ne prétendons le propas résoudre si difficile, de la parodie chez Aristophane blème, ; religieuse comme l'indique mais nous croyons, M. Croiset, qu'on peut en chercher la solution en essayant d'interpréter la pensée exacte sur le plus grand d'Aristophane ticuliers. Et c'est une contribution possible de cas parà cette recherche que nous avons, voulu donner dans cet article, en étudiant comment, dans les « Grenouilles s'est égayé aux dépens », Aristophane de Dionysos éleusiniens et, d'Héraclès, personnages (1). Etienne LAPALUS. nombre « reste chose difficile. J'ai

les épreuves de cet article, nous prenons connaissance du (1) En corrigeant de dernier livre de M. Georges Méautis, Les Mystères d'Eleusis. L'hypothèse le selon laquelle la procession d'Athènes à Eleusis l'auteur, symboliserait et demande à être examinée. Ce qui est voyage de l'âme (p. 52), est ingénieuse c'est que M. Méautis justifie son hypothèse intéressant, surtout, par deux pasnous-même comme nous l'avons fait », admettant, sages des « Grenouilles dans cet article, éleusiniennes dans la comédie d'Aristoque les réminiscences et surtout phane sont plus nombreuses, plus précises, qu'on ne l'imagine d'ordinaire.

NOTE SUR CICÉRON TRADUCTEUR DU GREC

Dans

l'explication

très légitimement pour déterminer d'une tournure,

les commentateurs ont latins, recours aux sources grecques, le cas échéant, le sens exact d'un passage, pour rendre compte des textes à

ou pour appuyer une remarque grammaticale. et ce serait Mais il y faut de la prudence s'exposer parfois un rapprochement des mécomptes que de se fier aveuglément^ du latin avec l'original grec.

libertés avec ses . Cicéron, prend de grandes par exemple, On connaît du, reste-ses modèles, même quand il les traduit. : il les a exposées notamment idées sur la question dans le; De Optimo génère oratorum (§§ 14 et 23), préface de la traduction — malheureusement — perdue qu'il avait faite des célèbres discours prononcés par Eschine et Démosthèhe à propbs de Ctésiil entendait, d'une part rendre phon.. Dans cette traduction, les pensées et leur tour propre, d'autre part conserver la valeur et la force des termes, et le tout, sans jamais ni s'asservir au mot à mot ni surtout manquer aux lois de la langue. quelques passages qui feront la preuve de cette indépendance de Cicéron traducteur. Le plus important est celui des Tusculanes, I, ch. 41, où il : rapporte les. paroles de Socrate à ses juges. J'en cite l'essentiel bene mihi euenire quod mittar ad magna me spes tenet, judices, mortem... Sin vera sunt, quae dicuntur, esse mormigrationem tem in eas oras, quas qui e uita excesserunt incolunt, id multo jam beatius est. Tene, cum ab Us qui se judicum numéro haberi Voici

22

FÉLIX

GAFF10T

ad eos uenire, euaseris, qui uere judices appellentur... eos qui juste et cum fide uixerint! Haec peregriconuenireque natio mediocris uobis uideri Ut uero conloqui cam Orpotest? Hesiodo tandem aestiMusaeo, Homero, pheo, liceatj quanti matis? dico cum Equidem mihi licéret Palamedem, si fîeri possei, uellem, .ut ea quae saepe emori, inuisere. delectatione autem adficerer, Quanta cum alios çum Ajacèm, judicio inique etiam summi et Templarem régis... nec ob eam rem, cum haec exquidamnarer... Et voici, en capite du passage de Y Apologie qui a

uolunt

circumuenios Ulixi

conuenirem!

Sisyphique prudentiam, sicut hic faciebam, rerem, regard, inspiré ...apa l'essentiel Cicéron : également

r] au 'Opiçet «ruyyevIo-Qat. xal <pa.vki\ av st7| -YJ àitoSyipûa; Moua-aùj) xal 'H/xtôSt]) xal '0[/.TÎpC|> ÈVt Ttéa-cp av xtç Sé^atT' av ùtiwv; TEÔvàvat et TaGV èar'tv OXTIQTI, ÈTCL 'Eyw [j.Èv yàp -rcoXXàxi^ È9ÉX<>> au~co 9au|ia<7Tï) av etTj 7j Staxptêï) aoxôGt, ÔTOTE SVTÛ'Enl %ot[i.t LTaXauTiOEt xal A^OLVTI.x<j> TEXaji.wvoç... ra)<r<j) 8' àv Ttç... SÉÇaito ÈiJETàaai TÔV èm Tpotav àyayôvxa TTJV TCOXXYJV orpat'.àv yj 'OSuTTÉa ri Sterufflov... ; JAOVIUÇ Comme on le voit par un rapide coup d'oeil, au potentiel olç ÈXEI StaXéyeirOai... àp.Yjvavov av EIY; eùSaisjAoiyE xal

haec peregrinatio apa... (paûXyi âv ea) -/) àwtoSripûa; correspond mediocris uobis bien le tour videri le tour latin rend potest? ÈVt TOO-M âv TIÇ Sél-att' av UJJLWV corres; grec ; puis au potentiel tandem aestimdtis? le latin ne suit pas fidèlement pond quanti le grec ; mais SOÉXW répond répondent convenu Cicéron point Socrate devant à partir uellemel de là, à tous il s'en écarte sensiblement, qui viennent ce que l'au-delà Dans qui car à après l'on est les potentiels latins,

des imparfaits du subjonctif des irréels. d'appeler

ce tableau de la vie dans présente de vue tout différent de celui de Platon. voit les choses comme une perspective

d'un Platon, s'ouvre

ses regards; il s'évade Cicéron,

ce sont du

des possibilités et, comme présent

Dans qu'il évoque. un homme qui ne

NOTE

SUR

CICÉRON

TRADUCTEUR

DU

GREC

23

il parle dans le passé : ce n^est les vivants, compte plus parmi En latin uellem lui qu'il regarde. lui, c'est derrière pas devant chose qu'un souhait autre ne peut pas exprimer rétrospectif, donc un regret, sicut réflexion se considère n'en va pas c'est la de noter fortement, et, ce qu'il importe assez que Socratè ne montre hic faciebam, qui le grec il étant de ce monde ; dans plus comme : xal Sri XÔ jjtiyt<Tx6v, xoùç ÈXET è^sxàÇovTà... de même dans ainsi le champ le latin: pour est-

maintient toujours tïxmEp xoùç ÈyxaûQa Stàystvnous donc Nous traduirons entrevues. des possibilités « j'ai le profond espoir, à la moi d'être envoyé elle dans cette juges, mort... que La c'est vérité un

bonheur

au contraire

sur les est une émigration que la mort opinion alors la destinée la vie? ceux qui ont quitté bords qu'habitent à Eh quoi! est encore bien plus heureuse. après avoir échappé les juges, venir devant les compte parmi qu'on qui veulent le titre de juges... vraiment des êtres qui méritent puis rejoinun tel voyage dre ceux dont la vie fut juste et loyale! peut-il de converser avec Et la faculté indifférent? vous paraître ceux Hésiode, Musée, Homère, Orphée, voulu vous ? Quant à moi, j'aurais la faculté été possible, pour avoir Et quel d'autres J'aurais que celle me serais plaisir j'aurais à quel prix enfin l'estimez-;; si. c'eût souvent, (1) mourir d'aller voir ce que je dis là.

en rejoignant Palamède, Ajax, éprouvé de jugements victimes injustes. encore, qui furent ainsi la sagesse du grand roi.:, même misa l'épreuve d'Ulysse informé

et ensuite de cela, et de Sisyphe, quand je de la sorte, comme je le faisais ici, je n'au» rais pas été condamné à mort... notons encore Dans le .même domaine que ce syntaxique, : è£ àpr£Ïiî àvâyx7| Ttâv xè yiyvépt.evov oùx auxï)V §È prfî' sç svôç : Et yàp sx'xou àp"/?! yîyvotxo, ytyveiôai, àv èÇ fois par Cicéron deux est traduit (Tusc. ytyvotxo àp^ç passage du Phèdre de Platon
(1) D'après partage pas M. Humbert, uellem réclame, par tout ce qui vient on ne sera d'être que je ne exposé, pas surpris nov. à de M. Ernout, 1931) reproche l'opinion qui {Rev. Critique, traducteur des Tusculanes dans la collection d'avoir rendu Budê, « j'aurais voulu -, au lieu le correspondant «je voudrais grec èOsAu. de », «je consentirais », que

pehse-t-il,

24

FÉLIX

GAFFI0T

oriuntur 1,54 ; Rep. 6,27) de la manière suivante : êx principio omnia, ipsum autem nulla ex re alianasci potest ; nec ênim esset id principium, aliunde ; quoi qu'on puisse penquod gigneretur ser de la teneur même du texte de Platon, il reste acquis qu'au ' un irréel . dlatin. grec répond potentiel mais plus jjurieux, est Un texte de moindre importance, celui dont j'ai déjà parlé (Musée Belge, 33, p. 216) dans un article diuis,
ainsi

sur l'infinitif

de but

et de relation

neque ut sint neque ut non sint, là un mot de Protagoras, rapporté que
: Tcepl [AÈV 6SWV OOX syco stSévai eifj'

: Cic, Nai., habeo diccre. Diogène
Et6'

1,63, de Cicéron cité
elutv.

Laerce
<oç ôùx

wç Eta-tv

L'éditeur

nous dit que Cicéron Goethe, pour toute explication, a reproduit littéralement lé grec en rendant wç par ut contrairement à l'usage latin. A priori, il y aurait là de quoi surprenmais Cicéron a-t-il ce solécisme? le vraiment dre; risqué avec les idées que nous lui connaissons? Un écri^ pouvait-il vain qui, dans ses traités et partout où l'occasion De Oratore, Brutus, Orator, oratoires, la s'en présente, ne cesse de donner

du style; comme la qualité pureté, là correction primordiale lé grec, auraiMl, pour un motif aussi futile que de transcrire à parler latin? Cette reproduction servile manqué délibérément du tekte voulu et c'est tout. Donc à la tournure générale, une autre tournure, latine, grecque il a substitué parfaitement ut « à supposer que » : « sur les dieux, ni dans en employant l'hypothèse qu'ils existent, ni dans l'hypothèse qu'ils n'existent ' n'existent pas (= qu'ils existent ou qu'ils pas), je n'ai rien à dire ». D'ailleurs, dans un passage précédent (Nat., 1,29), il avait usé d'une liberté plus grande encore en écrivant ': Protade diis habere quod liqueat, sint, goras qui sese negat omnino non sint, qualesue deorum uidetur de natura sint, quïcquam des interrogatives sint, non sint, indirectes, suspicari ; l'emploi qualesue sint, nous éloigne beaucoup du mot de Diogène Laerce, niais l'idée an total est la même. Félix GAFFIQT, grec était rendre l'idée en réalité le moindre de ses soucis. Il a

>

NOTE

SUR CICÉRON TRADUCTEUR

DU

GREC

â5

P. S. — Dans un récent E. Lôfstedtcite comme dans le passage suivant Nam tum

2e partie, p. 415), [Syntactica, un exemple d'hellénisme de ut l'emploi de Cicéron, partem Aràtea terit 2, sq. : ut prius illae Orionis. quod cernitur que ce passage

travail

caeli mediam pectus

Chelae, Il attribue traduit à utie

sens de ubi, sous le prétexte le vers d'Arato^P^affra. 231 sq. : ;
..LtEira-ôBt ^TjXal 8s xpîësv |/iyav oùpavov, Ty^t xal

Ttep axpat

Ç<I>VY)irèptxéXXexai

'Qpîwvoç.

Je ne veux tendent

pas discuter

ici la théorie

que l'acception primitive acception locale, ce sera l'objet d'une étude particulière ; mais je me contente de faire observer que, si nous n'avions pas le texte ne songerait à interpréter ut autrement d'Aratos, personne « comme ». Je vais plus avant. Fautque de la façon ordinaire 1 même donner au^-/j. d'Aratos le sens local? Ne signifie-t-il pas « de la façon que », « comme », sens qu'il a fréquemment aussi bien que le simple ^i? Et loin qu'on puisse tirer argument de la correspondance à ut une de ut h r^t pour conférer valeur sur la en droit de s'appuyer locale, n'est-on pas plutôt traduction de Cicéron pour faire de-rrçri un adverbe de manière ? F. G.

des linguistes de ut est une

qui

pré-

SUR UN PASSAGE nEPI TOT rPYNEIOY
".-.. (Athénée, Aid

DHERMEIAS AnOAAXÎNOr
D)

Athénée Hermeias

nous

a conservé

un curieux

passage

d'un

certain

de Gryneion. (1), auteur d'un ouvrage sur Apollon Cet extrait concerne les banquets qui avaient lieu au prytanée dé Naukratis; il commence ainsi (2) : ratpà 8s Nauxpaxtxatç, w; <pT|iTtv 'EpfAetaç èv x^ Ssuiipcp xwv JQepl xoô Fpuvstou 'AuôXXwvoç, sv xc!> 7tpu~avs.<j)OEiirvoùfft yEveQXtotç'Effxtaç IlpuxavtxtSoç xal Atovùa-totç, sxt Se xal x^ xoû KcoLtatou 'AraXXûivo; itavïj.yûpet, et<nôvx£<; itàvxeç èv oroXaïç Xsuxatç xxX. L'épithète donnée à Apollon, KwjAàtoç, dans toute la littérature n'apparaît qu'ici, semble-t-il, antique. Aussi Kaibel a-t-il émis un doute sur l'exactitude de la «leçon : « KwLiatot» suspectum, fartasse Kw^xcu» (3). Si les autres
l'identification de cet écrivain (1) Je ne l'appelle pas Hermeias de Methymna, avec l'auteur des livres sur l'Apollon de Gryneion n'étant nullement assurée s. v., 6). En tout cas, je ne vois pas la force (cf. Jacoby, dans Pauly-Wissowa, de l'argument de A. Tresp, Die Fragmente der gr. Kultschriftsteller (1914), 159 : « Sicher war unser Autor eine Person mit Hermeias ans Methymna, der im lyten vorchristlichen Jahrhundert eine sizilische Geschichte schrieb. AUch der Titel der unten genannten Schrift scheint fur dièse Identitât zu sprechen; fand doch der gryneische Apollon in Methymna wie auf der ganzen Insél Lesbos grosse • Verehrung. (2) Athénée, IV, 149 d; A. Tresp, loc. cit., p. 1.60, fr..H2. (3) F. Bilabel, Die ioniscke Kolonisation (1920), 112 écrit : • In Naukratis bezeugt Athen. 149 d einen Kiojjuxtoç Apollo, wenn die Lesart richtig ist ; man môchte wegen der Quelle (Hermeias iiber den rpuveïo; 'A.) lieber rpuvsto; lesen ». La

SUR

UN

PASSAGE

D'HERMEIAS

27

éditeurs

de ce texte pour

ont accepté

le mot

hésitant l'expliquer, et un Apollon (de la XWJATÎ, XWJJLÔÇ (comissator) campagnard vient de ce que paganus) (2). La difficulté particulièrement cette épithète semble entièrement isolée (3). Je voudrais essayer embarrassés de la tirer de cet isolement, tout en montrant définitivement n'était que le doute de Kaibel pas fondé (4). Si l'on songe au caractère de la ville de Naukratis et à son il n'y a, me semble-t-il, nulle histoire, apparence, malgré le silence des textes, que le culte d'Apollon Komâios ait été particulier à Naukratis. Il y est venu, comme ceux de l'Héra de du Zeus d'Aigine, de Didymes, Sarrios, de l'Apollon apporté par les marchands ; il y a des chances qui peuplaient l'emporion y ait été apporté par les Grecs venus des îles ou de la côte des habitants de Naud'Asie, qui ont formé la presque totalité kratis d'où aux villes ioniennes (5), et l'on pense d'abord qu'il
correction comme est plutôt violente, dans son un autre et l'argument sur ouvrage Apollon ! qui Apollon doit la soutenir n'avait est plaisant pu nommer :

K<i>p.atou (1), ils ont été entre un Apollon du

si Hermeias, en quelque endroit

Gryneios,

/oc. cit. :« K<I>JJ.T,TOU vermutet doch wird ohne (1) Cf. Tresp, Kaibel; Kwp-aiou Grund ». verdâchtigt : « pagani, A th., Animadvercomissatoris ». Schweighaûser, (2) Casaubon Vocabusiones; 2, p. 501 : « Comissator graece xwtia<*Ti/jç, non xtapaZoz, diçitur. lum xwjiaîo; idem valere ac XI»|IY|TIII;, Stephanus Byzantinus adnotavitinxo)[i^. nec compertum nec ne peut se occurrat, habeo, « célébrant traduire en effet comissator, ne peut s'agir d'un Apollon s'il mais, le xoi|xôç »,- qui. se dirait en effet xu>(j.atrtifi<;, on peut avoir en Koi[i.aîo« un « Apollon du xtou.05 ». Tamborino, à dans Pauly-Wissowa, s. v. K<o[iaïo<; (1922), se borne au texte d'Athénée renvoyer cette épithète en qui mettait des établissements humains ' (3) Cf. aussi E. M. Smith, note 58 : « I hâve not been Apollon. épithète ni dans et à citer rapport de Gruppe, l'opinion avec l'activité d'Apollon (1926), Gr. Mythologie, 1233, comme protecteur »; Apollo of epithet trouvé cette States, n'éclaire vici vel pagi incolam, nempe, An idem Apollinis cognomen » Kujxatoî nunc vacat. inquirere paganum, alibi etiam .

(AwjiaTlxiric). Naukratis able to find

it means Perhaps Apollo dans le Lexicon de Roscher, le Dictionnaire de Saglio-Pottier. l'Apollon le Chios, texte

any of the villages ni dans Farnell, 'Eicixupiaïoî d'Hérodote,

p. 81 ,: « the Komaean another évidence for this ». Je Cuits n'ai of

pas the Greek mais cela

en rapproche (4) A. Tresp pas la question. (5) Voir essentiellement l'Hellenion Knide, des gens de

deThourioi, II, 178 sur

Halikarnasse,

Phasélis,

Téos, et sur

Klazomènes, les sanctuaires

Phocée, fondés

à participation Rhodes, Mytilène, les Samiens et par

la

28

LOUIS

ROBERT

Naukratis timouques Le nom

avait (1).

apporté

l'institution

caractéristique

de

ses

dans des inscriptions, non pas Kwptàïoç apparaît mais comme nom nom de divinité, et comme d'homme, sur un fragment de vase trouvé à à Naukratis, d'abord THellénion (2). Les éditeurs ont cru que Kw^atoç n'était connu d'Apollon (3), mais, comme sur tous les épithète que comme au nominatif le nom autres tessons de Naukratis, indique le dédicant, et le même nom se retrouve

nécessairement sur

dont (4), [mais inscriptions, peu nombreuses plusieurs Je le remarque est fort suggestive. en de dispersion l'aire effet (5) à Athènes (8), Thasos (9), (6), Éphèse (7), Kolophon
les les Milésiens Sur les cultes la Grèce propre. et ; seuls les Aiginètes représentent Premiers voir essentiellement D. Mailet, de Naukratis, commerciaux H. Prinz, Funde dus 175 sqq. et surtout des Grecs en Egypte, VII,

rapports établissements Naukratis. de Pergé

la dédicace à l'Artémis 1908), 109-122. 11 faut ajouter : 'ApTÉu.i8o<; ncpTadru JHS, (SGDI, 1901, 285 (iv siècle) de B. Pace, auteur d'une médiocre sur Artémis Pergaia 5772) (ignorée monographie 297 sqq.); son culte, dans les Anatolian Studies to Sir William presented Ramsay, dont a dû être apporté de Side, le grand port pamphylien, par les marchands trouvées dans les les relations avec Naukratis sont attestées par ses monnaies [Klio,Beiheft, en Pamphylie, fouilles. 1886,1-18) Les trouvailles de monnaies faites à Naukratis de confirmer et de préciser permettent parfois les textes, les inscriptions de Naukratis dressé par H. Prinz économiques d'après n'ait cette sorte et les trouvailles ; il est dommage céramiques qu'il pasutilisé dans de documents. des trouvailles de monnaies archaïques Cf., sur grecques Funde le Delta, de K. Regling, le mémoire Zvuei agyplische allgr. magistral Silbermûnzen, 27 sur la valeur dans Zeilschr. f. Numismatik, de ces trouvailles pour of Greek les pages 2337 (1927), 1-138, notamment trouvailles l'histoire du commerce ; autres coins from the Delta, Num. des Chron., textes sur 1930, les Chronicle, (Head, Num. le tableau des relations

S. G. Robinson, A find 93-106. '".-.-'

Liste très incomplète BCH, 1928,167-168. (1) Cf. L. Robert, dans G. Corradi, Studi 359-363. ellenistici, timouques 1,210. (2) JHS, 1905, 117, n. 32; Sammelbuch, (3) « Only known as a surname des of als Beinamen gebrauchlich Die hist. (4) F. Becbtel, (5) Comme joue un si grand rôle, Apollo Personennamen, il va de soi dans ce genre Apollo ». » ; H. 272 cite Prinz, un loc.

cit.,

12-13

: « nur

je ne prétends seulement ne m'échappe assurer qu'il pas beaucoup s. ». : Kwp.aïoi; \ift\xoi AaxtiSïiî. (6) Prosop. Attica, IV 1, 3, l: 46. (7V 'Avcitpû'v K(op.a£ou, Ephesos, (8) Inscription (9) Kwjxaîoî inédite. brÇkluyos (IG, XII 8, 355, 22 et 429, 1);

de recherches, une pas dresser

athénien. Kwjioïoç, où le hasard des liste complète, ni

lectures même;

d'exemples.

'AtppoSùjwx;

Kwuatoû

(Ch.

Pi-7

SUR UN

PASSAGE

D'HERMËIÂS

â§

dans des villes (1). Keramos (2), c'est-à-dire toujours Il semble donc que l'Apollon ioniennes. Kômaios adoré à Naukratis. soit le patron des gens appelés Ku|Aatoç et que l'origine de ces individus atteste que le dieu était adoré dans ionienne les villes d'Ionie, comme il apparaissait vraisemblable a priori. Abdèrè inédite de plus avant. Une inscription peut aller fait connaître un mois nouveau dans les calendriers ^Kolophon : Kwptatwv. Il me semble ioniens que, dans un. décret de déjà publié (3), d'après l'estampage Kolophon (4), il serait préférable de restituer Cela [Kw][Aatwvoç plutôt que [Avijvaiôvoç Kômaios confirme le caractère ionien de l'Apollon de Naukratis et son culte sur la côte d'Ionie. phore (5), et il y a les mêmes Kwpiaïoç est un nom théoentre Apollon rapports Kwpwxtoç, Mais on

card, BCH, 1921, 88, n, 51). KOJ[IEÏ;, nom d'homme et de femme, à Thasos : exemBCH, 1932, 242-243. ples rassemblés par Y. Béquignon, (1) Décret d'Athènes pour KO>|IGLÎO<; 8Eo8<ipo 'A68-riptTTi« {AM, 1912, 192 = IG, II', 77). Nuova Silloge epigr. (2) Épitaphe, à Kps, de Kw(i.aîo? T{u,t)vo« Kepifiio? (Maiuri, di Rodi, S16). Je ne sais pourquoi L. Biirchner, dans le mauvais article de Pauly» ; les inscripWissowa, Keramos, appelle cette ville « dorisches Seestadtchen tions montrent que c'était une ville ionienne. J'y ai recueilli de nouveaux textes dans un premier voyage en octobre 1932 et les publierai daBs les Monumenla Asiae Minoris Antiqua. (3) BCH, 1915, 36,1. .2. (4) M. Ch. Picard m'a confié, avec ses copies, les estampages des inscriptions en 1913, pour en préparer la publication, à laquelle qu'il a trouvées au Klarion il a bien voulu m'associer. Graecorum (5) E. Sittig ne cite pas ce nom dans, son étude De nominibus recension de theophoris, Halle, 1911 (sur cet ouvrage, voir la très intéressante F. Pfister, Phil. Woch., 1911, 1109; il y aurait bien à dire sur ses lacunes et sa de Letronne, « Sur l'utilité de méthode). Le beau mémoire qu'on peut retirer l'étude des noms propres grecs pour l'histoire et l'archéologie », paru en 1846 {OEuvres, III 2,1 sqq.) n'a rien perdu de sa valeur et de son intérêt, mais je crains qu'on ne le lise plus guère. Ainsi Sittig, qui cite le mémoire de Letronne, n'a pas parlé du nom 'ASpavôSupoç, dont Letronne a montré qu'il était formé sur le nom du dieu sicilien 'ASp.avôi; (sur lequel, cf. E. Ciaceri, Culti e miti nella sloria dell'antica : Sittig, Sicilia, 1911, 7-15). Voici un rapprochement significatif p. 130, en 1911 : « Quod attinet ad nomen Mionnet III, 195), quod 'iBxpdBoToç (Smyrnaeus equidem iam antea aliis causis pennotus in dubio posueram, magna benignitate me certiorem fecit Curtius Regling in priore versu illius nummi conspici — IIS in altero •- TPOAOTOr bis fortasse lacuna antécédente, ut [.M-ïyc]pt<; MiJxpoSÔTOu [ vel similiter restituendum esse videatur »; Letronne, p. 60, en 1846 : « Sur une médaille de Smyrne, Mionnet a lu ISTPOAOTOS (III, p. 195),, reçu dans le lexique

30

LOUIS

ROBERT

le nom le nom, lon

Ko^atc; fréquent,

et le mois Arivatoç

KWJJUXUOV, u'entre q et le mois A-^vatcôv, Kapveloç,

Artvatoç, Dionysos ou qu'entre Apol-

Karneios,

Kapvsïo^

et le mois

Delphinios, portance

laquelle Lès noms fêtes, n'est Partant,

AeXcpmoç et le mois AeXcptvwç. en Ionie, à l'époque qu'a eue ce culte le calendrier de Kolophon nous reporte de mois étant douteux, toujours presque me semble-t-il, avec être xMpî, aussi

ou qu'entre Apollon On devine ainsi l'imarchaïque (1). de noms de à

dérivés

il n'est

guère pas à mettre

Apollon au xtû[AÔç. On sait dieux lié au le dieu (2), culte mais

en rapport KwLtawç doit peu

que le mois Kwpxt&v mais avec le XWJAÔÇ. l'Apollon officiels pas qui préside aux fêtes des nécessairement parfois comme

trop on voit

sur les xwjjiot XWLIÔ; n'était qu'un

dionysiaque (3), et Apollon apparaît en l'honneur de qui on le célèbre (4). Louis

ROBERT.

de M.

invraisemblable de l'Ister fût venu Pape. Comme je trouvais que le nom de si loin jusqu'à et qu'on Smyrne, j'avais conjecturé que ce nom est acéphale, doit lire nom avec celui du fleuve [KA]r£TPOAOTO£, composé Caystrus, qui se rend à la mer, la vue de la médaille elle-même a fait d'Éphèse ; mais près de A, ce qui supérieure, précédé donne le nom abrégé ou /.'v^ç, autre AlS^pCuv u[J.vo<;, x^'hoç, ou tout commençant ces trois est le nom lettres seconde par ; et à la TPOAOTOS, ligne, qui ». 'ircpjSoioc dans la liste de R. MûnsMHTPOAOT0S Mionnet, figure, d'après Die Beamtennamen Num. terberg, auf gr. Miinzen (1913), p. 103; il en disparaît conjecture; ligne la conjecture 1927, p. 74, devant le caractère de maintes archaïque cf. les justes observations de M. P. Nilsson, 52 : « freilich tung des gr. halenders (1917), Zeitschrift, (1) Sur âlteren Zustand der in Feste wie sich das kanu, lâsst », et p. 55. (2) Cf. notamment 12, 244 ; Lamer, les (3) Pour Hermès, 195-199. LXI, rares 1926, «tdtvr,; Mi)Tpo8(5ïO-j. fêtes connues par Die Enlslekung der spiegelt das und Fest calendriers, Bedeureligiôse wohl einen sein belegen in aussi Athen, verschollen kennen, les évanouir cette 12 esta une

Kalender

so dass mitunter wieder, wo wir die Verhâltnisse Athen, Wilhelm, Urkunden sur der dram.

genauer

Ad.

Auffûhrungen cf. Acad.

dans

Pauly-Wissowa, témoignages P. 463-464;

s. v. Kômos

(1922). E. Bethe, 1929, Inscr.,

le nwixô? dionysiaque, Comples-rsndus

Roussel,

Hélène, Pyth., V, 28 sq. : *O>|J.ÔÎ àvépuv 'AitoXXûvtov (4) Pindare, âOupua. Euripide, 1469 : /opoïç TaxtvOou. 75 sqq. : Cf. aussi T\ xtip-oiç Lucien, Tragodopodagra, Tivi 8ai|xôv<>)v âyouui cjàv yepaCpouav ffÉ6aç ; | 7, llaiiv, xiùjjiaffrriv X°P^V i I S**» '•'o'ëE àXh' 06 îTÉipovrai AeTvoetSoç oeûWip SA<syr\i. | 'H pv^ t'.i iipvvoç Bax^w *uip.crÇcTai; | àAV oûx Ë7tE(JT[ XITO£VÏ| aaipayU xop.au;.

ANTANOI

de l'Acadans les Mémoires publié une abondante série d'inscriptions démie royale de Serbie de reliefs, souvent accompagnées qu'il a grecques et latines, surtout dans la Serbie méridionale, recueillies principalement N. V-ulic a récemment (1). Dans cette sérié de 225 inscripavec une tions, publiées avec grand soin et, pour la plupart, ont surtout de fort courtes, bonne photographie, beaucoup, ou par leur lieu de trouvaille l'intérêt (2); pour l'onomastique plusieurs sont précieuses pour l'étude des cultes de la région (3). dans l'ancienne Macédoine

LXXV, 1933, 89 pages. Belgrade, Akademija, Spomenik, certainement : n. 175 (Dassarètes, Ohrid), xpâxiaxo? =— vocabulis, 109, — iwis De Romanorum 8ouxti[vapioî] ; cf. D. Magie, publiai N. 196 (Prilep), et non xàv SvSpa. — 1. 9, transcrire xèv ivSpav, forme vulgaire, Le n. 178 n'est pas inédit; Annual Br. il a déjà été publié par A. M. Woodward, School XVlll Ath., 177, n" 19. (1911.-1912), (1) Srpska (2) Menues Kraljevska restitutions à Artémis des Lynkestes, une dédicace se nomme émanant d'un olxovop.oi; le dédicant Diauxlaç Ephésienne, (n. 20); ANXAHl .-".A.. OS OÎXOVÔJJLOI;; n'a pas transcrites, dans les lettres je que l'éditeur suis tenté de reconnaître de 'Av^aptivôi; et 'Kvyjipy^ le nom 'AvyapT,vôi; (exemples en Syrie, en Lykaonie Rev~. Phil.', 1899, 319-320; (Ikonion, 1GR, III, 1079; à Milet, (3) Ainsi, sur le territoire d'Hérakleia cf. aussi O. Cuntz, Rev. Phil., Savatra, Calder, Jahreshefte, Lystra), 1912, 49-50; XXV (1929), 73-74, qui cite Ancharenius Zur Geseh. lat. Eigennaet W. Schulze, les intendants à rétablir tneh, 122); je penserais (oixovôjj.oi, 'Av/apT^voû] S[oûX]o<;; ou des affranchis sont presque des esclaves ; cf. P. Land•jcpay(j.axeuxa() toujours J. Keil Unters. ûber den oîxov<Sp.o«, 12-14; et A. von Premerstein, vogt, Epigr. IIJ- Reise in Lydien, ArchM. Rostovtzefi', BCH, 1928, 412-414; p. 36 ; L. Robert, Mitt. und Wirlschaft, epigr. XIX (1896), 139; Gesellschaft II, 278-279, Oesterr., note 4. — Je lis ainsi n. 55 : Botx^eîov npEaêûxâpov nprnovTi de Stobi, l'inscription xu apjrtjiuaf^, et non Au Bax^EÏov devait iipEsâiixEpov npéitov Tîxfji àpxnj.uïxîi. comme à Thasos, s'opposer, un véov B<XXXEÎOV \lG, XII 8, 387). — N. 58, dédicace

ââ L'une l'éditeur C'est figure me paraît devoir

Louis être

RÔBERT expliquée blanc, autrement trouvé que n'a fait

(1). un bas-relief un groupe

en marbre

de dieux, représentés à sa gauche, Pan ; à sa sur un satyre; s'appuyant Dionysos une femme, avec voile, en plus petites dimensions, droite, sans doute Demeter, et himation, que l'on appellerait tunique si elle la droite suivante c'est ne tenait de la main gauche une grappe de raisin et de un long thyrse; elle est donc considérée comme une mais ce n'est pas la Ménade classique ; de Dionysos, une divinité de contre locale, entrée la déesse, un tout son épaule de la terre un le cycle petit homme, bâton. Ce sont dans

à Stobi, qui de face : au centre

manifestement

à gauche dionysiaque; tient barbu et chauve, les dieux

de la région, divinités et des forêts, groudu dieu principal, du auquel on a donné l'allure pées autour porte ces mots : Dionysos classique (2). L'inscription AEMONECANTANO Elle quelques est complète lettres. N. à gauche ; à droite, il a pu y avoir la transcrit : AIJAOVEÇ Vulic àvxavo[t]. Je

— N. 81 me semble mal restituée. L'épithète (Grodska) : — N. 119 : Tito; «SopxouvSxo; A.-NYCUJ xax' tù%fy> I(ovi) O(ptimo) M(aximo). doit être complété, je pense, A[to]vû«n<>. — N. 124 : dédicace à Zeus. — N. 142 — N. 153 : Kup£ij> Ail xal "Hp$. — N. 155 et Saluti. (Knjazevac) : Aescuiapio — N. 160 : (Mitrovica : Deo Invicto. du Kosovo) : I(ovi) O(ptimo) (Kumanovo) M(aximo) ; de. même, n. 168 (Nis). — N. 173 (Novi Pazar) : Minervae Aug(ustae). — Les plus lon— N. 187 (Pirot) : Soli Invicto. — N. 181 (Peô) : Serapi Invicto. des inscriptions recueillies gues et les plus intéressantes par N. Vulié ont été : dans les Mélanges Glotz, 869-876, nouvelle lecture publiées par lui séparément MaxeSovt* de l'inscription I, n. 262 (de Bêla Crkva), qui lui donne Dimitsas, la valeur d'un inédit (je signale les essais de restitutions qu'avait tentés W. Baege, De Macedonum sacris, Diss. Phil. Hal. XXII (1913), 217-218); — dans BCH, 1932, de Stobi ; — dans la Rev. Arch., 291-298, inscription grecque de la synagogue de la Serbie. Il a aussi trouvé 1933, I, 181-194 : Nouveaux documents mithriagues acte d'affranchissement un intéressant par vente à Artémis Ephesia. (1) Page 28, n. 79, avec photographie. et la même allure, fort impersonnelle, (2) La déesse a le même costume qu'Héra et les Nymphes sur tant de reliefs des Balkans. Sur le dieu des pays de assimilent à Silvain et que les monuments rerillyricum que les inscriptions sous la forme de Pan, cf. A. von Schneider, Arch. epigr. Mitt. Oest.f présentent Les cultes païens dans l'Empire IX, 35 sqq.; J. Toutain, L 268-273; romain, M. Bulard, BCH, 1923, 458-459. -HpaxXsî auyx[axayuYÛ?].

ÀNTANOÎ

M

crois tant

peut licencieux.

un insmais je ne saurais est bonne, que la restitution : àvxavoç, dit-il, à l'explication en propose m'arrêter qu'il être pour àvsxavoç dans le sens de KVEXOÇ,pétulant, libre, Transformations

un résultat pour surprenantes, et désespéré, Tout effort sera vain invraisemblable. je pense, dans la de sens acceptable de àvxavot une épithète de tirer un nom de peuple, J'y vois un nom propre, grecque. langue divinités des et j'entends : AÉJAOVSÇ 'Avxavo[t], un ethnique, de nous faire connaître, a le grand intérêt Le relief Antanoi. sous tribu Or une interprétation de Macédoine. ce nom elle autrefois, des 'Avxavoî aussi à la grecque, nous les dieux ruraux d'une

est connu

provenant publié trouvée Monastir) est ainsi ......

de la Haute

par Macédoine. Grec,

une P. une

inscription Perdrizet inscription de Bitolj, ère,

a

près et datant, conçue

d'après d'Hérakleia

la copie d'nn des Lynkestes

semble-t-il,

(environs du ne siècle de notre

qui

(1) :

o't 8è xexTrjLcÉvot ptovov xatç x^t uiïsûOuvot sgruTav (2) • xîva [TTOXEI? ÈJTcijJaXXopsvat; Xetxoupytatç ' s87)Xci>(ra [8s Set x]pÔ7Cov o-xôpvuTÔat xà? oSoûç, xotvwi Siaxàypiaxi ot Xetxoupystxuo-av O-UVXSXEIV ULISIV sic xa àvaX(î)[Aaxa, [xe]Xsiito xal ANTANOTS 5 xè xptxov o-uvstTCBspovxaç (3) " r\ Ss Tuvsiacpopà ysvsT9o>~ano xwv èv Maxeoovîa ovxwv ANTANÛN. Eùxu^elxe. xaXavSâiv 'Ioovtcov " àrcô Auppa^tvou, EIpô ty'
(1) BCH, 1897, 162. P. Perdrizet
dans ses pas que W. Weber, ait cité ce texte), M. Holleaux, d'un proconsul de Macédoine; tratuumque cher plutôt Wirtschaft Trajan. de la province (2) Cf. cette inscription d'Asie [Jahreshefte, 77) : T, 'AjiuÇovÉtuv xôÀ'-ç xô Éit[6otXXov aOxîj piépo? xou Tpi^oJvoç le passage (3) Je rapproche de la loi des astynomes l'entretien des routes 8è [OGI, 4S3, 29 sqq.) : jtapExÉxuaav P-ouç ta? 68où; [ot x]à xx7)(iaxa XEXXïijjiévtK itapà xà< oftxCaç sxaSiuv [Sixa <Tuvei]ijoespovxs« xai <ruvEiti(jxEu[àÇovxÊ<;]. UEO, XLVIl, 1934, n« 21», XIII, 1910, Beiblatt, X-Q 'A<r(a xaxeaxedauev. de Pergame relatif à xai nopeuaixaflapoù; eu? xai] x^v yEixviasiv

y reconnaît

une
zur

lettre
Gesch.

d'Hadrien
d. Kaisers

(je ne vois

Untersuchungen

REG, 1898, 274-275, plutôt L. Lafoscade, De epistulis imperatorum magiset semble romanorum les deux (1902), n. 146 cite hypothèses penvers l'attribution à un empereur; M. Rostovtzeff, u. Gesellschaft im rbm. en rapport II 73 (cf. 316) la mettrait avec Kaiserreich,

Hadrianus, un document émanant

3

34

LOUIS

ROBERT

Les mots sants. Tandis

ANTANOVS

et ANTANQN

ont paru

fort

embarras-

la copie était P. Perdrizet songeait à « une corporation transports) qui devait avoir chemins

que Dimitsas (1) supposait qu'on avait affaire, si de sens inconnu, exacte, à des mots macédoniens voulait croire à une erreur de copie, répétée, et de (par exemple d'entrepreneurs intérêt au bon état des grands

». Un progrès décisif a été apporté par une étude de M. Holleaux (2), qui a proposé de voir xlans ANTANOTS et ANTANQN un nom de peuple, sous une forme à la vérité et tronquée, des incomplète puisqu'il 'Axtvxâvsç, s'agirait habitant en Epire la haute vallée peuple épirote, mais dont l'histoire fut souvent mêlée à celle de la et dont le nom est parfois écrit 'Axtvxavot (3). II me bli que, dans ANTANOTS, il faut en effet retrouver de l'Aoos, Macédoine paraît étaun nom de les

à peuple (4). Mais je vois une difficulté Atintanes. On a admis que le copiste de ce ^oublié deux lettres dans sa transcription; bien que la copie soit par ailleurs excellente obligé même NQN. Il de

y

reconnaître

avait l'inscription serait admissible, (5), si l'on n'était

il avait commis la supposer qu'à deux reprises omission des lettres TA entre A et NTANOYS ou NTAme semble assuré que la pierre a bien porté ANTA-

• p. 272. (2) REG, 1898, 273-278. aux textes (3)'Références (1) MaxiSovfa, tance leaux, au me siècle, ibid., Nouvelle mention stratégique Rome, la

sur

les

où de l'Atintania, Grèce et les monarchies

Atintanes, se trouvent

ibid., 276, note 1. Sur l'imporles défilés de l'Aoos, cf. M. Hol109-110 ; sur son histoire hellénistiques, p. 347. de la in the

renvoie 110, note 1, et les passages l'index, auxquels des 'Axivxôveç sur une tablette de Dodone, npaxxixi Société de 1929, 226, n» 8, d'Athènes Archéologique administr. (4) Je ne comprends qu'Abbott-Johnson, guère Municipal Roman Empire, en reproduisant ce texte, encore p. 399, n. 79 écrivent N0r2

ANTA-

en majuscules, : « The reading 'Axtvxavot is suggested ajoutant by HolM. Rostovlzeff, leaux». loc. cit., de M. Holleaux 1, 347 admet l'interprétation : « dem Stamme der 'AvxavoC —; in diesen erkennt M. Holleaux die bekannte 'Axtvxavot wieder ».. la même de 7 lignes ; le était une autre pierre gravée inscription (5) Sur n'a commis même une faute du graveur), faute (c'est copiste qu'une peut-être , : dito6e8et[v]jj.vo? 1. 13 9, x5jt 7toAt n'est pas une pour aitoSESEifr] pivoî. A la ligne erreur du copiste, mais une graphie du lapicide.

ANTAN01

35

les Atintanes, NOVS et ANTANQN; et, si l'on doit y retrouver une forme abrégée, régulièrement en usage. il faut admettre loin de la région des habitaient D'autre part, les Atintanes des Lynet la plaine entre la vallée de l'Aoos Lynkestes; il y a plus de 150 kilomètres entre Tebelen et Bitolj, kestes, de plusieurs peuplades ; le territoire de régions montagneuses, il faut admettre d'Hérakleia, qu'on a affaire, dans l'inscription du peuple des.Atintanes, à une partie non pas proprement et fixé mais à un rameau détaché, isolé du groupe principal loin que tion admissible de lui, ce qui est d'ailleurs son nom eût subi une transformation. de l'inscription la difficulté de Stobi, y avait si elle est et Mon expliquerait interprétavient exacte, une.double attesté trois des Anla-

accroître erreur fois. noi,

du copiste, D'autre part, non

déjà à supposer qu'il le nom ANTANOI est désormais elle invite à chercher la résidence

d'Hérakleia, pour les point au Sud ou au Sud-Ouest tout en les laissant le plus possible des Atintanes rapprocher mais au Nord-Est en contact avec les Lynkestes, d'Hérakleia, dans et Stobi (entre Bitolj la région située entre Hérakleia très naturellement Monastir et Gradsko), ce qui explique qu'ils et aux Lynkestes soient cités à la fois dans la lettre romaine de Stobi ; voisins des Lynkestes et. rattachés l'inscription étaient à eux administrativement proches (1), les Antanoi voisins aussi de Stobi. dans son Synecdème, nous a conservé On sait que Hiéroklès, au vie siècle, classées par proune liste des cités de l'Empire suiénùmérées de chaque province, vinces, et, à l'intérieur ait vant un ordre géographique. ordre géographique Qu'un bien été adopté dans son catalogue des villes de l'ènap^ta
'I/Xuptxoù • a' MaxESovta ùirô xovffOuXàptov, TOXSU; Xë' (§ 638),

dans

c'est

ce qui

apparaît

évident

si l'on

veut

bien

suivre

sur

la

die nicht Burloc. cit., I, 347 : « Das Gebiet der Lyncesti, (1) Cf. Rostovtzeff, der Stadt Herazum Territoriûm ger der Stadt waren, gehôrte wahrscheinîich clea, wfthrend ein Teil des Staminés der 'AxtvxavoC der Stadt in derselben Weise attribuirt war, wie die Carner und Cataler der Stadt Tergeste ».

#6

LOUiS

RÔBÉRÏ

carte

: de Thessalonique on remonte vers Pella, Ëuropuis on repart de Dios vers Beroia pos (I); (Dion), (2), l'Eordaia, et l'on Edessa, puis Kelle (près du lac d'Ostrovo), l'Almopia, arrive à Hérakleia des Lynkestes ('HpàxXsia Xaôxou ou Xaoûxou = de revenir atteindre à l'Est la ; or, avant avec Doberos (3) et Idomène, et Amphipolis, pour on continuer

'HpàxXsta Aûyxou) de l'Axios région ensuite sur

rencontre Philippes 'Avxavta et NtHérakleia, TE^IVOQU (4), qui suit immédiatement doit donc être placée au Nord-Est XÉ871Ç.L'Antania d'Hérakleia, sans doute et dans Stobi, la vallée là où de les l'Érigon, inscriptions le témoignage dans Hérakleia chercher. montre pleinement inscriptions l'existence attestent pays m'invitaient des le entre à la

Serrai,

Hiéroklès à la fois qu'il

confirme

raison donnent, de l'Antania qu'il

n'y faut rien corriger un nom d'y chercher dès

inscriptions, et qu'on avait de

eu

l'époque impériale, connue seulement par dans le Synecdème, Louis

peuple (5) ; les la^ preuve de Hiéroklès corriger (6) et 'Avxavta

ne faut (7).

pas,

en 'Avxtyovsta

ROBERT.

(1) Cf. A. Plassart, BCH, 1921, 54, note 7. (2) J'ai copié à Beroia quelques inscriptions cf. H. Gaebler, (3) At<56opoç. Sur Doberos, 185. (4) klès, Constantin Porphyrogénète dans

que je Zeitschrift

publierai

prochainement. 36 (1926), f. Numismatik, ' donne, d'après Hiéro-

le De

Thematibus

'HpoixAEta Adxxou, 'Avxavta, ré(i.tv8o<;, NixéSir)<;, Atôëoupac;. avec les 'Axtvxavot? Ceci expliquerait (5) Les 'Avxavot ont-ils quelque rapport assurément très bien la distinction 'Avxavwv xwv èv MaxsSoviot ôvxuv. Mais la différence des noms êvxuv ne la va pas preuve ou, mes plus sans qu'il difficulté. Je tirerais groupe la MaxeSovta province, un y avait vraisemblablement, d'Asie Mineure de 'Avxavûv xûv iv plutôt d'Antanoi dans une autre Mésie, dont la frontière est

la Thrace, dans

proche. (6) Je montre monnaie Bithynie d'évêchés atteste connue

Villes dès

comment

l'existence, seulement,

romaine, l'époque en fait de textes, par

ou une une. inscription de telle cité de Lydie ou de Hiéroklès ou par les listes

byzantins. donnent : (7) Correction suggérée par Wesseling 'Avxayvta) (ides manuscrits « 'Avxayvta Constantinus in ego nominibus rejuvSou. 'Avxavta, répuvSo? : quibus urbes non recordor. Videndum Macedonia legisse est, an 'Avxiydveta MufSovta?. huic de qua Plinius, dederit ». Sur Ptolemaeus, originein Stephanus atque alii, sur le et son site probable, de Mygdonie Antigoneia de V. Tscherikower étude ignorée BCH, 1923, 297-300, J5ie hellenistische (1927), 2. Sl&dlegrtindungen Vardar, dans voir son G. Kazarow, triste ouvrage

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

(1)

On souhaiterait vaux d'archéologie les auteurs veulent leurs

dès iraoffrit un tableau complet que ce Bulletin chance d'être atteint que si Ce but n'aura grecque. bien prendre LIVRES ou du un exemplaire de ARTICLES, au Rédacteur en chef de la Paris Montparnassse, (vie). Les- LIVRES la peine d'adresser plus complètement

publications, boulevard Revue, 129,

et analysés reçus seront signalés dans le Bulletin dans les Comptes rendus bibliographiques.

PÉRIODIQUES

DÉPOUILLÉS,

Allemagne

: Die Anlike Arch. [Sect.

: [Sect. I], Jahrb. Jahrbuch I, II et IV]

1933; [Sect. III], 1932. des deutschen archaologischen XLVII (1932), 3-4 et XLVIII

Instituts (1933), 1-2;

:

[Sect. III] XLVII (1932). : [Sect. III] Archiv fur Religionswissenschafl (1933). : [Sect. 1,11, III, IV] LVII (1932). Alh. Mitt. Athenische Mitteilungen Bonner JahrbUcher : [Sect. III] 136, 137(1932). : [Sect II] 1933. und Fortschritte Forsch. u. Forlschr. Forschungen 1932, 12 ; 1933. Hermès : LSect. II] LXVII (1932), 4 ; LXVIII (1933), 1-3. Klio : [Sect. II] XXIII (1929), 2-3; XXVI (1932), 2. 1932. Mûnchner JahrbUcher : [Sect. III] Numismatik : [Sect. V] I (1932), 5-9; II (1933), 1-9. Gnomon : [Sect. II] Panthéon Philohgus : [Sect. III] 1932. (1933), 1-3. Philologische : [Sect. III] 1932. Wochenschrift : [Sect. II] LXXXVU (1932), 4 ; LXXXVIU

(1) Subventionné par l'aide des fonds alloués

la Confédération par le Parlement.

des Sociétés

scientifiques

françaises

à

38 Rom. [Sect. MM. II

BULLETIN Rômische et

ARCHÉOLOGIQUE Mitteilungen XLVII (1932), 3-4; of (1933), (1932). 1933. I] XXVIII (1933) II ; XLVII : [Sect. 3-4; I] XLVÏIl XLVÏIl (1933), I XXXVII et (1933) 1-2; ;

v

Amérique

III] [Sect. American : AJA. (1932), [Sect. Art and Bulletin Bulletin [Sect. Hesperia: (1933), Memoirs Metropolitan The Muséum : Antiquity British VI BSA. 4; III]

IV] XLVI (1931), Journal

(1932). : [Sect. Archaeology 1-3; [Sect. II]

IV]

XXXVI 1-3;

XXXVII XXXVI

(1933),' r-/T

Archaeologyjj of the Muséum of III] the XXVII II

1932. [Sect. III] Boston [Sect. III] 1932, Muséum : [Sect. Metropolitan (1932), et III] Acad. Sludies XXVIII (1933). 1-3;

[Sect. 1-3: of

11(1933), Rome

[Sect.

IV] XI

I (1932) ;

the Amer. Muséum Journal

: [Sect. III] XX1I1

I et IV

II]

(1933).

: [Sect. III]

(1932).

Angleterre

": [Sect; : [Sect. Archaeologia Muséum (1932). Annual

: [Sect. 1932. III] I] :

(1932).

LXXXH, [Sect. School

1932. I] VII (1932-1933) ; [Sect. II et III]

Quarterly of the British

at Athens

:

[Sect.

I,

IV]

XXXI JHS.

(1930-31) [1933], of HellenicStudies: Journal

[Sect.

I]

LI1

(1932),

2;

LUI

(1933);

[Sect. II et IV] LUI (1933).
JRS. Journal The Numismatic Numismatic Paper* Autriche : Jahresh. , [Sect.

LU (1932), 2 ; LUI
Studies : [Sect. V] :

(1933), 1 ; [Sect.
[Sect. III] XXII

in]
(1932).

LU (1932),

of Roman Chronicle Circulai-

: [Sect.

V] 1932 (3-4) ; 1933 (1-3). 1933. XII (1932). Instituts, II] XXVIII Wien (1933), 1; :

Schooi : [Sect. III] of British des ôsterreich. Jahreshefte I] XXVII (1931-32), 1 et 2;

archaol. [Sect.

[Sect. 2(1932);
Belgique: : Bulgarie Danemark: Egypte Espagne France : : : Antiquité Bulletin Tilskueren Bulletin Arch.

III]

XXVII XXVIII,

(1931-32); 1 (1933).
III]

XXVIII

(1933) : [Sect.

IV]

XXVII,

Classique: [Sect. Institut Archéologique : [Sect. III] Société royale Archivo 1932.

H (1933). bulgare : [Sect. III] XXVI Vil (1932-33).

Alexandrie espanol 1932. III] 1933. de

Esp. :

: [Seet. Arte y

III]

Archeologia

(1931). : [Sect.

II]

n 08 24-26. Albania Beaux-Arts Bulletin BCH. 2 ; LVI Bulletin [Séct. III]

: [Sect.

des Antiquaires : [Sect. Bulletin de Correspondance [Sect. (1932). des Musées: [Sect. I] II et IV] LVI

III]

1931. : [Sect. (1933), 1932. Ij 1 ; LVI [Sect (1932), III]

hellénique 2 ; LVU (1932), 1933 ; [Sect.

III]

BULLETIN Cahiers CRAI. d'Art : [Sect. III]

ARCHÉOLOGIQUE 1932.

39

des séances de l'Académie des Inscriptions Comptes-rendus : [Sect.I] et Belles-Lettres 1933, 1-2 (janvier-juin) ; [Sect. II] 1932, — 1933, 3 (juillet-octobre); 2 (mars-juillet) [Sect. III] 1932, 3-4 ; 1933. (juillet-déc.) B. Arts. Gazette des Beaux-Arts des Savants : [Sect. I] 1933, et d'histoire : [Sect. L (1933). I] 1933. ' II XXXVI 2 ; (1932, IV] II), XXXVI III] (1932, ,11) ; vr série, ' • . . , : III et et : [Sect. I et III] 1933. 1-5 ; [Sect. 1933. ., III] II] XLIX (1932i et L

Gaz. Journal

d'archéologie Mélanges _.' (1933) ; [Sect. IV] Monuments Mouseion Préhistoire Piot

: [Sect.

: [Sect. 1932, III] -1 (1932). : [Sect. III] : [Sect. I, I) 1 et 2 ; [Sect. et

Revue Archéologique ' vie série, I (1933, I (1933, I). Revue de l'Art RE A. XXXV REG. Revue

I : [Sect. des Études

III]

1933. [Sect. III I, et II, IV]

anciennes

: [Sect. grecques I, 1-4 (n- 214-217) ; [Sect. XLVI (1933). II] Revue des Études latines : [Sect. 1932. III] Revue Syria: Numismatique-: [Sect. V] XIII (1932), [Sect.I] (1932), XIV (1933). 1-3; [Sect. XIII (1932), 3-4 ; XIV (1933) 1-2. Dell. Archaiologikon Deltion

(1933). des Études Revue

IV]

XLVI

(1933),

1932 (3-4) ; 1933. 4; XIV (1933), 1-3 ; IIIJ XIV (1933), III

[Sect. 1-2;

II] [Sect. XIII

XIII IV]

Grèce

:

Arch.

: [Sect. : [Sect.

II,

et IV]

(1930-

31) [1933]. Arch. Praktika Prakt. [1932J; Hollande Italie : : Mnemosyne Africa Atti e Annuario Éph. Archaiologikè t. Akadèmias tes [1933]. II] Italiana délia LX : [Sect. (1932), 3. V (1932). III] di Alêne Società : [Sect. III] Grecia Magna XI1I-X1V. : [Sect. II et III] Éphèméris Athènôn II et IV] 1931 [1933]. 1931 : [Sect. I] VI (1931). Hétaireias : [Sect.

Praktika 1932

Archaiologikès

II]

: [Sect. Scuola

Ualiana

Memorie

1931 (1933). Bolleltino Bolleltino III d'Arle : [Sect. Associazione XXV-XXVI I] 1933 ; [Sect. III] (1931-32). inlern. Sludi Mediterranei II, [Sect. III] 1932.

(1932). Dedalo : [Sect. Historia Mon. : [Sect. Ant.

I] III]

1933,

1-6; Antichi

[Sect.

III]

1932. : [Sect. I et IV] XXXIV (1932), 3 ;

Monumenti

XXXV, (1933), 1. Not. Scav. Notizie degli Scavi : [Sect. 1932 ; [Sect. (1933), 1-3 ; [Sect. III]

II IV]

] VII 1932;

(1931), 10-12 1933, 1-3.

à IX

40 Riv. lst. II] Rivista IV

J.

CHÂRBONNEAUX R. Istituto Archeologia 2-3 ; [Sect. Il III] Acta Instituti e (1930), Romani Storia III R. dell' (1931). Sueciae, II) Arte :.

Suède:

[Sect. Corolla

(1932-33), (=

Archeologica I]. Société

(1932) : [Sect. Bulletin de la 1933. Suisse: Genava : [Sect,

royale • IV] XI

des

Lettres

de Lund

; [Sect. ^

I]

1932'

III

et

(1933),

I. —

ÉPOQUE PRÉHELLÉNIQUE. du

dans l'art minoen GÉNÉRALITÉS. — tes plantes Mobius (1). M. Martin de vue botanique, les différents motifs végétaux de la décoration point En premier lieu, ceux qui sont le safran sûrement identifiés : le lys blanc,

examine, minoenne. de lys

marin

(pancratium le figuier,

maritimum), palmier-dattier, seconde : câprier lupin : tulipe

Une égyptien. vraisemblable à bière), tions

le (crocus sativus), l'iris, l'églantine, l'olivier, — ces deux derniers le papyrus à l'art empruntés série comprend les motifs dont l'identification n'est que : dictame), (Evans myrte, violette, orge (sur une cruche (Evans (ou : pois lotus?), plantain, ?), lierre sauvage). lotus Viennent, ensuite les identifican. alba), (vigne, caerulea et (nymphaea branches feuillues graminées, sacral » d'Evans), ivy à l'extrême. Il : il fleur mauve. faut

grenade,

douteuses

chèvrefeuille, ortie, asplenium les le

mélisse,

glaïeul, trichomanes

s'ajoutent reconnaître ombellifère titre

plantes

fantaisistes l'écriture de

ou stylisées

A quoi renoncer à

dans silphion d'ailleurs absente sacré

hiéroglyphique Crète — ou d'une

s'agirait symbolique

d'une plutôt au même

de Mycènes. bague ». Le curieux décor « mottled en Crète (céramique », répandu de « Vasiliki et à l'Helladique anciens, ») et en Grèce au Minoen paraît s'expliselon M. F. 0. d'abord fortuites quer, Waagé, par trois causes, puis utilisées de ventilation : 1) proximité des orifices dans le four; 2) coupar les potiers de gaz réducteurs ou oxydants des vases voisins rants variés ; 3) contact (2). Tablettes meilleure cédemment ment une de comptabilité. M. Joh. base pour le déchiffrement (3) les signes d'inscriptions deKnossos : une l'autre série du talent offrent la que ces tablettes de l'écriture minoenne. Ayant identite»pBfcet de la double mine, il analyse ingénieusede céréales au compte Sundwall estime

que « l'arbre Vases « tachetés

» de la célèbre

au palais du

de livraisons où il s'agit, suppose-t-il, livrée est inscrite de la marchandise partie

soit en argent (4). au compte du « trône », soit en nature, et subdivision du Mycénien récent. M. R. W. Hutèhjoson Chronologie proposé l'H. R. III en trois : a (1400-1300) : vases de Tell-elde subdiviser périodes à Mypènes; House» etEnkomi la plupart), Amarna, Gurob, lalysos (pour «Ramp propriétaire, b (1300-1200) : vases de Zygouriès, Kôrakou (en grande partie), plusieurs tombes.

p. 1-39. (1) Jahrb., XXXVII, 1933, 3, p. 404-406. {£)AJA, II, p. 827-829 (cf. REG, XLVI, 1933, p. 73). (3) Mél. Glotz, Commentât, humanarum Fenniça, litterarum, (4) Soç. Scient, XLVIII. 1933,

"""* w•» IV, 4, p. I-IO,^! .*c .

BULLETIN de : céramique ; c (1200-1100) Mycènes » à Mycènes, tombe 1 d'Asiné deposit Tholos et tumulus. M. Natan Valmin entre le lumulus

ARCHÉOLOGIQUE récente (1). (2) et la montre tholos qu'il n'y de Phylakopi et Paros,

41
« Granary

radicale ont été

construites Presque les furent par grandes pillées une

homérique en terrain découvert en tout

mycénienne ont conservé et certaines en partie visibles

a pas de différence : plusieurs tholoi leur tertre jaloncelle de étaient mycéet d'ailleurs sauf qu'elles

artificiel. naient Midéa, signalées

toutes,

cas, étaient

C'est pourquoi toutes, mycéniennes". Il' est vraisemblable en outre dès l'antiquité. pierre levée. Homère a co'mbiné le souvenir

routes

des princes

Fig.

1. — Vase de Chypre.

Psychostasie.

niens binaison

attaché

à leurs

tholoi

avec'

les coutumes en Carie.

funéraires

de son

réalisée à

d'ailleurs Théra,

à Assarlik, à l'époque

On constate

époque la survivance

— comde la

tholos-tumulus mycénienne de prospérité

et l'époque homérique et de moyens matériels. M.-P. de la

Il n'y a pas entre, archaïque. l'époque « rupture » de civilisation, mais différence Nilsson grecque, a montré, dans son livre sur les

M>(JÈNES ET T5. GRÈCE. — M. Origines mycéniennes direct

étaient grecques était en rapport

localisés avec

mythologie sur les sites l'importance

les mythes et les légendes que et que la densité des premiers mycéniens des seconds (3). Un second du ouvrage

(1) Annalsof Archaeology (2) Acta Instituti romani (3) The Mycenaean origin de la Revue le compte

XIX, 3-4, p. 117-120. Anthropology, Sueciae. Corolla regni II, archaeologica, 1932. Voir dans le of Greek my'lhology, rendu par M. Ch. Picard,

and

p.

216-227. n°

présent

42
même auteur, Homère

3.
et Mycènes

CHARBONNEAUX
(1), dénombre les sources la royauté mycéniennes homérique, de ter-

et insiste notamment sur le fait que l'épopée grecque restre avec Aganiemnon ou céleste avec Zeus, reflète

Du point de vue religieux, la représentation mycénien. nien de Chypre selon une (fig. 1) apporte, l'auteur, tient une balance devant lé char serait personnage qui selon non niens la coutume pas (2). Poséidon homérique, — serait l'âme ainsi des guerriers désignécomme qui le

de l'empire l'organisation sur un vase mycéfigurée confirmation à sa thèse : le Zeus lui-même pesant, Zeus — et des Mycé-

vont dieu

combattre. suprême

— Pommeau Fig. 2.

d'ivoire

de Mycènes

(développement

restauré).

de l'acropole de Mycènes. La publication magistrale de M. Karo (3) est digne des fameuses découvertes de Schliemann. et définitive à fosse sont décrits oùNombre du mobilier des tombes funéraire ici d'objets les deux même reproduits fois : citons, plus curieux, pour la première parmi d'ivoire pommeaux au repoussé d'une ciselé scène (fig. 2) et les à nombreuse fragments figuration d'un grand vase d'argent Pour ce qui décoré est des

PÉLOPONÈSE. — Les

tombes

guerrière.

(1) Homer il sera rendu

1933. De cet ouvrage aussi Methuen and C°, Londres, Mycenae, la partie de la Revue. en détail dans bibliographique compte des lettresde de la Société Lund, 1932-1933, II, III, p. 29-43. (2) Bulletin royale Cf. REG, 1928, p. 205von Mykenai, 1930-1933. Munich, (3) Die Schachtgraber 206. and

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

43

de M, Karo, indiquons brièvement conclusions qu'il adopte la chronologie mycédes tombes de l'acropole aux nienne de Wace, donc l'antériorité par rapport de la civilisation de cette première période tombeaux à coupole; l'indépendance à l'égard de la civilisation minoenne est d'autre part nettement mise mycénienne en lumière. série des Tombes à chambre de Mycènes. — M. Wace termine la très importante qu'il a consacrées à Mycènes par une ample et méthodique descrippublications III et du funéraire du cimetière du Kilomètre tion des 23 tombes et du.mobilier cimetière de « Kalkani », en usage tous deux de l'H. R. I à l'H. R. III — le second sur un site occupé dès l'H. A. Le dromos des tombes récentes est étant installé plus étroit et plus long que celui des plus anciennes. Les chambres comportent

Fig. 3.J—

Cruche de Mycènes.

Danse rituelle

(?).

souvent une ou plusieurs fosses ou puits. Il semble que les squelettes trouvés dans le dromos de la tombe 505 attestent un sacrifice humain. L'un dés résultats les de l'exploration de ces tombes est de montrer la continuité plus importants de la civilisation au cours de l'H. R. ; dans la tombe 529 notamment, on a mycénienne 18 ensevelissements à des niveaux différents pu constater : c'est donc un véritable caveau de famille, qui a été utilisé sans interruption de l'H. R. I à la fin de l'H. R. III. La publication de M. Wace a en outre le grand intérêt de nous présenr ter, pour la première fois, une collection de complète de céramique mycénienne Mycènes : l'influence Cretoise s'y montre forte à l'H". R. II, particulièrement tandis qu'à l'H. R. III l'ancien esprit continental géométrique reprend le dessus et qu'apparatt le décor à figuration humaine (fig. 3). A l'H. R. II appartiennent également les meilleures intailles — notamment celle de la déesse aux lions (fig. 4) : elle porte un objet rituel « représentant des serpents » (?) et surmonté d'une

44
double hache. Une autre

3.

CHARBONNEAUX un casque tel que celui qui a découvertes dans la retaillées, a montré des squelettes une.Drétandis que les femmes peuvent être les nor-

pu être reconstitué tombe 518 (fig. 5). L'examen anthropologique dominance du type dolichocéphale; mais considérées hommes, comme de taille

pierre gravée représente avec les défenses de sanglier

en général à la race méditerranéenne, appartenant attester l'intrusion d'un élément plus grande, paraissent

dique (1). Les lombes royales de Midéa (2). Une publication provisoire (3) avait déjà permis de connaître les résultats des fouilles suédoises de la nécropole principaux de Midéa. La publication définitive mycénienne apporte des aperçus nouveaux et fort et la religion mycéniennes. Le tombeau à cousuggestifs sur la civilisation les squelettes du roi, de la reine et de la princesse, en deux pole, contenant chacune d'un puits sacrificiel, date de l'H. R. II, c'est-à-dire fosses accompagnées

— Iutaille de Fig. 4. Mycènes. Déesse à la double hache.

— Fig. 5. Casque mycénien, reconstitué arec des dents de 'sanglier.

moitié du xve s. La célèbre coupe d'or à décor marin serait de Dans les animaux crétois et d'un siècle plus ancienne. travail figurés sur les — sceaux, M. Persson voit des symboles — des blasons de villes par quoi s'exSur la bague de la princesse, on les exploits des héros dompteurs. pliqueraient de la deuxième de deux monstres, un faisceau végétal en forme d'arc, attribut voit, au-dessous de la grande déesse (serpents, selon M. Wace; voûte du ciel, selon M. Dussaud; la plus intéresarcs, selon MM. Nilsson et Vallois). Des trois tombes à chambre, sante parait bien être un cénotaphe, datant de 1200 environ, destiné aux disparus de Midéa, lors dans la tombe Ceux-ci sont remplacés l'Egypte. d'un type répandu ou statues-menhirs, dans toute l'Europe préhistorique, pourvues de cupules pour l'at|j.axoup[a. Dans ces statues de remplacement, M. Picard reconnaît les xoXotraot (mot préhelléde l'expédition égéenne par des statues-tables contre

1-242. 1932, p. i-vmet LXXXII, (1) Archaeologia, 1933, p. 145-158, de (2) Compte rendu dans le Journal des Savants, juillet-août la publication de A. W. Persson, The royal Tombs at Dendra near Midea, Lund, 1931, que je n'ai malheureusement pas eue à ma disposition. i Dendra, Stokholm, 1928. Cf. REG, XL1II, 1930, p. 69-70. (3) Kungagraven

BULLETIN désignés par divers textes

ARCHEOLOGIQUE comme des substituts rituels utilisés

48
dans

nique), certaines

cérémonies. — Établissement ATTIQUE. Mylonas dont et Kaurouniotis les plus anciens

MM.

maisons les

le Télestérion d'Eleusis sous (1). préhellénique ont mis au jour, sous le télestérion, des restes de remontent au M. H. ; (ainsi tombes) que quelques La découverte entouré et la plus impord'un mur de péribole . début de du datant

sont de l'époque plus récents subgéométrique. surélevé et orienté,, tante est celle d'un mégaron (19 m. x "16 m.), situé sous l'H. R. III (fig. 6). THESSALIE. -r- M. Hazel D. Thessalie préhistorique, le télestérion de

Pisistrate

Hansen s'est

a consacré efforcé

une

excellente de

où il

notamment

à la monographie et de clarifier rajeunir

Fig. 6. — Eleusis.

Téménos

mycénien

avec mégaron.

la classification la civilisation Stations Tyrnavo, thique, ponctuée; (début motifs

céramique. thessalienne

se termine L'ouvrage avec les civilisations de Larissa. riche

néolithiques une provient qui se répartit

près assez entre

par une étude des rapports voisines ou apparentées (2). De. deux « magoules Larissa », entre de céramique connues : rouge thessalienne lustrée,

de

et

collection déjà

néoliincisée ou

les séries (peinture

céramique des influences incisés).

de Sesklo

monochrome)

; céramique

lustrée

noire

danubiennes); formes Quelques

de Dimini(peinture céramique nouvelles (3).

polychrome;

2, 1933, p. 271-286. (2) Early Civilizalion in Thessaly, Baltimore, dans la partie de la Revue. bibliographique (3) Ath. Mit!., 57, 1932, p. 102-123.

(L) AJA,

XXXVII

1933. Il paraîtra

un

compte-rendu

46
CHALCIDIQUE ET MACÉOOINE. en

J. CHARBONNEAUX
— Chronologie qu'au M. (1). Les vases minyens n'apparaissent H. II et attestent l'intrusion de colons la chronologie suivante pour la civi-

et en Macédoine Chalcidique de la Grèce centrale. M. Mylonas lisation macédonienne préhellénique

propose, :

Néolithique: Bronze ancien Bronze " „ Bronze TKOADE. polémiques. combattue Seure (3). — L'emplacement L'identification ces dernières identification moyen: .' récent

avant :

3000-2400 2400-1750 1750-1500 V

:

i „ 2

1500-1350 1350-1150 de nombreuses vigoureusement suivi par M. G. les

de la Troie

Il a été l'objet homérique. d'Hissarlik-Ilion avec Troie a été années ne par M. pas, Ch. Vellay (2), avec

dans Cette

concorde

en effet,

homériques. imaginaires, exiguë pour de Mycènes la question Nouvelles proposé de

A quoi l'on répond sont que ces descriptions sur la réalité. nullement Prétendre calquées qu'Hissarlik avoir été la Troie de Priam, c'est oublier l'étroitesse de et par plus M. encore de la butte dé Tirynthe. que la successifs Excellente mise

descriptions en partie poétiques, est trop l'acropole de

au point

fouilles réétudiër

G. Radet~(4). de Troie. Il les

faut

espérer

mission

américaine,

qui

s'est la

établissements

d'Hissarlik

et d'élucider démonLes fouilles

des coutumes des différentes cités funéraires question trera définitivement l'identité d'Hissarlik et de la Troie dans pratiquées atteint le niveau ches les tlots quelques de la sixième ont été laissés cité de côté

préhistoriques, homérique.

continuité forme serait le site

plus anciennes de civilisation

(céramique sur étudiées

et Dôrpfeld ont par Schliemann H. R. III et minyenne) ; les coula un point et l'on a pu constater Un petit incinéré du enclos, des de morts, — sur

de la

absidiale, le premier de Troie

eh dehors monument (5). tie

à la seconde cité. première de la ville, où il semble qu'on ait funéraire découvert — pour attire

l'âge

bronze

CHYPRE. — Nécropole représentations cultuels

Votinoi.

M. dans

Dikaios la

l'attention

de Vouhoi. nécropole : on a relevé, à plules offrandes étaient à côté des morts funéraires, déposées La découverte la plus sieurs sacrifié. le squelette entier d'un taureau reprises, est celle d'une vraisemblablecuvette de terre-cuite, importante qui représente ment semble un enclos qu'on soit sacré, cultuel en circulaire. présence à laquelle d'une Elle contient toute une série scène de culte, un groupe

trouvés

les objets ou Dans les caveaux sur

et le Serpent

participent

de figurines. Il présidée par la Terre-Mère ou de danseurs danseuses,

de l'Académie (1) Praktika aspects (2) Des nouveaux G. Budé, janvier l'Association 15 ; Revue des Et. homér., des Savants, (3) Journal I,

VI, d'Athènes, de la question 1930, j>. 6-14, p. 36-54.

1931, p. 106-113. de Troie, Paris, avril

1930;

Bulletin 1933, p.

de 7-

1931, p. 3-9, janvier 1931. et

novembre mai, août-octobre, (4) REA, XXV, 1933,1, p. 119-136 et 3, p. 144-146. XXXVI," 1932, 4, p. 431-451 (C. W. (5) AJA, Blegen) 495 (« nouvelles d'Athènes »).

XXXVII.

1933,

3, 493-

BULLETIN (?), des prêtre au doute destinés un kernos l'oiseau d'un tient à 4 cupules, (colombe?). « hiéro's gamos personnages sacrifice. On assis

ARCHÉOLOGIQUE ; dans sur un enclos, quatre taureaux,

47 sans

retrouve

la déesse, le La « colombe ». Toute bronze cette (1).

notamment sur UD vases, des têtes de taureaux, serpent, et, en outre, » et le taureau sont associés à la figuration céramique "funéraire, rouge Schaeffer lustrée, apparont

d'autres

au premier âge du SYRIE. — Minet-el-Beida plusieurs (jav-xiir des hydries 3 tombeaux

fouillé récente étrier,

(2). Dans la nécropole, à chambre contenant

MM.

et Chenet

de la céramique

siècle) : un skyphos (« panelled-style et en outre des idoles féminines tombes et idoles V et- VI, enclos rituel avec

mycénienne des vases à. »), des plats, et des figurines de quadruà liba-

les Entre pèdes. tions », céramique Ras-Shamra un puits magnifique central

mycéniennes,

« vasques grandes et des armes de bronze. à côté voûtée

ont déblayé (3). Les même fouilleurs tombeau à chambre rectangulaire recouvert par le dallage communiquait une dalle. Ce tombeau violé et de porcelaine

de la « bibliothèque de bel appareil;

» un 3 cufrag-

dans pules creusées ments de céramique

avec par un caniveau n'a livré que quelques ou d'albâtre. J. CHARJIONNEAUX.

mycénienne

II. — réédition : l. Der

— ARCHITECTURE. — TOPOGRAPHIE (4). traité de la de thèse Vitruve de Fr. est daté.de 16-13 av. J.-C — On

Généralités. annonce une

Le

(5).

Ebert,

FachausdrUcke

des griec/dschen

de l'Université de Tempel, par le M. von Wagner-Muséum a préparé des modèles restaurés de Y Acropole Wûrzburg (6). — M. H. Schleif de Pergame de ï'AUis de Delphes (1/200); (1/300), dOlympie (1/300) et de i'Hiéron à la Société de Berlin 41 en a présenté des photographies Archéologique (7). Appareil, Pergame, Eleusis, Styles teaux Cos. technique Larisa, : Athènes, Delphes, Samarie, en bois Sicyone, Lavinium Bassae, Bruttiorum. (?), Cos. corinthiennes de chapiteau : Délos, Lesbos, Cos, — Soutènements :

Bauhanduierks

Agrigente, Constructions

: Thermos

: Pergame. Colonnes : Bassae. ; Përachora,

Piédestaux

de

colonnes Modèle

Pergame. ionique :

Chapiteaux Taenia

Larisa. Pergame, corinthiens : Bassae, Syrie. couronnée d'un

ChapiBassae.

d'épistyle

kymatiou

: Athènes

(Agora).

Triglyphe

: Cro-

(1) Syria, XIII, 1932, p. 345. (2) Syria, XIV, 1933, p. 100 sq. (3) Ibid , p. 114 sq. (4) En principe, ne sont pas analysées JHS, Arch. Jahrb. (Anz.). (5) JHS, (6) Arch. (7) Arch. 193:!, p. Jahrb., Jahrb., 310-311. XLVIII XLVII (1933), (1932), Anz., Anz.,

ici les

chroniques

des revues

BCH

AJA,

col. col.

398. 540-543, fig. 1-3.

48
tone. Frise en doucine

fe.

VALtoiâ
Démanconçus :

: Éphèse. Frise : Bassae, M. R. sculptée Éphèse. un gros volume à l'histoire « des consacre bandeaux ge! sculptés, » (1). élément décoratif d'un ensemble aichitectural comme Corniches Pergame. Voûtes Plafonds Toitures: Antéfixes Très d'habitation sons à abside : Athènes, Frontons en berceau : Bassae. Pergame. : Bassae. étude usités de M. Mogens (2) : Clemmensen a) huttes sur en les types Toit en pyramide\: Éphèse. Bassae,_Cos, : Pergame, Pergame, Crotone. Denticules : Bassae. Pompéi. Coupole : Pergame.

et modiUons

intéressante encore

primitifs ; b) mairectan-

en Étolie

rondes ovales

gulaires, murs d'argile. sont

ou à deux absides (« maisons unique les unes et les autres avec poteau-x portant faits de clayonnage, se trouve parfois généralement : Athènes, doublé sur le

coupole ») et maisons

le faîtage Les ; c) palafittes. Le foyer de terre. est une couche long côté, exception faite des

La

porte

palaffittes. Terres-cuites Métope analyse d'Athènes Stucs en terre

architecturales cuite de

Thermos, B

Pérachora, Dinsmoor terre-cuite

critique (4). et peintures

M. W: : Athènes. peinte la des simae publication

Larisa, Agrigente. a donné (3) une de l'Acropole Cos.

en

: Athènes,

Sparte.

Mosaïques

: Néa Anchialos,

Délos,

Barrières, Salles des on salles l'avait Édifices Agrigente. Plans absides

parapets, avec bancs de Trézène

Athènes, Pellène, Cos, Agrigente, grillages: ou lits de repos : Athènes. Cf. les observations (abaton

Herculanum. de G. Kafo sur

cru), Corinthe à abside : Eleusis?

et non salle de banquets, de l'Asklèpieion, de l'Asklèpieion), Lato (5). (abaton Thermos, Pérachora. .-'•-"" Salles barlongues Plans

comme

: Pergame, à

circulaires intérieures

: Eleusis?

Corinthe,

Épidaure,

Pergame.

rayonnants Larisa.

ou extérieures Eleusis, Eleusis,

: Pergame. Corinthe, Sicyone, Sicyone, Cos, Cos, Cyrène, Pergame, Larisa. Pompéi.

Propylées Escaliers Fontaines réservoirs, sins

: Athènes, : Athènes, : Athènes, puits

Peigame. Cos, Cos, Pergame, Larisa, Citernes Canal et à bas-

Corinthe, Pérachora,

Sicyone, Délos,

: Athènes, Canalisations

: Sicyone.

: Pompéi. — Plans hellénistiques, et forums

Architecture au plan des celui

religieuse. sanctuaires des sanctuaires

de sanctuaires où le

: Cos,

Pergame.

stoai,

romains,

est temple où la cour

librement précède 1932.

Opposant entouré de le temple, et

(t)R.

paraîtra (2) Extrait

La frise Demangel, dans cette Revue.

ionique

; E. de Boccard, (Copenhague),

Paris, XXXVl,

Un compte-rendu 1933) ;

23 p., avec . (3) ^JAXXXVll (4) E. Buschor, (5) Arch.

de Geografisk Tidsskrift en anglais. résumé

3-4 (décembre

(1933), p. 174-175. Die Tondâcher der Akropolis col. XLVÏIl Jahrb., (1933), Anz.,

: I Simen 222-223.

; 1929.

ÈULLETUS

ARCHÉOLOGIQUE M. Éd.

49 Weigahd « ror conception

strictement axées des villas, les dispositions thermes, palais, d'un atrium à cette chrétienne la basilique rattache précédée maine » plutôt qu'à : Athènes, Temples Cos, l'architecture Eleusis, Larisa, : Agrigente. Corinthe, hellénistique Delphes, Éphèse, Thermo.s, Agrigente, (1). Dodone, Syrie.

Pérachora, Mégaron

Corinthe, sacré : Eleu-

Pellène, sis.

Pergame,

Temples à adyton souterrain—. Adyion Dais: Sur Corinthe. l'orientation

Temples

Thèsauros des temples

Épidaure. : Cos. # Bélyles assyriens

(?) : Agrigente. hypèthres Antres sacrés ^Athènes. » : Athènes. babyloniens, observations astrono-

de M. G. Martiny (2): miques : Athènes, Autels Escharai circulaires Pérachora, Cos, Agrigente. Bolhroi : Athènes, Agrigente. Épidaure, Agrigente. Abaton des Asklèpieia : Corinthe, voir plus haut, Cos, Pergame; p. Périboles Exèdre Édifices Synagogue Architecture Thermos, Théâtres: Architecture" Sicyone, Larisa, : Athènes, : Cos. Bases chrétiens : Stobi. militaire. Lavinium funéraire Pellène? civile. tours : Eleusis, Fortifications, Bruttiorum. Arsenaux : Pergame. : Athènes, Sparte, Éphèse. Auditorium Thermos, — Eleusis. en ferme Voie couverte de piliers : Pergame. : Thermos. Anchialos, Lesbos,

et '

creuses

:

48.

: Skripous

prismatiques Néa (Orchomène),

Éphèse.

Cithéron, Caserne

Locride, : Pergame.

Architecture

Odéon : Athènes. Pergame. — ': Athènes, Portiques

: Éphèse. Pérachora, Corinthe,

Cos, Pergame, Larisa, Syrie. marchés : Athènes, Agoras, Sicyone. Lieux et salles d'assemblée : Athènes, Gymnases Habitations : Athènes, : Éphèse.

Thermos, : Cos,

Thasos; Éphèse,

cf.

Pergame.

— Thermes Délos,

Pompéi.

Florina, : Athènes, Auberge

Olynthe, Thermos. ; Cos. —

H. préhistoriques Larisa, Samarie.

— Herculanum. Agrigente, Egypte, Palais : Eleusis (p.- mycénien), Pergame,

Athènes

et Attique. illustrée et le

M.

Ch.

Picard (3). Niké ante

a

complété

d'un

deuxième

volume

sa description Les Propylées Sud faces calier Ouest qui la

de l'Acropole d'Athèna Pyrgos par une celles-ci (fig.

(4)'. Le mur (W)

de

soutènement dressée cachées le socle

de l'aile' sur par du ses l'espiéfasse

des Propylées et Sud, sépare

se termine bien du que Pyrgos

soigneusement

fussent

7) (5). Ep

en grande partie arrière et à l'Est

(1) Forsch. honneur aux

Fortschr., Romains

(2) Forsch. Fortschr., (3) Ch. Picard, L'Acropole Paris, éd. Morancé [s. (4) AM, LVU (1932), (5) Notre figure 7 (= et du piédroit murette, l'escalier. REG, XLVII,

On est surpris 1933, p. 458-459. que M. d'une conception proprement égyptienne. 1933, p. 122-123. : Le Plateau Cf. supérieur, XXXIX VErechtheion, (1926), p. 115. restauré l'état la construction

Weigand

les annexes

Sud,

d.]. p. 74-91.

REG,

o. I., fig. de l'aile

3) représente Sud avant

deTante, du Pyrgos i

de

la

et de

1934, n° 213.

50
droit

R.

VALLOIS

de l'aile Sud (bb, A) et celui de la murette coudée qui le rattache à Tante de Nikè, et niveau de la terrasse archaïque (dd) sont aussi dressés jusqu'au leurs fondations contre celle-ci des pans coupés. La première marche présentent de l'escalier et la pierre en-dessous ont été entaillées pour le passage de l'ante. Enfin les assises de pôros sur lesquelles l'ante est fondée débordent en gradins vers l'Ouest, et le mur du Pyrgos empiète sur elles. Observant d'autre part que la corniche du Pyrgos et le dallage ont été dès le début établis au niveau actuel,

— Aile Fig. 7. avant la construction

Sud des du

et terrasse Propylées Pyrgos et de l'escalier (=

d'Athéna Nikè archaïque Ath. MM., LV1I, 1932, p. 81).

"du temple, et non déplacés comme on l'avait un peu plus bas que l'euthyntèria des Propylées ainsi la chronologie : 1° Construction cru, M. W. Wrede rétablit du Pyrgos de la construction et du mur Sud avec l'ante W ; 2° commencement du mur; 3° fondation de l'aile Sud ; 4° abandon définitif du d'après l'alignement premier projet de Mnésiklès et achèvement du Pyrgos. — Ayant montré que rÔ7uu6ô'8ou,oç des inscriptions ne peut être que le vestibule Ouest du Parthénon (1), M. W. Rolbe signale maintenant dans l'aile occidentale

{i)Philol.

Wochenschrifl,

1931, col. 72-83.

BULLETIN des dommages de la péristasis à l'incendie et il les rapporte Dans l'inscription du d Eleusis Vieux Temple : voir restauration Bothros p. assez dont

ARCHÉOLOGIQUE avec traces de graves, parle Démosthènes (!). l'an dernier (2), il de M. de la Promachos F. réparations fait

,81 en stuc, allusion 450) (3). (REG, 1933, sa à la '

signalée

serait

et à la fonte

(avant Robert

de VAsklèpieion Nord

les observations

187 et suiv.). Sur le versant à l'Est niches, de de l'Acropole, d'Aphrodite et autels, M. 0. Broneer a poursuivi grotte et développé

fouille des

de Yhiéron de petits

et aVÈros d'autres

(4). Une constructions

en partie défoncée, — auà l'Est plus d'un deuxième phallos bétyles —Au» que d'une

dessus sanctuaire en

du l'inscription : culte primitif des îles trouvé fichés en dans

— rapticaxo? de la fertilité, contre-bas le sluc

attestent comme

l'existence

marbre

(simples dessus, Ton avait couche éboulés, ment

cailloux M. Broneer

de l'inscription sur les autels ou tablesd'offrandes). de l'escalier-.* (5). L'ayant endroits à l'époque seulement

un l'indiqueraient et de minuscules

a dégagé la partie extérieure à l'Est de l'Erechtheion déjà reconnu en été fermé il s'agirait

pélasgique couvert trouvé 0 m.

tardive mycénienne qui atteint il croit avait que le passage n'est peut-être être pas décisif, car

certains

60 et de blocs

hellénique. L'argud'un passage secret d'un escalier

qui pouvait Près de aboutissant Terres-cuites A l'Odéon

(6). légèrement aménagé du versant M. Broneer Vantre Est, â une de arase du rocher qui a pu : voir l'Acropole p. 48. de Périclès (8), M. A. K. Orlandos

a relevé un

les autel

restes (7).

porter

a achevé

est de 60 m. Ouest mesurée sur les orthostates la longueur de marbre et trois les orthostates encore une assise, basse pentélique portent morceau de stuc peint de pôros ; sur un carreau, assises de carreaux (couronne et amphore) Sur M. W.. (10). de (12) un (11) il a paru Pnyx des auteurs et une réplique la compte-rendu (13).. critique de les découvertes B. Dinsmoor

le mur de dégager à l'extrémité 60(9);

Nord

:

Fortschr., 1933, p. 497-498. (\\Forsch. (2) Cf. REG, 1933, p. 85, XXXV (3) REA, (1933), p. 196 (R. Vallois). (4) Cf. REG, 1933, p. 84. de cet escalier (5) Sur le parcours tations remontant à l'Helladiqu'e H. (6) Cf. REG, 1.1. 0) Hesperia, (8) CF. REG, II (1933), et immédiatement à l'Est, vestiges.d'habi-

(9y Prakt., 60 m. 60 =

l'architecture tiien » de 0 m. 0 m. 308? (10)

415-417 et pi. XI. p. 329-356, 1932, p. 43. sans réserves On ne peut l'équivalence accepter 1932, p. 27-28. soit bien attesté dans : le seul pied dont l'emploi 200 pieds environ du temps de Périclès était de 0 m. 328 =fc; le pied » soloathénienne 296 serait trop court ; faut-il en revenir au pied hypothétique de

1931, p. 25-28. Prakt., (11) Cf. REG, 1933, p. 84. (12) 4X4, XXXVII (1933), p. (13) Ibid., p. 652-656.

181-182.

Sa

R.

VALLOIS

des Agora. Le n° 2 de l'année II d'Hcsperia inaugure la publication provisoire découvertes : s'inspirant d'un principe salutaire qui devrait s'imposer partout, le comité directeur a décidé de ne point disperser cette publication : on y consanuméros sacrera certains être achetés séparément. i'Hesperia qui pourront Passant sur le bref exposé des négociations (E. Capps, p. 89-95) et sur l'histoen les rique de la première campagne (T. Leslie Shear, p. 96-109), indiquons résaltats principaux et l'architecture. C'est M. R.îStillwèll pour la topographie qui s'est chargé de cette partie (p. 110-148 et pi. IV-V) ; il décrit la Stoa Basiun autel qui peut être celui des Douze Dieux leios, la Stoa de Zeus Eleuthérios, et une enceinte assez éniginatique entre ces deux édifices. comme on l'avait préLa; Stoa Basileios n'& pas été le modèle des basiliques, sumé autrefois, mais plutôt celui des portiques doubles a avant-corps (Portique de Philippe à Mégalopolis, à Délos). Elle parait avoir été Portique d'Antigone vers la fin du V siècle (1). Il y avait probablement, construite malgré les doutes deux travées doriques de trois couples (triglyphe de M. Stillwell, -f- métope) par travée ionique de 6 m., mais les travées des ailes devaient être plus courtes. De la superstructure La taenia de l'épistyle est il ne resté que quelques fragments. couronnée d'un petit kymation ionique ; le pied du geison a un profil lesbique des rais de coeur y étaient peints, et les viae analogue à celui des Propylées; étaient décorées, par le même procédé, d'une palmette flamboyante sur deux rinceaux à triple volute sortant d'un bouquet d'acanthe. A l'époque hellénistique la stoa a été augmentée par derrière d'un édifice divisé en deux chambres Nord et des bancs, semble-t-il. Sud, qui renfermait Plus au Sud, la Stoa de Zeus Eleuthérios borde l'édifice complexe autrefois exhumé par M. Dôrpfeld (2). C'est un portique ionique simple à trois degrés; les doubles (goujon de joint à un bout, goujon à canal sont usuels à Délos dans le premier qui ont surpris M. Stillwell, près de l'autre), tiers du ii« siècle (3), ce qui confirme la date tirée d'autres.indices (4). A quelque distance à l'Est de la stoa, l'enceinte oblongue qui ne lui est pas tout à fait parallèle était formée de poteaux de marbre ou de calcaire réunis par pluA l'Est de l'enceinte, l'au/eMourne sieurs traversés et par un chaperon. vers scellements celle-ci 4 degrés taillés deux à deux qui ont été démontés et remontés au ir» siècle av. J.-C. ; il mesurait 8 m. 76 x 5 m. 43 ; le dernier portait des sur le premier décorés (tore orné d'une tresse, doucine à rais de coeur orthostates richement et perles en bas, perles, oves, bandeau et cavet lisses en haut) (5). du deuxième

selon G. Karo, (1) Du ive s. seulement, d'après le style des Nikés acrotères, Arch. Jahrb., XLVII1 (1933), Anz., col. I9i et suiv. chercher dans cet édifice le temple d'Apollon Patrôos (G. Karo, (2) 11faudrait l. t.; et.REG, 1933, p. 84). (3) BCH, XLVIII (1924), p. 425-426. (4) Les peintures d'Euphranor que l'on voyait dans la Stoa étaient donc des tableaux (G. Karo, t. L). de Délos [BCH, (5) Peut-être a-t-il été le modèle d'un des autels du Dôdékathéon LUI (1929), p. 229, fig. 28), bien qu'ici la doucine se trouve sous la tresse-et que le plan admette des parastades qui manquaient à Athènes.

BULLETIN En 1933, un grand les fouilles se sont

ARCHÉOLOGIQUE

83

leutèriori(ï). la Stoa

dans poursuivies édifice large de 15 m. et long de plus — Sur les pentes Nord de l'Aréopage

le voisinage du Mètrôon (i), sur de 60 m., qui paraît être le Bou» et comme entre le « Théseion

des puits et des citernes a montré l'exploration que ces quardès le vie siècle par des maisons, tiers étaient occupés parmi lesquelles plusieurs ' ' de potiers ateliers (3). a repris les fouilles Le gouvernement de l'agora romaine. Elles ont hellénique vers l'Ouest, dans la direction été poussées de la Porte vers le Sud et d'Athèna, Basileios, vers le Nord-Est : on achevé intérieur faut de dégager vers le milieu les chambres du côté Sud et la fontaine (4). qui ' inter-

rompent le-portique il Au Céramique corniche de pôros où A l'Académie, des tombeaux architecturales variété

ladécouverte d'un tombeau signaler de 600 environ ; des vases le datent (5),

debriquescrues ,

avec

ont été dégagés un péribole et une palestre, ainsi que la voie le Dipylon entre et l'Académie des ierrés-cuités (6), on a découvert intéressantes : deux antéfixes de la fin du yi« siècle avec une

un fragment et surtout de métope dans la originale peinte noires dé terre-cuite ont qui montre que les métopes (cerf), de l'Étolie et même à une époque assez tardive (7); — La découverte brièvement Eleusis. capitale déjà signalée (8) — est celle Récent d'un mégaron à rE.-S.-É. et (B ; fin de l'HelIadique 11) orienté mycénien d'une au nord vestibule de son péribole percé (fig. surélevé, porte 6). Le de palmette à figures technique été employées hors accessible Si celle-ci par des escaliers un autel, latéraux, était il y aurait de l'Artéraision la « base » primitive d'Éphèse III un autre de l'HelIadique Récent mégaron, portait lame (10), construit sur le côté Nord être resté en usage B, et il parait mégaron à l'intérieur ces constructions se trouvent du mégaron B juste devant entre les colonnes le mur Est du d'une plate-forme précédé là une en disposition moins T large.

inverse. (9),-quoique été amphithaqui semble avoir de la plate-forme, a remplacé ou doublé le jusqu'à du l'époque Télestérion géométrique. de PiBistrate, Toutes le seuil

rappelant A la fin

comprise —, 3e et 4° files trique E.-O.

(V)

— à compter bordait la terrasse

Dans la travée archaïque. — à romaines des 1" et 2» rangées du S.-E. compter du S.-O.—, un mur de soutènement subgéomésacrée, à laquelle on accédait à l'Ouest'par

Télestérion

(1) Tuile (2) AJA, (3) i/.l, (4) Arch. (5) (Y. Arch. Forlschr.,

portant XXXVII XXXVII Delt., Jahrb., 1933,

estampée (1933),

la dédicace p. 305-307 p. 289-296

M^xpl Oefiv. et pi. XXXV (T. Leslie

Shear).

(1933), XIII (1930-31), XLVÏIl p. 137-138

(H. Thomson). suppl.. p. 1-14 et plan (Ph. D. Stavrdpoullos). col. 262-287 (K. Kiibler); cf. Forsch. Anz., (1933), LVI1 BCH, (G. Karo), (1933), p. 247 et suiv.

Béquignon). XXXVII (6) AJA,

1. (1933), p. 491 et pl.LIV-LV, XLV (1933), col. 210 (G. Karo). Jahrb., (7) Arch. (8) Cf. REG, 1933, p. 86. Gustave Glotz, (9) Mélanges p. 839-850. (10) Selon Vitruve que le mot a désigné l'amphithalamus d'abord l'oecus serait flanqué le second d'un thalamus thalamus ; on peut penser à droite et à gauche,

S4 les degrés déjà par sur connus. Le mur

R.

VALLOIS

découvert qui

passe comme trique, interposée tendue,

courbe^ du. tronçon contemporain K, dans l'angle sud de la salle pisistratique. Si ce tronçon, Philios du mégaron le péribole du Télestérion B, est un reste géoméMM. Kourouniotis et Mylônas le présument, la tholos, ou l'abside, la série aurait des plans entouré, piles rectangulaires semble-t-il, l'autel 1-4, ne serait' d'un pas culte tellement chthonien. inat'.'

W serait

dans puisqu'elle

Plus au Sud, :a été dégagé on a

entre-les sur une

de colonnes

romaines

le soutènement

archaïque

trique, Dans l'angle le prolongement la

étendue. Ici, comme devant l'enceinte grande subgéométrouvé des dépôts de sacrifices (cendres, vases, etc.). figurines, du Télestérion du ve siècle et devant le Portique de Philon on voit du péribole fortifié de Pisislratc-.; d'un grand édifice Hrlladiqué Récent III Noack croyait plus ancienne

de ce mur qu'il connaissait. partie Sur l'acropole on signale les fondations qui peut être un palais (1). Selon.M; motivé Ch. Picard, le décret instituant

les

de restauration des par les travaux sans doute sur le trésor réserves icpôoroSot étant prélevés fédéral; du plan aréostyle, Ictinos 1res vite anan 'onné qui rat d'ailleurs interprétée, d'Athènes M. l'édifice du laisserait l'inscription supposer seul était en jeu vers 450 (4): examine les seul.à l'exclusion désigne avixxopov phiale(Arch. une que

d'Eleusis épistales trois sanctuaires

'2) sur (3).

a bien

été les à

éleusiniens. l'attribution — Autrement de'VÉleiisinion

la restauration

0. Rubensohn

Télestérion, de cet

du Télestérion. appellations du reste de Thiéron. Tô ivixxopov, le saint des saints. proprement que devaient Dell., 1926, se trouver p. 145

To 'EÀeimvtov étendu C'est

serait

à l'ensemble le mur dont

contre

(antérieur) l'une tenait

les statues

des Déesses

dans certaines Tcpôç Tût xo(/«ut énumérés inscriptions A la suite de la publication des Propylées intérieurs (7), M. Zschietzschmann Une reconstruction de la façade Sud avec les antes présente qui appartiennent à la construction Marathon. observations l'antiquité, M. sur mais primitive G. Sôtiriadis la la conçoit (8). a indiqué le but de ses recherches et présenté du lieu : le grand marais n'existait topographie pas telle qu'il près de la mer une petite baie (9).

et suiv.) (5) elles ivaS^piaxa du ve et du iv" siècle (6).

des dans

il y avait

(1933) Arch. XIII Dell., Mylônas); de la fouille du Télestérion G. Karo, (2) Cf. Arch.

(1)

AJA,

XXXVII

Jahrb., REG, 1933, p. (3) CRAI, 1933, p. 8-21. (4) REA, XXXV (1933), p. 195-200

et G. E. (K. Kourouniotis (1930-31), suppl 1, p.' 17-30 et 2 pi. dont un plan complet aussi les observations de (K. Kourouniotis) ; voir XLVIII col. 213-217. (1933), Anz., 85. p. 271-288 et pi. XXXIV

(R. Vallois). 318-327. von Denkmàler (= (1933), p. 353 et suiv. 336 et fig. 1, Eleusis anliker

(5) Ci\REG, 1930, p. 76. XLVIII (6) Arch. Jahrb., (1933), Anz., col. Die inneren (7) H. Hôrmann, Propylâen LUI. Zeil., L1V Architeklur, 1) ; cf. Deulsch. (8) Arch. . (9) Prakt., Jahrb., XLVIII (1933), Anz., col. 1932, p. 28-44.

BULLETIN — N.-O. Étudiant les frontières au Sud que l'on

ARCHÉOLOGIQUE montre ; il que recherche (1). celle

53 du:

passait plus des dèmes cement

M. U. Kahrstedt deTAttique, ne l'admet généralement qu'on a cru pouvoir situer dans cette

l'empla-

région

Grèce CilJiéron Mlle Maria

Moyenne, des tours G.

Épire, de garde étudie

Thessalie, antiques l'église la sont de

Macédoine signalées la

— Chalcidique. par M. Ant. Kéramopoullos et de la Vierge

Sur

lé (2).

Sôtiriou (3).

Dprmition

à Skripous

(Orchoinène) Delphes.

sur laquelle temple d'Apollon le tombeau de Dionysos F. Courby du Temple, (Là Terrasse plaçait fig. 59 et 61) le trépied de la pythie et l'omphalos aurait porté percé d'un conduit par lequel arrivait la mystérieuse exhalaison prophétique (4). Bien que tous les arguments n'aient est tentante; un nouvel examen pas une force égale (o), cette hypothèse de la pierre et de tout ce'qui s'il confirme s'impose s'y rattacher peut (6); mais, Holland, pierre l'interprétation « mécanisme Locride Êtolie. Tliermos. turales ne sera-t-on de remplacer proposée, pas tenté » par « machination » à propos de cet omphalos à « tuyaux »? M. Ant. Kéramopoullos décrit une tour de Hylè (Ozole). (7). Voir p. 48, qui M. Rhomaios a trouvé un important Thermios (certaines des grands s'élevait de terres cuites dépôt confirment l'existence autrefois portiques un édifice carré de la Ligue sur ses deux architecdes toits commencé de 20 m. dé nous est

Selon

M.

L.-B.

du

des temples d'Apollon le déblaiement 11 a repris en croupe). par côté, M. Sôtiriadis. prostasis, M. Entre qui avec

au Sud, ceux-ci, doit être la Salle une krèpis ayant

d'assemblée trois degrés

étolienne. est de

Près assez bois.

du mur

de fortification ;

énigmatiqué Devant

Rhomaios

les portiques, surmontés de Nikés entourant du culte Dodone. carrée sur le local Pour foyer (9). les

une portait qu'elle 11 s'avère bases et exèdres. que les piliers dé deux (8). — Les restes étaient au nombre suppose édifice à abside du II" millénaire montrent —

faces construction

prismatiques d'holocaustes les origines

d'un

derniers a été plus

monuments tard édifié

découverts un temple

laquelle

construction grande in anlis (?), temple etcpns(10)

(1) AM, LVU (1.932), p. 8-28. 1931, p. 161. (2) Arch. Eph., (3) Ibid., p. 119-157. XXXVII (4) AJA, (1933), p. 201-214. d'autres tambours aurait (5) F. Courby pu citer de trois goujons en triangle, avec canaux disposés à l'intérieur du bloc. de colonnes de coulée scellés forés au moyen obliquement

trous M. Holland (6) Sur les petits place des branches ments du trépied n'auraient plus servi dans l'état II, la vrant toute la surface à l'intérieur du canal. (7) Arch, 1931, p. 161-162; Eph., 1931, p. 61-70. (8) Prakt., .... (9) Prakt., 1932, p. 55-56. .' (10) Cf. REG, 1933, p. 87-88. cl. REG, 1931, p. 49.

de laurier base

; les scellecirculaire (?) cou-

56 trùctïon courtes carrée notes de 4 m.

R. 65 de côté

VALLOIS (base ?) —, il y a peu dé chose à tirer des

Thessalie. bataille

de M. D. Évangélidis (1). M. Y. Béquignon de publie (2). s. de notre A Néa ère Anchialos

Nouvelles (3), M.

de Pharsale

sur le champ remarques G. A. Sôtiriou a découvert basilique chrétienne

de un

iuf édifiee.du de différentes Macédoine. et sur le site

remployé;dàns

une

[mosaïques . '',de Dion a pas de là

époques) (4). M. Sôtiriadis a donné présumé de Leibèthra

.quelques(5). de quelques

indications A Florina,M.

sur Ant.

ses fouilles

dégagé encore

partiellement bien'le plan

une rangée (6). Indications (7).

habitations sur

Kéramopoullos dont on" ne voit antiques

complémentaires

les sites

Macédoine

occidentale publie

M. N-. Vulié lique tyleisur à abside

lequel mentionné xptxXstvov

le plan d'une de Stobi : elle comprend une basisynagogue d'un annexe et d'un périsavec chambre précédée chalcidique s'ouvrent deux autres dont la plus grande pièces peut être le dans îlot sur une l'inscription.gravée a "été fouillé, lequel d'après typique on se d'Olynthe reportera colonne M. (9). aux (8). M. Robinsou David

Un nouvel Olynthe. résume les caractères Pour M. Pi les fouilles (10).

de la maison de Philippes,

communications

de

Roussel

Péloponnèse. renfermait abside.de comme ainsi un

—;. Péra-Chora. autel ou foyer,

Le vieux comme

temple

d'Héra

date

du

vn« autre

siècle

; il

les temples

de Prinias.-Un

géométrique le précurseur du temple son stoa autel orné à mosaïque le

l'époque

que A l'Est

(sous la chapelle Saint-Jean), peut être voisin du port. Celui-ci a été entièrement de triglyphes et métopes (11).

à temple considéré dégagé

chapiteaux patinettes iv« s. — Au

ressemblent dont

style N.-O. de la vallée, un escalier

de galets et; murs : demi-colonnes dont les stuquês à.. ceux - de Bassae ; terres-cuites architecturales avec à la fin du v« s. ou au* commencement du correspond trois grandes (12). m. au Nord vers du l'Ouest, temple par déjà d'Apollon l'ensemble s'élevait architecclassique : citernes : l'une est triple; on y souterrain à 500

descendait.par .Corinthe. YAsklèpieion, tural Sur

une

colline un

bordé-à

niveau

inférieur,

de la fontaine

de Lerna.

Un petit

temple

existait

à l'époque

du plan). 1931, p. 83-84 ; 1932, p. 47-48 et 1 pi. (graphique (1) Prakt., (2) BCH, LVI 11932), p. 403-409; cf. REG, 1932, p. 44 ; 1933, p. 87. (3) Cf. REG, 1932, p. 43. ; (4) Praftl., (5)>î-âA/., (6) Prakt., " (tfPrakt;, (8) BCH, gnon) (9) AJA, (10) REG, (11) Arch. (12) Arch. XXXVII (1933), p.: 111-113. 1933. p. m ; cf. BCH, LVII Jahrb., Jahrb., XLVIII XLVII 1931, p. 37-43. 1931, p.43-55. 1931, p. 55-61. cf. REG, 1933, p. 87. "1932, p. 44-47; LVI (1932), p. 291,298 ; voir aussi BCH, ' (1933), p. 279-282. col. 223-227 (G. (1933), Anz., col. 559-564.' (1932), Anz.,

LVII

(1933),

p. 288 (Y. '..'''

Béqui-

Karo).;

. au divin fond de la cella

'

BULLETIN trous

ARCHÉOLOGIQUE semblent indiquer que les images du

57 couple

quatre

étaient

338. Autour dessinent et «abaton colline Pour (1). un

a été réédifié agrandi placées sous un dois. Le sanctuaire — des — in antis ou prostyle du nouveau portiques temple rectangle, doublé à l'Ouest fontaines* d'une Au Nord autre » avec ligne une stoa de bâtiments a boutiques

peu après et galeries : pylône bordait là " " . _.

réservoirs,

là tholos

à adyton

souterrain

de Palaimôn, déblayé par en terrasse de bassins refends M.

voir A.-K.

ci-dessous^ Orlandos, de 58 Nord cette mètres. et à terrasse.

Épidaure. entoure Devant un de le

Un portique dorique, Sicyohè. côtés trois (N., E., S.) une cour un canal creusé stylobate règne mur Est isodome à bossages il est interrompu Nord, par un escalier diculaire pas partie au mur. : il

longue Au (2).

l'Est Sur

beau la face

à l'extrémité (3), enfin, par une fontaine dont la façade est perpehd'un propyton plus petit partant Situé en contre-bas du portique en n, ce propylon n'en fait accès à un autre amortie contre portique le mur : dont on ne voit et encore qui, que peutde soutènement,

et toriques par un escalier,

soutient

:

donnait

l'extrémité-occidentale, au Nord bordait être, Destination Épidaure. Revue (5) devrait être souterrain, et, mieux Pellène. qu'il

(4). l'agora de la Tholos. complétée par

L'étude un

a publié dans cette que M. F. Robert nouvel et attentif examen des murs du du bothros de l'Asklèpieion de Mélikertès-Palaimôn d'Athènes à Corinthe.

a pertinemment de Vadyton encore, Restes d'un

rapproché de la tholos

théâtre et du temple d'Athéna incomtrès-petit (?), encore à la fin du v» siècle (6). A l'Est plètement dégagé, qui ne semble pas antérieur orthostale sur lequel sont sculptées M. Orlandos a trouvé un curieux d'encoignure dés grilles en losanges avec leurs montants (T), morceaux de peinture M. A. Adamantios d'une chambre Sparte. publie quelques funéraire (noms Bassae. sur inscrits M. les parois de laquelle sont soùs les figures) (8).. W. B. Dinsmoor prépare de : le toutes diamètre construit les pièces des six "par représentés un volume Apollon sur Lycién et les Muses

l'emplacement étude patiente 4 cm.; le

de la frise. colonnes assises,

Autres

11 a retrouvé le temple. résultats notables de sa Nord d'une était augmenté qui de a dû

de la face garde la trace

tympan,

plinthe

(F. J. de Waele). (1933), p. 417-451 et pi. XLVIII-LH s'est déjà rencontrée à la palestre de Pergame disposition grecque von Pergamon, inférieure de l'AsklèVI, p. 16-18, pi. XIV) et sur la terrasse (Alt. — P. Schazmann, de Cos (R. Herzog pieion Kos,l, p. 64, fig. 38-40; cf. ci-dessous, (1) AJA, (2) Cette XXXVII p. 59). et deux antes, dans lequel parapets placés entre deux colonnes ornées de motifs en bronze, par trois, bouches et, en avant, portique colonnes in antis. avec (3) Bassin, l'eau coulait de deux

1932, p. 63-70 (plan). (5) REG, 1933, p. 181-196. (6) Prakt., 1931, p. 73-78. (7) Prakt., 1932, p. 62-63. 1931, p. 91-96, 2 pi. (S)Prakl., (4) Prakt.,

58 dés statues; au fond de la porter ronnées d'un corinthien chapiteau plafond reposaient culte ne pouvait dernière modèle avant assise .directement placée des colonnes ionique la périatasis le décor simae, être

R, cella

VALL01S. les deux la

;.--.':: colonnes latérales les sima du est ; la étaient poutres statue pour coudu de la : un dates ; après frise, _: :

comme

colonne ionique

centrale; sans

sur que

la corniche dans la .cella; diffère avec

l'emploi chapiteaux, ' du type les

marbre,

intérieures en calcaire

et leurs

un repentir

de chapiteau le Parthénon, tout

et le naos

Deux adopté. colonnes de calcaire et corinthiens,

le Parthénon, métopes,

en marbre antéfixes) —

plafond,

(chapiteaux/ioniques . .v. (1).

Iles

de

l'Est du Théâtre. Elle comprend quartier habitations quatre dont la principale à reçu le n'ouï de Maison des Masques : ces masques font du riche décor en mosaïque. Le péristyle était du type dit rhodien: les partie trois colonnes du côté Nord étant de 0 m. 73 que celles des trois plus hautes autres côtés, les tambours Est des entablements ries ceci traits des colonnes supérieurs et Ouest sur deux corbeaux. .assez la A richement au recevaient l'extrémité d'angle Il y avait à l'étage des. galedécorées de stucs y répondaient aux Nord, renfermait des

l'Egée. situé au

Çyrëne. Sud et à

Délos.

M,

J.

Chamonard

décrit

une

insula

du"

à aitique ; des salles du rez-de-chaussée; et images divines.

et, dans, maisons, plusieurs de terre les cloisons n'étaient chambres Thasos. lonnes richement Salle décorées

statues, porune grande citerne commune à signaler découverte, l'habitation du S.-E., un mur de briques cuites; pas (2). dorique et déambulatoire séparé d'un par 16 coêtre couvert qui pouvait de M. P. Roussel dans rares dans cette insula, même dans des

principale,

ioniques

hypôstyle lisses du

à prostasis carré central

lanterneau

la communication cette Revue (3). (m" s. av. J.-C.) :voir Lesbos. M. D. Evangêlidis les restes d'une petite publie basilique chrétienne, avec baptistère et marlyrion, au lieu dit qui a été découverte près de Mytilène, : Argala (4). Lesbos.Miss W. Lamb cite des murs polygonaux de ses à joints fouilles courbes (Ac<j6(a à

oixoSop-TJ)-(5). Cos. M. -R;. Herzog '. Cos par l'architecture mann (6). Le premier sans caire, doute marbre une a commencé la publication et recherches de M. P. Sehaz-

de-1'Asklèpieion (fig. 8) : textes monument dàtable est l'ancien de fut 350-330. plus tard Un temple

et dessins autel,

inscription et tuf (7), lui

ionique

auquel appartient en cal(B), construit central du

adjoint.

L'entrecolonnement

(1) Metrop. ; (2) BCH, LVII

Studies,

IV

(1933),

(1933), p. 98-169, 1933, p. LU; cf. BCH, LVII (3).R£C, (1933), p. 285-287. XIII (4) Arch. Dell., (1930-31), p. 1-40. (5) BSA, XXXI (1930-31), p. 171. deutschen (6) Rudolf Herzog, Kos, Ergebnissed. Ausgrabungen 1932. I, Asklepieion ; Berlin, et sima en tuf de basalte sur (7) Geison à denticules stuqué marbre !

p. 204-226; pi. I-Xll.

2 pi.

u. Forschungen un entablement

: de

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

59

pronaos in antis était plus large que les deux travées latérales ; la cel|a renferme le thèsauros rectangulaire auquel paraît se rapporter un décret du commencement — du me siècle. A côté du temple, au Sud, un édifice — tardivement remanié adossé à.un se divisait en deux chambres jumelles réservoir, précédées d'un in antis commun ; ce pouvait être l'abalon. Il faut encore citer au S..-E. prostôon et à l'Est de l'autel une grande exèdre et un petit portique des qui abritait

Fig.

8. —

Plan de l'AtklèpiëiDn

de Cos (=

Herzog-Scliazmann,

Kos I, pi. 37).

Toutes ces constructions sont sur la terrasse moyenne. Selon M. Schazle portique à chambres qui entourait la terrasse -inférieure au Nord, à mann, l'Est et à l'Ouest, daterait aussi de ia^première moitié du m" siècle. Au S.-O , contre le mur de soutènement de la terrasse moyenne, une longue fontaine portait un toit léger; on y puisait l'eau par sept baies ménagées entre des piliers. Plus statues. tard sous cette de linteaux façade fut remplacée par trois grandes baies couvertes des arcs de décharge. Non loin d'elle, à l'Ouest, il y avait une fontaine

60

.

R.

VALLOIS

établi sur le sol. Le premier aménagement de la plus petite à bassin découvert terrasse supérieure n'a guère tardé : il reste peu de chose d'un temple (1) en les curieuses galeries qui borpôros (1), mais M- Schazmann a pu reconstituer daient la terrasse au Sud, à l'Est et à l'Ouest : des poteaux de bois y tenaient lieu de colonnes, et les intervalles étaient clos d'une palissade. Dans la première moitié du n" s. un temple périptère en marbre (A) s'éleva au milieu de la terrasse, et lés galeries de bois furent remplacées par un portique. Sur la terrasse moyenne l'ancien autel cédait la place à un autel du type déjà connu à Pergame,.Magnésie, Priène : le socle portait une colonnade ionique à avant-corps flanquant l'escalier ; les entrecolonnements étaient occupés par des bases de statues ; on a l'une des cornes à volutes qui ornaient l'autel proprement dit; elle est décorée d'un élégant ; une haute fleur de lotus stylisée semble sortir d'un lis, lui-même bouquet d'acanthe qui termine le pédoncule. Parmi les additions de l'époque impériale, il faut signaler un temple corinthien à courtes antes (C) sur la terrasse moyenne, une fontaine semipseudodiptère végétal précédé d'un motif de celle-ci, une logée dans une des arcades du nouveau soutènement au Nord auberge et des thermes derrière les portiques de la terrasse inférieure : et au N.-E. La perspecPve monumentale de la fin du ue s. av. J.-C. est remarquable : les trois terrasses étagées du Nord au Sud sont dominées par le temple périptère, qui s'élève dans l'axe de la plus haute; une succession d'escaliers monumentaux mène des propylées à son parvis, et les portiques qui l'entourent regardent les de la terrasse inférieure. Bien que les axes ne se rejoignent portiques que par et que les édifices de la terrasse moyenne ne soient pas la conception s'est dégagée d'un déveloptouchés par la symétrie, d'ensemble les plans « romains » dont M. Weipement assez libre ; elle annonce, semble-t-il, (2). gand notait récemment l'originalité Rhodes. Étudiant là construction par assises du ColosseiZ), M. A Gabriel montre un aurige. que la statue ne pouvait ni avoir les jambes écartées, ni représenter Selon déformée, à la fin du xiv« s., dans l'expression le Pèlerinage elle s'élevait à l'extrémité du môle Ouest, qui est de N. Martoni, Le seuil de la tour est une pièce occupée depuis 1464 par le fort Saint-Nicolas. antérieur décrit antique ornée en bas d'une double feuillure et dont le parement un arc de cercle; le diamètre du monument pour lequel elle a été taillée, 17 m. environ, repose à celui de la tour, correspondant de la base (4). sur les fondations on peut supposer que cette dernière une tradition dont on trouve une double inflexion circulaire

des monuments a été précisée (les propylées sont Cyrène. La chronologie l'Hékateion aurait _été élevé en 107 "ap. J.-C. par les prêtres dédiés à Tibère; la victoire dé Trajan sur Décébale) (5). d'Apollon pour commémorer est d'un style plus récent que ceux du portique inférieur. (1) Le triglyphe (2) Voir plus haut, p. 48 sq. (3) Sur le sens de ce mot, voir Re». de Philol., VI (1932), p. 118-135 et 381 VII (1933), p. 341-354 (Ch. Picard). (E. Benveniste); (4) BCH, LVI (1932), p. 331-351. d'après Afr. (8) Arch. Jahrb., XLVII (1932), Anz., col. 534-539 (W. Technau),

BULLETIN . Asie Mineure, Syrie, de Egypte. de

ARCHÉOLOGIQUE — et Pergame. « palais Berlin dans (2). une de Un Rapport officiers de M. Th. n) et voisine (1) soldats (au

êï Wiegand a paru dans chargés

sur les

les fouilles

de 1927 (arsenaux l'Académie arsenaux sous Attale le

des princesses Les caserne

Abhandlungen de la garde des connu sous avec construit

logeaient nom

L'édifice

conventionnel sous était un

I et remanié

« palais de ses successeurs

S.-E.) (3). » a été des princesses ; une comme salle barla salle

longue carrée Un

niche

qui s'éleva Deuxième Rapport

rectangulaire à la même

destinée

place dans est consacré aux

à quelque culte, romains. les temps fouilles

ce que j'ai dit précédemment et compléter conduit Corriger inférieur de Pergame à l'Asklèpieion de porsànt du théâtre n'était pas bordée d'un toit reposant de piliers mais couverte sur deux lignes arrondis vers tiques, — Les monuments l'extérieur. du n" s. ap. J.-C. Ils sont ordonnés exhumés datent autour d'une de 120 m. (de l'Est à l'Ouest) et large place rectangulaire, longue de trois borde côtés qu'un portique ionique adossé à sa partie », et le théâtre Nord,, construit par « Pollion Aristide. La cavea montre déjà en 146, date de la cure d'Aelius de 90 m. environ, gradins térieure laquelle formant bordure séparés par du pulpilum s'ouvrent un diazôma; ornée au sommet de niches régnait un portique (6). Le portique existaient étages de an-dans Ouest deux ;

de l'Asklèpieion (i). Il à ce sujet (B). La voie

me

faut

la partie frons,

était

à incrustation;

la scenae

tantôt de trois tantôt isolées, portes, étages de colonnes, des « tabernacles ». Le côté oriental de la place n'a pas de portique ; en trois édifices se succèdent du Nord àû Sud : la « Salle immédiatement cinq », les Propylées édifice, à un que l'on niveau de Claudius nomme e't le Temple d'Asklèpios Sôtèr; là « Rotonde », provisoirement inférieure Charax, l'angle du portique Sud est

de l'empereur un quatrième a été construit

engagé dans la maçonnerie » était consacrée La « Salle de l'empereur au culte d'Hadrien, dont la statue se dressait au fond, dans une niche ; le mur antérieur étant en partie avec mitoyen le portique s'ouvrait sur celui-ci, une autre, Nord, une porte plus au Sud, donnait un accès direct de la place. Les Propylées une façade présentaient prostyle, à l'Est tétrastyle lier monumental et à l'Ouest. ; à l'Est A l'Ouest on avance descendait dans une sur la prostasis la place par un escaautres cour dont les trois

bas, au S.-E.; plus du rez-de-chaussée.

III 141 et suiv. Ital., (1930), p. N. S., XII, p. 3 et suiv. (résumé historique). (l)Cf.

(G. des

Oliverio); dernières

cf.

L.

années

Alêne e Roma, Pernier, de fouilles, avec étude

REG, 1929, p. 59! (2) 1928, Phil.-hist. Kl., NR. 3. (3) Cf. AU. v. Pergamon, 1, 2, p. 327 et pi. III. Bericht ilber die Ausgrabungen in Pergamon 1938-32 : Das Askle(4) Zweitér = Abh. preuss. Akad. KL, NR. 5. Sur le nom de pieion 1932, phil.-hist. Wiss., donné à l'Asklèpieion, voir Philologus, LXXXVIII Pou-ftviov SAioç (1933), p. 90103 et 241-242 (H. Hepding). (5; REG, 1932, p. 50. (6) Les 10 premières et reposaient composites colonnes sur à l'Est de l'aile Nord avaient des chapiteaux

des piédestaux.

62 côtés les sont bordés

R.

VALLOiS donc dans cette le mur cour avant du d'aborder

Propylées; Est. Le Temple rieur, au Elle creusée Nord paraît et au

de portiques (1). On traversait deux entrées ont été reconnues

est une rotonde de 23 m. Sôter d'Asklèpios sur les axes de trois exèdres en arc de cercle sur

portique 85 de diamètre intéprincipaux (à l'Est, les axes secondaires. prostasis un plan escalier portaient gros tore et de et de

de fond

exèdres en trapèze Sud) et de quatre à fronton eu à l'Ouest un vestibule avoir moins Panthéon de la ; haute la moins-large, s'élevait prostasis et

corinthienne analogue monumental. une

tétrastyle à celui du Les murs

d'une précédé ce qui donnerait au-dessus d'un

rotonde,

de coupole au-dessus règne caissons.à trois rangs rosettes;

entourée briques du socle ; la corniche la corniche lancéolées

en grand d'une Ceinture extérieure a des

appareil hellénique, en concrétion. Un est ornée denticules, avec

de modillons un

intérieure s'étageant un très

de feuilles

au-dessus, édifice

une

d'oves rang sima décorée

et de lotus. palmettes •La « Rotonde inférieure non Au compris les promenoirs

» est

curieux

de 44 m.

50 de diamètre,

rez-de-chaussée,'en d'un autour noyau moellons est

été couverts. extérieurs, qui ne semblent pas avoir creusé dans le rocher, deux tournent partie galeries circulaire Elles sont couvertes plein de 18 m, de diamètre. reliés retombent par 17 berceaux sur le noyau rayonnants. sur central, Ces un voûtes, mur et sur moins faites de

'

de bérceauxannuiaires irrêguliers,

extérieur

percé de grandes cle de piliers intérieurs 2 sont réparti secteur N.-O., n'avait piliers piliers ques,

le secteur dans Sud-Ouest, fenêtres arquées dont 8 sont carrés : des 11 autres, beaucoup

qui un cerlarges,

contre des piliers carrés en face de l'entrée et le reste, Sud-Est, appliqués dans les grandes travées suivantes à raison de 2 ponr les 3 travées du S.-O. et de 1 pour les 3 travées du secteur au N.-E. (2). La 8? travée, contre du portique moins elle l'angle sud, étant large que les autres, pas besoin d'être divisée ou rétrécie au plan les quatre correspondent rayonnant du N.-E. et les quatre du S.-O. formaient deux groupps piliers symétritrois absides en fer à cheval, des piliers, et, dans chaque groupe, partant sur des le deux berceau groupes annulaire extérieur du rez-de-chaussée. Les piliers que les secondaires. par des piliers de l'étage Ici supérieur. Les gros

s'élevaient extrêmes

en regard étaient plus placés rapprochés mais inégalement; une porte; au au N.-O; il n'y avait autres, place que pour S.-E. on restitue escaune abside en trapèze à laquelle aboutissaient plusieurs liers tréflé extérieurs et intérieurs. de part coupole, Le était plan total de l'une et d'autre d'un les toit donc des irrégulier, octogone L'édifice n'était entrées. 11 a pu servir de la fontaine qui des traverse de salle un

pas de réunion était en

symétriquement couvert d'une

mais pour

en pavillon. L'eau

et de consultation au du rez-de-chaussée N.-O.

malades.

sacrée la sur place le sol

amenée diagonale,

par elle

le canal circulait

souterrain dans

au S.-E.;

conduites

(1) Toutes tiques

ces

colonnes

portaient

les

chapiteaux-corinthiens pair dans le secteur

; celles S.-O. parce

des

pordes

sur des piédestaux. reposaient sont en nombre (2) Les petits piliers entrées ici sur l'axe de chaque s'ouvrent

que

grande

travée.

BULLETIN des taines Des de galeries du secteur N.-E.,

ARCHÉOLOGIQUE de fenêtres; au S.-E. se partage chargé on et au a retrouvé Sud. trois

63 fon-

dépourvu des entre piliers, lesquels

aménagées deux styles ère et le en

à l'intérieur décoratifs Anatolie, le

l'architecture d'ornements

du 11e siècle et végétaux M. Wiegand

notre

style

luxuriant,

figurés,

de tendances c'est le second, style sobre; classiques, domine à l'Asklèpieion : fait au premier l'observe, qui abord les paradoxal, colonnes corinthiennes des entablements à denticules, portent hellénistiques tandis l'ordre du portique Ouest des les denticules que ionique remplace par modillons droits assez saillants, à des abouts de solives qui ressemblent profilés, mais sans rosettes. Une de fouille la ville. complémentaire, 1. Sur les Grecs des couches se sont en 1932, permet d'établir (1pcmoitié d'une l'histoire du ne monumillédécor, et entre lesquels le soffite de la corniche est décoré caissons-à Larisa. mentale naire tante tions milieu

de

à 700 env.), qu'ils d'un du ont Oikos vi«

préhelléniqiies établis à l'intérieur d'une au stoa tour vue du d'appareil à la s.; sanctuaire L'enceinte

enceinte Les moitié palais

préexisfondaet (1) au

renforcée sacré

plus tard remonteraient une

polygonal. première et un

édifice bel appareil De la

respectivement, à abside, sur le sommet polygonal, époque l'oikos.

avec

culminantrll.

même

le. palais protégeait date le temple à deux III. un De l'époque édifice grand bien hellénique

qui remplaça fontaines et citernes, palais du tyran

du tyran; elle nefs, avec përistasis le propylon athénienne,

archaïque est munie sur

en récente, de 8 tours. trois

côtés, de l'acropole, des

est

assez

une petite stoa. IV. Le nouveau complexe, conservé du iv<= s. : 17 chambres à (milieu et pavement (appareil livré de stuqué entourent Une cour est ;

de petit parement 40 m. de façade); un peu plus parmi

appareil l'enceinte

récente. lesquels

correspondante — Une citerne a deux

hellénique

à bossages) morceaux

nombreux

d'archi-

: un sans pièces archaïques chapiteau ionique et un chapiteau de pilastre à trois à canal faces surmontant convexe, abaque, On a trouvé des simae en t. c. du temple un kymation lesbique. (vers archaïque de la frise au galop à feuilles avec (biges 520) : au-dessus chiens); gorge • droites (1). de 1931. Le plan du Gymnase de l'Est est complété : audiCampagne Éphèse. tecture, torium petite à banquettes superposées dans l'aile orientale de là palestre. En arrière, des Thermes du Port (« Thermes de Consplan les rapports de cet édifice avec le grand tantin gymnase ont été reconnus à l'Est dont les immenses dans ce qu'on appelait voisin, xystes « les portiques de l'église de Verulanus ». Au Nord indûment double de la Vierge — Restitution être l'Asklèpieion. du un grand temple romain pourrait provisoire sous le nom de « Hiéron Mausolée de Bélévi (autrefois décrit par G. Weber ») : un socle thien dont orné de pilastres ou de demi-colonnes, dorique, à palmettes et en doucine, de 8 colonnes (frise était décoré de reliefs mythiques col. (HAIAAES, 141-158 portait lotus) un ordre corinla cella (2). entourant chrétienne. Le basilique on a fixé ») est étudié;

le mur

Amazones,

.etc...) ; cf.

(1) Arch.

Jahrb.,

XLVIII

(1933),

Ans.,

(K.

Schefold) de l'ordre

Forsch.

1933, Forlschr., (2) M. Miltner

p. 89-90 (J. Boehlau). une pyramide restitue

à degrés

au-dessus

corinthien;

64

R.

VÀLLÔIS du 111es. av. J.-C, pourrait être le tom-

Ce monument, qui date de la 2« moitié H Théos et de Laodikè beau d'Antiochos

(1). M. E. Kalinka rend compte d'un voyage déjà ancien entre Ineboli Bithynie. et Erégli et signale les constructions antiques qu'il a rencontrées (2). Pisidie. M. W. Rainsay avait il y à quelques années, une nouvelle publié, étude de la topographie pisidienné (3). corinthien en Syrie, en Palestine et Syrie. Les formes anciennes duchapileau : il constate avec M. Weigand en Arabie sont étudiées par M. D. Schlumbérger « anormaux l'existence dans ces régions d'une classe de chapiteaux » « normaux » y pas que les chapiteaux des chapiteaux de Baalbek^dont occidentale l'origine « normaux » viennent de la Syrie n'est pas douteuse ; ces chapiteaux (romaine) où les types anormaux ne sont c'est-à-dire du/Nord, pas- représentés, " , d'Antioche (4). Une nolice sur la protection des monuments de Syrie signale des historiques — On donne les plans de deux à Baalbek, Palmyre, restaurations etc..'(5). (alexandro-syriens), soient une imitation mais il n'admet dans la région de Salamiyé (cella simple avec niche en hors temples découverts cella à prodomos) au d'oeuvre; (6). — Un portique oVApâmée est reconstitué Musée du Centenaire de Bruxelles (7). On sait maintenant que le temple de Bel de Palmyre a été consacré le 6 de Nisân, en 32 ap. J.-C, aux dieux Bel, Yarhibôl et Aglibôl (S). Les résultats des dernières campagnes Europôs ont été indiqués (9). Samarie. Le palais israélite a des murs curieusement trouvé simple les chapiteaux de trois sur : la piliers carrés (10). Egypte. Indications (maison de Diotimos) de fouilles de Doura-

: on y a appareillés ; ils sont du type phénico-chypriote des papyrus in antis d'un oikos, portique l'on accédait à l'aûX^ xoû iiuxaprivés) (11).. du m* s. tirées

la maison

itpojxdî mais le vestibule, situé derrière le ituAûy, d'où xAtvou et à l'aûA-ii xôv xpiuffTïipfuv (cour des appartements

gréc&romaine n'est plus le

cependant la grande tuile de marbre retrouvée sur le cube de rocher qui formait le noyau du socîé témoigne d'une toiture ; que celle-ci ait plutôt de l'existence été pyramidale comme le plan l'exige, n'a rien d'insolite. (1) Jahresh., XXVIII (1933), Beibl., col. 1-43 (nombreux plans). ' col. 45-55, (2) Ibid., . . XX11I (1929), p5 239-255. (S)Klio, (4) Syria, XIV (1933), p. 283-317 et pi. XXVII-XXXVII. (5) Syria XIII (1932), p. 293-299. (6) Syria, XIV (1933), p. 12-14 (G. Ploix et H. Seyrig). (7) Syria, XIV (1933), p. 224-226 (R. D.). XIII (1932), p. 313. — Plan de la cella dressé par M, Amy, (8) Syria, Syria, XIV (1933), p. 254, fig. 1. (9) VRAI, 1932, p. 314-328 (M. Rostovtzeff et Clark Hopkins) ; 1933, p. 193-203 cf. Syria, XIV (1933). p. 87-90 (plan). (du Mesnil du Buisson); (10) Arch. Jahrb.. XLVIII (1933), Anz., col. 85-115 (E. L. Susenik). (11) AJA, XXXVII (1933), p. 397-399 (N. Lewis).

BULLETIN ARCHÉOLOGIQUE
Grande ville Grecia entre Grèce, le torrent Sicile, San Campanie. et le Mauro Sybaris. Kratis ; les : on n'a — M. fouilles retrouvé U. Kàhrstedt de la ni

65
la plaçait Società Magna de cons-

infirmer cette hypothèse paraissent ni tombeaux tructions, (1). de corniche Crotone. dorique Fragment glyphes, Lavinium l'enceinte, interne, avec avec haut bandeau Bruttiorum grands appareil (2). a été identifié

restés

tardive

et

métope

entre

deux

tri-

carreaux homogène de place Marconi (fig. paraît dont

Au parement externe de par M. E. Galli. reliés ; au parement par des pans de petit appareil de carreaux assez grands; entré lés deux, blocage en place sur a fait paraître la ligne médiane ou en boutisses une publication du Sanctuaire anciens les plus se trouvent krestes là, avant l'occupation d'un vestiges « Temple des (3). des au

grandes^pierres M. P. Agrigente. ehthoniennes Il et à l'Ouest.

Divinités Nord

9) (4). Les eu y avoir feraient

sanctuaire entouré du

indigène clôture d'une Tout

circulaire au la Nord, façade

péribole).'— l'entrée a disparu l'Ouest, petit mos eschara autel et un carré;

les partie du (5) (à l'Ouest une construction

un petit grecque, autel de cendres Dioscures », près i), dont

avec creuse

dessinant centrale,

septentrionale, un cercle incomplet subdivisée,

rectangulaire est divisée et

(recinto en trois : à parties à l'Est, base; petite une cella, un prodola cella a

la partie

: l'opisthodome latérales, opisthodome le socle à l'extérieur, une porte au Nord et une porte à l'Est. est creux; on ne sait si la partie l'était ^ d'un autel supérieure rectangulaire — Au Sud de la une en forme de aussi. construction allongée précédente, d'un autel Le vestibule était (à l'Est). profond temple (recinto 2) est précédée fermé du par de 1°, une barrière central, course l'angle la dernière ne de bois ; ses murs sans lien avec sont latéraux eux ; les s'appuient pierres qui contre les angles traversent à les

comprend n'a que des portes le mur Est, Contre

compartiment leur dans

moitié ferme, d'assises

dont

Le compartiment central renpas expliquées. un puits carré solidement N.-E., peu profond garni se termine basse circulaire par une sorte de margelle un bloc à évidements (base, eschara ou ayant servi d'autel un et un douteuse autet), 3°, au S.-E. creuse. L'opisthodome, vestige eschara eschara de couverture. creuse et restes et du l'autel petit carré déjà petit bothros ;

[mégaron?], monument contre

2°, au centre, de destination

l'angle

est tronqué. A quelque publiés (6);

à l'extérieur, S.-E., Les reeinli n'ont conservé distance au Sud, on vestiges voit la d'une

indépendant,

aucun

grande petite ouverte

et adyton; cella court, largement puis, alignés prodomos autels rectangulaires, le premier accosté d'une eschara Sud, trois plus petite — Au S.-E. du recinto avec prodomos et opisthodome 2, deuxième petit temple,

temple 1,k du Nord au

XLVII col.. 511-512 (W. Technau). Jahrb., (1) Arch. (1932) Anz., (2) Not. Scav., VIII (1932), p. 372-373, fig. 5-6 (R. Lucente). VIII ^1932), p. 32S-363,"pl. XII. (3) Nol. Scav., e Memorie delta Società Magna Grecia, 1931, p. 7-109, pi. (4) Atti — Cf. RÉVi, 1931, p. 58. (5) Interprété (6) Cf. REG, d'abord comme ... un fond de cabane. 1932, p. 52.

I XVIII

et XX.

REG, XLVII,

1934, n- 219.

5

66
clos; son orientation se

VALLOlS

de celle du recinto -I, mais la porte de rapproche s'est accrue d'un est à l'Est. Devant elle, une salle barlongue l'opisthodome des piliers. Ce vestibule repose vestibule dont le toit, en façade, était portépar sur les fondations d'un temple à adyton, qui ont été recouvertes partiellement

ctittioniennes Fig. 9. — Plan du sanctuaire des Divinités e Memorie délia Società 1931, (:= Atti Magna Grecia,

à Agrigente p. 19, fig. S).

au « temple des Dioscures » (1); à l'Est, au Sud par un temple in antis parallèle autel double. Le grand rectangle qui borde le côté Sud de la fouille n'était pas du Musée de Palerme publiée par Serradifalco appar(1) La sima polychrome en a trouvé d'autres mortient bien au « Temple des Dioscures »; M. Marconi ceaux. L'édifice fut restauré vers le me siècle av. J.-C.

BULLETIN un portique
du v" s.).

ARCHÉOLOGIQUE périptère
,

67 d'un grand Marconi autel (1" moitié

(1),

mais

un

temple

précédé

Les salle

fondations

des petits

couche de terre ; celles des reposent barlongue, soit totalement rocher, (n° 2), soit en grande partie (n° 1) ; mais se composent le plus souvent autres d'une assise unique. M. Marconi cain », entre donne aussi les résultats duquel (2), de ses recherches les étude restes au les fondations architecturales) il a découvert et il fait une

temples, une sur

parmi

lesquels

M.

compte recinli, les

aussi sur

la le

unes

et les

a Temple d'un temple

de in

Vulantis

(terres-cuites « primitifs

» d'Agrigente ceux-ci il range (3) ; parmi double a découvert à l'Est de l'Olympieion que M. Gàbrici porte a trouvé M. Marconi une construction Ailleurs, rectangulaire laquelle entaillés un trou dans M. est creusé (5). a étudié a été les puits construite ancienne Une et canalisations la ; elle grande comprenait dans le sol, etiles emplacements la roche ArMaiuri dans lequel

des monuments typologique l'édifice avec à prodomos (4). au milieu habitations de

de deux

Pompéi. le bâtiment Stabies tée sous rampe et

(6). Il citerne une

a reconnu des Thermes salle

que de voû-

en est la partie plusieurs la grande coupée petites

la plus

grande

chambres. antérieure

est piscine, de quelques

s'étend vers crypte qui à la construction de cette dans

le Sud dernière les

jusque : une

s'ouvrent laquelle quatre des nécropoles sicules (7). Herculanum. A l'étage d'une ioniques date : le parapet style (8;. a des du I«

à une cella conduit degrés niches en forme de four, rappelant sur

de parois les hypogées à four à colonnes La maison

façade

cour, d'une

galerie grille

ouverte

panneaux

garnis

en losanges. R.

-

VALLOIS.

111. — SCULPTURE, STATUAIRE

(9).

:

Généralités. général, Griech. où u. la

—- Il

n'a

paru

à ma

sculpture Kunst,

grecque 1931,

connaissance, récemment,— ait place — que l'Introduction du t. II, fascicule

comme de. A.

traité Rumpf,

Rbmische

4e édition

3, de l'Einleitung

(1) Cf. REG, 1932, p. 53. e Memorie... 1931, (2) Atli (3) Ibid., p. 129-147.

p.

113-126,

pi.

XIX

et 1 pi.

en couleurs.

1926, p. 126. (4) Cf. REG, VIII (1932), p. 407-414. (5) Not. Scav., (6) Not. Scav., Vil (1931), p. 546-576 et pi. VIII (1932), p. 507-516. (7) Not. Scav.,

XVII.

XLVII et fig. 19 (W. Technau). JaJirb., (8) Arch. (1932), Anz. col.498-499 n'ont été analysées ici les Chroniques (9) Pas plus qu'ordinairement, d'année les fouilles en cours, certaines revues que publient, pour Y Arch. le JHS, Y AJA, le BCH, etc. Jahrbuch,

de

fin

comme

68 in die M. L'auteur lé bandeau Alterlumswissenschaft R. Demangel a pense que et

cii. de A. consacré une

ptcARD Gercke et Ë. Norden mémento. (1) : utile thèse à la frise ionique (2). mêmes ; pas due aux Ioniens été surtout décoratif, servait

l'invention connu en

importante de cette frise n'est Egypte à la fois où il a

historié,

utilitairement bas le et en haut

magiquement en

en Asie, frises la

des murailles.

De là les

d'abord plus souvent La frise d'entablement,

et que argile, dont lé placement

dès l'époque en préhellénique, de socles et de cimaises, celles-ci « pétrifia construction ». grecque différé selon les temples

a beaucoup

une invention et plus tardive, plus décorative, (fig. 10), réalise qui serait attique, mais aurait été perfectionnée La seconde du livre étudie par les Ioniens. partie en détail la composition et l'exécution des thèmes plastiques. a publié un recueil de gemmes et camées, M. G. Lippold qui intéresse, pour de la sculpture les 1historiens d'Utiles obsercomparaison, ('Sy. Du même auteur, vations sur le livre.de Mîss G. M. A. Richter, The sculpture and sculpcritiques tors of the Greeks (4). F. a rendu Koepp Greek Siatesmen, (5). en détail du compte en insistant surtout travail sur de E. ce qui Suhr, touche

Sculptured portraits of à l'iconographie d'Alexandre Peu province Pourtant Ibiza, de publications

Les Sculptures des Musées de muséograpniques. antiques de F. Poulsen surtout romaine. (6), concernent espagnols, l'époque a tout regardé au passage, l'auteur même l'art de (terre-cuite punique ; et il

des renseignements apporte précieux, çà et là, sur des de Palma, etc. Valence, sculptures helléniques Tarragone, Études sur les rapports de la sculpture avec d'autres arts : générales grecque — dans sous le titre Daedalus and Walter un second Miller, Thespis (7) — examine, non sans inexpérience comment les poètes dravolume, archéologique, ont bénéficié de la connaissance de la sculpture et des arts du métal. matiques Baléares) : Mlle Typologie dans l'art figures, cuite et pierre, se distingueraient clès, et le début H. des Speier (8) retrace ve et i-v« siècles, l'évolution en comme utilisant la stylistique du-groupe la sculpture (bronze, Dans cette à deux terre-

relief deux du

et ronde-bosse) périodes

peinture.

évolution,

de transformations Le même

règne

d'Alexandre.

le temps de Péricapitales: auteur une étude sur prépare

de la-REG, (1) Cf. mes comptes-rendus XLVI, 1933, p. 375 sqq., et du Bulletin G. Budé, 1933, p. 25-27. L'art sont étudiés ensemcritique grec et l'art romain ble en 106 pages. et de Rome, 1932. J'en des Écoles françaises d'Athènes (2) Fasc. 136 de la Bibl. rendrai au Journal des Savants. compte spécialement u. Kameen des Altertums u. d. Neuzeit, 167 pi. (1695 fig.) : Hoff(3) Gemmen Stuttgart. 11 juin Woch., 1932, p. 643 sqq. (4) Phil. 9 juillet Woch., 1932, p. 760 sqq. (5).P*.i7. Danske Videnskabernes (6) Det kgl. Selskab, Meddelelser, I, 2, 1933. (7) University XLIX, of Missouri p.-289 ; LUI, 1933, p. (8) RSm. Mitl., 1932, p. 1-94, XLVII, Sludies, 134. VI, pi. 3-4, 1-31. 1931, mann,

archaeologisk-Kunsthistoriske p. 331-596, 46 pU ; cf. JHS,

Fig.

dans des temples doriques ; IV, Sounion; I, Assos; 11, Parthénon ; 111, Pseudo-Thêseion La. Frhé ionique, p. 319). V, Bassae-Pliigalie (d'ap. R. Demangel, divors

10 — Dispositifs

de frises continues

:

70 les représentations de la

CH. Naissance

PICARD d'Athéna

E. Langlotz a consacré (1). M. à l'étude du type divin de Dionysos. quelques C'est selon pages (sommaires) lui au vme s. (passage du style géométrique au style orientalisant) que Dionysos de son se dépouillerait ses ailesr" (?) ; la vigne oriental, aspect perdant deviendrait alors l'attribut du dieu, comme-les autres passé au type humain, divinités dive, homériques. sous une forme les Mais les aspects (2), M. primitifsreparâîtraient W, Deonna s'est à occupé archaïsante l'époque de faire tardisT

dans tinguer, et le caducée Sous antiques. tuer l'évolution tomé L'essai serait très

le « bâton représentations figurées, à cette, occasion d'Hermès (3); il étudie le titre Archeologia de l'emploi du délia buste,

» d'Asclépiosserpentaire les emblèmes médicaux Ferri vise à reconsti-

documentation (Beil. ment

: l'emploi de la prosouvent eu « un coefficient ; elle aurait » (4). symbolique religieux de M. E. Kunze, Sirenen pénétrant une (S), n'utilise pas seulement et céramographique, mais divers dé Praesos picturale fragments de l'Artémision

M. S. protome, humain ou animal

le .fragd'Éphèse (fig. 2, p. 129). Entre sirènes il y a un j intervalle plus -anciennes grecques, d'au moins trois il semble à l'auteur siècles, et, de même, de tenter impossible de suivre du type-du du griffon. pas à pas l'évolution sphinx, Diverses ont été consacrées à la représentation du mythe des Nioenquêtes bides. Niobe M. E. Loewy de-- Loewy, (6) affirmativement répond avait demandé si lesLétoïdes réétudie le trône l'essai aussi à F. Koepp, qui, à propos de la archers étaient connus dans les du des reliefs rapport et il la résout négatiLanglotz (Antike,-1928, du bandeau historié, et

un ivoire XXXII), de Praesos et les

peintures

Cet article alléguées. des Niobides avec néo-attiques vement; E. Loewy pi. V) condamne qui mettait figures p. 38 sqq., admettait des statuettes

la question de Zeus à Olympie, de É. aux extrémités M. E.

de restitution

les dieux en tout.

quatorze

d'Héracleion mais p. doivent 89, fig.

Loewy publie (fig. 9-11) 'nouvellement trouvées au Musée (S., près de Priansos), et sa plus jeune et Artémis). Elles ne font pas groupe, fille, (Niobé être rapprochées de la peinture sur marbre de Pompéi (Niobe,

P. 56-sqq., en Crète

études sur la Lëto Torlonia 9) ; ibid., (avec ses deux enfants, fuyant et ses origines M. P. Jacobsthal du Relief Python), picturales. (7), au sujet mélien et marque pi. 42 de son Recueil, pense aussi à un prototype polygnotéen les affinités avec le Niobide Pour les recherches de H. Schrader Ny-Carlsberg.

p. 98, n. 1. (2) Antike, 1932, p. 170-182, 19 fig. Croix (3) Rev. internat. Rouge, 1933, n» 170-172, 79 p. d. R. Scuola Norm. (4) Annali II, 2, 1933, p. 147-158 ; pour les super. diPisa, divinité de Cyrène A. von prétendues ignote Ger(p. 154), cf. plus justement Ph. 12 déc. 1931, p. 1535 ; pour Woch., les protomés ckan, de chevaux, une récente découverte de Thasos de cheval arehitec(grande ailé, d'emploi protomé Mitt., 57, 1932, aux types pose des questions tonique) nouvelles; senté que la par* pro loto, ajouter le relief d'Erghili Mitt., (5) Ath. 57, 1932, p. 124-141 (cf. ci-après, (6) Arch. Jahrb., 47, 1932, p. 47-68. (7) Ibid., Nachtrag. du au p. sacrifice Musée où l'on n'a repréde Stamboul.

(1) Cf.

Ath.

110).

BULLETIN sur les frises de Niobides du

ARCHÉOLOGIQUE ci-après (ve s.) : et déjà REG,

71 XLVI, de la 16, 1933,

1933, p. 117. Miss Bessie vieillesse p.

ve s. (1), cf. * a commenté the ancient

E. Richardson

âge among (Old 121 sqq.). Mais elle omet Jalabert, à propos de l'art

les représentations Studies J. Greeks, importants dans

sculpturales Hopkins, ses listes.

des documents

du tombeau les sarcoorigines gothique, signale à gisants et évoque du même côté — en Orient surtout antique, phages — du motif de. l'animal sous les pieds du personnage l'apparition figuré (2). Irma A. Richter, dans un traité in art, Miss intitulé Bhytmic 1932, fait form — selon les tendances —- les à la mode et place à l'art grec, retrouvant figures de Pythagore, non seulement les nombres dans les vases, mais dans la partie centrale Pour sous du « Trône la conservation contenant » Ludovisi, dans les métopes des bronzes, M. L. André de l'azote à pression continue du Parthénon, que ce qui des etc. a signalé la fioritura cesse peut éviter l'emploi Courriers de l'art

Mlle

des

cloche

normale,

à chaud La antique

de la paraffine (3). Gazette des Beaux-Arts (4).

sa_ publication

Époque Crète,

archaïque Péloponnèse, et à étudier fait connaître

la fin (jusqu'à Grèce continentale à l'occasion pour pentelique, effort D. Hansen de des Eleusis à long modelé;

du

VIe (moins

s.). l'Altique). cycladiques. : idole de — On M. continue G. E. Mylôà

-signaler nas en a stéatopyge mais

idoles (Musée) cou,

dites (5)

en marbre un Miss : figurines curieux H.

avec

évoquant en marbre autre,

pierre néolithique les idoles thessaliennes, des îles, les brisée séries à la néoli-

ceinture. thiques

de Sesklo,

(6) a classé en terre-cuite

soigneusement (fig. 21) ; autres courotrophes 34), évoquant la seconde (p.

(flg. sthétoprosopes masculins'de types La (Macédoine). l'âge du bronze,

on a les 22). Plus tard, Zerelia et Larisa (fig. est employée dans pierre la fabrication est plus

de Tsani-Magoula, de Sesklo (fig. 33), ceux de Dikili-Tasch néolithique. mycénienne

les

période 91). L'idole

A

médiocre

avec les tombes en tholoi. apparaît sur M. St. Casson (7) a publié une étude détaillée et étend ses observations : il y reprend archaïque 200 ayons p. est certes jusqu'ici le traité sur un le plus corapréhensif, à l'ordre du jour, le et

la technique antérieures; plus le compendium

de la sculpture ce livre de nous que de nos con-

développé,

sujet

et ibid., Anz., col. 285 sqq. Jahrb., 47, 1932, p. 151-190, art (anc. et mod.), déc. 1933, p. 145-166; janvier 1934, p. 11-30. 21 avril 1933 (et R. Dussaud, Bull, des Musées, mai 1933). (3) Beaux-Arts, (4) 1933, I, p. 193-213 (Ch. Picard). dans les Eleusiniaka de K. Kourouniotis, (5) Eleusis préhistorique, p. 139 sqq. (fig 115, p. 139 et 116, p. 140). in Thessaly, 15° vol. des Johns Hopkins civilisation (6) Early Studies, Greek sculpture, Oxford, (7) The technique of early 1933, 246 p., 1933, JHS, LUI, ici de ce volume, 306-8; p. à part. AJA, XXXVII, 1933, p. 637. On 1, 1933. 96 fig. ; cf. compte 1932,

(1) Arch. (2) Rev.

rendra

72 naissances époque de l'émeri : où l'on comme étude très nouvelle

CH. de

PICARD la l'âge dure du fer,

se servait frottoir

à antérieure technique laborieusement d'instruments en pierre a subsisté, ce sur quoi l'auteur d'ailleurs,

; l'usage insiste à pro-

et classique. Pour l'archaïsme on même, pos, dans l'époque grecque archaïque ici que les observations craint les plus attentives ne permettent sur la technique du moins) une étude avec un classement pas bien (par elles seules, historique, chronologique de M. St. Casson a ses dangers ; et la méthode (1) : on retiendra de résultats de détail : étude de la fabrication des xoana des (bois), du relief, ce qui est dit de l'emploi y compris (?) que le style M. of Les bas-reliefs (p. 136-138), auraient été traités autrement l'étude du ciseau unique la frise du séfios les hauts-reliefs. des idées n'aurait qui pas de dû

beaucoup, sceaux la technique ; pour exagéré. plat est peut-être du Sur Parthénon, p. 201, la technique du En général, K. Kluge. être marquée, verrait-il avis, ni son comme à l'authenticité n'en son

bronze,

l'influence il parait debout laideur

et accepte reprend de la technique sur si exclusivement. Berlin ? Maints de

beaucoup

bien,

St. Casson,

croit », pas

de la Coré pas l'extrême

« masterpiece « techniciens

craftsmanship » ne partagent ils

goût. son étude Greek géométrie 1931 art, (De avait fois dès exposée aussi le matériel les peintures déjà En Grèce and symbolism d. geomeOrsprong (Villanova, — l'auteur prouvés, on peut lui Hallscherche entre accorder le

Miss

A. Roes

Us origin (2), trische Kunst).

a repris dans la thèse qu'elle cette Utilisant

d'Occident

— et les petits ex-voto tatt) à affermir la réalité de monde susien et la

(comme contacts

de vases) sinon évoqués, et en Italie,

Méditerranée.

est autre chose qu'un doit produit purement local; que l'art géométrique qu'il certains avoir l'effet mélanges asiatiques (sinon plus comporté spécialement iranienne d'une influence le petit nombre et la relareligieuse déterminante), des motifs bien qu'ils tive constance ne sont pas là au hasard, indiquant qu'ils donc ou cachent moins une un plus symbolique, langage originairement chiffré; du M. vre magique. C'est Charbonneaux. qu'il rattacherait Mais trop doit-on réduire consacre à un soleil? J". (3), si spécialement, penser, le problème. On en à deux atelier à une jugera religion par iranienne l'étude que du Lousont

fibules grandes géométriques de la fin du vm" siècle. béotien

Elles

(1) Femme lre chides, monument (2)

à la grenade moitié vi« s.?;

de l'Acropole ensemble

(n° 593) : vu» des Corés entre des

s. ? ; statues 540 et 520?; de détail

des

Bran-' du un

reliefs dans

des Néréides, Oxford et Londres, de qui la Rev. signale 1930, Vienne,

au iv

s. ?, etc., etc. 1933. J'ai indiqué

réserves

compte-rendu p. 635-636, de sciences figuré.

1934 ; cf. M. W. Millier, critique. AJA, XXXVII, 1933, à ce sujet, de E. Loewy, Almanach de l'Acad. des une récente étude (non les origines de l'art vue) sur ci-après, pièces cf., sera p. 111). Provenance niée en Allemagne. l'étonnant B. a). Wace, :

(3) Préhistoire, Sparte (?). On Pour décor les du vase

I, 1932, fasc. II, p. 191-259 (cf. annonce de ces que l'authenticité rosaces-rouelles grandes symétriques, n° 5 de la Tombe at Mycenae, pi. à chambre XVIII (L. H. III)

521 de

maintenant, : A. J. Mycènes p. 43, fig.

Çhamberrtombs

(ci-avant,

BULLETIN décorées sant) de grandes : on voit sur plaques l'une le

ARCHÉOLOGIQUE (antérieures chevaux, et un aux fibules de

73 en croischarriers

rectangulaires maître des

combat

sur l'autre, l'Hécate béotienne en maîtresse de trois élé(cf. Hésiode), (revers); avec un combat naval ments de deux, marines oiseaux, poisson), (animaux, La publication de M. J. Charbonneaux différentes une excelapporte (revers). lente elle M. contribution, atteste Doro bien, Levi soignée, nuancée, à l'étude des cultes de l'ère géométrique série ; ibid., ou du ; leur complexité. au passage, dans l'Annuario Scuola publie et annonce d'Axos la l'art très (Musée discussion « dorien générales en la publication, de La Canée).

italiana à venir", — Mieux

des bronzes la tête

d'Axos,

(1) l'importante des terres-cttites valent

en pôros

ces contributions

documentaires

panionisme senté quelques rée Le avait dans le

que (2). Sur vues

des thèses du pancrétisme périmée » et ses caractères, M. K. Michalowski (3). Une dalle archaïque et sera étudiée Crète, par d'Artémis Orthia curieusement M. P.

a prédéco-

a été trouvée peigne voulu la scène d'ivoire voir

à Dréros du (Hermès,

sanctuaire 65, 1930,

concours

des du Jugement et le. triomphe de l'Ida, du

3, p. 240) Zeus — déesses, représente d'Aphrodite par » d'Amyclae ; à

à Sparte, — assis, bien, dater

Demargne (4). où Wilamowitz que Paris

plutôt

quoi entre

Le cycle blements nouvelles terres-cuites, déesses lions lion, de tales

des représentations l'autel et sur de M.

sculptées « Trône

Bathyclès

de Magnésie a fait l'objet de Pérachora corinthien au n. 1); des du v»

ait dit, qu'on 625 et 620 (5). sur les entad'observations ont enrichi de

Max-Mayer et d'ivoires, et

Les découvertes (6). de bronzes, le lot terres-cuites scav., nombreux la en part bronze dg la 1895, p. sceaux Not.

de l'art du vu» 119, d'ivoire

trônant : cf.

nombreuses

s.,

: archaïque Potnia aux sphinx, à ceux orienceux

(ivoire pigeon l'Héraeon

Syracuse,

taureaux,

de. bronze d'Argos

(et égyptiennes de Mitrahineh, avec

(7) ; ; on note : un miroir

ressemblant importations vme s., rappelant et

considérable de. la fin déesse

représentation

Moût,

du temple du vr s.), les morceaux glyphique); (3" quart des découvertes M. H. Payne a présenté à la Société archéoloquelques-unes de Berlin un très curieux d'ivoire ailé (fig. gique (8), dont sphinx 11), ouvrage » du premier « dédalique du vu" s. — On a trouvé aussi des ex-voto corinquart a été recueillie une intéresthiens à Ithaque (Aétos) archaïques (9). A Dodone

hiéroinscription d'une Niké d'acrotère.

(l)XIII-XIV. (2) Lennart affirme

Kjellberg, là contre Loewy Klas,

A.Danielson..., Symbolae philolog. et A. Rumpf, l'origine....ionienne IV,

(3) Kwartalnik (4) Provisoirement

(5) E. Bethe, n" 3 35-38, p. 279 sqq. 23 janv. 1932. Woch., (6) Phil. (7) Arch. Jahrb., 47, 1932, Anz., col, col. 559 : 564; pour l'ivoire (8) Ibid., (9) Illustrated London News, H janv.

1930, p. 35 sqq. (6 pi.) 1933, p. 299, fig. 47. BCH, LVII, id. A. Hermès, 66, 1931, p. 239 sqq.;

1932, p. 125-133 : on de l'art grec archaïque. : 0 sztuce doryckiej.. Rumpf, Phil. Woch., 1932,

138, fig. 14-18. de la fig. H, cf. 1933, p. 45-47.

fig.

2-3,

ibid.

74
santé statuette de guerrier poursuivies, assise, faisant (1).

CH. —

PICARD Les fouilles donné geste de de Trebenischte objets du — Lac Une

(N. (2). a été

ont été -d'Oehrida) idole de terre-cuite, et signalée Orient l'Orient grec; scènes dards,

et ont le

nouveaux

en Bulgarie

(Gorna-Kréuiéna,

de presser ses seins, de Vratsa) région (3V — Les-découvertes aux reliefs dans des

trouvée

égypto^asïatique ^ont apporté non; seulement de chasse, etc.) des à

; Ionie,

Archipel. documents de où

faites historiens

du côté de

de l'art

comparaison

Persépolis, ont été mis mors,

d'importants (4) ;j mais à dater objets

au jour

persiques le Louristan débuts du

(défilés, (étenpremier

situles,

ceintures,

etc.,

— Ivoire Fig. 11.

du sanctuaire

d'Hèra

Acraia

(N. de Corinthe).

millénaire d'importants qu'on peut

: 1000-700

environ) (5). L'exploration Le temenos repères. d'Haghia de l'époque du bronze à la

de Chypre, a fourni par ailleurs, Irini une stratification présente période hellénistique, en datant

suivre

(1) D. Evangejidis, col. 146, fig. Anz.,

Prakt., 19.

1930,

p.

52 sqq.

pi.

2-3 =

Arch.

Jahrb.,

47, 1932, : cf. notice

17 nov. 1933 (reproduction d'un trépied (2) Beaux-Arts, de N. Vulitch, CiM/, 1933, p. 430-432). Inst. archéol. (3) Bull. bulgare, Vil, 1932-1933, fig. 112.

de bronze

Gaz. Beaux-Arts, London 189; lllustraled (4) Cf. notamment, sept. 1933, p. Ananda Bulletin Mus. Boston, News, 27 janv. 34, p. 128-129. Coomaraswamy, XXXI avril 1933 : p. 22-27. Le relief achéménide du v" s. reproduit là (frontispice) aurait dû être "de celui du Sacrifice : BCH, rapproché (non cité) d'Erghili XXXVII, 1913, pi. (5) A. Godard, séries : a) du vin" p. 129-138 (deux XI, 1933, p. 43-48 (collection Genava, 8, auquel Nouveaux il s'apparente bronzes du si" étroitement. 1933, sept. G. Contenau» Gaz. Beaux-Arts, Lurislan, s. à env. 633 ; b) 633-615); de Genève) ; etc.

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

75
publié Muséum. a une H étude sur le bol des rapr indique des tombes de Caere et eux-mêmes bol au plus tard assez des

ainsi

les précisément d'Amathonte d'argent prochements, de Préneste, de voisins premières chypriote, poles non mais ceux années ou plutôt du du

ex-voto (2), avec lit

(1). M. maintenant avec les

J. L. Myres au British les objets

seulement

similaires de

nouveaux

ivoires

Samarie, le

d'Hazael règne de

(Arslan-Tash) Psammétique Nord de Larisa

U date

(provenance à couont et

représentées). après comme accumulé

du syrienne — Les fouilles une on longue espère, depuis de

: maisons d'Éolie

recommencé, permettront, du matériel il se trouve

interruption, la publication

en 1932, d'ensemble à" Stockholm

augmenté

longtemps nouvelles

;

pièces

similaires (3). a donné de et

(décors Sur courtes

architectoniques les sculptures notices

de sima, de Marseille, monuments

en terre-cuite) M. E. Cahen de (4) l'art

:^ Les

en gallo-romain sur l'« Aphrodite M. E. Buschor découvertes depuis L'étude donne

Basse-Provence » (?) de Lyon, une prépare faites travaux. des

: ibid.,

gallo-grec considérations côtière. sur"

à l'ionie rapportée étude d'ensemble à Sainos, après

les

sculpturales

guerre,

la reprise soignée

du Porinos

Néos sur le

délien, Colosse au temple, (5).

par

indications quelques et Angeliôn, et Tectaios tère, M. la Niké ailée Massow H. von

F.; Courby, de d'Apollon romme acro-

annexe

en course a donné Jahrb., inachevé barbu de

agenouillée de meilleures

photographies pi. 3-4)pointe

"Arch. (cf. C. Blùmel, du Colosse archaïque Nord) terait de : un à Sofia Dionysos

XI, Erganzungsheft, de Naxos (carrières, le canthare, vaincu stèle il en longue, avait

tenant

l'époque a pu

Lygdamis, la compléter de Naxos,

qu'il rappor524. Le Musée du des type 1895 un Sozopol : Ana-

stèles

d'Alxénor

dont

fragment (partie sur la mer Noire,

inférieure l'ancienne

découverte Apollonia

depuis en 1930 à

Fig- 12' Stèle d Anaxanrjros (Musée de Sofia), en bat. complétée

'

; inscription

Archiv (1) E. Sjôqvist, XXX, 1933, f. Religionswiss., les conclusions de p. 308-359. L'auteur, p. 358, conteste P. Dikaios, XIII, Syria, p. 345 (REG, sur 1933, p. 105, et ci-avant, p. 46 sq.), les terresrcuites de Vouni : la scène du téménos « de genre serait » (étable) ?; l'adhésion à D. Hogarth donnée sur la question 1927, p. 55 sqq.), (Essays Evans, des idolescycladiques de substitution malheureuse. (figurines !) parait 1933, p. 25-39, pi. l-III. LUI, (i)JHS., (3) Cf. Fortschrille, nos, XXVIII, 1927 (Skrifter sur les l"r nouvelles mars 1933, ; fouilles n° 7, Studien de Kjellberg et Dalman, Forsch. u. Boelbau, L. Kjellberg, Erap. 89-90. Pour les reliefs, zu den anliken Dacheindeckungen, Uppsala, 5).

p. 49 sqq. humanist.

Samf.,

24,

(4) Marseille, 1932, p. 8 sqq. arch. (5) Expl. Délas, XII,,1931,

p. 207 sqq.

76

CH.

PICARD

xandros). Le chien ne retourne pas la tête, et son maître lui présente, au lieu de a réétudié, la sauterelle, un pied de biche (1) (fig. 12). M. Hiller von Gaertringen de l'île de Sikinos les inscriptions dans la Festschrift Poland, (entre I os et un monument oeuvre d'EuUne d'elles mentionne funéraire, Pholegandros). no[os?] et de ses fils : comme sculpture s'agir il pourrait d'après le dialecte, onienne : date incertaine (2). tombale, on a trouvé un lion dorien venu d'un sculpteur dans l'île ; dans l'île

entré au Musée de NewAttique. — Le Couros en marbre insulaire récemment York (REG, 1933, p. 106-107) est signalé de divers côtés, tantôt comme une pièce de la période solonienne comme (vers 600) (3), tantôt expressément importante de cette pièce, au sujet un faux (4). Mlle G. M. A. Richter défend l'authenticité sera publié prochainement en grand détail, dans les Denkmaeler Brunn-Bruçkmann. Date indiquée : 600 environ ; provenance avec les Couroi du Sounion et du Dipylon. attique, à cause des ressemblances -r- Une Coré en bronze, archaïque (h. 0,28), est entrée au Musée d'Athènes en 1932. — Sur la plaquette de terre-cuite (déesse'aux peinte de l'Agora d'Athènes serpents : voir ci-après, p. 104 et fig. 21), cf. Hesperia, II, 1933, p. 604 sqq. ; BCH, LVII, 1933, p. 243-244, fig. 7 (funéraire). Dans la série des stèles gravées primitives beau docud'Attique, s'intègrerajun ment dont le Louvre a fait l'acquisition en 1933. — La statue acéphale des environs de 520, trouvée en 1931 vers la place de la Liberté et les anciennes portes thriasiennes (REG, 1933, p. 108), a été étudiée en détail (6). Je ne suis pas frappé des et autres, qui ont été développés pour y faire voir un arguments, topographiques Dionysos assis, et, comme on dit déjà, « le plus ancien» des Dionysos en rondebosse (7) (cf. ci-dessus, pour le Dionysos naxien inachevé). La peau qui couvre le siège n'est pas d'une panthère, mais d'un félin bien plus petit (sans doute celui qu'on met aux prises avec un chien, sur le relief funéraire : BCH, 1922, ressemble à celles des Ypau,jjiaxsïi; (« scribes ») pi. III). La statue, demi-drapée, de et précisément au personnage du duel du chien et du chat!' l'Acropole, assis aussi sur un dipliros; n'eût pas été représenté de la sorte à Dionysos vers les cette date. L'oeuvre doit de l'allée funéraire provenir qui menait Jardins d'Académos. de laquelle elle a signalé des rayons ultra-violets. les récentes Le document observations faites à New-York (5), au moyen

de la stèle Arch. Jahrb., 47, 1932, p. 97-100. Dimensions (1) Stojan Welkow, : 2 m. 40 haut., 0,48 larg. (stèle d'Athènes, plus archaïque, reconstituée 1,96). (2) Phil. Woch., 25 août 1932, p. 77-78. Panthéon, 1932, p. 382. (3) Sidney Kellner, (4) M. Wegner, Rom. Mitt., 47, 1932, 3-4, p. 193-201, pi. 41-46. J'ai marqué mes réserves (Rev. arch., 1933, II, p. 331-332) sur les mensurations en « pieds soloniens » alléguées contre l'authenticité. (5) JHS, LUI, 1, 1933, p. 51-53, pi. IV-V. Arch. Deltion, 1930-1931 (1933), p. 119-136, pi. 6-7 (6) N. Kyparissis, XIII, (Mus. Nat. : 3711). Haut. act. 1 m. U. (7) AJA, 1932, p. 392, 2 pi.

BULLETIN Au trouvée des trente Cimetière (parTh. même Hess) de l'Eridanos, une années du long nouvelle du vie

ARCHEOLOGIQUE -incluse statue dans le mur de Thémistocle,

77 a été

dernières

de jeune cavalier athénien, (acéphale), s. ; la trace de la lance est conservée, et celle pendant (1). Du même années du vi° s. (2). endroit provient un

de la lion

polychromie de marbre,

manteau dernières

des vingt

— Une tête Occident. en pierre, de la deuxième moitié Grande-Grèce, archaïque du vi° s., provenant de Sybaris, actuellement à Reggie, a été signalée comme oeuvre de caractère et de facture médiocre provincial, grêco-italiote (3). M. P. Mararticle : Agrigento le sanctuaire étudiant surtout coni, dans un copieux arcaica(i), dit de Vulcanus, p. 66. fig. 9) et le temple et reproduit un de sculptures des signale provenant agrigentines, fouilles de Couros (cf. p. 41 sqq.-*: la stipe ; pi. V, tête archaïque voliva) (1-2); de lion de nègre (5-6) ; terres-cuites dêda(3-4) ; curieux prolomé petit masque et ionisantes il analyse à ce propos les conditions liques (pi. VI à XV)-; origi(ci-dessus, nombre grand nales du développement de l'art (« colonial avec E. Langlotz, p. 67) croit, nonte ne dater 520. que d'après pourraient La collection des Studi meridionali a publié de R. Ciasca (5). ci-dessus, On doit à M. P. Jacobsthal d'ingénieuses ») d'Agrigente. que les métopes une M. A. Rumpf (Einleit., du temple C de Sélides divinités ehthoniennes

importante sur

Bibliografia les affinités

sarda,

observations

gréco(6) il

orientales (cf. faut la

de l'arrangement de chevelure la célèbre Dame d'Elché qui distingue Coré 666 de l'Acropole, les terres-cuites d'Athènes 4508, 5685, 5690);. «en pour les ornements Les études de M. Fr. Poulsen quelques remarques Anuari sur de Estudis rouelles », certains documents d'antiques sur les collections

comparer,

et d'ibérie. contiennent d'Ibiza, Tarragona:

de Capoug eh Espagne peinte de

des documents la copie romaine

archaïques d'un.Couros p. 365,

(statuette

Baléares), Albertini,

et la mention

Catalans,

1911-12,

archaïque fig. 68 (7).

Époque classique I. Première moitié. Musée de Sofia, cf.

: A. —

— Ve le

siècle. recomplètement 75, fig. 12. une patrie de la stèle d'Anaxandros au

Pour

ci-dessus, en

On tente Berlin, pour

d'assurer laquelle XXXVII,

p. ce moment

tarentine

à la Déesse Ber. colonie

assise

de

Kunstsamml., d'Italie; mais

le premier rapport (Th. 8 mai 1916) indiquait officielle

Wiegand, déjà une Ant.

Amlliche ancienne Denkm.,

aus d. kgl. grecque

la publication

(Wiegand,

111, 4, 1916-1917,

Forsch. u. Forlschritte, 1" avril (1) G. Karo, la tête et les pattes. (2) Ibid., fig. 3 ; BCH, LVII, 1933, p. 250, fig. Not. Scav., 1932, p. 130-136. (3) E. Galli, e memorie délia Società (4) Alti Grecia, Magna de l'Université de Cagliari (5) Sous les auspices 574 p.

1933, n" 12.

10. Du

cheval

manquent

1931 (1933), p. 7 sqq. : 1er vol., LXIV-526 p. ; 2" vol.,

X-X11I. (6) Ath. Mitt., 57, 1932, p. 67-73, Beil., des Musées (7) Fr. Poulsen, Sculptures antiques

de province

espagnols,

1933.

78

CH.

PICARD

ne déclara pas exclu l'Orient hellénique, ce qui est p. 45-52, pi. XXXIV-XLIV) si l'origine de la trouvaille était, dès le début, le pervers ou incompréhensible, secret de Pulcinello. De là, des hésitations bien légitimes (1). Selon Mme ZancaniMontuoro, pour qui l'affaire n'a plus de mystère (2), on daterait, jour et heure, et l'on situerait exactement la trouvaille (Sud de l'entrée de l'Arsenal), clandestine, onze ans après la découverte recomplétée, Initiale, par les morceaux rajustés à Il est tentant de penser que la Déesse assise de Berlin serait tarentine ; Berlin. on avait songé aussi à Locres, • les deux cités ayant pu emprunter Perséphone, aux cultes prédoriens de Laconie, d'une part de par exemple, pays d'origine leurs colons. Mais n'y a-t-il pas'là, avant tout, la réponse aux soupçons expri•— au vrai dans des més récemment des voire peu scientifiques, publications — par M. E. Galli (bibliogr. cité par Mme Zancani-Montuoro, journaux! p. 161, n. 4-8)? L'étude des Atli souligne, du moins, d'intéressantes avec comparaisons les terres-cuites tarentines et locriennes (pi. Il, 111, IV) (3). On annonce Promontorium la publication (4) (près de du Templum Appollinîs Alaei ad Crimisa prochaine Cirô en Calabre, fouilles 1933). Il y a été trouvé, un très curieux acrolithe, de la première moitié du v" s., statue

. comme on sait, de culte (cf. REG, XLV, 1932, p. 63). M. P. Orsi, dans un curieux article

sur l'Aurige de Delphes, défend l'idée que le célèbre conducteur de char'a des traits individuels, et pourrait avoir été c»mme un portrait, d'un des hoplites deGélon(?) peut-être, (5). M. Carousos consacre un long article au dieu de l'Artémision, repêché près d'Histiaea (6) ; il n'a pas changé d'avis, et verrait

dans cette magnifique pièce un Poséidon. La discussion pourrait paraître oiseuse, si elle ne posait certaines questions de méthode : Tindistinction relative des types anciens de Cronides ne permet pas d'oublier que les Poseidons bien connus (Creusis, archaïques etc.) ont un autre type, tandis que le grand bronze durable d'Histiaea évoque toute une iconographie officielle, traditionnelle, d'une façon (petits bronzes de Zeus, monnaies, etc.). De plus, le trident barrerait la figure : les arguments maladroite sont, d'ailqu'on atteste pour le justifier leurs, tous discutables. notamment (fig. 13) d'un exemplaire Le lot des statues k^peplos s'est augmenté, Mus. Naz., 1928, n° 601), que Paribeni, ac'-phale de Neini (7) (Rome, Thermes, l'on rapprocherait d'une statuette de Syracuse (Ausonia, VIII, 1913, p. 68).^- M. V.

orientale). (1) Cf. W. Deonna, Dédale, II, p. 150 (penche vers l'origine (2) Atli e memorie délia Società Magna Grecia, IV, 1931 (1933), p. 159-174. Les de M"" Zancani-Montuoro seraient recoupés par d'autres informarenseignements tions concordantes Reste à expliquer comment l'Italie s'est laissé (L. Pollak). dessaisir d'une telle pièce, et commenta été fait le transport, peu facile, à Eboli(l), du roman. puis à Naples ou Salerne (p. 163, n. 4). On craint de soupçonner (3) Cf. Rev. archéol., 1933, I, p. 112-114; et une note de M. P. Wuilleumier, ibid. (à paraître). (4) P. Orsi, Alti Soc. Magna Grecia, 1933. archeol., II, 1930, p. 147-148. (5) R. Islilulo 1930-1931 (paru en 1933;, p. 41-106. C6) Arch. Deltion, XIII, (7) Arch. Jahrb., 47, 1932, Anz., col. 477-478, fig. 10-11.

BULLETIN Millier (Stuart Après dité, a étudié de son côté 293), une médiocre

ARCHÉOLOGIQUE

79

Catal., Jones, des considérations il — décide de la

restaurée qui

à peplos, du Salon figure du-Capitole (1) en Hygie, avec une tête d'autre origine. n'ont produit sicyonien sur des l'individualité de M. Ch. pas d'art surtout le mérite de la limpidans une repris

esthétiques classer comme », encore et insiste vu

« évolution série. Je

italo-romaine n'ai pas

l'étude

cette copies, pour sur Blinkenberg l'Apqllon

Fig.

13. — Nouvelle

statue

à péplos

de Ncmi.

a fait remarquer d'Olympie (2). M. A. Rumpf .(3) de Pausanias du sékos du temple de Zeus (Altis que l'exégèse pour la métope dite des cavales de Diomède, carnivores ne devait d'Olympie), pas être révoquée en doute. Une coupe de Florence Levi, (Doro Vas., I, 111, 1, 1931, pi. I, Corp. Hyperdexios it. 376, le 38) montre temps que le motif, rare, a bien (438). été utilisé par les arts plastiques avant de VAlceste

du fronton

Ouest

d'Euripide

Jarb., 47, 1932, p. 139-150. dans les Afe7. Bidez, (2) Annoncée II, 1933-1934. . (3) Phil. Woch., 1932, 35-38, 25 août, p. 279. C. Robert, Hermeneutik, au contraire, la domestication du cheval Arion. croyait reconnaître, (!)

Arch.

268 sqq.,

rîO Une tête de marbre serait Miltiade, nous une ont étude

CH. le portrait, nous rendu

PICARD idéalisé, et conventionnel, Le petit cavalier stratège de bronze, d'un (N.-O. (2). rendu de l'Eubée), des bijoux de Scythodocos d'argent, et Dionysos en face d'un pas d'or..., l'Acropole de et d'un

*du v° s. : peut-être jeu si animé, que est reproduit Les fouilles des vases, dans

dit-on les eaux

(1). du

de Duvanli à dater environ

sommaire, env. (25 km. du milieu

qui dé Philippopoli) duves. :

cap Artémision le date du v° s. ont la

outre

bague

(cavalier: haut une

d'Olympie type Apollon de 0 m. 25, a des décors au chevreau; sur

et frise incisés l'autre humains)

des Panathénées),un rehaussés d'or : d'une une Bacchante

cantharè

Ménade

côté,

partL dansant

Silène

chevaline, pieds (queue meilleurs documents sur l'art faiseurs (Plutarque, d'incrustations, Vit. Pericl.,

au thyrse

(et les exportations) orfèvres », que Phidias

(3). Il n'y a peut-être de ces «teinturiers devait employer à

12) (4).

II.

Deuxième

moitié.

et du décor de son trône, cf. ci-dessus A propos du Zeus d'Olympie (p. 70) pour F. Koepp que les représentations d'E. Loewy, qui maintient contre les observations de Polygnote dans une peinture des Niobides ont bien eu leur source (5). Selon direct (cf. ci-après) des reliefs à un rapport M. H. Schrader toujours (6), qui croit récemment nos, c'est repêchés au temple de temple du au Pirée avec rAmazonomachie 450, qu'il divers relief (Palazzo Muséum), du Bouclier de la Parthévers eu, en frises, y aurait l'original de dimensions, avec les frises où le thème Albani relief de la Villa Bevilacqua); les mêmes : apparaît à Rome ; autres nous

deTllissos, de

des massacres connues

Niobides

du ve s. : concordances des reliefs

l'Ilissos,

plaques Campana de Florence (coll. — Sur mais un disque

de Leningrad-Ermitage, de Bologne Milani), de Londres (British en hauteur avec réétudie et corrige

disposées M. H. Schrader

À quatre registres. les nombreux essais de restauration

etc. Klûgmann, sont utilisées, figures l'aide de tels documents, antérieurs

en Allemagne proposés à son tour à proposer dos au milieu, chacun « ensembles décors en cet » nous

(Sieveking-Busçhor, Langlotz, un nouveau avec classement, mettant à mal de ses

Il n'hésite Schweizer). pas les dieux dos à meurtriers six Niobides. d'imaginer Ces deux —, les

flèches

des deux essai ;

permettraient côtés du trône les principes

de reconstituer de Zeus. mêmes On

—, louera

au moins toute

mais

en semblent,

dépensée l'ingéniosité hélas ! insuffisamment

assurés. Commentant lois des inscriptions établi qu'il (7) a ingénieusement une récemment y était fait trouvées allusion à Eleusis, aux épistates M. R. Val-

du « vieux

1930, p. 139-146, 4 pi. 1932, II, p. 196, pi. I. (2) Connoisseur, Inst. archéol. Bull. bulgare, VII, 1932-1933, (3) B. Filow, et aùpâptoi de Thrace, (4) Sur les /pairwTal disciples, plus Phil. E. Kalinka, Woch., 46/7, 1932, p. 1463-1464. (1) P. Orsi, R. Islituto archeol., II, (5) Arch. (6) Ibid., (7) REA, Jahrb., 47, 1932, p. 47-68. et Anz., col. 285-288. p. 151-190, XXXV, 1933, p. 195 sqq. (cf. p. 196-197).

p. 217-280. tard, de ceux-là,

cf.

BfJLLEÏIN

ARCHÉOLOGIQUE Promachos Ira

81 de Phidias.

» de l'Acropole de la aussi ; ceux-ci s'occupaient temple L'oeuvre a dû être terminée avant 448-447, le collège (ot — et à aux réfections cessé ses ayant préposé l'agalma— et gravé. M. iTteuxâxov) avant que le texte eût été arrêté la fréquence sur récemment lampes statue de bronze la grande des les trouvées

xotç IJX TO5AEI êpi-otç) : (imparfait Pick signale athénien les d'un

opérations Bèhreridt

type évoquant ments possibles, par ailleurs, M. E. Pfuhl, à propos du même lui-même d'intéressantes apporte de Phidias comparable de l'Erechtheion. gauche privée les (cf. (2). On à celui

au Céramique de Phidias, Il indique avec lés monnaies de et à la suite sur

rapprochelocales (1).

lampes

chef-d'oeuvre, observations les monnaies de la frise la des

reconnaît sur des canéphores Une Niké

la grande même le Spielbein des Panathénées, droite, le

remarques, Athéna en bronze de la statue,

ces

une

terre-cuite

sur posait de Béotie, 3). Au

main

et des Caryatides bouclier était du côté une collection

environs

de 400, dans

d'Athènes, Athénas

autres

p. 153, fig. de Phidias

Hartleben d'Athéna, par M.

de H. (ci-après), trouvée à la Pnyx, B. D. Théophanidès, dans la série

on trouvera ici à apprendre sur passage, de certaines de K. Lehmann(désaveu hypothèses Schrader: tête colossale p. 155, n. 1). La nouvelle achevée qui y seulement voit une à l'avant, dérivation est étudiée en détail et de l'Athéna

Mcdici,

l'intègre Rendant

compte (4), les maître

des répliques (3). des travaux tardivement G. Lippold à fonder au

de M. C. Praschniker

du Parthénon méthode dias, qui comme du des

M.

consisterait métopes, peut

lui-même utilement réagit un jugement sur des oeuvres d'autres être les postulé un documents dont

sur les métopes la mauvaise contre contrôlées par Phi-

nom

création vrai, I, IV, métope sur IX,

seulement il y a déjà

métopes,

attitudes font

le rapport avec la du Pirée). Au (reliefs néo-attiques des combattants du Bouclier (Est : avec le reste : le cheval en tout de la frise de la I, du cas (id.

XI) ; les VII

Est-Nord métopes de l'Est est « le cheval

tout

», le cheval pour

Parthénon,

que Ouest) ; il n'y a pas plus à distinguer du Pseudo-Theseion. de L'Hissos, ou celles Parthénos, c'est donc Phidias a signalé et étudié B. Borisalvjévitch, une (cf. statuette Athéna assez (5) une qu'il nouvelle faut

les sculptures Et les métopes partout. de la Parthénos 8 km. la base,

reconnaître

du temple s'accordant avec la — M. H. Schrader (fig:

réplique

provenance

Héraclea-Bukowo, de 0 m. 50 sans Athéna du

14) : collection 1931. C'est de Monastir, ni le casqué très abîmé base et

haute soignée, 0 m. 35; Lenormant,

Varvakeion,

0 m. 80, moins les sources M. du K.

droit casque). L'avant-bras En comparant ce document

Il reste des traces manque. à d'autres, et en réétudiant chryséléphantine, essai de restitution pas, malgré

dé la décoration

du bouclier. littéraires, avec

les copies de la grande présumées a tenté, de son côté, un nouvel dias (6) : on craint qu'il n'emporte

Lehmann-Hartleben de Phi-

chef-d'oeuvre une

son

ingéniosité,

unanime

(1) Ath. (2) Ath. (3) Arch. (4) Phil. (5) Arch. (6) Arch.

Mitt.,

56, 1931, p. 59-74 (35 fig. sur 3 pi.). Mitt., 57, 1932, p. 151-158. 1930-1931 (1933), p. 171-176, Deltion, XIII, 25 juin Woch., 1932, p. 721-726. Jahrb., Jahrb., 47, 1932, Anz., col. 89-97. 17 fig. 47, 1932, p. 1934, n' 219. 12-46,

pi.

I-11I.

KEG, XLVil,

8

82
adhésion. L'auteur a du moins

CH.

PICARD

à part dés bien reconnu;qu'il fallait considérer et Lansdowne (p. 42, n, 6).-Là Athénas classiques celles des reliefs Lanckoronski de celle du Varvatête de la statuette de Monastir n'a pas la mollesse déplaisante keion, et le galbe est plus élancé : on doit en tirer bon parti. Le bouclier s'incliet le décor de la Gigantomachie laissant apercevoir dirait-on, nait, s'entrouvrait, de la base à degrés sup-1 à retenir.: Mais quepenser autre indication léserpeniT: ? Les bases à degré alléguées sont afchaïposée:par M. K. Lehmann^Hartleben

Fig. 14. — Nouvelle

réplique

de la Parthénos

de Phidias,

trouvée

près de Monastir.

: l'exhaussement n'a justifié un te! arrangement ques, et aucune des répliques sur un des degrés semble affaiblirait le Colosse, et la position de la colonnette — Pour l'AmaCe ne sont pas les seules difficultés qui apparaissent. paradoxale. à la thèse de les objections zonomachie du bouclier de la Parthénos (extérieur), H. Schrader (1) commencent à s'exprimer. M. E. Loewy (2) n'est pas persuadé

(1) Cf. REG, XLVI, 1933, p. 113, où nos premières réserves avaient été marquées. M. H. Schrader a été trop vite suivi par H. Payne, JHS, Ll, 1931, p. 187 sqq. ; VII, 1931, p. 751. par A. Rumpf, N. Jahrb. f. W.'u. Jugendbild., se demander (2) Oeslerr. Jahresh., XXVI11, 1933, p. .62-68. On pourra toujours même si le sujet a été bien interprété par H. Schrader (combat?)

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

83

sur une des plaques du Pirée, le direct souvenir du que nous ayons à retrouver; décor des armes de la Parthénos. — La réplique de Patras atteste des variantes; la représentation du Bouclier Strangford, aussi. Ce n'est pas la plaque du Pirée, — tardif arrangement — qui ramène le mieux le souvenir de pas très heureux, Phidias. D'ailleurs, selon M. E. Loewy, défenseur ferme des droits l'originaLde de l'inspiration comme plusieurs motifs du Bouclier se picturale, Strangford retrouvent sur les Amazonomachiesdes vases, il y aurait eu, à l'origine, une commune création de grand style : l'Amazonomachie de Micon peut-être (cf. E. Loewy, de l'Académie, dont Polygn:, 61)? Micon aurait aussi inspiré les nouvelles-bases le motif se retrouve, sur le sarcophage sidonien dit d'Alexandre. transposé, Je n'ai pas vu l'étude de G. von Lûcken, Die Entwicklung der Parthenonskulpsur le rendu du turen, 1930 (1). Pour la frise des Panathénées, et spécialement ' des Noettes (2) a consigné de nouvelles et intéressantes galop, M. Lefèbvre observations t3). La frise Sud du sékos du Parthénon marque à ce sujet une infériorité aux autres (notamment Ouest et Nord). La vérité du prepar rapport mier temps du galop n'est respectée que sur là frise Nord, tout au long : après à des erreurs et à des in vraisemblances.. Phidias, on est revenu Déjà au côté Sud, on ne voit plus que le galop cabré, ou bien un jeu de mouvements sans caractère défini. ses travaux d'entretien autour du Parthénon, M. N. Balanos a les angles du fronton Est au Parthénon : on a complété le char fait restaurer d'Hélios (deux têtes de chevaux en moulages) ; on a remis en place un Dionysos du fronton Est du Parthénon a fait l'objet de pluen ciment (4). L'arrangement sieurs études reconstitutives (5). M. Rhys Carpenter (6) reprend et complète ses hypothèses de 1925 (AJA, XXIX, p. 117-134, pi. 111: contra E. Pfuhl, Arch. Jahrb., du Puteal de Madrid pour l'arrangement de XLI, 1926,. p. 166 sq.) sur l'utilisation la partie centrale(vide déjà en 1694 à l'époque du passage de Nointel). 11 modifie un peu le groupe au Puteal la figure de Niké. 11 introduit central, reprenant trois divinités la kerkis du Nord, complémentaires, garnissant partiellement avant le groupe Artémis (?)-Aphrodite-Dioné : du centre à l'extérieur; Poséidon (torse conservé), debout (tête, fig. 31), et un Apollon citharède assis (n°* 16seulement là une figure (19* : peut-être Hermès, cf. fig..4 ?). Pour 18) ; manquerait son arrangement des Moirai, M. Rhys Carpenter diverses confirmainvoque tions (?) : d'après la base de la Némésis à Rhamnonte, d'après un" relief de:Tegel ; id. pour son Apollon (base de Mantinée, où les Muses reprendraient plus ou moins les attitudes des Parques du Parthénon ?) ; id., pour l'Héra (pélikè de Héra Poursuivant

(1) Augsburg, 1930, 124 p., 137 pi.; cf. JHS, 1931, p. 294. (2) Cf Bull. Antiquaires France, 1931, p. 192 (ibid. : G. Umbdenstock, p. 194). La Nature, 15 mai 1933, p. 448-453 (cf. REG, XLVI. 1933, p. LVIJ. (3) (4) N. Balanos, M.ouseion, t. XIX ; BCH, 1933, I, p. 239. à M. A. Philadelpheus, en propre, l'idée inattendue (5) On laissera certainement de rapporter aux frontons du Parthénon la statue tardive dont il a parlé, Mess. Athènes, 16 juillet a découverte (?) sur l'esplanade de 1933, et qu'il * l'Olympieion. (6) Hesperia,Jl, 1933, p. 1-88, 2 pi.

84

CH. picAitb

Kertch, Autel des Douze dieux trouvé en 1877). Mais ce qui peut rendre sceptique — outre le caractère trop de l'arrangement parataclique proposé —, c'est que M. Wegner, par ailleurs des morceaux nouveaux de la statue (1), se servirait récemment retrouvée au N.-O. du Parthénon par M. Rhys Carpenter — fragments à l'une des Moirai, que celui-ci veut attribuer d'après le Puteal (arrangement des plis) — pour une Héra (cf. ci-après). Il est douteux que M. Rhys Carpenter ait raison, d'après les traces de contact conservées à la tête Laborde, de débaptiser cette Niké, pour l'utiliser comme Parque à l'Est. — Pour M. Wegner, Héra Zeus à la naissance d'Athéna (ce que rendent assez vraiaurait assisté derrière semblable, à mon gré, les correspondances, qu'on n'a jamais observées, de certaines figurés divines delà Gigantomachie, métopes Est, avec celles du fronton de la Naissance). Héra serait donc dans là kerkis de gauche, et non dans celle de droite (Rhys Carpenter), à là place ainsi d'une des Moirai du Puteal de Madrid, que M. Wegner refuse aussi: Zeus n'était pas tout à fait au milieu (cf. Gigantomachie, métopes Est : 8 sur 14) et Athéna non plus. — De la sorte, on ne peut plus mettre Héphaistos derrière Zeus; il faut le faire passer du côté droit sur le bloc 15 : sic, B. Sauer et justes observa(cf. métope XIII). Le torse H lui appartiendrait. D'ingénieuses tions spntfaités sut les balancements en contrapaslo des deux groupes g. etdr. : a Dionysos, Coré, Déméter, 6 Lélo (sic, Wegner, qui a raison, selon moi) avec Dioné et Aphrodite (met. XII) ; il y a non seulement union formelle, mais entente De chaque côté de Zeus et Athéna, les figures d'Héra (g.) et d'Héphaisspirituelle. — attestent .tos (dr.)— d'autres correspondances, l'épouse, l'accoucheur! que la peinture des vases autorise. De la nouvelle Héra de Phidias, on rapprocherait celle de Pergame, Umbildung dérivée du Parthénon; un tableau de la Naissance la grande composition d'Athéna, décrit par Philostrate, de utilisait, semble-t-il, au tableau de la frise Est des PanaPhidias, épiphanie des dieux correspondant : thénées. — Travail ingénieux, qu'on pourra du moins reprendre et compléter derrière Héra, la figure appelée Iris ou Hébé doit être une Ilithyie (groupée avec une autre?) De ce côté, pour le rapprocher de Déméter, et à cause de la corresla Gigantomachie, Poséidon ; de l'autre métope 6, on mettrait Hermès (?), et les Létoïcôté, près de Lélo assise, associée à Dioné et Aphrodite, Artémis (cf. métopes 9-10 de la Gigantomachie). des, Apollon, M. A. Rumpf du (Einleilung), ci-dessus, p. 67) considère que l'Amazone de Crésilas celle du type étant Capitole (Sosiclès) serait celle de Polyclète, pondance à Berlin. Le Metropolitan Muséum de New-York, il y a peu, du enrichi, qui s'était Diadumène C. Blacker (REG, XLVI, 1933, p. 115), a placé plus récemment encore, dans sa salle des nouvelles un Diadumène en marbre, grandeur acquisitions, nature (2), copie romaine en plâtre) d'après le bronze (avec le torse restauré original — vers 430; — elle évoque la copie de Délos (3), d'après laquelle ont été faites les restaurations, les volumes de certaines parties correspondant exactement (1) Ath. Mitt., 57, 1932, p. 92-101, pi. I-II, Beil. XVII-XVIII. (2) Miss G. M. A. Richter, Bull. Metrop. Mus., XXVIII, déc. 1933, p. 214-216. C. Michalowski, Portraits arch. déliens, Explor. (3) Sur la date de celle-ci, Délos, XIII, 1932, p. 20. avec

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

85

un document et apporte La tête est magnifique, différences légères). (ailleurs, — M. F. Poulsen a signalé un torse de l'art polyclétéen. fort précieux pour l'étude à « polyclétéen hadrienne d'un Hermès » à Séville, agrémenté copie d'époque de avec certains d'une peau de bouc. Il relève la parenté romaine l'époque types Zeus torse élève récemment de Tarragone, de Polyclète dans la étudiés par M. L. Gurtius par M. C. le serait (1). De la suite de Polyclète, de Nauoydès, aune création Blûmel 116) une étude

rapporté consacre des

M. W. fondie,

(2). B. Dinsmoor

(cf.

REG,

XLVI,

1933,

p.

appro-

Studies Muséum (3), au temple Metropolitan de Phigalie, et à son décor (frise d'Apollon Epikourios intérieure): sculptural l'auteur a outre laquestion de l'ordre et celle des chapiteaux corinthiens, intérieur, des vingt-trois celle du dispositif de la frise de la cella (Londres) examiné ; plaques collection les six arrangements semblent jusqu'ici publiés fautifs, tenu compte des nécessités La nouvelle architectoniques. les côtés intérieur, rectangle courtes pour la Centauromachie l'Amazonomachie (Sud et Est). répétitions, des vides, et des du est un peu asymétrique ; douze (Ouest et Nord) Au point de vue « rabotages parce qu'on n'a pas assez sur plus'

répartition proposée, des : onze plaques des plus il

de l'exécution,

pour longues y a certaines

» de joints, de ce que la provenant frise n'a pas été préparée sur place, quoique d'emblée posée dans l'ordre prévu. dans l'axe de la On admire du moins de beaux groupes (duel de Thésée-Hippolyte, au Nord; colonne médiane du Sud); central» pas de correspondance par « groupe La séparation l'Amazonomachie où elle ne se fait pas exactement, d'un celle-ci que côté à Vautre du rectangle, est entre (4), sur et la Centauromachie, brusquement, avec l'épisode tandis d'une plaque empiétant là fin de l'Ainazonomachie {Apollon n'avait du Epikourios!) que des métopes à l'Est

se termine Ouest, L'ordre du

le long côté des blessés. les fragments dû aller

symbolique

transport muettes,

des frontons ont moor

au xptYXtispov du sékos. Il y avait mais elles sur une plinthe, comme à Olympie, avec statues sculptés, les tympans à Rome. M. W. B. Dinsdes édifices d'Auguste garnir serait dû, en la de 450, côté, antérieurprécéder et de son marbre, sima

de la péristasis dorique British se rapportant Muséum

extérieur de Phigalie que l'ordre dorique pense donc au Parthénon intérieur ayant (?), l'ordre ionique Les chapiteaux les temples de Callicratès à Athènes. corinthiens, les métopes du sékos et la frise intérieure,

ioniques

et les antéfixes un nom le rang une 1930, tête au

ne dateraient donc guère que de 420; si l'on devait prononcer extérieurs, ce qui expliquerait ce serait celui de Callimaque, pour ce décor ajouté, donné M. à l'ordre G. Guidi corinthien. a publié dans l'Africa italiana (Leptis 1931, p. 1-31, 28 fig.) en janvier trouvée Magna), (IV,

féminine,

en pentélique

(?), dé Lepcis

(1) Sculpt. (2) Ibid.,

ant.

des Mus.

(3) IV, p. 204-227. p. 226. dans un temple (4) Ce dispositif, n'offrait des exemples Parthénon « introduit » la frise Nord.

Tarragone, 2, mars 1933,

de province n" 18, fig. 93. Cf.

espagnols, plan

1933,

p. 32-34, de

fig.

42-43.

d'assemblage pourrait analogues

la frise

intérieure, si le qui

d'Ictinos, un peu

être jugé inadmissible, : cf. 14° métope Est,

86

CH.

PICARD

N. du Portique du marché punico-romàin C'est une quadruple (Mus. Tripoli). tête d'hernies, de Thermes d'une Aphrodite probablement (parure d'oreilles), d'après un bon original en bronze du troisième quart du v» s. Une pièce rapportée la chevelure du côté gauche; un bandeau frontal sur les complétait retombait èv x-rj-irots d'Athènes, qui avait des épaules. M. G. Guidi a pensé à l'Aphrodite de ce type, et il prononce le nom d'Âlcamène. Pour M. W. Technâu (1), v et. Agoracrite, on peut hésiter entre Alcamène étant du moins plus l'original : il y a aussi des rapports avec la Déméter. du Capitole. attique que corinthien une signature d'Alcamène à Cyfène, dans une ;M; Silvïo Ferri (2) croit identifier non sans hardiesse : ['AXxa|iivr|ç *A]u,'u.[vib]ç (sic) r\?f£inscription qu'il complète hermès M. F. Poulsen reconnaîtrait la manière du oâxo(?) ; près du temple d'Apollon. à Tarragone même artiste, d'après une tête colossale d'Apollon, (3). J'aurais dû dans |es Gharisteria Alois Rzach U), l'étude de M. A. signaler précédemment, sur un Hécataion étude où est posée Gotschmich, triple du Cloître Hohenfurth, la question de l'association plastique des Charités à Hécate, et de son invention (Alcamène ?) A Valence, une statuette de la seconde moitié du vc s,, M. F. Poulsen, les types de Zeus récemment étudiés par.M. L, évoque,d'après Curtius (Coll. Goethe, Weimar) (5). M. B. Schrôdcr a consacré quelques pages à de Dresde en 1914, et où il reconnaît une statuette achetée par l'Albertinum le divines de la frise du Temple d'Athéna Niké (entablement style des figures de la frise du Parapet du même édifice (?) aurait été Est) (6). Une tête provenant trouvée dans les fouilles en cours à l'Agora d'Athènes, zone grecque (7). Mlle M. Bieber, bien inspirée, a rejeté comme impossible "que Paeonios ait été le maître B des frises ; cf. REG, 1926, p. 144(hypothèse Rhys Carpehter-Ashmole 145), et qu'on puisse ainsi le dater des dernières années du v s., comme il en ce cas ! Elle refuse aussi d'admettre que le maître E (celui de la conviendrait Victoire à la sandale) soit Alcamène On peut, à la rigueur, garder Callimaque entre la frise des comme uu des sculpteurs du Parapet, à cause des ressemblances bien sages (8). — M. P. Jacobsthal Observations Nikès et celles de- l'Erechtheion. du vers d'Aristophane, consacre un article de « musée secret » (9) à l'explication d'ailleurs de façon fort perspicace, les.râpesà fromage Lysistr. 231, rapprochant, de Boston 7783, Chase, Feslqui étaient à la mode à Athènes en 411 (terre-cuite (1) Arch. Jahrb., 47, 1932, Anz., col. 520-522. 1932, p. 274-275. (2) Historia, ant. Mus... espagnols, p. 61, n° 23, fig. 103 (cf. fig. 104 : hermès (3) Sculpt. ~ double d'Athènes). (vêtues) sont entre les trois, hermès (4) 1930, p. 47-56. Les trois Charités d'Hécate : ce serait le type le plus ancien, sans rien d'àrchaïsant. (5) Fr. Poulsen, Sculpt. ant. Mus.... espagnols, p. 70-71, n» 5, fig. 119-120. Poland, Phil. Woch., 25 août 1932, n°s 35-38, p. 285 sqq., pi. II : (6) Festschrift la statue fait le geste de relever le coin de sa draperie du bras gauche, très haut d'Héra? au-dessus de sa tête : anakalypsis XIII, 1930-31 (1933), fig. 9 à la p. 10. (7) Arch. Dellion, (8) Phil. Woch., 9 avril 1932, p. 406-407. 57, 1932, p. 1-7. (9) Ath. Mitt., du Parapet de bronze de Poséidon,

BULLETIN Loeb, p. 46, fig. 2 ; cf. des râpes à fromage Schefold (1) a Boston,

ARCHÉOLOGIQUE

87

schrift casion M. K.

mettait à l'oc10163); il relève à ce sujet qu'on dans les tombes des morts en Grèce et en Italie. l'intérêt d'une

de l'Ermitage de coupe d'argent à replacer dans un groupe de cinq monu(vers 420), finement gravée, Leningrad de Duvanli).Le fourreau canthare ments connus ci-dessus, d'épée d'or du (cf. en de New-York Muséum 1932, p. 71) est réétudié Metropolitan (cf. REG, XLV, montré G. M. A. Richter par-Miss exactement sur d'autres objets détail ces objets proviendraient décrites par Hérodote, mais (2). Les petites scènes du même ainsi genre, de rois scythes, ve s, se retrouvent représentées nous en avertit. Tous qu'on analogues à celles qui sont"

des tombes de la

fin du

relative aux trois La magnifique de F. Courby, temples d'Apollon publication ne réprend des groupes d'acrotère du à Délos, la question que sommairement des Athéniens eût semblé admettre l'existence Temple (3). On note que F. Courby des Athéniens de frontons au (cf. pi. XVII). possible sculptés Temple de Critô et Timarista M. P. Jacobsthal la stèle rhodienne plutôt (4) placerait : il signale ne sans le Relief 420 qu'avant après qu'elle s'expliquerait pas : c'est de là plastique le plus beau témoin rhodienne (cf. M. Schede, d'Orphée Turkische Mus -, pi. 10, à g., du même mais d'un atelier Meisterwerke, temps, inférieur); oeuvre du le relief ivB publié s., mais un dans bon Clara témoin erroné aux Rltodos, 1, p. 22, fig. 3, ne serait pas une des tendances dans frises Maiuri, de Yhérûon des environs de pariennes Clara Rhodos, II, 1, n" 24,

410 (sic, Diepolder). — M. C. Praschniker étude bles, décisive, et en fait

Classement a consacré

stylistique apprécier

et comparative, mieux les rapports aurait ».

de Giolbaschi-Trysa, une ces ensemexactement qui replace ou sculptural avec l'art pictural de eu une La dizaine d'artistes, avec le travaildifférence

aussi : il y l'époque (5) ; la confusion, « nebeneinander, lant nicht miteinander temple forme objet d'Olbia) Tarente, ment permet-il d'Artémis avec Orthia à décoration consacre dirigée, est éclatante.

Parthénon,

M. S. Ferri de

Ménade.qui d'une funéraire, (6). M. L.

à un vase plastique remarques quelques de Gerace a été trouvé dans une tombe religion Scheurleer de salut, bachique (cf. les

dé terre-cuite, Marina silènes

en

: (Locres) des tombes

a étudié

des terres-cuites d'après — avec les de la coiffure, de penser exactement qui, dans

« Bendis » à la déesse soigneusement de ses collections à La Haye (7). Mais l'arrangede tête (fig. 5), — exuviae leonis, et les ailerons à une Bendis? lia un autre type pu exister colonie dorienne,' avec ne serait noeuds, pas sans rapport n'est pas spéciale-

tarentine, etCyréné;

cette

la coiffure,

pyramidante

(1) Rbm.

Mitt.,

46, 1931,

p.

119129,

29 fig. Studies, IV, 1932, p. (2) Melropol. archéol. Délos, fasc. XII, 1931; p. 237 sqq. (3) Expl. Anz., 1933, n°» 1-2, p. 1 sqq. (4) Gôtling. gelehrt. XXVIII, Jahresh., 1, 1933, p. 1-40, (5) Oesterr. sur les terres-cuites XXVI, d'arle, 1932, p. 262-267; (6) Bollett. tombes (me s.) et l'influence RSm. Mitt., cf. Messerschmidt, 46, 1931, p. 44-80. Italie, 47, 1932, Anz., p. 314-334, Jahrb., (7) Arch. étrusques Tarquinii de Vulci et du

fig. 1. 109-130,

et masques des théâtre grec en

88 « phrygienne du dernier Tarente ment aurait

CH. ». M. L. Scheurleer quart

PICARD daterait l'introduction venu directement du culte de Bendis à

du ve s ; il serait

de Thrace,

les terres-cuites de Tarente. attique.sur pas d'influence d'un parèdre et mâle : peut-être barbu, Déloptès (reliefs types De nombreux moules tarentins inédits encore de Samos). existent tionHirsch une à-Genève; ibid., une très belle tête myroniènne une grande

et il n'y U y a (fig. 10) des et dë_ Copenhague dans (type la collecRiccardi);

de Cassel; de la tête de .l'Apollon (?) appaCaryatide réplique de la fin du v*. s.-, à la déesse d'Ariccia, avant très usé. Une tête grecque rentée et statue de Pan, est entrée au British fait partie^ d'une Muséum, grande ayant provient peut-être du temple du Mont Kéràtéa (1^.

: B. — IVe siècle. classique Époque une M, B. Ashmole (2)., ayant comparé avec l'Hygie dont attique, nombreuses iv" du Palatin, aboutit à penser connu paraît aurait à fait le

tête qu'il

Mutilée s'agit

du en

Musée

l'aspect

répliques s., et par le sculpteur

complet ; l'oeuvre qui

par l'Hygie été créée vers la fin du bas-relief l'Hygie d'Hygie éleusinien

l'espèce Hope. On en de

de l'Acropole d'un original de du (?). on par

possède ve s. ou le début Triptolème d'Eleusis,

L'Eiréné

pourrait M. Fr. Poulsen Les fouilles du (fig. iv°

à la fois de Céphisodote rappelant à Céphisodote (?-). Un torse penser (3). de l'Agora figure une statue l'avant d'ornements Housé Denkm., d'Athènes en Paros, ont fait

et le bas-relief de Séville

a été signalé

découvrir le type

des documents des Néréides dont le dos

s. : une

15) (4); dont travaillé, était décorée de Burlington Bruckmann, théos; plutôt bronze ment c'est met

de femme, porte

rappelant en marbre d'une

de sculpture de Xanthos n'a pas été 16). Elle

pentélique, large réparation

la trace en bronze. XLVI,

antique la statue

On peut 1933, comme p.

rapprocher 120), qui

(fig. fig. 15 de celle (Brunnde Timo-

(REG;,

a été des

considérée tendances

la seconde que du

pi. 747-748) statue dé l'Agora (5).

dépendant serait d'Athènes fouilles

à peu

près

même

me Siècle

Des mêmes

un sinon nature, (fig. 17), demi-grandeur être rapprochée antérieure à 300,: pourrait une tête de jeune fille (?), avec les cheveux tête

une provient et qui, certainepeu plus'forte, du iv» s. (6) : même des débuts de l'Agora relevés, attachés sur le som-

temps, tête de

à cause : tête semblerait-il, d'applique, (disparus) par un ruban — cf. Monum. détails de la technique; 1912, p. 5 sqq. de certains XXI, Lincei, à ailes en vol, : une Niké acéphale D'autres découvertes ont été déjà signalées de la rapportées, L'Apollon des reliefs Smintheus funéraires (au rat) (ci-après), de Scopas, etc. pour Chrysé, ne nous est connu que

Bril. Mus., VI, 1931, p. 26-27. (1) H. B. W., 38 fig. Brit. School,X, p. i-n, (2) Papers ant. Mus. espagnols, p. 34-35, fig. 44. (3) Sculpt. à chiton col. 119, fig. 9 : type attique, transpa47, 1932, Anz., (4) Arch. Jahrb., de Xanthos. rent, plus récent que le monument col. 1933, II, 2, 47, 1932, Anz., 120, fig. 10 ; cf. Hesperia, Jahrb., (5) Arch. p. 175 sqq. (6) Arch. (n° 4). Jahrb., 47, 1932, Anz., col. 122 et fig. 11.

BULLETIN par fait des textes (Strabon), ou l'Apollon, étude avoir séduit et

ARCHÉOLOGIQUE

89
(1). On ne sait si Scopas le symbole. M. G. E. Rizzo a a

le temple, consacré une qui textes inédits). de mise semble ont

des monnaies peut-être ou seulement renouvelé à l'art italien

d'ensemble

magistrale l'éminent savant

de Praxitèle

été vérifiés,

Pourl'Eirénè en place,

les hypothèses de Céphisodote la paix

critiquées,

par les documents

(2). Sujet difficile, sa complexité même. Les (certains, conserve la date sont mar-. revus

après

M. G. E.Rizzo (cf. ci-dessus), de 375 avec Sparte les rapports (3);

Fig

15. — Statue

de l'Agora

d'Athènes.

Fip.

16.

— Statue

do l'Agora

d'Athènes.

; cette oeuvre doit aussi à une autre d'Olympie création de Céphisodote en 1931 à l'Agora découvert On (cf. l'hermès d'Athènes). doit rapprocher de l'Eiréné et du Satyre verseur de la rue des Trépieds (draperie) qués de Girardon). Du même (avant les restaurations l'Éros de Thespies; mais l'Éros Farnèse de Naples (cf. temps (de jeunesse), paraît tête de Turin, d'un bronze sans doute pi. 33 b) n'est pas praxitélien (il dérive du ive s). M. G. E. Rizzo distingue funéraire du Periboetos le Satyre au repos (pose générale), la Vénus d'Arles (1) V. R. Grâce, (2) Prassitele, spécial LU, 1932, p. 228-232. 1932, 129 p., 159 pi. (coll. Thésaurus ici-même. JHS, Atlische Feste : Synoikia,

avec

le thème

de

l'Hermès

artium).

Un compte-rendu

paraîtra (3) Cf. L. Deubner,

p. 36 sqq.

90

CH.

PICARD

Du temps de l'Apollon serait l'Éros retiré des Torlonia). (réplique Sauroctone, eaux de Baies en 1924 (pi. 65), et qui était resté inédit. de Cnide — L'Aphrodite représentée sortant du bain (?) — daterait du milieu du iv" s. (?); la copie célèbre du Vatican est maintenant passée dans le Cabinet des Masques, depuis qu'elle a été débarrassée télien. plutôt de son jupon de zinc. Elle ne représenterait pas l'original praxiD'après les monnaies de Cnide (ép. de Caracalla), M. G. E. Rizzo attribue ce rang à la Vénus du Belvédère (magasins du Vatican), ou à l'Aphrodite

Fig.

17. — Têle

de brome

de l'Agora

d'Athènes.

Torlonia

; il étudie, à cette occasion, outre les nouveaux fragments trouvés sur la Via Ostiensis, à Borgo Acilia (Thermes, type proche des monnaies, pi". 77), les Pitti, les torses de Lower Castle et des Thermes de Caracalla. Le Louvre répliques aurait une des meilleures répliques de la tête (pi. 78-79), Salle de Melpomène, n° 421 (1). Quant praxitélienne à l'Aphrodite du Vatican, elle dériverait d'une création postplus svelte (ainsi qu'une seconde statue des réserves^du Vatican); Knidia — Au p. 166. sur un buste

(1) Cf. Blinkenberg, drapé moderne.

(ci-après),

Louvre,

BULLETIN à cette création, de Tralles d'un successeur

ARCHÉOLOGIQUE immédiat de Praxitèle,

91

se référeraient aussi les — Pour la Pséliouméné, têtes et de Toulouse. Kaufmann), (Aphrodite soit représentée en bronze 1084 du M. G. E. Rizzo accepte qu'elle par là statuette British de l'Aphrodite de bronze à Rome (Pline, XXXIV, Muséum; transportée 69), dans les réserves la tête de marbre retrouvée du Vatican par W. Amelung pourrait être une réplique; (monnaies nous Parion savoir ne pouvons ni de l'Éros de rien, ou presque, ni de l'Aphrodite de Cos « velata specie ». La Diane de 346. De l'Hermès de la Bfauroniâ d'Olympie, pour

de Gabies

tardives), dériverait bien

nous aurions à l'original même (?) (1), l'Aphrodite Lefconfield de lequel a/faire On pourrait de même Petworth conférer est rapprochée. (à cause du sfumato) de Marathon avec l'Hermès d'Andros TÉphèbe (pi. 141). Le livre étudie aussi pluinédit de Formies : pi, 129) ; Citharède, Apollon (Lycien, divers bu autres : Dionysos d'Élis, Dionysos Pogliaghi-Varese),la Dionysos (barbus dont M. E, Pfuhl (qui ne considère tête Aberdeen, pas l'Hermès d'Olympie,comme bien montré Enfin le groupe des divinités éleusiniennes unoriginal)a l'importance. sieurs types d'Apollons avait sculptées «n'est-il que Praxitèle reçoit attention (1' « Eubouleus pasunTrip—On sera tenté, en plusieurs de discuter certaines conclusions endroits, tolème?) résultent toutes d'enquêtes menées avec une sûre méthode, et sont qui, du moins, de première établies des .recherches main : le livre d'après peut donner l'impresun peu le lot d'un artiste resté, ou devenu, pour nous assez : par exemple, de rapprocher l'idée de Praxitèle même les médiocres énigmatique ne rencontrera Muses de la Base déMantinée pas sans doute un unanime applaudissement. Les textes dés figures, à cette n'obligent pas, non plus que le style — le scepticisme, de décision.—Ce accroître qui pourrait pour le cas, si important, — c'est le désaccord la Cnidienne, du livre avec les conclusions, par ailleurs, parsion, ici et là, d'arrondir mais solidement de l'étude de M. Ch. Blinkenberg tielles, étayées, (2), parue prèsà louer la tenue prudente. M. Ch. Blinque en même temps, et dont on s'accordera la Cnidienne vers 364/361, dans la première de la carkenberg place plutôt partie de Praxitèle rière : elle n'a rien à voir avec Phryné, et quoiqu'elle montre un nu véridique, certaine elle conserverait du de sûres relations.avec une suppose d'Orvieto archaïque avant fig. 13); connaître le bain; l'art sévère, voire idole dite même « pu- ' masculinité V siècle. Le motif ancienne .

», comme dique La Cnidienne sur

l'Aphrodite avait été

ionienne représentée (cf.

et reproduite). (décrite est visible la vasque

sur est déposé l'hydrie laquelle l'himation était diverses de la particularités peut création de Praxitèle, en marbre étalée en largeur : statue parien, plus grande bloc taché Les chairs n'étaient .que nature, (Pseudo - Lucien, Amor., 15). hellénistique à gauche. On pas colorées; dorés (hydrie, taires . les cheveux bracelet). (3), ce quô et On dont les yeux étaient maintenant n'est fidèle, peints; il y avait des accessoires fragmenmoulé connaît aucune

une terre-cuite

cinquante l'original

répliques n'ayant ci-dessus,

ou complètes aussi

pu être

(1) C'est

(2) Knidia, 16 pi , 93 fig.

Beitrilge

croit M. A. Rumpf : Einleitung, zilr Kenntnis der Praxilelischen spécial sera

(3) Classées env. l'original, nues isolément,

Un.compte-rendu selon l'ordre

2 m.; et 22 statues

géographique 5 statues ont leur acéphales.

publié des collections (non

Aphrodite, ici-même. : 49 sont il

p. 67.1933 : 232 p., de la taille de con-

tête .

restituée);

y a 22 têtes

92 d'abord et dans l'ensemble. Deux

CH.

PICARD

l'un calme, l'autre dit types se laissent distinguer, « inquiet ». La draperie est plus ou moins deux (ce qui détermine longue déposée de franges sur les bords (i). Le type elle est parfois détaillée séries); (asiatiques) « inquiet » est celui d'une du bruit et attire à elle son vêteAphrodite qui entend » (statue des réserves de la « surprise du Vatiment. Modèle plus mouvementé, 62 est celui qui, jusqu'ici d'Ostie, pi. 4 ; statue inédite pi.: XI). Le fragment — Sur à Tralles, avait été trouvé en même temps inédit, que la tête Kaufmann. une belle réplique à Tarrade la tête de la Cnidienne, au Musée de la Cathédrale a donné quelques sans avoir été autorisé gone, M. Fr. Poulsen renseignements, — L'évolution » mènerait à la reproduire de la statue « inquiète au type de la (2), Vénus Médicis, dont Degas observait si instable « pul'aplomb (3). Sur la Vénus can, dique », cf. les observations de A. Binet (4). le type l'Àthéna d'une petite tête d'Herpraxiet le Dionysos, M. G. Lippold considère comme ^iî'é-praxitélien mès de Montanchez (Cacéres, Espagne) (5). Pour téliens, nitive de Tarragone, A propos de l'Éphèbe cf. Fr. Poulsen, de Marathon

l. I. (6). et de la position

(REG, 44,1931, p. 81), M. R. A. Rhomaios(7) amené à changer du Deltion 145 sqq., d'avis, — entre sa publication (IX, 1924/5,p. Denkm. conseil pi. 2-5), et celle des Ant. (IV, 54 sqq., pi. 30-37) — qu'en prenant de sa réflexion La différence entre les deux présentations personnelle. apparaît avec le progrès Fr. Studniczka réalisé. clairement, (Leipziger Winckelmannsblatt,

en défiqui lui a été donnée, son sentiment. U n'a été précise

un support nécessaire 1927) s'était trompé (8), en postulant qui n'est nullement ; on n'est pas forcé non plus de suivre, soit W. H. Schuchhardt (Antike, VI, 1930et tait les explicap. 334 sqq.), qui ne mentionne pas ses sources (Rhomaios"), tions antérieures surtout Heidenreich Winckelmannsblatt, ; soit (Leipzig. 1931), qui a essayé de fonder missible homme (jeune M. P. Friedlànder que pièce cette création, sur sur les tirant peintures une ténie dans de vases d'un une nouvelle explication, inad-

coffret). consacrée diverses à l'Hypnos du ive siècle,

(9) observe,

une étude

de Stace

nous avons pour laquelle le sommeil. Au vrai, nous

(Léocharès?) variante: il

les petits bronzes ; seuls, en est encore d'inédits.

a dû inspirer la répliques, ne connaissons guère le type initial eussent de cataloguer permis plus d'une « le maître et l'on du portrait crainpourra

M. E. Schmidt de Platon

a publié, une longue re.cherche sur Silanion, ». Elle est dédiée à la mémoire de A. Furtwaengler,

calme : pi. 1 (Cabinet des masques); ; pi. VI pi. 111 (Vatican,réserves) (l)Type de Borgo etc. ; fragments Acilia, (torse des Thermes) ant. Mus... (2) Sculpt. p. 37. espagnols, 15 oct. 1933, p. 158-159. (3) Rev. universelle, et l'émotion chez la femme, 1933, II, p. 174. 1933, p. 44 : Rev. arch., (4) L'amour Jahrb., 47, 1932, Anz. col. 597-598 (fig. 1-2). (5) Arch. n° 24, fig. 105, p. 62-63; Dionysos, ant. Mus... : Athéna, (6) Sculpt. espagnols n° 19, p. 59-60, fig. 94. 57, 1932, p. (7) Ath. Mitt., (8) ldr, ceux qui le suivent Richter, AJA, XXXV, 1932, p. 1931, (9) Antike, 158163. [M. G. E. Rizzo : G. Rodenwaldt, p. 280, n. 4. 2 pi. ne se prononce d. Antike, Kunst p. pas]. 385; G. M. A.

215-228,

BULLETIN dre en effet (1). qu'elle Après n'ait voulu, avec

ARCHÉOLOGIQUE ingéniosité, rendre crédit

93
à Une méthode

à faire des copies, sur la date de l'usage l'auteur étudie les portraits de Platon (antérieur d'après les répliques : Holkham Hall (la meilleure), Vatican Sala délie Capitole, (Arazzi, la question est discutée de l'authenticité de la statuette de Muse). Au passage périmée Silanion sur Socrate statuette, du British Muséum p. 255) aurait Le Platon de Silanion (p. 259, n. 1, bibliogr.). (assis été créé du vivant du philosophe, et hors des tendances :

des généralités à Praxitèle),

-Fig.

18. — Tête

de la collection

Liechtenstein

à Vienne

(Sappho

de Silanion

?).

en rapport avec celles de Praxitèle. Pour la Sappho lysippiques, plutôt (p. 263 découverte en 1927 dans la Salle sqq.), l'auteur part de la statue drapée (acéphale) du gymnase à Ephèse du Coressos impériale (fig. 13-14, 17-18), lieu où l'on avait visiblement réuni des chefs-d'oeuvre de maîtres. Type voisin: Torlonia-Hierapytna On (fig. 15-16). ments apparentés de M. la Collection E. Schmidt retrouver la pourrait : Munich, Leningrad, Liechtenstein ômet-il la tête à Vienne de bronze tête de la poétesse copie VII-V11I de Périnthe, : d'après divers très fig. 18). docuet une (pi.

augustéenne, ici,

restaurée, Comment au Musée

maintenant

(1) Arch.

Jahrb.,

47, 1932, p. 239-303.

94 national citer d'Athènes, travail n°

CM.

PICARD

aucun

comme aurait Thésée Hall,

G. Lippold, son portrait dû pour les selon fait

15187 (1), si ce n'est pour obéir naïvement à la règle dé ne L'auteur n'ose-même pas nous dire s'il croit encore, français? « Muse » La dixième ne soit pas authentique. que ce document et nous à Silanion, pourrions nous aurions la (p. 278 sqq.), de de Furtwaengler la collection ; pour A.stor la ainsi le connaître. Du à Ince réplique béotienne poétesse Blundell Corinne

Athènes vues la tête

(p. 281 sqq.), d'Herculanum « en côtes lin. doros fournis Divers »); La Jocaste « insanus

à Londres

nous des donneraient (fig. 33) à Naples, la tête de la Collection de même Schliemann mourante serait une tête à yeux il faudrait clos

(fig. 32) ou le bronze indications (chevelure au Musée de Ber-

» (p. 290 sqq.), sculptor d'Herculanum, par une tête hirsute sont faits pour postulats l'Hypéride

de Budapest. Pour l'Apolloles renseignements chercher (?) Juba ou Hannibal. appelée jusqu'ici de Zeuxiadès, élève de Silanion — Le Musée reconnu la

un Orateur de Napies, une tête de Copenhague. (p. 296 sqq.), d'après a exposé la tête de Platon, national d'Athènes où M. A Hekler avait réplique.du M. Rhys -.de (ci de ses portrait même de Silanion la Base Est a réétudié sur le (2). de Mantinée du et son

Carpenter recherches

arrangement, Hesperia, II,

à propos 1933, 1

fronton

Parthénon:

cf. aussi G. Ë. Rizzo, Prassitele (ci-dessus, p. 91).Au sujet p. 83-84); de Lysicrate, fait observer la frise du Monument S. Chebelew (3) avait des Tyrrhéniens était un sujet d'actualité, à cause par Dionysos que le châtiment à cette époque la piraterie contre des mesures (cf. encore prises étrusque Syll, dessus, 305, Ch. Michel, un des triérarques 604 : décret, de 325/4 ci-dessus, et Diodore, XV, 13, 7). Lysicrate aurait été de l'expédition

répressive.

à Lysippe pas à donner p. 67) n'hésité de l'Agias de Delphes. et le modèle : une tête de caractère à l'attention Divers documents ont été signalés rcopaun Dioscure, ou à Tarragone ou Alexandre," Héraclès) (4) ; là même, sique (d'un les éléments a réuni d'une iconographie Alexandre en Dioscure (5). M. S. Ferri M. A. Rumpf (Einleitung, Azara du Louvre l'Alexandre du tous chi dans Zeus bithynien de la province, la région et bas-reliefs, à caractères (6) : bustes communs, provenant mais de dates fort espacées. Le Musée de Stamboul s'est enride Prusias ad Hypium, lourde statue d'époque trouvée impériale ; (Uskub) l'influence elle a subi —, en la déformant, des modèles la surchargeant du IV* s. (7). M. Franen

de la Tyché

fâcheusement—,

post-lysippiques

Les 1924, p. 276-286, pi. Vl-VII. BCH, XLVIII, (1) P. de la Coste-Messelière, de cette étude montreraient conclusions qu'il n'y a pas lieu de baptiser sages Sur la coiffure de la du nom même de Sappho. vite la tête Liechtenstein trop Gr. Kteidung, « Bérénice » de Naples, cf. aussi M 11" M. Bieber, p. 86 et pi. 60, 5. (2) Mess. d'Athènes, (3) CR. Ac. Se. de (4)Fr. Poulsen, 28 oct. 1933, etc. 59-65 ; Pft. Woch., 26 déc. 1933, p. 1575. dans le 1930, p. l'URSS, ant. Mus... Sculpt.

espagnols, p. 60, n° 20 (fig. 96). une tête de Monastir, 81-82) : comparer (5) Ibid., p. 54-55, n° 12 (fig. » du Louvre, à Paris, commerce ffg. 84. fig. 83, et le « Dioscure 1932, fasc. 1. (6) Historia, 2 fig. col. 261-263, 47, 1932, Anz., Jahrb., (7) A. Aziz bey, Arch.

BULLETIN klin P.. Johnson réétudie trois

ARCHÉOLOGIQUE bas-reliefs discutés contradictoirément, Muséum de New-York à Madrid, d'un

95 qui ne

des cavaliers. Celui du Metropolitan représentent serait pas le prototype de ceux du Palais Medinaceli à Rome : plutôt une adaptation tardive Barracço les son deux autres semblent les répliques plus cavalier de New-York fidèles.

et de la Collection

défend le contré côté, M. F. P. Johnson M, E. Gallia une statuette en terre-cuite du iv° s;, (i). signale et représentant de Thùrium, un personnage encore, provenant (2), Sur grotesque les personnages de comédie à cetle'ëpoque en Italie, caricaturés obserquelques vations de M" Giuseppina funéraires Arifossi de Dexnéos : à propos et d'autres monuments combattants la stèle du Bithynien tué à Kourôu-" d:anciens —; notamment Menas; — M. a publié en 281, semble-t-il, E. Pfuhl observad'ingénieuses pedion Une stèle attique du ive s., décorée d'une figure de vieillard, a été acquise tions^). de l'Agora d'Athènes ont livré.divers Muséum par le Worcester (5). Les-fouilles Monuments (3). du relief

du iye s., dont original Miss G. M: A. Richter, de les soupçons de partiels

: documents seconde

nouveaux moitié du

(6) : tête de marbre autre siècle; fragment

masculine, de date

barbue, etc.—

d'un

relief

de la

voisine,

Époque hellénistique. i. Survivances de la tradition quelques' observations (sur

classique. les plis

Pour

incisés) Les portraits et romains chalowski, hellénistiques .(1). Ml\eL. Mprpurgo ^8) veut réclamer une série de statues construites, «.en spirale » : pour l'art romain dit-elle, dont la. charmante Danseuse de Berlin, où celle récemment retrouvée à la Villa :«le figure a spirale «.Mais qui ne voit la dérivation analogue de Dresde), et la parenté avec maints (Ménade types hellénistiques « sese respiciens ou Hermaphrodite »)? Hadriana, du motif, (9) a fait une étude approfondie hellénistique, tout imprégné de souvenirs de l'Hérakliscos classiques, étranglant un tableau de Zeuxis). Le motif est très ancien en Orient (d'après Ta'annak M.O. Brendel sCopasique (Aphrodite du moins les serpents : autel (?) de

la Cleopatra de Délos (138 av. J.-C.), sont à noter dans l'étude de M. C. Mi-

il s'est rapproché du thème du Laocoon. ; à l'époque hellénistique, Étude de la base de trépied de Stamboul d'Héraclès et de Thésée : (exploits Nablous : G. Mendel, et du pilier Calai., U, n° 638, p. 387); des reliefs d'Aphrodisias où le thème en Carie (Stamboul), se retrouve (fig. 3, p. 206). On le revoit

. (1) AJA, 1932, p. 276-283, et 286 (Johnson); 1932, p. 130-136. (2) Not. Scav., 1932, p. 363-364. (3) Historia, 47, 1932, Anz., col. 1-8. (4) Arch. Jahrb., (5) Parnassus, mars

p. 284 (G.

M. A. Richter).,

1932, p. 54. une petite 1933, II, 2, p. 170 sqq. (6) Hesperia, (en outre, ~"~ nue du type de la Cnidienne). 1932. Cf. aussi E. Schmidt, Délos, XIII, (7) Ex.pl. archéol. du livre de R. Horn, Stehende weibliche Gewandslatuen. (8) R. Istituto arch., II, 1930, p. 178-213. (9) Arch. Jahrb., 47, 1932, p. 181-238.

statuette ci-dessus,

de femme à propos

96 sur

'

CH. romaines

PlCARD

et sur les vases d'Arezzo (Leyde), (fig. 6) (1) ; mais il a à l'époque une série de statues et de statuettes inspiré hellénistique plus ou moins à celles de l'Enfant à l'oie (Louvre, Florence : Uffizi), apparentées Capitule, Thermes British' Turin, Leningrad, etc.) ; voire des bronzes (Rome, ; Éphèse, Muséum, M. Paris ; Bibl. G. Lippold un héros comme connus Nationale). l'authenticité (2) défend (provenance: semblable d'un Aphytis, à Asclépips, II rappelle bas-relief de la Glyptothèque Nyoù figure,près d'une Chalcidique), et qui est invoqué dans la dédique le héros est apparenté à

des cuirasses

Carlsberg Athéna, cace

à Copenhague barbu,

Staphylos-Proxenos. parles «banquets Ath. Mitt.,

d'autres,

de Tégée (Bothrys, «hellénistiques Derketos, — Les Proxenos: Rhomaios," 39, 1914, p. 139 sqq.). mosaïques d'Olynthos font aussi le motif du daim assailli cher à la reparaître par les griffons, thrace. bien à Samothrace, dé l'Archipel On le connaît mais à l'époque région aussi (3). Un bronze de Vichy tenant la hellénistique (Dionysos nu, assis, botté, et un canthare, de type post-lysippique) a été signalé grappe (4). M. Fr. Poulsen à l'époque reporte de la Glyptothèque de trois portraits annonce hellénistique ancienne : tête Ny-Carlsberg stoïciens: Zenon, Cléanthès, la découverte à Sienne d'une tête-portrait et L. Poinssot ont réétudié (première de vieillard moitié (5). du nr 11 étudie (6). s.) un portrait les par ailleurs M. B. Bandinelii du Pseudo-

Chrysippos romaine,

réplique

Sénèque (7). MM. A. Merlin nature,

les bustes

en bronze,

de Dionysos et d'Ariadne, en mer près repêchés des grands date à l'époque cratères de marbre dans la Pisan,, trouvés (Borghèse, et prouvent étaient utilisées comme cargaison naufragée, que ces figures épotides, sur les flancs d'un navire dont la proue dans l'intervalle. Il s'agirait du s'avançait trophée de Paralos ?) (8). A pronavale, érigé au Pirée (temenos de Madhia, M. J. a ingénieusement défendu pos des découvertes Carcopino l'idée qu'il faudrait voir dans la cargaison le butin de pillards du navire naufragé travaillant de Sylla (9). pour les collections Un bas-relief été (Salle trouvé néo-attique barbu, (Dionysos à Chalandri et est entré (Attique), Pour avec les nouvelles de médiocres statues et thyrse) a avec canthare drapé, d'Athènes au Musée National (10) de Patras, ont été donnés Il y a, là aussi, quelques une Coré d'une victoire

presque grandeur de Madhia leur ; ils fixent

des ex-voto).

renseignements,

photographies.

du socle de la Porte triomphale du Castel Nuovo, (1) Cf. aussi le relief fig. 17, p. 237. Woch., 35/38, 25 août 1932, p. 277-280 (Cat. 233 b, Tillaeg, (2) Phil. RE A,XXXV, 1933, p. 204. (3) AJA, 1932, pi. II ; F. Chapouthier, " fév. 1933, p. 36 sqq. (haut. 0,31). (4) Morlet, Esculape, 47, 1932, p. 77-89, pi. I. (5) Arch. Jahrb., 1932, II, p. 132-148 (9 fig.). (6) Tilskueren, (7) Boll. Genèse, 1931, p. 197-205, i pi. international congrès (8) Actes du cinquième 1933 (extrait). histor. algérienne, 1933, p. 167-181 (Sylla 1932, p. 292 ; cf. N. Kyparissis, (10) AJA, it apotpx., p. 15-16. Jorga, (9) Mél.

à Naples, 1925).

d'archéologie,

Alger,

1930 ; Soc.

de Madhia). et les fouilles sous-marines 1930-1931 (1933), Arch. Deltion, XIII,

BULLETIN ârehaïsante (échelle enquête aux (fig. 5) (1). Sur certains

ARCHÉOLOGIQUE motifs de métier, d'ex-voto etc.), M. déliens W.

9? hellénistiques Deonna a fait une

instruments serpents, exhaustive (2).

se rapportant à un de épigrainme dauphin bronze utilisé motif de fontaine au ruvatx&v comme Àtu.T,v du- Bos(peut-être cf. une meilleure restitution par R. Herzog phore) (base de Stamboul), (3), avec mention de fontaines Pour la Tyché de Prusias ad Hypium analogues. (anc. Écoles Cierus) époque col. 278). (Bithynie), romaine et ses origines selon impériale, les litsdéliens Réêtudiant ou classiques G. Rodenwaldt hellénistiques, (Arch. M. K. Jahrb., cf. ci-dessus 1932, Anz., :

II.

d'Asie-Mineure.

D'une

existants et. essaye les types du vaisseau la cargaison naufragée reprend, Boethos en annexe contre MM". Merlin avec de Calchédôn

(en bronze), de déterminer leur de Madhia.

A. Neugebauer (4) classe : il y en avait dans chronologie Au passage d'une (p. 40, n. 2), l'auteur union de Thermes de M. Greifenhagen, 144) sur les «lecti

et Poinssot, l'hypothèse » retrouvé en même T«Agôn

temps.

le texte de Pline (Nat.hist., (p. 41T45), utilisant XXXIII, Deliacos imitati de reconstituer ce type d'imitation », propose romaine argentei avec le fulcrum à tête de Pedescia de molosse d'argent (époque augustéenne). M. M. Wegner reconstitué THéra du fronton Est du (ci-dessus, p. 84), ayant Parthénon,. tère des considère Autels que celle monumentaux de Pergame en serait YUmbildung. et les raisons Sur qui le caracont fait

« Trône celui de Pergame de l'époque chrétienne appeler de quelques de M. Th. Birt(5). observations On célé—, nous bénéficions justes brait là, selon lui, surtout des cultes du feu. A Magnésie du Méandre, où Anaitis le Bôrnos, imité de Pergame, avait été aussi adorée, était lui-même un nupatOetov — Sur les de type iranien, de la frise de Pergame avec la peinture hellérapports M. F. Matz a consigné nistique, d'importantes remarques (6). M. J. Sieveking (7) a expliqué les procédés le nettoyage, à Munich, d'une tête de employés pour jeune Faune (fin du me s.), corrodée par la fioritura (cf. ci-dessus, p. 71, et n. 3). Une tête de Satyre de la première en marbre, et dont le. période' hellénistique, a été signalée à Tarragone est fine, la technique (8). M. H. Seitz, reprenant » de Subiaco, de T« Éphèbe a dressé le catalogue des tentatives d'interquestion nombreuses et diverses, 1883. U propose à son tour de voir, prétation, depuis — le Priamide dans la figure conservée, le reste d'un groupe de Lycaôn, implorant Achille dans la bataille de Troie, la vie sauve (Iliade, XXI, 64 sqq.). pour obtenir

d'Asie-Mineure—, de Satan » dès le début

(1) Arch. (2) BCH, (3).Pfi.

Deltion, LVI,

XIII, 1932, p.

l. I., irapipx., 410-490.

p. 38-40. W. Peek, Ath. Mitt., 56,

1932, 25 août, Woch., p. 73r76, corrigeant 129, n" 13 (d'Antiphilos 1931,p. deByzance? époque (4) Ath. Mitt.,,57, 1932, p. 29 41, Beil. VI-VII. Woch., 1932, 35-38, 25 août, p. 259 sqq. (5) Phil. (6) Arch.

d'Auguste).

col. 278 sqq. Jahrb., 47, 1932, Anz., avril 19.33. Le bronze d'une patine or a'été revêtu (7) Pantheon, nettoyé en cuivre . Inscrustations rouge au» lèvres. ant. Sculpt. (8) R. Poulsen, Mustlespagnols, p. 61, n» 22, fig. 100-102. RBG, XLVII, l«34, n- 419. I .

foncé.

'

98 saisirait Lycaôn lance meurtrière, pathétique, homériques 300 environ M. Musée poraine Ludovisi le

CH.

PICARD d'écarter et des la

du fils de Pelée, tout en essayant genou fichée au sol près de lui. Le groupe, pyramidant, "" de la série serait illustrant attico-pergaménienne et Patrocle, (cf. Ménélas groupe Lugli, etc.). L'original de Subiaco à justifier a subies. La pièce de l'époque hadrienne les restaurations que serait une copie (1). le Gaulois

de style

épisodes daterait de

(?), la copie vise D. A. Fraser des Thermes

Ludovisi contem-

du

grecque,

de l'original et qui avait été signalée pergaménien, l'état dés (2). — M. Ch. Picard (3) a établi, d'après de S. Reinach, de fouilles que la statué du Galate combattant trouvée faut pas dans la niche dès la B du lors, Nord Portique de la dédicace de l'Agora bilingue

presque dès 1633, lieux de Délos

à la Villa

et les carnets avait été

séparer, de accompagnée de terre la base n'oblige

signature d'Agasias d'Éphèse, un cavalier combattant pas à restituer Leroux) ; mais, de même que

des Italiens, et qu'il ne la à un légat romain, qui est auteur de la pièce. La forme le Gaulois sur les tombé à

(hypothèse

Wolters,

de la Gigantomachie Est du Parthénon, par exemple, du guerrier blessé était un dieu. Au temps des invasions à la fois ce motif en Occident on a repris et en Orient et sans doute rester aussi il devait sur à Pergame, en faveur encore à

I, IV, métopes, déjà, l'adversaire disparu des « Titans d'Occident », : à Cyzique (pi. notre XXV), ère,

la demande

des Latins

Au premier siècle avant Éphèse. ; or il est vraisemblable qu'Agasias de Délos, Ta utilisé les succès pour rappeler ; Marius était passé

d'Éphèse, de Marins

contre

par Délos en 99,au moment de sa legatio être une Artémis, libéra en Cappadoce. La déesse devait d'après — un prototype : d'où sa mutilation lors de la guerre deMithridate. éphésien A Anzio (4), par ailleurs, a été découvert; dans la Villa dite de Néron, un groupe en marbre une femme à cheval terrassant 1933, p. 129),représentant un Galate qui, abattu, résiste encore à terre (fig. 19). La figure féminine, dont la à une tête manque, nouée aux épaules. On peut penser porte une peau d'animal erreur de compréhension fait mêler deux thèmes, amazonien romaine, qui aurait — M. J. et galatique a (cf. groupe Borghèse, Helbig 3, n" 1565). Sieveking une statuette de terre-cuite de Centuripe un Barsignalé (Sicile), représentant (REG, XLVI, bare et qui a été récemment (ier siècle), bronze grand d'Asie-Mineure; semble-t-il, D'une indéterminée région d'Anatolie, la tête en bronze, d'autres, de « Testa Marsili ». Elle d'enfant, daterait du offerte au Musée de Munich : copie d'un (5). avec le nom au du cycle viendrait, Musée de

les Cimbres

et les Teutons

pergaménien-galatique d'après Bologne, et aurait comparaisons sous connue été

de 150

environ,

transportée

(1) H. Seitz, Corolla archeologica, 1932, p. 418-425, (2) AJA, XXXVI, 1932, p. 491-530. (3) BCH, LVI, (4) Bollett. Stud. médit.,

1932, 1 pi.

p. 246 sqq.

col. 4803, 1932, 4, 2 ; Arch. Jahrb., 47, 1932, Anz., du traitement du corps du Galate 482; Gnomon, 8, 1932, p. 505, où la différence et de la draperie Autre delà femme est soulignée. (pergaménien), (tardive) statue découverte dans la mer à Anzio, l. I., p. 505 (réplique de l'Hermès Gnomon, Ludovisi). (5) Milnchener Jahrb., 1932, p. 291-295, 6 fig.

BULLETIN Latium par un amateur romain

ARCHÉOLOGIQUE

99

intéressante, Sur la date fouilles Heliades, ont

a signalé une tête de diadoqué, (1). M. F. Poulsen mais à Tarragone archéol. fragmentaire, provincial) (2). (Musée et les frises de l'Hérôon de Bélévi travaux de près Éphèse, quelques d'intéressantes que l'une des observations frises (3). Un bloc porte l'inscription la légende une autre à semble J.-C.

(extérieures ?} représentait de Phaéthon « des Pleureuses» de Sidon); symbolique (cf. Sarcophage frise montrait une Amazonomachie (fragm., fig. 17). L'architecture M. J. Keil rappeler THécateion bien II d'un : fin Lagina siècle antérieure. mort à Éphèse de du n" s. avant Peut-être édifice

apporté et révèle

Mais là (?)

l'inscription paraît Yhéroôn d'Antiochos d'Antiochos III(?).

aurions-nous construit

Théos,

en 246;

au temps

Fig.

19. — Groupe

d'Anzio.

M. A. Adriani M. A. Schober sement qui sans

a bien

étudié

a consacré

donne,

la reprendre pour la première

de la Melpomène de Milet (4). répliques — malheureuaux frises de THécateion de Lagina — un architecturale travail question important (5) de la frise, fois, "des reproductions photographiques

de nouvelles

d'après France. la. frise

les documents connus... et conservés en d'Hamdi-bey, depuis longtemps — L'auteur étudie successivement de la construction du temple; l'époque du temple, celle de l'autel des réflexions sur la intéressantes ; il ajoute dans l'histoire ensemble, de la composition dont -de l'art témoigne hellénistique l'oeuvre, en dernière Asie-Mineure, grande frise

de cet place sur l'évolution

R. Istitulo III, 1931, p. 44-55, (1) P. Ducati, arch., ant. Mus... espagnols, (2) Sculpt. p. 39. col. (3) J. Keil, OEsterr. Jahresh.,n, 1933,Beiblatt, arch. commun. (4) Bull. Roma, 1932.

1 pi., 28-44

9 fig. (cf. ci-avant, II, p. 63 sq). 1933. J'en

von Lagina, Islanbuler (5) Der Fries des Hekateions Forschungen, ai rendu en détail dans la REA, XXXVI, 1934, p. 123-126. compte

100
historiée ou tant, Schober en de quatre Zeus; hellénistique corrigeant, décrit (p. séries Apaté frise Nord d'Anatolie les 27-57), conclusions et

CH.
(de classe

PicÀRB
125 à 100 de J. av. J.-C). compléReprenant, de G. Mendel, M. A. il les groupe : Naissance G. Mendel). devant Hécate

(tableau d'assemblage, de Cronos par Rhéa : scène ; côté pittoresque Ouest,

Chamonard, tous de la frise; les blocs p. 68). Côté Est de l'entrée Naissance d'Hécate, (et non du serment d'alliance influencée prêté

Longue et les dieux frise

cariens

Sud continue, Tychés). de Domitius

dé villes, l'Ara eu aussi

évoquant Il conviendra, Àhenobarbus

Gigantomachie, carien l'Olympe à mon (fondation

(curieux sens, de rapprocher de Narbonne,

; longue par Pergame détails : personnifications les reliefs dits de

des épiphanies et des scènes divines mélange de face et les effets linéaires abondent présentations de la composition à Rome qui tuera établit, de la la avec enchaînée, classique frise historiée. autorité, et de contre des

118 av. J.-C), où il y a terrestres. Les historiques poindre paratacla

dispute

déjà ; on sent et de la composition

tique, M. A. Gabriel sives,

construction,

l'attitude Charès

L'oeuvre Rhodes(l). comme un monument pierre. il était Hélios. nu était

l'emplacement Lindos fut construite à mesure,

antérieures abuhypothèses du Colosse de bronze de par étages successifs par des blocs de

et consolidée représenté seul

et debout;

intérieurement, il ne conduisaitpas

navigateurs, Port d'Ostie. — elles n'emsurtout M. E. Pfuhl stylistiques (2) a bien exposé les raisons, — à placer l'exécution de la Niké qui le conduisent portent pas ma conviction, de Samothrace dans la première décade du u" siècle ; il y voit ainsi — et c'est d'une de plus(cf. une hypothèse 1933, p. 130), — la commémoration REG, XLVI, A propos des navires victoire navale rhodienne de cette époque. sacrés, des trophées de victoires navales, cf. ci-dessus, p. 96 (Merlin au et Poinssot : épotides de

la pointe du môle, là où s'élève occupé il servait à degrés, d'amer St-Nicolas. Sur une tour cylindrique comme le Phare d'Alexandrie, comme le Neptune colossal du

: il aurait

de quadrige, le fort actuellement aux

Madhia). M. J. Lassus tioche-sur-Oronte tique, trouvée

a donné

quelques : il

(en cours) à

renseignements une tête signale

des fouilles d'Ansujet hellénisde femme en marbre, vue du Gharonion après lé

avec dégagement, .' M. A. Westholm tuaire marbre l'époque des dieux

une et donne l'Hippodrome, la figure monumentale (3). a étudié

égyptiens ou calcaire, assez hellénistique. du temple

chypriotes (4) les sculptures voisin de Soloi-Holades éclectique, y veut assez médiocre,

trouvées :

en 1930 au Sancen de

courante production qui suit le mouvement

les et compare styles, distinguer quatre des faveurs de Ptolémée II de Mersinaki près Soloi, honoré sculptures — La a paru en allemande de Palmyre et de sa femme. Philadelphe publication des fouilles du progrès considérable 1932 (5), mais en raison 1917, les depuis L'auteur

(1) BCH, (2) Arch.

(cf. ci-avant, p. 60). Jahrb., 47, 1932, p. 69-76. mai 1933, p. 258-272. (3) Gaz.. Beaux-Arts, 1932,. p. 172-175, p. 186-188. (4) Corolla archaeologica, 1932 (texte Relier, Palmyra (Expl., 1902-1917), (5) Th. Wiegand,

LVI,

1932, p. 331-359

et album).

BULLETIN questions concernant

ARCHÉOLOGIQUE

101

jusqu'à Auguste-Tibère) rien d'hellénistique les fait influences ici un und

la sculpture du temple de Bel (époque post-hellénistique, seront à reprendre sur de nouvelles études (1). Jusqu'ici, ne semble avoir été trouvé sous le temple mais augustéen, alexandrines, spécialement de l'étude de Richard spécial des Grossen (2), sont Fick, Il sera marquées. Die buddhistische

hellénistiques, rendu compte das Erbe

Kultur

Alexanders

III. Le

Egypte musée

et Cyréndique; d'Alexandrie

Afrique s'est enrichi

carthaginoise d'une tête

; Grande trouvée dans

Grèce. lès fouilles sous-

nature. On s'était trop hâté (3j grandeur un Alexandre, ainsi de la Société sur place. Le Bulletin d'y voir qu'ilapparaît d'Alexandrie les sculptures inédites entrées au récemment royale (4) a signalé Musée gréco-romain : un important Nil assis, de Cinopoli traité en (pi. XXV), avec un groupé Zeus-Sérapis, depulli, près de lui, dont deux s'exhaussent pour adossée, l'inscription trois d'Héraclès, lire de la crue (sur idéalisés stèle); de un buste de Sérapis, lagides, une une tête petite tête colossale

uiariuês

d'Aboukir

; en maibre,

portraits

princesses

, égyptisantcde,reine'(pl. en outre, des portraits compte-rendu Un « nouvel

critique Ét-os alexandrin

zone de la Basileia; Mârgarita, M. E. Breccia a donné un plus tardifs (pi. XXX-XXXV). détaillé des Iconographische de M. E. Pfuhl Beilrâge (5). XXIX, », statuette en bronze Gaza, a été publié ; il est de cottabe (6). en Egypte une étude prépare de

fig. 1-3) du quartier

ailé et courant, sur un couronnement représenté dont on connaît M. P. Graindor, la compétence, sur le portrait à partir de l'époque travail gréco-romain hellénistique, qui rendra les meilleurs services. Dans la série des miniatures en pierre alexandrines dure, se classe maintenant un portrait de Ptolémée III Évergète, au British Muséum (7): en pâte de verre, diadème ; on peut d'Alexandrie Arch. (E.Pfuhl, Jahrb., La série des négrillons alexandrins le rapprocher XLV, 1930, a continué du buste de marbre provenant. Poulsen

p. 35, fig. 18-19). de s'accroître : M. Fr.

en signale un nouveau The negro), en bronze, d'acces(cf. Beardsley, porteur soires à Tarragone sommairement le a signalé (torchères), (8). M. J. Formigé de Glanuin alexandrin archaïsant en calcaire, de la Haye, négrillon (9). Le relief un dieu barbu à calathos, et la double-hache, avec le foudre a qui représente été publié par M. F. Bissing (10). .

de la déesse Lune dans le tkalamos de Bel, cf., (1) Sur la représentation sens, H. Seyrig, XIV, Syria, 1933, p. 253 sqq. (avec le plan du temple). Heft 25, 1933. (2) Morgenland, 4 août 1933. (3) ilfess. Ath. (4) XXVI, (5) Bullet. 1931 (1933), p. 258 sqq. 1931, p. 313-323. 1931, p. 271-275, XXVI, pl. Soc. royale Alexandrie, XXVI, Bull. Soc. royale Alexandrie(6) P. Staquet, (1)JHS, LUI, 1933, p. 300. (8) Sculpt. (9) Bull. ant. Mus... espagnols,

en ce

XXXVI.

Antiquaires, Eros (?) ailé, et rappelant (10) Phil. Woch., 1932, 35/38

p. 58, n° 17, fig. 90-92. 1931, p. 188-192 X, applique (ibid., la technique des miroirs étrusques). (25 août, p. 265 sqq.; Festsehr.

représentant Poland).

un

102 Des

CH.

PICARD

funéraires sont à la suite de fouilles entrées, d'Oxyrhynchos sculptures : Une gisante au Musée d'Alexandrie en marbre : bouclier (Amazone régulières, à ses pieds, rond et double avec serpents sur une kliné hache?) (époque posthellénistique). debout avec une oie, — copie d'époque les Un jeûne garçon trajane, rappelant de Carthage,—-a à Palma(l).M. été signalé Fr. Poulsen donne créations de Boéthos à un original à cette occasion observations sur le type, remontant créé quelques au ine nistiques, (esclave?) sculpture un ibid., publié, Tarente, siècle. La collection Hirsch, de terres-cuites, dont là tête debout; des Caryatides funéraire ;' ibid., drapées de la lutte d'Éros et de Pan (têtes groupe inédits, avec le de nouvelles observations sur de Genève, possède, outre des moules helléune statue taréntine hellénistique: jeune femme est en marbre, et le corps, en calcaire; drapé, tarentines, brisées). à donner de petit module ; M. K. Kérényi (2) a aux exemplaires de

le sens

de Brindisi, à la série taréntine, mais grand disque qu'il apparente du temps d'Auguste selon lui, seulement le zodiaque a onze qui serait, (pourtant au lieu de douze, selon le type ancien). Le sujet représenté au milieu du signes serait zodiaque P. Wuilleumier ciale de Marc cette un U émet •décoré une scène d'anodos. L'auteur conteste, p. 305, les dates de il rejette commerl'interprétation de Delatte l'ouvrage (Catoptromancie, 1932). avoir de Brindisi que le disque pourrait celui du cité3 : on ajouterait' (exemples de Th. la (Rev. Schreiber). Casa del Menandro plus e il anciens suo tesoro skyphoi dans le

(cf. REG, Daniel, hypothèse

XLVI,

1933, p. 134);

mais

ignore intéressante

extérieurement tombeau, n» 80 des Hellenislische . bas-relief Reliefs La publication de M. A. Maiuri, sur d'argenteria hellénistiques de la goût pour le débat (3), sera trouvés coupe sur de recensée là, et Théocrite à qui part sont

Les archéol.). décorés de scènes apportent un

pittoresques,

(Thyrsis),

l'origine

des bas-reliefs.pittoresques,

intéressant argument dits « alexandrins ». ' Ch. PICARD.

de Majorque : Fr. Poulsen, ant. Mus... Sculpt. espagnols, p. 24 sqq. Cf.' p. 30-31, n° 4 (Gg. 38 sq.). (2) Arçhiv f. Religionswiss., XXX, 1933, p. 271-307. Chron. archéol, de l'Antiquité 1933; cf. A. Philippart, (3) Rome, II, classique, 1933, fasc. 2, p. 437-442. (1) Collection Despuig

Cardinal

BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

103

IV.

— CÉRAMIQUE. PEINTURE., MOSAÏQUE. — (lj, M. Dans un volume. à faire : L'âme ressortir

Ouvrages les d'après

généraux. vases grecs

suggestif s'est que attaché

Méautis

hellénique la valeur

des représentations particulier essayé féré certains mythes dié avec précision

en tant céramiques de définir les raisons et les la nature

documents

pour de l'attrait

lesquelles qu'y trouvaient enfin

psychologiques les décorateurs

; il a en ont préles acheteurs, étuun commentaire

du lécythe Danaïdes. approfondi La direction du Corpus vasorum anliquorum (2) a fait paraître cinq fascicules, dont quatre intéressent les hellénistes : les fascicules 7 du British Muséum (par F. N. Pryce;.vases 8 du Louvre niens), du Rhode Island italiens (par E. of d'impasto Pottier; et de bucchero, vases corinthiens vases apuliens et attiques), S. B. Luce), campa1 du musée et

de la composition, règles de Palerme où se voient les

donné

à Providence 1 du Museo design, (pat delT Ospedale dei Cavalieri, à Rhodes (par G. Jacopi). D'autre archeologico part, le vie fascicule M. Albizzati a publié des Vasi anlichi del Valicano dipinli (3) à figures et M. Langlotz a terminé la publication des (vases attiques noires), Sçhool Antike le IIIe fascicule du (4), en donnant le relevé des inscriptions. tome II, fascicule en particulier qui contient — Dans la précieuse Études collection des Bilder spéciales. griechischer Vasen (S), quatre volumes nouveaux sont à signaler : Protokorinlhische VasenAkropolis par H. G. G. Payne; Pontische Vasen, par P. Ducati; Der Pan-Maler et Der par J. D. Beazley. Kleophrades-Maler, Le Ve volume des Excavations at Olynthus (6), par aux vases et lampes ; la documentation mosaïques, intéressante la fin Le du de la mosaïque pour l'étude ve et au ive siècle. XIV détaillée de et pour celle Vasen von der zu Athen

malerei,

D. Robinson, qu'il apporte de la céramique de dans moitié Délos la

est est

consacré surtout à

attique

fascicule

publication Masques. reconnaît

l'Exploration archéologique des belles trouvées mosaïques les attribue à la première

(7) contient maison dite

la dés y

M. Chamonard l'oeuvre

du ne siècle a signé la

et il grande

de ce Syrien, Asclépiadès d'Arados, qui de la maison des Dauphins. mosaïque — Figure Généralités. sur la agenouillée. Remarques des figures agenouillées (8). perspective

représentation

en

L'artisan (1) Paris, (2) Cf. REG, XLVI (3) Cf. REG, XLV

du livre, (1933), (1932), p.

1932.

(4) Cf. REG, XLV (1932), (5) Cf. REG, XLV (1932), p. 83. vases and lamps in 1928 and 1931 (Baltimore, of Olynthus (6) Mosaics, found The Johns Hopkins Press, 1933). Cf. REG, XLVI (1933), p. 137-138. de la maison des Masques de Boccard, (7) Les mosaïques (Paris, 1933); voir aussi BCH, LVII Cf. REG, XLV (1933), p. 110-153 (Chamonn-d). (1932), p. 98-99. (8) Arch. Jahrb., XLVII (1932), p. 215 et notes (Brendel).

135. p. 82. p. 82.

104 Organes

CHARLES

DL'GAS les de par soit relatif, la dessins vases, en préhistoriques M. Lùquet des

En se fondant à la fois sur symétriques. ou les dessins d'enfants et les peintures primitifs, étudie la des représentation organes symétriques, ou des deux oreilles antérieures d'un animal, pattes dans lés un seul lequel deux éléments. et organe est rendu, — soit en profil .Sûr

exemple

(1) deux

cas absolu, profil qui fait apparaître de l'Acro-

Trouvailles pole, Dans fragmentsà les fouilles

muséographie. figures dé la noires,

Athènes.

pente;Nord

à figures

panathénaïques, poteries vailles les ont d'époque s'étendent

Pnyx, fragments de vases à figures rouges, — Aux fouilles romaine américaines (3). du début de -l'époque à géométrique dans les puits décor, ont été des poteries sans de nombreux

et d'époque romaine rongés (2), — de vases géométriques, d'amphores à reliefs, de lampes, de.*" vernissés, les troul'agora, romaine (4); Tépoque fructueuses,'et particulièrement de fragments de céramiques vase plastique à figures les deux hellénisfigure

recherches livré, avec surtout

effectuées,

de céramiques à figures ainsi qu'un noires, joli Taicott deux : une 20) .(S). Mlle (6) a publié coupés (fig. coupe de l'école de Brygos, et une à fond toutes rouges, blanc, coupe des environs de 480. M. Waagë les fragments (7) a étudié d'époque peintes, et romaine, surtout vernissés fragments sur une plaque de terre cuite avec la peinte une Ëuménide (fig. 21) (8). — Au Céramique tique lonnant et estampés. face en relief, ont Une

curieuse

représente peut-être été trouvés des vases s'écheen particulier une

de la périodë-protogéométrique à la fin du vi« siècle, très intéressante série de vases du vn« siècle (9). Musée d'Athènes. de quelques vases de diverses Acquisition Eleusis. Dans le sanctuaire, trouvaille de vases

époques (10). et archaïques, géométriques

un fragment de brûle-parfums à figures noires (1.1). lesquels parmi Corinthe. Vases et lampes de diverses trouvés à TAsclépiéion époques Musée de; Corinthe. Vases de catégories diverses, parmi lesquels à fond blanc (13). lécythes '__:.-' (1) Journal de psychologie, XXX

(12). plusieurs

(1933), p.. 514-531, @) Hesperia,"! (1932). p. 33, 47 ; Il (1933), p. 340-341, 344-346, 350-351 (Broneer). (3) Hesperia,! (1932), p. 128-134, 181-187 (Kourouniotes-Thompson). XXXVI 386-388 LVII ,1932), (4) AJA, p. (Shear); BCH, (1933), p. 242-244 Cf. REG, XLVI (Béquignon). (1933), p. 136. (5) AJA, XXXVII (1933), p. 289-296 (Thompson), 310-311 (Shèar) ; Arch. Anzeiger, 1933, p. 203-210 (Karo). II (1933), p. 216-230. . (6) Hesperia, H (1933), p. 279-308,"pi. (7) Hesperia, XXXVI (S) AJA, (1932), p. 388-389 (Béquignon). (9) Arch. (Béquignon). (10) Arch. (11) Arch. Anzeiger, Cf. REG, Anzeiger, 1933', XLVI p. 262-279

VIII-X. (Shear); BCH, ; BCH, LVII LVII (1933), (1933), p. p. 243-244 247-249

Dellion, p. 24-27 (1933), p. 281-282 (Mylonas-Courouniotis). XXXVH (12) AJA, (1933), p. 447-448 (de Waele), 1 (1932), p. 63-89 (Shoe), (13) Hesperia,

1933, XIII, supplément,

(Kûbler) (1933), p. 136. p. 212-214.

(Courouniotis);

AJA,

XXXVII

BULLETIN Héraion corinthiennes quelques Crète. de Pérachora. et. Trouvaille (1),

ARCHÉOLOGIQUE de nombreuses parmi lesquelles et corinthiens. protocorinthiens,

105
poteries protocorinthiennes, M. Payne (2) reproduit corinthiens géométriques (3). —Très et surtout

importées

fragments

Fragments trouvaille importante

protocorinthiens rhodiens, attiques, de vases

protogéométriques,

Fig. trouvé

' 20. — Vase plastique à l'agora d'Athènes.

Fig.

21. — Plaque de t. c., représentant une Euménide à l'agora trouvée d'Athènes.

(?),

orientalisants'à à reliefs Lesbos. tion incisée trouvés Deux

Fortezza,

près de Cnossos à Phaistos et en d'autres

(un

d'eux

fig. (5).

22) (4).

— Beaux

pithoi

endroits

orientalisants trouvés fragments- vases de diverses (6). — A Antissa,

à Mitylène, époques et

Tun

avec

inscripparmi

fabriques,

XXXVII (l)AJA, (1933), p. 155, pi. XXVI (Blegen). (2) JHS, LU (1932), p. 241-242. (3) BSA, XXXI, p. 88-89, 94, 95, .111 (Hartley). (4) Arch. (Béquignon). ~ (5) Arch. (6) Arch. Anzeiger, Anzeiger, Anzeiger, 1933, p. 304-312 (Marinatos); (Marinatos). (Schefold).

Cf.

REG,

XLVI

(1933),

p. 137.

BCH,

LVII

(1933),

p.

292

1933, p. 311-313 1933, p. 151-Î57

106
lesquels sante les céramiques de

CHARLES bucchero

DUGAS la catégorie la plus intéres-

représentent surtou curieux

(1). Larisa d'Éoiide. Thasos. Fragments incisé (3),

Trouvaille ^ivers, de la

de fragments, entre autres

toriéntalisants fragments en (4). de

(2). pithos, à décor

en relief Ithaque. thiennés; Cyrène. quelques

Trouvaille un vase porte

nombreuses signature trouvaille

poteries, de Kalikléas

particulier on

protocorin-

A TArtémision, fragments

lacono-cyrénéens,

de fragments;parmi lesquels ainsi lampe (5). que d'une

remarque

-.

Fig. 22.—

Stamnos orientalisant

de Cnossos.

de vases, parmi orné d'un Gela, trouvaille lesquels lécythe vers une hydrié et coupe signée de Tléson s'inclinant (6). —A Agrigente, ments de vases à reliefs, dont l'un illustre la légende d'Actéon (7).

Sicile.

A

génie frag-

(1) BSA, XXXI, 302 (Béquignon). (2) Arch. (3) BCH, (4). AJA, 238 (Karo) (5) Africa gine de la liana,

p. 166-178,

pi.

XXVII-XXVIII

(Lamb);

BCH,

LVII

(1933),

p. 301-

1933, p. 150-157 (Schefold). Anzeiger, LVII JHS, LU (1932), p. 252-253 (Payne). (1933), p. 286 (Béquignon); XXXVII 301 ; Arch. (1933), p. 156-157 (Blegen), 1933, p. 235Anzeiger, (1933), p. 268-269 (Béquignon). ; BCH, LVII IV (1931), p. italiana, série lacono-cyrénéenne 198-200, 210-214, cf. Wilamowitz, pi. Mil Cirene (Pernier). (suppl. Sur Africa l'oriita-

1930), p. 20. (6) Not. Scavi, 1932, p. 139-141, 146-148 (Orsi). (7) Not. Scavi, 1932, p. 417-422 (Marconi).

BULLETIN Italie. tableau cello Orvieto, Museo Continuant des musées sa revue de Ruvo Spinelli), et Rome collection des

ARCHÉOLOGIQUE musées Jatta), Bologne classe d'Italie, Bari, M. Philippart Lecce, de Museo (1) présente Tarente,

107 un CanArezzo,

(Museo Capoue,

Brindisi,

(collection Tarquiiiia Barraccoi

(fouilles les

Coniacchio),

(Antiquarium Il Caputi).

comunale,

artistico-industriale, documents renferment qu'ils à leur sujet d'utiles caté-

et signale ou reproduit observations. Apulie. gorie dite Collection collection A Francavilla (2). de Gnathià Jatta. Jatta.

les plus Fontana,

remarquables, vases

en formulant

appartenant séries de la

principalement conservées civilisation corinthiens, font à

à la

d'oeil Coup Les différentes

sur

les

Ruvo, de

dans

la sont apu-

périodes

TApulie attiques,

représentées liens. L'article exceptionnelle libre de'style Lecce. tères

par des vases géométriques est accompagné d'illustrations, de la collection Jatta, la céramique siècle et d'époque

indigènes, qui

et pour Vases du iv°

principalement locale de tradition

l'importance comprendre la céramique pour attique hellénique (3). deux cra-

hellénistique,"parmi de deux

lesquels

à figures apuliens rouges (4). Lucanie. A Saht' Arcangelo, trouvaille Rome. M. Harmon et Mlle Hansen conservée par à l'Académie des vases ou (6) américaine par des

grecs

publient de Rome. fragments

de fabrication hydries la petite collection Les séries suivantes : chypriote,

locale de

(5).

vases

représentées Thessalie, corinthien, fond blanc.

y sont de prémycénien et

prémycénien italo-corinthien, Cratère (fig. du lac

des Cyclades, ionien, du

mycénien, géométrique, protocorinthien, à figures à figures attique noires, rouges du début du ivB siècle, vases

Comacchio. génie en Étrurie.

de la fin

veou

représentant

Iphiet

Tauridé Près

23) (7). deIT Accesa,

trouvaille

de petits

de fragments

et de de poteries (8) ; près de Bieda, de skyphoi à parde flacons fragments attiques (9) ; à Populonia, géométriques, fum de vases plastiques de de poteries corinthiens, rhodo-ioniens, estampées, attiques fragments attiques (10).

protocorinthiens italo-corinthiennes

de céramique en Italie, II (13 pi. ; Fondation archéolo(1) Collections grecque de Bruxelles, gique de l'Université 1933). Cf. REG, XLVI (1933), p. 138. (2) Not. Scavi, 1932, p. 398-404 _(Drago). III (3) lapigia, (4) Not. Scavi, (5) (6) (7) . (8) (Levi). (9) Not. nelli). (10) Mon. . (Minto), ant., XXXIV, p. 309-314, 353, 365, 369-377, 398-402, ph XIV-XV, XVII Scavi, 1932, p. 489-491, 495, 499, 500, 503-505 (Gargnana), 506 (Roma(1932), 1932, Not. 1932, p.. 378-381 (Catanuto). Scavi, Memoirs in Rome, X, p. 103-127, pi. 21-29. of the America?i academy Arch. 1932, p. 457-460 (Technau). Anzeiger, Mon. ant., XXXV, p. 31, 43, 48, 51, 58, 61, 73, 75, 76, 108-109, pi.-VI-VII, p. 3-33, 241-282 (Jatta). p. 519-527 (Bernardini).

X

108
Musée Campana de Florence. publiés dans M. Beazley le Corpus et l'attribue dans

CHARLES

DUGAS à l'étude examine des fragments chacun de ces soit

un fascicule (1) consacre de Floi'ence. Il vasorum surtout

tessons, l'interprète à Florence même, Giulia,

soit

à son auteur; d'autres musées,

il tâche

de retrouver,

les fragments qui se raccordent entre des morceaux rapprochements par le sort.

à là Villa plus particulièrement il continue eux. En appendice, ces entre delà et séparés même-poterie provenant .-

Fig.

23. — Cratère

de Comacchio

représentant

Iphigénie

en Tauride.

Musée rouges stamnos Dionysos. Gaule

de

Milan.

M.

Philippart

(2)

étudie

brièvement

deux

vases

du Castello

Sforzesco

: une coupe -

où se voient

des femmes

à Onésimos attribue (fig. qu'il une fête devant une idole rustique célébrant

à figures 24), et un de

méridionale.

Dans un intéressant

mémoire,

MM.

Jacobsthal

et Neuffer

(3)

(1) Campana (1932), p. 95. (2) Rev arch., (3) Préhistoire,

fragments,

in

Florence

(London,

H.

Milford,

1933).

Cf.

REG,

XLV

1933, I, p. 154-162. Cf. REG, H, p. 1-64.

XLV

(1932),

p.

87.

-BULLETIN

ARCHÉOLOGIQUE

m

en revué~ les trouvailles de céramique faites en Provence, Ils passent grecque établissent en particulier à Marseille, isolent le classement des tessons découverts des autres ce qui peut être considéré de fabrication comme importations phobien montrent la poterie ondulées incisées, céenne, que poterie grise à lignes en Provence, représentée à la fondation de Marseille Rouen. signale Notice sur les est d'origine êolienne, qui ont été trouvés vases conservés au et. reproduit une coupe et signalent les dans la région. musée de Rouen. du style vases antérieurs -_ M.Philippart (1)

particulièrement

de Douris.

béotienne Espagne. Amphore géométrique acquise par le musée de Madrid (2). -^ Près de Gaceres, et d'un fragtrouvaille de fragments vernissés campaniens ment de poterie de fabrique rouge, probablement pêrgàméniennê '3)..

Fig, 24. — Coupe de Milan attribuée à Onésimos.

collection de importante noires de style béotiennes : coupes à oiseau, vases à figures archaïque, poteries de à figures à couverte à figures noires de style tardif, vases cabiriques, rouges, un cataloM. et Mme Ure (4) en donnent vernis à décoration noir, polychrome. établi. gue illustré soigneusement Bonn. Le musée académique de Bonn contient une trouvés à Trébénichté Petits vases en pâte de verre polychrome (5). Yougoslavie. vases et fragments trouRoumanie. Mme Lambrino (6) fait connaître plusieurs à la série rhodoces documents vés dans les fouilles d'Histria; appartiennent

(1) L'Antiquité (2) Rev. arch., (3) Arch. (i)Arch. (5) AJA, (6) Dacia,

I (1932), p. 243-247. 1933, I, p. 121 (S. R.). 1932, p. 373-374 (Paulsen). Anzeiger, 1933, p. 1-42. Anzeiger, classique, (1933), p. 6. p. 362-377. 11I-IV (1927-1932),

XXXX'il

110 ionienne, blablement Thèmes. la naissance Héraclès au style sortis de Fikellura

CHARLES

DUGAS décor linéaire vraisem-

de fabriques —Naissance d'Athéna. d'Athéna

et à des groupes à simple de la Grèce orientale. Observations relatives

aux

représentations

de

étranglant ou à reliefs, et des peintures Acléon. Cf. p. 106, § Sicile.

(1). les serpents.

Examendes qui

quelques

murales

illustrent

vases, à figures ce thème (2).

rouges

et l'omphalos de la mer. Deux vases dunv° siècle Calypso représentent Calypso associée aux Hespérides autour d'Héraclès et de l'arbre groupées sur mythique; l'un d'eux le décor est complété M. Greifenhagen par un omphalos. (3) montre dans la scène en qualité que Calypso de fille d'Atlas et que l'omphalos figure est T « omphalos de la mer » auquel fait allusion l'Odyssée, I, 50. Iliade. d'Achille, l'Iliade, CL p. 115, § Peintre des Niobides. en Tauride. Cf. p. 107, § Comacchio Iphigênie (fig. 23)'. M. Jacobsthal allusions Aristophane. (5) montre que certaines Choéphoi'es. femmes nia-Corneto. Sirène. Étude les plus anciennes de la sirène, telles qu'elles représentations à la fin de l'époque et à l'époque à ce géométrique orientalisante; sirène n'a ni activité ni signification déterminée, mythologique. à ce propos une amphore sur de Bhénêe et des fragments au musée de sur dans Lysistrata sont exactement illustrées par deux A propos d'un lécythe à figures noires représentant M. Bulas son travail antérieur (4) complète sur l'ambassade les illustrations auprès de

du coupes

serment

des

de Tarqui-

apparaissent la moment M. Kunze

(6) publie

Praisos. Sacrifice Naples, scènes musée qui dionysiaque. Observations un sacrifice l'amphore de Ruvo, l'on la de

représente M. Catoplromancie.

à Dionysos (7). Delatte deux vases où (8) commente de Naples de catoptromancie, une péliké et surtout de Berlin Thémis. qui représente Egée consultant Remarques sur l'origine sur (10). du type les vases de bateau utilisé

a cherché belle coupe

des du

Bateau. trique (9).

à l'époque

géoméen

naval. Trophée de proues forme

Remarques de navires

peints

représentant

des trophées

(1932), p. 98-99 (Wegner). XLVII Cf. ci-après, Jahrb., (1932), p. 195-205, 207-209 (Brendel). (2) Arch. p. 115. 1933, p. 110-111. (3) Philolog. Wochenschrifl, Cf. REG, XLV (1932), p. 90. (1932-33), (4) Eos, XXXIV p. 241-250, pi. I-Ill. LVII (1932), p. 1-7. (5) Ath. MM., (!) Ath. Mitt., LVII (1932), p. 124-141, pi. V. Cf. ci-avant, Mitt., p. 70. XXXVII (7) AJA, (1933), p. 242, pi. XXXI (Cumont). et ses dérivés (Liège, (8) La catoptromancie grecque 1932), p. 185-186. (9) BCH, LVII (1933), p. 218-220 (Marinatos). de bronze du Fe Congrès Èpotides (extr. (10) Merlin-Poinssot, d'archéologie Alger; cf. ci-avant, p. 96), p. 12. (6) Ath.

LVII

à

BULLETIN Ornements cés entre Chars. palmettes Narlhéx. de poupe. Observations les mains de divinités ou Représentations (2). de chars

ARCHÉOLOGIQUE sur les ornements (1). caisse de poupe de (aphlasta) rinceaux

lll plaet de

de Nikés dont la

est décorée

de M. Beazley ou férule, dans Remarques (3) sur l'emploi dunarthex, en particulier dans l'enseignement delà danse. l'enseignement, Échelle. Observations relatives à l'échelle et qui se voit sur des vases attiques ' italiotes (4). — Périodes et archaïque. thessalien. Dans géométrique Protogéomèlrique des tombes nant ment de Marmariani, formé en Thessalie, important à la période s'est MM. protogéométrique.. le style protogéométrique styles Dans de la même un mémoire apparteet Skeat comHeurtley (5) examinent thessalien et ils en déterminent la ensemble de vases

les autres place parmi Vases géométriques.

époque. consacré

à deux

de la fin du vin 0 siècle, M. Charbonneaux plaque (6) touche questions concernant le caractère, la formation et surtout les représentations de la céraen lumière la signification Il met du groupe de mique géométrique. religieuse l'homme entre où il reconnaît deux chevaux, le « -Maître des chevaux », pendant mâle de la « Dompteuse d'animaux les divers attributs »; explique d'Hécate, déesse tienne de la nature entière, telle étudie d'Athènes; le combat en particulier navale, peint et en montre type du char géométrique du musée sur le rythme Céramique vases trouvés tenant aux de la décoration Cretoise. M. Hartley en différents points est figurée sur qu'elle les variétés de bateau sur le cratère la grande béoamphore et les tableaux de lutte le-

grandes à diverses

fibules

à

le caractère

examine d'Aristonothos; — Observations traditionnel.

géométrique

(7). et étudie une intéressante (8) publie de la partie Nord de la Crète centrale et orientalisante. géométrique des monuments de propos sur de les récentes trouvailles la chronologie préciser les vases couramment au milieu du vi° ; aux Le groupe plus récents

série

de

et appar-

catégories protogéométrique, et d'Ionie. de Rhodes A Céramique M. Rumpf en particulier (9), s'appuyant présente un tableau d'ensemble et dé la région rhodo-ionienne. en deux grands groupes d'Euphorbos, dans ce second de Clazomène, la fin du vi'

Clazomène., de Rhodes, des céradénommés

.

essaie

miques rhodiens

11 répartit

et le groupe 580 apparaît, lura, longent

: le groupe de Camiros, à la fin du vne et au début groupe, la série siècle.

du vue

siècle, environs de de Fikelet se pro-

les vases jusqu'à

de l'incision. l'usage dite de Vroulia sont L'ensemble des

sarcophages

de Clazomène

(1) JHS, (2) Arch. (3) AJA, (4) BCH,

LUI

(1933), p. 100-101 (Wade-Gery). XLVIII Jahrb., (1933), p. 161 et n. 4 (von XXXVII (1933), p. 400-403. (1932), p. 413-414

Mercklin).

(Deonna). (5) BSA, XXXI, p. 20-33, 41-55, pi. I1I-XI. 1 (1932), p. 191-259, pi. VI-1X (6) Préhistoire, (7) JHS, LU (1932), p. 271-274 (Myres). (8) BSA, XXXI,p. 56-106, 108-111, pi. XII-XXI. (9) Arch. Jahrb., XLVIII (1933), p. 55-83.

LVI

(cf.

ci-avant,

p. 72 sq.). XLV (1932), p. 93.

Cf. REG,

m
au appartient liste méthodique Sophilos. dernier des plus complet funèbres eh l'honneur Lydos. Lydos, document; prend Mlle M. Béquignon dû fragment Richter

CHARLES
du même quart vases constituant

DUGAS
Le mémoire est complété par Une de Camiros et d'Euphorbos. et un commentaire les jeux à sont

siècle.

(1) donne signé de Sophilos

les groupes une bonne reproduction sur lequel

représentés

de Patrocle. du cratère, attribué ce nouveau elle com-

récemment elle

une bonne (2) donne publication En acquis par le musée de New-York. Une liste des oeuvres de Lydos,

s'aidanfde lesquelles détaillé les

dresse

parmi

Toenochoé

fabriquée maîtres. attiques

Coupes des petits semble des coupes

par Colchos. M. Beazley un tableau (3) présente dites des petits maîtres. Après

de

l'en-

avoir

classées

— Fig. 25. Fragment

d'hydrie

ionienne

illustrant

le chant

IX de l'Iliade.

/
la forme d'après elles sont dues et le mode de décoration, brièvement il dresse chacun la liste d'eux. des peintres auxquels

et caractérise

laconienné. A propos de Céramique tions sur les cratères de style laconien la chronologie dont doit être rectifiée laconien coupe se place vers 570, et du Cabinet des Médailles. de Caeré. conservée, Fragments qui III

trouvés à Éleutherna, observafragments (4). — Note de M. Di-oop (5) sur la façon de la céramique laconienné : la fin du Arçêsilas l qu'il faut reconnaître sur la

c'est

Hydries La scène

découverts Ajax

au Louvre, et son

dans une Odios,

caisse

représente

héraut

Campana. Nestor et très

XXXIII, p. 43-66, pi. VI. Cf. REG, XLVI (1933), p. 143 et fig. 7. Muséum IV, 2, p. 169-178, pi. I. Cf. REG, XLVI (2) Metropolitan studies, (1933), p. 138, fig. 3, et 139. (3) JHS, LU (1932), p. 167-204, pi. V-1X. Cf. REG, XLV (1932), p. 95. (4) BSA, XXXI, p. 111-114 (Hartley). (5) JHS, LU (1932), p. 303-304. Cf. REG, XLVI (1933), p. 144.

(1) Afon. Piot,

BULLETIN probablement ; elle rybatès sade auprès ce document Phoinix, illustre d'Achille pour était donc (fig. l'histoire sans

ARCHÉOLOGIQUE doute IX complétée de l'Iliade

113

le chant

d'Eupar Ulysse accompagné et la préparation de l'ambasmontre l'intérêt de

(1), en le publiant, 25). M. Pottier du texte homérique. Mme Swindler (2) étudie croit qu'elle fabriqué face est représentée la lutte

Style des hydries cuite peinte, trouvé lier que les hydries 26).

de Caeré. à Corinthe, ; sur une

un joli petit autel de terreà Caeré, dans le même ated'un pygmée et d'une

grue.(fig.

Fig. 26. — Autel du style des hydries de Caeré trouvé à Corinthe.

Vases de Fikellura. quinia rapports Oltos. dont les et conservé de certains Mlle

de cette série, découvert Exemplaire au musée de cette ville. M. Pallottino vases de Fikellura (4) reconstitue sont conservés se disputant avec une les vases

la région de Tarles (3) fait ressortir laconiens. dans le style d'Oltos,

dans

Kenner

belle

amphore de

Héraclès

fragments et Apollon

à l'Université cérynite.

Vienne

et qui

-représente

la biche

(1) Mon. Piot, XXXIII, 384 (Zschietzschmann). (2) AJA,XXXVl (3) Bail, d'arte, (4) Wien. (1932),

p.

67-94,

pi.

VII-VIII;

cf. Arch.

Anzeiger,

1933, p.

383-

p. 512-520. 1932-33, p. 504-508. Jahresh., XXVIII, p. 41-51. 1934, n» 21». 8

-

RBG, XLVII,

114
Apollodoros. entre partagée Peintre un cavalier et

CHARLES M. Beazley (1) réunit deux collections. Beau cratère deux

ÛUÛAS fragments à Eleusis et son d'une coupe d'Apollodoros d'un Mylônas côté (2

d'Eucharidès. son cheval,

trouvé un

et

représentant, que M.

de l'autre

satyre

âne,

attribue

au peintre

d'Eucharidès.

Fig.

27. — Portrait

de Ménandre

trouvé

à Pompéi.

Période bronze

classique.

— Évolution

du style

M. Carouzos de TArtémision, durant le style du style à figures sévère rouges de l'abdomen, libre (geste des bras, représentation JHS, LUI (1933), p. 69 -70, pi. (2) Arch. Eph., 1931, p. 53-68. Xlll, {3) Arch. Deltion, p. 55-79. VI.

à figures ronges. A propos du grand des observations sur l'évolution (3) présente et la première du style partie de la chevelure).

arrangement

(!)

BULLETIN Peintre des Niobides. M. Robinson

ARCHÉOLOGIQUE deux (1) publie hydries le début des Choéphores, ou d'écaillés. M. Bulas

115 attribue au qu'il l'autre représente et étudie

des Niobides ; Tune illustre peintre d'un drame satyrique. les préparatifs Vases une sérié à décor en forme de réseau dé petits en forme

(2) catalogue

un vases, principalement lécythès aryballisques, .qui portent Ce sont des produits décor de réseau ou d'écaillés. du attiques' environ iv" siècle, dont la moitié ont été trouvés dans la Russie méridionale. — Vases à Périodes et romaine. Curieux bol à hellénistique reliefs. conservé au musée de Naples, et intéressants de la' collection reliefs, fragments les uns et les autres de provenance taréntine Scheurleer, (3). — A d'Athènes les fouilles américaines ont mis au jour des Lampes. l'agora du vir= siècle à l'époque romaine lampes s'échelonnant (i). — A Délos, trouvaille Lunsingh dé lampes communes trouvée dans la région (5).— Lampe Tehfance de Dionysos représente (6). — Micon. M. à montrer Lowy (7) s'attache la décoration du bouclier de les la d'Éphèse, duinesièclè

qui ap. J.-C, Peinture. Micon ont

que

les tableaux aussi bien

de

inspiré

Parthénos,

que-les archéo-

représentations Zeuxis.

du combat avec céramiques attentif des sources Par un examen

Amazones, et des documents

littéraires

relatifs à ce thème, M. Il rende 1 (8) essaie vases, peintures, sculptures, logiques, de se faire une idée du tableau dans lequel Zeuxis a peint le petit Héraclès étranglant les serpents. Cralinos. Le beau portrait de Ménandre trouvé une reproduction de celui qui figurait au Pompéion d'auteurs exécutés par.Cratinos comiques (9). du Ier Mosaïque. —: A Philippes, mosaïque mosaïque représentant les pygmées et les grues Pompéi (fig. d'Athènes parmi siècle (H). Charles DUGAS. J.-C à 27) doit être les portraits à Troie,

ap.

(10);

(1) AJA,

XXXVI

(1932),

p. 401-407.

(2) BCB, LVI (1932), p. 388-398, pi! (3) BCH, LVI (1932), p. 399-402, pi. XX1I-XXI1I (Wuilleumier). Arch. (4) Hesperia,"II (1933), p. 195-215 (Thompson); Anzeiger, 210 (Karo); BCH, LVII (1933), p. 244-245 (Béquignon). (5) BCH, LVII (1933), p. 110, 153,169 (Chamonard). (6) Wien. Jahresh., XXVll, p. 174 (Miltner). XXVIII, p 62-68 (cf. ci-avant, p. 82 sq.). XLVU Jahrb., H932), p. 191-218 (cf. ci-avant, p. 95 sq. . (9) Arch. Anzeiger, 1932, p. 501-505 (Technau). " ~ (10) BCH, LVII (1933), p. 281-282 (Béquignon). (11) AJA, XXXV11 (1933), p. 495 (BÏegen). Jahresh., (7) Wien. (8) Arch.

pi. XIV-XVII. XXI.

1933, p.

204-

et p. 110).

416

À.

DAVID

SUFFLEUH

V. — NUMISMATIQUE.

On lira Biographies. 1932, à Aix-en-Provence,

avec

dans

le intérêt plus vif la séance d'ouverture

discours du-95e

prononcé Congrès

le

6 juin archéolo-

de France, M. Adr. Blanchet, l'oeuvre de par qui résume numismatique gique Peirésc. Là Revue numismatique extraits qui en cite quelques (1) a souvent de Peiresc les services rendus à la science des monnaies (1887, signalé par Fabri p. 329;" Dans qu'il 1890, p. 495 et 1933, p. 115). la même. Reirae (2), M. Adrien au prince Michel-G. Soutzo, des études consacrées par études dont il dresse M. la une Charles dans la notice

Blanchet,

consacre

gne l'importance de l'Antiquité, Généralités. Cambridge, semble (3). maîtrise

toute marque ce dernier aux

nécrologique et soulil'ingéniosité monétaires

bibliographie Seltman,

systèmes sommaire.

Mélanges. sur publie, On ne~ saurait

numismatique la trop louer

à" l'Université professeur vue une grecque, remarquable information de l'auteur parfaite

de d'enet la

un sujet aussi étendu. il a su dominer Par on ne ailleurs, laquelle idées personnelles, s'étonner de retrouver ici certaines saurait pour le classement M. Seltman le sysdes monnaies d'Athènes, auxquelles applique par exemple, avec tème préconisé par lui en 1924 (4). sous les auspices de TAcadéLe grand recueil des monnaies grecques publié de s'est enrichi d'un nouveau fascicule rnie britannique (5), édité par les soins et qui mérite les mêmes éloges que les fascicules M. E. S.. G. Robinson, précéde la collecles monnaies de Grande Grèce et de Sicile dents. Celui-ci comprend tion formée et miss Lloyd, par le Dr A. H. Lloyd d'or de TÉtrurie, séries de monnaies assez de Cambridge. les pièces de On notera Métaponte, les de

remarquables Tarente et de Thurium. A signaler un M. N. Borrelli

de M. Walthèr Giesecke particulier (6). . monnaies commémorent les alliances rassemble (7) les qui et M. le Dr G. Severeanu à Bucarest, une de l'antiquité publie, politico-militaires relatifs à des monnaies de Kallatrois articles brochure d'Istria, (8) comprenant d'Alexandre le Grand, sur un tétradrachme tis et d'Odessos : le troisième, frappé article par Dioscouridas, est écrit en français.

de M. A. Dieudonné). (1) 1933, p. 240 (note 1933, p. 243. (2) Revue numismatique, down and coinage of metallic currency (3) Greek coins. A history London. xix-311 p., fig., 64 pi. Hellenistic In-8», Kingdoms. invasion. ils history and coinage before the Persian (4) Athens, 1924. In-4».

to fall

of

the

Cambridge,

— Londres. 16 p. Vol. II, part. I-II, Tn-fol., Nummorum graecorum. (5) Sylloge et 16 planches (excellentes). 1932, p. 133-140 et 1933, p. 8-16). (6) Antike (Numismatik, Wa.hrungsformen 1933 (gennaio-giugno). Numismalico del Circolo Napoletano, (7) Bolletlino XXV-XXV1 de la Société du Bulletin (1930roumaine, Numismatique (8) Extr. 1931).

BULLETIN

ARCHEOLOGIQUE

117 (1) une Dyrrad'oeuvres

M. Adr. à la Revue Blanchet donne numismatique Types monétaires. note sur le type de la vache allaitant son veau (monnaies de Corcyre, chium et Apollonia) et ses origines (Cnossos, Egypte, Assyrie, Chypre). Le comte de sculpture Faux. M, d'uue fausse. Trouvailles. vées Fouilles. Notice de l'ancienne publiant volume (5) de M_ G. Castellani Vetulonia les résultats aux monnaies touchant les monnaies Alexandre Magnaguti (2) ses intéressants poursuit sur lés monnaies du temps d'Hadrien. représentées nouvelles observations 0. Ravel réunit (3) quelques déjà longue, qui aideront à reconnaître relevés

expérience

fruits techniques, monnaie plus d'une . trou-

sur le territoire

M. David consacre un

M. Robinson, nouveau

(4). des fouilles

qu'il dirige.à découvertes en 1931.

Olynthe, Le plus

à la Chalcidique. ainsi que Ton devait s'y attendre, appartient grand nombre, M. Alfred R. Bellinger, de son côté, nous met au courant des régulièrement à Doura-Europosj deux trouvailles effectuées nouvelles mononumismatiques viennent d'être éditées par ses soins graphies à l'étude bution de la série d'Antioche. Enfin M. Shirley faite à Sakha H. dans Weber le étudie Delta. (6). On y trouvera trouvaille monnaies une utile contri-

gent variétés fixer

(7) une petite La plupart des qui

de monnaies sont grecques mêlées permettent , et commente notera très des

d'ardes de

de la ligue l'enfouissement

achéenne

; les romaines M. E.

s'y trouvent

à 115-117. Ventes. le British d'Aptera, S. G. Robinson publie

Musées monnaies Vetulonia, monnaie

et collections. acquises par de Pharsale, d'or d'Ionie

Muséum (.Crète),

en 1930:l931.,On de Marium

(8) les de pièces

à une (Samos ?), analogue et attribuée étudiée par lui à Phygela. par M. Regling(9) Le département des monnaies et médailles du British a édité Muséum à guider album le .visiteur dans l'exposition (10) destiné part un luxueux

(Chypre), pièce de la

et une rare, Jameson collection

d'autre perma-

(1) 1932, p. 235. in (2) Hadrianus

Nummis

(Numismatic

Circulai', I-V.

1933,

p.

84-96,

281-286

et 321-

326, fig.). 1933, p. 1-41 et pi. (3) Revue Numismatique, etruschi, V, 1931, p. 587-591. (4) Studi (5) Excavations xiv-111 p., XXX at Olynthus. pi. Part. VI.

Oxford,

University

Press,

1932. ln-4°,

hoards 1931. In-18, 66 p., (6) Two Roman from Dura-Europos. New-York, XVII Notes and Monographs, n° 49. Am. Num. Soc). pi. (Numismatic The third and Dura hoards. 85 p., XX 1932. In-18, New-York, fourth pi. Notes and Monographs, n° 54. Am. Num. Soc). (Numismatic " hoard A. D. — New-York, 1932. In-18, (7) AnEgyplian of the second cenlury 41 p., 3 pi. (Numismatic Notes and Monographs, n° 54. Am. Num. Soc,,). (8) The Num. Chronicle, 1932, p. 199-214 et pi. XVI. XXXIV (9) Zeitschr. f. Num., (1924), p. 177 Muséum. A guide to tlie principal (10) British Department of coins and medals. coins 700 B. C. to A, D. 270. — London, cire. of the Greeks, from 1932, petit in-4», 106 p. et 50 pi.

118 nente .est des monnaies

A.

DAVID

LE

SUFFLEUR le sous-titre, guide publié ce nouvel . jadis par ouvrage M. Bar-

il faut citer celle du 3 juillet du l'année, (1) et celle on à particu18 décembre 1933 (2), Tune et l'autre à Lucerne. première, Dans]la à Ascalon à l'effigie de Çléole n° 1473, tétradrachme lièrement frappé remarqué mis au jour. qui en ait été jusqu'alors ,pâtre,.undes plus heaux portraits M.. Paul à publié un Essai de bibliographie métrolôBurguburu Métrologie. réels services. de rendre les plus \ _,gique universelle (3) susceptible Gaule. Bretagne. Dé""M. George F. Hill, une substantielle notice sur le Espagne. de l'Espagne citérieure dans l'antiquité met monnayage (4j. On sait que l'auteur des monnaies de l'Espagne conservées au British au point un catalogue antiques La présente étude, qui dit catalogue, renferme quantité un nouveau et propose système Deux M. brochures, Blanchet Ce nouvel auteur, Adr. Muséum. comme une préparation au peut être considérée de remarques sur de nombreuses pièces inédites de déchiffrement dès légendes ibériques. d'Ampurias, (5). par M. J. Amoros inédites monnaies gauloises des articles antérieurement ils font suite. ou

en quelque clay V. Head. La préface Parmi les ventes de

Ainsi grecques. une réédition mesure est signée

que l'indique de l'ancien de M. Hill.

sur les monnaies

connues. par

le même

publie. (6) quelques article est à rapprocher sous le même titre (7), auxquels etc.. de signaler ici l'intéressant

peu

publiés Monnaies de

Massâlia, d'Ampurias, omettre On ne saurait sur

article

de M. G. C. Brooke

(8)

occident. le développement du monnayage grec dans le plus lointain sur lesymGrèce. Sicile. M. Salv. Mirone Grande (9) ses recherches poursuit et siciliennes. M. N. Borrelli les monnaies bolisme des oiseaux italiotes parmi des monnaies de Cumes et Mgr de Ciccio poursecondaires (10) les types siciliennes rares ou inédites. Dans sa suit (11) ses publications (12) de monnaies Thémioet de Motya, les didrachmes nouvelle notice, on remarquera d'Agrigente étudie

du D' Jacob Hirsch, n" XVI. (1) Catalogues Hess. d'Adolphe (2) Catalogue 327 p. . (3) Paris, 1933., ln-8\ Picard, — New-York, citerior. 1.931, in-12, (4) Notes on the ancihnt coinage of Hispania Numismatic Numistabl. d'alphabets, 36 pi. doubles. 196 p.,2 (Am.erican Society. matic notes and Monographs, (5) Les dracmes Gabinet numismatic i la emporilanes n" 50j. — Barcelona, empuritanes. de Calalunya. Série A. cronologia Série A. de Num. Museus. ln-8», 51 p. (Juntade Num. S). D'una troballa de monedes — Barcelona, les monedes d'Empuries. 1933. Vil.

24 p. 1933. ln-8°, (6) Revue numismatique, (7) Revue numismatique,

possible (Junta....

1). 1932, p. 172-188 et pi. 1907 et 1922.

in the West and the Belgic invasions of Britain (The Numis(8) The Philippus matic Çhronicle, 1933, p. 88-138 et pi. Xl-XIII). 1932, p. 87-92 ; 119-127 et pi. Mil.' (9) Numismatik, 28 (1932), p. 154-158. (10) Rassegnanum. — siceliole monele rare o inédite. 1933. In-8°, 8 p., fig. (11) Di. alcune London, from the Numismatic Circulai-, (reprinted 1933). (12) Voy. Num. Circular, 1931.

BULLETIN bolé

ARCHÉOLOGIQUE tête

119 sur un frappée de Syracuse dont deux numismatica négligeables, (1) et à pour le suggérées publiée ; à par ..".-,-.-.-

à Eryx assigne (Ségeste ?), la magnifiqueque l'auteur les monnaies de Ségeste, probablement didrâchme unique, de Kimon. avec la signature décadrachmes Grèce M. Michel classement continentale. L. Kambanis On doit de à M, Patrignani une Illiria nouvelles (2), non remarques monnaies d'Athènes. complètent _ Bo3ch, monnaies de Délos, Aréthùse (3), Clemens de

chronologique l'auteur par les découvertes dans lui, antérieurement, Asie-Mineure. figurent romain. M. K. game. Circular, sur

des

Ces rémarques, utilement l'étude ' relevé

De M. Syrie. un certain nombre

un utile

d'Asie-Mineure

(4) ;des datest qui sous l'empire l'autel de Per

Regling

rassemble A. Sydenhàm

et

M. Ed.

où figure analyse (5) les monnaies de en volume réunit (6) ses articles

la Numismatic

de Césarée de sur le monnayage dans; le précédent Bulletin, signalés son très consciencieux et M; Ph. Ledener (7) en tirage à part publie Cappadocé de statères de la Zeitschrift Numismatik érùdit article et très (8) sur les fiir dans un compte-rendu dont on trouvera en Cilicie, par ailleurs critique Nagidos ' Chronicle . la Numismatic (9). de médaillons de Tarse relaétudie d'autre M. Ph. Lederer part (10) un groupe tifs au culte M, rhodien, M. J. H. d'Apollon et de Persée. (11) d'attribuer à Tarse par à Rhodes Imhoof-Blumer. une obole de poids

Yougkess propose antérieurement attribuée

entre les différentes villes de Syrie les de répartir H. Seyrig (12) s'efforce sur la série des têtradrachmes de Caracalla variés que Ton rencontre symboles à doit encore, être attribué et de Macrin à l'aigle. Un grand nombre cependant, Antioche. On trouvera rieurement manière dans la. Revue Numismatique de la Société (13) un rappel dès Antiquaires et d'Artémis de laurier, les de la note de dans France parue (14), antésur la

dans le Bulletin

les de distinguer Les premières d'Antioche.

effigies d'Apollon ont la couronne

la numismatique autres le diadème.

(1) Archivio (2) Bulletin (3) Fasc.

slorico 21 (octobre

per

la

Dalmatia,

de Correspondance 1928), p. 1933, p. 33-46

XIII-(1932), LVI hellénique, 121-135.

p. (1932),

281-307,

fig. pi. 1 et II.

p. 37T59,

(4) Numismatik, (5) Forschungen (6) The coinage (7) Die fig(8) XLI,

et 61.-66.

VIII (1932), p. 17-18, fig. Forlschritle, — London, 1933. In-8", 138 p., fig. in Cappadocia. of Caesarea — Berlin, 134 p., 9 pi. et der Stadt 1932. In-8°, Staterpragung Nagidos. 1931, et pi. IX-XVII. 11 p., et 1 pi.

und

p. 153-276 (9) 1933, p. 243-244. (10) Berliner Mûnzblatter, (11) Numismatic (12) Antiquités Circular, de Syrie. (13) 1933, p. 235. (14) 1929, p. 207.

(juillet-août 1933, p. 241-244. 1932. Beyrouth,

n° 367-368

1933),

fig.

120 Sassanides. nides M. Furdoonjee

A.

DAVID

LE

SUFFLEDR monnaies par lui sassaen 1924 et

D. !.. Paruck

au livre inédites, supplément à un article de la Revue archéologique de 1930. un travail de M. Tommaso Byzance. D'après

publie (1) quelques désormais donné classique Bertelé

(2),

le docteur

Henry

une vue d'ensemble a rédigé et dressé un catalogue du monnayage Longuet'(3) Il publie une trouvaille de Jean VI Gantacuzène. comble une lacune qui impordès Paléologues. tante dans la série monétaire et commenté de déneraux et acatalogùé (4) la collection en verre réunis par Froehner et légués par lui au Cabinet estampilles byzantins de Paris. Ce nouveau des Médailles travail utilement le célèbre catacomplète JungQeisch logue de M. Ugo Monneret de Viliard (5).: A. DAVID LÉ SUFFLEUR. M. Marcel

(1) Revue Numismatique, di Savoia, (2) Giovanna italiano di numismalica. (3) Revue Numismatique, 1932. In-8°, (4) Le Caire, VJnstitut T. d'Egypte, bizantina (5) Exagia

1933, p. 43-50

impératrice Vol. VI, 1930). 1933, p. 135-143 paginé

et pi. VI di Bisanzio et pi. flg.

et VII. (Atti IX. et2 pi. (Extrait du Bulletin 1922. de e memorie delV Istituto

233-2!i6,

XIV, 1931-1932). in vetro, dans la Rivista

italiana

di Numismatica,

TÉLÉMAQUE ET LE PLAN DE LODYSSÉE

des critiques, directes ou enveloppées, On a parfois formulé contre les hellénistes qui s'occupent de la religion, de l'histoire du droit, des institutions et de la vie privée des peuples grecs. Ces études, déclare-t-on, débordent le cadre de. la littérature dite ; elles laissent de côlé la valeur artistique des proprement oeuvres fication n'arrive oeuvres et portent sur des objets dépourvus de signiNous nous contenterons de répondre esthétique. qu'on et à goûter pleinement les grandes pas à comprendre de de génie

sans une explication du l'antiquité approfondie milieu humain et social. On ne prend conscience de ces trésors, on n'en discerne la lumière et la beauté, on n'en apprécie justement le mérite faire à leur que dans la mesure une idée précise des habitudes où l'on est parvenu à se de vie et de pensée propres

Sa époque. C'est la thèse que défendait August Boeckh. Nous voudrions seulenous semble incontestable. légitimité ici d'un exemple significatif, en montrant comdans l'Odyssée n'apparaît ment le véritable rôle de Télémaque en foncen pleine lumière que si l'on s'avise de l'interpréter tion de certaines idées et coutumes de la société juridiques ment l'illustrer homérique (1). les Télémachies ont un peu passé de mode. Il Aujourd'hui est permis, sans se discréditer, d'avouer sa croyance à l'unité de
(1) Je remercie très vivement mon honoré collègue, M. le professeur Gabriel aidé en remplaçant certaines de mes expressions Bonno, de m'avoir par des du lecteur. tournures plus idiomatiques; pour le reste, je fais appel à l'indulgence
REG, XLV1I, 1934, n» 220-2SI. M

154

GEORGES

M.

CALH0CN

artisde l'Odyssée. Mais la thèse même de l'unité composition à la nécessité de motiver le rôle de tique du poème conduit et de préciser les considérations Télémaque qui ont induit Parmi les l'auteur à lui donner un si ample développement. discussions les plus récentes, on note l'affirmation de M. Allen, n'a point de motif, sinon l'intérêt que le voyage de Télémaque et à qui s'attache aux grands personnages qui y sont introduits leurs récits (1). M. Scott, tout en reconnaissant les possibilités des rencontres de Télémaque, artistiques ajoute, avec sa pénétration coutumière, que le poète prend un plaisir évident à vers évoquer une gracieuse jeunesse en voie de métamorphose la maturité complète et vigoureuse (2). M. Woodhouse partage cet avis, au point de voir en l'existence de Télémaque la cause effective du choix du héros par le poète, qui, frappé par le conet celui d'Ulysse, flagrant entre le VÔITTOÇ d'Agamemnon a imaginé le groupe du père et du fils, côte à côte, prenant les armes contre lés ennemis qui attaquent leur honneur et leur sécurité (3). Les amateurs de l'Odyssée n'hésiteront guère à la justesse essentielle de ces observations. Elles reconnaître sont toutes encore motif vraies. un motif Mais elles ne sont pas toute la vérité. Il y a un qui explique le rôle majeur de Télémaque, traste

qui devait s'imposer à l'esprit du poète précis, déterminé, au moment même où il concevait le plan général de son oeuvre. a choisi la version En effet, celui-ci du conte où le héros est vainqueur par sa seule force (4). Il s'agit donc d'attaquer les

The origins and the transmission, Oxford, 1924, p. 201. (1) Homer. structure of the Odyssey elassical », Martin \, Cam(2) « The poetic lectures, est l'idée de Rothe, qui fait remarquer la Mass., 1931, p. 116. Semblable bridge, à jouer plus tard son rôle exigeant nécessité de préparer Télémaque (Die Odyssée als Paderborn, 1914, p. 25). Dichlung, ss. Oxford, of Homer's Odyssey, 1930, pp. 208 ss.,246 (3) The composition l'autre et suivi version, Ulysse est aidé par Alcinoûs par des soldats (4) Selon ; cf. Allen, op. cit., pp. 166 ss., et en particulier p. 168, n. 1 :« Homer phéaciens than that to hint at anotber which he gives : y'217 -fi 8 fe . seems himself story J> BeaudÇéi /aXxû. Iioûvoç i(!)V T, KOÛ aû|iitavTCi; 'A^cxiot; X 120 ?|è ScSXu -î^ i|i»a8ov coup d'intérêt secret retour et leurs où le poète touche à la question d'un passages ou avoué; méchant des prétendants l'esprit p 246 ss. fait apparaître contre intentions de Télémaque Ulysse ; y 234 s., Athéna glisse à l'oreille s'attache à d'autres

TÉLÉMAQUE

ET LE

PLAN

DE L'ODYSSÉE

153

il faut que tout se à l'improviste ; pour réussir prétendants de passe en grand secret. Mais aussi, pour établir la légitimité il faut également la vengeance, pour éviter les représailles, ou au la réparation, faire le récit des torts et en demander Ulysse en face d'un très S'il annonce l'assaut par avance, il périra aux grave dilemme. mains de ses ennemis; sinon, ce sera aux mains de leurs conannoncée Une attaque tout à fait secrète et pourtant sanguins. moins la cessation immédiate. Voilà serait insoluble, par avance ! Le problème intervention cieux Ulysse, sans l'opportune Mais la situation même pour l'astude Télémaque. cet inéluctable vraiment

comporte-t-elle Pour le montrer, je me permets de résumer ici une dilemme? de l'Odyssée que j'ai propoanalyse des problèmes juridiques sée, il y a plusieurs années, dans une étude sur le droit criminel des Grecs anciens (i). Il s'agit du conflit entre deux prindont l'un cipes du droit primitif, façon le voleur ou l'adultère pris l'autre accorde aux consanguins sang. Il a fallu un lent progrès il principes; aux demandes établir on se met tions sont a fallu des autorise l'individu à tuer sans en flagrant délit, tandis que de tout homme tué le prix du ces deux pour mettre d'accord à opposé diverses, pour l'on

cas nombreux, où des consanguins des exceptions définitive les circonstances

d'une manière

dans le cas de perdre TeOvàvai ou vvvTOivelTeOvàvai). Même }A.OV bien définies par

dans lesquelles la vie sans prix du sang (axt-

une fois que les excepen face la coutume, leur efficacité

l'idée que son père reviendra, s'il revient, au risque de sa vie; îi 115 s., Ulysse et de leurs méfaits; reçoit de Tirésias les premières nouvelles des prétendants X 454 ss., l'ombre d'Agamemnon conseille avec empressement le retour tout à fait secret; v 189 ss., Athéna prend des mesures pour garder l'incognito du et à la son rôle jusqu'au héros; v 376 ss., elle lui fait apprendre déguisement retraite chez Eumée (cf. x 233 s. ; dans % 327 ss. = T 296 .ss., le sous-entendu ironique est d'une finesse délectable); x 167 ss., elle lui enjoint de se dévoiler à son fils; -n 235 ss., Ulysse est encore indécis sur l'attaque sans alliés ; u 29 ss., la décision est prise, d'une façon presque involontaire, mais le héros est bien incertain de l'issue, bien gêné par les difficultés, jusqu'au moment où Athéna lui donne l'assurance finale et complète (45 ss.); alors tout marche droit jusqu'au • dénouement. law in ancient Greece, Berkeley, 1926, pp. 69 ss. (1) The growth of criminal

1»6

GEORGES

M.

CALHOttN

d'une

vigoureuse demeure assez douteuse. 11 est peu probable qu'aux temps de l'Odyssée les exceptions de ce genre aient donné une très grande sécurité contre les demandes des opposition consanguins. Il est bien certain en se décidant à attaquer seul qu'Ulysse, a résolu d'invoquer les prétendants, le principe en question, si possible, afin d'éviter, les représailles ou la nécessité de payer la composition (1). En effet, la position dans laquelle il se trouvera après la vengeance apparaît des plus hasardeuses. au nombre considérable des Que l'on songe non seulement mais aussi à leur victimes et à la puissance de leurs familles, de soi-disant et aux droits qui s'y rattaprétendanls qualité chent. difficile, Ces circonstances où il placent Ulysse de n'omettre est essentiel dans une situation mesure de aucune

C'est donc bien par un véritable précaution* coup de maître une par Télémaque que le poète fait présenter aux prétendants demande formelle de justice. Celui-ci agit en chef de famille (2), et les prétendants ses paroles ont toute autorité, sont avertis, sans ambages, que s'ils persistent dans leurs actions tortueuses, ils s'attireront une punition sans recours, que leur meurtre, s'il a lieu, la position sans prix du sang. Tout est fait pour assurer Mais aussi, ce qui d'Ulysse contre les consanguins. l'avertissement est donné sans faire par dessus tout, sera soupçon moindre tranchée des événements indice du qui se préparent, dessein secret. Ainsi la

importe naître le moindre

le sans divulguer difficulté se trouve

dont la première, par Télémaque, d'abord la grande fonction, consiste à adresser aux prétendants, du dans la grande salle du palais, puis devant l'assemblée solennelle. peuple, sa protestation Pour miers les pres'en convaincre, il suffit de lire attentivement en vers du poème. C'est Athéna l'action, qui termine

(1) Cela

ressort

assez

nettement le sens

du tout

récit spécial

des torts de

(X 35-41). On remarquera p. 70, n. 46.

de la vengeance jS'.cùw; et de ûxEjxvâaaOE. On. cit., 402-404.

au moment

(2) Cf. a. 359, 397 s., avec

la réponse

d'Eurymaque,

TÉLÉMAQUE

ET

LE

PLAN

DE

L'ODYSSÉE

157

entre le roi et les familles des victimes paix en inspirant à Télé(w 546 ss.) ; c'est elle aussi qui l'ouvre, l'idée de protester Zeus Quand maque auprès des prétendants. rentre à permis dans son royaume, la déesse que le héros laisse dieux à Hermès le soin de faire savoir ; elle-même sée de faire entrer rôle dants comporte (a 90, se hâte de se rendre dans à Calypso à Ithaque, dont formelle la volonté tout tout des

établissant

la

Télémaque deux parties

le rôle

empresCe dépend.

: l'annonce

etç àyopriv

xaXéa-avra

jjLVYjiTTTÎpeffffiv àmswtÉjAsv), et le le voyage, Laissons à présent sur tard, déesse père, Athéna et voyons se présente mais il y pense commence de l'épisode à l'entrée du sans

xàp-rç xojjiôcovTaç à Pylos voyage nous Au

prélenTrâtn 'A-^atoùç et à Sparte. plus où la

aux

lequel l'annonce.

reviendrons moment

palais, la moindre

réveiller par de finesse, puis, avec beaucoup (a 195-205), récit des torts, elle suscite sa colère contre elle lui donne ses instructions du brave un homme Oreste. (cf. tout Quand la renommée est devenu

pense à son espérance (a 114 ss.). dans son âme l'espoir Télémaque elle le pousse au

les prétendants, et en rappelant à son souvenir est partie, l'enfant IcriOeo; »<!>;), son coeur s'est senti l'objet plus de la bienvivement que lendeAthéna

d'espoir rempli veillance active jamais main, voie

a 324, et de courage, il s'est des dieux, il s'est

souvenu

de son père. mais, la reine

sa quenouille, l'avertissement l'assemblée prince alors, ment

Il ne peut plus se contenir jusqu'au la parole d'une il renfaçon impérieuse, prenant sa mère dans l'appartement des femmes pour filer et il adresse aux prétendants, par anticipation, solennel qu'il se propose La nuit n'apporte matin, il fait de faire pas entendre l'oubli.

dans

du

se lève

peuple. de bon

en face des hommes solennel :

convoquer et des dieux, il répète

Le jeune et l'assemblée, son avertisse-

IÇnré JJLOI. ueràpwv,

à)\Aaç 3' C/XE^ÙVEIS SOÙTOCÇ ûjià XTïî|jt.aT' ESOVTEÇ à[A£tS6|Ji£vot xa.Ta otxou.;. et S' upàv Soxéet T68S Xwtxspov xat àjxeivov

158

GEORGES

M.

CALHOUN

l'jXfjLsvat, àvSpôç évoç (Stoxov v^Ttotvov ôXéffQat, • xeîpeT e-yài Se 6eoùç èTuë&xrojJLat atèv èôvxaç, at xé itaOt-'Zeùç 3<j><nïtaAÎvctTa è'pya yevéa-Qat. v^iToivot A l'instant xev êitetTa Sopitov ê'vuoo-ôsv oXowâe. .((3 138-45). même où Télémaque prononce Le vieil Halifherse apparaît. dédaigneux de le mot eiî fait fatal, l'interle

prodige.des prétation, divin, définitif rempli

aigles mais les prétendants,

l'avertissement

Iv TOCO-IV). un refus opposent publiquement j3 194, (cf. aux demandes de Télémaque. Celui-ci maintenant a sa première tâche, -rçoï) ykp ia t'oum 8eol xal 7tàvTeç la fils, maison, s'ils périssent sans prix du proannoncée le

les envahisseurs de 'A^ratot (P 211); un jour aux mains du roi ou de son sang. blème La voie est préparée l'attaque résolu, si l'on pour secrète —solution

périront le retour d'Ulysse;

posé par d'avance se trouve dans vers l'esprit dont il du

pour la présenter. Revenons maintenant à la question du trouve en face d'une de motifs, complexité plaisir scènes qui l'intérêt rable binent d'assister se déroulent aux au progrès chez les grands de rois

poète, s'est servi

en juge

doit être qui d'une haute importance nombre de par le grand se Qu'on voyage. cela va sans dire. l'éclat des

Le

Télémaque, de Pylos

qui s'attache de faire raconter et concourent

le plus Dans un tel embarras de richesses, il est bien difficritique. — s'il — cile de trouver le motif original y en a un parce ne sait pas quels motifs se sont présentés tout d'abord qu'on à l'esprit du poète, quels autres sont venus lentement, plus successives. Revenons donc au suggérés par des inspirations texte et considérons ce que le poète dit lui-même à cet égard. Le voyage fait partie dès l'abord du projet et une d'Athéna, double nouvelles réputation Que l'un intention de son y est comprise et s'attirera cherchera des Télémaque en même temps une bonne Iv xXloç S<T9XOV àvÔpÛTOJtTtv é'^o-tv). ; des nouvelles, convienne à

personnages, des histoires, tous ces éléments à justifier l'épisode pour l'esprit

et de Sparte, favol'occasion se com-

père

(a 95, r\o "va juv de ces motifs, la recherche

TÉLÉMAQUE

ET

LE

PLAN

DE

L'ODYSSÉE

159

il est facile de le voir ; le nom d'Ulysse dans la merveille, bouche de son fils amène toujours des louanges passionnées du Ainsi le évocations de ses exploits. héros, et de saisissantes d'une manière aussi gracieuse que facile beaupoète introduit notre admiration à accroître coup d'éléments qui contribuent il sonne la pour son destin; pour Ulysse et notre intérêt « fanfare » préliminaire à l'entrée en scène du héros dans le chant. Il convient n'est aussi, puisque Télémaque cinquième la vengeance qu'il a si vigoupas destiné à exécuter lui-même aussitôt reusement de le faire partir annoncée, pour qu'il ' le reparaisse plus tard à côté de son père. De cette manière, semblables à celle qui suit le retour poète évite des rencontres de Télémaque chez lui après-l'assemblée ((3 298 ss.) ; une sucde cette sorte, qui n'aboutissent à rien, cession d'incidents inutilement la marche du. récit. Mais le second alourdirait aussi le xXéoç èo-GXov,ne se prête pas à une explication ne fait point de belles actions à Pylos ou à Télémaque en jeune Sparte pour se couvrir de gloire, et, s'il agit toujours fils homme très comme il faut, c'est ce qu'on peut attendre-du motif, facile. d'Ulysse dants. et tout cela ne sert à rien dans l'affaire des préten-

Il n'en va plus de même quand Télémaque fait savoir à NesMénélas, les torts que lui ont fait subir les tor, et plus tarda Ni l'un ni l'autre n'ont reçu jusqu'ici de renseiprétendants. précis sur l'état des alFàires chez Ulysse. Nestor ne gnements sait pas au juste si Télémaque se soumet par simple inertie ou sur la faveur, et l'appui du parce qu'il ne peut pas compter peuple (y 211 ss.). Ménélas éclate en injures contre les prétenet fait des prières passionnées pour le retour d'Ulysse et de ses ennemis (8 333 ss.). Ainsi Télémaque «pour le châtiment n'est pas seulement en quête de nouvelles ; il rend compte aussi de sa situation actuelle. Tout en exposant les actions brutales tivement et malhonnêtes contre une dont il est victime, il se défend effecde son caracinterprétation péjorative à Ithaque ; tout en excitant la réprobadants

tère et de la situation

160

GEOBGES

M.

CALHOUN

tion

ses ennemis, il attire sur lui-même Il est fort possible, et l'estime. et sur son père l'approbation sans être tout à fait certain, que le poète pense à ces sentiles ments favorables quand il met dans la bouche d'Athéna mots xXloç èo-GXôv(1). Quel que soit le sens exact et véritable — seul le poète lui-même nous le de l'expression pourrait les dire ! — il reste incontestable que le voyage de Télémaque, questions qu'il pose au sujet de son père, et la manière dont il tout prépare à des prétendants, brutale dénonce la conduite de ses auditeurs contre merveille l'entrée en scène teurs la sympathie On pourrait penser mauvaises sentiments voies sinon pour actions faire du héros, et l'admiration. que le poète, en inspirant aux audi-

des prétendants à Télémaque favorables demander

quand il fait exposer les de manière à susciter des

et à Ulysse, prépare les du secours à Pylos ou à Sparte,

au moins pour en éviter plus actuelle, pour l'attaque tard les conséquences. En effet, le texte permet d'inférer que du poète (2). Mais, à mon avis, cette idée a traversé l'esprit et ne se ratcela se rapporte à la mise en scène psychologique pas au plan général du poème. Gomme je l'ai déjà indides scènes où Télémaque qué, l'objet artistique expose les mauvais traitements qu'il a subis est de faire grandir la symtache des auditeurs,, qui ne peuvent pas écouter les paroles passionnées de Ménélas sans une émotion profonde. Mais on pourrait l'économie dire, en considérant générale du poème, que l'avertissement formel dont nous avons déjà pathie Y a-t-il vraiment longuement parlé, réalise la même intention. si ponctuellement nécessité de remplir ces formalités? Faut-il
possibilité. Quelquefois la gloire, ou la renommée des armes désigne (e. g., u 94 ; E 3, 273; l'expression 1 415), mais il y a aussi des passages où elle ne signifie pas autre chose que la bonne du les prières l'estime, favorable, l'opinion réputation qu'appellent * vieux Nestor 29 s., dont au viiu; èatil-fi de (y 380; cf. a 126), bien semblable filles comme il faut. Dans a 95, y 18, v 422, où la locution les jeunes se jouissent de Télémaque, au voyage Butcher et Lang rendent assez correctement rapporte » par « good report. (2) E. g., £ 316 s., 325 ss. ; cf. aussi u 42 s.; 4- 117 ss. ; o 430 s. (1) Dans l'usage homérique rien n'exclut cette

TÉLÉMAQUE

ET

LE

PLAN

DE

L'ODYSSÉE

161

procéder de cette manière quand le héros est destiné, quoi qu'il à chaque à échapper à la vendetta? Quand il reçoit arrive, le secours d'Athéna? C'est bien la déesse qui en fait instant arrête la poursuite des consanguins ; elle y emploie son pouet divin (w 472 ss.), peu lui importe que l'avervoir surnaturel ait eu lieu ou non. Ulysse est entièrement conscient tissement de ce pouvoir divin et il s'y confie à chaque pas; quoiqu'il ait dans l'esprit une vive appréhension des dangers de la vendetta à propos de l'aver(tji 117-122), il ne pose jamais de questions Il se charge de se ni à Athéna ni à Télémaque, tissement, venger, laissant toute autre chose au soin de la déesse. Tout avec ce que aucune contradiction cela, pourtant, n'implique si l'on songe j'ai dit sur la grande nécessité de l'avertissement, L'arle poète emploie l'élément surnaturel. tiste veut que son héros agisse en homme, par des moyens humains. Athéna a décidé qu'Ulysse sera vainqueur Ainsi, dans le combat, mais pourtant elle ne fait pas périr les prétenà la manière dont son par la foudre. Non. Lé héros a besoin de toute adresse et de toutes sortes de précautions pour arriver au destin veut qu'il échappe à la fixé par la déesse. De même Athéna aucune mesure mais encore faut-il vendetta, qu'il ne néglige dants de précaution ; avant nelle et la justification (^ 211). Mais l'esprit ration ; il est guidé l'attaque devant doivent venir la demande et devant solenles hommes les dieux

du poète n'obéit pas à une seule considéA l'intention de par des motifs variés.

dépeindre Ulysse agissant en homme dans un milieu humain, et l'approbation la sympathie se joint le désir de lui conquérir leurs sentiments de réprodes auditeurs, et de faire grandir bation et de dégoût envers les prétendants (1). Ainsi la dénonciation est un élément essentiel, non seulement de la situation
l'attitude afin que criles

la (1) Scott souligne minelle des prétendants auditeurs ne soient

nécessité et leur révoltés

de faire ressortir pour le poète conduite brutale et malhonnête, par la vengeance

il y d'Ulysse; sanglante trouve le motif contre aussi Télémaque (op. cit., pp. 112 ss.). Voilà 'e motif brutales à Ulysse à l'instigation même d'Athéna des insultes faites cf. u 345 ss.). (Ï 346-348 = u 284-286; pas de l'attentat

162

GEORGES M.

CALHODN

où elle

se place, mais élaborée avant l'entrée

préparation longuement en scène d'Ulysse. Tandis qu'Athéna laisse à Hermès le soin de préparer le départ de chez Galypso, elle se charge elle-même de préparer l'arrivée à Ithaque. Cette dernière a plus d'importance préparation pour le dessin artistique du poème; elle comprend l'avertissement (a 88-92), là recherche des nouvelles qui présente la grandeur du héros en haut relief (94), et l'exposition des torts qui attire la sympathie et l'opinion favorable (95). Tout s'accomplit par l'intermédiaire

aussi

de la

de Télémaque. Dans les deux cas celui-ci est l'agent le plus dans l'un^ il est le seul agent possible. convenable, Voilà, du rôle du jeune prince. l'essentiel semble-t-il, Dans l'Odyssée, comme dans l'Iliade, le poète ne permet surnaturel anéantisse les qualités humaijamais que l'élément nes de ses personnages ou détruise le milieu humain de son récit. bien les actions merveilleuses des dieux ou Qu'il y introduise des contes de fées, il fait toujours agir les hommes conà la nature humaine.

formément

Si Ulysse et Pénélope, ont été un loup et une cane, comme le veut M. J. A. K. originairement Thomson de (1), ou bien le soleil et la lune, dans l'opinion M. Gilbert ils sont Murray (2), pour le poète de l'Odyssée l'homme et la femme, gens de ce monde, marchant sur terre parmi leurs semblables. Pour de l'Odyssée, il tenir compte de ce artistique milieu humain. Qui s'y tient ne manquera pas de sentir l'unité du poème. Il s'apercevra artistique que le problème qui est vers et n'est résolu qu'à la fin, le rétaposé dans les premiers blissement du roi dans son royaume, est le problème complet le noeud dont le poète s'est ingénié àtrouver la solution. central, Nous avons, nous autres modernes, une prédilection pour la reconnaissance d'Ulysse par l'épouse iidèle. La scène est vraiment d'une beauté exquise, mais ce n'est pas l'épisode principal, le couronnement du récit. Celui-ci ne comporte pas comprendre faut toujours vraiment la beauté

(1) Studies in the Odyssey, Oxford, 1914, pp. 18 ss., 58 ss. (2) The rise of the Greek epic, 3« éd., Oxford, 1924, pp. 210 ss,

TÉLÉMAQUE

ET

LE

PLAN

DE

L'ODYSSÉE

163

seulement

de l'époux dans le lit conjugal, aussi le rétablissement du roi sur son trône.

le retour

il exige

Ceci nous ramène, à notre point de départ, à savoir, la grande d'une connaissance exacte des importance pour la critique idées et des coutumes de la société homérique. juridiques M. Allen, qui veut que le poème finisse à ^ 296, quand le héros est reçu dans le lit conjugal, trouve surprenant et inepte qu'il ne soit fait aucune mention de la souillure d'Ulysse et des de purification ne s'attache (1). Mais la souillure ni dans l'Iliade ni dans l'Odyssée; il n'y jamais à l'homicide est jamais question dé purification du sang (2). C'est quand Athéna fait cesser la guerre privée entre le roi et les consandont le chef a expié aux mains de Laërte guins des victimes, cérémonies son crime l'Odyssée d'ingratitude, est finie.
de Californie,

c'est

alors

seulement

que l'action

de

Georges M. CALHOUN.
Université 6 juin 1933.

out the knot thun(1) Op. cit., p. 219 : « The continuator.... by the absnrd derbolt which the religious now the hostilities, suspended question, namely, be noticed, unsolved. an engagement IIÛÏOÎ was removed. being, it should Though was entered into with the relatives, is still unclean at the end of <>. » Ulysses Je me permets de faire observer que le mot (IUTOÇ ne se trouve pas dans Homère, ni l'idée non (2) Cf. mon l'étude minutieuse criminel en Grèce, plus. Criminal law, et savante Paris, 16 ss. La chose n'est discutable plus pp. de Glotz, La solidarité de la famille dans 1904, pp. 228 ss. depuis le droit

n

LA DATEDE L'ARCHONTE AIIIIMI\
(98/7 et 97/6)

ARGËIOS

KT LA POLITIQUEBËLIGIËUSË D'ATnÈMS A CËTTKÉPOQUE

M. Walther

a, dans deux blèmes considérables

Kolbe, un des maîtres de la chronologie articles récents (1), traité à nouveau que

atlique, des pro-

pose la date de certains archontes athéniens. Je voudrais à ce propos revenir sur l'archonte deux fois éponyme, Argeios, pendant deux années consécutives : en 97/6 et 96/5 selon les dates d'abord admises, et maintenues par Kolbe ; en 98/7 et 97/6 selon Dinsmoor, suivi par Ferguson (2). J'ai pour ma part adopté (3) les dates de W. B. Dinsmoor; l'étude des inscriptions plus exactement relatives à la Pythaïde de Delphes m'avait athénienne convaincu que la date la plus haute s'imposait, lorsque l'anaest venue montrer obstacle n'emlyse de Dinsmoor qu'aucun 1 en 98/7 : dans ces conditions pêchait de placer Argeios j'ai considéré le problème comme résolu. Mais Kolbe n'admet pas les conclusions de Dinsmoor ; il écrit en effet, p. 489 : « FerI auf Vorschlag von Dinsguson hat... den Archon Argeios moor... wieder in das fruher von ihm befùrwortete jetzt Jahr 98/97 zuruckversetzt und dadurch die Môglichkeit erhalvon 145-98 durchzufiihren. ten, die Schreiberfolge ungestôrt
der aitolischen Soterien in Delphi, Hermès (1) Die Siiftung 68, 1933, pp. 440zur Archontenforschung, 456. — Randbemerkungen Nachr. von der Gesellschaft der Wiss. zu Gottingen, Phil.-hist. Klasse, 1933, pp. 481-512. C'est à ce dernier dans les pages qui suivent. article que je me réfère B. Dinsmoor, The archons in the hellenislic (2) W. of Athens âge, 1931, — W. S. Ferguson, Athenian tribal pp. 240-242. cycles in the hellenislic âge, 1932, p. 147. (3) BCH, 57, 1933, p. 21-22.

SUR

LA

DATE

DE

L'ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

165

Beide suln

interpretieren des Jahres der so, 97 98/97 von im

den 97 v.

Synchronismus mit dem Chr. des die athenischen erste musste

der

rômischen

Kon-

delischen Àrchonten des

Epimeleten Argeios

Medeios, amtierte, Jahres Jahr Fiille geltend Anzahl mag. 1880,

Jahre sie

dass

Hâlfte Argeios Dinsmoor die

verstehen. zugevviesen Griinden fur Aber

Darnach werden. dièse

julianischen dem allischen eine ganze

hat

gemacht. schlechter Und 190': einen

Anderurig, auch hier gilt einen gibt

den Zyklus rettet, dass eine der Satz, zu ersetzen Bull. Hell. verIV,

Griinde solchen

nicht guten uns die Inschrift

p.£VO'. lui lland. Die setzen mit

.'Epaa'ùrToà, unàtwv Tvaîou

'A7roXÀwvi.aoTaî,

Kopv7)Xîou lui UTCXTWV sind in Parallèle zu y£vô[jt.svot. 'Ep^aïtyTal wie ol sayiêsûffavTeç èm EùSoûXou oder oi Wendungen

noTéiSoviauTai, ol.ysvéAEVTÔXOUxtA. àvéSrixav an die

èyxpt,9évTCç sic TOUÇ £a>7)ëou; èV tepsoç u. à. m. Es sind offenbar die im Konsulatsjahr des Lentulus neu eingetretenen Mitglieder der genannten die die Weihung machen. Das Kultvereine, sondern auf das Ende des Anfang, I bleibt demnach dem Jahre 97/6 97. Argeios Konsulatsjahres erhalten und die von Kirchner beobachtele dass das Regel, rômische Hâlfte des dem in der zweiten Amtsjahr regelmâssig aber nicht auf den Jahres erleidet attischen beginnenden keine Ausnahme. » Archontat gleichzusetzen ist, fiihrt

Je relèverai

d'abord

une

erreur

sur

<sxa.i, 'A-reoÀÀ&JviaTTaî,

lloireiStoviao-Tai

ci ne représentent pas les membres de l'année dans ces différentes associations, sidents 36, 1912, annuels pp. des dites associations;

.'Eppai-. ol yevo[ji.evoi STTIetc.. Ceuxnouveaux entrés au cours mais cf. les préJ. Hatzleld, BCH bien

le sens du

titre

154 sqq., et Les trafiquants italiens, pp. 266 sqq.; P. Roussel, Délos colonie athénienne, p. 79. Celte rectification de Kolbe. nécessaire ne change rien d'ailleurs au raisonnement la formule de ysvôpievoç n'est pas douteuse; titre incontestablement -f- yev6|*evoç implique que l'on situe la a prêté à fonction la question dans le passé. Mais, puisque La valeur révolue

166

GEORGES DAUX

controverse

sur l'aspect psychologique de l'expresau passé, à un passé qui peut être sion; elle ancien de plusieurs années — des exemples indiscutables le prouvent —; mais le plus souvent elle est employée à la sortie de charge : c'est à l'occasion de son départ et pour laisser un (1), j'insiste se rapporte souvenir qui lui est échu que le prêtre ou le magistrat sortant consacre un monument; ce soin a pu l'occuper dès les dernières semaines de sa fonction et le monument être consacré avant le jour du départ; mais déjà l'insest « commémorative cription ÈçàiSwv. Pour aeternitatis, le formulaire faire difficulté, », déjà elle est rédigée sub specie un exemple qui a paru reprendre de la dédicace délienne BCH 6, durable de l'honneur

1882* p. 320, n° 6.-(= P. Roussel, Cultes égyptiens, n° 108) ne fait pas obstacle à une concordance stricte entre la prêtrise de Staséas — Upe-ôç yevôjievoç — et l'épimélétie de Sévwv : « [Sj-raa-éaç... U-peùç y£v6[Aevoç tàç èÇéSpaç.. Iitt £ïutjt.EAYiToû Ssvwvoç », mot à mot « Staséas, ayant été prêtre, (a consacré) ces exèdres sous l'épimélétie de Xénon »; il faut entendre : « Staséas, au de quitter la prêtrise qu'il a exercée pendant un an, (a Sévwv est encore épimélète, consacré), etc.. »; à ce moment-là, de l'épiméiète pour quelques jours peut-être : le synchronisme Xénon (et de l'archonte Lénaios) avec la prêtrise de Staséas est bien (2). En somme, arrive attesté un moment ou le prêtre dit déjà de luisoit encore lepeôç au présent, ou le explique que l'archonte va moment

iepsùs ysvopt.Evoç, quoiqu'il Upeùç ôv, et cette anticipation magistrat qui date l'offrande puisse être celui dont la charge s'achever en même temps que celle du dédicant.

même

Au reste, l'inscription

aucune invoquée

difficulté

de ce genre ne se présente dans par Kolbe : la date de la consécration,

J. Hatzfeld, BCH 36, 1912, p. 178, n. 1 et la (1) Cf. notamment bibliographie à cette place, en particulier P. Roussel, BCH 32, 1908, pp. 377-379. indiquée (2) Cf. P. Roussel, Délos col. ath., p. 106, note 12.

SUR

LA

DATE

DE

L'ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

167

de la gravure, entre la date

n'est de la

pas exprimée magistrature

(yevé[*evoi) et celle de l'inscription fixée. Pourtant un conflit mais à l'intérieur même existé, des compléments qui déterminent yevôjxsvoi, car il faut citer enfin dans son entier cette dédicace [BCH IV, 1880, p. 190 — Choix d'inscr. de Délos, 144 ==- SIG 3, 726), qui Durrbach, romaine et altique : 'Epp.aurcat, comporte une double datation, 'ATcoAAtovuxirraî, noa-eiSwv.iatrcal. ol y£vop.evoi èm tmâTov Tvaîou xal IIOTCÀÎOU Auctvîou Kpàaa-oi», im, imy.eki]XQÎi KopvrjAÎou AEVTOAOU §è Trjç v-rçaouMÏ|SSWU TOOM^SELOU iJeipatéwç trôv 'HpaxA-rçv àvéÔTjxav ne àot.epwo-avTCç 'HpaxÀeï xal 'ITMÀIXO^. Les deux indications à janvier, l'autre de pas : l'une s'étend de janvier à juillet; la date romaine à l'année 97, juillet correspond l'autre ne peut la recouvrir que pour moitié : il y a là une contradiction interne. La citation faite par Kolbe étant incomconcordent ne tient pas ; ce qu'il présente comme plète, son raisonnement une conclusion « die... Regel, dass das rdmische (à savoir Amtsjahr regelmàssig attischen beginnenden dem in der zweiteri Hâlfte des Jahres ist, erleidet gleichzusetzen keine Ausnahme de prémisse. Son ») lui a servi en réalité de fonder en point de vue, ou du moins lé seul qui permette bonne logique son raisonnement, est celui-ci : « quand un texte présente l'équivalence d'un consul romain et d'un magistrat athénien, il faut toujours entendre le décalage de six mois entre les deux magistratures de telle sorte que le Romain ; en vertu de ce principe, précède l'Athénien qui ne souffre pas de l'Athénien Médeios et l'archontat d'exception, l'épimélétie bien d'Argeios (synchronisme cident pour leurs six premiers du consulat daté sûrement de Cn. Cornélius de 97 av. J.-C. par IG IV, 2336) mois avec les six derniers Lentulus et P. Licinius attesté coïnmois Archontat

; pas de conflit possible donc révolue présentée comme — qui n'est aucunement

: ils se placent ce qu'il faut mettre en cause, c'est ce prinMais précisément cipe, cette règle, que P. Roussel {Délos col. ath., p. 113, n. 2) a « la règle invariable du synchroappelée d'après Ferguson

Crassus, donc en 97/96 ».

168

GEOUGËS

DAUX

nisme

écrivait en effet, Class. Phil.^ gréco-romain »; Ferguson 3, 1908, p. 397 : « the Roman consuls are uniformly equated with the Olympiads and Attic years which began with the July after : « and that this was », et ajoutait done officially in Athcns is proved by the case of Argeios whose location in 97/6 B. C. is attested by his coincidence with the Roman "who took office on January consuls 1. 97 B. C. » Mais c'est là proprement le problème supposer they résolu. et la longévité de cette théorie sont pour moi incompréhensibles rendant ; Kirchner, compte du livre de Dinsmoor, se résigne à accepter pour Argeios I la date de 98/7, mais il prend soin d'ajouter (Gnomon 8, 1932, p. 463) : «... -wâhrend die uns sonst bekannten Gleichungen von Konsulatsjahren und Archonten lehren, dass das rômische singulière Amtsjahr nischen dem Jahres in der zweiten Hâlfte des betreffenden juliaattischen Archontat beginnenden gleichzusetzen isl ; vgl. zu II 2, 1737 ». (1) donc au commentaire de IG IV, 1737, où Reportons-nous Kirchner a rassemblé en effet les exemples qui lui paraissent établir cette règle. Phlégon de Tralles nous fait connaître un certain consuls entre romains et d'équivalences archontes athéniens (2) ; dans un cas' (FGH, 257, fr. 36 X), » 125 = année athénienne année « julienne l'équivalence 125/4 peut être tenue pour acquise, en vertu de la loi de succession des secrétaires. Kst-ce assez pour conclure avec Kirchner : « Videmus in significandis annis Phlegontem igitur Atticis Grainsemper eadem ratione usum esse, ut sententia dori Chronol. 80 stare non possit disputantis nobis a pu d hune re'rum
(.1) En

assumed

office

La fortune

nombre

scriptorem

semper

quaerendum

esse utrum

ad priorem

à son article, cite de Kirchner une phrase appendice p. 512, Kolbe d'une un étrange (extraite lettre) qui semble indiquer lapsus] que celui[malgré de Kolbe, en revient à la date de ci, convaincu par les arguments Argeios pour ot ysvôjjLEvoi siti Sirccxwv XT),. spricht dass dafûr, 97/6 : « 'Epji/iïaTxi allerdings I das Cn. Lentulus 97/6 [sic] und nicht 98/7 [sic| Korisul war, so dass fur Argeios ». Jalir 97/6 verbleibt (2) Une liste cf. P. Graindor, de ces équivalences Album, p. 1. a été dressée par Kolbe, AM, 46, 1921, p. 107 ;

StJR

LA

DATE

DE

L*ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

169

an ad posteriorem anni nomina Romanoconsulum partem rum gerentis archon spectet » ? Evidemment non. Au reste le cas de Phlégon n'a rien à voir avec l'interprétation des textes il est aisé de le montrer. Phlégon et ses sources épigraphiques, recourent l'origine, pratique l'année partout, la Grèce évidemment à des tables les chrônograpbes avaient le décalage entre l'année romaine et que constituait athénienne un peu se retrouve ; la même difficulté à toutes les époques, et en particulier à l'intérieur de chronologiques eu à résoudre ; or, dès la difficulté

où le début de l'an variait d'une cité à ancienne, l'autre. Il est commode alors d'établir une convention et de s'y tenir ; la décision est aisée quand le décalage est d'un ou deux en tout cas à une demi-année; mais le décamois, inférieur et l'année étant en romaine lage entre l'année athénienne fait d'une demi-année, on peut hésiter entre deux systèmes : les chronographes ont-ils tous choisi celui qui d'équivalence consiste à nommer à côté, en-face des consuls romains, l'archonte athénien au milieu de leur qui entre en fonctions consulat, et non l'archonte qui sort de charge ? C'est possible. Il ne s'agirait en tout cas que d'un parti commode (1). Prises rigueur, ' espace de six à la les doubles dates de Phlégon définissent un mois (janvier-juin : c'est ce ou juillet-décembre) Graindor. Ou Phlégon s'est-il contenté d'une équiet toujours dans le même sens ? C'est Kirchner de son affirmation, ; et, à l'appui un exemple, tiré de Castor de Rhodes (2).
sans

qu'entend valence conventionnelle ce il que croit cite encore

a pu et dû entraîner des erreurs; au critique, romain d'un archonte ou réciproquel'équivalent athénien, d'un consulat ou ses prédécesseurs ment athénien romain, l'équivalent Phlégon dans quelle n'ont moitié de l'année peut-être pas toujours pris soin de vérifier se situait l'événement tout simplement rapporté par eux et ont adopté l'équiva— D'une lence proposée dont ils disposaient. façon générale, par les répertoires ces équivalences en erreur les plus exercés ; je d'induire partielles risquent n'en pour ce commentaire l'épimélétat Les compilateurs (2) 11 s'agit veux citée ci-dessus, exemple que la lettre dé Kirchner p. 168, n. 1, ou de Durrbach, de 97/6 fixent à la fois Choix, p. 232 : « les consuls » de Médeios et le premier archontat d'Argeios qui est contemporain... anciens de l'archonte ont dû commettre des confusions Voici, athénien Thcophèmos. de ce genre. en bref, les données
12

s'il (1) Ce parti, moment de donner

a été suivi

RKG, XLVI1,

1934, n- 220-221.

170

GEORGES

DAUX

Mais cabinet.

Castor

de Rhodes

et Phlégon

de Traites

sont gehs

de

ils ont pu adopter une ou chronographes, fois pour toutes une règle d'équivalence (1), à la suite des tables qu'ils utilisaient. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a aucune à en tirer concernant les documents conclusion authentiques Historiens un s'agit de commémorer par une inscription entre les mois de janvier événement et de précis, survenu de l'année qu'à côté des consuls romains juin, admettra-t-on en cours soit nommé son successeur en fonctions, mais pas l'archonte en charge qu'en juillet et à venir qui n'entre n'a même pas encore été désigné? Ou, à non contemporains défini : lorsqu'il des événements. Prenons Un exemple bien

peut-être qui athénienne si c'est la magistrature l'inverse, qui sert de base, à sa suite les consuls romains de l'année îra-t-on mentionner plutôt que ceux de l'année en cours? Il suffit de précédente, son absurdité. poser la question pour faire apparaître un document Que disent les textes cependant ? Exisle-t-il qui porte témoignage en faveur d'une hypothèse aussi extraoril est vrai, invoque, après Je n'en vois pas. Kirchner, Kolbe (AM, 1921, /../.), le sénalus-consulte gravé sur les murs à Delphes et relatif à la querelle du trésor des Athéniens dinaire? des technites

(BCH 23,1899, p. 17 = FD, III 2, 70 a"= SIG 3, 705) : « Atque usitatam ralionem hanc numerandi fuisse etiam ex decreto et tritam Attico
dont nous

de l'isthme

et des technites

athéniens

Dionysii

archontis

M.

Livio

L.

Calpurnio

consulibus

Hérodès de 01. 180,1, c'est(I, 4) date l'archonte IG Ils 1716 indique à-dire part, que Théophèmos préet se place en 61/60. Or Castor cède immédiatement Hérodès, par conséquent cf. Jacoby, FGH 250,5 = Euseb. Arm. Eusèbe, Chron., p. 142, 18-148, 2 (d'après = consuls : archonte M. Pupius Piso Théophèmos l'équivalence Karst) présente Messalla et ces consuls se placent et M. Valerius en 61. Frugi Calpurnianus Donc dans ce cas de discuter cet exemple 61/60. l. I., p. 282, n. 2), car il n'autorise à Dinsmoor, se reporter — aucune conclusion de le montrer générale. P. Graindor, prouvée. Album, (1) La chose est loin d'être athénienne tement : « Pour aucun des archontes choisir faut la preuve qu'il possède » là une règle absolue. l'équivalence — Je m'abstiens est bien entre l'année romaine 61 et l'année on peut (pour lequel — je vais m'efforcer fort jusp. 2, écrit de l'Empire, on ne que ce soit

Diodore disposons. de 60/59 av. J.-C. D'autre

de Phlégon qui datent la date la plus basse et surtout

SUR

LA

DATE

DE

L*ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

171

(a. ubi

112

ante

Ghr.

annum

Iulianum

Dittenberger 112 aequare

nysii ratione Voyons i'Em

archontis

Iege Hecatombaeonis :

3 facto Syll. 705) colligitur annum Atticum 112/1 Dionon solum evincitur, Fergusoniana ut affirmât Graindor Alb. p. 2 ».

le texte

ALOV]U<TW[O àp-^ov-kOç, eiri

T^Ç —î8oç

TcptoT^ç 7tpuTav£taç,

^

Âà|JU.oç Tijxouyou ['ExaTOjji.6Jaiâ)vo[ç ulôç Trjç irpuTavsîaç Kaia-Mvivoç, etc..

'Pa[/.voû<noç . Boyjjia

Èypa[*[ji.àTsuev]

truyxXTiTOu. AEUXIOÇ

[Aeuxtjou

n£<r[wv

uroxioç,

KaATOpvwç] TÏJI auyxA-ïJTOH o-uvEëourcpb ^jJLepùv ]

XEiicrorco

[E'.]8W[V 'Ijpuvtwv On a d'abord mier de l'année

Èy x[op.Efiwv, une date

athénienne

: archonte

et mois

puis un vide probablement mots S6yfjt.a <ruyxA7)T0t>, et, après un nouveau l'intitulé du vide, sénatus-consulte avec le nom du relator qui est l'un des consuls : athénienne), le jour était indiqué : c'était entre le 5 et le de juin, quelques semaines entre un de ceux 13. C'est-à-dire qui les ides précèdent s'est écoulé qu'il et l'arrivée

(le preet les

le vote du sénatus-consulte

ou l'àvaypaoer,, du document (ou l'enregistrement, peu importe) à Athènes. On comparera le l'inscription qui nous a conservé dit de Narthakion sénatus-consulte VI, 1882, p. 356 === (BCH, IG, IX, 2,89 = SIG 3, 674) : TÛV ©eao-aXwv AÉovxo[ç] Èv Se Nap6axî<o[t.] [xoû 'Ay]Y|a-i7î7tou Aapwaiou, [àpyovTJwv KptTwvoç TOÛ 'Ajjt.Eivîa, IIoADxAÉoç [dTpaT]a.yéov:oç TOÛ 'AysXâou, [TOÛ $S'.]SLTOTOU, rAauxéra àv[è-] [yp&pi TO] Sôyjjia TO yEvopiEvov uito uuyx[A7)-] [TOU Eut a-]-upaTriyoij TWV ©Ea-a-aAwv Qeuuâ.[AOU TOCÏ] 6pai7upi7)8£0s $£paîou... Ce second nom du texte est plus thessalien précis : on a tenu à donner aussi le

stratège où à Rome on votait soin dans l'inscription

en qui était le sénatus-consulte.

fonctions On u'a

au moment

athénienne

de Delphes

pas pris ce : pas de synchro-

172

GEORGES DAUX

nismê

deux événements ; deux dates se rapportante différents, le vote à Rome et l'àvaypatpvî à Athènes. Mais je ne trouve pas la moindre indication que les dates aient été faussées pour satisfaire à une prétendue règle d'équivalence (1).

Écartons

donc

sur s'appuie date contenue nélius Lentulus

au bon sens et ne qui contredit aucun examinons sans préjugé la doublé fait; dans la dédicace de Délos. Les consuls Cn. Coret P. Licinius Crassus sont

une théorie

en exercice pensoit la predant l'année 97 ; l'épimélétie de Médeios recouvre de cette année et se place en mière, soit la seconde moitié 98/7 ou 97/6. Il y a là, je le disais tout à l'heure, contradiction Poséidodes Hermaïstes, Apolloniastes, étaient évidemment annuelles ; nous le savons de dont l'organisasource sûre pour le collège des Compétaliastes tion était analogue : ils sont dits yevôfjisvoi ,èv xwi im... Èviainrw interne; niastes (cf. ci-après) ; l'une des deux dates proposées est entièrement deux moitié (il aurait fallu indiquer exacte, l'autre ne l'estqu'à successives au lieu d'une, et les mois). Quelle magistratures à examiner si ces est celle qui fait foi? Cette question revient « Italiens souvent » vivant eux-mêmes à Délos, d'origine romaine sous la domination grecque, exercent ou pendant une année athénienne. et athénienne, leurs fonctions les fonctions

pendant une année les dédicaces à Il faut se reporter, de ces collèges, parmi celles qui sont datées par un nom de magistrat. a) En 113 av. J.-C, douze 'Ep(uaWTal xoà 'ATToAAwviao-Tal xaï no<7et.Stovia<TTat font une offrandes 'HpaxXïiç (Hercoles) ; l'inscripil n'y a de date que dans le texte latin : tion est bilingue; Cn. Papeirio, C. Caecilio cos. (BCII, 33, 1909, pp. 493-494 = _ Choix, n" 116).. une dédicace b) Un peu plus tard, en 100/99, nous trouvons
ce ne comprends Kolbe et Kirchner (l)Etje pas comment peuvent invoquer texte. Graindor (Album, p. 2) dit très bien : « la seule règle qu'on ait pu suivre en charge dans des documents officiels de ce genre, c'est de nommer l'archonte au moment où l'acte était dressé. •>

SCIÎ

LA

DATE

DE

L'ARCHONTE

ATHÉN1KN

ARGEIOS

173

de dix Compétaliastes en grec : 23, p. 64-65) tout entière (BCH, dix xouTCTaXt,aaral noms, puis yev6[/.£vot. Èv Twi. im GEOSOTÎOU ' sviauxwt. àvé97ixav (1). àp^ovxo; c) Sous la mêmeépimélétie que notre dédicace d'Hermaïstes, etc..., Foi neuf (BCH, Compétaliastes ont consacré une statue de la Bonne n» 14S); l'inscription 7, 1883, pp. 12-13 =. Choix, est en grec : neuf noms, TT|V flÛTpuis xojjnt£TaXi.aTxal ysyc^evoi TIV Oeoïç àvé97ixo(.v im ÈTU^EX/ITOÛ T-^Ç vvjaou MTISÊIOU TOLÎ M/|0£ÎOU
IlElpOUStOÇ. • , '

97/6 peut-être (2), des Comencore dédient, en grec, une statue (BCH, 23, 1899, pétaliastes on lit ou restitue : fort mutilés, p. 66, n° 13) ; après les noms, [xopi.7rÊTjaÀia[ffT.]al [y]£VO[jt.evot. Èv xû | [èm èîup.EXjYiToCi 'Apôirou (toû) voisine, Aéovxoç | [M]a[oa8w]v[î]o[u] dédicaces e) et f) Deux se placent ainsi, après T7|V 'PwjiTiv -tou, l'autre en 94 et 93. une liste ÈviauT(w) Qeoïç | [à]vl0^x[av]. en grec, de Compétaliastes, rédigées L'une 23, 1899, p. 68) se termine (BCH, de dix noms UTcâ-rav Taiov v^êOD : xo(j«ï£TaXt.a<7Tal ysvôjjiEvoi KoiAÎoù xai AEUXIOU AOJJLEEIstpatÉwi; ; et noms : xopiEsur xal

d) Dans

une

année

en

àvéOr,xav èm

8è È,7t'.p.EA7)TOt3 xriç

(ilid., p. 70-71), après TocAiaoroù yEvô[i.evoi. 'HpaxXïiv ivs9y|xav deux lignes bien détachées : ènl

'Apôuoo TOÙ rXatixou une liste de douze xal

puis xaGilpto^av, ÙTOXTWV Katou OùaXepîov

SE Maàpxou 'Rp£vvîo[u 'P](Ô|AYI<;, £7CI.[JL£À^,ÎOÙ -r/jç V/ÎTOU 'ETUXXÉOUÇ TOU 'ETUXXÉOUÇKpwuîSou. g) En 74 av. J.-C. (BCH, 8, 1884, p. 148 = S[G 3, 746 = Choix, xal 'A:toXX<i>v!.aaTal xal n° 157)., douze noms, puis 'Epjwcwral notTEtStoviao-Tal y£v6|j.£V0L 'ATOXXWVI. xal T?aXixoïç Èià UTtâxwv AEUxîou Auuvîou A) En L. 57 ÀeuxoXXou ou 56 L. on xal Maàoxou a (BCH, Pisone AÙOYJXWU Kôtra. 33, pro 1909, co[s.] pp. 504 et 522) :

Cal[pu.]r[n]io

[f.].

['E]itl[

OJVQOTOXTOU

livre de Dinsmoor, si Dinsmoor était placé, jusqu'au en 99/8; (1) Cet archonte a raison de remonter d'une année la liste des àitap^otî (IG, 11% 2336) comme je m'efforce de le démontrer contre Théodosios se place en 100/99. Kolbe, Délos col. alh., (2) Date incertaine ; cf. P. Roussel, p. 112 : « 96/5 ? », date qu'il est possible de remonter d'un an, avec tout le groupe des archontes de la liste des drap/ai, si l'on adopte les dates de Dinsmoor.

174

GEORGES

DAUX

Toii Aeuxî[ou TOV IIEÎJO-ÙJVOÇ ol 'EpjjwaaTal KajXuoupvlou va[ôv xal] Ta àyàX[i,aTa 'Ep(Ji[eï]. Soit en tout huit dédicaces datées (sans compter celle qui est en cause). La dernière, datée par un proconsulat, est tout à fait Afifiixtou exceptionnelle, autres. Pour niastes, latin, romaine nous aucune : c'est comme J. Halzfeld les 113 l'a montré les Hermaïstes, trouvons en date tout. dans Pour les (1). Voyons et les Posidodans texte le texte

Apolloniastes une date romaine grec; en 74,

le texte

cinq dédicaces, chonte athénien et 97/6?), l'épimélète Hermaïstes, les

toutes

les Compétaliastes, en grec : la première

date grec, nous avons retenu mentionne l'ar-

deux autres de l'île (98/7 (100/99), l'épimélète deux dernières à la fois les consuls romains et (94 et 93). L'opposition Posidoniastes semble d'une nette entre

de l'île

part et Compétaliastes le nom de leur collège, malgré sont en effet ou moins nettement latins ; esclaves que ceux-là ou orienils sont pour la plupart affranchis, d'origine grecque Apolloniastes, de l'autre : ceux-ci, tale (2). Toutefois cette distinction. faille ici tirer de je ne crois parti pas qu'il la nature de la dédicace N'est-ce pas plutôt

la date romaine ? tantôt et tantôt la date grecque qui justifie de Compétaliastes, ont une date Sur les cinq offrandes trois et deux une double date, romaine or celleset grecque; grecque de une statue de la déesse Rome et une statue ci consacrent l'Hercule s'adresse D'ailleurs, seulement ; de même, à l'Hercule romain romain en 113 la dédicace des Hermaïstes

ce qui nous les cas où la -date énoncée

et aux Italiens). (en 74 à Apollon immédiatement intéresse ici, ce sont se réfère à la formule

(ou Kop-raTscXiarraî) yevéjxEvoi. Ce n'est le cas ni 'Ep[Aai<rxaî, etc.. en a) ni en h) où le mol YEV6JA£VOI. ne paraît pas ; en c), e), f) et au ou double, se rapporte g) la date, simple grammaticalement verbe. Restent deux exemples, b) et d), où la fonction est datée

en 58, proconsul de Macédoine en (1) BCH, 13, 1909, pp. K22 sqq. Pison consul 57 et 56, eut « au mépris des traditions » la Grèce tout entière et de la loi Julia... in Pisonem, sous son autorité. Cf. Gicéron, passim. (2) Sur quants ces associations, p. 266; italiens, cf. J. Hatzfeld, P. Roussel, Délos BCH, 36, col. ath., 1912, pp. 155 sqq. et Trafipp. 75 sqq.

SUR

LA

DATE

DE

L'ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

175

par

la formule

Èv TÔH im...

Èviauxcôi

: or dans

les deux

Il archonte ou épimélète, est athénien. nyme, sont faites par des Compétaliastes; mais rien n'indique dédicaces aient à la même époque (100-96 envietc.. que les Hermaïstes, à la : étroitement associés romaines ron) compté par années de Délos, fortement et religieuse vie économique sur le calendrier ont dû s'organiser grec Relisons double mention nature date, des maintenant romaine consuls la dédicace litigieuse, la hellénisés, où ils

cas l'époest vrai que les

seule

la

à ysvôu.£vo!.. La et grecque, se rapporte romains suffisamment s'explique par la

de l'offrande

xal'I-raXixolç. et f; : rien l'avons dit,

: TOV 'HpaxXrjv àvs9-/|xav àoetspwo-ayîeç 'HpaxXEÏ Ils sont eh premier comme dans e) nommés lieu Mais l'une nous de plus naturel. des deux dates, est inexacte

en parlie ; les exemples que je viens la première de penser que c'est plutôt ; permettent d'invoquer de ont dû être en charge sous l'épimélétie les donateurs Médeios, ajouter rellement non les 98/7 date à juillet de juillet ; à cette date — en vedette — une date romaine les consuls en charge ont quille le de 97, à la fin pouvoir l'épimélète de ils veulent grecque natuet nomment l'année athénienne, de l'année être celui ; de

pas ceux qui consuls sont ceux

au milieu doit

la si l'on tient inverse, (1). Si l'on admet l'interprétation romaine et la date grecque pour une pour fondamentale faudrait-il encore que le équivalence signaler approximative, de la se pose. W. Kolbe ne semble problème pas s'être aperçu difficulté, tronqué. l'année comme présente Bien loin de valoir 97, replacée dans il un contre argument Dinsmoor, des textes décisif un texte de me la dédicace analogues,

la série

leur rédaction être différente, (1) Je crois, malgré que les textes e) et f) doivent 94 pour sens : dédicace au milieu dans le même faite de l'année interprétés e), de l'année 93 pour /), au moment où les Compétaliastes vont sortir de charge, de même que l'épimélète et peuvent se dire déjà yevôjxevoi, cf. ci-dessus, éponyme, donc l'épimélétie d' "Apoito; rlaûxou en 95/4, celle d' 'Eiux.'Xf,? p. 166 ; je placerais en 94/3. En c) aussi les Compétaliastes dédicants doivent être ceux qui sont en fonctions sous l'épimélète el qui vont sortir de charge. En ,9), les dédiMédeios, cants YEvôjj.6vot doivent être ceux de l'année athénienne 75/4. Mais ces remarques une part comportent textes e), f), c), g). d'hypothèse, puisque yev()|j.ev(H n'est daté dans aucun des

176

GEORGES

DAUX_

à l'année Médeios appartient paraît confirmer que l'épimélète athénienne 98/7; comme il est en charge, nous en sommes sûrs (IG, IV, 2336), sous le premier archontat cet d'Argeios, archontat lui-même date de 98/7
* * *

(1).

Ce résultat

nologie tribue aussi à éclairer se développe Les inscriptions

n'a pas seulement d'établir une chrol'avantage à la loi de succession des secrétaires. conforme Il conun aspect delà renaissance religieuse qui en Grèce à partir de la fin du ne siècle av. J.-C.

gravées à Delphes sur le trésor d'Athènes l'envoi de quatre Pythaïdes athéniennes, nous font connaître et sous Argeios. Si Argeios se en 138/7, en 128/7, en 106/5 enfin ce que signifie ce passage place en 98/7, nous comprenons non daté, en l'honneur des artistes diodécret delphique, FD, III, 2, 48, 11. 7-8 : .« vuvl TE, xaxa ta nysiaques d'Athènes, tàv Upàv voiuÇo]j.évav. IIu9aï8a [TO&Tpt.x] | xal Ta Troo£<|iacDi<7piva d'un 8'.' ÈvvEETYiplSoç[TtJrjjiiàvTwv 'A9viva'l<ov xaxà Tav jj.avTstav ~[oû du décret, c'est la période qui sépare la 9eoù]...» L'ennéétéride en 98/7 (2). Pythaïde de 106/5 et la Pythaïde d'Argeios à l'époque qui et la magnificence des Pythaïdes nous occupe sont le résultat d'une politique où le clergé et les l'envoi et l'-organisation de ces processions érudits collaborent.; La reprise solennelles la conséquence d'oracles rendus par Apollon, mais aussi de recherches xal :.TOÏÇ TE -^p-na-jACK; Taîç historiques
(1)

sont

Ces remarques fortifient les conclusions de Dinsmoor, mais ne dispensent à son argumentation, pas de recourir pp. 240-242. Sur un point, je l'ai dit BCH, : les Pythaïdes athéniennes à Del57, 1933, p. 88, n. 2, il se trompe envoyées avec les Pythia. En ce qui concerne phes ne coïncident jamais l'équivalence romaine years are not d'Argeios 125 = 125/4 concerned merely I, il écrit, p. et 112 = 112/1 with a gênerai with 241 : «The can hardly cogent arguments; as to the equating of Roman and if it were. otherwise made in the first équations be cited of the as Roman and Attic \ve Attic of

years, but the Julian consuls mal

principle a dedication winch, been archon

half

hâve hardly year, could of 97 B. C. and the Athenian

dated

posée, car ce n'est pas la dédicace qui annuelles les exercées etc.. Hermaïstes, par Dinsmoor sur les autres du problème aspects mise au point. une excellente paraissent (2) Sur cette question, cf. BCH,

of 98/7 B. est datée, Par posé 87-89.

than under the Roman C. » Mais la question est mais bien les fonctions les la remarques date de 98/7 de me

contre, par

57, 1933, pp.

SUR

LA

DATE

DE

L'ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

177

a tracé une [à]xoXo(j9wç (FD, III, 2, 47). Ad. Wilhelm à en Grèce se manifeste du renouveau qui religieux esquisse à Milet, en Thessalie, la marque cette époque et dont il retrouve tffToptaiç d'Alhènes ét_de Delphes parler vers son La Grèce se tourne 1914, pp. 84-85). (Jahreshefte, relitraditions revivre les vieilles de faire passé et slefforce de Delphes et le sanctuaire A cette tâche Athènes gieuses. théorie leur plus grande gloire ; la brillante pour participent de son éclat la ville et le sanctuaire des Pythaïdes vient animer et de son rôle où trouver d'Athènes, mais, en retour, d'Apollon, des civilisateur, que dans les. considérants éloge plus pompeux Voici de ce moment? décrets ou amphictioniques delphiques la 2e et la 3e en particulier entre (1) comment s'expriment à Lindos, en Messénie, sans Pythaïde corrections les : 1922, 25-26) pp. Anzeiger, « wv o SVJJAOÇ, àfTtàvTwv TCÔVèv àv9p]cî)7iOLc;àyaQwv à.pyr\('AQ^valoi) (3iou |ji£T7Îyay£V TOÙÇàvOptô[yoç xaTaa"raGs]îç, sy UEV TOÙ 9Yipiû8ou; Ttouç EÎÇ vi[i.£pÔT7|[Ta, TtapaÎTioç 5' sye]v/î9ï) T[YJ]Ç Ttpàç àXXviX[ouç xo1.T/^V TÛV p.uaT7ipuov TOxpàSoo-'.v, xal Stà TOÛTWV vwvî]aç, EtTayaywv TOÏÇ "EXXTUÏIV] OTI [x[Éyt]o,/tov àya9o[v sarw IV] àv8p<J)7ia[pa]y[yslXaç Ttotç t\ icpoç ÉauToù; •y^pTJTlç TE xal TCLSTIÇ,l'ti TE TWV SOBEVTWV [UTO 8E 9EWV irepl »i.Xav9p(ô]7«ov vôjxwv [xal rapl uJatSsiaç O^LOICO; xal TY|ÇTOÛ xap-rcoû TcapaSéffEwç IStai. [jtiv ISsIjaTo [TÔ 8<ôpov, XOLV/JV8s] T]OÏÇ "EXXÏ)<TIV àTtlSfùXEV VUOWTOÇ TE TtàvTwv, cruvaya(y)wv TE^V>.TWV<7tivo8ov [xal àytoviarcôy, ~8]opieXi.x[oùç xal ax]v|Vt.x[où]ç àywvaç ÈuoÎYiuev, oîç xal a-u^ëalve'. [/.apTupsw JJLEV TTIV s!; É[a]'jT[o(ï] EÙypfyartav TOÙ; ïtXela-LO'ji; TWV l[a-Topt.oypà'£<ûv xal] 7EO(.Y)TÛ>[V, aÛTTjv] 8è xal T[YI]V àX^ÔEtâv È[i.!Bavâ)^ Seixvtkiv, UTtojjn.u.vvîa-xoua'av OTI pnfiTpÔTtoXlç sort Tfciv [SpajxàTtov xal aù^o-ao-a... tion 98/7, àirâvxov,-T]pa[y(ùt.8lav ». Et les Delphiens, x]al x<i>ucôi[8]îay eupoû<7â.T£ dans le texte qui fait mendater de maintenant pouvons de àpyjriyôv TYJ; EÙTEÉkiaç;
; est

Amphictions d'Ad. Wilhelm,

: (FD,

III,

2, 69 =

IG,

II 2, 1134;

de l'ennéétéride qualifient

et que nous le peuple (2) athénien

des restitutions (1) Certaines c'est pourquoi je ne propose ailleurs assuré et je reviendrai (2)-[Sf,][iov (REG, 40, ou [Sâ][j.ov est une 1927, p. 219) ; cf.

que je reproduis pas de traduction. sur

ne paraissent pas satisfaisantes Mais l'essentiel du texte

les compléments. aussi simple restitution, Wilhelm, Jahreshefte,

aussi

sûre, de L. Robert 1929, p. 186 et 197. que

1 78

GEORGES

DAUX

il

est vrai

intervalle noXiTây

que la Pythaïde de huit ans avait

ainsi lieu

envoyée

par

xal TEXVWV (xal) yuvaixâjv On peut railler le vocabulaire mais on ne doit

ètp'. GyiEÎa'xal xal TWV cp[UXci>vxal <rup.[xà^<ov. et le style de ces documents insensible à l'ambition

après un TÔV cro>T7ipiai.TOZVTWV

Athènes

officiels,

à la fois par les armes révèlent; qu'ils conquise de Rome et par les religions la Grèce se ressaisit orientales, et revendique la gloire et les droits son passé ; que lui confère elle fait à son patrimoine et s'efforce de le appel religieux concilier avec les formes nouvelles de la science et de la d'A pâmée à prendre philosophie, par un est très représentatif. dont Poseidonios syncrétisme En art aussi, elle commence

pas rester ou menacée

les vieilles mais pour modèles représentations préphidiesques, elle ne les reproduit et comme énervées qu'assouplies par une dans la mesure où il est archaïsant, technique trop savante; l'art reflète la Grèce : loroépoque l'esprit qui anime d'un passé mort que l'on voudrait pîaiç àxoXoûQwç; la grandeur du présent, l'incertitude le besoin d'un recours, on ranimer, les trouve dans cette formule. impliqués nous voyons clair Puisque des Pythaïdes athéniennes plus songer à rapporter 2336) : pendant maintenant envoyées la chronologie à Delphes, on ne peut liste des àTiap^aî longue dans de cette

(IG, IV, qui est dite « la première », nous y voyons des magistrats et de Délos et d'Athènes des prêtres de Délos verser leur contribution pour des ontapà Apollon la liste de 102/1 à On datait Xa'* destinées Pythien. 95/4; que j'ai Kirchner la nouvelle défendue (IG, date contre d'Argeios Kolbe, et proposée par Dinsmoor la fait remonter d'une année. I, l'intitulé destinée explique le nom à en l'île effet de Délos sainte :

à Delphes la une ennéétéride

et considère

dans II 2, 2336) restitue comme cette Pythaïde et qui seule de souscription

hypothèse ingénieuse tenue dans ces listes prêtres de Délos

(1). Il convient

la place et les par les magistrats de rappeler du que le temple
s'y est rallié

BCH, 1933, pp. 21-22. Ferguson (1) J'ai accepté cette hypothèse, et la précisant, de son côté, en la renforçant Athenian Tribal cycles,

1932, p. 147,

SUR

LA

DATE

DE

L'ARCHONTE

ATHÉNIEN

ARGEIOS

179

« Pythion » délien, selon une identification (1) qui semble dédes Taureaux », c'estmontrée, n'est autre que le « Monument de Délos : « Je ne contesterai à-dire le plus grand temple « que l'on ait pu y conserver, après point », écrit R. Vallois, l'avoir toutefois démontée et remontée pièce par pièce, l'une des le feu de l'autel dans les pays nefs sacrées qui transportaient ou, mieux encore, celle qui groupés autour du culte délien, avait apporté au foyer des Cyclades la très sainte flamme de Delphes. » Dans ce moment où la Grèce se ressaisit et renoue devait se souvenir qu'elle avait accueilli les traditions, l'Attique le dieu venu de Délos et se rendant à Delphes :
Xucwv xéXo-aç Èç TÏ}V8E TcÉpLTcoixji. SE Xipt.vY)v ÈV àxxàç ATjXtav vaurcopouç YIX9E aÙTÔv xal Ilapv^a-oùi a-eêl^ou(Ti.v TE '/_capà8a Taç IlaXXàSoç, 9' eSpaç fiiiya ^Qôva , *

yaïav 8'

XEXEUÔOTCOLÙI TOXISSÇ 'Hoealo-Tou, àvvîjJi£pov TiOsvTSç Ti[/.spto[j(.£vyiv.

(Eschyle, Maîtresse

Euménides, d'une en

9-14). influence

singulière, 103/2, en l'honneur tinées pour l'une suivre cette

de l'île sainte, jouissant à Delphes Athènes successivement organise d'Apollon à Delphes, l'autre Pythien, à Délos.

et 106/5 desdeux ennéétérides pas indifférent, reliet de prestige Argeios était en

Il n'est

de rénovation politique gieux, d'être assuré d'abord que l'archonte fonctions dès l'année 98/7.

Georges

DADX.

of the priests at Delosalonein n. 1 : « The participation the collections recorded Had it been the Delphian in IG*, 11,2336 is décisive. that was involved Pythais at Athens must hâve contributed. It is also signiQcant in this sensé the priests and the ephebe officiais are absent and that three « gênerais » that the hipparchs èitt tè vauxixôv are présent. A sendingover was obviously sea, and not by land, 1 conjecture that the three sacred trirèmes carried the Pythais to contemplated. the island naine and ». à R. Vallois, BCH, qui l'a fait connaître dans le Journal des 46, 1922, p. 473 et 476. that in Archias huge is blazoned of Anaphlystos, letters in Unes » sut TO vauT.xôv, the « gênerai 255 f., had gênerai supervision whose of the

transport

on sait, (1) Due, comme 26 mars 1922 cf. Débats,

« ONOMA DANS LE

» ET

« EN

ONOMATÏ

»

QUATRIÈME

ÉVANGILE

Il ne sera pas question ici d'expliquer ovopLa et les expressions où entre ce mot, comme on l'a fait souvent, par le moyen de l'exégèse ou en recourant aux croyances exclusivement sur la puissance du « nom » (1). Je me propose sémitiques seulement sans aucun d'exposer des faits de langue, entrevus, doute, par tous ceux qui se sont occupés de grec « biblique », mais exploités d'où l'obligation de recourir incomplètement, à des commentaires (2). Il se peut que cette étude n'apporte rien de neuf, que tout ce qui s'y trouve ait déjà été dit. Il serait vain, à propos de la Septante et du Nouveau de prétendre conTestament, naître tous les ouvrages, études, articles qui les concernent, dans tous les pays. Il depuis des siècles qu'on les étudie me paraît cependant, à la lecture des ouvrages publiés ces

de F-oisy, « M Évangile », 1921, p. 445; du P. Lagrange, « L'Evangile Jean », 1927, pp. 379 sqq. et 445 ; du P. Joùon, de N. S. J.-C. », 1930, p. 568. — Goguel ; « La notion de l'Esprit », johannique Introduction des religions, à l'histoire 1902, p. 118. — Dussaud, pp. 226, 229, 233. — Rev. de l'Hist. des Rel., sept.-déc. 1929, p. 131 et p. 139. — Bertholet, Histoire de la civilisation trad. d'Israël, 1929, p. 182 et p. 393. Payot, Johannine Cf. notamment Abbott, Loisy, op. cit., op. cit., Lagrange, ^(2) Grammar, 1931 ; W. London, Heitmiiller, me procurer la réédition 1906 ; Zorell, Im Namen de celte Lexicon Graecum Novi Teslamenli, 1902 Iesu, Gôttingen, étude parue en 1903). (dissertation; Parisiis, je n'ai pu

(1) Cf. commentaires o Évangile selon saint

« ONOMA )) ET « EN ONOMATI

» DANS LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

181

les textes qui nous occupent_(!), que » (A. et N. T.) gagnerait l'étude du grec « biblique beaucoup, ainsi que l'ont déjà prouvé les études de M. H. Pernot sur le (2), à être complétée par la connaissance grec des Evangiles dernières années sur du grec moderne comme du professionnelle, et du grec vulgaire h l'époque de la x&tv-/}. grec post-classique faite du « substrat sémitique Le grec « biblique », abstraction », — — du savant P. P. Jôuon l'expression pour reprendre et par son vocan'est du grec ancien que par sa morphologie Ce grec, que quatre ou cinq cents ans seulement bulaire. séparent du grec de Platon, est en réalité tout pioche du grec précise, et mieux, dans les. campagnes près grecques, qu'on parle aujourd'hui de deux mille ans plus lard. Supposons qu'un Nonnos prosateur eût mis en grec classique les textes de la Septante ou du N. T., on se rendrait compte, à l'évidence, qu'avec des moyens anciens ces écrits usent d'instruments nouveaux, grammaticaux à remplacer ceux du grec classique sortis tandis qu'une traduction en grec moderne courant, les montrerait tout proches du grec actuel. destinés Notre étude, limitée à des faits'de du sons du 1° sur l'évolution de l'usage (S-/)uoTixYy)

langue, portera donc : mot ovoji.a à l'époque du

à propos de son emploi dans cet Evangile, 4e Evangile, 2° sur la grammaire du grec de la Septante et du 4e Evande certaines la disparition gile j où l'on constate notamment

(1) Relevons, déjà nommés, Paris, 1918; Antoniadis, en datif Testament, Testament, Griechisch,

en

dehors

Regard, le P. Abel,

des ouvrages de Contribution à l'étude Grammaire du

Loisy, Lagrange, des prépositions Paris, biblique, J. Hulnbert, La Wbrlerbuch Bauer, The

Joûon, dans le 1927;

Zorell, N. T., Mlle S".

grec

de Luc, L'Évangile Paris, 1930; 1930 ; grec du icr au xe s., Paris, 1928 ; Moulton-Mllligan, Giessen, Londres, 1930; Blass-Debrunner,

du disparition zum Neuen

the Greek vocabidary of Grammatik des neulestamenllichen

Die Schriflen des Neuen Testaments, IV. 1931 ; Heittnùller, Gbttingen, enfin Das Johannesevangelium, Bonn, 1931; signalons 1920; Tilhuann, Gôttingen, Das Johannesevangelium, le remarquable de W. Bauer, commentaire Tûbingen, textesde nombreux et examinés on trouve traduits 1933, dans cités, lequel etc. les travaux de Lidzbarski, Bultmann, mandéens, Reitzenstein, d'après (2) l'agesn/toisies Paris, des Évangiles, 1925 ; Études sur la langue Paris, utilisées 1927, beaucoup par le P. Jouon et M. J. Humbert. des Évangiles,

182

OCTAVE

MERLIER

prépositions les procédés 3° sur

ce qui conduit à rechercher emplois, destinés à les remplacer, nouveaux du grec moderne les données et les complémentaires en peut tirer. un grand usage du grec de l'hébreu. Une double permet en effet très de la Septante, en tant traduction d'un même d'interpréter l'une

et de certains

preuves qu'on Il sera fait que mot traduction hébreu

souvent

par l'autre. Le nombre 4e Évangile, On eût pu

des exemples qui, cette étude, chargent l'accroître.

aisément

du à propos d'expressions a été volontairement réduit. *

Sens du mot ovopia à l'époque 1. Il a toujours Jean, 1.6:

du 4e Evangile. de « nom » (dénomination) :

son sens classique ovojjia aitTÔi 'Icoàvvïiç,

3. 1 : NUÔSYIJAOÇ ôvojjia aùtôi, 18. 10 : Y|v 8è ovoixa. ...MaX-^oç. X«T' ôvopa, à 10. 3 : Ta 18ta icpoëaTa (pwvel xaT' L'expression être prise au sens propre : « par ovojAa, nous semble pouvoir leur nom », mais nous croyons de la ratégalement possible tacher au sens suivant. Est-il en effet de souligner le nécessaire caractère que xax' du grec de cette phrase? TàïSia celui qui a écrit upôëaTa (pwvsï ôvopx avec son sens classique. vulgaire dans la xotvv}, prend Il nous n'a pas fait croire

employé

2. "OvofAa, « personne ». On relève,

un sens voisin

de celui

de

Èv Talc rjjjiEpaiç TaÛTai; àva• aràç IIÉTpoç Èv piacû TWV iSEÀcstôv EITCV vjv TE ôyXoç ovojj.àTcov èm TÔ auTO wuel ÉxaTov EI'XOO-I•... Actes, 1.15: 3. 4 : àXXà sytiç oXiya ovo|j.aTa Èv EàpSemv a oùx ÈjjidXuvav Ta IjAàTia auTwv, xal ixîpvrcy.T^TOimv JXST'Èfjiotj Iv XEUXO'.Ç... Apoc.

dans

Kal

« ONOMA 11. y^iXtâSeç 13

» ET ". xal

« EN

ONOMATI

»

DANS Èv

LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

183

àTOXTav9Yi<rav

T<j)

<7EW|/.cj)

ovôjjiaTa

avQpamwv

ÉTtTa.

du sens (1), on notera l'emploi d'ovopia dans ce deroù l'on trouve moderne : nier exemple, déjà la syntaxe grecque à souligner, éira* yCkr.tôt-<; âvSpwitoi.. Fait l'expression ôvôptTa à âvQpwuoi.. "Ovopia y est tout simplement àvOpwTtwv équivaut — il est suivi à un rôle d'un réduit purement grammatical — et n'a plus aucune signification. génitif, En dehors « par xaT' ovopia sens, signifierait ainsi faut », « un par un ». C'est sans doute personne qu'il 3 Jean, 15 : àoTtàÇovTal <TEol cp'îXo'.. àuTtàÇou toùç oelXpuç traduire xaV ovojxa : « un par un — séparément ». D'après ce deuxième
3. Tô ovo[/.à jJiou, o-ou, aùtou = èyw, crû, aÙTÔç.

de pronom ne peut s expliquer renforcé que par la réduction du sens de ovopi.a. Nous en voyons dans des expressions du type l'origine xaXw TO ovojAa auTou, très dans la Septante. Cette fréquentes valeur dernière expression se trouve quelquefois dans le N. T. :

Cette

Matt. 1. 21, 23, 25. A 1. 23, elle traduit
Autres pronom remplacer différence souvent Luc, ex. chez Luc, 1. 13, On 31. La locution supprimer pronom personnel. pourrait par un ainsi

l'hébreu intf

ntfïp-

y joue le rôle d'un TÔ o.vofAa, ou mieux sans d'ailleurs aucune très

l'expression de sens. C'est xaXw -fnom

propre,

qu'on sans TÔ ovo|/.a :

simple, trouve

àXXà xX^Ô/îa-ETai 'Icoâvnç, à rapprocher TÔ 2. 21 : EXXTJBT) ovopia auToû 'Jvia-otïç. la Septante, 11.3: on lit :

1. 60 : otrvl

de

Dans Num.

11. 34 ; Josué, Èxelvou...).
(1) On en trouve relevons dans la

TÔ OVO(«I TOÛ TO-TCOU Èxelvou 'E|rrcupwpi.ôs (id. 5. 8 ; II Samuel 6. 20 : ÈXXÏIÔYI TO 0'vop.a TOÛ TÔTOO èxA^tr/j

Porphyre (éd. Grégoire, <î>ç ùvôjiaTa auval-aç itdvTot; TOÙ; p.ova^o£i{ tT|? TOpi/tàpou, aÛToùi; Èiuâpat xai \[ot\ xai pôitaXa xal oeovsûdai ovôp.aTa irX'Ô^at.

par la suite Vie de saint

de nombreux

exemples.

En voici Paris,

deux

que

nous

1930) § 92, 1. 7 : §95, 1. 16 : <bç yïkict.,... suTà «ai àXXouç itoXXoù?

184 mais II Samuel

OCTAVE MERLIER 6. 8 : ÈXX/,9YI 6 TOUOÇIXEIVOÇ... ; Èxâ-XecrsIT\V [Jtiv Tïp(î>T7|VcH|ji£pav, TT|V SE TY|V OÈ TpUriv 'ApiaXÔaîaç xépaç, bien que le texte fois le mot cheni (= nom).

de même,

Job 42. 14:

ôîUTÈpâv Kao-îav, hébreu répèle trois Par

= à Genèse 21. 31, la Septante traduit l'hébreu contre, « TOVTÔIÏOV Ixîlvov » pal" TÔ ovo[j.a TOÙ TÔITOUEXEIVOU. De même à = 26. 33 : xal ÈxàAEa-Ev TÔ ovojAa auToû "Opxo^ (hébreu caùzô) ; id. à 35. 7. A 35. 18, une auToû (hébreu ch'mo). Si l'on examine en mot chem, ou ovojjia, variante donne \ détail la manière dont est employé le le sens de appeler, de, on constate OCUTÔVu a lieu de TÔ ovofjux

avec les verbes

sur, chanter invoquer, jurer ou non que ces verbes sont accompagnés différence de sens, non seulement dans nommer, mais encore dans les mêmes textes.

ayant en l'honneur

de ovo^a, sans aucune des textes différents, alors

que ôvojJiàÇw de TO ovojxa xupîou quand il est question est toujours accompagné on trouve accomde Dieu, sitovopiâÇfc), dans tous ses emplois, la Genèse, pagné de km TC>>ovô[ji.aTt ou de TÔ ô'vojjta, dans l'Exode, ronome Genèse 15. 17; le Lévitique, et dans Josué. 31. 47, 48; 5. Isaïe 9; l'ois, dans le Deutéquatre Par contre, on trouve xaXw sans ovojAa à 33. 7; Juges, 6. 24, 32; 10. 4; Exode, mais seul, 6. 8; 19. 18; sans 18. 22 18; 20: 3 Rois 60. 14, 9. 13; 1 Chron. 18. 'ETuxaXoOjJw 4 Rois, Juges, Macchabées;

Ainsi,

2 Rois 13-11;

11. 17; (invoquer) Esther,

se trouve Job, Proverbes, avec Isaïe

ô'vop.a dans Exode, de Salomon, Sagesse

on le trouve 3 fois (11 -(-, sans),

comme (3 +,

sans ôvojjia dans 3 Rois (7 fois avec, Psaumes 2 —), Jérémie (9 +, 1 —),

dans les Psaumes, relève fréquent s'y H fois avec ovopia (xupîou, TOÛ ÛEDÛ), contre 37 fois avec xûpiov, 10 fois avec T(ji ovô[AaTi et aÙTov, <rè ou a-ol ; AâXXw s'y trouve TW 6E(ÎJ, auTM, TOÎ; ÈÇouoXoycT) 8 fois avec 24 fois avec TÛ xupiw, emploi TÔ) ovô[*aTC contre De même, avec 52 emplois est accompagné OIXOSOJAW TÔ> xupîo^, d'ordinaire râ Qew, au™, a-ot. de ces termes,

17-). AWÔJ, d'un

« ONOMA » ET « EN ONOMATI

» DANS LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

185

ce qui

n'exclut

pas

l'emploi,

dans

une

dizaine

de cas,

de

TW

de « invoquer, célébrer le nom du Seigneur, élever un temple à son nom à celui », on passe aisément d' « invoquer, célébrer le Seigneur, au Seiélever un temple premier gneur sions de sens des deux que l'identité expresne se trouvera au début qu'avec ce groupe de verbes. On verra d'autres verbes le mot ovopwc prit plus loin qu'avec locutions dans certaines un autre sens. Citons pression la relève Lév. aùrrj Num. enfin n'a passages, où l'hébreu point à TÔ ôvopi.à \t-ou, o-ou, auToû, alors correspondant dans là Septante : . quelques = xôv ratTÉpa = Fëxqu'on ». Il est clair

Du sens

21. 9 (héb.

aÙTTiç aÙTÎiç) TO è'vojAa TO0 TOCTOÔÇ Èyw) àXXa Ç<ô syw xal Ç<î>v TÔ

(3£&/|Xoï... 14. 21 (héb.

àXXà Çûv

Chron. Job Isaïe

ovop.à [/.ou... II, 6. 2 (héb. = <roî) lyw (jixoSôjA-flxa oïxov T<j) ôvo^aTt TOU... 19.14 (héb. = È[JlÉ)olElSdT£<;|AOUTÔÔvO[AaÈ7t£Xà9oVTÔ(AOU... 12. 5 (héb. = TÔV Kûptov) ïi|ji.vïy<7aTSTÔ ôvopia xuplou TÔS 19. 18 (héb. = TcjSK.) OJJLVÛVTE; ôvô^aTi. xuplou 42. 10 (héb. = aùxèv) SoÇàÇExe TÔ ovopia aùtoû. « élever » sont deux un temple au Seigneur » ou De

Il

est

évident à son

« l'élever même

qu' nom

par ce que nous savons du sens : ôvéjJiaTa dans l'Apocalypse réduit de OVOIA«, tel qu'il apparaît les mots TÔ ô'vo[A.a, avec les de considérer àvGpwTtwv, permettent à renforcer servant souvent verbes étudiés ici, comme simplement d'un avec le mot complément qui les suit, ou pronom. Suivis JJIOU,TOU, aÙToO, ils forment : TÔ ôvo\>.â.;AOU, c'est « ma : je suis, tu es, il est venu nom

« jurer sur Dieu Tous ces exemples, renforcés

équivalentes. expressions » et « jurer sur le nom de Dieu ».

pronom personnel-possessif, lui une sorte de pronom renforcé = moi-même

personne

enpersonne à l'expression

» (cf. le français = moi, toi, lui-même). Cet emploi, réservé partout de la personne de Dieu, est à du respect à l'égard
1934, n« 220-221. 13

RBG, XLVII,

186

OCTAVE

MËKL1ÊR

rattacher

autant », à probablement, qu'à l'idée de « personne celle de « titre », « mérite sens classique de ôvou.a. », autre — le mot nom — d'ordinaire Suivi d'un semble avoir Kûp'.o; une valeur seulement d'extrême emphatique respect. Bref on peut, résumer ces remarques sous la semble-t-il, forme suivante cou, aÙTOÛ = Il y a trois passages, dans retrouver cet emploi : : TÔ ô'vojjt.a (TOÛ) xupîou Èyû, <rû, aÛTÔç. l'Evangile = 6 Kûpioç ; TÔ ovop.â u.ou, où nous

de Jean,

croyons

12. 28 TOXTep Sôçacôv aou TO ôvop.a, 17. 6 È^avÉpwcà TOU TÔ ovop.a TOÏ<; àvBprimoiç, 17. 26 Eyvwpiaa autolq TÔ à'vouà <rou. 4e Évangile a bien à 7. 4 ,: ©avÉpwsov a-eauTÔv aussi, Toi xôajjwj), mais on ne peut pas ne point la différence sentir qu'il y a entre ces deux tours : ici ce sont les frères de Jésus Le avec un certain ETÛITTEUOV qui lui parlent, (oùoè... scepticisme eiî aÛTov.) Le français sans doute ignore ce genre de pronoms le grec moderne en use encore communément. Nous renforcés, reprendrons ici Notons courant, loin l'examen de ce qu'il nous plus présente. seulement que, si T' ovopiàv TOU (1) n'est plus d'usage des expressions comme TOÛ Xoyou <rou, TOU, r\ àtpevTiâ à peu près à « Ta et de d'un de simplicité dans la bouche », Seigneurie déférente famides monta-

TOU, TOU, qui correspondent mais avec beaucoup plus liarité, gnes ou sont fréquentes des îles.

Grec

4. AIQI, 'eiçxoovopa... Si on peut moi, reconnaître à TÔ ôvop.à u.ou, <rou, aÛToû, le sens de ne verra aucune difficulté à traduire 8tôt TÔ moi, à cause de moi » et eiç TÔ ovou.â u.ou

lui, on toi, è'vou-â u.ou par « pour par « à moi ». Les deux tours

se trouvent

dans

le 4e Evangile

:

(1) Cf. plus bas, p. 200, Wagner.

« ONOMA

» ET

« EN

ONOMATl

»

DANS

LE

QUATRIÈME

ÉVANGILE

18?

Atà 15. oï'Sauiv

TÔ ôvou.à 21 xaûxa

[/.ou

: ûw.âç St.à TÔ ôvou.à est évidemment u.ou, OTI oùx « à cause

TtàvTa TOH7)<rou<nv sic u.s. Le sens

TÔV TtÉu-^avxà

de moi

».

de rapprocher de ce passage l'expression des : Matthieu, 10. 22 = Marc, 13. 13 = Luc, 21.17 : Synoptiques xal EO-ECJOE u.'.axiùu.svoi ÛTtô TiàvTuv [TWV ÈOVÔJV Slà TÔ~OVOU-à Matth.] [/ou. Mais nous avons les Synoptiques deux textes au point de vue de la langue. (10. 18) et Marc (13. 9) écrivent, chez beau-

On a coutume

coup plus importants Alors que Matthieu

l'un,

xal èm Yiy£u.6vaç... Matthieu, èu.ou, l'autre, à'^Qvîffsa-QE evsxsv evsxsv a-TaO^a-so-Os Èu.oG, Luc remplace Marc, xalim riyîu.6vwv... ÈULOÛ par TOÛ ôvôu-axoç p.ou : 21. 12, àTtayoj/Évouç èm j3aTtXslç xal fiyEU-ovaç EVSXEV TOÛ ovou.aTOç pu. Le second passage n'est pas moins (10. 29) oùSelç ÈO-X'.V 8; àoer(xsv olxtav... TOÛ sùayysXlou... xal itâç Matthieu Matthieu reprend olxiaç ô'a-Tiç àoYJXEV... r\ Marc écrit significatif. E.VEXEV Èp.oû xal s'vsxev le passage et en fait (19. 29) TOÛ ôvôu-aTÔç u.ou...

EVExa

a repris è'vexev Èu.oû ; Luc ne reprend que EVEXEV TOÛ devient chez lui (18. 29) OÙSEÎÇ ÈO-TIV 8; à^xev EÙayyEXLou, qui olxlav... evExev T-^Ç j3amX£laç TOÛ QEOÛ.,. Serait-ce que owc TÔ ovop.a est l'équivalent cas certain de É'vExa? 11 est en

tout

entre que nous avons une équivalence complète evsxsv Èu.oû, EVSXEVTOÛ ôvôp.aTÔç p.ou et 8i,à TÔ è'vou.à u.ou (donc S'.' de songer encore à Marc, 9. 41, Èu.É). El l'on ne peut s'empêcher Èv ôvôu.axt traduire OTI XpiuToû ÈO-TE, qu'on s'accorde « pour la raison » que... qu'on ne trouve pas une seule maintenant à

par Notons enfin svexa.

fois

chez Jean

le mot

Ei'ç
1. 2.

TO ôvou.à

u.ou :
= sic ÈU.É. = sic aÛTÔv. Tloû xoû QEOÛ...

12 TOIÇ 7H.<JTEÛou<7t.velç TÔ 0'vop.à u.ou.... 23 TtoXXol £TÛ<jT£u<7av si; TÔ ôvou.a

aUToû...

3. 18 ôxt. p.?) TtETCWTEUxs elç xô ôvou-a xoû = elç xôv p.ov. ulôv...

u.ovoy£voûç

188

OCTAVE

MERL1ER

Tout « pour

au n'avoir

plus

D'ordinaire,

traduire ce dernier passage par pourra-t-ôn du Fils Unique de Dieu ». pas cru en la personne E TUOTEÛCO lç d'écrire le 4e Evangile se contente du tour IUOTEÙW sic xô ôvou.a plus que des deux On ne le retrouve 13. de La

aùxôv, ou ÊIÇ ÈU-E. Aucun exemple ne se relève chez les Synoptiques. dans deux la 1" Ep. chez de Jean Jean tours

à 3. 23 et à 5. permet peut-être

présence

distinguer

rédacteurs. 11 nous Avant reste à étudier le tour ÈV ôv6u,axt dans le 4e Evangile. rappelons que qui, en plus de

de citer

ÈV, à l'époque locative sa valeur

où il se rencontre, les passages est un terme qui nous occupe,

confondue souvent d'ailleurs avec primitive, celle de EIÇ, a une valeur instrumentale (1). On sait également le sens de « par la puissance de » (2). On qu'il prend parfois de cet emploi. Nous ne verra bientôt de nombreux exemples de ÈV comme l'emploi en offre de très fré; si la Septante il ne s'en trouve aucun dans exemples, mémoire de

ici que pour parlerons dii datif fléchissant soutien et remarquables quents le 4e Évangile. 5. 1. 'Ev ovéjjLaxi i'pyou.ai dans :;''...

le

4e Évangile.

Exemples.

avec

• Èàv àXXoç 5. 43 ÈVM ÈXvjXuOa ÈV xcji ovôp.axi xoû itaxpôç piou eXôç Èv x<j> ovôu.axi x<j> I8l<j)... Ps. 118, 12. 13 eùXoyï|p.évoç 6 Ip^ôu-Evoç èv ovôjjiaTt, Kuplou. (= 26, bechem 2. avec •rcéu.itto : TÔ tlveûpia) TtÉu.<tsi 6 itaTYip Èv xcji ovôu.axl p.ou. Iehovah).

14. 26 S (= 3. avec

8l8(i>u.t et itot.w :

16. 23 àv xi aixïîoTfixe xèv «axÈpa SMITEI uu.lv Èv x<p ovôu.axl u.ou. (1) Humbert, op. cit., pp. 99 sqq. (2) Humbert, op. cit., pp. 113 sqq.

« ONOMA

» ET

« EN

ONOMAT1

» DANS

LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

189

10.

25

É'pya

a èyw uepl :

TCOIW ÈV xci> ovô[/axt spioû...

xoû icaxpôç

[k,ov, xaÛTa

j/apxupel 4. avec 20. avec 17. Çwriv 31 tva è'^w

TUOTSÛOVTEÇ ÇMY)V lyv^TE

èv x^

ôvôi/aTi

aùxoû.

5.

xy)pw_ : 11 x^pïi<rov aùxoùç rju-slç. auToùç xal Èv T<j) ôv6p,axi trou cji 8s8fc>xàç p.01, Èv x(j> ôv6[/axl TOU ([> SÉSwxàç p.01, iva wtnv

'èv xa9fc)ç 17. 12 Èyw xal 6. avec 14. alxco 13 xal . ïva 14. 15. 14 16 : Ô,XL av

sTTjpouv ÈoeûXa^a,

OÙSEIÇ È^ a.UTwv àuwXsxo...

alxr|0"/ixe ô TtaTïipÈv

Èv xw

ovôu.axl

[/ou,

xoûxo

TOK7)T<O,.

So^ao-0^

T(J> ulw.

Èàv xt alxvîaTixs ïva ô',xi

[/ou, Èyw Ttouiffii). .[/s sv TÙ ôvôp.axl âv alx/îtr/iTs TOV TtaTépa Èv T<j) ôvé[/aTl [/ou

8cj>

û[zlv.

16. 24 swç àpxL oùx T{|Xï)TaxE oùûsv Èv-x<5 ov6|/axî [/ou, 16. 26 sv ÈXSLVY] ç T|[/épa Èv x<j>ovôj/axl [/ou aix^ffEorâE... x La traduction « au nom qu'on croit à confusion, de » prêtant au mot devoir conserver en raison nom, nous

du sens littéral traduisons les verbes examinés

Èv x<j> ôvôjxaxi par « de la part de, à cause de » avec des groupes 1, 2, 3 et 4 (les cas xr,pw et alxcô seront

plus loin). « De la part de », «du fait de », «à cause de, Èv ov6[zaxi grâce à », selon le cas : car pour nous la locution est la monnaie de rcpôç -f- gén. ou de evexa du grec classique. en présence, dans ces quatre cas, Bref, nous sommes premiers d'une On locution a prépositive. hésité longtemps de » ou toujours « sur mot à voir l'ordre à mot dans celte formule le sens

« de la part on la traduit

de », et, depuis Heitmuller, mit Nennung, Àus: « unler^ » (cf. Bauer, 14. 23, » (id.'16. Wôrterbuch), comp. 379, 23, p. 428,

des rufung, Anrufung « en invoquant le nom « par égard mentaire),

Namens »

(Lagrange, le nom pour

190

OCTAVE

MERL1ER

cas (5.43; Dans 10.25; comm.). quelques » (Bauer, « au duit : « im Auftrag ibid.), « comme de » : Lagrange, menté l'envoyé p. 286). textes tirés Quelques ce me semble, qu'avec de la Septante et du certains verbes, tels

on tra12.13) nom de » (comop. cit., 10. 25,

N. T. montreront, venir, sur possible que parler, le sens

aucun doute n'est donner, agir, envoyer, des cas (1). de Èv xû ovop-axt, dans la plupart l'un tiré du De la Septante que deux passages, je ne citerai l'autre d'Esther. A Deutéronome 18. 18 sqq., on Deutéronome, notera a partout b', là où le texte grec a que le texte hébreu tantôt èm, tantôt 18. 18 iv, tantôt le datif seul. Kal XaX^a-ei [6 rcpoce'rçxYiç] aùxolç xaSoxi av 6 avôpwTOç 8ç Èàv p.Yj àxoiiur) éW av

Deut.,

sqq.

Kal auTcj). ÈvTslXwjzai èiel x(j) ovoaaxl ÈXEIVOÇ (/ou, Èyw èxSut'/îvco XaXvîa^ ô KpofliX7\z oç Èi; aÙTOÛ. IlX'^v 6 Tcpocp7ÎTT|Ç àv à.T£êYÎ<nflXaX^Tai. è.itl xô ovôu-axl a XaX-ô<rai, xal oç av Xa/^o-ï) Èv ové|jt.aT; [/ou pTJp.a 8 où irpoffÉTal; 6 7tpo5pV,X7)ç 9swv sxspwv, àuoSavElxai èxelvoç... "Oa-a èàv XaXïjaTr) 6 xal U-ÏJ xuplou xal 7rpo(fr,xv|Ç ÈXEIVOÇ xcjS ovôi/axt J/TJ ysvnrat, TUU.6^, TOÛTO xà p^[/a oùx ÈXàX-/)<rs. xûpioç. . . Les verbes du contexte, Èvxë'XXoj/ai. et TipoTxàa-a-w, donnent ,. xw ôvôu-axi le sens de « de la part de ». Ce sens nettement à [èitl, èv]

avec plus d'évidence encore à Esther 8. 8. apparaît « ypàtj/axE xal ÙU.ETÇÈX xoû ovô[/axoç Assuérus dit à ses scribes = s v xcj) o vo |/ax i xoû (J ao- iX é toç) (î>ç OOXÈÏûpùv, p.o u (hébreu xal crcoaay'.tiaxs xw SaxTuXiw [/ou • 6W yàp ypàcpETat x o ù (3 a TIX-È CO Ç = èv xw èiuxàe'avxoç (hébreu ôvôj/axi xoû (3a<nXs<i>ç1j 7.DH Q1ïÔ) xal crcDpaytcrQrj TW SaxxuXtw [/ou, oux È<mv aùxolç àvxsvrolv. On lit à 8. 10 : Èypà<p/| Se 8ià xoû ^aa-iXétoç encore (b'chem...) xal èT«ppay{<r8»i xw SaxxuXlw aùxoû. Ainsi, le traducteur pour

pas pour tous les passages et que les mêmes avoir le sens premier de « en mon peuvent parfois nom » : c'est le cas de Marc 13. 6 : itoXXot ÈXEÛrovTai lit: TÛ ÔVÔJJ.!IT([AOU, )VÉYOVTSÇ Sxi èyû EÎ|it, *ai rco'XXoù; 7tî,avôaouaiv ici les (= Math. 24. S = Luc 21. 8). Mais qu'une mots Synoptiques ont employé exactement la préposition lui et non iv.

(1) Il

est évident

même

traduction

ne vaut

« ONOMA » ET « EN ONOMAT1 » DANS LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

191

d'Esther, le sens trois

ÈX XOÛ ôvôj/axoç -f- génitif de xoû [ïiacuXéwç ÈmxàEavToç, l'hébreu ayant cas le même tour (formé de b'chem). génitif de ces derniers deviennent exemples, certains Testament délivre •

8iàc +

et

avaient dans les

A la lumière Nouveau Jésus de les

passages

du

quitter Èiuxàa-îrw aot

plus explicites. les possédés par l'ordre intime aux démons qu'il : Marc, 9. 25, xo àXaXov xal XWJSÔVTrvîûua, syw s'^sX9s Èç" aÙToû... Il ne les chasse pas mais Èv T&)

9. 34), (Marc, 3. 22 = Matth., âpyovTt TWV Saij/ov'wv parce, en a reçu le pouvoir. Et comme il les chasse Èv èi-ouila qu'il xal Suvàp-ei (Luc, 4. 36) — Èv noîa si-oua-îa xaÛTa Ttoi.sï? c'est un secret Marc, ne confie qu'il 11. 28, etc.) — et non aux Juifs (cf. qu'à ses disciples, il va, déléguer le même h, ses disciples 9. 1 : auvxaXsc-àu.Evoç 8è TOÙÇ owûexot è'Swxsv aÙToIç icàvTa xà 8atp.6via (cf. Marc, xal eye*.v Èç"ouTÎav ÈxSàXXsiv 10. 1). les démons chassent 3. 14 et 15 : xà Sa'.u.6v(.a ;

Luc, pouvoir, oûvauuv xal Èç"ou<rLavim xal ÈTtolïio-ev SwSsxa 6. 7; et encore Ainsi

Matth.,

les disciples èv xcjS ôvô|/axi. aùxoû, non pas en invoquant le nom de Jésus, mais de par l'autorité qui leur a été déléguée par Jésus. Cette formule étant ainsi comprise, on s'explique la jalousie des disciples « au démons ont qui nom de vu un inconnu » : Marc, chasser 9. 38 lui aussi les Jésus 9. 49) Luc, (= èxêàXXovxa 8ai,[/ôv'.a...

Et8ou.sv TLva èv xw ovôj/axl aou SiôàffxaXs, xal èxwXûoj/sv aùxôv... Ce n'est point d'invoquer le nom de Jésus mais de s'investir d'une autorité non qui leur a paru abusif, déléguée par Jésus, n'appartenant xal èxwXûoi/EV auxôv oxi oùx /|xoXoû(ki Nous pas au groupe 7)u.lv. 2, 3 et 4, souvent : les leur traductions justification des siens :

proposons pour les cas 1, trouvent suivantes, qui, ou le verra, dans un autre passage de l'Évangile 5. 43 moi,

si quelje suis venu de la part de mon père.... vient de lui-même que autre (= àcp' èauxoû ; comparer avec 7. 28 xal à TC' è [/ a u x o û oùx èXï)Xu9a... ô'xi itap' aùxoû tiy.>. xàxelvôç [/E àTOaxsi.XEV ; id., 8. 42).

192

OCTAVE

MERL1ER

12. 13 celui

de la part du Seigneur. 14. 26 l'Esprit-Saint, de ma part (par que mon père enverra mon intervention, grâce à moi : yjâpiv p.ou). à mon père il vous le don16. 23 ce que vous demanderez qui à moi, par mon intervention. Tischengrâce dorf cite : [Or. 1,222 et 223 Cyr. act. 49] confirmât etiam Cyr. com. 936 Xvi'iovxai icapà xoû ïraxpôçj opinor auxoû ST|XOV6TI xal p.sa-i.x£Ûovxoç xal truyy^opriyoûvxoç xcjS • xoûxo èari xô * sv xâ) ôvô[/axl [/ou. Ttaxpl yàp 10. 25 les actions que je fais de la part (ou par le moyen) de mon père... (cf. 5. 19 : où Sûvaxai 6 ulàç TOHEÏV à©' Èauxoû ouSsv =='5. 30 ou Sûvau-ai èyw 7toi£Îv àïï' è[/auxoû oùosv == 8. 28; cf. 10. 18 xaùxr,v XY)V èvxoX7)V eXaëov xoû iraxpôç [/ou; Ttapà xaXà Èx xoû iraxpôç). 20. 31 afin 10. 32 TtoXXà è'pya gSsi^a up.lv nera

vient

vous viviez que, par lui, grâce à lui : croyant, aùxoû (cf. 6. 57 : xal ô xpwywv f/s xàxslvoç î^x,o-et. '/àpiv ov ep.s). prépositionnelle Synoptiques, sous la forme qui de cette expression s'explique la même idée

La

valeur Les

présentent avec ovof/a, 7. 22) et É'vexa xcj) ôvôpum (cf. Matth. xojû ôvô[/axoç (cf. Luc, 21. 12) — en dehors des tours sic ovou.a — nous Marc et Luc) èv, èm xw ôvôuiaxi. (Matth., (Matlh.), à l'origine causative de ce tour. ramènent on* trouve souvent à Déjà chez Thucydide ôv6[/axi opposé de VIII, 89, 2 spyw xal J/Y) àvôf/axi, d'où Ê'pyw, cf. l'emploi èm. xw ôv6[/axi wç au sens do. « sous le prétexte que, pour la raison que » : cf. VI, 33, 6 èn\ xw ôvôu-axi. wç èm 'AÔ^vaç £êi... avec le sens de « en raison de », se de, à cause 'Ov6[/ax'., trouve voici daté au premier de siècle dans un de notre rescrit ère ère comme un exemple de l'an 15 : en préposition trouvé à Nazareth, xoûxov èyw xscpaXvïç violation

aisément.

nous

notre

impérial : si os [/y,,

xaxàxpixov ôvôj/ax!. de sépulture (cf.

9éXw yevÉffQat = pour xuizêwpu'/ïaç Bévue Biblique, 1930, -p. 568).

« ONOMA » ET « EN ONOMATI

» DANS LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

193

5. 'Ev x<j>ôvôjzaxi avec xYipw. d'une proposition relaAvec xYjpw, Èv x(ji ôvôj/axi. se complique tive : 17. 11 (Jésus dit à Dieu) Tïàxsp oîyte, xvip^o-ov aùxoùç èv-xâj ové p.aTÎ <rou $ SéSwxàç p.ot, ïva wcnv sv xa9wç ÏIU.EIÇ, 12 OTS/ju/riv ITOU <J> 8é8wxâç [/ET' auxwv èyw sx^pouv auxoùç Èv xw ôvôj/axi [xoi, xal ÈcpûXaija, xal oùSslç è£ aùxwv àitwXsxo si [//) 6 ulôç x^ç auwXsîaç, ïva Y| ypa^ TcXif)p«9^. Ce passage est un des plus commentés du 4e Evangile. M. Loisy traduit : « garde-les en ton nom, ce que tu m'as donné, afin qu*ils soient un comme nous « g-arde-les en ton nom que tu « dans l'adhésion nom » signifiant donné ». Le P. Joùon traduit ». Le P. Lagrange écrit : m'as donné... le », «dans au nom que tu m'as

: « garde-les dans (la foi à) ton nom que tu m'as donné ». Abbott : « keep them in thy nantie that ihou hastgiven me...». Le R. Fr. Zorell (Lexicon graecum N. Test. — à l'article ôvoj/a, col. 917) écrit : « conserva eos in scientia dans son JohannesDei, fide in te... ». W. Heitmuller, : « erhalte sie in deinem Namen (1920), traduit evangelium [den du Tillmânn mir gegeben hast, damil. sie eins sind (Das Johannesevangelium, 1931) traduit du sie in deinem Namen den du mir gegeben hast », et commente : « Der Name Gottes stellt auch hier Gott selbst dar, wie ihn die Jiinger in der Schule Jesu kennen gelernt haben. den die Menschen zu offenbaren und dadurch eine des Glaubens und der Liebe mit Gott zu schaffen, hat. In dieser empfangen » wie wir]. : « bewahre

Ihn war

neue

Gemeinschaft

Aufgabe die er vom Vater und Lebensgemeinschaft Erkenntnis môge der Vater sie bewahren... ». Enfin W Bauer (Das Johannesevangelium, 1933) sie durch deinen Namen, traduit : « bewahre den du mir gegeben hast. » La difficulté même. sans locatif. doute du passage commence avec le verbe x?ipô>luiOn le traduit d'ordinaire sous l'influence par maintenir, de la préposition èv qu'on prend dans son sens Suivi d'un nom abstrait tel que èvxoXvj, XYjpw se traduit

194

OCTAVE

MERLIER

exactement il semble téger, que

par plus

« observer juste de lui

», mais donner

avec

un

nom

de

personne sur, prole verbe

le sens notre

de veiller

reprend

d'ailleurs que

dans èv n'a

aussitôt ÈtpùXaïja. Ajoutons mais un sens instrumental.

passage pas ici un sens locatif,

va nous être donné par la proposition Le sens de l'expression lui-même ce qu'il a reçu relative $ oèSwxàç [zot, Jésus exposant de Dieu : KaOwç s'Swxaç aùxw (== èp.ol) è^ouulav Ttào-rjç crapxéç (verset 2). Nûv lyvwxav oxi Trâvxa ôo-a oèSwxàç p.0!. Ttapa coû a è'Swxaç xal è'yvwa-av E'WW " ô'xixà pv^[/axa [/oi oéowxa auxolç.., àXr|9wç oxt Ttapà croû è^-?iX9ov, xal ènlaxEua-av ô'xi, crû [/s àrcsa-xsiXaç 7 et 8). Plus loin, v. 22, il X7JV Soijav fi v SéSwxàç [/oi oéSwxa ri[/elç Sv. (versets Tous litre, de ces termes dira de nouveau ïva : xiyù WITIV sv xaOwç

auxôïç,

est venu dans ce monde « au titre de son « à ce titre » — qu'il avait reçu de Dieu — qu'il a veillé durant sa vie terrestre sur les siens, et qu'il les a bien s'achevant, gardés (ÈcpùXaija). Maintenant que, sa vie terrestre il va quitter les siens — qui étaient de Dieu déjà les hommes (v. 6 : <iol viaav xal Èj/ol. aùxoùç s'Swxaç) —, maintenant qu'il remonte son père, de veiller sur c'est à Dieu, auprès de Dieu, Rappelons père ». C'est eux et de les bien garder, avait déléguée qu'il en effet, cette autorité par lui-même, à Jésus. divine de par sa propre le Père au

délégation, que Jésus

l'idée d'autorité, évoquent avons que nous déjà

de fonction, de trouvée ailleurs.

autorité, C'est, Fils,

déléguée

par

et par le Fils aux disciples (v. 22 xàyw zrp Sôç"av v^v SeSwxàç j/oi SsSwxa aùxoïç) qui fait que, selon le mot de Jésus, tous ne feront les disciples le Fils avec le avec le Fils, comme qu'un, Père (ïva ùcw IV xa9wç r.jzelç sv -Èyw Èv aùrolç xal u-ù Èv Èj/ot, "va — versets 22 et xsxsXsi.wp.svot. sic é'v 23). Sans la préposition relative clai§ SeSwxàç p.oi, on traduirait — rement ce passage de la manière et exactement suivante wmv j'intervertis resté avec seulement eux, l'ordre des versets — : «Tant je les ai gardés en ton nom... que je suis Père ; désormais,

« ONOMA

» ET

« EN ONOMATI

» DANS

LE

QUATRIÈME

ÉVANGILE

195

saint,

» Si la propoen personne. par toi-même, sition relative à un long détour oblige à recourir pour préciser le sens de ôvou.a, elle a au moins le mérile d'avertir que ce sens ne peut être celui de nom. On a pu remarquer que les traduceux teurs et commentateurs de nom de », etc. cités plus haut traduction science de faire. 6. La le 'Ev xtji ovôj/axi. avec alxw. à étudier est ovô|/ax!. après commentée de tout Èv xw le complétant qu'en Nous avons essayé ici la pu conserver par « la foi en », « la d'éviter celte manière n'ont

veille

sur

dernière alxw.

construction Elle n'est

pas la moins Elle a été entendue de bien des manières. Selon l'Evangile. — elle doit être les uns — dont Heitmiiller et Bauer comprise suivant le sens premier de la formule : « en invoquant le nom de ». Pour paulinienne Tillmann, elle a le même contenu que la formule

verbe

Èv Xp'/rxw in meiner écrit'I-rça-oû « Bitten Person, Gemeinschaft mit il, op. cit., p. 265, d. h. in der innigsten Gott mitihm eins erscheiJésus, die den Betenden sovôlligvor nen lâsst, als bete Jésus selbst. » à donner à èv xw àvôu-axi le Une autre consiste

sens que part de (par Ce sens

interprétation nous avons donné

: de la plus haut à cette formule le moyen de ou l'intermédiaire d?), au titre de. est très satisfaisant à 15. 16 : ïva ô',xi âv alx») OTITExèv

•rcaTspa èv T(j> ovôf/axl mon père « au titre

à [/.ou Sw ûpùv = ce que vous demanderez » Imaginons, de Jésus en effet, une de ces prières des disciples, elle serait à peu près ainsi : formulée « lïâxsp, èv TW êvôj/aTt, 'Iyiuoû Xptaroû, 8èç T)[*ÏV. .. » Cependant, s'adresser la à 14. 14, le nom de la personne à qui doit demande est omis ; aiTw est employé absolument sauf

à 14.13; 16. 24 et 16. 26. Cela présuppose la formule ordinaire èv T(j5 ôvôj/axt. 'IÏJTOÛ Xowxoû dans les cas — prières employée — où l'autorité ou injonctions et l'intercession de Jésus sont : ex. Actes, 2. 38 J3airn.!r9-/)xw é'xa<rxoç ûu.wv èv xw ôvôrequises [/axt. 'l7|ffoû Xptoroû 16. 18 TtapayysXXw ovôjzaxt 'Iv^coû Xpwxoû iiepMratxet. ; TOI. ÈV ôvôu-axt. 'IY^TOÛ Xpwxoû..., etc. ; 3. 6 Èv xw

196

OCTAVE

MERLIER

donc 16.23 Nous interprétons et 24 de la façon suivante: 23« en vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon 2t Juspère il vous le donnera par mon intercession (cf. p. 192). vous n'avez rien demandé à « mon » titre; qu'à maintenant » De même à 16. 26 : « Ce jouret vous recevrez... là c'est à « mon » titre que vous demanderez, et je vous dis que je n'aurai pas à prier mon père pour vous, car de lui-même ' il vous aime... » . demandez Il ne nous reste plus que 14. 13 et 14, dont nous reprenons ici le texte •' i3 Kal ô',xt av alx7}<rïjX£ èv x(J> ovô[/axi [/ou, xoûxo uoivja-w, ïva Soçao^ ô itaTYjp Èv xw ul<j>. '* Èàv xi àtxvîcrïiTs [/£ Èv xcji ôvô[/axl [/ou, Èyw itouia-w. avec Heitmiiller et Bauer, rejeter le verset 14, Devons-nous, du verset 13? qui semble être, avec pi, une reprise maladroite En effet, si l'on traduit èv xcjS ovépaxi par « en invoquant mon nom », le verset 13 n'offre aucun sens satisfaisant : « tout ce que vous me demanderez sous l'invocation de mon guère meilleur « par l'intermédiaire de ». La traduction que nous maintenant semble pouvoir avons adoptée jusqu'à nous tirer de difficulté : l3 « Et tout ce que vous demanderez « à mon titre » — traduisons, pour plus de clarté, à la 3e personne : au titre de Jésus — je le ferai, le père étant ainsi glorifié par son fils. u Tout ce que vous demanderez à Jésus « à son titre », c'est lui-même qui le fera ». l'accomplirai. formule par » Le sens n'est nom, en traduisant je la

Nous nombreux d'après donnons

avons

tenté,

textes, son contexte

en nous appuyant sur le témoignage de une même formule à la fois d'expliquer et selon un même sens premier. Nous ne comme définitive explication pour tous les

pas notre cas étudiés ici, et elle ne vaut peut-être pas pour tous les textes du Nouveau Testament, encore moins de l'Ancien Testament. Un fait cependant est établi, c'est que les données de la syntaxe du grec classique ne suffisent plus pour l'étude de ces textes.

« ONOMA

» ET

« EN

ONOMATI

» DANS

LE

QUATRIÈME

ÉVANGILE

197

L'étude papyrus au grec d'un

de révèle ancien

la

Septante, des faits

du de

Nouveau langue tout

Testament à fait

et

des

écrit,

malgré

l'emploi

d'une Derrière

étrangers et morphologie cette identité

vocabulaire il faut apparente

presque

essayer probable que l'on tâtonnera longtemps exacte et définitive. une connaissance nous, qui fixent la méthode de travail 1. rechercher

identiques. d'atteindre

le nouvel encore

esprit. Il est avant d'en avoir s'offrent à

Deux moyens à adopter :

dans ces textes, à côté de ce qui reste, ce qui manque de la langue ancienne ; d'où l'étude des procédés de remp lapement ; ainsi obtenues avec les 2. confronter les données nouvelles moyens dont a disposé le grec postérieur. ressources de la Bible et de la Seplante, de ce Lès multiples texte bilingue, de déterminer avec préciprécieux permettent sion, très souvent, le sens et la valeur d'un grand nombre de termes. Enfin l'utilisation des textes anciens, non suspects d'influences fait entrevoir ce qui appartient à l'évolusémitiques, tion propre du grec et ce qui lui est étranger. Ce sont là d'ailleurs des questions d'importance seconpour le moment daire : l'essentiel sans trop recourir est de comprendre à des constructions les textes par eux-mêmes, de l'esprit, à des systèmes

aux ou religieux, pour la plupart philosophiques postérieurs directe. textes, et dus, très souvent, à leur non compréhension

et que ne trouvons-nous Or que trouvons-nous, pas, dans le du grec ancien? 4e Evangile, de la syntaxe des prépositions Pour ne traiter que de celles qui nous occupent ici, on ne du relève nulle des vingt-et-un chapitres part, au cours ni Svexa, ni /àpiv, ni upôç -f- génitif. dans certains Toutefois on relève, assez souvent, chapitres, àicô et racpa suivis du génitif, avec le sens de « de la part de », 4e Evangile,

198

OCTAVE

MERLIER

8 toi -f- génitif au sens de « par le moyen de » (cf. 1., 3, 7, 10, 14. 6; 17.20), Sta+acc. au sens de 17 bis; 3.17; 10.9; 11.4; « à cause de ». A propos de ce dernier nous relevons emploi, le tour suivant : 6. 67 xàyw Çw Stà xôv Teaxépa, notamment xal 6 xpwywv p.s xàxstvoç Ç/ia-et Si' èp.é... à rapprocher de 3. 15 "va Tcâç 6 TUUXEÙWV èv aùxtji ïy^ Î^WYIV... et dé 20. 31 xal ïva - ÇCOYJV TUCXSÙOVXSÇ S'^^XE èv x<j) ôvôuaxi L'absence de é'vexa, %àpw, icpôç -|- gén., aisément maticale De plus, aùxoû. dont nous retrouvons la valeur gram-

le sens exprimé autrement, confirme des nouveaux moyens étudiés. mais c'est là une idée trop lourde

de conséquences ici en détail, l'existence puisse être examinée pour qu'elle en nous découvrant de ces emplois la richesse nouveaux, de moyens d'expression que possède le grec du 4e Evangile, aidera sans doute à découvrir, deux ou plusieurs uniforme, ment l'étude de la composition celle de chaque chapitre, apportera de l'établissement en apparence textes superposés. Alors seulegénérale de l'Evangile, puis de sa contribution à l'examen dans ce texte

Or, comme complète de upôç suivi et en général dans tout le N. T. du génitif dans le 4e Evangile, (sauf Actes 27. 34), nous en constatons la rareté dans la Septante, que 23 fois contre des centaines d'exemples Et sur ces vingt-trois avec l'accusatif. passages, dix-neuf présentent la locution itpôç x£»aX?iç, Ttpôç iroSwv, trois l'expression Tipôç xtvôç èrut ; et il y a un cas douteux, Il Macc. 1. 2, où le d'un accusatif. Aucun place exemple donc des sens abstraits de itpoç -f- génitif. ? Sans doute de la pléthore de D'où provient celte disparition ainsi construite, et qui l'a rendue sens qu'avait cette préposition génitif évidemment inutilisable, d'où plus explicites Au sens de « en venant aisément remplaçable à des prépositions de sens voisin ou à de nouvelles locutions prépositives. le recours et tient la où il né se trouve

du texte original. l'absence nous constatons

de », « originaire de », upôç est par àrcô ou rcapà -f- génitif ;

« ONOMA

» ET

« EN

ONOMATI

» DANS

LE

QUATRIÈME

ÉVANGILE

199

de « de la part de », « par le fait de », il dans Ttapâ, UTEÔet plus tard àrcô ; valents au sens de « à cause de », « en faveur de », si l'on au sens

a des équine recourt

considérées comme trop pas à evsxsv ou à %âptv, prépositions ou d'un usage on se sert de sans doute, dialectal, savantes, en offre de très nombreux Stà -f- accusatif exemples (la Septante et fort curieux à étudier en fonction des mots hébreux traaussi de nouvelles locutions duits) ; on utilise prépositives, dont èv ovôpaxt ; à xaxà. au sens de « selon », « à la façon de », on recourt le sens de « par la volonté de », « au nom de », qu'auPour cune préposition des locutions nouvelles forment sont 'alpi soit un groupe pas les seules suivie du mot autre ne peut remplacer, ^7 faut.recourir à : èv ôvôp.axi (èrà), EIÇ ôvop.a, de ces formules de remplacement Ainsi la préposition cependant. Iéhovah = èç ôvôp.axoç, ; elles ne

par 8ta cpwrôç xuplou, 45, 49, etc. soit par Stà pôpaxoç xuplou, soit 9. 18bis 22. 9, etc. Notons l'hébreu trouve encore par Tnpoaràypaxoç 33. ; 9. 20, 23(2); 8ta

par ordre 3. 16, 39, 51 ; 4. 37, 41, ex, : Num. ex. : Exode, xupiou, ex. 36. 5; 38; 17. 1 ; Num, 33. 2 ; : Lév. 24. 12 ; Num. Josué 19. 50; 21. 3;

hébraïque de, est traduite

exprime rendue par

« par l'ordre de », que que cette même idée de Èv Xôyw), bidebar aussi se (= par le mot 13. 18; 13. 1, 5, 32 ; 21 (20). 35, etc. de voir à propos de npoç, nous

èv p/îp.axL cf. ÈV Xôyw cf. Ce que nous

3 Rois 3 Rois venons

le reprendre en détail de pour l'expression côté de £V£xa, les Septante usent de nombreuses locutions ainsi la liste prépositives, allongeant expressions de la cause en grec, ier s.

pourrions la cause ; car, prépositions déjà longue

à et

des

l'officiel jusqu'à ôvôp.axt du 8tà -|- génitif, UTO + gén., et par àp.<pl et -rcepl -f- datif, à côté de svsxa et de %àpiv.

sxaxt l'homérique depuis av. J.-C, en passant par de les emplois poétiques

200

OCTAVE

MEKLIER

Le grec moderne et populaire) a conservé (savant l'expression Èv ôyôpaxt, sous cette forme figée en grec savant, et sous la forme crxô ovopa en grec populaire. Les langues européennes, comme aussi cette locution le_ français, possèdent prépositive. Le grec moderne, lui, a conservé de plus toute une série d'exissues du mot ôvopa. pressions En dehors du sens normal *— de ovop.a, « nom, dénomination, et du sens moderne.-de le grec renommée», «prénom», — moderne Le sens possède la forme vopàxot (== ovopa § 2). de xô ô'vop.à pou .(= pronominal ô'vopa § 3) s'est certainement conservé Moins sans doute longtemps. que les expressions citées plus haut xoû Xôyou pou, o-ou, xou, etc., r\ àtpEvxtà sous une forme p.ou <rou, xou, etc., car on ne le retrouve point mais simple, en ble bien textes Carmina seulement tout cas tels dans que que 234, un tour c'est lui prépositionnel. rencontre qu'on emprunté : Il semles dans à Wagner,

médiévaux, Med. Aevi,y.

celui-ci, y. 336-337

xal Tà^a TÔT' exc^ira, x' àvàxa^à xovà^piriffxa

TÔV Xàpov àyEvtîTw, xou |3ptÇw, xalxovop.àv

Xéyw xou « Xàëpa xal '^wxtà, Xàpovxa, va ,<TE xà<]/7), xt'6 (îa<7tXsùç xoû oùpavoù'Xtôàpt va us 7ià(J/r|. » = et je f injurié. Ce vance telles n'est qu'ainsi d'ailleurs courantes qu'on dans peut expliquer les campagnes la survi-

d'expressions, que ytà

grecques,

<rou, xou, qu'on Erotocritos,

ôvop.à(p.) uou, <rou, xou, etc., —p.'ô'vop.à(p.) p.ou, relève aussi dans des textes médiévaux. Ex. : B, 2219-2220 :

oAot TÏ|V Apsxvi rauvouv oyta xirçv opopcpta XY|ç pà Xoyta-pô Ssv 'ijiàkz xavslç ytà ovop.à X7|Ç. = pour elle, à elle.

« ONOMA » ET « EN ONOMATI

» DANS LE QUATRIÈME

ÉVANGILE

201

M,

A, 1926-1927:

-,'

=

pour M.

Kavaxàpt pou, xt' aç xo9sXa xaxs^Et va 7uôç Y)8EXSÇ (TXOTW9^Çytà ovop.à pou p.éva,... moi (avec emphase). a recueilli en Crète le distique suivant :

Coucoulès

IlàTçé p.ou TOVXS payatptÈç YJ p.tà va vat Stxv) «TOU, va xaxaXâêiriç xl xpauw, cpwç pou, yta ovop^ <roû (1). crétoise forme de la forme Cette proche ovôp.rj est toute courante : yià/àît' è'vop.tç p.ou, trou, xou, etc. du Nord), à Skiathos Cependant, (Sporades même ytà ô'vopàp pou 9â^7K va xàp./|ç. C'est sur la locution en' ovôpaxt, qu'a dû et d'après se former entendu moi-

j'ai

une

forme

telle

le mot ÈTctvoptç que eut' ôvopiç <TOU,xou, etc. — écrit à tort Èittvop.^ç par Koraïs le mot pinomi, de —, d'où trou... écrite d'ordinaire l'expression ytà 7uvop.ïi Cette forme avoir de l'usage grec ÈTUvop.lç semble disparu actuel nulle Koraïs. depuis part, et le fichier ne que donne chez Je ne l'ai moi-même Dictionnaire de du Grand aucune entendue jamais de l'Académie ce mot. Il ne se

d'Athènes trouvé

mention

Koraïs,

Je reproduis pas d'exemple. Stà ôvopa, èç" atxîaç, Stà '/jiptv Tup.) xal

malheureusement qui ici le passage (2) : (EVSXEV, %âpiv IXX.) y_àvop.ev xô itatSt

n'en

donne

oïov ('ATCOXX. èv

Atà ôvopa XTJÇTapfftaç, lïàXtv •

p.aç.

Ttà ovopa xàtpévx/] x/iç ô'Xot xouç x-/)v èxXèyav. 'Ex xoùxou èuXàa-Qvi xal %u8. È7:tppY|p.a xaux6fT7|pov, xal O^ESOV xô .' E7Uvop.Y|ç (àvxl xoû 'E7twvup.-/iç) a-uvwvup-ov xoû'EutXoyïyç, y^youv 'Eit' Et Koraïs il trouve ôvépaxt. renvoie à son court paragraphe èittXoyîjç, dont ÈitlXôyou où, relevée sur

le point de départ à 2 Rois 13. 22.

dans l'expression

êx Bi|j.ou TT\Ç Kp^tTu;. A, 296. 107. Aaofp. ïU|X[i. (1) Aaoypatpîa, — en grande partie copié de Du Cange. (2) "ÀTaxTa, t, IV, art. ôvojia 14 KBO, XLVII, 1834, n«220-î21.

202

OCTAVE

MERLIER

Si

nous

n'avons

.douteux venons etc. En

cependant de le dire, voici des

de pas d'exemples que le mot a existé: dans l'expression empruntés emprunte (!) :

n'est ÈTttvop-rjç, il pas on le retrouve, nous ytà w.vopvî TOU, au recueil de chansons ces deux dis-

actuelle

de populaires au recueil tiques dist. 177

exemples, Passow (qui

lui-même

dist.

178

: yta va pou o,xt pou TCTJÇ xàpw, va xàQwp.at va S'.ap.sxpw xoxxl xoxxl xôv àp.po. : ytà •jitvop.7| xoû cptXou pou -rçpxa v'à xpayouS^a-w va Ttâi xpayoûSta ô'popcoa va xôv suyaptsT/)<TM. avons

de Tommaseo) Tuvopr, o-ou paxta

là le simple de pour, en faveur de. équivalent « pour Notre expression l'amour de » est beaucoup trop forte ici ; elle conserve son sens pour qu'on puisse l'employer trop Ttà xô yaxtpt TOU = pour t'être agréable rend propre. plus ou dans le langage moins, courant, l'expression ytà 7uvop.vi aou. Cependant, l'expression •rcpôç 8EWV. ytà ovopa ytà est demeuré pour le grec 'ExXoyal, ôvop.a Osoû = usuel dans emploi l'amour de Dieu ; g. anc. moderne 2e éd., se sert 42, encore d'un

Nous

particulier, de p.à : pà xà 8sô ! Cf. Politis, IlatStà

A côté de ce tour

p. 48 :

MwpaïxÔTtouXa xal TEIÇ 'PoupsXtwxàxta, p. à xô & w p.1 7tOÙ tpàyaps, pàxTjv àSspepoo-û.v/), itEpâuxE àuo xôv XOTTO p.ou xt' àîiô xoùç èStxoûç pou... Mais bulaire, formules, monnaie surtout il a conservé, en dehors de ces restes de vocade ces expressions, en les analysant, et ces en français, synthétiques au moyen ne sont du du en réalité que la grec ancien. seul mot upôç :

l'esprit intraduisibles

des expressions exprimait

Ce qu'Homère Od.

//.

11. 67 «pôç x' àXôyou xal iwxpôç. .. xal T^XEpàyou... ou avec ùnèp : 22. 338 At<r<7op' ÛTÏSO<puyrjç xal youvwv, crwv xe xox/iwv...,

(1) Passow, Popularia Carmina de Tommaseo est de 1842.

Graeciaerecentioris.

Leipzig,

1860. —Le

recueil

« ONOMA

» Et

« EN

ONOMATI

)) DANS

LE

QUATRIÈME

ÉVANGILE

203

ce qu'on

lit

dans

Sophocle,

Ph.,

469 :

7toôç x' et xt <rot ècxt upoucptXéç..., le grec moderne l'exprime avec non-moins de grâce en disant :

va yap/jç

vàyapïiç va yatpso-at Seulement, qu'à aura la noté prière,

TOU xal xôv Ttaxspa TOU (= Od. 11. 67) xv; ÇWT] TOU xal xwv yovswv TOU (=: II. 22. 338) XT\ yuvatxà ô,xt àyaTtâç (= Sophocle, Ph., 469).

en grec moderne ne servent ces,formules pas — On elles servent aussi aux remerciements. du verbe yatpopai, éclairent de la. même famille que com-

l'emploi semble le

Il

nous

que

ces faits"

mieux

que

tout

mentaire encore

sens profond d'expressions sous une autre forme.

anciennes,

actuelles

« La tendance prépositions Elle latin. de Ainsi tours

à employer des locutions adverbiales comme se manifeste à toutes les périodes du grec et du de renouveler les prépositions permet par création Cf. expressifs. MM. Meillet du P. Regard, Cont., faisant lu plus p. 678. allusion ancienne » et Vendryes, l'époque

plus

s'expriment au travail intérieur

jusqu'à l'époque M. Regard a, cn effet, cité un certain nombre et de locutions nouvelles prépositives employées des écrits Le grand. 4e Evangile étudiant l'examen nos du N. T. cas de En réalité, le nombre pas rend Èv ovôpaxt n'est et dans le N. T. On s'en de

grec, depuis du N. T. (1).

de prépositions par les auteurs

en est beaucoup plus dans le exceptionnel compte davantage bien en ailleurs que la

les textes

la Septante. Nous reprendrons de ces créations. de quelques-unes En effet, analytiques leurs locutions de nouvelles,
et Vendryes, Traité

langues de plupart d'en créer

y

aient

trouvé

non

seulement

on

mais aussi le moyen prépositives, ne s'est guère avisé encore, par le
Comp. des Long, class., p. 478.

(1) Meillet

de Gram.

204

OCTAVE

MERLIER

les textes sacrés, d'y étudier scrupule religieux qu'inspirent leur valeur proprement grammaticale. Cependant l'étude de la du grec post-classique et celle du grec grammaire historique et chrétien ne peuvent se faire sans l'examen minubyzantin tieux de ce que présente chacun des textes, pris séparément, de l'Ancien et du Nouveau Testament. expliquer, l'objet de cette étude, dans le Chronicon
XOV XÔyOV TOÛ XptTTOÛ

Comment

sinon Paschale

en partant (éd.

des formules

qui

font Stà

Dindorff,
'

II, p. 136),

ÈEoptî^ETat,

dans la Vie de Porphyre (éd. Grégoire, 1930, § 31, 1. 11) ot cpwxto-ôsvxEç Stà XT|V TtpôoeaTtv XTJÇ yuvatxèç... dans Eusèbe, Hist. Ecctés., I, 3, 14 AaulS e'tç xô aùxoû -rcpéTWTTOV àvaawvst Xsywv = en son propre nom. ou encore dans Justin, Apol., I, 3 oxav Xsyr) 6 aùxôç Tcpooeïîxïiç àicè icpoo-wTcou xoû reaxpôç... (id., etc., etc. ? ovôpaxt..., I, 9, 38 ; 1, 44) = Èv T(j)

Ce travail, aura atteint netteté Nouveau

qui ne prétend pas avoir épuisé le sujet proposé, son but s'il a pu faire concevoir avec assez de : que dans l'étude des textes de la Septante et du

comme des papyrus, il importe Testament, beaucoup moins de relever ce qui s'y trouve encore de grec classique que ce qui ne s'y en trouve plus; des faits nouque l'explication des sémitismes, se découvrira veaux, en dehors évidemment dans l'étude des éléments du grec ancien comme disparus du grec populaire du Moyen-Age et d'aujourd'hui, du grec « biblique » ne pouvant se détacher de l'enl'histoire semble de l'histoire de la langue grecque. Octave
Athènes. 1933.

dans celle

MERLIER.

SUR DES PARTIES
(A

L'ARCHAÏSME « RÉCENTES » DE L'ILIADE

PROPOS

DE 0

1-52)

« Analystes de

» ou « unitaristes

dans Ylliade distinguer d'autres plus récents, ces derniers servant souvent de transition ou de lien entre des thèmes anciens et traditionnels. À cet égard, le chant 0, bourré de « vers répétés », est habituellement considéré comme un développement de remplissage destiné à introduire C'est seulement l'épisode de l'ambassade. dans ce chant que les Achéens subissent la grave défaite qui justifie la démarche d'Ulysse, d'Ajax et de Phénix auprès

» (1), les philologues sont tentés des éléments plus archaïques et

d'Achille^). se trouvent confirmées Les vues des philologues dans une certaine mesure par l'état de la tradition. Dans .le conseil des dieux qui occupe les 52 premiers vers du chant VIII et que les variantes nous voudrions considérer des spécialement,
savoureuse de ces notions, voir en dernier lieu (1) Pour une critique M. P. Nilsson, Homer and Mycenae, p. 2 et p. 30. (2) Voir, par exemple Leaf, The lliad^, I, p. 332, Cauer, Grundfragen 3, pp. 631 et 694, Wilainowitz, Die Ilias und Homer, p. 26 et la suite du chapitre; quant à la date^où le chant a été composé, Wilamowitz le croit postérieur à Hésiode, ce qui me semble peu vraisemblable.
REG, XL Vil, l'J34, il" Ï22. lu

282 papyrus qu'en resté (1), les athétèses

P. CUANTRAlNE des critiques alexandrins le texte homérique est indiquent longtemps

ce passage liquide.

secondaire

Le premier vers 'Hwç était placé par Zénodote lever du jour était situé vraisemblable notre ère, que le

jjtiv xpoxôraTc/..oç sxîSvaTo Tiâuav èic' alav avant le vers 53, c'est-à-dire que le des dieux. Or il est après l'assemblée Hibeh 21, du me siècle avant

papyrus

ce .vers après, .la scène sur présentait également le vers 52, on a pu déterminer Après l'emplacement l'Olympe. mais qui ont entièrement vers supplémentaires, disde deux après le vers 80 et un encore paru. Un autre vers se trouvait après le vers de M. Bolling
49 é'v9'

51. :

Voici

pour

ce passage

l'ingénieuse

restitution

MTïtouç e<rvt\<TE Kpôvou

TOXIÇ àvxuXofAjïÎTSco

50
50 51 51 a a

Xûiraç

È^ ô^éwv,

v.y.10. S' 7|épa TOUXÙV S^EUJSV
Sipiôeiç àvÉ-eiXs vé^.eo-9tti, ;] vai]o>v = . •!> 449 xaQsÇeTO xùSst TtoAuitTii-^ou

cf.
= cf.

E 776
E 777 A 81

[TOTO-LV8'àp.ëpo(TL-/iv S' [OCUTOÇ sv xopuoe^Ti ["ISTIÇ lv xopùcp^jat.

OX/ISUUYIÇ]

-f- X.171

52 52 a 52 b

[sio-opôwv Tpwcov Te ir6Xt.v xal VYJaç'A^awôvJ [%aXxoCi TE crrepoTCriv ôÀXiivTaç T' oXXupivqyç TE.] ['H&ç fJtiv xpoxo7iETtXoç èxLovaxo rçaTav èV aïav] de ces restitutions de vers peut paraître

'= = .=81

A 82 A 83

La vraisemblance moins grande

plus

ou à la

et l'insertion 0 1 à la place indiquée Il fin du passage, comme chez Zénodote, hautement probable. est saisissant de notre s'observe que cette extension vulgate et nous soit dans un développement de transition précisément par alexandrine ment connue du papyrus (3). Les données de la critique littéraire. un me siècle, philologiques antérieur à l'influence le jugeconfirment

(2)., L'existence reste certaine,

supplémentaires de 5.2 b =

chant, (1) De même, dans le premier un papyrus se situe dans l'épisode de p. 63-65. Evidence, (2) Voir Bolling, Exlernal LV11I, p. 340. (3) Voir Collart, Beu.de Ph., LIX, p.

la seule variante importante qu'apporte, Evidence Chrysé, voir Bolling, Externat p. 103 et 36. suiv., et Collart, Rev. de Ph.,

SUK L'ARCHAÏSME DES PAHTIÈS « RÉCENTES» DE L'ILIADE Pour que, en finir avec les leçons du

283

pour

le vers

38, ce papyrus

Hibeh, papyrus rappelons donne deux vers :,

• (iç spaTO as'loYio-ev raxTrip àvSpoJv TE OEWVTE X£VP'' ^ r*-lv *aTépEçev iizoç T' È'tpaT' sx T' ovôfjiaÇev. Ces vers a athétisé s'insèrent plus de justement loin). la tradition dans un passage qu'Aristarque ' '.-' les

(voir L'incertitude

apparaît

également-dans, :

athétèses Les

des anciens. 25 et 26 étaient athélisés par Zénodote

vers

TOpl ptOV OÙXli[Jl.TtOt,0. <TEt,pT|V [ASV XSV ETCElTa SriTaîijt.riv, Ta os x' CXUTS txETTjopocicàvTa yévoiTO...' « je fixerais alors laisserais l'univers Pour une corde à une pointe en l'air ». de l'Olympe et je :

suspendu

la condamnation, justifier TTW; o-nâaet TYIV yôv a-ùv T$ 6aX«TT^; que la terre ne

la scholie A dit — Les modernes

brièvement ont de souligné

l'Olympe n'est L'objection. de l'Olympe conception Les deux vers ne

puisque

à un pic peut être suspendue enracinée est une montagne qu'elle pas aussi péremptoire étant pas moins définie qu'on sont nécessaires

l'Olympe^ dans la terre. le paraît, ne le.dit la (1).

on comprend étranges; que Zénodote sont omis le rhéteur par un citateur, Les passage vers 28-40 sont athétisés" est fait de vers empruntés

; ils peuvent paraître ait voulu les écarter. Ils Aristide, XXVIÏI, parce 45. que le

par Aristarque : =

28 wç scpaÔ', ot B' àpa ' 30

TtàvTEç àxvjy syÉvovTO a-iwic^

1 430 =

693

-== 694 I pûïOov àyairo-âji.Evoi. [xàÀa yàp xpaTEpwç.àyôpeua'EV. cf. 431 '0(Lè oÈ 8TI [AETÉEITO yÀauxûmç 'AOïivr, • — 1432 = 696 + a 44 9eà = * 45 W Tlâ-ÊP 7|p.ÉTEpEKpOvîSïl, UTtaTE xpEt.ÔVT(OV, •;; EU vu xal .TijJie'ïçl'Sji.ev o TOI <T9ÉVOÇ oùx ETUSIXTOV.* cf. 8 463

(1) Sur un certain nombre de passages où l'Olympe ne semble guère se distinguer du ciel (oùpavoî), voir Nilsson, The Uycenaean origin of Greek rmjlhology^ .•. '•': :.-; ' p. 229.

284

P.

CHANTRÀ1NE

àXX'

sfXTrriç Aavacàv xaxov

ôXooeupô[AÉ9'

al%|jt.7)Tà(i>v oXwvTat,. = 0 354

= = cf. = = A 356, = =

0 464 0 465

ot xsv Sri 35 'AXX'

OITOV àvaitXrjffavxeç

uiv àtps^6jjis9' TiTot, TCOXEJAOU wç a-ù xsXsûstç pouXyjv 8' 'ApyeîoLç. UTO>97I<T6UE9'-/j TIÇ ovrja-Et ôXwvTac ô8u<riyapivoio TSOÏO. côç p.rj TOXVTEÇ Trjv 8' èrop.Ei87Jo-aç TpiTOysveta, [jiu9ÉO[jiat, • ZEUÇ cf. irpoo-éepT) VÊoeEXriyEpÉTa ©tXov TEXO; "OU VU TI 9up.6) È9îXw 8É TOI rjmoç Ewat,

0 466 0 467 0 468

X 182 X 183

9àpa-si,

40; Tipôoepovt

X 184

Ce passage n'est pas mulaires. Il ne convient vient teraient sérieuses puis la de lancer

seulement

guère de terribles menaces en faveur

avec des vers forfabriqué non plus en cette place. Zeus contre des Grecs. qui Ses menaces les dieux tensont

d'intervenir (voir vers

permission affaiblissent Achéens, détruit l'effet

La réplique d'Athéna, suivants). son père de conseiller les que lui donne le mouvement ainsi se trouve précédent;

397 et

les dieux et du départ de que gardent Zeus pour l'Ida. On y a vu (1), avec vraisemblance, la tentative d'un aède pour justifier la désobéissance d'Héra et d'Athéna, en particulier l'intervention d'Héra en 0 218. L'athétèse est attribuée à Aristarque A. Au par la scholie vers 37 une -note corrompue de la scholie T confirme peut-être alexandrins. que ces vers étaient suspectés par les philologues • oùSè Voici le texte du manuscrit : TÊOÏO] l'^eiv TE où O-9ÉVOU<T!.V SE lv T^) ZTT)VO86TOU 6" tpsptov • TOTE yàp XTX. Lehrs et Friedlander : àÔEToûmv • oùSI èv Tri ZT|VO86TOUsyÉpETo ; — mais on corrigent peut lire aussi : àTe9oûvTai <[ > oùSÈ èv correction, gipépovTo (2). Si l'on adopte la première concerne la suite de la que le vers 37, où, comme l'indique la forme TEOÏOest suspecte. Dans l'autre scholie, cas, Zénodote aurait omis tout le développement. Mais l'hypothèse est moins ; on s'étonne probable dote au vers 28. que la scholie A n'ait pas signalé ZénoT$ ZTIVOBOTOU la note ne

du silence

o. c, p. 42. (1) Voir l'édition Leaf, et Wilamowitz, (2) Voir en dernier lieu Bolling, External Evidence,

p. 102.

SUR

L'ARCHAÏSME

DÉS

PARTIES

!< RÉCENTES

)) DE

LILIADE

285

de vers est fabriqué le passage de vue formel, point décisif (1) ; pource qui ne constitue pas un argument répétés, : comme tant l'un d'eux apparaît odysséen typiquement Du
31 W TïàxSp Tl[xÉT£p£ KpOVLÔ'Y|, UTOXTE XpEtOVTMV = OC 45

inquiétante, pas de particularité présente est fait-de formules. parce que le développement précisément Elle choquait Seule la forme TEOÏO au vers 37 semble étrange. La langue déjà les anciens. Elle est mise II, Synt., contexte. en cause 124. par la scholie T et par On , ne la retrouve qu'en

ne

Apollonius Dyscole, 0 468, dans le même Il

à la rigueur, : d'en rendre est pourtant compte possible, s'est servi, du pronom comme de même génitif que le latin avoir utilisé de met, tuï, suï, le grec peut également personnel, de Rhodes de l'adjectif le génitif possessif (2). Apôllonios emploie de même èV.o, I 1032, II la forme é.oû fournie 384, par en -ou peut ont 6, III 1065, etc On par des variantes la Théogonie d'Hésiode au vers rapde Zéno-

parfois proche dote en B 239, Mais

ï

ce génitif D'autres explications

corrigeait serait à O-EW/TÉOce que TEÔÇ est à o-ôç, et déjà enTEEto. La forme sur seo, serait à êo. — Enfin, d'autre part ce que éoC, reposant oroû en quoi se confondent on a pu penser que, d'après l'attique les formes forme supposer Quelle blable rection de pronom et d'adjectif, la .les aèdes ont utilisé TEOÏO comme dans ce cas il faudrait d'adjectif pronom: au vers 37 une origine doit être tardive. préférée? par TEEIO, qui de quantité solution La moins vraisemune cor-

sur èeo (cf. reposer été tentées pour TEOTO. Heyne

401. — IÉ-, SO~Ï).

explication semble être la seconde, et suppose

nécessite de type

une alternance pas de

La linguistique logiquement

n'apporte la forme

décisive,

archaïque. mais philorare, que les

et attestée étrange, Alexandrins ont athétisé.

comme apparaît dans un développement

extrêmement suspect

(1) Voir Revue des Et. gr..^ XLV, p. 122. Grieckische Grammatik, (2) Voir Brugmann-Thumb, citée.

p. 483, et la bibliographie

286

:;*.;.:'_•

P- CHANTRAINH

les vers 1-52 du chant 0;, un certain nombre de vers ont donc' été condamnés Ils faussent le par les anciens (!)• mouvement et pour la forme (formule et génitif odysséenne TEOÏO)ils paraissent sujets à caution. Des développements superflus ou gauches ont pu s'introduire dans un chant relativement récent et où la tradition dénoncé ficile des flottements de trancher Il n'en est que plus difimportants. si nous devons reconnaître là de véritables étrangères introduites

Dans

c'est-à-dire des additions interpolations, dans une première rédaction.

Pour le resté, cette scène de l'assemblée des dieux, qui ne dans l'économie du poème, a joue qu'un tôle de préparation pu être combinée par le poète, avec tout le chant 0, pour le bel épisode de l'Ambassade. Elle est constituée préparer dont les unes se retrouvent tout entière de formules, ailleurs dans YIliade, les autres rendent un son un peu différent. Voici « répétés » qui ne d'abord un tableau de vers ou hémistiches posent aucun problème : 3 = A 499 ; 10, cf. A 549, B 391, O 348.; 11, cf. N 9 ; 18, cf. A 302 ; 28 = r 95 ; 28-29 = I 693694 ; 28-30, cf. I 430-432 ; 41 b-44 = N 23 b-26 ; 45 '== E 366 ; 46 =.E769; 49 a = E 368, 775, etc.; 50, cf. E 776.

d'être étudiés, passages méritent forme/ soit pour les idées qu'ils expriment. Le premier vers annonce le lever du jour :
'Hwç

D'autres

soit

pour

leur

IJLÈVxpoxÔTtETtXoç ÈXISVKTO TOxauv EV alav...

Il est notable que cette formule ne se retrouve qu'au début du chant T, partiellement, et entièrement au vers 695 du chant û
(1) Nous négligeons à dessein le cas du vers 6, omis en particulier par deux papyrus et par le Venetus A. M. Bolling, op. cit., p. 18, le classe avec raison dans les interpolations postérieures à Aristarque.

SUR L'ARCHAÏSME

DES PARTIES

« RÉCENTES » DE L'ILIADE

287

(considéré traditionnel, ne plus. semblent

comme

Il s'agit là d'un vers récent). mais il ne s'observe parties que dans quelques qui On n'en peut rien dire de pas très archaïques. relativement

Au dieux

vers :

5, Zeus

s'adresse

solennellement

à l'assemblée

des

XEXXUTÉ [Aot. itàvTÉç

TE 9EOI Trâam

TE Géaivat.

Le avons divinité,

vers se retrouve affaire sur à une

en T 101 et Hymne formule traditionnelle,

à Apollon, utilisée

311.

Nous

L'archaïsme

s'adressait à l'assemblée l'Olympe, en est évident. Il apparaît dans l'aoriste

lorsqu'une des dieux. athéma-

mais plus encore dans le second tique à redoublement.XSXXUTE, hémistische au vers 20 et en 9 341) : Qsol attesté (également Tcâo-at TE 9saivai (1). Le féminin usuel de 9E6; est ri 9EÔÇ, et en éolien r) 9£a. Mais singulière elle semble aucun la forme traire, féminins retrouve quité. aède ne pouvait et peut-être rituelle entrer dans en -nya. une Le créer qu'est catégorie fait que de toutes pièces 9Éaiva. Au conarchaïque de

indo-européens dans YHymne Mais

à Apollon ne il en confirme le caractère

préjuge religieux.

se l'expression rien de son anti-

à la fois la forme Un problème plus complexe, qui concerne et les idées exprimées, se trouve posé par les vers 12 à 16, où Zeus menace de jeter les récalcitrants dans le Tartare :/
où xoreà XÔTJAOV ÈXEÛTET(XI OuXup.TO)v8s, ' ., IXwv ptdito eiç TàpTapov r) fjuv rispÔEVTa ûirô yOovoç £<m pépEQpov TTJXÊ pàX', rtyi [3à9i.TTov . . .«X'/iyEiç '.

Revve de Philologie, LVII1, p. 291. On remarquera (1) Voir Chantraine-Meillet, et risque d'être emprunté. Dans ce cas 8é»tva que 6EÔ; n'a pas d'étymologie être l'arran-gement ». pourrait (d'après Bsajtoiva, etc.) d'un mot « préhellénique De toute façon le féminin remonterait à une très haute antiquité.

288

P.

CHANTRAUSE

.-. Ev9a at,87).pEiai,,TE TtûXai xal %àXx£OÇ OÙ86ç, TÔITIÎOV EVEpO' 'A'ISEU) ô'uov oupavôç ECTT'àito yatriç. une cosmogonie Le texte supposent particulière. mêle et superpose deux conceptions de dates difféhomérique rentes : celle de l'Hadès, des Olympiens, et, par qui est l'enfer Ces dessous, ciel celle se trouve du Tartare, situé loin dé la terre. aussi loin sous l'Hadès très Le Tartare est une que le vieille vers

de Zeus. de la primauté conception, archaïque déjà au temps à un faisceau Elle se rattache de mythes à l'Olympe antérieurs et évoque le règne d'Ouranos, les homérique qui a précipité lors de la première antérieure à celle des Titans gigantomachie (voir Olympiens Dans Y Iliade, que rarement. controns une le même chant, Orph. 97, 100). fragm., du Tartare ou des Titans premiers au châtiment : werçai n'est

l'image Outre ces

allusion

évoquée vers du chant 0, nous rendes Titans plus loin dans

478 et suivants

vairiç

oùo' E'Î XE Ta vevaTa raipa9' xal TTOVTOI.O 'IàuETÔç TE Kpôvo; TE ïv'

rJfJiEvot. oûV aùy^ç 'ïrcEpîovoç 'HEXIOIO TÉpitovT' OUT' àvëf/.ota-t., [3a9ùç Si TE TàpTapoç àjJLCotç. De sont une même traitées mention S 279 dans dans la un Aiôç àTTà-rri, où ton jetés .... tout des scènes l'Olympe se trouve encore : sur

des Titans

particulier, dans le Tartare

9soùç 8' OVÔJXTIVEV aTtavTaç TOÙÇuuoTaoTaoiouç, oï T'-TrivEï xaXsovTat.

à propos de ces vers que Pausanias observe, VIII, 37, 5 : Tirâvaç 8È upÙTOç èç -icoîriatv Èa-/]yayev "Ojjiripoç Qeoùç EÏvat a-ipâç UTTO TÛ xaXoupiÉvtj) TapTapt) xal l'art-v sv "Hpaç opxw Ta émn,. Il est fait mention des Titans et du Cronos en E 898, et particulièrement de l'exil àuàTri en S 200-205 (où il est parlé la terre), en O 224-225. Le poète semble ne ces thèmes essentiels, de qui. plongent grecque. dans lointaines Nous souterrain de séjour dans le thème de la Atô^ de Cronos sous sur pas insister les plus les origines entrevoyons les

C'est

la...mythologie

SDR L'ARCHAÏSME

DES PARTIES

« RÉCENTES » DE L'iLIADE

'289

raisons

né s'attarde homérique : c'est la religion d'une les mythes effrayants pas à développer est conçu à l'image de la cour société déjà policée et l'Olympe de cette attitude. La religion ont rivalités qui mycénien (1). Les grandes déchiré le monde des dieux sont oubliées. Dans l'oetivre d'art notre Iliade, et très humaine très élaborée que constitue d'un roitelet pas, sont rejetés dans UpoV Xôyot, que l'on n'ignore l'ombre (2). Nous pouvons déceler dans le poème quelques traits de ces mythes archaïques. Mais il est saisissant que, dans un passage récent comme cette assemblée des dieux au chant VIII, certains, traditions des échos de lointaines nous percevions religieuses. Du point de vue du style, ces vers 12-16 sont bâtis au moyen hors de YIliade et de Y Odyssée. de formules qui se retrouvent Aux vers 12 et 13 répond, dans Y Hymne et 256, le passage suivant :
sTtel Ta^a pL(|iw yàp vwv Siowôu.£9a a-E Xaëwv ou xarà

à Hermès,

vers 255

xétr[/.ov rjEpÔEVTa.

Èç TâpTapov

d'Hésiode (3) apparaît Le rapport avec la Titanomachie plus clairement encore. Il n'y a rien à tirer de la fin du vers 13. TâpTapov rjEpÔEVTa,qui se lit dans Y Hymne à Hermès, et pluvv. 721, 723 b, au génitif sieurs fois dans la Théogonie, On conçoit vv. 736, 807, n'est qu'une banale formule métrique. que le Tartare, comme l'Hadès, soit dit brumeux. Le vers 15, Ev9a o-t8rjpsi.a£TEituXai xal yàXxEOç ouSôç... les vers 732 et 733 de là Théogonie : vaguement . . .
^aXxEÎaç.

évoque

9upaç 8' ÊTté9r,xs HoTEiStôv
i . . .

et surtout

le vers 811 :
È'v9a ji.app.âpEaî TE TOjXai xal vâXxEOç oùSôç...

(1) Voir Nilsson, The Mycenaean origin of Greek mythology, p. 238. (2) L'effort de la religion grecque et de la poésie homérique pour écarter des traditions qui semblent barbares est mis en lumière par Murray, Four stages of Greek religion, p. 57, et The rise of Greek epic, p. 268. Voir aussi Wilamo-witz, Die Ilias und Homer, p. 317. (3) Théogonie, vers 720 et suivants.

290

P.

CHANTRAINE

!

;

<

Enfin

le vers

16 : È(IT' ârcô'vàir(ç...

TOffffov £V£o9" 'AÎSEW OITOV oupavô; fait penser au vers 720 de la Théogonie

TÔao-ov I'v£p9' Imb yïjç OTOVoupavôç ÈTT' krcb yaCrjc ces diverses formules se laissent, rapports qui unissent malaisément Les critiques s'accordent à admettre préciser. de la Titanomachie chez Hésiode a subi de proque l'épisode fonds (1). En ce qui concerne particulièrement la peinture du Tartare achève ce développement, on a qui reconnu dans les vers 736-819 un faisceau de doublets interdu texte authentique. détacher Les vers polés qui se laissent 732-733 (cf. 0 15), de même que le vers 720 (cf. 0 16), semblent à la première mais le vers 811, qui raprédaction, appartenir le mouvement et pour le fond le vers 0 15, se pelle pour trouve vers d'un inséré d'une dans un couplet secondaire, formé des premiers 736-739) gardant les vers et les — précédente (807-810 d'Hésiode sur les Cent-Bras 725-735). la relation remaniements Les

interpolation doublet des vers

portes du Tartare Il faut d'autre chant

cf. (811-819, part définir

qui

unit

du

0 avec le passage de la Théogonie : Wilamowitz, tranche autoritaire, que le développement homérique rieur à Hésiode essentiellement sur (2). Il s'appuie le vers 0 16 : TÔITTOV EVEpB' 'AI8EG> OITOVoùpavôç semble Théogonie On renchérir 720 sur le vers hésiodique SOT' &irà yauiç :

toujours est postéle fait que

.

T6<XO-OV a È'vEp9' UTO y/jç OITOV oûpavôç S<TT' wi yaiviç. d'ailleurs que la d'un style formule meilleur est plus homérique que le vers d'Hésiode

notera

et peut-être expressive (avec la reprise yrjç, yalriç).

(1) Voir en dernier nettes de M. Mazon (2) Die p. 23. llias und

F'. Jacoby, les indications Theogonia, p. 19, et surtout dans YHésiode de la collection Bndé, pp. 14, 58, 59, 61. de M. Jacoby, Homer, p. 57 ; c'est aussi l'opinion Theogonia,

lieu

SCR L'ARCHAÏSME

DES PARTIES

« RÉCENTES » DE L'ILIADE

291

Mais il faut prendre

garde que le vers 811 :
TE itûXat.
\

é'v9a 8È [jLappàpEa'l

xal

%àXx£Oç ouSôç...

qui pourrait

aussi avoir

servi de modèle

" au vers 0 15 :
. . . .....

"' .,';

Iv9a triSripEiaî TE itûXai xal yâXxEOç oùSoç... (1),, .. se trouve

.

dans un passage manifestement interpolé; impliqué de la ThéoLe passage du chant 0 dépendrait non seulement telle qu'elle mais de la Théogonie interpolée gonie d'Hésiode, nous est parvenue (2). et est indémontrable En réalité, lhypothèse de Wilamowitz il a le tort de raisonner comme si l'un des deux morceaux avait nécessairement Il existait ditionnelles, la Théogonie servi de modèle à l'autre. du Tartare bien antérieures Rien n'est moins de formules sûr. trasur le thème un trésor

à la composition du chant 0, de à Hermès. Des poètes y ont, puisé et de XHymne et ont combiné les formules , indépendamment. et présente ces observations La langue du passage confirme Le génitif ionien 'AIIOÊWen 0 16 se trouve devant voyelle, si bien qu'il est possible de restituer la vieille forme éolienne 'Aîoa'(o) (3). Mais il de rencontrer dans ce développement est surtout remarquable les traits anciens un des archaïsmes 14) le mot âépEÔpov, qui constitue de la langue épique. 11 est bâti sur la racine authentiques (vers dissyllabique qui a donné en grec j3têpa>erx<i),3opa, S^jxo-êôpoç, | etc., en sanskrit etc., en latin uoràrè, etc. Le terme -gara, : signifie « gouffre », mais il est d'abord senti comme religieux
sont qualifiées de (1) 11 est; notable que chez Homère les portes du Tartare au lieu de jjiapjjixpeai, plus banal, du corpus hésiodique. On conçoit que arpent, les portes du Tartare soient fabriquées d'un métal renommé pour sa,dureté et peut-être assez rare (voir sur les portes de fer du Tartare Waser, dans Roscher, Sur l'impossibilité d'utiliser la mention du fer pour Lexieon, s. u. Tartaros). caractériser un passage de Vlliade comme récent, voir Nilsson, Homer and Mycenae, p. 139. (2) Voir déjà sur ce point l'article de Shewan, Classical Phil., VI, p. 43. (3) Voir Van Leeuwen, Enchiridium, p. 193. Mais il reste des exemples, irréductibles de génitifs en -EW. Sur ce point comme sur d'autres, il semble que les aèdes disposaient de doublets, l'un plus archaïque, l'autre plus récent, et de valeur métrique différente.

de la diction

traditionnelle.

292

P. CHANTRAINE

le est employé deux fois chez Homère, ici pour désigner a de Scylla. — L'attique Tartare, en ^ 94 à propos de l'antre le gouffre où, à Athènes, (3àpa9pov qui dénomme en particulier les criminels étaient précipités VII, 133 ; Aristo(Hérodote, phane, Nuées, 1450, etc.). La forme attique présente deux a il (type de GàvaTo?, xà^aToç, etc.). Il existe un vocalisme caractérisé par un s dans les deux syllabes, le premier repréle second la voyelle alternante sentant un e indo-européen, », indo-européen *gwerd , grec ospE-, C'est cette forme que supbrefs Çè'pEBpov,où le Sép£9pov et l'arcadien pose la glose d'Hésychios VIII, Ç est une graphie dialectale pour o, cité par Strabon, normal des 8, 4. L'opposition SÉ-/j3a- répond au traitement L'homélabio-vêlaires dans les dialectes autres que l'éolien. labial de la labio-vélairé rique [3Épe9pov, avec le traitement au certainement un éolisme, qui appartient s, constitue fonds le plus ancien du vocabulaire épique (1). Or cette formé attestée dans un passage de composition se trouve précisément devant mais qui, pour la forme et pour le fond, récente, comme agencé avec des formules traditionnelles. apparaît

La fin de l'épisode, pour être moins typique, n'en appelle du même ordre. Zéus monte pas moins quelques remarques le dans son char et part pour l'Ida troyen, d'où il contemple Voici d'abord le départ du dieu : champ de bataille. b-44 = Î41N
<dXU7C£Ta, ^pUO-EIJjCTlV È9EÏpr^!TlV X0|».ÔtOVTE,

93

h 9fi

^puerôv

8'auTO?

È'ouvé TtEpl ^po't,

yévto

8't.[Aâcr9XTiv

du terme est encore marqué par le suffixe -Bpov qui se lit (1) L'archaïsme dans des mots religieux comme 5iiJ6pov,TÉp9pov: voir Chaiitraine, Formation des noms, p. 373. — Bépe6pov est repris par Phérécyde, fr. 51 b (Jacoby) et par Théophrasté, Hist. PI., III, 1, 2 ; V, 4, 6. On ne' sait que faire de la forme fJéBpov = péoeOpov,que VEtymologicum et à Cratès. Magnum attribue à Euphorion

SDR L'ARCHAÏSME ypuo-strjv Mào-riiev

DES PARTIES

« RÉCENTES » DE L'iLIADE

293

44 b, cf. û 322 SUTUXTOV, loù 8' iTîEërjTETO Stoepou. S' sXàav • TW S' oùx «SXOVT' ÈraTÉa-9riv 45 = E 366,

cf. E 768
p.Ea-ariyù<; yaîrjç TE xal oupavoû âffTepÔEVTOç. 46 = E 769

le départ Il apparaît que l'aède traite un thème traditionnel, d'une divinité dans son char (1). Les vers 41-44 sont également de l'armure, du fouet utilisés en N 23-26. L'or des crinières, rehausse ce développement qui peint la vie des dieux. Les deux derniers lement vers, qui décrivent formulaires. l'élan des chevaux, sont éga^

Pour la langue, ces quelques vers contiennent archaïsmes. La fin du vers 45 admet la scansion

de véritables et la graphie de à(f)ÉxovTs,

oùx àÉxovTE itsTéo-G-nv,es deux premières, voyelles l n'étant à pas contractées (2). On attachera plus d'importance l'aoriste athématique yivTo « il a saisi », qu'offre le vers 43 et qui ne s'observe dans Ylliade qu'un petit nombre de fois (0 43 = N 25 ; — N 241 ; S 476 ; S 477). On en rapproche deux gloses : uyysj*oç • o-uXXaërj et surtout : àuôyEp.E • â^sXxE, d'Hésychios Kûïtpi.01.. Le mot semble se ranger à côté des quelques autres à la couche la plus anarcadiens termes qui appartiennent cienne du vocabulaire formes, dans normalement D'autres homérique qui ne sont le dialecte (3). pas archaïques, s'emploient épique. Rien de choquant dans

le génitif loû au vers les aèdes disposaient -ot.o, ^oo, thématique est -ou, mais elle est

44. A l'époque où Ylliade a été composée, de trois formes de génitif dans la flexion -ou. De ces trois formes, dans le dialecte sans qu'il la plus épique récente et se lit de la

intégrée" même dans les parties anciennes, : corriger
1 137 vrja (f)àXtç ^pua-où xat

soit possible

^aXxoû

vrjrjffào^M

(1) Sur ce thème, voir W. Arend, Die typischen Szenen bei Homer, p. 86. voir (2) Cette scansion est partout possible dans les poèmes homériques, Monro, Homeric Grammar*, p. 353. (3) C'est le cas de âva!;, aîia, etc.. ; voir Meillet, -Aperçu?, p. 175, Nilsson, Homer and Mycenae, p. 175 et la bibliographie citée.

294

i». CHANTRAINE

1 XaXxoû peut pas modifiable correction se retrouve

yaXxôo, mais ypo<roû n'est (1). La forme du possessif 'éoû s'observe, sans du vers 34 possible, en M 403, Q 755. La formule en N 26 et en Q 322.

recouvrir

un

ancien

Tout se passe comme si le poète disposait de formes diverses, les unes anciennes et transmises par le dialecte traditionnel, les autres plus récentes, mais qu'il a le droit de faire entrer dans le vers, (2). et dont il se sert suivant les exigences de la métrique

couplet (47-52) dépeint d'où il contemple le champ de bataille

Le

dernier

Zeus :

arrivé

sur

l'Ida,

"ISYIV8' "xavêv TioXuTOSaxajjir|T£pa Q-^pc»>vil TE (âwiAÔç 9^^!.?. Tàpyapov, ev9a Se ol TÉJAEVO;
"EvQ' wrrouç 'ésTrps Xûcxai; ÊÇ oy^éuv,

= Hym. Aphr. 68; S 283, 0 151 48 cf. W 148,9 363
E 368, El 369, N 775 776 35

TE 9EWV TE 49 a = Ttar/ip ivSpwv 50 cf. xaTa 8' Tissa TIOXXÔV E^EUE. ' ' : 51 b = 52

AUTO; 8' sv xoputo^in xa9É^ETO XÔSEÏ yaîcov EÎa-opôcov Tpwcov TE TcoXt,v xal vriaç 'Ay^atwv

A 405,

A 81

== A 82

relèvent sans doute de Les vers 47 et 48, tout formulaires, vieilles traditions La mention du Gargaros et du religieuses. à des données sanctuaire sur l'Ida a toute chance de remonter d'un culte asiatique rendu au ZEÙ; s'agirait 'Ioâlo;, que l'on a voulu opposer au Zeus olympien (3). Nous avons encore affaire ici à des formules archaïques, bien antéauthentiques : il rieures à la date où les vers ont été introduits dans le poème.

(1) Autres exemples en A 249, A 532, a 55, etc. (2) Ce n'est pas ici le lieu de discuter le duel èxuTtéxa en 8 42. La forme risque d'un ancien Jmraétai. Mais cette altération posd'être un atticisme, arrangement du poème serait un atticisme de la tradition térieure à la composition (v. zu Homer, p. 55). Sprachliche Unlersuchungen Wackernagel, (3) Le râpyapoç est nommé en e 48, S 292,'S 352, O 152, le Zcùç 'IBaïo? en r 276 320, n 604, X 171, a 296, 308-, voir aussi Caue'r, Grundfragen 3, p. 244.

SDR

L'ARCHAÏSME

DES

PARTIES

« RÉCENTES

»

DE

L'iLlADE

295

de l'Ida, |r/iTÉpa Qrjptôv, évoque l'écho formulaire Le qualificatif et cette épithète d'une monde vieilles conceptions religieuses et en Crète tagne sacrée, dont le nom attesté en Asie-Mineure se dénonce comme « préhèllénique », fait penser à là TOTvta Qrjowv et à un culte dont le caractère « égéen » est universellement reconnu-.

ont préciSi l'on excepte deux passages que lés Alexandrins sémeùf suspectés, l'analyse aura fait sentir d'abord que cette sans rien qui scène sur l'Olympe constitue un tout cohérent, style ou de la pensée. L'étude choque dans le mouvement:du que les éléments qui ont servi à la bâtir préElle est constisentent un caractère véritablement archaïque. tuée dans une large mesure de formules rédigées dans la langue de détail montre de l'épopée (1). Là où les formules dans Ylliade, de ce que nous lisons habituellement diffèrent elles semblent remonter à des traditions plus anciennes encore: du Tartare La description évoque des légendes « préolymtraditionnelle et archaïsante de Zeus sur l'Ida fait penser à des cultes piennes » ; le'tableau dans la plus lointaine et à des thèmes religieux qui plongent un mot rare, Dans la langue, si nous rencontrons antiquité. c'est Yhapax j3ép£9pov, terme éolien et religieux qui constitue rituel ou un vocable une des curiosités du dialecte épique, comme Ce développement, 9Éaiva, ou yÉvTo qui est arcadien. aux premiers de YAmbassade relier l'épisode pour rédigé du poème, comme dans la composition chants, peut apparaître, bâti avec Il est pourtant ou secondaire. un élément postérieur des formules archaïques que le poète a combinées. Ces observations rejoignent sur l'antiquité du Catalogue, Iliade et que certaines sources
(1) Dans la métrique, par exemple,

celles que M. Allen plus récent encore ne. donnent
le digamma n'est

a proposées dans notre sont

pas (2). Elles
jamais négligé

: (f;É?:oç

(v. 8), (/)£pTo(v. 9), (f)EÎ8sTe (v. 18), (fjepiicraou (v. 23), (f)ot (v. 48). de la grande d'Allen en B 494. édition (2) Voir l'apparat

296'

JP. CHANTRAINE

confirmées

de M. Nilsson sur l'archéologie par les conclusions fact is that theMyce(1) : «The most bewildering homérique naean éléments are not distributed according to the âge of the stràta in the poems. The graphie description of Hector's bodyshield is found in thesixth book of the Iliad and that pf Nestor's and that of Hector's cup in the eleventh spear in the sixth and eighth ; ail thèse book are reasonably thoughtto b'e late. And the description of the boars' tusks helmet is found in » the Doloneia wich is a notorious addition. la linguistique et l'archéologie nous orientent La philologie, vers la même conclusion. II. faut distinguer entre le moment où un développement a été introduit dans le poème et la tradition archaïque qu'il représente. Le caractère secondaire d'un des éléments passage n'autorise pas à préjuger de l'antiquité qui s'y trouvent impliqués. P. GHANTRAINE.
(1) Homer and Mycenae, p. 159; les divers passages auxquels il est fait allusion sont discutés dans le même ouvrage, pp. 137 et suivantes. Le cas le plus de cuir, orné de dents de sanglier,' suggestif est celui du casque de Mérionès,,fait dans la Dolonie, K 261 et suiv.

LA

RYTHMIQUE

DANS LA POÉSIE (1)

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

Le tion

problème de savoir

de la rythmique la quesancienne, c'est-à-dire et de la scansion si, à côté de la prosodie fondées sur ce qu'on appelle l'accent perdue de la versifi-

métrique

traditionnelles

musical, il n'y avait pas dans la mélopée tel que l'accation grecque quelque autre élément mélodique des langues modernes, ce problème n'est pas cent d'intensité où fois. Dès l'époque alexandrine, posé ici pour la première de toute valeur musicale était l'ancienne poésie dépourvue et de lecture (2), il y eut simple objet de déclamation des érudits pour soupçonner dans les règles de la prosodie le manque de cet élément, sans lequel ne sont possibles ni poésie du poésie. Mais la prononciation lyrique, ni même simplement devenue grec ancien avait langue elle-même, tuation, qui subit tiques et constitue, de parallèle avec la cependant éprouvé, de profondes modifications. Quant à l'accendirectement l'effet des changements phonépour ainsi dire, le baromètre des altérations

faites a l'Académie d'Athènes (8 juin 1933) et (1) Extrait de communications au Club des Gens de science d'Athènes (4 juin 1932 et 17-24 mai 1933. Voir sur la première en date, A. P., REG, XLVl, 1933, p. 361). Cette dernière communication fut suivie de l'exécution chorale des deux péans delphiques, de l'épitaphe de Tralles, etc. avec accompagnement de harpe et de flûte. de M. A. Puech dans son édition de Pindare, (2) Voir l'introduction p. xxiv et suiv., et les Prolegomena de M. Schroeder, Pindari editio major, Carmina, p. 11.
REG, XLVI1, I»3i, n» 2Ï2. 20

298 vocales

P.

DOUTZABIS

au cours de l'évolution d'une langue, elle accomplies eut la mésaventure d'être considérée par les grammairiens alexandrins comme quelque chose d'immuable à travers les » lois de stabid' « éternelles siècles, de sorte qu'ils établirent lisation des syllabes déterminées des mots (règles valables tout au plus pour le parler de leur temps et de leur milieu) et qu'ils accentuèrent en conséquence les textes à commencer les poèmes anciens, par les plus antiques, d'Homère ! Cela dit, nous pouvons poser le problème de la rythmique ancienne d'une façon plus concrète. La lecture rythmique et la morceaux suivaient-elles la mélopée des anciens poétiques et prosodie métrique ayant pour base les syllabes longues les grammairiens brèves, telle que l'imaginèrent d'Alexandrie, ou bien procédaient-elles suivant l'arrangement des accents du et dans vers, ainsi que cela se passe dans la musique byzantine la poésie des peuples de l'Europe moderne, y compris la poésie une emphase et une Autrement dit, y avait-il néo-hellénique? intensité distinctives dans l'émission des divers sons, ou bien n'était-ce que la hauteur l'élément musicale qui en constituait de la question, et pour me l'historique complet la renaissance borner aux siècles qui marquent des études lintrois esprits originaux je citerai ayant émis l'opiguistiques, et nion que, dans la poésie classique, c'est l'accent d'intensité non pas la scansion métrique, qui régissait la mélodie. Le premier est l'auteur allemand Heinrich Faber (xviB s.). Il dirigea comme recteur les hautes écoles de Naumbourg et sur la et a laissé deux principaux Brunswick, ouvrages théorie de la musique, musicae pro intitulés : Compendium et Ad Musicàm practicam etc. Il est introductio, incipientibus, de lo. Reiske, éditeur, allemand par le philologue entre autres, de Denys d'Halicarnasse. Dans une annotation du traité de l'auteur intitulé De compositione verborum, grec mentionné chap. XVII (édit. 1775, p. 104), Reiske souscrit'volontiers à mélodique? Sans faire des accents sur

LA

RYTHMIQUE

DANS

LA

POÉSIE

ET

LA

MUSIQUE

DES

GKECS

ANCIENS

299

de Faber qui, relatant la phrase suivante de Denys l'opinion « TÔ S' aÙTÔ xaXw TO)8a xal pu9p.6v » (1), la commente en ces termes : « Dicam falli eos et in iis Haticarnasseum, qui existimant rythmum et pedes idem esse, ut constat ex Longino § 39 ubi dicit, rythmos dactylicos esse d>ri»wpia et TÎJ TOXEI, etc. q-uum dactyli non sint (2). Videlicet longe alia res est [/iTpov, » nascitur. ex pronunciatione longe alià pu9[Ao;, qui plerumque Le second, le littérateur en italien Ant. Scoppa, réfugié France et auteur de deux ouvrages remarquables : Vrais prinde l'esprit rude au-dessus du p initial de ce mot n'est pas for(1) L'omission tuite. C'est méditation arrivé à cette résolution, après une longue que je suis téméraire si l'on veut, de supprimer, ce signe d'esprit au-dessus pour ma part, du p; ce qui, du reste, Voici mes raisons: les spécialistes n'engage personne. — ainsi.qu'il en la matière savent bien qu'il est s'agit là, non pas d'un esprit alexandrins par les grammairiens de même que pour les mots commençant de la réalité d'Alexandrie que les érudits les consonnes, parmi et même aux nasales. scientifique à remets qui a tandis. établi — mais amui, qui s'était digamma Et c'est à rencontre par une voyelle. ont doté d'esprit le p, seulement appliquer de cette la même sorte règle au X, du

auraient dû qu'ils Je m'excuse de contrevenir

j'avance nous a conservé

mots ppûm.et de (F)pé<i>. Ilésychius vis-à-vis àvd6Xusi{ parles de ce genre. pas mal d'exemples me signaler M. A. Puech a bien voulu (2) Au cours d'une lettre, incidemment, du « Traité du sublime » aurait besoin d'un examen que cette phrase de l'auteur du texte m'a en effet persuadé entière détaillé. L'étude attentive que la phrase « TOÙTO TO <J/Ti»tffn.a TÔV TÔTE x^ itôXei icEpmiivca de Démosthène, xfvSuvov -icapsXôeîv sicoCïiaev iixitsp une importance VÉ»O<; », que cite Longin (ou bien la compréhension capitale pour « SXov TE yàp èirl TÛV SaxTuXwûv dans l'antiquité. Par cette autre etpï|Tai phrase un bas qu'il ne s'agit ici nullement de pL.6jj.uv », l'auteur spécifie peu plus dans toute mètres Comme on ne trouve la dactyles daetyliques. métriques « TOOTO TÔ, TÔV TÔTE » ; par les mots les SOMTUAWOI phrase que conséquent, à l'accentuation pu8|io£ se rapportent particulière « dactylique ». Pour s'en convaincre, il suffira de dresser un entre les « rythmé musical KàTvAio des mots caractérisée de comme l'anonyme, de la vraie peu notion a importe), du rythme

plus est donné

jusqu'ici. prévalu tard la démonstration.

à la conception C'est une conviction dont je personnelle Un exemple de ce que caractéristique

schémas du 2<= Prélude rythmiques » par l'auteur de la présente étude ci-après, au chapitre de Démosthène : »), et ceux des mots de la phrase — iteià so. — 'fâ Mou ta Aa — aûv npoxà — flayÉTi — TOU; ydve
TÔV TÔTE

parallèle à la Muse

correspondance trouvera (que l'on « Argument

— —

etc. AI^XIE
i|'fy,"I!J-a

[IUSTOSÔ —
TOOTO TO

etc.

TtapeXOEÏv

TA

itôiet

xfvSuvov ênoi'^CTSV

TïSpiuTivTa
tJTTtêp V£'f 0{

300

P.

D0UTZAH1S

cipes de la versification (Paris, 1811) et Beautés poétiques de toutes les langues (1816), s'exprime comme suit : « Les vers avoir d'autre mélodie que et ne pouvaient anciens n'avaient celle qui est, comme celle des vers modernes, produite par les » (cité par B. Jullien , Thèses supplémentaires accents. de et de Musique anciennes, Paris, 1861, p. 159). Métrique Le troisième A la page 142 est l'auteur français B. Jullien. le titre, il dit à son tour ce du traité dont je viens d'indiquer qui suit : « La métrique est la science des mètres; elle s'occupe des syllabes en tant qu'elles sont prosodiquement spécialement dans des pieds déterminés longues ou brèves, qu'elles entrent et peuvent ensuite former des vers. Cette science nous est très familière.... parce que la quantité prosodique des syllabes, étant de sa nature conventionnelle que réelle, est restée ce plutôt qu'elle était, depuis que le grec et le latin ne sont plus, quand on les prononce, que des langages de convention. La rythmique, au contraire, nous est presque inconnue, ou plutôt elle est négligée ou oubliée, parce que le rythme étant le réel de la des langues a dû disparaître en même temps prononciation qu'elles ont cessé d'être parlées ». Jullien nette. Le grec pose ainsi la question d'une manière ancien ne fut pas sans subir l'influence du temps en ce qui concerne la prononciation, c'est-à-dire dans sa structure phonétique, et dans le rythme, qui constitue l'élément mélodique dans la coordination des mots. Cette altération s'était déjà en partie à l'époque alexandrine. Les érudits accomplie et scholiastes, tels que grammairiens, philologues de Byzance, Aristarque, les deux ApolZénodote, Aristophane à l'édition des lonius, Dyscole et Didyme, etc., en procédant anciens textes grecs à l'aide des signes d'accentuation inventés ne faisaient que transposer et appliquer inconspar eux-mêmes, d'Alexandrie, ciemment lué de leur langue, le rythme temps pour du parler relativement prédominant et de leur milieu à un état antérieur valables des lois évode la et

rythmiques

lequel étaient différentes.

phonétiques

LA RÏTHMIQUE

DANS LA POÉSIE ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

301

Nous ne voulons pas examiner ici la question de savoir jusqu'à quel point la prosodie du vers différait de celle de l'a prose, bien que pour nous cette diffémême à la période classique, rence, suffira s'il y en avait, dût être insignifiante. suivant L'exemple à mettre en relief les transpositions d'accents qui ont aux altérations lieu au sein d'une langue parallèlement phonétiques des mots, et permettra de saisir les raisons de la méprise des grammairiens alexandrins. Je prends le mot ^pûo-oç, figu-

rant au premier vers de la 1" strophe de l'ode I dans les OlymLe mot était au début, sans aucun doute, piques de Pindare. du rythme trochaïque. Il portait par conséquent l'accent sur la pénultième : ypûo-oç. Un mot dissyllabe de forme trochaïque, une voyelle longue, c'est-à-dire ayant à la pénultième porte à moins qu'il ne nécessairement l'accent sur cette syllabe, s'agisse d'un adjectif. La transcription du mot par l'alphabet conventionnel dans la linguistique internationale serait la suivante Dans ce composé de la diphtongue en usage : khrûsos.

de phonèmes la voyelle u (u grec) a la valeur française ou. Ceci dit, nous pouvons considérer un groupe de consonnes initial tel que khr-en rapport intime avec la voyelle qui le suit et dont il emprunte le caractère vocal. Conformément à ce principe, si l'on suppose la prononciation dé la voyelle période déterminée commence à s'adoucir, pour passer de la valeur ou à celle de la voyelle française u (ù allemand), le fait comportera nécesdu groupe initial, sairement un affaiblissement qui perdra en partie de sa rudesse, sur laquelle s'appuyait labe. Celui-ci descendra donc tout de suite sur l'échelle de la gamme de la sylde quelques notes l'accent qu'en une en question

le centre et, à un moment donné, de gravité phonétique passera, à la syllabe suivante restée plus ouverte : khrusôs. Il va sans dire qu'une plus grande fermeture de la première syllabe rendrait manifestement la syllabe du mot, nécessitant le passage de M à i, de l'accent sur impossible le maintien

fermée : on aura khrisôs, ainsi que le mot se prononce en grec moderne et jamais khrisos, aujourd'hui

302

P.

DOUTZARIS

Avant

de quitter

le domaine

de présenter quelques voyelles et des diphtongues

de la phonétique, je crois sur la prononciation remarques

utile des

du grec ancien. Celle des voyelles à travers les siècles à peu près la même ; a, e, i, o demeura u, il vient d'en être question quanta plus haut. Restent les deux voyelles Je suis r, et w et les diphtongues. longues arrivé à prononcer l'-q. entre les phonèmes a et s, dont il est ordinairement une variation, avec fermeture vers t; quant à o>, dans son origine, il nous suffit pour le moment plus compliqué de savoir qu'il a une prononciation plus ouverte et plus longue que celle de o, En l'important d'une voyelle enfin les diphtongues, ce qui concerne est de savoir qu'elles sont nées de la combinaison simple,

par exemple a, s, u, o, avec une de ces vieilles semi-voyelles nommées, dans le langage conventionnel de la linguistique moderne, digamma (f) et jot (J). Par consésous une double entité phonétique, quent on les considérera mais on les énoncera d'une seule émission de voix, ainsi qu'elles devaient être prononcées, j'ai des raisons de le croire, , dans la réalité. après les observations phonétiques qu'on vient de tour à tour : 1° un argument lire, j'exposerai ; 2° un historique — d'une valeur argument prosodique plutôt suggestive — ; 3° enfin, un argument musical appuyé sur de la musique grecque antique. fragments l'étude de quelques Cela dit,

I. — ARGUMENT HISTORIQUE. Nous prendrons tout d'abord un argument mais élémentaire, le témoignage d'Aristote et d'Aristide convaincant, Quintilien. de dégager Cela nous permettra mètre, rythme et ton. Dans
définition sivai Ltsv,

le véritable

sens des termes donne la

sa Rhétorique,
suivante

III,

chap.
<ryî\y.a.

vin,

1, 3, Aristote
8eï * oeï oï

: « Tô 8è

TTJÇ Xé£e»ç àicépavTOV

u.Y)Te ept.fAêTpov TKTtspàvBa^ 6è

[AÏ)T£ àppu9pi.ov. • U.Ï| [xiTpco oé àï]8è;

To Se appuôt^ov yàp xal

àyvcoTTOv

TO aTcsipov.

Ilepa'lveTat.

LA RYTHMIQUE

DANS LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

303

TtàvTa • 6 Se -où o-yjrçaaTOç T^Ç Xé^etoç ào.i9{Jioç pu9u.ôç Ècriv, àpi9[JL<5 Atô pu9[/.ov oeï syeiv TOV Xôyov, [/.érpov oè ou xal Ta [AÉTpa Tjr^Tà; • TOÛTO 8s ' l'oral. Pu9|«.ov Ss JJL7]àxpiëwç èVrat, sàv [j.ri Tcov/jpia yàp [Aisypi TOU •ç. » En établissant telle dans ce court passage une définition accidendu rythme, le philosophe avec netteté sa manidistingue dans la prose festation différente et dans la poésie. La prose avoir du rythme, doit également mais pas exact ; c'est-à-dire une cadence dont les intervalles soient déterne pas présenter Le discours en vers, minés mathématiques. par des rapports sur des a ceci de particulier, au contraire, qu'il procède Voilà un point nettement mesurés. acquis. espaces strictement la. Poétique, chap. iv, 20, la poésie, le philosophe complète Dans de parlant sa définition la naissance comme suit de :

« xaTà oeûo-iv SE OVTOÇ ÏI[ATV TOU piu.ela-9ai. xal TYJÇàpjAOVtaç xal TOÛ pu9u.oû (m yàp piTpa OTI. [jiopia TWV puO^wv sort., oeavepôv), èi àpy^ç ol TCEUJUXÔTEÇ aÙTa [/.àXiora, xaTa ^nxpôv 7tpoàyovTS<;, sysvvY)<rav upôç TY)VTTOÎTiatv Èx Ttôv aÙToa-y^eSi.ao'iJiàTwv. » Aristote le mot tpavspov, par lequel Malgré nul nous

contester ne pouvait ses contemporains parmi il est permis même a été le de croire énoncé, que son énoncé ultérieure. Je m'explique. Le point de départ de la confusion sont membres du rythme. déclare philosophe que les mètres alternance les mètres se distinguent par cette part, des syllabes ou brèves que artificielle prosodiquement longues dans les pieds cette alternance l'on appelle thesis et arsis. Donc, nous parle même ! Mais Aristote serait le rythme métriques D'autre des mètres, ments tielle comme sont éléen tant qu'ils du rythme, parties essenest la caractéristique Or, l'harmonie établi il est suffisamment Par ce qui précède, de la décadence du philosophe qui voudrait de hellénique ont inverti en en l'interprétant Stagire, eux-mêmes que les rythmes et suinés du

indique que le principe

mélodiques. du rythme.

que les métriciens fait la définition

dans un sens inverse, fussent

des parties du mètre. vant l'affirmation authentique Voilà un deuxième rythme.

Tandis

que dans la réalité, sont ceux-ci d'Aristote, vérifié.

point

.'J04 Ailleurs lèle entre {Rhétorique, rhétorique

P. DOUTZARIS un paralchap. i, 20), établissant et poésie, Aristote conclut : « A-^Xov oSv OTI è(m TO TOWUTOV (SYJX. TÔ Tcepl T/IV uTOXpiq-iv) III, "Eart.

xal rapl T-rçv pïiToptx^v •... ôo-rap xal Tcepl TY|VTO)17ITI,X7)V

8' auTYj pièv (y\ Lmôy.piaiç) sv TÇ cpwv^j TTWÇ aurç Sel jrpTJo^a; uoô; É'xaa-TovTtàOoç, olov TCOTE uEyàXij, xal TCOTE [xtxp^. xal TCOTE pia-ri, xal TCMÇTO^.; TOVOIÇ : olov o^sta xal (3ape£a xal pi<rr|, xal puQjjicL; TWI rcpôç ÉWarov (SY|X. Tcà9oç). Tpîa (SYJX. ol pYJTopEç) yàp È<m Tcepl (5v CTXOTCOIÎITI. âpjxovia, pu9p.6ç. » Pour dans l'accent qui aurait l'ancienne un doute, quant hellénique et TaÛTa S' sorî [AÉye9o;, sens du rythme à ses affinités avec

au véritable

autrement dit le ton, qui musical, (non rien dans l'occurrence, ne signifie mais purement et simplement l'accent d'intensité tel l'entendons que nous aujourd'hui), du passage ci-dessus les épithètes de la voix d'une j'extrais du ton. part, et, de l'autre, mieux : ressortir la portée
j/.syaÂT[) oijela

prosodie pas l'accent

Une

disposition

parallèle

en

fera

Luxpa Sapela -

r^oTfl u-éo-in

Ce n'est entre la

l'intensité l'élévation

point par hasard qu'Aristote voix et le ton (1). L'amplitude de la passion qui la provoque, de l'accent,

fait de

ici la

coïncide

parallèle voix, suivant souvent avec est confirmé où, suivant comme unité éd. Gais-

le

Quintilien par Aristide la vieille école de musique de temps ford, lèle 1810, la syllabe p. 188). brève

sa hauteur. Ceci qui marque dans son Traité de musique, hellénique, il prend

('Ey/siplSiov d'Héphestion, L'auteur établit dans ce passage entre les valeurs du son point il n'entend

mathématique par

un paralet celles du ton. brève,

Toutefois,

le mot

son,

la syllabe

(1) Ce dernier argument tend à prouver la coexistence de l'accent d'intensité à côté de l'accent de hauteur. On ne saurait expliquer autrement pourquoi et comment Aristote et Aristide Quintilien cherchent à établir une corrélation entre la grandeur (intensité) et la hauteur, c'est-à dire la valeur quantitative et la valeur qualitative de la voix. Voir aussi Reinach, La musique du nouvel
hymne de Delphes, BCIl, 1894, p. 385 et s., et La musique grecque, p. 72.

LA

RYTHMIQUE

DANS

LA

POÉSIE

ET

LA

MUSIQUE

DES

GRECS

ANCIENS

305

mais bien de la longue, à la moitié qui équivaut soit comme unité brève, vocale, voyelle prise consonne. simple ainsi Ayant suivre Aristide mieux déterminé dans le la base de sa théorie, de

la plus petite soit comme

le (éd. Meibom,,p. comprendre 6) la correspondance établie : « Xp-rç par Aristote qui explique xal QU9[AOV xal Xsçtv, OTCWÇ av TO yàp xal p.EX(j>olav 9£wp£lT9ai TSXEIOV TTJÇ wSvïç à7t£pyà&r,Tai • -TESpi U-EV yàp p.eXw8îav, aTcXwç f\
HOlà (SGJV/i ' TlSpl 8e.pu6p.OV • Y) TaÛTTiÇ XWYJO-LÇ TC.Spl 8È T7)V XÉÇW TO

développement suivant passage

pouvons sa thèse, afin de

nous

[AÉTpov. » Et à la page 8 il ajoute : « Tr^ Se xaTa TTIV axovriv xw/J• ouv TOÛ TcoXu[i.Epoûç aetoç Et8yi ûûo, TcoXujxepéç TE xal àjAspéç Tcepl JAEV • TO SE EÏp/lTat àjAEps^ aÙTïjç xal aTcXouv Ta!uç TcpouayopEÛETa1..Tâouç 8é sari JJLOVÏI xal aràTiç -T/JÇ <po>vfïç. TaÛTTiç 3è ÊL'8Y|8ûo, àvea-f.ç TE xal È7t'lTa<7iç. "Avs<nç p.Èv ouv èuTiv,.Yivtxa av àitô o^uTÉpou.TÔTcov) sul sTOTaa-iç SE, OTav EX PapuTÉpou |/.ETajUapiÎTepov 7i cpwvri yj^p^

ëaLvîji Ttpôç o^ÛTspov. » 11 suffit de se rappeler

a distingué 1 art rhétorique qu Aristote dans la voix, dans les accents et dans les rythmes, et nous a — dit que l'orateur moins que le poète, bien entendu beaucoup — doit savoir quand il devra élever la voix, quand il fera usage de De même, il devra basse, ou de la moyenne. quand le ton aigu, ou le ton grave, ou le moyen. en Enfin, employer circonstances il aura recours aux diverses sortes du quelle suivant la qualité et l'intensité de la passion rythme, qu'il désire énumérant à son tour les divers Quintilien, exprimer. du chant, en distingue facteurs trois, qui sont dans la mélodie de la voix, ce qu l'on pourrait la qualité aussi nommer avec — dans Aristote sa grandeur, le rythme, le mouvement de la voix intervalles défiprocédant par mathématiquement dans le discours, ou plutôt dans la poésie, le nis, — enfin mètre. Si la distinction entre et mètre n'était rythme pas aussi nette et catégorique, Pénumération que fait l'auteur un bas des-parties du rythme, en multiple qu'il distingue et simple, et dont les divisions sont nommées (composé) par peu plus la voix

306

P.

DOUTZAR1S

Tao-iç (intonation), Èurexo-iç (accent aigu) et avEo-i; (accent même du rythme comme système grave), enfin sa définition de temps, se succédant dans un ordre ascendant et descendant qu'il appelle 9É<nç et àpciç, tout cela ne saurait laisser de doute que le rythme se lie directement et étroitement aux accents d'intensité. Ayant ainsi établi, suivant le témoignage irréfutable de deux théoriciens de la musique ancienne, la différence du

lui

grands mètre et du rythme et les affinités de 'ce dernier avec l'accent il n'est plus malaisé de formuler des réserves d'intensité, de l'accentuation des textes poétiques de la quant à l'exactitude littérature grecque classique, textes accentués par les philologues d'Alexandrie lois d'une manière arbitraire et conformément aux Nous appuyant parler de leur milieu. sur nous exposerons brièvefondamentale, ment quelques règles d'accentuation indispensables pour nous familiariser avec la nouvelle des vers récitation rythmique de la période qu'on peut dire préce terme afin d'en distinguer classique de la langue (j'emploie et des celle de Périclès l'époque classique par excellence, les vieux noms composés dû grec acceptent grands tragiques), composés dans les comcomme il arrive accent, moderne. 2° Dans les substantifs, noms l'accent monte ordinairement au-delà de propres et communs, la syllabe finale. En dehors de ces deux lois, dont la démonstration sort du cadre de la présente étude, c'est surtout le rythme qui nous tains la place de l'accent dans cerguidera afin de déterminer mots qui, du moins en prosodie, paraissent rebelles aux de la grammaire. II.—ARGUMENT Passant exemples de la théorie élémentaires PROSODIQUE. quelques d'abord, en général double posés de l'allemand antiques : 1° Les noms du phonétiques cette observation

règles traditionnelles

aux faits, nous allons prendre afin d'en étudier le rythme,

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

307

la prosodie métrique et ensuite selon traditionnelle, la nouvelle rythmique. Les exemples en question sont pris dans le genre le plus élémentaire de la prosodie ancienne, dans les suivant et iambiiques. à un Nous les empruntons livre le Cours élémentaire de métrique français, classique grecque et latine, professé par Louis Havet, mon très regretté et rédigé par professeur à l'Ecole pratique des Hautes-Études, vers trochaïques L. Duvau et 1893). Les rythmes trochaïques iambiques, disposés d'après la scansion traditionnelle, y sont traités à partir de la page 96, § 197. Prenons donc, d'abord, ces deux paires de tétramètres cata(3e édit., Paris, lectiques trochaïques sique, « un tétramètre (p. 98, 99). Suivant la définition clascatalectique trochaïque se compose, en de sept pieds ou sept temps marqués, et d'une syllabe principe, d'un huitième qui représente le commencement pied. » Esch. Pers. 218 (215) : Ou TE (3ouXo[xeiT9a, u.7|Tep, OUT' ayav
IL v-^ J= ±s . & \U _£_ *~J \ IL \-t -L.

oeoêeiv Xoyoïç
^ . iL ^ -£-

Eur.

Iph. Aul. 317 : T'.ç TCOT' EV miXawi
IL *—' -ï^. IL ^

9opuêoç
^ .^* — I

xat
IL

Xoywv
\^ JL.

axoTjjaa
>—'. £1 v^_i_

Eur.
£L

Or. 791 :
^ JL. _ , j,

/
W _î_ — | IL ^ -*—. IL *-* -!-

Esch.

Pers.
IL^J

156 : %aip£
| n'-l

[i.r,TEp 7i SEOÇOU yspaia
-L. — . IL *-> _!

AapEtou
-1_./t

yuvat
yJ J-

De ces exemples, le premier vers est un pur tétramètre catatandis que le second contient au quatrième lectique, pied un « anapeste », et les deux autres des spondées aux comprennent places paires. Suivant les données de plus récentes recherches de la métrique traditionnelle, lorsqu'il y a un spondée aux places paires d'un vers trochaïque, ou aux places impaires d'un iambe, l'accent du spondée se déplace d'un demi pied. Par conséquent,-

308

P.

DOUTZARIS

on aurait

dû apporter une légère rectification dans rythmique les deux derniers vers, qui ont des spondées aux places paires, ainsi que dans les vers iambiques que nous allons citer un peu Néanmoins plus bas, et qui ont le spondée aux places impaires. je ne me suis pas reconnu le droit de modifier le texte du livre. Je me contente donc d'indiquer la nouvelle scansion métrique en usage dans les traités modernes :
jXTi 9Eai
IL V-r

p.'

oiffTpw
_i_ . n,

xaTao^ws-',
\-J _!_

etc.

oublions Maintenant, pour un moment cette scansion traditionnelle sur les syllabes qui exige que les accents tombent longues du vers, et supposons que le rythme, libre et indépendant du mètre, suit absolument l'accentuation des mots, avec la différence, toutefois, que celle-ci est à maints endroits déviée — ainsi que nous venons de le dire, — des règles traditionnelles de la grammaire. Si ce nouveau accompagné rythme, d'une prononciation les conditions esthéappropriée, remplit satisfait, par l'hard'une part à l'ouïe disposition métrique, et d'autre part à la raison critique, qui demande une exacti— on tude mathématique dans la répartition des intervalles se verra obligé de lui reconnaître une vraisemblance au moins égale à celle que l'on attribué aux règles de la métrique traditiques monie dit, tionnelle. Voici ment donc les mêmes vers mesurés et accentues et suivant conforméune proaux règles de la nouvelle rythmique, nonciation correcte : approximativement Esch. Pers. 218 (215) :
Frappé Ou
IL

et logiques— de la nouvelle

autrement

s'il

Levé

L

F p.7|Tsp
a w

F (1),
I

L àyav
y-*

L oeoëew
v^/. I

F Xoyotç
^

tre
y-/

[3ouXou.E<r9a,
^. y-y

OUT'
IL

(1) Dans les deux premiers exemples, on aurait pu accentuer le début des derniers hémistiches suivant l'accent naturel : OUT' ayav..., xai ^o-ftov..., sans que le
_ -li— _ ^ _

rythme en souffrît. Mais ce serait au préjudice de la symétrie dans la corresdes vers nous révèle pondance des cola. Cette disposition métrique et rythmique

LA

RYTHMIQUE

DANS

LA

POÉSIE

ET

LA

MUSIQUE

DES

GRECS

ANCIENS

309

Eur.
Tiç
,,

Iph. Aul.
TCOT' ev
\-j

317 :
TcuXaim
yl/ . _ \_/ JI»w

9opuëoç '
^

xai
I _I_

Xoywv
viv

\iy. 1

axoa-paa
v!/_

La somme » » Eur.
L

des temps forts : » » faibles : 3x8=

9 15 24

Or. 791 :
F F L L F F L

U-Ti 9eat,
_u w_

p.'

oiorpcp
„. ^_

xaTaçj^oxr'
^ _. =

• —
|

ÀXXa
j. -w

XTJOEUITW a'
_ a . _

syto
vi/Ll-

Esch.
-

i'ers.

156 Esp^ou
IL .

: yspaia
^ -£_|=:

p-TiTEp 7i
^

'/aipE
V^<

Aapswu
w , —

yuvai.
^ '

Temps Temps 3X8= Dans cette dernière correspondance des deux membres disposition constante entre

forts faibles

12 12 24

du rythme, on voit bien une les temps forts et les espaces

de chaque vers, avec cette particularité que la correspondance dans la durée des temps faibles n'est pas Elle augmente ou diminue en rigoureusement mathématique. raison de la vitesse ou de la. lenteur de la marche rythmique elle-même, (àywy7Î). En ce qui concerne la marche rythmique elle commence dans les derniers dipodies, des deux preexemples par arsis, tandis que les hémistiches miers vers suivent une marche inverse. les exemples d'Eschyle donnés ci-dessus des groupes plus étendus de quatre vers : Voici Esch. Pers. 215-218
Ou
IL

procédant

en

compris

dans

:
p^TEp
O I

<re
y-J

jîouXop.e<j9a
— ^. y^

OUT'
£

ayav
w _

«JO6Ê!.V Xoyoïç
\ï/. ' ^ _

ou ' xi
u. *—'

Gapa-uvEtv.
— ^. —

6EOUÇ
y-* --ï-

SE
yj I

TtpogrpoTcaiç
n. y^

lxvoup.EV7|
i'. '— y^

un autre fait d'importance du genre double il capitale : dans un tétramètre n'est pas que la fin de vers qui compte ; le premier colon, lui aussi, se termine en principe par une syllabe indifférente.

310 El TI tpXaupov 7 ayaO exTeXri

P. EISEÇ aiTOU

D0UTZAR1S (1) TCÙVS' ajw>TpoTCT|V TSXEW xai xexvotç ffeÔev.

TaS*

yevea'Qa!.

TOI. xe

Esch.
Q
=: w

Pers.
— ^£.

154-157
—' ^

:
Ileps'iocav
i vi* _

pa9uc,wv(ov 7j
_

avaTua

UTC£pTaT7i,
IL. y'-/ L2_

p.yjTÊp
~ y-/

Espijou
IL.

yEpaia,
yLf _i_ I

ycupe
~ w

AapEiou
IL.

yuvat.
y^* i^

ôeou si Tt

|ASV euvTjxeipa [A7| Savpuv

Uep<rwv, itaXaioç vuv

Qeou

Se

xai

\*.'f\Tf\p <jrpaT<|>.

eouç,

[As9e<rorixe

Prenons empruntés tétramètre ArUto.ph.
y^ IL y-*

maintenant à la même

quelques

Métrique et deux trimètres : Nub.
; —
-L.,

exemples de vers iambiques, de L. Havet (p. 126), soit un

1378 :
SoipcoTaTOv
y-/ u y-* J-

o-otpuTaTov

y'
j

SXEIVOV, w
y~* IL ^ —•

TI. <T' EITCU ;
y-y IL -L-

Ran. 755 : Aristoph. xat 8oç xuffat, xaÙTOç XUTOV, xat
— IL y^ -J-. — IL ^' -I-. —

p.oi éppao-ov
IL y^ -L-

Aristoph.
xpioç,
— IL

Nub.
Tpayo;,
y-* -L..

661 :
Taupoç,
IL

"XUOJV, aXexTpuwv
y-* j—. y—» IL y~* ~ ..-

Dans le tétramètre, au pour remédier entre les deux membres quant au nombre L. Havet

manque d'équilibre des temps marqués, prohui-

fait de la syllabe pénultième du vers une longue longée jusqu'à trois unités de temps, et suppose qu'un tième temps devait tomber sur la syllabe finale. Nous allons lire les mêmes vers conformément

aux principes

si contraire aux règles de la d.e cette forme d'impératif, (1) LJaccentuation est pourtant de la conforme aux lois fondamentales traditionnelle, grammaire : le verbe non contracté était accentué au début *O£Tlinguistique préhistorique EÙ ; d'où l'impératif OÙTÉM aitoû est probableet *aÎT-eo> attou. L'accentuation ment due à des influences sinon à une méprise des ultérieures, phonétiques alexandrins. grammairiens

LA RYTHMIQUE DANS LA POÉSIE ET LA MUSIQUE DES GRECS ANCIENS

311

Cependant, je les ferai précéder d'un trimètre acatalecte. Cela, afin de mieux purement iambique la déviation faire ressortir observée vers la fin de rythmique rythmique. notre déviation tétramètre, qui rappelle le vers dit « scazon » Pour la même raison, je donne, à la suite dé ces d'Hipponax. de trimètres luivers, un distique iambiques d'Hipponax même. Voici l'exemple de purs iambes :
L TuoeXoç
y-y -L-

de la nouvelle

F Ta
y~J

L WTa,
— . y-t I

FF T' op.p.aT
IL y-y

L et
~

T'

TOV TE VOUV, Ta
_i_ v—' = , y-y

La

somme » »

des temps » »

forts faibles

: :

12 6 18

3x6= Cf. le tétramètre
trooewTaTOv ; —
ys Uy-/ IL .

précité
y~* IL y-s

(Aristoph.
y'
I w ~

Nub.
v^ Là,

1378) :
<o TI
y-/

SotpwTaTov

sxsivov,

a-' EITKO ;
LL ul_

(—)

La »

somme »

des temps » »

forts faibles

: :

16 8 24

3x8= Voici maintenant les deux autres exemples, ainsi

que le

dont le mètre iambique distique Hipponactéen, tout à fait trochaïque : Aristpph.
F xai
IL

suit un rythme

Ran. 755 :
L F xaÙToç
. ~ _

L XUTOV,
v!> .

L xat,
-L-'

F p.oi
_

Soç
_

xuo-ai,
ytf

^>pao"ov
U> .

(1)

La somme » » Aristoph.
xpioç,
Lu ^_

des temps » »

forts faibles

: :

12 6 18

3X6= Nub.
Tpayoç,
\i/ .

661 :
Taupoç,
~

xuwv,
\I/_.

aXexTpuwv
4. ^1»_.

(1) Dans un vers iambique de pareille structure métrique, lés temps forts sont réduits à une valeur « monochrone », à cause des spondées, qui excèdent la norme d'un pied.

312

P.

DOUTZAR1S

Et le distique Hipponactéen : Au' rip.£pai, yuvaixoç. Et,<nv TiSiarai
ili y*y _. \i/ i I . yL/ iû

OTav yap-ij
yiy IL

Ttç
-L. |

xàxcpep^i T£9vr|xut.av.
_. yîy !_. u. _ = _

En comparant la fin du tétramètre Aristophanéen du trimètre on constate le même Hipponactéen, consistant rythmique, du vers iambique, fait à rehausser l'accent

avec la fin

phénomène au dernier mètre

qui indique tout simplement que le vers dans ces exemples se termine par thesis, tandis qu'ordinairement il finit extraordinaire par arsis. Quant au phénomène du rythme pour la métrique conventionnelle, qu'est l'existence dans un vers de mètres iambiques, la différence trochaïque dans ces vers est due à la variation de la marche dans les premiers vers débute (àywyrî) : celle-ci par arsis, tandis que dans les derniers elle commence par thesis. rythmique Voici, en définitive, les lois élémentaires concernant la du du genre rythmique 1° L'ordre naturel trochée double (mètres iambo-trochaïques) : dans la marche rythmique (àywyvî)

pur est thesis -f arsis ; dans celle de l'iambe pur, arsis + thesis. Toutes les fois qu'il y a lieu à inversion dans cet ordre le pied constituant la thesis se change en un spondée, naturel, du temps premier fort. C'est qui sert de soutien à l'intensité pourquoi le spondée se trouve dans le trochée aux places, paires et dans l'iambe aux places impaires. 2° En cas d'inversion dans la marche rythmique, le trochée est accentué le rythme iambique, et l'iambe, selon le Dans les deux cas, la place de l'accent aux rythme trochaïque. Par conséquent celui-ci pieds de Yarsis est indifférente. peut suivant l'accentuation naturelle des mots, sur des tomber, une dissemblance syllabes longues ou brèves. Ceci implique dans l'ordre des espaces qui séparent les temps marqués et qui des unités de temps jusqu'à trois mores. Néancontiennent des spondées, les espaces de trois moins, aux vers comprenant mores doivent être considérés comme des valeurs binaires suivant

LA RYTHMIQUE DANS LA POÉSIE ET LA MUSIQUE DES GHECS ANCIENS (Sbinaa). comptent ,3° va Dans par Dans que les l'équation les vers li'raps du des marqués. genre Ainsi, pied marqués, dans —arsis, par double, dans et un le battement tétramètre^ ou marche le de deux hémistiches d'un vers

313 né

la mesure colon et le

mouopodies. aura le premier

chaque second du

(xwXov) troisième L'inversion dipodies au

le quatrième suivant l'ordre la

fortement si : frappante

rythme. par réalité,

rythmique thesis est due,

considéré en ... ;.'.-

frappement Pour

thesis} de

arsis la ce toute Colone

mesure

monopodies. je donne

terminer exemple à'OEdipeà

développement, une : yepovToç yt/ i t\
\ "

enfin

comme, pris au

dernier début 1

suite

de trimètres

iambiques

TEXVOV TU»XOU IL ^"_. ywpouç
-L. _

AvTiyovT)., I . v_*0
— *

Tivàç U/ t TCOXIV;
^ —

aai.yp.e9'
y-y ii . y~*

xtvav
^

avSpwv
IL —

TIÇ TOV TcXavïiTTiv -LL — y^y . -iTTjv
.L-

OLSVTCOUV xa9' y!y I ^ Ss^ETai
| -*y-y '—. IL

-/ip-Epav _ 'îi^; . 8' tx\ •
. . ^

vuv

iTTcavio-TOiç
y-y IL . —

8fi>p7|p.a(nv,
_ —.

5

0-p.ixpov
LA _

p.ev
A

E^atTOUVTa,
^_ . _• . v |

TOU o-p.ixpou
_. _!_ _!!>_.

p.etov
= _

cpEpovTa;
ï-. * |

xai
-

TOS'
&

sÇapxouv
— . IL —

ep.oi
y!y —

ffTEpystv
IL —

yap
i>

al
— .

TcaQai
\!/_

p.e yj*
if \ .

%povoç
y!y -^

Çuvwv
IL .'

p.axpoç
a —

8t8a<7xei
y-j ri. |

xat,


y-y

yevvaiov
—. ^

TptTov.
y^y —.

AXX', IL TI -ïrcpoç —

w —

TEXVOV, y^y

et 9ax7iTiv yl* 4 j _,

Ttva ^ _

(iXeratç vj»_# Ôewv ^ —. '

10

pE^Xoiç r, Tcpoç y^ IL . — I — y-y p.e
A

aXo-EffLV n.y-y —
y-/ y-*

(TTrio-ov
^_

xàÇtSpuTOVj
— ,-JE i|_.

Tcu9fa>p.E9a
IL O.

OTcou \V .

TCOT' eap.EV y~* IL . aTTeov, IL .

• I I p.av9avstv_ y^y . àv[8'] yap y^y 7|Xop.ev IL S-/ •

ijevo 1. upo; yl/ . y-y La rythme, césure au a une

axouo-<i>p.£v TeXeiv. ££_vV . l*^_. capitale le cours dans normal la marche (changement il du

importance

d'en modifier point KEG, XLVlI, 1934, n« ïîî.

314

P.

DOUTZARIS

de rythme : y.sxa.€okri). On en a un exemple dans le texte cidessus dont l'ingéniosité poétique et la difficulté technique le sautent aux yeux. Dans les vers à césure penthémimère, renforcement des syzygies médianes par spondée sijgnifie affaiDans les versa césure hephblissement des deux extrémités. le commencement et la fin ce sont, au contraire, thémimère, on pourrait renforcés. Suivant Quintilien, qui se trouvent de ces rythmes et le premier qualifier d'àywyTi TC£pnpep7Îç le et le changement d'àywyT) eù9sïa. Cette alternance fréquent de rythme ne contreviennent pas aux règles fondacar le mentales du genre double exposées un peu plus haut; n'est effectivement justifié que dans les vers à spondée initial dernier avec thesis. Par contre, commençant hephthémimère dans le vers à césure penthémimère, les spondées du premier donc Ils pourraient pied ont une valeur plutôt conventionnelle. La être remplacés par de purs iambes sans nuire au rythme. preuve en est donnée par le vers 12, qui, tout en ayant une césure césure penthémimère, débute par un iambe pur. Nous avons un autre exemple classique de ces libertés cité plus niques dans le fameux distique d'Hipponax, La contradiction à la techhaut.

vers n'est règle au début du premier Pour y remédier, il suffit de supposer longue la qu'apparente. : Aé (prononcer *Duvv'). Quant à la mesuré syllabe initiale finale, dite scazon, la question ne nous occupera pas pour le moment. Mais je dois un remerciement aux mânes du poète car c'est son distique satirique, qui me mit sur la voie pour découvrir A,OEdipe le rythme à Colone. véritable dans les vers ci-dessus étudiés

III. Laissant

— ARGUMENT MUSICAL.

musicales de l'anticompositions dont la tradition ou l'authenticité sont discuquité grecque, de la première de tables, par exemple un fragment Pythique découvert au xvue siècle (1" édition Pindare, par Kircher,

de côté certaines

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

3l5

ciexclusivement universalis, Musurgia 1645) (1), j'étudierai musique hellénique gravés sur aprè£ trois chants de l'ancienne marbre et découverts dans la seconde moitié du siècle dernier. Le premier est le thrène de Seikilos, gravé sur une eolonnette funéraire. qui Elle fut trouvée en 1883 à Aïdin en est généralement faite 1923 dans la collection jusqu'en a disparu à Tratles) Young, à Smyrne. Depuis, elle elle a été détruite dans la probabilité, (d'où l'attribution et était conservée

et, selon toute catastrophe de la grande ville ionienne. Les deux autres sont les fameux « hymnes à Apollon » découverts en 1893 à Delphes au Trésor au cours des fouilles de l'Ecole des Athéniens, Le premier, d'Athènes. composé par un Athénien est gravé sur un bloc de marbre nom a disparu, 0 m. 38

française de qui le haut de

et large de 0 m. 95 (?). Le second, gravé sur un bloc de 0 m. 605 sur 0 m. 955 (?), qui prenait place immédiatement dans la paroi sud du Trésor, est au-dessous du précédent fils de Thoinos. nommé Liménios, l'oeuvre d'un Athénien La date relative texte indique des deux hymnes n'est pas assurée. Mais leur qu'ils ont été chantés à Delphes par les artistes à l'occasion de la vraisemblablement d'Athènes,

dionysiaques donne venue de deux Pythaïdes, et le caractère de l'écriture lieu de penser aux Pythaïdes de 138 (?) et de 128 av. J.*C. fut découvert Le second hymne est ainsi désigné -parce qu'il brisé en douze mois après le premier, quelques Tous «deux sont conservés au Musée de Delphes morceaux. (2).

(t) Voy. (p. 2b sq.) la notice dont M. A. Puech a fait précéder l'ode dans son édition des Pythiques. édition par H. Weil et Th. Reinach, BCH, XVII, 1893, p. 569, (2) Première 584 et suiv., et XVIII, récentes, 1894, p. 345, 363 et suiv. Rééditions par Th. Reinach, dans Fouilles de Delphes, III 2 (1911), n»» 137-138, p. 147 et suiv., 158 et suiv. (après révision choisie des blocs par G. Colin ; avec bibliographie et nouvelles transcriptions en notation moderne) ; par J.-U. Powell, Collectanea Alexandrina du nom de Liménios, reconnu (1925), p. 141 et suiv. (avec indication La Musique grecque, par par 6. Colin, GRAI, 1913, p. 529). Voir également Th. Reinach. Paris. 1926. n. 177 et suiv.

316

P.

DÔCTZARlS

Du texte dès trois chants. de Seikilos, L'épitaphe qui nous servira surtout de modèle relatives au mètre et au rythme, est, peulpour les observations un chef-d'oeuvre en miniature 0n dire, (voir BCH, XVIII, en phololypie d'un estampage) (1). 1894, pi. XIII, reproduction Les restes de la première des deux Colonnes du ligne deuxième Colin J'estime sont ceux d'un titre, que M. G. hymne delphique a restitué comme suit : IIa]iav 8è xal TC[O96]SIOV T[OV ELÇ
7rpoo-EX!.8âpw£]v A(.p.7jV'.[oç ©]olvo[u °A9ï)vaToç.

9EOV 8 £7C6]T[(TS[V xal

donc que l'on doit donner le nom de « péan » aux deux chants. Sans la mention expresse TC[O96]8ÎOV, nous eussions été en droit de conserver la désignation la up.voç à l'épilogue, dernière d'Apollon, Le premier en avons être ceux tout vain essai du reprise d'Artémis chant, et de Léto. second invocation à l'adresse

de mètres péoniques. Nous péan est composé retenu les mètres 6 à 88. Les restes qu'on avait cru des mètres 1 à 5 sont ceux du titre. D'autre nous part, de restauration des dernières lignes de l'invasion a paru des Gaulois,

et inutile

de même que Tenu de justifier

(il y est fait mention dans le deuxième péan).

les quelques modifications et corrections apportées au texte des chants (voy. fig. 3 à 10), je signale que, donnée dans le je me suis aidé de l'édition pour ce travail, et surtout de la dernière édilion de Reinach dans BCH, XVIII sa Musique grecque. Le premier selon la péan commence, de Crusius, par XÉXXU9', c'est-à-dire par une invocation sous forme d'impératif. Il m'a pourtant semblé plus expressif de commencer par une apostrophe directe aux Muses. A cette fin, j'ai remplacé xéxXu9' par Moûo-ai, qui répond parau besoin métrique. Il va sans dire que j'ai respecfaitement
de l'inscription même, prise en 1922 par M. (1) La première photographie dans le BCH, XLVIII, 1924, p. 507. Elle n'a perA. Laumonier, a été reproduite mis à M. Ch. Picard (Annales de l'Univ. de Grenoble, N. S. II, 1925, p. 121-125), vraiment sûres aux points où M. Th. Reinach qu'un petit nombre de rectifications de lecture. signalait quelques incertitudes

• restitution

LA

RYTHMIQUE

DANS LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DBS GRECS ANCIENS

317

modifié la mélodie de la mesure, en la montant tiyement à une gamme plus élevée. —- A la mesure 19-20, le mot dont le début (fin de la 1. 4) est oucopuv... avait été transcrit par Weil une première fois en 8t.xopûvt.a ; un an plus lard, il le corrigea, suivant l'indication de Blass, en 8t.xôpuvëa (de même, Reinach, nous avons cru permise d'un Pourtant, FD). l'hypothèse à l'instar de Socôpuoeov deuxième péan. du adjectif Sixôpuvva, La création de ce mol a l'avantage de rendre aussi parfaite— A la mesure 34, ment que possible l'accent rythmique. nous avons maintenu la restitution de Weil ["I9i], primitive XXUTIX, à la place de ["Hv], XXUTA, mot préféré par Reinach. — Enfin, restitution de Weil (suivi 77, à la première et Powell), Xoyta, nous avons préféré celle de par Reinach toutefois (comme Weil, BCH, Sémitélos, ïnrh en la ramenant non contractée XVIII, p. 364) à la forme Êusa, pour des raisons et rythmiques dont il nous paraît épigraphiques oiseux de faire mention à cet endroit. Le second péan est le plus long des chants antiques conservés nous. Il se compose, après la correction de Weil et jusqu'à mon essai de restitution, de 193 mètres, dont 139 péoniques (les restes qu'on avait pris pour ceux des mètres 1 à 5 sont ceux du titre) ; vingt cinq mètres de la seconde colonne sont ruinés à tel point que toute tentative de restitution serait peine Les aulres ont été mètres, qui suivent, perdue. vingt-huit considérés un terme que je discuterai glyconiques, peu plus loin. De même que pour le premier péan, j'ai suivi pour le second aussi les corrections indiquées dans La Musique grecque de Reinach, excepté pour la grande lacune entre la fin de la première colonne et le commencement de la deuxième. comme de ces lignes de sûre restauration Puisque toute tentative semble impossible, nous avons pensé à lier la 27e ligne de de la première colonne avec la 32e de la colonne suivante, telle façon qu'elles créent deux vers se suppléant l'un l'autre du point de vue tant du sens que de la constitution métrique. A cet effet, nous avons ajouté l'adjectif p.Éya« après la lettre à la mesure

318

P.

DOUTZARIS

o,

dernière

lettre

conservée

de la 27e ligne,

avant le verbe l^poûpEtç par lequel uepiligne. Le sens du verbe composé ne diffère de sa forme simple. — Enfin, à la mesure tenté une innovation consistant nom à faire le Pwpaîo>v du texte l'illusion d'augmenter où l'on choisirait 2,. —-Du Si l'on excepte 'EXXrîvwv. créée par l'effet de préférence le dernier mètre et du rythme

le préverbe commence la 32e pas trop de celui 194, nous avons

et

à côté du mot figurer Ceci dans la pensée de la musique, au cas mot.

des trois chants.

de Seikilôs et la dernière l'épitaphe reprise du second'péan, dont les mesures sont respectivement consile mètre des deux dérées comme diiambiques et glyconiques, mesure de péans d'un bout à l'autre est péonique, soit d'une 5/4 ou de 5/8 ;. ce mètre se distingue en genres .crétique a^i w ^ _!.. Selon les anciens métriciens, et bacchiaquc le crétique se divise dans le rapport de 3 + 2 et le bacchée dans celui de 2 +3, rrip-iôXiov des traités de métrique. Les considérations sur le rythme de l'ancienne poésie hellénique sont exposées dans la première partie du présent travail. Mais elle n'était pas faite seulement pour être déclamée. A côté des pièces destinées à la déclamation (TO;rîp.aTà TOtpaxaTaXoy7Jç), existent en plus grand nombre les poèmes lyriques. Il faudra donc encore l'accent d'intensité que c'est toujours dans là musique du chant. ancienne, qui, régit la mélodie C'est ce que nous essayerons de faire dans la suite de cette sur les données d'une autorité de étude, en nous appuyant la compétence de feu Théodore Reinach, qui s'occupa le premier de la transcription cachet de spécialiste. Voici l'aveu de nos péans, et y mit le dernier son démontrer

caractéristique que fait Reinach dans l'avantpropos de son ouvrage, au sujet de l'état de nos connaissances de la musique ancienne (La Musique grecque, page 5) : « Mon d'inété de poser quelques principes incontestés, but;, dit-il,-a diquer enfin les questions essentielles qui restent à résoudre et

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

3:19

dont quelques-unes peut-être ne seront jamais résolues. Il peut sembler étrange qu'un auteur qui a passé plus de quarante ans de sa vie à étudier la métrique et la musique grecques ose avouer qu'il ne sait pas au juste ce que c'est qu'un mode grec, à l'exet qu'il ne sait pas scander, ce qui s'apception de la Doristi, pelle scander, une ode de Pindare ou de Bacchylidé. Mais, en pareil cas, mieux vaut avouer son ignorance que de la masquer sous de belles phrases ou des conjectures hasardeuses. J'ai mieux aimé montrer qu'il y avait là des portes encore fermées ; de plus habiles ou de plus heureux sauront un jour en faire jouer la serrure. » d'une portée l'auteur Après ces considérations générale, expose en ces termes à la p. 66 son point de vue sur le rythme dans la mu-.ique ancienne : « Il convient également de signaler, dans la certaine texte musique époque, vocale, l'interdépendance entré, lé'dessin mélodique qui exista, à une et les paroles du réfléchi évite de faire une syllabe muette; etc:, où l'accent

Chez nous un musicien poétique, tomber un temps fort de la mélodie sur

dans les langues comme l'allemandj l'italien, d'intensité ressort avec vigueur, la nécessité s'impose encore de modeler en quelque façon le desdavantage au compositeur sin de la phrase musicale sur celui du texte correcrythmique n'existait tement prononcé. Chez les 'Grecs, l'accent d'intensité .-.• '; pas. » Je m'arrête à ce point, puisque la dernière phrase résume toute et la musique helléLa musique du nouniques vel hymne de Delphes et publié dans le BCH, XVIII, p. -385, le s'était vu pourtant contraint même auteur par. la force des absolue existant entre le deschoses d'avouer l'interdépendance la théorie sur la poésie en vigueur Dans un article intitulé anciennes. sin mélodique et les paroles du texte poétique. « La restitution de notre mélodie, y dit-il, des parties manquantes reposé jen tonale et modale, en partie partie sur les résultats de l'analyse ainsi : ie dessin sur une règle importante, qu'on peut formuler mélodique de chaque mot respecte la place des accents natu-

320

':

P.

DOUTZARIS

En conséquence, 1° une syllabe atone peut porter une note aussi aiguë que la syllabe tonique du même mot : elle ne peut en porter une qui soit plus aiguë. 2° Dans les mots à rels. accent dont la syllabe tonique se dédouble mélodicirconflexe, la note aiguë tombe toujours sur la première partie quement, de là syllabe » (1). ' peu plus loin, il donne de Seikilos, péans et l'épilaphe et mélodique, pour syllabique dans s'observe régulièrement second péan) ; il n'y a qu'une Un mot des exemples pris dans les deux attestant la coïncidence du ton conclure : « Ce double principe toute la partie conservée (du seule exception (mesure 11), au

se relève sur tpov plus que sur ôixépucpov, où la mélodie xo ; la différence n'est d'ailleurs que d'un demi ton, et peut-être un effet voulu : le mot a deux sommets mélodiques, y a-t-illà comme Afin te Parnasse a deux cimes». réflexion pour qu'on se garde de prendre cette dernière un jeu de mots, je dois rappeler ici le sens de Stxôpuoeovet signade péon quatrième, ler que le mot a un schéma rythmique c'est-à-dire peut porter un ton plus élevé sur sa dernière sylarticle, p. 367, à l'occasion des observade l'épitaphe tions qu'il faisait sur le rythme de Seikilos, : « La ^coïncidence l'auteur concluait de l'accent également et de. la mélodie est de principe dans notre air.» labe. Pour difficultés rendre dans l'application du principe énoncé, Reinach a supposé dans la musique anciennetrois périodes d'évoA la p. 72 de son livre, il s'exprime lution. sur la première comme suit: « On peut définir le rythme musical, avec Aristoxène un certain ordre dans la (Fr. rythm., p. 272, Morell.), des durées occupées par chacun des trois éléments répartition constitue dont l'ensemble le phénomène musical : complet mouvement La musique vocale mélodie, corporel. parole, avait, dans l'art ancien, une telle prépondérance que le rythme
(1) Cf. de môme Th. Reinach, dans Fouilles de Delphes, l. L, p. 149.

Dans le même

compte insurmontables

de la contradiction

consistant

en des

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

321

musical

était

surtout

à peu près avec la métrique. mique, à l'origine, et la Dans une langue comme le grec, dont la prononciation sont essentiellement fondées sur le principe versification quan: le rythme des paroles à la mélopée placée sur elles. » s'imposait Et, à la p. 67, il complète ses considérations par l'exemple mettait en musique une série suivant : « Quand un compositeur titatif, de e'e genre, il trouvait sa besogne à nioitié remplie par le poète : tout ce qui lui restait à faire, c'était de choisir la hauteur exacte des notes affectées aux syllabes successives mais en prenant bien soin de manière à éviter'la monotonie, d'hexamètres mélodiques de chaque mot avec avec les « baryles accents toniques pleins, les demi-sommets tons », et de ne dédoubler mélodiquement que les syllabes cird'une mélopée Nous avons un exemple archaïsant conflexes. du ainsi calquée sur le texte poétique, dans les hexamètres de faire coïncider les sommets 2e Prélude à la Muse » : cette confusion était inévitable

envisagé se confondit

sous

l'aspect

verbal

: la ryth-

On reviendra de la mélodie remarquer de répartir

à cet exemple des trois chants.

(1) plus bas, lorsqu'on Nous nous contentons

traitera de faire

dans cette manière ici, outre l'absence de symétrie le les temps rythmiques, qu'assez fréquemment

attribue au i°r s. av. J.-C. citharodiques archaïsants, (1) Ces préludes qu'on ou au ier s. ap., ont été conservés manuscrits de musipar plusieurs byzantins Th. Reinach, Voir notamment REG, IX, 1896, et La Musique grecque, cologie. , p. 194.

322

P.

DOUTZÂRIS

fait

au principe posé. Tel est, par exemple, le cas des et syllabes finales des mots o-ocpà aocps,qui, tout en étant respectivement accentuées en « oxyton » et en « baryton », figurent au même sommet mélodique, et celui du mot TcpoxaQayéTi,dont *es syllabes l'intonation l'accent L'auteur n'attestent arbitraire aucune différence -yé-, de hauteur, parce si ce n'est porte l de la syllabe qu'elle

contrarie

naturel.

passe ensuite aux deux autres périodes (p. 68) : « Au vie et au ve siècle, dit-il où domina dans les compositions lyriques la structure strophique, et où, par conséquent, toutes les stroune diffise chantaient sur la même mélodie, phes similaires de son culté se présenta : si le compositeur, dans l'élaboration dessin mélodique, avait été obligé de tenir compté de l'emplaceuxcement des accents toniques, le poète aurait dû répartir ci parmi les syllabes d'une manière dans chaque identique strophe des durées ; cette obligation, jointe à celle de l'identité une entrave aurait constitué rythmiques correspondantes, à la création poétique. En conséquence — nous le insupportable De savons par un témoignage formel (Denys d'Halicarnasse, 11 ; confirmé par le fragment A'Oresle du papyrus s'affrandans dés airs de ce genre le compositeur Wessely)— et les chissait de toute corrélation entre le dessin mélodique comp. verb., accents ceux-ci disparaissaient ; en d'autres termes, à partir du entièrement dans l'exécution vocale. Lorsque, la iv" siècle, la « facture libre » (XèÇiç àTtoXeXupivri) remplaça structure strophique dans les genres musicaux les plus en vogue naturels il redevint monodie possible dithyrambe, tragique), des compte, dans la mélopée vocale, de l'emplacement accents naturels. Jusqu'à quel point les grands compositeurs à ce principe? Nous du iv° et du nie siècle se conformèrent-ils (nomos, de tenir l'ignorons, ques nous La même mais à la fin du ne siècle les deux hymnes delphi. le montrent appliqué d'une manière rigoureuse. .

mais moins sévère, atténuée corrélation, par quels'observe dans les préludes à la Muse et la ques exceptions, il n'y en a plus trace dans chanson de Tralles ; en revanche,

LA RYTHMIQUE

DANS LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

323

(1) et dans les fragments postérieurs : c'est que dès le 11esiècle (Contrapollinopolis, Oxyrhynchus) à perdre son de notre ère, l'accent tonique grec commençait ». en accent d'intensité caractère mélodique pour se transformer à la Muse et la On verra plus loin que le deuxième prélude les hymnes de Mésomède sont régis par le même principe de corrélation que l'on observe dans les deux péans delphiques ; la seule différence est que le rythme dans ces pièces n'est pas seulement musical. Il est, au contraire, dominé tout entier par l'acchanson de Tralles cent d'intensité, qui coïncide souvent avec les accents toniques pleins d'une phrase mélodique. était indispenCette incursion dans le dédale terminologique sable, car elle nous permettra d'établir la base d'une déduction de c'est encore l'auteur logique. Et cette base de déduction, La Musique grecque qui nous la procure, lorsque, à la p. 76, il : « Dans la rythmopée traite de thesis et arsis dans la mélodie syllabique qui se superposait à la versification dit Reinach, ce principe de périodicité (c'estgrecque primitive, à-dire le retour régulier et perceptible à l'oreille d'un fait sonore rigoureusement dans la division a parlé précédemment) était fourni par la quantité, des sylalternante, régulièrement labes groupées dans le pied : celui-ci avait une figure rythmique Un dactyle, présentait spécifique et invariable. par exemple, la succession d'une longue et de deux brèves équitoujours valente en notation moderne à environ quatre temps premiers sans jamais ( - M w = J j j )• • • C"e principe de démarcation, sa valeur, fut paralysé dans une large perdre entièrement mesure par l'abandon graduel de la rythmopée Peu syllabique. à peu, on posa en principe qu'une longue équivalait exactement à deux brèves... L'alternance des longues et des régulière brèves s'effaça ainsi dans le chant et même dans le texte poéle comme second élément d'orientation, tique... Ici intervient,
dans les deux hymnes de Mésomède (1) L'existence de cette corrélation mise par nous en évidence dans un ouvrage qui paraîtra prochainement. sera

en mesures,

dont

il

324

P.

DOUTZARIS

battement

geste le plus fréquent consiste à soulever et à abaisser successivement le pied. L'élévation se dit levé (àpo-iç, àvw. ^pévoç), l'abaissement (Géorç, fi&uç, frappé XATW ^pôvoç)... L'alternance des levés et des frappés, régulière dit des temps marqués (TCOSWOI ypôvoi) se poursuit d'un bout à l'autre de la cantilène... sans interruption Ainsi un ne sera plus nécessairement celui où tous rythme dactylique autrement les pieds ont le type effectif _ w^, mais celui où chaque mesure est constituée par un frappé de deux temps suivi d'un levé de la durée des éléments deux temps, quelle que soit d'ailleurs » chaprimaires (syllabes, sons ou silences) qui « monnayent cun des battements. Par exemple

de la

mesure.

Le

La

notation

mesure montées

exprime en battement d'un

L'auteur

point... fait ici un renvoi

de la ou peut exprimer cette division : les notes composant le levé sont sur»

et 85, à l'inscription ouvrir à cet endroit article

à l'Anonyme de Bellermann, § 3 de Tralles, etc. Par conséquent, je dois une parenthèse pour spécifier que dans son

déjà mentionné (BCH, XVIII, p. 366), il avait corrigé de certains métriciens une inexactitude d'autrefois ; j'entends consistant à prendre le levé pour le frappé, dont les l'erreur de points. « Une dernière de notre inscription, écrivait en effet Reinach il y particularité a quarante des points surmontant une ou ans, est l'emploi On savait déjà les temps forts... plusieurs notes pour indiquer de Bellermann par l'Anonyme (.§ 3) que le point servait à disnotes sont effectivement surmontées et le tinguer Y arsis, mais le sens de ce terme est équivoque, avec texte prêtait à la controverse... Les temps forts coïncident les battues de rang pair. Quand la battue est représentée par le graveur un iambe ne ponctue que la longue ; rythmique, les il ponctue ordinairement quand elle l'est par un tribraque, trois notes... ».

LA RYTHMIQUE

DANS

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ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

325

Ayant rétabli de la sorte la vérité quant au sens de la ponctuation dans l'ancienne notation nous reprenons au musicale, le dernier point interrompu exposé de Reinach (nous réservant de discuter plus loin la place et l'importance des dits de Tralles) : signes dans l'inscription « Le pied de l'aulète qui battait la mesure d'un choeur,, ordinairement continue était armé d'une double l'auteur, semelle en bois, quelquefois munie d'une sorte de castagnettes un (xpoÛTcsÇa, {3àTaXov, GrcoTOjStov),et dont le choc produisait aux notes du frappé, Ce bruit, se superposant donnait à celles-ci une sonorité renforcée qui permet de parler de temps fort. Mais rien n'autorise à croire que l'émission vocale bruit notable. le frappé. En d'autres termes, l'ictus qui pendant des versifica~ joue un si grand rôle dans le rythme de la plupart lions modernes et de notre musique instrumentale, influencée par les habitudes germaniques, est étranger au chant comme à la métrique des Grecs (1) ». Voilà qui résume les théories cienne musique hellénique. 3. — De la mélodie L'existence été prouvée de l'accent prédominant au sujet de l'anelle-même, d'intensité ou le son tiré de l'instrument subit un accroissement

des trois chants. dans la poésie classique a du présent travail, Nous

d'intensité

dans la musique proposant d'abord l'exemple cité par Reinach ancienne, nous reprendrons et qui se rapporte à la première des périodes qu'il distingue. Le second Prélude à la Muse (fig. 1, en bas). — On a vu comment l'auteur hexamètres de La Musique grecque divise chacun des deux (2) dont le chant est composé, en cinq et six parties
Essai sur l'origine comparatif 1921, p. 300 suiv. ». des deux hexamètres parlant et l'histoire et demi, avait été ; nous des ainsi rythmes. Cf.

dans la première partie maintenant d'établir son existence

(1) « Kawczynski,

Wagner, Philologus, (2) Plus justement dans notre transcription comme passant,

une comportant nous proposant

hémistiche (le dernier division différente métrique d'y revenir une autre

le voit qu'on considéré jusqu'ici le fait en signalons

fois).

326

P.

DOUTZARIS

suivant le nombre des « accents toniques pleins », rythmiques, les sommets mélodiques. Mais dans cette qui en constituent des temps, on chercherait en vain une symétrie et répartition des rapports arithmétiques. Maintenant, supposons un instant que les temps forts ne traduisent pas exactement la hauteur musicale, mais que, coïncidant souvent avec les sommets et demi-sommets de la phrase musicale, ils intensifient plutôt les syllabes qui portent l'accent naturel. On aura alors cette nouvelle prélude (fig. 1), où les temps marqués un signe de sforz. A ou par un gros > (— F) et les temps d'une intensité moindre par un petit > (= f). J'ai divisé les temps en huitièmes, afin de mieux faire ressortir les rapports arithmétiques constituant les intervalles des vocale ou instrumentale de ce prétemps forts. L'exécution lude donne une idée précise de la répartition satisfaisante des valeurs rythmiques. En ce qui concerne la période dite strophique, le manque de documents sérieux remontant à cette époque rend bien difficile de prouver de lois rythmiques toute tentative l'universalité valables nous toutes les périodes historiques. Pourtant, sur le rythme pouvons signaler que nos premières observations nous les avons faites, par un caprice du sort, en poétique, étudiant la poésie lyrique et par excellence de Pinstrophique pour dare. Nous pensons donc être excusé si nous laissons de côté pour le moment cette question et nous bornons à déclarer que est aussi de dans cette catégorie de vers la correspondance principe,.les concevables déviations eu delà règle n'étant là que des exceptions, dans une aux difficultés techniques égard de notre rythmopée forts sont indiqués par

mélopée antistrophique. dit Reinach, A la troisième période de la musique hellénique, libre » remplaça la structure la « facture et, de là strophique sorte, il redevint possible de tenir compte, dans la mélopée des accents naturels vocale, de l'emplacement « accents naturels entend toujours », l'auteur (par le terme les accents de

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ET LA MUSIQUE

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327

Fig. i. — Doux Prjludan citharodiques « A la Muse ». Nouvelle transcription en"notation (Tous droits de reproduction réservés : voy. p. 346).

moderne.

328

P. DOUTZARIS

On possédé de cette dernière période des docuhauteur). les trois chants conservés sur pierre. ments incontestables, ' On chercliera donc, par les indications précieuses guidé à prouver l'existence, dans la musique qu'ils nous donnnent, à côté de l'accent musical; de l'accent d'intensité ancienne, de Tralles (fig-2). — Le thrène de Seikilos était L'épitaphe les mieux conserune des reliques de la musique classique tout d'abord, le mètre, Reinach vées. En ce qui concerne, veut y voir des diiambes ou des mesures choriambo-iambiques du second vers, que Gaisf. p.; 56), à .l'exception (Héphestion comme une espèce de logaéconsidère l'école de Westphal dans une malaisé, dique du premier genreÏ II serait pourtant poésie savoir de cette nature, de discerner lyrique exact. Je me suis donc le rythme le mètre sans en d'établir, permis les mètres approximatifs

sur la base d'une analyse rythmique, comme on le voit à la fig. 2. Le premier vers du chant deux d'un comprend antispastes ; le second se compose d'un ionique à 'anaclnse ; le troisième choriambeet mineur à anaclase, et le contient deux ioniques mineurs également un ionique majeur et un mineur. àvow.lc!>p.sva. Le quatrième, tondu morceau est considéré comme phrygien ou ionien. On des dans la catégorie donc classer notre cantilène pourrait ioniques. Quant au rythme quelques modifications la pholotypie notes K. K mètres mélodique du chant, Reinach y apporte

p. 365). Ainsi, quoique (BCH, XVIII, les ne laisse pas discerner de points surmontant du 2e vers et du 4e (oXww;, 6 ypôvoç), et que les

avec la note * (Sol grave) portant au-dessus élève la valeur la marque de deux temps premiers, l'éditeur de cette dernière note à trois temps et ajoute des points sur les le dernier triolet CXI d'une de même, il interprète deuxK; vers 2 et 3 finissent la transcription façon permettant sous forme de seizièmes (La-Fa#) 1 comme Mi grave (1).
de M. Picard, l. L, p. 123.

des deux premières ; enfin, il représente

lettres la note

(1) Voy. les observations

LA RYTHMIQUE

DANS LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

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329

Fig. 2. — Le thrèiie de Seikilos. Nouvelle transcription en notation moderne. réservés : »oy. p. 345). {Tous droits de reproduction KE(i, X1.V1I, 1»34, no -2Î2. 21

330

P. nouTZARis

Pour ce qui est des susdits points, j'oserai faire observer que » des trois notes successives du 3° vers (-yov la « ponctuation et que le manque de points aue-eo--) se justifie pleinement, dessus à la des K du 2e vers du distraction pas dû, à mon sens, ainsi que le suppose Reinach, graveur, voulue du compositeur. Car on explique distinctive de la note ï au 3e vers (Ré et du 4e n'est

mais à une intention aisément montant l'intonation

plus haut que Do qui précède), tandis qu'on ne saurait la même justification faire valoir pour les K du 2e et du se trouvent 4e vers, étant donné que les notes correspondantes aux Hé et Mi qui précèdent. à un degré inférieur par rapport Je ne veux pas m'étendre davantage sur ce sujet. En ce qui de celte manière concerne la fin du vers 4, outre l'inconvénient le triolet, il me semble qu'il y a une bévue dans de répartir là transcription de l'ancienne note 1 par Mi grave, attendu que dans qu'il donne à la fin analytique du BCH (pi. XXIV), l'auteur lui-même avait on aurait ainsi par Fa dièse. En conséquence, d'un Fa dièse. Enfin la transcription des CX l'échelle paraît du to-me XVIII rendu cette note suivi ne Fa naturel

en seizièmes

car on devrait alors pas être conforme à la tradition; l'existence d'une unité de supposer, dans la musique ancienne, d'Aristoxène. temps moindre que le premier temps, le o-Tijjt.ET.ov De plus, dit, il y a une méprise dans la façon d'inle triolet ; car la phololypie terpréter (BCH, XVIII, pi. XIII; voir aussi La Musique grecque, p. 171) ne por'le la barre horizonune valeur de deux temps, que sur les notes X tale, signifiant et q. Cela veut dire que le triolet doit être réparti en G et XI de t et de 2 mores couple de le temps fort respectivement, notes devra être « entonné de la thesis. et que seul le dernier » de façon à marquer avons-nous

De ce qui précède, il esl avéré que les points surmonlant les notes d'un morceau de musique antique n'y sont pas seulement des ornements servant à désigner le battement de la mesure, autrement il suffit d'examiner dit les temps forts. Pour en être convaincu, attentivement les places qu'ils occupent

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331

déjà que par le terme « temps fort » l'accent de hauteur, et on entend en général, avec Reinach, non pas celui d'intensité. Mais je prie de bien observer les syldans le texte. Nous savons les points. des syllabes Ce sont d'abord qui portent telles que Ç^ç (1er vers), o- | Xwç | naturellement accentuées, en effet, par rapport (2a), -yaôj |-voç | (4e), syllabes déterminant labes aux les Pourtant, autres, la plus grande hauteur mélodique. mêmes signes surmontent des syllabes soit atones, telles que o (4e), soit portant -vou (1er vers), -Xw- (2e), -yov (3e), l'article mais qui marquent sur la gamme le plus des accents naturels, bas degré; telles sont les syllabes -Tt'oû (2e vers), ÇTÎV;(3e), -xeï (4e). Par conséquent, il est permis de se poser cette question : des signes surmontant les syllabes Jntei-préter aussi bien que les atones, les notes d'une hauteur, toniques d'une acuité déterminée aussi bien que les sons les plus graves? aussi une contradiction Comment, dis-je, peut-on expliquer servant à désigner frappante, si ce n'est par l'accent d'intensité les temps forts de la battue, et qui caractérise tous les parlers humains tant du passé que du présent? et où nous arrivons, Voilà la grande conclusion historique à proclamer sans hésitation qui nous autorise que dans l'anet cienne musique c'est encore l'accent d'intensité, hellénique non pas l'accent de hauteur, qui régit le rythme mélodique. — Il n'est Les deux, péans delphiques. pas superflu sans relatives à la transcripquelques indications tion qu'on en trouvera aux fig. 3 à 10. Les vers, que j'ai occasionnellement refnaniés d'après le sens et la nécessité rythmide trimètres et de que, procèdent par groupes de tétramëtres, doute de donner et additions Les corrections mélodiques supplépentamètres. sont mises entre parent'hèses. Les tives de la présente édition corrections etc., antérieures, par exemple celles de Reinach, sont discernables par le seul fait que les notes de la musique moderne notation de l'ancienne ne portent pas les signes caractéristiques (sauf les cas où une série dénotes identiques se trouve Comment

332

P.

DOUTZARIS

N

surmontée crochets travail (=

d'un seul signe archaïque). texte poétique, celles de Weil, etc., [], tandis sont mises

du Quant aux corrections sont indiquées à l'aide de

d'intensité F)

de l'auteur du présent que les corrections entre crochets angulaires L'accent <; >. a été représenté par un gros > dans le rythme

celui du frappé (Qécu) et par un petit pour désigner du levé (àp<n?). Cette dernière >, lorsqu'il s'agit de l'accent de 3 -f- 2 et distinction par le rapport rythmique, qualifiée 2 + 3, on a essayé de l'adapter au rythme de la musique en indiquant les valeurs moderne, mélodiques par simple addition des signes d'accent au-dessus des notes, sans touteà côté les fractions de mesure. fois juger nécessaire d'indiquer ' du soupir Le signe archaïque se trouve noté à maints Par conséquent, d'autres soupirs, original. au milieu du vers, sont indiqués jugés indispensables par le même signe mis entre parenthèses. Un soupir plus ou moins endroits prolongé s'impose de par la définition naturellement même du vers. à la fin Pourtant, le lexle en multipliant voulu encombrer les signes particuliers. Nous devons enfin remarquer de que, dans la transcription l'armature mise après la clé de Sol est purement Reinach, exacte dans aucune conventionnelle, n'ayant de correspondance échelle de la musique moderne. Nous proposant maintenant de traiter du rythme et de la mélodie des deux péans, il semble opportun de rappeler les considérations avancées au sujet de l'épilaphe de Seikilos. des points surmontant les notes de temps forts Là, l'existence nous a permis de déterminer le rythme. Mai# les deux péans ne portent aucun signe particulier de cette nature. Il nous restait donc deux voies à suivre : ou bien appliquer les lois rythmiet laisser aux deux chants ques de la musique contemporaine leur caractère ou bien, obligés de leur purement théorique, conserver toute le caractère différente antique de musique vocale, adopter une méthode de celle qu'ont suivie certains théoriciens de la et qui imposerait le changement complet du de tonalité de chaque ligne, nous n'avons pas du texte

musique

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DES GRECS ANCIENS

333

des règles d'accentuation métré et du rythme, par l'application d'il y a au moins du grec du xxe siècle à un état de la langue deux millénaires. Nous estimons vouée à l'échec toute tentade la musique les règles rythmiques moderne donné de la musique antique avant que et non a priori, cette autre soit résolue, d'une façon définitive tire son origine à savoir si la musique européenne question, ce qui reste encore à de la musique grecque, directement En conséquence, on est tenu, parla force des choses, montrer. tive visant à adapter à un morceau à ignorer de chants dans la transposition rythmique antiques sur la portée de la musique moderne, et à ne suivre sûre La seule méthode que des règles conformes à la tradition. du rythme de nos péans serait, à mon sens, pour la restitution celle qui s'adapte à leur mètre, avec ses battements de mesure naturelle des mots du texte poépropres, et à l'accentuation la nouvelle tique. Les deux péans, hormis l'épilogue (la reprise 0) du second, sont écrits dans le mètre péonique, qualifié par le rapport rythde la c'est-à-dire que le battement mique de 3 -|- 2 et 2 4-3; mesure y est trois (frappé) et deux (levé), ou bien deux (frappé) les schémas métriet trois (levé). Cela dit, j'expose brièvement par une étude spéciale sur le ques, comme donnée fournie de les particularités en remettant du mot poétique, rythme détail à une autre occasion. formes Les deux chants diverses excepté péoniques, afin sième. Nous les avons groupées ici, toutes, en crétiques, première vue les frappés et les levés : qu'on puisse y discernera Pur crétique, » » crétique » » schéma » I. II. de péon Ier de péon IVe
n y-y ou ^ —

les comprennent les péons second et troi-

sous forme » » » »

de pentabraque

334

P.

DOUTZAK1S

Sur la base de ces données, il nous est déjà possible de forissues de nos observations muler quelques règles élémentaires, sur la mélodie des chants : particulières 1° Le rythme d'un vers procède dans l'ordre syllabique 6u d'un pied métrique, la thesis est Dans le rythme métrique. caractérisée de ton (xpoûo-iç). Par par une plus grande intensité il se peut que les notes du frappé occupent sur la conséquent, et que celles du levé marquent la portée un degré inférieur plus grande hauteur de la mesure. La note accentuée de la thesis est toujours énoncée quelle note de Y arsis. avec plus de vigueur que n'importe

2° Aux mesures rythmiques procédant de paire, un vers peut soit par thesis (exemple, commencer les deux péans), soit par arsis (l'épitaphe de Seikilos). se succédant l'un à purement crétiqUes l'autre vont toujours sur un rythme différent : -*- — - • - ^ -. Exemple : Péan I, mesures 58-59. 4° Toutes les fois qu'une mesure est partagée, par un soupir ou un silence, en deux, et qu'une partie est émise avec le frappé de la mesure suivante, celle-ci se réduit au rapport de 2 -j- 3. Exemples : Péan I, mesurés 39-40, 42-43; péan est caractérisé comme composé de glyconiques, mètres faisant de la partie des asclépiades, dés vers dits logaédiques ; à la seule diffécatégorie générale rence que les glyconiques sont dépourvus du dimètre choriamL'épilogue le vers s'y trouve constitué bique médian. En conséquence, d'un pied trochaïque, nommé pàTiç, et d'une par Hermann : —^ I —^w- -^ - -^. tripodie logaédique catalectique (par ce dernier terme, on désigne une tripodie dactylique, où le second à ces dondactyle est remplacé par un trochée). Conformément nées métriques, Reinach a dû diviser la partie finale du péan sous en 12/8 et grouper les unités de temps excédentes forme de valeurs pointées, etc. à l'ancienne Ces dénominations poémétriques se rapportent sie lyrique. de cette poésie nous est presque Or, la musique du deuxième 3° Deux mètres

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

335

totalement

part, on vient d'établir comme aisé de déterminer la mesure principe qu'il n'est pas toujours exacte d'un vers composé sans en savoir lé rythme. C'est pourD'autre quoi, pour suivant le rythme de la mélodie, nous nous contenterons de constater le moment dans les vers de la dernière

inconnue.

des mètres dits alcaïques ou anacréontiques, reprise l'existence non pas comme un nom de classification générale, mais parce que ceux-ci ont été employés de préférence par les deux poètes Alcée et Anacréon. Pour la même raison, on ne s'arlyriques rêtera pas, à présent, à la théorie de la base d'Hermann. Conformément à ces considérations, de diviser le cru. licite j'ai morceau en mesures de 3/'4, les quelques unités de temps excéIl dentes étant resserrées dans le mètre sous forme de triolets. n'est anodine qu'on pourrait oser à la fin qu'une modification du vers 42, en remplaçant le mot [o-upi.]6îoi.ç, restitution de du triolet la rencontre au Weil, par [a]6L&!.ç, afin d'éviter milieu du pied métrique. Cela dit, passons à l'étude du rythme considéré d'un point de vue plus général. Une chose me frappa dès le début de mes recherches, pas, j'en suis sûr, à l'attention. qui n'échappera « intensif » procède, même C'est le cas imprévu où le rythme aux formes métriques les plus compliquées, dans un ordre, Cela signifie que la poésie et la dire, syllabique. pourrait-on dont nos péans représentent le dernier anciennes, musique au fond d'une simplicité élédemeurèrent degré d'évolution, mentaire. Cette constatation nous autorise à nous demander musicale put jamais être chanencore, si pareille composition d'un accent autre que l'accent tonique. ée sans l'intermédiaire et pris à nos deux péans, suffira à Un seul exemple, suggestif mettre de ce que nous venons d'avancer. musicale C'est celui où une série de noies de même hauteur en es différentes Le cas le plus frappant surmonte syllabes. donné par le premier péan, vers 9, mesures 35 et suivantes, où en relief la véracité six syllabes successives se trouvent Sol aigus ; dans le deuxième péan, au moyen de six vers 33, mesures 125-126, notées

336

P.

DOUTZAKIS

on voit dier

à la suite cinq notes de Fa majeur surmontant de syllabes du texte poétique. Comment arriverait-on ces notes

autant à mélo-

sans le concours d'un accent variant similaires, d'une syllabe à l'autre et destiné à différencier, par une intensité périodiquement différente de la voix, la monotonie de ? sons identiques Le rythme n'est pas seulement le facteur par excellence de la mélodie. Il sert aussi à déterminer les limites d'un vers. L'essai que nous venons de tenter par la division des deux aux principes de la plus ou moins conformes autorise à formuler cette autre règle générale : le vers est une unité rythmique plutôt qu'un composé métrique. Pourtant, c'est un sujet qui sort du cadre où nous nous tenons de nos chants se trouve aujourd'hui. La mélodie péans en vers métrique nous

marquée dans le texte à l'aide de lettres de l'alphabet nous a ionien, dont Alypius conservé un complet tableau analytique. Mais tandis que les de notation du premier caractères péan, dressés, couchés ou renversés, dénoncent une musique vocale, pour le second péan des signes de la musique instrumentale. Le fait de Gevaert, par des auteurs de la compétence Reinach, Crusius, comme signifiant que ce dernier chant appartient à la catégorie des Tcpô^opSa $T[jwaa (J. Pollux, IX, 63), où à l'accompagnement. Les omissions de signes de notation dues à l'usure ou aux cassures du marbre furent complétées, lors de la première édition, il est resté, surp, 385). Néanmoins, par Reinach (BCH, XVIII, tout dans le second péan, assez de lacunes dont a été jugée inutile. On peut dire cela notamment lacune qui se trouve vers le milieu avons déjà on réussit la restitution de la grande de ce second péan. Nous les instruments sont destinés on a employé est expliqué

indiqué comment, par une sorte de raccommodage, à combler la lacune en question. Je me permets donc d'exposer ici les raisons qui m'ont décidé à ne pas laisser subsister fin du même d'autres chant se trouvant vers la mélodiques et avant la reprise finale (voir La Musique lacunes

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

337

Pour ce pi. XXI, XXII). grecque, p. 188-189, et BCH, XVIII, il faut faire, je me suis servi d'un procédé plutôt empirique, du texte poétique, tel les accents naturels suivant l'avouer, qu'il est rétabli par Weil, et la tonalité générale du chant. Les suppléments en question, aux vers 35, 36, 37, 38 de la reprise H, sont compris dans les mesures 156-160, 162-166 et 168-170. Les notes modifiées de la présente édition ont été indiquées entre parenthèses. J'espère que l'on excusera ce parti dans un essai de pareille importance, lorsqu'on aura constaté, la dissonance subsister une par l'expérience, que laisserait ou suppléées Vocale de ce chant. pour l'exécution tel Le rythme mélodique fixé, après maintes expériences, des fig. 3 à 10 ne doit pas, qu'il apparaît dans les transcriptions au sentiment de l'auteur, Le fait s'écarter trop de l'original. » suit de près la division que la mélodie « intensive métrique lacune aussi étendue eu égard d'abord au principe pas pour surprendre, posé touchant le changement du rythme dans une langue de parallèle avec son altération eu égard, ensuite, à la phonétique, liberté du poète ou du compositeur de modifier l'accentuation des mots suivant les besoins de la rythmopée. Quant aux règles elles se rythmiques qui se laissent discerner assez nettement, retrouvent pour la plupart à la base de la musique moderne. il nous semblerait oiseux de nous étendre conséquent, sur ce sujet, nous réservant d'y revenir. aujourd'hui La dernière main n'ayant été mise que tout récemment à Par certaines particularités préciser que quelques sont pas visées dans les pages qui précèdent. se voit obligé de la mélodie, l'auteur de ce fait corrections nécessitées de ne n'est

CORRIGENDA.

P. 301

: la transcription

Xrûsos
L

est
F

préférable.

-

P. 30S, 1. 9, lire : loô^ç. P. 308, en bas, lire : tpo6etv Xoyotç. 1. 2, lire : xat. — Même page, avant-dernière ligne : pnrjTsp.
IL = O

— P. 309,

338

P.

DOUTZAR1S

Fig.

3. —

Péan d'un compositeur Nouvelle (Tous droits

athénien, transcription

découvert

à Delphes (« Premier en notation moderne. réservés : voy. p. 845).

péan »), début.

de reproduction

LA

RYTHMIQUE

DANS

LA

POÉSIE

ET LA

MUSIQUE

DES

GKECS

ANCIENS

339

Fig. 4. _

Premier

péan delpliiquc

(suite).

340

P.

D0UTZAR1S

— péan delphique (fin). Fig. 5. — Premier découvert à Delphes (« Second péan n), début. Péan de Liménios, moderne. en notation Nouvelle transcription (Tous droits de reproduction réservés : voy. p. S4R).

LA

RYTHMIQUE

DANS

LA

POÉSIE

ET LA

MUSIQUE

DES

GRECS

ANCIENS

341

Fig.

6. — Second

péan delphique

(suite).

342

P.

DOUTZAR1S

Fig.

7. — Second

péan ^elphique

(suite).

LA

RYTHMIQUE

DANS

LA

POÉSIE

ET

LA

MUSIQUE

DES

GRECS

ANCIENS

343

Fig.

8. — Second

péan delphiquc

(suite).

344

P.

DOUTZAK1S

Fig.

9. — Second

péan delphique

(suite).

LA RYTHMIQUE

DANS

LA POÉSIE

ET LA MUSIQUE

DES GRECS ANCIENS

345

Fig.

iO. — Second

peau delphique

(fin).

P.

DOUTZARIS.

L'auteur sition, musique par lui 19 avril

se réserve

harmonisation

pour tous et exécution

édités dans hellénique en leur texte poétique, leur rythme au Ministère de (Fac - similés déposés 1934, n* 22.792 du registre).

les pays tous droits de reproduction, transpoen concert des morceaux de l'ancienne public le présent tels qu'ils ont été remaniés article, et leur mélodie. publique de Grèce le l'Instruction

REG, XLV1I, .934, n» îîî.

23

ALEXANDRE
ET LES

LE
VILLES

GRAND
D'ASIE

Alexandre comme

menait

à la victoire

les cavaliers

macédoniens

les contingents roi héréditaire ; il commandait grecs et généraliscomme « Chef » (riveuLwv) de la Ligue Hellénique sime («"rpa-nfiyô; aÙToxpâTwp) de ses troupes (1). Sur les champs est devenu, par la grâce de Niké, le maître des peuples d'Asie. Son offrande à Athana Lindia portait l'inscription : « consacrée par le roi Alexandre, quand il l'emporta par les armes sur Darius et devint seigneur de l'Asie. » (2). de bataille des Macédoniens, 1' « hégémôn » des Hellènes, le mais égalede l'Asie, voilà trois faces différentes, conquérant dont Alexandre à l'égard ment nettes, de l'autorité jouissait des trois parties de son Empire (3). Mais quel fut le statut des Le roi des villes anciennes et célèbres des citoyens d'Asie, Alexandre a-t-il resd'Ionie ou d'Eolide, après la conquête? ces villes à la MacéOu bien adjoignit-il pecté leur hellénisme? Grecs doine, comme sur le littoral
(l)Cf. Autokrator (2) Chr. H. Berve,. (Diss.

il

Philippe thrace?
Das Leipz.,

l'avait Ou

fait

pour

les colonies

bien

le vainqueur
(1926), I, 228; (H, M.

grecques traita-t-il ces
Strategos

Alexanderreich 1932), 12. Die lindisr.he .

Scheele,

n° 131), 'Affîa; IBUUE xâi 'ABâvai aux (3) Je renvoie

Blinkenberg, 1. 104 : ^autXeù;

Tempelchronilc p.âya.1 xpaT^saç d'U.

'AXéljavSpoç TSI AivSlat.

Kleine Texte, Lietzmann, TÔCÇ Aapeïov xal xiipioç YÊVÔJJLEVOÏ Alexandre le Grand,

pages ch. IX (p. 248 de la traduction 87, sur les trois-mondes qui

magistrales

Wilcken,

Cf. Jouguet, française}. L'impérialisme forment d'Alexandre. l'Empire

macédonien,

ALEXANDRE

LE GRAND

ET LES VILLES

D'ASIE

347

soumis au Grand Roi, de la même manière que les Hellènes, dit : on peut se demander autres sujets de Darius ? Autrement si les villes grecques de l'Asie-Mineure sont devenues, comme les États de la Grèce, des alliées d'Alexandre, ou ont été incorou bien sont restées une partie de porées à la Macédoine, l'immense « royaume d'Asie ». I L'opinion du continent est aujourd'hui que les villes grecques une fois affranchies, du même asiatique jouirent, statut que les Etats de la mère-patrie (1). On n'est pas d'accord seulement sur cette question accessoire : ces villes furent-elles ou bien restèrent-elles en agrégées à la Ligue corinthienne, dehors de l'Union ? ne peut être attrayante témoignage antique. Ce n'est qu'une doctrine moderne, avancée, semble-t-il. par Droysen (2), et proposée par lui sans preuves ; disons mieux : soutenue par l'autorité d'une seule preuve, dont la fausseté est maintenant évidente. Droysen croyait que les villes d'Asie étaient sous Alexandre en possession du droit de monnayage et il en tira la conMalheureusement, appuyée sur aucun clusion qu'elles étaient souveraines. Mais précisément ce droit fit alors défaut, nous en sommes qui nous occupent. sûrs aujourd'hui (3), aux villes cette théorie commune

de Droysen a fait fortune. Transmise Cependant, l'opinion d'une génération de savants à l'autre, sa doctrine est devenue une conviction Elle est professée aujourd'hui générale par les
makedon. Staalen,! (1) Cf. par exemple B. Niese, Gesck. d. griechisch.u. (1893), 162; K. J. Beloch, Griechische Geschichte, IV, 1^ (1925), 15; Ernst Meyer, Die Grenzen der hellen. Staaten in Kleinasien (1925). 8; H. Berve, Alexanderreich 13 (1921), 344; P. Jouguet, (1926), 1, 250; J. Kaerst, Gesch. d. Hellenismus, macédonien (1921), 100. Cf. ci-contre, n. 1 ss. L'impérialisme (2) J. Droysen, Histoire de l'hellénisme (trad. 1, 233 ss. Mais déjà franc.), L. Flathe, Gesch. Makedoniens, I (1832), 286, suppose que l'autonomie des Grecs d'Asie fut décidée dans l'assemblée de la Ligue de Corinthe. (3) Voir ci-dessous, p. 349 sq.

348

E.

BICKÉRiUANK

érudits les plus autorises à parler en pleine connaissance de causé de l'oeuvre d'Alexandre : G. Radet (1) ; W. W. Tarn (2) ; U.Wilcken (3). Pour faire loi, elle ne manque encore que de preuves. Du reste, on tend actuellement à admettre la thèse selon Alexandre aurait, introduit les Grées d'Asie dans la laquelle Voici un exemple (4) des arguments invo-; Ligue corinthienne. le « sous-chef du Littoral » asiaqués en ce sens. Philoxénos, les ordres d'Alexandre aux Grecs d'Asie, tique (5), transmettait aussi bien qu'aux îles égéennes qui étaient dans la Confédération On en conclut que les villes d'Asie furent hellénique. aussi membres de la Ligue. Mais ce raisonnement est spécieux. Alexandre devant la Ligue, mais aussi Antipater représentait devant Sparte, les Thraces ou la Macédoine ; il serait vraiment téméraire les Thraces d'en tirer la conséquence en dépit participaient, ou que les Lacédémoniens de l'histoire, à la Société de telles indications (6), au remarque a organisé tradition est (7) : « U les Grecs presque soutenir réfuter. qui me ou (8)

des États de Corinthe. En présence moins insuffisantes, U. Wilcken lui-même est difficile une d'Asie, entièrement de dire fois comment Alexandre

car notre affranchis, muette sur ce point ». En effet, les témoignages directs font défaut pour 1' « opinio çommunis ». Mais ils manquent aussi pour la En ce sens, je ne puis avancer que deux arguments, semblent mais non décisifs : intéressants, Il est clair que les communautés soumises

un despote ne sont pas des États libres.
(1) G. Radet, Alexandre Ancieiil d. le Grand (1931), VI, 371. Akad., 46 ss. 1922, 105

à un satrape Or, la ville grecque

(2) Cambridge (3) Sitzungsber. (trad. fr.), 97.

History, Preussisch.

ss.,

et Alexandre

le

Grand

(4) Berve, op. cit., I, 250. op. cit., IV, (5) Cf. Beloch, Klio, 1932/3, (6) F. Miltner, de la théorie courante. Alexandre (7) U. Wilcken, (-8) Cf. la loi sur le deuil

1, 14, n. 2. 44, a déjà montré

l'insuffisance

des autres

preuves

le Grand, 97. de cette ville [Sylloge*, (E. Babelon,

1219 = Traité,

jurid. grecq., I, p. 18) et son monnayage Die antiken Muenzen I, s. v. Mysiens,

520 = Jnscr. Michel, II, 94 ; H. v. Fritze,

ALEXANDRE

LE

GRAND

ET

LES

VILLES

D'ASIE

'349

en Mysie faisait partie en 326/5 de la satrapie lydienne (1). La tradition (2) nous enseigne encore qu'en 324 à son choix, Mylasa en Carie, Alexandre a offert à Phocion, Kios, colonie de Milet, la ville éolienhe d'Élaia, enfin Gergithes en Troade fou. Patara en Lycie) (3). Alexandre dispose ainsi de Gambreion de ces villes grecques dJAsie de la même manière et avec la de pouvoir que son prédécesseur Artàxerxès, même plénitude de Magnésie, de Myous et de Lampqui fit don à Thémistocle saque. Ces renseignements prouvent que. les villes susdites, et naturellement d'autres encore, furent la propriété du roi, donc ne furent ni libres, ni participantes à la Ligue corinthienne* Mais n'exclut cette constatation pas la possibilité que d'autres communautés, plus heureuses, aient joui de tous leurs droits. L'autre argument contre l'opinion commune est d'une portée se réserva, on le sait (4), la frappe plus générale. Alexandre en Asie. La monnaie du roi était la seule de l'or et de l'argent illimité. En conséquence, les émisqui eût pouvoir libératoire si abondantes sions des villes d'Asie, sous la domination (S). Les ateliers de Lampsaque, perse, cessent sous Alexandre
311 = 1360 = Insc. jurid. Michel, I, p. 257.: texte d'un (1) Sylloge, grecq., ttn daté Jîao-iXeÙQvToç 'AXeijavSpou, bail, EVSÎXOWIH, MevoivSpou «jCTpaiteiiovTOî, èr.l Cf. les en tête des décrets de Mylasa sous Artàxerxès-(Sj/Mo.çtf, •nputavioi; 'Iiiyopou. 167 = Michel, 471) : ÊTEI — 'ApTaijÉpîjEui; paaiXEÛovToç, MauaaûXou é£ai6paiteûovT<K. 18 : Alexandre ÈKÉXEUOE crcziput-i TIOXEUVEV Aata, Kioy, rep-f£8ou, Phoc, (2) Plut. M'jXiïGJV, 'EXaiaç, [iîav. TIV àv aip^rat, TtapaSoûvai TÛ>4>idxt(i>vt. Sur la date de l'offre, cf. hist., I, 25. (4) Voir en dernier lieu, Berve, op. c, I, 318. dire mieux unifia la frappe, en imposant aux qu'Alexandre (5) Il vaudrait ateliers locaux un titre, un étalon et une effigie Cf.. E. T. Newell, identiques. Numism. where a mint had previously Chron., 1915, 298 :« hère ewer city... was allowed to continue the proviso, existed, however, that the ; with coining in types, weigths' and dénominations with the of the empire ». Cf. encore ibid., regular coinage 1919, 64. Les renseignements sur le sujet trouve chez P. Gardner, À history qu'on of the ancient coinage confus et pour la plupart faux. L'auteur man(1918), 430 ss., sont extrêmement et historiques nécessaires. Il croit que des connaissances chronologiques par issues should henceforth exemple sur la Kleinasien, Herakleia que Sinope, situation de ces villes, 12). du Pont, Amisos à Alexandre (cf. appartenaient Ernst Die Grenzen d. hellen. Staaten in Meyer, conform Berve, op. c, Var. (3) Aelian. 11, 403.

350

E.

BICKERMANN

pour nous borner ces « Lampsacènes cours comme

à cet exemple, ne frappent plus depuis 333 » (1) qui avaient jusqu'alors le meilleur dans le commerce mondial (2). On émet à Lampsaque,

à Myriandros, à Milet, à Sardes, etc. (3), seulement des à de l'Empire (un statère d'argent pièces au titre unitaire 8, 6 gr.), marquées au coin du Roi. La seule frappe qui reste villes est celle de la monnaie

aux

d'appoint (4). 11 n'y a que les villes en dehors de l'Empire, comme Sinope (5), dont les avec les « Alexandrines» dans la circulation espèces rivalisent universelle. de monnayage était considéré Or, le droit par les Grecs comme la marque de la souveraineté (6). Les États de la Ligue corinthienne n'en furent aucunement les Athéniens privés; ou les Locriens à leur gré sous Alexandre (7). La frappaient perte de ce droit par les villes d'Asie pendance vis-à-vis de l'Empire. "Mais cet argument numismatique Il y a des degrés et des variations exclut leur entière indé-

n'a qu'une valeur limitée: dans la souveraineté. Les

de l'argent et même de satrapes et les villes qui émettaient l'or sous les Achéménides ne devenaient pas pour cela indéde l'Empire perse. D'autre part, nous avons l'exempendants ne frappent plus après ple delà Thessalie, dont les communautés un État leur union avec la Macédoine (8) : elle reste pourtant à la Ligue de Corinthe et participe (9). Cette indépendant d'un pareil statut preuve suffit pour qu'on admette la possibilité des villes d'Asie.

Americ. Journ. 1924, 65. of Numism., (1) Agnes Baldwin, XII, 589. (2) K. Regling, Real-Encycl., Amer. J. of Ninnism., 1919, 32; Id., Alexander (3) E. T. Newell, Notes and Monographs, n° 19, 1923), pi. IV, 3 et 4. (Numïsmatic E. T. Newell, Nummorum* (1911), 777; (4) Cf. B. V. Head, Hist. Mtinzen von Priene Numism., 1918, 88: K. Regling, (1927). (5) Cf. W. Waddington, d'Asie Mineure, I(2«=éd.), (6) Cf. A. M. Andreades, E.

Hoards,\\ Journ. of

Recueil Th. Reinach. g en. des monnaies Babelon, ss. Amer.J. 1918,111 s.v., et E. T. Newell, of Numism., I (1933), 97. A history of Greek public finance,

History of ancient coinage (1918), 427. (7) P. Gardner, (8) B. V. Head, op. c, 291. de la Thessalie, cf. Berve, (9) Sur la situation juridique

o. c,

I, 235.

ALEXANDRE

LE GRAND ET LES VILLES

D'ASIE

351

Il ne reste donc, semble-t-il, qu'à renoncer à toute certitude pour ce cas, à suspendre son jugement jusqu'à la découverte de nouveaux témoignages plus significatifs ? Mais cet aveu d'imd'un historien. En effet, notre puissance blesse le sentiment tradition sur Alexandre est d'une richesse dont l'historien de n'est pas souvent gratifié. Nous lisons encore Arrien, l'antiquité à cela Justin, etc. Ajoutez Diodore, Quinte-Curce, Plutarque, même de nos sources, dont les historiens que la Vulgate modernes tiennent généralement peu dé compte, fut créée par vers 310 déjà (i). Il est impossible, dirons-nous, Clitarque que cette tradition, variée et contemporaine, ne renferme point de utiles sur le statut des Grecs asiatiques sous renseignements Alexandre. différemment. II d'Alexandre avec les Grecs d'Asie Le problème des relations est, en effet, du nombre des questions mal posées. On ,1e considère toujours du point de vue politique, depuis G. Grote, qui louait chez Alexandre une absence complète de sentiment historiens d'aujourd'hui (2), jusqu'aux qui aiment à voir dans le fils de Philippe l'apôtre du panhellénisme. Mais le fut aussi et surtout une question de droit public. problème national l'Asie ; les villes grecques de cette contrée Alexandre conquiert sous le régime du pays ou reçoivent-elles un restent-elles autre statut? Examinons le dilemme. exceptées du royaume asiatique d'Alexancommune des modernes, sans dre, comme le suppose l'opinion sur être agrégées à la Macédoine (il serait superflu d'insister Si ces villes furent d'une telle situation) (3), il ne reste qu'à admettre l'impossibilité qu'elles avaient été mises sur le même pied que les Etats de
(1) (2) (3) porée Voir F. Jacoby, Fràgm. griechisch. Histor., ad n° 137. G Grote, Hist. de la Grèce (trad. fr.), XVIII, 315. L'Asie ne fut pas incorCette hypothèse n'est proposée par personne. Alexandre le Grand, 248 ss. au royaume de Macédoine. Cf. Wilcken,

Il

faut

seulement,

sans

doute,

qu'on

la

prenne

352

E.

BICRERMANN

la Grèce. affranchies

L'histoire

admet

donc

ces conclusions

: « Les villes

sont devenues des alliées libres et d'Alexandra, » (1). Ou encore : « Toutes les villes indépendantes grecques du Levant devaient être aussi libres qu'Athènes » (2). En vérité, on ne voit pas comment on pourrait combiner autrement d'Asie sont restées sous que ces villes la dépendance d'Alexandre avec la théorie juridique moderne, selon laquelle elles furent exceptées de son royaume asiatique. Le fait est certain, mais la théorie donne à réfléchir. présuppose im plicitement que les rapports entre Alexandre et ces villes étaient réglés par des conventions ; c'est-à-dire mutuelle des parties, basée sur le qu'elle exige une obligation consentement en un contrat réciproque, exprimée synallagdans leur aspect juridique, matique (3). En effet, tels étaient, les rapports entre Alexandre et la Ligue corinthienne. Après la « persuada d'abord les Thessaliens de la Grèce par un décret commun de la Thessalie » (4). Ensuite il gagna d'autres États grecs. A l'automne de 336, au congrès de Corinthe,< il conclut le pacte de la Ligue avec lés confédérés.-Le traité déterminait les droits et lès obligations respectives des parties contractantes (5). mort Si les villes cipaient d'Asie furent Disons reçues dans la Ligue, elles partiplus généralement: n'importe entre Alexandre et ces villes, toute quelle forme d'alliance variante de la théorie selon laquelle les villes grecques ne furent au royaume pas assujetties d'Asie, présuppose que le
(1) W. Tarn,

le

fait

Elle

de Philippe, Alexandre de lui accorder l'hégémonie

à ce traité.

Ane. Hist., Cambr, cities became his VI, 371 : « The liberated ». free and independent allies (se. Alexander) der Grosse, 103 : • Aile Griechenstâdte der Levante Birt, Alexander (2) Th. sollten so frei wie Athen dastehen ». chez aucun auteur moderne des explications concrètes sur (3) Je n'ai trouvé la forme entre Alexandre et ses alliés d'Asie. Mais légale des rapports supposés cf. p. ex. Wilcken. d. Preuss. Akad., Sitsungsber. 1922, 107, n. 2. ITOWE TT,V (4) Diod., XVII, 4, 1 : IIptàTOuç Se ftsTraXoCi?... Wyoïç ifikavbpénoi;— TtaTpo'icapâSoTOv TiTepLOviav xfiç 'EXXâSoç aûtS Cf. Wilcken, op. cil , 107. (5)Cf. OEslerr. Wilcken,Sitzungsber. Arch. Inst.,XXVU Preuss. (1931), ouy^upf^atuoivfi) 1929,.301 ss.; -rtjî 8ETT<xX£aç Sdyji.a'ci. f. . Schehl, Jahreshefle

Akad.., 115 ss.

ALEXANDRE

LE

GRAND

ET

LES

VILLES

D'ASIE

' 3S3

roi et la cité en question sont parties contractantes, qui s'ende la même manière qu'Alexandre et les gagent mutuellement inévitable une fois tirée, Grecs en 336. Cette conséquence examinons si les faits s'accordent avec elle. sur les relations a gardé assez de témoignages La tradition Ce ne sont que de « petits sous l'angle du droit public, faits » isolés. Pour les apprécier Pour trouver celui-ci, il suffit il faut saisir leur lien juridique. était en guerre de reconnaître ces deux postulats : Alexandre contre l'État perse ; ses conceptions des lois de la guerre étaient d'Alexandre avec les villes d'Asie. celles de son temps. Ces principes semblent évidents ; ils sont très simples; sont, je crois, quelques pourtant, explications nécessaires. Elles éclaireront en tout cas cette façon de poser la question. III Quand, à la fin de l'année 338, Philippe proclama à Gorinthe la Ligue la guerre contre fonda

grecque et que celle-ci la Perse, l'ordre des choses qui avait dominé deux générations grecques se trouva renversé. Car le pacte d'Antalcidas, imposé aux Grecs par Artaxerxès en 386, était depuis lors la loi constitutive du droit des gens hellénique. Tous les traités politiques entre les États helléniques années avaient pendant cinquante pris pour base celte « paix du Grand Roi ». La Macédoine y avait adhéré en 371 (1). Les Perses ont stipulé encore en 333 avec les Mityléniens de la Ligue et seront du pacte amis du Grand Roi « conformément à la conclue avec le roi Darius » (2). : ceux-ci renverseront les.stèles

paix d'Antalcidas A la veille de la guerre, le statut international des cités grecques était donc réglé par la paix de 386. Or, ce traité prescrivait que les villes grecques d'Asie et les îles de Clazomène et de Chypre appartiendraient au Grand Roi, tandis que « toutes
(1) Amyntas signa le pacte (2) Arrien, H, 1, 4. de 371, Eschine, II, 32.

354

E.

BICKEKMANN

lès libres

autres

grecques, petites et autonomes » (1). Les limites ainsi perse étaient aussi bien les villes

villes

l'Empire enfermait bares.

seraient grandes, entre le monde grec et clairement tracées; l'Empire helléniques que les pays bar-

ou

avec ses troupes cette frontière d'Antalcidas, mit le pied sur la terre ennemie. Quand, au prinAlexandre temps de 334, sa flotte approcha enfin du rivage perse, le roi, du navire où il se trouvait, lança son javelot qui vint se fixer en terre. Alexandre sauta ensuite acceptait des Dieux l'Asie et promettait la Of, ce sol ennemi, dont la prise symbolisait conquête de l'Asie, ce fut la terre des Hellènes, la terre dardanienne : le débarquement eut lieu au Port des Achéens (3). Un an après, le vainqueur d'Issos écrit à Darius : « Je possède ton pays qui m'est donné parles Dieux... ; je suis maître de toute l'Asie » (4). Ses actions sont conformes à ses déclarations. Aussitôt après la bataille du Granique, Alexandre organise l'administration du territoire système perse ; seulement, d'Alexandre (5). ne change rien au le satrape est maintenant un officier conquis : il sur le rivage, en s'écriant qu'il conquise à la pointe de la lance (2).

En franchissant

Nous Couchons ici à la différence entre la campagne de Perse d'Alexandre et celle d'Agésilas en 396 ou celle des Grecs en 479* Dans ces deux dernières on ne cherchait aucunement à faire des acquisitions territoriales en Asie. Le but n'était que de libérer ou de protéger les Grecs d'Asie. « Je suis venu —
op. c, 292. 17, 3 : itpwxoc; TÛV MaxeSdvuv iicà xî)ç VEàç T.xôvrtffE |ièv TÔ Sôpu, (2) Diod., XVII, 6EWV àratpatvETO Tr^i-aç S'EÏÇTTIV yïjv xa! aùxôç draô xîfi VEÙÇ à:paXXd(i.EVo; icapà tûv Alexander iaculum velul T>IV 'Aciav SÉ/.Êo8at Sopbct-riTOv. Cf. Justin, XI, 5-6 : primus Wilcken, in ne se regem Mae terrae invilae caedit, precatus lu xfjç VEÙÇ uiiv toî; onXotç ÈxOfjva Arrien, I, 11, 6 : Xiyowsi 8è xaiitpÛTov accipiant. aÔTiv elç "ri^v rr\v rr|V 'Aoiav. I (1923), 1 ss. d'Alexandre, (3) G. Radet, Notes sur l'histoire Il, 14, 7 : ÈneiSt, 8è [J.«X1l vev£xii*« itpÔTcpov |AEV TOOÇÏOÙ; <jTpxrr\yobs xai (4) Arr., aaTpâTcoti;, vûv SE ak xai TÏJV |i£Tà ÏOO Sùvajuv, xai x*,v yâoxf è^w, TÛV Oeffiv [ioi Sôvxtov *. t. X. Cf. G. Radet, op. c, 46 ss. (5) Arr., 1,17, 1. Cf. Wilcken, Alexandre le Grand, 96. hostilem terram iecit... hoslias (1) Cf.

ALEXANDRE

LE

GRAND

ET

LES

VILLES

D'ASIE

355

— afin que les cités d'Asie à Tissapherne Agésilas soient aussi indépendantes que les cilé de notre Grèce (1). » l'Asie « la lance à la main». vient pour conquérir Alexandre de 334 il tranche d'un coup d'épée le noeud gorA l'automne dien : l'empire d'Asie était prédit à celui qui le dénouerait. déclare la situation de la campagne d'Alexandre, légale de donc d'une façon fondamentale des Grecs d'Asie différait celle des Hellènes d'Europe et des Iles. Ceux ci étaient libres; en vertu du traité d'Antalceux-là étaient sujets de Darius, A la veille « Les Hellènes d'Asie feront tous partie du domaine du de ans cette différence Grand Roi (2). » Pendant cinquante statut avait fait loi pour Je monde hellénique. La deuxième cidas. confédération Barbares, athénienne était ouverte à tous les Hellènes et les sur le continent et dans les îles, en tant qu'ils n'apRoi (3). La situation de 334 est ainsi

partenaient pas au Grand une chose, et celle de 479 ou de 396 en est une autre. Alexandre accepte ce fait. A l'été de 330, il fait arrêter l'enà Darius; mais il déclare en même temps voyé des Athéniens pas à la Ligue corinthienne que les Sinopéens, n'appartenant en envoyant et « assujettis aux Perses, ont agi parfaitement des ambassades à leur roi Darius » (4). entre les Alexandre tenait compte de la différence Ainsi, Grecs libres et les Grecs sujets perses. Elle ne semble pas néanmoins avoir été justement moderappréciée par les historiens nes. On peut lire par exemple qu'Alexandre » les a « affranchi îles égéennes (5). Pourtant, elles étaient indépendantes 386. Ces îles sont entrées dans la Ligue corinthienne est attesté pour Chios, Mytilène, Ténédos depuis ; le fait (6). On en a tiré la

III, 4, 5. Hell., (1) Xén., in Demosth., c. 7, 21 (la proposition (2) Philoc. ap. Didym., perse en 392) : Toùî Tfyi 'Asiov oixoûvxaç "EXXTjvaç sv jSauiXsû; otxoi itâvxaç EIVOCI CTUWÊVEPLÉVOUÎ. 147 = Michel, 86. (3) Sylloge, III, 24, 4 : xoù? Se EIVMTISMV 8è cUpf.xEV, Sxi EivwitEÎc; oûxe xoû xoivoû xûv (4) Arr., EXXVJVWVjiexEÏj^ov, ûitô iHpaai; paaiXéwç aoeûv irpEaêEÙovxeç. (5) J. Kaerst, (6) Sylloge, xe xexafnévoi 345. II, 1, 1 ; H, 2,2. oûx àmsixôra HOIEÏV sfiôxouv iuapà xoû

Gesch. d. Hellenism.,l, 283 = Michel, 33 ; Arr.,

356

E.

BICKERMANN

conclusion

aussi pour logie — un Grec en vaut Alexandre du statut. différence

que la participation les Hellènes d'Asie

à la Ligue devait être admise (1). Ce raisonnement par anaun autre — ne tient pas compte de la a conclu un

traité avec Ténédos (2). Le fait est bien sûr. Mais il s'agit de savoir s'il pouvait des sujets perses conquis par lui." Voilà agir ainsi vis-à-vis le problème du se pose, du point de vue juridique, comment Pour le résoudre, nous statut des villes d'Asie sous Alexandre. n'avons qu'à nous adresser aux anciens eux-mêmes. Car, on c'est l'autre postulat de nos recherches : Alexanse le rappelle, dre pratiquait T usage grec de la guerre. IV ne déplace pas les frontières. militaire Pour nous, l'occupation Bruxelles restait en 1914-1918 une ville belge. L'acquisition ennemi n'est pour nous valide et d'une partie du territoire définitive que par cession légale dans le traité de paix. Mais cette conception, qui exclut le fait de la conquête comme titre et est moderne légitime, (3). Propagée par les Montesquieu les Mably, elle n'est dévenue la règle du droit des gens qu'au xixe siècle. ravant C'était au contraire pour la meilleure les armées s'avançaient aussitôt domaine du vainqueur, passait aupamanière d'acquérir la propriété. Quand sur le territoire ennemi, il devenait qui la conquête

et ses habitants, sujets du nouen effet, un veau maître. La doctrine moderne présuppose, la Mais les États étaient jusqu'à national. État homogène, de villes, un conglomérat de territoires, Révolution française au prince qu'en vertu de titres spéciaux et qui n'appartenaient divers. La jurisprudence française sous Louis XIV opposait les comme les héréditaire de ce roi à son domaine acquisitions » à ceux de la « conquête conquête pays de la « nouvelle ancienne ».

(1) J. Kaerst, l. c. ufhi. (2) Arr., II, 2, 2 : xà« ax^Xa; xàç itpo; 'AXéÇavSpovxal xoi; "EXX^va« YEVO[XÉV«S II (1912), 38 ss. (3) Voir E. Nys, Le droit international,

ALEXANDRE

LE GHAND ET LES VILLES

D'ASIE

357:

c'est la cité, une « polis » ou politique une peuplade. L'État qui en renferme reste toujours plusieurs un corps composé, et, par sa nature même, un régime transitoire. La cité seule est constante (1). Ainsi Milet restait aussi bien sous Crésus que sous les Césars un corps polititiqué, gouverné par ses propres lois, une nation distincte (2). Une conle conglomérat d'un Empiré en ses parties quête dissocie simples : les ci lés. On comprend aisément que le déplacement de là domination survient ici, comme dans l'Europe féodale, au fur et à mesure de la conquête (3). Il suffit d'ouvrir la Cyro_ au pédie, ce livre classique du droit de guerre hellénique ive siècle, pour s'en convaincre. dans un pays envahi pouvait être Ce transfert de suprématie effectué avec ou sans le consentement des habitants. Dans le second cas, la communauté en question devait être prise de force ; dans l'autre, elle se rendait, soit à merci, soit à condition. La ville emportée d'assaut ([îîoj) était, en règle générale, abandonnée au pillage ; la population, massacrée ou réduite en escla« tous vage. Quand Cyrus pénètre avec ses troupes à Babylone, ceux qu'on rencontre sont frappés et mis à mort », «comme la ville était emportée l'épéé à la main » (wç SopiaAwxôu xr\s iroXswç en récomoïiffYï;), Cyrus donne les maisons des particuliers de servir les pense à ses soldats et enjoint aux Babyloniens nouveaux maîtres qu'il leur une capitulation moyennant Elle restait traire, ménagée. « cité », un corps politique manière par exemple encore les Arméniens la ville (5).
ce système

Pour

le Grec,

l'unité

(4). La (ofxoXoyîa) devait soUs le nouveau Cyrus le prince

donne

ville être,

acquise au con-

séparé. de Sardes,

régime une traite de cette Gobryas, ou

(1) tique (2) (3) Voir

Fustel de Coulanges a admirablement décrit et expliqué (La cité antique, Livre III, ch. xiv). Cf. Hiller v. Gaertringen, s. v. Miletos. Real-Encycl.,XV, Le droit grec exigeait de plus un renoncement formel mes remarques dans Hermès, 1932, 52. (4) Xén. Cyr. VII, 5,26 ss. (5) Xén. Cyr. 111, 1, 6; IV, 8, 1.

poli-

du propriétaire.

358

E.

HICKERMANN

V

Ces règles du droit des gens hellénique du ive siècle étaient à Alexandre. En 335, il rasa la ville de Gètes qui ne familières s'étaient du sud du pas rendus, et ménagea les peuplades Danube qui lui avaient offert leur hommage (1). Thèbes, prise d'assaut, fut pillée et l'on ne fit pas quartier aux habitants ; les du carnage furent vendus en esclavage. Alexandre survivants en Asie mineure et en Syrie, agit d'après les mêmes principes en 334-332. Les villes occupées de force furent détruites. Parménion « prit d'assaut la ville de Gryneion et réduisit les habitants en esclavage » (Diod. XVII, 7, 9). Le même malheur arriva à Tyr, à Gaza, à plusieurs citadelles de Pisidie (Arr. II, la môme : les habitants refu20, 5). La cause en fut toujours le même sort. Mais, éprouver quand les Macédoniens avaient fait brèche dans les murs, « les Milésiens sortirent en suppliants, se jetèrent aux pieds du roi et se livrèrent, eux et la ville » (Diod. XVII, 22, 5). Alexandre accepta cette soumission et pardonna aux Milésiens. La soumission en effet, d'après l'usage grec, la vie garantit et la liberté des habitants, les droits de la communauté qui s'est rendue. La capitulation est mentionnée en termes formels localités de pour de nombreuses implicite l'Asie Mineure et de la Syrie: Priapos (Arr. I, 12; 7) ; Zéleia ; les districts de l'Hellespont I, 17, 1); (Arr. Lampsaque (Arr. I, 17, 2), Sardes (Paus. VI, 18, 2); Sigeion (2), Daskylion (Arr. I, 17, 3; Diod. XVII, 21, 7); Magnésie, Tralles, les villes ou d'une manière (Arr. I, 18, 1-2); les villes entre Milet et Halicarnasse I, 23, 8; 24, 1), les Gariens (Arr. (Diod. XVII, Diod. XVII, 24, 2; Strabon, XIV, 657 C.) ; Telmessos, Pinara, Patara et plus de trente citadelles de Lycie (Arr. I, Xanthis, 24, 3), Phasélis et la Basse-Lycie (Arr. I, 24, 5) ; Aspendos, d'Ionie et d'Eolide
(1) Arr. I, 4, 5. (2) Cf. F. Baumbach,

saient

de se rendre.

Milet

faillit

Kleinasien

unter

Alexander

d.

Gr. (Diss. Iena, 1911), 21

ALEXANDRE

GRAND

ET

LES

VILLES

D'ASIE

359

I, Myndos, Kaunos (Curt. III, 7, 4); Sidé (Arr. 26,4) ; Selgé (Arr. I, 28,1 ; Strabon XIII, 571) ; Célainai (Arr. I, 29, 3; Curt. III, 1, 8); Gordion (Arr. L, 29, 4; Curt. III, 1, II, 4, 1) ; les Paphlagoniens 14), Ancyre (Arr. II, 4, T; (Arr. Curt. Soloi III, 1, 22), Tarse (Arr. 4, 5) ; Anchialos; II, • (Arr. II, 5, 5 Curt III, 7, 2) ; Magarse ; Mallos (Arr. II, 5, 9); Castabala (Curt. III, 7, 6), des citadelles de Cilicie (Arr. II, 5, (Arr. I, 26,2); 6); les villes de Phénicie (Diod. XVII, 40, 2 ; Iust. XI, 10, 7), telles Arados (Arr. II, 13, 7), Byblos, Sidon (Arr. II, 15, 6 ; Curt. IV, 1, 45) ; Tyr (Arr. Il, 15, 7) ; les princes de Chypre (Arr. II, 20, 3) ; des peuplades de l'Antiliban (Arr. II, 20, 5). La capitulation à la merci du vains'effectuait généralement on mentionne des articles de Quelquefois pourtant affranchie de la garnison composition (1). Ainsi, Aspendosreste mais donne comme rançon 50 talents et des macédonienne, chevaux (2). Aux habitants de Soloi, Alexandre impose une queur. contribution ments de la de guerre de 200 talents « à cause de leurs senti» (3). C'est un différend sur les conditions persophiles de Tyr qui provoque, en janvier 332, le de la capitale du monde phénicien (4). n'ont pas rempli les articles de la d'Aspendos

siège Les habitants

capitulation et la ruine

Alexandre s'avance vers la ville, refuse capitulation précitée; de renouveler la composition rompue, mais accepte la soumission à d'autres conditions, plus lourdes pour la villo : il a vu le lieu fortifié et lui-même n'est pas préparé pour un siège de longue durée (5). Ce sont, on le voit, toujours les cironstances concrètes de la guerre qui déterminent l'attitude d'Alexandre envers les vaincus. Alexandre la miséricorde à la justice Quelquefois préférait de la guerre ; par exemple, il fit grâce aux habitants d'Halicaravec Selgé (Arr. (1) La convention I, sur capitulation. Cf. Strab. 571 c. XIII, (2) Arr. (3) Arr. (4) Arr. (5) Arr. 1, 26, 3. H, 5, 5. II, 17, 7. II, 27, 4. .' 28, 1) fut, semble-t-il, aussi un accord

'

360 nasse ou à ceux

E.

BICKERMANN

dé Tyr,

compte la Gaza des Philistins, mais « fit raser » aussi « prise de l'Halicarnasse hellénique,, force » (2). Les citoyens de la ville éolienne de G>'yneion furent vendus comme esclaves aussi bien que les bourgeois de la Tyr phénicienne. Le roi pardonna aux Milésiens, mais aussi aux Mysiens de: Zéleia et aux princes de Chypre, parce qu'il « savait que ceux-ci avaient été contraints de combattre dans est caracles rangs des Perses » (3). L'épisode de Lampsaque Alexandre refusait d'accepter la soumission. Il souptéristique. aux Perses. Ainsi, cette çonnait les habitants d'être favorables mis antique colonie ionienne aurait été « rasée, ses sanctuaires en feu, les femmes Alexandre, fut ville, et les enfants réduits en esclavage ». Mais cette qui jurait par « les dieux grecs » dé ruiner à la conserver ruse déterminé à la suite d'une dontles

quart (1) Mais ni sagrâce, de la race des vaincus. Il détruisit

dans le temple réfugiés ni sajustice ne tenaient

de Mal-

le célèbre rhéteur de Lampsaque (4). d'Anaximène, Cette revue des nombreux sur la manière témoignages Alexandre provinces a pris la place de l'ancien gouvernement conquises donne lieu à trois remarques : dans

les règles du droit grec de la guerre. applique Ce postulat est confirmé par tous les témoignages cités. ces règles, Alexandre ne tient aucun 2. En pratiquant Il ne divise pas ceux-ci en compte de la race des vaincus. », mais distingue seulement ceux et ceux qui résistent. Son principe n'est pas qui se soumettent : parcere mais impérialiste et debellare raciste, subjectis super bos. «Hellènes» 3. Alexandre soit Hellènes, éclaircissements. ne contracte soit Barbares. aucune alliance Ce troisième avec les vaincus, point exige des et en « Harbares

1. Alexandre

(1) Arr. (2) Arr. (3) Arr. (4) Paus.

I, 23, 4 ; II, 24, 5. I, 23, 6 : s\v iroXtv EÎÇ è'Sottpoçxaxaaxâ<|;aç. I, 17, 2. VI, 2, 3i

Strab.

XIV,-

657 C.

ALEXANDRE

LE

GRAND

ET

LES

VILLES

D'ASIE

361

D'abord silentio. formels

n'est le fait même. Cette constatation Car la tradition mentionne régulièrement

comme forme d'acquisition « En ce temps vinrent Voici les envoyés de Magnésie et de Tralles pour rendre ces villes » (1). Ou bien : « Les principaux de la citoyens de Sardes et le commandant citadelle ceux-là pour rendre la ville, celui-ci vinrent, pour rendre la citadelle et le trésor » (2). Ou encore : Alexandre « gagna Telmessos une capitulation », « acquit moyennant » (3). Mais la Xanthos et Patara rendues à discrétion Pinara, tradition ne mentionne de traités conclus jamais d'alliances, en Asie Mineure. Des termes comme o-u^a^ta, par Alexandre o-uvÔTixat.ne viennent point ici sous la plume des historiens une alliance avec les Cyrénéens, antiques. Le roi qui contracta État indépendant en effet de traiter en d'Afrique (4), refusait

la capitulation des exemples :

pas faite e en termes de la ville.

La égaux les sujets de Darius. D'eux il exigeait la soumission. ville de Phasélis, colonie dorienne de Lycie, et la plupart des communautés de la Basse-Lyeie avaient envoyé des ambassa« pour conclure deurs à Alexandre l'amitié (rapl oetXîaç) ». « Mais Alexandre ordonna aux Phasélites et aux Lyciens de rendre à ses agents. Tous se ren(roxpaSoCivai) les villes dirent » (5). Alexandre ne s'engage que dans des arrangements militaires des conditions de capitulation. qui déterminent il accepte la capitulation des Paphlagoniens, en leur Ainsi, de ne pas entrer dans leur pays avec son armée et promettant de ne pas exiger Phrygie(6).
(1) Arr. (2) Xeu>î Arr. xf|Ç I, I, 18, 17, 1 : IVS£8OVXEÎ xà« icdXet?. ô (opoûpap/o? XT,I; àxpoirdOÏ |XÈV icôXiv, â 8è ÈvSiSovxe; xal SâvOov xe

de tribut;

mais il les soumet

au satrape

dé la

3 : EapSéuv T,XOV nccp 'aùxôv MiOpivrj? Èv EàpSem xai oi Suvaxtixaxoi, SapStavûv

x^iv àxpav xai xà j^p^piaxa. MiOpCvfiç (3) Arr. I, 24, 4 : T£X(jua<7éa« |ièv TtôXiv xal ÈvSoOévxa ËXaëEV. nâxapa (4) (5) Diod. Arr. XVII, I, 24, 49, 5 3 : tptXEav : 4>aoTf|Xtx5>v xai

ônoXoyLa au p.|iaj£lav

upo<sf\yâyeto... otivéOExo

Ilîvapa

XÏ,V

itp6ç

aûxoûç. xal aôxûv ôicèp xûv 81 4>aoTjXixaç XE

£-itixT|!j'jxeud[j.évoi êitpÉuBE'jov xat AuxEou; xà; îcapaSaûvai (6VArr. II, 4, 1 ; Curt. III,

icpÉsêsu; rjxov itEpl AUXEMV XÛV xàxi»> oï itoXXoE.

tpiXCaç...

'AXé^avSpoi; IXAEIHJE. 2.

HÔXEI;

XOÎÇ ITÙ TOÛTW axEXXojjsvoi; Cf. encore Arr. I, 29,

1, 22.

REG, XLVH,

1934, n* 221

U

362

E. RICKERMANN

Cette attitude ceux-ci lénique avaient contre

d'Alexandre grecque été accueillis

de la confédération

diffère, on le voit, de la politique de 480 envers les frères d'Asie : comme

la Perse.

helégaux dans l'alliance la cause Mais ils avaient abandonné

les flots asiatiques, perse aussitôt que la flotte grecque'atteignit les villes grecques d'Alexandre tandis que dans la campagne d'Asie attendaient le dénouement des batailles pour saluer le si l'on voulait, cette expliquer vainqueur (1). On pourrait, manière ; l'essentiel, c'est différence entre 479 et 334 d'autre qu'elle existe. La tradition renseigne sur ce fait capital, qu'Alexandre n'a pas traité avec les villes d'Asie, mais qu'il exigea et reçut leur soumission. La théorie selon laquelle les Grecs d'Asie sont nous devenus sembler sant la ses alliés qu'il est donc reste un moyen suivante supposition il pourrait Pourtant, caduque. de la restaurer. Ce serait en fai-

la souveraineté des alliances

Il faut dire que cette hypothèse faisait la guerre à semble tout d'abord séduisante. Alexandre et comme Darius à un double titre : comme roi macédonien On pourrait chef de la Ligue Hellénique. penser que les villes grecques d'Asie furent agrégées à la Ligue comme représentant ne sa part de butin (2). Malheureusement, cette hypothèse s'accorde pas avec les faits. VI En effet, c'était en général la manière dont s'était faite leur soumission du statut définitif des vaincus. Quelqui décidait des privilèges. quefois, les articles de composition stipulaient
(1) Un envoyé d'Asie est venu à Alexandre, peut-être en336 (H. Berve, Alexanderreich, II, 131) pour l'inciter à commencer la guerre contre les Barbares (Plut., Adv. Col., 32, p. H26 d ; Philostr., V. Soph., 1, 13). Cet Éphésien, Dellos ou Dias, à Éphèse. Cf. Arr., I, 17, était, semble-t-il, délégué par la faction démocratique 10. (2) Telle semble être la pensée de Wilcken {Alexandre le Grand, 248).

conquise après la conquête.

se dessaisissant de : Alexandre, sur ces Grecs, aurait conclu avec eux

ALEXANDRE

LE

GRAND

ET

LES

VILLES

D'ASIE

363

Ainsi, tribut

de les libérer du aux Paphlagoniens la capitusemble-t-il, (1). Mais il exigeait à l'ordinaire, à discrétion. Celle-ci garantissait, lation d'après l'usage grec, hisen vigueur. La tradition la jouissance du statut jusqu'alors Alexandre promit torique note qu'Alexandre des Lydiens avaient Nous apprenons seulement des cas particuliers. « rendit aux Sardiens et autres Lydiens les lois » (2), qu'ils et leur donna la liberté d'autrefois

contre (3). Aux perdue après une rébellion Cyrus le triordonna de payer à leur Artémis Éphésiens, Alexandre but dû jusqu'alors au roi perse (4). En Ionie et en Éolide, « renversa les oligarchies, rétablit les démocraties, Alexandre rendit à chaque ville ses lois et fit remise du tribut payé aux devint « autoPerses » (5). Parmi les autres villes, Érythrées » (6), Priène et Naulochos « libres et autonome et franche nomes » (7). Alexandre affranchit aussi Mallos du tribut : les citoyens descendants d'Argos étaient ses parents par l'intermédiaire d'Héraclès restaient auto(8). Les villes de Phénicie nomes comme sous les Perses, mais leurs rois furent parfois traitant chacun changés ; « Alexandre, accorda aux uns son amitié et détrôna substituer de nouveaux rois » (9). Ces renseignements réglant définitivement soumis, ne fut dirigé montrent par aucun le sort des villes principe selon ses les autres services, pour leur

de nouveau

en qu'Alexandre, et des peuples une fois de nationalité. Certes,

tribulum Missent, 111, 1, 23 : datis obsidibus quod ne Persis quidem (l)Curt., ne cogerenlur, pendere impetravermit. xe xoî? icâXai (2) Arr., I, 17, 4 : EapSiavoùç ôè xal xooç diXXou; AuSoù? xoïs vdjioiî Au8<5v zp(|i8ot'. fStoxe xal ÈXEuBépou; eivat àof.XEV. I, 157. • xoùç 8è 17, 10 : TT^V àXiYapyEav xâxaXûffai; (4)Arr.,l, 8irj[i.oxpaxEav xaxésxmne çdpou; 8?ou; xoïç (3ap6âpoiç àxéipepov x^ 'ApxspuSt OWCEXEÏV èxéXEuaev. I, 18, 2 : xal xi; JJIÈVôXiyap^Eaç 7cavxaj(o5 xaxaXÛEiv éxéXeuae, Sïj[AOxp3(5) Arr., xal xoùç ;pôpou<; x£a? 8è èvxa8i<rxâvat xal xoùç vôjiouç xoùç u-'fûv ixâoxoii; àroSoûvai, àvEÏvat oaou; xotç {JapSapou; ir.éyzpov. 37. (6) OGIS, 223, 23 = Michel, (3)Hérod., (7) OGIS, (8) Arr., (9) Iust., 1 = Hiller II, 5, 9. XI, 10, 7. v. Gaertringen, ' Inschr. v v. Priene, A.

364

E.

BICKERMANN

il avait

pour quelques villes grecques comme Ilion à des considérations d'intérêt public, ou aussi à son bon plaisir pour élever ou dégrader les villes de son Empire. Il donna la « liberté » aux Grecs du littoral Sardes et Milet sont asiatique, mais aussi bien aux Lydiens. mises sur le même pied dans son Empire (2). Il promettait « l'autonomie » aux Hellènes, mais aussi bien aux Arabes (3). La numismatique d'Alexandre illustre cette politique impériale. Les villes de l'Asie ont perdu sous lui, on se le rappelle (4), tolérait je droit de monnayage. Certes, Alexandre quelques exceptions à cette règle de monnaie unifiée et royale dans son empire n'étaient asiatique. Mais villes pas grecs. de frappe Mallos, Issos, Soloi) qui ont gardé le.droit précieux (5). Leurs ateliers émettaient encore sous Alexanindépendante dre d'après l'étalon perse, dont la valeur (11, 2 gr.) à celle de la monnaie était supérieure royale. Ces pièces portaient comme avant l'effigie de Baal-Tarse et une légende en l'argent le dieu et indiquait araméen, qui nommait commerciaux des villes que les intérêts cause de cette la ville. susdites On admet furent la justement Ce sont quatre les ateliers privilégiés de Cilicie (Tarse,

des prédilections (1), mais il obéissait

En tout cas, un négociant prérogative. grec ou de Cyzique, atteint dans son commerce par de Lampsaque la cessation de la frappe de sa propre ville, et qui tenait en mains ces pièces des ateliers rivaux, devait un peu douter du modernes se plaiprogramme panhellénique que les historiens sent à trouver chez Alexandre. Il n'est donc pas vrai qu'Alexandre « règle le sort des villes d'après leur plus ou moins de grécité » (6). Il les traite non en « hégémôn » hellénique, mais en « seigneur de l'Asie ». Le fait est peut-être singulier, mais il se rattache à un autre, beaucoup plus étrange.
, (1) Strab., XIII, 593. 135. (2) Sylloge, 273 = A. Rehm, Delphinion, (3) Arr., VII, 20, 1. (4) Ci-dessus, p. (5) E. T. Newell, Americ. Journ. of Numism., 1918, 84. (6) G. Radet, Alexandre le Grand, 61.

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365

La conquête de l'Asie fut l'oeuvre non seulement des Macémais aussi des contingents des confédérés doniens, grecs. Alexandre annonça lui-même sa première victoire comme celle de l'Union corinthienne. Voici la teneur de sa dédicace à : « Alexandre, fils après la bataille du Granique et les Hellènes, sauf les Lacédémoniens, ont pris Philippe, butin sur les Barbares, l'Asie » (Arr., T, 16, qui habitent ni l'Union ni les tftats de la Ligue Pourtant, hellénique rien reçoivent ville asiatique, des riches Athènes de ce 7). ne

dépouilles des vaincus, pas une seule pas un domaine perse, rien des trésors d'Ecbatane ni de Persépolis, Alexandre accaparé tout. Et personne en ne s'en Voilà Grèce, même Démosthène, plaint. quelque chose de bien surprenant. Essayons de le comprendre. à là guerre Quand les Grecs d'avant Philippe pensaient comme fin l'affranchissement de leurs perse, ils se proposaient frères placés sous le joug du Grand Boi, l'acquisition de l'Asie le partage des richesses de l'Orient Mineure, (1). Isocrate recommande candidement à Philippe cette d'entreprendre les Hellènes maîtres de l'Asie. Comme guerre pour rendre récompense, il promet au Macédonien la gloire. Philippe et son fils ont réalisé ce programme à rebours. Ils ont gardé pour eux mais ont donné aux Grecs une récompense morale. l'Asie, Celle « de pouvoir goûter cette joie suprême de voir leur chef établi sur le trône de Darius » (2). pas la soif des conquêtes qui décida la Ligue à la guerre. L'assemblée de Corinthe la proclama entreprendre « à cause des outrages commis par les Perses envers les Grecs » (3). Ou, comme un historien grec formule les propositions de Philippe : le but à atteindre, acceptées par l'Union ce fut « d'obtenir réparation pour les offenses aux sanctuaires Ce n'est

(1) Cf. Wilcken, (2) Plut., II, 107. Alex.,

Preussisch. Akad., 1929, 296 ss. Sitzungsber. 37. Traduction de G. Radet, Notes sur l'histoire èiti xoii? népcaç Sirip 4, 9 : cxpaxeuEiv III, 6, 12 ; Cic. de rep., III, 15.

d'Alexandre, ÈÇiJ-

(3) Diod., XVII, (jiapxov. Cf. Polyb.,

<5v eiç xoùç 'EXXtiva;

366

E.

RICKEH.MANN

grecs » (1). Les Hellènes faisaient la guerre à Darius III à causé des dommages subis, il y avait plus de cent cinquante ans, de Darius II et de Xerxès. c'est le principe du talion (2) Or, l'idée des représailles,
(Eschyle, Perses, 813 : xaxcjjç SpàiravTsç oùx. sXâ<7<yova TtaT^oucri).

Les Perses ont pillé la Grèce. Alexandre en obtient le dédommarenvoie aux Athéniens le butin emporté par Xerxès, gement.Il il apaise la colère des dieux helléniques, offensés par les Perses, en dédiant Il donne une partie du les prémices des victoires. butin aux Crotoniates, parce qu'un citoyen de cette ville, seul a participé à la bataille de Salade tous les Hellènes d'Italie, il fait rebâtir Platées (3). mine., Avec l'argent pris sur l'ennemi des villes, des temples helléniques. Alexandre en tire vengeance. Il met le feu à Persépolis, le « fidèle à son rôle de berceau des Achéménides. Parménion, de cette façon son Mentor » (4), désapprouve l'idée d'anéantir les Asiatiques. Mais Alexandre rébien, de s'aliéner d'Athèperse, la destruction pond : «,'ù veut venger l'invasion Il veut obtenir des sanctuaires. satisfaction nes, l'incendie aux Grecs » (5). Il livre « la plus pour tous les maux infligés hostile des cités d'Asie » (6) au pillage et laisse massacrer les propre « capitale des anciens rois de Perse » pour satisfaire aux mânes des victimes de Darius et de Xerxès (7). Les Perses ont envahi la Grèce. Alexandre mène les continhabitants de cette gents grecs à Babylone, Cette dernière capitale est complète. les troupes renvoyant à Suse,à Persépolis, jusqu'à Ecbatane. des Achéménides prise, la vengeance Alexandre met fin à la guerre de représailles en des confédérés en G'èce
xai

Les

Perses

ont

brûlé

(8).
Xaêeïv icap' Dicl. aûxûv des

XVI, 89, 2 : irpôç népuxç... (1) Diod., TOXEJIOV âpaaSai SExaç ûicèp xfn etç xà ispa yeiù |uvt)( 7rapavo[i£a<;. (2} Gf. R. Hirzel, Themis, Dike und Vermandtes (1907), ' s. v.poena, c. 525 b. anliq., 34. Cf. J. Kaerst, Gesch. d. Hellenismus, (3)P!ut.,^ea;., (4) Badet, op. III, (5) Arr., (6; Diod., XVII, 70,1. (7! Radet, op. c, 96 ss. (8) Cf. Kaerst, op. c, 407. 101. c, 18,20.

190 ; G. Glotz, 13,325.

ALEXANDRE

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367

Une épigramme, sur 330 à Thespies, exprime accomplie

de ces soldats revenus en vivement le sentiment de la vengeance des villes perses (1) : par la destruction
eupti'^opoi Tcéjjujiav TTOTETOÛTSS aùv ôuXoiç . jâàpêicpov elç 'A<jir\v. IISOTÔV acr/i xaQeAÔvTeç SatSâXeov xpiiroSa.

l'offrande

. ©soTital

Tt.[À(opoùç

Ttpoyévwv

Oï ULET' 'AAs^âvSpou STïiaav 'EpiêpîfjiÉTYi

on exerce une violence semD'après la loi des représailles, blable à celle qu'on a éprouvée. Thaïs l'Athénienne somme Alexandre de « livrer aux flammes le palais de Xerxès, puisque » (2). Mais les Perses n'ont pas retenu Xerxès a brûlé Athènes un pouce de terre grecque. L'Union ne reçoit pas hellénique un pouee de la terre perse. Alexandre la relient pour droit : celui de la victoire. lui-même, Son maître, en vertu d'un autre

la Aristote^ exprime conviction en disant (3) : « Les biens du vaincu commune au vainqueur on l'affirme, ». Et c'est «\lexan7 appartiennent, dre qui « a sou mis » — comme on lit dans un décret athénien de 306/7 — « toute l'Asie et d'autres parties du mondé » (4). lui-même. En décemmieux, écoutons Alexandre bre 333, après la victoire d'Issos, il reçoit le message de Darius et l'amitié qui lui propose la paix (« l'alliance ») et se plaint et Alexandre aient ouvert les hostilités contre la que Philippe Perse. La réponse d'Alexandre est très significative (5). ..Le. Macédonien que la Perse est responsable, du conflit actuel, il divise rénumération des griefs en deux parles hostilities, dont chacune conclut : vous avez commencé tient
(l).Ant-, 19.... (2) Plut.,
oîxov.

Mais voici

à établir

Pal., . Alex., Polit.,

VI, 38

344;

Hiller

v.

Gaertringen, xèv xaxà 3ép!-ou

Historische xoû

griech.

Epigramme, xà? 'ÀO-rivaç eTvaE

:'iitoitpT,aoet... a 6 : xi

xaxaxaiiuavxo;

(3) Ârist., cpairtv

1255

-ICOXE^OVxpaxoûfjievj

XÛV xpaxoiivxwv xai

326 =., Michel, 117 : 'AXs[|âv8pwi (4) Sylloge, 8ïiêwv Èirixpaxïicajvxi SXXa Se xït?-o!.xo,J|«iVr1<;..(*.]épT1 xaxauxpEi](a|xév(flt. 'Ao[av.x[al (o) Arr., II, 14.

TÔEJXVxt,v

368

E.

BICKERMANN

de Xerxès : vos partie s'occupe de l'époque la Macédoine et le reste de la Grèce, ancêtres ravagèrent Moi, hégémôn des Heln'ayant reçu de nous aucun outrage. lènes, j'ai passé en Asie pour tirer vengeance des Perses parce première Alexandre parle ici, on le que c'est vous qui avez commencé. Mais ensuite viennent voit, en chef de la Ligue corinfhienne. : le secours les motifs de plainte macédoniens et contemporains en 340, l'agression en Thrace, l'instiprêté aux Périnthiens, de Philippe, les tentatives pour soulever gation de l'assassinat A cause de cela « j'ai entrepris la l'Hellade contre Alexandre. tu avais ouvert les hostilités ». Alexandre puisque guerre, en roi de Macédoine. Le motif vengeance parle maintenant de la part manque dans cette partie. C'est le danger imminent en tire les consédes Perses qui justifie la guerre. Alexandre quences. « Ayant vaincu d'abord tes généraux et tes satrapes, maintenant toi-même donné par les dieux a essayé de Darius victorieux L'Argéade le trône de Cyrus. Alexandre alibéré et ton armée, je tiens le pays qui m'est ». « Je suis le seigneur de l'Asie entière. » faire perdre le Macédonien maintenant supplante en Europe. l'Achéménide sur

tés. La

en cette qualité de maître du pays conquis. Il gagnait les villes helléniques, dans sa marche vers la Carie, par ses bienfaits : « U les exempta du tribut — dit Diodore—et leur assura la démocratie en proclamant la guerre aux Perses pour libérer les Grecs » (1). Ce passage de Clitarque a semble-t-il, donné' l'essor à l'imagination des savants ils ont échafaudé la théorie qu'il faisait selon vint en Asie pour faire des Hellènes laquelle Alexandre de là-bas ses alliés. On a oublié le mot de Tacite (2) : « ceterum libertas et speciosa nominapraetextuntur, nec quisquam alienum servitium et dominationem ut non eadem istà sihi concupivit, vocabula usurparet».

les Grecs d'Asie

24, 1. (1) Diod., XVII, invitaient les Grecs (2) Tac. IHst., IV, 73. En 336, les Thébains eux et au Grand-Roi « pour libérer . les Hellènes » de la domination (Diod., XVII, 9, 5).

à se joindre d'Alexandre

à

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369

moderne se base, en vérité, sur un double malende la «démocratendu. D'abord la « liberté » est ici le synonyme de Diodore, le passage parallèle d'Arrien (1), tie ». L'expression de Priène du temps d'Alexandre les inscriptions (2) ne laissent La théorie aucun chies doute là-dessus. et établit Alexandre renverse partout les oligarle régime populaire. de la confusion d'un statut vient Le deuxième malentendu villes grecques d'Asie de facto avec le statut de jure. Plusieurs des villes barbares) furent «libres ».sous (mais aussi parfois Alexandre. d'Arrien L'étendue de cette liberté ressort d'un ordonne, pour châtier (I, 27, 4). Alexandre pendiens, « qu'ils obéissent au satrape imposé par lui et versent ». Ces Pisidiens aux Macédoniens tous les ans des tributs Les n'étaient donc pas d'abord soumis au satrape ni taillables. villes de cet ordre. des privilèges reçoivent En premier lieu, elles sont exemptes de la juridiction comme ordres du satrape. Une ville «provinciale» nomme en tête de ses actes publics le roi et le satrape grecques de Priène met comme date : « les Priéniens mes » (4). '-.'.-...'' elles n'apportent Secondement, pas de tribut. du contrôle et par cela exemptes dispensées ville et des passage les As-

Mylasa (3). La étant autonoen sont

Elles

des trésoriers

royaux (5). Ensuite, elles sont dispensées de garnison royale (6). Enfin, : Alexandre, on se le rap. elles sont régies démocratiquement la constitution démopelle, donna aux cités grecques d'Asie cratique . Les droits de ces villes
5.

furent

ainsi

justement

ceux-là

même

p. 363, n. (1) Cité ci-dessus, ». Priène, n° 2-4. (2) Inschr.

311 (Lagina). 111,387. Cf. Sylloge, (3) Lebas-Waddington, 2 : Upitfiiun v. Priène, aûxovdp.uv ôvxuv. !4) Inschr. de la owralic; mentionnée dans l'ordonnance d'Alexandre sur (5) La nature v. Priène, Naulochos l—OGIS, i, 1. 11 : x% 8ê a-uvxiljeiix; T^,V (Inschr. ivi-^pi des finances grecques Cf. A. M. Andréadès, Histoire npiïivéwv irdXiv) reste obscure. (en grec), II, 1 (1930), 36. Das Alexanderreich, (6) Cf Berve, I, 249.

370

E.

BICKF.RMANN

qui étaient reconnus à chacun des confédérés dans le pacte de Corinthe : la liberté, l'affranchissement l'autonomie, d'impôt et de garnison (1). Mais cette ressemblance de situation de la différence fondamentale du statut juridique. facto dissimule des États de la Ligue est originelle. C'est la souveIl peut raineté qu'Alexandre ne peut ni donner ni enlever. aux rebelles de Chios, mais il lui est infliger des châtiments de faire disparaître la souveraineté de cette cité impossible confédérée (2). La liberté ne s'éteint ici que quand la cité cesse d'exister. Tel fut le cas desThébains. : secondaire. La « liberté » des villes d'Asie est, au contraire, prend son origine dans le droit de conquête, cause que la volonté d'Alexandre ."•-: et n'a d'autre La liberté

Elle

« C'est une loi éternelle— dit le Cyrus de Xénophon (3) — tout ce chez tous les hommes, que, quand on prend une ville, » au vainqueur. qui s'y trouve, corps et biens, appartient Alexandre peut ainsi prendre ou donner une partie du territoire (4) ou faire présent d'une telle cité à de renoncer un tiers (5). Mais il a aussi bien le plein pouvoir à l'exercice de ses droits en faveur d'une d'un ou de plusieurs d'une cité soumise Ilion, qui n'était qu'une bourgade (6), fut élevée par « ordonna à ses foncAlexandre au rang de cité, et Alexandre tionnaires de la tenir pour libre et franche » (7). ville. Ainsi, il octroie ques soit barbares
1,1) Cf. Wilcken, (2) Cf. Sylloge,

la liberté

à telles ou telles les Phéniciens),

cités

(les Lydiens,

soit grecet à des peu'-

Sitzungsber. 283 = Michel,

Alexandre de bannissement de Chios quant au gouvernement

Akademie, Bayerisch. 1917, n» 10, p. 7. un décret 33; Arr., III, 2,7. Pour faire révoquer écrit une lettre de recommandation pour le délin(REG,

1909, 193). àESidv iaxw, Sxav itoXeVII, 5, 73 : vdpioî fàp £v nâaiv avBptiitotî Cyr., (3) Xén., pxoOvxuv raXiç àXû xûv êXdvxwv elvai xai xà aûgxaxa xffiv évx^ itdXet xal xi xpiijxaxa. 307 = Michel, 461 (Iasos) : rdpyo? xal MivvEwv... (4) Sylloge, Oitèp XTK ji.ixpi\« xat àicéSouav xûi S-^piioi. Cf. OaXaîfforifn SiaXeyOévxeî'AXeÇâvSpiot paiiXsî. Èxo[iEffavxo encore Curt. IV, 8, 13 ; Ernst Grenzen d. Hellenist. Slaaten in Kleinasien Meyer, (1925), 62; ci-dessus, p. 349, n, 2. 188 = Michel, 523. (6) Sylloge, 8è. . icpooayopeûaai XIII. 593 : 'AXélavôpov (7) Strab; 6etv icpooxâÇai TOÎÇ èiti|iEXTixaïi; ÈXeuOé'pav xt xptvat xal (5) Voir

itdXtv

xal

oixoSofjiEai;

àvaXa-

Soeopov.

ALEXANDRE

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ET

LES

VILLES

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371

Cette liberté peut être très asiatique. pies de son royaume aux Olbioétendue : Milet donne en 330 le droit de bourgeoisie il y a peu de qui ont battu: le général d'Alexandre politains, leur indépendance (1). Mais elle reste temps et ont conservé châtie d'abord Soloi précaire et par cela révocable. Alexandre » (2). U octroie et accorde ensuite à la ville « la démocratie lui à Aspendos, d'abord l'exemption puis, comme châtiment, d'abord ce privilège autonomes, (3). Les Gariens, reprend à une satrapie (4). furent ensuite attribués du statut entre un État indéfondamentale La différence disons entre asiatique, pendant et une ville libre du royaume Mytilène et Naulochos, se; manifeste, le mieux dans lé formuest unie.avec Alexandre laire diplomatique. par un Mytilène traité bilatéral (celui de la Ligue corinthienne), qui lui garan». tit dans le premier paragraphe (5) « là liberté et l'autonomie Naulochos aussi est libre, mais cela par la volonté unilatérale d'Alexandre. Ce n'est pas un pacte juré et .réciproque qui du mais une ordonnance la liberté à Naulochos, -reconnaît roi (6) : « De la part du roi Alexandre. Que ceux des habitants de Naulochos qui sont Priéniens soient libres et autonomes, en dans possession de toutes leurs terres et de toutes leurs maisons de celle-ci. » La liberté de Mytir la cité ainsi que du territoire lène est un fait du droit international grec ; celle de Naulo-

d'Alexandre-, dé l'Empire chos, un fait du droit administratif d'Asie est du statut des Grecs privilégiés Cette explication On lit dans un décret attestée par les intéressés eux-mêmes. et Antigane encore inédit de ^Colophon (7) : « le roi Alexandre
(1) Sylloge, S. Zébélev, (2) Arr., 289. L'inscription A. Rehin, Delphinion, Bullel. Acad. de Russie, 1929, 427 ss. II, 5, 8 ; II, 12, 2. 1, 26, 2 ; 26, 5; 27, 1. 286 = est expliquée par

(3) Arr., (Mcon., II, 31 ; Arr., VII, 23, 1. (4) Ps. Arist., 8. XVII, (5) Ps. Démosth., Tûv èv NauXô^w 1 = v. Priène, 'A[Xs?àv8]pou. OGIS, 1 : pauXéuç (6) Inschr. oaoi p.Év eict [IlpiY|V£L]ç a[ix]o[vô]jiou? e[îvài xal iXeuOjtpoui;, ë/[ovx]a<; |xaxoixoùv]xuv [xà -^TieSa x]al xi< olxtaç xàç Èv [itjdXei izi[aoi\<; xal x^y/ûpav; 'Avxi(7) notpéSuxev aûxûi (se. xôi 8T,[J.O)I)'AXéÇavSpoi; o pauXeù? x^v èXeuôepîavxal est signalée Éphèse et Clàros (1923),' 63b. par Ch. Picard, yovos. L'inscription

372

E.

RICKERMANN

». Quelque cinquante ans après, ont exposé à Antiochus 1 que «leur ville fut autonome sous Alexandre et Antigone ». Le roi répond : « Comme nous désirons n'être pas surpassés en bienfaits, nous maintenons votre autonomie et vous accordons des impôts les Érythréens, l'exemption (1) ». On le voit: comme auparavant les Colophonieiis, s'aperçoivent parfai tement que leur Antiochus «autonomie se fondait «sous Alexandre sur aussi bien exclusivement la faveur que sous du prince.

ont concédé au peuple la liberté les ambassadeurs érythréens

en effet la politique de privilèges d'Alexandre. Ils donnaient volontiers des privilèges à leurs obstinément de leur accorder un statut villes, mais refusaient La guerre d'Antiochus international. III contre les Romains est née d'un conflit sur ce point : le roi ne consentait l'autonomie de trois pas à ce que les Komains garantissent villes en Asie Mineure (2). Il proclamait ses bonnes dispositions : il accordera sans retard la liberté à ces villes « au moment ou il deviendra évident et pour pour eux-mêmes tous les autres que cette liberté n'est pas arrachée grâce aux mais obtenue par grâce du roi » (3). circonstances, Antiochus : appuyait son refus sur un argument historique « Les Éoliens et les Ioniens sont- accoutumés à obéir, même aux rois barbares » (4). En effet, les Séleucides les imitaient mais celui-ci continuait d'Alexandre, simplement des Achéménides à l'égard des villes d'Asie. Hérodote raconte une convention que Cyrus refusa de conclure mais exigea leur soumisjurée avec les Ioniens elles Éoliens, sion. Il fit exception seulement pour Milet (5). Cyrus suivit en dispositions la politique
37 : xal ÈTCEISÏ) OÎ icepl ©apudvovxa x. x. X. àicéçaivov (1) OGIS, 223, 34 = Michel, Sidxi èirC XE'AXE|âv8pou xal 'Avxifdvo.u aùxo[v]ojjioç f,v xal asopoXdynxoç i\ IIÔXK ûpiâiv, xato; ËuireuSov àzï nepi aùxî\{, Oewpoûvxeî xoiixouî xs xp![vav.]xai; ^[lÉxspoi JcpÔYofvoi] Sixaîuç xal aOxot ^ouXdjievoc j«i XeEiteoSai xat« EÙEpffEirJEai; x^v xe aûxovopUav Opiïv auv8tax7ipVi<ro(iev xal à'popo[XoyJVixouî eîvai. ïu-j-^upoûpiev. (2) Voir mon étude sur le Rellum Anliochiçum (Hernies, (3) Liv., XXXUI, 38,5. 12. . (4) App., Syr., 169. . ... I,,141; (5)Hérod,, 1932, 47).

Les Séleucides

continuaient

ALEXANDRE

LE

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D'ASIE

373

la méthode employée déjà par Crésus (1) et semble-t-il, par les rois assyriens (2). tolérée fut appliquée ailLa même pratique de l'autonomie commode parce leurs dans le monde grec. C'était une formule les rapports entre le prince et les que flexible pour exprimer cela, en Sicile cités dépendantes. que présiDenys l'ancien n'était des villes grecques dent d'une confédération (3) : «pxwv f'k de l'Italie SixsAtaç Mais il était maître des villes helléniques vaincues par lui. Il changeait ici les frontières de villes souprécaire (4). Le Sénat romain sine foedere des accepta ces pratiques grecques. La libertas les Romains, c'est la même chose que l'autonomie octroyée.par Les Romains l'ont les Antiochus. Denys, les Alexandre, En 180 Scipion en Grèce, en Asie Mineure. reportée ensuite écrit aux Hérakléotes (5) : « nous vous accordons la liberté mises et accordait l'autonomie comme aux antres cités qui ont fait leur soumission »i

VII On peut résumer en quelques mots le résultat de ces recherchée sur les rapports entre Alexandre et les villes d'Asie. Alexandre conquit l'Empire perse. Les sujets de Darius, peu importe de quelle race, furent, par conquête, soumis à Alexandre. Celui-ci accorda la « liberté » à quelques villes grecques
(1) Cf. Ed. Meyer, 1595. Gesch. Mitleil. d. d. Altertums, 111. 32 s. ; Hillerv. Gaertringen, Real-

Encycl.,XV, (2) P. Koschaker, l'autonomie comparé

Vorderasiat. Gesellsch., 3, p. 73 s,, a déjà XXVI, séleucides à la liberté des villes des colonies précaire son travail une- remarque de F. Cumont, Je ne connais assyriennes. que par Acad. C.-R. lnscr., 1932, 251, n. 3. 82 ; Sylloge, 163 = Michel, 90. Cf. Diod., 128 = Michel, XIV, 47, (3) Sylloge, L. Wickert, encore IV A, 1512. 5 ; 78, 7 et, pour le titre de Denys, Real-Encycl., Cimmérien d'une situation Cf. Les princes du Bosphore jouissaient analogue. M. Rostovzeff, (4) Diod., Cambr. Ane. Hist., VIII, 568. XIV, 105, 4. 618 (cf. les corrections de M. Riv. di filol., Holleaux, 1924, 39) : (5) Sylloge, ouy^wooClpLEV SE ÛJLÎV x-fy xe èXsu8eptav xaOdst xai [xaï? dEJXXaiç TtdXesiv, Siai f,fJLÏv xtjv en: ixpoirii'/ êSuxav.

374

E.

BICKERMANN

et barbares

du royaume, suivant en cela la pratique des Achéménides. Cette liberté, qui dérivait du « bon plaisir » du prince et n'avait de lui, qui qu'un acte unilatéral pour fondement demeurait donc révocable, diffère ainsi essentiellement de la liberté originelle et garantie par traités des États grecs de la corinthienne. C'est la même différence les Ligue qu'entre civitates foederatae et les civitates liberae sine foedere sous la domination romaine. Car les Romains, ainsi que les Séleuà l'égard des cides, ont agi de la même manière qu'Alexandre villes à l'État dont qui attachait les villes d'Asie elles faisaient partie est ainsi resté le même de Cyrus jusqu'aux Césars, et leur liberté ne fut, pendant toute cette période, que libertas des vaincus : Leges autem a victoribus dici, laprecaria accipi a victis (Curt. Ruf., IV, 5, 7).
E. RlCKERMANN.

conquises. Le lien juridique

A PROPOS DE DEUX

INSCRIPTIONS

DE PERGAME

RELATIVES A C. IULIUS QUADRATUS BASSUS

Dans n° 451, districts

le

tome

VIII

2

des

Alterthûmer façon

von

Frankel

restituait

de la

suivante

Pergamon, la liste des

de la province de Cappadoce-Galatie, dont C. Iulius Bassus fut légat : [... Ttpêcr6eur/|v] j Ssêao-roû èu[apQuadratus yjsfîaç KaTfreaooxîai;] | TaXcma;; «tp'-tylaç [Il.cnô'laç 'AVT| t,]o^f.aç a été reprise et publiée sous L'inscription 'Ap^evîaç ^[upâç... la dans les IGRR, t. IV, 390 ; et récemment encore elle a été citée dans les mêmes termes par M. W. Weder Quadratus (Abhandl. ber, dans une étude sur C. Iulius même forme L'inscription 1932, pp. 76-77). restituée de la sorte contiendrait une faute

preuss. Akad.,

: car d'une part le nom de la et une anomalie d'orthographe ville de Pisidie serait écrit au lieu d'Antioche 'Avito^iat d"Av:iô%£ia, que l'on trouve partout ailleurs ; et d'autre part le nom d'une ville, quelle que soit l'importance qu'on lui supau milieu de noms de pose, serait tout à fait extraordinaire districts ; ce serait un cas unique : à des légats de dans relatives inscriptions des Cappadoce et de Galatie que nous avons, nous trouvons listes de districts nommément désignés, plus ou moins longues pour désigner les nombreuses selon les époques et l'étendue complètes aussi selon le soin nous ne trouvons d'aucune Frankel inscription autre dans dans malgré ville. le commentaire la singularité qu'il donne de cette de cette mention, sa de la province, plus ou moins du rédacteur; mais nulle part ces listes le nom d'Antioche Jii celui une province

signale que,

376 restitution férable ne saurait faire une lorsque

JEAN RÉRAKO aucun erreur doute. de Mais n'est-il pas pré-

de supposer surtout impossible, des cassures avec un X,

et des parties et l'on doit sans

qui n'est jamais la pierre comme celle-ci, présente, effacées ? Un N se confond aisément lecture, doute restituer : [...Trpso-êeuTT.v] |

SeëaffToû

| ToCka.xia.ç ^puyiaç [Àuxaovîaç 'Apfxevtaç [ji[wpâç... Cette restitution paraît d'aunacpAa|Y]o[v]îaç très exactement tant plus probable, que d'une part elle remplit un la lacune, tandis qu'avec celle de Frankel les lignes étaient la liste que d'autre part c'est ainsi précisément peu creuses; £Tt[ap^]£[ïaç KainxaSox'lai;]. que nous trouvons dans une publiée par M. de Belgique de 1905, celle des inscription Fr. Cumont p. 204 relative dans (1) au même de compar le Bulletin liste Frankel, et

personnage, T Académie mence, la Une fois oubliant devant

: cette

comme

mention

de l'inscription qu'a districts de Cappadoce,

publiée Galatie du

Phrygie,

a corrigé une erreur évidente qu'on de répéter les mots icpso-ëeu-Àiv KairoaSoxîaç TaXartaç x. x. A. confond et de Cappadoce-Galatie,

lapicide qui, Ssëa<rcoCi èratp-^sîaç les deux toujours légations

de Pont-Bithynie

distinguées

dans les autres Est-il faire besoin

inscriptions. de signaler

, la confusion également son article sur le même que paraît

M. R. Herzog, dans (Sitzungsb. der preuss. Akad.

personnage der Wm., 1933, X, p. 408-416), entre le district de Pont proprement dit, qui, avec la Bithynie, et les deux districts constituait la province de Pont-Bithynie, souvent et de Pont Polémonien, de Pont Galatique désignés sous le nom de Pont, tout court? C'est, à n'en plus simplement qu'il s'agit dans l'inscription et Weber ; il n'y pas lieu, semble-t-il, par Wiegand publiée la correction de retenir que propose M. Herzog à la ligne 9 de ce texte, où il veut écrire [B'.9uvî]a; à la place de [ni<uSi]aç, la plus que proposait M. Weber, et qui paraît la restitution pas douter, de ces deux derniers probable. Jean BÉRARD.

(1) Reprise dans Dessau, n° 88, 19».

REMARQUESSIR LES SCULPTURES MONIJMËIVTALËS DU SANCTUAIRE D'ALÉA ATHÉNA A TÉGÉE

II.

Le

côté

oriental

du

temple

(i).

« La négligence du côté psychologique et religieux, dansles mythes que les Grecs choisirent pour orner leurs temde ples, a conduit parfois à une certaine incompréhension des frontons et des métopes. Je n'en lafvaleur "artistique veux pour preuve que ce qui a été écrit au.sujet des frontons du temple de Zeus à Olympie. » G. Méautis, Aspects ignorés 1925, p. 54-55. de la religion grecque,

Le précédent article, relatif à l'Autel fédéral du Sanctuaire à ïégée (2), a commencé, d'Aléa-Athéna à faire je l'espère, entrevoir ce que je voudrais continuer de démontrer ici : c'est que les thèmes arcadien n'ont monumentales du grand hiéron des.sculptures pas été le produit d'une fantaisie liàrey quant à môme. Là comme voire quant à la géographie

l'esthétique, ailleurs — au Parthénon, par exemple, ou au temple de Bas— il faut demander à la religion locale la raison sae-Phigalie,

le lien qui assemble. Pour les sculptures'de qui détermine, à la place d'honn'était-il l'Autel, pas attendu qu'on affirmât neur, à Tégée, le dogme de la. Naissance de Zeus en Arcadie ? des de cette Nativité arcadienne du maître Et tout autour dieux, n'était-ce point à dessein que s'empressaient Nymphes et Muses, premières des sources, des fleuves, personnifications
faite le (1) Cf. la communication grecques : REG, XLVI, 1933,'p. LV sq. 1933, p. 381-422. (2) BfiG.XLVI,
Ufcii, XLVIl, l'J3i, n» m

2 mars 1933 à

l'Association

des Études

20

385

CH.

PICARD

des cités mêmes, offerts par Rhéa à cette contrée pastorale? d'un et exalter mieux Aurait-on l'esprit fédéral pu traduire élu centre politique sanctuaire-asile, dération principale qui a maintenu Sparte; qui avait de cette son puissante unité même confécontre

repoussé les armées les plus redoutées au et aussi donné refuge même à des ennemis, puisPéloponnèse; qu'après Oreste l'Achéen (1), le roi Pausanias de Sparte y cherdevant la façade Est cha protection? L'Autel n'était pourtant, du temple, qu'à la manière d'un paravent décoratif protégeant sv le foyer. Et c'est an naos, certes, que l'art avait dû inscrire, et de l'histoire la x T(jS.liU«paveaTàT(j>ôrctj), les fastes de la religion nous Talions plus sacrée du pays. En apparence seulement, voir, pourra être dite capricieuse, l'arabesque plastique qui passe de l'Autel Scopas. Naissance de Zeus, et les Muses; Chasse de Calydon, Combat parmi les Nymphes du Gaïque : comment donc se lie la trame, dira-t-on d'abord? A mon sens, c'est partout la légende locale — donc Thistoire — Dionysos est le qui la fournit : une légende où, à côté d'Aléa, et Mélampous le prophète; où Athéna, ainsi dieu primitif, temple n'intervient tard venue pour des qu'ailleurs, qu'en usurpatrice, fins politiques; où Héraclès apparaît sans doute sous l'égide de mais aussi cette patronne de toute sa Geste péloponnésienne, bien comme associé de Dionysos. au même de

si soigneuDepuis qu'au petit village de Piali, le Sanctuaire sement publié par M. Ch. Dugas et ses collaborateurs (2) avait
cf. Hérodote, 1, 67-68, Pausanias, Tégéates, n'a-t G. Fougères, on pas assez remarqué, Mantinée, p. 217. Peut-être le plus commentaire récent du passage d'Hérodote (Ph.-E. Legrand, (1) Oreste Sur et les VIII, même 5, et dans

de la découverte habile de VàyaSotpyo^ Lichas 1932, p. 72), le rapport au relative d'Oreste inhumé à Tégée sous une forge, avec la légende corps ravisseur au camp des mysienne deTélèphe, déjà du jeune Oreste, précisément, Achéens de Pergame). Tout ce folklore intéressé s'est élaboré dans (Téléphie l'Asile d'Aléa. (2) L'ouvrage abrégé par la de Ch. Dugas et de ses collaborateurs mention : Sanctuaire. sera, ici aussi, désigné en

éd. Budé, de Sparte,

LES

SCOLPTUKES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

387

été reconnu viticolequi — il semble de l'histoire

par Milchhofer laissait attendre qu'on

— dans une Dôrpfeld, plaine la venue de Mélampous et d'Oinoé ! ait un peu trop négligé tout essai de reprise et W.

antérieure à l'incendie du début de intermédiaire, la guerre de Corinthe : quand, en 395/4, un temple déjà « très vaste et très beau » (1) fut détruit, à point pour permettre la reconstruction prestigieuse due à Scopas. en cette période pourraient être recueillis Pourtant, quelques, indices des intentions de l'artiste et tout explicatifs parien, d'abord des instructions dut recevoir sur place du clergé qu'il tégéate. Le Sanctuaire dont Aléa fut un jour à demi dépossédée, — autour de l'Autel de Mélampous, et comprenait, dionysiaque de la source devenue Fontaine d'Auge, -—un Asile : ceci explides apports argiens à Tégée,dès la que la part si importante du site, et au moins dès le ixe siècle. Dans la seconde moitié du vic siècle seulement, la cella primitive du « temple très vaste et très beau » — sans doute précédé par de plus petites — reçut la en ivoire, chapelles, première idole sacrée d'Athéna, donc alors de petite taille (2) ; ce qui facilita plus tard le rapt d'Auguste, prince collectionneur d'objets rares. La statue de et peintre ionien Endoios, virTégée était due au sculpteur tuose dont une esquisse signée sur marbre, la première, a été retrouvée à Athènes en 1922 (3). Cette « remarque » de sculpteur est constituée assise, du type employé par une silhouette par Endoios à Erythrae et à Athènes pour ses Athénas. On peut considérer en effet comme sûre (4) l'attribution de l'Athéna 625 de l'Acropole, si archaïsante, au « Dédalide » Endoios; d'après la mention de Pausanias, Porche qui vit l'oeuvre en avant-du Nord
(i)

colonisation

de l'Erechtheion,

et selon
. •

l'exacte
.

correspondance

du

4b. Pausanias, VIII, (2) La techuique chryséléphantine, s'est qu'au v» s. essayée àde grandes

: _ de tradition Cretoise et orjentalisante, ne réalisations. Les « Dédalides », dont Endoios fut encore à l'occasion l'association du bois d'ébène l'un, et de pratiquaient " selon le principe de l'or. l'utilisation l'ivoire, qui date d'avant de G. Daux). (3) BCH, XLVI, 1922, p. 378 et pi. VII (lecture par G. M. A. Richter, and sculpL, Sculpl. d'attribulions : p. 38, p. 60. pas en hardiesses Miss 1930, dans , , ;

(4) Elle est acceptée un traité qui n'abonde

388 lieu de la'découverte

CH.

PICARD

L'Athéna (en contrebas vers l'Aglaurion). comme l'Aléa qu'elle visait à tégéate devait être une Potnia, « assister », et il y a chance dès lors qu'elle ait été montrée assez conforme'aux ; la petite statypes d'Erythrae-Athènes tuette de bronze (Pallas à la lance, debout) qui provient de la couche G est, à mon avis, un ex-voto de style antérieur, non moins important, mais très différent preuve de la (1). —La petitesse relative de P Athéna d'Endoios nous est fournie par lé fait que l'ivoire précieux — et léger ! — échappa à l'incendie de à temps. Hélas, ce fut au béné395/4 : on avait pu l'emporter fice d'Auguste; mais ce bon Romain n'était pas seulement un amateur d'art grec un peu pillard; sans doute avait-il quelque voulant renouer un jour des chaînes historiques arrière-pensée, entre l'Arcadie d'Évandre et celle du Palatin (2). — A Tégée, dans le groupe jadis tiïpartite, complété par Scopas avec les statues d'Asclépios et d'Hygie,— debout, en marbre pentélique, et sans doute sur une base longue garnissant le fond de la cella, -r—on remplaça » dérobé, par une effigie de alors « l'incunable substitution Manthourieis naies locales apportée d'un dème voisin (3). Si c'est bien elle qu'il : l'Hippia du bourg des faut voir sur les mon-

pour fixé après la grande Parthénos L'ivoire d'Endoios semble bien

du temps de Septime Sévère, on serait revenu celte Athéna au type armé du petit bronze de la couche G, dans la faveur

(4). publique avoir été vu, par ailleurs, au à Rome, au ne siècle encore de notre ère ; Forum d'Auguste c'est là que Pausanias le mentionne.

(1) Ch. Dugas, BCH, XLV, 1921, p. 359, fig. 18 et pi. XIII (avec la bibliographie avec son antérieure).-La prétendue « pèlerine » est l'égide, bien reconnaissable On a partout renoncé à voir un rapport gros gorgoneion. quelconque avec la création d'Endoios (cf. p. ex., W. Lamb, Greek and Boman Bronzes). venait de rallier d'ailleurs les Arcadiens à sa cause, à l'exception (2) Antoine des gens de Mantinée, et Auguste se devait, d'abord, de faire sentir .quelque colère aux Tégéates. (3) Pausanias, V11I, 47. Hippia, dit Pausanias, c< parce que dans la Gigantomachic elle avait combattu en char contre Encelade » 1 and Gardner, A numism. commenlary (4) Imhoof-Blumer of P., p. 108^ pi. V, 21 = JHS, VII, 1886, pi. 68; éd. Hitzig-Blûraner, 111, 1, p. 389, pi. I, 9. Notons que cette Athéna ressemblait le plus à la Roui a traditionnelle.

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIKE

D'ALÉA

ATHÉNA

.

11.

389

l'introducOn n'a pas encore expliqué, à ma connaissance, tion d'Asclépios et d'Hygie dans le temple d'Aléa, à Tégée, dès' le temps de Scopas, sinon même avant, comme on peut croire. Bien que la question n'entre pas dans cette étude, il faut au des deux divimoins noter ici, au passage, ce que l'adjonction des statues sacrées suggère sur le groupement primitif dans le temple brûlé en 395/4. Il n'est guère douteux qu'il y ait hélas! de ne savoir eu là une triade, déjà, dont nous risquons, jamais bien la nature ; mais elle fait penser à ces groupes à trois du sanctuaire d'Artémis Orthia perdieux que dés terres-cuites à Sparte (1). — Il ne servirait à rien de mettent d'évoquer nités encadré primitivement risquer une hypothèse sur le dieu-mâle rien ne prouvant qu'il ait été Dionyà Tégée par deux potniai, sos, par exemple. Ses pouvoirs devaient être, du moins, de nature à attirer Asclépios, dont l'influence grandit au Nord du au ive s. Il n'y a rien eu, en tout cas, de fortuit Péloponnèse dans l'association dont témoigne le Athéna-Asclépios-Hygie ensuite culte, du ive siècle. Diopouvait être Athéna-Hygieia. (2). La légende nysos et Aléa avaient été déjà des guérisseurs du nouveau venu, ancien héros, évoquait celle, très arcadienne, aristocrate Isyllos, au ive s., raconte de Télèphe. Si l'Epidaurien la naissance sur le Kynord'Aigla-Coronis, 1 J— au tion,—dans paternel-d Apollon guérisseiir, 11e s. ap. J.-C., on avait exposé tout autrement, à Pausanias, là fille de l'histoire de la genèse sacrée : sur le mont Myrgion, d'Asclépios, le sanctuaire aurait accouché en secret d'un Phlégyas à l'abandon, mais qu'une chèvre nourrit divine child. destiné Zeus!). Un bâtard dans la montagne ; quand le chien protégeait l'enfant rencontra un chevrier Aresthanas celui-ci, de son corps jaillit éclair miraculeux... Il n'est pas impossible que le folklore (comme arcadien ait influencé dans le à son tour Sanctuaire cette version l'introduction de Tégée tardive, après d'un dieu aux fils Athéna

(1) R. M.

Dawkins,

(2) REG, XLVl,

Orthia, 1933, p. 393-394,

Artemis

1924, p. 159-160,

n» 16, fig.

114.

390 « enfances de Dionysos Auguste d'Endoios » surnaturelles même,

eu. PICAUD et dramatiques, de Télèphe surtout. si proches de celles

pas seulement à Rome PAthéna en ivoire n'emporta ; mais aussi les deux défenses, — qui devaient être du sanglier

colossales,—les possédait, moins à Atalante

de Galydon (1). Le sanctuaire tégéate du parce qu'il avait été le lieu, sinon de l'hallali, du partage de la chasse. C'est là que Méléagre avait fait lés honneurs

de la hure, en raison de ce que la suscité par jeune fille avait pu blesser le monstre calydonien de la première Artémis flèche. La dépouille Chrysothronos, du sanglier, un peu pelée au temps de Pausanias, resta à Tégée. Ces reliques exceptionnelles assez l'imporexpliquent tance donnée par le clergé local au thème de la célèbre chasse, même thème d'autant qui devait être choisi pour le fronton principal, avaient participé que les veneurs arcadiens dangereusement, on le verra, à l'aventure. à part les autres offrandes du sancLaissons provisoirement encore que plusieurs soient d'intérêt tuaire, historique (2), de Laodicé, si à point qui nous renseignerait — On s'en est sur les rapports avec Chypre. des Arcadiens tenu à ce qui pouvait éclairer ici ou là, le indirectement, choix de la décoration essentielle. Comme au temsculpturale comme le voile au temple d'Apollon de Bassae-Phigalie, ple du Zeus de l'Altis, — et suivant un système décoratif qui paraît plutôt péloponnésien —les seules métopes pourvues de reliefs, à Tégée, étaient celles du pronaos et de Yopisthodome. Leurs figures, appliquées selon la tranche verticale arrière sur le nu de la pierre, se

dit Pausanias, fut brisée, (1) L'une, était dans le temple de qui subsistait environ de longueur deux coudées et dont (2) Aux offrandes guerrières, breuses : crèche des chevaux de Lacédémoniens

de oï È-TÙTOÏ<; 6ai5p.airiv. Celle Jardins de César; elle avait autant de circonférence. — les il sera question plus loin plus nomMardonios des IX, (Hérodote, 70); entraves

au témoignage aux Bacchus,

de Marpessa I, 66, Pausanias, (Hérodote, VIII, 47) ; armure (Paules consécrations individuelles sanias, ibid.), etc., — il conviendrait d'ajouter que locales d'An;y té (Anlh. révèlent les épigrammes VI, 123) ; cf. aussi le palat., d'Aristotélès de Cleitôr chaudron de la votif, (ibid.,. n° 153). L'éditeur ouvrage Coll. Budé (P. Waltz) Cleitôr en Acha'ie. place par erreur

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

H.

391

détachaient de sortie.

ainsi

dans

la

pénombre

des portiques

d'entrée

et

Si elles ont presque complètement disparu, sauf de menus fragments, on sait du moins-—grâce aux inscriptions (4) retrouvées sur les architraves, à chaque et qui correspondaient tableau, — lès sujets choisis. Sur les deux façades, ces thèmes étaient en rapport direct avec ceux dès tympans extérieurs ; ce qu'où appelle : « Exploits arcadiens contre Sparte » du côté de l'a Chasse de Calydon (Est), les Aventurés tégéo-mysiermes d'Auge et de Télèphe son fils, du côté du Combat du Caïque » du ive s., avait donc cherché (Ouest). Scopas, 1' « ensemblier à faire de l'édifice et d'histoire ses réussites. nouveau, sur ordre, un mémento de religion arcadiennes. A nous de bien démêler ses intentions,

L'iconographie grecque ne s'exprime pas touà Tégée ni ailleurs, avec l'objectivité directe et naïve jours, de celle des édifices chrétiens où tout est redit à médiévaux, satiété, et, — à la lettre, -— sans mystère, le plus dogmatiquement qui soit.... Les deux côtés de la décoration sion de le prouver diversement, pour ce qui touche à l'inspiration d'exactes corcoup plus qu'il' n'a paru ; il y avait partout Notons-le d'abord respondances. pour l'Est, où l'on a trop restreint l'intérêt en y voyant des six métopes du pronaos, seulement des « Exploits arcadiens ». On peut prouver, je crois, que la Geste d'Aéropé y tenait place, et même la moitié de la place. Elle était ainsi symétriquement en rapport d'équivalence avec la légende d'Auge, réservée au côté arcadovers l'opislhodome. mysien, — lisses verticalement à A part quelques menus fragments l'arrière et trop petits pour appartenir à des figures de grandeur naturelle comme celles des frontons (2), — nous n'avons plus
11 n'est pas sans intérêt de cons(1) Sanctuaire, pi. 58 et 88 de la publication. à l'Autel tater qu'on des inscriptions de Pergame, où il y retrouvera explicatives fond et forme. .avait d'Arcadie, une.Téléphie exportée le fragment cf. par exemple de draperie, n° 95, (2) Sanctuaire, p. 102-103; pi. CXI B.

du temple, —j'aurai l'occaje l'espère, — se ressemblaient, beaureligieuse et historique,

392

CH.

PICARD

des métopes Est; une des inscriptions qui les soulignaient sur l'architrave donne, du moins, le nom des KaçeïSai (1). Il de Képheus, fils d'Aléos, l'éponyme s'agit des descendants a peut-être été lui-même d'Aléa. Képheus-Kapheus l'éponyme rien de la ville arcadiehne déjà que la décoration aux souvenirs l'autel, du bômos au pronaos. Car, dans le temple ration s'enchaînait, c'est la au ive s., ce que Scopas a magnifié, d'Athéna-Àléa, fils d'Apheidas, le défricheur de la race d'Aléos, continuité du marais de la Potnia nous apercevons de Kaphyai (2), Ainsi du temple faisait place aussi, face à du fédéralisme arcadien! Et. la déco-

de 1'AcpEiSàvfsi.oi; xAYJpoç des locale, Les rappoètes (3), lieu disputé depuis les temps mycéniens. — d'Aléos à Aéropos —, conports des descendants d'Apheidas vers Argos, de génération en génération. tinuent dé s'orienter de la métope des KoroeïLorsque fut découverte l'inscription expliSai, M. C. A. Rhomaios avait proposé une première au temple (4). Les descendants de Képheus représentés de Tégée auraient été, selon lui, Aéropé, fille de Képheus, et Aéropos, l'enfant qu'elle eut d'Ares. M. Ch. Dugas a repoussé, sérieuses (S), l'exégèse ainsi suggérée. Il a pour des raisons certes raison de dire : pourquoi aurait-on désigné sous le nom cation de de Koupeïoat. Aéropé fille, et Aéropos petit-fils Képheus, au lieu de donner un nom à chaque figure, comme, on avait fait de l'autre côté pour Auge et Télèphe? RaisonneKaoeeïSat. ment inattaquable. Mais on observe que l'inscription collectif vient « du Nord du temple, non loin de la façade Est••»>(6). Le

du sékos, côté Est : Sanctuaire, A ; elle a été (1) Architrave pi. LXXXVIII découverte au N.-E., par M. C. A. Rhomaios = IG, V, 2, 78-79. (2) Et. Byz. s. v. Roquai. — On a essayé aussi (Strabon, XIII,' 1, 53) de rattacher la fondation au nom troyen de Kapys, compagnon d'Enée ; G. Fougères, Mantidu « voyage d'Enée » à contrôler née, p. 275, n. 3 : tradition sévèrement, et dont M. R. Texier, sur mon conseil, a entrepris récemment l'étude critique. (3) Pausanias, VIII, 14, 3; 45, 1. 1909, p. 310. (4) npaxTixot, (5) Sanctuaire, p. 103-104. p. 35T36. Sans doute ne~ faut-il (6) Sanctuaire, pas trop tirer des provenances à Tégée, en raison des dévastations du lieu : on nous l'a rappelé. Mais il serait non moins fâcheux de les oublier toujours.

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

.. 11.

393

tableau

devait donc être jadis sculpté auquel elle se rapporte du pronaos, et, dès lors, la métope en plutôt vers l'angle N.-E. n'en n'était question qu'une suite. Du côté de l'angle S-E., avaient eu place ; pas, Aéropé et Aéropos eux-mêmes d'AéroScopas avait aVabord raconté la naissance miraculeuse pos : « légende tégéate », dit si bien Pausanias ; comme il a aussi raconté, la naissance de Télèphe ! — Les par ailleurs,

doutons

de M. G. A. Rhomaios, ainsi, n'étaient prévisions premières qu'à déplacer dans la série. Voici pas fausses ; elles n'étaient si propre, comment Pausanias (1) expose l'aventure d'Aéropé, notons le bien, à faire pendant à la légende de la naissance de Télèphe, inscrite du côté adverse, celui de l'opisthodotne : « En allant vers la route de Tégée, on rencontre un mont peu élevé à droite de la route : c'est le mont des Crétois, avec le temple du dieu 'Aoevetôç (le Riche). C'est là une épithète d'Ares, et voici pourquoi, d'après la légende des Tégéates. Ares s'unit à Aéropé, fille de Képheus. Elle mourut en mettant au monde un fils qui resta sur le corps de sa mère; il continuait de la téter; et les mamelles un lait lui fournissaient d'Aéropé riche et abondant (àtpQovoi;)(2). Comme c'était Ares qui opérait d'Aphneios. L'enfant s'appela Il y a aussi, sur le chemin, .une fontaine Aéropos. Leucônia, en souvenir de Leucôné, fille d'Apheidas. » Le folklore a multiplié à la paysan de l'Arcadie primitive fois les personnifications de sources, et les fautes des filles de princes : « Sur ce mont crétois », disait V. Bérard (3), « la nymphe Cretoise Aéropé et le dieu argien Ares ont été implantés (4)... Mais ces dieux nouveaux la place de dieux prirent » —Je laisse pour ma part à l'émianciens, faciles à retrouver. nent exégète des cultes arcadiens ce sentiment de facilité, dont
(1) VIH, 44, 7. (2) Clavier (1817), diens,

ce prodige,

on lui donna

le nom

suivi

dans

sa

traduction

à tort « non corrompu p. 233, a traduit (3) L. t. (4) A la troisième génération Aléos, après de Télèphe). Auge (Aéropé. était contemporaine

par ».

V. Bérard,

Orig.

cultes

arca-

notons-le,

une

génération

. après

394 mes

CH.

PICARD

recherches m'ont détourné un peu. Je ne crois propres inscrire avec V. Bérard, F'Aoeveiéi; pas trop d'ailleurs qu'il faille, dans la triade Apheidas-Lycourgos-Aleus (1) ; mais j'accepterais volontiers dans 1' 'Aoeveioç, — source de toute qu'on pût voir, richesse, d'Aéropé, assimilé donc des mortes, du lait créateur du miracle protecteur — le IlXoûxwv traditionnel : IT&OUTOOOTTIÇ, sTti.Swvrçç, au Dionysos Auxètès Voilà (AÙ£Y)TTJ;) des Arcadiens. sont

le dieu de Mélamfondées, en face même du bâmos pous, reparaît, des Nymphes et des Muses. Et voilà évoquée, en correspondance avec la surprise à la fontaine, une première d'Auge histoire au miracle de source-mère, avec le miracle du lait faisant face — ! — du vin(Oinoé) cet Eden pastoral plus tard si volontiers et des dieux, la « déesse (2). Au d'Arcadie, et d'Oineus,

déjà, si ces déductions caché à l'autel, qui

dans

pays d'Aphneios où le folkore littéraire

inspirateur localisait nymphes

de la fantaisie

rustique, de YAstrée

d'Aéropé, été elle-même, Vierge-mère, la Leucôné, hypostases dieu et d'un procher, d'Aphrodite et Mystès Mégalopolis Aphrodite connaissaient légende

à chaque d'eau des les amours point il n'est pas impossible (3) que, prototype ait blanche », AEUXÛV/I, fille d'Apheidas, Dame Auge, Aéropë, de la fille ne source, d'Aléos. sont en une même et de première L'Auxétès et fait

comme avant

Aphneios humanisées infernal. exemple,

et d'Aléa, Dionysos a eu raison Certes, V. Bérard l'association de

que des d'une Potnia de rapet Mystès

par

Mélainis, de Déméter

Dionysos à Mantinée; celle de Dionysos connue à sv Kopti9eu<7i, à Tégée même ; voire, à la Dionysos dit justement n'a chez eux source V. ni et d'une ne ni

celle du encore, (4). « Les Arcadiens, pas Hadès, qui

Bérard, temple

» (5).
Lexic, fort de s. v. Ares, p. 486. « : dans i. .. décrite et les

(1) L. Roscher, (2) Association par Callixène sources de vin

« dionysiaque Rhodes (Athénée, côte

fonctionnent

Banq. à côte, symboliquement. VIII, sur

alexandrine procession de lait Soph.), les sources

la

l. I. (3) Sic, Bérard, (4) L. t., p. 234, n. 5 (Pausanias, jamais trop (5) On n'insistera

6, 5 ; 32, 3 ; 54, 5). du culte l'importance

dionysiaque

en

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIKE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

398

Doutera-t-on que des deux côtés du temple —pronaos, opisthodome — nous puissions trouver une même clé de l'ornementation suggérée à Scopas ? Deux Nymphes apparentées par le sang, aimées d'Immortels, eux-mêmes associés : Dionysos dit et Héraclès. Deux « Surprises » ; deux naissances de Aphneios, héros !... Dans les deux suites de six métopes, Est et Ouest, à Aéropé, Aéropos à Télèphe : la dynastie Auge fait pendant de la^ysie; enracinée, à la branche plus nomade, colonisatrice aux voyageurs frappés d'exil. Or ce les sédentaires chthoniens, seul la suite, avec des point de départ, si nécessaire, détermine Rien de plus légitime de bataille... thèmes que d'admettre, des au nom avec M. Ch. Dugas, que la métope inscrite « les vingt fils de Képheus eût plutôt représenté contre les amena avec lui dans son expédition qu'Héraclès la mort (1) ». Mais la posiet qui y trouvèrent Lacédémoniens, de ce tableau le reporte, je l'ai dit, au Nordtion présumée Kapheidai du pronaos Est ; la suite des métopes inscrites ainsi qu'une frise continue, lisait naturellement à droite (2). de Tégée se de gauche

Je me sépare de M. Gh. Dugas, lorsque, pour contester l'inil a écrit : « Il ne semble de M. C. A. Rhomaios, terprétation
Arcadie. (REG, comme «aucun même m'a fait observer que le lécythe Dugas 390-391) était « purement attique, transporté 1933, p. ». Je n'en d'autres conclus lui pas avec beaucoup avec l'Arcadie». Carie arcadien rapport Dionysos M. Ch. d'Ibrahim-Effendi par le commerce

non sans luttes, par que celui qui avait été adopté, lement ici ou là. étranger, Pour la tradition, du moins ; cf cf. Pseudo-Apolloci-après. (1) En partie, dore, II, 7-3, 4-6. ailleurs : au Parthénon Observons même, (2) Comme par exemple. que pour de la longue face Nord, tout devient si l'on commence le plus clair, Vllioupersis déchiffrement à l'angle N. O., et non, selon l'ordre avec la métope I traditionnel, (Hélios) des dieux sur les destins de Troie précède le début la « Nuit cruelle est marqué de », dont logiquement par l'apparition et des siens doit avoir précédé la renSéléné XXIX) ; la fuite d'Enée (Métope de Ménélas et d'Hélène, le retour vers les vaiscontre et de Damophon d'/Efhra seaux ; ensuite (métope Praschniker, Cnidiens, ainsi que seulement, Précision d'Hélios). on à débande ajouter, 1928. Et toute ailleurs. les et arcs, selon moi, il semble Vllioupersis on aux aussi au jour s'embarque belles études de C. qu'à la Lesché des de Thasos, à l'autre bout i La Délibération

n'ait que le décor est tout juste le : et pareill'Attique

Parthenonsludien, Pausanias ait lu à l'envers je le montrerai, un jour,

de Polygnote

396

CH. .PICARD

pas que, parmi la nombreuse postérité de Képheus, Aéropé et Aéropos furent particulièrement célèbres » (1). N'est-ce pas, le dos aux meilleurs hélas ! un peu trop tourner enseignements ayons de la légende, de comprendre, refuser non la seule seulement mais même le fait possibilité la raison que nous d'être des

sculptures scopasiques, Tégée, dans le sanctuaire-asile,

à religieux capital où Athéna avait pu s'intro? duire, parèdre d'Aléa d'abord^ puis usurpatrice On en jugera: Aéropé était si peu, au vrai, personnage « non un temps les célèbre » à Tégée, qu'elle a blasonné pendant avec celles (2). Sur les pièces—alternant « national» qui ont porté le symbole non moins expressément de Télèphe allaité par la biche — pièces qui offrent probablement au droit l'image même d'Aléa (tête de femme avec le bandeau frontal dionysiaque), on voit au revers une scène qui aux Tégéates : celle de la remise, par importait singulièrement monnaies de la ville Athéna casquée et armée de la lance, à Aéropé (ou Astéropédu talisman protecteur de la ville : le cheveu-serpent Stéropé), de la Méduse. Les monnaies le montrent enfermé dans une hydrie de bronze de l'intronisation au moment ; nul doute qu'il ait fait partie, à Tégée, des reliques apportées du d'Athéna C'était le don de joyeux avènement de l'usurpatrice. Nord. N'oublions pas, par ailleurs, la liaison directe avec la mobilisation des fils de Képheus : c'est quand Héraclès invite le roi de « syncrétique », les « vingt Tégée et son bataillon symbolique, fils » du genos, à marcher contre Sparte, qu'il obtient de sa attitrée la remise du précieux talisman à Képheus, protectrice ou à sa fille (3).

p. 104. (1) Sanctuaire, (2) Par exemple : Ch. Dugas, BCH, XLV, 1921, p. 433-435, fig, 69 (monnaie postérieure à 146) ; cf. Gardner, Cat. Gr. coins, Brit. Mus., Peloponnesus. XXXVII, 20, ad. toc, p. 434, fig. 46-47; Imhoof-Blumer p. 102 sqq.; G. Frazer, Pausanias, and Gardner, Num. comm. of Pausanias, p. 109, pi. V, XXII, XXIII. les douze métopes du sékos Athènà-Héraclès, (3) Cf., pour le groupement Pour la remise du talisman tégéate, le proverbial passage d'Apollod'Olympie. dore, II, 7, 3; Suidas et Photius, Lexic, s, v. : nXtJxuv VopyiSo^.

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

'. 11.

397

Voilà

ainsi

—- et ainsi

seulement,

— introduits

du côté

Est

du temple, sv x£> Èitw>avs3TâT(]> divins xôntp, deux personnages bien indispensables à l'explication de l'histoire du lieu saint. dans l'asile autrement le succès d'Athéna, Comprendrions-nous même d'Aléa, qu'il fallait Tel IVixoupôç ocp'.ç rendre imprenablel de l'Acropole d'Erechthée, le magique cheveu de Méduse, serpent secret caché dans l'urne de bronze, devient la sauvegarde invi^ sible du pays. Il aura son temple-reliquaire, un jour, indépende YErumaÇéc>\><ù, sauver, protéger) (1). — avec le On sait qu'il est venu d'Argolide corps d'Oreste, n'avait-elle pas par ailleurs (2) ; la tête même de la Gorgone été enterrée à Argos aussi, près du temple d'Athéna Salpinx (3) ? damment à Tégée la protection olymapporte pienne de l'égide (4) ; et il n'est pas étonnant que, dans le sancà tout tuaire d'Aléa-Athéna, son type armé ait été antérieur se rapporter à la autre. L'épithète d'^o-TTÛo^o; (5) semble Mais d'ailleurs Athéna Poliatis moins de Tégée tout voisin était du (6), dont le temple non retrouvé de celui d'Aléa : car Pausanias le nomme et avant de décrire l'Agora s'accordaient 47, (VIII, fort inti: le sanctuaire

immédiatement

et la Poliatis 4). La parèdre mement ; quand les hiéromnémons arcadienne se réunissaient phictyonie la

après, d'Aléa

de l'amreprésentants à Tégée, au moment de stade dème

les 'AXsaîa dans un Tri-panagorsis (7), on célébrait spécial annexe aux deux temples (8). Près d'eux, l'ancien
(1) Pausanias,

VIII, 47, 5. 5 : « Sous fils VIII, Oreste, (2) Pausanias, /fipytos, d'Agamemnon, d'après un oracle qui lui avait été rendu à Delphes, son domicile transféra de Mycènes en Arcadie » ; cf. ci-dessus, . p 386. à Argos, du Céphise Pausanias U, 21. Près du sanctuaire (3) Pausanias, signale une tête de Méduse, de pierre : « ouvrage, des Cyclopes ». dit-il, de la couche C. Sur les origines (4) Ci-dessus, p. 388, pour le petit bronze prér du Gorgoneion, F. Cha'EÏ>. àp^., 1927-1928, p. 17; helléniques Sp. Marinatos, Mél. Glotz, I, p. 183 sqq. pouthier, (5) Rôhl, Inscr. gr. ant., 96 = Collitz, 1, 1218 = IG, V, 2, 77. Journ. int. arch. (6) C. A. Rhomaios, numism., 1912, p. 49. G. Fougères, (7) Cf. notamment, Mantinée, p. 293. on l'a trop écrit, le culte de la Polia(8) Il n'est pas sûr qu'on doive croire, comme tis adventice Ixalatou au temps de Pausanias. Se Shta% ITOU; lepeù; tç otÙTÔ.lient (Ch. et déchu Ce serait Dugas, à cause Sanctuaire, de la mention p. 4, d'après :

398

CH.

PICARD

de 1"A©EId'Aléa, de <puÀ7| 'A9ale nom nouveau un jour, oàvTetoç xAïipoç, prend, " tolérer ainsi... vaiâTiç (sn;' 'AOavaîav). La déesse jalouse peut ne soit pas beaucoup dans les sculptures d'elle, question qu'il ! Doutera-toù elle s'est introduite, du Sanctuaire près d'Aléa des colonisateurs, des défricheurs du marais du pronaos, des six métopes cependant, qu'une en gloire, comme dans ait bien dû la montrer près d'Héraclès, Le moment choisi était la Remise les douze travaux d'Olympie? on au moins, du talisman d'un de l'Eruma. Eût-on au front L'épisode meilleure évoqué asile arcadien ? salvatrice avait, épiphanie

fédéral, temple de cette intervention

même dont l'histoire importance capitale, de savoir nous la preuve indirecte. Jaloux apporte à la UÀÔXOÇ TopyâSoç, les Mantinéens imprenable grâce mêmes intéressée lèrent oracle, créèrent un jour, à leur usage, une fille à la prospérité du nom significatif Autonoé aurait

à Tégée, une d'une cité voisine Tégée eux-

de Képheus de leur cause ; et ils l'appepropre d'Autonoé Sur l'ordre d'un (\). conseillé

des Mantinéens l'émigration où il y avait un manteion de Ptolis vers les rives de l'Ophis, Un serpent, avait de Poséidon disait-on, guidé cette Hippios. installation. Le nom de Mantinée a fourni la précision de l'oracle, honorée avait de l'Ophis, dès lors comme dans celui le reptile à Autonoé, sacré; quant elle démarque ! Elle oekiste, Aéropé sa ville : l"Eo-TÎa élue, à un beau tombeau près du théâtre dès lors pouvons la métope (2). reconstituer, des KatpsïSai, S.-N., voisine et de du

eu droit,

xotvr,, tholos Je crois gauche

retrouvée que nous

à droite,
Manlinée,

—jusqu'à
p.

G. Fougères,

réservé, Polias, encore celui voire des cérémonies rareté

et au vrai, d'un culte périodique 293). Mais il s'agit, de la autour des marlyria celui qui était organisé rappelant beaucoup sur l'Acropole ou celui de Dionysos aux Marais d'Athènes, (Lenaion),

à Phigalie VIII, 41). La (Pausanias, d'Eurynomé-Artéinis à'ouverlure ne témoigne ce sens. qu'en traduisait : « Celle qui n'en fait Mantinée, (1) G. Fougères, p. 315. G. Fougères le temps facilement, après qu'à sa tête ». Le nom fut changé en celui d'Antinoé, d'Hadrien VI11, 8, 4). (Pausanias, l. t., p. 193. On comparerait le « foyer (2) Pausanias, VIII, 9, b ; G. Fougères, d'Héraclès saniasi » à Tégée, V11I, 53, 9. foyer arcadien commun, avec une statue du héros : Pau-

LES

SCULPTUHES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

399

N.-E.', — la suite des quatre premiers tableaux : la Remise du talisman de l'Emma, les Amours d'Ares et d'Aéropé, le Prodige et d Héraclès les constituaient du lait, YEntrevue d'Athéna vraisemblablement. Dans le miracle de l'enfant tétant la mère il y a peut-être épisodique d'Aristeidès morte, du tableau et l'origine eu, notons-le, de Thèbes; antérieur à 334 (1), et la du sculpteur source de l'inspiration PerEpigonos, lorsqu'à lui-même un sujet si émouvant... (2). On game il reprit ainsi au passage une des occasions diverses qu'eut signalerait du pathétique pergaménien. Scopas d'être l'initiateur M. Ch. Dugas a écrit (3) : « Sur la métope (à l'angle N.-E.) une scène de combat était dans probablement reproduite Dans l'étroit engagés quelques Kaphéides. espace dune métope, il est évident qu'on n'eût pu figurer toute la famille, d'autant sans plus qu'en face d'eux apparaissaient laquelle doute de leurs adversaires. Ces derniers étaient quelques-uns Hippocoôn et ses enfants. Aussi peut-on supposer avec vraisemblance étaient

on que si l'on retrouve .jamais le reste de l'architrave, : IrotoxowvTiSou. » y verra gravé à côté de Kapheidai Je ne sais, pour ma part, si les Hippocoôntides étaient associés tout juste dans le même cadre de frise à leurs adversaires arcadiens. Les métopes archaïques, jusqu'ici les plus chargées celles du Monoptère de personnages, de Delphes, sicyonien n'assemblent pas plus de cinq personnages humains (4) ; et, au on compte comme exceptionnel, Parthénon, déjà, le tableau de la fuite d'Enée (face N.) reconstitué à quatre figures (S). Il' semble qu'on ait, avec le temps, plutôt réduit la complication. Dès lors, sans doute, le « duel »des Tégéates et des Spartiates était-il schématiquement figuré, soit par deux paires d'adveravec scènes tragiques. (1) Rec. Milliet, p. 273, n° 347 : sac de Thèbes, 88. Sur la fortune H. Nat., du thème XXXIV, (2) Pline, présumée jusqu'à (Peste de Phrygie), cf. S. Reinach, Raphaël Amalthée,!, 1930, p. 412 sqq. ; contra, CRAI, 1893, p. 387. (3) Sanctuaire, p. 104. de J. Fiôber, Die Komposition état, la naïve dissertation (4) Cf., en dernier archaïschen u. fruhklassischen griech. 1934, p. 32, fig. 15. Melopenbilder, n° xxvin, (5) C. Praschniker, Parthenonstudien, p. 107 sqq. d.

400

CH. PICARD

saires, soit plutôt par deux groupes indépendants, occupant deux métopes, de KacpeîSai et d' T7cixoxo<ovTi8at. Ce qu'on doit indiquer, plus qu'il n'a été fait, c'est la valeur hardiment des deux métopes angulaires, où Scopas symbolique entre avait consigné un souvenir choisi des longues rivalités pas été Tégée et Sparte. Le temple brûlé en 395/4 n'avait-il tout d'abord, de ces « entraves Spartiates » orné au pourtour, du voyage de Pausavit encore (1)? Au moment qu'Hérodote dumoins dans le qu'à l'intérieur; temple, en marbre de Scopas, nul n'avait songé, on le voit, à au milieu d'une décoration assez fleurie, ces barbares éliminer, rouilles et pesants. trophées, C'est que, grâce à Scopas, Tes luttes des fils de Képheus nias, et son génos, racontées au pronaos même du Hippocoôn les yeux ; elles, du moins, n'offustemple de Tégée, préparaient Il importe de les Spartiate... quaient pas sans remède l'orgueil elleslacédémoniennes bien comprendre. D'après les traditions contre mêmes, rendu Tyndare, avait Hippocoôn, par les fils de son propre frère, expulsé été ramené par Héraclès. Service éminent elles ne subsistaient

des Tyndarides, où comptaient à la puissante famille au ces Jumeaux les Dioscures, que la Chasse de Calydon, fronton oriental du temple tégéate, montrait parmi les Képheile monstre suscité par des mêmes : tous ensemble combattant vers Sparte se présentait donc surtout L'expédition d'une guerre civile non comme l'annexe rivalité étrangère, de deux races, mais de deux branches d'une même famille Artémis! laconienne. grâce La tentative d'usurpateurs de Képheus, réprimée, que le clergé de Tégée, notamment, dans les métopes du pronaos un rappel qu'exaltait d'Héraclès des deux aussi à Sparte, par et des Dioscures, sexes assemblée aux fils été, à Sparte, vaincue. On comprend ait vu sans déplaisir de l'action héroïque même compte de la jeunesse le parthénion avait

au ailleurs, et pour l'édification aux fêtes d'Orthia,

(1) I, 66.

LES

SCULPTUBES

DU SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

'. II.

'

401

d'Alcman

(1) : « Comment, parmi ceux que combattit » : deucès, ne citerais-je pas Lucaithos...
[•wç Te xal 'Evap]a»6pov TE TÔV j3i,a.Tàv, 'AXxîp.o]v 'Iït7Co9<d]v E\>xzlyr\ Aopxéa] Ssëpov TCOSCOXY),

Poly-

TE TGV X0pU<7Tàv, TE, Faya.-x.xa. x' T' l'^oyov 'Apv)ïov, . .

Yipua-îtov.

oOSè fJi-àjv TOV àypÉTav Sxaïov] [jLÉyav, EûpuTov TS, etc.

Les hérôa Pausanias le souvenir

du Platanistas, nous a transmis

à Sparte, sépultures la liste (2), mêlaient,

sacrées dont

Enaraphoros (3), Sebros, voisinaient d'Alcman Dorceus, ; mais le monument était lui-même près du Sébrion même, avec Yhiéron d'Héraclès, où le héros dorien était représenté en hoplite : figuration insodes vengeances lite, par souvenir que l'amant d'Auge avait au pouvoir, et de sa tirées, en bataille rangée, d'Hippocoôn race : après le meurtre d'Oionos, quand, repoussé d'abord, il avait dû requérir l'aide des Képhéides ! Les rudes combats de la jeunesse, au Platanistas, ces évoquaient périodiquement qui avaient amené Héraclès blessé chez des Cotyleus du Taygète, puis, pour le règlement l'Asclépios Gomment les Tynd?iwHvaÊ, au temple d'Athéna Axiopoenos. dès lors l'asile rides, de leur côté, auraient-ils pu oublier querelles sanglantes, d'Aléa, où s'était fait le partage des dépouilles calydoniennes ; un jour, était partie la troupe vaillante et d'où, surtout, qui leur avait si bien, chez eux, restitué le pouvoir ?
(1) H. Diels, Hermès, XXXI, 1896, p. 339-374 ; l'étude de H. Weil (Journ. Sav., 1896, p. 509 sqq.) n'insiste guère sur cet aspect historique de la première partie du poème, non plus que tant d'autres Blass, qui l'ont précédée (d'Egger, combien tout le parthénion, ainsi que je l'ai Ahrens, Bergk, etc.) ; et pourtant, dans mes conférences de 1934 à l'École normale, montré gagne en intérêt, à être commenté, I aussi, archéologiquemenl (2) III, 15. (3) Celui qui rapporte du butin. 2* REG, XLVII, 1934, n" 223.

des Hippocoôntides vaincus saires tégéates, alliés des Dioscures. Alcimos,

semble-t-il, à ceux de leurs adver-

402

-

CH.

PICARD

des métopes Est, s'est arrêté de façade, et comme on va le longuement voir, il l'a très exactement décrit. Je n'ai rien, certes, à changer à l'observation de M. Ch. Dugas, notant qu'on constate « un Pausanias, étroit entre les sujets de chacune des frises, et ceux rapport des frontons » (1). Il ajoutait : « La partie orientale du temple, dont le fronton la Chasse de Calydon, et une représentait métope les exploits des Kaphéides, » héros arcadiens. Une était destinée à glorifier les

qui n'a rien dit devant le fronton

se pose toutefois, question qui eût pu, ici, retenir — L'édifice l'attention. décoré par Scopas était un temple, le Or, dans les frontons grecs, en général, temple d'Aléa-Athéna. ce sont les dieux bénéficiaires du lieu-saint qui ont eu place; et le décor, à l'ordinaire, éternise une de leurs « épiphanies », le du côté de l'entrée. On connaît les théories plus volontiers récentes théâtre de M. B. Schweitzer, aurait à propos de l'influence marquée sur ces grandes compositions, semblaient Olympiens apparaître groupés, tout en haut, ainsi gardé pour qu'au théologeion. Ils auraient peu à peu, d'ailleurs, les plus en vue, reléguant eux, ainsi, les places olympiennes, que le où les

les exploits des héros dans la décoration secondaire et abaissée des métopes (2). Dès lors, pourquoi à Tégée, dans un temple du ive s., deux du cadre religieux sujets aussi détachés, selon l'apparence, « sportifs », en deux exploits aussi simplement essentiel, — somme — dirions-nous qu'une Chasse à l'Est, une Bataille en Arcadie, deux actions géograEt pourquoi, par ailleurs? aussi distantes, le sanglier de Calydon phiquement ayant commencé ses ravages dans le verger d'Oineus, fut pourchassé (3), le combat du Caïque étant... en Étolie mysien ? où il

(1) Sanctuaire, p. 104. (2) Arch. Jahrb., XLUI, 1928, Anz., col. 230 sqq. ; Anlike, 1929, p. 242 sqq. (3) Iliade, IX, 533-549 (passage qu'il n'y a aucune raison de suspecter).

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.-.

_

403

surpris déjà de ces anomalies, après lecture de ce qui a été tenté ci-dessus, pour montrer, la présence invisible ou non, des dieux — le par exemple, et son hypostasé l'amant Dionysos infernal Athéna, d'Aéropé; patronne du temple; Héraclès ami des Dioscures — dans la suite des métopes enveloppent, veut obtenir Est, en ces « exploits de héros arcadiens » qui au vrai, tant d'aventures divines. Reste, si l'on du fronton l'explication Est, encore, à reprendre

Peut-être

sera-t-on

moins

insolites, certes, ici! —qui pour guides les faits religieux-—non non point tant des explifournissent, je souhaiterais l'établir, cations aux exégèses traditionnelles, complémentaires que l'essentiel même de ce que nous devons rechercher et comainsi qu'on a fait (1), de rapprocher prendre. Suffirait-il, guerre et chasse, donc mouvement et mouvement, pour qu'on avoir assez rendu compte de ce qui est vêlure plastique temple, crût d'un

et, de la sorte, éminemment, affaire de culte? On peut prouver, je crois, que les dieux ne sont pas absents du fronton Est de Tégée; pas plus que de l'Autel des Nymphes et des des sculptures Muses, ou, nous le verrons aussi, de l'ensemble du côté de l'opisthodome. des Arkadika sont fort prérenseignements historiques cieux pour qui veut entrevoir comment Scopas avait été amené à choisir le thème du fronton Est. La Périégèse nous a donné — (VIII, 4) probablement d'après les listes mêmes du temple — la suite des d'Aléa-Athéna princières générations tégéates : le père de Lykourgos, Amphidamas, Képheus et Auge. Après la mort d'Aléos, c'est Lykourgos qui eut la couronne par droit d'aînesse : ses deux fils étaient Ankaios et Epochos. « Ce dernier, dit Pausanias, mourut de maladie. Ankaios alla avec Jason à Colchos, et, dans la suite, depuis Aléos, successeur d'^Epytos, avec Méléagre, à la Chasse du sanglier de Calydon, où il fut tué par le sanglier. Lykourgos parvint à un âge très avancé après avoir vu périr ses deux fils avant lui, et il eut pour successeur Les

(1) Cf. ci-après,

p, 420.

404

CH.

PICARD

au

trône »

Echémos,

fils

d'Aéropos,

fils

de

Képheus,

fils

d'Aléos.

montre le partage du pouvoir, à Tégée, princier entre deux des branches de la famille d'Aléos, celle de Lykourgos, l'aînée, et celle, cadette, de Képheus. Télèphe, descendant bâtard d'Auge, était né pour l'exil ; Amphidamas et ses descendants pas eu à régner. et d'Epochos a rendu le pouvoir celui dont le père avait bénéficié Il serait bien peu historique n'ont Par contre, la mort d'Ankaios à un descendant de Képheus, » du « miracle du lait de trop négliger : elles restituent

Ce stemma

ces généalogies, inscrites de l'histoire, Des peut-être lacunaire, mais, certes, officielle. deux côtés du golfe de Gorinthe, que l'on appelait Sinus Calydoil y a eu, nous le savons, de longues nius, au second millénaire, : ils correspondent à une mêlées, et des passages ethniques suite de bouleversements au repeuplement dit qui aboutirent allés un jour jusqu'en Attique assiéger Aphidna pour reconquérir Hélène, en connivence avec le héros Académos [Echédémos], dont le nom est parfois abrégé en Eché[dé]mos. la base Pausanias, décrivant de la Némésis de Rhamnonte (1), dit avoir vu avec étonnement son frère, à côté de la Epochos et un autre jeune homme côté, famille Les Tégéates fils de Lykourgos auraient-ils alliés de Sparte, à la Revendication d'Hélène et à participé, l'assaut Rien d'invraisemblable ; les Képhéides d'Aphidna? avaient même, aidé, à chasser la bien par ailleurs, les Dioscures au et Héraclès des des Hippocoôn de Laconie bénéfice d'Hélène. « dorien ». Les Dioscures, de leur étaient

aujourd'hui dans les temples

Tyndarides. Par ailleurs,

Chasse de Calydon

elle-même

signale

rien appris sur Épochos et « l'autre jeune (I) I, 33. Le Périégète dit n'avoir si ce n'est qu'ils étaient frères d'OEnoé, qui, ajoute-t-il, « a homme » (Ankaios), donné son nom à un dème ». Pausanias, étant en Attique, n'a dû penser.qu'au dème de la plaine de Marathon, une des quatre bourgades de l'ancienne tétrapole ionienne. Mais comme il s'agit vraisemblablement ici des deux princes tégéates, on verra curieusement le reparaître, notons-le, dans la famille de Lykourgos, nom d'une nymphe de l'Autel fédéral arcadien.

LES SCULPTURES

DU SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

! II.

405

entre Étolie et Arcadie. Quoi d'étrange si rapports historiques elle a été panhellénique? Ankaios a été un des Si, par ailleurs, et est allé jusqu'en Colchide? Les Tégéates priArgonautes, des mers, colonisateurs, hommes des lointaines. Le bâtard Télèphe ne sera pas seul à expéditions Mysie. Quand on trouve Echémos, fils d'Aévoyager jusqu'en et de la seconde moitié du ropos, « Achéen », dit Pausanias, xiu" s.i remplacé à Tégée sur son trône, c'est par certain « qui a conduit les Achéens à Troie », et qui, dans Agapénôr, sur les côtes de Chypre, y son Nostos, jeté par la tempête aurait fondé Paphos, y installant le culte nouveau d'Aphrodite (1). pas oublier, pour l'étude de l'Arcadie orientale, — tournée vers l'Égéide, ce qui, ainsi, corrige l'impression si fausse — de milieu fermé'. La Chasse sculptée au fronton — et tégéate qui apparaissait déjà à Delphes dans trois des quatorze métopes du Monoptère de Sicyone (2) — n'est qu'accessoirement... de vénerie, rurale d'un ragot poursuite Dodwell de ravageur. pas pur hasard si la pyxis Munich (3), document précieux d'imagerie archaïcorinthienne Roi des Rois, que, a mêlé un jour le nom d'Agamemnon, exploit Ce n'est Troie, à ceux des chasseurs du Toute épopée orientale sanglier étolien suscité par Artémis. débute par une colère divine, et celle qui a mêlé, de Sparte à Tégée, de Tégée à Sicyone et Corinthe, du Sud du Sinus Calydonius à l'Etolie, tant de races proto-helléniques, se distingue sur(1) Pausanias, Vsll, 5 : « Plus tard, Laodicé, fille d'Agapénôr, envoya un voile à Aléa à Tégée, et l'inscription qui était sur ce voile faisait connaître l'origine de Laodicé, car elle était conçue en ces termes : « Ce voile vient de Laodicé, elle de la divine île de'Chypre l'envoie à Athéna de Tégée, sa patrie. » — Le voile de Laodicé, brodé selon le voeu d'un subtil épigraphiste, avec son inscription arehaïsante (en arcado-chypriote?), avait dû être brûlé en 395/4. consi(2) M. P. de la Coste-Messelière, qui a réétudié à fond ces sculptures, dère justement la métope du sanglier, à Delphes, comme encadrée jadis dans une suite (triptyque). IX, fig. 326; E. Pfuhl,, Maler. u. Zeichn., (3) G. Perrot, H. Art, fig. 192; n" 861. H. Payne, Necrocorinthia,

mitifs

étaient

rouliers

Il

ne faut

conducteur

de l'assaut

contre

406

CH.

PICARD

— tout des autres par ses aspects plus symboliques, plus zoola—qui ne doivent pas tromper. Rappelons ici, au triques, en une surplus, ce que M. A. W. Persson (1) a bien montré, autre de la occasion, de la valeur à accorder Il a fort légende grecque. donné à Adraste d'Argos pour le mariage de ses filles, oracle était le lion, Tydée, de Calydon, le sanglier'. (2).où Polynice La réapparition de cette tradition (3) prouve son fréquente essentiel. caractère On n'interpréterait guère différemment l'épisode te Trône que Bathyclès de d'Amyclaè (4), avec l'aide d'Apollon, avait Magnésie montrait lorsqu'il l'ordre suidéjà utilisé exécuAdmète aux types héraldiques à propos rappelé l'oracle

tant, son char

reçu d'atteler au joug de« un lion et un sanglier ». de noces, tout ensemble, Entendons par là Chasse de Calydon un vieux récit transposé et d'alliances bien connus des Anciens, de faits de guerres à la dans l'histoire des races batailleuses qui peuplèrent longue golfe convulsions le Péloponnèse, descendues du Nord par l'isthme de Corinthe. L'Arcadie n'a pas échappé elle-même et le à ces

de la proto-histoire où elle se donnait helladique, un rôle central : c'est à Tégée qu'on faisait l'hallali du sanglier, — « blessé » et qu'on partageait les dépouilles ! Si Ankaios, de la Chasse, — symbolisait les durs sacrifices arcatypique - diens, Atalante, cette ancienne demi-déesse de la province (S); les honneurs n'obtenait-elle pas, grâce à Méléagre amoureux, de la bête abattue? zoolatriques, Historique par son fond, sous les symboles cache aussi, à n'en pas douter, un la Geste arcado-étolienne
. (1) The royal tombs at Dendra near Midea, 1931, p. 121 sqq. (Legend, image, and simile). Suppl., v. J40. (2) Euripide, dans une stichomythie des Phéniciennes, notamment, (3) On la retrouve, v. 409 sqq., et dans un choeur de l'Hypsipylé (mutilé). (4) Pausanias, III, 18, 16. (5) V. Bérard, Origine des cultes arcadiens, p. 214 sqq. : Atalante a eu sa grotte et sa source entre Tégée et Argos : ^Elien, Var. hist., XIII, 1. L'amante de Mélanion, lé héros noir, de Méléagre, est vierge et mère; son fils Parthenopeus a été, tel Télèphe, exposé au Parthénjon (Hygin, fab. 99).

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

407

On en est aujourd'hui mieux averti, depuis religieux. la mission Rhomaios-Poulsen a qu'à Calydon, en 1925-26, trouvé et dégagé un hérâon de Méléagre, aujourd'hui entièrement exploré, grâce aux campagnes successives (1). Les plans mystère en ont été communiqués à l'Académie des Inscripcomplets tions récemment, le 29 juin 1934 (2). Daté de la seconde moitié du ne siècle, Yhérôon de Calydon fut un lieu de réunion funé— raire et d'initiation, en forme de gymnase à cour centrale, à l'Acad'Académos-Eché[dé]mos démie ^d'Athènes. On y donnait aussi des banquets sacrés, et il y avait une salle de culte dont ont pu s'inspirer, un jour, certains lieux-saints des chrétiens (martyria) (3). On y a de quatorze bustes de marbre représentant divers dieux et héros : dont un Héraclès, un Méléagre de type scopasique, un Hermès, etc. « exposée » par son père Avec Atalante, nymphe arcadienne dans la montagne, c'est Méléagre, victime de sa mère AHha>.a, qui est à Tégée le héros symbolique de la Chasse de Calydon. Représentés l'un et l'autre au centre du fronton (4), cette paire recueilli les débris comme devait être Yhéroôn

Nourrie d'hyposlases est aussi un couple de «justes souffrants». déesse ourse du Lycaion, substitut de l'ArtéÇallislô, parla mis du Ménale, Atalante n'est pas indigne du héros « au tison des vengeances de Dionysos, », victime Calydon. C'est Atalante qui a blessé le monstre n'était-elle Potnia, pas au vrai une ancienne fauves, susciter maîtresse de la vie, tout comme ou d'apaiser les épidémies meurtrières? et béatifié la première à. ; de de

dompteuse l'Artémis capable

« Outre acquise

aux Tégéates dans la gloire la part qui revient en commun à la guerre de Troie, par les Arcadiens
Ubér 77-91. de die

et G. A. Rhoiuaios, Ersler Bericht (1) Cf. Fr. Poul'sen vorlâufiger danisch von Kalydon, grïechisclien Ausgrabungen 1927, p. 51 sqq, fig. . (2) CRAI, 1934, p. 213.' 12 m. 65 X 5,65, et est pourvue sur trois côtés (3) La salle mesure de marbre. Sur

les dérivations chrétiennes cf. l'exposé (Salone, etc.), H'r. Poulsen, est prochainement attendue. CRAI, l. I. La publication générale où j'ai corrigé Vlll, 45; cf. ci-après (4) Pausanias, p. 414, flg. i, légende, traduction traditionnelle.

sièges de M. la

408

CH.

PICARD

de (1), dans celle des Mèdes, et au combat les Làcédémoniens, ils jouissent encore d'une Dipaea contre célébrité qui leur est propre : Ankaios, fils de Lykourgos, tout blessé qu'il était, attendit le sanglier de Calydon (2) ; Atalante lira une flèche à ce monstre, et le blessa la première. Aussi Pausanias lui en donna-t-on (3) ». On la tête et la dépouille pour prix de sa valeur

écrit

de la Chasse pour le temple s'explique l'importance à Ankaios, dont la place tégéaté, et le rang donné à Atalante, nous est fixée par l'exacte description de Pausanias. Ils « équilibrent » localement les éléments étolo-argiens : Méléagre, et le du « verger » où sévit le ragot, cet Oineus que les sculptures de l'Autel nous avaient appris à connaître (4). Le vieux génie dionysiaque est inséparable d'Althsea, mère de A Tégée seulement, une OEnoé a pu déposséder Méléagre. Néda de son rôle de Nourrice de Zeus (5). C'est qu'Oineus est maître absent venu « chassé par les enfants d'Agrios » (surnom de est devenu Dionysos), quand l'époux Dionysos mystique d'Althaea ; et cette hiérogamie a été payée du don dionysiaque de la vigne. à Argos Mais de combien De l'union de maux terrestres n'est-elle pas cause (6) ?

va naître cette Déjanire qu'HéraDionysos-Althoea clès aimera trop, à son propre dommage ! Surtout le mariage de Calydon a été la cause essentielle du drame de la mort de », et non Divine Child! — Cet enfant Méléagre, « rlieu-qui-meurt trop terrestre devient l'objet du dépit d'Althsea, dès que celle-ci Il appaconnaît, avec les orgies des lénai, une autre maternité.
4.5. (1) VIII, dans le fronton seront, (2) Lui et Épochos Est, les premiers vaincus : avant Castor même (cf. ci-après, fig. 1) ! sur les monnaies de Tégée, figure combattant (3) Atalante, JHS, 1886, pi. LXV1II, fig. XX. (4) REG, (5) Ibid. (6) XLVI, 1933, p. conséquences pour d'un Ischepolis sacrilège 404 sqq. fatales de la Chasse s'intégraient et son frère piété, cf. dans d'autres

placés

du

côté des : p. ex.,

le sanglier

Certaines

épopées locales; time (à Athènes)

(tué par le sanglier) involontaire... par

vicCallipolis, Pausanias, I, 42, 6,

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

409

» secrète de Dionysos et c'est à Tégée, essentiel... On connaît bien son histoire de prédestiné, au IXe Chant de VIliade, que Phoenix raconte à Achille, pour le décider à sortir de son inaction (1). Bacchylido (2), pluraît ainsi comme sieurs comme Phrynichos, dans les Femmes poètes tragiques, de Pleuron, Sophocle, Euripide exploi(3), l'ont brillamment se rapportée tour à tour. Les Euoû-îipai de Stésichore d'Himère que la poésie l'ait aussi utilisée ; car, par exemple, sur la grande alexandrine — de Yakto, près Antioche (4), Méléagre mosaïque figuré avec Actéon, Hippolyte, Narcisse et Tirésias — dans Adonis, le groupe des Chasseurs qui entourent la Megalopsychia, jetant Nul ses roses. Or, l'inspiration est là alexandrine, imprudemment chasseur n'est connu que par Callimaque car Tirésias [Hymn. sans doute, suivait 57-130). Callimaque, V, Bain de Pallas, de Phérécyde (ApolL, III, 6, 7), au moins dans l'interprétation du « Chasseur ». De Phérécyde à Callimaque l'aveuglement en tout cas, la tradition d'un Méléagre victime maintenait, ' la jalousie des dieux. — comme à Achille, Héros malheureux, comparable se de la essentiellement à ce drame. doute

une « victime

taient

Chasse de Calydon à Y Iliade! —, Méléagre a vu toute sa vie les Moirai étaient déterminée d'avance : à sa naissance, sa gloire terrestre, mais aussi qu'il aurait venues lui prédire une courte destinée : liée, disait-on, au sort d'un tison — le ou la mère épouqu'Atropos, » dionysiaques) vantée (avant les « révélations avait retiré du — Entendons foyer et caché en lieu sûr (5). que Méléagre
IX, 543 sqq. V (êni vixij'l, à Hiéron de Syracuse, 476 av. J.-C. (2) Épinicie Études sur la tragédie (3) L. Séchan, p. 423 sqq. grecque, Antioch on the Orontes, Excav. (4) J. Lassus, 198S, Public, of the Commlltee avec Callimaque 1934, p. 114 sqq. Le rapprochement for the Excav. of Anliock, était attendu à la page 127, où il n'est pas fait : Yhymne V donne seul, mais donne la tradition cherchée chasseur!). expressément, (Tirésias retiré du feu, et, selon la ressemblance du sort de l'enfant-tison (5) Notons (1) lliad., de celui l'ÏEpô? \6yot connu, de Déméter, le flambe qui essentiellement dionysiaque. de Démophôn initié du feu par d'Eleusis, la nuit en secret ; l'épiphanie du feu les est soins aussi

bacchos

des Eleusiniens

! —

410

CU.

PICARD

a été temporairement vie mortelle inférieure,

pour une et qu'il la retrouvera un jour — grâce 1 à Dionysos,— dans le feu qui purifie et délivre, h' Iliade, les Grandes Éées, la Minyade ne connaissent pas encore le bien évidemment, du tison. C'est qu'il appartient, symbolisme à un cycle de mystères : cultes de thiases, que l'invasion dorienne avait contraints au rôle des religions vaincues, quasi proscrites, Démêler. tout ce qui a touché de près à Dionysos ou Ce n'est pas hasard si Phrynichos, et Bacchylide, l'Eleusinien connaissent le secret, Eschyle, initié, par contre à Méléagre sa place essentielle dans • uii/jour qiii assurera comme des Néo-PythagoriYhéroân de Calydon, et dans la symbolique ciens, voire sur les sarcophages du monde romain impérial (1) Le tison retiré d'un coffre, remis au feu, évoque de près, sur d'autres vases funéraires, le tourment de l'âmepurificateur brûlée aux ailes par l'Amour. papillon, Or, le noeud du drame méléagréen doit être cherché dans à Tégée, aux habitants de

exclu

de la sublimité

divine

l'épisode de la Chasse : « Il est difficile la terre de détourner les desseins des dieux », dira le Méléagre ainsi le symbolisme de de Bacchylide, qui semble annoncer la mosaïque de Yakto. Méléagre a tué le sanglier, qu'Atalante avait effleuré de la première flèche. Blessé d'amour lui-même, la à la belle nymphe arcadienne Méléagre remettra galamment de guerre » vont déplaire glorieuse. Mais ces « honneurs aussitôt aux oncles du jeune Étolien, ces deux frères d'Althwa, Est (2). Jaloux que Scopas ri a eu garde d'exclure du'fronton de voir émigrer les trophées de la Chasse, du verger piétiné à tout de Tégée, ils cherchent d'Oineus vers le temple-asile à des mains féminines crues débiles. Méléagre ne le arracher hure saurait supporter : il les tue. C'est pour ce crime inspiré par

(1) Cf. par exemple le sarcophage de Delphes dit de Méléagre, avec le comin mentaire qu'en a si justement présenté G. A. Snijder, Raccolla di scrilti onore di F. Ramorino, p. 257-269. (2) Ils sont déjà nommés par Bacchylide : « IphiËlos et Apharès, frères de ma mère » ; les noms qu'ils portent au fronton de Tégée, Prothoos et Comètes, arcadienne. une autre tradition, visiblement représentent

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

411

et les dieux, que sa mère le maul'amour, par la Megalopsychia, dit. Elle va alors rejeter le tison fatal au feu, ce feu dionysiaLescombats autour du que qui n'anéantit pas, mais délivre... sanglier ont déchaîné une guerre violente, où les Etoliens sont et Arcadiens), menacés chez eux par les Courètes (Spartiates si bien les Dios-kouroi frères d'Hélène qui évoquent (1), et les servants des grottes autour Cretoises^ empressés du jeune Zeus. Irrité contre sa mère parce qu'elle est devenue et parce qu'Oineus est chassé, Méléagre l'épouse de Dionysos, était montré enfermé sous sa tente, par certaines traditions refusant longtemps de prendre part à la bataille tel un Achille, son disait-on, s'y décidait, que lorsque était sur le point de tomber aux mains de épouse Cléopâtré s'élanl'ennemi encore, il sortait, (2)! Alors, tel qu'Achille le pays ; mais pour mourir aussi à l'ennemi, çait, délivrait — On ne le dit semble-t-il. pas. diverses sont faciles à arranger; Les traditions du moins la étolienne. première citée, celle du tison, est-elle visiblement la plus ésbtédonc, lapins rique, probablement, de la destinée tragique des dieux Méléagre y participe « dieux qui chers à l'Orient, meurent ». La dépouille du sanglier est un peu, dirait-on aujourd'hui, sa « peau de chagrin ». C'est lui qui a tué le monstre suscité tandis qu'il va triompher, Dionylui-même ; sa gloire est cause de son crime, commis sur ses oncles, les Thesliades... que Scopas ne serait-elle a placés comme vainqueurs ; aussi sa victoire du moins la vraie vie n'est pas la secrète défaite,"si qu'une romains aient pu mort. Cela explique que les sarcophages si souvent d'Adonis associer, ainsi que la mosaïque de Yakto, la Chasse à celle de Méléagre : en Angleterre, au Càmpo Santo à Rome. Les peintures au Palais des Conservateurs sous l'inspiration galante et parfois ironiste de la
et

armés

Il

ne

récente.

par Arlémis ; mais, sos le « brûle » secrètement

de Pise, de Pompéi,

de la Geste des Dioscures, de l'Expédition des Argonautes, (1) Association de la Chasse de Calydon, sur le NJonoptère sicyonien de Delphes (métopes). (2) Tradition homérique de l'Ambassade de Phoenix : lliad., IX, 543 sqq.

412

CH.

P1CA.BD

ont surtout retenu le thème des amours avec Gampanie, Atalante ; elles-mêmes laissent à l'héroïne, devenue sensuelle, la première place qu'elle n'avait pas à Tégée. Retenons que, au pour Scopas, comme Oineus, Méléagre est lié secrètement culte du Roi des ombres à qui l'on offrait les Skiereia d'Aléa : héros chthonien digne de trouver, grâce au ciseau de Scopas, que l'art du ive s. lui a laissée, Dès le temps de Bacchylide, c'est jusqu'à Calydon un maître infernal dans la Nekyia (2) ; peu après, il figurera de Polygnote de Thasos, cet initié à la Lesché éleusinien, des Cnidiens, à Delphes (3). M. Maurice Croiset (4) a remarphysionomie pathétique même (1). et depuis longtemps, est là parmi les qué justement, qu'il héros du cycle troyen, auquel pourtant il n'appartenait pas. « C'est donc, dit-il, qu'on ne pouvait plus s'en passer. » Le sens historique donné à la Chasse de Calydon, et ce qui est de Méléagre des rapports avec Achille, ci-dessus, indiqué héros du fronton Ouest de Tégée, expliquent mieux peut-être une telle C'est anomalie. à Pausanias (S) que nous devons de savoir qu'il était dans les Grandes Éées et dans la Minyade, la

question de Méléagre consacrée aux Exploits deld'Héraclès; pour sa peinture avait suivi de près, nous dit la Périégèse, phique, Polygnote la Minyade, en ce qui touche le héros étolien. Héraclès, que met si pathétiquement en présence de Méléagre Bacchylide aux Enfers (6), avait pu aider aussi à la Chasse de Calydon ; le représente à Tégée même. écùyer, le fidèle Iolaos, Nous retrouvons toujours, et partout, les mêmes héros liés de ! près aux cultes de l'Asile fédéral arcadien... Comment était disposé le fronton
Erster v. 93, 165. (cf. R. C. Jebb, ibid., 225 sqq. sur ...Berichl,

son

Est ?

(1) Rhomaios-Poulsen, l. I., (2) Bacchylide,

fig. 89-93

(Méléagre

scopasique).

X, 31. (3) Pausanias, 1898, p. 73 sqq. (4) Mél. Weil, de la version du tison). (5) X, 31. (6) Récit de la Chasse

p.

l'origine

et Aventure

de Déjanirç.

LES SCULPTURES

DU SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

I II.

413

J'espère en avoir éclairé le dispositif, le torse retrouvé de la fausse Atalante

déjà, .(1),

en disjoignant si peu figure

seulement adaptée à une action violente (— que l'on compare la Ménade scopasique de Dresde ! —) et qui jouera bien mieux son rôle calme, en Verseuse, parmi les Nymphes désormais, — pour mettre ainsi à part de l'Autel fédéral. N'y avait-il — aucun : de ceux auxquels ce marbre argument positif s'attachent ceux, surtout, qui croient sans doute d'un temple peut être faite seuleque l'étude des sculptures ment avec des observations matérielles ? L'argument positif, l'une bien, je crois, dans le fait que, sûrement, des figures, et non pas secondaires, du Fronton Est, était en monstre marbre de Doliana : le sanglier, symbole d'Artémis, nous l'avons divin, lui aussi, héros central de la Chasse. dès lors, qu'on eût mêlé les matériaux, Qui croira, ou, comme le supposent les auteurs de la publication (2), « choisi du fronun marbre plus précieux » pour une partie seulement ton le plus en vue? Je réfuterai, dans la troisième et dernière de et de valeur, suppoces études, la prétendue différence d'intérêt, sée entre la décoration orientale Parler d'un sanglier seul « en raison de sa masse » (long. 1 m. 40, Sanctuaire sourire. Les artistes fait Neugebauer, Studieri) ivc sièele étaient-ils des apprentis? En fait, puisque sûrement du fronton et la décoration occidentale (3). sculpté dans le marbre de Doliana ; 1 m. 70, du grecs l'Héraclès, puisque de l'Est, comme à si volontiers

nous avons sûrement, — sinon la. tête casquée qui pouvait aller à l'Ouest l'Est, une complète certitude apparaît, c'est que les deux frontons seuls étaient en marbre Il faudrait ainsi péloponnésien. ou ailleurs, tout ce qui serait du Paros ou reporter à l'autel,

Ouest, était aussi en Doliana, dans la même pierre, le sanglier

(1) REG, XLVI, 1933, p. 411 sqq. (2) Sanctuaire, p. 79. Il est vrai que les auteurs de la publication, inquiets de leur placement des restes conservés, concluent qu'on ne peut guère distinguer Doliana et Paros. Les suivra-t-on sur ce point? Eux-mêmes distinguent toujours. (3) « Le fronton Ouest aurait été, nous dit-on, moins admiré et moins soigné » : on le verra. Sanctuaire, p. 79 : hypothèse inadmissible,

414

CH.

PICARD

sur l'ensemble (1) : c'est peu, comme il convenait, des fragments retrouvés. La tête scopasique n° 106 de la publication {Sanctuaire, trouvée en 1914, et que p. 124, pi. CXVI), Ataj'ai été le premier à proposer comme tête de la véritable simili-Paros lante, est, précisément, en Doliana aussi.

Fig.

1. —

Fronton

Sanglier Méléagre. la plupart Et derrière

15 : « On voit sur (le fronton) antérieur la Chasse du cf. Pausanias, VIII, est exactement au milieu. De part et d'autre de Calydon. Le sanglier sont Atalante et — Puis Thésée, Télamon, et lolaos, qui assista Héraclès dans et Pelée, et Polydeucès, frères d'Althaia, f'rottioos et Comètes. de ses travaux ; enfin, les fils de Thestios, Est;

le sanglier, on voit, d'autre sa hache : part, Ankaios ayant déjà des blessures et lâchant cl Amphiaraos de lui sont Castor, auprès (fiis d'Oiclès); Épochos lui porte secours; ensuite, filsdc fils d'Agamëdôs, ; enfin, Pirithoos, Slymphélos) Hippothoos (fils de Cercyon, qui est représenté le dernier. »,

épargné maintes discussions vaines, ici comme toute la valeur de la desen bien d'autres cas, en reconnaissant de Pausanias (cf. fig. 1), faite de visu, et qui est tout cription autre qu'approximative (2). De son exactitude absolue, un détail
(1) Les auteurs ont hésité, l. L, p. 19-80, sur la nature de ce marbre, et, en défide Paros à Tégée » (p. 80). De là, nitive, ils ne croient pas « à une importation sans doute, le fait qu'ils ont renoncé à signifier pour chaque morceau la nature de la pierre, difficile à discerner, selon eux (ci-dessus). Notons qu'on importait du Paros au Péloponnèse, et dès l'époque archaïque : à preuve le Couros de Ténéa, que H. Payne a raison de considérer comme de type et de style corinthien. Sludien, p. 7, avec Welcker et Koepp, a p. 78. Neugebauer, (2) Sanctuaire, de Pausanias d'être incomplète : il se basait sur soupçonné à tort la description l'existence des chiens (dont il est pourtant que Pausanias n'ait compréhensible parlé, sHl se bornait à suivre de l'oeil les noms inscrits sous les pas spécialement

On se serait

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

415

Pausanias encore ! — nous est garant. à Tégée, Castor comme placé derrière indique, Épochos, et ainsi dans l'aile Nord, celle des « vaincus », en raison du prind'ordre religieux, cipe de la dextéralité (1). Or, il ne pouvait pas en être autrement ! Castor, blessé à Athènes dans les combats de la Revendication d'Hélène, avait, seul des deux Dioscures, une nature de mortel. Il sera tué par Idas, puis ressuscité par Zeus à la condition que Pollux partage avec lui sa propre immortalité (2). Pausaà Tégée, est allé seul du côté des vainqueurs; Pollux, nias nous l'a bien dit, nettement. Or, ce n'est pastau hasard le principe des paires ! que Scopas rompait, pour les Jumeaux, Le graphique ci-dessus je proposé réduit légitimement, à laquelle on avait cru (3), et qui désacrois, la dissymétrie la composition. xerait trop fortement dont la flèche Atalante, n'avait fait sagittaire, avec lui achever. en se trouvait, que blesser la bête monstrueuse, tournée vers l'aile Sud, face à Méléagre, encadrant la bête atteinte, et que Tépieu de Méléagre allait Pausanias en disant :

; départ et d'autre, sont Atalante et Méléagre ». La hure du sanglier, conservée, prouve les qu'il fonçait de profil (4) : vers l'aile Sud, où l'attendaient dont la flèche ; il ne dépassait que de peu Atalante, vainqueurs n'avait pas encore réussi à l'abattre (3). La face gauche, seule

C'est ce qu'a voulu marquer « Le sanglier est exactement au milieu

personnages) Mais il n'est

du centre». ; A. K. Neugebauer parle aussi de la « fatale asymétrie — nu! besoin pour la réduire (d'autant plus qu'elle.n'existait pas I) de constituer de toutes un groupe Atalante encore pièces -Méléagre-Thésée, moins de supposer un autre groupe antithétique (!), avec des noms nouveaux, à Apollodore, et inconnus, Ovide, ou Hygin ! pris... L'âme hellénique les vases grecs, p. 75 sqq. (1) G. Méautis, d'après alterner feront, les Jumeaux dans les deux hémis(2) Les Néo-pythagoriciens ils s'opposent comme au IVe siècle, dans les célestes, notons-le, phères déjà, de Tégée : J. Garcopino, Basil. Porta Maggiore, kerkides p. 110-111 ; p. 359. d'un côté, six de l'autre'. (3) Sanctuaire, p. 106;. neuf personnages « humaines « (Sanctuaire, tï. 3) et même, (4) Il a des paupières p. 84 sqq., des yeux scopasiques seulement. dirait-on, ; mais sur le côté visible, de Rome reproduit n° 48, montre (5) Le Sarcophage par E. Loewy, Polygnol, aussi Méléagre de l'épieu, Atalante Atalante frappant près de lui,-en sagittaire. en sagittaire, à reliefs du tombeau dépassée par le sanglier, figure sur l'aryballe

416

CH.

PICAKb

traitée avec plus de prévisible, de la hure est certainement Donc l'animal, cision que l'arrière déjà coiffé (joue droite). bourrait vers sans doute par les chiens (1) selon la tradition, nullement la gauche des spectateurs. inattendue; Disposition le ravageur — symbole d'invasion nordiq-ue — était parti de semant les vaincus sur sa routé. l'angle N.-E. du tympan, changeait au centre même de la composition, là où l'action divine était le plus attendue (2). Il faut exclure de la kerkis du Sud, où Gardner (3) croyait Mais son destin voir Télamon et de blessure. soutenir Péleus N'introduisons toute idée de défaite chancelant, pas de symétrie académique avec

le groupe Épochos-Ankaios. Ce. serait faire injure à l'art complexe de Scopas, qui s'était délivré, même ici, des balancements à l'archaïsme atticisant peut-être surtrop chers à l'archaïsme, à celui des docutout... On comparerait utilement son dispositif archaïques (4). Dans les Chasses des vases corinthiens, le sanglier est déjà placé à peu près au milieu, déjà surpris en Plus qu'à Tégée, il est pleine marche (5) par les veneurs. toutefois un peu déporté, pour les spectateurs. Donc Scopas, au vrai, il ne l'était qui a passé pour novateur, pas tant; ments connaissait teur, il lui observerait bien a le passé; comme architecte, fait à Tégée des concessions comme fort décoraOn dociles.

vases, en fait (6), où, tout ainsi qu'à Tégée, se combinent déjà la fantaisie (mais réglée, et par la religion au principe de la mise on l'a vu !), et la soumission notamment, celle du en place par paires, qui avait été la norme primitive, des Dioscures, Vase François. Dans le cas du placement par certains
de Sèze-Sevmés, près de Varna : Bull, archéol. bulgare, VI, 1930-31, p. 72 sqq.. pi. XII, fig. 54 sqq. (style de Kertch). Ailleurs, on voit déjà les chasseurs groupés autour d'Atalante. plus cérémonieusement (1) Sanctuaire, p. 86, n° 5. Cf. les plaques méliennes : P. Jacobsthal, passim. (2) Le schéma de Gardner, Six Greek sculpl., p. 182,-bouleverse gratuitement à l'inverse. toutes les indications de Pausanias, pour donner l'ordonnance (3) L. I. Cf. aussi Sanctuaire, p. 108 (Télamon trébuchant sur une racine). Gr. Vasenm., III, texte, p. 111 sqq. (4) F. Hauser, Furtwaengler-Reichhold, (5) Sauf sur la pyxis Dodwell et l'hydrie du Vatican. (6) Dinos du Vatican, n° 306 : Mus. Gregoriano, II, pi. 7, 90; P. Ducati, Ceram., I, fig. 174.

LES

SCULPTURES

DU

SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

:

II.

417

exemple, déterminé tradition

il est instructif

que Scopas ait été plus directement par des suggestions religieuses locales que par toute

artistique (1). Comme l'a bien vu M. R. Vallois{2), il s'agit à Tégée d'une formule tournée en quelque sorte vers l'avenir, nouvelle, mais qui ne permettait pas, même ainsi, d'essayer de reconstituer la partie centrale du fronton ... d'après des documents : le Sarcophage Médicis, par exemple, ou celui de postérieurs Prévéza ; ce qu'ont été trop tentés de faire les auteurs de la L» Périégèse énumère les veneurs à partir de publication. l'axe, et suivant le sens dans lequel ils étaient tournés, regardant vers le centre, ainsi qu'à l'Autel les fédéral, notons-le, et les Muses. En plaçant le sanglier tout juste au Nymphes milieu -— (dans le xorcà jjtéaov [/.àXiara, je ne vois, avec Neuge— on établit un bauer, qu'un redoublement d'affirmation) équilibre seyant : s'il y a huit vainqueurs à l'aile Sud, le Sanglier et sept chasseurs de correspondance. vaincus meublaient l'aile Nord, avec assez

Le sanglier ne pouvant pan, il y avait eu intérêt humaine. d'utiliser, Ce devait

remplir à placer

la moitié

juste au centre du pour ma part à l'Hagnô tympan, le torse en Paros que j'attribue de l'Autel (3). Scopas avait dû être spécialement séduit par le pathétique mâle des traits du fils d'Oineus. Il l'a pris pour héros — si forte à favori (4). C'est que la religion dionysiaque, Tégée, et que l'auteur de la Bacchante bien — (Dresde) connaissait
déjà sur le Vase François figurent (Furtwaengler-Reichhold, l. I., pi. III) ; et sur la coupe des « petits-maîtres » Archytès et Glaukytès, ibid., aussi sans doute avec un compagnon (Castor anonyme pi. 153, 1 ; ailleurs ?) Partout à les réunir en paire. on a tendu plutôt (1) tes Dioscures 1925, p. Iu8 ; cf. BCH, LV, 1931, p. 341; néanmoins (2) REG, XXXVIII, je ne croirais eût résidé dans une inégalité de répartition du pas que la nouveauté dans du principe chiffre des figures un savant des ; plutôt peut-être mélange et d'arrangements autres, paires, justifiés par la foi locale. (3) Ce torse dictait (4) Sur la célébrité gr., II, p. 250. HKG, XLVII. encore du type 1934, n» ÏÎ3. la solution de R. Vallois, à l'époque, de Méléagre, REG, 1925, p. 108. cf. Max. Collignon, 26 H. Se.

être Méléagre, avec les auteurs de la publication,

du tymsupérieure un peu en arrière une figure si l'on ne se croit plus obligé

418

CH.

PICARD

le voulait

ainsi.

et Comètes "dans dant parmi les au tison magique Tégée, le destin Atalante qu'il

Est, qui a placé Prothoos l'angle de l'aile Sud, en spectateurs (l), attensavait bien ce qu'allait réserver vainqueurs, du coffret la mort des frères d'Altheea. Mais à encore : tragique de Méléagre se sous-entend L'auteur du fronton

a interrompu vient de blesser

Méléagre qui verticalement,

imprévoyante, infaillible la protection de plus loin Iolaos lui apportait lui; si professionnel ce tueur de monstres ; Pausanias d'Héraclès, y insiste. Scopas n'a pas hésité, on le voit, à séparer Thésée de Pirithoos, dont il n'y avait pas, du moins, à contester la présence au bout Nord du fronton

les ravagés du ragot calydonien, après le plus près du centre. C'est Ankaios, il tue le sanglier, fait alors office de matador; de toute sa force... de son épieu, donnant fatal ! Thésée était près de le coup doublement

est le plus (2) ; des deux amis, l'un, Nordique, secondaire ; mais, certes, Pausadistant, ici : figure nettement nias a bien lu tous les noms des héros de la chasse, qui devaient être inscrits sur le geison horizontal (3), et c'est sans Retenons-le : erreur, ainsi, que la Périégèse nous les transmet. si la Périégèse a été plus brève à l'Ouest, — où les inscriptions se retrouvaient —, nul doute que ce soit assez volontairement. On dira bientôt pourquoi. Du côté de la kerkis Nord, nous avons quelques restes de l'Ankaios le sanglier, blessé, juste derrière des vaincus; sur un rocher -^- notation lâchant au premier pittoresque! sa hache, s'accoudait (4). Nous avons aussi le : et figure penchée en avant, d'un Zugreifend rang —le

Tégéate,

d'une fragment c'est sans doute Epochos. Le chasseur vu de dos était peutet l'Ankaios être Castor (S). Or, cette figure, blessé, nous

(1) Figures assises ou allongées'} C'est marquer qu'ils ne devaient pas combattre. uber Skopas, a relevé justement qu'Ovide le (2) K. A. Neugebauer, Studien mentionne dans la Chasse [Met., VIII, 401). (3) Remarque d'A. von Salis, Der Altar v. Pergamon, p. 97 sqq. Ici encore, Scopas préparait un usage pergaménien. (4) Sanctuaire, p. 86-87, fragm. n» 6, fig. 33. 22-23. Les auteurs ne se sont pas mis (5) Sanctuaire, p. 134-136, fragments d'accord sur le rapport des ng» 22-23; cf. Addenda.

LES SCULPTURES

DU SANCTUAIRE

D'ALÉA

ATHÉNA

I II.

419

on l'a noté, le « hardi » Scopas acceptant bien des montrent, données traditionnelles, antérieures au ive siècle (1). —- Il n'y a jamais eu de révolutions ni de révélations soudaines dans l'art grec; et ceux des maîtres qui ont le plus fait «école » qui ont le mieux profité parfois des leçons du blessé de Tégée semble une figure assez trapassé. L'Ankaios ditionnelle a fait pourtant noter, et cela est ; M. J. Berchmans juste, qu'il annonçait le Gaulois du Capitole ! sont aussi ceux

du temple de Tégée Fond et forme, la décoration orientale se révèle, si nous en scrutons les intentions comme il le elle a pris habilement à l'histoire fallait, riche et novatrice; locale son mystérieux contenu. La religion du hiéron où elle paraît lui donne son sens interne et sa force, quand même ne semble pas déclaré. Il y a un élan retenu d'esprit qu'il retrouver devant les sculptures de Tégée, car c'est à ce La Chasse de Calydon, par exemple, qu'on les comprend. tout faut prix n'est

transpas rien qu'une battue; c'est une épopée panhellénique crite en vieux symboles ; et c'est aussi la Passion tragique d'un les pouvoirs de Dionysos chlhonien. héros, .illustrant s'il faut reconnaître surpris et dubitatifs, — dans dû'à Scopas — une complication un peu l'arrangement subtile? Ce serait trop oublier qu'un temple du ive siècle ne Allons-nous être s'interprète La pensée quoique bavard, plus, en Grèce, comme un trésor et l'art, avaient fait religieuse, ionien archaïque. en même temps, et »,

leurs étapes. diversement, ami des claires symétries,

A l'archaïsme, direct du naïf « tout dire

s'oppqse ici une composition classique, plus occulte et raffinée, où l'on laisse à deviner, par des esprits exercés qui n'ignorent aux sinueux détours, ni de la plus rien, ni de la sophistique d'un Socrate : initiés pour qui Platon a déjà montré maïeutique la valeur bole du mythe comme résidu d'histoire et surtout paraphilosophique.
Furtwaengler-Reichhold, Griech. Vasenm., III, pi. 140.

(1) Coupe deThéuu3:

420

CH.

PICARD

Des deux côtés périphérie angles

du temple, le mouvement va du centre à la : des métopes du sékos aux tympans; des axes aux frontons).

Restera à montrer, enfin, la valeur jusqu'ici trop négligée du côté Ouest, où dans la pénombre du porche arrière, la douloureuse Genèse tégéate, suite de la si bien l'Enfance de Télèphe dans Surprise d'Auge, préparait la montagne, toute l'épopée de la colonisation Sur mysienne. (Autel, le tympan « expiait » à de l'opisthodome, Héraclès souffrait, son tour, assistant aux tribulations de son fils embarrassé par la vigne et blessé. — L'unité totale d'inspiration religieuse, à Tégée, doit apparaître dans l'étude prochaine qui sera faite, la dernière, à la manière pour cet ensemble Ouest, distribué même de celui de l'Est. « Il est regrettable, écrivait récemment M. W. Deonna (1), dans la majorité des cas, quels étaient les que nous ignorions, des temples archaïques et sujets traités sur les deux frontons classiques. Les documents que nous connaissons montrent qu'il de thèmes sur les deux façades ; ainsi en y a parfois similitude est-il à Éginé, à Tégée, sur des sarcophages en forme d'édifices. Mais ailleurs le décorateur oppose, à une scène au repos, une » scène mouvementée. au passage de Tégée, M. W. Deonna rapprochait seules tympans lement, semble-t-il, scopasiques par l'action extéMais plus encore que les rapports rieure, chasse ou bataille. entre statique et dynamique, c'est la petite affaire d'esthétique, je crois, qui, à Tégée, a réglé les partages, imposé le religion, pas un peu trop ? Nous ne connaissons, en Grèce, de frontons sculptés que de temples ou de trésors ; ici -ou là, lieux-saints où se prononçait une piété moins exigeante du peut-être que celle des églises chrétiennes — A bien mais non certes inexistante! regarder, deur, on constate vite le rôle inspirateur et comment elle a subtilement distribué, Moyen-Age, en profondécor. Ne l'oublie-t-on Parlant

de cette foi païenne, animé les thèmes. Ch. PICARD.

(I) REA, XXXIV,

1932, p. 353 sqq. (cf. p. 365-366).

,

NOTES SUR ARISTOPHANE
ET SUR DEUX D'UNE INSCRIPTION PASSAGES D'ASIE-MINEURE

CHRÉTIENNE

"VI, 1 : Ta Tpoyaixôv xxrà fiiv fàç Ttepur-ràçywpa; Séyexa'. xpo^aTov Tpîêpayuv xod SàxTUT xal àvà-nottuTOv, Xov, xa-rà Se -ràç àptiou; TOUTOU?E xat <T7tov8eïov a déclaré, il y a longtemps, dans son Isyllos von Wilamowitz S'autorisant d'Héphestion, 'Eyy eipîS'.ov, (1), p. 7-8, n'avoir jamais douté que le dactyle ne Epidauros de la comédie. Les fût admissible dans le tétramètre trochaïque dont surtout Ach. 318 : cinq vers d'Aristophane, T)\V Oràp ITTI^VOU 'QEXTÎITW XEcpaX^veycov Asyet.v, si éprouvé par les faiseurs charme, que Wilamowitz doutes qu'avaient certains confiants en la justesse dans sa préface de conjectures, et les quatre d'Épia cités, auraient dû dissiper les et trop critiques, trop scrupuleux

faites par métriques Porson d'Hécube (éd. 1797). Mais les doutes subsistent jusqu'à nos jours, bien que dans sa Griechische Verskunst de 1921, p. 265, n. 2, Wilamowitz ait pu se référer encore à Ménandre (2) pour faire taire définitivement les critiques, et
(1) Philologische IX, 1886. Vntersuchungen, vise sans doute le v. 150 de La Femme aux cheveux coupés, (2) Wilamowitz auquel renvoie aussi P. Maas, Griechische Metrik, dans A. Gercke und E. Norin die Alterlumswissenschaft, den, Einleitung 1923, I, 7, p. 26, 118. Il en existe un « Neudruck » de 1929, que je n'ai pas pu consulter.,

des observations

422

VICTOR

COULON

les empêcher de recourir à de prétendues corrections en des serait altéré par un dactyle passages dont le mètre trochaïque soi-disant inadmissible. avec Ainsi, O. Schroeder a remplacé Ois. 276: Bentley dans Aristophane,
TU uox' £J6' 6 [Aou<yô[jtayT!.<;, axoTtoç ôpviç, bp£i.6à.vr\i; ;.

le dernier

Ed Fraenkel, par opoêwnriç, et tout récemment dans son compte-rendu de 0. J. Todd, Index Aristophaneus à Todd et à moi de ^Gnomon, 9, 1933, p. 615), en reprochant conserver ops'.ëàTYiç «avec une lourde faute métrique », a proou posé d'écrire avec Brunck 6t>i6à.rr\çdans le vers « entièrement recommandant presque entièrement tragique ». Fraenkel op-.6<&TÏ)<; un renvoi à l'adjectif par ôpiyôvoww, qui se lit dansTimothée, Pers. 88, je me permets
06 itTYivôv opviv,"

mot

de lui opposer
oùSè ôrjp'

Spph.,

Phil. 955 :

opei6à-CY|v

et Eur.,

Troy.

436 :
SeivJ) Xàpu§8t,ç, wp.oëpàç -z opetêâr/iç (1),

en question finit également le où, comme on le voit, l'adjectif vers. La coupe anormale du dactyle opvtç | o- se trouve aussi dans l'un des tétramètres cités par Wilamowitz : d'Epicharme yâ fjtlv èç yâv, 7tv£Û[xa S' aviu La formation des deux tt TÛvSe yaXsirov; Où8è ev.

^ w pieds consécutifs (VÎ, w _-_ ^) àToitoç suivi de opvi; o- est aussi bien admissible que celle du tribraque dans Ois. 302 : l'anapeste KtTTa, tpuya)v, xopuSoç, èXsâç, UTtoQujjiç, rapurcepâ. Il est grecque p. 124) édition regrettable que la cinquième et latine de Havet-Duvau énumère Ach. 318 et Ass. d. substitué de dactyle de la Métrique encore (§ 252, F. 1156 comme « des ». Outre ces

Cav. 319, exemples douteux

au trochée

(1) Restitué par Scaliger de la leçon de P : <à|io6pwBTopet6cxTiïç (d'après ParCf. sur les mots mal compris dans nos inentier) ou àjioepôiiT- (d'après Murray). manuscrits le § 4 de mon Essai sur la méthode de la critique conjecturale appliParis, 1933. J'y ai relevé fp. 8) la faute analogue quée au texte d'Aristophane, xuXaBieÇouivaî pour xûXi V ïÇo|iéva<;dans YAss. d. F. 23.

NOTES

SUR

ARISTOPHANE

423

passages et celui dies d'Aristophane mowitz. , -. Ois. 1113 Ce sont

il y en a d'autres dans les coméraison à Héphestion et à Wilaqui donnent Guêpes 496 : 276, irpoaaiTfl TOÛÇàcptiaiç rlSucrj/à TI,

d'Ois.

"Hv Se yôxeiov :

"Hv SI TOJU Ssi7tvf,te, 7%««n. 706 :

itpTiyopewvaç

ujxïv icéu.(]/o[xev,

Aeivà 5-^9'., OTIT} y' eyet. p.ou 'ijaprcào-otç TÔ «aiSiov, ou mienne la j ai tait et Ass'. d. F. 1166 : . correction de Bentley : ow) pour on,

xal TU XLVS'.. — TOÛTQSptô. — Kbei xâa-Ss vûv Xayapoç où j'ai ajouté a pu aisément au profit tomber du mètre et du sens l'adverbe

<àyav>,. àyav, qui

après les lettres ayap (1). Pour ce qui est de Thesm. 706, la généralité sur la foi de Porson, modernes ont écrit,

des éditeurs

Ae'.và Syjô*, ôVriç y' s'yet. jjtou 'çapTcàyaç TO TOUSIOV. dans du la réponse Choeur : Taùta Mais on aurait que la Première Femme donne à là question

S^T' où Ssivà itpâyjjtaT' dû tenir compte

ètrrl

xal

itepaiTÉoci) ;

de l'objection déjà faite qu'avait in Arisde Porson Reisig dans ses Coniectanea à la conjecture apud Arislo(1816), p. 293 : « Ex ea quae versatur tophanem non potuit in personarum o<mç concinnitas, colloquiis phanem poni, simile facilis nisi TOÛSSaut versu respondetur personae diclum fuit pro Taùta, vel additum certe, quo quippiam Sstvàt (TOUTOU existât ad responsionem transitus, TtpàyjjtaTa) in alterius cui : Sxi le Sri 211, con-

ne lira ôVuiç ye. » Il va sans dire qu'on pas avec Reisig x-ceveï pour oxt y' l'y et. On n'a qu'à changer avec Bentley ainsi de R en ôrarj. La faute s'explique, que dans Paix Ois. 150 et Lys. 1228, par la chute de H après
p. 31.

TI (2). La

(1) Cf. mon Essai sur la méth. de la crit. (2) Cf. mon Essai, p. 29.

conj.,

424 jonction

VICTOR COULON •-

de la particule ôxuv est accompagnée par ys, comme èTcetSvi dans Xénophon, Anab., I, 9, 24 : Kal TÔ uiv exemple xà [i.syâXa vixâv (1) TOÙ; (DÎÀOUÇ SU raHOÛvxa oùSev Gauptàcnov (2), de MaseTtsLST]ye xal S.uvaxw.Tepoî^v, dont je donne la traduction à ce qu'il sur: « Sans doute, il n'y a rien de surprenant queray à leur égard, puisqu'<^aussi passât ses amis par sa munificence bien> eraiS-/-] donner particule (3) il était et de ôxwj plus plus ont » Le puissant qu'eux. une valeur intensive; dont ils de certes, ot\ et ils font le t\ de à La servent partie.

de force

affirmative

aux conjonctions ye, avec le sens

la met eh relief et souligne cisément, On ajoutait ye même à la conjonction èneiS/îitep, dont sert à confirmer le sens desueiSr]. itep, précisément, autres Nuées, 1411-12 :

justement, prérenforcée. conjonction le suffixe Cf. entre

où xàpiè TOI Sîxatôv ècriv eùvostv optoiiiiç xÙTtXÊtv x', £7tet.Sviixep ye xoûx' eo-x' EUVOEW,xà TUTITEIV; et Platon, 27 d : ërat.S^rap ye Salpiovaç ^yoûptai. Les équiApol., valents latins de âuetS-/] ys, sTreiS^Ttep ye et de ôxivî ye sont : quoniam quidcm, et quod quidem, quippe quoniam quippe quod. Le type bien est Ach. connu 6 : de dans un trimètre

l'anapeste

coupé

iambique

xoïç ïcévxe TaTvàvTOiç oTç KÀstov è^ptSTev. D'autres tri mètres où la première d'un mot brève d'un anapeste coupé sont d'une syllabe

au 2e pied est la finale de plus Paix 48 toç xewoç àvatSétoç; Guêpes 25 ISôvxt XOIOÛTOV èvùimov; Ois. 114 "Oxi Kpwxa JASVrça-Q' àvSpuTcoç, 843 Kvîpuxa Se Ttépv|iov, 1024 "Empire Se xîç as Seûpo; Gren. 1462 Wt\ S^xa crû y', kXk'. (1) Cf. Eur. Aie, 1029-31r
yip xoûtpa TOÏÇ VIXGTIV T,V ïimou; àyeaSat, TOÏÏI Ô' ad Ti [istÇova VIK&VI, Ttufix^v ttalracXïjV, fiouspôpëia. piv (2) Dans FM il y a OaunauTÔv; »tov V : 9au|ia<Ti;àv R<t>. n'a pas traduit (3) Masqueray cf. la même faute dans Ar., Ploul., 340 9auaâci

le vea(.

NOTES SUR ARISTOPHANE

425

coupé est admis au 3e pied de Cav. 26 MOXWW.EVaùxo 927 'AXX' où Séop.' oùSèv eytoye et au 4e pied de JAO.AUJASV, Lys. Nuées 62 uspt Toùvôfjtaxoç Sri 'vxeûQev èÀotSopoùpteQa, Paix 415 xal L'anapeste xoû xûxXou Ois. 441 6 ptayai.p07cot,6ç, TOxpéxpcoyov ùcp' àpu-axwX'laç, [jtïîxe Sâxve'.v xoûxouv èpté, Lys. 768'[«i (rxatT'.ào-wpiev. "Etrxi. S' 6 ypv (xptôç oùxoff'l, Gren. 1307 7tpoç vivrcep ÈTtiTriôsta (1) xàS' scrr' qîSeiv suffiront {AiAY)'. Ces exemples coupé pour justifier l'anapeste la conjecture eïxa S'.w<moGvxat dans que présente proposée Ach. 24 par Dobrée, dont le Se n'est pas pour elxa S' wTxioùvxai, de mise (2). D'ailleurs du verbe composé est confirmé l'emploi par l'explication la même que confusion entre du dans scholiaste Thesm. de R : SiuQrjtTovxat,. La 1224 faute est : S' wÇsiç pour Si&ljeiç. Il y a Se apostrophée et la préposition

la particule Sià que l'on avait écrite en abrégé, en mettant audeux points dessus du 8. Cf. mon Essai sur la méth. de la crit. conj., p. 16, où j'ai signalé Thesm. 1224. Avec l'heureuse de correction Dobrée, le passage Ouû à.'Ach. 23-26 :

ot. TtpuTavet; 7;xoucuv, aXX awptav ïlxovTeç, eïxa SiaxrxtoCivTai, TODÇSoxeu; èXQôvTeç àXXrjXoicu Tcepl Ttpwxou ÇûXou, àOpoot. xaxappéovxeç et C'est à grand tort que van Lefeuwen parfaite. Starkie ont adopté la conjecture de Naber : Trpwxov £ùXov. La tournure S'.wtjxiQÙvxat. irepl Ttpwxou £ûXou n'est pas plus singulière : //., 11, 700-01 que d'autres pareilles, Homère, par exemple rcepl xpvraSoç yàp oeûeyeo-ôai, 23, 496-97 : oi Se xày' aùxol euet.yop.evot. icepl vtxy|Ç svôàS' eXeùa-ovxat, epteXXov est d'une clarté

(1) Radermacher a mis à tort dans son texte la forme éviter l'anapeste coupé. (2) Cf. O. Bachmann, Conieclurarum observationumque cimen, I, p. 5,

ionienne

cxixTjSea pour spé-

Arislophanearum

426

VICTOR

COCLON

et le vers

passé en proverbe,
EIç olwvoç àpwxoç,

12,

243 :
itepl "îtàxpïiç.

àjxûveaQat

A

Gren.

ïiyouv s'asseoir

197 Kà(kÇ' èrà XWUTIV, une scholie note èul TO [jteTayetpîÇeo-Ôa'. xaûxT|V. Charon dit

fort

à propos

:

la rame. Van Daele pour manier seoir près de la rame », ce qui ruine dont le poète l'équivoque a usé, en faisant à Dionysos ETÙ XWTXTIV prendre l'expression dans son sens littéral. Le dieu s'asseyant sur la rame, Charon s'écrie : OUTOÇ, TI noieliç ; et Dionysos de lui dire :

à Dionysos.de a traduit : « Va t'as-

Tt S' âXXo y' ^
ïÇw 'itl XWTOTJV,oÙ7tep èxéXeuéç pie trù;

sur Que ferais-je que m'assèoir vers avant quelques (v. 180), je

la rame, rendrais

tu

m'as

dit?

Et

sos : Xd>pû|À£v -ÈTti xà TCXOTOV par : Allons est Cav. 781 barque. Un autre exemple frappant d'Aristophane 8ç M'4Sonri Sieçupio-w uepl xrjç ywp«ç MapàOwvt. Dans Ach. 23-26

les paroles de Dionyà la recherche de la

la valeur d'une itepl 7îptJ)xou ÇûXou a également proposition subordonnée le but. Voici donc le passage mis en marquant : Les prytanes mêmes ne sont pas là, mais arriveront français en retard, et ensuite, une fois ici, ils se bousculeront les uns les autres parer comme la à qui mieux mieux, du banc présidentiel, un torrent. d'entrée Au lieu vers vous pensez comment en se précipitant de xaxaëatvovxeç (= de la Pnyx pour où (1), pour s'emtous ensemble en descendant se trouvait de la

porte

l'endroit

dit xaxappîovxeç upoeSpîa), le poète railleur fébrile des prytanes attardés. Dans la troisième de sa thèse partie à la comédie nouvelle s'est de attaché la coupe à l'étude v|u_

marquer

la hâte

: Le

trimètre

des iambographes 221, J. Descroix Comme exemple

(Paris, des anapestes au 4e pied il

iambique 1931), p. 210coupés. cite avec

Golt weiss (1) Dû; Soxeïç est, comme le français Dieu sait comme et l'allemand familière équivalant à un adverbe très fort qu'on laisse à wie, une expression le soin d'imaginer. l'interlocuteur

NOTES

SUR ARISTOPHANE

427

uepl xoùvôptaxoç un mais donner pour exemple choisi 44 xpoxwxà il a mal Lys. vai. xtoxà aussi Descroix ne devait à tpopoû<rat, mais R dans les vers pas celle 219 s'en de et r

raison

Nuées

62

IXoi8opoûp.e9a; de cette coupe au 2e pied | csopoùsat. xal xexaXXwirio-pétenir à la leçon de RS xpo-

§T| 'vxeûSev

|

xpox«xoyopoCi<yat., que porte 220 : xpoxMTotpopoufja xal xexaX-

encore n'est admis X(oiTi5-p.évri. Descroix pas le seul qui ait faute dans le pluriel neutre la même xpoxwxà. Todd a commis son Index Thesm. Mais déjà xuxé; Aristophàneus, 941 et 945 pour est le prenant xpoxwxoîj; et xpoxwô' dans le datif et le vocatif du neutre. pluriel en

y.poxwO' constaté

l'a du masculin, comme singulier le bon vieux Biset, en notant. : xà irX?ipeç • w xpoet xpoxwxolç est le pluriel de xpoxwxôç mis emphatique vocatif montre la scholie 1, de 1, Kuhner-Blass,

comme nous pour le singulier xpoxwx^, R : ptexà xpoxwxoû. La de grammaire § 138 A b) «), p. 499 sq., ne mentionne-pas de genre au pluriel. substantifs changeant IV, 117

xpoxwxôç parmi les Du reste, cf. Pollux,

8è xpoxwxàç : 6 Se xpoxuxôç Iptàxtov et VII, 56 ; yuvaixûv xpoxwxiov et Lys. 645 xàv xpoxMxôv. Le composé xpoxwxocpopoÛTat dans Lys. est donc la leçon authentique 44. Au dire de Wilamowitz, Cléonice n'achèverait rompue par les paroles à tort xxX. Approuvant pas sa phrase, de Lysistrata : Taux' de mais serait interaùxà yàp TOI xâa-Q' d'Alexandrie : Clément

la variante

a donné à xexaXXMrturptévai le ei;av8wp;évai (v. 43), Wilamowitz sens _de fardées, doit donner à la leçon traditionnelle qu'on ë!;rlv9i,<T[xévat., qui a été bien défendue par Willems, Aristophane, tome Avec de Wilamowitz, il II, p. 415-417. l'interprétation est vrai, les mots xal Kiptësplx' opôoTxàSia xal repiëapiSaç « sont en » (1). Mais, à mon sentiment, l'air : signifie xéxaXXcou'.a-pivai s*étant faites et à ce participe se rattachent belles, bien attifées, les accusatifs La dits déterminatifs construction Héraclès xal même Kiptëepîx' opapa-xàSia xal se lit dans Xénophon, se présentent dans la

TtepiëapîSaç. Mémor., II,

1, 22, où au jeune

(1) « Die Nomina

stehen in.der

Luft

» : Wilamowitz.

428

YICTOR

COULON

: x/jv jièv-lxepav xexoaet'Apexr, p.7)wivriv xo piv Ttôp.a xa9apÔTï)T!., Ta Se àppaxa aiSoT, xà Se ;ryîip.a • Se èa-9f|Xi Se Xeux^j XÏJV S' Ixépav.... xexaXXwTcwpivïiv (TtDCBpoa-ùvirj, xo p,èv ypwpta (littér. s étant belle quant à la peau), wo-xe 5 faite Xeuxoxépav xe xal èpuQpoxépav xoù à'vxoç Soxew oeaivea^a!,, xà Se <7yî\\i.a. solitude deux femmes, s'étant (littér. elle avait pris eïvai (1). Est-il valent à xe xat : belle à son maintien, c'est-à-dire faite quant «are Soxeïv ôpôoxépàv xriç (pùtrewç une belle attitude), besoin de dire que les deux xat de Lys. 45 équi: et...

Kaxla

et, tant... que, aussi bien... que, comme dans Ach. 622 xal vaua-l xal neÇowt, Cav. 454-55 xal xoïç êvxépoiç xal xoïç xôXotç (2), Guêpes, xal xpayj^Xi' èuQîei xal xàç 968-69 250 àxav9aç, Ass. d. F. 699 xal xaXXîa-xY) xal Xsuxoxàxri, Plout. xal xr^v yuvalxa Voulant naire pio, ace. IV j'ai me xal xàv ulàv xàv pdvov ?

dans la nouvelle édition du dictionrenseigner de Liddell-Scott sur les différentes constructions de XOTtrouvé sous ce verbe la référence suivante

: « c. dupl. Ttplv ire vup.cpt.xav Laxétpavov xoTp.r,<rap.ev. JRS 17, 51 (Phrygie, A. D.) ». Curieux de connaître ce passage dans le contexte, j'ai consulté le Journal of Roman parties studies, (A, 17, 1927, d'un (D) où est une inscripcriapparat commence

publiée (p. 49 sq.), en quatre tion chrétienne d'Asie-Mineure, de W. M. Calder. La tique ainsi (p. 51) :
'Appela

B, C, D),

accompagnée quatrième partie

Tttvoxîrç, TMÔÇ OuyàxYi(p) Qiveç ;r\oi\ ; xî cnteùSouo-' I-

. '

MotSaveç r\ xîç <r' èxtyyjaaxo pwv, itpîv tre vovcpixàv îaxétpavov xoTpfrçffajjtev YJV 9aXâp.oi<n.v, 9]aXéouç •Jîàxpïtv se Xtràv TCV-

Se xoxYJaç;

(1) On sait que chez les anciens la beauté des femmes ainsi que celle des hommes tenait à la taille. Dans l'Oec, X, 2 lschomachos décrit sa jeune épouse ûito6fi|xaTa S' ë^ouaav ûi|/ï]?.â, 8icw<; |ie[Çwv Soxonr) EÎVOU-?| iiceçiixei. Cf. d'autres exemples cités par Kroll dans son édition de Catulle (Leipzig u. Berlin, 1929), à 86,1. (2) Dans REG, 43, 1930, p. 299, j'ai abandonné l'interprétation de Kayser,

NOTES SUR ARISTOPHANE

429

Personne sens

ne contestera

que

de couronne

ce que peut bien signifier le l de (p. 56). Mais lirxétpavov. Dans la première partie (A), 1. 16-17, on lit iTxoxôeira Se vû£, ce qui n'est autre chose que rt crxoxôecTcra S.èvù!f, et dans les lignes qui suivent (18 et 26), il y a U 'A'tSa et U 'Atoao. Il n'est donc point douteux ne faille restituer pour moi qu'il Ttplv us vuvtpixàv l<^ç> à ce texte une crxécpavov xoTp-yjijap,ev et trouver autre interprétation.. Dans -YII. 13, 736 : nàvxiTj yàp cre itepl. crxécpavoç TtoXépoio Séôviev Homère désigne par l'expression Txécpavoç TcoXépoio le cercle d'une armée sur le champ mis en armes. Et dans Eur., Hér. 839, xàv est mis pour xàv xwv xaXwv •rcalS.tov txécpavov il est entouré. A Soph., Aj. 749-50 : xuxXou (au sens de xùxXoç) de bataille, d'ennexaXXbtaiSa : les beaux Txécpavov fils dont

de jeune on se demande

vuvcpixôv ta-xscpavov puisse a donné mariée, que lui

avoir

le

Calder

ex vào cruvéSpou xal xuoavvixoù KàX^aç Wunder corona Homère, a noté pexacrxàç deliberans ». A

: « Corona

sive ducum regum Od. 4, 794-92:

dicitur regalis pro ce passage on peut ajouter

et

ocro-a 8è peppïîpiÇe Xécov àvSpiov èv 6p£Xa> Seluaç, OKTtôxe ptv SôXwv icepl xuxXov àywcn, où par xùxXov on entendra la bête. On connaît aussi les corps ennemis, d'autres. Quant corona le cercle les termes militum, un des chasseurs latins cordon qui cernent : corona hostium, de troupes

(1), et à xocrpelv elç, ce verbe a la signification de attribuer ranger parmi, à; cf. par exemple Hérodote, VI, 41 : xal yàp olxov xal xx?icn.v eSwxe xal èx xvjç ol xéxva FlepcûSa yuvaïxa, On rendra donc Ttptv cre vuvcpixov èyévexo xà eç lïépTaç xexOTpéaxai î<?> dans crxétpavov xocrpTjTapev par la société conjugale. sens donnerons-nous s. v. 94Xap.o<; une : avant que nous t'eussions casée

Quel cite

à viv 9aXàpoto-tv? : épigramme

Le

Thésaurus,

(1) César, Bell.rAfr.,

17,1 et Bell. Gall., VII, 72, 2.

430

VICTOK

COULON

_ "E'jret. S' àya9àç Sùo ôpaç, XÏ|V p.îav èv QaXàpio, XÏJV piav èv Oavâxw, dont in les mots thalamo, : XYJVpiav h. e. primo év OaXàpt^ sont expliqués die. » 11 y par : « unam; a lieu de se le le de

rappeler mariage mariage.

nuptiarum aussi la locution, latine tlialamosparare, préparer donc le moyen : par (1). Hv 9aXâp.otcn.v exprime Cf. sur cet emploi de èv avec le datif la grammaire

II, 1, § 431, 1, 3, a) (p. 464 sq.) Du reste, la Kùhner-Gerth, 10 de;notre inscription présente, à9aXâpeu[xov (2) au sens ligne de àyapov. Avec vrv 9aXàp,owiv doit finir la phrase interrogative ; TtàxpY)v o-e Xvrcîv Tcev|9]aXéouç Se xoxïjaç ne peut pas dépendre de xlç cr' èxi/Y^ïîcraTOMotptôv. L'infinitif uàxpT|v as Xtrclv xxX. sous forme d'exclamation de douleur. est employé J'emprunte deux passages où cet infinitif aux tragédies d'Eschyle exprime car l'indignation : Ag. 1662 : paxaîav yXcÔTcav wS' aTcav9lcrai pex' èxTcXïîcjewi;, Eum. 837 sq.

'AXXà xoùcrS' Èpol et, avec un

<pe5 9aup.acmxàv

(=870sq.)

:
'Epè Tta9cïv xàSe, s>eù, xaxà xe yâv olxelv

èp.è «aXcuôcppova àxîexov,

cpeû, pùcroç.

Cf.

aussi

Ar.,

Guêpes

835

: xpécpliv xùva. la ligne 1, je renvoie à Homère,

Towuxovl Pour Od. H, l'adjectif 445-46 :

IUVUTÏJ de

Xi-rçv yàp xoùpYj

TC'.VUX7) îrep'.cppwv [Ir)veXoTceia.

'Ixapioto,

Tt TTOÙSOUT' e9ave<; (1. 2-3)

est

illustré

par

Eur.,

Méd.

153 :

(1) Ovide, Melam., I, 658, Fast., III, 689 et autres. (2) 'ABz>i|ieuTO<; (i, ftaXajisûw) est formé comme àSenâTEUTo?(i, Sexa-tstiw) dans Ar., Cav. 301, àuTprreuTOC (à, oxpaxeum) dans Guêpes 1117 et justifie, comme ces de Rock dans Gren. 204 i6a>>.xTTEuTOî5, BaXatxsOu) deux adjectifs, la conjecture ( pour àOa^âTTUTOi;.

NOTES

SLR

ARISTOPHANE

431

"" de STOÙTEI Oavàxou xsXeuxà (1). Enfin, èxr/vieraxo (I. 3) a la valeur • xaxeXaêev et s. s. èx^vicraxo et xt^traxo xaxéXctêev. Cf. Qésychius, • xtyijcfe'a'Oai xaTaX7}ij/Scr9at.. des sept premières Voici donc le texte et la traduction lignes : delà partie (D) de l'inscription quatrième T 9uyàxY)(p) TUVUTTV, CW; 'Apuîa, ëOàveç yJSyi; Tî TTOÙSÔUCT' 9aveç 7] TIC cr' èxt-y^cs-axo Moipwv, Tcp'lv ae vuvcptxàv L<[ç~> vov xocrprjcràpev Y]V 9aXànâxp7)v cre XITCÏV'^c^v9JaXéouç Se xoxYJaç. poicrtv; Amfnia, raisonnable as-tu déjà trouvé lamort ? fille, comment morte si tôt ? Laquelle dés Parques t'a frappée, nous t'eussions casée dans la société le mariage, que aux tu aies quitté ta patrie _ et tes parents (C) : -

crxécpa-

es-tu Pourquoi avant que, par Faut-il conjugale? attristés! Dans sa note Aùp.

lignes

3 eljt

de la troisième

partie

TeXécrcp'opoi;x-Aup. Appta xr[ eafuxwv 9]uyaxpl 'Appùa x- Novva ôuyâxïjp "8pu[<rav

xtù éauxïiç àvSpl Kupiaxû xô ye ery|pa Calder dit

: « Perhaps ISpùo-avxé ye criip,a ». même. "Spucrav xôSe crîipa; c'est l'évidence La seconde

Lisons

plutôt

partie

conjecturale critigue crée à l'étude de dans blance l'onciale.

du § 9 de mon Essai sur la méthode de la au texte d'Aristophane est consaappliquée l'omission de lettres semblables les omissions lettres bilittères contiguës dues à la ressem-

Parmi

de certaines

CT après OT, accompagnée 63 9piyxo5 <<xuy>yoyyùXaç.

mentionné j'ai de l'haplographie Il y a même

de (p. 32) la chute du r dans Thesm. des cas où un mot

(1) D'après la belle correction de H. Weil pour nteôcisi OavijÎTou TSXSUTC»V;~

432

.

VICTOR

CÔULON

écrit en abrégé a été omis ressemblance des lettres. fournit un exemple

après un autre mot par suite de la Un passage des Guêpes nous en instructif. Dans les vers 1518-19 :
co peyaX«vup.a xoû 9aXacrcH0i», xexva

Ày

qui doivent

correspondre

à 1523-24

:

TtâSa xuxXocroêevce, Tayùv . xal xà ^puvtyetov,

du v. 1519 exige encore une syllabe. Bergk a bien à 9aXa<r<nou le génitif fait d'ajouter 9eoû qu'il faut lire avec ©GOT (1) ont pu aisésynizèse. Les lettres 0T qui signifiaient ment tomber après OT. Pour donner de l'appui au terme xoO" 9aXaTcrtou 9eoû, je citerai Gren 840 où le comique apostrophele mètre Euripide par plaisanterie
AX7)9eç,

:
apoupaïaç 9eoû ;

(Ù rcat, XYIÎ

ce qui est une parodie
"AXv^eç,

d'Eur.,

fr.

885 :
9eot> ;

w itaT xïj;

9aXacrcrtaç

Ce génitif

se trouve
V

encore dans Rhésos 974-75 :

pqiov 8è név9o; xr|c; 9aXaTTÎaç 9soû
OITO.

Cycl. 21 les Cyclopes sont appelés ol povwTceç TCOVXÎOU itaïSeç 9eoû et dans les Phén. 1156-57 nspixXùpevoç est nommé èvaXîou 9eoù TOÙÇ.Un fragment du comique Platon (II, M., I, ainsi dans la scholie de RV à 636 K.) nous est transmis Paix 790 :
ESVOXXTÎÇ O StoSexap^avoç 6 Kapxîvou rtaïç xoû OaXaxxiou.

Dans

Cobet

(Nov. trimètre :

Lect.,

p. 10) a rétabli

avec

bonheur

le second

(1) Sur la manière d'abréger certains mots qui consiste à n'en écrire que la lettre initiale et la finale, on consultera Bast, Commentatio palaeographica, Griechische Palaeographie, p. 812; Cobet, Nov. Lect., p. 10 et Gardthausen, 11, p. 347.

NOTES

SUR

ARISTOPHANE

433

o Kapxlvou Kock a essayé <Kal> on ne serait en écrivant : <Hap7)v Dans 295 e (III, un pas

Tcalç xoû 9aXaxxLOt> <C9eoO>. ainsi le premier vers :

de compléter

SevoxXéïjç </rcap7iv> obligé de séparer

o 8w8exap7Ïy_avoç ; EevoxXeïjç de son épithète,

xal

ou Sè^> EevoxXé/iç d'Eubule, U9K.) : que

6 S. a conservé Athénée

fragment 225 M., II,

nous

X7JVx' eÙTTpôcrwiîov XoTcâSa xoûSe xoû 9aXaxxlou * yXaùxou tpépoucrav eùyevécrxepov. Xâëpaxà 9' é<o9àv... aXp^ piav, Kock a restitué les deux premiers vers, en ajoutant après p. 11) avait

eùyevécrxepov placé après

9eoû, que Cobet{Nov. Lect., xoûSe : OaXaTxîo.u, et en supprimant

le génitif

T?|V x euTcpocrwïcov Xojcaôa xou UaAaxxiou yXaûxov Kock a eu raison cpépoucrav eùyevécrxepov <^9eot5>. aussi

yXaùxou en yXaûxov, ce qu'il a motivé xoû : « Unum justement perspicio 9aXaxxwu prorsus inutile esse epitheton et peradditum pisci tinere ad 9eoû, quod recle addidit Cobetus. Sic anguillae ipsae 147, Antiph. comparantur Anaxandr. à l'omission de 9eoû 39, 5, Eubul. 37, 64. » Quant et à l'origine les explique ainsi : « Cum 9eoû de xoûSs, Kock in primum versum esset translatum, in xoûSe xoû. » degeneravit Je veux ensemble avec son que, pour le mettre on ait placé 9eoù à la fin du vers précédent, mais je épithète, conteste en xoûSe xoû. Je suppose que 9eoû ait été altéré plutôt xoû ayant été doublé, on a remplacé que, l'article par xoùSe xoû bien croire le prétendu au rythme xoûxou, qui répugnait pronom iambique. Parmi triles conjectures le. troisième proposées pour refaire celle do Meineke : mètre, Xàëpaxi me paraît,
KEG,

de changer fort en remarquant

deae

dicuntur

vel

cum

deabus

9' é:o9ov <X(.Tcapàv> probable.
n» 233.

aXp-fl<VY|> la même

Ata que
2'J .

la
XLVII,

plus
1934,

Ayant

terminaison

434

VICTOR

COULON

au !<p9ôv, l'adjectif Xvrcapàv a été omis par « saut du même même ». La correction à la même IcpOov <[X<.7capàv;> appartient et à'Ach. catégorie que celles de Lys. 1109 SSIVÏ|V <paXaxv^v,> relevées 231 oSuv/ipôç, <à^i*pôç,.> que j'ai la méthode de la crit. conj., p. 42. Et c'est même au même Ois.
loTcexà ëcrxiv

dans encore

mon

Essai

sur du de

Tcàv9' dans

» qu'il convient 1069-70 :
xe xal Sàxexa <^Tcàv9'"> èv

d'expliquer

par « saut la chute (1)

ocraiteo (2) o'XXuxai.

UTC' èpïç;

Tcxépuyoç,

cpovalcr.iv

a pu se produire, avait écrit en parce qu'on « scriptio plena » : épTcexà xe xal Sàxexa -rcàvxa (3) èWreep. Le mot Tcâvxa une fois tombé, on a surchargé Sàxexa d'un 9', d'où L'altération la leçon SàxeÔ' ôo-arcep s'est introduite dans notre tradition écrire (4) préfère plutôt byzantine. Holzinger eprexà xe xal Sàxe9' <aTcav9'^> selon moi. Le texte : épTcexà xe âWrcep, à tort, xal Sàxexa <[Tcàv9';> ocraTceo | ê<mv un' èp,âç Tcxépuyoç est recommandé par le vers bien connu d'Homère, //. 17, 447 :

Ttàvxwv o'ffcrà xe yalav Cf. aussi Od. icàvxa 4, 417-18 :

eiti -rcvetei Te xal eprai.

Se y1vop.evocTces.p-/5crexa1., oW

éVi yaïav

IpTtexà yivovxai. Bachmann tation qui premier, que je sache, mis en avant l'interpréUTC' èp.âç Tcxépuyoç à ocrairép èemv. Dans son rattache a le
en disant que la chute de roivB' Essai, p. 113, je me suis trompé, due à ce que les copistes une ont ce mot comme regardé

(1) Dans mon est probablement glose.

èv çovjtïaw avec Holzinger (SB. d. W. (2) Au lieu de èv cpovaï? je lis maintenant à bon droit (p. 161 que le ditroAk., Phil.-hist. KL, 215, 1933, p. 15). H. admet chée de : év ipovaîffiv cUXutai et le crétique de :
— TUV TÊ HTlITElijJiaTa

(1070)
(1100)

:

se correspondent l'un à l'autre aussi bien que Mil févri itaXfyxOTO? et le péon premier de Pair, 351 : àXX' âitaXàw exemples (3) Cf. d'autres (4) Ibid., p. 11. relevés par

le ditrochée <ïv JX' Ï6OL<. Ibid.,

de Paix

390 :

Holzinger,

p. 11, 1.

NOTES SUtt

ABISTOPHANB

435

spécimen, p. 117, il a rendu ôWrrep | ecmv versantur sub alis meis, UTC' èp.âç Tcxépuyoç par : « quaecunque terram se. quibus omnia (cf. 1058 : xcjS supervolo despiciens illustrer celte TcavxÔTcxa, 1061 : uâcrav yâv OTcxeùco).» Mais pour Coni. obs. Aristoph. construction^ Thesm. 280-81 Bachmann : . s'est autorisé malencontreusement de

9éacrai, xaopévwv xàiv Xap,TcàS<ov ùuà XTIÇ Xtyvûoç. ocrov xà yp^ip' àvépye9' Dans ce passage, Scov, la préposition ment. Cf. Photius, ainsi que dans Thesm. 1030 ùoe' TiXîxtov veavtÛTCÔavec le génitif marque l'accompagneBibl., 320 b, 36 (1) : ot «aXaiol x-rçv UTCÔ àvxl

XTJÇpexà TcoXXàxt.ç èXàpêavov et la glose de R à Ach. 970 et à Ois. 1426 : àvxl xoû pexà (uxepùywv). Les autres exemples, auxquels Bachmann s'est référé, sont bien choisis. Je me borne à en citer (M., Les mélh. tort leur : Lys. 985, Alexid. III, II 541 K.) ÙTCO pàX7)ç. dernières de lacrit. 426 (M., Il 332 K.), Diph. IV 376

par certains ici Ach. ajouter

du §25 de mon Essai sur la (181-185) de plusieurs à conj. traitent passages suspectés comme des interpolations. Je tiens à critiques pages 928 : "va pY| xaxay^j cpspôpevoç,

werreep xépapov, écarté du contexte

sur la foi de Bothe, comme l'a regardé 905 Qui

des éditeurs et traducteurs par la plupart qui, dans ses Lectiones Aristophaneae (p. 95), tautologie fabriquée av évS^cràp-evoç et 932 OTCWÇ une à l'aide des vers

werreep xépapov croirait que la répétition

pv) cpépwv xaxàç"^. de "va du v. 927 : aùxàv èvS^craç coépw

Aoç pot, coopuxév, V révèle

ferait Il n'aurait erreur. l'interpolation, qu'à lire l'intéarticle de Willems ressant (2) : Du choix des mots chez les AlliParmi les nombreux mots de son erreur. revenir ques, pour
(1) Dans I. P. Migne, Patrologia graeca, Paris). tome III, p. 401-408. (2) Aristophane, vol. CII1 (p. 1201 de l'édition de 1900,

436
employés mère (p. dans concurremment

VICTOli

COULON

dans

la même dont

406) deux Cav. 747-48 :

conjonctions,

phrase, l'une est

Willems justement

énu"va

co A-rça', "v* elS^ç OTCÔXÉOOÇ ètrxv crot vtiv eùvoûcrxepoç, Stàxptvov, "va xoùxov cpiX^ç, et l'autre, et dans Cav. et '.-"-;1132-36 :

ffot Tcuxvôxrjç eveerx'

ev xto xpÔTctj), wç Xéyetç, xoûxci) Tcàvu TCOXXÏÎ , et xoùcrS' eTctxriSeç MJTcepSripocrtouç xpécoetç.

Nous

ne supprimons evSrjcraç tpépw du v. que nous la paille, ne

donc

pas Ach.

928 ni ne tenons Il

les verbes

927 pour traduisons pas

corrompus. avec Van

va de soi cependant Daele : « Passe-moi de

et le porte comme de la poterie, afin que je l'emballe » *épw ne peut avoir ici le ne se casse pas en route. pour qu'il mais le Thébain sens de porter; car ce n'est pas Dicéopoîis, le sycophante, comme nous le montrent les vers qui portera : où Dicéopoîis dit au Thébain 904-05, uuxocpàvxriv eçaye, <&TTcep xe'papov svSvicràpevoç, les vers 928-32, où le Choeur adresse à Dicéopoîis les paroles s

"EVSYJTOV,W péXxtcrxe, x<à çjévci»xaXwç xr,v èpTcoXïiv
OUXCOÇ OTtlûÇ

av pY) coéptov xaxàc/Q, et le v. : Atoou Gardons-nous spécieuse naxayç de aussi Xaêwv xàv xépapov, la tï> Botwxte. récente lire conjecture dans le v. 928 953, où Dicéopoîis invite le Thébain à enlever sa

poterie

d'accepter

toute

Holzinger (1), qui voudrait le v. 927 : cpopoûpevoç et mettre

(1) Dans SB. d. W. Ak., Phil.-hisl.

kl., 215, 1933, p. 46.

NOTES

SOU

ARISTOPHANE

437

Aôç pot cpopuxo'v, tv' aùxàv evSrjcraç cpépw dans pues la bouche par du Thébain, dont celles de Dicéopoîis : &77tep xépapov, Les vers 901-02 : 1 'Acpùaç ap àcjetç Tcptàpevoç «taXïiptxàç les paroles seraient interrom-

"va pvj Tcaxay^j cpopoûpievoç.

J) xépapov (1). nous prouvent que le Thébain mais le vendeur est qui l'acheteur. Or, ce n'est pas du

l'acheteur,

Le malicieux sycophante. qu'à cette plus de plaisir l'odieux en frappant sycophante, vase pour en examiner la solidité. sycophante les paroles qui : pousse des cris

de l'emballage s'occupe s'en charge avec d'autant Dicéopoîis sa bile sur occasion il peut décharger sa Tout étouffés, tète en comme on fait d'un maltraitant Dicéopoîis ainsi prononce

le

'Epol peXvjcret Taux' eTcet xot xal <|>o<oeî XàXov xt xal Tcuptppayèç xàXXtoç 9eoIcav s-^9p6v : J'y veillerai, d'autant que, vois-tu, d'ailleurs il (le colis) rend je en haine aux dieux. avec ne sais

et fêlé, quel son babillard La forme que j'ai nuptppayèç, la place du Tcupoppayèç de RATS,

écrite

appartient disaient les anciens o-ûv9exa & cnjvxWsxat ànà ooxtx-rjç, comme : Ta sic Cf. Hérodien, II, 848, 21-22 (éd. Lentz) grammairiens. àpexàëoXov (2) Xvîyovxa crûv9exa, xaxà X7jv ap-//!' 1' oùSsTcoxe ànà eÙ7)9etaç (3) cruvxt9exat,
(1) Mon texte

VII, 164 h Pollux, à la catégorie des

àXX'

àizo yevtxYJç t\ àrcà ooxtxïiç
point au lieu d'un point a bien paraphrasé Millier ».

ÈTCI xoû

xépaptov. Dans sententiam tuam

un devrait porter son édition spéciale recte assequor

d'interrogation la particule

après àp' : « si

cf. Choerob. ainsi les liquides; (2) Les grammairiens 381, 26 sq. appelaient cité dans Hérodien, u.eTa6dé>.II, 770, 19 sq. : 'Ap.vzâêo'kx yàp XsyeTai icapà xà ^ XsaBai Èv TOÏÇ [j.sXXouo-1 xwv p-r;[IOCTOJV oïov xapw [*T|Sè sv Taî; XXLTEÏI xûv ôvojiâTiûv, xepû, tpûttpo) s8êp5, IDiàTiuv nXâxt<>voi;, "ExTwp "ExTopoç. (3) Au sens de eùr|6ixûç ; cf. Suées 1258 : i>t\.\ 'xiXeuac e6?i9ixûî tf,v xâpSo-nov.

438

VICTOR

COULON

aussi la forme Photius 476, 18 présente Ttupi6X7ixoç. • • knb son explication: craOpoç a-^pY]Txoç Iluptppay^ç cette Reprenant xaptvotç 8tap<;p>7i<rop.évou xepàpou. Tcupoppay^ç, Suidas continue, d'accord avec la

en t dans xoû èv xotç note s. v. de R :

scholie

xepàpta rjupoppayrj cr9at (1). La scholie ment par

xaXetxat ocra èv xw Tiupl prjyvuvxat etç xà OTcxâde l'Ald. explique xcupoppayriç xépapoç briève-

Comme : 6 èv nu pi priyvûpevoç. rcuptppayrîç et l'adjectif est formé le composé •rcuptxaucrxoç : TcuptSX/ixoç cité par Hérodien, brûlé le feu, au feu, a appliqué à un durci qu'Homère par dans TXCÔXOÇ même Ylliade 13, 564. D'autres adjectifs à Kraus, que j'emprunte phanea, p. 11, sont Tcupiyevexrîç* TcuptSarc-oç, crxaxxoç, Tcuptye'vviç et Tcupi.<pXéy«iv. manière, Quant obligé à la leçon de RÂFS de la composés Testimonia AristoTtuptcpXexxoç, rcupî-

elle n'est d'adopter, tique par Paix 144 Atp.7|V Se xtç cre Sécjexat cpopoùpevov ; et Lys. 896 'OXtyov péXet aot xrjç xpôxvjç cpopoupévTjç, ni par les passages des du trimètre où ce participe forme les 5e et 6e pieds tragiques iambique Esch. Eur. Eur. Eur. : Sept 819 Tcaxpàç xax' sù^àç Suo-Tcôxpouç cpopoûp.evot, Héc. 29 TioXXotç StaûXotç xupàxwv cpopoûpevoç, 309 aux/) Se Tcriyàç Tcoxaptouçcpopoupévv), 689 ri xoùç àv<i> xe xal xàxto cpopoupévouç, SuppL El. fr. 1, 7, p. 782 N cjou9olcr'.v èvexpûcpwv cpopoûp,evat. quand il tire des exemples cpepopevoç als den oben la précités Schlusswort angefuhrten » Les pièces ter-

: cpopoûpevoç que Holzinger est nullement confirmée comme authen-

Chérém. Holzinger conclusion eines

se trompe suivante

jambischen in derguten Beispielen ne

(p. 47) : « Ein Trimeters ist nach allen Zeit

d'Aristophane

manquent

môglich. pas de trimètres iambiques

nicht

oTcrâaSat S. Au-dessus dans R aussi iv tû, de e£ç tè il paraît y avoir (1) K,évT5 seuls le ev et le » sont encore lisibles. R a donc gardé la leçon dont cependant » de R lui ont substitué iv t<5. La tandis de l'archétype, que S et le » réviseur la cuisson. infinitive se rend par : pendant Sur si; TÔ ônTâuOn proposition et comme sans de mouvement de si? avec l'accusatif idée apparente l'emploi synonyme de Iv, cf. le dictionnaire de Bailly s. v. eîç B I, 5.

NOTES

SUK

ARISTOPHANE

439

minés forment quelques Nuées Nuées Ois.

un participe par les deux brèves exemples :

dont

les

deux admis

du dactyle

premières au 5e pied.

syllabes En voici

12 àXX' où Sûvapat. SetXatoç euSetv Saxvopsvoç, 242 n69ev S' ÛTcdypswç crauxàv e'Xa9eç yevôpevoç ;

169 "Av9pwTcoç ô'pviç, àcrxà9p7)Xoç, Tcexôpevoç. Ois. 1402 Où yàp crû ^aîpeiç TcxepoSdvrixoç yevôpevoç ; Gren. 1189 IIwç yàp ; "Oxe Svj xcpôxov pèv aùxàv yevo'pevov. Pour finir, les vers 927 et 928 d'interprétation. se sont mépris comme des Ach. n'ont de pas besoin des traducteurs

mais conjectures, et commentateurs

ne signifie pas porter, selon Willems mais,

La plupart sur le sens de cpépw. Ce verbe on l'a traduit communément, l'acception ayant cru

[la chose due), donner fournir des exemples, je cite aùxtôv (scil. xâ>v cjuppà^wv)...

(1), il est pris dans en paiement. Willems ici

de payer inutile de

Lois Platon, tepà xà t8ta et dans Thucydide, xaiç xàXavxov exacjav xw Ad xû la même deux signification. verbes dans la même

I, 99, 3 : ot uXeîouç Thucydide, èxàcjavxo toépetv. Dans yprjpaxa 910 c : ot Se Trpocrxaxxovxuv etç xà Sripdcua aTcocpépeiv xolç Aercpeàa 'OXupvrcUj) aTcocpépetv, le composé les Conv. IV, 32 a employé Xénophon, V, phrase : xalxdxe 31, 2 : 'HXetot....

pèv èv<b cpôpov àTtécpepov xw 8-^p(j>, vûv Se YI rcdXtç xéXoç cpépoucra xpéceet pe. On traduira de la paille donc Ach. 927-28 : Passe-moi afin que je le livre, emballé de la poterie, pour qu'il ne se casse pas en route. montre une fois de plus Cet exemple que, comme je l'ai dit de mon Essai sur la méth. de la crit. conj. dans Y Introduction comme (p. 2), nous n'avons turale et de déclarer tous les moyens le droit de recourir altérés des passages de les comprendre. à la un qu'elles la critique conjecavoir épuisé qu'après à

des conjectures à l'aventure substituent facile. Si ingénieuses

Faire

manière mot

de certains autre

à un

critiques qui est chose mot, n'introduira

soient

parfois,

on

(1) Aristophane, tome I, p. 101.

440

VICTOR

COULON

dans le texte, si l'on n'arrive pas à discerpas ces conjectures de la faute. me permette de ner avec sûreté Qu'on l'origine faite il y a longici une conjecture mentionner que j'avais à l'examen des mais que je n'ai eu garde de soumettre temps, critiques, plausible parce que je de l'altération. ne pouvais pas donner Dans Thesm. 149-150 une : explication

avSoa upàç xà Spàpaxa Xpr| yàp TCQ7)X7)V a Sel TcoeHv,icpàç xaûxa xoùç xpÔTcou'çê^etv, le texte ture virait de Meineke Elle porte à la place de a Set TCOEÎVla conjecest franchement ne seret rien mauvaise,

àel uotev. d'écrire

avec Blaydes rcpoç xà 8pàpa9', a | àel uoieL C'est à bon droit que van Leeuwen condamne l'indicatif Tcotet employé à cet adverbe, avec àel. Quant il aurait la valeur de éxàoroxe, chaque fois, régulièrement, Toûxo <xoû> (âXacrxàve'. xal Plout. 584 : comme dans Ois. 1478-79 :

pèv Yipoç àel cruxocpavxe^, *

ïva xoùç "EXXv}vaç otTcavxaç àel 8t' exouç uépTcxou Çuvayetpet et ailleurs. un fait habituel est vraiexprimant ment superflu il l'est, dans ; il est même déplacé, placé comme l'incidente. Avec la conjecture de Meineke on ne peut pas traMais cet Ceci serait en grec une consqu'il compose. à celle de Nuées 1458-59 truction : éxàa-xo9', oxav xtvà | analogue la difficulté le Set songé à lever yvwpev. J'avais que présente — il ne douteux commandé comme s'agit pas d'un travail pour la bouquetière du v. 457 — en lui substituant voet. Ce verbe, fois que m'avait entre autres suggéré par le composé StavoeT du v. 71, II. 24, 560-61 : Homère, voéto Se xal auxàç "Exxopà Soph., Ant. xot Xûcra'., 44 : serait justifié : chaque àeî

duire

rH yàp vcetç 9àTcxetv crcp', àicdppTixov uôXet; Ant. 770 :

NOTES

SUR

ARISTOPHANE

441

"Apcpw yàp aùxco xal El. 389 : 'EX9etv

xaxaxxelvat

voetç ;

èxetvov, et xt xwvSe Spàv voet,

Phil.

918 : Ilotov pà9vipa; xt pe voelç Spôtcrat TCOXS ;

Sel aurait pu prendre la place de Mais je ne vois pas comment en voet. J'ai donc préféré m'en tenir à la leçon traditionnelle, me fiant à l'explication suivante que Zuretti (1) a donnée pour défendre Ravennate le Set : « Il Meineke sostitui àel Tcotet alla lezione del : & Set Ttotetv, la quale dà un senso non solo, ma del altresi meglio corrisponde ed al carattere alla situazione anche che è poeta tragico e sente altamente, personaggio, troppo, dovere Cette point même di se e dell' letterario explication nous faire ad un e pensa ad una missione, » col dar opéra aile tragédie. comprinlo ne veut ne tient pas debout. Agathon arte,

ici qu'il a une haute idée, comprendre une idée excessive, de lui-même ni qu'il et de l'art, en compense à une mission, à un devoir littéraire accompli Je crois ne pas m'abuser, si, reprenant posant des tragédies. mon ancienne tentative d'introduire dans le texte un verbe qui la volonté, l'intention, exprime je propose d'écrire : & %p^j Tcoew. Hésychius Suidas, Nôpotç présente une glose : ~Xpfjç- OéXetç, ^pipÇetç et ^ v. ja-t\ dit : Xpfiç Se xà %pif,Çeiç xal Sé^. Kpaxlvoç (fr. II, 87 M., I, 127 K.) : —Nûv yàp 8ïj crot uàpa pèv 9ecrpol xwv Yipexépwv, Tcàpa S' aXX' o xt XP*^* Dans Soph., Aj. 1373 : Sol 8è Spav IcjscrQ' & xpflî et Ant. 887 : etxe /pf, 9avetv, Dindorf a corrigé le -^p-^ des manuscrits, (2), et de même Wunder dans El. 606 : etxe %pflç xax/)v. Une autre forme de la seconde personne a été reconnue et rendue au poète comique par Fritzsche, qui a changé la leçon tradition-

(1) Dans Rivisladi filologia, 29, 1901, p. 539. (2) Dans Ant. 887, le scholiaste qui note d %?!&*<*»' 8£Xei a lu jynj.

442

~

VICTOH

COULON

: où y_p-ïicr9a Ttyfîç dans Ach. 778 en : Où yp^jcrôa (1) (scil. cpwvetv); Svy^ç. Interprétant rcpàç xà Spàpaxa par : eu égard aux pièces, en tenant compte des pièces, je traduis donc Thesm. 149150 ainsi : Car il convient, quand on est poète, de tenir compte des pièces qu'on veut composer et d'y conformer ses façons. L'altération du passage s'explique à souhait. En lisant-YJJYJ sous l'influence du -/JJYIqui précède, on avait surchargé de Set ce prétendu XP7)- ^ n'est pas étonnant que, pour éviter la répétition de XP'^' °n a't m's dans le texte la glose interlinéaire Set. Dans Cav. 1230 :
tppàÇcov ùcp' où Se^cret p' Yixxâcr9ai pdvou

nelle

les mots Se-^crei p.' sont également une glose interprétative qui à supplanté le texte XP2" 7 ^V restitué par Dindorf. Lès verbes le style homonymes xp"'! et ^p^ me semblent bien caractériser ~ affecté de celui que son serviteur et le parent d'Euripide quade xaXXteTrrjç Tcor|X7)çv. 49 et 59), de poète « au beau lan( avec Willems et d'autres tragage ». C'est ainsi que j'entends, ducteurs, l'épithète xaXXteTOfjç, ue je rapproche de Platon Apol. q 17 b, où il est question des xexaXXieTCY)pévot Xdyot des rhéteurs. Du reste, dans le tableau qu'il brosse de la méthode de travail de son maître (v. 52-57), le serviteur emploie le terme àvxovop.àÇet : il oppose des mots. Une de ces fameuses antithèses se lit dans le v. 121 : TcapàpuQp.'eûpu9pa (2). En voici quelques autres tirées des fragments d'Agathon {TGF, N. 2) :
a eu raison de mettre dans son texte au lieu du ypfpba de (1) Muller ^prjofia Fritzsche les'autres éditions. Pour la désinence à Théoque donnent je renvoie 4 è8é>>r,?8(!x) = ÈÔÉXEIÎ. Il va de soi que dans Hésychius et dans Suicrite, XXIX, das on écrira également y.pijç. de Tu, qui est long dans itapâpu6|ji', bref dans supu8(j.a, cf. (2) Sur la quantité The verse of greek comedy, Wilamowitz, Isyllos, p. 157 et White, § 792, p. 365. La répétition d'un mot avec quantité différente de la même était en syllabe Kroll nous en donne quelques vogue chez les poètes de l'époque hellénistique. exemples T;apopu6[j.' dans sans son édition de Catulle second doublementJdu (Leipzig-Berlin, p est confirmée fyveui à 64, 37. La leçon pa.r Orph. H. 31, 3 : 1929), KOlitpocc. nécessité avec le p Cf. Meis-

lifient

xpoucriMpai, Dans Eur.,

•jtap<£pu8|Ji<H, iit£[i6àTat

prosodique non doublé

1067 : yv&vi xaripptiTa Troy. le *«i:âppuTa de la tradition se trouvent aussi dans Gramm,

a corrigé icoTa|juqi Seidler par en xocxipuTa. De tels composés classique.

terhans-Schwyzer,

les inscriptions de l'époque d. att. Inschr., 1900, p. 95, d,

NOTES

STJK AHISTOPHANE

443

6 : ièyyr\ xù%7|V ecrxep^e xal ~ûyy\ xéxvrçv, 11 : xo pèv Ttàpepyov epyov cï>ç TcotoûpeOa, xà S' ëpyov wç Tcàpepyov sxTcovoûpe9a, 12 : et pèv cppàcrw xàXï^éç, où%£ cr' eucppavôr et S' eùcppavw xî cr', oùvl xaXï|9èç cppàcru, 14 : yuvrç xot crwpaxoç St àpytav ^u^rjç cppo'vïicrtv èvxàç oùx àpyàv cpopet.

Victor

COULON.

LE

GENITIF

SUBSTITUÉ
EN GRKC

AU

DATIF

On sait que le grec moderne a éliminé le datif pour le rem"tantôt par l'accusatif, tantôt par placer, tantôt par le génitif, cr (e'tç) et l'accusatif. Si on prend une expression comme « il m'a dit », elle se traduit par poû etrce ou par pè etrce, suivant les régions. La construction pou etue est celle de la langue d'Athènes appartient septendélimitée. C'est pè etra trionale qui n'est pas encore nettement mais dans les textes du moyen-âge, qu'on trouve couramment ceci pas faire illusion. Byzance était alors la capitale de la Grèce : d'où la grande diffusion de pè etra, du moins dans le domaine littéraire. Un jour viendra sans doute où, sous l'influence d'Athènes, Déjà des poû élite sera panhellénique. ne doit constructions cédé la place si on entend encore etrca xàv (iacrtXéav « j'ai dit au roi » ont à etrca xoû (JacrtXtà ou etTcacrxà ^aaiXtà. Je ne sais comme des pays grecs; et de la grande majorité à la langue de Constantinopleet à une région pè eirce

etna xà [iacriXià dans des pays aujourd'hui où on parle un grec non contaminé par une langue étrangère ; c'est de toute façon une construction rare. le datif est le Si, parmi les cas vivaces du grec classique, à avoir disparu, à deux cela tient, me semble-t-il, premier faits : un plus grand usage des prépositions et la prédominance de celles d'entre elles qui comportaient l'accusatif. des désinences. En réalité parfois de l'usure le besoin d'exagérer leurs expressions. gens éprouvent On parle les Le

LE

GÉNITIF

SUBSTITUÉ

AU

DATIF

EN

GKEC

445

français qu'est-ce a été ainsi remplacé par qu'est-ce gué c'est, devient populairement et avec des abréviations qui lui-même qu'est-ce que c'est que c'est. La variété de nos adverbes superlatifs part du même principe, comme aussi le développement syntaxique des préposition^. D'autre part, les verbes qui un étatsont en nombre infime. Il est vrai que l'un indiquent d'eux, le verbe « être », est très usité, mais sa signification faible; il joue souvent dans le contexte propre est relativement un rôle de second ordre, il manque de relief et n'est pas de nature à faire concurrence aux nombreux verbes qui indiquent le mouvement essentielle en paraissent s'expliquer, dit à l'homme ». grec elua crxàv àv9pwTco, et en français «j'ai des tournures L'origine pè élire, etTca xàv ^acrtXéav est encore obscure pour moi. Il y aurait danger à partir, pour expliquer le grec, de l'extension de l'accusatif qu'on observe dans d'autres langues, car, à côté de lignes générales qui sont souvent les est prudent de laisser une place aux phénomènes — et on va voir en est du génitif particuliers que l'emploi un. Reprenant une idée déjà exprimée par M. Hatprécisément c'est dans la construction de certains verbes que je zidakis, chercherais le plus volontiers la solution du problème. Il faumêmes, du reste, pour l'élucider, une étude historique minutieuse si, qui n'a pas encore été faite et il y aurait lieu d'examiner comme pour le génitif, ce n'est pas le pronom qui a joué ici le rôle principal. drait En ce qui concerne du génitif-datif, l'emploi un intéressant maintenant article de M. Merlier hell., nous avons (Bull, decorr. que, dès l'époque se placer avant le il et qui au contraire de la phrase. Ainsi me expriment souvent l'idée

fait observer 1931, 207-228). L'auteur classique tout au moins, le possessif pouvait : Platon, Banquet, 21S, oùS' exe9opùê7)xôpou r\ ^X^' substantif et que cette construction est courante dans les Evangiles : chez Constantin àcpelXev aùxoû'xà MXIOV Mt 26, 51. On trouve comme acclamation du peuple, Porphyrogénète, xà exYi aou, tantôt uoXXà crou xa 'évt\. C'est ce génitif tantôt TtoXXà qui a pris la

446

HUBERT

PEB.NOT

place du datif. Par le seul fait où, pendant le datif, le

La

substitution

a eu lieu se trouvait période, pour un

de façon ainsi on eut

très

que le pronom une assez longue a été pris

placé, concurremment Dans

simple. là même

des phrases comme xlç pou ïi«]>axo xu>v tpaxîwv (Me 5, 30) ou TcoXXà trou xà S'XYJ, s'est joint le pronom, au mot qui était atone, syntaxiquement C'est avec les pronoms surtout précédent. que le fait a eu lieu : la construction s'est ensuite étendue aux substantifs. génitif M. Merlier compare chypriote xoùç ocpQaXpoùç, mais commun construit àvotcjé pou xà pàxta à koinè ceci demande un éclaircissecomme Dans du le français une partie de : poû eïra,

datif.

àvé(j)cjev aùxoû ment. Le grec il m'a dit

(y compris

: Tcéç pou, dis-moi. la Crète, à en juger

moins

on fait exactement le contraire anciens), ceci provient d'un Assurément temps où la place un Chypriote n'était Néanmoins, quand pas fixe.

l'Archipel par les textes un peu : élue p pou, poû TCÉ(Ç). du dit pronom àvvotcjév

un pronom de xou xà pà9xta, ce n'est pas, à son sentiment, mais un pronom valeur emploie, qu'il personnel. possessive Il dira de même àvvotcjév xou « il lui a ouvert », sans complément, ou àvvotcjév xo « il l'a ouvert sans rapports ». Il du pronom personnel, mise Cette question s'agit directs ici d'une avec syntaxe le possessif. senti dans ont-ils

les Grecs à part, quand mis avant le substantif un pronom du pronom le génitif M. Merlier entre et non plus un possessif? cite, personnel de Jn 20, 23 : àv xtvtov àeprixe xàç àpapxtaç la phrase autres, * àv xtvtov et il voit dans aùxoïç xpaxyjxe xexpàxTjvxat, àcpéwvxat côte à côte de xtvwv et de aùxotç une preuve que le l'emploi serait à un datif. si, indiscutable, L'argument équivaut génitif on trouvait aùxwv. Or il de xexpàxï|vxat, au lieu xexpàx7|vxat de ce genre dans les Évangiles. Plus a pas d'exemple n'y èra-^pio-ev aùxoû xàv Tc-rçXàv ITCI xoùç cité par M. Merlier, où le pronom ocpflaXpoûç Jn 9, 6, également du substantif et bien bien éloigné se trouve près du verbe. Le écrit aussi que, lorsque Il est évident (2, 35) uoû Se aùxrjç significatif est déjà xal xriv <!wx*lv SteXeùcrexat popepata, il aurait pu tout aussi bien

LE

GÉNITIF

SUBSTITUÉ

AU

DATIF

EN

GREC

447

*

crol Se aùx^ xriv tyuyjiv SieXeûcrexat popcpaîa. Néanmoins on ne saurait conclure de ces exemples que les deux tournures aient exactement le même sens et qu'il n'y ait plus dans l'une écrire nuance paraît bien avoir raison, sinon pour certains détails, du moins pour le fond. On sent de toutes parts des génitifs ; il pouvant avoir valeur de datifs d'attribution de trouver On en est le cas indiscutable. s'agit seulement proche avec xal STcé^purev aùxoû xàv Ttr,Xàv èfcl xoùç ùcp9aXpoùç (Jn 9, 6), que D donne sous la forme xal èïté^pwev aùxâi. Pourxal tant on trouve aussi (Me 8, 35), dans 124, la variante est Yivoly/icrav aùxû (au lieu de aùxoû) al àxoat. Ce manuscrit du au génitif, mais il ne s'ensuit pas que ce génitif avait pour lui valeur exacte de datif. en grec décisif, L'argument qu'il est peu aisé de trouver xwv tpaxtwv même, est fourni par des traductions. Ttç pou vîtpot-xo dans le (Me 5, 30) est rendu par quis mihi tetigit uestimenta manuscrit et ceux sente e de l'Itala. Les autres manuscrits de la Vulgate donnent quis tetigit Le manuscrit en question est du ive ou du v* siècle. le texte dit africain préhiéronymiens uestimenta mea. Il reprépour que Le texte grec; de ici pou a xiie siècle. Il a substitué un datif de possessif. Et cependant, M Merlier

et il y a toutes chances cette traduction soit du troisième siècle au plus tard. de e indique, en général, une bonne connaissance du fines nuances y sont souvent fort bien rendues; or été senti comme

pot. Il serait étrange que ce mihi, que nous livre le hasard, ne fût qu'un précurseur. Tout porte à croire qu'il nous donne l'état de la langue parlée de celte époque et des quelques siècles précédents. probablement Ce témoignage rejoint ceux que M. Humbert (La disparition du datif en grec, pp. 168 sqq.) a cités dès avant notre ère On d'après des papyrus et auxquels se réfère aussi M. Merlier. est d'accord sur la façon dont il convient d'interaujourd'hui préter la langue des papyrus au point de vue de la grammaire BeauIls renferment souvent du grec d'étrangers. historique. coup d'entre eux ont dû être écrits par des écrivains publics,

448

HUBERT

PERN0T

sont ceux qui proLes plus intéressants viennent directement de gens simples, mais encore faut-il que leurs données soient conformes à ce que nous savons par ailleurs de l'évolution normale du grec. Ici les témoignages se rejoignent donc des demi-lettrés. e lui-même est loin de que le manuscrit rendre "par des datifs tous les exemples envisagés ci-dessus. Il dit, Jn 20, 23, si cuius remiseritis illi, si peccata remittentur oculos caeci; cuius tenueritis Jn 9, 6 et superunxit tenebuntur; * Le 2, 35 et tuam autem (xal croù Se) animam pertransiet framea. au ier siècle de notre ère, Ceci indique que, postérieurement possessive du pronom ainsi placé, mais n'enlève rien de sa valeur à mihi, qui reste un témoignage précieux pour la façon dont le peuple sentait cette avec beaucoup d'autres et montre, faits, qu'il construction, de « moderne » faut se garder de prendre à la lettre l'épithète les lettrés ont continué à sentir la valeur donnée au grec qu'on parle aujourd'hui. Hubert PERNOT. et se complètent. Mais on remarquera

TABLE

DES MATIÈRES

PARTIE Statuts

ADMINISTRATIVE

ET

ACTES

DE

L'ASSOCIATION
Pages.

de l'Association de l'Association fondateurs de l'Association pour les les Monuments grecs et .' présidents Comité, de l'Association Commissions. des membres au 1"' août 1934. xxxm xxxv et l'illustration .... pour Monuments grecs l'illustration de la vu vm ".

i iv v

La médaille Membres

Souscriptions de la Revue Membres Revue Anciens Bureau, Liste

exceptionnelles

vi

fondateurs

x xi

générale

avec, la Revue échangés Périodiques dans les concours de l'Association Prix décernés Actes de l'Association du 14 juin 1934 , générale de M. Charles Allocution PICARD, président au nom de la Commission Rapport présenté CHANTRAINE, secrétaire Rapport du trésorier général .......:

XLIV LIV LIV des prix par M. P. , LXVII LXXXV

Assemblée

PARTIE A propos de deux BÉRARD (Jean). C. lulius Bassus Quadratus

LITTÉRAIRE inscriptions de Pergame relatives à 375 346 . (à pro281 ins.... athénien à cette Argeios (98/7 et 164 421 153

le Grand BICKERMANN (E.). Alexandre et les villes d'Asie CALHOUN (Georges et le plan de l'Odyssée M.). Télémaque des parties CHANTRAINE (P.). Sur l'archaïsme récentes de l'Iliade pos de 6 1-52) Notes COULON (Victor). chrétienne cription sur Aristophane d'Asie Mineure et sur deux passages

d'une

la daté de DAUX (Georges). Sur religieuse 97/6) et la politique

l'archonte d'Athènes

époque...........

486 DOUTZARIS (P.). anciens La rythmique

TARLE dans ;

DES

MATIÈRES et là musique des Grecs 297 2t

la poésie

Note sur Cicéron,traducteur GAFFIOT (Félix). du grec. Le Dionysos et l'Héraclès LAPALOS (Etienne). des « Grenouilles ». En » de M. Carlo Pascal.. .' -..'. .. marge du « Dioniso » et « EN ONOMATI « ONOMA » dans le Quatrième MERLIER (Octave). Évangile... PERMOT (Hubert). PICARD (Charles). tuaire d'Aléa ROBERT (Louis). (Athénée, ROBERT (Louis) ...,.;. Le génitif substitué ,au datif en grec sur les sculptures monumentales du sancRemarques Athéna à Tégée : IL Le côté oriental du temple Sur un passage d'Hermeias 'AirôXXuvo.; LTepi xoû rpovaou D) ÀNTANOI. .

1 " 180: 444

385

149

26 31

CHRONIQUES CHÂRBONNBAUX (J.), VALLOIS SUFFLEUR (A.). Bulletin COLLART (Paul). ROUSSEL (Pierre). Bulletin Bulletin DES (R.),PICARD (Ch.), Xlll DUOAS (Ch.), -.: DAVID LE 37 449 205

archéologique

papyrologique épigraphique

(1933)

TABLE Annuaire sité de l'Institut libre

COMPTÉS-RENDUS et d'histoire 1932-1933

BIBLIOGRAPHIQUES orientales [de l'Univer149 147 Rome (J. Bayet) graecorum. der Beitrage 273 Praxiletischen 380 . 146 135 383

de philologie pour

de Bruxelles] Dellion,\ll Phases

(R. Guilland)

Archaiologikon BAILBY (Cyril).

(1929) (Ch.

in the religion Zum Corpus BJÔRCK (Gudmund). Hippialricorum zur antiken Tierheilkunie (A. Rivaud) (Chr.). Knidia. Beilr&gezur

Dugas) of ancient

BLINKENBERO

Kenntnis

.... (Ch. Picard) Aphrodite Bulletin Muséum 1932 (Ch. Picard).. of the Metropolitan of art, XXVII, , CAMOU (R.). Introduction au système d'Origène (A. d'Alès) CASSIRER (Heinrich). Arisloteles von der Seele und ihre Slellung Schrift innerhalb der aristotelischen Philosophie (E. Bréhier) CASTIOLIONI (Luigi). CESAREO (Emanuele). Epica Nonniana Le tragédie di Les écritures .....: Arisloteeiles Études Feste (Ch. mystères (E. sur la Politique des Places) (E. Bréhier) à. Athènes à l'époque de (P. Collart) Bayet) minoennes au (J. de Mallia Seneca

130 267 382

CHAPOUTHIER (Fernand). (R. Vallois) CROISSANT (Jeanne). • DEFOURNY (M.). DEDBNER (L.). DUOAS (Charles). PériclèsiR. Attische Aison Vallois)

palais

138 264 129 378

Aristote.

Picard) et la Peinture céramique '. dis'position et latins. de

des signes critiqués, Emploi savantes de textes grecs (Union Académique

l'apparat et Conseils (P. Collart).

dans

...,.' les éditions

.148

recommandations 12.4

Internationale)

TABLE Ephemeris dacoromana, V, 1932 (Ch. Di FALCO (Vittorio). Demade oratore. lart)..... FESTUOIÈRE (A. J.). I frammenti degli Vol. Genava, I. Zenone L'idéal Sloici (E. religieux antichi, Bréhier)......... ;

DES

MATIÈRES

487 274 e frammenti (P. Col128 t"33

Picard)...-. Testimoniale

des Grecs ordinati,

et l'Evangile eannotati

tradotti ' Descroix)

(E. Bréhier). da N.FESTA . :

.130 148 262 142

X, 1932 (Ch. Dugas) GOOSSKNS (Roger). La date dit De Priapo HERTER (Hans). (Ch. KALÉN (Ture). Berliner Lvihgabe KENYON (Frédéric G.). Books

Rhésos(3. Picard)

griechischer and i'eaders ;. .. elçxôv

Papyri in

(P. Collart) Greece and ancient .'_. XOÛ KpTiTixoû

.... Rome

269

(P. Collart)... KPIAPAS (MOIVOT|X). AiopBiiuetç xpou Sot6a(R. G.) K1TP1AKIAHS . (£X£ATOI>V) 'El (A. P.) LARSEN (J. A. O.). LAVAONINI (Bruno). (P. Collart) LKVI (Ad.). Le

267 8 ed384

SXÛÊ6Ï|V Ttâi8e£a

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i <XVICTJJ.ÔI; 266 1. lirica — greca " 126 Sulla 261 123

Spartaand Nuova

the lonian antologia dei

revolt

(P.

frammenti Scuola di

Cloché) delta

metafisica LONGus (J.). Pastorales, éd. critique MISSIR. Dictionnaire encyclopédique M1TAQNA2 (r. E.). UpoisTopixi) NILSSON (Martin card) NUTTING (Herbert OATES C). Comments P.).

delta filosofiche del Pitagorismo antico (A. par

dotlrine

Megara.

d'Alès) Antoine KAÏRIS

(A. (H.

Puech) Pernot) -..

265 150 .144

français-roméique 'EXeUCTU origin (Ch. of Greek t..-....: Séries of

Picard) mythology (Ch. Pi-

The. Mycenaean

139 4-7 (J. Bayet) Simonides of Ceos upon of oral , .II 261 266 383

on Lucan. The influence

(Whitney Jennings). Horace (J. Bayet) PARRY (Milman). Studies in (A. Puech). PELLEORINO (Michèle). PIIILIPPART (Hubert). : Lapoesia Collections

381 the epic di S. technique verse-making

Gregorio

Nazianzeno grecque

de céramique

(A. P.) en Italie (t. Wuil-

leumier) PLATO. The Symposium PORPHYRIOS. Kommentar

275 éd. by R. G. BURY. 2. (L. Robin). zur Harmonienlehre des Ptoletriaios, und zur TÛV 263 hsg. von 132 Papyrusforschung (P. Geschichte (E. Bréhier).. xoû èv /EI p oyp jvuv Collart).. 124 128 K/itdXei 479

DÛRINO (E. Bréhier) Ingemar PREISENDANZ (Karl). Papyrusfunde ROHR (Gunter). Platons Stellung SAPPOS (A. M.). KaxâXoYo; ?iXoXoyixoû

'EXATJVIXOÛ SCHAEFER (H.). -Geschichte

SuXXôyou. MÉpo? B'(R. G.) und Politik. zur griechischen Staatsform Unlersuchungen des 6. und 5. Jahrhunderts (L. Gernet). Sd-

121 377

SJÔVALL (Harald). Zeus im allgriechischen Hauskult (Ch. Picard) — SOPHOCLE. Traductions par D. M. SARROS : 'AVXIYOVI^ 'Ixvtuxal .....: (L. Roussel).. xupot

479

488 ErKOïTPHS thieu) ('!.). Kat itâXiv

TABLE

DES

MATIERES xoû i.-.:;. ATI |AOff6Évoui; (G. Ma263 131 VAN DER HOBST 132

ô.'Eiîtxâ-fio? ;;..

THROM (Hermann). Die Thesis (E. Les Vers d'or pythagoriciens, édités (E. VITALI Bréhier) (Luisa). Fonti per la xloria

Bréhier)......;;.;; par Pieter Cornelis délia

WEBER (Friedrich). Untersuchungen nenrechl. Modalitdlen der Leistung WIFSTRAND (A.) EIKOTA. chischen Prosaikern des ouvrages Emendalionen der

religione cyrenaica zum grako-dgyplischen im Rechte und dér Papyri

(Ch. Picard). Obligatio(P. Collart). zu grie-

143

271

Ihterpretationen

Kaiserzeitr-H. aux bureaux

.(P. Collart) de la Revue

266 276, 481

Liste

déposés

Bon Le gérant, J. ARSAC.

à tirer

donné

le 28 décembre en chef, A.

1934. PLASSART.

Le rédacteur

LE

PUT.

IMP.

<

LA

HAUTE-LOIRE

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l'ARTIE
Etienne LAPALUS.— nouilles». Félix Louis GAFFIOT ROBERT.rpuvsîou Louis ROBERT. En — — Le marge Note Sur

DKS

MATIÙBKS

LITTÉRAIRE
Pages. l'Héraclès des «Gre» de M. Carlo Pascal. du grec ïlepl ....... .... T.OÛ . ....... BIBLIOGRAPHIE PICARD, Charles DÙGÀS, 37 121 26 31 1 21

et" Dionysos du « Dioniso sur un Cieéron

traducteur . d'H-ermeias D)

passage 149 'ATTÔX^WVOI; (Athénée, —ANTANOl.. CHRONIQUE. ......... — Ch. Bulletin

J.

CIIARBQNNEAUX, A. DAVID LE rendus

VALLOIS, SUFFLEUR.— bibliographiques

R.

archéologique ........'

Comptes

du Comité ont lieu à la Sorbonne, salle des conférences de grec, Les réunions à quatre heures un quart, le premier Galerie au rez-de-chaussée, Rollin, jeudi de l'Association tous les membres ont le droit non férié de chaque mois; d'y Elles sont interrompues et ont voix consultative. les mois assister pendant de septembre et d'octobre. d'août, de l'Association ou étranger) désirant Les membres recevoir (Paris, province donnant le sommaire des communications les convocations mensuelles et lectures être faites aux réunions de l'Association en faire la peuvent qui doivent demande 14, rue Paul-Déroulède, par lettre une fois pour toutes, Bois-Colombes, :.10 fr. par an). Banlieue Paris N. O. (coût de ce service salle des conférences de l'Association de grec; La bibliothèque (Sorbonne, est ouverte le jeudi, de 4 h. 1/2 à 6 h. 1/2. au rez-de-chaussée) Galerie Rollin, bien envoyer Les membres de l'Association sont priés de vouloir le montant de en chèque même en monnaie en chèque postal leur cotisation, barré, étrangère, ou virement à M. K. TOUSSAINT, bibliothécaire postal, trésorier-adjoint, H, rue Paris N. O.] ; n" du compte Bois-Colombes Paul-Déroulède, (Seine) [Banlieue courant 115-20 Paris. postal : R. Toussaint en (in d'année, n'aura Tout membre sera consipas payé sa cotisation, qui, démissionnaire. déré comme les demandes de renseignements, Les communications à l'Association, doivent à M. R. TOUSSAINT. De même, les ouvrages offerts à la bibliothèque être adressées un des prix de l'Association ou présentés afin d'obtenir annuels (ces derniers à l'Association). être envoyés en double exemplaire doivent L'envoi de la Revue aux membres de l'Association être fait sous peut pli de l'expédition en imprimé recommandé au lieu une ordinaire, moyennant 5 fr. pour la France de 8 fr. pour l'étranger. annuelle de et majoration à la Revue doivent être adressés à M. A. PLASSAUT, Les manuscrits destinés rédacteur en chef de la Revue, 129, boulevard du Montparnasse, vr=. De Paris, les ouvrages ces derniers même, toutefois rendu; envoyés pour compte peuvent de la Revue des Éludes aussi bien être adressés aux bureaux Librairie Grecques, E. Leroux, vr. 28, rue Bonaparte, Paris,

La Revue des Études est publiée grecques quatre chef : MM. André PLASSAUT et Pierre ROUSSEL). : Paris et Départements Prix,d'abonnement Etranger.... Un numéro séparé
Le î'uy-en-Velay. — Imprimerie ta

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par

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ADMINISTRATIVE
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de l'Association Statuts de l'Association Lamédaille de l'Association Membres fondateurs

-..'...et

i iv v vi vu vm x xi xxxm xxxv XLIV LIV LIV des prix LXVII LXXXV

les Monuments grecs pour exceptionnelles Souscriptions de la Revue. l'illustration Membres grecs et l'illustration pour les Monuments fondateurs de la Revue de VAssociation Anciens présidents Commissions Comité, Bureau, 1934. au 15 juillet des membres Liste générale avec'- la Revue échangés Périodiques de l'Association décernés dans les concours Prix ;,......."; Actes de VAssociation 1934 du 14 juin Assemblée générale de M. Charles Allocution PICARD, président au nom de là Commission présenté Rapport général par M. P. CHANTRAINE, secrétaire du trésorier Rapport

PARTIE

LITTÉRAIRE
133

et le plan de l'Odyssée. M. CALHOUN. — Télémaque Georges athénien DAUX. — Sur la date de l'archonte Argeios Georges et la politique d'Athènes à et 97/6) religieuse (98/7 cette ;..'... époque le Octave MERLIER. — « ONOMA » et « EN ONOMATI » dans Quatrième Évangile CHRONIQUE. P. ROUSSEL. — Comptes Ouvrages rendus Bulletin — BIBLIOGRAPHIE

164 180

épigraphique de la Revue
i

203 261 276

bibliographiques déposés aux bureaux

sont priés de vouloir bien envoyer le montant de Les membres de l'Association leur cotisation, en chèque barré, même en monnaie étrangère, en chèque postal ou virement trésorier-adjoint, 14, rue postal, à M. H. TOUSSAINT, bibliothécaire Paris N. O.] ; n" du compte Bois-Colombes Paul-Déroulède, (Seine) [Banlieue courant postal : R. Toussaint 175-20 Paris. Tout membre qui, en fin d'année, sera considéré comme démissionnaire. n'aura pas payé sa cotisation, La Revue des Études grecques est publiée quatre chef : MM. André PLASSART et Pierre ROUSSEL). : Paris et Départements Prix.d'abonnement Étranger Un numéro séparé ,
l.c Puy-en-Velay (France). — imprimerie t.a

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par an (rédacteurs 60 » 75 » 20 »

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DES

MAT1RRKS

PARTIE
Ch. PICARD. —Remarques du sanctuaire d'Aléa du temple oriental Victor

LITTÉRAIRE
Page».

sur les sculptures monumentales Athéna à Tégée. —II. Le côté 385 421 444

COULON. —- Notes sur Aristophane et sur deux paschrétienne d'Asie-Mineure .... sages d'une inscription au datif en grec. . .. Hubert PERNOT. — Le génitif substitué CHRONIQUE Paul COLLART. — Bulletin Comptes rendus — BIBLIOGRAPHIE XIII (1933) '.

papyrologique

449 479 481 485

Ouvrages Table des matières
Les membres

bibliographiques déposés aux bureaux de la Bévue du tome XL VII
sont priés de vouloir même en monnaie bien

le montant de envoyer leur cotisation, en chèque postal étrangère, ou virement à M. II. TOUSSAINT, bibliothécaire postal, trésorier-adjoint, 14, rue Bois-Colombes Paris N. O.] ; n" du compte Paul-Déroulède, (Seine) [Banlieue : R. Toussaint courant 175-20 Paris. Tout membre postal qui, en fin d'année, n'aura pas payé sa cotisation comme sera considéré démissionnaire. manuscrits en chef rédacteur Les destinés de à la Revue doivent être du adressés à M. PLASSAUT, De Paris, vr. toutefois Librairie A.

de l'Association en chèque barré,

la Revue,

129, boulevard

les ouvrages même, envoyés aussi bien être adressés aux E. Leroux, 108, boulevard

rendu; pour compte de la Revue bureaux Paris,

Montparnasse, ces derniers peuvent des Éludes Grecques,

Saint-Germain,

vr.

Les communications à M. cire adressées ou présentés doivent être

à l'Association, les demandes de renseignements, doivent 11. TOUSSAINT. De même, les ouvrages offerts à la bibliothèque afin d'obtenir un des prix annuels de l'Association (ces derniers en double si les auteurs veulent bien en même envoyés exemplaire don à la bibliothèque). (Paris, donnant aux ou étranger) désirant recevoir province le sommaire des communications et réunions de l'Association en faire la peuvent Paul-Déroulède, Uois-Colombes de l'Association mensuelles être faites

temps Les les lectures demande (Seine)

en faire membres

convocations qui doivent par lettre (coût

une fois pour toutes, 14, rue :' 10 fr. par an). de. ce service

est publiée grecques quatre chef : MM. André PLASSAUT et Pierre ROUSSEL). : Paris et Départements Prix d'abonnement des Éludes Étranger Un numéro ....'.; séparé
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