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Quatrièma Annada. —

N ot 75

€.1.0.0.

8ÊZIERS

lè d'Aûpust

1918

E, jalous de mouri, courrian au chapladis, Pèr apara lou noum de Franço.

(F. MISTRAL, Mirèio, cant VII.)

Dins aqueste numerot:

LOUS DARNIÈS JOURS E LA MORT

dau

capitàni

Louvis

BONFILS

Countats pèr loù coumandan t HUGUE S

Sus lou cros de FILHOU

fíedacioun: 23, Carrièira das Patriotas

MOUNT-PELIÈ

Canta**lou lè

e

Lou Numerot : Tres Sôus

lou

15

de chaca mes

Abounament : 4 francs l'An

Aminislracioun: 14, Avenguda

MOUNT-PELIÈ

de Toulousa

Lous darniès jours e la mort dau capitàni Louvis BONFILS

Lou coumandánt dau 6ma batalhoun dau 319ma, lou chèf dirèt de Filhou, escriéu à l'ouncle de noste erouïc e paure amic la lelra qu'anàs legi. La publican tout entièira, em' una fìerlat enlrislesida, couma un das pus perfèls oumages que se pogoun rendre à la nobla memòria dau valhent que plouran. E 's trop bella, dins sa veritat e sa simplicilat, pèi* que i'ajustèn ges dc cou- mentàris.

Monsieur,

10 juillet 1918.

Le colonel Chenouard me transmel

votre leltre du 4 juillel et me donne ainsi l'occasion d'accomplir le devoir sacré de vous parler de votre cher défunt mon camarade le capitaine Bonfds.

ne l'ai fait plus tôl, c'est que je

voulais laisser se sécher les larmes que vous avez dû verser sur son tre'pas. Ce que j'aurais pu vous dire ne pouvait avoir l'ambition de vous consoler car je me doute et je sais le vide que peut causer dans une famille une telle dispa-

Si je

rition.

J'avais

le capitaine Bonfils sous mes

ordres depuis le 5 avril, date à laquelle j'ai pris le commandement du 6" balail-

lon. Une sympathie mutuelle était née entre nous en apprenant que nous étions l'un el l'autre du Midi, de ce Midi qu'il aimait tant. II me parlait palois et j'étais amusé et heureux quoique ne le parlant pas moi-même d'y trouver la sonorité musicale de mon patois d'An- duze, lepalois du Gard.

se

lisaienl dans ses yeux et sous les dehors exubérants on devinait un cozur d'or. E t l'on ne se trompait pas! II faut avoir entendu votre cher neveu parler de ses hommes ! E t comme il les aimail! Sans cesse préoccupé d'améliorer leur bien- être, de leur épargner des fatigues inu- tiles, de réduire a'u minimum le sacrifice de vies humaines lorsque le sacrifice

La

franchise

et

la

bonte'

d'âme

élait nécessaire. Les hommes Vadoraie.nl, il les connaissait tous et il savail ce qu'il pouvait attendre de chacun d'eux. Les moins fortunés, les déshèritès, les sans-famille savaient que sa bourse leur était ouverte. Aux uns une bonne parole ou une plaisanlerie, en passant, aux aulres le quart de vin de rabiot qu'ils ne pouvaient s'offrirde leur poche.Et toute celle générosité si franche, si discrète, ee cceur d'or se cachaient sous une enveloppe un peu rude rnais qui ne trompait per- sonne. Voilà quel était l'homme ! Le chef ne lui e'lail pas inférieur: une e'nergie indomptable, une volonté tenace, un courage et un sang-froid hors de pair. Et pas seulement le courage militaire mais le courage civil, celui qui consisle

à dire ce que l'on pense, toujours, même si

la vèritè doit blesser celui qui vous ìnter- roge. J'en ai été témoin d'un exemple le 27 octobre 1917: l'attaque que nous devions faire e'tait // n'a pas hésitè

à dire de l'-entreprise avec cette fran-

chise un peu brutale et impètueuse qui le caraclérisait. Et comme le colonel, qui venait d'arriver et ne le connais- sait pas, lui demandait si c'ètait bien pour ses hommes qiíil craignait, il lui a fait à l'heure de l'attaque la plus fière réponse. II est sorti le premier de sa com- pagnie, a enjambé le parapet sa canne à la main, magnifique de crânerie devant le danger, comme on sait faire dans le Midi. Et je suis sûr que c'est un peu au Midi si souvent calomnié qu'il pensait! Mon eslime pour Bonfils est venue de ce jour-là ! Et lorsque le hasard me fd devenir son chef, j'ai rèparè le long oubli oh il avait étè laissè et je l'ai faitnommer aussitôt capitaine. La réparation n'était pas comptète: il fallait sur cetle poilrine la Croix des braves. Ah! il enrageait assez le 3 avril d'ètre arrivé après la bataille et je me souviens de sa douleur profonde de tròuver dans sa compagnie tant de places vides, et son jeune lieute- nant,Glatigny, disparu, pour qui il avait

Et voilà le chef!

Mais le chef n'avait pas donnè sa mesure,

les circonslances allaient lui en fournir l'occasion. Après deux mois de secteur où il dèploya une activité inlassable dans l'organisation de la position que nous devÌQns de'fendre, oii nous fêtâmes

aussi le verre à la main les justes récom- penses que j'avais pu faire de'cerner aux uns oti aux autres et oh il se monlra

plein de vie

el de gaieté, le 9 juin nous

trouvait sur la deuxième position, entre

une si lendre affection

sans nous asseoir, rianl de notre misère.

son camarade le

et

jalonner une nouvelle ligne. Le jour du

11 nous trouva absorbe's dans celle

besogne; un jour sale, gris, maussade.

II e'íait ternps ! car le boche nous domi-

la

matine'e, sur nos nouvelles lignes, la

nouvelle atlaque. Elle n'éut lieu qu'à 11 heures mais sur notre gauche, par

notre front à nous ne ful guère

nait rfe parlou l: on attendit toute

E t nous partîmes avec

capitaine Collet, de la 22 e , reconnaítre

Ch

:

VE

et la ferme de A

 

au moment

inquiètè. Cependant devant le danger de

de l'altaque ennemie.

 

ftanc, il fallut se re'signer à batlre en

La

21"

Cie

dèfendit

A

,

une vraie

retraite de l'autre

côtè du M

Je char-

forteresse naturelle d'une importance exceptionnelle qui était à droite de ma ligne. J'y avais mis ma compagnie d'«as» et le soir du 9 Bonflls se plaignait amè- rement que les boches ne l'avaient pas atlaquè, lorsque le resserrement du front me permit de le mettre en re'serve auprès de moi. Nous passûmes ensemble, à mon

P. C , la nuit du 9 el la matinèe du 10.

Mon brave camarade avait un appètit d'ogre et nous prîmes ensemble un frugal repas en attendant les èvènemenls: il se trouva que malgré le marmitage le repas fut assez copieux et Bonfils fut intaris- sable de bonne humeur et de gaielè, plai-

santant, riant, projetant un dîner « à tout casser » pour lorsque nous serions

au repos. Le 10 à 15 heures nous devions, après avoir rèsisté avec acharnement, nous

,lestroupes

à notre droite et à notre gauche ayant

élé se'rieusement. enfoncèes. La rage au cceur car notre front à nous ètait intact. Le marmitage élait sérieux. Un obus fìt irruplion même dans la cagna nous

replier sur la ferme de la C

obligeant à nous mettre à l'abri. Bonfils,

à côtè de moi, m'aidait dans la rédac-

tion des ordres. Le temps pressait, les

boches n'étaient plus — nous l'avons su depuis — qu'à 100 mètres de notre abri. On partit à l'anglaise, moi d'un côtè,

, sement arrosé. Je ne devais le revoir que le soir même : après des alternatives de recul et d'avance nous occupions à

où il vint

lui de l'autre du

ravin

de M

copieu-

la nuii le châleau de St-A

me voir. Le repas du matin était loin :

j'avaispu rne procurer quelques conserves,

nous les mangeâmes du boul des doigts

geai Bonfds, lorsque, la rage au cceur, je reçus l'ordre de me conformer au mouvement génèral, de protéger mon

se trou-

flanc

gauche

vers P

M

vait un dépôt de malériel de guerre.

Je le vis au rnoment où il prenait ses

dispositions et je pris assez verlemenl

où un chef de

sa dèfense au moment

bataillon voisin avait une altercation avec lui au sujet de ses hommes qui se monlraient trop. II vint me retrouver à mon P. C. quelques instants après pour dire: « Si on s'en va encore, je fous le

feu au dépôl de malèriel: qu'est-ce qu'il

y a cornme planches là-dedans 1 et dire

qu'en ligne on en manquait soi-disant.

Vous allez voir cette ftambèe! ». N'est-ce pas lui toul entier! Et il riait et il s'amu- sait de ce bon tour à jouer aux boches! Malheureusement il fallail bien y songer bientôt en effet à s'en aller. Je demandai à la 2P de couvrir mon replide l'autre côté

du

M

:

la fusillade

était très vive et sa

C ie très se'rieusement presse'e. II réussit cependant à se dégager et 1 /2 heure après il me rejoignait sur le chernin oû j'avais e'tabli mon P. Cjurant, pestant conlre les boches qui l'avaient force' à faire vite pour monter la côle et à se «planquer » à chaque pas. C'est là qu'il devait trouver la mort. Lorsque après avoir essayè d'or- ganiser la résistance le long de cette route nous dùmes convenir qu'elle était irnpossible, les boches nous mitraillant de l'autre rive, je luiprescrivis de se replier vers un boqueleau qu'on voyait près de là. Je lui dis de passer d'un côtè d'une petite carrière tandis que je passerais de l'au- tre. Nousnous sèparâmes. Quoique l'heure fut grave il riail et me disait:« Vous savez,

& mon commandant, ce n'est pas encore aujourd'hui qu'ils nous auront. » E t il les .insultait^de loin, les traitant, en patois, de tout! Je ne devais plus le revoir:

1/2 heure après, comme je le faisais demander, on m'apprit qu'il devait êire blessê. En 're'alile' la balle qui devait l'emporler l'avait tué net au moment oii, deux minutes après que je l'avais quilté, il s'apprètait à me rejoindre. II avait cu la carolide sectionnée. II n'a pas soufjerl:

la morl a élé foudroyante, il n'a pas dit un mot et s'est affaìssé, perdant le sang à ftots. Ses hommes le transportèrent pen- dant un moment; mais, s'élanl rendu comple que c'était fini, ils se proposèrent d'aller le chercher quand la nuit serait venue. C'est ce qui fut fait dès le soir. Le corps de ce he'ros repose à pre'senl à

L -A , où nous avions canlonné

une semaine auparavant. Ce coin de France que nous avons défendu el que nous occupions déjà l'an dernier est devenu pournousun autre pays, puisqu'il

garde nos morts. Si nous y revenons le bataillon ira présenter les armes à la lombe où il esl couché. Que ses chers parents ne le pleurent

pas : il est mort de la plus belle morl dans une apothéose de gloire, au milieu de ses hommes qui l'adoraient. II est morl joyeux, une galéjade aux lèvres: il n'a pas un inslant senti l'approche de la mort. II n'a pas souffert une seconde:

jamais l'angoisse de l'inconnu ne l'a effleuré: il nous a légué un exemple magnifique de courage, bien français, de courage de notre Midi. Nous autres, ses camarades, ses hommes, nous le regrel- tons comme vous-mêmes. Mais nous ne le pleurerons pas, nous le glorifìerons et

nous le vengerons!

La première, la seule croix que j'ai demandée pour le bataillon, ce fut pour lui. Je la lui avais promise et, l'ayant mèritèe dèjà, il l'a mèritée mille fois pen- dant ces dur's combats. J'avais accompa-

gné ma proposition de cette citation :

« Capilaine BONFILS, commandant de compagnie à l'âme ardente, plein d'impé- tuosité, d'énergie et de courage. Après avoir protégé jusqu'à la dernière extré-

mité le repli délicat de son bataillon et d'unités voisines, ne se repliant lui-même

a u'après avoir mis en feu un important épôt de matériel, a été mortellement

frappé au milieu de ses hommes, qui l'adoraient, en organisant une position

plus en arrière. A donné à lous le plus bel exemple de ce que peut une énergie farouche au service d'un grand cceur. »

Je ne sais si le commandement donnera

suite à ma proposilion. Vivant il èlait sûr d'avoir la croix ; on est peu enclin à rècompenser les morts. Mais la cilation

à l'armée aboutira sûrement et je me ferai

un pieux devoir de vous adresser sa croix de guerre. Veuillez dire de ma parl à ses parents qu'ils doivenl être fiers d'avoir un lel fds. L'hommage èmu que je rends à sa mémoire esl l'ècho des hommages plus humbles, mais plus touchanls dc ses hommes et de ses camarades. Et tout en vous engageant à ne pas le pleurer, dois-je vous dire que moi, je l'ai pleurè, comme un ami et comme le meil- leur de mes officiers. Je salue respeclueusement sa famille et vous charge de lui transmettre l'hommage pieux que je rends à la me'moire du capitaine Bonfds, lombè en hèros, per- sonniftcation gènèreuse de notre France et de notre beau Midi. Commandant HUGUES,

Commandant le 6' bataillon du 319«.

Sus lou cros de

AU LUCHAIRE D'IDEAU

Dins lou Felibrige coume suslou fronl, Bonfils èro un terrible lùchaire e m'en- souvene d'un jour ounte lou « Moussu de Mount-Peliè » s'èro amerita li coulèro de Na Filadeifo. Bonfils faguè jamai pache emé degun, fuguesse un ami lau que Jan de la Vaulongo. Soun Clapas èro pèr éu un eisemple vivènt, l'Ateno garrigaud que gardo e prouclamo sa persounalita e sa fièroindependènço coumadisiè lou grand clapassiè Grasset : « Las aigas clapas- sièiras van pas au Bose nimai à la Ga- rouna e s'escampoun tout drech dins la granda mar /a///i«.» Di terrasso dóu Péi- rou,quouro ausissès souna « la Campana de Magalouna » es impoussible de pas* senti lou particularisme clapassiè vous mounta 'u cor emé li prefum de la terro adourablo. Dins toulo la «Romanià » lou Partènon gregau n'a de coumparablo que la vilo de Bonfils : la ciéuta que fuguè capilalo de reiaume, e que resto princesso de bèula, de scienci e de negòci de long de la «thalassa héliofora»,de la marpour- tarello de soulèu. Pàuri mot desgruna en l'ounour d'un ami ! Me semblo que l'oumenage sariè 'sta meiour en me counlenlant de legi la carto pouslalo que lou trop moudesle eròs mandavo à-n-un cevenòu :

Lous Ausards, tous aujòus an pas troubat soun [mèstre, Mès un jouine eseoulan belèu dinne dau noum Que lucharà sans fin pèr sa flama nacioun, Tant pis s'un jour soun sang dèu tenchà lou [campèslre.

de

Bonfils lou cevenòu a doublamen lou

làngui di

ounte es tant douço la dourmihouso mort.

mountagno e di garrigo bello

E

de

la

terro

roujo

dóu

sang

Liò-tenènt Leoun TEISSIER.

(Lou Bouleì fíouge.)

Vène de legi Lou Gal, que malurousa- men me counfiermo la mort de Fihou, que quàuquis ami m'avien facho apre- henda. N'en siéu lout destimbourla mai pas trop souspres ; èro trop valènt, trop brave, devié peri pèr soun trop d'amour pèr la patrio. L'ai vist qu'un cop, erias ensèmbie, e tre lou vèire l'aimère pèr sa bono fe, soun bel enavans, soun grand caratèro dins la pensado. Franc coume l'or, embriaga d'amour, de pouesio, escrivié d'abounde coume un roussignòu canto, la plus bello, la mai chanudo, la plus requisto di proso. Aimave de lou segre dins si lançado d'amo au travès di bataio, à la fin di coumbat, au founs de sa cagno, de mounte, de-pèr Lou Gal, me fasié veni la salivo emai lou desir d'eitant bèn faire qu'Eu !

dire: « Paure Fihou ! »

Pecaire, es bèn pau de causo pèr uno tant grando perdo ! Segur es bèu de mouri 'n braye au champ d'ounour, au champ de glòri

coume dison lis ome, segur es grand de toumba coume un eros en cridant : en

avans

qu'un emperaire, un rei se dounon lou

dre de degaia lou sang, la vido humano, touto l'obro pensanto de Diéu? Lou tron emporle lou Ivaiser! Mouri brave Azema, jougne ma dou- lour à la tiéuno, coume jougne mi regrèt

i regrèt dis ami que saupèron aprecia de

bono ouro l'ome de bon qu'èro lou paure

Fihou.

pèr la Franço ! mai es-li lougi

Aro nous fau

Balisto BONNET.

Loubet quc m'escriu toutare lou nouste malur, lou tou gran malur ! Aquiu que pèrdes u coumpagnou qui nou trou- baras yamey mey sous caminaus brouenls

e mechants d'aquéste mounde

Qu'ère dounc gauyous e beroy, lou darrè cop qui l'èy bist ! Que parlabem

de touts lous amics, de l'obre dau Gal, de ço què haréts amatse à la pals. Qu'anèm disna au boulevard de Slras- bourg dens u cabaretot qui bédi encoère

e

cop

adès la darrère carte

qui m'a escruit lou 5 de yulh, que

!

que-s desseparèm en se dise : A l'aute !

A

l'aute

cop

1

E

m'ey cadude dens las mas e qu'èy sayat de legi-la, IIIPS, en balles, que soufribi trop. Qu'ère au repaus, que mandabe noubèles e que proumelè. de s'y lourna

s'eslesse

mey

balut : lou praube Amic ! E que cau liè ? Ploura-u e luta encoère. Persegui l'obre qui coumencèts

lonngadaméns

u

cop qui

Miquèu CAMÉLAT.

Ah ! pamens, dequé dire davans tala malemparada ? Es la pus granda perda de nosla jouvença d'oc. Noste bèu Clapàs es descapital. De la cola de Gals que sounavoun emé tant d'espèra fruchièira la respelida, l'un es malat e la bala qu'a traucat la garganta de noste Filhou

assassinèl noste

grel

lou mai ílòri, lou

mai glourious.

Jousè LOUHET.

Aquèu franc Clapassié plen d'estram- bord e d'enavans m'escriviè dins lou courrent dau mes de mai en m'anoun- cianf simplamen e sônso fadeso soun tresième galoun. Favièi respoundu en lou ben-aslrugant lou 9 de jun, e ma letro es parvengudo amount quand lou jouine aparaire de nosle terraire aviè cluga si parpello pèr toujour. Es uno perdo, noun soulamen pèr lou Miejour mai pèr tu qu'aviès avaloura Iou yertadié coumpan, l'ami segur, lou bon coula- bouraire.

D'à-cha-pau aquelo guerro sènso pa- rieiro ablado li mascle dau païs e souvènt li meiour.

A nàutri de garda piousamen sa me-

mòri e subretoul a pas desoublida soun sacrifice.

P. VEZIAN.

Prene uno part ben vivo à la grand perdo que vèn de faire en ia persouno dòu valènt L. Bonfils la famiho felibrenco dòu Clapàs emai lou Felibrige toul enliè. D'à-cna-pau, au courrènt d'aquelo guerrasso despietouso, toumbon li meiour dintre li nostre, dounant ansin, tòuti, pèr lou sacrifice sublime de sa vido, uno crudèlo dementido is insultaire de nosfe Miejour. L'armado felibrenco s'esclargis : es uno resoun de mai pèr li tenènt de la Causo, tant à l'avans qu'à

senti li

l'arrié,

couide, de vira, coume dison nòsti gar- dian, la bano au giscle.

de

sarra

li rèng,

de

se

Jan GRAND.

Que lou rcmembre de noste paure Filhou demore au mié de naulre coume un simbole de franqueta e d'enavans

nous' atrahine

encaro mai ! Sa voulouula, li mort nous l'an tras- messo 'mésounsang! Sachen fourlifica la nostro de touto la recounouissenço 3 ue ié devèn. Es ansin la maniero unenco e lis ounoura en li countuniant.

leiau,

que soun eisèmple

A.

SIVANET.

Te pode pas dire lou tristun e l'amarun

que m'a pourtat la letra, ambé la nou- vella sus lou paure Filhou. Es una perta crudèla pèr nautres que perdèn un grand e grand amic que regre- taren sempre e sempre, e una perfa pèr lou Felibrige car lous valhents couma Filhou sountrares. Te pode pas dire coume soui emba- bouchit, me pode pas metre dins lou sicap qu'aquel OME siègue mort e m'es d'autant mai du que, pèr una couenci- dença, lou quitère d'aici de Gange à ma darnièira perma i'a d'acò 22 meses e que

lou vesièi, dins moun idèia,revenidins Ia coumba de St-Bèusèli qu'illustrèt de sa

vouès dindanla e clara sa morf que m'arriva.

Paure amic ! sèn pas gaire ara, mès baste ! tenguen toujour, e lendren quand seguèsse que pèr l'ounou d'aqucles d'aqui que regretaren tant que viuren

e qu'èroun la força de noste païs

E à loga d'El, es

DELPON-DELASCABRAS.

GRAMECIS

Noun pouguent respondre à loules lous amics, counouguts ou no, que, dins soun grand malur, i'an proubat sa simpatia afeciounada, la familha Bonfìls nous carga de ié dire un gramecis recou- nouissent. Fajuslan lous grameciments csmouguts de la Redacioun dau Gal, emé l'assegu- rança que dessoublidnn e dessoublidaren pas digus.

IN MEMORIAM

La messa de dòu à la memòria de Louvis Bonfils es estada dicha à la Catedrala, lou dissate 13 de julhet, pèr M. lou canounge Maubon, archiprèire de Sant-Pèire. Darriès la familha de noste amic, autour das felibres de l'Escola dau Parage, un moulounat de bons Clapas- siès se i'èroun renduts. Mai que tout, aquela assistença noumbrousa e reculida disiè quanla eslima e quanta amistança avièn pèr Filhou loules lous que l'an counougut. Mai nombrouses encara sount lous qu'un debé pus sacrat qué lou de l'amislal reteniè liont de nautres, mès qu'èroun prescnts pèr la pensada e pèr lou cor. Lous dau front e Ìous dau Clapàs,nosle pious oumnge s'es rescounlrat, soulide, pèr ounourà lou Capilàni-Felibre, bèu souhial e bon Clapassiè.

NOSTA

SOUSCRICIOUN

Prumièira lista

Lou Gal: 50 fr. — Pèire Azéma, Jousèp Sou-

let: 20 fr. — Jan Grand: 15 fr. — Batisto Bonnet, A. B., Jan Castagno, Jan Fournel,

Jousè Giordan, Jousè Loubet, A. Sivanet:

10 fr. — Nouè Aversenq, Louvis Azéma,

General Azibert, Marcel Bernard, Jousè Bon- fils, Mlla L. Bourelly, Miquèu Camelat, P. Chas-

sary, G. Courtiol, Dr J. Fallen, Jousè Frézal,

A. Gambardella, F. Lefèvre, C. Peissi, Jousè Pommier, Pau Ruat, Reiniè Tulet: 5 fr. —

Sumat: 3 fr. — Louvis Meyrieu : 2 fr. — Albert Estèbe, Marius Unal: 1 fr.

Toutal au 25 de julhet: 267 francs.

Renouvelan que lou Gal editarà au pus lèu, pèr souscricioun, lous « Tablèus de Guerra » e Ias «Letras dau Front » de Filhou. Toutas las souscriciouns scran aculidas de bon cor; las de 5 fr. lou mens bailaran drech à _un voulume. Mandà las souscriciounsà Pèire Azéma, 23, Plan das Palriolas, Mount-Peliè.

Lou capitàni

Pèire VEfLLON

La ncgra tièira s'alonga, ailas ! lous milhous que s'en van

o toujour es

Pèire Veillon es eslat tugat davans Soissons, lou 3 de jun. Avian gardat un souveni requist

dau tems d'avans-guerra ounte nous counou-

guèren, à Mount-Peliè. Serjant à la moubilisa- cion, capitàni à 21 ans, tomba à 23 ans, en

luchant erouïcament pèr sauvà soun batathoun.

ouficiè èra l'enfantdau

capitàni Veillon, de l'infantariè de marina, e de

Dona Veillon, nascuda Gros Long, morts

toutei dous à l'aucasioun dau service, en 1896; e soun fraire ainat, lou lioctenent dau genia Pau-Louvis Veillon. es mort au camp d'ounou

lou 12 de mai 1915, à Souain.

Aquel nouvèl cop toca en plen cor l'ouncle aimat d'aqueles valhents, lou lioctenent-cou-

lounèl Gros Long, noste car e amistous mèstre Pèire Devoluy.

sa doulou, de tout noste cor

adoulentit.

Raça raceja

L'erouïc

Prenèn

part

à

Una Permissioun

Avès esperat quauques meses. Esperàs encara. Un vèspre sès designat, couma acò, tout d'un cop. Rede couma Lalitou, fièr couma Arlaban e cargat conma un ase, vous agandissès alors vers la pru- mièira gara. Aqui esperàs quaucas ouras qu'un Irin vous fague lou plesi de passà :

es lou vouiage que coumença. Jusqu'à Dijoun la machina sembla bandada : par- tis, bufa, s'arrèsta, repartis couma quaucun qu'es pas pressat. Pamens, après Dijoun, aquel estanciur de mecanician sembla s'en foulre un pauc mens. Encara un jour e una nioch e sès arribats ! Lou Clapàs ! Ah ! couma sount douças, aquelas prumièiras minutas, e que sès esmouguts d'ausi lou bruch de vostes passes dins las carrièiras de voste vièl Glapàs endourmit. Vous sembla que, se sounaves à chaca porla, chaca porta couma una amiga se doubririè davans vous. Mès perdès pas una minuta : zou !

à l'ouslau (aqui passe : faguen pas, siéuplèt, de senlimenl). La permissioun coumença oufìcia-

lamenl: carta de sucre, carta de pan,

e visilas. A la sucursala de la Cou-

muna, sabès couma acò se passa. Mès las visitas ! Ah ! ah ! Aici sèn! Touta

la cola d'ouncles, de tantas, de nebouts,

de cousis, parents et alliés

de toutes lous cantous. Quanta bella causa qu'una granda familha ! Encò de

l'ouncle qu'a fach 70: « Ebé! neboul,

siès arribat, grand gusàs ? E

Prussièns? Lous lenès? Vous caudriò

Chanzýl »

lou camp dau Larzac e la trahisoun de Badinguet. Pioi i'a lous vesis, toutes lous vesis,

N'en sourlis

aqueles

E zou! parlis. Raconta 70,

amai las vesinas (pauc ou mens lengudas). La fenna dau segound : « Boudiéu ! sès dejà aqui ? Avès una mina superba, sès galhard couma un mouine. Taisàs- vous ! Avès de gautas couma un troumpetaire ! Se sabiès à Salounica,

aquelas fèbras

lout un rouman que poudès entitoulà:

« Au quartiè de l'Armada d'Ourient, pèr una fenna de moun quarliè. » Enfin, i'a lou cafè e lous amics (tout un pople de reboussiès e de nèscis qu'aurés lou drech d'escoulà parlà). Lou cafè pot sanjà, lous amics demoroun lous mèmes. Lou rolle das amics es de vous dire las ouriginas de la guerra, la manièra de la faire, lous milhous biais de la fini, etc. Lou cafè, el, se cargà douçament de vous empouisounà

» Aici vous cau escoulà

Acò's ce que se dis, amoundaut entre naulres, mès ce que se dis pas, es noslas pensadas quand l'emplegal de la gara timbra nosta permissioun pèr lou retour

Marcel BICOSE.

En Champagna, jun 1918.

I

*

'"

VÈN DE PAREISSE :

JOUT UN BALCOUN

Farcejada

Clapasslèira

de

Louvis-Filibert

(Lovvis Bonfìls e Pèirc Azèma)

En

venta

à

en

1

ate en verses

l'aministracioun

e

dins

lous

depaus dau Gal. Costa 20 sòus.

La Vida au Clapàs

A Palavas. An mes de jardamas à la

gara de Palavas pèr survelhà la partcnça das

trins; os pas una michanta idèia, se voùlês, amai belèu lous jardamas pourrièn èstre milhou emplegats. Mès an dessoublidat de metre dc

gardas pèr empachà lous omes de se passejà sus la plaja ambé de moussis de calçous ou

mème ambé de moucadous

pas

gaire de la salubritat; es bèu d'avudre amena-

jat un Espitau militàri pèr souegnà de plagas dangèirousas, mès ce que pourrièn s'evità es

de jità de coutou apoustemit, ou de gazas e de

bandas sallas sus la plaja

pertout d'aqueles pensaments que podoun

toumbà dins las mans d'un efant que s'en amusarà e que resca d'arrapà un mau terri- ble. Lou devouat persounèl de l'Espitau de

E on vei se ravalà

Es

pas

tout ;

à

Palavas

s'oucupoun

Palavas hou coumprendrà e farà brullà sou- gnonsament toutas sas escoubilhas.

VAIRANOU.

Lou 14 de julhet. Aqueste 14 de julhel

es estat pas couma lous autres. Entre autras causas remarcantas, nous a vargut de veire lou Pelil Mèridional publicà <> in-extenso » una

letra episcoupala dau cardinal de Cabrièiras ;

cau dire qu'aquela letra (autra suspresa)

recoumandava espi-èssament de de julhet.

festejà lou 14

Lou segne evesque de Mount-Peliè troubava, d'alhurs, pèr acò las milhounas rasous: renou-

velava que lou 14 de julhet es l'anniversàri de la famousa fèsta de la Federacioun, veritabla

fèsta de la frairetat e de la libertat francesas. Aquela evoucacioun de la fèsta dau Camp- de-Mars, en 1790, la retrouban dins la proucla-

macioun escricha pèr lou Goubernament e

das

Pupils de la Nacioun.

Aquela coumemouracioun, nautres l'avèn

celebrada i'a 'n an, en tèsta de noste numerot dau 15 julhet, en n'en tirant las liçous.

Remarquen, en passant, que maugrat l'elou-

quent rampèl dau segne Cardinal, de drapèus qu'èroun sourtits lou 4 de julhet soun demou- rats embarrats lou 14. I'a de mounde antau, dins la vida : sount toujour prèstes à oubeï

que

mouienant que ié coumandés ié plai.

legida

pertout

en

soun

noum, en

favou

pas

que ce

Americans.— Ben entendut, lous Americans nous an desfautat lou 14 de julhet couma avièn

mancat lou 4. Fossa vilas de la

agut mai de chança e an pougut veire, à la revuda, dcfìlà quauques batalhouns de « sam- mies ».

Agen pas làgui ! A fauta d'Americans dau Nord n'auren dau Miejour e acò anarà belèu

pas pus mau. La missioun militària bresiliana

a decidat d'establi soun espitau à Mount-Peliè. Farà pas jamai qu'un de mai; avèn pres lou plec. E soulide qu'aquel, amai sous ostes, prendran pas granda pena pèr se senti, jout

noste cièl,en païs fossa amic e un pauc parent

regioun an

Lou POURTIÈ DAU CASTÈL-D'AIGA.

EN

ZMÓR5A

Das Mount-Pelièirencs : Grabièl Nouvelîet (3ma coulounial); Andrieu Thomas (81ma inf,); Enric Crès, (159ma inf.); M. Dupuy, marechal- das-lougis au llm a curassiès; Reiniè Garcia, £ (127ma inf.); Jousè Martin (24ma C. 0 . A);

Louvis Fertó, marechal-das-lougis aviatou ; Elia Viala (141ma inf.) ; Marius Proché, capoural-fourriè au 4ma genia ; Albert Faury; Pau Robardey, serjant-major au U7ma ; lou

jout-lioctenent Reiniè Gaillard, pìlota-aviatou. — De Pau Martin, J, de St-Genièsde-las- Mourgas ; Jousè Cambefort, de Campagnan ;

Alfred Cavalade J J, de Loudeva ; Enric

Michel, de Pignan (9ma curassiès); lou serjant j

Francés Durand { , de Fabregas; Carles Balestriè, de Gignac (HOma inf.); lou brancar- diè Bertoumióu Castelnau, '£ J , de Ceta;

Albert Guy, de Beziès; Emila Cros, $, d'Oulargues, lioctenent au 229ma.

Çops de Gapganta e Gops d'fìppiéus

RAUBAS COURTAS

Dins lou Pelit Méridional, Madama R. Sée a fach un articlet sus las fennas que se passejoun ambé de raubas que sem- bloun de camisas ; a belèu pas tort (afaire de gousl) mès cau recounouisse que, emé las calounassas que nous assucoun,una rauba-camisa es bravament pralica. Es pas lou tout. Quaucun mai dins lou mèma journal es anat pus liont:

demanda que las damas que pourtaran de raubas trop courtas arrapoun un proucès-verbal pèr avudre une tenguda

de fenna laugèira

endrech las raubas seran counsideradas couma « trop » courtas ? E à parti de quante pes las fennas sount-ti lau- gèiras ? Es ce que nous resta à saupre ; e acò es impourtant, car,

couma se dis, las lèis.

Oi, mès à quanle

coundiciouns

fan

las

VAIRANOU.

ESPBIT PARISENC

Lou journal de Maurise Barrès dau 10 de julhet dounava una caricatura d'Abel Faivre. Soun titre : UNE ALERTE DANS LE MID I. Sa legenda : « Les moustiques ! Descendons à la cave. » E la scèna, qu'auriè pougut,, pareisse dins la Vie Parisienne, representava una cambra emé de valisas pancara coumpletamen dou- bertas (segu de Parisencs fugiguent lou gros kanoun). Aqueles Parisencs èroun encaraà la palha en plen jour car, pèr la fenèslra, au grand sourel se vesiè lou jardi de Bereniça.

UNA

CROUS D'OUNOU

Lou Clapassiè Enric Boude, lioctenent au 119ma lerritourial, qu'es eslat decou- rat de la Legioun d'ounou, couma hou avèn anounciat (a reçachut la crous lou 4 de julhet, à la revuda de las troupas aliadas passada à Marselha),es un felibre d'enfança. En 1892, au councours ourga- sat pèr La Campana de Magalouna entre lous enfanls de Ias escolas de Mounl- Peliè, gagnèt un prumiè pres emé dos galejadas : « Sant Pèire e I'Ibrougna » e

« Lou s 28 jour s d'u n avouca t »-. L'amou r dau parlà clapassiè i'a pas passat desem- pioi, au countrari, e sèn doublament urouses de lou felicità. BRAFAMIL.

PUBLTCACIOUNS

La Revue Méridionale des Idóes (9, bou- leuard Joc-dePauma) counsacrarà lèu un

numerot especial as autous dau front (coumba- tants e ancians coumbatants). Prosa e verses, lenga d'oc e francés troubaran plaça dins aquel recul. Adressà lous mandadisses, siègue

à la Reoue, siègue au Gal, au noum de noste amic P. Azéma.

Catalane (1, carrièira das

Tres-P.èis) es un journalet senmaniè que vèn de pareisse à Pei pignan. Fai bona plaça dins sas coulounas à la lenga catalana; nous

rejouïssèn dau succès que l'a aculit e ié disèn :

Longamai ! Pcr tnoll anys!

L a

Renaissance

Nostes Souldats

Saludan emé joia la rouseta rouja de M. lou

medeci-prencipal Tédenàt, e lou riban rouge

de M. lou medeci-major Vires, emé la satis- facioun de saupre qu'aquela recoumpensa vai

à dous proufessous de nosta Universitat e à

dous bons Miejournaus que fan ounou à soun païs.

— Mandan de sincèras felicitaciouns à nostes

coumpatriotas : lou capitàni Enric Soulas e lou lioctenent Roubert d'Uston, de Mount-

Peliè, lou capitàni Jùli Herber, de Ceta, lou lioetenent Francés Forest, de Balaruc, que

sount estats fachs chivaliès de la Legioun d'ounou.

— Amai à nostes amics Emmanuel Lanau,

de Mount-Peliè, Pèire Combés, de Beziès,

e Rougè Gempp, de Lunel, que sount estats

decourats de la medalha militària emé la crous de guerra palmada.

— Una nouvella citacioun dau lioctenent

aviatou Pèire Le Roy de Boiseaumarié nous apren que vèn de davalà soun 5ma avioun

bòchou. Toutes nostes coumpliments au valhent « as » clapassiè.

— Coumpliments encara au lioctenent Pèire

Payan, de Ceta, au serjant Camilla Garric, de Beziès, e au serjant Jùli Mignonnat, de Piochalicou, citats 4 fes ; au capoural Carles Bassaget, de Mauiò, à l'agent de liasou Pèire Belmont, de Vilanova-ras-Magalouna, au jout-lioctenent Andriéu Cros, d'Oulargues, e au serjant Jan Irlandès, de Pignan, citats pèr lou tresenc cop.

— Felicitaciouns tamben as Mount-Pelièi-

rencs : lou coumandant Cros, lou capitàni

Marcel Denis ; l'abat

Ramound Cabassut, de St-Pergòri ; lou ca- poural Maurice Cavaillé, dau Pouget, toutes pourtats à l'ordre pèr lou segound cop ; lou

timouniè Guilhaume Fabre, de Bouzigas, decourat de la medalha de guerra italiana ; lou marechal-das-lougis Roubert Gros, de Mount- Peliè, citat e decourat de la medalha militària arìglesa ; noste amic e abounat lou brancardiè Marius Unal, qu'a reçachut la Crous de guerra.

Ligé e lou piouniè

— Sount estats citats, aquesta passa : lou

mitralhaire Jousè Deltour, lou bregadiè Lou- vis Barre, Albin Bouvier, lou capoural Jùli Condamy, lou jouta-ajuda-major Ramound

Journes, Emila Batifort, lou bregadiè Pau Chanal, l'agent de liasou Ramound Ormières, lou lioctenent-coulounèl Fèlis Buisson, lou capitàni Estiène Bail, lou jout-lioctenent

a \iatou AndrióuFraigneau, l'aspirant Tobie- Jullian, lou claroun Adolfe Bónézech, lou

sapur Jôrdi Mante, lou bregadiè Estiène Fournier, loutes de Mount-Peliè.

— E pioi encara : lou brancardiè Alfred Vi-

dal, lou lioctenent Jousè Canari, lou bregadiè Gastoun Girardot, lou canouniè Danièl

Goarre, lou capoural-fourriè Marcel Bousquet, lou capoural Grabièl Depy, e lou serjant Emound Lignières, de Beziès ; l'agent de liasou Nouè Charvet, lou brancardiè Batistin

Bergé, Louvis Delpont, e lou telefounista Jôrdi Aussenac, de Ceta.

— E pioi mai : lou mitralhaire Louvis Ar-

taud, de Mauiò ; Jousè Sicard e lou jout- lioctenent Pailhez, de Vilamanda ; lou capou- ral Pèire GeHy, de Flourensac ; Pau Bonne-

fous, de St-Pergòri ; l'agent de liasou Pau Coste, de St-Fèlis-de-Loudez ; lou brancardiè Carles Benoît, de Clar-Mount-l'Eraut : Emila

Boussagol, de Bedariéus ; lou capoural Lou- vis Giraud, de Tourbes ; lou serjant Jousè Tricou, de St Jan-de-Buèges ; Pèire Bonnet, de Pignan ; lou brancardiè Victor Gelly, de Murvièl-ras-Beziès; lou mèstre-pountaire La-

boucariè, de Piochalicou; lou capoural-fourriè

lou

Louvis

coundutou Ravous Demar, de Cournou ; lou

capoural Auguste Domergue, de Fabregas ; l'agent de Iiasou Pau Majorel, de Canet; lou

brancardiè Louvis Hermet, de Vendargues.

Lattes,

dau

Bousquet-d'Ob

;

A toutes bravò e longamai.

L'AcfiNT DE

LIASOU.

Ecole "REMINGTON"

STÉNO-DACTYLOGRAPHIE

Dirigée par Mademoiselle MAGLIO

LEÇONS, COURRIER

TRAVAUX

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Bons Miejonrnaus, Mairinas de Guerra!

Abounàs-vous au " GAL ,,

Abounàs-ié vostes pialuts.

Mandàs-nous d'adrèssas de souldats,

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Siègue civil, siègue souldat,

Se vos èstre ben abilhat,

Avudre de façouns milhounas

Que lou pus fringant embuscat,

Vai au talhur tant renoumat

De la Plaça de las Coulounas :

que ié mandaren autant lèu numerots.

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Marioun,

D'ounte vèn Iou renoum

De l'atalhé Causse-Fedièira

embé goust,

— Es qu'abilha

Soulide e d'un pris dous

MATINEES :

Jeudis,

Dimanches

et

Fêtes

Spectacle recommandé aux Familles

Films Artistiques des Premières

Marques

Orchestre

Symphonique

Qap'Fumoii» au Sous-Sol

Consommations

de

Premier Choix

CANSOUS

E

M0N0L0ÛAS

CLAPASSIÈS

Lou Sermoun de Moussu Sisìre e lou Gipiè

cagaire, de l'abat Favre; las Erbelas, de

Marsal; la Fonl de Sanl-Bertoumiéu, l'Ainour

fai passà lou lems e las Griselas de Mounl-Peliè,

de B. Gaussinèl; la Serenada dau Clapàs, de A.

Henry ; las Bugadièiras, de Jounquet; lou

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tàris ou à l'Aministracioun dau Gal. Mandat à

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