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Mahous

Les Mahous sont un peuple d'Afrique de l'Ouest établi à l'ouest de la Côte d'Ivoire. D’une manière globale, le Mahou est à la fois un espace géographique, un peuple, une culture et une langue de communication de la Côte d'Ivoire. Le pays Mahou est connu sous le nom de Bafing. Il tire son nom du fleuve Bafing qui coule à environ 71 km au Sud de la ville de Touba et se jette dans le Sassandra au Sud-ouest du Parc national du Mont Sangbé. La population présente sur le terroir était estimée à 192 493 habitants selon le recensement de 1998 . Le recensement effectué dix ans plus tôt estimait la population rurale à 86 % de la population totale . Il existe une diaspora dans plusieurs villes du centre et du sud de la Côte d’Ivoire et dans certains pays occidentaux.

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Sommaire

1 Situation géographique

2 Géologie, relief, climat

3 Hydrographie

4 Réseau routier

5 Départements et élus locaux

6 Principales activités économiques

6.1 Agriculture

6.2 Agro-industrie

6.3 Élevage et commerce

7 Infrastructures sanitaires et scolaires

8 Croyances religieuses

9 Structure sociale

10 Attractions du pays mahou

10.1 Masques échassiers

10.2 Parc national du mont Sangbé

10.3 Mausolée d’El-Hadji Moussa Bakayoko

10.4 Grottes de Ouaninou

10.5 Poissons sacrés de Silakoro

10.6 Forgerons de Yo

11 Dialectes du Mahouka

11.1 Dialecte par localité

11.2 Compréhension du mahouka par d’autres populations

12 Les Kabla du Mahou

12.1 Définition et rôle des Kabla

12.2 Quelques Kabla du Mahou

13 La chefferie traditionnelle mahou

13.1 Droit d’exercice de la chefferie

13.2 Rôle du chef de village

13.3 Quelques anciens chefs mahou

14 Héritage culturel du Mahou

14.1 Lomba

14.2 Groupe Les Galliets

14.3 Société patrilinéaire

14.4 Droit d’aînesse et mariage

14.4.1 Droit d’aînesse

14.4.2 Mariage

14.5 Femme mahou

14.6 Spécialités culinaires du Mahou

14.6.1 Lafri

14.6.2 Namanssa-baa ou Gô-baa

14.7 Prénoms culturels du pays mahou

14.7.1 Prénoms féminins mahou

14.7.2 Prénoms masculins mahou

15 Figures emblématiques du pays mahou

15.1 Première génération

15.2 Seconde génération

16 Diaspora mahou

16.1 Diaspora mahou à l’intérieur du pays

16.2 Diaspora mahou à l’extérieur du pays

17 Notes et références

18 Voir aussi

18.1 Bibliographie

18.2 Articles connexes

18.3 Liens externes

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Situation géographique

Le Bafing : région d’origine des Mahou de Côte d’Ivoire

Le Bafing: région d’origine des Mahou de Côte d’Ivoire

Le Bafing est l’une des 19 régions de la Côte d’Ivoire. Il est situé au Nord-ouest de la Côte d’Ivoire et a une superficie de 8 720 km 2 . Ses voisins sont :

au Sud, la région des Dix-Huit Montagnes ;et a une superficie de 8 720 km 2 . Ses voisins sont : au Nord,

au Nord, la région du Denguélé ;voisins sont : au Sud, la région des Dix-Huit Montagnes ; à l’Est, la région du

à l’Est, la région du Worodougou ;des Dix-Huit Montagnes ; au Nord, la région du Denguélé ; à l’Ouest, la république de

à l’Ouest, la république de Guinée.du Denguélé ; à l’Est, la région du Worodougou ; Géologie, relief, climat 3 La géologie

Géologie, relief, climat

3

La géologie du pays Mahou est dominée de granitoïdes et de gneiss divers . Le réseau minier est constitué de nickel, d’indices de fer, d’or et de diamant . Le relief est fait de plateaux parsemés de collines. La végétation est de type savane arborée avec quelques forêts par endroit. Le climat alterne entre deux saisons : la saison des pluies (avril à octobre) et la saison sèche (novembre à mars). La pluviométrie varie de

1200 à 1 400 mm de pluie par an et la saison culturale s’étend de 165 à 270 jours moyennes mensuelles oscillent entre 25,3 o C et 31,3 o c .

1

2, 4

. Les températures

5

Hydrographie

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D’un point de vue hydrique, le pays Mahou est drainé par trois fleuves et quelques petits cours d’eaux . Ces fleuves sont des affluents du Sassandra. Le fleuve Bafing forme une frontière naturelle entre la région du Bafing et la région des Dix-Huit Montagnes, et ce jusqu’aux environs du village de Bogouiné. Le Férédougouba ou Bagbé coule à environ 13 km au Nord de Touba et se jette également dans le Sassandra à Dabala au Sud du complexe sucrier de Borotou-Koro. Le troisième fleuve, Boa, part du Nord de la région et se

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jette dans le Sassandra aux environs du village de Vialadougou près du complexe sucrier de Borotou-Koro. La Boa forme une frontière naturelle entre la région du Bafing et la région du Denguélé. Le Sassandra forme une frontière naturelle entre la région du Bafing et la région du Worodougou.

Réseau routier

La ville de Touba est la capitale du pays Mahou. Elle est située à environ 650 km d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire et

à environ 350 km de Yamoussoukro la capitale politique. Le pays

Mahou bénéficie de l’axe bitumé entre Man et Odienné ; la A7 passant par Foungouésso, Touba, Ngorondougou, Booro, Koro, Nigbila et Borotou. Le Mahou dispose au total de 2 098 km de route dont 132 km bitumé et 1 966 km de pistes villageoises .

La A7 : reliant Man à Odienné en traversant le Bafing

La A7: reliant Man à Odienné en traversant le Bafing

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Départements et élus locaux

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1969.

Le pays Mahou est constitué de trois départements regroupant 368 villages : le département de Touba, le département de Koro et le

département de Ouaninou. Touba a été érigé en département le 9 juin

Aux élections législatives de 2000, le pays Mahou avait sept communes

à savoir: Booko, Borotou, Guintéguéla, Koonan, Koro, Ouaninou et

Touba. Les élus de ces communes en 2000 sont respectivement Lassina Diomandé, Amadou Dosso, Vafoumba Bamba, Vassidiki Bamba, Namory Soumahoro, Amara Diomandé et Amara Bamba.

Le Colonel Karamoko Fodé Sako est le Premier Président du Conseil Général de Touba, élu en 2002. L’année 2002 correspond également à la date de la reconnaissance officielle du nom Bafing du pays Mahou.

Principales activités économiques

Les principales activités économiques du pays Mahou sont: l’agriculture, l’agro-industrie, l’élevage et le commerce.

Agriculture

Les cultures de rentes sont la canne à sucre, le soja, le riz et la noix de cajou ou anacarde. Ces cultures occupent et retiennent sur place une partie de la jeunesse. Les cultures du maïs, de l’igname, de la patate douce, de l’arachide, du manioc, du coton et de la banane plantain sont également pratiquées dans le pays Mahou. Le riz

reste cependant la culture vivrière dominante

7, 8

2

. La culture du riz se fait essentiellement dans les bas-fonds .

Le nombre de plantations villageoises de canne à sucre est estimé à 972 . Le projet soja a été introduit au début des années 1990. Le rendement moyen de la production du soja dans la région est compris entre 11.5 quintaux

(qx) par ha et 25 qx/ha selon le type variété semée

9

10

,

11

.

Les données du Ministère de l’Agriculture en 1984 donnent une idée des rendements de quelques cultures vivrières en pays Mahou. Le rendement du riz est comparable à la moyenne nationale de la Côte d’Ivoire (Tableau 1). Les rendements de l’igname et du manioc sont par contre supérieurs à la moyenne nationale (Tableau 1). Des rendements de 30.9 qx/ha pour le maïs, 20.3 qx/ha pour le riz pluvial et 58.0 qx/ha pour le riz

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irrigué ont été obtenus sur des parcelles posées au cours de la saison culturale 2007 par l’Agence Nationale d’Appui au Développement

Rural (ANADER)

10

.

8

Tableau 1. Production vivrière annuelle du pays Mahou en 1984 .

Culture

Production

(tonne)

Surface

Cultivée

Rendement

Local (qx/ha)

Rendement

National

(ha)

(qx/ha)

Riz

15600

12700

12.3

12.5

Maïs

8100

12000

6.8

8.7

Igname

25000

1600

156.3

96.9

Manioc

38000

3700

102.7

54.3

Arachide

2700

3200

8.4

 

Le pays Mahou fait partie des 10 principales régions de production

d’anacarde en Côte d’Ivoire

production du coton. Les estimations rapportées pour la production annuelle d’anacarde et de coton sont 308 tonnes et 2 749 tonnes

12

. Il fait également partie des régions de

Les Feuilles des plantes de Soja : Matière première riche en azote, utilisée dans l’alimentation

Les Feuilles des plantes de Soja:

Matière première riche en azote, utilisée dans l’alimentation animale

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respectivement . Ces productions sont faibles mais les surfaces cultivées correspondantes sont inconnues. Dans la
respectivement
. Ces productions sont faibles mais les surfaces
cultivées correspondantes sont inconnues.
Dans la localité de Touba, on trouve quelques ares de bananes plantains
près des rizières . Le climat du pays Mahou est favorable à la culture de
la pomme de terre. Une petite production villageoise s’est maintenue
jusqu’en 1970. En 1971, la Société pour le Développement des Fruits et
Légumes (SODEFEL) lança un programme de développement de la
pomme de terre afin de répondre à la demande nationale . Ce
programme avait pour objectif de couvrir la demande de la Côte
d’Ivoire à partir de 1980. Le projet fut abandonné en 1972 en raison des
bas prix payés aux producteurs (25 FCFA le Kilogramme) .
8
8
8
Agro-industrie
L’agro-industrie du pays Mahou est essentiellement basée sur le soja et
le sucre. Une entreprise de production de sucre existe à l’Est de Koro ;
c’est le complexe sucrier de Borotou-Koro. Il est opérationnel depuis
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1978-1979
. Ce complexe, géré depuis 1997 par le groupe privé
Sucrivoire, a une capacité de production comprise entre 30000 et
9
40 000 tonnes de sucre par an . Il est approvisionné par les 972
Les Graines de Soja: Matière
première riche en azote, utilisée dans
l’alimentation humaine, notamment la
production de lait de soja

plantations villageoises de canne à sucre.

Élevage et commerce L'élevage est l'une des principales activités économiques du pays Mahou avec un
Élevage et commerce
L'élevage est l'une des principales activités économiques du pays Mahou
avec un effectif global de plus de 20000 bovins, 39000 ovins, 7300
13
Caprins et 700 porcins
. Selon les statistiques du Programme
alimentaire mondial (PAM), 85 % des ménages du pays Mahou
15
possèdent des animaux d’élevage
. Selon ces mêmes statistiques, 71 %
des ménages possèdent des volailles contre 38 % possédant des ovins et
15
31 % possédant des caprins
.
La Canne à sucre: Matière première

Le commerce est principalement dominé par la vente du riz. Une étude de l’ORSTOM présente le pays Mahou comme une des régions de Côte d’Ivoire les plus exportatrices de riz .

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utilisée pour la production de sucre à Borotou-Koro

Les marchés des grandes localités sont organisés selon un principe de fonctionnement tournant. Cela permet d’exposer les produits agricoles à un plus grand nombre de clients. Ainsi, le marché de Borotou se tient chaque lundi, celui de Koro chaque jeudi, celui de Touba chaque samedi et celui de Ouaninou chaque dimanche.

Infrastructures sanitaires et scolaires

1

Le pays Mahou dispose d’un hôpital, d’un centre d’hygiène publique et de 31 centres de santé . On y dénombre 103 écoles primaires et 3 établissements secondaires . À Abidjan, le "Lycée Moderne Technique le Mahou" a été fondé par un ressortissant du pays Mahou. Il est localisé au quartier Plateau-Dokui.

1

Croyances religieuses

La société Mahou est à l’origine animiste. Le masque "Sabgé", propriété des Diomandé, était utilisé pour chasser les sorciers et les mauvais

Masque koma ba 16

Masque koma ba

16

17

esprits

fin du XVIII e siècle

. Cependant, le nom du créateur suprême existait chez le Mahou à savoir:

Kolayèman Massa ou Dan-ni Massa.

l’ancêtre des Soumahoro adorait une montagne du nom de Kuninguu

. Les Diomandé ont eu contact avec l’Islam probablement à la

17 . Dans la localité de Koro, précisément à Nigbila,

18

La quasi-totalité du pays Mahou est aujourd’hui islamisée. Il existe une minorité chrétienne. Koro est une terre de pèlerinage pour les habitants du pays Mahou. Elle tire cette reconnaissance de la piété de son fondateur, El-Hadji Moussa Bakayoko qui fonda le village de Koro entre

le XIV e siècle et le XVI e siècle

sept fois le pèlerinage à la Mecque à une époque où le voyage se faisait à pieds puis dans des caravanes. Ses prières sont à l’origine de l’existence de la rivière Yirima située à l’entrée de Koro. Dans les alentours du village, il n’y avait pas d’eau.

19, 20, 21

. El-Hadji Moussa Bakayoko fut

Le Mahou maintient et entretient les liens avec ses ancêtres. Ainsi, il est de coutume chez le Mahou de faire des sacrifices en l’honneur des ancêtres à des moments précis de l’année. Selon les moyens, ce sacrifice peut être un coq, un bélier ou un bœuf que l’on immolera après avoir invoqué le créateur suprême.

Structure sociale

La société Mahou était autrefois organisée en groupes sociaux hiérarchisés et en castes tels, les castes des forgerons ou Noumou-lou et des griots ou Dyéli-lou. Cette structure hiérarchique est de moins en moins apparente de nos jours, probablement en raison de l’islamisation.

Attractions du pays mahou

Masques échassiers

Les masques se déplaçant sur des échasses et appelés échassiers sont une des attractions touristiques du pays

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Mahou. Les échassiers sont toutefois en voie de disparition dans plusieurs villages en raison de l’islamisation qui recommande de se défaire de tout ce qui a une apparence de fétiche.

Parc national du mont Sangbé

La partie septentrionale du Parc national du Mont Sangbé est située dans la région du Bafing au voisinage des villages de Bonzo et de Sorotana. Le Parc du Mont Sangbé est l’un des cinq grands parcs de la Côte d’Ivoire avec une superficie de 95,000 hectares. Il est à cheval entre la région des Dix-Huit Montagnes et la région du Bafing. La faune du parc comprend des Eléphants, des Buffles, des Antilopes et des Singes.

Faune du Parc National du Mont Sangbé

Eléphants

Singes

Antilopes

Eléphants Singes Antilopes    
Eléphants Singes Antilopes    
Eléphants Singes Antilopes    
   

Mausolée d’El-Hadji Moussa Bakayoko

Le Mausolée d’El-Hadji Moussa Bakayoko à Koro est un lieu de recueillement. Il a la particularité d’être situé au sein du village. La tombe est recouverte de sable graviers concassés et est entourée de quatre murs d’environ 1 à 1,5 m de hauteur avec une entrée. Les Présidents Félix Houphouët Boigny, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo y sont passés.

Grottes de Ouaninou

Dans la localité de Ouaninou, une grotte servait de lieu de passage pour les premiers habitants du pays Mahou.

Cette grotte reliait la Côte d’Ivoire à la Guinée. Les grottes de Toutché, sont qualifiées de fortune touristique

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Poissons sacrés de Silakoro

.

Situé à 16 km de Touba, le village de Silakoro, dernier bastion de l’animisme du Mahou, est connu pour sa Mare aux Poissons Sacrés. Les Silures de Silakoro sont censés incarner l’âme des ancêtres. La Mare est de ce fait le lieu de culte des villageois.

Le Silure : Poisson Sacré de Silakoro

Le Silure: Poisson Sacré de Silakoro

Forgerons de Yo

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Yo, village situé à 5 km de Touba est connu grâce à ses forgerons. À Yo, le visiteur découvrira le mystère des forges.

Dialectes du Mahouka

Dialecte par localité

Le pays Mahou est composé de groupes de populations qui parlent différents dialectes du Mahouka. Ces dialectes sont caractérisés par un accent particulier. Du Sud vers le Nord; c’est-à-dire de Foungouésso vers Borotou, les populations ont un accent plus prononcé. Le regroupement des populations en classes dialectiques n’est pas très aisé à faire car (1) il n’y a en réalité pas de délimitation physique entre elles et (2) il y a brassage des populations par le mariage. Le Tableau 2 présente les principaux dialectes ainsi que les localités où ils sont le plus parlés. Le Baralaka fait partie d’un ensemble plus large appelé Finanka. Le Finanka est parlé dans les localités de Borotou, Booko, Nyokosso, Touresso et Vafindougou.

Tableau 2. Dialectes du Mahouka en Fonction des Localités

Dialecte

Localité

Baralaka

Borotou

Famocika

Gouanan, Fouénan

Gbonikawaka

Ouaninou, Koonan

Kandèssika

Touba, Tienko, Sokourala, Yala, Fouala, Madinan, Yoman

Koroka

Koro, Baké, Babouèsso, Nigbila, Kountiguisso, Moako, Massala

Saakoulaka

Gbélo, Goho, Mandougou, Gouékan, Ganhoué

Sesassika

Dioman

Teneka

Guintéguéla, Guébasso, Kamolo, Tienfou, Vassèso

Compréhension du mahouka par d’autres populations

La compréhension du Mahouka par les populations dans les pays limitrophes au Nord de la Côte d’Ivoire est quasi nulle. En dehors des Toura et Yacouba des localités de Biankouma et de Man, la compréhension du

Mahouka par les populations du Sud de la Côte d’Ivoire est quasi nulle. Les statistiques révèlent les taux de

compréhension suivant du Mahouka par certaines populations du Nord de la Côte d’Ivoire

18

:

par certaines populations du Nord de la Côte d’Ivoire 18 : 20,5 % par les originaires

20,5 % par les originaires de Boundiali (Savane)

30,0 % par les originaires de Kong (Savane)77,0 % par les originaires de Tiéningboué (Worodougou) 79,5 % par les originaires de Séguéla

77,0 % par les originaires de Tiéningboué (Worodougou)30,0 % par les originaires de Kong (Savane) 79,5 % par les originaires de Séguéla (Worodougou)

79,5 % par les originaires de Séguéla (Worodougou)77,0 % par les originaires de Tiéningboué (Worodougou) 88,0 % par les originaires de Mankono (Worodougou)

88,0 % par les originaires de Mankono (Worodougou)79,5 % par les originaires de Séguéla (Worodougou) Les Kabla du Mahou Définition et rôle des

Les Kabla du Mahou

Définition et rôle des Kabla

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Au sein d’un village Mahou, les unités familiales sont regroupées en Kabla. Un Kabla représente une grande famille dont les membres ont le même patronyme: le "Dyamou". Par exemple à Kamassella, les familles Diabaté forment un Kabla. De même à Ganhoué, les familles Sanogo forment un Kabla. Le concept de Kabla renforce les liens entre les cousins, entre les cousins germains et entre les cousins sous-germains. Le Kabla joue un rôle de premier plan lors des funérailles ou des mariages.

Les membres du Kabla sont liés au même ancêtre et sont réunis sous une même autorité. Cette autorité est le chef de Kabla. Le chef de Kabla est l’équivalent du Patriarche chez les occidentaux. La succession à la tête du Kabla se fait en ligne collatérale. Le pouvoir du chef de Kabla qui décède est transmis à la personne qui le suit immédiatement en âge dans sa génération. Lorsque tous les hommes d’une génération sont décédés, le pouvoir est transmis au plus âgé de la génération suivante.

Chaque Kabla à un certain prestige qui date des temps immémoriaux. Voici quelques exemples;

Les Diomandé à Ouaninou et dans plusieurs villages du Mahou sont respectés pour leur statue ancestrale de propriétaires terriens. Ils sont suivis dans l’ordre protocolaire de la tradition par les Koné.qui date des temps immémoriaux. Voici quelques exemples; Les Bakayoko à Koro jouissent de l’aura et

Les Bakayoko à Koro jouissent de l’aura et de la piété de leur ancêtre El-Hadji Moussa Bakayoko . Ils sont considérés comme de grands maîtres coraniques. El-Hadji Moussa Bakayoko. Ils sont considérés comme de grands maîtres coraniques.

Les Fadiga à Touba sont honorés du savoir intellectuel (savoir coranique) de leurs ancêtres.. Ils sont considérés comme de grands maîtres coraniques. Les Kallo à Koro ont le crédit

Les Kallo à Koro ont le crédit d’avoir réussi à persuader, entre le XIV e siècle et le XVI e siècle, les Soumahoro à adhérer à la religion XIV e siècle et le XVI e siècle, les Soumahoro à adhérer à la religion musulmane. Ils détiennent ce crédit de leur ancêtre Fodé Kallo qui a été le principal acteur de cette persuasion. Les Soumahoro ont par la suite eu à Koro des maîtres coraniques dont Kammba (Karamogoba) Soumahoro décédé à la fin des années 1990.

Au sein du Kabla se trouvent différents Boon-da qui signifient Portes. L’étendu du Boon-da n’est pas très bien défini. Il peut se limiter aux enfants d’un même père ou rassembler les enfants d’un même grand-père.

Quelques Kabla du Mahou

Le Tableau 3 résume une liste de 15 noms de Kabla du Mahou. Comme précédemment indiqué à la Section 4, les accents des populations sont plus prononcés à mesure qu’on se déplace de Foungouésso (Sud) vers Borotou (Nord). Cela a parfois eu un impact sur l’écriture de certains noms. Du fait de ces anomalies administratives, on a au moins quatre variantes du nom Bakayoko. Tous les porteurs de ces noms appartiennent au Kabla Bakayoko car ils ont le même ancêtre El-Hadji Moussa Bakayoko. Il s’agit des noms Bagayogo, Bayogo, Bayo et Bayoko.

Tableau 3. Quelques Noms de Kabla du Mahou

 

Nom de

 

Nom d’Éloge

Nom

 

No.

Kabla

Variante du Nom

Equivalent

Quelques Localités du Mahou

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1 Bamba

 

Djoukoulou-Bamba

 

Touba, Koro, Baké, Ferentella, Guintéguéla, Koonan, Gbélo, Borotou

2 Bakayoko

Bagayogo, Bayo, Bayogo, Bayoko

Layimusa-moini

 

Koro, Bayola, Guintéguéla

 

Sérifou, Sêfou,

     

3 Chérif

Shérif

Aïdara

Traoré

Babouèsso, Ganhoué, Ferentella

4 Diabaté

Diabagaté

   

Kamassella

 

Dyomandé,

   

Touba, Booko, Ouaninou, Koonan, Bianko

5 Diomandé

Yomandé

Koyé

Camara

6 Dosso

     

Borotou, Nyokosso, Sokourala (Mahou-Sokourala)

7 Doumbia

Doumouya

Koman

Kourouma

Koro, Ouaninou

8 Fadiga

Fadika, Fatiga

Doubassi

 

Touba

9 Fofana

     

Touba

 

Kalo, Kalogo,

   

Koro, Sokourala (Mahou- Sokourala)

10 Kallo

Kaloko

Yangouba

Doukouré

11 Koné

     

Booko, Ganhoué

12 Sako

     

Touba

 

Sakanoko,

     

13 Sanogo

Sakanogo

Touba, Ganhoué

14 Soumahoro

Soumaoro

 

Kanté

Koro, Booko, Tiasso, Nigbila

15 Touré

     

Touba, Ganhoué, Touresso, Foungbesso, Guintéguéla, Sokourala (Mahou-Sokourala)

Certains Kabla ont un nom d’éloge qui fait référence à un prestige ancestral. Ce nom d’éloge est généralement prononcé au cours des protocoles de salutations. Voici un exemple; "i Sêfou, Aïdra". Cela signifie: "Chérif, tu es !, honorable Aïdara". Cette formule de politesse est utilisée pour exprimer la considération qu’on a pour l’autre et son Kabla. L’individu répond alors par "N’baa" s’il est un homme ou par "N’Sée" s’il est une femme pour dire: j’acquiesce. Certains Kabla ont des équivalences qui résultent d’alliances ancestrales. Par exemple, les Dyamou Doumbia et Kourouma sont équivalents. Sur base de ce principe, un Doumbia peut s’appeler Kourouma. À quelques exceptions près, les noms de Kabla du Mahou se retrouvent également dans le Worodougou, dans le Denguélé et dans certains villages du département de Biankouma (Dix-Huit Montagnes) notamment chez les Toura.

La chefferie traditionnelle mahou

Droit d’exercice de la chefferie

Dans les villages du pays Mahou, la chefferie est exercée par une lignée. La succession à la tête du village se fait en ligne directe sauf s’il n’y a pas de garçons dans la descendance directe. Dans ce cas une succession en ligne collatérale pourrait être envisagée tout en restant dans la lignée. Voici quelques exemples de lignées exerçant la chefferie dans différentes localités du Mahou:

Diomandé à Booko, à Ganhoué, à Ouaninou;Bakayoko à Koro; Dosso à Borotou; Chérif à Babouèsso; http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous Bamba à Guintéguéla, à

Bakayoko à Koro;Diomandé à Booko, à Ganhoué, à Ouaninou; Dosso à Borotou; Chérif à Babouèsso; http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous

Dosso à Borotou;à Booko, à Ganhoué, à Ouaninou; Bakayoko à Koro; Chérif à Babouèsso; http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous

Chérif à Babouèsso;Ganhoué, à Ouaninou; Bakayoko à Koro; Dosso à Borotou; http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous Bamba à Guintéguéla,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous

Bamba à Guintéguéla, à Koonan, à Ferentella, à Gbélo, à Baké; etChérif à Babouèsso; http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous Touré à Touresso Le droit d’exercice de la chefferie par

Touré à Touressoà Koonan, à Ferentella, à Gbélo, à Baké; et Le droit d’exercice de la chefferie par

Le droit d’exercice de la chefferie par la lignée en question ne peut être ni remis en cause ni être négocié. Par exemple; à Koro un Soumahoro, un Bamba, un Doumbia ou un Kallo peut être Député, Maire ou Président du Conseil Général mais il ne peut exercer le rôle de chef de village de Koro. Ce rôle revient exclusivement aux Bakayoko, descendants de la lignée d’El-Hadji Moussa Bakayoko. Kassoum Bakayoko est l’actuel chef de village de Koro. Dans les villages voisins que sont Babouèsso et Baké, les chefs actuels sont respectivement Vassiriki Chérif et Lahou Bamba.

Rôle du chef de village

Le chef de village est au dessus des chefs de Kabla, c’est le Sotii. Il est garant de la tradition, des coutumes et peut être également chef de terre Loutii. Il est responsable des sacrifices et rituels en l’honneur des ancêtres pour la protection et la prospérité du village. Il procède au règlement des litiges dans la communauté. Il est assisté dans ses tâches par ses notables. Ces derniers l’aident à prendre les grandes décisions qui concernent le fonctionnement de la communauté. Le rôle de chef de village est à vie.

Quelques anciens chefs mahou

Le pays Mahou a connu de nombreux chefs charismatiques. L’on pourrait écrire plusieurs pages sur Mèman Soumaka Diomandé de Booko, Mèman Vafee Bamba de Guintéguéla, Mèman Mouefin Bamba de Koonan, Mèman El Hadji Moussa Bakayoko de Koro, Mèman Famo Diomandé de Foueman, Mèman Wasa Famba Diomandé de Ganhoué et Mèman Miavaya Diomandé de Ouaninou fondateurs des villages mentionnés.

Les générations qui ont suivies ont également connu des chefs charismatiques. Il y a eu Sogbèti Bamba originaire de Gbélo dont il fut le Sotii pendant de très longues années. Sogbèti avait le don de guérir des membres fracturés à partir de médicaments ou Bouè traditionnels. Il y a eu également le chef canton ou Yamaatii Denbè-Lahou Dosso. Il fut le chef du canton ou Yamaa réunissant Borotou, Nyokosso, Koro et les villages environnants. Il est originaire de Borotou. Il y a eu également Zito Diomandé de Bianko. L’actuel Sotii de Koro succéda à Mamadou Bakayoko en 2011. Ce dernier succéda à Sekola Bakayoko. Sekola succéda à Kafoumba Bakayoko. Il y a eu d’autres chefs entre Kafoumba et El Hadji Moussa Bakayoko. Parmi ceux-ci on peut citer Vassiafa Bakayoko qui succéda à Moussa.

Héritage culturel du Mahou

En plus des sites d’attraction décrits à la Section 3, le pays Mahou dispose d’un héritage culturel qu’il essaie de sauvegarder. Cet héritage comprend des danses de réjouissances, des chants traditionnels, le respect des ainés, les rituels du mariage, les spécialités culinaires et les prénoms.

Lomba

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Le Lomba est un moment de retrouvailles, qui permet à la diaspora Mahou de retourner dans les villages. C’est aussi l’occasion pour les enfants de la diaspora de mieux connaître les traditions du village et les villageois. Le Lomba peut durer plusieurs jours.

La période du Lomba coïncide avec la date de l’anniversaire de la naissance du prophète de l'islam Mahomet, c’est-à-dire le Maoulid. Une fois les cérémonies religieuses relatives à la naissance du Prophète terminées, les populations ont droit à des danses traditionnelles. Des exemples de danses de réjouissances sont le Koukouba à Koro et le Bou à Dioman ou à Biémasso. Il existe bien d’autres danses selon la localité où l’on se trouve. Une cantatrice du pays Mahou s’appelle Mawa. Une de ses chansons peut être écoutée en cliquant sur le lien:

http://dioms.universpodcast.com.

Groupe Les Galliets

Le leader du Groupe s’appelle Alidou Diabaté. Son nom d’artiste est Ali Galliet. Le groupe a lancé un genre musical sur fond Mahouka, alliant tradition et modernisme. "Samedi Soir" est un album du Groupe Les Galliets. Une vidéo des Galliets est accessible via le lien ci-dessous : http://video.abidjan.net/video

/Les_Galliets_c%C3%A9l%C3%A8brent_les_m%C3%A8res

Le Groupe a aussi un album intitulé Éléphants 92. Cet album fut créé pour soutenir l’équipe nationale de football lors de la XVIIIe édition de la Coupe d’Afrique des Nations à Dakar en 1992. La Côte d’Ivoire fut Championne d’Afrique pour la première fois de son histoire. Éléphants 92 est du Zouglou composé avec un mélange de Français, de Gnaboua et de Mahouka. Une particularité de ce Groupe est qu’il est formé de trois frères (les frères Diabaté) et de leur ami Cyriaque un Gnaboua. Les Galliets sont basés à Abidjan.

Société patrilinéaire

Le pays Mahou est une société patrilinéaire. De ce fait, la transmission des Dyamou et de l’héritage passe par le lignage du père. Le père est le chef de famille. À son décès, l’héritage appelé Tchiin revient de droit à l’aîné de la famille qui assure le rôle de chef de famille. L’héritage peut cependant être géré par un frère du défunt si les héritiers ne sont pas majeurs.

Des droits de lignage maternel existent chez le Mahou. Les parents maternels sont appelés Bènaka-lou. Lorsque le chef de famille immole un mouton le cou de l’animal revient aux neveux ou Bèni-lou. C’est-à-dire aux enfants de ses sœurs ou de ses cousines du même Kabla, ces dernières étant les Bien-ni-mousso-lou. Les gigots reviennent à ses épouses. Le derrière de l’animal, appelé Gbooun, et incluant la queue revient aux Bien-ni- mousso-lou.

Droit d’aînesse et mariage

Droit d’aînesse

Le droit d’aînesse est un droit fondamental chez les Mahou. La vie quotidienne de la communauté est structurée selon le critère d’âge. Chez les hommes on trouve au sommet les vieux appelés Tchomba-lou. Ils sont suivis par les adultes appelés Tchè-lou. Le troisième maillon est celui des jeunes appelés Kawé-lou. Le dernier maillon est formé par les petits garçons appelés Démou-lou. La hiérarchie des femmes est similaire à celui des hommes. Au sommet se trouvent les vieilles appelées Moussoba-lou. Elles sont suivies par les adultes appelées Mousso-lou. Le troisième maillon est celui des jeunes filles appelées Sïngbi-lou. Viennent enfin les petites filles appelées Démou-lou.

Le droit d’aînesse est régi par deux principes élémentaires. Le premier principe réside dans la formule utilisée pour appeler les aîné(e)s. Les jeunes en appelant leurs aînés garçons, précèdent toujours les prénoms de ces derniers par Ngôtchè qui signifie grand frère. Les prénoms des aînées filles sont toujours précédés par N’gôsso

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qui signifie grande sœur. Voici deux exemples: Ngôtchè Vassancy et N’gôsso Makoni. Dans ces exemples Vassancy et Makoni sont respectivement des prénoms masculins et féminins.

Il est de coutume chez le Mahou de faire précéder les prénoms des femmes âgées, c’est-à-dire les Moussoba-lou, de Moan signifiant grande-mère. Par exemple le prénom de jeune femme Makoko deviendra plus tard Moan-Makoko. Cette appellation est un signe de respect et de considération pour les Moussoba-lou. Une considération similaire existait pour les Tchomba-lou. Ainsi, le prénom de jeune homme Vèssou devenait plus tard Mèman-Vèssou. Mèman signifiant grand-père est de nos jours utilisé comme prénom d’un enfant plutôt qu’un signe de considération.

Le second principe consiste à se soumettre aux décisions des aîné(e)s. Dans la société traditionnelle Mahou, les cadets n’ont pas le droit de contester les décisions de leurs aîné(e)s.

Mariage

Le mariage est moralement obligatoire en pays Mahou pour tout homme et toute femme en âge de se marier. Le mariage renforce les liens entre Kabla et entre villages. Ce type de lien existe entre Touba et Koro. Il est né des mariages entre des Fadiga de Touba et des femmes Soumahoro de Koro.

En pays Mahou, le processus conduisant au mariage d’un homme et d’une femme est régi par certains principes traditionnels.

La tradition conférait au chef de famille le droit de proposer à son premier fils la première femme que ce dernier devait épouser. Généralement il s’agissait de la fille d’un frère, d’une sœur ou du meilleur ami. Le fils pouvait par la suite épouser d’autres femmes s’il le souhaitait. Cette tradition qu’ont connu et vécu les générations d’avant 1940 a quasiment disparu.

Selon la tradition, les mariages sont possibles entre cousins et cousines et entre des individus de différents Kabla. Il peut cependant avoir un interdit de mariage dans certains cas. Il s’agit de cas exceptionnels. Ce type d’exception existe entre Chérif et Kallo qui sont des alliés. L’ancêtre des Cherif aurait rendu à l’ancêtre des Kallo un service de valeur inestimable. En reconnaissance à ce geste, l’ancêtre des Kallo aurait pris l’engagement de faire en sorte que sa descendance ne fasse jamais "verser les larmes" des Cherif. Il aurait ainsi demandé à ses descendants de s’abstenir d’épouser des femmes du Kabla des Chérif. Cette interdiction ancestrale est basée sur le fait que dans un mariage, l’époux pourrait volontairement ou involontairement faire "verser les larmes" de son épouse. Le terme "verser les larmes" inclus les souffrances qu’une femme pourrait endurer dans son foyer. Selon la tradition, le non-respect de cet interdit ancestral conduirait à des difficultés récurrentes chez l’époux.

La tradition exige qu’un messager appelé Furtchila soit impliqué dans le processus du mariage. Il est le lien entre les deux familles avant, pendant et après le mariage. Il est équivalent au témoin de mariage chez les occidentaux. Un rôle tout aussi important du Furtchila est de rassurer les parents de la fille que le prétendant est bien un Limèya-moo c'est-à-dire un homme digne de confiance. Le respect dû aux futurs beaux-parents défend de s’adresser à eux sans un Furtchila.

Selon la coutume, la demande en mariage d’une fille se fait auprès de ses oncles. Il s’agit des frères ou des cousins paternels du père de la fille. Cette procédure est valable aussi bien du vivant du père biologique qu’après son décès. Dans la société Mahou, les oncles paternels sont considérés comme les personnes responsables des nièces. Ils ont de ce fait le titre de Déntii-lou qui signifie responsable de l’enfant. La famille de la fille désigne généralement l’oncle à qui doit se faire la demande. Une fois la demande faite, l’oncle appelé Bènô s’entretient avec sa nièce pour lui porter l’information et l’entendre. La maman est également informée.

L’offrande de colas aux parents de la fille et son acceptation par ceux-ci est un préalable à l’acte de mariage. Ce préalable est suivi de l’annonce officielle de la demande et de la date du mariage à la communauté lorsque la demande a été acceptée. Cette annonce est faite par la famille de la future mariée ou Kongnon-mousso.

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La dot appelée Furnanfou, le lavage des cheveux de la fille ou Koun-goo et la nuit de noce sont des éléments clés du mariage. Traditionnellement le Furnanfou s’élève à 2 ou 3 bœufs. Ces bœufs ou Nissii deviennent les biens de Kongnon-mousso. Elle est libre d’en faire ce qu’elle veut. Elle peut décider de les élever pour constituer un bétail ou les vendre pour obtenir un fonds de commerce. Lors des cérémonies du mariage ou le Fursii, les coépouses de la mère de la mariée appelées Dén-ba-lou pour la circonstance jouent un rôle plus important que la mère. Le lavage des cheveux de Kongnon-mousso est une activité exclusivement réservée aux Mousso-lou sous le regard bienveillant des Moussoba-lou. Au cours de ce rituel, les Mousso-lou font des prières, donnent des conseils à Kongnon-mousso sur la vie dans un foyer et sur l’art d’être épouse. C’est généralement un moment émotionnel pour Kongnon-mousso. La cérémonie du mariage se déroule un jeudi. Elle est conclue par la nuit de noce sous la bénédiction d’une Moussoba.

Généralement, avant la demande en mariage la famille du prétendant procède à un sacrifice en l’honneur des ancêtres en invoquant le créateur suprême. Ce rituel vise à s’assurer que le mariage une fois réalisé sera durable et fait de bonheur. Du côté de la famille de la fille, l’acceptation de la demande peut également être précédée d’un sacrifice en l’honneur des ancêtres pour les mêmes raisons. En général, le sacrifice d’un coq est suffisant.

Après le décès du mari, la femme peut se remarier à un des jeunes frères du défunt. Cette pratique était recommandée pour les deux raisons suivantes ; (1) permettre aux enfants d’avoir le même nom de Kabla afin de renforcer leurs liens, et (2) permettre à la femme de rester auprès des enfants qu’elle a eu avec le défunt pour continuer leur éducation. Ce type de remariage était facilité par différents facteurs. Les jeunes frères étaient généralement au service de leurs aînés avant le décès de ces derniers. Il existait par ailleurs des rapports de plaisanteries, dans le cadre du Nimôya, entre les cadets et les femmes de leurs aînés. Ces jeunes beaux-frères appelés Nimôtchè étaient ainsi considérés dans la pure plaisanterie comme les petits-maris de leurs belles- sœurs. Le terme Nimôtchè ne doit pas être confondu avec le terme Gnamôtchè qui signifie amant et qui se déroule dans le cadre du Gnamôya ou concubinage. La tradition Mahou interdit le Gnamôya.

Femme mahou

En pays Mahou, le lignage maternel joue un rôle actif au cours des grandes cérémonies qui touchent un individu; par exemple le retour du pèlerinage ou lors d’un décès. Ainsi, le Mahou est attaché à ses parents maternels au même titre qu’à ses parents paternels.

La femme est avant tout une épouse et l’art d’être épouse en pays Mahou est basé sur certaines valeurs et des tâches quotidiennes. En signe de respect pour son mari, la femme Mahou fléchit les genoux en lui servant son repas ou à boire. Ce rituel est un élément clé de l’art d’être épouse.

L’excision était considérée comme une initiation préalable au mariage. Comme dans plusieurs régions de Côte

d’Ivoire, cette pratique fut répandue dans le Mahou

des femmes. Juste après le passage de l’épreuve, les jeunes initiées entonnaient une chanson de bravoure comme: A tè yala kiila wélaa? Kon-gon-gon-niwé signifiant c’est donc pour ça seulement que vous avez invité la lionne? Trop petit comme épreuve. L’excision est aujourd’hui en voie de disparition. Elle n’a pas de fondement religieux et peut causer des problèmes de santé.

23

. L’initiation était placée exclusivement sous le contrôle

Les femmes ou Mousso-lou jouent un rôle prépondérant dans l’éducation des enfants en bas âges. La transmission de la langue aux enfants se fait principalement par les femmes. Avec le temps, l’éducation des garçons incombe au père et celle des filles incombe à la mère. Mais, l’éducation d’un enfant dépasse le cadre familial car il reçoit également l’éducation de la communauté. Ainsi, toutes les personnes âgées, les Tchomba-lou et les Moussoba-lou, ont de facto le droit de rappeler à l’ordre un enfant qui a un écart de conduite.

Dans les villages, les femmes partagent leur quotidien entre leurs foyers, les travaux champêtres et le commerce. Le travail agricole des femmes consiste au désherbage, à la récolte, au transport et à la

commercialisation des cultures vivrières tandis que le défrichage, le semis et le traitement des cultures sont du

ressort des hommes

24

. Les Moussoba-lou ou grand-mères sont généralement spécialisées dans le filage du

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coton à l’aide d’une tige cylindrique en fer et d’une pierre plate. Le produit du filage sert à la fabrication de vêtements traditionnels.

Les femmes s’entraident en mettant en place un système financier informel, la tontine. Cela leur permet de se constituer un capital ou d’augmenter le capital de leurs activités commerciales. Ce capital est appelé Manangou.

Spécialités culinaires du Mahou

Il existe différentes spécialités culinaires chez les Mahou notamment le Lafri, le Namanssa-baa et la sauce

feuille de Gombo.

Lafri

7, 8

Le Lafri est un plat à base de riz, la culture vivrière dominante du pays Mahou

a été décrite par Hadja Fatoumata Hamza-Bamba, nommée ministre de la Reconstruction et de la Réinsertion de

Côte d’Ivoire en avril 2007

. La recette reprise ci-dessous

25

.

Il faut: 500 g de viande, 1 kg de riz, 0.25 litre d'huile, 0,5 kg oignon, 4 tomates fraîches, 7 gombos, 2

aubergines blanches, du poisson, 1 gousse d'ail, 2 piments (option), du sel, du poivre, du persil, du laurier et quatre cuillerées à soupe de soumbala. Porter l'huile à ébullition et faire revenir la viande en y ajoutant le sel, le poivre, le persil et l'ail écrasé. Ajouter un peu d'eau et laisser dorer la viande.

Ajouter ensuite l'oignon et la tomate fraîche coupés en dés et le laurier. Ajouter un peu d'eau et laisser cuire pendant 30 min à feu doux. Faire bouillir un peu d'eau, et ajouter les gombos, les aubergines, les piments frais. Après cuisson des légumes, retirer les aubergines et les piments et faire cuire le riz comme d'habitude dans cette même eau. Pendant ce temps, piler le magne sec avec le soumbala bien lavé auparavant. Avant la cuisson complète, mettre le mélange de magne sec et soumbala au milieu du riz et refermer avec du riz. Laisser cuire environ 10 minutes à la vapeur. Mélanger le riz avec le soumbala et les gombos. Servir le riz, dresser les aubergines et les piments sur le riz, servir la viande dans un autre plat et bon appétit !

Namanssa-baa ou Gô-baa

Le Namassa-baa ou Gô-baa est une bouillie préparée à partir de bananes plantains bien mûres, de pate d’arachide et d’huile de palme. C’est l’entrée préférée des Mahou pour rompre le jeûne pendant le mois de Ramandan appelé aussi mois de Carême. Namassa ou signifie banane et baa signifie bouillie.

Prénoms culturels du pays mahou

Une partie de l’héritage culturel du Mahou se trouve dans les prénoms du terroir. Ces prénoms ont presque disparu de nos jours. Cela a principalement pour raison: la religion. Lors de l’islamisation, il a été suggéré de prendre un prénom musulman de sorte à se faire facilement reconnaître par les membres de sa communauté religieuse.

La majorité des prénoms Mahou ne sont pas liés à des fétiches. Il n’y avait pas non plus une règle établie d’attribution des prénoms des enfants. Un père donnait en général à ses enfants les prénoms de leurs tantes, de leurs oncles ou de leurs grands-parents paternels et maternels. Il s’agissait de prénoms du Mahou. Comme dans le Bafing, des prénoms culturels existaient également dans le Worodougou (ex. Médjio, Mèzè, Mètouba, Mayaman, Massoma, Mazéguela, Makani) et dans le Denguélé (ex. Nifa, Nassanaba, Vakaba, Movaly, Vamé).

Il existe au moins 36 prénoms féminins Mahou et au moins 51 prénoms masculins Mahou. À quelques

exceptions près, ces prénoms n’ont pas de signification particulière. Ce sont des prénoms comme Jean ou Paul.

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Parfois, le Mahou fait la distinction entre deux personnes ayant le même prénom en ajoutant à leur prénom celui de leur mère. Voici un exemple : Maati-Moussa. Cet exemple signifie Moussa fils de Maati.

Prénoms féminins mahou

Les prénoms féminins sont souvent précédés de MA faisant référence à ma maman. Le Tableau 4 présente quelques prénoms féminins Mahou.

Tableau 4. Quelques Prénoms Féminins Mahou

No.

Prénom Féminin Mahou

Équivalent

1

Bêkoman

 

2

Fatouanta

Fatou, Fatim, Fatoumata

3

Maati

 

4

Maatin

 

5

Mabani

 

6

Maboula

 

7

Machata

 

8

Mahikan

 

9

Madoussou

 

10

Mah

 

11

Makemin

 

12

Makoko

 

13

Makoma

 

14

Makoni

 

15

Malomè

 

16

Malonan

 

17

Mangbè

 

18

Matiangué

 

19

Matilla

 

20

Massandjé, Massandié

 

21

Massé

 

22

Masseni

 

23

Massiagbè, Machagbè

 

24

Massiami, Machiami

 

25

Massogbè

 

26

Mawa

Awa

27

Matégbè

 

28

Mayoli, Mayogoli

 

29

Metata

 

30

Mouandéza

 

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31

Moyamou

Mariam, Mariame

32

Namouama, Namama

 

33

Ninzata

Ami, Naminata, Aminata

34

Nôbala, Nogobala

 

35

Tata

 

36

Toumoutou

 

Prénoms masculins mahou

Les prénoms masculins sont souvent précédés de VA faisant référence à papa. Voici répertorié par ordre alphabétique quelques prénoms masculins (Tableau 5).

Tableau 5. Quelques Prénoms Masculins Mahou

No.

Prénom Masculin Mahou

Équivalent(Signification)

1

Bamoussa, Vamoussa

Moussa

2

Bouakè

 

3

Boulaama, Bourama

Ibrahim

4

Blamassi

 

5

Djiguiba

(Grand Espoir)

6

Faboué

 

7

Ganouho

 

8

Gbaou

 

9

Kafori, Kafolly

 

10

Kafoungbè

 

11

Kamèkè

 

12

Kammba, Karamogoba

(Grand Maître)

13

Kanvaly

 

14

Kouananti

(Erudit, Savant)

15

Kramon, Vakramon, Karamoko

(Maître)

16

Kessé, Vakessé

 

17

Kèlèmassa

 

18

Lahou, Denbè-Lahou

(Lahou le valereux fils)

19

Lama

 

20

Louty, Loutii

(Chef de terre)

21

Maméry

 

22

Mamouet

Mamadou, Mohamed

23

Mandjè

 

24

Mèmo

 

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25

Mèman-Dinguè

 

26

Minvawa

 

27

N’Gouamou

 

28

Nôgomo, Vanômo

Namory

29

Samouka

 

30

Sangba

 

31

Sekola

 

32

Siaba

 

33

Sinty

 

34

Tchonmoh

Tiémoko

35

Vadro

 

36

Vaghoman

 

37

Vagondo

 

38

Vakafoumba

 

39

Vakotié

 

40

Vamo

 

41

Vassancy

 

42

Vassiafa, Vachafa

 

43

Vassiki, Vachiki, Vassiriki

Sidik

44

Vassindou, Sindou

Saïd

45

Vassohatie

 

46

Vassogbèti, Sogbèti

 

47

Vayanga

 

48

Vessaly

 

49

Vèssou

Youssouf

50

Wassina

Lacina

51

Zido, Zito

 

Figures emblématiques du pays mahou

On peut classer les figures emblématiques du pays Mahou en deux groupes à savoir la "première génération" et la "seconde génération". Le classement est fait plus ou moins en fonction de la période avant et après le multipartisme en Côte d’Ivoire. Les Tableaux 6 et 7 qui suivent décrivent par ordre alphabétique quelques-unes de ces personnalités.

Première génération

Tableau 6. Figures Emblématiques du pays Mahou – Première Génération

Nom

Localité

Naissance

Titre et Action

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Abdoulaye

Touba

 

Banquier, Premier Africain Gouverneur de la Banque Centrale

Fadiga (Feu)

des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de 1975 à 1988

26

.

Adama Dosso

     

(Feu)

Borotou

Borotou

Colonel, Pilote de l’air, Ex-pilote du Président Félix H. Boigny.

Bakary Bamba

Guintéguéla

Bouaké

Humoriste, Ex-Cadre à Air Afrique.

Blamassi Touré

Mahou-

 

Lieutenant Colonel, Premier Commando Fusilier Marin et Parachutiste Ivoirien, Premier Commandant de la Marine Nationale, Champion de Judo 5 e dan, Arbitre international olympique de Judo.

 

(Feu)

Sokourala

Lama Bamba

Touba

 

Gardien de but de l’équipe de football de Bouaké, Ex-entraîneur des éléphants.

Lamine Fadiga

     

(Feu) (Doyen

Touba

Touba

Ex-Président de la Chambre de Commerce de Côte d’Ivoire, Fondateur du Centre des Handicapés Physiques de Bouaké, Ex-Député.

 

Lamine) ou

(Lamineba)

   
 

Mahou-

 

Ex-Directeur du Budget, Premier administrateur Ivoirien à la BAD, Ex-Ambassadeur auprès de sept pays, dont l'Arabie Saoudite, le Bahreïn et l'Émirats arabes unis.

 

Lancina Dosso

Sokourala

Lakota

Mamadou

   

Un des premiers Vétérinaires de Côte d’Ivoire, Carrière de Vétérinaire à Minankro devenu Bambakro.

 

Bamba (Feu)

Guintéguéla

Guintéguéla

Malonan Dosso

Borotou

Borotou

Première femme ingénieure des Travaux Publics (TP) de Côte d'Ivoire, Ex-directrice des TP de San Pedro.

 

Mohamed

   

Ingénieur de l’École Naval de Brest, Contre-amiral, Ministre de la Marine du Président Félix Houphouët Boigny de 1976 à 1987, Ministre de l’Énergie et des Mines, Ministre des Ressources Minières et Pétrolières sous le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, Maire de Touba de 1985 à 1990, Élu député PDCI de Touba aux élections de 2000-2001.

Lamine Fadika

Touba

Man

Moussa Dosso

   

Ex-député de Borotou-Koro, Fondateur du Collège la Renaissance de Bouaké.

 

(Feu)

Borotou

     

Ex-Directeur de l’abattoir de Port-Bouët, Député PDCI de Koro

Moussa Kallo

Koro

Koro

(1995-1999).

Namaman

 

11 mai 1965 à Bouaké

 

Fadika

Touba

Sportive, Handballeuse.

Vamogo

   

Ex-Secrétaire Général du PDCI section Borotou-Koro, Premier Maire de Koro (1995).

Bagayogo (Feu)

Koro

Koro

Vamoussa

   

Ex-Directeur du Lycée Technique d´Abidjan, Ministre des Travaux Publics, Transports, de la Construction et de l’Urbanisme dans le XV ème Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire (RCI) formé le 16 octobre 1989, Ministre de l’Éducation Nationale dans le XVI ème Gouvernement de la RCI formé le 30 novembre 1990 et dirigé par le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara.

Bamba (Feu)

Touba

Vanômo Bamba

   

Commissaire, Fondateur: Lycée Aimé Césaire de Yopougon à Abidjan.

 

(Feu)

Guintéguéla

Guintéguéla

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Vassancy

 

Colonel, Ex-pilote du Président Félix H. Boigny, Ex-attaché Militaire à l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris.

Bamba

Ferentella

Vassiriki

   

Soumahoro

Booko

Ex-Secrétaire Général du PDCI à Booko.

Seconde génération

Tableau 7. Figures Emblématiques du pays Mahou – Seconde Génération

Nom

Localité

Naissance

Titre et Action

Al Moustapha

       

Touré

Touba

Bouaké

Homme d’affaires, Président du Mouvement J’aime Gbagbo.

Amara Bamba

Touba

 

Maire de Touba, élu lors des élections législatives de 2000-2001.

 

Gbaou

   

Ingénieur Agronome, Député de Koonan et Ouaninou pour le PDCI, élu lors des élections législatives de 2000-2001.

 

Diomandé

Ouaninou

Abengourou

Ibrahim

   

Architecte, Fondateur du Cabinet Made Architecture, Représentant Rassemblement des Républicains (RDR) dans le Bafing, Désigné Président du Conseil d'Administration (PCA) de la SICOGI en Octobre 2011

Bakayoko

Koro

Agboville

Ibrahima Bayo

Koro

Bouaké

Ex-Sous-préfet à Bettié (Moyen-Comoé), Promu Secrétaire Général

27

de la préfecture de Danané (Dix-Huit Montagnes) en 2007

.

Karamoko Fodé

Touba

 

Colonel, Premier Président du Conseil Général de Touba, élu en

 

Sako

2002.

Karim Fadiga

Touba

 

Cadre du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT), Promu Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts en mars 2010 dans le deuxième Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Guillaume Kigbafori Soro.

 

Kassoum Fadika

Touba

 

ex-Directeur Général de Petroci (2002 à 2010).

Mamadou

   

Docteur en Géologie Appliquée : Télédétection et Système d’Information Géographique (Bordeaux 1), Responsable du Comité National de Télédétection et d’Information Géographique (CNTIG) de 1992 à 2000.

Fofana

Touba

Man

Mamadou

   

Secretaire National RDR chargé des élections, Nommé Ministre de la Construction, de l`Assainissement et de l`Urbanisme en avril 2011 dans le premier gouvernement du Président Alassane Dramane Ouattara.

Sanogo

Ganhoué

Mahamadou

     

Koné

Ganhoué

Premier Président National de la Jeunesse du PDCI (JPDCI).

 

Maméry

Koro

 

Ex- Sous-préfet à Tabou (Bas-Sassandra), Promu Secrétaire Général de la Préfecture de Bongouanou (N’Zi-Comoé) en 2007

27

Doumbia

 

.

Namory

   

Fondateur de Yirima Assurances, Élu Maire de Koro en 2001 pour le RDR.

 

Soumahoro

Koro

Koro

Sarra Fadika

   

Élue député en Décembre 2011 pour le RDR puis Première Vice-Présidente de l'Assemblée Nationale depuis mars 2012.

 

épouse Sako

Touba

Touba

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Souleymane

     

Diomandé (La

Bianko

Sergent Chef, Ex-aide de camp du Général Président Robert Guéi de 1999 à 2000.

Grenade)

     

Député de Booko, Borotou et Koro. Élue lors des élections de

Sita Dosso

Borotou

2000-2001.

Vassidiki

     

Bamba

Koonan

Maire de Koonan, élu lors des élections législatives de 2000-2001.

Youssouf

   

Ex-Cadre à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Ministre de la Formation Technique et Professionnelle sous le Premier Ministre Seydou Elimane Diarra, Ministre du Commerce sous les Premiers Ministres Charles K. Banny et Kigbafori G. Soro. Membre des Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire.

Soumahoro

Koro

Issia

Diaspora mahou

Un adage Mahouka dit : ni ma taman i tè soolon, taman la fissa. Cet adage signifie si tu ne voyages pas tu ne connaîtras pas d’autres contrées et cultures, voyager en vaut la peine car il cultive et développe l’esprit d’ouverture. Une des chansons du Groupe Les Galliets, album Samedi Soir, est basée sur cet adage. Ainsi, la diaspora Mahou se trouve à l’intérieur du pays, en Côte d’Ivoire, et à l’étranger. Des études ont montré qu’en

1971 la population de la diaspora Mahou dans les villes hors du terroir était deux fois plus importante que celle

du terroir

28

.

Dans les villes hors du terroir, le Mahou est souvent assimilé à son frère ou à sa sœur Koya (Koyaka) du Worodougou, par leur allié Sénoufo. L’alliance des Mahou et Koya avec les Sénoufo est scellée dans une

institution appelée Sinangouya. C’est une parenté à plaisanterie d’importance considérable dans le quotidien de ces peuples. Le Mahou et le Koya ont des similarités culturelles et des liens historiques. Mais, il s’agit de peuples différents. Mahou et Koya se reconnaissent facilement par leurs accents. Les personnes qui ont une connaissance sommaire de ces deux peuples, les appellent Dioula. Dioula signifie en réalité commerçant. La langue traditionnellement utilisée pour le commerce dans les grandes villes de Côte d’Ivoire est également

appelée Dioula

parler et à comprendre que le Mahouka et le Koyaka.

29

30

. L’appellation correcte de cette langue est cependant: Taboussikan

. Elle est plus facile à

Diaspora mahou à l’intérieur du pays

En Côte d’Ivoire, la diaspora Mahou se trouve principalement dans les villes du Sud du pays. Cette diaspora s’est constituée longtemps avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire en 1960. Le Tableau 8 montre une répartition de quelques familles en fonction des villes. Cette répartition a fortement changé dans le temps.

Tableau 8. Diaspora Mahou dans les Villes de l’Intérieur avant 1960

Villes

Familles

Abidjan

Bakayoko, Diabaté, Dosso, Kalo, Koné, Bamba

Abengourou

Bakayoko, Diomandé

Agboville

Bakayoko, Diabaté, Kalo, Kalogo

Bassam

Chérif, Diabaté

Bouaké

Bakayoko, Bayo, Bamba, Diomandé, Doumbia, Dosso, Fadiga, Fofana, Kalogo, Sako, Sanogo, Touré

Dabou

Bakayoko, Kallo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahous

Daloa

Bamba, Bakayoko, Kallo, Soumahoro

Danané

Chérif, Kallo, Soumahoro

Gagnoa

Bamba, Diabaté, Diomandé, Kallo, Touré

Issia

Fadika, Soumahoro

Divo

Bamba, Diomandé

Man

Fadika, Fofana, Kallo, Soumahoro, Touré, Doukouré

San Pedro

Bamba, Fadiga

Toumodi

Bamba, Diomandé

Parmi cette diaspora se trouvaient des commerçants, des transporteurs, des négociants de café-cacao et des fonctionnaires. On peut citer: Amara Doukouré (dit Amara-djan) à Man, Baba Kalogo à Bouaké (1922 – 15 mars 2001), Brahima Bamba à Daloa, Dagobert Touré à Bouaké, Doyen Lamine Fadiga à Bouaké, Falikou Fadiga à Bouaké, Fodé Kalo à Abidjan, Ibrahima Chérif à Bassam, Kalifa Bamba à Bouaké, Karamoko Fadika à San-Pédro, Lacina Kalo à Agboville, Lamine Soumahoro à Issa, Mamadou Bamba à Minankro, Mamadou Kallo (dit Amadouba) à Man, Mamboutou Bakayoko à Agboville, Maméry Diomandé à Bouaké, Mangbè- Boulaye Soumahoro à Man, Mèman Bamba à Man, Moussa Dosso à Bouaké, Minvawa Diomandé à Toumodi, Soualiho Dosso à Bouaké, Soumaïla Bakayoko à Bouaké, Tchomba Doumbia à Bouaké et Vakalo Kallo à Danané. Bon nombre des membres de cette génération, nés entre 1915 et 1932, sont décédés.

La diaspora comprenait également des Imams. On peut citer: Bouakè Dosso (originaire de Nyokosso), Karamoko Touré (originaire de Touresso), Kouananti Bamba (originaire de Toulo) et Souleymane Bakayoko dit (Chômanan) (originaire de Koro).

Des femmes de la diaspora sont actives dans le commerce ; achat de marchandises à l’extérieur de la Côte d’Ivoire et revente en Côte d’Ivoire. Leurs réseaux commerciaux s’étendent à Dubaï, à Singapour, à Lomé, à Cotonou et à Bamako. Pour minimiser les coûts de transports elles créent parfois un fond commun et désignent une personne pour effectuer le voyage au nom de toutes.

En général, la diaspora à l’intérieur du pays est organisée autour d’un leader de la communauté. Parmi les anciens leaders il y a eu:

À Toumodi, entre 1950-1970, Tiémoko Bamba , de Toulo, décédé en 1978-1979.

À Toumodi, entre 1950-1970, Tiémoko Bamba, de Toulo, décédé en 1978-1979.

À Man, entre 1950-1970, Mamadou Kallo dit Mamouet-djan (1896-1975).

À Man, entre 1950-1970, Mamadou Kallo dit Mamouet-djan (1896-1975).

À Bouaké, entre 1960-1980, Doyen Lamine Fadiga décédé en 1990.

À Bouaké, entre 1960-1980, Doyen Lamine Fadiga décédé en 1990.

À Abengourou, l’Imam Souleymane Bakayoko décédé en 2002.

À Abengourou, l’Imam Souleymane Bakayoko décédé en 2002.

À Issia, Lamine Soumahoro décédé le 20 mars 2007.

À Issia, Lamine Soumahoro décédé le 20 mars 2007.

Diaspora mahou à l’extérieur du pays

Hors de la Côte d’Ivoire, la diaspora Mahou se trouve en France, au Canada, en Italie, aux États-Unis et en Arabie saoudite. Cette diaspora s’est véritablement constituée après 1990. Le Tableau 9 présente quelques localités où l’on trouve des membres de la diaspora hors Côte d’Ivoire.

Tableau 9. Localités de Résidence de la Diaspora Mahou hors de la Côte d’Ivoire

Pays

Localité

Angleterre

Londres

Arabie saoudite

Djeddah

Belgique

Bruxelles

Belgique

Liège

Belgique

Namur

Canada

Montréal

Canada

Toronto

France

Paris

France

Lille

Italie

Rome

USA

Philadelphia

USA

Atlanta

USA

Washington

USA

New York

Notes et références

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(www.sil.org/silesr/2007/silesr2007-006.pdf)

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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