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XVIème siècle

La Pléiade

Né en 1549, la Pléiade (tout d’abord nommé la Brigade, mais elle changera de nom en 1556) est un
rassemblement de poètes tels que :
Joachim du Bellay Remy Belleau
Pierre de Ronsard Antoine de Baïf
Jacques Peletier du Mans (qui sera Pontus de Tyard
remplacé à sa mort par Jean Dorat) Etienne Jodelle

Dans Défense et illustration de la langue française, de Joachim du Bellay, on retrouve les idées
essentielles de la Pléiade qui sont de mener une réflexion sur les moyens d’enrichir la langue
française par des emprunts, la fabrication de néologismes, le rappel de mots disparus… etc.

Ils veulent se détacher de l’écriture du Moyen Âge, et veulent écriture dans leur langue : le français.
Celle-ci étant pauvre, ils ont créé des néologismes issus du latin ou du grec ou même de langues
régionales. De ce fait, ils participent au renouveau de la littérature et du français.

Ils imposent aussi alors l’alexandrin, l’ode et le sonnet et écrivent sur des thèmes comme :
L’amour La fuite du temps
La mort La nature

Colère, ardent, furieux, agité, / Je tremble tout sous la Divinité."


Ronsard

***
XIXème siècle

Le Parnasse (XIXème siècle)

Le nom de Parnasse a été emprunté à Alphonse Lemerre (qui publia en 1866 une anthologie de
poème moderne) et fut utilisé de suite à qualifier une assemblée de poète contre le Romantisme. On
retrouve :
Théophile Gautier (le plus célèbre) Villiers de l’Isle-Adam
Leconte de Lisle Sully Prudhomme
José-Maria de Hérédia François Coppée
Banville
Afin de « combattre » le Romantisme, les thèmes sont dénués de sentiments, d’émotions : on parle
de sculpture par exemple et on prône la forme parfaite du poème.

Sculpte, lime, cisèle ; / Que ton rêve flottant /


Se scelle / Dans le bloc résistant !"
Théophile Gautier

***
ème
Le Symbolisme (XIX siècle)

Une sorte de déclaration de guerre avec le Parnasse, le Symbolisme arrive en 1870 avec de grands
poètes à son commandement :
Charles Baudelaire Stéphane Mallarmé
Paul Verlaine Edgar Poe
Jean Moréas Paul Valéry
Le symbolisme « vêtit l’idée d’une forme sensible », c'est-à-dire qu’il recherche non pas à
représenter un objet, ou autre, fidèlement mais en lui donnant une émotion, une impression,
sensation.

Ce mouvement est qualifié de « face gothique du romantisme » : le romantisme étant plutôt rebelle
et impulsif, le symbolisme est plutôt statique et hiératique (raide, figé).

Nul ne s'était risqué à représenter le mystère de toute chose


par le mystère du langage.
Paul Valéry

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