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les ruines de la monarchie française 1

les ruines de la monarchie française 1

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Les ruines de la monarchie française : cours philosophique et critique d'histoire moderne, sur l'invasion des sophistes [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Revelière, Louis (1775-1866). Les ruines de la monarchie française : cours philosophique et critique d'histoire moderne, sur l'invasion des sophistes qui ont dévasté la France, bouleversé l'Europe et fait rétrograder la civilisation / par M. L. Revelière,.... 1885.

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AVANT-PROPOS

DE L'ÉDITEUR

Àint-i s'exicy tin livre de bonne foi/, lecteur. des Essais dans la préface de son œuvre prime l'auteur On ne saurait dire plus vrai ni plus juste incomparable. du livre que nous et «i les deux publions aujourd'hui dans la composition absolument et se proposent, la même et éclatante

C'est

ouvrages diffèrent dans le but qu'ils sincérité s'y révèle

à chaque page. Les temps tourmentés qui les ont vus éclore l'un et l'autre n'étaient peutêtre pas non plus sans quelque triste analogie, et du dernier aurait comme Michel pu à bon droit s'écrier Je fies pelaudé à toutes Gtielphe, au Guelphe Gibelin.

l'auteur

mains Notre nuscrit inspiré été mis

Montaigne au Gibelin j'estois

père vénéré nous a légué en mourant le maactuellement conçu et par nos soins; imprimé sous le gouvernement de la Restauration, il a en ordre et terminé durant les

premières années qui ont suivi la chute de Charles X, sauf touteinfois quelques mais en très-petit nombre, passages, sérés après la Révolution de 1848.

s- AYANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUH (" "

Longtemps éprouvions des haines, Nous

nous la crainte assoupies

avons qu'il

à le publier nous ne réveillât des rivalités et mais encore vivaces.

hésité

peut-être,

aussi qu'il ne soulevât des suscepappréhendions tibilités souvent respectables, ou ne fit de douloureuses aux dèscendants

de quelques hommes jugés dans sa conscience sévèrement inflexible, par l'auteur j, L dans son amour ardent pour la vérité. ,v bien que la génération à laquelle A ce propos et notre père soit disparue tout entière, puisappartient de 1775, c'est-à-dire qu'il était né au commencement blessures an après l'avénement de Louis XVI, il nous si est impossible de. ne pas nous rappeler les paroles de nos rois bienveillantes et si généreuses du dernier moins d'un légitimes, Malouet « Dans les derniers avait temps de la restauration, le rapportées dans la préface des, Mémoires de

X le au roi Charles communiqué avec manuscrit prince, que son père lui avait laissé.^Ce aux Bourde sentiments cette générosité qui appartient fils de Malouet bons, cun dit à Lally-Tollendal sait, dans son intimité comme chaqu'il admettait, « Les Mémoires de Malouet

« sont ses jugements seront, je n'en écrits*avec sincérité; ceux de F histoire mais il y a là quelques « doute pas, « mots bien durs pour un prince de ma famille; je vou« drais que la publication de ce livre fût différée jusqu'au à laqttclle nous appartenons où la génération » On était alors au eom« aura disparu de ce monde. « moment mencement de 1830.

AVANT-PROPOS

DE L'ÉDITEUR.

Certainement pressons

il serait

regrettable,

nous

nous

emr"'

de le reconnaître,

tion pût amener le danger, signalions tions, alors surtout

publicaque cette nouvelle dont tout à l'heure nous les résultats et d'où nos hésitaprovenaient chère et malheureuse notre

e"1

que d'union et qu'il a si grand besoin France tant éprouvée d'oublier le passé et les torts de s'efforcer lui faudrait ou ne s'en souvenir chacun, que pour les réparer. Mais, tons qu'un enchaîné devoir à notre par le vœu impérieux piété d'un mourant, cette nous nous tâche senà notre et vou-

y

°

conscience,

impose si filiale est plus terme

devons

1de différer, de la vie, ` que ne doit si les aux sans conviccertains y

Ions y satisfaire, car, arrivé

il ne nous an

permis ordinaire

nous-même

avons-nous peut-être Une chose nous vivants morts un*, droit que à ses trouveront la vérité. mais amis

déjà trop rassure à tous les

attendu. c'est on

cependant, égards, la dit avec à ses d'autant l'entendre. une

L'auteur toujours

quelquefois profonde

ménagement, tion, s'en ont

comme peut-être de

adversaires;

perdu effet à une

l'habitude époque

plus blessés qu'ils Nous vivons en d'accommodements tout et combien

de transactions, sur tout et pour

et de capitulations seraient aujourd'hui les générale à Fléchier inspirées et plus xvn" siècle o
i. Oraison funèbre

d'une

application plus rigoureuse et éloquentes paroles profondes du en présence de la société -•"V

du due

de Montausier

(11 août

1690).

AVANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUR

I

de si naturel à l'homme, n'y ait rien la vérité, il n'y a disait-il, que d'aimer et de connaître rien qu'il aime moins et qu'il cherche moins à connaître. Il craint de se voir tel qu'il est, parce qu'il n'est pas tel qu'il devrait être; et, pour mettre il couvre et flatte ceux des autres. plus
que

« Quoiqu'il

àcouvert Le monde mutuelles

ses défauts, ne subsiste il semble

que l'esprit

par

ses complaisances de

soit répandu sur tous les mensonge on n'a plus ni le courage de dire la vérité ni hommes; la force de l'écouter la sincérité incivilité passe pour et pour rudesse il n'y a presque plus d'amitié qui soit à l'épreuve fécond de la franchise d'un ami l'esprit, en déguisements, et ses intérêts, s'étudie tantôt à déflgurer, selon ses besoins les vices, tantôt les vertus, et la

le corps qui est l'image de la raison et comme parole, de la dissimulation de la vérité, est devenue et l'organe » mensonge. i du Si donc L'auteur aime la vérité avec. une passion son amour n'est pas moins ardent inflexible, pour le et par-dessus tout pour la Frànce. la patrie et respectée grande toujours comme il l'a vue sous le sceptre de ses rois légitimes, et comme il se plaît à la revoir dans ses souvenirs perbien, pour Il voudrait la justice sonnels et dans les leçons de l'histoire. Le but de l'auteur des Ruines deia monarchie franles sophistes dont l'invasion çaise a été de stigmatiser il a entendu flétrir les écrits, les réa dévasté l'Europe; volutions versé et les hommes le pouvoir renqui ont égaré la France, de la royauté, fait rétrocivilisateur

AVANT-PBOPOS

DE

L'ÉDITEUR

il

gradei*

la société

et rendu

la Restauration sont sincère

impossible. avec qui

Montrer 11 nos mamrs,

que nos institutions avec une liberté

incompatibles et avec le rôle

à la France dans la civilisation du monde, appartient est un thème d'une utilité incontestable et d'un intérêt saisissant, Prouver s'il est développé que la avec quelque a été talent. stérile, et cela r

Restauration

était impuissant et la renparce que son gouvernement r dait impossible à force d'inintelligence de la situation, sous le rapport des est une thèse doublement curieuse et des doctrines. personnes Tel est l'objet de cet ouvrage, et des méditations élective dont d'un sous les règnes I! les opinions indépendantes et dont le nom ni étranger un exposé de notre de l'expérience député qui a siégé à la Chambre de Louis XVHÏ et de Charles X, n'ont n'est pas pas été inconnu sans dans fruit

retentissement, la presse C'est et des l'esprit

à l'administration philosophique

publique. et critique du progrès française, nos depuis jours.

déviations

de notre

civilisation

On ne peut taire ciations contraires tés hardies

monarchie jusqu'à antique en chemin qu'il se rencontre à beaucoup jugements étranges, surfaites consacré de d'idées sur les reçues,

des apprédes vériet les

et des

hommes

choses

qui paraîtront pas et de réputations

offensants

Ne bravent-ils cinés

en effet beaucoup ?

ou discutables^ f enrade préjugés de la vieille est convenu

Le premier France, d'appeler traite l'ancien

volume, brièvement régime.

à l'étude ce qu'on

Il offre le tableau

de la gran-

WANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUR

deur origine

et de la décadence

de

la monarchie

Il la chute de l'Empire. jusqu'à résumé des causes de sa puissance, de ses progrès de sa ruine. C'est le développement des opinions l'auteur que. Les deux luttes autres volumes de la Restauration sur les principes du gouvernement monarchi-

depuis contient

son le et de

les et expliquent exposent contre les souvenirs de l'EmIls indiquent conservateur les de la

de la Révolution. pire et les doctrines motifs du double échec du principe société. giques, réforme, Elle avait à combattre les usurpations, encore

les institutions

les exagérations la faiblesse

démagoT de de l'esprit confusion

et plus de l'administration L'introduction livre dont

et la

publique. donne la mesure

prétendent Elle fait

le plan embrasse à la loi naturelle se substituer connaître temps, pour être comment l'auteur

et la portée de ce des systèmes l'ensemble qui des sociétés. l'histoire entend

dans trop fardée et trop partiale, sa pensée, utile et vraie. Écho des préjugés des réputations les consacrés par. l'opinion, complice l'histoire s'est trop souvent façonnée plus équivoques, de ces derniers à la glorification des noms des erreurs sous les plus suspects. les plis de son manteau n'accuse que des formes incerautant besoin taines et trompeuses. Jamais elle n'eut d'être rectifiée et surtout épurée. que nous avons sous les mieux certainement lui-même, Dans yeux, une note de sa main, père révèle les plus contradictoires Toute vérité dérobée et

notre

fait un besoin. au Temps veut hâter les ruines sa faux à du monde. peut- une nouvelle un progrès. avait été formulée opinion. admettre vers avec Thiers 1 que s'achemine obsédé écrivains la démocratie. forme des sociétés. qui ont inspiré toute des histoires « Plusieurs Mémoires. et le Temps nous voit avec épouvante ravaeùt mis des siècles à un clin d'oeil ce qu'il » voici la conclusion et le redoute. intime la pensée son oeuvre. de l'auteur le monde si en et suret de En un'mot. été publiés sur la Restauration c'est tentive amour pour monde montre deux les qui m'a porté pour la justice la. pour des comme raisons qui nous il sont inconnues. 1. et le sentiment Il écrit même leur ceci ont f déjà lecture atMon ouvrage. Revelière combien d'apprécier de la même diffèrent de homme ce Mais pensée. dans l'esprit de l'auteur est des Ruines de la monarchie démocratie française. Thiers. de Tocqueville la Démocratie m Amérique. s'il m'en faut à leur m'en opposer cet » M. et de ruines. de dévastation synonyme « Quand Dieu. effet. déjà dans son traité si remarquable développée par M. vérité Enfin. de Chateaubriand. l'homme ger dans ordonne de prêter détruire.AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR que nous ne saurions le faire. Mon respect le se les a fait un devoir. dit M. comme il le croit attribuée à M. M. dans leur manière phénomène conséquences yeux du célèbre apparaît comme plutôt être même sée Tandis qu'aux comme prophélid'État la démocratie une transformation ou nécessaire. Cette .

. ltEVELIÈRE. pas. à grands de la civilisation décadence qu'ils marchent tout ou. déjà les étreintes. dictions n'être de la Cassandre y s'il en est temps pas dédaignées encore. comme ces sombres le furent précel!es la France vont à la démocratie.AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR ce qui est plus en sentent c'est vers la triste encore. Puissent. Dampierre. Novembre 1878. antique L.

et la vérité monde. que leur apporte et plus déplorables inondée de sang dans que les calaet jonchée de répale sol. intelligente de ait la témérité de lui comparer. irrévocablement elle il ait tranchées. parce qu'un préjugé universel aurait fermé les oreilles de !out . y croissera donc par et en partie les autres l'infestent Le démenti traité cette tolérer de sacrilége génération le doute cet écrit et accueilli d'idolâtres sur comme une énormité. sent. mité le s'ensuit-il que le soleil ait perdu le droit d'éclairer celui de se faire entendre. Révolution plus mêmes a versé sur la France un déluge néfastes qui l'ont car si les unes sont passagères se sont enracinées et s'y perpétuent. qui en est arrivée qu'elle France à ne pas des questions existé une a été dressée elle n'admet pas et à tenirpour qu'avant libre. qu'on est importune aux oiseaux La lumière nuit mais si le jour blesse les yeux de ceux que leur infirleur perversité ou voue au culte des ténèbres.INTRODUCTION La d'erreurs mités ruines. rables.

Il est du sa foi sans souci est pas rité de la chose a. il n'en aura ni plus de respect pour elle ni moins de mépris pour ses idoles. depuis qu'il sang du vient trop jugée. dût rendre fanatisme le à la justice être pris Révolution et un défi à ses admirateurs. jugé universellement cre mais il espère sincères. d'aucun seraient stitués. s'il en Il n'est de front ce préqui ose attaquer admis. et ont renversé élevées par elles contre les débordements de la tyrannie et de l'arbitraire du des- administratif. ne se flatte pas de le vaindes hommes appeler sur lui l'examen si grossier ait qu'un mensonge le premier à lui contester l'automais la tolérance qui le propage soulevé son indignation pour silence. car les il n'est fictions n'en pas vrai qui ont qu'elle remplacé lui ait donné nos la liberté. à la complicité se résigne du des martyrs de 93 et confessera contemporain. ont pas la réalité. séduits. fut donné enfin.. sur les aurait-elle sens? qui infligées par la Révolution superstitions nées sous son influence aux générations la malsaine. et la plus incurable est la croyance au plus générale de 89 auraient à la progrès que les conquêtes imprimé Parmi civilisation. L'auteur. longtemps. Non. Non.INTRODUCTION un peuple à ses abdiqué les accents? l'empire La raison lui humaine. . franles toutes il n'est abus des pas vrai qu'elle ait délivré la France témoignage qu'il pour une insulte à la car ceux qu'elle impute à l'ancien régime bienfaits à ceux qu'elle comparés y a sub- anciennes chises digues potisme.

par conséquent. ait vécu sous la Monarchie. comme Épiménide. qui ne ou des fauteurs de la Révolution. sée. des rapports entretenu même. droit de des et des humiliaet qui ses mœurs et sans en ait et pré- des priviléges tions que dont suppose conditions. Or ce quelqu'un pas sommeillé.INTRODUCTION Non. sans ses institutions le et pratiquer sans humeur dire ce jugé. pu. passionnés n'est pas un être imaginaire. d'affection du nouveau illusion parlementaires. vérités et des droits car elle violer stasier même S'il mémoire. il a bien autant au moins l'ont entrevue qu. elle n'a cessé d'être pour en contradiction avec elle- et avec ses propres existe qui encore doué de raison et de quelqu'un. en dehors on lui fait un crime l'inégalité étudier intérêt. il a vécu passaient la Révolution. elle ne sont recouvertes car les que de ses propres ruines. il a partagé exercé des les bivouacs fonctions il n'a que les de la vie il a subi de générations commune toutes les peuplés ses condisciples. régime. dont ait fait prévaloir des qu'elle l'humanité lui soit redevable que pour les les apo- invoqué falsifier. dont avant et durant phases. de pende l'ancien et avec des hommes n'empêchait généreuse qu'une avec des conde sympathiser . enfin sa tâche rempli de travail. des républicains pas lutté publiques. dans les tournois de citoyen. pendant devant lui.'il que les chroniqueurs les récits qu'à travers ignorants mensongers pense. Il n'est pas vrai. ruines il n'est accumulées pas vrai par qu'elle ait rien fondé. n'a ou les jamais enfin. de principes de doctrines que décrets.

est devenu les constitutions succombent plus robustes c'est que que les plus débiles. de notre à l'appui concession. sitons pas à reconnaître. vaincue tendresse la pensée seulement pût trouver place dans Mais cette réflexion de nos convictions est infecté consolante sur la contagion n'est les car enfin la justice et si les tempéraments sans plus de résistance le fléau comme remèdes. sentiment du devoir réunissait politiques souvent. viciées. nous être des persuaengapartis Nous effort à faire droites der que des âmes également gées dans des dans voies des vues différentes également contraires. sont rebelles à tous les . -< nous n'eussions Quoique pas pris la plume si nous n'avions nous n'hépas cru servir la cause de la vérité. car aucune dissipropre expérience dence ne nous a fait perdre le petit nombre d'amis que nous avons comptés parmi nos adversaires politiques. ajoute à l'amertume morale dont le pays s pas des deux côtés.INTRODUCTION victions égal et des antagonistes opposées. les impressions peuvent de sentir pour peuvent et suivre et la position personnelle modifications dans la manière Nous n'avons donc nul de apporter et de juger. sous un même drapeau. en vertu même du culte qui de lui est dû. irrésistible et que les esprits faussés. et nous avons trouvé en eux. de cette volontiers. une qui eussent réprimé jusqu'à de mésuser de la victoire ou contre nobles l'opinion cœurs. sans qu'un leur “ aveu. ajouterons l'autorité honorables. et une générosité que la tentation de s'en prévaloir leurs aux jours du danger. tout famille ce que les habitudes.

chercher moins empêcher l'absorberont il reparut venait héréditaire. essaya-t-il la raison et Lui en proie dont aucun habitants seul n'en fut pas atteint ses concitoyens de tous faire s'offrait entendre à les fut qu'ils guérir reçue mais par cette méconnu de leur et qu'il sa dégradante. De longues et illustrés sujets nom elle laborieuses. impade les partager avec les amis de son enfance et doter sa ville natale. sinon chercher désespérait misérable se préoccupa extirper devînt ces études murs trouva qu'il que le insensé. pour comde ses enraciné et traitait eut qu'au de sacrilége besoin milieu Hippocrate prendre veuves . de ceux de du contre les préventions Mais. se préserver. Mais Abdéra se trouvait alors à une de épidémie ses qui dégénérait ne put en avaient de cette comme Chassé un ennemi vain perdu infirmité une comme public. d'y faire porter Quand dont tient d'en la reconnaissance publique l'avait comblé. pour heures réduit. raison. et lui-même censeur proposition tenu pour. sinon que mal. glorifiait de des comme d'un don du osait quiconque sa raison toute habitations en douter. d'une son population s'en avaient que deux générations Ce fléau s'y même y était oublié. comme ailleurs de état imporil se vit forcé de qu'il du touché il no pour ne qu'il dans dans ces il n'y isolé un refuge vaincre. était ciel.INTRODUCTION vieillissant voulut associer sa Hippocrate aux honneurs chère la Grèce patrie que lui rendait il se hâta les riches tributs entière. à ses expériences au milieu renouvelée. qui uniquement l'y avaient un remède. tun. avait des quand et qu'il rebelles délivrer. insulte un en démence.

on reste cet apostolat et l'on se de la sottise. dans les vestiges de leur de leur causes décadence . monuments témoins douces émotions. tout de antique exemple insensé non moins sous le charme avec une génération du glorieux avènement naïveté entière Quand frénétique on consulte les journaux sous cette influence rédigés serun sens à ces phrases et qu'on cherche maladive. cherche les philosophe parues. et proclamant les bienfaits de la Révolution? croirait la langue jeunesse. méditant sur les mœurs de l'antiquaire. et de ses amis il n'était qu'un étranger était impuissant qui se croyaient 'H l'aveuglement moderne. avec le sens commun. ses premières idées. La jouissent France en effet. et que son art d'aliénés contre cette immense majorité plus manie d'une sages que lui. devant célèbre d'Abdéra. les plus vives et de ses plus et l'archéologie à la curiosité plus plale disépiil vif pour Si les trésors recueillent cide que la numismatique ruines suffisent parmi'les ils ont un attrait qui. dans cet Qui ne reconnaîtrait. y a éteint. répétant composées en l'honneur stupéfait demande de cette épidémie sans exemple. incurable. à cette cité de la Révolution ressemble. à satiété les plates légendes viles.4 INTRODUCTION proches plus dans son propre pays. Ce n'est plus paysé qui depuis que le vertige révolutionnaire du passé. la mémoire qu'une catacombe y retrouver qui formula de ses pour l'explorateur les compagnons déde sa de 89. et involontairement si ceux qui s'y dévouent ceux qui les écoutent de leur bon sens. sodique des nations grandeur irrévocable.

la de sang refroidie. de l'aspect désolé Ses édifices encore debout participent dont les marbres et fastueux de ces antiques sépulcres disjoints Ce sont sont remués par des cadavres. Telles nous Vendée les villes silencieuses colonnes infernales. sur la pierre les murs d'une ou douloureux décoloré de l'incenregrettée. à peine du qui les habitent. premier carnager trophée est celui d'une civilisation naissante. Un d'un spectacle plus navrant peut-être que ces reliques de la République déchue qui se sur- écent. et si chacun pieds Une tache trace encore un souvenir provoque encore reconnaissable visible. s'accroît. habitation die qui a calciné revivifient soudain des tombeaux. aux loups attirés des forêts voisines corbeaux par et et de chevaux d'hommes entassés l'odeur des cadavres dans les rues. dépeuplé. si le sol qu'il explore. les reptiles moins le repos. des décombres de la Les de apparurent des après le passage fétides qui se dégagaient exhalaisons nos maisons au passant incendiées semblaient en interdire l'accès car elles servaient de repaire aux épouvanté. la poussière évoquent les fantômes de toute une famille surprise et égorgée entière exterminée dans son foyer.INTRODUCTION scruté effacée et récuse alternativement à demi l'empreinte que la lèpre du temps a défigurés. se rajeunir vit et prétend par son retour à la barbarie. ou d'une génération par le glaive. Les manœuvres convoi funèbre qui les recrépissent diffèrent .. est parsemé des débris cher de ruines qu'il foule des caractères l'intérêt ravagé et Mais combien récemment encore aux palpitantes.

à la société dont il est un des rares survivants dédiée de trouver' des lecteurs disposés. aux honneurs de l'épitaphe. ils répondent aux noms qui les lui rappellent. stinent impérieusement indigènes d'un à se donner n'ont jamais pays qu'ils . que ses si. que plus sûre expérience. n'a pas même l'espoir à répondre comme cet auditoire aux formules improvisé. les fils du à ne prensa propre qui s'obguides aux à renier conseil Il se résigne celle que de lui-même. plus/aux et la voix de l'un des plus beaux génies de l'antiquité infidèles et des sourds volonne trouva que échos aussi taires. L'idiome sans daigner liturgiques. et il des opinions qui diffèrent qu'il exprime s'ils le comprennent. après avoir épuisé tous les instincmoyens de.' les leur tous trahissent leur physionomie traits de et c'est seulement parenté. hostiles qui portent donc en consultant des aveugles pour vu.groupe banale harangue qui se If autour INTRODUCTION d'un cercueil. leur devient suspect par cela seul qui lui. plus isolé parmi les fons qu'un voyageur attardé dans le désert. héritiers condamnent de rendre ce dernier L'écrivain qui entreprend devoir. se résout difficilement à rompre disparue ce sont les enfants de ses qui lui succède.les rendre à la raison qu'il soupçonne tivement siècle dre les sentiments leurs pères. mais les mêmes mots ne répondaient mêmes idées. Cépendant. pour écouter la au bourgeois absent. en chercher le sens. est familier des leurs. les offense doublement Hippocrate parlait la même langue que les Abdéritains. le dernier d'une représentant génération celle avec frères.

trop saturée cerveaux vérité. de ses désillusions sera du moins du présent. après avoir enfanté la Révolution. ses adeptes. qu'elle 1. pour admettre soit dans ses affirmations soit dans ses négations aucune théorie absolue. est.. Il de tous ceux qu'attira sait trop bien. rien d'immuable pour les choses créées et périssables. et la multitude est ignorante de mensonges moins obtus pour une qu'il case reste dans les à la comaccessible les }. au jour. il importe prétend d'éavoir les bornes. indépendance la Révolution désenchantement n'est et du des mécomptes que le résumé son mirage. L'amertume de ses actes. que dans l'ordre non plus que dans le mécaintellectuel.. et que est infailliblement en marquent Toutefois. la condition aux fascinations vient du Français dont étaler d'un rebelle la Révo- enivre tous monuments yeux les ruines Il se heurte de ses triomphes. en effet.IXTRODl'CTIOX Telle autre lution âge. a faites. sous leurs trop réels. il n'y a. à trop d'er- On ne lui fera pas corrompues légitimées parcelle est celle' qui jamais défaut. qui laisse pensée par son désintéressement d'une du passé la lucide neutralité à ses appréciations de Sa défiance des promesses impartiale. ses doctrines à séparer croire que les natures lui fassent dogmatise. avant que les doctrines dont la Révolution . La pire barbarie. qui. nisme du monde. il le sait. tablir la nuit succède puisque humain chaque conquête de l'esprit compensée par les imperfections qui d'entrer en matière. la filiation reurs nouvelles pour ne pas y reconnaitre' tendent de celles qui. mais uniques.

a pas de droit qui n'implique qu'il n'y et que celui de . l'évidence Quelle tyrannie à celle de ses proconsuls? quelle inquisition.' invoqués de la Révolution les raisonnements adversaires tiré de ses propres œuvres et de de l'argument fut jamais de ses méprises. une progressive et plus absolue plus variable plus aveugle. n'a voulu un devoir. Leur cynique enseignement patriotes en axiomes. Il s'est rencontré d'avocats pour énigmes les plus disserter les définir sur les Droits est encore de l'homme. à naître. qui doit ces trafisots parmi s'avouer quants de la parole humaine. ont pu les formuler sentencieuse enflure mais non les préserver donner la sanction que vérités tuer destinées les sociétés Tous quents sous de leurs conséquences et leur la pratique imprime les consciences à éclairer J par les plus éloau-desresteront aux seules et à consti- humaines. puissance Les abstractions irresponsables? que celle des majorités toutes ces merveilles étaient des d'où sont sorties et les plus pervers n'avaient d'un Œdipe pour en trouver pas besoin de la perspicacité des milliers le mot. et leur. que celle des que celui de la souveaussi rapidement corruption gouvernements électifs. mais celui et nul. et les misérables les ignorants tés ? A en juger d'après et investis du pouvoir.INTRODUCTION des brigands ont été à l'usage pris l'initiative et des au même titre que des malfaiteurs de tous les temps. comparable à la procédure sommaire de ses tribunaux de sang? à l'insolent de ses comidespotisme quelle oppression. de 89. où qu'elle a mis en lumière trouver raineté un dogme du plus absurde une peuple.

et relative. pas ou qu'elle les interprète croire soi les supéque d'abaisser jusqu'à de rang. à le répudier. en homme que de s'inféoder libre. Avant qu'elle les eût procrayonnés fanés à son usage. corde. c'était rétablir l'égalité agir c'était primitive. . de fortune ou de mérite. la religion les avait consacrés selon le sien. de titres cette perfectibilité dépasse l'inconséquence. que de foudu pays. maximes A l'aide de quelques sonores que la plèbe ne les avec d'autant répète qu'elle plus d'assurance comprend lui a fait riorités parmi à une on à contre-sens. La Révolution n'a rien inventé.INTRODUCTION l'homme viduelle l'aliéner aura se complique. ler aux pieds les croyances c'était faire acte de raison en définitive. en outre. subtiliser de sa faiblesse arbitre indi- beau ce qui le réduit sur la faculté de se vendre. Mais. cette fière et les institutions et d'affranchissement. rêve fantastique de quelques sans utopistes une a fait laquelle dissolution de la vie sociale de plus une en plus orgie imminente. perpétuelle publique succombent les tempéraments les plus vigoureux les mots et les âmes les plus fortement trempées. les hommes faction. d'égalité se résout et d'indépendance prétention en une avidité insatiable de pouvoir et de décorations dont la fatuité indéfinie. goïsme non mais comme comme ou à la disappel à la licence un frein salutaire aux écarts de l'éun avertissement austère à la un sacramentels et de l'org'ueil. pas même et a formulés dans ses décrets qu'elle sur tous les murs. à rien car on toute la majesté des lois s'efface devant la loi de la nécessité. et de son libre ou en abuser. portée. est qui dans et d'honneurs.

toujours du ciel. les dénaturer. une foi parée commune. le procès de cette La raison pour aux esprits mûrie de ténèbres? par tant assez d'épreuves . agglomération mais par cette bienveillance s'unir. L'ombre du sanctuaire et leur abondance. Ils l'autorité dans dans la ligne les limites du devoir et l'ambiC'é- elle-même des règles du droit commun. ou malelle leur donne pour lit un sol spongieux sain qui les absorbe ou les altère. seule entretenait leur fraîcheur leur divagation ments la rosée ment les même contribuait à les purifier. Elles des rapprochaient rangs qui les hommes. rivalité d'individualités.INTRODUCTION conscience contenaient tion taient dont la voix eût faibli devant la force. qu'on a dénaturées et amoindries en les isolant de Dieu. non les par cette pratique. Les arroseavares. qui se froissent sans mutuelle qu'inspire qu'une '1 nité. nistratif mais sont pas philosophes modernes qui ont la charité chrétienne. les mêle sans 4 confusion et cette associer. qu'à n'aboutissent et leurs efforts pour la des parodies ridicules que le sentiment L'action seul a la vertu religieux du mécanisme desséchante 'admi- peut bien amender les sources qui l'alimentent. La Révolution vérités populaires châtiment sera toujours en vains est-il si chère est-elle venu de ne pouvoir efforts pour d'instruire et de s'épuiser Le temps Révolution publique se les approprier. ne remplacerontjamais a pu s'attribuer de l'Évangile. de morale en les dogmatisant leur source vivifiante. impunémais son artificiels. du vain plus nom sûrement de frater- jalouse les Ce ne inventé séculariser d'institutions de féconder.

florissante. grands cataclysmes qui ont fait époque la corruption Mais elle a procédé par le dogmatisme.INTRODUCTION humanitaires et appréle vide des doctrines apercevoir stériles cier le néant de tant de réformes qui n'ont enà la satiscore abouti qu'à la honte des réformateurs. Cependant on ne voit pas destruction. ment La Révolution elle-même s'efforçait vaineet tande s'identifier avec l'armée qui la servait . faction de l'envie et à la propagande de tous les principes Aux respects de la de la société? aveugles encore vivante pour qui-se les légendes de 89. événements Elle qui ont troublé la a surpassé. la distingue marche des tragiques du monde. C'est ce qui morale et la désorganisation systématique. des gouvernements à l'insolence et à l'entente il est à peine permis les perturbateurs. que le d'espérer un petit nombre d'infaible rayon qui éclaire seulement ait la forcé de dissiper les telligences privilégiées ombres épaisses d'un qui enveloppent française empire. à des nations à l'attidécomposent. elle toutes n'avait les autres. pagande. sur plus de champs de bataille ses soldats ont combattu et modes temps anciens que les plus habiles généraux que cette suite d'exou suspendue ait été signalée par ploits gigantesques et ces sacrifices ces opiniâtretés généreux héroïques qui barbares et glorifié jusqu'à la ont illustré des peuples dernes. par sa pro- régulière et l'invasion des plus célèbres dévastateurs. Si la Révolution sement nation puissant été que le renverd'une ou l'extermination les se classer pourrait parmi dans l'histoire. de vertige ou frappés cordiale de tous dissolvants génération l'assentiment tude humiliée d'épouvante.

teur. Les succès prévision qu'elle légués ni prenait de la Convention habileté. Au bivouac comme dans les clubs. le Code salut public et la science se bornait s'attachait de l'avocat à surveiller qu'il ses propres de sa honorait confiance zèle ou de prudence. de sa voie force sanglante de sa culpabilité. elle-même. soldats. lution ou d'abjuration L'héroïsme de et la logique de ses adversaires ses victimes ne sont pas des atténuations stances aggravantes. de la majorité de l'Assemblée Si quelques actes de courage ou de pitié reposent de lâchetés. do ses doctrines. mais des circonne l'ont pas fait dévier puisqu'elles tant qu'elle y a marché dans sa et dans son esprit. aujourd'hui livrés pour elle sait en effet. tions qui se renouvelaient du cercle des Jacobins applaudissements de confiscations. Toute la tactique naire. encore série des hommes pour d'État des à remplir. prennent se résumait en une et de profanaaux frénétiques et à la stupeur de en prévenus de proscriptions tous les jours. le calme. se trouvaient l'ordre et la légalité encore sous la tente. de avec plus ou moins les fonctions et de délad'espion de ce gouvernement et Thiers lecteurs ont révolutiondécouvert où MM. ni la part ses dé- et la dén'y portaient guère que le désordre et les généraux avaient moins d'empressement fiance à les consulter contre les huées de qu'à les protéger leurs mité agents. et d'atrocités ce spectacle d'ignorance ce sont des actes de résistance à la Révopermanence.INTRODUCTION dis que la France entière était en convulsion. de Lamartine que leurs grands hommes. aux et l'on combats ne révèlent. .

donnant sister tice. de maximes Et •comme tout cet étalage phraséologique libérales appliquées à rebours. et celui qui. de l'ordre. pour le comsincère est fidèle à cette tradiTout démocrate pléter. contester leur droit aux que pour société ne peut subsans lesquels aucune deux pouvoirs force à la loi. par une horde de tyrans la plus est en effet l'invention se disant démocrates. La prestige armé jusqu'aux le courage l'a prouvé. jusqu'à en 1848. La démocratie un délateur qu'elle a inaugurée à chaque foyer. dirige les consciences. il s'ensuit et génie des qu'elle toute sa s'appuie que sur Voilà en quoi consiste gloire. un espion en permanence sur la place tes et un échafaud Toutes les villes des départements avaient peut se définir à toutes les porpublique. et pousse ainsi qu'il la férocité. au nom de Dieu. tout . de la peur dit-on.admise a quelque qu'à éparla moindre gne ou une boutique au grand parti dents. • de 89 n'en Révolution conserve pas moins son. et cette vérité émeute est si universellement bourgeois*qui à défendre se rallie. et aussi cet ordre pour y généraliser et le chef-lieu. un bourreau de choses. caractéristique ne de la Révolution des tout fictions son de 89. tion. un comité mensonges. dispense la juscelui qui. sur sur les âmes vulgaires et particulièrement . d'incorruptibles citoyens. pour être le despotisme Les vérités et sur l'émanabstraites veu- La Révolution comprises.INTRODUCTION Elle s'est donc flattée par ses déclamations des races cipation lent être spécifiées ne les a invoquées en vain de racheter ses crimes contre futures.

sera Les toujours causes entraînée par et les bienfaits sa l'exemple à cette Révolution n'en sont ni qu'on affecte d'attribuer les unes plus pures ni les autres plus réels. envieux et toujours et la multitude en quête d'une perignorante. se précipitent sur les emplois et les fonds publics. n'a jamais ceint de' fronts de1 tyrans. que ne comportent vie et sa fugitive crédulité. ils y songent. fectibilité time ni donc classe chers aux esprits faux. ni de plus cruels ni de plus Les plébéiens a faits comtes et barons stupides. ni sa nature ininconnue. et d'en disposer à leur gré pas cessé de la dominer Il serait facile de constater depuis leur conquête. mais qui les importune nient quand on le leur rappelle. parce qu'elle sans cesse à changer de place. avec la même ardeur les brigands féodaux à cfue portaient c'est ce passé qu'ils piller leurs voisins. Il est trop vrai que la France a été conquise par la et que les conquérants dé 89 et de 93 n'ont Révolution. leur quand . toujours est la moins assise et la moins résignée. abdiqué impute et le bandeau pour tant des rois. qu'elle croient exploits. déchiré comme la robe du Christ. naïvement et de leur avoir conquis leurs comme titres de leur par leurs donjon.INTRODUCTION cette et mécontente. jamais de 89 attendu de leurs promesses que l'exagération n'est au-dessus de celle de lours désirs. Ce qui les irrite. elle n'a aucun de ceux qu'elle au despotisme. elle est destiAspirant née à être toujours dupe des sophistes qui la flattent. être partagé entre leurs bourreaux. inquiète moyenne. En fécondant tous les vices propres à la démocratie. comptoir. Les souvenirs seront cupides.

seaux préférables dans une assemblée chances trop du aveugles nombreuse pour b .INTRODUCTION alliance inflnences ments et leur parenté qui ont dirigé qui se sont par la seule nomenclature sous sans des les affaires succédé. Déjà toutes ou se cumulent. n'est pas avec les lois égalitaires qui leur ont servi en assouplir. entre les aptitudes contestable au même titre s'abdiquent distinctes s'enIl n'y analodans un et toute devient vote pays où le père de famille enfants et ses serviteurs. lorsqu'un de les a entrepris leur jetant un salaire protecteur que mais si c'est ainsi que se fondent les dynasties. ont les gouverne. encore soit que ses il n'y a pas d'organisation ni de possiblo et les catégories sans hiérarchie. excepter celui et de leur suivi divers de la Restauration. est infaillible la fortifie la longue. soldats. parce qu'elle même en l'éludant. d'habit changé sans effort. qui remonte refoule impitoyablement ceux qui le dépassent. les plus des privilégiés même celle de 89. combrent a plus gues. les et s'affranchissent d'agrégation possible notabilité plus de toutes traditions. Cependant société stable problématiques. Le syset la loi des concours tème électoral sont des obstacles dont on peut individuellement triompher mais dont l'action dissolvante est continue par l'audace à ou la ruse. à reprendre des leurs. raient scrutin. langage Plusieurs position de quelques et se sont résignés. ou un titre aristocratice de se transmet et se fait acmarche-pied que la noblesse Le niveau incessamment d'en bas cepter. de serfs affranchis. les et qu'on professions les carrières se mêlent.

s'en rapportent sophe qui prétend volontiers à ceux dont l'initiative supplée à leur paresse native. dont un la supériorité ne créent encore classe sur un seul au leur correspondant de toute autre volontiers faux peuplent d'esprits tribunal infaillible a constaté point. moins qu'on à ce progrès de fonder l'autorité social. C'est un milieu que fuient les véritables supériorités. sur le vote des enfants. ne les condamne quand la nécessité pas à s'y amoindrir. mais que le exclusives résolues à dans un sujet qu'ils dispensent des qualité. par le fait. qui consiste à certifier en germe. C'est un écueil pour le mérite modeste ou timide.. Si le scrutin lités intellectuelles. Les intelligences sément encore parce arrivé Celles-ci une surgissent famille. leurs conseils ou ou leurs aux bons à la reconnaissance respects . et précipas. une d'elles-mêmes une peuplade.INTRODUCTION connaître le candidat qu'on soit lui impose. offices et que leur signalent énergie. La fiction de les produire ou de les suppléer on ne est grotesque peut en tenir compte. et les peuples primirebelles aux instincts naturels y dominent ne les discute que le philo- les perfectionner. souvent spéciales. On n'en est pas paternelle tifs. et le concours ils sont d'une pas les notabimoins aptes à les moyenne chargée reconnaître. est donc à la fois absolu et insufficapacités sant. toutes savoir également devant un jury composé les unes des ne considérer de capacités autres. Ce niveau tant vanté. où se fonde partout cité. et comme formules se les médiocrités prescrites se plient plus aisément aux il en résulte que les services publics ou brouillons.

la mystification des concours. classe les sans savent dont fort bien distinguer.INTRODUCTION ° leur autorité se fonde sur tacitement. Acceptée et se légitime la possession par la succession. qu'elle peut-être Elle est si pou contestable. de la conférer. Les marquis Constant Benjamin être passés de La Fayette et les Camille élecparti. Jordan toral. n'en sont pas moins réelles soin de tout gouverneet saisissables. Cette Le devoir est et sera les pontifes de notabilités par le creuset et les oracles de leur n'est des gouvernements donc pas imaginaire. les chefs. faire . toute tradition qu'on noblesse ou préjugé. La naissance. raie et les services rendus au pays une catégorie composent pour ne pas former une caste.' aussi parce parmi peu- ou les relever. Une correcte origine '1 est moins que mais elle est plus généralement ou l'élection. Le premier considérées ment qui veut être estimé sera de leur faire par les familles de notabilités qui. c'est qu'ils la reconquand naissent. la constate. la prola bonne renommée. ou la renommée le rang respectée. est de la chercher où elle en dépit des lois égalitaires et de toujours. étaient. que ceux qui la nient par système à lui rendre hommage. parce que héréditaire est de droit naturel. vent les servir et de Chauvelin. de tous. et ils en délivrent le brevet. mêmes en effet. car les factions sont les premiers les plus démocratiques ceux leurs prosélytes. l'éducation mo priété territoriale. qu'elle est plus mystérieuse. Cette parce le concours est plus sincère. on l'appelle dépend pas même des gouvernements si elle ne procède pas de ses œuvres. On ne la discute pas.

.

dans tous les temps. ce témoignage de subir tion. par est du prince c'est le servent des admisoient au- par le dogme par l'affectation puérile exclusive des l'appréciation au compas et pesées à mesurées individuelles. pays.INTRODUCTION à l'aptitude place.) On oublie trop que les charges ont pour publiques des intérêts moraux et matériels du objet la gestion de quelques ambitions et non la satisfaction Il ne s'y glissa que trop. au maintien de la sienne. son niveau écrase la vie sociale. de ces esprits étroits et difficiles qui. privées. il fut contraint nages qu'elle s'en affranchir. en imposant seules des conditions qu'elles publiques On doit puissent remplir. du pouvoir dans et ses habitudes n'entravent Mais la dignité des agents qui prédilections. toutes nos constitutions modernes. et l'intérêt importe nistrés que les représentants dessus du dédain et du soupçon. sorti de la Révolule concours il ne ses choix des personrien pour négligea judicieux aux fonctions à Napoléon. Qu'on cesse de s'y méprendre absolu d'une d'une justice égalité abstraite. partis de bas lieu. ne tenant aucun compte des variétés que présente et anéantit le spectacle de la nature entière. ne peuvent qu'une règles s'élever au-dessus des leur incomplète de convenance n'impliquent éducation en rien le libre arbitre vulgaires a fait contracter. Ces pas d'exclusion. avait autant élevés. . Cette réglementation impitoyable. en passant . qualités la balance de la science que pèchent mathématique. menteuse. par que par ses efforts pour épurer ou anoblir ceux que la nécessité J~ lui avait imposés. que si.

en forme moral sements. frais Si. astronomes les évolutions du monde d'après apparentes résolus. il en est qu'il des découvertes réduit a faites. se* prêter aux rectifications le sol inerte les éléqui modifie une partie essentielle Elle suppose que l'ordre et aux une ligne aplatisplane qui ouvre comme aspérités au passage de la locomotive poussée lui-même n'a de puispar la vapeur. Elle pas que la de la création.INTRODUCTION de plomb n'admet ments et en sur les inégalités qui lui font obstacle. et changeant à douter il croyait il tournait lui immuable ce qui était d'un seul des rouages de la mécanique de la réalité même ce qui était mofixe. soit doit l'âme spiritualité. autour bile. sublunaire dont ils ne pouvaient se détacher? croit . Partie imperceptible céleste. N'en qu'on serait-il avoir pas ainsi des parce problèmes politiques au qu'on les explique comme les premiers point de vue qui nous est assigné. autres à grands les montagnes de avec s'abaisser lui. du soleil. on il commandait de s'élever tout 'entières un bouleversement universel. et sans vivifiante. l'homme à l'un d'eux. qui brillent tenus pour infailau témoignage des globes régulière ne Trompé par la marche au firmament. qu'il en résulterait L'étude des lois du monde physique persévérante redressé libles la plupart des jugements des sens. comme avec soupçonnait pas qu!identifié tout ce qui végète à sa surface. au lieu à travers aux unes d'une ligne étroite et les et aux conçoit a qu'il trace vallées. Mais ce phénomène sance qu'à condition de transiger avec la matière qu'il semble s'être soumise.

l'ordre daignent appeler. fut . droit. d'une décadence effectivement Nul de. immatérielles. professé de son C'est en subordonnant la spiritualité des lois natio-d'une machine gouvernemennales innées aux rouages a annulé la tale géométriquement équilibrée qu'on à n'être du sens moral et réduit l'intelligence puissance plus qu'un engrenage. celui pour Cette que les se comparer. vellement. respecter. c'est le premier degré progrès. lorsqu'elle manquait elle y était rapau point de le méconnaître.au besoin. saient sans des théories humaniqu'à l'application et les plus pour l'orgueil. que ni de défenseurs il devint agressif et conséquemment litigieux. Le droit ne propre dans la conscience donc ni de garantie publimanquait Mais dès qu'il. et bien plus encore une résistance énergique. égalitaire pas encore réussi tontes à imprévoyants dégradation La Révolution détruire. progressistes dont le dogme n'a pourtant au profit du despotisme démocratique. plus séduisantes le biens'évanouissent par leur généralité. transféré C'est des cet asservissement physiques primitif au niaux choses établi par choses par la réaction de prudence et de et.INTRODUCTION C'est taires les ainsi imposantes être et la liberté Les nations. inaperçue pour être de redondantes et se qualifier de maximes enveloppée n'en est pas moins réelle. cause qui a renversé démolisseurs à lui. . de nos perturbations. comme le grand Architecte de l'univers. qu'elles promettaient avant de subtiliser sur leur L'autorité était de développer. en jouisaccoutumée à le y songer. nos progressive n'a sondé la profondeur de a ouvert l'abîme. modération pelée par intérêt.

et préface.INTRODUCTION les vieilles pas osé aristocraties. à parler de cette pas à et à surmonter la soi quiconque contrefaçon se des répugnance respecte qu'éprouve assez pour dédaigner . crédulité de l'auteur libres-penseurs. Mais s il en est une n'ait opiniâtrément du bon sens. Mais il trouve tenue de descendre équid'une modeste table droit soriale vieil aussi que les opinions de s'enquérir qu'il honneur incriminées par lui usent du cendu d'un de ses titres à la magistrature La loi. c'est malgré et dans le a dans les consciences insentiment des masses des racines inaccessibles à toute humaine. s'arroge. paraîtra dont Mais sans il ose doute mettre pas. enquête aussi à la rigueur dispense de son ne d'une prévaut.- l'expérience c'était attaquer Il s'est contre a-t-il l'autorité de qu'opposer prosaïque et de la vérité à la poésie des révolutions. résigné laquelle cru plus de faire nettesujet des convictions ment l'exposé préliminaire qui l'ont son livre. français. n'admet soit pas que la cause dont il prend la défense à se justifier. infaillibilité. gage encore Aussi la loyauté n'hésite-t-il champion jeter de l'ancien pour son nom du combat. que de chercher à surprendre porté à publier du lecteur par la courtoisie rarement l'attention sincère Il se croit dans le vrai. l'école d'avance aucune digne moderne dans son sanctuaire. il n'en attaquer minée par elle que celle Si celle-ci résiste. bien que surannée. qu'elle stinctif action de front. bien en en Cette aux mesquine doute la docte prenant il n'ignorait l'offensive. est pas de la probité qu'elle de plus et sa faiblesse. oblige régime.

Pour prouver qu'il est il met le feu à sa maison. et ne s'informe pas si de ma- J le vaisseau tières laisse est chargé qui porte ses destinées combustibles. il traite ses prodonc de lui de la quille d'un navire les ruines de Jérusalem de visionnaires. d'un héros de théâtre. que de ont eu dans toute leur vie.INTRODUCTION de la Renommée. Il leur faudrait public écrire ivre avec “ un fer rouge. Le travaillent à la falsifier. phètes Nous n'entreprendrons pas démontrer de la monarchie ancienne étaient plus que les institutions civilisatrices et plus libérales que celles de la Révolution. une ont la banalité ou blasé. Sait-il seulement si cette monarchie a existé ? Est-il peuple bien convaincu qu'avant dont 89 il était l'insouciance lui-même un aimable et facile. plaudit qui se moquent et se croit il s'applaudit lui-même sous grand quand l'habit libre. de dégoût arriérée la pour enluminé moderne comme comme resplendissante fait prendre en clarté comme classique. Il sait trop combien est faible la voix d'un obscur ami de la vérité pour entreprendre de surmonter le bruyant concert des manipulateurs de l'histoire qui. Le peuple qui se dit le plus civilisé de la terre n'apencore qu'aux jongleurs de lui. n'en Le génie et le jour- nal le Siècle Bonald ` chaque jour.vrai même littérature le émouvoir et l'enflure lui trivial. n'a pu l'arracher a plus ou de Maistre à ses hallucinations. sous les yeux. de lecteurs. style naturel et le . et la viva- . trompettes qu'on appelle la réclame. depuis cent ans. Le souvenir de ses mécomptes ne pas plus de trace dans sa mémoire que le sillage sur le flot qu'elle a déchiré et.

par un obsédaient que fruit député étancherleur lèvres des soif aux sources ? successives périls de la ont affleurées impressions fidèle que les n'avaient à lui-même 'acte. enpublic défiance de la . l'autorité exagérés. actes de tendance à nos yeux attachions ont pas tous la persistance tant de gravité comme en obnous considérés c'est isolément que la importance de près avec secondaire. mais si plusieurs ont encouragés. parfois sarda dans instinctive que sa sollicitude à la tribune. à nous-même. se chargent. Ses amis politiques importuns méconnu la justesse. Si nous à des p'une servions tretenu. faits accomplis pour justifier de nos prévisions.INTRODUCTION cité étaient devenues moins proverbiales? Il nous faut un sans auditoire doute. et quelquefois quelquefois l'intimité du cabinet. porter à l'oasis eût du désert eût-il solitaire étouffée la semence que le sable N'y d'entendre e qui ne privilése embrassements. d'autres les ont jugés intempestifs Il nous a fallu. dans par Il existe est peut-être de une difficulté Mais les vents dit le poëte altérée ses Saadi. ministérielle. intelligences que vingt élus et toujours la vérité sentirait fier génération à la à ces prêts de répondre d'aller giées et impatientes rafraîchissantes que leurs Ces recueillies royauté pour études. mais ou plus attentif. eu d'abord ses sinistres la quiétude et inutiles haaussi n'en les ou des objet de se justifier et de prendre des avertissements pressentiments. dignes défendre.. prévenu Le rassembler où le trouver? insurmontable. la fatale influence dans sur un préméditation. contre toujours dans ses veilles.

INTRODUCTION

Restauration, collègues paient guère autorité aux

Plus partis

mêlé qui des

peut-être

qu'aucun ou subissaient diriger, nous

de

nos

corromn'étions d'une

l'opinion qu'ils moins effrayé

croyaient retours

inopportuns

dévoyée que de ses concessions perpétuelles; et si nous les avons signalés souvent avec amertume, c'est que nous suivions, d'éavec une anxiété pleine motion, les bles yeux pour de les faux pas d'uu fermés, nous. nos du chancelant, pouvoir côtoyant, des abîmes béants et des piéges visiNous au refus de tenir éprouvions, les la la angoisses de celui qui, de ses du

compte

signaux, rivage

contemplant plus port. La vérité que qu'elle la craint que chose chères

barque voit

affections,

dépositaire au sombrer

sortir

a, dans

son

langage qu'elle

le plus retenu, offense ceux avec voile.

quelmêmes

de si austère servir.

voudrait lorsqu'elle de

Tel qui l'appelle sans la rendre brave

sincérité

jamais

lui apparaît flatteurs pour Elle mais

Il ne mansuspecte, ni les

d'avocats tyrans

pour l'accuser. qui la proscrivent;

et fait trembler

la faiblesse

ennemie. La République dangereuse sait de mort, mais elle était forcée tous les jours; tandis

est sa plus de 93 la punisrecommencer qui lui

de

affectaient étaient

que, sous les gouvernements de se fonder sur elle, toutes les oreilles assourdies Au temps qu'elles étaient

fermées,

parlementaire. était

de la Restauration,

par le bruit la vérité

un perpétuel tisujet d'alarmes pour une autorité mide et trahie onl'attribua, dans celui qui signe cet écrit, à un esprit d'opposition loin do sa penqui fut toujours

INTRODUCTION

sée; voix

dédaignée fut

lorsqu'elle

ne voulait ne

qu'être pouvait

utile, plus

sa être

comprimée

lorsqu'elle à ces sérieux,

qu'offensive. En essayant d'un leur traité corrélation

de donner

études qui

de politique l'ensemble des

les proportions dans embrassât soulevées par de de

des questions

la restauration France, ses forces temporains, est difficile contre tous. l'auteur contre

derniers

ne s'est

de la maison princes dissimulé ni l'insuffisance

la prédominance condes préjugés il ni le péril d'une agression dans laquelle seul d'être vrai pour tous sans se trouver Mais, contrairement à l'avis de Fontenelle,

il est persuadé croit tenir dans sa main que lorsqu'on à ses des vérités de les publier c'est un devoir utiles, elles seront Si ce sont des vérités, propres risques. combattues, mais leur et ne peut être payé de sa tâche, pas à la hauteur lui suscitera des auxiliaires car la milice des plir d'être épuisée, et l'armure triomphe trop cher. est tôt ou tard Si leur l'exemple défenseur assuré é n'est

de sa témérité

de la remplus capables soldats de la justice est loin des écrivains de notre ftge

du Pan, se sont qui, depuis Burke, de Maistre etMallet voués à sa cause, est d'une telle trempe, que tous les traits des tirailleurs de la Révolution se sont jusqu'à émoussés contre elle. présent L'auteur dulgence aller des temporains, fortunes sur la facile inpu peut-être compter accorde volontiers au laisse/' que la curiosité Mémoires car peu de nos conparticuliers, aucun diverses, peut-être, éprouvé autant n'a subi autant de et de vicissitudes, aurait

INTRODUCTION

passé entre

par elles.

plus

do professions à son entrée

rarement dans

compatibles le monde, ses

Il a vu,

ses propriétés et l'espoir incendiées, égorgés, parents réalisé d'un riche patrimoine par une ruine complète. La loi des suspects n'a épargné à sa jeunesse ni les honneurs mort. captivité Sa vie, abritée sous s'est de la ni la faveur d'un où tant arrêt de les drapeaux ranimée aux d'autres des

ont été moissonnés, régiments sur leurs

voix amies

et des états-majors registres.

moins indépendance d'un journal entier à la rédaction 1 d'accord contre-révolutionnaires. gie de ses sentiments de fructidor an

son nom qui ont inscrit d'une Mais, attiré par le charme il se consacra tout réglementaire, avec l'énerLa loi

ses collaborateurs à V, qui déporta le força de chercher une lui-même Cayenne, position il pût se dérober et dans laquelle moins précaire aux persécutions vendéens fraternelles, pas dont il était menacé. réfugiée et le voilà d'avoir Une colonie lui tend d'industriels des mains Il n'est réussir si en Bretagne manufacturier. une vocation pour Mais but il

nouvelles

nécessaire

quand est difficile vint mettre

l'on est décidé à faire de son mieux. a été dirigée l'éducation dans un autre

de le perdre de vue, et lorsque le Consulat un terme aux turpitudes nous directoriales,

un an sur le tableau des avocats de figurions depuis Paris. Devons-nous aux encouraavouer qu'insensible des magistrats à nos donnés gements par l'indulgence premiers répulsion
{.Le Censeur

débuts,

nous

n'avons pour

involontaire
des jownau'.r.

jamais pu vaincre ce trafic de la parole,

une qui

INTRODUCTION

nous

semblait

voisin

de la vénalité

de

conscience

et

une espèce l'occasion viendrons mais qui nous s'était

de prostitution d'en déduire à sonder

de sa personne? Nous aurons les raisons, nous en quand

les plaies du régime parlementaire étions si peu fier des prérogatives de l'ordre dressé sur la tombe des ordres supprimés

avec joie à que nous renonçâmes par la Révolution, l'honneur de lui appartenir, pour le premier emploi salarié qui nous fut proposé. C'était déroger sans doute, car il était obscur et modeste. Mais il nous rendait aux relations et littéraires politiques que la presse ardente et franchement de l'an V contre la tyranréactionnaire nie conventionnelle nous avait fait et la Révolution contracter tions. Les souvenirs drapeau, d'un soldat qui a servi Henri l'héroïque conversé sous plus d'un de La Rocheavec tout l'entraînement de nos convic-

qui a connu jacquelein et le grand Napoléon, célèbres révolutionnaires, depuis pierre jusqu'au vertueux Dupont qué soit officiellement, soit

avec les plus Robesl'incorruptible de l'Eure, communi-

soit par par sympathie, de l'Empire, avec la plupart des maréchaux hasard, de de généraux avec un plus grand nombre d'émigrés, ses condisciples la République dont plusieurs furent et ses amis, et ceux de la Vendée, à commencer trouvé avec Stofflet qui enfin s'est et a collaboré par mêlé assez

Cathelineau; conspirations d'État,

à plusieurs d'hommes

en on prétendus tels, pour connaître ces souvenirs secrète de son temps, partie l'histoire l'oisiveté du commun la chance d'amuser auraient

INTRODUCTION

des lecteurs, riosité Mais vie ont de

sinon

de satisfaire

les croyances d'une

et la cu-

de tous. et l'agitation l'expérience à nos convictions imprimé et nous avons préféré, ne nous adresser trop longue et et es-

gravité,

plus de réserve à nos risques sérieux. Nous et de l'indépenstoïque impar-

périls,

les convaincre pérons dance de nos jugements, tialité entre mais

qu'aux gens de la sincérité sinon

de cette

déguisée qui n'est trop souvent qu'une neutralité la modération, le bien et le mal. Nous aimons nous tenons la justice pour devoir de l'historien. d'être la vertu Qu'on de l'histoire. daigne nous

et le premier tenir dons

compte du désir pas la confiance d'ailleurs

nous équitable du lecteur à d'autre des

ne demantitre, nous

reposant

sur l'intuition

âmes

droites,

la subtils à dégager que les esprits promptes plus nue à Elle se présente du langage. vérité des artifices et le fard ceux-là seuls qui sont dignes de la connaître, dont on' la parc ainsi mais celui n'en qui, lui donne quelquefois louanges homme à l'erreur moins la laideur du certaines tout sujet du à la équivalent à hésitera juste comme tous les

mensonge diffamation condamner hommes,

est pas ni

et peut dire avec fait méconnaître adversaires amis. » glissé on aurait

Montaigne les qui

volontaire, complice « Mon intérêt ne .m'a de à mes mes

ni celles

louables qualités sont reprochables du temps hypocrite à s'indigner

11 s'est tauration démocratie

dans la polémique pruderie été la première

de la Resdont la

ne sait quelle

si, en

INTRODUCTION

effet, elle était

entrée

dans

nos mœurs

aussi

avant

que

dit M. Royer-Collard. Il ne s'agissait de rien moins l'a ° dans une de idéalité les rejeter, qu'on que appelle choses, et de raison de faire la responsabilité qu'il est d'usage peser sur les personnes. de l'histoire; propres à ce qu'on fit de cette était intéressé les rigueurs courtoises do convenance, lui sont venues en aide de sorte On rayerait et comme plus ainsi d'un urbanité les noms ministre une loi

tout son cortège doctrinaire ont pu d'^in pouvoir venaient renverser, soutiens qu'ils croyant le pétrir à leur usage. Mais les comédiens

pénal et que M. Decazes se donner pour les en poli-

du Code

tiques ne sont pas plus que les autres à l'abri des sifflets. Justiciables de l'opinion, plus ils la compriment est impitoyable. et plus sa réaction Celui qui se retranche derrière flétrissure les arrêts des débats. de la justice n'échappe Les esprits pusillanimes point à la

prendre à l'amorce de ces ménagements se laisser car elle a le droit de n'être toute probité s'en'indigne, avec les fripons, envers qui le respect du pas confondue de la complicité. silence tiendrait Un taire. nom En le en dit souvent
livrant

peuvent mais

plus

récusation de célébrité

au public, car tout discutable,

qu'un long commenon évite l'écueil d'une sait le genre jury seul de

le monde

appartient atténuantes la peur

A qu'il s'est acquise. de déterminer le droit du délit; il n'admettra

ce haut les jamais

circonstances l'excuse

ou de l'ignorance

dans un hoir

me d'État.

Aspi-

sera toujours, rer au pouvoir sans en avoir l'intelligence à ses yeux, un crime irrémissible, car les nations ne

INTRODUCTION

sont

pas faites

pour

servir

aux

expériences aux aguets,

cités présomptueuses toujours la suite de toutes les coteries. mentaires,

des incapaà la tête ou à

Les gouver

portefeuilles, dité, ont été surtout avec

qui ne sont, en réalité, ou le ministérialisme féconds

nements parleaux que la course dans toute sa cru-

en nullités

les que toutes stupeur ces nuées d'oiseaux de passage, qu'on w s'abattre et dont ceux-là seuls n'ont du titre d'Excellence, nuisibles laisse '<

C'est pratiques. ont vu administrations saluait

fait et se sont laissé qui n'ontrien à la routine de leur bureaux. On a vu beaucoup et bienveillantes médiocrités atteintes

pas été on conduire

d'honnêtes

de

l'élasfièvre abdéritaine, et l'on ne peut expliquer cette 1 ticité de leur conscience, affrontant toutes sortes de que par ce responsabilités, en manies ambitieuses change qui vertige contagieux les plus puériles vanités. de la Resmoindres erreurs et d'honneurs faiproblé-

Ce ne fut pas une des tauration de grâces que de combler toutes ces incapacités prises à l'essai, saient d'une place à d'autres mais naturellement matique, galité mérité maintenir. dence toutes toutes ces .banale. Si les ministres l'honneur dans à la le cas traverse du prince, Mais, de laisser valeur

lorsqu'elles à cette

non moins

intéressées disgraciés de sa politique contraire, de

prodiavaient bien était de les

quelle imprusuccesseurs leurs assurés de

rivalités

émérites, à naître régime,

auxiliaires L'exil étaient

les compétitions sous l'ancien

et l'interdiction, une précaution

en usage

elle eût du moins préservé plus logique et plus morale l'autorité de cet essaim de parasites, à l'affût de toujours

INTRODUCTION

1

ses

défaillances,

pour

prendre

part à ses dépouilles.

On

du l'irresponsabilité présumée condamne à régner cette supprince que sa naissance est même un des arguments les plus victorieux position sur lesquels les gouvernements constitutionnels ou conçoit, fonder leur raison d'être. représentatifs prétendent Mais la responsabilité des conseillers de la Couronne en devient C'est aussi d'autant plus rigoureuse une des conséquences bien qu'elle parlementaire, le vice des radical traditions et' indispensable. les plus évidentes du n'ait servi jusqu'ici et F inanité.

à la rigueur,

système qu'à en

démontrer

Le mépris caractéristique, cueil le plus

de l'esprit inévitable et le conseiller est

est le symptôme le plus mais il en est l'énovateur; le plus ce qu'il d'une servile du perfide, y a de plus imitation faux. Or ce d'une il

car ce qui est naturel et vrai ancien au monde, et l'horreur conduit triomphe orgie est rare fatalement n'a guère

à la prédominance

que l'apparence et, quel que soit son dédain qu'elles soient

et la durée des comparaisons,

les plus intrépides n'ont pas encore mis en parallèle les plus saintes avec ses institutions celles de l'ancien à l'humiliation régime, sans s'exposer d'une défaite. La rénovation des sociétés est sans doute une grande et noble pensée, mais leur conservation ne sont pas toua

à son avantage. de la Révolution

Les admirateurs

et ses métamorphoses jours des améliorations.

bien son mérite,

Il faut bien reconnaître atteinte à l'orqu'en portant dre immuable de succession suivi depuis l'origine de la on a répudié le gage de stabilité qui a souMonarchie, c

INTRODUCTION

tenu cles.

cette En

grande abjurant

institution notre

pendant

plus

de huit

siè-

foi monarchique, nous avons “ et. de notre nationalité, donc déplacé le pivot régulateur aux la France dans les incertitudes communes replongé ou au de races rivales peuples livrés à la compétition vent des révolutions, fléaux dont cette foi était le préservatif le plus assuré. Ce divorce avecla dynastie identifiée non au pays ne se fonde que sur une supposition à savoir à était un obstacle encore discutée, qu'elle et qu'on 3, tout progrès, fait elle-même. Mais, a fait, sans elle, mieux qu'elle n'a

on ne peut le nier sans ignorance ou sans mauvaise foi, la Royauté avait concédé avant la Révolution tout ce que la Révolution prétend lui avoir arraché, avait achevé d'émanciper toutes les classes, puisqu'elle d'abolir tous les priviléges et de faire des citoyens de tous ses sujets. Dès 1.648, elle avait formulé une constitution, sont plus die dont que sincère, mort-née celles des qui se sont succédé Ce statut contrefaçons. et plus faite devenir avait pour depuis était, 1791 en ne

effet,

plus libéral qu'en encore,

que la parocomplet l'Assemblée nationale; viable, les éléments

car il avait

la constitution qui ont conservé anglaise, d'un monarque cerné par une démocratie était tout simplement une absurdité. Cet avortement ment dité de Constituante des d'une assemblée qualifiée résume

et la fiction souveraine

ridicule-

de 89, principes de la portée des intelligences qui s'identifient ère de notre régénération. Les jours qui l'ont

toute la féconcependant et donne la mesure exacte à cette suivie et

INTRODUCTION

mise en œuvre à cette horreurs doctrines

il est vrai, quelque restriction apportent, admiration exubérante. Mais les crimes et les de 93 ont une avec les trop étroite parenté de la nier, et qu'il soit possible sont parenté ou des lâches semblables cette

de 89 pour de 89 qui désavouent les patriotes tout simplement à ces malfaiteurs de faux frères,

qui, ayant ouvert la porte du domicile et ayant eu la plus grosse où s'est commis un meurtre part du vol, se posent, devant la justice, en révélateurs. leur La police peut avoir ses raisons pour absoudre complicité réhabilite de plus ne trahison s'en du crime parce pas l'instigateur qu'il de la Révolution fait le délateur. Les premiers fauteurs resteront donc, en dépit de leurs palinodies, responsaexcès dont ils n'ont eu ni l'art de prévoir ni mais le mérite d'une

bles des

le courage d'empêcher l'accomplissement. Ce n'est pas qu'il ne soit dû aucune pitié aux esprits ardents ou faibles séduits par les grands mots d'humanité, leur de patrie fût venue. la réflexion Mais tout ce qu'il y avait, aux États de gens de cœur et d'esprits élevés, n'a pas avant que les de les la et de liberté,

généraux, attendu

les conséquences des principes de 89 pour Les protestations prévoir et les abjurer. anticipées cette noble phalange, à la tète de laquelle figurent Mounier, l'erreur. L'admiration l'étonnent prendre et les en dégoût, du vulgaire nouveautés sans qu'il pour qui les phénomènes lui lui plaisent son les Malouet de tous et notre ceux ami Bergasse, qui ont seront condamnation

persévéré

dans

qui fait

y songe,

bien-être

INTRODUCTION réel, torité la douceur de son climat et la providence Mais celui-là seul est mûr d'effort pour do l'aula

qui le protège; civilisation, qui n'a pas besoin

pour comprendre'

et de conqu'il n'y a de Stable que ce qui est régulier, stamment utile que ce qui n'est pas exceptionnel. Les la foule mais on conet les volcans ébahissent météores sulte le cours invariable du soleil pour mesurer le temps la terre. C'est à la poursuite et cultiver d'une rénovation sociale impossible que nous avons sacrifié l'esprit de famille, la dignité du citoyen et cette habitude d'inles, qui modération rapprochent hommes et donnent seuls un sens déterminé aux mots s abstraits et relatifs de civilisation et de patrie. Ce qui devrait ébranler la foi des plus opiniâtres, c'est que toutes les expériences faites depuis 89 n'ont dépendance abouti qu'à déplacer les priviléges, appesantir les charles abus, pour donner, en compensages et multiplier dont les sophistes tion, on ne sait quels droits politiques n'ont la définition, mais dont l'upas encore trouvé sage'est surcharger une dérision d'entraves et sert seulement à perpétuelle la liberté civile, la seule qui imet de

à tous. Le produit net de ces combinaisons porte savantes a été de diviser le pays en partis irréconciliales doctrines les plus antisociales, et bles, de propager d'asservir plus les minorités et les plus pas manquer intelligentes aveugles. d'impartialité que d'affirmer aux majorités les mobiles Ce n'est qu'il

fut un temps où les Français ont joui de plus de et de liberté que sous le Comité de sarepos, de bonheur lut public, sous l'Empire et même sous les gouverne-

INTRODUCTION

`

ments constitutionnels. d'admirables volution utopies mais c'est

Cela peut être en désaccord avec et nié par les nouveau-nés de la Ré-

un fait que la renaissance de 89 ne Si tant de réformateurs ne sont parvenus peut annihiler. aux libertés du sujet que les servitudes du à substituer citoyen, ne serait-ce pas sur un principe abstrait et plus social reposait Ce n'est démocratiques? pas que tous les systèmes mais la famille qui est primitive et c'est l'association, dans l'amour, paternel non dans ses comtrouve que l'autorité la rivalité Hors de ce des frères. la société et la liberté n'est qu'une puque moins l'ancienne Monarchie

pensations, pouvoir arène, gilat.

protecteur l'égalité

et modérateur, qu'un mensonge doute

qu'un

La Révolution et de victorieux croyance. tion des terroger auraient

a sans arguments

d'heureuses

Il ne serait générations les Français

à opposer pourtant pas inutile qui ne datent que époque avoir subi

exceptions à cette humble à l'instrucde 89 d'in-

d'une

le joug lifier l'ancien

assez vécu pour du bon plaisir, comme régime,

plus arriérée qui dans leur jeunesse de qualeur part

il est convenu

et qui auraient eu aussi des bienfaits sur la France par les États répandus et par la généraux, par la République, par Napoléon foule de libérateurs éclos nos jours. jusqu'à Apres tant d'espérances déçues, trompées, do avortés et de projets n'a jamais bronché; douté; courses en quel qui lil'y un des jeté

promesses quel dévot béré ramènent

quel progressif au fétiche de 89 n'a jamais régime, cesse, n'a fatigué jamais sans

de l'ancien

arrière

de la légitimêmes les plus acharnés par les ennemis au terrible comme mité moyen d'échapper l'unique dans un même gouffre l'Empire. pas reculé inattendu de quel révolutionnaire un crime de plus? Le retour à genoux l'Europe celle du soldat victorieux la France été. et les acclamations la de Paris ne trouvèrent pas une seule voix fut aussi fugitive Mais cette impression dissidente. regret devant n'a. était habile. à la plus pressé qM de lui faire un grief d'être revenue suite dans tous ainsi de l'étranger. naufrage qui absorbait et la nation elle-même. qui prode la population clama cette dynastie. cette grande . l'œuvre serait de Napoléon. humiliée du bienfait que lui infligeait n'eut rien de la légitimité. et la Révolution. termes. pour hâter le contrarier. avec son terriRépublique C'est le Sénat impérial toire et toute sa fortune. qu'unanime. sans mais roi rappelé. mais des Bourbons. conquise évidence. fut de se placer résolument national et d'aplanir toutes ou seulement et le vieux ou glorifier à la tête les du mouvement qui auraient Cette avoir tardive tactique rien fait répadifficultés pu l'entraver. lorsque semblait avoir consacré pour jamais des rois et de la Révolution. le chauvinisme les jours l'invasion cette de Cette ingratitude national. La première amis. qu'il avait un acte proété invoqué. et humiliée. pensée qui vint à ses nouveaux plus occupés de leurs intérêts que de ceux de la France.INTRODUCTION regard enfin involontaire. objet de sa haine profonde. sottise la France que dans ne trouva l'on les de tels échos répète mêmes pas encore. pour a videntiel d'une telle de la dynastie nationale.

Comédie de ~Mmse ans. en effet. se trouva naturellement un accueil si peu attendu. l'ex-évèque choisit ou accepta pour Les espérances ont été également demandé imposé Faussée plus plus exagérées et les défiances hostiles à la Restauration. elle ne fut. intéressées On lui et souvent a qu'elle sans honte. qu'un épisode de plus du -. ramené par la Restauration et le triomphe d~e ses ennemis. qu'elle ne pouvait supporter elle a pu retrouver de statut. but. fut ainsi qualiBée par les acteurs rôles et qui ont mêmes qui y ont rempli les premiers continué à la cour et dans les de figurer sans vergogne de Louis-Philippe. son premier ` que mi- yeux. tauration qui avait fait de la France la première des nations civilisées. sous les deux règnes des frères de Louis drame de la Révolution. Cette XVI.– sous la tutelle d'une coterie n connue sous le nom de longue mystification.INTRODUCTION à la merci de ceux qui ration. d'Autun. lui avaient ménagé La resde 181A ne fut donc pas celle de la Royauté. pour la consolation ceux qui se sont retirés d'elle n'ont pas Cependant recouvré leur crédulité première aux promesses des réconseils . Louis nistre. ne pouvait donner. et pour que c'est. mais non la vigueur ni le génie qui l'auraient à son déTombée. XVIII w cette des principes de 89. qui n'eut corrompue d'autre souci. avec toutes leurs dangers et leur impuissance fût visible à tous les inauguration Talleyrand. pu sauver de la trahison. que de l'exploiter et d'autre courage que celui de la trahir. par son premier ndèles services. mais bien' celle leurs contradictions.

du fait Partagé le bien du mal qu'autant qu'il miner lui-même. les principes conservateurs des sociétés. Cette dernière évolution et dans n'a les idées fut-elle un progrès? L'esprit du siècle voix pour l'affirmative. les événements. et le plus habile à justifier sa résistance aux lois quand elles le gênent est le plus subtil à excuser sions rer sont les abus quand ont assez et modifier il en profite. il réagit éternellement manque et la perturbation le fait qui le comprime. la charité. et de probité. il s'abandonne quand . d'honneur avoir dans profond tout à la longue.INTRODUCTION volutions. éteindre. Quoique contre souvent au droit. discerne superstitions? et du droit le devoir est aussi ancienne que le entre et l'intérêt. sil'esprit de famille et la croyance qu'une non de vieilles La lutte monde. La De là un découragement sentiment foi qu'on dans les doctrines qui devait de patriotisme. en Dieu. la confiance. ne pouvait plus et dans on la concentra ses propres dans les intérêts illusions. pour lui. à réédifier ce qu'il leur a été permis impuissantes et c'est à ce signe de malédiction de démolir. matériels et ce que les néologues de l'école ont nommé dans les mœurs l'~M~M&M~M~Mf. des États est la conséquence forcée du désaccord entre le principe moral ont mission de faire respecter et le fait qu'ils qui les régit. que se la force reconnaît le sceau de l'éternelle justice. Sans doute le droit n'est une pas et il est impossible de le défendre pure abstraction. Mais sur les consciences les vérités si les paspour altéelles l'homme ne à se doparvient d'empire à leur usage primitives. Que sont.

ou que dominé par la fatalité à l'inertie. ne l'abolit mais n'oblige pas. les questions trouvera-t-on mais certainement on nous reconquelque témérité naîtra un désir aussi sincère de rendre à la hommage vérité que de justifier notre dégoût profond de la Révolution et nos répulsions pour les sophistes leur plume à la célébrer. les sottises ou les fai- qui le compromettent qui tendent à l'atténuer. elle tient lieu du droit. nous ont paru indispensables à la de cet ouvrage. elle-même n'en reçoivent autorise. et quand on l'attesta d'actes qui ne procèdent à l'appui pas de lui. ces actes La nécessité aucune sanction. au point respectons culte des personnes et si nous erreurs. mais Ces digressions complète intelligence le~ inductions aurait compliqué texte. Nous avons tenu à poser leplusnettementpossible convictions. que devant les transacNous ne professons pas le d'admirer ou de nier leurs la udélité ~M< ?MPMM à une dynastie dans laquelle une génération d'aveugles n'a pas su voir le gage de ses franchises et de sa tiationa- . il est condamné des vicissiil ne tudes humaines Mais périme pas parce qu'il est vaincu. Légitimiste nous prosternons blesses tions dans la rigueur pas plus devant du qui fatiguent nous ne principe. Nous osons donc compter de ces éclaircissements teur à qui la longueur préliminaires ne paraîtrait pas aussi essentielle qu'à nous-même.INTRODUCTION lui-même. de nos immuables Sur que nous cette base seront résolues Peut-être toutes nous labase allons soulever. leur omission eh et peut-être obscurci le sur l'indulgence du lecpas.

subissant. déguiser Les leçons du malheur sont nous jusqu'à parce perdues attentifs dissimuler qu'elle est amëre.INTRODUCTION lité. quelils se sont laissé auxquels n'absolvent l'intention « Dieu. et ils le pouvoir pour eux. Les sous cachée elle- ont laissé Il revient bien. vous inspirera en à votre dignité de roi. ce qui XIV à Philippe V. Cette réserve sentimentale que une la félonie. un sceptre dans leurs mains à qui sut s'en servir. à leur instinct d'obéissance. aux volontés absentes. qui se laisse avilit. suppléer induits à regarder quiconque usurpe . qui vous a fait roi. conseil services pour seulement est une faute. des et s'ils se laissent entraîner ceux-ci c'est. ses ne portons pas le scrupule la vérité fautes et à. adulation briser trop souvent pour les à leur en est aussi dangereuse même rois qui dontlavertu que solidarité prendre. M Il y a des temps. sans le comprendre. n'a jamais failli dans les pièges mauvais conseils qu'en accusant écrivait Louis convient effet. sont à la suite impose de c'est que l'audace conjurés. aux perfide. Quels s'est-il de Fouché. l'intelligence. comment où prendre les que fussent trouvé un Français engager le frère de Louis XVI à l'admettre Il n'y a pas dans son conseil? ouvertement de raison et d'État mésalliances. qui excuse certaines qui qu'on les lui impose ne règne pas il' abdique en les car. princes dérober qui n'ont que des serviteurs les causes. Les peuples sentent trop bien le beau soin qu'ils ont d'être gouvernés pour s'attaquer pour prince qu'ils savent assez jaloux de son autorité la défendre avec énergie. Commander. Les factieux ont beau jeu contre un pouvoir soufre le prince en effet.

de les lui interdire. ont le même régner avec gloire il fera deux parts rois savent et faire régner avec bien distinctes de son des affaires la grandeur et de l'isolement de celui-là seul est conauquel qui ne peut avoir Les grands les apprécier lement est de maintenir que tous leurs sujets et que. de se tenir en garde contre perpétuellement Il ne serait ni juste ni possible les affections privées. car elles sont la seule compensation du souci damnée d'égaux.INTRODUCTION comme plus capable de l'exercer que ceux condition qui règnent de la sou- et ne gouvernent pas. s'il veut lui la justice. établies les usaou qu'ils est dans de des qu'on ges et les règles qu'ils ont proclamées eux-mêmes. elles viennent à confier les doublement de haut rênes lieu. tous. existence. justice. et leur providence dans l'immuabilité Stuarts à croire le monde.. C'est courtisans et l'avidité quand insatiables Il y a plus d'imprudence de l'Etat . elle est de plus un danaveugles teurs ger et souvent un scandale. en du cabinet la frivolité des travaux des courtisanes. l'unique égamoyen de les protéger et de respecter ont trouvées Leur bonté les lois. C'est une triste maisrigoureuse veraineté. cette leur impartialité. ne pouvant droit à leur protection. l'intrigue a intronisé mêlant des à la gravité et hardies elle qui sous la Régence et la dilapidation des finances. cœurs bons aime dignes On a reproché aux inclinant toujours d'être aimés de tout ce faible ceux et les servi- du prince les plus fidèles serviteurs de l'État. Cette illusion n'est pas seulement une source de préférences et de mauvais choix. Mais.

toujours et des mérites de position y a des valeurs relatives que les circonstances révèlent à la perspicacité de celui qui sérieusement de ses affaires. garde de la routine. pour gagner rer le génie et accomplir On n'a pas assez loué de Louis n'aimait XII! à choisir de grandes choses. ee ministre. de troubles et de révolutions. ce danger pas. attendu . Pour un prince sage qui initiative n'existe des sait consulter. seulement à ces parvenus les d'efforts et de séla répugnance dont mais expéinspi- vaincre qu'aux bonne l'objet. renommée et de quelque la confiance publique. Il qui soit à préférer. de sa volonté.' Il lui importe s'occupé sans qui qu'ils ments doute de n'accorder dignes. de sa propre car si régner pensée c'est choisir. esprits les plus vulgaires. l'impulsion de se tromper encore mieux risquer que de livrer son à qui peut en abuser. c'est abdiquer. le discernement et la constance et maintenir un ministre qu'il qu'il et trouvés pas n'aurait car l'application. le reflet sa confiance mais qu'à des hommes plus encore et les instrurecevoir en soient soient il lui importe ou le plus dévoué. Mais l'usage conseils est un art difficile pour les plus habiles. d'une précédés rience pratique.INTRODUCTION aux mains sous la mieux ductions ils sont d'un favori qu'à les laisser Il faut nottor au hasard. il savait son la fermeté il les avait et le génie pressentis de tenir tête dans seul aux attaques dont Dans les temps son d'État est Ce n'est capable trône menacé. Il vaut qu'on doit donner. pas eus lui-même. plus intentionnés pour de mérite. ni même pas le plus cher le plus capable. conseiller la rai- encore le meilleur d'un prince intelligent.

Il n'est.. et prédominante. approprié ne l'usage de celui qui. sont variables. pas un ne s'est trouvé de la tâche qu'il s'était rendue plus diffide l'administra- cile en la compliquant. n'est pas modifié. remanier. improvisés. poser arbitrairement sous leur direction. des l'engagement attendre dessus du prince est de mainte& tous ceux qui ont pris Il est assez placide pour la conversion du mérite pour s'accommoder et assez aususpects. les services Ces réformes ni utile ni prudent comme refondre tombés hâtives a plus savent tout l'étaient tous et recomdes ministres de la Restauration. C'est à ces remaniements tion qu'on doit l'exubérance perpétuels le chancre personnel. des intérêts engredoit jamais perdre de vue l'ensemble nés pour ainsi dire dans l'organisation du mégénérale canisme de laisser ceux social. chargé de la direction suprême. Il faut être bien volontairement voir que mélioration tinct nir toute réforme présentée croissante de son toujours du népotisme dont elle est dévorée parlarendre impossipour ne pas d'atrès-dis- aveugle sous le prétexte d'intérêt est fondée sur un calcul de l'intérêt et d'étendre de public. Celui sa protection le servir. Cette indulgence plus . et la vénalité progressive qui finira ble. Les bons ouvriers les instruments. de l'humble trop dédaigné pratique des plus médiocres. et la marche régulière s'il l'entraver. du gouvernement est Le meilleur avis peut à rectifié.INTRODUCTION qu'ils une. nous avons fût au-dessous et. des ministres de part que leur se servir de tous que qui ne réorganisateurs vus à l'oeuvre. par exemple. organisés sont des per- auxquelles l'intrigue turbations utilité réelle.

ces fictions dité et de qui. ne fut pas. d'Etat et à froisser du peuple cée. hommes nance de roi nullités. jour et dans le personnel des moindres administrations. ont compromis le salut fiers que s'ils l'avaient conde ces ne exemples préservent royalistes dont pas les les ils L'histoire gouvernements rois. chaque tions lateur petites Rien ments la politique de la mutations pratiquées et dans le les attribu- l'avouer. ministérielle. et par ostentation de capacité ils se livrent aux témérités les plus tis ne se font pas plus de scrupule de trahir la confiance du prince qui les admet dans son conseil excentriques. plus le pouvoir les enivre. tous est exer- neutraliser intérêts le principe d'autorité La souveraineté légitimes. il faut Au milieu Restauration. s'annulait révolutions. donnés au nom du souaux témoignages de confiance verain.INTRODUCTION excite le zèle. que d'en de l'Etat. par d'audacieuses improvisées en vertu d'un scrutin ou d'une ordonPlus ces hommes sont constitutionnel. inexpérimentés. ne vivant que de transformations finissent tous par dégénérer en oligarchie dernières et inévitables balancés. en son nom. quis. amortit les ressentiments et donne quel- car personne ne reste insensible quefois la capacité. les plus destinées dont basses toute de toutes la féconà les de pouvoirs consiste à susciter ambitions. tant s'en et les écrivains dont les . en attendant pouvoir réguC'étaient autant de la grande. insensiblement. Telle et la stabilité des charges des invite à les honorer. et quand abuser. ils en sont aussi est pleine constitutionnels faut. de ces gouverne- ne prouve mieux la dégradation mixtes corruptions.

pect dû à d'augustes droits. ni porter atteinte à leurs infortunes. qui identifie la Royauté au corps social . conjurer de la personne sans manquer au respeut le défendre pour lui-même. Peut-être ces droits. fondés sur la raison d'État et la vitalité ils à leur sanction n'est desnations légitimité qu'ils sauvegardent. XVIII que l'incompréhensible pour le fils mal élevé prédilection du procureur qui à la Révolu- de De- de nos jugements paraîtra irrépeut-être à ces serviteurs d'élite accoutumés à conpieuse affection. Cette loi émane aussi du droit divin. est un titre'de plus à dans leur et pour qui la majesté du malheur Mais ce ne sont passes leur vénération. fidèles contemles trônes et l'exemple renversés. l'autorité vient do trop haut du souverain. La liberté vérencieuse fondre.INTRODUCTION veilles n'ont ont été consacrées fait que à l'étude des deux règnes un dernier triomphe préparer tion n'auront la confiance pas moins de peine à expliquer X dans l'ineptie notoire de Jules du bon roi Charles de Polignac Louis cazes. platifs qui relèvent Louis XVI et de ses frères prouve trop bien du vertueux que ce n'est de cœur et aux vertus pas à la noblesse les comqu'il a été donné de prévoir les tempêtes. le roi et la royauté. chevaleresques plots et de. lequel n'est pas à la mesure de toutes les intelligences. une origine car le aussi sceau donneraientsainte Le principe de n'être pas distingué pour on et une plus universelle. visiblement pas moins des besoins tions dérivant nes empreint moraux des sociétés providentiel dans les instituhumai- que dans le dogme traditionnel.

de peut bien triompher politiques. et fait dépendre la vie. avant de Fontenelle.INTRODUCTION dont elle est l'âme durée. n'avait cependant et le passage qu'il rien perdu de son La Monarchie éclat et de sa puissance. Mais. il ne régnait déjà plus que fictivement depuis trois ans. les premières car les altérations tout le système. constitution sultées en ont troublé selon qui en sont réet ont causé cette c~~cM~e a~ tout le monde ment. par la servitude l'exet qui lui ont été infligées. piation de son la dégradation L'impiété crimes grands nement hardi des lente insolente et prédite. dans l'enchai- doit hésiter analogies. que le plus qu'ils ne sont pas le châ- . sa décadence a été si rapide de sa grandeur à n'a pas d'exemple ont lutte des empires. faits. il n'est pas sans intérêt de savoir ont été les quelles semblait causes de sa mort. de à affirmer mais telles l'impunité des il y a. domination. des peuples du de de sa propre Nous n'avons donc pas système monarchique pour la Monarchie renversée. tyre de Louis XVI. pu être renversés violente par la conquête. l'expression que dans l'attitude du gouverneremarquait la Révolution. Pour faire cette déviations <K~o/M~. sa décrépitude. de sa nous avons dû explorer normale. on le sait. mais non sans le long marQuand commença ou prolongée. Si l'Empire romain s'est survécu. dans le/passé fondés par la conquête. signal d'une cette apologie entrepris faire l'éloge ou la censuré comme sa chute a été le série de calamités encore loin d'être épuisée. lorsqu'elle plus florissante et plus forte que jamais. a été.

comme do toutes de l'ambià la déception criminelles les combinaisons tion. mission vit l'exhuma En s'est retrouvé dépositaires. fut honteusement chassé par la Révolution était inféodé de përe en fils. fait logique avili les uns des autres. la trahison de l'un des membres de la famille nous voulons a infecté préposée à la garde de ce dépôt sacré de la félonie dont Philippe-Égalité toute sa descendance. sans rougir. la Révolution. la faiblesse de voir. qu'ils avaient. que intact Le principe Dieu en avait aux mains des rois sous les décombres Bonaparte énergie. de leur soumettre la liberté prendrons de l'impunité du plus nos scrupules sur les conséquences à l'orgrand crime peut-être porter atteinte qui puisse d'autodre social fondé par Dieu même sur le principe nous rité. parler notoirement d . sont assis queur de relevé Ils dit martyr se et délaissé par le vainont été dépossédés en par le fils d'un traître lui-même. mais qui lui aussi à laquelle il accompli. entassés d'où par la Révolution. Nous en cédons l'honneur lesquels dans n'ont pas. toute sa féconde pour lui rendre pour l'accomplissement été dévolue? Le fait est les frères usa-t-il de la qu'il le qui lui avait se briser dans sa main sur son trône.INTRODUCTION timent et la conséquence d'autorité. De ces faits inexplicables. traître. comblé de leurs faveurs. T. plus trop du fait entre eux tant de rapports qui relient il ne nous appartient pas de tirer des inaux claires. l'action ou moins l'alliance Mais des règles providentielle du monde réel avec le monde qui président visible.l. ductions avocats nous.

pouvaient un jour de redevenir et mériter Français.INTRODUCTION Le meurtre sépulture. du crime. d'une et condi- et de toutes solennelle pourrie à l'avenir du d'en porter ûétrissare était la seule qu'en le nom à la mesure l'obscurité ce n'est tion du sang populaire. Ce crime de per- de ses assassins pas seulement autour fidie etd'opprassion il corrompt tout doutent qui signalent de lui de Dieu. pour sa un vaste a été comblé abime qui ne se ferme plus que* des cadavres de ses sujets. de ses et de leurs aux excès enfants. et les insignes. ouvre. ne conduit d'un roi. Il y va de le remède s'appliquer l'avenir des légitimités et du salut des monarchies consacrées parla civilisation. leur droit et dans leur force. dit Shakspeare. de cruauté. lorsqu'il courtisans. toutesles ceux qui usurpations le subissent sont de la justice et ceux qui le louent souille ainsi le par cela seul déshonorés. aucune et combinés toutes de la démocratie les royautés se pnriSant dans Jtans la régénération poisons dont et toutes . le de Louis XVI eût été d'obteles de justice un retranchant irrévocacours tronc et lui royal. Si toutes les dynasties tardent à se rerégnantes privée. que d'Orléans les se racheter du péché originel. trancher n'échappera du virus dans aux fratricide. les portes du royaume devoir du frère premier nir décret blement interdisant Cette des Chambres et une sentence cette branche Au lieu d'ouvrir ses bras et au fils de Philippe-Égalité. Le prince indigne qui ne sang royal en répandant tout le sien peut expier son forfait c'est à la source empoisonnée qui le transmet que doit d'un arrêt inexorable.

puissent sont affranchis de toute politique engagé et des grands. la logique et la morale s'accordent. dans les actes personnels commettre. lequel aggrave et à l'intérêt des princes sa responsabilité. avait omis de prévoir De ce dût rester impuni? les crimes faut-il que conclure français n'a pas prévu des princes que ces crimes peine? La raison. au rang du coupable.I~TRODUCTIOK les nations de l'Europe ont De ce que la loi romaine s'ensuit-il pénal seuls qu'il le parricide. pour exà des forfaits plus énergique opposer une répression et proportionner la rigueur du châtiment ceptionnels. que le Code déjà senti les atteintes. . au contraire.

Leur théocratie.r LES RUINES DE LA MONARCHIE.FRANÇAISE LIVRE PREMIER GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE DURÉE ET DE SA MORTSUBITE CAUSESDE SA LONGUE LMttandbpreciosMrrninis. joui. leurs cités antiques et leurs expéditions témoilointaines et l'on ne peut gnent d'une organisation puissante. CHAPITRE DE LA FRANCE PREMIER ANCIENNE siècles.tNAfHE. des premiers. sur la barbarie. (SH)Ot!<EApOM.X\X)t. le christianisme. pendant plusieurs d'une nationalité incontestable. de la spirice triomphe et des lois morales tualité de l'âme sur le paganisme. Mais ce peuple ne fut pas seulement conquis rupteur par les Romains Les qu'oppressif.ch. mettre en doute la civilisation d'un peuple qui embrassa. le joug était invasions réitérées dont plus cordes Nor- Les Gaules ont .

ainsi que l'in- plus ou moins distincte dans plusieurs La promiscuité provinces. la Gaule. les nuances.~c seulement de la troisième. La civilisation mosous la seconde même réalisée narchique d. et la nationalité race. des Maures. de la ou tropicales. malgré des types particuliers l'empreinte remarqués universelle. L'Italie le moins des espèces. nier dans Romains. et de toutes les hordes qui mondèrent les mélangé qu'il famille serait celte les mœurs. sourit de compatibilité trouver son ou franques. accomplie que ne s'est pas française longtemps après. et la raison le coin mais est le voyageur de l'usage s'indigne qu'on en où l'on trouverait du monde nul autre pays et ne s'exerce de vrais le brigandage avec autant Lorsque les Francs combattre. à l'inconfusion peut slaves.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mands. fait. elle avait été connue sans que nul lequel jusqu'alors. appela à son aide. et le commerce. ont l'Europe et modifié les usages races et d'affirmer impossible l'origine ou gauloise. de sa nationalité s'évanouit vestige et le nom de France fut substitué alliance. héque la science des couleurs. favorisée par la guerre fluence climatérique des régions polaires ont site tellement multiplié à conclure. souvenir autorise à croire historique que cette union ne fût pas amiable et de consentement des deux peuples mutuel. mais dans à celui cette sous d'impunité. d'aucune du nord au midi. quoique à tant d'honneurs n'aspire opprimée par les Goths. l'ennemi commun. révolutionnaire L'esprit à supposer des spécialités compte ou gauloises. nomades tellement des Tartares. ces puérilités. leur chef se fit chrétien pour le deravec elle. Sans aucun Cependant la fusion des races ne s'est .

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

de la foi chrétienne en avait jeté la propagation les esprits, en définissant les bases et y avait prédisposé et les devoirs de la souveraineté. La clairement l'objet doute, féodalité, nant dans il faut tous le reconnaître, les rangs, sans et ses pairs; féaux, ses vassaux en choisissant de la noblesse, berceau FoMM~M~ <?~<<~e, volontaire et l'on élevait l'obéissance en prey avait préludé ses distinction d'origine, véritable la chevalerie, pour jusqu'au devise sacrifice

n'a pas le droit d'ignorer que le serf n'était pas un esclave, attaché à 1&terre qui le nourrissait dont serait jaloux et avait des droits plus d'un démocrate de nos jours, réduit aux convoitises Mais ces ébauches de son prolétariat. le Grand pour se compléter. du fils de Hugues nement d'un peuple Tout ce qui a précédé n'est pas l'histoire enfande ses actes, mais le laborieux avant conscience tement formes, nomades d'un monde subissant en quête fusion, essayant de tous les les invasions d'une et patrie, se déploie suivant devant en toutes aventuriers servilement lui. les impuissantes attendaient l'avé-

le premier qui drapeau tout l'art des inductions,

le plus grand des chroà tirer, aurait peine démocratiques origines d'orde la première informes race, une ombre niques Les populaà l'analyse. digne d'être soumise ganisation tions forme mérer. du grand empereur Quant au règne au brillant un météore comme surgit d'Occident milieu au toute tout la force, devant se prosternaient et se mêlaient se présentât, qu'elle sous sans quelque s'agglo-

Malgré des admirateur

qui de ces à de

ténèbres, l'égard civilisation de

il n'en la s'y

eut

que

l'éclat

passager,

moins lueur entière

France; éteignit.

lui, car, après La législation

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

tomba saliques nistration demain.

en

comme les lois les lois ripuaires, désuétude, Sa vigilante admielle-même. et la loi romaine n'eurent et son habile politique pas <le lenIl ne resta plus que des traditions confuses, inné moral, par le sentiment et antérieur à tous les codes, ou l'intérêt. La par l'ignorance

quelquefois interprétées humain dans le cœur mais le

plus souvent en pays de droit écrit et de droit division des provinces est le monument le moins récusable de l'incoutumier consistance des notions conquérantes et de l'insouciance des nations Aller nement donc conquises.

puiser,' ou des

une

de gouverdans ce chaos, des leçons notions sérieuses de législation, c'est malheureuse ou un calcul peu inspiration

Durant trois siècles que régna cette digne de confiance. on ne voit que des frères race brutale de rois francs, des pupilles à l'amimmolés égorgés par leurs frères, bi tion de leurs Néron le sang sacrifiées, guerre guerre. ringe est sont leurs femmes. oncles, Les crimes sinon des maris des Atrides, empoisonnés des Médée par et des

se disent

égalas, chrétiens.

surpassés, Des mères remords,

par ces princes qui dénaturées versent et des reines sont La

de leurs

fils,

sans

sans pudeur, perfide, attire Thierry

au caprice d'une et la paix cruelle à une conférence précipiter ne sont

concubine. autant le roi du plus

que la de Thuhaut des des lieux

et le fait Hcrmanfroy, les couvents mêmes remparts; d'asile on

de la tête des proscrits et de la y tranquc des princesses; des évoques sont accusés, prostitution en plein concile, de meurtre et d'adultère, de viol et de trahison. Le récit de ces atrocités pourrait se répéter à chaque

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

règne, et les chroniqueurs les avoir expliquées quand des rance et à la férocité

qui les ont recueillies ils les ont attribuées siècles barbares.

croient

à l'ignoMais pour-

de tous pas dans les annales quoi ne les retrouve-t-on vues Et pourquoi les avons-nous les peuples primitifs? à la face des peuples se renouveler si souvent qu'on et le BasSi la Révolution croit civilisés? française, avec les peuplades Empire ont lutté de stupide cruauté les plus sauvages, pas une cause commune n'y aurait-il à des désordres pas de se reproduire qui ne manquent des mêmes circonstances? sous l'influence des mœurs des lois et la dépravation L'imperfection et d'un pouvoir l'absence régulier toujours Un principe n'est qu'une lettre d'une autorité légitime. Si l'emde fixité et d'unité. il manque morte, quand vécu dans les convulpire de Clovis a continuellement accusent si ses successeurs furent sions, c'est qu'il était partagé; d'eux victimes les uns des autres, et si le règne d'aucun n'eut ne fut paisible et fécond, c'est que leur pouvoir et de nxité pour être intelligent, jamais assez d'unité fort et protecteur. à servir de preuve famille Le dernier vérité. d'entre Devenu eux fut destiné à cette le jouet d'une mais l'exerde son autorité,

sujette, dépositaire et se la transmettant çant pour elle-même par succesrester là où elle résision, elle devait inévitablement dait habituellement. Partout où la souveraineté manque de suite et d'iniles dépositaires du pouvoir dans leurs tiative, grandi mains finissent sans partage, même quand par l'exercer ils ne peuvent ostensiblement. Dans pas se l'approprier les sérails tradition; ce sont les eunuques d'Orient, qui en ont la se la transmettent à leur pour l'exploiter ils

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

profit, et souvent pour soixante ans que nous vernement tionnaires, n'est

l'énerver sommes

ou la vendre.

pas encore de leurs complices

en révolution, sorti des mains des révoluou de leurs créatures.

Depuis le gouLes

dans les sommités nominales et dans les changements, il est aujourd'hui couleurs du drapeau n'y font rien; usé du avéré que jamais ils n'ont plus exclusivement pouvoir coterie faufilée C'est la même temps de la Restauration. en 89, s'est qui, après avoir conquis la France de l'Assemblée constituante dans la Convention, qu'au

de vendémiaire an III n'a pu ébranler, que la réaction réactionnaires en fructidor qui a fait chasser les~iéputés an V, s'est trouvée, sous l'Empire, en possession des et du Sénat, et a fait elle-même, à son profit préfectures et à sa. gloire, la coup d'État de juillet i830. M. Guizot des Girondins, comme M. Thiers de s'y porta l'héritier Ces qualifications la Montagne. sont déjà loin de la avec orgueil de ceux qui les ont acceptées pensée est souple et leurs amis assez nommais leur austérité breux pour que honneurs restent toutes les avenues ouvertes toujours ces successions collectives, du pouvoir et en leur faveur. comme, des

Cependant des rois de la première hilent, en se subdivisant. fient

celles

pour se consolider on voit plus ordinairement mains sant

et s'annirace, s'amoindrissent Il faut qu'elles se personniau lieu de l'un des cohéritiers, un intrus concentrer dans ses s'affaiblisqui va toujours d'eux ainsi ont procédé les après avoir été. investis par suffisants comme pour les maires se passer du palais

la portion d'autorité dans celles de chacun

qui, partis et les généraux la République de pouvoirs d'elle, ont fini par la traiter ont traité les derniers

Mérovingiens.

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

à la domesticité dont la fasemprunté consolait la cour de Byzance de tueuse nomenclature en réalité, économat n'était, sa caducité, qu'un que, a trouvé le moyen de nos jours où le fonctionnarisme Cet ofnce, de renchérir a décoré n'était donc sur la décadence d'intendance; du titre de l'empire d'Orient, et de surintendance. on Ce

ordre de second qu'un emploi e~i~MM ~M? non magistri, supérieur peut-être des chainbeUans et des préfets du palais, mais des hautes

majores à celui exclusif

mandement nairement ceux

des services et du comdirections, publics des armées. Ses attributions furent origiles mêmes à la cour des rois francs; mais familiers et secrets, nécessaires, intimes, se transformèrent aisésous des princes faibles ce qui venait troubler Ils n'eurent services pour et confidents

qui l'exerçaient, souvent agents utiles ment en conseillers

ou violents, en défiance de tout leurs habitudes ou alarmer leur ignorance. donc pas de peine à se prévaloir de leurs en accroître ils à leur du souverain, térieuses, Inhérent l'importance et à l'occasion en firent munis

des pleins pouvoirs de leurs instructions mysinsensiblement un privilége

et quand celle-ci devint hérécharge~ ditaire, un droit dès lors inaliénable qui se confondait avec celui du souverain. Sous ment Clovis dans à immodéré II, les leudes, de la puissance l'intérêt même l'élection; mais de l'accroisseeffrayés des maires du palais, de la couronne, qu'on Flodoat, avoir après à se les inde son vote, honneurs

obtinrent, les soumît acheté féoder, lorsque met le leurs

n'eut pas de peine suffrages, fait bon marché car tout électeur le dispensateur et quand, prix; des grâces et des à quelques

années

y de là, on

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

demanda Celui droit, hardi élevé

il était trop tard! de l'emploi, la suppression s'en prétendit héritier de qui en Stait investi fut assez ses adversaires intimidés, et, bravant le transmettre, la tutelle d'une usurpation de son femme. habilement préparée, audacieusement introde vivant, à son petit-nis

pour sous

Jamais

plus longuement consommée que nisée seconde dans

ne fut plus et poursuivie de France

celle de cette

plus maison sous

germaine, la désignation

l'histoire

race, ou de dynastie carlovingienne. fut traversé, dans ses projets, par Pépin dit l'Ancien mais sa fille avait de son héritier la mort prématurée à Pépin d'Héristal, donné naissance que le soulèvement contre le maire Ébroin porta et des leudes des évêques à la place de celui-ci. Mis à la tête de l'Etat par le crédit autant de sa famille, que par le vceu public, il y conet en atteignit le but avec ambitieuse tinua sa politique une fermeté et aussi Charles père, secondée admirable, par ses rares talents La gloire dont se couvrit par les événements. de son encore Martel, que la dextérité plus

du à voir en lui le protecteur la nation disposa du suprême et commandement, pays et le dépositaire son front de la couronne, Pépin la Bref ceignit quand luià peine s'aperçut-on Cependant qu'il s'en emparait. du dernier des pas la dégradation son suffisante avénepour légitimer Mérovingiens et il tâcha d'y suppléer d'ément, par un simulacre même ne trouva lection. pour lui Les États furent cette donc convoqués à Soissons donner satisfaction; se soumettre mais, soit qu'il eût à cette humiliation, d'aupas,

pour trop de hauteur soit qu'il jugeât qu'une formalité signalait superflue de son droit, il ne s'en contenta tant plus l'absence

DE

LA

FRANCE

ANCIE~E

d'obtenir la sanction du pays. sérieusement et s'occupa était favorable. Rome était menacée L'occasion par dont les et la protection de la France, les Lombards, victoires récentes des avaient délivré était l'Europe chrétienne La exposa lequel que l'aude la crainte négociation humblement inndèles, marcha donc toute-puissante. Pépin Pontife, subtile,

répondit, torité appartenait

ses scrupules avec une réserve à celui n'eut

rapidement. au Souverain un peu

qui l'employait rien à refuser à son

à la défense

de la justice. ;r Rome délivrée

libérateur,

de sentiments facile à concevoir, et, par une réciprocité et de celui-ci paya sa condescendance de riches présents à sa cour, une Les évêques prirent, plus riches dotations. influence inusitée, et lorsqu'il eut été sacré par l'archeles jalousies pouvoir dédaigner des grands et des mécontents qui auraient été disposés ses droits à la couronne. à contester Mais combien les calculs de la sagesse humaine, vêque Boniface, et les murmures de Dieu, sont quand ils n'entrent pas dans les desseins incertains et décevants L'épiscopat, qui avait concouru si puissamment à l'établissement de la seconde dynastie, et que Pépin par reconnaissance avait associé à son pouvoir, fut la cause son. La déposition par les évêques usèrent du droit répudier naturellement de rabaissement première de Louis le Débonnaire et les États qui été conféré Du droit de sa maifut proposée nommé l'avaient par lui pour d'élire dérive il crut

qui leur avait son dernier descendant. celui

ne sont compatibles ditaire. Il n'y aurait si chaque génération

de révoquer mais ni l'un ni l'autre avec celui de la souveraineté héréni nationalités, était appelée ni Ëtats,ni à détruire sociétés, l'oeuvre

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

un peu légèrement comme elle s'arroge pères, à ses descendants le devoir le droit d'imposer peut-être de payer ses dettes et ses folies. de ses Quant. aux censures limite dans leur nature Le droit d'excommunication, elles ecclésiastiques, essentiellement même, ont leur morale.

au Pape qui n'est contesté en effet que les conscienn'oblige par aucun catholique, on ne fulmine ces soumises à l'autorité spirituelle pas de bulles contre les rois idolâtres. Les évêques auraient ont jugé le fils de Charlemagne peut-être à exposer leurs griefs à ce père commun des fondés les limites fidèles. Mais ils excédaient de leur pouvoir, au-dessus de leur propre en se plaçant en dehors de leur un acte évidemment en étaient au fond par se l'assimilar, tion était la peine qu'ils encouraient termes de la discipline ecclésiastique. la Convention la déchéance prononça parce reau, que cette formule et que les avocats était dans si convaincus, en le déposant, souverain dans qui été

Ils compétence. qu'ils commencèrent parce que la déposieux-mêmes, C'est ainsi de Louis aux que

le protocole reconnaissaient instinctivement dans leur vocabulaire

XVI, du bar-

n'étai); que détrôner dans leur droit. La violation

pas plus

que

du principe de la souveraineté et la dans l'ordre de succession, même quand le perturbation est en question, droit originaire sont toujours des sujets de trouble et de péril pour l'État. Si jamais dynastie fléchit le poids de sa dégénération, c'est assurément celle des Mérovingiens et si jamais intronisation fut signalée et d'immenses par des exploits héroïques c'est bien celle de Charles Martel, de Pépin et services, de CharlemagnB. D'ou vient donc qu'ils n'ont su ni orgasous

DE LA

FRANCE

ANCIENNE

un gouvernement qui au pays, puisqu'il s'identifiât retomba, après le règne dans l'enfance dont son génie semdu grand homme, blait l'avoir tiré? niser leur administration du fils de Pépin à l'égard de la France La politique avoir besoin de est celle de tous les princes qui croient l'attention de leurs ou de leur imdétourner sujets, et une puissance qu'ils ne tienposer par une grandeur que de leur épée': il se sentait mal à l'aise dans les du royaume des Francs, indéterminées limites encore s'il avait été le patridont it se serait contenté peut-être, moine de ses aïeux. Cette méfiance et le besoin inquiète nent de vaincre les ennemis comme cachés un sant l'admiration de sa fortune, ont fait tribut, en impoautant de

ni fonder

de la gloire. Le nouvel empeconquérants que l'amour reur d'Occident, renonen .revêtant la pourpre romaine, descendue çait, par le fait, au titre de roi de la France, au rang de ses autres provinces. Cela est si évident, ou quarante asque de trente nationales durant son règne, semblées convoquées au sein de la France. Il y en eut sept à aucune ne siéga les autres à Mayence, Worms, cinq à Aix-la-Chapelle, Paderborn, Coblentz, aient joui ciennes, destinée elle Genève, Ratisbonne, etc. Les seules villes de cet Boulogne à devenir alors honneur et Engelheim, Nimègue, devenues françaises qui Thionville et Valenà Lutèce,

sont

Quant Cherbourg. l'Athènes de la civilisation

moderne,

n'était

pas File Notre-Dame. Elle ne date, en effet, qui embrassent de Paris, que des comtes qui en firent leur résidence des Normands. après l'avoir sauvée de l'invasion

n'avait

dont l'enceinte qu'un bourg fortiné, franchi encore les deux bras de la Seine

LES RHXES

DE LA MOXARCHIE

` FRANÇAISE

La fonder invasions

mission

de

Charlemagne

ne

fut

donc mettre de

la monarchie qui

mais de française, retardaient la civilisation

pas de fin aux l'Europe.

En repoussant les Saxons et les Maures, il accomplissait l'œuvre de Clovis au nord, et de Charles Martel au la seconde race n'appartient midi; toutefois pas plus à l'individualité du pays que la première Clovis était Franc, et Charles, Germain. L'un campa dans mais de les ni leur comme Gaules, qui l'acceptèrent lui ni aucun de ses descendants donner une un libérateur; ne s'occupa

et le premier ne régulière, organisation leur laissa d'autre souvenir d'alliance ou de consannom qu'elles substituèrent à guinité que le nouveau celui leurs ancêtres. L'autre illustré ne qu'avaient Son règne, prépas même y faire sa résidence. paré, comme celui d'Alexandre, par un autre Philippe, fut divisé, fut suivi des mêmes calamités. et L'empire daigna le sceptre uni à la couronne de France, dégéimpérial, néra en une suzeraineté nominale de se qui l'empêcha la Bourgogne et nationaliser. La Bavière, l'Allemagne, du faisceau se séparèrent qui les avait réunies, à la France la suprématie et finirent que par contester son droit d'aînesse dans le partage de la lui attribuait succession l'invasion, pas moins n'alla pas jusqu'à et si la réaction impériale; n'en fut comme en 1814 et 1815, la France l'Italie

une succession obérée. comme démembrée, la ruine et l'abaissement Ainsi, à dix siècles de distance, furent tout ce qui resta au pays de la gloire de ses deux Les provinces, épuisées pour l'honempereurs. grands neur bientôt des armes, manquèrent du trésor et la détresse féconder, ne put subvenir aux frais de bras en vint pour les au point expédi-

qu'on

de la moindre

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

tion sinon

par des

concessions

de terres,

de bénéfices pourdes moyen

et de priviléges. voir à aucune emprunts et

De nos jours aussi inattendue dépense des anticipations; des illusions peut-être

on ne peut

qu'au similitude

qui s'aggrave défaillance ne laisse travail productif Salvien raconte

singulière! du crédit, dont la pour aviser, ni

après lui ni réserve pour attendre.

et des artisans se que des paysans vendaient seulement la servipour vivre, et acceptaient tude comme un bienfait. des Que dire de la désertion rurales? populations tenus par un capital Agglomérées fictif, elles dans des ateliers soupeuvent voir s'anéantir leurs salaires, et celle ` furent leur réduits rang sans leurs droits à

enunjour~ la caisse qui alimente qui absorbe leurs épargnes. Les grands cette extrémité, aliéner royaux et d'un cha leurs et les rois de ne pouvoir propres

eux-mêmes soutenir

et jusqu'à domaines, ou seigneuriaux. Cette dépendance des usuriers crédit qui allait toujours en s'affaiblissant, détade ses plus la couronne Hdèles ses et

successivement

possessions

agrandis par tant de concessions, du roi et tendirent à s'en affranchir. des uns sultat et les

plus riches Les vassaux. fiefs, rivalisèrent avec ceux Les usurpations eurent pour réque plus ni terres de la féodal'autorité ne telle

des autres dissipations la royauté à une détresse de réduire de Louis d'Outre-mer n'avaient

les enfants ni sujets

ce qui, sous l'empire naissant à une abdication, lité, équivalait puisque se concevait plus, séparée de la seigneurie. de la postérité de Pépin, Cet isolement aussi la conscience précipitèrent T. d'un la chute originairement de la seconde race, droit

et sans doute litigieux, plus rapide-

LES RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

la division du fait, sous la première, que ne l'avaient des en plusieurs royaume parts et le fractionnement à l'ouverture de chaque provinces, héritage. ment On porta cipe d'unité une plus mortelle atteinte encore et de légitimité, en le monM'chique, Cette qui vassaux séparait surtout qui fait toute subordonnant au prinla force .du à un simu-

régime lacre d'élection. cher Les

concession

la distance

contribua à rapprole vassal de son suzerain. à formuler à prêtaient de relâchement dans de l'institution tacite répulla postérité à cette contre

grands de nouvelles

restrictions

s'appliquèrent au serment qu'ils

cette sorte chaque nouveau règne; les liens de fidélité soutien principal du trône, féodale, tenait, à l'égard sion qui n'a jamais cessé d'exister ` ` de Pépin. Tout

porte à croire, en effet, que la félonie du dernier maire du palais ne fut jamais pardonnée. Éginhard, sous le règne de Louis le Débonnaire, dont qui écrivait tout dévoué qu'il fût à son maître, il était le secrétaire, que malgré sur la empereur toujours de vives Tout usurpation. excuser l'expulsion uniquement seigneurs peut inférer n'être tion avoue le reflet jeté par la gloire du grand mémoire de son père, on avait sur les suites de son inquiétudes que dit le naïf historien, pour du dernier Mérovingien, prouve ne fut ni populaire ni agréée des et de son apologie, désavouée, légitimé par grands derrière Ce que l'on royaume. trop embarrassée pour c'est que la prescriple succès. attachement avaient leurs Par jalousie à la dynastie la cour, et déserté affectèrent

ce

qu'elle de sa cour de cette

pas t&citement était loin d'avoir autant tbus les réfugiés

héréditaire, renversée, la plupart,

que

créneaux,

dit son descendit rieure prêter qu'ils donc au rang par seigneuries de la royauté. la ligue féodale et qui engendra pourvus et permanente la guerre sourde qui finit par isoler le ou plutôt imposet le rendre impuissant. et l'abdication assez que nation comme mence par l'inféodation de la dignité impériale. sans initiative. de à celle des grands vassaux qui continuaient de Charlemagne à la descendance l'hommage EUe assista. mais la nouvelle La réduite nes infailliblement. rendu avaient au développement de cette nouvelle chaque agrégation ou une sorte de la royauté. c'est que les desseins et qu'ils n'ont été qu'ajournés.DE LA FRANCE ANCIENXE une défiance cette et une réserve voisines de tous les de l'hostilité. Son le Débonnaire. sans à l'empereur. dale dont brement . conçus contre la royauté tôt ou sur des combinaisons qui devaient reposaient tard. organisation et la faiblesse la rendre' du pays. ne s'identifia la seconde dynastie celle de Clovis. féodales plus ou moins indépendantes investie d'une suzeraineté La monarchie. Les guerres lointaines et continues et magne déconcerter son glorieux avénement les complots et décourager mais la preuve de leur persistance. inféde puissance nominale. gouvernement de Charlesible. féoorganisation était un démemd'abjuration du résistance. déconsidération incompatible avec ont à l'empire les conspirations dû la royauté. C'est à l'intérieur émigration sesseurs de terres et de tous les puissants poschâtelains dignitaires de bénénces. fut t auxquelles de tous ses domaiprouvent jamais à la com- abaissement et ce qui avait précédé d'Occident n'était du grand empire l'institution que le dans laquelle la France perprélude de cette révolution à Louis en se divisant homogénéité.

et ses protecteurs après et vaincue à la main. ses tuteurs bon plaisir plus que ses vassaux. ne subsista. pendant les cinquante dernières années de sa durée. et non celui d'une dynastie. à elle-même de lui fournir des de que la dynastie et sa souveraineté. qu'elle aux mains de Louis le Débonnaire. que sous le des comtes de Paris. les armes l'avoir combattue de incapable s'était annihilée . ne put se soutenir qui tèrent dans La guerre. ou trouvèrent profitable agrandissement propre Pas plus des subsides. ne s'identifia se suffire au pays. depuis Clovis. Ce fut donc le siècle serment.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait au roi. la féodalité. et le règne de Celle de Pépin l'assisà leur et hommes elle sans l'aide des vassaux.

défendit l'Église maine comme le centre de toutes des contre les communions et la catholiques. que le poupays une organisation voir le plus stable était tempéré par les lois et soumis des à la justice de Dieu. lui-même civilisateur ment délivré la foi chrétienne. les Gaules Clovis n'avait pas seuleil de la tyrannie des ariens. le despotisme Cette noble gardienne des rois et confiance . trois siècles roet reconnut cette tradition. la première lité ne soit pas contestée. de leur régénération. fécond et héritage. s'était humilié lui-même affranchis des peuples et là reconnaissance adopta.CHAPITRE II ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE L'institution pire français ment de la troisième et l'autonomie de l'emmonarchique ne datent véritablement que de l'avéne- la seule dont la nationadynastie. qui ait donné au et compris régulière. deux races qui l'avaient pour précédée. la régulatrice de la liberté religieuse les déviations consciences de l'orthodoxie. dota. sans qu'il leur fût imposé. qu'un souvenir mais avec un legs inappréciable. sous la bénédiction du pontife. son nom de Franc comme gage Ce qui maintint la seconde race pendant près de c'est qu'elle resta fidèle à de décadence. Elle n'avait recueilli.

que l'intronisation dynastie et que sa n'ait été entachée ni de fraude ni de violence. accepta bien moins un devoir et un à une faveur jalousies V. vassaux plus attesté que celui de sa aux vœux du pays et de sa généreuse longue résistance et à défendre le trône chancelant obstination à protéger des derniers le besoin et obéré élévation du ciel la mort aux rivales. de France le titre pas de fille aînée verglona- les de l'Église. mais encore aux rois très-chrétiens la plus tus et le génie qui ont fait de leur dynastie rieuse et la plus ancienne qui ait régné sur aucune tion du globe. C'est en effet une exception bien digne des faveurs s dé la troisième du ciel. Mais si l'on consulte avec impartialité les circonstances de ce grand changealors les sucment. le trône se trouva aux compétitions et vacant. impérieux la nation Il n'a fallu de rien son moins qu'avaient appui la résoudre comme fardeau. des puissances lorsqu'à en butte contemporains et les . toute résoudre parmi la question. On a beaucoup controversé sur les titres de Hugues existait encore un hériCapet à la couronne lorsqu'il tier collatéral du sang de Pépin. autrement les on concevra qu'elle ne l'impossibilité l'a été et d'ailcompétiteurs Carlovingiens. ait été consacrée légitimité des peuples et des grands n'est pas de fait historique unanime par l'assentiment Il de la couronne.LES RUINES BE LA MONARCHIE FRANÇAISE dans l'autorité morale du pontife conservateur ne valut de la croyance seulement et de la fraternité à la couronne universelle. une que l'État qu'elle que comme de Louis pour inquiète. les notions de droit qui régissaient cessions de salut public qui royales et le grand intérêt dominait de la leurs.

t à la morale. des conscienménagement pour la pruderie hypocrite et ne jugent l'histoire cieux professeurs qui ne voient que du point de vue de la Révolution. comme aux autres. et de Normandie. de Flandre et de Ce pouvoir à s'exerça parallèlement Champagne. sans d'éclaircir. . ni d'aucun des position Son pairs tous alors puissants comme lui et de. neveu des le premier enseià nier la légitimité de toutes les consiste celle du dernier qui a imaginé de reconnaître maires du palais. celui des Carlovingiens. qu'il im-.ORIGME ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nul n'a été appelé personnellement titre en litige dans d'aucun fier ou à témoigner eux-mêmes. afin de signaler. plus intimes au moins aussi antique et plus~indigëne. généalogie fils Eudes fut proclamé roi à Compiègne. Si l'on veut mettre en resans réserve gard toire.France. pouvait se résultat Bourgogne. et sur les plus belles provinces. tendu Il procès. même C'est'la école moderne dont à justice pré- gnement royautés. sous le régnait. le fondateur de la un usurpateur semblable C'est un point d'histoire troisième dynastie. ce qui suppose des rapports titre de duc de France. et une avec le pays que ceux de suzerain. de la couronne C'étaient les grands vassaux impériale. on le concevra. les ancêtres d'une souveraineté de fait. de Guienne et de ducs de Bretagne les comtes de Toulouse. et sans litige. tous à la réalité non interrompue et jamais d'une succession Robert unissaient les signes contestée. du pacte féodal réciproquement obligale lien qui les unissait. porte qu'à de Hugues Dès le ix" siècle. cette souveraineté directe et une souveraineté nominale. sans opdu successeur de Charlemagne. autant la vérité au temps de Charles le Chauve.

n'était plus de la part du fort. avec . c'était féodale. depuis que cette dignité avait cessé Ceux-ci trouvaient les aux rois de France. pouvoir le dernier ne régnait notoirement que par la volonté de Hugues. avec'd'aufélonie. se tenir pour affranchis de ce devoir. par rabaissepréséance. tous-les vassaux qui de lui rendre sans continue hommage purent. pour avoir assisté l'ennemi do la France dans toutes ses hostilités contre elle. sous la tutelle de leur L'élection suzeraineté ne tirer étaient giens. était banni en outre par un arrêt de la cour des pairs. Othon. depuis plus de cinquante le trône du suzerain. qui soutenait dérivait de la que cette prérogative naturellement et.LES RUINES DZ LA MONARCHIE FRANÇAISE sans forfaiture. il ne pouvait plus qualité de rois et de rois de France dès lors s'élever entre eux qu'une de simple question et cette prérogative. au même titre que la même Eudes les rois et Raoul carlovin- intronisés et sacrés en la même solennité. base et condition gneur protège relâcher ou confédération ans. tant plus de raison que le dérnier coltatepal de re~aa devenu dé l'empereur la famille. aiMblie ment auquel était réduit le pouvoir effectif. était qu'elle contestable. et vassal étranger avaient et déchu en vertu' des lois du royaume. son droit et et avec la logiquement incompatible est de dont le caractère distinctif que d'elle-même. Le dernier titulaire de cette royauté sans héritier fictive mourant direct.. devenu le proqu'un acte de courtoisie tecteur du faible. en reconnaissant dignité devenue limites impériale. le vassal Or. l'homse rompre puisque du vassal à son seigneur que le seimage-lige suppose de toute la son vassal. était féodale. d'appartenir on admet dans celles de leur royaume.

eût blessé les d'abolir la réu"d'interdire tête. pas une de concilier absente. et qui n'eût pas comde tous ses domaines. l'une après Pépin a été détrônée. droits nion laquelle n'avait pas 'pour circonstance et une exprimée objet aggraexclusion au traité mais uniquement héréditaires. tachait de juridiction qu'à la terre. le cas dérogatoire le duc de Lorà celle des raine eût été dans une position analogue dont aucun n'a songé à revendiBourbons d'Espagne. sa souveraineté et puissant. l'autre. Nos nouveau acceptées constitutions écrites sur ces questions. . qui ne sera jamais à et ne distingue de ces subtilités. Sauf quer le trône de France. 1 de la Telle couronne Lorraine indépendance unanimement impossible que l'incapacité légale du duc de toute la noblesse. dégradée par une suzeraineté avec toute l'organisation féodale qui n'atl'inféodation. on a bien dale et quand le trône moins songé à s'informer s'il y avait des héritiers. La dépouillée pris une royauté maxime doctrinaire eût révolté la hauteur « le roi règne et ne gouverne pas » le bon sens des peuples. Mais cette une renonciation vante impliquait beaucoup plus explicite que celle d'Utrecht. couronnes sur une seule des'deux était d'ailleurs la fière de France. C'était énergique tendant douteux ou débile. inerte d'une royauté royauté de Il n'est donc pas exact de dire que la dynastie Elle a laissé périmer. qu'à Il fallait à l'État en péril un tuteur sauver l'héritage.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE do vassalité. et sa suzeraineté féoimpériale est devenu vacant. et qu'on lui eût refusé le serment Il était d'allégeance. et religieusement l'exclusion de tout pré- un jour tout jetteraient si elles étaient logiquement car elles ont plus observées.

exactement cette doctrine. qui lui aurait a publié des Mémoires du prince de Polignac est rapportée une conversation de ce ministre lesquels avec le due d'Orléans. Bolingbroke des parties contractantes n'a entendu donner qu'aucune à la clause Ainsi au rang à la honte exposée de ses rois la descendance déshonorée d'o~o~ la France un sens ne serait d'exclusion aussi absolu'. même pas encore. Ainsi le cas échéant de la vacance du trône de l'ancienne la branche France. pourvu que la loi . Dans le cas où nous aurions le malheur de perdre le duc de Bordeaux. plus sociale avec une grande lucidité le prince intéressé à la question « Ce n'est pas seulement K comme mais Français. conditionnelle est nulle dès Le traité d'Utrecht nettement la rend révocable. « père. nul n'a le droit d'engager l'avenir d'autrui. comme que j'y prends intérêt. Il résulte d'ailleurs du de la négociation et des explications protocole échangées entre les plénipotentiaires et de Torcy. acte que le duc tient pour nul. en ce quMI n'appartient à aucun que dans écrit. de voir de Phi- V. peut mais 1. Depuis ceci a été on beaucoup plus et plus parfaite. de disposer de ce qui n'existe le dernier recours que si elle négligeait été ménagé Les scanpar la Providence. dales accumules les usurpations et par les défections. Isabelle du sang autrichien. priver Il n'appartient obliger personnellement les descendants de Louis à personne en disposant et. missible par ordre de primogéniture. lés révolutions ont du moins ce triste privilége d'autolippe-Égalité. ajoute-t-il. en vertu duquel ou la légataire qui ont leur loi de famille il règne. et presque qui professe dans les mêmes termes.LES RUIXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le droit en faijamais consacré diviu. pour soi. que et napolitaine espagnole en effet toute renonciation qu'une pouvait éventualité aurait primé celle d'Orléans. mais non Philippe XIV du droit d'opter. sant de la royauté une magistrature transinamovible. la couronne reviendrait à mon fils. C'est ce que définit sage. C'est une protestation contre le testament de Ferdinand VU. le principe prince d'abdiquer être l'élue du peuple espagnol non l'héritière des Bourbons.

peuples l" 1 Durant huit siècles que la race de Robert le Fort a la France. venir qu'elles à modifier tendent la politique de l'Europe singulièrement et à autoriser des mesures extraordinaires et des transactions qui nous ramènent au règne de la justice éliminaet du droit. des guides identifiée à la dynastie née et grandie avec elle. les lois se sont jamais ralenti. à toutes sortes de Louis fût faite XIV. dynasties races royales. que.ORMME ET GRANDES DE LA MONARCHIE FRA'<(. elle n'est pas restée étrangère aux forfaits de la branche fraet l'on'a pu craindre ces deux tricide. d'espérer retrouvera d'elle qu'elle dignes car. de les précipiter qu'ann plus aisément où s'engloutissent les générations do 1 I. comme petits-fils » les miens. Si la félonie n'est pas plus sévèrement des punie dans les héréditaires. et que sanctionle sang dégénéré tions qui purifieraient -` universelle. Cette pièce de 1830. et. et des commuaux communes. et la noblesse Depuis étaient le règne de accessibles et ni sous cor- de professions et de mérites XVI. au Jtermo de sa gloil est permis rieuse mais laborieuse mission. Espagne et ne justinent principe primeraient a précédé ce qu'elle annulée. confondant dans un anathème ne branches la Révolution commun. les lettres ont été protégées. il n'y eut plus ni servage en Espagne. conservée la renonde est par ses enfants mais on ne peut disconpas la reine Christine. la liberté s'est proépurées. Il faut l'usurpation a subi plus d'une tache en France. de la civilisation ne s'est le progrès les mœurs se sont polies. avouer que l'honneur et à Naples. et de rois. pagée de la vassalité gouverné nes aux derniers Louis celui « salique « ciation <t Louis les remèdes les ait séparées dans l'abîme XIV. en dynastique ne changent Ces défections rien à la rigueur du . surtout rangs la fortune de la société.. V serait Philippe car si elle ne t'était pas. c'en est fait de la légitimité et en curieuse. par l'inexorable tion de tous les traîtres et de leurs lignées.AtSE et de permettre des adopextrêmes. nerait la conscience riser Si la nation française n'est pas.

Nous n'ou« blierons un tel porte Mais nous sen- la jamais les efforts qu'ils ont faits. le grande roi fit ses par lettres patentes pas sans une profonde du roi luià~ l'égard roi et comme que la paix qui père. Cette Ou est le Robert le Fort réservé à cette œuvre de Louis XIV confia le trône d'EspaLorsque rédemption? il était loin de supposer que sa desgne à son petit-fils. et celle de Philippe V 'n'intéressait succession. » . assurait sa' cendance une nombreuse lignée pût faillir. pendant « durée d'une guerre que nous n'aurions pu soutenir « si leur zèle n'avait eu plus encore d'étendue que de « force. insoucieux parce que la royauté cette progresqui affermit -quait alors de i'inteUigence `' sion en la modérant. nous aurons du moins la à nos sujets. que notre devoir « sujets une paix qui leur est si nécessaire. si fidèle est une considépeuple sur toute autre. et ce n'est qu'il fit une exception « Nous sentons. suprême qui doit l'emporter à cette loi que nous sacrifions le droit d'un Le salut d'un « ration « C'est « petit-nis qui nous est cher. est d'assurer à nos « tons. vée. et par le prix que cette « paix coûtera à notre amour.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE n'a été suspendue graduelle émancipation ni par les revers ni par les fautes des gouvernements a-t-elle été accélérée sous les princes même peut-être mande leurs devoirs. qu'aux de témoigner « consolation dépens « de notre sang même. pût se 3 février 1701. que l'avenir réserves du douleur même de l'Espagne. comme « écrivait-i!~ qu'il eût été à désirer « conclure une renonciation sans « changement dans notre maison royale. 'de plus. en faveur de Cependant la France. ils occuperont le pretoujours « mier rang dans notre cœur.

en l. de Lorraine. de rait et faisait la guerre en son propre nom: Othon. les chroniques depuis pape. Il n'en fit rien.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Mais la France conditions du x* siècle n'était dans aucune des de mœurs opposer. Il y eut les murmures faits Voir bert. de Laon. que de tous les princes Louis parce qu'apparemment bien il ne s'éleva aucun doute sur sa Mais des i. Paris à son belles le duc de Lorraine héréditaire. fut conduit Hugues se présenta avec deux enfants fait prisonnier à Orléans.cru l'occasion pour venger lui avait Il s'emdéfaites que la France Innigées. avait . surtout les vaincus. mais pour son suzerain vassal. de sa position le Soispas voulu profiter pour ravager sonnais et surprendre la ville de Reims. Il n'est nullepara ment prouvé que. récriminations du côté des quelques mêmes des mécontents se perdirent dans et l'autorité des résultats. pourrait n'envahissait de Lorraine et de légalité que celle du xtx" même au siècle de Louis XIV. si le roi de eût de la ville se réduisait possesseur donc à savoir de France reconnaîprovinces le vassal d'Othon. Mézeray. et dès que la ville. où il ne paraît pas jumeaux Le vainqueur se avoir ~té traité avec rigueur. prévaloir qui était la loi politide son temps. qui décla- pour y faire reconnaître en qualité y suivre. qu'il fit occuper par le prétens'il n'avait dant. saxonnes. pouvait du droit de la guerre. 1. l'évidence lettres de Ger- .' favorable se des effet. Le pillage et les sacriléges se livraient auxquels les bandes allemandes rendirent odieuse au pays la cause devant du roi de Laon. etc. résolu de disputer Tout Paris le débat et des plus de son côté. La guerre trait pour suzerain en décida. elle lui fut livrée. Louis à main armée pas le territoire son droit prétendu. lequel n'y eût pas été attaqué peut-être.

ou enseveli de ~aMfe d'Henri un esprit tout révolutionnaire. ne témoigne triomphe pa<. Jusque-là. pu s'étonner de tant de modération.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE légitimité. universitaires. Cette Martin. qui s'était sans à l'empereur. frères. la consulter avec d'autant de dénigrement plus de méfiance que l'esprit des institutions et religieuses avec beaucoup monarchiques s'y cache d'art. de la de son droit. Si cette dans placidité reconnaissance captivité de ses fils. où la tête du vaincu. son droit périmé à la à ses jeunes Quant liberté. nier Hugues. dont avoir il continua de faire hommage jamais songé à revendiquer succession de Louis d'Outre-Mer. hostilités. 1. couronnée et recommandée aux professeurs On doit par l'Académie. aurait L'Europe. et l'ouverture d'une ère nouvelle le gouvernement des États. en effet. plus ou moins avaient le pays sans belliqueux parcouru campé dans ses villes sans les gouverner. C'est de ce règne. que la monarchie frandes princes çaise est fondée. après cinq siècles de violences et do luttes acharnées. elle signale du moins une heugénérale reuse révolution dans les mœurs. voulu abuser de la attenter son à la liberté qui avait ne fut pas le trône du derprotégé même soupçonné d'avoir de son ou compétiteur. régna Ils jus- nul n'eut l'idée de les priver de leur en Germanie. interdit n'invoqua pas même le commencement avant le territoire la décision des des au prince français Le fils aîné de ce prince. témoin de ces événements. alors en Brabant. lui succéda au duché de Lorraine. fût-ce celle d'un frère. . particularité œuvre conçue a été recueillie dans dans IWt~ot're dans le posséder. États. inféodé à un suzerain étranger. retirèrent où leur maison se sur le landgraviat de Tburinge qu'en i2i8. Carlovingien. était presque toujours le prix de la victoire. avaient H qui.

puisqu'elle sement peu d'exemface de quatre . a fondé la politique adonc aussi sapuissance. Par ples. en non moins illustres. qu'autant qu'ils soumettaient à leur justice souveraine.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ses populations à se nationaliser. le domaine et que plus les serfs sont heuest productif. les juridictions partielles Il avait fallu une succession de quatre grands de à grand'peine. elle s'affaissa sur elle-même. elle avait d'administrer reux. dû à la félonie. ceux-ci le durent au seul désintéresau besoin qu'on avait de leur de leurs services. les mœurs vassaux. le du nouveau roi fut-il de la combattre dans et de Là est le secret ne princes leur puissance de sa politique se trouvèrent et de sa soin premier de l'assouplir. heuprinces guerriers également Ce que ceux-là avaient roux. à vivre compris en chef que l'art de famille de s'enrichir avec ses c'est féodales. qu'elle la ligue féodale. Mais dès que la gloire et le génie la soutenir. qui les nourrit ou du système féodal. lui conféra la royauté. Cette protection. mais rivaux plus généreux. une coïncidence elle dont l'histoire offre cessèrent de se trouva. à leur modération et à leur sagesse. sortie sur les champs de bataille sans songer Il n'en fut pas ainsi de la dynastie des entrailles dans du pays. la dynastie hommes pour installer. les rivalités et l'instabilité aux des juridictions de puisdéveloppements de prospérité Aussi avait pressentis. plus Mais la complication l'insouciance des châtelains étaient sance lorsque cédant autant et d'obstacles sagement. à son déclin. telles conditions: qu'autant et leur toutes qu'ils ajoutaient trône s'affermir s'accroître ne pouvait aux libertés de leurs sujets. Pépin. ou gagnée par son exemple à sa prépondérance. nouvelle. Jamais grandeur. et formée.

e fut obligé de s'y asseoir. défendre s'étaient Cependant parce abrités on le lui disputa. que intérêt et la loi du pays en excluaient. la guerre à Charles le Simple. et fut tué à la bataille de Soissons. le titre qui fut succéda de roi reçu. il est vrai. nom d'Arnoul. ne se seraitd'un mais pays qui sous son parce qu'il était devenu son droit. celui-ci refusa la couronne. le défit et puisque Hugues le tint en captivité roi à sa pendant sept ans. et il ne lui fut déféré qu'à titre onéreux. être avant l'avènement ses contemporains parmi d'avoir cédé aux suggestions Tant qu'il exista sur le trône Nul na d'une un osé soupçonner ambition égoïste. à son sacré de Reims. Mais cette guerre n'eut d'autre alors entre que celles qui surgissaient puissances égaler. elle ne fit aucun eQ'ort pour s'en mais en présence d'une incapacité emparer. comme lui. propr. par l'archevêque Il fit. d'Occident. Il soutint son droit. légale. empereur quand ce trône fut vacant. il dut le quand les peuples qu'il avait à protéger qui sous son bouclier. du grand la descendant elle le reconnut et le défendit.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRA~AISË plus durable et la plus glorieuse ne s'est pas dynastie monarchie du monde comme tant improvisée Cette elle existait longtemps avant la chute et peutd'autres de celle des Carlovingions. roi. en disposer en vertu du droit de la guerre. il n'en jouit pas longtemps. en 922. Comment il pas cru un titre légitime à la suzeraineté dont avait le il était Eudes le souverain avait eu un de fait? fils mort avant lui. en naissant. à Saint-Denis enterré frère et fut en 898. et la plaça caractère . Cet héritage Hugues n'ajoutait rien à sa puissance. Proclamé mais il crut pouvoir place. Si la fortune donna la victoire à Charles. et Le duc Robert d'Aquitaine.

qu'une royauté même n'eut pas été saisissahle.OR!GIXE ET GHAKDEUR DE LA MONARCHIE FRAKÇAISE sur sœur d'un la tête Emma.l. laborieuse neveu sants aux mains d'avides que lui T. que celui qui avait épousé sa ainsi 11 est difficile d'admettre qui disposait sur lequel trône. resté le vassal. Louis d'Outre-mer ne régna donc. du duc de Bourgogne. p~uvail-11 collatéral qui avait cessé mémo d'accorder à ce Capet continua et devait-il ]o~reporter sur un d'être Français? avec sécurité. dont qu'il falun appui. surtout il dédaignait de s'asseoir. et tous créanciers. à la réparateur un négociateur assez respecté royauté démembrée pour la relever de sa nullité politique. tout l'héritage obéré de son passer. mort sans postérité. on se convaincra quo le dernier une tache si peut-être qui pùt entreprendre dans pour tous eût été le duc de Lorraine. n s'en disposés plus puisà lui de prendre 6 tous leurs mécomptes. et cela est hors de doute. en soit le duc Raoul étant mort lorsque. que sous le bon plaisir le Grand. L'intérêt que Hugues jeune prince. le fils de bénévolement en 936.lui les charges litigieuse? étaient considère Carlovingiens que les derniers plus déchus néants et plus qu'ils l'ombre dënués n'avaient que ne l'avaient plus été les rois fainominale. à l'État lait au trône ébranlé un appauvri assez riche pour le libérer de ses dettes. il rappela d'Angleterre sur lequel il ne reporta pas le ressentiment Charles. Il aurait vu intérêt sous ses yeux. n'ont pas tenu leur tuteur pour un vassal. qui l'avait armé contre le père. et vraisemblablement son Hugues et son petit-fils fils Lothaire Louis V. son propre et pour son honneur. . Ce dernier de se présenter et prendre pouvait-il d'une succession Si l'on sur.

qui constituarent des princes que où le seul titre de la plupart où les devoirs des sujets étaient la conquête. Martius. lesquels rien à l'éclat n'ajoutaient de leur noblesse et à la puissance qui témoignent indéGt'aMefM C/«'oM~MM de S<KM<-i~KM ne font aucune mention de ces fables. Capet. on verra D'autre n en recevait. féodale qui en a fait justice. Baldéric. leur essayé de constater l'existence tres affirment descendance d'un de Clovis. s'occupaient et ne se trompaient de ces controverses. et d'autestament de Louis V. lui apportait 04. si l'on reconnaît que le possesseur les plus riches de France. l'on plus qu'il qu'il du trône perdu par la faute de avouera que le sauveur ceux qui l'avaient eût été un usurpateur sans usurpé modèle confuses dans l'histoire. et dernier l'unique provinces était Hugues soutien de la monarchie. Elles proupar Mauclérus. l'organisation L'antériorité de la famille des comtes de Paris à l'établissement de Pépin n'est pas contestée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dec part. étaient cendances faussées plus ou moins royales des bâtards et la confusion des partages. inventées etc. de ses États au roi Hugues qui aurait fait donation Mais ni Hugues ni les siens n'avaient intérêt à accréditer de pareils bruits. justificativea Capei à la couronne. d'ailleurs de Hugues incontesté. et l'obscurité même que les chroniques font planer sur l'origine de leur grandeur en prouve Les unes ont l'antiquité. aux souvenirs de la 1. l'invasion hésitera à trancher la question de droit entre les comabstraction faite de son incompatibilité avec pétiteurs. que dans le choix des preuves du droit. deux choses vent cependant des comtes de Paris se mêlait l°que l'origine 2" que les contemporains conquête. dénnis où toutes les que ceux des gouvernements. Si l'on réfléchit enfin aux notions à une était aussi épodans peu despar on le droit des gens. Les .

et généreuse Ce fut une grande pensée que celle de au corps social' tant de membres rattacher inertes ou sans y puiser plus de vigueur parasites qui l'énervaient Il y avait quelque à s'impocourage pour eux-mêmes. aussi vagabonds de l'un à que leurs chefs. sous ce Ces débris de vingt races (Wa/~). patrie de la veille. ni diverses n'étaient Les seisous un même chef. sinon espéraient le tenir à Hugues car. de foi. Il avait à redouter des opu" jusqu'à l'opposition i. dépaysés. étaient soumises diverses. au jugement d'Augustin Thierry. suscipouvait non sans quelque ter une ligue formidable qui l'eût. 1. ses pairs. qui ne savaient que piller et se battre. son sceptre dans la balance. bretons. en mettant ser pour arbitre à tant de glaives étincelants. Avant il est la première française elle. de Romains et de vieux Gaulois mêlés & leurs (G~) nom. à l'exception de l'unité et d'une administration des avantages réguà des juridictions lière. et de manqua accusé d'ingratitude apparence de raison. devenus ses vassaux. basques.ORIGINE ET &RANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de toutes les populations. bien en obtenir de larges concessions. sous normands ou wisigoths. passaient et sans regret sans souci du lendemain de la l'autre. qui jouissait gneuries. dégénères amas de Germains qu'un de Goths et de Celtes déclassés. homonymes welches ralliés ni sous un même drapeau. et de la confiance pendante La troisième race. en lui et son émancipation en tutelle. ~c«t'e X~~sM)' ~A~~oM'e de ~'aMc< . du comté de Paris. ni sous une loi commune. dynastie n'existait. Peut-être fallait-il que d'audace Capet plus de génie encore conférant la suzeraineté. des"princes Les peuples.

. comme est de l'avoir accomplie aux violences des schisdes siècles suivants. monarques mes et des hérésies. pensée tout entière révo- intellectuel. alarmés biens. dont la plumais il du la prescription. des plus grandes s'est opérée sans qui aient scandale le progrès signalé et sans effusion de avec sang. le co~r accessible aux passions humaines et souvent l'oreille asile ouvert à l'erreur. c'est qu'elle s'est faite de l'aveu du sacerdoce. peut meiller dans le sanctuaire. ministère. mais comme c'est dans cet même quand elle et revient'toujours. se laissait mages sa mission oubliant civilisatrice. car le prêtre à sa qui veille a trop oublieux de son saint conservation. féodal. s'abandonnait Cette lutte et. La vérité somet pas autrement. Plut à Dieu que la phil'apostoM de désintéresavec autant duxviu" losophie eût rempli. et les consciences. Le clergé du x" siècle avait qu'elle repose en est violemment la raison reçu de la civilisation. sement celui qu'elle s'est arrogé! 1 Cette assistance du clergé fait d'autant plus ressortir la prudence et la rare habileté le con&it de tant d'intérêts dominer U se fit garant part n'avaient de la possession d'autre titre que des qui sut prince ou froissés. et de fidélité. dirons l'une de ses biens. loisirs du moutier voluptueux reuse avait n'était pas la moindre difficulté dangequ'il de la tâche et son plus grand à nos yeux. amolli et les hompar les libéralités des évêchés par la barbarie. entreprise. elle y réveille tôt ou tard expulsée. son concours. aux déborder des rois. lentes en seigneuries. notre aux calomnies contre l'Église si cette et à la confiscation Nous lution. tant de sans recourir. érigés les prérogatives de la souveraineté.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et abbayes de toutes jouissant en effet le cierge. mérite.

bienfaiteurs avaient laissé des souvenirs à sa popularité il sut prévoir et aplanir doute qui contriet facilitèrent ses des obstacles que décisive et la victoire jamais surmontés. elle devait de la justice. la force n'eût remportée de ses ancêtres. qui s'étaient un appel contre et soumettre abus de pouvoir toutes les juridictions à la rigueur l'exemple tion qui d'un droit unique. assez de pré- la borne pas à franchir plus hardi peut-être des tant de modération du devoir.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE maintint avec inflexibilité le droit souverain attribut de la royauté. par lui au début de son règne. Mais Hugues était doué de la sagacité et de la constance nécessaires à l'accomplissement aux hommes leur des dignité desseins. En rendant grands de chrétiens. en se faides à la il porta lequel ne sut pas distinguer avec qu'elle inhérents à la propriété de ceux voyance les priviléges Ouvrir tout personnifiés. des hommes. Ce prince eût mérité le nom de Grand à d'autres titres on même que son prédécesseur. fût le et. quoiqu'il rois réformateurs. il traça avec et de jûstesse la limite de ses réfor- mes que jamais elles ne suscitèrent de troubles sérieux. et. il ne les induisit succomber. qui est le premier de toutes les contestations sant l'arbitre suprême seigneurs féodalité parce entre un dé6 eux et avec devant leurs vassaux. tout en prou- . la seule à laquelle s'attache et libéra- Les exploits teurs du pays. puisque de sa renommée l'admiration guerrière. en donnant lui-même de son respect pour la loi. était une innovafroissait et semblait devoir l'usage général relâcher tous les liens de la subordination. buèrent sans mais succès. peut conjecturer que son intelligence était fort au-dessus des éloges de l'hisla gloire de son règne est indépendante toire.

<<MM?de M. de sa politique dont l'intelligence D'où venait cette race privilégiée. .LES RUINES BE LA MONARCHIE FRANÇAISE vant qu'il n'avait actes mémorables le mérite ne compte pas parmi pas dégénéré. et plus primitif. pas aux du pays. à celle des rois contemporains. nom terna de Witikind dans ses Étais était celui leur du chef défaite. par les victoires dynastie. avant l'inuorissait dans les Gaules princiere ne s'opposa et qu'elle vasion des Francs. des après /tM. Cette contractées alliances pour la délivrance comment elle avait conservé supposition expliquerait maison ses et la sous la première et sa puissance héréde régir ses provinces deuxième race. Pertz.' France ne mais les vastes avant jouissaient se concilieraient possessions la naissance dont les ducs de le Fort de Robert que leur pas avec la supposition de l'alliance d'une fille épisodique procédât puissance illustre de leur sang avec un étranger. Mais elle aurait piquait résultats quelque et plus patriotiques. fut supérieure et dont avec celle des plus illustres? L'hisse confond l'origine à opposer au sceptin'a que des conjectures toire Un chroniqueur de cisme de la critique. si elle tiques dit de notre École des chartes. un idiome moins tudesque demment c'est que cette S'il est une hypothèse admissible. que Cette singularité des d'honneur inCharlemagne aurait dû irriter plus authencrujeune la curiosité des chroniqueurs. particulièrement qui ont caractérisé les et l'illustration de sa vie. contemporain du nom de lui donne pour auteur un Germain Hugues Witikind. domaines d'un moine du nom de Le à la chronique 1.Jja structure éviqui trahissent gie avec ceux de Raoul et de Robert. Occupée de la elle trouva également ditaires. Ce document. justiSée l'élévation de Charles seconde Martel. quelque qu'il aucune analode ce nom n'a d'ailleurs fùt. emprunté est cité dans les JtfoHMM<?M<<!GermcM~ Richer. Saxons.

autre fief. et avec les arrêts souvent était menacé pre ressort. féo- originaire tion. complètement de suzeraineté ne servait plus qu'à signaler prérogative son isolement et sa déchéance. Lettre autorité d'hktoire. laissé le trône et sa vaine en dehors. nationalité contre substitution de l'autorité attestés moignages par leur unanimité légitime à l'usurpation historien par le savant de cette que l'avénement et désiré 2. Le morcellement de la France de féodalité sous dales. d'un Chaque fief relevait toutes d'une en conflit entre de leur elles procontradictoires dissolution en seigneuries s'étant développé. M. et il fallait que II. . quelquefois de plude lui. sieurs. une réaction cette famille pour pas à reconnaître de l'Ile-de-France. Mais. à proprement la fin du règne des Francs et la parler. selon l'expression plus méditée de M. divisé en petites et moyennes juridictions. deuxième centrale tome sur et rationnelle. à toute 1. au point de devenir avaient exclusif. Le pays. page 447. Cours 2. et le système la seconde race. et à voir. dans son intronisade'la était prévu depuis longues années. Les téprouvent dynastie de tous. Guizot n'hésite plus de prix de sa part ` la conquête Cette opinion n'a de poids que parce qu'elle est une concession irréfléchie de la plume doctrinaire. l'histoire da France.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et cette à son absence adhésion d'ambition qu'on donna pu d'autant redouter aurait une rivalité puissante. sans que les mailrelevaient confuse se rattachassent détour à un anneau assez dispar quelque régulateur tinct et assez fort pour les empêcher de se mêler et de se Une hiérarchie indéfinissable s'était substituée rompre. et d'autres les divergentes de cette chaîne prochaine. Augustin Thierry. c'est.

serons naturellement dans conduit le chapitre à compléter iv. Les descendants plus force interdits. ou disparût. puisque leur permission. remplissaient et rois de de droit depuis plusieurs Souverains siècles. et de rétablir réunir les hommes la famille indissoluble son maître. en outre le sceptre réel des derniers titulaires plus du trône que par carlovingien. a bien son Nous études terons patriarcale. spécialement de toute monarchie institution fondamentale rationnelle et de toute organisation sociale destinée à durer plus . sa raison d'être et des avantages sociaux qu'aucun établissement démocratique. que des mineurs étaient engagés et les droits les ducs. pas même assez pour lutter contre le plus faible d'entre du grand empereur n'étaient eux. et rois dont royaux tous les domaines tandis que aliénés se trouvaient. était de et des plus regrettables.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la royauté Mais dataires d'une se l'identifiât lorsque qui affectaient en la dominant. au lieu de les diviser. et de l'organis'il y avait lieu de la diriger du programme. ses erreurs et ses abus. à la tête puissance. le vassal en confondant et son seigneur. ils possédaient fait depuis le couronnement d'Eudes. toutes les conditions ser. Nous ces trai- sur la féodalité. dans le un faisceau et serviteur S'il y avait quelque place pour la tyrannie il n'y en avait pas pour l'abandon. de ces avantages. comtes de leur et. fait seul féodale. le suzerain de cette multitude'de feul'indépendance aurait eu besoin il n'en avait supérieure pour les contenir. de la propriété comme territoriale. ce qui 1 côté libéral. -par le de toute la ligue de Paris. Si la féodalité elle eut aussi plus L'un évidents ceux-ci ne régnaient eut ses fictions. domestique.

le trône accrn et armé. de grandeur et de gloire. été assez longue et assez honoraque la responsabilité des derà l'infini. à aboutit l'idéal la Révolution du pro-. consiintérêt. si les rois de la troisième dynastenu leur balance dans un rigide pas toujours entre les ordres de l'État. mais il faut moins de temps sophismes et de faiblesse. et l'édifice le plus pour démolir que pour construire. s vulsions et sans trahisons ? Quoi tie n'ont équilibre toujours qu'il en soit. Quelle est plus de huit siècles la république sans conqui ait vécu deux générations. la noble tâche de combattre a dépassé capétienne La lutte a du moins blement niers des soutenue donc qu'en acceptant croyons l'anarchie féodale la dynastie le but et préparé sa propre chute. pour soit résultats premières l'individualisme partagée concessions est la première française de vie. car il y a loin. qui ait compté grossier auquel se félicite si fièrement la monarchie et qu'ils ont. et du clergé ont perdu la corruption des mœurs et que les ordre a rangs y ont plus contribué Il est trop vrai que le troisième les deux qui l'avait huit siècles vrai que. Si les ordres de leur influence la confusion édits royaux: fini par anéantir même après lement tueux des de la noblesse légitime. avec eux. à tort ou à raison. Il est égaet renverser ce majespour ébranler il a suffi d'une ère. au demeurant. propre déré cette prédilection comme le premier devoir de la Qui osera leur en faire un crime? royauté. et. . mais cela émancipé. de 89. faites aux communes. autres. transitoire de monument.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Nous qu'une génération. c'est ont qu'ils consulté le bien de leur peuple leur avant grès dont et. assis sur ses bases est plus radicalement solidement.

un tremblement détruit C'est sous la monarchie acharné >. mais il s'annirent hile et ne sait qu'abuser. qui la mystifie. nales de la démocratie pas. fait même de son ne la rajeuniront des plus heureuses certainement découvertes unique aux rides de' masque d'une école décriée par le et de l'usage intrusion au pouvoir et des rangs. où toutes les professions et le droit de tous de pré-" sont confondues. Il peut se un Péridès trouver. que par i. pervers et le triomphe . érigé en principe social. avec le règne de la est une utopie. pour sa caducité. La confusion l'avilissement de la propriété foncière et le fonctionne sontpas des éléments de régénération. a fleuri dans que la France d'une civilisation toutes les splendeurs que les autres et les ignobles saturnations ont prise pour modèle. les subtilités. car elle est exercée par des soit hommes. est un problème Les sectes pullulent. Le classement des individualités et sans est de leur esprit la agrégation civilisation de leur condition première valeur relative. rien de plus. La démocratie gouvernement qui sécurité et leur progrès.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE par la pioche du vandalisme de terre. un exalté qui l'entraîne. encore moins des gages de moralité et de progrès. par hasard. le seul compatible justice et de la civilisation. mais alors elle n'existe plus. car elle n'est par elle-même ment des plus l'instruque le règne des plus ineptes. L'essai d'une de famille. mais elle est le seul de garantir leur capable le seul fécond. mais elles se dévodéjà résolu. narisme. La royauté a ses erreurs. de la barbarie. la mobilité qu'elle en a fait. le pouvoir passe de main en main. tendre à tout. Ce n'est pas une du siècle que d'avoir.

que l'éducation développe au moins dans une proportion égale à sphère élevée. et plus nettement. et à l'amour du pouvoir. qui en est le besoin le plus impérieux. la foule.l' CHAPITRE DES III DYNASTIES INAMOVIBLES DE LA PROVIDENCE Les gouvernements légitime stabilité. à la justice. voient besoin de se créer une profession. des infirmités la vie des la gêne et le de plus haut les princes. roïsme don mérite l'hérédité une force et que la tradition que consacre de dans ce double principe puisent. en se bornant se perfectionner les intelligences donnée à suivre par l'impulsion dans leur des princes d'élite. eu. dont ils sont enclins plus naturellement à la bonté. celle grands des derniers hommes rangs de leurs sujets. inférieure. ne cessera de s'élever de sang des L'orgueil illustres agitateurs contre les dans perdus issues médiocrités l'expression de Chamfort. providentiellement de la plupart préservés. Ils ont seuls le faire craindre. des incompris. et le et le génie n'égaleront sans de se faire respecter de sans effort. qui est la plus haute expression car de la gloire. morale et une se fécondité que l'éjamais. par leur élévation morales et empoisonnent qui rapetissent de condition hommes l'envie. protestations même. ils n'ont rien à redouter. . selon qui n'ont royal vaines que la peine de naître.

française et toutes avec sont et tient celles essenqui. parce que l'autorité à ses successeurs ne transmit fisante pour lui-même. donc fermement. de la troisième dynastie sans fraude péra. par la féodalité elle-même d'usurpations partielles. sans pouvoir infécond conséquent qu'un L'union unité et sans indépendance. cœur bien f en dépit placé. parce qu'il négligea La le pouvoir par droit d'aînesse. et rendu où La grandeur à son tiellement comme elle. longtemps de la vulga. que les peuples du prince d'un caractère attendre incertain de sa légitimité. et finit commence de régulariser. que d'éblouir qui ont besoin de manifester leur pouattirer l'attention.LES RUINES 1 DE LA MONARCHIE 1 c FRANÇAISE 1 il est le seul d'ailleurs Nous rité tout qu'éprouve il n'a rien à désirer. après celui de son génie. lorsqu'elle le diadème héréditaire suzerain lui . des héroïques perturbateurs ou admirer craindre pour et d'innover pour de la monarchie immutabilité. mais né sur le trône et solidaire d'aucun se faire voir. les comtes de Paris étaient les libéraétaient Français. par et incomplet. a été le mieux réglée l'hérédité L'illustration de la première ont régné le plus gloire aussi celles race le plus respectée. seconde. teurs lement. sufde Charlemagne.>“ ont plus à ou timide. et Hugues le sollicita du la gouvernait paternelà sa couronne d'ajouter cette fusion f avec le pays s'oC'était et sans réserve. leurs peuples heureux. quand' croyons du préjugé contraire. ou plutôt de sanctifier et débordée fondée sur une usurpation. composée ne compte pas un règne digne de mémoire. au contraire. où les intérêts n'eurent un mariage de famille pas Les ducs de France besoin de contrat pour se confondre. avec son fondateur. de la France.

On ne voit pas que cette prédestination né ait été une cause de dégénération pour des trois héros car. pour perpétuer union avec le pays. du premiersa postérité. géniture. escortés illustrés enfin par sans les de cette leur cour légion et de femmes inspirées. Louis XII èt cet infortuné Louis XVI. relevés par tant de hauts faits. Elle on peut les vertus. le bon- . plus librement de sacrifices de plus de bienfaits. Les Antonins furent pas animés d'un plus saint amour pourThumaGros. Jamais union ne acet la race consacrée. par ordre de primo. célébrés dignes tributs par tant de monuments. de Charles V. après eux. gueillir des noms de Philippe-Auguste. limité de ces études de la monarchie sous corps et biens. qui tous. dont et la bravoure cheva- peur être les époques les plus dignes Il n'entre pas dans le cadre retracer diverses donnée. indépendamment fondateur du royaume.la France. chevaliers arts. et c'est à sa prévoyance qu'on dut la transmission du pouvoir jndivisible. toutes les vicissitudes de cette branches de l'épopée. n'ont régné mesure de leur pouvoir. que de tous polie. Les règnes de Charles VII et de François Ior. dans que pour de la part de ces princes d'amour. et si poétique sans modèle de sont peutde les nité Louis le citer. grands encore dont le monde après. de Henri IV et de Louis XIV. solennellement et scellée royale. les qualités héroïques ne leresque sont encore chères à la patrie. son histoire qui ont précédé le a droit de s'enor- de saint Louis. fut plus ceptée. tous les noms illustres honore la mémoire.<" DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES fit comprendre son que la royauté. qui s'était à . devait s'asseoir sur une elle-même base immuable. payé de tant d'ingratitude.<.

plissement fidèlement Jamais avoir acceptée par tous les successeurs leur ambition ne recourut aux ses exposé et protesté de Hugues. que la phisubstitué ses maximes pas encore chrétienne. dans tous les temps. avons vus à l'oeuvre depuis 1789. 1 Ce qui cette distinguera toujours dynastie. sans armes. justifié causes de son respect pour la politique franle droit des gens. l'empire était contestable^ Lors même que la démonstration la fut toujours guerre la civilisation était losophie sociales n'avait et courtoise. et la solidarité des ses desseins héréditaire. Ceux qui se sont agranvenus les arbitres leurs conquêtes dis ont sanctifié et par leurs traités. par leur sagesse de l'Europe. ils ont combattu sans relâche triompher et de la l. rallié au admises au banquet' naissance. Plusieurs. Il de province revendiquée. qui n'ait. du cynisme habituel çaise différa. des Francs ou relevé de celui de Charlemagne. l'émancipation de leur couronne. par les provinces l'affection et la recon- des griefs. de la rivalité perfidie habileté. et que le brigandage. C'est qu'alors loyale réellement en progrès. de' leurs l'avoir et fini par allemand enrichie propres sujets délivrée et de des Normands. et les autres de l'empire Les uns l'ont dotée de leurs sont deet leurs vertus. drapeau toutes français. et des gouvernements révolutiondu cabinet anglais préalablement de son agression naires n'est que pas. britannique.LES RUINES DE' LA MONARCHIE Ce FRANÇAISE V heur de leur l'honneur l'invasion 4es ennemis peuple. En cela du moins. à la morale . nous en effet. J" fraternel de la commune patrie. entre c'est l'esprit de suite dans l'accomtoutes les autres. par leur domaines. Après qui l'avaient opiniâtre envahie. de à une époque fait partie plus ou moins éloignée.

a dû ses libertés de la persévérance la direction de leur les mieux conçus projets avortent souvent par le caprice ou la jalousie d'un sucMais le sceptre qui est personnel. garantir l'avenir à renoncé la stabilité. Jamais la France et de l'abnégation politique traditionnelle. dans Les constituaient soumettre leurs différends à son monarchique. des nations auraient blessé les régénérées. ne arrivaient de l'autorité s'improvisaient à leur maturité pas. sanction du temps aux acquisitions et les soit par des traités consolider élaborés. en effet. sous la patiente C'est à sa longa- et la civiles et ses que la France les plus fécondes institutions c'est à l'enchaînement de se continuant ou se reprenant l'un règnes plusieurs de sa langue diplopar l'autre qu'elle a dû l'universalité de voir la plupart des puissances matique et l'honneur c'est au arbitrage des uns. de notre société retardataire. cesseur dont l'intérêt avec lui. que prolongées par la vigueur le territoire a pu être reculé à ses limites stratégiques. avoir volontairement de la France est une que lui ouvrait la fortune . ménagées par l'habileté moyen des alliances ou cimentées des autres. de pensée la par l'unité que l'on a pu donner de la conquête. longuement dont la nécessité de la défense soit par des représailles c'est menacées ou la protection des populations le droit et justifiaient la sévérité. n'a pu douter de ses rois. la plus Pour un peuple vivant sous la monarchie sauvegardée par la loi la plus capable d'en tempérée.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES le sacrilége les mœurs préjugés Les améliorations mais nimité elles incubation dans qui sont aujourd'hui cruauté. passe du père au fils ne change pas de main ° tout se répare ou se poursuit.

par ses vco. conservation des sociétés surtout indispensable Toute atteinte obserreligieuse moins essentielle à la des familles. regrets. Ils nient hardiment son efficacité pour conserver et perfectionner les nations. par imitation rante est tout imbue de ces impressions la démagogie la contagion. raison d'être. mort. On guérit des maladies aiguës. précurseur Un bel-esprit se ralliera ou par ses de l'école . du mal qu'ils lui ont fait ou de se le dissimuler possible se maintient propage La foule ignoabsurdes dont ce Mais tout et se et par envie. signification invariablement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE déshérence vation ou une abdication. de 93 répandit dans l'esprit et quelque droiture qui a quelque portée dans l'âme. tulélairo. La Révolution trusion lation d'un à sa pureté est un germe de n'avait tué que le monarque l'inde Louis-Philippe a tué la monarchie. par le souvenir Il n'est donc pas la révolte le droit contre beaucoup. La vioque sa négamais non de la n'ont plus leur est plus irréparable principe tion.ux à ce principe l'hérédité. flétries et les institutions décrépitude. tout ce qui aime la justice et attache une réfléchie aux noms de famille et de pairie. souhaité. par orgueil. est des successions qu'à celle à la consécration royales. dans la nature que tout désavoue des chances aux par cet appétit d'agitations qui promet et des amorces à toutes les mauvaises passions cupidités uns. du xvn° siècle. et par quels motifs? Les théories de ces folles d'égalité par enivrement le plus grand nombre. Il est trop notoire qu'une et nourris avec la Révolution tiles de Français nés multitude de ses préjugés sont hos- à la royauté héréditaire et ne croient pas à sa légitimité. non Cette de la loi d'hérédité.

à cette Et ce qui donne plus c'est qu'elle est d'un dire.?. princes faisant le bien et aimant C'est d'une dynastie de sa payée. Cette réflexion. Saint-Évremond. encore empreinte des honnête homme voltairenne. Saint-Évremond. par le bannissement. 1. en Louis XIV un grand On n'eût dit d'aucun s'abaisser couronne ses sujets torité. et plus rare encore de trouver un fût en même temps un bon roi qui. faire sans une souveraine injustice'. bien proverbiale. étant un héros. autre qu'il était trop fier pour Quant à Louis XVI. Mazarin. du père de ce plus sûre que prince qui ne se bornait saint roi dont la parole les traités. ment inférieure à celle de Saint-Évremond. et avec la prudence n'est nulle- pressentait roi et de plus un honnête homme. 1. et autant donc. mansuétude de rendre ce ef de ses bienfaits. i lt -i 1 i 4 V< Jr l'. que l'histoire a mission dicté '• La France Il njJestrpjs-pliis È t~i par la 1. La bonté de Henri pensée. l'un d'eux que l'on doit cette maxime. les plus favorisées de Dieu. i i . C'est à qui ont régné sur la France. pour la gouverner. témoignage. eut à feindre. qui fût un disait souvenirs récents ne pouvait pas. c'est uniquement pour avoir aimé é et la vertu plus que l'auplus que lui-même. T. que si la justice était bannie de la terre.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES qu'il était rare de trouver un héros bon roi. pas à bien était réputée IV est devenue d'accord qu'elle ne fût pas toujours dont la pénétration la franchise. il devrait encore lui rester un asile d'autorité dans le cœur noble des rois. des plus que les nations la justice et la vérité. aux rois allusion de la politique espagnole et italienne. s'il a perdu la et la vie.

dules que Seulement il fut démontré aux plus incréle respect de la légitimité n'était pas uniun gage de conservation. dans l'ancre du salut public. chose que le les rois les que par la aimé et servi reconnaissance. quement les crises On ne doit pas juger du mérite des princes. sociales. nous faveur. puisque La justesse leur volonté seule a la vertu de tout féconder. de leur par ce qu'ils produisent leur mission fonds c'est de savoir employer le propre de grand. comme inspirent ce qu'ils acceptent de bon. leur devient propre. malgré d'un prince anglais du parti de la reforme. mais encore. et bien que nous n'en avons la civilisation n'en fut pas entradroit l'exécution et l'échec vée. ni reçu aucune A Dieu ne plaise que nous omettions la part d'influence dans la conduite de cette due à la religion. de l'esprit et le sentiment de la justice sont les deux attributs de la souveraineté. ce parti du progrès qu'on trouve au service et partout de l'iniquité ou de la toujours barbarie. Ce . C'est pourquoi éminents qu'ils mérite d'autrui. pour faire régner la justice! Mais n'est-il pas digne d'une remarque aient -été les grands de la légitimité. dynastie un précieux dépôt confié par Dieu même. et que le triomphe ses plus grandes ait été aussi celui de la foi? épreuves. telle fut en effet la solution de difficultés insurqui paraissaient spéciale. les plus que plus la conversion d'Henri montables après après le sacre de Charles VII au maître-autel la succession triomphe du de la couronne ne fut autre IV. comme de Reims. comme du talent des individus.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE flatterie ayons sollicité la Restauration. comme au siège d'Orléans. aux yeux de qui le pouvoir était chrétienne. dans pieux. Au siège de Paris.

tous les obstacles Malgré généralement opdans la foule pour sortir posés aux plus habiles perdus de l'obscurité. le pygmée plus qu'eux. Plus clairvoyante ou d'une intel- les facultés elle se serait abstenue. sans le savoir. Il n'en est pas ainsi du grand homme né sur un tandis du premier sont trône. à ses calculs. traversées par intérêts les les des frondeurs calomnie abdiquent d'autant méticuleux. . plus grandes parce on attribue à son audace l'élan qu'elle est inexplicable. à l'aide l'écho qu'elles leur rôle et plus imde la peur. qu'elles Pour lui. se multiplient. deviennent placahles. il en est pourtant.l'idole que ces surprises improvisée par la faction dominante d'un bond. La troublent les flatteurs vient et les qui se révèle. parce qu'elles soumises ont devancé ses prévisions. que toutes les témérités d'un génie prises pour les saillies du second sont moindres tentatives incapacités alarment. paraît un géant. On admire son élévation. et que .DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES de celui qui en est revêtu personnelles éblouissent moins les yeux du vulgaire que la fortune de l'aventurier encore inconnu la veille imprévue plus il est parti de bas. distances. ligence moins bornée. N'est-ce pas ainsi toutes les réformes projetées des bruits été qu'ont par Louis XVI. et tous ceux qui le regardent d'en bas le croient de toute la hauteur il a été grand à laquelle des révolutions porté. à l'ébahissement valaient Une fois sur le pinacle. public infâmes. sur la que le hasard de ceux qui notoirement scène. de la trempe la plus ou la brigue produit commune. imprimé chances toutes et l'on croit les par le 'bras seul qui la soutient. et le les plus combattues et diffa- se fait. les franchit. C'est dans le paroxysme surtout. plus il étonne et plus on s'exagère son génie.

qui Pour' les verner ment polytechnique que nous pourrions ? nom- nos* jours. pour elles. tout prince qui veut gouIls s'entendent est un épouvantail. goûter par leurs railleries. trop souvent par les novateurs à des améliorations hypothétiques qui. en une aggravation se résument de charges ? Elles ont doublement lieu de s'en féliciter. il faut de prudence autres. instinctive- l'en décourager ou l'en dépar leur frayeur Plus il est grand. du grand si pures et de de ce roi trop honnête Ne trouve-t-on do pas encore. L'envie échappent alors triomphe volontiers gent donné des à tout de sa perspicacité. ses moindres IL est imperfections. à la loupe. les aspérités toujours qui à la vue sur une figure monumentale. et qui se disent à l'oreille avait été fort négligée. sont dans l'ensemble de sa perdues qu'elles composition. compagne?. n'aurait pas été admis d'un à l'École savant Au jugement mer. familiers du palais. que les myopes distinguent les petites a dédaigné merveille inégalités que l'artiste de rectifier. Mais si. plus qu'aux n'est-ce de plus les génépas une garantie pour rations sacrifiées vivantes. et les masses se randu parti de l'envie car il n'est pas le monde de pouvoir admirer l'harmonie tandis à proportions. facile de signaler. plus les à faire ressortir. aux rois tentés légitimes et de discernement d'innover. que son éducation qu'il admiet qu'il rait Racine et Molière sans les comprendre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mées sa les vertus noble roi comme assez peu médiocre. courtisans par l'exagération s'appliquent pour même de la louunge. d'un prince éclairé pour aller à la messe. car si tous n'ont . les airs de parler des gens qui se' donnent n'est pas chimiste n'est pas digne de régner.

et savent d'avance la somme de et de leur force contre eux. les moins utiles L'histoire ont recommandables de ceux sont encore les cooqui leur ont légué une tâche à ne rend pas toujours justice à ceux été vaincus forcée par la diversion par les princes de l'avenir des n'étant dont les efforts intestines leur ont imposée. La de Catherine et politique de Médicis a été déconcertée non servie par les massacres de la Saint-Barthélemy. abnégation Charles IX lui-même et sa mère ont été calomniés. De force et la prescience la sphère élevée qu'ils habitent.' En acceptant la solidarité de cette nuit néfaste.DE LA PROVIDENCK DES DYNASTIES INAMOVIBLES c'est pas ces scrupules. nations à l'ombre Tel qui croissent des dynasties inamovibles est. le privilége elles seules sont appelées à consolider ce qu'elles ont à compléter ce qu'elles ont commencé. princes pérateurs terminer. et à Louis XVI lui-même sanctionnant les décrets de l'Assemblée nationale. aussi ce qui a imprimé le sceau de la durée et de l'utilité publique aux seules réformas opérées dans la contemplation cajme légitimes. à leur successeur de la Ligue. toutes appliquer leurs facultés au succès de leurs C'est entreprises. se proclamant le chef eux. Les fondé. ils n'ont fait que céder à la violence. après Henri III. de leur autorité. Leur droit leur énergie ils ont en. ils mesurent avec calme les obstacles à vaincre. Les que les dissensions derniers Valois ont fait preuve d'un patriotisme et d'une dont on aurait dû leur tenir plus de compte. effet plus de liberté pas en litige. en effet. d'action et peuvent tout leur pouvoir. gers du pays suscitent science de leur ou les danque les exigences des âmes d'élite ayant la conde leur succès. sur la résistance de ces princes pour On avait compté . ainsi qu'il est arrivé.

avec régner l'importune. tout enclin à faire pas naturellement lui le droit ou la justice dont la présence ne le rassure. ont un appui dans toutes les conssont les vrais éléments d'un gou- démocratie d'ordre avec les principes cet accord de vertus sociales. toutes les tentatives de l'œuvre et divin. Il lui faut des plus qu'elle se moraliser et se légitimer. après tout. Les édifices sages'ne les plus solides et les institutions de la loi générale sont pas exceptés d'instabilité. en honneur où la faiblesse tes lois de l'humanité ciences vernement Les là seulement libéral. orgies de la il n'y a de que pour les gouvernemenls où la piété. Mais dans En Dieu seul sont la durée et la perfection. la justice et la morale fonsont et où les sainest protégée. proclament toujours. tiques aujourd'hui à maintenir l'accusation de complicité que d s'obstinent les falsificateurs de l'histoire. est passager. de la donner jamais. force a cela de respectable qu'il mot un terme aux saturnales mais son empire populaires. siècles pour donc faites. Les nations ont et il n'est de maintenir les légitimités toutes à gagner . Le règne de la dans l'impossibilité et de providentiel. et de stabilité de la créature modèle. eux à victorieusement répondent publiées. Mais toutes les notes diplomales conjurés. dulité pour en attendre une peu et de modération ombre sont compatibles que suppose et il faut une grande créelles la de liberté car elles se sentent ironiquement. intelligente on voit toujours pour quelque véritable les plus se rapprocher chose de gloire dés sur le droit.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE soulever déconcerta contre et leur résignation la populace. qui pèse sur tout ce qui sort de la main des hommes.

Il est impossible de savoir jusqu'à quel point. c'est que ce peuple a toujours accueilli avec sympathie les généraux qui se par au contraire. Malgré la frivolité trace. que de s'emparer pour lui-même. la seule loi rationnelle royales. si la loi sateux que. . du prince d'Ol'exemple du peuple français.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES il y a cent Un publiciste faisait observer. sont emparés du pouvoir. infranchissable à l'ambition d'un opposé une barrière de Charles beau-frère. restée ensevelie II et l'imprévoyance de Jacques. et sa prédiction que les tourestaurations dont on fait peur au peuple s'opèrent C'est un fleuve qui rentre dans son' jours sans secousse. On ignorera encore si le règne glorieux longtemps de Napoléon a déraciné cette vieille croyance du pays mais ce qu'on nierait en vain. la Révolution des succesions eût lique. la lit. il l'a vue avec cette famille dégoût flés'asseoir secondé sur le trône. de Charles complicité plus facile mille royale comme VI en France contre elle avait protégé le trône de son gendre et la l'usurpation il a été une fa- de la reine Isabeau toute-puissante d'assassiner toute au duc d'Orléans et de plonger la France dans le cataclysme de la couronne révolutionnaire. c'est la vertu du principe conservateur Quand tis en législateurs. après un débordement qui en avait effacé jusqu'à sous les eaux. qui a pour lui l'expérience on reproche aux révolutionnaires d'avoir sacrifié de huit siècles. ans. il est doueût ressaisi sa proie. range a pu modifier les dispositions Mais ce qu'on ne saurait méconnaître. anglais ne tarda guère à se réaliser. et il l'en a chassée avec mépris. ces catastrophes. trie par la Révolution. travesdix générations à de 1. de 89. Burke.

se débattent blique et se dévorent dans pour expirer. lité et de l'embonpoint. tériels et à cette absence malgré gouvernement exclusive des intérêts qu'il doit l'instabilité. la qui fleurit et s'agrandit d'Amérique toutes autant pacifiques. et il la prend. à tort. autour d'elle. despotisme. splendeur Toutefois ou si cet État vit encore la négation du plutôt c'est à cette activité donné. qiielquès-uns ses citoyens Trente nées sous les auspices de la répurépubliques. pas encore Ils n'osent l'antiquité. que par de ses villes. si elle complète pour la République. Ils ont volontiers mais utopies. et les autres fustigeant de conquêtes sous le nom d'annexions. n'ont ils se gardent bien d'invoquer du grand homme qui les a ignominieusesubi ses bienfaits. s'est qu'il masa prodide la viri- d'autorité. une belle vieillesse siècle de vie. l'esprit certes. Il n'a pas encore l'âge adulte. les si promptement un problème de mœurs principes démocratiques? de tant d'États incompatibles que l'union et d'intérêts. fligé. dont les uns parlent de liberté en parodient Ce sera. si le retour du régime . et de sont plus vieux que lui. se déchirent modèle. par le Mais il leur reste encore celle des États-Unis par des agrégations son commerce et. pour gieuse exubérance. les mêmes convulsions. et l'on ne sans une profonde peut considérer pitié la destinée prochaine de toutes les Amériques. donc qu'elles et que aucun des ont sucée symptômes avec le lait contagieuse elle les a nourries. elles.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE vaines le et stériles témoignage ment chassés. un Mais ce sera sa caducité. le démenti pardonné qu'il leur a in-aux républiques de plus se comparer depuis que la leur a fini comme. développent C'est déjà leurs esclaves. de cette fièvre dont victorieuses N'a-t-elle ou vaincues.

Elle ses et en toutes sortes de perversités. seul Dieu'du ritain. avant qu'on décime dans les ateliers per fas et de Lon-' plus à notre humiliation que de nous comme le type de gouvernement voir imposer à imiter. U ne manquait on dédaigne de faire des soldats. mais libéralement pour toutes sortes de vices . ni devant britannique. accroupis wigh et du tory. r> devant enfants.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVILLES ne finit pas par les rendre à la civilisation. ni devant l'inhumanité qui chas-' sent leurs colons par milliers et condamnent à mourir de faim des générations pulation l'âge dégradée adulte. régicide. du quaker un lingot et du pu- qu'on recrute et de prostitutions. dont l'admiration de notre école doctrinaire. cette agrégation et de forbans de marchands cupides effrénés. ne recule tout le sol le globe entier par les marchands nefas'sur r des propriétaires dres. depuis sa révolution n'a cessé de progresser en puissance. monarchique de S9 les plus prudents se contentent Les patriotes de l'Angleterre de l'exemple qui. vampires gorgés du sang de toutes les nations et de leurs propres d'or. l'insolente aristocratie ni devant qui accapare le monopole exercé en richesest l'idole. dont ni enfin devant cette poentières.

CHAPITRE DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA IV MONARCHIE FRANÇAISE qui a créé le monde et l'universalité la rectitude Celui ment méconnues. n'en serait-il l'a soumis ne peuvent s'improvise dans été à des lois être dans comme dont impunéla nature. Les plantes parasites par le travail de plusieurs les semences délicates d'une étouffent qui ont besoin culture intellectuel dessous avec plus L'ordre vigilante pour ne pas dégénérer. de tout perfectionnement. que lentement. Les la civilisation? la favoriser. celui des des intelligences. des fleurs produire. est-il donc si uniformément au-dessus ou audoive être traité que les produits assez vivace et et et elle. des fruits d'une même saveur. et lui fait perdre souvent plus en quelques n'en avait gagné mois. qu'elle d'espace siècles. pour s'acclimater en tous lieux. également. la retardent ou qui prétendent en lui imprimant une allure dont l'entravent.Rien ne et le développement ne s'opère germes. insolite du principe la précipitation l'action suspend régulière de vie qui est en elle. et sous les conditions qui lui ont ment pas ainsi de révolutions la progression Comprescrites. partout d'un même parfum prend pour Ce qu'on . qu'il moins de respect et de sollicitude une matériels assez du règne végétal? La civilisation n'est pas plante vulgaire.

Sans la continuation la famille. grès. autour Cette base. repose et sur la^4 et sur la justice. n'est trop souvent qu'une de la barbarie. Sans la stabilité du sol. force morale quel architecte monumental? qui concourent struction. il n'y a plus qu'une l'essence. résistant tour des flots? les sociétés. au point de vue social. préparées du pays dans le principe d'autorité toute justice et de toute morale. vent nécessairement tale immuable. La légitimité du pouvoir dérive. 1. l'esprit d'individualités sans lien moral. de la transmission des biens. mais encore et surtout. qui s'agitent la première condition de tout proMais pour se perpétuer elles doisur une base fondamens'appuyer ébranler ni les passions que ne puissent ni même les améliorations d'elle. la succession ne s'entend famille. ou un raffinement corruption qu'à l'ombre d'une auio- ne fleurit et.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et l'expérience au contraire. c'est-à-dire dans la religion qui les enseigne. comme celle de la de la succession. pour eux-mêmes. tûtélaire. pas seulement de la filiation. Réflexions la Révolution . c'est la durée. tout autant qu'elle. qu'à s'unir. quel dont la violence tiennent la fureur Pour rité Elle le démontre généralement. avec tout ce qui en constitue et la perpétuité. Le principe à se heurter dit Edmond Burke sur de est invoqué. lui connerait les fondations d'un édifice Sans navire accélère l'adhérence à la solidité éprouvée et à l'harmonie le choc des parties de sa conet qui le à tour à affronterait ou retarde des éléments sur l'abîme. et plus agglomération induits d'hérédité. c'est la foi et dans la source de de la main des hommes. française. suspendu des vents et au soulèvement la marche.

la souveraineté elle-même a. logiOr cette loi confère au premier que de la loi primitive? le droit de se construire un abri sur le sol que occupant et d'y recueillir ne lui dispute. comme la prescription Si l'intelligence sion. le produit de personne ce qu'il y aura semé. devient titre. c'est sa justification. à moins de se voir infirmé par un droit antérieur cas unique. ce qui le prime. se défendre et de se transmettre. tels que nombre de gens de chicane. Il n'a rien Hors. car il ne acet les facilités pas juste que les améliorations à ceux qui ne les auraient profitassent pas prédes intérêts garantie privés est légale. il dérive du droit de vivre et de se conserver. pas qu'il et surtout se . par conséquence celui de tenir forcée. de biens communément mal acquis. de proqui serait en effet. et le travail consacrent parées. sa légitimaen matière de droit privé. par accession ou par choix. se soit Que le pouvoir révélé par force. Si cette celle qui défend . conféré à tout être créé.continuer sans elles. sa tendance est toujours et nécessairement de s'affermir et de se Il n'est légitimer. la possession serait quises la possesà son tour. La même pût Que possession du pacte se contracter et la transmission sont de l'essence et l'on ne concevrait social. Tout pouvoir a naturellement le droit de se mainde même il a. et de finances. en pleine sécurité. sinon le développement sont-elles. de plus. en soi qui blesse la justice ou menace la liberté. tion.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE par ceux qui l'ont violé. de même que le droit priété est garanti par la loi au possesseur en peine d'en justifier l'origine. pas d'usurpateur qui ne se prévale le fait pour de l'assentiment tacite ou supposé qu'obtient le convertir en droit. de commerce qui jouissent.

les régulariser mais en n'avait intérêt à lui sa possession repose en constatent l'acquisition. mesure sagement l'occupation. pas un code.. C'est la civilisation rêveries elle-même. et partout légaux par qui héritage. un point de pour donner par tous les'codes. sociale. Nulle part la terre ne tés appartenir eu pour serait cultivée. en question. car si la durée du pouvoir premier gage de son efficacité. elle le légalise. que la transmission d'atteindre par la ligne la et le mode le moins litigieux. des sectes modernes sur la possession Les admise . fixe à la jurisprudence. des propriétés. et les la garantie objet principal de régler cet intérêt peuples et les rois qui ont négligé des sociétés organisées. en vue l'intérêt § I°<\ DE LA PROPRIÉTÉ pas un pays. ne sont pas répufondamental au monde civilisé. faire produire sur des contrats muler fait de si son propriétaire des fruits. départ Le respect de la propriété est donc la première loi le fondement de toute association rationnelle. plus directe Ce d'avoir double principe a été fidèlement observé el la par monarchie française huit traversé de là pour elle le rare avantage siècles sans jamais déchoir.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE estle public. La loi actes n'a dû se forau postérieurs de ce fait pri- » Il n'est ou la transmission que pour parlant et le droit est présumé mitif. elles ont Dès qu'il y a eu des lois écrites. partout un autre où il ne lui en est pas opposé au postérieur terme extrême de la prescription. il n'y a pas d'autre moyen ce but. pas même une traoù l'origine et le droit de posséder soient mis dition.

l'esprit ont pris soin de le dissiper. On et financiers. ingénieurs d'État. comme on apu le voir déjà dans le petit nombre d'essais ou icariens offerts en exemple phalanstériens au monde dans civilisé. pour peu qu'il ait d'intelje l'accorde. sans leur manquer prévoir ce que seraient devenus ces malfaiteurs subtils d'un nouveau s'ils avaient réussi à organiser leurs genre. déçus dans leurs lorsque.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE r en commun niens. petits que le droit d'aînesse. à leur Alcoran humanitaire pour se faire journalistes. ces fraternelles théoligence que toutes ries de vie commune ont pour unique objet de recruter philanthropes au profit de quelques pour les exploiter charlatans à les diriger. mais qui ne voit. à leurs disciples? enfin que qu'ils prêcheraient Qu'est-ce la noblesse et la féodalité de cet elle-même. ils n'ont rien eu de plus pressé que-de renoncer calculs. dupes de leurs propres sophismes. à la plèbe des affiliés que ces emplois de cocagne sont dévolus. plus ou ne sont les fouriéristes moins Que les saint-simopas sérieuses. préfets ou agents peut quelques-uns de police. ou de droiture. S'il restait des croyants. et ce n'est pas seurs. et autres associations d'aventuriers du bien d'autrui. de l'abnégation auprès Qu'est-co états dans l'Étàt. auprès . même conseillers doute à cet égard quelque leurs prophètes eux-mêmes de respect. fussent des avides naïfs. et de capacité auprès de ce privilège d'intelligence qu'ils de leur propre autorité? Qu'est-ce s'arrogent que le vœu de pauvreté des moines. et par conséquent qui s'offrent à les gouverner? Cette arrière-pensée est trop transparente les esprits les plus pour ne pas frapper car il faut bien à une association quelconque grossiers. donc. ses régisdes travailleurs ses directeurs et ses surveillants.

très-indulgents à voir dans la féodalité s'obstiner une intionnaires. la dégradation La tolérance. qu'incompatible La question serait controversable. titre de fiefs était illégitime. que le pays est frappé à la base même de sa puissance à se voir envahi et exposé. barbare. législation n'a fait place qu'à des absolue à la suprématie territoriale. richesses mais des d'être dit-on. irréalisables. et à abus tellement erreurs menaçantes pour l'agriculture. Au jugement de nos la possession des terres à légistes contemporains. qu'elle n'infirmerait pas le titre de propriété lui-même. On confond généralement . des valeurs fictives qui absorbent par l'inondation déjà La démonstration tous les produits du sol et du travail. non moins contraire aux droits de avec la civilisation. de l'humanité. Laissez-le faire. ces utopies peut-être heureusement imprudente. de cette triste vérité ressortira trop clairement de l'examen dans lequel nous allons entrer. et il a de plus l'avantage à la face des et de se professer ouvertement. L'erreur provient d'une méprise évidente. et à l'esprit leur suppression hostiles tellement qui protégeaient des populations. et jamais despotisme plus n'auront signalé jamais ineptie plus notoire impudent. dans un avenir prochain.DE LA MOîURCHISFRANÇAISE DU PRINQÏPSCIVILISATEUR de toutes les terres et de toutes les disaccaparement est un prosociales? tinctions Le vol au communisme incontestable sur tous les modes de grès certainement de se vol en usage avant lui. dont jouis-ent ne s'étend pas elles la proavaient institutions jusqu'aux et la sécurité priété besoin. pratiquer tribunaux. On trouve même des pusur l'origine des biens révolublicistes. stitution l'humanité. autrefois à la diffusion des appropriées de la nouvelle soit.

dignité depuis torial a cessé d'identifier le pasteur Une telle n'aurait expérience avant que la Révolution et leur ait aliéné main-morte. sans autre précomme de sa chose. inhérente à la terre. appât .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dans la féodalité trois choses fort distinctes la hiérar- chie militaire. étaient distinctes des droits du propriétaire. pas le sacerdoce a perdu d'influence morale et de que le bénéfice terrià son troupeau. pas été impossible tous eût était été facile les biens de à certainement d'imposer seraient rétribuées attributions aux propriétaires sont aujourd'hui dans son ministère. une charge autrefois confiés la possession en dépendre. Ce ne serait seigneur pas toutefois une question oiseuse si les hautes que celle de savoir fonctions dotation combien plus dignement par une domaniale On n'ignore que par un salaire. en tant que de son domaine. ou moins discutables n'ont exister sans peuvent le propriétaire peut jouir de son lui que d'en user rogative pour Les emplois. donnaient. de même que sa qualité de châtelain ajoutait à la dignité de l'agent mais ces deux choses du pouvoir n'étant les obligations du fonctionnaire pas identiques. de la terre. comme de la propriété. Elles absolument comme bien. la juridiction Ces attributions plus rien de commun avec et la propriété. amis et à leurs ils ne sont plus une charge protégés. plus de préponet de considération au possesseur dérance personnelle du castel. à leurs gratuitement. à la vérité. conférés selon le bon plaisir des ministres. un devoir attaché Ces au bénéfice. garantie dieuse Mais conservation qu'il par par les conditions mieux l'usufruitier. que et insouciante ces biens l'administration ou corruptible des agents ne seraient plus désormais qu'un dispendu fisc.

et des serfs. tous féoder les On a perdu le droit de s'étonner. était. à leur profit. d'un décret confisquant. classification inhéincidente et nullement rente à la possession. les depuis Ne connaît-il à l'aide improvisées ou muettes impuissantes notoriété plus scandaleuse qu'eux-mêmes. transformés en sénat à qu'usufruitiers. que les du xix° siècle. pour rentes et les dîmes dont on dépouillait les familles qui les avaient acquises en 1814. beaucoup plus plus sociale. pas. sous la bon aient trouvé après secondo de s'iu- et fondées. 1 8 . politique que leur moret plus utile au grand nombre cellement non parce qu'elle créait des vassaux illimité.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE aux convoitises du fonctionnaire que celui du ixc siècle. abolir. des terres. il sait fournissent de chances tions politiques N'a-t-il tions et aux usurpations. de la loi elle-même? encouragements pas l'impunité d'une mission sont de tant transitoire de fortunes ou d'un cosmopolite combien les aux mieux perturba- dilapida89. n'ont pas reculé devant le cyconservateur. soi-disant ces mêmes Les lois portefeuille? contre ces abus d'une On en a fait les sans ou contrats indemnité de législateurs. un si insolent race. législateurs ils n'étaient austères parles il faut bien le leur dire. consi impitoyablement de notre âge. de exemple. ces libérés de 93 formant pères conscrits le premier corps L'inféodation damnée de l'État. au profit dos débiteurs. la riche uisme dotation destinée à pourvoir aux pensions de viagères ses membres. favorisait le seul (raparce qu'elle T. mais parce qu'elle nourrissait plus de familles rurales. les officiers publics biens dont ce que. titre de bénéficiaires ou plus ils ont été plus heureux mais non plus cupides et plus effrontés habiles.

des titres par ments autres pas dans des conditions et régiront la propriété qui régissent toujours Là découverte. lité des droits. il cède quand temps. dans tous les temps et parmi toutes les générations qui il y a des faibles se succèdent. défricher ce que faique fait-il? Exactement conque des produits. puisqu'elle pas un monopole. originaires. trop minimes pour se protéde celui qui est le protecteur l'appui ger eux-mêmes. donation. de tous. à beaucoup près. la conquête.LES FU1KES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et fortifie les races. pour une redevance. l'absence coloniaux n'ont pas d'autre sanction le champ concessionnaire qui a transmis qu'il premier en le cultivant. parce que. pas il afferme. pas moins prouvé que. et l'arbitre naturel vail des sophistes sur l'égaMalgré toutes les déclamations il n'en restera. n'était sait le feudataire admettait les aliénations. le degré de légitimité propre constitués en pays légal. disposent n'ont pas. la priorité. américaine. ce qu'il ne pourrait le colon cède. au moins légalisés Les établissedu que celle sinon égaux. la l'iniéodation et même la sont confiscation. La féodalité ou le seigneur. surqui moralise à la possession l'autorité et donnait tout. Les fiefs n'étaient serait impossible sans l'appui 1 que celles territoriale. ce qu'il se propose en se réservant la dime ou une part quelà perpétuité. un lui-même. de la force. quand pour de reprendre. par cela seul qu'il se suffit. et les rétrocessions s'était approprié comme celui de faites qui. elle identifiait ainsi à tous les intérêts. qui ont besoin d'être et que la justice protégés. locations à perpétuité. Elle . par -des gouvernements l'Union do ce qu'ils ont envahi. les arrentements et les. de titres contradictoires. Quand aux domaines féodaux.

loi non-seulement déchirait des jusqu'à l'absurde. mais citoyen s'en indigne à l'oubli bien avant l'avait condamnée la désuétude d'une qu'elle autant contrats supprimée cette qu'inique. et à cet isolement qui tend pour le moins à la dégradu bétail. bois qui les protègent. ce et dépendance bienfaits de la garanties. légaux. par leur et ne se trouvaient ridicule résultant se rattadepuis. fût d'ailleurs. celui qui dans mais descendait en dépouillant avait sa cynique immoralité. qu'elle renonçait redevance pour une modique à toute reven- au profit du jours s'amoindrissant la culture. son obséquieuse simple commémorai la fierté du bourgeois encore. sous la dénomination tion a abolies. ou puérile. à la disparition des à la stérilisation des plaines par le défrichement du tronc. parfois. et de la dépréciation des denrées ces redevances Ce sont pi'écisément que la Révolu- qui. tionnement des partages héréditaires. souvent concessions gratuites à charge. allait touen rai-tenancier. ne tenant à ses voisins . à son fermier et à son serf émancipé. ces mômes le propriétaire sevré. au domaine inféodation. communauté. des de la plus-value de son composée progrès du signe monétaire. ment des chaient terres du dont on a tant moins. de rentes féodales.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Ilo J était si peu dication exigeante. aveugle par la loi. aux Sa à participer simplement et ces mêmes abris. abusé pas exposées à ce frac- seigneurial. ébauches du morcelleCes concessions partielles. et dation arbitraire du sol. trouve fragment irrévocablement de terre isolé. au profit de celui qui avait déjà reçu. En se détachant de tirer sa sève du même terroir rameau continuait de s'abreuver consistait il s'en d'un des mêmes affluents. donné. du seigneur à son vassal.

sociale que la mobilité et des populations rurales un peu plus du pays. sédentaire qui plus féconde sous la main du laboureur la cultive avec amour. propriétés n'a pas peut toujours être plus respecté ou moins le droit des L'origine La conquête pure. quoi qu'en disent ceux du trafic qui vivent voie de juste milieu lue et la conversion dise on n'a les échantillons. jamais sous ce régime La main-morte avait du bon. capables faire être assimilés pouvaient sont l'élément radical. cette assimilation de la terre elle-même. plus élevé du. pour Des considérations aux comprendre de réflexion.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE que par des bornes. Mais il suffit d'en comparer lité était la les résultats plus conservation que la féodapour se convaincre des domaines. entre son abolition de tout trouvé les étaler d'un ordre le territoire le secret d'en une abso- en marchancolporter dû pas encore dans un bazar. et à la puissance villes et l'accroissement des incessantes à la prospérité essentielle des que l'encombrement tributs dont les mutations le engraissent fisc. Si la colonisation de la France était encore à faire. et il y avait peut-être à suivre. cette . obstacle à l'assistance des lois non moins et qu'aux empiétements. et figurer marsur les mêmes n'était pas aussi facile à l'égard car il n'est pas dans l'usage de la d'autant et elle se montre transporter pour l'exploiter. sol.dégradation autrefois identique avec le nom de patrie. produits auraient s'ils étaient dont ils trafiquants que si les à ceux de la terre de l'industrie. chés. de la Révoluqui font l'orgueil tion et le triomphe de la démagogie. . f C'est cet affranchissement de la nature du sol nourricier. du sol. elle ne se réaliserait d'exactions.

transmise aurait rendu impossible la contiration en génération. par cet attentat révolutionnaire s'est et il a porté une atteinte son impunité. et la plus est certainement Cependant saire de cette odieuse celle qui investiture du bien d'autrui des confiscations. dissimuler. les transmettre en pleine biens d'émigrés pourront non responsables de leur inisécurité à" leurs héritiers.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE privé. en vain se le Toutefois on voudrait quité originelle. notoire létaires qu'ils ont été mal acquis. de ces systèmes de civilisation rétrograde succédé sous les noms de communisme les goulisme et. qui a détruit la famille. Car vernement a besoin pour sans la transmission la famille elle-même intégrale du domaine de famille.. violé la propriété et rayé de ses lois la religion du pays et jusqu'au nom de Dieu. les détenteurs des loi qui est loin d'être irréprochable. . se dissout avec aggravé mortelle au et l'État s'éteint. la autrefois protégeait principe qui non-seulement prodes priviléges dont tout goupriété. d'une spoliation elle. provient la loi de prescription était le" remède nécesinfirmité sociale de généqui. nuation de l'ordre légal. prodigués et payés en valeurs insolvables à des profictives ou fondamenl'invasion' qui se sont et do socia- dépréciées. mais y attachait rationnel se maintenir. fort embarrassés doivent être de leur ils répondre. fondés sur les aberrations vernements de la Révolution de 89. du principe Cette grande perturbation a produit tal de toute société civilisable. Ce n'est pas seulement l'injustice et sans pudeur à la sans discernement qui a imprimé de ces biens une tache il est détention indélébile. et grâce à la loi d'indemnité. l'on est bien forcé d'en convenir.

sénateurs leur Lbrspossession? crurent l'occasion propres des principes conséquence de faire de l'ordre et devait avoir pour résultat naturel. à leur insu.. par la Révoil n'est pas invraisemblable lution. propriétaires. dans les esprits égarés saient. à tuer père prodigue vraiment philosophique Le des désordre doctrines moral induire qui pourrait son fils pour en hériter! contre était le parricide une conséquence le sentiment plus d'un réaction si la comme successeurs de 89 était le renversement naturelle non intime. des règles que la jusmoins ineffaçable que le souvenir à l'ancien tice et la religion réagisimprimaient régime. que les de la s'ils poset s'ils réclala vio- nouveaux noblesse sèdent. et comme . en effet. et du clergé. des garanties de l'appui le titre 1814. dépouilles car flagrante. éventualités sérieuse que en honneur.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE w n'ont leur elle les notre guère à leur opposer Mais force matérielle. grès nouveau. Prorefluer le cours des héritages vers leurs sources. réservent h 89. leurs en héréditaires totalité se les de. c'est ont à se prémunir. meraient-ils lation est par une inconséquence c'est en'se parjurant. garantie doctrines de avenir C'est ? leurs contre une relative de que la supériorité cette supériorité actuelle estcontre les. De quel droit dont sociales. cette appropriant. que les sénateurs de 89. transmettent. les impériaux qu'en à perpétuité de la riche dotation de s'emparer favorable ils ne reniaient dont ils n'étaient qu'usufruitiers. pas en vertu ils avaient les principes seulement desquels exproprié composaient s'arrogeaient d'en exhédérer les possesseurs la presque encore. des biens dotation. le qui ils droit unique. toujours conséquences riches des logiques.

comme session des domaines elle n'a pas même été régul'a été. sont veimes s'adjoindre On sait qu'en effet tous les hauts fonctionnaires pourvus de bénéfices. des bénépuis propriétaires fices qu'on y avait attachés. cession en s'attribuant sénatoriale. ni les engagistes si une loi ne les pu les invoquer pour eux-mêmes. des biens héréditaires est sans doute notable partie d'une contestable. Ce n'est pas du roi avaient et quand il reçu l'investiture. ple des usurpations aux seigneuries allodiales. de l'aupuis indépendants torité: qui les en avait investis. la pos- Mais elle avait cet avanengagés. mais les de Pépin avaient des excuses les sénateurs nationaux de biens de 1814.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de 1814. les leudes et à se rendre inamosongèrent . envers tage de ne léser aucun droit privé et d'anticiper la solution d'une question un gouvernement usurpateur la prescrition. d'une Cette origine transmissible và leurs descendants. se dans leur office et s'emparant de la couperpétuant ronne les après en avoir assumé terriens seigneurs vibles dans leurs charges. race. A l'imitation des maires du palais. eut gratuitement affranchis de l'obligation de payer leurs dettes. dont la nue la propriété des biens de la sucse soient crus autorisés par l'exemde la seconde qui. ils purent se croire relevés du serle pouvoir. sans que l'autorité que devait trancher de fait y mît opposition. de nos jours. les révolutions Toutes et en abus du temps vaient alléguer teurs sont fécondes en injustices de terre possesseurs que ne pouet ni les détenn'auraient de la force. légalité larisée par une loi. régnant qu'ils s'empara du trône. à l'avènement relevait du propriété en ont disposé comme d'un patrimoine domaine public.

tout simple à ces usurpations. n'osant Le nouveau outne monarque. sur la pour lui. ronne. les amnistia en les tolévant réprimer à peu près générales. à une autre dynastie. L'offiAussi devinrent-elles rant. de sa le investis d'une fonction le serf même. et les autres la possesvèrent seigneurs. et comptait. trouvait d'en comme les autres. Le clergé lui-même. sion conditionnelle juridiction. s'érigèrent les uns se troude sorte qu'en peu d'années publics. seul des personnes alors des notions de droit qu'on aurait pu dépositaire de confiance. civiles et et la la fai- souveraine détournèrent l'attention Il n'y avait ni contrat qu'on pût opposer au fait. les rapports et des choses. propriété La continuation blesse de l'autorité de ces abus devint des propriété dissensions inamovible. du droit de leurs de la cou- émancipations pouvant . Cependant ou basse justice. la logique en leur faveur. ment ces usurpations. poul'exemple. profiter toutes les inféodations pour consolider qui prescription ses domaines. magistrats. investis de haute domaines. ne fut pas seul à s'approprier le fief cier bénéficiaire plus d'un vassal profita qu'il tenait de la couronne ou de la mort de son seigneur l'absence pour imiter s'affranchit de ses redevances. la possession. déjà suivant l'étendue affectaient ces l'indépendance partielles perpétuelle ou laïques. privée en officiers ou d'une gérance temporaire. ni loi civile qui réglât. anoblir ou accroître La conpouvaient opposer version des offices apanagés en possession plaça en effet les titulaires. ecclésiastiques châtelaine au rang des feudataires qui. et donc. le tenancier félonie.LÉS RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Ils avaient prêté par eux. fermier.

> darité directement du roi. aussi ne l'eùt sonne. que fussent quelles incessante été sous la menace d'envahissements N'assistant et ne garantissant assisté ni garanti. suivant la ou de dévastations. que du soleil. sol servira cet dont système le sol. fief dévora l'alleu. Celui qui aurait voulu en dehors de cette confédération. Combinaison . et celui-ci protection tous.toutes les autres.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et donner lieu à des revendications danger en question . furent Il ne fut plus possible de posséder forcées de s'inféoder. peut-être pour des possessions litigieuses objet que la protection à celles qui n'avaient nul mais elle finit par s'imposer comme les terres allodiales. tenus paries plus forts. personne sous les coups redoublés aurait fini par succomber des tacitement autorisés ou souplus infimes adversaires. fondées qui mettraient s'entendirent les intéressés pour les abriter sous la soliavoir leur de tous. ou plutôt l'ensemble D'abord cette ligue n'eut inextricables. qui mit le plus petit propriétaire associasous la sous la garde do d'un plus grand. C'est ce besoin de la défense. peret il des Lois. ne relèvent formule germaine. enveloppait y com. sorte de pacte d'assurance mutuelle qui dans son réseau tout le territoire. descendant des feudataires ramifiait ses anneaux suzerains. et axiome Point l'incohérence D'où l'homme-ligo.aurait sa force et sa vigilance. Le besoin de se légitimer. dans qui. l'homme-lige. s'isoler. gage de toute tion sincère. divergents jusqu'au plus résumé dans ces formules humble Le tenancier. do terre sans seigneur. Alors pris même les fiefs relevant des fusions s'opéra la ligue féodale. dit l'auteur de l'Esprit et les terres franches son style animé. De là cette chaîne do vassalités croisées qui.

moins féconde et en déceptions de celles qu'on se qu'aucune un peu trop hâtivement. l'organisation timent chrétien qui dominait rope civilisés. La féodalité la vue pur des champs. que celle du capitaliste. elle aussi. tion ne sauraient infirmer le fait car le serf était un et que le paria des manufactures. moins opprestous les préjugés1 de la Révolusive et plus paternelle. meurt vent c'est dans se vante le désespoir. était rationnelle et acceptée prérogatives sans murmures. En résumé. certes. s'ils ont en quant aux droits féodaux. les consolations de la foi et l'espoir d'une vie meilleure. un hôpital. aux véritables en haines félicita.libérale de l'industriel et de et dé serfs. était. tion aux épreuves de celle qu'ils la patience et le travail.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ¡V! n'est 'mais. en effet l'un avec le plus de droit l'école ravi aux malheureux d'avoir révolutionnaire. L'identité . entre après avoir végété sans assistance des progrès et soudout moins délaissé que lé serf de l'atelier. était attaché ne lui Le maître ne se croyait faisait pas défaut. l'oûvrier. alors exclusivement et plus appropriée plus naturelle besoins de l'humanité. se fondant sur la base qu'apparente. la terre. pas quitte envers lui en l'envoyant. de et plus plus. reconstitua la société dégénérée. de feudataires. tandis assurait du ciel à ses victimes l'air et le pain quotidien. vieux et infirme. mourir dans peu s'il. qui. elle était aussi moins précaire. était prix de leur résignaauront sanctifiée par au senl'Eu- soumise féodale. solide et féconde de la propriété. la misère et la corruption. tuées. Cette communauté vassaux morale de suzerains. de lui avoir substi- de la propriété territoriale avec les de l'autorité. à la terre.

où et la puissante une contrée ignare et rétrograde. Esprit des lois. 2. d'accumuler vigoureuse contre aux la qui justice et maintient des seuls l'humanité. l'ignorance les préjugés n'avait législation qu'aucune s'est modifiée d'elle-même. ne passe pas pour L'Allemagne. puisque la propriété 1 et Chateaubriand 2 ont dissipé tous Montesquieu leur accrédités trop facilement par la littérature à l'orgueilleuse grâce révolutionnaire. prévention. ne s'est plus trouvée moeurs des nations des races. Boulanger. de l'Asie. partout à l'invasion trop souvent avait pu résister dans les du commerce et de la barbarie. Mais l'organipar le mélange sation féodale n'était ni aussi exceptionnelle ni aussi au progrès de la civilisation que voudraient contraire se le persuader Révolution. qui enfin à raison d'autres.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ils n'avaient d'être. . Anglode ses richesses et l'imputerre doit l'accroissement nité des crimes qu'elle ne cesse à cette la du sol. hautaine. tuer. plus exclusive fut jamais en France.l' Afrique 3. crédule sur une institution de ses adeptes. de ses préjugés Des mis par elle au nombre ont de ses apôtres où la les traces du régime féodal. et plus corrompue qu'elle n'en est pas moins l'objet de Fr/mcn. féodalité invariablement possesseurs souveraineté Cette mains plus ne le iln aristocratie. au sein de .' voyageurs retrouvé civilisation simultanée profondeurs les écrivains voués à la défense de la et de ses superstitions. Volney. Analy&e de l'histoire 3. comme elle fleurit encore. comme tant en harmonie transformées préméditée. lorsqu'elle avec les idées et les qui a surgi -et s'est évanouie. 1. etc. pas celle de se perpéexiste encore sans eus.

n'eût en pas trouvé pour avoir la pensée de et chevaleresque. pas assez de profit. vengeresse en même temps que des siens. mains de ces marchands avides et sans heureux expulse obtenir bras pitié. propriétaire il quand de leurs tirent prétexte Cette perversité France un châtelain notre noblesse l'imiter. Sous surgit et s'organisa du grand la empereur d'Occident. se souvient au pas assez des circonstances la féodalité. ses adversaires L'immutabilité du gouvernement serait. elle est devenue un fléau pour les malles paysans eux-mêmes froidement de ses d'une machine plus nourrir un avare qu'il faudrait de la terre. le triomphe et l'honneur de la féodalité. Mais dans les.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE culte d'un des démocrates égal respect pour volontiers avec le despotisme une liberté contenue par français. de profit que du labeur des d'une partie des produits de la liberté protecteurs remords à mourir de faim sous le concitoyens. nul ne ce témoignage. si elle ne lui servait pas de point le d'appui pour opprimer monde. desquelles successeurs . et tint toujours le serf pour un homme ayant droit de vivre sur le sol et sous la protection du seigneur. la logique Ils ne se piquent pas ils sympathisent plus le plus effréné qu'avec l'ordre contre qui la protège droits de et par la justice des elle-même. La féodalité fut con- çue dans un véritable esprit de famille. Ces hypocrites des noirs condamnent sans des seul populations entières qu'ils n'en croit domaines. qui l'avait vu naître. dont l'apanage ne se bornait pas au vil calcul d'un gain uniquement On ne milieu les mercantile. ne mit jamais en balance saurait lui refuser anglicane assez éhonté catholique l'intérêt et le devoir. britannique en effet.

Guizot et c'est sous la protection les populations neaux que se groupèrent ou bourgs peuplades improvisés. ne ressembler ni libres aux muui- ruinée ni moins du était compactes. sans attrait France. ignorée ou dései'téc que la patrie nominale. ravagées plus que des ni sécurité. On n'en étaient trop sur ni moins besoin son du y avait subtiliser de leurs créCes effrayées. qu'on portait zèle y était monarque par leurs sans au petit noms. châtelain. qu'à la avait et à la forlifier contenir. par le respect s'y classaient et le aux plus braves et aux plus habiles. Les rangs d'eux-mêmes. Les bras manquaient les découragement. Histoire de la^cieilislitio». elle les raphommes et de les amoindrir en les isolant. 1. tomba dans la misère ol le à la culture. Elle en de sentiments prochait par l'unité autant de classes formait qu'il y avait de châtellenies. et autant de petits États plus chers Le pacte qui était plus sincère que lieu de disperser les et plus compactes sans regret. et s'il resta asiles de passage.venait le vassal à son seigneur la fraternité Au démocratique. sachant la présence tous ses appeler par de ces hommes aussi d'un sujets d'ardes S'il y eut dans les excursions mes plus d'un acte de brigandage. n'étaient villes. les uns chaque qu'on jour par le besoin l'alliance indissoluble. succédèrent aux bandes. dit M. rattachait pour à la servir patronage et l'on autorité. de civilisation.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et dépeuplée. pour ni aux villes munies de chartes royales cipes romains. plus porté Resserrée dos autres. il y eut . la féodalité seule les vestiges quelques Les châteaux avait conservés. et d'intérêts. ou abandonnées. cesse encouragé pied. de.

d'origine. car les chroniqueurs et de détracteurs. de colons de guerriers et de fugitives. de Gaulois. dalité de prit ses féaux et ses serfs sans distinction castes ou de pays la nationalité n'eut pas d'autre orientre ïes familles réunies dans un gin. c'est de toutes d'aventuriers et de familles les dernières dispai\ hospitaliers laboureurs. Les alliances même entre clan achevèrent une châtelains la fusion. de rent de Francs et de Germains. Le plus 'obscur patriotes plus et de spontanéité des élans inconnus de ces châteaux dévouements condensé. républiques. afin que leurs corps. las de guerres èr6 nouvelle à la civilisation.LES RUINES DE LA MOlUllCIIlE FRANÇAISE exploits L'amour avec héroïques de. dans ces aggloméles origines. et des plus d'énergie dans ses explosions 93 1.e. leurs les chantaient remparts les lettres florissaient enceinte La main des gracieuses dans disputées que la nation incontestée. · troubadours. et naissait plus de célèbres la diset dut châtelaines les'tournois française de politesse les couronnes aux mœurs féodales sa renommée. .la patrie. y soulevassent peuple. et de race que. vrais derrière dans tribuait c'est leur chevalerie. et bientôt les accords ou de défiances. dilatait aussi il se produisit aux Décius de recélait les plus que n'en ont produit ils auraient eu moins de Moins nombreux. promenés la fureur'du faubourgs. Une rations chose longtemps et de esl avérée. Le plus curioux de 93 est celui du capucin Chabot à Bazire tous deux proposant de se faire assassiner par les sadu tyran tellites dans les (style de 89]. La féo- ouvrirent de ces dévouements 1. voisins. courtoisie. rivaux qui les et cependant ont calomniés n'étaient pas des Hômères. eut plus de conquête traces Celles. C'est alors il n'y de Goths. s'y admirables.

s'ils de ceux dont le leur est infecté. impossible pour plus servile Les et de plus vénal du moyen seigneurs qu'un âge révolutionnaire. mais pour le aspiration. des fiefs. de selon se Servien. nombre seulement Il est une mes vivre. qui le donne. croire. d'un maître qui lui donnât Nous le voyons de nos des jours. des heureux de l'homme âge deux du en mots siècle fait de les propriétaires du auraient pu invoquer moyen sur pour avoir nourri. . le premier besoin est le pain quotidien. le serf. pour une décoration.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE que les champs teaux forts des Mais des défrichés seigneuries. Les réformateurs envers imbus a l'indulgence leurs terres. pour un titre arisil n'est de le on a droit tocratique pas de bassesse. vendre. libres et ne d'hom- pas d'acheteurs. digne Nous avons de la Révoluvu les plus fiers républicains tion s'abaisser a mendier moins que cela. étaient donc les p?. les la plus vive résistance russes vient d'eux-mêmes seuls affranchis véritables pour Il est douteux à l'émancipation et non de leuts de l'obligation La liberté paysans maîtres. voilà enfants et.res . grand nombre. de nourrir est une leurs noble serfs. seraient ceux perdu révolutionserfs attainexoétaient des moins les préjugés d'un autre âge.qu'alors eut voulu changer sa condition pour celle du mercenaire à la recherche du pain. vivant des produits du sol qu'il cultivait. ont et les chal- blessants qui droits. chés rables moins pour a inventé seigneuries. époque offraient trouvaient où. de trouver rien de serait. et la main la seule d'ètre bénie. dans l'occurrence. qu'ils naire. et se vendre une place. à la glèbe. l'oreille les droits devinrent des fiefs. à laquelle et il un démocrate ne soit disposé.

'? de la propriété ? faites ce qu'elles sont. une institution plus civilisatrice modernes d'Écosse sorties en ont du été chaos de nos jours. sinon elles-mêmes? les a Qui car.. fondée sur ce noble autorité abus n'était suffisamment il ne tenait qu'à.féodalité. le service le plus méritoire dans tous les temps. de s'y. sol qui les alimentait à la propriété du était en effet aussi car l'occupation sonne est le droit blir le premier. les invasions de races superdes indigènes moissonnés sur les ou dispersés avec la par la famine. était donc que toutes les utopies révolutionnaire. après qui la Gaule. C'est aussi le titre de noblesse le plus incontes table. de produire encore droit d'attendre services continuer que l'on nations nais- de leur qui lui ses et des et de leur tant décriée Cette.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE nourriciers pas do leurs et si leur paysans. eux de justifier faisaient. plus d'un sans maître. avaient dévasté posées. légitimement d'une contrée acquise qu'ils en de leur titre tous. C'était le la dernière en honneur les Romains. l'idée chrétienne servile. un droit légitime à leur respect et à leur confiance. jamais . à per- que qui n'appartient de celui qui a le courage. sinon la culture La noblesse a par conséquent reconnaissance des hommages permettent bienfaits. ou champ en friche et plus d'un territoire à ceux qui les même sans colons. survivants moins exercés au labour champs vie nomade qu'au l'émigration de bataille des il restait vraisemblablement pillage. ont colonisés le mérite C'est certainement puisse santes. parmi épuré pur patronage et lo dévouement. étales longues calamités Or. On ne peut contester de les avoir fécondés. qui en a profité. Les clans expression. aux rendre. L'une l'autre.

telle gine ? Ce le casque. « Tout esclave touche au sol venu cet axiome qui ` franc est libre ipso facto. enjoignait à celle oubliant que l'étymologie du mot servus répond de servare. qu'une une elle égalité bien plus impua inféodé les honnêtes de son démocratie demment gens aux y a substitué car menteuse. n'est pas lui. En no voyant la aristocratie oppressive. rétrogradait à ses soldats de ne pas faire de prisonniers. i solennelle de la dignité de . humique le disciple celle d'un Enfantin.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE élevé jusqu'au sacrifice nelle. devant intelligence des lois il l'esclavage. et los à la prédominance de habituelle En dépit dés théories le prolétaire sera qu'en les touse et les plus libérales. vaincu reçu à et que le premier merci fut la protestation T. suffrages stupides et de la servilité. sous bien au delà des temps féodaux. dans par l'orgueil la féodalité indépendance personde la consanguinité. ignorantes le bien-être avant l'abstraction des droits de mettaient elle l'homme. conserver. jours le Tassai du riche ou le serf de la police de devenir n'évite la dupe du plus habile faisant de^la liant l'avait le client servitude sa faible fait rendu le faible est plus loin du plus fort. Mais est-ce près de la nature Le guerrier ne devait le professeur qui est le plus et de la vérité? Qui oserait l'affirmer? bien et à son couqu'à des largesses et des vassaux de la rage des terres quels parvenus netteté d'oriRévolution pourraient justifier d'une. » On ne comprenait peut-être pas alors la liberté comme et les populations nous est enseignée. mais la Révolution qui. Le vasselage de Saint-Simon. du code féodal qu'est contre Il avait mieux que et c'est impossible. majorités l'intrigue plus fières de la plus basse extraction.

ouvriers libres de retrouver à 1achaîne le pain et le travail que leur refusait la sociélé. . préparée du procureur qui romaine s'était privés aient le comprise légistes qui l'ont Leur horizon ne dépassait pas l'étude La jurisprudence les avait nourris. un privilége. et certifier. Les législateurs ne se sont pas élevés si haut. c'est un fait. sa possession Cette vérité n'a pas des de la Révolution. en nos mains d'explication. Ces hypocritesraffinements des atrocités cyniques triomphes.ï. dans enfants1. Devant nous vaux du port. humanitaire. c'est du à formuler a besoin les clauses Que il nous des des est contrats malheureux donné de et à envié le car été déposée la pétition de des qu'a arsenaux de la marine. donner qui pour du pain à leurs a trouvé le secret le malfaiteur avant un commerce. bornée 1. grâce à se institutions les de ses orgies assez mauvaise à toutes les corroborés de la Révolution. l'âme humaine de pauvres oul'ancien régime qu'il se serait trouvé de leur piédestal de citoyens. donnent à leurs prévaloir humaines. d'apitoyer C'est les la philanthropie cœurs sensibles l'expiation de l'école et qui a su faire de l'indigent. et le premier progrès de la féodalité Ce n'est pas dans les tournois qu'on eût les délateurs les bourreaux. pour les confier ont confessé avoir combiné leur récidive en vue des forçais libérés aussi forçat. les avec c'est tous ce qui rachète de passion que de bonne fait de la propriété territoriale une institution. Ceci s*. griefs reprochésfoi au régime féodal.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de la civilisation. vriers descendant pour et l'ignominie afin de solliciter la ration du forçat. et les espions vu figurer Ce n'est pas sous couronnés de chêne et de laurier. à qui l'on avait retiré l'un des premiers les traexclusivement au bagne. la raison Mais plus d'avoir et de été des dans partisans abus inhérents les nouvelles et incontestablement plus déshonorants pour que dans les anciennes.

féodale en ce qu'il-avait de réalisable le travail en raison de la population et do du fief. au travailleur. Les même priviléges seigneuriaux avant le règne de Hugues pourrions qui ont fait dresser une liste longue de la féodalité. en attendant solliciet le la féodalité trouvait le superflu qu'ils lui promettent.MONARCHIE FRANÇAISE réglementer de prévenir. les procédures qu'elle n'avait pas la vertu Ces avocats auraient cru déroger en con-' > sultant nos vieux publicistes 1 L'inféodation attachait l'homme à la terre qui le et compensait des conditions nourrit. car elle n'était et les juridictions sans qu'elle y mît pas empêché.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA. les corvées ont été successivement abolis n'ont Capet. l'inégalité par la à ceux que leur naissance laissait au sécurité garantie dernier de rang. et stationnaire le servage. et cela ridiculement. l'aliénation i. n'est pas celle que nos réformateurs entendent tude réserver exclusive. féconde erreurs locales obstacle. fict'on gràtuite qu'il y aura du travail pour tous. et. on part dans ses produits. et forcée de cette concurrence la conséquence serait qu'il n'y en eût plus était d'institution il répartissait or ce prétendu droit pour personne. Le droit au travail a été controversé il repose en effet sur cette nos jours. secret de lui donner le nécessaire. ni exclusive ni abus. le présume bien. objet de leur l'abondance Mais. ainsi chacun avait l'assurance d'une l'importance Cette part proportionnelle. modernes en bonnes et à ses elle tenait moins à ses œuvres. moins magnifique en paroles elle fut un peu plus que la Révolution. . Nous rauçais voyer priété des anciens Mais nous de Rubicbon le lecteur l'apologie aux œuvre» jurisconsultes renpréférons sur la pro- plus en Angleterre.

intérêt Pour conpas sa pensée aux préjugés qui n'asservit et le régime féodal était plus moralement temporains. ni. civilisateur égalitaire que le principe plus véritablement à peren 1789 il ne fermait et démocratique inauguré la porte dos honneurs il n'arrachait pas le citoyen famille. de la civilisation émancipation restés sous européenne. ou ignare de ses sujets chacun de citoyen émancipés. pour le précipiter sonne et des richesses surtout et à sa social à son rang paisible dans le mouvement au profit de toutes que nous avons vu dirigé et surexcité ambitieuses et cupides. l'invasion lèges la suppression par les roturiers aucun n'a de la noblesse. lain découronné. protégeât le vassal qu'un bailli dépendant de sa justice souveraine à la et que le prince élevât eût opprimé. profitant à s'en affranchir. étaient larges. des mains du châtel'égard et sans sans transition est tombée. à survécu longtemps et l'on et basses juridictions. dignité tout naturel de la nationalité c'était là le développement de son avénement à la tête et la conséquence française. l'autorité on n'a pas agrandi mais décomposé les nations en fragments individualités. n'avaient ceux qui. des hautes Des priviparvenus. Que la couronne défense.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'affranchissement des terres nobles des domaines obérés. dans celles du fisc. à les bornes d'une a peut-être sage réserve dépassé de la terre elle-même qui. et surtout les classes. les corporations les du chef de famille. Mais et bientôt les voies à cette clients furent aucun les seuls des seigneurs la dépendance légale de leur patronage. comme si le but de les passions fermentation toute société était de tenir en perpétuelle les divers éléments qui la composent. En abolissant .

toujours qui Cette résidence. et agglomère des moncreuse des abîmes où. . la veille. Le gain le d'autrui. avait le double avantage de répartir rapprochaitles et de polir les mœurs. gner les professions mieux au développement servait d'autant de l'industrie une concurrence mobilières. dérogatoire les eût entravées sans les anoblir. rangs. Il existe pour admirer encore ce dédain des et les mutiler devoirs attaqui y étaient la terre sans la déprécier arriérés pour ou assez indépendants gens assez de la noblesse le commerce. pour cela de sens commun. s'élevaient tagnes. la multiplicité des manoirs ainsi que le démontre dont s'était embellie n'avaient annihilés plus l'attrait quoique depuis que de leurs priviléges. avec le titre de les droits propriété. et la loi qui autorisait l'aliénation d'un fief transférait à l'acquéreur. autour d'elle de l'atmosphère comme le vent politique la France enviés. orgueil. sans manquer et des fortunes ment de dignité du propriétaire se reflétait sur le fonds lui-même. C'était vivre noblele bien-être que de mettre la main à la charrue et de dédaimais cette abstention mercantiles'. Ce sentiment sans peu porté. chés on ne pouvait 1. disperse tour à tour le sable mobile de nos dunes. les seigneuries dès longtemps de la propriété.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE impalpables déplace que l'agitation et perpétuellement. L'amour et l'aisance les produits des retenaient la plupart qu'elle répand châtelains au milieu de leurs fermiers et de leurs vassaux. On peut y être et n'en avoir pas l'intelligence. guère qu'au détriment plus licite ne s'obtient et l'art de gagner de l'argent n'est pas rangé parmi les professions libérales.

et. école cette vente qui ont « qui. par sa nature. Mais alors il existait de vastes domaines dont on exagérait privilégiés. à la propriété. Il périt. ou obérée. systématiquement les revenus. d'une mauvaise récolte. pour l'efféctuer. les d'une frais accumulés forcée. voit l'usure Il a beau la fixité impitoyable aggraver des ajournements et des implorer des dérisions sa administratives. indéfinie mais des en le héri- indivisible tages. de l'impôt. Toute de propriété qui ne donne que mille écus rente tombe sous la menace de l'expropriaperpétuelle tion. Le propriétaire. pour Alors la taxe de mutation à celle de success'ajoute sion. ou le vendre en escompter le prix. cela au dégoût et à l'avilissement de celle-ci un jour quelques apporter mécomptes fiscaux de l'école législe propriétaire et est fatal. dégrèvements. obéré sous bientôt absorbé le capital le milieu du xvm" siècle. afin de justifier des théories jugées commencé . dès C'est cette guerre d'extermination en proposant sérieusement de reporter sur elle seule tout le poids des impôts..LES RULXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et sans soi-même. fisc y trouve mais une c'est sans de revenus est d'annuler de pressurer la propriété doit. Les confiscations révolutiondéroger naires et le Code civil ont bouleversé tout le système de notre ancienne conservateur non-seulelégislation. pour une famille d'une un surcroît la tendance nécessiteuse Le l'équivalent aucun doute lation dont déshérence. réduit à emprunter son pour maintenir exploitation. ment rendant en tolérant inévitable le morcellement par la division illimité. Objet ruine est imminente et inévitable. 11 suffit. conduire ce qui pourrait dans les calculs économique. Il faut partager jusqu'au domaine.

à la nationalité matérielle de cette charges raison tutions remède tache. qu'un patrie. Le peuple. pour qui la patrie objet de trafic. absurdes Cependant ces innovations. . fera bon marché palpable. rien. qui ont vieilli que de brûler ou de renouveler choisir mais l'étoffe parvenues qu'à on passe devant guée dans un temple nul n'en franchit le seuil. Il peut c'est pour qui impose des y avoir quelque les instiun étrange la purger d'une moins et ne rapporte de rajeunir de réparer. Et les fervents nouvelle ne sont pas les prêtres de ce temple ceux-ci savent pousser leurs dupes sur les champs de bataille ils n'ont jamais su y mourir eux-mêmes. par la subdivision les mutations et les morcellements sans des héritages. qui donnait moins abstrait et une réalité sentimentales plus saisissable toutes les subtilités ou philosophiques ne sont en faire une fiction mythologique. duits. à la terre mais non^la les immunités tirer dont elle de son immobilité. reléla porte.BU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il y a 1 eu à se les substitutions. il est vrai. On a pu enlever jouissait autrefois. mais elles n'enrila puérilité les familles et en le Trésor chissent qu'en dispersant appauvrissant dans mutile. ont fait ressortir relâche des idées économistes. féliciter d'avoir remplacé qui ont tant indéfinie conservé et tant amélioré. La mobilisation elle-même. que chaque acquéreur épuise ou son impatience sur ses prod'anticiper de ce sol immobile est une atteinte dès leur naissance. mais de la religiosité n'est autre le sol. de la décadence Le signe le plus manifeste et de la démoralisation d'un peuple est peut-être dans la mobiau nom de patrie un sens lisation du sol.

dont le seul résultat pour se prêter à des expériences ..LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qu'à ceux qui se font ses trià la nature démocratique butaires. On aura beau à l'humble laboureur les circulaires. soit plus opprimé le propriétaire et l'agriculture moins défendue contre les exactions du fisc. de ses l'alimente et par son inépuisable produits. et moins encore si. une velléité d'ambition l'arrache malheur. Il n'est pas de pays au monde où l'administration se pique plus qu'en France de protéger et la propriété de faire fleurir Mais il n'en est pas où l'agriculture. c'est que la nation elle-même dence. au respect des générations source de toute première et de tout progrès de toute association n'est richesse. par à sa routine. les priprodiguer et les conseils. cette mère que comme un instrument. en la dépouillant de sa dignité qu'elle sociale et de son droit Si cette nourrit. S'il que consiste pratiques n'est pas inaperçu. au premier natiorang des institutions pas maintenue est en pleine décanales. Ce triple fléau lui a ravi. Il y à dé- Elle n'accorde ses faveurs commune des vêtements d'honpouiller neur qui la glorifient. il devient perturbateur. autant qu'ingratitude. son caractère moral et sa vertu pratique. reproduction ne l'admet a donc à ses travaux imprévoyance. les attentats de la spéculation et les expérimentations de la science. La protection de l'agriculture est la première raison mais ce n'est pas dans d'être de tous les grands États l'immixtion administrative aux moindres opérations l'efficacité de ce patronage. Loin de s'assimiler elle la domine par' la spontanéité de l'industrie.. sans retour. on ne réussira point à le séduire mes à l'enrichir s'il sait compter.

étranavant d'être tout. au cielles et le cours des marchés On ne voit pas que toute repos. que celle-ci Les populations si. procédés plus redoutés que la gelée variations de la température. exploitations en apprendront touintelligent plus au cultivateur que l'enseignement. gers. ne résignation qu'elles exigent à la triple obsession de l'inpas longtemps dont n'est l'agriculture plus que l'humble et d'enet de et les la du morcellement. Elle simplifierait singulièrement sa responsabilité à l'ancienne empruntait sécurité vible. et* des changements de maîtres grais et de bétail. . qui a besoin des grandes non offiL'exemple protégée. travail. discrète féodalité rétrograde. de l'autorité qui tend une main éloquent tandis contribuable. son elle ne sera pas antipathique. contribué du à conjurer les orages ou la conl'assiduité. iours un peu suspect. jusque ce à équilibrer à suppléer les récoltes. Fut-elle paternelle secourable pauvre l'intervention même administrative sera toujours stérile. que l'autre perçoit le tribut qu'on ne lui paye jamais sans murmuet désintéressée. C'est la liberté. les honneurs et elle et la donnait à la culture du sol inamo- et leur labeur que leur naissance ne peuattachent de préférence à~ la terre nourricière vent se passer de la stabilité et de l'indépendance qui sont l'attrait et la récompense des professions agricoles. plus ruineuse. Le zèle de quand ses agents subalternes est un fléau plus dangereux que la grêle ou les insectes. de culture.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE i37 serait cette de troubler sollicitude jour. qui la prive d'espace. Le calme résistent dustrie. souvent des produits currence. savante et tracassière ait. Le dégoût et la désertion des campagnes en sont la conséquence naturelle. sincèrement rer. vassale.

granges établissements plus abondants étroite commune que l'eau d'un de Paris.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le temps et le Code civil ont fait justice de la du paysan effrénée sillons pour les quelques passion de ses sueurs et qu'il payait trois fois qu'il avait arrosés leur valeur réelle. la perche. perche raison de 48 francs a été jugement racheté àux enchères à d'expropriation. Empressés ils trouvent. d'un décès. pour qui auraient d'herbes et de breuplantureuses. arrosoir qu'a ? habitée longtemps dont ta cote on comptait l'auteur. ruraux perches qui sans charrue et les fume avec une poudre les retourne trouveraient dans ces pâture taillés et rangés comme les cases des troupeaux d'un échiquier. vages i. engraisser. Un de ces était répartie au rôle à la charge sur estimation à ans auparavant terrains \ingt échangés d'experts. des autres contribuables. est en ? des on doit De euet châteaux arriver le résultat et des la transformation de ces morcouvents fermes en en et corps à la démolition car à quoi serviraient des des étahles de quelques au seigneur de terre. la 3 francs Dans une volume . que la parcelle ceptibles geants qu'aurait vil prix cement le haut ne successions. besoin. Quel cellements casernes. les vendre à exigé sa culture. dans les fonds un plapublics de leurs et dans économies. déjà neuf parcelles a~andonuecs. usines. Déjà tionnement rapide résultant des et plus lumineuse à des arrivait l'avarice. preuve plus mêmes de que les réflexions tellement des imperéchue à chacun subdivisions représentait plus l'équivalent de. d'espace Quelle sympathique? étroits compartiments. plus avantageux un emploi inévitable dés de des plus lucra- copar tadu travail prix de la main-d'œuvre tif de leurs bras. sans les rendre Le fracplus fertiles. publiques. et par suite après seulement.

n'est plus. Tous déncit. qu'une est de plus. ni repos. On a érigé liguent pour lui aux servitudes incommodes. a~'oMo~MMM déclamatoire. pour propriétaire la terre minime. sources d'un balance Pour pour offerts par les fermes-modèles exemples cette concurrence. de ses moissons à celui de retarder cette par quelques ques destinés sont ces exemples forcé de comparer perdus le chiffre et de compter avec lui-même ses semences. les tendances ne sont-ils et ce luxe avec d'enla modes- lorsque la grande culture effet de tous les jours sont de rendre des possesseurs de terre? au commun Les impossible d'un domaine assez rares vaste propriétaires pour profiter des auraient-ils. expédient que la création fonds avancés et les capitaux fournis par l'État actionnaires à donner des servent à des essais scientifimerveilleux. municipale des envahissements plus et le impunément prestations qu'on il n'y trouve ni indépendance tection et sécurité. toute cette seignement tie des professions dérision. ni même social proen principe l'égalité . elle de de aux pas une amère de la législation et leur budget de ses recettes le grand le plus nistration. un sujet En qui voisins proie l'obsède qui aux se vexations l'autorité devenir et aux et de dégoûts. des fermes-modèles. le premier. se solderaient par un ces encouragements. Mais produits pour le laboureur parcellaire. pour lui. avant d'imiter des procédés qui. lui impose sans le consulter. les respour soutenir qui pour n'a nul besoin d'établir la justifier ses dépenses ? aussi bien que eniin. devant l'admiSeulement inépuisable tracasseries surtaxe.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Pour d'autre où les on n'a encore trouvé décadence. matière imposable. dont l'ostentation contraste rustiques. toutes ces écoles.

importun quand il Ils avide et onéreux. d'exploitation le zèle. et y moissonner les mets de sa table pour y compter Ils s'enquièrent de ses procédés des fleurs de statistique. plus voraces nuisibles. et les où les bénéfices temps saient tionnaires n'est pas il est encore subalternes. que les animaux de la propriété. toutes comment sommités seulement celles Voilà qu'on le suppose capable de supporter. maximes dont la Révolution sous-entend des de l'application est l'interprète toutes arbitraire les de tout leur poids sur pèseront qu'elles le plus. comme les colporteurs de recettes officielles ou recommandées . Le propriétaire aux frais du culte et des écoles. de son sol pour lui imposer des frais de configuration ou d'irrigation. source inépuisable de notre temps. toujours laissent un vide commune. toujours de la nature et de la pour les contrôler. non-seulement elles ont pour celui qui possède lui leur aggravation mais on y ajoute proportionnelle. les capitaux lorsque fortunes de toutes les grandes tage.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mais comme charges. main du répartiéventualités qui est toujours de passible à remplir teur. les elle conçoit Mais en abaissant l'égalité. les assureurs contre du cadastre. L'immeuble ea sont naturellement sous toutes dans la les affranchis. à la merci dont les budgets d'État et de ne contribue pas seulement dont seins d'une il était du exonéré au clergé y suffimultitude de fonc- est vexatoire. et pénètrent son domicile assiégent jusqu'à son foyer. on les couvre on n'élbve pas les bas-fonds. C'est sous le protège de cette toutes menteuse égalisation supporte que la propriété et l'agioles surcharges de l'impôt. cette légion de paradrainage Joignez-y vit sites qui. les redresseurs eux aux dépens la grêle et l'incendie. de décombres.

tions qui attendent son roman ont fait des Paysans. une innovation qui fait ne le plus grand honneur Tous au génie fiscal de l'époque. les méfaits habituels des et turbulente envieuse population qui. la justice et dans directes. vous n'aurez qu'une idée incomplète fléaux plus impitoyablement destructeurs de la propriété du climat. dans fictions champêtres. et des ennuis bien que les intempéries les inventeurs capables nécessaire d'une d'empoisonner d'ajouter séjour à ces déboires le Est-il champs. protestez. recouvrement que les frais en seront payés par la Il s'est en effet établi. chasse votre temps. etc. des eaux. les premiers à provoquer les procès-verbaux du gendu garde-champêtre ou du syndicat des cours darme. et songez que le plus humble manoir où est. subalterne intéressée besoin. un tableau châtelain. La pièce. pas. pour avoir le caractère légal. et George Sand. dressés sans contrôle par l'autorité et quelquefois habile à les grossir. coupe vos arbres.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les préposés à la police des patentés. par passevole vos fruits. Qu'on croie d'eau. dans le mode de de ces taxes. aux yeux du pays. quelquefois visée par le maire. votre basse-cour? gibier et dépeuple pas lasser les perturbateurs par la ou les désarmer Ils sont par la tolérance. que les contributions si vous avez foi plaidez. dans maintes des mille persécu- palpitant le bonrgeoii . que d'être affirmés par cet officier de police. le bon sens dans du public mais payez car le fisc n'attend d'abord. bien sûrs partie lésée.. Balzac. en même temps et par les mêmes poursuivre n'ont voies de contrainte Réclamez.. ces états de frais. est remise au percepteur chargé d'en le payement. répression. un repaire la féodalité ses armes et retrempe Voilà où aiguise 1. etc.

propre ïl est difficile qui. qui la fassent à la rendre l'on ne songe pas plus sérieusement plus municià lui donner sa place dans les conseils stable. le système dérisoires tienne de ces démonstrations dans vide phraséologie oraisons funèbres. on nepeutle prodigués de i8i4 et de 1815 tice. Mais pouvait homme jamais dans la pensée d'un véritable et lui subord'abuser de cette arme dangereuse la de la propriété. c'est lui sacrifier' l'intérêt par des relevés stériles hommages par les solennités elle-même. tout propre du moins les morts. paux. électoral et représentatif. gouvernement la propriété et qu'il y parviendont la d'hostilité les toutes Jusqu'ici ont été les priviléges nier sans injuslaissé à n'ayant aux capitalistes et. les invasions la France il n'entrera d'État donner patrie et d'autre a dû lui donner gage de tout l'essor libération qu'il que le crédit. que la peuple et doté de sa intelligence. Si lesquelles de ressusciter aux plus n'ont pas la la propriété n'a que par les contributions . des intérêts dans l'administration communaux.LES BUMES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en est arrivée la civilisation a délivré de du grand Révolution ses croyances. tous les immunités. avait toutes de comprendre qu'un la nécessité de protéger ait pu croire l'agriculture dans donné le système l'exemple. par des priviléges rechercher et respecter de tous. par réels. prétention Jusqu'à avec l'État ridicule ce jour de sens. ce n'est pas Cependant d'avocat des harangues du festival c'est banales propriété.reconnait d'encourager drait en persistant Révolution faveurs. de rapports qu'elle sérieux lui paye qu'on s'abset de cette au refleurir la verra agricole qu'on des lois efficaces. elle recevoir.

ne peut assez s'étonner à l'imiter dans la seule Cette nation est à tous odieuse mamelles desséchées pour le qu'elle lui soit s'abuse que l'autorité Nous avons emoppression. et ses alliances. ses la duplicité le mystère . deux fois. mille et sans l'impôt direct qu'elle subit dans toute sa rigueur sous le elle ressent encore récoltes. consommateurs. à ces taxes comme Cependant les autres le propriétaire 1. et particulièrede siècles objet de sa mais croit-on qu'elle uni- bravé impunément eut . La France est le seul pays où la condition faite aussi dure.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE formes Ce n'est-pas seulement diverses. et nous croyons sur les dangers d'une telle tant de' fictions constitutionnelles prunté terre qu'on pressement et la conserve. par la diminution qu'en éprouve de ses menacés de cette surcharge avant produits. contre-coup de toutes les taxes perçues sur la consommale prix forcément tion. La terre que que aux il les paye qu'en résultat malheureuse esclave n'est donc en France qu'une le fisc épuise sans pitié. tant depuis haine jalouse et de ses perfidies. opprime ment à la. elle a revêtu sa politique la malfaisante d'une et prestigieuse armure triple ennemis une barrière constance cynique invariable dans dans sa diplomatie desseins. si la base de son gouvernement solide que sa colossale Elle a su opposer à puissance? ses que la plus infranchissable mer qui protége ses rivages. autres. et à qui il ne reste plus des travailleur nourrit et pour le cultivateur qui la féconde. égard mauvaises d'entrer participe de sorte dans le commerce. qu'elle peuples à tour.si longtemps l'indignation n'était pas plus verselle. France. à l'Anglede notre peu d'emchose fatale les qui l'honore à toutes les justement et trahit tour exploite.

car leur glais déshérités que n'en cupidité C'est encore autre intérêt. assez a trouvés aristocratie. il sera éternellement sa voracité. français . et de ses corruptions. de sa l'esprit été distraite pouvait appartenir monte tous les obstacles. comme cette force exceptionnelle romain. traditionnelle la perversité et qu'en devenant même le masque du patriotisme et dispense ses agents prend de tout scrupule héréditaires de conscience. dupe servira ses féroces de quiconque instincts.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE insondable est le secret A son de ses intrigues de sa durée. Cet inébranlable point d'appui. par aucun aristocratie par cette l'agriculture que une supériorité nation acquit à l'Angleterre qu'aucune ne songe à lui disputer. nifie et se perpétue. nature. au Sénat seule. doit à son orgaque le machiavélisme britannique nisation crates féodale. triple royaume. qui sur- instruments. de capacité personnelle et de spontanéité. n'est elle-même Or cette réalité les terres du toutes parce qu'elle possède elle se personGrâce aux substitutions. Comment aurait-il senti anque toute la force du gouvernement dans son système et de corpod'aristocratie glais résidait tandis que le gouvernement se faisait le rations. C'est à ce monopole que les Anont dû l'empire de la mer. tel aristocratie mine ou tourne parce qu'elle avec patience n'affronterait eeux qu'elle pas sans péril. Mais il voit la proie qu'on livre à grossier et obtus et rien de plus. et. qui nous crédules constitution pour nous persuader que notre une était une imitation de la sienne. jusqu'à un certain point. dont elle aurait se fait dû faire reculer les démoet des des auxiliaires partout révolutionnaire est.

fection.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE complice truction? de tous ceux qui s'acharnaient à leur H' des1 L'Angleterre. en agriculture Ses progrès deviendraient contre lations Un elle une rurales. prolongée. la elle couvre les sociétés l'asile secrètes. grand pas elle-même C'est vient vers d'être cette fait par la féodalité un peu juste problématiques mais terrible réaction parce tandis civibien en et soulèveraient des popuan- glaise inévitable. dont serpent aux autres protection il est vrai. servaient avec une chasser do ses filiale piété toute domaines vingt-cinq vieillards nique n'ayant'd'autre raison de cet acte sauvage et enfants femmes. de même royauté qu'une clans si fidèles. io . face de tous les peuples qu'elle se trouverait lisés qui auraient des restitutions à lui demander au delà de son capital. de ces Écosse. ne sont pas sans nul doute populace. le divorce n'a pas craint d'accomplir elle pouvait exister sans sans sujets! dont Walter descendante En désormais catastrophe inhumain etirrénéchi qu'elle si comme avec ses vassaux. réchauffe dans son sein un le venin recueille qu'elle pour l'inoculer nations a déjà pénétré dans ses viscères. L'uasile que le sol natal.I. du monde révolutionnaire dans la entier. patrie Scott a célébré les mœurs de ces lairds a trouvé mille qu'ils bon de d'un la patriarcales. paysans. s'y d'in- dont offre à tous qu'elle paternel sans danger pour sa propre la plus abjecte et la plus corrompue de la Ëèvre Déjà plus d'un symptôme et une fois acclimatée est manifesté. était d'augmenter ses T. les assassins. eux. à combattre Barbares n'avait en. L'agonie qu'il' c'en de serait bientôt fait de s'est l'empire que des romain ce foyer reine des mers.

parce associé en quelque sorte ` le ménager. autorisé. dit-on. lement avec la foi catholique. par tionnaires unissaient ont singulièrement autrefois le maître relâché et le les métayer. pour enrichir quées sur les Irlandais a cru pouvoir renchérir sur l'exploit encore végéter de ces familles il n'a rien des leurs terres confisoppresseurs. environs de en revenus. .pour sur quel principe se fonde la législation d'un pays qui croirait des droits légale la violation les plus sacrés de l'humanité mais ce que nous affirc'est qu'elle eût été repoussée mons sans hésiter. souvent liens qui Leurs la féodalité prêtre catholique Nous ignorons 1 habituels et leur cohabitation.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rien à nourrir. substituant aux bras de l'homme l'usage de voir 'ennuyé les restes ses châteaux land décimées pour s'en chaumières bonds dient par la famine. il a jugé piquant la dérid'y ajouter ingénieux. incompatible Avouons-la les confiscations révolucependant. de lady Sunderaux. . expropriées. de nombreux et imitateurs un riche usufruitier évéque anglican. témoin à ses de hérédi- modération au besoin uSbrts intérêt et à ses avait et des secours travaux. que de faire mettre le feu à leurs et de les traquer ensuite comme des vagaNon content de cet expéou des bêtes fauves. les écoles fondées le catéchisme d'un par lui. qui ne coûtent Cet exemple. imaginé débarrasser. par la loi de l'Anglea trouvé terre protestante. des machines. rapports à ce dernier une certaine taire assuraient dans le taux de ses fermages que le propriétaire. en leur reprochant de déserter sion du zèle religieux. déjà de mieux. avec horreur et qu'elle est radicafrançaise.

du XI. élevés à leurs vinces. de Ionique Un publiciste qu'il mérite t. Pour pour dans elle-même. dont on aurait exprimée voulu i'ar-' M. anèctionnés qui faisaient neur de nos départements de l'Ouest. l'honpère en fils. unanimes mœurs de leur temps dans la haine du maître. Les uns ont été aux ruinés. lui sont et tous persuadés que leurs hosti“ lités contre de justes représailles. dernier coup que lui a porté le cardinal française depuis trois Il n'y avait donc plus de féodalité vaincue par Louis la vérité qui cherche fable surprise de la rencontrer avec cette être aussi force connu mer soi-même. Coquille. dans plusieurs pro" Ces encans et les méont bientôt de de laboureurs Il n'en est et intègres. les autres se sont plus ou moins façonnés mais tous sont. trop modeste pour tt fait à ce sujet les réflexions les dans les n'" du journal r~MPc~ plus judicieuses. l'exaltation tômes Les de la conen quelques vtai.été placement d'argent. il est bien les sympalarmants institutions d'une des villes. adjugés d'une comptes fait disparaître dernières limites au plus offrant. se rapprochaient. des campagnes. avait.royauté. De là la désertion l'encombrement du communisme dissolution l'ancienne de et tous imminente France. qui ont été des 28 mai et 8 juin 1889. . elle ne s'est pas relevée de Richelieu. des pages c'est une douce et inef- et de conviction moderne. usurpé le pouvoir. points. traitée en c'est elle qui a succombé. comme elle l'eût peut-être consola siènne. concurrence imprévoyante cette race précieuse et.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE plus ainsi depuis que des mains paterou de l'Eglise tous les biens sont nelles de la noblesse ces derniers passés dans celles des bourgeois n'y ont vu qu'un Les fermages ont . puMtéca sympathiques. Mais dans sa lutte lidé par des moyens analogues. contre la . de t'être. et si notre féodalité stitution britannique.

dans leurs propres seigneuries. d'une dépassé réforme? c'est une facile à résoudre. dissent qu'ils s'en est-elle mais font? non où mieux une elle trouvée? Ceux mène. c'est là une vérité mise par les faits dans un jour éclatant pour les yeux les moins La Régence et le règne de Louis XV clairvoyants. le morcellement droits inhérents ni propriétaires des terres porta le dernier à la grande il n'y propriété. que les plus étaient les plus obérés. avaient usé ce qui était resté de patriotisme ou d'esprit de corps dans le caractère essentiellement frivole de la et la philosophie société française. de ce qui restait en France de corporations. ni grande sérieux culture pos- Quand coup aux eut plus . et que leur influence inférieure était. vente du la détresse de leurs opulents morale à celle des proscrits de dépouiller qu'on se félicitait on a acquis là preuve riehesses.LE< RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et les quelques châtelains seigneurs qui lui ont ne tonnaient survécu pas même un ordre de noblesse les plus s'amoindrissaient individualités de grandes de la cour de Verjour en jour dans les antichambres siècles comparses parlementaires A-t-on les bornes lits de justice. voltairienne a plutôt et de mœurs ne d'esprit qu'elle les confiscations et la mise en Lorsque entier sont venues territoire révéler presque licence ou même cette signalé l'a enfantée. question France un fait. sailles. les solution. comme et les pairs eux-mêmes ne figuraient plus aux solennités que des sage La est La Révolution voient-ils qui s'en applauet savent-ils ce et aplani pour <~ue toul fût dès longtemps préparé n'eût aucune à redouter résistance que la Révolution de sommités individuelles. de leurs intendants et de leurs 'fermiers.

Le droit d'user ne fut par elle-même pas plus respecté seigneurs et la foule que la liberté d'abuser. et tout diriger. à la délimitation ailleurs. petits propriétaires. Elle voulait tout voir de tout dénaturer. . laient Pendant que les conditions et quand les décrets de la Convention nive- acquéreurs les bois venir pour en coupant les têtes. des déles pendants anciens serfs. parcellaires plus et plus corvéables que ne furent jamais des charlatans. second foncière Que n'a-. absorbent En Allemagne. Les comptoirs gnent déjà des usuriers. Cette pays se peuple. devint la dupe sujette du fisc et la clientèle l'humble des hypothèques.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sible. Le chancre dévoré tant de grandes forétait défendue par les lois et eut bon marché des ne s'intéresse. prévient jusqu'à Pourquoi l'ordre respectable des usuriers n'obtiendrait-il pas en Franco un système fixe de bornage. puisque se suffit et se moralise. l'hypothèque. et n'a Il Le rien ne s'agit premier produit. de la territoire en cent t-on pas droit La question civilisation que tout vingt d'attendre millions d'un de la propriété est celle c'est par l'agriculture elle-même. les nouveaux d'immeubles le sol en abattant nivelaient l'administration fut forcée d'inter- d'un droit qui menaçait régulariser l'usage ce fut bien pis. de quelques centiares. personne auxquels de crédit foncier et mobilier se plaide ne plus pouvoir avec sûreté au prêter d'expropriation en Danemark des terres et en parce que les frais paysan parcellaire. à un nouque de procéder a coûté plus de cent milsi ce n'est la confusion du de parcelles. plus rassurant pour leur industrie? veau lions cadastre. qui avait la propriété tunes lorsque protégée par ses propres priviléges. un minimum le morcellement l'infini.

à la législa- chrétienne. les ripuaires et toutes les traditions croyances anciennes moeurs ont pu emprunter mais leur antériorité ne Justinien. civUisé. de plus en plus remarquer tenancier. Les appliquée généralement placées avec une in- instinctive. plus n'y a gagné qu'une protection tracaasièrej des impositions autant qu'elle en peut sup- . c'est à l'introduction coutumier. distribution effectuées délimitation en raison des des propriétés en France à chaque et dans les contrée. égalitaire. qui sont des des au Code légistes prétendent du droit romain. elles étaient aux plus appropriées peut être méconnue des populations telles que la vie besoins et aux idées longtemps prochées loi' les enfin tion s La s'étaient nomade les avait par leur simplicité et surtout d'une naturelle. beaucoup plus des notions primitives moralisé la science identinées plus du pure rapde la que car subtilités spontanément et la droit.faire honà tort. plus élevée ou plus nations européennes. ainsi qu'à plus favorables et à fa multiplication nation des travailleurs et des peaux et civilisateur bons familles agricoles. les lois mais usages conservatrices des formes et saliques. à la tête du en . émanaient les Du manoir produits les proportions la dissémides trou- et l'harmonie exemples. La Révolution encouragements la plus sincère protecteur et les se faisait et son entre le propriétaire a pour jamais détruit cette bonne son niveau Mais harmonie.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE question telligence par les monde neur Le droit a ~té mieux comprise. laborieuses se sont de elles faites. propres à chaque culture. pour y substituer a remplacé du administrative l'autorité si la sollicimde la propriété maître.

celui-là. dignitaire Mais s'imaginer il ne perde rien des qu'à ce compte serait une grave erreur du châtelain ses prérogatives quisats priviléges le fronton peu plus positifs. et le triomphe de la doctrine de l'égalité est en féodal le ci-devant d'ériger prolétaire. économistes. s'il y a des barons. et des. moins d'ostentation et s'en acquitte- et un des écrivains Il y a des professeurs. symboles pourtant anciennes Toute distinction étant surtout seigneuries. raffinées appelle relles y mettrait rait aussi bien. plus à la terre les titres que sont attachés assez. soustraire . ce qui est pis encore. il n'y a plus de baronnies. son c'est que son fief est hypothéqué sur le budget de à lui sont seulement un Ce n'est blason. une nuée de sauteencourager l'agriculture. pas s'étonner que l'un et à l' envi aux soucis de la vie champar l'appât d'un salaire qui n'im- séduit ni épargne. de vexations bien autrement régime Si c'est la ce qu'on que celles du tyran féodal. l'autre pêtre l'autorité la moins est agricoles On ne doit donc dans la gestion respectée celle du propriétaire et du renoncent celui-ci. des comtes et des marpersonnelle. qui empoisonnent la jouissance de plus en plus hypothéquée du plus humble manoir. de comtés ni de marquis. adminiset. et rien ne peut les plèbe de ses administrés à sa protection. dégoûté par pose ni prévoyance les vexations et les dangers les charges. l'État et n'est des taxes qui pèsent sur la grevé d'aucune ou vassaux. des ministres à la direction motrateurs de l'agriculture préposés derne mais des intérêts laboureur.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE porter.logiques des honorifiques. Si de son castel n'est pas orné du relief de.

atteint en France la contribution Voilà pourquoi la dernière limite au delà n'aurait à donner. quotidienne à l'arNous avons oui le grand Napoléon demander . le prestidigitateur use d'un procédé fort c'est de la d'assigner simple. telles sans cependant sous la plume d'un fonctionnaire. les capitaux sont les arbitres de la valeur des terres foncière de et trop et de leur culture. mât-elle extraire net de un chiffre cetle à son fabuleux. fut sans danger. s'étendre à l'infini sans pourrait net plus de réalité. plus rien miste dont les journaux éditent les oracles affirme à ses crédules lecteurs Pour que le sol n'est pas assez imposé. porter la seule ne représentait pas. le démontrer. Or le produit réelle sur laquelle prise il est d'ailleurs trop clairement qu'une du propriétaire. surcharge de l'agriculture erreurs ne sont pas en compte. inconnus. pour base au capital d le producteur laquelle voilà comment l'écono-- richesse Mais donner nominale en 1795.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Doucette plus étranges n'en impôts bizarre combinaison ceux sociale résultent les les l'art enseignements qui répartissent pratiquent officieux d'exploiter officiels souvent et ceux qui payent point. éventualités~ de l'incertitude mettre intérêt même/De de l'insolvabilité de son fermier difficile dans et du comme d'adle triple fisc luiil serait donc des récoltes. La valeur d'assignats en numéraire. gravité que la presse ne s'occupe ni do lire ni de réfuter. et la terre renferfaudrait-il les en fiction produit d'an million francs mille des trésors avant la terre de les est encore s'asseoir puisse l'impôt établi que dans les départements les plus favorisés on ne laisse pas au producteur plus des trois quarts de ses est passible et que le propriétaire de toutes les revenus.

et souvent.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il aurait voté contre le pourquoi « qu'il ne croyait et celui-ci lui répondre cadastre. parmi dehors des déjà rangé les électeurs et transmissibles de la Légion dans d'honneur sur son rapport le budget de 1832. les poursuine fut pas peut-être une flétrit la nouvelle puisqu'elle et indélébile. . par ses du cherchait la la arguties. conception noblesse d'un ridicule sa pensée reconstituer la grande fond de majorats. rilité l'arbre qui avait trop produit ne parut pas déplaire à Napoléon Cette observation qui. pas le fisc aux mystères de la richesse publique. puisqu'il par au ouvertes en investiture. cadastre se sont qu'un doit exiger sentit France ses hésitations. bon d'initier chitrésorier Le Brun tentation est d'en abuser et que sa science parce que sa à saisir ce qui abonde. depuis dix ans. très-heureuse. Les partisans d'Ëtat. Il avait partage. Humann. à se révéler. mais le originel se manifesta de imagina lorsqu'il des par la création propriété Il y aurait attaché naturellement des prérogales déclarait individes privilèges. patriotes égalitaires vaient avec acharnement. c'est qu'il presqui restaient servitude au encore à la à laquelle profit des et ce n'est ressources de l'abjecte réduite. des finances ministre de l'impôt chose donne la portée toutes les pour la Révolution se racheter l'avait lui pas devant se fût avisé de dire qu'on Une tout ce qu'il peut rendre de ce rare génie. M. il lui arrive souvent se bornant et de frapper la source de ses tributs de stéd'épuiser ». vérité forçait plaints dans avec de toutes les questions passion. titres La résurrection des féodaux qui. tives et sibles successions les officiers i.

Elle s'im- encore à ceux mêmes Nous priser. et dont l'auteur des réformes par l'énumération utiles dont il est d'usage de lui faire honneur. il majorais eût arrêté à coup sûr ou modéré le morcellement. la probité Il pouvais commencer . qu'il subissait. sous la condimunales. les abus dont la Révolution a parmi délivré la France.dire les garanties ayant pour objet d'honorer les professions et d'assurer du travail à laborieuses. les conquêtes puisqu'elle dont elle ait appelle incurable. c'est-àque celui des jurandes morales . En généralisant la faculté de constituer la terre en au minimum de 3. on n'en trouve pas de plus autocraet des maîtrises. il eût rétabli la et morale tout goupolitique que valeur vernement avec l'avenir doit reconnaître à qui compte la possession d'une portion du' sol de la patrie. et préparé son classement de notabilités com- et nationales. franchement croit devoir de la méqui ont le courage en trouvons la preuve dans un ouvrage destiné à la combattre. départementales tion préalable de posséder un domaine dont l'importance en raison invariable eût de été graduée et l'étendue l'impôt et affranchi proportionnée dès lors impôt 1.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de. et lution. de toute augmentation.000 francs de revenus. A la vérité. tique l'ouvrier éloignait de l'ordre et de que le respect de la débauche et du vagabondage. en elle-même. homme pose Mais la lèpre contagieuse qu'on de 89 est apparemment devenue a survécu au traitement du seul reconnu la domination. de Villële. Cette restauration ne répugnait de la Révopas aux parvenus et elle avait. plus de puissance d'efficacité du droit d'aîque la malheureuse parodie nesse proposée sous le nom de ~ygc~M~ par le ministère de M. droit.

Grenier manuel de de son propriétaire dans ses 1. qu'on a si serait fort embardes premiers. avantages. . et qu'aux savoir. déré que le compagnon appelé à devenir l'individu Qu'avaHren effet à espérer de son isolement il apparet grandi par la corporation à laquelle dans la chose ne serait-il tenait ? L'abus voyait qu'on et Cela est palpable. le progrès en un amas de sottises. riaux du prix des fermes. pas acceptée n'a rien fait de bien. Cet livres et journaliste dans ses articles. et d'iniquités des dîmes et des rentes de la Révolution. de bien se résumer 89 pourrait contradictions L'abolition autre bienfait cernement. Mais quel profit en ont retiré dépouillés les générations survivantes? de distinguer les droits seigneuessayé Mais le paysan. qu'ils n'auraient avec un égal disles n'a compris encore Les propriétaires en ont été arbitrairement c'est un fait. mais on ne protecteurs règlements a pu relever la condition voit pas en quoi leur abolition admis sans examen et le serf des ateliers. libéralement anranchi On a bien rassé livré de dire de son bail. que la Révolution de yeux de tout homme de sens et de cœur. mais toujours homme d'esprit. mais dont personne célébré féodales est un lecteurs. du prolétaire. sans explication.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE y avoir quelques amendements à introduire dans les des arts et métiers. une part écrivain ce qui lui en est resté au renouvellement du sol en a Depuis que le fractionnement au est travail M. est un peu moins consiet congédié maître. publiciste Cassagnac. dans sa suppression? pas plutôt soutenu l'on est induit polémiste habile de ses vérité de cet à soupçonner la sagacité native au préjugé d'avoir fait cette concession insinuer une leur pour uniquement à dans sa crudité.

il est vassal. non qN'on tenu lui en laisse et la prasur les plus mais pour privé veut bien être tutelle. Les raffinements de l'art peuvent aller jusqu'à féconder un sol épuisé. propres assiégé par les mille séductions des placements à gros intérêts et des lucratives. capitaliste. aussi ci-devant envers son qu'un paternel seigneur il ne viendra à son aide. jamais luimême dans la gêne. voyant L'aide cet appareil ne d'autorité. délivrera les et de d'enseignement des pas nos sillons des gelées qui noient qui les la législation accorde à la prode l'administration dans importune agricoles qui rongent les floraisons La connaissance routinière semences. laisse et fût-il que ce qu'il ne peut pas lui disputer. attend l'équivalent .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et l'autre besogneux. inopportune qu'on lui impose n'est jamais qu'une entrave à sa liberté. priation Le peu des populations rurales et protégé comment l'abandon expliquer progressif la démolition de tous les châteaux. spéculations Tout congrès insectes glacent racines. la condition aux calculs. ou la mutation de toutes perpétuelle que l'agriculdes camet l'exproles terres? beaucoup maître ne lui de faveur priété et l'immixtion la gestion du propriétaire et du fermier sont bien à en dégoûter le. Si les larcins de la Révolution ont augmenté le bien-être ture. Il est assez clairle soin de se défendre. est d'un avare acqué- laboureur devenue Son nouveau plus dure et plus précaire. pagnes. car. tique averti. du reur. mais non à le au naïf de ce et docile lui imitateur coût~ Les qui en grands qu'il et malheur rajeunir. et des inondations des couches toujours locales ingénieux l'emporteront L'intérêt expédients.

fait obstacle aux véritables car il ne tient améliorations. le rudiment à l'usage. qu'il lui faille le secours était d'un commis pour lui. à se passer de lui et de faire comd'enseigner à ses sujets inertes les mystères de la richesse prendre et le prix du travail. Le Français n'en est pas encore arrivé à ce degré de caducité. exemples lers plus sufnre. intéressés eux-mêmes au succès des des conseilseront qu'ils donnent. tandis soin de l'enseignement est de substituer. pas compte des économies essentielle qui font partie pratique. propriétés parcellaires. plus on la misère et l'abandon démentiront d'être excitée agricole peut avoir besoin sur un sol ingrat ou abandonné et protégée par des abruties ou déchues. il inutilité. les promesses L'industrie plus de la science. la fertile mais indolente pour exploita. et toujours en mesure d'établir la balance de ses avances et de ses produits. à la réalité l'ostentation et l'autorité à l'expérience. toujours écoutés et les officiels que les protecteurs Les agriculteurs savent se fermes-écoles. Tant entre du sol ne sera pas que la culture toutes les industries. pratiques et quant aux les assistera.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE propriétaires. toute usuelles de la propriété. journalière et des prévoyances de la science agricole. Quand Méhémet-Ali populations son compte. que l'unique en tout. le dernier mot de son intelligent monopole Égypte. et le propriétaire privilégiée de la terre . Le commérage rables aberrations dernier sement fléau ajouté apprendre administratif de l'école à celui ce qu'il sait mieux que est une des plus déplorévolutionnaire et un et de l'avilis- de la division officiel est L'encouragement d'une parfaite il y a plus il est importun.

jugeant des perfectionnements qu'à mesure ture sa charge deviendrait plus rentement à l'achat. un peu cette lisation détruit deur. l'état quelque raison de considérer avant 89 comme le principe conlégal de la propriété servateur et civilisateur de l'ancienne France. inopinément et le système démolis. Elle n'était vertu de contrats possédée qu'én disparu authentiques tégralité et transmise Le fraccaractéristique c il est vrai. n'en était pas interdit la tionnement. . phistes. parcs rasés autour des châteaux agricole de la France menacé dans toutes ses garanties. la faculté que le . déboisées. avait conservé sa juste prédominance dans nos institutions. à l'abaissement progressif à la confusion et à la décomposition de . à la promiscuité de toutes doit s'attendre les profesdu thermomètre moral sions. loi par mais tant que les mœurs et l'esprit de famille ont modéré les avides aspirations du pauvre pour le champ qui lui rend moins de ses bras. de légiférer fit irruption dans de procureurs et de socomposées les traditions et toutes les idées pratiques la manie Mais quand nos assemblées parcelles avec une s'exerça sans danger. mains les éléments de sa granpropres honoré de ses sagacité du sol et de la cullégère.travail d'en distraire quelques car le paysan. merveilleuse généralement que domaine. préférait l'ar- tout le territoire fut mis à Lorsque les coltines furent les l'encan. Les lois mais la terre codes. toutes furent bouleversées.et politique. de chaque dans l'inféodales avaient de nos Nous avions donc nation française et qui le fut qui se croyait à la tête de la civien effet.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE on plus que le boutiquier et l'usurier. avant 'd'avoir peut-être.

pays. . et de contiguïté. ni la spécialité t. On ne peut donc méconnaître la nature aux droits de l'homme des dons prodigués supériorité des intérêts terre. sites. Une France phrase faute des Mémoires de Sully les bornes sur les éléments. ou qu'on l'isole. Quelques de Sully de faire comet tàchef peler la prophétie d'une douées étaient que les eaux et forêts prendre vertu productive dont les plaines allaient être déshéritées. des attenants jours à le l'air. il est inamovible. aux mains de l'ouvrier.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE voix s'élevèrent pour rapparmi ces ruines. teur de tout ce qu'emploie des matériaux viennent et couvrent son logis. c'est le dénaturer d'espace la communauté sont autant l'appauvrir. d'où lui des monts qui le dominent. cesseraient On s'obstina se à faire de la terre une marchandise qui se brocanta. gratuitement agricoles. Mais il s'épuise ou résiste que la plus active industrie. la variété des irrigations et l'engrais de conditions solidaires mises de ou Il a des des sa troupeaux fécondité. porte par ni la la par ni l'imporque textuellement la p~t)'a de &OM. et se falsifia commè un objet une denrée. lorsque leurs ombrages protecteurs les sources d'alimenter qui les fécondent. fractionna d'art ou un tissu. le soleil. c'est le Cependant et de maître. besoin d'air. Il a beau changer il dépendait et dépend touavant de lui appartenir. du pain qui qui composent Il paye le travail plus régulièrement nourrit sa famille. le sol. Le dénuder ou quand on le morcelle le démembrer. Il est le producqui fonctionne ce dernier. le ruisseau. c'est le sol. qui concourent il ne peut pas être transféré comme l'outil fertiliser. la propriété.

ni à l'autre les sucs végétaux qui auraient sa nudité.la vieillesse parus avec l'ancien régime. pas et. de l'ancienne monarchie de n'avoir à opposer à la noblesse française déchue que des agioteurs. l'union et la solidité. des usuriers et des concussionnaires tion. aux variations et voilà pourquo qui font une nécessité elles étaient toujours secourables à l'indigence et à l'agriculture. mettre la plaine à l'épreuve on ne rendra tance ni aux uns tion les divers primitive épanchements que la conformades lieux avait ménagés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ou le danger des règlements qu'on prétendrait lui imposer. couvents n'avaient de supprimer eux. infirmités et de la mort. de. . prévenu et d'opprobre Ce sera le stigmate d'impuissance de la de ne vouloir. mais de I& suppléer pour ceux qui n'en . qui faisait la prospérité. pour que rien même le ridicule ne manque de parodier à sa dégrada1 les ordres à la ou le mormonisme. religieux par le saint-simonisme de travestir les familles. de l'homme affranchi préjugés des dis- 1. de ne pouvoir même revenir Révolution.avaient pas. en phalanstères où la promiscuité en permades sexes et l'orgie nence ne peuvent manquer de réaliser toutes les aspirations évidemment régénéré. accrues par la vie austère du moine. et de la et la charité. qui ont défriché sont les grands biens qu'ils leur ont volés. sancti&er par l'abnégation Leurs propriétés. dont se composent de temps immémorial toutes les sociétés humaines. la prétention pas. Ce que ne peuvent pardonner tous ces impuissants redresseurs torts aux pieuses congrégations et civilisé l'Europe. on aura beau reboiser les coteaux et soudu drainage. comme de ce Les la famille. sans en être plus tâches. des propriétés sage répartition territoriales. étaient moins exposées privés que les domaines de l'épargne.

de supériorité intellectuelle ils s'imaginent faire acte et de leurs en excluant de leur enseignement institutions tout ce qui tendrait à reconnaître l'intervention surnaturelle hommes.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRÂ~AISË )t. que l'autorité hus'en la solution d'un blasphème contre cet autre article indigne comme de foi qui les proclame eux-mêmes les souverains du Ils veulent bien se donner monde. rient maine. mais dont ainsi est en eux-mêmes. d'où elle est descendue pour de la bourgeoisie. Cette n'est que le complément et solidaires. de aveu de l'ignorance pitié à cet humble Leur orgueil vient de Dieu. Où serait arrive qu'on donc la garantie morales des maximes toutes les sociétés et que proclament question les légitimités sont ï. Toutes identiques T. les plus aspirer Ici-bas aux honneurs au dogme de la souveraineté du peuple crédules sousophie. Tl ne manque et des mystères de la conscience dont la raison se révolte au esprits pas de sublimes Grâce aux progrès de la philoseul mot de <o~ o~'M. mais on ne peut refuser la plus naturelle du problème social humaine. H 1 . d'être jadis fille du ciel. que le sentiment à l'absurde. qui sont le lien de tous les gouvernede la pt'ëcéJente. DU DHOM' DiV!N J On peut nier la légitimité. d'une l'équité. 1. la source pour fictive de tous leur aveu les pouvoirs tacite pour les qui daignent se prévaloir de Mais opprimer impunément. comme ou nie l'existence à l'une et à l'autre de Dieu. ils prétendent C'est antérieure à la sagesse des sagesse aurait posé les règles du droit et de laquelle dont ils abusent quand il leur plait.

qui est une concevoir à l'état que impiété. Nul ne les ignore publique. science hypothèse. ces de !a suprême Quelle valeur primitives ne méconnaît? y reconnaissent infuse à leur lois. de précautions et de défiances puériles injune laissent rien au libre arbitre de la conLa démocratie pure. ments. par toutes les langues. dans communauté continé coin quelque de substance d'hommes . ments à force rieuses. d'un pouabuserait-il Pourquoi voir reposant sur la confiance et violequ'il inspire. sanction doué mais découvertes. libres et protégés plus les sujets par elle. d'abstraction. et toutes les âmes intelligentes intelligence auraient des que Aux nul attribut nature. Dieu habité ait une mixtes les pires de tous. sont celles du lois consacrées et de la raison. se peut. qui. La pensée en et ne songe à les contester. de la logique l'autorité d'intelligence La monarchie cela seul que est le meilleur plus sont l'autorité des gouvernements par est stable et incontestée. mulées dans une même entente. en un si elles propre dehors de notions que nul tiles de la souveraineté la double n'ont jamais sonnifiant. combinaisons les plus subil manquera toujours et de l'exemple.LES RC1NES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ne procédaient unipas de la croyance et n'étaient verselle Ce pas admises par la conscience? Elles ont été forn'est pas celle-ci qui les a inventées. à la rigueur. et l'on peut admettre. inconnu du monde angesans et constitutionnels. les lois qui font sa force? Ces lois rait-il gratuitement par la conscience h religion et la tradition. Le roi est le père de famille. qui qu'en la per- n'a populaire. de les mettre ne peut provenir et des subquestion que des entraves dont on se croit obligé d'entourer tilités ces gouvernepays.

tieux dont ou le servile Sur quoi ait l'intelligence quelque chose désigne. donc vote ce peuple. de la Divinité. Divin par son origine. comme en matière de foi. de lui. supérieur inné. de leur souverain qu'elles mais des factieux s~ mettre insoluble sans et des usurpateurs à sa place. Mais on peut d'autant pas plus être restreint moins le nier qu'on n'a jamais pu lui en substituer un autre. en dénni tive. ont à subir le despotisme. dans un vote ou acheté d'avance ambipar quelque postiche est toujours en admettant la dupe qu'il sur ce souverain instrument. l'hérésie Si des plus inconséquente que l'athéisme. se donne pour la voix de Dieu. vérités à un indépendant droit incontesté. L'ordre moral l'existence de Dieu. Cependant lorsqu'elle cette souveraineté éphémère. La dérision . à sa volonté. ou qu'il admise. dicté se résume. /En matière d'autorité. n'y a que des d'une lique. raison Mais cupidité intelligence utopie envie. de sa souveraineté? vérité utilitaire en dehors quelque banalité de son ordre de Apparemment de lui. à qui réussissent serait un problème ainsi l'ordre poli- est si l'intelligence tique est inconcevable qui le maintient et libre comme la Providence ellen'est pas souveraine le pouvoir doit refléter même. quelque exercice un autre rieur. subordonné droit antédroit de ce Cet à droit généralement est donc prétendu qu'il subit. La souveraineté du peuple l'invoque elle-même. ou droit divin. à l'épreuve et la monarchie négations.DU PRINCIPE sans et entre d'une cette CIVILISATEUR et DE sans LA MONARCHIE tous des il FRANÇAISE doués séductions. nations civilisées ce n'est pas héréditaire ont à le redouter. les attributs Son droit primordial ne peut que défini. quelque candidat qu'on n'n pas inventée.

Une vérité si l'initiative avait été laissée a. ajoute au pres- de plus en plus comme qui l'a reçu héritage chaque dépositaire y L'aupas ses devanciers. quelque dans la conscience toutes La charité. n'est pas illégitime gouvernement parce qu'il car toute chose a un commencement provisé. comme faut bien le reconnaître « Il y a. elle y reçoit tion qui la rend plus compatible cession est un fait providentiel. subit un démenti Un qui porte atteinte à son autorité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à ce qu'il y a de plus simple et de plus positif. contribue à les légitimer. croyances. f~t'~f/e e&M~M~e e< ff<MM)ya<wH. La sucCe qui se passe du conest d'institution divine. il se voit à le porter sur des noms inconnus réduit pour lui. se rapproche du droit que avait contre elle.Retrempée cette dernière dans cette sphère plus pure. noms qu'on lui impose concours populaire restreint et qu'il eût repoussés son libre arbitre. est évidente en présence du fait qui la abstraite. cours des volontés mortelles une sorte de consécraavec la justice. n'en est pas altérée dans son essence. le respect page 26j.. et du pouvoir usurpations quand elles c'est est imet une qui sont des bienfaits ne détrônent que l'anarindubitable. » Toutes ont la du droit. les seuls qui aient chance de succès. D<. il la sagesse le sanctionne et la durée. chose de miraculeux dit Benjamin Constant. mais méconnaît. de la légitimité les vérités morales le sacrifice. les même ne 1. origine. acquiert un titre que n'avaient d'un point plus élevé que torité qui succède. des gouvernements. Mais la durée. tige il y a des les peuples. nn. partant celle qui se crée elle-même. . un vote. et pour chie.

CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sont pas des jeux d'esprit qu'il ait été donné à la philoCe seront toujours des mystères sophie de réglementer. elles confirment le pouvoir. n'ont taires. beaux piliers de sf))) tetnp)). Votre eceptM appartient au poiMant Hoi des rni< son jon~. Antérieur les légistes. que par son impuissance. désoMissant. il y est bientôt rappelé par la perturCes vérités ne sont pas~nouvellos'. vous ('tes ébahis Quand vous le profane: vcM n'êtes obéis! Que. il do sa céleste origine. le droit protous Il a pour synonyme et même le droit inventé à toutes cours les nature.DU PRINCIPE. Le droit ne se maintient qu'il que du droit. Il s'altère ou s'affaiblit cipe dont émane s'en écarte. Appliqué chose lui donne quelque la souveraineté nelle justice s'élève qu'autant qu'elles portent à la légitimité du pouvoir. rebelles aux leçons de l'expérience ils ferment volontairement les yeux à l'évidence du fait et dans tous les temps. celles-ci et professé par formules réglemen- son empreinte. Car Dieu rendant exprès les peuples infidet'). on mcnri"<* vnt lniq. et celui du monarque est aupar le respect dessus des autres par cela seul qu'il les sauvegarde tous. la démocratie sa turbulence. bation du sien. n'a jamais signalé qui partout. dès mais elles ne sont à faire impression sur pas de nature nos dogmatistes. pour ceux qui Contre les droits le droit ce droit écrits. Par leur rébellion punit les rois rebelles. s'il l'oublie. Témoin Itois ces vers de d'Auhiguë par Dieu mcmc élus. puisque lui au ministère de l'éter- par et ne peut plus en dévier sans déchoir. Les ne vicient d'où elles déripas la source dérogations au contraire la pureté du prinvent. inné tester dans leur les petits esprits auront beau ils le trouveront derrière superbe. MéprisM-0~9 . ne croient pas au droit divin. 1.

nationale. lui faut de la stabilité pour et donner de la sécurité? Or. même la légitimité. en M~MMMS. Mais peut de son sacrifice sans la politique. mettent un nent seul. la volonté respect pour ce qu'ils appellent et tout leur dédain pour la royauté. Mais humilie naît tout le pire des il en est encore le plus de l'expression et le plus incapable n'espérez les esprits leur d'une vérité qui les pas convaincre faussés On conpar la Révolution. pour un nom d'homme. de reçu mettre. Ils n'adentre tous et pas de contrat synallagmatique' Semblables au singe de La Fontaine. de raison. A moins de /c~ pré- que le pouvoir peut ce qui implique manent. par la succeselle-même. précaire. on ne abdiquer car crime. ne s'appartient plus. qui constitue la raison d'État? être ils pren- un principe Qu'est-ce. en justifie la prérogative. honte. si ce n'est tendre la légitimité. le droit divin. effet. qu'il acquérir de la force de le rendre moyen sion ? et la succession la moins variable? à la fois électif n'est-on et perpas contradiction. ne sont vérité une même expression. primogéniture. briserait génération à la fois avec la déposer peut le qui s'en arrogerait son passé et avec son eUe volerait ses ancêtres à sa postérité ce qu'elle n'aurait de le transqu'à la condition de quelles que la souveraineté les sophistes ont-Ils induit prémisses était sœur du despotisme. L'Ëtat selon populaire n'est Corneille. quel si ce n'est durable. d'accord sur ce point. États. si ce n'est par la ligne le droit sucdonc qu'une une loi Mais Elle La cessif.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ses pas violences seulement et ses atrocités. La famille consacrée le but ne sans droit avenir. et qu'en .

que les ministres tout le étroits globe. et que les s'appartiennent pas. que aux pratiqu'aux vérité l'Évanque les de leurs s pas dans Une de c'est ceux depuis par sont répandue gile l'ont des grands devoirs inférieurs. mais à leurs sujets. dans de tous l'univers chrétien. la loi suprême personne de tous les sont la on la plus ancienne vivre sauraient Elle voir est quoique et le type s'ils la plus généralene l'ait la dénnie codes. une métairie? comme l'exploiter Cette coutume est ques industrielles chrétiennes doctrines devenue triviale beaucoup plus familière et aux mœurs démocratiques et monarchiques. ment comprise. ne pas fait se laissent voix quand de la dédaigne. qu'on n'était pas taire. au se substituer philosophie sentiment religieux des règles en dehors du seul principe et les sanctionne. Ces maximes sont formulées se doivent les monarchies et il dans les lois de toutes tempérées. et au besoin briser se qu'elle viendra pas un seul préjugé des raisonnements qui les explique la logique. lesquels croit et se no ne lui conformes. si ce n'est de Londres et de New-York. modernes des lois les réformateurs à que la les comme puissance hommes si la même plus rois ne uniquement se persuader des formules. c'est les préjugés contre avec humiliation. Ce n'est pas contre contre le sens intime. qu'on peut comme du bétail.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRA~ÂISE recevant de devoirs leur mission d'en haut les rois n'avaient à remplir? Où ont-ils vu. les les comptoirs que sont une la louer hommes marchandise. populaires car il n'est à l'appui sent se produire ne puisplus irrésibtibles que duquel . qui poutracer bien étroite. n'y en a pas d'autres erreur La grande est de croire et de par écrites conduire conscience.

au croyance contraire et n'aboutit la mesure puisque ou une se place qu'a de son traditions. mentaire organe harmonieux. pour au-dessus la négation origine. L'avocat fier qui « La loi est car il disait athée. q~i On dont on a fait beaucoup retrouve aussi le type d'admirateurs. rayon sans bron- de Dieu lumineux. prestance irréprochable. En sa vie fugitive tuellement essayant n'aboutit tandis que de pénétrer souvent qu'à le nom l'ignorant a dit les secrets de les la nature. vrai révolutionnaire. Il eut bourgeois? âge. de l'autorité des devoirs. de l'orateur un C'est pnripdes Ct'tes de notre comiques ces figures devant les mêmes tournent en extn~f intelligences et aussi majestueusement imper- turbablement que les phrases arrondies de M. 0. cher. . destinés vie. Mais entraient dans dans pas admise que dans le protocole les méthodes des lois.vivante. saisirait des mots mystiques plus !a portée à sanctifier les actes les plus ordinaires de la en dans évitant toutes de ces les tous réminiscences conversations les livres. » a du être de sa découverte.LES RHXES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE tous tous vérité ceux sans dont exception le scepticisme reconnaissent la science des se croit une armé. 'l. marchent visibles. donne Elle à la foi du vulgaire s'attaque lorsqu'elle impuissance. n'est plus langage. en chrétiennes et qui les dédicaces pénétraient est-on devenu t. oui parler de cet <MMa~Ma jSO?:<<M~'MM:. à ce elle se rendre répond et le boiteux ténèbres à tout. Qui n'a. La aux déiinitions didactifaçonnée . B. dans la spiritualité unique blème social et des contradictions perpéqui séparent de sa pensée morale. solution du prode l'âme. d'enseignementj génération ne ques. Intelligible de ces allusions dans le et jamais La tradition sa faconde de ces au point de vue n'avait été aussi et pieuses autrefois formules si familières à la Providence.

ne sont la primogéniture de la volonté des qui dépendent pas des circonstances leurs conséla loi peut régler au contraire hommes ou les méconnaître quences. a son en lui donnant Ce procédé palpable. z Par dédain de l'idéal qu'elle d'atteindre. elle en affecte la vers l'enfance tre rétrograder la pensée. perpétuent tion et leur continuité les nations convoitises par leur aggloméraet grandissent que se forment des et les États.PU PR~CIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE plus et plus clair? On accrédite une sorte do où les noms des choses. élucider les matières a pas toujours ne font souvent à cette langue métades figures vulgaires que substituer manifestation des intelligences rayonnante phoriquo. désespère sèche et pauvre s'est faite positive. métrie ne parviennent et à la physique Elles abstraites. énergique un corps. le style animé par l'inspirade l'âme qui. le sentiment de l'harmonie jamais et au beau par l'intuition. les familles. la langue savante Pour ne pas paraîd'orgueil par raffinement de l'art. elle rapetisse caducité. ni ces divines de siècles. les proportions porté au vrai par souvent. à saisir les rapports de ce qui tombe sous les promptes sens avec l'esprit qui le vivifie. Mais. Elle ne remplacera tion. en décolorant du génie de l'homme. de notre rhémérite et nous ne prétendons pas l'exclure les emprunts faits à la géoNéanmoins torique nouvelle. depuis tant expansions la poésie. ont losophie La succession. mais non les empêcher et la transmission et comme c'est par la filiation que se l'hérédité. II a fallu tout le cynisme c'est aussi pour oser remettre eu ques- révolutionnaires . l'éloquence et la phi- défrayé elle-même. détournes néologie technique à rendre la pensée tendent de leur acception matériellc.

pris le droit de succession de Clovis fut fondée. pour c'est précisément de transmission tion le droit de succéder dans son sens absolu. toute la loi germaine tl n'entra pas appliquée les idées fils de roi pût être autre chose à succéder à leur inné des enfants ment enracinée dans les moeurs contemporains qu'un que roi. il n'y a ni suite possible ni sécurité dans leur politique dont pour les peuples. et cette des institution pas tellement tianisme que pour couronner ignorée ta reine l'ainé n'était patriarcale convertis au chrissoit prévalue de Bour- princes ne s'en Brunehaut des fils de Théodoric à l'exclusion de ses trois frères. . divisée La ou partagée. primogéniture elle est impuissante étant le droit inné. gogne. sans elle. d'aînesse était une traCependant dition de la Bible.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et de disposer de sa. songé s'est fourvoyée dans le mode et si parfois quelqu'une du pouvoir. C'est une loi d'autant à la stabiplus indispensable lité des empires que. pourquoi sa simplicité. à son père née. l'intérêt repose sur la sollicitude d'une tutelle intelliinamovible. nation Aucune primitive n'y aurait propriété. Car plus les indigente et par conséquent se multiplient. moins elles ont de force providualités et plus l'autorité doit être qui les protége portionnelle. La foi au droit père était profondéaussi des princes et Charlemagne comme Clovis n'ont pas prévoyants même songé à prendre des mesures la pour en prévenir le droit confusion. concentrée et oppressive. on mit si peu Quand la dynastie en doute le droit de lui succéder que son trône fut confondu avec les choses divisibles de la succession on avoir ne pas à l'idée n'était La loi politique s'élevait fut dans abstraite pas encore dans des de l'unité C'est de pouvoir.

c'est la ligne le tronc rétrogradent. en effet. à la suite d'une usurpation. sous son grandi droit naturel. et ne firent. Cette tient. origine peut de bien car toute sanction près capricieux. mer. de l'arbre C'est donc le droit même généalogique. même mode de consécration. en civilisation. pour atténuer vicieuse et surtout plus incompatible de la naissance. Ce droit. gage avoir du de leur avenir. l'élection. en se faisant y suppléer successeurs recoururent à ce dans l'espoir que constater. ce danger. importance L'empire acheva de se dissoudre dans les fratricides énervé efforts par vio- de se reconstituer. ne se reconnaissant Pépin pas de droit héréditaire Ses élire. on l'a oublié de là les conséquences fatales de la souveraineté dans la transmission qui ont révélé toute son Je partage. la nature et la raiprimitif. neté du peuple. fiction non moins qu'une avec le droit divin Il est digne de remarque ait que le droit électoral été introduit dans le droit public du royaume des Francs. son le désignent comme le plus compatible avec l'ordre Les nations et la durée. tre le leur aux éventualités s'il n'est pas forcé. lents et les luttes du besoin de Clovis. qui naissaient uniquement La seconde race n'imagina. ou supposée au dogme de la souveraiconditionnelle à son royauté être discutée dans ses actes légitimement . reculer privées qui le du plus précieux car après sortir répudient. qui ne le reconnaissent pas sont Celles ombre. puis sacrer. mathématique. il domine tous les autres. en réalité.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE celui qui en est favorisé est l'élu de Dieu c'est la tige principale de la filiation. droit antérieur d'un scrutin sincère de se légitiavec plus de pour soumetcrut l'absence d'un solennité.

elle n'a cet dans l'accord marquer ne compte pas même pour appoint.LES HUINE~ DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et contestée dans son du suffrage populaire le transmettre pour On peut bien se prévaloir le pouvoir.. avant. que se pour la brigue . Après de elle le confèrent. On ne donne que ce qui est à soi. Sa voix ne peut à sa propre sans révéler son imrépondre inspiration. donc L'élection ne remédie inconvénients d'aussi partage que pour leur en substituer non moins dangereux.-mais non pour fonder car celui qui ne commencerait droit. électoral du système disent. en soit plus satisfaite. inventées la loi naturelle. constituerait aux tous ses :c" du lui-même pas par s'en affranchir en suspicion successeurs légale. ce droit est dans l'urne du scrutin. ou d'un qu'on N'attend-elle député? lui désigne le candidat pas. et l'électeur n'est pas plus le dépositaire que le dispensateur de la souveraineté. elle n'est rien qu'un son. gistrat prononcer. Comment serviles dont on cette confusion la vertu aurait-elle ne conçoit de conférer pas même l'honneur acte de souveraineté. Mais . que l'instrument passif didat corrupteur et d'une factice. sans que la conscience les îois ce juge en dernier ressort de toutes et graves du droit. Elle n'est d'un canpuissance.cette commp de voix capricieuses la souveraineté. pour redresser Les prôneurs il est vrai. ou un reflet de la l'image que comme et de la justice intelligence impassible. et que leurs que votes n'est nulleprétention ment fondée elle ne désiste pas à l'épreuve du moindre examen et touche à l'absurde. Dans cette majorité bruyante orchestration. suprême lorsne procède avec liberté ou avec disqu'elle pas même au choix d'un officier cernement d'un mamunicipal.

tout ce qu'elle touche. rope. assez accrédité celui qui l'emportera de ses concitoyens. polonaise La patrie eût été influence. Le mal de 89 gagne toute l'Eudestiné est le linceul française à tous les trônes qui ont eu l'im- et dégrade L'élection souille prudence de de fraudes. plus insultante en général. S'il est l'élu dédaigneusement appelle subir sera d'autant l'ovation d'une faction. jactance à la vertu sa pudeur. semer TeUe la gloire des gouvernements la haine et la division. partout représentatifs la majorité aura humilié pour d'une du système électif de corrompre bien le propre C'est n'a-t-elle aussi l'aristocratie et de dissoudre. et n'a que dos déceptions dignité. quelle sera donc la destinée les deux démocratiques qui envahissent sauvée aux peuples de tels et de démoralisation que l'Union donnent la risée des hordes sauvages au fond de leurs ? . les idoles populaires valent. la mortelle pu en tempérer indubitablement Si la Pologne nation qui'se tous les États mondes héréditaire. qu'il devra On sait ce que pour le parti vaincu. et la Révolution selon toute apparence de l'accueillir. . Quant au vieux monde. moitié voix qu'il '1 la minorité. la.Ceux du nouveau de désordre est devenue exemples américaine illusoire par sa civilisation poursuivies le spectacle de régé' déserts. nération qu'il se donne n'est un signe ni de maturité ni de rajeunissement. plus elles se aux gens de bien. Elle se nourrit sa au mérite elle enlève et de diffamation. par une royauté de ce fléau.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE favorise? rendre S'il a un compétiteur incertaine. péri victime de l'inocule. mortel à toute a. plus il leur importe jugent suspectes si heureusement destiné de discorde d'agiter le brandon a entretenir la fraternité des paisibles habitants du pays.

l'empreinte. le dépendance rendent lui partial envers une partie de son malgré car ses partisans ont quelque droit à ses fapeuple. affaires conférer On conçoit et aussi agents locales la éclairés qu'ils le sont peu et dans de qui ont à s'occuper uniquement encore n'auraient-ils pas qualité car elle n'est souveraineté. entre le parti quoi qu'il fasse.1 LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et des favoris vergogne ministres de Louis-Philippe torale était. parce que la justice vie. en effet. à l'étroit horizon individus bornés que d'obscurs de leur commune de leur département. émané d'une révolution ou d'un scrutin d'air et de luLe monarque sera toujours. le chef qui convient à tous les aient le droit de nommer cela n'est pas sérieux. Il lui faut des courtisans complaisants. Il a des amis à ménager à surveiller. flottant qui croit l'avoir intronisé et celui qui l'a subi. et cette défiance des autres. Ce' que les la y~~e nommaient élecchose d'immonde que ma il sans lequel leur fonctionnarisme courtois. Le pouvoir sorti de ce milieu. ou. veurs. privé en porte fatalement mière. quelque pour sans le talent sans bassesse. autres. des uns. nipulait aurait jamais eu de majorité n'y possible. et il est naturel qu'il cède à leurs importunités. et des ennemis intimider Cette ou séduire. si l'on veut. pas en souverains mais à la rigueur congrès qu'un d'électeurs à l'un d'eux l'empire déférât d'Allemagne. le choix des leurs pour eux. Le bien qu'il voudrait est faire. et sa il ne la peut l'accomplir. élevée d'où car !a s'appartient souveraineté innée il ne sphère des passions et des partis ne peut conplane au-dessus Il venir à sa nature rebelle aux nobles inspirations. Mais supposez tous les électeurs indépendants consciencieux. pas. .

comme a plus ou moins lodes hommes le commandement de Dieu ou la giquement interprété loi naturelle. mais ne les a point inventés. son orgueil qui croitdans en il n'est que la création. de cèdent l'esprit l'appeler. du toujours cession danger que Je royale non moins simulacre !a sucqui voulut soustraire le du partage recula devant évident de l'élection. qui les frères. ce n'est pas l'hérédité. être le maitre de la souveraineté pour l'origine et inventé qui a créé la famille le fait des successions et constirèglent tuent la propriété n'en sont que le complément. et la pousse ou à la corruption. détruise composaient compromette les nationalités. peut Comment Juste se donnant lui pourtant Les lois qui se croiraient-ils les enfants de celui qu'ils ont vu naître se substituer et placé. Le premier législateur au fléau du plus fort. et n'en admit entre deux ou trois compétiteurs . Tout le monde comprend que le partage vinces.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de ses sujets. point à leur confiance. de famille ou dit droit La sagesse on voudra divin. il n'en sera jamais le leur leur obéissance et peut-être père. et proelles-mêmes de l'instinct de conservation. plus indigne. Dans le au despotisme la proie cas. Il obtiendra mais ne s'imposera admiration. des peuples de prodivise et est Clovis une leçon qu'on n'a jamais oubliée. un royaume la sécurité La succession des compacte. de leurs châtiment de l'homme à celui dont sur un piédestal? mains. Mais si la souveon aurait dû s'aperceraineté est reconnue indivisible. elle finit par devenir premier et presque dans le second du plus rusé. Elle en comla dénature voir que l'élection aux caprices des factions l'assujettit plique les ressorts. et l'avilit.

d'une à son heure. dit la loi ripuaire. le moins digne. si morale dont tout opprimé p' ut profiter sa d'ailleurs il a su se ménager des appuis et préparer Il y a donc là un germe de révolte et de pervengeance. ne tombât vices d'une restriction race étaient à moins élection la prévision mais paternelle alors que tous les remême.eoHs<~K<MS. <tJ~yo~:<~M'ctMMMe)'<co)'f~'a ~e<c<~ee<o?!<f~:</<. Jwcpo~'Mo. à la faiblesse d'un mourant qu'une promesse surprise et le voeu aurait substitué à celui que le droit d'aînesse public auraient désigné.ï. HMt !M~e!' <?<M Si f/eee~MM /MM /e~t<tM<M )'e/tM~M~<. toujours ont été bouleversés par les obd'empires La caducité des favorites et des marâtres des masses les plus forts le jouet de ces séduc- les caractères )'c. Les sympathies tés sont par la pitié qui et par l'indignation heurs. aux év~qnea. immérités.») H (C<~MtK~!H'M.LES RUINES DE LA-MONARCHIE FRANÇAISE cessés avec d'avance cette par jetons de choix de Fuji d'eux les' autres. ce n'étaient à la vérité que. dans tous les jamais de soulever acquises d'avance aux déshériaux malnaturellement compatit que ne manque coeurs l'apparence est une puissance Cette prédisposition injustice. rois en naissant le réputés un arrêt de déchéance pour était que ce choix ou cette désignation recelait tous les sur l'aîné. S'il y a eu des rois enfants parmi ces élus. Cette innovation réelle. pO~tt~KS ~<!rt<Cr art. anno 8~. potestas COKfCHM~M KMtMM ex eis eligat. l'assistance Combien sessions rend de féconder l'ambition rarement que manque et de assurée du concours de tous les mécontents avides de changement. Aldegonde de saiute Voir. turbation déçue. des enfants de rois mais le prince préféré pouvait être le dernierné.) 2. l'objet d'une prédilection aveugle. la lettre de Tours. SC~ pO<M. & ce sujet. 1. dans Grégoire . </n'M<!<!«'. 14.

de tréteaux servie pour d'en bas. surgit point elle a besoin de la voix du peuple pour se d'un vil instrument n'en use que comme qu'elle attirer avec mépris. prouvent familières à de jongleries au saltimbanque. pour la bâtarde le trône de l'un cette même loi eût préservé Élisabeth. dans Tacite. comme ovations n'avaient d'un pas été la simple proclamation bien avant elles et avec le concours fait accompli unique de la volonté des ne souverains eux-mêmes! 1 Grâce au ciel.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE tions fendre. Les inventeurs du dogme de la souveraineté du pavois peuple n'ont pas omis de se prévaloir Clovis et du sacre du de si ces deux de Charlemagne. n'en des successions ter à l'égard royales. dont Il Louis est le Grand rare que la haine lui-même les enfants n'a d'un pas su se désecond lit ne partagent de leur mère pas pour ceux du et si plus de la moitié des crimes qui troublent premier. L'usurpation. Gaule et la Germanie. quel que d'Henri soit le faible des Anglais VÏH. des nations ? L'histoire est pleine misère a-t-on pas à redouou il y va du salut de ces funestes exem- les ples. s'en être après jette les passants. du la société sont la conséquence plus ou moins directe la discorde. La loi saliquo eut épargné trois fois à l'Espagne calamités dont elle aura peine à se relever et. sur la l'initiative i~ exemples invoqués plus crédules que sinon tous Rien ont été qu'ils les charlatans.L Diodore et César à supposer . la au sein des familles convoi qui porte combien etlacorruption. n'autorise T. de Sicile. de ce qu'on dupes du conquérant lit dans Ammien-MarceIlin. Les cérémonies et les avec leurs complaisance no lecteurs par des érudits rien. des plus odieux tyrans qui l'aient occupé. Strabon. l'autorité même quand manifester.

Si le peuple régnait d6jà et régnait l'acceptait il ne faisait pas acte. celui allait pour proclamer qu'on seul.i dans~ la Les queldes salariés peuvent-ils et spontané interrogés en. à opter seuavait-elle lement et le Le deuxième entre deux compétiteurs? troisième consuls n'étaient Cambaque des comparses. de souvepour maître. que de plus rendre à la première sans même oser sommation. en cela. à lui notifier que c'est eux de leur pour qu'elle devant souveraine.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de la multitude ceux-ci dans le choix de ses maîtres. du public. exception que le pouvoir élection ne se réaliqui ne présiderait pas à sa propre une seule . la Révolution vaincue s'humilia Lorsque est-ce elle qui lui conféra l'autorité naparte. cérës et Lebrun eux-mêmes auraient une pris pour raillerie leurs noms de mauvais à la risée goût le bulletin qui aurait jeté C'est qu'évidemment. Nous duire à discuter les. vœu sincère du pays? En admettant que la nation pût être rassemblée ou à peu près représentée. d'acharnement avec tant poursuivie naguère ou< bien lui qui s'imposa royauté. mais de soumission cation sible de sa souveraineté de souscrire nominale plus humblement d'avouer clairement son incapacité. est la convoquent témoin pour la rendre ils ne la consultent nullement tronisation~ ils se bornant tenue d'obéir. Quand incela. titres en vertu desquels des rois imposet à sa déchéance se se car il est le maître déRons tous les historiens élus de pro- à cette vérité. ou commandés ques votes surpris et des soldats disciplinairement sérieusement se travestir lui-même? à la foule Bo. ou tout ou moins d'abdiraineté. risquer s'impose. tout le monde.

ou de foi capable des princiépoque de perfidies effet. car à moins peuple ce bon mot. On se souvient dans subencore la royauté du quoique et du pal'ce rision et la plus basse chée à'la d'admettre face d'un d'ingénieuses apologies qui ont des barricades. de la République immense service' des patriotes il a de 89 ses 'courtisans devenus solennel pour de sens et trop généraqu'il se retrouve trop en France résignation. ou de sales spéculations où ne figurent. en première de ces incorruptibles. un homme cette grande et 93. langage.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE HI serait fication jamais. Assouplis hisons et de bassesses. le Directoire qui ont enfanté à toutes sortes d'apostasies. et ses séides. ligne. quelques-uns âpres au gain. ne fussent qui l'a amplifié. de tral'Empire. lement encore subi un démenti avec de l'empereur rendu cet les personnifie. tibilités C'est surtout que la secte du nombreux concours célébré ce genre d'éminentes se distingue. Thiers. La subtile distinction dé~Me est la plus impertinente flatterie été craqui ait jamais et d'un roi. et M. de détectons. ils s'entendent rassasier d'éloges mais ces éloges ressemblent à l'argot dont se beaucoup servent les ûlous et les malfaiteurs pour se concerter entre eux sans être compris des passants. Dupin. à la phrase. Il n'est guère. car les voix par la volonté des électeurs de l'élu. on crorait autant qu'il y a encore de patriotes de 89 que de niais pour sans en comprendre un mot. dont tous les discours sont des experts réclames. en applaudir à leur sans d'attester. au bruit que font nos démocrates. des compéti- à qui on attribue que M. . pes invariables rougir. qui n'ont de signi- que L'avènement particulier aura française toujours d'avoir démasqué l'hypocrisie donné à ces fiers républicains.

inachevée. Je avec tout ce qui la rend les traits de leur sou- Les hommes retrouver si intelligente maternelle. devient nement luttes. De même nesse eut huées de l'Europe. à plus d'un titre. tige une filiation un ordre de succession à l'élection. et si chère. de leurs actes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il faut bien l'avouer. du règne des femmes. volontiers l'interruption. du droit fût-il patriarcale que l'institution des pour objet la conservation d'aî- seule peut perpétuer delaprimogéniture les nationalités. préférable auraient l'autorité à se féliciter. et possibles du trône. successeur leurs le pu prévenir n'est pas solidaire intéressé une des réaction. le génie les plus cette du désir de plaire que du besoin possédé Il s'est trouvé des reines cependant et la sagesse ne le cèdent en rien aux tablement et s'il était possible d'enter énergiques. ce serait indubiinvariable. sous . dont il était entouré de leur choix ni l'estime n'auraient teurs sérieux le ~Mo~M<? des pu préserver couronné par l'Académie. en quenouille d'un sexe plus la persuasion tombé que le sceptre est toujours vacillant aux mains débiles ordinairement de dont rois sur commander. commencées. infériorité de leur le parce relative que était la raison ou de leur infirmité Ni les qualités du roi personnelle. l'occasion engagés. intérêts Si leur initié à conceptions. Les règnes et conserver rieux œuvre seuls sont transitoires des et laissent germes celle familles. auraient de dissolution développement. des rois dans tous glissé gêné par la loi salique. succès. les dynasties les plus avec dont" gluleur eux souvent. sinon l'abandon à leur avéchaque de nouvelles ` la condamnation L'esprit les conseils s'accommode dans des entreprises désorganisateur qui s'est assez de l'Europe.

réduit aux fonctions être quelque chose. Toutes gères. ouvoie. avec la génération naissante une né. car l'ordre étarivales ambitions bli participe de son immuabilité elle est nationale. de 991 En entrant résolument dans cette .extérieures inuuenoes Cette position sufnrait dégradé compatible avec la dignité de l'esprit national. une alliance antérieure et. ne s'est pas L'expérience les et par conséquent car elle préserve plus l'État des l'efficacité et la qui devait en manifester comme la condition de toutes indispensable les monarchies destinées à survivre à leur fondateur. la plus d'une idole hypocrites naturelle la est à sous des hommages étant de primogéniture aussi la plus sociale. sanctionner dynasties qui ne l'ont pas adoptée et plus ouvertes aux agique les autres et aux usurpations. sont précaires tations fait attendre.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE veraine. et les mœurs barbares pas supporté. justes susceptibilités de la couche royale par un fiancé étrande prince-époux au sein d'importer ou de s'allier et peu les femmes cela pour des du cabinet faction de mari du ? et forcé. Hugues vrit à ses descendants un avenir de calme et do progrès En s'adjoignant son premierqui ne s'est plus arrêté. elle est conservatrice. Elle est tutélaire. car le pays du danger eUe garantit des influences étranlégitime. tolèrent les constitutionnels de souveraineté laquelle on rend et impies? La loi donc nominale et que les démocrates ou favorisent cette fiction forme dérisoires. ce que la politique des règnes précédents n'auraient paix qui dura plus d'un siècle. il contractait indissoluble. de moins équivoque à préserver à quelque honorable des soucis Est-ce pour gouvernement. du trône Mais etles quoi que l'invasion ger.

pendant tant de siècles. I". digne- Philippe-Auguste? Les victoires ment cette de ce monarque couronnèrent glorieuse se fortifia. si ce n'est comme un nuage passager interde deux les rayons dti soleil. 1er armèrent. institutions compatibles la raison loppaient. n'en obscurcissaient le saluplus glorieux monarques.LES RUINES DE LA MONARCt~E FRANÇAISE à 1133 longue sans interruption'. voir Elle i. non plus que la mort de ses muable. que Robert. Henri. qu'ils indissoluble. la couronne sur la à son exemple. et ce dernier. réclamer Robert les pouvaient eu le poumo- de l'entamer est de l'affronter. effaça traces de la barbarie. Cette union séculaire de peuples et de rois en avait fait une famille dissidences intestines quelques aucune force extérieure n'eût ou l'imprudence cependant. Louis le Gros. et Philippe apanages à la vérité. taire copte races éclat. toutes les résistances et fonder cette qui. toutes les libertés avec utiles. Toules les pensées toutes Ie~ généreuses. et se déveet la dignité humaines mûrissaient sans entraves. nières la royauté période. leurs vassaux. sacrer son fils Henri. fit cause ensanglanté n'est que tête de son premier-né. à l'ombre de cette autorité elle fut calme parce qu'elle était imtoujours et les vicissitudes. des interruption et dépeuplé Hugues plaça Quelle guerres la Gaule lui-même à cette assigner acharnées qui avaient si ce depuis Clovis. cette monarchie tombée. pendant laquelle les derde ses lois et de ses mœurs et commença. celui-ci. a fait du monde des respects français l'objet la civilisation. Philippe. mais l'agiter. féconde. pour de inhérents à leur titre prétcndatent . Louis Philippe le Jeune. contre la qui sut prévenir unité nationale du gouvernement et le centre de la guerre savante et populaire féodalité.

expliquent et en atténuent . ne mœurs brouillèrent féodales les pas les fils avec leurs pères la Hugues gravité. renversée. et les subtilités d'une antides empires. rongeurs roi. du droit du code à la constitution par les légistes. Mais et du fruit ces mutineries Les de la civilisation.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dèle! les Et ce ne sont cataclysmes l'ont ni les ligues des nations rivales des bouleversements précurseurs Les notions confuses ni du globe qui transférées. Henri. philosophie les légions d'insectes chrétienne ont suscité qui y sont Les avocats et les sophistes ont été les vers attachées.

La monarchie de Louis XIV fut à la fois une époque et réalise et un grand Elle résume mémorable règne. toutes à la fois ainsi de l'antre où du grand homme appelé fut elle-même qu'un épisode enchaînées. temps valles de le caractère de distinguer général que les ont imprimé à un siècle tout civilisation d'un règne glorieux. de tant aa descendance que lui avait conférée expansive et aussi a la supériorité de son esprit de rois illustres. à dompter l'apparition n'en la Révolution héroïque.CHAPITRE SIÈCLE DE LOUIS V XIV ` Il importe et la mœurs entier. de la admirés justement souvenirs que de beaux Tels de règnes la mort du preAprès de nouveau l'Europe. comme souffla si le ûambeau de avec lui. révolutionnaire l'esprit comme si les tembelle sur le monde. et des monuments et de génie ils n'ont laissé stériles. Ce fut à la force qui anima sa dynastie. passager ont eu des et de décadence Les inter- l'éclat de barbarie de fortune mais postérité. toute la pensée et à sa grandeur d'àmo que ce prince dut de présider . A la chute la civilisation de plus échappées pêtes s'étaient sa main les avait tenues du second. Charlemagne ont envahi les ténèbres mier. sont les s'était éteint et de Napoléon.

SIÈCLE DE LOUIS XIV au développement tés qui honorent plus beau C'est siècle comme jusqu'alors inouï de toutes son les faculnom au et de donner l'humanité. à nos imposée. Le complice d'Antoine et de Lépide. de Térenco et do que n'avait Cicéron. Ce siècle trop vanté se contenta enfin d'ouvrir . et justifié par consacré les par monuments génie ébauchés n'eut pour résultat ni la consolipensée organisatrice. été celui de Scipion. dans naitre le preset spirituelle les améliorer. Le siècle d'Auguste romaine n'assouplit la férocité ses moeurs. Virgile. l'exemple. d'Alexandre. fut aussi ses limites. de de la sa quelque dans sa durée que restreinte précaire Trois générations suffirent à le voir Celui guerre. de qui intronisa cipe civilisateur que l'étude ce règne touche par tous les points à la incomparable nous sommes tâche que nous Il est. Le mérite d'avoir fait prévaloir. et souvent il les surpasse. qui ait lui sur le monde. et mourir. et son influence démocratiques. ne calma ni le souvenir suivi ni la soif des proscriptions dont il avait Et le génie d'Ovide et de d'Horace. service fut moins national d'Octave. petite sans pour les arts. yeux. de chacun le premier entre tous les siëcles vantés par l'hiscar il réunit seul toutes les grandeurs distinctives d'eux. tout au. il exalta. la culture des facultés intellectuelles sur les raffinements du luxe tique. toire. il les déprava qu'en corrompant plus qu'il ne les polit. tige oriental Mais sur une fera toujours l'honneur de Périclès de la jeta Grèce an- si le siècle passionnée ses mœurs nation martiale. en s'entourant de poètes et de beaux esprits. et le complément du prinl'expression sa race. la première. dation ni la conservation de ses conquêtes.

soit dans les lettres militaire. de bon à toutes inconnu. seul appartiennent les gloires dont Je genre humain consacre le souvenir. pour mûrir. c'est qu'il vit éclore soit dans l'art qu'au milieu des prodiges soit dans la législation.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cette gnale ère de servitude et de l'histoire des Césars brutal despotisme et du Bas-Empire. § ter. qui si1 d'une Que dire du siècle des Médicis? Il fut l'aurore renaissance il n'exerça purement ar tistique d'empire ni par les armes ni par les lois. ou à la transformation il ne suffit des pas des empires. qu'il a pu l'achestamment appliqués et fécond de la primoconservateur ver. comme à toutes les créations LA CtVtUSATtON Il N'EST FÉCONDÉE QUE PAR L'AUTORITÉ Quel que soit plus à l'éducation le génie d'un homme. Si le principe les plus inertes. jusqu'alors préside les inspirations du génie. a besoin. conque le fils de Louis XIII à la même tâche. qui peuples dessein ce ne jette point de racine. – royales. Tout grand qu'à la consolidation de l'incubation des siècles. goût et de raison. une toutes et peut-être profonde siècle de Louis XIV irréparable. il porta à la société du sanctuaire comme chrétienne. a pu vivifier les règnes au caractère d'un énergie ne dut-il pas imprimer et d'un esprit éminent? doué d'une âme héroïque géniture Un roi dont le droit eût été litigieux. et c'est parce s'improvise succédait à vingt rois. par les corruptions par la'multiplication atteinte Au des schismes et des hérésies. la quelle prince volonté . et les beaux-arts. et ce qui le place en dehors de toute comparaison. un sentiment de convenance.

en mécontente. de eût osé par son rang. -de incertaine n'eût dès le premier de s'affranchir. ni l'aide d'une une grande tout en soi. en présence en leur encore l'honneur blesse milles duit le servir. recommandés cardinal frappées par l'inexorable son artificieux eût introsuccesseur. le contre-pied silence aux factions imposer donnant eût pour distraction à sa cour la noaux'fa- pas entrepris de son avénement. Si cette Louis se manifester vulgaire hardiesse révèle une entier. dans sa main.1. la veille ses conseils. le sceptre qui avait pesé dans celles de deux hommes vieillis célèbres. dans son cabinet. ont tant juste appréciaà en succédant fait avec une que ne puis-je faire étant roi? » Et il trouva léger.'<-J ) flexible et la vue SIÈCLE DE LOUIS XIV 1'. même. fait avant s'était lui. jour des ministres et des magistrats la tutelle qui. Il porta partout. de ce qui pas. rappelé assurant sa protection patriciennes ou offensées par sans nouveaux. de toutes les rivalités dès le premier prendre. son investigation sévère et Il choisit des ministres . hésiter. en effet. et plus plus souples en déclarant modestes. pour d'une prudence ni les conseils expérience confiance tion timide. dirigeaient Quel autre qu'un prince auen dehors de toutes les ambitions par sa naissance. elle atteste aussi de sa souveraineté. dans le maniement des affaires et tous deux morts sous d'emprunt. ses victoires et eût ajouté par les arts défaites qu'après de la paix à la renommée acquise par les armes? XIV n'attendit. résolu de régner par luide les former. Il s'était illustres « S'ils deux ministres autorité dit. et de prime abord. dessus. encore. que. il se chargerait en effet. des hommes tout seulement par leur mérite se fût enfin levé aussi ses grand après personnel. leur poids.

que la clémence. toutes les forces de la société s'appropiier il faut. être. Louis génie. le roi de ses contemporains. les facultés en soi toutes naître à propos et résumer génératrices transformations et le type des le passé. du caractère roi philosophe Il est présiunable qu'un de Frédéric IT. de l'esprit en tous sens. mains d'un si le'pouvoir était de Mazarin. Pour prescience et favoriser. pour réussir s'il n'avait à la conscience joint instinctive de l'esprit de de sa légitimité la son siècle. trop vieux pour se plaire aux grandes entreprises. XIV Louis c'est étaient XVI sujets. que . et celle. quand dans les détails. il est probable ou trop jeune pour aimer le travail. Louis du leur. gence d'élite de vouloir. à leur Henri siècle IV et' et IX. réprimé plus salutaire populaire Après 'plus déliée aux tombé même et la cruauté plus que la justice.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE* J son coup d'œil nement furent fermes et son Son application d'aigle. Louis eut de s'identifier XI. ou dévot à la façon de Louis XI. discerà un roi sûrs et tels qu'il convient et d'une aux il s'attachait sommités. enfin. confiance généreuse il n'eût certainement pas suffi à cette intelliMais en toutes choses. eût un avec les velléités démocratiques peu plus sympathisé de 1789. de Richelieu l'inexorable politique que digne. de sa renomprince insoucieux mée. de tous le' présent vers lequel aspire A les âges. les progrès humain. et beaucoup des Français plus énergiqucmenl est Il est des cas où la crainte leur explosion. c'est des vertus ce qui seconda leur pas du qui n'étaient ce qui le perdit. sien. il est donné aux princes d'être ces conditions seulement qui ont animé de leurs compris de le dominer.

et plus durables. usure sent facile. à sa les que ses fautes mêmes ses galanteries contribuèrent valurent ces applaudissements flatterie ne saurait imiter. des fondateurs. La politique familière du Béardes séductions solennelles donc contre les tendances pas eu l' efficacité de la cour du grand roi. comme à ce sentiment de son époque. et quelquefois le scandale. nent ainsi des succès plus prompts ni par la singularité ni car la vraie gloire ne s'acquiert et ceux-là sont des retardataires et non par la violence. n'aurait Henri pas eu son ère le Grand lui-même de suprématie eût peut-être inteléchoué de toute une généun peu fastueuses et de de la féodalité ration qui n'avait sauvé du naufrage des soustérile des guerres civiles que l'orgueil l'activité venirs et un désir distinctions nais n'eût plus de les échanger contre des vague réelles. C'est modifient. de l'assentiment là qu'ils le maîtriIls se rendent tout et obtienuniversel. en ont reçu.sujets le mieux les mœurs qui reflètent peuple de leur le qu'ils ont mission ils par lui de rendent pas ou de l'huet gouavec les tendances Enfants ce qu'ils et quelquefois en s'aidant siècle. firent do la cour de Versailles . le plus de leurs .SIÈCLE 7 DE LOUIS XIV > i'n la France lectuelle. les plus Les^ monarques qui méritent mais ceux du honorés ne sont ceux manité. magnificence caractère de son de tout genre organisation que les talents privilégiée^ inconnue. ses profusions et et que lui la popularité d'enthousiasme à sa C'est du beau idéal. verner. l'expression et ses erreurs. durent une émulation L'élégance jusqu'alors et la facilité de mœurs dont il donna l'exemple. Louis qui mouvements réguliers XIV fut tellement ou compliquent précipitent de la civilisation.

de se les appron'avait personvivante de en quelque'sorte son siècle en l'expression ce qu'il renfermait viriles et de sublimes tation qu'à intellectuelle. comme et l'effervescence avaient contemporaines. servis avec respect gences pent tances. on considère Quand de ces règnes privilégiés. ses faiblesses vieillesse. toute cette fermeninspirations. remuée tout ce qui concourt environnés par tant au dévede tant d'intelli- des succès isolés. Un heureux vrai. bien près divine à toutes les rivalités. et du goût. connu à la tête de toutes les qui unique de donna son nom à son siècle grand lui-même pour lui donner l'impulsion. si ce monarque devenant de nobles de exemples. prédisposé morables époques la polémique concours les de circonstances esprits. de cœur et les superstitions de sa taine. qui allaient former le cortége du grand roi avait eu pour précurseurs Turenne et Richelieu. fut apparemment avait.1 » LES RUINES DE" LA MONARCHIE FRANÇAISE . naturelle devant tous dn et les est qui s'effacent intérêts. Qu'on lui reproche son éducation sa fierté haunégligée. Corneille et Condé. il lui restera l'honneur et le mérite célébrités du plus beau d'y règne figurer Celui assez puisqu'il 'e dans l'histoire. loppement de splendeurs. Descartes et Pascal il est cependant à croire que s'il ne se fût trouvé un monarque les féconder prier nifié tout capable par ses d'apprécier ces beaux encouragements. il est à toutes les mé- de la Réforme avec parlementaire fortement agité les la légion des grands hommes intelligences. de passions ambitions.1 l'école de la grâce la politesse. ne succomba point sous un si grand effort. n'eût abouti par la Fronde. se groutoutes les résiss'apaisent d'accorder une mission surrevêtu d'une telle l'homme .

de Louis XIV contre Fronde principe d'autorité et la la Ligue silence des anarchiques Le propagées. tout en croyant ambition tions d'une confondues généreuse. pas ainsi de l'autorité être comprimées dences en matière de dogme peuvent ou dissimulées.SIÈCLE DE LOUIS XIV puissance et cette mission. Toutefois inerte la sûreté et se cette était les a vues elles contentaient contenue circonspecte des attaques ni toujours contre et des attentats combinées par les n'était ni" toujours publique. royale grandissait aux mains d'un prince doué d'une volonté il inflexible. mais elles ne transigent jamais et ne la Révolution pardonnent point à qui les a vaincues se rallier erreurs XIV de toutes sous haine les Louis les corruptions comme à Mais et de l'impiété. de sa lâche connivence? Il avait œuvres été. aussi les doctrines avaient était une réaction du que long qui lui avait Le règne été tracée. apaisées roi. du despotisme à toutes dans l'ombre conspiraient le trahir en secret. quand l'esprit de Dieu se retira de lui. on admet morale. l'exécuteur des hautes il dévia de la ligne. en quelque de la Providence sorte. expliquaient ennemis . don de se faire plus mystérieux obéir qui lui a été octroyé et plus élevé. pour la châtier Sa tâche accomplie. céder aux remplit à son insu. n'en Les dissireligieuse. et la soumisssion des populaparlements sous le sceptre du grand tions. ont fait oublier les désordres et les périls qui ont précédé son à laquelle mais l'inertie semblait se résiavènement cachait de profondes rancunes gner le parti de la Réforme et de sinistres Si l'autorité desseins. il disparut. dans qu'il la inspiraavec le un m but ne semble-t-il à la Napoléon pas avoir été envoyé à l'Europe Révolution pour la dompter.

les moralistes les dans les s'égarer et les poëtes eux- goût avec les esprits les plus délicats. que s'il n'avait pas pourvu à l'homogénéité encore de ses États. tant de qui attache déchirée par la Révo- n'eût pas plus soulevée. en effet. avec les seules l'hérésie armes de la logique. des armées comme permanentes. publiés Cette guerre sourde et permanente préoccupait les espris sérieux. Tandis que Bossuet prévenir cherchaient l'un à combattre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les connivences et les menaces révélées par les libelles tous s'atou à en Hollande. contre lui-même. Il est présumaou prémunir ble. de son monarque contre toutes les entreprises sait le nord de citadelles entretenait arsenaux. à concilier l'autre l'austère piété avec moins détours mêmes retenue. dont il voulait ses descendants. prestige lution et envahie été capable cotte lutte désespérée. par l'Europe de se survivre à elle-mème que de soutenir . régimentaire la France.vie sociale. au système de défense qui subsiste et à l'organisation au drapeau. les de la . côté d'un fortifiait ennemi ses frontières hérisignoré. s'il eût prévu une coalition prochaine ou contre son peuple une irruption avertir ses remplissait formidables. est le signe distinctif de toute à la plus sévère imagination consistait à se mettre en harmonie pudique la littérature Cette réserve de cette S grande même perçu Le Mais il y a dans cette époque. Les écrivains et les prédicateurs à éviter tachaient instinctive avec une sollicitude et Fénelon toute collision. exigences auraient craint de graves philosophie leur soumettaient Le d'une frivole. circonspection on ne sait quel pressentiment d'un péril inacontre lequel on se tient en garde.

Il voulut qui le faisait respecter eut soin d'orner avec et il ne négligea l'émulation. rans mutilés Tandis Grand toutes asiles. les subsistances perfectionnés. I. vanité nationale. de somptueux du que les merveilles règne de Louis le de au-dessus l'institution monarchique plaçaient l'excelelles attestaient les atteintes des partis. acceptait avec fierté de la bourgeoisie s'y un uniforme et très-volontiers qu'on Son attention alla plus loin. On dans sa main les choix concentrait alors de la confiance le zèle s'accrut sa vigilance les plus encouragea d'éclat les actions par titre de noblesse pour les eux-mêmes de la naisfurent récompenser une décoration qui devint un et pour les gentilshommes soldats de fortune. il ouvrit aux vétéet consoler le courage malheureux. qui eut l'œuvre personnelle le régla intéressant Le soldat costume le point plia et tant de de part à ce prince. qu'inspirait timides. la et la il en reforma d'honneur en y discipline. c'est lui qui de l'armée. recherche.SIÈCLE DE LOUIS XIV La nos constitution fut en destinées. cette compléta et tous les services de régulier. et malgré l'Europe sujets T. à entretenir aucun des moyens propres fut informé qu'il et les avancements sa justice. était du roi le théâtre. à un régime le génie. et des PuyséL'art des Yauban œuvre de prévoyance que la tac- aux traditions avait déjà substituée tique de Turenne enfin Pour honorer surannées du métier de la guerre. au-dessus des prérogatives une distinction sance. soumis l'armée gur L'artillerie. sa force car en dépit des lence du principe qui faisait encore rivalités et des mécontentements qui agitaient dont commotions les violentes les esprits. régnant que il ne vint son jamais à l'idée 13 dos sceptre put cesser de les .

il comprit'que discuter avec elle c!étail la et qu'il ranimer. de son âge ait incliné vers qu'un pas étonnant prince ce dernier donc par tenir à distance. et. La féodalité dients les partis à subir sa tutelle. En s'arrogeant plus sûr de lui ôter la parole. Faire à taire les passions en leur fermant et tourner l'arène. des tracasseries de Obsédé. à justifier cette fierté par le respect et l'admiration. du haut de son trône. de bataille champ C'est qu'il émue en lui ouvrant cette disciplina des tumultueux était vaste encore tout jeunesse aguerrie. en effet. . ennemis et il n'entra qu'on pût de ses pas même dans la pensée renverser son trône héréditaire. plus providentielle. ou de l'honorer par sa grandeur. mais victime. depuis la Fronde. et l'abjecte popularité la souveraineté indépen- Il ne s'agissait plus. ainsi une dictature sans contrôle. il tacite de se la faire pardonner par prenait l'engagement Il n'est sa sagesse. qu'il vengea par l'humiliation ment. parti. Il ne faillit point à cet engagement. Le de sa position eut toute l'intelligence ni des expévàincue. il tendit la main jugeant que là n'était plus le danger. féodales à son avéned'opter. ébats du forum et de la tribune. dante et de forcer de tous rendre jeune monarque il ne voulut ni des rigueurs de Richelieu était de Mazarih. entre les rivalités mais de la Ligue. ment. les familiarités suspectes Il se montra à tous.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE protéger. son enfance. du parleà la noblesse. mais d'autant un plus du pays les ambitions rivales que la lutte avait fut l'oeuvre d'une combinaison bien simple. Il commença au moyen d'un faste royal encore inconnu et d'un luxe d'étiquette reproqu'on lui a peut-être trop légèrement dont son aïeul avait été ché. Il lui restait la gloire suscitées.

Il obsède. par de quarante dénigrement passé est devenu de qui s'acharne à toutes les . L'étendue et la Hollande. l'Angleterre des côtes un devoir Louis arsenaux. étaient basées sur d'anciens traités violés et le Brabant compacte sur un droit Rhin.SIÈCLE DE LOUIS XIV S'il céda aux amorces de sa propre il ambition. de suzeraineté qui s'était étendu Quant aux établissements coloniaux. le même droit que l'Espagne fonder et à les défendre. DE LOUIS jusqu'au il avait. neur on doit du pays. dans les affaires point d'autrui mais. avaient fait autrel'arrondir fois partie intégrante et le faire pour le compléter. et le Portugal. et ne tenta de conquêtes en vertu de qu'il s'assujettit du royaume revendiquer pouvait Les seules provinces authentiques. persuadé que la force est le plus sûr il usa de la victoire pour moyen de faire les siennes. et de l'habileté § H. systématique il indigne tous les amis de la Révolution. à les de la France d'entretenir ne et de son une marine commerce et lui faisait des de fonder françaises après tousde la sagesse de ses ADMINISTRATION XIV L'esprit gloires du et plus plus implacable à l'égard du règne de Louis XIV. confirmer ce qu'il avait acquis par les par des traités XIV s'immisça armes et nos revers combinaisons les provinces restées encore témoignent de sa diplomatie. le reconnaître. à l'honuniquement que celles qu'il titres la fit servir. il voulait pour le rendre Ses vues sur les Flandres. Son faste et ses prodigalités lui sont reprochés avec ceux mêmes qui ont subi la banqueroute amertume. la Belgique et inexpugnable.

sans balbutier les vertus Peu s'en du faut les jongleries qu'il n'admire le remède aux profusions orgies du Palais-Royal de la vieille cour do Versailles. au besoin. comme le mal au lieu de le guérir aggrava Louis XIV lui-même qui mit fin aux sa sévérité. 1. que c'est par deniers et que de révolution. présomptueuse au front. incommensurables constitutionnels sont mis à l'index vanité ont de leur approuvé et improductives vote les orgueil rance et la ridicule. que le désordre des finances amena les troubles précisément de la Fronde. par ses dans cet essai concussions tion des ramena publics par ses sages en ravivant le commerce l'abondance libéralités. des' gouson despotisme et son d'une secte dont l'intoléles bornes mêmes du franchi et qui s'impose au pays avec une opiniâtreté sans pudeur. M. de son école française. rétablit l'ordre la geset règlements. Ces inexosans exemple et une pédanterie rables censeurs oublient et nient. du système de Law comme du règne précédent. et les comme la conséquence des bigrâce auraient devant dû ap- Voltaire. tous mais les autres.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE milliards dépenses vernements ou d'assignats. et des générations universitaires à nos l'usage apprend enfants du grand roi cachait une que la dignité exagérée médiocrité et sans régent Il lui oppose. goteries Le siècle de Louis XIV avait trouvé et les écrivains jeune. que le rouge lui monte et le savoir du cardinal Dubois. Laeretelle de l'Académie . intelligentes Cette diffamation du et du plus règne plus beau la France fait partie de l'enseigrand roi dont s'honore à un professeur refait l'histoire gnement qui officiel.

pas ré- tous les fonctionnaires. Il ne laissa ni un service sans Il ne retirait pas sa confiance quand une extrême .dissimuler. Les fonds secrets sont une invention pôts arbitraires. Dix-neuf a septembre règne. son ministre.et mettait indulgence édits 1645. bursaux et des finances est fort ans au règne les derniers qu'il avait sept i furent présentés Bien premier loin soin. accordée. Le premier roi qui se des charges. furent enregistrés dans le seul lit de il l'avait à pallier justice du . Mazarin. de parade destinées à justifier cussions l'augmentation non à les alléger. aussi compter sur sans encouragement avertis son appui. de pénétration et de fermeté C'est à force de travail. Il Il n'est pas de détails et les régla lui-même.SIÈCLE DE LOUIS XIV prendre antérieur lorsque parlement nuer les mort de au lui que le de édits désordre ce roi. 1. la sous à créer qu'il parvint ni Mazarin n'avaient une et ne voulut. les examina il ne descendit arides auxquels les torts de pour redresser soit fait rendre et suppléer à l'absence de documents dans la perception et le détournement des deniers royaux. tous intéressés à le servir Mais pouvaient un mérite compense. forme d'édits occultes et des imroyaux. que des agents trats intègres. rance opiniâtre et déjoua vainquit toutes les résistances tous les subterfuges. et nos comptes'et nos budgets des disparlementaire. la fiscalité comptabilité que ni Richelieu Sa persévépu ou voulu effectuer. et des magisloyalement. sous son fut de les de contià la de son impossible. de. par le cardinal abus de sa minorité. des comptes sincères est Louis XfV. de sa sévérité. des dépenses et il devint prévenir. Il traça des règles intelligibles de l'administration pour toutes les parties entre son peuple et lui.

maininfatigable l'équité. c'est gnage nistrer. des charmes malgré lui. on retrouve un défi peuvent accepte non aveugler sa raison. à consoler qui m'a obéi! » dit-il tout haut dernier la un ainsi de son le relevant -Tourville. le nom de Grand 2. . etc. La vérité l'obsède.. suffirait à lui mériter aux dégoûts qu'il eut à surmonter. à aies reprendre soutenir « Voici de la mauvaise fortune. il en fut aussi Ses plus le plus flatteur censeurs sévères lui ont 1 rendu ce témoiqui sut admidit Lemontey. faiblesse. f<n< tbid. Monarchie l".bordant revers. reçut qu'il roi de France qu'il fut le premier des peuples. Lemontey.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les fautes. Ce à sa perproportionnée patience et aux obstacles à son amour du bien public. homme avec douceur. capables et laborieux. « Le gouvernement et sa civilisation de lui ses mœurs passa de la confusion le goût. 1. Les subtilités un système ou à la règle. pour un esprit bien fait. accord par lui de l'arbitraire à plus complète? aveu d'une judicieux écrivain embrasse mais égarer sa conscience. tome 2. par un nécessaires à l'accomplissement et le temps pouvoir dans Il en trouva les moyens d'une tâche aussi difficile. et dans sa constance son application à. d'abattre capable que circonstance en a. elle a. bien rare. tenir qu'il des a fait ministres avec une probes. » Quel louange honorable d'un prince obtint jamais On ne bouche qui bien de ses flatteurs' une cet peut trop admirer ennemie. Cha- le courage des homde ces mots heureux lui inspirait mes vulgaires qui ont fait dire de lui que s'il fut le plus flatté des souverains. î' page de Louis 333. le Il eut. etc. qui l'attirent Voilà pourquoi sous la plume de Lemuntey. XIV. spicacité..

2.SIÈCLE DE LOUIS XIV tantôt l'éloge de tantôt l'homme celui du tempérant monarque d'un monarque. pou les assemblées parce contre de et les républiques. les princes respecter liberté n'ignorait siens civile. En renfermant le dans ses attributions et en se réjudiciaires parlement il ne pensait tous les choix dans l'armée. servant pas à un pouvoir mais à se tenir en s'attribuer arbitraire. beau règne accuse donc autant l'ignorance que l'esprit de parti des de la Révolution. à intimider. Ses ordonnances pas avoir et les sacrifices à régler que lui coûta assez qu'il témoignent intérêts d'autres que les la création des com- 1. si vraies Et qu'on n'imagine pas que ces appréciations lui fussent Cet dédaigneuse. séduire. une assemblée facile écrivait-il de bourgeois » à tromper. ces grands corps qui ont tant de « Ne craignez avoir de cœur2! rien tètes qu'ils ne peuvent rantes du parlement facile de c'est Franche-Comté. à M. blesses La critique relevant les la du fai- de l'homme. . garde l'esprit infaillible est tranchante 1 qu'elle si médiocre au jugement des historiens Ce prince. Ce n'est ni en laissant faire flatteurs conseil de son XIV ni en prenant orgueil que Louis est parvenu à dominer son siècle. Lettre h M. estimait délibéde l'école moderne. facile de à 4 Chàteauroux. Il ne corps fût sans de la magistrature croyait pas que l'opposition était lente dans ses délibérations et danger parce qu'elle ni que l'autorité militaire fut modérée dans les formes. et la partialité. inspirées par une hauteur esprit essentiellement juste et lucide savait. Lemontéy. diffamation systématique si. de Ghâteauvonx. tout comme et protéger la les plus populaires.

répéteront censeurs des prodiges moroses. tome extérieurs. à imposer. n'eût-elle en brisant. Louis libre. de la Pologne serait XIV lui avait survécu. Car classes tion que sont n'eût des sources point d'ailleurs prouvent qu'il n'était de l'émancipation en défiance les 'manufactures de richesse pas des et la navigaet d'affranchissement un despote. si la politique On peut donc le présumer. teur hostile à cette aussi difficile un compétipour lui substituer alliance car il était protectrice la vigilance du cabinet de tromper franquelques enfantés Mais il de braver la colère du roi. . n'accordent S'il donna. et l'électeur de Brandebourg se parcovite. Pologne cause. çais que dangereux Il était fastueux et prodigue. à la défendre par d'impuissantes fides conseils et de stériles regrets. 1.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pagnies commerciales plus que ses ancêtres inférieures. qu'aux signes dans quelque ce fut excès. de Louis XIV. pas désintéressé la première. l'empereur » porte une de ses dépêches ostentagent la Pologne sibles'. Il. comme la démocrade peraussi la de sa Staclameurs. encore car il ne se serait pas borné. par que les hommes généralement à cet égard. peu touchés par cette libéralité la majesté croyait l'éclat de la représentation. Mémoires et intelligente du trône intéressée le respect féconde. les liens nislas avait resserrés. avec une sagacité prosubalterne phétique que n'atteindra jamais la diplomatie de la Révolution n'ont pas que les gouvernements « II ne faut pas souffrir que le Mosmême soupçonnée. à l'honles événements Il pressentait qui touchaient neur et à l'intérêt de la France. Peut-être la France que le roi et favorisées tie.

dues. C'est répété et si ridiculement Nous avons fait d'inutiles dans quelle circonstance ou même si elles ont été fidèlement à propos des négociations à termidestinées ner la guerre de la succession ont d'Espagne qu'elles été attribuées à Louis XIV on trouve. qui donnent. envers la France Avec quelle onction plus mieux sentie 'et Louis persuasive « Soyez bon Espagnol prince qui va régner en Espagne » Cermais n'oubliez jamais que vous êtes Français d'expression tes. de mesure et de tact. plus dignement que le roi Louis comprit la royauté il abdiqua pouvoir plus protéger confié à ses soins. de était trop naïve et trop sincère la royauté pour qu'on le supposer animé d'une puérile vanité. est envers moi. et dans un noble plus par système sa conscience de roi. dans les confé- . le second le créant et le troisième envers » vos sujets. de Louis XIV. car but dont on ne peut accuser allaient chercher le talent dans ses retraises largesses encore et porter au'delà des mers l'amour tes les plus obscures.SIÈCLE DE LOUIS XIV que par goût. puisse C'est dans les actes les plus solennels de sa vie qu'il le plus de raison. a manifesté disait Napoléon à son frère en « Votre premier devoir. Sa conviction des devoirs et le respect de la France. la liberté ni les intérêts du peuple parfaite. c'estmoi. pour constater été proférées. peuparoles la signification de ce mot si commenté investigations ces paroles ont renmesure exquis et cette tant de poids aux moindres vent à déterminer complaisamment VEtat. Ce sens aider et le plus quelle justesse XIV [congédie le ex- juste d'ajouter les devoirs de dès qu'il fut convaincu de ne. roi de Hollande. celui qui se montra le plus exigeant Il est clusif n'est pas le roi de France.

qui touche l'intérêt de l'État ce qu'on n'oserait pas lui conseiller était en effet une témérité qui devait pour lui-même clairement sa réponse. « On. amener et qui explique Appartient-il à des Français de blâmer des paroles si hautes. les sacrifices être onéexigés par les alliés pouvaient à sa dignité sans attenter reux à l'État il personnelle. Mais alors aussi la réponse c'est le cri involontaire guë ni à double sens du patriotisme offensé. » réponautrichiens do l'ambassaprétentions de Polignac du gain de deux chez vous. trop subtil ou un ont les tout ce pour lui-même à l'honneur Lui proposer contre national. sans » disait vous. prenant et de trèsêtre ambiet sublime et à sa pensée. n'en les pas ainsi jugeait courtisans honorés de sa de sa fierté n'êtes pas toute aux accoutumés s'inspirerait que vous dait enflés vous. « On voit bien royale. les insolentes traiterons de France. deur l'abbé temps parmi c'était à qui confiance. à vaincre. repoussant . mais elles n'ont pu n'ont pas été inventées. n'eût jamais eu assez d'élol'antiquité pour lesquelles ? Une interprétation ges et d'admiration à la basse convient mieux peut-être est de défigurer l'histoire à l'écrivain cachet de niaiserie cherche sérieusement le tâche partial moins littérature héroïque dont la mais elle un imprime et crédule qui y d'un stupide témoignage de son orgueil. n'y a en cela rien que de très-vraisemblable ne peut naturel. et négociateurs « Nous batailles. qu'elles avoir dans la bouche de ce grand'roi qu'un sens conrences mêmes qui pu forme à son caractère conseiller malQu'un diplomate de faire entendre au monarque avisé ait entrepris que.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la preuve provoquer.

J.SIÈCLEDE LOUISXIV de la Hollande. Père de tous ses sujets.' affectaient tant par une ligue Il ne discontinua de plus en plus formidable. parce que tout ce qui passait par lui perdait et de la force qu'on doit avoir. sur le métier de roi. Mémoires. M. Le roi dont était aux les conférences do Gertrudonberg. tome II. de la souveraineté. la pompe roi considérait fêtes et les libéralités de sa royale munificence une condition tations de sa grandeur de Mmo de Maintenon il répondait en faveur de magnanimité. On dissertera sur la meilleure forme éternellement 1. dans son écritoire. Réflexions 2. de la cour de Versailles? de cette à la Le de ses comme sollici- représentants en effet vaincu et menacé de aux « Un roi fait l'aumône indigents coup. après qu'après plus inflexible autant de patrioiN'y a-t-il pas dans ce superbe langage tisme que de dignité personnelle? d'un parle au nom Louis XIV soutenait roi Comment censure descendre des somptuosités le luxe de sa maison. plus grand et un revers une victoire. « Il a fallu que j'ordonnasse ci Pomponne de se assuré. ftere . pour cela ni de relever le couni de lever de nouvelles troupes. page 469. leur donne assez de travail et de sépour tous lorsqu'il curité pour s'aider les uns les autres. » Ce mot peut n'être pas du mais il prouve tes humanitaires monarque ne donne dans les devoirs quelques en dépensant beaugoût des économisdu moins la foi du Le prince en effet aux pauvres que ce que le fisc impose il est juste aux contribuables. son indignation d'un si odieux pour rendre propos.-B. Say ne trouve d'encre assez pas. hauteur ni de se montrer et magnifique rage de ses généraux. do retirer. quand on la grandeur » Voilà de France comme la mauvaise fortune.

La considération dans le monde veur tous la nation devant entier est un de la monarchie la loi sa langue. dupes se traduisent utopies dont tous les résultats sion ou l'anarchie. des l'accroissement ruine de tous et leur de des finances. les emplois dilapidateurs l'abaissement par une impunis Les mots foule de juger sévèrement le règne de de tant de folles que nous sommes par l'oppreset la impôts du pays et l'invasion subalternes de tyrans ignorance de liberté. la force aveugle égoïstes des combinaisons de la pondération constitutionnelles. et ses mœurs. ses usages. pouvoirs et du règne des capacités. doit l'ordonnance et c'est de toutes argument Car c'est à lui que civile qui fonde l'égalité de encore à lui que remonte le sa cour moderne les célébrités de l'Europe. exemple. en essuyer à tous les autres. . la question n'eût pas été jugé le plus foi. à la fin du xvhi6 eût été posée de bonne siècle. au bien-être la sécurité nécessaire Si. Nous Louis sied-il bien XIV. acquise sa littérature au nom ` français en fa- puissant de Louis XIV.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et la dose de liberté compatible du gouvernement avec des sociétés. verselle. des. il est probable que celui-là mauvais gouvernement qui avait pu. années a dû faire compren- aux intelligences les plus bornées que la foi punise rient et les passions que. sans en être ébranlé. égale à d'ordre d'une sonores présomption? et de droits civiques légal une expérience de soixante dre et ont perdu leur prestige. aux formes qu'il lui plut devint la langue uni- plus haut progrès fut le rendez-vous toute de la civilisation la diplomatie se plia et la langue française d'imposer. par la seule influence de son définitive ses lois. et donner de grands revers et les réparer..

et ses rivaux? à la vérité d'avoir été altérée ou exagérée Qu'importe En est-elle moins la vérité? Peut-on par la flatterie civilisateur celui qui en fut le isoler de ce mouvement et fons ? Si la plus heureuse faculté centre. du hasard et de goût. tête. Phelippeaux lution de gouverner Richelieu. chefs- et de poésie. gourmé professeur. temporains rassemblés entre tous autour d'un prince médiocre. modèles éternels d'atticisme d'urbanité. avant de se désaveu sa de Grand. sceller les titres. vous quel caprice inexplicable aurait lui seul. Il . quelle que fût leur. et en tira plusieurs do l'obscurité. d'œuvre bien et nul à ce témoignage universel. poëte. du soldat jusqu'au dont il voulut lui-même Fabert furent de l'artisan C'est général. de la chaire d'éloquence prodiges et de la scène. immortels monuments "exactes et philosophiques. sous du monde.SIÈCLEDE LOUISXIV Qu'un trouve sous la toge académique. salué par son siècle du nom petit le monarque et croie constant le dépasser est ridicule et rien que nation la de toute de plus la France. Il combla et Le Tellier sa résojustifièrent sans l'intervention d'un dons. les savants parvint jusqu'à lui. de Turenne. grande nation. cette il n'en restera son sceptre. Génie et du commerce. prétention pas moins devint la première elle-même 'nommer n'est venu se mêler de la guerre sciences des arts. et les artistes dont la renommée patrie. l'attirer Il le chercha dans tous les rangs. qui jamais posséda cette intuition pour le deviner. jusqu'au une noblesse CatinatColbert et et les successeurs lui-même de ses Vauban. principium des souverains mettre est de savoir distinguer le mérite comme Louis et le faire et le XIV éclore? en lumière. ses et dé conles rois ses prédécesseurs.

qu'échut d'enseigner France Quel l'art mauvais de régner roi aurait faire régner la justice? assez aimé et respecté le couà la noble franchise abandonner le ou ` et de rage et la vérité pour de ces preux chevaliers et de ces vertueux prélats Les rois médiocres soin de former ses successeurs? ont-ils égoïstes et d'abnégation? S'il attribuer n'eût donné été qu'un de tels exemples de prévoyance on pourrait le mérite de l'ir- aux généraux ses campagnes. Lettre 2. » On peut génie du qui ne m'a 1672. . Conversations devant Lille.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE admit dans sa familiarité Boileau. et' de l'architecte Man- fit la fortune Si l'on ralités moins choix Le Brun. avec cet jamais manqué 2.seul à commander marché droit à Lille. Mémoires. 27 décembre toaic 11. mande-t-il savez l'armée heureux 1. marquis puis « J'ai quû que. Racine et Molière. et charger réflexion l'honneur prince belliqueux. on ne peut attribuer du de vanité ses intérêts le personnelle les plus chers préoccupation à qui il éonfiait et les plus intimes. ne veut voir pourtant à aucune de ceux dans ces libéque de l'ostentation si intelligentes. à Bossuet et à Fénelon. parce que vous être compliquées. du peintre sard et du musicien Lulli. Mais on ne peut lui contester discuté lui-même les plans stratéd'avoir suivi de sa personne toutes les opérations et part au je-ne » On directe « Je me aux difficiles et aux plus plus mets du côté de la Flandre. pris une de sa jeunesse. de Louvois. c'est-àdire aux hommes et les plus les plus habiles réputés la charge aux fils de austères. N'est-ce pas aux ducs de Montausier et de Beauvilliers. qui l'ont servi tout des torts de son ambition giques.

mais.il que la justice de l'occasion est la plus d'ajouter les portes m'ouvre prouver qu'il y monde 1. monts de sa modération. mais ce faible fut celui de vantés mais cotte pastous les héros dans l'histoire. y S'il n'eût été qje le rival de ses généraux et dominé on pourrait son amde conquête. mais de fanfaron histoire n'a pas encore osé accoler l'épitlièlo à la majestueuse figure de Louis XIV. non tude de l'avenir. en lui par une raison et sion fut modérée supérieure désir d'étendre la conscience de son droit. » Il se tint donc en garde contre les séductions la plupart des princes du génie qui enivre belliqueux. Il a pu lui échapper digne occupation « Je me félicite encore d'un de ce. accuser par J'esprit et d'imprudence. il n'insista il s'arrêta même au milieu de ses succès. et les redoutes érigées par lui. comme des pierres d'attente. de dire que la guerre se hâte roi. sur la cession définitive point d'abord sans s'être convaincu des territoires que de la gloire et m'offre a encore un roi au en litige. I.i SIÈCLE DE LOUIS XIV bien taxer de présomptueuse confiance cette des'manœuvres lion dé sa personne à l'exécution participapréméde notre le plus cynique des parodistes ditées. les provinces con- à son royaume ne pourraient plus quises et incorporées a justifié Le résultat en être détachées. il céda peut-être au bition d'orgueil sa puissance. du . Villars. Mémoires. Lettre au marquis de sont moins encore des monu- que de sa solliciw 9 janvier I68S. sa prescience. entre les deux Flandres.

l'organisme de son duel. ici-bas une fonction toute divine. jamais tient'de s'il est qu'importe. après moi. public. « Dans la place qui vous attend être. qui de lui-même. et à l'héroïsme. privées. nous deExerçant vons tâcher de nous mettre lu ravaler. en fait souvent la confusion c'est ne sera car celui-là pas indiviQuel que fut. sans soutenu sans doué Aussi d'une fût factice ou jamais se faiblesse et ne volonté qui visant en roi ce prince. Que ce rôle théâtral.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE § III. la place de Dieu. à un ordre nécessairement exceptionnel. dans ses desseins. triqui La une du monde tous l'homme ses variations. dit-il à son fils. un rôle sur la scène semblable daus personnages ceux qui remplissent l'acteur et le héros. conduit par d'autres lumières que les vôtres. bien près il faut être a la vertu. dans Louis XIV. butaire de la commune appartient les autres. se considère-t-il tout à la perfection comme le ministre de la Providence et le représentant de Dieu même sur la terre. . vous ne pouvez sans honte. le roi fut toujours grand par la hauteur et la constance la dignité de son langage caractère. être Pour vouloir s'oublier. au-dessus des nous Il est des agitations cas où tenant. et ses vertus ses infirmités physiologie source de méprises et de faux jugements ne sera jamais au-dessus des autres. DE LA PERSONNALITÉ DE LOUIS XIV Il Louis y a véritablement dans à deux tous comme XIV. étudié. scmhlons être qui pour r parti- pourraient ainsi dire. avec ses faiblesses. démentir. maître et l'homme nature.

tome II des Mémoires de Louis XtV. Louis lo Grand est assez comme un asiatique. sans altérer peut varier 1. aux princes mais la prudence les bons ministres du prince et produit qui forme les bons conseils 2. etc.toute la grandeur d'âme de cette sagesse couronnée? On peut bien opposer de piquantes antithèses à de si hautes leçons. l'admiration se représente de son»siècle. » ne révèle-t-elle pas . art. et dire que « la représentation lui tint lieu de grandeur » qu'il fut gouverné par la peur de le paraître. de l'étiquette on aura orientales. Capeligue. Instructions 3. pour le dauphin. des jaloux gâté par les adorations plus minutieuses règles de ses courti- et toujours des pompes environné ce qu'en langage d'atelier les peintres une appellent dans le visage.SIÈCLE DE LOUIS XIV cipants de sa connaissance rité l. la royauté prenait et de servir un prince qui ne comreflet de l'éternelle peuples. Avec un trait qui prédomine ou exagérer son expression. 2. 35. Lemontey. d'une trop connaître cependant que toute sa conduite cord avec ses paroles.. et cette constance pour justifier Que l'on despote sans. Lacretelle. etc. p. Fbid. on charge. « qu'il consentait mais qu'il s'offensait grande familiarité bien à l'admiration affection On ne peut n'ait des comme méconété d'acrare de leur 3» tion providentielle. . » aussi bien que de son auto- de ses devoirs de roi une idée Qui jamais se forma et plus pure? et Qui ne dut être heureux plus sublime fier d'associer son dévouement à cette pensée d'inspiraun que comme si profonde justice? Cette autre réflexion que « ce ne sont pas les bons conseils et les bons conseillers qui donnent de la prudence. 33.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE- sensiblement la ressemblance. les coSi les plaintes devaient seules suret des bannis lères des mécontents il n'y aurait plus du genre humain. pris sous leur ce roi perséen Hollande contre publiées dans la basse litde mode. des vaincus et des opprimés. les faits controuvés. l'hypocrisie. De l'aveu même de ses détracteurs. écrite d'après et les notes secrètes du curé de Saint-Étienne sermons de César de du Saint-Office. calomnies que jne En et à la Réforme. et il est devenu cuteur. magnanimité mence et la vie d'Henri IV. La ni vérité dignes historique la cléd'Alexandre serait de la démence. d'en faire la et dans quelques chaires. . Mais. malheureusement Louis XIV s'est pour les caricaturistes dans révélé lui-même le caractère l'exposé de sincérité de l'histoire. plus ou suspects. ont. il était trop fier pour s'abaisser Il n'appartient donc à personne de décliner l'autorité de ce document voudrait lui par des libelde respect à ses glorieuse de ce et l'écrivain qui désormais authentique. les les Mémoires de Ma° de Montpensier. encore qu'à manquerait la mémoire grand prince. Le nom de Louis aux petits hommes importun à la le fut celui du Béarnais réhabilitant le parti pr otesles toutes responsabilité de la Révolution Ligue ils tant. car ils sont est incontestable. des Mémoires dont confidentiels. térature pâturo des romans et la base do l'enseignement de la jeunesse. le Grand serait est plus celle d'un monstre. des principes qui ont dirigé son pur et simple ses actes le plus règne et des motifs qui ont déterminé sérieusement jugés. accrédités substituer les apocryphes lecteurs. nager aux annales ni héros de mémoire. à feindre.

ce n'est pas petits esprits la licence de la critique. plus réprimer silence ou qui à la ca- des princesse par moi-même Ursins qu'il ne peut que lui. se mettre à portée dieuses de nos ministres doctrinaires! Et cependant lomnie et dissiper qui pourrait de ce règne si religieux et singularités illustré par tant de prélats qui font la gloire de l'épic'est l'exclusion absolue du clergé des scopat français. Lettre du 5 septembre 1705. ." Lettre du 8 janvier 1688. 2. pour l'engager mépriser les libelles il public de parler les temps. ibid. 1. et en France que la prétention ni conseillé ni influencé verront affecté des médisances à d'autres s'adressent « Il est impossible le d'empêcher s'est donné cette liberté dans tous 2 » ils n'y qu'ailleurs de ne vouloir paraître puérile et le dédain par personne. mais l'expression trop incisive de la vérité et du mépris c'est ce que leurs lois insisusceptibilités de diffamation et de sédition mais qualifient des esprits de la trempe de celui de Louis XIV planent assez haut pour que l'outrage ne monte pas jusqu'aux régions habitent. par un procédé et plus généreux la plus ferme que de leur opposer et de sa parole? garantie de son caractère Quelle leçon de tolérance et de bon sens donnée aux par ce despote d'injustes Ce que les redoutent et haïssent le plus. qu'ils d'entendre la vérité sans Une des et savent la craindre. imposer défiances. tome II des Mémoires.SIÈCLE DE LOUISXIV Montrez-leur « Dites toutes à la choses cette lettre au maréchal que je de Villars décide de et que personne n'oserait des faits contraires à la vérité m'imputer » ou celle au roi d'Espagne adressée à lui-même.

plus et ministérielles. qu'il trouvait tendant les derrière et ses rigueurs toutes les combinaisons la tête Cette de tous ou contre complots à exclure à le tromper. Lorsqu'il ont été gouversuspecte eut à négocier avec le sur les Saint-Siège Bossuet à l'assemblée cardinaux qu'il qu'il d'Estrées. de conscience aux Elle est jamais. il envoya à Rome les de Polignac et de Janson et lorssa satisfaction ces au conférences conseil de l'habileté il délicates. à ce dernier témoigna avait dans quatre propositions rédigées par de 1682. comme à ourdis contre son pouvoir le clergé de ses conseils des quatre propositions donné lieu à qui aurait de 1682. Il résulte des sa personne. La foi sincère rances fondées appelé de cette négociation aurait de l'Église si la nouvelle gallicane. Le résultat des libertés question secte du jansénisme mer. s'il n'avait pas mis fin à la déployée ajouta qu'il l'aurait été cardinal. n'avait à l'envenipas eu d'intérêt de Louis XIV déconcerta les espéet' blessée. De là son antipathie contre Port-Royal à l'égard des réformés. épreuve le motif après ne s'explique révélations temps persistance la malheureuse la convocation et plus que par de l'assemblée consignées explicitement dans du Mémoires plusieurs recueillies dans un des plus . et après lui des caractéristique qu'avant plus piété beaucoup des prêtres.LES RUINES J)E LA MONARCHIE FRANÇAISE fondions pris cette civiles de mêler d'État. en des il ne souvenir Que de Louis XIV ait résolution craignît questions d'autant rois nés d'une par scrupules s'en départit ou qu'il Mazarin. sur sa fierté par le schisme cru l'entraîner dans cette voie ceux mêmes qui avaient contre eux sa défiance et son ressenvirent se tourner timent.

T SIÈCLE DE LOUIS XIV célèbres et les alors sectes qui en auraient écrits de Leibnitz chrétiens princes de rallier des moyens diverses été que tous eux-mêmes à l'Église les esprits sérieux se préoccupaient universelle les qui s'en étaient troublaient l'unité. révèle une doctrine toute conforme à celle et toute sympathique désaveux à celle ont de l'Église à ces est dû aux qui donné une interprétation inadmispropositions trop célèbres sible pour l'Église. en 1690. conçues de les foi et les schismes séparées Sous cette inspiration fameuses non propositions. qui n'a été la Restauration. avéré. dogmatique. qu'après parut et publié . c'est et suffisent pour absoudre l'intenIl n*ôn est pas moins regrettable si apostolique n'ait obtenu aucun succès. comme profession essai de conciliation Cette pensée avait et sous fait partie des grandes duconceptions de la Ligue. Respect avait commencé Léopold plusieurs et le livre remarquable pour la réaliser. toute réserve mais comme d'orthodoxie. On savait l'empereur négociations de Leibnitz de Bossuet. de la pas un seul consistoire à ce charitable appel. Mais la sage abstention du Souverain Pontife et l'autorité de l'illustre prélat qui les rédigea balanceront ce qu'elles auraient de repréhentoujours sible dans les termes. lorsqu'on traduit ne répondit dut en être d'autant Réforme plus l'avertit en qu'il français 1.. tion qui les a dictées. Le systema theologicum. qu'un projet Mais. romaine. et naguère encore elle agitait vainqueur et magnanime l'âme expansive du chef de la SainteAlliance nage que plus elle ne pouvait que favorable se produire^ sous un patrocelui du grand roi. et Louis XIV blessé.

croyance lorsque la guerre les trahisons. contre des ses rigueurs et à provoquer de sa communion. en Hollande. lorsque la fortune réelles ne abandonna tardèrent pas ses armes. néanmoins. On peut reprocher des publiés au prince. dont que la leur foule rôle d'autant applaudit plus est plus invariablement les inspirations il croyait noté. gaire qu'elle n'y trouvait. Il en conçut donc être le défenseur.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de ce que la foi. ventions aveugles de jamais Leur que son soulever injustice nom et sa mémoire ne manles écrivains de la parmi a quelque chose de si vul- à l'étude du longtemps semble résumer en lui quent Révolution. accréditées libelles le plus crédule. s'il le lecteur choquerait des calomnies à chaque page. Peut-être été porté à l'analyser en raison des préavec une plus curieuse prédilection. l'empreinte et amplifiées par les par les protestants. rain. se crût infaillible. c'est qu'il et toute la fécondité du de sa dynastie tel qu'il a été et appliqué monarchique. de que la conformité sujets séparés rendait avec ses ennemis plus dangereux. n'ont dominé les devoirs du souvesions de l'homme sans en avoir délibéré entrepris sa une fois arrêtées dans mûrement. dont il voulait autoriser. mais semblable à ces acteurs parfaits. Si nous nous règne de Louis toute la pensée multipliait sommes les complots arrêté et soudoyait XIV. Des ses soupçons. principe compris avons-nous en France. Il n'a donc rien . conspirations à justifier. pouvait ressentiment naturellement un profond qui se changea avait concédé au delà en méfiance. mais jamais le roi erreurs et des faiblesses et jamais les pasn'a pris conseil que de sa conscience. ses évolutions furent immuables non qu'il conscience.

qui est entaché l'histoire. nous ne ni même le prince. si glant comme elle. Notre aux gloires du «drapeau et il ne nous tricolore. qui a fait de lui. . et bourgeoise. comme les seuls représentants du bouleversement draencore empereur matique dont il a joui. France. ceint d'une si brillante auréole d'institutions de fondations monucharitables. H' proclamerait celui qui viendrait demain décimer ses enfants et le broyer lui-même sous donc. mais le monardisons pas l'homme qui ait jamais régné. sorti son char Qu'était-ce ment héroïque. du Dieu des chrétiens au peuple. Le Français douceur d'une croire du mépris pour la d'un gouvernement et la monotonie paternel vie sans orage il a besoin de commotions pour que qu'il vit encore. si majestueux. mais seulement tolérants. policé. au siècle de Louis XIV. comparé si éclairé. que ce règne inculte brutaleet san- cependant. de triomphe. soit par la fierté d'un Notre encens avons forgées au foyer doet du roi de admiration ameutée véritablement pieds Leurs indépendant. reste ni assez de sang-froid ni assez de jugement pour être non pas impartiaux. de la Révolution. soit depuis de noblesse.SIÈCLE DE LOUIS XIV que la constance dans ses desseins était unie le gage de leur succès. à la droiture toujours pure. des idoles que nous les images jadis si chères effigies remplacent. C'est cette fermeté d'une intention premier 1 de caractère. Tout lui paraît la tempête s'il n'est mesquin et l'épouvante de la Révolution n'a et il adjure gigantesque. que le plus accompli encore Nous sommes dans les ténèbres de plongés cette idolâtrie étroite ce de tout 1789 contre par les souvenirs caractère* ne fume de-nos mestique. s'arrête qu'aux mains.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mentales. par sa l'éclat de ses rayons. chevaleresques d'exploits raires ? L'emblème adopté qu'avait chaleur bienfaisante autant quepar surpassera toujours n'éclaire que la nuit l'étoile et de gloires litté- le grand roi. et ne féconde . lumineuse dont le reflet aucun germe.

Devant les fléaux suscités prévenir la perte ou l'abaissement des États. Il n'est donné à personne destinés de minorité. s'il le gouvernement essuya des revers. ou les répara glorieuselui des institutions. Bien que les calamités dernières qui ontassombriles années de ce beau règne n'aient pas eu les conséquences politiques que l'esprit de parti se plait à leur attribuer. la prudence est insuffisante et la raison s'humilie. et laissa après et des enseignements la tète de la civilisation. . S I".v' -y CHAPITRE ta DÉCADENCE DE VI x a Jic -r LA MONARCHIE du règne de Louis le Grand. des exemples à maintenir la France à propres Quoique chie s'arrête le mouvement ascensionnel de la monar- au déclin était impuissante à conMais toute sa prévoyance de deux générations de princes jurer la mort prématurée à lui succéder. longue un enfant des séductions de la grandeur préserver et des courtisans ploitées par une tutelle dépravée ressés à le corrompre. il les subit ment. – VIEILLESSE ET TESTAMENT DE LOUIS les éventualités d'une et de exinté- pour humaine ` XIV. on ne jusqu'à lui la marche rétrograde que peut faire remonter de la régence lui imprima car.

caractères les plus calmes aux captations des intimités les plus vulgaires. les que la France lui doit. comment la vieillesse des rois. avec en désaccord Louis XIV. assujettis L'histoire est pleine de noms qui. et comme aux défaillances de leur infime nature. A la légitimagriefs qu'on lui a si durement reprochés? tion de ses enfants adultérins et à la rigueur des mesures prises contre Le premier cessives qui venaient les protestants trouve son excuse d'accabler et les jansénistes. sucdans les portes et menaçaient qu'ils n'ont jamais à la reconnaissance sa maison . et incessantes tels intéressées et de piéges habileaux suggestions secrètes s échapperait-elle des partis? Ils sont hommes. c'est pour parer à ses imperfections que des institutions incontestable. en sont devenus la risée. Soutiens servent encore de fanal organiques des règnes sont d'une utilité elles inintelligents.. mais on doit reconnaitre On peut blâmer le caractère toujours quelques royal de aux plus d'une erreur. A quoi se réduisent. obsédée de tant de flatteries ment combinés. après avoir été l'effroi ou l'admiration du monde. sages. Pouvoir sans abuser n'est pas un beaucoup jamais attribut de l'humanité. car elles auraient Louis XIV préservé Toutefois les inconséquences d'une nature fragile ne doivent pas être confondues avec les vertus qui la relèd'un grand homme vent. ni la virilité avec l'affaiblissement actes instantané de sa raison. été d'une atteinte gravité à porter en effet.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE on conçoit aient contribué qu'elles d'une vais desseins administration Nous prévaloir. adultères amours n'essayerons de Louis donc XIV à faciliter intéressée de justifier ni les surprises les mauà s'en ni les faites à sa prédilection Si la décrépitude livre les paternelle.

primogéniture. pouvait ouverture à des compétitions donner du subversives fondement de la constitution la principal monarchique. par une haute raison n'a aggravé la situation du pays ni diminué définitive. Le parlement. L'invasion dans tère n'était pas seulement un attentat royale aux lois tutélaires de la famille. tels que sonnages et Joly de Fleury. causa plus de surprise gnation et passa pour un acte de faiblesse obsession à la tendresse alarmée d'un cette réprobation d'Orléans l'accès été si haute que d'indipar Mais la succession Le moins arraché mourant.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE son avenir. culté à faire monarque annuler aucune diffin'éprouva le dernier* acte de la volonté du été le mieux obéi. Cet oubli des convenances et du droit. le public et même haine des bâtards la cour se tournèrent pour et mésestimé décrié vers lui en et ce prince. Les perqui avait toujours les plus éminents du parlement. justifiable des actes de Louis XIV n'est pas celui qui lui attira le plus de reproches. de ses ser- soupçonné d'empoisonnement viteurs mêmes et de ses amis. de lui d'Aguesseau s'empressèrent . générale facilita singulièrement et la plénitude de la régence. pules Le second prend sa source dans des scru- de conscience mais justifiés peut-être exagérés. des deux. sa confiance dans le principe monarchique. encore elle. en Aucun politique. car la révocation de l'édit de Nantes est loin d'offrir le même caracet d'arbitraire d'imprévoyance que la déclaration des enfants illégitimes du 25 mai 1714. ses moeurs. au duc L'impo- sa personne discrédité et pularité qui avait jusqu'alors accusé son ambition se reporta tout à coup sur les confesseurs et les conseillers intimes du roi. dont l'âme avait toujours dans un prince et l'esprit si lucide.

k sans un pouvoir doute. et. M. entretien. de ce pouvoir et affecta et pour objet l'éducation Étonné l'a beaucoup et les On trop loué de cette discrétion. les délices il est certain d'une vie insou- III avait. Leuiouley d'une âme intègre tude des du pouvoir. et souffrante. à dessein. Philippe sitions testamentaires limité son pouvoir. » Tout révèle de vieillard. historiens ce règne déploqui ont essayé de réhabiliter rable ont confondu. soit que déjà sa tiède affection sager ce qu'il ciante respecta à lui succéder lui fît envipour le fils destiné avec indifférence un événement qui aurait troublé prisait avant et voluptueuse.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE conférer ment ration. la veille de sa mort. si le rôle de Richard n'a voulu tout. de sagacité que de prn- par à calculer . dans ce codicille. l'édit de 1714 avec les précautions conservation motif prescrites par l'aïeul prévoyant pour la de son légitime héritier. soit que cette entrevue solennelle ait touché le cœur du prince ou l'ait éclairé sur ses vrais intérêts. en effet. illimité garants en se faisant. Quel que soit le l'ait inspirée. que faussé tenté 1. cette réserve fait honneur au qui Le monarque avait voulu avoir avec lui un long régent. trop légèrede sa sagesse et de sa modé- de ce retour de que touché inespéré en usa pour faire annuler les dispol'opinion. autant « l'anxiélr l'habi- le jeu dans cependant. l'erreur d'un esprit une sagesse de vieillard peu propre sont déjà loin de lui. vegarder d'une tutelle Mais et qu'il confirma les dispositions dictées par le feu roi pour saule dernier de son sang des dangers rejeton suspecte'. passions qui cette sollicitude instinctive dence. voir. qui auraient plus Mais il se contenta de la réalité de respecter la clause qui avait la sûreté du roi mineur.

s'il avait Le prince mineur le garanconçu une coupable pensée.prince sonnelle pour but de garantir et non de consacrer à recueillir une la séparation des l'incapacité perautre succession. n'avaient de Bourbon donc et de pas besoin. pour de longues il y avait plus de chances l'autorité à attendre suprême. préservatif La dépravation le duc d'Orléans et la déqu'affichait fiance prescrit générale dont il était l'objet lui auraient donc plus de circonspection qu'à un autre. bition n'était pas si négative. réservée pour recouvrer du 3 février car le traité 1701 patentes par lettres d'Utrecht avait deux royaumes. une soluqu'à brusquer tion par un attentat encore plus hasardeux qu'odieux. tissait lui-même contre un compétiteur plus redoutable. et qui eût immédiatement saisi le pouvoir aux acclamations de la France. du. de la fortune ou de l'occasion.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE l'ambition presser. à cet héritier présomptif de Louis XIV d'abdiquer la couronne d'Espagne sa qualité de prince français. il n'avait aucun intérêt à se car sa précipitation en eût évidemment comde Investi. Celto menace protégeait beaucoup mieux la tête de son pupille insouciance Son amque sa prétendue pour l'autorité. devant lesquels se seraient les amis mêmes prosternés du régent 1. dont le droit primait le sien. on ne pouvait le priver du droit d'opter. Les ducs ment déclaré. promis le succès. qu'il n'ait assez ouvertement convoité le trône d'Espagne et conspiré pour en exclure le petit-fils de Louis XIV. pour laquelle Voilà le véritable des jours de Louis XV. en ce qu'il eût ravivé tous les droits de Philippe V. en effet. Ses amis i. le lui comme avaient le supformelle- Saint-Simon . années. du régent. Il eût suffi.

les plus favorables signe d'exiler de résistance du il ne craignit parlement les plus recommandables et s'étaient montrés Il faut qu'il ait eu de son temps et un grand dédain des moeurs frivoles de la corruption. pusillanime une lutte violente se serait nécessaiduc du Maine. à son avènement. en face d'un pouvoir inauguré et de ses dilapidations par lui et décrié par le scandale du Sans l'irrésolution de ses débauches. de la puissance Il se montra si jaloux de son autorité. et le parlement. rement arbitre élevée suprême entre les compétiteurs. des intérêts et de la défense une énigme Ce sera toujours que le inexplicable de ce parlement. S'il n'avait pas eu l'ambition à son royal le dégoût moins pressé pupille d'inspirer faciles. de Louis XIV comme le testament à lui de lui faire un affroiit. alliés. au profit de ses maritime de la péninsule. Il eût encore des'affaires et le goût des plaisirs au roi d'Espagne des tracassesongé à susciter son attention ries et des embarras qui détournassent C'est à cette préoccupation des affaires de France. il se fût sance. autrefois si fronsilence et la docilité deur et si indiscipliné. qu'il moins sacrifia tant cause son l'intérêt alliance Stuarts. des et l'honneur avec même l'Angleterre du pays. comme d'Aguesseau. de sa nais- et l'abaissement. qu'au premier ses membres pas ceux mêmes qui. des deux partis. eût été naturello- .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pose officieusement les droits opposer de régner. dans le pouvoir une grande confiance au moment même pour avoir osé braver la magistrature où la cause les des légitimés princes brûlantes des devoirs venait de soulever de la souveraineté questions des peuples. en cimende la par l'abandon envisager pour le déterminer le duc de Saint-Simon.

Peut-être cette réforme ne se fût-elle pas opérée Mais elle se présentait dans sans effort et sans trouble. et ce fils. publique jamais le marché impossible. et cette concession. Il est donc regrettable pouvaient aurait prévenu les qu'on ne l'ait pas tentée. faisait disparaître ce que sa situation avait d'équivoque et sa vie passée de condamnable et de suspect. Jamais surgir ne s'était présentée d'interrode la monarchie. dans libre- ment acceptée par la mère de Louis XIV au nom de son des quatre cours souveraines. du les dilapidations toutes de d789. Il conservait la déclaration du 24 octobre 1648. et de sauve- les périls d'une régence dont à la fois de direction et manquait assez d'éléments aristocratiques entre les abus d'au- pour ériger un pouvoir modérateur de l'esprit de torité et les tentatives toujours populaires faction. d'Orléans horer son lui-même droit avait 'un intérêt évident à corronatiodu concours et de l'assentiment les conditions toute favorable à son autorité. en présence merveilleusement à toutes les s'adaptait pacte solennel difficultés occasion qui devaient plus opportune ger les lois constitutives contre garder le royaume l'autorité transitoire encore de garantie.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE ment saisi de la cause ses archives de la royauté. nal. puisqu'elle honteux traités de la Régence. Loin de nous parlementaires esprits et rendu Les luttes la pensée d'applaudir a ces parades a égaré les meilleurs dont l'engouement l'administration ne seront avocassière. que le triomdes plus de la tribune phe do la loquacité . et de prudence d'opportunité qui la rendre salutaire. Les résisrègne de Louis XV et la Révolution tances ne pouvaient être car le duc dangereuses. Il existaitde ce conflit.

Le sommeil du souverain aux actes qui se propas lieu de sanction en son nom. exceptionnels. car ils inspirent aux nations plus de confiance que des l'instinct la rectitude d'une d'institutions Mais enfants nement aphorismes des masses de leur d'une se prend jugement. interprétée mobiles. discutées et et plus Nos dix prouvent qu'il n'y a rien de moins respecté vernements et par les peuples. sincère et l'exclusion corruptions freins Mais il y a d'autres des actes du pouvoir capacités et un contrôle des praplus théâ- que cette critique et les formes dans les jours les plus trale adoptées été moins suspectes de la monarchie auraient glorieux et plus efficaces. et pesées à la balance du ne tient donc . et foi plus vive dans dans le sens littéral ou dans la garantie formulées. sont plus aisément comprises que si savamment invoquées les lois écrites. infaillibilité d'une que douteuse. cl ses propres résolutions ne sont duisent infaillibles tant qu'elles -n'ont pas été pas réputées adoptées par la conscience droit et du devoir.LES RUNES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cyniques tiques. on avec d'autant plus de force qu'il a été plus comprimé s'est plus longtemps contenu. tels que Louis XIV et Napoléon. bien impripeuvent mer impunément à leur volonté l'autorité personnelle de la loi. par les gou- loi diversement toujours il n'en est pas ainsi sous les rois faibles on et comme le droit d'être gouvernés avec discer- ne se prescrit il réagit pas pour les peuples. Les traditions généralement constitutions. Mais il ne s'ensuit pas que l'art de régner n'ait pas besoin de règles et que des ou des phares ne lui soient pas utiles pour se guides Des esprits diriger au milieu des écueils.

en était à et de la politique. supplée à l'inexpérience et sauvegarde le pouvoir qui se fourvoie l'incapacité d'un Charles mentale VI. de sa charge les prérogatives d'Orléans revendiquant T. et s'isole de tout contrôle. rare et peutPar une circonstance mais se trouvait être sans exemple. autant qu'au ce rouage de indispensable pays. part. 1. avertisse même. quand il s'exerce aveuglément que le pouvoir lui-même. despotisme décline ostensiblement la raison. spéciale existe quelque parlements. sans entre le duc à prononcer arbitralement s'y être attendu. 13 :i de la justice ce point précis. et régulière dans il faut lui-même. et les dangers d'une sucprécaire d'une tutelle suspecte tout autorisait et sollicitait une intercession litigieuse. des minorités. ne sépare pas ses vœux d'amélioration des idées d'ordre et de subordination. le parlement appelé. la juridiction de la morale et de Il importe donc à la' royauté. . à tous les besoins gavait pourvu La civilisation. et jamais le si absolu ne qu'on le suppose.DÉCADENCE DE LA' MONARCHIE Ce l'absence toujours. Ju droit C'est précisément tion monarchique voir. contrôle d'une s'exerçait institution qu'il par les en effet. vention tration conciliante de Louis mais XIV décisive. Si les parlements ont abusé c'est qu'ils se l'étaient de contrôle. La que dans transition du règne le plus viril et le plus brusque fécond à une longue et chancelante le règne minorité. de bien constituer de sorte qu'il fonctionne de luitout gouvernement. La ferme adminis- l'autorité où le bon sens public transitoire. arrogé sans Ils sont tombés dans la même erreur en régler l'usage. autant par dénaturaient à cette lacune de notre était constituque la régence l'enchaînement à pourappelée des circonstances qui son propre intérêt.

sortir de l'épuisement du Trésor et du' renommée. de les enfin fondamentales et le rajeunissement sont une conséquence ne s'opère pas et dans la mesure des instituinévitable dans de des l'intérêt la marche des générations Quand la réforme et de la transformation de la raison d'autorité du principe à mais à la ruine du pouvoir. loin la valeur. déplorable et politique. de contrôle comme aildans les Gaules. la France se fût prêtée . de-voie plus clairement honorablement des embarras qui indiquée pour à la fois du testament du monarcomplexe surgissaient de la plus d'un prince précédé que. avait allait en au-devant de toutes les du feu roi. dont elle ne s'était jamais cultés. C'était de plus primitifs. de sauvegarder tualités d'une d'un avènement le trône situation insolite. des peuples. par tous les législateurs des titres inaun devoir pour le parlement. comme fort du testament à la situation pour imprimer un poids irrésistible. de l'avènement Il n'y pas. miné et à l'autorité parlementaire du 24 octobre la déclaration 1648. La tions idées. elle se fait d'elle-même. la honte de la raison et contre l'intérêt à la prési manifestement 'A cette époque signalée voyance des hommes d'État. il en avait rehaussé mais. Le règne de de la monarchie liénables ce prince avait laisser prescrire. un caractère déter- diffi- effet. et la nation anormale contre les évenet les conséquences et suspect. dessaisie. Ce droit litigieux Il faisait partie n'avait jamais été contesté. dépositaire de Louis XIV. De des partis choc imminent religieux De s'enquérir des moyens en somme? quoi s'agissait-il. des franchises importées leurs. Enfin. révision bien pu y suppléer.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et le duc du Maine.

l'égalité qui lui a été attribuée de la liberté de tous. puisque. Il qui consolidait avait identifié tout transaction. étaient dont la Révolution contenues dans l'acte de 1648. et moins bien loin d'en concevoir de lui-même. s'y serait réfugié son droit et simplifiait sa situation.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE la organisation sage. qui faisait partie de notre droit publie. sion. Toutes contenus ces dans les limites de leur miset toutes ces garanties. ni des restrictions à l'Angleterre pour s'assurer contre l'Esà gagner à la cause dans cette quiéter à s'inféoder avaient t pagne. précautions a fait tant de bruit. dans laquelle son initiative et la prépondérance royauté eût conservé et la pour la sécurité. plus à'' s'indu testament de Louis XIV. mieux comprise controversée. . Le régent du siècle. L'esprit peut-être trop exclusif sans magistrature d'une nitive eût été pairie tempéré par la constitution l'élément dont subsistait défiencore effort à une et du clergé et la rédans les ordres de la noblesse des dépenses ainsi que l'assiette de l'impôt gularisation bien trouvées de la judicieuse se seraient appréciation et du sévère examen eux-mêmes de des contribuables leurs délégué*. comme dans une position l'ombrage. Il est donc probable que si la charte du au commencement royaume avait été octroyée elle aurait été plus complète. et donné Peut-être à celui-là n'eût-il d'un les plus de sécupas songé h abbé Dubois. Le besoin que le prince et le parlement l'un de l'autre celui-ci dans les limites aurait contenu d'une sage modération rité et d'indépendance. il n'avait nationale. filouteries du prostituer son pouvoir au savoir-faire ni à compromettre sou nom' dans système.

librement choisi i et à rester. donc las dédaigner ne seront pas lorsqu'elles pourra ou un appui. ses institutions XIV faute grande de ses enfants amené elle aurait les qu'elle plus rieux conséquences pu en avoir de les plus glol'occasion de l'avenir de son que les actes car elle a fait naître et d'assurer compléter les cenpeuple. ont été bien définies dont les attributions ront la limite L'autorité qui fait sa force et sa sûreté. le consolide et sans réticence libre dans la sphère d'activité abandonne spontanément ou le fortifie. et abdique d'un ne corps franchi- au contraire. sures amères Le tort le plus irré- . de faire douter de sa dangereux que de sa justice. la plus fut la légitimation loin d'avoir cependant. et c'est ce qui les reprochée adultérins.LES BMNES DE LA. Mais il prises. sont instituées avec opportunité et bien comLorsqu'elles ni enfreintes. autorisait à signaler. qui procède Jamais les représentations se fait mépriser. elles ne sont ni dépassées est rare exagère Nous Louis et arrivent qu'elles et'les dénature. s'il reste qu'il se réserve celui. MONARCHIE FRANCISE la plus heureuse Mais la conséquence de la réforme des États généraux. par concessions. l'arbitre les dissidences et le protecteur de tous les de toutes Il est moins intérêts. à la France salutaires de son règne. à dit. l'avons à propos. eût été de suppléer à l'intervention de 1789 impossible et de rendre la Révolution et sans Ce que le pouvoir prétexte. Toute voudrait donner aux franchises bonté dées doit extension abusive volontairement qu'on concé- donc être réprimée d'une manière exemplaire. Ce n'est pas non plus ce qui -a provoqué de ses détracteurs. L'art de goupour elle un avertissement verner consiste à ne jamais céder que par conviction. dans tous les cas.

et partiale passionnée. le culte intolérants princes le fanatisme ana- . partage la haine aveugle des et. et l'école un peu de la liberté qui lui a été ° lorsqu'elle avec aspire à la domiPontife donc dévoyés le Souverain inconséquence ils font un mérite à leurs de l'Église universelle. exclusive dans son principe.'avec taires. qui. ceux qui l'en ont dépouillé en ont-ils fait un saint usage? et les mœurs de Luther font-elles plus d'honneur à ses doctrines que l'insatiable avarice d'Henri VIII? Si la foi catholique. missible. c'est la révocation de l'édit de Nantes. L'intolérance comme dogmatique la pratique habituelle de ceux-là du libre examen. est encore plus suspecte depuis qu'elle s'impose gération et dans sa persévérance un enseignement. de la réforme. était un donné une Louis XIV mêmes se sont infail- Mais il est peu philoprésentes. injuste dans son exadans son objet. compte et persécuteurs. verse encore des torrents Cette diffamation et le souvenir de fiel sur de ses rigueurs sa mémoire. celui qui a laissé dans les âmes ulcérées d'une partie de c'est son intoléses sujets un ressentiment implacable. Ce grief efface. silence à ses adversaires. aux yeux des partisans et les merveilles de civilisation dont il fut les bienfaits le prodigue dispensateur. Si avaient doté celui-ci ont lieu à quelques abus.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE des historiens au jugement du xixe siècle. rance religieuse. à la faveur de la doctrine du -passé et les oracles faits les juges inexorables est devenue libles des générations d'imposer abuse protestante donnée par la Révolution. sophiqué nation. quelques anglican. commune à tous les sec- sujet d'accusation les richesses dont les fidèles de tout ce qui apôtres contre le clergé romain.

secrète d'ambition pensée qu'elle supplanta on doit au moins le reconnaître elle Montespan. avec la loyauté. Si le titre de Majesté à sa manqua même parmi les plus grands. et il ne pouvait. fortune.. tère. au vide ni les hésitations du doute Il se fit dévot parce timide. au contraire. germanique russe. amours adultères roi. . elle. ont mérité Tous sion celui que son royal époux lui avait octroyé deux cherchèrent dans la dévotion une diver- le Grand que et l'ascen- des grandeurs terrestres et aux soucis de de son sexe. la conviction ne comportait d'un esprit cère. au prix femme. obligé ni l'indulgence qu'il était since qu'il eût plus étroite- Roi. la liberté de conscience. excuser dans autrui en lui-même. Votre Solidité. il se croyait à faire observer les préceptes de la religion.d'avoir captivé de de l'esprit par les séductions dant de la raison. n'acheta le titre de favorite pas. Dans un cœur comme le sien. peu de monarques. condamné ment l. grand ont beaucoup illogiques plus d'indulgence que pour le et cette préde son choix pas sans une Mm0 de de sa jeunesse désenchantée la compagne si co n'est pieux retour de sa vieillesse vention n'a pas plus épargné que lui-même. comme cette dernière.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE* le calvinisme schisme elle baptiste. Cependant. Louis de ses devoirs Il est beau et de sa dignité d'épouse un prince tel . avec la ferveur et les faiblesses l'âge mais avec la hauteur de son caraclui. ont-ils eu qui tous attestent et de pitié ? N'ont-ils plus de modération pas. lice? `? Les les outragé plus ouvertement du l'humanité et la jusjusque diffamateurs* dans leurs pour anathèmes.

l'extirpation comme une expiation. Les rois sont toujours prêts à exagéà flatter leurs vices. du sermon à l'Opéra. la vie extérieure finit par révolter la conscience blique. Ce zèle pour la cause de Dieu et d'erreur. rer leurs vertus comme peut n'avoir pas été mais il fut pur d'intention du devoir.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE et ce sentiment suffit à expliquer dont le puritanisme Port-Royal. s'était pris pompes royales et les hommages d'un goût plus vif pour la parole fervente des prédicateurs et les graves solennités du sanctuaire on vit un prosélytisme bientôt tous les courtisans. se presser à la porte des églises. et les femmes des couraient. Ce fut assurément un scandale immense avec pucette que . et de pratiques aspirations ascétiques. exempt d'orgueil et inspiré par le sentiment d'imitateurs entourés serviles. jeunes et vieux. de l'Église des pratiques et un indirecte mitigé. cieux mêlaient des formules dévotes de la débauche. de sa cour. parées mêmes atours. Louis XIV. les jours d'abstinence observer les austérités du cloître à toutes les frivoCe fut à qui affecterait le plus de pieuses Les plus licenaux raffinements et associer lités mondaines. blasé sur les hargneux.Ils se à aigrir l'humeur du nouveau converti contre plurent d'ailleurs des résistances qu'ils provoquaient par des De là une persécution sourde et exigences tracassières. 11 n'est donc pas invraisemblable son antipathie n'était qu'une contre censure protestantisme avoir qu'après de la pénide l'hérésie alarmée aux austérités plié sa conscience on lui ait fait envisager tence. On commença par rire de cette profanation affichant la frivolité d'une mode Mais le contraste de la vie réelle fugitive.

avènement de son que l'édit de Nantes et scellé. les courtisans comme on assouplit pas les consciences où deux cultes et deux communions ont que partout été a pas plus d'exclusion et qu'à tort ou à raison le règne que de fusion possible. les anathèmes de l'Église avaient été impuisOù sants. pas généreux des franchises consation des torts de quelques-uns. il n'y commenne manie que susciter. impar cette persécution de haine contre le cathocoml'esprit de secte au moment où à so calmer et où les rapports mençait diplomatiques du ne faisaient et commerciaux plus aucune distinction rit grec ou romain. puis bientôt comme une réaction facile d'envenimer les ressentiégalement soulevés les rigueurs exercées ments qu'avaient contre et la Réforme. que pouvait. déguisées une immoralité comme moins put les faire envisager y inoffensive. impie. des maximes de tolérance universelle qui il aurait compris qu'on çaient à se répandre. signalé son tardif l'acte solennel disait-on. licisme. Le -petit-fils le jansénisme IV d'Henri Il fut n'aurait avait pas dû oublier. tort de tenter en effet. que sorte. le bras séculier? aurait On a touproscrit l'impossible. Si Louis XIV eût été imbu crées par la prescription. une recrudescence mémo pas anéanti la Réforme. les saturnales et grâce à elle on du Palais-Royal. en quelIl n'était abjuration. qu'on n'aurait et l'on amenés à transiger. en expiade retirer à tous les dissidents. des inquisitions est bien fini. ou des confessions d'Augsbourg . enveloppant de son diaphane est porté les splendides turpitudes à croire favorisa qu'elle de Versailles. jours tous les réformés On ne fit donc politique.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE affectation voile l'on moins d'hypocrisie railleuse.

de sa conversion. Ces relations plus fréquentes longtemps correspondances de l'Allemagne devinrent et plus dangereuses à la cour. en faveur . plus peut-être de la politique les mobiles de Louis XIV et à apprécier rendre d'un autre âge. la révolte et la trahison. de la tolérance Louis XIII. la Bretagne et la de l'Angleterre et de de Rohan avait préparé la généreuses suspectes ciétés secrètes avaient été interceptées.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE de Genève. avec les sodont de foyers d'intrigues faillit même livrer combinées un prince et d'insurrection. tants ont conspiré avant et anglican. Mais ces concessions la sinaprès Henri IV. auquel ils n'ont jamais pardonné cérité. cachaient qui. sous le voile de la propagande religieuse. et ils n'usèrent assurée par l'édit de Nantes que pour transformer leurs prêches en assemblées véritables clubs où se professaient séditieuses. descente Déjà le jeune monarque les dispositions parce que des trop avait été forcé de restreindre de l'édit de Nantes. l'êcliafimd. des menées hostiles au trône héréditaire. L'impitoyable répression que de Richelieu leur infligea le cardinal pas les n'empêcha ourdies de longue main. nisme du puritanisme écossais faites ou du presbytéria- à l'esprit qui a prévalu au xvme siècle et aux opinions que le fait a justifiées. ouvertement des L'admission dans ces conciliabules occulcoreligionnaires étrangers tes en fit autant Leur complicité Normandie aux flottes la Hollande. contre le fils de conjurations. justice aux convictions les protesOn ne peut oublier avec quelle opiniâtreté contre la maison de France. il reste encore à que la raison politique. expia lorsque son crime sur 1. Ce seigneur.

et moins encore aux égorgements plus récents pratiqués de la philosophie et de l'humanité. la cruauté de Louis XIV de la .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le malheur contre de nos armes des communications des voies plus larges aux luthériens gouvernements ligués ouvrit et les vœux que les calvinistes la France. aux vrais coupables. par sa généralité. administration de Richelieu et un parlementaire de sacrifice aux de l'inexorable écho de la dernier à ses derLigue. elles sont l'édit. les actions criminelles elle accordait. dence en les induisant encore comptait à la sainteté des serments. ne pour la cause des plus la peine de dissimuler prenaient toutes les mesures nécessaires alliés autorisaient à la sureté de l'État. sur la parole de ses sujets une sorte d'amnistie de pruévidemment Mais alors infidèles.-ni la guerre des Cévennes au massacre des Irlandais. au nom Certes. mais elle était licite dans le fond et certainedans son objet. de tous les dissidents Celle d'exiger de foi explicite être vexatoire pouvait une dans profession la forme. un souvenir préventions populaires. Les regrets exprimés par le monarque niérs moments. bien moins les conséquences de l'ordonnance royale de l'intervention que l'effet inévitable dans les questions une sorte politiques. et manquait au parjure. ment modérée car si elle confondait. on croyait et la loyauté du roi de Quant aux violences qui ont suivi la révocation aux dragonnades et aux confiscations. raison. tort. à avec la liberté de conscience. s'ils ne rachètent pas des dont tant de rois et de chefs de secte se sont rigueurs fait un mérite dans des situations n'oserait personne comparer à celle d'Henri VIII et de sa fille Élisabeth. et ses reproches aux cardinaux de Rohan et de Bissy atténuent. analogues.

aient que le nombre. des dévoyés de l'Église. aux yeux de tout homme d'État sans préjugés. par la sûreté du trône et la saine polide la Réforme l'a d'ailleurs le progrès rendue tique On a bientôt inefficace. de la Réforme sous la protection du placé les sectateurs droit des gens. ils étaient. parable du sentiment le temps et les traités . au sein d'une nation des étrangers. teur-né des institutions fondamentales il a dû voir dans l'hérésie de Luther En roi conservade la monarchie. tienne. de ce que sa sévérité envers les protestants a de contraire à l'indifférence de notre siècle en matière de religion. C'est pourquoi il a imprimé à l'accomplissement de cette tâche laborieuse une inflexibilité insédu devoir. c'est qu'en dehors des précautions prescrites par la d'une secte ennemie des prudence contre les entreprises lois et des croyances du pays. Avant . sinon des déserteurs et des catholique. soudre. et par suite. Mais ce n'est d'une devrait que l'histoire impartiale pas avec cette légèreté d'un parti évidemadmettre les jugements passionnés sur un tel prince car enfin toutes ses ment rebelle d'un caractère de grandeur et actions sont empreintes ni dans la de justice. et il ne s'en départit jamais. en effet. rien de plus. l'accuse et le triomphe sans aujourd'hui intéressée opposition contradiction.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE fait de condamner une répression comet les mœurs d'une mandée peut-être par les convictions autre époque. un dissolvant de la comme elle l'avait été de la société chrénationalité. ni dans les austévigueur de son jeune gouvernement Une considération l'abdevrait rités de sa vieillesse. c'était pour lui un cas de conscience de mettre un terme aux divisions qui faisaient de ses sujets deux peuples ennemis.

danger des fidèles de ne vouloir grand cœur seule communion seul culte public. Déclarer dominante identifiée à la nationalité. dans moyen d'en prévenir la conscience la candeur le. Ce n'était d'un ni une innovation a pu croire. que l'unique de son sceptre était de protéger au culte national. Louis XIV était l'acte du modèle soulevé se prétend libéral par du genre humain l'indignation qui D'où moins vient donc cette d'un clameur roi cathosignificatif ses censures. ni cette honteuse liberté de conscience. acception de l'Église d'âge et de sexe. inconséquence gouvernement n'ont excellence. fondé niser stater Les tifes. titre ou consacré les tous les monuments du pays. non le juge du dogme. dans l'État. ont reconnaître étaient été investis toujours de sultan et de chefs des croyants. Or le prince et de trouble de sa foi. beaucoup . d'être les oracles infaillibles Ni cette usurpation du droit divin et de la anglicane. il n'aspirait il voulait être pas au sacerdoce le conservateur de la discipline. jugeant qu'une dissidence de division dans les familles lités était un sujet perpétuel révoltés.1ES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE au gouvernement de cette préposé fondée sur des subtination. Le czar est les Russies. ce n'est c'est les vicissitudes et partagé en aucune façon un fait ni une pensée indigne souffrir dans ses Etats toutes tyranet con- consciences. un droit acquis. et les encore l'autocrate de toutes spirituel successeurs d'Henri VIII empereurs et les califes romains tous souverains pondu double sans continuent. ou suscité contre lique ? loin de prétendre à cet excès de pouvoir. qui à formé les mœurs des générations. une qu'un légalela religion ment avouée. Certes.

répété n'était par tous les échos donc mot qu'un Ce grand mot de tolérance siècle des écoles du dernier d'ordre. non l'arbitre de l'unité les difficultés toutes prévu pas de la naturalisation pas tenu assez compte nisme~ légitimé par un édit et anmistié par catholique. un mensonge sinon une idée fausse. étranger Autrement est citoyen par il le celui-ci . et la neutralité sance des droits une vérité incomplète. a vus fondre. dans les sociétés c'est d'honorer pouvoirs organisées. depuis qu'elle à tous les sectaires d'évocation qu'on désorganisateurs et de Londres. deviné ses ennemis avec franchise. La confusion n'est pas la liberté.. de son protectorat du S'il n'a et n'a calvi- du moins le on ne peut lui contester occultes et les plus dangereux. mérite d'avoir ni Les ont perdu le droit de lui faire un apôtres de la tolérance a servi de formule crime de sa défiance. tis par les saintes faudrait admettre celles lois que Les autres ne doivent qu'à que les hommes cultes sont suffisamment garande tout l'hospitalité. de maintenir haut avant toutes eux-mêmes. à défaut même de tout autre titre. faculté d'en professer un autre n'est pas déniée parce au gouvernement et que que le premier préexiste des divers L'obligation lui doit sa protection. le courage de les avoir attaqués sa diffusion. des cultes qu'un perpétuel n'est pas violée parce qu'il en est un dont la priorité constituerait le droit d'aînesse. La liberté déni de justice. Le reconnaître n'est et la pas l'imposer.DÉCADENCE DÉ LA MONARCHIE le garant. hypocrite. de la loi n'implique pas la méconnaissans quoi elle ne serait préétablis. et de maintenir les institutions leur avéqui ont précédé l'institution surtout venue d'en noment. de Genève sur l'héritage d'Henri IV.

et transmet Conclure à autrui. pour une nation les pays dépeuplés d'une nationalité la France. qui adjugeait à celui qui n'avait des récoltes pas semé. facilité d'adoption en d'Amérique. qui une cette 1. immédiates de l'édit dans travail la juridiction de de la priviléges sans prévention. publiques taux ne fût d'aucun culte. On conçoit les États-Unis comme n'existe pas encore. contre à l'exercice les restricde leurs au protection. aucun dissidentes envers les communions engagefut une pure et leur dotation ment de cette nature. son héritage. qui vit en famille. que le souverain Supposé ses dettes. libéralité. de ce qui appartenait partage le gain la loi la logique révolutionnaire. spécule les charpartagé de sa naturalisation. ils ont dominante du pays.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait seul de sa résidence et sans avoir ni justifié ges des contribuables. car une indemnitè sacrés que ceux du pasteur sont tout autrement possède. du droit de tous à une égale gère. ticiper besoins protestant. c'est Mais. d'émancipation ou. c'est mettre dans religion aux conséquences en réalité attaqué et les plus anciens Si l'on se reporte. des biens l'État brutalement s'emparant d'entreteavec ostentation avait contracta l'obligation nir ses ministres Il n'existait et de défrayer ses autels. En serait-il bienséant encore qu'il payât de l'Eglise. du mot patrie à la sociala signification ce qui réduirait et des hôpides voitures bilité des auberges. aurait du parle clergé catholique à laquelle et ses n'est pas une largesse. La loi athée elle est hostile au droit. . n'est donc pas une loi neutre Quand tions droits l'Église ont réclamé les protestants que l'édit de Nantes apportait civils. comme abjuration de la patrie eUe-memc.

et M. ne va pas cepenrayons XIV. civil et religieux. sous ce titre Iteclterclte. été ~e ~< Lorsque tion délicate M. en effet. de on se conten- dans. de Malesherbes introduisit ques- dant on eut les mesures pouvaient l'esprit les qui dans à plus propres sortir de cette protestante. n'entraînait elle pas ses conséMais cette innovation quences commun à l'intérêt nécessaires? à l'exception individuel? au conseil N'était-ce pas et subordonner sacrifier la le droit communauté cette des ministres. pas s'engager de légaliser. conçu et favorable à la cause dant jusqu'à dissimuler déterminé la résolution Ce mémoire (~ )'ëMoea~oH a. de Breteuil qui pouvaient chargea M. les naissances. nul ne songea à l'intervention sacrée du prêtre dans la consauvegarder eût été facile de la sécration de la vie civile.ç publie de No~<M ef <'c<a~ f~o~~o~~ . les puissantes de Louis de la proposition. quoiqu'il faire concorder avec la liberté de chaque rit. en les béretirer le privilége immémorial les mariages et les inhumations? nissant. avec le contrôle exclusive ? N'était-ce la possession à lui implicitement sa législation. cette faculté accordée Comment concilier. cependes inconvénients quelque pressentiment en résulter.l'État dait à renverser des pouvoirs sur le concours des limites à une tolérance ce qui supposait légale. qui avaient raisons tellecauses eH F)'<!Mce.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE obtenu vaincra fondée de la philanthropie si grande qu'une toute de Louis perturbation l'économie XVI. de Rulhière un mémoire de rédiger pour éclairer le gouvernement sur les confusions prévenir concession importante Ce document. à une communion dissidente dont d'exercer le clergé avait tous ses droits civils.

convaincu de cette hostiparfaitement des après la mort de Louis XIV. On ne manqua pas d'opposer cet acte souverain à l'édit de Louis XVI. Ce travail. Parmi pièces justificatives plan de république française 20 de 300 pages se trrm uue de Feveque lettre . La dans une cerde ou le pouvoir tolérance. était religieuse. et les remontrances ne faillirent de l'enregistrer. arrêts du' conseil. royales. ne monarque. encouragé par une co?M~c~eMMM?<?~e//e. Une protestation y fut accueillie sous le titre de Mémoire ci lire aM Conseil.La critique 1. sceptiques et jansénistes. et ni le roi ni son conseil dodéjà l'opinion ne songèrent à lui du proCependant pour arriver à la réhabilitation il fallait annuler trois ordonnances testantisme. hésita à porter cette atteinte aux lois et à la foi du pays. puissante à reprimer et la clémence On était encore lité opiniâtre la justice était imdu roi à désarmer. édits et cent soixante-seize quatre criminelles dix jugements motivés sur des menées et une que conjuration permanente. la polémique il n'eut' pas ministres. contint mais modération. plutôt minante. projet l'indifférence des. Pénétrée du grand qui avaient armé la prévoyance inspirations roi. Le parlement point pour empêcher tout imbu des doctrines lui-même. qu'en y cédant. résister.. la régence crut devoir opposer une barrière insurmontable aux envahissements de la réforme par la déclaration de ~724. fait de bonne taine modifier lc foi. le ment plausibles. fit que répondre au vœu de'tous ses sujets. elle faisait ressortir la inévitables de cette mesure portée et les conséquences plus veut généreuse les i" un que prudente et réûéchio de ce volume '.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait observer l'auteur.

l. partager des confiscations et de se faire doter de au contrôleur sur le bouleversement d'Agen (r.. en effet. et l'admettre national. protestants. de le faire core après main amie. Lui tendre une c'est l'enhardir à la trahison. présenté dont des 4" un autre du dauphin pour Louis XV~etc. le paria consolé que. le sur un pied d'égalité avec le culte » der à la subversion de l'État. En prenant sa revanche de l'édit de Louis n'a pas respecté. les griefs marchands et de banquiers de cette secte'de cosmopoà la patrie devenus et livrés exclusivelites. même se crut obligée d'y reconnaître ~!C~'C. par l'Assemblée du cierge.'habaniies) général les huguenots menacent le pays. qui n'a ni charge d'âmes ni aumônes à réest plus libépandre sur son rare et opulent troupeau. ralement lui-même traité que l'humble desservant. ~M~ avec une sorte d'effroi. c'est préluXIV.DECADENCE DE LA MONARCHIE. « Ce qu'elle elle n'a pas discontinué la France enaprès. et elle le fera plus impunément l'abolition'de celui de 1724.M~e argumentation puissante On y énumëre. de Calvin. par lui. secrets. un patriotisme' et un ~~y~? ~~OM- °~ plots au dedans et ses intrigues avait fait avant l'édit de Nantes. 3" un mémoire sur les entreprises au roi en 1780. . nemie cette secte comme du implacable n'a cessé les juifs. par ses comau dehors. volume XXXVI. Après avoir livré le pouvoir sectes ennemies de l'Église. cette égalité parti protestant devant la loi qu'il avait obtenue avant que la Révolution lui eût et le budget. plus pauvre mais dont il ne la dépouille avec elles. étrangers ment à l'usure. peut soulager la misère. ~Mot~es T. 26 novembre t787. 1. monarque de désoler On y démontre qu'enet de la monarchie. il évoqué toutes les autres a trouvé bon d'en sa part au prendre même titre que le clergé ainsi Je disciple exproprié.

vu poindre celui de la ils se sont tous métamQrpho- affectant ou en philosophes. leur et ses satellites. lesquels à tous les usurpateurs tion. de la démocratie. pour à la révoqui daia prévalu courtisans de ce parti il avait fait pas tant de tort soutien de la féodalité donc de se défier expirante. la guerre et. de sa bénignité et de sa bravoure'. Le duc de Saint-Simon. professeurs la religion du peuple une superbe pitié. . à ses ministres les miettes de leur daignant jeter table splendide. du régent. § Il.rds~ de Louis XIV e~ de continue de travailler gouvernement son début. le défenseur de ce seigneur tient lieu de caustique de ce prince. envers et contre Le témoignage à la mémoire réhabilitation qui a médit de tout le monde. amitié partiale. à rendre témoignage de son esprit. en en pharisiens. Les apologies à que lui ont acquise. vénalité sés et et quand ils ont et de l'agiotage.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Louis XIY n'avait dernier à six rois -ses prédécesseurs. tous. il avait avant de se mettre au service la félonie de cette de gentilshommes poignée partagé aïeux et du drapeau déserteurs de la foi de leurs de ont passé de la révolte prince. le règne ils se sont faits ses du despotisme. et la tion des Mta. faveur la légitimade la cour M&intenon réhabilitation a révolutionnaire l'esprit la mémoire de ce prince. DE LA RÉGENCE. Nous avons compulsé les nombreux écrits composés à sa louange à lui attribuer tous s'accordent des quadu 1. réaction M"" à la de out survécu régent la colère du public contre contre les influences dévotes de du à !a. s'est fait. et équivoque sur la foi de cette plus d'un historien s'est cru autorisé. et de la république les accepter Quand gnaient pour complices.

impitoyable. el. s'alliant les vices. en Espagne hypothétiques n'ont rien d'hoet ses complaisances pour l'Angleterre On s'est trop hâté d'exalter ni de patriotique. quant à ses vertus prétendues. dans la Ret~e. norable de la conspiration de complices sa de sa vie et'le danger de réLes mystères Cellamare.I. à la capitale donner pour cause les gentilsles vingt dans cette affaire sur l'échafaud et deux cruelle vengeance bonté de cœur tant qui lui servirait odieux. ne se ferait aucun scrupule de proait fiter d'un crime Tien de plus. MM. trouvait M.s'il car il punissait.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE r. hommes bretons des plus cents furent Cette de cette et tardif compromis montèrent considérés bannis. Utés aimables avec tous et une facilité de mœurs qui. veiller des soupçons qui n'ont jamais été suffisamment clémence envers eclaircis lui commandaient certains de ne pas Mais s'il jugea prudent odieux des supplices le spectacle toujours il fut moins débonnaire envers politique. un sur le duc de Saint-Simon. Lacretelle vantée d'excuse aux véritables qu'il avait sur l'être pouvoir les têtes les moins cru impunément. permet de douter l'exemple aurait à croire été un peu lointain plus effichefs du eût été ménagements. des admirations à donner & la politique encore des louanges le roi contre de 1717 et des justifications aux intrigues pour le traité d'Espagne. et Lemontey ont renchéri du !< juin 1853. <&? E'c:MC-JtfoM~ de Dubois. coupables. elles sont toutes de lui. . Ses intrigues ou négatives. de Carné. Il est possible qu'ilM et capable de sang-froid été sensible au point d'honneur mais il est beaucoup en face du danger. plus avéré qu'il de constance dans ses desseins et de pudeur manquait Ses fautes sont tout ce qu'on connaît dans sa politique. appliqué cace et moins On est donc autorisé complot.

ple. qui le tions blessait aurait pu être réformée dans personnellement il se contenta de un intérêt législatif ou dynastique de son droit. ce qui aurait pu il répudia donc et répudia uniquement ou plutôt gêner la licence de sa limiter son autorité. suffisant. On ne l'a pas vu compatir aux souffrances litigieuse on ne s'occupa. du peuvie. par la sollicitude et à l'honneur titres de Philippe V à la conservation de d'attentats dans la couronne. que pour en faire un grief au et même s'est-il mis en peine d'adourègne précédent. Il n'eut pas qui avaient déshonoré la popularité de son même le mérite facile de justifier de modéraavènement par quelque acte d'abnégation. du feu roi et les en quelque sorte. et une patriotique répulsion pour d'un prince aussi décrié que le duc d'Orl'intronisation il avait suscité lui-même assez' de troubles et léans à peine le royaume de son cousin d'une représaille avait-il le droit de s'offenser justifiée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE délit qui trouvait son excuse dans le mépris du testament de Louis XIV. si peu scrucir le sort des bannis? si hardi contempteur de la puleux dans sa politique. Ce prince. ce qui n'était ni à la priorité pourvoir ` ni habile. Chacun il n'eut rien de aux éloges anticipés de ses partisans dans les habitudes de plus pressé que de se replonger de prodigalités débauches. resta De la succession . ni généreux. Le guère gouvernement à donner raison de Philippe à tous ceux d'Orléans ne tarda qui s'en étaient inde ses actes fut un démenti dignés ou effrayés. dont morale. cupides et de basses corrupsa jeunesse. qu'il venait de recueillir. Jamais. si fanfaron de scandale et d'incrédulité. La clause testamentaire tion ou de clémence.

sans déférer à Il se jouait au moment comme de la maclergé même où il avait le plus il faisait du parlement. au contraire. religieux venir la réaction père Le Tellier. Mo/M~'c/tM de toMt~ JXVF. cette toutes ambition cauteleuse et les turpitudes et toutes les honteux. il est vrai. qu'il monarque avait bien" ou de du se montrer fmpie 11 admit dans et gistrature besoin de l'assistance à la noblesse tôt de toutes et aux courtisans plume. Tant que la vie inconséquences de ce règne du dauphin et du duc de Bourgogne la avait préservé qui explique couronne téans s'était de toute contenté convoitise de jeter le duc d'Orcollatérale. quelques prén'avait pas reculé devant les orgies lats dont l'ambition et quelques à préattentifs du Palais-Royal. . Le régent en et les gens de loi. un oeil d'envie sur la suc- t. aveugle de la souveraineté. Mais cette n'en est pas moins significative elle vulgaire répond à ceux qui ont pris ce prince pour un homme sans ambition. des autres. Il vouCes confidences lait seulement en flattant tactique les diminuer uns aux le nombre dépens de ses adversaires. que le sceptre présence les grands de Louis XIV avait conciliés en les désarmant.. les emplois ces capacités vieux auxquelles le n'avaient prodigué' pas plus de sincérité que était peu soucieux de remettre de dignité. son conseil. entendre les délivrerait de robe roturières. par Lenmntcy. la disgrâce du qu'aurait pu 'amener Mais il s'est servi d'eux. leurs conseils. une vie obscure et licencieuse préférant aux soucis C'est.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE sourd aux sollicitations des protestants il aima'mieux que tolérant.

et de l'énigmatique élévation Dubois doublede son étrange se montra précepteur. quels que fussent il importait à leur succès de les abriter sous la d'un titre éminent. pour la lui ar acher. cession de porter ses vues quand il se vit en position plus haut. de son élève. audace. Féneque venait de sanctifier lon et il na craignit romaine. effronterie. avec quelle amertume passer et tout ce qu'il suscita d'intrigues il osa s'en plaindre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE On sait avec quel 'dépit il la vit d'Espagne. 'Dubois doué avait aussi fait ses il était d'une preuves méfiance d'une égale rare à son Il promit un dévouement sans bornes. il changea de la France l'attention ses soins à détourner du roi Mais assez pour que sa pensée d'abet à l'occuper d'Espagne Le confident de ses plus diquer ne pût se développer. et son âme inaccessible et le seul dont Si l'abbé dextérité. surtout aux yeux des Espadignité gnols il le fallait assez imposant pour tenir lieu d'illuset de considération tration Ainsi donc il personnelle. à ses alarmes. et à user ment habile à servir la politique du crédit qu'il y puisait pour sa propre fortune devenu s'asseoir sur le siége . car en ruses diplomail connaissait son esprit inépuisable au scrupule. pas de revêtir la pourpre Telle est la cause secrète de toutes les machinations osa du régent contre l'Espagne. aussi le seul homme qu'il pût associer une assistance il pût attendre efficace. n'étant plus séparé du trône de France que de batteries et mit tous par la vie d'un enfant. tiques. le complaisant de ses plaisirs secrètes était passions. aux mains de Philippe V. mais de ses services il voulut être payé d'avance il fit enson savoir-faire et son tendre que. et de complots ce jeune prince ou pour en dégoûter Peu s'en fallut qu'il n'y réussit.

Il excita. d'ombrage Il ne fallut pas beaucoup à l'esprit à la fois d'efforts subtil et positif de Dubois pour montrer au régent dans ce nouvel allié même la chance la plus propre à ncutra- . les secrets les affaires au même de il entra de toutes de la d'État. de se faire ambitieuses. au delà de ses espéranles hostilités qu'il concontre portait. lanimité réduction assez une de témérité déclaré pour pour braver hautement- il vendit à lequel et l'honneur de la le pouvoir qui la cause de ses rois et à son dernier généreuse hospitalité repréMais les concessions de la pusildéjà obtenues lui avaient de Mazarin ouvert une voie à la et quand il devina les raisons de la mésintelil put se flalligence des cours de Franco et d'Espagne. encore inspiré au cabinet de Saintde i688 n'avaient James s'était donnait sentant. s'empara et domina la volonté du au point d'eh obtenir l'exil du maréchal do Vildu duc de Noailles et du chancelier d'Aguesseau. ter d'en faire son profit. des du prince pour les ressources de la France fut le plus regrettable le traité infâme par faveurs les prostituer. de Dubois La vénalité cynique servit le ministère ces. pour la trahir. nommer premier membre du conministre.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE le conûdent titre de ses sollicitudes tous qu'il l'avait dans plain-pied direction régent leroi. été de ses débauches occultes. marile plus à l'Anglais. du ministère et de de ce toutes cardinal Le monument les intérêts de l'Espagne l'Angleterre Ni l'usurpation de Cromwell ni la révolution France. la puissance après elle. et président de l'Assemblée du clergé seil de régence enfin des finances sa' cupide disposer pour assouvir dité. alliée anglais bien il seconda toutes de diriger de la France. vint à l'Angleterre time qui.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE liser point la concurrence dangereuse il induisit le prince convenu. ostenà la vénalité. ne s'en préoccupaient. crets et des intérêts de l'État. Albéroni de Prie. à la politique de la France. les plus opposées lui fit la cause des Stuarts et abandonner toute partirépudier de la mer. quoi qu'on ait dit de sa personne méritaient un examen car ils auraient les trônes. L'habileté du cardinal . de Philippe V. se fût agi d'une 1. la pension sans indignation. Les jugements et d'injustice légèreté à sa mort.à l'empire cipation Albéroni fut vaincue par le savoir-faire du cardinal Dudes inbois. comme s'il ont tous le caractère t)e Les plans de ce vériépoque. à la politique. et ses vastes projets pour l'anranchissement rois du continent échouèrent devant une misérable trigue ser qui n'avait pas même pour objet aux négociations les dans les combinaisons de les traver- avait la main dans les affaires de l'Angleterre et le pied sur celles d'Espagne. ges perçus de l'étranger par ses serviteurs. elle quelque du prince aux gaavantage pour la cassette Aussi vit-on. d'État. Le ministre et France la maîtresse du régent affichaient effrontément leur déMais loyal concours gent dont siblement au point et se glorinaient. du complot l'Europe Service le plus grand du cabinet permanent dont l'humanité entière contre son anglais eût été redevable . Ce l'engagea plus compromettantes. table homme et de ses intrigues. consolidé plus sérieux. réversibilité historiques des écrits sur à M" légale. de l'aron avait payé leur félonie. tout le conseil aux corruptions britanà qui trafiquerait des seNi l'autorité ni la justice et peut-être l'avarice trouvait- ouverte do livrer Ji y eut concurrence niques. Dubois payée au cardinal se transmettre. sans pudeur. Cette issue. arbitrage de cette affranchi repos. ne tarda pas à s'élargir. assuré le précieux et paciSque du~ Saint-Siège et ébranlés.

son funeste pour . fugitives les yeux à l'évidence pour ne pas voir net anglais s'est appliqué à lui susciter ras dès le jour de son avènement. dans les secrets de la Cette immixtion les faire échouer. par eux. en recrutant sûre pour d'être avertie de l'influence. et. les cabinets. On sait vertu duquel sont précédé a prise à elle s'est en eut sous le règne affidés dans tous les rangs. toutes les entreprises proposées quelle part la Grande-Bretagne la Révolution de 1789 et dans quelles vues unie à ceux qui la combattaient. prode posé de ressaisir.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE Telle et d'exercer culté fut l'origine souvent patente. en incompréhensible navales qui l'avaient toutes les victoires restées stériles pour la France. que étendue. il s'est trouvé ou assez intéressé à cette opiniâtre séder années l'empereur de ses sollicitations. et la corruption le choix de ses la prospérité du elle se tint partout en mesure de commerce français. comme dans les délibérations diplomatie. de Louis XV. lorsqu'elle En tendant une main secourable perdu la direction. Elle seule peut donner firent ouvertement de i762. et de celui plus la solution du traité humiliant encore de 1783. elle s'est toujours aux procrits de tous les partis. en France. secrète quelquefois n'a plus cessé que l'Angleterre L'or britannique s'est ouvert tous n'eut bientôt d'autre diffis'est ses de Sa puissance agents. des conseils. a contrarier ses efforts s'affranchir de. anglais. les deux nations se ne discontinua pas même lorsque la guerre. le droit de se mêler nos affaires et de les subordonner à l'intérêt alliance Et Sous Napoléon même. un ministre assez pour obaux quant il faudrait fermer que le cabides embartous patro- de la Restauration.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le secours et prêter nage à ceux ses applaudissements C'est donc au gouvernement eri droit d'attribuer et le premier pas Les succès de nos de ses sympathies qui l'ont renversée. qu'après que la France et dispersées. lérer par la propagande dont l'Angleterre fut le point de départ. la nomination et d'Alger. festins n'avaient pas d'attrait Les obscènes. pourvu qu'elles fussent le libertinage pas de joie sans ivresse. d'Espagne de Fouché. s'accorde sinon indulgents. du moins les son genre qui signalèrent conduite des affaires sérieuses les eût humiliées les plus la personne et même dépravations Si d'une règne. riait même on ne s'offendes satires les part la née à l'insouciance plus sanglantes. d'autre part on faisait partout assaut de frivolité ou de débauche enrénce. une pour hypocrisie chose ennn ajoute un trait inattendu à cette énumérai. flottes dans l'Inde et en Amérique et les conquêtes de la Révolution n'ont fait que l'accé. et la religion était le passe-temps mode. et le cabinet de Londres ne s'est avisé de s'allier à la cause défendue par les armées européennes. sans scandale. l'opposition · aux expéditions . Le choix de FUc d'Etbe. pour flétrir. On ne reculait devant auaucune et l'on bassesse. Toute était tenue pudeur et toute bonne foi pour duperie. les premiers instruments de sa perte. etc. les de intentions tout du régent.. cynique les mœurs Outrager de la jeunesse à la cun sait excès d'aucune ni devant injure. Le témoignage de tous les historiens. était abandon- des plus incapables ou à la vénalité des plus cupides. car les vertus de Louis XVI sont devenues. et de de la régence qu'on est la déconsidération du nom français de la monarchie vers sa décadence.

Il était du orgies du prince. et archevêque la qualité de prêtre et lui contestait d'un Comment le patron qualifier lui-même se laissait accuser sans à profaner ce en l'improvisant se plaisait à et d'empoisonnement. elle-même. aux ennemis imbu les avait tous tête ce pandéconcussionnaire son de de la France. effronté. immoralités. l'ignominie donnant le nom de yoK~s à ses compagnons de débauémotion ches ? i. Lemontey. vendu l'élève do figurer en mari faussaire. viles? les plus graves et s'il eût trouvé comme qui était l'objet quelque jouissance du respect universel. l'on un devrait éloge c'est croire à peine de lire à la suite inspiré par une de la restrictif et du régent'. lorsque d'inceste cardinal.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE tion d'extravagantes de ce tableau. en honmettre le sacrilége à la mode et la prostitution et croyait réhabiliter en neur. intimité autorisait Prêtre ministre avec athée. qu'il comme des calomnies. régence était digne Dubois monium. . le voyait narguer le mépris penser lorqu'on était en l'avouant dont ce vil complaisant poursuivi. de ses contre qu'il ce dernier les imputations odieuses. que MM. Palais-Royal Que n'était-on L'opinion publique dans le qu'il entrât et comme signalé le pourvoyeur pas en droit de des harems de celui-ci. Capefigue et Saint-Simon. repousser déjà maniement l'âme des avait soupçons d'ailleurs dédaignait principes et toutes de avant jugé le précepteur des affaires publiques. indignation que sincère. M. et son plus intime conseiller? en le charpour son favori geant simultanément des fonctions les des plus négociations et. lorsqu'on la foi du chrétien? tel intrus. dans cette critique et cette apologie. Lacretelle jeune va beaucoup plus loin.

mais il ne un chapeau des millions plein de ce qui fut une cause de ruine pour les et crédules. certains de réparation. de l'or.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lui ont fait cardinal les amis du nouveau Certes. à ceux-là seuls qui peuvent ils profitent de jouir. ils ne furent l'ouvrage rent l'ambition dont la détestable réet la spéculation que du dernier. dans Or le attendre. tous les deux. . et pour lui ehance de gain pour le régent. écossais était du banquier L'invention leurs du régent pour séduire l'imagination obéré du royaume. il ne fut du moins ni le stipendié de fut cupide de son auguste élevé. des dettes de l'État par une banqueroute et la libération fit que rire de l'habileté aux fripons toujours paraîtront rangs et de toute les époques. ne de tous les faite d'ailil lui fallait par les dertrouver que d'en lui permettaient et une patience incompatibles par une sage économie Il répugnait aux lenteurs avec ses goùt:s de dissipation. Si celui-ci en le comparant trop d'honneur et rusé. Si la ni le corrupteur l'étranger des finances des esprits et le désordre servide. Law qu'une de cardinal. Le déplacement de tous simples citoyens de l'agiotage sur l'épargne le triomphe les patrimoines. et aux formes inflexibles d'une administration régulière nières que Louis XIV avait introduites car si ce sont les seuls moyens la comptabilité. Augmenter impossibilités à peine à ses Le pays épuisé sùfnsait fallait pas songer. à Mazarin. était pressé duc d'Orléans Que lui importait en effet? il lui fallait des ressources actuelles. confusion attirait vers lui toutes les natures corrompues putation Il ne vit dans le système de et tous les germes impurs. l'avenir. et les souffrances guerres. et tous ses calculs n'aboutissaient qu'à le convaincre des il n'y les impôts? du présent.

n'étaient d'ailleurs limite. forcé. rie.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE charges. pas de cours c'était volontairement. idéal. Pour courir flexibilité. tous les cas. ceux qu'attire été inondée Révolution tion tout la déception postérité si l'histoire n'était fut prompte et la déconfiture aurait donc dû se tenir pour dans une certaine pas chimériques. d'autant plus réel aux yeux fascinés de la foule cupide que le gouvernement. Law y pourvut avec un bonheur de billets de banque hypothéqués inouï.France. mais aussi la probité d'un juge que le hasard n'y avait donc d'immédiat séduisant que l'appât de ses chances. et il n'eut Altérer pas été sans danger d'en exiger dales monnaies? c'était une mesure usée. la nation a d'un papier-monnaie au moyen duquel la tout le numéraire de la . Si. et mit en circulaelle avait aussi un absorba le territoire . de plus ouvert à la corrupce n'eût été qu'un marché ces aventures avec fruit. du jeu. ils avaient le mérite de pas un livre fermé pour tous la soif du gain. par la création mais sur un territoire immense. et si on se les disputait. Il et de combinaison assez con- et des joueurs être dupes. et. inépuisable. dans l'invention et le prestige de l'inconnu. en 1790. Cependant la générale avertie. comme les assignats. vantage. La difficulté toute favorable fiants pour consistait à l'inventeur à trouver une en turban. Il y avait à la confiance des spéculateurs Les calculs de Law donc quelque fondement et quelque excuse à leurs illusions. il faut l'intion. Aliéner des domaines royaux? mesquine Rétablir les chambres ardentes? c'eût été les déprécier. semblait répondre se faisant'le de la lotecroupier de la valeur des lots. et décriée. fondés sur le produit odieux des enfin ses billets n'avaient connscations. Ils n'étaient pas.

de l'argenterie. s'il avait fallu en venir à l'escompte. même.euse vexation l'opinion publique cherchât à l'éluder. mais ment. de nouvelles pro- honteuses que n'en fut pas affectée. Puis. s'étaient . durant l'orgie La France de grandes d'autres.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ce gage par élargir le décupler le tripler. audace qu'il chez soi de conserver royal. ses charges. la contagion déborda sur d'or qui palpe des rouleaux les forêts et les châteaux toutes les classes. On's'arrachait chiffres. lo gouvernement débarrassé de ses créanciers et libéré de chantement. On monnaya de la hausse d'eifets mystérieux qui. des sectateurs fanatiques. avec les émissions On les en proportion d'assignats. trouva les carrés de papier en qui simulaient. sans que dés bijoux ou des métaux. quand les trésors fantastiques se furent évanouis et qu'il n'y eut plus rien du Mississipi des conrien dans la hpurse dans les coffres de l'État. centuplaient avec une telle de valeur. de Law n'étaient Les billets ceux de la Révolution. n'était que nominal et de spéculations ils finirent néanmoins aux par s'annihiler derniers détenteurs. exploitée un édit La crédulité défendu. comme imposés plus de prestige. àson début. ou s'émût d'une si od'. Ils seron eut beau virent quêts mains à beaucoup dont le prix de leurs de liquidations d'acfrauduleuses. fut par quintuplaient. du pour profiter soir fut au matin. se trouva. il ne fut jamais scriptions. mais pas ils eurent L'agiotage. au point que l'Europe entière n'eût pas suffi à multiplia les solder. comme par entribuables. aucun soulageéprouva fortunes s'étaient improvisées n'en en plus grand nombre. et la fortune publi- gage mais matériel dans les biens du clergé et de lanoblesse. avec le délire de l'avare des sommes fabuleuses.

des libelles et l'on n'applaudissait obscènes. drames marchés de mauvais goût. la licence passa les bornes de la pudeur. réalisèrent dupes des à propos leur voyaient compères qui. ton triompha mêmes grossièreté le cynisme la politesse du vieux remplaça insulta la modestie et le mauvais Les écrivains de cette eux- de la prude urbanité. les blasons on leur vendit et d'impudence. le génie du xvm" siècle.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE écroulées. blématiques jamais manqué sants seigneurs duchesses. de débordements les donjons. Dans cette de fils de ministres empressés et puisou marquises essai précurseur de la Résaturnale. La langage. . ou les plus de titres féodaux et de particules diffamés se parèrent Plus d'un honorable retentissantes. et. leurs reçurent inspirations et peu s'en faUutqu'eIlen'étouNat. car on ne germe. dans les palais et dans les salons érigés génération dans son lisait que que des transformés en en théâtres do publics mauvaises mœurs. Le culte des honneur ancêtres fut profané et l'antique confrançais spué. comme Quelques joueurs mais les autres furent ceux de nos jours. malapprise. de ce désastre public le célébrèrent Ils redoublèrent une victoire. se gentilhomme crut habile de prendre devenu pour gendre le laquais de son château. ou de briguer de l'honneur Les filles et des voleurs des parvenus les plus publics les plus affichés et de hauts faire de les pron'ont propriétaire devenir le sien. comme de les noms les plus obscurs nos jours encore. dont elle n'est séparée que par un seul règne. enjeu. noms des familles et jusqu'aux déchues. volution. le dessous des car- tes ou négociaient Les survivants comme pour le compte d'autrui.

plus à rendre aux grandes que nous témoignage et peutdu régent. que ce fut innocemment pour inspirer et l'habitude à son royal pupille des voluptés tran- qu'il prit tant de peine le dégoût des affaires quilles. car pour son rëgne. une cala- pour la France s'il avait besoin d'un de ses débauches. parer le nom du duc d'Orléans et d'admettre des jongleries ministration qu'il soit pur de la honte de sa politique. CapeNgne de son autorité pour appeler l'Angleterre à . du système et de l'immoralité de son adde croire. et toute accusation doit porter sur lui seul. Libre au duc de Saint-Simon Voilà sous les plus droites et de prêter à son héros les intentions le cœur le plus généreux. «Les disposé qualités être détrôné dit un historien orgies de cet Interrègne. sez jaloux i. mais il est difficile de séde celui de l'abbé Dubois. mais dans un favori un ne fut pas seulement un crime prémédité. politique fiance acte mité indigne de faiblesse. enfin. ont débordé sur l'Europe » plus de rois que les idées philosophiques Ce qu'il y a de trop authentique. à la tête du gouvernement. et tel fut tout le règne faire revivre de celui auquel le parlement déféra la tutelle du prince et la régence du royaume.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'enfant croissait quels auspices appelé à le nom de Louis. c'est qu'elles portèà la rent le duc d'Orléans aux actes les plus contraires de Louis Sa conXIV et à sa propre gloire. ami de plaisir et d'un pourvoyeur il n'avait aucune raison de le mettre Le choix même d'un tel et une honte est une révélation de sa pensée négociateuf coupable. puisque seul il pouvait à troubler S'il fut asavoir intérêt l'Espagne.

Cela et le dégoût de la vie en avoir tant abusé. Il est juste de règne. de la perpétuer. tous les ressorts. la et inutile vie rappelle Le monarque. intélligence le ciel eût qui était les né avec d'heureuses aurait appliquées fût élevé sous et une qualités au bien public. exemple ment par ses leçons. il n'en serait pas légitime d'avoir dégradé ce trône par ses traités. qu'il permis formé à la vertu par son . en relâchant tous les avait énervé de la religion liens de la fidélité. et sa banqueroute. sur celui qui l'a pervertie veloppés. Mais le fils du duc de Bourgogne. auxquels exalte tant Mais qu'on sonnelles. contre de pénétration de ce pour s'effrayer dans ses mains. RÈGNE DE LOUIS XV. qui a préparé de ce la responsabilité peser faire et fomenté la chute de la monarchie a détous les principes que la Révolution corrupteurs dans son germe. couronno d'une héritier orphelin avant de se connaître. les du système et la vénalité du cardinal. une royauté dont il que deviendrait. dont la longue et la nullité des orientaux molle oisiveté des sultans rois fainéants. assez perses qualités il ne restera jamais que trois souvenirs caracde la Régence les débauches du prince. Mais y eût-il en induire qu'il méditait naturelle et le vaété porté uniquement par sa légèreté qui pouvaient des chances imprévues gue pressentiment son aide lui ouvrir un accès plus excusable ses dissolutions Il avait au trône. le découragement seul explique il s'abandonna.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE le compétiteur on doit qu'il redoutait. si les yeux de son et au gouverne- père. après voudra qu'on § III. téristiques déceptions et de l'honneur.

précoce avait foi dans l'enfant issu de de lui prodiguait les témoignages Ses grâces et son urbanité et l'on ne voulut aïeux. livré à toutes les séductions pour guides qu'un précepteur plus enclin à s'en n'ayant avant d'avoir faire un aimer qu'à lui enseigner les devoirs de lui gouverneur de son palais. tous les cœurs. taient il sortait. avaient la France Cependant Louis le Grand. empressé les flots du de la royauté. que dans qui le firent excuser voir. à cinq ans. de l'indolence buer en lui un souvenir soupçonner de Charles à lui attriVII. ému à sa vue. en effet. comme peuple faisant partie de son domaine un troupeau et un réde son sceptre. du balcon montrer. ministre d'écrire au maréchal de Noailles « qu'il se . que lui montrer le chemin de la gloire pour qu'il y marchât Il porta à avec courage. dans son le présage des ses illustres Agnès Sorel dans M"° de Chàteauroux. Il ne fallait. et dans qui lui tenaient les conseils lieu un d'applicafavorables par Il fut récompensé de ces indices de sa l'alarme universelle à la nouvelle qui répondit maladie et qui le Ht s'écrier avec émotion première « Qu'ai-je en était donc fait pour être tant aimé? Il à son celui qui. on se plaisait des sentiments et à retrouver une chevaleresques qualités si l'on pouvait pour les femmes. digne. dont tous les efforts gent dépositaire sa jeunesse ou de lui pour objet de dépraver rendre le travail fastidieux et l'exercice du pouvoir ° sans attrait. la force de la porter. et lui l'enthousiame attiraient penchant grandes populaire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se trouva. de son rang et de son âge. se sentant ordonnait défaillir. la guerre un calme et une résolution qui ne démenpas le sang dont tact et un discernement tion.

nécessités la sage modération de la guerre le calme 'et l'activité indulgente savait allier étaient bénies et dont les prodigalités illusion faits. Jamais d'aisance atteint de la paix. avec nonchalance. civilisation protégées charlatanisme étaient et presque toutes lucratives sagement conduites. mais illustrée de succéder aux Berwick et aux et rétabli gloire du drapeau France et de la modération émulation nouvelle une par conduite guerre un général digne avait relevé la une de la Villars. vers lui le d'ailleurs. France avait La sage économie du cardinal de Fleury avait ramené et les esprits n'étaient quelque ordre dans les finances. s'essayaient luxe et à ses jouissances un développement qui atteide la navigation les progrès gnait aux derniers rangs et les produits coloniaux la richesse accessible rendaient au courage à ce point des plus précis vulgaires intelligences marqué pour le triomphe parce qu'elles à donner au on en était et unique. toujours au degré la aux yeux des plus croissante.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE que le prince de Condé avait gagné la bataille de Rocroi cinq jours après la mort de Louis XIÏI » 1 de reporter Il était naturel. . à toutes les classes donimprimée nait un essor inconnu et à la aux arts. du pouvoir l'opinion de son gouvernement. au commerce sans les spéculations lointaines. comme des biensur des désor- une clairvoyants nation peut-être et d'influence au milieu du de liberté. souvînt sentiment avec de bien-être sous une dont et de liberté administration dont on jouissait et aux effusion paternelle. On se faisait donc aisément dres que dérobait prospérité n'atteignit morale que xvm" siècle. laborieuseplus agités par f émission des édits bursaux ment imposés à l'enregistrement.

estime pour le prodigue le plus dissolu. des dissipations. Les échecs gée ne d'une produisaient vaudevilles quelques et de Soubise. et ne servent qu'à des opérations science les Antilles et raisonnées sur la répandaient les flots de leur fécondité et inappréciable. mais une indépendance et un esprit d'égalité sans et sans aigreur. les talents et que les mœurs. on riait du sérieux et l'on des combattants. dans le présent Il le faut confesser. métropole les familles nobles. à celui qui apportait dans la lutte plus applaudissait d'adresse Chacun toute son réservait que de raison. quel nulle époque imprévoyance. de Au milieu des controverses encore toutes bouleversaient théologiquos qui naguère les têtes. tant d'éléments Nùl universelle morgue l'amour les lois excuse frivolité dans de bonheur soin de la chose publique la vie sociale que soit le danger de cette et nul peuple n'a vu réunis et tant de gages de sécurité. et bientôt toute la l'exemple leurs entraînée de luxe et bourgeoisie. du plaisir établissent bien plus efficacement que la démocratie. pas encore par le négoce ne se compromettent du crédit. Belle-Isle mal conçue et mal diricampagne d'autre sensation que d'inspirer sur les maréchaux de Broglie. Un dédain sans pédantesques'de et de toute prudence si ingénieuse et une valeur mais une dignité si pleine de grâce austères ne savaient pas do toute et de générosité. que les plus résister à leurs séductions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pratique multipliés par l'abus lucides de toute où les capitaux expérimentale. s'y livra avec une insouciance pleine de foi et de confiance dans l'avenir. mobilisaient naient Elles donpatrimoines pour la soutenir. et toute sa . jalouses de cette concurrence. par cette émulation de plaisir.

Le vent retient son haleine. aventureuse et ennuyée. génération sous la lassitude d'un bien-être dû semblait s'affaisser et à la gloire d'un autre âge. et que sollicite un feu secret eu le temps de désirer. comme pour que les éléments se préparer à la mort.uvait atteinun spectacle enivrant et une contagion de tous les rangs. C'était pleine même par le tions pour les plaisirs qu'on ne po. transparente C'est au moment passager. toujours sans but et ce besoin alter- et d'agitation les rangs qui ont confondu avant 1789.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE préoccupation dre. en aspirations sans ôbjet. natif d'oisiveté leurs besoins. unis d'attrait. rasle déluge et se préparant. qui ne s'était pas embarqué sans quelque . use sa vie et sa s'épuisant richesse en vagues projets C'est cette inquiétude avortés. plaisir aussi bas qu'il fallùt descendre. sans cesse comprimé par des jouissances anticipées. bien leurs mceurs et les plus distinctes par leurs habitudes. sans aiguillon. elle ne sait que faire d'une énergie et. par des accouplements allaient repeupler. pas plus de distance que d'un sexe On eût dit les espèces les plus disparates à l'autre. de prétenToute une inoffensives à la fois moqueuse. que ce mélange lien de galanteries vaniteuses. la vague et morne. inconnues qu'elles semblées dans l'arche avant les grandes tempêtes qui précède semblent se recueillir. par l'exemple sous le règne à s'élever et autorisés aspirant des grands hommes sortis de l'obscurité de Louis Les uns les autres cherchant le XIV. la promiscuité dès classes et amené. il n'y eut bientôt. entre les conditions. Pareille aux travaux au blasé parce qu'il n'a pas prématurément jeune héritier. l'air Le est tiède et pur. et de voluptueux loisirs. à régénérer les réglons passagers.

Le pilote. Tous les présages et si quelécueils. . sans les troudes nymphes de Versailles. pour et aux voluptés eût le prévenir. dont chacun se mêlant. les flots n'en étaient que nuage. Deux ministères prenait les autres n'étant ce long règne. Ces étaient les avant-coureurs pourtant lointain prochain et d'un naufrage épou- légères bouleversement du danger. assis en face du bassin de Neptune.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE trouble. second que Les fut celui femmes même du en ont celui de et le autant M* les-entr'actes. avait nieux d'un tonnerre concerts aux bler commotions d'un vantable. sépare secrètes. qu'épisopartagèrent de Fleury et du duc Ce sont ceux du cardinal diques. ment au d'un pied dédaigneux frappe et rit le premier de l'abîme excusable souffle peut-être le pont qui le de ses terreurs molle- Il était de s'abandonner du zéphyr lorsque le navire de l'État à pleines voiles sur une mer tranquille et sans voguait étaient favorables. parce qu'il profusions se sa part ou tirait son profit. A l'exemple tous ses jurer les tempêtes. sous un ciel sujets. rempli de M"" de Pompadour Stainville. C'est aussi comte et Maului succéda. Tout l'imminence réalité. d'Aiguillon Dubarry qui de succession rien dans l'ordre peon ne changèrent les plus dans alternativement des maîtresses prises nobles familles et dans les plus basses conditions. que le dieu lui-même pour conplus de pouvoir du prince. à l'horizon. renoncer mais aux le règne de Louis sur XV se passa à s'étourdir non qu'on se fit illusion sur sa fallu. entre des rives fleuries. naviguant sans effroi le bruit harmoécoutaient riant et serein. de Choiseul. surgissait pas émus.

afin d'en garder et persévérance. parente fut donc outrageusement renvoyée pour faire place à la. . elle pour au roi comme au autrement. en venir toute combinaison qui pût lui devenir hostile. on au jeune monarque. la première. des héritiers à la couronne. Le déroger s'était de rendre le travail et les tracé.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE A la majorité titre de régent croyant pas plan qu'on affaires fastidieux la direction lorsque la mort passer s'y conforma du roi. en succédant à l'abbé Dubois. Elle d'un roi électif banni de son dont on ferait la fortune et qui se laisserait royaume. une fiancée de six ans qu'il ferait élever choisissant son crédit. faute d'appui Encouragé de l'évêque faisait obstacle confiance par ce succès. Mais alarmant entourage M"" de Prie ne voulait pas d'un en décida aux projets Mais c'est où l'intrigue exclusive. Il fut aisé de persuader ne convenait duc de Bourbon qu'une si jeune princesse d'avoir une qu'on lui supposait pas à la juste impatience au vœu de la France épouse assez formée pour répondre sans retard. en donnant. de Louis XIV fit de Bourbon. du neveu prématurée aux mains du duc le ministère fidèlement. fut suivi avec exclusive. dont le vœu pour cette union de famille lui de gagner du temps et de prééLait connu. diriger. le duc d'Orléans son changea ne pour celui de premier ministre. Le sous ses yeux. autant que par reconnaissance. la seconde. de Fréjus. de se réconcilier avec pour s'y prêter Philippe V. dont on songea à se débarrasser la présence auprès du roi de ceux qui aspiraient à sa échoua. soin du nouveau tuteur de Louis XV Le premier de son mariage avec l'infante fut la rupture projeté Le régent avait eu deux raisons puissantes d'Espagne. La à son père.

fut une disgrâce étourderie règne des Ce coup d'État. vieillard. tous les empiétements Au lieu de son expérience au besoin. gueur. la fit sans énerdinal. l'ametd'exciter. et le résultat de cette nr sur l'aifection immédiate. il subit et de l'Angleterre. au moins de Mazarin que ce qui peut se . naturelle d'un Il y a des dépenses tellement et des intérêts confirma d'éclairer bition il contribua.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de quelque On n'avait calculé ni sur la sagacité du prélat prudence. égoïsme ce qu'il ne lui parvînt du dehors aucune alarme. commença Fleury. en la comparant dans les finances fut souvent qu'il sut rétablir d'économies les plus obtenues aux et de productives essentielles plus des amédépens la dignité natioque l'épargne qu'un homme d'Ë- impérieux. à la guerre malgré lui. habilement le ministère avec vietfrappé du cardinal de réparateur d'une fiancée nubile/mais préparé combinaison furent courtisanes avait encore besoin s'arrangea sur cette spéculé On a trop loué la sobre administration de ce à celle de Sully ou de Colbert. attenta et lorsque ses précautions ni du dedans aucun murmure ne suffisaient plaintes Toutefois séparent cesseurs. aucun des vices de ce ministre déloyal. indiscrètes. n'eut-il pas. Lejeuneroi ceux qui avaient disgraciés. et la finit sans profit et sans gloire. Il maintint par timidité n'eût du cardinal la politique et quoiqu'il Dubois. une prompte répression étouffait les le- sa modération et son désintéressement de ses devanciers honorablement pas de la dextérité S'il n'eut et de ses suc- le génie de Richelieu. dans son indolence. jeune prince. de son élève. entrainé gie. L'ordre le produit liorations nale. tat n'hésite pas à s'obérer Le carpour les sauvegarder. par à l'entretenir de vieillard.

le caractère du jeune roi. C'est elle qui décida la guerre de Sept Ans. que n'eut aucun des conde réveiller dans son cœur l'aamour XV. seillers de Louis et pour un ingrat. fait un gâté. pour ne plus s'en relever. le sceptre tomba en caduques. unie à la dépravation la plus effrontée. jours en dehors Les concitoyens de MM. Les sophistes des révolutions ont cela de commun avec les courtisanes. sont touque leurs affections de la règle naturelle. Maurice de Saxe fait exception. quand on voitlesétrangers mimdements et les hautes fonctions dans un État. plutôt séduite qu'ambitieuse. qu'il était plus accessible à toutes sortes de séductions. mour de la gloire et de lui rappeler ses devoirs de roi. Guizot . c'est que sa nationalité s'efface et qu'il n'y a plus de patrie. Mais~leplus souvent. dont le plus odieux calcul avait concilier eût peut-ètre été d'autant plus rebelle aux sages conseils. résiexpia avec la touchante son gnation de La Vallière l'autre eut le noble courage. Des sœurs de la maison de Nesle. delà Régence nité dans toute sa conduite. M"" de Pompadour est le mauvais génie de ce long règne. H avait du sang français envahir dans les les comveines. puisse enfanter pour la honte d'un règne assez corrompu pour les tolérer. Échappé ne doivent-elles stituée pas être confondues pendant les fléaux qui les remplaça tous versé sur la France avec l'impure provingt années elle a qu'une ignorance de ses mains enfant avec une exacte grossière. filles galantes. formées à l'école des mœurs de Versailles. Encore toutes ces quenouille. Les saturnales les esprits au mépris de toute réavaient prédisposé forme trop austère ou de toute politique et trop élevée. l'une. de la France entreprise contre les alliés les plus naturels et au mépris de ses plus chers intérêts où le seul général qui se distingua était un étranger où le nom i.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE Il y eut de l'opportuprobité.

d'un peuple cette confiscation bras devant qui avait choisi en naguère sollicitait son roi dans la maison un autre dans et qui de France. Le prince de Conti. Pologne. 1741. de se déconsidérer. où en France. Le gouvernement lui. protectrice Mais que pouvait-on attendre et de Broglie ne sont les Libri et les Rossi 1. qui avait chiavel dans sa jeunesse garda et de Russie d'Autriche aussi peu de rancune aux cours qu'à celle de France. du Hanovre. 3. car elles n'avaient les revers. et l'on apprit bientôt quel était le gage de ce rapprochede la eut sa part du démembrement La Prusse ment. La Haye. les sociétés . de Frédéric Singulière commenté Ce politique consommé. Le pas même un but qui puisse en honorer au profit de grand homme que la France allait détrôner les alliés de celuiennemi trouva parmi leur commun mieux avisés que nous ci des adversaires grâce à lapersévérance l'aide couru et à l'inspiration il nous des Anglais. source plus féconde la couronne de tristes résultats. resta l'arme au français. servir la rancune Madu pour le Grand 1 rivale. la rappellent les exactions et celui do Richelieu journée de Creveit. plutôt qu'avec épargna le regret d'avoir cond'une courtisane.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de Soubise comme ceux est resté affiché de Clermont champs et de Contades aux de Rosbach. Z~KK-Afae/it'aM)~. abdiqua sa quad'arbitre entre les princes de l'Europe et de lité avouée du droit des gens. en effet. Ces tristes campagnes s'effacer pourraient de nos annales sans y laisser de vide. pas ont d'une administration secrètes. à sa perte génie. le temps même où l'on menaçait achevèrent encore les ministres de Louis XV sa nationalité. mais dans 6tR leur domicile. et.

patriotique osé conserver sentiquelque et d'Argenson résistèrent aux dilapidations Bernis publique approuvé à Vienne Il fut la fortune qui menaçaient d'engloutir rendit sonportefeuille pour n'avoir pas le traité de 1756. gne sacrifiée par la France lui garantissaient l'intérêt et l'honneur l'alliance. qui eut un moment Versailles de célébrité. à ce point de la politique de Louis XIV tres oublieux et de la dignité les successeurs Parmi d'une ment eux. a mis le comble que la politique du cabinet de à son abaissement. dont même. Jamais de capacité Parle réputation ne fut plus mal justifiée. ce fut toujours contre son avis et par soumission à l'autorité dont il s'était fait l'agent eti'instrumfnt trop souple. traité. En général. . et s'il en dévia. traité de 1717. ce diplomate porta aux affaires une grande rectitude d'appréciation. Justice est due à ce cardinal dont la carrière passe pour avoir été frivole et le caractère trop flexible. en échec.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE à qui l'on avait osé demander celui-là dont même Stuarts. Par lui. Le traité de 1756 fut non aussi sûrs amis honteux. et c'est sous ce nom. Le comte de Stainville prit. négocié par l'ambassadeur ce remplacé qui avait signé par celui même au conseil. lepacte de famille avait été brisé et l'Espaà l'Angleterre. trois obtinrent les honneurs n'étaient en effet que disgrâce. en entrant le titre de duc de Choiseul. à l'aide l'expulsion l'héroïsme du dernier venait des de tenir de quelques Écossais encouragés par toutes les forces de l'Angleterre? Des minisla France. de la couronne de l'abbé cependant. pour avoir Machault Dubois. de la et moins siplus gratuit justifiable. dont les séductions avaient ilatté l'orgueil de la favorite. Il s'opposa énergiquetuent aux déférences de M" de Pompadour pour les desseins de Marie-Thérèse. les plus anciens et les plus France furent laissés à la merci de 1.

de 1756. chacun chercha parmi les causes qui et la cour de Versailau dehors croire sa qu'il se inté- administration compter solide. plaignirent. le 'celui qui depuis longtemps pesait sur s'assurer de la neutralité germaniques. l'Autriche prendre possession de nos places fortes. la Suède fit parvenir à Louis des remontrances qui ne firent aucune impression le conseil. au mépris de son union . de Richelieu l'empereur donné France l'identité rendaient sans retour. deux siècles le cabinet les principautés du seul monarque dépendance. les puissances secondaires attachées à la d'idées et de bons offices. tous plus intimes. de Vienne. relèverait rieure des mais infirmités de son quand on cessa de sur lui. consacrée pas sans a par effroi Toutes par bon droit. Ceux qui l'avaient désintéressèrent de son contraire lui et de compter'avec ailleurs un appui plus dans leur faiblesse se imploré alliance ceux au trompeuse. réussi à le détourner de son qui avaient droit chemin s'enhardirent à l'attaquer dans son délaissement. Tant que le gouvernement conservait on pouvait dignité et sa prépondérance. lorsque vant. intéressé au maintien de leur inau besoin. Aussi vit-on. fut aban~e Henri !V. et de Louis XIV. d'une politique Elles ne virent s'alarmèrent. en l'aggraXV sur et de qui l'arbitrage pouvait. en 1792.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ` et le système d'alliances et de d'Allemagne si laborieusement fondé le génie par patronages. que un échange et la culture des belles-lettres de mœurs les jours de la déviation de succès. On doit classer cet événement la diplomatie ont le plus discrédité les. Les souverains du Nord s'en traité de 1738 vint confirmer. la garantir.

plus de petits théâtres ouverts aux caIl n'y a plus de chances de fortune pacités inquiètes et les révolutions. que dans les bouleversements Au duc de Choiseul seul on doit imputer la destruction de ces gouvernements. puissances de France abdiqua Ainsi la couronne spontanément celle de garantir la liberté des sa plus noble prérogative. mais une ceinture C'est lui qui les a détachés plus sûre que ses forteresses. d'elle et de Bourbons éloigné jusqu'aux d'Espagne Naples. autres nations. C'est à son et d'isolement d'égoïsme système que la France a dû les désaffections ont qui. du centre vers lequel ils gravitaient il natur ellement les a livrés aux convoitises de leurs voisins. si florissants par leur participation aux les charges. et qui formoins provocante. . d'une si complète si riches sans en avoir en sécurité. pour les modérées. Beaucoup de ces États secondaires ont dans la grande lutte de l'Europe contre la Rédisparu Ils étaient autant d'asiles tutélaires volution.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE de famille avec Louis XVI et de ses engagements en- coalisées. dans le conflit la baAu- vers les autres potentats qui se disputent l'empire des coups corps intermédiaires pour amortir la violence qu'ils se portent. au jour de ses dangers. pour les industries. trop faibles pour leur résister assez forts lément. ils étaient lance vers celle qui les aurait tout se voit entraîné jourd'hui pour faire pencher eus pour auxiliaires. pour les ambitions à maintenir les grandes Ils contribuaient puissances isodans la sécurité. de l'affection des grands du monde plus de sujets à la France faiblesse et de l'affluence des étrangers. talents. raison de leurs maient même avantages jouissant de leur des grands États. car.

Flatteur des écrivains et des philosophes. Neuve. ministre c'est à eux à son qui a porté un si grand dommage de ses contempol'a fait aux applaudissements d'un homme car il a laissé la réputation d'État. la Louisiane. Mais quels sont ses titres à de la postéla reconnaissance du pays et à l'admiration rité ? La compensation des sacrifices en argent et en soldats que son inféodation eût été de tirer parti France. comtat trouva pour leurs conçues. et les contrôde son choix n'ont laissé d'autres traces mains dans les coffres les siens. et aux aux dilapidations Plus heureux. les embarras du Trésor. dut le renom d'un grand qu'il et d'un esprit fort. tous les novateurs. Ce Moras sont généraux de leur passage mais non pour dissimuler. MM. TerreLouisbourg l'Inde? et tous les établis° mesquiseconde d'ailleurs nes et mal Genève. de MM. la colonisation que des entreprises d'une comme la fondation d'Avignon que des expédients de la Guyane. Il ne diminuer que les~OM~-MCM/$ qui ont consacré noms Il ne tenta rien contre les sangsues . et de Boulogne inaperçus. rains. mais ne sont-ce l'Angleterre qui lui ont livré le cap Breton. .leurs pule plus clair des revenus de bliques qui engloutissaient l'État. de Séchelles passèrent de Laverdy. l'invasion du ou l'annexion de la Corse. et sa disgrâce tardive a été déplorée comme une calales affaires mité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Le ministre pays. 1. Il passa pour habile parce qu'il traitait et pour hardi parce qu'il était l'ami de avec légèreté. et lui et tous au du roi. ni contre l'avidité des courtisanes qui puisaient à pleines contraire. il s'associa. sements français Il ne favorisa dans 1763 à l'Autriche de la lutte imposa à la contre engagée de 1761 et pas les traités le Canada.

Tout ° morale courtisans au nom des largesses dispensateurs ce que les encyclopédistes. du règne de M~° de Pompadour. habituelles ûàtteries de couces ambitions ne dirigeait. des antichambres du palais au seuil des petites maisons. 'de les professeurs de ces deux du roi. toutes les affaires des moindres Cette cohue faveurs. qui se livraient. à toutes public? d'emplois. et Voltaire de distraire de leurs le courage de était réservé aux rois étrangers. collusion fermes dans trafic d'impôts. et des au parloir du théâtre vestibules annihilé et presque avaient rapetissé la nation française sa diplomatie ce n'était plus ni au roi ni à ses ambassa- . Cette compliet le ministre Pompadour cité des écrivains que le blâme ajouta aux dépravations un cynisme dans certaines limites. lisses que les femmes servaient et de scandales misérables cette émulation de calculs et de sans plaisir ces assauts de profusions bruyants tous les jours. et de d'un ruinés par les folles prodigalités insensé. et déshonorés amollis par leurs maîgrands princes une mais à quelle autre tresses époque trouve-t-on l'amant et le pouvoir se passant dynastie de prostituées Sous quel règne puisa-t-on royal comme un héritage? les plus les fantaisies avec autant pour d'impunité. des couvents. et nnit mence moeurs dissolues de son Et les les poëtes cependant des vieux frondeurs se sont constitués à la mode abus les faites et et les philosophes. pour la marquise de son choix. public eût contenues citer des États i orissants On pourrait inouï jusqu'alors. Ventes les sources du revenu futiles. subornations sans amour. qui cominséparable avec le sien.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE r est et son ministère temps. d'intri- eurent lui-même. gues que personne sans les comprendre.

Si la révélation les plus dre aux expressions laissait tout faire sa concubine. Mais le duc voix la moins prépondérante de Choiseul n'était sait était le serviteur de la favorite. corruptrice d'avoir eu le couaurait lieu de féliciter le monarque avait été l'effet si ce changement rage de s'en délivrer. que de tous les membres était la sienne. les philosophes. par elle pour arriver réussissait. les autres cabinets qui inquiétait dans ses lettres sans s'informer jusqu'à on serait peu était sincère. qui paslui. et tout quand elle pas son instrument. des mystères diplomatiques s'est surpris d'y trouver la preuve que si Marie-Thérèse c'est sur l'insià M" de Pompadour. été aient intrigues qui lui. de l'Autriche XV. Il autorisait dans du moins améliorations plus la gestion dans l'exercice l'espérance des affaires de quelques et d'un peu lutté la plus intime maîtresse de Louis de dignité La gloire d'avoir du pouvoir. n'était pas XV. avisée d'écrire nuation commentée N'est-il seul lui même recueillie et discrètement du ministre. venant adultères les femmes qui que' toutes plus excusable Bien loin de regretter les plus beaux noms profanaient il y du duc de Choiseul. de Vienne.singulier fait ont un mérite d'avoir le règne signalé dont il avait fait d'une autre odalisque amie de sa sœur? Comme si la dernière aux étranger de M" Dubarry. de son conseil la en souriant. pensionné . natté de voir l'auguste amicales pour ° régler matrone les intédescenà de ce Louis il avouait. de l'Europe. la créature de plus bas.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE deurs rêts l'impératrice que s'adressait avec la France. d'une régénération et le signal d'une pensée politique l'administration morale. par l'envoyé que les amis du duc de Choipas.

I. elle était pleine aux doctrines et sceptiques romaine fut donc atta- aucune quée à la fois par les impies. qui avait conservé il affecta la neutralité. qui ont été de la Révolution. n'était La dissidence pas tant entre les jésuites et les le clergé catholique. et ses adcompter sur la docilité pouvoir versaires des billets de toute nuance. son alliance même en était de promesses sympathiques aux mœurs licencieuses. par cette alliance le droit de cité et professait sophie. Le protestantisme ni des ministres de Louis XV. le prélude a sur la bulle Unigechose de menaçant pour le culte national. T. L'Église le démenti. qui protescroyance. jansénistes. il raviva leurs préparlements des rois. duc de Choiseul aux yeux des hisd& l'école toriens dissensions relivoltairienne.Les contre de violence sous son ministère. et par les gallicans.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE et banni les jésuites a tenu lieu au les évoques de tout autre mérite. dominante. plus la populaconciliation. mais ouvertement l'incrédulité. i88 . tout ce qui était hostile à la religion Rapaavec la philotrié. gieuses redoublèrent il chercha beaucoup et. par qu'avait su prendre Louis aux résistances séditieuses encouragements. qu'entre qui croyait des fidèles. en s'y mêlant. Secondant des rité que l'intervention dans ces controverses.. qui limitaient son autorité. ses XtV. en quelque sorte. éteintes tentions à la tutelle par l'ascendant et les prépara. par les réformés taient contre le pape. qui n'admettaient de toutes sectes. de confession se récriant contre l'exigence et tout autre gage d'orthoIl y avait M!/M~ quelque au fond des discussions n'avait obtenu de tolérance doxie. il s'était ni du régent amis et protecteurs de rapproché des encyclopédistes.

ou provoqués et des mesures honteuses affligeantes iniques. respect publique. que et les consciences soin de se retremper d'être éclairées ou rassurées par une direction plus morale. contre la magistrature de Jésus. et Maupeou de rendre à la justice sa pureté primitive le public alors perdit . est glissante. premier sensiblement et de la diSsmation des juges an altérés. à celles de et une damnations la cause s'éleva do parti. mépris des lois la transition Jamais tun de Choiseul. semblait et du chevalier justifier les déclamations dont ces deux premières conalimentaient l'esprit de La Chalotais. à ceux do M"~ de Pompaétaient seulement substitués arbile duc d'Aiguillon. pour l'humanité La sentence Calas toutes riva et blessantes pour la conscience de LaIly-Tollendal. n'était grande révolution qu~une intrigue on s'en aperçut les familiers de M"~ Dubarry bientôt. amenèrent des révélations pos. queur sema la division dans toute la France. les coups d'État et les excommunications se croisaient La lutte violente avec une légèreté tat.LES RU1KES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de qui occupa si inopportunément la moitié de ce règne frivole et mo. dont le seul résulprofusion fut d'abaisser le parlement. et quand arune clameur universelle autant que contre la Compagnie L'antique et la confiance dans pour l'autorité lien des sociétés humaines. en définitive. Mais cette changement celui du duc de ministère ne fut plus opporL'autorité avait be- de boudoir. succédant de La Barre. les ministrës et le clergé. nétr! par une procédure dour de trairement était le champion chargé interrompue. Plusieurs mal à proprocès intentés à dessein. en furent la justice. soutenir l'honneur du pouvoir. théologiques questions Les arrêts.

toutes deux. entre la magistrature et l'admis'engagea ~r nistration ce duel à mort dans lequel elles ont succombé fut si décrié. l'exil. et à repousser Il tous ses représentants. La déconsidération les plus sages dans la royauté des combien fut de son à d'impuissance ministres frappait La foi naisons du ministère. persuadé que d'un pouvoir aussi avili ne pouvaient émaner que des actes et se plut à protester contre toutes des agents d'iniquité. il osa fronder Dès lors hommage. où disgracié. et le peuple. affecta de venir lui rendre toute l'opposition la cour et braver le roi. dans les dépenses. redoubla d'audace dans la nation et plus menaçante plus compacte tint lieu de piédestal Cette déception au ministre du fond de sa retraite de Chanteloup. . rent d'y siéger. Le nouveau parlement que mêmes refusèdes pairs et des courtisans des princes.DÉCADENCE. profondément dernier lit de justice. peine comprimée par et malgré la solennité la résistance du parlement. DE LA MONARCHIE toute illusion et toute retenue. et passa entière. atteinte. des ne vit plus que des dilapidations exactions dans les Impots et des prévarications dans les ses décisions Jugements.

et paternelle de cette éducation facile. à la place Que nous a donné le siècle réformateur. de la loi et simplifier suppléer l'adminis- en parlant aux consciences. doulouinséparables de notre des âmes seule. lui faire de la sagesse sans murmure et les misères Seule. elle a su se faire comprendre définir les droits de la créature devant Dieu et aimer ses devoirs. enfin à la lettre tration ennoblir morte par la résignation. simples. déshériter le pour avoir voulu monde des plus saintes et des plus populaires instituaux hommes. des deux sexes. les congrégations savantes et les collé- . les adoucir par que tous endurent les l'espérance. elle a antique. tions qui aient jamais été données La chrétienne avait laissé bien loin derrière elle religion de la philanthropie toutes les traditions païenne et tous les enseignements pu faire accepter reuses de la vie nature. abondante que à pou de frais. les institutions religieuses prodiguaient. les conditions.CHAPITRE VII PARTICIPATION DU CLERGÉ DU XVIU" GALLICAN SIÈCLE AUX ERREURS La philosophie moderne encourra l'éternelle réprobation de la postérité. contenir des l'effervescence de l'orgueil. compatir passions et réprimer les révoltes aux douleurs ici-bas.

puissance mystérieuse qui règle et de l'âme. pas un orphelin sans asile. substituera l'école du progrès à cette œuvre incessante de la charité des hôpitaux. des sens. consolations ose prétendre féconde les émotions sensibilité Quelle loi humaine pour ceux qui pleurent! à eette.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN es conventuels défriché. répandus enrichi par leurs fondateurs? Qui nous des maîtres le savoir sanctifiant abnégation s'inpour elle-même. légitimer par l'aumône. Où sont-elles? que sont devenus leurs restes avare et tyrande la prévoyance sociale.Que. unir par cette fraternité de partage qui conserve justement à celui qui donne le privilège du bienfait?. enseignant et bien stérile devant ce versité paraît bien mesquine zèle ardent et désintéressé qui se contentait d'un de bien Elle qui humilié faire et qu'aurait est bien peu communicative ne s'épanche la promesse la science salaire. qu'à l'appât d'un foule de fondations elles ne laispieuses _Jlyavaituno saient pas une misère sans soulagement. aimant l'étude par la modestie. irréfléchie nel pour épurer que l'égoïsme l'amour isole. réconcilier élans mêmes de la do l'intérêt personles hommes sous la main d'une administration du professeur avancement. aigris par le superflu et tout l'infortune. pas un pauvre sans secours. avec affection? L'Unistruisant par devoir. toutes ses épargnes prête sa force aux faibles et tient en réserve des trésors do inépuisables mobile. élève et purifie les aspirations des s'empare et des calculs de soi. nique ? Prodige qui consacre aux êtres souffrants. peuplé. chrétienne fiscation des biens par déjà si compromise par la conet la capitalisation de ceux del'Église les formes administratives si sèches rapprocher les coeurs . rendra cette sur toute la surface du sol. pas une infirmité sans remède.

Institution parce une création de la sagesse humaine. cette de campar de! maires des greffes de paix tirés de la poussière jetés au moule des écoles primaires des curés si simple et si magistrature et pourtant si respectée. Ajoutons. si abordable qui poursuffisait à tous les voyait à tout sans vaines formules. efficace. irréparable car les sociétés motres. supériorité et sur le caractère tous les instants taire. amants froissées de provoquer le sourire de l'ique la société a fait un pas rétrodes monastères. gr&J~ en civilisation asiles si chers aux sincères âmes sions. donnait le sceau divin à tous les actes de l'état besoins. par la suppression de la vie. sans comparaison à jamais regrettoute pacifique sur une dont l'influence et toute-puissante. et no tous les différends ou conciliait civil. la plupart . inimitable. des juges et des instituteurs normales. de lumières incontestée. aux coeurs désenchantés et de la méditation ou fatiguées et aux par les pastant d'aucomme de l'étude par le malheur Cette destruction. de trois souvent se fondait sur des services de sacré de son déposin'est point qu'elle mais une médaille a changée aveuglé- ou quatre cupides demi-capacités et généralement toujours dédaignées. est amèrement regrettable. en déceptions. toute divine. gets d'État par les nécessités enfin de tous les bud1 et de localité? Croirait-on avoir remplacé pagne. qu'on d'une empreinte ment pour la monnaie gourmées. diotisme au risque progressif.LES RUt~ES DE LA MONARCHIE FRAKCAISE et si ruineuses. sont plus que jamais fécondes dernes elles n'ont plus aucune des conditions qui ont amené le développement des ordres monastiques. prévenait coûtait table rien aux contribuables? Autorité et sans modèle.

le fléau de la mendicité. anéantir. signats En attendant qu'un impôt spécial des moines les patriotes du peuple. Il aurait distinction de l'abusif fait quelque et de l'utile. en le ~uperuu. comme en Angleterre. conservé les éléments émondant d'une réleurs couvents paration C'est éventuelle. le vrai Seulement patrimoine à en faire plus judicieux ils n'y ont pas songé. confisquaient et il y avait un emploi que de le vendre pour des assupplée à l'absence de 1789 la règle tion de l'excédant ceux dont et régularise. renverser qu'imprévoyants. et l'applicaplus en vigueur. ce que projetait Louis XIV. sur un sol divisé entre de se dégrader dans populades mains avales ateliers. et. et sans physionomie. il en est peu qui puissent racine.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALUCAN plus de raison d'être. crime par un qui croit effacer la trace de son premier second. nous avons la bourse et le suicide pour des couvents. Mais tels no sont pas les procédés Ses chefs sont encore plus impatients de la Révolution. lorsqu'il sollicidu souverain tait le concours pontife pour la suppresla fusion ou la réforme sion des couvents do dépeuplés. Un esprit de réforme moins aveugle reprendre arrachés de se serait arrêté devant la foule de solitaires n'ayant au sein d'un monde devenu pour rentrer étranger pour eux et plus dangereux que l'exil. C'est la logique ils veulent do l'assassin. dispersées res. de leurs revenus au soulagement do l'État et de l'Église. et le beau idéal de l'uniforcompensation mité empreint sans caractère sans sur les fronts déprimés les d'une génération riches. veut achc\cr pauvres. Les confiscations ont multiplié diminuer le nombre des mauvais et les tions. n'était ne suffit pas pour eux. Les .

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des indique le nombre le rachitisme vidus augmente. à la pratique des vertus les et des indigents consumées âmes. est-ce que la chasteté . brisent afin d'en appliquer. ble expansion à toutes rales de l'humauité. l'Eglise catholique y avait pourvu Bien avant lence et sans tromperie aux serviteurs en honorant des autels. Le vœu les souffrances l'inépuisaet mophysiques librement prononcé par ces faibles femmes d'efucacité et ces austères cénobites avait plus que toutes les rêveries humanitaires et tous les calculs philanthropiques raison humaine d'où vient serait cela? Est-ce habile moins de la que l'orgueil que la foi à triom- de la jeunesse et de la séduction des pher des illusions sens? Et. le célibat. que tant de congrégations sexes pour font vœu de continence se livrer sans C'est d'abnégation. et le bagne aux populations su procurer sont tout ce qu'aura agle génie de l'égalité. l'édification l'amour daines partage au soin des de tous. malades divin. et la misère. aux travaux et à tous les exercices de la charité chrétienne. glomérées familles se réduisent à mesure eût Imaginé Malthus de que l'économiste des générations remédier à l'accroissement superposées no suffisent dans les contrées dont les produits pas à sans violes nourrir. ces que tous les liens sans distraction. des affections et n dû monet plus sociales. que aux joies et aux de jeunes néophytes renoncent des deux soucis de la famille. et en sanctifiant au soulagepour se dévouer de l'enseignede toutes les misères. pour se renfermer dans la question posée par si fécpndc de ces les économistes. en le en ouvrant de le sacrifice prescrivant pieux asiles par ment ment tant à la virginité C'est la consécration.

croyances et ce ne sont pas les philosophes nisé les nations modernes. réque le dernier progrès à la civilisation. moderne de la Chine. enfin.PARTICIPATION DU CLEMË GALLICAN vierges vouées à lui donner moins méritoire La à panser toutes de l'exemple que la fastueuse France. encourageant égoïsme de de la et de à l'insatiable ou se gorgcant anglais. enfants moissonnés des peuples systématiquement avant l'âge adulte. les plaies de la société et tous les sacrifices serait et stérile institution des vestales? a-t-elle l'émancipation à beaucoup gagné et l'industrie qui s'en est ses mécaniques et ses populapour y installer emparée. Mieux eût valu peut-être leur et leurs superstitions leur car les laisser ignorance seules ont le pouvoir de civiliser les hommes. à cette sublime avoir les États après hommage de la société dont le principe organisation chrétienne. que son gouvernement lui donne à exploiter. y a-t-elle apporté plus de vertus. et orgaleur lutte la substance abâtardis sance à rien soutient Mais la religion n'a prouvé que leur impuiscréer sans elle. des couvents. ne serons-nous pas soupçonné d'inconséquence ou de témérité à ses ministres en venant leur reprocher intervention souvent imprudente dans les affaires tom- . obstinée contre qui Loin ont délivré de là. du des générations pain au seuil des monastères défrichées par les moines? Il répugne servé par la aboutit ou tolérant l'industriel sueur des à prouver et du travail sur les terres philosophie fatalement aux lois l'infanticide. vivifiant conserve les rouages les plus fragiles sans les user. tions souffreteuses. et de liberté où l'excédant t qu'au temps plus de bonheur trouvait un refuge dans les cloîtres. et c'est elle seule encore qui ébranlés rendu par eux.

que la plupart leur autorité pontificale tous les attributs do la souve- . des administrations cidivisé la Gaule. Il n'est pas buscade. parco que le ciel est calme et . balancée tranquille. si elle qui la vérité pourrait-elle n'avait pas le droit de s'inspirer au sanctuaire même où son enseignement est le premier devoir de ceux qui l'habitent ? Nous voudrions pouvoir rendre au clergé l'autorité légitime dont il a été dépouillé et n'avoir qu'à nous mais il est entouré d'ennemis encombrant y soumettre toutes les issues. à le lui faire éviter 1 l'écueil. s'adresser avec confiance. contribuer Nous ne remonterons pas. viles ques et ecclésiastiques. mais comment les guérir sans les panser? A hésitation. Les luttes acharnées des évoque? sont d'autant moins et bretons allemands. le mélange des guerres politide et religieuses et les mœurs encore barbares ou à l'excommunication sûreté d'écouter Nous écarterons le bandeau une grande obscurité sur la distincl'Europe répandent tion des pouvoirs. hors de danger. mais a il eu dans ce pays à déplorer de il n'est donc pas inutile à sa nombreuses surprises un guide expérimenté et quelquefois capable de lui indiquer un passage où l'attend une emun gué ou un défilé qu'il ignore. pour signaler les écarts à la déposition de Louis le Débonde sa domination.la mer Puisse notre humble sur balise. français à d'entre eux unissaient appréciables.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des erreurs du siècle avec les s porelles et la promiscuité doctrines dont ils devaient être les incorruptibles garj ? diens ? qui déroba encore une ce ne sera pas sans douleur et sans parties de cesplaies. La confusion naire. des empereurs Henri et et moins encore aux premiers schismes qui ont Frédéric.

PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN et pacifique intervention La suprême du papo de princes chrétiens. de pasdans toutes ces querelles eût été sans doute une teurs et de peuples révoltés. au glaive. l'Église n'a pas fondé Les et sans contradictions. les hommes comme compulser et exposé les pièces de à donner gain de reflété le pur esprit. qui se sont succédé ou se sont à toutes les hérésies encore ne peut-on liguées pour l'étouffer. Mais en attendant toujours vainement que de ce tribunal soit nettement la compétence définie et acceptée. incertaines. orages ont longtemps et elle a flotté durant siècles au milieu des plusieurs douze conciles Dès le premier. furent convoqués des doctrines encore pour formuler se ces assemblées et dans les suivants. bien que pour justipas toujours dans l'Église il fier la foi de la catholicité romaine suffise que celle-ci ait triomphé de tous les obstacles opposés bien qu'elle ait survécu à son établissement. c'est au clergé contemporain qu'on dans des malheurs une fatale solidarité peut attribuer qui sont les nôtres comme les siens. Avouons-le donc sans détour sans combats son empire ballotté la barque de saint Pierre. ni refuser à ses adversaires à l'appui de leurs protestations solation de les invoquer contre elle. Si la vérité n'en est ont immuable et la doctrine infaillible. écueils et des tempêtes. nous ne pouvons demander qu'à son passé la cause et peut-être l'expliToutefois cation et l'excuse de ses torts récents. pas nier la conl'évidence des faits. tant de procès sans solution. . cause à l'erreur. salutaire. on en est réduit. Cet arbitrage donnerait à la jusinstitution des garanties tice et à la civilisation qu'on demandera raineté.

Les de Pétrarque Clément sonnages. on trouve jusNovatien. de la'persistance et de l'impunité des abus des clercs l'élection des par la perversité la sécularisation des abbés. appelle Rome le scandale élection au moins prouve qu'il y avait encore pour les mœurs relâché . Il. témoignages de aussi. indignation introduits cardinaux effréné fices des fondés plus saints peront parlé avec VM et saint Bernard.à contester gagnerait de se prévaloir de ces faits contre mère tendre et chérie. l'antipape ou élus conqu'au xvO siècle cinquante pontifes déposés curremment. de la l'histoire et de les griefs récits les procès-verbaux des conciles contiennent une longue suite et plus accablants récusables 'que tous et de Boccace. temps x~ siècle. Gerbert.é. donna mettantes celle dura Que droit lieu La translation à une série foi du Saint-Siège aussi des à Avignon comproet fidèles. le luxe laïques. lo souvent sous d'une intrusion l'éclipsé Gaule chrétienne? Tous les seraient les chartes moins contre elle d'abolition quelquefois marâtre passagère. sur tous le patriarche on a vu s'élever dogme contre dogme. depuis pape sous le nom de Sildit ~MOM~e. téméraires. tantôt des communions tantôt pour dissidentes. et depuis en 232. Plusieurs se sont diviopinions condamnées. mais à la réforme l'Église romaine. vestre Son et la discipline. mondaine avaient des bénédepuis longau puisque.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE multiplièrent pour concilier juger des sées ou réciproquement du conflit suscité par les points de la chrétienté. d'Occident de compétitions que pour l'union pour'la que l'histoire près de cent de grand schisme qualifie ans (de 1339 à 1425). la vérit. Indépendamment de Constantinopic. pape contre pape. prélats et la dissipation le sanctuaire.

des docteurs et des des mœurs. qui assistait Jean de Montfort au siège de Béziers.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN une conscience science des désordres leur cours tombe. Un évêque de Liège a cru honorer ses fonctions en acceptant le surnom pastorales Pitié. ne sont pas d'un prêtre et d'un chrétien précisément de nos guerres historiques civiles et religieuses d'après eux on ne trouve pas une seule maxime révolutionnaire qui n'ait été accréditée ou justifiée par Paris qu'apparut dicateur un' prêtre le premier le clergé de Un préapôtre du régicide. que autant que le cri de leur dont tous les détails trahissent la tion d'un procès mauvaise foi la plus insigne. Ce sont des cardinaux des régicide aux mains d'Arc aQrontèrent juges de Jeanne qui mirent de la fanatiques le poignard Les Ligue. car Gerbert publique. mais elle atteste qu'il tenta était aussi homme de la réalité et ils reprirent de réprimer. Petit ne craignit pas d'absouet c'est dans Il reste des monuments de Jeansans publil'indignation dans l'instrucconscience du nom de Jean dre en face des autels du Dieu de paix l'assassinat du duc d'Orléans et un autre appelé Jean le G~ïa?. s'écriait roi trophant qu'un 1. les censures du Vatican et méprisèprélats bravèrent ou nièrent le dogme. dans la dès que le réformateur fut descendu ` > La corruption des doctrines suivit la dépravation et bien avant Luther. apos" Charles VI en personne. d'Innocent Ht . D'autres aburent la discipline sacré pour se mêler aux facsèrent de leur ministère favoriser les révoltes et servir les passions tions politiques. Dieu ces paroles }'pcoM?M~)'a les ~e?M/ L'historien à l'abbé de Citcnux. Tuez attribue tout. et les paroles dulégatMilon. et de vertu.

invariable dans et Irréprochable dans son dogmatiques il serait dangereux d'en conclure qu'un voile ministère. et comment cela? parce que leurs et leurs loisirs y trouvaient une source plus de barbarie . Plus encore. est restée inébranlable dans sa doctrine. et les regarder en face pour Proclamons-le d'ignorance. licite les docteurs plus d'une erreur. et d'iniquités ont dû provoquer T. donc bien haut il y eut des temps les clercs et de corruption un peu plus avancés en civilisation que le des laïques. alors étaient commun richesses les dompter. en et elle le convie à y aurait-il à taire de l'orgueil et de l'égoïsme. révolte. lorsque ce les ennemis sont précisément qu'il s'agit de combattre? Il faut bien les étudier pour les connaître. sortie victorieuse de ces épreuves. et que le meurtre commis pour était l'ouvre la gloire de Dieu était un acte méritoire. de son instrument faible et faillible. et les sophistes de la Révolution n'étaient qui ont mis cette morale en pratique que des plagiaires. Un'peu plus n'était vêtu de la Ligue qu'il est enseignaient de tuer un roi. les résistances quel est-il. Guillaume fougueux Pépin disait que la royauté du diable. plus d'une si l'Église. Tant de violences tard. plus d'une dissidence.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE que du sang et des larmes du peuple. de toute solidarité que d'être au-dessus dans les faiblesses hommes connaît de ses défenseurs. la perfection augélique. discret doive les dérober à la censure du monde lorsses décisions les livre au jugement de tous et que leur notoriété son plus grand triomphe n'est pas tant d'avoir vaincu ses adversaires. Quel mérite En proposant la loi chrétienne aux re- l'imperfection effet? c'est l'homme des efforts surnaturels.

à se comprendre et à s'entr'aider? Une résignés. association de sociale hommes dévoués et également citoyens animés de l'esprit de charité. captive. l'incrédulité. religieuse et les mysdouble nature obsèdent leur courte vie et leur s'il existe quelque part une avec tous les instincts en harmonie de consoler toutes les misères. l'abnégafondamen- tion et l'esprit de famille sont les conditions taies? Il y. comment calmer. en sera-t-elle qui leur survit? La communion catholique moins la réalisation de cette fraternité manifeste universelle de la perfection dont la charité. ou l'emportement du que par les subtilités et les railleries des satiriques et des chrorationalisme n'ont été que niqueurs dales trop réels. n'ont et un stimulant encore plus actif de convoitise et de Avouons-le tous les organes l'intempérance l'injustice par la soif de la vengance de la passion. des cœurs dépravés et des révoltes involontaires parmi les faibles créatures en lutte perpétuelle avec leur qui Mais tères impénétrables intelligence croyance moraux. aura toujours des sectes des car hérésies.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN féconde licence. sacrifier devoir.' Que les échos retentissants de scan- pas été irréprochables dans les couvents. toujours prêts à leur intérêt et leur vie au privé à la justice une utopie que les plus habites poliliques est . sinon n'a-t-elle de ceux mêmes qui ne sont pas les sympathies pas nés dans son sein? Y eut-il jamais constitution plus et qui enseignât aux plus sincèrement à s'aimer. ont été plus souvent suscitées de l'Église a pénétré 'et l'hérésie en conclure contre la doctrine peut-on qui les le sentiment moral qui les a vaincus et la foi condamne. sociale. tous les doutes. et decapable de satisfaire. il y aura toujours des esprits faux.

auront trouvé mieux. unanime vers le bien est Or. l'ambition et confondu l'erreur triomphante. n'étaient le fait de l'infirmité interprétations puériles aussi bien que le doute et la négation. comme cette tendance de la foi chrétienne. pour l'humanité. chrétiennes tyrannie été plus heureuses ou plus sages. on la plus évidente conséquence humain s'obstine à la ne voit pas pourquoi l'orgueil sous prétexte qu'elle exige de lui une croyance aveugle en des dogmes pleins de mystères. qui sont la no méconnaît combien ajoute de force et n'ont ont tenue de Dieu. pas dans mer avec ne se reconnaît . Les législateurs Rome n'ont pas fait renaître l'âge d'or rêvé par les poëtes. l'accord des verdestinées. que et des instruments des fléaux de mauvais de exemples Si les nations ou de corruption. déconcerté Le rationalisme devant voix et la Révolution du bonheur elle-même ont recule ces retours populaire. comme si les exagérations. sans servilité. tus publiques et privées. la liberté sans licence. et d'affirsera permis de nous défier de leur infaillibilité eux que le don des miracles leurs œuvres. chercher ailleurs. Ce type de perfection.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de Sparte et de pour idéale. à qui nous devons tant do jour où les réformateurs. Jusqu'au humaine. et leurs patries n'ont été. car personne l'unité de langage et de communion d'efficacité aux lois. il nous malheureuses expériences. gravé a souvent dans les âmes par l'enseignement religieux. ce pas toujours n'est pas du moins la vérité qui leur manque leur loi les rappelle sans cesse à de meilleures fondamentale la soumission C'est la voix de la conscience. Il s'irrite des pratiques que la dévotion y superstitieuses et les les altérations ajoute.

une explication sant mieux comprendre la nécessité de l'expiation. cosmogonique. tives et inhérentes 4*" instincsi univer- selles. à est l'œuvre le vivifie suprême intelligence la providence le conleur origine qu'on au moins relative à serve 2° Le bien et le mal. de nos facultés de cette absorbés ta inapplicables dont la plupart aux besoins des hommes. et de sa fin.iV PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN façon de discuter le à' par questions tranchées rationalisme les celui de leur obscurité. savoir 1° Le monde dont le souffle S ni même des esprits d'une et dont droits “ et réfléchis. et les subtilités les arguties de la philosophie à les déraciner de là conscience hune parviendront maine. de notre même une plus faiconraison de la nature. quoique défigurées par l'ignorance. intellectuelles. ou donnant au problème mythologique philosophique. une solution de la vie. ont une valeur suppose. qui les subit ou les pratique. que jamais du doute. heureux d'avouer notre Nous sommes incompétence. Or. par les bienfaits tellement elles sont Il y a des vérités fondamentales à notre nature. de son principe simple et plus nette que la Genèse. qu'on nous dise 1° S'il existe un système quelconque. nous d'apprécontinuerons de qu'il réle droit en aucune juger celui du christianisme pand sur le monde. destipar . l'être quelque morale. logique des plus plausible brièveté de la vie. l'aide d'un singulier argument. ces deux points admis. Il ne nous appartient de dogme Mais comme on ne peut nous contester cier un principe par ses effets. née mortelle séquence d'une tache contradictions des tendances originelle.

ses pratiques mais. l'abnégation. de tous les légions d'âmes obscure de toutes les vertus. avant celui de Jésus-Christ. suffisante de sa atteint. et qui à confondre les peuples les plus de bienveillance universelle. et si crimes. plus égalitaire pour tous. hommes désunis tende qui soit plus par l'intérêt les propre à rapprocher ou les passions. étranges. ont beau verser le mépris eux qu'ils ont . si leur but est puériles. superbes familiers. une institution et plus complète. plus faciles ceptes plus à ia portée sociale. de tous les esprits usage. et si les effets purement disent les saintes Écritures du christianisme humains sur l'organisation sociale sur toutes les combinaisons de l'impuisl'emportent donc que prétendent sante théorie. enfin. qui se consacrent à la rédemption les misères.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le soin de leurs besoins sont dispensés de faire matériels. ou plutôt de prédes âmes simples. plus ouvertement divers dans un sentiment ses dogmes On peut trouver ses maximes austères. n'est-ce pas une démonstration vérité? Les esprits Est-ce pour sur ces précoptes ne s'adressent été posés ? Ils qu'aux simples d'esprit. et le sacrifice comme autant de devoirs dont la pratique de Dieu sanctifie l'homme et le rapproche si quelque eut la vertu d'inspirer autre religion que le catholicisme ces innombrables calcul ment d'intérêt de toutes pures. qu'est-ce y substituer nos maîtres en scepticisme? '1 L'esprit chrétien avait civilisé le monde moderne. inquiets qu'ils subissent 2° Si jamais aucun culte. libres de tout au soulageterrestre. commanda l'oubli des injures l'humilité. à la pratique Ton inventa jamais un code de lois. mais qui sont le tourment ou surpris des épreuves méditatifs.

S'il est S'il austère. jus. un pontife modéet inof- inviolable de déshériter à Quel droit avait-on les générations naître de ces précieuses d'en garanties? quel intérêt. immuable. constituant. condamne n'est-ce et pas blesse élève la créature que lui seul jusqu'à Dieu? Le scepticisme. comme L'unité tous les rangs.'son mysticisme détachement il en induit des biens terrestres du toutes et son culte fonCette l'incompatibilité des sociétés intérêts pour ont injuria.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN adouci les mœurs le riche contre barbares il amendait pouvoir aspirations et rapproché comme le pauvre. avait. séides stipendiés cohue des de novateurs autels l'excès l'Église catholique leurs initiations susou stupides sans aveu ? Appardo repro- son zèle et de ses exigences? est-ce pour les endurcir? d'abord l'orgueil. envers est-ce lui-même? pour avilir de ses scrupules. en en lui évangélique. à bout de moyens. le ses lui-même et protégeait le peuple contre de l'Église désordonnées. de S'il trouble les consciences. consacré cette union quelque sorte. summa philosophie leurs inductions et l'ascétisme . n'a rien de sérieux supposition les doctrines sincère. une avec l'organisation catholique dées sur la combinaison des matériels. en est arrivé à à la dévotion des fidèles sa tendance au cénoreprocher bitisme. pour gardien d'une souveraineté rateur investi fensive. car toutes summum forcées n'est pas contagieux. Les sectes et les sociétés occultes contester l'efficacité? sont-elles bien en toute discipline leurs capricieuses pectes et leurs tient-il à cette cher au ministre d'opposer comminatoire de droit à la sévérité de la réglementations.

LES

RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

Mais il n'en est pas moins utile que des types de perà l'ombre du sanctuaire; fection idéale soient conservés ainsi citées seront plation soupie les lois et les mœurs de s'y conformer rappelées seront incessamment solliou y quand elles se manifestent, elles s'en écartent. La contem-

quand de cette vérité suprême n'est qu'asperpétuelle dans les cœurs les plus rebelles elle sera l'éter-

de la race humaine, mais elle n'empêchera nelpréservatif de ses passions, car la foi cathojamais le débordement à toutes les vérités et source ellelique, sympathique même d'arrêter ni même attaques l'erreur. de toutes les perfections, le progrès des vices n'a pas eu la puissance le monde, qui ravagent des de

celle de préserver ses propres doctrines furieuses de l'impiété et des profanations

n'ont rien en elles qui La religion et la philosophie doive les diviser, pas même le dogme, en face du doute: la philosophie elles sont faites pour sympathiser; moderne est fière eneore et fanfaronne des victoires qu'on lui et mais ces victoires impute; la rendent des complice l'assimilent à l'ignorance

démolisseurs, confiscateurs, et égorgeurs, incendiaires que certes elle désavoue, et elle sera bien étonnée d'une découverte pleine de promesses s'il n'est pas de l'humanité, pour le progrès à savoir ne sera complète entravé, que l'intelligence et perfectionnée de comprendre que son qu'à condition et sa force tiennent à l'alliance surtout développement avec la religion. qu'elle éclairera Ce n'est l'humanité, pas en l'isolaquelle, ne tend pas de l'àrae

de la philosophie lant de la lumière bien

à la matière, qu'unie temporairement à s'en dégager par toutes.les moins aspirations et de l'intelligence.

PARTICIPATION

DU CLERGÉ

GALLICAN

Jl est oiseux dogme avec de confesser traites sans ceux

et du moins qui le nient,

sans

résultat

de discuter heureux

le

et nous

sommes

incompétence multiforme où la négation vaincue

notre

sur les

absquestions s'escrimera toujours.

de l'affirmapar l'immutabilité est absolument et perd tion. Mais le doute improductif de l'offensive à tous les avantages quand il en est réduit fl n'y a pas de vérité dans l'ordre lui-même. s'affirmer se croire spirituel, la raison, prétations irréfragable quelque qui n'ait été obscurcie et les abus soit aux yeux de qu'elle ou altérée par les interfait l'ignorance; c'est à ce

qu'en du vrai et du faux que s'en prend, avec un stumélange Ce qui l'irrite l'incrédulité contre vulgaire. pide orgueil, ce n'est pas son principe le culte objet de ses outrages, ce sont ses pratiques plus ou moins mystiques religieux, ou puériles. les attaque exaltées, tères Bien avec faibles qu'elles d'autant ne

à personne, on s'imposent plus de courage que les âmes ou timides, avec un touqui s'y livrent sont plus inoffensives; bien que chaque ce sont moment les mysde notre et soit qu'au

chant abandon, et les existence dedans soit comme

miracles, un

prodige au dehors

incompréhensible, de nous tout

mystère

impénétrable. Est-il un

homme

de

sens,

savant

assez présomptueux ou assez assez se connaît lui-même, qu'il connu, qu'elle incréé, un ignore? s'est Si la croyance sa confond immolé, faite

téméraire

illogique en un Dieu raison et

philosophe, pour croire qu'il nier parce pour incarné, dément mé-

ou

convenons

et de l'immensité de la majesté du moins que cet abaissement créature encore. et une pitié Portons

l'imago de l'Être

sa pour plus incommensurable

amour

suppose surhumaine à sa

l'hypothèse

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

dernière de notre

limite,

et, rapetissant

raison, supposons monde ait été confiée à des intelligences intermédiaires; l'amour et la justice, dont elles représentent l'Éternel, l'auteur de toute chose, en est-il moins lô Dieu révélé, les consciences ? Le Verbe qui le l'esprit qui illumine manifeste en est-il moins une émanation de sa divinité? Un rêveur lège d'écrire homme sage l'immense sacrieut un jour la fantaisie comme la vie de Jésus-Christ celle d'un allemand la morale, auraient la science régénéré et lo

le mystère à la mesure du que la conservation

et vertueux, dont de l'humanité amour à son insu

mais, monde; sa conscience, fections tellement prophètes, qualités que leur

et sous l'aveugle de impulsion il doue son héros mortel de tant de peret d'une simplicité d'une divines, prescience en dehors du génie des législateurs et des que cette personnification est plus invraisemblable déification. Comment des plus adorables et plus miraculeuse en

C'est spiré sans l'inspiration? ne pas subir le joug de la foi, n'est pas d'une gueil humain prouve une seule esprits superbes Comment l'atome la matière toutes mités

effet, l'inl'absurde invoquer pour de l'oret cette méprise admettre, saine Elle philosophie. et le néant des eux-mêmes. esclave do éthérée, sujet h à toutes les infir-

chose, l'impuissance qui ne croient qu'en perdu dans sa substance sens comme

l'espace,

qui enchaîne les illusiotis des

de sa nature, de sa vue embrasser, pourrait-il non-seulement l'univers créé, mais le monde bornée, de invisible et accessible à peine à la pensée dégagée et le secret rattaQui peut dire où se cachent et la fibre chant l'ordre matériel à la sphère des esprits, se subtile sous la main de Dieu lorsqu'il frémissant ses liens?

PARTICIPATION

DU CLERGÉ

GALLICAN

communique astres,

à l'homme?

Croit-il,

ce qui se passe apprendre le mystère de la conception t-il connaître parce qu'il a respiré dans le sein de sa mère? Il ne lui a été donné ni de mesurer les causes êtres et leur a des motifs il aucun l'infini, finales, ni de définir ni ni de sonder l'inconnu, de comprendre la solidarité des de Celui

en interrogeant les eu lui-même? espère-

dépendance de douter,

de Bénir

qui les a créés. S'il y y en a-t-il de nier? et n'y en a-tet de se taire? Si la foi du pays n'est

de certaines n'a-t-elle intelligences, pas pas au niveau et tant qu'on n'aura pas subdroit au respect de toutes, stitué le plein jour de la vérité aux croyances dont les les ténèbres de notre esprit, ne doit-on lueurs éclairent celle qui a moralisé le monde en y naturapas vénérer du devoir et la confiance en Dieu? lisant l'amour de têtes faibles gonflées nous d'incrédulité, ce qu'elles volontiers vont chercher dans demanderions sans régulateur et sans gouvernail. le vide, Le lest à desconfié à la nacelle d'un ballon lui sert au moins cendre humblement, dans l'éther, se rompre. l'impuissance ou le ressort ment le léger C'est le salut maisjsùrement, lorsque,emporté tissu qui contient l'air menace de et aussi le modeste le point diriger aveu de qui cherche pour A tant

de l'aéronaute

qu'il n'a pas encore, sa machine. maîtriser

d'appui ou seule-

de religion est à la fois plus téméraire et plus ignorant, car, tout fier de planer dans l'inconnu, il insulte l'élément à l'accueillir dans sa qui s'offre chute. Le culte sein maternel le navigateur absurdité qui régit le monde de la terre hospitalière, vers laquelle le plus de la Divinité est le

Le renégat

Le nier aventureux. et si la croyance du pays est la base de tout

aspire est une

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

ou convenu, la source de la la société, de la charité justice, de l'ordre qui maintient de l'intelligence n'est-ce qui la sanctifie, qui l'honore, de s'insurger conpas insensé pas un crime et n'est-il sentiment tre cette comprend et plus élastique? de Dieu sous le vain prétexte croyance, pas et qu'on la veut plus .épurée, Cette aspiration ses lois est d'une qu'on ne la plus vague à se mettre à, la place 'audace

moral

raisonné

qui serait superbe'si elle ne mettait dans toi*t son jour l'abde l'insecte jection qui s'en glorifie et son impuissance à la réaliser. Ce qu'on un esprit fort est auappelle dessous du talapoin qui veut s'aider de la queue d'une vache pour passer que facultés d'une cette dont vie autre dans vie pressentiment des logique l'autre, est la car il a le

et à rectifier

conséquence

de sa conscience mystère L'idolâtre n'est qu'un le superstitieux ignorant, qu'un est un insensé, sinon un malesprit faible; mais l'impie faiteur. au christianisme et S'attaquer qui a moralisé civilisé le monde les Titans, moderne, qui ont escaladé ce n'est le ciel, pas mais rivaliser s'assimiler avec au

du l'explication et le complément de son être.

il a été doué,

rien de mieux que de Érostrate, glorieux qui n'imagina brûler le temple de Delphes. Incendier et détruire, estce donc une puissance dont la raison humaine ait à se féliciter? mais sécurité Le doute a son est une excuse hostilité dans son la négation gratuite abstention, contre la

dont tout homme publique, qui se respecte à moins qu'il n'ait une certitude s'abstiendra, inattaquable à lui substituer. Il frappe traîtreusement le passant qui circule sur la foi publique comme le stylet du condottiere, cuse du voleur convoitant un est déloyale et il n'a pas même l'exil trésor à son usage son arme

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

tue pour le seul plaisir de tuer, comme les étrangleurs à l'idole tous ceux immolent de l'Inde qu'ils adorent une autre croyance. Le culte de son propre qui ont non moins abjecte et malorgueil est une superstition et quiconque aux autres est faisante prétend l'imposer ennemi public un le droit de tolérer. dégrader; d'abdiquer rapports matériel n'a pas que toute société rationnelle C'est un aliéné qui prend plaisir à se car c'est une nécessité pour tout esprit fort sa dignité en niant 'ses humaine, puisque,

divins, il se résigne à n'être plus qu'un rouage et aveugle du grand et intellectuel organisme de la création.

de l'Église nous Ceci posé et l'autorité sauvegardée, ni les erreurs de doctrine, ni les scanne dissimulerons ni les menées ambitieuses dales, qui ont associé tant de et de prêtres égarés aux complots prélats imprévoyants combinées du protestantisme, de l'irréliet aux intrigues De là devait sortir non-seulegion et de la démocratie. ment le renversement sociale, de l'ordre c'est-à-dire une révolution la France Le amené monarchique, la transformation mais de

et la perte inévitable de sa nationalité. n'est pas solidaire des causes clergé qui ont cette grande mais il avait mission catastrophe;

de la prévenir, et peut-être assez de pouvoir pour l'emde pêcher. Il lui eût suffi d'être moins avide des faveurs la cour et plus fidèle à l'unité romaine. Les soins de la lui ont fait négliger politique et la soif des ministères son autorité ordre, pastorale et son influence de la et moins envié plus compacte si déjà le jansénoblesse, eût été plus inexpugnable dinisme et le luxe de ses prébendaires ne l'avaient visé, et si son aveugle abstention dans les débats du populaire. que celui Son

LES

RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

déficit Ses

n'avait trop

ses rangs aux batteries de l'ennemi. à ce moment nombreuses de défections, ouvert

de longue main par étaient préparées suprême danger, la part qu'il s'était faite dans toutes les séditions; et si III il préluda à toutes au temps de Charles VI et d'Henri les déclamations qui ont signalé la violence des clubs de la Révolution, il n'eut pas, comme la saine partie du clergé de i793, la gloire de se et d'être purifié réhabiliter par le refus du serment par et la persécution. A l'époque même de la le martyre de la religion menacée ligue formée pour la défense hostiles du luthéranisme, il s'oublia jusqu'à par la fatale invasion servir les vues ambitieuses del'étranger, dontlapolitique ne visait à rien moins que l'anéantissement de la nationalité féodés Les Guises s'étaient innotoirement française. à l'Espagne, comme les d'Orléans se sont, de nos à l'Angleterre. inféodés à la monarchie

jours, Le clergé, sans aucun respect de son ministère, rechercha l'honneur des prédications les plus incendiaires, il s'occupait beaueux-mêmes, et, comme les séditieux de la catholicité moins du triomphe coup que du renversement pas plus que les patriotes de ses sacrifices accueillirent de la dynastie au Valois le mal régnante. Il ne pardonnait voulu lui faire

avait qu'il de 89 n'ont tenu compte à Louis XVI et des acclamations avec lesquelles ils chacune de ses concessions.

« Quand Henri III, dit l'Étoile, se déclara chef de la Ligue, tous les marmitons de la Sorbonne recommencèrent hésion
1

à déclamer comme un

contre acte

lui, et lui reprochèrent d'hypocrisie
l'Évangile,

diabolique'.
disait le curé

son ad» Les
iMorl

«Il ne s'agit

plus de prôcher

Bouclier.

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

tous les Caris Aubry et les Maurice Poncet l'insultaient et Saint-Merry renchérissoirs du haut de leurs chaires, sait encore sur Saint-Pierre-des-Arcis comme 1. Saint-Eustache avait sa tribune était un forum libre d'aboyer et tout sanctuaire Saint-Étienne, où tout tribun, en rochet ou en froc, était contre les rois. Pelletier, Hamilton, Por-

une thaise, Launay, Guincestres, Prévost, etc., acquirent en rivalisant à qui serait le plus certaine popularité même violent et le plus injurieux. Quelques-uns s'y sont fait un nom 2. pas plus de sa conversion que MUo de Montpensier son prédécesseur dé sa déférence. se vantait, à bon droit, de lui avoir fait plus de mal avec avec ses ses prédications que Mayenne boirait toute l'eau bénite de Notre-Dame, armes criait 3. « Il le curé Le Béarnais n'obtint

Garin à son auditoire, que je ne me fierais pas à lui! » a attaché à son pilori les noms de La Satire Ménippée de clubs, précurseurs de ceux qu'on tous ces orateurs ajustement bins. L'auteur gue n'oublie
au Valois C'est

affublés

des noms

de Cordeliers des prédicateurs

et de Jacode la Lidonné
un ante-

de la Démocratie aucune
uu Turc, proposait en tête,

des particularités
une harpie, un magicien, lui-même au

qui ont
un Hérode*

à

» christ 1. Le premier croix et bannière

de conduire les égorgeurs détacher

processionnellement, Louvre. Le second, moins

voulait seulement la discipline h sa impitoyable, pendante les épaules. ceinture, pour lui en étriller 2. On trouve encore dans les bibliothèques le livre de Boucher De ;u$ta Henrici abdicatione. 3. « Henri de Bourbon est un Caligula, un Néron, pillard, avare, de nonnains, lion à Paris, renard a Rome. trompeur Qui le soutient, escrocs et des évêques buveurs?. Toutes les mauque des docteurs vaises humeurs affluent à cet apostèinc! des Neuf Ser(Extrait mom de Boucher.)

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

avec la Révoguerre sainte quelque ressemblance loi des suspects, lution de 1789 exécuconfiscations, visites domiciliaires, tions populaires, etc. délations, cette des saignées à la Saint-Barthélémy, en effet le parallèle au cardinal Rosa, soutient coupes réglées de Marat. La théorie Mais ce livre, ble, n'a pour excès commis la philosophie de ses parent sous pour la d'une attribuée avec les

contestaportée philosophique but que de rendre solidaire des l'Église' en son nom. La religion n'a pas plus que

le pouvoir les crimes qui se d'empêcher couleurs. Il suffit qu'elle les condamne, et il est ridicule de mettre les orgies révolutionnaires garantie faire mieux de la sentir démocratie sacerdotale. C'est ce que cette hypocrisie a d'illodénoncé nous-même la compliaux fureurs des partis. Envoyé

gique que nous avons cité sacrilége du prêtre sa mission est d'éclairer pour bénir et non pour maudire, son troupeau et non de le suivre dans ses égarements. La sainteté de l'étole n'a pas plus que l'ignominie du bonnet sens rouge moral. la propriété d'autoriser les déviations du

d'inscrire au marenjoignit le régicide Clément et le cordelier Chassé, pendu tyrologe à Vendôme, il n'eut pas la vertu d'honorer le crime, et fut discuté à Rome et parce que le plan de la Ligue trouva quelques dans le sacré collège, encouragements Quand il ne s'ensuit L'Église des devoirs, pas que la révolte ait jamais l'a si peu considérée comme que, tandis qu'elle trouvait
années revues

un ordre

des Seize

été sanctifiée. le plus saint en France ses
du règne de Louisuni-

1. Cet ouvrage, dans les dernières publié a été vanté et commenté Philippe, par les versitaires.

et les

journaux

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

dans le sanctuaire, Pie V faisait condamner, apologistes à Rome, vingt prédicateurs pour avoir tenté de la conet Connecti payèrent même vertir en dogme. Savonarole f de leur tête. cette témérité que le clergé gallican se au delà des bornes de la justice et de la laissa emporter vérité, on ne doit pas perdre de vue qu'il y fut provoqué. le parti agresseur, l'insulteur du Le parti protestant, Mais, fut encore moins modéré dans l'attaque culte préétabli, dans la défense. A ses docteurs que le parti catholique appartient l'initiative Hunert de toutes les atteintes aux autoride 3, à et de toutes les maximes Hotman subversives 3, Jean Poyet sont arrivés tout en reconnaissant

tés légitimes l'ordre social. Buchanan

Languet

et beaucoup d'autres en Il n'est pas une nier l'utilité des lois et de la société. erreur, pas une perversité, pas une sottise que le libre examen n'ait adoptée, et préconisée. propagée

ni la provocation ni l'exemple ne justiCependant fient le pasteur qui se mêle aux intrigues politiques, n'y est pas contraint lorsqu'il pour la défense de sa foi ou le salut de son troupeau. Il y a, dans les questions
1. Auteur nius Bruius. 2. Dans mais dans son celui livre de FrancoDe jure successionis dans un en œuvre il attaque la légitimité des il soutient la thèse contraire. pamphlet méritoirp plus ascétique que aux yeux de Dieu. du régicide est subtilement rois; du Vindicte contra tyruntios, sous le pseudonyme de Ju-

3. Cet Anglais réfugié, que, érige le tyrannicide 4. De jure reg?ù, loppée. 5. Bodin, l'apologiste certains cas. La Servitude contre établit écrivains du peuple,

politidéve-

où la théorie

le régicide dans absout pure, volontaire de La Boétie n'est thèse qu'une la légitimité du pouvoir. La Franee Turquie, en 1575, publiée le droit de refuser de ces de juger le roi, etc. Aucun l'impôt, n'a qu'ériger en principe social, réfléchi k force c'est c'est-à-dire la volonté matérielle, rendre la société impossible.

de la monarchie

LES

RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

et dans la marche progressive des généphilosophiques dans lesquelles des choses et des époques il ne rations, sans abdiquer. C'est peut-être à cette peut intervenir invasion rêts du clergé passionnée humains purement que dans doit le conflit être des intésa attribuée

divisions et aux beaucoup plus qu'aux désordres qui ont attiré sur lui, ayant le xvm° siècle, les et les satires dés poëtes. censures des laïques C'est en effet dans ces luttes profanes à méqu'il a été conduit déconsidération, connaître garantie dogme. can, tout étaient pontificale, qui est la souveraine de sa propre unité, aussi bien que de celle du du janséniste et la liberté du galliL'austérité l'autorité en affectant se séparer des hérésies, n'en infectées du même de révolte esprit de fut un ordre l'État, à conserver dans

pas moins

et d'orgueil. Tant que des droits

le clergé

des priviléges il entrait à revendiquer, nécessairement dans garanties le maniement des affaires; mais, lors même que la supéexclusivement riorité de ses lumières l'appelait presque à exercer, dans sa les conseils des rois, il ne jugeait aux détails de descendre

ayant et des

dignité des fonctions salariées. Précisément tion et au partage à soutenir, spéciales parce qu'il avait des prérogatives dans les discussions il portait qui plus de sobriété l'auraient pouvait devoir. trop écarté de sa mission spirituelle, oublier son qu'il

pas qu'il fût de de l'administra-

ne

de vue sans premier pas perdre s'est manifestée Cette incompatibilité plus claiet que s'est disséminée rement à mesure que l'instruction le s'est régularisée; la gestion des choses temporelles prètre fanes, pas été consacré pour et à mesure qu'il devenait n'a servir plus des intérêts facile proaux princes

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

de trouver cessairement

des

capacités restreindre

le clergé voyait pratiques sa mission. La stabilité

nédes

et leur classification étant le preemplois secondaires et d'économie dans mier gage de bon ordre dans l'État leur sécularisation en était la conséquence la dépense, Seulement il serait injuste autant naturelle. qu'absurde ce conseil de la prudence, en l'appliquant d'exagérer sans exception tions, à toutes et sans sortes réserve d'États, à toutes comme sortes de situal'imon a voulu

essentiellement et nécessaiposer à celui de Rome, dans sa forme, dans ses agents et rement ecclésiastique dans ses sommités. ses études supérieures, ses principes prêtre; par et sa pratique des choses du domaine de la austères est tout au moins du laïque conscience, l'équivalent Le dans la connaissance maines. le clergé était seul assez éclairé pour lorsque son utilité lui tenait lieu de dispense. Il être consulté, justifié par une noble amserait encore et sera toujours Ainsi, bition, génie exceptionnel. Cependant parmi ceux de ses membres qui ont assisté était à peu les rois de France, son concours lorsque d'éminents services et un et la pratique des affaires hu-

combien soit près exclusif, y en a-t-il dont la gloire remonter à l'abbé pure? Il faut Suger pour pouvoir le ministre et le cénobite. Richelouer, sans restriction, lieu a laissé de grandes et de beaux leçons aux princes souvenirs aux héritiers de son nom; mais quelles œuvres apostoliques la mémoire recommandent du cardinal ? On sait les troubles, les profusions et les intrigues de Mazarin, dont le prequi ont signalé l'administration mier titre do gloire est d'avoir ouvert le siècle de

du clergé de l'Assemblée Élu président les intéDubois burlesque.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE roi n'accorda Ce grand de jamais l'entrée et cela autant à aucun prélat son conseil par respect de l'Eglise que par prudence politique. cette de Dubois saisit irréligieux neveu.' son que rele- avoir honteuse. que pour les prostituer. époque qui semble du monarque. comme d'une prébende v II.Il semblerait que'cet turpitudes a quelque titre à l'indulgence du régent impur ministre de son ordre. les cardinaux faisant de Besançon les évêques ses agents. à sa fortune.Sisla pourpre teron. tomba-t-il l'abbé vant de son C'est de dans celles s'en ordre. naux de La Trémouille pour en se de Tencin et de Bissy. été pressentie par la sage abstention immixtion du clergé dans que date la malencontreuse et dans toutes les toutes les intrigues diplomatiques des brigues de la cour. Les cardirent d'un Tigellin et d'un vil proxénète. respectées pour du ponces insignes à profaner les peuples préparèrent ceux qui ne s'en revêtaient en faisant mépriser tificat. l'épiscopat. transpapar Mazarin. devint. ses amis. avilirent en s'attachant encore et de. en 1723. et elles-mêmes. avec une gravité et donna un retentissement rêts de l'Église gallicane . pour la dignité de ses puissantes mains Mais à peine le sceptre échappé Louis XIV. parce qu'il n'est pas entré dans ses calculs de favoriser la confiance Espagne maître pour le jansénisme. y pesa. on s'avouant et de Rohan. le masque sous Dubois. et la mitre. du Saint-Siège Mais son habileté à tromper et à bouleverser la catholique de son inquiétudes ni déjà honorable trafiquée les vagues pour servir à la France n'a été ni profitable La pourpre romaine.

fut la fatalité de l'Église de France au Le jansénisme en employant les jésuites dans ses négoxviu0 siècle. déplorable ciations (. et l'on eut raison découvertes hétérodoxes fit beaucoup de juger de condamner dans leurs et JanséQuesnel les propositions trop d'éclat. de quelques d'une gallicans prélats par le rigorisme et d'une orthodoxie douteuse? régularité suspecte On avait droit sans doute nius. licencieuses. d'arguments. pour ses champions de la pourpre. aux rigueurs choisie recourir. so pouvait et que lui-même. d'implacables parmi leur impopularité auprès des cabinets étrangers à Madrid les premiers prétextes de leur prodes papes se comme d'un zèle chute et fournit N'est-il pas étrange chaine. le ministre du régent leur ennemis les catholiques. au avait revêtus qu'elle de son infaildes fidèles et comme en dérision de vue que attisées mystiques. que lorsque à toute mesure violente et résistaient. pour le relâchement dos austère. i.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN à la querelle des jésuites et des jansénistes. et cette sinon d'à-propos.suscita accrut et à Rome. et la clef des condu gouvernement les unes tandis f au milieu qu'il des corruples rappelait 20 flotter les plus T. tions Il laissait par les railleries le clergé tenait des dissidents. refusaient “ Benoît XIII ou Clément XIII. aux exigences la modération du Saint-Siège fût obsédée inconsidéré. . lorsque gion avaient de envahi le sanctuaire du prince à avouer l'exemple était réduite mais on en livres controverse manqua était mal L'époque d'une mœurs qu'on discipline et l'irréli- prévaloir l'Eglise en des hommes scandale libilité. dans tout le cours Il ne faut pas perdre de ces querelles des témoins et l'irritation à la fois les rênes sciences.

ont tant siècle. troupeau Mais loisirs et la contagion pour de l'exemple. ceux-ci tous portant de Richelieu aux affaires. un cardinal de Dubois ou un cardinal cardinal de Rohan. travers les pratiques et fatale coïncidence des plus qu'à le débordement de dilapidations qui. les uns cardinal ou de Bissy de Brienne ou un les autres Fleury ou un ou un cardinal abbé Terray caducs. leur Mazarin. durant près d'un les esprits. un débiles un cardinal de Bernis. partisan donna dano jusqu'au pensateur d'autre danger le seul but de ne pas indisposer il n'y avait des dignités ecclésiastiques. de l'autorité laissèrent . dù patriotisme toute l'énergie dans le conseil Lorsque la société souet du génie aurait à peine suffi à contenir levée cardinal contre on ne voit au gouvernail elle-même. égoïsme. leur non l'application d'un cardinal dextérité ou seulementla d'un cardinal de inexpérience nullité. à pervertir contribué cardinal à la tête du de prostitutions.LES ItL'INES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE autres à l'étroite C'est observance une triste minutieuses. ceux-là commensaux de ou corrompus. de la paix après le traité et la mollesse les d'Aix-la-Chapelle. incapables de Mmo de Pompadour. comédie ou leur se soit mêlée continuée du P. créatures M"10 do Prie. qu'un de Tencin. que de donner de partie qu'il abanle parti disà cela les inconséquences d'une infirmités encore de assez à l'Europe en spectacle décriés et les quelques prélats Il restait du clergé gallican. un toujours et des abbés s on trouve des prélats cabinet. dépravation Que mais ou leur cette triste aux saturnacardinal les de la Régence et se soit d'abord de Fleury. de sophismes. Quesnel. de graves docteurs arrêter la dispersion et du pasteurs d'évêques charitables vénérés. lorsque.

entre si fréquentes avoir do terme libre à la les luttes entre les scopat. qui jusqu'alors se partagea entre les combattants.devinrent pouvaient plus avait du parti le plus faible. avec une certaine tactique. mais qui devinrent à mesure que la conplus véhémentes troverse Quand autorisait elle dans la réplique. déjà entretenu dans ses sous avec contraste. et dispersées. . tis. se firent le parlement et l'épiet si acharnées qu'elles ne que dans l'extermination la guerre à coups de parlement et de clergé. Les gens de lettres. ravant. plus ou moins fondées. commencées les hostilités par ses propres de celles que afin de triompher plus aisément troupes. près de trois Elle siècles adopta jansénistes. selon les Mémoires du temps.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN le champ jésuites controverse. gardé la neutralité. générale C'est à cette lutte prolongée. sophique du sentiment contre le religieux et sacerdoce dans le peuple. La ligue philola ruine du méditait longtemps. la fatigue lui livrait affaiblies le plan de campagne ouvert. tour à tour vainqueurs portèrent plus l'affaide passion que de sincérité. par le protestantisme. impatients d'y prendre part. parle journellement exposé du luxe et des mœurs des bénéficiaires austères depuis leurs doctrines qui. dans laquelle les paret vaincus. et impérieuses. qu'il faut attribuer devint blissement prévenu répulsions ses yeux. saisit. plus de hardiesse entre les jésuites et les vit le fer engagé se borelle affecta une neutralité perfide. l'occacatholicisme. La cour. et les jansénistes. Machault et d'Àrg-enson. mêlée d'un bout de la France à l'autre. aupacommençant par des critiques plus ou moins réservées. sion qui lui était offerte de profiter de ses dissensions et de diriger. furent' et la enrôlés dans les deux camps à titre d'auxiliaires.

sous le protestants. Voir Boulanger et Dupiu. Mais en s'alliant affichant elle devint suivant. du derviche et les jongleries du marabout. l'intolérance d'Épicurc. à s'emparer échangés les parodier et les livrer à la déripour les amplifier. des L'audace tardèrent d'abord pas contre sous défis et l'évidence une des conclusions ne à révéler christianisme. fanatisme des puritains et le vandalisme des anabaptisde Calvin et le sensualisme tes. Le pays. ecclésiastiques. à braver longtemps la licence et l'incrédulité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à souffler le feu de la discorde et par ses railleries. nant sion du public. de détruire. stitions qui voulurent On admit tout et l'on même contre la foi du guerroyer se fit des armes de tout. sur les mythologies de l'Inde. comme l'antiquité. des arguments de part et d'autre. mais en définitive contre le des déistes en se borna aux et des athées. conjuration formidable. étant elle prit pour mot de passe Tolérance! et Écraser V infâme Aussi ouvritpour celui de ralliement à toutes les superelle ses rangs à toutes les opinions. La confédération )a Régence. L'ignorance 1. règne les Elle n'avait pas. formée les censures le clergé. . les extases de Spinoza le panthéisme enrôlé tout fut invoqué. croix. et dogmatique. et écarts des peuplades les plus ignorées monstrueux les plus bizarres assez bons des chroniqueurs parurent à servir de pâture aux croyances ébranlées. agressive écoles philosophiques son but unique de de système à formuler. On chercha du Thibet tagnes informes les traditions l'origine et nos et le matérialisme dans cette croisade rites dans de nos modèles de Ilobbcs contre la les mon- dans de législation des hordes Les plus sauvages.

ou burlesque. dénoncer et les torts le clergé suspect. incompatible Cette polémique sans tantôt ou déclamatoire. et déclarée proscrite gion chrétienne avec la philosophie. la renommée des cardinaux qui siégeaient au conseil. sans peine. infatigable descendit insensiblement et des salons à la taverne. L'Alcoran. Qu'on juge de l'effet que dut la renaissance esprits ainsi prévenus relles produire suhito sur des des qued'orde fut. et la reliseule fut conspuée. livres devint dans la conversation facile sans réels de rendre calomnie exemple. à Paris les revenus le luxe des'évêques qui dissipaient de leurs sièges. -lorsqu'on put et commenter les imprudences de quelques-uns de ses membres. adressés au jansénisme perd iren . Étonné de ces disparates entre quelquefois l'austérité du ministère et la vie licencieuse du ministre. trouvèrent continue. tôt ironique affectant toutes les formes. et la sottise firent des prosélytes parmi nos esprits forts. Pour la capitale et pour les villes de province qui reflétaient toutes ses impressions.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN des prôneurs en se dévouant. et eurent de l'encens Académies les pour des mérites proet des couronnes blématiques pour des talents inconle fétichisme et les sacrifices à Brahma nus. sentimentale mais tantôt sentencieuse tanet des Il ou familière. de la conduite induit à rendre l'ordre les plus entier émide ses membres et la recrudescence d'un zèle théologiques thodoxie en contradiction manifeste avec les mœurs ces inflexibles casuistes! On dans leur langage Dès lors les reproches ne vit que de l'hypocrisie et de la subtilité dans leurs doctrines. le public solidaire nents. étaient un sujet inépuisable de satires et de scandale. la vie frivole des abbés de cour.

par l'inde son zèle et lui procura de succès discrétion l'espèce dont elle avait besoin pour se propager. parlement . Mais il l'accrédita son troupeau. prélat de vertu et de foi plus L'archevêque se livra. qu'on appelait une bulle dont il n'avait nul souci.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE toute leur gravité par quelques rent un sujet introduites dévotes. pour ne pas se voir interdire de déclarer son horreur contre l'être fabuleux profonde et d'adhérer sans réserve à Jansénius. plus d'un un livre ouvert jamais les sacrements. pratiques de piété. de sépulture et de les passèrent pour des actes d'intolérance On fit grand bruit de quelques refus de billets de confession. Il se trouva en face d'une actes retranchée ares non opposition dans le parlement. surprise. épiant mais les moinde préserver crut le surprendre en abus de pontife. avec toute l'ardeur de ses conque de sagacité. fut sommé d'une qui n'avait à sa grande abjuration. sinon éteinte. à la poursuite d'une hérésie dont il avait à cœur victions. passionnée. de Paris. dans l'enlèvement d'uno religieuse rebelle à la pouvoir et fit saisir les revenus de révêché. et les rigueurs de la discipline ou de tyrannie. demandes indiscrètes quelques mais plus d'un docteur se méprit en attribuant aux erreurs une imporsignalées par la bulle Unigenitus tance que l'indifférence s'obstinait à leur refugénérale Il y avait donc peu de prudence à exiger des professions de foi de quelques chrétiens en qui toute foi était tiède. que l'indifférence seule afâît^réservésiusqu'alors bourg-e^pisobjfcur de piété. du moins lequel. juridiction En vain cette témérité souleva la cour et le clergé le ne voulut pas se départir do sa résolution. Plus d'un homme du monde ser. devinjésuites dans les exercices de raillerie. épiscopale.

Survint de l'ab- n'étant pas article que la bulle Unigeniius n'était tenu de s'y soumettre. et le tumulte fut tel que bannis. que ranimer Le curé de s'étant signalé. dont il s'était fait le pas avec les jansénistes. pour persister à un vœu public en se relâchant et il crut satisfaire de sa sévérité. Cette déclaration échauffa les disputes au lieu de les refroidir. la résistance l'autorité ne sut bientôt plus distinguer de . d'autres emprisonnés. enhardi l'arrêt. Mais le gueuse intolérance. il 'adressa séditieuses. n'était au roi des remon- qui furent jugées au silence. on l'exila. un nouvel arrêt du parlement. armé mêla témérairement avec plus ou moins de son aux de suc- il portait de foi. et les prédicateurs à la fois contre le jansénisme et contre le partonnèrent lement. de l'excommunier s'il ne réfugié à Sainte-Geneviève. Cependant assez unanime le ministère et. d'un qu'à l'exigence et sa condescendance lui-même. parti qui le dominait ne le feu de la discorde. L'évêque jusqu'à la sédition. fit cassa conseil et le pasteur. en réalité. sœur de ce prince. pour le réduire ni assez { ferme ni dans cet acte d'autorité. L'archevêque d'Aix s'y précipita avec la véhémence d'un casuiste des autorités de l'usurpation indigné do Mirepoix excita le zèle des fidèles laïques. par son mourant. rompait Il osa même interdire l'aumônier protecteur.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN d'une trances légalité douteuse. besse de Chelles. Il ne cédait. nul cès.. et celui do Troyes fit tant de bruit Des prêtres furent qu'on le confina dans un couvent. par sa fouSaint-Etienne le parlement le condamna. entre tous. menaça le duc d'Orléans qui s'était t triomphe. autorité athlètes L'épiscopat descendit se et apostolique qui la parcouraient dans la lice.

ponts-neufs. mais de Conflans. et de Lagny. Les écrivains protesintervenaient sceptiques pour et les excommuniés. lieux de son exil. se croisaient dans malédictions à la menace. ceux-ci et leur suppression ayant durent pris né- parti pour cessairement réciproques. les travestissaient dans et les dans délations des torts et le sarcasme que leurs addes comédies profanes. dans à leur tandis Les jésuites la mêlée usaient portée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la'provocation. et la justice fut suspendue. les de Beaumont Christophe il les loua de leur défendre. Il y eut répondait Mais l'autorité jésuites. ses efforts On bannit de toute ne se contenta concours la puissance pas de et les exhorta de leur pro- à seconder pagande. de peu soucieux se firent un point d'honneur les justifier. C'était un sans pugilat. se battait. et ceux- et les philosophes la confusion. suivant l'ùsage. Le peuple aux arguments. pour qui hautement se faisaient un parti anathèmes. là pour l'interdiction et participer les comme jésuites et leurs antagonistes surprise. de sentences canoniques et de Les juges n'y pouvaient parlementaires. envahir Les chansons et les invectives ici pour entendre malgré satiriques succédaient aux les églises aux sacrements par On la cause signalait. récriminations suffire. première aucun scrupule de les accuser ne se faisaient d'en être les instigateurs. tants leur repos. de ces désordres. Mais leurs partisans. les ennemis des succomber. de les compromettre. il ne cessa de fulminer des mandements pleins de colère. accroître public prenait mérite d'affronter de nouveaux et les jansénistes les plus engagés eux-mêmes de tous les projectiles ci excellaient versaires Les l'arène donc les caricatures. des refrains impies. de Troyes ce prélat de Paris. fut en effet .

de ses docdo triomphé donc une néga- l'orthodoxie pureté de ses enseignements. et que l'antagonisme procès intenté parlementaire ne se fit aucun scrupule contre eux d'accepter La l'alliance des protestants et dos encyclopédistes. avaient trines et le succès de ses méthodes sa disparition était toutes les épreuves. d'éducation allait séparer veau système avaient élevées.PARTICIPATION DU CLERfiÉ GALLICAN et le plus plus considérable du règne de Louis XV. père Lavalette que pour et s'arroger le droit de scruter tuts de l'ordre. Réforme et une ordre avait l'éducation prime été l'ennemi en France plusieurs Il dirigeait La générations. on reconnaîtra désarmer C'était afin une offerte le plus depuis et dans quelles circonstances on l'acte de licenciement de sa que c'est l'attaquer satisfaction à l'incrédulité. la catholicité ensuite donnée dont avec à la cet de du drame le dénouement du clergé. dispersion fut le Cet événement compliqué qui ` préluda à la plus fidèle qu'on voulait pliis'd'avantages. et peut-être le coup significatif à l'Église ie plus funeste que le xvni" siècle ait porté à quels ennemis Si l'on réfléchit la Compagnie romaine. à naître de celles que les jésuites Il est évident d'ailleurs que la cause de l'Église était engagée dans celle de tout le clergé catholique noupuisqu'un les générations et le aux jésuites. 4 et d'interpréter On se livra aux investigations . de Jésus a arraché a été immolée au Saint-Siège milice. infatigable. tion du passé et une révolution sociale. Compagnie et le bouc le point de mire de toutes les injures de toutes les iniquités émissaire dont les devint avaient coutume On n'allégua avoir un prétexte aupala banqueroute du d'intervention les les staplus d'accuser apôtres de la tolérance ravant tous les prêtres.

pas même être supne put pas établir posée. Des particularités sans gravité. aupas atténué arbitraires. La Compagnie eut beau décliner de ses sa solidarité membres des torts imputés à désavoués.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en publier les qu'on ait jamais daigné On y aurait nécessairement trouvé des docurésultats. le caractère furent la solidarité exhumés ne pouvait. La défense ne fut pas libre. s'ils n'avaient les charges. jésuites dont où les rigueurs à Thorn. aux arl'oreille . ments qui. parce étouffa sa voix. mais commentées exagérées dominèrent et avec aigreur. sans raient du moins donné de déluge diffamatoires et de révélations Si un ample porte tiale. ni à la. moisson explications loyales. par elle. dont l'imenvenimées propagées dans sa partialité 'compromise lutte avec l'épiscopat. ni aux prévention s tempsni de se calmer. vérité de se faire jour. de la magistrature. scandaleuses fournit une des au réquisitoire. avec une animosité aveugle. calomnies de libelles anonymes. que la diffamaque la rumeur publique tion passa par la bouche même des organes de la justice et que de leur jugement ne laissa le précipitation aux accusés de se reconnaître. par la passion. puisqu'on que les prévenus leur fussent affiliés. d'une Quelques procès dirigés contre d'immoralité deux ou trois moines et de séduction queld'unzèle peu éclairé avaient de l'intolérance pour être attribués et de aux irrégularité patente. et de l'accusation la l'impassibilité s'était déjà fortement quelques-uns faire ressortir qui les taxait de servilisme la contradiction à la fois palpable de relâchement on ferma et de rébellion et de rigorisme. obscurs soupçonnés ques autres eu. il faut convenir qu'il ne d'une appréciation avec lui ni la limpidité imparni le cachet de la vérité. comme la persécution.

pour n'accueillir que les griefs les fables les plus puériles blématiques. en furent les premiers les plus foufauteurs. et leur lui était devenue du dehors. de Jésus il y fallait une ligue de tous les rois catholiavait gardé des négorancune ques celui d'Espagne ciations auxquelles des jésuites. de la religion. demander la révision On ne peut procès. saient la contagion qui envahissait corporajusqu'aux et de tions tenues de donner de la prudence l'exemple ordres la modération. Dans ont suivi le torrent il n'y avait pas de jésuites. soit que ces soit qu'elles servissent . parlement Si des moines de tous les gueux et les plus obstinés. Le cabinet vinssent le cardinal influence lors Dubois dans le employé nouveau monde sinon suspecte. car juges moins qu'àpersonne c'est quetl'université et le y a de plus avéré. apet revêtues de formes témoignages en alléger le poids il suffit de peser légales. toujours livrait dupe et stupide. celui d'avoir qu'on fasse encore à la Compagnie à ses de la Ligue. au nom tard le trône La foule. Au surplus. les parlements n'ont eu ni la puissance ni l'honneur de renverser. ce qu'il c'est qu'ils subispopulaire. l'assaut qui emporta plus de ses rois. tions les plus gratuites. été l'instigatrice Certes. importune. puyées ni nier absolument de nombreux les plus proet les supposi'1 de ce singulier des imputations vagues. au nom de la République. il appartenait de lui en faire un crime. alors. Mais pour à la balance de la vérité l'un des plus graves reproches de Jésus. orgie seulement cette dernière mais les parlements le plus triste rôle et y ont rempli perdu leur dernier enjeu.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN guments. lui impressions de prétexte avait dès de Lisbonne. la Compagnie à eux seuls.

tout en affectant avec le parlement une stricte neutralité. liable de la Compagnie. indifférent donc poque dans ses influences la conpas suffi à surprendre partis et les cabinets quandles l'ordre fondé proscrire par saint pour de le rendre eut le pouvoir cette considération à ce résultat. aucun dépouilles. . pratiquent roi. ses mesures pour qu'ils y succombassent. Ce mécompte pules de conscience d'une autant femme frivole dans ses scru- pour y disposer ses sentiments soupçonner personnels': favorite la folle pensée de se réha- litiques n'aurait peut-être fiance de Louis XV. s'entendirent Ignace. Il recourut dtmc à toutes les menées dans laisser les cours. aucun motif de se priver de leurs leurs services et de fermer mais le duc do colléges. témoignée pas la confiance que leur dont il s'était déclaré l'ende la Compagnie il prit toutes occultes qui se l'esprit du avait nemi dans la lutte et. calcul politique ou fisca1. n'y put pas trouver puisqu'elle un seul homme qui voulût ravaler son ministère à celle complaisance.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à la haine aussi ministre leurs du personnelle de coopérer impatient s'était montré marquis à leur altéré Pombal. sans à la suggérant en obtenant biliter aux yeux du monde l'absolution il en fit l'ennemie d'un confesseur irréconcijésuite. La chute des jésuites no fut comme celle des'Templiers. parut destruction que son de leur sang et avide de de elle n'avait Quant à la France. mais la conséquence d'un de boudoir et d'une précauobscure d'une intrigue tion éventuelle contre la légèreté ou les indécisions du roi. mais. Choiseul ne leur-pardonnait le dauphin. intérêt à leur ruine. l'objet pas en France.

partialité.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN Le rôle cette affaire sir honteux qu'accepta fut ce qui contribua le duc de Choiseul le plus à la faire dans réus- du roi très-chrétien. quelque ait eu . irrévocablement On peut douter que la suppression d'un ordre relisoit pour lui-même. On en par polémique et soutenue a du enfanter entretenue en France d'excursions conçoit Italie la tout par la ce que cette diplomatie du cabinet. mains et dans quel esprit considère cette par quelles a été opérée on s'aperçoit tout d'abord que ce n'est pas tant à la Compagnie de Jésus qu'on en veut même dont elle était la garde avancée.pour conséquence l'abaissement de tout le clergé. négociation de passion. regrettable qu'elle gieux. la ruine de l'Église et finalement Mais si l'on française. duplicité dans les déserts du scepti- . à Paris. au moment venait d'être à Rome lui annonçait que leur suppression décidée au Vatican. ni le cabicar. entraîner Bourbon. sans l'adhésion celui de Madrid n'auraient ni même net de Lisbonne au pape un si eu assez de crédit à Rome pour imposer On ne peut nier d'ailleurs que cette grand sacrifice. un pont jeté sur l'abîme la catholicité qui séparait de toutes les sectes et philosophiques. qu'à l'autorité destruction Les coups qui renversent le rempart n'ont pour but que d'ouvrir une brèche assez dans large pour pénétrer la cité. protestantes et par lui toutes les questions hostiles à l'Église romaine ont été ravivées. On le nierait le jansénisme fut difficilement. fut conduite Plus il faisait avec autant de dextérité de de ressorts la que mouvoir du chef pour maison de le 'consentement affectait d'indifférence et d'implus le ministre Il rassurait encore de sa bouche les amis des même où son ambassadeur jésuites.

l'abjuration librement était léans les prononcés Tandis revêtu. avant cette abbés rienne leur sein. sur eux le blâme qu'on ni même chaque désobéissance ait attiré que cette profanation ecclésiastiques. à leur insu. Raynal. le décret accepté c'est réguliers de libérateur entrés d'une dans riche de qu'ils étaient à l'appât sans vocation sincère. propre a pu donner la mesure exercés dans les esprits. etc.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cisme. public ou les censures sans leur déniât Si tant entiers ont le droit de savants salué les de se targuer cénobites dérisoire. révolutionnaire de ces la propagande par l'impunité et le silence des autorités hardis enseignements compétentes. do leur qualification religieux comme une et des ordres réformes premières c'est qu'ils avaient été initiés. le caractère à ils en violaient saient ouvertement la Millot. à délivrance. qu'alors On avait vu.. des écrits dans lesquels et profespage et l'incrédulité. affecter et des moines une philosophie épicuet frondeuse avec la gravité de peu compatible mais ce n'est et comme en qu'après. juss des époque. clamer. . Morellet. profession. les ordres prébende sécularisés. des prélats. de la révolution prochaine. divisions dans de son déclamations avait des ravages qu'elle soumis à la discipline. de leur titre distinctif. Mably. qu'on a osé proprévision de ses vœux dans le sanctuaire. Si tant de bénéficiera ont relaps et d'abbesses la première Assemblée. contre Seule d'insultes au culte le clergé et de de 1789 la Révolution dominant. signaient. ou d'une éternelle sinécure. affichaient abbés de du sacerdoce et le mépris d'Autun que les évêques des mœurs dont on et d'Or- la licence et de la pensée.

toute leur vie. plus ressortir lesravages de cette honnête bourgeois. inoffensif. animés d'une piété vouloir ni scrupule. les sièges vacants. C'est d'entre eux n'y apportaient ni mauvais clubs. jusqu'à la journée Jésus-Christ propagande antichrétienne. thaumaturge jusqu'à a fait qui a pu jusqu'au pousser régicide. qu'ils avaient subi sans le connaître. 1. remerciaient D'autres ont observé. à détrôner Sou seul un pures se croire 1 de pauvre Les Trois partie appelé de l'Institut. c'était membre ou prêtre marié 1. des finances et l'intérieur se bornaient clubs et des présidents pour tous en comptaient en employaient plus de deux cents plus de mille. le vœu surpris à leur jeune inexpérience. titre académique était la. Dieu de les avoir retirés d'un état shicère. Un gënovéfain nommé Valée était le secrétaire l'ex-bénéintime.reproduction Agrippa Imposteurs. ce qui fait d'autant intègre. un autre moine du nom de Maillochau le de la théophilanthropie. dans tous les bureaux ceux On en trouvait régénérés. et Grégoire à la conet pour arriver Fouclié.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN à l'instigation des mêmes instincts ou pour sadésertant leurs coutisfaire aux mêmes besoins'qu'en et les l'armée vents ils ont inondé l'administration. Ce conventionnel était gendre de ce patriarche un homme ami de la justice. Beaucoup On en a vu qui. Talleyrand. Il s'est trouvé cinq pour des intrus à la fois On en a vu du gouvernement Louis. Sieyès fiance intime d'un certain du Directoire. La en la police Mais tous ne des pas à uu rôle comités révolutionnaires plupart ont eu ou pour secrétaires. défroqué Cette irruption d'une notable partie du clergé dans les carrières jusqu'alors aux laïques n'est pas réservées sans doute la conséquence immédiate des dissensions un titre aux sommités que d'avoir été moine qui ont agité tache comme le règne de Louis XV mais elle s'y ratla la Révolution et si avant elle-même. d'un cœur droit et de mœurs de Fructidor. du livre oublié de Théodore . dictin Bernard le régisseur.

qu'après nement forme règne du jansénisme et une calamité fut donc pour un triomphe pour la RéSon l'Église catholique. ment. déraisonhardi- car les préventions nables sont aussi et fùt-ce jusqu'à l'absurdc. les miradiacre de cette les extases Paris école de avaient saint Mais la gravité déjà un peu compromis sur ses railleries stoïcienne et émoussé Ignace lorsque et les visions la curiosité mystiques publique. le nom de ses antagonistes. L'avéplus conspué. plus ces du texte des de la mosincères peut-être ont atténué rale évangélique. ceux que Pascal a ridicuTactique injustes tenaces. mais il a réussi à rendre et. à défendus. au bruit de . mais et des Nicole commentateurs défenseurs ? Ce n'étaient acerbes solitaires Écritures.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il y eut des moines des jésuites et des jansénistes guerre dissolus et des prêtres apostats. les succesde leur victoire eux-mêmes. fanatisme La comédie cles de des puritains burlesque saint Médard que do la simplicité des convulsionnaires. toujours et les plus « Calomniez habile. plus près du mystiques. les plus les plus des inquisiteurs implaennemis de tout progrès. jamais les doctrines ne furent elles-mêmes relâchées plus généralement et le sacerdoce ce procès. impopulaire affaiblir l'autorité du clergé qui les avait content cables voulu fiant lisés de les diffamer comme et des hypocrites rendre leur réhabilitation à leur dans nom patronymique les Provinciales. chose. » calomniez encore. dit Beaumarchais. dont les vertus privées mais des novateurs les erreurs. par suite. du et la légende des apôtres. seurs des Arnauld moroses. il en reste toujours quelque ont retiré pour et quel avantage Mais quelle gloire sur les jésuites. éveillée de Marie Alacoque. il a en identiimpossible. à la vérité. Non fut court.

T. les palmes du martyre. fondations et d'éduautre et do d'enseignement et nulle incomparables. ni maintenir aucun des établissements avaient fondés qu'ils et illustrés Nul n'a par leur travail par leur savoir. sur l'innocence avait réalisé les récits les plus fabuleux et sur l'action de la relides races primitives puissante pour le bonheur savants justice. Leurs gion leurs cation succès sont de charité association l'humanité. et le ridicule que la bulle Unigenitus. en effet. dressait ments Leur ses tentes. elle se prit d'un incommensuraet dans son isolement. ni but déterminé mune. et leurs misfaits qu'on ne apostolat sions dans les étaient La civilisation du Paraguay pouvait effacer de l'histoire. leurs et littéraires. avaient en et des souvenirs qu'il était militant deux contre Indes le jansénisme desquels effet laissé des monudifficile l'hérésie des de surpasser. Ils n'ont pas même su profiter de leurs dépouilles. le zèle et infatigable qui avait sanctifié leurs efforts. contient secte 21t dont . songé.PARTICIPATION DU CLEKGIÎ GALLICAN la contempla dans son impuissance sa propre ovation. non plus. i. ni esprit perpétuité un triste. des hommes historiques et leurs méthodes des n'a services autant écrits. mérité de la civilisation ardent est un phénomène dont l'explication mais vulgaire Cette enseignement. et le règne découvertes leurs de la utiles. sur le bûcher Les jésuites. En quoi les jansénistes leur seraient-ils assimilés? de légitimer Le seul moyen leur triomphe eût été de rivaliser de charité et d'abnégation avec les vaincus. do leur emprunter la règle qui avait fait leur force. ni croyance comet leur de corps. à leur disputer Les jansénistes n'ont eu. lui fut plus mortel ble dédain pour elle.

qui. les rétenant. Leur secret pour se maintenir fut de se faire modérateurs au milieu des excès. ce qui naturellement de hautaine intolérance l'esprit ambition elle s'est qui anime tous au début ses trouvée. sans laquelle il n'y a pas compacte. pied avec les réformateurs.toutcs les exigences servir leurs vieilles ils pouvaient haines. dernière conqui concourent clusion Les de leur logique négative. succès. d'action et se bornèrent et les hommes chaque à suivre passionnés. cherchaient un drapeau au- pourquoi de plain se "rallier. Cette résolus affluence inquiéta d'abord les parti qui renoncèrent d'agrégation volutionnaires tout cation prêts. Incertains quel initiés. mais. de se plier à[. Ses sont toutes de haine et d'exclusion. et déistes.LES RUINESDR LA MONARCHIE FRANÇAISE le rigorisme tieuse n'est croyances d'une envie ambique le masque au fond ni catholique ni chrétienne. adeptes. et conservateurs dogmades faits accomplis de protester tiques pour la liberté pour un crime. de de leur courage. de sang-froid et pour choisir leur place dans le tumulte. de ne se livrer en-agissant qu'avec gravité aux entraînements assez afin de conserver populaires. une justifierchaque en despotes. ou plutôt aïeux des jansénistes. donc tendu la main à tous les factieux encore qui. à la discipline. précurseurs doctrinaires ont qu'on a vus surgir sous la Restauration. comme elle. de la Révor athées ou n'était explique et d'ardente Voilà lution. une adhésion pour chaque principe pour reur. de se ménager une prudente retraite en cas de déroute. n'ont que des antipathies et s'associent à tous ceux volontiers point de convictions a l'œuvre de destruction. encore des jansénistes? Si l'on daigne . ou la meilleure Existe-t-il part du butin en cas de victoire.

Guizot. d'apprendre et de voir ranger couru à le tromper. difféqui les à qui la de vue condramatique. sous la dénomination de jansénistes. nisie. Les sympathies iigne cle Port-Royal vent notre assertion Sacy au Journal 2. devenu des Débats. élastique le flot qu'il combien sur un Mais pas. Ils 1. ne M. suivant qu'ils auront ou à servir celui qu'ils partagent 2. qu'on cette doctrine hâte et l'on avoir que de'son point combien d'illusions ont empire et flexible? soulève à et favorise sentira d'autorité les débordements une des austérité dé- y réfléchisse. de M. Guizot. fusîon- . les allocutions M. à attaquer le pouvoir rents. peut tout en complaisante esprits cédant au plus fatal entraînement. tère n'est-il et de culte en apparence incompatibles. on tenir compte de leurs alliances ne doutera pas plus de leur survivance que de celle des et l'on comprendra que la secte des doctrijésuites naires n'est succession réelle. professeur. des hommes de caracd'opinions.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN et de leurs maximes. Il doit Révolution paraître étrange ne s'est révélée au lecteur crédule. sinon leur transmigration les fois que les questions tant rebattues et du devoir des rois se renouvelledu droit des peuples dissentiments ramèneront les mêmes ront. dans les perturbations exercé par une doctrine inaperçu Pareille au roseau courbé sous peine. les mêmes Toutes sous une armure et avec un langage champions. voyés qui. Guizot. et qui les ont alliances pris part des aux de deux affaires Iluurannc descendants en droite prouM. Comparez et de hùnktre. Duvergier de parlementaires à la tribune. sachant plus à qui s'offrir. de M. dédaigne. de leur tactique à lu que l'appropriation des événements. sociales. ont besoin de croire qu'ils n'ont entendu renoncer ni à leur propre ni à l'exercice estime de leur raison.

au vainde inetLre le feu à sa paroisse. dogmatistes la mitre et chassant piquaient orthodoxie Mais pas les sombres d'une certaine inconséquents. par cet exploit. gloire de leur apostasie. que et de démagogie Les conventionnels braient dans des asiles y les convictions de corruption.) queur des Perses. A côté des prêtres qui se faisaient tels que Sieyès et Talleyrand. qui dogmatise et le commet car elle justifie le crime par ses sophismes sans remords. de principes et d'une Fauchet et Grégoire. se donna le plaisir billon devenu et qui. aux messes nocturnes céléque des prêtres proscrits 2. se comparant. . 1. sont disposés pour arbitre en robe courte. en sortant gènéial. (le III Vendée. citait qui. (Histoire 2. l'a dit des jésuites. est plus redoutable et la perversité encore. si familier Cet appel aux à la philosophie capitulations révolution- Ce nom. Un des membres les plus sanguinaires du Comité de salut public assistait. les fanfarons d'impiété les plus plus malfaisants. et les plus implacables étaient presque tous jansénistes. Il y avait des jansénistes tout autant savent gré qu'on juinais. les évêques sévérité tout de leurs en usurpant se sièges.LES RULVfcS DE LA MONARCHIE FRANÇAISE leur conscience au sophiste et qui rassure à le prendre ou pour guide. C'est ce faux semblant d'austérité qui attire à elle les natures lâches et les consciences ébranlées et achève élastitoutes ques. domine les ébauches de conscience. clandestinement dit-on. n'étaient tels inflexible. On signalait comme et plusieurs autres Camus membres tels des LanÉtats dont les votes ont toujours été plus significagénéraux. Son nom était Voulant!. d'une orgie. moins célèbre était celui d'un curé d'Auique les autres. qu'il protégeait JI y a plus à craindre de l'hypocrite que de l'impie. Charpentier Chabot on en Lebon. tifs que les paroles. 1 et Joseph et Godet.

elle n'amena rangs aux affinités les moins compatibles. c'est et crie sa cendre Aux armes La Congrégation. se réveille aux accents de "quelque timent religieux naire. se convaincre qu'à chaque évole jansénisme qui renaît do Quelle que soit point en l'affrontant torité ecclésiastique cation de ce fant<4<iïie.a pris de si grandes jésuites. en croyant confondre aucune conversion toutes politique pouvoir les nuances mysticité et offrir des primes se contentait d'une d'opinion elle ne fit que dans stimuler une teinte uniforme de des ambitions la décrier à la trahison. l'affluence dévoyées sut qu'elle léger tribut. dès que le senl'idiome Aussi. au lieu de se d'appeler à elle la Compagnie fortifier elle s'affaiblit de tout ce par cette agrégation. r isolément. il suffit de la signaler comme jésuipieuse. agissait qui avait fait son succès lorsqu'elle Il suffit de la supposer soumise à cette inspiration pour Elle eut beau ouvrir ses impunément. peu sincère. en faire un épouvantail et lui ôter tout de ce préjugé. s'y affiliède ces cond'une de nou- il y eut concurrence rent avec le dessein C'est fréries piété pour s'être à l'initiation préconçu complu et dans les dans mélangées. ce n'est l'injustice et l'auqu'on en pourra triompher. formule Lorsqu'on banale et d'un et beaucoup de la tromper. venir en aide au gouqui prétendit de la Restauration.DU CLERGÉGALLICAN PARTICIPATION d'en faire le premier on a eu la précaution grief aux de tous ceux que les Lettres provinciales reprochent et cette cruelle raillerie . a dû. association tique pour crédit. commit cette imprudence vernement de Jésus et. est entré dans que le mot de jésuitisme proportions de toute la génération. signes s'est que le clergé extérieurs fourvoyé .

souvenirs n'avait ni qui avait survécu à tant de glorieux ni la consécration du marde l'apostolat l'abnégation aux yeux du pays comme l'héritier tyre. et de l'Empire ni assez pur pour sortir il n'était ni assez populaire Le clergé qui si périlleuse d'une épreuve. vainqueur de la Révolution triomphé avaient lassé tience etlesvertus avait dont' la paLe clergé la persécution. de faire bénir son retour. pour les peuples. l'heure combattu. du sacerdoce n'est de la lutte il se trouve désarmé avant d'avoir à celles tant des passions do révolutions et des intéet de cala- . l'ancien partagé régime dont il avait largement dont il avait subi le joug sans murmure. ce qui est arrivé de la Congrégation. en se mêlant rêts mis en conflit par 1. et il apparut de celui que les décrets des Assemblées son à toutes de ressaisir Associé avaient autorité que les innovaétait celui jaloux plus impatient dépouillé. Livre Vf. Comment a-t-on pu croire que la voix C'est du clergé. les abus.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE veau. tiques subit les lois que le monde et lorsque sonne impose.1. du sentiment parce qu'il a pris la renaissance de so propre en France pour une restauration religieux des souvenirs sous l'impression Encore de puissance.' que dans la et dans l'exemple solitude du sanctuaire des vertus praen se mêlant aux mouvements il du monde. comment aurait-il tout à coup la coniiance reconquis et le respect qu'au respect. qui ne se qui ne s'accorde de tout intérêt? La dignité rend qu'à la dignité dégagée plus. chapitre xiv. tions. comme il l'avait été à toutes les vanités du siècle. ainsi qu'il sera démontré nous aurons à apprécier lorsque l'inopde son concours au gouvernement de la portunité Restauration.

Mais une autorité ou s'incorpore à une que. la lui renla patience et la discrétion dront plutôt Qu'il fasse surtout que le commandement. mal dirigé peut être l'équivalent d'une erreur. circonspection qu'une lâcheté est une des vertus agréables mais la prudence sont aussi conformes humains et les moyens de la Providence lois. en l'absorbant.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN mités qui encore affectait saignantes. Nous n'ignorons pas de certains esprits ne veut voir dans la que l'exaltation ou même une apostasie. respecter consciences. taire et par l'antagonisme tout enseiphilosophique. car s'il se subordonne à son indépendance. Au milieu été altérée tour que d'une à tour les prodiges population par l'abus à Dieu. qu'on suppose La voie est . le clergé doit. gnement de zèle un danger. il abdique. puissante Quelque la première. avoir et pour pris été abattu. elles l'effacent devenue plus étroite que jamais entre les pouvoirs que le prêtre il n'est doit vénérer et servir et ceux auxquels tenu que d'obéir. de le laisser d'un dominerait à l'écart? Son une génération invasion avait plutôt l'apparence C'est pour ciliatrice. s'il ne veut pas se heurter à de ménagements des obstacles plus forts que lui. plus à prendre. et et toute indiscrétion recouvrer la direction des le salut de la société l'exige. qu'il avait de la soMaintenant dépouillé dont politique plus trop souvent et finalement il était dans la il a d'autant l'État. ciété qu'il n'est défi que d'une intervention cons'être défendu avec trop de vivacité l'offensive retranché sommité. habile et vénérée quelque compagnie et 1égitime quelconque soit la seconde. aux vues un ordre qui en suspendent les où la foi religieuse a qu'en ont fait ses pro- de la police réglemenpar les pollutions pres ministres.

rendu cher indubitablement avait été mieux crifices. comme son droit. aux fureurs de la Réforme. à la direction des consciences? renoncer Tout au conEst-ce traire ment sa force de tout et son énergie intérêt matériel hautement atteinte contre à l'unité s'accroîtront et de toute tout attentat du dégagepersonnalité. au contact dans dans à leurs la tacite fantaisies attaques de la Ligue. clergé fait la première hommes avaient avaient dont les vertus et la science de et institution du pays. se serait et la monarchie avec lui. qu'il affronte. àlajustice. même subacces- les minutieuses tracassière. rois d'une pratiques puériles sur des Tout en exagérant ombrageuse. ses scrupules il tolérait ou défendait futilités. laissant de la récrimination stérité ainsi à ses ennemis tout et du contraste manifeste solidaire de l'avantage entre l'audes dis- illégidévotion de ses paroles et le relâchement Il est injuste assurément de rendre mondaines incrédules ou de et de quelques abbés de ses mœurs. s'il des sa- inspiré Sa considération du moyen en prenant l'initiative aux avait survécu de l'Inquisition. la persécution et les lui reviendront. tilités d'une théologie sion des confesseurs times. sipations prélats l'immoralité quelques tout débauchés . avec lui. les abus beaucoup glissés dans plus graves qui s'étaient ses rangs. et le martyre. peuples Le avaient français. et dans les répétées Elle se perdit des âge.LES KL'LN'ES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE doit s'effacer devant l'autorité qu'il à toutes les exigences du pouvoir et se courber laïque. même. que tant que tant de services grands de bienfaits illustré. licencieuses aux invasions conservé à la nation. comme il l'a déjà fait en 1793. et la foi sera sauvée. et Dieu sera à dire Qu'il proteste contre toute catholique.

nes. étrangère Cette admirable à sa proscription. multitude prétexte du monde connus seulement de prêtres. et se sont résignés erreurs qu'ils n'avaient pas partagées aux souffrances n'avaient sans murmure qu'ils pas dont les iniquités de quelpas racheté le clergé et montré dans français plus grand ques-uns et plus riche dans sa pauvreté la persécution qu'il ne des Tencin et des l'était au temps des Dubois. les tenaient Les ambitieux chefs mêmes qui dont se donnaient il acceptait du mouvement compte pour ses orgala direction. Le bourauparavant en existât encore et s'indignait qu'il dont il ne pouvait contester simples rivalités un œil inquiet portait-il et les corps qui faisaient sur et jaloux de lui autour les institutions un rempart importun. de la nation. et dans les sommités les qui attirent qui le représentent Mais pour regards.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN un corps fidèle aux devoirs du majorité. Brienne? méritées. par leur maravec une patience ont les expié qui héroïque tyre. . tuel qui se développait depuis de la bourgeoisie à s'éet de la tendance émancipée lever par l'étude et la spéculation. tous pour cette partie les obstacles territoque le rang et la prépondérance lées riale opposaient geois s'étonnait même des le droit. ne il faut le dire l'immense de intellecpas assez le siècle de Louis XIV. Aussi à ses convoitises. pour les écrivains qui fondent leur succès sur le parti dont ils parle clergé est tout entier dans ceux tagent les passions. Les perturbations de Law et les richesses causées par le système accumucolonial avaient les forégalisé par le commerce tunes et abaissé. resta aux fautes qui ont servi de sacerdoce. n'ont-ils le public de voir incapable ceux qui ne sollicitent pas son attention.

était loin de procurer et avec tant de priviléges. du clergé comme un droit. forte un péril et l'imitaa livré constituaient plus coml'Allemagne à la Réforme du règne de Henri VIII. consacrées récentes. et les étaient commandataire d'un riche plus en profusions du modeste discrètes vue que les charités pasteur. d'envie qu'il ne soulageait des poëtes et aux Le luxe des prélats excide misères. par la prescription en rendant la tentation imminent tion moins difficile. partie profanation. clergé insatiable l'avidité du praet de ses censures présence ticien et la vigilance Depuis longcupide du marchand. autant Cette conclusion était illogique avertissement un salutaire elle contenait tition l'État et l'emploi ne pouvait ni Son intérêt de ces richesses. sur la réparLe premier ordre do l'embarras de lui de venir ses en finances. le les chanoines. aide. dérisoire paraissait gation abbés et une foule de celui du célibat avec tant On en vint à regarder de jeunesse l'existence et de loisir. était en hutte aux oisive des cloîtres temps l'opulence Le des critiques déclamations tait plus économistes. car paraître méconnaître l'opportunité autant le lui conseillait de confiscations des exemples et les traités. ignorer mais qu'injuste. comme bénéficiaires de ces biens et le partage un abus. Le vol de plice des turpitudes ces biens fut une calamité pour les peuples autant qu'une La plus grande avait été défrichée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et partout de sa était fatiguait partout. de l'Église qui et rendu l'Angleterre . les dont jouissaient bien-être gratuit blessait obscurs. à qui un travail leurs égaux et leurs parents. aux satires des philosophes. opiniâtre Le vœu d'abnéla même aisance. des biens C'est la convoitise que son devoir.

la même le même le besoin. priété plus transmise. Jamais ne fut plus légitimement acquise. . indéfinie d'accroitre la en concentrant acquisition un avertissecomme un autant la qu'une faculté mainmortable. désastre pour au fisc. Elle était le pament gérée. Il n'a plus de traen sur grand de les su- prolibérale- qu'à l'aide de vastes bordonner Certes. dait à tout Ce monopole. plus légalement la dotation du mérite indigent des déshérités. et sans l'étroite d'un gain faits nécessité douteux. C'est en ceci que le clergé manqua de prudence. et trimoine de l'aumône. qui ne se perfectionne problématiques d'essais surfaces aux sans parcimonie. il était facile de mettre un terme à cet abus le clergé lui-même et une y avait songé. Les épargnes des couvents l'hypothèque des plus beaux monuments ont servi à la construction que possède et faisance la France. ordonnance nouvelle. d'utilité à toutes les fondations de biena dépublique que la Révolution ou dénaturées. le peuple. aux progrès mêmes les moins truites de l'agriculture. tonet il compromettre. Si quelques-uns 'avaient été le changer fruit de l'obsession. sa famille dans de donations n'avait droit à de la destination. ment danger de Louis Cette mesure XV lui interdisait toute était extra-légale car il signalait menace. possession tout. l'État réclama Lorsque de perspicacité son assistance.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN créée ou améliorée par ses possesseurs. de ces biens se composait partie titre onéreux et de legs pieux dont nul Une abri pour sa vieillesse et pour sa vie des fermages. calculs ce fut un immense qui livra cette richesse que le décret la même sécurité retrouvé ailleurs pour dans le prix modération vail.

que le dégoût la du devoir à l'indépendance et que bientôt poussait Révolution allait recevoir dans ses rangs. On le vit. ambitieux ou turbulents. Cette opposition laire. Le moment était mal choisi se diviser. avec hauteur la-plus nomla plus active et la plus popubreuse portion du clergé. Une seule voix. des recommandaient. celle de l'évoque de Sisteron. . éclater. Tandis Aussi les hostilités ne tardèrent-elles défendaient de l'ordre que les dignitaires les abus dont ils profitaient. mais de beau- i. dans la dernière pas. plus exclusif que Assemblée faire deux duclerg-é. opina contre les jésuites. noblesse Sa pour repousser le contrôleur haine contre Machault fut si général de lui retirer le ministère des aveugle que la promesse l'adhésion des évêques pour déterminer dos jésuites. blâmée à l'expulsion unaniqu'ils avaient La passion qui les porta à cet acte de déloyauté mement' ne leur laissa pas voir l'abîme sous leurs qu'il ouvrait finances suffit On eût dit que l'épiscopat. une réforme radicale. dans sa propre cause. hâte classes à délibérer en commun et députés appelés à lui seul. ne laissant se réserver. renoncer aux couet à l'esprit tumes consacrées par plusieurs conciles. aux C'était abbés qu'un rôle consultatif.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE et se ligua avec la priviléges la taxe du cinquantième. réclamait ne se composait d'une vocade prêtres pas seulement tion douteuse. avait frappé de vertige. le vote suprême. de se déconsidérer. remarquée lui-même que le les torts juge pour pas à se retrancha dans ses et l'Évangile d'égalité que la science Cette fut d'autant plus prétention haut clergé était appelé à redresser et qu'il se constituait qui lui étaient reprochés. jamais.

de changements perfectionnements. vœux l'inhabilité puis. une fois maîtres du avec une argumentation irrésisterrain. indéfinis de la Révolution. liance momentanée celle Comme toute assemblée parlementaire. pourrait. on n'en était pas encore arrivé à la négation de la famille. Les logiciens faciles dont le pays se fût réformes cette guerre aux abus et cette fièvre qui. infligé à leur dédaignés aux ennemis à ses plus insu. procédèrent tible. que la nu-propriété appartenait du clergé guant le clergé régulier de l'abolition par induire moines à succéder. distinon commença des sans trop d'effort. On étendre les conséquences des à l'État.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN • coup d'esprits la profanation Cette richesses. de son al- l'autorité du clergé prêta et le secours de ses armes loyales. sous le nom recèlentle bouleversement de spécieux et la ruine. et que l'isolement blessant passionna sincères organes par l'épiscopat jeta. Le clergé n'étant on en conclut qu'usufruitier. et l'on se contenta à la communauté de dénier le droit de se personnifier et de se survivre. séculière se substitua bientôt à la vitable et l'autorité A quelques contenté succédèrent sienne. les bras des novateurs. furent rigides et scrupuleux que du sanctuaire et le mauvais partie et le des mécontents. séculier. Mais car toute jouissance héritages privés. dans de redresser Le clergé refusant des griefs dénoncés l'intervention laïque devint inépar le clergé lui-même. De la sécularisation des ordres à la suppression des . du clergé son eut donc originairement tiers-parti composé mais que le débat d'hommes de courage et de conviction. concours hautement scandalisaient emploi de ses dont les avis désavoué. de ce syllogisme jusqu'aux est viagère.

sans relâche et sans résistance. La force rendit Le clergé séculier contre l'énorme disproportion du pasteur ou prélat à charge de l'oisif rigoureuse. comme trop rétribué d'une prétexte de balanplausible de répar parut de le supprimer. substitué aux bénécomme le salaire fut. on passa par-dessus et de former un Le clergé cessa donc de posséder furent à la solde du goules prêtres ordre dans l'État. Le clergé déconsidéré et dans toutes tous les désordres divisé trouva dans par son immixtion les intrigues des derniers règnes. héritier légal de toute succession le fonds de subtilité confisquer revenu. contre les droits On procéda avec la même dextérité On arriva par l'exigence du serment à de la conscience. il devint répartition plus équitable. et de la liberté l'injustice qu'au nom de la philosophie et l'oppression Ce bouleversement s'opéra triomphèrent. l'abus pour atteindrel'institufices. Mais avant aussi il fallait retrancher commença-t-on partir tout emploi réduire puis. tion. que l'épreuve sa propre Il ne lui de la por- . lutter pour contre se régénérer ses dans ni son perauxiliaires ni ressources dans adversaires. cer les ressources avec les charges. du pasteur. sonnel et dans ses doctrines.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE était la conséquence couvents. pour les autres. C'est ainsi qu'au nom de la logique la légalité le vol et l'usurpation s'accomplirent. On se récria d'abord do la modeste avec la riche Sous prébende dotation du d'âmes bénéficiaire. vacante. eut son tour. comme les autres fonctionnaires. et par la liberté des cultes à l'élection l'athéisme et de delà loi. put sans trop au même titre que le et cet argument irrésistible. vernement. le fisc. ne pour énergie restait prendre pour plus sa défense. on jugea plus expédient et abusif.

pour fouler aux pieds les premières existence. le parlement. en partie. et du martyre. concédées cle des exceptions par des slappositions tant la solidarité Pour enfin aux propositions échapper du Trésor. d'un opiniâtres donc ni assez de 1769. les égarements de la multitude. plus accepsuspectes. c'est ce qu'il est imposprovoquée par ses désordres. laisser atteint de quelque dégénéré. hors de leur et le doigta de Dieu sur la trace brûlante sans dans s'enle chaos. Il fallait sans doute que la société chrétienne fût en lois de son délire. il réussit ministre trop zélé pour les intérêts et à effrayer le roi d'une menace d'excommunication approches lorsqu'aux dominer l'Assemblée de réclamer de la Révolution des notables. qu'il sur croyant entamer par l'édit abusive ou de quelque prébende il les défendit comme choses saà ne se y allait de son honneur aucun il se sentit Quand il s'appliqua à élargir le cerpoint. Lorsqu'on lui signala s'amassait Le clergé l'inutilité monastère crées. point les sociales et sans empreinte les événements comme mystérieuse qui se succédaient allait rentrer fatal des si le moitde si cet éblouissement Toutefois.PARTICIPATION' DU CLERGÉ GALLICAN sécution failli. la convocation des États il désespéra de il fut le plus pressé généraux. gardien excuse. Le vertige toutes les qui entraînait quité l'avoir favorisée institutions orbite laissait de tous chaîner. a fini son conservatrices par être de la monarchie irrésistible. torts du sacerdoce. les. il ne rachète doctrines . Mais que le clergé ait subi cette grande inisinon par ses imprudences. sible de soutenir. n'eut Heureusement qu'il n'y a pas de prescience ni assez d'abnégation pour conjurer l'orage qui dès longtemps au-dessus de sa tête.

à raviver par ses exigences révointempestives l'esprit lutionnaire. que pour réparateur verrons sous la Restauration.S DE LA MOXAUCHIK FRANÇAISE plus tion spécialement des peuples. pris part à ce et nous mouvement l'entraver. {' . ramènent les Qu'il dans une Si les nations dégénération déceptions à la religion le clergé n'a malheureusement monde. préposé à l'instruction accepte donc et à l'édificasa large part do qu'il a aggravée de la philosophie qui a civilisé le responsabilité par sa complicité. que lui aussi a contribué.LES HULXr.

administration fortement existait une aristocratie sans toutes les notabilités de se ruiner et n'ayant au service du roi priviléges. combipubliciste qu'aucune qu'aucun naison artificielle où.CHAPITRE VJII RËSNE DELOtUS XYt Comment est tombée cette monarchie les fondements jugeait Montesquieu où monarchie appelée justement tempérée. le talent et la même rang où la vie était douce et facile. à côté d'une ne paut reproduire! souveraine! de la pensée empreinte une magistrature nisatrice de Louis XIV. l'autorité accesrichesse la police tolérante et l'opinion sible et sans aspérité. quand bien même il et le ministère la consolation de tous 1 22 . plus d'autre ambition orgaplus que où il à que accessible eût été respectée pour n'eût pas été éminent dont les biens par ses lumières les demeures du pauvre. les asiles étaient le patrimoine de la douleur. sans exemple dans le passé. gouvernement n'a su qualifier. était la première loi. inébranlables? l'honneur de liberté de supporter à l'homme mettait au qu'il soit donné le mérite et la naissance. brillait et plus incorruptible éclairée. T.I. où la généralité du clergé ses vertus. où la plus grande somme dont modèle. plus indépendante aucun autre peuple n'en posséda jamais civilisé.

sée humeur habituée les régimes. corruption de la philosophie Mais le . et mieux qu'eux. tellement sans aux des éléments inépuisables cesse renaissants ruineuses sombre de puissance et de richesses aux besoins qu'ils ont pu satisfaire d'une révolution dévorante et d'un conquérant s'est emparé insatiable. et plus florissante féconde en grands hommes que jamais aux vertus des Trajanet sous un prince qui joignait. la justice car elle avait été régénérée civile par une ordonnance aux rédacteurs rien à désirer de nos qui ne laissait cette ordonnance.LES RUIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Dans se trouvait cette nation. l'égalité incompatibilités du droit. romain canon. moderne? sur ni l'abîme? Sont-ce les mœurs dissolues de Louis XV? Mais le règne des courtisanes des de la Grèce ni le pouvoir le génie Serait-ce la. de dix siècles. des Marc-Aurële. les théories? sur toutes enjouée meurtrière et railleuse qui s'était façonnée à toutes les variations. Avant conforme droits à l'esprit consacrés de famille et pleine par le temps. blaà son Qui a pu substituer une bile noire et soudaine. rations cieuses du droit inspipréune Sur cette nation sortie de son sein. que dans les lois. les plus profondément gravée était la même pour tous. cause Quelle que le venin de l'aspic? plus dans le gouffre des révolutions et ne enfin-l'a précipitée l'en a retirée par moments que pour la tenir toujours suspendue de la cour n'a affaibli Romains. tout à coup enfin régnait sur une succession guerres Quel d'une nation à tous vertige insouciante et frivole. assise dynastie chère au peuple à qui son joug fut léger. et celles de respect pour avait su concilier les sages non moins les les dans unique mœurs entre les nations.sophisme ont agité et le fanatisme . des vieilles coutumes. codes.

d'une assimilation universel à la manifestés les symptômes dissolution prochaine d'un malaise se sont en a rendu fois. ont déjà fait irruption dans les Anglais et les Espagnols sans parvenir à les diriger. où se préparait Le récipient cette explosion n'était il n'était pas dans le lieu qu'il devait couvrir de ruines. de morbides. gnée. du bien-être. ressemblant au dégoût d'un La lassitude les mets les plus délicats.. et d'une d'une tous analogie ne exemple immédiate ne peut être assipeut être opposé. leur nature se seraient s'ils improductifs. et leur complication l'analyse ble. et. des partis irréligieux et démagogues pas même connu et nous espérons les voies démonqui lui préparaient trer que la Révolution est Fœuvre de l'étranger. en effet. et qui convive repu pour s'était emparée d'une génération saturée de la entière. évaporés n'avaient été recueillis et élaborés par une intelligence perverse et persévérante. et Mais. Un mélange d'événements contradictoires mécontentements mal définis n'en impossiet de fut que le prétexte. philosophie Tous ces germes n'en fut que l'occasion. et se sont asseoir. conseils du roi de France. Est-ce échoué dans leurs d'Orléans de l'étranger? Est-ce la perfidie Mais les complots. français favorisée fut l'adepte un prince par l'Anavoué et . faute saisissable.~ A la Révolution. de Jean-Jacques Rousseau et de Voltaire. secrète dont née en Allemagne. même emparés Ce mal n'a donc' nulle nul cause du trône aucun pouvoir dans diagnostic sans s'y le Bourguignons ont plus habiles la conjuration et les Guises et passé. qu'une société gleterre.RÊ&NE DE LOUIS XVI plus d'un d'Orléans? d'autres empire Mais sans les l'ébranler.

ces éléments eut seule la de dissolution de s'appuissance et de les convertir en une irrésistible La contagion méthodiquement France en fut la victime plus que la complice et ce qu'il c'est que plusieurs fois elle contestable. du que les intentions déjà connues roi ne trouveraient nouveau que des cœurs empresses à les trop seconder. unanicomplète. âge où la légèreté la flatterie si insinuante. Uv. .en vicié par elle avaient était ni énervé XVI ni atteint fut salué dans de Louis tion comme sa sève. Elle un cœur frivole d'une à ses donnant corrompue. devant Louis XIV avait tellement enraciné l'arbre les actes. V. le tronc n. élevés à des serviteurs dans douce. impatiente bienfaits. mes do la France. vivement espérances aax désirs de cette elle-même de Les répondirent peut-être âme généreuse et tense manifester par active des que est de la de et ignorait que la haine est plus et que le nom seul de la justice la reconnaissance. ch. tome M. un sentiments les plus devoirs de roi la volupté si n'eut qu'une est si naturelle. saurait assez la plus pure qui et studieux Austère déplorer ait jamais au milieu l'exemple avilis. que les destructeurs Si les turpitudes ne l'avaient du règne pas même ébranlé. y a de moins recula de ses propres conséquences cherchant une volonté plus forte que la sienne retint au bord du précipice. flétri son feuillage. On ne vertu roi. des tout les fait tristes battre cour fruits dre. Il.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'aveugle proprier instrument. Louis XVI 1. un épouvantail pour les méchants. qui la r monar- du temps de la Régence chique. et l'avénement l'aurore d'une régénéra- aux acclamations On dut croire. u Des /~MM<~ !<MM ~M~' /<! Révolution.

tous les membres Si le roi se trompa sur le mérite de quelques-uns. au procédé le plus recours. puisqu'ils que de mauvais avait trop de d'imprévoyance voies à la Révolution. présumer par cela seul des affaires pour avoir refusé qu'il. accepter des Maupeou. de de Turgot de son ministère. ministres avec plus les préparé de pudeur ne fut pas heureux. avait été éloigné à ceux qui les avaient gâtées? son concours Les événements ont prouvé plus que le choix de ses autres ont vouloir. qui brià sa confiance. mais revenir XVI droiture par et'des bon le triumvirat.RÈGNEDE LOUISXYI '1 son peuple heureux. et tous. des il était trop à l'ennemi bon repoussé la voix publid'Aiguillon Terray fils et trop de son përe Français pour et à la créature de l'Au- . le moyen. Louis pour que. pour en trouver le plus efficace que l'inspiration simple et ordinairement aux princes et l'expérience suggérer puissent qui veuaux séductions du pouvoir lent sincèrement échapper non les hommes conseil. la légèreté superficiel l'esprit son caractère daient peu et l'indolence naturelle à son qui que de à seconder l'ardente propre et do bons conseils jeune prince avide d'améliorations de convenance mais n'est-ce pas par un sentiment autant âge le renactivité d'un d'un vieilqu'il s'est fié a l'expérience que par modestie lard dont il devait la sagesse. de Maurepas. guaient sa faveur ou que la cour désignait comme mais ceux-là seuls que la voix publique signalait il appela les plus intègres mier élan d'une et les plus capables. On dut conscience toute désintéressée Saint-Germain à ce prele choix et de dans son et de Malesherbes. On ne peut nier oserait lui en faire un reproche? de M. H eut celle de rendre pensée.

qui contient en particulier. qui s'ourdissaient en Europe. La haine se manifestait en face jamais la plus indiscrète violence. ce règne capables Ce fut si Louis de une le XVI comet dans le avec été de ce qu'eut témoignages avait rencontré des ministres prendre peut-être et dignes de le servir. Tant si le négociateur un jugement dans un âge si tendre. rendaient parce qu'il se tenait en garde contre sait la politique d'avance qui et entretenaient le cabinet et redoutait la de Vienne. de Thugut puissances. prépondérance nes de ces préoccupations témoignent écrite à dix-neuf et nous en avons une sous les yeux. mais osé lui je ne dire serai Je puis votre ser- . et la mort prématurée de ce prince le fit soupçonner d'empoisonnement. fermeté décider sa prudence ne peut trop admirer solennelle cette circonstance dans qui On de tout et sa allait Il résista aux sollicitations son règne. désavouées des réflexions et des vues le plus conque n'eût sommé. sur les ministres des ans (le li avril 1775).LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE triche'. sur M. de sagacité sont de vivants si élevé un patriotisme précoce. Il tenait à trahir leurs les trames note sentiments les particularités propres la France hostiles et contre dans les ténèbres contre sa Ses lettres à M. de Vergende sa jeunesse. et que ses grandes de la reine qu'il adorait qualités si digne de son amour. des dont il connaisétudié cours susdes Il avait deviné diplomatie dans la sienne de toutes tortueuse intelligences pectes. principales intésur la navigation de la mer Noire et les véritables rêts de la France pas en Orient. être condamné à devenir votre H» viteur II avait sujet. l'influence. une faute que de n'avoir du duc de Choiseul pour le fatalité pas persisté dauphin 1.

à tous les à l'opinion la difficulté expérience Mais. et d'humilier l'instigateur jeu que ses anciens de cette Il deantagonistes. Le parti Choiseul le dauphin un dévot mené passer pour faisait mais ce qui répond à ces insinuations. XV. victorieusement par les jésuites. du de ce règne. c'est son amitié du clergé. » 2. et sa prédilecpour Machautt. diaait-M. Les vœux qu'on exprimait au nom de son peuple et les bénédictions qui saluèrent faisaient tant d'impression son avènement surLouisXVI. faisait lire à ses enfants. Voir la lettre de l'abbé du rappel du parlement et tion (Jf~/MOM'M de Soulavie. commencement qu'il eût fallu toute l'autorité d'une vieille en garde contre lui-même. l'antagoniste tion pour les œuvres de Montesquieu. dans révélé. testable de Terray du parlement Le rappel fut la faute irréparable. de Choiseul ni avec ceux du génie aventureux et'aurait su tirer parti de l'habileté de Turgot. pour le mettre le danger de lui faire envisager de cette concession dont il devait recueillir tant d'ingratitude et de souci. des homme factions ni avec mais dernières d'expérience qui divisaient les amis il n'avait rien esprit positif crises du règne et de ressource. incon2.RË6NE DK LOUIS XVI choix Machault rité s'était Louis dehors qu'il du avait n'avait fait d'abord mais les d'un ami un de son ni l'audace du réformateur il avait père ni l'austéet de En philosophe. de Maurepas sur Terray ses conséquences prochaines l'imprudence la Révolu- . qu'il « Les livres. mesure et imprudente. au lieu d'applaudir le roi était qu'il inconsidérément à faire disposé était d'apercevoir incapable i.) à M. donnent aux enfants des leçons n'ose pas qu'on T faire aux princes. Mauoccasion de satisfaire ses propres repas n'y vit qu'une rancunes vint donc se fit un sacrifices publique. la incompatible de Maurepas il n'était cour.

il avait de son sceau ne voulant livrer grâces accordées par son prédécesseur. de pour que sa bienfaisance'n'aggravât à son peuple et dont sa pensée persévéges imposées Français même et rante Par compte était une de l'exonérer. la lecture matisé nation de scandale paroles d'en Ses faire un chef d'accusation ennemis la main furent contre émus la à implacables des apostilles dont de les ces frais. les abus mier dations soin ni contre fut de ceux mettre qui un les terme soutenaient. à toutes Son preles dilapis'astreindre et de que son aïeul avait tolérées de cette La preuve lui-même à la plus stricte économie. « Tous les stigdont la se turent. car il ne fut faible ni contre faiblesse de son caractère. rouge produit espérance royauté. eut en effet mais objet nonpour de les rendre impossi- . conndentde un terme. la bonté de Louis XVI ait été la source de Quoique on n'a pas le droit de l'attribuer à la tous ses malheurs. la résolution annonçait déjà prise d'y mettre Sa première ordonnance seulement de les réformer. pudeur » dont il fallait revêtu encore tenir les discrète à sa délicatesse. de ces révélations du rapport y verront gratuites. à la censure actes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de reculer rairement dans la voie de popularité où l'on s'est témé- engagé. est écrite à chaque page du trop fameux Livre austérité dans la secrète à l'Assemblée nationale. plus du roi avait chacune faisait lustre et de respect. prodigalités sans que le trône y puisât plus sur le Ceux qui comptaient à ces confus. en que ses propres publique il fermant le registre tant de prodigalités. tout du Comité des finances rien pour luique le roi ne voulait les plus chers à son s'abstenait des plaisirs les charcœur. Mais.

plus tôt que d'arriver moins débonnaire. pour être un des plus glorieux est cette impatience de réformes La première maturées. époque La seconde de notre mais qui. en fondant au maritime. au travers de tous d'une comités monarchie de nos les rêves constituet la chimère contemporains. par Malesherbes.RËGKE DE LOUIS XVI bles à l'avenir. tionnelle réalisée par les de Louis XVI. ou d'être auquel indépendantes ont dominé il n'a manqué de l. les maintenir en s'interdisant et de les renouveler. la suppression l'abolides corvées. L'affranchissement des derniers serfs attachés à la glèbe. est la guerre de 1779. l'échafaud révolutionnaires § I". ce règne dirigé par un monarque de la monarchie. d'avance par la dépenses aucune utilité de progrès pour sanctionnés . implanta placer la civilisation la France l'arbre malsain de la démocratie. témérairement qu'entreprirent soutenus Saint-Germain. La banquier finances troisième est le triple ministère de préet Turgot sur le sol de Necker. gloire plus grande sein du nouveau monde une république destinée à déeuropéenne. Parmi les projets de réformes dont tion de la question. mémorable. au vœu unaplusieurs répondaient nime du pays.autre. MINtSTËRE DE TURGOT Turgot prit sur lui la responsabilité. sans autant l'interdiction des lettres de cachet occultes le qui épuisaient les services publics. et le contrôle des Trésor étaient. ce à la désorganisation génevois préposé et poursuivant. à lui-même l'une fatalement le droit de circonstances a Trois mais caractéristiques.

ministration. fut une faute. Mais il y en avait de périlleux maturité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE raison et de fruits de civilisation arrivés à publique. ments inopportuns s'étendit encore à ceux qu'on avait universellement désirés. Il en résulta rent rent des alarmés se liguèque tous les intérêts et que des obstacles pour résister. droiture utiles faisaient lui-même. à des renoncer d'avoir et sa sensibilité plus qu'il regrettait tant pousser autorisés. mures croire et tant le des malédictions. des murque des doléances. de ceux et l'opposition était la plus passionintérêt à les empêcher qui avaient de l'armistice née et la plus redoutable. et d'irréfléchis. du système électoral dans l'ad. qui Elle'profita . n'étaient eut beau qu'ajournées. et de menacer la société renouvellement brusystématique. essais Il se déou moins qu'ils couragea. fligea de ne recueillir. tels que l'introduction et d'autres et intempestifs. partant améliorations ne virent pas sans effroi conspects . Les esprits cirla témérité de tant Le vice toutes commun immédiate de tous acquis était de légalement de ces réformes à la fois. se présenter entière d'un tal et vexatoire. les offices dont les titulaires avaient sinon la propriété. car depuis on Ce pas rétrograde dire que les réformes celles-là mêmes étaient de gémissements.d'innovations et la défiance des changesimultanées. imprévus surgià la réalisation des conceptions les plus simples et les moins contestées. Le roi s'étonna des réactions de l'opinion et s'afpopulaire qu'il avait cru satisfaire. de récriminations se condamna firent Sa sans candeur se refusait à et sa fondement. généreux pour tant de sacrifices dont il donnait l'exemple. nécessaires éventées. prématurés tels que la révocation injustes.

Cet abus est de tous les temps. C'est la dilapartout des deniers Tout fonctionnaire vénal publics. l'indignation populaire. sans qu'il en est un surtout d'exciter. qui a le privilége soit' besoin de preuve. qui vit aux dépens du Trésor public est un concussionnaire aux yeux lités dont les courtisans ou un voleur des contribuables. suppose le beaucoup plus inexorable que la justice. parce croître le luxe des familles et déjà en les plus opulentes butte aux malédictions de l'envie. mais c'est celui qu'on a reproché avec le plus . parce connaissait. où elle le croit possible. dont le caractère des aggrave emplois le' a et l'instabilité cette corruption rare de et lorsque la probité leur pidation est un dépositaire délit. moins fréquente dans les beaucoup qu'on ne le suppose services publics. en dehors utiles. où l'honneur de l'administration française est bien naturelle malités mieux défendu par la dignité de la plupart de ses délégués et fallacieuses d'une puériles dérisoires. infidèle. elle était de nos beaucoup plus avait une double garantie stabilité dans sa propre facile.RÈGNE DE LOUIS XVI lui était jusqu'à qu'elle n'avoir accordé se faire avait pas pour se fortifier une arme contre données à la et s'organiser elle alla l'autorité des espérances et lui reprocha de nation. il y a des faveurs stériles et des libéralités Or tout parasite gratuites. et la probité que par les foret comptabilité d'un contrôle des fonctions Mais. plus l'administration de intérêt ses agents à ne pas dans Elle leur position est encore compromettre acquise. Mais si la rendu. les abus qu'elle eu le courage de redresser les avait ïl puisqu'elle-même signalés. l'objet ne qu'elles sont Les prodigad'une indi- profitent font qu'acgnation plus universelle. mobilité jours. que l'envie.

promesses établissent ne receauthentiques que les Talleyrand vaient pas moins de sept cent mille francs par an l'entretien coûtait à l'État une somme Polignac les Noailles équivalente après eux venaient puis les de toutes mains Lameth. s'était montré bien qu'il impatient. Si le premier conseiller avait rait lui-même pas 1. se gardèrent bien de Calonne eu le courage à soixante des de ravile déficit de con- de Turgot et sous le ministère si l'on avait diète gorgées publiques. de le faire disparaître. les économies avait signalées que Turgot et les pompeuses Des documents de Necker. femmes chesses du plus haut de Grammont de M'~ de Pompadour source de faveurs inépuisable Les successeurs ver ses rêves. dont les coryphées avaient une bonne part. gratifications delà Famille On n'avait amis des et les pas seulement concubines royales comblé c'est les parents à qui. On ne conçoit donc pas par quelle mystérieuse inde Louis fluence les profusions du règne XV furent mais aggravées non-seulement sous celui continuées. dotations. des cation'. de son petit-fils. l'exemple et de Mirepoix. à chercher des économies de Créqui tibéral parti le nom de MJMOM'M sous piquants publiés une note cnneuse de ces prodigalités. malgré les privations que le roi s'imposait lui-même. On M* du cinquante de la substance cette malencontreux sangsues du roi. . pour qui l'amitié et de M" Dubarry avait été une et de profits.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE d'obstination que avec Louis à l'ancien XVI régime. sujets de Louis XVI il n'audans la sondé amené dans les été trouve plaie de la finance. aurait été couvert damner à la suivrait des durang. pensions. qui recevaient et jusqu'aux frais d'édugrades. soit notoire peut-être excès.

perturbation à vue dans le personnel de l'administration. et des lois à redresser gémissait avec lui sur l'impuissance les difformités Il craignait invétérées. du temps de choses tolérable. si la France par les élus du peuple sera plus prospère (lue par les choix du roi et les droits de la naissance dans les je trouve ctles capitaines les magistrats nommés administrateurs. Note de la main du roi. de gements et de l'armée ne pouvaient de la magistrature manquer révolter les familles qu'ils Les charges et les pensions les salaires exagérés sur des titres donnance reposaient dans la détresse. aux mains et occultes Ces titres précipitaient vendues àtort de l'aisance ou à raison. concédées par orque les avait le que plus réels le prince des possesseurs d'ailleurs pouvaient et s'éteindre succes- simultanées. des par mes ancêtres. auraient illustré toutes t. dépenses courage déchoir sivement. liorations recèlent spéculatives toujours quelque injustice inaperçue.RÈGNE DE LOUIS XVI des intérêts Ces chanlégalement acquis. écrivait-il avec cette noble conduite simplicité qui n'appartient qu à lui. rapport . par humanité autant que par prudence. que les institutions à des intérêts tiennent de la sanction hommes les nations sur un de tête et de cœur » qui connues de Turgot. modifications bien par des et croyait qu'imparfait. lui proposait lorsqu'il résistait son ministre. dont la portée fortes ne était fùt in- et dont le légitimes ne doit redresser les abus qu'avec législateur ménagecar les amément. « Je ne sais. avec raison qu'un ordre aggravé connue. avait monarque réformes et d'innovations aux essais irréfléchis que Le pressenti le danger de tant de arbitraires de condamner.

il eut besoin de consulter pour croire en lui-même et ses conseillers ne furent 1. de Maistre. que son ardent prévoir. suffirait d'un signe de sa volonté et dans tous ses asiles à la sans précaution l'attaqua-t-il à dix-neuf fois. CoHHtMra~tMM «H* la F~'aMce. mais un sen. faire au bien puque des sacrifices assez. ne se préoccupait Quand il s'agissait de son autorité. visiblement reste l'empreinte à cette d'échapper à la conscience l'humble foi au mystère expiations. Pouvait-il ans. les plus critiques moments et d'abnégation céleste le timent de modestié presque et en dehors de de lui-même en défiance tenait toujours Cette sa personnalité. il se voyait seul. M. qu'il est imposconclusion et qu'il désespérante. Il est décourajamais accorder d'attribuer mais toutes à celle ses de Louis XVI si portent de cette fatalité. par lesdes grandes sont rachetés les crimes de toute une génération quelles au prix du sang de la victime la plus pure'. amour pour le bien le ferait haïr et craindre de tous ceux à qui profite la perversité timide ? Devenu par les obstacles que son zële lui suscita.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ne l'abandonna dans les jamais perspicacité de son règne. révoltée de refuge que dans actions blic et ne croyait pour la vertu geant tous sible ne ses malheurs. ils lui tout épargnèrent aurait pu l'éclairer en l'indignant. qu'il Aussi jamais prince n'apprit Dans une les hommes. du conseil tant que vécut Louis XV et privé Éloigné des avis du dauphin avant qu~il fût en état d'en profiter. ses sentiments tageaient dres. . il a. moins que Louis XVI a connaître cour et ceux furent contact dont il détestait les désoret parqui lui inspiraient les premiers à le tromper: avec cette corruption qui et lui persuadèrent pour la vaincre.

intentions. justifiés par les exactions mais soutenus et le crédit de la gleterre. une industrie plus entreprenante désertée. les deux hémisphères. visiblement ébauchée. et on lit encore signée Sartine ces mots tracés d'une royale main Louis . tile. que quaient ses bonnes et en exaltant le séduire. qui la renientaprësl'avoir et des populations Mais elle n'a ouvert sur un sol encore mopour les générations implantées bile qu'une ère indéfinie do désordre et de confusion dignes des siècles les plus barbares. sans acquérir pour eux-mêmes une véritable nationalité. par les armes de révolutionner France. l'égarer après l'avoir tous § IL EMANCIPATION DE L'AMERIQUE Au nombre voyance des événements des hommes qui se jouent et dépassent tous les de la précalculs de la fondation de la République américaine l'expérience. dans l'histoire moderne la place la plus émiprendra aux intérêts mêmes qui ont nente et la plus contraire colons révoltés contre leur Quelques de la cupide Anmétropole. qui répudes secours donnés aux insurgnât à la clandestinité au bas d'une ordonnance contregents. dence du monopole et l'abaissement de britannique en lutte inégale avec un sol plus ferl'Europe épuisée. XVT fut le seul. Cette transformafait déjà présumer la décation. dans son conseil.RËME DE LOUIS XVI pas manet désintéressés. pour ébloui. auront eu le funeste avantage paru triompher. Plusieurs prudents et les autres ne s'en servirent de lumières. de changer la face du monde et de déplacer l'axe de la civilisation.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE « Faut-il commencée que la raison d'État et une à signer des m'obligent » Scrupule à mon cœur et. fondée sur l'égoïsme le plus cynique. avaient depuis fourni i717. sa politique. les perfidies surtout depuis le traité prétextes hostilités de l'Angleterre. des engagements devant aucun outrage mépris les plus des gens. à mes d'une opinions conscience trop naïve et d'un roi trop honnête homme. pour légi- contre elle et en excuser l'irréguentreprise larité. mercial ne s'est refusé ni insultes Capture de bâtiments de flottes en pleine paix.et assez de grande ordres entreprise contraires à la France pour justifier ses de représailles ouvertes ou détournées. violaelle n'a reculé solennels. est cimentée peuples dépouillés fond de l'Inde. de i763. et une politique né pour des temps meilleurs moins déliée. ne conservait d'alliés qu'autant qu'ils avaient du sang à verser pour elle. envahissement désarmées. qui ne signait de traités que pour les fouler aux pieds. surprises incendies de villes alliées. Le de toutes qui l'agitent les révoltes depuis et de du droit monde deux toutes lui doit toutes siècles. et le despotisme Toute réguliers. à la justice et a l'humanité. C'était bien déjà cette Carthage sans pudeur et sans foi. la démagogie au sein des gouvernements planter dans les républiques. depuis le Portugal jusqu'au On avait donc assez de griefs à alléguer. niers de guerre et sans pitié toujours prête à bouleverser barbare envers les prisonenfants pour ses propres les États pour y établir ses . Certes. timer toute du sang de vingt ou trahis. de territoires tion neutres. Son despotisme comni provocations. les convulsions Protectrice elle travaille sans relâche à imles usurpations.

les dans protégés contre traîtreusement l'Égypte dépouillés. tage d'armes La .RÈGNE DE LOUIS XVI et à exterminer des populations entières pour comptoirs. espagnole. la servitude le L'anéantissement de tous ont établi le taux déchirement et la ruine invariable Ce n'est sa nature. le Danemark et la France savent trahies ce que vason alliance. des autres. livrée comme passion égoïste et insatiable du gain. dans la suppression qu'une la police des mers et de confisquer occasion de s'arroger usage concurrence. ou livrées intérêts. le Portugal et la Hollande Napoléon. vu. pour de sordides lent son ou sa protection intervention. des uns. 23 çante que entière à cette T. de resà son colporpect pour la liberté ne sont qu'un prétexte et de poisons. pour ses fabriques. soit perverse de pas que la nation anglaise mais elle est plus exclusivement commerelle l'est tout les autres. succès la République et la terreur Lorsque de du nom de Bonaparte la portèrent à s'unir aux puissances continentales et à se poser en libératrice de elle n'eut d'autre but que de recruter des l'Europe. de ses bienfaits. de constitutions et de marne fut pour elle française et la ruine de la Péninsule un dé- les. et. Toutes ses ostentations vendre leurs dépouilles. Elle n'a de la traite des noirs. qu'une bouché spéculation.I. exploitées à son acheter avec nègres qu'il lui fallait Les colonies de l'Amérique émancipées les nations ou asservies exterminées et les deux et l'Espagne Indes.Révolution chandises. afin d'échapper désastre et de se retrouver de faire la loi à ces mêmes puisplus tard en mesure sances qui se sont compromises pour sa cause. soldais encore qui s'immolassent intacte au commun pour elle. .

elle l'est et celui d'une par le droit de la guerre défense contre le système. L'huIl serait d'autant glorifier? défenseur d'y compter que ce nouveau n'est lui-même de trafiqu'un peuple à s'en aura-t-clle et de colporteurs. de plus.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et sans foi son gouvernement ne se souet de perfidies. à peine né. le secret de la politique britancontre cette foi punique et cet armes sera ne loyales d'être dans qu'une son alliance. sauvage et l'impitoyable orgueil qui caractérisent la démocratie suppôts. quants à toute l'astuce c'est-à-dire et à toublicains joignant tes les corruptions des nations l'ignorance dégénérées la grossièreté hautaine. sont sans retour à la 'lorsqu'elle comprendra elle verra que insolent les La déloyauté duperie. ` Quoi qu'il en soit. un fait manifestement a prise dans ses plus grotesques 1 de l'Amérique et si la part est l'émancipation politique bien du moins légitime providentiel. mis courir au ban sus des pas abject ou servile. monde grandit de l'ancien Mais le vengeur il est sorti tout armé des flancs de l'Atlantique reine des mers de sa mère sceptre dont manité plus téméraire de ses droits et renchérit. complice contre ce gouvernement odieux. en rcpur travestis. qu'y la France n'est pas assez justifiée par la saine et la prescience des choses futures. Tout ce qui ne sera s'armera ou stipendié. au delà de cette à ces oppresseurs universels. Si l'Euelle est devenue elle est cruelle rope nique. tient qu'à force de mensonges enfin du monde l'ennemie civilisé. égoïsme n'est pas condamnée barbarie. suivi sans relâche . et le droit des gens sera de nations. sur les vices il est évidemment le appelé à lui arracher elle abuse depuis trop longtemps.

REG~E DE LOUIS XVI par tout. par cela seul que leur le commerce de l'Angleterre compromettait et enlevait toute libre concureuropéens. nos établissements dans de nos l'Inde. Chassés et proclamer l'Océan rivages. C'est est celle sous ce titre de leur qu'a été vie entière écrite l'histoire de Quand elles n& M. privés de sécurité rence aux autres et de garantie. ont contraint ble le cabinet que d'aussi grands intérêts à la soutenir Si jamais sa métropole. celle de la France et de l'Angleterre l'histoire do leur contre rivalité i. Gaillard. Cette tour rivalité à tour la liberté étant ne nous de tous des peuples au delà de un terrain neutre et sans a jamais été pardonnée. le cabinet de lui trahir britannique. Elle ne se pour lui disputer l'empire son pavillon contentait sur les plages pas d'oser arborer dominer seuls. nous étions intéresses à l'affranchissement dépendance des Antilles comptoirs des États-Unis. mais encore que ses voisins prétendaient contre eux les navigateurs des autres elle osait protéger table nations. arracher une sourdement de lui nuire à une quand toutes il ne en tout et parses colonies et pouvait pas la de la combattre au grand jour. . La France n'a été plus spécialement et plus constamde l'Angleterre ment en butte aux hostilités que parce la seule puissance assez redouqu'elle a été longtemps de la mer. leurs maître. Tout déplorable de cette répuqu'ait été l'exemple on ne peut donc en rendre responsablique fédérale. antipathie c'est nationale fut justinée par des griefs intolérables. et sans cesse trouplus riches possessions blés dans nos colonies les plus inoffensives. dépouillés par des intrigues diplomatiques en Amérique.

n'a jamais de vue le but qu'elle perdu s'est proposé.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se sont contrées se nuire. les torts connus si leur animosité fut réciproque. de Vergénnes. on essaya d'intervenir et Fayette par des négociations. Tous sèrent les ministres. n'y adhéra plus sensé des conseillers On désavoua le départ clandestin de La qu'à regret. les ports de France. elles se sont ouverte. Mais après la capitulation de Saratoga il ne fut plus rence de neutralité. de Sartine. celui d'abaisser le gouvernement français et de renverser sa dynastie. Turgot. parce qu'il M. M. Necker. qu'il ne mettait qu'à ses d'importance calculs de finance. et l'accueil appade se fait à . de leur pour et entraver Les alliances. pas fait une guerre sous d'autres pour se contrarier drapeaux On les a vues se chercher au fond de l'Afrique et parmi les traverser leurs' leur renou dans les déserts de l'Asie. l'on commença un simple traité de compar proposer en interdisant la vente des prises anglaises daus merce. susciter des ennemis Mais loin écarts de se balancer. réunir aux Anglais de conserver aucune possible Gates proposait Le général contre la France. commerce. rois de France. générosité tandis de leurs avantages. Elle n'a pourtant rien à à ciel ouvert. d'user que la trop souvent de l'aristocratie froide et calculée britannipersistance comme souterrainement que. à ses plans de réformes. à ses adversaires de comparable à son usurpareprocher tion de la couronne de Charles VI et à sa complicité de la Révolution de 1789. s'oppode guerre M. par les ont négligé chevaleresque. excepté à la déclaration d'abord y voyait parce un obstacle M. en paix comme en guerre. le plus fidèle et le de Louis XVI. forêts vierges se sont du Nouveau-Monde.

RË6NE DE LOUIS XVI cette ouverture fit sentir au cabinet de Versailles s'il ne prenait pas un cause des insurgents influence Alors parti décisif et perdait il compromettait l'avenir pour que la toute en Amérique. l'autre naissante. la France seulement et la Hollande ouvrirent de dix millions à la répuun crédit. Personne n'ignore que c'est lui qui rédigea tes instructions du voyage de La Pérouse. du comte Saint-Ëustache. l'élan quel'insolence de l'Acte de navitremblèrent derrière réprima prit notre marine gation. escadre Avec la même quer ses intentions en mission navigateurs et le point où devait se rallier aux simplicité amiraux qu'il mettait commandant à explises flot- des instructions à ses ambassadeurs tes. inspirait l'objet de ses études les plus assidues. converser plus d'une avec fois les pour marins-les les plus à il se plaisait et traça renommés des une lignes d'évolution. d'Estrées. propres du monarque humain on savait La marine qu'il était et magnanime qui l'avait entreprise ses ministres et ses généraux. la Hollande dans l'Inde recouvra et battues sur toutes ses colonies. l'une de six. et avaient surpris. il donnait qui tous les faux errements avaient pour but de recti&er incliet tous les cabinets d'une diplomatie surannée. que les Anglais bientôt les exploits du maréchal d'Orvilliers et du bailli de Suffren au monde était rentrée dans la que la France apprirent et avait brisé les entraves voie de sa politique nationale lui avait inBigées les flottes britanque la corruption niques furent vaincues les mers. i. . et les tyrans du commerce leurs les dunes qui protégeaient Cette guerre prit le caractère rivages. Deux escadres à la fois sortirent de blique On reprit nos ports.

béni dans à une étonnés amie. savanes nous tendirent en qu'il existât et la puissante Europe'une l'Espagne que à chérir Ils se prirent et à révérer le nom Angleterre. le pavillon le vengeur le protecprétenlimites péage jusqu'aux l'Angleterre dernières l'Océan.1. gennes. d'Albion était humilié du et la liberté qui l'orgueil de l'immortel commerce l'humanité rendue respirât à tous plus et son était peuples. . . dans son principe et la pour elle le droit de représailles Tout fut légitime modération dans dans. monarque d'une nation de pirates. ayant décidé du sort traqués de longtemps une main l'Amérique dans leurs les naturels anglaise. L'univers entrait on de chacun des succès de son petit-fils. de Ver- de sa main. Ces mots sont ajoutés. Jamais maritimes d'apprendre génie de Louis XIV n'avaient jeté un éclat aussi pur et aussi resplendissant. de la Baltique teur enfin de tous les peuples dait de asservir à son politique Si le succès du prince déjà à suivre l'impulsion et 7~?~M<<? Honnêteté était dont c la devise qui signala du monde. en effet les institutions de la France.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE noient les entreprises les plus hasardées celle de Louis XVI eut de plus aux yeux des hommes. la garantie redouté seulement toutes circulaire que d'un les autres. de M. à l'aise sous nom. justifie cette suite de victoires navales comme le libérateur français de l'Espagne. On partage dans les deux hémisphères.son triomphe. et des que Indes. antre nation les Il semblait généreux. au roi par applaudissait. Cette délivrance fut comprise et acceptée même des dans les forêts profondes nations du nonqui etraient La défaite de lord CornwaUis veau continent.

mettre sa prépondérance. comme les derniers des deux premières roi fainéant. d'un complétement qui parlementaire. fils. il lui eût été permis des courtisanes et des ministres l'empire présentées pensionnés seraient gères aux l'étranger. à qui il ne d'un ardent amour de possédé était inaccessible à toute autre manquait. de régner obscurément sous races. appelant L'Angleterre sûre de diriger ou d'endormir à son gré le cabinet de n'aurait Versailles. une révolution. celle des Ëtats généraux. pas songé à troubler sa quiétude par à se populariser refus d'enrepar quelque bien gardée de compro- Mais un jeune prince la patrie. aurait-elle aux dépens de l'autorité royale Mais elle se serait gistrement. même. pour s'affranchir . dont la vertu réduction. laborieusement en acquise. et stimulée par les cherché des encyclopédistes. par le ministre jalouses au plus la vanité Choiseul proie.RÈGNE DE LOUIS XVI Témoin lorsqu'il des traversait acclamations qui saluaient son passage la Normandie triomphalement pour le premier môle aller jeter dans la rade de Cherbourg à fonder un port rival et voisin de d'une digue destinée fût-ce Chatam ou son anglais. quel ministre Plymouth.de de Dunkerque ? Il est pénible manifestation glorieuse et de la pré- faut rattacher de son roi. sur assoupies par factions Les leur cupidités pouvoir satisfaites se étranse laisse choyée flatteries Tout exploiter. la guerre qu'il voyance et les complots souterraine sanguinaires qui devaient S'il n'avait été qu'un aboutir à la mort de Louis XVI. eût Londres le temps où un rappeler aux démolitions des présidait de penser que des forces de la c'est France osé commissaire fortifications à cette .

tion. s'avisait de rompre des corruptions de la cour et des influences longtemps lui. déjà avait à cœur de réobstacles qu'une de son im- à la prospérité longue perturbation opposait et à la réforme des abus dont il se montrait règne . toutes les combinaisons méditées depuis la vérité de pénétrer peur empêcher jusqu'à concilier par ses alliances avec de les intérêts du les déductions ses principes à se et à soutenir la cause d'une Conduit l'Angleterre il bat et disperse ses escadres. se montrèrent par leurs de chances sujets sur l'âme endroit Il à coup impatients de la et leur gouvernement. plus à son peuple. il faut qu'il périsse 1 de Londres. sachant de ses que l'amour et les droits de l'humanité étaient tout-puissants de Louis vulnérable. Il aura beau au le trahir. et la force de reconnaître. si rien ne peut unir la modération à la force pour et l'Angleterre. et son règne un ennemi qu'il faut poursuivre On peut le tromper. souveraine Un tel prince est indépendante! puissance à outrance.-LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE entièrement de l'étranger. par des dilapidations et enfin sur le retard ses finances. et de pays séparer colonie déchire tre de de et de résoluqu'un peu plus d'expérience à l'improviste de changer tout son conseil. loyale tout convaincus n'avait plus qu'une guerre eux. s'il est à craindre patriotisme. Les marchands défaites pour paix. son pavillon au cenune république fédérative comme l'Amérique. résolut de l'attaquer par cet prolongation sur l'embarras obérées primer. fut aisé de l'alarmer sur les infliger pour qu'il et les sacrifices que la de la guerre allait qui en résulterait XVI. un fléau qu'il faut conjurer. et la justice de le vaincre. si l'on désespère l'intimider. qu'elle opprime.

couvent dan& les sociétés. libérale Sur cette donnée nisa une propagande furent d'un On s'empressa donc des États-Unis et d'exploiqu'on y voyait éclater et philanthropique nouveau genre. contre on lui- de reconnaître l'indépendance l'admiration ter contre la France pour les idées républicaines. c'est possià l'éteindre. agitent les esprits qui. pendant à la rigueur. un foyer de conspirations dans les cha et l'on trouva sociétés secrètes 1. on découvrit un prince assez riche de toutes L'exemple un ambitieux assez et assez puissant pour et soudoyer corrompu. En l'assiégeant sa qu'il espéra surprendre même tout le bien par tous ces points candeur et tourner méditait. pour rêveries humanitaires de les sentiments s'orgalaquelle qui révolte toutes les évoquées malades. Il) renferme le récit sommaire de la participation des sociétés secrètes. parmi civilisés. Le chapitre n du second livre (t. ble mais. ses domaines qu'il ait . et un changement enfin qu'un et de décomposition! signe de décrépitude a sa propre ait cru travailler Que le cabinet anglais sûreté cherché en attentant à celle de son à porter l'incendie dans uniquement pour se donner le temps de respirer. encouragement les peuples si. sous le nom de liberté les bas-fonds de toutes et d'égalité. représailles i. n'était révolution qu'une dynastie fut prince d'Orange et accepté comme un ennemi.RÈGNE DE LOUIS XVI patient. à la fois. les séditions du un proposé comme un présage comme de de changement de constitution autre chose sérail. qu'il s'occuperait la complicité de ou trahison. se mettre à la suite tous les séditieux. et l'égoisme envieux de son impuissance qui tâche de se dédommager par de tous les intérêts On cherla perturbation légitimes.

La paix bitablement quand eHe ne les organise qu'elle favorise. tous les complots. que à définir. et la république bouches. mes de Turgot. Dans placé désormais on la trouve derrière les années qui Font précédée. de ceux mêmes incompris Mais les des clubs furent étaient populaires à s'en prévaloir.-J. du principe épineuses de l'homme. fut accueillie. avec les acclamations comme rosité d'un des arrachée à la généconquête péniblement A peine proclamée. le dernier L'idiome et les vœux terme du perfectionnement révolutionnaire n'était social. par laquelle britannique tous les avantages du monopole de fait sous ménageait de droit purement les termes d'une réciprocité nominale.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec la Révolution est un fait française l'Angleterre au plus haut degré de l'évidence. comme Rousseau. de 1783 eut pour objet probable et indudes principes pour résultat l'importation fécondée avec les réfor. tration Les mots de liberté et de patrie. française. Cette le commerce se paix. par toute la génération formée à l'école deJ. les Parlemenls Leur intronisés les plus questions de la souveraineté et des droits insoluquestions des démocrates de Londres exalta dans ces toutes deux les têtes. elle fut suivie des vaincus. les plus maladroites. pas. sortaient de toutes les ne songeait personne fédérale fut vantée.par leur fusion démocratiques. pas encore formulé. d'écrits accusateurs contre l'exagération déluge une le désordre et le despotisme de l'adminisimpôts. villes et furent aspire de ces nouveauté les modèles du gouvernement réputés toute nation civilisée. L'interprétation bles s'appuya de l'autorité et de Boston. qui cherchaient d "s lesquels on agita ouverts. vers lequel .

. un encourales ce de à toutes acceptait plus que Angleterre et l'imitation frivolités des sorti des de à tous les mérites et incompris gement La jeune noblesse ambitions impatientes. Les courtiers actifs et les plus ardents à ce trafic étaient employés pris au sein même du pays allait près du trône qu'on tous les courtisans croyances. dée à son ancienne tant elle montrait de docivassale. d'insulter ses à tâche prenaient son goude mépriser ses lois et de bafouer la reine Le roi était révéré pour ses vertus. exemple Les plus riches patrimoines y furent < et l'épisode de l'ambassade de Franklin ne fit diversion à ces bourgeois de la plus miracles que de signaler la fortune de ce philosophe humble comme un condition. même temps que trompée et empoipar la diplomatie On l'eût dite inféosonnée par le virus révolutionnaire. au culte illustre. mythe sur parole c'est avec les lords de l'opulente renommée. un défi jeté à ces habiles insulaires devenus était ses maîtres donc et ses modèles.RÈGNE DE LOUIS XYI les idées.s Pendant Londres pagées. pas d'autre. lutter de magnificence. abattre. et qu'on voulait bouleverser Tous les écrivains. engloutis. qu'elle prétendait ne fut pour des formes et des habitudes républicaines elle qu'une chose de mode. La France cilité à se conformer à ses usages et à s'abreuver de les l'opium préparé par ses mains. les coutumes et les moexclusivement sur l'élite de la des anglaises régnèrent et c'est de société parisienne par les /N!oM~/6. vernement. des paris que les institutions républicaines avec le luxe des chevaux de course ruineux. en conquise par la séduction. importé par toutes les plus voies ouvertes à sa propagande. avide de plaisir mais. furent proet la manie dix ans. la démocratie.

au-dessus sans déguisement que les mépris de Marie-Antoinette avaient fait son plus cruel ennemi. la calomnie à jeter. contre aux la famille plus devait cyniques Un royale. n'aurait peut-être pas triomphé s'il ne s'était assez pervers. contre elle toute une légion de vils pamphlésoudoyait taires. . et c'est elle-même. pour et les plus basses Mais les fables les plus ineptes intrierédules des esprits et gues trouvèrent pour y applaudir des plumes vénales et les amplifier. et de entreprit les décrier de par mêmes prédans rabaisser d'infâmes qui les tl tourna eux les vertus ventions l'affaire rapprochaient concoururent du collier. d'une niaise et la vanité. par la grâce de ses à ses devoirs de mère par son dévouement de qualités irritaient au misérable. plus perfides insinuations Le cardinal de Rohan. contre de leurs avec les et dissolue. assez détrouvé un prince âme dépravée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se popularisait manières. honteuse ses railleries. Grand-Orient qui couvrait Il en rapporta de France et le front la implaalla se contre e de les rois le brevet vénérable de la couronne encore promesse do Louis XVI. du bon sens national. mais un contraste les par sa bienfaisance. avilir emportements si lâche dépit. C'est à Londres qu'il initier aux mystères de la secte qui conspirait et contre du l'Église. de dans Le duc l'ambition et corrompre Celle-ci ce qui le livra à l'Angleterre. y accepta avait offensée. gradé cable faire au plus son pays et sa famille pour vendre ennemi de sa race. dans haine cette l'intimité. et grossière dupe d'une escroquerie un rôle ridicule. pour les répandre princesse. que tant de sa vie par libelles. d'Orléans. était trop que sa présomption du soupçon descendre à s'en justifier. D'absurdes sujets. Ce méprisable imitateur du régent se livrait.

qu'il pouvait Jugeant il les vendit se bornant a décliner la commission. Si l'on sa qualité d'étranger sur relevait de encore ses la Révolution. DES TROIS MINISTÈRES DE NECKER. que un homme le duc plus fatal encore au c'est roi et à une Né bourgeois d'Orléans. Mais il avait une puissante recommandation aux sur lequel régnait exclusivement alors yeux du monde. 1. imposées par le cabinet tant de lâchetés et de crimes que le mais il accumula anglais lui-même gouvernement rougit de son alliance et finit par le désavouer. (We'MO!)'&! ~ttr /e~'oco&M:MM!e. de Meulan les Ca«. Il se trouva la France Necker. pour son compte. et financier.RËGNKCEMUISXVI toutes les conditions impatience. d'une petite le Génevois se croyant ville était régie par quelques notaparce qu'elle république. page 300. Il accepta. dont il attendait la protection. dans son g III. la plupart de ses concitoyens. dans le pour s'employer commerce ou dans la banque il passait pour exceller dans cette que pas un Juif. rapidement. bilités amovibles aucun contrôle intelque ne redressait à l'exemple de ligent. il l'avait quittée de bonne heure.) en croit M. il ne pouvait avoir acquis dans cet exercice un probité sentiment politique de ses facultés bien qui s'élève et parcimonieuses d'État et de cette de tout calcul cupides vif de la raison au-dessus industrie autant personnel.!M . Sa rapide fortune dans cette profession fut-elle de dol exempte et d'usure. chose à peine supposable 1. tome I". Philosophe bel-esprit et protestant. l'école voltairienne. il fut chargé dont le cours s'élevait réaliser un bénéfice de trois millons. sa fortune serait le fruit d'un abus de confiance. N'étant encore que comd'acheter des billets du Canada mis.

on lumières. il n'aurait jamais s'il n'y avait part aux affaires publiques de Pezay. que l'on eut soin de faire parvenir jusqu'au roi si désireux d'attacher au conseil tout mérite éminent il pût attendre à le faire nommer. de Maupar le marquis dans les salons. son crédit au Trésor. à prendre du parti fut assez inconnu Il eut des encyclopédiste. remplaça et des préjugés inhérents à fait inconnus pas même 299. et qu'un 1. tout dans roi ne peut tome soupçon- /cyf<eo&tHMH:p. M. Necker Déjà initié tune ment toutes parut remplir affilié à plusieurs cercles économistes recommandé des sociétés secrètes les conditions. ignoré que la for- offrit qu'on avait sur lui. MM. JtfeMOtt'M sur desseins dont de nouvelles en 1776. de Sartine de réforme et de Miroménil. pour l'éloge de Colbert. il fut bientôt signalé comme un génie de la France tenait en réserve pour le rétablissede ses finances. de Turgot. page . sphère élevée. il ferma son comptoir. songé été encouragé Toutefois.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à l'adoption dès qu'il preneurs titres vives. sous Taboureau. que M. aux systèmes du ministre également opposés ne demandaient novateur. réussit sor. des projets repas employait à. l'attention du et. pas mieux que d'en débarrasser le conseil en lui trouvant un successeur dont le nom fût populaire leur et ne pût cependant leur porter om- brage. et. et littéraires. tV. Le prix lui était assuré d'avance. directeur du Tréaux une en t777. riche pour avoir des conà la cour. grâce aux éloges de ses amis. qu'il Il y a des habitudes conditions inférieures. a6n d'attirer concourut à l'Académie public. Aux premières ouvertures des d'Allemagne 1. médire.

L'envoyé avec fort ce ministre trop vanté diplomatique correspondance sous son nure de comptoir habit d'Amérique peu d'estime « On reconnaît brodé. Afc~MOn'CS/t!S~H'!</MCS ~M)' ~H ~{OfO/M~OM. » et d'administration de magistrature et l'engouement dont fut générale. mesquines frondeuses des coteries à réforCréature qui aspiraient il n'avait mer le monde. impression ne dans les cercles littéraires le parvenu était l'objet rénéchis ni par les étranfut partagé ni par les Français Cette de la république gers. Il gâta donc. et blessé emphatique louer qu'il aussi à ses rité que de réformes. Beaucoup il s'occupa d'arrêter moyens dans pouvait y avoir de plus avide de populade faire parler de lui le désordre de l'État. avant d'être dit le comte « Cet homme à appliquées. gouverner lieu d'agriculture. crut qu'on comme et que la France Genève. Necker porta au conseil et les impressions caractère et les indulgent il n'en que Louis XVI les tolère est pas moins froissé. de commerce. par pédantesque et ses raison dénances dans roturières. surpris de cette stérilité cherchât de ce que son ministre à se faire à lui. toutes les petitesses de son de sa vie privée.RËGNE DE LOUIS XVI er. . l'agiotage y tiendrait 1. avant de songer aux avait signalé lui-même les finances le bon roi. ce qu'il ses vues. vantées et de la stérilité importance outre courte pouvait mesure vue. de peine à s'accoutumer eut beaucoup dépens. du temps font mention de sa lourde Tous les Mémoires de ses conceptions. et sur parle dans de sa sa toursa face 1. de Montgaillard. Un prince excuse. aussi mais M. jusqu'alors envisagé qu'avec du pouvoir et les splendeurs humeur les hautes régions sa morgue de la cour.

« Toujours en contemplation rains près sans naismérite. à la cour. il professe la gourmé quand mais il ne la sait pas. de la /~Mce. Sa vanité de banquier. sa philosophe. sans alliance et sans affabilité. plein de son propre sance et sans manières. gourmé. son revêche. . rogue. avec une diction lourde et monoil veut faire l'orateur. Pendant cinq ans qu'il siégea au 1. Morris & Jefferson. >a provincial On sait tone. C'est pis encore quand politique. visant toujours à l'effet et dépas- sibylle » le but. Lettre mérite nelle fière de M. prétentieux. un ballon plein de le 7~cre qui l'appelait nullité. de Louis XVHI. qui sont un simple prétendus et des jugements résumé des conversations contempode lui-même. Et cette impression fut à vent. ou une sant de M'"e et de M"" Necker de que du chef « Cette fille exubérante frottée d'esprit de vanité. diffus. si bavarde. une majestueuse peu re's car on la retrouve dans les Mémoigénérale. L'auteur était aussi peu toucM du cette famille solen- pos. fait un personnage de » ministères de Necker pour ont eu de la Révolution trop de part n'ait pas à lui à son impéribouffissure de théâtre de pédant -en et un ministre Les trois au succès qu'on demander compte des fautes qui tiennent autant à ses tie. que de celles qui sont imputables mauvais instincts. le geste emphatique et l'accent e professait quel mépris pour lui Mirabeau.LES RUIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE une de pédant suis un grand poli. ennuyait il paraissait ridicule et fatiguait le sa dignité roi. si exagérée dans ses prose posant dans un salon comme une Corinne sur ses tréteaux sur son trépied. encyclopédique. orgueil avaient brutal. solennité homme qui a l'air Doucereux de dire quand Voyez je il veut être il veut être digne. des défauts de son père.

comme s'il eût eu à briguer pouvoir que celui dont il faisait les affaires. conseil par des économies ou des recettes. compensation sur les autres membres insinuant de . il ne pourvut du Trésor pas à la pénurie que banquier. et ne laissait t pas même Louis à la royauté le mérite de ses sacrifices. ~~ce ~r une ou de le soulager par une admi* Il se plaignait à M. de Vergennes si authentique n'avait que des expéet que. à jour XVI eut bientôt l'inanité des percé de ce rhéteur plans de finances et la capacité vulgaire Il déconcerta de comptoir. de du conseil !a stérilité que les résistances 21 r reje. T. Il avait beaucoup aucun. ses idées avec insoet ne fit aucune en faveur réserve de l'autorité le ministre. ne sut en corriger Necker audacieusement les dénoncer. il se montra après sa première d'Etat moins financier moins homme que de coterie. nistration efficace. n'avait point L'un avait de principes ne ménagea déclamé les abus. mais contre par des emprunts. ille pratiqua en vrai courtisan pola faveur d'un autre pulaire. de son jugement. accroissement et qu'autre de la chose était les faux-fuyants auquel il faisait dette n'en était et les obser- il était d'opposer pas la au mal des phrases retentissantes. les Intérêts indivi- Le premier duels. tandis ments lence dont tous les empiéteque le second provoqua Il imposa de la démocratie. dans le dépit de son impuisil qui frisait la trahison. par le sens exquis et la droiture subterfuges ver qu'un libération. I. ses bonnes.HË6XE DR LOUIS XVI entrée en scène. souvent. des concessions est Le système le plus facile de tous. que cette habileté dients à proposer. mais osé les attaquer' avait Turgot n'eut pas même foi dans et n'avait pas assez le courage de ses principes l'autre foi qu'en lui-même.intentions. de ce grand homme.

avec moi 1. écrivait ce bon prince. son impuissance. » Tout hésitait offense qu'il fût de cette encore cependant et dont la popuhomme auquel il croyait de la probité. démocratiques ouvertement plus aux préjugés qu'il s'abandonnât qu'il avait sucés avec le lait. Mais il publique n'avait aucun crédit que Necker s'apercevoir et que. que par son L Lettre administration. car il ne renonçai t pas aux grandes qui lui avaient moralité finit il se faisait Louis XVI hypocrisie. celle honneurs. du xvm° siècle. dans son orgueil contemplatif. jamais dans ce cas. à se débarrasser de cet par sur le parlement il ne s'était améliorations dans le double intérêt été proposées de la et du soulagement du peuple. pourtant et l'encens le faible littéraire la gloire philosophique. Une seule pensée absorbait tion. il se faisait illuil dissimulait lesquels son attension à lui-même.LES MIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la cour efforts. de complaire au parti qui au-dessus Soit qu'il prisât l'avait même porté aux des gran- dont il s'enivrait avec complaisance. cette lui Quand liaient les il avait et paralysaient tous eu recours à quelque noirceur mains ses de et plus obséplus cauteleux à ce signe caractéristique. il favorisait et les les innovations les plus imprudentes Il "concourut autant par ses écrits. à la démolition de l'édifice soit inattendues. deurs. le quieux qu'à l'ordinaire « Il ne manque roi s'apercevait de sa perfidie. aucun moyen d'aplanir la voie aux ménagé que le roi méditait depuis longtemps. de Vergennes. à faire larité servir réforme passer quelque pouvait économies utile. . au milieu des embarras financiers contre Cependant. à M. de venir faire le câlin nature.

à qui faisait un devoir de ne pas trahir la confiance l'honneur été livrés des secrets lui avaient d'État avec laquelle C pas. qui ne lui appartenaient Mais ce n'est pas le gouvernement qu'il prétendait < Il aspirait seulement à se venger redresser. La médiocrité ses convictions erreurs. de il les coeur. la tâche de ses successeurs et de se d'aggraver de son zèle et de sa' clairvoyance. le serviteur et le marcheétait s'oublia au point. abjurées. dont il avait pied. Il poser en victime une occasion de manifester n'avait pas laissé passer ses d'ambition et d'envie.RËSNE DE LOUIS XVI sur la législation Son ouvrage des grains monarchique. et qu'il révolutionnairoa été le complice. d'esprit avec franchise. d'habileté Homme homme de son esprit n'excuseraient d'État. Il éprouvait une joie sentiments que la noblesse voyait ou le clergé S'il ne fut pas touhumiliée compromis. et son compte est une atteinte contre le gouvernement rendu une délation royal luifut elle fondée sur la vérité. Il fut donc un des précurseurs notoires de la Révolution et la personnification de tous les ferments à dissoudre la monarchie. Cette Indiscrétion. même. par la tendance mal dissimulée toutes qu'il de ses opinions ou la faiblesse de sa résistance. ni eût qui concouraient ° même de les fois était une forfaiture dans un membre et la sincérité sa suffisance ni ses par plus réparées il les eùt humblement il les eût du fond avouées de sa homme seulement. des trames dès qui s'ourdissaient jours le complice il les encouragea lors contre le trône. d'une diset ses réquisitoires n'avaient pour objet grâce méritée. du conseil. tant sa présomption . au droit de propriété. tandis~ qu'il à régenter les gouvernements retraite. s'obstina.

sincère. conscience les hommes affaissée de sang et des considérations d'ailleurs pouvaient-ils que des témoignages émouvoir plus pathépropre indé-: dans le et s'il eût été en son pouvoir il est à croire de la monarchie. De la MuoMtOM le est tion. à la vérité. naufrage tiques térêt n'avaient Lorsque puisées dans leur du régicide? pas détournés M. < vertus nos jugements nous réponqui trouveraient impitoyables. s'offrir 18 Brumaire 1. son esprit si judicieux. plus avait fait prévaloir que Necker du roi son éloignement. Il avait adressé /)'aMpaMe. A ceux . de sauver le monarque du qu'il s'y serait de bonne foi. qu'il les à l'application aux desseins consciencieuse et à toutes libéraux. du prince infortuné. effrayé des principes sorganisateurs obtint conseil. un ton de compassion son ému trouve. tome de Louis un Mémoire dans XVI. tard. il était déjà trop ne servit qu'à le grandir Sa disgrâce et à le rendre Elle le délivra de l'obligation de tenir dangereux. qu'il avait cœur désenné ce glorieux On écrits. pour ministre à Bonaparte après le II avait. de Louis-Philippe. 3. 1. si pur. procès ta Conven- 2. à II. pendant lequel c'est l'hommage se complaît à rendre une seule chose reinarquabte. cette nature sèche et dans ses derniers sinon de remords. il en est un qui a de singulières Parmi les ministres afSnités goûter avec Necker de la droiture et jouit comme lui d'une estime qui et corrompre bon sens. dont l'explication n'est qu'un L'âme aveu implicite de Louis XVI était si expansive. jusqu'au tend de. publié en 1797 une sorte de padans laquelle il cherchait à atténuer des fautes linodie.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de obtuse. Mais la conséquence de ses porté trop ses regrets illusions rendait et stélongues impuissants. rile sa tardive Les cris inarticulés de cette expérience. Mémoires de Sainte-Hélène. la conscience dons que rien ne révolte comme les réputations usurpées. de Yergennes.

Qui eût osé. qu'il n'avait rougir un charlatanisme banal comme celui de Necker? S'obérer pournier son impuissance à porter un fargagner du temps . pour amis et autant qui le flattent que Necker devint donc. ils sont un atermoiement. mérite aux yeux une fiction ment une qui vérité mais du public dépasse triviale son doués porté d'un bien plus à beaucoup mais intelligence. continuer sans de ces ovations. ni avec prudence. fut l'objet.RÈGNE DE LOUIS XVI des ressources et de trouver réelles en promesses et des phrases hasardeuses sonores dehors des théories tenu lieu de science avaient lui pratique. de la dette. Sa vanité sa conviction combien fût sincère indigne il était il put se croire était assez canmais un sim- dide pour que ple fait montré c'est qu'il n'en usa ni avec générosité et detia ses successeurs de remplir le déficit pu combler. favorables écrits ventions par de nouveaux dogmatide qu'une simple mesure ques. en réalité. en effet. et à l'engouement l'idole dont il dont on l'enivra. financier du qu'il était le premier garant que lui-même. moins compréhensibles sage administration. et l'on se le secret de l'équilibre entre comme de l'illusion pas car. pour un du public. on crut le voir écarté du ministère uniquement royaume. qui le servent. ses parce qu'il était un obstacle que seul il avait persuada Il s'appliqua à fortifier ces préla dépense et la recette. qui ses preneurs avaient sans autre Comme afnrmé. dans ce peuple peu difficile ne se méfiant jamais de ceux de ceux moment. En s'adressant ils ne sont une au peuple. aux louanges génie de son siècle. le premier aggravation Necker devint un oracle le choix de ses une abolition. celle grand admirer nulledes aux dilapidations. emprunts.

restait plus d'une supprimant et de l'autre en accroissant pour les balancer qu'à En proposée aux domaines part les dépenses il ne les recettes. L'auspendant ministration térité de d'Ormesson car il se fit scrupule ressources factices. de six mois. tous Tous les successeurs éprouva plus d'obstacles encore. de la contribution foncière premier. ne put se soutenir deux ans. lui. abusives. temps songé Machault se réduisait Toute la difficulté mies des notables. de rien dissimuler sur le néant des et il résigna les systèmes de Necker maître son portefeuille au bout fondés sur la vérité et furent donc convaincus d'insuffisance. tard présenter son bilan.LES RUIKE8 DE LA MONARCHIE FRANÇAISE deau. un appui dans la formation chirait des chicanes la responsabilité poser. Calonne ses propres armes. le faire disparaître . de l'agiotage Joly de Floury fut conduit gnant le prestige la nécessité de nouveaux a reconnaître et son adimpôts. mainmorte. que les autres. Il serait en effet resté ou plus bardi si. double sincère et le reprendre le déposer d'un pour aggravé ses expédients. à des opérations publique. plus clairvoyant de le combattre avec n'eut entrepris Il commença prestigieuses la crédulité par recourir. l'extension. qui eurent comme aussi du champ de bataille. avaient auquel à réaliser entreprises parmi les réformes praticables et à régulariser dernier. tels furent Un ministre poids mais en dédaine se fait pas de ces illusions. Cette assemblée mède n'était autre d'éblouir pour résultat Mais il savait qu'il faudrait tôt ou et il se ménagea d'une assemblée un refuge et qui l'affransur elle de proet ce redès longles éconopar ce par le de du parlement du remède qu'il fut celle et prendrait avait résolu que celui et Turgot.

RË6NE DE LOUIS XVi au clergé soit son crédit. 1 ecritmc de ce magistt'ut dans Le nouveau était anonymes parvenues . ministre il avait été peu populaire. un partisan du pouvoir absolu. C'est les lettres lui qui avait cru recoun. qui était donner un cadre à son apothéose et rien de plus. impunément pour la créature un ennemi du peuple.ntru au roi. dans un lourd traité sur les finances. Necker. eut l'en'rontcrie de présenter son antagoniste comme un charlatan. l'un des provocateurs du pr ocès intenté à M. sans adversaire lui-même exciter des sans la jalousie du déjà éveillée mêmes du clergé lui inquiétudes Il n'aut donc pas de peine à trouver sein de l'assemblée des notables. contre il avait il son usé l'indignation. calculées. avec des ficile de sympathiser et les parlement vinrent en aide. nulle digue n'est suffisante qu'aux excès ou la violence de l'inondation. Il était sous-entendu avance pour qu'un invariable les excédants ordre désormais préviendrait déncit dûment de tous les services sur les prévisions. de La Ch ade Bretagne On put donc le lotais. Ce dernier et l'infaillibilité put craindre à se passer de lui aussi usa-t-il de qu'on se résignât Ce plan tout ce qui lui restait contrecarrer audacieux. au des auxiliaires put. car aux désordres non plus publics des révolutions. après les troubles du parti Maupeou. contre les infiltrations si simple et fondé sur des calculs ni flotta entre la bonne foi de Calonne clairs qLM l'opinion de Necker. sinon 1. se prévaloir financiers dont expédients discrétion. soit une en empruntant le liquider. susciter notables l'animadversion allait réduire d'influence pour ses moindres diffamer ce rival et lu opérations des que l'assemblée Il ne lui fut pas difétait corps à la nullité. de l'administration.

pour un histrion. si l'on voulait n'aSocterait les. On évitait était ce légalement convoquée et la bonne foi conseillaient à l'habile ainsi toute responsabilité personde la part du parlement nelle. l'univers en est aussi la plus aisée à duper et la plus dans ses engouements. de Galonné le mérite plus complète et d'un aveu plus franc du déficit. pour le comen dehors des recettes annuelbler. ne se souciait Cette pas plus alors que la cour. un concussionnaire. sept cent millions Il y avait du génie à démontrer que ce sacrifice en rien la richesse du pays. Soumettre et de l'impôt à Ja ce travail qu'aucun Il y avait d'une que la prudence ministre. toute chicane importune auxÉtats dont la magistrature et tout recours généraux. d'une contre sincérité sur la question de ses prédécesseurs à déclarer du courage qu'il fallait trouver. de la vie mémo pour le téméraire y va de l'anathème.LES RUINES DE LA MONARCHtE FRANÇAISE comme établissait. avec la jactance il oubliait d'un que lui-même entre ses compétiteurs parallèle de soi ne s'était livré avec autant culte un insolent empirique. capitaliser domaines cettes ave~ la réforme sanction ou seulement de mainmorte ~es dépenses de quelques Assemblée une petite engager partie des et rétablir la balance des repar l'égalisation abus. Quand elle se passionne opiniâtre il pour une mode. pour une chanson. JaïDiis l'amour d'intempérance atteint à ce degré plus railleuse au de de et n avait de sa personnalité mais la nation-la ridicule emphase. Assemblée fut composée des notables les plus . Les sanses aveugles des jaunes et des bleus ne sont que des glantes querelles des hécatombes jeux d'enfant auprès que peut opposer ose protester aux factions du cirque celle des trois couleurs. On ne saurait dénier à M. qui admirations. et lui.

convoitaient Celui-ci un terme succomba aux les courtisans de Necker puissant qui s'en prometet les ambitieux qui. que grettable aurait eu tous chose d'autant mission. Mais la tactique parlementaire. c'est qu'elle plus ne re- obtenu de l'amour-propre ceptibilités Ce qu'il y a de malheureusement comprit pas sa haute refusèrent avéré. le ministre les volontés.RÈ&KE DE LOUIS XV! du clergé. blée. et Calonne se trouva entre dans aujourd'hui encore à naître. sans distinction Elle devait délibérer d'ordres. en se soumettant eût-il si grande responsabilité. Auranchie de l'enregistrement. y avaient encore de toute lui-même des conditions ennemis plus défavorables. son adhésion aux propositions les caractères do l'assentiment familière était royales national. geoisie. le parti réforme. et l'élite de la magistrature faire devant de s'interposer nechir toutes une entre de la forpuisque coopéraient le ministère Peutla Cour des pairs avec elle. cours à son début. tait d'illimitées. il lui sufnsnit et la nation pour être recula-t-elle peut-être. les plus médiocres. L'art de rejeter sur où venait lui-même la s'engloutir avait eu re- la postérité les embarras finanséduire emploi ciers du présent est beaucoup de plus capable les esprits vulgaires que le judicieux mais obscur . cisions. l'autorité et il ne tenait qu'à elle de s'attribuer législative éminents était conférée qui lui surabondante malité par le roi. avoir et voulu mettre propres factices pour précisément ressources usuraires à creuser l'abîme uniquement fortune et auxquelles publique. à ses déplus humblement d'elle ce que les susà son exigence. de la robe et de la bourde la pairie. aux ministres de Retz et Mazarin Le cardinal échoué. du sein de l'Assemla dépouille du ministre impopulaire.

grossies de tous les intérêts prélevés par les endosseurs. aussi décevant et beaucoup plus digue ne trompe que lui-même. qui fait la base de leurs calculs et leur sert. bien loin de conpublique. contrôleur général des finances ne va pas jusqu'à poursans produits. à bas prix et ils les font ensuite payer intégralement. sont doublement qui les rachète au-dessus du prix perçu par lui. l'intérèt jusqu'à même celle-ci. se leurrer de réduction masquer de l'intérêt sous l'appât coml'hypothèque chimérique ou tripler la valeur nominale de leur posé. depuis la liste civile jusqu'à la journée d'hôpital. force réelle soutient l'illul'agiotage onéreuses au Trésor. Toute la dextérité d'un que la pente sur laquelle Or l'abus plus en plus rapide. moyennant cette théorie même du crédit se réduit en effet à tirer sur soiles prêteurs les escomptent de change. sion. et doubler et l'impôt seul. signe monétaire c'esf encore l'impôt. de la dette . concussions Les fonds tant resecrets des lettres Les et à sa splendeur. Toute monter. accélérer voir et l'anticipation les dissipateurs. Mais ce qui assure pour longtemps encore le règne do la Bourse. la marine et tous les salaires. en définitive. et d'amortissement. valeurs dont idéales. prochées c'est qu'elle aux anciens aux supplée surintendants. après les avoir fait sa fidélité à payer l'usure.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des revenus effectifs. prélève ainsi sur le plus à sa net de son avoir ce qui aurait ajouté à son aisance. La mobilisation tous mais ils ne du capital éblouissent leur ruine. tribuer à la richesse de l'État. assez pour pas s'apercedaignent ils glissent devient de du crédit public est tout car le procoupable. à payer l'armée. et à trouver voir aux dépenses des préLes financiers de nos jours ont beau teurs sans garantie.

puisles plaies de l'État et appelaient à qu'ils découvraient démontrée . on aurait vu qu'il ne lui resou la confistait. Mais de gloire de l'ériger lui donner une solution. que la banqueroute cation. C'était abuser odieusement de ses avantages la fausseté de ses calculs était de ceux de Galonné par l'exactitude ces derniers méritaient au moins d'être étudiés. du crédit ne pouvait donc avoir alors qu'une et limitée. rien à était" libre et ne coûtait eût été mal venu de prétendre à l'exeml'agiotage et les ministres du roi absolu n'auption de toute taxe raient pas osé présenter un budget dont les voies et moyens n'eussent L'emploi utilité passagère pas eu pour base des valeurs effectives. la France ni autant de salaires improducau lieu de recevoir. leur obscurité et-le pour y rentrer cours est la seule étude qui ait marqué leur passage aux affaires. pour dernier mot.RÈGNE DE LOUIS XVI ne sont où vont qu'un sortis pauvres de puiser les mains pleines. Necker le premier s'il eût été obligé eut la l'État en système. valut contre eux étales défia d'y échapper. donna Tel fut en effet le dénouement à cette au combinaison Genevois. pu guider responsabilité les dans les détours du engagé à dessein les fils qui auraient ses successeurs et leur laissa la fautes. il embrouilla pas de de ses sans issue. les juges de léger tous aux appendice ces ministres. Le payaient noblesse la Révolution d'impôts donnait subir ni autant clergé leurs à n'avait 1789. Avant tifs. Sorti d'une triomphant il s'en préposition compromise par sa présomption. mines abondantes et n'en tiraient aucun profit. la charges la plus grande des dépenses supportait partie l'éducation de l'armée. que la Révolution Quant labyrinthe.

cette première Assemblée pèsera sait délibérante. sur sa qu'il avait inquiété en créant. elle proclamait la nécessité. se refusait personnelle à sacrifier Calonne. Mais. Il eut beau prouver le néant de ces économies et déen garnissant momentanément les caisses. un pouvoir compétence lant le sien. les ambitions gères de sa mission et se vouait à laquelle abjurait Le parti qui la dirigeait. Louis XVI. le seul de serviteur Vergennes. enfin on suscita contre lui un orage de nature à lui rendre désormais l'administration Cependant par la répugnance qu'il à reprendre Necker éprouvait que par sa connaissance de l'état critique de ses finances. le trouver facile sur ses prodigalités elle dès qu'elle le vit entrer dans la voie des Le parlement. La mort lui enleva précisément à cette époque conseil. l'impuissance. augmentaient en fin de compte le déficit on s'en prit à lui seul du mal qu'il n'avait pas causé. La cour avait esque péré d'abord l'abandonna réformes. égaré par les assertions et les insinuations intéressées de Necker à Calonne d'avoir dissipé les réserBrienne. grossi de toutes mensonrivales. montrer les emprunts. mais qu'il avait le courage d'avouer. des propositions dont elle reconnaishaine du ministre. annuà côté de lui. et dont l'urgence' C'était une déclaration d'incompatibilité personnelle qui sur la mémoire de . reprochait ves que son prédécesseur avait laissées dans les caisses. fidèle qu'il eût dans le des le portefeuille que impossible. par un vertige que le délire de l'esprit d'oppol'Assemblée sition peut à peine expliquer. M. en repoussa. autant .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les sonder le concours des notables et le grand jour de la discussion. se ligua avec ses ennemis.

de la direction Ce parti se coms'emparer posait des archevêques deaux. découragé bienfaits méconnus et de à haute voix. près exprima ami. comme et tous un moyen au applaudi la convocation déconcerter comme plan de Calonne des finances. privé du plus ferme appui résultat. . l'époque cette malheureuse C'était des plus odieuses diffamations contre La France étant intervenue princesse. citoyen sceau de riles. de tant de la fatalité. il désespéra de l'avenir. Calonne. changements du cercueil qu'il eût dans en face du parti qui le conseil. et était soutenu de~ Narbonne. se trouva donc désarmé s'était formé dans l'Assemblée même des notables pour des affaires.. et le chagrin conduisirent et que son maître. le regret de lui survivre. on saisit 1. la Hollande qui s'était élevé entre cette occasion pour accuser la un différend dans et Joseph II. au désordre abdiquer que du sa mission à l'unique et extrême remède Mais quand il vit l'Assemblée Il est avéré cet honnête déjà marqué d'efforts stésans de son l'inquiétude au tombeau. On y intéressa de la reine. et déjoué les mequi menaçait timides de la faction d'Orléans. conspiration nées encore seillé de mis à même de découvrir les de la plupart des cabinets de avait entrevu les fils de la vaste le trône.RÈGNE DE LOUIS XVI pf avait étrangères malveillantes dispositions affaires l'Europe pour la France. crut contribuer à la tranquillité du roi qui elle-même en appuyant les prétentions de Loménie de Brienne & 1 la succession de Calonne. d'Aix et de Borpar le garde des sceaux Hue de le confesseur Miroménil. Il avait condes les notables complots. Au sujet de navigation de t'Escaot.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de lui prodiguer de l'empereur se propagea Cette calomnie. France. ministère. il s'était Necker et à Calonne dans porté successivement lui-même. nées sous combien du devoir. Louis eut XVI propositions raison d'espérer quelque qu'il aurait doublement de son choix et de l'occasion féliciter d'échapper obsessions des partisans de Necker. et l'archevêque n'eût pas eu pressé d'autre donner Loménie recommandation. assez d'expérience pratiles difficultés morale pour surmonter que et d'autorité et aux aux intentions du souverain opposées jusqu'alors de ses ministres. étaient et elles fausses. se montrait d'autant plus emde lui complaire. de son côté. tifier sa à. pamphlets ser des imputations mieux que personne l'honneur. profondément indigné et vertueuse de ses tribulations était l'auguste compagne sans cesse poursuivie. lui commandait de jusraison de l'autorité de son dans le parti qui la poursuivait avec tant témoignage Mais il ne voulut d'acharnement. à la cour. et peut-être crut-il voir dans cet abaisde plus élevé un moyen d'acsement de ce qu'il y avait croître son importance. pas compromettre sa popularité. soeur les avec trésors les de la libelles circuler clandestant de autoriIl savait en publiant son silence. Necker. Cependant le nouveau ministre ne pouvait. Le des injustices dont roi. était par un parti puissant attaché à Turgot. semblait. inconnue faisait infâmes qu'un&main tinement. ce témoignage de Brienne qu'il aurait pris plaisir à lui Toutefois public de sa déférence. défaut souveraine. de se rendre nécessaire ou de se venger. donc à se aux pas plus . sa longue collaboration. à tout promettait donc. en tout par son séditieux.

Il voulut comme l'avaient été Richelieu.liquider l'assister de leur cours et proclamer aux plans de son que leur opposition avait été purement ce bon prédécesseur personnelle. d'opposition. ni sans con- ni. lieu ni de ressources vouloir ne tenait réelles ni de Il ne servit en pour y suppléer. emprunter payer. des notables avait été dissoute. et. aucun de ses soumettre . lumière l'insuffisance Le prélat avait monde présomption et plus d'amque d'aptitude tré plus Il n'avait bition ni assez d'habileté ni que de génie. entre le combattre. qu'à mettre du ministre. lut en revenir aux aveux de Calonne. notables eurent beau sans recettes. Plus remuant un travail et qu'actif il passait de la vioplus tranchant qu'expérimenté. et réformes qui avaient l'AsMais. demander tance aux domaines dans tant les de mainmorte de et retomber soulevé semblée puissant avant de céder il fallait menaces reculer il falassis- à l'impôt. quelles plus capables et licencieuse Sa vie frivole était incompatible avec sérieux et suivi. mais il n'eut ni la fermeté du premier ni l'aFleury. Les aux dépenses pourvoir sans donner des gages. talents assez de courage des difficultés sous lespour dominer des hommes avaient succombé. Après avoir usé de tous les expédients pour la crise inévitable d'un déficit dans les recettes. se heurtant à tous les obstacles à chaque et trébuchant être cardinal. pas. Il ne sut ni vivre ni mourir ministre comme eux. Dubois et Mazarin. clergé qui n'entendait et le parlement priviléges auquel les avis du conseil.RÈGNE DE LOUIS XVI qu'un autre. dans l'intervalle. dresse ou la prudence des autres. lence à la faiblesse. privé de ce le ministre se trouva isolé et vaincu auxiliaire..

teur que miliants. des alarmes se vengea par son refus d'enregistrement d'une Assemblée l'interposition que lui avait causées auraient dont les décisions souveraine accoutumé le Cette roi à se passer sée de réduire Ce avait des siennes. affecta gouvernement et de ne lui tenir aucun de sa dé- . il dédaigna son refus. et suggéré la penpeut-être sa compétence aux fonctions judiciaires. poussé le coup de renouveler Or les lits de justice avaient le rappel des magistrats le dernier. Dans cette explication qui une transaction vernement par en l'exerçant avec innexibilité et rendu incompatible avec la raidernière toute lutte. coups au parlement. pu modifier et venir en aide à la détresse du gouconcessions à l'amiahle. mais il n'avait ni la ténacité de Maupeou ni le savoir-faire de Mazarin. Mais c'est qu'il l'a compromis son d'État. abusé de ses attributions toujours policorps L l'action nécessaire du pouvoir. perdu de leur prestige des Le ministre. prit le parti désespéré d'État du chancelier Maupeou.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE alors dessaisie de son importance. d'Etat et la cour plénière avortèrent. et tiques pour entraver il jugea l'occasion favorable son pour faire consacrer droit de véto. compagnie. de la corruption et de la menace. depuis auxquels tenu avait ménagé un retour triompar Louis XV. bafouée et tuée de qu'il voulut opposer ridicule avant d'être ne valut à son invenorganisée. amener aurait. celui de Brienne conseilla à phal que le cardinal Louis Le XVI fut accueilli essaya de la dissolution et du bannissement. préparées à bout. On des approbations de méconnaître honteuses les et des refus embarras compte réels hudu Tous ses ministre par d'insolentes protestations.

RÈGNE DE LOUIS XVI férence citait le corps de la magistrature dont il solliet le concours.L 23 . veraine culer. en désespoir cela suffit pour le lui aliéner au parlement. clergé adhéra fit parvenir Non-seulement au vœu au roi des émis transpirer de cause. représentations qui. phrase « Votre naire dont les faits ont déterminé le sens T. les conseils On oublia que le roi envers s'était vu dans la nécessité de 'faire violence lui-même au parlement son peuple. et tous les avec une telle unanimité que le un déni de justice et eût paru intolérable. d'incompétence du pouvoir souverain au-dessus tant de se mettre consacrées par la tradition. bien que n'en étaient dans la forme. ne pouvait motiL'opposition supprimait dans les ver son ajournement par des raisons puisées mêmes considérations une solution Im" qui exigeaient elle se retrancha sous le prétexte médiate.et des coutumes étaient évidemment subtiles et offensantes. Le cardinal do la résolution sur les biens et l'engager l'Assemblée par ce dernier. la faction fit appel et de plutôt que de s'en départir transaction que l'intérêt public commansouqui avait jeté ce défi à l'autorité aux États dans généraux tout plutôt que de re- Ce signal retentit ordres y répondirent refus un Brienne du acte monarque de despotisme avait laissé le royaume. qui pour lui faire enregistrer les corvées. et qu'il n'avait pour soulager fallu rien moins d'un lit de' justice que la solennité l'édit du 12 mars 1776. à se joindre du générale mais elle la main. se prêter à une dait. De telles remontrances mais à s'arroger le droit exorbides lois -. de porter du clergé. respectueuses pas moins cette On y remarqua révolutionimpératives.

ceux de l'État. malgré à donner Ainsi le clergé fut des premiers le signal de sa ruine et de celle de la monarchie. instinctive. livrait aux attaques la moindre comprit pas qu'en disputant parcelle de ses biens il excitait à les prendre tous et qu'ils étaient déjà ouvertement Cette convoités. du gouvernement qu'il eût à craindre de ses droits ni confiscation de ses pas violation il avait consi hautement la qualité et l'autorité nécessaires légales pour défendre ses propre intérêts et peser. de quelques Mais il ne evêchés dont s'aperçut sans défense était une simonie. de quelpas appauvri par la sécularisation pour n'être le retranchement de quelques couvents déserts. qui extrême. il crut qu'un pareil vœu. Il eût donc été juge de la mesure des sacrifices Il était assez riche s'imposer. sa répugnance il s'y résigna. dans le peuple comme dans les deux comme en Des troubles éclatèrent ordres. même temps en Béarn. Ce n'est ni biens. sa conscience engageait et. sérieux premiers en Dauphiné et en Bretagne. dans sa sagesse.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sire. gloire. dernière défection révéla du l'imprévoyance La résistance était partout. même qu'une tre son autorit-é. à Paris. appuyé par le sacerdoce. dans la province ministère. des Français Cette Louis donné les n'est M pas d'être inattendue roi de fut France. dans ce mais ro déclaration décida était AbanXVI. l'opulence du trône il se qu'en s'isolant . dont la perplexité naturels et ne trouvant de ses défenseurs dans dans coalition la et noblesse presque et une sa cour révolte magistrats. ques d'âmes et la réduction grosses prébendes sans'charge qu'il pouvait pas Il ne de la cupidité.

à la tête gentilshommes. les Clermont-Tonnerre. de Vienne. Il avait aussi. XVI pendant qu'on pouvait diriger la était si sûr de son empire du conseil comme chargé qu'il re- Joseph . à Paris. Histoire liéoohttion. 3 les de Luynes. et Loménie le preLe comte de Mercy. abattus sous après figurait l'archevêque contre les ministres. Sa populal'appelait France. merce et les gens de lettres s'y précipitèrent de sorte que le roi se trouva seul. les Rohan. était inévitable. amertume. les Luxembourg.. et le peuple rité était telle que tout le conseil. le roi à le reprendre. mier. acte de Sa dictature ceux qui l'y avaient fut d'en exclure ap1. les plus dévoués de Louis XVI et la que les serviteurs envoyé reine elle-même combattirent ne consentit. « On me force Il se résià le rappe- mais on s'en repentira. firent tant. Il se proclamait naïvement à grands cris. Leur renvoi mais Necker l'était 1 à l'imposer au roi. une signèrent la réprobation universelle. Le barreau. les de protestation les Montluc. un ministres sans énergie. par leurs conseils et leurs instances.RÈGNE DE LOUIS XVI A Vlzille. et le comte de Dorcet. les La Fruglaie. s'écria-t-il sa répugnance. avec gna plus qu'il ler. le sauveur de la ses écrits. et tout concourut qu'il n!avait cessé d'exciter par grandi dans le tumulte. » Je suivrai ses conseils Dieu sait ce qui en résultera Du jour où Louis XVI accepta il abdiqua. Cet insolent fusa de faire ministre partie spécialement du portefeuille Le premier des finances. les Fitz-James. desquels plus de cinq cents A Rennes. Necker. les Cicé." les La Rochefoucauld. milieu de quelques eux i au moment. le comse jetèrent dans le mouvement. engagea de Vienne. de envoyé Londres. par du règne de Lotds Droz. Guat.

ne tarissaient quolibets pas sur ces deux miel le de Brienne à une épidémie courante. Le premier acte de l'Assemblée fut de contester ces formes de la conservatrices prérogative royale. Necker. Malouet et d'introduire par le vote par les orsupprimer MM. et celui en enregistrant l'édit de convocation avis sur le vote par seil trahirent Quand Bergasse de réformes dont incapable daigner l'initiative. sur pour les consulter du parlement qui. s'y refusa sans de concevoir en donner et lorsque Mirabeau se joignit à eux pour proposer la de l'Assemblée en deux Chambres. Mais de Sens l'archevêque et le garde des sceaux le fait vêtu de ses habits pon'1 en simarre le second ministère de qui domina Necker fut la convocation des États généraux. et le second de commencer tête. de Montdemandèrent le roi conserun prola raison. pour le 7 mai 1789. 1. mais leur quelques points délicats. gramme. qu'on verait de la noblesse Mounier. On rappela les notables formant la précédente assemblée. c'est-à-dire dres morin. fit réserve des formes consacrées par les États de 1614. ordre ne fut pas respecté. On donna nom du roi lui-même fut. formulât un plan et du clergé.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les grands bailliages et pelé. . Les premières questions aux méditations du conqui s'offrirent la profonde du ministre sur les ignorance institutions de la monarchie. n'eut pas plus d'autorité. ce grand division « qu'il lui fallait ministre leur répondit avec fatuité avant tout de l'argent et les le nom et du crédit ». Les sarcasmes nistres. s'exécuta au milieu des acclamations de la populace brûlant ameutée. en effigie tificaux. livré aux railleries de la place publique. et le second de supprimer Cette ovation de rappeler le parlement. pour la première fois.

ambition de lui pour de la situaalors tout- de son inintelligence. pour contenir. cette saillie de son au de famigroupe « Votre homme est désappointée qu'il jeta liers réunis dans son antichambre un sot1!» » Convaincu de son impuissance Necker parlementaire. la direction du conseil. Il ne prévoyait il lui répondait le roi lui confiait ses secrètes anxiétés. Il la fatiguait de toutes les concespropre louange et courait au-devant rien et ne s'opposait à rien. et le portene put conserver fois à ses mains débifeuille échappa pour la seconde les. d'un pédant avec cette placide qui se croit confiance « Encore un peu de temps. Cette mesure s'il tardive était fortement à la monarchie. un ministère plus populaires. blasés n'existait par Note l'auteur choisir au sein de l'Assemblée. stupéfait en sortant de son cabinet. page 316.BÈGNE DE LOUIS XVI si dédaigneux cet homme Cependant ne se trouva pas une seule fibre d'énergie et si suffisant t ni une seule éluder ou diriéclairer. de l'éditeur. elle se produisit dans les circonstances intéressantes. cités suspectes. pensée politique de cette Assemblée sans retenue ger les empiétements de longs discours à sa et sans expérience. . Quand sions. Cette les plus boutade attribuée Tome exposer des courtisans Vergennes à Mirabeau I. et tout ira infaillible bien! » Mirabeau fit une démarche auprès la gravité essayer de lui faire comprendre son concours tion et lui offrit peut-être puissant retenir. sire. il ne put mais. recruter en dehors sans des hommes indécis. influence assez encore être salutaire pouvait resté du roi quelque auprès et assez hardie pour trempée les et parmi ses organes plus so qui ne pouvait à la défiance des partis. ou des capaet le plus. est confirmée par Malouet dans ses Mémoires. Mais 1.

sura la portée L'infortuné ché tant à la société. imprimé ébauavait. malgré si de ce banquier génevois qu'il estimait orgueilleuse de réformes radicales peu et jugeait n'eut-il tardive coup aux si sainement donc qui pas par quelle la pensée desseins. de compatibilités dans les emplois Necker furent maintenues secondaires. salut public. de du à quelque intelligence de réaliser les rêves sa soif factieux de popularité même. du bien.LES RUINES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE demandait successivement à toutes découragé monarque cette Assemblée les factions qui dominaient quelque avec qui il pût se conde bien et d'intelligence homme de conciliation commune et de certer dans une pensée de mutabilité. résigné. qu'une . à subir la médiocrité ses répugnances. il s'était et prématurées.. ? Il enfin. ne furent que des victimes du peuple. La Porte. conseiller circonspection tout d'échapper aux entraves à coteries l'obsédaient. à la fureur signalées ne surgit donc de ces reAucun homme supérieur ni aucun du maniements génie prévoyant incomplets. signe avant-coureur était encore aggravée toute désorganisation. à quelque lui. etc. peut-être. âme ardente. impossible. si ce n'est Mirabeau du mouvement Louis XVI qui d'un soumettaient la rajeunissement ne me. sein France de ces à la novateurs téméraires périlleuse épreuve Nul. Cette et les ministres Foulon. à son avènement. comprimaient résolûment ses généreux à quelque jeune pour qui se confier comme possédé. pour lui succéder. désignés de Breteuil. de la passion aimée et béuie altérée comme la sienne du désir d'être peuple. par les inLes créatures les plus prononcées. sympathique et son imagination n'est mission pas si d'ambihaute. de capable d'étancher tieux.

2 vol. et son audace la dernière planche Il y avait déjà beaucoup de temps perdu et la situale comte de La Mark. L'Assemblée. que de se mettre sa marche. c'est qu'il en avait calculé avait donc à lui mesurer ni le temps. ni le pouvoir. Cotte chance était si fût-ce en précipitant comprise généralement au désespoir désigner teur de la Révolution. et il est à croire que les resseraient Mirabeau sorties de la crise elle-même. celui qui préparé tout député aux États généraux des conseils du et encore assez roi. de Toulouse. l'honneur de le craindre assez pour avait fait à Mirabeau adopter excluait en vue dè lui seul. cette exclusion était était un trait de cet homme un coup de salut. d'État. etc. Le comte . décisive avec rapport et n'admettait Mirabeau ni réserve qu'elle Il n'y l'attitude que lui-même acceptait prolui conférait." rapides auraient ni la confiance. (Mémoires du de Mercy. Les résolutions révéler son entrée au ministère qui devaient déconcerté seurces les oppositions. Le choix seul de lumière. l'archevêque eomte de La Mark. lorsque amis dévoués de la reine. Pour un gouvernement clairvoyant un décret fort pour oser se défendre. à sa tête et d'en prendre la direction. voquante la portée. finit par que la voix publique de la cour le plus hardi promocelui qui en avait créé la langue si elle était enet qui seul avait la force de la dompter. in-8. décida secondé par quelques Louis XVI à se Dès mettre était en Cette démarche ni hésitation.) 1. tion s'était fort aggravée. factieuse. devenue core disciplinable.RÈGNE DE LOUIS XVI une confiance animé d'une Dès qu'il si honorable noble audace fut démontré et un but si glorieux et d'un dévouement n'eussent héroïque ne pouvait que la Révolution il ne restait d'autre parti à prendre plus rétrograder.

note remise combien La fougue au roi l'institution du tribun monarchique a pu dépasser devant tant découragement 2. du véto royal. c'est moins avoir propour et de constitution dont clamé les principes de liberté une longue oppression avait son âme énergique pénétré s'être mépris sur la vulgarité cupides qu'il avait sur la nécessité discours 2. c'est avec de la confiance lui donner tout son essor S'il a fait qu'on pouvait tant de mal à son pays. « J'aimerais mieux vivre n'y arrêtait le pouvoir d'une témoigne d'hésitations Assemblée ou de son de son impatience et d'occasions perdues. des Assemblées sur la tyrannie la participation des ministres aux délibérations mentaires. moins mode 1791 était-il moins crédule. de la royauté pour l'honneur sur Mirabeau de l'art qui s'en reposer On pouvait des masses pour consiste Cotte ment. gence avait l'amour Ce n'est pas des ambitieux. bile que celui de t793. au contraire. cette probité de la gloire. si rien à Constantinople France. les opinions. que le règne absolu se royale On ne peut d'élite. Chaque prouvent sa pensée. comme tant d'autres. que l'étonnement et audacieux ce qui est inattendu auet facilité l'effort suprême raient précipité le mouvement et le salut de la couronne. substitua ?-Le peuple moins dupe. dominait 1. dont que Robespierre. les esprits et à dominer le compléréaction eût été.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE était-il moins populaire et moins habile Lafayette. de 1800 et de 1830? Il est proet la sympathie bable. qu'en unique » . la réalisation. à manier méconnaître la supériorité de cette intellisi malheureusement Mirabeau dévoyée. sur parle- et passionnée. à l'autorité sans résistance que Bailly. que pour des esprits et bassement médiocres Ses acceptés pour auxiliaires. le couronnement de la Révolution. avec de l'argent.

mais si les détails de son entretien et rien n'en peut faire suspecter la roi.RÈGNE DE LOUIS XVI le but. en effet. on vit après lui la Révolution sur ce qui restait des débris de ruer sans direction dévorer les uns après les autres l'ancien édifice social. après les événements armé d'une autorité et de la Monarchie avec Monsieur. se Quoi qu'il en soit. sont exacts. négligé d'appui jamais d'asseoir son futur ministère sur lesquels il se proposait écrivait-il à M. . de préciser. l'authenticité. Mémoires Montigny. par M. de mais son ces ne les oncle. que ce qui d'une n'a dû vous paraître que les aperçus électriques d'une volonté était la combinaison tète ardente prévoyante 1. en lui mesurant cette accepter l'épreuve confiance gesses perdait volution concours dacieux. livrée ignorants. tel caractère. Lucas de n'en documents inventent historiques pas. à l'énergie sauvage tomber des mains par des hésitations on inintelligentes. – il dut inspirer de son énergie. depuis lorsqu'il l'homme avait d'État à vaincre n'a des résistances les points mais eût fait de l'Assemblée illimitée. Les collecteurs son père. assez de confiance pour faire sincérité 2. 2. « Vous verrez. tres pouvaient cet instrument sans frémir de manier 1. garantissent in-8.. etc. et dernière l'unique elle-même eût de son tribun et des larinopportunes son génie et l'on énervait chance de salut que la Ré- à la royauté. Mauvillon. » Il est impossible ce qu'un accomplis. de tels monstiques les plus stupides. dans le ménagée le plus populaire et le plus au- de quelques pédants pusillanimes dans celles des frénéSeuls. ses partisans des plébéiens dévoyés les plus puis. 2 vol. pas sur Mirabeau.

qui a duré cinq ans. par de par des flatteries Si le trône se fût et des révélations c'eût été du moins sans les mains. mière sortie du conseil fut signalée par des attaques diVoilà rectes et continues contre ses services. dans l'intérêt s'en prévaloir avait seul. de leurs l'avoir après dernières vic- sans témérité. et trahi'la affaibli l'autorité royauté criminelles. Mais. et le tourner sur les contre cadavres eux-mêmes. dans le festin ger. se gorla plupart des ministres.. douleurs de l'opprobre et de l'agonie. on peut le conjecturer Mirabeau n'eût pas saisi le pouvoir pour n'en rien faire. aurait su la défendre. prétendit nistration. s'est élevée ignominies cependantsur quelles du ministre l'éblouissante Sa preréputation génevois. Il n'eût lâches perfides écroulé pas.LES RUINES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE mort émoussé times. une seconde remettre conquis par de l'administrateur. concluant le gouvernement de diffamation. fois le portefeuille qu'il avait res'il ne protesta les armes. l'abîme. en lui ni le talent du financier. comme de leur importance des jouissances relative.forcé de il eût été plus récriminations. par des point et une il le fit par une ovation populaire . comme concessions dans ses Necker. en effet. impuni. plantureux du patronage et des hommages de leur clientèle. il prolongées n'eût pas insulté la monarchie et toujours il expirante. qui répudiait pour être resté et même si celui qui de l'admide la tirer de le secret de le publier. Mais ni son premier ministère. Ce système n'en est pas plus justifiable. ni le génie de l'homme ni le coup d'œil d'État. ni le second. qu'il avait emporté C'est qu'en effet il n'avait sée d'une si noble vengeance. ne lui ont inspiré la pend'assaut.

suivi dans les provinces. contre la flétrissure méritée • L'exemple et la fédération de la capitale y fut célébrée par des lettres condamnation fut. tions et une terreur combinées poussèrent t. tirèrent par pas. d'une de cachet. elle la Bastille. des châteaux par l'incendie Des délaet la proscription ou la mort des châtelains. les recommandait les marquis hon peuple qui la représentait. sous ne la Fronde. « Elle fat défendue par vingt-deux soldats qui ne tuèrent forcée cités. Munie de fusils de pillage. et. la noblesse. le grand » (Note peudes ple de Paris. comme des têtes coupées cortége digne des d'asd'un ` par quelques d'une victoire sans combat. La Bastille personne Mémoires et déjà avait déjà six été prise. trophées au bout des piques. véritable léans furent portés Paris. C'étaient victimes Sade et de Beauvais avec quelques autres. officieuses Son buste et celui du duc d'Orles des rues de mains dans triomphalement et les faubourgs soulevés trouvèrent soudoyer et des chefs r pour Bientôt armuriers et gorgée gardée pour les les conduire. furent promenées en avant des colonnes deux effigies qui étalaient la ville épouvantée les noms sassins parcourant ` félons prince du sang et d'un ministre Tandis tocrates nationale dans leurs domiciles les arisque l'on traquait destinés aux hécatombes commencées aux gibets de Flesselle ouvrait la magnanimité et de Berthier. improvisés cette populace se rua sur les boutiques des et sur le garde-meuble.) par canons qui . se dirigea sur vétérans inoffensifs. les geôles aux prisonniers d'État avec ostentation à la sensibilité et du de du de Foulon.RÈGNE I DE LOUIS XVI insurrection. pouvoir arbitraire qui les avait protégés.

enfin sous les sarcasmes avait faire dans une de Cazalès. dont Chaque jour plus décontenancé.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à une résistance sur quelques sur points. pour Il balbutiait des apologies maladroites. tout prévenu blessé 1. femme et sa fille. » qu'il fût en sa faveur. Ce n'est pas le roi qui le congédia. de se rendre Pressé par le duc de-Liancourt au sein en témoignage de sa confiance de l'Assemblée. impossible. . c'était S'il paraissait popularité. et ne montait à la pour. Mme Necker de nous Écrivait servir à M.) le jacobinisme. il ne savait un procès à quel parti tel politique. y être bafoué. Louis imposer triomphe savoura toute XVI eut la douleur fois devait et l'humiliation Necker être pour une avec troisième une de s'y voir ministre. tribune Il tomba Mirabeau. le 8 octobre (Mémoires sur « Nous avons de impitoyables ses plus véhémentes été obligés tome IV. en elle. lui reprocha. Ce du Génevois sa personne. la Révolution devant de fuir honteusement elle-même. son auditoire de ce qu'il que pour fatiguer fait. de ce qu'on lui devait et de ce qu'il lui fallait encore pour achever sa tâche. de la canaille. c'était pour y perdre un reste de dans les comités. celui du roi à la remorque. mais il le ivresse sur d'orgueil qui débordait « On le voyait se pavaner. les périls qu'il avait amassés sur la tête du monarque. dans le dernier. mais le mépris pu1. se vouer. avec sa un carrosse traîner qui semblait et le public. tous les autres. à la fuite ou à l'émigration. tantôt tantôt contre le véto. Germani. dans S'il intervenait que celui de Bezenval. de aux applaudissements improvisations. en parut justement ce rôle important Mais il ne fit rien pour soutenir la Révolution et sa propre vanité l'avaient affublé.

et nous ta douceur. A ce souverain débonnaire. de au fond de sa retraite que la notoriété son insuffisance. Véto. avant l'âge de l'expérience. couronné salué. de ton a perdus avec toi » de . Ce prince. à son avéde Louis le Biennement. de Coppet. et il n'emporta de sa réputation l'admiration. bientôt de Restaurateur Louis de la liberté M. il ne régnait déjà plus. Quant à Louis XVI. colossale. faisant. l'excès de ta qui t'a perdu piété. Louis le traître et et fligé plus de souffrances qu'aux plus cruels tyrans l'histoire peut lui appliquer plus justement qu'au roi Agis « Oh mon ces tristes lui-même paroles d'Agésistrate fils. Capet. Louis le dernier.RÈGNE DE LOUIS XVI Le dégoût avait remplacé blic qui le força de se retirer. devint française. des noms de Père du peuple. c'est humanité. qui n'eut il fut prodigué et inplus d'outrages que des vertus.

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liv. III.) CHAPITRE DE LA FRANCE PREMIER AVANT 1789 avait atteint. cui ademptum. l informe. n'attentait Quiconque pas à la sécurité ou n'empiétait ne publique pas sur les droits d'autrui ni seulement menacé dans les pouvait être inquiété. du magistrat ne fût en mesiens. sans que la vigilance sure de répondre à son appel. les dernières d'égalité de la démocratie aient jamais rêvées queues utopistes dans leurs jours de bon sens. (Virgile. ingens. Enéide. avant la Révolufrançaise limites civile et de liberté tion. Aucune distinction de cette rang ou de classe n'eût été de nature à restreindre indépendance des discours individuelle. n'était et la licence par aucune des mœurs loi prévenet 't comprimée La société . de lucidité et de franchise nul n'était gêné par la loi dans le plein exercice de ses droits privés.LIVRE II GÉNIE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE CRIMES ET DÉCEPTIONS DE SES SECTAIRES r ` Monstrum lumen horrendum.

descendait et les plus aux plus petits. haut placés étaient les plus empressés distinguer siblement de l'esprit qui s'étaient par les qualités à toutes les supériorités. à de classe étaient acquise la fortune la confiance du prince. insensiblement de la capitale dans la nues. plus de mansuétude vernements et moins de sévérité que n'en ou prétendus populaires les moins ont mis les gouà démocratiques et souvent repousser les. On a souvent péril. et si quelques écrits séditieux ou imc'est avec beaucoup pies ont été réprimés. sur ce point la mesure de sa tolérance. les occasions. >. généralement accepté. triomphe prochaient tous les conditions l'éduque par la courtoisie. la cour même. toutes les démarcations effacées cation. La Révolution et dans La peine gné faire toutes offensives les plus tables. de mort a été la seule a donné. par l'usage autant les cités. des plus grands province. On pouvait même. ait dairéponse qu'elle aux plaintes les plus timides et aux reproches comme aux arguments les plus irréfumérités. elle en était arrivée à l'état dans de fait Dans les salons. le goût des arts et la considéralieu de distinctions et raption personnelle tenaient sur des idées les Ce rangs. de ou les fonctions obtenues encore légalement reconhiérarchiques. sans grand publique. à se à descendre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE tive. et à travers de l'autorité chansonner ses ministres. attaques les plus fondées. les bornes nément. trines égalitaires. de mœurs sous l'ancien Que cette aménité régime fût la conséquence de la diffusion des richesses plus que des des lettres plus que des docde l'influence institutions. substituées insen- . et de la pudeur. médire à tort censurer ses actes et dépassé impude la modération dans ces satires.

du parjure et que serait elle sort pour qu'elle héritent. sur une odieuse inconséquence si elle n'était qui tient à sa postérité les bénéfiune question qu'il ne nouscar l'avenir n'appartient en attendant. même à ceux qui en de la veille déteint sur l'aristo- et imprime à son attitude et à tous ses actes on ne sait quoi de gauche et de compassé qui native. sortis de bas lieu depuis que les notables ont fait curée de titres et de décorapour la plupart. C'est ce qui explique trahit sa grossièreté les de tant inconséquences en dépit de leur gravité habitudes de parcimonie roturières. Ils se sont de dignitaires sénatoriale.DE LA FRANCE AVANT 1789 Il ne restait goût. improvisés conservent qui. étalés comme des dépouilles plaques et leurs cordons. fasse illusion. de des l'inégalité à l'ancien régime. est pas donné Mais elle ne se fonde. tions qui ne s'accolent pas sans effort à <ies noms et à d'origine trop accusée car^ si la noblesse n'a ni l'élégance ni l'urbanité du genrévolutionnaire né et du chevalier tilhomme son luxe. a-t-eUe sur la France un des formes droit de conquête ces de la prescription? de résoudre. sa courtois. et son ignorance rivalisent fièrement avec les morgue mœurs Cette farouches race de du tyran patriciens qui assure C'est féodal le plus dramatique. qu'à régler la Révolution et manquer ridicule Il est devenu égalité tacite et de bon est venue la compromettre le but en le dépassant. lorsque en l'exagérant conditions. T. La démocratie cratie du lendemain On sait trop bien d'où burlesque. 26 . qu'à Dieu. I. leurs et leurs rancunes bourgeoise affublés de tous les titres qu'ils avec indignation quand ces titres froisavaient proscrits Ils se gourment sous leurs saient leur fierté égalitaire. de faire. cette un des griefs reprochables du nouveau.

ni mœurs. de la noblesse. qu'il ne resta plus rien ni entre ni institutions. révélateur indiscret Le fut si subit de l'obscurité divorce entre du leur. a foi en elle-même. Celui des parvenus rassurer est le moins dominateurs de la Gaule et chaque fin de commis. Ils n'ont de leur liasparce qu'ils ont la conscience supportable. . impérieux et leur insogleurs et des affranchis qui les remplacent. tandis parce qu'elle pour que le jong de la ruse n'est jamais assez lourd sa pusillanimité. Ils voudraient abaisser qu'ils tontes sentent les sommités qui qu'il les dominent. de commun elles. lence n'est pas toujours couronnée de lauriers.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de mauvais Mais cette ostentation goût opimes. n'ont été plus étrangères Jamais deux nations langage. avoir des vassaux draient à s'incliner devant la féodal en est réduit orgueil raineté mois d'un électeur ou d'un les retrouve aigrit vouLeur suze- agenouillés et d'or pour cacher les stigmates jamais assez de pourpre et croient que ceux mêmes qui de leur servilité première se souviennent de leur nudité. leur patronage briguent ont pu être et parfois mais ce sont des jonoppresseurs. c'est qu'ils savent le moins s'approprier la noblesse c'est-à-dire la hauteur du sentielle-même. en 1789. La force Les anciens de la vertu elle est naturellement participe protectrice et tolérante. parce instinctivement y a des supériorités que leur niveau ne comporte pas. devant un salaire. l'ancienne et la nouvelle France et si radical. du registre civil jusqu'au nom de leur père. et n'ont que des clients. et laisse deviner le chagrin Ils que les ronge. et ils voudraient rayer. en appréhension du mépris ou du sesse et sont toujours ressentiment Ce n'ignorent qu'ils pas avoir encouru. ment de son droit et i'estimo de soi-même.

soixante-dix du pouvoir. C'est là qu'il faut chercher en effet le principe moral de toute vernement veraineté. tandis que la horde lâche ruine. l'autorité famille. que honte et servitude. encore moins père attendu que car ce type élémentaire tout gouvernement et sous cette rationnel tutelle a du se le but autorité. du désintéressement aurait le monopole et de l'intelligence? tution était plus plus progressive dont la Révolution Nous croyons que notre vieille constilucide et plus libérale. et pour faire oublier diffamer. Prodigieux effet l'impudence à elle-même réussi à se le persuader Mais dans cette monarchie tempérée la patrie a vécu à l'autre. de et des préjugés révolutionnaires elle a sous laquelle et qu'on le et et grandi pendant dix siècles. de la crédulité. La raison en est bien simple elle émanait d'une source plus du père de naturelle. ignominie des brocanteurs et des avocats et cupide des pédants. et plus féconde des constitutions mort-nées qu'aucune a prétendu doter le pays. n'y eut-il. s'imagine avoir mise hors de cause en lui infligeant nom Kantien régime. en droite ligne jusqu'à faire douter qu'elle en descendît et que tout ce qu'elle possédait provînt de son héritage. et qui est restée maîelle n'a rien négligé pour l'une de la calomnie. le modèle humain.DE LA FRANCE AVANT 1789 ajouter plus hostiles peut comme c'est celle de la Révolution et l'on tresse du champ de bataille. qui. C'est d'après protectrice constituer. en effet. depuis trafique de la justice. pour anéantir l'autre. et l'esprit de tout gouet l'origine de la sou- agglomérées peuvent les populations que les enfants d'un même s'y soustraire que les individualités s'amoindrissent en . ans. plus pure et plus vraie.

et l'aggravation sociaux des principes progressive sont le seul résultat de tant de charges publiques réformes de son destinées ancien à délivrer la France de tous les abus et proposées comme un gouvernement à l'admiration il n'est pas impossimodèle du monde. et règle et protège ni longévité possibles. dont le despon'est qu'une tisme est le seul. bien la peine d'être car si la perturbation des étudié. Le problème vaut par la Révolution. n'est qu'une arène. de cette loi primitive est une source la démocratie déceptions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se multipliant prescrit jamais. est d'ailleurs la seule forme de gouvernemonarchie ment tration société la liberté compatible avec des lois stables et une adminisla et Hors de ces conditions régulière. mensonge pugilat. un esprit de vertige pas convaincu que le gouvernement est le seul qui ait le pouvoir de concilier monarchique l'ordre et la liberté. la pays a été livré aux expériences a-t-elle été mieux nationalité et le nom francomprise La liberté individuelle a-t-elle été çais plus respecté? et l'égalité mieux Nous demangarantie plus réelle? dons la solution de ces doutes non aux théories prônées mais aux faits. et que celui dont jouissait la France le dernier avant 1789 avait atteint et peut-être dépassé Si nous n'étions . a été renversé et que le Depuis que le trône antique des réformateurs. dans lequel ble que l'esprit elles ont été conçues soit et d'erreur. Toute de périls déviation et de des peuples ne se que la minorité Sans la protection de l'autorité qui il n'y aurait ni sécurité leurs intérêts. et tôt ou tard l'inévitable la remède. l'égalité qu'un qu'un d'ordre. parce que dissolution de la société.

des la honte premiers aux les plus empressés toujours et de sa dignité C'est donc au prix de sa liberté que la dont ces misérables s'étaient faits les guides et France. pâle reflet aurait des retrouvé de siècles quelques et de gloire de calme. en Europe. un elle pour les d'avoir permet et les change roi. du il nous moins les suffirait. pourvu de citoyens. maître. mais Cette nation et railautrefois pour clic frivole passait mais de graves docteurs en toque noire et en leuse. une nation Il existe. les apôtres. qu'on en évidence le néant et la lâcheté à se prosterner de et chacune principes ses sectateurs d'un pieds à le servir. qui salue humblement une noblesse de commis. tout matérielle et puissance et de prospérité. d'exposer et les déceptions qu'on plus s'est aisé épreuves par sans nombre lesquelles obstiné d'énumérer a qu'elle à lui en substituer une ce qu'elle y a d'influence morale. de sa noble qu'à a passé depuis Il est de son tâche. dans sa décadence. jours sécurité dus aux de son antique règnes protecteurs dynastie. infatuée du dogme de l'égalité.DE LA FRANCE AYANT 1789 terme trer n'est elle subies autre. qu'elle y a gagné. et ne prise que l'agiotage elle ne sait ce qu'elle courage tout ce qu'on lui fait vouloir. elle professe proteste tous les de son ans on reslui pas que n'en- on la dit composée des contribuables qu'il ne gouverne et l'on n'y trouve mais l'agriculture. c'est uniquement au principe d'autorité temps d'arrêt. veut. aucune usage pour autre démonforme réalisable. bonnet rouge lui ont représenté qu'elle avait tort de se . pect d'usuriers et d'avocats. ce d'indépendance que de comprendre il y a eu des Si. elle le fait. perdu violemment de ces haltes démocratiques. les toujours nouveau rétabli a mis en est redevable. lois.

Il ne s'agit pas de savoir si elle a cru ces sinistres les ait écoutés il suffit qu'elle libérateurs. et que Naque les intéressés poléon seul avait rendue possible énigme plus incompréhensible des Œdipes de nos jours. cupide. lit Révolution roi. inepte. à la régénérer et à la rajeunir. encore se battre et elle vote d'aller aux antiet elle y va. de la diriger du pouvoir chargé défendre immoler il s'est sans laissé désarmer. Ont-ils et légère qu'elle était. reste pas moins c'est inconcevable. Un résistance. Que de mys- la complication et la marche des événements ce résultat Une restauration qui ont préparé imprévu! avaient cessé d'espérer. c'est la caducité promis. mais ce l'inertie et de la puis l'eùt et le un peu de tyrannie préservé. et que tant qu'elle ne se gouelle croupirait dans la servitude pas elle-même la superstition. pénétration Une encore Les défie la de prestiges . réussi? seul homme. peu plus de volonté eût sauvé le peuple élevait elle-même et forti- par lequel le trône devait être relevé et les ramenés de l'exil par le génie et les fautes de comme par la main d'un ami. pour qu'ils tacite et travaillassent. podes. qui n'en de l'éclairer. On lui dit de voter comme un et de spirituelle.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE croire vernerait et dans heureuse et libre. de prodigue. qui lui a été infligée. elle crie. Cependant fiait le bras Bourbons Napoléon tères dans dépouiller. se prévalussent de son adhésion en son nom. est encore tenu pour Le secret de Sa métamorphose car au lieu du rajeunissement qui lui était inexpliqué. Le fait est que d'indocile ils l'ont rendue servile et piteuse. de crier Vive la République! et de crier A bas la République et elle crie plus fort.

une main secourable port. la liberté n'aBonaparte de la laisser Mais ce qu'il jouir. en licence et en tyrannie. Le impitoyabledu seul pilote emporté d'évoissue. fatigué des écueils sans parmi de l'abîme prêt le fantôme gloutir. ère néfaste elle et non la les Nul avec toutes lées d'avoir vait de 89.DE LA FRANCE AVANT 1789 la Révolution et humiliés à la honte ment flétrie? dont s'étant devant évanouis sous armée. échue aux frères que l'avénement 1789. Cette apparition souffle providentiel de l'antique monarchie qui lui et le conduit miraculeusement n'était-elle visiblement qu'une intervenu illusion pour le voie de salut laissée à ce vaisseau l'unique désemparé? dernier avertissement à la conscience N'était-elle qu'un des générations dévoyées? c'est Ce qu'il y a d'avéré. au-dessus inexplorées. tout révolutionnaire. le principe sans c'est d'autorité. et de 1814 n'a été que la continuation de consacrée royauté illusions ne C'est par la Révolution. rendu que la mission réparatrice de Louis XVI n'a pas été remplie. engagé à coup. à l'entend au ou ouvrir sauvé du naufrage qui l'avait dans des mers par la tempête lutions aperçoit inutiles. la liberté lequel dégénère . la Restauration a ravivée utopies à l'auteur de dont les renouvela Charte que et toutes conteste à la France pas cru prudent oublia de restaurer. l'Europe ce double vaisseau le sceptre qui l'a fait l'avait privé impérial survivre élément de l'État.

la philanthropie les utopies de Rousseau. à détruire il y eut des fanatiques et des dupes mais de Turgot. comprendre de l'étranger. les d'une égalité les promesses maximes tromabstraite. et aux aux plus indignes d'avoir transporté le de le éternel la plus incapables son opprobre siècles et ou de l'exercer. et dénaturé mais d'avoir faussé l'esprit le caractère national. d'avoir été l'oeuvre Parmi les hommes qui ont concouru monarchie. plus irréparable conséquence nous l'avons dit déjà. d'une philosophie et les mystiques élusuperbe peuses cubrations d'un amour factice pour l'humanité ne sont pas la Révolution. Les députés aux États généraux qui ont ouvert cette de forfaits et de calamités ne sont pas vaste carrière non plus absolument d'une perturbation responsables dont leur ils avait ne On instruments.CHAPITRE II DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la Révolution. Son résultat le plus manifeste est d'avoir rendu la liberté pouvoir son triomphe impossible. que les aveugles dit que les abus de l'administration et le désorfurent . n'est pas d'avoir des répandu des institutions torrents de sang et renversé que huit La de progrès et de prospérité avaient consacrées.

appliquée à les concentrer dans un foyer brûlant. au milieu des décom- avaient ils durent accumulés. qu'ils pressentir les poussait à l'abîme. à les féconder avec une patience et à les exploiter avec une infatigable perversité systématique. depuis trente et les philosophes. de ce mystère n'est ni dans le progrès de la civilisation. et.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE dre des finances appelaient une énergique réforme que seul un le despotisme économistes liberté connu. à les chercher sans patriotisme entretenus et radicale. sans bres et naturellement ans. dans l'espérance perfectibilité être conduits tout chimériques. de l'impiété se stériles d'intelligence s'il ne s'était pour les en déclamations douée diriger. des existences eux-mêmes voir se reconnattre de prévoyance et sans poubrisées. et qu'une qu'une main invisible le jouet insultait occulte dont ils étaient à puissance lenr impuissance après avoir abusé de leur crédulité. contenir pouvait par les d'une l'in- d'une ils durent dans eurent souci démoli. toutes contre les recherches les témérités seraient trouvé exhalées une force d'une même perfectibilité de la révolte d'assez toutes imaginaire. . ni dans le dévefort problématique encore de la raison philosoloppement plus contestable elle n'est pas même dans la surexcitation des phique L'explication convoitises geoisie du pauvre contre le riche et de la boursurannés dont elle priviléges quelques ou acheter les insignes à vil prix pouvait s'affranchir toutes les aspirations de l'orgueil et de J'envie. une volonté puissante. exceptionnelle. Lorsqu'ils l'avenir.

saient fermenter incandescentes les passions faique les idées nouvelles dans toutes les classes et les ambitions dans le vide. en fusion. L'exposé cette vaste hécaet organisé qui ont préparé et sans but. par la cécité elle les de son gouvernement. sans prévoir les éléments. à toutes les qui s'agitaient infernal de lui génie entreprendrait épreuves qu'un succinct des machinations ténéfaire subir. et persévérante elle'en a recueilli encore a existé à l'avance bien tous ce qu'elle en pourrait l'expérience serait praticable. DES SOCIÉTÉS DES SECRÈTES ILLUMINES.une divergentes. ET DE LA'SECTE Cette avant agence centrale la Révolution.essais plus ou moins concluants et ces matières prédisposée. inexplicable est sortie tout les plus sceptiques que la Révolution ou plutôt d'une loge armée du sein des sociétés secrètes. convaincra autrement tombe. faire. doctrines leurs unique rêves à leurs pour s'identifier hardiesse pour primant. ni sur quelle contrée Mais après lorsqu'elle sur versa quelques eut mis toutes la France. Mais avant incohérents.LES RUINES DE LA MONARCHIE 1 FRANÇAISE g icr. les faits matériels qui les instruments qui ont il est indispensable . qui ont et le club central France entière animait visibles de son souffle n'étaient avouée de rappeler et la création les quarante subitement des Jacobins que les de la secte des illuminés. breuses unique pour dont attirer le fondateur à lui toutes leurs réaliser était doué d'assez d'assez diverses d'habileté de souplesse et d'assez de en imles plus mille couvert cola les autres. tendances direction de dire comment mités révolutionnaires.

c'est la coopération de d'inconséquence et la complicité du duc d'Orléans. dont les rites sont en euxpnérils de chaperon à des initiations servait plus criminelles ainsi aux investigations et même aux soupçons de la XI. Voir les Mémoires secrets. tome ration d'Orléans. On sait que mêmes inoffensifs. . engagements qu'il livrer à la fois son honneur gages qu'on exigea de lui le liaient plus étroitement c'était l'aveu des crimes dont il était que ses serments 2. Mais on vit incontinent lier ceux qui. on commença par lui fût impossible et sa vie. imbus des doctrines économistes. ainsi que V Histoire de la conjuaurons fois l'occasion de plusieurs d'éditions. Nous par Montjoie. dans le secret de la conjuration. Ce prince l'Angleterre à Londres son initiation à l'illumiétait allé solliciter il en avait rapporté l'investiture du grade de nisme du Grand-Orient de France sa félonie grand-maître tout le mécanisme fut le pivot sur lequel roula d'abord révolutionnaires. dans les premiersCe qu'il y eut de moins contesté à la Révolution son caractère actes qui ont imprimé et d'atrocité. à la vanité des autres età la cupidité du prince. citer cet ouvrage qui a eu beaucoup de la faction pour le décrier. Les conseillers impa1.DES FAUSSES IDÉES SUR LA' RÉVOLUTION FRANÇAISE devancé et facilité l'invasion de cette secte redoutable. déjà soupçonné Parmi les délégués des provinces que la convocation dans l'arène. taient à Versailles des velléités démocratiques. malgré tous les efforts police. à divers un certain nombre degrés. des combinaisons Mais. s'y ralapporLa plu- tendit dans le piège que le Palais-Royal part tombèrent à l'ambition des plus avancés. des États généraux lança soudainement était déjà. de tous. afin de ne laisser aucune voie de retraite à ses ressentiments contre la lui de Les cour et à sa cauteleuse imposer rompre des sans ambition. qui se dérobaient la Maçonnerie. 2.

cinq et six tous les factieux portance. contre l'ordre se proposât. but. par mois. la destrucles Catilina. et l'on se complot. eurent plus d'imceux qu'il Tallien. Mais le pius que le succès le choix des moyens. Hébert et Danton comme les agents les plus actifs et les plus redoutables de ce parti 1. croyait Brissot. souvent sans son l'engagèrent de ses promesses aveu et se montrèrent et de prodigues ses libéralités. de ces consciensur que et sur tients de lier a eu le tarif peu qui. pour unique le flétrit lui . en hésitant. alors entra ne dédaigna lui-même pas que le fougueux Mirabeau et lorsque Après Montmorin. dans un temps à la faction et d'Orléans. tous on n'en conspirateurs sinon cite aucun. mille francs obscurs de Lessart quatre. l'arrêt qui Parmi établi. Le supplice du prince et de la plupart de ses affidés a pu faire douter de la réalité du les plus influents s'estimaient Gorsas Gensonné. l'incorruptible de s'enrôler avait salué Robespierre sous le drapeau à son début. qui tion. est les engagements Choderlos de Laclos. prépersuade d'un trône par le renversement des lude à l'usurpation lois armés qui le soutiennent. et il cite Marat. et le duc pas toujours' entre l'Angleterre de lui plus qu'il exigeant de la conjuration d'Orléans.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la partie. Encore intentions habile n'a d'Orléans. et plus d'un provincial candide aurait pu faire de curieuses révélations lui extorqua le trop célèbre les arrhes qu'il accepta quelquefois Le ces ministre Montmorin il en vendues républicaines ne se soient donné. Histoire des suppose-t-il eût modifiées. 1. en effet. acquis en marché avec Péthion. à trois. qu'un ambitieux difficilement.

dans la discussion aux journées de Chabroud. à la suite autrichien 1. renié par les autres. à son confident âme était bourrelée et dont cette livrée par les honpassions de Lyon. Montmorin. n'a jamais disposé n'a dominé ses redoutades uns et dans toutes dès 1790. Jfr dont faisaient MM. appuyé curieuse au nombre et les Une lettre adressée les terreurs révèle instigateur. ni les attentats qui conspiran'ont été un la ténébreuse apologie mystère pour ses contemporains. par lui. A ceux qui conserla singulière veraient quelque doute. sant plus loin qu'il de ses instruments. Cette pièce authentique. à ce lâche compétiteur lui-même du pouvoir. relative des 5 et 6 octobre. abandonné bles auxiliaires. de partie . de ce sombre aller. et les sociétés secrètes le pous- ne voulait pins qu'il S'il a péri. d'un rapport lourd de pièces et prolixe équivoques sur le Comité 2. dans laquelle le capucin Chabot. est déposée aux archives a été textuellement publiée dans l'Univers 2. en 1790.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ne pouvait donner. il suffit de rappeler séance du 4 juin 1792. le silence initier de mieux que d'acheter Mais celui-ci ne s'était laissé de leur succès et à ses projets que sous la condition de même que Mirabeau ouvertement avec lui rompit le chemin dans lequel il craignit après lui avoir montré se hâta de l'envoyer à l'échade s'engager. est d'une transparence qui ne pouvait atteints de cécité volontaire tromper que les auditeurs et déjà complices à divers degrés. c'est qu'il leur fit défaut Dénoncé les crises décisives. On qualifiait ainsi un conseil privé Malouet et Bertrand de Molleville. Robespierre faud dès qu'il n'eut est-ce en se mesurant plus rien à en espérer. par Robespierre il n'avait rien trouvé tribun. Elle «^ du 5 septembre religieux 1859. horribles desseins de sa perversité. de cette l'ont odieuse révélée Peut-être qu'il osa J songer à s'emparer ni l'existence Cependant tion. héritiers du complice célèbre dont le génie dominait les de l'archevêché teuses du prince.

Une sortie si violente dans la bouche d'un sincérité. explique la personne En raison du mépris daus lequel ment cette particularité. assertion ni à relever Ribbes. Aussi très-nettedans son Histoire de la conjuration. n'est aud'Orléans. que cette scène était préparée pour que l'Assemblée événement. qui aurait repris d'Isabeau de Bavière. si à l'Angleterre 1. des bancs du régent. candide encore dans l'exaltation tique et qu'on avait négligé d'initier. et de ce grand plus signal. détruire la qui veut renverser assassiner Louis XVI et sa famille. ne pouvaient préparées desseins. » elle ne peut pas la placer sur la tête de Philippe et si inattendue. Mais voilà qu'il s'élance puté. pour tout lecteur de sens et de foi.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de 192. et déjà à moitié n'attendait gagnée. interrompt comité autrichien Constitution. La conjuration d'Orléans sans voile et s'y montre y sa dernière joue enfin résolument partie. . « Le véritable Chabot et s'écrie indigné. au duc il avait été proposé de faire épouser était tombée. de Philippe le rôle de la fille ainsi la princesse d'York Adélaïde. l'étrange par laquelle un à la branche des Bourétait substitué anglais prince tactique bons. Il est évident. près les attentats les crises révoluet les factions plus Raymond qui ni s'effacer ni Ribbes les donc imminentes. 1. proposa. C'est elle qui vend la France et livrera la couronne au duc d'York. Cette du 20 juin tionnaires les avaient ajourner précédait et la journée du étaient leurs séance de bien 10 août. Montjoie. enthousiaste déconcerta dont la nul n'eût osé contester la de ce parti toujours à Raymond et personne ne songea à répondre cauteleux. qu'un dernier l'intronisation immédiate dans l'attente législative. fois. Raymond Ribbes. la déchéance du pour la première roi. tre que la faction de la gauche un déde son zèle patrio- le trône.

tion d'Orléans » Hébert et Carra Il y a tout lieu de croire que aux machinations atteinte mortelle cet échec du duc porta une d'Orléans et serait finie si l'on avait que c'est à dater de cette époque que les plus influents se séparèrent de lui et commencèd'entre les conjurés un autre but à leur ambition. de Saint-James en vint à redouter jamais. se jouent des plus habiles calculs. On ne trouve l'ont compromise précaution intimes de ses relations et de son insistance trahie sans et sans pudeur. Bonne-Carrère et Dumouriez. et la Restaurale retrouverons. et partout. dans toute l'Histoire . hostiles ses desseins tion n'eut il ne renonça pour cela à aucun de contre la France. fidèle à sa misssion universelle. les fomenter. on peut leur marche. Dans cette rent à entrevoir confusion. dont la son ambassadeur mission s'est Sans parler les plus affichés 1. Le cabinet la contagion du fléau qu'il avait inoculé à la nation française et à se rallier à toute l'Europe pour en conjuMais rer l'expansion. il suffit de nommer lord Dorset.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE en signalant avec franchise força-t-il à se démasquer le roi à se barrica« les misérables qui contraignaient « que la Révolution der ». auprès actes qui avec les conjurés personnelle et des pas un mot de cette conspiration de M. les preuves de sa participation flagrantes directe aux premiers attentats de la Révolution. de perturbation toujours et de destruction Parmi Nous pas d'allié plus perfide. et en ajoutant énergiquement le courage de mettre en accusaet Marat. mais les discipliner ou les contenir. intrigues vagues elle-mème l'Angleterre perdit le fil de ses et vit la plupart de ses affidés ajégarer dans de Les révolutions. Thiers. en précipitant agrégations.

de la reine intentée à quelques bretons gentilshommes qui lui auraient proposé de livrer le port de Brest aux Anglais. l'attitude qu'il affecta dans l'accusation diplomatique. Comment donc qualifier son dignité était silence . tant théorie sadeur étudié entrait et ses insinuations dans ses si ce n'est déguisées. il conçut un projet plus positif et en tous cas plus profiavec le duc d'Orléans pour table. tous les blés les exporter dans le double à l'approvisionnement clandestinement et les tenir but d'incriminer destinés en réserve. la loyauté de sa diplomatie elle compromettait et la de son caractère. d'un si honteux Pour se dédommager succès. Mais l'ambas- des conspirations n'était lutionnaires pas en assuma toute la responsabilité. combinaisons d'accroître l'indicalomniée et d'animer la haine de la noblesse à s'acharner contre elle? A qui commençait cette odieuse au milieu de intrigue. ce fut de se concerter accaparer do Paris. passa presque parce que la découvertes encore et des jurys révoinventée. perdue d'autres. puisque. eût-elle Cette imputation il de son honneur un désaveu d'y opposer formel. qui devait à la fois susciter Les ports de la Grandedes fonds pour les soudoyer. la proposition en admettant comme possible. été aussi réelle qu'absurde.qu'il gnation populaire 'la vérité. même pour un espion on peut trouver peu honorable. encombrés l'aide de ces blés achetés de la Banque sur une des subsides grande échelle à de Londres. de l'administration Lord Dorset et de se populariser fut de moitié dans cette spéculation l'imprévoyance à ses dépens. La preuve . crimiet fournir des émeutes nelle. inaperçue. et de Guernesey furent les îles de Jersey Bretagne.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE A le dernier pour décider rappel de Necker.

disVersailles. et l'opposition dureté. l" des Souvenirs 2. au nom de l'humanité vingt de ces grains extraits mille sacs seulement de ses proSa demande pres greniers. toujours et à maudire qui l'exploite prête à saluer l'imposteur le sage qui l'avertit. de V. et dans cite un de cette le tome du délibération été recueillis de Louis XVlll. elle allait qui Telles de la populace sont les préventions aveugle. tout crut lui devoir en se faisant l'abondance bénir dont de la multitude jouir. dévotion le duc d'Orléans. Soalavie tion de 1785. suspects ses de ses agents accrédités. d'énormes posa à son gré de ces blés dont il retira bénéfices. pas la seule qui ait révélé avec le gouvernement ses rapports anglais 2. son peuple. Putney. déférât au désir du voulant à un éviter tout toute à sa comité discussion. roi de Pitt refusa de Wilberforce opinèrent France. lieutenant-général marquis des Ormes. par Mont- la juridiction les détails tl. Mais fit renvoyer fut impitoyablement des motifs enquise repousde cette s'expliquer. de la promoprinl'agent n . touché des soufsujet dans le parlement. pour qu'on le ministre. s'étant sée. mort cipal et le confident t. ostensibles Les démarches Cette circonstance à Londres personnels des loges insulaires fréquentes voyages naissaient 1. tome n'est et les avec Grand-Orient ont communications celles qui reconde France. comme ea exil au cMteaa de toutes ces négociations. Tous joie. l'affaire Walson.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la connivence dans cette affaire honteuse résulte du gouvernement lui-même des débats qui s'élevèrent à ce Louis XVI. i. fit demanfrances dont la disette menaçait et du bon voisinage. après les journées de Cependant et lorsqu'il se croyait sûr de la régence. der.

pour accepter des factieux et des malfaiteurs et pour protéger ciation manifestement stitutions la secte tion. il suffirait de considérer la sociale part qu'ont èue dans cette grande désorganisation les sectes maçonniques dont ce prince était devenu et le servile instrument. du jour où il il ne l'Angleterre. de son or et do son concours une assoconsacrée allons à la destruction faire de l'action des indirecte de et chrétiennes. Cette dépendance est l'adepte la seule excuse de ses crimes. qu'il se promettaient trouvât. Son chef cherche inféodé à cette secte. elle en est aussi l'explication qui ont l'énormité car les sociétés la plus irrécusable.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dont avaient le duc d'Orléans établi une sur le grand-maître la conjuration ourdie était inamovible. . des lois sans de toutes un cabinet de là justice l'aliiarice scrupule les contrées. ni lui ni aucun de ses partisans n'essaya Mais s'il pouvait rester le moindre doute sur la comau trône de la conspiration ou plutôt sur l'identité d'Orplicité léans et de la Révolution. pour le porter notoriété. tant qu'il vécut. et de l'humanité. fut irrévocablement s'y fit initier. monarchiques L'examen que nous à toutes les phases de la Révoludes illuminés. déchirera le voile derrière lequel la faction d'Orencore à cacher sa complicité. contradictoires qui lui étaient imposées. flagrante de la nier. Dominé par elle et par souvent lui fut plus permis d'opter entre les résolutions ni de reculer. la France auraient bouleversé reculé de leur secrètes devant s'il ne s'était rencontré au entreprise. assez puissant sein du pays même un ambitieux et assez à ceux qui lui corrompu pour se dévouer aveuglément Il fallait encore leur assistance. léans de l'Europe. et. parmi les puissances assez contempteur assez égoïste.

d'origine et d'appellation couvrait officieusement raient eux-mêmes reliés momentanément différentes. toute régulier. vant l'impulsion de la loge qui avait les plus exaltés être les devaient comme le secret de l'initiation n'était indociles. chacun suireçu ses serments.DES FAUSSES IDÉES SUlt LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ni même de s'arrêter engagé. et indisciplinables plus ou moins excentriques raison de beaucoup cela suffit à rendre d'inconséquendont les causes médiates se perdent ces et de péripéties dans l'imprévu. que et d'un . ont dît subir tous les séides le duc tes auxquelles donné. sympathique. loges évita avec soin la fusion de leurs doctrimaçonniques. Il s'agissait de les faire concourir uniquement et pour que chacune consertoutes à l'attaque méditée. Nous verrons que la secte des illumipensée secrète. Les adeptes. la marche nes diverses. en s'affiliant toutes les autres nés elle-même. dont le conflit aurait embarrassé vers un but commun. ne pouvait pas avec les vues diverses et de sociétés secrètes. vât son poids et sa valeur spécifiques il ne fallait pas commencer par les annuler individualités. à n'ouvrir leurs rangs à ses vues Quel que fut l'intérèt qu'à dos caractères des conjurés ils éprouvés. plus connu envoyés par les loges secrèlui-même était subord'Orléans nécessairement fragile. que la maçonnerie de son manteau bariolé. En s'unissant mulé. La sur la voie d'un dans laquelle il s'était politique perverse et impitoyable d'accord non plus être toujours d'une multitude souvent confuses toutes gouvernement qu'on la suppose. ignoles eut qu'un pacte mystérieux en un seul faisceau par un nœud Ainsi. aucune renoncer par un pacte trop odieux des parties contractantes pour être for* n'a entendu ni faire abnégation de sa propres.

il de la secte qui a pré- supériorité incontestable. et ses puérilités cérémonieuses son langage mystique dans le formulaire un de nos exemple de ces pour li du club assemblées et jusque dans 1. tous loppés. sées durent ceux dont les convictions se crurent frois- même se révolrésister. sur l'exiMais. auprès loges lotte Corday l'idéal de ses rêves humanitaires. Il vit dans l'acte de Charetcrutpartager l'héroïsme . Ce fait. On lui a emprunté et l'on a pu reconnaître ses mots de passe. pour être mis en évidence. de son sacrifice dan? excentrique personnalités moderne Judith Adam Lux. exige quelquesla Révolution avec lesquels n'a pas de développements directe. d'avoir ce n'est il importe ait été préméditée. mais dont une astucieuse elle s'est servie avec habileté et une à l'accomplissement à l'origine de remonter de ses desseins. ses statuts. pour dissiper toutes les incertitudes occulte stence de la puissance qui a dominé pendant années ces nombreuses dissidences et a su les plusieurs faire concourir importe et de la distinguer française. On trouve l'admiration que allemandes conçut. Mais à ceux qui seraient corrélation tentés de nier qu'elle qu'elle n'est tanée. quelquefois les mécomptes. les ter ce qui sert à faire comprendre et les violences indiscrétions qui ont fini par dissoudre l'association 1. épreuves. paré et dirigé la Révolution de toutes celles qui l'ont précédée ou suivie. les miasmes n'a été l'officine où elle s'est On s'est servi pas elle qui l'a conçue ni dirigée. ses d'elle à son insu. de faire voir due à aucune inspiration et spongénéreuse dont elle émane avait en elle La source impure On putrides pas accusé et délétères à te la qu'elle a dévefranc-maçonnerie élaborée. réagir. en la suivant à l'écbàfaud. délégué des* des Jacobins. Cependant.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE petitnombre.

ou d'Éleusis. des propagandes maximes plus ou moins ambiguës. contre l'autorité été plus tous les exemptes que ont entrepris de régénérer temps. et le faible'des la crédulité populaire esprits superbes y a vu de plus n'est que fable et pour le merveilleux connut superstition. La de ses secrets. des bandes organisées en guerre permanente avec la société. tion ne l'a jamais faite dépositaire destiné à donne fut qu'un chaperon franc-maçonnerie sous ner le change sur les manœuvres qu'on poursuivait son ombre. et l'un des instruments appelés.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE des nouveaux mais la conjural'installation pouvoirs. sans le saà des projets dont aucun affilié ne voir. dans les vaincus. les Étrangleurs doet les tribunaux à la corruption Les partis eux- Les républiques les monarchies. à concourir fût-il prince ou pontife. répandue en Orient. des sociétés secrètes si multipliées Quant à l'origine de nos jours. il ne faut pas y chercher dacombien cette secte.On sait ni aux mys1 ni aux collèges des druides. ténèbres rances idole. se sont constituées Les enfants soient l'Inde voués de Manès ne sont leur au principe croient honorer prétendaient et à l'insuffisance ils sont quand et symbolisent pas les premiers qui se du mal. Dans véhmiques des juges mêmes. a été souvent persécutée et peut-être . se substituer des lois. Dans tous les siècles contre armées reconnue. Tout ce que la portée. réagissent leurs desseins et leurs espéet des sous des sous-entendus. des sectes fanatiques de pirates et de voleurs le monde. calomniée. il a existé l'ordre légal des et associations protestant n'en ont pas occultes. il ne faut la demander ni à la secte des manichéens tères d'Isis l.

et l'on a publié. dont il ne serait plus proprement question vivaces si des n'avaient conspirateurs eu quelque modernes et plus plus à exhumer leurs intérêt signes cabalistiques pour s'en servir. et contre les puissances qui lui sont restées qui dont Les protestants de France sont les premiers le trône se soient donné la mission de renverser ils n'avaient pu se faire un appui. appliqués le portefeuille do Biron un plan complet do république divisant tout le territoire en neuf cercles. depuis 1314 jusqu'à Bernard de Palaprat.LES RUINES DE LA MONARCHIE /BANÇAISE vantage yeux. l'explication Les templiers. Elle est en autant reproduite de districts. . ditions et leurs archives. tous les grands-maîtres de l'ordre. fédérative. Une note saisie dans les patoutes les fait de Caglîostro rattache à Jacques Molay d'une certaine au xvm° siècle. subdivisés 1. plus récentes de nos jours ont encore moins d'initiés pliers que les francs-maçons dits. et qui s'y soient On sait qu'il fut saisi dans fidèles. piers qui s'est passé sous nos les carbonari. loges catégorie qui. Les rancunes les plus tenaces ont été celles que la a entretenues contre l'Église Réforme qu'elle catholique n'a pu vaincre. aurait Fabre à conféré lequel l'abbé Châtel des Gaules son titre de primat Mais ces ressentiments aux haines événements qu'à mettent qui les la condition collectifs ont ne survivent avec suscités. la liste de papes et les rois. avec persévérance. sa vengeance continuaient de poursuivre contre les en 1838. dans le n° du Ce double 2 mai du Journal morcelledes villes et des campagnes. Les temanalogues. de se fondre guère ils ne se transd'autres et plus actives. les d'autres ont leurs trasectaires. d'un et beaucoup cathares. les albigeois.

se propagèdes martyrs rent à l'aide des prédications sympathiques qui. qui ne livre pas à la merci d'une cité souveraine ou d'une coterie les droits et les oligarchique intérêts de tous. seins et des égarés contrariés avides do conquêtes. qui commençaient de la jeunesse et de tous sympathies . après le et il falpour de départements et il est évident IV. pourtant loin encore des théories le pouvoir et non mécontents confisquer qui voulaient se faire une part aristocratique l'anéantir' espéraient dans le pacte fédéral. Quand jets furent la ligue protestante eut été dispersée. Avant recruta d'arriver à l'état de secte. quatre-vingt-une offre une singulière subdivisés circonscripavec analogie en districts créés aux qu'il a servi de canevas de la Révolution. sont royauté. à s'emparer des déistes. ou pluniveleurs de quelques tôt ce complot révoltés. esprits forts. Cette combinaison est la seule. en Allel'ardeur politiques. Mais ce système. gentilshommes féodales et la haine que le regret de leurs prérogatives d'une égaux religion avaient devant armés laquelle contre. des proportions formidables. ses prorecueillis comme le testament religieusement. cette de tous les aventuriers des ambitieux princes athées même ou se propagande sur les chemins dans leurs desc!es de la fortune.la tous les hommes prit.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ment de la France en tions administratives le nombre en 1789. règne d'Henri et tout le génie de Richelieu lut toute la sévérité l'étouffer. et leurs doctrines de la liberté. en effet. des commuOn était entretenaient magne et en Italie. partiels et les libertés les priviléges qui aurait ménagé locales. et des rivalités nions dissidentes et les démocratiques.

plus de hardiesse force. trois cents les de tous fut hémisphères au nombre assemblée. et side toutes les de ces sectes et de convoitises de passions statuts souvent contradictoires.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ceux de la vie irritent contre la que les déceptions société. Vers la fin du règne de Louis XV. Quoi qu'il en soit. ces rapprochements. animées divergentes. plièrent décrié tombait en désuétude. ou les et trahis par des ministres aveuglés tiés aux mystères de cette vaste conjuration? Des révélations encore récentes confirment conjecture. la maçonnerie. professant des doc- . sinon de concilier. et fraternisèrent entre elles. liées par des inavouées. inspirèrent la conscience de leur congrès des deux Cette général de maçonniques Wilhelmsbad. parmi les premiers associés choisis ordres. sans que le gouvernement parût concevoir aucun sur l'objet d'une si étrange soupçon réunion: L'autorité était-elle la police gagnée complice. elle prit tout et une attitude plus à coup une marche plus méthodique de frondeurs Les associations se multimenaçante. elle s'était imposé la tâche. du moins de dominer pour un temps et de diriger comme gnalé d'avance tendances. il était cabinets inicelte dernière évident à tous ces mouintelligence qu'une supérieure présidait vements dont la cause était ignorée. un fortuite. qu'on générale aurait confédération Bientôt une pu suspecter. toutes loges a convoqué de plus de dignitaires mois près les jusqu'alors auxquelles apparence en leur donnant En 1780. candides. siégea pendant plusieurs de la ville de Hanau. dont le mysticisme fut servir de voile à des rassemblements ravivée pour moins isolées d'une. se révéla entre toutes les loges. chacune vers le but un résultat commun positif.

plus impénétrable elle parvint à les entraîner plus hardie que les autres. 1793. Les émissaires la circulation des Mémoires à l'hisnégliger pour empêcher pour servir toire du jacobinisme. Les épreu-^ qui et ses vengeanves qu'elle faisait subir étaient terribles Plus impassible. d'elles. il trouvait le miner les croyances moyen de mettre sur le compte des jésuites 1 les doctridu pouvoir. et des encyclopédistes servait des philosophes pour et diffamer l'autorité. On de son sait style. diffusion 2. comme l'esprit En multipliant les grades et tance et le sombre génie. pour par'surprise. et ces inexorables. et. parmi ses membres un Frédéric de Prusse 2. il parvint les sectes et les' à s'assimiler les symboles. sur les loges affiliées. dans beaux-esprits.1 DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE trines. l'autorité soit incompatibles. . systèmes Une ère nouvelle secrètes. et longtemps toutes. que la main empire était déjà universellement en tenait les rênes était encore inaperçue. et réimprimés l'auteur dans le monde en se moquant de sa crédulité et de la littéraire. et obéissuprême les sociétés soit par persuasion. à Lyon en 1818. exerça vingt ans un pouvoir pendant Invisur ses disciples. Mais l'expérience l'art de régner. avait appris à ce grand ux novateurs et aux homme revient. en 4 vol. et unique des illuminés. obscur toujours absolu inconnu. ils ont réussi à discréditer blentz. il en eut la persissible. nes qu'il propageait contre le nrincipe et les prolétaires contre les riches tandis qu'il soulevait il comptait des princes et des rois. en effet. Son volonté reconnu. par eux. in-12 par l'abbé Copubliés Barruel. que le roi de Presse la part avait qui été affilié. Son fondateur. exerçait à l'impulsion d'une sait elle-même Cette société était celle vigoureuse. de ténèbres. En même temps qu'il se rangs les plus dissemblables. des et des venait L'une sentiments de s'ouvrir. eu la mission un d'Alde ne rien 1. un Auguste des sociétés secrètes ont de Saxe.

de un professeur en droit nommé Spartacus. dont le plus actif coopérateur au service de Brême. sous le pseudonyme Elle avait pour grand-maître. aftidé tions ou inspiré par ou son obscurité central un prince de Hesse. contre le sacerdoce et la royauté. en Bavière.mal sa puissante renversé l'équiqui auaux de n'a réformes soit Pologne. empruntées en travaillant au démembrement de la secte des illuminés . Le même 1. la catholique Le règne sans doute de travailler. un berg\ dans toutes de Neuwied. Weishaupt. était parvenu le congrès général suprême offensive filiés. de la Révolution. influence sur les événements libre européen en ont préparé devant des économistes. C'est ce dernier Hanovrien qui. spiration permanente en 1785. la ville d'Ingolstadt. date au nom de qui ont et sur l'esprit même des monarques. le bouleversement. France. qu'en prétendit l'an VII philosophie appeler . convoqué des illuminés contracta avec. les représentants la mission dans un lequel pacte de trois millions la loge d'alliance d'af- Le siège de cette et s'attribua tous. un prince les cours. quelque ministre adepte éprouvé que ses relaà l'abri société du soupçon. 2. à la régénération De cette époque seule. mettait en conredoutable. à Wilhelmsbad.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE un Brunswick 2. invesde circonstances d'une la voulait association justifier Sieyés autorité des au aussi erreurs trône de en 1793.et. Celui que quelques égal concours autre et il y a peu d'apannées. en effet. était encore. soit en courant conçues. à réunir et à organiser en 1780.. était un baron de Kniggo. du monde. souverain duré parence qu'un tisse jamais une qui.

renouvellement de nos dissensions politiques chaque appellations de l'esprit persistance encore d'une menace nations organisées. Les recherches que nous directe ter l'action et souveraine dans la Révolution par Weishaupt mis sur la trace des nombreuses loges maçonniques. et confondu de la civilisation se déque l'œuvre à chacun de ses pas des légal apparent dû faire pour constade la ligue présidée nous ont française à et veloppe d'elle-même moins de résistance sociétés l'ordre avons qui se. Lorsqu'elle convoqua de l'Autriche lement et le nord de l'Italie. incomplètes quoique nombreuses de la génération aux méditations savante. doublement dans son asile protégé. par la création apcommuniquaient. encore.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE redoutable n'a pas tellement les notions et d'une complété ébranlé de direction son œuvre aussi de fatale. auprès de cette œuvre de courage et de salut qui. avec le grand-maître. ces loges ont révélé la et antichrétien perturbateur qui dissolution toutes les prochaine en livrons les traces éparses et Nous et profondes. qui a plus de temps et d'ardeur qu'il ne nous en est laissé. Que sont les utiles investigations de l'École des chartes. en burinant l'histoire des sociétés secrètes. éventerait leur marche et les frapperait d'impuissance? le congrès des loges général la loge d'Ingolstadt avait déjà une organimaçonniques. décomposent. le nom . sous Douze affidés seud'aréopagistes. pour achever cette tâche laborieuse. et rencontre dans elle a destruction. sous des diverses. d'un autre centre d'action ignoré. Mais si elle les bases droit et d'autorité. sation puissante et une prépondérance sur les acquise sociétés occultes une partie qui couvraient l'Allemagne.

Nul autre une série de faits embrasser une preuve Chacun légale. tous quatre professeurs de la société des illuminés. sans s'isoler avait la vertu de s'élargir indéfiniment. aulique serments des sciences. et destiné à faire diversion On n'a pas connu le mystère de cette organisation avant 1785. soit voulussent le fait de leur désorganisateurs affiliation et ne nièrent pas qu'on y avait proclamés. le hasard Cependant. avec lui était des douze aréopagistes qui correspondaient de subdivisions dont les présidents. de l'Académie les abbés Grûnberger. le pivot d'autant seuls en rapport inconnus les uns aux autres. placé à Francfort aux soupçons de la police. étaient Ce cadre qui le président de la loge supérieure. époque où quelques des initiés. que d'autres pondre en effet impossibles. d'en trop dire. et le étaient De telles explications mécanisme des francsrapports compliqué qui réglaitles maçons entre eux les eût arrêtés ne pouvait que Weishàupt suffisante pour constituer à chaque pas. à l'abri des donc la loge centrale de son centre. d'un invers la fin de 1786. qui et des registres de la correspondance avaient été déposés chez Xavier Zwack. de ré- aux imputations avaient formulées. mettait avec indiscrétions partielles. qu'on exigeait à son insu. une partie des magistrats cendie fit tomber aux mains de la société. Renner et Cosanduy. au du complot ment bavarois qui se tramait sein même de ses États.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sous la direction de Knigge parent. On fit comparaître devant un un sieur tribunal le conseiller Utzscheider. soit qu'ils qu'ils craignissent ils refusèrent observer leur serment. conseiller auli- . à Munich. épouvantés avertirent le gouverned'eux. passant pour faire partie Ils avouèrent les principes mais.

que résidant voie d'un second dépôt doff. Le gouvernement. par lalonganimité à la vérité? ou le Les nombre. affiliés secrets deux accusés? et défièrent intrépidité de' la. a été saisie avec les La liste de ces augustes complices mais autres à conviction. l'Allemagne. veloppements ce recueil en deux dans volumes qui a été montré au prince Jules ans dé- et qu'il cite ces volumes plus clairs ses Mémoires. parvenir n'aurait-on plutôt pas puissance loges et la qualité principales qui cet objet. C'est de Polignac auparavant. plus sûrement reculé devant. appartenant pagateurs. Annales Ces mit sur la de Sanderdeux prosous au baron dans de. ce mystère pénétrer sont inexplicables dans les tribunaux Y avait-il quelques amis et protecteurs de la société. cinquante été dénoncés au monde avec des avaient documents plus curieux. et des . Mais ils enquête rôle avec les investigations plus de l'obscurité ce peut-être épouvanté qui enveloppait crut y remédier en publiant complot que de sa réalité. justice. des princes et même des souverains. des sommités pour patrons des ministres. les noms rigueurs soutinrent désignés de Caton d'une leur Cette existant de les découverte au château Bassus. la et le silence. des conjurés? enlaçaient provinces.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE à Lanshut. des S'imagina-t-on. furent soumis aux et d'un interrogatoire. les pièces originales du procès et en invitant lui-même à les faire vérifier aux archives tous les souverains de Munich Les raisons la part d'une d'une autorité si peu prévoyante de indulgence à plus intéressée que les autres aujourd'hui. on n'a pas osé la pièces 1. ignorant que. l'ordre et d'Annibal. en huit fondateurs ou quarante-sept divisée. pour toutes en effet pour avaient littéraires ou politiques.

et si qui a été conçu contre à Vienne. en avoir fait leur conquête. dans les conseils Mais les résultats et ces mesures des fils solides. s'était-elle bornée à endoctriner. puistlue aucun document ne le constate. Tome lt des Mémoires du général Custine. à quelque l'on veuille attribuer de la secte do Weisl'indroduction on ne peut méconnaître haupt en France. que l'on dut d'avoir pu sur1. par négociation elle formulée? Rien n'autorise avec l'illuminisme. multiplier dans les cours des émissaires affidés. . par et par le mauvais -diplomatie.LES RC1NES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec publier Bode comme lequel avait elles. partielles toutes. date que Mais. constatent' que c'est à ces la France après secondant menées des sociétés secrètes. fit le baron de Busche avec le comte de Mirabeau négocier à l'affirmer. envoyés gence des généraux de Custine Les Mémoires et Napoléon après elle aient étô par les fausses mesures qui leur les trahisons et les lâchetés de la choix ou la mésintelli- pour les combattre. française a-t-elle eu lieu? l'alliance s'est- au plan princiimperceptibles. fut désila fusion borné gné pour de la franc-maçonnerie Cette été banni. Peut-être à jusque-là à déléguer et à discipliner seg prosélytes. on successeur s'est à signaler Amélius ou intérimaire de Weishaupt. pour des rois ses disciples ont prouvé que ces missions préparatoires se rattachaient et à faire pénétrer les plus éminents. les Haugwitz et les Lucchesini directs et de la propadominés par elle pas été les agents ils ont été assez circonvenus n'ont que la Révolution secondés puissamment ont été opposées. pal et définitif. qu'elle en avait pris possession avant l'Assemblée constituante. gande. quoique la France. les Thugut à Berlin.

avait conféré à la loge des lequel illuminés la direction du complot. à la chute de Venise. pratiquées y les voies à l'occupation en y exaltant la avaient préparé et le carbonarisme ne fut ni étranfrançaise. bien avant 1789.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE et que van der Noot ouvrit à notre preprendre Worms. rir toutes – – . 358. au premier engagements congres tenu à Wilhelmsbad. de ger ni indifférent Naples et de Milan. n'y fut formulée. celte fut plus invulnérable juet prématurée. On crut donc prudent de gée indiscrète s'en rapporter aux conseils Toutefois anglaise. s'élaque pouvait horer impunément le fantastique projet de faire concoules loges du monde à l'exécution d'un plan et de réunir sous la fascination d'une même mystérieux. qu'au fond de la Germanie. de la Belgique mière armée les chemins en Italie. lité des révolutions et de renouveler les déjà ébauchées. discrets de dix ou douze mille pensée les représentants i. contractés en 1780. Tome IV des Mémoires sur le jacobinisme. de Rome. Les mêmes intelligences. en y convoquant général des Mais. le 15 février 1785. mais aucune résolution d'Orléans. contre la monarchie la plus solide et la prise méditée en apparence. p. Les principaux ne s'y rendirent de s'y adeptes qu'afin politique de la loge centrale et' de la les délégués au congrès se de se distribuer les rôles dans l'éventuareconnaître. d'Ingolstadt suprême Ce n'était. à la veille de la grande entreloges maçonniques. en effet. d'imCependant l'illuminisme dans la capitale même de la planter un second congrès France. Révolution on avait tenté. et sous la garantie du flegme allemand. sous la présidence du duc réunirent.

vivant sous parlant toutes les langues. Il des mœurs même. à différents degrés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sociétés occultes. etc. centres d'action plusieurs et plus anciens que la loge d'Ingolstadt. cependant. Cet essai fut tenté sur une sous des lois incohérentes agitée. de trouelles n'en ont pas moins été des foyers rieure. la théorie et lorsque . des barons Breslau. ble et de perturbation. sous celle du comte de Smettau. Mais après que par de la disette en multipliant libéralement et ils les ouvrirent le congrès do 1780. n'ont pas obéi à une volonté supéinstitution même. factieuses Quand par leur complice. plus accrédités à Leipsick. généralement attenter pas encore jusqu'à que leur audace ne s'élevait et fortement constides États compactes à la sécurité On voit. de les greniers à leurs vassaux. marquis en Suède. secrètes. aucune de dirigée par Ecklof. de Schœffert. ou des paysans de Bohème attribué aux sociétés en i773. sous la préconnue seulement depuis 1776 sidence à Altenbourg. cle de l'initiation. si et soulèvement ordinairement malgré l'appel. de Lerney. dos gouvernements. à à Stettin. ces sociétés. et des cultes divers. du de Hund et de Prinzou. à Hambourg. sur les vues perverses instrument aucune qui n'en ait été. Comment la suprématie? à disputer ces loges ne songea-t-elle cerToutes n'étaient pas sans doute dans le dernier et plusieurs ont pu se faire illusion mais il n'en est de l'illuminisme. par que les seigneurs. parle tués. avaient prévenu humanité. en Allemagne existait. soulevées contre les riches sur les masses publique c'est autant l'autorité prévoyance les dangers réserve. d'uue féodalité pas contre les vexations il échoua efficace. contre toujours population qui ne la protégeaient encore barbare.

Mais des menaces contre le avec un luxe que limite de en 1782. contre le despotisme liberté et les imprécations avaient et de faux. qui. La et les maximes eut été perfectionnée mises en circulation. il devint plus difficile les multitudes endocsystématiquement petite de République par une épreuve Genève faillit être de ce genre. depuis politiques y avaient deux appelé une tempête que l'oscillation imprimée en effet sociétés et religieuses. On ne sait pas tout ce que cet obscur complot de 1782 répandit sur l'Europe sans aveu et d'aventuriers de perturbateurs vous de toutes s'attaquaient Toutes les systématiques. pour être convertis en monnaie révolutionnaire. que ce cratère était irruption simple sur un autre une fissure du volcan demi territoire. On y préconisaittouslessophismes T. cette fois la licence pouvoir ne semblait l'avant-scène tion du drame et le cynisme et la propriété se produisirent pas où autoriser l'étroite pouvoir se donnait la première représentase jouer années qui devait quelques Les invocations à la après sur un plus vaste théâtre.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE des insurrections égalitaires de calmer trinées. I. anéantie. de la part de chose de grotesque quelque de bourgeois turbulents cette peuplade qui avait déjà ses murs des jets de lave plusieurs fois lancé par-dessus qu'on aurait pu croire sortis d'un cratère. des délégués ou des correspondants. les propagandes aux puissances secrètes Genève était le rendezsiècles. démocratiques après y avoir pro28 8 . C'était le creuset où tous les éléments sociaux étaient mis en fusion et éprouvés. plus large que On pouvait donc présumer son enceinte. dans tin verre qui allait et ce que Voltaire n'était faire avait de la civipar l'ébranlement lisation tout entière on en eut bientôt la preuve.

maçonnique et préparé sondé le terrain les voies conçu que de vagues espérances. C'est de cette dont morale le venin devenait s'altère en se proplus meurtrière de 1782. dont négociations les députés un on munications et les loges françaises. Jusque-là. fessé toutesleshérésies bibliques des germes pestilentiels cette épidémie pageant. examen. tions. à l'inverse en Italie et surtout en Suisse. que date le plan de campagne dressé obstacle avait contre la monarchie des aux progrès bien ouvert quelques établies entre la puissance était envahisseurs. s'y traen droit de la raison et en justice du peuple. De cet entrepôt la contagion s'exportait en Frauce. duisaient de l'illuminisme. de Grenoble. clergé autant et les et la lassitude d'une Nouveau-Monde du des dilapidations harcelée par le souvenir et du règne de Louis XV factieuses de la littérature du de et du parlement ouvraient Turgot dos assaillants. étouffée explosion par la intervention de la France. devenait plus de la Régence en ai do aux tendances La lutte réformes prolongée avortées do brèches qui grossissait à la foule praticables à mesure que la résistance . sous le nom de libre la proscription et le pillage la révolte. prit une part active. La guerre ces préparatifs leur donna plus d'activité chances.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et. La par les comdu congres mais si l'on avait encore on n'avait de l'Indépendance américaine sans les interrompre mais en leur ouvrant avait ralenti son résultat de nouvelles des disposition le triomphe inattendu d'innovaavides esprits des idées démocratiques importées génération et des scandales vinrent et du barreau. et dans laquelle généreuse l'initié avocat général du parlement Servan. par l'inoculation.

ia-8°. garant accordant sarmés. . et. en 179 i. son hospitalité à s'enpayèrent par leur empréssement Ceux-ci rôler sous le drapeau do la Révolution. proclamer impunément quelques initiés firent démagogiques. la suprématie après la mort ou le bannissement pas souffrir prudence à ses autant une de Weishaupt. Calvière et de Gasc.les Génevois un asile dans ses États aux factieux dé- à la petite révolution en 1789 parmi les plus ardents premiers qui retentissent dos sociétés secrètes Ces créatures révolutionnaires. de Bonno-Carrère Grénus avaient et de Dissonaz concouru et Les noms do de et de Marat. 3 vol. stabilité Tout La défaillance devenait du pouvoir se trahissait par l'inde ses ministres et les hésitatioas de savolonté. Mais.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE faible. Louis XVI ne pouvait Cependant et par d'anarchie. plutôt proil se rendit de la paix en tecteur qu'arbitre. l'autorité légale. expérience une cité qui n'avait pour théâtre des gouvernements monaraucun droit à la protection il est à croire que dans cette cité même avait chiques été fondée échoir à laquelle devait loge rivale d'Ingolstadt. donc encouragement pour et. ne lui pardonnèrent pas plus sa bienveillance que son Intervention ils tous. et 1. toujours indulgent il s'abstint de prononcer entre les partis. de tous . La con'csiKiniluuee Genève. étaient autant d'ennemis de qui de 1782 sont les introduits derniers dans a été la place. ils choisirent de leur. dans la confiance principes feu avant l'ordre leurs les promode pouvoir teurs de révolutions. sans exception. portes un foyer il dut intervenir que par humanité maintenir pour et généreux. – ces deux Dissouaz fut secrétaire publiée de Mirabeau.

il publia qvi ont amené en l'murpalion de Il est juste d'ajouter que les ouvrages à Londres.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec d'autant plus de succès que leur y travaillèrent d'avance à la confiance bannissement 1« avait signalées comme des complices de tous les factieux éprouvés.Juifs usuriers. l'Angleterre prit sous sa proles plus danet peut-être tectionjes plus considérables et les portes Elle en naturalisa quelques-uns. agioteurs aux. qui avait l'ex-banquier de ses compatriotes. du parlement qui s'ouvrirent de France des révolutions a publié. pairs et préfets. de leur sang qu'étaient du ministre cabinet partis les à faire de Genève destinés et les instructions subsides et toute némodèle. et y trouvent. Toute connivence république de la part de de ce genre sont présûmables gociation l'habitude devenu ministre. ce réfugié. le patrioencore. la France ne fut pas la seule patrie adoptive Toutefois de nos finances. sous ce titre Mais Des causes 1808 un écrit tes finances. gereux. de Botta parte et qtd préparent m perte. les billets officieuse d'escompter une de nos jours. des dupes dans toutes les classes c'est peut-être du et des protecteurs parmi les grands. même pour M. en 1795. peut apprécier de cette génération de Génevois tisme désintéressé spémais ou députés. et les impôts dont leurs capitaux votant la politique ne conçoivent qu'au point de vue de leur x comptoir. d'un retour témoignent imprimés de justice sur et de raison'. a toujours été la vraie patrie des GéneLa France elles vois. culateurs. une histoire des réfugiés de Genève et de Genève. à des sentiments sincère 1. . l'exploitation qui disputent toujours Chacun tout en se posent en amis du peuple. Ils viennent y chercher la fortune et la renommée au besoin. d'Yvernais. sont exempts.

Toutes les conspirations à Londres de trouver des sympathies assurées Les factieux de Genève y partagèrent subsides. lequel contre la France gré. et le qu'avaient fréquentée Cagliostro les le nom . aux applaudissements de la République ses excès l'avaient odieuse a rendue France elle-même alors il s'était ses plus chauds partisans. lesquels à se réfugier dans montrèrent les bras le plus d'un nou- d'empressement veau monarque. longavaient temps avant 1788. Dès 1786. à 1789. laquelle correspondait avec italiennes et allemandes. marche était tombée. lorsque le était secondé par le minisse flattait de le diriger à son étaient et des l'assis- donnait tance que ce gouvernement déjà aux sociétés le continent secrètes qui couvraient et à tous les perturde l'Europe. de cercles en France persuader que de la convocation des Ëiats de loges maçonniques et ils s'y étaient multipliés politiques. pouvoir encore indéterminé Il n'en était pas ainsi révolutionnaire mouvement tère britannique. rue de la Sourdière. et Knigge avaient été les promoteurs. bateurs l'agitation qui entretenaient objet du peuple marchand. politique qu'allait anglaise. Sieyès et Condorcet fondé la loge de la rue Coq-Héron. de la continuelle sollicitude car il y trouvait nouvelles de nouvelles garanties d'écrivains Beaucoup datent Mais. se sont laissé chances et de les clubs généraux. loges suisses. dont Weishaupt Il en existait une plus ancienne et plus cachée.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE et dans la opéré dans l'opinion publique un changement des cabinets La irrésistible. sous à ses spéculations à sa domination maritime. faire un homme Si quelque la inquiétude préoccupait elle se portait uniquement sur l'usage du caractère de 1783 de Bonaparte du dont il venait d'être investi.

fougueux apôtres En attendant l'action de que la secte pût concentrer toutes des elle formait Paris.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE thaumaturge dont MM. études. la jeunesse des universités était ameud'une unité tée à l'idée On germanique impossible. toutes attaquait démembrements les principautés comme autant de WeiDes de la patrie. membres. la confession d'un du Mans. de La Rochefoucauld- Celle et des Neuf-Soeurs Pastoret étaient et à laquelle avait été dévolu l'honneur d'affiétait depuis longtemps livrée aux tendanVoltaire. nommé abbé Leblanc. trop vigilantes partout En Allemagne. placé livraient à des intempérances de langue quelquefois que tous les clubs populaires auraient de ~o~s qualifiées patriotiques. Leyde émissaires partaient Suède et la Russie. Dresde. diocèse ro!7e un livre la pour la Hollande. Iéna. Le Grand~Orient son apparente couvrait tous 1 ces conciliabules de et l'imMais le mot d'ordre suprématie. de dérouter les polices polite avait le double avantage et de se ménager des auxiliaires. plein de ~impHcih'' et de candeur.. Gotha. lier ces aux Saint-Germain'. par un lui aurait été confié par le cure de adepte de La Haye. insurrecteurs. de la loge des Amis-Réunis. Il existe ~ë. en Poren Espagne. politiques qui commençaient aux plaisirs et aux à se mêler partout C'était une affaires. a tous tes caractères de la mérité. pulsion que diripartaient Bode. partout ouvriers cosmo Ce prosélytisme pour. 1. . antérieur ses forces sur mar. à celui de c'est le Barruel dont le manuscrit OM /a CM!<M<!OK. deux des plus geaient Bayard Busche et Amélius · de l'illuminisme. avaient leurs comités de la Suisse Ils pénétraient curieux. contenant Fié. d'attente sur laquelle les adeptes avaient pierre provisoirement leur et les frères s'y observatoire. Cet écrit. ce grand œuvre.

osait. dont la Révolution de transfuges les services accepta Tout qu'elle était éclatât. dre en Allemagne.USE tugal. et les monarques par les conspiau poignard des séides de la loge cenrateurs. en 1789 son prepublia aréopage sur comme par Paulus la Révolution/il au de y fut répondu convenu d'un concours en Payne en Prusse. en Italie. terre. maun. Campe etc. désignés ou dominées . le Neuchâtelois et de Paris citoyens le Prussien Ctootz. on fut tout surpris le Suisse Paynë. pas l'attention manifeste parts simultané. devenu le des illuminés. Italiens. donc et fit la fortune. disciple une l'Eglise loge dont la mission même. des et Proly des Polonais. signal en Hollande. Belges se levèrent. de Hesse. les délibérations des cabinets étaient traversées lorsque tous les insaisissables. écrits. prince des Américains Batave~ pays. AngleGasani de ces y prenlorsque de voir Pache. second mier toutes ériger de renverser ne des détournait du point où devaient se porter les plus grands et quand le Grand-Orient de France. Knigge avertis par était s'empressèrent part à la curée d'action parmi les d'accourir qui leur là publicité en France pour les jours figurer l'Anglais mann. universalité catholique. et promise.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRA~. un des tous les Guzl'Espagnol les l'Autrichien Frey. dans à Malte le Rome était plus même intime et à Constantinople et Zimmerde Weishaupt. Marat. spéciale Cette adeptes coups. par des inuucnces secrets de leur étaient livrés au comité do politique les plus redoutés Paris. des Dubuisson. pour que réuni la les Révolution sociétés avant secrètes préparé avant même eussent toutes leurs trames. qui y coopéraient Les preuves abondent de leur concours tout-puissant. Les initiés.

supplice à Presbourg. d'Holbach faisaient La correspondance de toutes ces loges partie. A l'imitation avouer saient leurs Voltaire n'osant tout haut leur signifiaient 1. présidée exagérer par un sieur Le Roi. émanation colonies des Amis-Réunis. social. centrale. de confiance on y désignait ou des instru- un Broglie et un Montesquiou. et. soit comme fondade quetque société des suspecte amis de ou de quelque. DamiThiriot laville et Grimm. lieutenant des chasses de Louis XV. Ankarstrœm ne sont Les 1789 pas plus celle de Gustave ÏÏI'. club teur provocateur. Chauderlos etSillery. etles illuminé. où trôna Chamfort. soit comme émissaire. auparavant. avec le comité comme ments dociles directeur était des afnliés dignes très-active. le premier une société essai s'était des réformes pour était formée que des de la loge proposées par en amortir ou en Elle les conséquences. Dès Turgot. siégeant Vingt-Deux. du duc d'Orléans. à la mort étrangères était sociétés secrètes qu'à de Léopold loges (ou clubs) qui s'organisèrent ne furent donc que les auxiliaires en 4788 et de celles fondée dite qui par celle des existaient les affidés du Contrat Celle de la Candeur. en Helvétius. cette époque. qui. La Fayette à et surtout cet abb6 Sieyès qu'on retrouve partout. la révolution ne fut pendu à Vienne. celle n'étaient directe au Palais-Royal. et de gentilshommes hongrois. avec sept Michatovitcb. .LKS RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE traie. En i79S. lettres par trois initiales qui mystérieuses Écrasons ou J~c~ase~ /M/<~e/ toutes les des sociétés que secrètes par décapi~ le les complots pas Je 1848 que datent l'Autriche. Ce n'est contre finisantipathie pour la religion. prévenue <? Hehenstreit.

en maxime fondamentale prétendue révélée est un atten- religion Pe~&Mo O~rKc. plus ambitieux le langage des conjurés s'est enveloppé Longtemps et d'une raillerie frond'une philanthropie cosmopolite mais ces formules n'étaient des deuse que l'appât et des maximes plus directes plus sédiprovocations accréditer tieuses que l'on prétendait par insinuation d'une audace inexplicable et tandis que des empiriques la crédulité des courtisans. que l'on aretrouvé de la prémédiserait à lui seul une preuve indubitable tation du complot qui a pris..s~~o~$oM~roM/ en Cagliostro l'amplifia Les initiations savaient s'approprier à tous les doctrines convoitises aux esprits les plus infimes etse modifiaient de l'intelligence. de la l'orgueil exploitaient était surexcité bourgeoisie d'une ambition hargneuse. de sorte que les degrés s'infiltraient à la mesure des capacités et des de chacun. après le succès. quoique aussi sous la menace elles se dissimulaient ques et des aphorisme~ Ainsi on y érigeait i" Que toute tat à la raison 1. . L.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE avaient adopté une formule loges coalisées cabalistique était mot de Écrasez les /M Ce dont le sens convenu dans des lettres datées de i783. passe. Lilia têtes sous les des incessante fussent plus augustes d'un poignard mais emblèmes philosophi- pédantesques. comme les arrêts redoutables de la pas soudainement les wehme. D. Luther disant avait envenimé sont Tous les hommes par les jalouses la maxime inspirations évangéliquo 7bM. P. par la surprise et quelquefois Elles ne se manifestaient par la terreur. par la séduction. le nom de Révolution.

reste de par se débarrasser qu'un dans sa marche.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de commander aux autres 2" <Quo nul n'a droit et est une usurpation que toute souveraineté 3" Qu'en conséquence il est juste. il. Ces esprits infernaux. du terrain. et. Quand la secte. de délivrer qui l'abruet des tyrans qui l'oppriment'. chanpudeur-aurait pu retarder il poussa le et de langage. sur les illuminés. il est sage. d'attitude geant subitement peuple à btiser tous les freins qui auraient sa colère. consuet ne voyant dans l'ordre par l'envie qui règne se consolent en le autour d'eux qu'insulte ou déception. Le livre spécialement d'un observateur menacés. enfin maîtresse Paris son club modèle des Jacobins. hostile sur plus même les et les blasphémateurs ni aux hommes la nul- més pu modérer aux souffransociétés secrètes et est digne de foi qu'il aux gouvernements . difformités de leur nature. de détruire une troublant et cherchent dans la volupté distraction à leur noir chagrin ou une vengeance qu'ils croient légitime. héroïla société des prêtres que même. n'est pas de Robinsmi. à consulter. a pu se trouver orgueilleux quelques et d'autres fascinés qui ne croyaient pas gloriconvaincus nier les lois et les devoirs sociaux en les reléguant parmi les divines Mais en tête de cette armée fanatique abstractions. Il ne s'agissait plus de compatir 1. Celui moins de utile Witt. Jean Sociétés Mcre/M de F<'<M:ce et d'Italie. est d'autant froid. indifférent. On a mis cont ans à faire pénétrer les esprits. publié Londres. celui-ci fonda à commença du club Breton. Parmi les propagateurs qui tissent ces vérités s'en sont dans fies. marchaient les ambitieux désespérés implacables qui ne pardonnaient ni à Dieu les ils se sentaient lité à laquelle condamnés.

par de nouvelles Il domina les partis en atelier de délations. transforma en les étonnant les plus extrêmes. çait de mort les afnlies qui hésitaient immolait sans pitié celui qui reculait devant un crime. L'auteur longtemps est du petit nombre de ceux qui ont vu et entendu ces enormités. L'enfer de Milton n'est qu'une ébauche de cet antre dont le crime reculé devant avait les fait son temple.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ces du pauvre. Centre et moteur de tous les actes publiés sous le nom de l'autorité il nominale. faire un servile mais de l'armer contre le riche et d'en instrument de confiscation et de mort. par ses exagérations On. fut pas moins le souverain absolu de la France pendant trois ans. vainqueurs et le club'se fallut les allécher proies. n'en ceux qu'il n'avait révoquer pas dictés et aggravait ceux qui ne répondaient il menapas à sa voracité il à le servir. professait par son cynisme. I) reste et en les et le poëte eût de ces scélérats Ce club faisait . récit ne pent qualifier. de encore moins de témoins aujourd'hui que d'orateurs ces séances dont le théâtre même est depuis détruit. qu'aucun i. l'élover on l'avilit par la conAuHeu~de par le travail. ce épouvantant avec frénésie défie les imaginaqu'on y applaudissait est le seul temtions les plus délirantes. la plus sauvage et dans ce ~M~e~oMM~M l'immoralité la cruauté la plus hrutale. et le ridicule de l'horreur pérament qui remplissait chaque-séance. Après avoir enivré les le plus digne attribut de la Bastille du premier il sang versé. Ce qu'on osait y proposer. était voilise et on lui persuada que l'office de bourreau de sa force. dégoûtantes orgies et joignant tous les raffineparlant toutes les langues ments d'une civilisation à tous les instincts dépravée de la brute*.

on les souilla et la lâcheté ont versé plus de qae la terreur réduite à ses propres forces. dos élections. Le club sans qui y regarder. n'en que la tyrannie. bientôt servile que la succursale les listes C'est lui qui dressait après et de ses proconsuls. les saltimbanques et les membres des clubs y dominèrent exclusivement. et chaque village comme chaque cité eut son club. devant lequel se proLe comité révolusternaient toutes les autorités légales. laquelle prétendit du peuple franeais. Le despotisme années se délégua . de ce club domide ses bureaux. Le pays n'y fut donc ni ni représenté. entière et l'assemblée ne fut bientôt nateur. être Ainsi tion. Tout ce qu'il pudeur honnêtes ou fuyait la place publique brutalement. meute en la menant qu'elle voudrait se composa la Convenet la représentation l'organe tout cette lors- présidait assuré orgie acceptait qu'il était de discipliner à la curée ou en la décimant son frein. Dès qu'aux Jacobins ou se vit maître les dicta par la violence.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de sorte sang eût pu répandre. pour admettre qu'il pat y avoir en 1792 la moindre sincérité dans le vote et quelque y avait d'électeurs en était consulté chassé dans les choix. Les membres étaient les afndés des Jacobins. Il faut être étranger à ce qui se passait en France. y désigna ses victimes. par la corruption 1 on et par l'inauguration des plus infâmes candidats. Les suffrages les célébrités récherchèrent de préférence les aventuriers sortis des sociétés secrètes volutionnaires. à cette jCo calcul ne fut pas les plus éminents de la Convention déçu. C'est lui aussi qui briser de ses comités son règne de trois qui caractérisa à tons ses afSliés. et les noms les plus Sétris. Les factieux.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

tionnaire, attendait trés, pour

créé chaque

à son

et animé de son esprit, image attimatin le rapport de ses délateurs

les biens à dans chaque commune désigner à démolir, à piller, les boutiques les maisons confisquer, à réserver et les holocaustes à incarcérer les suspects de Paris. Parmi ses adeptes figuraient pour les auto-da-fé Le repréde chaque ressort. les geôliers et le bourreau sentant donnait table'. à ne plus rencontrer ni dans le pays, la Convention s'irriter des embarras 'liait par même. Elle Arrivée ni dans de résistance, la société des Jacobins qu'elle se créait elledu peuple en tournée au fCM~M~' <~M peuple en faisait son escorte et à sa la place d'honneur

se divisa et proscrivit ses plus fers'épura, mes soutiens. Camille Hébert et Desmoulins, Danton, ne purent Chabot, protégés par leur longue complicité, trouver elle'sacrifia ses propres fongrâce devantelle; renia son origine, oublia Genève et Londres et daicurs, trahit jusqu'au duc celui que le Grandd'Orléans, Orient avait placé à la tête de toutes les loges de France. Libre ensuite dans minisme se livra son essor, à toutes ses cette incarnation fit des de l'illulois de fantaisies, de Néron

ses caprices, imita la frénésie et de Caligula, eut des séances de turpitude et de barbarie, régna par la débauche et par les supplices, élut l'ignoble Henriot la Commune de Paris pour pour chef de son prétoire, son cénacle, et se retrancha derrière les échafauds. de rage Elle l'étoufs'y défendit jusqu'à ce qu'une convulsion fàt dans les angoisses du 9 thermidor. Voilà donc à quoi se réduit la sublimité
1. C'est le titre que la Révolution donna

de cette Révo-

au bourreau.

LES

RUIKES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

lution

se sont prosternés devant prestigieuse, laquelle les rois et les peuples et qui est encore l'objet de l'admiration des générations nouvelles. C'est l'œuvre d'une horde de brigands sans patrie et sans pudeur, les uns d'une secte étrangère, les autres envoyés soudoyés par tous solidaires du prince 1"Angleterre, odieux dont ils secondent courage attire et que son justice. Telle les trahisons, et du génie, crédit non mais qu'ils lui reconnaissent du parce les défend les que sa richesse des poursuites de la

est la Révolution, considérée sous son véritable aspect, le seul qui ne lui substitue des pas l'illusion et d'une régénération utopies les plus chimériques que dément avec énergie l'abaissement du pays. A ceux qui douteraient encore de sa dégradation intellectuelle et de lire que l'impartialité d'autres livres que ceux de MM. Thiers, Michelet et de Lamartine'. Les principes sur lesquels elle se hausse ont été proclamés avant elle, et nul gouvernement. morale, nous ne demandons

le sien, ne les avait aussi insolemment foulés aux Elle a violé tous les droits, l'humanité pieds. outragé autant et prostitué le nom de liberté aux que la raison, plus intolérables tyrannies. L'immensité irréSéchis du cataclysme n'impose qu'aux ou infirmes. Ses résultats n'ont rien esprits de plus l'inqui table
la sur

avant

et la torche qui propage héroïque que ses débuts; cendie n'est pas plus intelligente que Fétincolle Dès que les États généraux l'allume. fait eurent
1. Lisez Bdri<c, du sans Montjoie, MoutgaiHard, Comité de sfthtt public, les Fastes f/e la ~<'i.'o/«<<oH, etc.; parti'pris, est plus vrai, imprimé Bertrand le rapport, le ./oM~f'/ plus chez sincère

de MoHevit)e. de Courtois et surtout de PriKf/Mmwc

correspondance Robespierre, écrit même, attachant;

plus

<cs~MwwM«'e.(/cO!),

LeNonmmd.

DES

FAUSSES

IDÉES"

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRÂNÇAtSE

rase en vue d'une

reconstruction

imaginaire,

il ne leur

resta plus d'abri contre le fléau évoqué par eux-mêmes, ne fut qu'un déseset leur abdication sauve-qui-peut aveu d'impuissance et de découragement. péré, triste victorieuse n'eut aucun effort à faire La conjuration et dissoudre pour dominer n'avait pas encore déployé tous les édifices, ces de l'Assemblée poitrine qu'un des constituante l'Assemblée son étendard membres écrivait législative. Elle sur sanglant les plus libéraux

paroles

mémorables

en se frappant la' « Jamais despote,

ne ravagea le pays s long que fût son règne, quelque la France, en moins de soumis à ses caprices, .comme » de 1789 trois ans, ~été ravagée par l'Assemblée de travestir ses adeptes Elle essaya d'abord en Grecs en imposer et en Romains, espérant imbue parodie à la jeunesse encore siques. Les proscrivirent et Tbémistocle, assassinèrent batailles, Athéniens, Alcibiadeet mirent qui par cette burlesque de ses études clas-

et Miltiade emprisonneront Aristide Cimon, qui exilèrent Socrate et Phocion et

à mort

les généraux étaient en effet

nôtres; et si notre Sénat, aux trente tyrans, ses proconsuls ser, se laissa comparer purent, au même titre, se croire des Romains, puisqu'ils de Marina et d'Antoine. renouvelèrent les proscriptions

de gagner des qui venaient des citoyens à la façon des sans avoir droit de s'en offen-

le peuple-roi aux Lorsque applaudissait stupidement les tètes crimes de Claudius, demandait de ses plus et recevait ses maîtres dignes magistrats sans murmure d'une soldatesque eurénéc, il donnait le peuple français.imita fidèlement.
OM'.w~M

un exemple La civilisation
/~F;'f~«M

que mo~'c7)'e

1. Le président. Mouuier, libres. Tome !< p. 41.

</M<f/M/)C'c/«'~

LES

RCINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

dénie érigé jurés

a même

un avantage

sa dépr&vatiou et des professeurs

sur l'ancienne, c'est d'avoir et créé des apologistes en système pour l'enseigner. soit devenue le culte

des pervers Que la Révolution et des sots, le point de mire des ambitions ignobles et des médiocrités rien de plus conséquent et de plus cupides, conforme à l'expérience des temps de décadence et de dissolution. aide L'ignorance au sophisme pour le mérite et la vertu blessent et la dépravation le dogme expliquer les âmes viennent en de l'égalité autant abjectes Mais ont qu'on éclairé

irrite le bourgeois enrichi. que la noblesse ne dise pas que l'expérience et la réflexion le peuple sur ses grossières et innombrables Le mensonge irrévocable. encore seoir tumer et la sottise Ce qui a droit ont un brevet d'étonner, assez imprudents

méprises.

de popularité c'est qu'il y ait pour s'asd'accoudes

des gouvernements sur des bases aussi les

générations lution. En persistant à nous présenter bienfaiteurs del'nùmanitéleshommesquil'ont on tend d'avocats Qu'on évidemment sans à lui et créer de une vergogne pédants les raffinements

fragiles, naissantes

et permettre au respect de la Révocomme enfantée, armée nouvelle portée. et les subtilisans

ne s'y trompe pas; et tés de l'école n'ont pas changé le fond de la doctrine, du xtx° siècle ne varient les Érostrates que de formule sous préc'est toujours avec ceux du xvm" l'incendie, de nos jours no et les doctrinaires texte de lumière, diffèrent dant Avant il n'est bonne d'étudier la Révolution sous ses autres pour quelque pas sans peut-être foi qui conserverait aspects, le lecteur de doute sur des terroristes que par la forme et en atten-

intérêt, encore

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

REVOLUTION

FRANÇAISE

secrètes dans les comprise par les sociétés et consommé la ruine de la monarplots qui ont préparé de connaître les preuves officielles et les chie française, de leur action directe etpersétémoignages authentiques l'initiative vérantodans tousles événements encore rope et qui la menacent On conçoit que cette ténébreuse les convoitises toutes qui propriant humain, offrant quiontboulevcrsél'Eude nouvelles calamités. organisation, s'aptorturent le cœur

un appât à toutes les ambitions déçues, à tous les mécontentements un un aliment inassouvis, de l'envie, procédant vaste horizon aux aspirations par la séduction, par par la trahison le prestige des initiations mystérieuses, et l'épouvante, parlant au nom de toutes occultes les sociétés siècles, conqui, depuis plusieurs contre tous les gouvernements, impunément spirent se mettant tour à tour à leur leurs maximes, attestant au besoin, échappe tête ou à leur suite et les désavouant comme à la surveillance de l'histoire aux investigatidus et à la justice des lois. Cependant ni sa de l'autorité ni ses nombreuses marche tortueuse métamorphoses entièrement aux regards :i'ont pu la dérober attentifs et plus d'une révélation, sérieux, sugest venue justifier les gérée par le dépit et le remords, la conscience décourasoupçons de la police, fortifier des observateurs les noms des conjurés et signaler gée des tribunaux, trahir le secret de leur puissance. le plus significatif Parmi ces documents, fut d'abord au commencement le manifeste de la Révolu-~ publié, tion, par le duc de Brunswick, pour il était le grand-maître. loges dont
t. 77M<OH'e et DocMHCH~ M<r la

la réforme « Le
pni'

des de

temps

/)YMc-Mf<pMMC)':f,

le docteur

Eckert.

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

l'accomplissement cet accomplissement

approche, y est-il dit; mais, sachez-le, Les est une destruction! ténèbres

mais une lumière plus redoutable disparaissent, que les Nous assistons à une dévasténèbres frappe mes yeux tation en orque nos mains ne peuvent plus remettre ton solennel d'un adepte dre. Ce ne désappointé pouvait suprême. ébranler les résolutions de Brunswick arrêtées avait La maison par donné la loge trop de

gages pour qu'on pût craindre que celui de ses membres à qui le trône de France avait été promis rompît jamais il s~était incorporé. avec la secte à laquelle N'était-ce l'armée pas au général qui commandait l'intimation avait été faite de se retirer Champagne, celui pagne, étant parce que de décider prussienne que des plaines de camXVI,

le principal but de cette la déposition de Louis

le succès du complot pouvait être comproatteint, mis par la prolongation des hostilités? N'est-ce pas aussi par l'indiscrétion de quelques sectaires qu'il se répandit que le Temple avait été assigné pour la prison en du roi de France, maître des Templiers, cesseurs langage odieux Mais claire
i. kert.

expiation condamné

du meurtre par dérision être 11

du grandun de ses prédécachée chose sous ce

? Comme

si la froide

parabolique pouvait raffinement de cruauté une confession

autre

qu'un

et plus instructive
Nt~oH'e Ces et Doc«mcM~ documents sur

beaucoup est celle

plus positive, plus du ministre prussien
Ecpar le docteur dans ont été insérés 1852. Cet du 6 juillet se méprend quelses instruments, il donne le curieux de celle d'tngol-

la /e-M!~poMMp!'t< recueillis M. Eckert par dans t't/M:'ccrs menées les de l'illuminisme, maçonniques, dont allemande, mais non loges

les journaux français, bien informé écrivain, sur quefois mais jamais programme, ses rapports ses guides. était une

et notahiment des avec

La loge succursale,

la sœur

stadt, dont le nouveau siège est encore ignoré.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOI~TION

FRANÇAISE

Haugwitz carrière, d'œilsurles maintenant Leur

de Vérone. congres dit-il, je ne puis m'empêcher sociétés secrètes,

au

« A la fin de jeter

de

ma

un coup

plus que jamais, histoire se lie si intimement

ce~oMO~ y~~a~~ qui, menace l'humanité entière. à la mienne » qu'on

me pardonnera Le repentir ni sa conduite gouvernement

détails personnels' quelques tardif de cet homme d'État passée ni l'assentiment

ne justifie donné par le

à ses initiations II prussien suspectes. de Brandebourg de parn'appartenait pas à la maison 2 la protection des sociétés tager avec celle de Cobourg occultes armées contre toutes les autorités souveraines, fut et Napoléon punition de cette des ont contribué due bien préposé de Dieu à la par la justice Si les loges allemanroyale félonie. à la délivrance de la Prusse, elle l'a

et à l'affection de plus à la ligue européenne Le concours de Russie. des sectes maçonl'empereur d'événements niques ne fut que la conséquence plus forts qu'elles et qui poussèrent vers un même but les populations rogènes. alliance Les entières princes avec leurs éléments qui se fient à tôt ou tard, une les plus hétécette dangereuse si honteuse poliencore. suget le

tique, Charles-Albert régnerait Son fils, qu'une aveugle ambition livre aux mêmes à son tour la victime en sera peut-être gestions, jouet,
kert. -Le

cher, payent sans laquelle

après

en avoir

été le servile

instrument.
le docteur en congrès, exil. Tous Ec' est ses

ï.oM'ee~DocMMcM~yM'/a mémoire remis textuel, par M. Eckert.

/)'<Me-~MpoKMe)'M, par aux monarques réunis dans sou

en entier reproduit 2. La ville de Cohourg a reçu Weishaupt aux sociétés secrètes princes ont été afniiés de Berne, dontLéopotd loge de l'Espérance nu troue ~Kc/coM~KC pour lui, longtemps Belgique lui fussent proposés.

et patronnés faisait partie, que ceux

par elles. La avait demande de Grèce et do

avant

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

ont suffisamce que les aveux de M. Haugwitz La loge qui lui conféra, ment démontre. jeune encore, se partageait en deux directions les plus hauts grades, C'est divergentes, sous gande Berlin, Brunswick, sion pour de renverser l'autre l'une la centralisant présidence du ses travaux docteur de propade Zinndorf,

Frédéric de ayant pour chef exotérique la même aver.mais toutes deux professant et d'accord dans le dessein romaine l'Église tous les trônes, en commençant par les

plus catholiques. « Il est superflu, les moyens que j'ai res et devenir

poursuit

le diplomate, pénétrer sectes;

de révéler ces mystèla vérité est

pour employés maître de ces deux

m'ont été dévoilés. Cette découque tous leurs secrets verte me révolta; mais il fallait quitter avec éclat ou me à moi.. Je choisis ce dernier parti. frayer un chemin de la direction des C'est en 1777 que je me chargeai de Pologne loges de Prusse, la ferme conviction que tout i788, la Révolution depuis avait été détidé dans J'y ai acquis ce qui est arrivé en France et de Russie.

française enfin, y compris roi avec ~o!<~ ses AwveM~, non-seulement r<Ms<MMM<~<&< ce temps, mais que tout avait été des instructions, des serments par des réunions, préparé aucun doute sur l'intelliet des signaux qui ne laissent » médité et tout conduit. gence qui atout attribué à ce ministre aux époques Le rôle politique de la Révolution les plus critiques peut servir à appréde l'aftilié sur l'usage cier le degré de sincérité qu'il a secrets dont il était pu faire des horribles Mais la réalité do ces secrets en est d'autant sable, gardé car il n'avait aucun intérêt à avouer sa part de responsabilité en restant dépositaire. plus irrécuqu'il en a sous le poids

DES FAUSSES

IDÉES

SUR LA

RÉVOLUTION

FRAUÇAtSE

sa conscience qui oppressait de qui le liait aux artisans

sans tant

rompre la chaino de trames criminelles. oser

On peut se faire une idée de l'effet produit par cette sur son auguste Les deux auditoire. étrange confidence en ressentirent une profonde mais émotion; empereurs le roi de Prusse, parut ui surpris crètes utiles à ses à la politique de sa famille, n'en ni indigné. Il croyait les sociétés sefidèle

et se sentait projets sur l'Allemagne sinon à les. croire disposé à excuser Jours torts passés, ou tout au moins exagérés. calomnieux Il altégua en leur faveur la puissante avaient assistance qu'elles apportée contre la France, et persuada aux alliés qui marchaient frères d'armes à ses illustres qu'il était de leur magnade ne pas sévir précipitamment Il est bien vrai que les sociétés contre secrètes elles. s'étaient

nimité sinon

au moins divisées sous l'Empire. En dissoutes, comme le Italie, les carbonari acceptèrent Bonaparte tandis que les loges Messie Machiavel, promis par le signalaient comme la personnification du On lui eût pardonné s'il n'eût été, peut-être despotisme. attribuée à M"" de Staël~ que la selon l'expression allemandes Révolution de l'ordre ministres conditions rémissible l'anarchie. faite homme. Mais il avait d'autorité, Ce retour durable réhabilité rendu et le principe et ses autels. de toute aux le règne au culte ses

société

à la justice et aux était un crime ir-

justiuërent teur. Toutefois

sur spéculé yeux de ceux qui avaient du conquérant Les attentats et aggravèrent la haine vouée au législaà quelques égards il arriva que cet appel au juste mécon-

de Machiavel, 1. Le Prince, de runite curseur itaheuue;de leurs avances à Napoléon.

aux yeux n'était, M leur sympathie

des initiés, que te prépour César Borgia et

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

tentoment

du pays éveilla le patriotisme furent assaillies et les sociétés secrètes sans

de la jeunesse, par une foule de

néophytes l'association

des appuis et partout dans les loges épura, en présence la patrie humiliée, l'exaltation leur montrant des jeunes de sorte que l'esprit primitif des sociétés occuladeptes, tes en fut momentanément comprimé. Cette doctrines invasion altéra inexorables sur certains les même, points, s'était en'orcé que l'illuminisme

élan porta res dont l'indignation des confédérés. Leur

dans arrière-pensée qui ne voyaient Ce généreux qu'une ligue du bien public. à se faire initier beaucoup de citoyens sincècherchait

de faire prévaloir, et plus d'une succursale se détacha de son alliance. C'est ce schisme qui suscita l'insurrection du Tyrol, la défection des Saxons, l'armement des corps francs du colonel et enfin le soulèvement de l'armée Schill, la délivrance de l'Allemagne. des sociétés en maçonniques en France, inspifit dés Philadelphes du Midi et dans

prussienne Cette

transformation

en fit naitre quelques-unes Allemagne celle rées par le même sentiment dans les provinces de rapides progrès tous

fini par devenir les rangs de l'armée. Elle aurait si la plupart des redoutable chefs, pour l'empereur, ou dénoncés restées signalés par les loges dissidentes de l'illuminisme, n'avaient fidèles à la pensée exclusive par le fer ou par le feu dans les missions honorables et périlleuses réservait que Napoléon Si l'on en croit le- spirituel ou inventait pour eux. été moissonnés
1. Selon à la librairie membres à leur tWt~oM'e stéréotype, auraient péri et souvent des fa~dc, publiée rue de Seine, 12, plus de cinq mille dans ces expéditions comme proposées dans des pièges cachés sous leurs sociétés Mc/M (/c en 1815, de leurs un défi

courage

pas.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

du colonel il se serait formé une Oudet\ biographe d'outre-Rhin et les alliance intime entre le T~eMo~~ bien loin d'être hostile français, Philadelphes laquelle, avait également à la royauté, peuples et des rois. l'intérêt Malheureusement, en vue la délivrance des

pressant qui avait réuni les tendances de la maçonnerie et modifié peut-être se retira des loges, une fois satisfait, l'esprit réparateur de leurs premiers laissées sous l'influence inspirateurs; son œuvre révoreprit naturellement et l'illuminisme à peine Le centre d'action lutionnaire, interrompue. secte opiniâtre, de cette de nom et de qui change selon de sa politique, est les convenances refuge cité ignorée, moins relégué de nos jours dans quelque observée que ou Francfort. Mais Genève, Ingolstadt de chaque son existence se révèle à l'apparition usursoit contre les pouvoirs nouvelle, pation légaux qui maintiennent trines l'ordre qui règlent maximes subversives l'insolence bles pour les aigrir. la tions, l'homme, sociales Fourier nisme, de les leur et la justice, les consciences. proclamées intervention soit contre les docaux On la reconnaît

et à par ses adeptes dans tous les trou-

dans toutes les plaintes aggraver, pour Tout leur convient, les convicqui blesse raison même et les instincts naturels de pourvu qu'il et religieuses comme les soit attentatoire les folles idées aux institutions de imaginations du commuaspirations de Louis
conspirateurs qu'elle y être reçu

les courtes
Nodier

grossières et fausses

Blanc

sur

1. Charles Malet avec

assure

et Lahory, les comités en t80t.

étaient royalistes,

que !f9 héroïques affiliés de cette société et que Pichegru allait

de 1814, lorsqu 'il

correspoudait

fut arrête

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

le droit de

au travail

comme

le culte

négatif

do Chàtel

et

Rouget Mais aussi,

avec

la même

indifférence

inconnue les

accepte tous les concours ou brise elle délaisse iniquités, qui les ne lui servent

que la logo et s'associe n touLcs avec dédain les

instruments toujours

plus obscurs de la correspondance Chargés qui en sont l'âme. dans leurs mains la direction active, ils tiennent de toutes

Ce sont plus. des sociétés agents

presque secrètes et de le fil

les intrigues, avertissent les principaux iniles séides et les victimes, surveillent les tiés, désignent ot les tièdes et donnent du fond de leur labotransfuges ratoire ou s'oublie, en qui s'égare même temps qu'à celui qui se dévouer et puissante Lors même que cette ténébreuse orgase fut absorbée de l'illuminisme tout entière nisation le signal les quarante mille comités crées révolutionnaires, et tous recrutés des Jacobins par son club modèle les plus éprouvés 'et les plus comparmi ses adeptes des mis~ on s'est souvent mépris sur la nature promis,
de la Hongrie, de l'Italie et de toute révolutions suivant vivace de accusent, nous, l'Allemagne l'organisation toujours la secte de Weishaupt. Ce sont les mêmes doctrines dogmatiquement les mêmes inconnus lancés à l'improviste sur ta subversives, agents les um les autres tous médiocres et société, ambitieux, fanatiques, dépravés. de l'Ours tions L'hislorien et celles du SMH<&«M~ voleur. met à nu les du Prolétariat Il démasque à l'oeuvre de destruction Mais il ne et d'impiété. l'officine cachée où tous les poisons s'e)ajusqu'à obscur d'où s'échappent tous les fléaux qui font du club turpitudes toutes les associa1. Les récentes

au soldat

dans

qui concourent nous fait pas pénétrer l'antre borent, jusqu'à sur les États, irruption

sanctuaire jusqu'au infect, enfin, où se dérobe la main mystérieuse d'une mouvoir tous ces aveugles instruments quifait et qui pourtant à tous. se rend palpable perversité incomprise 2. L'/fM<oM'e de dix ans en cite un exemple dans ce comité frappant de la société Aide-toi, dirigeant mis inconnus, avec repoussant je t'aiderai t composé de quelques defiance La Fayette et Manuel. com-

de Marchangy avec une persistance .DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sions teurs transitoires et indéterminées des proscriptions. elle s'est plus vivace face de la Restauration avoués cent mille électeurs comptaient adeptes au conseil. à laquelle aucun frein. les protocoles mais grotesque l'entente sacrilège Cette comédie de Londres et le simulacre du siège anglais terminée non par moins le roi de quitter le sol avec les catholiques de plus sanglant cordiale du cabinet scella d'Anvers. et de Louis-Phi- d'un Cobourg. de ses enfants. Le réquisitoire cette trame reprise indestructibles. tous les fils de de M. tolérer? On ne de Dieu sur l'avenir jugements cette lèpre invétérée. sous la garantie Les sociétés secrètes fussent-elles est-ce une raison suffisante les pour les peut pas devancer de l'Europe. sans émotion. que 1. lié par l'initiation de la France. lippe. sons de la secte. qui la tenaient aux étreintes fratricides Échappée partis abreuvée de leur sang et s'est en et plus menaçante que jamais aux régulaOn avait calculé sur confiées des divers qu'abattue. poussés s'égorger et lors même que la par un bras invisible a paru étouffée dans le dernier paroxysme elle enlacée. pour en chasser Belgique un aux mêmes l'Angleterre pour imposer catholiques à toutes les combinairoi protestant. et les mauvaises passions qui couvaient sur leur perversité l'on s'en reposait naturelle. à ronge a retrouvé effrayante. même maçons sous Charles X. quelquefois Révolution de fureur n'était retrouvée Les les uns et les autres. Aussi les voyaiton se gardait d'imposer on. Tl en siégeait sous le ministère et tandis que par la bouche du Villèle maréchal Maison ils pressaient ils négociaient et avec la maison d'Orange. apparents dans leur sein. mais.

dilapida?.eurs humaine ne reproduide la régénération Marat. Tous ou des Sardanapales. ont cru les justifier en leur attribuant leurs illusions toute mystique. et le corrompt n'en est pas moins celui qui le trouble Qu'on passe coupable. sans en revue austères ces néophytes de la que nous avons vus des sont devenus exception.)jES MJM8 DE LA MONARCIHE FRANÇAISE voir et la stupeur des gouvernements. c'est un mensonge pas seulement à transformer le monde. et l'unique moyen de défense dans îcs représailles. au sein de la société légale. Toute société occulte. Tant qu'on ne la combatl'incurie tra pas à armes égales. mal. vêtu d'un leur Carrier nudité ou d'un Néron. humanitaire dont l'ignoune doc~'ine rance sion. ces prophètes ront d'un jamais tous. est en hostilité société connaît est dans contre générale ses lois elle faire en même traditionnelle est chose temps et d'une partie de cette autre qui méLe ûagt'ant délit impossible. car le progrès de ln barbarie n'a plus de digues. Pour être impuissant hypocrite. on ne fera que l'encourager et la fortifier. elle -en arrêtera du moins enfantées Après les stériles résultats des sectaires obstinés dans par ces sociétés coupables. voies le sens en comprimant son expanperverti les Mais cette sagesse impie qui aspire à redresser de Dieu n'est et à rectifier l'œuvre de la nature aurait la contagion. manteau de pourpre. il y a lieu de désespérer de la civilisation. des révolutions un rêve de l'orgueil. que les types d'un dès qu'ils auront . liberté et ces réformateurs à l'œuvre des tyrans. ait donc le couQue l'autorité publique de la société vivante et réelle ceux rage de retrancher eux-mêmes si elle n'abolit qui s'en retranchent pas le l'initiation. c'est-à-dire et par par la terreur le glaive.

Berlin n'avait transformée parce pas parut qu'cite les réformes repoussé ouvertement qu'il avait lui-même et lorsqu'en 1798 les puissances alliées. c'est qu'une réforment leur est aussi antipathique qu'une S'ils poussent l'aiment mieux la Pologne des générations futures? leur crée des complices. pas la nationalité demandent à la réaction liaires qu'ils La misère et la ruine l'oppression. ont donc On conçoit que la perversité mais non que la crédulité la Suisse. les puisse S'ils légitimer. démocratie autorité sincère régulière. excepta la grande logo l'interdiction. que libre. proposées voude la propagande des loges allemandes. c'est qu'ils désespérée d'un peuple chrétien. leur puissance. et en défections. celle des Trois-Globes. L'empereur Joseph It avait aussi essayé d'introduire à l'exemple dans la maçonnerie. sans témérité d'autres défier l'avenir est l'Europe est c'est qu'elle relever de la multitude enseignements que destinée à en renouveler fatalement Quels à la confiance condamnée titres de fournir. Royaly mettre un York et quelques autres. elles le sont plus erreur d'imaginer dangereuse qu'on puisse aussi vicieux on avec utilité d'un instrument longtemps. celle de l'Amitié.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE On peut ce point. sur le passé et si l'expérience. mais elles en sont si elles sont fécondes encore C'est se servir ne saurait en déRances une en ressentiments. à ne plus se ces idoles de sa décadence. par son édit du 30 octobre. Après de loge écossaise ni le pnrifier ni le dominer la la mort du duc de Brunswick. effrayées lurent de le roi de Prusse terme. Ils non regrettent mais des auxipar de car provoquée sont les soutiens aussi l'écueil. du qu'il avait autorisée . réformée. à l'insurrection.

toire ou quelque institution de bienfaisance ou de patrion'échappaient point à l'inévitable loge centrale qui en suivait les phases. des règlements dissent de sa ndélité et lui et des affidés promissent de réforme dans l'Église. en modifiait les tendances et écarts. soumettre épreuves. Celles qui. intéressés même à l'inévitable Toutes logique des les investigations à découvrir la vérité. ni ces précautions ni la tolérance du gouvernement n'ont pu comprimer l'essor de l'esprit prussien à toutes les sociétés perturbateur qui donna naissance et les plus occultes. le prince de lia lui-même de n'y admettre Dietrichstein.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE roi de Prusse. tisme. telles que le Tuavaient eu pour objet la libération du terrigendbund'. que des récipiendaires d'une conduite irréprochable. perdes loges qui par la prédominance haute direction du système et le furent Mais qui lui réponde la faire con- de l'organisation. 2. Il s'y afiicourir à sos projets et prescrivit au grand-maître. influence en secondait finissait initiations delà les par les et des des cabinets toutes n'ont les plus les révélations abouti des adeptes les plus compétents l'existence de ces rapports démontrer La tions Russie occulter du elle aussi s'est parce schisme qu a insaisissables 2. verties ou intimidées s'étaient secret réservé la inoffensives entraînées. prussien résecrète dit système f/M y<Mo6!Hs en ~!<cAe.95 sous les yeux d'une commission d'enquête. Histoire rapport digé en n. triomphe à ces machinaprêtée lui ont fait espérer le qu'elles et romaine. . et les Jacobins de rité est que cette société au. renversement fut fondée pour coopérer et pour cela que le cabinet l'autorisa. bon. grec sur l'Église Dans son rapport nfBcie! sur l'ordre a)!emaud dont il était membre. dit que le Maunsdorn* y a pris tout ce qu'il y avait de Tugendbund La véde France tout ce qu'il y avait de mauvais. Napoléon.

Au la conspiration des sectes ennemies de surplus. dès 1729. la famille et de la société est déj~ ancienne. compétente garantie Ce besoin de nuire. tout au plus faisait-elle les meurtriers et les tyrans. ces tendances fils Constantin son partageait que ne su Alexandre If. La liberté l'autorité expliquerait russe et son les déviations récentes de propaexister où illogique esprit de conscience ne saurait est identifiée 'au souverain d'un dogmatique et la fraternité ne se conçoit État limité. . originairement duisait pas en système. par l'esprit des âmes déchues et de ses pas été puritiée Toutefois l'expiation. même en France. symbolisé fut dans tous les temps l'innrmité humaine tant que la nature souillures en elle devra n'aura subir du mal. Celle du pape est jusqu'à ce jour la seule de l'unité. C'est le privilége des civilisations dépravées de s'assimiler tous les éléments de nos jours. et l'adepte d'une loge fondée tecteur tempofait le prode le règne son frère. compatible avec comme cette si laïques en la subordonnant qui la restreignent à leurs intérêts s'était sous supréet la On a dit que Nicolas rels et politiques. Elle a été dénoncée. ne se traindividuelle. évangélique autorité d'une du Y spirituelle qu'à l'aide indépendante pouvoir civil. parle chevalier i. cette perversité. 0!< ~< DcMoe'Yt~'e et l't/Htt'o'sdu « la A'o/</e </e de perverde travestir 28 uoùt t8S9.i~pe~ publié OMJCc(/MM~!)<c«M. Cette influence des bissait pas l'empereur sociétés secrètes de la politique gande. sité. chez Dentu en 183~. et celui des sophistes cette dégradation en progrès.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE le pontificat autocratique était la loi évangélique matie des souverainetés dénaturent de la chrétienté. qui ne l'avait autorisée qu'avec répugnance. Voir /'('<!?: l'.

suffisant L'initiation de leur de plusieurs sinon connivence. Ce complot. deux Les plus astérisques. conspection . signalés par une croix. des loges maçonniques et ce n'est que sous !c ampoulé règne contre faction de Louis la France d'Orléans. leur cirpu modifier N'en a pas beaucoup retardé l'irruption. bien que leur participation complicité les tendances de quelques loges. pour être restés plus n'en ont pris peut-être obscurs. foyer en avaient et l'Angleterre l'explol'Allemagne préparé sion et favorisé les princes de leur est un indice progrès. qu'en a mis depuis à démontrer l'affinité des illuminés l'abbé Barruel et ce n'est que vers 1758 que ces sectes des jacobins. Au pour en préparer moment de la convocation une liste généraux.Mais le formulaire et le langage ont adopté la hiérarchie. a été conduit avec une profondeur et une activité qui tiennent du prodige. il n'a rien été négligé le succès. à côLé de Sieyès. en engagés des États des députés annotation espérer d'un ou le concours. Crillon et Montesquiou Necker et Saint-Fargeau. La Fayette et d'Aiguillon. aux opérations D'autres fût livrée aux Mais -longtemps ayant que la France et devîntle de cette propagande expériences principal de l'incendie embraser qui devait l'Europe. il faut le reconnaître. élus fut distribuée par la loge centrale avec affiliés dont on était fondé à des membres Quatre cents noms y sont marqués sont. ait et. Robespierre figurent noms s'y trouvent qui. XVI leurs batteries dressèrent qu'elles et résolurent la d'y faire triompher ou de se servir d'elle pour leur pro1 pre triomphe. y et d'Orléans. qu'une part plus active > secrètes de la loge suprême. outre.LES RUJXRS DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec autant de conviction Folard.

aHon les espérances. les vit toutes durent leur cause l'unique lui-même. ner contre lui dès que sa haute Les princes sans surprise l'abandonna. Aules rapports pleinement qui confirment reUesetMannsdorif Les deux prisonniers. aux un lit renfermé Les couronnes entre des rives ou plus les ducales dont on royales promises altesses enrôlées. torrent fondamentale Aussi qu'on fit-on avait qui de négligé à toutes pour arrêter contenir ou moins dans exhaussées.ges d'Italie. Napoléon parvenu liaires de toutes les lo. Au moment <!uc de Bassano. le levain toute l'Italie la preuve du concours ni décline la responssbititc . d'inoculer Ou y acquit dos ne faisaient toges allemandes. afnliés que. eu eutre les mains des documents trouvés dan~ les portefeuilles de ces deux personnages. il ne s'appartenait des révolutions. d'aiticurs jamais nie actes. de MM. de la dévolution commencée et M. leur affiliation.u'e! des instruclions était à Paris. préside à leur légaux et. devenue leur première L'auteur de cet écrit a conquête. en usant de l'appui et desressources développer de la France. exploitait trésors toire eût et le crédit. lesquelles que et généraliser leur p'an. to~es maçonniques. nées à ces deux de MM. de révolte la haine des ayant. plus et désertait Telle est en effet pour tendance sissable Leur de toutes les sociétés les actes secrètes ont trahi dont les statuts ont été révélés diffusion diverses et dont parmi des nations a pu faire illusion sur leur de l'arrcst. sur les diverses nuances des n'ont de leurs deUvrfs par Bonaparte. origine le coms'altie vains de pouvoirs principe démocratique et survit efforts sont la pensée les le variations. et sous des invocations entente commune depuis donu 1. lié au T"gcndhund par des engagements antérieurs. donné la n'étaient mesure en qu'un payant leurre le dont concours la vicde ces augustes Philippe dupes du même prix qu'en a~so fortune avait faire recueilli des auxise tourdonc voir celle sai- d'Orléans. de ScmonviHe il fut fait une enquête minutieuse dont la missiou secrète diplomates.DES FAUSSES IDÉES SCK LA HÉYOLUTtOX FRAKCAtSH L'espril mune.

démocratique sur les intérêts les plus probléplus graves do la légis' ouverte aux sophistes et aux factieux les plus obscurs et les à la propagation le le dissolvant c'est-à-dire aux avocats. qui ont assisté les soleur fut le plus sympades consti- joute théâtrale et les' questions matiques n'est qu'une lation. dans de leur torpeur sont sorties concourir. car ce qui se préoccupe du public qui de se faire entendre L'acteur ne vit que des applauinsulaire d'un oL fenêtres. séances? Évidemment parle pas mais à la multitude alors la question le moins. aux ambitieux virile rité fondamentale et de raison. donné plusieurs Mais dès que à l'impuissance ou à la dissiles comités directeurs leur ont et la la de docilement toutes y ont répondu le signal. et la tribune gences. jusqu'à ment qui n'est son britannique. et l'élément et religieuses. aux l'écoute dissements La lui c'est qui délibère. mesure au renversement c'est-à-dire sociale. du parterre. sions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRAK~AtSE et en réduire mulation. publique ne s'adresse ne donc. tutions l'autorité Cette les institutions tous monarchiques les gouvernements celui d'Angleterre secrètes. L'intelligence même qu'avec par la lutte. ment Qu'est-ce à l'assemblée ou vulgaires. régénération toutes De ciétés thique. obtus communiquer. car il les employa parlementaires. esprits faux. lorsqu'elle ne peut les intelliqu'aux passeule- à ses conviée est ce dont l'orateur importe. gravité un certain point la nature ni monarchique isolement mixte gouvernede fait ni sincercmcut . pour au grand jOeuvre de de leur organisation. arène plus actif do le plus irrésistible. Il n'y a pas de védu plus bas étage. quelque qu'on h cet assaut des en état de soutenir perpétuel suppose.

sans se laisser enva- mention de l'existence à 1470. et c'est l'ordre en i644.I. r objet les rangés parmi et Charles II lui-même avec reprit en France une le prince Édouard importa Lorsque de Londres.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ont pu lui permettre la contagion d'exporter populaire. Dans les templiers. que son propre Ce qui explique naturellement sol en fût infecté. ils furent des défiances d'Elisabeth. prétendit à celui manifestement contraire dans qui a prévalu toute du continent la maçonnerie plus moyen de propagande qui. devait n'était facile sans doute et une précaucéder à l'impulsion la ce qu'un tion politique des loges supérieures partie subordonnait. à qu'en en Écosse par remonte en Angleterre cienne loge de France Lyon. les loges du continent de leur institution l'esprit le dessus. des rose-croix pour tique que Bacon leur opposa et démocrate. elle se nouvelle colonie de la loge suprême cet esprit fondée sur le principe chrétien. La première contre le continent. jorité. T. On a attribué pliers castre la réconciliation mais sous des les catholiques étaient en maleur influence neutraliser aristocraune loge toute à l'intervention factions d'York protestante des temet de Lanmoins Cromwell ils se montrèrent Cependant. et Monk partisans Mais quand ils fraternisèrent parmi leurs adeptes. d'ailleurs. sans craindre et de la tenir en entrepôt. combien 30 . pourloges connues y ont pris naissance quoi les premières ministère en a fait un instrument et commentle anglais de sa politique hir par elles. pacifiques et passèrent pour puritains. des Stuarts. n'aurait tandis été de la maçonnerie que la plus ancréée fondé 1535. l'affiliation auxquelles au surplus. Ce qui prouve.

mont'. qu'il repoussait registres du de L'Age.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lien loges était faible. par le Grand-Orient. Il n'est toute l'Europe établissements et fondait et le centre en Allemagne ses plus de ses coH'espondances. de faire c< peut-être remarquer pas sans intérft fusion des loges françaises et des loges cette singulière où la maçonnerie se ravivait au moment dans anglaises. tourné et de ses engagements de ses fonctions prétendus par des épreuves nullité radicale en raison même deleurs sous-entendus. pour ses indiscrétions de ce livre le fut lui-même sous « chapitre » ont d& conserver les traces de ce symbolique tn dérision et suivi d'une abdication formeHc par l'accusé procès.d'une .uà Dnnker- protestants de Danemark de ces loges séatiques. traduit Doeh'iMM devant t!~ protesta de se réunir vers soct~M un seul but qu'il Henri eut l'art de faire MO'c~M. de Grande Loge de France. sous le titre de l'Amitié et seulement auspices grand 1738. auquel succéda. mystérieuscs. chers Elle ne se fil connaître Loge celui elle se révéla des affiliés tinua à Paris que sous le nom de Grande Trente et un ans après. lorsque l'illuminisme parvint les dissidences à maîtriser toutes en dirigeant leurs préoccupations i. sous les Édouard. à laquelle pour avoir signalé il s'était imprudemment laissé initier par ses amis. c'est nouvellement de Suède. et en 1772 seulement sous le titre contre sous de Grand-Orient. en 17S6. le 7 mai comme le grade de rose-croix. que en 1722. Elle eut pour premier prince maître lord Dervent en Water. La première que les accréditées relations des premières furent avec les centres et des s'installa et villes ha. elle prit anglaise. '. cette son transformation Une partie et con- nom. du en 172S s'ouvrir celle de la Fraternité. les insinuations qui Les lui avaient été raites et des tendances avec horreur. l'auteur a la loge dite de la Trinité. Cet adepte fut sur 1852. et en 1743 le comte de Clerlord d'Harnouester. le Directoire. Ce schisme premier subsistait encore en 1789.i. de Paris.

. l'Italie. l'Allemagne. venait des assidu correspondant aboutissaient laquelle allemande. !e socialisme « La Blaue et vers Mazzini. pu fait tout ce qu'on et pour l'exclure. On n'a pu faire sa révolution peut pour l'opprimer locale en 18~8. (NM<<M~ce< DfCMMc~M' /)'<:H<M!f.pa. la Prusse et même le droit au cette loge qui propage vers Louis et les livres de M.Dereuxetdu secrétaire Jules van et ses espérances C'est l'Angleterre. perdre de vue que de ce comité siégeant et protégé de France dont il par le profond mystère sont partis et partent encore tous s'enveloppe.. confidences révolutionnaires de la grande loge tous les complots. par l'étenet l'ascendant de des doctrines démoalors le et le à pas hors devint proclamer.])KS FAUSSES IDÉES SUR LA REVOLUTION FRANÇAISE envisager à chacune d'elles ses plus ardents désirs.u nom de l'ordre allemand.età a repondu maçonneà qui M. avoue sesvues dans un manifeste adressé à toutes les loges affisur la France. prononcé l'humble succursale. Le Grand-Orient. Emile Grimaçonnique) zard nous préludant ~t~)! Scherpeozcci en y la disparition de toutes les royautés. On n'u. les planches (on nomme ainsi toute allocution du F. La preuve des contradictions se passer cette est toujours que impulsion et des réactions de l'émancipation du 'concours du parti catholique mais on licite. Le </e/cM</« C~)'<yo y est par la destruction dont la loge belge se reconnaît a. Les des Justes et de celle de la Perla même ressort à Strasbourg de l'association 1. viennent de se en 1847 et en Suisse en 1848.ent du catholicisme. est dans la maçonnerie!)' et la révolution Dans le banquet du i3 juin 1845. Sue. d'Anvers. La loge la Perqui vont envahir sévérance. peut-être les signaux destinés à annoncer ou à hâter le triomphe des révolutions Wilhelmsbad renouveler statuts Les congrès maçonniques rassemblés à en 1780. le docteur Eckert. et à Paris en 1785. prochaine . mais on espère sera le quartier-généque lt Belgique ral de toutes les révolutions le monde.r ~le L. jour de la fête de l'ordre.c<MiMe)'<e. qui a député travail. Créuueux ·~ rie est dans la révolution. son grand-maitre due de sa juridiction cratiques principal qu'il foyer comme l'accomplissement de' par le rôle politique qui signalait à toutes les loges affiliées. Il ne faut central. liées.) .

< des sectes nées et de la perver- sité de leur pouvoir La multiplicité l'ombre de la Réforme le nombre. mais machinations (Ni'~oM'e et L'unification destructives DocMMCH~ de tout . des Droits de des Saisons. Guizot Philippe même et les Thiers. et les Dupin. tauration.K<t' la persistance'de ces d'autorité ou de conscience. suprématie dans le nouveau~monde jamais cessé n'ont-elles et de lui prêter leur spirations On ne doit donc attacher médiocre imporqu'une tance aux hommes et aux associations subalternes. des Familles. on se servit. humanitaires qui s'y perpédes et le cosmopolitisme tudesque inspirée par toutes les du parties Aussi toutes comme leurs dans in° des doctrines l'exaltation la ténacité loges plus une continent celles fondées l'ancien lui conféraient~ur à ses disciples. italienne principe révèle sion les Louisplus.) la /WMc-ma~OMHer!c. par le docteur Eckert. celles des 'Amis du peuple. des Mutualistes. telles d'y puiser filial concours. les les Louis Blanc et les Ledru-Rollin. à la souplesse et de la maçonnerie. disons dont et les Charles-Albert. des autres ou moins éphémères incontestable. des Francs régénérés. et l'homme. . La loge des Amis de la patrie. Les Odilon Barrot et lesMérilhou.LK8 RUINES DE LA MONARCHIE FRAK~AISE sévérance tÉmoignent de la persistance occulte'. Weishaupt on Allemagne. n'ont été que les organes plus ou moins inje t'aiderai! d'une volonté occulte qui ne se communiquait telligents les Barthe qu'à demi. et surtout et la subtilité tuent adeptes. appellationsplus pour misau renversement de la Resspéciale de concourir telles que les Amis de la vérité ou Aide-toi. le livre qu'en a donné une liste encore incomplète de La Hode. tant d'autres ou caractérisées plus restreintes par des celles qui-avaient sonores.

DES ACCRÉMTËS On trouve encore quelques le génie devant Sieyès et regarprosternent dent le pamphlet qu'il publia en 1789 comme la révélad'une attendue et la tion soudaine vérité longtemps manifestation d'un fait inutilement cherché jusqu'alors. orateurs et hommes . sans autre les termes en la vieillisSes Gaulois et ses Francs ne tiers état et de la féodalité. il n'y a par l'esprit pactes honteux dans le succès. Il est à peur aux enfants ces deux publicistes. avait perdit le le mérite qu'une le fantôme. avoir prônés par calcul. après les qui les brisait avec la N'a-t-elle pas sacrifié.DES FAUSSES ~DÉES SUR LA RËVOLUTtON FRANÇAISE sans regret. et peut-être d'un dédaigneux abandon ou d'un déils donc à l'abri même? Non. de faire que du xvm" siècle. dans les saveu plus poignant que l'insulte consentis du mal. en bourgeois. hommage. variante du vêtu de ce sage mése contente pas de lui rendre sa thèse redoutable. comme Mazzini. s'extasie ne n'élevé pas aucun précisément doute sur de cette esprits de l'abbé crédules qui se Guizot précaution sant de quelques sont dont secret regretter il s'approprie que d'en rajeunir siècles. rien croire infaillibilité connu. M. se croientcomme Rossi. et le triomphe de garantie pas même en est souvent la plus PRÉJUGÉS dure punition. dont sur et le défaut sur n'est parole. censé les les Danton et doctrines. PAR LA RÉVOLUTtON § Il. M. maternellement bercés avait les Robespierre dans ses bras? dont on exploita loge souveraine l'ambition. dont elle avait enles philosophes même indifférence. n'étaient que les jouets de la qu'elle leurs propres Ceux qui osent agir d'après inspirations. Thiers.

examinons. lorsque superbe qu'une Qu'est-ce proposition silence est do quelques lecteurs compris en qui tout stigmate de roture oserons'dire que cette question n'est au fond ~M<? le tiers état? et un non-sens. nées. « Son à ceux qui lui reprochaient Mirabeau pas. mais sans lui laisser d'initiative des constitutions de l'Empire. de l'argent voilà tous opulence habileté. aussi. Un mot de Mirabeau n'aurait ironique pas dû être à la lettre par l'historien de la Révolution La vie est heaucoup moins obscure que ses de prendre un rôle pas eu le courage le drame dont il s'était fait le souffleur. qui le paya avec une trahison régicide. mais sa part du sang du juste. n'aient tionnaire.qucjc pour et pom' . répondait à en f. Une les un apostasie. nous à disparu. de cet exploits en livrant à s:' gloire ses litté- acquise Quant J A peine serons-nous sans préjugé bourgeois. illuminé comme lui. germe à l'un des tyrans Sa négociation ayant échoué par le retour inopiné de il renoua le marché de Berlin avec ce derBonaparte. nier.LES RL'INKS DE LA MONARCHIE FRANÇAtSE pas été plus sobres d'admiration pour le fameux qui ne fut. l'élaboration la forme. une mort- pris de ce personnage Il n'a doctrines. Bonaparte l'employa a. a La mort sans phrase 3. et son vote les assassins mêmes qui cherchaient Subtil coopérateur de deux constitutions a fait. en réalité.)!re un grand m'amuse homme. Une son voilà complices raire. parce que je me sers de lui a avouer? certaines que ni vous ni moi ne pourrions propositions n 2. sa république encore en Sieyès a voulu vendre du Nord. x impertinente une calamité que la 1. « Ne voyez-vous cette saiHie. pamphlétaire que le courtier des sociétés secrètes et la mouche du coche révolud'État. puMique. homme illustre. actif dans il a versé frissonner excuse2.

de son obscurité tion des affaires ou sortir seulement sans abjurer réputée telle sa nationalité? Une nation faite qu'abstraction et l'honore. de la foule des hommes il faudra la France les bannir comme cher comme des superiluités. les professions libérales soit soit par par la scieneé. il s'ensuit distingue qu'à mesure qu'il surgit éminents ou des corporations. ce complète doit s'arrêter. il s'ensuit pelle exclusivement ou diverge n'en fait pas partie. être est ce qu'on apque tout ce qui et tel est en effet de la noblesse et logique. sont des notabilités soit par l'industrie. et d'aristocratie en dehors d'inégalité et des mercenaires à la journée. . le sens forcé de cette appellation exclusive s'élève et du clergé. la ou les retrandes parasites C'est comme si l'on tenait surface sans les monuments relief. avec cette surface plane que Sieyès apacquises Le tiers état lui-même est une-sorte de du relative. incompatibles pelle la nation. pour n'est pas à ces deux ordres car la magistrature et les distinctions les services. prolétariat Silesclasses élevées qui possédaient etfonctionnaient avant 1789. que l'exclusion et les offices.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAtSE foi robuste sans nausée. étrangères droit surgira-t-il d'autres par quelles sommités à la Révoluissues et des et de quel notabilités nouvelles qui ne soient pas des usurpations? au principe sera assez inconséquent Quel présompteux la direcpour croire qu'il peut s'arroger qu'il professe. tri. dont et les villes les montagnes et les fleuves. Mais. ne feraient pas partie. tion étaient si les sommités préexistantes à la nation. de l'esprit de parti pouvait seule supporter le tiers état Si tout ce qui compose la nation. territoriale pour une ne pouvant être de ce qui la classe.

singulièrement fourvoyé ou compter de l'intelligence.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Si telle n'est pas le métaphysicien on peut le défier s'arrêteroïlt. et nombre de bonnes un certain avait il villes y quoi des trois de bailliages pas do députés qui ne nommaient magistratures aller défendre ordres. damner En toujours et que la pour objet de les réprimer. locales. priviléges ordre dans Sieyès que le tiers état était un troisième et qu'investi elle-même. le clergé ne députa ni le bailliage d'Amboise et celui de Châteanni pour la noblesse. la rigueur Sieyès a tirées de déterminer des conséquences que de son argumentation. du tiers état Personne aux vérité. en évidence que la loi aura nation. abstrait un intérêt mais la défense ne comprit Necker pas plus que spéciaux. devra se conêtre dans son état normal. des offices d'administration et non la nation pour qualité C'est pource qui n'était pas en litige. ment sur la crédulité pour jeter à sa tête et lui donner de tels sophisdes flatteries aussi illogiques mes comme des axiomes.déserts impudemde son public. le point auquel elles les inégalités S'il réprouve établies~ on sera celles qui tendent à s'étafondé à repousser doublement certaines et comme il y aura toujours blir supériorités il en résulte ou en expectative. par sa fusion naturelle et des et de finances sie. avec la bourgeoiexclusivement. faut par'tête ne se souvint n'avait pas pour objet délibérations de de nationalité. pour En 1614. dans les. . inaction. sur vote cette fausse que se et de la fusion des donnée que le concours Ce fut cependant du fonda la théorie trois ordres. il n'avait aucune la nation. s'être c'est-à-dire à la nullité pour à une éternelle il et à l'abrutissement.

DES FAUTES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE neuf ni pour le tiers délivraient qu'un aux débats sur participation avait de plus certains impôts état ni pour le clergé. ordres il ne faisait que se créer une concurpremiers rence tiers importune'. En passant subalde corps. gentilshommes pourvus pauvres d'emplois dix-sept de leurs titres de comte ou de vicomte. tous les obstacles s'aplapartie des salaires. en effet. quement les gens du tiers état Savaient rien En résumé. dont les prérogatives tous les profits du pacte social. depuis et les maréchaux étaient souLouis XtV. le tiers. et pourvoyait administrateur et commis. envier au clergé ou à la noblesse. transformé prenait part des revenus -le tiers. tiers. Elle des nouveaux griefs avait ruinés n'admettait s'arrogeassent pas que les fils de ceux qu'elle le monopole. D'autres ne mandat spécial. les contrats des bailli. ou notaire. dans une visite 1. Ce fut un ternes qu'ils décoraient de la bourgeoisie contre la Restauration. exclusif même de toute les matières. procureur rédigeait à l'exécution des lois. dont l'assiette n'était autres Il y pas uni- du tiers état et qui affectaient de la compétence l'un des deux premiers ordres. de sorte que cet à tout et était en réalité tout ou participait risé des trois. nous comptâmes. Si certaine hiérarchie peu fréquentés à Rochefort. nissaient devant et. Le stériles leur laissaient en abbé ou en moine. nobles. exclusivement collecteur. nominale et les senpurement de la diplomatie lui rendaient les en 1826. la plus grosse et touchait la plus grande toutes les opérations dirigeait A la guerre. de l'Église. il n'avait et en abaissant jusqu'à lui les deux geant de position. dont elle s'attribuait le droit au travail . les ministres vent pris dans ses rangs. le 'courage et le mérite. Tous ordre faisait le plus favofonctionnant du pouvoir les rouages rien à gagner en chanpar lui ou pour lui.

La* démocratie pénétration le plus aveugle. à se railler pas le premier vendant son écusson marquis pour ses dettes? Et quant aux emplois qui avaient payer la dignité au dehors du souvepour objet de soutenir rain.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE alliances accès. après plus toutes d'un individuelles. des des bourgeois autant que convenances. mais les obstacles pas à franchir leur d'avance plus d'éclat et de faveur à la négo- Les hommes ne consiste supériorité que et il n'appartient leur opposent ou l'expérience. Partout la foule. mésalliances donc une injustice dont les prétentions eussent à souffrir? JN'ave~t-il parvenu le plus fier et n'était-il du le sentiment gentilhomme. des notabilités l'intrigue On conçoit devenait facile restait que encore d'additionner de tous les postes. donne sa condu salut des nations à ce que le pouvoir fiance par leur considéraou la justifient tion personnelle par leur mérite éminent. d'un était-ce ordre élevé et les ambassades d'un difficile du pas. l'usage comme à sa du prince de les choisir. il y a confusion au profit de où prêtre et à l'exclusion réelles. qu'à la prudence leur est de les apprécier. ni lutte ni délibération à ceux-là seuls qui l'honorent poids spécifique lui fut concédé il ne pouvait y avoir . la plus vulgaire politique n'y appelait-elle pas de ceux dont l'illustration et la noble existence préférence donnaient ciation ? d'élite se font jour partout. déjà maître celui qui au tiers état de surprendre ne s'agissait au pouvoir. Le jour donc où le vote par tête le don de la majorité numérique. plus incompatible que le despotisme car le gouvernement est impossible avec le concours et il y va des ambitieux sans garantie qui l'assiégent. il que. plus lorsqu'il des voix égal.

et de ra- la foule. avaient irrité le vainqueur et justifié Ceux dont la raison n'était pas égarée par ce spectacle provoqués. d'apostasier. pas une oreille ouverte l'innocence. révoltant toute furent la France contre et dans comprimés par la Terreur. créont encore assez naïvement gens les excès de la Révolution répéter ses même suscités par quelquefois en refusant adversaires.DES FAUSSES IDÉES SUR LA R)ËYOLUT!ON FRANÇAISE sérieuse. cent la leur tl usa de sa force leurs comme les enfants exer- quelques-uns et Mirade ses députés. assurance. de liberté ni de sécurité pour personne. pas un bras pour protéger ne tomba dans un si profond . en de se partager beau à leur tête. résistance. quelque éprouvait à ceux qui s'en prenait fascinée. abîme Jamais de servitude protester la vérité. toujours uniquement toutes ne partageaient pas son ivresse et leur attribuait les violences On' trouve dules été pour dont ils étaient des que victimes. n'en marchait pas avec moins d'audace Si elle de ses que les discours lieu de tout ce qui jusqu'alors de sa confiance et de son respect. plus prévoyants que les autres. il finit par n'y avoir pas une voix pour à la tyrannie. en fuyant de leurs manoirs incendiés. Mais la Révolution pidité. et les émigrés. peuple et de dégradation. lui conseillèrent-ils modéet de ne pas anéantir le pouvoir deux Chambres rateur de la royauté en lui retirant le véto avec eu s étaient et le sophisme déjà maîtres démolissait aveuglée lui'tiendraient avec crut une ardente aussi la nation les avocats de la place. ses vengeances. que les prêtres. à briser jouets en vain l'Assemblée orateurs avait été l'objet La raison et la prévoyance furent bannies du territoire il n'y eut plus comme des augures et bientôt sinistres.

Deux impartiaux. il n'en est pas ainsi des observaest facile à tromper et conséquemment teurs désintéressés.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Il trop dans pas surprenant que le triomphe toujours et du mensonge ait laissé. je prévis fut prompte Cette prévision t. sont ceux qui l'ont sévérité et en ont prédit avec une justesse de coup d'œil les fureurs et les déceptions. l'histoire. et beaucoup renforcés de quelques de moines et de curés mondains. processifs des querelles qui désolent les petites villes. des impressions fausn'est préjugés ses et des mais si la multitude regrettables. figuavocats ou praticiens. sur la liste aux Ëtats dans laquelle des députés généraux. durable de l'injustice une partie de la population. par leurs habitudes plus bourgeois nombre que nobles par le sang. bon raient plus de deux cents fomentateurs municipaux. et de l'indépendance l'un des fondateurs américaine. « Quand j'ai jeté les yeux. /e~'<* ~!t)' la Rct'o/K~MM /)'aH~MC. prescience. . dit le premier. doués d'un génie élevé et d'une éminents. des plus illustres publicistes de l'Angleterre. La d'épouvaute pleine des Œuvres d'Edmond Burke et de la Corpublication y avait encore tout jugée avec le plus de L'un désormais de M. étrangers rare ont été des . qui en France au moment son gouvernement représentait même où la Révolution naissante son prestige. PreM!~fe de ces la ruine de la France et l'an- » à se réaliser. anoblis nécessiteux.appréciateurs plus vrais de sociale à laquelle cette époque de régénération l'Ignorance croit encore. Morris est un témoignage respondance et à la vérité de indélébile rendu à la raison publique tant insultées de nos jours.

Personne des rois pratique. ses réflexions sombres et plus deviennent « La. égaré à la suite États-Unis Jones « Ce mal- métaphysiques. au même. despote et do son inexpérience la violence » parvenu Eu 1791. ne prévoit rien. . le délégué vait. ~JeS'erson. jouet exerce de ses le pou- L'Assemblée. la frénésie grandes l'immoralité d'une nation Mon opinion militaire que le despotisme est le seul dénouement » sible de cette sanglante tragédie Nous pourrions multiplier les citations sans jamais 1. de nouveautés cités. Morris. au colonel Uamitton. à Washington. ne fait rien. ne voit rien. dépense et de sang plus prophétiques d'argent Tout s'abime! La Fayette qui se fait ici est immense. au docteur heureux fantaisies ne peut détruit. Lettre 5. H des mais « II moral l'Europe écri- C~<?M~-f~ plus <~<C/'jE~'O~P' Non moins alarmé. Lettre 6.f de M. Tome t' 3. ~J/THMM 2. du Recueil des M~'e. théories voir avec pays. Lettre SKt' la ~Ct)0<!<<!OM. Lettre 4.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE née 1790 me semble n'était pas écoulée que j'assiste qui ne menace pas seulement s'écriait que Burke à un bouleversement la France. de je ne sais quelles offre une ruine morale qu'on C'est un magnifique édiiice esclave. le 31 juillet 1789. ne comprend rien Le roi ferait de ses périra victime ici ne paraît s'étonner soit traité comme le Nous n'avions pitié bonnes que au dernier intentions! il mendiant. et l'imprudence d'un populace matique et avide pas des scélérate plus heureusement le plus débonnaire abominable des en tyrans~ cette Amérique systélégère constante est pos- des ambitieux. voir sans douleur.

Il que nous nous sommes sans pays. pousans se heurter. gouvernements qu'à mesure est si vicieux populaires s'accroît que sa population se corrompt. impressions le cri de la conscience seraient Ses jugements peut-être aussi en Amérique peu appréciés aujourd'hui qu'en France. ne règne que sur la popuLe gouvernement possibles. volumes qui nous ont d'un témoin dont et de la seule mépris des deux les précieuses n'est que l'indignation raison outragées. Révolution nous de voeux et de que la nation. sont sans force et les magistrat3 moins. parce que son territoire à l'industrie inhabité ouvrait une plus vaste carrière Les rivalités privée qu'aux-ambitions politiques. obéis La moitié au moins refuse lation qui l'exploite. que nos ancêtres les ruines faites. Du et son s'altère sa constitution devient envahisseur et turbulent. Il esprit tandis que les lois y sans considération. et les croyances du usages ses titres de nationalité. ni do patriotisme n'a plus d'homogénéité convictions. avoir ou à peut resserrer à blesser les déchirer Telle a réduits. les années de gloire et de pas à regretter ni à nous avaient léguées.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rencontrer révolution une seule république nuante de l'horreur ne tache conservé une qui affectait modèle des États-Unis. des John Adam et des Washington L'âge déjà loin est d'elle. . ou relâcher les liens fédéraux. est la condition à laquelle la divisée d'intérêts. L'émancipation de ces fertiles contrées s'effectua sans encore intérieurs. Mais le s'y exercer longtemps vaient troubles des principe de sa nature. attéqu'il sent pour elle. n'aura-t-il prospérité se disputer dans ses luttes ce peuple sans passé prochaines. et du page expression une sorte d'estime pour cette de sympathie avec la Pas une phrase.

Elle forme la fraction la par son proteste plus considérable. nime force de tous ou par qui se sont élevés par la et la ruse sont naturellement plus dénants de leur que ceux qui ont la conscience les autres? Ceux plus suspects droit. qui s'exerce et souvent cette moitié se tient à l'écart isolement. protectrice que la vieille de ses vassaux. fertile en de la vie sociale. plus que l'ancienne à toutes les notabilités légalement deux peuples acquises. Quand bien même. a régénérer forme pour preuve révolutions le monde. toujours s'accroît dont l'incompatibilité de jour en en hostilité. ceux qu'a car ce drapeau. ainsi. et se fait gloire se rallier au pouvoir s'en détache pour Quiconque le le mépris de ceux mêmes dont il adopte encourt cher quel qu'il soit. empreint qu'elle essaye creuse encore davantage chaque fois qu'elle de les assouplir. par exclusion. des de l'impuissance on aurait uniquement . du la plus éclairée et la plus honorée de n'y être comptée pour rien. L'aristocratie et plus obligée accessible Elle est aussi plus exigeante des parvenus exclusive féodalité. pays. jour. n'est elle-même le portent. alternatives aient épuisé les trésors de haine représailles Le le silence de l'oppression. antérieure qui était et supérieure à l'assentiment unajamais prétendre quel parti pourra drapeau. amassent dans qu'ils caractère indélébile de la Révolution est profondément désormais dans ces dissidences. noblesse. et que les froissements et dépravent irritent jusqu'à ce que leurs déplacements.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sauce à l'autorité et le plus au nom de l'autre moitié. n'a pu faire accepter à tous les partis. Si la légitimité qui elle le sien par tous les Français. héréditaires.

se durent qu'en qu'elles l'ordre~ 7 Toutes donc de 4 car l'autorité suppose avec les révolutions. tout entendu s'engager pour le lendemain. sanguinaire de vile avec Napoléon. c'est ce qu'il est impossible C'est bien dier l'évidence pour tomber dans l'absurde. Rousimpie avec Voltaire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FHÂKÇAISE le démenti il faudrait abdiquant et l'ordre 'les véritables qu'elles se donnent bien reconnaître leurs doctrines. mobilité tion. supporté. . avec le diacre assez qu'elle se soit faite superstitieuse avec J. point. prédisposition à toutes ses fantaisies . ser avec Robespierre. qu'une jusqu'à~ un certain d'une civilisanation surprise au milieu des aberrations tion rafnnée jusqu'au dégoût de tout ce qui n'est que et plus vaniteuse de subtilités naturel et vrai. leur toutes les âmes blasées suffit à expliquer prouvent et les vers les erreurs les plus grossières entraînement nouveautés qu'elle n'ait même attaché abstractions quilestirent ait été pénétrée Mais de leur torpeur habituelle. sans qu'on puisse l'accuser Elle a tout préférence pour aucun de ces déguisements.0n comprend. est incompatible dont elles négations pour fonder leur pouvoir. stupide avec Marat. niaise avec La Fayette.-J. d'une conviction réelle. sacrilège avec Talleyrand. philanthrope seau. dir. se nourrissent sont illusions d'elles-mêmes. Pâris. nourrie encore que frivole. tout laissé faire. qu'elle à toutes ces aucun sens déterminé dont on cherchait à l'étourphilosophiques sans répude supposer. passive la justifie du moins de toute prédilecelle n'a En cédant aux impressions du moment. jamais Mais cette applaudi. à subir toutes les séductions n'est pas c6 qui l'honore et si cette et à céder le plus. ait été dupe des premiers charlatans' Le besoin d'émotions qu'équi lui ont parlé de liberté.

On ne peut sa propre le d8 Brumaire et servi. à son collègue qui lui présentait répondait « Il y a juste dans ce volume de de la Constitution » canon directeurs T.L . 1. de ses torts et de ses travers. ils ne frappèrent qu'un elle-même devant celle du 10 août disparut république du Comité de salut du 31 mai. choix avec ont avaient été usurpateurs. dont la nation était Elle ne fut jamais n'a vu le jour que pour être violée. intolérants Révolution y a introduits et persécuteurs. chaque se resLe gouvernement la faction vaincue. de i 791. tous voté la mort. about. et le despotisme inquiet La Constitution réactionnaires sous les tendances qui public succomba La Convention n'a gardé le au 9 Thermidor. sirent. infidèle même à cette sorte au 13 il eut vendédu conbesoin fois usurpateur. régicides un quoi beaucoup d'autres lui. il prépara après donc de ses mains l'avoir soutenu le général qui. Un exemplaire un bourrer comme cinq n'en des directeurs fut pas Tous. circonstance < si fière. la détruiles Girondins et lettre morte.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE elle sera. secours des baïonnettes pour renverser stitution 2. directorial pouvoir sentit sanction de cette impure du régicide~. effet. du moins en premier proscrit.31 .irent à sans cesse d'une faction qu'en le transférant fois de tout le sang de et en l'arrosant l'autre. que pas admettre. et comme miaire et au 18 fructidor. Les l'un d'eux 2. il fut deux de légitimité. atténuante devant la le jury de l'histoire. ait jamais pris racine le régime républicain constitution car jamais aucune républicaine n'y a été tous les gouvernements sincèrement que la essayée ont été exclusifs. pour l'anéantit sans dérision. d'un souffle. quand qu'une La cadavre. en France. en 1792. fut la son intrusion origine Mais.

de cet homme projets qui n'a ses ennemis succombé son ambttion. Entre temps. dit » les vicissitudes public. que la pensée était qu'il comprirent dans l'extermination. Robespierre. escortés des de septembre. de l'instruction . autant que et. réponse d'oul'ordre ami Petitot. « H n'est de plusieurs ouvrages temps mort estimés. de front pas osé attaquer du même coup qui avait frappé Danton 2. part. Entre Saint-Just et Couthon.LES RUIXES DE LA MONARCHIE FHANÇAJSE précaires incertains et du défiants. d'autre de sortir Collot-d'Herbois. homme de foi. de la Terreur la avec le moins de danger et le plus de profit possible. bureaux du à un Comité émissaire pas avaient cette jeté Robespierre vrir les prisons auteur publique. égorgem's 1. lui venait de salut qui encore temps a entendu demander » C'est directeur notre des Fievée. lendemain. et ce qu'il y eut de plus incompatible ° ce fut "la liberté. signal et plus prompte par la complète car c'est lui que par toute autre. avait résolu de se défaire d'étranges trop de ses révé- plus indomptables lations sur les pour Il'existe complices. ne tyrans connaissait les les plus d'autre et les supplices. d'obéissance que les geôles garantie celui'des a dépassé Leur despotisme sultans les plus avec eux. tribunaux 2. n'attendait elle de réaction. Un dans Je les Le fond de la difficulté. qu'un le premier et qui opprimés. les de sang continuaient. était que et les abattre incomplet pour n'avoir tous assistés d'une de Paris. du club des Jacobins et de la Commune et Barère. d'appeler ce parti? la nation le joug été plus Robespierre à lui le parti des elle-même. que. Cette et pour secouer réaction eût voie qui. de ce'dictateur pour la préparer. absolus. BilIaud-Varennes et part. II demain quées vint enfin un moment il n'y eut plus et où toutes les factions n'y avait de chances eut où de lendémasde salut pour personne.

proroger limité qui lui avait été conféré par l'élection Elle résolut. de la Convention n'avait L'esprit tyrannique pas été dont geance modifié la même par son triomphe au triumvirat de Col. par le torrent de l'opinion. prononçait au mépris du mandat ses pouvoirs. fait tous leurs Terreur efforts et continuer du 9 Thermidor ont vainqueurs le règne de la pour maintenir d'alimenter les échafaùds du plus Robespierre révolutionnaires délivré eût-il laissé. défection de la faction l'avait vaincue en effet. les Merlin et tous les autres les Fouché. elle y conserva les Tallien. du régicide et des massacres de suppôts de la Terreur. attendaient chacun de ses membres. emporté. suivre leur pur sang de la population. reur et le mépris que d'une qui déjà révolte à main armée contre la nation entière donc de spécial et de 1792. Elle entreprit son arrêt. dans cette vue. de Nantes blée fut plus effrayée d'une dissolution qui allait la faire rentrer dans lès rangs des simples où l'horcitoyens. et des prisons de Paris. Cette assemLyon. sein. etpouvoir~dans et se perpétuer élections indé- . les Thuriot. il survécut de Barère et de Billaud. ` comme eux.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE France. comme eux. à la réaction que rendue avait il eût été cet événement irrésistible. les exécutions cours. eux.lot. eût certainement hésité prononcer. de restreindre les droits elle ne leur permit de procéder de ses commettants à elle espérait son renouvellement que par tiers ainsi maintenir la suite provisoirement les dominer sa majorité. sauvée de l'implacable vénen les de son expulsant les Dubois de Crancé. à se si on l'avait Les consultée. il aurait du moins le pays de la plus de l'opprimer grande partie de ceux qui ont continué comme et s'il avait osé résister.

et mal Cette insurfut discombinée conduite. de bataille elle profita du champ de sa en accusation les chefs de section victoire pour mettre et proclamer les plus énergiques que la Convention la patrie~. légale elle publique. Fiévée. elle laquelle succombé. nouvelles de la constitution jurée. mentanément les colléges Celle-ci l'indignation électoraux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE finiment. qu'elle de Saint-Roch. à son secours qui avaient iiguré et dans les boucheries garde sur les marches soutenue de légion suspecte. délégué par sa section pour assister au dépouillement du . les condamnés. et la vraie rébellion resta choc. Parmi dont le crime entraînante. distingue dans sa section une éloquence développe le piquant rédacteur de la Quotidienne. 2. On ne perdit pas un moment le poupour installer 1. et de on de Michaud. mal au premier publique se confiant dans moà comprimer et osa convoquer l'oubli naturel dans des violations aux masses et. parvint ainsi que de légale. pritenrontément l'opinion de canons et appela son enceinte et de bandits phalanges d'égorgeurs dans les émeutes des faubourgs cette de septembre. quelques autres notabilités. porta sou nationale mitrailla parisienne. commandés par Bonaparte. au besoin. était d'avoir les noms du jeune Lafond. par désespoir eût infailliblement lutte qui acfit comde son dans brava hérissa les le néant impuissance. cueillit prendre Mais ses le cri d'indignation universelle décrets des 5 et 13 fructidor lui de ses illusions d'une elle s'irrita et. On sait que soldats quelques défi sans rection persée maîtresse à la pitié l'offensive. On fit en secret le dépouilleavait sauvé il fut constaté du scrutin par procès-verbal la voix de la France avait sanctionné les décrets ment l'Assemblée~.

composée trouver de plus habile la Convention. le nom de Conseil Aucune ne signala parlementaire turel de la démocratie son aversion indépendante. au assiduité mais tous de tout Carnot comité de cet avénement. en dont l'une était dénoncée mie. la figurant des communes.commença ce long cette violation dea votes.DES FAUSSES IDÉES SUR LA REVOLUTION FRAKCAISE la royauté constituvoir exécutif chargé de représenter de i79d.. sortie du cerveau pentarchie le problème de la que écolier qui crut avoir résolu des pouvoirs en faisant trois parts d'une pondération assemblée des mêmes ne sut rien éléments. une ennevœu thropie. dès éminent la seule eût fut sous débats. et de toute vertu que son fait notabilité ses actes la guerre ont politiques que de salut crité et de pusillanimité les crimes du Comité remarquer'. et la Convention se partagea en tionnelle l'un de cinq cents membres deux conseils. de son pas tiré Letourneur le plus connu n'est célèbre comme conspiration et contre prétendait représenter avait jurées. se révéla. populaire les lois qu'ellerègne de contre scrutin. Cette public n'a pas démenti. affirme que. qu'elle même Née d'une que faisant de continuer de la France à l'autre contre le la politique de deux nations. de ses mœurs le plus habile. de la théophilanque par le ridicule a de queldébile. malgré la Convention était encore la majorité . un cachet de médiosa connivence même avec Son règne d'une année n'a obscurité. que par le cynisme que à beaucoup commune de parvenus et par une avidité le plus probe. illustration mérite et l'esprit nason par début. Des trois autres. immense. elle. et l'autre de deux cent cinChambre à tempérer la chaleur des quante destiné des anciens.

le ni le renouvellement de celles la loi des otages. amener successivement devaient en effet. de tablir des turiers. élections à là Cham- avec raison Craignant que les premières et libres de la France sincères n'amenassent bre des censeurs elle prévit avec encore plus sévères. mais contre-révolutionnaire. assistés avencinq misérables de complices. pour justid'autre les proscrits fier cette énormité. quel droit et arriver enfin à ré- opposeraient-ils . d'effroi que le second renouvellement allait leur donner la majorité. par le double l'horreur du sang encore fumant et de mettre le néant en lumière. marais infects de la Guyane. l'appareil trouva plus forme à Féchafaud lM pas livrer du pays. ce malheur.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE désordre et de corruption qui devait finir par le mépris et la confusion de l'administration Pâle copie' publique. les élections aux royalistes le trSne. elle ne trouva et. de l'accusation. pour prévenir pas de combinaison plus tentat du i3 vendémiaire an V. plus n'osant Cependant. grief contre que leur tendance Cette tendance Directoire. suffisait non pour sans doute autoriser pour alarmer sa tyrannie. les députés qui ne pas avec elle. notables représentants savante an IH que celui à l'atd'ajouter du 18 fructidor d'accroître danger sur les places publiques d'un jugement. des suspects. tantôt contre son ancien tantôt contre Babeuf. du Comité de salut public. de quelques centaines au vœn leur mesquine personnalité Chambres. de les faire enlever par ou sûr et plus expéditif sans de procès et de les embarquer pour les On n'allégua. Si. elle s'alimenta comme lui de délations complice votaient et de coups d'État. justifier des proscriptions et des confiscations.

on ne vote mœurs de temps. rés par de l'en mains les hommes délivrer enfin de mettre des tice et sachent Ces violations cessifs auraient de tant la France. même donné à l'égard des gages de ceux qui. comme pas une constitution. des un système Constitutions de dû éclairer conçues ont de ce qu'elles pas. Lorsque dans la nécessité de au dogmatiste Sieyès mais son ingénieuse de formuler et élargi le les théories a déconcerté toute l'Empire son génie. de ses habitudes. respecter sans et ces avortements laborieusement pudeur de constitutions les utopistes sur factice et d'impossible. de Elle se compose chaque individu. volonté d'un peuple que son tempérament. les seuls qui aiment la liberté des citoyens. si cette imputation supposition comme calomnieuse. la Révolution que ? Ce qui inquiétait évanoui de l'ancien à ce n'était pas le fantôme régime mais bien le dégoût et le mépris inspijamais détruit. il a laissé son pouvoir. qui opprimaient et le besoin universellement des affaires le désir compris aux publiques la jussuc- la direction honnêtes gens. indépendante et la preuve. à la Républiet ses suppôts. On n'invente Chaque peuple a la sienne. réagissent s'est Napoléon constituer le soin invention et les minent en peu vu. les vieilles et des codes c'est qu'en dépit des chartes et leur survivent. avaient Carnot. il a et des conditions dans lesquelles ses croyances vécu Elle est aussi de la grandi. enfermer on aurait voulu cadre dans lequel ni avec le passé ni avec l'avenir Il n'entendait rompre .DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la majorité du pays? Obéissance et respect présumé nationale n'étaient-ils pas dus à la souveraineté par tenir d'elle leur pouvoir? ceux qui prétendaient Qu'est-ce elle-même n'est qu'une donc. à son avènement.

ancien à la couronne de France beaucoup français. plus sympathique Mais il fallait. que la Convention en la faisant haïr. si profonde abjection qu'on sans trop d'invraisemblance. avant sa chute. Dans l'impossibilité ce gouvernement par la Révolution substituer République ambassade belliqueux maintenir avili. Il a été plus fatal à la inquisiteur en la faisant République. dans une. Jean Debry. seul l'un des trois plénipotentiaires. au droit des mani- à l'Autriche la matière de tous gens il y trouverait feste 1. son ses Plus il fut aussi que le Comité de salut public. Mais. été impossible Il n'est resté du Directoire exécutif. régime envoyé en à Berlin.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur les lois démocratiques appuyer qui lui du trône un despotisme avaient aplani l'accès qui eut sous les anciennes lois de la monarchie. obtenir qu'en le général et ses propres parce qu'il des levées et attribuant Hoche. de négocier avec le y fut chargé candidat car un des sociétés étranger qu'un secrètes était prince à la Révolution nouer cette plus longtemps les hommes compromis des moyens de lui en duc de Brunswick. et non moins cupide. et lui livra la France. échappa . mépriser. s'occupaient un autre à la fois de la qui les préservât et de l'ancien et Sieyès. d'avoir fait put l'accuser. pour prince et la intrigue auquel 4. il assassiner quiétait. Rastadt. d'autre et souvenir ses décrets que dilapidations pusillanime impuissance. révolutionnaires. dont la plénipotentiaires avait besoin d'un des contributions cet attentat d'un l'inpopularité au congrès de prétexte pour et nouvelles. qui a duré aussi sut-il cinq ans. On n'a jamais eu que des détails incomplets sur cet attentat. en appelant l'armée à son aide. Aussi abdiqua tomba-t-il.

le prestige d'une faire agréer et l'appui victoire d'une renommée. Toutefois. au conquérant lui-même qui venait l'atteler et consacra. presque Saint-Jean d'Acre. venait de toucher Quelque d'Egypte. qui sillonnaient fort de l'irrésolution de tous les partis. comme partout de la terre courut au-devant plus oublieux en vendémiaire et insulté l'avait foudroyé fut salué il applaudit à son char Le peuple le de celui qui en fructidor. et Moreau trop naïf pour que l'on à lui. grande grande inspirait plus d'inquiétude que de sympaBonaparte était l'ennemi de la RévoluPichegru prononcé un républicain tion. qu'il la Méditerranée. il se présenta un libérateur. de Novi. on conféra le Joubert. L'état de son armée son retour suppose qu'il fut averti des diset de l'urgence de son appariréclamait sa impérieusement il venait d'être vaincu à en déserennemies sur les bords du Nil. gendre auquel thie commandement bataille de l'armée d'Italie. le gouvernement et du du dédain général qu'inspirait avec assurance et prestige de son nom. présence et c'est en fugitif. que il est vraisemblable miraculeux l'on Mais il fut tué à la déconcertés ne savaient que Napoléon de la France positions tion. l'ère de son glorieux le 18 Brumaire le délivrât de la Révolution pour qu'il célébrât propre regret.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sans trop de répugnance. déchéance. avec enthousiasme cet anniversaire de sa sans et le peuple souverain rentra. de triomphe par une troisième Il suffit que asservissement. On jeta les yeux sur le général put s'ouvrir de Sémonville. date. à travers s'achemina les flottes teur. et les conjurés lorsqu'on apprit plus à qui se vouer aux côtes de France. dans sa dignité plus naturelle . de sujet.

la nationalité et le territoire délivré. dernière-. d'une révolution et ne donnant que la servique fit la livra devait Napoléon désarmée et l'abus pas être la. se vit envahie comme par en 1789. du sang et des richesses de la France et haletante à la merci Vingt ans de gloire à l'occupation aboutirent du pays par les ennemis qu'il avait tous vaincus un à un. pas assez l'oreille à comme un crime de elle l'usurpation qu'il serait qui elle métamorphosée les avocats et'que lui persuada A peine l'Assemblée politique de la rouvrir. fut conservée intacte à la Révolution de tous semles propar les solennel la solution définitive blèmes sociaux. ses flatteries en lui le silence introduits témérairement si leur école incorrigible ne s'éclaire pas de ses n'est humiliée qu'elle l'expérience ne ferma signalant de la tribune. attira l'origine dans les murs de Paris. la presse qu'elle retentit. plus par La Restauration défaites. pour royaume de Louis XIV. encore et ses Par pour pas plus d'énergie n'avait eu de force pour Mais cette grande ombre répudié le peuple ingrat qui avait descendants intervinrent menacée donné son héritage. Ce démenti blait devoir être pour la revendiquer. et la en prévenir en empêprotégeait de l'Europe ulcérée. l'étranger C'en Révolution avait pris depuis victorieux fait du n'avait guide et pour maître qui de la monarchie. Mais sophistes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Cependant faite au nom tude ne cette dixième de la liberté péripétie. futdélibérait mûrement à huis clos sous l'Empire en forum. mais qui s'étaient ligués et c'est le héros jusqu'alors invincible pour l'accabler que la patrie le premier. eux. . et de forfanteries révolutionnaires était le partage qu'elle cher la conquête.

inconnus des sociétés de praticiens secrètes. soupçonneux résultats. emprunts. d'un factieux dont. mais encouragements et tout aussi d'Orléans premier plus riche le grand- 1. et de quelques flibustiers et aux hommes de proie de 1793. La digue élevée intempérante par contre les brigues renélectorales fut bientôt Napoléon et la loi du 25 septembre 1816 signala le proversée. c'est-à-dire la nerf de la guerre.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE faconde. obscurs. Les ministres et les clubs avaient fini par y disposer do toutes les voix. l'argent ressource la facilité charges des des de confiscations. chain avénement de leur de perturbation symptômes l'observateur le moins festent. dont la patrie n'était comme d'aucun de ses électeurs.. attendant. duc en bien avait abuser allégé de les les l'invasion. La Vendée nommait l'avocat Manuel. dignes de succéder à cette Il manquait heureusement seconde reprérévolutionnaire ce qui fait le sentation de la tragédie et le crédit. d'une nouvelle révolution. Il suffit à Burke de aux mêmes des brouillons aux députés de la monarchie la chute États Où les mêmes se manis'attend lire la liste dire la ruine de conclure torale l'on généraux pour préil était tout aussi logique de la loi élecque choix de la Restauration de l'urne factieuse qui fit surgir l'opposition vit grandir sous le ministère Decazes. où la représentation mensonges de la? France se composait d'étrangers. Les cotitribtiables à 300 fr. . Les scandaleux furent ceux les plus les plus aux populations et l'on vit se renouveler tions et les se plut à imposer qu'on fidèles et les plus chrétiennes en 1817 et en 1818 les corrup- prétendue d'agents de pédagogues de 1792. et l'on second que le On pouvait le succès avait. rendaient facile l'intrusion des faux électeurs et des faux éligiblcs.

En les mo- on décuplait leur valeur on put. de i789. notoire. généencore de On a pu abuser pour jamais. aux tions. n'y avait: plus les agioteurs et les révolude biens du clergé ni de à jeter comme amorce aux. sans bourse bilisant. à voir s'annihiler toutes ces valeurs factices s'exposait était dont vivent Il les banquiers. mais Un capital fondé sur des ruines une fois à la crédulité de se reproduire. délier et sans recourir à l'impôt. en servant d'hypothèque fictive au papier-monnaie sont devenues une mine inépuisable. aliénation fut prompte la confiance avec le gage. en mettant on tique. disparu sources ralement publique. non de leur or. Toutefois leur aurait disparu le! d'en élargir . et le gage merveilleux peut bien imposer mais il n'a pas la vertu des assignats a une fois des resrégulière. Mais sinon au gouvernement prêter la confiance s'est évanoui. pourvoir pendant trois ans à tous les services et exagérer toutes les dépenses. problémala main sur la propriété. L'anathème biens et favorisé que les porté de main-morte une par les économistes a beaucoup contribué qui n'embrassait des couvents contre les à l'illusion d'abord spéculation domaines provenant qui n'était pas une limite inappréciable.autrui prêteurs. pouvait ce prestige la dans la mobilité corruption et la confusion de Les confiscations ont été improductives pour le fisc. si lôn ne s'était pressé ce abolis. au moins dans l'administration mais elles actuelle. et. domaines envieux seigneuriaux du bien d. morales administration qu'une sobre et probe sous la royauté. et à servir d'hypothèque de leur crédit.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE livre la libéralité du prince surchargé.

On mit en cir- indéd'une appréciation séquestres des valeurs nominales on donna terminée. de comparaison que dans ces . dienne tint lieu de numéraire et la perception commode facile. Leur émission quotiLe et de contributions. centuplèrent des armées et des villes. la Révolution La Terreur « que l'on battait monnaie ». sur la place de ne permit pas de réflexions sur l'abus faire de ces émissions sans garantie. Les assignats finirent multipliait donc un chiffre fabuleux et plus la défiance par atteindre Mais biengénérale les dépréciait.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE hases par l'expropriation des familles d'émigrés ments de bienfaisance sur ces culation. ils la prennent pour Si Montesquieu avait eu le despotisme trouvé de terme de la République française. et de condamnés. tôt tout et celle alors seulede première nécessité ment on eut le courage de les refuser. à la subsistance pourvurent et la loi tiques. des établissesuccessive et des communes. à la tribune de la Convention. du clergé séculier. sous peine de mort. et qu'on pouvait sur l'avilissement inévitable d'un signe monétaire qu'on sans discrétion. et nouveaux quelques Barère put dire sans métaphore. du vol. on procédé paraissant crut le perfectionner encore en ajoutant matin chaque noms à la liste des proscrits. auxquelles cours forcé. Voilà Convention de l'énergie! une habile à caractériser il n'aurait du ce maximun vida les magasins et les boude la équilibre des objets fut rompu entre cette valeur fictive qui fait l'admiration Cette dilapidation légalité administration cette des historiens ils l'appellent sauvage. plus on en fabriqua. alors les choses usuelles alors les réquisitions de prix.

pouvait avancer la République. jeter au pauvre sous lé nom de peuple. Son réfléchie succès gieux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nuées d'herbe rentielles dans de sauterelles passage. il ne se de . une horde de sicaires toujours du pillage. généentière vers l'élan non à l'intelappartint. il n'y a pas là plus d'effort de genio que impôt de généreuse et la hache inspiration. du bourreau La pour confiscation argument. 1 trouvait n'a car. mais à la force de prodi– et il s'aban- qui font d'une aveugle. et cette force ne se matérielle. histoire. comme son les professeurs reux. son bilan. ni rien le gouvernement l'autorité lui-même. plus qu'une question de temps. la La Révolution vivifiante providence ne fut pas. Telle démocratie. mains de l'ignoble qu'aux parti qui avait pour lui la brutalité du nombre. effet. entrainent incendies en qui sur leur qui ces vastes n'épargnent pas un ou dans ces inondations le 'sol avec les qui ne laissent hrin tor- ou maisons. Dès que le pays se résiépuiser ce n'était gnait à subir cette honte. quoique génération ce fut le calcul d'une perversité une perfection idéale et l'œuvre d'une secte ennemie des lois. donna ligence. alléchée enivrée par l'appât toujours par l'odeur du sang. ment est. du gouvernement et donne pour cela la science simplifie beaucoup la mesure de sa durée de richesses à par la quantité et de têtes à trancher. après eux que de la l'affir- des cendres. l'audace effrénée. journalière C'est ce qui arriva des finances en fut réduite à établir Lorsqu'elle que le plus ou moins de consommation on retarder. Le secret n'est pas dans une combinaison de sa puissance habile la dépouille du riche et entretenir. rien non plus d'héroïque dissous.

chiffons démonétisés. La Révolution. leurs persépriétaires étalèrent avec effronterie leur opulence mal cuteurs environnée des siens. et quand tous les légitimes proréduits à la misère. et une banalors assez forte pour régler ses comptes. se voyaient en loi en finit avec déguisée queroute ceux des émigrés digne couronnement tion fondée sur le vol et l'assassinat. se crut acquise. jours l'adésavouée de la Révolution a Cet aspect nouveau conquérante rester dans l'ordre et dans besoin d'être étudié confondre la nature afin que l'on ne puisse séparément. de point d'appui. conclu qu'ils d'un membre du Comité de salut fantastique . Mais continuer pour il aurait fallu ses et créanciers d'une révolu- ce régime nécessaire à son et le existence réagir sur ses complices. de deux faits aussi distincts avec leur simultanéité. DE LA PART AUX SUCCÈS PRÉTENDUE DES ARMÉES PAR LA RÉVOLUTION FRANÇAISES. Aussi la Repu-' levier aurait manqué fait que languir a essayé de lorsqu'elle blique n'a-t-elle la légalité et la puissance même à l'abri de laquelle elle a pu se survivre quelques et répudiée avec mépris. Do ce que de son auréole illogiquement figure a protégé et couvert la gloire militaire on a très les crimes de la Dévolution. de mains et les miracles renouvelés en faveur les du de tous enchéri sans argent aux encans les fripons qui avaient On les admit à se libérer avec des des biens nationaux. La étaient solidaires. § III.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE trouva plus ni revenus ni avaient fortunes changé système de Law s'étaient mais toutes contribuables.

brusquée et commencée sans aucun plan préconçu. stratégiques à égarer sur ce point l'imagination populaire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE public opérations contribué dirigeant. et ce sont encore par lui et de sa létharpar son exemple inspirés qui la tirèrent gie. toutes les de quatorze a beaucoup armées. d'un comité une de l'attaque et il eût été insensé pour de Paris position. Cette fiction serait en effet merveilleuse si elle n'était et le 'travestissement de l'ingénieur Carnot burlesque. aussi sans officiers et peu aguerris de l'ennemi que étant étaient d'attenencore en divinité recrutés mal disciplinés. Après lui. son bureau. plus fausse que théâtrale. du fond de. dont tous les régiments se trouvaient de soldats-bourgeois. Cette invention. de Y Iliade. surveillant du haut de. avec une armée disloquée. tage. nécessairement dre les ordre improvisés. C'est repousser la vieille surprise une occuper ou profiter d'un avan- et le génie organisateur expérience tirer parti de Dumouriez de ces éléments qui surent et créer cette armée destinée à sauver de hérérogènes ses extravagances la république des avocats. d'un Le commandement capitaine éprouvé et le ministère de la guerre nommait cieux. mois de suite inerte et sans direcplusieurs les 'officiers formés tion. la plupart de ces chefs aventureux connaître tour à tour des mains passait dans celles d'un soldat audasans les qu'uneelle resta . Tous les mouvements ceux de la défense ou inconnus. l'Olympe la marche de chaque et la pensée de chaque régiment est beaucoup sa pergénéral. trop gigantesque pour sonne'et trop large pour sa taille. prend une teinte de ridicule assez prononcée si l'on réfléchit que la première guerre de la Révolution fut imprévue.

mières quefois recueillir. T. de Klébeiyde Pichegru de cette confuse de tyrans rations agglomération la Conignorants obscurs et de légistes qui composait crédulité vention. il est donc faux que l'impulpas possible. non et Pichegru. tant do'cerveaux. L'enthousiasme venait qu'on génération ses témérités" liberté suffit à expliquer aurait Son impatience énergiquement du général la prudence qui eût attendu d'un comité siégeant et présomptueux d'enivrer des vapeurs et ses protesté exalté de la dé la succès.r ceau. robuste pour à plus de cent et pour la instructions S'il donna implicites quelques n'eût pas été assez téméraire forme.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE action choix d'éclat du désignait à la confiance Il faudrait attribuer les du soldat être doué et au d'une de Marexploits et de Moreau aux inspi. que le premier aveugle. contre gouvernement. 1. pour coup. Carnot lui-même pour que même imposer Dumouriez ou au victoires peut-être ses idées. Tout Nos preFayette. bénin et vaniteux ont été pas mais La à des au hommes tels vieux Luckner pour agir l'avis lieues de distance. malgré les commenter remportées lui. de l'élite des mais d'-un patriotisme porta à s'enrôler populations ou moins plus 32 volontairement. aux actes Formées élan réel. les mille projets où le soleil généraux. . sans lui. à l'esprit essentiellement de la sion donnée belliqueux soit l'oeuvre d'aucune assemblée de nation française Il n'est rhéteurs. et quelau plus a-t-il pu qui lui des champs et les approuver après des quàrtiersarrivaient de bataille fécondait sont celles de la République armées Les premières contribué qu'on peut le moins accuser d'avoir révolutionnaires.

en se familiarisant débutait avec dans la carrière si chers et la des combats de gloire les noms courage avant les foi naïve dans son et de patrie qui exaltaient au-devant du péril. ses officiers et il la discipline leva trois. et fraîche des souveguerrière pues par la trompette Fayette elles nirs de Rome et d'Athènes. avait et ceux égarés la main et devinrent s'initiaient ancien les lui qu'elle frères aux serviteur avait froissés Les d'armes. Chaque département quatre et jusqu'à sept de ces bad'abord sous les ordres directs des généraux et fourtaillons. longou forcées. et toutes Convention étaient couvertes avant que cherchât de l'on bataillons que la frontières de volontaires1 temps que l'on délations Révolution à des levées songeât dans les camps un asile contre les Là ceux que le vertige de la. eût été convoquée. MONARCHIE FRANÇAISE les rêves d'amé~-<¡ alors toutes t et de progrès lioration que partageaient se prirent les familles. et la captivité.rapide ses hauts faits. et cela est si vrai qu'elles tout sincère confiance dans le général d'une d'abord La elles n'avaient qu'une de sa disgrâce il resta s'indignèrent le type du royaliste du constitutionnel. conquête insensiblement confiance dans comme par surprise à et une. précipitaient ti cri de guerre fut poussé Le. armée novice brillante grand capitaine. qui agirent les états-majors d'excellents nirent officiers. se serrèrent officiers dont un improvisés secrets narchie. . de la moleçons. Toute modéré patriote cette jeuimbue de ses études interromencore classiques nesse. Cette premières débuta par prenait se façonnait fier de le'soldat. 1. leur avait donné formée par militaires. pour elles et du vrai citoyen. premier. puis finirent par être amalen demi-brigades avec les débris des anciens gamés régiments.LES RUINES DE LA.

au préjugé Nous opposons qui associe les armées à sa révolution la première de la France qui entra en et envahit la Belgique. Témoin pour les agents du Comité de salut public. cette avec des témoignages trahit et compromit ses desseins. pratiquée nous en sommes convaincu. n'oublierons jamais avec des combinaisons de l'entreprise. nous avons ses partagé des applaudissements d'un certain dédains de parti patriotes belges Dumouriez aussi gions vir à sauver au-devant qui était accouru connaissait les sentiments d'elle1. de dégoût en accusant le d'exagération récit de la patrie. de ses lémilitaire l'esprit c'est celle aussi de la nation préavons des souffrances la noble pensée de les faire serconçut-il la monarchie contre la par une victoire et son propre honneur Convention. L'armée négociation et chaque revers vaincue s'était refroidie. pas plus révolutionnaire de ses répulsions que ses chefs. quelle moquerie qui deDumouriez nos bataillons répondirent aux félicitations qui saluèrent hotre entrée à Bruxelles et .DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de vue le foyer domestique. qu'elle avait ennemis une avait éprouvé rompu vaient concourir au succès 1. par une expiation. et s'il jetait perdit bientôt en arrière il le détournait un regard par un sentiment ou de pitié. car c'est celle qui campagne fonda tendue et caractérisa régénérée que nous et observée de plus près. Elle n'était donc. de Nerwinde. unanimes de sympathie. il n'eût vraiS'il avait gagné la bataille semblablement son armée pas eu de peine à entraîner mais cet échec le força de s'ouvrir aux victorieuse généraux en obtenir une suspension pour sa confidence ait été accueillie et quoique d'armes. Nous au théâtre.

au nord l'Alsace et à l'est par celle d'une partie ses loyaux services. ses La exploits il suffisait séides. des PrusHouchard. de" Carnot. du Roussillon. immolés comme devant de et des Anglais à Hondschool. instructions nal mème des tion. à mesure pour Quétineau .' missement "“. le duc d'Orléans. que la et Cou tard. opérations La Belgique. Custine. la terre étrangère La Fayette et ses à l'afferdéfaites contribuèrent plus que ses triomphes >' de la République. Biron. que sa bravoure sauvage Spire avec les dénonHoche et une Westermann sanglante auraient de Paris et de égorgeurs rendre sacré à ses complices dû se firent tuer pour échapper à d'autres comme Dampierre ou furent et Beaurepaire. à son tour dénoncé Custine. pour inquiéter par la Conven- et Westermann Houchard périrent par Beysser. s'être montrés humains Mais et modérés. L'octogénaire malgré malgré furent traînés Révolution n'ait été aussitôt malgré sa complicité avec sa soumission aux devant le tribupas n'épargna se trahissent Luckner. révolutionnaire. vainqueur siens ciateur fraternité la Yendée Combien l'échafaud. la main du bourreau Beysser.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur. aussi vite qu'envahis. ? « Dès que la Convention elle-même prétendit diriger suivit donc la victoire abandonna son militaires. sans savante conception par qu'aucun désavoué se. l'entrée mois sans qu'aucune' dura quatorze Cette infériorité en ait fait pressentir la fin. le Palatinat et la Savoie furent drapeau. soit révélé qui général ou proscrit. qu'ils ou des talents. les Alpes et le Rhin évacués au midi violé et le territoire français repassés par les l'invasion de en Champagne. par enfin. envoyé par les girondins dans la Vendée.

lois sur l'usage. des La La première de nos Assemblées deux mille cinq cent cinquante-sept ou consacrées déjà réglées par d'un an. la plus pour être fécondes. en a ajouté en moins matières seconde. dirige autant 1 accuque ou le boulet moissonnaient les d'actes exagération de la pensée sant le trouble qui de la main qui exécute? l'inhabileté C'est volution détruit qu'une là pourtant ce que les et son sa grandeur de cette instabilité l'œuvre admirateurs de la Ré- appellent s'il pouvait résulter chaque matin comme énergie sans relâche qui de la veille autre chose vota. le jour même où la tête de son victoire sa première hache à Rennes sur la place publique.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE il généraux. sortant des rangs des soldats. père tombait le Comité de salut public Les mesui 3S que prenait ses pertes. et substituaient partout exagérant des ressources réelles au courage et l'abus la menace ainsi l'équilibre On dérangeait à leur sage répartition. sait mettre dans vulgaire prévoyance que. ravitailler et recruter' ses arpour réparer ni plus efficaces ni moins acerbes mées. pour trop irrégulières Trop violentes les forces en les épuisaient la confusion à l'ordre. plus lâches être calculées. catastrophe en deux ans. elles des choses qui ont besoin de s'économiser pour l'usage et de se succéder se reproduire pour suffire à toutes les éventualités. tion Quel et de ruine dictoires et cette de dissolusymptôme plus évident d'ordres contraque cette prodigalité incohérents. . n'étaient que toutes trahissaient les de son gouvernement l'esprit terreurs et la plus honteuse ignorance. d'autres s'en présentait les vides faits comme s'il ne se fût agi que de remplir Moreau dans les régiments remporta par la mitraille.

la dépravation le soldat ambitieux. à côté ensanglanté le livrer du délateur lui-même le lendequi pouvait main ? C'est lange un des mystères de la Révolution et d'audace. affiliés Les malfaiteurs aux comités les lâches les mains ont prêté qui. aux de ses supérieurs. et surtout dans les séans'agitaient cette Convention où le glaive était suspendu et où chaque membre sur. le crime il faut par disque d'héroïsme le mé- du Toutefois. qu'elle plusieurs démagogue plus que dans précipité par le fanatisme. si dépourvu comment de sagesse aurait-il été et positif sur une question aussi délicate que celle de la guerre? délibération sérieuse Quelle pouoù toutes les vait trouver place dans une Assemblée passions ces de le banc en délire. chiffre de onze mille deux cent ont été transmises sans ne dix s'est arrêtée dé une Combien Est-il altération? une réforme qui ait été épargnée. éloquence qui a signalé des personnages a rendus fameux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mille qu'au ces lois et la troisième sept cent douze. toutes les têtes. siégeait sur du collègue immolé la veille. une perfection chimérique. les caractères faibles mêmes qui. qui n'ait eu en vue un peuple idéal. eu ni conditions d'exisqui n'aurait un pays inconnu à ménager? tence ni intérêts antérieurs institution Quand dans lucide le législateur a" été ses théories fondamentales. sortir ordres de l'obscurité qu'un dévouement aveugle révolutionnaires. à l'iniquité. par envie ou par convoitise. et do de pusillanimité d'astuce et de sauvage servilité. . l'enlaçant tige d'une profession d'autre issue pour réseau ne lui laissait disciplinaire. livré jeune encore au prestinguer tout entier de son qui.

de généreuse qui osa de cœur n'y fit entendre sans y trouver. brées et des bivouacs. de priaient Robespierre n'ont aucun droit à l'in- pables égarements. de nombreux dans et tous fidèles voix elle unanimité. Cet acte y eût fait égorger émigrés que Vandamme eut un retentissement d'humanité inaccoutumée qui ne ni un cœur insensible trouva pas une bouche muette. des soncomme nous. au soldat sont la démonstrades radicale d'une pour de l'armée elle occasion. A la première de guerre sonniers tulation. les rangs échos. de l'armée. Les sentiments la Révolution humains comme ailleurs* et y comprimés y étaient moins d'occasions avaient de se manifester. un remords. ces représentants 1. de cette expansion sympathique et de générosité timents d'indignation que la Terreur avait refoulés dans le fond le dégoût qu'elle inspirait tion irrécusable de l'incompatibilité Dans avec la Révolution. beaucoup Elle y répondit pourtant à toute et jamais homme l'interroger. en effet. un cri d'honneur de la hiérarchie. son sang pour le ont une excuse même dans leurs plus coudéfendre. l'entretien des chamil fut. sauvant à Ypres les et la répulsion cœurs. ou de pitié. durant et pour quiconque a été témoin. occupation des émigrés il se trouva. toute la campagne. l'obéissance passive On ne peut conclure.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE comme leur Camille pardonner de la postérité mais le guerrier dulgence inséparable le brave qui verse de son drapeau. parmi les priplace. de la capifurent fusillés au mépris . plus témoigna hautement son mépris de cette qui Desmoulins. Avec applaudit une touchante et énergique au courage de Pichegru 1. fut complice de qu'elle et animée de son esprit.

suspecte bien et les loin et vérita- exploits d'être complice. si elle parut de la Vendée militaire. Combien la aux science généraux. Tome . qui en a Si dans le principe elle se résigna à et la férocité des chefs indignes qur c'est voir ne les connaisqu'elle avec indifférence les proIII. il n'a trouvé à Quiberon.LES ni'IXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en mission qu'ils saient hommes qui. lui donnait pas 1. On ne saurait donc établir la moindre solidarité entre les forfaits qui ont qui ont souillé la Révolution celle-ci. commandait aux exécutions pas vu de leurs huées Lemoine. Histoire elle. Vendée. se croyant des ordres donnaient pas de soumettre du métier. blement hostile. y montrèrent plus d'esde Ccthelineau que pour celui de de les y rallier et il n'eût pas été impossible Carrier. délivré servir sait l'armée glorifié lui a toujours été car c'est la France. infuse parce à leur inexpérience n'avons-nous ne rougisl'avis des d'attroupements poursuivre improvisés de ces harangueurs de caserne intelligentes quelqu'un leur avoir subjugué auditoire qui croyaient par leur de tréteaux éloquence se refuser On a vu des corps entiers au dire du général révolutionnaires. l'ignorance la Convention. de la commune pour concourir à la délivrance patrie. qui bataillon qu'un les prisonniers dont toute l'armée belge pour fusiller le malheur le courage et respectait admirait Chacun de volontaires ont refusé sait que nos braves légions avec les recrues des sections de Paris de fraterniser qu'on attiédi leur envoyait les garnisons contre la employées time pour le drapeau leur pour réchauffer patriotisme de Mayence et de Valenciennes. en définitive.

en forçant glorieusement les lignes en était bien le véritable ennemies. Mais pas encore les braves comparer qui lui donnèrent et l'initièrent dévouement les intrépide honneurs enivrants dat qui ne relevât il se prit d'un mépris Léchelle dement. temps. l'armée sorte gnait en quelque échapper. la tête et ne se sentît souverain dont n'être pour il avait premiers il n'est pas un métamorphosé les Santerre. nait.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE consuls promener dans sous et frapper jusque moissonnés des lauriers connaissait ses rangs le glaive du bourreau la tente des têtes ceintes encore la veille. laissé plus signifia l'occaheuleur Ce chef. La du Nord de Moreau. les armées . que la direction Tout gépar ses acclamations. le cherchait elle-même chef et le dési- maîtres. Le jour c'en était où il comprit que la force lui appartefait de la Révolution pour s'en rendre il ne manquait p]us à ceux qui la soutenaient d'un intelligent. de les défendre. et s'indigna de d'un traître ou d'un subi le comman- instrument aux qu'un Thersite. mains défenseur de la victoire. pas un et ceux qui rité de leur réunion passaient pour ses rivaux nom et de leur concours représentant l'autoprêtèrent ait libérateur. et l'associant néral gagnant des batailles à ses triomphes lui inspira une confiance et un dévouement aveugle dont il lui eût été facile de se prévaloir. c'est ne se qu'elle dès qu'elle put d'un l'exemple aux solles elle-même. et les Rossignol. Le titre mérité de de la patrie le pénétra de son importance et il ne tarda pas à soupçonner. qu'il appui. Dumouriez et Pichegru sion leur reux ou déchéance général mêmes n'y ont échoué Mais que pour avoir Bonaparte. prenant aux directeurs n'eut la lorsque mieux son de fantaisie la République.

des dangers son trône. en réalité. L'Itaqui menaçaient puissances de France en raison . provinces tises non bonne mes de mais envahies. l'empire subordonnée aux forpar la politique à la monarchie volonté parlementaires. 18 Brumaire. était neutralisée ouvertement hostile française léans. de la politique. à la mollesse de l'attaque et l'Europe. liqueux ses premiers ni au génie révolutionnaire des ni tout à fait à l'esprit belqui l'opprimaient. au vainqueur au était la protestation de toute la solennelle la Révolution. les cours secrètes leurs adepagiet favo- traversaient l'opinion les' projets incertaine de toutes des doctrines partout la propagande la Révolution française. plausibles s'était créé en Belgique de graves embarras par ses essais de et en Allemagne réforme religieuse.LKS RUINES DB LA MONARCHIE FRANÇAISE et du Rhin. Ces trois complice avec une secrète satisfaction le roi voyaient hors d'état d'intervenir dans leurs affaires. ses ministres Georges. aux intérêts cabinets égoïstes qui lui ont fait la guerre. et engagée d'ailleurs d'Oravec la faction c'est-à-dire de la Révolution. qui partageaient surtout tes taient risaient enfanté Pour aux menées à Vienne tous souterraines et de Berlin des sociétés de Londres à Milan. de ses enfants. de l'Italie et de l'Égypte. par son alliance et la Russie de la Poavec la Prusse pour le partage La Russie concentrait tous ses efforts entre les logne. France factieux contre Ce n'est. indifférence ne manquaient et leur qui avaient leur justifier menacés les souverains hésitation. moins ardentes du roi non contre soumises. et ses convoiLa ottoman. ni de prétextes ni de raisons L'Autriche puissantes. dut son salut et que la France mais à la mésintelligence des succès.

lie était pouvait croire qu'il finirait par s'éteindre. ses Ibis. Cette république à entretenir contribua avait tout son droit public. que les rois ligués cette proie se donner. en et Rome. démocrate et paciarmées. républicaine. pour révolutionnaire l'esprit qui a rendu c'est le même Pologne impuissante. plus près et plus récent. absorbant de secourir empêchée esprit révolutionl'a de la France. toute l'énergie tenait un allié dont la nationalité . proclama qui bouleversait les progrès de l'anarchie.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE à imiter la France plus disposée qu'à la comet personne encore ne comprenait l'intensité de battre borné jusqu'alors au foyer dans lequel on l'incendie. et modérée. borait encore cette confiance d'un peu mêlée aveugle d'envie contre la suprématie du trône des Bourbons. subsister française pourrait des peuples voisins l'on se conrité et l'indépendance à ses bravades tenta d'opposer démonstraquelques tions sinon inoffensives. Triomphante un phénomène inouï jusfique. 1791 Lorsqu'en même propagande sa constitution produit rapides pour inévitable travaillée polonaise. la Diète Un autre la République sans compromettre la sécu- du principe furent si démocratique. elle offrait au monde sans trouble supportant plus de liberté qu'alors. sans trop purent des libérateurs. au moins sans vigueur et sans ensemble. de l'émancipation Le spectacle américaine cette illusion. corroexemple. par la la France. que n'en eurent jamais Athènes de la vieille suisses et les Provinces-Unies avait donc quelque raison de croire que les cantons On Europe. naire qui. sa police et ses improvisé. et devinrent si intolérables. Ainsi c'est la défense de la partager d'invraisemblance.

auraient à des traités donner de la les conplus elle- la Révolution commença Lorsque donc elle ne trouva sérieuses alarmes. Mais l'assassidance et d'accroissement considération nat de Gustave III rejeta le fardeau leurs tout dominé entier sur les les Frédéric-Guillaume sociétés plus secrètes. On n'avait pas même à querelles et l'on savait que la avec les liens de famille. qu'aucune dans la résolugênées du parti avec la légitimité gouvernements et par suite d'Orléans. autant du cabinet que par la personnalité de l'armée du généralissime qui pénétra en équivoque on né l'ignorait Le duc de Brunswick. ou mauvais vouloir parmi les les mourante qu'indifférence alliés anciens de conservé les plus était stitutionnels. favori sans porles tée. plus que suspect par l'égoïsme de Vienne.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à la sienne solennels que par des liens et des intérêts dû rendre indissolubles. Restait donc la Suède et la de ce genre n'eût dont l'antique et secours au monarque tion de porter fidèle alliance avait été pour elles un garant d'indépende prospérité. L'Autriche royauté relations l'Angleterre. suivies avec qui avait que la Révolution à voir la France se complaisait déelle avait chirée de ses propres mains pour la Russie. sitôt dans à intervenir trop à faire chez elle pour songer de l'Europe. et il lui avait été réservé de l'Europe le remaniement dans un rôle important fournis les documents . à la tête de son conseil. avait mis un de par membres Prusse. incompatible même. Champagne. pas. de la secte des illuétait un des initiés les plus intimes minés. qui. compter cour de Madrid était gouvernée par un. dangereux coase lia la première timidité On sait avec quelle Elle fut rompue lition. lui-même.

sa défection on feignit de croire aux décrets et aux proclamations suprême. et ceux qui servaient furent licenciés. à Londres.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RËVOLUT10K FRAKÇA1SE sur les causes réelles de sa retraite par la diplomatie ne sont donc pas sans vraisemblance peutprécipitée être elle a été déterminée de la loge par les injonctions la maladie ses peut-être qui moissonnait Une preuve à l'appui troupes n'en a été que le prétexte. Dumouriez attester les explications. la Révolution de la monartrahis serviteurs et ses intérêts même de Londres connivence do L'indigne du conseil allures suspectes . c'est que pour justifier de cette conjecture. comme toute déclaration on évita de raison. le droit du comte de Provence de reconnaitre vacant. démontré. et. les terre effrayée des conséquences universités pageaient des actes française. maçonniques avec audace de prochacun et des dogmes Tous les efforts traversés des et au les cabinets. D'un autre côté. conditions une suspenon lui avait promis auxquelles sion d'armes tout le temps qu'il opérerait conpendant à Vienne. accomplis de Louis XVI eût du supplice qu'avant que l'horreur et fait reculer dessillé les yeux de l'Europe l'Anglede sa complicité. sans en donner franche. l'Espagne. on éluda tre Paris. par l'autodemander des à la régence éventuelle du trône Il est d'ailleurs aujourd'hui rité des faits et des négociations ultérieures. chie étaient au sein celui allemandes librement et les sectes et soutenaient subversifs des dehors. captif publiés au nom du monarque les émigrés. les puis on désavoua sous le drapeau exilés eurent beau princes contre de la place de Condé au protester l'occupation la Prusse et la Russie nom du Saint-Empire.

ou délégués de la République. II. son insu. directeurs ministres. des propositions. au moyen ces factieux grandissaient et des secours et des inespérés sinon des pouvoirs les tenaient assiégés trahisons encouragements qu'ils recevaient. • de cette révoluLes personnages que le triomphe nous donnent tion a grandis. p. Les menées souterraines et leur vénale pusillanimité offrent un curieux contraste avec leur jactance théâtre Mais cet de matamores et leur patriotisme de étaient de ver tige et de terreur esprit qui torturait les conventionnels les plus imperturbables en apparence avait pénétré dans les conseils des rois. Mémoires du prince accrédités. officiels. au grand abandonné même pas les avantages que leur donnait armés des cabinets gande sur la politique Tous ces aventuriers. au moins des traîtres qui et souvent même de leurs aucun Il n'existerait 1. et la Révolution servie. même à.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mettent aulique de France était dont le roi jour la manière de ses alliés. . aux hommes d'État qui passaient et le colossal en Europe la diplomatie pour diriger Dânton et le président Barras osaient offrir leurs serconvaincus éventuelle. dans leur intérêt personnel. faisaient parvenir mystérieusement. cette propacontre elle. 29 et suivantes. pour et que ses historiens ne comprenaient des têtes fortes et des âmes romaines. agents monument de ces tome lie Hanlenberg. tandis avec dédain les avances de quelques qu'on y accueillait factieux encore se rassuraient obscurs. en se cachant les uns des autres. qu'ils vices à une restauration de la fragilité d'une démocratie alors à son apode ces fiers Spartiates gée. par les siens.

autant qu'un C'est un service rendu en faveur de la vérité. successifs et d'une s'inscrire en faux contre les et de ces lâchetés. . Hardenberg. Cependant jamais démentis plus formels n'ont été donnés aux forfanteries et jamais solution révolutionnaires. que cette courageux témoignage riques d'un ministre intègre et dévoué. qui est la première. de mensonge à l'humanité. rigoureuse. persistance à recueillir à diriger le jugetout ce qui peut contribuer ment et la conduite de son maître au milieu de révolaborieuse lutions menaçantes pour sa de bouleversements dérisoires. ces de garantie plus complète et le but pour lequel ils ont été conçus. lires des papiers d'un homme d'État. en 1834. Berlin. Mémoires porte après pour titre la mort du Mémoires de prince qu'eux-mêmes 1. à desque l'orgueil et d'obscurité l. Il ne peut ni exemple dans l'histoire. publiés 1834. univeiv parut. et quelque atteinte immédiats qu'il de leur politique. n'a été opposée aux problèmes histoplus lumineuse intéressé avait enveloppés. il excita une anxiété Lorsqu'il élevées où se meuvent selle dans les régions les agents du gouvernement. destinés le monde il en est un qui a tout le caracà éclairer tère de la certitude et toute l'autorité de la raison. L'édition de 1834. piège tendu faite contre sincérité de à sa propre intelligence. à les étudier dans leur trop d'intérêt signification correctif serait un Toute tout réticence. une tromperie On ne peut donc avoir sur la soi-même. nul n'a encore osé porte à l'honneur turpitudes qu'il révèle. confusion sans de négociations sûreté. il a farder ni altérer les documents qu'il sé procure.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE résulterait de que leur authenticité Mais parmi les documents leurs conséquences. sein.

des comtes eux de se relever. sans les lenteurs qui ont qui l'ont la France n'aurait eu ni le temps ni peutdécouragée. lieu de suivre le conseil d'une invasion d'abord1 l'opportunité comprit de toutes les forces disponibles. mesures de salut public prises par le Comité lassé les plus patients et révolté les plus brala direction le prolongée dégoût.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE On doit craintes. avec et s'accorde n'affaiblit pas tous les et de Mercy une seule des points qui . et aux différents celui de se rallier et de se conqu'une del/i sur Marck sorte de cordon avec Miraassertions leur sont i.. de leur ` Les été les foi. depuis dans ses chefs et n'osait reprendre de Wurmser. sans confiance fensive au la défection de Dumouriez. postérieurement. de résister car les excès de la Révoluêtre la volonté tion avaient violentes auraient ves. sans les la défiance et les intrigues défections secrètes c'est indubitable et de Marie-Thérèse et découragement étaient inévitables. de'la la le Assemblées. La correspondance beau. Au lieu de profiter démoralisation de l'armée était l'of- française qui. ruine et la défaite des ébranlé les désorganisé qui y ont l'armée semé alliée. Avec et les fausses ou convictions. publiée des Mémoires commuus. que toutes ajouter et toutes les espérances toutes les prévisions c auteur se sont réalisées en leur temps plus y aguerries des conscrits. d'autant phalanges vaincues par des vieilles monarchies oui les de Frédéric ont capitaines grands été surpassés sans autres maîtres par des écoliers que leur instinct belliqueux et les inspirations du champ de et les divisions bataille mais. on laissa à la Révolution corps certer abattue d'armée le temps qui combinée dispersés On n'opposa à loisir.

recrues ébranlé à la contagion. nouer à faire quelques du quaient entre les adeptes de la France. s'applirelations compromettantes côté avaient parmi les alliés et le qu'elles révolutionnaire. Il se d'une diplomatie avec le club et s'affilièrent. dans toléra les formes insidieuses les rapports même auquel digne et désindu péril. de ses agents plusieurs les prison des Jacobins. à qui vouer leur suspectes les sociétés qui leur cherchaient confiance s'établissecrètes. régence éventuelle de tous ces Les repris daient T. pris en flagrant à Paris ce cabinet négociait d'embauchage. pour se consolider. L'inertie du prince de Cobourg et peut-être avoir le même résultat. de la politique au-dessous constamment l'imminence téressée que lui commandait renferma surannée. pourparlers et dénoncés au pouvoir.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sanitaire devait même wick. saient entre les camps opposés. n'ayant plus rien à. en proconsuls qu'il retenait que pendant lui avait livrés. les officiers. de leur inaction impatients des la généraux gloire. La Fayette Dumouriez qui s'était livré et Maret Sémonville délit lui-même. I. Les cabinets gouvernement n'y étaient et celui de Vienne surtout se tint que trop disposés. l'échange contre la reine. qui se succéle soir 33 s'appuyer Y . la avait-elle cause que les temporisations du duc de Brunsle temps devant pour Mayence les nouvelles profitèrent de la Convention en et le pouvoir s'exercer. et se promettait captifs aux princes do l'opposer à la émigrés qui prétendaient du royaume. On usait que de la proscription et indignés ouvert le chemin de avaient Tandis chefs parmi leurs nouveaux des intelligences et leur ardeur. étaient sans cesse par les aventuriers sans que l'on pût interrompus.

dès qu'ils Gâtés par la . lesquelles heurtait à chaque pas. qu'on des cours avaient bravées qu'ils de nos armes avaient humiliées. l'orgueil rance brutale surmontait. mais la plus humble et que les triomphes ils se montrèrent les ménageait. à son les puissances. présula réaction et lorsque mées qui suivit sa chute rendit la Convention on fit toutes les avances plus abordable. envelopper par ils se crurent formidables insolents et devinrent persuadés déférence inattendue à mesure plus exigeants qu'ils se La modération et la générosité sentirent plus rassurés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur des conventions signées le matin continués sur ce la diplomatie au niveau pied. Dès que l'ascendant de Robesune ombre d'autorité à peine saisispierre 6t entrevoir on sonda sans pudeur ses dispositions sable. étaient impunis. à son nouveau Comité de salut public. Le par forfanterie. traité de Bâle fut la première. naturel de sorte se trouva. propres supposent été cruels par peur et violents ils avaient comme par ils devinrent intraitables faiblesse. N'est-il envahi d'une Tout pas que le Directoire de plain-pied avec toutes avaient enivrés sans le pouvoir fortune qu'ils ne savaient de survivre tremblé aux que les misérables qui le comprendre se soient à quel massacres dieu dans attribuer? lesquels quelparce surpris chacun avait qu'un qu'ils furent de se voir de ses complices. sans discussion et sans savoir toutes les difficultés contre elle se comment. et des qualités au commandement. ils mettaient européenne il n'y a rien d'étonnant des clubs à ce qu'elle enflât des négociateurs dont l'ignorévolutionnaires. Ainsi les cours soin de déblayer elles-mêmes le étrangères prenaient terrain devant la Révolution inauguration.

sur tout en soutenant les l'Angles'avouer cyniquement tant la mort des prisonniers. la confiance des des subsides ils lesquels but que de surprendre et de l'exploiter en les liant par à sa politique. Mais jamais ce ministre. voulu allumé éteindre complètement en feignant de vouloir il n'avait alliés d'autre l'incendie le concentrer avait qu'il en France Pitt. en conclure voyant qu'on en éprouvèrent qu'ils de la coalition. exécrable lesquels pivotait son horreur d'un Charles Stuart. Pichegru.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE révélation tionnels. l'opposirégicide et Pitt de profitait de l'indignation contre la France pour ple anglais contre péenne ouvrage. Mais ce paroxysme ne produisit d'orgueil qu'une de l'esprit recrudescence et il rendit révolutionnaire. l'allié mettait d'une nation d'atrocité On ne qui faisait reculer sans honte pouvait au droit des gens et se qui insultait au ban de l'humanité en décréFox. Il est ce même lande vrai la qu'il voyait éclater ranimer là vieille haine du peuet se mettre à la tête de la croisade euroRévolution. continuer la et sans guerre* qui les inféodassent ne pourraient plus . principes tion des plus démocratiques exprimait que celui whigs. un rapprochement véritable. sans les en grande partie son universelle que manœuvres de premières la'seconde coalition ne se serait pas réalisée. La guerre avait impossible pris un caractère terre elle-même. traitait avec eux assez gagné et les convende puissance à avaient de présomption pour les batailles dont ils profitaient. habile n'a plus que moral. du côté faible puissance. qui avait en devinant le but des sollicitations de pressantes l'invasion de la Holpressenti pour l'y étouffer.

déjà proscrit 18 fructidor.que la Révolution comme un ennemi socret. comme à lui dissipateur qui a recours abuse. par l'épouvanter en effet.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE est-elle la seule puissance à laquelle Aussi l'Angleterre du continent les luttes aient été profitables. il surgit à la tête de nos armées elle-même deux hommes dont elle ne put pénétrer ni traverser les et lorsqu'elle voulut les opposer l'un à l'audesseins. et elle pouspour lui voler ses flottes sait le roi de Naples à sa perte. et ses colonies. des côtes de la Sicile. sous son nom. Tandis soldait de la Baltique au Bosphore tout ce qu'il qu'elle lui était possible de susciter d'ennemis à la France. devait inévitablement ges que lui lendit. la République et de l'Empire servaient en cela la polimieux que leurs défaites car tique britannique mêmes. C'étaient sûreté des nantissements qu'elle exigeait pour le fait un usurier envers dans sa détresse. tre elle avait ne réussit qu'à perdre celui . avec plus . afin de le tenir sous sa tutelle et de disposer. se trouvait et garder tout ce qui prendre Elle prétextait de la dépendance Hollande des armées françaises. Entre Piinémais longue du par la révolution tomber dans les piède persévérance que de géfut déjà répudié et Bonaparte. l'effroi entretenaient dans l'Europè rendait l'inqu'elles tervention et empêchait les anglaise plus indispensable de marchander cabinets sur le prix qu'elle mettait à ses secours. la le de ses avances. elle s'en était où autorisait pour la à sa convenance. finirent. et le premier. perfides Ces conquêtes à la vérité. sachant Il en est d'avance à toutes les qu'on résigné conditions Les conquêtes de qu'il lui plaira d'imposer. la lutte chegru gale.

sa fortune. son ancien élève devenu maître de l'Europe Le génie plus grand des temps sions du cabinet aboutit à rendre et prévoyant du jeune Corse. une alliance comme s'obstinèrent ce qui l'honore plus que fait ne l'aurait avec eux le dédaigner. dirigeante i. Aussi tromper Il n'a pas trouvé l'avoir renversé. le opiniâtre homme de guerre et le plus profond politique n'était modernes. les intrigants et les utopistes qui fourmillaient à la cour de Louis XVI les autres en disciot en les retenant dans plinant tous ces révolutionnaires la voie du crime par l'affiliation.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE nérosité. La création des clubs et l'asservissement de la Convention elle-même à celui des Jacobins à part des sociétés occultes. développer en le forçant sienne et à donner plus d'élan les marchands connaître de Londres souverain. plus éclatant et toute l'habileté de Pitt le triomphe de Napoléon. de la Réou.Pichegru. solidarité. pas entré dans les prévido Londres. Cependant à ne pas le re- à. comme Bonaparte. avait donné des l'une sont l'œuvre . en soudoyant tous les factieux. Nous l'armée. il n'y avait cela est secrètes entre se vantent-ils d'ennemi à tort do que et ni et plus fort la nation révolutionnaire et ne pouvait y avoir ni entente de toute évidence. la crainte c'était avouer et rendre qu'il leur inspirait au premier homme de hommage qu'ils désespérassent ou de corrompre. de la formation des comités Mais. le complément l'organisation volution. sinon lui-même. leçons à l'École officier militaire d'artillerie de Urienne. toutes les ressources de la à son audace. L'Angleterre avaient concouru au renversement de la monarchie en encourageant. si l'on veut. les sociétés le répétons. à compter il n'y eut plus ni autorité ni révolutionnaires.

Le gouvernement révopour l'honneur lutionnaire était étranger à cette lutte. même pour chose qu'un troupeau le mal la nation ne fut plus de bétail. M.. et comme ces perturbations et ces fautes furent nombreuses. même instant armées contre la France. de l'Empire. être dans téméraire. mais on la trouve au. de Chateaubriand conscrits du dernier ban langage pittoresque. On peut aussi douter. en admettant planent qu'on les nourrir et les. sans appelait.faire manoeuvrer pùt les organiser. des unes ni des autres. ne propagande mission songeait pas qu'elle pût avoir d'autre que celle de combattre. tandis que les secrètes se glissent avec elle dans le agents des sociétés mais pour y porter le découcamp des conservateurs. Elle profitait des perturbations que d'auL'armée. de la chairLà canon. la moisson fut abondante de nos armes. de tous les éléments sociaux qu'elle n'avait ni prévue ni sans doute désirée. son des prodiges les 1. marpuissances chant à leur tête contre la Révolution. tres et des fautes ennemis.LES BriN'ES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE unité autre ture de plan. dont il recueillait le profit. et la trahison. sans être responsable que ceux-ci pouvaient commettre. ragement entre les séductions de cette impassible et les menaces de l'Europe en armes. L'influence dans cette confusion anglaise disparaît. compromis Il faut donc renoncer à cette cent mille décrétés quatorze hommes ils n'eussent été que de la chair pour les corbeaux qui sur les champs de bataille1. conduit à l'aven- aux bouchers par des bêles féroces qui disputaient le droit de l'égorger. mais dont son intervention a toujours le succès n diminué les avantages. ralliée aux fomentaient dans les rangs des fantasmagorie par la Convention. .

dans cinquante ans. admirateurs de tavernes Mais. nous ont paru si petits.. intrépidité en personne. Les Marrast. Ce sont ville. de du Thionetc. tous aussi et dont et quelque les deux uns embarrasseule" ont montré aux quelque prestiges aptitude au commandement1. et les autres sifflés voilà toute est la différence. et autant de foudres plus sages que Solon ou Salomon. et des émules. s'ils tous leurs censeurs eu le temps de renfermer cachots de la Force pas aux Danton avaient dans les et de la Conciergerie. n'auront vus de près. aussi et parfois stupides. de la à tous ces nains des proportions gigantesques de Démoà tous ces squelettes chevalerie patriotique. sants 'au ment les conseil du autres que du peuple de ces délégués qui et les villes. pas de regarder autour de'nous? Qui oserait répondre que. la taille des Marat. pour ne pas des législateurs voir en eux d'illustres négociateurs. . comme ceux de la Bastille mémorables des émeutes et tous les champions 2 qui. sont ni les seuls ni les aînés. les héros de 1830. les assuré Bon-Sain des admirations et les Merlin Bastide. suivis de quelque en bonnet stentor de quelque rouge bourreau barbares dans l'action. ne citoyens l-.DES FAUSSES IDÉES SUR la RÉVOLUTION française à la présence les camps parcouraient attribués général Santerre. qui ont eu des pour juger sainement ne suffirait-il valeur de leur réelle. des de l'optique et à l'illusion de la Révolution ont donné les chroniqueurs distances. Grâce à tous ces tribuns sthène. ont été de guerre ? Les uns ont fait peur. les Crémieux. des yeux de leurs biographes et des Robespierre? Qui serait assez hardi. toujours Jean Le succès 1. 2.Vndré les Ledru-Rollin.

Au 13 vendémiaire an III. à la défense de la République. 1. En les empire prendre pouvait quelque elle avait soin de s'approprier tuant. avant du de se déguiser un soldat. à destituer. elle consacré n'avait Son malaise qu'une ne cessa de eut pas même lorsque la victoire à leurs nouvelles ces déserteurs la fidélité toutes ses couleurs alors sur les capitaines se portèrent qui les inquiétudes Elle se mit à dénoncer. elle les fit mitrailler baïonnettes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mais pour que ce culte servile racine prenne vulgaire. tout pliqua à diffamer tout général l'attention des hommes et héros qui attirait naissant sur eux. Sa première monde par sur en Bellone. prétention le désarmement à pour se prostituer fut de fonder la liberté de toutes les troupes tous les d'appeler levées citoyens vit tous la seconde. se tourner contre elle. le mérite de leurs de s'attribuer à leurs arrêts de mort le chant leur succès. Mais en se retranchant derrière ceux qui sans soldats. les despotes. comprit elle ne pouvaitse soutenir que. il ne faut dans l'opinion ses pas qu'il laisse deviner a revêtu bien des masques La Révolution mystères. elle s'apque qui lui faisait peur. par les bandes qu'elle avait licenciées ne s'opéra donc pas naturellement et sans La Convention réserve bien de part et d'autre. . puis quand elle et de leurs fiers de leur uniforme ces citoyens. de la Marseillaise et dépouille elle mêlait ou de qu'aucun l'armée s'émut 1. la guerre étant déclarée. ceux égorger elle s'aperçut pour qui gagnaient des batailles puis. à commandaient. quand d'eux n'avait assez d'autorité de leur disparition. La fusion avaient attitude déserté craintive le drapeau royal et soupçonneuse.

désobéie. mais les Barbares mêmes font des prisonniers. livrer impunément nouveaux de destruction de procureurs en victorieux fanatisme par le que ressentit et d'avocats est une à coup cette troupe et travestis en législateurs morale Elle dont aucun pas un ne s'explique C'est inespérée. . que par Elle n'y a été représentée naturelle devenue aux dignement braves. et dans çonner l'armée. Si la générosité des vieilles mœurs.rer les captifs tombés dans leurs mains c'est quelque chose de plus sombre et de plus mystérieux de toute une que ne serait l'hydrophobie s'emparant meute subitement déchaînée. si la douceur n'ont pas tou- proverbiale. La Révolution retour vers la barbarie. qu'aucune ne peut apaiser. Carrier. Lorsque celle-là comprit qu'elle pouvait se la soif à la férocité de ses instincts. Le sac d'une ivre cité livrée aux fureurs d'une de sang et de vin est une des fléau de la guerre inflige quelquefois à l'humanité. laRévolutionseuleapu altérer le caractère national. entre la RévoluVoilà tout ce qu'il y eut de commun tion etl'armée. délire d'une délivrance de sang et de vengeance que le carnage ne peut une fièvre de tyrannie soumission assouvir. tout monstruosité ne peut donner l'idée. s'éverC'est une orgie de cannibales appétit tuant à tort:. les nations civilisées victoire avaient et depuis subordonné soldatesque calamités que le des gens. flétri ces abus de la longtemps le droit de la guerre au droit seule a donné le signal de co mais elle n'a la Vendée jamais pu y faelle a été même.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de triomphe composés hymnes par Chénier. et elle seule est responsable des violences Les hontes et les malqui l'ont dénaturé. j ours honoré les armes françaises.

Il suffit d'ouvrir se convaincre qu'il est moins puissant. et l'Amérique et qui ont compromis l'Europe lité même de la France. . latente. en énervant ouvrage. constance eux et l'intrépidité de ses défenseurs. plus de répulsion elle presmême au sein de laquelle pour la coalition et des complices. toutes les révolutions encore qui troublent C'est elle qui. née à la dompter. et que là était.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE a attirés sur le pays sont exclusivement son heurs qu'elle la nation C'est elle qui. comprit était. La conquête subie en 1815. des peuples l'indignation humaine et la conscience par ses par ses provocations. Les est pas moins la conséquence de la Révolution inévitable de campagnes mémorables prouvent des généraux les plus illustres trop bien que la science et les exploits les plus héroïques de leurs bataillons ont pour le pays. a préparé tous les bouleversements excès. par la en la divisant lui a rendu terreur. la force destitable ennemie. dès le que l'armée sa plus redoupremier jour de son entrée en campagne. Un fait prospère que sous le sceptre néanmoins n'est c'est admis. bien alternatives par les chances pendue n'en guerre. eut pour instinctive que plus d'aversion. pas aussi généralement fureurs par la sauvée de ses propres que la Convention. été stériles moins les yeux pour moins libre et de tant de ses rois. sentait avait des protecteurs qu'elle enfin. par ses doctrines. qui agitent le monde. l La Révolution. dénouement résultats la nationaen soulevant susque longtemps de vingt ans de et le logique de 1789. de l'usurpation le cruel remède nécessaire militaire.

voies des causes à donner la ordinaires surnaturelles. raison de tout mais elle est im. Mais leur mandat . qu'une des lois de leur naerreur fait sortir orbite ou qu'une avec dédain ture.` CHAPITRE III DU CONSULAT ET DE l'eMPIRB La soumission des hommes nouveler térieuse aveugle des nations à l'avénement à dompter destinés ou à reprovidentiels d'une leur siècle est la manifestation visible dont la fonction déviations mysdes sociétés force immuable et prépondérante les est de réagir contre au delà de leur commotion entraîne humaines. La fatuité philosophique peut sourire à l'évocation puissante sort des des faits.événement qui et de l'enchaînement logique à ce qu'il y a de plus perceptible Cependant. de ont la solution mathématiques vers et de la plupart des problèmes nomène de sa pondération. c'est que le monde moral est soumis à des l'intelligence. Ces envoyés de Dieu. instruments de l'unil'équilibre que soulève le phéne remplissent pas libres et faillibles naturellement ils y apportent n'en de l'humanité. les imperfections il est vrai. leur mission toujours d'une œuvre surhumaine. Or les à celles du monde règles analogues physique.

grandi et gloadopté. Dût cette conviction faire sourire les forts.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE du sceau de l'éternel Organisaest pas moins empreint et l'on doit s'en prendre à eux seuls de l'obstacle teur. qui les détourne s'était voué au service de la Révolution. et ce bras. et peut-être de ses mépris. Pendant douze ans. à le servir: souples et empressés leurs principes aussi peu à craindre qu'eux. le premier général qui se saique la facilité avec laquelle sit du pouvoir et plia toutes ces volontés républicaines fit des courtisans ou des mendiants des plus fiers athlètes de la tribune et des plus incorruptibles philosophes qui aient maine. à en démontrer le néant. de leur but ou les arrête en chemin. il l'a tenue courbée à toutes ses fantaisous son sceptre. armé par elle et pour sa cause. d'une invincible crédulité dans affligés des doctrines rien ne nous paraît plus révolutionnaires. sies. flétrie par ses honneurs. il put compter flexibilité les façonneque cette même rait à son usage. était rifié destiné à triompher d'elle. à l'heure seuà son ne lui char eut d'une pour a-t-elle C'est que dans l'intérêt parce qu'il a employé. la force qui lui avait été donnée égoïste. flagellée Elle s'est redressée dans son humiliatiôn lement cessé survécu ambition l'étouffer. comme si l'erreur n'était pas toujours Napoléon il dut croire les trouva jamais travaillé à la régénération de l'espèce hu- . et à constater la viopropre lence1 faite aux mœurs et aux affections de la France. esprits l'infaillibilité où celui d'en tenir enchaînée qui l'avait les rênes. Bonaparte et les premiers actes de sa vie témoignent qu'il la lui consacra avec toute l'ardeur de son âge et sans arrièreelle qui l'a inspiré. assouplie pensée.

Bonaparte prix du service Pour se faire pour à la Convention. Il cherà lui par l'impulsion naturelle de son chait. applaudir ilcomce n'était pas assez de vaincre de vendémiaire. sa raison Il y avait et ses souvenirs.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE des passions si la haine comprimée comme n'était de l'esclave celle qui se pas plus vivace que dilate en toute liberté Placé entre la république dont il s'était fait un marchepied. S'il ne remplit sa sainte mission combat perpétuel sa politique et ses affecqu'à demi. et la monarchie héréditaire au service il évoquait l'ombre encore le grand menaçante. de ses vues se trouva donc souvent en La grandeur désaccord avec les exigences de sa personnalité. il attirait les gens de bien et de mérite. GLOIRE ET GÉNIE DE BONAPARTE Au ment révolutionnaire paroxysme succédé une atonie funeste aurait indubitabledu des pays. homme ne put prendre une attitude assez droite et assez dont haute pour de départ de toute comparaison. mais jugement supérieur antérieurs et peut-être ses habitudes. c'est des personnes et un ne pas chercher et à dégager son à s'appuyer sur son point élan de toute inquiétude et les choses séparer qu'il crut pouvoir comme au présent. ses engagements à son insu vers les homses inclinations le ramenaient mes de la Révolution. sans l'esprit militaire et d'Allemagne armées de Hollande l'enthousiasme en avait qu'il obtenu de venait par ceux de l'armée le commandement rendre à l'indépendance entretenu par les succès et porté jusqu'à d'Italie. . entre tions. encore meurtris de la mitraille des Parisiens. suffire à l'avenir § 1er.

Les divers partis qui allaient les républiques d'Italie tous en avaient autour ceux-ci délégués. la nation la plus railleuse mais la plus du monde moderne se prit d'une admiimpressionnable ration naïve pour le style aussi bien que pour les hauts faits du grand homme qui s'annonçait rition des anciens jours. que et le théâtral riez. de Pichegru et de Moreau. ner les masses et dramatiser S'il rivalheureux de Dumoun'avaitété qu'un habile général. son habileté sans égale et pronostiquaient se révéler. un parfum la antique réjouissait de Marathon et de Pharsale. comme une appa- nous se le rapNos contemporains comme peuvent à subir cette mysles esprits étaient prédisposés peler influence térieuse avant même que le nouveau général de l'armée On en était qui lui serait proclamaient les merveilles qui divisaient France des du nouveau conseils d'Italie encore eût franchi les barrières de Paris. l'imagination plus portés vers le romanesà la véritable que sensibles grandeur.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE étonprit qu'il fallait encore éblouir l'opinion publique. il n'aurait pas subjugué des Français. connaître quelque chose de prématuré et de fantastique. par quelle reet les initiés occulte. les champs de bataille. s'empressèrent ils lui offrirent le secours de leurs de ses ils se portèrent bras garants Il semblait leur avoir été désigné victoires. paraissaient que puissance Il y eut dans sa renommée en l'abordant. mémoire des vainqueurs ses bulletins à l'ampleur et. les faits répondant trop pompeuse peutêtre du langage. à disputer sur la portion d'autorité et déjà des récits pleins d'enflure dévolue.' Mais il servit niens à souhait le goût de ces modernes Athétous les mouvements de poétisèrent d'héroïsme son armée. comme général et de leurs .

d'exalter l'ardeur du soldat qu'il prit le commandement ses derniers et dénuée de tout. venus qui étaient les à leur sortie. Il les aguerrit par des habilement les vêtit et les sustenta ménagées. qu'il inspira toutes les populations dès longtemps hostiles italiennes. Il fit revêtir du mauvais état de leurs plaindre habits. Lorsde cette armée humiliée de chose “ démocratique déplus inspire « Vous manquez de pain. Nul. sur quelques détachements isolés qui se reposaient dans la supériorité de leurs armes. surprises et après avoir réparties par des réquisitions sagement les corps de l'armée autrichienne fatigué et dispersé par la rapidité de ses mouvements et la hardiesse calculée il tomba sur chacun d'eux avec toutes ses forces et les Il acheva. de prestigieux Ce n'est pas du moins un mérite vulgaire que d'avoir d'un public déjà blasé sur les vicissisurpassé l'attente tudes de la Révolution et las de la tyrannie sans gloire du Directoire exécutif. par l'idée défit tous les uns après les autres. et de munitions l'ennemi en regorge de vêtements' » Et. par leurs lons.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE dans ses batailles et dans son élévation quelque et d'inattendu. à l'Autriche. d'attirer à lui de son génie entreprenant. railler et traiter de conscrits camarades. puis. découragée releva son audace en lui montrant l'abondance dont et en jouissait l'ennemi par tout ce que l'orgueil audacieux aveuglément flattant son honorable misère pour s'en faire obéir. tous se Ht neufs deux soldats d'uniformes 1. fiers de leurs bail- . il revers. sans laisser à ses soldats allons les lui prendre il les précipita le temps de réfléchir sur leur détresse. avant Bonaparte. avec leur assistance.' avait eu cet art de préoccuper et l'opinion pour la dominer. et de confondre. n.

se trouva. la tactique surannée des généde sa avec une fierté à la République ses triomphes et à l'armée dont il était le premier défense. et. comme un demilitique des temps héroïques. de négociateur de profond pola triple auréole habile. il sous ses on lui prolequel aud'al- grande avec hauteur il répondit liance. ordres posa cune et fit taire de reconnaître toutes les rivalités. plus d'une Mais l'éblouissement aux yeux du monde. et y gagner l'estime le bienfait peuple en lui octroyant et de la justice sous la garantie de l'ordre du des provinces à l'admiration. tous les braves qui avaient combattu s'attacha. le front ceint de Formio et de Léoben. En reportant. Il sut en de ces proet l'affection inappréciable d'une auto- grandi par ses traités. et dè victorieux. a rendu ces taches et lorsqu'on se montrer imperceptibles vit le vainqueur. plus d'une en ont terni trahison la pureté. cruauté. après plus glorieuse le jeune Corse. cette gloire rayonnante. qui lui avait confié soldat. dans l'administration lui-même encore il n'y eut plus de bornes les immenses effet s'approprier ressources vinces sans les fouler. supérieur à conquises.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les plans que lui opposa raux allemands. ténébreuses et l'active intrigues coopération secrètes des sociétés sur jettent bien quelques nuages Plus d'une exaction. Des dieu en dehors de toutes les re- des rois pour fut couronnée campagne que la République et n'avait pas besoin éclairer le monde. Quand avec le gouvernement n'avait encore puissance l'honneur modeste. au soleil était semblable française du consentement Cette brillante contracté par une paix les traités de Campoencore. nommées contemporaines. .

Il ne quitta donc le premier théâtre de sa gloire que un autre.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE rité vigilante. à prendre part au gouvernement de la République française. toutes par les ressources de la marine et des finances. Il qu'un conquérant. le soldat de la guerre ni ceux de la France. ses d'accéder à tous s'empressèrent lui-même des préparatifs et. de passant des subsides qu'il enrichit ses trophées. I. inquiétés sa présence. il affecta et un désintéressement de lui. pour en chercher rivages du Nil. Les dépositaires mal assurés du pouvoir. Il eût pu dès lors prétendre. pour l'Italie. de l'expédition à sa disposition mirent d'Égypte. en le chargeant projets. vers le des vainqueur toujours fixé sur exactement de 3ir était le tenaient et des tendances l'o- apprit les intrigues v que y a diplomatiques y . mais soit que ce partage du pouvoir ne satisfît pas sa juste ambition. Paris. ce qui ne lui fit oublier plus ni les droits un roi au Directoire. et ses correspondants informé de la marche des faits pinion. Il s'attacha et acheta en se son indépendance par ses libéralités de la métropole. assez décisives une modération soit qu'il ne jugeât ni les circonstances ni son expérience assez mûre. chaleupar les récits sur cette terre clas- de la Républiet le salut de la France. pour ne pas donner trop d'ombrage il se montra impatient d'affronter de nouveaux hasards. dignes fut donc. sans témérité. Lorsqu'il T. et. Les profondes impressions que la rapidité de ses conquêtes en Italie avait laissées derrière lui furent entretenues avec soin reux de ses expéditions lointaines et lorsque des directeurs sique l'ineptie l'honneur que eut compromis tous les regards se tournèrent Son oeil observateur Pyramides. plus solennel aux encore.

de musulmans. homme tions Paris ment. par les flottes aperçu. presque il toucha la côte en clandestinement. qui mettait à sa merci les conspirateurs de tous désappointés par la déception il n'y avait pas un instant à perdre leurs calculs. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) commence une ère nouvelle dans l'histoire de la Révolution. soutenue et dirigée se par l'Angleterre. l'opinion puautant l'y encouragea par ses applaudissements à se voir que par ses vœux. aux acclamales règlements il arriva à sanitaires. que la nouvelle de son débarque- aussitôt no se Personne jeune blique sur les vues ultérieures du méprit et loin de s'en offenser ambitieux. s'éloidisposant au découragement gner de ses soldats sans les exposer et au danger d'une défaite imminente. il ne pouvait à profiter de cet échec. pour saisir une occasion Embarqué déjà assuré do la foule. protégé par les dieux que-celui César.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE do Sieyès et la mort du général Joubert étaient le prélude d'une crise inévitable et prochaine. Bo- . en France. le plus digne de lui succéder. traversa qui porta des mers sillonnées sans être ennemies. indifférent à la chute burlesque d'une pour le peuple. du succès. Le pays tout entier aspirait délivrer des mesquines ambitions dequi le fatiguaient son élévation fut à peine contestée puis dix ans par dont l'expulsion fut un sujet de risée quelques députés. et violant. il venait de leunearmée verle siège de Saint-Jean formidable d'Acre. pour revenir Le vaisseau non moins auquel il confia sa fortune. il le sentit et se hâta de déférer le commandement au général Mais. constitution déjà vingt fois violée par ceux qui l'avaient faite et par ceux qu'on avait préposés à sa garde.

Il se place entre tous. dès le premier jour. il puisa et une volonté méditations tout rentra dans la constance de son âme une force qui ont paru fléchir crise de l'exécution. et renvoya au travail les prolétaires salariés Prudent et même insipour l'émeute. mais qui n'ont du dans cabinet. mais inébranlable dans ses résolutions. sans dailes économistes. marine lissement butions millions et les finances. regrets et recule les espérances. il rétablit tout le mécagner consulter nisme des impôts. fixe toucrates rassure tous les intérêts et prend tes les incertitudes. au-dessus profite de toutes les fautes.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE il impose seul silence à tous les y domine tous les sacrifices. à six cents millions il porta les revenus de il tripla les ressources du Trésor et assura tous les avec sollicitude les notabilités Il chercha propres aux emplois éminents. l'ordre. et la suppression des contriréduit à moins de deux cents discrédit du désabusés des finances régulières perceptions épuiet les concussions sées par l'impéritie mais. partis et peut en exiger impunément Il n'éprouve de la part des démopas plus de résistance naparte dont il ravive les que des royalistes. services. n'eût attendu . sur ses égaux. et dès la première année de son consulat l'État. comme dans la quelquefois jamais failli dans les à sa voix si l'on impérieuse. degré de l'esprit d'autorité et de l'instinct du pouvoir. Le de la propriété indirectes avaient les l'avipapier. sur ses supérieurs de la veille et sur la multitude. Ainsi. dieux dans ses actes. un ascendant que perDoué au suprême sonne ne songe à lui disputer. il embrasse d'un coup d'oeil tous les détails de l'administration et réorganise comme par enchantement la l'armée. de tous.

non pas avec résignation. qu'on n'avait pu leur en inspiLa nation en-ou romaine.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qu'un signal pour abjurer chef pour marcher contre ses plus données menti ventes. naguère encore si feravait désabusé bien des dupes. Parmi ceux que la Révolution avait fascinés ou les vieillards. plus étourvernement des mœurs dis qu'enivrés républicaines. néant des institutions spéculatives que sous le Directoire. se de tant d'efforts fatigués impuisdes choses. Il n'y eut pas des honneurs pensateur plus de goùt pour j usqu'aux femmes qui ne se sentissent la valeur chevaleresque. et d'en faire de les plus fanatiques sectaires désespéraient nouvelles. séduits. Pour avait prétendu lui imposer en dépit de miraculeuse. et les jeunes gens. avec aux avances que leur faisait le disempressement et de la gloire. Tout se recomposa sur les du passé et chacun prit confiance dans ce déde ses professions de foi. sants contre la nature lices dans trant s'était dans la via. des dernières aux cette contre-révolution compléter une victoire mémorable vint laver la honte campagnes et révéler à l'Europe qu'il ne manquait . en effet. rer pour la rusticité spartiate mais fin se façonna au joug. avec ardeur dans la précipitèrent à leurs espérances tout un gouvoie large qu'ouvrait à renouveler. se rejetaient avec déles habitudes en enqu'ils avaient contractées Les hommes dont l'ambition faits. et se avec joie. ou n'avait mieux senti le Jamais. Mais l'expérience ardents les erreurs de la liberté. répondirent égarée. tant elle rougissait de sa dégradation hautement les doctrines montrait impatiente d'abjurer et les lois qu'on ses mœurs. qu'un la République abandonnée de zélateurs.

en le flétrissant de son importance. de sa propre autopour prix de ses consul. assignant et même nul. alarmes. Il subit et en a joui de séobscures ce don de joyeux jusqu'à sa mort. Ils s'en firent les instrules courtisans et actifs. du sabre. fonctions . austères en appales faveurs factices dans et la serappe- démocrates avec le plus briguerait consul. après de si longues tant bientôt C'était rence. de la République. se prévaloir par une récompense rité. s'y réfugiant port de salut. Sieyès services vénale reçut et de l'intronisation qu'il lui une dotation avènement résigné aux infligea nationale. le despotisme l'invoquant comme de leur impunité. encore commença-t-il par se débarrasser du seul compétiteur qui eût pu. assisté de leur concours Tant de splendeur du règne du après les turpitudes tant de sécurité Directoire. les plus avaient éphémères Le monarque premier balterne leurs constipour imposer et le joug de leur propre tyrannie.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE légions chef inspiré de Dieu pour acfrançaises qu'un faire passer sous le complir leur mission providentielle. premier Abjurant d'obséquiosité leurs vertus tous leur patriotisme comme vitude. lant à haute comme dans ments ples. même rance tutions le garant leur unique les plus les agents obsession. à l'occasion. du continent et promener le fléau joug tous les rois révolutionnaire les nations parmi toutes qui l'avaient ou appelé de leurs vœux. des tant après derniers vestiges les plus eurent d'anarchie. qu'ils ils se ruèrent sauvage. sous le nom de se révéla dès l'abord à ses deux acolytes un rôle suconsul. ils s'étaient rués dans voix la licence. la même ténacité montrées les plus souet s'imposèrent avec la la même intolé- maniables. du premier sans en xougir. du de subordination effacé les à qui.

ne fut plus troublé et que la France. et à l'architrésorier leur porté leur avait troisième consul. 36. par un régime séprépara. pour Aux quelques-uns. pas à faire jouir la France de l'expérience des pays conquis.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nateur de salaire1. qui l'agita. vère mais réparateur. Il n'hésita qu'il c'est-à-dire consulter. qu'ils au delà du rôle de comparses ambition que d'abord leur titre de second et de assigné Les caricatures temps ont énergide chacun des membres des prérogatives du de passive. du sénateur. à reprendre le cours de ses triomil comprit par la victoire. tandis que Boun supplément affectait de ne prendre pour collègues que des naparte se bornât à l'honneur dont l'ambition subordonnés de avec le servir prodigue et de tendre envers la main à ses largesses. mais à l'archichancelier et c'est une justice à rendre n'ont jamais l'Empire. de la virilité. et la en fermant la tribune. Couronné qu'il ne pouet il n'eut aucune peine vait régner que par la guerre. la génération à y façonner ni à y-assortir ses nouvelle.000 le francs revenu de d'une traitement sénatorerie. n en fut il exigea une obéissance eux. avait acquise dans l'organisation qu'il la gouverna Il lui laissa l'utile militairement garantie et sans la parleles avocats du contrôle dont il eut la prudence d'écarter mentaire. de cette ambition instinctive dit-on. toujours Jamais ques 1. phes. Mais ce qui fit paraître institutions. glorieuse au dehors. imposés tant qu'avait son sceptre. · s'ajoutait. la fonction exprimé quement dont un seul jouissait de ce triumvirat. c'est que l'ordre inconnu intérieur. duré la Révolution. calme et soumise sous resta 'dans les rêves les plus fantastiBonaparte. au dedans. légers les sacrifices au pays. .

mais lades de Toulon. de compromettant. épée qu'en l'humiliant par d'en faire un instrument l'humble des pensionnaire le confident de son France dont 3 quelle de cette le joug dut être nation.-H. 2. ni une soumisdans l'accomplissement ni surtout sion si empressée. et le il a été de l'hôtel réclamer Robespierre ou avancement. dans laquelle naparte. combien dut-il prendre en pitié à ses pieds toute cette race frivole prosternée De quel mépris 1. 3. Destitué comme n'a jamais payé son loyer n'a pas osé hôte. une lettre Il a circulé vanté d'avoir P.-F. si l'on en croit intime de cette jeune âge. le souverain de cette patrie qui avait absorbé la sienne. rien présentant qui l'accueillit du lieutenant d'artillerie rapports de son aux armées et l'arbitre dans sa disgrâce noble. et. . est supposée. à Fréron. qu'à la vérité Sa mémoire a été Bruttts les cette mitraillettre Il son Bo- il se serait historien signée commandé que démontre de Bourie)ine. n'avait et de Marat' tionnaire qui devant de cette oligarchie révolul'avait réduit à se présenter en suppliant elle pour obtenir l'honneur de la servir encore. lui le serviteur et qui ne lui avait rendu son sa clémence et dans l'espoir docile de ses cruautés 2 lui. lui. l'ami de Robespierre placable dès l'enfance. tant de bassesse dans un si exclusif et si imparti qu'il avait connu si arrogant. l'ennemi pesait sur la Corse qui l'avait vu naître sa surprise de se voir devenu l'idole le protecteur de cesjacobins qui avaient dédaigneusement amnistié sa noblesse. Grégoire. Si l'enivrement d'un juste orgueil n'altéra pas la liberté de son jugement. et l'arbitre absolu entre l'ancienne et la nouvelle entre la France et l'Europe France. extrême recommanda réduit des il une Victoires. Les surtout dut-il être pénétré pour avec ces réformateurs jeune. reavec Marat n'ont détresse. Mémoires son à l'empereur. moins ingrate envers Talma.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE tant de facilité pu se promettre de ses souhaits. envers lui-même. rois de France.

un gouvernement régulier.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE idéologues erreurs. que de souffler sur les à grand effort de génie par trois Les siennes. Bonaparte et de l'humanité. une mais savoir le pouvoir sous quelle forme extérieure se manifestera pour que les lois de la justice C'est ce qu'ignopas enfreintes impunément. l'argent. à la trop souvent préposés ce que la volonté inflexible de leurs illusions et les esprits vulgaires. des théories toujours prêts à faire fait que révéler N'eût-il philosophiques abjuration au monde d'un pour de le néant parlementaire. apôtres humaines. qu'il a lorsque et vécu dans connu des lois. quB l'idée que une ménagerie. direction des États. inspiration ou de le manipuler de le perfectionner. par l'extermination identifiées. pas un pays nouvellement des croyances et des usages avec lesquels on intérêts. des rapports et avec les de sociabilité avec lui-même autres. pour les anéantir. comme est une est une nation. ce peuple d'insensé. sous prétexte des races de parquer entières un qui y étaient comme peuple de l'argile. méthode de bien régulateur ne soient rent que la question plus ou moins enfin savante n'est pas d'inventer de le constituer. du moins que la Gaule n'est qu'elle avait des découvert. mais d'un soldat leur apprit en se jouant . d'avouer ni le mérite leurs de et salutaire Ce fut une grande leçon que de mettre à nu l'impuissance et l'hypocrisie de tous ces fauteurs de la liberté et de la raison de révolutions. admettent abstraites. Il n'eut constitutions assemblées moins élaborées et le danger auraitbien mérité besoin régime de laFrance de rhéteurs. mais qu'on ne détruirait pouvait essayer de transiger. la persévérance ni le courage qui n'avaient ni le remords de leurs crimes.

le premier Bonaparte Il est plus réel et moins des périssable que la gloire armes. CONCOURS DE L'EMPIRE. aux lois de l'esprit à celles que les animaux ne seraient jamais sortis de la barbarie. PREMIÈRE Deux stacle. lorsqu'ils fraient des S'il à lui comme toujours jamais une deux auxiliaires à faciliter de ses desseins son élévation? et véhicules exista prêts avec la Révoantérieurs engagements était une amorce à son la servilité même voyante se jouer humaine assez clairintelligence et assez vigoureuse pour tout pressentir pour ce fut assurément des plus grandes diHIcultés. Tel est.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE de simple citoyen. L'histoire devrait placer au rang des demi-dieux les princes du fléau de la déqui ont délivré les nations mocratie. de de ses devoirs § H. celle de Napoléon et les défauts de cet homme Mais si les qualités traordinaire dominèrent années pendant plusieurs les partis qui divisaient les cabinets de l'Europe la France. . haute attribuée redoutables également dès te principe. plus rebelles l'instinct. les peuples. s'ofet de sa puissance. la politique de tous et l'opinion du monde entier. source de sa gloire les séductions Pouvait-il les éviter. ambition et un piège tendu sous chacun de ses pas et du champ de bataille. extous Bonaparte. d'Hercule Que sont les douze travaux auprès d'un si grand service? Sans l'autorité qui féconde le génie humain et protège la liberté du faible. à l'accomplissement que le courage de ses écueils faisaient ob- mission de la haute s'était Bonaparte dont lution. titre de à l'estime de la postérité. FATAL DE LA RÉVOLUTION CAUSE DE A L'AVENEMENT SA RUINE. selon nous.

de complications dénouées trigues obscures. ou. Était-ce diplomatiques. comme on le suppose légèrement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il faut L'adresse bien reconnaitre qu'il ne circonstances qu'il sut eut ni lui-même prévoir ni à subir des maîtriser. conseille jeux de prince. avec laquelle il s'était dirigé entre les factions ou se prévalaient de son qui tour à tour se défiaient la patience appui qu'il avait mise à épier.itél'observateur . toujours de factions irritables même et de de calMais cet excès de ses propres mains. binées au dehors avec autant de hardiessè que de tout rapidité d'audacieuses ce prodigieux tissu de trames adroites et de calculs savants et d'inconceptions. le fruit des méditations d'une jeunesse ambitieuse? Ces à ses disciples. ceignit prodigieux qu'il dans son organisation en établissant intérieure. à saisir le pour se faire investir opportun l'affermir et se l'identifier son front du diadème le talent du pouvoir. une volonté et un calme inalénergique térable pour marcher sans s'égarer à travers ce labyrinthe de ruses cupidités culs et de précautions des périls imminents. déploya une hiérarchie et dans ses entreprises comirrésistible. sous la pression d'un ou plutôt de graves embarras ou suppose C'est plutôt le signe d'une politid'une puissance assise solidement dans l'œuvre d'un esprit Bonaparte lucide et réfléchi. que fourvoyée que sur sa base. le enfin lorsqu'il moment proroger. que Machiavel n'ont droit d'af&iger et d'étonner dési. par la victoire et de fils déliés ou mêlés par la diplomatie fut brisé se rompit de luimême pouvoir qui n'eut plus de point d'appui quand il ne trouva plus de résistance. IL fallait sans doute une tête puissante et une rare de front tant de négociations perspicacité pour mener et de guerres. altérées.

et une sorte de courtoisie témoignages inespérée. comme d'une administration réconciliation indisciplinables. isolés ou suspects. tout surpris des amis. en acceptant ses faveurs. à leur en donner l'exemple.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE que parce qu'ils ont gâté un règne exceptionnel. pensant. d'une dont les commencements portaient l'empreinte . ressé Les deux premières plies. du Bocage et des Manges combattant paysans pour leur et mourant sont ce qui le religion pour la glorifier. décida au rétablissement avec raison. professait l'on assure cette abnégation des que cette constance. Aussi tion. Rassurés attirés inusitée. des partis d'une dix années plus apprécier par les. de bienveillance à ils s'apprivoisèrent et ne tardèrent pas les royalistes cachés ou fugitifs. ils rentrèrent dans la vie qu'alors des parents et de retrouver encore sociale. et réparatrice par les bienfaits féconde. par une tolérance des par des promesses. Il tout haut son admiration et pour la Vendée. Le clergé fut le premier Bonaparte comprimés les églises satisfit spontanément aux vœux de la population catholique. années un long du Consulat furent remla règne. châtelains et les la Révolules émigrés les avec le général de la République s'attacher à sa fortune. faiblesse et par et de désespoir rir le retour. et sollicita du pape un concordat longtemps rouvrit et dota qui fit cesser le schisme créé par la Constitution civile du clergé. qu'avait multipliés et les honnêtes gens. en effet. . du culte. plus justice sans de trouble et ché- ou l'assujettissement par les émanations une sécurité faisaient dont d'autant les mécontents propriétaires Justraqués ou proscrits.ardeur juvénile pour l'idéal de la civilisation. respirèrent-ils plus librement.

courtisan d'achever excuses pour et d'opposition. rité vous demandait le rétablissement La colère rieuse soudaine ne du maître. par les gens du château. pour peu qu'il leur en revînt quelque profit. L'émotion 1. fut de ces nouveaux le général. tions sincères. remontrances l'État. de Bonaparte sa phrase. si la majo* l'orateur chargé de porter la parole. éperdu. de chargée de ses collègues patriciens. Il ne se <:onso!a jamais d'avoir de Bonaencouru la disgrâce à l'auteur du Voyage es ne garda pas rancune parte qui. il est vrai. Cette réparation solennelle des sacriléges de la Conles parvenus de la Révolution vention alarma cependant de laRépublique. Révolution. savants reconnu humbles corps de fait que « Mais. sortant Volney suite de laquelle il fut porté. qui s'en notables étaient ostensiblement rendus complices. cependant. d'un défi jeté à leur pour offensés comme Une députation dont sénateurs. répliqua » des Bourbons?. frottés de philosophie voltaileur dignité crurent en se voyant rienne. à la vu ie sénateur de cette entrevue. avons ~yp<e. qui voués à tant de faux dieux. dans sa voiture. lui et ses amis. connaissance en se confondit Volney La leçon le corrigea de toute velléité de blâme irrité leur fit. permit pas révolté au injumalencontreux de cette supposition. Nous et perdit jamais.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qui ont des convicque ceux-là seuls sont redoutables et que les dévots de la. compromise démentir un de leurs par un homme qu'ils croyaient et les esprits forts de l'Institut disciples. seraient s'étaient toujours prêts à néchir les genoux devant les autels profanés par eux -mêmes. compétence. . les les porter et du premier Il répondit naturellement qu'il n'avait au vceu de la majorité déférer des Français. avait Bonaparte lui s'en tinrent et la incrédulité.

engloutit quatre La guerre de Prusse son. et l'intérêt conceptions Ce qui sous le même dérogeait. La guerre d'Espagne n'a pas eu de point d'arrêt. il y trahiinso- et revenus. à une les plus qui à sa merci. à la messe. niveau. tout y était tout a'arma contre Bayonne. sur tout le reste au génie supérieur qui de faire absoudre par le pape devançant envoyèrent accueillis sinon les délits les chamleurs aux gens Tuiledes Les philosophes. et les préfets du palais. passait Dans cette scène presque se révèle. comme frères. sanctifier nalité plus étroit mais nelle a souvent contradiction hommes séduire. est le commencement Hommes de d'une décadence lui. Les Prussiens lents envers la France. Mais après le guet-àpens armées. bellans relique la restauration on s'en rapporterait qu'un acte politique. pressentir sorte d'assurance mutuelle contre ditaires. effet. et les gentilshommes ries furent traités par les républicains. il oubliait vastes sa personlorsque les lois de la logique. Ce désaccord entre ses Seulement. le fort et le faible de la politique Il ne lui échappait affermir ou rien de ce qui pouvait son autorité. de se prêter les ennemis a pour cause le refus ont été de toute la coalition . des égaux. au moins comme comme ce qui s'élevait. Cette le porta plus d'une fois à persécuter des de les estimait assez qu'il pour désespérer ou et à entreprendre des guerres impolitiques ou sans utilité ruineuses. injustes La plus malheureuse de Bonaparte ne inspiration fut pas de vouloir dont seul il un pouvoir perpétuer 1. y était impliquée.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE le fond de sa pensée. et. gieuse Il fut convenu n'étant dès lors ils y entrevirent les légitimités une héré- aveuglément sur lui prenait révolutionnaires. en burlesque du grand homme. de sa situation plus impérieux personété l'écueil de sa noble ambition.

La noble et le dépit l'égarërent n'avait pu qu'elle aux jours de son publique des princes &la proposition en éprouva que Napoléon précipitèrent en l'irritant. il ne lui était pas plus difficile de monqu'il sur le trône consul ne le lui avait été de se nommer premier dix ans. son concours. au milieu des inextricables perturbations à l'Europe à son aide. proroger pour donc eut-il la mauvaise Pourquoi pensée de s'appuyer sur l'abdication de la dynastie absente? En quoi cette sa situation et légitimé son avéchangé ? et comment un esprit aussi élevé a-t-il pu se eût-elle lui tienque la fange révolutionnaire persuader lieu de l'huile sainte qui figurait au sacre de nos ? de revêtir par dépit les insignes de sa soude . 1. intronisation. et de se faire lâcheté nement laisser drait rois Soit par impatience soit veraineté réelle. le crate. La une mais tait fois.la déception qu'il il se tourna vers un pour prix de donc encore ensevelie. du fond de son abjection. et les usurpations les confiscations faire accepterà la conscience triomphe. et avec un peu pour consacrer et d'à-propos. qui consende faire ratide 1789. nom ne fait rien à la chose. réponse qui leur fut insinuée et ses résolutions .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avait l'entente et le secret. dont il était émiqualités doué. de patience nemment ter avait suscitées française que la Révolution <:e fut d'avoir appelé cette Révolution même ou plutôt pour polluer son autoQu'il se fit consul à vie. il promit auquel Révolution exhumer du sang se ranima pour à le tenir pour construire d'elle. avait volontairement allié plus souple. non affrontée. sa république un trône au guerrier était belle doctrines L'occasion les fier. dictateur.

d'avoir à sa tête ni un homme d'injamais eu le bonheur telligence supérieure d'un caractère ferme. avec plus ou moins droit d'être consultées. annoncée sans détour. le plus faible et le plus était aussi le moins compacte. se rectifient ce parti ne repréAux yeux des révolutionnaires. aussi radicalement le principe démoAvant de changer cratique dans lequel la Révolution avait circonscrit le toutes les opinions le se crurent dirigeant.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE Une prétention si exorbitante. ruinés et quelques courseigneurs de leurs priviléges et encore entichés . avertis projet amener une d'un qui ruinait commotion leurs vio- et qui pouvait espérances se mirent en mesure lente. testèrent énergiquement à la main la déportation et les supplices et le poignard encore leur silence. sente tisans que quelques surannés. imposèrent Les royalistes. exposa sa cause ses titres. de modération. pouvoir et chacune. dans l'évend'intervenir. milià plus forte raison par un pouvoir neté populaire. taire sourd par devoir à tout ce qui n'a pas été noté dans de discussion sa consigne. le plus chance favorable. tualité d'une et peut-être le plus nombreux. Composé impopulaire. Il y avait de 1793. de force ou de sincérité. ils provétérans quelques au nom des droits de l'homme. ni deux un prince d'un sens droit et indispensables pour qualités et dominer les événements et les esprits et qui s'aident l'une par l'autre. le plus national inoral. il n'a d'éléments incompatibles. Mais aux partis vaincus toute et produisit liberté est à tout jamais interdite soit par les gouvernements soit par la souveraidespotiques. Mais ce parti. à peines dut réveitler toutes les défiances assoupies.

une cause qui avait comme la Vendée. . La première servir ou conseiller catégorie compose et peuple des gens de cœur au même titre et de dévouement noblesse qui ont versé leur sang dans le drapeau de Condé ou sur qui ont. et l'on doit y comprendre isocivils ou dans les Assemblées. qui. Les généraux sacrifié leur fortune militaire leur conviction et leur ont droit d'y Sgurer sympathie. ont payé de leur personne confessé leur croyance avec courage. à Lyon. étrangers les uns que par deux sortes réet aux abus de l'ancien autres aux intérêts les hommes d'action et les agents nombreux qui. de cette prérogatives nous l'avons féodales. pour se les princes. prennent ou s'entremettent ger leur principe pour diriger. vainement les rangs noblesse d'élite que le sentiment attache au drapeau du devoir et de l'honneur sans intérêt Si des yeux prévenus et sans illusion. sous les échafauds. aveuglés esprits tels qu'il s'en rencontre nobles que parmi ce type n'en l'ignorance beaucoup plus parmi Mais tout les anciens. dans les troubles et lément ou collectivement. est pas moins gravé qu'il soit. tous ceux au premier rang. les nouveaux chimérique fort l'empreinte ce n'a jamais par effacée été et plus que dans et la étroits. ont en reconnaître prétendu ou moins problématique. sur eux de propaplus ou moins accrédités. profondément à l'envi elles le reproduisent pour servir d'épouvantail aux bonnes tentés de déserter les gens qui seraient ` de 1789. pour Pichegru. principes ou légitimiste ne s'est jamais Le parti royaliste révélé et les gime de gens. quelques fatuité. dans toutes les cervelles et bourgeoises.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de transiger incapables Ce type est une pure cherché dans sur leurs fiction.

et toujours inutiles. Toutes ces agitations et se croiqui bourdonnaient saient en 1804 autour du gouvernement auraient rendu une combinaison impossible efficace entre les adversaires tentat sérieuse et une consul.rËTDEL'RMPIRE Quant zèle lés dans aux comités indiscret les toutes ils n'ont souvent et aux officieux qu'un dirigeants et quelquefois intéressé a signaet dans toutes les conspirations comjamais été que des auxiliaires ils n'ont pas été des obstacles promettants. du trône elle lui a créé intrigues. I. et il repoussa les premières assertions de son ministre de la police. entente L'atdu premier dans personne contre sa la rue Saintdirigé attribué aux révolutionnaires. C'est nuisibles le titre la confusion de la Vendée ou suspectes. et qui fut d'abord avait été le crime isolé de quelques désafanatiques voués par leur parti. que portait contient qu'il savait régner doonnpnts officieuses dans sur ses l'in- de curieux de ces comités et de ces interventions et officieUcs en France. par la seule raison n'étaient que des armes aussi déloyales pas à l'usage de ce parti. depuis. Cependant 1. sa rentrée Loms XViM avant T. Bonaparte rendait cette de les croire Incapables de projustice aux royalistes céder par l'assassinat. L'histoire convénient. Nicaise. souvent 2. Fauche- jusqu'à Royer-Collard. quand Leur activité n'a pas avancé d'un jour la restauration et si elle ne l'a pas retardée. fausses la de tout ces le 'dispendieuses qui des avis inopportuns le choix de ses espérances.COXSUI. 35 . inspiré doute ont qui sans aucun comte de Provence~ ne fut dans . des embarras et des entraves Le ni contribué heureusement missions royaume ni dans Borel à sa perte.conception dans colportaient et de confidents.Dt.

sur l'active coopération gage qu'il leur donnât-un pourvu son alliance avec eux. à la réalisation plus grand obstacle à leur nom raison de la considération qui s'attachait et du rôle révolte ments qui pouvait important soit sur le Rhin. des armées de l'Italie queurs deaisément dont les dispositions du Nord. encore beaucoup des gens. faveurs avaient excité leur soit échoir dans dans une les départeaux vain- de l'Ouest. sérieuse. de l'indissolubilité de le peuple et contre lui. au premier venir hostiles d'un prétexte plausible pour s'attribuer un pouvoir dis- prodiguées la jalousie . ce cas. inquiétude Moreau de deux généraux. des révolutionnaires. pouvaient Il avait donc besoin consul. à un fit pas obstacle attentat contre le droit Vendéens La présence à Paris de plusieurs assez répandue d'un changeà la nouvelle de Londres touchait fort peu Napode gouvernement ment prochain léon. du duc ne d'un beaucoup plus de force contre les autres formulées Cette considération décida d'un crime neutre aggravé et la violation d'Enghien. Les. sition Une autre ouverte le préoccupait. aux accusations défenseurs territoire encore de la destinée c'était donner qui seraient de la dynastie. accourus ces illustres de partisans adversaires dans comme le et il les regardait en de ses desseins. en les accusant de conspirer eux-mêmes Il pouvait dans compter. c'était l'oppoet Pichegru. conservaient l'armée. n'était pas de nature e Ce scrupule il comprit il n'hésita à l'arrêter pas un moment que à la découverte d'un mêler le nom d'un prince émigré vaste complot.LES RUNES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rangs venait sée propre contre le ressentiment de ce qui aussi peut-être sa vie lui suggérèrent la pend'être tenté contre au succès de son servir les légitimistes de faire et dessein.

donappartenir réel ou prétendu. à la cour du prétendant. quelque prince cour d'Hartwoll. doudal rapports suscitées de après lui avoir donné une certaine apparence Le complot à Georges à Pichegru. ou même la suggestion de quelque tentase réservait de surveiller et de révéler au besoin. Son génie plein de ne recula pas devant cette entredu mémo de conspiration parmi les partis vaincus et les opprimés de l'intérieur n'ont cessé d'entretenir des intelligences les avec jamais ou leurs anciens serproscrits. signalaient notoires et les rapports occultes de rendaient facile à la police consu- eu des velléités l'invention tive qu'elle et quelques correspondances suspectes. et de Rivière et de Georges et toutes leurs connus naient pour donc familier connu de la émigré ou quelque donc MM. de ses deux redoutables. somptions. démarches On les avait étaient suivis pas à pas épiées. réalité. et à Moreau n'a jamais Mais les de ces entre eux et les agitations généraux du prochain avénement par le bruit universel aidèrent à les compromettre en les pousde l'Empire dans l'intérêt éventuel d'une cause saut à se rapprocher Afin on de donner résolut plus d'attirer de gravité à ces sur le continent préou commune. Caimputé été prouvé. de Polignac On détermina à passer le détroit à la suite de Pichegru CadoudaP. JtfjM:OH'e~ de MéMe . que leur bannissement vices dans la Vendée Ces tant laire dispositions de mécontents la saisiede comme des libérateurs. Fun de ces agents. Cesdeuxnoms. 1. les plus antagonistes ressource et d'audace prise hasardeuse. Il y a toujours coup.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE créHonnaire et se défaire. à tout complot dans de Latouche.

lui-même avait dique Bonaparte le 18 brumaire. la crise inévitable d'un chanattendu amener des chances gement politique pouvait il y avait loin. autre impliqués. Quelle que fùt sa vigilance et son activité. A la vérité. Elles auraient donné un tout de tous autre caractère au procès. par sa propre jugeEt qu'il ne fallait pas laisser à l'opinion expérience. contre le Directoire. parsur plusieurs points à la fois. Mais vint rigée. et. contester. Il avait interrogé lui-même le capide navire qui avait amené ce dernier. et ne serait pas éloigné connaître qu'il l'approuvait lui-même de se concerter avec eux pour donner enfin un définitif à la France. des tentatives Toutefois imprévues. avait voulu les détails et le but de cette entrevoir et réconciliation. le premier consul au rapprochement qui venait et Pichegru. més et la réunion solution la fermentation instantanée chacun les partis alarde tous les hommes de réfondait des espérances constituaient réel pour l'autorité.LES RDIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lequel sonne ils seraient pour D'un étranger Moreau taine laissé ne pourrait cette éventualité. une signification que perOn les tenait en réserve n'était pas demeuré de se faire entre côté. un moment où les manœuvres qu'il avait fallu préparer qui pouvaient à l'attaque combinée pour dont journer impliquer on avait sans dans lieu de une même se défier conspiration ne pouvaient tous plus ceux s'atielles éclater sur lesquels un danger le succès d'une intrigue si compromettre Le premier instruit consul. La mort du général gouvernement et celle du capitaine ont prévenu réWright d'étranges vélations. il eut re- . le temps de se reconnaître. compliquée. cédant lui-même publique aux inspirations toujours cruelles de la peur.

mencement donc se prévaloir que du droit du pouvait des siècles mais il n'est pas dans les mœurs . tandis que le délit du second d'exécution. impérial. dernière voulaient était miner son avénement que la fortune faveur. était flagrant et avoué. comme à couvert contre conduite avec une rare habileté Mais elle portait avec plein succès. une subtile distinction et d'incri- ce qui eût été un droit pour l'autre. Elle monta avec lui sur le trône du sang d'un prince généreux. cette qu'il fît dans la suite pour rompre alliance il ne retrouva les impure. effort Quelque à consacrer mence. On ne plus fort. de la appela à son aide tous révolution.République. et sut adroitement augmenta la stupeur générale pour se réfugier dans le seul asile capable de le mettre les poignards sa vie. elle son châtiment. car les premiers n'avaient pas reçu de mandat qui les à respecter la Constitution et l'accuobligeât consulaire. en dérision de ses propres engagements.DUCOKSULATHTML'EMrtRE cours à des précautions les sanglants souvenirs l'effervescence des esprits extrêmes. qui menaçaient Toute cette affaire d'un fut de profiter sur le trône. plus sous l'Empire nobles inspirations Il ne songea même pas du Consulat. sation ne pouvait leur reprocher un compas même tout s'était puisque passé en conciliabules entre des hommes anique l'on supposait més des mêmes sentiments. Entre renverser de faire les uns de celui acte de clépar un grand semblait lui avoir ménagé pour le complot de ceux qui présumé de la Révolution et l'attensouillé et couronnée l'ceuvre tat consommé difficile dans il qui renversait la. et le premier consul se trouva lié voulu par le pacte qu'il venait de plus qu'il ne l'aurait contracter avec la Révolution.

Le même Bonaparte mieux que personne était fait pour comprendre se donqu'il pouvait clé la générosité. Les Talleyrand aspiraient à so rendre nécessaires du bandeau trafiquer impérial Ils savaient bonnet rouge. avec ses prétendus peine de le confronter complices. première c'est pour céder de préférence aux inspirations d'un ou aux exigences de ses noupersonnel. auquel grand que le premier il pouvait. en triomphant de ses adet plus complètement versaires plus sûrement que par une odieuse On aurait en général cru à la vengeance. l'excuse les puisque sous la de la justice sur un territoire neutre main du pays et un ennemi qu'on était allé saisir inoffensif sans se donner seulement la pour l'immoler. en effet. que tout et se promettaient de comme ils avaient fait du leur crédit tenait à . veaux afndés. ne s'intéressait assez à l'honneur de son maître pour lui faire entendre ce que ressentiment sa renommée montrer aussi et son autorité même auraient gagné à le des Césars. de la nécessite. avec un ~usto à plus d'un titre. S'il s'en est abstenu. ner le mérite réalité de l'offense si elle eût été avait remise et cette magnanimité de la vraisemblance le double par le pardon. Rien ne pouvait donc entraver ni aveugler. Or il est évident était tique.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE civilisés les dans d'accorder prisonniers l'espèce. de donner avantage disons au complot et d'enchaîner à jamais il aurait usé pour la la volonté de ceux envers lesquels fois du droit de faire grâce. et l'on n'avait pas même. Aucun d'eux. se comparer du sang et elle ne Mais la Révolution voulait orgueil. nous ne mais sa froide polipas la justice de Bonaparte. et les Fouché s'engageait qu'à ce prix. vaincus étaient au vainqueur le droit d'exterminer de guerre. que le parti le plus humain aussi le plus habile.

haute. des derniers rangs de l'armée écartait toute idée de défiance ou d'envie. ignorance d'officiers river ces représentants du peuple entourés et à peine dégrossis sans expérience pour arau commandement. il venait aveclesquels et dont il persistait à se dé&er. d'effacer espérances. été signalé à Toulon. par le pays. Le premier de la intérêts épouvantail de rompre eût frappés consul crut continuât de s'appuyer plus utile servir comme sur la à ses au contraire et de s'en d'un ménager contre les légitimistes. se livra cependant demi à ces qu'à influences. Elle lui en avait bien aplani le chemin mais elle l'eût sacrifié comme en lui confiant ses armées d'autres généraux si elle eût tant tion. les traces trop visibles et de supprimer le calendrier réil ne voulut pas voir qu'en employant les volutionnaire hommes même qui toutes l'avaient ne servie il en maintenait par là les traditions. que pérnicieuses à une sphère plus pure et l'essor de son génie aspirait Napoléon et que. de s'élever pensée plus ments pourtant en dehors s'il avait fallu trône jusqu'au de la prévoyance humaine. faire fendre son ambisoupçonné Il ne pouvait se plutôt que d'y prêter les mains. Il sentait. choisi c'est pour la décontre qu'il lui avait envoyés par elle à Lyon et par les proconsuls où ses conseils avaient la profonde dissipé confiance. pour une lui la inspirer série d'événeil n'y avait mais contre pas été porté par la Révolution. mérité sa illusion sur les titres qui lui avaient Si la Convention les sections l'avait de Paris. quoiqu'il les dans leurs chefs et dans leurs plus chères Il se contenta de changer les formes. au fond de l'âme. elle.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE ce que le gouvernement Révolution. de tous Sa jeunesse .

sa conquête de l'Italie l'eut il dut et la fortune l'avait conduit des masses qui. à chaque bataille.LES nmKS DE LA MOXARCHUj FRANÇAISE de par la main du grade à celui de général. par de Maistre les hommes che ou de génie qui observaient la marElle était attendue de la Révolution. de ses compépeu de jalousie mais beaucoup de mépris pour ses semblables. en effet. Quant à la convoitise dès que mis à l'éprouver même ses forces et de mesurer la distance d'éprouver à franchir. d'après la portée incontestable dut avoir peu d'estime pour ceux qui ont signé ses premiers états de services. depuis dix ans d'Etat du pouvoir suprême. par Dumouriez et par Pichegru en secret par Danton provoquée et Barras. Mais. par le pressentiment d'i nom et des projets du général victos'enquéraient Elle avait été tentée par La Fayette. des circonstances combinées qui semblaient pour mettre ses talents en relief. taire. et déterminé de circonpar l'opportunité stances milidepuis longtemps prévues. au 13 vendéinvoquée par toute la France miaire et au 18 fructidor. d'usurpateur tomber et certes en de gouvernements des mains moins éphémèfermes et il y a lieu d'hésiter à qualiner celui qui eut le courage de rétablir le prin- . Tout le monde était donc préde tant paré a la transition res à un pouvoir~ictatorial. il carrière. Aj juger des débuts de cette brillante de son esprit. avait été prédite par et par tous Morris. Il pouvait moins dignes. rieux. titeurs. n'y eût-il pas été invinqui lui restait cihlement il y aurait été encoupoussé par son génie. ou l'indignité de ceux qui exerçaient ragé par l'impélitie le pouvoir. par MaHet-Dupan. lieutenant à travers des médiocrités moins concurrence et qui lui faisaient que contraste. L'usurpation dès 1790 parBurke.

tombe. au moins comme une humiliation de si hautes il a précipité ce grand homme. pas une de ses conquêtes n'a~pronté n'est arrivée à la maturité. comme la proposition l'oppresseur se la partager par moitié? 1. qui l'obsédait. enchaîné survécu. peut-être. esprit si logique en dépit des traités la Russie ceux qualifieront qui regardent de l'Europe. indoué d'un enfin. c'est qu'il d'emportement avec l'esle règne de la paix incompatible avait rendu il s'était imprudemment auquel prit révolutionnaire. pas même. perdu de la France. Mais si l'empereur Les causes à sa passion pour la guerre.DU CO~SCLAT ET DE L'hMPIRR dans cipe d'autorité eu la force d'arracher et moins L'histoire gne d'avoir fait rentrer lisation. qui l'ont vrais intérêts du droit des inexplicable conséquence et si pénétrant. tous les autre qu'un ne contestera sauvé le monde elle lui un moment la France où nul autre n'aurait à l'anarchie. pas une de ses créations rendu l'existence de la Révoqui avaient n'ont pas été étrangères à la chute de lution impossible ni l'excès ni l'abus de la puissance n'ont jal'Empire s'est livré avec tant mais rien fondé. dans monuments de sa gloire l'ont devancé de la cividéblayées tiendrait d'avoir plus de compte si la Révolution ne lui avait pas la àla France. Comment le czar aujourd'hui de que lui fit Napoléon . à appelé dans les entreprises destinées. contre l'Espagne. gens. le pape qui l'avait dans un homme contre contre au mépris sacré. ce mérite insipas à Napoléon d'une ruine imminente et les voies la société dans Mais la Révolution. C'est ce souvenir identifié à son avénement. Lui-même a duréplun que sa toute-puissance. gigantesques sans tenir compte des contre la Prusse. un prince légitime. sinon comme un remords.

Si sa re- à remplacer les inpartout et morales par le droit de la force. n'auront servi qu'à dissémi- religieuses à avilir enfin tous les pouvoirs en ne les aptutélaires En s'incarnant puyant que sur des notabilités suspectes. après pris sa tâche. les mêmes gages n'était donc abnégation La Révolution.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en opérant la contre-réOn conçoit ainsi pourquoi. d'ailplus de pape à Rome. et dans son tourbillon toute la splendeur emportant toute la fécondité du sol de la patrie. et de couronnes ner les éléments stitutions conquises de révolte. et l'Église romaine pices les vieux trônes s'écroulaient. à Napoléon sous son manteau qui l'a réchauffée impérial. Si les révolutionnaires ou de Pichegru. aura la Révolution. Bonaparte La propagande continuait sous ses aussa popularité. contre tous les vrais principes social. nommée a passé comme une trombe. De cet . comme s'il ne s'était rien tervalle remise contre qui dût la mettre à faire des chartes hors de et à lutter et de fortune. c'est que ce sol avait été déaud~ et infecté par la Révolution. n'avait On espérait bien.