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Directeur de publication : Victor NDOKI

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Réc. n° 203/RDDJ/C19/BAP

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n° 197 du 25 avril 2013

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Prix : 400 FCFA

Les Nouvelles

Hebdomadaire d’analyses et d’enquêtes

DU PAYS

Lettre ouverte d’un Franc-Maçon à Pierre Moukoko Mbonjo

Granddéballage

àlaFranc-Maçonnerie

camerounaise

Un Haut Dignitaire de la Franc-Maçonnerie épingle le Grand Maître de la Grande Loge du Cameroun

Un Haut Dignitaire de la Franc-Maçonnerie épingle le Grand Maître de la Grande Loge du Cameroun

Pp. 5, 6 & 7

Sonara

CharlesMetouck

prend9ans

de prison ferme

P. 7

Litige foncier à Yaoundé

Le dilatoire ne marche plus pourTchinda

P.

4

Lune de miel Rdpc/Sdf

Tricherie et fuite en avant autour d’unealliance

P. 3

Litige foncier autour de la liquidation Safil

CommentDieudonnéKamdem bloquel’exécutiondesdécisions de la Cour suprême

Après plus de 20 ans de procès, Mme Rhode Sack ne parvient pas à exécuter des arrêts rendus par la Cour suprême en sa faveur, depuis 2010, dans le litige foncier qui l’oppose à Dieudonné Kamdem. Ses avocats indexent des autorités administra-

tives et judiciaires qui font preuve de complicité et de complaisance.

Pages 8 & 9

Dégâts collatéraux des Sénatoriales

Un fils Bandjoun exigeladestitution du Roi Djomo Kamga

Page 11

Une publication de LEADER ENTERPRISE - RC/DLA/2001/B/026153

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N° Cont. M020100011522D - B.P. 15579 Douala - Tél.: (237) 74.77.97.97

LesNouvelles BBBB LLLLOOOO CCCC ----NNNN OOOOTTTT EEEE SSSS N° 197 du 25 avril 2013 DU
LesNouvelles
BBBB LLLLOOOO CCCC ----NNNN OOOOTTTT EEEE SSSS
N° 197 du 25 avril 2013
DU PAYS

Espace Santé

 
 

taient les concentrations virales les plus faibles dans leur lait. » Plus la concentration en virus est élevée, plus le risque de transmission l’est également. Résultat : un plus grand nombre de nourrissons a été infecté dans le groupe sevré après seulement 4 mois d’allaitement. Des traitements pas toujours accessibles L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) re- commande depuis 2009 de « poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge d’un an, à condition que la mère séropo- sitive au VIH ou que l’enfant prenne des antirétrovi- raux pendant cette période. Ce traitement réduit le risque de transmission et améliore les chances de survie de l’enfant ». Or, « avant 2004, les traitements antirétro- viraux adéquats n’étaient souvent pas disponibles dans de nombreux pays africains », précise Louise Kuhn. « D’ailleurs les femmes de la cohorte ne recevaient au- cun traitement.Aujourd’hui encore, de trop nombreuses mères n’ont pas accès à un traitement antirétroviral au cours de l’allaitement.

Allergies : s’informer pour mieux prévenir

*

Il y a bien sûr l’œdème de Quincke, qui se ca-

Allaitement et Vih/Sida : moins de risque de transmission

ractérise par un gonflement rapide de la peau (les lèvres, les paupières, les doigts…) et des muqueuses. Il peut provoquer des accidents dramatiques, par suffocation par exemple ;

Allaiter de manière exclusive pendant au moins 4 mois réduirait le risque de transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant. C’est en tout cas le constat d’une équipe américaine en Zambie. Cette solution est toute- fois loin d’être idéale, sans traitement antirétroviral. En effet, le lait maternel constitue un réservoir du virus. Par conséquent, dans les pays développés, une jeune mère séropositive au VIH se voit recommander de nour- rir son enfant au lait infantile pour prévenir tout risque de transmission. Mais dans les pays en développement, l’accès à ces aliments de substitution n’est pas toujours possible. Et les traitements antirétroviraux non plus ne sont pas toujours disponibles. Louise Kuhn et son équipe de l’Université Columbia à New York (Etats-Unis) ont suivi 900 mères séroposi- tives au VIH et non traitées pendant deux ans, entre 2002 et 2004. Ils ont conseillé à ces femmes de nourrir leur enfant au sein pendant au moins 4 mois après la naissance. Ensuite, la moitié d’entre elles a été encou- ragée à arrêter, tandis que les autres ont poursuivi cet- te alimentation de manière exclusive. « Les mères du groupe ayant choisi le sevrage à 4 mois se sont vues fournir des préparations à base de céréales spécifique- ment formulées et fortifiées pour des nourrissons de cet âge », précise Louise Kuhn. Du lait maternel a été recueilli auprès de toutes les femmes 4 mois et demi après l’accouchement. Au cours de l’étude, les nourrissons ont été régulièrement testés pour une éventuelle transmission du virus. « Les plus fortes concentrations en VIH se trouvaient dans le lait des femmes qui avaient cessé d’allaiter à 4 mois », ont observé les auteurs.Al’inverse, « celles qui avaient conti- nué au-delà de 4 mois, de manière exclusive, présen-

*

La victime d’allergie peut également souffrir de

vertiges, de syncope, d’évanouissement ou de vomis- sements ;

*

Les allergies alimentaires ou aux médicaments, les

allergies aux piqûres d’insectes ou au latex par exemple, sont très souvent responsables d’eczéma et d’urticaire;

*

Le nez bouché, un écoulement nasal ou des éter-

nuements, des yeux rouges traduisent plutôt une aller- gie dont le siège est respiratoire. La rhinite allergique ne doit pas être négligée Même si elle est courante, la rhinite ne doit pas être négligée. Mal soignée, elle peut se compliquer : surin- fection, atteinte des voies respiratoires inférieures, oti- te moyenne. Et dans certains cas, elle peut évoluer jus- qu’à des accès d’asthme. Les traitements habituellement proposés, comme les anti-histaminiques, sont le plus souvent efficaces. Certains sont disponibles sans or- donnance et sous forme générique. C’est le cas de la cé- tirizine. Parlez-en à votre pharmacien et à votre médecin. Il ne manquera pas en plus, de vous rappeler quelques conseils de bon sens : comme le fait d’éviter de trop ou- vrir les fenêtres, au travail ou en voiture. Les allergènes en effet, sont bien souvent dehors… Peut-être même vous recommandera-t-il d’éviter de tondre la pelouse ! Pour les aficionados de Facebook, rendez-vous sur l’application «AaaaaaaTchoum », disponible sur la page de Biogaran. Sous une approche ludique (on peut y dé- fier ses amis…), elle apporte des informations pratiques

Près de 6 millions de Français souffrent de rhinite allergique. En ce début de printemps, ils voient réap- paraître les symptômes de ce que nous appelons com- munément le « rhume des foins. Yeux irrités, nez qui coule en continu, accès d’éternuements incoercibles… Bref, c’est un vrai cauchemar. Au total, un Français sur cinq serait allergique à une substance au moins. Il peut s’agir d’un aliment, d’un médicament, d’un pollen… Lorsque l’organisme est le siège d’une réaction allergique, il libère une substance, l’histamine, qui est responsable des réactions qui vont s’ensuivre. Si l’on fait abstraction du choc anaphylac- tique qui peut entraîner la mort quasi immédiate, les conséquences de l’allergie sont multiples et variées :

et permet aussi, de tester nos connaissances sur l’aller- gie.

 

Source : Destinationsanté.com

Cari’Actu
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Lune de miel Rdpc/Sdf

Tricherie et fuite en avant autour d’une alliance

Le Sdf est en passe de prendre une pâtée aux sénatoriales. Des consultations auxquelles il ne voulait pas participer avant que son président ne fasse l’un de ses meilleurs revirements. Malgré le soutien actif et ardent du Rdpc, son désormais partenaire qui n’hésite plus à l’embrasser sur la bouche. Le tout nouveau couple est déjà parti en lune de miel. Laissant derrière lui les garçons d’honneur chargés d’amuser la galerie.

«I l y a eu zéro alliance et

zéro compromission

galerie. «I l y a eu zéro alliance et zéro compromission Biya/Fru Ndi, une alliance informelle

Biya/Fru Ndi, une alliance informelle qui fait jaser les militants du Sdf

Tiens, qui demandait, il y a quelques années les preuves contre les fos- soyeurs de la République avant de s’engager tout de suite après à une chasse aux détourneurs publics ? Une chasse âpre qui est loin d’être terminée.Ainsidonc,commePaul Biya et Fru Ndi n’ont pas signé une plateforme comme le premier avait fait avec l’Undp ou le Mdr, il n’y a ni alliance ni compromis- sion ! Et si l’alliance et la com- promission étaient tout bêtement verbales!Impossible,répondJean Robert Wafo. Et pourquoi ? Notre Robert a une explication : «Peut-

on accepter une compromission ou une alliance en s’oubliant soi-

même ou en ne tenant pas comp- te de ses intérêts personnels ? Seuls

lesanti-SDFprimairespeuventré-

pondre par l’affirmative à cette question centrale.» Le Robert est donc formel. Il n’y a point d’al- liance ni de compromission qui ne soient formelles ! Surtout les com- promissions, cher Robert ?Al’ac- tif de sa démonstration, John Fru Ndi ne se serait jamais engagé dans une alliance avec le Rdpc en sa- chant qu’il perdrait dans le Nord- Ouest où il conduisait la liste de son parti. Il y aurait perdu à cause «des achats de conscience, des in- timidations et la corruption». Seul

un anti Sdf primaire croirait le pa- tron du Sdf commettre une pareille bourde. Cqfd. Sauf que cela res- semble à une démonstration par l’absurde. Bien sûr, on doit s’at- tendre à tout avec John Fru Ndi, mais quand même ! Ceci dit, cet homme, qu’on l’aime ou pas, n’est pas à une bourde près. Et ce n’est pas de s’être emmêlé les pinceaux à l’occasion des Sénatoriales qui va l’arrêter. Il sait rarement faire

autrechose,sachantpouvoircomp-

ter sur des sapeurs de service com- me le Robert, jolie réplique d’Issa Tchiroma en face.

Le Sdf pris au piège Evidemment, l’argument de la fraude ou de l’achat des consciences ne marche pas. Qui peut se rappeler la dernière fois que le Sdf a validé des élections au Cameroun depuis 1992 en recon-

naissant, comme le dirait John Fru Ndi lui-même à l’heure de ses grandes déclarations, qu’elles ont

été«freeandfair»,c’est-à-direlibres

et transparentes ? Les fraudes ont

toujours fait partie du vocabulai- re des élections au Cameroun, qu’on soit au Sdf ou au Rdpc. Et quand le Sdf a décidé de partici- per à une échéance électorale, ce n’était pas parce qu’il avait reçu des gages – de qui d’ailleurs ? – qu’il n’y aurait pas de fraudes. Les fraudes étant une constance, on ne

peut prétendre que leur existence est la preuve de l’inexistence d’une alliance entre le Sdf et le Rdpc. C’est faire preuve de tr-s grande naïveté politique que de le penser. Le Rdpc n’aurait pas convié le Sdf au par- tage du gâteau pour ses beaux yeux. C’est pour ses intérêts bien com- pris que le parti au pouvoir a ap- proché le Sdf pendant ces Sénatoriales. Et c’est tant mieux si celui-ci y a trouvé les siens. Il faut penser que le Sdf a effective- ment cru y trouver les siens. Comment expliquer autrement le revirement spectaculaire de John Fru Ndi qui a pris son parti de court tout juste trois semaines après que celui-ci a décidé de ne pas parti- ciper au scrutin ? Le président du parti, tout seul comme un grand,

a mis entre parenthèses une déci-

sion du Nec, l’organe suprême du parti sans que personne ne trouve

à redire. Au contraire, le pompier de ser- vice a soutenu avec la verve de fla- gornerie qu’on lui connaît : «Le Sdf avait le choix entre créer un

entre le Sdf et le Rdpc

au cours de ces sénatoriales. La prétendue alliance entre le Sdf et le Rdpc relève de l’enfumage sur fonds de machination et de mani- pulation distillé par diverses offi- cines pour décrédibiliser et dés- tabiliser le Sdf à la veille des fu- tures échéances municipales et lé- gislatives.» Le Kontchou Kouomegni et Issa Tchiroma du Sdf reprend du service. On s’in- quiétait déjà du silence de Jean Robert Wafo, le ministre du Shadow Cabinet en charge de l’in- formation et des médias du Sdf. Mais on ne s’inquiètera pas bien longtemps tant le porte-parole du Sdf et de John Fru Ndi sait être prompt : «Il n’y a jamais eu d’al- liance entre le Sdf et le Rdpc. Je dis bien jamais. Une alliance se for- malise. Et le parti n’a jamais for- malisé une quelconque alliance avec le Rdpc.» Chez les Bantous, on dit d’une telle posture que la personne sur la sellette se défend comme quelqu’un qui a commis l’adultère ou l’inceste. Car, l’adultè- re, comme l’inceste, est une faute qu’on n’avoue jamais. Et là, la pos- ture de Jean Robert Wafo sonne comme celle d’un coupable. Il réfute l’existence de la moindre alliance sous prétexte qu’elle ne serait pas formalisée. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

LesNouvelles DU PAYS Chef Desk Yaoundé Mohamadou ADAMOU (Cell. 99.52.51.86) B.P. 15.579 Douala Relations publiques
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Henri Donatien AYANG
Sylvie FONKOU
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Reportage / Infographie
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Rédacteur-en-chef
Archives et Documentation
Jacques TIATY
Etienne PENDA
Impression
Grand Reporter
ROTOJOURNAL
Christian LOCKA
Distribution
(Cell. 96.78.12.99)
Messapresse

blocage politique et accepter la mise sur pied d’un Sénat. N’oublions surtout pas qu’en l’absence du Sénat, le Conseil constitutionnel dont trois membres sont désignés par le président du Sénat et dont la constatation de la vacance au sommet de l’Etat constitue une des prérogatives, ne peut pas prendre forme. En l’Etat actuel de nos ins- titutions marqué par l’absence du Sénat et du Conseil constitution- nel, en cas de vacance au sommet de l’Etat, le vide constitutionnel ne peut profiter qu’à l’oligarchie régnante qui dispose d’importants moyens matériels pour se régéné- rer par la force en cas de défla- gration sociale de forte amplitude (…)» Un peu comme si c’est par pur hasard et de manière tout à fait inattendue que Fru Ndi a décou- vert que la République est en pé- ril.

Il était donc question de sau- ver la République, subitement en danger du fait de la non participa-

tion d’un parti habitué à sécher les

élections. Les sénatoriales étaient les élections à ne pas boycotter si- non le Cameroun deviendrait l’Afghanistan!Personnen’asongé

à réunir le Nec de nouveau afin

qu’il revienne sur sa résolution de boycotter les Sénatoriales. Pour en revenir au soutien ap- porté au Sdf par le Rdpc à l’Ouest, le Robert prétend que le parti au pouvoir était obligé et forcé de le faire. Selon lui, le vote blanc prôné

par FotsoVictor et les siens ne pou- vait pas prospérer. Rien de plus faux. Il aurait de toute façon profité au Sdf. Les militants du Rdpc de l’Ouest le savaient, mais avaient simplement décidé que le Sdf ga- gneraitsansleursoutien.C’estpour cela qu’ils son prôné le vote blanc avant de se faire désavouer par leur hiérarchie qui avait une meilleure carte à jouer en piégeant son rival dans un flirt dardé. Comme toujours, c’est l’argu- ment de la victimisation que le Sdf sert chaque fois qu’il se trouve face

à ses turpitudes. Maintenant, il s’agit de le «déstabiliser à la veille des échéances municipales et législa-

tives».Quiestdésormaisplusdan-

gereux pour le Sdf que le Sdf lui- même ? Le Rdpc a depuis long- temps retrouvé le sommeil. Et

maintenant, c’est le Sdf qui fait son lit.Avec ou sans alliance. Que cel- le-ci ait ou non une valeur.

Etienne PENDA

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LesNouvelles PPPP RRRR EEEE MMMM IIIIÈÈÈÈ RRRR EEEE LLLLIIIIGGGG NNNN EEEE N° 197 du 25
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N° 197 du 25 avril 2013
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Litige foncier à Yaoundé

Le dilatoire ne marche plus pour François Tchinda

- François Tchinda dans ses derniers retranchements

- François Tchinda face à la vérité des faits et des documents

- François Tchinda qui pensait pouvoir défier l’administration et la justice

- François Tchinda expert en procédés dilatoires

- François Tchinda pris dans sonpropre piège

T els seraient autant de titres qui pour- raient expliquer le comportement de François Tchinda qui, en dépit

de toutes les évidences, a eu les velléités de vouloir s’approprier un terrain qu’il convoitait à Alfred Ekoko. L’affaire au- rait pu être close avec l’annulation des deux faux titres fonciers de François Tchinda si ce dernier n’avait pas entre- pris d’ériger une villa sur ce terrain contesté, malgré toutes les injonctions d’arrêt des travaux qui lui ont été signi- fiées par l’administration et la justice. En voulant mettre tout le monde devant le fait accompli, François Tchinda n’avait pas prévu la résistance que pourrait lui opposer Alfred Ekoko pendant tout le dé- roulement du procès qui dure depuis plus de quinze ans qui ont perturbé Alfred Ekoko dans sa retraite qu’il aurait voulu paisible. De par sa formation et compte tenu des hautes responsabilités qu’il a occupées dans notre pays pendant plus de trente, avant son départ à la retraite il y a plus de vingt ans, Alfred Ekoko, homme méthodique et rigoureux, qualités idoines liées à sa pro- fession de banquier, a toujours fait confian- ce à la justice de son pays. Il sait que pour gagner un procès, il faut avoir les preuves de ses déclarations. On se souvient enco- re de cette affaire de la 8ème Coupe d’Afrique des Nations, il y a plus de 40 ans, dans laquelle Alfred Ekoko avait été au centre du conflit. Il s’en était sorti après avoir produit toutes les preuves contre ses accusateurs. Fort de cette expérience vé- cue, Alfred Ekoko s’est montré très vigi- lant et attentif lorsque François Tchinda a démarré les travaux de construction d’une villa sur le terrain querellé. C’est ainsi que Monsieur Ekoko a fait signifier à François Tchinda, par exploit d’huissier, une som- mation d’arrêt des travaux. Ce dernier n’ayant pas obtempéré à cette mise en gar- de, Alfred Ekoko a porté l’affaire devant le tribunal qui a rendu une ordonnance d’arrêt des travaux. François Tchinda n’a pas tenu compte, cette fois encore, de cet- te décision et a poursuivi ses travaux. S’inspirant donc de cette ordonnance, la Communauté Urbaine de Yaoundé, saisie par Alfred Ekoko, a servi une nouvelle in- jonction d’arrêt des travaux à François Tchinda qui n’en a pas tenu compte une fois de plus. Il a ainsi pris un gros risque en poursuivant ses travaux jusqu’à la réa- lisation de sa villa. A ce stade, il était re- proché à François Tchinda d’occuper illé- galement le terrain d’autrui et d’y ériger une construction, en dépit de toutes les

mises en garde à lui signifiées ; deux gros risques dont il n’a pas évalué les consé- quences. Le 24 mai 2010, la Cour suprême an- nule les deux titres fonciers irréguliers de François Tchinda et rétablit ainsi Monsieur Ekoko dans ses droits de propriétaire unique et incontesté.Ainsi accablé et sans aucune autre voie de recours, François Tchinda revient chez Monsieur Ekoko et lui propose de lui vendre son terrain dont il lui a contesté la propriété pendant plus de quinze années.Au cours de la rencontre, Monsieur Ekoko, qui connaissait bien la roublardise de son visiteur, s’est fait as- sister par un huissier de justice et a réus- si à immortaliser l’événement en faisant prendre une photo au moment d’accueillir François Tchinda chez lui à Douala. Lorsque ce dernier nie devant les juges n’avoir jamais proposé une offre d’achat du terrain querellé à Monsieur Ekoko, ce- lui-ci produit alors l’exploit d’huissier du compte rendu de l’entretien ainsi que la photo de François Tchinda dans sa conces- sion à Douala. Aujourd’hui, face à la constance et à la vérité des faits ainsi établis et des do- cuments versés dans le dossier dont l’or- donnance du tribunal, la photo, avec mar- quée au rouge, l’injonction d’arrêt des tra- vaux de la Communauté Urbaine de Yaoundé, François Tchinda n’aura plus alors que ses yeux pour pleurer et ne de- vrait s’en prendre qu’à lui-même. Son di- latoire ne changera pas le cours de cette histoire. Nous publions ci-après les pho- tos qui retracent la chronologie des faits de cette affaire, une meilleure façon pour Monsieur Ekoko de confirmer toutes ses déclarations devant les tribunaux et contre lesquelles François Tchinda ne peut plus apporter de démentis. François Tchinda a voulu s’approprier le terrain d’autrui malgré l’antériorité du titre foncier de Monsieur Ekoko établi le 17 mars 1953. La Cour suprême a tran- ché en annulant les faux titres fonciers de François Tchinda établis respectivement le 10 septembre 1991 et le 11 novembre 1993, soit 22 et 24 ans après celui de Monsieur Ekoko. François Tchinda a vou- lu entreprendre une construction sur le ter- rain d’autrui, il en a été dissuadé par la justice et la Communauté Urbaine de Yaoundé ; il est passé outre ses injonc- tions. Sur quoi pouvait-il compter devant toutes ces évidences ? La justice jugera et Monsieur Ekoko, comme par le passé, a foi en la justice de son pays. Flaubert KAMGA

Dès le démarrage du chantier de François Tchinda, Monsieur Ekoko lui a fait signifier, par

Dès le démarrage du chantier de François Tchinda, Monsieur Ekoko lui a fait signifier, par exploit d’huissier, une sommation d’arrêt des travaux. François Tchinda n’ayant pas obtempéré, Alfred Ekoko saisit le tribunal qui rend une ordonnance d’arrêt des travaux. François Tchinda passe outre cette décision judiciaire et poursuit ses travaux

outre cette décision judiciaire et poursuit ses travaux S’inspirant de l’ordonnance du tribunal, la Communauté

S’inspirant de l’ordonnance du tribunal, la Communauté Urbaine de Yaoundé, saisie par Monsieur Ekoko, sert une injonction d’arrêt des travaux à François Tchinda qui n’en tient pas compte une fois de plus et prend un gros risque de poursuivre ses travaux jusqu’à la réalisation de sa villa sur le terrain querellé

la réalisation de sa villa sur le terrain querellé Le 24 mai 2010, la Cour suprême

Le 24 mai 2010, la Cour suprême annule les deux faux titres fonciers de François Tchinda et rétablit Alfred Ekoko dans ses droits de propriétaire unique et incontesté du terrain. Acculé, François Tchinda revient chez Monsieur Ekoko et lui propose de lui vendre son terrain dont il lui a contesté la propriété depuis plus de quinze années.

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Lettre d’un Franc-Maçon à Pierre Moukoko Mbonjo

De l’indéfinition des missions à l’absence de vision :

les complaintes d’une Obédience Maçonnique mal dans sa peau

À l’ordre Très Respectable Frère Grand Maître ! Nous Vous disons : à l’ordre ! Épée dans la main, Maillet sur la poitrine, Tablier bien dressé sur le plexus solaire, pas cadencé ! Nous vous saluons avec tout le respect digne d’un grand dignitaire ! Sagesse, Force, Beauté, Révérence Chevaleresque, Ordre, Opulence, Rectitude, Loyauté, Sincérité ! Nous vous disons : à l’ordre !

Grand Maître, Très Respectable Frère, Je commencerai cette planche par une citation simple :

Management is doing things right, Leadership is doing right things Il y a près de 15 ans, une délé- gation de Maçons camerounais, dont vous fûtes, se rendit en France, aux fins de négocier l’obtention d’une patente de régularité auprès de la Grande Loge Nationale Française. Ceci aboutit au rapa- triement de la Respectable Loge Mont Cameroun au pays, et à la créa- tion de la Grande Loge du Cameroun, Obédience Maçonnique reconnue REGULIERE. Le but re- cherché était louable et le travail abat- tu, très consistant. Mais, tout ceci péchait par un détail qui va s’avé- rer être, par la suite, le grain de sable qui grippe la plus parfaite des ma- chines : l’indéfinition des missions et l’absence d’énonciation d’une vi- sion clairement définie et partagée lors de la création de l’Obédience. La présente planche, loin de se poser en objecteur de conscience et encore moins en donneur de leçons, part du principe du Maçon libre dans une Loge libre. Elle se veut modestement à la fois, l’ex- pression du point de vue cru de cer- tains Maçons Réguliers du Cameroun et de la diaspora qui se sentent trahis mais surtout, la ten- tative d’ouverture d’un débat sur une problématique dont la non-prise en compte dans vos approches ma- nagériales au sein de la Grande Loge du Cameroun constitue à ce jour, le vecteur majeur de ses échecs (Constitution et Règlements Généraux inadaptés, car «copiés- collés» de ceux de la GLNF, d’où vos dérives autocratiques et votre volonté de vous maintenir ad vitam comme Grand Maître des Loges Bleues et patron des éventuelles Loges Rouges, faisant une chasse sans pitié à tous ceux qui sont plus «gradés» que vous ou qui «mena- ceraient» de prendre votre place ; absen- ce totale d’administration, aucun membre de l’Obédience n’ayant ni

aucun membre de l’Obédience n’ayant ni Pierre Moukoko Mbonjo, Minrex Matricule, ni Carte

Pierre Moukoko Mbonjo, Minrex

Matricule, ni Carte d’Identité ou Passeport Maçonnique et encore moins, Catéchisme ou Diplôme de Maître ; moins de 100 membres ef- fectifs dont 65% de régularisés, et un taux de présence global de 10% auxTenues, les Frères préférant trou- ver refuge sous d’autres cieux plus bleus – Ordres Templiers, Opus Dei, Kabbale; pas de locaux consa- crés au travail maçonnique, ceux de Yaoundé travaillant dans le séjour exigu et fort inconfortable d’une vil- la de location et ceux de Douala, dans une chambre d’hôtel – vous soutenez que vous construirez un Temple à Yaoundé après l’Eglise de votre village, pince sans rire ; tra- vaux initiatiques dans le caniveau ; arguments de recrutement falla- cieux, régularisations fantaisistes d’amis et collègues Ministres, qui ne remettent plus les pieds en Loge une fois terminée la cérémonie ; si- tuation financière de l’Obédience in- connue – que deviennent les aides financières que vous affirmez re- cevoir du «Patron» ? Et, lui dites- vous vraiment la vérité sur la GL- CAM ?). En effet, évoluant dans un mon-

de maçonnique de plus en plus com- plexe et concurrentiel dans lequel même les Ordres Initiatiques se de- vront d’adopter les canons mo- dernes de la gestion, la Grande Loge du Cameroun doit se départir du modèle managérial l’ayant toujours caractérisé et qui, dans certaines écoles, est connu sous le vocable du «Garbage Can Model», traduit par «Modèle du Seau Poubelle», dans lequel tout projet ou initiative demeure une probabilité, mais ja- mais n’aboutit à une décision ou une solution optimale.

Grand Maître, Très Respectable Frère, Comme toutes les Obédiences Maçonniques du monde, la Grande Loge du Cameroun devrait avoir des missions, mais qui en réalité au- jourd’hui, sont des modèles stéréo- typés et d’une indéfinition affligeante, repris des standards de la GLNF – et qui font aujourd’hui la perte de cette Obédience-sans aucune em- prise sur nos réalités. S’interroger dès lors sur l’essence même de son existence en tant qu’organisation, aurait permis à la Grande Loge du

Cameroun de redéfinir ses mis- sions, à travers lesquelles elle jus- tifierait son existence et puiserait l’ins- piration de ses actions. La mission devrait être omnipré- sente et chaque action, chaque pro- jet entrepris par la Grande Loge du Cameroun devrait contribuer direc- tement ou indirectement, à sa réa- lisation. Ainsi, la faillite actuelle de la Grande Loge du Cameroun, est le produit de votre indifférence, Grand Maître, face à des missions indéfinies. La mission ne formulant que l’es- sentiel, la vraie valeur ajoutée, cel- le de la Grande Loge du Cameroun se devrait d’être l’énonciation d’un dessein, d’un but à long terme, jus- tifiant son être en tant qu’entité. Elle devrait pouvoir être l’expression du but général de l’Obédience qui, idéalement, serait en phase avec les attentes et les valeurs des Maçons camerounais et de leur contexte socio -culturel. Elle défini- rait le périmètre d’activité et les frontières de la Grande Loge du Cameroun, en réponse à un triptyque simple en apparence mais très sou- vent ardu, permettant d’affirmer :

-QUE FAIT la Grande Loge du Cameroun ? -POUR QUI elle le fait ? -COMMENT elle le fait ? La mission revêtirait aussi en fait une valeur symbolique ou philoso- phique, et parfois même humanis- te, car elle est l’affirmation de son intention fondamentale, de son être profond. Mais si elle devait repré- senter la justification de l’existence de la Grande Loge du Cameroun, seul l’avenir permettrait de juger de sa pérennité. La Grande Loge du Cameroun devrait donc se représenter son fu- tur et se demander si les besoins auxquels elle répond aujourd’hui y existeraient encore demain ou quel- le forme ils y prendraient. Elle de- vrait s’interroger sur les éventuelles nouvelles exigences de son Domaine d’Activité Stratégique, ou sur l’émergence de nouvelles pos-

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Lettre d’un Franc-Maçon à Pierre Moukoko Mbonjo

De l’indéfinition des missions à l’absence de vision :

les complaintes d’une Obédience Maçonnique mal dans sa peau

sibilités qui lui permettraient d’ac- complir avec plus de pertinence et de performance, la mission qu’elle se serait choisie. Pour cela, elle de- vrait comprendre les changements en cours mais également, anticiper ceux à venir afin de voir dès au- jourd’hui comment sera fait demain.

Grand Maître, Très Respectable Frère, À ce stade de la réflexion, la Grande Loge du Cameroun devrait se doter en plus de missions claires et aux contours bien définis, d’une vision, qui est la représentation d’un futur désiré, chargé de convictions et d’innova- tions. Ceci induirait le choix et l’or- ganisation des actions de manière cohérente, en indiquant quelle pla- ce l’Obédience souhaiterait occu- per ou, ce qu’elle voudrait être dans ce futur. La vision permettrait d’anticiper, de s’inventer l’avenir car si la Grande Loge du Cameroun veut avoir son mot à dire dans cet avenir, elle se doit d’identifier dès à présent les me- sures à prendre, de savoir quelles compétences acquérir, quels axes de développement privilégier. La vision serait aussi motivatri- ce, car elle fixerait des challenges tellement ambitieux qu’ils paraî- traient impossibles à accomplir, mais le fait qu’elle permette de fai- re naître et de fédérer la fierté d’ap- partenance à un groupe ambitieux et entreprenant, galvanisé par un puissant projet collectif, repousse- rait toujours plus loin les frontières. La vision enfin, permettrait de ga- gner la confiance du groupe, car dans toute organisation, les individus crai- gnent l’inconnu plus que tout autre chose. Un futur qu’ils ne peuvent pas s’imaginer ou se représenter clai- rement, est propice à l’apparition des pires craintes. La problématique ici s’avère simple : les Maçons Réguliers ont besoin d’avoir confian- ce à la fois en ceux qui les dirigent et, avec qui ils travaillent, car ils ne veulent plus se contenter de s’as- seoir en Loge – quand c’est déjà possible -mais, de savoir à quoi leur présence sur les colonnes contri- bue. Par la définition d’une vision, la Grande Loge du Cameroun devrait

procéder à un changement radical de ses paradigmes en élaguant de son vocabulaire des tics verbaux tels «c’est comme ça», «on a toujours fait comme ça», «on va encore fai- re comment» et en se posant à ce niveau aussi trois questions fonda- mentales :

-QUI sommes-nous ? -QUE faisons-nous ? -OÙ allons-nous ? Ces questions permettraient d’é- noncer ce que veut être la Grande Loge du Cameroun dans le monde à venir, en partant d’une situation rêvée ou d’une ambition affirmée pour définir les conditions néces- saires à sa réalisation. Il faudrait dé- finir l’organisation «Grande Loge du Cameroun voulue» dans le futur, par opposition à «Grande Loge du Cameroun probable». La réalisation d’une vision n’é- tant pas le fait d’un individu, il est donc nécessaire de la communiquer, pour en partager la passion et les convictions avec tous les Maçons Réguliers et le réseau propriétaire et, susciter leur adhésion en leur per- mettant de se l’approprier, car si chaque partenaire a ses motivations propres, le partage d’une passion, la participation à un challenge de- vrait permettre de partager une même aspiration, un même objec- tif. La vision devrait ainsi être dis- cutée longuement et traduite de façon très explicite par un pacte ou une charte. La vision deviendrait charte, règles d’or, pacte ou impératif mo- ral, si elle est élaborée de manière consensuelle, affichée, lue, connue, répétée et entièrement intégrée par les membres de la Grande Loge du Cameroun, si elle sert de référen- ce pour les choix stratégiques et éthiques et, si elle devient fonde- ment du comportement quotidien et règle de vie, alors la culture orga- nisationnelle de la Grande Loge du Cameroun deviendrait cohérente avec la stratégie. L’Obédience se- rait proactive, créative et appre- nante. Le futur étant destiné à devenir le présent, puis le passé, la Grande Loge du Cameroun devrait sans ces- se réajuster sa vision, voire la redé- finir en la réinventant pour se fixer de nouveaux horizons, et affirmer

certains préceptes majeurs entre autres :

-contrôler sa destinée avant que quelqu’un d’autre le fasse, -se diriger au lieu de se gérer, -changer avant d’y être contraint. Ceci l’obligerait à maintenir une cohérence entre sa vision et son sa- voir -être car, lorsque des individus adhérent à une vision, c’est leur confiance qu’ils lui accordent et tout écart non expliqué ou injustifié par rapport à l’ambition affichée est sévèrement sanctionné. Ici se poserait le problème de l’ac- culturation, en d’autres termes, de changement radical de culture au sein de la Grande Loge du Cameroun, la culture englobant les philosophies, valeurs, croyances, postulats, attentes, attitudes et normes communes à ceux qui y adhèrent, car une bonne vision com- prend un socle culturel et un futur désiré. La culture organisationnelle ac- tuelle de la Grande Loge du Cameroun comprend :

-des comportements que l’on ob- serve avec persistance dans les rap- ports entre Maçons Réguliers (le pou- voirisme, le mépris, la délation, le ponce pilatisme…), -des normes partagées par le groupe, et dont les données sont biaisées (tout pour une minorité, rien pour la majorité), -des valeurs dominantes (la cor- ruption, le clientélisme, les pré- bendes et la prévarication), -des règles du jeu qu’il faut suivre pour faire «une carrière maçon- nique» au sein de la Grande Loge du Cameroun, et qui sont loin d’être définies ; si oui, loin de l’éthique (tri- balisme primaire, coterie, petits ar- rangements mafieux…). Pour réussir sur la durée, la Grande Loge du Cameroun se de- vrait de faire de bons choix straté- giques et savoir mettre en place à chaque fois, l’organisation humai- ne capable d’implémenter les nou- velles stratégies de manière compé- titive et efficiente, en s’adaptant en permanence aux nouvelles donnes environnementales. Ainsi, il faudrait comprendre que dans le monde mouvant qui est le nôtre, stratégies et adaptation de la Grande Loge du Cameroun sont dé-

sormais considérées comme liées et faisant partie des tâches fonda- mentales du Grand Maître que vous êtes. Culture, vision et valeurs sont d’autant plus fondamentales que comme souvent constaté, s’il y a contradiction entre la stratégie et la culture organisationnelle, c’est la cul- ture qui l’emportera. Et ne l’oublions jamais, toute organisation est à l’image de son leader.

Grand Maître, Très Respectable Frère, Le Grand Maître que vous êtes, se doit donc de diriger la Grande Loge du Cameroun, et non de la gé- rer comme cela a été le cas jusqu’à ce jour, en faisant un strict distin- guo entre le leadership et le mana- gement classique. Si diriger c’est pré- voir, organiser, contrôler, comman- der, c’est de plus en plus, fonder ou changer une culture, créer et en- tretenir une vision partagée et, sa- voir passer la main si, en véritable Maçon Opératif et sincère, l’on a at- teint son seuil d’incompétence. Forte, la culture déviationniste ac- tuelle de la Grande Loge du Cameroun induit des pratiques in- adaptées et incite des Frères, même brillants comme c’est souvent le cas, à l’engager dans de mauvaises voies. Le challenge ici consisterait pour vous, Très Respectable Frère, Grand Maître, à privilégier les hommes et les processus créateurs de changement, en mettant l’accent sur leur capacité à conduire des ré- formes, car il ne faut pas attendre d’un homme, s’il n’est pas motivé, qu’il participe au changement de la culture d’une organisation. Par ailleurs, le Chef Suprême (sic) que vous êtes, au-delà des déviances d’autocratie et de féodalité, doit être le premier à faire l’effort de se com- porter conformément aux valeurs de l’Ordre Maçonnique. Un certain nombre d’orientations devraient ainsi être données, qui sont autant de principes de leadership à mettre en œuvre pour amener les Maçons Réguliers à partager la vi- sion de l’avenir :

-la remise en question des pro- cessus: le Grand Maître doit être un pionnier, qui favorise l’innovation et appuie les personnes qui ont des idées, en tenant compte du fait que

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la Maçonnerie est l’arrière- cour de la démocratie, et non une monarchie ; -l’enthousiasme, qu’il doit leur communiquer, ce qui les incitera à partager sa vision de l’avenir; -l’aide à l’action, par le pri- vilège au travail d’équipe, le soutien aux efforts des autres et l’aide au dévelop- pement de leurs talents; -l’exemple, car les diri- geants doivent servir de modèle aux autres pour leur indiquer comment agir; -l’accent mis sur les grandes réalisations, par l’appel aux émotions dans le milieu initiatique, par le gain aussi bien des cœurs que des esprits. En plus du partage de la vision, un élément fonda- mental est la responsabili- sation des collaborateurs:

-en les conduisant à par- ticiper au choix des tâches qui leurs seront assignées et à la sélection des mé- thodes employées ; -en établissant avec eux un climat de coopération, d’échange de l’information, de discussion et de res- ponsabilité commune à l’é- gard des objectifs; -en les invitant à prendre des initiatives et des déci- sions, de même qu’à utili- ser leurs connaissances; -en cas de difficulté, en leur demandant leur avis et en les aidant à imaginer des solutions; -en leur laissant le champ libre, leur donnant ainsi la liberté voulue pour mettre en pratique leurs suggestions et les solutions qu’ils pro- posent. La refondation de la Grande Loge du Cameroun doit ainsi être une œuvre ins- crite dans le temps, une œuvre permanente et sans cesse perfectible, une œuvre qui engage tous les Frères, mais une œuvre dont le porteur se doit d’être le Grand Maître de la Grande Loge du Cameroun. On dit couramment dans le gotha maçonnique mon- dial, que les Francs-Maçons Camerounais n’ont pas de mémoire, et que la notion du temps leur fait défaut. Surtout, le manque d’al- ternance criarde au sein de

la Grande Loge en fait des Maçons fantoches, des béni oui-oui de second ordre. Et c’est vrai. D’autant plus vrai si on en juge par leur naï- veté à l’aune des promesses qui leur sont faites et qui ne sont pas tenues par le Grand Maitre que vous êtes. C’est de la Franc- Maçonnerie qu’il s’agit et non d’un royaume, Cher Frère Grand Maître. Avez- vous un seul instant conscience du mal que vous faites subir depuis près de 15 ans à tous ces Frères res- tés fidèles à nos idéaux et principes? Êtes-vous un Grand Maitre au service des Frères ou un Ayatollah qui impose sa myopie vision- naire d’une Maçonnerie qui tombe en lambeaux? Laquelle myopie vous a empêché de discerner entre le peuple des Maçons et la foule des Maçons? Oui, Cher Grand Maître, la Maçonnerie Régulière au Cameroun est une foule, et non un peuple… Je laisse cela à votre méditation.

Grand Maitre et Très Respectable Frère Le vent de l’Orient vient de tourner et il secouera votre gréement. Prenez-en les leçons, sinon il ne vous restera qu’à finir sur les berges de l’oubli. Il est grand temps de vous rendre à l’é- vidence que 15 ans de votre règne sans partage, sont 15 ans de trop. Sommes-nous entre Frères ou entre un maître et ses esclaves ? La colère des Frères est immense et les colonnes sont en ordre de bataille. Bientôt la révolte grondera sur vos yeux ! Le moment est venu de rendre des comptes à tous les Frères. Que vous le vouliez ou non, les honnêtes Frères que nous sommes, les Frères ou- bliés, les Frères invisibles, les Frères spoliés, les Frères martyrisés, écrirons une nouvelle page de la Maçonnerie Régulière Camerounaise. L’heure n’est plus à la complaisan- ce ou aux courbettes mais plutôt est venu le temps d’é- coute, d’alternance, surtout de projection vers le futur d’une histoire qui s’écrira

avec ou sans vous. La vraie histoire de la Franc- Maçonnerie Régulière Camerounaise devra s’é- crire en lettres d’Or et doré- navant, l’on dira de nous, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud du Cameroun, en Afrique et voire de par le monde :

”Vous voyez, ces gens- là, ce sont des Francs- Maçons Camerounais, ce sont des gens bien aux sens les plus nobles de l’appel- lation”.

Grand Maitre, Très Respectable Frère, Réfléchissez et méditez un seul instant à ces mots du Sérénissime Grand Maître de la Grande Loge du Chili passé à l’Orient Eternel et fondateur de la Loge Progreso n° 4 de Valparaiso où il fut initié, Salvador Alliende :

“Je rêve à la nuit de mon Initiation, lorsque j’entendis ces paroles: “Les hommes sans principes et sans idées fermes sont comme les ba- teaux dont le timon est rom- pu. Ils se brisent contre les écueils””. Oui, Grand Maitre, Très Respectable Frère, c’est un nouveau jour qui se lève et les choses ne seront plus comme avant, car ”Dura Lex, Sed Lex”. Telle est, Grand Maître, Très Respectable Frère, ma modeste contribution au so- lutionnement des inerties au sein de la Grande Loge du Cameroun, en vue de son arrimage à la modernité. Cette planche vous est adressée à titre privé mais sera aussi diffusée sous 15 jours, dans tous les réseaux maçonniques du monde, afin que nul n’en ignore. Grand Maître, Très Respectable Frère Que Le Très Haut conti- nue de guider vos pas afin que vous puissiez accom- plir Votre Haute Mission. À l’ordre Très Cher Frère! VIVE LA FRATERNITE! QUE LA BEAUTE NOUS GUIDE ! J’AI DIT !

Maxwell Bityeki

Emmanuel

Haut Dignitaire

Franc-Maçon

SONARA

Charles Metouck écope de 9 ans de prison ferme

L’ancien directeur génértal de la Sonara a été condamné ce mercredi 24 avril à Limbé.

la Sonara a été condamné ce mercredi 24 avril à Limbé. L’ ancien Dg de la

L’ ancien Dg de la Sonara doit par ailleurs payé une amen- de de 2 millions Fcfa. Tout a commencé le 18 février : trois jours après son éviction, le patron de la Sonara

(la Société nationale de raffinage), le fleuron industriel du Cameroun, est subrepticement revenu dans son ancien bureau ! En l’absence de son successeur, le personnel, tétanisé, n’a pas osé lui interdire l’accès aux bureaux, dont il détenait un double des clés. Alertés par le bruit de la broyeuse à papier, les vigiles ont finalement appelé la police, qui a placé l’illustre intrus en garde à vue. Deux semaines plus tard, Charles Metouck, 63 ans, se retrouvait donc devant le juge avec six de ses collaborateurs arrêtés dans la même affaire. L’ex-directeur général de la raffinerie est soupçonné d’avoir détruit, avec des complicités internes, des do- cuments qui se trouvaient dans son ancien bureau.

Soupçons Cet ancien de Rhône-Poulenc, ingénieur chimiste de forma- tion, ne ressemble pourtant pas à un patron-voyou. Pendant onze ans, il a dirigé la Sonara, la plus importante entreprise du Cameroun et de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), avec près de 1.000 milliards de FCFA (1,5 milliard d’euros) de chiffre d’affaires annuel en 2012, selon le classement des 500 meilleures entreprises du continent établi par Jeune Afrique. Metouck, c’est aussi une figure bien connue du patronat, qui se maintenait depuis 2001 à la présidence de l’influent Syndicat des industries du Cameroun (Syndustricam). Pour sa défense, Metouck a brandi une autorisation d’accès aux locaux signée du président du conseil d’administration de la Sonara, John Ebong Ngollé. Le document, que Jeune Afrique a pu consulter, mentionne également l’«accord» d’Ibrahim Talba Malla Oumaté, le nouveau directeur général de la société. Sauf que, entendu comme témoin, ce dernier a contesté son authenti- cité devant le juge. «Je n’en ai jamais eu connaissance», a-t-il af- firmé. En attendant la prochaine audience, fixée au 11 mars, la demande de mise en liberté sous caution de l’ex-patron a été re- jetée.

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N° 197 du 25 avril 2013
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Litige foncier autour de la liquidation Safil

Comment DieudonnéKamdembloquel’exécution des décisions de la Cour suprême

C’est un casse-tête que de faire appliquer une décision de justice dans notre pays. Déjà même, se faire rendre justice relève parfois de la gageure. Pourtant, le Cameroun est un Etat de droit qui doit le rester. Mais que faire dans un pays où les passe-droits, les in- fluences, la tricherie, la ruse et les trafics de toutes sortes s’invitent à chaque fois que le droit doit être dit ? Il y a des issus, assurent les spécialistes. Afin de ré- pondre aux diverses difficultés à faire exécuter les déci- sions de justice, le législateur a tout prévu pour qu’au- cune décision de justice ne reste en suspens. Car la justice cesse d’être justice et juste quand ses décisions rendues, devenues définitives et reconnues comme telles, sont menacées de contestations renouvelées pour enfin ne pas être exécutées. Parmi les dispositifs, il y a l’autorité de la chose jugée. Elle intervient quand une affaire a été jugée et tranchée et qu’il n’existe plus aucune voie de recours. Selon Me Carole Happy, avocate au barreau de Paris, cela «si- gnifie que la décision rendue est désormais considérée comme conforme à la vérité, celle de la loi.» En clair dit-elle, au cours de la conférence organisée le 23 avril dernier à Douala par le Cercle de débats sur les sujets d’actualité SAVOIR ET COMPRENDRE, «la décision du juge est indiscutable, que la chose jugée est tenue pour vraie». En définitive, l’autorité de la chose jugée répond à la fois à un souci de sécurité juridique, pour éviter que ce- lui qui a perdu ne multiplie sans cesse des procédures dilatoires, mais aussi de paix sociale. Puisque pour le législateur, il est primordial que les relations entre les particuliers eux-mêmes ou entre les particuliers et l’ad- ministration demeurent stables et ne soient pas sans cesse remises en cause devant les juridictions. Ainsi donc, quand une affaire a acquis l’autorité de la chose jugée, rien ni personne ne peut s’opposer à l’exécution du jugement. Elle implique par voie de conséquence l’obligation d’obéissance aux jugements, selon l’expression de Me Carole Happy. Cette obliga- tion s’impose aux deux parties et à l’administration, ga- rante de l’ordre public, sans qu’il lui soit possible d’invo- quer la difficulté d’exécution. Car, bien souvent, l’admi- nistration est sollicitée dans l’exécution des décisions de justice, mais elle n’agit pas souvent dans le sens de la justice. Faisant ainsi le jeu de ceux qui empêchent la justice républicaine d’exister. Le cas pratique de l’affaire Société La Camerounaise de Corderie (LCC) Sarl & Madame Rhode SACK contre Société Les Grands Complexes Chimiques d’Afrique (LGCCA S.A) et Monsieur KAMDEM Dieudonné en est une illustration parfaite. Ci-contre l’historique des faits de cette affaire qui dure depuis plus de 20 ans.

Jean-Jacques ONANA

D ans le cadre de la réa- lisation de leur projet in- dustriel, Monsieur et

Madame SACK ont acheté en 1970 un terrain de 20.004 m2 sis à Bassa-Douala, objet du titre foncier n° 4022/W sur lequel ils ont construit les usines SAFIL et LCC. Suite à des difficultés fi- nancières rencontrées après la mort de Monsieur Joseph SACK en 1985, Madame SACK s’est trouvée contrainte à mettre l’une des sociétés, en l’occurrence la SAFIL en liquidation judiciai- re, suivant un jugement n° 647 du 18 juin 1990 et Monsieur TCHOUBET Joseph, Expert- comptable avait été désigné li- quidateur, la date de cessation de paiement étant fixée au 1er mars 1990. Au lieu de s’atteler à la mis- sion qui lui avait été assignée par la justice, à savoir, assister le débiteur liquidé au redresse- ment de la société, Monsieur TCHOUBET va plutôt écarter complètement Madame SACK de la gestion de cette société. Ce faisant, il s’est empressé de dilapider le patrimoine de près de 1.500.000.000 francs CFA trouvé dans la société, en terme d’équipements, stocks et un compte client. Pour parvenir à ses fins, il entreprend de multiplier des procédures contre Madame SACK dont le premier fut le re- port de la date de cessation des paiements au 30 juin 1989 dans le dessein inavoué de faire re- tomber dans la période suspec- te les actes de cession faits en octobre 1989. Dans un premier temps, il réussira sa manœuvre puisque deux décisions portant report de

la date de cessation des paie- ments, notamment, le jugement clandestin n° 398 du 03 mai 1991 et, sur opposition de Madame SACK Rhode, le jugement n° 758 du 21 juillet 1995, seront rendus en faveur de Monsieur Joseph TCHOUBET. Fort de ces jugements, Monsieur TCHOUBET décide- ra, au mépris de leur effet rela- tif, d’étendre la liquidation SA- FIL jusqu’à l’usine de la LCC et en interdira désormais l’accès à son gérant Madame SACK Rhode. Ce n’est que le 04 août

2004, au terme d’une procédu- re d’ouverture forcée des portes ayant donné lieu à une ordon- nance n° 288 du 18 décembre 1996, que Madame SACK re- prendra possession des lieux pour trouver l’usine de la LCC vidée de tout son contenu, ain- si qu’atteste le procès-verbal d’ouverture forcée des portes et prise de possession des lieux après inventaire préalable. Quant aux jugements n° 398 et 758 ayant décidé du report de la date de cessation des paie- ments au 30 juin 1989, ils ont fait l’objet des appels et oppo- sition de Madame SACK et ont donné lieu à l’arrêt n° 33/C de la Cour d’Appel du Littoral en date du 15 novembre 2002, confirmant la date de cessation des paiements initialement fixée au 1er mars 1990. Cette déci- sion sera confirmée par la sui-

te par l’arrêt de la Cour Suprême n° 196/CC du 1er juin 2007 après rejet du pourvoi de Monsieur TCHOUBET Joseph. Paralysé dans ses actions par l’arrêt définitif de la Cour d’Appel de Douala n° 33/C du

15 novembre 2002, Monsieur

TCHOUBET sollicitera et ob- tiendra sur autorisation du juge commissaire deux ordonnances (une fois de plus sur requêtes frauduleuses et clandestines) :

1) La première n° 88 du 18 novembre 2003 lui permettant de se faire établir un duplica- tum du titre foncier n° 4022/W (pièce n° 7). 2) La deuxième n° 262/PTGI/W du 24 janvier 2004 lui permettant de vendre le ter- rain objet du titre foncier n° 4022/W (pièce n° 8). C’est ainsi que le 02 mars 2004, Monsieur TCHOUBET Joseph vendra ledit terrain à un certain KAMDEM Dieudonné au prix déclaré de francs CFA 650.000.000, vente qui sera an-

nulée par la suite par l’arrêt n°

36 en date du 12 août 2010 ren-

due par la Cour Suprême du Cameroun. En près de 20 ans de procé-

dure, la Cour Suprême du Cameroun a rendu dans cette af- faire 06 arrêts, tous en faveur de la LCC et Madame SACK Rhode :

- Arrêt n° 36/Civ du 12 août

2010

- Arrêt n° 35/Civ du 12 août

2010

- Arrêt n° 34/Civ du 12 août

2010

- Arrêt n° 110/Civ du 30 sep-

tembre 2010

-Arrêt n° 196/CC du 1er juin

2007

-Arrêt n° 106/Civ du 30 sep- tembre 2010 Malheureusement, depuis 2010, Madame SACK est dans l’impossibilité d’exécuter les arrêts susdits et de reprendre la possession effective de son ter- rain, en raison des obstacles érigés par divers contrevenants et qui sont de trois ordres :

Le refus par les parties ayant succombé aux procès, Messieurs TCHOUBET Joseph et KAMDEM Dieudonné de se soumettre aux arrêts de la Cour Suprême

a) Pour ce faire, les sus

nommés multiplient des procé- dures à but dilatoire dont le seul et unique objectif est d’empê- cher l’exécution des arrêts de la Cour Suprême, donnant l’im-

pression que le litige entre les parties n’est pas clos et peut continuer après les arrêts défi- nitifs de la Cour Suprême. A titre d’illustration :

- Une procédure abusive et

vexatoire en nullité de cession d’immeuble et de part sociale engagée par TCHOUBET, alors que la Cour Suprême avait déjà

définitivement vidé le litige sur ce point.

- Une procédure en deman-

de d’une indemnité d’éviction d’un montant de 2 milliards francs CFA initiée par la LGC- CA et KAMDEM Dieudonné, au mépris total de l’arrêt n° 36 du 12 août 2010 qui annule sans réserve leur vente et les dé- pouille de toute qualité à expo- ser quelque prétention que ce soit

sur le terrain devenu propriété

exclusive et entière de la LCC et Madame SACK Rhode depuis le 15 novembre 1989 tel qu’af- firmé par la Cour Suprême.

- Une procédure de citation

directe initiée par Monsieur KAMDEM Dieudonné contre Madame SACK Rhode sans la moindre qualité.

b) Des actes de rébellion et

de violence

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N° 197 du 25 avril 2013

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Ils commencent à l’initiati- ve de KAMDEM Dieudonné qui, après la notification le 30 décembre 2010 de l’arrêt de la Cour Suprême n° 36 du 12 août 2010 annulant sa vente du 02 mars 2004, a continué à instal- ler des vendeurs de planches et autres petits commerçants sur le terrain (garagiste, menuisier, tourne dos, etc.), leur faisant payer des loyers qui n’étaient pas dus sans la moindre qualité de propriétaire des lieux. C’est ainsi qu’accompagné de gros bras, il a littéralement cassé toute la clôture qu’avait commencé à ériger Madame SACK pour fermer son terrain, emportant et confisquant l’en- semble du matériel des entre- preneurs commis par Madame SACK pour exécuter ces tra- vaux. Face à cette agression, Madame SACK, tirant les conséquences des droits ratta- chés à son titre de propriété, sai- sira le Préfet du Département du Wouri aux fins de déguer- pissement des occupants de son terrain. C’est ainsi que par arrêté préfectoral n° 0303/AP/C19/P en date du 26 juillet 2011, Monsieur le Préfet du Département du Wouri l’auto- risera à déguerpir tous les oc- cupants illégaux de ce terrain. Sur demande expresse de Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral dont l’in- tervention avait été sollicitée dans le cadre de l’exécution, cet arrêté a donné lieu à un avis fa- vorable d’exécution de Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel du Littoral en date du 19 septembre 2011. Au cours de l’exécution de cet arrêté, Monsieur KAMDEM Dieudonné s’est illustré par des actes de violence comme cela apparaît sur les procès-verbaux d’huissier en date des 12 sep- tembre et 10 novembre 2011. Et comme pour matérialiser son refus catégorique de se sou- mettre aux décisions de la Cour Suprême, après l’exécution de l’arrêté préfectoral, il est reve- nu à nouveau s’installer sur le terrain, empêchant le légitime propriétaire d’y accéder.

L’intervention intempestive de l’Administration des Domaines qui constitue un obstacle majeur à l’exécution des arrêts de la Cour Suprême Ayant, de sources concor- dantes et précises, appris que Monsieur KAMDEM Dieudonné avait entrepris des démarches auprès du Ministre

des Domaines et des Affaires Foncières pour faire annuler le titre foncier n° 4022/W appar- tenant à LCC de Madame SACK et le remettre au nom de la SAFIL gérée par son liqui- dateur Joseph TCHOUBET, Madame SACK et son conseil ont sollicité et obtenu une au- dience avec l’ancien Ministre de ce département, Monsieur BELEOKEN. Au cours de cet- te audience fixée et tenue le 18 juillet 2011, Madame SACK et

son conseil lui ont relaté l’af- faire depuis sa genèse jusqu’aux

06 arrêts de la Cour Suprême

qui ont définitivement clos ce litige et copies de ces arrêts lui ont été remis et laissé dans un dossier complet. Curieusement, le 03 octobre 2011, Madame SACK reçoit signification par l’avocat de Monsieur KAMDEM Dieudonné, d’un courrier de Monsieur le Ministre des Domaines et des Affaires Foncières, ordonnant au Conservateur de la Propriété Foncière de remettre le titre fon- cier de la LCC au nom de SA- FIL en exécution des décisions de la Cour Suprême. Or, les arrêts de la Cour Suprême décidaient justement le contraire puisqu’ils affir- maient que la seule vente va-

lable de ce terrain était celle du

15 novembre 1989 passée par

SAFIL au profit de LCC. Face à cette contradiction, le Conservateur Foncier du Wouri sera dans l’incapacité

d’exécuter la correspondance du

03 octobre 2011 de son propre

Ministre au risque d’annuler de fait les arrêts de la Cour

Suprême qui étaient déjà ins- crits au livre foncier ainsi qu’il ressort des deux certificats d’inscription délivrés le 24 mai

2011.

C’est ainsi que par souci de

légalité, Madame SACK adres- sera un recours gracieux préa- lable au MINDAF en date du

14 novembre 2011, relevant les

mêmes incohérences et l’inap- plicabilité de sa décision du 03 octobre 2011. Par correspondance du 28 novembre 2011, le Ministre BE- LEOKEN, dans une attitude d’humiliante résignation, se verra obligé d’annuler sa propre correspondance du 03 octobre 2011. Mais en fait, sa nouvel- le correspondance ne faisait que confirmer en d’autres termes la première. Cette nou- velle lettre tout aussi inexécu- table au regard des décisions dé- finitives de la Cour Suprême, ne faisait qu’en rajouter à la confusion et l’embarras de

Monsieur le Conservateur Foncier du Wouri qui ne l’a ja- mais transcrit au livre foncier. Néanmoins, faisant suite à la procédure de recours gracieux préalable entreprise, Madame SACK introduira une requête aux fins de sursis à exécution et un recours contentieux, ob- jet d’une procédure adminis- trative qui reste pendante à ce jour devant la Chambre Administrative de la Cour Suprême. La nouvelle Ministre des Domaines et des Affaires

Foncières n’a, quant à elle, ja- mais voulu faire suite aux mul- tiples demandes d’audience de Madame SACK malgré son in- sistance. Toutefois, elle a été sai- sie par écrit avec un bordereau de pièces joint de l’intégralité de ce dossier. Malheureusement, Madame SACK a, une nouvelle fois, la désagréable surprise de consta- ter que la nouvelle MINDAF a écrit au Conservateur Foncier du Wouri lui demandant de la sommer de ramener le titre fon- cier aux domaines et faire réins- crire une ordonnance de pré- notation judiciaire rendue le 11 janvier 2011 en faveur de Monsieur KAMDEM au détri- ment et en violation flagrante des arrêts définitifs de la Cour Suprême.

Cette correspondance du MINDAF a, une nouvelle fois, été frappée d’un recours gra- cieux préalable, d’une requête aux fins de sursis à exécution et d’un recours contentieux de-

vant la ChambreAdministrative de la Cour Suprême.

La complaisance de certains Magistrats Monsieur KAMDEM, après avoir cassé la clôture que Madame SACK avait com- mencé à ériger, a engagé en même temps une procédure de référé aux fins d’arrêt desdits travaux. Le même Magistrat

qui, par ordonnance n° 21 du 11 janvier 2011 l’avait autorisé à faire inscrire une prénotation judiciaire sur le titre foncier n° 4022/W, affirme suivant or- donnance n° 301 du 6 sep- tembre 2011 que le terrain ob- jet du titre foncier n° 4022/W appartient désormais en toute propriété à la LCC de Madame SACK reconnaissant implici- tement la caducité de sa précé- dente ordonnance n° 21 du 11 janvier 2011.

Madame le MINDAF ayant soumis la reconnaissance du droit de propriété exclusif de la LCC sur ce terrain à la rétrac-

tation de l’ordonnance de pré- notation judiciaire n° 21 du 11 janvier 2011 inscrite par la LGCCA et KAMDEM sans qualité, Madame SACK a fini par engager une procédure de référé auprès du Tribunal de Première Instance de Ndokoti, non seulement en rétractation de cette ordonnance, mais aus- si en expulsion contre la LGC- CA S.A et son Directeur KAM- DEM, ainsi que tous occupants de leur chef de l’immeuble de la LCC. Ces deux procédures ont donné lieu à deux ordonnances n° 452 et 453 du 21 septembre 2012, ordonnant pour la pre- mière, la rétractation de l’or- donnance de prénotation judi- ciaire du 11 janvier 2011 et pour l’autre l’expulsion immédiate de la LGCCA S.A, KAMDEM Dieudonné du terrain de la LCC ainsi que tous les occupants de leur chef. Monsieur KAMDEM Dieudonné et la LGCCAont in- troduit une requête aux fins de défense à exécution au soutien de leur appel interjeté contre les- dites ordonnances. Alors que le Ministère pu- blic, tirant les conséquences de droit des arrêts de la Cour Suprême avait requis le rejet de la requête aux fins de défense à exécution de la LGCCA et KAMDEM (pièce n° 34), un collège de trois Magistrats de la Cour d’Appel a, sans justifi- cation de motif, accordé les dé- fenses à exécution à la LGCCA et KAMDEM, paralysant du même fait, l’exécution des arrêts de la Cour Suprême. La cause au fond en référé revenant devant la même Cour d’Appel le 25 février 2013, il nous apparaît nécessaire de rap- peler ces Magistrats à leur de- voir et au respect de l’autorité de la chose jugée par la Cour Suprême du Cameroun, les juges de degré inférieur ne pou- vant en aucune façon anéantir les effets, remettre en cause ou empêcher l’exécution des dé- cisions rendues définitivement par la haute juridiction. A cet égard, nous versons dans le dossier les correspon- dances de protestation des 19 décembre 2012 et 21 janvier 2013 que le conseil de Madame SACK a adressées à Monsieur le Président de la Cour d’Appel du Littoral. Par ailleurs, nonobstant les arrêts de la Cour Suprême et l’exécution de l’arrêté préfec- toral de déguerpissement, Monsieur KAMDEM a décidé de substituer le droit de la for- ce à la force du droit, en ins-

tallant ses gros bras dans une propriété privée et en interdi- sant l’accès au légitime pro- priétaire, le tout au nez et à la barbe des autorités étrangement murées dans un silence complice qui frise la complaisance. Il y a installé une ceinture de vieux containers soudés bout à bout avec une énorme pan- carte indiquant qu’il est le seul propriétaire et maître des lieux, le tout protégé par de gros bras prêts à attaquer quiconque s’ap- proche du site. Tout ce désordre est couronné par un courrier no- tifié par Monsieur KAMDEM Dieudonné à tous les Notaires de la ville de Douala, leur in- terdisant, sous peine de pour- suites pénales personnelles, d’entreprendre quelque acte que ce soit en faveur de Madame SACK sur l’immeuble en ques- tion. Madame SACK et la LCC ont la profonde conviction que seule l’intervention de la plus haute autorité judiciaire du pays, pour faire respecter les arrêts rendus par la Cour

Suprême, peut restituer force à la loi et mettre fin à ce véritable scandale. Certains Magistrats en ont perçu la nécessité, puisque Madame la Présidente du Tribunal de Grande Instance du Wouri, sur rapport de Monsieur le Juge commissaire de la liquidation SAFIL, vient de mettre fin aux fonctions de liquidateur de la SAFIL de Monsieur TCHOUBET Joseph. Cette décision mettra proba- blement fin à la saignée des procédures dilatoires et per- mettra sans doute de clôturer une liquidation qui dure depuis près de vingt-trois ans. Il en est de même de certains fonctionnaires, notamment Monsieur le Conservateur Foncier du Wouri qui, scanda- lisé par les correspondances grossières des Ministres suc- cessifs des Domaines et des Affaires Foncières, allant contre les arrêts définitivement rendus par la Cour Suprême, leur a op- posé un véritable camouflet en ressortant l’impossibilité maté- rielle de leur exécution dans le certificat de propriété délivré à Madame SACK le 1er février

2013.

Malheureusement, il convient de déplorer l’extrême lenteur de la procédure admi- nistrative pendante depuis pres- qu’un an devant la Chambre Administrative de la Cour Suprême, tant sur la requête aux fins de sursis à exécution que le recours contentieux au fond. J.J.O.

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LesNouvelles SSSSTTTTAAAARRRRSSSS’’’’IIIINNNNFFFFOOOOSSSS N° 197 du 25 avril 2013 DU PAYS
LesNouvelles
SSSSTTTTAAAARRRRSSSS’’’’IIIINNNNFFFFOOOOSSSS
N° 197 du 25 avril 2013
DU PAYS

Polémique autour de la mort de Saurelle Yondo …

frappée par le « sort » musical, qui l’oblige aujourd’hui à côtoyer

et explorer les marches

biz camerounais. De

passage à Douala, où

elle était conviée à l’é-

mission matinale de

deux coups de reins dé-

à l’é- mission matinale de deux coups de reins dé- blic à découvrir son al- bum

blic à découvrir son al-

bum qui décrit les injustices faites aux femmes

 

Décédée il y a pratiquement une semaine, les

confrères de Saurelle se sont réunis pour l’organisation

été rapporté qu’une

polémique fait dé-

sormaissurface;l’on

qui aurait été rédigé

contre son « gars ».

A en croire ces

sources, la chanteu-

se aurait passé près

de six mois de ma-

ladie sans que son

contre son « gars ». A en croire ces sources, la chanteu- se aurait passé près

ascendantes du show

de ses obsèques. Cependant, il nous a

parle d’une plainte

Canal 2 international, Cornelia Lalos entre

hanchés a invité le pu-

Les anges chantent toujours

Une rumeur avait laissé entendre que le jeune grou-

Contrairement

compagnon ne pen- se à l’amener à l’hô- pital pour des soins. Pasteur d’une église réveillée nous a-t-on appris, il a

dans le même ciel

pe de Makossa, les anges de Deido s’était divisé.

jugé utile de procéder à une séance d’exorcisme en lieu

àcettedernière,

jugé utile de procéder à une séance d’exorcisme en lieu àcettedernière,

et place d’un suivi médical. Hélas les prières n’ont pas

Mukala

 

et

suffit pour sortir la chanteuse de cette maladie. Plutard,

Sawasemblent

elle sera internée à l’hôpital Padre Pio au quartier

plussoudésque

Bonewonda par sa propre initiative. La chanteuse avait

jamais, la preu-

pris sur elle d’interpeller par téléphone ses collègues

ve,

ils sont en

sur

son état de santé dégradant. Trop tard, la voix d’an-

ce moment en

ge,

Saurelle Yondo, y décédera malheureusement. En

studio

chez

attendant le programme des obsèques qui sera com-

Kado

mouna

muniqué par sa famille, son fiancé lui, serait poursuivi

où ils préparent

pour négligence et non assistance à personne en dan-

un

nouvel al-

ger… affaire à suivre

b

u

m

.

Cornelia Lalos, «ma vie» en musique

Agée d’une vingtaine d’année, cette jeune chan- teuse vient de faire son immersion dans le monde de la chanson au Cameroun. « Ma vie » est le tout premier opus qu’elle propose au public depuis le début de l’année. L’énergie que dégage la jeune chanteuse et l’expres- sion de son assurance laisse croire qu’il y a bien long- temps qu’elle a préparé son arrivée dans le monde du show biz. C’est en fait à l’âge de 16 ans qu’elle a été

Composés de six titres, cet album sera selon une sour- ce un album de remerciement au delà des thèmes d’amour dont ils sont passés maitres. Les deux chanteurs veu-

lent

remercier le public pour l’accueil chaleureux qui

leur

avait été réservé. Produit par Mouangue Toko, un

amoureux des belles mélodies, il est annoncé dans cet album, des collaborations avec des artistes de la géné- ration âge d’or du Makossa à l’instar de Ben Decca

Duc Z entre dans l’Empire de Pitt Bacardi

Reconnu comme le chanteur RnB de l’année via les Canal d’or, Ulrich Ndjoumessi plus connu sous le pseu-

donyme Duc Z, vient d’intégrer le label Empire de Pitt Bacardi. Si cette entrée dans ce label lui a permis de se démarquer des autres grâce aux exploits du trio X maleya qui en fait aussi partie, il n’en de- meure pas moins vrai que Duc Z se donne un nouveau défi. Celui de se maintenir sur les cimes qu’il a réussi à atteindre. Son nouvel album actuellement en cuisine sortira sous ce label, d’après certaines indiscrétions, le jeune prince du Rnb serait attendu en France pour une prestation sur le podium des Trace music awards

Socam : Moni Bilè et Dinaly nouveaux administrateurs

Lesdeuxartistesontéténommésàl’issued’unconseil d’administration de la Société Camerounaise de l’Art Musical qui s’est tenue ce 23 avril 2013 à Yaoundé. Découvrez toutes les résolutions de la session de ce conseil d’administration dans ce communiqué final par- venu à notre rédaction ce 24 avril 2013.

final par- venu à notre rédaction ce 24 avril 2013. Rassemblées par Charles Fils ELANGUE Kankan
final par- venu à notre rédaction ce 24 avril 2013. Rassemblées par Charles Fils ELANGUE Kankan

Rassemblées par Charles Fils ELANGUE

Kankan

 

Sénateur, sénatoriales ; voici des

choses comme ça qui me « ten- sionnent » souvent heureusement que j’ai moi géré mes nerfs en solo. C’est Jean Michel Nitcheu qui a eu une colère de 600 giga sur son président à cause du mélangement

En tout cas, moi j’avais entendu la courte mère qui est dans le CPP là dire que les sénatoriales ne don- nent pas le courant. J’ai moi dit que l’affaire ci, on veut encore nous trom- per avec … Je parle de Kaiwalai ah ok elle s’appelle comment Kah wala. Mon frère, est-ce que je connais même leurs noms ? Si tu me demandes même le nom du pre- mier ministre est ce que je peux même te dire ? Tellement la poli- tique est devenue comme le sket- ch que Fingon et Tagne font que ça me donne même les boutons au dos. Le kankaneur

mots qu’on n’a pas fini de nous pur- ger avec dans les medias ici dehors. Demandez alors à quelqu’un ici s’il peut même vous dire à quoi sert un

sénateur.Mêmecessénateurssem-

que le Rdepassé a fait avec le Sofa. Un benskinneur a même dit que les

deuxpartislà,commeilsontfaitsem-

blent même ignorer le but de leur statut. En dehors de manger les biscuits et contrôler les gestions de leursquincailleriesvouscroyezqu’ils auront encore quoi à faire là-bas. Sinon dites-moi pourquoi le père Bamenda du Soffa don finish là a laissé tomber son banlong devant le gars de Chan… Ce sont les

blant de faire l’amour ensemble, ils vont accoucher un enfant qu’on va appeler Sdpc. Où c’est la pouritique qu’on fait ici où c’est même quoi ooh ? n’est ce pas vous êtes vous-même témoins des histoires du pays ci, est

ce que le ridicule se cache encore ?

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AAAAUUUU QQQQUUUUOOOOTTTTIIIIDDDDIIIIEEEENNNN

N° 197 du 25 avril 2013

DU PAYS

Dégâts collatéraux des Sénatoriales

Il faut destituer Djomo Kamga

En s’engageant sur la liste Rdpc de la région de l’Ouest comme candidat aux sénato- riales, Djomo Kamga a claire- ment reconnu son incapacité à rassembler le peuple Bandjoun. Très exactement comme l’avait fait son prédé- cesseur et non moins demi-frè- re Ngnié Kamga. Il doit libérer le trône des Bandjoun au profit d’un vrai roi, un vrai rassem- bleur.

F inalement, Djomo Kamga et Ngnie Kamga c’est bonnet blanc et blanc bonnet : deux person-

nalités intronisées pour diviser le royau- me Bandjoun par leur engagement dans le Rdpc. Les deux derniers rois Bandjoun n’ont pas seulement en com- mun leur patronyme ou leurs cou- ronnes, ils partagent aussi la même cu- pidité à l’extrême, le même penchant partisan qui les poussent à s’engager dans le Rdpc pour mieux diviser le peuple qu’ils étaient censés rassembler. Ala lumière des élections sénatoriales, on a vu combien Djomo Kamga dont on se demande pourquoi on doit conti- nuer à l’affubler du titre de roi des Bandjoun est à l’aise pour détruire le royaume Banjoun au profit de ses intérêts égoïstes et grégaires. Le défunt chef Bandjoun, avait lui aussi clairement montré son engage- ment au Rdpc. Avec l’excuse qu’il y était avant l’ouverture au multipartis- me. Il était un fonctionnaire de la pré- fectorale, assimilé d’office au parti ré- gnant. Il y avait gravi les échelons pour finir vice-président du comité central.

A sa disparition, le Rdpc avait tenté de

prendre le peuple Bandjoun en otage,

cherchant à lui imposer un successeur

à son goût, c’est-à-dire un anti-

Bandjoun qui continuerait l’œuvre de

destruction du défunt roi. Debout com- me un seul homme, le peuple Bandjoun avait barré la voie au Rdpc et son ad- ministration. On se souvient encore du dépit du malheureux préfet de l’é- poque qui avait été commis à la tâche.

Il disait alors, dans la pénombre du cré-

puscule, qu’on n’avait pas réussi à trou- ver le successeur du roi, conviant l’as- sistance à rester à l’écoute des nou- velles qu’on diffuserait plus tard. Les

gardiens de la tradition Bandjoun, dont l’exécuteur testamentaire traditionnel, c’est-à-dire le notable qui valide la dé- signation du nouveau roi, avait laissé en plan l’administration Rdpc et tous les traites du royaume qui avaient ac- cepté de dévoyer, contre espèces tré- buchantes, pour fondre dans la natu- re. Un refus de compromission qui avait permis au peuple Bandjoun de re- prendre la main et disposer de son des- tin. Les Bandjoun partirent de la pla-

ce de la chefferie ce soir-là, étonnés et contents. Le collège des dignitaires, après mure réflexion, finira plus tard

des dignitaires, après mure réflexion, finira plus tard Sa Majesté Djomo Kamga, Roi des Bandjoun par

Sa Majesté Djomo Kamga, Roi des Bandjoun

par désigner Honoré Djomo Kamga, le demi-frère de l’autre. Un chimiste plutôt discret, sorti d’Hévécam où il officiait à Nyété dans le Sud. Brutalement porté au firmament Bandjoun, il reçut pour missions, entre autres, de redorer l’image de Bandjoun suffisamment ternie par les pitreries po- litiques de son prédécesseur et de re- faire l’unité de ce peuple divisé par les querelles politiques animées depuis le sommet par le roi défunt. Les Bandjoun croyaient alors ce tris- te épisode de leur destin derrière eux. Ils voulaient s’appuyer sur un monarque rassembleur, qui se battrait pour la gran- deur et le développement du royaume. Ils rêvaient d’un roi qui parachèverait l’œuvre inachevée d’un certain Fotué Kamga, accidentellement arraché à la vie, alors qu’il commençait à peine à poser les jalons d’un Bandjoun grand et fier. La parenthèse de 20 ans de Ngnié Kamga n’avait pas réussi à le faire ou-

blier. Bien au contraire. Djomo Kamga avait-il alors bien saisi l’importance de sa mission ? Il faut en douter aujour-

d’hui en le voyant s’engager contre la majorité du peuple que les notables lui ont confié. Car il faut rappeler que les Bandjoun sont majoritairement plutôt éloignés du pouvoir à qui ils repro- chent de faire très peu pour eux. Nonobstant les gladiateurs comme Fotso Victor ou le Pr Lazare Kaptué,

les Bandjoun font la moue au Rdpc au- quel ils demandent qu’il saisisse une bonne fois pour toutes qu’ils sont un vivier électoral important et même in- contournable à l’Ouest. Djomo Kamga est loin aujourd’hui des espoirs en lui placés il y a 12 ans. Il vient de se montrer incapable de trô- ner au-dessus des chapelles partisanes. Il vient de rejeter au vu et au su de tout le monde ceux de son peuple d’autres bords politiques ou tout simplement non engagés qui, pourtant, n’ont pas arrêté de lui faire allégeance. Comment peut- il continuer à accepter leur allégean- ce, leurs cadeaux et surtout leurs en- gagements traditionnels dans les loges

de la chefferie alors même qu’ils les a publiquement reniés en choisissant le Rdpc ? Parmi le peuple Bandjoun, il y

en a qui voyait bien leur roi au Sénat, mais uniquement coopté comme un sage reconnu par le président de la République. Les Bandjoun auraient été fiers de voir leur roi convié à la construction de notre pays sans passer par les urnes comme un simple citoyen. Ils auraient été reconnaissants au pré- sident de la République d’avoir reconnu les mérites de leur roi. Subséquemment, ils pourraient à l’avenir s’engager au Rdpc sans hésitation. Et Djomo Kamga aurait ainsi servi la cause de son parti sans exposer le moins du monde le royaume dont on lui a confié le des- tin. Il aurait suffi pour cela que les Bandjoun aillent faire du lobbying à Yaoundé. Et ils en ont les moyens. Mais Djomo Kamga a affiché l’at- titude du citoyen lambda que les Bandjoun avaient la naïveté de le por- ter sur leur trône en 2001. Ils avaient eu le malheur de penser que le scien- tifique qu’il est saurait être rigoureux devant des situations pouvant condui- re à la division du royaume. Erreur. Il ne fait honneur ni à sa naissance, ni encore moins à la République. Désigné et non élu pour être le Roi des Bandjoun, voilà celui que les Bandjoun croient être leur « Nom te ma » tel un mort- la-faim, prêt à se lancer dans une compétition où n’importe quel quidam pourrait user d’un cloche-pied pour le renverser ! C’est-à-dire renverser Bandjoun. Voilà la récompense de Djomo Kamaga aux Bandjoun qui lui ont fait confiance en 2002 ! Puisqu’il ne respecte pas sa naissance et les fon- dements du royaume, qu’il remette alors en jeu sa couronne. Puisqu’il adore les élections, qu’il institue alors l’élection du roi Bandjoun. Ainsi par exemple, on n’attendrait plus la disparition d’un roi pour en désigner un autre, on n’at- tendrait pas la sienne. On limiterait les mandats, on envisagerait la destitution d’un roi fautif, on envisagerait même à étendre les prétentions à tous les fils Bandjoun, pendant qu’on y est. Il faut le redire, le roi des Bandjoun doit être un homme impartial, juste et grand. Tout le contraire de ce que nous avons aujourd’hui. Même au chapitre de sa gestion des affaires niveau de Bandjoun, il montre beaucoup de fai- blesses en faveur de certains Bandjoun nantis qui n’hésitent pas à traîner son libre arbitre dans la boue à coup de billets de banque, parfois à la puanteur insup- portable d’hommes d’affaires sans foi ni loi, capables de tout acheter, même la couronne d’un roi juste pour le plai- sir de l’humilier. Si Djomo Kamga veut racheter ce qui reste de la confiance et de l’allégeance que lui portent les Bandjoun, il a intérêt à se ressaisir. Autrement, il est plus que temps pour les Bandjoun de se trouver un autre roi, digne et respectable du trône qu’on va lui confier. En attendant, inutile de se leurrer, le trône des Bandjoun est vide.

Honoré TALOMTETIO Correspondance particulière

Tradex : Des bouteilles de gaz à 23 500 FCFA disponibles !

Tradex : Des bouteilles de gaz à 23 500 FCFA disponibles ! Ces nouvelles venues sur

Ces nouvelles venues sur le marché du gaz do- mestique au Cameroun sont équipées d’un compteur de contrôle de la consommation. Afin de marquer son arrivée sur le marché de la distribution du gaz domestique au Cameroun, Tradex, filiale de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) a lancé depuis le week-end dernier sur le marché, des bouteilles équipées de compteurs de contrôle de la consommation. Uneinnovationqui permet d’anticiper sur l’achat et d’éviter des surprises généralement dé- sagréables pour les ménagères. Pour vulgariser ces nouvelles bouteilles qui inau- gurent aussi l’arrivée sur le marché du gaz d’un second opérateur camerounais (après leleader dumarchéSctm), Tradex a décidé de débuter par une opération de ven- te promotionnelle. Ainsi, dans les stations-service Tradex, les consommateurs peuvent se procurer une bouteille pleine à 23 500 FCFA contre 30 000 FCFA généralement, et 17 000 FCFA la bouteille vide. Mais, précise-t-on à Tradex, ces ventes promotionnelles ne s’appliqueront qu’aux 5000 premiers clients du nou- vel opérateur du secteur de la distribution du gaz do- mestique au Cameroun.

Thé, café, des boissons anti-AVC

Bonne nouvelle pour ceux qui n’envisagent pas une journée sans leur petit noir du matin ! Boire tous les jours au moins une tasse de café – ou deux tasses de thé vert – protégerait contre le risque d’accidents vasculaire cérébral (AVC). Une équipe japonaise le

confirmeeneffet. Leur constat doit toutefois êtrenuancé. Ils ne précisent pas en effet les types de café consommés… Yoshihiro Kokubo et son équipe du Japan’s natio- nal cerebral and cardiovascular Center d’Osaka ont in- terrogé 83 269 Japonais âgés de 45 à 74 ans sur leur consommation de thé vert et de café. Chacun des par- ticipants a été suivi en moyenne pendant 13 ans et au- cun ne souffraient de cancers et de maladies cardio- vasculaires au début de l’étude.

Lesauteursconfirmentqu’uneconsommationquo-

tidienne de ces boissons serait bénéfique pour la santé. Ils ont observé que les individus qui boivent au moins une tasse de café chaque jour réduiraient leur risque d’AVC de 20% par rapport à ceux qui n’en consom- ment pas. Le thé vert aussi Quant aux consommateurs de deux ou trois tasses quotidiennes de thé vert, ils verraient leur risque d’AVC diminué de 14% par rapport aux abstinents. Une consommationéquivalenteabaisserait, enoutre, lerisque d’hémorragie cérébrale de 32% ! Une excellente nouvelle pour beaucoup d’indivi- dus à travers le monde. Le thé et le café représentent les boissons les plus populaires… après l’eau. Ce qui signifie que « ces résultats – obtenus au Japon – pour- raient s’appliquer à de très nombreux pays », se ré- jouissent les auteurs japonais.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par :

David Picot - Source : Stroke, Journal of the American Heart Association, 14 mars 2013

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IIIINNNNTTTTEEEERRRRNNNNAAAATTTTIIIIOOOONNNNAAAALLLL LesNouvelles N° 197 du 25 avril 2013 DU PAYS
IIIINNNNTTTTEEEERRRRNNNNAAAATTTTIIIIOOOONNNNAAAALLLL
LesNouvelles
N° 197 du 25 avril 2013
DU PAYS

Conflit au Mali

Pour les USA, les soldats de la Cédéao sont incompétents

Alors que les troupes françaises entament leur retrait du Mali, Michael Sheehan, conseiller du secrétaire américain à la Défense, a déclaré que les soldats de la Cédéao qui doivent prendre le relais ne constituent pas une force compétente.

A u cours d’une audition au Sénat américain, mardi 9 avril, un haut responsable du Pentagone,

MichaelSheehan,s’estmontrétrèscritique

à l’égard des soldats de la Communauté

économique des États d’Afrique de l’Ouest

(Cédéao) présents au Mali : «C’est une for- cetotalement incapable, çadoit changer »,

a expliqué le conseiller du secrétaire à la Défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité. La force africaine est constituée d’en- viron 4 300 soldats de pays membres de

la Cédéao, notamment duTogo, du Sénégal,

du Bénin, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, auxquels s’ajoutent 2 000 militaires tchadiens (non membres de la Cédéao). Le responsable du Pentagone a en re- vanche salué l’opération française, qui a étéselonlui«absolumentexcellente».«Les Français ont réagi très vite et ont très ra- pidement repoussé Aqmi au-delà du fleu- ve Niger, repris le contrôle des villes du Nord», a salué Michael Sheehan. «Maintenant la France est en train de se concentrer sur la traque des membres d’Aqmi et leur élimination du champ de bataille», a-t-il observé. Début du retrait français Une première centainede parachutistes français a quitté le nord du Mali et transi- tait mardi par Chypre avant de regagner la France. Trois mois après le début de son intervention militaire, le 11 janvier, la France retire donc, cette semaine, ses pre- mières troupes dupays. Mais contrairement

semaine, ses pre- mières troupes dupays. Mais contrairement peut-être avec notre soutien» de s’en oc- cuper,

peut-être avec notre soutien» de s’en oc- cuper, a estimé Michael Sheehan. Le responsable américain a en outre

déclaré que l’administration Obama a in- terdit au département américain de la Défense d’apporter un quelconque soutien direct à l’armée malienne, selon The Hill, unblogaméricainsur l’activité duCongrès. Durantsonaudition,MichaelSheehan a déclaré qu’Aqmi tenterait sans doute de se reconstituer au Mali. “Nous allons voir s’[ils] vont être en mesure d’établir une capacité stratégique d’ici les prochaines

années”,a-t-ilajouté,précisantquelesprin-

cipaux dirigeants d’Aqmi précédemment basés au Mali avaient pris la fuite lors de l’avancée des troupes françaises vers le

Nord.

Info-afrique.com

à ce qu’espérait Paris, son armée semble engagée pour longtemps sur le terrain. L’armée française, qui a déployé près de 4 000 soldats sur le territoire malien, devraitprogressivementlaisserlaplaceaux contingents des pays de la Cédéao en at- tendant le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU. Une des op- tions évoquées par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est de déployer 11 200 casques bleus aux côtés d’une « for- ce parallèle » chargée de combattre les ex- trémistes islamistes. Vers un retour d’Aqmi au Mali ? « Débusquer Aqmi des montagnes et attaquer leur leadership est un boulot pour une force bienplus capable. L’ONUne peut faire cela et nous ne devons pas attendre d’elle qu’elle le fasse. Ce sera aux Français,

RDC

Le viol comme arme de guerre, un schéma de destruction massive pour des millions de femmes et d’hommes

Le constat en République Démocratique du Congo est accablant, les viols sont désormais utilisés massivement et les chiffres effrayants…

S elon un rapport de l’ONU, près de 3304 cas de vic- times de violences sexuelles ont été répertoriés dans la province orientale de la République démocra-

recourir à la justice. Les victimes de viols, qui ont entre 12 et 17 ans, sont particulièrement jeunes.

tique du Congo (RDC). La plupart des viols sont collec- tifs. Les violences sexuelles constituent un fléau dans la province orientale, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le rapport accablant du Fonds des Nations-Unies pour la population (FUNAP) le démontre. Près de 3304 cas ont été répertoriés selon l’agence onu- sienne. Le district de l’Ituri, en conflit depuis dix ans, est particulièrement touché. Les cas de viols collectifs sont les plus fréquents. Grâce aux campagnes de sensibilisation sur le viol qui demeure toujours tabou en République démocratique du Congo, les femmes qui constituent 90% des victimes osent désormais de plus en plus dénoncer leurs bourreaux et

Les hommes abusés Pis, la majorité des femmes qui ont subi des violences sexuelles doivent bénéficier de soins médicaux. Les cas de grossesse ne sont pas rares. Sans compter celles qui contractent le virus du sida. Ces viols selon le rapport sont perpétrés en grande partie par les groupes armés mais aussi par la police nationale et l’armée congolaise. Des violences sexuelles sont également perpétrées contre les hommes. Ces derniers seraient au nombre de 3% à en avoir été victimes. Mais le viol des hommes est encore plus tabou que celui des femmes. Il est extrêmement rare que des hommes osent délier leur langue à ce propos. Ce qui suppose que le nombre de victimes serait plus élevé. Info-afrique.com

Fer de Mbalam

Sundance en quête de nouveaux partenaires

La junior minière australienne a annoncé lundi avoir terminé les discussions et résilié le contrat de cession exclusive qui le liait à l’entreprise chinoise Hanlong.

On sentait la chose venir et finalement la junior miniè- re australienne Sundance Resources qui a des intérêts au Cameroun et en République du Congo a annoncé lundi 8 avril 2013 avoir arrêté les discussions et suspendu le contrat de cession exclusif de la totalité de son capital d’actif qui le liait avec Hanlong Minning Limited. « Hanlong n’a pas apporté la garantie des financements et s’est déclarée in- capable de respecter certains termes du processus de ces- sion et c’est dommage qu’on en arrive là après des mois de discussion », peut-on lire en synthèse dans une lettre écri- te par l’entreprise australienne à la bourse de Perth enAustralie. De son côté, le chinois Hanlong a procédé au retrait de la lettre de garantie de l’agence chinoise de soutien aux in- vestissements, lui faisant du même coup perdre l’exclusi- vité de la possibilité d’acquérir la totalité de Sundance Resource et de ses gisements de fer à Mbalam au Cameroun et Nabeba en République du Congo. On ignore encore pourquoi Hanglng n’a pas pu tenir ses engagements car sur le sujet des officiels chinois ne se sont pas prononcé. Mais de nom- breux analystes du domaine laissaient filtre que le chinois ne pourrait pas suivre, car il avait manqué de nombreux ren- dez-vous de garanti à apporter. Il y a quelque peu l’arresta- tion du fondateur et PDG de Hanlong officiellement pour meurtre a fait le tour des médias australiens. Selon des com- mentaires dans les forums internet australiens, le groupe a été victime de l’opération nettoyage de la nouvelle équipe dirigeante en chine. Durant la campagne. Liu Hyuan (PDG de Hanlong) était réputé proche de l’ancienne équipe diri- geante. Côté Cameroun on n’a toujours pas réagit à cette nou- velle. Fin 2012, le gouvernement et le groupe australien Sundance ont signé une convention minière. «C’est juste- ment cela, le Cameroun a signé une convention avec Sundance, pas avec Hanlong. De plus la convention donne un délai à Sundance pour produire une étude de faisabilité et un plan d développement du projet, ce qui lui donnera accès à l’obtention d’un permis minier. En principe le gou- vernement Camerounais ne connait pas Hanlong et son en- gagement avec Sundance ne saurait être affecté de quelque manière que ce soit, sauf si au terme des délais convenu, il ne peut prouver sa capacité à développer le projet» a fait savoir une source proche du dossier sous le couvert de l’ano- nymat. le PCA de Sundance est lui aussi confiant. Georges Jones le président a indiqué qu’il espérait que les deux pays (Cameroun et Rep Congo) poursuivront la collaboration avec lui. Sundance a aussi affirmé que de nouveaux interlocu- teurs font la queue pour la reprise de cette convention. Dans les coulisses on évoque une fois encore des chinois. « Je ne pense pas que les chinois aient eu un problème d’argent, c’est mal voir les choses. La Chine a trop d’argent et a be- soin du fer pour faire tourner sa gigantesque usine à in- frastructure, donc contrôler des gisement de matières pre- mières comme le fer c’est plus avantageux pour elle. Une seule chose peut expliquer la situation, la nouvelle équipe dirigeante du pays ne pouvait plus laisser Hanlong sur le projet une fois son patron arrêté. Elle a tranquillement re- tiré son soutien et voilà », explique notre expert toujours sous anonymat. La nouvelle a été un choc pour la valeur de l’action Sundance qui a perdu jusqu’à 49,5% de sa valeur au lendemain de sa réintroduction en cotation. Le groupe annonce que le projet continu de séduire des chinois et des non chinois. Rassuré par la bonne tenue du prix du fer Sundance espère trouver rapidement un autre partenaire. Mais ds ana- lystes restent sceptique, Mbalam et Nabeba ne sont peut- être pas les plus prometteur des gisements d’Afrique selon certains observateurs.

JDC

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