Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple

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Sommaires
Ière Partie : Cadre théorique et méthodologique Chapitre I : Cadre théorique I) La problématique II) Les objectifs de la recherche Chapitre II : Cadre méthodologique Introduction IIème Partie : Concepts et fondements de la finance islamique Chapitre I : Historique des institutions financières islamiques Chapitre II : Les principes de base de la finance islamique et le débat sur le taux d’intérêt A) Le concept traditionnel du taux d’intérêt B) La vision islamique du taux d’intérêt C) Les principes de base de la finance islamique Chapitre III : Mode de fonctionnement des banques islamiques A) Cadre juridique de fonctionnement des banques islamiques B) Le fonctionnement des banques islamiques Chapitre IV : Evolution et répartition des banques islamiques dans le monde Chapitre V : La présentation de la Banque Islamique du Sénégal (BIS) IIIème Partie : PME et financements islamiques Chapitre I : Caractéristiques généraux des PME/PMI en Afrique Chapitre II : Présentation des instruments de financement islamique susceptibles d’intéresser les PME A) Les conditions générales de financement islamique B) Les instruments de financement par participation C) Les autres instruments de financement islamique Chapitre III : Les points forts et les points faibles du financement islamique A) Les avantages et inconvénients du financement islamique pour les PME B) Les avantages et inconvénients pour les banques islamiques

Conclusion

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Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple)

Introduction
Le monde de la finance aujourd’hui en pleine mutation voit s’affirmer de plus en plus la finance islamique qui a fait son petit bout de chemin des années 70 à nos jours. En effet, les institutions financières islamiques attirent aujourd’hui l’attention de tous les acteurs du monde de la finance. Le 17 Octobre 2007 la commission des finances présidée par Mr jean Arthuis présentait devant le sénat français un rapport qui témoignait de la croissance de 15 % par an de la finance islamique. La direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE) en France, évalue la valeur des actifs gérés par les institutions financières islamiques dans le monde à 500 milliards de Dollars et l’agence de notation financière Standard & Poor’s estime les investissements financiers de ces

institutions dans le monde à plus de 350 milliards de Dollars. Cela est lié à la performance financière grandissante des établissements financiers islamiques et à l’originalité de leurs moyens de financement et d’investissement. L’invention de ces instruments de financement et d’investissement qui sont à l’origine de ces résultats, est le fruit de l’ingéniosité des théoriciens de la finance islamique qui se trouvent face à des contraintes religieuses et sociales. Après s’être développées dans le monde arabe, les banques islamiques ont entamé leur expansion dans les pays occidentaux et dans quelques uns d’Afrique en particulier en Afrique occidentale et au Maghreb. L’importance de la finance islamique sur le continent africain s’exprime aujourd’hui à travers la 32ème réunion du groupe de la Banque islamique de développement (BID) qui s’est tenue à Dakar du 26 au 29 Mai 2007. Cette réunion a permis de soulever un certain nombre d’interrogation concernant la situation économique et financière du continent africain. Au cours de ces quatre
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jours de discussion, la BID a décidé de lancer un fonds de solidarité avec un objectif de 10 milliards de Dollars pour lutter contre la pauvreté dans les pays sous développés. En dehors de cela, la BID dans le cadre de la coopération entre cette institution et les pays de la sous région, a investi des centaines de millions de Dollars dans les différents secteurs dans ces pays. Ainsi les institutions financières islamiques qui étaient carrément inconnues, prennent petit à petit les devants de la scène en disputant des parts de marchés avec les banques conventionnelles de la place. Ces dernières solidement positionnées sur ce secteur d’activité grâce à des années d’expérience n’entendent pas faciliter la tâche aux banques islamiques. C’est pour cette raison que les banques islamiques pour assurer la pérennité de leurs activités, doivent s’adapter à la demande du marché. Ce qui implique que les banques islamiques doivent adopter une stratégie marketing très active et proposer aux clients en particulier les PME des services de qualité. En d’autres termes les banques islamiques doivent se tourner vers les PME qui représentent une part de marché très important. En effet, les financements islamiques seront les bienvenus pour les PME de la sous région qui pour la grande majorité, subissent de plein fouet la conjoncture économique. Evoluant dans un mieux de libre échange où la compétition entre les entreprises est de plus en plus rude, où le protectionnisme économique et le cloisonnement des marchés sont devenus des pratiques caduques, les PME souffrent aussi de manque de financement de la part des banques. Les conditions de survie dans ce milieu d’intense concurrence pour une entreprise étant la pratique régulière de l’investissement pour s’ad apter à la demande du marché ; Où trouver ces financements ? Quelles sont les conditions d’obtention de ces financements ? Ce sont là des questions que se posent les dirigeants d’entreprise.

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Comme solution de rechange l’union européenne propose les accords de partenariat économique (APE). Cette situation fait ressortir la nécessité du financement des PME par les banques locales. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Et cette situation risque d’être encore plus difficile car. La conséquence est que si ces accords étaient signés. Or la situation inverse est pour le moment simplement impossible car nos entreprises sont encore trop faibles et n’ont pas accès aux nouvelles technologies de production. le 3 1 Décembre dernier pris fin l’accord de l’Europe – ACP (Europe – Afrique – Caraïbe) signé à Lomé au Bénin il y a de cela quelques années. les PME européennes pourront exporter leurs produits en Afrique sans aucune restriction. Master finance 2007-2008.fr] 4 . C’est donc pourquoi nous avons décidé d’étudier les possibilités de financement des PME par les banques islamiques en essayant de voir si possible le cas de la Banque islamique du Sénégal (BIS). Réalisé par Moussa Yabré. des accords très sévèrement critiqués par la majorité des Etats africains concernés.

Les PME pourraient jouir de ce partenariat seulement grâce au seul fait que les banques islamiques n’utilisent pas de taux d’intérêt dans leurs transactions financières. Master finance 2007-2008. Réalisé par Moussa Yabré. Cette présence des banques islamiques en Afrique tombe à pic pour compléter les sources de financement dont disposent les PME de plus en plus nombreuses dans le paysage économique africain. Car le taux d’intérêt étant considéré comme l’usure par la loi islamique et son interdiction dans les opérations financières constitue la base même de la finance islamique. L’existence des banques islamiques se trouvant donc conditionnée par l’observation et le respect strict de la Shari’a. les financements islamiques représentent pour les PME africaines une chance de plus pour assurer leur développement et la survie de leurs activités dans le contexte hautement concurrentiel d’aujourd’hui. la loi islamique. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Les banques islamiques dans ce contexte constituent donc des partenaires de très grande importance pour nos PME.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Ière Partie : Cadre théorique et méthodologique Chapitre I : Cadre théorique I) La problématique Le début de ce nouveau millénaire a vu la croissance très rapide des banques islamiques dans le milieu de la finance. Cette position qu’occupent les institutions financières islamiques (IFI) dans le monde de la finance s’explique par la part de marché grandissante (en progression de 11 % sur ces dix dernières années) qu’elles gagnent dans le monde musulman mais aussi dans les pays non musulmans. En effet. Tout bon manager de nos jours sait que seuls des investissements réguliers permettent de survire à cette guerre économique entre les entreprises sur le plan national comme international.fr] 5 .

Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. car nous pouvons d’une certaine manière remarquer que les banques islamiques (comme toutes les autres banques) ont besoin des PME pour leur développement et les PME des banques islamiques pour financer leur croissance.fr] 6 . En effet. d’où une absence un peu remarquée des banques islamiques auprès des PME et des autres acteurs économiques.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Le problème est que les institutions financières islamiques (IFI) sont encore très peu connues dans les secteurs économiques et financiers surtout en Afrique et cela pour diverses raisons. Les quelques promoteurs et agents économiques qui connaissent ou qui entretiennent des rapports financiers avec les ifi de la place ne manquent pas de faire des remarques sur les conditions difficiles d’accès aux financements auprès de celles-ci. ce qui pourrait expliquer ces conditions d’octroi de crédit plus ou moins contraignantes pour les promoteurs qui sont amenés à tourner le dos aux financements islamiques. Le constat est que la coopération entre banques islamiques et PME dans ce contexte économique et financier en Afrique est indispensable. Les questions qui ressortent de toute cette réflexion sont donc les suivantes :  Quel est le principe à partir duquel fonctionnent les banques islamiques ?  Quel peut être l’apport des banques islamiques aux PME africaines ?  Comment les institutions financières islamiques financent-elles les besoins de financement des PME ?  Quelles sont les conditions préalables aux financements des PME ?  Comment faciliter la coopération financière entre PME et banques islamiques ? Réalisé par Moussa Yabré. Elles sont en effet très timides par rapport aux autres banques c’est-à-dire les banques classiques. comme toute banque. les banques islamiques tiennent à avoir une bonne rentabilité et sont contraintes à respecter un certain nombre de ratios imposés par la banque centrale.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Toute une panoplie de questions tourne autour des institutions financières islamiques et du financement islamique des PME.  Expliquer le fonctionnement des banques islamiques. 1) les objectifs généraux D’une manière générale nous ferons une étude de la finance islamique à travers son histoire. 2) les objectifs spécifiques La définition des objectifs spécifiques de notre étude nous amènera à :  Voir l’histoire de la finance islamique et la problématique liée à l’usage du taux d’intérêt dans les opérations financières. II) Les objectifs de la recherche Nous définirons dans cette partie nos objectifs de manière succincte et en plusieurs étapes.fr] 7 . ses principes de base et ses instruments de financement susceptibles d’intéresser les PME/PMI.  Définir la notion de Riba (l’usure dans la religion musulmane). Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. celles citées ci-dessus permettent au lecteur d’avoir une idée sur nos objectifs de recherche. Réalisé par Moussa Yabré. D’abord nous commencerons par énoncer les objectifs généraux et compléter la suite de la réflexion par les objectifs spécifiques.  Expliquer les différentes techniques de financement islamique proposées aux PME par les banques islamiques  Mesurer les avantages et inconvénients des ces instruments de financement islamique.

Ce regain d’intérêt s’explique tout simplement par la performance des banques islamiques. D’autre part. Ces hypothèses nous révèlent donc l’importance de ce sujet du point de vue social. Cette connotation islamique et cette croissance rapide nous amènent à supposer que :  Le référentiel qui préside au fonctionnement des banques islamiques s’inspire de la loi islamique.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) 3) Les hypothèses de travail On constate que la finance islamique enregistre aujourd’hui une très forte croissance à laquelle on ne s’attendait pas dans le monde de la financ e.  Les PME peuvent tirer avantage du financement des banques islamiques. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Cette performance qui est le résultat des recherches des théoriciens de la finance islamique. étonne beaucoup de personnes qui n’arrivent pas à comprendre comment des banques qui n’utilisent pas de taux d’intérêt dans leurs transactions financières peuvent elles être rentables. la finance islamique aujourd’hui se trouve au cœur de tous les débats entre professionnels de la finance.Isl et PME africaines) et par l’étude de cette coopération financière qui en résulte. à leur Réalisé par Moussa Yabré. Car il est possible que les résultats de cette étude permettent de répondre aux nombreuses questions liées aux banques islamiques. cette importance du sujet s’explique aussi par le fait que la majorité des Etats africains se trouvent confrontés aux problèmes de financement des PME _ acteurs de la croissance économique _ dans un contexte où les banques font de moins en moins confiance en ces dernières.fr] 8 . Master finance 2007-2008. économique et financier. La pertinence de ce sujet est soulignée par la mise en relation de ces deux entités (B. 4) La pertinence du sujet L’importance de ce sujet tient au faite que c’est un thème d’actualité parce que d’une part.

ISM [contact : yabremoussa@yahoo. En effet. Ce qui fait des banques islamiques une espèce nouvelle un peu en marge des autres banques et évoluant dans un monde totalement régi par la loi islamique (1). D’où le choix de ce sujet. ce que nous avons découvert nous a beaucoup passionnés. Et les instruments de financement et d’investissement qu’elles (les IFI) utilisent pour compenser l’absence de l’usage de l’intérêt. A l’issue de ces recherches. Notre attention a été attiré par les banques islamiques pour la première fois par une émission de la radio française nommée RFI. nous avons décidé de faire un peu de recherche afin d’enrichir notre connaissance sur les IFI. elles entretiennent des relations financières avec les autres banques Réalisé par Moussa Yabré. Master finance 2007-2008. L’originalité de ce sujet est tout simplement liée à celle des institutions financières islamiques elles-mêmes. L’importance de ce rôle sur le continent africain se démontre par les nombreux investissements effectués par la Banque islamique de développement dans les pays de la sous région.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) fonctionnement et les aides financières qu’elles sont en mesure d’accorder aux PME. Très intéressé par ce reportage. Le choix de cette étude se justifie aussi par l’importance et la place qu’occupent les IFI dans le monde de la finance et par le rôle qu’elles jouent en particulier dans le développement économique des pays du tiers monde surtout en Afrique. Cette émission était un reportage sur les banques islamiques et leur performance sur le marché européen en particulier en France.fr] 9 . les banques islamiques qui conditionnent leur existence par l’interdiction de l’utilisation de l’intérêt (usure) se trouvent en parfaite contradiction avec les principes de base de la finance traditionnelle et de la gestion bancaire. sont tout aussi impressionnants qu’ingénieux. Par exemple au (1) NB : les banques islamiques ne sont autarcie.

On trouve ainsi des essais parus dans différents journaux et revues nationaux et internationaux. Ce livre traite de manière très détaillée. les principes et le fonctionnement des banques islamiques. Comme le livre d’Hamid Algabid. En effet. des rapports sur les différentes conférences organisées par la BID ou des universitaires dans le monde entier. Master finance 2007-2008. En effet nous n’avons pu trouver qu’un seul livre concernant les IFI et qui s’intitule « les banques islamiques» dont l’auteur est Hamid Algabid ex premier ministre du Niger et secrétaire général de l’OCI . Le problème c’est que ce livre ne donne que des informations datant des années 80 (la genèse de la finance islamique) et ne fait pratiquement aucune analyse des relations IFI – PME. En dehors des livres. pour des raisons liées à la formation même de l’auteur . les institutions financières islamiques furent le thème de la thèse de Doctorat de monsieur Hamid Algabid à l’université de la Sorbonne en 1988. la banque mondiale et le FMI sur la finance islamique et les ifi. plusieurs études ont été faites par l’institut islamique de recherche et de formation (IIRF).fr] 10 . la plupart de ces documents ne traitent (*) revue Reussir n°13-Jui-Aoûte 2007 Réalisé par Moussa Yabré. Aussi.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Sénégal la BID a financé plus de 47 projets pour un montant de 345 millions de Dollars et plus de 18 conventions d’assistance technique pour une va leur de 9 millions de Dollars(*)… 5) La revue critique de la littérature Sur le plan de la documentation on se rend compte très vite que les institutions financières islamiques ne font pas l’objet d’une grande attention de la part des écrivains spécialistes de la finance. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. il existe une panoplie de textes très intéressants sur la finance islamique.

Il faut aussi souligner que du côté de la BIS les publications sont un peu limitées. L’objectif de l’étude sera de donner quelques éléments de réponse à tous ceux qui s’intéressent à la question du financement des PME par les banques islamiques. Mais comme le livre de monsieur Algabid les informations offertes dans cette étude ne sont presque plus d’actualité car datant des années 1970. Toute cette documentation nous a permis d’assoir notre méthodologie de recherche appliquée au sujet et de faire face aux différents problèmes que nous avons rencontré au cours de nos recherches. nous n’avons donc obtenir que les rapports annuels des années 2005 et 2006. ce travail sera un apport de plus à la littérature disponible sur les banques islamiques et sur les problèmes de financement auxquels se trouvent confrontées les PME en Afrique. Par contre. On peut citer des études faites par Mamadou Bocar Sall et par Issa Barro et qui traitent à la fois la question du financement des PME et celle du développement de la microfinance. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 11 . En outre. Seule une étude effectuée par Mr Ibrahima Ba (PME et institutions financières islamiques) prend réellement en compte les relations entre les banques islamiques et les PME. le lecteur peut être amené à se poser des questions sur le contexte ou le cadre dans lequel se Réalisé par Moussa Yabré. Chapitre 2 : Cadre méthodologique Après avoir lu le développement de la partie théorique de l’étude. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) uniquement que les institutions financières islamiques à travers leurs modes de financement et de fonctionnement. concernant les PME africaines et leur fonctionnement on trouve une littérature assez abondante tout simplement parce que la problématique du financement des PME intéresse tous les acteurs sociaux.

technologique et bien entendu dans le domaine bancaire et financier avec la création de nouveaux instruments de paiement et de couverture de risques. Réalisé par Moussa Yabré. En approfondissant un peu la réflexion on voit bien que la collaboration entre les banques islamiques et les PME est une condition sine qua non au développement des deux parties. sur la délimitation du sujet et les techniques d’investigation que nous utiliserons pour la rédaction de ce mémoire. Et c’est dans ce contexte décrivant les relations entre PME et les banques en général. Et les PME sont souvent méfiantes face aux propositions de financement des banques et dénoncent les conditions d’obtention de crédit. une situation due à leur nombre de plus en plus croissant et aux actions des entreprises européennes et asiatiques beaucoup plus performantes. 1) Le cadre du sujet Le monde aujourd’hui se trouve dans un contexte où des changements très importants se produisent dans tous les domaines de la vie sociale. culturel. 2) La délimitation du champ du sujet Notre travail se limitera à l’étude de la finance islamique et des instruments de financement mis à la disposition des PME par les banques islamiques en général et particulier la BIS. Master finance 2007-2008. Ces mutations se manifestent sur le plan économique. Il ne faut pas oublier le contexte concurrentiel dans lequel évoluent les PME. que ce déroule notre étude. politique. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 12 .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) déroule l’étude du problème. Or aujourd’hui nous nous rendons compte que les banques sont de plus en plus réticentes à prêter des fonds aux PME.

Et aussi nous avons essayé de contacter quelques dirigeants de PME de la place pour connaître leurs idées à propos des banques islamiques. Nous nous sommes rendus plusieurs fois au siège de la BIS afin de recueillir des informations. le FPE. obtenir des documents et prendre des rendezvous pour des entretiens avec des cadres de la banque.fr] 13 . Master finance 2007-2008. la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) 3) Les techniques d’investigation Dans la bonne conduite de notre étude. nous serons amenés à utiliser plusieurs techniques d’investigation. Nous avons aussi contacté des acteurs du milieu des affaires pour des interviews afin d’éclairer davantage notre lanterne. Nous avons aussi mené une enquête auprès des institutions de la place comme la BCEAO. la direction des statistiques… Pour terminer. Pour tout cela nous avons établi un guide d’entretien qui a été soumis à nos interlocuteurs pour la bonne conduite de notre enquête. nous avons aussi eu à faire des recherches sur internet à partir duquel nous avons pu lire des articles et télécharger des documents et des livres. l’ADEPME. Ainsi nous avons exploité tous les documents ou livres traitant le sujet et que nous avons pu rassembler. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Réalisé par Moussa Yabré.

Cette tentative aboutit aussi à un échec. La présence occidentale due à la colonisation. Master finance 2007-2008. devaient donc trouver une alternative à ce système. Réalisé par Moussa Yabré. Les musulmans ne se reconnaissant pas dans ce système bancaire qui pourtant est indispensable à l’activité économique. Le système bancaire classique a largement dominé l’activité économique pendant cette période malgré l’interdiction par l’Islam des activités liées à l’intérêt. La course à la richesse à cette époque conduisait les gens a adopté dans leurs activités commerciales des conduites contraires aux principes de l’Islam. Cette première tentative échoua. dans ces provinces. puis ce fut le Pakistan qui se lança dans l’aventure en 1950. On pouvait ainsi noter une utilisation abusive du taux d’intérêt dans les opérations de crédit et cette pratique fut à l’origine du point de départ de la réflexion sur un modèle financier islamique.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) IIème Partie : Concepts et fondements de la finance islamique Chapitre I : Historique des institutions financières islamiques Le commerce a était l’une des principales activités économiques des cités arabes dans le passé et a fait la richesse de ces provinces qui entretenaient des relations commerciales avec les Etats voisins. Les premiers essais pour la création d’une finance islamique remontent aux a nnées 40 et se sont déroulés dans l’Etat de la Malaisie.fr] 14 . Cette colonisation qui s’est étendu jusqu’aux années 1900 a favorisé l’installation de banques classiques dans ces pays à majorité musulmane. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Il faudra attendre les années 60 pour voir la première et véritable banque islamique digne de ce nom en Egypte. a laissé des traces sur le plan économique et social.

la Faysal Islamic Bank à Khartoum. Ainsi les pays concernés. L’affl ux de pétrodollars dans ces pays accentuait la nécessité de la création d’institutions financières pour une gestion durable de ces fonds et surtout une gestion conforme aux valeurs de l’Islam. C’est ce qui déclencha le processus de création de la caisse d’épargne du Mit-Ghamr et fit d’Hamed Al Naggar le pionnier de la finance islamique. C’était en fait une expérience dont l’instigateur fut l’économiste Egyptien Hamed Al Naggar qui est réputé être un grand admirateur du mouvement coopératif Allemand. la Jordan Islamic Bank of Finance and Investment. La création de banques islamiques dans les pays du golf va ainsi s’accélérer avec l’apparition des banques comme la Faysal Islamic Bank (FIB) au Caire en Egypte.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) C’est entre 1963 et 1967 que fut créée la caisse d’épargne rurale du Mit-Ghamr. En effet elle n’entretenait pas de bonnes relations avec les autorités politiques de l’époque. Master finance 2007-2008. la banque islamique de développement disposait d’un capital de plus 2. A sa création. Cinq ans après sa création.fr] 15 . La création de la BID ouvrit la voie aux banques et autres institutions financières islamiques. C’est après un voyage d’étude en Allemagne sur les institutions d’épargne locales et les coopératifs qu’Hamed Al Naggar décida d’adapter ce modèle à la société musulmane dans laquelle il vit. la caisse d’épargne du Mit-Ghamr enregistrait plus d’un million de clients. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. cette crise a eu pour conséquence le premier choc pétrolier. Malgré ce bon résultat. La Dubaï Islamic Bank (DIB) créée en 1975 fut la toute première banque privée islamique. la banque fut obligée de fermer pour des raisons purement politiques. une communauté rurale du delta du Nil en Egypte. regroupés au sommet de Lahore au Pakistan en 1974 décidèrent la création de la banque islamique de développement (BID). la Kuwait Finance Réalisé par Moussa Yabré. Le choc pétrolier a contribué à l’enrichissement rapide des pays du golf exportateurs de pétrole. Dans les années 70 éclata la guerre du Kippour qui opposait l’Israël à un certain nombre de pays arabe défendant la cause Palestinienne.270 millions de Dollars.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) House… A ce nombre important de banques il faut ajouter la création de la puissante société holding d’investissement nommé "Dar Al Maal Al Islami" (DMI) par le prince saoudien Mohamad Al Faysal Al Saoud en 1981. L’introduction de la finance islamique en Afrique surtout dans la zone UEMOA fut une initiative du groupe financier saoudien Dar Al Maal Al Islami qui. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Ainsi le Pa kistan. dans les années 1980 a signé des accords avec les gouvernements des pays de la sous région pour l’ouverture de banques islamiques. la Gambie. En 1979. l’Afrique du Sud… Réalisé par Moussa Yabré. le Pakistan fut le premier Etat à appliquer cette politique d’islamisation des banques mais de manière progressive. Aujourd’hui toutes les banques au Pakistan sont islamiques. Aujourd’hui on trouve des banques islamiques dans beaucoup de pays africains comme la Guinée Conakry. l’Iran emboita le pas et profita de sa révolution islamique pour islamiser une fois pour toute. Après le Pakistan. toutes les banques présentes sur son territoire. dont le siège se trouve à Gène en Suisse et qui est un peu présent partout dans le monde. l’Iran et le Soudan sont les premiers Etats au monde qui ont islamisé entièrement leur système financier. Ainsi fut créée la Banque Massraf Fayçal Al Islami (MFIN) du Niger le 22 Février 1983. Au Maghreb c’est le groupe financier international Albaraka qui fut le premier a y installé des banques islamiques. Au début des années 80 certains Etats ont entamé l’islamisation de tout leur système financier.fr] 16 . Master finance 2007-2008. la Société Islamique d’Investissement du Niger (SIIN) le 9 Mars 1983. la Société Islamique d’Investissement du Sénégal (SIIS) le 9 Mars 1983. la Banque Massraf Fayçal Al Islami du Sénégal (MFIS) le 22 Février 1983.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Chapitre II : Les principes de base de la finance islamique et le débat sur le taux d’intérêt Avant de commencer notre étude qui porte sur les IFI. De nombreux savants se sont intéressés au problème du prêt à intérêt avec des argumentations plus ou moins contradictoires. Aristote trouve donc illégitime le fait de fructifier l’argent par la simple pratique du prêt à intérêt. A) Le concept traditionnel du taux d’intérêt Le prêt à intérêt est une pratique qui a toujours été au cœur des débats entre les penseurs de toutes les époques et des différentes disciplines intellectuelles. La problématique du prêt à intérêt et de l’usure au sens de la conception classique est différente de celle islamique qui remonte à l’antiquité. La plus ancienne preuve de la pratique du prêt à intérêt fut révélée par le code d’Hammourabi (1792 – 1686 avant J. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Parmi ces savants de l’antiquité le plus célèbre et le plus influant fut le philosophe grec Aristote né en 384 avant Jésus Christ et précepteur d’Alexandre le grand. dans la première partie nous commencerons par voir les différentes positions (classique et musulmane) et réflexion sur l’intérêt qui est le point de départ des divergences entre la finance classique et islamique. page 48 Réalisé par Moussa Yabré.C) gravé sur des tablettes d’argile à l’initiative du roi de Babylone (2) . Pour lui l’argent n’est qu’un utile instrument pour l a facilitation des échanges commerciaux. les banques islamiques. dans ses théories sur le plan économique et social reprouve sévèrement le prêt à intérêt qu’il désigne sous le nom de chrématistique pure. Il va jusqu’à affirmer dans sa dénonciation (2) Hamid Algabid. car pour Aristote l’intérêt est une monnaie née d’une autre monnaie.fr] 17 . Aristote.

la vertu et la prudence doivent dicter à chacun sa conduite. Cicéron pense que dans la relation créancier – débiteur. Contrairement à Aristote. il ne réclame pas comme Aristote la prohibition pure et simple du prêt à intérêt mais recommande plutôt « le juste milieu » c’est-à-dire une coopération que l’on qualifierait aujourd’hui de "Win-win". Cependant Cicéron.C) homme politique et avocat dénonce comme Aristote la chrématistique pure qui n’a de fin que la richesse. le débiteur reçoit du comptant (argent) tandis que le créancier reçoit en échange une simple reconnaissance de dette. En dehors de ces savants qui ont analysé la question du prêt à intérêt de manière plus ou moins objectif.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) de cette pratique que : « l’argent ne fait pas de petits » soulignant ainsi le caractère stérile de l’argent du point de vue de la productivité. Démosthène (384 – 322 av J. Contrairement à la pensé e occidentale Réalisé par Moussa Yabré. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Dans l’empire romain. Ce qui semble d’ailleurs plus raisonnable et impliquerait évidemment l’application de taux d’intérêt peu élevés. ainsi comme la plupart des grands penseurs de son époque il soutenait que le prêt à intérêt est un moyen malhonnête de s’enrichir au détriment des plus démunis. Donc pour lui l’intérêt de la dette ne représente que la récompense des risques courus par le prêteur. on peut citer les doctrines religieuses qui traitent le problème de façon plus ou moins similaire.C) homme politique et orateur Athénien est moins radical et pense que le mépris d’Aristote pour le prêt à intérêt est un peu injuste. Aristote considère que cette manière de gagner de l’argent est la plus contraire à la nature.fr] 18 . dans son discours sur le prêt à intérêt est beaucoup plus souple qu’Aristote. En allant dans l’ordre chronologique. L’ancien testament qui correspond à la Torah des Juifs. Cicéron (106 – 43 av J. En effet. nous commencerons par aborder la pensée Judaïque à propos de l’intérêt dans les prêts. traite le problème de l’intérêt dans plusieurs de ses chapitres. Démosthène fait remarquer que dans cette pratique. D’ailleurs.

Dans le livre du Deutéronome au chapitre 23 dans les versets 20 et 21.fr] 19 . il ne vivra pas. s’il détourne sa main de l’iniquité et juge suivant la vérité entre un homme et un autre. ni pour denrée. il doit mourir . C’est ainsi que dans l’Exode dans le chapitre 22. Master finance 2007-2008. 13 il prête à usure et prend un intérêt . il est toujours question de l’interdiction de l’intérêt entre Juifs mais cette fois -ci il est recommandé de pratiquer le prêt à intérêt et l’usure avec les autres (les non Juifs). ni pour argent. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. 8 s’il ne prête pas à usure et ne prend point d’intérêt.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) (néo-occidentale). 20 Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt. verset 25. Ces versets recommandent purement et simplement d’éviter la pratique du prêt à intérêt sans aucune ambiguïté. il est interdit aux Juifs d’utiliser l’intérêt dans les opérations de prêt entre eux quelque soient les circonstances. le texte de la Torah ne fait aucune distinction entre l’intérêt proprement dire et l’usure. Cependant d’autres livres de l’ancien testament apportent une petite exception à cette interdiction. son sang sera sur lui. Il a commis toutes ces abominations. En effet la Torah interdit aux Juifs la pratique du prêt à intérêt et cela dans le livre d’Ezéchiel dans le chapitre 18 aux versets 8 et 13. et il vivra? Non. ni pour Réalisé par Moussa Yabré. Le mot Hébreux utilisé dans ce texte pour désigner à la fois ces deux termes est "Tarbit".

comme toutes les autorités ecclésiastiques. Malgré cette autorisation.fr] 20 . afin que l’Eternel ton Dieu te bénisse dans tout ce que tu entreprendras dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession. Comme Aristote il considère (4) . Les chrétiens en se référant d’abord à la tradition aristotélicienne (dont le point de vue a été cité ci-dessus) justifient la prohibition du prêt à intérêt qu’ils considèrent comme « la racine de tous les maux » (5). mais de ton frère tu n’en exigeras point. Certains auteurs pensent que cette autorisation de la pratique du prêt à intérêt date du retour de la captivité de Babylon et qu’elle a favorisé l’enrichissement des Juifs par rapport aux autres peuples pendant le moyen âge qu’elle perdit tout son sens et tomba dans l’oubli. Saint Thomas d’Aquin. l’interdiction du "Tarbit" fut très souvent transgressée par les Juifs à tel point (4) André Martens .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) rien de ce qui se prête à intérêt. finance islamique : fondement. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. page 10 (5) Cours de la pensée économique (1ère et 2ème années) Réalisé par Moussa Yabré. le Christianisme emboita le pas et le fit au début de manière très rigoureuse. théorie et réalité. Master finance 2007-2008. Après l’interdiction Judaïque de l’usure (Tarbit). 21 De l’étranger tu peux exiger un intérêt. condamne l’usure c’est-à-dire l’intérêt de l’argent.

En 1997 le conseil des ministres de l'UEMOA modifia la loi uniforme portant réglementation de l'usure adoptée en 1993 libéralisant ainsi la fixation du taux d’intérêt et fixant le taux de l’usure sans (6) George soule. Chez Calvin. Master finance 2007-2008. les crédits accordés par le FMI. S’engagea alors une bataille idéologique entre d’une part les différents théoriciens catholiques jugés conservateurs et d’autre part les protestants. La réglementation de l’usure dans les pays de l’UEMOA après plusieurs reformes fixa le taux usuraire au double du taux d’escompte de la BCEAO. Dans leur définition de l’usure les chrétiens à l’époque considéraient que « tous surplus fourni exigé de l’emprunteur est usuraire ».fr] 21 . les réformistes. On retrouve aussi cette prohibition de l’usure dans le nouveau testament dans l’évangile selon Luc dans le chapitre 6 au verset 35. la banque mondiale ou par d’autres Etats. le prêt à intérêt est une pratique très courante à tel point que le taux d’intérêt se trouve être l’un des principaux piliers de la politique monétaire des Etats laïques à travers la politique d’open market des banques centrales. page 12 Réalisé par Moussa Yabré. qu’est-ce que l’économie politique ?. De nos jours.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) également que l’argent n’est qu’un moyen d’échange et ne produit rien par lui même (6). on ressent plus la présence de la raison que le dogme religieux dans sa pensée sur l’utilisation de l’intérêt. A l’issue de cette bataille. en justifiant cette décision par la productivité du capital. L’avènement du protestantisme changea la donne avec Jean Calvin qui légitima l’intérêt dans sa "lettre sur l’usure" en 1545. Aussi il faut souligner que dans les Etats laïques la distinction est nettement faite entre l’usure et l’intérêt. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. l’interdiction du prêt à intérêt fut finalement levée et retirée du droit canon en1830. D’ailleurs la presque totalité des Etat islamiques continuent de recourir aux prêts à intérêt à travers les opérations financières internationales dans le cadre d’opérations de compensation entre banques centrales.

La force et la vigueur avec lesquelles la Sharia'a interdit le Riba attirent l’attention sur la nature et le sens de ce mot. 1) La définition du Riba (l’usure) La finance islamique a pour fondement principal la prohibition de l’intérêt considéré comme l’usure communément dénoncé sous le nom de Riba.fr] 22 . le mot Réalisé par Moussa Yabré. les particuliers). Tout cela pour montrer à quel point le taux d’intérêt est aujourd’hui indispensable et combien il est difficile de s’en passer. cependant chaque Etat membre peut décider de la sanction selon sa propre législation. la loi uniforme prévoit des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 15. Le Riba est un mot qui a plusieurs significations. les coopératives d'épargne et de crédit.000. c’est le cas du Burkina Faso qui prévoyait une sanction de six mois d'emprisonnement et 150. B) La vision islamique du taux d’intérêt Après avoir faire une revue succincte de la pensée conventionnelle de l’intérêt et de son usage dans les opérations financières. Le terme Riba ne signifie pas seulement l’usure au sens de la définition occidentale mais aussi l’accroissement de toute chose par la simple application d’un taux d’intérêt. Littéralement. Cette reforme a fixé le 3 juillet 1997 le taux de l’usure à 18% pour les banques et à 27 % pour tous les autres acteurs de la vie économique (dont les établissements financiers. Concernant l’usure.000 de francs CFA. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. nous allons aussi voir le point de vue de l’Islam dont les lois fixent les conditions de fonctionnement des institutions financières islamiques. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) aucun taux de référence sur le marché monétaire.000 francs CFA d'amende.

L’Islam considère qu’une récompense ne peut être attribuée sur l’idée de l’écoulement du temps qui n’appartient qu’Allah. En somme. Les deux autres sens du Riba sont liés aux activités commerciales et sont connus sous le nom de "Riba al bouyou" (Riba associé aux ventes) d’un échange commercial avec autrui. Les spécialistes de la Sharia'a donnent trois sens à la signification du mot Riba. Le premier sens indique toute addition en nature ou en numéraire au principal d’un prêt. page 9 (9) IIRF Actes de séminaire No 37. et en tant que racine. page 93 (10) (11) IIRF Actes de séminaire No 44. L’allusion ici à l’usage du taux d’intérêt ne fait aucun doute. Introduction aux techniques islamique de financement.fr] 23 . L’activité économique principale des arabes étant jadis le commerce. A cette époque la seule règle des affaires était la réalisation de profit et toujours plus de profit. banques islamiques : réponses à des questions fréquemment posées. le Riba est défini comme toute chose grande ou petite stipulée dans un contrat de prêt et faisant l’objet de paiement en plus du principal. Ces termes font allusion à tout surplus de profit qu’un marchant peut tirer 2) L’interdiction du Riba par l’Islam Pour comprendre les raisons de l’interdiction du Riba. c’est ce genre de Riba qui est formellement interdit dans le Coran.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Riba en arabe veut dire un accroissement. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Et l’expression arabe désignant ce Riba est "Riba al-qard"(8) ou "Riba al nasa"(9). (10) ou "Riba al fadhl"(11). Master finance 2007-2008. il faut remonter à l’ère pré islamique dans l’Arabie de l’époque. cela renvoie au processus d’accroissement (7). page 231 et 314 Réalisé par Moussa Yabré. Ce qui conduisait les habitants (7) (8) Mabid Ali Al Jarhi et Mounawar. il est au fait lié à l’écoulement du temps. faisait de la Mecque la plaque tournante des affaires. Iqbal. Les sciences de la Chari’a pour les économistes.

alors vous recevrez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de son prophète. et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire. L’une de ces pratiques consistait à doubler le montant d’un prêt si le débiteur n’arrivait pas à payer sa dette à l’échéance. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Cette pratique porte le nom de "Riba Al-jahiliya" ou Riba de la période de l’ignorance c’est-à-dire la période préislamique. Ces versets montrent clairement la volonté d’Allah d’éliminer la pratique du Riba dans la vie quotidienne des musulmans. Réalisé par Moussa Yabré. 279 Et si vous ne le faites pas. craignez Allah . Le verset 130 de la sourate 3 (chapitre 3 : la famille d’Imran) déconseille fortement la pratique de l’usure : Ô les croyants ! Ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital. il faut ajouter les nombreux Hadith qui viennent renforcer la prohibition de l’intérêt tel formulé dans le Coran. C’est la raison pour laquelle plusieurs versets coraniques formulent simplement et purement la condamnation du Riba sous toutes ses formes. Des personnes se trouvaient ainsi par le mécanisme du doublement de la dette dans une situation de totale insolvabilité vis-à-vis de leurs créanciers. si vous êtes croyants. Et craignez Allah afin que vous réussissiez ! 130 Les versets 278 et 279 de la Sourate 2 (chapitre 2 : la vache) mettent en garde toutes les personne ayant recours à l’usure. contre la colère d’Allah : 278 Ô les croyants. et vous ne serez point lésés.fr] 24 . vous aurez vos capitaux. ce qui avait des conséquences sur le plan social. les Tuquaifs et les Juifs à pratiquer des activités usuraires. Et si vous vous rependez.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) de la Mecque surtout les Qoraichs. Vous ne lèserez personne. A cela.

Certains savants contemporains "modernistes" jugent l’interdiction de l’intérêt un peu trop sévère et propose une analyse et une interprétation beaucoup plus logique de la loi. Certains savants comme Youssouf Al Qaradawi. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. le Coran n’a pas interdit "le prêt à intérêt légitime" c’est-à-dire avec un taux d’intérêt raisonnable. Hanafite. Selon ces derniers."Ce sont. on peut aussi retrouver les traces de l’interdiction du Riba dans les autres sources de la loi islamique. . Master finance 2007-2008. l'usure. tels que le fiqh et la jurisprudence. le meurtre qu'Allah a interdit sauf à bon droit. ."Quelles sont-elles.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Muslim a rapporte que le prophète a dit : « Evitez les sept turpitudes!".fr] 25 . répondit-il : « le polythéisme. la magie. Ils justifient la nécessité de cette révision par le fait que l’intérêt est bien souvent la source de motivation des déposants et des emprunteurs d’argent. avec quelques petites nuances. Le débat entre les jurisconsultes islamiques porte souvent sur l’absence d’équité dans les relations commerciales. ô Envoyé d'Allah?". (12) Hamid Algabid. Par rapport à ce Hadith certains affirment que le prophète aurait ajouté que : « le péché de Riba est plus répréhensible aux yeux de Dieu que 36 cas fornication(12)… » En dehors du Coran et des Hadith (la Sunna). va jusqu’à conseiller les musulmans vivants en occid ent à recourir aux prêts à intérêt dans le but seulement d’acquérir des biens de première nécessité. la fuite du front au jour du djihad et la fausse accusation (de fornication) des femmes vertueuses. Toutes les écoles (13) de de pensée islamique condamnent la pratique du Riba de manière unanime mais. Shafiite et Hanbalite Réalisé par Moussa Yabré. les banques islamiques. chastes et Croyantes" ». (13) les écoles Malikite. l'usurpation des biens de l'orphelin. demandèrent les fidèles.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) D’autres comme le savant religieux syrien Marouf al-Doualibi pense que l’interdiction de l’intérêt ne devait s’appliquer qu’aux prêts à la consommation. 1) Le principe de la coparticipation ou du partage des profits et des risques (3P) L’islam proscrit tout enrichissement sans cause.fr] 26 . Selon ce principe. De même une partie ne peut prétendre s’approprier tous les profits de cette collaboration au détriment de l’autre ou attribuer à cette dernière toutes les (14) Tout financement islamique implique la prise en charge par le financier d’un minimum de risque en sus du risque de défaut de paiement. Le recteur de l’université al-Azhar de Caire déclara en 1989 lors d’une conférence que l’intérêt gagné sur les bons du trésor Egyptien étaient licites (du point de vue islamique). Réalisé par Moussa Yabré. Toutes ces réactions de la part de certains savants musulmans révèlent à quel point l’interdiction de l’intérêt dans les opérations commerciales est quelque peu contraignant pour quelques opérateurs économiques musulmans qui veulent fréquenter le monde de la finance tout en respectant les règles religieuses. en d’autres termes l’accroissement de valeur sans contrepartie légitime (due au travail intellectuel ou physique) de la chose objet de l’échange. les deux pa rties dans une relation financière doivent être impliquées et exposées aux risques de manière plus ou moins égale (14). nous précisons que le premier principe de la finance islamique est et reste la prohibition du taux d’intérêt calculé à partir du capital prêté. C) Les principes de base de la finance islamique Avant d’entamer cette partie. Et l’application de cette interdiction doit être effective dans toutes les transactions financières dites "halal". ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Master finance 2007-2008.

Nous pouvons bien constater la grande différence entre cette opération et l’opération financière conventionnelle qu’est le crédit comme pratiqué par les autres banques. Dans ce cas la rémunération de l’associé et sa responsabilité en cas de faillite seront en fonction de sa participation. il devra assumer les pertes au prorata de sa part de bénéfice. en cas d’échec il n’aura perdu que son temps et son énergie et la banque le capital investi. On remarque ici une petite confusion liée au fait que les bénéfices de la banque sont calculés selon la même formule que l’intérêt classique. Master finance 2007-2008. Ce qui met l’entrepreneure à l’abri des risques naturels (intempérie…) et des conjonctures économiques. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. seulement ici. Cependant. Si l’on n’enregistre aucun bénéfice. personne ne peut savoir avec certitude ce qui se passera dans le futur. Et l’entrepreneur est seul responsable des fonds donc assume seul tous les risques mais aussi garde tout le bénéfice excepté la partie destinée au paiement des intérêts. En effet le banquier "classique" fixe dès le départ le taux d’intérêt avant de libérer les fonds. Dans le cas contraire si la faute du promoteur est prouvée. il a l’obligation de le faire sans au préalable fixer de taux d’intérêt par rapport au capital investi mais. L’Islam ne condamne pas les formules de calcul basées sur un intérêt. Parce que dans la finance islamique on considère qu’en dehors d’Allah. l’entrepreneur ne recevra rien de la part de la banque. la différence est que le prêt n’est pas rémunéré en fonction du temps écoulé mais selon un mode de répartition des profits réalisés.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) pertes sous peine d’annuler l’opération.fr] 27 . l’entrepreneur reste propriétaire de son projet sauf s’il décide de cédé son droit de propriété à la banque et devenir un simple participant au projet. Et cela seulement si aucune négligence ou faute de gestion de la part du promoteur n’est prouvée. Si l’entrepreneur décide de garder tous ses droits sur le projet. Ainsi lorsque le banquier "islamique" doit participer au financement d’un projet. Réalisé par Moussa Yabré. de discuter avec l’entrepreneur (son associé) des modalités de partage des bénéfices futurs.

En vertu de ce principe les banques islamiques contrairement aux banques ne rémunèrent pas sur la base du capital emprunté ou déposé par les clients. Dans ce cas les clients peuvent aussi bénéficier gratuitement de services tels que l’acceptation des traites. Réalisé par Moussa Yabré. Dans les transactions financières internationales. Le respect des interdictions de la Sharia'a dans les opérations financières commence par la recherche du Riba de manière rigoureuse dans chacune des opérations effectuées. perte) est le plus souvent appliqué grâce au contrat de Moudaraba et de Mousharaka. tel est le cas de la vente à crédit. les déposants peuvent être considérés comme associés de la banque et voir leur dépôt rémunéré en fonction des bénéfices réalisés sur les différents projets financés par la banque ou imputé des pertes.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Le principe du partage des risques ou le principe des 3P (participation. Master finance 2007-2008. nous aurons l’occasion de parler de ce problème dans les parties à venir.fr] 28 . profit. les certificats de domiciliation… La distinction du Riba dans certaines opérations financières peut être très délicate. Cependant en fonction de certains types d’opérations. 2) Le principe du respect de la Sharia'a La finance islamique se doit de respecter les règles de la Sharia'a à toutes les étapes du déroulement de ses opérations financières. les banques islamiques rencontrent pour la majorité beaucoup de difficultés dans les opérations de compensation ou de placement de fonds. En effet. D’où le rôle des conseils de la Sharia'a au sein des banques islamiques. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. les lettres de crédit. dans l’absence de simultanéité et avec la possibilité de fluctuation des cours dans le cas des opérations sur les matières premières ou des produits pétroliers on s’expose facilement au Riba. Nous ferons une analyse détaillée de ces contrats plus loin dans ce document. les comptes à terme par exemple.

La finance islamique opte pour une distribution équitable de la richesse et des revenus et cela selon les recommandations de la Sharia'a qui condamne la thésaurisation. excepté le revenu affecté à la consommation. le gaspillage et l’exploitation de l’homme par l’homme. La Zakat ou aumône obligation que doit s’acquitter tout musulman ayant les moyens c’est-à-dire disposant de richesse et des possibilités d’accroitre cette richesse. la loi Réalisé par Moussa Yabré. Ainsi les banques islamiques accordent plus facilement leur financement aux projets qui apportent des réponses aux problèmes économiques et sociales contrairement à ceux qui ont un impact positif mais négligeable sur les conditions de vie des citoyens.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Le principe du respect des prohibitions de la Sharia' a implique d’abord le respect du principe cité ci-dessus. les activités de jeux d’hasard. assiste les personnes indigentes comme prescrit par la Sharia'a et accorde des prêts sans intérêt à certains de ses clients. La Zakat représente un prélèvement de 2. En outre les banques islamiques s’interdissent de financer tous projets ou activités liés aux pratiques prohibées par la Sharia'a (la vente d’alcool. les banques islamiques ont l’obligation de créer et de gérer des caisses de solidarité appelées caisses de la Zakat. Grâce à ces fonds la banque participe à des activités non lucratifs.fr] 29 . L’interdiction du Riba dans toutes les opérations financières des musulmans a posé beaucoup de problèmes surtout dans les Etats arabes. Les banques islamiques collectent les fonds destinés à la Zakat et les emploient pour lutter contre les inégalités sociales. En effet. de viande de porc.5 % par an sur le revenu de la personne.. Master finance 2007-2008. Dans cette même optique.) 3) Le principe de la solidarité Ce principe stipule que toutes les activités de la banque islamique doivent avoir un impact positif dans la vie sociale.. la Sharia'a. la spéculation . ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

L’une d’elles était une vente à crédit où une personne A vendait un objet à une personne B à 90 francs (comptant) par exemple. Sur ce dernier point ils s’exposent à beaucoup de risques en gardant des sommes importantes. Dans cette opération l’objet en question ne jouait qu’un rôle purement fictif. A l’échéance. à la fin on ne se souciait même plus de sa nature. La nécessité de surmonter ces difficultés imposait la création d’institutions financières viables. compte tenu des anciennes habitudes solidement ancrées dans les mœurs et les gains faciles offerts par l’intérêt. Cette action qui consistait à contourner la Sharia'a pour pratiquer l’intérêt portait le nom de "Hyäl" en arabe c’est-à-dire ruse. D’où la création de banques islamiques et des autres institutions financières islamiques dans les Etats concernés avec l’appui de la banque islamique de développement (BID). L’un des problèmes est qu’avec l’interdiction du Riba les musulmans ne pouvaient ni demander de prêt s aux banques classiques ni y faire de dépôts.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) islamique interdit le Riba sans pour autant offrir une solution de rechange. Dans le passé.iīna" ou double vente. faute d’institutions pouvant collecter et gérer ces fonds. Master finance 2007-2008. capables d’offrir des solutions à ces différents problèmes.fr] 30 . les gens ont vite trouvé des solutions pour contourner la loi à l’aide de subterfuges intelligemment planifiés. A payait à B les 100 francs et ce dernier gagnait donc 10 francs de bénéfice équivalant à un taux de 10% en appliquant la formule de l’intérêt simple. Cette opération portait le nom arabe de "bay ial. Puis au même instant A rachète à crédit pour un délai d’un an l’objet vendu à B à 100 francs. Réalisé par Moussa Yabré. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

Les banques islamiques cependant rencontrent beaucoup de difficulté concernant la réglementation bancaire dans les pays d’accueille. C’est le cas dans les pays comme le Yémen et la Malaisie. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Sur ce plan. les pays ont adopté diverses approches. Le problème de l’application de la Sharia'a ne se pose pas puisqu’il est clairement défini dans les statuts de chacune des banques islamiques. Master finance 2007-2008. mais consiste à les placer sous le même régime de contrôle et de réglementation par la banque centrale que pour les banques classiques tout en les accordant à ces banques Réalisé par Moussa Yabré. concernant leurs activités qui englobent les domaines commerciales. bancaires et des sociétés dans la plupart des pays islamiques sont définies selon le modèle occidental. Parce qu’il est tout simplement interdit aux banques d’exercer ces activités. les banques islamiques doivent également respecter la réglementation bancaire des Etats dans lesquels elles sont implantées. toutes les activités de la banque islamique sont supervisées par un comité de la Sharia'a qui veille à la conformité de tous les produits des banques islamiques aux prescriptions de la Sharia'a. Les lois commerciales. La seconde reconnaît le caractère particulier des activités bancaires islamiques. industriels et agricoles. Ces lois ont souvent pour effet la limitation des activités bancaires islamiques par rapport aux banques conventionnelles.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Chapitre III : Mode de fonctionnement des banques islamiques A) Cadre juridique de fonctionnement des banques islamiques En sus de l’observation scrupuleuse de la Sharia'a. l’une de ces démarches consistait à soumettre les banques islamiques à un régime de réglementation et de contrôle par la banque centrale qui est différent de celui appliqué aux autres banques. Selon la réglementation bancaire (ex : UEMOA) les banques islamiques sont en infraction. Ces comtés sont souvent composés de 3 à 7 experts de la loi islamique.fr] 31 . Pour résoudre ce problème.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) islamiques des dérogations spéciales. les banques islamiques sont aussi confrontées à des problèmes de normalisation sur le plan de la comptabilité. toutes les banques doivent respecter des normes comptables comparables afin de permettre aux banques centrales de publier aisément les bilans consolidés des banques et de jouer son rôle de supervision. En dehors de ces difficultés juridiques et réglementaires. Master finance 2007-2008. le conseil des ministres de finance a adopté les 22 et 23 Septembre 1982 un 3ème alinéa à l’article 2 de la loi cadre portant réglementation bancaire. Pour l’enregistrement de ces opérations les banques islamiques utilisent souvent plusieurs comptes. Cependant des organisations comme le conseil des services financiers islamiques (IFSB) et l’organisation de comptabilité et d’audit pour les institutions financières islamiques Réalisé par Moussa Yabré. le Pakistan et le Soudan qui ont entièrement islamisé leur système financier. La BIS bénéficia ainsi lors de sa création de l’arrêté n°015822/MEF/DGT/DMC du 24 Novembre 1983 lui permettant d’effectuer régulièrement et de manière permanente des opérations commerciales. Les seuls pays qui ne connaissent pas ce problème de réglementation bancaire sont l’Iran. immobilières et financières. Le problème c’est que les banques islamiques ont souvent des méthodes de comptabilisation un peu différentes de celles des autres banques surtout concernant les opérations basées sur le système des 3P. Dans la zone UEMOA. En effet. pour attirer davantage les capitaux provenant des Etats du golf. C’est le cas dans les Etats du Bahreïn et du Qatar au Moyen-Orient et dans la zone UEMOA. Cet article donne l’autorisation aux gouvernements pour accorder des dérogations nécessaires aux banques islamiques afin de faciliter leur fonctionnement dans la zone. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. En plus ces opérations sont souvent enregistrées différemment selon les banques islamiques car les comités de la Sharia'a n’ont pas toujours les mêmes opinions sur le caractère halal de ces opérations (question d’école de pensée). Ce qui entraine beaucoup de difficulté dans l’établissement des comptes de profit ou de perte.fr] 32 .

virement bancaire ou par transfert. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) (OCAIFI) sise au Barhaim. les ressources des banques islamiques proviennent d’abord de leur capital. La détermination d’un cadre réglementaire et juridique de fonctionnement et l’établissement de normes comptables internationales permettront de favoriser la stabilité et le bon fonctionnement des banques islamiques dans le monde. les banques islamiques bénéficient de subventions. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. En dehors de cela. abrite des lignes de refinancement du fonds de promotion économique (FPE) pour l’aider dans le financement des PME et une ligne de crédit auprès de la Banque islamique de développement dont le montant était de 2400 millions pour l’année 2005. En effet. par exemple la BIS reçoit des subventions de l’Etat du Sénégal. sous la direction de la BID ont défini des normes internationales qui n’ont été adopté pour l’instant que par quelques pays. des dépôts. les dépôts sur ce compte sont mobilisables à vue par chèque. B) Le fonctionnement des banques islamiques Tout comme les autres banques. Dans leurs activités de collecte de dépôts les banques islamiques proposent des produits tels que : a) Les comptes de dépôt Le compte courant dans les banques islamiques est le même que celui des autres banques mais quelques différences sont à souligner. Les titulaires de ce compte par contre ne paient ou ne Réalisé par Moussa Yabré. Dans cette partie nous nous intéresserons aux principaux services offerts par les banques islamiques en particulier la BIS 1) les services bancaires ordinaires offerts par les banques islamiques Les banques islamiques offrent à leur clientèle tous les services bancaires classiques ne donnant pas lieu à une perception ou paiement d’intérêt. des commissions sur les services rendus et des profits réalisés grâce aux projets financés.fr] 33 .

L’ensemble de ces deux comptes est couvert par les capitaux propres des banques islamiques. Pour plus d’information voir conditions bancaires 2006 (annexe 1) (*).Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) reçoivent aucune somme d’argent comme rémunération en rapport avec leurs dépôts quelque soit le solde du compte. Au niveau de la BIS. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 34 . équipement. (Annexe 1) Réalisé par Moussa Yabré. Les dépôts à terme en 2005 s’élevaient à 19681 millions se frs CFA au niveau de la BIS soit 53% du total des ressources du bilan. En 2005. les informations concernant ce compte sont résumées dans les conditions bancaires 2006 (voir annexe 1). seulement comme les comptes courants ils ne bénéficient d’aucune rémunération basée sur un taux d’intérêt. dividende…)  Les certifications de chèque  Les opérations de crédit documentaire (*) Les détenteurs de ce compte disposent d’un carnet d’épargne et non d’un chéquier. b) Les comptes d’épargne Ce sont des dépôts à terme qui fonctionnent comme celles des banques classiques. les banques islamiques offrent aux clients d’autres types de services ne comportant pas de taux d’intérêt. Les banques islamiques en principe ne pratiquent pas non plus le découvert bancaire car elles se soucient de l’usage des fonds prêtés et aussi parce que cette opération est liée à l’intérêt. les dépôts à vue au niveau de la BIS étaient chiffrés à 17367 millions de frs CFA représentant 47 % des ressources des ressources totales. Master finance 2007-2008. pèlerinage…) et à un certain moment perme ttre au titulaire d’obtenir un financement complémentaire (prêt sans intérêt). ce sont :  Les opérations d’encaissement (coupon. En dehors de ces comptes. Cependant ce compte peut avoir un objet spécifique (épargne logement.

Ce compte joue aussi un rôle dans les opérations de crédit-bail comme l’Ijara ou l’Ijara wa iktina ou il sert à recueillir les loyers payés par le détenteur du bien considéré. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple)  Les opérations d’achat et de vente de titres  Les consultations et expertises financières  Les locations de caisse privées dans la banque  Etc. L’ouverture de ce compte au niveau de la BIS nécessite une somme minimum de 2. C’est la raison pour laquelle certains considèrent le compte d’investissement comme des actions sans le droit de vote. La possibilité est offerte aux clients d’ouvrir des comptes à t erme fixe de 90. les banques islamiques ont inventé d’autres produits financiers pour compléter ceux déjà cités afin d’améliorer leur rentabilité et répondre de manière satisfaisante à la demande. 180 ou 360 jours. a) Le compte d’investissement islamique C’est un compte à terme comme le compte d’épargne cité plus haut. Le compte d’investissement islamique est à terme fixe ou à échéance indéterminée avec préavis d’une semaine à 30 jours au niveau de la BIS.fr] 35 .000. La rémunération du titulaire se fait à partir d’un taux fixé au préalable lors des négociations entre la banque et le déposant. Le titulaire du compte grâce à un contrat met les fonds à la disposition de la banque qui va les investir dans des opérations de financement de projet. (voir annexe 1) 2) Les services bancaires typiquement islamiques En raison de l’interdiction du Riba dans les opérations financières. Les dépôts en compte d’investissement islamique sont en fait des placements que la banque est chargée de faire fructifier pour le compte du client. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Au cas où les investissements produisent des bénéfices. le déposant est rémunéré selon les termes du contrat et en cas de perte sont compte est débité selon le même taux. La banque est responsable du choix des projets.000 de frcs CFA avec des augmentations multiples d’un million Réalisé par Moussa Yabré.

la marge incluse. Prêt mutualiste Crédit-bail Cession-bail. celui qui a loué peut acquérir le bien. S’applique principalement à des biens d’équipement et du matériel de transport. Prêt sans intérêt avec couverture des frais bancaires réels par l’emprunteur Achat d’un actif du client par la banque puis revente à terme à ce dernier location avec acquisition. Le prix. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Partage des profits du projet entre la banque et l’entrepreneur selon un ratio prédéterminé.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) et la rémunération est déterminée par négociation entre la banque et le client (voir conditions bancaires 2006. habituellement payé en versements échelonnés.il y a négligence de l’entrepreneur. Emprunt obligataire adossé à un contrat de crédit-bail correspondance avec des instruments occidentaux Capital-investissement Mosharaka Capital-investissement. marge incluse. Toutes les parties ont un droit de regard sur la gestion du projet Morabaha Le vendeur informe l’acheteur du coût d’acquisition du bien et négocie avec lui une marge de profit. habituellement payé en versements échelonnés. Prix.est associée. L’acheteur paie comptant au vendeur le prix négocié avec promesse du vendeur de livrer le bien à terme. Achat d’un actif par la banque puis revente à son client avec paiement différé Vente à livraison différée. Un bien est loué pour une période déterminée. théorie et réalité Réalisé par Moussa Yabré. Kard hassan Ijara Ijara wa iktina Bay’mu’ajjal bay ias-salām ou bay ias-salaf Sukuk Vente à terme ou forward S’applique surtout à des biens agricoles et manufacturés dont la qualité et la quantité peuvent être spécifiées sans ambiguïté. Emprunt obligataire Source : Finance islamique : Fondement.fr] 36 . Profits et pertes distribués au prorata des contributions respectives en capital Le vendeur informe l’acheteur du coût d’acquisition du bien et négocie avec lui une marge de profit. Capital procuré par la banque et deux ou plusieurs partenaires auxquels elle s. Master finance 2007-2008. À terme. annexe 1). b) Les différents types de contrats islamiques Les banques islamiques complètent leur gamme de produits avec des contrats financiers conçus de manière à respecter les règles de la Sharia'a islamique. Pertes du projet supportées par la banque. Les principaux contrats financiers islamiques appellations Modaraba caractéristiques Capital entièrement fourni par la banque pour le financement du projet. Le coût de location est échelonné sur la période. sauf s. En voici les plus couramment utilisés : Tableau.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Les plus importants des contrats seront traités en détaille dans la troisième partie de notre étude. qui par rapport aux PME présentent moins de risques. thèse de Doctorat. industrie…). des télécommunications et dans (15) Lachemi Siagh. Le fonctionnement des organisations dans les milieux de culture intense. surtout concernant la question de l’usage de l’intérêt. pour la simple raison que l’une a existé bien avant l’autre et est l’un des principaux piliers du système financier. 1) Les relation banques islamiques – banques classiques La cohabitation des banques islamiques et des banques classiques est inévitable. Ou elles sont pour la plupart tournées vers les grandes entreprises. il est donc nécessaire de voir quelles sont les relations qui existent entre ces deux types de banques. page 39 Réalisé par Moussa Yabré. Master finance 2007-2008. Aujourd’hui les banques commerciales pour la grande majorité canalisent leurs ressources vers l’acquisition des obligations et autres titres gouvernementaux qui ont des taux de rendement élevés (le cas des banques de l’UEMOA actuellement). ainsi en Turquie en 2001. les banques islamiques allouaient environ 85 % de leurs actifs à ces activités tandis que les allocations des banques classiques étaient de 40 %(15).fr] 37 . Ces deux types de banques qui cohabitent dans la plupart des pays musulmans montrent leurs distinctions et leur opposition à travers la structure de leur portefeuille. le cas des banques islamiques . On note par exemple des investissements de la BIS dans les secteurs immobiliers. Par contre les banques islamiques s’investissent dans le domaine des activités productives (agriculture. du tourisme. C) Les relations entre les banques islamiques et les autres Banques Etant donné que les banques islamiques reposent sur des concepts très différents de ceux des banques conventionnelles. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

Malgré ces différences. elles doivent forcement correspondre avec les banques classiques. pour cela. en proposant un système d’équilibre des soldes.545 millions de FCFA au 31 Décembre 2005. En effet. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. les deux types de banques ne fonctionnent pas totalement le dos tourné l’une à l’autre. la notion de rentabilité dans une opération financière est indissociable de celle de l’intérêt. Sur ce point les banques islamiques sont parvenues à trouver des arrangements avec quelques banques classiques. l’Ijara et le Morabaha par opposition aux lignes de crédit des banques classiques alourdies par les intérêts. on note un nombre important des banques islamiques dans les pays sousdéveloppés où le système classique est dominant.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) le secteur du pétrole où les investissements étaient de 9. Ici le problème se trouve au niveau de la rémunération des dépôts et des intérêts sur les soldes débiteurs. C’est-à-dire quand le solde du compte d’une banque islamique chez un correspondant est débiteur. Il faut surtout souligner que ces opérations reposent sur le système des 3P et sur des actifs réels et productifs.fr] 38 . Ainsi les banques islamiques détiennent des comptes dans des banques classiques et vis versa. Les banques islamiques mettent ainsi l’accent sur les opérations telles que le Modaraba. le Mosharaka. elle doit immédiatement régulariser la situation en versant le reliquat et les autres banques doivent se comporter de la même façon et cette convention concerne évidemment les intérêts qui doivent être supprimés. nous avons appris que la BIS utilisait souvent l’intérêt dans ses op érations avec ses correspondants et participait sans restriction aux opérations de Réalisé par Moussa Yabré. Entre ces deux types de systèmes financiers. Par conséquent les banques islamiques opèrent souvent en ayant recours aux taux d’intérêt. D’où leur importance sur le plan économique car n’ayant aucun effet inflationniste contrairement au système basé sur le taux d’intérêt. D’ailleurs lors d’un entretien avec un responsable de la BIS. l’opposition la plus radicale est que dans le système classique contrairement à celui islamique. Cependant ce système n’est pas accepté par toutes les banques surtout au niveau international.

fr] 39 . les banques islamiques ont proposé aux autres banques les prêts basés sur le système des 3P à travers les opérations de Modaraba. A cela il faut ajouter les autres avantages d’ordre juridique et réglementaire et le fait que ces banques n’ont aucun problème avec l’usage de l’intérêt même dans les pays Réalisé par Moussa Yabré. des idées de création de pools bancaires "islamiques" pour des prêts interbancaires et d’un marché financier islamique international ont été proposé. Mosharaka. Les banques islamiques ne peuvent accéder à ces prêts parce qu’ils comportent des intérêts basés sur le capital prêté. il est aujourd’hui à ses balbutiements et s’il fonctionne il se peut que des difficultés liées à l’éparpillement des banques islamiques sur le globe interviennent. Et aussi à cause des risques que font courir ces opérations. on peut dire qu’elle n’est pas gagnée d’avance pour les banques islamiques parce que les banques classiques ont plusieurs avantages sur ces dernières. où les sommes non engagées dans les opérations courantes étaient placées sur le marché financier par la banque centrale de l’Arabie Saoudite (la SAMA) selon la méthode classique. Dans leurs activités. Seuls les pays du golf s’en sortent réellement à cause de leur expérience et de la concentration de leur système bancaire (voir annexe 2 et 3). pour résoudre leurs problèmes de liquidité les banques classiques peuvent emprunter ne serait-ce que pour une journée des millions de Dollars grâce aux prêts syndiqués ou au marché monétaire.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) compensation au niveau de la chambre de compensation chaque jour. Ce fut aussi le cas de la BID pendant ses premières années d’exercice. Pour faire face à ce problème. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Pour pouvoir participer à ces opérations de prêts interbancaires. Quand au marché financier islamique international. Ijara… cette prop osition fut rejetée pour la simple raison que ce sont des opérations de moyen et long terme alors que les prêts interbancaires ont en général une échéance de 24 heures ou au maximum de 6 mois. Concernant la concurrence entre les deux types de banque. Comme avantages des banques classiques on peut citer leur maturité car certaines existent depuis plus d’un siècle alors que la finance islamique moderne a atteint ses 30 ans d’existence en 2006.

du Hongkong and Shangaï Bank Corporation (HSBC). Cela s’explique par le fait que les banques islamiques offrent souvent des taux de rendement supérieur à ceux des autres banques qui sont en général fortement influencés par le taux d’inflation (les comptes d’investissement par exemple). Les banques islamiques en concentrant leurs activités sur le "marché retail" (détaille). Concernant la clientèle des banques islamiques. du BNP Paribas disposent de succursales et de guichets islamiques dans les pays musulmans du Moyen-Orient et même en Europe. Il faut aussi noter que ces produits offrent souvent des rendements très élevés aux banques islamiques lorsque les projets financés sont rentables (les 3P). mais aussi la collecte de dépôts presque gratuits et le taux de rendement de leurs produits stars. Pour aussi conquérir la part de marché des banques islamiques. des grandes banques classiques à l’image du Citigroup (Barhaim). abandonné en quelque sorte par les banques classiques.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) musulmans à l’exception de quelques uns. elle a récemment changé de stratégie et a entamé une politique d’expansion avec la construction de nouvelles agences ans le pays (Sarrault.fr] 40 . Quant à la BIS. des cas où des personnes non musulmanes titulaires de comptes islamiques ont été enregistrées en Angleterre. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. La preuve. c’est l’avènement de la micro-finance islamique dans les pays comme le Burkina Faso et le Mali. Master finance 2007-2008. Il ne faut pas oublier Réalisé par Moussa Yabré. renforcent leur position sur cette niche en collectant les fonds auprès des petits déposants et bénéficient ainsi d’une économie d’échelle. Et aussi les instruments de financement islamique font aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt de la part des promoteurs et des grandes entreprises dans le monde. Lamine gueye et Touba). les populations musulmanes ne sont pas les seules concernées. Cependant les banques islamiques disposent aussi de quelques avantages parmi lesquelles on peut citer la garantie d’une certaine clientèle fidélisée par la conviction religieuse et qui se méfie des banques classiques et de leurs fenêtres islamiques. cela à cause de leurs coûts souvent moins élevés que celui du refinancement auprès des banques conventionnelles.

En effet. le Modaraba et le Morabaha. ces dernières ne peuvent être totalement considérées comme des opérations de prêt à cause de l’application du système des 3P. Au niveau des banques islamiques on rencontre des difficultés dans le calcul de certains ratios et cela est dû à la nature des opérations effectuées par ces banques. Certains auteurs les considèrent comme des investissements directs ou des quasi-fonds propres. Selon la réglementatio n bancaire de Réalisé par Moussa Yabré. De cette relation entre banques centrales et banques islamiques ressortent des problèmes qu’il serait intéressant d’étudier. agricoles et même industrielles. il faut cependant reconnaître que les banques islamiques pour le moment tirent bien leur épingle du jeu face à cette concurrence farouche que connaît le milieu bancaire. Selon la réglementation bancaire les banques sont tenues de fournir régulièrement à la banque centrale des informations sur leurs activités et de respecter les ratios techniques définis par cette dernière. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.120 francs CFA à ses actionnaire (rapport annuel 2005). Prenons l’exemple de la BIS qui a réalisé en 2005 un résultat net de 596. au niveau de l’actif du bilan des banques islamiques (annexe 4) on trouve des opérations comme le Mosharaka. Malgré quelques désavantages par rapport aux banques classiques.fr] 41 . 2) Relation banques islamiques – banques centrales Les banques islamiques comme les autres banques sont soumises au respect de la réglementation et au contrôle de la banque centrale des pays dans lesquels elles se trouvent.087 francs CFA et a distribuer la bagatelle de 156. Donc des problèmes de classement de ces opérations au niveau du bilan se posent et il en résulte des difficultés dans le calcul du ratio de Cook.136. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) aussi que les banques islamiques ont la possibilité de se livrer à des activités commerciales. La preuve est qu’elles enregistrent presque toutes des résultats positifs. Ce ratio est égal au rapport des fonds propres par les actifs aux quels on ajoute les éléments hors bilan pondérés en fonction du niveau de risque qu’ils présentent.927.

Certaines banques centrales pour résoudre ce problème ont tout simplement modifié la proportion des réserves obligatoires uniquement pour les banques islamiques. font l’objet d’une rémunération de la part des banques centrales sur la base d’un taux d’intérêt.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) l’UEMOA ce ratio doit être supérieur ou égal à 8 %. Et la maison mère (la DMI) ne Réalisé par Moussa Yabré.fr] 42 . Master finance 2007-2008. Donc ici la BIS agit comme les autres banques puisque les dérogations dont elle jouie ne couvrent pas cet aspect de l’activité bancaire (voir guide d’entretien). ce ratio était de 25 % pour les banques islamiques et de 30 % des dépôts pour les autres banques. Les banques islamiques ne peuvent donc pas bénéficier de cette rémunération à cause du taux d’intérêt or elles sont contraintes de constituer ces réserves obligatoires auprès des banques centrales.54 % des dépôts pour les autres banques. Ces réserves obligatoires qui sont constituées auprès de la banque centrale en fonction d’un pourcentage des dépôts détenus par les banques. Ces pénalités qui sont des paiements d’intérêt sur la base des sommes dues sont contraires à la philosophie des banques islamiques. Quant au ratio de crédit il a été fixé à 75 % pour les banques islamiques alors qu’il était de 67. Aussi la politique des réserves obligatoires pourrait avoir d’autres conséquences liées aux pénalités prévues dans le cas où les banques ne respectent pas la réglementation. Concernant les réserves obligatoires. Par exemple en Jordanie dans les années 1970. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Lors d’un entretien. Les comptes d’investissement et épargne islamiques présentent les mêmes problèmes de classement parce que ces derniers sont soumis également aux règles du système des 3P (voir page 45). les banques islamiques sont plus ou moins pénalisées par rapport aux autres banques. La Jordan Islamic Bank a même été autorisé à inclure dans ses liquidités ses participations dans les entreprises publiques et parapubliques. un responsable de la BIS nous a affirmé que la BIS n’avait aucun problème sur ce point car elle est dans un environnement qui ne la permet pas de fonctionner strictement comme une banque islamique en respectant tous les principes de base de la finance islamique.

Les banques islamiques pour résoudre leurs problèmes de liquidité immédiate ne peuvent pas solliciter ces facilités car ces fonds sont habituellement accordés avec des intérêts. Dans les pays comme le Soudan et l’Iran ces problèmes entre la banque centrale et les banques islamiques n’existent pas parce que le système est entièrement islamisé. Master finance 2007-2008.fr] 43 . Nous avons également appris aussi que la BIS a eu à recourir aux refinancements de la BCEAO et à des achats de titres obligataires émis par les Etats. Certains ont proposé un "pool commun" des banques islamiques sous la supervision de la banque centrale pour accorder de manière coopérative une aide à celles d’entre elles qui auraient besoin de liquidité. les banques centrales agissent comme prêteurs de derniers recours pour les banques commerciales en accordant des prêts à des moments de crise de liquidité. le s banques islamiques ne peuvent pas participer à ces opérations car l’achat et la vente de ces titres se fait sur la base de taux d’intérêt. Réalisé par Moussa Yabré. les créances détenues par la BIS sur ICS sont des souscriptions de billets de trésorerie. Dans les pays où la banque centrale mène des opérations d’open market. le conseil Pakistanais de l’idéologie islamique a proposé un mécanis me de partage des profits entre la banque centrale et les banques islamiques comme dans les opérations de Modaraba. Dans le système conventionnel. La preuve. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Pour rendre les refinancements de la banque centrale accessibles aux banques islamiques.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) s’oppose pas à cette pratique de la BIS car elle comprend la situation dans laquelle se trouve sa filiale.

les actifs de la finance islamique étaient évalués à plus de 500 milliards de Dollars US soit une croissance de plus de 150% en l’espace de six ans. Il faut aussi souligner les effets de la crise née des attentats du 11 Septembre 2001 qui a poussé les Etats-Unis à geler les (16) Lachemi Siagh.5 milliards de personnes dans le monde . Selon certains experts. estimait les actifs gérés par la finance islamique à 200 milliards de Dollars US en 2001. L’on explique aussi cette croissance de la finance islamique par l’augmentation de la manne pétrolière qui a carrément fait exploser la demande de financement dans la région du golf. la finance "halal" s’est frayé un chemin dans le milieu de la finance internationale contre toutes les attentes des spécialistes. la croissance de la finance islamique est liée à la forte demande des musulmanes dont le nombre est estimé à 1. Le sous secrétaire aux finances et à l’économie de l’Etat de Barhaim. Elles sont pour la plupart concentrées dans les pays du Moyen-Orient et en Asie (16) . il était d’environ du nombre de 200 en l’an 2000 et aujourd’hui (2008). Cheikh Ibrahim Khalifa ibn Khalifa Al Khalifa. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Quant au nombre d’institutions financières islamiques. on estime ce chiffre à 300 ifi reparties dans 75 pays dans le monde alors qu’il n’y avait qu’une seule banque dans les 1960 (la caisse d’épargne du Mit Ghamr). En 2007. En seulement 30 ans d’existence (1975 – 2006).fr] 44 . et qui recherchent des services financiers conformes à leur conviction religieuse. thèse de Doctorat :"Le fonctionnement des organisations dans les milieux de culture intense.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Chapitre IV : Evolution et répartition des banques islamiques dans le monde A) Evolution de la finance islamique Considérée autre fois comme une aberration. la finance islamique moderne enregistre aujourd’hui une croissance forte estimée par l’agence de notation Standard & Poor’s à 15% par an sur ces dix dernières années. le cas des banques islamiques" Réalisé par Moussa Yabré.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) fonds d’origine arabe soupçonnés de financer le terrorisme. Les investisseurs en sukuk sont propriétaires de l’actif sous jacent par l’intermédiaire d’un instrument ad-hoc c’est-à-dire un actif sous-jacent faisant l’objet d’une location comme dans les opérations d’Ijara (voir page 72). Master finance 2007-2008. L’une des causes de cette croissance se trouve être aussi le caractère compétitif des banques islamiques et de la majorité de leurs produits. Mais aussi il ne faut pas oublier l’essor économique et la croissance boursière que connaissent actuellement les pays du Moyen-Orient.com (18) Pascal Quiry et Yann Le Fur. LA LETTRE VERNIMMEN. Exemple : la BIS.fr] 45 . En effet. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. N° 51 Octobre 2006 Réalisé par Moussa Yabré. Parlant des obligations on constate que le marché obligataire est très actif dans la plupart des pays musulmans en particulier ceux du conseil de coopération du golf (CCG). à l’image du marché boursier de l’Arabie Saoudite dont la capitalisation a été multiplié par 10 et le PER (Price Earning Ratio) par deux en l’espace de 5 ans (18) (voir annexe 6 et 8). dans le classement des 100 premières banques françaises au Sud du Sahara occupe la 80 ème place avec un total du bilan de 103 millions de Francs CFA (17) en 2007. le marché de la dette demeure le secteur le plus florissant de la finance islamique. les obligations islamiques sont des titres adossés à des actifs réels et sont structurées en fonction des règles de la finance islamique. Connues sous le nom de sukuk (voir page 36). Cela a eu pour conséquence le rapatriement des fonds Moyen-Orientaux vers leur pays d’origine où ils ont été investis dans la finance islamique. L’organisation de la comptabilité et de l’audit pour les ifi reconnaît 14 types de sukuk dont les plus répandus sont :  Les sukuk al Ijara (à partir de contrat de leasing)  Les sukuk al Mousharaka (fondé sur des contrats de copropriété)  Les sukuk al Moudaraba (fondé sur des contrats de gestion de sous-jacent) (17) Site soleild’afrique.

à travers des entreprises comme Nakheel development (Emirats) et le Nucleus Avenue (Malaisie). Octobre 2007 Réalisé par Moussa Yabré. En 2006. ces deux pays représentaient à eux seuls 40% des émissions des sukuk pour l’année 2006 (20). l’Asie particulièrement la Malaisie. Selon les prévisions des analystes du marché monétaire. le Land Allemand de Saxe-Anhalt a été le premier emprunteur non musulman à solliciter le marché international de la dette islamique. En 2004. n°12. Octobre 2007 (20) Bulletin du FMI. représentait 90% des émissions de sukuk.fr] 46 . Selon les mêmes sources d’information. Et au mois de Juin de la même année. Ce chiffre reste important même s’il est très faible par rapport aux 4700 milliards de Dollars d’émissions d’obligations d’entreprises dans le monde la même année. Quant aux Emirats et la Malaisie. ce qui souligne une fois de plus l’importance des émissions de titres islamiques dans cette région du monde.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Les stocks d’obligations islamiques étaient évalués à 47 milliards de Dollars US en 2006 par le FMI. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. l’Etat de Dubaï a effectué deux émissions de sukuk de 3. (19) Bulletin du FMI. On a enregistré au Qatar la plus forte émission de sukuk pour un montant de 700 millions de Dollars pour une échéance de 7 ans. Master finance 2007-2008. En 2004. les Etats et les entreprises devraient émettre plus de 30 milliards de Dollars US de sukuk par an sur les trois prochaines années portant ainsi le marché de ces titres à plus de 150 milliards de Dollars (annexe 5). n°12. Les titres islamiques représentaient 45% de l’encours total de la dette privée et 25% des obligations en circulation en Malaisie pour l’année 2004. levant quelques 100 millions d’Euros (19).5 milliards de Dollars US. la banque mondiale a émis en 2005 son premier sukuk pour un montant de 760 millions de Ringgit (monnaie Malaisienne) soit 200 millions de Dollars à l’époque. la BID émettait un emprunt obligataire (sukuk) de 500 milliards de Dollars US.

on peut citer le GIIS (Global Islamic Index Service) du Financial Times Stock exchange et le DJIM (Dow Jones Islamic Market index) au Barhaim. Concernant les actions. En 2004. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. en 1999 deux indices ont été lancés pour servir de repère aux investisseurs des institutions financières islamiques. Concernant le marché des fonds d’investissement. Master finance 2007-2008. Le Standard & Poor’s a lancé en 2006 une série d’indices islamiques sous la marque S&P. S&P Japan 500… Réalisé par Moussa Yabré. en Malaisie on enregistrait 71 fonds de placement. le marché des sukuk n’est pas exclusivement réservé aux Etats araboislamiques comme on pourrait le croire.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Nous remarquons que l’Afrique est quasiment absente sur ce marché alors que ce dernier pourrait lui permettre de lever d’importants fonds et financer son développement. le S&PME Europe 350. le rapport vernimen 2006 soutient qu’en 2005. il y avait environ 100 fonds islamiques de private equity dont le total des actifs excédait 5 milliards de Dollars. Ces Etats peuvent se servir de ces banques islamiques pour lever des fonds au niveau national et international et par la même occasion favoriser le développement de la finance islamique sur leur territoire. Des émissions de sukuk ont été enregistrées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Le marché du takaful est aujourd’hui évalué par les experts entre 2 et 5 milliards de Dollars US. Les autorités des Etats africains doivent trouver les moyens pour intervenir sur ce marché surtout ceux qui possèdent déjà une banque islamique. dans son évolution a intégré aussi le milieu de l’assurance et de la réassurance (takaful et retakaful) où comme dans le secteur bancaire elle gagne progressivement du terrain. on peut citer : le S&P500.fr] 47 . En effet. La finance islamique.

American Finance House et l’University Islamic Financial Corporation (Ann Arbor) (annexe 7). des prévisions sur la taille de la population musulmane mondiale portent ce chiffre à 2. Estimée à plus de 1. Ainsi au Canada depuis 1991 il existe une société islamique de financement hypothécaire dénommée Islamic Co-operate Housing Corporation Ltd à Toronto. elles sont présentes sur les cinq continents.fr] 48 . En Europe. on est passé à plus de 300 institutions financières islamiques réparties dans 75 pays en 2007.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) B) La répartition des banques islamiques Les banques islamiques sont éparpillées un peu partout dans le monde. Ce qu’explique la création de guichets et agences islamiques en occident ou dans les pays du golf afin de bénéficier de cette manne que représentent les pétrodollars. Ainsi on y dénombre une dizaine de banques islamiques avec quelques trois grandes institutions financières islamiques qui sont : Al Baraka Bancorp (Chicago). L’Europe aussi n’est pas restée en marge de cette islamisation bancaire puisqu’aujourd’hui on y trouve un nombre important de banques islamiques. Les autorités britanniques ont opté pour une politique favorable au développement des banques islamiques allant jusqu’à apporter des Réalisé par Moussa Yabré. Nous pouvons citer le cas des grandes banques comme le HSBC. Les banques classiques occidentales ne pouvaient passer à coté de cette part de marché importante que représente cette population en forte croissance. Aux Etats-Unis on rencontre les banques islamiques pour la plupart dans les régions de Détroit et de la Californie. le Royaume-Uni a été le premier Etat à autoriser l’ouverture de banques islamiques sur son territoire. On trouve aussi des ifi sur le continent américain en particulier en Amérique du Nord. Master finance 2007-2008.5 milliards de personnes dans le monde aujourd’hui. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Aux Etats-Unis la plupart des banques islamiques ont fermé à la suite des attentats du 11 Septembre 2001.5 milliards individus à l’horizon 2020. D’une banque en 1960. Deutsche Bank et le Citigroup qui disposent de fenêtres islamiques (guichets islamiques) en Europe et au Moyen-Orient.

les autorités françaises souhaitent aujourd’hui accueillir des banques islamiques afin de bénéficier à l’instar de l’Angleterre des capitaux du golf. Avec ses 6 millions de musulmans. le Royaume-Uni a même créé un deuxième marché de sukuk. a créé le premier diplôme mondial de finance islamique : l’Islamic Finance Qualification. Le 6 Décembre 2006. un département spécialisé au sein de la banque d’Angleterre et en octobre 2006. Le BNP Paribas a lancé en 2006 le premier fonds commun de placement (FCP) islamique de la France nommé l’Easy ETFDJ Islamic Market Titans 100. Sur cette lancée. Cette volonté a donné naissance à l’Islamic Bank of Britain (IBB). Avec ses 2. Ce forum devrait être une occasion pour les autorités françaises de donner suite aux demandes d’agrément déposées au nom de la FS international Partners basée en Réalisé par Moussa Yabré. le marché de la France représenterait environ trois fois celui du Royaume-Uni.fr] 49 . la première banque islamique en Europe. Pourtant au niveau international les banques françaises sont présentes sur le marché de la finance islamique à l’image des grandes banques comme la Société Générale et le BNP Paribas qui ont des succursales et des "fenêtres islamiques" dans les pays du golf.000 clients. l’Institut de la bourse britannique en partenariat avec l’Ecole supérieure des affaires libanaise.5 millions de musulmans. L’Angleterre en agissant ainsi souhaite attirer les capitaux du golf et intégrer les musulmans britanniques dans le système bancaire. qui compte aujourd’hui environ 40.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) modifications à la réglementation bancaire afin de permettre à ces banques de fonctionner sans les contraintes réglementaires. la France a organisé son premier forum de la finance islamique sous le haut parrainage du président français Sarkosy et du ministre de l’économie et des finances Christine Lagard e. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. L’idée de banque islamique autrefois rejetée en France parce que l’on craignait d’aggraver la crise des banlieues en créant des "banques communautaires". les autorités du RoyaumeUni comptent faire de Londres la plaque tournante de la finance islamique selon les propos de Gordon Brown en 2006 alors ministre des finances. Master finance 2007-2008.

où l’Afrique Sub-saharienne occupait la 15ème place sur 16 et l’Afrique du Nord la 5ème place (annexe 3). Elle abrite aussi le plus grand marché financier islamique du monde (international islamic financial market) et les plus importants fonds d’investissement islamique. Aujourd’hui on note la présence des banques islamiques dans tous les pays du Maghreb. on note aussi un regain d’intérêt pour la finance islamique. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Une bonne analyse de la finance islamique nécessite au moins une présentation succincte et claire de l’institution financière islamique qui est citée en exemple dans notre étude c’est-à-dire la banque islamique du Sénégal (la BIS). en Gambie et en Afrique du Sud sans oublier le Soudan qui a complètement islamisé son système bancaire (voir annexe 7 et 13). Malgré la croissance rapide de la finance islamique dans le monde. il faut cependant noter que les banques islamiques en Afrique n’occupent qu’une position marginale par rapport à l’ensemble du système bancaire. la banque islamique du Niger pour le Commerce et l'investissement et la banque islamique de la Guinée Conakry. Dans les autres pays Européens à l’image de la France.fr] 50 . La région Moyen-Orient regroupe la majeure partie des institutions financières islamiques. Du nombre de 9 banques en 1996. Master finance 2007-2008. à l’image de la BIS. Ainsi après Réalisé par Moussa Yabré. toutes les grandes banques islamiques sont regroupées dans cette partie du monde à l’instar de la BID (sise à Djeddah). les banques islamiques se sont implantées sur le continent et y exercent leurs activités depuis 1983. Ainsi en Belgique et en Espagne des demandes d’agrément ont été déposées aux noms du RVL-Bank et de la banque islamique d’Espagne (annexe 7).Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Suisse et du Tassyr Bank qui devrait être la première banque islamique de la France. Quant à l’Afrique. on est passé à une vingtaine en 2007. Standard & Poor’s publiait en 2007 un classement des régions selon la taille du marché bancaire islamique.

fr] 51 . Cette dérogation permet ainsi la BIS d’effectuer en plus des transactions financières.705. des opérations commerciales et immobilières.000 de francs CFA dont les actionnaires sont les suivants :  Le Dar Al Maal AL Islami (DMI): 44. L’adoption de l’article 2 de la loi cadre portant réglementation bancaire de l’UEMOA permettait ainsi au gouvernement du Sénégal comme ceux des autres pays de la zone abritant des banques islamiques.06 % Réalisé par Moussa Yabré.5 %  La Banque islamique de développement (BID): 33.26 %  L’Etat du Sénégal : 22. La BIS est une société anonyme au capital de 2.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) avoir fait une brève présentation de la BIS et de ses activités.640. de prendre l’arrêté n°015822/MEF/DGT/DMC du 24 Novembre 1983 fixant la base juridique de la banque. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Master finance 2007-2008. Chapitre V : La présentation de la Banque Islamique du Sénégal (BIS) La banque islamique du Sénégal a été créée le 22 février 1983 suite à la signature d’un protocole d’accord en Octobre 1981 entre le prince Mohamed Fayçal Al Saoud président du Groupe Bancaire DAR AL MAAL AL ISLAMI et le président du Sénégal Monsieur Abdou Diouf.18 %  Les autres actionnaires (les particuliers) : 0. nous ferons une petite étude portant sur l’évolution et la répartition des banques islamiques dans le monde entier.

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L’organigramme de la banque Le conseil d’administration

Direction générale

Le comité de gestion
Liou Mara Département informatique

Boubacar Corréa
Département financement et trading

Pape B. Sidibé
Département personnel et administration

Pape D. Diop
Département contrôle interne

Mamadou Diallo
Département juridique et contentieux

Mapaté N’diaye
Département marketing

La banque islamique du Sénégal dispose de trois agences sur l’ensemble du territoire national, ce sont : l’agence de la rue Sarrault, agence de l’avenue Lamine Gueye et l’agence de Touba. Depuis sa création, les activités de la BIS étaient consacrées à l’importation de matières premières indispensables au développement de certains secteurs d’activité.
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Ces importations étaient faites au profit de grandes entreprises comme la SAR (Société Africaine de raffinage), de la Sénélec, des ICS (les Industries Chimiques du Sénégal)… La plupart de ces entreprises sont aujourd’hui confrontées à des difficultés financières liées à des problèmes de gestion ou à la flambée du prix du pétrole (Par exemple le cas des ICS). Les activités de la BIS s’étendent aussi aux secteurs de l’immobilier, du tourisme et des concessions automobiles, selon Monsieur M. Ndiaye responsable du département Marketing de la BIS, a même eu à importer du riz au Sénégal. Avant la crise pétrolière qui s’est déclenchée ces dernières années, la BIS consacrait une bonne partie de ses activités aux secteurs à travers l’importation du brut qu’elle revendait à la SAR et à la Sénélec. Dans le cadre ces importations du pétrole brut, la BIS bénéficie d’une ligne de refinancement des hydrocarbures d’un montant de 10 millions de Dollars US auprès de la Banque islamique de développement. Les derniers évènements dans le secteur pétrolier et les crises que connaissent ses principaux clients (SAR, Sénélec…) ont obligé la BIS à revoir sa stratégie commerciale dans ce secteur en ramenant ses investissements de 9545 millions de FCFA en 2005 à 676 millions de FCFA pour l’année 2006. En revanche la banque a accru sa participation au financement des PME/PMI en augmentant ses allocations de crédit PME qui représentait environ 10640 millions de FCFA en 2005 et qui a connu une hausse de 2811 millions en 2006 (rapport annuel, 2006). Les financements de la BIS dans tous les secteurs confondus pour l’année 2006 se chiffraient à 15813 millions de FCFA en total (annexe 4). Sur le plan social, la BIS en tant que banque islamique effectue souvent des interventions auprès des populations, on peut citer les réfections de salles de classe dans les banlieues. En rapport avec sa vocation de lutte contre la pauvreté, la BIS a signé avec la mutuelle des armées en Août 2007 une convention de financement de 300 millions de FCFA destinés à aider les soldats et leur famille.

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En 2006 la BIS a enregistré un résultat moins élevé par rapport aux années soit un bénéfice net de 94.158.126 FCFA (rapport annuel, 2006). Ce résultat est dû à une augmentation des charges liées aux frais de fonctionnement des trois nouvelles agences ouvertes au cours de l’année. Les charges de fonctionnement de ces agences ont induit une augmentation des frais de personnel de 11,8% et des frais généraux de 54%.

IIIème Partie : PME et financements islamiques

Chapitre I : Caractéristiques généraux des PME/PMI en Afrique 1) Définition d’une PME/PMI
La charte des petites et moyennes entreprises du Sénégal du Décembre 2003, définie les PME en ces termes : on entend par PME, toute personne physique ou morale, productrice de biens ou de services marchands, dont les critères distinctifs sont précisés aux articles trois (03) à cinq (05). Au titre de la présente Charte, il est entendu par :  1 - Employés : nombre de personnes correspondant au nombre d’unités de travail-année (UTA), à savoir le nombre d’employés à plein temps durant une année, le travail temporaire, saisonnier ou journalier représentant une fraction d’unité travail année.  2 - L’année à prendre en considération pour la détermination du chiffre d’affaires et de l’investissement est celle du dernier exercice clôturé de douze (12) mois au moment de la demande de reconnaissance par la Charte.
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 25 millions de F CFA pour les PE qui effectuent des opérations de prestations de services .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Article 3 : Les Petites Entreprises (PE) Les petites entreprises (PE) regroupent les micro-entreprises et les très petites entreprises répondant aux critères et seuils suivants :  Effectif compris entre un (01) et vingt (20) employés .  Tenue d’une comptabilité selon le système normal en vigueur au Sénégal et certifiée par un membre inscrit à l’Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés – ONECCA .  50 millions de F CFA pour les PE qui effectuent des opérations mixtes telles que définies par les textes relatifs audit impôt. Article 4 : Les Moyennes Entreprises (ME) Les moyennes entreprises (ME) répondent aux critères et seuils suivants :  Effectif inférieur à deux cent cinquante (250) employés .  Investissement net inférieur ou égal à 1 milliard de F CFA. Réalisé par Moussa Yabré. Master finance 2007-2008.  Chiffre d’affaires hors taxes annuel compris entre les limites fixées à l’article 3 ci-dessus et 15 milliards de F CFA .  Chiffre d’affaires hors taxes annuel n’atteignant pas les limites suivantes définies dans le cadre de l’impôt « synthétique » :  50 millions de F CFA pour les PE qui effectuent des opérations de livraisons de biens .fr] 55 .  Tenue d’une comptabilité allégée ou de trésorerie certifiée par une structure de Gestion Agréée (CGA) selon le système comptable en vigueur au Sénégal et. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

les Etats membres de l’union ont dû faire d’énormes efforts pour faire face à la demande sociale et aux déséquilibres engendrés par la conjoncture économique. Tous ces facteurs combinés ramenaient la croissance du PIB au niveau de l’union à 3. en 2003 le poids des PME dans le tissu économique Sénégalais était de 80 % et représentaient environ 30% du PIB. Choc pétrolier et enjeux énergétiques (22) sources : bibliothèque de la direction générale des statatistiques Réalisé par Moussa Yabré. Il faut cependant noter que le regain d’intérêt à l’égard des PME et de la part de la plupart des Etats africains n’est que récent.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) 2) L’environnement économique actuel des PME Tous les pays de l’UEMOA comme les autres Etats du monde entier connaissent des troubles économiques dus à la flambée du prix du baril de pétrole qui a dépassé la barre des 100 Dollars US au début de l’année 2007. Au niveau sectoriel c’étaient le commerce et le BTP qui prédominaient : le commerce représentait 2/3 emplois offerts par les PME et le BTP 21 % des emplois en 2001(22). en termes de création d’emplois les PME ont contribué à hauteur de 42 % en 2003. C’est dans ce contexte économique qu’évoluent les PME qui font face à de nombreuses difficultés liées à leur nature et à au climat des affaires dans la sousrégion.000 PME/PMI.2% en 2006 contre 4 % en 2005 (21).fr] 56 . Les PME représentent pour les Etats africains un excellent instrument de lutte contre le chômage et la pauvreté. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. En 2006 cette crise énergétique a coïncidé avec la baisse du prix des principales matières premières et eu des conséquences importantes sur le plan budgétaire. Master finance 2007-2008. Perspectives économiques des Etats de l’UEM OA en 2007. Pour la même année. L’importance du rôle des PME dans la croissance économique aujourd’hui ne fait plus l’ombre d’un doute. En effet. En effet ce n’est que récemment que la plupart des Etats africains ont intégré les PME/PMI dans leur (21) BCEAO. Les PME représentaient pour la même année 90 % des entreprises immatriculées soit plus de 80.

L’Etat du Sénégal a également mis en place un certain nombre de structures d’appui et de financement des PME comme l’ADEPME. les PME rencontrent beaucoup de problèmes liés à leur manque de professionnalisme. le FPE… Malgré tous ces dispositifs et efforts. Master finance 2007-2008. à l’étroitesse et au cloisonnement des marchés. Réalisé par Moussa Yabré.fr] 57 . De même on note la création de la charte des PME en Décembre 2003 et cela pour mieux intégrer les PME dans le processus de concertation acteurs économiques-Etat. d’où la création de ministère chargé des PME. ramenant le délai de création d’entreprises à 48 heures. Même si certains acteurs du milieu nous ont rassurés sur ce point. Au Sénégal l’impôt sur les sociétés est passé de 33 % à 25 % en Janvier 2007 et des mesures ont été prises pour simplifier les procédures administratives de création d’entreprises privées avec la mise en place du guichet unique et du centre de facilitation des procédures administratives (CFPA) en 2006. A l’aube de la mondialisation toutes ces difficultés auxquelles sont confrontées nos PME sont des signes avant coureurs de ce qui pourrait être l’ambiance du milie u des affaires dans quelques années. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. aux difficultés d’accès aux financements et à la technologie.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) politique de développement et de lutte contre la pauvreté. des zones franches industrielles. On peut citer l’exemple de l’importation des cuisses de poulet qui a faille déstabiliser la filière avicole au Sénégal il y a de cela quelques années. le constat est que nos PME sont trop faibles pour faire face à la concurrence étrangère. la mise en place de politiques fiscales incitatives dans l’ensemble des Etats de l’Afrique Subsaharienne. A cela il faut ajouter la concurrence qu’elles subissent à cause de leur nombre qui croit de manière exponentielle. Sans oublier aujourd’hui le débat sur les APE qui fait courir beaucoup de bruit.

Dans le cadre de ce chapitre nous allons nous intéresser aux besoins financiers que nous classement en trois catégories. D’ailleurs l’orthodoxie financière veut que le besoin en fonds de roulement soit supporté par l’excédent de fonds propres après le financement du haut du bilan. de personnel qualifié aux besoins financements.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) 3) les besoins de financement des PME Les PME sont pour la plupart confrontées à des besoins divers allant des besoins de marchés.fr] 58 . Il y a donc. A ce niveau on distingue des investissements d’implantation (start-up). souvent des décalages entre les décaissements et les encaissements obligeant les PME à recourir à l’usage des fonds propres ou des découverts bancaires pour financer leur cycle d’exploitation.  Les besoins financiers liés aux cautions d’avance. Ces besoins sont en fonction de la PME selon qu’elle soit une start-up ou qu’elle exerce depuis des années. Master finance 2007-2008. de démarrage ou caution sur marché Ces cautions sont exigées en général lors d’un appel d’offre.  Le besoin de financer le fonds de roulement Les PME en général vendent à crédit leurs produits ou services à leur client et cependant ne bénéficient que rarement de délais de paiement du côté des fournisseurs. En effet les clients exigent souvent lorsqu’il s’agit d’un marché très important.  Les besoins d’investissement Toutes les entreprises sont confrontées plus ou moins à ce besoin d’investissement surtout dans ce contexte de haute compétitivité. des garanties de matières premières et de Réalisé par Moussa Yabré. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. de renouvellement des équipements et des investissements de capacité pour améliorer la production et agrandir la part de marché. La satisfaction de ce besoin est indispensable à la pérennité de l’entreprise qui doit avoir une bonne politique d’investissement à moyen et long terme.

C’est en général l e cas dans le milieu du BTP. On remarque cependant que l’obtention de financements auprès des établissements financiers pour faire face à ces besoins financiers. on constate que les PME rencontrent beaucoup de problèmes dans la satisfaction de leur besoins financiers. les banques sont devenues plus exigeantes en matière de crédit. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. 4) Les difficultés de financements des PME Dans tous les rapports que nous avons lus.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) financières pour s’assurer de la bonne issue de l’opération. En conséquence les PME ne disposent souvent d’aucune capacité d’autofinancement et ne peuvent donc financer le haut de leur bilan et leur besoin en fonds de roulement. Elles sont alors forcées de solliciter l’aide des banques pour des crédits de trésorerie. Et le résultat c’est la dégradation des portefeuilles de créance détenus par ces banques et des résultats annuels sans les risques de sanction de la commission bancaire. Master finance 2007-2008. La plupart des banques enregistrent aujourd’hui encore des créances en souffrance et dont la grande partie a été allouée aux PME/PMI. est fastidieuse et coûteuse pour les PME. Et aussi les entrepreneurs euxmêmes évitent d’investir davantage dans leurs activités craignant de s’exposer aux risques. Nous pouvons voir dans le graphique suivant une représentation de la dégradation sur trois années du portefeuille des établissements bancaires dans quelques pays de la sous-région. Cela peut s’expliquer par la morosité dans le milieu des affaires. Réalisé par Moussa Yabré.fr] 59 . En effet les banques sont de plus en plus frileuses quant à accorder des prêts aux PME et l’une des raisons de ce comportement est que les PME ont en général un niveau de capitalisation très faible. Depuis la crise bancaire qui a secoué le Sénégal dans les années 1980 et a cause des reformes à l’époque. ce qui ne permet pas à la majorité des PME de réaliser de bons résultats et procéder à une augmentation des fonds propres.

Le tableau suivant nous donne une répartition sectorielle des crédits dans la sous-région. Tous ces facteurs combinés ont fait l’intervention des banques commerciales dans le secteur privé cible en général les grandes entreprises au détriment des PME jugées trop risquées.fr] 60 . Ainsi dans le bilan annuel 2006 de la BIS on remarque un montant on négligeable des encours classés à l’actif dans la rubrique « douteux et litigieux » et dont la somme exacte est 780 millions de FCFA. on note une nette diminution de ces créances douteuses ce qui est synonyme d’amélioration des ratios prudentiels imposés par la banque centrale. Toutefois il ne faut oublier la grande partie de ces encours est due aux Industries Chimiques du Sénégal (ICS). ISM [contact : yabremoussa@yahoo.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Source : BCEAO Sur ce graphique on constate une évolution en dent de scie de la structure du portefeuille de créances en souffrance dans la plupart des pays. Réalisé par Moussa Yabré. Cependant au Sénégal. Ce résultat peut s’expliquer par une bonne gestion bancaire et une bonne politique de distribution des crédits mais aussi par une baisse des offres de crédits au PME. Master finance 2007-2008.

le FPE.fr] 61 .7 milliards FCFA). Au Sénégal on comptait plus de 17 établissements bancaires en 2007. de la BOAD (3. Mais aussi le nombre croissant des banques dans la sous-région joue en faveur des PME qui à cause de leur nombre.. Quant au FPE. Certaines banques au Sénégal abritent des lignes de financement et de refinancement des organisations internationales et qui sont destinées aux opérations de crédit en faveur des PME. représentent une part de marché importante. restaurants…réunis et en suite viennent les industries manufacturières. les lignes de la BAD (47 milliards FCFA). Comme lignes de refinancement au Sénégal on peut citer KFW. Master finance 2007-2008. Mais si on prend en compte le nombre d’entreprises que renferme le premier groupe des secteurs cité on verra que les financements accordés à ce dernier sont de loin moins importants que ceux accordés aux industries manufacturières. commerce en gros et détaille. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Dans ce tableau on voit qu’une grande partie des financements sont attribués aux secteurs du bâtiment et travaux publics (BTP). il est domicilié dans des banques Réalisé par Moussa Yabré. la BID (2 milliards USD). Malheureusement les banques cherchent toujours à épuiser leur capacité de crédit avant d’utiliser ces lignes de refinancement. la BADEA (1 milliard USD)..

ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Aussi il faut souligner le manque de professionnalisme des PME. la BICIS. l’une où les résultats sont négatifs ou presque. En effet les banques exigent souvent des garanties très importantes dont les PME ne disposent pas et ces sûretés peuvent avoir une valeur dix fois supérieure à la somme demandée. compte de résultat. Aussi il faut noter que souvent la réglementation bancaire ne joue pas en faveur des PME et cela à travers ses exigences portant sur le respect strict des normes prudentielles par les banques commerciales.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) comme la SGBS. Concernant les critères pour l’octroi de financements. la première raison qui a été mis en avant pour justifier les rejets des demandes de financement des PME par les banques est l’insuffisance de fonds propres. D’où l’exigence des états financiers de trois années certifié par un centre de gestion agréé. la CBAO. il apparaît au niveau des garanties. la fiabilité des informations… Au cours des entretiens que nous avons eu avec acteurs du milieu des affaires (banquier. la BIS…le plafond de financement est fixé à 300 millions et les conditions d’emploi à 9 % + marge. Or les banques exigent souvent un apport personnel entre 30 % et 33% du coût du projet. pour l’administration f iscale et une autre où les résultats sont un peu gonflés et qui est présenté aux établissements de crédit. la rentabilité du projet. la BSIC. Il nous a été révélé que certaines PME avaient l’habitude de tenir une double comptabilité. sa notoriété. Quand le problème ne se situe pas à ce niveau. la solvabilité à court et long terme. la taille du marché de la PME. Les frais de constitution de ces garanties peuvent être très élevés si l’intervention d’un notaire est Réalisé par Moussa Yabré. experts…). Ce qui a tendance à accroitre la méfiance des établissements de crédit à l’égard des PME. les banques appliquent souvent aux PME les mêmes conditions qu’aux grandes entreprises et cela concerne : la situation financière de la PME. Or toutes les PME ne peuvent pas s’acheter les services d’experts comptables agréés ou de comptable. de comptabilité d’où l’incapacité de fournir des documents financiers certifiés (bilan. absence de formalisation. TAFIRE…).fr] 62 . Master finance 2007-2008. le résultat revient à réduire les offres de crédit aux PME.

a décidé de consacrer désormais plus d’attentions aux financements des PME. En 2007 le taux de base bancaire au niveau de la BIS. Avec ces taux d’intérêt élevés. la plupart des crédits octroyés par les banques sont en grande partie à court terme. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. D’ailleurs en 2005 le montant des crédits alloués aux PME représentait le quart des encours globaux. la Citibank et BSIC s’était de 8 % alors que la SGBS et la BICIS affichaient respectivement 9 % et 8. le gage. le nantissement…  Les suretés personnelles : les avals. ces crédits à court terme représentaient en 2005 67 % de l’ensemble des encours à l’économie dont une faible part était accordée aux PME. Comme suretés nous avons :  Les suretés réelles : les hypothèques. Réalisé par Moussa Yabré.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) nécessaire. l’Ijara… Chapitre II : Présentation des instruments de financement islamique susceptibles d’intéresser les PME Avant d’entamer cette partie.5 %. La BIS après avoir reconsidéré ses positions dans le secteur pétrolier suite la crise liée à ce secteur et qui secoue aujourd’hui presque tous les pays du mond e.fr] 63 . les cautions… Les PME doivent aussi faire face à des taux d’intérêt très élevés à cause des risques qu’elles représentent aux yeux des banques. En matière de prêts accordés aux PME. nous avons jugé bon de faire une présentation des conditions générales des banques islamiques pour les demandes de financement. la BIS se démarque un peu des autres banques en offrant d’autres types de financement adaptés aux besoins financiers des PME à l’image des contrats comme la Modaraba. Master finance 2007-2008. d’après le rapport final du groupe de réflexion sur la mésofinance au Sénégal. à cela on ajoute les différents frais de dossier qui peuvent atteindre souvent 5 % du prêt. la Mosharaka.

Réalisé par Moussa Yabré. les banques islamiques tiennent beaucoup à la valeur sociale du projet surtout en termes de création d’emploi. d’impacts économiques. Les crédits octroyés sont en général du court ou moyen terme et rarement du long terme. à la production d’armes. la solvabilité.. Concernant les garanties. En plus des conditions classiques de prêt qui sont : la rentabilité financière.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) A) Les conditions générales de financement islamique Les banques islamiques accordent des financements pour toutes les activités excepté celles liées à l’alcool. En sus de ces activités écartées du financement islamique. elles ne diffèrent pas beaucoup de celles des autres banques seulement que la demande de garanties n’est pas en général systématique au niveau des banques islamiques. la rémunération de banque est fixée par négociation entre le promoteur et le banquier et porte sur la répartition du bénéfice futur. pour instruire une demande de prêt les banques islamiques exigent aussi la présentation de documents certifiés allant du bilan au business plan mais aussi des garanties quelques fois. Master finance 2007-2008.. à la spéculation financière et toutes autres activités illicites ou prohibées par la Charia. à l’élevage de porc. Les banques islamiques tiennent surtout à la rentabilité des projets présentés car leur rémunération dépend de cette rentabilité.fr] 64 . la BIS jusqu’en 2006 pour des raisons stratégiques n’intervenait pas non plus dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Elles exigent souvent des taux de rentabilité très élevés pouvant atteindre 25 %. D’où l’exigence d’un dossier de demande de crédit très solide renforcé par une étude de projet complet. C’est souvent les relations banque-clients qui priment. Dans le cadre de financement de projets.

Dans une opération de Moudaraba. Dans cette opération. La banque évite de s’immiscer dans la gestion du projet sauf si l’entrepreneur le souhaite. Master finance 2007-2008. la banque est le seul pourvoyeur de fonds tandis que le ou les promoteurs n’apportent que de l’industrie et/ou leur savoir faire. Réalisé par Moussa Yabré.fr] 65 . sa motivation… En général dans une opération de Moudaraba. le coût des investissements. L’entrepreneur doit coopérer pleinement avec ces experts et ces derniers doivent être associés à toute modification stratégique ou changement susceptible d’influencer les résultats. A cela il faut ajouter la faisabilité du projet. Cependant. la banque désigne un ou plusieurs experts chargés de suivre le déroulement du projet grâce au plan de développement présenté par le promoteur. Le choix porte d’abord sur les projets qui ont une rentabilité prévisionnelle très élevée (atteignant 25 %) et présentant moins de risques. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. une association à but lucratif matérialisée par un contrat entre la banque (Rabb al maal) et un ou groupe d’entrepreneurs (Moudarib). ses expériences en la matière. il peut arriver que l’on demande à l’entrepreneur de participer au capital dans le but de pousser ce dernier à s’impliquer davantage dans le projet. la compétence de l’entrepreneur. la banque fournit 75 % à 95 % des fonds et cela par tranches selon la planification indiquée dans le contrat. la responsabilité de la bonne conduite et la gestion du projet reposent sur les épaules de l’entrepreneur (Moudarib).Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) B) Les instruments de financement par participation 1) Le Moudaraba (commandite simple) C’est une opération sous forme de commandite simple. Toutefois dans la pratique. Le promoteur a donc le feu vert tant qu’il suit la ligne de conduite stipulée dans le contrat de Moudaraba. sa moralité. Les fonds de Moudaraba sont accordés après une analyse des dossiers de demande présentés par les intéressés.

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Concernant les bénéfices, une clé de répartition est fixée suite aux négociations entre les deux parties. La rémunération de la banque varie entre 40 % et 55 % des bénéfices nets. En cas de faillite, la banque supporte les pertes financières et le promoteur ne subira que des coûts d’opportunité c’est-à-dire son temps et ses efforts. Cependant si la faillite est due à une négligence ou une faute de gestion de l’entrepreneur, celui-ci devra assumer sa part de responsabilité.

Sources : Standard & Poor’s

En théorie les prêts de Moudaraba ne nécessitent aucune garantie en dehors de la compétence, de l’expertise, de la moralité de l’entrepreneur. Mais il arrive que les banques demandent des garanties si le niveau du risque est jugé considérable. Au niveau de la BIS, les fonds de Moudaraba sont accordés aux clients jouissant d’une bonne réputation et ayant la maitrise de leur domaine d’activité. Toutefois quel que soit le client, la solidité et la rentabilité du projet et les garanties sont les meilleurs arguments pour une banque. Selon les conditions de banque 2006, l’ouverture du dossier Moudaraba était fixée à 5.000 FCFA et la mise en place varie de 30.000 à 100.000 FCFA pour des prêts allant jusqu’à 50 millions FCFA. Durant nos recherches nous avons constaté que le Moudaraba est très peu utilisé dans le monde de la finance islamique (annexe 9). Cela est peut-être dû aux
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conditions et procédures de suivi (du côté des clients) ou aux risques que représente cette opération pour les banques. On note cependant une faible utilisation de cette opération au niveau international, en général elle contribue à la mise en place de fonds d’investissement destinés au financement de diverses activités dans le monde(23). De manière générale, le contrat de Moudaraba est destiné aux opérateurs économiques voulant exploiter des nouveaux marchés ou niches et aux jeunes entrepreneurs ne disposant que de leur savoir faire et aux PME.

2) Le Mousharaka (la participation)
Le Mousharaka est un contrat de financement qui part du même principe que la Moudaraba, seulement ici on est dans le cas d’une association qui ressemble souvent à une société de fait. Le Mousharaka est un contrat de partenariat entre deux ou plusieurs parties en général entre une institution financière et un ou groupe d’entrepreneurs où chaque partie doit réaliser un apport soit en numéraire ou en nature. Les associations par Mousharaka peuvent revêtir la forme d’une société anonyme et jouir de tous les droits en tant que telle. Dans cette opération toutes les parties prenantes sont associées à la gestion du projet sauf en cas de refus de l’une d’elles d’y prendre part. La rémunération des associés est basée sur les bénéfices et le partage se faire au prorata des apports. De même les pertes sont supportées par chaque associé en fonction de sa participation. Aussi les associés sont rémunérés pour les fonctions qu’ils assument dans la conduite du projet et cela indépendamment de la répartition générale des bénéfices.
(23) Pascal Grangereau et mehdi haroun, financements de projets et financements islamiques ; Banque & Droit n°97 Sep-Oct 2004

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On distingue plusieurs types de Mousharaka, mais à notre niveau nous ne parlerons que du Mousharaka de durée indéterminée et de Mousharaka dégressif. Le contrat de Mousharaka de durée indéterminée est une prise de participation pure et simple de la banque dans une société et elle demeure actionnaire tant que le projet fonction normalement. Le contrat de Mousharaka dégressif est un prêt participatif où le remboursement se fait selon un plan défini dans le contrat. A l’échéance , la banque cède ses parts à l’entrepreneur et se retire complètement du projet au bénéfice de ce dernier. Un contrat de Mousharaka respect dans toutes ses lignes les règles du droit contractuel et islamique et est soumis aux mêmes conditions que le contrat de Moudaraba. Le Mousharaka peut s’appliquer aux activités du commerce, de l’industrie et de l’agriculture. Les banques islamiques du Soudan utilisent cette technique de financement dans le milieu agricole, elles fournissent aux paysans tous les outils, les semences, les engrais, le carburant… A la vente des récoltes les fermiers empochent 30 % et les 70 % restant sont répartis entre la banque et le cultivateur selon les termes du contrat (24).
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Master finance 2007-2008. la banque se charge de toutes les opérations liées à (24) Dr Boualem Benjilali.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) C) Les autres instruments de financement islamique 1) le Mourabaha Le Mourabaha est un contrat de vente entre une banque islamique et un client de la banque. page 49 Réalisé par Moussa Yabré. Le calcul de cette marge se fait sur la base de la même formule de calcul que le taux d’intérêt. Après la signature du contrat.fr] 69 . ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Acte de séminaire N° 37 Introduction aux techniques islamiques de financement. Le contrat de Mourabaha ne porte que sur des actifs existant au moment de la signature du contrat. Le client donne l’ordre à la banque d’acquérir pour son compte un actif et s’engage dans un contrat à racheter le bien au prix de revient avec une m arge de bénéfice revenant à la banque. d’abord elle identifie et signe un contrat d’achat avec le fournisseur et en suite signe un contrat de vente avec son client (le donneur d’ordre). Cette marge est déterminée à la suite de négociations entre la banque et le client donneur d’ordre. Le Mourabaha fait intervenir la banque sur deux terrains.

Cette modalité de paiement amène certains auteurs a affirmé que le Mourabaha est identique au prêt à intérêt. En effet. Master finance 2007-2008. Les dossiers de demande de financement sous forme de Mourabaha déposés par les clients doit comprendre non seulement la nature. Dans ce dernier cas. Pour les opérations de Mourabaha. d’abord les cocontractants doivent manifester librement leur consentement. les banques islamiques exigent des garanties qui en principe doivent être en fonction des moyens du client. parce que ces loyers comprennent la marge de profit de la banque et peuvent être considérés comme des intérêts versés par le client. les banques islamiques demandent les mêmes types de garantie que les banques classiques. la qualité. Il ne doit y avoir aucune ambiguïté au sujet du prix du bien. jouir de la capacité de contracter et le bien objet du contrat doit être connu en détaille. le paiement peut être sous forme de loyers avec un échéancier bien défini que le client doit s’engager à respecter. tout dépend des termes du contrat. En guise de réponse les théoriciens de la finance islamique affirment que la différence entre ces deux opérations est que le prêt à intérêt classique ne concerne que l’argent alors que le Mourabaha ne porte que sur des actifs réels. Après la livraison. Le Mourabaha pose les mêmes conditions de validité du droit contractuel.fr] 70 . Ce dernier à la possibilité de payer comptant le bien après la livraison ou opter pour un paiement différé.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) l’acquisition et au transfert du bien au donneur d’ordre. pour se protéger contre les risques de défaut de paiement et de changement d’avis des clients. Ainsi la banque ne peut sous aucun prétexte modifier le prix fixé au départ dans le contrat sauf avec l’accord du client donneur d’ordre. La banque peut aussi prendre le bien vendu comme gage. le bien devient la propriété exclusive du donneur d’ordre. la banque et son client doivent être informés en détaille sur toutes les charges liées à l’acquisition de l’immobilisation. La banque centrale du Liban par exemple conseille les banques islamiques a exigé un apport Réalisé par Moussa Yabré. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. les quantités mais aussi les caractéristiques techniques des biens concernés.

Le Mourabaha peut être très utile aux PME. d’ailleurs le Mourabaha est l’instrument de financement le plus utilisé dans le monde de la finance islamique (annexe 9). tout contrat selon lequel un établissement de crédit met.» Dans le contrat d’Ijara le client choisit lui-même le bien en question. En cas de défaut de paiement lié à la mauvaise foi du client. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. 2) Ijara ou crédit-bail L’équivalent de l’opération de leasing ou de crédit bail dans la finance islamique est l’Ijara. la BIS a alloué des crédits de Mourabaha à hauteur de 13972 et 15813 millions de FCFA (annexe 4). dans son article 1 donne la définition suivante : « On entend par Ijara. qui à cause de leur faiblesse sur le plan financier et commercial ont des difficultés à accéder à certains marchés contrairement aux grandes entreprises.fr] 71 .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) personnel du client ("hamech al jiddiya") qui ne doit pas être inférieur à 15 % du montant total du contrat. la banque peut appliquer des pénalités mais aussi exiger un dédommagement selon un taux fixé dans le contrat. Pour les exercices 2005 et 2006. identifié et propriété de cet établissement. des matières premières ou des équipements et outils industriels. un bien meuble ou immeuble. à titre locatif. à laquelle il donne mandat Réalisé par Moussa Yabré. La différence ici n’est qu’une question de terminologie et elle est aussi liée au fait que les banques islamiques ne financent pas les actifs en rapport avec des activités prohibées par la Sharia'a (matériel de production d’alcool). à la disposition d’un client pour un usage autorisé par la loi. Le circulaire n°36 du 13 Septembre 2007 de la banque central du Maroc. négocie le prix avec le fournisseur et ensuite informe la banque. Pour les PME le Mourabaha pourrait être un excellent moyen pour importer des marchandises. Master finance 2007-2008.

une facture proforma. Master finance 2007-2008. les droits d’auteur n’entrent pas dans le cadre de contrat d’Ijara. En d’autres termes l’établissement de crédit garde la nuepropriété du bien et ne transfert au client que l’usus et le fructus. les états financiers des trois dernières années. Ce sont : la demande d’acquisition du bien sous Ijara. les brevets. Réalisé par Moussa Yabré. Les actifs comme les licences d’exploitation de ressources naturelles (pétrole. Pour jouir d’un contrat d’Ijara. la banque et le fournisseur. Le contrat d’Ijara ne concerne que les biens durables et répondant à un standard défini par la banque. Cette opération met donc en rapport trois parties : le client.fr] 72 . Sources : Standard & Poor’s Dans une opération d’Ijara. le client (locataire) doit fournir un certain nombre de documents qui feront l’objet d’une analyse de la part de la banque. minéraux…). le matériel demeure la propriété de la banque pendant toute la durée du contrat. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) pour l’acquisition du bien.

les divers frais et les cas ou conditions de résiliation du contrat et de son renouvellement. Dans cette opération. l’engagement du client à louer le bien. l’asymétrie de l’information… Si le locataire ne respecte pas ses engagements. Pendant toute la durée d’un contrat d’Ijara. Les loyers sont en général fixés en fonction des moyens du locataire. le montant des loyers.fr] 73 . dans ce cas les loyers seront inférieurs à ceux du premier contrat. le bien. souvent c’est le bien objet du leasing qui constitue la garantie. la cession ou la mise en gage du bien. Les banques islamiques sont beaucoup plus souples concernant les garanties dans les contrats d’Ijara que les banques classiques dans les contrats de crédit bail. Master finance 2007-2008. En général dans ces cas.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Le contrat d’Ijara doit contenir des clauses précisant : la nature de l’opération. les banques islamiques accordent un délai supplémentaire pour permettre aux locataires d’améliorer leur position de trésorerie. la sous location. L’Ijara est un contrat synallagmatique et sa durée est irrévocable. En effet les banques islamiques sont en principe plus sensibles aux difficultés d’ordre économiques et financières auxquelles peuvent être confrontés les locataires et qui sont indépendant de ces derniers. les loyers sont déterminés d’accords partis entre l’institution de crédit islamique et le locataire. Les causes pouvant mettre fin au contrat d’Ijara sont : le non-paiement des loyers. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. ainsi on distingue deux type de barème : un barème linéaire et un barème dégressif. les modalités de son paiement et les dates des échéances. le locataire est seul responsable du bien. Il peut aussi décider de restituer le bien et mettre fin au contrat d’Ijara ou simplement convenir avec la banque pour un Réalisé par Moussa Yabré. Le contrat d’Ijara nécessite aussi des garanties qui peuvent être des sûretés réelles ou personnelles. il devra restituer le bien à la banque et verser les loyers restants en guise d’indemnisation. le locataire peut renouveler le contrat. A la fin du contrat. raison pour laquelle il est souvent sollicité directement ou indirectement pour l’assurance.

Ce type de financement doit être privilégié par les PME à cause des avantages du système des amortissements et du fait que les loyers payés sont considérés comme des charges sur le plan comptable. 3) Ijara Wa iktina ou location vente L’Ijara wa iktina est un contrat de crédit bail au même titre que l’Ijara cité ci dessus. Au niveau de la société générale de banque du Sénégal (SGBS) par exemple dans le cadre d’une opération de crédit bail.25% de la base locative (minimum 75000 FCFA) et les loyers sont réglés d’avance le 15 de chaque mois. la BID en général remet le bien au locataire à la fin du contrat.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) transfert de propriété en achetant le bien. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 74 . Dans cette opération. Master finance 2007-2008. les frais de dossiers sont de 0. Le contrat d’Ijara est aussi utilisé dans la conception des obligations islam iques (Sukuk) où les loyers représentent les coupons et le bien l’actif sous-jacent. la banque peut financer le matériel jusqu’à hauteur de 100% du prix d’achat. la mise en place varie de 30.000 à 100. les loyers payés servent à la fois de rémunération à la banque mais aussi de marge bénéficière. l’ouverture du dossier de crédit Ijara (leasing) est fixée à 5000 FCFA. Dans ce dernier cas en principe la banque ne demande qu’une somme symbolique puisqu’elle est déjà rentrée dans ses fonds. Du coté de la BIS. La BIS ouvre au nom du locataire un compte d’investissement dans lequel seront versés les loyers et ce compte fait l’objet d’une rémunération de la part de la banque au profit du client (locataire).000 FCFA en fonction du client et les loyers sont déterminés entre les parties (annexe 1). Réalisé par Moussa Yabré. la seule différence est que le locataire s’engage dès le départ à racheter le bien à la fin du contrat. L’Ijara ou le crédit bail est un mode de financement qui peut permettre aux particuliers et aux entreprises d’obtenir des équipements ou des immobilisations qu’ils ne peuvent acheter directement.

ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Master finance 2007-2008. Après la fabrication de la turbine. Comme instruments de financement nous pouvons donc citer :  L’Istisna L’Istisna est une opération semblable au Mourabaha. Réalisé par Moussa Yabré. mais dans le contrat de vente Salam les paiements sont exigés d’avance. En d’autres termes le client doit libérer une partie ou la totalité des fonds avant que la banque ne passe la commande du bien objet du contrat. Cette opération peut prendre la forme du système anglais du "Build operate and transfer" (BOT) dans le cas où l’on décide d’étaler les paiements sur une longue période. mais ici le contrat porte sur un bien qui doit être fabriqué ou construit. Exemple : la Sénélec a besoin d’un modèle spécifique de turbine. elle s’adresse à la BIS avec laquelle elle signe un contrat d’Istisna. la BIS se charge de la livrer à la Sénélec qui aura la possibilité de payer comptant ou selon un échéancier. La BIS contacte à son tour le fabricant et se charge de payer toutes les charges liées à la fabrication du matériel. L’avantage de cette opération c’est que le client se met d’une certaine manière à l’abri des risques de taux et de change que la banque devra assumer le cas échéant en libérant les fonds d’avance.  La vente Salam La vente Salam obéi aux mêmes règles que le contrat d’Istisna.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Nous avons aussi d’autres instruments de financement islamique qui sont rarement utilisés dans les opérations financières islamiques et qui pourraient être utiles aux PME.fr] 75 .

Ce partage ne concerne que les résultats après déduction de toutes les charges y compris la rémunération de l’exploitant. Les banques islamiques agissent ainsi sauf si les pertes sont dues à des fautes de gestion de l’entrepreneur (négligence. L’absence de taux d’intérêt constitue aussi un avantage pour les PME car en lieu et place de l’intérêt les banques islamiques optent pour un partage des profits mais aussi des pertes. A) Les avantages et inconvénients du financement islamique pour les PME 1) Quelques avantages des financements islamiques pour les PME Les financements islamiques offrent beaucoup d’avantages aux PME surtout à cause du caractère plus social des banques islamiques par rapport à la plupart des banques. Réalisé par Moussa Yabré. les banques islamiques tiennent compte des éléments indépendants des actions et de la volonté de l’entrepreneur et qui peuvent influencer les résultats provoquant ainsi des perturbations dans le remboursement des prêts. Dans ces cas les banques islamiques ont souvent l’habitude de rallonger les délais de remboursement. Dans les financements islamiques les banques assument autant de risques que leurs clients dans les projets et cela à cause du principe selon lequel c’est celui qui est à même d’assumer les risques qui doit le faire. En général.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Chapitre III : Les points forts et les points faibles du financement islamique Sans prétendre faire une liste exhaustive. mauvaise foi…).fr] 76 . ISM [contact : yabremoussa@yahoo. En plus la clé de répartition n’est pas imposée par la banque mais plutôt déterminée par négociation entre les parties prenantes. Master finance 2007-2008. nous allons énumérer quelques avantages et inconvénients qui pourraient être liés aux financements islamiques concernant d’une part les PME et d’autre part les banques islamiques elles-mêmes.

Tout ceci fait que les montages financiers comprenant une part islamique sont très difficiles à mettre en œuvre. Ce qui peut avoir pour conséquence une augmentation du coût final du projet. Les financements islamiques peuvent être aussi utiles aux entrepreneurs débutants ou ceux qui veulent exploiter de nouveaux marchés et cela grâce aux instruments de participation comme le Moudaraba et le Mousharaka. Au niveau des garanties. les banques islamiques demandent souvent presque les mêmes que les banques classiques. Ainsi les promoteurs grâce à un partenariat reposant sur un partage de risques et des profits pourront réaliser leurs projets. de l’impact social du projet et la qualité des relations entre l’entrepreneur et la banque. Dans le cadre de financement de projets les banques islamiques Réalisé par Moussa Yabré. 2) Quelques inconvénients des financements islamiques pour les PME Le premier des inconvénients liés aux financements islamiques est que les banques islamiques refusent de financer les activités dont la licéité du point de vue de la Sharia'a n’est pas prouvée. les opérations de Moudaraba. d’Istisna et de Salam sont des instruments très adaptés au financement du haut du bilan que les PME peuvent facilement intégrer dans leur plan d’investissement. Il peut arriver que l’activité financée soit "halal" mais engendre indirectement ou directement une autre activité qui ne respecte pas la Sharia'a. Certains projets doivent obtenir l’approbation du comité de Sharia'a pour bénéficier du financement des banques islamiques. Mais au niveau des banques islamiques ces garanties peuvent être allégées ou même abandonnées au profit de la réputation du promoteur.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Aussi la nature de certaines opérations financières islamiques peut être d’un grand intérêt pour les PME. Mousharaka ou Mourabaha peuvent être très utiles aux PME. Comme nous l’avons vu.fr] 77 . Et aussi les opérations d’Ijara. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. nécessitant souvent l’intervention de spécialistes du droit islamique et des financements islamiques.

elles exigent un dossier solide et du promoteur. Les produits financiers islamiques sont souvent plus coûteux que ceux des banques classiques. C’est le cas des opérations de Moudaraba et de Mousharaka où le promoteur peut difficilement apporter des modifications dans la conduite du projet sans l’autorisation de la banque. d’abord la banque en achetant le bien doit payer la TVA qui est de 18 % (Sénégal) ce qui sera répercuté sur le prix de vente. Sur le plan financier. les instruments de financement par participation ont un effet de levier nul parce que le client dans ces opérations ne reçoit directement aucune somme d’argent provenant de la banque. On peut citer le cas des opérations de Mourabaha où on constate une double imposition. Etant donné que les banques islamiques prennent plus de risques que les banques.fr] 78 . Master finance 2007-2008. avec D = dettes et CP = capitaux propres CP Ce qui a une conséquence sur la rentabilité financière que l’on ne peut négliger. les garanties peuvent être très élevés (hypothèque en général). les PME peuvent courir le risque d’ingérence de la banque dans leurs affaires. Aussi en recourant aux financements islamiques. Le client en achetant le bien au niveau de la banque doit également payer la TVA sur le prix d’achat constitué par le prix de revient du bien plus la marge de la banque. D’où D  0 . Réalisé par Moussa Yabré. Et si le projet est jugé risqué ou si la banque n’a pas une excellente relation et qui datent de plusieurs années avec l’entrepreneur. de l’expérience et la maîtrise de son domaine d’activité. Cela ne tient qu’au fait que ces produits sont souvent très imposés.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) exigent souvent la preuve de rentabilité prévisionnelle très élevée avant d’accorder leur financement. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. même si pour l’instant certaines banques islamiques sont en négociation avec les administrations fiscales pour une basse de leurs charges fiscales.

Même si elles enregistrent moins de recettes avec les PME qu’avec les grandes entreprises. En posant comme condition de leur rémunération la réalisant de profits grâce à l’activité financée. les banques islamiques prennent des risques que les banques classiques refusent de prendre. aux risques de défaut de paiement et sont souvent Réalisé par Moussa Yabré. les banques islamiques enregistrent souvent des résultats supérieurs à ceux des opérations de crédit classiques. Dans le cadre des opérations de financement par participation. les banques islamiques règlent de manière partielle leurs problèmes de garanties car les actifs financés constituent en même temps les sûretés (Ijara. Etant donné que la plupart de leurs financements ne portent que sur des actifs réels. Les banques islamiques étant rémunérées à partir des profits réalisés voient donc leurs recettes augmenter au fur et à mesure que la rentabilité du projet financé s’améliore. les banques islamiques diversifient leur clientèle et agrandissent leur part de marché. Dans le cas des opérations de participation comme le Mousharaka et le Moudaraba.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) B) Les avantages et inconvénients pour les banques islamiques 1) Quelques avantages pour les banques islamiques En concentrant une partie de leurs activités sur les PME. les banques islamiques non seulement s’exposent aux aléas de la vie économique. Alors que les recettes du crédit classique sont souvent fixes et ne varient qu’avec le taux de base bancaire si seulement cela est précisé dans le contrat. 2) Quelques inconvénients pour les banques islamiques Les banques islamiques dans beaucoup de leurs opérations de financement rencontrent de nombreuses difficultés.fr] 79 . les banques islamiques peuvent compter sur l’effet d’échelle induit par l’importance du nombre des PME pour s’en sortir. Istisna…). Master finance 2007-2008. Ces difficultés sont liées soit à la nature de leurs opérations de financement ou aux principes même de la finance islamique. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Aussi sur le plan fiscal. Même si l’on ne peut attribuer la totalité de ces compte s aux PME/PMI. les banques islamiques par principe peuvent difficilement appliquer des pénalités de retard par crainte de se voir pratiquer le Riba. les créances douteuses et litigeuses pour les exercices 2005 et 2006 se chiffrent respectivement à 487 et 780 millions de FCFA soit une augmentation 60. ressortent de ces opérations des problèmes qui ont tendance à minorer les gains des banques islamiques.2 % en l’espace d’une a nnée. les banques islamiques doivent prendre. En jetant un coup d’œil dans les rapports annuels de la BIS. La marge sur les actifs vendus dans les opérations de Mourabaha et les bénéfices des opérations de participation ne sont souvent pas considérés par les administrations fiscales comme des produits financiers au même titre que l’intérêt classique. Selon les principes de la finance islamique. les banques islamiques n’ont pas recours aux instruments de couverture comme le swap. Et aussi en cas de retard de paiement de la part de leurs clients. Master finance 2007-2008.fr] 80 .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) victimes d’asymétrie de l’information de la part de leurs clients. Elles ne peuvent donc transférer la majeure partie des risques sur les clients comme peuvent le faire les banques classiques. les options… Ce qui a pour conséquence une exposition aux risques de taux et de change dans les opérations au niveau international. dans les opérations de financement au moins autant de risques que leurs clients. Réalisé par Moussa Yabré. Ce qui est un obstacle pour ces produits sur le plan de la compétitivité par rapport aux produits financiers classiques. on remarque un montant des créances en souffrance qui est très élevé. Au niveau de l’actif du bilan. il faut reconnaître qu’elles y ont une part qui n’est pas négligeable. donc ces profits subissent l’impôt sur les revenus. Par peur de pratiquer également le "Gharar" (la spéculation financière). De même la TVA et les taxes d’enregistrement sur certains produits comme l’Ijara et le Mourabaha entrainent une augmentation du coût de ces produits.

Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Cette croissance est la preuve que l’efficacité de la finance islamique n’est plus une question à l’ordre du jour. Les banques islamiques dans les pays de la zone UEMOA.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Conclusion Aujourd’hui la finance islamique après trente années présente un taux de croissance très élevé presque partout dans le monde entier. à sa connotation religieuse et à une répartition des risques au niveau des banques islamiques qui laisse encore à désirer. donc toutes les sources de financement doivent être exploité par ces dernières y compris les financements islamiques. Ce sont des obstacles liés à la réglementation bancaire. Réalisé par Moussa Yabré. la finance islamique fait encore face à de nombreux obstacles qui constituent pour elle un véritable frein à son évolution dans la plupart des pays. On constate aussi que les banques islamiques son très peu connues même dans les pays dont la population est à majorité musulmane comme le Sénégal. Pourtant les banques islamiques peuvent jouer un rôle très important dans la croissance économique des Etats en s’investissant davantage aux cotés des PME/PMI. En effet les PME traversent une situation économique très difficile aujourd’hui. On a l’impression que les banques islamiques sont plus repliées sur elles-mêmes par rapport aux banques classiques. En Afrique. la finance islamique est encore à ses balbutiements même si on note de plus en plus l’ouverture de banques islamiques dans la plupart des pays.fr] 81 . Malgré cette croissance. à la fiscalité. doivent profiter des dérogations qui leur sont offertes sur le plan de la réglementation bancaire pour amplifier leur coopération avec les PME. qui d’ailleurs bien qu’un peu compliqués offrent beaucoup d’avantages.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Les Annexes Réalisé par Moussa Yabré. Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 82 .

ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 83 . Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Annexe 1 Les conditions bancaires 2006 (la BIS) Réalisé par Moussa Yabré.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Réalisé par Moussa Yabré.fr] 84 . Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Réalisé par Moussa Yabré.fr] 85 . ISM [contact : yabremoussa@yahoo. Master finance 2007-2008.

fr] 86 . Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Réalisé par Moussa Yabré. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

6% 9.4% 22. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 87 .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Annexe 2 Répartition des banques islamiques dans le monde en 1996 Région Nombre d’institutions financières Asie du Sud et du Sud-Est Pays du golf Et autres du Moyen-Orient Afrique Europe et Amérique Tatol % 36 19 13 9 8 85 42. Master finance 2007-2008.4% 15.3% 10.4% 100% Annexe 3 Sources : standard & Poor’s Réalisé par Moussa Yabré.

association d’économie financière Annexe 5 Réalisé par Moussa Yabré. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.fr] 88 .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Annexe (8) Sources : Rapport moral sur l’argent dans le monde (2005). Master finance 2007-2008.

Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Annexe 6 Annexe 9 Réalisé par Moussa Yabré.fr] 89 . Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

fr] 90 . Master finance 2007-2008. ISM [contact : yabremoussa@yahoo.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Annexe4 Réalisé par Moussa Yabré.

on constate qu’une grande partie de la population ignore l’existence des banques islamiques (même si la tendance est à la renverse les banques islamiques ne sont pas aussi connues que les banques Réalisé par Moussa Yabré. les banques ont souvent recours au marché monétaire ou aux refinancements de la banque centrale. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Annexe 10 Guide d’entretien (pour les cadres de la banque islamique) 1) Est-ce que vous pouvez nous dire qu’est-ce qui fait la différence aujourd’hui entre la BIS et les autres banques ? 2) la banque islamique du Sénégal (BIS) contrairement aux autres banques ne pratique l’intérêt dans aucune de ses transactions financières. Comment la BIS résout-elle ce problème ? 5) quelles sont les relations que la entretient avec les autres banques en particulier la banque centrale ? 6) Pour résoudre leurs problèmes de liquidité immédiat. industrielles. Quelles sont les raisons d’une expansion aussi lente dans un pays comme le Sénégal où la population est à 90 % de confession musulmane ? 8) Par simple observation. agricoles… comment expliquez-vous la présence des banques islamiques sur ces terrains ? 4) Durant les premières années de son fonctionnement la BID a connu des problèmes liés au placement des fonds non engagés dans ses opérations. Qu’est-ce qui explique le succès ou les résultats enregistrés par la BIS aujourd’hui ? 3) la réglementation bancaire interdit aux banques de s’abonner en dehors de l’intermédiation financière. aux activités commerciales. en dehors de son siège social. la BIS ne totalise que deux agences au Sénégal (Lamine Gueye. Etant donné que ces opérations contiennent un taux d’intérêt.fr] 91 . ISM [contact : yabremoussa@yahoo. comme la BIS fait-elle pour résoudre ses problèmes de liquidité en cas de crise ? 7) Depuis sa création en 1983. sarrault et Touba).

si la banque découvre des irrégularités (négligence de la part des gestionnaires. non respect des principes de banque…) dans le déroulement du projet. Selon vous quelles sont les raisons de ce constat et comment comptez-vous y remédier ? 9) Quels sont les critères sur lesquels se basent les banques islamiques (surtout la BIS) pour accorder des financements à un projet ? 10) Quels sont les secteurs d’activité dans lesquels la BIS intervient le plus souvent ? Et quelle peut être par exemple la répartition par secteur des financements accordés par la BIS aux entreprises ? 11) Quels sont les instruments de financement les plus utilisés par la banque (BIS) dans le cadre du financement des PME ? Et selon vous qu’est-ce qui explique le choix de ces instruments ? 12) Quels sont en général les principaux clients de la BIS c’est-à-dire ceux qui constituent sa plus grande part de marché ? 13) Pouvez-vous nous citer des projets que la BIS a financé ou a participé au financement ? 14) Quels sont les besoins des PME pour lesquels l’aide de la banque est le plus souvent sollicitée ? 15) Certains acteurs économiques pensent que. quelles sont les méthodes employées par la banque pour assurer d’une bonne utilisation des fonds libérés ? 17) Après avoir financé un projet ou accorder un prêt. Master finance 2007-2008. Que pensez-vous de cette affirmation ? Et quelles peuvent en être les raisons ? 16) Après l’octroi du financement.fr] 92 . comment régirait-elle ? 18) Quels sont en général les problèmes que rencontrent les banques islamiques dans le financement des PME ? Réalisé par Moussa Yabré.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) classiques). comme les banques classiques. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. l’accès aux financements auprès des banques islamiques reste aussi difficile. ceux qui sont informés ignorent pour la majorité les principes de bases selon lesquels fonctionnent ces banques et les avantages qu’elles peuvent offrir par rapport aux autres banques.

dans quel secteur pensez-vous que la BIS devrait le plus concentrer ses effort pour booster davantage la croissance économique ? 9) Quelles sont les actions que la BIS devrait entreprendre pour que les relations entre elle et les PME soient des meilleures ? 10) Dans cette situation quel rôle doit jouer l’Etat pour faciliter la coopération entre les deux partie ? Réalisé par Moussa Yabré. qu’est-ce que la BIS (les banques islamiques) attend des PME ? 20) Selon vous quelles sont les perspectives d’avenir des banques islamiques dans la sous-région ? Guide d’entretien pour les acteurs du milieu des affaires 1) Comment décrivez-vous l’environnement économique dans lequel évoluent les PME actuellement. Master finance 2007-2008. comme les banques classiques. Que pensez-vous de cette affirmation ? Et quelles peuvent en être les raisons ? 8) Dans leurs interventions. l’accès aux financements auprès des banques islamiques reste aussi difficile.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) 19) Pour une bonne coopération entre les deux partie. du point de vue concurrence et autres contraintes auxquelles elles sont confrontées ? (le climat des affaires) 2) D’une manière générale quels sont les besoins de financement auxquels sont confrontées les PME aujourd’hui ? (En termes de pourcentage en grosso modo) 3) En quelques mots comment décrirez-vous les relations qui existent entre le banques et le PME aujourd’hui ? 4) Qu’est-ce qu’explique la réticence des banques à accorder aujourd’hui des financements aux PME ? 5) Que doivent faire les PME pour satisfaire les exigences des banques pour l’octroi des financements ? 6) Dans ce contexte quels comportements doit avoir la BIS envers les PME ? 7) Certains acteurs économiques pensent que.fr] 93 . ISM [contact : yabremoussa@yahoo.

Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) 11) Avez-vous déjà eu à conseiller le recours aux financements islamiques ? Pourquoi ? 12) Que pensez-vous aujourd’hui de la finance islamique et du regain d’intérêt dont elle fait l’objet ? Liste de personnes interviewées Nom et Prénom Fonction Responsable du Mr Mapaté Ndiaye département marketing de la BIS Expert en marketing (auteur de "Théorie et Mr Ibrahima Diallo pratiques mercatique"). directeur du cabinet CEETEX. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. chef du projet PECACA Economiste-financier. Mr Mamadou Ngom directeur du cabinet CAUDEX 45 mn 25 mn 45 mn La durée de l’interview Annexe 11 Système de financement de la Banque Islamique de Développement Réalisé par Moussa Yabré.fr] 94 .

en Yen Japonais et en Dollars à condition que la BID dispose de la monnaie demandée. un contrat d’achat avec le vendeur et le règle du prix de l’opération. Elle conclut.fr] 95 . Annexebid7 Les financements sont consentis selon le principe de la Morabaha ou de la vente à tempérament. Modalités de Financement La BID accepte le financement des opérations avant expédition en plus du financement après expédition. Master finance 2007-2008. dans les mêmes conditions. La BID conclut. un contrat de vente avec l’acheteur en lui accordant des facilités de remboursement. Eligibilité Sont éligibles au financement « SFE » les produits non-traditionnels présentant un taux d’intégration supérieur ou égal à 40%. Pourcentage de financement Jusqu’à 100% pour les opérations dont la valeur ne dépasse pas 3 millions de Dinars. Liste des ifi et guichets islamiques par pays Annexe 7 Réalisé par Moussa Yabré.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Objectif Le Système de Financement des Exportations « SFE » de la Banque Islamique de Développement a pour objectif de promouvoir les exportations des pays membres quelque soit leur destination. en Livre Sterling. ISM [contact : yabremoussa@yahoo. directement ou par l’intermédiaire de l’Agence nationale. Périodes de financement  Produits consommables : 6 à 24 mois  Produits intermédiaires : 6 à 36 mois  Biens d’équipement : 6 à 120 mois Monnaie de financement Les financements sont accordés en dinars Islamique. en Euro.

Bsc. Bahamas Ltd. Djibouti Bahrain ABC Investment & Services Co EC Al Amin Co.EEgyptian Saudi Finance Bank (Dallah Al Baraka).A. Istishara Consulting Trust. Cairo Islamic Investment and Development Co.. Australia) Bahamas Akida Islamic Bank International Ltd Canada Islamic Co-operative Housing Corporation Ltd.A. for Securities and Investment Funds Egypt Albaraka Islamic Investment Bank Alwatany Bank of Egypt. Closed Bahrain Institute of Banking & Finance Bank Melli Iran Chase Manhattan Bank N. (Dallah Al Baraka Group) Societe General Capital Guidance BNP Paribas Egyptian Company for Business and Trade S. Nassau Islamic Investment Company of the Gulf Ltd. Cairo National Bank for Development.C Bahrain Islamic Bank Bsc. Toronto .Finances islamiques : Les principes de base et les modes de financement susceptibles d’intéresser les PME (la BIS en exemple) Investors Bank TAIB Bank of Bahrain Turk Gulf Merchant Bank MCCU (Muslim Community Credit Union) Bahrain Monetary Agency Shamil Bank Khaleej Investment Company Bank Al Taqwa Ltd First Islamic Investment Bank Dar al Mal al Islami Trust. Nassau. Cairo Arab Islamic Bank E. Citi Islamic Investment Bank (Citicorp) Dallah Albaraka (Europe) Ltd Dallah Albarakah (Ireland) Ltd Faysal Investment Bank of Bahrain Faysal Islamic Bank of Bahrain (Massraf Faisal Al Islami) Gulf International Bank BSC Islamic Investment Company of the Gulf Islamic Trading Company Gambia ABC Islamic Bank Arab Gambian Islamic Bank ABN Amro Bank Deutsche Bank Rep office Germany France Algerian Saudi Leasing Holding Co. Cairo Islamic Bank International for Investment and Development. Bahamas Massraf Faysal Islamic Bank & Trust. Cairo Banque Albaraka Djibouti Australia MCCA (Muslim Community Co-operative. Bahrain Islamic Investment Co. Cairo Gulf Company for Financial Investment Faisal Islamic Bank of Egypt.

Dar Al-IsethmarSecurities House Lebanon Al Barakah Bank of Lebanon S. (India) Ltd.L.A. Karnatka Bank Muscat International (SOAG) Al-Falah Investment Ltd Kuwait Gulf Investment Corporation The International Investment Group The International Investor. Labuan Iraq Iraqi Islamic bank for Investment and Development Arab Malaysian Merchant Bank Berhad. Jakarta Dar Al-Maal Al-Islami Trust PT Danareksa Fund Management.A. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Bank Sepah. Iran Commerz Bank Deutsche Bank Ivory Coast International Trading Co.A Islamic Finance House Universal Holding S. Luxembourg Faisal Finance (Luxembourg) S. Conakry Banque Islamique de Guinee Jordan Islamic Bank (Subsidiary of Dallah Al Barka Group)Jordan Islamic Bank for Finance and Investment.A. Kuala Lumpur Bank Islam Malaysia Berhad.L. Tehran Bank Mellat. Tehran Bank Saderat Iran. Tehran Bank Sanat Va Maadan (Bank of Industry and Mines). Tehran Blom Development Bank S. Safat Kuwait Finance House. Iran Dallah Al Baraka (Malaysia) Holding Sdn Bhd Réalisé par Moussa Yabré. Tehran Bank Maskan Iran (Housing Bank). Safat Indonesia Al Barakah Islamic Investment Bank Bank Muamalat Indonesia. Kuala Lumpur Bank Bumiputra Malaysia Berhad. Kuala Lumpur Italy Bank Kerjasama Rakyat Malaysia Berhad. of Africa Jordan Guinea Massraf Faisal al Islami of Guinea. Kuala Lumpur Bank Sepah. Tehran Bank Melli Iran. Jakarta Kuwait Investment Co . Luxembourg Takafol S. Iran Bank Keshavarzi (Agricultural Bank).L Arab Finance House S. Amman India Al Ameen Islamic Financial & Investment Corp.A.fr] . (Islamic Bank) Lebanese Islamic Bank S.A Faisal Holding. Tehran Bank Sepah.L.. ISM 2 [contact : yabremoussa@yahoo.A Malaysia Bank Tejarat. Tehran Adil Islamic Growth Fund (Innosabah Securities Sdn Bhd).

Niamey Mauritania Banque Alabaraka Mauritaninne Islamique (Dallah Al Baraka Group). Bank Negara Malaysia Mayban Finance Berhad MBf Finance Berhad Public Finance Berhad United Merchant Finance Berhad Merchant Banks: Alliance Merchant Finance Berhad Arab-Malaysian Merchant Bank Berhad Aseambankers Malaysia Berhad Malaysian International Merchant Bank Berhad Malaysian banks with Islamic windows Commercial Banks: Affin Merchant Bank Berhad Discount Houses: Affin Bank Berhad Abrar Discounts Berhad Alliance Bank Berhad Affin Discount Berhad Arab-Malaysian Bank Berhad Amanah Short Deposits Berhad Bank Utama (Malaysia) Berhad BBMB Discount House Berhad Citibank Berhad KAF Discounts Berhad EON Bank Berhad Malaysia Discount Berhad Hong Leong Bank Berhad Mayban Discount Berhad HSBC Bank (M) Berhad Malayan Banking Berhad OCBC Bank (Malaysia) Berhad Public Bank Berhad RHB Bank Berhad Southern Bank Berhad Standard Chartered Bank Malaysia Berhad Finance Companies: Alliance Finance Berhad Arab-Malaysian Finance Berhad Asia Commercial Finance Berhad EON Finance Berhad Hong Leong Finance Berhad Nigeria Kewangan Bersatu Berhad Habib Nigeria Bank Ltd Niger Banque Islamique Du Niger.fr] . Kuala Lumpur Multi-Purpose Bank Berhad. Kuala Lumpur United Malayan Banking Corp. Mauritania Morocco Faisal Finance Maroc S.A The Netherlands Faisal Finance (Netherlands ) B. Kuala Lumpur Malayan Banking Berhad (Maybank).V Réalisé par Moussa Yabré. ISM 3 [contact : yabremoussa@yahoo.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Lembaga Urusan Dan Tabung Haji (Fund). Malaysia Securities Commission Labuan Offshore Financial Services Authority (LOFSA) Islamic banking & Takaful Dept. Berhad.V Faisal Finance (Netherlands Antilles) N. Master finance 2007-2008. Kuala Lumpur Bank Muamalat Berhad.

Pakistan National Investment Trust Ltd. Durban (Dallah Al Baraka Group) Banque Islamique Du Senegal Qatar Islamic Investment Company of the Gulf Ltd. Oman Bank Muscat International National Commercial Bank Ltd. Jeddah Oman Arab Bank Saudi Holland Bank Bank Al Jazira Pakistan Al Faysal Investment Bank Ltd. Geneva Pan Islamic Consultancy Services Istishara SA. Jeddah Al Rajhi Banking and Investment Corp. Islamabad Senegal Al Towfeek Investment Bank Ltd (Dallah Al Baraka Group).fr] .. Geneva Faisal Finance (Switzerland) SA.. Khartoum Sudanese Islamic Bank South Africa Albaraka Bank Ltd. Khartoum Arab Islamic International Bank (AIIB) Plc Animal Resources Bank Cairo Amman Bank El Gharb Islamic Bank (Islamic Bank for Western Sudan) Palestine International Bank Faisal Islamic Bank of Sudan. Khartoum.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Ahmed Zakari & Co Faysal Islamic Bank of Bahrain E. Khartoum The Palestine Islamic Bank Islamic Bank of Western Sudan. Karachi Shamil Bank Meezan Bank Limited Sudan Al Baraka Al Sudani. Jeddah Riyad Bank Bank Saderat Iran. (Dallah Al Baraka Group) Palestine Al Shamal Islamic Bank Arab Islamic Bank Al Tadamon Islamic Bank.. Dammam Islamic Development Bank. Geneva Russia BADR Bank Saudi Arabia Albaraka Investment and Development Co. Khartoum Islamic Co-operative Development Bank. Master finance 2007-2008. Doha Qatar Islamic Bank SAQ. Sharjah Qatar International Islamic Bank. Jeddah. Muscat Saudi American Bank. Doha Switzerland Cupola Asset Management SA. Lahore Faysal Bank Ltd. ISM 4 [contact : yabremoussa@yahoo.. Geneva Dar Al Maal Al Islami Trust.C. Riyadh Arab Leasing International Finance (ALIF) Ltd Pictet & Cie Tunisia Réalisé par Moussa Yabré.

HSBC Investment Bank Plc Asya Finans Kurumu A.fr] . Tunis (Dallah Al Baraka Group) B. Jersey) United States of America Al Rajhi Investment Corporation. Master finance 2007-2008.Massraf Faysal Al-Islami Ltd. London Albaraka Investment Co.. Aron & Co.T..Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Beit Ettamwil al Tunisi al Saudi. London Faisal Islamic Bank of Kibris Ltd. Dubai Gulf International Bank. San Francisco Réalisé par Moussa Yabré.E. Bellingham WA Barclays Capital Ameen Housing Co-operative. London Faisal Finance Institution. United Bank of Kuwait. Bahrain Islamic Investment Company of the Gulf Ltd. Stamford CT Al Safa Investment Fund Al-Baraka Bancorp Inc. Englewood NJ Dallah Al Baraka (UK) Ltd. London Ihlas Finance House Dawnay Day Global Investment Ltd Kuwait-Turket Evkaf Finance House Global Islamic Finance. St Helier.. Bahrain Islamic Bank of Britain Lloyds TSB Plc Bank The Halal Mutual Investment Company Plc IBJ International. London Abrar Investments. London Islamic Investment Banking Unit (IIBU). London Amana Mutual Funds Trust. Inc. Dublin Jersey. London Al-Manzil Islamic Financial Services Takaful (UK) Ltd. United Kingdom Albaraka International Ltd. Re-Insurance (Dallah Al Baraka Group) HSBC Amanah Finance ABCIB Islamic Asset Management. (Goldman Sachs International Finance) Ltd..S.S Gulf International Bank Bsc. London MFAI (Jersey) Limited (formerly . Dubai National Bank of Dubai Al Meezan Commodity Fund Plc. Turkey Cedel International. Chicago Bank Sepah. London Ireland United Arab Emirates Abu Dhabi Islamic Bank Bank Muscat International (SOAG) Dubai Islamic Bank. Islamic Investment Company of the Gulf Ltd. London Albarakah Turkish Finance House Istanbul Europe Arab Bank Plc. Arab Banking Corp United Kingdom banks with Islamic windows Turkey ABC International Bank. Ltd. Sharjah Subsidiary of Dar Al Maal Islami Trust National Bank of Sharjah HSBC. London (Subsidiary of Industrial Bank of Japan) J. Iran Al-Madina Realty. London Emin Sigorts A. Citibank International Plc. ISM 5 [contact : yabremoussa@yahoo. Istanbul. Inc. Abu Dhabi.S Riyadh Bank . UK (+534) The Islamic Investment Company. State St.

USA MEF Money. Iran BMI Finance & Investment Group. Inc. Master finance 2007-2008.Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) American Finance House Bank Sepah. Inc.. Houston TX Samad Group. Inc.fr] . Clifton NJ MSI Finance Corporation. ISM 6 [contact : yabremoussa@yahoo. (ICUM) United Mortgage Réalisé par Moussa Yabré.. Toledo OH Hudson Investors Fund. Indianapolis IN HSBC. New Jersey Dow Jones Islamic Index Fund of the Allied Asset Advisors Funds Failaka Investments. Inc.. Dayton OH Shared Equities Homes. Chicago IL Fuloos Incorporated.. USA Islamic Credit Union of Minnesota.

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13 Chapitre II : Les principes de base de la finance islamique et le débat..Finances islamiques : Les principes de base et les modes de financement susceptibles d’intéresser les PME (la BIS en exemple) Table des matières Sommaires………………………………………………………………………..10 Chapitre II : Cadre méthodologique……………………………………….22 C) Les principes de base de la finance islamique…………………………25 1) Le principe de la coparticipation ou du partage des profits et…………25 des risques (3P) 2) Le principe du respect de la Sharia'a……………………………………26 3) Le principe de la solidarité…………………………………………….....….5 II) Les objectifs de la recherche……………………………………………….21 2) L’interdiction du Riba par l’Islam…………………………………….7 1) les objectifs généraux………………………………………………………..12 3) les techniques d’investigation……………………………………………..7 2) les objectifs spécifiques……………………………………………………...13 IIème Partie : Concept et fondement de la finance islamique……………… Chapitre I : Historique des institutions financières islamiques………….….......…11 1) Le cadre du sujet………………………………………………………….2 Ière Partie : Cadre théorique et méthodologique…………………………….....7 3) L’hypothèse de travail……………………………………………………….1 Introduction……………………………………………………………………….29 .…16 sur le taux d’intérêt A) Le concept traditionnel du taux d’intérêt…………………………………16 B) La vision islamique du taux d’intérêt………………………………….....21 1) La définition du Riba (l’usure)…………………………………………….29 A) Cadre juridique de fonctionnement des banques islamiques……..12 2) La délimitation du champ du sujet………………………………………..….8 4) La pertinence du sujet…………………………………………………….…....5 Chapitre I : Cadre théorique………………………………………………….27 Chapitre III : Mode de fonctionnement des banques islamiques……....…8 5) La revue critique de la littérature………………………………………….....5 I) La problématique……………………………………………………………..

63 2) Le Mousharaka (la participation)………………………………………….33 a) Le compte d’investissement islamique…………………………………….49 IIIème Partie : PME et financements islamiques…………………………….......62 susceptibles d’intéresser les PME A) Les conditions générales de financement islamique…………………...67 1) le Mourabaha……………………………………………....………….65 C) Les autres instruments de financement islamique……………………..Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) B) Le fonctionnement des banques islamiques……………………….67 2) Ijara ou crédit-bail…………………………………………………………. Master finance 2007-2008..………...52 Chapitre I : Caractéristiques généraux des PME/PMI en Afrique………...….….69 3) Ijara Wa iktina ou location vente………………….46 Chapitre V :La présentation de la Banque Islamique du Sénégal (BIS)….fr] ... ISM 2 [contact : yabremoussa@yahoo.. 52 1) Définition d’une PME/PMI……………………………………………….…………………….33 b) Les différents types de contrats islamiques……………………………….42 B) La répartition des banques islamiques………………………………...………32 2) Les services bancaires typiquement islamiques………………………….………….62 B) Les instruments de financement par participation……………………...……………….32 b) Les comptes d’épargne……………………………………………...…52 2) L’environnement économique actuel des PME…………………………54 3) les besoins de financement des PME……………………………………56 4) Les difficultés de financements des PME…………………….35 Banques 1) Les relation banques islamiques – banques classiques…….31 1) les services bancaires ordinaires offerts par les banques islamiques…32 a) Les comptes de dépôt………………………………………………………...34 C) Les relations entre les banques islamiques et les autres……..72 Réalisé par Moussa Yabré.…………...63 1) Le Moudaraba (commandite simple)…………………………………….40 Chapitre IV : Evolution et répartition des banques islamiques dans le…..57 Chapitre II : Présentation des instruments de financement islamique…..35 2) Relation banques islamiques – banques centrales…………...42 monde A) Evolution de la finance islamique……………………………………….

………………………………….77 1) Quelques avantages pour les banques islamiques ……………………..fr] ..……….……………………..………74 pour les PME 1) Quelques avantages des financements islamiques pour les PME….79 Annexes………………………………………………………………………….....80 Bibliographie…………………………………. ISM 3 [contact : yabremoussa@yahoo.74 2) Quelques inconvénients des financements islamiques pour les PME…75 B) Les avantages et inconvénients pour les banques islamiques.77 2) Quelques inconvénients pour les banques islamiques………………….. Master finance 2007-2008..73 financement islamique A) Les avantages et inconvénients du financement islamique….104 Réalisé par Moussa Yabré....77 Conclusion……………………………………………………………………….Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Chapitre III : Les points forts et les points faibles du.

fr] .Banques islamiques : Les principes de base et les modes de financement islamiques proposés aux PME (la BIS en exemple) Réalisé par Moussa Yabré. Master finance 2007-2008. ISM 4 [contact : yabremoussa@yahoo.

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