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REBIERE Florie

MAZEL Thomas
1ESA

19 Excellent travail ; une bonne prise d''informations de la vidéo et une


excellente réflexion. Attention aux fautes d'orthographe et d'expression
écrite

Les accords de Kyoto : norme, taxe, marché des droits à


polluer : quelles solutions ?

1.

Dans l’introduction, deux positions vis-à-vis du marché des


droits à polluer sont mises en évidence. Le premier avis est
prononcé par l’Union Européenne qui s’avère favorable au marché
des droits à polluer en affirmant qu’il est nécessaire de réduire les
émissions de CO2. Le deuxième avis concerne les personnes qui
sont contre le marché des droits à polluer car ils pensent que les
entreprises voient avant tout en ce projet le fait qu’il pourrait leur
apporter du profit avant de penser à l’objectif principal qui est de
réduire la pollution.

Quatre acteurs de cette nouvelle politique publique sont mis en


présence. Premièrement l'État qui est le fondateur de ce marché.
Ensuite le directeur d’une entreprise de CO2 (LAFARGE). Et pour finir
deux experts, l’un de la bourse de carbone (bourse Powernext) et le
deuxième d’une entreprise de projets de dépollution dans le pays en
cours de développement (Orbéo).

2.

La création du marché des droits à polluer commence en 1997


avec la ratification du protocole de Kyoto. Celui-ci permet de fixer un
plafond pour les émissions de CO2 que les entreprises n’auraient pas
le droit de dépasser. Cet engagement doit être pris par l'État qui
devra faire respecter cette loi aux entreprises. Au début, 38 pays se
sont engagés à réduire leurs émissions de CO2.
3.

Entre 2008 et 2012, l’Union Européenne prend la décision de


réduire ces émissions de CO2 de 8% par rapport au niveau de 1990.
Pour l’Europe des 15 cela représente un réel défit qui demandera
beaucoup d’efforts. Si l’on prend en compte les statistiques, en 2012
l’émission de CO2 sera de 3934 millions de tonnes de CO2 ce qui
correspond à une diminution de 342 millions de tonnes de CO2 par
rapport à l’année 1990. Cette décision revient à réduire en moyenne
l’émission de CO2 de 17 millions de tonnes par an pendant 20 ans.
Cette solution oblige l’UE à faire face à certains risques car les
émissions en moins désavantageront certains milieux industriels qui
auront du mal à faire vivre leurs entreprises s’ils sont limités par ce
plafond d’émissions. Par exemple, l’industrie du ciment verrait sa
production de CO2 réduite de 1/5 ce qui équivaut à -20% de ses
émissions habituelles. Mais pire encore, certaines entreprises
comme celles du fer et de l’acier devront réduire totalement leurs
émissions de CO2 ou encore l’UE devra faire disparaitre tout
l’élevage de moutons. Cette contrainte pourrait sur le long terme
remettre en cause le développement des pays si l’on ne trouve pas
de solutions. C’est pour cela que les pouvoirs publics ont cherché un
système pour remédier à ce problème.

4.

La solution des pouvoirs publics est de faire payer aux


industries les plus pollueuses les taux de CO2 qu’elles émettent.
Cette solution engendrera une augmentation des couts des
entreprises qui afin d’augmenter leurs profit seront obligées de
réduire la pollution qu’elles émettent. C’est l’internalisation.
excellent

Un bien collectif est un bien ou un service qui n’a pas


d’appropriation privative, on ne peut pas l’acheter mais tout le
monde peut en consommer. L’air peut donc être considéré comme
un bien collectif car il appartient à tout le monde et est nécessaire
aux besoins de l’activité humaine. Tous les individus en consomment
mais personne ne peut se l’approprier, il appartient à tout le monde.

Une externalité correspond au fait que les entreprises veulent faire


un maximum de profit et sans en avoir réellement conscience pollue
énormément. La pollution est donc une externalité négative car elle
nuit à l’environnement ainsi qu’aux entreprises qui ne peuvent pas
entièrement puisaient leur ressources afin de maximiser leurs
profits.un peu confus

L’internalisation des externalités a donc pour but de faire payer les


émissions de CO2 dans le but de protéger la collectivité face à un
danger soit la pollution dans ce cas.

5.

Traditionnellement, l'État propose deux solutions pour résoudre


le problème de la pollution : la fixation de norme ou l’imposition
d’une taxe. La norme est employée pour atteindre des objectifs de
réduction des émissions de CO2. Ce système est un avantage pour
l'État car son cout est faible et il est simple à mettre en place (un
seul texte suffit). Cependant les entreprises devront faire face aux
conséquences de cette fixation de normes. En effet, elle peut
entraver la compétitivité entre les entreprises. De plus, il apparait
que les effets de la norme sur les entreprises seraient différents. Par
exemple, un hôtel en achetant des ampoules à économies d’énergie
ou en améliorant son isolation ce qui conduirait à réduire la
consommation de chauffage, réduira ses émissions tout en faisant
des économies sur sa facture d’électricité phrase incorrecte. Cela lui
permettra donc d’augmenter son profit tout en étant contraint de
respecter la norme. Cependant, certains types de technologie verte
coutent de l’argent aux entreprises. Une usine de papeterie par
exemple afin d’assurer sa survie devra faire des opérations afin de
stopper la déforestation ou replanter des arbres dans lesquelles elle
devra mettre un certain cout. Les entreprises sont donc inégales
selon leur secteur d’activités. Afin de réduire les émissions de CO2
certaines entreprises devront payer plus cher que d’autres en
s’adaptant au système écologique qui leurs convient.

La deuxième solution, l’imposition d’une taxe servira à faire payer un


cout égal à toutes les entreprises. Cette taxe s’élève à 5 euros /
tonne de CO2 que les entreprises devront payer à l'État. Les
entreprises voient un profit dans cette solution. En effet si elle
réduise leur émission de CO2 elles contribuent à la dépollution et en
plus de cela elles ne payeront pas la taxe. Les entreprises qui
polluent plus, verront leurs couts beaucoup plus élevés et
préfèreront donc limiter leur taxe à 5 euro et par conséquent
pollueront moins qu’à leurs habitudes. Cette taxe propose une réelle
flexibilité sur le marché. De plus, avec les recettes de la taxe, l'État
pourra les utiliser pour subventionner des projets de dépollution.
Mais cette solution n’est pas sans conséquences. Les entreprises se
retrouvant libre de leurs choix, l'État ne peut savoir qu’elles seront
les décisions et donc quelle sera l’ampleur de la dépollution.

Ces deux solutions proposent des avantages comme des


inconvénients. C’est afin de combler ces limites que le marché s’est
imposé.

6.

Le marché des droits à polluer a été lancé en 2005. Il


s’applique aux grands industriels. Jusqu’en 2008, c’est ce que l’on
appelle la phase d’observation. Le lancement réel s’effectue en 2008
jusqu’en 2012avec la période de mise en place du protocole de
Kyoto.

7.

Les principes du fonctionnement du marché des droits à


polluer sont fixés par l'État. Il va fixer un volume commun
d’émissions autorisées sous forme de quotas. Les entreprises
reçoivent gratuitement un nombre de quotas personnalisés ( un
quotas = 1 tonnes de CO2). A la fin de l’année les entreprises
doivent restituer autant de quotas que de tonnes émises. Sans cela
elles doivent payer une amende (40 euros/ tonnes de CO2 pour la
période 2005-2007 et 100 euros/ tonnes de CO2 de nos jours).

Afin d’assurer un profit, les entreprises mettent en œuvre un calcul


couts bénéfices et échangeront leur quotas ce qui va donner
naissance au marché.

Deux entreprises qui émettent des taux de CO2 totalement opposés


peuvent donc faire affaire. Par exemple, Maxipollue qui à dépasser
son nombre de quotas autorisés de 10 et afin de retrouver un
équilibre va devoir les acheter à une autre entreprise ( Superécolo)
qui possède 10 quotas qu’elle n’a pas utilisé. Cette situation profite
aux deux entreprises. Maxipollue va payer ses quotas à un prix
inférieur à celui qu’elle aurait dû payer à l'État. Superécolo de son
coté va valoriser son entreprise en mettant en avant le fait qu’elle
n’a pas utilisé son nombre de quotas autorisé et cela va rendre
rentable son effort de pollution.

Maxipollue en ayant délégué son obligation de dépolluer à


Superécolo rend la situation plus économique pour tout le monde.
Les entreprises en achetant plus de quotas aux entreprises les moins
polluantes vont faire un profit tout en rendant service aux
entreprises qui vendent leurs quotas. En achetant plus, toutes les
entreprises gagnent d’un point de vue économique. C’est un
phénomène de la théorie de la main invisible ; si une entreprise
cherche à optimiser son propre profit elle rend en plus de cela
service à la communauté ou aux entreprises les moins polluantes.

8.

Le MPD est le mécanisme de développement propre. Il s’agit


de diminuer la pollution au niveau mondial en valorisant la
diminution d’émission dans des pays en développement. Par
exemple si une entreprise Brésilienne (pays en développement)
entreprend des projets écologiques tels que le reboisement ou la
capture de gaz de décharge dans le but d’éviter les émissions de
Co2, elle pourra recevoir des crédits MDP et les revendre aux
entreprises Européennes. L’entreprise Brésilienne va donc recevoir
de l’argent pour financer son projet et les entreprises Européennes
peuvent remplir plus facilement leur obligation en ayant rachetés
des quotas. De plus une entreprise Européenne qui fabrique des
solutions de dépollution aura plus de facilité à les exportés dans les
pays en développement. Les clients autant que les offrants trouvent
donc un avantage dans cette solution.

9.

Le marché indique la façon d'agir aux industriels. Ils ne


peuvent pas prendre de décisions sans se référencer au marché.
L'entreprise Lafarge produit environ 140 millions de tonnes de ciment ce
qui entraine une émission de 92 millions de CO2 ce qui équivaut à
environ 655 kilos de Co2 par tonnes de ciment produite. Ces taux
d'émissions sont très élevés mais sont relativement faible par
rapport au secteur cimentier.

Étant donné que dès 2008, le nombre de quotas d'émissions donnés


aux entreprise va être réduit, l'entreprise Lafarge va être amené à
intensifier ses efforts de dépollution et donc à émettre moins de CO2.

Pour cela, l'entreprise Lafarge va mettre en place des solutions afin


de ne pas perdre de l'argent dans l'achat de quotas excédentaires. Par
exemple, l'entreprise a opté pour un projet d'éolienne sur un terrain de
Titouan(MPD) afin de réduire la pollution qui est une réussite, tout
comme de nombreux autres projets. D'autre part l'entreprise va remplacer
le ciment qu'elle consomme par des ciments mélangés ou des substituts
afin de réduire les émissions de CO2. De plus l'entreprise va réduire les
consommations de fours et utiliser des combustibles neutres en CO2.
Toutes ces décisions ont pour objectifs de réduire les émissions de
CO2 afin de participer à la dépollution et de s'assurer un profit
maximum.

10.

Le marché du Co2 a connu des remous inquiétants, ce qui


arrive souvent aux marchandises présentent sur le marché. Au début,
la tonne de CO2 est quoté comme n'importe quel titre boursier. Le prix
présent sur le marché correspond à l'équilibre entre l'offre et la demande.
L'offre est constitué de tous les quotas qui ont été alloués et de toutes les
entreprises ayant pu ou voulu faire un effort de dépollution. La demande
est constitué de toutes les entreprises qui ne peuvent ou ne veulent pas
faire d'efforts de déppolution. Il n'y a pas de prix pure et parfait du
CO2 mais c'est la rencontre de l'offre et la demande qui crée le prix.
Plus la demande augmente, plus le prix va augmenter, plus il y a
d'offre plus le prix va baisser. Les industriels vont se basé à partir de ce
prix afin de choisir si ils veulent entrer dans la stratégie de
dépollution ou non. Depuis ces débuts jusqu'en 2005, le marché du
CO2 a connu de nombreux événements. Par exemple, la hausse du prix
du gaz ayant entrainé une tension boursière sur le carbone car les
acteurs préféreront le charbon au gaz qui est plus chère ce qui a
entrainé une augmentation des émissions et de l'achat de CO2
( augmentation de la demande). De plus, avec l'arrivée d'une vague
de fraicheur, les individus vont consommer d'avantage d'électricité ce qui
va entrainer une hausse des émissions de CO2 et avec cela une hausse du
prix du carbone.

11.

A la mi 2006 on constate un effondrement des prix du


carbone(1 euro la tonne). Ce phénomène est dû à la publication des
émissions réelles. Depuis cela il a pu être mis en parallèle les émissions
réelles et les quotas. En effet, le taux trop élevé des quotas aurait
entrainé un dérèglement de l'équilibre du marché car l'offre est devenu
supérieur à la demande ce qui a entrainé une chute du prix( on passe de
30 euros à 10 euros).

12.

Afin de pérenniser le marché des droits à polluer la


commission Européenne a fait le choix de baisser le plan national
d'allocation des quotas ce qui équivaut à augmenter la contrainte
pour les industriels pour la période 2008-2012 (court terme). La
solution est de faire intervenir les industriels afin qu'ils fixent eux même
leur nombre de quotas à l'année.

A long terme, les industriels qui voudront participer à un programme


de dépollution auront besoin de compter sur un niveau de prix afin
d'assurer leur rentabilité. Pour cela les entreprises peuvent utiliser des
outils qui leur permettront de garantir ce qu'elles ont investis dans
les projets de dépollution.

Le marché n'est donc pas myope car quoi qu'il arrive les industriels
doivent s'y référer et ne peuvent pas se garantir un profit sans en
avoir prit en compte.si il n( y que le court terme

13.

Le business vert est un mécanisme incitatif à la réduction des


émissions de CO2. Une société de business vert comme Orbéo par
exemple sert d'intermédiaires à des industriels européens sous quotas
qui souhaitent racheter des crédits carbone issue des pays en
développements. Ce projet amènerait à réduire les émissions de CO2
d'environ 14 millions de tonnes. Les industriels voient un intérêt
dans ce projet écologique car en passant par un intermédiaire qui lui
rachète des quotas et lui revend des crédits carbone leur permettront
d'optimiser leur situation, de gagner de l'argent de la différence de ces
deux actifs et en plus de cela il participe à la réduction de CO2 et par
conséquent à l'augmentation des projets MDP. Les industriels
augmentant leur profit en participant au business vert, leurs
nombres sera de plus en plus nombreux et la réduction des émissions
de CO2 sera d'autant plus élevée.

14.

Afin de ne pas décevoir et de respecter sa vocation qui est


l'écologie, le marché des droits à polluer doit relever des défis: la
maturité et l'équité. Il faut premièrement que le prix soit
suffisamment élevé afin d'inciter ses entreprises à changer leurs
habitudes.

Le rôle de la rareté est de fixer le prix du quotas. La rareté


correspond à un niveau de contraintes, elle est donc créée en fonction
de ce niveau de contrainte qui en fonction de son importance
permettra d'anticiper l'importance du prix.

Pour qu'un marché soit dit de concurrence pure et parfaite il faut


qu'il respecte la règle d'atomicité qui dit qu'aucun agent économique n'a
assez d'importance pour influencer les modes de fixation des prix.
Sur le marché du CO2 cette règle n'est pas forcément respecté mais
cependant le marché cherche à régler des problèmes d'équité qui a terme
arriverait à résoudre le problème de la non atomicité . Pour respecter
l'équité, aucunes entreprise ne doivent avoir de monopole, or la
vidéo nous indiques qu'aux niveaux des entreprises d'électricité, un faible
nombre détient le monopole du marché de CO2 et donc influence le prix
du CO2. Elles manipulent l'offre et la demande sur la marché et fixent le
prix d'équilibre du CO2. Cette situation engendre un déséquilibre sur la
marché qui ne peut donc pas être considéré comme un marché de
cpp. Les répercussions de ce déséquilibre dans le cas des électriciens
peut être amplifié car grâce à leurs monopoles elles ont plus de capacités
à répercuter le cout du CO2 sur le prix du kilowatt. Les plus petites
entreprises ou les producteurs des autres secteurs en payent les
conséquences car ils 'ont pas les moyens d'en faire autant et sont donc
désavantagées. La deuxième inégalité est que certains industriels en
fonction de leurs importances ne peuvent pas être autant présents sur le
marché les uns que les autres, ils n'ont pas les mêmes capacités
économique, ne peuvent pas tous suivre les évolutions du marché...

Le fait qu'en Chine par exemple la consommation ou la mise sur le


marché ( dans les réfrigérateurs) de gaz beaucoup plus dangereux
pour l'environnement que le CO2 ( 12000 fois plus qu'une tonne de CO2)
soit autorisés alors qu'elle est interdite dans la plupart des autres
pays développés entraine un déséquilibre sur le marché. En Chine par
exemple, détruire une tonne de CO2 coute 1 euro ce qui est faible et les
entreprises chinoises peuvent donc prendre l'avantage et truqué le
fonctionnement du marché en revendant la tonne de CO2 sous forme
de quotas à un prix plus élevé ( 11 euro). Le producteur Chinois aura
donc fossé le fonctionnement du marché en gagnant plus d'argent en
recyclant un gaz dangereux plutôt qu'en vendant ses réfrigérateurs. La
Chine est donc le principal acteurs des projets MDP dans le monde
(53%), ce qui lui permet d'avoir un chiffre d'affaire très important(3,5
milliard d'euro) alors que ce système pourrait être qualifié de controverse.
Il n'y a donc pas d' harmonisation internationale ce qui est un défis
important à régler afin de revaloriser la principal fonction de ce
marché qui est de réduire les émissions de CO2 afin de participer à la
dépollution de la planète.. Ce système remet en cause le projet de
quotas car en agissant ainsi les quotas vont subir une baisse de leur
influence ce qui va faire diminuer le nombre et amenuise les
ambitions de projets écologiques plus importants.