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Commentaire

Par Amamra Saïd Med El Hadi.

QUI DIT MIEUX ?
Doit on miser sur de jours meilleurs ? Depuis fort longtemps, et de
mémoire de batnéen jusqu’à la
moelle, nous n’avons aucunement
ressenti un tel frisson d’espoir : le
nom du directeur de campagne du
candidat –président, M. MOUSSA
ZEREG, Recteur de l’université EL
HADJ LAKHDAR de BATNA,
serait-il interprété comme un signal
fort venant du pouvoir, qui semble
avoir compris que l’on devrait se
tourner vers cette frange de la société qui n’a aucun complexe à être
associée quant à penser « avenir
meilleur » et le plus sérieusement
du monde,pour justement se débarrasser des éternels « souteneurs »
Du moins, cela semble être le cas,
concernant certains indicateurs,
l’esprit prévalant au sein d’une «
direction » qui, il faut aussi le dire,
n’est pas à l’abri des appétits voraces de certains rapaces qui croient
que l’on est dupe vis-à-vis de leurs
agissements. Les enjeux sont nombreux pour les uns et les autres,
mais toujours est-il que l’objectif
désiré reste la construction d’une
Algérie forte et sereine, loin des

turbulences mesquines et annihilantes, et où, nous devrions impérativement y figurer !
Il reste à penser utile et ne pas embourber encore une région qui a
souffert des agissements des uns et
des autres, parce qu’il y toujours eu
un intérêt personnel et non général.
L’appel du cœur restera, et c’est sincère, l’édification d’un pays qui 50
ans après son indépendance ne fait
que se chercher, l’avenir se construit
aujourd’hui et nous devons y participer !
Voter, c’est un pas vers la concrétisation d’une démocratie réelle et palpable, parce que les autres options
Ne nous ont rien apporté de concret
depuis 10 ans ! que l’on nous épargne le contraire ,tout en ne reniant
point les apports positifs de tous
bords. Et surtout nos principes qui ne
changeront pas d’un iota, et ceci ne
devrait point être un reniement !
Bien au contraire !
Ceci étant, notre revue a prévu deux
numéros hors série qui suivront celui
-ci. Parce que on s’est permis de juger sur pièce : un recteur droit est un
vecteur de réussite ! C’est la mise !
Qui dit mieux ?

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Dossier

PAR: IMADGHASSEN. A

ALI MEROUCHE
ALI MEROUCHE est écrivain et enseignant, il est natif de Batna et a écrit plusieurs livres dont La Passionnante Histoire du MSPB Batna[1]. Ali Merouche est
l'un des rares auteurs algériens a se consacrer à la littérature sportive d'expression
arabe. L'auteur compte actuellement plus de quarante titres publiés depuis 1990
dans une collection sportive éditée par plusieurs maisons d'éditions telles que Dar
Houma, Dar El Houda, Dar Elhadith, Dar Khier Jaliss, etc..
Ancien
handballeur
d'une génération qui a
porté l'équipe du MSP
Batna du niveau de la
wilaya à la nationale 2,
l'écrivain a été entraîneur successivement
des catégories minimes
et juniors du même
club puis coach des
basketteurs de l'université de Batna. Diplômé
de l'institut technologique d'Annaba, il est
professeur de sports au
lycée technique de Batna et entraineur
de natation du club MSP Batna. Dans un
autre domaine, il est le fondateur de la
revue destinée aux enfants Le jeune
sportif.

l'écrivain ALI MEROUCHE
Ali merouche a réveillé"les passions"(du sport) et une capitale (des Aurés) endormies Ecrire l'histoire d'un club
qui, dans ses rangs,quelques noms de
haut vol, lui ont permis de créer l'événement à l'époque .Ce club qui a réussi à

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rassembler sur son
"nom"tous les suffrages: MSPB, joli pari........ L'aventure de
ali merouche, en tant
qu'écrivain, emprunte
des chemins semés de
"drame".il a constaté
qu'en Algérie les publications concernant le
monde du sport étaient
rares, voire inexistantes,quitte à même de
vulgariser,
faire
connaitre le monde
passionnant du sport à nos enfants. Et de
gloire,elle se déroule à un carrefour difficile puisque le destin l'a fait embrasser
la carrière de professeur d'éducation
physique (pratiquant surtout le handball
et la natation il a la charge d'entraîneur
dans cette discipline. son image de marque est aujourd'hui celle d'un enseignant/écrivain (30 livres) capable de
tous "les tours de passe- passe":il restitue au sport une espèce en voie de disparition:

éducation,vulgarisation,amour de métier...,car"l'aventure"* de merouche,
dans ses jours fastes , relève d'un principe magique : faire connaître tous les sports ,les lois les
régissant,
L’historique....
Célébré, aujourd'hui par la
ville de batna entière et par le
MSPB , voici un éducateur/
écrivain
de
format
"intellectuel". son nouveau
domaine "l'écriture" avait
laissé dans l'ombre un homme poussé vers un étonnant
ensemble d'équilibre et de
loyauté. l'état actuel de la pratique sportive au sein de nos instituteurs scolaires
l'a révolté. "pourquoi l'éducation physique et sportive est-elle reléguée* au
dernier plan?" il prit à charge, en se
faisant un but , de réhabiliter
le sport et aussi de faire
connaître les différentes disciplines dans les détails.*il
en résultat une série de quar a n t e
l i vres
):athlétisme,basketball,natation,musculation.....
la femme,aussi a eu droit à
son intéressement:"la femme
et le sport" , est un livre /
réflexion sur la situation féminine vis- vis du sport en Algérie. il
persévéra en éditant un "guide sanitaire"à l'intention des professeurs d'EPS
(signes **** premiers soins,etc.).Tous
ses livres , en plus d'un dictionnaire des
sports,(une grande nouveauté en Algérie, qui mérite toute l'attention de la
part du ministére de la jeunesse et des

sports ) . ce dictionnaire des sports , , a
la particularité d'ètre bilingue (arabe/
français) la passionnante aventure de
Ali Merouche est sans
conteste le tome 1 concernant
le MSPB club qui, à un certain moment, a marqué l'histoire football en Algérie. Cette première partie qui s'étale
sur 280 pages(130photos,30
biographies des membres fondateurs...) a nécessité un travail de titan :l'absence d'archives au sein du club même,
a "occasionné" un travail de
recherche de plus d'une année (à raison
de 6/7 heures quotidiennement),les archives d'AN-NASR(edite en français à
l'époque) et la dépêche de constantine
ont été d'un grand secours. Ce livre est
consacré à l'historique du
club, qui, avant son actuel
sigle, est passé par plusieurs
appellations: ASB - MCA
(MOULOUDIA club des aurés) -RCPB(racing club de la
préfecture de batna. sigle utilisé comme couverture permettant de collecter des fonds
importants pour le FLN, puis
le MSPB. Différente faits,
différentes péripéties sont
décrits dans les moindres détail, rien n'a
été laissé au hasard par l'auteur. Un historique aussi complet que possible ou
l'on décèle l'organisation , la recherche
des faits (chronologiquement) concernant le football algérien ante** et post
indépendance .les détails concernant la
formule du championnat de 1963 sont

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(re) découverts .livre consacré aux
années de gloire du MSPB , il se retrouve être aussi un pan de l'histoire
du football algérien. Savions nous ,
par exemple , que la première coupe
d'Algérie est revenue au MSPB
(juniors) ?.En attendant les autre tomes , le lecteur aura le privilège de
satisfaire sa curiosité à travers cette
première partie .a lire absolument.

ALI MEROUCHE, LE DICTIONNAIRE.
le professeur d’eps et entraîneur spécialisé en natation Mr ali merouche
est de ceux qui mettent toujours Noir
sur blanc leurs idées et savoir faire
pour le développement du sport de
1988 a ce jour, il compte quarante
ouvrages dans différentes disciplines
sportive en langue arabe..une façon
de servir le lectorat arabophone.
.membre fondateur de l'hebdomadaire
sportif elraya ..ali merouche mettra
sur le marché en parralelle la première revue spécialisée en sports destinée
pour les jeunes... le jeune sportif. .une
revue en direction de tous les jeunes... pour concrétiser tous les efforts
dans le domaine de l'écrit spécialise
en sports.. ali merouche a publier récemment chez dar houma un dictionnaire français -arabe spécialise en
sports ou toute les disciplines a travers le monde du sports….

Nos jeunes sont branchés, et on peut le
vérifier, nationalistes jusqu’à l’os, il s’agit
seulement de savoir communiquer avec
eux.
Ils vous étonneront avec leur manière de
voir les choses, leurs rêves, très simple.
Ils ne veulent point qu’on les prenne pour
ce qu’ils ne sont pas, ils aiment l’ALGÉRIE et leurs concitoyens. Ils l’ont prouvé
plus d’une fois.
En s’en occupant c’est l’ALGÉRIE de
demain que l’on façonne et c’est à l’histoire de faire le reste.
Loin des discours creux, des monologues
(et encore Med Fellag pourrait à lui seul
mobiliser une ville).
Parlons fort,mais parlons vrai et on verra
les résultats mais loin, alors très loin des
ministres de l’improvisation qui……tue !
Nous aussi on est tenter aujourd’hui de
dire : « YES WE CAN ! »

CONDOLEANCES
C’est avec peine que le président de la
fondation auressienne des sciences
arts et culture a appris le décès du

Cheikh Belkacem Derdour.
En cette douloureuse occasion ,au
nom de l’ensemble des adhérents , de
l’équipe dirigeante et le staff de BATNA INFO,et en notre nom personnel,
nous adressons nos sincères condoléances à toute la famille du défunt ,tout en les assurant de notre
sympathie.

" ‫" ان ﷲ و ان إﻟﻴﻪ راﺟﻌﻮن‬
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Evocation

Par: MERZOUKI SAID

DOCTEUR

ALI OULD MOHAND
Né en 1913, de père commerçant rue
Billon actuellement Amar ACHI, il entre
en 1925 à l’E.P.S. ou Ecole Primaire
Supérieure où il acquit le Brevet en 1927
pour être admis au Lycée d’Aumale de
Constantine en vue du Baccalauréat.
Ses études de médecine s’effectuent à
Alger sans bourse alors. L’on dit qu’il
dût travailler durement dans les Huileries TAMZALI, parallèlement à ses études en Université, à un poste de veilleur
de nuit, luttant contre l’humidité et le
froid du port d’Alger en se constituant
une carapace de journaux autour du
corps, sous son vêtement. Cet état de
choses a eu pour conséquence qu’OULD
MOHAND devienne tuberculeux et,
pour en guérir, on dût l’amputer d’un
poumon entier.
Le plus loin que je me le rappelle, au
cours de l’été 1954, alors qu’il soignait
une petite sœur dans son cabinet du
Camp, il avait la figure au nez aquilin,
une chevelure ondulée, une longue taille,
légèrement voûtée et drapée dans son
tablier blanc immaculé, et sa voix était
profonde et avec un fort accent kabyle.
Il avait emménagé Avenue de la République, son cabinet occupant le rez-dechaussée, tandis que sa nombreuse famille le premier étage du logement bien
vacant acquis à l’indépendance.
D’une douceur et d’une affabilité extrêmes, il recevait ses patients, stéthoscope
pendouillant à même la poitrine :

il les interrogeait d’abord avec pertinence
avant l’auscultation, puis suivait l’examen qu’il pratiquait parcimonieusement
en ayant soin de se chauffer au préalable
les mains à la flamme bleue et pale d’un
réchaud à alcool, dans un souci constant
de ne pas incommoder la délicate peau de
son patient toujours frileux.
Vient alors le diagnostic commençant par
une recherche dans de gros livres mis à
jour soit celui du Vidal soit celui des
références médicales desquelles il s’inspire pour la rédaction de son ordonnance
ainsi que des immanquables conseils à
énoncer à la famille avant la poignée de
mains à la sortie où il raccompagne ses
visiteurs, faisant entrer, par le même
temps, le prochain malade.
Requis par l’administration des Anciens
Moudjahidine pour expertiser l’état des
anciens combattants, fidayine et OCFLN,
il s’attacha à cette mission pour cerner
leurs problèmes de santé pour leur meilleure prise en charge sociale.
La vague des premiers médecins gonflant
les effectifs des praticiens à Batna, j’entendis Dr OULD MOHAND un jour
s’exclamer , de retour de la wilaya, scandalisé : -« L’on aura tout vu ! » -« Qu’y a
-t-il, Dr ? » -« Jamais, de notre temps, un
nouveau confrère ne s’installait dans la
région sans qu’un contact entre anciens et
lui ne soit organisé dans un rituel sacré de
circonstance : au lieu de ça, je viens de

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croiser un nouveau dans le couloir de
l’hôtel de la préfecture; je ne vous dis
pas l’indifférence totale dont il m’a gratifié ! Quel sorte de présage devons-nous
attendre d’une telle génération ? »
Il était porteur de valeurs déontologiques
inhérentes à sa fonction, empreintes
d’humilité, que dis-je, plutôt d’humanité
et de savoir être. Médecin de famille, il
était disponible à toute heure malgré ses
handicaps.
Il s’investissait dans son travail. Il attendait beaucoup des ses enfants, du moins
une réussite dans leurs études. Le sort en
a voulu autrement. Son fils aîné, ayant
réussi avec brio son baccalauréat, mourut dans un accident de voiture avec certains camarades. Dr OULD MOHAND
ne se remit jamais de cette perte, lui qui
espérait qu’un jour ce fils le remplacerait dans son cabinet.
Néanmoins il prodiguait l’entre aide à
sa famille nombreuse, étant entendus les
cousins, les neveux … et les autres jusqu’à sa mort.
Qu’un hommage pérenne lui soit rendu,
ce médecin loyal, praticien assidu, à
l’œil perspicace, aux gestes mesurés et à
la panacée miraculeuse. Ne dit-on pas
d’un médecin attentif à votre douleur,
qu’il lui suffise de vous écouter, de savoir vous sourire pour vous sentir à
moitié soulagé de votre mal ?

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Par : APS

50% DES TAILLEURS DE
PIERRES SONT ATTEINT
DE SILICOSE SELON LE
DR HAMIZI
Le Dr Ali Djamel Hamizi, pneumophtisiologue a indiqué mercredi à Alger que
50% des tailleurs de pierre exerçant dans la
région de Tkout, wilaya de Batna, sont atteints de silicose à divers degrés de gravité.
Intervenant lors des 18e journées nationales
de pneumo-phtisiologie, le Dr Hamizi a fait
savoir que “1000 à 1200 personnes exercent le métier de tailleurs de pierre au niveau national”.
“La moitié de ces artisans, déplore le spécialiste, contracte cette affection mortelle
incurable due à l’accumulation de poussière
de silice dans les poumons”. Le métier de
tailleur de pierre, utilisée dans la décoration
des maisons et des bâtisses, est apparu ces
15 dernières années dans la région de
Tkout, commune d’Arris, et s’est étendu à
d’autres régions, relève-t-il.
Ces artisans, note l’intervenant, travaillent
pour leur compte et ne bénéficient guère de
l’assurance sociale, ce qui complique davantage leur prise en charge médicale ou la
prise en charge sociale de leur famille après
leur décès.
D’autre part, le Dr Hamizi a indiqué que la
silicose ne peut être diagnostiquée qu’à la
faveur d’une imagerie médicale, ajoutant
que “les symptômes ne sont visibles qu’à
un stade avancé de la maladie qui provoque
des difficultés respiratoires”.
“40 tailleurs de pierre sont décédés, dont le
plus jeune est âgé de 21 ans”, déplore-t-il.

Devant ce constat, le spécialiste a appelé
les autorités publiques à réglementer ce
métier et à préserver ses artisans, faisant
observer que les masques utilisés par certains artisans ne répondent pas aux normes
requises en la matière et ne leur assurent
qu’une protection partielle et provisoire,
mettant ainsi leur vie en danger.
Aussi a-t-il plaidé pour le renforcement
des moyens de protection parallèlement
aux actions de sensibilisation sur les risques de ce métier qui, tout de même, a
résorbé le taux de chômage dans la région
de Tkout et s’est développé dans d’autres
régions comme la Kabylie.
A noter que le Dr Hamizi a mené une étude sur les tailleurs de pierre à Tkout et
reçu, à ce titre, plusieurs prix au niveau
national et international en 2007 et 2008.
Il a également élaboré divers guides de
sensibilisation des artisans de la wilaya de
Batna et pris en charge quelque 715 cas de
silicose.
Aps 12/3/09]
FELICITATIONS
Mon cher Ami,
Honorable serviteur de la science et du
savoir,
Je me réjouis de ce choix qui vient distinguer un homme, un ami et surtout un frère,
aux compétences et à l’expérience reconnues et appréciées de tous.
Je tiens à t’exprimer mes très chaleureuses
félicitations pour ta brillante distinction.
Ton courage, ta détermination et l’engagement exceptionnels que tu ne cesses de
montrer à la face du monde forcent incontestablement l’admiration.
Mon cher frère,
Honorable serviteur de la science et du
savoir Quelle ineffable joie !
Ne dit-on pas que nul parfum n’est eternel?

Le parfum avec lequel cette joie nous a
fleuris suite à la haute et élégante distinction dont tu viens d’être le vénérable acquéreur est certainement tiré du coffret de fragrance de Cléopâtre. Ce parfum restera en
nous à jamais, comme restera gravée, à vie,
la joie qui a pris refuge dans les yeux de ces
pauvres jeunes tailleurs de pierre que tu as,
par ton génie et ton auguste geste, ravi aux
tombes gourmandes de Tkout.
Cher frère,
Honorable serviteur de la science et du savoir,
Le combat que tu es en train de mener,
seul, les mains nues, requiert un engagement de nous tous. Nous t’avons fait défaut
hélas !Nous t’avons abandonné face à tous
ces obstacles sans merci que peuvent semer
devant toi les aléas de la vie moderne, alors
que nous devons être tous déterminés à
prendre part à cet effort. C’est dans cet esprit que nous devons soutenir tes actions
nobles et ambitieuses. C’est dans cet esprit
également que nous devons tous t’applaudir.
Docteur,
En vous adressant tous mes vœux de succès
et en vous assurant de mon plein soutien
dans vos missions, en priant Dieu de réduire a néant tout ce qui pourrait venir devant
vous pour ralentir l’élan de cet infatigable
athlète du savoir qui vit en vous. je vous
prie d’agréer, Docteur, l’expression de mes
respectueux hommages et de ma bien cordiale estime,
MOSTEFA
Je me joins à Mostefa pour te féliciter et te
faire part de ma très confraternelle fierté;
celle de te connaître et de te côtoyer! Je
souhaite que les autorités locales exigent
que soient appliquées toutes les recommandations sanitaires que tu as mises en exergue dans ton excellent travail. Ta superbe
famille peut-être très fière de toi. Abdelkrim-nil.

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Dossier

PAR : Rédaction BatnaInfo

LE PORTRAIT DE MASSINISSA.
Les portraits que nous possédons de Massinissa, par quelques sculptures et par les
monnaies qu'il fit frapper, montrent un personnage dont les traits étaient réguliers.
Il portait une abondante chevelure bouclée, ainsi qu'une barbe fournie. Il portait le
diadème sur le front, signe de sa royauté.
Massinissa était d'une vigueur
exceptionnelle. Il est décrit
comme possédant un corps
athlétique, d'une grande beauté, et surtout comme une force
de la nature. Il pouvait rester
une journée entière debout ou
à cheval, sans prendre de repos, et octogénaire, il sautait
encore sans aide sur son cheval, qu'il
montait le plus souvent à cru, sans selle,
accessoire qu'il délaissait le plus souvent.
Il bravait le froid et la pluie tête nue. A
l'âge de 88 ans, il commandait encore son
armée dans la bataille contre les carthaginois, et le lendemain, Scipion le trouva
sur pied devant sa tente.
C'était un homme plein de contraste. A la
guerre, il se montrait un rude guerrier,
sans peur et sans scrupule. Il supportait
comme le dernier de ses soldats les privations et la fatigue, et il avait coutume de
s'entourer d'une meute de chiens féroces
qui assuraient sa garde rapprochée et
n'obéissaient qu'à lui. On aurait dit un
chef de clan, et non le grand roi qu'il
était. Mais lorsqu'il recevait dans son
palais de Cirta, tout était raffinement. Son
palais était, parait-il, une merveille architecturale. Les meilleurs repas y étaient
servis dans de la vaisselle en argent, les
tables étaient garnies de corbeilles d'or

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fin. Pour ses réceptions, il organisait des concerts auxquels
participaient les musiciens les
plus renommés, notamment
ceux venus de Grèce. Les plus
grands poètes venaient y déclamer leurs vers. Il était en effet
très cultivé et passionné d'art.
Pourtant, quand il n'organisait
pas de banquets pour quelques hôtes de
marques, sa vie était frugale et modeste.
Un morceau de pain et du lait constituaient son repas habituel.
Massinissa adorait les enfants. Sa descendance fut abondante, puisqu'il n'eut pas
moins de 44 fils - on ne sait pas combien
il eut de filles - et le dernier naquit alors
que Massinissa était âgé de 86 ans. Loin
de le répudier, comme il était d'usage pour
les hommes âgés à cette époque, il fut très
heureux de cette naissance, qu'il fit célébrer par une grande fête. On ignore également le nombre de ses épouses, même s'il
est d'évident qu'elles devaient être nombreuses -. A sa mort, dix de ses fils étaient
encore vivants. Il avait coutume de garder
auprès de lui pendant plusieurs années ses
fils et ses filles, même durant ses campagnes de guerre. A des gens qui venaient
acheter dans son royaume des petits singes destinés à être des animaux de compagnie pour de riches oisifs, il s'écria, étonné : "Mais les femmes de chez vous ne
vous donnent donc pas d'enfants ?".

Massinissa parlait le phénicien,
dont il fit la langue officielle de
son état. Il en connaissait parfaitement la culture, qui était
une des plus avancée de l'époque, autant dans le commerce,
l'industrie que l'agriculture.
Sous son règne, l'expansion
économique fut remarquable. Il
développa le commerce, jusque dans des
pays lointains, puisque que son royaume
commerçait activement avec Rhodes, la
Grèce et même l'Orient lointain. Il imposa une sécurité sur les routes commerciales inconnue jusqu'alors, tant sur terre
que sur mer.
En s'inspirant du savoir phénicien, il
améliora l'agriculture, qui pourtant était
déjà performante pour l'époque, les berbères ayant toujours su, depuis des temps
très anciens, exploiter le sol avec une
grande habileté. Il semble qu'il fit introduire de nouveaux outils, mais c'est sans
doute son respect du peuple qui fit son
succès. Sous son règne, les paysans
n'étaient pas dans la misère. Son royaume
était un grand exportateur de céréale et
aussi de bois de grande qualité.
Dans tous les territoires qu'il annexa, il fit
régner la sécurité et il en assura le développement à un point tel que la prospérité
du royaume fut immense. Soucieux du
peuple, il ne l'écrasa jamais d'impôts. Il
n'eut jamais à faire face à des révoltes
populaires. C'est d'ailleurs là un de ses
plus grand succès : de 174 à 150 avant
JC, lorsqu'il reconquit les territoires berbères alors sous domination carthaginoises, il les unifia. Il les sédentarisa aussi,
parce que sous Carthage, certaines tribus
avaient été contraintes au nomadisme.
C'est cette grande efficacité d'administrateur qui fit sa puissance. Loin d'être un
tyran, c'était un monarque éclairé.

Il fut toujours respectueux de
sa parole comme de ses alliances. Quand Rome fit appel à son aide, il ne ménagea
pas ses efforts pour lui fournit
des hommes ou des provisions. « Pendant la guerre
contre Philippe de Macédoine, Antiochus et Persée, il
fournit aux romains du blé et de l'orge. Il
mit aussi à leur disposition, lors de ces
guerres 1.000 cavaliers et 22 éléphants
qu'il plaça sous le commandement de son
fils Misagène (Masucan), son autre fils
Masgaba le représenta aux fêtes célébrant
leur triomphe contre Philippe de Macédoine... Contre les ligures il offrit 800 cavaliers ». Il en fit de même contre les Ibères.
A Licinius il donna de nombreux éléphants malgré son besoin contre Carthage...
... Il fut un souverain très aimé. A sa mort,
ses sujets élevèrent un mausolée imposant
à quelques kilomètres de sa capitale Cirta
et un Temple à Dougga lui fut dédié. Il
était considéré comme un Dieu. Encore
aujourd'hui, il reste pour les Berbères le
symbole d'un roi exemplaire.
Seul Jugurtha, qui d'ailleurs était un de ses
descendants, eut un rayonnement comparable.

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Vu Autrement

UN SITE,UNE
COMPÉTENCE !
Nous avons pris l’habitude des « carnavals
» électoraux où toutes les conneries imaginables ou pas y passent !
Cette fois ci, et ce n’est point une « brosse », nos compétences locales viennent de
commettre un travail de très haut niveau
qui, soit dit en passant, si ce n’était cette
campagne électorale on ne les aurait jamais découverts.
Le site construit pour le candidat président est capable de rivaliser avec ceux
dont la réputation a dépassé toutes les
frontières (au fait ces dernières n’existent
point sur la toile mondiale).
Loin de la morosité légendaire des « pousse moi que je te rattrape » traditionnels des
années passées, on retrouve une somme
d’informations qui sont aussi précieuses
qu’ utiles pour : les étudiants, les chercheurs,les politiciens, les investisseurs, les
journalistes et aussi pour le candidat luimême qui en le consultant( le site bien sûr)
n’aurait en aucun cas besoin du coup de
main du chargé de la communication :
C’est la communication !
Ce genre de travaux est propre au génie
algérien, et par « égoïsme positif » au batnéen !
Mais comme le rapporte si bien le proverbe « nul n’est prophète en son pays »….,
toujours est- il que BATNAINFO voudrait
cette fois, et toutes les fois ou cela serait
nécessaire de le faire, déroger à cette règle
en ré- attribuant à Jules ce qui appartient à
César ! Dont acte.

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SOS DANGER
IL Y A URGENCE
Le lycée SALAHEDDINE de BATNA
risque sérieusement de s’écrouler si
rien n’est fait afin d’arrêter les fuites
d’eaux qu’il est en train de subir depuis
l’année passée. Il y a urgence en la matière !!
On se souvient que le CEM TAREK
IBN ZIAD a failli coûter la vie aux étudiants et autres enseignants si ce n’est
l’intervention directe à l’époque de
M.ABDELKADER OUALI.
Faut-il toujours déranger LE WALI
pour que les différents organismes fassent leur travail ?

A CHACUN SON
RALENTISSEUR
La mode à BATNA se trouve être les
ralentisseurs qui poussent comme des
champignons ,surtout dans les rues
nouvellement goudronnées. On penserait volontiers que tout un chacun à
droit de faire ce qu’il veut devant chez
lui.

PARKING !
L’APC de Batna devrait penser à mettre fin au calvaire des automobilistes
face aux agissements de ces auto proclamés gardiens de parking !

Histoire des Aurès

Par: Rédaction BatnaInfo

LA REINE DIHYA
(DITE KAHINA).

HISTOIRE D'UNE GRANDE REINE AMAZIGHE.
INTRODUCTION.
Jamais sans doute
un personnage historique n'a fait l'objet de tant d'interprétations. La reine
Dihya est en effet
plus qu'une reine au
comportement
exemplaire et héroïque. Elle est un
symbole de résistance, et habite l'imaginaire des Imazighen. Son nom n'est
même pas bien établi : elle s'appelait
peut-être Dahya, Damya ou Kahia.
Bien des interprétations la concernant
ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Pour les Occidentaux, il s'agit
d'une reine mythique, comme s'il fallait
minimiser son combat. On la dit chrétienne dans le même but, comme si elle
présageait de la domination coloniale,
alors qu'elle fut au contraire l'exemple
du refus de la soumission. Les historiens arabes la surnommèrent Kahina,
ce qui veut dire la prophétesse, au sens
noble, mais aussi péjorativement la devineresse, la sorcière pour certains.
Certains la déclarèrent de religion juive
pour montrer qu'elle était une ennemie

de la foi musulmane,
ce qu'elle fut effectivement, mais certainement pas en termes
religieux. Quant aux
juifs, ils l'admirèrent,
faisant un parallèle
avec Déborah, la
princesse mythique
qui réveille le peuple. Les Imazighen
eux-mêmes ont sans
doute exagéré le personnage, puisqu'on
lui prête parfois l'âge, de toute évidence
très exagéré, de 127 ans à sa mort !
Dans cette page nous avons voulu avant
tout faire la part de la réalité historique
si difficile soit-elle à connaître et les
légendes. Dihya est effectivement un
exemple de courage hors du commun.
Chef politique hors pair, elle était aussi
une femme qui su protéger ses enfants.
LE NOM DIHYA OU KAHINA
Dihya, Dhaya ou Damya ? Les sources
divergent et on ne connait pas son vrai
nom. Si on retient Damya, ce prénom
vient sans doute du verbe edmy en tamazigh, qui signifie devineresse. En

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Chaouias Tacheldit, Dihya signifie "la
belle". On a souvent appelé
la reine Dihya Tadmut ou
Dihya Tadmayt. Tadmut/
Tadmayt signifie gazelle.
Les imazighen avaient coutume de prendre comme
prénoms, des noms animaux. Dyhia Tadmut pourrait signifier tout simplement "La belle gazelle".
En ce qui concerne le surnom de Kahina, il est manifestement arabe. Cependant, si certains historiens arabes et
juifs la décrivent comme un personnage haïssable, il n'est pas certain qu'il
soit péjoratif. Kahina a été souvent
interprété comme signifiant sorcière.
La réalité est différente. A, l'origine, le
terme, qui donne aussi les prénoms
féminins Karine et Karina, signifie en
grec "être pure". De là en Hébreu, la
dérivation Cahen, Cohen, qui signifie
prêtre ou prêtresse, donc homme ou
femme pur et le prénom français Corinne qui signifie femme pure. On sait
qu'en Afrique du Nord, toutes les prêtresses subissaient un rituel de purification, qui semble être une tradition
d'origine animiste. En arabe, le dérivatif Taher, qui vient de Kahin, a le même sens. Ce surnom s'appliquait aux
prophètes et poètes avant l’islam et il
n'est pas péjoratif. Il n'est pas étonnant
que Dihya se soient vu donner à la fois
les qualités de Reine et de Prêtresse.
Les anciens Aghellid, c'est à dire les
rois, avaient aussi un pouvoir spirituel.

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LES ORIGINES DE DIHYA.
On ne sait presque rien de
son origine. Nous ignorons
sa date de naissance. Ce qui
est certain, c'est qu'elle originaire de la tribu Djawara ou
Jeroua donc une tribu Zénata,
dont le mode de vie était pastoral et semi-nomade.
Elle est peut-être la fille de Mélag, Roi
des Aurès. Selon Ibn Khaldoun, elle
serait une Zénata de la branche Madaghis (ou Badaghis). Sa généalogie serait
la suivante : Louwa le Grand ---> Nefzawa ---> Banou Yattofene ---> Walhassa --->Dihya.
Ces hypothèses contradictoires ont au
moins deux points communs. La reine
Dihya était une noble et elle était originaire de l'Aurès, sans doute descendante d'une très ancienne lignée amazighe.
Ceci explique comment elle parvint à la
royauté. Il semble que son pouvoir lui
fut donné par un conseil de tribus, ce
qui était courant à l'époque. Grâce à
son intelligence remarquable, elle organisa une confédération, regroupement
de tribus, ce qui était courant face à un
péril grave. La légende dit aussi qu'elle
aurait été d'une beauté éblouissante. Ce
genre de description, basé sur l'admiration, doit être pris avec circonspection.
Il est courant de magnifier un personnage important, et à plus forte raison
une femme, par la beauté. On sait que
c'est à un âge avancé qu'elle est amenée
à lutter contre les musulmans. Elle était

sans doute âgée au moins de quarante
ans (plus probablement cinquante ou
soixante ans, on ne sait).
LA RELIGION DE DIHYA
On ne sait pas précisément sa religion.
Peut-être fut-elle chrétienne ou juive,
mais elle a pu être également animiste.
Ce point est très controversé. Nous
donnons ici quelques éléments de discussion. C'est Ibn Khaldoun qui émet
l'hypothèse qu'elle était juive. Mais on
peut raisonnablement penser qu'elle
était animiste :
L'histoire des juifs d'Afrique du Nord
est relativement bien connue à cette
époque. Les communautés étaient très
restreintes. Elles étaient acceptées,
mais on ne voit pas comment une reine
juive auraient pu avoir le pouvoir. Il
n'y a jamais eu de rois ou de reines
juifs dans les Aurès d'après les documents historiques. Par ailleurs l'invasion musulmane fut accompagnée de
l'implantation de juifs, qui assumaient
les métiers interdits aux musulmans :
banquiers, certains métiers du commerce, et surtout forgerons. Ces métiers étaient absolument indispensables
à l'armée musulmane, et à l'administration des territoires conquis. L'Islam, à
cette époque, les protégeait. Si Dihya
avait été juive on ne voit pas pourquoi
elle aurait combattu les musulmans. Ce
n'est pas pour rien que les historiens
juifs l'ignorent ou, au contraire, la décrivent comme une redoutable ennemie. Il nous semble plus logique de

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penser que lorsque Ibn Khaldoun la dit
juive, il veut tout simplement dire
qu'elle appartenait à une religion existant avant l'Islam. On a qualifié à tort
la reine touarègue Ti Hinan de chrétienne de la même manière. La découverte de son tombeau a montré que
cette reine était animiste. Quelque soit
la rigueur d'Ibn Khaldoun, on peut
penser qu'il n'avait pas les moyens de
déterminer exactement, plusieurs siècles après, la religion de Dihya.
Prétendre qu'elle fut chrétienne se
heurte à d'autres difficultés. A cette
époque, le christianisme s'était effondré depuis longtemps en Afrique du
Nord. Le seul royaume chrétien restant
était celui des Djeddars, dont on ne sait
pas grand chose sinon que les Byzantins cherchèrent sans succès à s'en faire un allié. Les Byzantins tentèrent
d'imposer un christianisme d'état, ce
qui provoqua une guerre entre eux et
les Imazighen qui dura plusieurs siècles. Or, les Imazighen laissent au départ musulmans et byzantins s'entretuer. Si elle avait été chrétienne, Dihya
se serait probablement alliée au Byzantins, d'autant que la révolte de Koceilia
contre les musulmans, quelques dizaines d'années auparavant, devait encore
être dans toutes les mémoires.
On a affirmé aussi que Dihya était
adoratrice de Gurzil, une divinité amazighe représentée par un taureau. Si le
culte du Taureau, symbole de virilité et

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de puissance,
est connu en
Afrique
du
Nord
dans
l'Antiquité,
aucun élément
historique ne
prouve
que
Dihya en fut
une prêtresse.
On peut donc penser que Dihya était
très probablement animiste, mais sans
que l'on connaisse vraiment le culte
auquel elle appartenait. Cependant, faute de preuves archéologiques, nous
nous garderons bien de nous avancer
plus. Selon la légende, elle vivait dans
un somptueux palais. A plusieurs reprises, on a pensé l'avoir trouvé, mais apparemment sans succès pour l'instant.
ÉLÉMENTS HISTORIQUES
Voici ce qui généralement est admis
par les historiens de l'histoire de Dihya:
A son époque, une guerre oppose les
musulmans, dirigés par Hassan d'Ibn en
Nu'man, les chrétiens byzantins, qui
tentent de préserver leurs possessions
dans cette région, et les Imazighen, habitants des lieux. Ces derniers sont
d'abord divisés sur la conduite à tenir.
La Reine Dihya parvient à les rassembler, par son pouvoir de conviction et
sa grande intelligence pour lutter contre
l'invasion musulmane. Le résultat ne se
fait pas attendre, puisqu'en 697, sous
son commandement, ils écrasent l'armée d'Ibn en Nu'man. Celui-ci doit livrer bataille près de l'Oued Nini, à 16

km d'Aïn al Bayda. Les troupes imazighen font tant de victimes que les Arabes
appelèrent le lieu "Nahr Al Bala", ce qui
se traduit par "la rivière des souffrances". On dit que la rivière était rouge du
sang des combattants arabes. Après cette
victoire les Imazighen poursuivent les
musulmans, et les obligent à se réfugier
dans la place forte de Gabès. Le calife
Malik rappelle alors ses troupes en Tripolitaine (l'actuel nord de la Libye).
Ibn Khadoun donne dans sa version des
détails étranges sur cette première bataille. Il prétend notamment que les Imazighen auraient posséder des chameaux de
combat. Si cela a été le cas, ceci signifie
qu'ils étaient alliés à une tribu saharienne, ce qui n'est pas établi. Si de telles
alliances sont connues lors de la lutte
contre les byzantins, dans les siècles
précédents, elles ne sont pas établies lors
de l'invasion musulmane. Il indique également que les Imazighen auraient capturé quarante musulmans et les auraient
laissé rejoindre leur camps, à l'exception
de Khaled, que la reine aurait décidé
d'adopter. Ce récit lyrique très beau, reste lui aussi sujet à caution. On ne comprend pas pourquoi les Imazighen n'auraient pas gardé les musulmans en otage,
pratique courante à l'époque.
Après cette défaite cuisante, les musulmans décident de concentrer leur effort
de guerre contre les chrétiens byzantins.
En 695, les Byzantins reprennent Carthage aux musulmans. Ils y restent seulement trois ans, avant d'en être définitivement chassés en 698. La même année,
Ibn en Nu'man fonde Tunis. En fait, les
Byzantins sont obligés de lâcher prise,
préoccupés par des tensions au nord de .

leur empire. La montée en puissance des
royaumes chrétiens européens constituent
en effet une menace pour eux encore plus
grave que l'invasion musulmane Le
royaume de Dihya reste alors le seul obstacle contre la progression des musulmans à l'ouest et Hassan Ibn en Nu'man
reprend l'offensive contre les Imazighen.
Conscient de la forte résistance qu'il va
rencontrer, il entreprend une conquête
systématique du pays. Possédant Carthage et la nouvelle ville de Tunis, il dispose
enfin de solides bases arrières. Dihya se
trouve alors forcée d'appliquer une politique de terres brûlées. Devant eux, les
musulmans ne trouvent qu'un pays détruit. Une partie de la population n'apprécie pas cette politique, encore que ceci ne
soit pas historiquement prouvé. Ibn Al
Nu'man en tire partie : il obtient des renforts du calife Abd al-Malik en 702. Son
armée compte alors probablement plus de
50 000 combattants. Face à une telle force, Dihya n'avait d'autre choix que cette
politique désespérée.
Après deux ans de guerre, la bataille finale a lieu en 704, à Tabarqa. Dihya envoie
auparavant ses deux fils rejoindre le
camp musulman, afin de préserver les
intérêts de sa famille. Ceci signifie que,
loin de se renier, elle se place au contraire comme un chef de guerre, qui privilégie son combat et se libère ainsi de toute
attache familiale. Il est probable qu'elle
savait son combat perdu mais loin de
plier, elle accepte la mort avec un courage qui force l'admiration.

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La bataille de Tabarqa est
finalement gagnée par les
musulmans, mais ce n'est
pas victoire facile pour eux.
Les Imazighen, bien que très
inférieurs en nombre, opposent une farouche résistance.
Ibn Khadoun décrit le combat comme particulièrement
âpre et dit que les musulmans bénéficièrent "d'une intervention
spéciale de Dieu". Ceci signifie que les
Imazighen livrèrent sans doute un combat terrible, qui mis à mal les troupes
musulmanes. Finalement, la reine Dihya
est capturée et décapitée au lieu-dit Bïr
El Kähina (Le puits de la Kahina). Sa
tête est envoyée au calife Malik selon
certains, jetée dans le puits selon d'autres
(*).
Hassan Ibn en N'uman fait preuve d'un
grand respect pour le peuple amazigh
après sa victoire. Il ne fait pas de prisonniers et ne commet aucun pillage. Sa grande tolérance en fait d'ailleurs l'un des artisans de l'islamisation des Imazighen.
LES FILS DE DIHYA
Les deux fils de Dihya (Ifran et Yezdia)
avaient rejoint le camp musulman avant la
bataille. Certains auteurs ont vu là une
trahison de leur part. C'est à notre avis une
erreur, puisqu'il est clairement établi qu'ils
rejoignirent le camp adverse sur ordre de
Dihya, et qu'ils ne participèrent pas à la
bataille de Tabarqa. Ils ne se convertirent à
l'Islam et n'obtinrent un commandement
militaire qu'ensuite, lorsque Hassan Ibn en
N'uman se décida à conquérir le Maroc.
Selon certains auteurs, Dihya avait également un fils adoptif du nom de Khaled, un

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jeune arabe fait prisonnier lors
de la bataille de l'Oued Nini,
qu'elle aurait adopté. Même si
on ne peut totalement exclure
cette adoption, cette thèse
nous semble douteuse, et la
description qu'en donne Ibn
Khaldoun sujette à caution. Il
a en effet affirmé qu'elle partagea le lait de son sein entre
Khaled et ses deux enfants légitimes, ce
qui semble impossible pour une femme
âgée. Mais il se pourrait qu'il décrive une
cérémonie d'adoption qui était alors en
vigueur, ou la femme montrait son sein
au fils adopté.
CONCLUSION.
Longtemps encore, Dihya et ses fils susciteront des légendes. Ceci est sans doute
dû autant à sa détermination de femme,
insoumise jusqu'au sacrifice d'elle-même
qu'à la protection qu'elle donna jusqu'au
bout à ses fils, en mère exemplaire. Symbole des femmes imazighen, elle est aussi
le symbole de toute une culture, à l'égal
de Massinissa et de Jugurtha
(*) Cette deuxième version nous semble
la plus crédible, l'usage des musulmans
dans la guerre étant d'en finir vite avec
leurs ennemis. L'envoi de sa tête au calife, qui fait penser à une sorte de tête de
Méduse, donc maléfique, est probablement une invention de commentateurs.
En revanche, en son souvenir, de nombreux puits seront ensuite nommé "puits
de la Kahina" un peu partout en Afrique
du Nord.

‫ﺑﻘﻠﻢ ﻣﺤﻤﺪ ﻛﺮﻳﻢ‬

‫ﻓﻨﻮن‬

‫اﻟﻤﻘﺎل اﻟﺬي أﺛﺎر زوﺑﻌﺔ‬
‫ﻓﻲ ﻋﺸﻴﺔ ﻳﻮم اﻷﺣﺪ ‪15‬ﻣـﺎرس اﺗﺼـﻞ ﺑـﻲ‬
‫ﻣﺠﻲ ﻳﺮﻳﺪ ﻣﻨﺎﻗﺸﺘﻲ ﺣـﻮل اﻟـﻤـﻘـﺎل اﻟـﺬي‬
‫ﻧﺸﺮﺗﻪ ﻋﻦ ﻓﻮزﻳﺔ ﻏﺒﺎش ﻓﺄﺧﺒﺮﻧﻲ ﺑـﺎن هـﺬا‬
‫اﻟﻤﻘﺎل أﺛﺎر ﻏﻀﺐ واﺳﺘﻴﺎء أﺳﺎﺗﺬة اﻟـﺘـﺮﺑـﻴـﺔ‬
‫اﻟﻔﻨﻴﺔ ﻓﻘﻠﺖ ﻣﺎ اﻟﻌﻴـﺐ ﻓـﻲ هـﺬا اﻟـﻤـﻘـﺎل‬
‫ﻓﺄﺷﺎر إﻟﻰ ﺑﻐﺾ ﻣﺎ ﺟﺎء ﻓﻴﻪ ﻓﻘﻠﺖ إن هـﺬا‬
‫اﻟﻤﻘﺎل ﺻﻮر ﻃﻤﻮح ﻣﺒﺎدرة ﺗﺴﺘﺤﻖ اﻟﺘﺸﺠﻴـﻊ‬
‫واﻻﻋﺘﺮاف واﻟﺘﻘﺪﻳﺮ ﻓﻘﺎل إن آﺘﺒﻬﺎ ﻟـﻢ ﺗـﻜـﻦ‬
‫ﻣﻦ إﻧﺘﺎﺟﻬﺎ وإﻧﻤﺎ هﻲ ﻣﺬآﺮات اﻟﻠﺠﺎن اﻟـﺘـﻲ‬
‫آﺎﻧﺖ ﺗﺸﺎرك ﻓﻲ اﻟﻨﺪوات واﻟﺘﻲ آﺎﻧﺖ ﺗﻌـﻘـﺪ‬
‫ﻋﺒﺮ آﻞ هﺬﻩ اﻟﺴﻨﻮات أﺟﺒﺘﻪ إن ﻣﻘـﺎﻟـﻲ ﻟـﻢ‬
‫ﻳﺘﻄﺮق إﻟﻰ ﻣﺤﺘﻮى اﻟﻜﺘﺐ وإﻧﻤﺎ وﺻﻒ ﻃﻤﻮح‬
‫وﻋﺰﻳﻤﺔ اﻣﺮأة اﺟﺘﻬﺪت ﻓﻲ هـﺬا اﻟـﻤـﺠـﺎل ﻻ‬
‫أآﺜﺮ ﻓﻘﺎل إن اﻟﻜـﻼم اﻟـﺬي ﺟـﺎء ﻓـﻴـﻪ آـﺎن‬
‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺒﻐﺾ إﺳﺎءة ﺛـﻢ اﺧـﺒـﺮﻧـﻲ ﺑـﺎن‬
‫ﻣــﻌــﻈــﻢ اﻷﺳــﺎﺗــﺬة ﻳــﺮﻳــﺪون ﻣــﻨــﺎﻗﺸــﺘــﻲ‬
‫واﻻﺳﺘﻔﺴﺎر ﻋﻦ هﺬا اﻟﻤﻘﺎل ﻏﺪا ﻓﻲ اﻟﻨـﺪوة‬
‫ﻓﻘﻠﺖ إذا ﻓﻤﻮﻋﺪﻧﺎ اﻟﻐﺪ ﺳﻨﻠﺘﻘﻲ وﺳﻨﺘﻨﺎﻗﺶ‬
‫ﻓﻲ اﻷﻣﺮ ﺻﺒﻴﺤﺔ ﻳﻮم اﻻﺛﻨﻴﻦ آﺎن ﻣﻮﻋﺪﻧﺎ ﻣـﻊ‬
‫ﻣﻔﺘﺶ اﻟﻤﺎدة ﺣﻤﺰاوي وﻋﻨﺪ ﻣﺎ اﻧﻬـﻴـﻨـﺎ ﻣـﻦ‬
‫اﻟﻨﺪوة اﻟﻤﺒﺮﻣﺠﺔ ﺗﻬﻴﺄ اﻟـﺤـﻀـﻮر ﻟـﻤـﻨـﺎﻗﺸـﺔ‬
‫اﻟﻤﻘﺎل اﻟﺬي أﻏﻀﺐ اﻟﻜﺜﻴﺮ ﻣـﻨـﻬـﻢ وﺑـﻌـﺪ أن‬
‫رأى اﻟﻤﻔﺘﺶ اﻟﺠﻮ ﻣﻜﻬﺮﺑﺎ ﺣﺎول ﺑﺪورﻩ ﺗﺬآﻴﺮﻧﺎ‬
‫ﺑﺎﻟﺘﺤﻠﻲ ﺑﺮوح اﻟﺤﻮار واﻟـﻨـﻘـﺪ اﻟـﺒـﻨـﺎء وﻋـﺪم‬
‫اﻟﻠﺠﻮء إﻟﻰ اﻟﺘﺠﺮﻳﺢ ﺑﻞ أﻟﺢ ﻋﻠﻴﻨﺎ أن ﺗﺘﻨـﺎﻗـﺶ‬
‫ﺑﻤﺴﺆوﻟﻴﺔ و دﻳﻤﻘﺮاﻃﻴﺔ ‪.‬‬
‫ﻣﺠﻲ ﻋﺒﺪ اﻟﻤﺠﻴﺪ ﻣـﻦ ﺗـﻘـﺪم ﺑـﺎﻹﺷـﺮاف‬
‫ﻋﻠﻰ أداء هﺬا اﻟﺤﻮار ﻣﻊ اﻷﺳـﺘـﺎذة اﻟﺴـﻴـﺪة‬
‫آﺒﺎب ﺟﻤﻌﺔ ﻓﺎﻓﺘﺘﺤﺖ هﺬا اﻟﻨﻘﺎش ﺑﺘﺬآﻴـﺮﻧـﺎ‬
‫ﺑﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻪ وزﻣﻼﺋﻬﺎ ﻣﻦ اﺟﺘﻬﺎد وﺗـﺤـﺴـﻴـﻦ‬
‫آﻴﻔﻴﺔ أداء ﺗﺪرﻳﺲ هﺬﻩ اﻟﻤﺎدة ﻣﻊ ﻋﺪم ﺗﻮﻓـﺮ‬
‫اﻟﻤﺮاﺟﻊ و اﻟﻤـﺼـﺎدر ﻓـﻘـﺎﻟـﺖ آـﻨـﺎ ﻧـﺠـﺘـﻬـﺪ‬
‫ﺑﺈﻣﻜﺎﻧﻴﺎﺗﻨﺎ وﺑﺤﻮﺛﻨﺎ وﻟﻘﺎءاﺗﻨـﺎ ﻓـﻴـﻤـﺎ ﺑـﻴـﻨـﻨـﺎ‬
‫وأﺿﺎﻓﺖ أن ﻣﻌﻈﻢ ﻣﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻪ هﺬﻩ اﻵﻧﺴـﺔ‬
‫ﻓﻮزﻳﺔ ﻏﺒﺎش هﻮ ﻣﺠﺮد ﺟﻤﻊ ﻣﺎ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﻧﺘﺎﺟﻪ‬

‫‪18‬‬

‫وﻣﻊ هﺬا ﻟﻘﺪ ﺛﻤﻨﺖ ﺟﻬﺪ هﺬا اﻟـﻤـﺒـﺎدرة ﻣـﻊ‬
‫اﻟﺘﺬﻣﺮ ﻣﻤﺎ ﺑﺪر ﻣﻦ هﺬﻩ اﻵﻧﺴﺔ وﻣﺎ ﺟﺎء ﻓـﻲ‬
‫اﻟﻤﻘﺎل ﻣﻦ إﺟﺤﺎف وﻋﺪم اﺣﺘـﺮام ﻣـﻦ آـﺎن‬
‫ﻳﺠﺘﻬﺪ وﻳﺴﻌﻰ ﻓﻲ هﺪوء وﺻﻤـﺖ ﺑـﺪون أن‬
‫ﻳﻨﺘﻈﺮ اﻟﺸﻜﺮ أو اﻟﻌﺮﻓﺎن‪.‬‬
‫ﺑﻌﺪ ﺷﺮوﻋﻬﻢ ﻓﻲ اﻟﻨﻘﺎش ﻃﻠﺒﺖ ﻣﻨﻬﻢ ﻗﺮاءة‬
‫اﻟﻤﻘﺎل أوﻻ أﻣﺎم اﻟﺠﻤﻊ ﻟﻜﻲ ﻻ ﻧﺬهﺐ ﺑـﻌـﻴـﺪا‬
‫ﻋﻦ ﻣﺎ ﺟﺎء ﻓﻴﻪ ﻓﻘﺮئ اﻟﻤﻘـﺎل ﺑـﺄآـﻤﻠـﻪ ﺛـﻢ‬
‫ﻓﺴﺢ اﻟﻤﺠﺎل ﻟﻠﻨﻘﺎش ﻓﻜﺜـﺮ اﻟﻀـﺠـﻴـﺞ وﻟـﻢ‬
‫ﻧﺘﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﺗﺴﻴﻴﺮ اﻟﺤﻮار ﺑﻬﺪوء ﻓﺎﻏﻠﺒﻬـﻢ ﺛـﺎر‬
‫ﻏﻀﺒﻬﻢ ﻣﺸﻴـﺮﻳـﻦ إﻟـﻰ ﻣـﺤـﺘـﻮى اﻟـﻜـﺘـﺐ‬
‫ﻣﺘﻬﻤﻴﻨﻬﺎ ﺑﺠﻤﻊ ﻣـﺎ آـﺎن ﺑـﺤـﻮزﺗـﻬـﻢ ﻓـﻜـﺎن‬
‫اﻟﻐﺼﺐ ﺳﻴﺪ اﻟﻤﻮﻗﻒ وﻟﻢ أﺗﻤﻜﻦ ﻣـﻦ اﻹدﻻء‬
‫ﺑﺮأي واﻟﺪﻓﺎع ﻋﻤﺎ ﺟﺎء ﻓﻲ اﻟﻤﻘﺎل ﻓـﺄﻧـﻬـﻴـﺖ‬
‫اﻟﻨﻘﺎش ﺑﺎﻟﺘﺰاﻣﻲ أﻣﺎم اﻟﺠﻤﻊ ﺑﺄﻧﻨﻲ ﺳـﺄﻗـﺪم‬
‫اﻋﺘﺬاري ﻓﻲ اﻟﻌﺪد اﻟﻤﻘﺒﻞ واﻧﺼﺮﻓﻨﺎ ﺟﻤﻴﻌﺎ‬
‫ﺗﺪﺧﻞ اﻟﺴﻴﺪة آﺎن ﻓﻲ ﻣﺤﻠﻪ وﻣﻮﺿﻮﻋﻴﺎ آﻨﺖ‬
‫أﺿﻦ أن هﺬا اﻟﻤﻘﺎل ﻳﺪﺧﻞ ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﺘﻘﻴﻴﻢ‬
‫اﻟﺬاﺗﻲ ﻟﻜﻮﻧﻲ أﻧﺎ أﻳﻀﺎ ﻣﻦ اﻷﺳﺮة اﻟـﺘـﺮﺑـﻮﻳـﺔ‬
‫آﺄﺳﺘﺎذ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟـﻔـﻨـﻴـﺔ اﻋـﺘـﻘـﺪت‬
‫أﻧﻨﻲ أﺣﺎور أﺳﺎﺗﺬة ﻣﺮﺑﻴﻦ وﻣﺮﺑﻴﺎت‪ ،‬ﻋﻠﻰ آﻞ‬
‫ﻓﻼ ﻳﺤﻖ اﻟﺘﻌﻤﻴﻢ ﻓﻲ إﺻﺪار اﻷﺣﻜﺎم وهﺬا ﻣـﺎ‬
‫ﺗﻌﻠﻤﺘﻪ ﻣﻦ هﺬا اﻟﻤﻘﺎل ‪،‬ﻟﻴﺨﻄﺌﻮا ﻓﻲ ﺣـﻘـﻲ‬
‫وﻟﻜﻦ ﻻ ﻳﺤﻖ أن اﺧﻄﺄ ﻓﻲ ﺣﻖ ﻣﻦ ﻳﺴﺘﺤـﻖ‬
‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮ واﻻﺣﺘﺮام ﻓﺎﻟﺴﻴـﺪة آـﺒـﺎب ﺟـﻤـﻌـﺔ‬
‫ﻋﺮﻓﺖ آﻴﻒ ﺗﻌﺎﻟﺞ هﺬا اﻷﻣﺮ ﺑﺪون أن ﺗﺠﺮح أو‬
‫ﺗﺸﺘﻢ ﺑﻞ ﺗﺼﺮﻓﻬﺎ هﺬا ﻳﺴﺘﺤﻖ آﻞ اﻻﺣـﺘـﺮام‬
‫واﻟﺘﻘﺪﻳﺮ واﻟﻰ آﻞ ﻣﻦ ﻟـﻪ ﻧـﻔـﺲ اﻟـﻤـﻮﻗـﻒ‬
‫واﻟﺘﺼﺮف وﻣﻦ اﻟﺘﺰم اﻟﺤـﻮار واﻟـﻨـﻘـﺎش ﺑـﻜـﻞ‬
‫ﻣﻮﺿﻮﻋﻴﺔ واﺣﺘﺮام ﺑﺪون ﺿـﻐـﻴـﻨـﺔ أو ﺣـﻘـﺪ‬
‫ﻓﻌﻠﻤﺖ أن هﻨﺎك أﺷﺨﺎﺻﺎ ﻳﻌﻤﻠﻮن ﻓﻲ اﻟﺨﻔﺎء‬
‫ﻻ ﻳﺤﻖ ﻟﻨﺎ ﻣﺲ ﻣﺸﺎﻋﺮهﻢ أو اﻹﻧﻘـﺎص ﻣـﻦ‬
‫ﻗﻴﻤﺘﻬﻢ أﻣﺎ ﻣﻦ ﻟﻢ ﻳﺤﺘـﺮم ﻣـﻮاﺻـﻠـﺔ اﻟـﺤـﻮار‬
‫وﻣﺒﺎدئ اﻟﻨﻘﺎش ﻓﻼ ﻳﺴﺘﺤﻖ ﻣﻨﺎ اﻻﻋﺘﺬار‪.‬‬

‫وﻳﺼﻌﺐ ﻋﻠﻴﻚ إﻗﻨﺎﻋﻬﻢ اﻧﻪ واﻗﻊ ﻣﺮ ﻳﺘـﻄـﻠـﺐ‬
‫اﻟﻌﻨﺎﻳﺔ واﻟﻤﻌﺎﻟﺠـﺔ ﻓـﻨـﺴـﺒـﺔ هـﺬا اﻟﺼـﻨـﻒ‬
‫ﻟﻴﺴﺖ ﺑـﺎﻟـﻘـﻠـﻴـﻠـﺔ ‪،‬آـﻤـﺎ أﺷـﺎرت ﺑـﻌـﺾ‬
‫اﻟﻤﺘﺪﺧﻼت إﻟﻰ ﻣﺎ ﺁل إﻟـﻴـﻪ ﺣـﺎل اﻟـﻄـﻼب‬
‫وﻣﺪى اﺳﺘﺨـﻔـﺎﻓـﻬـﻢ وﻋـﺪم اهـﺘـﻤـﺎﻣـﻬـﻢ‬
‫ﺑﺎﻟﺪراﺳﺔ ﻓﻤﺎ ﺑﺎﻟﻚ ﺑﻤﺎدة اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟﻔﻨﻴﺔ ﻧﺤﻦ‬
‫ﻧﻌﻠﻢ اﻟﺪور اﻟﻤﻨﻮط ﺑﻨﺎ واﻟﻤﺴﺆوﻟﻴﺔ اﻟـﻤـﻠـﻘـﺎة‬
‫ﻋﻠﻰ ﻋﺎﺗﻘﻨﺎ ﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ هﺬا اﻟﻮﺿـﻊ اﻟـﺨـﻄـﻴـﺮ‬
‫وإرﺟﺎع اﻷﻣﻮر إﻟﻰ ﻧﺼﺎﺑﻬﺎ ﻣﻊ ﺗﻜﺜﻴﻒ اﻟﺠﻬـﻮد‬
‫وﻣﺤﺎوﻟﺔ ﻋﻼج ذﻟﻚ ﺑﺸﺘﻰ اﻟﻄﺮق اﻟﻤﺘﻤﺜﻠـﺔ‬
‫ﺑﺎﻷﻧﺸﻄﺔ و اﻟﻨﺪوات اﻟﺜﻘﺎﻓﻴـﺔ و اﻟـﺮﻳـﺎﺿـﻴـﺔ‬
‫ﺛﻢ أﺷﺎر ﻣﺪﻳﺮ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ إﻟﻰ إﻣﻜﺎﻧـﻴـﺔ ﺗـﻔـﺎدي‬
‫هﺬا اﻟﺠﻤﻮد ورﻏﺒﺘﻪ ﻓـﻲ ﺗـﻔـﻌـﻴـﻞ هـﺎﺗـﻴـﻦ‬
‫اﻟﻤﺎدﺗﻴﻦ اﻟﺤﻴﻮﻳﺘﻴﻦ اﻟﻠﺘﻴﻦ ﺗﺮﺑﻴﺎ ﻓﻲ اﻟﻄـﺎﻟـﺐ‬
‫ﺣﺐ اﻟﺤﻴﺎة واﻟﺘﺠﺎوب ﻣﻊ آﻞ ﻣﺎ هﻮ ﺟـﻤـﻴـﻞ‬
‫ﻓﻤﺎدة اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟﻔﻨﻴﺔ واﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻴـﺔ ﻣـﺎدﺗـﻴـﻦ‬
‫ﻟﻬﻤﺎ أهﻤﻴﺘﻬﻤﺎ ﻣﺜﻠﻬﻤﺎ ﻣﺜﻞ ﺑـﺎﻗـﻲ اﻟـﻤـﻮاد‬
‫اﻷﺧﺮى ﺑﻞ رﺑﻤﺎ أآﺜﺮ ﻓﺎﻟـﺘـﻌـﺮﻳـﻒ اﻟـﻨـﻈـﺮي‬
‫واﻟﻮﺻﻒ ﻷهﻤﻴﺔ هﺬا اﻟﻤﺠﺎل ﻻ ﻳﺨﺘﻠﻒ ﻓـﻴـﻪ‬
‫اﺛﻨﺎن إﻻ أن ﻋﻠﻰ ارض اﻟﻮاﻗﻊ اﻷﻣﺮ ﻳـﺨـﺘـﻠـﻒ‬
‫ﻓﻬﺬﻩ اﻟﻤﻮاد ﻳﻨﻈﺮ ﻟﻬﺎ اﻟﺒﻌﺾ ﻋﻠﻰ أﻧﻬﺎ ﻣـﻮاد‬
‫هﺎﻣﺸﻴﺔ ﻣﻔﺮوﺿﺔ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻮزارة ﻻ أآـﺜـﺮ‬
‫و رﺑﻤﺎ ﻻن ﻓﻲ آﺜﻴﺮ ﻣﻦ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ﻻ ﻧـﺮي‬
‫أﺛﺮ هﺎﺗﻴﻦ اﻟﻤﺎدﺗﻴﻦ ﻣﻤﺎ دﻓﻊ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﺪﻳـﺮﻳـﻦ‬
‫إﻟﻰ ﺗﻬﻤﻴﺸﻬﺎ ‪،‬ﺛﻢ ﻃﻠﺐ ﻣﻨﺎ ﻃﺮح اﻧﺸﻐﺎﻻﺗﻨﺎ‬
‫و اﻟﻤﺸﺎآﻞ اﻟﺘﻲ ﺗﻌﻴﻘﻨﺎ ﻓﻲ ﺗﺄدﻳﺔ ﻣﻬﻤﺘﻨﺎ‪.‬‬
‫ﻓﺒﺎدر رﺣﻤﺎﻧﻲ ﻋـﺒـﺪ اﻟـﻜـﺮﻳـﻢ أﺳـﺘـﺎذ ﻣـﺎدة‬
‫اﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻰ ﺑﺎﻟﺘﺪﺧﻞ ﻣﺸﻴﺮا إﻟﻰ ﻋﺎﺋﻖ ﻳﻌﺎﻧﻲ‬
‫ﻣﻨﻪ ﻣﻌﻈﻢ أﺳﺎﺗﺬة هﺎﺗﻴﻦ اﻟﻤﺎدﺗﻴﻦ اﻟﻤﺘﻤـﺜـﻞ‬
‫ﻓﻲ اﻟﻘﺎﻋﺔ اﻟﺘﻲ ﻻ ﺑﺪ أن ﺗﺘﻮﻓﺮ ﻟﻜﻲ ﻳﺘﻤﻜـﻦ‬
‫اﻷﺳﺘﺎذ اﻟﻘﻴﺎم ﺑﻮاﺟﺒﻪ ﻋـﻠـﻰ أﺣﺴـﻦ وﺟـﻪ‬
‫وأﺷﺎر إﻟﻰ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﻓﺴﺢ اﻟﻤـﺠـﺎل ﻟـﻠـﻄـﻼب‬
‫ﻓﻲ اﺧﺘﻴﺎر اﻟﻨﺸﺎط اﻟﺬي ﻳﻤﻴﻠﻮن إﻟـﻴـﻪ ﻓـﻲ‬
‫ﺣﺎل وﺟﻮد اﻟﻤﺎدﺗﻴﻦ ﻣﻌﺎ ‪.‬‬
‫‪.‬ﺛـــﻢ أﺧـــﺬ اﻟـــﻜـــﻠـــﻤـــﺔ زوزو اﻟﺴـــﺎﻳـــﺢ‬
‫ﻣﺸﻴﺮا إﻟﻲ اﻟﻤﺴﺎهﻤﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻘﺪﻣﻬﺎ اﻟﻜﺜـﻴـﺮ‬
‫ﻣﻨﺎ ﻓﻲ آﺜﻴﺮ ﻣﻦ اﻟﻤﻨﺎﺳﺒﺎت دون أن ﺗـﻠـﻘـﻰ‬
‫اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ أو اﻟﺘﺜﻤﻴﻦ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤـﺴـﺆوﻟـﻴـﻦ‬
‫وأﺷﺎر إﻟﻰ اﻟـﻌـﺪد اﻟـﻬـﺎﺋـﻞ اﻟـﺬي ﻳـﺘـﻜـﻔـﻞ‬
‫ﺑﺘﺪرﻳﺴﻪ أﺳﺘﺎذ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟﻔﻨﻴﺔ ﻓﻤﻌﻈﻢ وﻗـﺘـﻪ‬
‫ﻳﻤﺮ ﻓﻲ اﻟﺘﻘﻴﻴﻢ وﺗﺤﻀﻴﺮ اﻟﻨﻘﺎط ﻓـﻌـﺪد آـﻞ‬
‫ﻃﻼب اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻓﻲ ﺣﻮزة أﺳﺘﺎذ اﻟـﺘـﺮﺑـﻴـﺔ‬

‫اﻟﻔﻨﻴﺔ ﺣﺒﺬا ﻟـﻮ ﺗـﻮﻓـﺮ ﻓـﻲ آـﻞ ﻣـﺆﺳـﺴـﺔ‬
‫أﺳﺘﺎذﻳﻦ ﻟﺘﺴﻬﻞ اﻟﻤﻬﻤﺔ وﺗـﻌـﻢ اﻟـﻔـﺎﺋـﺪة ‪،‬‬
‫وﻣﻨﻬﻢ ﻣﻦ أﺷﺎر إﻟﻲ ﺗﺪﻋﻴـﻢ هـﺬا اﻟـﻤـﺠـﺎل‬
‫ﻣﺎدﻳﺎ ﻟﻴﺴﺎهﻢ ﻓﻲ ﺗﻮﻓﻴﺮ اﻟﻤﻮاد واﻹﻣﻜﺎﻧـﻴـﺎت‬
‫اﻟﻼزﻣﺔ ﻟﺘﻔﻌﻴﻞ اﻟﻨﺸﺎط اﻟﺜﻘﺎﻓﻲ واﻟﺒﻌﺾ ﻣـﻨـﺎ‬
‫أﺷﺎر إﻟﻲ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﺸﺎآﻞ اﻟﺘﻲ ﻃـﺮأت ﺣـﻮل‬
‫اﻟﺤﺮآﺔ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﺗﻜﻦ ﺗﺮاﻋﻲ ﻇﺮوف اﻷﺳﺎﺗـﺬة‬
‫وﻟﻢ ﺗﻜـﻦ ﺗـﻬـﺪف إﻟـﻰ ﺗـﻮﻓـﻴـﺮ اﻟـﻤـﻨـﺎخ أو‬
‫اﻟﻤﺴﺎهﻤﺔ ﻓﻲ ﺗﺤﺴﻴﻦ وﺿـﻊ أﺳـﺘـﺎذ هـﺬا‬
‫اﻟﻤﺠﺎل‪،‬وﻟﻘﺪ أدﻟـﻰ آـﻞ ﺑـﺪوـﻟـﻪ‪،‬ﺛـﻢ أﺷـﺎد‬
‫ﺣﻤﺰاوي ﻣﻔﺘﺶ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟﻔﻨـﻴـﺔ إﻟـﻰ هـﺬﻩ‬
‫اﻻﻟﺘﻔﺎﻓﺔ واﻟﻤﺒﺎدرة اﻟﺘﻲ ﺗﻤـﺜـﻠـﺖ ﻓـﻲ هـﺬا‬
‫اﻟﻠﻘﺎء اﻟﺬي دﻋﺎ إﻟﻴﻪ ﻣﺪﻳﺮ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ ﻣﺸﻴﺮا ﺑﺄﻧـﻪ‬
‫ﻟﻢ ﻳﺘﻢ ﻣﺜﻞ هﺬا ﻣﻨﺬ ﻋﻬﺪ ﻃﻮﻳﻞ‪،‬وآﻤـﺎ أﺷـﺎر‬
‫ﻣﻔﺘﺶ اﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻲ ﻗﺎﺋﻼ ﻟﻘﺪ ﻟﻤﺴﻨﺎ ﺟـﺪﻳـﺔ‬
‫هﺬا اﻟﺘﻮاﺻﻞ وهﺬا اﻟـﺘـﻘـﺎرب ‪،‬ﻣـﻊ اﻷﻣـﻞ أن‬
‫ﻧﻘﺘﺮح ﺣﻠﻮﻻ ﺑﺪل اﻟﺸﻜﺎوي ﻓﻮﺻﻒ ﺣـﺎل هـﺬا‬
‫اﻟﻤﺠﺎل ﺑﺪون اﻗﺘﺮاح ﺣﻠﻮل أﻣﺮ ﻻ ﻳﺠﺪي ﻧﻔـﻌـﺎ‬
‫ﻗﺎﺋﻼ ﻻ ﻳﻮﺟﺪ ﻣﻨﺎ ﻣﻦ ﻻ ﻳﻌﺮف ﺗﺸﺨﻴﺺ وﺿﻊ‬
‫ﺣﺎﻟﺔ هﺎﺗﻴﻦ اﻟﻤﺎدﺗﻴﻦ وﻟﻜﻦ ﺣﺒﺬا ﻟﻮ اﻗﺘﺮﺣـﺘـﻢ‬
‫ﻋﻠﻴﻨﺎ ﺑﻌﺾ اﻟﺤﻠﻮل أو اﻟﻤﻘﺘﺮﺣﺎت ﻟـﻜـﺎن ذﻟـﻚ‬
‫أﻓﻀﻞ ﻣﻊ اﺳﺘﻌﺪاد ﻣﺪﻳﺮ اﻟﺘـﺮﺑـﻴـﺔ إﻟـﻰ أﺧـﺬ‬
‫اﻗﺘﺮاﺣﺎﺗﻨﺎ ﺑﺠﺪﻳﺔ وﻣﺘﺎﺑﻌﺘﻬﺎ ﻟﺘﻈﻬﺮ ﻋﻠـﻰ أرض‬
‫اﻟﻮاﻗﻊ‪ ،‬إذا اﻟﻜﻮرة اﻵن ﻓﻲ ﺣـﻮزﺗـﻨـﺎ وﺧـﺎﺻـﺔ‬
‫ﺣﻴﻦ ﺳﻤﺎع آﻞ ﻣﺎ دار ﻣﻦ ﻧﻘﺎش ﺣﻴﺚ رآـﺰ‬
‫ﻣﺪﻳﺮ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﺑﻌﺾ اﻟﻨﻘﺎط اﻟﺘﻲ آﺎن ﻳﺮى‬
‫أﻧﻬﺎ ﻣﻨﻄﻘﻴﺔ وﺳﺘﺴﺎﻋﺪ ﻓﻲ ﺗﻔﻌﻴﻞ وﺗـﺤـﺮﻳـﻚ‬
‫هﺬا اﻟﻤﺠﺎل ﻓﻤﻄﻠﺐ ﻣﻌﻈﻢ اﻟﻤﺘﺪﺧﻠﻴﻦ آـﺎن‬
‫ﻳﻠﺢ ﻋﻠﻰ ﺗﻮﻓﻴﺮ اﻟﻘﺎﻋﺔ ﻓﺎﻟﺘـﺰم أﻣـﺎﻣـﻨـﺎ ﺑـﺄﻧـﻪ‬
‫ﺳﻴﺮاﺳﻞ آﻞ ﻣﺪﻳﺮي اﻟـﻤـﺆﺳـﺴـﺎت اﻟـﺘـﻲ‬
‫ﺑﺈﻣﻜﺎﻧﻬﺎ ﺗﻮﻓﻴﺮ اﻟﻘﺎﻋﺔ ﻟﻜﻞ أﺳﺎﺗﺬة اﻟـﺘـﺮﺑـﻴـﺔ‬
‫اﻟﻔﻨﻴﺔ واﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻴﺔ وأﺷﺎر إﻟﻰ أن هﻨﺎك ﻣﻦ‬
‫ﺑﺈﻣﻜﺎﻧﻬﻢ ﺗﻮﻓﻴﺮ اﻟﻘﺎﻋﺔ أﻣﺎ اﻟﺒﻌﺾ ﻓﻮﺿﻌﻬﻢ ﻻ‬
‫ﻳﺴﻤﺢ ﺑﺬﻟﻚ‪ ،‬وﺗﻌﻬﺪ ﺑﺄﻧـﻪ ﺳـﻴـﺪرس ﺣـﺎﻻت‬
‫اﻷﺳﺎﺗﺬة اﻟﺬﻳﻦ ﻋـﻴـﻨـﻮا ﻓـﻲ ﺧـﻼل اﻟـﻔـﺘـﺮة‬
‫اﻷﺧﻴﺮة ﺧﺎرج اﻟﻮﻻﻳﺔ‪ ،‬ﺛﻢ أﺧﺘﺘﻢ اﻟـﻠـﻘـﺎء ﻣـﻊ‬
‫اﻷﻣﻞ أن ﻳﺘﻐﻴﺮ اﻟـﻮﺿـﻊ وﺗـﺘـﺤـﺴـﻦ اﻷﺣـﻮال‬
‫وﻳﻨﺸﻂ هﺬا اﻟﻤﺠﺎل اﻟﺤﻴـﻮي اﻟـﺬي ﻻ ﻳـﻘـﻞ‬
‫أهﻤﻴﺔ ﻋﻦ ﺑﺎﻗﻲ اﻟﻤﺠﺎﻻت ﻓﻲ ﺗﺮﺑﻴﺔ اﻟﻨـﺶء‬
‫وﺗﻮﺟﻴﻬﻪ اﻟﻮﺟﻬﺔ اﻟﺴﻠﻴﻤﺔ ﻟﻜﻲ ﻳﺘﻤﻜـﻦ ﻣـﻦ‬
‫اﻟﺤﻔﺎظ ﻋﻠﻰ هﻮﻳﺘﻪ اﻻﻋﺘﺰاز ﺑﻮﻃﻨﻪ وﺗﺎرﻳﺨﻪ‪.‬‬

‫‪17‬‬

‫ﻓﻨﻮن‬

‫ﺑﻘﻠﻢ ﻣﺤﻤﺪ ﻛﺮﻳﻢ‬

‫ﻟﻘﺎء أﺳﺎﺗﺬة اﻟﺮﺳﻢ واﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻰ‬
‫ﻣﻊ ﻣﺪﻳﺮ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ‬
‫ﺻﺒﻴﺤﺔ ﻳﻮم اﻟﺜﻼﺛﺎء ‪10‬ﻣﺎرس ﺑﺜﺎﻧﻮﻳﺔ اﻟﺸﻬﻴﺪ‬
‫ﻋﺒﺎس ﻟﻐﺮور آﺎن ﻟﻨﺎ ﻟﻘﺎء ﻣﻊ ﻣﺪﻳﺮ اﻟـﺘـﺮﺑـﻴـﺔ‬
‫ﺑﻠﻘﺎﺳﻢ ﺟﻤﻌﻲ ‪ ،‬ﻳﺮﻳﺪ ﻣﻦ وراﺋﻪ اﻻﺳﺘﻄـﻼع‬
‫واﻻﺳﺘﻔﺴﺎر ﻋﻦ ﺣﺎل أﺳﺎﺗﺬة اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟﻔﻨﻴـﺔ‬
‫وأﺳﺎﺗﺬة اﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻰ وﺣﺎل هﺬﻩ اﻟـﻤـﺎدﺗـﻴـﻦ‬
‫وﻣﺎ ﺁﻟﺖ إﻟﻴﻪ ﻣﻦ رآﻮد وﺟﻤﻮد ‪.‬‬
‫ﻓﻬﺬا اﻟﻠﻘﺎء آـﺎن ﻣـﻤـﺜـﻼ ﺑـﻤـﺪﻳـﺮ اﻟـﺘـﺮﺑـﻴـﺔ‬
‫وﻣﺴﺆول ﻣﻜﺘﺐ اﻟـﻨـﺸـﺎط ﺳـﻬـﺎﻟـﻲ ﻋـﺒـﺪ‬
‫اﻟﻤﺎﻟﻚ وﻣﻔﺘﺸﻲ اﻟـﻤـﻮﺳـﻴـﻘـﻲ واﻟـﺮﺳـﻢ‬
‫وﻣﺪﻳﺮ اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ اﻟـﻤـﺴـﺘـﻀـﻴـﻔـﺔ وأﻏـﻠـﺐ‬
‫اﻷﺳﺎﺗﺬة آﺎﻧﻮا ﻓـﻲ اﻟـﻤـﻮﻋـﺪ ﻟـﻜـﻮن هـﺬا‬
‫اﻟﻤﺠﺎل آﺎن ﻣﻬﺸـﻤـﺎ و ﻟـﻢ ﻳـﻌـﻂ ﻟـﻪ أي‬
‫اهﺘﻤﺎم أو اﻋﺘﺒﺎر ﻣـﻨـﺬ ﻋـﻬـﺪ ﻃـﻮﻳـﻞ‪ ،‬ﻓـﻼ‬
‫ﻧﺴﺘﺪﻋﻰ إﻻ ﻓﻲ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﻨﺎﺳﺒﺎت اﻟـﻨـﺎدرة‬
‫ﻟﺴﺪ اﻟﻔﺮاغ ﺣﺘﻰ اﻟﻤﻌـﺮض اﻟـﺨـﺎص ﺑـﻴـﻮم‬
‫اﻟﻌﻠﻢ اﻟﺬي ﻳﻘﺎم آﻞ ﺳﻨﺔ أﺻﺒﺢ ﻻ ﻳﺴﺘﻬﻮي‬
‫ﻻ اﻷﺳﺎﺗﺬة وﻻ اﻟﻤـﻮهـﻮﺑـﻴـﻦ ﻣـﻦ اﻟـﻄـﻼب‬
‫ﻓﺎﻷﻳﺎم واﻟﺴﻨﻮات ﺗﺘﺸﺎﺑﻪ ﺗﻤـﺮ ﻋـﻠـﻴـﻨـﺎ ﺑـﻼ‬
‫ﺟﺪﻳﺪ ﻳﺬآﺮ وﻻ ﻗﺪﻳﻢ ﻳﺴﺘﺤﻖ اﻟـﺬآـﺮ و ﻣـﻊ‬
‫هﺬا آﻠﻨﺎ ﻳﻌﻠﻢ أهﻤﻴﺔ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﻟـﻔـﻨـﻴـﺔ ﻓـﻲ‬
‫اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﺮﺑﻮﻳﺔ واﻟﺒﻌﺾ ﻣـﻨـﺎ ﻻ ﻳـﺰال‬
‫ﻳﺼﺎرع و ﻳﻜﺎﺑﺪ ﺑـﺪون آـﻠـﻞ أو اﺳـﺘـﺴـﻼم‬
‫ﻻﻗﺘﻨﺎﻋﻪ وﺛﻘﺘﻪ ﺑﺄهﻤﻴﺔ اﻟﻤﻬﻤﺔ اﻟﻤﻠﻘﺎة ﻋﻠﻴﻪ‬
‫واﻟﺬي ﻳﺮﻳﺢ وﻳﺸﺠﻊ اﻟﺬﻳﻦ ﻳﺒﺬﻟﻮن أي ﺟﻬـﺪ‬
‫هﻲ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻈﻬﺮ ﻋﻠﻰ أرض اﻟـﻮاﻗـﻊ‬
‫ﻓﺎﻓﺘﺘﺢ هﺬا اﻟﻠﻘﺎء ﺑﺎﻟﻨﺸـﻴـﺪ اﻟـﻮﻃـﻨـﻲ ﻣـﻦ‬
‫ﻃــﺮف اﻟــﺤــﻀــﻮر ﻻ ﻋــﻦ ﻃــﺮﻳــﻖ اﻟﺸــﺮﻳــﻂ‬
‫اﻟﻤﺴﺠﻞ آﻤﺎ ﺟﺮت اﻟﻌﺎدة وهـﺬا ﻣـﺎ ﻟـﻔـﺖ‬
‫اﻧﺘﺒﺎﻩ ﻣﺪﻳﺮ اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ وإﻋﺠﺎﺑﻪ ﺑﻬﺬا اﻟﻤـﻮﻗـﻒ و‬
‫ﻋﻨﺪ ﺗﺪﺧﻠﻪ أﺷﺎر ﻋﻠﻴﻨﺎ أن ﻧﺤﺚ ﻃﻠﺒﺘﻨﺎ ﻋـﻨـﺪ‬
‫ﺗﺄدﻳﺔ ﺗﺤﻴﺔ اﻟﻌـﻠـﻢ أن ﻳـﻨـﺸـﺪوا اﻟـﻨـﺸـﻴـﺪ‬
‫اﻟﻮﻃﻨﻲ ﻋﻮض اﺳﺘﻌﻤﺎل اﻟﺸﺮﻳﻂ اﻟﻤﺴـﺠـﻞ‬
‫ﻟﻨﺨﻠﻖ ﻓﻴﻬﻢ وازع ﺣﺐ اﻟـﻮﻃـﻦ ﻣـﻦ ﺧـﻼل‬
‫اﻟﺘﻤﻌﻦ ﻓﻲ ﻣﻌﺎﻧﻲ أﺑﻴﺎت اﻟﻘﺴﻢ اﻟﻮﻃﻨﻲ‬

‫‪16‬‬

‫واﻻﻋﺘﺰاز ﺑﺄﺑﻄﺎﻟﻨﺎ واﻻﻋﺘﺮاف ﺑﺸﻬﺪاﺋﻨﺎ اﻟﺬﻳﻦ‬
‫ﺿﺤﻮا ﻓﻲ ﺳﺒﻴﻞ اﻟﺤﺮﻳﺔ واﻟﻮﻃﻦ ‪.‬ﺛﻢ أﺷـﺎر‬
‫إﻟﻰ ﺷﻲء ﻟﻔﺖ اﻧـﺘـﺒـﺎهـﻪ وأﺛـﺎر دهﺸـﺘـﻪ‬
‫ﺣﻴﻨﻤﺎ راﺳـﻞ ﻣـﻜـﺘـﺐ اﻟـﻨـﺸـﺎط ﻣـﻌـﻈـﻢ‬
‫اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ﻟﺘﺸﺎرك ﺑﺮﺳﻮﻣﺎت اﻟﻄﻼب ﻓـﻲ‬
‫اﻟﻤﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ ﻧﻈﻤﺖ ﺗﻀﺎﻣﻨﺎ ﻣﻊ أهﻞ ﻏـﺰة‬
‫ﻓﻲ اﻟﺤﺮب اﻟﺘﻲ ﻓﺮﺿﺖ ﻋﻠﻴﻬﻢ ‪ ،‬ﻓﻠﻢ ﻳـﻠـﺐ‬
‫هــﺬا اﻟــﻄــﻠــﺐ ﻣــﻦ ﻃــﺮف أي ﻣــﺆﺳــﺴــﺔ‬
‫ﻗﺎﺋﻼ ‪:‬ﻓﺘﺴﺎءﻟﺖ ﻋﻦ اﻟﺴﺒﺐ ﻓـﻠـﻢ أﺟـﺪ ﻟـﻪ‬
‫ﺟﻮاﺑﺎ‪ .‬ﻣﻊ أن هﺬﻩ اﻟﺤﺮب ﻟﻢ ﺗﻤﺮ ﺑـﺪون أن‬
‫ﻳﺘﺄﻟﻢ وﻳﺘﺄﺛﺮ آﻞ ﻣﻦ ﺗﺎﺑﻌﻬﺎ ‪ ،‬ﻓﺎﻟﻤﻄﻠﻮب ﻣﻨﻜﻢ‬
‫واﻟﻤﻔﺮوض أن ﺗﻮاآﺒﻮا اﻟﺤﺪث وﺗﻌﺎﻳﺸﻮا هـﺬا‬
‫اﻟﻈﺮف وﻟﻮ ﺑﺘﺤﻔـﻴـﺰآـﻢ ﻟـﻄـﻼﺑـﻜـﻢ ﻋـﻠـﻰ‬
‫اﻟﻤﺸﺎرآﺔ ﻓﻲ ﻣـﺜـﻞ هـﺬﻩ اﻟـﻤـﺴـﺎﺑـﻘـﺎت‬
‫واﻟﻤﻨﺎﻓﺴﺎت اﻟﺘـﻲ ﺗـﺠـﻌـﻠـﻬـﻢ ﻳـﻌـﻴـﺸـﻮن‬
‫اﻷﺣﺪاث وﻳﺘﺄﺛﺮون ﺑـﻬـﺎ و ﺑـﻤـﺎ ﻳـﺠـﺮي ﻣـﻦ‬
‫ﺣﻮﻟﻬﻢ آﺄﻓﺮاد ﻟﻬﻢ أراء و ﻣﻮاﻗﻒ ﻣﻦ آـﻞ ﻣـﺎ‬
‫ﻳﺪور ﻋﻠﻰ هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻤﻮرة‪.‬‬
‫اﻟﻤﻔﺮوض أن ﻳـﺒـﺎدر اﻟـﻄـﻼب ﻣـﻦ ﺗـﻠـﻘـﺎء‬
‫أﻧﻔﺴﻬﻢ و اﻟﻤﻄﻠﻮب ﻣـﻨـﺎ ﻧـﺤـﻦ اﻷﺳـﺎﺗـﺬة‬
‫ﺗﺤﻔﻴﺰهﻢ وﻣﺸﺎرآﺘﻬﻢ ﻓﻴﻤـﺎ ﻳـﻘـﺘـﺮﺣـﻮن أو‬
‫ﻧﻘﺘﺮح ﻋﻠﻴﻬﻢ وﻟﻜﻨﻚ ﺗﺤﺘﺎر وﺗﺘﻌﺠﺐ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﻻ‬
‫ﺗﺠﺪ ﺗﺠﺎوﺑﺎ و اﺳﺘﻌﺪادا ﻣﻦ ﻃﺮﻓﻬﻢ ﻓﺤﻴـﻨـﻤـﺎ‬
‫ﻃﺮﺣﺖ هﺬا اﻷﻣﺮ أﺟﺎﺑﻨﻲ ﻃﺎﻟﺐ ‪:‬ﻗﺎﺋﻼ أﺗﻌﻠـﻢ‬
‫ﻳﺎ أﺳﺘﺎذي ﻟﻮ دﺧﻞ ﻋﻠﻴﻨﺎ ﻣﺴﺘﻌﻤﺮ ﺳـﺄآـﻮن‬
‫أول ﻣﻦ ﻳﻤﺪﻩ ﺑﺎﻟﻤﺴﺎﻋﺪة ﻓﺄﺛﺎر ﺿﺠﺔ وﻏﻀﺐ‬
‫ﺑﻌﺾ زﻣﻼﺋﻪ ﻓﻔﺴﺤﺖ اﻟـﻤـﺠـﺎل ﻟـﻠـﻨـﻘـﺎش‬
‫ﻷﻓﻬﻢ ﺳﺒﺐ ﻣﻮﻗﻔﻪ هﺬا اﻟﻨﺎﻗﻢ واﻟﺴـﺎﺧـﻂ‬
‫ﻓﻬﻮ ﻳﺪرك وﻳﻌﻲ ﻣﺎ ﻳﻘﻮل دون ﺧﺠﻞ أو ﺧﻮف‬
‫ﻓﺄﺟﺒﺘﻪ ﻗﺎﺋﻼ ‪ :‬اﻧﻚ ﻧﺘﺎج ﻣﺤﻨﺔ وﻓﺮاغ اﺳﺘﻘـﺮ‬
‫وﻗﻄﻴﻌﺔ ﺑﻴﻦ ﻣﺎض ﻗﺮﻳﺐ وﺛﻤـﺮة اﻟـﻌـﺸـﺮﻳـﺔ‬
‫اﻟﺴﻮداء ‪ ،‬اﻟﺒﻌﺾ ﻣﻦ ﻃﻼﺑﻨﺎ ﻻ ﻳﺜﻘـﻮن ﻓـﻲ‬
‫أﺣﺪ ﻟﻴﺴﺖ ﻟﻬﻢ أﻓﻖ وﻻ أﺣﻼم وﻻ ﻳﻘﺒﻠـﻮن‬
‫اﻟﻨﺼﺢ ﻣﺘﻤﺮدون ﻳﺮﻳﺪون أﻓﻌﺎﻻ ﻻ أﻗﻮاﻻ‬

‫‪ - 4‬ﺃ‪‬ﺎ ﻋﻤﻠﻴﺔ ﻣﺘﺠﺪﺩﺓ ﺩﺍﺋﻤ‪‬ﺎ ﻻ ﺗـﻨـﺘـﻬـﻲ ﺃﺑـﺪ‪‬ﺍ‪،‬‬

‫ﺍﻷﻧﺜﺮﻭﺑﻮﻟﻮﺟﻴﺎ ﺇﱃ ﺍﻟﺪﻳﻦ ﺑـﺎﻋـﺘـﺒـﺎﺭﻩ ﺻـﻨـﺎﻋـﺔ‬

‫ﻭﺑﺬﻟﻚ ﺗﻨﻔﻲ ﲢﺼﻴﻞ ﳎﺘﻤﻊ ﻣﺎ ﺍﻟﻌﻠﻮﻡ ﺍﻟﱵ ﲡﻌﻠﻪ‬

‫ﺇﻧﺴﺎﻧﻴﺔ ﻭﻟﻴﺲ ﻭﺣﻴﺎ ﻣـﱰﻻﹰ‪ ،‬ﻭﺃﻧـﻪ ﻣـﻊ ﺍﻟـﺘـﻄـﻮﺭ‬

‫ﻋﻠﻰ ﻗﻤﺔ ﺍﻟﺴﻠﻢ ﺍﻟﺜﻘـﺎﰲ؛ ﻓـﻜـﻞ ﺍ‪‬ـﺘـﻤـﻌـﺎﺕ ﺇﺫﺍ‬

‫ﺍﻹﻧﺴـــﺎﱐ ﻭﺍﻟـــﺘـــﻨـــﻮﻳـــﺮ ﺳـــﻴـــﺘـــﻢ ﲡـــﺎﻭﺯ‬

‫ﲢﺘﺮﻡ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻭﺍ‪‬ﺘﻤﻊ‪ ،‬ﻓﻬﻲ ﺫﺍﺕ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺗﺴﺘـﺤـﻖ‬

‫ﻓﻤﺜﻘﻒ ﺍﻷﻣﺔ ﻫﻮ ﺍﳌﹸﻠ ‪‬ﻢّ ﺑﺄﺻﻮﳍـﺎ ﻭﺗـﺮﺍﺛـﻬـﺎ‪ .‬ﻭﻋـﱪ‬

‫ﺍﳊﻔﺎﻅ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺃ ‪‬ﻳّﺎ ﻛﺎﻧﺖ ﺩﺭﺟﺔ ﺗﻄﻮﺭﻫﺎ ﰲ ﺍﻟﺴـﻠـﻢ‬

‫ﺍﻟﺘﺎﺭﻳﺦ ﲪﻞ ﻟﻮﺍﺀ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻓـﻘـﻬـﺎﺀ ﺍﻷﻣـﺔ ﻭﻛـﺎﻥ‬

‫ﺍﻻﻗﺘﺼﺎﺩﻱ ﻓﻼ ﳚﺐ ﺍﻟﻨﻈﺮ ﻟﻠﻤﺠﺘﻤﻌﺎﺕ ﺍﻟﺰﺭﺍﻋـﻴـﺔ‬

‫ﻣﺜﻘﻔﻮﻫﺎ ﻓﻘﻬﺎﺀ‪ ..‬ﻭﻫﻮ ﻣﺎ ﻳﺴﺘﻠﺰﻡ ﲢﺮﻳﺮ ﺍﳌـﻔـﻬـﻮﻡ‬

‫ﻧﻈﺮﺓ ﺩﻭﻧﻴﺔ‪ ،‬ﻭﺃﻥ ﺗ‪‬ﺤﺘﺮﻡ ﺛﻘﺎﻓﺘـﻬـﺎ ﻭﻋـﺎﺩﺍ‪‬ـﺎ‪ .‬ﺇﻥ‬

‫ﳑﺎ ﰎ ﺗﻠﺒﻴﺴﻪ ﺑﻪ ﻣﻦ ﻣﻨﻈﻮﺭ ﳝﻜﻦ ﻓـﻴـﻪ ﻣـﻌـﺎﺩﺍﺓ‬

‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﳚﺐ ﺃﻥ ﺗﻨﻈﺮ ﻧﻈﺮﺓ ﺃﻓﻘﻴـﺔ ﺗـﺮﻛـﻴـﺒـﻴـﺔ‬

‫ﺍﻟﺪﻳﻦ ﺃﻭ ﻋﻠﻰ ﺃﻗﻞ ﺗﻘﺪﻳﺮ ﺍﻟﻨﻈﺮ ﺇﻟﻴﻪ ﺑﺘﻮﺟﺲ ﻛـﻲ‬

‫ﻭﻟﻴﺴﺖ ﻧﻈﺮﺓ ﺭﺃﺳﻴﺔ ﺍﺧﺘﺰﺍﻟﻴﺔ؛ ﺗﻘﺪﻡ ﻭﻓﻖ ﺍﳌـﻌـﻴـﺎﺭ‬

‫ﺗﻌﻮﺩ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﰲ ﺍﻻﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﻗـﺮﻳـﻨـﺔ ﺍﻟـﺘـﻨـﻮﻳـﺮ‬

‫ﳎﺘﻤﻊ ﻣﺎ ﻧﺘﻴﺠﺔ ﻟﺘﻄﻮﺭﻩ ﺍﳌﺎﺩﻱ ﻋـﻠـﻰ ﺭﺃﺱ ﺳـﻠـﻢ‬

‫ﻟﻺﻟﻪ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺬﻱ ﺃﻋﻠﻦ ﻋﻠﻰ ﻟﺴﺎﻥ ﻧﻴﺘﺸـﻪ ﻣـﻮﺕ ﺍﻹﻟـﻪ‬

‫ﺍﳊﻀﺎﺭﺓ‪ .‬ﻭﻗﺪ ﺃﺩﺕ ﻋﻠﻤﻨﺔ ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺑـﻨـﻘـﻞ‬

‫ﻓﺄﺩﻯ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻌﺪ ﺍﳊﺪﺍﺛﺔ ﺇﱃ ﻣﻮﺕ ﺍﳌﻄﻠـﻖ ﻭﺗﺸـﻴـﺆ‬

‫ﻣﻀﻤﻮﻥ ﻭﺍﶈﺘﻮﻯ ﺍﻟﻐﺮﰊ ﻭﻓﺼﻠﻪ ﻋﻦ ﺍﳉﺬﺭ ﺍﻟﻌﺮﰊ‬
‫ﻭﺍﻟﻘﺮﺁﱐ ﺇﱃ ﺗﻔﺮﻳﻎ ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓـﺔ ﻣـﻦ ﺍﻟـﺪﻳـﻦ‬

‫ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ‪.‬‬
‫اﻟﺜﻘﺎﻓﺔ اﻟﻔﺮﻋﻴﺔ‬
‫ﻛﻞ ﳎﺘﻤﻊ ﻳﻨـﻘـﺴـﻢ ﺇﱃ ﻋـﺪﺓ ﺃﺟـﺰﺍﺀ ﺗﺴـﻤـﻰ‬

‫ﺻﺎﺭ ﺍﳌﺜﻘﻒ ﻫﻮ ﺍﻟﺸﺨﺺ ﺍﻟـﺬﻱ ﳝـﺘـﻠـﻚ ﺍﳌـﻌـﺎﺭﻑ‬

‫ﺑﺎ‪‬ﺘﻤﻌﺎﺕ ﺍﻟﻔﺮﻋﻴﺔ ﻭﻟﻜﻞ ﺟﺰﺀ ﻣﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﺟـﺰﺍﺀ‬

‫ﺍﺳﺘﻮﻓﺖ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﺍﻟـﻘـﻴـﻢ ﺍﻹﳚـﺎﺑـﻴـﺔ ﺍﻟـﱵ‬

‫ﺍﻻﻗﺘﺼﺎﺩﻱ ‪-‬ﻭﺣﺪﻩ‪ -‬ﳎﺘﻤﻊ ﻋﻠﻰ ﺁﺧﺮ ﺃﻭ ﲡـﻌـﻞ‬

‫ﻭﻓﻚ ﺍﻻﺭﺗﺒﺎﻁ ﺑﻴﻨﻬﻤﺎ‪ .‬ﻭﰲ ﺍﻻﺳﺘﺨـﺪﺍﻡ ﺍﳊـﺪﻳـﺚ‬
‫ﺍﳊﺪﻳﺜﺔ ﻭﻳﻄﺎﻟﻊ ﺃﺩﺏ ﻭﻓﻜﺮ ﻭﻓﻠﺴـﻔـﺔ ﺍﻵﺧـﺮ‪ ،‬ﻭﻻ‬
‫ﳚﺬﺭ ﻓﻜﺮﻩ ﺑﺎﻟﻀﺮﻭﺭﺓ ﰲ ﻋﻘﻴﺪﺗﻪ ﺍﻹﺳﻼﻣﻴﺔ ﺇﻥ ﱂ‬

‫ﻳﻜﻦ ﺍﻟﻌﻜﺲ ﲤﺎﻣ‪‬ﺎ‪ .‬ﻭﻭﺿﻊ ﺍﳌﺜﻘﻒ ﻛﺮﻣﺰ " ﺗﻨـﻮﻳـﺮﻱ"‬
‫ﺑﺎﻟﻔﻬﻢ ﺍﻟﻐﺮﰊ ﰲ ﻣﻮﺍﺟﻬﺔ ﺍﻟﻔﻘﻴﻪ‪ ،‬ﻓﻔﻲ ﺣﲔ ﻳﻨﻈﺮ‬
‫ﻟﻸﺧﲑ ﺑﺄﻧﻪ ﻳﺮﺗﺒﻂ ﺑﺎﳌـﺎﺿـﻲ ﻭﺍﻟـﺘـﺮﺍﺙ ﻭﺍﻟـﻨـﺺ‬
‫ﺍﳌﻘﺪﺱ‪ ،‬ﻳﻨﻈﺮ ﻟﻸﻭﻝ ‪-‬ﺍﳌﺜﻘـﻒ‪ -‬ﺑـﺄﻧـﻪ ﻫـﻮ ﺍﻟـﺬﻱ‬
‫ﻳﻨﻈﺮ ﻟﻠﻤﺴﺘﻘﺒﻞ ﻭﻳﺘﺎﺑﻊ ﻣﺘﻐﲑﺍﺕ ﺍﻟـﻮﺍﻗـﻊ ﻭﳛـﻤـﻞ‬
‫ﺭﺳﺎﻟﺔ ﺍﻟﻨﻬﻀﺔ‪ ،‬ﻭﺑﺬﻟﻚ ﰎ ﺗﻮﻇﻴﻒ ﺍﳌﻔﻬـﻮﻡ ﻛـﺄﺩﺍﺓ‬

‫ﻟﺘﻜﺮﻳﺲ ﺍﻟﻔﻜﺮ ﺍﻟﻌﻠﻤﺎﱐ ﲟﻔﺎﻫﻴﻢ ﺗﺒﺪﻭﺍ ﺇﳚﺎﺑـﻴـﺔ‪،‬‬
‫ﻭﻧﻌﺖ ﺍﻟﻔﻜﺮ ﺍﻟﺪﻳﲏ ‪-‬ﺿﻤﻨ‪‬ﺎ‪ -‬ﺑﺎﻟـﻌـﻜـﺲ‪ .‬ﻭﻫـﻮ ﻣـﺎ‬
‫ﻧﺮﺍﻩ ﻭﺍﺿﺤ‪‬ﺎ ﰲ ﺍﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﻛﻠﻤﺔ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﺸﺎﺋـﻊ ﰲ‬

‫ﺍ‪‬ﺎﻝ ﺍﻟﻔـﻜـﺮﻱ ﻭﺍﻷﺩﰊ ﰲ ﺑـﻼﺩﻧـﺎ ﺍﻟـﻌـﺮﺑـﻴـﺔ‬
‫ﻭﺍﻹﺳﻼﻣﻴﺔ؛ ﻭﻫﻮ ﻣﺎ ﻳـﺘـﻮﺍﻓـﻖ ﻣـﻊ ﻧـﻈـﺮﺓ ﻋـﻠـﻢ‬
‫ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻉ ﻭﻋﻠﻢ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻉ ﺍﻟﺪﻳﲏ ﻭﻋﻠﻢ‬

‫ﺍﻟﺪﻳﻦ‪..‬ﻭﺍﳋﺮﺍﻓﺔ!! ﺃﻣـﺎ ﰲ ﺍﳌـﻨـﻈـﻮﺭ ﺍﻹﺳـﻼﻣـﻲ‬

‫ﺍﻹﺳﻼﻣﻲ ﺍﳊﻘﻴﻘﻲ‪ ،‬ﻭﻟﻴﺲ ﺗﻨﻮﻳﺮ ﺍﻟﻐـﺮﺏ ﺍﳌـﻌـﺎﺩﻱ‬

‫ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺧﺎﺻﺔ ﻭﻗﻴﻢ ﻭﻋﺎﺩﺍﺕ ﻭﺗﻘﺎﻟﻴـﺪ ﻭﻣـﻮﺭﻭﺛـﺎﺕ‬
‫ﻭﺍﲡﺎﻫﺎﺕ ﺧﺎﺻﺔ ‪‬ﺎ ﻓﻘﻂ‪ .‬ﺗﺴﻤﻰ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﺜـﻘـﺎﻓـﺔ‬

‫ﺑﺎﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﻔﺮﻋﻴﺔ ﺃﻭ ‪SubCulture‬ﻭﻣﻦ ﺍﳌﻤـﻜـﻦ‬

‫ﺍﻥ ﳒﺪ ﺃﻥ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﻔﺮﻋﻴﺔ ﻫﻲ ﰲ ﺫﺍﺕ ﺍﻟـﻮﻗـﺖ‬
‫ﺗﻨﻘﺴﻢ ﺇﱃ ﺛﻘﺎﻓﺎﺕ ﻓﺮﻋﻴﺔ ﺃﺻﻐﺮ ﻣﻨﻬﺎ ﺣﱴ ﻧﺼـﻞ‬
‫ﺇﱃ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﻔﺮﺩ ﻭﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﻔﺮﺩ ﳒـﺪ ﺃﻥ‬
‫ﺍﳌﻮﺭﻭﺛﺎﺕ ﻭﺍﻟﻘﻴﻢ ﻭﺍﻟﻌـﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟـﱵ ﺑـﺪﺍﺧـﻞ ﻫـﺬﻩ‬
‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻫﻲ ﺟﺰﺀ ﻣﻦ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻤﺠﺘﻤﻊ‪.‬‬
‫ﻫﻮﺍﻣﺶ‬

‫‪•1 :‬ﺍﻧﺘﺤﻠﻬﺎ ﺍﺑﻦ ﺧﻠﺪﻭﻥ‪ ،‬ﺇﺫ ﺳﺘﻌﻤﻠﻬﺎ ﰲ ﻣﻌﲎ ﺷﺒﻴﻪ ﺑﻠﻔﻈـﺔ‬

‫) ﻛﻠﺘﻮﺭ( ﺍﻟﺸﺎﺋﻌﺔ ﰲ ﺍﻷﺩﺏ ﺍﻷﻭﺭﻭﰊ ﺍﻟﺜـﻘـﺎﻓـﺔ ﻫـﻲ ﺍﳌـﻌـﺎﺭﻑ‬

‫ﻭﺍﻟﻌﻠﻮﻡ ﻭﺍﻵﺩﺍﺏ ﻭﺍﻟﻔﻨﻮﻥ ﻳﺘﻌﻠﻤﻬﺎ ﺍﻟﻨﺎﺱ ﻭﻳﺘﺜﻘﻔﻮﻥ ‪‬ـﺎ‪ ،‬ﻭﻗـﺪ‬
‫ﲢﺘﻮﻳﻬﺎ ﺍﻟﻜﺘﺐ ﻭﻣﻊ ﺫﻟﻚ ﻫﻲ ﺧﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟـﺬﻫـﻦ"‪ .‬ﻋـﻦ ﺳـﻼﻣـﺔ‬

‫ﻣﻮﺳﻰ‪ :‬ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻭﺍﳊﻀﺎﺭﺓ ‪ -‬ﳎﻠﺔ ﺍﳍﻼﻝ‬

‫‪15‬‬

‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻭﺃﺑﻌﺎﺩﻫﺎ ﻭﺍ‪‬ﺘﻤﻊ‬

‫ﻛﻤﺎ ﻫﻮ ﻋﺎﻟﻴﻪ ﻫﻲ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﺍﻟﻌﺎﺩﺍﺕ ﻭﺍﻟﺘـﻘـﺎﻟـﻴـﺪ ﺍﻟـﱵ‬

‫ﻳﺘﻘﻠﺪ ‪‬ﺎ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ﻭﺗﻠﻚ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻫﻲ ﻧﺘﺎﺝ ﻟﻜﻞ ﺍﻟﺜﻘـﺎﻓـﺎﺕ‬

‫ﻭﺍﳌﻮﺭﻭﺛﺎﺕ ﺍﻟﱵ ﺑﺪﺍﺧﻞ ﻛﻞ ﳎﺘﻤﻊ ﻓﺮﻋﻲ‪.‬‬

‫"‪"Culture‬ﰲ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻹﳒﻠﻴﺰﻳﺔ‪ ،‬ﺣﻴﺚ ﻳﺮﺑﻂ ﺍﳌﻔﻬـﻮﻡ‬

‫ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﺑﺎﻟﻨﻤﻂ ﺍ‪‬ﺘﻤﻌﻲ ﺍﳌﻌﺎﺵ‪ ،‬ﻭﻟـﻴـﺲ ﺑـﺄﻱ‬

‫ﻣﻘﻴﺎﺱ ﺁﺧﺮ ﻳﻘﻴﺲ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺎﺕ ﻗﻴﺎﺳ‪‬ﺎ ﻋﻠﻰ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﻣﻌـﻴـﻨـﺔ‬

‫ﻣﺜﻞ ﺍﳌﻔﻬﻮﻡ ﺍﻹﳒﻠﻴﺰﻱ ﺍﻟﻘﺎﺋﻢ ﻋﻠﻰ ﺍﻟـﻐـﺮﺱ ﻭﺍﻟـﻨـﻘـﻞ‪.‬‬

‫•‬

‫ﻭﻛﻞ ﳎﺘﻤﻊ ﻓﺮﻋﻲ ﻳﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﻋﺪﺓ ﺃﺣﻴﺎﺀ‪.‬‬

‫ﻭﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈﻧﻪ ﰲ ﺣﲔ ﺃﻥ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓـﺔ ﰲ ﺍﻟـﻔـﻜـﺮ ﺍﻟـﻌـﺮﰊ‬

‫•‬

‫ﻭﻛﻞ ﺷﺎﺭﻉ ﻳﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﻋﺪﺓ ﻣﻨﺎﺯﻝ‪.‬‬

‫ﰲ ﺍﻟﻮﻗﺖ ﺫﺍﺗﻪ ﲢﺘﺮﻡ ﺧﺼﻮﺻﻴﺔ ﺛﻘﺎﻓﺎﺕ ﺍ‪‬ـﺘـﻤـﻌـﺎﺕ‪،‬‬

‫•‬
‫•‬

‫ﻭﻛﻞ ﺣﻲ ﻳﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﻋﺪﺓ ﺷﻮﺍﺭﻉ‪.‬‬

‫ﻭﻛﻞ ﻣﺒﲎ ﻳﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﻋﺪﺓ ﺷﻘﻖ ﺃﻭ ﻣﻦ ﺍﳌـﻤـﻜـﻦ‬

‫ﺃﻥ ﻧﻘﻮﻝ ﻋﺪﺓ ﺃﺳﺮ ﺗﺴﻜﻨﻪ‪.‬‬

‫•‬

‫ﻭﻫﺬﻩ ﺍﻷﺳﺮ ﻣﻜﻮﻧﺔ ﻣـﻦ ﺃﻓـﺮﺍﺩ ﻭﻟـﻜـﻞ ﻓـﺮﺩ‬

‫ﺍﲡﺎﻫﺎﺗﻪ ﺍﳋﺎﺻﺔ ﺍﻟﱵ ﻳﺘﻮﺟﻪ ‪‬ﺎ‪.‬‬

‫ﻓﻨﺴﺘﻄﻴﻊ ﺃﻥ ﻧﻘﻮﻝ ﺃﻥ ﻛﻞ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺴﻠﺴﻠﺔ ﺗﻜﻮﻥ ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺃﻥ‬
‫ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ﻋﺒﺎﺭﺓ ﻋﻦ ﻋﺪﺓ ﳎﺘﻤﻌﺎﺕ ﻓﺮﻋﻴﺔ ﺗﺘﺸﺎﺑـﻚ ﻣـﻊ‬

‫ﺑﻌﻀﻬﺎ ﺍﻟﺒﻌﺾ ﻟﺘﻜﻮﻥ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ‪ .‬ﺃﻱ ﺍﻥ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ﻳﺘﻜﻮﻥ ﻣـﻦ‬

‫ﳎﺘﻤﻌﺎﺕ ﻓﺮﻋﻴﺔ ﺃﻭ ‪SubSocites‬‬
‫ﺃﺑﻌﺎﺩ ﺍﳌﻔﻬﻮﻡ‬

‫‪ - 1‬ﺇﻥ ﻣﻔﻬﻮﻡ "ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ" ﰲ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻳـﻨـﺒـﻊ ﻣـﻦ‬

‫ﺍﻟﺬﺍﺕ ﺍﻹﻧﺴﺎﻧﻴﺔ ﻭﻻ ﻳ‪‬ﻐﺮﺱ ﻓﻴﻬﺎ ﻣـﻦ ﺍﳋـﺎﺭﺝ‪ .‬ﻭﻳـﻌـﲏ‬

‫ﺫﻟﻚ ﺃﻥ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺗﺘﻔﻖ ﻣﻊ ﺍﻟﻔـﻄـﺮﺓ‪ ،‬ﻭﺃﻥ ﻣـﺎ ﳜـﺎﻟـﻒ‬
‫ﺍﻟﻔﻄﺮﺓ ﳚﺐ ‪‬ﺬﻳﺒﻪ‪ ،‬ﻓﺎﻷﻣﺮ ﻟﻴـﺲ ﻣـﺮﺩﻩ ﺃﻥ ﳛـﻤـﻞ‬

‫ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻗﻴﻤ‪‬ﺎ‪-‬ﺗﻨﻌﺖ ﺑﺎﻟﺜﻘﺎﻓﺔ‪ -‬ﺑـﻞ ﻣـﺮﺩﻩ ﺃﻥ ﻳـﺘـﻔـﻖ‬

‫ﻣﻀﻤﻮﻥ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻘﻴﻢ ﻣﻊ ﺍﻟﻔﻄﺮﺓ ﺍﻟﺒﺸﺮﻳﺔ‪ - 2 .‬ﺇﻥ ﻣﻔﻬﻮﻡ‬

‫"ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ" ﰲ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻳﻌﲏ ﺍﻟﺒﺤـﺚ ﻭﺍﻟـﺘـﻨـﻘـﻴـﺐ‬

‫ﻭﺍﻟﻈﻔﺮ ﲟﻌﺎﱐ ﺍﳊﻖ ﻭﺍﳋﲑ ﻭﺍﻟﻌﺪﻝ‪ ،‬ﻭﻛﻞ ﺍﻟﻘﻴـﻢ ﺍﻟـﱵ‬
‫ﺗ‪‬ﺼﻠﺢ ﺍﻟﻮﺟﻮﺩ ﺍﻹﻧﺴﺎﱐ‪ ،‬ﻭﻻ ﻳﺪﺧﻞ ﻓﻴﻪ ﺗـﻠـﻚ ﺍﳌـﻌـﺎﺭﻑ‬

‫ﺍﻟﱵ ﺗﻔﺴﺪ ﻭﺟﻮﺩ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ‪ ،‬ﻭﺑﺎﻟﺘﺎﱄ ﻟﻴﺴﺖ ﺃﻱ ﻗﻴﻢ ﻭﺇﳕﺎ‬
‫ﺍﻟﻘﻴﻢ ﺍﻟﻔﺎﺿﻠﺔ‪ .‬ﺃﻱ ﺃﻥ ﻣﻦ ﳛﻤﻞ ﻗﻴﻤ‪‬ﺎ ﻻ ﺗﻨﺘﻤﻲ ﳉـﺬﻭﺭ‬

‫ﺛﻘﺎﻓﺘﻪ ﺍﳊﻘﻴﻘﻴﺔ ﻓﻬﺬﻩ ﻟﻴﺴﺖ ﺑﺜﻘﺎﻓﺔ ﻭﺇﳕﺎ ﺍﺳـﺘـﻌـﻤـﺎﺭ‬

‫ﻭﲤﺎ ‪‬ﻩ ﰲ ﻗﻴﻢ ﺍﻵﺧﺮ‪ - 3 .‬ﺃﻧﻪ ﻳﺮﻛﺰ ﰲ ﺍﳌﻌﺮﻓﺔ ﻋﻠﻰ ﻣـﺎ‬

‫ﳛﺘﺎﺝ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﺇﻟﻴﻪ ﻃﺒﻘﹰﺎ ﻟﻈﺮﻭﻑ ﺑﻴﺌﺘـﻪ ﻭﳎـﺘـﻤـﻌـﻪ‪،‬‬

‫ﻭﻟﻴﺲ ﻋﻠﻰ ﻣﻄﻠﻖ ﺃﻧﻮﺍﻉ ﺍﳌﻌﺎﺭﻑ ﻭﺍﻟﻌﻠﻮﻡ‪ ،‬ﻭﻳﱪﺯ ﺍﻻﺧﺘﻼﻑ‬
‫ﺍﻟﻮﺍﺿﺢ ﺑﲔ ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﰲ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻭﻣﻔﻬﻮﻡ‬

‫‪14‬‬

‫ﺗﺘﺄﺳﺲ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺬﺍﺕ ﻭﺍﻟﻔﻄﺮﺓ ﻭﺍﻟﻘﻴﻢ ﺍﻹﳚﺎﺑﻴﺔ‪ ،‬ﻓـﺈ‪‬ـﺎ‬

‫ﻭﻗﺪ ﺃﺛﺒﺖ ﺍﻹﺳﻼﻡ ﺫﻟﻚ ﺣﲔ ﻓـﺘـﺢ ﺍﳌﺴـﻠـﻤـﻮﻥ ﺑـﻼﺩ‪‬ﺍ‬
‫ﳐﺘﻠﻔﺔ ﻓﻨﺸﺮﻭﺍ ﺍﻟﻘﻴﻢ ﺍﻹﺳﻼﻣﻴﺔ ﺍﳌﺘﺴﻘﺔ ﻣﻊ ﺍﻟـﻔـﻄـﺮﺓ‬

‫ﻭﺍﺣﺘﺮﻣﻮﺍ ﺍﻟﻘﻴﻢ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﺍﻹﳚﺎﺑﻴﺔ‪.‬‬

‫رأي‬

‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﻫﻴﺌﺔ اﻟﺘﺤﺮﻳﺮ‬

‫دور اﻟﺜﻘﺎﻓﺔ‬
‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻫﻲ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﺍﻻﺷﻜﺎﻝ ﻭ ﺍﳌﻈـﺎﻫـﺮ ‪‬ـﺘـﻤـﻊ‬

‫ﻣﻌﲔ‪ .‬ﺗﺸﻤﻞ ﻋﺎﺩﺍﺕ‪ ،‬ﳑﺎﺭﺳﺎﺕ‪ ،‬ﻗﻮﺍﻋﺪ ﻭﻣﻌﺎﻳﲑ ﻛﻴـﻔـﻴـﺔ‬

‫ﺍﻟﻌﻴﺶ ﻭﺍﻟﻮﺟﻮﺩ‪ ،‬ﻣﻦ ﻣﻼﺑﺲ‪ ،‬ﺩﻳﻦ‪ ،‬ﻃﻘـﻮﺱ ﻭ ﻗـﻮﺍﻋـﺪ‬

‫ﺍﻟﺴﻠﻮﻙ ﻭﺍﳌﻌﺘﻘﺪﺍﺕ‪ .‬ﻭ ﻣﻦ ﻭﺟﻬﺔ ﻧـﻈـﺮ ﺍﺧـﺮﻯ‪ ،‬ﳝـﻜـﻦ‬

‫ﺍﻟﻘﻮﻝ ﺍﻥ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻫﻲ ﻛﻞ ﺍﳌﻌﻠﻮﻣﺎﺕ ﻭﺍﳌﻬﺎﺭﺍﺕ ﺍﻟﱵ ﳝﻠﻜﻬﺎ‬
‫ﺍﻟﺒﺸﺮ‪ .‬ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻣﺮ ﺍﺳﺎﺳﻲ ﰲ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ‪ ،‬ﻻ‬

‫ﺳﻴﻤﺎ ﻟﻌﻠﻢ ﺍﻻﻧﺴﺎﻥ ﻭﻋﻠﻢ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻉ‪.‬‬

‫ﻟﻌﻞ ﺷﻴﻮﻉ ﺍﳌﺼﻄﻠﺢ ﳚﻌﻞ ﻣﻦ ﺍﻟﺼﻌﺐ ﺗﻌﺮﻳﻔﻪ ﻭﺍﻟﺜﻘـﺎﻓـﺔ‬
‫ﻣﻦ ﺍﳌﺼﻄﻠﺤﺎﺕ ﺍﻟﺸﺎﺋﻌﺔ ﻓﻜﻞ ﻣﻦ ﻳﻄﻠﻘﻬﺎ ﺑﻘﺼﺪ ‪‬ﺎ ﻣﻌﲎ‬

‫ﻭﻣﺼﻄﻠﺢ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻣﻦ ﺃﻛﺜﺮ ﺍﳌﺼﻄﻠﺤﺎﺕ ﺍﺳـﺘـﺨـﺪﺍﻣـﺎ ﰲ‬
‫ﺍﳊﻴﺎﺓ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﺍﳌﻌﺎﺻﺮﺓ‪ ،‬ﻭﺑﺎﻟـﺘـﺎﱄ ﻓـﻬـﻮ ﻣـﻦ ﺃﻛـﺜـﺮ‬
‫ﺍﳌﺼﻄﻠﺤﺎﺕ ﺻﻌﻮﺑﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺘﻌﺮﻳـﻒ ﻓـﻔـﻲ ﺣـﲔ ﻳﺸـﲑ‬

‫أﺻﻞ اﻟﻜﻠﻤﺔ‬
‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﰲ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﺃﺳﺎﺳﺎ ﻫﻲ ﺍﳊﺬﻕ ﻭﺍﻟﺘﻤـﻜـﻦ ‪،‬‬

‫ﻭﺛﻘﻒ ﺍﻟﺮﻣﺢ ﺃﻱ ﻗﻮﻣ‪‬ﻪ ﻭﺳﻮﺍﻩ‪ ،‬ﻭﻳﺴﺘﻌﺎﺭ ‪‬ﺎ ﻟﻠﺒﺸﺮ ﻓﻴﻜﻮﻥ‬

‫ﺍﻟﺸﺨﺺ ﻣﻬﺬﺑ ﹰﺎ ﻭﻣﺘﻌﻠﻤ ﹰﺎ ﻭﻣﺘﻤﻜﻨ ﹶﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﻌـﻠـﻮﻡ ﻭﺍﻟـﻔـﻨـﻮﻥ‬

‫ﻭﺍﻵﺩﺍﺏ‪ ،‬ﻓﺎﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻫﻲ ﺇﺩﺭﺍﻙ ﺍﻟﻔﺮﺩ ﻭ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ﻟﻠﻌﻠـﻮﻡ ﻭ‬
‫ﺍﳌﻌﺮﻓﺔ ﰲ ﺷﱴ ﳎﺎﻻﺕ ﺍﳊﻴﺎﺓ؛ ﻓﻜﻠﻤﺎ ﺯﺍﺩ ﻧﺸﺎﻁ ﺍﻟﻔﺮﺩ‬

‫ﻭ ﻣﻄﺎﻟﻌﺘﻪ ﻭﺍﻛﺘﺴﺎﺑﻪ ﺍﳋﱪﺓ ﰲ ﺍﳊﻴﺎﺓ ﺯﺍﺩ ﻣﻌﺪﻝ ﺍﻟﻮﻋﻲ‬

‫ﺍﻟﺜﻘﺎﰲ ﻟﺪﻳﻪ‪ ،‬ﻭﺃﺻﺒﺢ ﻋﻨﺼﺮ ﹰﺍ ﺑﻨﺎ ًﺀ ﰲ ﺍ‪‬ﺘﻤـﻊ‪ .‬ﻭ ﻭﻛـﺎﻥ‬

‫ﺃﻭﻝ ﻣﻦ ﺍﺳﺘﻌﻤﻞ ﻣﺼﻄﻠﺢ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﻟـﻴـﻘـﺎﺑـﻞ ﺑـﻪ ﻟـﻔـﻈـﺔ‬
‫‪culture‬ﰲ ﺍﻟﻌﺼﺮ ﺍﳊﺪﻳﺚ ﻫﻮ ﺳﻼﻣﺔ ﻣﻮﺳﻰ‪.1‬‬

‫ﺍﳌﺼﺪﺭ ﺍﻟﻠﻐﻮﻱ ﻭﺍﳌﻔﻬﻮﻡ ﺍﳌﺘﺒﺎﺩﺭ ﻟﻠﺬﻫﻦ ﻭﺍﳌـﻨـﺘـﺸـﺮ ﺑـﲔ‬

‫ﻭﻳﺴﺘﺨﺪﻡ ﻣﺼﻄﻠﺢ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻭﻓﻖ ﺍﳌﻔﻬﻮﻡ ﺍﻟﻐﺮﰊ ﻟﻺﺷـﺎﺭﺓ‬

‫ﺍﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﺼﻄﻠﺢ ﻛﻤﻘﺎﺑﻞ ﳌﺼﻄﻠﺢ )‪(Culture‬ﰲ‬

‫ﲤﻴ‪‬ﺰ ﻛﻞ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﺑﺸـﺮﻳـﺔ ﻋـﻦ ﳎـﻤـﻮﻋـﺔ ﺃﺧـﺮﻯ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻨﺎﺱ ﺇﱃ ﺣﺎﻟﺔ ﺍﻟﻔﺮﺩ ﺍﻟﻌﻠﻤﻴﺔ ﺍﻟﺮﻓﻴﻌﺔ ﺍﳌﺴﺘﻮﻯ‪ ،‬ﻓـﺈﻥ‬

‫ﺍﻟﻠﻐﺎﺕ ﺍﻷﻭﺭﻭﺑﻴﺔ ﲡﻌﻠﻪ ﻳﻘﺎﺑﻞ ﺣﺎﻟﺔ ﺍﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﺷﻌﺒﻴﺔ‬

‫ﺃﻛﺜﺮ ﻣﻨﻬﺎ ﺣﺎﻟﺔ ﻓﺮﺩﻳﺔ‪ ،‬ﻓﻮﻓﻖ ﺍﳌﻌﲎ ﺍﻟﻐﺮﰊ ﻟﻠﺜﻘﺎﻓـﺔ ‪:‬‬

‫ﺗﻜﻮﻥ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﺍﻟﻌﺎﺩﺍﺕ ﻭﺍﻟﻘﻴﻢ ﻭﺍﻟﺘﻘﺎﻟﻴﺪ ﺍﻟـﱵ‬

‫ﺗﻌﻴﺶ ﻭﻓﻘﻬﺎ ﲨﺎﻋﺔ ﺃﻭ ﳎﺘﻤﻊ ﺑﺸﺮﻱ‪ ،‬ﺑﻐﺾ ﺍﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ‬

‫ﻣﺪﻯ ﺗﻄﻮﺭ ﺍﻟﻌﻠﻮﻡ ﻟﺪﻳﻪ ﺃﻭ ﻣﺴﺘﻮﻯ ﺣﻀﺎﺭﺗﻪ ﻭ ﻋﻤﺮﺍﻧـﻪ‪.‬‬

‫ﻭﺑﺬﻟﻚ ﻓﺎﻥ ﺍﻻﺷﻜﺎﻝ ﻳﻄﺮﺡ ﻧﻔﺴﻪ‪ ،‬ﺫﻟـﻚ ﺍﻥ ﺗـﻌـﺮﻳـﻒ‬
‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﺧﺘﻠﻂ ﻋﻨﺪ ﺍﻟﻌﺮﺏ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎﺭ ﺍﻥ ﻫﻨﺎﻙ ﻓﺮﻕ ﺑـﲔ‬

‫ﺍﳌﺜﻘﻒ ﻭﺍﳌﺘﺤﻀﺮ‪ .‬ﻓﺎﳌﺜﻘﻒ ﻫﻮﺍﻟﺬﻱ ﻳـﺘـﻌـﺪﻯ ﺇﺣﺴـﺎﺳـﻪ‬

‫ﺍﻟﺬﺍﰐ ﻟﻺﺣﺴﺎﺱ ﺑﺎﻵﺧﺮ ﻭﺍﳌﺘﺤﻀﺮ ﻫـﻮﺍﻟـﺬﻱ ﻳﺴـﻠـﻚ‬
‫ﺳﻠﻮﻛﺎ ﻳﻼﺋﻢ ﺍﻟﺒﻴﺌﺔ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﻌﻴﺶ ﻓـﻴـﻬـﺎ ﻭﻟـﻜـﻲ ﻳـﻜـﻮﻥ‬

‫ﺇﱃ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺍ‪‬ﺘﻤﻌﺎﺕ ﺍﻹﻧﺴﺎﻧﻴﺔ‪ ،‬ﻭﻫﻲ ﻃـﺮﻳـﻘـﺔ ﺣـﻴـﺎﺓ‬

‫ﻭﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻳﺘﻢ ﺗﻌﻠﻴﻤﻬﺎ ﻭﻧﻘﻠﻬﺎ ﻣﻦ ﺟﻴﻞ ﺇﱃ ﺁﺧﺮ؛ ﻭﻳﻘﺼـﺪ‬
‫ﺑﺬﻟﻚ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﺍﻷﺷﻴﺎﺀ ﺍﳌﺮﺗﺒﻄﺔ ﺑـﻨـﺨـﺒـﺔ ﺫﻟـﻚ‬
‫ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ﺃﻭ ﺍﳌﺘﺄﺻﻠﺔ ﺑﲔ ﺍﻓﺮﺍﺩ ﺫﻟﻚ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ‪ ،‬ﻭﻣـﻦ ﺫﻟـﻚ‬

‫ﺍﳌﻮﺳﻴﻘﻰ‪ ،‬ﺍﻟﻔﻨﻮﻥ ﺍﻟﺸﻌﺒﻴﺔ‪ ،‬ﺍﻟﺘﻘﺎﻟﻴﺪ ﺍﶈـﺒـﺒـﺔ‪ ،‬ﲝـﻴـﺚ‬

‫ﺗﺼﺒﺢ ﻗﻴﻤﺎ ﺗﺘﻮﺍﺭﺛﻬﺎ ﺍﻷﺟﻴﺎﻝ ﻭﻣﺜﺎﻝ ﺫﻟﻚ ﺍﻟﻜـﺮﻡ ﻋـﻨـﺪ‬
‫ﺍﻟﻌﺮﺏ‪ ،‬ﺍﻟﺪﻗﺔ ﻋﻨﺪ ﺍﻷﻭﺭﻭﺑﻴﲔ‪ ،‬ﺃﻭ ﺭﻗﺼﺎﺕ ﺃﻭ ﻣـﻈـﺎﻫـﺮ‬

‫ﺳﻠﻮﻛﻴﺔ ﺃﻭ ﻣﺮﺍﺳﻢ ﺗﻌﺒﺪﻳﺔ ﺃﻭ ﻃﺮﻕ ﰲ ﺍﻟﺰﻭﺍﺝ ‪ .‬ﻓﻴﻘﺼـﺪ‬

‫ﺑﺎﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺍﻟﻜﻴﺎﻥ ﺍﳌﺎﺩﻱ ﻭﺍﻟﺮﻭﺣﻲ ‪‬ﺘﻤﻊ ﻣﻦ ﺍ‪‬ﺘـﻤـﻌـﺎﺕ‬

‫ﻭﻳﺪﺧﻞ ﰲ ﺫﻟﻚ ﺍﻟﺘﺮﺍﺙ ﻭﺍﻟﻠﻐﺔ ﻭﺍﻟﺪﻳﻦ ﻭﻋﺎﺩﺍﺕ ﺍ‪‬ﺘـﻤـﻊ‬

‫ﻭﻧﺸﺎﻃﻪ ﺍﳊﻀﺮﻱ‪.‬‬

‫ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻣﺘﺤﻀﺮﺍ ﻻﺑﺪ ﺃﻥ ﻳﻜﻮﻥ ﻣﺜﻘﻔﺎ‪.‬‬

‫‪13‬‬

‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺣﺴﺎن ﺑﻮزﻳﺪي‬

‫ﺑﻴﻦ اﻟﺴﻄﻮر‬

‫ﻓﻲ اﻟﺸﺒـــﺎب واﻟﻤﺴﺆوﻟـﻴﺔ‬
‫ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻧﺸﺎﻫﺪ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﻭﻫﻮ ﻭﺍﻗﻒ ﺃﻣﺎﻡ ﺳﻠـﻌـﺘـﻪ ﰲ‬

‫ﻣﺴﻮﻗﺎ ﻹﻧﺘﺎﺟﺎﺕ ﺳﻮﺍﻋﺪ ﺷﺒﺎﺏ ﻣـﺜﻠـﻪ ﰲ ﺃﺣﺴـﻦ‬

‫ﳛـﺮﺳـﻬـﺎ ﻣـﻦ‬

‫ﺍﻷﺣﻮﺍﻝ ﺃﻭ ﺃﻗﻞ ﻣﻨﻪ ﺷﺄﻧﺎ ﻓﻴﺎ ﺃﻳﻬﺎ ﺍﻟـﺮﺍﺳـﺨـﻮﻥ ﰲ‬

‫ﺍﳊﺠﺰ‪،‬ﺍﻟﺴﺮﻗﺔ ﺃﻭﺍﻟﺘﻠﻒ ﺃﻭﺣﺮﺍﻗﺎ ﰲ ﻗﻮﺍﺭﺏ ﺍﳌـﻮﺕ‬

‫ﺷﺆﻭﻥ ﺍﻹﺩﺍﺭﺓ ﻭﺍﺻﺤﺎﺏ ﺍﻟـﻘـﺮﺍﺭﰲ ﺷـﱴ ﺍﳌـﻮﺍﻗـﻊ‬

‫ﺃﺳﺪ ﳛﺮﺱ ﻋﺮﻳﻨـﻪ ﳉـﻤـﻊ ﺑـﻌـﺾ ﺍﻟـﺪﻧـﺎﻧـﲑﺃﻭ‬

‫ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺧﺬﻭﺍ ﺑﺄﻳﺪﻳﻬﻢ ﺿـﻌـﻮﺍ ﺛـﻘـﺘـﻜـﻢ ﻓـﻴـﻬـﻢ‬

‫ﺍﻷﻟﻮﻓﺎﺕ ﻭﺣﱴ ﺟﺎﺭﺍ ﺃﻭ ﺳﺎﺣـﺒـﺎ ﻟـﻌـﺮﺑـﺔ ﺧﻀـﺮ‬

‫‪،‬ﺇﻣﻨﺤﻮﻫﻢ ﺍﻟﻔﺮﺻﺔ ﻓﺴﺘﺮﻭﻥ ﺍﻟﻌﺠﺐ ﺍﻟﻌﺠﺎﺏ‪ ،‬ﺇﻧﻨـﺎ‬

‫ﻭﻓﺎﻛﻬﺔ ﺗﻨﺘﺎﺑﲏ ﺧﻮﺍﻃﺮ ﻻﺣﺼﺮ ﳍﺎ ﲤﺘﺪ ﰲ ﻫـﺬﺍ‬

‫ﳕﺘﻠﻚ ﻣﻦ ﺍﻟﻜﻔﺎﺀﺍﺕ ﺍﻟﺸﺎﺑﺔ ﻣﺎﻳـﺬﻫـﻠـﻜـﻢ‬

‫ﻭﺃﻧـﺘـﻢ‬

‫ﺍﻟﺰﻣﺎﻥ ﻛﻤﺎ ﳕﺘﺪ ﳓﻦ ﰲ ﺍﳉﻐـﺮﺍﻓـﻴـﺎ ﻭﻣـﻦ ﻫـﺬﻩ‬

‫ﺗﺪﺭﻛﻮﻥ ﺫﻟﻚ ﻓﻘﻂ ﺟﺮﺑﻮﺍ ﻓﻠﻦ ﺗﻨﺪﻣﻮﺍ‪.‬‬

‫ﺇﺣﺪﻯ ﺍﻟﺸﻮﺍﺭﻉ ﺃﻭ ﺍﻷﺳـﻮﺍﻕ‬

‫ﲝﺜﺎ ﻋﻦ ﻻﺷﻴﺊ ﺃﻭ ﺣﺎﺭﺳﺎ ﻟﺮﺻﻴﻒ ﻻﳝﻠﻜﻪ ﻛـﺄﻧـﻪ‬

‫ﺍﳋﻮﺍﻃﺮ ﺃﻥ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﱂ ﻳﻌﺪ ﻋﻨﺼﺮﺍ ﻫـﺎﻣـﺎ ﰲ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺭﺓ ﺍﻹﻧﺘﺎﺟﻴﺔ ﻭﺍﳊﻀﺎﺭﻳﺔ ﻟﻸﻣﺔ ﺍﳉـﺰﺍﺋـﺮﻳـﺔ‬
‫ﻧﺎﻫﻴﻚ ﻋﻦ ﺍﳊﻀﺎﺭﺓ ﺍﻟﻌﺎﳌﻴﺔ ﻓﻘﺪ ﺯﺣﺰﺡ ﻋﻦ ﺧﻮﺽ‬

‫ﻏﻤﺎﺭ ﺍﻟﻨﻬﻀﺔ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴﺔ ﻓﺬﻫﺒﺖ ﻓﺘﻮﺗﻪ ﻭﻗﻮﺗﻪ ﻫﺒﺎﺀ‬
‫ﻣﻨﺜﻮﺭﺍﻷ‪‬ﺎ ﱂ ﺗﺴﺘﺜﻤﺮ ﰲ ﺳﻴﺎﻕ ﺍﻟﺘﻨﻤﻴﺔ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴـﺔ‬
‫ﺍﳌﺘﻌﺪﺩﺓ ﺍﻷﻭﺟﻪ ﻛﻤﺎ ﺃﻥ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺍﻟـﺬﻱ ﲢـﻮﻝ‬
‫ﺇﱃ ﺑﺎﺋﻊ ﺟﺸﻊ ﻟﻜﻞ ﻣﺎ ﻳﻨﺘﺠﻪ ﺃﻗﺮﺍﻧﻪ ﻣـﻦ ﺷـﺒـﺎﺏ‬
‫ﺍﻟﻌﺎﱂ ﻭﺍﻟﺬﻳﻦ ﻳﺴﺎﳘﻮﻥ ﰲ ﺇﻧﻌﺎﺵ ﺇﻗﺘﺼﺎﺩ ﺑﻠﺪﺍ‪‬ﻢ‬
‫ﺳﻴﻈﻞ ﻫﻮ ﺧﺎﺩﻣﺎ ﳍﻢ ﺩﻭﻥ ﺑﻠﺪﻩ ﺍﳉـﺰﺍﺋـﺮﻭﺇﻥ ﻫـﺬﺍ‬
‫ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﺘﺮﰉ ﻋﻠﻰ ﺍﳋﻮﻑ ﻋﻠﻰ ﻣﺼﲑ ﺭﺯﻗـﻪ‬

‫ﺍﳌﺘﻤﺜﻞ ﰲ ﺳﻠﻌﺔ ﳛﻤﻠﻬﺎ ﻃﻴﻠﺔ ﺳﻮﻳﻌﺎﺕ ﻳـﻮﻣـﻪ ﻣـﻦ‬
‫ﺍﺟﻞ ﺇﻃﻌﺎﻡ ﺃﻫﻠﻪ ﺃﻭ ﺗﻐﺬﻳﺔ ﺛﺮﺍﺋﻪ ﺃﻭﳛﻠﻢ ﺑﺎﳍـﺮﻭﺏ‬
‫ﻣﻦ ﻭﻃﻨﻪ ﺃﻭ ﺣﺎﺭﺳﺎ ﻟﺮﺻﻴﻒ ﻻ ﳝﻠﻜﻪ ﺑﻜﻞ ﺗﺄﻛﻴﺪ‬
‫ﺳﻴﻔﻘﺪ ﻛﻞ ﺻﻠﺔ ﺑﻮﻃﻨﻪ ﰲ ﺍﻟﻮﻗﺖ ﺍﻟﺬﻱ ﻧﺸﺎﻫﺪ ﻓﻴﻪ‬
‫ﺑﻠﺪﺍﻧﺎ ﰲ ﺍﻟﻌﺎﱂ ﺗﺒﲏ ﳎﺪﻫﺎ ﻭﺷﻬﺮ‪‬ﺎ ﻭﺗﺄﻟﻘﻬﺎ ﻋﻠﻰ‬
‫ﺳﻮﺍﻋﺪ ﺷﺒﺎ‪‬ﺎ ﻟﻴﺒﻘﻰ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﻣﻨﺴﻴﺎ ‪،‬ﻣﻬﻤﺸﺎ ﺃﻭ‬

‫‪12‬‬

‫ﺍﳊﻜﻮﻣﻴﺔ ﻭﻏﲑ ﺍﳊﻜﻮﻣﻴﺔ ﺇﻓﺘﺤﻮﺍ ﺍﻷﺑﻮﺍﺏ ﳍـﺆﻻﺀ‬

‫ﺗﺮﻗﺒﻮا‪ ..‬إﺻﺪارات ﺧﺎﺻﺔ ﻟﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ‬

‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺣﺴﺎن ﺑﻮزﻳﺪي‬

‫أﺑﻜﻰ ﺳﻮزان ﻣﺒﺎرك ﻓﻲ ﺣﻔﻞ‬
‫ﺗﻮزﻳﻊ اﻟﺠﻮاﺋﺰ ﺑﺎﻹﺳﻜﻨﺪرﻳﺔ‬
‫ﺃﺳﺘﺴﻤﺤﻜﻢ ﻷﻋﻮﺩ ﺑﺬﺍﻛﺮﺗﻜﻢ ﺳﺒﻊ ﺳﻨﻮﺍﺕ ﺇﱃ ﺍﻟﻮﺭﺍﺀ‬

‫ﺍﻋﺮﺏ ﻟﻪ ﻋﻦ ﺇﻋﺠﺎﺑﻪ ‪‬ﺬﻩ ﺍﳌﻨﻄﻘﺔ ﺍﻟﺘﺎﺭﳜﻴﺔ ﺍﻟﱵ‬

‫ﻭﻗﺼﺔ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﺍﻟﺸﺎﺏ ﻃﺎﺭﻕ ﺛﺎﺑﺖ ﺍﻟﺬﻱ ﲤﻜﻦ ﻣﻦ‬

‫ﻗﺎﻝ ﻋﻨﻬﺎ ﺃ‪‬ﺎ ﺗﺪﺭﺱ ﰲ ﻣﺎﺩﺓ ﺍﻟﺘﺎﺭﻳﺦ ﺑﺎﳌﻜﺴﻴﻚ ﺇﱃ‬

‫ﺇﻓﺘﻜﺎﻙ ﺍﳌﺮﺗﺒﺔ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﺧﻼﻝ ﻣﺸﺎﺭﻛﺘﻪ ﰲ ﺍﳌﺆﲤﺮ‬

‫ﺟﺎﻧﺐ ﺍﻟﺜﻮﺭﺍﺕ ﺍﻟﻌﺎﳌﻴﺔ ﺍﻷﺧﺮﻯ‪ ،‬ﻭﺟﺎﺀﺕ ﺑﻌﺪﻫﺎ‬

‫ﺍﻟﻌﺎﳌﻲ ﻟﻠﺸﻌﺮﺍﻹﻧﺴﺎﱐ ﺍﻟﺬﻱ ﺍﻗﻴﻢ ﺑﺎﻹﺳﻜﻨﺪﺭﻳﺔ ﺷﻬﺮ‬

‫ﺍﻟﻠﺤﻈﺔ ﺍﳊﺎﲰﺔ ﺍﻟﱵ ﺃﻋﻠﻦ ﻓﻴﻬﺎ ﻋﻦ ﺗﺘﻮﻳﺞ‬

‫ﺃﻭﺕ ﻣﻦ ﺳﻨﺔ ‪ 2002‬ﻭﺟﺎﺀ ﺕ ﻣﺸﺎﺭﻛﺔ ﺇﺑﻦ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ‬

‫ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﺍﻟﺸﺎﺏ ﻃﺎﺭﻕ ﺛﺎﺑﺖ ﻓﺎﺋﺰﺍ ﺑﺎﳉﺎﺋﺰﺓ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ‬

‫ﰲ ‪‬ﺎﺋﻲ ﺍﳌﺆﲤﺮ ﺍﻟﻌﺎﳌﻲ ﻋﻘﺐ ﻓﻮﺯﻩ ﺑﺎﳉﺎﺋﺰﺓ ﺍﳋﺎﻣﺴﺔ‬

‫ﻭﻛﺎﻧﺖ ﺗﻘﺎﻟﻴﺪ ﺍﳌﺆﲤﺮ ﺃﻥ ﻳﺘﺴﻠﻢ ﺍﳌﺘﻮﺝ ﺟﺎﺋﺰﺗﻪ ﻣﻦ‬

‫ﰲ ﻣﻬﺮﺟﺎﻥ ﺍﻟﺸﻌﺮ ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺑﺪﻣﺸﻖ ﺳﻨﺔ ‪ 2001‬ﻓﻜﺎﻥ‬

‫ﺃﻳﺪﻱ ﺭﺋﻴﺲ ﺍﻟﺮﺍﺑﻄﺔ ﺍﻟﻌﺎﳌﻴﺔ ﻟﻸﺩﺏ ﺣﻴﻨﻬﺎ ‘‘ﻟﻮﺛﺮ‬

‫ﺃﺻﻐﺮ ﻣﺸﺎﺭﻙ )‪ 20‬ﺳﻨﺔ( ﻭﺃﻭﻝ ﻣﺸﺎﺭﻛﺔ ﻟﻪ ﻋﻠﻰ ﻫﺬﺍ‬

‫ﻣﺎﺭﺗﲔ’’ ﻟﻜﻦ ﺍﳌﻔﺎﺟﺄﺓ ﺟﺎﺀﺕ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺃﺻﺮﺕ ﺣﺮﻡ‬

‫ﺍﳌﺴﺘﻮﻯ ﺣﻴﺚ ﻗﺪﻡ ﻗﺼﻴﺪﺓ ‘‘ﻃﻔﻠﺔ ﺍﻟﺸﺎﻡ’’ﺍﻟﱵ‬

‫ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ ﺍﳌﺼﺮﻱ ﺣﺴﲏ ﻣﺒﺎﺭﻙ ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ ﺳﻮﺯﺍﻥ ﻋﻠﻰ‬

‫ﻳﺘﻐﲎ ﻓﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻮﺟﻪ ﺍﻟﻌﺮﰊ ﻋﱪ ﲦﺎﻧﲔ ﺑﻴﺘﺎ ﻭﻟﻠﺘﺎﺭﻳﺦ‬

‫ﻛﺴﺮ ﺍﻷﻋﺮﺍﻑ ﻭﺗﻘﺪﻡ ﺍﳉﺎﺋﺰﺓ ﺑﻨﻔﺴﻬﺎ ﻟﻠﻤﺘﻮﺝ‬

‫ﻧﺬﻛﺮ ﺃﻥ ﻃﺎﺭﻕ ﻛﺎﺩ ﺃﻥ ﻻ ﻳﻄﲑ ﺇﱃ ﺩﻣﺸﻖ ﻷﺳﺒﺎﺏ‬

‫ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪ ﺍﻟﺬﻱ ﳘﺴﺖ ﰲ ﺃﺫﻧﻪ ﻭﻫﻲ ﺗﺬﺭﻑ‬

‫ﻣﺎﻟﻴﺔ ﲝﺘﺔ ﻭﱂ ﻳﻜﻦ ﳝﺘﻠﻚ ﲦﻦ ﺗﺬﻛﺮﺓ ﺍﻟﻄﺎﺋﺮﺓ ﻟﻮﻻ‬

‫ﺩﻣﻮﻉ ﺍﻟﻔﺮﺣﺔ‘‘ﻟﻘﺪ ﺭﻓﻌﺖ ﺭﺅﻭﺳﻨﺎ ﲨﻴﻌﺎ ﻭﺫﻟﻚ‬

‫ﻣﺪﻳﺮ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﻭﺍﻟﺮﻳﺎﺿﺔ ﺁﻧﺬﺍﻙ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﺪﺧﻞ ﰲ ﺁﺧﺮ‬

‫ﻟﻴﺲ ﻏﺮﻳﺒﺎ ﻷﻧﻚ ﺟﺰﺍﺋﺮﻱ ﻭﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﺑﻠﺪ ﺃﺣﺒﻪ‬

‫ﳊﻈﺔ ﻭﺗﻜﻔﻞ ﺑﺴﻔﺮﻩ ﻗﺒﻞ ‪ 24‬ﺳﺎﻋﺔ ﰲ ﺳﻴﻨﺎﺭﻳﻮ‬

‫ﻛﺜﲑﺍ’’ﻭﻗﺒﻞ ﺁﺧﺮ ﺍﻟﻜﻼﻡ ﺍﻗﻮﳍﺎ ﻟﻠﺘﺎﺭﻳﺦ ﺃﻥ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ‬

‫ﺍﺷﺒﻪ ﺑﺎﺳﺘﻘﺎﻟﺔ ﺍﳌﺆﺳﺴﺎﺕ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﺣﻴﻨﻬﺎ ﻟﻜﻦ ﺍﻷﻣﺮ‬

‫ﺍﻟﺸﺎﺏ ﻋﺎﺩ ﻭﺣﻴﺪﺍ ﺇﱃ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﻭﱂ ﳚﺪ ﺃﺣﺪﺍ ﰲ‬

‫ﰎ ﲡﺎﻭﺯﻩ ﰲ ﻣﺆﲤﺮ ﺍﻟﻘﺎﻫﺮﺓ ﺣﻴﺚ ﺗﻜﻔﻠﺖ ﺑﻠﺪﻳﺔ‬

‫ﺍﺳﺘﻘﺒﺎﻟﻪ ﲟﻄﺎﺭ ﻫﻮﺍﺭﻱ ﺑﻮﻣﺪﻳﻦ ﻭﺗﻠﻚ ﻫﻲ ﺍﻟﻨﻘﻄﺔ‬

‫ﺑﺎﺗﻨﺔ ﲟﺼﺎﺭﻳﻒ ﺍﻟﺴﻔﺮ ﺇﱃ ﺑﻼﺩ ﺍﻟﻔﺮﺍﻋﻨﺔ ﻗﺒﻞ‬

‫ﺍﻟﺴﻮﺩﺍﺀ ﺍﻟﱴ ﻣﺎﺯﺍﻝ ﺷﺎﻋﺮﻧﺎ ﲢﺰ ﰲ ﻗﻠﺒﻪ‪.‬‬
‫آﺧﺮ اﻟﻜﻼم‬
‫ﺍﻟﺮﻳﺎﺿﻴﻮﻥ ﻫﻢ ﺍﻟﻔﺌﺔ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪﺓ ﺍﻟﱵ ﲢﻈﻰ ﻋﺎﺩﺓ‬

‫ﺇﻓﺘﺘﺎﺡ ﺍﳌﺆﲤﺮ ﻭﲞﺼﻮﺹ ﻛﻮﺍﻟﻴﺲ ﺍﳌﺆﲤﺮﺍﻟﺬﻱ‬
‫ﺷﺎﺭﻛﺖ ﻓﻴﻪ‪ 13‬ﺩﻭﻟﺔ ﻗﺪﻡ ﻓﻴﻪ ﳑﺜﻞ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪ‬
‫ﻗﺼﻴﺪﺓ ﺇﻟﻴﺎﺫﺓ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﻭﻳﺮﻭﻱ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﺛﺎﺑﺖ ﺃﻧﻪ‬
‫ﺇﻟﺘﻘﻰ ﺷﺎﻋﺮﺍ ﻣﻦ ﺍﳌﻜﺴﻴﻚ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﻌﺮﻑ ﻋﻠﻴﻪ‬
‫ﻭﺑﺎﻟﺼﺪﻓﺔ ﺇﻛﺘﺸﻒ ﺃﻧﻪ ﻳﻨﺤﺪﺭ ﻣﻦ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﻭﻫﻮ ﻣﺎ‬
‫ﺃﺛﺎﺭ ﻓﻀﻮﻝ ﳑﺜﻞ ﺍﳌﻜﺴﻴﻚ ﺍﻟﺬﻱ ﱂ ﻳﺼﺪﻕ ﺃﻧﻪ ﺇﻟﺘﻘﻰ‬

‫ﺑﺎﻟﺘﻜﺮﳝﺎﺕ ﻭ ﺃﺻﺤﺎﺏ ﺍﻷﻗﺪﺍﻡ ﻫﻢ ﺍﶈﻈﻮﻇﻮﻥ‬
‫ﺩﺍﺋﻤﺎ ﰲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺰﻣﺎﻥ ﻓﻬﻞ ﻧﻠﺘﻔﺖ ﻳﻮﻣﺎ ﻷﺻﺤﺎﺏ‬
‫ﺍﻷﻗﻼﻡ‬

‫ﻭﳕﻨﺤﻬﻢ‬

‫ﺍﳌﻜﺎﻧﺔ‬

‫ﻭﺍﻟﺪﺭﺟﺔ‬

‫ﺍﻟﱵ‬

‫ﻳﺴﺘﺤﻘﻮ‪‬ﺎ؟‬

‫ﻭﺍﺣﺪﺍ ﻣﻦ ﺃﺑﻨﺎﺀ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﻭﱂ ﻳﻜﺸﻒ ﺳﺮﺍ ﻋﻨﺪﻣﺎ‬

‫‪11‬‬

‫ﺟﺰﺍﺋــﺮ ﻫﻞ ﻳﻌﻠــﻢ ﺍﻟﻜﻮﻥ ﺃﱐ‬

‫إﻓﻀﺎءات‬
‫ﻓﻲ أذن‬
‫ﺻﺎﺣﺒﺔ‬
‫اﻟﺠﻼﻟﺔ‬
‫ﺷﻌﺮ ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‬

‫ﻭﺃﺑﻌـﺚ ﰲ ﺍﻟﻌﺎﳌــﲔ ﻫﻮﺍﻳـــﺎ‬
‫ﻭﺃﺭﻛﺐ ﺣﺒــﻚ‪ ،‬ﻋﱢﻠـﻲ ﺃﻻﻗـﻲ‬
‫ﻭﺃﺣﻀﻦ ﺩﻣﻌﻲ ﺍﻟﺬﻱ ﺭﺍﺡ ﳛﻜــﻲ‬
‫ﻭﻳﺒﻌﺜﲏ ﺍﻟﺸﻮﻕ ﺻـﻮﺏ ﺍﳊﻜﺎﻳــﺎ‬
‫ﻭﺻﻮﺏ ﺍﳌﻮﺍﻭﻳــﻞ ﻋﻨﻚ ﺗﻐ ‪‬ﻨــﻰ‬
‫ﻷﱐ ﺃﺭﻳــﺪﻙ ﻭﺣﻴــﺎ ﻟﺮﻭﺣــﻲ‬
‫ﻛﻤﺎ ﻛﻨــﺖ ﻳﺎ ﺃﻭﻝ ﺍﻟﻌﺸــﻖ ﻓﻴﻨﺎ‬
‫ﻛﻤﺎ ﻛﻨﺖ ﻳﺎ ﺑﺴﻤــــﺔ ﰲ ﺷﻔﺎﻧﺎ‬
‫ﺖ‬
‫ﻭﻛﻨﺖ ﻭﻓﺠﺮ ﺍﳊﻘﻴﻘـــﺔ ﺃﻧــ ‪‬‬
‫ﱐ ﺻﻐﺘــﻚ ﺣﺮﻓـﺎ‬
‫ﺟﺰﺍﺋـــﺮ ﺇ ﹼ‬
‫ﻭﺇﱐ ﻭ ﹶﻗًﻔﺘـُـﻚ ﺷﻌــﺮﺍ ﻭﺫﻛـﺮﺍ‬
‫ﻭﺇﱐ ﺻـﺮﻳﻌـﻚ ﻗﺪ ﻗــﺎﻡ ﻳﺘﻠـﻮ‬
‫ﻓﺨﻠﻲ ﻓﺆﺍﺩﻱ ﳛﺎﻛﻴــﻚ ﺩﻭﻣــﺎ‬
‫ﻭﰲ ﻧﺸـــﻮﺓ ﺍﻟﻌﻤـﺮ ﺗﺄﺗﲔ ﳓﻮﻱ‬
‫ﲢﺎﻛﻴﻨــﲏ ﻋﻦ ﺿﻴــﻮﻑ ﺃﺗـﻮﻙ‬
‫ﺳﻘﻮﺍ ﻣﻦ ﺩﻣﺎﻫﻢ ﻓﻴﺎﰲ ﺍﻟﺼﺤــﺎﺭﻯ‬
‫ﳎــﺪ ﻃـﲑ ﺍﻷﺑـﺎﺑﻴــﻞ ﺩﻭﺭ ‪‬ﻩ‬
‫ﻭ ‪‬‬
‫ﻓﺄﻋﻄﻮﺍ ﻣﻦ ﺍﻟﺮﻭﺡ‪ ،‬ﺃﻋﻄﻮﺍ‪ ،‬ﻭﺃﻋﻄﻮﺍ‬
‫ﻓﻜﺎﻧﻮﺍ ﻭﻋﻄـــﺮ ﺍﳌﺪﻯ ﰲ ﺷﺬﺍﻫﻢ‬

‫‪10‬‬

‫ﻚ ﺃﻏﺴﻞ ﺟـﺮﺣﻲ ﲟﺎﺋــﻚ‬
‫ﻗﺼﺪﺗ ‪‬‬
‫ﻭﺃﻣﺘﻄـﻲ ﺍﻟﺸــﻮﻕ ﻳﺮﻗﻰ ﺑﺒﺎﺑـﻚ‬
‫ﺯﻣﺎﱐ ﺍﻟﺬﻱ ﺭﺍﺡ ﻳﺒـﻐﻲ ﻟﻘﺎﺋـــﻚ‬
‫ﻏﺮﺍﺑـﺔ ﺣـﱯ‪ ،‬ﻭﺣﺴــﻦ ﲨﺎﻟـﻚ‬
‫ﻭﺻــﻮﺏ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﻣﻀﻮ ﻛﺎﳌﻼﺋـﻚ‬
‫ﻭﺻﻮﺏ ﺍﻟﻘﺼﺎﺋ ‪‬ﺪ ﻛﻴـﻒ ﺗﻨﺎﺟــﻚ‬
‫ﻭﻗﻄﻌــﺔ ﺑﺪﺭ ﺗﻨــﲑ ﺍﳊﻮﺍﻟــﻚ‬
‫ﻋﺮﻭﺳﺎ؛ ﲢﺎﻛﻲ ﺍﳌﺪﻯ ﰲ ﺟﻼﻟــﻚ‬
‫ﻫﺪﻳﺮ ﺍﳌﺪﺍﻓــﻊ ﻳﻌﻠﻮ ﲰﺎﺋـــﻚ‬
‫ﺳﺤ‪‬ﺒـﺎ ‪‬ﺎ ﺍﻟﻐﻴـﺚ ﻛﻨﺖ ﻛﺬﻟـﻚ‬
‫ﻭ‪‬‬
‫ﻭﻗﻤـــﺖ ﺃﻏﻨﻴﻚ ﳊﻨــﺎ ﻟﺬﻟﻚ‬
‫ﻭﺃﻥ ﻫﻮﺍﻳﺎ ﺳــﺮﻯ ﰲ ﻫﻮﺍﺋـــﻚ‬
‫ﻣﻦ ﺍﻟﻠﺤــﺪ ﺷﻌﺮﺍ ‪،‬ﻓﻠﱮ ﻧﺪﺍﺋـﻚ‬
‫ﻓﺈﱐ ﻭﺣﺒــﻚ ﻟﺴـﺖ ﺑﺘــﺎﺭﻙ‬
‫ﲢﺎﻛﻴﻨﲏ ﰲ ﺍﳍﻮﻯ ﻋﻦ ﻗـﺮﺍﺋــﻚ‬
‫ﺃﻧﺎﺧـــﻮﺍ ﺍﻟﺒﻄﻮﻟﺔ ﰲ ﺭﺩ ‪‬ﻩ ﺑﺎﺑـﻚ‬
‫ﻭﺻﺨــﺮ ﺍﻟﺒﻮﺍﺩﻱ ‪ ،‬ﻭﺭﺳﻮﺍ ﺟﺒﺎﻟﻚ‬
‫ﻓﻘﺎﻣﺖ ﺗﻌﻢ ﺍﻟﺴﻤـــﺎﺀ ﺍﳌﻌــﺎﺭﻙ‬
‫ﻓﺄﻋـــﻲ ﺍﻟﱪﻳﺔ ﻭﺻﻒ ﺃﻭﻟﺌــﻚ‬
‫ﻭﺳﺤﺒـــﺎ ‪‬ﺎ ﺍﻟﻐﻴﺚ؛ ﻛﺎﻧﻮﺍ ﻛﺬﻟﻚ‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪:‬ﺻﺮﺍﻉ ﺍﻷﺟﻴﺎﻝ ﻗﻀﻴﺔ ﺃﺯﻟﻴﺔ ﻓﻜﻞ ﺟﻴﻞ‬
‫ﻳﺮﻯ ﻧﻔﺴﻪ ﻣﺆﻫﻼ ﻟﻠﻘﻴﺎﺩﺓ ‪ ،‬ﻭﻫﻲ ﻗﻀﻴﺔ ﻋﺎﺩﻳﺔ‪ ،‬ﻭﻣﺎ‬

‫ﳚﺐ ﻗﻮﻟﻪ ﺃﻧﻨﺎ ﳚﺐ ﺃﻥ ﳓﺘﺮﻡ ﺍﻷﺑﻮﺓ‪ ،‬ﻭﻋﻠﻰ ﺍﳉﻴﻞ‬
‫ﺍﻟﻘﺪﱘ ﺃﻥ ﳚﻌﻞ ﻣﻨﻬﺎ ﻗﻀﻴﺔ ﺗﻔﺎﻫﻢ ﻻ ﺗﺼﺎﺭﻉ‪.‬‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻭﻣﺎﺫﺍ ﻋﻦ ﺍﳊﺪﺍﺛﺔ؟‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﺃﺻﺒﺤﺖ ﺍﳊﺪﺍﺛﺔ ﴰﺎﻋﺔ ﻳﻌﻠﻖ ﻋﻠﻴﻬﺎ‬
‫ﺍﻵﺧﺮﻭﻥ ﺃﺧﻄﺎﺀﻫﻢ‪ ،‬ﻟﻜﻨﻬﺎ ﻣﻦ ﺍﳌﻔﺮﻭﺽ ﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﲡﺎﻭﺯﺍ‬

‫ﻟﻠﻮﺍﻗﻊ ﻭﺍﳌﺄﻟﻮﻑ‪.‬‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻣﺎ ﻫﻲ ﺍﻟﻘﺼﻴﺪﺓ ﺍﻟﱵ ﱂ ﻳﻜﺘﺒﻬﺎ ﺑﻌﺪ‬

‫ﻃﺎﺭﻕ ﺛﺎﺑﺖ؟‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﻫﻨﺎﻙ ﺍﻟﻌﺪﻳﺪ ﻣﻦ ﺍﻟﻘﺼﺎﺋﺪ ﺍﻟﱵ ﻻ ﺃﺯﺍﻝ‬

‫ﱂ ﺍﻛﺘﺒﻬﺎ ﺑﻌﺪ‪ ،‬ﻛﻤﺎ ﺃﻥ ﻫﻨﺎﻙ ﻗﺼﺎﺋﺪ ﻛﺘﺒﺘﻬﺎ ﲤﻨﻴﺖ ﺃﻧﲏ‬
‫ﱂ ﺃﻛﺘﺒﻬﺎ‪ ،‬ﻭﻳﺒﻘﻰ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﺭﻫﻦ ﻣﺎﺿﻴﻪ ﻭﺿﺤﻴﺔ ﳊﺎﺿﺮﻩ‬

‫ﻭﻣﻄﻠﺒﺎ ﳌﺴﺘﻘﺒﻠﻪ‪...‬ﺃﲤﲎ ﺃﻥ ﺃﻛﺘﺐ ﻗﺼﻴﺪﺓ ﲣﻠﺪ‪.‬‬

‫ﺃﺣﺪ ﺍﳍﺎﺟﺴﲔ‪ ،‬ﻭﺃﺣﻴﺎﻧﺎ ﻗﺪ ﻳﻠﺘﻘﻲ ﺍﳍﺎﺟﺴﺎﻥ ﰲ ﲡﺮﺑﺔ‬
‫ﺷﻌﺮﻳﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ‪ ،‬ﺭﲟﺎ ﻛﺎﻥ ﰲ ﺍﻟﺸﻌﺮ ﺍﻟﺼﻮﰲ‪ ،‬ﺑﺎﳌﻌﲎ ﺍﻟﻌﺎﻡ‬

‫ﻟﻠﺘﺼﻮﻑ‪ .‬ﻓﻼ ﻛﺘﺎﺑﺔ – ﺇﺫﻥ ‪ -‬ﺧﺎﺭﺝ ﺍﻟﺬﺍﺕ ﺃﻭ ﺧﺎﺭﺝ‬

‫ﺍﻟﻮﺍﻗﻊ‪.‬‬

‫ﺍﳌﻮﺿﻮﻉ ﺍﳌﺮﻛﺰﻱ ﰲ ﻫﺬﻩ ﺍ‪‬ﻤﻮﻋﺔ ﻫﻮ ﺍﻟﻮﻃﻦ‪ ،‬ﻭﻗﺪ ﺷﻜﻞ‬
‫ﺗﻴﻤﺔ ﺃﺳﺎﺳﻴﺔ ﻭﻟﹼﺪﺕ ﻣﻌﻈﻢ ﻗﺼﺎﺋﺪ ﺍﻟﺪﻳﻮﺍﻥ‪ ،‬ﻏﲑ ﺃﻥ‬

‫ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴﺔ ﺑﻘﻲ ﺃﺳﲑ ﺍﳉﺎﻫﺰ‪ ،‬ﻭﺍﳌﺘﺪﺍﻭﻝ ﺇﻻ ﰲ‬

‫ﺍﳌﻮﺍﻗﻒ ﺍﻟﱵ ﻳﺮﻗﻰ ‪‬ﺎ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﻋﺎﻃﻔﺘﻪ‬
‫ﻭﺍﻧﺪﻣﺎﺟﻪ ﰲ ﺍﻟﺘﺠﺮﺑﺔ ﺇﱃ ﻣﺴﺘﻮﻯ ﺃﻋﻠﻰ ﻳﺘﺠﺎﻭﺯ ﻣﺎ ﻓﻴﻪ‬

‫ﻣﻦ ﺟﺎﻫﺰ ﻭﻣﺘﺪﺍﻭﻝ‪ ،‬ﻭﲢﻮﻳﻠﻪ ﺇﱃ ﻧﺺ ﻣﺮﻛﺐ ﳑﺘﻠﺊ‬
‫ﻣﺴﺘﻘﻞ‪.‬‬

‫ﻭﻗﺪ ﻭﺟﺪ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﰲ ﺍﻟﻘﺼﻴﺪﺓ ﺍﻟﻌﻤﻮﺩﻳﺔ ﺍﻟﺘﺮﲨﺔ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ‬

‫ﺍﻟﱵ ﺗﻌﻜﺲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺒﻌﺪ ﺍﻟﻮﻃﲏ‪ ،‬ﺇﺫ ﻫﻴﻤﻨﺖ ﺍﻟﻘﺼﻴﺪﺓ ﺫﺍﺕ‬
‫ﺍﻟﺸﻄﺮﻳﻦ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺪﻳﻮﺍﻥ ﺑﺈﻳﻘﺎﻋﻬﺎ ﺍﻟﺼﺎﺧﺐ‪ ،‬ﻭﻟﻐﺘﻬﺎ ﺍﳌﺆﺛﺮﺓ‪،‬‬
‫ﻭﻛﱪﻳﺎﺋﻬﺎ ﺍﳌﺘﺤﺪﻱ‪ ،‬ﻭﺻﺮﺍﺧﻬﺎ ﺍﳌﺪﻭﻱ‪ ،‬ﻭﻏﻨﺎﺋﻴﺘﻬﺎ ﺍﻟﻌﺎﻟﻴﺔ‪.‬‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ واﻟﺸﻌﺮ‪..‬‬

‫ﻳﻜﺘﺐ ﻃﺎﺭﻕ ﻗﺼﺎﺋﺪﻩ ﺑﺮﻫﺎﻓﺔ ﻣﻜﻨﺘﻪ ﻣﻦ ﲡﺎﻭﺯ ﻟﻐﺔ ﺍﻟﻨﺜﺮ‪،‬‬

‫ﻣﻦ ﺗﻘﺪﻳﻢ دﻳﻮان اﻓﻀﺎءات ﻓﻲ‬
‫أذن ﺻﺎﺣﺒﺔ اﻟﺠﻼﻟﺔ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻘﺼﻴﺪﺓ ﻭﳕﻮﻫﺎ ﻭﻧﻈﺎﻣﻬﺎ ﺍﻟﻠﻐﻮﻱ ﺍﳋﺎﺹ‪ ،‬ﻭﻻ ﲨﻞ‬

‫ﻃﺎﺭﻕ ﺛﺎﺑﺖ ﺷﺎﻋﺮ ﻣﻦ ﺍﻟﺸﻌﺮﺍﺀ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﺑﺪﺃﻭﺍ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﰲ‬
‫ﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ ﺍﻷﺧﲑﺓ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ ﺍﻷﺧﲑﺓ ﳍﺎ ﺧﺼﻮﺻﻴﺘﻬﺎ ﰲ‬

‫ﻓﻠﻴﺲ ﰲ ﻫﺬﻩ ﺍ‪‬ﻤﻮﻋﺔ ﻧﺘﻮﺀﺍﺕ ﻧﺜﺮﻳﺔ ﺗﻌﻴﻖ ﺗﻘﺪﻡ‬
‫ﻣﺘﻠﻜﺌﺔ‪ ،‬ﺗﻔﻮﺡ ﻣﻨﻬﺎ ﺭﺍﺋﺤﺔ ﺍﻟﻜﺎﺋﻦ ﺍﻟﻐﺮﻳﺐ‪ .‬ﻭﺍﻟﻮﺻﻮﻝ ﺇﱃ‬

‫ﻣﺜﻞ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺟﺔ ﻳﺘﻄﻠﺐ ﻭﻋﻴﺎ ﺷﻌﺮﻳﺎ ﺑﺎﻟﻌﺎﱂ ﻭﲤﺮﺳﺎ‬
‫ﺩﺍﺋﻤﺎ ﺑﺎﻟﻠﻐﺔ ﻗﺮﺍﺀﺓ ﻭﻛﺘﺎﺑﺔ‪ ،‬ﰲ ﺍﻟﻘﺪﱘ ﻭﺍﳊﺪﻳﺚ‪ ،‬ﻭﰲ ﻛﻞ‬
‫ﺃﺷﻜﺎﻝ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻘﺼﻴﺪﺓ ﺍﳊﺮﺓ ﰲ ﻫﺬﻩ ﺍ‪‬ﻤﻮﻋﺔ ﻗﻠﻴﻠﺔ ﺍﻟﻌﺪﺩ‪ ،‬ﻭﻫﻲ ﻋﻠﻰ‬

‫ﺍﻟﺸﻌﺮ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ‪ ،‬ﻛﻤﺎ ﳍﺎ ﺧﺼﻮﺻﻴﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ‬

‫ﻗﻠﺘﻬﺎ ﺗﺘﻤﺘﻊ ﲜﻤﺎﻟﻴﺔ ﻭﺍﺿﺤﺔ‪ ،‬ﻟﻐﺔ ﻭﺻﻮﺭﺓ ﻭﺇﻳﻘﺎﻋﺎ‬

‫ﻟﻴﺼﺒﺢ ﺷﺎﻋﺮﺍ‪ ،‬ﻭﻗﺪ ﻗﺎﺩﻩ ﻃﻤﻮﺣﻪ ﺍﻟﺸﻌﺮﻱ ﻫﺬﺍ ﺇﱃ ﺃﻥ‬

‫ﺍﻟﻌﺎﻣﲔ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﺃﺷﺮﺕ ﺇﻟﻴﻬﻤﺎ‪ ،‬ﻭﻗﺪﺭﺓ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﰲ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ‬

‫ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ( ﺍﻟﱵ ﺍﺳﺘ‪‬ﻘﺒﻠﺖ ﻧﻘﺪﻳﺎ ﲜﺎﺋﺰﺓ ﻋﺮﺑﻴﺔ؛ ﻛﺎﻧﺖ‬

‫ﺑﺎﻟﻄﺮﻳﻘﺔ ﺍﳊﺮﺓ‪ ،‬ﻓﻬﻮ ﳝﺘﻠﻚ ﻧﻈﺎﻡ ﺍﻟﺸﻜﻠﲔ ﲟﺴﺘﻮﻯ‬

‫ﻭﺍ‪‬ﺘﻤﻊ‪ ،‬ﻭﻫﻮ ﳝﻠﻚ ﻣﻦ ﺍﳌﻮﻫﺒﺔ ﻭﺍﻟﻄﻤﻮﺡ ﻣﺎ ﻳﻜﻔﻲ‬
‫ﳚﺮﺏ ﻛﺘﺎﺑﺔ ﺍﳌﻠﺤﻤﺔ‪ ،‬ﻗﺒﻞ ﻭﻗﺘﻬﺎ ﻭﻭﻗﺘﻪ‪ ،‬ﻓﺄﺻﺪﺭ )ﺇﻟﻴﺎﺫﺓ‬

‫ﻭﺭﺅﻳﺎ‪ .‬ﻭﻣﻮﺿﻮﻋﺎ‪‬ﺎ ﻻ ﲣﺮﺝ ﻋﻦ ﺍﳍﺎﺟﺴﲔ ﺍﳌﺮﻛﺰﻳﲔ‬

‫ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻄﺮﻳﻘﺔ ﺍﻟﻌﻤﻮﺩﻳﺔ ﻣﺜﻞ ﻗﺪﺭﺗﻪ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ‬

‫ﺍﻟﺪﺍﻓﻊ ﻟﻪ ﻷﻥ ﻳﺪﻋﻢ ﲡﺮﺑﺘﻪ ﺍﻟﺸﻌﺮﻳﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻌﺪ‪ .‬ﻭﻻ‬

‫ﻭﺍﺣﺪ ﰲ ﺃﻏﻠﺐ ﺍﻷﺣﻴﺎﻥ‪.‬‬

‫ﺷﺎﻋﺮ ﺁﺧﺮ‪ .‬ﻭﰲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺪﻳﻮﺍﻥ ﻣﺎ ﺗﺰﺍﻝ ﻣﻼﻣﺢ ﺍﳌﻠﺤﻤﻴﺔ‬

‫ﺍﳉﻼﻟﺔ"‪ ،‬ﻓﻼ ﺃﺭﻳﺪ ﺃﻥ ﺃﻛﻮﻥ ﻧﺎﺋﺒﺎ ﻋﻦ ﺍﻟﻘﺎﺭﺉ‪ ،‬ﻓﺎﻟﺸﻌﺮ ﻻ‬

‫ﻳﺘﻘﺎﺳﻢ ﻫﺬﻩ ﺍ‪‬ﻤﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻘﺼﺎﺋﺪ ﻫﺎﺟﺴﺎﻥ ﺃﺳﺎﺳﻴﺎﻥ‪،‬‬

‫ﺃﺩﻋﻮﻩ ﺇﱃ ﻗﺮﺍﺀﺓ ﻫﺬﻩ ﺍﻹﻓﻀﺎﺀﺍﺕ ﻟﻴﺼﻞ ﺇﱃ ﺻﺎﺣﺒﺔ‬

‫ﺷﻚ ﰲ ﺃﻧﻪ ﻗﺪ ﻛﺘﺐ ﻗﺼﺎﺋﺪ ﻏﻨﺎﺋﻴﺔ ﻭﺟﺪﺍﻧﻴﺔ ﻛﺄﻱ‬
‫ﺗﻠﻮﺡ ﻣﻦ ﻭﺭﺍﺀ ﺳﺘﺎﺭ‪.‬‬

‫ﳘﺎ ﺍﳍﺎﺟﺲ ﺍﻟﺬﺍﰐ ﻭﺍﳍﺎﺟﺲ ﺍﳌﻮﺿﻮﻋﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻇﻦ ﺃﻥ ﻛﻞ‬
‫ﺍﻟﺘﺠﺎﺭﺏ ﺍﻟﺸﻌﺮﻳﺔ ﻗﺪﳝﺎ ﻭﺣﺪﻳﺜﺎ ﻻ ﺑﺪ ﺃﻥ ﺗﺪﻭﺭ ﺣﻮﻝ‬

‫ﻫﺬﻩ ﻟﻴﺴﺖ ﻗﺮﺍﺀﺓ ﻟﺪﻳﻮﺍﻥ"ﺇﻓﻀﺎﺀﺍﺕ ﰲ ﺃﺫﻥ ﺻﺎﺣﺒﺔ‬

‫ﻳﻘﺮﺅﻩ ﺇﻻ ﻗﺎﺭﺋﻪ‪ ،‬ﻻ ﺃﺭﻳﺪ ﺃﻥ ﺃﺟﻌﻞ ﺍﻟﻘﺎﺭﺉ ﻣﺴﺘﻤﻌﺎ‪ ،‬ﺑﻞ‬

‫ﺍﳉﻼﻟﺔ"ﺍﻟﻘﺼﻴﺪﺓ"‪.‬‬

‫‪9‬‬

‫ﻣﻠﻒ اﻟﻌﺪد‬

‫ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ ﻓﻲ ﺣﻮار ﻣﻊ اﻟﺸﺎﻋﺮ ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪.‬‬
‫ﻋﺪد رﻗﻢ ‪ -25‬ﻟﺸﻬﺮي ﻧﻮﻓﻤﺒﺮ‪ /‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‪.2008‬‬
‫ﺃﺟﺮﺕ ﳎﻠﺔ ﺍﳌﻨﺎﺭ ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺣﻮﺍﺭﺍ ﻣﻊ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﻃﺎﺭﻕ‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻟﻮ ﺍﻧﻄﻠﻘﻨﺎ ﻣﻦ ﺳﺆﺍﻝ ﻳﺒﺪﻭ ﺑﺪﻳﻬﻴﺎ‪،‬‬

‫ﺛﺎﺑﺖ ﻋﻨﻮﻧﺘﻪ ﺑـ" ﺷﺎﻋﺮ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﻃﺎﺭﻕ ﺛﺎﺑﺖ ﰲ‬

‫ﺍﻟﺸﻌﺮ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻔﻦ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﺘﻤﺮﺳﻪ‪-‬ﻛﻤﺎ ﺟﺎﺀ ﰲ ﺗﻘﺪﱘ‬

‫ﺍﳊﻮﺍﺭ‪:‬‬

‫ﺻﺎﺣﺒﺔ ﺍﳉﻼﻟﺔ‪-‬ﻣﺎﺫﺍ ﺗﻘﻮﻝ ﻋﻨﻪ؟‬

‫ﺿﻴﺎﻓﺔ ﺍﳌﻨﺎﺭ ﺍﻟﻌﺮﰊ‪ :‬ﻣﺮﻓﻮﻗﺎ ﺑﺼﻮﺭﺗﻪ‪ ،‬ﻭﻫﺬﺍ ﻧﺺ‬

‫ﺷﺎﻋﺮﻧﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﺸﻌﺮﺍﺀ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻳﲔ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﺍﺧﺘﺎﺭﻫﻢ‬

‫ﺍﻟﺪﻛﺘﻮﺭ ﻋﺒﺪ ﺍﷲ ﺍﻟﻌﺸﻲ ﻟﺪﻳﻮﺍﻧﻚ ﺍﻓﻀﺎﺀﺍﺕ ﰲ ﺃﺫﻥ‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﻳﺒﺪﻭ ﱄ ﺃﻧﻪ ﺃﲰﻰ ﻣﺎ ﳝﻠﻜﻪ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ‬

‫ﺍﻟﺸﻌﺮ ﻗﺒﻞ ﺃﻥ ﳜﺘﺎﺭﻭﻩ‪ ،‬ﻓﺴﻜﺒﻮﺍ ﻣﻦ ﺍﻟﺒﺴﺎﻃﺔ‬

‫ﺍﻟﺬﻱ ﺿﻴﻌﺘﻪ ﺍﳌﺎﺩﻳﺎﺕ ﻭﺍﻟﻌﻮﳌﺔ‪ ،‬ﻭﻋﻨﺪ ﺗﻌﺮﻳﻔﻨﺎ ﻟﻠﺸﺎﻋﺮ‬

‫ﺍﻟﻜﺜﲑ‪ ،‬ﻭﻣﻦ ﺍﻷﺻﺎﻟﺔ ﺍﻟﻜﺜﲑ ﺍﻟﻜﺜﲑ‪،‬ﻛﻴﻒ ﻻ ﻭﻫﻮ ﻭﺍﺣﺪ‬

‫ﻛﻜﻞ‪ ":‬ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ ﺍﳊﻘﻴﻘﻲ ﻫﻮ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﻘﻒ ﻋﻠﻰ ﺍﳋﻂ‬

‫ﻭﺍﻟﺘﻮﺍﺿﻊ ﻭﺍﳊﻨﻜﺔ ﻭﺍﻟﺘﻮﺍﺿﻊ ﻭﺍﳊﻨﺔ ﻭﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ‬

‫ﺍﳊﻘﻴﻘﻲ ﻧﻘﻮﻝ ﻣﺎﻗﺎﻟﻪ ﺍﺭﻧﺴﺖ ﻫﻴﻤﻨﻐﻮﺍﻱ ﻋﻦ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ‬

‫ﻣﻦ ﺍﻷﺑﻨﺎﺀ ﺍﻟﱪﺭﺓ ﻟﻸﻭﺭﺍﺱ ﺍﻟﺸﺎﻣﺦ‪ ،‬ﻓﻬﻮ ﺍﻟﺬﻱ ﻗﺎﻝ‪":‬‬

‫ﺍﻟﻔﺎﺻﻞ ﺑﲔ ﺍﳊﻴﺎﺓ ﻭﺍﳌﻮﺕ"‪.‬‬

‫ﺃﺻﻘﺎﻉ ﺍﻟﺪﻧﻴﺎ" ﻧﺎﻟﺖ ﺇﻟﻴﺎﺫﺗﻪ ﺟﺎﺋﺰﺓ ﻧﻘﺪﻳﺔ ﻋﺮﺑﻴﺔ‬

‫ﺍﳌﻐﺎﺩﺭﺓ ﺃﻭ ﺍﻟﺰﻭﺍﻝ؟‬

‫ﺃﺣﺒﺒﺖ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﺑﻌﻤﻖ‪ ،‬ﻛﺘﺒﺖ ﻋﻨﻪ ﻭﻧﻘﻠﺖ ﺣﻜﺎﻳﺎﻩ ﺇﱃ‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻫﻞ ﻳﺼﻞ ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ –ﺣﺴﺒﻚ‪-‬ﺇﱃ‬

‫ﻭﻫﻲ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺗﻀﺎﻑ ﳌﺴﲑﺗﻪ ﺍﻹﺑﺪﺍﻋﻴﺔ ﺇﻟﺘﻘﺘﻪ ﺳﺎﺭﺓ‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﺑﺎﻋﺘﻘﺎﺩﻱ ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ ﺍﳊﻘﻴﻘﻲ ﻫﻮ ﺍﻟﺬﻱ‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻫﻞ ﺃﺻﺒﺢ ﺍﻟﺸﻌﺮ ﻋﻨﺪﻙ ﲟﺜﺎﺑﺔ‬

‫ﻭﺃﻇﻦ ﺃﻧﻨﺎ ﻻ ﳕﻠﻚ ﺃﺩﺑﺎﺀ ﳝﺜﻠﻮﻥ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻮﻗﻒ‪ ،‬ﻷﻧﻨﺎ ﱂ‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﺍﻟﺸﻌﺮ ﻋﻨﺪﻧﺎ ﻏﺮﻳﺐ‪ ،‬ﻓﻘﺪ ﺃﺻﺒﺢ ﻻ‬

‫ﺫﺍﺗﻪ‪ ،‬ﻓﻤﺎ ﻧﻘﻮﻟﻪ ﺷﻌﺮﺍ ﻫﻮ ﻧﻮﻉ ﻣﻦ ﺍﳌﻜﺒﻮﺗﺎﺕ ﺍﻟﱵ‬

‫ﻭﺍﺳﻌﺔ ﺯﺍﻟﺖ‪ ،‬ﻭﺍﻟﻴﻮﻡ ﺍﲡﻪ ﺍﻟﻨﺎﺱ ﻟﻔﻨﻮﻥ ﺃﺧﺮﻯ‬

‫ﻭﺟﺮﺍﺣﺎ‪‬ﻢ ﻓﻬﻮ ﳚﺐ ﺃﻥ ﳝﺜﻞ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﻭﺍﳌﺘﻠﻘﻲ‪.‬‬

‫ﻣﻐﺘﺮﺑﺎ‪.‬‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﺗﻄﺮﺡ ﰲ ﺑﻌﺪ ﺍﻟﻨﺎﺱ ﻋﻦ ﺍﻟﻌﻼﻗﺎﺕ‬

‫ﻟﻮﺷﻦ ﻓﻜﺎﻥ ﻟﻨﺎ ﻣﻌﻪ ﻫﺬﺍ ﺍﳊﻮﺍﺭ ﺍﻟﺸﻴﻖ‪.‬‬
‫ﺍﳌﺎﺀ ﻭﺍﳍﻮﺍﺀ؟‬

‫ﻳﻄﻌﻢ ﺧﺒﺰﺍ‪ ،‬ﻭﺗﻠﻚ ﺍﻟﻌﺼﻮﺭ ﺍﻟﱵ ﻛﺎﻥ ﻟﻠﺸﻌﺮ ﻓﻴﻬﺎ ﻣﻜﺎﻧﺔ‬

‫ﺑﺎﺳﺘﺜﻨﺎﺀ ﺛﻠﺔ ﻗﻠﻴﻠﺔ‪ ،‬ﻓﺎﻟﺸﻌﺮ ﻋﻨﺪﻧﺎ ﺃﺻﺒﺢ ﻣﺮﻳﻀﺎ‬

‫ﻳﻜﺘﺐ ﰲ ﳊﻈﺔ ﺍﻷﱂ‪ ،‬ﻭﻫﻨﺎ ﻳﻜﻮﻥ ﻣﻮﺗﻪ ﻣﺜﻞ ﺣﻴﺎ‪‬ﻦ‬

‫ﻧﺼﻞ ﺑﻌﺪ ﻋﻠﻰ ﺩﺭﺟﺔ ﺍﻟﻮﻋﻲ‪ ،‬ﻓﻠﺸﻌﺮ ﻟﻴﺲ ﻏﺎﻳﺔ ﰲ‬

‫ﻣﺴﻌﺎﻫﺎ ﻣﺴﺎﻋﺪﺓ ﺍﻟﻨﺎﺱ ﻭﺍﻟﺘﻘﺮﺏ ﻣﻦ ﺁﻻﻣﻬﻢ‬
‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﺃﻳﻦ ﺗﻄﺮﺡ ﺍﻹﺷﻜﺎﻟﻴﺔ؟‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻛﻴﻒ ﺗﺄﻟﻖ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﻃﺎﺭﻕ ﺛﺎﺑﺖ‬

‫ﻭﺍﻟﻘﻴﻢ ﺍﻟﺮﻭﺣﻴﺔ ﻭﺍﻧﻐﻼﻗﻬﻢ ﰲ ﳎﺘﻤﻊ ﻣﺎﺩﻱ‪ ،‬ﻭﺑﺎﻟﺘﺎﱄ‬

‫ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‪ :‬ﻫﻮ ﳎﻬﻮﺩ ﻣﺘﻌﺪﺩ ﻟﺘﻘﺎﻃﻊ ﻃﺮﻕ‬

‫ﻣﻦ ﺃﻋﻤﺎﻕ ﺍﻟﻨﻔﺲ ﻟﻴﻨﻔﺬ ﺇﻟﻴﻬﺎ‪ ،‬ﻓﻼ ﺑﺪ ﺃﻥ ﳛﺎﻭﻟﻮﺍ ﻋﻠﻰ‬

‫ﺍﻟﺬﻱ ﻧﺮﺍﻩ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﻭﻧﺴﻤﻊ ﻋﻨﻪ ﻭﻧﻘﺮﺃ ﻟﻪ؟‪.‬‬

‫ﻣﺘﻌﺪﺩﺓ‪ ،‬ﺳﺎﳘﺖ ﻓﻴﻬﺎ ﻋﻮﺍﻣﻞ ﻛﺜﲑﺓ؛ ﺑﺪﺀﺍ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﻼﻗﺔ‬

‫ﻳﺼﺮﻓﻮﻥ ﺍﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺸﻲﺀ ﺍﻟﺴﺎﻣﻲ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﺼﺪﺭ‬

‫ﺍﻷﻗﻞ‪.‬‬

‫ﺍﻷﺳﺮﻳﺔ ﺍﳉﻴﺪﺓ ﺍﳌﺪﻋﻮﻣﺔ ﺑﺎﳊﺮﻳﺔ ﻭﺍﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻣﺮﻭﺭﺍ‬

‫اﻟﻤﻨﺎر اﻟﻌﺮﺑﻲ‪ :‬ﻭﻣﺎﺫﺍ ﻋﻦ ﺍﻹﺷﻜﺎﻟﻴﺔ ﺍﻟﱵ ﻳﻄﺮﺣﻬﺎ‬

‫ﻟﻠﻮﺻﻮﻝ ﺇﱃ ﺍﳍﺪﻑ‪.‬‬

‫ﻟﻠﻤﻴﺪﺍﻥ ﺍﻷﺩﰊ؟‬

‫ﺑﺎﻟﻌﻼﻗﺔ ﺍﻟﺮﺍﺋﻌﺔ ﰲ ﺍﳊﻘﻞ ﺍﻟﺜﻘﺎﰲ ﻭﺍﻧﺘﻬﺎﺀﺍ ﺑﺎﳌﻌﺮﻓﺔ‬

‫‪8‬‬

‫ﻛﺘﺎﺏ ﺍﳉﻴﻞ ﺍﳉﺪﻳﺪ ﺑﺎﺣﺘﻜﺎﺭ ﻛﺘﺎﺏ ﺍﳉﻴﻞ ﺍﻟﻘﺪﱘ‬

‫ﺗﺎﺑﻊ ﻓﻲ اﻟﺼﻔﺤﺔ ‪15‬‬

‫ﻣﻠﻒ اﻟﻌﺪد‬

‫ﺳﻴﺮة اﻟﺸﺎﻋﺮ ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‬
‫ﻣﻦ ﻣﻮﺍﻟﻴﺪ ﻋﺎﺻﻤﺔ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ‪-‬ﺑﺎﺗﻨﺔ‪ -‬ﻭﻓﻴﻬﺎ‬

‫*ﻣﻠﺘﻘﻰ ﺟﺎﻣﻌﺔ ﻧﺎﺻﺮ ﺍﻷﳑﻴﺔ ﺑﻄﺮﺍﺑﻠـﺲ‪-‬‬

‫ﺯﺍﻭﻝ ﺗﻌـﻠـﻴـﻤـﻪ ﺍﻻﺑـﺘـﺪﺍﺋـﻲ ﻭﺍﳌـﺘـﻮﺳـﻂ‬

‫ﻟﻴﺒﻴﺎ‪ -‬ﺳﻨﺔ‪.2005‬‬

‫ﻭﺍﻟﺜﺎﻧﻮﻱ؛ ﺇﱃ ﻏﺎﻳﺔ ﺣﺼﻮﻟﻪ ﻋﻠﻰ ﺷـﻬـﺎﺩﺓ‬

‫* ﻣﻠﺘﻘﻰ ﺍﻟﺸﻌﺮ ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺑﺪﻣﺸﻖ – ﺳـﻮﺭﻳـﺎ‪-‬‬

‫ﺍﻟﺒﻜﺎﻟﻮﺭﻳﺎ‪-‬ﺷﻌﺒﺔ ﻋﻠﻮﻡ ﺍﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﻭﺍﳊـﻴـﺎﺓ‬

‫‪.2001‬‬

‫ﺳﻨﺔ ‪.1999‬ﺣﻴﺚ ﺍﻟﺘﺤﻖ ﲜﺎﻣﻌﺔ ﺑﺎﺗﻨﺔ ﺩﺍﺭﺳـﺎ ﰲ‬

‫* ﺍﳌﻬﺮﺟﺎﻥ ﺍﻟﻌﺎﳌﻲ ﻟﻠﺸﻌﺮ ﺍﻹﻧﺴﺎﱐ ﺑﺎﻹﺳﻜﻨـﺪﺭﻳـﺔ‪-‬‬

‫ﻓﺮﻉ ﻋﻠﻮﻡ ﺍﻷﺭﺽ ﻭﺍﳉﻴﻮﻟﻮﺟﻴﺎ ﻟﻴﺘﺨﺮﺝ ﺳﻨﺔ‪2004‬‬

‫ﻣﺼﺮ‪-‬ﺳﻨﺔ‪.2002‬‬

‫ﺱ ﺩﻭﻟ ‪‬ﺔ ﰲ ‪‬ﻴﺌـﺔ ﺍﻷﻭﺳـﺎﻁ ﺍﻟـﻄـﺒـﻴـﻌـﻴـﺔ‬
‫ﻣﻬﻨﺪ ‪‬‬

‫‪-‬ﲢﺼﻞ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻌﺪﻳﺪ ﻣﻦ ﺍﳉﻮﺍﺋﺰ ﺍﻷﺩﺑﻴـﺔ ﺩﺍﺧـﻞ‬

‫ﻭﺍﻟﻔﻴﺰﻳﺎﺋﻴﺔ‪.‬ﻭﺑـﺎﳌـﻮﺍﺯﺍﺓ ﻣـﻊ ﺫﻟـﻚ ﺣﺼـﻞ ﻋـﻠـﻰ‬

‫ﻭﺧﺎﺭﺝ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ؛ ﰲ ﻛﻞ ﻣـﻦ‬

‫ﺍﳉـﺰﺍﺋـﺮ‪ ،‬ﺗـﻮﻧـﺲ‪،‬‬

‫ﺑﻜﺎﻟﻮﺭﻳﺎ ﺛﺎﻧﻴﺔ ﺳﻨﺔ ‪ 2000‬ﺷﻌﺒﺔ ﻋﻠﻮﻡ ﺍﻟﻄﺒـﻴـﻌـﺔ‬

‫ﻃﺮﺍﺑﻠﺲ‪ ،‬ﺍﻹﺳﻜﻨﺪﺭﻳﺔ‪ ،‬ﺩﻣﺸﻖ‪ ،‬ﻭﺁﺧـﺮﻫـﺎ ﺟـﺎﺋـﺰﺓ‬

‫ﻭﺍﳊﻴﺎﺓ ﻟﻴﺪﺭﺱ ﰲ ﻓﺮﻉ ﺍﻟـﻠـﻐـﺔ ﻭﺍﻷﺩﺏ ﺍﻟـﻌـﺮﰊ‬

‫ﺭﺋﻴﺲ ﺍﳉﻤﻬﻮﺭﻳﺔ ﻟﻠﻤﺒﺪﻋـﲔ ﺍﻟﺸـﺒـﺎﺏ ﰲ ﺟـﻮﺍﻥ‬

‫ﲜﺎﻣﻌﺔ ﺑﺎﺗﻨﺔ‪ ،‬ﻟﻴﺘﺨـﺮﺝ ﺳـﻨـﺔ ‪ 2004‬ﺑﺸـﻬـﺎﺩﺓ‬

‫‪.2008‬‬

‫ﺍﻟﻠﻴﺴﺎﻧﺲ‪.‬‬

‫‪-‬ﺍﺷﺘﻐﻞ ﺑﺎﻟﺼﺤﺎﻓﺔ ﺍﳌﻜﺘﻮﺑﺔ ﻭﺍﳌﺴﻤﻮﻋﺔ‪.‬‬

‫‪-‬ﲢﺼﻞ ﺳﻨﺔ ‪ 2008‬ﻋﻠﻰ ﺷـﻬـﺎﺩﺓ ﺍﳌـﺎﺟﺴـﺘـﲑ –‬

‫‪ -‬ﺭﺋﻴﺲ ﺇﲢﺎﺩ ﺍﻟﻜﺘﺎﺏ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻳﲔ –ﻓﺮﻉ ﺑﺎﺗﻨـﺔ ‪،‬‬

‫ﲣﺼﺺ ﲢﻠﻴﻞ ﺍﳋﻄﺎﺏ ﻣﻦ ﺟﺎﻣﻌﺔ ﻣﻮﻟﻮﺩ ﻣﻌﻤـﺮﻱ‬

‫ﻭﺭﺋﻴﺲ ﲨﻌﻴﺔ ﺷﺮﻭﻕ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﻟﻮﻻﻳﺔ ﺑﺎﺗﻨﺔ‪.‬‬

‫ﺑﺘﻴﺰﻱ ﻭﺯﻭ‪.‬‬
‫ﻳﺸﺘﻐﻞ ﺍﻵﻥ ﺃﺳﺘﺎﺫﺍ ﺑﻘﺴﻢ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑـﻴـﺔ ﻭﺁﺩﺍ‪‬ـﺎ‬
‫ﲜﺎﻣﻌﺔ ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺑﻦ ﻣﻬﻴﺪﻱ‪-‬ﺃﻡ ﺍﻟﺒﻮﺍﻗﻲ‬
‫ﻳﻜﺘﺐ ﺍﻟﺸﻌﺮ ﺑﻨﻮﻋﻴﻪ ﺍﻟﻌﻤﻮﺩﻱ ﻭﺍﻟﺘﻔﻌﻴـﻠـﺔ‪ ،‬ﻭﻗـﺪ‬‫ﺻﺪﺭ ﻟﻪ‪:‬‬

‫ﺑﺎﺗﻨﺔ أﻧﻔﻮ‬
‫ﺳﺘﺼﺪر ﻋﺪدان ﺧﺎﺻﺎن ﻟﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ‬
‫‪2009‬‬

‫* ﺇﻟﻴﺎﺫﺓ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ‪-‬ﺩﺍﺭ ﺍﻟﺸﻬﺎﺏ‪.2002 -‬‬
‫*ﺇﻓﻀﺎﺀﺍﺕ ﰲ ﺃﺫﻥ ﺻﺎﺣﺒﺔ ﺍﳉﻼﻟـﺔ‪-‬ﺩﺍﺭ ﺍﳍـﺪﻯ‪-‬‬
‫‪.2007‬‬
‫ﺷﺎﺭﻙ ﰲ ﺍﻟﻌﺪﻳﺪ ﻣﻦ ﺍﳌﻠﺘﻘﻴﺎﺕ ﺍﻷﺩﺑﻴﺔ ﻭﺍﻟﻔـﻜـﺮﻳـﺔ‬
‫ﺩﺍﺧﻞ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﻭﺧﺎﺭﺟﻬﺎ ﻣﺜﻞ‪:‬‬
‫* ﻣﻠﺘﻘﻰ ﺍﻟﺸﺎﻃﺊ ﺍﻷﺩﰊ –ﺑﺘﻮﻧﺲ‪ -‬ﺳﻨﺔ‪.2004‬‬

‫‪7‬‬

‫ﻫﻮاﺟﺲ رﺟﻞ أوراﺳﻲ‬

‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﻋﺒﺪ اﻟﺤﻜﻴﻢ ﺑﻮﻫﺮاوة‬

‫ﻋﻮدة آﺑﻖ‬
‫ﺍﻟﺒﺪﺍﻳﺔ ﻣﻊ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﻛﺎﻧﺖ ﻛﺤﻠﻢ ﲨﻴﻞ ﺗﺴﻠﻞ ﺇﱃ‬

‫ﳏﻤﺪ ﻋـﺒـﺪ ﺍﳊـﻜـﻴـﻢ ﻋـﺒـﺪ ﺍﷲ ﻭ ﳒـﻴـﺐ‬

‫ﻓﻀﺎﺀﺍﺕ ﺗﻠﻚ ﺍﻷﺣﻼﻡ ﺍﻟﱵ ﻻ ﺗﻨﺘﻬﻲ ‪ ...‬ﻋﻨـﺪﻣـﺎ‬

‫ﳏﻔﻮﻅ ‪ ...‬ﺣﻴﺚ ﻛﻨﺖ ﺃﻟﺘﻘﻲ ‪‬ﻢ ﰲ ﺷﺘﺎﺀ ﺭﻭﺳﻴﺎ‬

‫ﺃﻣﺴﻜﺖ ﺍﻟﻘﻠﻢ ) ﻷﺧﺮﺑﺶ( ﺃﻭﻝ ﻛﺘـﺎﺑـﺎﰐ ﱂ ﺃﻛـﻦ‬

‫ﻭ ﺣﻮﺍﺭﻱ ﻣﺼﺮ ﻭ ﺃﻋﻮﺩ ﲟﺨﻴﻠﱵ ﺇﱃ ﺗﻠﻚ ﺍﻷﺯﻣﻨﺔ‬

‫ﻣﺮﺗﺒﺔ‪ ،‬ﻣﻨﻤﻘﺔ‪ ،‬ﻋﻠﻰ ﻧﻐﻢ ﺇﻳﻘﺎﻉ ﱂ ﺃﺭﺗﺒﻪ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ‪،‬‬

‫ﺑﻌﺪ ﻃﻮﻝ ﳏﺎﻛﻤﺔ ﻣﻊ ﻃﻠﻴﻘﱵ ﺃﺻـﺪﺭ ﺍﻟـﻘـﺎﺿـﻲ‬

‫ﺃﺣﺴﺴﺖ ﺑﻔﺮﺣﺔ ﻛﺒﲑﺓ ﲤﻠﺊ ﻗﻠـﱯ ‪ ...‬ﻋـﻨـﺪﻣـﺎ‬

‫ﺣﻜﻤﺎ ﺑﻌﻮﺩﰐ ﺇﱃ ﻃﻠﻴﻘـﱵ ﻣـﻊ ﲢـﻤـﻞ ﻛـﺎﻓـﺔ‬

‫ﺍﻧﺘﻬﻴﺖ ﻣﻦ ﻛﺘﺎﺑﺔ ﺃﻭﻝ ﻗﺼﻴﺪﺓ ﺷﻌﺮﻳﺔ ﱂ ﺃﻋـﺮﻑ‬

‫ﺍﻷﻋﺒﺎﺀ ﺍﳌﺎﺩﻳﺔ ﻭ ﺍﳌﻌﻨﻮﻳـﺔ ‪ ...‬ﻋـﺪﺕ ﻣـﺘـﻠـﻔـﻬـﺎ‬

‫ﻣﺎﺫﺍ ﺳﺄﻓـﻌـﻞ؟ ﻻ ﺃﺩﺭﻱ ﻣـﺎﺫﺍ ﺃﻗـﻮﻝ ﺍﻵﻥ ﻷﻥ‬

‫ﻻﺣﺘﻀﺎ‪‬ﺎ ﻧﺎﺩﻣﺎ ﻋﻠﻰ ﺗﻠﻚ ﺍﻷﻭﺭﺍﻕ ﺍﻟﱵ ﺃﺣﺮﻗﺘﻬﺎ‬

‫ﺍﻟﻀﺤﻜﺔ ﻣﻨﻌﺘﲏ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﻜﻠﻢ‪.‬‬

‫ﺑﻨﲑﺍﻥ ﻣﻮﻗﺪﻧﺎ ﺍﻟﻘﺪﱘ ﺍﻟﺬﻱ ﺭﺣﻞ ﻫﻮ ﺍﻵﺧﺮ ﻓﻬـﻮ‬

‫ﺣﺼﻞ ﺫﻟﻚ ﺍﻟﻘﺮﺁﻥ ﺍﻷﺑﺪﻱ ﺑﻴﲏ ﻭ ﺑﲔ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﻭ‬

‫ﺍﻟﺸﺎﻫﺪ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪ ﻋﻠﻰ ﺟﺮﺍﺋﻤﻲ ﺿﺪ ﻃﻠﻴﻘﱵ ‪...‬‬

‫ﺇﻻ ﻭ ﺗﺮﻙ ﺑﺼﻤﺎﺗﻪ ﰲ ﺃﻋﻤﺎﻗﻲ ﻓﺘﻨﺴﺎﺏ ﺍﻟﻜﻠـﻤـﺎﺕ‬

‫ﳛﻴﺎ ﲟﺸﺎﻋﺮﻩ ﻭ ﺍﺣﺎﺳﻴﺴﻪ ‪ ...‬ﻋـﺪﺕ ﳌـﺎ ﻗـﺮﺃﺕ‬

‫ﺍﻟﻮﺍﺣﺪﺓ ﺗﻠﻮ ﺍﻷﺧﺮﻯ ‪ ...‬ﻛﻨﺖ ﺃﺷـﻌـﺮ ﺃﱐ ﺃﻃـﲑ‬

‫ﳊﻔﻴﻈﺔ ﻣﻴﻤـﻲ ‪ ...‬ﺻـﺎﱀ ﺍﻧـﻔـﺴـﻲ ‪ ...‬ﺭﺟـﺎﺀ‬

‫ﻓﻮﻕ ﺍﻟﺴﺤﺎﺏ ‪...‬‬

‫ﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ‪ ...‬ﻋﺪﺕ ﺭﻏﻢ ﻣﺎ ﻗﺎﻟﻪ ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ "ﻏﻮﺳﺘﺎﻑ‬

‫ﱂ ﺃﻛﻦ ﺃﺩﺭﻱ ﺃﻥ ﻋﺎﺻﻔﺔ ﺳﺘﻬﺐ ﻭ ﺗـﻨـﺴـﻒ ﻛـﻞ‬

‫ﻓﻠﻮﺑﺎﺭ" ‪" :‬ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﻫﻲ ﺣـﻴـﺎﺓ ﺍﻟـﻜـﻼﺏ ﻭ ﺇ‪‬ـﺎ‬

‫ﺍﻷﺣﻼﻡ ‪ ...‬ﺣﺼﻞ ﺍﻟﻄﻼﻕ ﻭ ﺳﺤﻨﺖ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ‬

‫ﺍﳊﻴﺎﺓ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪﺓ ﺍﻟﱵ ﺗﺴﺘﺤﻖ ﺍﻟﻌﻴـﺶ" ‪ ...‬ﺍﳌـﻬـﻢ‬

‫ﺍﳌﻠﺘﻬﻴﺔ ﰲ ﺳﺠﻦ ﺃﻋﻤﺎﻗﻲ ﻷﱐ ﺃﺭﺩﺕ ﺃﻥ ﺃﻣﺸـﻲ ﰲ‬

‫ﺃﻥ ﺃﻛﺘﺐ ﻗﺼﺼﺎ ‪ ...‬ﺧﻮﺍﻃﺮ ‪ ..‬ﻭ ﺃﺷﻌﺎﺭﺍ ‪ ...‬ﻭ ﺃﻥ‬

‫ﺩﺭﺏ ﺁﺧﺮ ‪...‬‬

‫ﺣﻴﺎﰐ ﺑﻼ ﻛﺘﺎﺑﺔ ﻻ ﺃﻇﻨﻬﺎ ﺣﻴﺎﺓ ‪ ...‬ﺣﱴ ﻟـﻮ ﱂ‬

‫ﺃﻋﺮﻑ ﻛﻴﻒ ﻛﺎﻧﺖ ﺗﻨﺴﺎﺏ ﺍﻟـﻜـﻠـﻤـﺎﺕ‪ ،‬ﲨـﻴـﻠـﺔ‪،‬‬

‫ﺻﺎﺭ ﺇﺩﻣﺎﻧﺎ ﻻ ﺃﺳﺘﻄﻴﻊ ﻣﻘﺎﻭﻣﺘﻪ ‪ ...‬ﻻ ﲤﺮ ﻣﺸﻬـﺪ‬

‫ﺍﻟﻐﺎﺑﺮﺓ ‪...‬‬

‫ﻋﺪﺕ ﺇﱃ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﻷﱐ ﺃﺭﺩﺕ ﺃﻥ ﺃﻛـﻮﻥ ﺇﻧﺴـﺎﻧـﺎ‬

‫ﻣﺸﺖ ﺍﻷﻣﻮﺭ ﻋﻠﻰ ﺃﺣﺴـﻦ ﺣـﺎﻝ ‪ ...‬ﻇـﻞ ﺧـﺰﺍﻥ‬

‫ﺃﺷﺘﺮﻱ ﻋﻠﻰ ﺍﻷﻗﻞ "‪"R8‬ﺃﻭ ﺃﻟﺒﺲ ﺣﺬﺍﺀ )ﻣـﺎﻳـﺪ‬

‫ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﲤﺘﻠﺊ ﺷﻴﺌﺎ ﻓﺸﻴﺌﺎ ﻓﻜﻨﺖ ﰲ ﻛﻞ ﻣﻨـﺎﺳـﺒـﺔ‬

‫ﺇﻥ ﺇﻃﺎﱄ( ﻓﺎﻟﺴﻮﻕ ﻏﺎﺭﻕ ﺑﺴﻠﻌﺔ "ﺍﻟﺸـﻨـﻮﺓ" ﺭﻏـﻢ‬

‫ﺃﻓﺰﻉ ﻣﻦ ﻭ ﻟﻮ ﺍﻟﺸﻲﺀ ﺍﻟﻘﻠﻴﻞ ﺣﱴ ﻻ ﺃﺷﻌﺮ ﺑﺎﻟﺜﻘﻞ‬

‫ﺍ‪‬ﺎ )ﺗﻔﻮﺡ ﺍﻟﺮﺟﻠﲔ( ‪ ...‬ﻭ ﻟﻜﻦ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﻳـﻨـﻄـﻠـﻖ‬

‫ﺍﳉﺎﰒ ﻋﻠﻰ ﺻﺪﺭﻱ ‪ ...‬ﰲ ﺍﳊﻘﻴﻘﺔ ﻛﺎﻥ ﺫﻟﻚ ﻫـﻮ‬

‫ﻋﺒﺜﻬﺎ ﻟﻴﻌﻢ ﺍﻟﺪﻧﻴﺎ ﻣﻦ ﺗﻠﻚ ﺍﻷﻭﺭﺍﻕ )ﳋﺎﻃﺮ ﻣﺎﺭﻛـﺎ‬

‫ﺍﻟﺸﻲﺀ ﺍﻟﺬﻱ ﺃﻋـﺎﺩ ﻣـﺪ ﺟﺴـﺮ ﺍﻟـﺘـﻮﺍﺻـﻞ ﻣـﻊ‬

‫ﺩﻭﺭﳚﲔ( ﻟﻜﻦ ﺍﻷﻗﻼﻡ ﺃﺻﺒﺤﺖ ﻣﻐﺸـﻮﺷـﺔ ﻓـﻬـﻲ‬

‫ﻃﻠﻴﻘﱵ ‪ ...‬ﻭ ﺃﺻﺪﻗﺎﺋﻲ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﻫﺠﺮﺕ ﻣﺴﺎﻣﺮ‪‬ﻢ‬

‫ﲢﻤﻞ ﻋﻄﻮﺭ ﻣﺴﺒﺒﺔ ﻟﻠﺴﺮﻃﺎﻥ ‪ ...‬ﻟﺬﻟﻚ ﺳﺄﻛـﺘـﺐ‬

‫ﺳــﺎﲝــﺎ ﰲ ﲝــﺮ ﻗﺼــﺼــﻬــﻢ ﻭ ﻣﺴــﺎﻓــﺮﺍ ﻣــﻊ‬

‫ﺑﺎﻟﺴﻤﻎ ﻓﺎﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﻣﺴﺘﻤﺮﺓ ‪ ...‬ﺇﱐ ﻋﺎﺋﺪ ‪ ...‬ﻓﻬـﻞ‬

‫ﺃﺑﻄﺎﳍﻢ ‪ ...‬ﻓﻌﺪﺕ ﺇﱃ ﻏﻮﻏﻮﻝ‪ ،‬ﻭ ﺗﻮﻟﺴﺘﻮﻱ‬

‫‪6‬‬

‫ﺳﺘﻘﺒﻠﻮﻥ ﻋﻮﺩﺓ ﻫﺬﺍ ﺍﻵﺑﻖ ‪......‬؟‬

‫ﻓﻨﻮن‬

‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﻋﺒﺪ اﻟﺤﻜﻴﻢ ﺑﻮﻫﺮاوة‬

‫ذاﻛﺮة ﻓﻨﺎن و ﺑﺎﺣﺚ‬
‫ﻣﺮﺕ ﺍﻟﺴﻨﲔ ‪ ...‬ﻭ ﻃﻮﺍﻫﺎ ﺍﻟﺰﻣﻦ ﻛﻄـﻲ ﺍﻟﺴـﺠـﻞ‬

‫ﲨﻊ ﺃﺳﻄﻮﺍﻧﺎﺕ ‪ 78‬ﺩﻭﺭﺓ ﻭ ﺫﻟﻚ ﺭﻏﻢ ﺍﻧﺸـﻐـﺎﻟـﻪ‬

‫ﻫﺬﺍ ﺍﻹﺳﻢ ﺍﻟﺬﻱ ﺃﺩﻯ ﺩﻭﺭ ﺍﻟـﻔـﻨـﺎﻥ ﺍﻷﻭﺭﺍﺳـﻲ‬

‫ﺍﻟﺼﻌﻮﺑﺎﺕ ﻣﻦ ﺗﻘﺼﻲ ﺍﳊﻘﺎﺋﻖ ﻋﻦ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻟﻔـﻨـﺎﻥ‬

‫ﻟﻠﻜﺘﺎﺏ ‪ ...‬ﻟﻜﻦ ﺫﺍﻛﺮﺓ ﺍﻟﺘﺎﺭﻳﺦ ﻣـﺎﺯﺍﻟـﺖ ﲢـﻔـﻆ‬

‫" ﻋﻴﺴﻰ ﺟـﺮﻣـﻮﱐ" ﰲ ﺃﻭﻝ ﲡـﺮﺑـﺔ‬
‫ﺳﻨﻤﺎﺋﻴﺔ ﻟﻪ ‪ ...‬ﻭ ﻣﻨﺬ ﺫﻟﻚ ﺍﳊﲔ ﻇﻞ‬

‫ﺑﺎﻟﺘﻌﻠﻴﻢ ﻛﹼﺄﺳﺘﺎﺫ ﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻔﺮﻧﺴﻴﺔ ﻭ ﱂ ﺗـﺜـﻨـﻴـﻪ‬
‫ﺍﻟﺮﺍﺣﻞ ﻛﻞ ﺫﻟﻚ ﲨـﻌـﻪ ﰲ ﺩﺭﺍﺳـﺔ‬

‫ﺣﻮﻝ ﻣﺴﲑﺓ ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ﺑﺄﺩﻕ ﺍﻟﺘﻔـﺎﺻـﻴـﻞ‬

‫ﺇﲰﻪ ﳎﻬﻮﻻ ﻟﺪﻯ ﺍﳌﺸﺎﻫﺪ ﺍﳉﺰﺍﺋـﺮﻱ‬

‫ﺍﻟﱵ ﻻ ﻳﻌﺮﻓـﻬـﺎ ﺇﻻ ﺍﳌـﻘـﺮﺑـﲔ ﻣـﻦ‬

‫ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻔﻴﻠﻢ ﻛﺜﲑﺍ ‪ ...‬ﺇﻻ ﺃﻥ ﺍﻷﻭﺳـﺎﻁ‬

‫ﻛﺎﻥ ﳛﻠﻢ ﺑﺄﻥ ﻳﻨﺘﺞ ﻟﻠﻔﻨﺎﻥ ﻓﻴﻠﻢ ﳛﻜﻲ‬

‫ﻭ ﺧﺎﺻﺔ ﻭ ﺃﻥ ﺍﻟﺘﻠﻔﺰﻳﻮﻥ ﱂ ﻳـﻌـﺮﺽ‬

‫ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﻣﺎ ﺗﺰﺍﻝ ﰲ ﺍﺗﺼﺎﻝ ﺩﺍﺋﻢ ﻣـﻊ‬

‫ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ‪...‬‬

‫ﻗﺼﺔ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ﻭ ﻇﻞ ﺍﳊﻠﻢ ﻳﺪﺍﻋﺐ‬

‫ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺮﺟﻞ ﻟﺜﻘﺎﻓﺘﻪ ﺍﻟﺘﺎﺭﳜﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ﺧﺎﺻـﺔ‬

‫ﳐﻴﻠﺘﻪ ﺣﱴ ﺍﻟﺘﻘﻰ ﺑﺎﳌﺨﺮﺝ ﻋﺒﺪ ﺍﻟـﺮﺯﺍﻕ ﻫـﻼﻝ‬

‫ﻫﻮ ﺍﻟﺴﻴﺪ ﺑﻮﻫﻨﺘﺎﻟﺔ ﺳﻌﺪ ﺍﻟﺴﻌﻮﺩ ﻣـﻦ ﻣـﻮﺍﻟـﻴـﺪ‬

‫ﺍﳉﺮﻣﻮﱐ ﰲ ﺳﻦ ﺍﻟﻄﻔﻮﻟﺔ ‪ ...‬ﻛﺎﻧـﺖ ﻣـﻔـﺎﺟـﺄﺓ‬

‫ﻓﻴﻤﺎ ﳜﺺ ﻣﻨﻄﻘﺔ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ‪...‬‬

‫ﺍﻟﺬﻱ ﺍﻗﺘﺮﺡ ﻋﻠﻴﻪ ﲤﺜﻴﻞ ﺩﻭﺭ ﺍﻟـﻔـﻨـﺎﻥ ﻋـﻴـﺴـﻰ‬

‫ﺗﺎﺯﻭﻟﺖ ﰲ ‪ 01‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪ 1948‬ﻧﺸﺄ ﳏﺒﺎ ﻟﻸﻏﺎﱐ‬

‫ﺳﺎﺭﺓ ﻭ ﻗﺪ ﲢﻘﻖ ﺣﻠﻤﻪ ﻭ ﺑﺪﺃ ﰲ ﺗﺼﻮﻳﺮ ﺍﻟﻔﻴﻠـﻢ‬

‫ﺍﳊﺮﻛﺎﰐ ﻭ ﻋﻤﺮﻩ ﻻ ﻳﺘﺠﺎﻭﺯ ﺍﻟﺴﺖ ﺳـﻨـﻮﺍﺕ ﰲ‬

‫ﺷﺘﻤﺔﻭ ﺍﻟﻀﻠﻌﺔ ﻟﻌﺪﺓ ﺃﻳﺎﻡ ‪...‬‬

‫ﺣﻴﺚ ﻛﺎﻥ ﻳﺴـﻤـﻊ ﺃﻏـﺎﱐ ﻋـﻴـﺴـﻰ ﺟـﺮﻣـﻮﱐ‬

‫ﻣﻘﻬﻰ ﺃﺑﻴﻪ ﺍﻟﺬﻱ ﻛﺎﻥ ﻳﺸﻐﻞ ﺍﻟﻔﻨﻮﻏﺮﺍﻑ ﻭ ﻣﻦ ﰒ‬

‫ﺗﻌﻠﻖ ﻗﻠﺒﻪ ﺍﳌﺮﻫﻒ ﺑﺄﻏﺎﱐ ﻋﻴﺴﻰ ﻓﻜﺎﻧﺖ ﺃﺣﻼﻣـﻪ‬

‫ﺗﻄﲑ ﻣﻊ ﻧﻐﻨﺎﺕ ﺍﻟﻘﺼﺒﺔ ﻭ ﺩﻗﺎﺕ ﺍﻟﺪﻑ ﻭ ﺻـﻮﺕ‬

‫ﻋﻴﺴﻰ ﻭﺍﳌﺪﻭﻱ ﺃﺣﺐ ﺃﻏﻨﻴﺔ ﺇﱃ ﻗﻠﺒﻪ‪ :‬ﻋﺒـﺪﺍﻭﻱ‬
‫ﺑﺎﻟﻠﻐﺔ ﺍﻻﻣﺎﺯﻳﻐﻴﺔ ﻭ ﺻﺎﺭﺕ ﺣﺮﻛﺔ‪.‬‬

‫ﻣﻨﺬ ﺫﻟﻚ ﺍﳊﲔ ﻛﱪ ﻋﻠﻰ ﺣﺐ ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ﳑﺎ ﺩﻓـﻌـﻪ‬

‫ﺇﱃ ﺍﻟﺒﺤﺚ ﻋﻦ ﺃﻏﺎﻧﻴﻪ ﻭ ﲨﻌﻬﺎ ﺣﻴﺚ ﺣـﻔـﻈـﻬـﺎ‬

‫ﻋﻦ ﻇﻬﺮ ﻗﻠﺐ ﻭ ﺫﻟﻚ ﰲ ﺑﺪﺍﻳﺔ ﻋﺎﻡ ‪ 1966‬ﺳﺎﻓـﺮ‬
‫ﺇﱃ ﺧﻨﺸﻠﺔ ﻭ ﻋﲔ ﺍﻟﺒﻴﻀﺎﺀ ﻭ ﺗﺒﺴﺔ ﲤﻜﻦ ﻣﻦ‬

‫ﰲ‪ 05/02/1983 :‬ﺑﺒﻠﺪﻳﺔ ﻣﺘـﻮﺳـﺔ ﻭ ﺑـﻠـﺪﻳـﺔ‬

‫ﻛﺎﻥ ﺫﻟﻚ ﺁﺧﺮ ﻋﻤﻞ ﻓﲏ ﻳﻘﻴﻮﻡ ﺑﻪ ﺧﺎﺻﺔ ﻭ ﺃﻥ‬
‫ﺩﻭﺭ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﱂ ﺗﻜﻦ ‪‬ﺘﻢ ﺑﺎﻟﺘﺮﺍﺙ ﺍﻟﺜﻘﺎﰲ ﻭ ﺭﻏﻢ‬

‫ﺃﻧﻪ ﳝﻠﻚ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺷﺎﻭﻳﺔ ﻛﺒﺎﺣﺚ ﰲ ﺍﻟﺘﺮﺍﺙ ﻭ ﺷﻌﺮ‬
‫ﻋﻴﺴﻰ ﺍﳉﺮﻣﻮﱐ‪ ،‬ﻭ ﻇﻞ ﺍﳌﻤﺜﻞ ﻳـﻌـﻴـﺶ ﺣـﻴـﺎﺓ‬

‫ﺍﻟﺘﻬﻤﻴﺶ ﺇﱃ ﺃﻥ ﰎ ﺍﺳﺘﺪﻋـﺎﺀﻩ ﺇﱃ ﻣـﻬـﺮﺟـﺎﻥ‬

‫ﻋﻴﺴﻰ ﺍﳉﻤﻮﱐ ﺑﺄﻡ ﺍﻟﺒﻮﺍﻗﻲ ﺃﻳﻦ ﻧﺸﻂ ﻧﺪﻭﺓ ﻋـﻦ‬
‫ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ﺣﻴﺚ ﺳﺮﺩ ﻗﺼﺼﺎ ﻋﻦ ﺣﻴﺎﺗﻪ ﺗﻌﺮﻑ ﻷﻭﻝ‬
‫ﻣﺮﺓ ﻣﻦ ﻃﺮﻑ ﳏﱯ ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ‪...‬‬

‫‪5‬‬

‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‬

‫وﻣﺎذا ﺑﻌﺪ؟‬

‫اﻟﺘﺮاث واﻷدب‪...‬‬
‫ﺇﻥ ﺍﳌﺘﺘﺒﻊ ﳊﺮﻛﺔ ﺗﺎﺭﻳﺦ ﺍﻷﺩﺏ ﳚﺪ ﺃ‪‬ﺎ ﺣﺎﻓﻠﺔ‬

‫ﻟﻘﺪ ﺍﻋﺘﻘﺪ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﺍﳌﻌﺎﺻﺮ ﺃﻥ ﺍﻟﺘﻄﻮﺭ ﺍﳊﺎﺻﻞ‬

‫ﲟﺎ ﻳﺴﻤﻰ «ﺍﳌﻌﺮﻛﺔ ﺑﲔ ﺍﻟﻘﺪﱘ ﻭﺍﳊﺪﻳﺚ »ﻭﻗﺪ‬

‫ﰲ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻧﻴﺔ ﳝﻜﻨﻪ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﻴﺶ ﻣﻄﻤﺌﻨﺎ‬

‫ﺃﳒﺒﺖ ﻟﻨﺎ ﻫﺬﻩ ﺍﳌﻌﺎﺭﻙ ﺁﺭﺍﺀ ﻣﺘﻨﺎﻗﻀﺔ ﲢﻤﻞ‬

‫ﺗﺘﻮﻓﺮ ﻟﻪ ﺍﻟﺮﺍﺣﺔ ﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ ﻟﻜﻦ ﻣﺎ ﻟﺒﺚ ﺃﻥ ﺃﺣﺲ‬

‫ﻟﻠﻘﺪﱘ ﻭﻋﺪﻡ ﺍﳋﺮﻭﺝ ﻋﻦ ﺃﻃﺮﻩ ﻭﻗﻮﺍﻋﺪﻩ‪،‬‬

‫ﰲ ﺍﳊﻦ ﺍﻟﻮﺟﻮﺩﻱ ﺍﳋﺎﻟﺪ ﻟﻴﻤﺘﺪ ﺇﱃ ﻧﻔﺴﻪ‬

‫ﻭﻳﻨﺘﺼﺮ ﺍﻵﺧﺮ ﻟﻠﺠﺪﻳﺪ ﻭﺍﻻﺑﺘﻜﺎﺭ ﰲ ﺍﳋﺮﻭﺝ ﻋﻦ‬

‫ﻭﺫﺍﺗﻪ‪ ،‬ﻭﺣﲔ ﺭﺃﻯ ﺃﻥ ﺍﳉﻤﺎﻝ ﺑﺪﺃ ﻳﻨﻬﺎﺭ ﺭﺍﺡ ﻳﺒﺤﺚ‬

‫ﺑﻌﺾ ﻣﻌﻄﻴﺎﺕ ﺍﻟﻘﺪﱘ ﻭﺭﻓﺾ ﺍﻟﺘﻘﻠﻴﺪ ﺍﻟﻜﻠﻲ‬

‫ﰲ ﺫﺍﺗﻪ ﻭﰲ ﺍﻟﻮﺟﻮﺩ ﻛﻠﻪ ﻷﻧﻪ ﺃﺣﺲ ﺃﻥ ﻳﻨﺎﺑﻴﻊ‬

‫ﻭﺍﻟﺘﺎﻡ ﻟﻠﻘﺪﱘ ﻷﻧﻪ ﻳﻨﻢ ﰲ ﺍﻋﺘﻘﺎﺩﻫﻢ ﻋﻦ ﻋﺠﺰ‬

‫ﺍﻹﳍﺎﻡ ﻭﺍﻟﺘﻔﻜﲑ ﻗﺪ ﺟﻔﺖ ﻭﺍﻧﻘﻀﻰ ﻋﻬﺪ ﺍﻷﺣﻼﻡ‬

‫ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ ﻭﺍﻟﺸﺎﻋﺮ ﻋﻦ ﺍﻹﺑﺘﻜﺎﺭ ﻭﺍﻟﺘﺠﺪﻳﺪ‪.‬‬

‫ﻭﺍﻟﺮﺅﻯ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻜﺜﲑ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﺒﺎﻳﻦ‪ ،‬ﻳﺪﻋﻮ ﺃﺣﺪﳘﺎ ﺇﱃ ﺍﻟﺮﺟﻮﻉ‬

‫ﺃﻥ ﺃﳊﺎﻥ ﺍﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﺍﳉﻤﻴﻠﺔ ﺣﺪﺙ ﻓﻴﻬﺎ ﻧﺸﺎﺯ ﻋﺎﻡ‬

‫ﻟﻘﺪ ﺷﻜﻞ ﺍﳉﻤﻊ ﺑﲔ ﺍﻟﺘﺮﺍﺙ ﻭﺍﳌﻌﺎﺻﺮﺓ ﺃﻭ «‬

‫ﺇﻥ ﻫﺬﺍ ﺍﻹﺣﺴﺎﺱ ﺃﻋﻄﻰ ﺍﳌﺒﺪﻉ ﺍﻟﻘﻮﺓ ﻭﺍﻹﺭﺍﺩﺓ‬

‫ﺍﳊﺎﺻﻠﺔ ﺧﺎﺻﺔ ﻣﺎ ﺗﻌﻠﻖ ﻣﻨﻬﺎ ﺑﺎﻟﻘﻀﺎﻳﺎ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻔﻜﺮﻱ‪ ،‬ﻓﺎﻫﺘﺪﻯ ﺣﺴﻪ ﺍﻟﺸﻌﺮﻱ ﺇﱃ ﺿﺮﻭﺭﺓ‬

‫ﻭﺇﺫﺍ ﻋﺪﻧﺎ ﺇﱃ ﻛﻠﻤﺔ ﺍﻟﺘﺮﺍﺙ ﻟﻨﺤﺎﻭﻝ ﲢﺪﻳﺪ‬

‫ﻭﺟﻮﺩ ﳐﺮﺝ ﳍﺬﻩ ﺍﻟﻀﺎﺋﻘﺔ‪.‬‬

‫ﻣﺪﻟﻮﳍﺎ ﻓﺈﻧﻨﺎ ﻧﻘﻒ ﻋﺎﺟﺰﻳﻦ ﻋﻦ ﳌﻠﻤﺔ ﻣﻌﻨﺎﻫﺎ‬

‫ﻇﻬﺮ ﻟﻠﻮﺟﻮﺩ ﻭﺟﻪ ﺷﻌﺮﻱ ﲟﻼﻣﺢ ﺗﻜﺎﺩ ﻻ ﺗﺒﲔ ﰲ‬

‫ﺍﻟﻜﺎﻣﻞ ﻷﻥ ﺍﻟﺪﺍﺭﺳﲔ ﱂ ﻳﺘﻔﻘﻮﺍ ﻋﻠﻰ ﺗﻌﺮﻳﻒ‬

‫ﺣﺎﺿﺮﻫﺎ ﻭﻟﻜﻦ ﻗﺴﻤﺎ‪‬ﺎ ﺗﺬﻛﺮﻙ ﲟﺎﺽ ﻗﺮﻳﺐ‬

‫ﻭﺍﺣﺪ ﻟﻠﺘﺮﺍﺙ ﻷﻧﻪ ﻳﺸﻤﻞ ﻛﻞ ﻣﺎﺧﻠﻔﻪ ﺍﻟﺴﻠﻒ‬

‫ﳛﻤﻞ ﺍﻟﻔﻦ ﰲ ﻃﻴﺎﺗﻪ ﻟﻴﻀﻲﺀ ﺩﺭﻭﺏ ﺍﻟﻨﺎﺱ ﰲ‬

‫ﻟﻠﺨﻠﻒ ﻣﻦ ﻣﺎﺩﻳﺎﺕ ﻭﻣﻌﻨﻮﻳﺎﺕ ﺃﻳﺎ ﻛﺎﻥ ﻧﻮﻋﻬﺎﺇﻥ‬

‫ﺧﻀﻢ ﺍﻟﺘﻄﻮﺭ ﺍﳊﺎﺻﻞ ﺑﺎﻟﺘﻔﺎﺗﺔ ﺇﱃ ﺍﳌﺎﺿﻲ‬

‫ﻭﺍﻗﻊ ﺍﳊﻴﺎﺓ ﻳﻔﺮﺽ ﻋﻠﻰ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﺃﻥ ﻻ ﻳﻨﻈﺮ‬

‫ﳏﺎﻭﻻ ﺃﻥ ﳚﺪ ﻓﻴﻪ ﺍﳊﻞ ﻟﻜﻞ ﺗﻠﻚ ﺍﳌﺂﺳﻲ‬

‫ﻣﻨﻔﺼﻞ ﻋﻨﻪ ﻷﻧﻪ ﺑﺎﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ ﻛﻞ ﺷﻲﺀ ﻫﻮ ﺣﺮﻛﺔ‬

‫ﺑﺎﳌﺎﺿﻲ ﻭﺍﻟﺘﺮﺍﺙ ﻭﻫﻲ ﺍﳉﺪﻟﻴﺔ ﺍﻷﻛﺜﺮ ﺗﻌﻘﻴﺪﺍ‬

‫ﺍﻟﻘﺪﱘ ﻭﺍﳉﺪﻳﺪ »ﺟﺪﻻ ﻛﺒﲑﺍ ﻣﻊ ﺍﻟﺘﻄﻮﺭﺍﺕ‬

‫ﻟﻠﺘﺎﺭﻳﺦ ﻋﻠﻰ ﺃﻧﻪ ﻣﺎﺽ ﻭﺍﻧﺘﻬﻰ ﻭﺃﻥ ﺍﳊﺎﺿﺮ‬

‫ﻗﺎﺋﻤﺔ ﰲ ﺛﻨﺎﻳﺎ ﺍﳊﺎﺿﺮ ﺣﱴ ﻭﺇﻥ ﻛﺎﻥ ﻏﲑ ﻭﺍﺿﺢ‬
‫ﻓﻴﻪ‪ ،‬ﻗﺪ ﲤﻨﻌﻨﺎ ﻛﺜﺎﻓﺔ ﺍﳊﺎﺿﺮ ﻣﻦ ﻓﻬﻢ ﺍﻟﺼﻮﺭﺓ‬
‫ﻛﻠﻬﺎ ﰲ ﺍﻟﺸﻌﺮ ﺍﻟﻘﺪﱘ ﻭﻟﻜﻨﻪ ﳝﻠﻚ ﺯﲬﺎ ﻻ ﳝﻜﻦ‬
‫ﻧﻜﺮﺍﻧﻪ‪.‬‬

‫‪4‬‬

‫ﻟﻠﺒﺤﺚ ﻋﻦ ﻣﻌﻠﻢ ﳜﺮﺟﻪ ﻣﻦ ﻇﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﺘﺮﺩﻱ‬

‫ﻭﺍﻵﻻﻡ ﺍﻟﱵ ﻋﺎﺷﻬﺎ ﻭﻫﻨﺎ ﺗﺒﺪﺃ ﻋﻼﻗﺔ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮ‬

‫‪Consultez BatnaInfo‬‬
‫‪Sur Internet‬‬
‫‪WWW.BATNAINFO.COM‬‬

‫ﺧﻮاﻃﺮ ﺗﺰﻋﺞ اﻟﺨﺎﻃﺮ‬

‫ﺑﻘﻠﻢ اﻟﻌﺮﺑﻲ ﺑﻮﻟﺒﻴﻨﺔ‪.‬‬

‫رﻗﺼﺔ @ ﻋﺼﺎم ﻓﺮﻓﺎرة@‬
‫ﻗﻲ ﺍﻟﺼﻔﺤﺔ ﻣﻦ ﺩﻟﻴﻞ ﺍﳌﺪﻳﻨﺔ ﻗﺪ ﲡﺪ ﳒﻤﺔ‬

‫ﺍ‪‬ﺎ ﺍﻟﻮﺭﺷﺔ ﺍﻟﱵ ﻻ ﳝﻜﻦ ﺍﻳﻘﺎﻓﻬﺎ‬

‫ﻭ ﳏﻄﺔ ﺑﱰﻳﻦ ﻭ ﳏﻞ ﺩﻭﺑﺎﺭﺓ ﻣﺴﺘﻨﺴﺨﺔ ﻣـﻦ‬

‫ﻭ ﺣﱴ ﻧﻜﻤﻞ ﺍﳉﻮﻟﺔ ‪ ...‬ﰲ ﺳـﺮﺍﺩﻳـﺪ ﺍﶈـﻨـﺔ‬

‫ﺩﻭﺑﺎﺭﺓ ﺑﻴﻮ ﻭ ﺍﺛﻨﺎﺀ ﺣﺪﻳﺜﻚ ﻋﻦ ﻋﺪﺩ ﺍ‪‬ـﺎﻧـﲔ‬

‫ﻋﺪﻝ ﺍﻟﺼﻴﻨﻴﺔ ‪...‬ﺍﺭﻭﺍﺡ ﺍﻟﺸﺮﻳﺮﺓ ﻭ ﺍﻟـﻄـﻴـﺒـﺔ‬

‫ﺍﳊﻤﺺ ﻭﺍﻟﻔﻮﻝ ﻭ ﻣﻌﺪﺓ ﺟﻴـﻨـﻴـﺎ ﻓـﺎﺻـﺒـﺤـﺖ‬

‫ﻭﺍﻟﺮﻳﺎﺿﻴﲔ ﻭ ﺍﻟﻌﺎﺋﺪﻳﻦ ﻣﻦ ﺍﻟﺴﻜﺔ ﻭ ﺭﺍﺋـﺤـﺔ‬

‫ﺗﺘﻌﺎﱃ ﺍﺻﻮﺍﺕ ﻏﺮﻳﺒﺔ ﻣﻦ ﻛـﻬـﻮﻑ ﺍﻟـﻌـﻤـﺎﺭﺍﺕ‬

‫ﺍﻟﻜﻼﺏ ﻭ ﺍﻟﻘﻄﻂ ﻭ ﺩﻭﺩﺓ ﺍﻟﻘﺰ ﻭﺳﻠﺤﻔﺎﺕ ﲤﺸﻲ‬

‫ﺍﻻﲪﺮ ﺍﻟﻘﺎﱐ ﺗﺴﺒﻘﻬﻢ ﺍﱃ ﺍﺑﻮﺍﺏ ﺍﻗﺎﻣﺘﻬـﻢ ﻭ‬

‫ﺑﺎﻟﺒﱰﻳﻦ ‪ ...‬ﺍ‪‬ﺎ ﻣﻌﻠﻘﺔ ﰲ ﺭﻗـﺎﺑـﻜـﻢ ‪ ...‬ﺍﱃ‬

‫ﺍﻟﺬﻱ ﺣﻔﻆ ﻣﻬﻨﺔ ﺍﻟﻨﻘﻞ ﺍﳊﻀﺮﻱ ﻋﻠـﻰ ﻇـﻬـﺮ‬

‫ﰲ ﺍﳌﺴﺎﺀ ﻧﺸﺮﺏ ﲨﻴﻌﺎ ﺣﱴ ﺍﻟـﺜـﻤـﺎﻟـﺔ ﺣـﱴ‬

‫ﻣﺼﻠﲔ ﰲ ﺍﻃﺎﺭ ﻋﻘﻮﺩ ﻣﺎ ﻗﺒﻞ ﺍﻟﺘﻮﺑﺔ ﻭ ﺍﻟﻔـﺮﻭﺩ‬

‫ﻳﻮﻡ ﺍﻟﺪﻳﻦ ‪...‬‬

‫ﻗﻠﺐ ﻻ ﺗﺬﺏ ﻣﻌﻬﻢ ﺷﺒـﻌـﺎﻧـﲔ ﻭ ﻻ ﳛﺴـﻨـﻮﻥ‬

‫ﺗﺸﻌﺮ ﺑﻨﺎ ﺍﳌﺪﻳﻨﺔ ‪ ...‬ﻧﺘﻌﺎﺭﻙ ﻭ ﻧﺘﺸﺎﺑﻚ ﻳﺪﻫـﺐ‬

‫ﺍﳌﻄﺮﺏ ﺍﳌﺮﺑﻮﻁ ﺑﺎﳋﻴﻮﻁ ﻭ ﺍﻟﺪﻓﺎﻝ ﻭ ﻋﺸـﺎﻕ‬

‫ﻣﺴﻌﻮﺩ ﺍﱃ ﳐﻔـﺮ ﺍﻟﺸـﺮﻃـﺔ ‪ ...‬ﻛـﻞ ﻣﺴـﺎﺀ‬

‫ﺍﳌﻌﺎﻣﻠﺔ ﻭ ﺗﻜﺘﻞ ﺍﳌﺜﻘﻒ ﻭ ﺍﳌﻬﺮﺝ ﻭ ﺍﻟـﺮﺍﻗﺼـﺔ ﻭ‬

‫ﺣﺎﺳﺎﻥ ﺍﱃ ﺍﻻﺳﺘﻌﺠﺎﻻﺕ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻭ ﻳﻌـﻮﺩ ‪...‬‬

‫ﺍﳊﺪﻳﻘﺔ ﻭ ﻏﻨﺎﺀ ﺑﻠـﺪﻳـﺔ ﺍﳌـﻤـﺰﻭﺝ ﺑـﺎﻻﻟـﻮﺍﻥ‬

‫ﺍﺟﻠﺲ ‪ ...‬ﻭ ﺍﻧﺎ ﺍﲤﻌﻦ ﰲ ﺭﻗﺼﺔ ﻋﺼﺎﻡ ﻓﺮﻓـﺎﺭﺓ‬

‫ﺍﻟﺪﺍﻓﺌﺔ ﺍ‪‬ﺎ ﺗﻐﲏ ﺍﻣﺎﻡ ﺍﳌﺨﺎﺑﺰ ﺍﳉﺴﻮﺭ ‪ ...‬ﺏ‬

‫ﻭ ﺍﻧﺘﻈﺮ ‪ ...‬ﻣﱴ ﻳﻄﲑ‬

‫ﺍﳌﺒﻬﻤﺔ ‪...‬‬

‫ﻃﺎﻟﻌﻮا ﺑﺎﺗﻨﺔ أﻧﻔﻮ‬
‫ﻋﻠﻰ ﺷﺒﻜﺔ اﻹﻧﺘﺮﻧﺖ‬
‫‪WWW.BATNAINFO.COM‬‬

‫‪ 5‬ﺩﻧﺎﻧﲑ ﻭﺍﺣﻴﺎﻧﺎ ﺗﻔﻘﺪ ﺳﺮﻭﺍﳍﺎ ﲟﻄﻠﻊ ﺍﻻﻏﻨﻴﺔ‬

‫ﻛﻴﻒ ﻻ ﻧﺮﲪﻬﺎ ﻭ ﻫﻲ ﻻ ﺗـﻌـﺮﻑ ﺣـﱴ ﻣـﻦ‬
‫ﳛﺴﻦ ﺍﻟﻴﻬﺎ‬

‫ﰲ ﺍﻟﺼﻔﺤﺔ ‪ 21‬ﻣﻦ ﺩﻟﻴﻞ ﺍﳌﺪﻳـﻨـﺔ ‪ ...‬ﺳـﻴـﺎﺭﺓ‬

‫‪WWW.FASAC.ORG‬‬

‫ﻓﺎﺧﺮﺓ ﻭ ﺍﺧﺮﻯ ﻫﻨﺠﺪﻳﺔ ﻭ ﺍﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﺻﻴﻨـﻴـﺔ ﻭ‬
‫ﺍﻟﺮﺍﺑﻌﺔ ‪ ...‬ﺣﺎﻓﻠﺔ ﺑﺮﺑﻄﺔ ﻋﻨـﻖ ‪ ...‬ﻭ‪‬ـﺎﱐ‬
‫ﲟﻨﺎﺳﺒﺔ ﺍﻟﻌﺎﻡ ﺍﳉﺪﻳﺪ ﰲ ﺍﻟﺰﺟﺎﺝ ﺍﻻﻣﺎﻣﻲ ‪....‬‬

‫ﻭ ﺣﺪﻳﺚ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻘﻀﺎﺀ ﻋﻠﻰ ﺍﻻﻭﺩﻳﺔ ﻭ ﺍﻻﺩﻭﻳـﺔ‬

‫ﺍﻟﻔﺎﺳﺪﺓ ‪ ...‬ﻭ ﺍﻻﺷﺠﺎﺭ ﺍﻟﱵ ﻓﻀﻠﺖ ﺍﳌﻮﺕ ﻋﻠـﻰ‬

‫ﻗﺎﺭﻋﺔ ﺍﻟﻄﺮﻳﻖ ﺍﳌﺰﺩﻭﺝ‪...‬‬

‫‪3‬‬