MINISTERE DE L'HABITAT ET DE L'URBANISME

DTR

document technique règlementaire

C 2.45 REGLES DE CONCEPTION ET DE CALCUL DES MACONNERIES

MINISTERE DE L’HABITAT ET DE L’URBANISME DOCUMENT TECHNIQUE REGLEMENTAIRE D.T.R. C2-45

REGLES DE CONCEPTION ET DE CALCUL DES MACONNERIES
2ème édition

Centre National d’Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment 2005

ISBN : 9961-845-21-8 Dépôt légal : 1955-2005

T.C.C.E.I.C Centre Attaché de Recherche .C. AIT BELKACEM AZZI Madani BELHAMEL Farid BENDIA Azzedine DERMOUCHE Rabah HACHANI Djelloul IKEDJI Mourad KHALED Hishem MELIHA Amine ROUIDJALI Réda SAADALAH Messaoud SAKHRAOUI Said Ingénieur/ Chef de Département .E.C.T.I.E.C.E.C.F Boumerdès Chef de Département .T.B Chef de Département .B Chargé de Recherche .R C2-45 Président du Groupe : Mr.I.C.N.C.P.E.B . REMAS Abdelkader Rapporteurs : MM.R Boumerdès Membres : MM.R.I.B Attaché de Recherche .T.T.A.A.L.COMPOSITION DU GROUPE TECHNIQUE SPECIALISE « Règles de conception et de calcul des maçonneries » D.R.N.C.R.B Ingénieur . BACHA Said Vice Président du Groupe : Mr.S Président Directeur Général E.E.E.N.C Centre Chef d’Agence Blida . HAKIMI Laabed IDIR Mustapha Chargé d’Etudes .R.N.SORECAL Ingénieur Principal .B Attaché de Recherche .R.C.R Chef d’Agence .R Blida Chef de Laboratoire .N.E.CTC Centre Attaché de Recherche .C.R.I.G.C Centre Chargé de Recherche .N.I.

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Vu le décret n°96-213 du 13 Dhi-Hidja 1406 correspondant au 19 Août 1986 portant création d’une Commission Technique Permanente pour le Contrôle Technique de la Construction .ARRETE MINISTERIEL PORTANT APPROBATION DU DOCUMENT TECHNIQUE REGLEMENTAIRE RELATIF AUX REGLES DE CONCEPTION ET DE CALCUL DES MACONNERIES LE MINISTRE DE L’HABITAT. ARRETE ARTICLE 01 : Est approuvé le Document Technique Réglementaire D. Vu l’arrêté n°18/SPM du 22 Joumada El Oula 1413 correspondant au 06 décembre 1993 modifié par l’arrêté n°05 du 11 Rabie Ethani 1414 correspondant au 17 septembre 1994 portant composition de la Commission Technique Permanente pour le Contrôle Technique de la Construction . le 24 juillet 1996 Le Ministre de l’Habitat . Vu le décret n°87-234 du 11 Rabie El Aouel 1408 correspondant au 03 Novembre 1987 modifiant le décret n°83-313 du 06 Moharem 1403 correspondant au 23 Octobre 1982 portant transformation de l’Institut National d’Etudes et de Recherches du Bâtiment (INERBA) en Centre National d’Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment (CNERIB) . Vu le décret exécutif n°92-176 du 01 Dou El Kaada 1412 correspondant au 04 mai 1992 fixant les attributions du Ministre de l’Habitat .T.R C2-45 intitulé « REGLES DE CONCEPTION ET DE CALCUL DES MACONNERIES » annexé à l’original du présent arrêté. Vu le décret présidentiel n°96-01 du 14 Chaâbane 1416 correspondant au 05 janvier 1996 portant nomination des membres du Gouvernement . - Fait à Alger. ARTICLE 03 : Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire. ARTICLE 02 : Le Centre National d’Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment (CNERIB) est chargé de l’édition et de la diffusion du présent Document Technique Réglementaire.

T. Afin de faciliter l’utilisation des dispositions édictées par le D. le D. le parpaing de ciment ou la pierre de taille).R. L’établissement de ces règles est basé essentiellement sur les caractéristiques mécaniques des éléments de constitution de la maçonnerie. Les dispositions du D. un exemple de calcul et un lexique explicatif des mots techniques sont insérés au document. silico-calcaire. . Par contre. de plâtre.PREAMBULE Le présent Document Technique Réglementaire (D.T.T.R) a pour objet de fixer des règles de conception et de calcul des structures ordinaires en maçonnerie. de béton de terre stabilisée (B.R s’appliquent à toutes les maçonneries avec joints en mortier traditionnel ou en mortier colle de liaison des éléments (briques rouge.60 m.T.T.R ne s’applique pas aux maçonneries en panneaux à hauteur d’étage ou de longueur dépassant 0.S).

réelle. eaccid: Excentricités. accidentelle respectivement M : Moment fléchissant N : Effort normal λr : Coefficient d’élancement lo : Hauteur de flambement r : Rayon de giration λh : Elancement géométrique d’un mur λfh : Elancement fictif H h η : Hauteur de mur : Hauteur du mur à partir du point d’application de la charge : Coefficient dépendant de l’élancement mld . e'o. totale.SYMBOLES Eo : Module de déformation longitudinale initiale E : Module de déformation longitudinale α : Constante élastique de la maçonnerie R : Résistance moyenne de rupture σ : Contrainte normale de compression σm : Résistance à la compression du mortier σb : Résistance à la compression du bloc Rtb : Résistance à la traction du bloc σg : Contrainte de compression due aux charges permanentes Rn : Résistance nominale de la maçonnerie Kc : Coefficient de sécurité en compression Kf : Coefficient de sécurité en flexion Radm : Résistance admissible de la maçonnerie en compression V : Coefficient de variation de la maçonnerie τ : Contrainte de cisaillement de la maçonnerie τadm : Résistance admissible au cisaillement τlim : Contrainte limite de cisaillement τo : Contrainte de cisaillement à contrainte verticale nulle G : Charge permanente S : Surcharge mld : Coefficient de fluage φ : Coefficient de flambement ω : Coefficient de majoration de la contrainte de compression Ac : Section effective d’appui b : Largeur du mur eo.

Q : Effort tranchant Sm : Moment statique lm : Moment d’inertie d : Epaisseur du mur S : Section nette du mur C : Coefficient d’absorption par capillarité .

Fondations……………..41 3.........3.....……………....………………..…………….1 .............……......……………......7..5.........……………...................…..Méthode de calcul…………….....18 2..4.3......……...30 3 ..........29 2.……..……..................................6.....3.Conception des murs…………….......6........Résistance admissible au cisaillement…………….........……............Réception.....3.......1.........…….......……............30 2...33 3............................20 2..……....40 3..Epaisseur des murs…………….................Détermination des sollicitations…………….....................18 2............…………….................................3..........…….....……........…………….............40 3.............Résistance moyenne de rupture à la compression……………........REGLES DE CALCUL…………….2........…….........71 ..20 2.....31 3..................……..……..…….……………...……………........……...18 2....45 Annexe II Caractéristiques physico-mécaniques des matériaux constitutifs.…………….......3...........59 Annexe III Exemple de calcul.……......……......………………………..…….................2 .........……....3...…….............Cas des murs doubles…………….............…………….......3.....2 ....……................Stockage…………….Maçonnerie armée……………............……..............1.Calcul au cisaillement……………..............SOMMAIRE INTRODUCTION……………………………………………....…….....................……………..2...17 2....................…….3.........…….....................Schémas des murs de contreventement……………..Appareillage……………......42 ANNEXES Annexe I Essais de caractérisation des matériaux constitutifs et éléments de maçonnerie...……......5............Dispositions constructives minimales……………..…….............……...Conditions requises des matériaux de constitution……………..........…………….....…………….........Calcul en compression…………….PRESCRIPTIONS GENERALES RELATIVES A LA CONCEPTION DES MACONNERIES………………………………………………………….....18 2..…….....................................…………….…………….........................……………............20 2...…….............……...Résistance admissible à la traction due à la flexion latérale……………............GENERALITES…………………………………………........1.........................1.Module de déformation longitudinale……………......18 2.....35 3.............……............5...……..3..........63 LEXIQUE……………………………………………………………………………................6..............……...17 1-2 ........……………............Efforts sollicitant les parois de maçonnerie…………….....……………...........3.……......................Prescriptions particulières……………....5 ..............6 .......Calcul en flexion latérale……………...2.....20 2................4.............1 .....……...34 3..Calcul des murs de contreventement…………….......32 3..............................……………....31 3.............17 2...31 3.1..…….......Joints…………….....................……..2.........1.......……………....................................17 1-1 .........3.1..........36 3....……………......……....2...Dimensionnement et géométrie des murs……………......……...........……..……...1....1.....1....……………..........................................……………........................……..Détermination des caractéristiques mécaniques des parois des maçonneries....Exigences spéciales et pièces contractuelles……………………………………...……...........…….……............39 3.....……....…….Maçonneries utilisées en soubassement……………..3......Maçonnerie en zones sismiques…………….........15 1 ...............……………..3.....……....40 3...…………….2.........18 2..……...…………….Objet………………………………………………....17 2 ...…………….……....4........……..……..................…………….............……………..31 3...……………....36 3....…….......……..........Résistance admissible de calcul à la compression…………….........Caractéristiques techniques des matériaux……………..……………..3...……......…….4 .......……................................2..…………….18 2..2........……………...41 3.………………………….…….....Domaine d’application………………………………....…………….......…….……………......................3 .......

On distingue deux types de maçonnerie : 1 . lavabos.la sécurité en cas d’incendie et. en acier. climatiques et de retrait . etc… .Maçonnerie porteuse : Sa structure est-telle qu’elle ne doit subir ni modification ni déformation inadmissible tout en transmettant aux fondations la pression des charges qui la sollicitent.…) Elle doit pouvoir supporter son poids propre ainsi que celui des équipements usuels tels que portes.l’étanchéité à la pluie et une contribution à la satisfaction des exigences hygrothermiques et acoustiques.la stabilité mécanique sous les sollicitations normales provenant des charges appliquées ou des déformations imposées par les phénomènes thermiques. en cas de séisme ou d’autres sollicitations exceptionnelles . Les diverses fonctions qu’il a assurer dans un bâtiment à usage courant concernent principalement : . le cas échéant. 2 . canalisations. .Maçonnerie non porteuse : En général.INTRODUCTION Un mur en maçonnerie de petits éléments est une structure verticale composée de matériaux manufacturés ou fabriqués manuellement. liés les uns aux autres par des joints de mortier traditionnel ou mortier-colle. elle a pour fonction le remplissage d’une structure porteuse (ossature en béton armé. fenêtres. mur porteur. .15 - . Les exigences relatives aux dernières fonctions ne peuvent pas être traitées de façon complète dans le cadre du présent document.

2.Exigences spéciales et pièces contractuelles : Le cahier des charges spéciales pour l’exécution des maçonneries doit contenir les renseignements suivants : . bâtiments scolaires et hospitaliers et aux immeubles de bureaux. de plâtre. .1 .Nature et format des matériaux constitutifs et éventuellement origine du fournisseur. 1.Objet : Le présent document a pour but de fixer des règles pour la conception et le calcul des structures ordinaires en maçonnerie de produits manufacturés.Plans s’appareillage en parties courantes et singulières. porteuses ou non porteuses. Ces produits sont de forme généralement parallélépipédique pleins.1.Norme ou avis technique du matériau.Domaine d’application : 1.2 . de parpaings de ciment et de pierre de taille.Composition du mortier à adopter (mortier traditionnel ou mortier-colle). linteaux. pour des conditions normales d’utilisation.2. sur les caractéristiques mécaniques des éléments de constitution de maçonnerie.aux maçonneries qui utilisent des panneaux de hauteur d’étage ou de longueur qui dépasse 60 cm.Résistance caractéristique des matériaux (mortier. essentiellement. silico-calcaire. Ces règles ne s’appliquent pas : . etc… . . bloc).1 .1.2. 1. appuis des baies. 2-PRESCRIPTIONS GENERALES RELATIVES A LA CONCEPTION DES MACONNERIES 2. . Commentaire : On entend par ouvrages courants principalement ceux destinés aux logements. c’est à dire occupés en permanence et sans surpeuplement. .Prescriptions particulières pour l’exécution de la maçonnerie et des points singuliers tels que : chaînage (verticaux et horizontaux). L’établissement de ces règles est basé.aux maçonneries de pierres naturelles ou de moellons. . .Ces règles s’appliquent à toutes les maçonneries avec joints de mortier traditionnel ou de mortier-colle associés à des matériaux manufacturés tels que les briques ou blocs de produits rouges.Elles s’appliquent aux différentes maçonneries d’ouvrages courants.17 - . de béton de terre stabilisée (BTS). évidés ou perforés horizontalement ou verticalement. appuis des planchers.GENERALITES 1.

Réception : La réception des matériaux doit se faire conformément aux prescriptions et exigences contenues dans le cahier des charges.adhérence aux blocs.3. si ces matériaux ne sont pas utilisés immédiatement. 2. Ils doivent être empilés de manière à conserver leurs caractéristiques géométriques. 2. Les éléments présentant des cassures ou épaufrures importantes ne doivent pas être mis en œuvre tels quels.Caractéristiques techniques des matériaux : 2. 2.2.Caractéristiques des briques ou blocs : Ces matériaux ne doivent être mis en œuvre que lorsque leurs caractéristiques physico-mécaniques et chimiques sont conformes aux exigences contenues dans le cahier des charges et dans la fiche technique du matériau.3. . Les mortiers doivent répondre aux exigences suivantes : .3.3 .2.maniabilité. Elle doit être de sorte qu’elle s’adapte aux dimensions des blocs ou briques.3 .2. . .2.1 . .Stockage : Sur chantier. 2.1.résistance équivalente à celle du bloc.2.2 .2 .3.2.Appareillage : Tous les appareillages utilisés ou en usage sont possibles à conditions qu’ils soient conformes à la géométrie des éléments de maçonneries et assurent la stabilité des murs (voir tableau 1).résistance aux conditions climatiques.L’écart entre deux joints verticaux successifs doit être supérieur ou égal au ¼ de la longueur de la brique (voir tableau 1).) des mortiers doivent répondre aux exigences du cahier des charges et de leur fiche technique.L’épaisseur du joint de mortier varie en général de 1 à 2 cm.1 . 2.2 .Caractéristiques des mortiers : Les constituants (liants.Conception des murs : 2. .Joints : . il est recommandé de les entreposer à l’abri des eaux pluviales et de l’humidité du sol. résine….Conditions requises des matériaux de constitution : 2.2. sable.18 - .

75 h maçonnerie non porteuse Maçonnerie d'éléments manufacturés de petit taille ≥ 5 cm 1 à 2 cm Liaison minimale Schéma h : désigne la hauteur du bloc L : désigne la largeur du bloc Figure 1 .19 - .30 à 1 cm Recouvrement > 15 cm maçonnerie non porteuse > 0.Règles pratiques d’appareillage Type de maçonnerie Maçonnerie de bloc de grande taille Epaisseur des joints 0. Tableau 1 .Le tableau ci-après précise les règles à respecter en fonction de la nature du matériau.Profils courant de joints de parements et exemples d’appareillages courants .

3.6 .Quel que soit le type de maçonnerie à adopter et selon l’importance de l’ouvrage. Ces chaînages sont. .Maçonneries utilisées en soubassement : Les maçonneries de soubassement doivent être constituées de matériaux inaltérables à l’eau sur une hauteur minimale de 30 cm.6. Dans le cas des murs porteurs. . Son épaisseur ne doit pas dépasser 1/3 de l’épaisseur du mur.3.Dimensionnement et géométrie des murs : . et doit être le plus régulièrement réparti. béton cyclopéen.Tous les murs porteurs doivent avoir des fondations filantes.5 . Surdimensionner les linteaux et les jambages pour les plus grandes baies.3. maçonnerie de pierre…) . de retrait ou de tassement. il convient de s’assurer de la qualité des sols des fondations par une étude géotechnique préliminaire. les planchers prennent appui sur les murs et il convient de prévoir des chaînages qui solidarisent tous les éléments verticaux et horizontaux du bâtiment. 2. . en particulier.3.Dispositions constructives minimales : 2. des éléments en béton armé mais parfois ils peuvent être constitués d’un autre matériau (métal ou bois). (voir figure 3). l’étanchéité. .1.Le rejointement est exécuté. en général.Chaînages : Pour éviter des désordres dans la maçonnerie dus aux phénomènes de dilatation thermique.Les portées classiques se limitent à 1. ne doit pas être inférieur ou égal à 1/3.20 m. 2. Ce rejointement doit avoir un dosage en liant suffisant pour assurer cette étanchéité. La conception globale de la partie non enterrée des murs de soubassement est à déterminer en fonction des exigences propres à ce mur.4 .Le rapport des ouvertures et des pleins.3.00 m. L’habillage des chaînages doit être réalisé avec un matériau de même nature que la maçonnerie.20 - . .La largeur d’un trumeau doit être supérieure à l’épaisseur du mur et à un minimum de 1.Fondations : Les fondations seront réalisées uniquement avec des matériaux inaltérables à l’eau (béton armé.Les assises doivent être horizontales et régulières.3 . 2. dans un même mur. Ce matériau doit être placé dans le coffrage et non pas rapporté après coup. on prévoit des joints et on complète ces dispositions par le chaînage des murs. une fois la maçonnerie montée. 2. pour assurer l’étanchéité du mur et conserver à la fois l’aspect architectural recherché.

la hauteur d’un chaînage de façade doit être égale à celle du plancher qui lui est associé.1. les chaînages verticaux sont prévus lorsque les murs en maçonnerie sont porteurs et soumis à des sollicitations horizontales. ainsi que de part et d’autre des joints de fractionnement du bâtiment. etc…) 2.3. ancrage. .La section transversale du béton doit être limitée en façade.Chaînages horizontaux : .Les armatures des chaînages horizontaux doivent respecter les règles de bonne pratique du béton armé (recouvrement. Ils ceinturent la maçonnerie en liaison avec les chaînages horizontaux et s’opposent par ailleurs au soulèvement des planchers dans les angles. . la fonction de chaînage est assurée par l’ossature.Exemple de chaînage à ne pas réaliser Figure 3 .Ils sont réalisés sur toute la hauteur du mur et avec une largeur supérieure ou égale à 15 cm. . Ce qui permettra de réaliser un habillage extérieur correct avec un matériau de même nature que la maçonnerie. à reprendre les efforts horizontaux de traction dus aux sollicitations horizontales (séisme) et à mieux répartir sur les murs les charges des planchers.Ces chaînages relient les murs porteurs entre eux de façon à renforcer la stabilité de l’ensemble.Ces chaînages doivent être réalisés en utilisant de préférence des blocs spéciaux dits blocs d’angle. sa largeur doit être prise au plus.1.3. .2 .En général. égale au 2/3 de l’épaisseur du mur lui servant d’appui. .Ils doivent être réalisés au moins dans les angles saillants et rentrants des maçonneries. Figure 2 .6.Ces chaînages constituent de simples liaisons et n’interviennent pas comme des poteaux d’ossature.Chaînage verticaux : .1. .21 - . En général.6. .Réalisation des chaînages horizontaux Commentaire : Dans le cas de maçonnerie de remplissage.2.

3. .Appuis des linteaux : On rappelle que les linteaux sont des éléments en béton armé (parfois en métal ou en bois) placés au dessus de chaque ouverture dans le mur (fenêtre.Armatures minimales des chaînages horizontaux et verticaux 2.Les armatures longitudinales des chaînages seront fixées par des armatures transversales dont l’espacement ne sera pas supérieur à la plus petite dimension de la section en béton. porte.Les armatures des chaînages verticaux seront convenablement ancrées dans les chaînages supérieurs des fondations et dans les chaînages horizontaux de la maçonnerie. . etc…) où ils doivent assurer la répartition des charges.Les armatures transversales auront au minimum un diamètre de 8 mm. .3. 2.1.22 - .3 .6.Réalisation des chaînages verticaux 2. .2 .Les longueurs d’ancrage et de recouvrement droit seront égales à 50φ.6.3.Figure 4 . Chaînage vertical A : min 4 AH 12 Chaînage horizontal A = section minimale d'armature transversale exprimée en cm² Figure 5 .3 . enduits non compris (voir chaînages horizontaux figure3). Il est recommandé de réaliser l’appui du plancher au moins égal au 2/3 de l’épaisseur du mur.Appuis des planchers ou toitures : Ces appuis sont conçus de telle façon que la stabilité du mur ne soit pas compromise sous l’effet des charges provenant des planchers.Ferraillage des chaînages : Ce ferraillage doit être conforme aux Règles Parasismiques Algériennes qui recommandent : .Les armatures minima à prévoir dans les chaînages verticaux et horizontaux ne devront pas être inférieures à 4HA 12.6. . La longueur d’appui de linteaux sera au minimum égale à 20 cm (voir figure 6a).

Pour les trumeaux extérieurs a1 ≥ 1.4 .00 m pour la zone III a2 = b1 +b2 3 pour la zone I et II a : Trumeau et linteau b : Ouvertures dans les murs porteurs Figure 6 .23 - .Pour les autres trumeaux : a2 ≥ 1.6.Trumeaux porteurs : D’après le Règlement Parasismique Algérien en vigueur. les ouvertures dans les murs porteurs extérieurs et les trumeaux doivent respecter les limitations suivantes (voir figure 6b). .Dimensions.3.2. appuis des linteaux et largeur minimale du trumeau .00 m .

Les armatures du trumeau en béton sont ancrées dans cette semelle.Les trumeaux porteurs de moins de 1.Renforcement des trumeaux pour a1 > 1.00 m de largeur doivent comporter un élément porteur en béton prolongé au moins jusqu’au chaînage horizontal (voir figure 7) Figure 7 . saillants en façade (bandeaux.6. 2.3. tout en leur donnant un certain caractère architectural. Commentaire : A défaut de justification.6.Ouvrages saillants : Il s’agit des ouvrages en béton armé. Leur section doit être réduite à la valeur strictement nécessaire. balcons.5 .00 m) doivent comporter un pourcentage d’armatures longitudinales suffisant pour limiter les effets de retrait. .24 - . un pourcentage minimal forfaitaire de 0. coursives ou corniches etc…) dont le but principal est de protéger les façades des eaux de ruissellement. 2.00 m Commentaire : Quand les efforts transmis par cet élément porteur conduisent à des contraintes supérieures aux contraintes admissibles dans le matériau constitutif de la maçonnerie.6 . loggias.3. une semelle de répartition ou un renforcement de ce chaînage est nécessaire.25 % est admis.Appuis de baies : Les appuis de baies en béton armé de grande longueur (supérieure à 2.

Coursives ou corniches : .6.6. de la nuance Fe E40 au moins égale à 0.1 . sont disposés au minimum 2φ10 ou 3φ8 suivant la hauteur de l’ élément. 2.Bandeaux saillants : .25 % de la section du béton.6. il ne dépasse pas 5 cm. . . (voir figure 8). 4 m dans les régions humides.Exemple de corniche non admise Commentaire : Il faut éviter les éléments extérieurs volumineux en béton.50 % de la section du béton. 2. 2 m dans les régions arides. .2 .6. .3.25 - .Balcons . En général.3. Figure 9 .Armature minimale d’un bandeau Sur la partie apparente verticale. .Ces éléments sont recoupés par des joints transversaux.Loggias .Leur débordement en façade ne doit pas être excessif.Ils doivent comporter une section longitudinale d’armature à haute adhérence.Figure 8 .Ces éléments doivent comporter un pourcentage minimal d’armatures longitudinales de classe Fe 40 au moins égale à 0.Leur longueur est en général égale à la distance entre joints de fractionnement de l’ouvrage. La distance entre deux joints successifs est au plus égale à : .

A min = a × b × 0.7. on s’assurera de la continuité de l’appareillage au-delà du point de jonction.Jonction et croisement des murs : A la rencontre de deux murs. .Armature minimale d’un balcon Commentaire : Les barres de très gros diamètre placées à l’extrémité d’un élément mince exposé aux intempéries sont à éviter en raison du risque de corrosion de l’acier et d’éclatement du béton.25 100 Figure 10 . Cette continuité peut être réalisée à partir d’un harpage soigneusement exécuté. la jonction peut se faire par l’interposition de briques aux ¾ dans la zone de jonction (voir figure 11).1 .6.3.7 .Cas des murs dont l’épaisseur est celle du matériau : Pour les murs en briques par exemple.26 - . 2.6.3. 2.

Figure 11 - Jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est celle du matériau Pour les autres blocs, la jonction ou le croisement des murs peut se faire par la mise en place d’armature dans les joints avec une longueur d’ancrage de 0,90 m au-delà du croisement. Il est important de veiller au bon enrobage de ces armatures par le mortier (voir figure 12.).

Figure 12 - Armatures dans les assises à l’endroit du croisement des murs - 27 -

2.3.6.7.2 - Cas des murs dont l’épaisseur est plus grande que celle du matériau : La jonction ou le croisement des murs se fera par imbrication des briques ou blocs et par assises alternées. Pour augmenter la raideur de l’ensemble, il est recommandé de disposer des armatures dans les assises ou toutes les deux ou trois assises, par exemple à l’endroit du croisement des murs (voir figure 13).

Figure 13 - Jonction et croisement des murs dont l’épaisseur est plus grande que celle du matériau. 2.3.6.8 - Joint de dilatation des maçonneries : 2.3.6.8.1 - Considérations générales : Des variations dimensionnelles dans les murs en maçonnerie peuvent se produire à la suite de l’influence de la variation de température et/ou de la teneur en humidité du mur. Pour empêcher ce phénomène de se produire, il est nécessaire de diviser le mur en tronçons dilatables. En règle générale, les joints de dilatation sont placés aux endroits où la probabilité de fissure dans la maçonnerie est grande. Les joints sont réalisés sur toute l’épaisseur du mur : leur ouverture est de l’ordre de 2 cm. - 28 -

2.3.6.8.2 - Distance maximale entre joints : La distance entre les joints est à adapter en fonction du retrait des matériaux constitutifs du mur, des conditions d’ambiance (humidité, température) et de la conception générale du bâtiment. Cette distance est en générale prise égale à 15 m. 2.3.7 - Epaisseur des murs : La conception des murs, en l’occurrence la détermination de l’épaisseur du mur de façade en maçonnerie, sera fonction, en majeure partie, de leur exposition à l’eau de pluie lorsque le mur est de remplissage et à la fois des efforts sollicitant le mur lorsque celui-ci est porteur. Tableau 2 - Valeurs tolérées du coefficient de capillarité C Eléments constitutifs de maçonnerie Produits rouges - Brique creuse - Brique perforée - Brique pleine pressée - Brique pleine filée à l’étireuse Horizontale Brique Silico-calcaire Béton de terre stabilisée et bloc de plâtre. Coefficient de capillarité C ≤ 15 ≤ 30 ≤ 60 ≤ 40 ≤ 60 ≤ 10 zone non aride ≤ 25 zone aride

L’épaisseur considérée est l’épaisseur brute des parois en maçonnerie des murs simples ou de la paroi extérieure des murs avec doublage.

Figure 14 - Epaisseur minimale d’une paroi simple de maçonnerie de brique pleine de terre cuite, de BTS, de plâtre, silico-calcaire. L’épaisseur minimale brute de la paroi extérieure en maçonnerie est en règle générale, et quel que soit le type de mur, de 20 cm. Cette épaisseur minimale varie en fonction de la nature et des dimensions de fabrication des éléments constitutifs (brique ou bloc).

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Figure 16 .Recommandations pour la production et la mise en œuvre des bétons de terre stabilisée.Recommandations pour la construction en plâtre.Prescriptions particulières : Les prescriptions particulières concernant les blocs de maçonneries en plâtre et en béton de terre stabilisée (BTS) doivent répondre aux exigences des documents réglementaires y afférents : .30 - .Epaisseur minimale d’une paroi double de maçonnerie de blocs creux de granulats courants ou légers.Normes en vigueur en Algérie 2. . Figure 17 .5 . .Maçonneries en zones sismiques : Les constructions en maçonnerie porteuse dans des sites jugés sismiques doivent satisfaire aux exigences établies par le Règlement Parasismique Algérien en vigueur.Figure 15 .Epaisseur minimale d’une paroi double de maçonnerie de blocs de béton cellulaire.Epaisseur minimale d’une maçonnerie de pierre de taille. . CNERIB 1993 (Approbation par Arrêté du 5 décembre 1987). 2.4 . CNERIB 1993 (Approbation par Arrêté du 8 novembre 1988).

1.1) est plus pratique.31 - . 3.1) connaissant les résistances des matériaux (blocs. 3 σ m.2) R : valeur moyenne de la résistance de rupture exprimée en MPa α : constante élastique de la maçonnerie définie dans le tableau 3 ci-dessous en fonction du type de la maçonnerie et de la classe du mortier. 3.55. . Les modalités d’essais sont décrites en annexe.2.REGLES DE CALCUL 3.1 .Pour la détermination de la résistance moyenne de rupture en compression R.1.1. mortier) de la maçonnerie : R=0.1.Les résistances moyennes de rupture (en compression.3 .Résistance moyenne de rupture à la compression : 3.1) Commentaire : Des essais sur murs ou colonnes à échelle réelle.Détermination des caractéristiques mécaniques des parois des maçonneries : 3.σ b2 où R σm σb : résistance moyenne de rupture en compression exprimée en MPa : résistance à la compression du mortier exprimée en MPa : résistance à la compression du bloc ou de la brique exprimée en MPa (3. σb normalisées facilitent son application.2 .1.1. . d’éléments de structure (hauteur d’étage) peuvent également être réalisés mais de tels essais sont très coûteux et il est difficile de les interpréter sur un nombre limité de maquettes. deux méthodes peuvent être utilisées : . cisaillement) permettent de déterminer les valeurs des résistances admissibles de calcul ainsi que le module de déformation longitudinale E. L’application de la formule (3.1.1.Essais directs sur murets ou petits piliers effectués conformément aux modalités à l’annexe (1).Module de déformation longitudinale : Le module de déformation initiale E0 est pris dans les calculs courants égal à : E0 = α R (E0 exprimée en MPa) (3.Application de la formule (3. Les valeurs de σm. flexion.

au delà.Brique silico-calcaire .4.Brique pleine de terre cuite creuse 1000 10 750 4 200 Résistance nulle du mortier (mortier fraîchement posé) 750 750 500 200 200 Le module de déformation E est pris égal à E0 pour des contraintes ne dépassant pas 0. Type de maçonnerie Classe du mortier (MPa) > 25 .Plâtre .3). il est donné par la relation empirique suivante : E = E0 (1 − σ ) 1.Valeur du Coefficient α.Tableau 3 . Le module de Young à long terme est de l’ordre de 2/3 à 1/3 du module de Young donné par la formule (3. ou du processus de production de l’élément constitutif de maçonnerie.3) E : module de déformation longitudinale exprimé en MPa.Béton de terre stabilisée .4) Kc : coefficient de sécurité en fonction des caractéristiques géométriques. 3.32 - .Brique de béton léger ou cellulaire .Résistance admissible de calcul en compression : La résistance admissible de calcul en compression est obtenue par application de la formule (3.3 .Brique pleine de terre cuite .1.) Radm = Rn Kc (3. et donné au tableau 4.2 R. .1R (3. σ : contrainte appliquée à l’endroit sollicité de la maçonnerie exprimée en MPa.

Kf : coefficient de sécurité donné au tableau 5. brique pleine de terre cuite) Bloc de grande taille (béton cellulaire) Brique ou bloc obtenu par vibrotraitement (béton de terre stabilisée.Tableau 4 . .15 pour une maçonnerie simple v = 0. parpaing) 1.4 .18 pour une maçonnerie spéciale : maçonnerie strictement contrôlée et soigneusement exécutée.1.Résistance admissible à la traction due à la flexion latérale : La résistance admissible de calcul de la maçonnerie à la flexion latérale est obtenue par : Radm = Rn Kf (3. écart type donné par la relation R 2 ∑(Ri − Rmoy) S= (n−1) Ri : Valeur de la résistance de l’échantillon « i » n : Nombre d’essais effectués Rmoy = Résistance moyenne de rupture En général.4 1. on prend v = 0.1.33 - .1) ν : coefficient de variation de la maçonnerie déterminé par la relation suivante : ν= S S.5) R : résistance moyenne de rupture en compression définie en (3.1.64 ν) (3.6 1. sur la base d’expérience faite sur un poteau en maçonnerie de hauteur h>3d (d est le plus petit côté de la section transversale).Valeur de Kc Eléments constitutifs de maçonnerie Brique de forme habituelle (brique silico-calcaire.3) avec R résistance moyenne de rupture en flexion latérale conformément à l’annexe 1. Rn est donnée par : Rn = R (1 . arrêtée en tenant compte du chargement statique.6) Rn : résistance normative donnée a l’article (3.2 Kc Rn : Résistance normative de calcul définie comme étant la limite de résistance de la maçonnerie à 28 jours. 3.

34 - .3 0.Tableau 5 .4σ g .5 1. parpaing) 1.Résistance admissible au cisaillement : La résistance normative de la maçonnerie au cisaillement est déterminée : .Valeurs de τo et τlim Résistance des blocs ou briques (MPa) Résistance du mortier (MPa) ≥ 10 < 15 ≥ 15 < 10 ≥ 10 < 10 τo (MPa) 0.4 Kf En l'absence de valeurs expérimentales.soit à partir de la relation : τ n =Min(τ 0 +0. . Tableau 6 .soit à partir d’essai direct de cisaillement . τlim : contrainte de cisaillement limite exprimée en MPa. brique pleine de terre cuite) Bloc de grande taille (béton cellulaire) Brique ou bloc obtenu par vibrotraitement (béton de terre stabilisée. Les valeurs de τo et τlim sont données dans le tableau 6 en fonction de la résistance à la compression du mortier et des éléments de la maçonnerie.2 0.Valeur de Kf Eléments constitutifs de maçonnerie Brique de forme habituelle (brique silico-calcaire.5 MPa.7) σg : contrainte de compression de la maçonnerie sous charge permanente au niveau considéré exprimée en MPa.3 0.5 .2 1 τlim (MPa) Les valeurs données au tableau 6 sont à diviser par 2 dans le cas où le pourcentage de perforation excède 40%.1.2 1. τ mim l ) (3.6 1. la résistance normative en flexion de la maçonnerie peut être prise égale à 0. τo : contrainte de cisaillement à contrainte verticale nulle exprimée en MPa. 3.

à un niveau donné.2.1. sur une paroi donnée.9) τ n = R− K f . .σ g Rtb Kf σg : résistance à la traction du bloc exprimée en (MPa).35 - . et une descente de charge selon les lignes de rupture. 3. .de la résistance à la traction des éléments de la maçonnerie.1.2 . Pour le contreventement.Efforts sollicitant les parois de maçonnerie : 3.2.8) τn : étant la résistance normative de la maçonnerie au cisaillement exprimée en MPa. explosions.45Rt 1+ b (3. τ n =τ n +0.de la résistance à la compression de la maçonnerie. : Contrainte de compression due aux charges permanentes. C’est la première relation qui est généralement la plus faible.4σ g σg Rt b τ n =0.La résistance admissible au cisaillement est obtenue par la division de la résistance normative par le coefficient de sécurité Kf défini pour le cas de flexion et donné en article 3.6.Les efforts dus aux charges verticales.3 . se conformer à l’article 3.Les efforts pris en compte sont le forces verticales (charges permanentes et surcharges) et les forces horizontales (actions du vent et du séisme). : coefficient de sécurité défini dans le tableau 5. τ adm = τn Kf (3. Commentaire : Il ne sera pas envisagé les sollicitations exceptionnelles (chocs.du frottement dans les joints d’assise et de la cohésion de la maçonnerie.2.Les efforts dus aux charges horizontales (vent) sont évalués conformément au règlement en vigueur. 3. 3. La résistance au cisaillement de la maçonnerie est donnée par la plus petite valeur des trois relations suivantes (courbe enveloppe). .2 .4. etc…). Commentaire : La résistance de la maçonnerie aux efforts de cisaillement dépend : . sont évalués en admettant la discontinuité des divers éléments de plancher au droit des murs.

3. Il faut tenir compte de l’excentrement des charges. sans pour autant que la contrainte admissible soit dépassée au dessous du niveau délimité par 0.6 . Au niveau du point d’application de la charge localisée.3. La contrainte de compression à la base du mur considérée (égale à l’effort vertical N divisé par la section d’appui effectif de N soit Ac ) doit vérifier la relation suivante : σ = M ≤ mld.3 . appuis de poutres. appuis de plancher. la répartition des contraintes n’est pas uniforme. la contrainte admissible est majorée de 25 %.ω Ac . Figure 18 .5.10) .36 - (3.2.4. (voir figure 18).4 H à partir du point d’application de la charge (H étant la hauteur du mur).Calcul en compression : La vérification des pièces comprimées.2.Les contraintes dues aux charges verticales sont supposées uniformément réparties en partie courante de la paroi (en général à mi-hauteur). due au flambement. 3. et de l’augmentation de la flèche due à l’action prolongée de la charge (fluage). il est admis qu’elles se répartissent uniformément à l’intérieur de la zone délimitée par deux droites partant du point d’application de la charge et inclinées de 30° sur la verticale.3.2.Radm. appuis de linteaux.Cas des forces ponctuelles : Pour les forces ponctuelles verticales (appui d’une poutre par exemple). Commentaire : Par points singuliers.Aux points singuliers.Application d’une charge localisée 3.1 .φ1. on entend les points situés immédiatement au droit des sections horizontales des trumeaux. se fait en tenant compte de la diminution de la capacité portante.Méthode de calcul : 3.

c’est à dire : eo = e'o+ eaccid avec : eaccid = 2 cm (3.37 - (3. caractérisé par la constante élastique α et par & l’élancement du mur défini par le rapport : l λr = 0 r (3. . épaisseur d) et si la charge N est excentrée de eo la valeur de Ac est donnée par : Ac =b×2.où : Ac : section effective d’appui exprimée en cm².18 r : rayon de giration (m) Le coefficient de flambement φ1.2)   h   d : épaisseur du mur (cm) λh : élancement géométrique du mur φ : coefficient de flambement qui dépend de λh et α eo : excentricité de calcul définie plus haut.(d −e0) 2 (3.m N : effort normal agissant sur le mur exprimé en MN En général.13) où : M : moment fléchissant exprimé en MN.14) λr : coefficient d’élancement lo : longueur de flambement (m) selon 3.11) L’excentricité de calcul (eo) est évaluée en prenant en compte l’excentricité réelle (e'o) et l’excentricité accidentelle (eoaccid) exprimée en cm.15) . mld : coefficient de fluage de longue durée φ1 : coefficient de flambement ω : coefficient de majoration sur Ac Si la section du mur est rectangulaire (largeur b. dépend des propriétés élastiques du matériau. le coefficient de flambement φ1.06λ −0. est donné par e0   φt =φ 1− d(0.12) e'0 = M N (3. Radm : résistance admissible de calcul en compression exprimée en MPa.

H et L sont définis dans la figure 19.Valeur de φ λfh φ 4 1 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 0.18) lo = ρ.λh = l0 d (3.17) α : Constante élastique du matériau Tableau 7 .96 0.92 0.45 La longueur du flambement 1o d’un mur est donnée par : (3.88 0.61 0.79 0.52 0. Figure 19 . f λh =λh 1000 α (3.7 0. .16) lo : longueur de flambement donnée par la formule (3.18) Le tableau 7 donne φ en fonction de l’élancement fictif.56 0.74 0.49 0.65 0.Valeur de ρ en fonction des conditions de liaison des bords verticaux du mur et du rapport de la hauteur H à la longueur L du mur.84 0.H avec : ρ : coefficient déduit graphiquement de la figure 19 en fonction des conditions de liaison des bords verticaux du mur et du rapport H/L.38 - .

3.04 0.2 0. Commentaire : Une approche plus simple consiste à décomposer le mur en plusieurs bandes et les dimensionner selon les hypothèses de calcul des poutres.08 0.Le coefficient de fluage est donné par : mld =1−η(1+1.5d (3.Calcul en flexion latérale : Le calcul des murs sous l’action des charges latérales s’effectue selon les méthodes de calcul des plaques supposées simplement appuyées à leurs bords.2 .Valeur de mld d (cm) mld 15 0.76 20 25 0.2e) pour l’épaisseur du mur d < 30 cm d mld = 1 pour d ≥ 30 cm avec η donné dans le tableau 8.27 0.12 0.Valeur de η λh η <10 0 12 14 16 18 20 22 24 26 0.24 0.31 Pour simplification. ou de béton cellulaire et caverneux ω = 1.87 0. on peut prendre les valeurs suivantes de m données par le tableau suivant : Tableau 9 .3. en fonction de λh = l0 d (3.39 - . .96 Le coefficient ω de majoration de contraintes sur A est donné par : e ω =1+ 0 1.20) Pour une maçonnerie de pierre.15 0.19) Tableau 8 .

seule la paroi constituée avec le matériau le moins déformable est prise en considération. Commentaire : Lorsque les deux parois ont des épaisseurs différentes.3 . 3.3.d (3.Maçonnerie armée : La maçonnerie armée est une maçonnerie de briques ou de blocs dans laquelle sont logées des armatures. on utilise aussi des maçonneries composites : maçonnerie renforcée avec du béton armé (figure 20c). ne participent pas à la résistance sauf avec justifications spéciales.4 . Parfois.40 - .Calcul au cisaillement : La contrainte de cisaillement est donnée par : τ= Q Sm lm d Q. celle qui est constituée par le matériau le moins déformable est normalement considérée comme porteuse.5 .21) : effort tranchant dans le mur exprimé en MN : moment statique de la section transversale du mur exprimée en m3 : moment d’inertie de la section transversale exprimé en m4 : épaisseur du mur exprimé en m. les deux parois sont à base de matériaux différents. il faut assurer leur protection efficace vis à vis de la corrosion.Cas des murs doubles : Dans les murs doubles porteurs. 3. Sm et lm sont à déterminer pour la partie comprimée de la section transversale du mur en cas de fissuration de celui-ci. de cisaillement. soit horizontalement dans les joints de mortiers (figure 20a) soit verticalement dans les cavités ménagées à cet effet ou existantes dans les éléments maçonnés (figure 20 b). . Dans le cas où les armatures sont disposées horizontalement dans les joints de mortier. L’armature est également utilisée comme moyen de prévention de fissures dues au retrait.Sm lm. et éventuellement de compression. Une telle maçonnerie devient plus robuste et plus stable. Les armatures sont disposées de manière à reprendre les contraintes de traction.3. Les attaches prévues entre deux parois. à la dilatation et aux tassements.

Schémas statiques : . qui permet de déterminer à la fois la résistance et la raideur des diverses consoles. adopter un schéma approprié. peut être prise en compte pour autant que le croisement des murs soit correctement appareillé pour reprendre les contraintes tangentes à cet endroit.6 .Figure 20 . il est indiqué de calculer chaque mur sous l’effet du vent agissant sur la tranche verticale de la façade qu’il raidit.Armatures dans les maçonneries 3.La résistance d’une structure en maçonnerie aux efforts horizontaux est généralement assurée par un système formé de planchers et de murs perpendiculaires aux façades.les actions horizontales sont transmises aux planchers par les façades .1. une partie des murs perpendiculaires fonctionnant comme ailes d’un profil composé. Si par contre.41 - . Des ouvertures dans les murs de contreventement peuvent modifier notablement leur comportement qui peut devenir intermédiaire entre celui d’une console unique et celui de plusieurs consoles reliées par des bielles. Si les planchers sont considérés comme très rigides. les planchers sont faiblement rigides en comparaison des murs de contreventement. Il faut. .6. les efforts horizontaux se répartissent sur les murs de contreventement proportionnellement à leurs rigidités de flexion.les murs transversaux agissent donc comme des consoles verticales encastrées au pied du bâtiment. dans ce cas.les planchers agissent comme des diaphragmes horizontaux et distribuent les actions sur les murs transversaux . Le cheminement des efforts est schématisé comme suit : .Calcul des murs de contreventement : 3. . . Pour le calcul de la résistance du mur de contreventement aux efforts horizontaux.

6. il faut combiner les valeurs de calcul des actions horizontales aux charges verticales. . 3.Il faut tenir compte des moments de torsion se produisant lorsque la résultante des sollicitations est décentrée par rapport au centre de rigidité de l’ensemble de la structure.Détermination des sollicitations : Dans l’analyse des murs de contreventement.2 .42 - .

43 - .ANNEXES .

ANNEXE 1 Essais de caractérisation des matériaux constitutifs et éléments de maçonneries .45 - .

Brique de terre cuite : NA 238 : Briques creuses en terre cuite . 1 .Spécifications NA 55. Le but du contrôle est la vérification des dimensions extérieures (hauteur.Mode de prélèvement des éprouvettes NA 55.78 : Béton cellulaire autoclavé .Cas des briques ou blocs pleins : On effectue au millimètre près la mesure de chaque dimension de l’éprouvette sur les quatre arêtes correspondant aux relevés sur chaque dimension. .47 - .1 . Le résultat est exprimé en millimètre avec une décimale. Il s’agit de : .Béton cellulaire autoclavé : NA 55. des normes algériennes relatives aux essais de caractérisation de ces matériaux ont été établies.Définitions .Détermination de la résistance à l’écrasement (compression) NA 2373 : Briques de terre cuite destinées à rester apparentes . Le nombre est de 3 éprouvettes au minimum.83 : Détermination de l’absorption d’eau par capillarité. . 1.Classifications NA 55. Tolérance sur les dimensions : -Brique pleine : Longueur et largeur : inférieures ou égales à 10 mm Hauteur : inférieure ou égale à 4 mm. puis comparé aux tolérances de fabrication exigées par la norme.66 : Béton cellulaire autoclavé .81 : Détermination de la résistance en traction par flexion NA 55.Détermination de la masse volumique apparente.Détermination de la résistance à l’écrasement. les modalités d’essais de caractérisation décrites ci-après seront adoptées.77 : Béton cellulaire autoclavé .CONTROLE DES DIMENSIONS Norme NBN B 24.65 : Béton cellulaire autoclavé . épaisseur.82 : Détermination de la stabilité dimensionnelle NA 55.205 : « Essais des matériaux de Maçonnerie : essai de résistance à la compression » L’essai se fait sur des éprouvettes constituées de matériau entier. épaisseur des parois) des produits prélevés. Il est à noter que pour le béton cellulaire autoclavé et les produits rouges (briques de terre cuite).Détermination des éclatements.ESSAIS COMMUNS A TOUS LES MATERIAUX (BLOCS OU BRIQUES) A défaut de normes algériennes. NA 2642 : Briques de terre cuite destinées à rester apparentes . NA 55. largeur.79 : Détermination de la résistance à la compression NA 55.

5 mm. 1.Pour les parois comportant des peignages.Bloc plein : Longueur et largeur : inférieures ou égales à 3 mm. La mesure à considérer est la moyenne de l’ensemble des différentes mesures effectuées sur une même paroi. hauteur. la mesure est effectuée à fond de peignage.1 .48 - .Cas des blocs à évidements : On mesure au millimètre près l’épaisseur de la paroi considérée dans l’axe de chacun des évidements. Epaisseur des parois : inférieure ou égale à 3% des dimensions des parois.5 mm près l’épaisseur de toutes les parois et cloisons au droit de toutes les alvéoles. 2 .207 : « Essais des matériaux de maçonnerie : Contrôle de la planéité des faces de la rectitude des arêtes et de la forme » 2.. . largeur : inférieures ou égales à 3 mm. On mesure la déformation des angles (ou rectitude des arêtes) au moyen d’une équerre appliquée bien à plat sur la surface plane et amenée par glissement en contact avec le matériau en son milieu et perpendiculaire (voir figure ci-dessous). Tolérance sur les dimensions : Longueur. 1. Figure 1 Figure 2 .CONTROLE DE LA FORME ET CARACTERISTIQUE D’ASPECT Norme NBN B24.2 . Elle est posée sur une surface plane indéformable.Contrôle de la forme : L’éprouvette est un produit entier.3 . Tolérance sur les dimensions extérieures : inférieures ou égales à 3 mm.Cas des briques creuses : On mesure à 0. Epaisseur : inférieure ou égale à 1. Tolérance sur les parois et cloisons : inférieures ou égales à 3% de l’épaisseur.

ESSAI D’ABSORPTION D’EAU PAR CAPILLARITE L’essai a pour objectif la détermination d’un critère permettant d’apprécier le pouvoir de succion d’un matériau au contact du mortier d’assemblage. épaufrures.02% près. clivage. L’essai est exécuté dans un local à la température de 20°C sur un échantillon composé de 5 produits au minimum. Toutefois. un pourcentage limité à 15 % du lot peut être toléré. 3 . m1 : en g . La masse m1 de chaque produit séché est déterminée à 0. Le produit est ensuite immergé pendant 10 minutes suivant sa face de pose dans un récipient placé dans un plan horizontal et rempli d’eau de telle manière que la face à immerger du produit se trouve à 5 mm audessous du niveau d’eau.49 - . crevasse. fissures. 2. fendillement. Le pouvoir de succion d’eau exprimé en g/cm² est caractérisé par le coefficient C donné par la formule suivante : (m2-m1) × 100 C= S t S : surface horizontale mouillée en cm² incluant ou non les vides t : temps d’immersion en minutes m2. Les produits (briques ou blocs) ne doivent pas présenter de défauts systématiquement apparents tels que : écornures.2 . On examine soigneusement à l’œil nu le matériau sur toutes ses faces. Le matériau est pesé et soit m2 la masse pesée à 0.020% près. Ces derniers sont séchés à l’étuve et portés à la température de 105°C ± 5°C jusqu’à l’obtention d’une masse constante.Caractéristiques d’aspect : Le contrôle de l’aspect extérieur est affecté sur un lot de matériau entier.On calcule pour chaque angle la tangente du hors équerre E par la formule : tg E = d c En prenant : d < 2 cm c = h/2 : épaisseur du mortier d’assemblage : demi-hauteur d’un bloc normal (en cm).

M g = V Pour tous les produits (briques ou blocs) 500 kg/m3 < g<2200 kg/m3. Soit V ce volume exprimé à 0. on pèse l’éprouvette à 0.208 : « Essais des matériaux de maçonnerie : retrait et gonflement hygrothermique » L’objet de cet essai est la détermination de la variation (∆L) de la longueur L d’une éprouvette découpée dans le matériau ou d’un matériau entier de maçonnerie. Soit M la masse de cette éprouvette.1% près en m3. Elle est donnée par la relation suivante : ∆L L1 .ESSAI DE DETERMINATION DE LA MASSE VOLUMIQUE Norme NBN B 24.206 : « Essais des matériaux de maçonnerie : masse volumique apparente du matériau » L’éprouvette peut être un matériau (brique ou bloc entier) lorsque ses dimensions le permettent ou bien un échantillon à extraire du matériau dont les dimensions sont laissées à l’appréciation du laboratoire.1% près. On mesure géométriquement le volume de l’éprouvette. A la sortie de l’étuve.ESSAI DE RESISTANCE A LA COMPRESSION Norme NBN B24.RETRAIT ET GONFLEMENT HYGROTHERMIQUE Norme NBN B24.50 - .L2 = L L L1 : longueur de l’éprouvette après immersion L2 : longueur de l’éprouvette après séchage 6 . C’est cette variation qui mettra en évidence le retrait ou le gonflement du matériau testé.201 : « Essais des matériaux de maçonnerie : essai de résistance à la compression » Cet essai a pour objet la détermination de la résistance à la compression ou résistance à l’écrasement d’un bloc entier ou de la superposition de 2 moitiés d’une brique ou bloc que l’on veut tester. 5 . . La masse volumique moyenne à l’état sec de l’éprouvette est déterminée par la formule (exprimée en kg/m3) ci-dessous. Le séchage de l’éprouvette s’effectue dans une étuve portée à la température de 105°C jusqu’à masse constante.4 . placé dans une enceinte de température réglable à 25°C et d’humidité relative de 45%.

51 - .La résistance à la compression sera déterminée par la formule suivante : F Rc = S b Rc : résistance à la compression exprimée en MPa F : charge maximale supportée par l’éprouvette ou le bloc en MN Sb : section brute moyenne de l’éprouve en m². .

S.Recommandations pour la construction en plâtre. celles-ci sont immergées dans de l’eau.5l/heure) et la hauteur de chute de la goutte est de 50 cm.ESSAIS PARTICULIERS AUX MATERIAUX PLATRE ET BETON DE TERRE STABILISEE 1. Humide 24 heures 8 heures Aride 8 heures 8 heures 2 . CNERIB 1993 Eprouvettes : Identiques à celles utilisées pour les matériaux à l’état « sec » La particularité de cet essai est dans le mode de conservation des éprouvettes.53 - . CNERIB 1993 . Le dispositif d’essai est facile à réaliser (voir figure 3 ci-après). La suite du déroulement de l’essai reste identique à celle de l’écrasement du matériau à l’état «sec» et par la même formule on déterminera la résistance à la compression du matériau à l’état «humide». Le temps d’immersion dépend à la fois de la pluviométrie de la région où on se propose de construire et de la destination du matériau dans l’ouvrage. Il consiste à placer l’éprouvette (matériau entier) inclinée dans un bac sous goutte à goutte. Temps d’immersion (heures) Suivant le site Destination du matériau Mur porteur Mur de remplissage Rh> 25% de Rs pour le BTS Rh> 50% de Rs pour le plâtre Rh Rs : résistance à la compression du matériau à l’état «humide» exprimée en MPa. Il sera déterminé un début d’érosion sur la surface de l’éprouvette.ESSAIS DE RESISTANCE A L’ECRASEMENT DES MATERIAUX PLATRE ET B.T. Le débit est maintenu constant (0. A L’ETAT « HUMIDE » .ESSAI D’EROSION Cet essai a pour but d’apprécier l’ampleur des dégradations pouvant être provoquées par la chute répétitive de la goutte d’eau ce qui permet de vérifier l’impact des pluies sur ces types de matériaux. En effet.Recommandations pour la production et la mise en œuvre des bétons de terre stabilisée. . : résistance à la compression du matériau à l’état «sec» exprimée en MPa.

Figure 3 .Une dégradation considérable du bloc ou brique.En zone aride (à faible pluviométrie) l’enduit de protection est facultatif. à la suite de l’essai.54 - . permet de conclure ceci : . Par conséquent.En région humide (à forte pluviométrie). . ils ne peuvent être destinés à rester apparents.Essai d’érosion à l’eau . l’utilisation de ces matériaux (plâtre ou BTS) nécessite une protection au moyen d’un enduit.

Les deux demi-éprouvettes ainsi formées seront soumises à un essai de compression tel que décrit dans la norme. il s’agit de soumettre l’éprouvette à l’action d’une force appliquée en son milieu jusqu’à la rupture.ESSAIS SUR MORTIER Il sera tenu compte uniquement des essais caractérisant le comportement des mortiers traditionnels dans les maçonneries porteuses. Il s’agira. 1. Le but de l’essai est la détermination de la résistance mécanique (en traction et à la compression) d’un mortier de composition donnée. des essais de résistance mécaniques de ces constituants. 1. en l’occurrence. on considère 3.1 .Essai d’adhérence : Norme ASTM E 518-80 : “ Test method for diagonal tension (shear) in masonry assembly” Le but de l’essai est la détermination de la contrainte d’adhérence d’un mortier traditionnel adapté aux briques ou blocs d’un corps de maçonnerie.55 - .Essai de traction par flexion et de résistance à la compression du mortier traditionnel : Norme NFP 15-451 : Méthodes d’essais des ciments : détermination des résistances mécaniques.5 < Rc< 55 MPa et on admet Rt =10 .2 . Pour l’essai de traction. Rc En général.

ESSAI DE RESISTANCE A LA COMPRESSION Norme NBN B24. le coefficient de Poisson.Murets constitués d’un mortier donné et de différents types de briques ou blocs. La résistance à la compression du muret sera donnée par : Rc = P S P : charge de rupture en MN S : section effective moyenne du muret en m² Rc : résistance à la compression du muret en MPa 2 . S : section sur laquelle est appliquée la charge exprimée en m² ε : déformation verticale du muret correspondant à P. Le module E d’élasticité sera donné par l’expression : P E = Sε P : charge appliquée dans le domaine élastique et exprimée en MN. éventuellement. .212 : « Essais des matériaux de maçonnerie : Compression sur murs » Le but de l’essai est de déterminer la résistance à la compression d’un muret en faisant varier les paramètres briques ou blocs et mortier de la façon suivante : .57 - .ESSAI SUR MURETS (CORPS DE MACONNERIE) 1 . La détermination du module d’élasticité consiste en un essai de compression avec mesure de déformation verticale et horizontale à l’aide des extensomètres ou autres procédés.Murets constitués de briques ou de blocs donnés assemblés à partir de différentes compositions de mortier. .ESSAI DE DETERMINATION DU MODULE D’ELASTICITE Le but de l’essai est la détermination du module d’élasticité et. L’essai sera exécuté conformément à la norme citée en référence.

Dans cet essai on distingue 2 types de flexion : . On détermine également la flèche maximale.Déformée horizontale Les éprouvettes utilisées dans cet essai sont identiques à celles utilisées en compression.58 - .ESSAI DE RESISTANCE A LA FLEXION Norme NBN B 24.3 . . Il faut bien s’assurer du bon remplissage des joints lors de la mise en œuvre.voir figure 5).flexion dont la déformée est horizontale (appuis verticaux . . Un système de charges verticales peut être utilisé pour voir son influence. Figure 4 .voir figure 4).Déformée verticale Corps d’épreuve (murets) : Figure 5 .flexion dont la déformée est verticale (appuis horizontaux .301 : « Conception et calcul des maçonneries » Le but de l’essai est la détermination de la résistance en flexion sous l’action des forces appliquées perpendiculairement a son plan. L’essai consiste à soumettre le plan du muret à un système de charge uniforme au moyen de vérins dotés d’indicateurs de charge (capteurs de force) pour la lecture des forces appliquées.

ANNEXE II Caractéristiques physico-mécaniques des matériaux constitutifs .59 - .

61 - .Quelques exemples de caractéristiques physico-mécaniques des constituants de maçonnerie Résistance min à la compression (MPa) AGGLOMERES PRODUITS ROUGES (TERRE CUITE Masse volumique (Kg/m3) Module de déformation (MPa) Brique pleine ou perforée Brique creuse 10 à 40 1600 à 1800 7000 à 30000 2 900 à 1200 1500 à 2000 Bloc plein 8 à 16 1000 à 1500 Bloc creux Brique pleine ou perforée 4à8 BRIQUE SILICOCALCAIRE 15 1200 à 2000 12000 à 20000 BETON CELLULAIRE AUTOCLAVE Bloc plein 30 400 à 600 1400 BETON DE TERRE STABILISEE (BTS) Elément à l’état sec Brique pleine 30 Elément à l’état humide 15 1700 à 2200 PLATRE Brique pleine Brique Creuse 40 20 15 à 30 10 à 15 .

ANNEXE III Exemple de Calcul .63 - .

c’est à dire bonne ou médiocre.027 à0.054) 48 qui donne l’épaisseur du mur (d) en fonction de : H = Σh = hauteur en (m) mesurée du sommet à un plancher quelconque. Il ne s’agit pas.027 et 0.Introduction L’objet de cette annexe est de montrer à travers un exemple simple l’application des différentes formules et expressions contenues dans le présent DTR.054 dépendent de la qualité de la maçonnerie. Méthodologie de calcul a) . .65 - . Néanmoins. la méthodologie générale du calcul d’une structure en maçonnerie. Descente de charge La charge revenant à chaque élément porteur se fait selon les règles habituelles en évaluant les charges et surcharges et en admettant l’hypothèse de discontinuité entre les divers éléments.Vérifier la résistance et la stabilité des éléments de maçonnerie individuels aux endroits critiques pour les combinaisons de charges défavorables.Sélectionner les zones critiques c) . Prédimensionnement On peut appliquer la formule de RONDLET d= H+D + (0.Effectuer la descente de charge . on suppose que l’épaisseur retenue pour les murs est de 25 cm.Répartir les charges • Charges verticales • Charges horizontales b) . d’une note de calcul détaillée avec les disposition constructives à respecter. les coefficients 0. dans ce qui suit. car ceci peut limiter le champ d’action du projeteur quant au choix des schémas de calcul appropriés et des méthodes d’analyse qui sont à sa disposition. D = l’espace en (m) compris entre les deux murs. Dans notre cas. de ce fait. il est donné.

64ν) ν = 0.2 MPa Module de déformation longitudinale Eo = αR α = 750 Eo = 5400 MPa Résistance admissible de calcul en compression R Radm = Kn c Rn = R (1-1.64.On admet .88MPa 1.15 Rn = 7.4 .σb σm = 10 MPa σb= 15 MPa d'où R = 7.2) (tableau 3) formule (3.15) = 5.1) .43MPa Kc = 1.4) formule (3.43 = 3.55 3 σm. est de 10 t/ml (au RDC) Caractéristiques des matériaux mortier σm = 10MPa bloc σb= 15MPa Géométrie du mur le plus sollicité Hauteur d’étage = 3. après tout calcul fait. on suppose que la charge revenant au mur le plus sollicité.0.00 m Caractéristiques du mur en maçonnerie Résistance moyenne de rupture R = 0.5) formule (3.charges permanentes : G = 650 kg/m² .00 m Largeur du mur = 2.66 (tableau 4) formule (3.4 d’où Radm = 5.2 (1-1.surcharges : S = 175 kg/m² Dans ce qui suit.

1.313 MPa 1.3 MPa 0.ttim) avec τo= 0.Calcul en compression contrainte appliquée de compression Ν σ= A c considérons une bande de 1.12) formule (3.4σg = 1.8) (tableau 5) Μ e'o = N on prend à calculer forfaitrement Μ N = 0.67 - .Résistance admissible en flexion latérale On suppose que Rn = 0.5 = 0.2 τadm = 1. .6 = 0.13) Remarque : e'o= 0 (pour le RDC compte tenu de l’importance de l’effort normal devant le moment fléchissant).6 1.00 m Excentricité eo = eaccid + e'o eaccid = 2 cm formule (3.5 MPa tlim = 1.2 MPa tn = 1.75 MPa CALCUL .4 article 3.5 cm formule (3.4σg.5 cm soit eo = 2.5 MPa d’où Radm = 0.4 Résistance admissible au cisaillement τn = Min (τo+0.2 MPa τ τadm = n kf kf = 1.7) (tableau 6) formule (3.00 ml découpée dans un mur d’où b = 1.

5d ω =1.067 1.2.ω Avec : ω = 1+ eo = 1.5 MPa Vérification en compression Il faut vérifier que la contrainte de compression appliquée reste toujours inférieure à : σ ≤ mld φ1 Radm.19) formule (3.17) . selon ce graphique (fig.11) avec N= 10t/ml.00 m lo d formule (3.2 m²/ml finalement 0.H.Ac = 1 × 2 × ( Ac = 0.2 = 0. 19) ρ = 1 (deux bords libres) d’où lo = H =3.18) λh = lo = 3 = 12 d 0.2m²/ml 10.25 -2 2 .16) formule (3. Ac = 0.067 formule (3.68 - .25 λfh = λh 1000 α λfh = avec a = 750 on aura : formule (3.10) Radm = 3.10−2 σ = 0.88 MPa Calcul de φ1 λh = Avec lo = ρ.5 × 10 ) formule (3.

25 t/m² .313 MPa.plaque appuyée sur un ou plusieurs côtés.(d/2) = (6M/a.50 MPa<2.a.79 φ1 = φ1 ≈ 0.d'où : φ = 0. encastrement…) Supposons qu’il s’agit du calcul d’un mur appuyé sur ses deux bords horizontaux (au niveau des planchers) et que la charge qui le sollicite est de 0.96 qui correspond bien à la valeur du tableau 9.a t/ml (a. souple élastique.poutre sur deux appuis.0. σmax = (M/I) v = (M/I).a.25.04 formule (3.955 soit mld ≈ 0.75 tableau (7) formule (3.1. d = 25 cm on a : σmax = 27t/m² = 0.067 = 2.25. peut envisager différents schémas de calcul : .19H²/d² Pour H = 3 m.88.19) tableau (8) mld = 0.75.15) mld = η = 0.H²/(8. .69 - .0.96. Finalement σadm = 0.3. Il lui appartient également d’estimer le mode d’appui (appui simple.d3/12). la charge par ml est donc de 0.27 MPa Cette contrainte est inférieure à la contrainte admissible en flexion du mur égale à 0. .d²) =0.d²) σmax = (6.98MPa on vérifie bien que σ < σadm c'est à dire 0. étant la largeur du mur) Le moment fléchissant max est de : M= l'inertie I = (a.98 MPa Calcul en flexion Le projeteur ayant à calculer le mur soumis à la flexion latérale due au vent par exemple.

l.16 MPa Si on majore cette contrainte de 50% on aura τmax = 0.Ht où P = pression due au vent = 75 kg/m² d’où Q = 75.Ht avec Ht est la hauteur totale de la façade exposée au vent. l étant la largeur de la face exposée ou vent revenant au mur étudié On prend : l = 8 m et.054 MN L’effort de cisaillement maximum produit par le vent est : τmax = 1. La contrainte de cisaillement appliquée au mur est donnée par la formule : avec τmax = 1. Soit à calculer un mur au cisaillement en admettant que l’effort tranchant qui le sollicite à un niveau donné est Q.9 = 5400 kg = 0.5 τmax = 0.5.70 - .8.24 MPa inférieure à τadm = 0. Ht = 9 m (qui correspond à peu près à la hauteur d’un bâtiment R+2) L’effort tranchant dû au vent à la base est donc : Q = P. S = 0.5 .Calcul au cisaillement Les efforts horizontaux (dus au vent par exemple) sont transmis aux murs transversaux par l’intermédiaire des planchers.054/0.0. Sf = l.5 m² = section du mur Sm = moment statique de la section transversale du mur d = épaisseur du mur Soit Sf la surface exposée au vent perpendiculaire au mur étudié dans les paragraphes précédents et revenant à celui-ci.75 MPa .

Béton cellulaire autoclavé Matériau léger. Brique Elément de construction de forme parallélépipédique..LEX IQUE Allège Elément mural situé entre le niveau d’un plancher et l’appui d’une baie. fenêtre. dont la plus grande dimension est supérieure ou égale à 30 cm. . Assise Désigne chacune des rangées horizontales de briques ou blocs posées au même niveau. Baie Toute ouverture pratiquée dans un mur destinée à recevoir une porte. de petites inclusions gazeuses. lucarne etc. Appareillage Disposition des blocs ou briques que comprend la maçonnerie. Bloc Elément de construction de forme parallélépipédique. par réaction avec la chaux du ciment. Bandeau Bande horizontale saillante unie. vasistas. plein ou évidé. creux.. constitué d’un mortier fluide de ciment. qui règne sur le pourtour d’un bâtiment. qui génère. de sable fin et d’un ajout tel que la poudre d’aluminium. de liant (ciment. plein ou perforé horizontalement ou verticalement dont la plus grande dimension est inférieure à 30 cm. Bord assujetti Bord immobilisé (encastré). Béton de terre stabilisée (BTS) Mélange de terre crue. et /ou chaux) et d’eau. Bord libre Bord simplement posé sur un appui de façon à pouvoir fléchir ou se dilater.71 - . Le compactage de celui-ci dans une presse (manuelle ou mécanique) nous donne un bloc.

Joint ou jointement de maçonnerie Ce sont les traces en parement des plans séparant les éléments et les matériaux de liaison. comprimée de silice fine et de chaux. en métal ou en bois ceinturant et solidarisant les murs en empêchant toute fissuration éventuelle de ces derniers. Jonction de murs Union de deux murs pour créer entre eux une continuité. bloc ou mortier) d’un élément de maçonnerie.Brique silico-calcaire (B. .S. Elément de maçonnerie Désigne un panneau de maçonnerie qui peut être généralement un trumeau ou un mur plein pouvant avoir une fonction porteuse. Chaînage Elément en béton armé. Jambage Maçonnerie qui compose le montant latéral d’une baie. mortier ou colle. qui solidarisent les éléments manufacturés des maçonneries. Contreventement Ensemble de liens ou contrevents qui s’opposent à la déformation latérale d’une maçonnerie en particulier sous l’effet du vent. fabriquée par cuisson en autoclave d’un mélange. Harpage Disposition en alternance ou en saillie de briques ou blocs d’une tête ou d’un angle de mur. Corniche ou coursive Galerie extérieure couverte ou non qui dessert plusieurs logements ou locaux. Eléments constitutifs de maçonnerie Composants secondaires (brique.C) Brique. Croisement des murs Désigne la jonction de deux murs et son appareillage.72 - .

Mur de remplissage Paroi extérieure sans fonction porteuse en maçonnerie rapportée entre les poteaux d’une ossature en béton ou en métal. Mortier-colle Mortier adhésif à base de ciment (blanc ou gris) de sable.73 - . appui de poutres ou de planchers. Points singuliers Points situés immédiatement au droit des sections horizontales des trumeaux. souvent en saillie de quelques centimètres sur le nu de la façade. de résine et d’adjuvant destinés éventuellement à l’assemblage des briques ou blocs. Linteau Elément monolithe qui ferme le haut d’une baie et soutient la maçonnerie située au dessus de l’ouverture. appui de linteaux.Lame d’air Espace libre de quelques centimètres entre deux parois parallèles (isolation thermique). Matériaux manufacturés Bloc ou brique de dimensions normalisées fabriquées à l’usine ou à partir d’un procédé mécanisé. Parpaing Tout élément de construction taillé ou moulé qui présente un parement sur chacune des deux faces d’un mur. Mortier traditionnel Mélange de sable. Lit Couche horizontale et homogène d’un matériau : sable ou mortier. de liant (ciment et/ou chaux) et d’eau utilisé pour l’assemblage des briques ou blocs. Trumeau Panneau d’un mur situé entre deux baies de même niveau. Soubassement Partie inférieure d’un mur. .

dz PAO .edu.C.I.04.dz Fax : (021) 37.ALGER (021) 37.R.B.00.E. Cité Nouvelle El-Mokrani .SOUIDANIA .31  : cnerib@wissal.N.cnerib.CNERIB .79/89/90/91 Site web : www.

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