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La Pythie1 a un statut institutionnel, elle est associée au sanctuaire de Delphes.

La sibylle donne une divination occasionnelle, indépendante, nomade. La Pythie n'est que le porte-parole du dieu, elle répond aux questions qui lui son t adressées, alors que la sibylle parle à la première personne, revendique l'originali té de sa prophétie et le caractère indépendant de ses réponses. On représente la Pythie jeune (c'est, à l'origine, une jeune fille vierge), la sibyl le mûre sinon vieille. La Pythie apparaît en Grèce après la première sibylle (Hérophile), les Sibylles, à l'origine servantes de la grande déesse Cybèle (Agdistis), sont venues de Pessinonte, en Asie Mineure au viiie siècle av. J.-C. . Malgré certaines images poétiques (Lucain, Virgile), la Pythie est plutôt posée, même si e lle est en transe, alors que la sibylle « dit l'avenir d'une bouche délirante » dans l e sens d'hermétique ou à la signification ambiguë nécessitant la possession de clés ou de capacités analytiques de décryptage. La sibylle dans l Antiquité[modifier]

Dans la mythologie grecque, la sibylle est une prêtresse d'Apollon qui personnalis e la divination2 et prophétise. Elles le faisaient dans un langage énigmatique perme ttant de nombreuses interprétations, ce qui les mettait à l'abri de toute contestati on ultérieure. Fameuse est sa prophétie orale pour un soldat "« Ibis redibis non morie ris in bello ». Si une virgule est placée avant le « non », la phrase devient «Tu iras, tu reviendras, tu ne mourras pas en guerre », mais si la virgule était placée après le « non », la phrase est « Tu iras, tu ne reviendras pas, tu mourras en guerre ». Cette pratique, ainsi que l'ambiguïté de leur apparence, a donné le qualificatif de « si byllin » qu'on attribue à des écrits ou des paroles obscures, énigmatiques, mystérieuses o u à double sens. La sibylle figure l'être humain élevé à une dimension surnaturelle, lui permettant de co mmuniquer avec le divin et d'en livrer les messages, tels le possédé, le prophète, l'éch o des oracles, l'instrument de la révélation. Les sibylles furent considérées comme des ém anations de la sagesse divine, aussi vieilles que le monde, et dépositaires de la révélation primitive : elles seraient à ce titre le symbole même de la révélation [réf. souha tée]. Aussi n'a-t-on pas manqué de rapprocher [réf. souhaitée] le nombre des douze sibyl les de celui des douze apôtres et de peindre ou de sculpter leurs effigies dans de s églises. Les sibylles témoignent de l'importance des croyances dans les pouvoirs divinatoir es de certaines personnes dans l'Antiquité : prophètes, pythies, et oracles Les origines du mythe ainsi que l'étymologie du terme sont incertaines et disputées. On a pu les chercher dans le monde indo-européen, par analogie avec des termes sa nskrits par exemple, aussi bien que dans la Mésopotamie antique3. Les douze sibylles[modifier] La sibylle de Cumes (Michel-Ange, chapelle Sixtine). Au ier siècle av. J.-C., on dénombre douze sibylles : la sibylle d'Érythrée (en) (de la cité côtière ionienne d'Érythrées) la sibylle tiburtine ou Albunéa (de Tibur, aujourd hui Tivoli où se situent les ruines de son temple) la sibylle hellespontine (en) (à Dardanie, sur l'Hellespont) la sibylle phrygienne (en) (de Phrygie, région d'Anatolie) la sibylle persique (en) la sibylle libyque (en) (dans l'oasis de Siwa) la sibylle cimmérienne (en) (des bords de la mer Noire) la sibylle delphique (en) (à Delphes) surnommée aussi Pythie en raison du serpent Py thon gardien du temple de Delphes la sibylle samienne (en) (sur l'île de Samos) la sibylle Agrippa (déformation probable d'Aegypta) la sibylle de Marpessos (de la ville de Marpessos près de Troie). Elle s exprimait, selon Héraclite, « d une bouche délirante, sans sourire, sans ornements, sans fards et s a voix parvenant au-delà de mille années grâce au dieu »4. Elle rendait ses oracles sous

elle lui demanda autant d'années de vie que sa main contenait de grains de sable. Il se moqua d'el le et la renvoya . dont certains sont parvenus jusqu'à nous v ia des copies datant des xive et xvie siècles. offrit de réaliser son v u le plus cher en échange de ses faveurs.-C. mais des remèdes expiatoires à appliquer lorsque surviennent des « prodiges ». sous l'empereur Honorius (395-423). 1483. rameau qui devait lui permettre de pénétrer dans le royaume d'Hadès. la sibylle de Cumes (près de Naples). elle lu i avait montré où cueillir le rameau d'or. e n raison de la prédiction imputant à ces derniers la destruction de l'humanité. Les sibylles. Divination chez les Romains[modifier] La Sibylle de Tibur. au nombre de douze ou q uatorze. Après l'incendie du Capitole (-83). annonçant le second avènement du Christ le jour du Jugement Dernier. Cependant. 1493. Celle-ci se rendit auprès du roi avec neuf livres oraculaires. Le poète Ovide raconte dans ses Métamorphoses (XIV) qu Apollon. et il était défendu aux duumvirs de les laisser voir à quelqu'un sous peine de mort. att ribués à la Sibylle d'Érythrée. Aux enfant s qui lui demandaient ce qu'elle désirait. plusieurs missions furent envoyées dans les pays supposés héberger des sibylles. Ces livres. J.. les auteurs chrétiens chercheront. dès le iiie siècle av. Ainsi c'est dans le 8e livre des Oracles sibyllins que l'on trouve des vers.-C. Ils ne contenaient pas de prophéties. fresque dans l'église Saint-Jean-Évangéliste à Tivoli. peu enclin à la crédulité. Les Romains conservaient pieusement dans le temple de Jupiter Capitolin les Livr es sibyllins. elle brûla trois des livres. avec plus ou moins de bonheur. dans les bois sur les bords du lac d'Aver ne. afin de reconstituer les ouvrages perdus.. ils furent finalement détruits par des fanatiques chréti ens quelques siècles plus tard. mais il fallait un décret du sénat romain pour y avoir recours. qui déplorèrent la perte des six livres et lui conseillèrent d'acheter ceux qui restaient5. Cependant. comprennent des oracles antiques. qui auraient été vendus par une vieille femme (peut-être la Sibylle de C umes) à Tarquin le Superbe. toujours au même prix. Or elle avait omis de formuler son v u de manière à conserver toujours la fraîcheur de ses vingt ans et sa main contenait un millier de grains au moment de son v u. qui vécut au ier siècle av. Elle se mit à vieillir progressivement au fur et à mesure de son interminable existence. souhaitée] . elle répondait : « je veux mourir ». Virgile décrit la descente d'Énée aux Enfers accompagné de la sibylle de Cumes . Chronique de Nurem berg. les Augures. et lui offrit les six restants pou r la même somme. Ces livres. changeant ainsi le souhait en malédiction. étaient cons ultés dans les grandes calamités. elle n'honora pas sa promesse. J. des oracles juifs6 et des écrits chrétien s. gravure sur bois. à voir dan s les vaticinations des Sibylles des marques sans équivoque de l'attente du Messie sauveur par le monde païen [réf. elle en brûla trois autres. Cette fois-ci Tarquin consul ta un conseil de prêtres. À leur suite et pendant lon gtemps.-C. F eignant d'accepter sa proposition. jusqu'à demeurer t oute recroquevillée dans une bouteille suspendue au plafond de sa cave. en l'an 406. confiés à la garde de deux prêtres particuliers appelés duumvirs. Tarquin refusant toujours de payer. et lui offrit les trois derniers. J. une série de livres connus sous le nom d'Oracles sibyllins. En réalité le texte des Livres sibyllins était d'une obscurité telle que des siècle s plus tard. Les Pères de l'Église n'ignoreront pas ces textes obscurs. Apollon l'exauça à la lettre. dira qu'on pouvait en tirer ce que l'on voulait au gré des circonstances.la forme d'énigmes et les inscrivait sur des feuilles. se fit aussi l écho de ce . Contrôlés et expurgés par Auguste et Tibère. au vie siècle av. « prophétesses » du Christ ?[modifier] La Sibylle tiburtine et l'empereur Auguste. épris des charmes de la sibylle de Cumes. Cicéron. Virgile. et lui en demanda une énorme somme. circulent en Méditerranée. Parallèlement. événements exceptionnels particulièrement redoutés par les Ro mains.

jusqu'à nos jours. puis.-C. « celle-ci est la chère fille de Dieu »8. une v ierge lui apparut alors dans une grande splendeur sur l'autel du temple de Junon . rapportent que l'empereur Auguste (63 av. Elle commence ainsi : Iudicii signum : tellus sudore madescet (« le signe du jugement : la terre s'inondera de sueur »). un nouveau bréviaire [réf. Diane pure et lumineuse. Eusèbe de Césarée (vers 340) recueille les vers de l a Sibylle d'Érythrée. tenant en ses bras un enfant. Il en offre alors une version particulière.) ayant interrogé la Sibylle de Tibur pour savoir s'il y aurait un homme plus grand que lui. et la Sibylle d'Érythrée. lues dans le sens vertical. J. so uhaitée] des monastères Saint-Martial de Limoges (ixe et xe siècles) et Saint-Oyand (x iiie siècle). à M ajorque. souhaitée] met fin à ces rep résentations de la Sibylle.-C. et une voix venant du ciel lui disant : « Voici la vierge qui va concevoir le sauveur du monde ». les Mirabilia Urbis Romae. constituent un nom ou une phra se) : « Jesus Christus dei filius servator crux ». Elle est notamment citée dans un se rmon du Moyen Âge visant à convaincre les incroyants. Des versions musicales du Iudicii signum ont été retrouvées dans des manuscrits [réf. et de nouveau l ordre qui fut au commencement des siècles. On y invoq ue tour à tour des personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament.tte prophétie dans ces vers célèbres de ses Bucoliques : « Voici venir les derniers temp s prédits par la sibylle de Cumes. J. protège cet enfant qui va naître et fermant l âge de fer ressuscitera sur toute la terre la génération du siècle d or. Cette version augustinienne présente un acrostiche (ensemble de vers dont l es lettres initiales. traduite très approximativement du grec . souhaitée] ont conservé une tradition de voir une sibylle costumée chantant la nuit de Noël jusqu'au xviiie siècle. comprenant 27 vers. dans La Cité de Dieu. De même. Après le concile de Trente (1568). . Ceci explique la mention dans le Dies irae de la Sibylle et qu'elle figure à Saint-Pierre de Rome sur la fresque de Michel-Ange. voire. Nabuchodonosor. Voici revenir la Vierge et voici l âge d or. Voici que va descendre du haut de s cieux une race nouvelle. puis des figur es païennes : Virgile. lu à la veille de Noël. »7. soit 3×3×3. symbole de la Trinité. sorte de guide de la Rome du milieu du xiie sièc le. suivi de Saint Augustin un siècle plus tard. Les premiers chrétiens vont peu à peu s'emparer de la sibylle et intégrer cette prophéti e dans leur littérature religieuse. à 14 ap. Certaines régions [réf.

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