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DISCOURS DE STEPHANE TROUSSEL Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis Inauguration du stand au Salon du Bourget – 18 juin 2013

Mesdames et messieurs, Monsieur le vice-président, cher Gérard,

A tous, dans la diversité de vos métiers, de vos expériences, de vos parcours ou de vos engagements, je vous souhaite, chaleureusement, amicalement, la bienvenue au sein du stand du Département de la Seine Saint Denis, au cœur de cette 50ième édition du Salon International de l’Air et de l’Espace.

Le salon est un évènement dont l’histoire a épousé celle de l’aéronautique, depuis ses débuts, de la présentation des premiers aéronefs à celle de l’A380. Un évènement ancien, donc, mais mobilisateur et populaire qui dit la passion des gens pour l’aviation, la fascination pour l’aérien, pour cette conquête permanente du ciel.

Mais le Salon, c’est aussi le rendez vous de l’innovation, un vaste chaudron où se rencontrent et se croisent les talents, les technologies, les compétences et tous ceux qui imaginent, inventent, construisent, produisent et transportent. Un endroit où se dessinent, en somme, les contours de l’aéronautique du futur.

Mesdames et messieurs, je suis le président d’un Conseil général, une collectivité dont le cœur de métier est la solidarité, l’aide aux plus fragiles, à ceux qui peinent. Mais une collectivité comme la notre ne peut pas se désintéresser de son territoire et de sa vie économique. Une collectivité vivante est une institution qui, au delà des compétences que la loi lui confie, accompagne tous ceux qui contribuent au dynamisme et à l’attractivité de notre département. Une collectivité moderne, c’est un Conseil général qui, face à la crise, n’hésite pas à agir, à participer, à contribuer à la relance, à la reprise. Car, confronté à l’explosion du chômage, ne rien faire serait une erreur et une faute morale.

Voilà pourquoi nous sommes présents sur le salon, pour parler de l’économie de notre département et pour exprimer un message simple. Oui, la Seine-Saint-Denis est un territoire qui dispose d’un capital immense. Un territoire qui peut compter sur la somme des talents, l’addition des énergies que sont, notamment, les ouvriers, les ingénieurs, les techniciens, les entrepreneurs et les artisans, les apprentis et les chercheurs de la filière aéronautique.

Ce qui rythme la Seine Saint Denis, ce n’est pas seulement ce que l’on peut y voir au travers de la lentille déformante des journaux télévisés qui ne ressassent qu’une partie de la réalité. La Seine-Saint-Denis, c’est également ses deux aéroports. C’est l’aviation d’affaire, les activités de maintenance, d’équipement et d’aménagement des aéronefs. C’est le transport de passagers et l’activité de fret. C’est la production industrielle à grande échelle. Ce sont ses grands groupes et ses PME innovantes, un réseau de sous traitants fiables, ses centres de formation de premier ordre.

Nous sommes ici pour dire qu’il n’y a jamais de hasard et que ce n’est pas pour rien si le premier salon aéronautique du monde se déroule, depuis exactement 50 ans, ici, au Bourget, en Seine Saint Denis.

Si nous ne le faisons pas, qui rappellera que ce département est l’une des portes d’entrée de l’Europe vers le reste du monde? Qui dira que ce territoire constitue l’un des poumons économiques de la région, du pays, et l’un des pôles encore solides de création d’emploi? Poser ces questions, mesdames et messieurs, c’est évidemment y répondre.

Voilà pourquoi notre avons voulu ce stand: pour faire dire et faire savoir cette richesse, ce potentiel qui réside, en partie, dans le dynamise de la filière aéronautique et aéroportuaire.

Cette vocation, c’est un héritage historique –tout le monde se rappelle des images sépia des premiers exploits-, un héritage dont nous sommes les gardiens. Mais c’est surtout une promesse: celle d’un développement renouvelé de ce territoire. J’ai la

conviction que la Seine Saint Denis a conservé quelque chose de cette mentalité de pionnier qui animait les premiers instants de l’aéronautique, une certaine idée de l’invention, de la construction, de l’excellence, en somme un authentique esprit de conquête.

Les entreprises de Seine-Saint-Denis du secteur de l’aéronautique en sont les représentants. Je pense aux grands groupes -EADS, Air France, Dassault Falcon Service-. Je pense évidemment aussi à ces PME d’exception qui font l’essentiel de notre tissu économique -et je salue le président de la CGPME 93, Jean Loup Blachier-.

Ensemble toutes ces entreprises constituent un écosystème solide qui concentre les compétences, les technologies et dans lequel résident encore des potentialités considérables de créations d’emplois.

Sur ce stand, nous sommes à l’écoute des entreprises désireuses de développer leurs activités en Seine Saint Denis. Nous pouvons les accompagner, les conseiller, les orienter.

Nous sommes également au service des PME qui n’ont pas encore la taille nécessaire pour assurer leur propre stand sur le salon et pourtant qui y ont toute leur place. C’est pourquoi, nous avons proposé à un certain nombre d’entre elles de pouvoir disposer de cet espace pour être présentes, recevoir des clients, présenter leurs activités. Ce stand, il sert aussi à cela: aider des entrepreneurs à mettre, si je puis dire, « le pied dans la porte ».

Si nous pouvons aider, ainsi, simplement, des entreprises prometteuses à se développer, si nous pouvons contribuer à animer un dialogue entre les acteurs économiques, à faire tomber les cloisons qui, parfois, les sépare, alors nous aurons, sur ce salon, rempli notre rôle.

Cet engagement, pour les entreprises, pour la filière aéronautique, il n’est pas «borné», évidemment, à l’ouverture et à la clôture de ce salon; c’est toute l’année que nous agissons.

C’est le soutien financier, malgré les contraintes budgétaires, à la recherche et à l’innovation, pour créer les nouveaux outils, les nouveaux matériaux, les nouvelles pratiques et les nouveaux usages de l’industrie aéronautique de demain.

Je pense par exemple au pole de compétitivité «Astech Paris Région» dont nous sommes l’un des membres fondateurs et l’un des administrateurs. Je souhaite, d’ailleurs, à ce titre, féliciter le nouveau président du pole, Nicolas Aubourg, récemment élu. Sous le label d’Astech c’est 6 projets collaboratifs entre les laboratoires de recherche et les entreprises que nous avons soutenus pour plus d’un million d’euro. Et je sais qu’un certain nombre des acteurs concernés par ces projets sont présents aujourd’hui, je leur exprime mon amitié et mon estime: ce sont des défricheurs et ce qu’ils font est essentiel.

Il y a deux ou trois heures, nous avons accueillis sur ce stand une rencontre de travail intitulé «Seine Saint Denis, territoires d’innovations pour l’aéronautique:

savoir-faire, compétences et synergies» associant des acteurs universitaires et des

entrepreneurs. Je ne pouvais être présent mais je sais que les échanges nourris ont dit l’importance de ces liens, de ces passerelles qu’il nous faut construire entre

environnements qui doivent se nourrir

mutuellement, se soutenir mutuellement, s’accompagner et s’inspirer.

l’entreprise et la recherche

Deux

Mais Astech, c’est également le projet Aigle, ce vaste cluster de l’aérien, pas très loin d’ici, autour du nouvel établissement d’Eurocopter, associant l’industrie, la recherche et la formation sur un même site. Ce projet, nous l’avons accompagné avec nos partenaires du Val d’Oise et de la communauté d’agglomération du Bourget et il se réalisera à courte échéance. C’est notamment l’objet de la signature du Nouveau Contrat de Performance du pole Astech, que nous allons signés dans quelques heures.

Mesdames, messieurs, il faut prendre la mesure de la place de l’aéroportuaire sur notre territoire. Nous disposons d’un authentique arc de l’aérien qui va du Bourget à Roissy en passant par Aulnay qui pourrait trouver dans l’aérien ou en lien avec lui une possibilité de ré-industrialisation du site PSA. Aujourd’hui, les deux aéroports polarisent autour de leurs activités près de 800 entreprises, 95 000 emplois directs et 250 000 emplois indirects ou induits. Ils irriguent massivement tout le territoire de la Seine Saint Denis et ils sont nos meilleurs atouts pour remporter la bataille contre le chômage. C’est pourquoi nous serons toujours aux cotés des entreprises innovantes, aux cotés également de celles qui embauchent et d’abord localement. Car, mesdames et messieurs, il y a ici, en Seine Saint Denis, une jeunesse qui ne demande qu’à travailler, une main d’œuvre, nombreuse, plus formée qu’on ne veut bien le dire, motivée, prêt apprendre et à être utile, riche de sa diversité. Et je crois que la filière aéronautique de Seine Saint Denis n’a d’avenir qu’en s’enracinant et en affirmant sa spécificité territoriale, en associant plus étroitement les sequano-dyonisiens. Ce pari là, c’est celui de l’avenir, ce territoire compte et comptera encore plus dans les années à venir. Le cœur économique de la métropole parisienne, il est ici.

Mesdames, messieurs, quelques mots pour finir… Je ne méconnais pas les difficultés. Je sais l’impact de la crise, les carnets de commande qui, parfois, se contractent. Nous savons tous que la filière aéronautique ne peut plus ignorer les enjeux environnementaux. Beaucoup d’entre vous sont déjà en train de s’adapter à cette exigence: la préservation de la planète, la raréfaction des énergies fossiles. C’est un vrai challenge.

Mais je veux vous dire ce que nous ne disons pas assez: nous sommes fiers de la Seine Saint Denis, de ses travailleurs et de ses entreprises. Je suis là aujourd’hui pour formuler un message simple mais essentiel: la filière aéronautique de notre territoire représente la Seine Saint Denis telle qu’elle est vraiment, telle qu’on devrait la voir: innovante, entreprenante, imaginative, compétitive. Avec une ambition intacte, malgré la crise, une ambition qui, je crois, doit demeurer aussi vaste que le ciel. Je vous remercie,