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L’HOMME SANS CROYANCES « Si je vous parle parce que je veux que vous chan­ giez,
L’HOMME SANS CROYANCES
« Si je
vous parle parce que je veux que vous chan­
giez, ou que vous acceptiez ma façon particulière de
penser, ou que vous apparteniez à mon groupe, vous, en
tant qu’individus, devenez des non-entités, car je ne
m ’occupe que de
point de vue [
vous transformer selon un certain
...
quelques idées nouvelles, ou une nouvelle façon de
considérer la vie, vous serez déçus car je ne vous don­
nerai aucune idée nouvelle. Si vous écoutez pour
éprouver quelque chose que j ’ai vécu, moi, vous ne
faites qu’imiter en espérant capter quelque chose que
vous croyez que je possède. Les choses réelles de la vie
ne peuvent certes pas être vécues par procuration. [ ] ...
Ce que je fais n’est pas enseigner, ce que vous faites
n’est pas écouter, mais nous explorons si possible,
ensemble. Je n’agis que comme un miroir dans lequel
]
Si vous écoutez pour acquérir
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DÉSAPPRENDRE vous vous voyez vous-même. Vous pouvez ne pas aimer ce miroir, et le rejeter. Mais
DÉSAPPRENDRE
vous vous voyez vous-même. Vous pouvez ne pas
aimer ce miroir, et le rejeter. Mais s’il vous arrive vrai­
ment de le regarder, faites-le clairement sans émotion,
sans le voile de la sentimentalité (Ojaï, 23 juillet
1949).»
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