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Pourquoi la vaccination est-elle un axe clé des politiques de santé publique?

7 bonnes raisons
mai 2013

1. La vaccination sauve des vies
u  128

ans exactement après la mise au point du premier vaccin contre la rage par Louis Pasteur, en 1885, l’administration systématique et massive de vaccins a permis de lutter efficacement contre certaines maladies infectieuses.

u  Plus de 3 millions de vies

sont sauvées chaque année dans le monde grâce à la vaccination contre les 6 maladies courantes de l’enfance (diphtérie, tétanos, coqueluche, rougeole, tuberculose et poliomyélite). Quelques cas de tétanos ont été signalés en France, une situation inacceptable pour une maladie que l’on peut facilement prévenir. de personnes touchées par la maladie diminue. à l’inverse, lorsque la couverture vaccinale diminue, on assiste à une réapparition de la maladie.

u  Lorsqu’un vaccin contre une maladie infectieuse est mis en circulation et que les taux de couverture vaccinale augmentent, le nombre

2. La vaccination est un acte de solidarité
u  Les

maladies infectieuses sont toutefois loin d’avoir disparu, certaines d’entre elles sont même en recrudescence. La tuberculose, notamment, se répand à nouveau de façon inquiétante dans les populations les plus défavorisées.

u  Le

vaccin contre la variole a permis d’éradiquer cette maladie de la planète à la fin des années 70, dix ans après le lancement de la campagne mondiale de vaccination par l’OMS. L’OMS et la fondation Gates, l’alliance GAVI… espèrent aboutir bientôt au même résultat avec la poliomyélite, qui a déjà totalement disparu d’Europe de l’Ouest et du continent américain. baisse du taux de couverture vaccinale de la rougeole en-dessous du seuil requis de 95% a ainsi provoqué la résurgence de la maladie en France et en Europe. C’est pourquoi il faut vacciner les enfants et les parents d’une même famille.

u  La

3. La vaccination permet l’anticipation
u  Aujourd’hui la vaccination est capable de prévenir 26 maladies infectieuses. Pourtant, les maladies infectieuses font

13 millions de morts chaque année dans le monde.
u  On

est encore loin de disposer de vaccins contre tous les agents pathogènes. Aucun vaccin n’est disponible contre certaines infections respiratoires aiguës, contre la lèpre, des maladies virales comme le sida ou l’hépatite C ou des maladies parasitaires tropicales comme le paludisme, la bilharziose, la maladie du sommeil, ... plus, l’accroissement de la résistance des microorganismes aux antibiotiques et l’émergence de nouveaux microbes pourraient dans les années à venir nous laisser aussi démunis qu’au début du XX siècle devant les maladies infectieuses. Les microbes s’adaptent pour survivre. Il faut donc toujours garder une longueur d’avance et le vaccin est un outil efficace de prévention contre d’éventuelles pandémies.

u  De

4. La vaccination est un enjeu de recherche
u  Dans u  Les

ce contexte, la nouvelle génération de vaccins actuellement en cours de développement est un enjeu clé.

progrès de la recherche en cancérologie et en immunologie montrent qu’il est désormais possible par les « vaccins thérapeutiques » de stimuler nos défenses immunitaires non seulement contre un agent infectieux mais aussi contre des cellules du corps humains devenues anarchiques, à l’origine de tumeurs cancéreuses par exemple.

u  De nouvelles technologies sophistiquées et le développement des connaissances,

notamment en biologie moléculaire, en génomique et en immunologie, viennent donner l’espoir qu’à plus ou moins long terme il sera possible de renforcer la vaccination, améliorer certains des vaccins existants ainsi que leur mode d’administration (voie orale, nasale,…) et en élaborer de nouveaux.

5. La vaccination nourrit un écosystème innovant
u  La

production de vaccin est un secteur qui nourrit un écosystème faisant appel à de nombreux acteurs  :  producteurs de vaccins, fournisseurs et sous-traitants, experts scientifiques ou médicaux et sociétés savantes. La meilleure illustration en est donnée par le pôle de compétitivité « Lyon Biopôle » qui a permis l’éclosion de projets et de sociétés de biotechnologie spécialisées dans le vaccin. écosystème ne se limite pas au secteur privé  :  les relations avec les autorités de santé, les experts d’évaluations et de recommandations ainsi que le monde hospitalo-universitaire ont permis de développer une expertise partagée bénéfique à tous les partenaires.

u  Cet

u  Le

vaccin est au carrefour de la médecine, de la prévention, de l’épidémiologie, de l’infectiologie, de la politique sociale… Mais, il reste d’abord un acte politique de santé publique pour lequel l’appui des décideurs politique reste indispensable.

6. Derrière la vaccination, une industrie de pointe
u  Le

vaccin reste un secteur industriel en forte croissance (+ de 11,5% par an).

u  Il est

tourné vers l’exportation (85% de la production française est exportée) et difficilement «  délocalisable  », compte tenu de l’extrême rigueur de ses techniques de production et de ses processus de contrôle qualité.

u  Le

secteur du vaccin est ainsi devenu progressivement un pourvoyeur d’emploi important (plus de 6.000 emplois directs) et un créateur de richesse.

7. Haute surveillance sur la vaccination
u  Le

secteur du vaccin est extrêmement surveillé  et très contraint dans ses activités  :  il lui faut avoir la capacité de distribuer le produit adéquat - sous une présentation appropriée, tout en garantissant le respect de la chaîne du froid - en quantité adaptée et en conformité avec les règles locales. exigences de la réglementation française sont fortes tout au long de cette chaîne de mise à disposition des vaccins :  outre les étapes classiques également suivies par tous les médicaments, le vaccin doit franchir l’étape supplémentaire de l’évaluation par le CTV (Comité technique de la vaccination) qui fixe les recommandations et le calendrier vaccinal.

u  Les

u  La

surveillance du vaccin se prolonge après sa mise sur le marché : les professionnels de santé et les patients eux-mêmes sont appelés à déclarer tout effet indésirable (pharmacovigilance). Des plans de gestion de risque et des études post-enregistrement en vie réelle permettent d’assurer un suivi attentif de vaccins.

QUELQUES CHIFFRES
n  50 vaccins ou conjugaisons de vaccins sont aujourd’hui à la disposition des Français. n  10,6 millions d’enfants meurent chaque année avant l’âge de 5 ans. 1,4 million de ces décès sont dus à des maladies qui auraient pu être évitées grâce à la vaccination. (Rapport OMS. 2011). n  Près de 440 000 nouveaux cas de tuberculose multirésistante sont déclarés chaque année dans le monde, entrainant 150 000 décès. (Rapport OMS. 2011).

Pourquoi l’industrie française du vaccin est-elle stratégique ?

7 ARGUMENTS POUR COMPRENDRE SES ENJEUX ET SES SPéCIFiCITéS
mai 2013

Le vaccin est un des rares domaines stratégiques d’activité où la France peut rivaliser avec ses concurrents anglo-saxons. Les grands acteurs de l’industrie pharmaceutique «  classique  » ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont fait du vaccin un axe majeur de leur développement. Le secteur reste toutefois marqué par la double nature du vaccin, à la fois médicament et outil de santé publique, très sensible à l’environnement sociopolitique et à l’acceptabilité des politiques vaccinales par les professionnels de santé et par la société dans son ensemble. C’est dans ce contexte que le Leem Vaccins a décidé de proposer des recommandations issues d’une réflexion commune menée depuis 18 mois, pour construire une approche globale impliquant tous les partenaires, (décideurs, professionnels de santé, grand public..) afin d’améliorer la perception de la valeur du vaccin et de son industrie.

1. Une industrie de haute technologie
u  L’industrie 

du vaccin est très typique de la nouvelle économie de la connaissance, fondée sur la recherche, les biotechnologies et les plateformes technologiques, et produisant des produits à forte valeur ajoutée. s’appuie sur un savoir-faire rare et unique, qui se décompose en une succession complexe de technologies sans cesse améliorées ou remplacées par de nouvelles innovations. Les investissements en R&D sont donc majeurs et déterminants pour la compétitivité de cette industrie. France appartient au club très fermé de ces détenteurs de savoir et peut donc prétendre jouer un rôle de premier plan, voire prendre le leadership.

u  Elle 

u  La 

2. Une industrie compétitive.
u  Le 

vaccin reste un secteur industriel en forte croissance (+ de 11,5% par an).

u  Il est

tourné vers l’exportation (85% de la production française est exportée) et difficilement «  délocalisable  », compte tenu de l’extrême rigueur de ses techniques de production et de ses processus de contrôle qualité.

u  Le

secteur du vaccin est ainsi devenu progressivement un pourvoyeur d’emploi important (plus de 6.000 emplois directs) et un créateur de richesse.

3. Un secteur industriel concentré et concurrentiel
u  La

production industrielle de vaccins est très fortement concentrée avec 5 acteurs majeurs dans les pays occidentaux et une industrie en croissance dans les pays émergents (Inde, Chine, Brésil). Cette concurrence qui s’exacerbe, provoque le déplacement des enjeux industriels vers les régions du globe en forte croissance et véritables poids lourds démographiques.

u  L’Europe

et l’Amérique du Nord sont déjà largement équipées en installations industrielles avec de lourds investissements réalisés au cours de la décennie écoulée, notamment en France. de crise sanitaire majeure comme une pandémie.

u  Les sites industriels français sont donc un atout important, à maintenir. Ils peuvent jouer un rôle important voire stratégique en cas

4. Un écosystème vivant et connecté
u  La production de vaccins est un secteur qui nourrit un écosystème faisant appel à de nombreux acteurs : producteurs de vaccins,

fournisseurs et sous-traitants, experts scientifiques ou médicaux et sociétés savantes. La meilleure illustration en est donnée par le pôle de compétitivité « Lyon Biopôle » qui a permis l’éclosion de projets et de sociétés de biotechnologie spécialisées dans le vaccin.

u  Cet

écosystème ne se limite pas au secteur privé : les relations avec les autorités de santé, les experts d’évaluations et de recommandations ainsi que le monde hospitalo-universitaire ont permis de développer une expertise partagée bénéfique à tous les partenaires. vaccin est au carrefour de la médecine, de la prévention, de l’épidémiologie, de l’infectiologie, de la politique sociale… Mais, il reste d’abord un acte politique de santé publique pour lequel l’appui des décideurs politiques reste indispensable.

u  Le

5. U  n secteur industriel « différent » du secteur classique du médicament
u  Le

secteur du vaccin est plus « industrieux» que le secteur pharmaceutique classique. Plus de la moitié de ses effectifs sont employés dans la partie industrielle : production proprement dite mais aussi contrôles qualité et conformité des procédés de production. mise en place de nouveaux équipements ou d’outils de production est extrêmement longue allant de deux ans pour une nouvelle chaîne de mise en forme pharmaceutique à plus de 7 ans pour l’implantation d’une nouvelle usine de production. secteur du vaccin n’évolue pas dans un marché unique mais plutôt dans une mosaïque de marchés différents, chacun avec ses spécificités sociales, épidémiologiques, économiques et réglementaires conduisant à des calendriers de vaccination différents, des couvertures vaccinales différentes et des besoins logistiques différents.

u  La

u  Le

6. Un secteur industriel sous haute surveillance
u  Comme

les vaccins sont administrés pour leur très grande majorité à titre préventif à des millions de personnes en bonne santé (adultes et enfants), le niveau de tolérance exigé est très élevé. adéquat - sous une présentation appropriée, tout en garantissant le respect de la chaîne du froid - en quantité adaptée et en conformité avec les règles locales.

u  Le secteur du vaccin est extrêmement surveillé et très contraint dans ses activités : il lui faut avoir la capacité de distribuer le produit

u  Les

exigences de la réglementation française sont fortes tout au long de cette chaîne de mise à disposition des vaccins :  outre les étapes classiques également suivies par tous les médicaments, le vaccin doit franchir l’étape supplémentaire de l’évaluation par le CTV (Comité technique de la vaccination) qui fixe les recommandations et le calendrier vaccinal.

7. Un atout pour le rayonnement français
u  Le

vaccin est un important outil de diplomatie sanitaire dans le cadre de campagnes de vaccination menées par les organisations internationales ou par des fondations (Bill and Melinda Gates, GAVI…) dans les pays en développement ou dans le cadre de l’aide bilatérale française, notamment dans les situations d’urgence (vaccin contre le choléra en Haïti par exemple). une industrie impliquée dans la promotion de la santé publique et dans la protection des enfants les plus démunis. Tous les industriels du vaccin ont des programmes d’aide. de surcroit d’une industrie « propre », avec une faible empreinte sur l’environnement, vecteur de valeurs positives tournées vers la prévention.

u  C’est

u  Il s’agit

la politique vaccinale : Le point sur l’utilisation des ADJUVANTS et des SELS D’ALUMINIUM
mai 2013

1.  La fonction essentielle des adjuvants est de renforcer la réponse immunitaire contre
l’antigène vaccinal. Ils permettent, selon les cas :
u  d’augmenter la durée de protection du vaccin, u  d’élargir la protection contre des virus qui auraient muté ou des virus non inclus dans le vaccin lui-même mais apparentés à la souche

vaccinale,
u  de

garantir l’efficacité de la réponse immunitaire qu’apporte le vaccin contre la maladie infectieuse visée, l’antigène vaccinal purifié pouvant avoir perdu une partie de sa capacité à induire une telle réponse,

u  de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale.

2.  La sélection d’adjuvants efficaces et bien tolérés par l’organisme repose sur des études de
développement complexes.
u  Les

sels d’aluminium sont particulièrement efficaces pour induire la réponse immunitaire et notamment la réponse des anticorps.

u  Ils

sont d’ailleurs utilisés comme adjuvants depuis plus de 80 ans (1926) chez des millions de patients à travers le monde, avec de très nombreux antigènes différents. Leur profil de tolérance est donc bien établi, aussi bien chez les nourrissons, nés à terme ou prématurément, que chez les enfants, les adultes ou les personnes âgées. effets indésirables recensés sont principalement locaux et bénins, tels que des douleurs et un gonflement au point d’injection, de la fièvre ou des maux de tête.

u  Les

3. Des

inquiétudes sur le rôle des sels d’aluminium dans le développement de troubles neurologiques dégénératifs ou de maladies auto-immunes ont conduit à des déclarations et prises de position tout au long de l’année 2012.
u  En

janvier 2012 puis en mai 2012, Nora Berra, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé a indiqué en réponse à une question parlementaire sur ce sujet, « en l’absence de signaux pertinents et cohérents (même faibles), aucune donnée scientifique connue ne justifie la prise de mesures d’interdiction vis-à-vis des vaccins adjuvantés par un sel d’aluminium ». utilisés dans un grand nombre de vaccins en France. «Tout moratoire portant sur la non-utilisation des adjuvants aluminiques rendrait impossible, sans aucun argument probant, la majorité des vaccinations»

u  Le 28 juin 2012, l’Académie de médecine a déclaré son opposition à un éventuel moratoire sur les adjuvants à base de sel d’aluminium

u  Le

débat reste donc ouvert  :  une éventuelle substitution de l’aluminium dans les vaccins ne pourrait se faire qu’après de longs et nombreux essais nécessitant 5 à 10 ans et que l’instauration d’un moratoire ne pourrait que provoquer «une morbidité très supérieure à celle, toujours hypothétique, des maladies neurologiques ou auto-immunes imputées» aux sels d’aluminium. (rapport de l’Académie de Médecine ibid.cité)

la politique vaccinale : Réactivité de l’industrie face à des risques sanitaires majeurs
mai 2013

Face à l’émergence de risques sanitaires majeurs comme ce fut le cas en 2009-2010 avec la pandémie grippale H1N1, l’industrie du vaccin a démontré qu’elle était un partenaire expert, fiable et responsable. Il est clair que ce sont les gouvernements, les scientifiques, et les organisations internationales qui sont en charge de définir comment et quand répondre à une menace sanitaire majeure. Le rôle fondamental de l’industrie est de développer, de produire et de fournir des outils adaptés (en l’espèce des vaccins) sûrs et efficaces en un temps minimum et permettre ainsi de répondre de la façon la plus appropriée possible aux besoins de santé définis par les autorités nationales et internationales. Pour atteindre cet objectif une collaboration étroite entre les parties prenantes est évidemment nécessaire, avec un mode de fonctionnement géré par des règlements et des codes de conduite permettant de prévenir les conflits d’intérêts potentiels.Dans le cas de la pandémie grippale H1N1, l’industrie du vaccin a fait ce qui lui était demandé, à savoir répondre aux demandes des responsables des politiques de santé de façon transparente et dans le respect des conventions internationales ; elle a été capable d’honorer de façon rapide et efficace les commandes faites par les pays. Les vaccins pandémiques, développés, testés et produits de façon rigoureuse, ont en effet pu être mis à disposition de millions de citoyens européens, dans un délai très court. Il faut souligner qu’il s’agit là de résultats historiques puisque c’est la première fois qu’il a été possible de disposer d’un vaccin spécifique peu de temps après l’émergence d’une pandémie. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard mais de l’expertise acquise par les industriels dans les vaccins contre la grippe saisonnière depuis plus de 50 ans et des efforts poursuivis ces dernières années en matière de R&D, de développement de l’outil industriel et de l’utilisation des avancéestechnologiques en matière de formulation et de production. Il faut également souligner que, pour être en mesure de relever les défis que nous posent et nous poseront les maladies infectieuses connues ou émergentes, l’industrie du vaccin a fait et devra continuer à faire des investissements significatifs, avec une prise de risque importante. L’industrie du vaccin est et restera fermement engagée dans la lutte contre les maladies infectieuses, notamment dans des contextes épidémiques ou pandémiques. Elle entend ainsi répondre aux besoins de santé publique définis par les autorités sanitaires et participer activement à l’amélioration de la santé de la population.

la politique vaccinale : état de la couverture vaccinale en Europe
mai 2013

Les niveaux de couverture vaccinale en Europe ont été analysés dans le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique publié en 2012, intitulé «  La santé en France et en Europe  :  convergences et contrastes  ». Dans ce rapport deux indicateurs ont été retenus : les vaccinations infantiles et la vaccination antigrippale pour les seniors.

1.  Vaccinations infantiles
u  L’indicateur

retenu mesure le pourcentage des enfants qui ont reçu l’ensemble des vaccins (prévus par les programmes nationaux de vaccination) contre d’importantes maladies telles que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite (DTCP), pour leur premier anniversaire et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) pour leur deuxième anniversaire. les comparaisons européennes, les programmes de vaccination n’étant pas harmonisés au niveau européen. les couvertures vaccinales ont été évaluées en tenant compte des programmes nationaux.

u  Pour

u  Notons que le rapport rappelle à cette occasion que la vaccination est une des interventions ayant le meilleur coût/ efficacité en santé. u  Les résultats comparatifs sont les suivants (Données OMS 2008) :

DTCP
n  Pays

n  France : 98 % des enfants vaccinés - 8ème rang sur 25 pays européens (ordre décroissant).

aux extrêmes : Hongrie 99,9 % / Malte 72 %.

n  Avec 98 % des enfants vaccinés à un an contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite en 2008, la France dépasse le pourcentage de vaccination moyen en Europe (95 %).

ROR

n  France : 89 % des enfants vaccinés - 17ème rang sur 25 pays européens (ordre décroissant). n  Pays

aux extrêmes : Hongrie 99,9 % / Malte 78 %.

n  La couverture vaccinale est par contre moins importante pour la rougeole, la rubéole et les oreillons avec 89 % d’enfants vaccinés à deux ans contre 93 % des enfants vaccinés en moyenne en Europe la même année.

2.  Vaccination contre la grippe pour les seniors
u  L’indicateur

retenu mesure le pourcentage de personnes âgées de 65 ans et plus vaccinées contre la grippe au cours des douze derniers mois. que le rapport mentionne «  La vaccination peut réduire de 25  % à 39  % la part des hospitalisations chez les seniors non institutionnalisés et la mortalité globale de 39 % à 75 % pendant les saisons de grippe ».

u  Notons

u  Les résultats comparatifs sont les suivants (Données OCDE 2007) :

n  France : 69 % des personnes de 65 ans et plus vaccinées - 3ème rang européen (sur 12 pays) (ordre décroissant). n  Pays

aux extrêmes : Pays-Bas 77 %/ Slovaquie 33,4 %.

n  L’accroissement de la couverture vaccinale se ralentit dans les pays européens et en France.

la politique vaccinale : Approvisionnement et Ruptures de Stocks
mai 2013

Les ruptures d’approvisionnement en produits de santé font aujourd’hui l’objet de fortes et grandissantes préoccupations tant auprès des autorités que des professionnels de santé ou des patients et des industriels soucieux de mettre à disposition les médicaments dans les meilleures conditions. Les causes de ces ruptures peuvent être multiples et rendent la situation complexe, en raison de la nature du vaccin, produit par des techniques de haute technologie. Les industriels du vaccin s’accordent sur l’importance de trouver des solutions afin d’éviter des perturbations liées à un approvisionnement irrégulier et font partie intégrante de la réflexion en cours, avec les autorités, sur les améliorations visant à prévenir les ruptures ou à organiser leur gestion lorsque constatées. S’agissant d’un médicament biologique le vaccin est une spécialité pharmaceutique à part qui cumule de nombreux risques :
u  Un

temps de fabrication très long pouvant prendre plusieurs mois entre la fabrication de la souche vaccinale et le produit fini (1 an dans certains cas).

u  Un

approvisionnement en matière première instable et avec de nombreuses adaptations liées aux mutations des souches virales/bactériennes (comme par exemple pour la grippe). fabrications dont le rendement dépend de multiples facteurs.

u Des u  Des

quantités insuffisantes de produit fini pour une population mondiale grandissante ainsi qu’une extension de la demande dans des pays émergents nécessitant des engagements avec les autorités sur des risques locaux avérés. exigences renforcées des autorités de régulation avec de nouvelles spécifications. principes de précaution s’appliquant sans réel discernement. d’alternatives thérapeutiques. conditions de conservation et de stockage souvent drastiques, s’agissant de matériau biologique.

u Des u Des u Peu u Des

En marge des axes de réflexions industriels, le risque de pénurie tend à être minimisé lorsque les industriels sont impliqués dans les évolutions de stratégies vaccinales, très en amont, facilitant alors les adaptations nécessaires, en qualité ou en quantité en fonction des exigences locales. L’amélioration de ces situations passe par la mise en place d’une collaboration étroite entre autorités et industriels dans le but de définir les besoins mutuels, de favoriser ainsi la compréhension des besoins et des difficultés éventuelles d’adaptation de l’outil industriel et de répondre au mieux aux besoins de santé définis par les autorités nationales et internationales. L’industrie du vaccin sait s’adapter aux besoins dans un temps aussi réduit que possible dans la mesure où un partenariat permet l’échange des besoins sur des produits considérés et reconnus comme essentiels.

la politique vaccinale : Pratiques Commerciales et Publicité

mai 2013

Un Contrôle de publicité a priori est instauré depuis 2012 pour les publicités destinées aux Professionnels de Santé comme c’est le cas pour les publicités destinées au Grand Public. Les industriels de la santé ont toujours respecté les recommandations portées par le Haut Conseil de Santé Publique quant aux vaccins.
Face aux nouvelles conditions de soumission des dossiers de publicité, les industriels du vaccin souhaitent entamer une réflexion commune avec l’ANSM sur l’amélioration de certaines soumissions de dos-

siers de publicité, en particulier dans le cas de changements de recommandations du HCSP ou du calendrier vaccinal (schéma vaccinal, ...). L’objectif est de favoriser la diffusion rapide des nouvelles recommandations, sans attendre des délais supplémentaires, en appuyant les campagnes de l’INVS par celles des industriels concernés par les vaccins, et permettre ainsi la promotion des vaccins dans leur juste usage et en lien avec les dernières recommandations. Par ailleurs, Les campagnes publicitaires des vaccins à destination du Grand Public ne sont autorisées que si leur contenu est conforme à l’avis du Haut Conseil de la santé publique. Elles doivent, en outre, comporter de façon clairement identifiée les mentions déterminées par cette instance. Pour mémoire, les vaccins autorisés à la publicité auprès du public, à ce jour, sont ceux dont la liste a été validée par le ministère, et publiée au JO. Ce sont les suivants :
u Vaccins u Vaccins u Vaccins u Vaccins uVaccins u Vaccins

contre la rougeole, les oreillons, la rubéole. contre la méningite C contre la grippe saisonnière contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, contre la tuberculose contre les infections à pneumocoques

La publicité pour les vaccins est un relais logique et transparent de la diffusion des recommandations du HCSP et du calendrier vaccinal auprès du plus grand nombre, dans le respect de la politique vaccinale définie par les autorités. Elle prétend ainsi favoriser le juste usage des vaccins en appuyant les besoins de santé publique définis par les autorités sanitaires en participant ainsi activement à l’amélioration de la santé de la population.

De même, dans un objectif global de santé publique et d’amélioration de la couverture vaccinale sur le territoire, un renforcement des actions de communication institutionnelles sur les vaccins et la vaccination envers le grand public est indispensable. Les industriels souhaitent pouvoir s’associer aux autorités de santé, aux professionnels de santé ou encore aux associations de patients pour informer ensemble sur les bienfaits de la vaccination et des vaccins. De tels partenariats au niveau local, avec les organismes de FMC ou les Agences régionales de santé, permettraient par exemple de mettre à disposition des autres acteurs le fond documentaire des laboratoires pharmaceutiques. La communication et ces actions sont essentielles pour atteindre cet objectif de santé publique, notamment pour les populations adolescentes et adultes qui ne consultent que rarement et pour qui la communication facilite l’accès à la vaccination. Des initiatives communes et partagées dans ce domaine, entre industriels et autorités de santé, restent fondamentales pour garantir l’égalité de l’accès aux soins.

la politique vaccinale en france : état des lieux

mai 2013

Il n’est pas besoin de rappeler l’apport majeur de la vaccination en termes d’amélioration de l’état de santé des populations, depuis l’introduction du vaccin contre la variole en 1796 jusqu’à aujourd’hui, avec actuellement des vaccins disponibles pour prévenir une trentaine de maladies infectieuses. Ainsi l’OMS souligne régulièrement que les vaccins sauvent 3 millions de vie par an
dans le monde et, pour ce qui concerne la France, l’impact de la vaccination, appropriée et bien conduite, sur certaines maladies infectieuses comme la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite qui ont pratiquement disparu, est un fait connu et publié. Par ailleurs, au-delà des succès historiques et contemporains de la vaccination, la découverte et le développement de nouveaux vaccins se poursuit à un rythme élevé puisqu’on compte aujourd’hui environ 150 vaccins en développement dans le monde.

Face à ces progrès scientifiques et industriels, de portée majeure en termes de santé publique, la question de l’utilisation optimale des outils mis à notre disposition apparaît cruciale et nous conduit à la problématique
de la couverture vaccinale qui a fait l’objet de nombreux rapports et débats en France, notamment à l’occasion de la résurgence récente de maladies telles que la rougeole ou la coqueluche. Si l’on se réfère aux données publiées par l’InVS en novembre 2012, les plus récentes à notre disposition, les couvertures vaccinales en France sont, pour certaines d’entre elles, bien en-dessous des objectifs fixés par la loi de santé publique de 2004, à savoir au moins 95% pour toutes les vaccinations recommandées et 75 % pour la grippe. En effet si l’immunisation des nourrissons est globalement bonne, les couvertures vaccinales des adolescents et des adultes sont souvent largement insuffisantes.
u Ainsi, si l’on peut considérer que la couverture diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et haemophilus infuenzae b chez l’enfant

atteint le niveau requis pour une protection individuelle et collective efficace,
u Le

RRO deuxième dose et l’hépatite B, bien qu’en progression, n’ont pas atteint le seuil de 95%, de même que deux vaccins récemment introduits, le vaccin anti-méningocoque C, et le vaccin pneumocoque conjugué. dose, des rappels Diphtérie, Tétanos, polio décennaux de l’adulte sont également préoccupants, avec des couvertures vaccinales insuffisantes et une absence de progression.

u Les cas du vaccin HPV chez la jeune fille, du rappel de coqueluche de l’adolescence, du RRO (rougeole, rubéole, oreillons) première

u Enfin,

pour la grippe saisonnière, le constat est pire puisque non seulement la couverture vaccinale dans la population cible est insuffisante mais en plus elle a tendance à baisser.

La responsabilité de la mise en œuvre d’une politique vaccinale adaptée à notre population, à l’épidémiologie géographique des risques infectieux et à l’organisation du système de soins national revient aux autorités sanitaires de notre pays, les producteurs de vaccins s’engageant quant à eux à apporter leur expertise et leur soutien pour être force de proposition et accompagner la politique de l’état.
Parallèlement il faut insister sur le caractère stratégique des industries du vaccin pour la France , tant sur le plan économique grâce aux ressources humaines et scientifiques et du tissu industriel qu’elle mobilise, que sur le plan du maintien de la sécurité intérieure sanitaire du pays.

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