Conception d’un éclairage

Conception du réseau d’alimentation électrique

FICHE

9.403

IMPORTANT

Le paragraphe 9.401.7 donne la définition des termes techniques utilisés.

9.403.1

Choix de l’alimentation de l’installation

Plusieurs solutions sont envisageables pour l’alimentation des circuits d’éclairage. Le choix dépend de différents critères, parmi lesquels : – la puissance d’utilisation ; – la longueur des canalisations et la répartition des points lumineux ; – les contraintes liées à la voirie et aux implantations géographiques ; – les possibilités d’alimentation en électricité et le choix de la tarification ; – le choix du principe de protection contre les défauts à la terre, qui se traduit par le schéma de liaison à la terre. Par ailleurs, la distribution de l’éclairage peut être soit aérienne, soit souterraine. On distingue quatre principales solutions d’alimentation, de la plus simple à la plus complexe, chacune pouvant comporter plusieurs variantes. Elles sont présentées ci-après et illustrées par un schéma unifilaire de principe accompagné d’un tableau récapitulant : – les applications ; – les schémas de liaison à la terre possibles ; – les principes de protection des personnes contre les contacts indirects à appliquer.

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Solution 1 : alimentation directe des luminaires par un réseau de distribution publique à basse tension

Cette solution met en œuvre des supports communs avec le réseau de distribution publique d’énergie (fig. 9.403.1–1). Elle est assortie d’interdictions : – l’utilisation d’un conducteur commun, le neutre, est interdite pour les installations neuves réalisées depuis l’entrée en vigueur de la norme NF C 17–200 de mai 1997 (fig. 9.403.1–2 et fig. 9.403.1–3) ; – les ouvrages et les supports de lignes HT ne peuvent pas être utilisés pour l’installation de luminaires ; – depuis l’arrêté technique du 17 mai 2001, les nouvelles installations de lignes aériennes en conducteurs nus ne sont plus autorisées (fig. 9.403.1–2 et fig.9. 403.1–3).

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Fig. 9.403.1–1. Installation avec conducteur isolés pré-assemblés, physiquement séparés des conducteurs du réseau de distribution publique (source : Promotelec).

Fig. 9.403.1–2. Type d’installation à conducteurs nus et à neutre commun (source : Promotelec).

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9.403

Fig. 9.403.1–3. Supports communs et un conducteur commun avec le réseau de distribution publique.

Le tableau 9.403.1–1 présente la synthèse des spécificités de l’alimentation décrite dans ce paragraphe.
Tab. 9.403.1–1. Synthèse de l’alimentation directe des luminaires par un réseau de distribution publique à basse tension (BT).
Application Anciens réseaux d’éclairage public. Schéma de liaison à la terre Distribution publique Principes de protection des personnes En l’absence de distribution de conducteur de protection (PE), seule la classe II est utilisable (1).

(1) Classe II : isolation double − principale et supplémentaire − ou isolation renforcée.

Dans le cas d’une extension créée à partir d’une armoire comportant un circuit existant à neutre commun, une protection par dispositif à courant différentiel résiduel (DDR) est obligatoire à l’origine des circuits nouveaux (fig. 9.403.1–4).

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Solution 2 : installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT sur un réseau de distribution publique et sans conducteurs ni supports communs avec le réseau de distribution publique d’énergie

Cette installation offre deux variantes en fonction de la puissance. Variante 1 : puissance allant jusqu’à 36 kVA Il s’agit d’un branchement BT dit à puissance limitée (fig. 9.403.1–5 et tab. 9.403.1–2).

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403. 9. conforme à la norme NF C 62–412 et associé à des dispositifs différentiels divisionnaires. Tab.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9.403 Fig. Réseau d’éclairage public souterrain ou aérien de faible puissance TT (distribution publique) 4 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Applications Schéma de liaison à la terre Principes de protection des personnes Coupure au premier défaut d’isolement. Protection d’une extension alimentée à partir d’un réseau existant avec neutre commun. 9. Le disjoncteur D est un disjoncteur de branchement (AGCP) : – soit différentiel de type sélectif (S) et conforme à la norme NF C 62–411 . Spécificités d’une installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT à puissance limitée.403. – soit non différentiel.1–2.1–4.

1–6.403. Installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT à puissance surveillée à partir d’un poste de distribution publique (source : Promotelec).403. Fig. 9. 9. Installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT à puissance limitée (source : Promotelec).403 Fig.1–3).403.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9.1–5. 9. Variante 2 : puissance supérieure à 36 kVA et jusqu’à 250 kVA Il s’agit d’un branchement BT dit à puissance surveillée (fig. 9.1–6 et tab.403. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 5 .

(1) DDR : dispositif à courant différentiel résiduel (voir fiche 9. Schéma de liaison à la terre Permet de réaliser un schéma TN–S à partir d’une alimentation par le réseau de distribution publique BT en TT. Fig. Spécificités d’une installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT à puissance surveillée Utilisation Schéma de liaison à la terre TT (distribution publique). Tab.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9.403. Coupure au premier défaut par les protections contre les surintensités (fusibles ou disjoncteurs) ou par des DDR (2). 9. Principes de protection des personnes Coupure au premier défaut par les DDR (1). Réseau d’éclairage public de moyenne puissance et d’étendue relativement modérée (compatible avec la longueur maximale conformément à la note de calcul).403.403 Tab. Cas particulier de l’alimentation à partir du réseau de distribution publique BT avec interposition d’un transformateur BT/BT Ce cas particulier est illustré par la figure 9.1–4. 6 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Spécificités d’une installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT avec interposition d’un transformateur BT/BT.1–7. 9.401.1–3.7). Utilisation Réseau d’éclairage public de moyenne puissance et d’étendue relativement modérée (compatible avec la longueur maximale conformément à la note de calcul).1–7 et synthétisé par le tableau 9.403. TN–S avec l’accord du distributeur. Installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT avec interposition d’un transformateur BT/BT (source : Promotelec).403. 9. Principes de protection des personnes Coupure au premier défaut par les protections contre les surintensités ou par des DDR.1–4.403.

` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 7 . Tab. Réseau d’éclairage public important en puissance et/ou en longueur. lui-même alimenté par un réseau de distribution à haute tension. 3 Solution 3 : installation d’éclairage public alimentée par un poste de transformation privé HT/BT.403.403.1–6.1–8 illustre ce cas particulier synthétisé par le tableau 9. § 15.403 Cas particulier de l’alimentation à partir du réseau de distribution publique BT avec interposition d’un transformateur BT/HT–EP alimentant une distribution d’éclairage public par un réseau à haute tension intermédiaire (HTI) La figure 9. Alimentation à basse tension et élévation de la tension pour la distribution de foyers EP répartis sur une grande longueur (source : Promotelec). Principes de protection des personnes Coupure au premier défaut afin de garantir la tenue thermique des matériels HT.1–9 et synthétisée dans le tableau 9. ou TN avec ou sans PEN pour une installation HT-EP monophasée.2.1–5.403. 9.4. Utilisation Schéma de liaison à la terre TN sans neutre pour une installation HT-EP triphasée.2. publique ou privée Cette troisième solution est représentée sur la figure 9. conformément à la norme NF C 17–200. Fig. 9.403.403.403.1–8.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9. Spécificités d’une installation d’éclairage public alimentée par un branchement BT avec interposition d’un transformateur BT/HP–EP.1–5.

403. En pratique : – TT ou – TN–S.403.403. Schéma de liaison à la terre Au choix.1–7. Spécificités d’une installation d’éclairage public alimentée par un poste de transformation privé HT/BT. 9. Utilisation Principes de protection des personnes – TT : coupure au premier défaut par les DDR. 4 Solution 4 : installation d’éclairage public à haute tension intermédiaire (HTI) issue d’un poste de livraison HT–DP/HT–EP et alimentant des postes HT–EP/BT en aval desquels se trouvent les installations BT alimentant les luminaires Cette solution fait l’objet de la figure 9.403.1–6.1–9. – TN–S : coupure au premier défaut par les protections contre les surintensités (fusibles ou disjoncteurs) ou par des DDR. 8 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Installation d’éclairage public alimentée par un poste de transformation privé HT/BT (source : Promotelec).FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. conformément à la note de calcul).403 Fig.1–10 et du tableau 9. Tab. 9. Réseau d’éclairage public de moyenne puissance et d’étendue relativement modérée (compatible avec la longueur maximale.

ce qui permet une grande simplicité de mise en œuvre et d’exploitation.403.403. 9.1–8). – un réseau d’éclairage public HT–EP. ou TN avec ou sans PEN pour une installation HT-EP monophasée. les réseaux d’éclairage public sont généralement réalisés en BT. conformément à la norme NF C 17–200.2. − Pour la BT : TT ou TN–S. Tab.4.1–7. Ils alimentent directement les lampes et leurs appareillages. Utilisation Schéma de liaison à la terre − Pour le réseau HT–EP : TN sans neutre pour une installation HT-EP triphasée.403 Fig. compte tenu des puissances nécessaires. 9. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 9 . Réseau d’éclairage public important en puissance et/ou en longueur. il convient de faire une étude technico-économique entre deux solutions : – un réseau BT d’éclairage public. – En schéma TN–S : coupure au premier défaut par les protections contre les surintensités (fusibles ou disjoncteurs) ou par des DDR.2.403.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9. alimenté par un poste privé HTA/HT–EP et desservant des transformateurs d’éclairage public HT–EP/BT (tab. dans le cas d’un grand nombre de foyers à implanter sur de grandes distances. Distribution par un réseau à haute tension intermédiaire (source : Promotelec). 5 Critères de choix entre alimentation HT/BT et HT/HT–EP/BT En zone urbaine ou rurale. Inversement. Principes de protection des personnes Coupure au premier défaut des circuits HT–EP afin de garantir la tenue thermique des matériels HT. Spécificités d’une installation d’éclairage public à haute tension intermédiaire. § 15.1–10. – En schéma TT : coupure au premier défaut par les DDR. alimenté par un poste HT/BT ou par un branchement BT à puissance limitée (anciennement tarif jaune) . 9.

Avantages – Puissance disponible importante. Inconvénients – Techniques d’installation et de maintenance spécifiques au domaine HT. le réseau HT–EP disposant en principe d’une réserve de puissance importante. 10 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Avantages et inconvénients d’une distribution en HTI.1–11).403 Cette tension de distribution HT–EP est parfois désignée par l’expression haute tension intermédiaire (HTI) (fig.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. – Adaptation aux très grandes longueurs. Synoptique d’une distribution en haute tension intermédiaire (source : Augier). la chute de tension n’étant pas un critère déterminant vu le niveau de tension. – Installations du domaine HT soumises à une réglementation plus contraignante qu’en BT. – Possibilité d’allumage simultané d’un grand nombre de lampes sur tout un secteur ou le long d’un trajet (cas des autoroutes et voies express. 9. – Extensions ultérieures facilitées. 9.1–11. Fig.403.403.1–8. – Obligation pour le personnel intervenant d’être habilité pour les travaux sur les installations du domaine HT (lettre H) et de disposer du matériel de sécurité approprié. des tunnels. Tab.403. 9. des parcs et grands espaces.). etc.

403 Les tensions HT–EP utilisées sont de : – soit 3 200 V en monophasé . – le 5 500 V triphasé s’impose pour des puissances de 100 kVA et plus jusqu’à une longueur supérieure à 10 km.1–12.403.1-13). À titre indicatif. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 11 . Domaines d’utilisation du triphasé 950 et 5 500 V et du monophasé 950 V (source : Augier). Une nouvelle solution technique est proposée depuis peu : elle consiste à créer un réseau de distribution intermédiaire sous une tension proche de 1 000 V. Le domaine d’application de cette solution s’étend jusqu’à une puissance d’environ 50 kVA et une longueur de réseau de l’ordre du kilomètre (fig.403. Fig. Cette solution présente des avantages : – le matériel BT utilisé est beaucoup moins onéreux que le matériel HT (câbles et appareillages). c’est-à-dire du domaine BT.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9.403.1–12 et fig. on considère que : – le 3 200 V monophasé est adapté aux puissances allant jusqu’à 50 kVA environ et à une longueur maximale de l’ordre de 3 km . – soit de 5 500 V ou 3 200 V en triphasé. – les techniques du domaine BT sont plus simples. 9. 9. Le choix du niveau de tension dépend de la puissance nécessaire et de la longueur du réseau. 9. tant pour la réalisation des installations que pour leur exploitation et leur maintenance (personnel habilité B).

– soit par l’emploi de matériel de classe II (isolation double − principale et supplémentaire − ou isolation renforcée) rendant très improbable la survenue d’un défaut d’isolement et quasi impossible l’apparition de tensions dangereuses sur les parties accessibles des matériels .403 Fig. 9.403. et par l’isolation principale des parties actives pour la protection contre les contacts directs . 12 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . – soit par séparation électrique. pour la protection contre les contacts indirects. mesure pratiquement pas appliquée. – soit par l’emploi de la protection par très basse tension de sécurité (TBTS).1–13.2 Protection contre les chocs électriques et schémas de liaison à la terre en basse tension 1 Protection contre les chocs électriques Cette protection doit être assurée conformément à l’une des 4 mesures énoncées par la norme NF C 15–100 : – soit par une mise à la terre des masses métalliques simultanément accessibles. associée à une coupure automatique de l’alimentation. Domaines d’utilisation du triphasé 950 et 5 500 V et du monophasé 950 V (suite) (source : Augier).FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. sauf éventuellement pour l’éclairage des volumes 0 et 1 des fontaines à raison d’un transformateur de séparation par appareil d’éclairage . avec une limitation de la tension d’alimentation à 50 V alternatif (12 V alternatif maximum en volume 0 et 1 des fontaines) et une séparation de protection entre les circuits TBTS et tous les circuits autres que TBTS. 9.403.

tableau 52A). IMPORTANT L’appareillage. Les installations d’éclairage en TBTS doivent respecter les prescriptions de l’article 414 de la norme NF C 15–100. – le respect de règles d’installation précises permettant de réaliser une séparation de protection entre les circuits TBTS et l’ensemble des autres circuits. doit être enfermé dans des coffrets de classe II et de degré de protection IP XXB ou 2X. La mise en œuvre de cette mesure de protection ne dispense pas de distribuer un conducteur de protection dans les circuits alimentant des matériels de classe II.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9. montée sur façade ou sur poteau . CONSEILS Il faut contrôler que : – des parties conductrices pouvant propager un potentiel ne traversent pas l’enveloppe isolante des matériels . Les masses ne doivent être reliées intentionnellement ni à la terre ni à des conducteurs de protection ou masses d’autres circuits. doivent pouvoir être considérées comme appartenant à la classe II au sens du § 412. – une console avec son luminaire.403 Protection par double isolation (emploi de matériels de classe II) La deuxième mesure. Protection par très basse tension de sécurité (TBTS) La quatrième mesure. définie par les normes NF C 15–100 et NF C 17–200 sous la forme de deux lettres principales représentant : ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 13 . par la construction de l’appareillage ou par l’installation d’un écran isolant. Elle nécessite en même temps : – l’alimentation par une source de sécurité répondant à une norme spécifique (telle qu’un transformateur de sécurité conforme à la norme NF EN 61558–2–6) . complétées. – la canalisation d’alimentation est équipée d’une protection complémentaire par manchon ou conduit isolant à sa pénétration dans le candélabre. Les parties actives des circuits TBTS ne doivent pas être reliées électriquement à la terre. – un mobilier urbain ou équipement analogue . Le luminaire doit être réalisé par construction en classe II. lorsque la porte ou le couvercle du support sont ouverts. le cas échéant. par celles du guide UTE C 15–559. ne peut pratiquement pas s’appliquer à la totalité d’une installation d’éclairage public mais elle peut être associée à la première mesure en concernant par exemple : – un ensemble candélabre avec son luminaire et son équipement auxiliaire . y compris les dispositifs de connexion et borniers. – une alimentation en dérivation alimentant un candélabre . – un luminaire monté sur une structure métallique telle qu’une passerelle ou la paroi d’un bâtiment. relative à l’emploi de matériels de classe II. entre le luminaire et la platine de raccordement. d’un emploi auparavant essentiellement limité à l’éclairage dans les volumes 0 et 1 des bassins et des fontaines. et les canalisations internes au candélabre ou à la console. Ce même degré de protection doit être assuré. 2 Schémas des liaisons à la terre en éclairage public La première mesure fait appel à la notion de schéma de liaison à la terre. relative à la protection par TBTS.2. est actuellement mise en œuvre pour tous les éclairages par diodes électroluminescentes en rapide développement.1 de la norme NF C 15–100 (NF C 15–100. conformément à la norme NF EN 60598–2–3.

– soit N.403.2 s pour une installation 230/400 V en schéma TT et 0. qui correspond toujours à une liaison directe des masses à la terre. Un transformateur BT/BT est donc nécessaire dans le cas d’une alimentation partant d’un réseau de distribution publique BT.2–1. qui correspond à une liaison directe des masses au point de l’alimentation mis à la terre (généralement le conducteur neutre). Circulation du courant de défaut en schéma TT (source : Promotelec). la situation du neutre par rapport à la terre : – soit T. Cette deuxième lettre N est éventuellement complétée par une autre précisant la disposition du conducteur neutre (N) et du conducteur de protection (PE) : – S : conducteurs N et PE séparés . dans le schéma TT l’emploi de dispositifs de protection à maximum de courant (fusibles ou disjoncteurs) n’est plus autorisé pour assurer la coupure automatique au premier défaut d’isolement : cela en raison de la difficulté d’obtenir et de maintenir les valeurs de résistance de prise de terre très faibles qui seraient nécessaires. • pour la deuxième. 9.403 • pour la première.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. seuls les schémas TT et TN sont retenus. Cette coupure automatique doit donc être réalisée par des dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR). Dans le cadre de la norme NF C 17–200 applicable aux installations d’éclairage extérieur et autres installations situées dans le domaine public. la situation des masses de l’installation par rapport à la terre : – soit T. qui signifie isolé ou relié par une impédance . La coupure automatique doit être assurée dans un temps qui n’excède pas 0. 9. qui correspond à une liaison directe à la terre. Il est donc utilisé lorsque les installations d’éclairage sont directement issues d’un branchement BT réalisé selon la norme NF C 14–100. 14 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A .2–1). – C : conducteurs N et PE combinés. Fig. Schéma TT Le schéma TT est celui de la distribution publique à basse tension (fig. Depuis la fiche d’interprétation 17–200–F2 de mai 2003 de la norme NF C 17–200 de mai 1997. – soit I.4 s en schéma TN.403. Schéma TN Le choix d’un schéma TN nécessite l’accessibilité au niveau du neutre du transformateur d’alimentation.

dans lequel les fonctions de conducteur neutre et de conducteur de protection sont combinées en un seul conducteur (PEN) qui ne doit jamais être coupé (fig.403. – le schéma TN–S dans lequel les deux conducteurs (PE et N) sont distincts (fig.403. En effet. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 15 . Fig. 9.2–2). d’une part il n’est pas possible d’assurer la coupure omnipolaire lors des opérations de maintenance et.2–3.403 On distingue : – le schéma TN–C. Ce schéma TN–C n’est pas recommandé pour une distribution basse tension d’éclairage publique.2–2. 9. doivent éliminer les défauts d’isolement. 9. en l’absence de DDR. Fig. Circulation du courant en schéma TN–S (source : Promotelec). Le schéma TN–S est en revanche bien adapté à l’éclairage public.2–3). il y a un risque de montée en potentiel des masses en cas de coupure accidentelle du conducteur PEN .403.403. d’autre part. 9. Ce schéma impose de calculer les courants de courtcircuit et de défaut d’isolement afin de garantir la coupure automatique par les protections contre les surintensités qui. Circulation du courant de défaut en schéma TN–C (source : Promotelec). Il dispense d’installer des dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR).Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9.

les candélabres sont particulièrement exposés à la foudre en raison de leur hauteur et de leur implantation souvent isolée des structures et des bâtiments protégés. Fig.3–1.403.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9.3 1 Mise à la terre Fonctions de la mise à la terre L’installation de mise à la terre assure la protection : – des personnes contre les chocs électriques (voir ci-avant) . 16 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . – des équipements contre les effets de la foudre. 9.403. Mise à la terre par le conducteur de protection PE (source : Promotelec). 2 Méthodes de mise à la terre Il n’existe plus que deux principes normalisés pour la mise à la terre d’un réseau de distribution d’éclairage. En effet.403 9. IMPORTANT Les candélabres conducteurs doivent être mis à la terre quelle que soit la classe des matériels qui les équipent.

l’impédance à haute fréquence de la mise à la terre des candélabres étant alors le plus souvent excessive compte tenu de la longueur des canalisations. il est conseillé d’adjoindre des prises de terre locales sur un certain nombre de candélabres. c’est-à-dire de niveau kéraunique Nk au plus égal à 25(1).3–1). Les candélabres sont raccordés par passage en coupure du PE. les deux conducteurs étant raccordés sur une cosse par sertissage afin d’éviter toute déconnexion qui entraînerait la rupture de la mise à la terre des candélabres suivants. Deuxième méthode : par une liaison prise en dérivation sur un conducteur nu La liaison est prise en dérivation sur un conducteur nu enterré de 25 mm2 de section minimale.3–2). 9. Niveau kéraunique (Nk) : Nombre de jours par an où l’on entend le tonnerre. servant à la fois de prise de terre et de liaison équipotentielle entre les candélabres (fig. REMARQUE Cette pratique n’assure pas une protection satisfaisante contre les effets de la foudre.403 Première méthode : par un conducteur de protection (PE) isolé La mise à la terre repose sur un conducteur de protection (PE) isolé : – incorporé dans le même câble ou le même fourreau que les conducteurs actifs . 1. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 17 . ce qui contribue par ailleurs à améliorer la valeur de l’ensemble et s’impose d’autant plus que la prise de terre à l’origine de l’installation n’a pas une valeur très faible. Afin d’éviter les conséquences d’une telle rupture. – issu d’une prise de terre constituée soit par un ou plusieurs piquets.403. soit par un ceinturage à fond de fouille si l’alimentation est issue d’un poste ou d’un bâtiment (fig. 9.3–2. Mise à la terre par un conducteur d’équipotentialité en cuivre nu (source : Promotelec).403.403. Elle n’est donc utilisable que dans un emplacement classé AQ1. 9. Fig.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9.

3–3). ce qui n’était pas toujours facile à réaliser selon la résistivité du terrain. obligatoire en schéma TN. ou en acier de 50 mm2 au minimum disposé à fond de fouille du bétonnage (fig. c’est-à-dire de niveau kéraunique Nk > 25. Elle nécessitait la protection de chaque luminaire par un DDR 30 mA individuel. ou d’un conducteur enterré en cuivre nu d’une section minimale de 25 mm2 et d’au moins 5 m de long. 18 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Citons pour mémoire une ancienne pratique. La protection contre la foudre était assurée pour autant que les prises de terre locales aient une valeur au plus égale à 10 ohms.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9.403 REMARQUES 1. qui consistait à mettre à la terre individuellement chaque candélabre au moyen d’un piquet d’au moins 1.403. 9. tant pour la protection des personnes contre les chocs électriques que pour celle des équipements contre la foudre. en l’absence d’interconnexion entre les différents luminaires et compte tenu de la valeur souvent élevée de la résistance des prises de terre locales ainsi réalisées.403. qui n’est plus autorisée. La liaison AB. Mise à la terre par prise de terre individuelle (source : Promotelec).5 m de long. Cette pratique permet d’obtenir la meilleure des prises de terre. Fig. 9. Cette pratique n’était admise qu’en schéma TT. C’est la seule autorisée dans les emplacements classés AQ3. 3.3–3. 2. est facultative en schéma TT.

Toutefois.3–4. 9. Fig.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9.403.403 3 Masses et éléments conducteurs simultanément accessibles Les masses simultanément accessibles doivent être reliées à la même prise de terre. – bancs publics . Candélabres et éléments conducteurs sans équipement électrique (source : Promotelec). 9. – grilles de clôture . – regards du réseau d’assainissement . Cela concerne : – poteaux ou supports de signalisation (fig. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 19 .403. afin d’éviter la propagation d’une tension dangereuse en cas de défaut d’isolement sur l’éclairage extérieur. les éléments conducteurs simultanément accessibles qui ne font pas partie de l’installation électrique et ne supportent pas de matériel électrique ne doivent pas être reliés à la prise de terre de l’installation.3–4) . – glissières de sécurité.

403. 9. panneaux de signalisation lumineux. leurs masses doivent être interconnectées avec celles des candélabres (fig. abris de bus. 20 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A .3–5 et fig. feux de signalisation).403. Candélabre et mobilier urbain comportant un équipement électrique (source : Promotelec).403.3–5.3–6).FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. 9. lorsque ces éléments conducteurs comportent un équipement électrique (mobilier urbain tel que cabine téléphonique. 9. Fig.403 Inversement.

4 Coupure automatique en basse tension Elle doit être assurée par des dispositifs selon des modalités différentes en fonction du schéma de liaison à la terre adopté. Candélabre et feux de signalisation (source : Promotelec).Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9. Il convient de vérifier que la longueur de la canalisation protégée est suffisamment faible pour que le courant de défaut en bout de ligne. 9. – au courant de fusion du fusible en 0.403 Fig. déterminé par un logiciel de calcul ou par une méthode manuelle.4 seconde pour une installation 230/400 V. 9. 1 Schéma TN Les dispositifs de protection contre les surintensités. soit au moins égal : – au courant de fonctionnement instantané du disjoncteur .403. TT ou TN.403.3–6. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 21 . fusibles de type gG (anciennement type gI) ou disjoncteurs de type B (anciennement type L). peuvent assurer la coupure automatique sur défaut d’isolement jusqu’à une longueur maximale de canalisation.

Valeur du courant différentiel résiduel. 9. d’un carrefour ou d’un secteur. utilisable notamment lorsqu’on ne dispose pas de toutes les hypothèses nécessaires au calcul. 9. IDn. 9.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. 2 Schéma TT La coupure automatique doit obligatoirement être assurée par des dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR) d’une sensibilité adaptée à la valeur de la prise de terre des masses. exprimée en ohms (X). avec : − RA : résistance de la prise de terre. 22 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Tab. il convient que la conception des installations soit telle qu’un défaut d’isolement ne provoque pas l’interruption de l’éclairage sur l’ensemble des foyers lumineux d’une voie de circulation.403. et les type et calibre de la protection : il s’agit d’une méthode simplifiée. doit respecter la relation suivante (tab.4–1. La valeur du courant différentiel résiduel assigné du DDR.1 Résistance de la prise de terre RA (W) 17 50 100 167 500 REMARQUE Les DDR de type S (dits sélectifs) assurent la protection contre les contacts indirects tout en permettant de réaliser une sélectivité avec des DDR instantanés ou avec des dispositifs de déconnexion automatiques (DDA) placés en aval. les normes imposent en schéma TT une protection par un DDR de courant différentiel assigné non inférieur à 300 mA pour l’alimentation des installations de signalisation routière.4–1) : RA × IDn ≤ 50 V. De même. IDn du DDR (A) 3 1 0.403 La norme NF C 17–200 indique les longueurs maximales de canalisations BT pouvant être protégées par fusibles ou disjoncteurs selon la nature et la section des phases et conducteurs de protection (PE).5 0.3 0.403. IMPORTANT Le principe de la coupure par les dispositifs de protection contre les surintensités (fusibles et disjoncteurs) n’est plus autorisé en schéma TT depuis la norme NF C 15–100 de décembre 2002 (fiche d’interprétation n° 17–200–F2 de mai 2003).5 Exigences de sélectivité entre dispositifs de protection Lorsque la sécurité publique l’exige.403.

Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9. 9. – ou par des dispositifs à déconnexion automatique (DDA). le courant de fuite peut atteindre 1 mA pour un luminaire de classe I et 0.5–1.5–1). avec un DDR général de type S .403. et terminaux sur chaque luminaire (fig. protégeant un nombre limité d’appareils. et sélectifs. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 23 . ce qui conduit à limiter le nombre de luminaires alimentés par un circuit en aval d’un DDR en fonction de la sensibilité de celui-ci (selon les normes. 1 Schéma TT La sélectivité est assurée : – par la mise en place de DDR divisionnaires instantanés. 9.5-2). auquel s’ajoute le courant de fuite de l’appareillage auxiliaire). 9. Application en schéma TT (source : Promotelec). tel que présenté ci-après (fig. divisionnaires (à l’origine des différents circuits).5 mA pour un luminaire de classe II.403. afin d’éviter qu’ils ne produisent des déclenchements intempestifs des DDR (en l’absence d’un réel défaut d’isolement).403 IMPORTANT Une attention particulière doit être portée aux courants de fuite produits par l’appareillage auxiliaire des luminaires. également associés à un DDR général de type S ou retardé de 150 ms. et la sélectivité doit être vérifiée entre les dispositifs de protection général (à l’origine de l’installation). – soit la coupure est effectuée par les dispositifs de protection contre les surintensités. Fig. 2 Schéma TN L’alternative est la suivante : – soit la protection est prise en charge par DDR et la sélectivité sur défaut doit être assurée comme enschéma TT (voir ci-avant) .403.

temporairement ou définitivement. que l’équipement alimenté soit de classe I ou de classe II. 100 mA et 300 mA. 24 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Ils se réenclenchent automatiquement après un temps défini par le constructeur en cas de déclenchement sur un courant de défaut à la terre non permanent. § 415. cabines téléphoniques. lorsqu’ils présentent un défaut à la terre. Ces DDA doivent répondre au guide UTE C 17–210 qui indique pour leur courant assigné de déclenchement des valeurs préférentielles de 30 mA. horodateurs.403 Fig.403. etc.. la norme NF C 17–200 impose la mise en place d’une protection complémentaire individuelle par DDR à haute sensibilité de 30 mA. REMARQUE Il est rappelé que les prises de courant doivent être protégées par DDR de courant différentiel assigné ≤ 30 mA (NF C 15–100. Application en schéma TN–S (source : Promotelec). sans provoquer l’extinction de l’ensemble des candélabres du circuit protégé par le DDR.1). 3 Dispositifs de déconnexion automatique (DDA) Ils sont installés individuellement sur chaque candélabre. pour les mobiliers urbains et les édicules de la voie publique tels qu’abribus. 9.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. Inversement. Ils permettent une sélectivité avec une protection placée en amont assurée par un DDR de type S ou retardé mais respectant un temps de coupure total maximum de 150 ms (retard non réglable).5–2. afin de les isoler du réseau.

403. 9. individuellement à un dispositif de protection contre les surintensités et de sectionnement omnipolaire (sectionneur par fusibles ou disjoncteurs).403 IMPORTANT Ces DDA ne doivent pas être confondus avec les DDR car ils ne peuvent assurer à eux seuls la sécurité des personnes contre les contacts indirects. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 25 . doit être disposé entre le transformateur et la trappe d’accès. tandis qu’en triphasé le neutre n’est pas distribué (fig.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9. un degré de protection minimal IP 3X ou IP XXC. – ils ne possèdent pas d’organe de manœuvre manuel ni. En effet : – ils réalisent des réenclenchements automatiques après déclenchement sur défaut . Cette disposition est applicable tant au niveau du poste de transformation HT/HT–EP qu’au niveau des transformateurs HT–EP/BT.403. Ils doivent donc être associés. Lorsque les transformateurs ou boîtes de coupure HT–EP ne comportent pas de verrouillage incorporé. un obstacle. elle-même reliée à la prise de terre. par construction ou par installation.6 Protection contre les chocs électriques et schémas de liaison à la terre en haute tension 1 Protection contre les chocs électriques en haute tension Protection contre les contacts directs (protection principale) Elle peut être réalisée par enveloppe et/ou par isolation. conformément aux dispositions de la norme NF C 13–200. Protection contre les contacts indirects (protection en cas de défaut) En HT. dans certains cas. IMPORTANT La protection par éloignement seul ou par obstacle (qui empêche un contact fortuit mais non pas un contact délibéré) n’est plus pratiquée en HT. muni des pancartes et panneaux d’avertissement normalisés.403. d’organe de test . Les enveloppes des matériels à haute tension doivent présenter. – la coupure réalisée ne répond pas aux caractéristiques exigées pour un DDR en matière de sectionnement et n’autorise pas une intervention sans la manœuvre d’un dispositif de sectionnement placé en amont. avec deux variantes selon la distribution ou non du PEN en monophasé (fig. 9. d’une part à un DDR placé en amont et. la protection contre les contacts indirects est assurée par une liaison équipotentielle entre toutes les masses et tous les éléments conducteurs simultanément accessibles. Lorsque les transformateurs ou boîtes de coupure HT–EP sont placés dans une fosse visitable. Le verrouillage doit être asservi à la mise à la terre et en courtcircuit réalisée à l’origine du circuit alimentant le transformateur. la norme NF C 17–200 demande la mise en place.6–2). 9. cet accès doit être verrouillable. 9. De plus.6–3).403. d’un conducteur nu de 25 mm_ en cuivre ou 50 mm_ en acier.6–1 et fig. à environ 50 cm autour du poste. afin de réduire la tension de pas à proximité lors d’un défaut. 2 Schémas de liaison à la terre en haute tension Le schéma de liaison à la terre utilisé en pratique en HT–EP est un schéma à neutre HT directement relié à la terre (TN). enterré à une profondeur d’environ 40 cm et relié au conducteur de protection. d’autre part.

Installation monophasée avec PEN (source : NF C 17–200).6–2. 26 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A . Les conducteurs de protection et de terre (PE) sont en cuivre nu d’une section ≥ 25 mm2. 9.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9.6–1. Les conducteurs PEN doivent avoir une section minimale de 10 mm2 en cuivre ou 16 mm2 en aluminium.403. Les transformateurs HT–EP/BT sont alimentés entre phase et PEN. Les transformateurs HT–EP/BT sont alimentés entre phase et neutre. Installation monophasée sans PEN (source : NF C 17–200). 9. Les conducteurs de protection et de terre (PE) sont en cuivre nu d’une section ≥ 25 mm2. Fig. Ils ne doivent pas comporter de dispositif de coupure.403 Fig.403.

Ils ne sont donc pas prévus pour assurer la sécurité des personnes en cas de défaut d’isolement.403 Fig. 9. Le neutre n’est pas distribué et les transformateurs HT–EP/BT sont alimentés entre phases. Dispositifs homopolaires Ils sont destinés à éliminer les courants de défaut dans des temps compatibles avec la tenue thermique des matériels.7 Références – Arrêté interministériel du 17 mai 2001 modifié. JO du 12 juin 2001. Ils sont temporisés avec un retard typique de 0. – NF C 14–100 (février 2008 − indice de classement : C 14–100) : Installations de branchement à basse tension.6–3. – C 17–200–F2 (mai 2003 − indice de classement : C 17–200F2) : Fiche d’interprétation de la norme NF C 17–200 de mai 1997. Installation triphasée sans neutre (source : NF C 17–200). Les conducteurs de protection et de terre (PE) sont en cuivre nu d’une section ≥ 25 mm2. dit arrêté technique. fixant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les distributions d’énergie électrique. – NF C 15–100 (décembre 2002 − indice de classement : C 15–100) : Installations électriques à basse tension (complétée avec la mise à jour de juin 2005). REMARQUE Leur réglage doit être supérieur de 30 % au courant capacitif de la canalisation protégée.Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique FICHE 9.403. – NF C 17–200 (mars 2007 − indice de classement : C 17–200) : Installations d’éclairage extérieur − Règles. notamment lors de la mise sous tension des luminaires.2 seconde afin d’éviter des fonctionnements intempestifs. ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 27 . – UTE C 15–559 (novembre 2006 − indice de classement : C 15–559U) : Installations électriques à basse tension − Guide pratique − Installation d’éclairage en très basse tension.403. 9.

avril 2008. 28 ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A .403 – C 17–200–F2 (juin 2008 − indice de classement : C 17–200F2) : Fiche d’interprétation de la norme NF C 17–200 de mars 2007. blocs d’alimentation et analogues − Partie 2–6 : Règles particulières pour les transformateurs de sécurité pour usage général. – Installations électriques dans les espaces extérieurs. – C 17–200–F1 (juin 2008 − indice de classement : C 17–200F1) : Fiche d’interprétation de la norme NF C 17–200 de mars 2007. – NF C 62–412 (octobre 1983 − indice de classement : C 62–412) : Matériel de branchement et analogue − Disjoncteurs pour tableaux de contrôle d’installations spéciales de première catégorie. – NF EN 60598–2–3 (juin 2003 − indice de classement : C 71–003) : Luminaires − Partie 2–3 : Règles particulières − Luminaires d’éclairage public.FICHE Conception d’un éclairage Conception du réseau d’alimentation électrique 9. – NF C 62–411 (juillet 1988 − indice de classement : C 62–411) : Matériel de branchement et analogue − Disjoncteurs différentiels pour tableau de contrôle des installations de première catégorie. Promotelec. – NF EN 61558–2–6 (octobre 1999 − indice de classement : C 52–558–2–6) : Sécurité des transformateurs.

..403......................2 .......................... 9...............2 – TN ...............403....... 9.2/2 ..........................................................3/3 D Dispositif – courant différentiel résiduel (DDR) ........... 9................... 9...2/2 R Réseau – d’alimentation électrique ........................800 C Candélabre .....................................5/1 L Luminaire ..................................403................. 9...........403......................................................403........... 9.......... 9................................................................6 E Éclairage public ......403............1/1 ` JOUR N° 3 Novembre 2008 – MISE A ESPACES EXTÉRIEURS © GROUPE MONITEUR 1 Index ... 9. 9....................403..3/2 M Mise à la terre ............... 9......2/2 ... 9.....................403...............................403...............Tables Index FICHE 0..............................................403....403............ 9.... 9..................................5/2 – TT .......................... 9......403 – schémas des liaisons à la terre ............ 9............................2/2 .....................403. 9......403 F Feux de signalisation . 9................................................................... 9.......403........3/3 S Schéma – de liaison à la terre ... 9..............3/3 Choc électrique ...........4/1 ................................... 9........................1/2 ..........403......................3 Mobilier urbain .....403................6 Conducteur de protection (PE) .........4/2 .........403....... 9................................................. 9..........403...403.. 9..................403..............................4/2 P Protection – contre les chocs électriques ......403...403...........................2 ................................................