Vous êtes sur la page 1sur 367

1838-1903. Histoire de Philippeville . Louis Bertrand,...

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Bertrand, Louis (1866-19..). 1838-1903. Histoire de Philippeville . Louis Bertrand,.... 1903.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence

2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation.

4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.

1838-1903

Louis
RECEVEUR MUNICIPAL,

BERTRAND
OFFICIER DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

CONSERVATEUR DU MUSÉE

PHILIPPEVILLE
IMPRIMERIE ADMINISTRATIVE ET COMMERCIALE Réguis, 18 MODERNE 18, Rue Théophile

1903

.

.

HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE .

Tous droits réservés .

BERTRAND DU MUSÉE PUBLIQUE OFFICIER DE L'INSTRUCTION CONSERVATEUR PHILIPPEVILLE IMPRIMERIE ADMINISTRATIVE 18.1838-1903 Louis RECEVEUR MUNICIPAL. Rue Théophile ET COMMERCIALE Réguis. 18 MODERNE 1903 .

.

Nous Ricoux.MJ LECTEUR Dans ce recueil de longues et patientes recherches. qui ont paru : le premier dès 1845 et l'autre en 1849. Nous remercions M. d'Emmanuel-Vincent FENECH et de Charles ments que nous mettons sous les yeux été recueillis par nous un peu partout. Les docude nos concitoyens ont Ils permettront au lecteur de faire lui-même la comparaison entre les jours heureux de notre cité et sa décadence actuelle. qui a bien voulu mettre à notre disposition non seulement la collection entière du journal le Zéramna. mais encore celles du Courrier de Philippeville et du Saf-Saf. qui nous a autorisé à compulser les archives municipales. Henri FEUILLE. . Nous nous abstenons de toutes réflexions dans le cours de cet affluer ouvrage . le Dr René maire. Louis BERTRAND. ainsi qu'à toutes les personnes qui ont répondu si obligeamment à nos questionnaires. devons aussi notre reconnaissance à M. nous avons voulu continuer et compléter les Histoires de Philippeville. mais ils sont authentiques et puisés à des sources certaines. la brutalité des faits les fera tout naturellement au cerveau de tous ceux qui le liront avec attention. FÉRAUD.

.

importantes « Rien n'empêche de supposer que la limite était déjà la même car la nature impose cette limite. la Baie des Pirates ruines. romaine. fréGénois pour leurs échanges quentée plus tard par les navigateurs avec l'intérieur des terres africaines. du 9 avril 1838 au 15 dé1870. à environ tradition et où l'on voit encore quelques arabe. l'Istoura dont l'origine est tout au moins contemporaine des Phéd'El-Bekri.I ORIGINES DE PHILIPPEVILLE « Située au fond du Sinus Numidicus des Romains. de nos temps. un village annexe de Philippeville. « De même. Asthoret (Stora). Stora a été. y avaient établi des comptoirs. il en resta même le port officiellement reconnu jusqu'en 1872. non plus qu'à Philippeville. qui pourtant a duré siècles. avant de se jeter dans (la rivière la mer. on ne retrouve aucun monument ni aucune trace de l'occupation arabe. plusieurs « Les deux communes sont séparées par (Stora et Philippeville) l'Oued El-Kantara du pont). cembre rement reliées . restauré par les 180 mètres au Sud de l'endroit dit. « A Stora. d'après la Français. époque où il fut érigé en commune. qui. « Ces deux colonies romaines étaient tellement voisines et si entièentre elles par une série ininterrompue de villas et de tombeaux réellement qu'elles ne formaient qu'une seule ville. niciens qui. le Mers Estera d'Edrisi. servait de port à Rusicade (Philippeville). avant le peuple-roi. passe sous un ancien pont d'origine romaine. pendant l'occupation l'Oued El-Kantara entre Stora et étant le seul cours d'eau important Philippeville (Asthoret et Rusicade). plus spécialement appelé par Ptolémée : Sinus Olkachites et par nos géographes : Golfe de Stora.

abri ou refuge d'Asthoret.-C). Plusieurs reconnaissances avaient déjà été faites depuis 1830 le long de la côte. Diverses causes déterminèrent cependant à donner la préférence à Stora. la voie nouvelle A Cirta Rusicadem fut réparée aux frais des habitants de Cirta (Constantine). Cela résulte. sur le littoral. situé entre la ville actuelle et le Saf-Saf. Les Romains lui conservèrent nèrent. et du musée de Philippeville. « Ainsi que nous l'avons dit plus haut et en raison des trouvailles de ce port avec l'intérieur faites à Stora et du commerce important bâtie sur l'emplade la Numidie. C'est à peu près. disons que les auteurs spéciaux (Salluste et Pline) s'accordent pour assigner l'année 45 avant J. signalaient celui-ci comme offrant plus de sûreté et d'un mérite nautique plus réel. parce qu'on ne pouvait l'observer qu'à distance . à la fondation de Rusicade. le Rousicada (Jules Chabassière et Louis phénicien. Genio Coloniae vent écrit. d'une borne milliaire indiquant que. de l'inscription Veneriae Rusicadis. avait donc été résolue. sous Commode. mais très incomplètes. la nécessité de mettre cette ville en communication avec la mer par la voie la plus courte se fit immédiatement sentir. comme on l'a soucade et non Rusicada. Ras-Skikda. « L'occupation d'un point rapproché. elle a donc duré environ 450 ans. « Après la prise de Constantine. laquelle suivit de très près l'établissement du port. « Les Arabes appellent notre ville Skikda et le cap. actuellement déposée au musée du Louvre. Rusicade d'après ses ruines).-C.2 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE « Sans entrer dans de trop profondes considérations historiques pour rappeler les origines romaines des deux cités qui nous occupent. forte de . « Rappelons aussi que le nom de la ville romaine était bien RusiRussicada ou Russicade.-C. comme consonnance. On admet généralement que Rusicade n'existait plus en l'an 484 de J. en effet. sous le règne de l'empereur Hadrien. le titre de ColoniaVeneria (an 186 de J. « Une colonne mobile sous les ordres du général Négrier. » Bertrand. néanmoins les marins ayant examiné successivement le golfe de Stora et le port de Collo. (cap du phare ou du ce nom (Rusicade) et lui donfanal). Rusicade fut vraisemblablement Rousicada cement d'une ville phénicienne.

000 hommes. » de notre cité. Histoire des villes de la province Ainsi de Constantine. vit s'ouvrir devant lui le vaste horizon de la Méditerranée et salua le golfe de Numidie. portera le nom de Philippeville sous le Fort-de-France. après avoir exécuté des reconnaissances topographisur Stora. la conquête pacifiquement . composé du 62e de Ligne. on leva le camp à deux heures de ques et géodésiques le troisième et on reprit la route de Constantine. le Gouverneur lui-même le commandement des troupes pour les conduire vers Stora. du 17 novembre 1838 annonçait que le roi a décidé. elle arrivait Le lendemain. le soir aux Eulmas. dont le nom a été donné par quelques géographes à d'un détachement avait abrité une source qui descend sur la plage. (L. en tout 4. Elle bivouaqua et sur les ruines de Rusicade. jour. « En octobre Général Valée vint prendre 1838.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 3 1. de 250 chasseurs ou spahis et de 300 cavaliers de goum. du Ministre de la Guerre. le corps expéditionnaire. le 9 avril.200 hommes d'infanterie. mière reconnaissance. le second jour à El-Arrouch. fut faite Philippeville). Le maréchal quels ils bornaient justice débonnaire vaient empêcher « Le Moniteur de leurs gourbis et de leurs jarpour l'abandon donna l'ordre de leur payer les 150 francs auxleurs prétentions. les Beni-Melek. partit le 7 avril 1838 de Constantine pour Stora. où la colonne renl'après-midi tra le 11. d'un bataillon du 12e de Ligne. « Une tribu. et que le mouillage situé à l'Ouest de la rade conservera le nom de Port de Stora. Ils se retirèrent ravis de cette et s'applaudissant d'avoir vendu ce qu'ils ne poude prendre. que la ville qui s'élève sur la proposition rade de Stora. ses misérables gourbis dans le ravin où fut Rusicade. du 3e bataillon et d'Afrique du 3e Chasseurs d'Afrique. Les hommes au camp et se contentèrent de demande cette tribu se présentèrent der une indemnité dins. où cinq mois auparavant le général Négrier avait accompli sa preLe 7.-Charles Féraud.

.

un projet d'écusson armoriai municipal. Si le comptoir de Rousicada et la colonie romaine de phénicien Rusicade avaient gravé leur personnification l'un sur le grès. soit la personnification même de cette ville d'une ». un caducée et la figure symbolique de la divinité de deux (cône tronqué. un petit bas-relief. elle tient de sa main droite abaissée un caducée. M. greffier en chef du Tribunal civil. l'autre sur le marbre. La couronne tourelée qui entoure la tête montre soit la Fortune que cette figure représente protectrice cité ou sa Tutela. de sa main gauche une corne d'abondance et une longue hampe dont la partie supérieure semble se terminer ce serait par un morceau d'étoffe quadrangulaire. remonte peut-être à l'époque où Rusicade était un comptoir punique. Jauffret. sculpté sur une plaque de marbre. Sous ce fronton sont placés.II ARMES DE LA VILLE Le savant archéologue Stéphane tulé Musée de Philippeville : Gsell dit dans son ouvrage inti- « Une petite stèle en grès. présenta au Conseil le 15 avril 1858. « D'un autre côté. flanqué à sa partie supérieure branches recourbées en dehors et sommé d'un croissant retourné). à côté l'un de l'autre. Le sommet pointu constitue une sorte de fronton qui est séparé du reste de la pierre par un bandeau saillant et qui est orné d'un croissant aux cornes montantes. pour la ville de Philippeville dans la séance extraor. Philippeville ne pouvait moins faire que d'avoir ses armoiries. surmonté d'un disque. il fut définitivement adopté par délibération du 5 février 1859. dont il ne reste que la partie supérieure. pris en considération dinaire du 21 avril 1858. . donc une enseigne (vexillum). offre l'image d'une femme vêtue à la grecque. Debout.

« La croix. comme l'était jadis l'antique cité. dans la par des raies gravure. « La couleur sympathique. le champ ou écu est en partie occupé par trois de ces de notre cité. principes. Elle veut dire que. adoptée pour les armes de Philippeville. comme les archéologues gnaient alors). conséquent. ornement que l'on regarde comme le symbole de la Victoire. Ce blason se décrit « Philippeville ayant été édifiée sur les ruines romaines de l'anla désitique Rusicade (le pays des cigales. afin de révéler l'origine a Tous les faits.6 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE : « d'azur à une ainsi. l'autorité. dont il est surmonté la prépondérance. leux croissant qui est isolé dans la partie inférieure de l'armoriai pour donner. par de l'écu où se trouvent suivant les distribuées. la clef nécessaire et obligée de la province. une preuve vivante de notre puissance en Algérie. la clef d'argent et les cigales d'or. Dans le langage héraldique. image de la civilisation domine l'orgueilchrétienne. surmontée d'une cigale d'or et accostée de deux autres de même ». d'après la tradition et par sa position topographique. « Cette couleur. Ce symbole du ciel d'Afrique forme. qui est aussi celle de la France. le fond et l'avenir de Philippeville. « La clef d'argent fixée au coeur du tableau se lie essentiellement à l'allégorie des cigales. insectes. auxquels se rattachent naturellement l'existence figurés sur le blason. sont sommairement la couronne murale . en langage héraldique clef d'argent en pal. elle est aussi un marque la dignité. détermine le titre du blason et signale son existence. aux yeux de tous. notre ville moderne est. est l'azur ou bleu.

Primard. Delay. adjoints. est inscrite en lettres d'or : Laborem habemus. « Ainsi établies. « Les couleurs « Couronne : couleur terne. Nielli. Primard. Une inscription. des ornements sont : de taille . Au Génie de la Colonie de Rusicade. signe de victoire. quité. aujourd'hui que la cité de Rusicade était placée sous l'égide de Vénus : Genio Coloniae Veneriae Rusicadis. Fabre. aux annales célèbres de l'antiqu'elles empruntent. manière uniforme et peu sensible dans ces armoiries dans leur ensemble. 1859. déesse de la beauté. maire. Jauffret. De Nobelly. Grech. en souvenir antiques portant : « Rusicade. constituent. où le Conseil prit en considération le projet de M. De Marqué. où le projet fut définitivement Delay. étaient présents : « MM. fille de Vénus. De Nobelly. indique roses ». adjoint . « L'armoriai est orné à sa base par les attributs qui lui sont proet une branche de pres : une branche de laurier. Cullerre. « Dans celle du 5 février adopté. Arnold. festonné. traduisant une vérité dont la clef consacre le un blason historique d'armes parlantes et les cigales donnent la physionomie principe à juste titre. Vallet. adjoint pour conseillers. « Croix et croissant : argent. adjoints. étaient présents : « MM. De Marqué. Fabre. Grech. GréAlby. lers. et l'honneur Le travail fati nostri pignora honoremque sont les gages de notre avenir. . couronnée de myrte et de au Musée du Louvre. consacrée à Vénus. en relief . « Enfin une devise sur un ruban vert-espérance. Cullerre. « Myrte et laurier : au naturel. maire.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 7 horizontales répétées d'une toute l'étendue du champ. Chirac. flottant à l'entour de la couronne. « Cette devise est tirée de Quinte-Curce (Rufus). Wallet. conseillers. « Absents : MM. « Dans sa séance du 21 avril 1858. des traditions myrte fleuri. Allaman. Stora. conseil- milly. analogue à la pierre « Ecusson : acajou donnant sur le rouge .

Jauffret fit paraître en 1859 . Nielli. E. Chirac. Jauffret pour le zèle et le dévouement qu'il avait apportés dans la rédaction d'un travail aussi consciencieux. MM. éditeur : C. . Grémilly. » de Ces renseignements sont extraits de l' Histoire de Philippeville.-V. Arnold. Fenech (imprimerie Chevalier et Luth) et d'une petite brochure que M.8 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE «Absents: Allaman. « Le Conseil vota à l'unanimité des remerciements à M. en voyage. De Franceschi.

le troisième Saint-Antoine. par le le plus ordinaire. ne consistèrent qu'en quelques est aujourd'hui baraques de cantiniers. qui suffit aux besoins de la est approvisionné du Saf-Saf. 450 hectares. cependant. Philippeville. débutant Philippeville. dans des constructions et l'établissement d'une zone de jardins autour de la ville. sur la rive gauche du Saf-Saf . 1842. a concentré ses efforts saurait trop reconnaître l'énergie et l'activité. — 550 — 600 et du hameau qui sera créé et les ni3 Année 1841. Par suite les cultures Année les alignements Les arrêtés déterminant la distribution. civile.III POPULATION. puisque sur 3. vellements de la ville et de la banlieue sont du : . qui remontent à la fin de l'année 1839. vallée du Zéramna. l'autre Valée. sur dans la la rive droite de cette rivière . Les circonscriptions de ces villages sont : Année 1844. (1842) une ville couverte de et la plus européenne des villes de toute l'Albelles constructions il n'y existe que 300 indigènes gérie. population par les maraîchers Cette situation ne fait que s'améliorer.565 habitants dont on ne ou juifs. jardinage Déjà. le marché aux légumes. dont les commencements. Un arrêté Pour Damrémont Pour Valée Pour Saint-Antoine y compris les terres de la ferme Brincard ultérieurement près du blockaus. comme il était naturel de s'y attendre. ETAT-CIVIL de la distribution des terres autour de commencent à naître. Jusqu'à présent cette population. musulmans du 26 août crée trois villages dénommés : l'un Damrémont.

003 des décès. pour Saint-Antoine.53 %. pour la ville. est de 5. 14 décembre arrêté du 12 mars 1844 autorise toutes situés dans Philippeville aux biens immeubles Un Année 1846. 1846 est de : 2. Quoi qu'il en soit. la colonisation pace qui lui a été livré en arrière s'est franchement assise sur l'esde la ville . y compris la banlieue. mais. relatives Français Anglais Anglo-Maltais Espagnols Portugais Italiens Allemands Polonais Russes Grec Suisses Belges . pour Damrémont.10 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 1848. pour Valée. 1. et c'est par arrêté du 26 août précédent qu'ont été fondés les trois villaet Damrémont. c'est par suite encore de l'insuffisance des ressources budgétaires. Saint-Antoine n'a pas permis de commencer les travaux avant l'exercice 1845 et s'ils ne sont pas entièrement terminés dans les deux derniers centres. de la banlieue ne date que du 19 novembre 1844. 8 mai 1854. La population au 31 décembre transactions et sa banlieue.003 habitants. avant d'aller La moyenne La création 64 10 5. La situation des crédits ges de Valée. 2 juin 1854.366 226 5 676 114 13 3 1 ou Hollandais TOTAL ainsi divisés : Hommes Femmes Enfants 2.974 978 1. 24 décembre 1852.520 5 .051 5.

toutes françaises . Il est nécessaire de les installer sucd'une manière définitive et convenable.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 11 de s'arrêter un moment à Philippeville pour plus loin. tous les lots sont bâtis sont estimées à 144. Enfin les récoltes faites pendant l'année représentent une valeur de 30. un Tribunal. Une douane. Le territoire a été concédé à 49 familles. transit avec Constantine. Saint-Antoine. car les locaux cessivement. elle compte déjà près de 6. .000 francs. le Service des Domaines. une maison pour la Police. Il faut construire de l'Intérieur. deux casernes de gendarmerie (l'une en ville. un hôpital de tous sont insuffisants ou défectueux.000 francs par an. tels sont les établissements dont l'année 1846 aura doté notre ville. Dans les jardins. Le commerce de habitants. Fondée depuis huit ans à peine. l'autre à Stora). Les cultures ont été portées habitants.000 arbres ont été plantés. champs labourés et prairies nettoyées. Le village Valée. est beaucoup moins avancé que et les constructions diverses et celui . est maintenant de 163 tion. trop peu pour les dans des maisons C'est là beaucoup sans doute. qui s'est accrue de 20 individus 60 miliciens. la reconstitution des anciennes citernes de Rusicade. est un des centres de colonisation créé par l'Etat qui offre les plus heureux résultats. qui fournissent de 122 à 226 hectares. La populaen 1846. dont elle est l'entrepôt pour les marchande France. une église. rêt. une maison d'ardes écoles. un dispensaire. moyenne par famille : 1. mais c'est encore besoins. un hôtel pour civil.000 francs en 1844.000 francs en 1846. qui s'est élevé à 400. un caravansérail. mais elle n'a pu encore être empierrée que sur une partie de sa longueur. un hôtel pour la Sous-Direction la Mairie. situé à 7 kilomètres. Les troupeaux sont évalués à plus de 18.027 francs. monte à près de un phare. celui des Contributions de la Trésorerie et des Ports. des puits destinés à l'irrigation des cultures maraîchères ont été creusés.000 francs. conduites d'eau. Le revenu des Douanes. situé à six kilomètres. un presbytère. Une route a été ouverte de ce village à Philippeville. un oratoire protestant et enfin des maisons pour le bureau arabe. Tous les services sont établis publics louées dises venant et dont la location grève sans profit le par l'administration budget de 50. des 500.352 fr. un corps de garde pour la milice. est d'une grande importance. il convient constater les progrès inattendus de son développement.000 sur lesquels 700 musulmans et 200 juifs. 14. un dépôt pour les ouvriers.

sous peine d'éviction. Dans le hameau. qui n'emmagasinent de mûriers et la culture du tabac leur ont déjà fourni Les plantations de beaux produits et la route de Constantine leur amènera chaque jour des éléments de prospérité. Sa population dont 53 chefs de famille. en général. les concessionnaires se bornaient à la récolte des foins. vient. Les constructions élevées une valeur de 74. 12 constructions sont achevées et 14 en compose Saint-Antoine. A peine Saint-Antoine a-t-il été créé que des bâtisses.000 francs. et d'alignement des rues. de Saint-Antoine Sur les 42 lots à bâtir dont se sur la route (quartier Brincard). terres et bâtisses. offre aux colons cet avantage qu'ils peuvent fournir des bestiaux à la boucherie à l'époque où les arabes. mais la situation des crédits n'a pas permis d'achever les travaux public de nivellement est en construction de lavoir provisoirement par les colons représentent sont en culture. à l'entrée de la montagne. l'existence du village a déterminé la fondation de 4 fermes déjà considérables. est de 44. alloti par le Domaine qui y faisait des Damrémont. Autour et en arrière de Valée. Tout le territoire de Saint-Antoine. deux sont cours d'exécution. Depuis longtemps large rayon autour de la ville. 102 hectares . mais. toujours acquise par les exploitations aussitôt que l'administration fonde auprès d'elles un particulières des concessions avaient été faites dans un village. 137 bâtis.500 francs . par prescription du Ministre de la Guerre. Tous les acquéreurs ont été mis en demeure de bâtir et de cultiver dans un bref délai. de 112 habitants. parmi lesquelles une véritablement et qui ne vaut importante pas moins de 80 à 100. Un puits .000 francs. On y compte 12 maisons de campagne ou d'exploitation. qui comprend huit lots. L'enceinte du village est terminée.12 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE est néanmoins Valée et dans une situation moins saine. ne peuvent plus en livrer. point de fourrages. y compris 4 individus formant le noyau d'un petit hameau prévu dans le projet de création et placé près du blockaus. La valeur totale de ces constructions hectares sont en rapport. et sur lequel des essais de trèfle et de luzerne ont bien réussi. le voisinage du Saf-Saf peut dispenser et d'abreuvoir. Un fait remarquable qui se manifeste dans la banlieue de Philipc'est la plus-value peville. éminemment propre à la culture du foin. des plantations et des cultures ont animé les bords des routes. d'être remis à la Direction de l'Intérieur et de la Colonisation. primitivement concessions à titre onéreux.

L'allotissement du terrain affecté à ce village. El-Arrouch.000 hectares. 1. 300 mûriers et 200 autres arbres de rapport.000 francs et sur lesquelles existent 9. est situé à moitié chemin de Philippeville à un crédit ayant pu être au lieu dit la Grand'Halte. à Saint800 oliviers greffés. que la petite et la grande propriété s'y prêteront mutuellement Nombre d'animaux possédés par les colons de Valée. Antoine bre 1846 : Taureaux Boeufs. Le matériel agricole se compose dans les trois vilrien à Damrémont....500 oliviers greffés.272 individus.200 hectares. ment livrés principalement à la colonisation. en cours Le village de l'Oued-Zerga Saint-Charles). du 43e de Ligne a commencé alloué pour cette création. cette contrée. de Saintainsi que de la banlieue au 31 décemet de Damrémont. de la Guerre vient de décider que place sur l'autre rive. 55 tombereaux. Le temps est venu de reculer les limites du territoire affecté à la colonisation civile et de en majeure partie la riche vallée du Saf-Saf jusqu'à Elen ayant soin de ménager les intérêts indigènes assis dans Arrouch. La tribu arabe des Beni-Mehenna.. parmi eux. ressources importantes. En cantonnant l'élément européen trouverait qu'elle occupe plus particulièrement. 150 mûriers et 300 arbres de rapport . (aujourd'hui de fondation en 1846. seront immédiate- : à Valée. Antoine. Vaches 2 16 19 Veaux Béliers Moutons 8 7 650 Brebis Agneaux Etalons 505 110 39 . lages et la banlieue de : 77 charrettes. qui en occupe les 40. un bataillon le fossé d'enceinte. Le Ministre 12. plusieurs qui possèdent des façon permanente. cette tribu sur la rive droite de l'Oued. 5 maisons et quelques baraques y existent déjà au 31 décembre 1846 et plusieurs colons se préparent à s'y établir d'une Il en est. 41 charrues..000 hectares à prendre El-Arrouch.000 mûriers et 8.. entre Philippeville et sur la rive gauche. hectares. 11 chariots. dans cette vallée. évaluées à 439. ne se compose que de 369 tentes et de 556 gourbis et ne compte lui livrer ce qui donne pour chacun une moyenne de 17 que 2.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 13 111 exploiEnfin la banlieue de Philippeville compte maintenant tations particulières. 2 hectares en vignes et 150 En 1846 il a été complanté oliviers greffés. a été fait dans des conditions telles et qui comprendra secours.

Pigeons Oies Canards 122 54 142 Soit pour 78.14 15 22 42 18 55 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Juments Chevaux Poulains Pouliches.480. 1/5e venus Les entrées se répartissent et d'Alger et 2/5e des différents points de l'Algérie principalement. 2/10e enfants de tous âges. ainsi : 2/5e venus de France.068 fr. carriers maçons tailleurs de pierres menuisiers. en 1847. les Suisses pour 2/10e. se composant des convalescents et des ouvriers sans ouvrage rentrant peu de temps après leur sortie. 50 d'animaux Au 31 décembre 1846. il ne reste à placer au 31 décembre 1847 que 9 colons. 5. 5 fr. 6 » 8 » 8 » 6 » de pierres menuisiers. charpentiers charrons forgerons.. La répartition par sexe est : 7/10e hommes. les Allemands sont pour les 6/10e. fondé depuis quelques mois seulement. Les prix de la journée des maîtres et des ouvriers à Philippeville sont. On voit. en soit avec les 207 1847. l/10e femmes. vitriers ajusteurs frappeurs ferblantiers 2 50 4 » . charpentiers scieurs de long . de 1846. Les Français sont pour les 2/3 dans ce nombre.489. les Italiens les Espagnols et les Belges pour l'aupour l/10e et les Prussiens. qu'il est entré dans ce dépôt. 5.282 ouvriers. il reste au dépôt des ouvriers. tre 1/10e. 6 » 5 » 6 25 5 » 6 6 » » charrons forgerons. Dans l'autre tiers. 5. 207 colons. en 1846. rue des Colons. les suivants : Maîtres » » » » Ouvriers » » » » » » » » maçons tailleurs 5 fr. Anes Mulets Porcs Chèvres Poulets Dindons 138 970 254 1.699 8 divers. il en est sorti. peintres.

Il existe dans notre ville. Cette pépinière a une contenance de 11 hectares. 7 » 5 » européens indigènes de 1re classe 2e classe 2 50 3 » 2 5 4 » » » : La dépense par mois est. dans notre ville. Créée à la fin de 1843. Les nopals plantés en 1844 ont parfaitement réussi et pourront recevoir des mères-cochenilles dans l'été prochain. en 1846. vendus 5 fr.000 en 1846. en 1846. en outre. en : 31. Les dé- . bas âges : logement nourriture entretien Récoltes Foin tion en 1846 : enfants 108 fr. Les semis et boutures en ont produit. 70 à l'administra- Paille militaire. Son sol silico-argileux Les châtaigniers l'humidité et convient à la généralité des arbres. 15 centiares. un moulin à vapeur à farine et. elle possède déjà 213. et les pins surtout y acquièrent une vigueur . la mère pour les ouvriers 13 fr. Ménage de quatre personnes. 50 » 14 » et deux 18 fr. : 185 quintaux métriques. 68. vendus 4 fr. Notre pépinière est une des plus heureusement elle est complètement abritée de l'action des vents de l'Ouest par les conserve longtemps collines qui l'entourent. un moulin à eau et un moulin à vent. Ouvrier garçon : logement nourriture entretien le père. les arbres remarquable forestiers y sont également fort beaux. métriques.810 quintaux militaire.000 arbres environ. 43 à l'administration Bône et Philippeville sont les deux seules localités de la province de Constantine où l'on ait récolté de la paille en 1846. situées de l'Algérie. 75 » 15 » 77 fr. en projet.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 15 Ouvriers » » » » » » » serruriers mineurs paveurs terrassiers manoeuvres » boulangers » 5 fr.

Micocouliers Vernis du Japon Bouleaux Platanes Féviers Frênes Mélia Peupliers Peupliers Bella Sombra Sterculiers Acacias Sophoras du Japon Epines blanches répartis 36. L'administration de notre s'occupe particulièrement ville. de trottoirs..080 5..300 340 800 Arbres » » » » Année fruitiers industriels verts ou résineux forestiers.020 . ainsi Charmilles Tilleuls Chênes Robiniers Ormes..400 2. d'agrément.. Pins d'Alep Saules..670 4.970 1.327 3.030 arbres. Joinville.758 4.138 1846 : 6..000 15.481 fr.000 2. 1847.000 fr.550 945 5. faites depuis sa création. de hangars et d'une maison d'habiet ils ont coûté 15. Le prix de revient de chaque arbre obtenu est.223 90 4. au 31 Arbres plantés de 1843 à 1846 et existant dans la pépinière décembre Amandiers Poiriers Pruniers Orangers Pieds de vigne Pommiers Cognassiers Abricotiers Cerisiers Mûriers blancs Noyers Multicaules Châtaigniers Thuyas Cyprès. d'Amérique .650 10. 64.16 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE penses de toute nature.. des . et Vaillant de rigoles pavées et de mont.080 98.304 7.000 975 6.223 12. s'élèvent à 59.. en moyenne.375 750 300 1.472 1.. d'Orléans .797 14.016 2 000 800 4. de 23 suffisants ont été construits . Marie-Amélie.093 2. 100 300 1.332 22. Le 20 décembre ont lieu les adjudications des travaux de six Damréégouts dans les rues Nemours.280 4.105 67 606 7..358 61 277 2. centimes. blancs de Virginie. Des bâtiments d'exploitation ils se composent d'une écurie.000 200 380 1. chaussées d'empierrement dans les rues des Numides. Peupliers Erables Au total 212. d'Orléans. tation pour le directeur.

avant d'aborder ce sujet.983 245 européens » 102 » 90 46 212 » D 512 indigènes 6. des européens Donnons principal « Nous maintenant de l'armée. Année 1848.603 : et des places Constantine. de la Kabylie orientale. l'observateur pourra ainsi se rendre mieux compte de la transformation depuis.190 est de nationalité française. qui vient aboutir à la plaine des Senhadja . de construction de la route de Phi. Philippeville européens 300 musulmans 80 juifs TOTAL Stora Valée Saint-Antoine Damrémont Fermes Douars et maisons et villages TOTAL La moitié au moins GÉNÉRAL isolées. à l'époque où notre domination se faits d'armes. d'Afrique lippeville de 7 kilomètres. indiquer en quelques mots la configuration arrivés.. Nous devons.. on répare le quai et on prépare encore l'adjudication d'autres travaux non moins importants. Augustin. du 62e de Ligne et du 3e Chasseurs Napoléon. après divers du pays et faire connaître la population au indigène qui l'habitait moment de la conquête.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 17 Citernes. la colonisation va consolidant européenne commencer à se développer autour de la nouvelle ville. Galbois. et enfin des travaux à Constantine sur une longueur par la vallée du Saf-Saf. du phare et celui du feu de position de L'appareil Stora sont posés . qui s'est produite « La région que l'on a appelée d'abord le cercle de Philippeville des montagnes dernière ramification occupait le massif montagneux..-Charles Féraud. Jugurtha. Recensement de la population . voici la parole à M. du Cirque. SaintMédéah. 4. interprète qui raconte ainsi les débuts de notre cité : en 1838. 4. L.

le Saf-Saf et l'oued Fendek. il faut remarquer que la fraction se compose. suivant les positions particulières des notables dans chaque fraction. le djebel Ouach au-dessus de Constantine et le djebel Taïa. Cela variait extrêmement. Ce sont : l'oued Guebli. « Lors de notre conquête. Or. aussi y trouve-t-on de riches vergers et de nombreuses plantations d'oliviers. jusqu'à ce qu'il atteigne les crêtes déterminées par le Segaou. cette population se montrait. agissait dans les subdivisions qui se formaient avec le temps et en produisait très fréquemment de nouvelles. Le même sentiment . Chaque tribu elle-même se divisait en un nombre très varié de fractions chez lesquelles il était difficile de dire exactement où se trouvait le pouvoir ou l'influence qui régissait les intérêts généraux. les vallées exceptées. les eaux y sont abondantes . L'esprit d'indépendance. « Néanmoins. divisée par tribus indépendantes entre elles. sur tous les points. Les vallées importantes sont belles et fertiles. chaque fraction est formée d'éléments d'origines diverses. toute la population berbère occupant les montagnes du littoral depuis Bougie jusqu'à Bône appartenait à la grande famille des Ketama. « Pour s'expliquer sur quelle base reposait ce pouvoir ou cette influence et en quoi ils consistaient. n'offrent. Il n'y avait donc pas de chef de tribu proprement dit. de tous les individus qui prétendent descendre d'une même souche de famille. tant il s'est produit de bouleversements dans son sein depuis les temps les plus reculés. Chaque branche de famille se prétend égale aux autres et ne reconnaît pas une branche supérieure. les diverses branches d'une tribu se réunissaient avec un parfait accord. en pays arabes. lorsque l'une d'elles était menacée par une autre tribu. que des dunes de sable ou des crêtes couvertes de forêts. C'est ainsi que.18 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE et du lac Fezzara et dont les sommets s'élèvent de plus en plus vers le Sud. Mais les indigènes habitant aujourd'hui cette contrée sont un mélange d'Arabes et de Berbères dont il est impossible de déterminer bien exactement l'origine. dans cet état d'indépendance entre elles. qui les séparait entre elles. Les parties voisines de la côte. Trois vallées principales portent à là mer les eaux de ce massif. lorsque le chef d'une nombreuse famille se trouvait en désaccord avec le chef de sa fraction. D'après l'historien Iben Khaldoun. vers les montagnes de TEdough ou vers celles de la Kabylie orientale. il s'en séparait avec tous les siens et fondait une nouvelle fraction qui prenait son nom. chez les Kabyles de Collo et de Philippeville.

et même dans la vallée de l'Oued-el-Kebir. les aucun étaient presque querelles et les guerres intestines qui s'en suivaient sans interruption. toute morale et religieuse. chez ceux du Babor. le cheïk était toujours à consulter contraint les notables et à suivre l'avis du plus grand nombre pour toute affaire importante. lorsque des forces étrangères qui crainte qu'inspiraient les du région montagneuse montrer des forces contre soin quelconque d'administration publique . vant sa force d'esprit et de corps. cette population. descendants du prophète ou des saints venus après lui . et l'agitation qui régnaient contisociale aussi faible. C'est assez dire que les kanouns ou sentiment conventions écrites. Lorsque le nombre des familles réunies sur le même point devenait le pouvoir du cheik était extrêmement suiconsidérable. mais ils prononçaient des hommes . comme il en existe chez les Kabyles du Jurjura. qui appartenait naturellement à un chef de famille.aux taleb ou savants. En général. toute règle à cet égard était dans la tradition de chacun par l'usage. les affaires toutes sur des querelles plus ou moins graves générales reposaient à prendre parti la tranquillité et obligeaient qui compromettaient d'un côté ou de l'autre. il n'y avait plus forte raison. à l'indépendance générale était menacée par le pays. ils ne purent jamais gouverner les unissait et toutes les fois qu'ils voulurent littoral. Il ne réglait guère de luimême que les discussions particulières peu graves. C'étaient de Dieu. et.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 19 dans ces circonstances. En effet. l'autre. qu'on peut appeler celle du droit. « Il n'y avait donc pas de pouvoir défini. auxquels on avait recours pour tout acte de Ils n'avaient ou de conciliation. « Les chérifs et les marabouts intervenaient presque toujours dans toute affaire grave qui devait amener une querelle générale. c'est-à-dire à ceux qui avaient fait une étude particulière de la loi du Koran. « Cependant deux influences existaient auprès de celle du cheïk : était dirigée l'une. envahissaient malgré la la Turcs. appartenait. Rien dans les rapports de tribu à tribu et dans le pouvoir des cheïks n'était réglé par des conventions ou des et dans le lois écrites. n'existaient point dans les tribus « On doit pressentir le trouble dans une constitution nuellement de Collo et de Philippeville. Aussi. celle-ci leur opposa une vigoureuse résistance. On ne reconnaissait que le pouvoir de fait. Au reste. variable. par les prétendus chérifs et les marabouts. point un pouvoir positif réparation de quel côté était la et ne commandaient pas.

il fallait leur opposer l'influence d'un autre marabout et être bien appuyé par l'assentiment d'un grand nombre. seulement. L'influence religieuse était donc puissante . dont disposaient les chérifs et les marabouts. ignorante et fort misérable. Ils n'enregistraient vaient pas un pouvoir positif. mais ils n'exerçaient d'influence qu'en obéissant euxmêmes aux passions générales de la population et ne pouvaient former des entreprises bien considérables pour leur élévation particulière. chercher à se tenir neutres. qui appartenait à un chef de famille. « Les taleb. Comme ils n'aticulières. gain de cause étant donné au plus offrant. régies très grossièrement par l'influence de trois principes : « 1° Celui du pouvoir de fait. pouvoir tempéré par l'influence des notables. emprunté aux fonctionnaires de ce nom institués dans les villes par le gouvernement musulman. qui produisaient fréquemment des conflits plus graves. Pour ne pas se rendre à leurs conseils. « 3° Principe du droit écrit pour les intérêts privés appliqué par les kadis d'après la loi musulmane. prenaient d'eux-mêmes le titre de kadi ou juge. « Ces taleb kabyles jugeaient les différends dans les affaires paraucun de leurs actes. aussi voyait-on parfois des marabouts. lorsqu'ils craignaient de contrarier les passions générales de la population. « Ainsi la constitution de cette population Kabyle pouvait être considérée comme une agglomération de petites républiques fédératives. Ce n'était souvent qu'une question d'argent et de corruption. sauvage. était restée barbare. Cependant lorsque ces Kabyles jouissaient . « Les cheiks et les marabouts étaient donc les hommes politiques du pays . leurs jugements étaient plutôt des consultations qui n'avaient de force qu'autant que la partie lésée ne pouvait leur opposer la consultation d'un autre taleb. lorsque leur savoir avait été éprouvé par un certain nombre et inspirait confiance au public. De là l'origine de querelles particulières. qu'avec des voisins grossiers. la population de cette région n'étant en contact. depuis nombre de siècles.20 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE justice et leurs avis avaient toujours une grande influence. Dans cette absence de tout pouvoir gouvernemental. avec une grande influence dans les affaires du pays. « 2° Le principe moral et religieux. ayant peu de résolution dans l'esprit. cependant elle cédait très souvent au sentiment général d'indépendance . établi par un titre émanant de l'autorité reconnue.

Chacune d'elles tenait un marché un jour de la semaine et y les tribus avec lesquelles elle était en état de paix ou de recevait C'était habituellement dans ces marchés trêve. tant parce que chacun avait besoin de rester chez soi que par une sorte de convention tacite de ne pas s'inquiéter pendant cette saison. en indiquant séparément ce qui concerne chacune des tribus de cette région. ils en profitaient. les tribus voisines. ne virent dans cette opération que la conséquence de la prise de Constantine. mesure générale. que devaient éprouver tions de commerce. Cela tenait aussi à ce que celles à notre conplacées à l'Est de la route. un trouble continuel général produisaient et empêchaient la sécurité. Les tribus de l'Ouest. Les kadis s'y transportaient pour juger les différents sur les propriétés ou sur les conventions de négoce. Dans tout ce on conçoit les difficultés les reladésordre. « Nous allons entrer maintenant dans d'autres détails. Lors de la saison des récoltes. Aussitôt les récoltes faites. lors de notre installation à Philippeville. n'ayant pas de cohésion entre elles. que pour maintenir que d'eux. il y avait dans le pays beaucoup plus de calme qu'en temps ordinaire. venaient et protéger également. Cependant le besoin en était si général que ces s'étaient établies par des conventions relations verbales de tribu à tribu. avec beaucoup d'ardeur dans le travail. autant l'ordre. répandait quelques consacrant la propriété. bien que plus hostiles. les queleur cours et étaient encore excitées par l'envie relles reprenaient de prendre à son voisin les biens qu'il avait récoltés. pour leurs propres affaires possible. Les cheiks des environs tant y venaient toujours. en même temps l'absence de tout pouvoir . bien que faiblement de concorde en éléments matériels acceptée. « Nous avons déjà dit que. par suite de notre occupation déjà ancienne de Bône. ne se crurent pas suffiou furent arrêtées par le samment menacées dans leur indépendance. Les marabouts ceux qui dépendaient y surtout lorsque l'on devait se concerter pour que l'extrême division et. pour bien dire. que se traitaient toutes les affaires générales ou particulières. souvenir des pertes dans les engagements qu'elles avaient soutenus les troupes de la colonne Négrier pendant la reconnaissance de l'année précédente. habituées depuis longtemps tact. la loi religieuse.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 21 de quelques intervalles de repos. pour se procurer quelques ressources. ne nous opposèrent pas de sérieuse résistance. Celles contre quelque Ainsi.

qui occupait sur le bord de la mer tout le bassin du port de Stora et le Ras Skikda jusqu'à Ras-el-Madj dans la vallée du Saf-Saf. arrivèrent à Fendek. originaire des montagnes de Collo. dans le principe. L'origine de cette tribu est l'objet de traditions . et séduites par l'aspect et l'immensité de la plaine. qui s'échelonna en trois groupes : celui de l'Edough. Ahmed ben Ali. après avoir hirent le territoire chassé les populations qui l'occupaient. Les prélèvements sur son territoire. pourchassées en avant. RÉGION DE PHILIPPEVILLE « Radjata. Ces dernières. une nouvelle immigration se produisit. fut refoulée peu à peu par les Beni Mehenna et alla s'installer aussi dans la plaine de l'oued Fendek. des Ouïdes Radjata par une immigration chaoua. qui se prétendent originaires des Chérifs de Fez. ainsi que pour diverses concessions isolées. Le territoire de cette tribu s'étendait jadis de la pointe du Filfila aux approches du lac Fezzara. « Au XVIIe siècle. placées sous l'autorité » du commandant supérieur de Philippeville. Ce fut le principe de l'établissement des Arb Skikda sur les ruines de l'antique Rusicade. très suffisantes du reste pour la population qui y réside.22 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE du Cercle de Collo étaient. envade Skikda et vinrent s'y implanter. Les Béni Mehenna de Collo. l'autre autour du lac Fezzara et le troisième au Filfila. la population dite Arb Skikda. installèrent leurs gourbis sur ce point par le droit des armes. et comprenait à l'Ouest tout le bassin du Fendek. par une large zone s'appuyant au Nord et à l'Est sur les Guerbès et les Senhadja. une première atteinte fut portée aux possessions formidable de la famille. » « Béni Mehenna. au Sud sur les Zerdaza. « Mais après une période de 60 à 80 ans. « La population de cette tribu est d'environ un millier d'âmes. pour la création des centres de Jemmapes. « Chez les Radjata existe la Zaoula des descendants du marabout Sidi Ahmed ben Ali. encouragés sans doute par le peu de résistance qu'avaient éprouvé leurs prédécesseurs. Mais. plus tard. l'ont restreint à ses proportions actuelles. Sidi Nacer et Gastu. Il y avait d'ailleurs place pour tous et l'accroissement de cette population ne causa pas grands dommages aux Radjata.

Le bey. Damrémont. se préparaient avec énergie à la résistance. et. y maintinrent leur indépendance. les premiers général Négrier d'investivoix de leur kaïd Saoudi ben Inal. Ces jeunes gens. demeurèrent tranquilles possesseurs du pays dont nous avons indiqué les limites. Bechir. à la suite de razzias qu'ils exécutèrent par ordre du bey du bord de la mer. ratifia cette prise les Beni Mehenna de possession et. et les Djebaïlia posés à la soumission. portant le nom de leurs anciens chefs. Il eut quatre fils : Bechiri. les Beni Mehenna se divihabitants de la plaine et dissèrent en deux camps : les Souhaita. Naimi et Masselaouî. le djebel Bou-Mejout. Ce chef fut dès ce moment l'instrument se servit l'autorité française pour achever la soumission de la tribu. vint s'établir dans la région de Collo. fils de Mehenna : Beni Oulad Khezer. Saint-Charles. le cheikh Saoudi détermina Soit par intrigue. les Beni-Mehenna ce occupèrent territoire conquis par les armes. soit par intimidation. El-Khezeri. l'oued Guebli. Dès l'arrivée des Français. les Beni Tsahak et les Beni Oualban. « Pendant de longues années. de la époque à laquelle l'histoire tribu atteint la phase contemporaine. « Sous le règne de Salah-bey. ture Ces bonnes dispositions furent mises à profit et les centres européens furent successivede Gastonville. en récompense de leurs services. qui. après avoir refoulé les Béni Toufout. elles combattaient les tribus environnantes les et. Valée. forts de leurs montagnes. étendirent rapidement leur influence dans la montagne. .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 23 diverses. érigés en des tribus Makhezen. le Saf-Saf et la mer. lors de la première l'aman par la demandèrent en 1838. agransur les Arb Skikda et autres populations ces tribus de la zone dirent leur territoire de celui qu'occupaient maritime. s'établirent solidement entre Collo. Un certain Mehenna. au milieu de luttes continuelles avec les tribus Kabyles qu'elles avaient dépossédés. jusqu'à l'arrivée des Français. Celle que lui assignent les habitants du pays est la suivante. les Beni Mehenna. à se soumettre Bou Roubi des Beni Mehenna Djebaïlia également. Les quatre fractions qui les composaient. tous quatre guerriers redoutés. natif des montagnes aux environs de Bougie. qui porte encore le nom de Bled Beni Mehenna. du reconnaissance « Après un seul combat. furent d'un utile concours au gouvernement Turcs. Beni Salah. leurs familles devinrent avec succès puissantes et nombreuses . Oulad Naïm et Messelaouia. qui reçut le burnous dont chez les Souhalia.

sont également nombreux. dans ce cas. tout individu. pour leur assurer la tranquille possession de ce qui leur restait. qui se parétait puni de cécité ou par queljurait sur la tombe du marabout. de Gastonville. où allaient se prêter les serments. nous savons des plus illustres parmi le peuple arabe. de la tribu Kabyle des Ait Melsont de purs Berbères. existe. Ce territoire. a une généalogie qui remonte à Semia. qui prétend descendre d'une émigration d'Espagne et débarqués à Collo vers le XVe siècle. préalablement puis s'agenouillait vers l'Est. droite du Saf-Saf.24 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE des Béni Mehenna. Cependant. pour la les indigènes de cette tribu furent resserrés sur la rive colonisation. que autre châtiment « C'est sur les territoires des Beni Mehenna qu'ont été successivement créés les centres de Philippeville. oignait ses genoux et ses yeux avec de l'huile. de Maures chassés Sandal. Les tombeaux de maai vu souvent sur d'autres points de l'Algérie. son origine serait nièce du khalife Haroun el Rechid. dans les Béni Mehenna ment du personnage du même nom dont dans l'historien arabe Iben Khaldoun. L'accusé. par la tradition la famille des Ou Rabah de la vallée de l'oued Sahel. objets d'un respect je citerai entre autres celui « Il les descendants situé de Philippeville. allié à la tribu des Béni Taï. qui rappellent l'époque druidique. originaires de Philippeville. prononçait cette formule : Par et. je jure. occupe de constituer chez eux la propriété rabouts. « D'après une tradition très accréditée. frères de locale que les Mehenna de Philippeville. de Damrémont. une fraction dite les oulad chez les Béni Mehenna. de Valée. Ce Mehenna. et on résolut alors. près Bougie. céleste dans l'intervalle de huit jours. avec les vastes et nombreuses concessions A la suite de ces prélèvements qui en dépendent. Nous aurons à reparcréés sur le territoire ler plus tard des services que nous ont encore rendus les kaïds Saoudi ben Inal et Bou Roubi depuis la conquête. « Quelques personnes ont cru retrouver. nombreux comme j'en dolmens. se tournant Sidi Argaba. à 25 kilomètres environ au le versant Nord du djebel Sidi . auquel on avait donné la faculté de jurer. » individuelle. « Beni Sud-Est Oualban. « Comme on trouve aux environs de Tamalous de curiosités. de Saint-Charles.. il est question loul. superstitieux.. de Bou Argaba.

L'un d'eux fut longavant notre occupation. Ce Sidi Embarek était. fit bâtir une mosquée en l'honneur de Sidi Dris. ils s'attribuent une origine illustre. Ses prétentions fait remonter son origine à Sidi Dris (Idris). cet édifice des malfaiteurs avec lesquels » se mettaient en relations. « Les Zaouïa de Ben Bagherich et de Sidi Dris ont été longtemps un foyer de vols. saisi d'un accès de dévotion extraordinaire. se fixer à l'endroit nommé Abbassa. Bagherich. et Sidi Mohamed se fixa à Zeguerama. dans le Segaou. fils de Mouley disent-ils. après sa mort. entre autres un Sidi Bou Hammam.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 25 Dris et se compose de plusieurs petits bassins dont les eaux se réunissent à l'oued Guebli. Amar. pour venir demeurer à Aïn el Ahmra. on y recelait les objets pris dans les environs par tard. lors de la grande révolte de 1804. « Une autre famille. au printemps. Sidi Ali quitta le pays où était son père. temps professeur de théologie à Constantine. Ces deux familles ont continué à former des hommes religieux et des savants. qui notamment trigues politiques. Cet empereur. un siècle plus saints personle corps de plusieurs qui renferme de la famille des maranages. Constantine en Aziza bey. « Cette tribu se divise en quatre fractions : Oulad Saâd. Quant aux Bagherich. descendant du prophète. Zerada. les terres du Nord. Leur aïeul. les Tolba ou religieux de ces Zaouïa . afin d'accomplir un voeu formé par elle. la Zaouïa des Ben Bagherich jouissait de droit mais en maintes circonstances on s'y livra aussi à des ind'asile. sont propres à la culture des céréales et habitées en hiver . près de Mila . est établie sont fort élevées . qui sont encore entre les mains de ses descendants. qui gouvernait 1666. où elle trouve des eaux abondantes et où sont situés ses jardins. Au temps des Turcs. de caractère religieux également. la population émigré dans la partie montagneuse. Par suite de cette disposition topographique. situées en plaine. abandonna son trône pour ne s'occuper que du service de Dieu et traversa l'Afrique pour aller mourir en terre sainte. empereur du Maroc. avait pour but de renverser la domination turque. Oulad Les trois premières sont de race Kabyle. Salah bey fit réparer. n'était rien moins que Sidi Embarek. Yacoub el Mansour. Son fils Embarek vint. il y possédait de magnifiques jardins. un grand marabout et un savant remarquable. bouts de Sidi Okba du Sahara. elle à Sidi Dris. femme de Redjeb bey. Il eut deux fils : Sidi Ali et Sidi Mohamed. à la fois.

pour sur ce territoire. venus de l'Edough. qui avait épousé une qu'il n'était encore que janis- pays et se dans l'oued Guebli . qui augmentèrent sans cesse sur la forêt qui était presque en entier peu« Les Oulad el Aïfat plée de chênes-liège. Beni Bechir et Beni bou Taâbna. cinq familles premiers et à peu près vers la même époque. dont quelques Toufout. « La tradition nous apprend encore qu'à partir du moment de leur installation au Zéramna. que nous pouvons donner. du temps saire de la garnison de Collo . « 5° Enfin. Naïm . ancêtres. « 2° La famille des Messakher. l'une passant par Sidi Zerzour et routes conduisant Les Ganadla ont donné leur l'autre par le village de Saint-Antoine. au moyen de débrousse préparèrent les terrains de culture nécessaires à leur terrains au fur et à mesure des besoins. appelée aujourd'hui des familles dont il est ci-dessus parlé. existence. . les immigrants furent souvent en guerre avec leurs voisins les Maâssela. en prenant oued Ganadel. de la tribu alors leur venues savoir : de des Beni les Aïfat au Zéramna rendirent. des Beni Fergan. « 4° Celle en 1755. les Oulad Temer. mais cela sans renseignements quelques avec la moindre approximaque les époques puissent être indiquées tion. actuellement d'Ahen possession de terres dans le Zéramna sous le gouvernement med dit el Colli. importantes de l'ancienne concernant En l'absence de tout document historique seule qui nous a fourni les c'est la tradition la tribu des Zéramna. près de Bône. qu'ils occupent. originaires à Biskra.26 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Il existe cité romaine aux Beni-Oualban de Celtiane. de la Kabylie du Jurjura. des ruines colonie celtique. occupent la portion désignée sous le nom de Dar el Hadjer. et avoir été mis disent frères des Ben Gana. venue des Oulad Aouat . où des des Kherabech. originaire habitants d'El Oudja. Ils se « 3° Celle des Ganadla. mais grâce à la bonne entente qu'ils surent établir entre eux. la tribu du était une vaste forêt où ces indigènes. bey de Constantine fille de Ben Gana de Mila. à peu de distance du point de rencontre des deux à Philippeville. nom à la vallée « A l'arrivée Zéramna saillements. quittèrent et les autres originaire indigènes de ce nom existent encore . du Zéramna auraient eu « D'après cette tradition les habitants « Zéramna. cinq pays différents « 1° Celle d'El Aïfat.

867 boeufs. De notre côté. Ils eurent eussent hasardé leurs pénates à six kilomètres constamment à s'y tenir en garde contre les attaques des maraudeurs. ravagées par la guerre. et. chargé des concessions. pour que les colons Brincard. que se formait un hameau sous le nom du capitaine de Saint-Antoine. en 1842. Les tribus voisines venaient d'un rayon de peville était à bon marché. et la ou propriétaires alors chefs d'ateliers des ouvriers devenaient à se traduisait par de nouvelles constructions prospérité publique l'intérieur et à l'extérieur. qui en surveillait. Plus loin Féraud de Constantine : « La province qu'elle absorbait dit dans son Histoire des Villes de la Province d'Alger était. ils purent toujours résister aux attaques de leurs adversaires et garder leur nouveau pays dont les difficultés de configuration facilitaient la défense. les approches. la vie matérielle 40 kilomètres. Les provinces du centre et de l'Ouest étaient. Le général Bugeaud y poursuivait cette opiniâtre de tant d'épisodes sanglants. « C'est à l'extrémité « Les autres comme . au contraire. bien Par suite. l'armée. Il fallait avoir de la population et de recours à celle de l'Est pour la nourriture des bestiaux. Le général Bugeaud permit alors l'exportation les Arabes par arrêté du 29 juin. sur le marché de Philippeville 33. Il avait suffi d'une simple autorisation chef du Génie. Cet état de chose ne cessa complètement de la part des qu'avec la soumission à la France. depuis campagne qui devait s'illustrer combat de Beni-Mered l'héroïque jusqu'à la prise de la Smala. que le prix de la journée fut encore très élevé. qui ne souffrit. Nos relations avec les indigènes étaient étendues et sûres. de la vallée du Zéramna et sous la protection à la sortie du du blockhaus dit de la Plaine. conduisirent arrivaient aussi à Philipobjets de consommations en abondance.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 27 quoique venant de différents pays. dans les six mois qui suivirent. défilé d'Eddis. quelques escarmouches autour de Bougie et les agitations de Si Zerdoude être considérées seulement éphémères pouvaient des nuages dans la sérénité de notre ciel. Par leurs économies. aucune de ces anciennes guerres de représailles si fréquentes » autrefois. le théâtre de tels événements toute l'attention du Gouverneur général et attirait tous les regards. tribus. grâce aux armes et aux munitions que les beys mirent souvent à la disposition de leurs protégés les Ganadla. de la ville.

la colline isolée où s'est assis Valée. des brigades de faucheurs Chaque année. six mille propres à la culture et le reste en bois et « La large plaine du Saf-Saf était couverte d'excellent fourrage. les industries naissaient avec les nécessités de l'agglomération. y recueillaient. village changea souvent d'habitants. la zone des jardins sait rapidement et l'on se montrait impatient et d'aborder une plus large culture. mais là encore l'ennemi le plus redoutable ne fut pas ce fut la fièvre. pour le service de l'armée. avant que des centres agricoles bien peuplés et fortifiés n'en les abords. Les commerçants le premier tenaient et l'imrang par le nombre Les travaux en 1842. Ce territoire. ouvraient portance. civils. Damrémont. s'étendait de franchir et se fertilile Zéramna « Des négociations furent entamées avec les tribus voisines pour l'abandon d'un territoire de colonisation. incessant pour le charroi intérieur. mais le Gouverneur regardait comme une imprudence de laisser s'y établir des colons. bien que ralentis leurs chantiers aux travailleurs de l'Algérie et des qui arrivaient Les rues nécessitaient un entretien ports de la Méditerranée. les vingt ou trente mille quintaux de fourrages nécessaires aux escadrons de la garnison. On désigna dès lors. à l'Est. C'était marquer ainsi les étapes prochaines de la colonisation. « A l'intérieur de la ville.28 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE C'est là que se réalisait à la lettre le principe qu'aimait à émettre le Gouverneur il fallait labourer le général. « Plus près de la ville. « Ces terres fertiles devaient être les témoins des premiers efforts de la colonisation. et sur la rive gauche. c'est-à-dire qu'en Algérie fusil à la main. tracé dans les deux vallées. fermaient leurs portes et des professions plus utiles les remplaçaient. à la même hauteur. dirons . au printemps. dont broussailles. toute la partie du Saf-Saf jusqu'aux du rivage : première délimitation environ dix mille qui enserrait hectares. nombreux d'abord. Nous plus tard quel fut le système suivi pour le peuplement de ces premiers centres agricoles. sur la rive droite du Saf-Saf. comprenait les rives du Zéramna jusqu'au pont de la dunes gorge d'Eddis. Les débits de boissons. Les transports extérieurs étaient faits ou chameliers par les muletiers Les prolonges de l'armée indigènes. pour emplacement de protégeassent ces futurs villages. et. Des concessions étaient demandées. Ce malheureux l'indigène.

deux pièces de montagne et cent cavaliers. de la province. sans craindre leur nombre et leurs embûches. Il avait indiqué aux Radjata. « Le commandant supérieur voulut voir de ses yeux. arriva au lieu du rendezvous. montagnards faisant partie du cercle de PhilipLe kaïd que nous y avions installé. sans recevoir un coup de fusil. peville. par les un cordon de sentinelles. La colonne française placée dans une bonne position. mais cette fois le général une enquête sérieuse et en chargea le coloprescrivit préalablement nel Brice. leur dit-il. des troubles étaient survenus dans la tribu des Radjata. Mander les plaignants devant lui. Ce même jour 18. le colonel sortit avec une colonne de huit cents hommes d'infanterie. est celle de la France . appela autour de lui les officiers qui l'avaient principaux : accompagné et fit traduire aux assistants une allocution bienveillante « La justice que je vous apporte. Cet appareil militaire devait seulement rehausser et au besoin confirmer l'acte de du justice qui allait se faire au nom de la France. pour le 18 avril. nous faire connaître cet officier sous deux faces également honorables. une vive opposition .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 29 de Stora ou de la plage. où elle avait été accueillie avec les dispositions les plus amicales. un rendez-vous général. avant de faire justice. El Hadj ben Khalifa. il n'y a pas de chaouch coupe-tête . les approvitransportaient continuellement. Le 17. tant était respecté l'esprit de justice et de et de Kabyles fermeté du colonel. dans le vallon de l'oued Mezaria. point central de leur contrée. c'était se livrer à concertée . il avait trop de droiture quelque intrigue d'esprit pour donner dans cette chance d'erreur. Un immense rassemblement d'Arabes occupait la vallée et attendait son arrivée. au matin. qui avait couché la veille au milieu des tribus. la garnison de Philippeville fut rassemblée. l'enceinte où devaient être introduits des Radjata. la petite colonne. qui avait juré sa perte. la garde des postes étant remise à la milice. Elle avait fait dix lieues dans ce pays accidenté et boisé. Les intentions colonel étaient loyales et pacifiques. rencontrait le dénonça au général Négrier et comptait sur une de ces promptes décisions qui étaient dans ses habitudes. « ce n'est pas celle des Turcs . un parti. son chef fit laisser libre. « Au commencement d'avril. sionnements « Le colonel Brice exerçait alors le commandement supérieur à Deux opérations militaires du mois d'avril 1842 vont Philippeville.

parlèrent assurance. Le colonel écouta tour à tour. les Beni Oualban et les Zerdaza. approchez sans crainte. les partisans Hadj ben Khalifa était seulement poursuivi par des ambitions subalternes et qu'il était resté digne de son commandement. apaisant par sa parole et son ascendant les troubles des tribus soumises. elle rétablit l'ordre chez les Radjata. Vous trouverez auprès de moi protection « pour vos personnes et pour vos biens . un terme aux discussions intestines. les Beni Salah. les Beni Mehenna. il la fit pénétrer dans l'assemblée. « Mais le colonel ne voulut pas se retirer sans utiliser sa sortie et les bonnes dispositions des Radjata. L'occasion est prochaine . Les populations tranquillement ainsi à Bône le 21 et en repartirent le 23. administrateur. « parlez sans détour. Sa conviction arrêtée à cet égard. il avait pris son khalifa. Continuant sultan par les Kabyles.30 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE « dans mon état-major. En exploitant la haine des contre les chrétiens et leur crédulité montagnards pour tout ce qui s'adressait à leur instinct il était parvenu à soulever les religieux. je ne suis redoutable qu'aux traîtres et aux « méchants. Sidi Mohamed ben Abd-er-Rhaman. La plus grande liberté ces montagnards avec régna dans la discussion. par sa parole. Il voulut explorer le pays pour tracer la route qui devait relier Philippeville et Bône. « Cette petite expédition fut du meilleur effet . Les seignements assistaient à sa marche pacifique. pour troupes arrivèrent rentrer dans leur garnison le 25. noeuvres. les Oulad el Hadj. de fidélité . Il lui parut que El lance. Chez ces derniers. les renles plus exacts lui étaient apportés de tous côtés. ses dispositions pacifiques étaient connues . Béni Toufout. qui mettait ainsi. Il se montre tout autre aux prises avec Si Zerdoude. c'est aux premiers jours de mai. ce fanatique s'était fait proclamer il avait nommé des aghas et des khalifas. de joie et de reconnaissance pour sépara avec de grands témoignages le chef français.» Ces paroles furent accueillies par des protestations chaleureuses au pouvoir si bien représenté. à ses maquelques lieues à l'Ouest du blockhaus d'Eddis. les Beni Isahak. « Si Zerdoude avait reparu dans la vallée de l'oued Guebli. à la grande confusion de quelques meneurs convaincus et l'on se d'imposture. Il se mit en marche le 19 . avec une égale bienveildu kaïd et ses adversaires. Il avait intéressé à sa cause les tribus Kabyles Pendant tout jusqu'à Gigelli. « Nous venons de voir le colonel Brice.

« Placé ainsi au pied des montagnes de la Kabylie. « On ne pouvait le laisser se maintenir dans cette position sans et sans que la soumission ne fût danger pour nos communications ébranlée chez nos tribus alliées. Les ravins et les massifs de broussailles cachaient des luttes individuelles. la lutte aux yeux de populations déclinait qu'il avait soulevées. La colonne séjourna depuis le matin jusqu'à une heure sur ce point découvert et lorsqu'il parut bien évident que Si Zerdoude. ne pouvant prolonger cette démonstration et craignant quelque coup de main sur la banlieue de Philippeville. il inquiétait attendait de toutes parts. tenter quelque sérieuse entreprise sur le poste d'Eddis ou le camp d'El-Arrouch et menacer Philippeville. Ce fanatique annonçait déjà qu'il était suscité du Dieu des Croyants pour reprendre Constantine aux Français. répondaient à son appel. des partis n'avaient cessé d'inquiéter la route entre Smendou et Philippeville. Les qu'il avait laissée loin derrière lui. mais Si Zerdoude. puis. d'où il pouvait observer les mouvements de l'ennemi . par des chemins couverts. Pour appuyer tous ces actes d'aggression. il amène à l'attaque près de trois mille hommes. le 3 mai. Zerdoude avait formé un rassemblement au Souk Tleta. la route et pouvait.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 31 l'hiver de 1842. Les environs de ce dernier point étaient surtout infectés par ces bandes. il appelait les fanatiques au djiad. plus avant dans ce pays inconnu. il ne pouvait s'engager. et tous les aventuriers au pillage. donna l'ordre troupes s'engagent de nouveau dans les pentes boisées qu'elles venaient de parcourir. qui restait caché. du départ. il se porta où était le camp de Zerdoude. A neuf heures . le combat ne peut être longtemps sang-froid une action régulièrement conduite et devient une mêlée générale. Il attend que l'armée ait quitté sa position. qu'il embusqué. « Le colonel avait préparé une sortie et non une expédition . le colonel. On était assassiné sous les murs et dans l'intérieur même de l'enceinte. guerre sainte. provoqué ainsi au combat. Nos soldats disputaient le terrain pied à pied. Les rassemblejusqu'au Souk-Tleta. ments Kabyles se dissipèrent à son approche. pour ainsi dire. « Des vallées profondes et boisées où il s'était. sans convoi. Le colonel Brice reçut l'ordre d'aller s'établir à Aïn-Derdara avec environ deux mille hommes. n'était pas loin. si les contingents. marché des Beni Isahak. « Les difficultés du terrain étaient si grandes qu'engagé avec et un ordre parfait.

avait été si ferme sur ce terrain. se remit en route à six heures du matin pour Philippeville. où il avait pris position. sans hésiter une seconde. veillance devint difficile. mais. au-devant les suivent.32 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE du soir. « Le combat du 3 mai. coûta aux Kabyles cent cinquante de leurs plus hardis guerriers. devenu 94e de 3e bataillon . profitant et se gliscachés. terrain n'avait permis ni les feux de ligne.. aux prises pendant neuf heures avec l'ennemi. les officiers supérieurs veillant au bien-être des blessés. loin d'améliorer les affaires. Sur ces entrefaites. Le colonel ayant fait reposer son monde sur le djebel Haïeb. Tout-à-coup une décharge à bout portant illumine la nuit de lueurs et montre un rassemblement Kabyle au milieu des rangs. dont ils savaient sèrent entre les premières lignes jusqu'à l'ambulance où se trouvaient. Le presque tous tués à la baïonnette. qui sut l'exploiter aggraver. énergiquement repoussée que la colonne ne fut pas inquiétée dans sa retraite sur la première position d'Eddis plus découverte. entouré que l'on était de broussailles épaisses des avantages du mais. vivement renoncent à leur tentative. qui se termina ainsi au milieu de la nuit. cette attaque acharnée.. attaque pour s'indemniser « On plaça sur les cacolets et sur les chevaux des officiers cinquante-six blessés. « La contenance de nos troupes. Les cris : « A la baïonnette ! les conscrits du 19e Léger. Neuf soldats étaient restés sur le champ de bataille ou venaient de mourir à l'ambulance. C'était poussés et poursuivis. en ce moment. mais impuissante. les colonels Brice et Latour du Pin se retirés. où la tactique ne et l'attaque nocturne avait été si pouvait leur donner la supériorité. qu'ils faisaient placer sur les cacolets. « Les assaillants s'étaient . Cette double surprise. les chemins des jettent. parut se lasser et le colonel fit arrêter sur un plateau pour rallier les combattants et la nuit s'obscurcit et la surpanser les blessés. ne fit que les il donna une nouvelle force à Zerdoude. ni l'emploi des obusiers. habilement en montrant comme trophée les cadavres de trois de nos malheureux soldats. où il arriva dans la soirée. ils revinrent pays. le sabre au poing. Tout était perdu peut-être si nos jeunes soldats eussent répondu par le feu en face de l'ennemi . le contingent de Gigelli qui venait de faire avec rage cette dernière d'être arrivé trop tard au combat. et les Africains sur les montagnards qui. on se précipite à corps perdu plus hardis et les officiers Ne tirez pas ! » électrisent du Ligne. restés entre les mains des Kabyles pendant l'atet de ravins inconnus.

s'enfuit dans la plus complète déroute. du 19e Léger. sous les ordres du colonel Lebreton. au milieu des contingents Kabyles. Zerdoude ordonna deux attaques simultanées sur le et sur le blockhaus d'Eddis. composée de soixante-dix Chasseurs d'Afrique. Par ordre du colonel Lebreton. dirigeant un feu très nourri sur les parapets. L'attaque.. peut être plus que si Zerdoude. « Dès le matin. aux ordres du capitaine de Rougemont. extrêmement vive. qui. Mais arrivés sur ce point. et de cent chevaux. sortit tout-à-coup et entama. c'est l'apparition d'un nouveau marabout. 6 . d'un bataillon du 22e de Ligne. « Seulement Zerdoude avait rabattu de ses projets sur Constantine. C'était un inconnu. sabré et atteint par la mitraille. La garnison du camp était composée du 3e bataillon d'Afrique. Zerdoude répandit immédiatement le bruit de sa victoire et convoqua les contingents de toutes les tribus jusqu'à Gigelli. une charge furibonde.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 33 taque de nuit. l'affaire était plus sérieuse. Chose étrange et qui mérite d'être signalée. laissant plus de cent cadavres dans les prairies encore sur pied qui entouraient le camp. « Le colonel Brice avait eu soin de mettre au blockhaus deux compagnies. Cinq compagnies d'infanterie au pas de course appuyaient ce mouvement offensif. au point de ne leur donner pour but que la prise d'El-Arrouch. toutes deux tribus soumises depuis l'occupation de Philippeville. Il envoya environ camp d'El-Arrouch deux mille Kabyles sur ce dernier point et marcha de sa personne sur le camp avec quatre à cinq mille combattants. de trente soldats du train et de quarante gendarmes maures. « Le 30 juin. à qui le pillage du camp avait été promis par Si Zerdoude. Elles se trouvèrent exactement au rendez-vous assigné et furent rejointes par les Eulmas et les Beni Mehenna. fut repoussée avec énergie par le capitaine Hascouet. les montagnes voisines s'étaient couvertes de Kabyles tant à pied qu'à cheval. au premier moment de l'attaque. s'enfermèrent derrière le parapet et firent ensuite plusieurs mouvements offensifs sous la protection du blockhaus et d'un petit obusier dont il était armé. ils s'approchèrent avec résolution. L'ennemi. tête baissée. chasseurs et spahis. la cavalerie. sur les rassemblements Kabyles. on les laissa arriver jusque sur les glacis sans leur opposer aucune résistance et sans se montrer. Dans l'après-midi. « Du côté d'El-Arrouch. détermina l'attaque du camp d'El-Arrouch. qui.

Les blessés du 19e Léger et du 3e bataillon furent transportés à l'hôpital d'Afrique militaire. On enterra les morts du 19e Léger au cimetière. qui ont fait couler tant de sang généreux. « Le commandant supérieur rentra. dans une fosse où les cercueils furent de placés côte à côte et au-dessus laquelle on dressa une colonne romaine en marbre. on y grava l'inssuivante : cription MORTS A LA MEMOIRE DES BRAVES DU 19e LEGER AU CHAMP D'HONNEUR EN COMBATTANT CONTRE LES KABYLES LE 3 MAI ET LE 30 JUIN 1842 . mais ils intéresseront nos Nous regrettons bien vivement de n'avoir pu nous proconcitoyens. Fenech.Chirurgien-major SCHOTI. dont nous aurions cité volontiers et c'est quelques pages . Les lecteurs ont vu plus haut le récit des combats des 3 mai et 30 juin 1842. « L'insuccès de cette attaque démontra à Zerdoude l'inutilité de ses efforts et aurait pu ouvrir les yeux aux tribus qui s'étaient laissées entraîner par les impostures grossières au moyen desquelles il les avait fanatisées. ils n'existent plus aujourd'hui qu'incomplets vraiment dommage. BARTHÉLEMY-CHARLES-HIPPOLYTE. . LEPELLETIER. il se borna à et à tendre ses nos routes. » militaire Féraud paraîLes extraits ci-dessus du livre de l'historien certainement tront peut-être un peu longs. « La population s'émut peu du voisinage de la guerre. après avoir laissé des troupes au blockhaus de la Plaine.34 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE presque adolescent et qui portait le nom de Ould el Résala (le fils de la gazelle). Il ne tenta plus d'attaque directe . Louis. Philippeville dans sa banlieue et certes on n'était alors que fort peu vulnérable ne faisait pas à Si Zerdoude l'honneur de le redouter. Lieutenant . à enlever nos correspondances inquiéter embuscades aux environs. et se tint prêt à courir sus au chérif. Nous en avons curer l'ouvrage de l'historien Philippevillois lu autrefois plusieurs fascicules. s'il venait à sortir du pays difficile où il se tenait.

Sergent-major JEAN. SELLET. Sergent-fourrier THÉOPHILE. M. . lieutenant-colonel 9 janvier 1839. Codron. Fenech. . sous-intendant militaire 15 mai 1839. Codron. M. sont : du 61e de Ligne 23 décembre 1838. Lefebvre. id. 21 juin 1839. Lapaine. commissaire-civil. . TILLIER. Chasseur . Lefebvre. GROS. adjoint de lre classe à l'Intendance . HIPPOLYTE. il a été ajouté il y a quelques années : 19e LÉGER . Chasseur . CHAMBON. 17 février 1842. porte l'inscription : suivante LE 61° DE LIGNE (61e) A SES FRÈRES D'ARMES 1837-1843 MORTS EN AFRIQUE de l'Etat-Civil d'actes qui ont reçu les déclarations de naissances et de décès et célébré les mariages depuis la fondation de notre ville. 3 juin 1839. COMPANS. en effet. . FRANÇOIS. SOUVENIR FRANÇAIS Cette tombe est.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 35 COQUILLOT. Au revers de la colonne. M. secrétaire. Emmanuel-Antoine. Voltigeur Carabinier. M. Lapique. Chasseur HENRI. COCARD. adjoint de 1re classe à l'Intendance militaire . 2 juin 1840. Un autre monument en forme de pyramide. JEAN. 19 juillet 1839. M. entretenue par les soins de la Société du Souvenir Français. ALLARD. . JOSEPH. JOSEPH. M. faisant fonctions de commissaire civil. Les Officiers . Chasseur . Batsalle. De Profundis. Sergent-major . id. . M. ROBERT. M.

baron d'Ambly. Nous relaterons quelques-uns des premiers actes de l'Etat-Civil et nous en citerons d'autres. 27 février 1839. Claude. le 16 mai 1839. sont :. 9e acte : décès. Peschart. royal et militaire maire. Fenech. Emmanuel-Antoine.' L'acte a été reçu par M. Laurent. le 14 mai 1839. 5e acte : décès. Robba. soit pour l'originalité de leur rédaction. Dalieutenant-colonel du 61e de Ligne. Le premier acte est du 23 décembre 1838. décédé la veille. menuisier. des Saints Maurice et Lazare. d'un enfant français. Batsalle. Pingat. le 1er juin 1839. patenté sous le n° 62. commandant la niel-Joseph. soit pour les faits qu'ils rappellent. (Afrique). cantinier au 3e Chasseurs marchand de d'Afrique. 22 ans. 11e acte : décès. Les témoins de l'acte. d'une espagnole. Vincent. mécanicien. patenté sous le n° 49. française. d'une enfant française. 8 mai 1844. secrétaire de la 7 février 1844. . Blanchet. née à le 25 mars 1839. Berthet. le 2 avril 1839. Chirac. Bénine. 10e acte : décès. Témoins : MM. 6e acte : décès. Joseph. adjoint au maire (intérim).Victor Philippeville. 4e acte : décès de l'enfant Golzené. de Madame Boue. de la Motte-Langon. âgé d'un an. français l'Amelin. François. le 26 juillet 1839. le 28 juillet 1839. Témoins : MM. Claude. 7e acte : décès. patenté sous le n° 79. 3e acte : décès de Madame Ringembach. place. maître au cabotage. 8 mars 1843. faisant fonctions de sous-intendant 2e acte : décès de Rouquette. capitaines au 3e régiment du Génie. au nombre de trois. C'est le décès du nommé natif de Saint-Gaudens Lahore. né à Philippeville. d'une enfant espagnole. le 8 janvier 1839. Louis-Toussaint. négociant. commandant le brick-goëlette ancré dans le port de Stora. née à Bône le 3 octobre 1837. par suite de fièvre pernicieuse. âgée de 18 ans. d'une enfant française. négociant. née le 29 avril 1838 à Bougie. courtier maritime. le 20 mars 1839. propriétaire. décédé à son bord.36 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE chevalier de l'ordre 20 juin 1842. né à Marseille. Rouchas. (Haute-Garonne). Joseph. Antoine. Ricoux. Un des témoins est M. Brincard et Chariot. militaire. domestique à l'Hôtel du Lion d'Or. patenté sous le n° 13 . Archambault de l'Intérieur sous-direction (intérim). comestibles et de vins.

Acte de décès d'un inconnu trouvé sur la plage de Stora. Olivier. âgé de 7 jours. le 5 février. trouvé mort sur la plage de Stora. 2e mariage célébré à Philippeville. le 6 février. âgé d'un an. mousse. Coudray. d'un enfant français. trouvés morts 8 inconnus. Rouère. au blockaus du camp d'El-Diss. biskri. 5 mars 1841. 47 mars 1841. d'une femme de l'administration. mort relevons. de 80 ans.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 37 15e acte : décès. tous trois propriétaires. mort par suite de maladie. 77e acte : à cette date. domestique chez M. gabier. le 28 janvier : de décès de 11 individus matelot. Ahmed ben Saad. le 15 août 1839. Serre. Décès. docteur. interprète 1839. Alexandre. Chanu. 1839. Témoins : MM. : Carrière. est M. Farge. menuisier. Legolf. 29 août 1839. 13 septembre 1842. Madame veuve Vincent. Laporte. Ponier. calfat. matelot. parmi . lieutenant l'état-civil au 19e régiment d'Infanterie Légère. capitaine d'armes. Acte Naufrage trouvés morts sur la plage. commandant le blockaus d'El-Diss. Masse. d'une espagnole. le 28 mars 1839. Epoux : Vincent. Il était le premier enfant né dans notre ville et son décès a été enregistré avant qu'on ait pensé à dresser son acte de naissance. Acte de sur la plage de Stora. Deux inconnus. matelot. 17 mars 1840. épouse 29e acte : c'est sous ce numéro que figure la première naissance à Philippeville. et demoiselle Lanteaume. décédé. 2e maître de timonerie. quartier-maître auxiliaire de 2e classe. Serre. Léoni et Bertin. restaurateur. matelot de cuisine.Vial. 5 mars 1841. matelot. est inscrit le premier mariage célébré ici. Aubin. maître canonArène. Acte de décès de 18 individus 1er février matelot. mousses. Buteau. les noms de : Nous jusqu'à la fin de l'année le 1er mars Un des témoins les témoins matelot. décès de l'individu Lanusse. Cordier. Officier de : (Illisible). Le boulanger nier. de la corvette de charge La Marne : 5 mars 1841. négociant.Coudroyer. Renoux. 28e acte : décès. chirurgien de la dite corvette. celle de l'enfant Golzené. 5 mars trouvés morts sur la plage le 1841. Jacob. le 24 septembre du sieur Moatti. Duchesne. Acte de décès de 2 individus inconnus. habite toujours âgée aujourd'hui parmi nous et nous lui souhaitons encore de longs jours de bonheur et de santé. maître d'hôtel des officiers. comme enregistrée on l'a vu plus haut. juive.

Philippe. Louis Cassai père de M. Blain. Jean-Baptiste maçon. Ringembach. Tavera et Carbone. Joseph. (M. Bruno. Praget. boulanger. dans notre ville. Charrier Joseph. négociant. Lavoûte. pharmacien. Cauro. Augustin boulanger. Héon. Philippe. Rosello. En 1855. Baptiste Savona. cultivateur. maçon. Ducorps. maçon. maçon. docteurs en médecine. menuisier. boulanger. boulanger. maître tailleur. entrepreneur. Riquier. est venu ici pour la première faire du commerce avec les indigènes. négociant. brasseur. Dominique maçon. Honoré. propriétaire. Ange Doria. Paul Ricord. Tracqui. voncourt. dans notre cité. Cassar. Grimaud. l'Etat-Civil Michel Schembri. menuisier. Louis Gassier. Bordes. entrepreneur. médecin. serrurier. négociant. Cassagne. Pierre . Théophile directeur de la pépinière. négociant. Boutinet. Louis Nielli. armurier. notaire. marins à Stora. maçon. Léon Abadie. Alexis. Léon de Marqué. De Martimprey. Galzen. forMourre. Marius Riquier. négociant. Roch Tonna. baron Payan. cafetier. négociant. employé aux fourmenuisier. Il est reparti presque aussitôt. Rousseau. (M. Emmanuel tailleur. que 12 européens Auguste. Joseph Ollivier. commissaire-priseur. mourut chef de bureau de Charrier. négociant. débitant chas. Salichon. Henri Escoffier. miglio. taine de corvette. Fortuné Barbaroux. vermicellier. en rétraite). brasseur. Courtier maritime. serrurier. Ferdinand MonPégat. Quasso. boulanger. charpentier. Sierzputowski. Toussaint qui fut longtemps prospère). Pompidou. maçon. capiFoucou. boucher. il créa. 1er maire de notre ville. négociant. négociant. Et parmi Branthomme. Kraft. distillateur. les comparants dans les actes de 1840 à 1845 : serrurier. arrivé le 20 octobre 1838 . négociant. épicier. chef de bataillon au 61e. Charles fois en 1835. Devalloné. Germain. Toulouse. jardinier.38 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Cassar. François. Eyssautier. Peschart d'Ambly. interprète. geron. avant l'occupation. pharmacien. il n'y avait alors Ricoux. dessinateur. l'industrie dite vermicellière. Termignon. Bonsignour. voiturier. François Delahaye. négociant. Péraldo. Charles Vias. Raphaël ScognaGaétan Picon. Griosel. Joachim Campi. de Lavallée serrurier. Antoine Hurlin. marchand. et de Le- Louis Cuirassier. Manas. maçon. Louis-François. Sutter. marchand. Dominique de tabacs. puis il est revenu en 1838. employé l'administration civile. Guérin-Toudouze. Paban. Simorre. Pierre Clayette. charpentier. propriétaire. Alexis Moreau et de Lauro. Lanteaume. Pierre de Ferrero. Claris. Antoine. Faustin rages. Eustache RouRéguis.

cugis. serrurier. Teissier. propriétaire. Tron. colon. De Nobelly. Lafont. RELEVÉ DES NAISSANCES ET DES DÉCÈS DE 1838 A 1902 ANNÉES NAISSANCES DÉCÈS ANNÉES NAISSANCES DÉCÈS 1838 1839 1840 1841 1842 1843 1844 1845 1846 1847 1848 1849 1850 1851 1852 1853 1854 1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864 1865 1866 1867 1868 1869 1870 0 18 57 105 112 121 164 161 197 229 222 271 227 276 267 279 293 298 284 362 382 389 402 413 462 382 402 431 437 409 453 439 453 1 46 56 178 171 170 168 300 500 464 376 1. Pierre Césarini. Pierre. David Lyanna. sage-femme. François Mariconé. Barthélémy Lapaine.615 490 392 422 429 860 588 502 380 347 495 412 442 402 461 414 523 497 608 742 571 590 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 4892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 431 425 477 493 505 537 498 524 481 578 574 590 590 625 642 675 643 625 672 594 650 614 620 599 553 531 645 563 525 552 586 547 686 502 434 504 747 520 472 456 445 586 681 567 601 610 693 804 729 665 626 629 575 473 593 521 597 581 413 451 530 577 518 465 . Chêne. boulanger. don. Purpan. Nel. avocat. Friquet et Maribaud. Jalouzeau. René Catherineau. carrier. maçon. greffier de la justice de paix. propriétaire. Joseph Héraud. quincaillier. négociant. propriétaire. boulanger. docteur Accoyer. maréchal-ferrant. propriétaire. Jayet. commis. menuisiers. négociant. cafetier. en médecine. Deentrepreneur. Honoré Peisson. Paul Saccomant. Achille Delay. tailleur. Delestrade. chapelier. avocat-défenseur. Dalas. serrurier. Battandier. Peisson. briquetier.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 39 Adèle Legris.

145 3. 1. d'après le recensement nés en France nés en Algérie naturalisés musulmans et autres nationalités TOTAL 2. .462 habitants. .424 4. ainsi répartie : Français Français Etrangers Israélites Indigènes Italiens Maltais commune par de violentes épidéde est.593 .273 158 7.566 2. La population de notre 1901.303 21.40 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Les années 1849 et 1854 ont été marquées mies de choléra.

M. faisant fonctions de sous-directeur par intérim. Sur l'autre Hoc viro runt Antonio anno face : nonnulli ex Rusicadensibus rcnasecntis 1848. . Antoine Fissont. et M. sous-directeur. Auguste Fenech. président Colonel Barthélémy. commandant du cercle. M. la sous-direction sariat civil est supprimé année. le 7 janvier 1848. de de l'Intérieur de notre ville. novi rectori more veterum optimo posueFissont coloniae hujus-ce P (ost) C (hristum) aere collato monumentum D (ei) Le 20 janver dinand Barrot. Ce monument. le commispar arrêté du 21 décembre de la même meurt le 7 janvier 1848. on y lit sur une face : Ici repose Maurice. Benoît. assez bien conservé encore. des affaires sous-directeur civiles. de Nobelly. comme le demande le journal La Sey bouse. royale du 10 décembre 1842 crée. puis la musique du Tribunal de lre instance. Fissont. le Baron d'Ambly. Requiescat in pacc. M. On éleva un monument au cimetière. et non à Bône.IV ADMINISTRATION CIVILE Une ordonnace de Philippeville. né à Paris. En tête du convoi marchent les tambours de la Ligne et de la Milice. est en forme d'autel . le maire. La ville de Consen tout ce qui a rapport à l'administration civile. du 19e Léger. le 18 décembre 1785. rement fut une véritable manifestation de respect et de sympathie. sur la tombe de M. représentant à à Constantine. actuellement le siège de la Préfecture. décédé à Philippeville. Son enterFissont. Fer1849. Les coins du poêle sont tenus par M. président de la Chambre de Commerce. tantine ressort. une pétition en du peuple à l'Assemblée Nationale. par souscription publique. Par suite. vue d'établir Philippeville des habitants est adressée à M. à la résidence une sous-direction de l'Intérieur. Marion. M.

secrétaire de la Sous-PréfecLe 11 décembre 1867. un de ceux qui ont assisté à son développement. Fenech. à laquelle il est toujours resté fidèle. ancien secrétaire de la SousPréfecture. celles de délégués de l'Algérie : 1° L'Algérie formera. ancien rédacteur en chef du Saf-Saf et. Philippeville. M. Les représentants de l'Etat dans notre ville sont cités ci-après : COMMISSAIRE CIVIL 17 février 1840. qui est un résultat naturel de notre position géographique et de la prochaine délimitation des départements.42 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le Saf-Saf Le 20 août de la même année. 15 mai 1848. le journal Philippevillois dit apprendre de source certaine que notre procès est aujourd'hui presque gagné et que les bureaux d'Alger n'ont pas trouvé d'objections sérieuses au transfèrement dans notre ville du siège de la Préfecture. par les auteurs du Mémoire au Roi et aux Chambres. en dernier lieu. la mort frappe un des anciens de Philippeville. 3° Le chef-lieu des trois divisions militaires est Médéah. E. Fissont. de l'autre. à l'avenir. Oran . Dussert. Il était à peine âgé de 51 ans et aurait pu rendre encore de nombreux services à la cause de la République. meurt du choléra à l'hôpital militaire. Le 20 octobre suivant. le même journal fait connaître que des lettres dignes de foi signalent que la nouvelle officielle du transfèrement de la Préfecture de Constantine dans notre ville est arrivée à Alger. Emmanuel-Antoine SOUS-DIRECTEURS Fenech. 31 décembre 1842. 2° Le chef-lieu de l'un des départements est Alger . à ce sujet. Le 28 décembre 1849. M. 1er mars 1846. Mascara et Constantine. Béquet. Chaumont. L'opposition ne pourrait venir que des bureaux de Paris. Le Saf-Saf rappelle. en 1847. l'opinion émise. . du troisième. MM. trois départements et trois divisions militaires.-V. M. hommes désintéressés dans la question et qui remplissaient des fonctions administratives. ture. maire de Bône.

Temblaire avant son départ. 1er novembre 8 mars 1856. 1896. à ce sympathique avait offert un bal très brillant. 9 juillet 1883. 12 mai 1852. Toutain. 2 août 1850. Prosper Dimier. Démanche. Calendini. Bellot des Minières. 2 mai 10 mai M. Déjà. Etienne Choisnet. fonctionnaire. 1888. de si bons souvenirs notre ville. que les habitants lui firent frapper fut nommé en quittant civile la population une médaille d'or à Paris. 2 mai 1860. Zoepffel. Vicomte de Gantès. Otten. 9 décembre 1849. 1877. Vicomte de Gantès (2e fois). à Philippeville. 14 décembre 7 février 1er avril 4 mars 12 juin 1861. MM. Emile Delmarès. 1853. François Gautier. Nouvion. 1871. laisse où il à Mostaganem. Temblaire. par souscription. Gagé. 1875. M. Calendini (2e fois). 1871. de Lormel. 13 février 1880. Alphonse Julienne. Adolphe 26 février 1857.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 43 SOUS-PREFETS 8 février 1849. Emile Delmarès a été nommé directeur de l'hôpital le 20 février 1894. 31 octobre 1851. et sous-préfet honoraire civil d'Oran .

.

« Louis-Philippe par le Gouvernement aujourd'hui de l'Algérie. par an. Philippeville la foule. et la première de Grenadiers. une Mairie est instituée à la résidence de Philippeville. le brick marchand La Jeune Cléanthe. CONSEIL MUNICIPAL. au point du jour. Notre ville est érigée en commune le 31 janvier 1848. les deux seules qu'on ait pu Pompiers armer momentanément. la Milice. L'armée et demi. 7. au matin. se pressait sur la place de la naire. le canon annonçait française flottait sur tous les édifices que le drapeau de la République près de la rampe de les la place Hélène. représentée par deux compagnies. « Le général Cavaignac Dans la journée est Gouverneur du lendemain. cet arrêté fixe le traitement du Maire à 3. ÉVÉNEMENTS POLITIQUES du Ministre de la Guerre du 9 février 1843. le 6 mars. Le nombre des adjoints est fixé à 4. Le titulaire est le baron Peschart d'Ambly. apportait fit aussitôt publier l'extrait suivant : française a été proclamée Le Toulonnafs. les autorités étaient réunies publics. des premiers bruits de la révolution Depuis la connaissance qui était dans une impatience extraordis'opérait à Paris. L'autorité le journal parti de Toulon le 3. Le 15. dont 2 pour la ville.000 fr. Marine. avide de nouvelles. 1 à Saint-Antoine et 1 à Dam rémont.V MUNICIPALITÉ. le Cercle du Commerce arbora le drapeau républicain. était placée au bas de la rampe. A midi . au » et sa famille se sont embarqués général Tréport pour l'Angleterre. Enfin. Par arrêté « La République provisoire.

négociant. se presse sur la place de la Marine et chaque souscripteur prend place au lieu que lui indique le hasard. le Colonel Barthélémy. sous-directeur par intérim des affaires Tous civiles. négociant. commandant supérieur du cercle. colon. le citoyen Serpantié. chacune de cent couverts. les toasts sont appelés dans l'ordre suivant : Les citoyens : Debétous : Salut au réveil du peuple! Garcin : Au Gouvernement provisoire ! Réguis : A la réforme ! E. le citoyen Emmanuel-Vincent Fenech. La musique entonne alors La Marseillaise.46 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE était massée. négociant. harangue la population et crie : Vive la République! les fronts se découvrent et ce cri est unanimement répété. sont rangées sous le hangar de la Douane. M. Un banquet républicain avait été décidé et. Rivoire. Germain. dans une partie de la rue Royale et occupait complètement la place de la Marine. Au roulement des tambours de la Milice. Barneau. fait battre un ban et proclame la République devant le front des troupes. Trois tables. A trois heures commence le banquet. un service funèbre est célébré pour ceux qui sont morts dans les trois journées de février et le curé prononce une courte allocution glorifiant.-V. marchand de tabac . auquel s'étaient fait excuser l'armée et la magistrature. Les rues sont pavoisées de drapeaux tricolores. Après une allocution de M. cafetier. toute la population. Le 19. Auguste Fenech. le canon commence ses salves. les nouveaux martyrs d'une sainte cause. les citoyens: Blanchet. tailleur. marchand . colon-propriétaire. Fenech : A la République française! Dambly : A la réunion de l'Algérie à la France ! de l'Algérie et de la Denobelly : A l'assimiliation France ! . Réguis. le Sous-Directeur des affaires civiles. Raymond. le 13 mars. Decanis. les souscripteurs avaient ainsi élu le comité définitif : Président. avec ses nouveaux drapeaux. commis principal des Douanes. en habits de fête. Secrétaire. au nom de la religion qui bénit tous les sacrifices. Changarnier. Vaille. propriétaire . Puis M. Valette. menuisier . Olivier. A deux heures. charpentier . Membres.

est convoquée. constituer une municipalité l'autorité ces faits. Deux clubs se forment sous les noms de Club Electoral et de Club des Amis du Peuple. maire. Le curé.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 47 Les citoyens : Olivier : Aux peuples étrangers ! Prod'hom : La Suisse au peuple français ! Nielli et Pellas : L'Italie au peuple français ! Strezelecki : La Pologne au peuple français ! Maltaise au peuple français Gregh : La population : A la régénération des travailleurs Changarnier de Fontaine : A M. Le 16 du même mois. François. pour la plupart. l'emplacement sur lequel on a depuis longtemps installé une pompe. adjoint. accompagné de tout le clergé. composée des citoyens dont les noms suivent. de Gourgas. Les citoyens Peschart. La place du Puits était il y avait là le seul puits public. Une collecte faite Rivoire. ont. : compulsés. Nous avons respecté. Le dimanche. le Sous-Directeur ! ! ! On remarquera. des habiLes habitants du village Valée ayant voulu. au nombre de 1. négociant. compétente. que les nobles caché soigneusement. cette assemblée. 9 avril. auxquels furent distribués du pain par brassées et les restes du banquet. Vincens . le Club des Amis du Peuple plante un arbre de la Liassistent berté sur la place du Puits. La première réunion du Conseil municipal Par de l'arrêté du 1er de ce mois. comme à Dellys. par M. André. qu'à une époque où l'on ne craignait plus d'être noble. actuel du Tribanal.290. leur particule en la confondant avec leur nom : Debétous. dans le cours de cette histoire. les électeurs. furent réprimés. sont convoqués à l'effet d'élire leurs représentants. bénit l'arbre. le Directeur suite Constantine. Les chants de la religion se mêlent aux airs patriotiques joués par la musique du 19e Léger (94e de Ligne). à l'exemple de sans la participation tants de Dellys. l'orthographe des noms tels qu'ils figurent dans les documents officiels que nous avons une par le curé et les commissaires produisit somme de 509 fr. suivant les circonstances.. Dambly. Les autorités civiles et militaires à la cérémonie. propriétaire. et qu'ils ne l'ont reprise ostensiblement Denobelly. Dambly. Privé. dans toutes nos citations. etc. a lieu le 3 juin 1848. pour les pauvres. adjoint . pour son instalde des affaires civiles de la province lation. notaire.

Tous sont présents. de ville 2. Le citoyen Changarnier regarde la constitution du Conseil municipal comme devant être le résultat de l'élection et s'abstient pour ce motif. adjoint de Saint-Antoine adjoint de Valée et de Dàmrémont. Le Maire donne ensuite quelques notions sur le budget de 1848.800 240 600 4. Barneau. pour arrêter de 1849. . Fremont. à l'exception des citoyens de Gourgas et Chandont le citoyen garnier. Chapelant. Changarnier. Denobelly. Moine.440 960 2. directeur donne lecture..48 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE . . du 20 juillet au 17 août 1848.. Le registre des délibérations constate sont religieusement écoutés et conveque ces longs renseignements blement commentés par les membres du Conseil.000 le secrétaire comptable concierge. tambour . négociant. négociant . Fenech. dont voici quelques extraits : Traitement du maire Frais de représentation Bureaux 1 1 1 1 de la mairie : . Teissier. avocatdéfenseur. Lionnet. . cultivateur.840 2 gardes-champêtres à Valée et Saint-Antoine. chaouch . afin de préparer le Conseil municipal aux discussions que va soulever le vote du budget de 1849. . Après l'acceptation le citoyen Fenech est désigné à l'unanimité comme conseiller secrétaire et le citoyen Figlia en remplacement du citoyen Changarnier. 1 » à Philippeville Matériel et imprimés 1. menuisier . Le citoyen directeur fait observer que la constitution du Conseil municipal est toute provisoire et que ce n'est. Auffau. de cette démission et l'installation du Conseil. tanneur. négociant . cultivateur.850 3. Ce dernier adresse une lettre de démission. ingénieur .000 1. négociant. Delay. cultivateur cultivateur Feauroux. forgeron . Léon. Coggia..200 1. qui accorde le bénéfice des institutions municipales aux villes de l'Algérie. que l'application royale du 28 septembre 1847. de l'ordonnance pour le moment. Le Conseil consacre ensuite budget treize séances.

670 8 pette à 30 fr maître Solde d'un tambour sous-officier Habillement de l'adjudant tambours Matériel et trompette et frais de bureau . .800 400 2. .680 600 1. et d'un des 6 tambours 1.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 49 Personnel et matériel » » des marchés de l'abattoir de la halle aux grains.000 1.200 fr de 2e classe à 1.500 1. .800 .400 3.520 600 et des 1 • 050 2.500 16.500 2.200 800 trom2.250 Police : 1.800 1.000 fr indigènes » de lre classe à 900 fr 2e classe à 840 fr des viandes inspecteur 1 vétérinaire Habillement Matériel des agents et frais divers Sapeurs-pompiers : 360 1.410 2.500 8.560 1 tambour Matériel et habillement Loyer du magasin des pompes Milice Indemnité — Solde à l'adjudant-major au secrétaire à 25 fr.750 3. 1. . de lre classe à 1.880 1 secrétaire 1 inspecteur » 1 2 agents » 3 2 2 » » de lre classe de 2e classe . 2.100 1.

2.550 adjoint 2.000 de l'immeuble.500 1.920. 3. 1 soeur servante Matériel des écoles des frères Subvention et indemnité de logement à l'institution payante des filles (pensionnat) .200 1. des orphelins. chauffage et location des hospices pour la banlieue pour un cheval la moitié seulement à la charge TOTAL de la commune.200 500 600 600 720 de l'immeuble..800 1.700 7. chauffage et location Instruction Ecole publique : : 1 instituteur : 1.000 dont 1 médecin 1 médecin Subvention 1 élève interne 1 soeur-économe 2 soeurs (lingère et cuisinière) Traitement des malades Matériel.200 400 360 12. à 750 fr Ecole communale des filles 1 soeur pour l'école 1 soeur pour la salle d'asile.250 communale des garçons 3 frères dont 1 directeur.50 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Assistance publique : 1.000 7.100 17.200 300 et des soeurs.060 des malades. et 1 servant. 25. 2.500 37. 1.100 13. Subvention Dispensaire : à l'établissement 1 économe 1 cuisinière 1 infirmière Traitement Matériel..

.240 » alors la discussion des dépenses : 1 piqueur 1 dessinateur 2 employés à 1.000 : Catholique Protestant Musulman Entretien en ville.800 6.300 Part dans l'impôt des patentes Halles et marchés .Voici les principales 1.000 300 18.900 de tous les bâtiments communaux 4.700 égouts et fontaines des villages » bâtiments d'eaux.900 1.000 6.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 51 Cultes (matériel et location d'immeubles) 5. Travaux neufs de distribution de l'abattoir Construction Entretien Eclairage de l'horloge de la ville Entretien » » des chemins rues vicinaux 7.000 8. Les recettes furent 8. 1.200 2.000 10 000 6.000 110.000 2.000 100.500 1 employé Matériel et divers 1.600 30.700 1 100 4.000 1.000 1..000 .. Abattoir Stationnements Halle aux grains Droits de voirie Concessions au cimetière Actes de l'état-civil de police Amendes Recettes diverses Taxe sur les chiens Le Conseil Voirie : reprend (rejetée par le Conseil).000 votées après les dépenses.000 400 60 1.300 1 • 200 3.

Louis. maçon. André. propriétaire . Jean-Baptiste. 136. Adjoint pour Saint-Antoine. Adolphe. le Directeur des affaires sans délai à l'installation du pouvait être exécuté par moi ment plus sincère. le compte de l'exercice 1848. Un arrêté du 9 octobre 1848 fixe à 12 le nombre des conseillers des municipaux à élire. avec un empresseme donne pour mission spéciale de confirmer dans . propriétaire .129 » 34 2. pharmacien . à la séance du 16 août 1849.431 » 41 Le dimanche. propriétaire . Aucun acte ne avec une satisfaction plus vive. négociant . Eudoxe.500 Pas d'autres mentions du budget de 1849 sur le registre de délibérations. Grech. M. Meurs. le citoyen Degourgas. négociant . le sous-directeur prononce le très intéressant discours suivant : M. négociant .. limonadier . mais nous trouvons. Moine. le Sous-Directeur donne lecture de l'article 6 de l'arrêté du président du Conseil chargé du pouvoir exécutif. un arbre de la Liberté est planté à Stora. négociant. Cauro. chef de bataillon en retraite . En installant le nouveau Conseil. Nielli. négociant. le citoyen Peschart Dambly.Vincent. Et pour les territoires de Damrémont et de Valée. Théodore. Degourgas. Dominique. Jean-Baptiste. Ellul. 75 134. Barneau. Bon. Alexandre. qui nomme : Maire.000 2. les citoyens Privé et Rivoire. Adolphe. Léon. le citoyen Moine. Feauroux. Denobelly. 9 juillet 1848. le Sous-Directeur affaires civiles de l'arrondissement procède à l'installation du nouveau Conseil.000 3. Peschart Dambly. Adjoints pour la section urbaine. juge d'instruction . inspecteur principal des bâtiments civils . Privé. Ri voire. M. François. Le 25 janvier 1849. Dobignard. en date du 19 décembre 1848. notaire . Clément. élu le 30 octobre 1848 : MM.560 fr.52 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Nettoiement des rues Frais d'inhumation des indigents Entretien de la crèche 15. puisqu'il civiles de cette province m'a ordonné de procéder Conseil municipal de Philippeville. Calcedonio. se soldant ainsi : administratif En recettes En dépenses Excédents des recettes.

égouts. qui arrivait à la suite. qui s'associaient à ce mouvement. C'est autour de la mosquée qu'il semble naturel de chercher à former un quartier. Messieurs.916 euromusulmapéens. la valeur totale des constructions s'élevait à plus de 1.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 53 les fonctions municipales ceux-là même qui les remplissaient précédemment et que j'oserai. librement élu. Ce mouvement continua ainsi pendant les années suivantes . église. avec elle nous avons vu s'établir les services des Ponts-et-Chaussées et des Bâtiments civils. Vous en avez la preuve aujourd'hui dans les travaux considérables qui ont été exécutés ou entrepris depuis cette époque : routes. à leurs propriétaires. bâtiments des douanes. son installation l'attention du Conseil municipal. D'un autre côté. régulièrement constitué.762 habitants en ville. le Maréchal Valée. travaux de grande et de petite voirie. déployèrent une activité incomparable. j'ai pensé qu'il serait convenable et utile de vous présenter dans un court exposé le tableau exact de la situation des choses . 90 israëlites. Beaucoup d'industries. vous les connaissez tous et il serait superflu d'en donner ici la description. savoir : 4.000 fr. Je citerai. par Quelques services publics réclament de promptes . Presqu'en même temps que l'on travaillait à ces édifices. Mais tout aussitôt on se met à l'oeuvre. dans la seule année 1841. Des établissements militaires de toute nature furent créés . Enfin les progrès furent assez rapides pour que l'administration pût y être organisée dès 1840. alors gouverneur général de l'Algérie. il s'est ralenti dans ces dernières années. phares. abattoir. du moins bien difficile. où M. le génie militaire traçait la route qui relie la ville au mouillage de Stora et ouvrait la grande route de Constantine. celle du 7 octobre 1838. dès à présent. celle qui exerce peut-être l'influence la plus salutaire sur le bonheur des familles. que les arabes de la campagne réclament et dont ils vont chercher les produits à Constantine et même à Bône. La population est aujourd'hui de 5. compter parmi mes amis. quelques misérables gourbis arabes que le chef de l'Etat-major de la division paya 150 fr. venait établir ses bivouacs sur les hauteurs qui dominent le cap Skikda. une sous-direction remplaçait le Commissariat civil . qui serait spécialement habité par les musulmans. N'est-ce pas d'ailleurs pour moi un juste sujet d'orgueil d'être compris parmi ceux qui ont mission d'inaugurer sur la terre d'Afrique l'une de nos libertés les plus précieuses. Trois ans après. améliorations. ponts. Reportez-vous. L'armée et la populatiou.200. de tels retours vers le passé ne peuvent manquer d'éclairer l'avenir. va prendre dans l'administration des affaires de la cité le rôle qui lui appartient. mosquée. sans laquelle l'occupation permanente de cette place eut été sinon impossible. pourraient ainsi se localiser et attirer dans notre ville un commerce profitable à tous. sur la moralité des individus ? Aussi. à une époque peu éloignée et qui vit encore dans le souvenir personnel de plusieurs d'entre vous. où se trouvaient seulement. poudrière. C'était alors une plage déserte. les colons commençaient à construire la ville qui leur était ouverte et des documents officiels constatent que. 756 musulmans. Quelques mots sur la population sont des objets qui méritent d'attirer ne : son accroissement. Messieurs. au moment où le Conseil municipal de Philippeville. épars au milieu des broussailles et des ruines de l'ancienne Rusicade.

un projet de bail le porte à 60. 21 octobre 1850. Brun de Favas. il devient impossible de conserver dans ce même local le prétoire de la justice de paix. 1er adjoint. Bertrand. et Ellul. Honoré Fenech. la recette municipale titulaire est M. commis à la Trésorerie d'Afrique. décide ensuite. propriétaire. vous ne parveniez promptement à améliorer les intérêts qui vous sont confiés. A ces Ollivier. Denobelly. débitant de poudre . Rivoire. au titre français. Le tribunal de lre instance exigeant des agrandissements nécessaires. MM. municipal. 2 décembre 1864. enfin par le bon sens pratique qui peut seul assurer le succès des affaires et la prospérité des populations. par l'esprit de modération qui dirigera vos travaux. et Ducorps. Annesley tous quatre nommés à la suite du renouvellement annuel du tiers du Conseil municipal. conseiller Sauzède. cette assemblée proteste. Ses successeurs sont : MM. des Ageux. Marius Hertz. le Conseil Le 26 mai ses délibérations. Dobignard. Le Gouverneur général ayant demandé l'avis du Conseil sur la question du logement chez les habitants des troupes de passage. Barneau. et. quincailler. L'hôpital civil des femmes ne comprend encore que 40 lits .le 3 décembre 1849. les logements étant très restreints à cause de leur cherté et les habitants se trouvant alors dans l'obli- . un chien de garde sera exempt de l'impôt . Sacomant. est créée . les chiens de chasse ne pourront pas être considérés comme chiens de garde. les citoyens Allaman. son premier 1849. je serai heureux de pouvoir vous seconder dans cette utile et sérieuse entreprise. de deux conseillers nouvellement Installation. Cauro. Pour moi. Dans chaque habitation située dans les villages ou en dehors des murs d'enceinte. négociant. membres furent adjoints. Musso. Messieurs. Sont nommés : les citoyens Privé. le 5 avril suivant. Sider. Réguis. Le Proust Gregh. que par la sagesse de vos délibérations. de MM. et Louis désigne pour la première fois les membres de la Commission chargée de procéder à un recensement du rôle général des contribuables pour l'établissement de la taxe sur les loyers en 1849. 1er janvier 1895. Je ne doute pas. Annesley. la publicité de Nielli. Lavoûte aine. Le Conseil Claris. à fixer sur une base solide des institutions qui n'ont pu encore s'asseoir d'une manière définitive. élus. Etablissement de l'impôt sur les chiens. Austan. votre mairie. au titre étranger.54 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE exemple. Dans sa séance du 14 février 1849. Séances des 19 et 23 mars 1850. qui ne peut rester telle qu'elle est aujourd'hui. le 5 avril 1849. Coggia et Allaman. à l'unanimité.

Théophile Réguis. maire. M. Philippeville 4 août 1851. d'Ambly a plus de 30 ans de service et 21 ans de services (9 ans et 3 mois de services militaires Il a été commandant de la Milice de Bône en 1837 et de civils).HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 55 gation de loger à leurs de la ville. de recourir Pour D'avoir la population : et certain de ses à sa portée un placement avantageux de tous les constant et régulier épargnes et de jouir du roulement de ses économies. M. à raison de 0 fr. lequel. Installation de quatre conseillers élus le 12 janvier : MM. une retraite la commune De trouver dans les premiers saires à des créations urgentes à des emprunts. Il développe sommairement les avantages de cette dont les principaux seraient : institution. attirés par les avancapitaux provenant vers la caisse municipale. à son tour dans la circulation. proportionnée la quotité de ses versements. Claris et Nielli. Claris propose au Conseil l'institution d'une association tontinière communale dans la caisse de laquelle aux limites d'âge. accrus des intérêts composés et des bénéfices de survie. conséquence du taux d'intérêt moindre en Afrique Pour qu'en : dépôts de la tontine les fonds néceselle va être obligée pour lesquelles Europe. est nommé chevalier de la Légion d'honneur. Le Conseil émet le voeu qu'à l'impôt sur les loyers un impôt sur les fourrages. frais les militaires dans les hôtels ou auberges 5 février 1851. afflueraient qui les tages du placement. Peschart d'Ambly. de 1840 à 1843. Par décret du 1er mai 1851. Sainte-Colombe. lesquels. plus élevé en Algérie et de longévité. rejetterait . M. ou frappé d'infirmités chaque habitant parvenu toucherait une retraite à prévues par les règlements. permet d'espérer un revenu au moins double de celui que rend la taxe sur les loyers Séance du 6 août 1851. 40 soit substitué de taxe par quintal métrique. Il est maire depuis le 14 février 1843. Pour D'avoir les déposants : trois ou quatre fois plus forte que celles qu'ils obtenir avec les mêmes dépôts dans les tontines particupourraient ce qui est la lières ou dans la caisse des retraites pour la vieillesse.

commandant employés d'administration prêtent. ajoutent à la richesse de la décoration. pour les conseillers municipaux. Ellul. placées au sommet de colonnes élégamment Les initiales de construites. Delay. Sainte-Colombe. Feauroux. adjoints : MM. Le maire recevra ensuite celui des conseillers municipaux ». Ellul qui. Séance du 26 mai 1852. Guillemin.le Baron Peschart d'Ambly. sur la place de l'Eglise. en lettres d'or. En vertu d'une décision de M. Par décret présidentiel du 23 janvier 1852. flammes de Bengale. serment entre les mains du Sous-Préfet. les colonel. Fraternité. nommé adjoint pour les villages Valée et Damrémont. maire. Gregh. MM. En vertu de l'article 5 de l'arrêté du Ministre de la Guerre du 5 mai. à l'occasion du vote sur le plébiscite du Président de là République. Claris de déposer un projet de statuts et règlement. convoqué à cet effet. M. sont nommés pour 3 années : Maire. à huit heures. Rivoire.le 22 septembre 1852. s'abstient provisoirement de son consul général. de Gourgas. Jean-François. 14 janvier 1852. de Nobelly. surmontent la porte d'entrée. ainsi conçu : « Les maires et adjoints des localités érigées en communes prêteront serment devant le Conseil municipal. Chirac. prêtent le serment suivant : « Je jure obéissance à la Constitution » Même formaet fidélité au Président. le Gouverneur Général du 10 janvier 1852. Degand. MM. Louis Napoléon. Installation de cinq conseillers élus le 28 décembre 1851 : MM. reçoit. Chirac. Peschart d'Ambly. 26 mai 1852. Le mercredi. Grech. debout et la main droite levée. sauf M. les officiers des différents corps prêtent serment entre les mains de M. les trois mots : Liberté. Delay et Gourgas. adjoints. Une fête publique a lieu le 11 janvier 1852. A leur tour.56 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le Conseil prend cette demande en considération et prie M. Guillemin. sont partout effacés. successivement à Tous. maire. Egalité. le 29 mai. le 3e Zouaves. propriétaire à Valée. lité . Annesley. Tarbouriech. des par ses illuminations. Moine. répondent la lecture de la formule de prestation : « Je le jure ». Peschart d'Ambly. M. Ri voire. la prestation de serment de M. qui avaient été inscrits sur la façade de tous les édifices publics. auquel jusqu'à ce qu'il ait reçu les instructions il en a référé. Fenech. à titre d'étranger et de consul anglais. Nielli et Claris. L'hôtel de la SousPréfecture se fait remarquer Au dehors.

marine et troupes de terre de toutes armes. funèbre lui fut élevé au cimetière. d'Ambly. Proclamation Dimanche. un monud'Ambly il est entretenu par la ville. le ban sera fermé. Calcedonio Gregh. en vertu Monument élevé par la commune et les souscriptions particulières d'une délibération du Conseil municipal. décédé le 2 mai 1857. installe en sous-préfet. Rivoire d'Ambly. Sainte-Colombe. 1854. de SaintAlby. Le maire et les conseillers municipaux prêtent. premier Maire de Philippeprésident de la Chambre consultative d'agriculture. meurt le 2 mai 1857. le 24 juillet 1857.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 57 12 décembre 1852. Le 8 juin 1858. A 11 heures 1/2. tous les corps armés : douane. le Baron d'Ambly. dans l'ordre suivant. de Nobelly. suivante : une colonne sur laquelle on lit l'inscription A la mémoire du baron Peschart d'Ambly. A midi. illumination générale et réception à la Sous-Préfecture. Louis Nielli . le Maire lira le décret de proclamation de l'Empire. porte : « M. ville. Chirac. une messe sera célébrée en présence de cette assistance. Adolphe. Séance du 24 août 1857. et obéissance à la ConstituIII. seront réunis en grande tenue sur la place de la Nouvelle Eglise. et Toussaint Fabre. démissionnaire. Chirac. signé par Napoléon Alexandre. Pendant toute la journée. François mard . les troupes présenteront les armes. un Te Deutn sera chanté et une salve de 101 coups de canon immédiatement tirée. dûment approuvée à la date du 18 mai 1857. de Nobelly. le serment ainsi conçu : « Je jure fidélité à Napoléon des Français. maire. PriAntoine. nommé maire . Chevalier de la Légion d'honneur. 1er adjoint. empereur tion » : MM. Le soir. Constant Delay. Proarrêté entre le Commandant du gramme de la cérémonie. Gregh. 1er décembre d'après MM. M. O'Wallet. des secours en nature seront distribués à la Mairie et à domicile. Poupart. Plombières. séance publique à Le décret de nomination. Claris. Allaman. Peschart et Delay. 2e adjoint. conseillers . supérieur cercle et le Sous-Préfet : Les autorités civiles et militaires. en remplacement Le Baron ment C'est de M. Calendini. O'Wallet. Nielli. dont une partie sera réservée à la population. adjoint Adolphe Auguste Léon de Marqué. la Milice commandant ancien officier de l'armée d'Afrique. de l'empire. Installation du Conseil 1854 : municipal réorganisé les bases du décret Baron Peschart du 8 juillet Séance du 26 mars maire. un ban sera ouvert . Claris. de feu en remplacement M. 1853. adjoints.

adjoint de Saint-Antoine. propriétaire à Sétif. conseillers. maire. à l'occasion de son mariage.58 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE de Constantine. Le système d'éclairage doit être modifié. Installation du Conseil municipal : O'Wallet. pour ainsi dire. Les égouts publics sont incomplets. rémont. Philippe Arnol. nous sont un sûr garant du dévouement dont vous ferez preuve pour justifier cette marque de haute confiance. que d'hier. » Après la prestation de serment de M. Les services que vous avez rendus. 1857. En vous inspirant des besoins du pays. Gregh. adjoints. adjoint de Valée et de DamAlby. Ce fonctionnaire invite le Conseil municipal à voter une adresse de félicitations à S. le Conseil propose. soit en dotant le pays d'utiles travaux. Marqué. de Cullerre. . capitaine de la santé. Wallet. Cependant il reste encore beaucoup à faire. le Sous-Préfet suivante : prononce l'allocution le Maire. Grémilly. A. Par décision du Conseil général du 7 mai 1903. Monsieur 31 décembre MM. Bien que cette que le concours de mon administration ville ne date. en effet. mais il reste à construire une salle d'asile. Delay et de Nobelly. votre tâche sera d'autant plus facile que vous trouverez. On s'étonnerait. dans l'expérience des hommes honorables qui composent votre Conseil. Voeu pour que le marché de Saint-Charles soit transféré à Philippeville sur la place des Chameaux et ait lieu tous les mercredis. Le Conseil a déjà voté les fonds nécessaires pour la construction du Collège. qu'elle fut arrivée à une telle prospérité si l'on ne savait de quel énergique dévouement est douée notre population. soit dans les rangs de l'armée. la création d'un marché hebdomadaire le samedi. une assistance aussi sûre que dévouée. L'autorité supérieure ayant rejeté le transfert demandé. elle a marché à grands pas dans la voie du progrès. le 9 mai 1859. Séances du 10 mai 1858 et du 10 janvier 1859. Il est inutile de vous dire ne vous fera jamais défaut. des écoles pour les enfants des deux sexes. adjoint à Stora. un marché aux bestiaux a été créé à Il se tient sur la place de la Halle aux Grains le jeudi Philippeville. Le Maire communique au Conseil une lettre du Sous-Préfet. enfin un hôtel-de-ville. A. Séance dn 27 janvier 1859. Primard. I. Chirac. Fabre. le prince Napoléon. Je suis convaincu d'avance que rien de tout ce qui peut contribuer à la prospérité de la cité n'échappera à votre sollicitude. Le gouvernement de l'empereur vous a appelé à la première magistrature de la cité. dont les efforts courageux formeront une des pages les plus intéressantes de notre histoire algérienne. Votre sollicitude doit avant tout s'attacher à doter la ville de bornes-fontaines en rapport avec ses besoins. officielle du mariage de portant notification S. Nielli. et a été inauguré le 16 juillet 1903. chargé du ministère de l'Algérie et des Colonies. I.

la somme qu'elle recevrait ne suffirait pas pour la couvrir des dépenses nouvelles que l'on mettrait à sa charge et qui se solderaient par un déficit que l'on peut évaluer. Séance du 7 juillet 1859. si impatiemment attendus. dès à présent. à près de 30. l'Empereur vous a confié les destinées de l'Algérie et déjà de grandes mesures. nous le savons.000 francs . attirent. la source d'un bonheur complet. Prince. à l'unanimité. en leur abandonnant le cinquième réservé de l'octroi de mer. considéune subvention établie sur les rant. considérant que le chiffre de la populaavec celui des tion flottante de notre ville est hors de proportion autres villes de la province.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 59 Le Conseil. considérant que les communes ne sauraient s'imposer trop de sacrifices . ment l'invitation l'adresse qui lui est faite et vote. l'occasion de votre mariage avec la princesse Marie-Clotilde de Savoie. Vote d'une adresse à l'empereur à l'occasion des succès de l'armée française en Italie . si Dieu exauce les voeux que nous formons du fond de notre coeur. la sagesse de S. ainsi que pour la Princesse. en tête desquels se placent naturellement les chemins de fer. Séance du 16 mai 1859. dès lors. les sentiments de profonde reconnaissance tant au nom du qui dictent les félicitations que nous vous adressons aujourd'hui. par la voie : hiérarchique Prince. toute votre attention.. Le Conseil. M. ajourne sa délibération jusqu'au moment où il connaîtra le chiffre de la subvention sur le 1/5e de l'octroi de que l'administration supérieure attribuera mer. votre auguste fiancée. I. des intérêts et de l'avenir du pays. Le Maire donne lecture d'une lettre du Préfet. Cette union sera pour votre Altesse impériale. à Conseil municipal que de tous les habitants de la commune de Philippeville. D'autres projets. puis le Conseil. heureux de pouvoir témoigner en cette circonstance sa profonde reconnaissance pour la sollicitude avec laquelle lé prince accueille avec empresseNapoléon s'occupe des intérêts de l'Algérie. que cela tient à sa position exceptionet de débarquement nelle comme point d'embarquement . par laquelle ce haut sur le projet demande l'avis des conseillers municipaux fonctionnaire des made mettre à la charge des communes les frais de traitement lades dans les hôpitaux. A. Depuis quelques mois à peine. que si l'on attribuait mêmes bases que celles des autres villes. suivante qu'il prie le Maire de faire parvenir à S. des améliorations sensibles sont venues prouver avec quelle sollicitude incessante vous vous occupez des besoins. Vous comprendrez dès lors.

par suite. un discours. ayant pour but qu'une députation soit autorisée municipaux composée du maire et de deux conseillers à aller à Alger déposer aux pieds de S. dont nous extrayons de Gantés. si homogène et si intelligente en même temps. pour alléger les souffrances décide : 1° qu'il sera fait appel à la population pour que tous. qui compose cet être collectif si grand. à des municipes nouveaux. adjoints. apportent en tête de la liste pour une somme de mille francs. sous-préfet. Partout où se posera le pied de la France.O'Wallet. MM. ils s'y arrêtaient avec un mystérieux intérêt. Ricoux. riches 2° que la commune s'inscrira leur offrande. a fait place pour nous à des villes nouvelles. Séance du 13 avril 1864. comme s'ils devaient rencontrer des souvenirs de famille. et de Valée. en ce sens que les fonctions de maire soient purement et qu'il n'y soit attaché aucune honorifiques indemnité. Gregh. accompagné de . Le Conseil émet le voeu que les communes de l'Algérie soient assimiliées à celles de la Métropole. prononce les passages suivants : Un Conseil municipal est la première et la dernière expression de la civilisation moderne . 13 mai 1863. le Vicomte Toussaint conseillers. des Séance du 18 août 1859. Arnol. Grémilly. Delay et de Nobelly. Le 9 mai 1863. et pauvres. les cités romaines renaîtront. ces et remplacés par une augmentation de droits impôts soient supprimés sur l'octroi de mer. que tant de vaillantes mains ont portée sur cette terre redoutée. Installation du Conseil municipal : Séance du 3 août 1860. adjoint de Stora. maire. nous la continuons ici. adjoint de Damrémont adjoint de Saint-Antoine. Cette France. Primard. Quand nos infatigables soldats trouvaient dans ces contrées conquises quelquesunes de ces ruines qui attestent les grandeurs du passé.60 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE causées par les nécessités de la guerre. le plus solide degré de cette centralisation si forte. M. et leurs généraux disaient : Nous revendiquons la succession des légions des Césars. Allaman. Messieurs . sous-préfet. M. de profonde gratitude 4 février 1861. l'Empereur les sentiments de la population entière. si puissant. son épée. Mêmes décisions pour la réception mais la quote-part de la ville est de 2. Voeu de Gourgas. M. de Boisson et Cullerre. si glorieux et si harmonieux qu'il est immortel et que les peuples appellent la France. il est le premier et.500 d'Italie. Nouvion. troupes revenant francs. Nielli. Chirac. vu les difficultés de recouvrement des impôts de taxes de loyers et des prestations. le Conseil émet le voeu que.

Castel-Dugenet. Delay. Membres au titre français : MM. de la loi pensent qu'il y a erreur de rédaction dans la dépêche préMM. à l'unanimité. ainsi composé : MM. Arnol. de Boisson. baron deMareuil pour Valée. Laroque. Le Sous-Préfet donne lecture du décret impérial du 17 juillet précédent.Wallet. . le Conseil. Ricoux. Degand. porte. de Gourgas. MM. Isaac Bensimon. secrétaire de la Sous-Préfecture. » Le 11 août 1867. Content. après la liste nominative nicipaux de ces conseillers : « Ces nouveaux fonctionnaires devront. nommant les conseillers muet signé Lapaine. Henri Teissier. installe le nouveau Conseil. Henri Teissier. nommant pour une période de cinq années : MM. adjoints . Castel-Dugenet. Tahàr ben Embarek. L'affaire n'eut pas de solution. de Gourgas. Chacun des membres du Conseil présents. Grémilly et de Mareuil voient dans cette résolution de tyrannie. Membre au titre musulman : M. de Nobelly. prêter le serment prescrit par la loi. mais sous leur responsabilité. obligé de refuser sa sanction à toute délibération contenant les noms des opinants. décide que les journalistes seront invités à prendre copie des procès-verbaux de ses délibérations et à les Le Préfet fit connaître qu'il ne s'opposait pas à la publipublier. Wallet. Daruty. Chirac. qu'il se verra. Sierzputowski. de Gourgas. conseillers. M. jure obéissance à la Constitution Le 21 août 1867. adjoints. Wallet. Content et d'autres conseillers fectorale. Grémilly pour Stora. à son grand regret. Frédéric Sider. Daruty. cation officieuse dans les journaux. Dans la séance du 4 octobre 1867. adjoints pour Stora. de Membre au titre israélite : Bouyn . avant leur installation. Gregh.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 61 M. de Gourgas. de Boisson et Teissier. Fraisse pour Saint-Antoine. Nielli. ne pouvant admettre le Maire de demander au Préfet l'article prie. installation du Conseil munipar le Sous-Préfet cipal élu les 26 mai et 2 juin précédents. un acte décision. Giraud-Billioud pour-Damrémont. considérant qu'il est nécessaire que les populations soient exactement tenues au courant des discussions du Conseil qu'elles ont élu. Grémilly. Membres au titre étranger : MM. debout et la main droite et fidélité à l'Empereur. » c'est-à-dire : « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur. Gregh. Nielli. Grémilly. L'arrêté préfectoral du 5 avril 1864. levée. adjoints des annexes. Primard. Saint-Antoine et Valée. sur lequel il se base. maire. Alexandre maire . une pareille Le Conseil. Allaman.

Après le serment Robert Calendini. maire. à l'unanimité. Considérant qu'aux Conseils municipaux seuls doit appartenir le droit d'établir le budget des souverainement communes. M. Gay. tenant ce mandat du suffrage universel. je viens déposer entre vos mains ma démission de maire. Teissère. Dans sa réunion du 20 mai de la même année. le Conseil émet le voeu que les communes soient émansauf les cas d'emprunts . Messieurs. 17. 23 et 24 avril. Obtiennent : MM. M. Grémilly. En conséquence. de Mareuil. Séance du 11 juin 1870.949 fr. ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Séance du 10 juillet 1870. Le 9 mai 1870. mais je reste parmi vous comme conseiller municipal. Félix Daruty. Jules Nielli. cipées de la tutelle administrative. Lucien Teissère. à laquelle il offre le concours de son entier dévouement. qui fait don à la commune du montant des honoraires communaux qui lui sont dus pour divers travaux exécutés sous sa direction. les six conseillers élus les 16. prend provisoirement des affaires jusqu'à ce qu'il qui décide de conserver l'administration ait été statué autrement. à la suite de démisJules Riondel. Teissère est élu et . Séance du 5 septembre 1870. Charles Pozzo di Borgo prête le serment d'usage en qualité d'adjoint spécial au poste de Stora. Une adresse d'adhésion à la République est Elle est ainsi conçue : envoyée au Gouvernement provisoire. salue de ses acclamations l'avènement heureux de la République. habituel. soit 4. en outre. 3 voix. Castel-Dugenet la présidence du Conseil. présentée par le Maire. dont le pouvoir a cessé d'exister. de vous convoquer extraordinairement pour aviser aux exigences de la situation. vu la démission de M. à l'occasion de l'attentat auquel le souverain vient d'échapper. le Maire installe. nation de son président au scrutin secret. en congé. M. 7 voix. Le Conseil remercie M. Antoine Bruno.Wallet.Wallet. le Conseil refuse de discuter une adresse de félicitations au Chef de l'Etat. M. 90. l'assemblée procède à la nomiPuis. ouvre la séance et s'exprime en ces termes : En présence du changement de Gouvernement qui vient d'avoir lieu. avec l'autorisation du Sous-Préfet. Nommé par l'Empereur.62 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le 9 décembre 1869. savoir : MM. Le Conseil. j'ai cru de mon devoir. émet. Daruty est nommé 2e adjoint. pour remplir l'intérim de M. sions. le voeu que le mandat des conseillers soit municipaux limité à trois ans et que les maires soient nommés par le suffrage universel. M.

mais les fonctions qu'il a il avec celles de conseiller municipal. Wallet combien il regrette d'être privé de son concours et de militaires son expérience en ce moment. Castel-Dugenet. Le Commissaire de police. offre de son côté son entier dévouement pour tout ce qui peut avoir trait à ses fonctions. il croit devoir reprendre sa démispouvoirs sion et rentrer dans ses fonctions de maire.Hauet. M. M. qui confirme provisoirement des autorités actuelles. le nouveau Conseil municipal pour procéder à l'élection du maire et des adjoints. Giraud-Billioud Daruty.Riondel. ces deux derniers pris en dehors du Conseil. de Saint-Antoine. prend membre du Conseil et commandant la Milice. Riondel. Degand. acceptées étant incompatibles y a lieu de le considérer comme démissionnaire. ben Zrouda. démissionnaire Alexandre 2e adjoint. M.Réguis. maire. adjoint de Valée. 1eradjoint. s'il venait à être troublé. Giraud-Bil- . adjoint M. Tournier. au titre français. Riondel. promet son concours le plus zélé pour maintenir le bon ordre. MM. Lucien Teissère. El-Hadj musulman. au titre Mohamed Grima. de Chabannes. Le surlendemain. Wallet fait connaître au Conseil les qu'en présence de la dépêche du 6. Nahon. Bonnot. Sierzputowski. de Mareuil. Il est ainsi composé : Fortuné Réguis. d'adjoints Fraisse. MM. Teissère. Séance du 27 septembre 1870. Valée. François Nielli. M. Wallet. Giraudadjoint de Damrémont. maire. au titre israélite. au titre étranger. Paulo. Résultats Fraisse. par laquelle ce conseiller annonce de M. adjoint de Stora. Sider. Billioud. adjoints Damrémont. du scrutin : M. qu'il a repris du service pendant la durée de la guerre et qu'il ne pourra plus assister aux réunions du Conseil. Grémilly. Calendini et Content. M. Wallet dit au Conseil qu'il vient d'être invité par le Préfet à le réunir extraordinairement du pour procéder à l'élection maire et des adjoints. élu se réunit Le 7 novembre 1870. Alexandre Ricoux. Puis l'assemblée décide que les conseillers municipaux de la ville se réuniront jusqu'à nouvel ordre tous les jours à deux heures. Giraud-Billioud.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 63 Le Conseil confirme dans leurs fonctions place au fauteuil. et Degand. M. TourMM. Suire. appelé. Fraisse. qui devront être pris dans le sein du Conseil. Cauzon.Teissère. nîer. Le Maire donne lecture d'une lettre datée de la veille. M. adjoints pour Stora. Le 12. 7 septembre. MM. de la ville. est des fonctions de maire. M. Saint-Antoine. Cette assemblée exprime à M. lioud. Ricoux. M.M. Résultats du scrutin : maire.

64 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE MM. Bonnot et Cauzon sont nommés. ben El-Nyar. 1er adjoint. Degand et Valée et de Saint-Antoine. Grimaud. Valée. Primard. : A. considérant que les étrangers sont exclus des Conseils généraux. le Conseil à venir reprendre sa place de conseiller. Alexandre Content. faute de quoi il sera l'invite considéré comme démissionnaire. adjoints Louis Faure. adjoints de en remplacement de MM. Attard et Fraisse et du décès de Schembri. M. français. mand. à Saint-Antoine. Etienne Riondel. Bien que M. conseillers MM. Bonnot. Giraud-Billioud. membres. Nielli. Damrémont. considérant qu'en présence du court espace de de temps qui doit s'écouler d'ici aux élections générales. Damrémont. Sierzputowski. Mahmoud . pour terminer et qui doit être supprimée. Fraisse. Théophile Réguis. Alexandre maire. adjoints de Valée. il est inoples électeurs. Il est ainsi composé : procéder à l'élection Le Giraud-Billioud. MM. Sierzputowski. Ricoux. Hauet. Attard. Calendini. Bessières. un arrêté portun de convoquer nommant une Commission municipale. Mourre. Rouden. Saint-Antoine. Durrieu. Riondel. Fraisse. Suire. la suite de la démission de MM. Calendini. municipal. Fraisse. Degand. adjoint. Teissère. le Conseil. Teissère abandonne ses appointements de Sous-Préfet au profit de la Défense Nationale. AlleMourre. Le Préfet. étrangers. le 23 novembre 1870. président. qui fut installée le 30 par le Sous-Préfet MM. conseiller a Séance du 3 février 1871. MM. choisis en dehors du Conseil. M. Louis Content. Teissère. le 23 novembre. Piquepé. le Conseil est réduit à neuf membres sur dix-huit. Ahmed ben Saîd. Primard. Salichon. un congé de dix jours dont il est chargé la liquidation de la Sous-Préfecture. Daruty. Roussel. 2e adjoint. Content. Sont élus : Schembri. prend. Le 13 du même mois. demandé au Conseil. Salichon. soixante-dix-sept jours se par intérim sont écoulés depuis. le 27 février 1871. Daruty. Fraisse. pour du maire et des adjoints. musulman. le 26 juin 1871. Ricoux. Réguis. prochaines Conseil nouvellement élu se réunit. M. proteste contre leur admission dans les Conseils municipaux et prie le Sous-Préfet de demander au soit appliquée aux Commissaire extraordinaire que cette mesure élections. Riondel.

sous la présidence de M. Salichon. Cauzon. le Conseil. Voeu du 11 novembre 1874. le Ministre ayant approuvé les présentations faites par la municipalité. Alexandre Ricoux. Génin. Mourre. à titre de voeu. Giraud-Billioud. le Conseil nouvellement élu se réunit le 21. de MM. qu'il vient installer le même jour. de voter d'urgence municipaux le 6 décembre 1871. Faure. composée : MM. Cerrutti. et de la démisPellet. Pégat. lé Gouverneur prononce la suspension pour un an de l'ancien Conseil. A la suite de la démission. 2e adjoint : M. réduit à six de M. d'une grande partie du Conseil . towski. Bagur. Par décision du 9 mai suivant. Salichon. Ali ben Belkassem. Séance du 8 avril 1874. Schembri. de Valée et de Damrémont. la faveur d'élire. Sierzputowski. un membres sur dix-huit. Barbaroux. au scrutin inet Saint-Antoine Valée. le Conseil émet le voeu qu'à l'instar de certaines des villages il soit accordé aux habitants du département. Le 9 décembre. préfet. Hauet. la suspension du Conseil et nommant une Comprononçant mission municipale. Faure. considérant. que le budget de 1872. prend. Guide. Suire. ce qui avait motivé la démission arrêté Carrey. nommé à ces fonctions par décret. Lhote. Desclozeaux. Debono. Alexandre Ricoux .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 65 à la dépêche du Sous-Préfet Conformément du 20 novembre 1871. Elle est ainsi maire. l'autorité décide qu'aucune affaire ne sera traitée avant cette désignation. localités 10 Maire Le Préfet demandant aux Conseils . par Je Maréchal de Mac-Mahon. SierzpuLaplanche. Fraisse. le Conseil se trouvant sion antérieure M. pour procéder à l'élection. Damrémont leur représentant au Conseil municipal. Génin.Bonnot. Bonnot. signé à Versailles le 16 mars 1874. du maire et des adjoints. Réguis. en date du 7. et Damrémont: MM. Schembri. 1er adjoint : M. adjoint. Colombini. adjoints de Valée. En voici la liste : : M. conseillers étrangers et musulman : MM. Saint-Antoine conseillers français : MM. s'est réservé le droit de nommer les maires et les adjoints. Mourre. Réguis . le nouveau Conseil se trouve installé sans modide l'Intérieur fications. Ali ben Belkassem. adjoint Mourre. Robe. Catherineau. Wallet. adjoint de Saint-Antoine. le 8 avril. Considérant que les intérêts des annexes ne sauraient être mieux représentés que par un des habitants de la localité même. dividuel. Bouchy. Giraud-Billioud.

Chalon.Giraud-Billioud. du 4 janvier 1875. l'écoulement toutes les fois séjournent plusieurs jours dans la plaine du Zéramna. Schelbaum. d'un terrain dépendant du domaine du Génie .Génin. Bouchy. d'une gendarmerie et d'une prison . Salichon. des inondations . Catherineau. Sierputowsk'i. Lemaire. adjoints Valée. 12° Transport par tous les bateaux à vapeur des dépêches entre la et la Colonie et vice-versa Métropole . faute d'issues. Lhote. 6° Construction d'un tribunal de première instance. le Président de la République nomme au maire : MM. 3° Création de centres agricoles entre Philippeville et Gollo. maire. à Saint-Antoine. retirant leurs fonctions aux maires et des Conseils municipaux. que surviennent 9° Création d'un tribunal de commerce. 7° Responsabilité collective des tribus en matière de vol. Suire. Ali ben Fraisse. Noël. 1° Achèvement du port et son classement comme port militaire . 11° Création de lignes ferrées entre Constantine. Etienne Degand. M. pour. Ahmed ben Saïd. Pellet. Wallet. au chef-lieu. Wallet .€6 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Séance conférés MM. Carrey. Mourre. Séance du 24 mars 1875. Phiet Filfila. M.Schembri. En vertu des pouvoirs qui lui sont maire. 1er adjoint. Lhote. 8° Exécution du chemin de fer d'un certain par la Compagnie nombre d'aqueducs des eaux qui. 13° Concession à la commune. Masson. Faure. La nouvelle loi municipale nommés en dehors adjoints du 8 mai 1875. Jippeville 4° Rétablissement du magasin des tabacs . 10° Agrandissement du périmètre de la ville par la suppression des fortifications ou le reculement des remparts . Sétif et Batna . Vallet. 14° Concession pour Par l'installation décret à la commune d'une maison contigue au collège de son musée. 5° Mouillage dans la rade de Philippeville de l'escadre de la Méditerranée.Voeux lors de son passage : à présenter au Gouverneur général'. à à Damrémont. installe le nouveau Conseil : par le Préfet. pour l'agrandissement de son marché couvert. 2° Débarquement et embarquement des troupes ici ou à Stora . . Belkassem. adjoint indigène.

Schmitt. Ali ben Belkassem. nommée par décret présidentiel Giraudmaire. absents : MM. Giraud-Billioud. assistés d'un nombre égal des plus imposés. municipal. Chalon. Séance du 12 avril 1879. Billioud. Lhote.Vinel. Collenot. Gardetto. Les membres du Conseil. Pina.Alexandre Ricoux accepte de les remplir provisoirement. Alexandre Giraud-Billioud. Jean-Baptiste Merle. Lyanna. Taboni. Davet. Chalon. 1er adjoint. . Ricoux. M. Réguis. Merle. adjoints de Damrémont. conseillers Pina. l'érection projetée est rejetée. à M. le Sous-Préfet suite des élections des 9 et 16 janvier. Lhote ayant résigné ses fonctions de maire. Lesueur. Vellard.. Pellet. Estienne. la majorité de 12 voix contre 11. a l'honneur de vous exprile premier président. Rambert. Jules Nielli. . adjoint à Saint-Antoine. municipaux les plus Frédéric Sider. Brochini. 1er adjoint. Daniel. imposés. Le Sous-Préfet installe le Conseil nouvellement composé : MM. se réunissent pour donner leur avis sur le projet d'érection du village Valée en commune de plein exercice. Constant Vinel. de reconnaissance et d'admiration mer les vifs sentiments pour la mémoire de l'illustre défunt et de notre sincère sympathie pour vous. Alexandre Ricoux. 1er adjoint. Thiers Saintla dé- 1878. Séance du 1er février 1878. Catherineau. Schneider. savoir : MM. en son absence. Genoux. M. 2e adjoint. Lyanna. savoir : MM. Amédée Nielli. Etaient Taboni. Lhote. Ali ben Belconseillers au titre étranger. conseillers français . Estienne. Merle. Genoux.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 67 remet. Catherineau. Antoine. Le 6 avril suivant. Valée. ses pouvoirs entre les mains de M. Nielli. adjoint à Valée. installe le Conseil nommé à la Le 23 janvier 1881. les plus imposés. le Sous-Préfet du 12 mars : MM. Legris. Vellard. Schneider. Giraudmaire. Kraft. Nielli père. Alexandre Ricoux. Billioud. le Sous-Préfet installe le maire et les adjoints nommés par décret présidentieldn6 février 1877. Schiaffino. adjoint à Damrémont. Etaient présents : MM. le 25 août 1876. de Marqué. maire. conseillers . installe la nouvelle municipalité. Thiers. Henri Teissier. Le 4 septembre : pêche suivante Le Conseil élu et ainsi Collenot. 2e adjoint. le Conseil adresse à Madame à l'occasion de la mort de notre grand patriote M. 2eadjoint.Vellard. Vinel. Paysant. fondateur de notre 3e République. kassem. A Ferdinand Pujol. Genoux. Aquadro père. Le 5 mars 1877. Herrouet. Degand. président. Legris. et. Vellard. Comte Landon de Longeville. Alphonse. Collenot.

Amédée Nielli. Julien Sardon. Kayser. Ali ben Belkassem. Dans sa séance du 19 mai 1881. 5° Création d'une gare à Damrémont. Un crédit de 6. Vellard. par les agents Séance. Vellard. adjoints de Valée. 6° Suppression des remparts Sud et Ouest. français . ayant été mis à la disposition de la Commission désignée par le Conseil pour étudier aux travaux les questions se rattachant et d'embellissement publics de la ville. 9° Concession des terrains conquis sur la mer. Pina. avoisinant des moutons . le Conseil donne un avis favorable du hameau de Bou-Fernana au rattachement (Bissy) à la commune. avec rampes sur arcades. qui devrait à plusieurs mètres en avant. étrangers . Degand. Gaston. Paysant. la rue de Carexportés. conseillers Rambert. du 13 mars 1882. Paysant. Le 16 avril. Portelli. 10° Concession thage. 5° Travaux de voirie dans les hauts quartiers Ouest . 2° Achèvement du théâtre bâtiment pour l'administration être reportée dans le genre d'un foyer. du boulevard de la République à Alger . 4° Ouverture de la rue de Carthage. Degand. adjoint. 1882. elle arrête ainsi la liste du ces travaux : 1° Agrandissement de la place de Marqué.68 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Sardon. des terrains militaires communaux. le 24 février à l'arrêté de concession des sources en faveur soient gé- 1° Modifications 2° Dotation du Filfila . 11° Visite. il installe le maire et les adjoints nommés par décrets des 24 février et 1er avril : MM. Saint-Antoine. 4° Augmentation de l'effectif de la garnison . ou leur report . à la condition que les 733 hectares de terres et forêts domaniales à rattacher du territoire Séance du 23 février néral. 3° Clôture du cimetière par un mur .000 fr. Taboni. Voeux à présenter au Gouverneur : lors de son passage. 1er maire. . d'un par la construction et de galeries extérieures . Rambert. concédés à la ville. 3° Concession de terrains dans le quartier Est. Chalon. de l'hôpital civil . des communaux 8° Déclassement . conseillers Sultana. 2e adjoint. de la Méditerranée 6° Séjour de l'escadre dans le port 7° Suppression des servitudes militaires . Paul Catherineau. Jean-Baptiste Nielli. Monnier. Damrémont.

Réguis. 1er A la suite de la démission de M. 20° Agrandissement ou changement de l'abattoir. 2e adjoint. 2e adjoint. Rambert. Réguis. Blanchet. Lesueur. M. ron. 15° Construction de bouches d'égouts et de caniveaux . de la municipalité. Calenrémont. Lhote. conseillers français . maire. Le Conseil se trouve Joseph Pina. 16° Construction d'un bassin réservoir de 20. du Conseil élu les du maire et des adjoints 4 et 11 mai. maire. Dans sa séance du 3 juillet à cette suivant. Jules Nielli. cubes militaire . maire. GasAmédée Prax. dini.000 mètres d'eau au Skikda . Rossi. Paul Catherineau. Comte Landon. le Dr Ricoux. Ali ben Belkassem. Robert Calendini. Allemand. Tuduri. Gauthier.Marius. 18 mai 1884. Massonipère. conseillers étrangers . Delsol. Degand. Pina. 1er adjoint. Moreau. . Taboni. Il est procédé à la nomination et le Conseil se trouve ainsi composé : MM. Mayeuxgan. Saint-Antoine. Sultana. 11° Aménagement du théâtre romain et création d'un square avoisinant. 10° Achèvement des constructions du collège. adjoints de Valée. Commission de Boisson. Rivière. 8° et 9° Construction d'une école de garçons et d'une école de filles . les nouveaux conseillers élus sont installés par le Maire le 28 mai. Dr Ricoux. . Couderc. Haugade. 12° Construction d'une justice de paix . Le Giton. DamGenoux. Gaston. 1er adjoint. Saint-Antoine. Rebière. adjoints de Valée. Installation par M. Dr René Ricoux. Portelli. Delay.Lecorgne. Genoux. Léon Pignon. Réguis. puis il est procédé à la nomination ainsi constitué : MM.Lalliermonet.VéDoual. 13° Travaux de voirie et construction d'égouts au faubourg 14° Couverture de l'égout collecteur dans la plaine . Damrémont. Chalon. Jules Nielli.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 69 7° Création d'un square sur la place de la Halle aux Grains . 18° Création d'une promenade publique sous l'hôpital 19° Aménagement de la place de l'Eglise . Gauthier. Bourgeois. A la suite des élections partielles des 14 et 21 mai 1882. le Conseil adjoint six habitants pris en dehors de cette assemblée : MM. Rambert. Calendini. Vellard. 17° Aménagement des citernes romaines sous le théâtre .

Installation de la municipalité : MM. maire et ancien conseiller Le 14 juillet 1887. Jules Nielli. M. Clayette. Laurent Massoni. Dr Kayser. Joseph Pina. cet homme de bien fut placé deux fois à la tête des affaires municipales. DamSaad. assemblée Didier. Le 27 du même mois. 2e adjoint. Marius Alphonse Bonnot. Pina est élu adjoint. Laurent 1er adjoint. 6 et 13 mai: MM. ne l'oublièrent fut appelé à élire pas et lorsque le suffrage universel les conseillers il fut choisi pour représenter Philippeville généraux. Bertin. Dr Ricoux. Bianco. Julien Catherineau. Bourgeois. Mazières. du Conseil élu les Le 20 mai 1888. M. toujours jeune. toujours convaincu. Pina. Penqui ne siégea jamais. d'amitié. Hippolyte Robert. Sault. Frédéric Henri Chiarelli. Pierson. 1er adjoint 2e adjoint. à l'établissement du suffrage universel. Paoli. Genoux. M. François de Valée. Lecorgne. Guide. Saint-Antoine. Magnière. Raymond. Ali ben Belkassem. de Valée. sont nommés adjoints MM. Demay. il est procédé à l'installation 1er adjoint. Gaston. élu par ses concitoyens au Conseil municipal. Hontebeyrie.Véron-Bellecourt. apsa valeur et son influence. Ranoux. Henri Les députés de l'époque. Guyard. Aquadro. L'un des plus anciens habitants de notre cité. Gauthier. Justin Auméran. M. Merle. est nommé chevalier de la Légion d'honneur. Théophile Réguis meurt le 7 juin 1892. Guide. des conseillers élus le 1er mai Séance du 15 mai 1892. Théophile Réguis ne fut pas le dernier à protester au nom de la loi violée et il donna avec éclat sa démission de conseiller Au plébiscite de 1870. Villeneuve. de Valicourt. rémont. Pedemonte. Mayeux-Doual. le 23. Gauthier. Robert. il était à la tête du municipal. et. maire. Rivière. en 1848. Dr René Ricoux. Réguis. Brahim ben Louis Fenech. au sein d'une dant l'époque alors maire. Lalliermonet. Emile Barrault. maire. Germaix. Demay. Auvergne. Sicre. Eugène et nomination M. Haugade. Vellard. donna toute la mesure de sa force d'esprit et de caractère . le Dr Ricoux. Saingery. Lafon. du coup d'Etat Quand l'annonce préciant de 1851 parvint en Algérie. il fut.Thiriet père. adjoints rémont . Saint-Antoine. Simple autant que bon. Le 19. départementale de l'insurrection troublée de 1871-1872. Moyne. Merle. Lalliermonet. Pertus. Gaston. DamAmédée Prax. 2e adjoint. Ferdinand Barrot faisaient avec lui commerce . Benoît Lalliermonet. Pierre Germain.70 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE est élu maire le 13 décembre 1884. Ses concitoyens parti républicain.Vincent Alfred Pierre Lachaussée. général. Alexandre Feuille.

le Conseil émet le voeu que l'administration relarestrictions supérieure applique avec la plus grande rigueur les et que la loi soit modifiée dans ce sens que tives à la naturalisation la langue française soit exigée comme condition de la naturalisation. à grands traits. pendant deux années. Boisadan. Il rentra dans la vie privée sans protestations. Saint-Antoine Pierre Paoli. Mayeux-Doual. il resta à la tête de la municipalité. l'époux modèle et l'ami sûr et dévoué. prendra le nom de Square Sadi-Carnot. le Conseil adresse la dépêche : Président du Conseil des Ministres suivante à M. Telle fut. sans regrets. le chef bienveillant. Louis Godard. Bresson. Clayette. En 1882. s'associe aux sentiments de douloureuse réprobation que ressent la France toute entière. Gustave MauRivière. il céda à un nouvel appel fait à son patriotisme et. Laugier. La administrateur comme il avait été homme d'action. Marius Robert. Gaultier de Claubry. Jules Nielli. Les honneurs qui avaient été le chercher. Carnot. Pottier. Régibaud. Jules Chabassière. rémont.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 71 il avait déjà atteint sa soixantième année. ayant pour lui la conscience d'avoir été à la hauteur de sa tâche. de Bouyn. Bourdages. que le square principal de la ville. il resta toujours l'humble commerçant accessible à tous. à l'unanimité. le Conseil réuni en séance publique. Le 25 juin 1894. âge du repos ou de l'indifférence pour tant d'autres. cette existence bien remplie. maire. Pedemonte. Installation août : MM. Léon Auméran. il fut brisé par les hommes de l'ordre moral. DrKayser. Dr Ricoux. Le 3 septembre 1895. consacrée toute entière à la France et à la République. Pertus. qu'il n'avait pas sollicités. prudent confiance et l'amour de ses concitoyens lui eussent longtemps encore conservé son mandat. Vidot. n'ont jamais troublé la sérénité de son esprit. Installation . 1er adjoint. Ali Bouaoukel. exprime insiste auprès du son attachement inébranlable aux institutions républicaines. Paul Rossi. adjoints de Dam2e adjoint. Valée. aussitôt que la nouvelle lui est parvenue de l'attentat dirigé contre M. dit Square de l'Eglise. FoAlfred Thiriet. rin. du Conseil élu les 12 et 19 Séance du 26 août 1894. . Les années de calme suivirent et jusqu'en 1874 il resta à la mairie. Portet. président de la République. du Conseil élu les 3 et 10 mai : Séance du 17 mai 1896. Edouard Blain. Gouvernement pour qu'il prenne les mesures les plus énergiques contre les tenta 1 tives criminelles qui menacent la Société et décide. Blondeau. Lafon. rest. Benquet.

Rivière. Benquet. Rambert. Rambert. Le 20 mai 1900. sous-intendant militaire. Alfred de Valée. Bonnet. Saint-Ernest. 15 mai 1839 au 3 juin 1839. Paret. Chiarelli. Nullet. SaintThiriet. profondément émues par la nouvelle de la mort de M. Hugon. Fauritte. Alphonse 2e adjoint. Bonnet. DrAugier.Trempert. 1er adjoint. Paul Il décide élu Président l'assurer de et 13 mai de son Jules Sider.Victor Baude. Chabassière. Crote. Joseph Pina. Alfred Thiriet. Blain. Pottier. Renesson. ensuite d'adresser à M. adressée par le Maire au Président du Conseil : La municipalité et la population. Grias. Trempert. Rossi. LAPIQUE. Casasnovas. . Saint-Ernest. Saint-Antoine Damrémont. Bonnot. Jules ChaAntoine. Bresson.72 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE MM. 1er adjoint. Saint-Ernest. Marmin. Paul Rossi. MayeuxGrias. Dans sa séance du 28 février 1899. adjoint de lre classe à l'Intendance militaire. Fauritte. installation du Conseil élu les 6 Dr Ricoux. Dagas. Lucien Sider. : MM. . Moser. maire. maire . Dr Ricoux.Waton. 1er adjoint . délégués au faubourg et au Beni-Mélek . 23 décembre 1838au 9 janvier 1839. Bruno Guide. Pina. BATSALLE. Antoine Crespin. Guitton. 2e adjoint. LOUIS-HENRI. Casasnovas. Watton. Ali Bouaoukel. Hugon. 2e adjoint. Degand. Lucien Pottier. Beaufils. Octave Passerieu. Bresson. les municipales Officiers : lieutenant-colonel du 61ede Ligne. adjoints de Valée. Rivière. vous expriment leurs sentiments les plus attristés et vous prient de vouloir bien les transmettre à Madame Faure. Jean Xicluna. Jules Grosso. Marius Robert. commandant la Place. Bourrasset. adjoints Sauveur Pinelli. Doual. Moser. maire. Duplessy. A la suite des élections des 4 et 11 septembre 1898. Crote. Louis Vivarié. Damrémont. Jette. Rambert. Casasnovas. Forest. Duplessy. DAVID-JOSEPH. 9 janvier 1839 au 15 mai 1839. Charles Renesson. Saint-Antoine de Valée. le Conseil se trouve ainsi composé : MM. Bonnot. Guitton. GUSTAVE. Léon Auméran. Emile Loubet. Guide. Paul Rossi. . s'associent au deuil qui frappe la France. Cottard. les félicitations du Conseil et de attachement aux institutions républicaines. Jules Grosso. Bourrasset. Joffre. LEFEBVRE. adjoints Cottard. Vellard. Blain. Bernard Dupuy. Ali Bouaoukel. la République. Ali Bouaoukel. Ad. bassière. Les fonctions ont d'abord été remplies par MM. Bruno Guide. le Conseil approuve les termes de la dépêche suivante. Damrémont. le Président de la République Faure. Legros. Edouard Blain.

né à Philippeville (Constantine). né à Philippeville (Constantine). docteur maire actuel. négociant. RICOUX. FERDINAND-MARIE. 13 décembre né à Paris (SeJ. 28 mai VELLARD. THÉOPHILE. LUCIEN. négociant.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 73 CODRON. né à Marseille né à Paris (B. capitaine au 3 décembre 1871. ancien 1857 au 12 septembre 1870. novembre 1870. RICOUX. (Constantine). du 2 juin 1840 EMMANUEL-XAVIER-MARIE-ANTOINE. docteur au 16 mai SIDER. RICOUX. ADOLPHE-ALEXANDRE. RENÉ. officier. 15 mai 1892 en médecine. ancien 1874 au 25 août 1876. civil : ancien maire de Bône. de lrc classe à l'Intendance militaire. (Marne). RÉGUIS. courtier RICOUX. 1878. au 7 1870 en retraite. RIONDEL. (Marne).-du-R. 20 mai 1888 au FERDINAND-MARIE. 1882 au 18 mai 18 mai 1884 au CALENDINI. RÉGUIS. . TEISSÈRE. adjoint 2 juin 1840.). au 23 janvier 1881.-du-R. JULES. avocat-défenseur.-du-R. VELLARD. né à Domprot (P. né à Philippeville (Constantine). 1896. né à Saint-Martin 7 novembre né à Marseille (B. LUCIEN. docteur en médecine. propriétaire. jusqu'au Liste des Maires de la commune de Philippeville PESCHART. FENECH. ALEXANDRE. LHOTE. 1884 au 20 mai 1888. au 28 mai 1882. avocat-défenseur. 3 juin 1839 au Puis par un commissaire M. ALPHONSE.). 24 juillet 1870 8 WALLET. né à Châlons maritime. RENÉ. négociant. né à Aubagne 12 septembre (Isère).-de-C). THÉOPHILE. avocat-avoué. né à Bapaume 6 février (P.). RENÉ. 3 décembre 1871 au 16 16 mars WALLET. officier. né à Bapaume (B. mai 1900. 5 décembre 1884. en médecine.ne). 1877 au 1er février 12 mars 24 février 1878 1881 ALEXANDRE. mars 1874. avocat-défenseur. 1843 au 2 mai 1857. 1884. né à Bougie (Constantine). ALEXANDRE. (Seine). mars BARON D'AMBLY. ROBERT.-de-C). né à Mostaganem né à Philippeville (Oran). 17 mai 1896 au 15 16 mai 1900. architecte. 1er mai 1892. 8 mars 1843. ADOLPHE-ALEXANDRE.

.

opticien. 30 le places. à l'angle des rues Valée et 61e. Doucet. En 1847. Douze bains : 16 fr. route de Stora. tient aussi un assortiment de lunettes en argent. rue Nemours. huîtres fraîches. Départ tous les deux jours. à M. imprimeur. 3 : bon vin clair de table à Ofr. Annonce : Restaurant situé sur la route de Philippeville à Stora. A. A cet Philippeville 1846. Doucet est imprimeur et M. l'enseigne : Aux Antiquités Numéro du 15 juillet 1847. Dans son dernier Philippeville numéro. maison du serrurier. propriétaire. rue Royale. le Courrier s'exprime ainsi : de . époque. avant le second pont. 50. Le Proust des Ageux est imprimeur priétaire-gérant.En M. par tierçons de 100 à 105 litres. il était non politique. était propriétaire-gérant. M. Le Proust des Ageux. etc. celui du 5 août 1848. 50. propriétaireet progérant. Numéro du 25 avril 1848. Prix de la place : 15 fr. coquillages. rues du Cirque et de Conscruchon. Le sieur Sének. Pâtisserie faite sur le lieu même. de longues-vues. Annonces : Chez M.VI JOURNAUX. au café chantant dit Brasserie Lyonnaise. Prix du bain : 1 fr. Numéro du 5 décembre 1846. garantis très bonne réussite. 35. verres de lunettes. Matouillot et Lapie. il a été fondé en 1845. Annonce : Portraits au daguerréotype. — à Constantine en un jour dans une calèche à 6 Service régulier de Philippeville — Bière à 0 fr. — Bains d'eau douce. Jayet. tantine. Un bateau est mis à la disposition des consommateurs. Numéro du 15 décembre 1847. M. tenu par un cuisinier. Six bains : 8 fr. au bord de la mer. 35 le litre. Annonce : Ouverture du restaurant du Château-Vert. négociant. ANNONCES Le premier journal qui a paru dans notre ville est Le Courrier de . Romaines. Ellul.

Est-ce par la politique que vous faites. d'un organe s'attachant à étendre. dans le délai de quinze jours à partir de la promulgation du présent arrêté. C'est la continuation du Courrier de Philippeville. il y a deux ans. Riez donc . nous de Philippeville la possibil'attendons encore ? On ne supposait pas au Courrier lité de gêner le Gouvernement par sa politique. la presse algérienne était restreinte. son propriétaire était M. Ce journal fut publié d'abord en 1845 comme feuille d'annonces non politique. il meurt sous la République. Le premier numéro contient cet avis : AU PUBLIC Un journal manquait à Philippeville . après l'avoir mûrie. car le cautionnement qu'on nous demande est de 250 fr. Le Proust des Ageux. Constantine ont leurs journaux. à obtenir. un journal qui n'existait que de nom et que l'on ne voyait pas . ces précieuses conquêtes. Etrange contraste ! N'ayant pas d'actionnaires pour nous aider. nous vous annonçons notre mort. de rente. Malingre sous la royauté. le Courrier meurt en la gagnant. Nous avons ressuscité. les fondateurs du Saf-Saf viennent de la réaliser.. entravée. fournir le cautionnement prescrit par l'article 1er de la loi du 14 décembre 1830. de Philippeville Brutus est mort en perdant la liberté. quant à nous. sous la République. la prompte satisfaction d'impérieux besoins . Sous la monarchie. Le premier numéro du journal Le Saf-Saf-parait le 20 janvier 1849. esclave. nous disait-on . moyennant le cautionnement. contient un arrêté du Gouverneur général de l'Algérie. mais dans une sage mesure. » Le monarque déchu avait promulgué cette loi quatre mois et demi après son avènement au pouvoir . la République a attendu cinq mois. dont le premier article est ainsi conçu : « Les gérants des journaux et écrits périodiques qui se publient actuellement en Algérie devront. imprimeur. Notre ville devait rentrer en possession du sien .76 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE du 30 juillet. Il fut transformé en journal politique en janvier 1849. à amener par ses efforts persévérants. en date du 29 juillet 1848. Alger. les droits et les intérêts de cette cité naissante réclamaient une tribune qui fût spécialement consacrée à la défense. Cette heureuse pensée.voué sans réserve à la consolidation des conquêtes faites par le progrès . Doter Philippeville d'un organe impartial autant qu'énergique. il y a quelques jours. cette in- . par tous les moyens en son pouvoir. nous cesserons jusqu'à nouvel ordre notre publication actuelle. qui se rétablit sous le nom de Saf-Saf. c'est tout ce que nous avons pu faire. que l'on n'a pas jugé à propos de nous Le Moniteur Algérien envoyer. Oran. elle est libre. au soutien de ces intérêts et de ces droits. par l'inflexible logique. Le brillant avenir que nous lui promettions sous la République est terminé. On riait. Bône. une importante lacune dans la presse algérienne devait être comblée. quand nous disions qu'il serait imposé aux journaux de la province.

Fabrique de chocolats broyés à l'espagnole. tous sont sans ressources. Numéro du 29 septembre 1849. représentant du Peuple. Les souscriptions seront versées au Comité Central. ex-professeur de musique depuis se fixe à Philippeville. Barrault. 14moisàBône. S'adresser à l'Hôtel National. — Avis important. le 2 novembre 1850. 3. du 22 juin 1850. le riche apporteront leur On souscrit chez le citoyen Théophile part à cette oeuvre vraiment patriotique. somme assez importante. Emile Warnier. Annonces : M. Numéro du Saf-Saf du 20 avril 1850 : Avis aux démocrates.285.000 instituteurs viennent d'être révoqués de leurs fonctions . artiste en cheveux. dont il est avantageusement connu.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 77 dispensable unité des lois qui doivent régir tout ensemble et la France et l'Algérie . de fèves ou autres farineux. élève du Conservatoire de Milan. qui ne l'étaient pas. Il donne des à 5 fr. quelque soit ses concurrents. à Paris. La les démocrates doivent République ayant proclamé le principe de la Fraternité. fumiste. rue Nationale. On y constate qu'à cette date parait ici un journal satirique Il cessa de paillustré. Et rien ne leur coûtera pour assurer son entier accomplissement. Numéro du 2 juin 1849. venir en aide à ces victimes de la réaction. sous les arcades. Le Directeur-Gérant : LE PROUST DES AGEUX. Numéro du 5 octobre 1850. Mme . de Rancé. 11. Sereno. Numéro du 23 novembre 1850.567 voix. Les candidats du Saf-Saf aux élections du 20 mai à l'assemblée législative sont : MM. blic. a l'honneur de prévenir les Dames. 7. dite Marguerite de est priée de se présenter pour recevoir une Bourgogne. Sont élus députés de l'Algérie Emile Barrault. illustré. sans aucun mélange de fécules. affranchies. Alexandre. Revelli. ayant habité Philippeville. de parfumerie. Henri Didier. Annonce : Au cacaotier. Henri Didier. où il donnera des leçons de chant et de piano. Numéro du 7 décembre 1850. Vidoine. Annonce : M. élève de Mariton. le cachet. — Plus de 3.325. : MM. Annonce fabricant Numéro : Se recommande au pu- Rue Sétif. S'adresser au bureau du journal. présidé par le citoyen Carnot. 7. L'Autographe. raître. Maison Delay. Numéro du 12 mai 1849. coiffe encore et coiffera toujours. Numéro du 22 février 1851. Le directeur du Saf-Saf rappelle à ses correspondants que les lettres qui lui sont adressées doivent être il vient d'en refuser plusieurs. L'ouvrier. premier coiffeur de Paris. leçons aux perruquiers-coiffeurs . Réguis. presque tous sont pères de famille. qu'il a coiffé. ainsi serésume la tâche éminente que les fondateurs du Saf-Saf se sont proposée.

Boiteau. Martini. la Philharmonique du M. Annonces : du 17 juin maison au 3e étage. jouant est très imposant. tandis que le sous-officier s'éloigne au galop de son cheval.-V. Le 20 novembre 1861. M. de Franceschi. Benoit Feuille prend dès lors la direction des airs funèbres. Brugerre civil. du Zéramnar Son fils aîné. plus que le nom de Franceschi. survenue le 1er juillet son cercueil jusqu'au. Son enterrement. On remarque 1851 et 1852. rue Nationale. du 1er janvier 1854 et pendant Numéro du 13 mai 1854. Cardon. lui succède à la direction . Ainsi et n'ont plus besoin de changer de côté leurs armes. Brugerre Le 9 février 1872. le Zéramna et A. puis. sur glaces. En C. est à la tête du convoi. une de Chassous-officier jolie fille de colon (la colonne) et un fringant A la dernière page. la colonne revient avec les fruits seurs d'Afrique. M. M. Henri Feuille. BerruéE.78 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le 9 octobre supprimé 1852. Plus de miroitage. E. est du 15 décembre 1850. de l'imprimerie de Madame veuve Luth. le Zéramna quatre superbes tenant chacune une page du journal : « La colonne en lithographies marche. M. décorations. qu'il conserve jusqu'à sa mort. de ce journal. Les premiers rédacteurs en chef du Zéramna sont : MM. Luth comme gérant reconnaît est de nouveau propriéEn 1867. un autre Le premier à cheval sur un bâton (il est cavalier comme son père). Pronuméro du Zéramna de Franceschi. 1854. paraît le dernier numéro général. que ce qui est à droite vient à droite. épaulettes MM. vis-à-vis de la Sous-Préfecture. nouvelle. Benoît Feuille se rend acquéreur taire-gérant. est illustré. » Au début. l'administration en remplacement définitivement M. typographique meurt le 1er octobre 1872. 49. A partir sort des presses des une grande partie de cette année. de M. Epreuves directes et positives Photographie c'est-à-dire Le portrait vient redressé. Brugerre prend la direction qu'il conserve jusqu'au du Zéramna 16 janvier 1860. E. par ordre du Gouverneur du journal LeSaf-Saf. elle porte un enfant et en tient. par la main. Imprimerie priétaire-gérant. puis l'imprimerie réunies de Franceschi Imprimeries ne porte Numéro D'Argis. journal. Marques. à partir du 29 mars 1856. rue Galbois. de l'expédition . la colonne se compose de deux personnes. 1898. les militaires Prix : 8 fr. Fenech. Une grande partie de lapopulation accompagna cimetière. de Franceschi.

M. Annonce : Le sieur Gaussinet. De plus. dont le domicile est inconnu à l'administration. Numéro Numéro du 1er octobre 1861. Le sieur de Franceschi.. renfermant un brevet d'invention pour un système de bateau plongeur. Elle porte le nom d'Imprimerie Moderne.. En 1870. Annonce : Allumettes de la fabrique Leydet. pour s'en rendre compte et les traiter en conséquence. n° 67. Ces allumettes. S'adresser aux A vendre ciment romain. Annonce qualité supérieure. il facilite les fonctions digestives et se conserve frais beaucoup plus longtemps que le pain ordinaire. L. sont sans explosion et ont l'immense avantage sur celles de France de conserver toute leur sécheresse. est avisé qu'un pli cacheté à son adresse.. d'une qualité sans égale. et que les personnes ou les familles qui voudront se confier à ses soins. du 22 mars 1859. de voir leur médecin deux. comme rédacteur en chef. : Scipion Moullet. Nota. à Constantine. et caricatures non politiques. Pain fabriqué avec de l'eau de mer. Numéro du 27 septembre 1859. n'étant pas obligées de traverser la mer. prévient le public qu'il reçoit des abonnés à l'année. à des prix très modérés. Jean Sanviti le remplace pendant. rue Impériale. est déposé au premier bureau de la Préfecture. quatre et même six fois par jour et dans la nuit au besoin. A vendre un moulin à vent. les boîtes sont couvertes de diverses caricatures nouvelles et amusantes. : extra-énergique. Numéro du 15 septembre du 15 février 1857. situé près de l'hôpital Numéro 1859. Le pain fabriqué avec de l'eau de mer est très agréable au goût . entrepreneurs du port.. à charge d'en opérer le dépôt légal à la Sous-Préfecture. qui a été délégué ouvrier à l'Exposition Universelle de 1889 et à celle de 1900. L'imprimerie du journal Le Zéramna est dirigée depuis le 13 mars 1885 par M. . maison Picon.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 79 de l'Indéqu'il abandonne pour être mis à la tête de l'Imprimerie en juillet 1902. Annonce de Philippeville. rue Nationale. médecin. Annonce : militaire. Alfred Hontebeyrie. Numéro du 25 juin 1861. imprimeur est autorisé à publier une fois par semaine des dessins lithographe. tout en dépensant moins d'argent que par le traitement par visites. car il a l'habitude de suivre pas à pas les progrès des maladies. auront l'avantage. le Zéramna est le seul journal Numéro du 6 novembre 1872. Annonce : M.

Le Colon. rédacteur en chef : M. à cette date. paraît toujours. ce dernier ouvrier à l'Exposition de 1900. L. le rédacteur en chef est M. Paul Lucchesi. journal satirique illustré. journal illustré. imprimeurs : Frédéric Berjaud. : M. non polideNumidie. qui réapparaît le 11 janvier 1871. rédacteur en chef : Brugerre. propriétaire-gérant Le Messager Algérien. Barbier . en 1876. Le journal Le Zéramna 53 années d'existence. Tarabella. Angéli en prend la direction vembre 1894 au 2 octobre 1900. imprimeur. A. leil. Léon Auméran . Serré. organe des intérêts des élèves en pharmacie.. devant quitter prochainement l'Algérie. Du 11 no1892. Conseil municipal du 16 juin 1900. Depuis cette époque. Universelle a été nommé délégué L'Union . a paru pour la première fois le 14 juillet Républicaine 1892. La Pie. Marius Garnier. un superbe chien-courant chassant plume et poil. en 1878. : Chevalier et Luth. En 1890 : Le Potard. rédacteur en chef : M. Léon Auméran Par délibération et Baptiste Parodi. offre. algérienne. M. M. Finat. recueil littéraire mensuel. L'Observateur. griffon. a paru d'avril à août 1871. il a donc actuellement D'autres Citons : L'Echo journaux sont sortis des imprimeries Philippevilloises. le chasseur de lions. Nous voyons : en 1874. de cette date au 15 janvier 1902. au prix de 200 fr. rédacteur en chef : M. Il est rant-responsable remplacé. novembre 1866. Gérant : A. L'Union a onze années d'existence et elle est imprimée Républicaine du chez MM. En 1891 : Le Cerf-Volant. et rédacteur en chef : M. propriétaire-gérant Denis. Louis Castellotti. par La Citrouille. Auméran. Le 10 novembre et la rédaction. La Tribune Algérienne. typographie. La Mutualité française rédacteur en chef : M. L'Algérie. Le Saf-Saf. Imprimerie Paul Aquadro. revue paraissant tous les mercredis. elle est revenue entre les mains de M. Chéret. Gé: Etienne Nicolas . Chaen 1884. rédacteur en chef : M. Denis aîné.80 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Numéro du 25 janvier 1873. Annonce : M. 17 octobre 1860. tique.

et de deux officiers de santé au choix du sous-intendant. COMMUNAL du 3 décembre 1840 crée une Commission de salubrité permanente. lieutenant au 62e de Ligne. » « En 1841. et souvent la fusillade suit les appels aux armes. un assez gros navire sans pavillon. dans sa chambre même. Le capitaine ne changea pas sa direction directement deux bateaux se joignirent en peu de temps et passèrent si près l'un et qu'une vergue de l'Horde l'autre que leurs mâts se rencontrèrent Le brick-goélette 12 Un arrêté .VII POLICE. Histoire tuelles. Des factionnaires. le 26 au matin. parti le 24 juillet 1847 de Marseille venant aperçut. à la désignation du commissaire civil. Elle est composée d'un officier de santé et d'un fonctionnaire civil. de Nobelly. et les sur lui. route de Stora. le lieutenant Cazin est tué par les indigènes. Raffelings. se répétant jusqu'au matin. PERSONNEL. pour Philippeville. assassiné dans sa guérite. aujourd'hui miracle à trois coups de pistolet tirés à bout portant. rue Amiral et M. assassiné le 18 octobre 1840. des soldats en patrouille sont blessés ou tués dans l'enceinte même de la ville. On trouve. rue de Stora. trois soldats de la garnison sont égorgés en plein jour dans le ravin dit du Pont Romain. le soir. SECURITE.-Charles de 85 tonneaux. L. La pierre tumulaire qui recouvrait sa tombe a été déposée au Musée . est blessé d'un auprès de la Douane. elle contient l'inscription suivante : « M. Un négociant. Cazin. Custo jeune échappe par Courbet. capitaine l'Hortense-Elisabeth. coup de feu à la jambe en rentrant chez lui. Les cris fréprête son quents des sentinelles se font entendre dès que l'obscurité ombre aux rôdeurs de nuit. Ses ossements ont été transportés dans la crypte du monument du Souvenir Français. un gendarme en faction M. Féraud. Le 18 octobre 1840. On vit dans des alertes perpé» de Philippeville.

le Conseil municipal est consulté par M. nombre de chiens que l'on ne peut les parcourir Le 26 septembre 1847. Défense Le 22 avril 1849. Lafont. Le Sous-Directeur par intérim de la police municipale et rurale. Le gros navire hissa' alors le pavillon grec il n'attaqua cependant et se mit en panne.82 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE fut brisée. près du village Saint-Antoine. Une autre sortie nuit du 23 avril. suivant. depuis deux ben Raoui. Par tions données par l'autorité le Maire rappelle. fait une sortie avec sous-préfet. de coucher sur la voie publique. Dans la nuit malfaiteur fort dangeindigène le nommé Saadi ans. a lieu clans la Un indigène est suite des instrucle 24 mai après sept de Saint-Antoine. Le 16 juin 1848. désole nos environs. plus de vingt chiens sont empoisonnés par des boulettes jetées par ordre de la police. Cette contenance du navire grec. colon Mouliette. Démanche. que l'entrée et la sortie de la ville sont interdites . l'une française. pendant longtemps auprès du village Valée de M. de Bétous. Grenier. Défense de laver fait alors remise officielle au Maire DIVERS : 5 juillet 1848. qui s'élèvent l'autre étrangère. L'assemblée qui tiennent approuve l'arrêté suivant : formelleToutes réunions. Cette mesure est reconde ces animaux à ne pas nue nécessaire pour obliger les propriétaires les laisser vaguer la nuit. et de chants Ces rixes sont suivies de provocations dans l'inquiétude toute la population. pour mettre un terme aux rixesentre deux compagnies de portefaix. domestique mort d'un tense-Elisabeth du 12 au 13 février 1848. Dans la nuit du 24 août 1847. reux. pas. attroupements et chants quelconques sont interdits ment à partir de 11 heures du soir. il avait habité et avait assassiné le sieur au dit village. un lion tue cinq vachesdans la propriété de M. la Milice du linge au ravin du Beni-Mélek. commandant la Milice. ARRÊTÉS 18 avril 1848. les fermes isolées sont attaquéesde la Milice Nouvel. qui. Le capitaine Raffeet plulings avait fait monter sur le pont ses six hommes d'équipage causa peut-être sieurs passagers qu'il avait à bord. M. avec le garde-champêtre tué par M. dont depuis quelque temps. dont plusieurs de cette nation exerçaient l'irrésolution alors la piraterie dans la Méditerranée. quelques rues sont occupées par un si grandsans danger.d'Ambly. sur les mesures à prendre maire. supérieure.

En cas d'alerte. tous les indigènes devront rentrer chez eux. le 2 novembre. c'est le second qu'il perd de cette manière. qui errait dans le ravin du Beni-Mélek. chasse. est enlevé. un lion parcourt. diniers. payés par l'Etat. a été suivi d'actes de violence. Le village Valée est un peu turbulent. Le traitement du commissaire de police est fixé à 2. du 13 juin 1851 détermine Un arrêté gouvernemental tion du personnel de la police de notre ville : la composi- .400 fr. Le 18 août 1850. quand le garde Nouvel se présenta et annonça qu'il avait failli être assassiné par les arabes. près le village de Saint-Antoine. plusieurs personnes ont été blessées par les mauvais plaisants. 17. lesquels ne pourront plus circuler dans les rues à partir de neuf heures du soir. Il pour Constantine partiront est défendu aux habitants civils de voyager autrement qu'avec lesconvois. suscite plication assez paisibles. La séance cessa aussitôt et les conseillers s'occupèrent d'organiser une sortie contre les rebelles. de rappel ou de générale battus à quelque heure que ce soit du jour. par une panthère dans la propriété de Mareuil . Le 14 décembre de la même année. Le 29 mai. 21. En janvier 1850. Le 25 mai 1858. Séance du Conseil du 9 juillet 1849. concernant les chiens errants. dont 2. un charivari. appartenant à M. Le Conseil municipal était réuni le 23 mai 1849. Le garde-champêtre a le désordre et quand ce respectable agent de l'autorité réprimer voulu rentrer chez lui. 5. On demande quelques rixes dans nos rues. D'un autre côté.000 fr. Le journal Le Saf-Saf. renouvelé pour la 3e ou la 4e fois aux oreilles d'un colon marié avec une veuve. 9. les rues de Damrémont. du 23 juin 1849.. on reproche à ces individus de prendre les chiens muselés et même au seuil des maisons. 13. il a trouvé sa porte barricadée. 25 et 29 juin. affublés de vêtements a été impuissant à grotesques et de masques.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 83 heures du soir à tous les indigènes. un lion est tué par des jarblessé. sans se laisser détourner la nuit. se plaint de ce que l'apde l'arrêté du Maire. d'ordinaire les chiens en contravention que les individus chargés d'appréhender soient pourvus d'un signe distinctif comme agents de l'autorité. des lions dévorent un homme aux environs de Un chien de la carrière romaine. le Maire informe les habitants que les convois militaires les 1er. par les aboiements furieux des chiens de chasse. Béchu.

Le 13 août 1873. vu le grand nombre de mendiants soit répandus en ville. pendant l'arrêt du train à Saint-Charles. contre la présence des meules dans l'enceinte Le 26 septembre 1859. maire. le 8 février 1865. l'heure : la première. dit à M. proà Saint-Antoine.. Dans la nuit Philippeville. la voiture et Jemmapes." Grenier. Les quences rages. Il n'y eut pas d'accident. un danger permanent dont les conséil est urgent de faire disparaître militaire.84 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 1 interprète.. 1 agent indigène 1858. le 14 novembre somme suffisante. à verser en dix annuités à l'Etat. Un autre traverse la voie du chemin de fer à Damrémont. Le Conseil prie le touchent presque les magasins de faire toutes les démarches nécessaires pour arriver au des meules hors de la ville.Voeu renouvelé le 21 septembre transfert 1859 et le 22 juillet 1865. Les constructions ayant pris un accroissement remarquable. la nuit. un dépôt de mendicité établi à Philippeville. et 1 agent français à Stora. Le 19 décembre 1866. Maire que les meules de fourpeuvent être d'autant plus terribles à poudre. 1866.. 1 fr. 4 agents 1 commissaire. français. 1 fr. la demicalèche à deux chevaux. qui lui présente son Conseil municipal : « Monsieur le Maire. je vous remercie de votre accueil. M.Voijournée : 8 fr. L'Etat n'ayant pas trouvé cette le Conseil proteste à nouveau. Le 19 mai 1879. à Djebel-Halia et près de la ferme Barrot. 50. 1 secrétaire. la ville 2 fr. Merle des Isles. général. 2 inspecteurs. les autres. » . Le Maire rappelle à ses Séance du Conseil du 5 novembre reprises ils ont émis le voeu de voir transcollègues qu'à plusieurs de l'administration hors de la ville les meules de fourrages porter ont été signalés à l'autorité dangers de ce voisinage à une époque où la ville n'avait pas une étendue bien consimilitaire dérable. Je vous promets la sécurité. Dans sa séance du 16 mars 1866. le tarif des voitures de place : la journée de 12 heures : 15 fr. se trouve en présence de des meules de grande taille. de la ville. un lion tue le cheval de M. vous l'aurez. pour le transfert de fourrages. la place ou le colis : Qfr. quatre lions du 24 mai Saint-Charles faisant le service entre 1870. le Conseil vote une somme de hors de 58. Albert Gouverneur Grévy.. tures omnibus pour Stora et la banlieue. la présence de plusieurs lions est signalée à Valée. 50 le jour. priétaire Le Conseil arrête. cette assemblée émet le voeu que.000 fr.

mont et Valée.Ville : Oster. . les faubourgs. à tracune entreprise de transport des voyageurs par des tramways tion animale sur les lignes de Philippeville-ville. près de la propriété MM. 26 mai 1851. En 1843 : Bénazet. En 1842 : François Béchu. 20 pour les villages Saint-Antoine. ancien sous-officier au Calcedonio Gregh. décédé. 10 par place pour la ville. 20 août 1848. qui ont été quelques noms des fonctionnaires ou sont encore chargés de la sécurité dans la ville et dans la banlieue : Citons maintenant GARDES-CHAMPÊTRES 1848. commissaire. tenus sur les genoux. Saf-Saf. Cette innovation obtient. : Joseph Didier.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 85 avec joie cette déclaration Les colons enregistrent laconique. la Les prix sont : 0 fr. en remplacement : Sémeri. Damrémont 23e de Ligne. Damrégare et les quais et 0 fr. AnEn 1841 : Cerceletet Jacquot. le 1er novembre 1902. Damrémont 1850. En 1844 : Alexandre Hatton. agents. la passerelle jetée sur le Le 10 juillet 1879. 5 novembre Juillet : Mecker. Valée : Sohn. créent. Lucien Meil et Charles Dutarn. dès le début. et poète. Valée : Muller. Damrémont POLICE MUNICIPALE de Segler. Saint-Antoine : Guillemard. Philippeville-faubourgs et Philippeville-villages. Les enfants au-dessous de 5 ans. sont transportés gratuitement. Ville : Nouvel. agent. deux lions traversent Landon. toine et Mizzi. inspecteur. : Filliat. commissaire. un très vif succès. Louis Lacour.. inspecteurs. Damrémont 12 février 1851. nem en 1848. nommé à Mostagacommissaire En 1847 : Le Cordier. qui en dit plus long qu'un grand discours. Damrémont : Pierre Ferret. 13 avril 1852.

Alexandre 23 juillet 1884. Il a été installé à l'angle des rues Valée et Jugurlha. de 3e classe. Nous allons relater les noms des chefs de service et de certains communale. cette assemblée émet le voeu que le Gouvernement organise une caisse de retraite pour les employés communaux. Barthélémy. élevé sur place à la 2e classe le 26 octobre commissaire 1898 et à la lre classe le 30 décembre 1901. comme pour les employés départementaux de l'Algérie. passe à Bône. commis de 2° classe. Léon Delpech. le Conseil nomme une Commission relatif aux pensions de un projet. Pierre Piolle. De Nivoy. Le premier titulaire est M. 1882. employé. Baptiste Defendini. Ponticelli. Le 25 novembre 1852. Devaux. employés dans chaque branche de l'administration BUREAUX DE LA MAIRIE 31 tions 26 12 janvier 1848. . à nouveau. employés. août 1848. et. Cosmes et Brôgante. commissaire intérimaire et poète. juin 1848. Louis Dietz. 14 mai 1894. le 1er mars 1854. : Gremillet le remplace. de règlement chargée d'étudier retraite des employés de la commune. et Chauchard. elle insiste pour cette création. Notre ville a donc eu trois commissaires-poètes. inspecteurs. non encore tranchée. de donner des pensions Dans retraite aux employés communaux. faisant de secrétaire.ne date pas d'aujourd'hui. commissaire. commissaires. commissaire et poète. 22 juillet 1876. Antonin Japert. Cyrille Plantet.86 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE En 1848 : Creuilly 5 octobre : 1850 : 9 novembre 1850 21 décembre 1858 Ajoutons MM. 1er juillet 1896. Bosserelle. arrivé à Philippeville le 29 décembre 1897. Jules Bonnardel. de La question. : à cette liste d'anciens Pierre Piolle et Moulis. fonc- . 26 octobre 1883. a été créé par décision gouvernementale du Un 2e commissariat 31 janvier 1903. Emile Hamont. 1874. commissaire. commissaire. sa séance du 30 juillet 1851.

Brégante. est En janvier 1851. le 1er janvier 1853. Le même. Bertherand. 1852. Simpère a servi la commune pendant 44 ans. entré le 1er août 1886 comme adjoint à l'état-civil. architecte. 1849. 13 mars 1899. Georges Ollier. conducteur des travaux commune. 27 septembre 1872. architecte. M. Cosmes. secrétaire . entré à la mairie le 26 31 janvier 1er janvier surnuméraire. chef de bureau de l'état-civil . 30 mars 1891. Charles Bel fils. 11 novembre 1870. 1er décembre 1858. comptable le 16 janvier 1864. Ali ben Ismaël. secrétaire général. Honoré Fenech. Fanchon. . Jean Cassole. Jean-Aimé Roche. secrétaire. conducteur Le 14 janvier 1852. architecte. Henri Gouilly. architecte. VOIRIE 1848. cantonnier tonnier du 1er janvier 1858 au 1er juin 1896. secrétaire général. naire. 14 juillet 1900. Valentin Farge. 30 octobre 1878. Louis Bertrand. architecte. M. secrétaire. chef de service. secrétaire général. Ferré. 1er janvier 1856. Jean-Pierre. Jacques Ferré. Antoine Simpère est nommé cantonnier de 2e classe. chef de service. . 23 juin 1896. M. nommé architecte de la ville. 16 janvier 1862. Jules Feste. architecte-voyer. 31 janvier 1889. et de l'Empire. architecte. secrétaire. entré le 31 juillet 1850 comme employé. Joseph Charrier. des marchés. entré le 15 avril 1875 comme surnuméraire. 29 janvier 1865. entré le 16 janvier 1862 comme conducteur des travaux . 4 avril 1898. Giraud. Hurlin. 2 février 1885. René Descamps. Chef cande 3e classe et. secrétaire-généal . 1er janvier 1895. 31 décembre 1848.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 87 25 décembre juin 1848. presque octogénommé chevalier de la Légion d'honneur. tambour de ville et afficheur. collecteur M. Alexandre Ricoux. de la 6 décembre 1886. entré le 8 mai 1849 comme 28 janvier 1850. 22 octobre 1873. François Bel père. a fait toutes les campagnes de la République Il a été sous-officier en Egypte et il avait déjà été porté pour la décoration en 1815. seérétaire. chaouch. François Bel père. secrétaire. Zund.

26 novembre 1894. 30 mai 1872. Dépré. Lafforgue. vétérinaire. vétérinaire. François Brincat. Pélissier. Félix Modeste. vétérinaire. Jarlier. Coulomb. 25 décembre 1886. . 1er janvier 1853. vétérinaire. receveur.. homme de peine.88 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE ABATTOIR 1er avril 1848. receveur. 15 juin 1848. Pierre Cecconi. 23 avril 1872. 15 juillet 1882. vétérinaire. Pelletier. Pesle. receveur. vétérinaire. 1er janvier 1857.

VIII RUES ET PLACES. Dès 1839. d'abreuvoirs sure le service des eaux par la construction On fait. En 1842. sont creusées En 1842. et de puits. dans la même année. Une ligne de postes provisoires protège la route de Stora. on s'est occupé de construire l'hôpital Fort de France. elle relie les forts qu'on a d'abord établis autour de la ville. achevé en 1842 et qui est établi pour 484 malades. qu'on a commencée en 1841. une forge pour le Train des Équipages . en 1842. les fondations de la porte de Constantine et le corps de garde de droite est commencé. la route de Stora à Philippeville ne figure encore que pour travaux d'entretien . on construit sur divers points des casernements qui offrent des logements pour 1. Au 1er janvier 1842. elle a besoin d'être rectifiée en plusieurs et de mapoints où le passage des voitures éprouve des difficultés et Stora.300 hommes : la maison crénelée du fort Valée et la caserne du fort de France. tous les services au moyen de baraquements En 1841. l'enceinte de la place est presque entièrement construite . ÉTABLISSEMENTS PETITE ET GRANDE VOIRIE PUBLICS Un arrêté gouvernemental du 29 septembre 1841 crée un abattoir dans notre ville. on cons13 . Le magasin d'habillement installé. on pourvoit du considérables. ÉCLAIRAGE. Le à Constantine service du Génie a fait ouvrir la route de Philippeville et de campement est et il la continue. On a Enfin on ascommencé aussi. la manutention. où l'on a le projet nière à être de niveau entre Philippeville du mouillage assez médiocre qui de créer un port en remplacement y existe. En 1841.

On termine le magasin à poudre et la sages de l'enceinte caserne du fort de France. de tal. l'emplacement deux meules a foin et le magasin à poudre jusqu'à la naissance des voûtes. l'amphithéâtre. qui n'a qu'une rade foraine. de parcours : 4 kilomètres. servant l'un de petits corps de bâtiment On achève la partie de corps de garde et l'autre de bureau d'octroi. entre le quai de Stora et El-Kantara. le couronnement construite l'année précédente. du fort Royal. et le crépissage d'une porOn termine. beausur une grande partie de son coup à désirer . il devra être rectifié On commence des travaux dans ce but en 1844. qui fait face à la campagne. On achève toute la maçonnerie hangars l'aile Ouest est montée jusl'aile gauche de la caserne de France. En 1843. déblayé les matières provenant qui sont fréquents pendant la saison des pluies. crénelés. Cette importante est la seule accessible aux voitures. et élargi la partie comprise entre la place de la Douane et le pont du Beni-Mélek. cette à droite et à passages voûtés. Route de Stora à Philippeville. en 1843. truit On construit une qu'au sol du deuxième étage. On achève la porte de Constantine et le saillant . On commence les fondations du commandant de la caserne du Train et celles du logement supérieur. le mur de clôture de l'hôpila manutention. depuis la mer Pendant cette de deux . On construit dans la rue Royale.90 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE la caserne de la rue des Numides (Isolés). on prépare le projet de construction d'une halle aux blés et la pose de bornes-fontaines. entre le fort Valée tion de l'enceinte de Skikda. à l'époque. on partie comprise avait des éboulements. la buanderie. la route qui relie ces deux localités est de Le tracé actuel laisse. Longueur Stora étant considéré comme le véritable port de Philippeville. ainsi que le pavillon. flanqués. sur la parcours. presque entièrement achevée. année 1843. On pave la rue de 300 mètres depuis le ravin des citernes Royale sur une longueur voie de commu(rue d'Austerlitz) jusqu'à la mer. écurie de 80 chevaux pour les convois. le parc aux boeufs et deux occupée bien que non entièrement de pavés pour 600 boeufs. Diverses rues secondaires sont ouvertes et des Numides des escaliers en pierres de taille sont construits les pour racheter trop fortes pentes. nication Une partie de la rue est nivelée. la plus grande importance. par deux porte sont achevés et occupées par la troupe. et les crépisl'enceinte de la ville. Les deux maisons de la rue des Numides se compose gauche.

Antérieurement à 1844 il n'existait. au sommet d'un pavillon militaire. qui traversera aussi le SafSaf. de grande dimension. la porte de Stora et la portion du mur d'enceinte qui relie cette porte avec la fortification précédemment construite. et l'on reliera la pépinière à la route de Constantine par un emmais le plus urgent était de branchement de 1. un pont en maçonnerie. aux environs de notre ville. En 1844. . et estimées ensemble à près de 500. une horloge publique est placée. C'est ce qu'on a fait en 1844. on entreprend l'ouverture arrêté par le Ministre des chemins destinés à mettre les villages projetés de Valée et de Damrémont en communication avec le chef-lieu. à l'entretien de ces chemins. par les soins de la comà cet effet sur l'hôpital construit mune. de deux chemins vicinaux desservant la plaine du Saf-Saf. sur une longueur de 220 mètres. Un second égout est établi le long de la rue des Citernes. et Dans le cours de la même année. relier les centres de population avec le chef-lieu. de longueur .000 francs. la plupart en bonne maçonnerie. cet égout. pendant cette année. déjà ouverte. en 1843. La rue Royale est pavée. qui dessert la partie commune. C'est l'amorce de la nouà El-Arrouch velle route de Philippeville par la vallée du Saf-Saf. il est vrai. en 1845. on construit vis-à-vis de l'entrée de la pépinière. reçoit les eaux pluviales et ménagères provenant des rues supérieures. quelques sentiers arabes pratiqués par les tribus de la vallée du Saf-Saf. Il reste à établir un second pont sur ce deuxième cours d'eau et à terminer les chemins qui conduisent de la de la route ville à Valée et à Damrémont.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 91 un égout de 250 mètres jusqu'à la rue des Citernes (d'Austerlitz). Un petit embranchement de Constantine à la mer suffira pour desservir le village de SaintAntoine. Plus tard on mettra les deux premiers villages en communication entre eux par un chemin direct. mais qui n'ont d'autre but que de par les soins de l'administration. 70 maisons. d'autre chemin que celui conduisant à un pont en bois établi sur au point où aboutissent l'Oued-Zéramna. En de Philippeville étant définitivement 1844. en 1843. le plan de colonisation de la Guerre.300 mètres environ. faciliter de jardins situés aux alentours. On bâtit. On terminé. sur le Zéramna. Aucune allol'exploitation cation n'a été affectée. On ne saurait considérer comme chemins vicinaux d'autres sentiers ouverts.

On construit les deux bâtiments des accessoires de la caserne de cavalerie. on termine entièrement Ces améles latrines avec les bâtiments de l'hôpital. l'hôtel du Trésor et de . prison. le magasin du campement. à construire les magasins des Subsistances militaires au-dessus des voûtes de la marine.92 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Porte de Stora et On fait des réparations aux endroits des murs de la fortification sont entretenues. la galerie en avant du pignon Nord de l'hôpital. On logement pour les infirmiers et on achète et installe répare les puits des établissements militaires une noria pour le puits de la buanderie. II reste à faire les accessoires de la caserne des Numides (Isolés). commandant des du cercle et celles du petit bâtiment supérieur accessoires. à terminer l'hôtel du commandant supérieur et le quartier de cavalerie. Chacun de ces bâtiments renferme un corps de garde. des salles de police pour les soldats et les sous-officiers. On améliore et recouvre en tuiles l'écurie destinée aux convois et l'on construit des baraques nouvelles pour les dépôts du 61e de Ligne et du 3e bataillon d'Afrique. Il aux divers chemins du rempart. On termine les fondations de la galerie en avant du pignon Nord et on exhausse d'un étage le bâtiment des accessoires la galerie qui met en de l'hôpital militaire . des logements de cantinières et de blanchisseuses. communication de liorations produisent une augmentation pour cet établissement et des latrines vastes et commodes. On termine l'écurie située à la partie Sud du quartier et l'écurie double qui lui On fait les maçonneries et la couverture de l'hôtel du correspond. une une cuisine. Les plantations ne reste plus à construire que les batteries de côtes pour la défense de la rade de Stora.

en 1846 : de la Marine. Place Bélisaire. à la mer en nouveau lit du Zéramna. au total. qui auraient serait du nouveau avait duré lit du plus longtemps. militaire. en 1845. 6 platanes. 90 mûriers.696. 1 platane. Cour des Ponts et Chaussées. auparavant qui se rendait traversant la rue Nationale. exécutés en 1845. à 3. Avenue de la caserne. Place du cimetière 121 mûriers. alors à l'état de ravin. les logements du chef du Génie et du des maisons ses annexes construites au 1er janvier et sa banlieue. dans Les travaux de dessèchement. 15 mûriers. (Skikda). soit. 53 mûriers. On consdans le de défense. au total. de la porte de Constantine. Ces divers travaux aucun du 11 mars 1846 ait produit ont empêché que l'inondation néanmoins riveraines. On a reconnu aux propriétés qu'il dommage truit un mur une partie des berges convenable d'élargir été rompues si l'inondation Zéramna. Le nombre Philippeville. Avenue de l'hôpital 29 ormes.. l'élargisseà Stora. de : 1845 est. Route de Philippeville entre le pont de Stora et ment de la partie de cette route comprise la chaussée de la route et on le pont du Beni-Mélek. évaluées faites et galandages. 578 arbres.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 93 la Poste.200 francs. du Génie. 3 mûriers. 59 en maçonnerie 88 en galandages.. 96 ormes. Cour du théâtre romain. militaire. On continue. le long de la route de Constantine. consistent le curage de divers fossés ouverts dans les environs de Philippeville et dans l'élargissement d'une partie des berges du Zéramna. les bureaux gérant. Place 52 mûriers. Plantations Place 510. pour 327 en maçonnerie. on améliore aux abords de d'un mur de soutènement commence la construction . 39 mûriers. 7 mûriers. Façade du commandant supérieur. 24 mûriers. Intérieur de la caserne de cavalerie. 36 en planches. 14 mûriers. Intérieur de l'hôpital 10 ormes. 18 mûriers.

on établit des banquettes et l'on entretient à Constantine Route de Philippeville par la vallée du Zéramna. des rues des Numides. on achève les terrassements et l'on construit un pont américain de 40 mètres de portée. on commencement à neuf. s'élèvent à 104. de Constantine et de Sétif est un chemin de piétons pour monter à l'hôpital militaire Enfin on construit. à l'Oued-Zerga. en passant par le col d'Eddis. En 1846. Dans le cours de la même année. est ouvert. ces divers travaux sont continués et d'autres . et on achève l'empierrerépare le pont en charpente de l'Oued-Amar ment de la partie de la route comprise entre l'Oued-Zerga et ElArrouch. un mur de soutènement du mer. Ce chemin s'embranche sur le précédent. jusqu'au avec celui de Valée. on continue de construire des murs de soutènement. en 1845. mont et de Valée. En 1845. trois maisons pour loger des brigades En 1846. à Stora. pour mettre le village en communication avec faites en 1845. pour les travaux neufs. côté de la la rive gauche. Route de Philippeville à Constantine par la vallée du Saf-Saf. Les dépenses sur les chemin de Damré25 et celles de 1846 à 82. Eddiss et El-Arrouch.25 d'é(Saint-Charles) paisseur. comde parcours : 9 kilomètres.500 mètres de la ville.000 rue Royale sont asphaltées. à 2. On achève le pont. de point où il s'embranche 8 mètre d'ouverture. Chemin de Damrémont. La partie comprise entre l'embranchement et le village a été achevée en 1848.437 fr. de parcours : 18 kilomètres. avec empierrement refait presque entièrement de 0m. La partie de cette route. Chemin de Valée. La nouvelle route projetée Longueur la portion de l'ancienne par la vallée du Saf-Saf pour remplacer route comprise entre Philippeville et l'Oued-Zerga (Saint-Charles). prise entre Philippeville au mètres. On construit ce chemin.94 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Stora. on de cantonniers. 70 mètres de galeries de la L'ouverture continuée. sur le nouveau lit du Zéramna. effectués sur le chemin de Philipeville qui en fait partie. se trouve commencée par le fait des travaux à Damrémont. on construit 4 ponceaux sur divers ravins et l'on empierre la chaussée jusqu'à l'ancien lit du Zéramna. les fossés et la chaussée. Longueur d'un parcours de 32 kiloet El-Arrouch. est remise aux Pont et Chaussées par le Génie militaire de l'année 1845. En 1845. la portion de cette route entre l'Oued-Zerga On construit et El-Arrouch. francs environ. En 1846. sur le Saf-Saf.

Il se retire de la salle au moment où la discussion est entamée. Le 30 avril suivant. d'un entrepôt de poudres à feu de Adjudications la régie. à l'ancienne route. de-chaussée est occupé le 26 avril 1847 par la police. Le second prenait face sur la rue Marie-Amélie. celui de la rue du Cirque est achevé en 1846. les services de la police y furent installés.000 fr. : le 15 mars 1848.50.Le 20 juin 1848. sur la corps de bâtiments. où a été bâtie la maison Rieu. le Conseil vote un crédit de 8. le rezMarie-Amélie.000 francs. Dépense évaluée à 13. Dans sa séance du 23 avril 1849. aujourd'hui En septembre 1846. difficile et dangereuse du col des Toumiettes (d'où le nom de l'Armée française donné à cet endroit). facilement accessible. suivants : ce propriétaire Le Conseil rejette avec les considérants propose de remplacer la tente de sa maison par un salon fermé. rue Henri Teissier . Création d'un service spécial chargé de Il est ainsi composé : l'exécution des travaux communaux. Cette maison était alors composée de deux Le premier corps donnait. pour chaque village. le Conseil émet son premier vote pour les plantations publiques : 300 fr. Le 1er octobre 1846. bassins et canaux d'irrigation dans de construction la pépinière. c'était là que se trouvait la mairie. D'après le plan de la ville. de travaux de rigoles pavées et de chaussées d'empierrement de construction dans les rues de petite voirie. ce de 110 mètres suserait une chambre d'été et d'hiver.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 95 entrepris. pour commencer les travaux de percement des rues. dont l'entrée est sur la place Hélène. six bataillons d'infanterie sont campés aux Ces bataillons Toumiettes. sont réunis pour substituer une voie nouvelle.100 fr.000 fr. Séance du 8 mars 1849. 347 mètres d'égouts sont faits en 1845. placés sous la direction du Génie militaire. des travaux de quatre norias. les bureaux de la mairie sont installés rue au premier étage de la maison Scognamiglio . il doit être établi devant le Café de Foy une chaussée qui servira de passage aux charrettes et voitures qui se rendront dans la rue des Numides. conseiller municipal. place Hélène. Dans sa séance du 18 juillet 1848. soit 20 mètres sur 5m. Dépense évaluée à 25. demande à acheter le terrain situé devant son établissement connu sous le nom de Café de Foy. Le citoyen Dobignard. Séance du Conseil du 16 février 1849. qui réduirait perficiels l'étendue déjà si restreinte de là place de la Marine. . Dépense évaluée à 30. rue Nemours. en face de l'emplacement actuellement maison Grima (Café Gambrinus) ..

3e Chasseurs d'Afrique. de la Synagogue. Nemours. 61e de Ligne. Marengo. Kléber. du Zéramna. Constantine. placée sur la maison de M. Hippocrate. le marché aux légumes est situé sur la place de l'Inten- . celui de Saint-Antoine. des Beni-Mélek. de l'Arsenal. Cuvier. d'Austerlitz. femme de Louisd'Orléans Joinville. 62e de Ligne. 1841. au moins dans la circonstance. des Martyrs.000 fr. Muiron. Bélisaire. Deux conducteurs à 1. 4. Filfila. 3e Bataillon de la Manutention. Les villages sont appelés : Valée (maréchal). de l'Ecole. plus les honoraires sur travaux neufs . l'un pour la voirie. Mamelon Négrier (général). Saint-Antoine. d'Afrique. avait tracé le plan de notre ville). (nom de la reine. Quartier de Saintporte l'inscription Antoine. commandant de la République peville). suivante : « Village Brincard. de la Halle. Nail. du Cirque. on substitua à ce nom. Médéah. Bugeaud. tué dans une charge contre les arabes entre Philippeville et Collo. Jugurtha. Saint-Augustin. visionner l'armée d'occupation). du Cirque. le Séance du 8 décembre 1849. quand. de la Félicité. qui ne signifie rien. l'autre pour les bâtiments.96 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Un architecte. (tous trois princes de la Philippe).. des Colons (dépôt des colons). Une inscription. qui honorait un brave officier. Wagram. nom du capitaine de frégate. le 27 juillet 1848). du Hande Stora. Carthage. Scipion. Sur l'invitation des rues et places de la ville : Conseil procède à la dénomination Marie-Amélie rues Nationale.Vaillant de la rue du Sphynx).500 francs. chacun. Mahomet. Places du Commerce. Sphynx (nom d'un navire de l'Etat qui était venu approdes Numides. de la Mosquée. d'Austerlitz. D'autres désignations furent faites plus tard : rues Fornier (nom d'un commandant du 3e Spahis. Buffon. de la rue Valée). Mazagran. des Ruines. le 20 août 1841. du Clocher. du Chantier. Galbois (général). de plus. (place de l'Eglise). Fenech. Damrémont (général) et Saint-Antoine. Corneille. Ravin. Napoléon. Sétif (prolongement famille royale). de la Montagne. d'Arcole. de la Marine (devenue de Marla marine à Philipqué. 1.800 fr. du Chemin de Ronde.Valée (prolongement (maréchal). de la Douane. Un expéditionnaire-dessinateur du Sous-Préfet. » 3 ou 4 cultivateurs étaient déjà établi au village Brincard (du nom du capitaine du génie qui avait dirigé les premiers travaux et qui. d'Isly. En 1849. gar. de la Chapelle.

Le marché aux boeufs. à 150 mètres du mur d'enceinte. M. Location : 2. adjudication des travaux d'établissement de la évalués à 18. on plante des arbres sur la place des Chameaux et on démolit les baraques de l'Intendance.. examinant une demande de M. sera transféré sur l'emplacement vide. ayant. dans la limite de la première zone. la commune à démolir.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 97 dance. la mairie est transférée rue des Numides. fait des offres dans ce sens à la commune. rue Nationale en janvier 1850. considérant que cet inconvénient existe dans toutes les rues et que les pas une pareille dépense qui. Le Conseil décide que les propriétaires seront obligés de faire construire à leurs frais les trottoirs et les bordures d'après les plans donnés par l'Ingénieur des Ponts et Chaussées et que les eaux pluviales devront avoir une issue au moyen de sous rigoles couvertes. Dans sa séance du 11 août 1852. Pendant cette année. le 6 mai 1852. Séance du 21 du même mois. maison Musso. Héraud. En mars place de la République (de l'Eglise). école secondaire actuelle. Création et mise en adjudication de l'emplacement compris entre les routes de Constantine et de la Pépide voitures et de nière. de la Séance du 1er mai 1851. Le 31 octobre 1850. chacun de son côté. l'abattoir bâti près du cimetière. La mairie est transférée. Il est transféré sur la place Bélisaire Séance du 14 octobre 1850. dans la rue de Constantine. qui se trouvent sur la place réservée au théâtre. en fonte ou en maçonnerie. Le lundi. le Conseil. à première réquisition.000 fr. à l'angle du chemin du cimetière et la route de l'abattoir. Peisson tendant à ce que la ville fasse arroser la rue Nationale. (théâtre). on continue les travaux de l'abattoir du Beni-Mélek. afin d'y établir un lieu de stationnement charrettes. dans les ruisseaux ou dans les égouts de la ville. entrepreneurs de roulage. qui y existe. les trottoirs. de la maison Scognamiglio. 16. ancienne maison des bains français. Le Génie oblige. 1851. 29 novembre 1852.000 fr. près de l'escalier qui conduit à la place Bélisaire. Moutte et M. le 16 avril 1851. par an. ressources du budget ne permettent 14 . afin d'empêcher les magasins d'être abîmés par la poussière. Le Conseil décide la construction halle aux grains sur l'extrémité de la place des Chameaux. rue Marie-Amélie. qui dégorgeront.

la salubrité publique. l'éclairage à l'unanimité. maisons bâties dans notre ville l'a été par M. millions pour la construction En 1857. à la ville. officier chef de bataillon en retraite de l'armée de la Légion d'honneur. Le Maire donne lecture d'une lettre de M. Séance du 18 mai 1857. Merles frères. le numérotage aux frais des propriétaires. l'éclairage est défectueux. celui de rue de Gourgas. de Gourgas. dont d'Afrique. journellement. considérant qu'il existe 85 réverbères l'éclairage à l'huile qui coûtent 15. à venir s'entendre sur place.000 fr. classé au premier rang parmi les agriculteurs des maisons Le Conseil décide. près de la porte la mémoire afin d'honorer de Constantine. l'avait l'exploitation de l'arrondissement. comme dans toutes les rues de la ville. le Commandant du Génie. Le Conseil décide. de Location. l'une des premières dans cette même rue de Stora. la place de la Marine est embellie et garnie de bancs. la baraque ayant servi d'abattoir et communal. un entrepreneur au gaz. il n'y a qu'une seule rue pavée. quincailliers. Quasso. rue de Stora sera débaptisée et que le nom de rue d'Ambly fut senque la lui sera substitué. le 29 août 1854. le Conseil vote un projet de loterie de troisde tous les édifices communaux. près du cimetière. l'autorisation de substituer au nom de la rue l'autorité supérieure Mahelma. Le Conseil. la rue Marie-Amélie. ancien adjoint. faisant connaître que. sible à cette courtoisie. de M. de Marseille offre d'installer A cette époque. A partir de l'été de cette d'Ambly la grande chaleur. décédé en novembre 1852 dans sa propriété rurale. Séance du 13 février 1860. à l'unanimité. rejette. Le 5 novembre 1857. l'horloge communale devra . la rue année. pendant Nationale et la place de la Marine. L'autorité militaire met à la disposition de la popude la bibliothèque où la fanfare lation la jolie promenade militaire. 14 avril 1857. du terrain y attenant. En août 1858. L'entrepreneur de cet entrepreneur à l'huile de notre ville est. le 28 décembre 1853. par suite d'un ordre laissé par le général inspecteur. mais. M.98 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE de quelques personnes qu'à touche plutôt à la commodité d'ailleurs. le 15 septembre. à MM. engage. à cette date. on arrose. L'ancienne dénomination était devenue insignifiante et. demande à Séance du 20 mai 1853. Le Conseil. du Train La population jouera tous les jeudis et dimanches.

30 juin 1860. maire. au moment où il s'occupait de la création d'un port devant notre ville et demande au Conseil de s'associer aux regrets que laisse cet homme de bien. capitaine de frégate en retraite. pour lequel la constante. dans le cas où ce transfert ne pourra être effectué avantageusement pour la population. en donnant prospérité de notre ville était la préoccupation son nom à une des places de la ville. Le Conseil accepte cette paiement des dépenses par la municipalité. Le Conseil adopte un traité avec MM. Avant de commencer l'ordre du jour. notre ville. tandis qu'à l'Est elle se termine par une splendide rangée de palmiers. par un vote unanime et afin de perpétuer la mémoire de M. est décédé à Paris le 2 avril. C'est la promenade favorite des habitants de Place de Marqué 7 mai 1860. Le Conseil. de Marqué. informe le Conseil que M.156 mètres carrés. dernière combinaison. elle occupe une superficie de de l'Algérie. Une gracieuse balustrade en marbre du Filfila la borde au Nord. de Marqué pour le zèle et le dévouement qu'il a apportés à la défense de la cité. officier de la Légion d'honneur. Cette place est aujourd'hui une des plus belles et des plus vastes En terrasse sur la mer.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 99 être transportée sur un bâtiment civil et que. Le pour les travaux de couverture . Wallet. donne le nom de de Marqué à la place appelée actuellement place la Marine. de cette horloge. M. conseiller municipal. Séance du 5 mai 1860. maintenue sur le bâtiment de l'hôpital l'entretien sera fait par les soins du service du Génie. à charge du militaire. Voeu du Conseil pour que la maison du commandement soit cédée à la ville en vue d'y établir la mairie. 5. Payan et Cie du marché de la place Bélisaire.

336 kilogrammes. Ce pont sort de la maison Ernest Gonin et Cie. formant l'assemblage et les attaches. et pèsent 62. à deux heures. du nom de M. a lieu la pose de la première pierre de l'usine à gaz par M. combiné avec un intérêt de 8 %. mentionne ce fait. maire. pèsent 1. Une médaille de 0m.152 fr.928. Une foule nombreuse assisteà cette cérémonie. Meugnot pour l'éclairage de la ville par le gaz.50. mais sans y réussir. est terminé et livré à la circulation le 3 janvier 1861. Le samedi. Achèvement de la halle couverte aux remboursables sur les revenus depoissons. au moyen d'obligations cette halle. Résumé des travaux accomplis en 1863 : Restauration de la grande citerne romaine. on cherche à voler cesobjets. achèvement des études des eaux de Filfila. Quelques jours après. l'achat est voté à ces conditions et un crédit de 10. en vue de couvrir l'égout collecteur du faubourg.287 Les rivets. 14 mai 1862. 23 mars 1861. Détournement du grand égout collecteur de la partie Sud de la ville. les grosses pièces. moyennant un remboursement 18 ans. en bloc. pendant prix de 110. En 1862.000 fr. son ouverture d'arche de 40 mètres. . ainsi que le procès-verbal écrit sur parchemin et soigneusement enfermé dans un étui métallique. le nom de Mellet est donné à une rue de la montagne. Création d'une école-asile à Valée. Il pèse. cette assemblée décide de passer un marché avec M. sur l'oued Saf-Saf. de Paris..Wallet. Les travaux de construction du marché couvert de la place Bélis— saire commencent le 6 mai 1861. Voeu pour l'obtention d'une subvention. l'élévation de ses parapets de 2m. sont au nombre de 2.680 kilogrammes. ce qui mettrait l'achat définitif à 206. Diverses pièces de monnaies d'argent et de billon y sont jointes. est inscrit pour l'installation des divers services. 66.80 et sa largeur intérieure de 4m.356 kilogrammes. Le pont de Valée. Le 13 février suivant. pour y installer la vente au les services de la mairie. Mellet. propriétaire près de la mosquée. gravée par les soins de M. Séance du 8 février 1861. Renvoi à une Commission d'étude. Le Maire propose d'acheter la maison précédemment occupée par l'Hôtel de Luxembourg. La longueur du pont est de 47 mètres. Le propriétaire consentirait annuel.100 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 13 août suivant. Joseph Roger. au nombre de 13.000 fr.12 en plomb. le long de la route départementale de Philippeville à Guelma.

je viens soumettre à l'approbation du Conseil un voeu qui. dans les rues Impériale et des Numides. sous les ordres du colonel de Polhès. qui sont rompues. place de l'Eglise. ce sont les premiers soldats du monde. subit une transformation heureuse. sous la mitraille balles. C'est pour ce haut fait que le drapeau du régiment est décoré de la médaille militaire par le roi Victor-Emmanuel. En 1859. la maison Strauss éblouit les passants par les 12 becs des vitrines de sa devanture. le régiment est appelé en Italie. Le niveau est abaissé de 25 à 30 centimètres et les pavés pointus qui le sont remplacés par une forte couche de ciment. Jusqu'en 1867. je l'espère. le 3e Zouaves se porte au secours des Anglais. dans la fameuse journée de l'Aima. Le Conseil décide la vente de la mairie et la consd'un Hôtel-de-Ville truction sur la place du Théâtre.000 francs. Il s'agit du 3e régiment de Zouaves. Le 23. couvraient Séance du 16 décembre 1882. Le 7 juin 1855. le 15 janvier 1867. le canal qui le sépare des Autrichiens. En 1854. en hiver. les culbute. lit l'exposé ci-après : municipal. ressemblait à un marais. les magasins commencent à jouir du nouvel éclairage. Le maréchal Pélissier les signale à l'admiration de tous dans ces termes : « Les Zouaves se sont fait admirer des deux armées . » A Inkermann. les deux bataillons de Zouaves font des prodiges de valeur. conseiller Fortuné. M. sous les ordres du colonel de Chabron. Vote d'une somme de 600 fr. 27 août 1866.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 101 Séance du 19 février 1866. l'armée russe en Crimée. s'empare des canons et poursuit l'ennemi pendant trois kilomètres. pour construction d'un à Stora. surpris par l'ennemi dans leur propre campement. sous les ordres du colonel Mangin. deux ans après sa formation. et les A Palestro. 23 juillet 1873. Portelli. En 1862. 31 août 1871. A l'assaut de la tour de Malakoff. Le 3e Zouaves a été créé à Philippeville le 23 mars 1852 et confié an commandement du brave colonel Tarbouriech. hangar-abattoir Le premier essai d'éclairage au gaz est fait. Le Conseil décide d'employer à faire des rideaux pour la grande salle de la mairie les étoffes en damas achetées pour le pavillon élevé sur le débarcadère lors de l'arrivée de l'Empereur et qui ne peuvent être vendues à cause du semis d'abeilles d'or dont elles sont ornées. le combat étant à peine engagé. il enlève la redoute du Mamelon Vert. et les dégage en traversant plusieurs lignes ennemies. En ma qualité d'enfant de Philippeville. il franchit. il est le premier à affronter avec deux de ses bataillons. et qui. ils conquièrent de nouveaux titres de gloire . deux bataillons du 3e Zouaves partent pour le Mexique. sera accueilli favorablement. dont le devis s'élève à 50. Le trottoir dans toute sa longueur la longeant du côté de la rue Nationale.

A Froeschwiller. que beaucoup d'officiers et qu'un grand nombre de sous-officiers et de soldats s'y sont retirés après l'expiration de leur temps de service. et 1858. plus loin.102 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE où les embûches les attendent à chaque pas. du principaux de San-Lorenzo. à l'unanimité. époque de sa création . le régiment. Sans nous reporter qu'il est à Philippeville depuis 1852. de vouloir bien donner de la ville. je vous propose. n'avons-nous pas été témoins tragique Clairet et Blondeau. sous la conduite du colonel Bocher.1857 de côté le courage militaire de ce régiment. afin de perpétuer venir du 3e régiment de Zouaves. décide d'approuver le voeu de M. qu'il y a toujours tenu garnison civile ont été contiavec la population . tous ces motifs. le colonel Tourre et civique le clairon Schleinker victimes de leur dévouement en voulant sauver des périssent flammes des habitants et des Zouaves des Zouaves Boubien. où le 1er bataillon culbute l'armée col de Candellaria. laissant pensons au courage dont ont fait preuve tant de ses membres. A Mexico. Pour dans notre ville son nom le souà une des rues Le Conseil. fait partie du corps Mac-Mahon. de ses exploits en Afrique ? Ils vous sont connus. parlerai-je de vous citer l'expédition de la Grande Kabylie. le nom d'Avenue du 3e Zouaves est donné à la grande allée qui relie la rue de l'Arsenal à la place des Zouaves. brûlés vifs dans l'incendie du 22 août 1881. Mais. Citons comme dans ce pays malsain. . faits d'armes au Mexique les combats de San-Marco. le drapeau du régiment En 1870. de Puebla. La bravoure de ce corps d'élite n'est-elle pas d'ailleurs connue enveloppés de la mort par elles. il lutte toute la journée contre d'armée du maréchal des forces bien supérieures en nombre et ne se retire avoir perdu les qu'après deux tiers Vous de son effectif et 43 officiers sur 57. dans sa réunion du 20 janvier 1883. et fait une foule de prisonniers. que ses relations nuellement se sont mariés dans notre ville sympathiques. la liste en serait trop de tous ? Constatons longue. Portelli et. constamment 1856. mexicaine. Toutefois. où le régiment resta permettez-moi en colonne pendant trois années consécutives. lui prend huit canons et trois drapeaux Après ce est décoré de la croix de la Légion d'honneur: combat. en disputant au feu nos riches et belles forêts ? Je ne pourrais vous dire les noms de tous les braves du 3° Zouaves qui se sont distingués du régiment depuis la création .

des combats. 28 août 1887. — toujours dispos. Voilà cette troupe de braves ! — de lions Et ce régiment Se nomme : Troisième Zouaves. Oubliant vite. le sabre . B. Lutter En méprisant dangers. en ronde macabre. leur courage . officiers et soldats. Insoucieux Savoir sans peur risquer leur peau . de leur fier drapeau. en un moment. Aimant le bruit sourd des canons . quand la mort fauche par rang. les vainqueurs De Crimée et de Kabylie ! — Enfants du même régiment. Rapprochant Égaux. — Mourir en frappant tous en leurs coeurs Entretenir Nul autre amour que la Patrie . L. couverts de sang. Rendre des points même aux plus braves . — Garder leur sang-froid. — dans la bataille. Manier le fusil. entraves . Zélés défenseurs de la France . Ignorés martyrs avec rage . Un jour passé dans la souffrance. — Tels sont les soldats.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 103 UN REGIMENT DE BRAVES sans trêve ni repos. Orgueilleux de la mitraille. — Et. Toujours joyeux. Impassibles Echevelés. .

M. portera le nom 16 juin 1894. à la de l'ancienne et à son élargissement. En 1888. de rue Henri à titre de gratitude. M. sous les ordres de du Génie. Elle est aujourplus importante d'hui dirigée par son fils aîné. il fait la campagne deTunisie et il est tué.000 francs. La rue Marie-Amélie d'un ancien président Teissier. où il était venu très (Alsace-Lorraine). femme très charitable.104 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le nom de Léon Gambetta est donné. à la rien d'ailleurs rue du Cirque. propriétaire M. Le 6 juin 1885. en souvenir d'un homme de bien qui fut toujours républicain. Le Conseil décide que la rue des Poudrières sera dénommée rue Capitaine Drouin. 12 novembre décide. Le Conseil Ranoux. . Henri Noël. de rue « de Lambert ». que la rue de Stora sera appelée rue Amiral-Courbet. le 16 décembre 1882. architecte. conseiller général et président 6 janvier 1899. Enfant de troupe. il est décidé que la place du Cirque portera le nom de place Victor Hugo et. à l'attaque de Hué (Annam). à la commune les rues de la cité Castel-Dugenet gratuitement qu'il a achetées. Lieutenant. Albert muniTeissier. qu'une de ces rues Théophile un ardent est dénommée rue Henri 1895. Séance du 16 janvier 1892. du Génie. Madame de Lambert. La rue de la Synagogue le nom portera. étant capitaine. fit des legs importants à la ville et au bureau de bienfaisance. qui avait créé dans notre ville la maison de banque et de commerce la et la plus connue de toute l'Algérie. le 5 juillet 1885. à l'avenir. conseiller de la Chambre de Commerce. le service militaire fait procéder. La rue des Numides est nommée rue Réguis. ce qui ne signifiait puisque le monument antique auquel elle aboutit était un théâtre et non un cirque. adjoint dans notre ville. cipal. 1er avril 1899. il jeune et où son père était gardien où il conquiert tous ses grades. à cet effet. une subvention de 12. pour rendre hommage à la mémoire de la Chambre de Commerce. Henri cède Ranoux. François Drouin. s'engage à 18 ans au 3e Zouaves. né à Marsols fut élevé à Philippeville. M. démolition porte de Constantine La ville fournit. le 22 du même mois. officier de la Légion d'honneur.

sur le plateau du Skikda. généralement petites. on population amena les eaux de l'Oued-Rira. dans son origine. C'est à cette conduite que l'on attribue piliers massifs qui se trouvent à l'Est du Skikda. le capitaine du Génie Riffault. priété de Marqué (actuellement Une des sources venant des monts Filfila porte encore aujourd'hui. il a vu également des vestiges les traces de la prise d'eau romaine. le chargé d'élaborer a reconnu sur cette rivière projet de conduite d'eau de l'Oued-Rira. » a dû. le nom d'Aïn-Roumane. du qui baigne les flancs occidentaux Filfila. notamment sur de cette conduite sur des ruisseaux intermédiaires. capitaine du Génie). la ville... a La conduite romaine du Beni-Mélek. les deux l'Oued-El-Ksob. (De Marcilly. restaurées 15 Rusicade . « Vers 1842. (De Marcilly). épurée. d'après la tradition arabe.580 mètres. La croupe septentrionale du Bou-Yala (côté Ouest de la ville) abondait en citernes. ration du barrage « Les magnifiques citernes de Stora et de Philippeville. la fontaine romaine. mettre en l'administration de la citerne de la prise d'eau et la répala restauration adjudication . en 1848. avait une longueur de aux grandes citernes alimentant visible en 1847 et 1848 que 3. puis. qui amenait l'eau..IV AMENAGEMENT DES EAUX « On a trouvé de nombreuses citernes. qui se rencontrent à chaque sont importantes. à l'entrée de la pro» de Ganay). notamment celle du fort pas et dont plusieurs d'Orléans et celle qui sert de fondations à la porte de Stora. Elle était si parfaitement des Ponts et Chaussées pouvait. tirer ses eaux du Beni-Mélek et aussi des nombreuses sources du Bou-Yala oriental. quand la et les richesses de la ville romaine eurent augmenté.

l'état dans lequel ils se trouvaient amélioré par de nombreux tion est sensiblement curages. de mois de l'année. d'après ses ruines). la ville n'est alimentée que par des puits publics au moment de l'occupaprivés . soumet au Conseil : l°Une Peschart maire. lettre du 14 courant. 5° le plan romaines. qui amenait les eaux du Beni-Mélek. produits Après une discussion qui roule sur les dépenses déjà faites pour conduire l'avantage les eaux du Beni-Mélek réel que procurerait dans les citernes romaines et sur l'exécution du projet présenté par .000 nécessaires pour les restaurer. Séance du 23 avrill849. de 4.106 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE par les Français en 1845 et 1846. visionnements est découmètres de longueur. les citernes romaines sont déblayées et on fait les approLe conduit. mais il est en si mauvais état qu'il devra être refait ne fournissant de l'eau que pendant huit Le Beni-Mélek en totalité. que l'on distribuera de la ville. En à aliaujourd'hui (Jules Chabassière » ou 1843. faites en 1845 pour la restauration Cette restauration sera achevée en 1846 et les 700 mètres de conduite et les citernes seront reconstruits entre le mur d'enceinte compris en entier. monts Filfila. au moyen de tuyaux en fonte formant siphon. l'effet de délibérer 2° un extrait du procès-verbal des routes et dessèchements. de la Commission concernant le projet de la conduite d'eau du Beni-Mélek à . les citernes devront suffire à l'approvisionnement la ville pendant quatre mois. Il existe bien quelques puits. Les cordes des seaux sont remplacés par des chaînes de fer. avec rapport des travaux à exécuter traitant pour amener les eaux des l'appui. servent encore des deux villes voisines menter la population Rusicade et Louis Bertrand. En 1845. 4° un procès-verbal de conférence sur le même sujet entre l'Ingénieur ordinaire et le capitaine à établir autour des citernes promenade du Génie .800 mètres cubes d'eau. le Sous-Directeur des affaires civiles. Les citernes contiendront plupart dans les diverses parties 7. relative aux projets à établir pour du système des eaux dans la ville et la campagne l'amélioration et extraordinairement à par laquelle il autorise le Conseil à se réunir sur cette matière. Les dépenses des citernes s'élèvent à 49. que lui adresse M. citoyen Dambly. mais la tarissent en août et septembre. de la Le Le Conseil examine avec beaucoup de soin les divers documents et il ne se dissimule pas l'importance de cette grave question.994 f r. 03. 3° un plan. vert en entier.

000 fr.000 litres par 24 heures. rue 3eChasseurs d'Afrique 5° A l'angle des rues Napoléon et Sétif (rues de France et Valée). maison Scognamiglio . d'après l'opinion émise par et Lionnet. à partir du jour où les travaux seront commencés. . au croisement des rues Valée et d'Orléans . . nitives et complètes soient faites le plus tôt possible sur le projet dont il s'occupe en ce moment et il déclare. peut. dont l'utilité à la prospérité de la commune et les sources du Filfila contribuer devant être un jour des sources de richesses pour la ville et son territoire. en toutes saisons. 3° Place Bugeaud. que le nouveau projet relatif aux eaux des Considérant. 2° A l'angle des rues Fenech et Damrémont (montagne Ouest) . des dérant aussi que la quantité carrières de marbre du Filfila. à l'effet de mettre à exécution ce magnifique projet. 7° A l'angle des rues Nationale et des Citernes.. rables qui seront employés à l'irrigation émet le désir formel que des études défiLe Conseil. en outre.000 fr. 4° Place Bélisaire. 8° A l'angle de la rue Nationale et de la rue du Cirque . quantité qu'il est possible d'évaluer au moins à 2. à l'unanimité.. Cette somme sera payée en quatre annuités de 50.592. que est si évidente. de Marcilly abondamment la ordinaire. qu'il est déjà hors de doute que son exécution procurera à la commune de grands revenus en livrant des concessions d'eau aux habitants. monts Filfila. promet d'apporter des résultats très avantageux . bien que devant entraîner une dépense approximative de 500. il s'oblige à voter une somme de 200.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 107 tendant à amener dans cette ville les eaux du ordinaire. près l'hôpital civil. fournir encore des excédents considéentre Filfila et Philippeville. consid'eau qui sort. devant la réalisation de ce projet. Séance du 24 mars 1851. le premier chef du Génie et le second MM. tout en approvisionnant Ingénieur les diverses fermes situées ville.000 fr. 6° A l'angle des rues Médéah et Galbois (place Wagram). le Conseil est d'avis de suspendre tout d'abord les travaux projetés les vastes citernes situées dans l'intérieur concernant de la ville. l'Ingénieur Filfila en les faisant passer par les villages Valée et Damrémont. les villages Valée et Damrémont. Le Conseil fontaines aux emplacements ci-après : vote la pose de dix bornes- 1° A l'angle de la place de Commerce et de la rue Marie-Amélie. dès aujourd'hui. des terres.

Le Conseil vote une somme de 9. dans l'espace de trois mois. Le Maire donne lecture du rapport de ce praticien. il résulte que l'eau du Saf-Saf est parfaitement potable et n'est nuisible en aucune sorte. Le Maire soumet au Conseil un projet dressé par l'Ingénieur des Ponts et Chaussées pour l'appropriation des citernes romaines sous le théâtre . adjudication dans les citernes romaines. après examen du projet présenté par l'Ingénieur. le Conseil sur cette question. Le Conseil.080 litres d'eau à la déterminé. les décide d'ajourner travaux des citernes placées sous le théâtre. Le Maire expose que. le Conseil a renvoyé à la Commission des travaux la demande formée par le sieur Chapuis à l'effet de passer un traité avec la commune au moyen duquel il s'engage à fournir à la ville. d'autres citernes plus vastes ont été découvertes sur la montagne à proximité de celles qui servent actuellement de réservoir et il demande s'il ne de ces conviendrait les travaux pas de commencer d'appropriation dernières avant de commencer ceux du théâtre. d'où dans un délai récemment découvertes 73. 9° A l'angle des rues Saint-Augustin militaire. pour l'appropriation Séance du 10 août 1859. des citernes romaines sous le théâtre actuel. Longueur Séance du 13 mai 1859. Cette conduite fut achevée.036 . par le service des Ponts et Chaussées. 10° Dans l'Est de l'hôpital d'une conduite en poterie pour ameLe 30 juin 1853. de donner la priorité à celles de la montagne. considérant de ne pas laisser échapper qu'il convient une circonstance aussi favorable la ville de l'eau pour alimenter dont elle manque presque complètement. minute. qu'afin d'édifier complètement il a prié M. faute de récipient pour la recueillir. par conséquent. considérant qu'en effet les citernes sur la montagne ont l'avantage toute sur celles du théâtre d'être plus grandes et de pouvoir desservir la ville. dans la séance du 24 mai courant. Maire ajoute que depuis que ce projet lui a été présenté. le Pharmacien-Major de l'hôpital militaire de faire de l'eau du Saf-Saf au point où le sieur Chapuis doit étal'analyse blir sa prise d'eau. au moyen de cette appropriautiliser une grande quantité d'eau qui se perd toutes tion on pourrait Le les années dans le ravin. d'appropriation Délibération du 30 mai 1862. Le Conseil. 26.000 fr. Devis : ner les eaux du Beni-Mélek fr. : 4. tandis que les autres ne peuvent distribuer l'eau que dans le quartier le plus bas de la marine et qu'il convient.000 mètres. prie le Maire de dresser.108 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE et de Bône. une quantité de 1.

pour en être ensuite délibéré dans une de ses plus prochaines réunions. Dans sa séance du 27 mai suivant. à l'unanimité. elle aurait à lui payer un capital de250. n'admet pas la proposition de M. qui offre de céder annuellement à la ville une quantité d'eau de 20. le rejet est basé sur ce que l'eau. M. chargé de l'étude des travaux d'améde la commune nagement des eaux du Filfila et mis à la disposition à partir du 1er mai 1863. conducteur Chaussées. Séance du 12 février 1864. des Ponts et dans leurs parties essentielles. Vote d'une somme de 20. restant facilement. Séance du 5 août 1863. être remboursé par amortissement annuel avec intérêt qui pourrait au taux de 8 %. de Bouyn. Biéron. la population décerne . le Conseil vote une somme de 800 fr. pour études à faire par un conducteur des Ponts et Chaussées de la du projet présenté par M.000 fr. Le Maire est autorisé à contracter avec le Crédit Foncier un emprunt de 800. des eaux du Filfila a lieu le dimanche.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 109 de concert avec le sieur Chapuis. se corromperait des eaux de Séance du 1er mars 1867. 3 mars 1867. en congé illimité pour ce service spécial. M.000 mètres cubes pour une somme de 20. totale doit s'élever à un million environ.000 fr. L'inauguration voit enfin son Après 28 ans de pénurie et de disette.000 fr. Séance du 13 mai 1863. dès lors. de Bouyn en vue de l'aménagement source de l'Oued-Louach. pour continuation des travaux de restauration de la citerne romaine de la de 6. de Bouyn. a demandé sa lui Le Conseil. au moyen d'un barrage qu'il construirait ravin de l'Oued-Louach. par aa au conducteur des montagne et d'un traitement Ponts et Chaussées. cette assemblée rejette ce projet. un projet de traité. Le 23 septembre de la même année.000 fr. Le Maire soumet au Conseil une proposition de M. dans l'administration.000 fr. pour l'exécution des travaux d'aménagement dont la dépense des eaux du Filfila. le sacrifice qu'il demande à la ville est population de beaucoup trop élevé. assez longtemps exposée à l'air et au soleil. à ses frais dans le par an. à l'unanimité. Il ne fut pas donné suite à cette délibération. réintégration un témoignage de satisfaction. Le Conseil. de Bouyn n'est pas suffisante pour l'alimentation et que. considérant que la quantité d'eau prode la posée par M. Les travaux d'aménagement étant terminés de l'Oued-Rbaïb et de l'Oued-Meknesset l'Oued-Ksob.. Dans le cas où la commune voudrait opérer le rachat de ces travaux. Biéron.

sur cette somme.000 38. par les plus grandes sécheresses.500 fr.500 12. sont consacrés à l'aménagement : M. vices et le personnel des Ponts et Chaussées avaient été officiellement Le cortège était précédé convoqués à cette intéressante cérémonie.110 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE voeu le plus cher exaucé. que domine une foule compacte encombrait les chefs de serle château d'eau. l'Ingénieur MM.000 fr. la disette d'eau dans l'exercice de leurs de n'avoir plus à craindre fonctions humanitaires. sous le prétexte que la ville a fait venir à grands frais l'eau des sources se trouvant sur leur territoire. Les dépenses d'aménagement eaux y figurent pour une somme de 142. des eaux du Filfila. qui avait endossé ses plus beaux habits de fête. 260. Le 15 mai 1867.000 22. Le 12 novembre 1880. démomolissent le barrage de l'une d'elles. Guide. est consenti à la commune le Crédit Foncier le 28 juin 1901. la plus importante. la ville contracte avec le Crédit Foncier un emprunt de un million . par le clergé. Oadot et Simon. Adjudicataire Un autre emprunt de 492. le Sous-Préfet. heureux. Puis le clergé procède à la cérémonie de la bénédiction. exécutés par cipal. l'Administration supérieure. Il dit réservoir. savoir : 1° Travaux d'élévation du Filfila des eaux de l'Oued-Rira des eaux dans la du Filfila 70. Les autorités civiles et militaires. M. les arabes.000 par des conduite et d'élévation dans les citernes 2° Achèvement des conduites d'eau 3° Conduite d'eau de Valée 4° Conduite d'eau de Saint-Antoine . Le Maire prend la parole et remercie monde du concours précieux qui a amené un si beau résultat : l'Emle Conseil munipereur. de l'Oued-Rbaïb et de que la conduite l'Oued-Meknesset amène un volume de 25 à 30 litres d'eau par seconde et que. Aussi. et escorté par la compagnie des Sapeurs-Pompiers. La Société Philharmonique était venue apde reconnaissance. des eaux de l'Oued-Ksob. en chef et le Conducteur des travaux.. l'Ingénieur des Ponts et porter son tribut Chaussées attendait le cortège au haut de l'escalier qui conduit au il fait officiellement la remise des eaux au Maire. de tomber et l'imminence la place du 3e Zouaves. ce débit descendra à 10 tout le litres par seconde. eux aussi. malgré quelques ondées qui venaient de nouvelles pluies. vers quatre heures.000 fr.

dans le but de l'éclairer sur cette question. colligée de la ville l'eau de pluie recueillie De source véritable.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 111 Tout en rendant hommage à la bonne volonté de tous les fonctionnaires de l'Etat et de la Commune qui ont présidé à l'aménagement des eaux depuis la création de notre ville. la population. c'està-dire au moment où elle en a le plus besoin. l'eau . On a fait une conduite en maçonnerie pour porter dans les citernes dans deux petits ravins. il n'y en a réeldans des galeries souterraines. elle est privée du précieux liquide pendant l'été. Dans la vallée même et"dans la plaine du Zéramna. une mètres à l'Ouest du village de Saint-Antoine. nous communiquer EAU POTABLE DE PHILIPPEVILLE APERÇU GENERAL DES RESSOURCES EN EAU C'est un fait digne de remarque qu'il existe peu de source? aux faible. Sur les contreforts qui se terminent dans la plaine du Zéramna. Le point d'eau le plus voisin est le Béni Mélek. sortant des schistes. ni dans la partie basse de celle-ci. à la minute. Il faut remonter la vallée du Zéramna. et que leur débit est extrêmement environs de Philippeville De nombreux puits ont été creusés en ville . ils donnent presque tous de l'eau saumâtre. Aucune source ne se fait jour sur lesquels est bâtie dans les mamelons du Skikda et du Bou-Yala. lement pas. à l'Ouest de ce cours d'eau. qui s'est imposé d'énormes sacrifices à cet effet. à publier les renseignements suivants. on ne se procure de l'eau qu'en creusant des puits et en élevant le liquide au de norias. Aussi nous avons tenu. pour rencontrer donnant quelques litres source d'un volume appréciable : l'Ain-Mira. ne s'explique pas comment. que nous avons puisés dans des documents officiels que M M. avec leur sur notre demande. on ne connaît que des sources d'un débit les quelques fermes construites sur insuffisant même pour alimenter à douze kiloces coteaux. appelé prise d'eau. tous les ans. moyen de pompes ou plus généralement Dans le massif compris entre l'Estaya et la vallée du Saf-Saf. les Ingénieurs des Ponts et Chaussées ont bien voulu. ALIMENTATIONS EN obligeance habituelle. la ville haute.

qui se fait jour à l'Oued-Deb. le village n'aurait des ressources geant jusqu'à la grande plage. méable dont sont formés les abords des cours d'eau. Saf-Saf . un point d'eau. l'eau potable fait à peu près défaut. On connaît Aïn-Zetouna. Le village Valée possède. les alluvions Les puits n'y ont généralement un potable que celles du Zéramna. à peine deux ou trois suintements très insuffisante aux quelques fermes existantes. de Saoudi jusqu'aux derrière le Depuis le mamelon montagnes village Valée. mais le débit est à peine suffisant n'a qu'une source méritant pour les habitants et les bestiaux. la source tarit et on a eu appelé Fontaine jusqu'à ces derniers temps recours à l'eau d'un puits artésien élevé par un moteur à vent. n'a du pas une goutte d'eau.112 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE donnent-ils est encore plus rare. restaurées et agrandies. le terrain est fort peu aquifère. bien que couverte de forêts. dans l'Est de ce centre. emmagasiné Dans la partie Ouest. sans les citernes romaines. l'absence de sources véritables est aussi complète. en été. En se diriSinges. rarement. Dans la plaine s'étendant de l'embouchure contreforts derrière la ferme jusqu'aux qui se terminent les puits réussissent assez Barrot. Les régions du Sud-Ouest et du Sud ne sont pas mieux partagées. Le mamelon de Skikda. Mais.-O. Le douar Rorab ce nom. Les dunes. de Philippeville). en été. à la condition soit que le débit nocturne dans un réservoir. Si on étend de dix à vingt kilomètres le cercle qui vient d'être exploré et qu'on commence par le Nord. on voit Stora et les environs à peu près privés d'eau. une alimentation sont plus pauvres en eau Dans la vallée du Saf-Saf. dont à la faveur du terrain perils prennent le liquide souterrainement. les besoins des habitants. sont d'une extrême sécheresse. on ne rencontre-que très précaires et insuffisantes exclusivement indipour la population gène qui habite le pays. Saint-Charles est fort mal alimenté . qu'on rencontre en se dirigeant vers le Filfila. volume un peu notable que s'ils sont placés près de la rivière. Charmante. dans lesquelles on amène de l'eau de pluie du ravin des aucun moyen d'alimentation. depuis Philippeville jusqu'au Saf-Saf. on n'y trouve guère que de la boue. mais. Au village d'Aïn-Zoult l'eau suffit pour (N. la commune cherche à amener au village le produit de l'Aïn-Guelt-El-Bahary.

de livrer à une population de 20. novembre 1863. alors Ingénieur il la présenta lui-même à la date du 7 Chaussées à Philippeville. soit 1. kilomètres vingt-cinq L'eau y est tiède et très chargée de sels calcaires. soit 2. toutefois tant 16 rencontrer litres .000 Une telle ressource permettait litres d'eau par jour et par habitant. mais de 12. potable et le débit atteint jusqu'à cinquante-cinq On y aura peut-être recours un jour. avaient à trente litres par seconde. puis Bissy. suffisant d'eau pour répondre aux besoins d'une ville naissante. en admetâmes cent vingt-cinq fussent amenées dans que toutes les sources de l'Halia-Filfila aurait doublé. et M. la population pouvait recevoir neuf et demi par jour et par habitant. le jaugeage des sources ne donna que quinze en litres à la seconde. qui tarit souvent aussi en été. Aïn-Latrones sont presque à sec chaque été.500 mèsources de l'Halia-Filfila tres cubes par jour. qui comptait déjà une population Avec l'eau du Beni-Mélek. n'a jamais constitué une ressource Etant donné que le Beni-Mélek on a cherché à amener en ville un volume de quelque importance.500 âmes. mais elle est litres à la seconde. dont la source ne dépasse pas un demi litre à la seconde. Il faut arriver du Djebel-Halia et sur le versant Sud du Filfila pour septentrional de l'eau en excédent sur les besoins du pays. la ville dont la population Mais. le On croyait du reste avoir complètement des Ponts et en 1843.250 mètres cubes par jour. situé à environ au Sud de Philippeville. l'Ingénieur capitaine du Génie Brincard. des Ponts et Cette étude a été faite par M. évalué le volume total des Chaussées Lionnet. Aucune autre ressource en eau n'est disponible qu'à l'Oued-Meksur le flanc nesset. on ne trouve Si on étend encore le cercle autour de Philippeville. dont et Aïn-Melah. les deux sources. des eaux C'est dans ces circonstances qu'a été étudiée l'adduction du Djebel-Halia et du Filfila en 1863. de l'eau en quantité appréciable que dans le douar El-Ghédir (commune mixte de Jemmapes) au lieu dit : Aln-El-Hammam. en 1849. Gay. déjà en 1863.HISTOIRE DE PIIILIPPEVILLE 113 En revenant par le Sud-Est et l'Est. M. résolu le problème. emmagasinée dans les citernes et l'écoulement normal compté pour seize litres à la minute (ce débit est descendu à quatre litres en 1862). on rencontre Ras-el-Ma.

Aïn-Roumane. l'Oued-Rira. à l'eau qui se perdait dans l'Oued-Rira. Meknesset. Azib-Chabin. . lequel il a été construit. soit plus de 600 mètres cubes par jour. pour accru des soit le débit total de la rivière.114 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE le débit escomptant que des captages faits avec soin augmenteraient d'eau fut fait pour porter cindes sources. On sait que les premiers travaux eurent pour but d'amener les eaux des premières sources et cours d'eau du Djebel-Halia en ville (Oued. mais. installé dans l'Oued-Rira un appareil élévatoire. durant laquelle le débit de toutes les sources était descendu à 300 mètres cubes par jour. en effet. du débit des sources. différait peu de huit litres à la seconde. que la rivière principale. on doit noter. Mais. Du moment auque le débit réuni de toutes les sources descend fréquemment dessous de 500 mètres cubes. par suite deLa diminution progressive des forêts. autrefois si riche en eau. les besoins sont très convenablement en eau de la population satisfaits. mesuré en été. En 1903. on prolongea les travaux jusqu'au Oueddans la conduite maîtresse les autres sources (Oued-M'sara. La ville a. Aïn-M'bradi. Oued-Ksob. Ain-Marbouba). Oued-R'baïb). été inférieur on leur débit minimum. pour compléter la quantité utile à la consommation normale. on fut obligé de recourir. Pour se faire une idée de la diminution des réservoirs naturels dans la région de l'Halia-Filfila. infiltrations souterraines. alors que les sources atteignaient roulait dans son lit constatait Oued-Rira. a établi un régime d'après lequel sécheresse et d'incendies de 300 mètres cubes se produit assez souvent . le projet de la conduite quante litres à la seconde. Ces travaux furent exécutés après une année de sécheresse. le minimum chaque année.000 à 1. Oued-Djemen-Lakroud. sur les projets du service des Ponts et Chaussées. distribuant 1. que la quantité de liquide coulant à la surface ou maintenue dans les sables formant le fond de est descendue cette année à 350 mètres cubes environ. Filfila et on amena En 1880. qui élève dans la conduite d'amenée du Filfila un volume de 600 mètres cubes environ.200 mètres cubes par jour. En C'est donc ce volume qui doit être amené en ville. un volume qui. il descend à 500 mètres. le débit a même à 300 mètres cubes pendant une partie de l'été.

la de la conduite disette se renouvelait chaque année. en La disette causée par l'insuffisance sur la proposition du Conseil municipal 1892. de 650 à 700 mètres cubes par vingt-quatre ne suffiraient Si la sécheresse persistait. en eau potable fort compromise pendant les étés qui ont alimentation en 1879-1880. et de les élever dans la conduite capter les eaux de l'Oued-El-Gatt du Filfila. des une réserve qui eût permis de régler la distribution constituer eaux et d'assurer. réduit à son extrême minimum. fut éprouvée cruellement En 1892. outre qu'il était souvent renouvelé et parfois insuffisamment préparé à l'étude des questions hydraude l'indépendance nécessaire. rendant aux sources sinon leur débit ancien. pendant quelques heures quartiers par jour. que ouvrages hydrauliques n'étant pas encore en service. au moins pendant quelques jours. la population par le manque des d'eau et cette calamité était encore aggravée par l'insuffisance de distribution . du moins une grande partie de ce débit. amenant les eaux des sources de l'Halia-Filfila. un architecte communal six ans auparavant. plus à l'alimentation publique de Philippeville Il y a lieu d'espérer qu'après une succession d'années sans pluies suffisantes viendra une période plus humide. dans chacun d'eux. Malgré la construction. mais encore pour assurer une distribution des eaux amenées par la conduite maîtresse. dans quelques étaient distribuées. pendant la heures. appela l'attention que. avait faite de en 1886. il était impossible de l'on construisait. aujourd'hui HISTORIQUE RESUME DU FONCTIONNEMENT DU SERVICE DES EAUX DE 1892 A 1902 a vu son comme la plupart des villes algériennes. non seulement pour liques. les réservoirs de Skikda. Le personnel employé à ce service. manquait destiné à la connaissance du régime des faire un travail méthodique du programme des amélioraet à l'élaboration eaux d'alimentation rationnelle tions possibles. du débit de la conduite. située à peu de distance. Les eaux de la ville en cas d'accident au fur et à mesure de leur arrivée. Philippeville. l'alimentation sur la conduite d'amenée. les eaux de l'Halia-Filfila et de ses environs.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 115 en sorte que l'ensemble de toutes les eaux réunies a été. de la ville et. suivi des hivers peu pluvieux. période sèche. mais à un niveau supérieur. .

l'approbation neurs avaient exigé un délai assez long et les pluies de l'hiver surveSur l'initiative nant arrêtèrent L'Oued-El-Gatt les travaux fut oublié. le 1er juin. le profil de la les déblais pour rectifier déjà commencé conduite. et. chargea Au commencement le service des Ponts et Chaussées de dresser les projets des travaux sa l'alimentation de la ville. précis mirent en. née faite par l'Ingénieur ordinaire. était amorcé. obstruées par des dépôts calcaires. des crédits furent accordés pour Sur la proposition le exécuter les travaux les plus urgents et notamment pour vérifier Des nivellements de la conduite. sources. l'écoulement On avait . maire. discuté et accepté. le garde des eaux de manoeuvrer la vanne de vidange pour ayant été dans l'obligation rejeter les eaux salies par les pluies.. révéla un état de choses des plus teur. il reçut même Mais son examen. L'une des erreurs dont le débit d'établissement était dès lors inférieur à celui des de la conduite interrompit pendes eaux du Filfila. les enquêtes pour obtenir la concesd'exécution. lorsque le conducteur proposa de percer le tuyau en fonte. commencés qu'elles rendaient inutiles. Brémond. un commencement repris. rale de cet ouvrage.à Dans le dernier ravin. lorsque le siphon l'écoulement (l'Oued-Rbaïb). mais. se perdait en beaucoup de points .. au mois de novembre 1894. La première tâche. afin de laissser une ouverture pour la sortie de l'air. M. de l'été 1893. René Ricoux. la fin de 1894. l'arrivée dant plusieurs jours. lui remit la direction et par le conducM.116 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE le projet fut de quelques conseillers municipaux. l'air s'accumula en un point de la conduite et il ne passa plus une goutte d'eau au-delà de ce point. Cette solution se fit aussitôt. étudié. les captages laissaient à désirer et presque toutes les conduites secondaires étaient fâcheux. traversé en siphon par la conduite en fonte se faisait assez bien. dès que la vanne fut refermée. des Ingénieurs. le siphon se désamorça et. Beltçaguy. profil longitudinal de cette dans l'établissement nombreuses évidence des défectuosités surtout l'insuffisance de la pente génémais démontrèrent conduite. pour faciliter destinés à améliorer tourdu service des eaux. des marchés à passer avec les entrepresion des eaux. La plus grande partie des eaux fournies par les sources du ne pouvant être débitée par la et du Djebel-Filfila Djebel-Halia conduite en fonte. M. ayant été adoptée et exécutée.

qui eût occasionné une dépense importante. qui suivit. qui assura de la ville. avaient été conservées. l'hiver précédent ayant été pluvieux. quand il en aurait fallu 1. ressources nécessaires. jusqu'en 1897.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 117 existe encore et a rendu inutile la rectification Cette disposition du profil de la conduite. la Pendant l'année 1900. l'insuffisance dont les installations de nouveau à l'Oued-El-Gatt. ajournée pour deux causes : 1° La commune. une pompe. c'est alors que l'Ingénieur proposa de et dressa le projet de l'usine fixe à prendre les eaux de l'Oued-Rira établir dans le lit de cette rivière pour en élever les eaux dans la l'affaire fut présentée par M. très convenablement l'alimentation La Municipalité. en supprimant et. Imbert.0052 fut projetée et réalisée en 1894. le manque d'eau se fit de nouveau sentir dès le mois de juillet suivant . Comme le débit complet de moyen de 130 mètres la source avait été utilisé.. On recourut du sans interruption. toutefois. ville n'eut pas à souffrir de la disette. L'hiver de 1896-1897 ayant été très sec. avait augmenté d'une cation. de l'eau se manifesta dès le mois de mai. La pompe fonctionna.1a pénurie fut .001 à 0m. fournissant cubes par jour. très approché de celui qui avait été constaté en 1897. mais. un volume moyen de 136 mètres 9 août au 21 novembre. qui avait séduit la Municipalité.200. dont était placée à une hauteur suffisante pour porter la pente l'origine de 0m. les sources fournirent un débit quotidien moyen de 866 mètres cubes. louée à un industriel local. qui projetait de contracter n'avait un emprunt pas encore les pour exécuter divers travaux. L'exécution fut de ce projet. il devenait évident que cette ressource ordinaire était insuffisante . nir la concession des eaux qui lui fut accordée le 27 juillet 1901. cette modifitoutes les pertes d'eau. La transformation de la conduite libre en conduite forcée. au mois d'août la : on ne recevait plus que 690 mètres cubes disette devint inquiétante par jour. En 1899. fit les démarches nécessaires pour obte. Elle fonctionna une interruption de deux semaines dans et fournit à la consommation un volume cubes par jour. fut installée marche le 11 septembre. Le projet de captage des eaux de l'Oued-El-Gatt fut actionnée par une locomobile près de la source et mise en jusqu'au 26 novembre. la ville fut façon notable le débit de l'aqueduc alimentée convenablement. avec le courant du mois d'octobre. 2° Pendant l'été de 1898. repris et mis à exécution . Ingénieur conduite du Filfila. en chef. en 1901.

amenées à Philippeville. la commune ayant enfin réalisé son emprunt. en quantité suffisante. car. furent encore utilisées. mètres cubes. dont le projet avait les travaux de l'Oued-Rira. Rira et ont assuré. influencée que 100 mètres cubes par jour. Depuis le 9 juillet. complète le résumé ci-dessus. susceptibles d'être de la région qui soient. ne put livrer mais cette source. par la Municipalité Les travaux commencés dans le courant du mois de mai étaient terminés à la fin du mois de juin 1902. du Filfila le débit des conduites il démontre 1894.118 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE dût être imposé à la populaextrême et un rationnement rigoureux tomba à moins de 400 tion. du 13 août au 16 octobre.11 était temps. du moins ci-contre. Le débit des sources. Le tableau depuis l'utilité le 1er janvier des travaux depuis. Les eaux de l'Oued-El-Gatt aussi par la sécheresse. complètement on avait de l'eau des sources étant insuffisante. on put entreprendre et par l'autorité été approuvé supérieure. . une alimentation qui donne sinon complète. en septembre. C'est en 1901 que. très satisfaisante. déjà l'arrivée durent fonctionner à rationner la ville et les machines commencé elles élèvent toutes les eaux de l'Ouedaussitôt. les seules de captage des eaux de l'Oued-Rira.

750 37.014 23.766 33.958 23.476 105.350 40.905 26.157 25.639 27.264 37.800 36..020 30.960 36.426 27.627 24.888 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre TOTAUX.192 600 109.530 33.589 115.806 20.604 19. Débit quotidien ( mi- 45.722 18.276 39..186 35.474 17.420 26..289 163.744 30.681 34.030 27.000 30.167 32.508 105.348 8.494 105.070 33.554 20.334 728 50.766 14.550 21.467 22.791 EnOctobre 6.032 753 37.661 26.327 36.660 56.448 40.934 25.420 23.498 22.934 26.022 » 123.643 28.861 24.146 23.660 26.123 14.987 26.850 35.578 » 105.818 26.400 39.582 576 77.733 18.159 33..415 866 16.882 23.283 118.591 19.879 35.685 774 34. Déficit annuel total.976 30.700 23.920 41.636 33.640 35.595 23.900 30.244 34.283 24.008 32.920 20..800 29.298 56.420 866 13.677 29.830 25.200 36.406 EnSeptembre » 115.570 19..048 » 105.680 38.200 ta EnNovembre EnSeptembre EnSeptembre EnSeptembre EnSeptembre muni constaté).458 29..839 21.000 20.199 157.187 134.040 23.348 EnOctobre 14.192 29. Movennes ( par mois.493 17.410 18.060 42.920 21.803 37.159 23.739 20.592 43. À déduire : Volumes fournis par l'oued El-Gatt et par l'oued-Rira RESTE.161 17.553 39.612 19.028 15.783 30.DÉBIT MOIS 1894 1895 DE LA CONDUITE DU FILFILA PENDANT LES 1903 ANNÉES 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 (au moment de del'oumse) 35.123 143.266 46.568 34.877 21.109 51. Mojennes par jour.286 38.988 EnOctobre » 118.042 28.396 34.700 25.429 34.970 21.084 207.200 28.016 30.031 30.615 804 29..790 111.480 34.147 23.070 24.479 28.687 34.660 36.240 27.630 123.165 142.860 26.405 39. 670 625 711 590 700 471 609 394 353 .801 18.640 38.508 671 10.530 27.160 47.022 19.027 38.058 32..170 38.906 28..005 22.894 19.360 37.681 26.

3° Entre une galerie d'aspiration La construction du bâtiment des machines et de l'annexe destinée au dépôt du combustible était projetée. . soit 10 litres 50 environ un écoulement de 8 litres à la seconde. en tenant compte du travail absorbé par le moteur et par les de l'eau dans les pompes et de la perte de charge due au mouvement que ce travail tuyaux.120 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE USINE DE L OUED-RIRA faits pendant l'année 1897. voûtée dans laquelle se trouverait le puisard du tuyau des pompes. Les dimensions du bâtiment avaient été fixées d'après principal celles du mécanisme exigeant la plus grande étendue parmi les divers systèmes proposés par les constructeurs que l'on avait consultés. lir les eaux superficielles de la rivière et à constituer une réserve pendant les heures de chômage des machines. au-dessus de la galerie voûtée entre le barrage et le réservoir. est le 1/5 de supplémentaire que la machine devrait dé- vapeurs environ. pendant La hauteur à laquelle les eaux devaient être 691 mètres cubes 200. on trouve velopper une force totale de 18 chevaux L'usine qui devait être édifiée dans les ouvrages comportait les machines : suivants. le lit même de l'Oued-Rira en outre du bâtiment renfermant 1° Un barrage en maçonnerie traversant le lit de la rivière fondé sur le terrain imperméable et encastré dans chaque rive.8 chevaux vapeurs. ment de 14. les deux ouvrages ci-dessus. par seconde. représentant un volume total de 950 mètres cubes par jour. Il n'était pas nécessaire de prendre toute cette quantité d'eau et le seulement le captage de comportait programme à élever en 18 heures. et en admettant la force théorique nécessaire. au minimum. et les réunissant. ou bien 24 heures. d'autre part dans le terrain Son argileux. 2° Un réservoir en maçonnerie de 300 mètres cubes de capacité avec couche filtrante destiné à recueilsupérieure (sable et gravier). Les jaugeages de débit de l'Oued-Rira en été. avaient accusé 11 litres à la seconde. d'une part dans un massif rocheux. but était d'arrêter les eaux s'écoulant souterrainement à travers les couches de sable. Mais. élevées étant de 106 la force motrice à employer devait être théoriquemètres environ.

à la suite des difficultés vahissement de la fouille par les eaux et les sables fins entraînés. le versant de la rive gauche de l'Oued-Rira. ainsi que la rencontre d'une couche de gros gravier et de blocs. Pour permettre aux eaux arrivées à ce point de s'écouler dans la au sommet du maconduite forcée. Le lit de l'Oued-Rira de la future de la rive droite. de PhiLes travaux. à un entrepreneur M.000 francs.000 27. de l'emplacement usine. à la cote 120. adjugés le 1er mai 1901. et qui augmentèrent 15.000 40. à 80 mètres environ.15 de diamètre.15 de diamètre intéaussitôt après sa sortie du bâtiment des directement. près duquel passe la conduite du Filfila. d'un pylône en maçonnerie supportant. fut dévié et creusé au pied des coteaux mois. s'écoulaient par un tuyau de Om. à une hauteur supémelon.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 121 La conduite rieur. une bâche en tôle d'une capacité de deux mètres cubes. On commença également le creusement du premier puits de sondût être abandonnée de cet ouvrage dage .000 7. furent commencés à la fin du même lippeville. 17 .000 le programme En cours d'exécution. Aliberti Baptiste. dans la conduite du Filfila. qui précède a dû subir des les machines et les ouvrages de modifications intéressant profondes. Bâtiment Conduite galerie et réservoir des machines de refoulement et pylone TOTAL Machines MONTANT TOTAL 14. jusqu'au dominant mamelon le petit col voisin. mais la construction l'enqu'occasionnait quelques jours après. Les dépenses prévues pour l'installation complète étaient évaluées ainsi : Barrage. Les eaux élevées par les pompes se déversaient librement dans la de refoulement. située à 150 mètres de distance environ. de là. sommet d'un en tuyaux de 0m. bâche en tôle à la cote 132 et.000 13.000 6. les prévisions de dépenses de plus de captage. on avait prévu la construction. rieure à celle de la ligne de charge des eaux de la conduite. s'élevait sur machines.

sur Le 29 juillet. Il ne nous est pas possible de nous étendre plus longuement sur la marche des travaux si habilement dirigés par MM.40 de diamètre seulement. les maçonneries des massifs destinés à supporter on mit en place élévatoire. Après les travaux de préparation celles-ci furent comet la pose du rouet supportant les maçonneries. qui avait été atteinte avec les moyens dont on disposait. Les pompes d'épuisement quelquefois entraînaient des tionnaient continuellement et les eaux extérieures masses de sable extrêmement fin. dont l'enlèvement exigeait foncdes journées entières. Constatons seulement que la construction des galeries présenta de nombreuses et grandes difficultés et qu'il fallut compléter l'en- . sans cesse remplacées dès que les premières étaient enlevées. qui étaient arrivées au commencement du mois de mars.80 quatre jours après. le premier. n'était pas sans danger. ingénieur en chef. on construisit à l'extrémité de la conduite de refoulement. C'est décida l'étude tier de du puits qu'on pendant la dernière phase de la construction de modifier les dispositions du projet primitif et. l'appareil les machines. pour mieux assurer la liaison de la maçonl'enlèvement des blocs qui seraient nerie de briques et faciliter Cette dimensûrement rencontrés à quelques mètres de profondeur. on rencontrait à chaque instant des blocs de grosses dimensions. On eut à surmonter des difficultés inouïes . qui a été terminée le 15 novembre. Daujon. le chanfut occupé à la construction du bâtiment des l'entrepreneur machines. qui évitait les blocs calant. mencées le 2 août et étaient descendues à lm. sous-ingénieur.122 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE on entreprit le creusement du deuxième puits. le pylône Depuis cette date jusqu'au 28 avril 1902. la confection de l'emplacement. A cette profondeur le rouet fut arrêté et calé par des blocs qu'il ne fut pas possible d'extraire et on dut continuer le travail avec un nouveau rouet de 2m. sion fut fixée à trois mètres. pendant et la préparation du projet des nouveaux ouvrages. et on effectua la pose de la conduite en fonte de refoulement. et Beltçaguy. L'expérience l'emplacement qui venait d'être faite établit la nécessité de donner un diamètre plus grand à cet ouvrage. même de la galerie de prise projetée. Les épuisements avaient donné lieu à une dépense très importante et le fonçage du puits au-delà de la profondeur de 5 mètres.

HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 123 du projet par des ouvrages imprévus. construit semble EXPLOITATION.623 TOTAL 43 289 de l'Oued-Rira Le volume total de l'eau provenant bassins de Skikda au 1er novembre est de : Mois de juillet — août — septembre — octobre On doit ajouter à cette quantité : branchée avant 1° Le débit de la conduite militaire et l'arrivée aux bassins. à raison de 200 mètres cubes par jour. Tout fut achevé dans le courant du mois de juillet et les machines furent mises en marche le 9 de ce mois et essayées les 18 et 26. Le volume d'eau élevé. tels que massifs de en divers points de la conduite de refoulement maçonnerie pour s'opposer au glissement des tuyaux sur un terrain sans consistance et enfin construction sur cette' conduite.500 55. et d'une très forte déclivité dans la partie comprise entre le pylône et la conduite de Filfila.118 m3 605 mètres cubes par jour de fonctionnement. — RÉSULTATS OBTENUS Les machines tionnaient sérieuse.329 7. soit et au 2° Les pertes d'eau constatées au M'Sara sommet du pylone. elles foncencore. et n'ont subi aucune interruption reçu dans les 9 258 12 410 10 998 10. . celui des abreuvoirs en cours de route pour des prises particulières une évaluation de 1/10 des volumes indiqués ci-dessus. soit TOTAL du volume élevé par les machines let au 31 octobre 1902 Soit en moyenne du 9 juil- 4. pendant 1 mois. d'un bassin de huit mètres cubes de capacité pour le jaugeage des eaux élevées par les machines. était de douze litres par seconde. ont été mises en marche le 9 juillet 1902. au 10 novembre. jaugé dans le bassin à cet effet.

une aggravation Si la sécheresse devait continuer.124 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le chauffage au bois n'a pas donné des résultats satisfaisants et du charbon seul. Il en a été de même en 1903. pendant le 3e trimestre pour fourniture 1902. d'autres duction à prendre. 123 par mètre cube. mais avec de la situation. OBSERVATIONS GENERALES L'installation des machines de l'Oued-Rira semble avoir résolu le de l'alimentation de la ville en eau potable. 141. 018 par mètre cube. à cause de la grande sécheresse de cette année. sans l'installation des machines à l'Oued-Rira. 4. un bénéfice de 0 fr.000 13. l'excédant volume d'eau fourni par les machines de l'Oued-Rira... pour l'alimentation du montant des redevances payées à la commune La comparaison des années 1901 et d'eau. le débit total plusieurs de tous les minima connus. 123.600 1901 1902 Différence au point de vue du débit Les deux années ayant été comparables de recettes dé 1902 ne peut être dû qu'au des sources. le Ce volume d'eau étant pour le trimestre prix de vente de l'eau est donc. par mètre cube de 0 fr. Le prix de revient est de 0 fr. sans les dépenses de fonctionnement. des sources est descendu au-dessous- . Mais on a vu problème qu'en 1902 la solution n'a pas été complète..000 en faveur de 1902. Mais. pendant mois. on doit reconnaître que. en ce cas. donne les résultats 3e Trimestre — 3e ci-après : 9. Il y a donc pour la commune. depuis que le stock qui avait été approvisionné Le prix réel de l'eau reçue dans les bassins de Skikda et utilisée de la ville ressort à 0 fr. de 32. aussi incomplet qu'ait été le résultat obtenu.666 mètres cubes. être envi- sagée. en 1903. des eaux de l'Aïn-El-Hammam mesures seraient et on a déjà indiqué que l'addevra. on y a renoncécoûtait aussi cher que l'emploi est épuisé. puisque. la population aurait cruellement souffert de la disette.

en cas d'accident. il le remplissage des citernes avec les eaux du convient de rapprocher Filfila. selon toute vraisemblance. permet de distribuer débité par les sources ou élevé par les machines de l'Oued-Rira et ne sera que rarement inférieur. . dans les années ordinaires. La réserve de 16. De cette amélioration très réelle. à 900 mètres cubes par jour.000 mètres. d'été sera assurée de façon convenable.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 125 il est probable que l'alimentation En temps ordinaire. sauf qui. faite en hiver et qui est suffisante pour alimenter le quartier haut de la ville pendant deux cents en ville le volume d'eau total jours environ.

.

— 0 » 25 . 80 le kilo. En décembre 1846. lre qualité — 2e Mizzi vend de la boucherie et de la boulangerie 0 fr. les taxes sont ainsi fixées : Pain.X BOULANGERIE. Le Conseil traiter les questions suivantes : Doit-on limiter La boulangerie Quels seraient La boulangerie soumises le nombre des boulangeries doit-elle être libre? ? les avantages d'une seule boulangerie municipale? et la boulangerie Mizzi doivent-elles être indigène aux mêmes conditions française? que la boulangerie émet. BOUCHERIE En 1845. Viande. Le Conseil Prix du pain et de la viande Pain.45 La boulangerie seulement. 50 le kilo. il existe dans notre ville quatre boucheries et dix bou- langeries. — 0 » 85 1 » 00 — nomme une Commission 0 fr. un voeu pour la liberté de la reconen exigeant des boulangers toutes les garanties boulangerie. le 14 février 1849. nues nécessaires et en entourant de certaines précaucette industrie tions jugées indispensables. lre qualité — 2e en août 1850 : 0 fr. Boeuf Veau Mouton Séance pour du 19 juillet 1848. 30 le kilo. — 0 » 45 cependant le pain de Ve qualité 0 fr.

Séance du 9 août 1853. 21 à 0 fr. En janvier 1867. 02 au-dessous de la taxe. 425. mais que les boulangers sont tenus d'afficher les prix du pain dans leurs boutiques. 60 le kilo. et de Madame Veuve Millet. ayant l'intention de provoquer la suppression des manutentions militaires et de la fourniture du pain de munition. on débite pour la première fois de la viande de cheval. alloue. Dans 16. 21 novembre 1869. par tête. 2° Que l'approvisionnement obligatoire. Boeuf Veau Mouton 0 fr. Une taxe de vente en ville des sangliers est frappée pour la première fois . 22 le Le Ministre kilogramme. . Séance du 6 février 1861. elle est fixée à 5 fr. 4° Que chaque boulanger exploitant ne pourra fermer son magasin qu'après un avertissement préalable à l'autorité municipale et avant du mois qui suivra cette déclaration écrite. à répartir entre tous les boulangers. Honoré Lantheaume. 18 par homme et par jour au dépôt du 2e régiment de la Légion étrangère. le Conseil décide : des boulangeries 1° Que le nombre des boucheries est illimité . vendent le pain 0 fr. 45 le kilo. il existe 18 boulangeries. soit de 0 fr. celles de M. le pain se vend 0 fr. Les boulangers de Philippeville à l'armée le pain de 2e déclarent immédiatement qu'ils livreront qualité à 0 fr. qui sont tenus d'afficher le prix de la viande dans leurs boutiques. à titre d'essai dans notre ville de l'achat par l'ordinaire du pain chez les boulangers. par décision du 10 octobre 1860. sur la place du marché aux légumes. rue impériale.128 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Viande. 10. 1° Que le nombre 3° Que la taxe municipale est supprimée. rue du 61e. Le Conseil décide : est illimité. sera de 250 quintaux de farine pendant la saison d'été et de 500 pendant la saison d'hiver . 0 » 65 — 0 » 65 — de la Guerre d'Hautpoul. 2° Que la taxe municipale est remplacée par une taxe facultative aux bouchers. Le dimanche. une indemnité de 0 fr. l'expiration Dans sa réunion du lendemain. 85. Les deux autres.

le kilo pesé — 2e pain rond de ménage. 50 0 » 45 0 » 40 18 . 0 fr. pesé — 3e pain de blé dur. pesé Le pain n'est plus taxé depuis longtemps. le prix du pain est ainsi fixé : lre qualité.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 129 Arrêté municipal du 29 avril 1898 : Considérant que le pain est une denrée de première nécessité et qu'elle constitue la principale alimentation de la classe ouvrière .

.

le Conseil vote une somme de 48. qui offre plusieurs milliers d'eucalyptus pour entourer le cimetière et pousse l'obligeance jusqu'à prendre à sa charge les frais de plantation. pour construction d'un logement pour le gardien et d'un mur de clôture du nouveau cimetière. le cimetière se trouvait au-dessous des citernes du Skikda. Séance du 16 novembre 1886. le Comte Landon de Longeville. 27 juin 1861..321 fr. parmi le fouillis épais de leurs rameaux. à l'aide d'un crédit de 40. Le 9 novembre 1859. afin. En long fourmillement. Prosternée à genoux sur la tombe fermée . dans l'intérieur des fortifications. Le Conseil vote des remercîments à M. Création d'un cimetière à Damrémont. LE JOUR DES MORTS Le jour sacré des Morts. Tout est paré de fleurs et les tristes cyprès Sur le champ du repos. d'éviter la profanation des tombes par les arabes. tout reverdis. se rendre au cimetière. plus fleuri que les prés.XI CIMETIERE. y compris la modification de l'entrée.000 fr. Il est décidé qu'on ne fera d'abord que la porte d'entrée et le logement du gardien. Semblent. 1902. Approbation d'un marché pour le transport au cimetière par corbillard. La clôture du cimetière. est effectuée seulement en . on voit la ville entière. POMPES FUNÈBRES Au début. Une femme là-bas. votée en 1859. 4 juillet 1879. d'une note moins sombre Projeter autour d'eux l'épaisseur de leur ombre Et. sans doute. de douleur abîmée. Tamisent le soleil au-dessus des tombeaux. qui est placée maintenant en face le pont du chemin de fer.

arrose de ses pleurs. on voit la ville entière. Puis. Gît. Et je pleure moi-même au touchant souvenir D'un père bien-aimé. se rendre au cimetière. où brûlent les bougies. qui fut jadis placée Par une main pieuse et maintenant glacée. brisée en morceaux. L. les paupières rougies. des larmes plein les yeux. à perdre la raison. . 5 Novembre 1892. Déposent gravement. un tout petit cercueil. Au milieu de la foule. De tout jeunes enfants. Sous son voile de veuve. Au caveau de famille. qui pour elle a battu De l'amour le plus pur. une gerbe de fleurs. est là morne. B. par le portail d'entrée Passe. dont la mort d'une adorable femme D'un chagrin éternel vient d'anéantir l'âme Et de briser le coeur. jetant des fleurs au tombeau des Zouaves. Le jour sacré des Morts. que je n'ai vu mourir. tandis que chacun a l'âme pénétrée D'une amère douleur. Emus.132 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE D'un mari mort trop vite. sur un brancard suivi d'hommes en deuil. Dans la plus grande allée on aperçoit des braves. Tout auprès. En long fourmillement. Les jouets de leur frère envolé vers les cieux. Un époux. sur le sol sillonné Des débris desséchés d'un bouquet tôt fané. une croix. Voici qu'il a frôlé la robe d'une aïeule Et la vieille a pensé qu'elle n'est pas la seule A pleurer ses enfants. abattu. Et qu'une mère aussi sanglote à la maison.

Un autre arrêté du 1er octobre suivant institue le Cercle de Philippeville. Ouvriers d'administon Un dépôt Dépôt des Subsistants TOTAUX plus un atelier 1846-1847. En 1843. la garnison normale est ainsi fixée : 30 chevaux.XII GARNISON. — 95 — 53 — 31 — 117 — 157 — 100 1. Août 1847. doivent inscrire ou faire inscrire dans l'hôtel où ils sont logés. avec le colonel. qui arrivent et séjournent. il est rem25 juin 1847. parti de Toulon le 22 .203 hommes. Il y a donc deux colonels dans notre ville : celui du 19e Léger et le Colonel commandant supérieur du Cercle. Le bateau à vapeur de l'Etat Le Grégeois. — 95 — 50 — 53 Infanterie Cavalerie Artillerie Train des Equipages. leur nom avec indication de leur grade et du corps des sur le registre destiné à l'inscription auquel ils appartiennent. par deux bataillons du 19e Léger. du 436 de et une compagnie supérieur est le Colonel Ligne. voyageurs. les officiers de toutes armes. 228 chevaux. de condamnés Le Commandant 1. le 30 juin. ETABLISSEMENTS MILITAIRES Un arrêté gouvernemental du 1er septembre 1840 crée dans noire ville un peloton de gendarmes maures. sous le commandement d'un officier supérieur français. de discipline.756 hommes. Par ordre de la Place. Le 43e de Ligne part pour Constantine: placé.

l'espace nous manquerait . violemment attaquée par des masses accourues à la voix de Sidi-Zerdoud. Sont de Philippeville Courrier sujet de la rentrée en France : lippeville Le du 5 juin 1848 s'exprime ainsi au du 19e Léger. de l'hôpital. Barthélémy. est nommé colonel du 43e Par arrêté ministériel du 19e Léger. du reste.134 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE août 1847. Cette faible troupe. sentant la nécessité de dégager la route de Constantine. dont 5 officiers. qui partiront prochainement. ils sont. Au mois d'avril de l'année suivante. dont il fait partie. le Colonel Barthélémy. réunit 800 hommes du 19e et 200 du Bataillon d'Afrique et pousse une pointe dans la direction de Collo au Tlelat(3 mai). le chirurgien-major Lepelletier et le lieutenant Schoti et ramène à Philippeville 75 blessés. Loriton-Dumontel. il compose la première colonne qui ait parcouru le pays entre Philippeville et Bône. de la même année sur le bateau à vapeur barque le 27 septembre Ville de Bordeaux pour se rendre à Tunis. est nommé Commandant d'Afrique.500 hommes du 19e Léger s'embarquent pour rentrer en France. assez connus dans la province. leurs droits à la retraite et Corniller. Ligne. tenant garnison à Phi- Le 19eLéger s'est embarqué pour la France le 31 mai dernier. remplit : MM. où nos convois sont sans cesse menacés. Il quitte cette rade le 29 au matin. 15 mai 1848. arrive le 27 au soir. Le 24. s'emsupérieur M. Le 19e perd à son début. Nous résumerons seulement les principaux faits. capitaine au 3e Bataillon admis à faire valoir du 1er Bataillon peville. il va rejoindre l'armée des Alpes. abord du Cacique. Adam. Le 31e de Ligne. trop glorieux et trop beaux pour avoir besoin du fard de l'histoire. en garnison du 11 avril 1848. M. M. Il ne reste plus dans nos murs qu'un bataillon et deux comgnies de ce régiment. de Chasseloup-Loubat. lieutenant-colonel chef du bureau arabe de Philipd'Afrique. dans cette affaire meurtrière. les fonctions en colonel du 19e Léger (devenu 94e de Ligne). son absence. M. Le 19e Léger débarque en Afrique au mois de décembre 1841. . emmenant en France les malades militaires commandant du Cercle. dont il restait encore ici un détala garnison mois chement. commandant supérieur du Cercle. Nous ne détaillerons pas les exploits de ce beau régiment. après plusieurs quitte définitivement sur le Titan d'attente. 1848. colonel du 43e de commandant supérieur. Le Colonel Brice. 350 les avaient déjà précédés quelques jours avant. voit dans sa retraite le nombre de ses ennemis s'accroître et fait partout la plus belle contenance. dans notre ville.

à Bogliar. et assiste aux combats des 3 et 10 mai. où il incendie deux magnifiques villages kabyles (Ksour). ce régiment est dirigé sur Sétif. Il prend une large part au combat du 24 avril. au mois d'avril 1844. En quatre ans. dans le Hodna. il y laisse derrière lui une ville de 800 âmes et un des établissements militaires les plus beaux de l'Algérie. à Bouçada. Pendant cette période. qui amènent l'entière soumission des Beni-Djaad. une colonne composée du 19° Léger résiste avec vigueur à deux attaques. Le 2e bataillon. au coeur de l'hiver. la retraite de Ben-Salem et le salut de la Mitidja. Lorsqu'il vint occuper ce point. Ce régiment parcourt ensuite le Sud de la province d'Alger. tout s'élève en peu de temps. Au mois d'octobre. nous retrouvons ce régiment à l'expédition des Ouled-Sultan. rallié à une colonne partie de Médéah. mettant à profit les intervalles de paix que lui laissent les populations soumises. il résiste avec courage à toutes les privations. qui doit soumettre la chaîne de l'Aurès. toutes nos troupes des trois provinces durent se mettre en mouvement. Ben-Salem. Le même chef. reculait notre domination dans l'Est et visitait pour la première fois les populations de Tébessa. Au printemps de 1845. Eloigné de tout point habité. vivement engagé. Le 19e quitte Sétif pour une campagne des plus rudes et des plus pénibles qui doit durer neuf mois. il sait. sur les crêtes duquel se livre un glorieux combat chez les Oulad-Aziz (19 juin). Et lorsque le 19e quitte la garnison de Sétif. il va montrer les armes françaises. le 12 novembre. l'autre fraction. par des travaux. dont les habitants ont refusé la soumission . Une fraction du 19econcourt à la défense. s'avance jusqu'aux fossés d'El-Arrouch. jardins. se montre dans le Hamza et. au Djebel-Dira. hôpitaux. sous les ordres du général Négrier. à Médéah. sous les ordres du général Sillègue. dans une attaque pleine d'audace (20 mai). église. où quatre de ses officiers sont mis hors de combat. au fort de ce nom. dans les nuits des 31 mai et 1er juin. Il entre enfin à Alger. dans le Hamza. la garnison du blockaus d'Eddis repousse avec avantage deux tentatives dirigées contre elle. Le schériff Sidi-Zerdoud continuait â tenir en échec tout le pays entre Philippeville et Constantine . malgré les rigueurs de la saison. sous les ordres du général d'Arbouville. venir en aide à la colonisation : caserne.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 135 C'est ainsi que le 19e prélude a sa belle réputation. Au mois de juin de la même année. fait une razia chez les Hanaïches. Après le désastre de Sidi-Brahim. nouveaux combats sur Tisser. perd beaucoup de monde. il dut rester sous la tente. Les 22 et 23 novembre. Le Commandant Faure est blessé. Il livre un premier combat à Ben-Salem. le premier. Pendant ce temps. il assure la tranquilité du pays par sa présence. il fait partie de la colonne du général Bedeau. sur le Chélif. Cette même année 1842 est marquée par de nouveaux engagements glorieux pour le 19°. à Milianah. mosquée. Au Teniah-Macksen. L'année suivante. sous les ordres du duc d'Aumale. il attaque la colonne avec vigueur au Bordj-el-Karoub et il est partout repoussé. jusqu'à la limite de la province de Tittery. sur le Jurjura. presque rien n'étant créé. où. lui suscite de nouveaux ennemis chez les Beni-Djaad. dans la Medjana. à la suite du maréchal et au milieu du concours de toute la . à la tête de ses réguliers. on retrouve le 19e. il soumet les Ajades et les Madydes. Les 16 et 18 décembre. il entre dans le Jurjura.

10. qui d'un moment à l'autre. dans ses glorieuses campagnes. Le 19e a donc eu. Peu de temps après. par la surprise du camp du schériff Mouley-Mohamed. Enfin. dont 5 officiers. Etaient régiment. sergent-major comme simple soldat et retraité comme capitaine. lieutenant dans ce beau MM. musicien de première classe. ces pénibles travaux sont couronnés par l'expédition de la grande Kabylie et de Collo. les trois bataillons. fondé Sétif et travaillé aux routes de Philippeville à Constantine et à celles de Sétif. Pour assurer l'entière soumission de cette tribu. Frédéric. réunis sous les ordres du lieutenant-colonel Dumontel. il a. et Madame Bléger. des drapeaux. de Grenadiers. gérant du cercle des officiers. trouvèrent une mort glorieuse. dans laquelle le 19e eut près de 80 hommes hors de combat. Bléger. en garnison à cette époque à Philippeville. pivotait dans la Medjana. Antoine Castel-Dugenêt. jalouse de saluer des hommes éprouvés par tant de fatigues et tant de dangers. cantinière. peut avoir besoin de troupes aguerries. négociants . dans les instants de paix. Le 12 avril. où le 19e cimente la soumission des tribus du sang de trois de ses officiers. entré au 19e François Bertrand. grenadier. pour préserver les tribus soumises contre les incursions de l'émir ou de ses émissaires. conservé à Sétif. chevalier de la Légion d'honneur. père et mère du célèbre compositeur Michel Bléger. Pendant cette longue campagne. le reste du 19e. on dut livrer encore des engagements les 7. dont deux. qui fut directeur de notre Société Philharmonique. père de l'auteur de cette histoire. Alexandre de notre ville. . sergent de Grenadiers. les lieutenants Pestiaux et Dedrée se font tuer bravement dans la nuit du 22 juin 1847. l'a rappelé. six officiers tués et 25 blessés . propriétaire. il s'embarque pour revenir dans la province de Constantine. Charles Laout. trois cents cadavres laissés sur le terrain furent les résultats de cette journée. où les lieutenants Leduc et Genson. après y avoir servi 30 ans sans interruption . La France. seuls. Un immense butin. 18 et 22 juin. deuxième maire de Voltigeurs. devenu le 94e de Ligne : Wallet. officiers pleins d'intelligence et de courage. ajoutaient une belle page à l'histoire de ce régiment. père de nos concitoyens Alphonse et Louis Laout. Aujourd'hui sa tâche est finie en Algérie. qui agitait les Amouchas.136 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE population.

il est vrai. en partie défriché. notre ville. la prospérité d'El-Arrouch. La sécurité devint alors plus grande . car nous lui avons entendu dire que l'autorité civile et les habitants l'avaient puissamment secondé dans la tâche qui lui étaient imposée. lui aussi. Le territoire s'augmenta considérablement. que nous ne connaissons que depuis le mois de janvier 1843. à force de persévérance. avait attaqué le camp d'El-Arrouch. la création des villages Saint-Charles. l'attestent.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 137 Le Courrier de Philippeville. mais on n'osait trop s'aventurer à l'extérieur et les correspondances de Philippeville à Constantine se faisaient encore à travers champs sous une forte escorte. rendirent la circulation plus libre et plus facile. n'est parvenu au grade de colonel qu'à la fin de décembre 1835. de Tenez. commencée en 1839. Là encore. avec laquelle cet officier pacifia une petite partie du pays et leva des impôts. il doit être sans crainte en laissant pour successeur M. le Général Baraguayd'Hilliers confia une colonne détachée au Colonel Barthélémy. année de sa nomination comme Commandant supérieur du Cercle de Philippeville. etc. publie la notice suivante sur M. qui. a laissé d'heureux souvenirs dans notre localité. Dans celle de Collo. Plus tard.000 hectares de terrain. n'a pas Jemmapes. en effet. sans les mécontenter. le Colonel Barthélémy. Le Colonel. qui eut lieu quinze jours après. la royauté a fait colonel le soldat que l'empire eût fait général. pendant que les populations civiles de Bougie.. du moins arrêté une élévation jusque là rapide . l'hôpital et la caserne s'achevaient . 19 . dans le territoire contribué seul à ces résultats. qui. A cette époque. l'année précédente. En 1845. dirigée par le Général Baraguay-d'Hilliers . Et. le Commandant Adam. à obliger. la chute de l'empire avait. transformait déjà ses baraques en maison en pierres : le Café de Foy était bâti. sinon brisé une carrière glorieuse. la route de Philippeville à Constantine fut établie et des postes arabes. nous voyons la nôtre remercier. commandant supérieur du Cercle : Le Colonel Barthélémy. engagé volontaire en 1803 et commandant dix ans plus tard (1813). placés de distance en distance et répondant de tout civil événement. à la tète de 6. dans un banquet d'adieu. il fît encore d'autres expéditions pacifiques pour maintenir l'ordre dans les tribus soumises. aidé par le chef du bureau arabe. de Lourmel. Dans cette même année (1843) eut lieu l'expédition de l'Edough. lieutenant-colonel du 8e de Ligne. les arabes habitant la rive gauche du Saf-Saf à s'établir sur la rive droite et put ainsi livrer à la colonisation 12. Robertville et mixte. le Colonel Barthélémy. dans son numéro du 29 juillet 1848. parvint. ce fut la colonne commandée par le Colonel Barthélemy qui prit et tua le fameux Sidi-Zerdoug. sont en lutte avec leur Commandant supérieur. Nous passerons sous silence la presque totalité de la vie de cet officier supérieur. Les cinq années de commandement du Colonel Barthélémy ont été bien remplies . Les souvenirs qu'il laisse doivent donc consoler son départ et si son plus sincère désir est le bonheur et la prospérité du Cercle. les routes à établir.000 hommes. Tout restait donc à faire : les arabes à éloigner. le Colonel qui éprouve lui-même de vifs regrets de quitter un pays qu'il a vu prospérer et dans lequel il promet de revenir quelquefois.

peine de mort pour assassinat de son sergent. sans causes connues. par an Séance du Conseil du 23 juillet accordée au barbier-perruquier attaché à l'hôpital milil'indemnité taire pour le service des malades civils. Le dépôt et Légion étrangère est envoyée de Philippeville sont transférés à Sétif. la garnison achète son ordinaire bouchers civils au lieu de procéder elle-même à ses abatages .138 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE de Tourville. il est alloué à cet effet. A cette date. est fusillé sur les hauderrière la caserne de cavalerie. Le Commandant supérieur arrive luimême le lendemain. M. le Colonel d'État-Major dant supérieur du Cercle de Guelma est nommé commandant supérieur du Cercle de Philippeville. même année. à la suite de pluies diluviennes. 16 par jour à chaque soldat. on remarque avec plaisir la nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur de MM. 0 fr. capitaine commandant du Génie. 2e régiment dans nos murs. provenant de la colonne de M. dans le mois de janvier 1849. Notre garnison a. Le nommé Desrichard. après avoir dirigé sur Bône le reste des troupes de Tourville. Est fixée à 360 fr. chargé pen- . Marchand. qui. leurs visages qui ont concouru aux opérations. au moment de recevoir son congé. est celui d'un se brûle la cervelle Train des Équipages Le 24 mars de la désespoir. Enfin le maître-bottier du se pend dans sa chambre.. et Lagrave. Le second suicide. dans le cimetière. le magasin du 3e Bataillon d'Afrique du 8e de Ligne et quatre compagnies du Le 26 juin. 1849. condamné par le Conseil de Guerre de Constantine à la Discipline. Ces braves soldats portent sur rentrent et sur leur équipement basanés et amaigris les traces des fatigues que leur a imposées la rude guerre de montagne qu'ilsont faite pendant deux mois. comman5 août 1848. Dans la nuit du 28 du même mois. dont on ignore les artilleur. une baraque du Train des Equipages militaires s'écroule sans causer d'accidents. médecin à l'hôpital militaire. un bataillon de la Légion étrangère. la musique:du 2e régiment de la à Batna. teurs du Skikda. capitaine des ouvriers du Train. de Marcilly. on attribue à une légère cet acte de punition causes. Ce dernier. trois suicides à : Un caporal de la Légion étrangère est trouvé pendu à enregistrer dans le ravin du Beni-Mélek un olivier . aux A partir du 1er janvier 1850. qu'il a conduites avec une louable énergie. de la Compagnie de 8 décembre 1849.

Légion de Gendarmerie d'Afrique. parmi ceux de toutes armes. le Président de la République décréde deux compagnies d'Infanterie destitait. en vertu d'engagements volontaires ou de rengagements. réduite comme elle venait de l'être. Les officiers pris. dans l'étendue de l'Algérie. deux compagnies de Voltigeurs algériens. leur effectif total serait réduit au chiffre fixé pour l'une d'elles. . Mais ces compagnies ne devaient pas se recruter. créée le 16 mai 1848. Les Voltigeurs algériens se montrent vraiment dignes de l'assimiliation Ils proviennent du licenqu'on leur a donnée avec la gendarmerie. Elles reçurent la dénomination de Voltigeurs algériens. 6 avril 1850. et qui n'avaient pu être maintenus dans ce corps par suite de son assimilation à la gendarmerie le 1er février 1849. ne concouraient qu'entre eux pour l'avancement.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 139 dant le choléra de 1849 de l'une des salles et les enfants des colons. l'organisation comme auxiliaires de la nées à servir spécialement. de de nouvelle formation. ciement de la Garde Républicaine. qui recevaient les femmes tâche avec dévouement et pour y tenir garnison. la Légion d'Afrique était insuffisante pour faire face à toutes les exigences d'un service aussi multiple que celui qui lui était imposé. Voici à ce sujet un extrait de l'Historique de la 19e Légion de Gendarmerie et ami le Général Moinier : par notre condisciple On n'avait pas tardé à se rendre compte que. Elles devaient être réunies en une seule lorsque. Arrivée dans notre ville. a accompli sa abnégation. le 1er octobre suivant. La loi des finances du 30 juillet 1849 ayant ouvert un crédit suffisant. pour la formation. par extinction. Chacune d'elles était composée de : OFFICIERS Capitaine-Commandant Lieutenant-Trésorier Lieutenant Sous-Lieutenant TROUPES 1 1 1 1 4 Sergents Caporaux Voltigeurs Clairons TOTAL Pour les deux compagnies 6 12 100 2 120 124 248 Tous les militaires ou citoyens faisant partie de la Garde Républicaine. Le Ministre de la Guerre nommait les sousofficiers et caporaux. étaient admis à concourir pour la formation des compagnies de Voltigeurs algériens.

une lettre dans laquelle ils lui expriment toute leur reconnaissance. le fusil de Dragon. depuis ici.140 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE était dirigée par un Conseil dans chaque compagnie et soumise L'administration aux mêmes dispositions que dans les compagnies de gendarmerie départementale. Mahué avait su se faire aimer sous-lieutenant et estimer dans notre ville. dans les corps d'Infanterie de l'armée d'Afrique. sont attendus dans la journée. venant d'Italie. Deux autres bateaux à vapeur. quitte notre ville. d'un bonnet de police en drap bleu . d'un shako bleu avec galon et pompon de même couleur . Comme armement. n'en était pas moins en République. lacés sur le coup de pied . le commandant du Léger. rentre dans notre port le matin. Les officiers rentrèrent dans les armes auxquelles ils appartenaient primitivent et les hommes de troupes furent replacés. Les habitants de Valée. M. les officiers avaient le sabre d'Infanterie et les voltigeurs. Le même jour. les hautes-paies. rapatriant le 16e en Afrique. 29 juin 1850. d'un pantalon de cuir-laine gris-bleu.Charmetton. chef de bataillon au 20e . au moment de son départ. époque. les indemnités et abonnements étaient les mêmes que ceux déterminés pour les Voltigeurs corses. de même provenance. Le 38e de Ligne quitte notre garnison le 14 septembre 1850. Damrémont et Saint-Antoine lui remettent. transformé à percussion avec la baïonnette d'Infanterie et le sabre d'Infanterie modèle 1831. M. où il est regretté pour les services longtemps qu'il a rendus aux colons et aussi pour ses qualités personnelles qui l'ont fait aimer de tous. d'un pantalon de coutil bleu. inconduite. qui venait d'être cassé de son grade pour se tue d'un coup de fusil. la frégate à vapeur Le Vauban. ce sergent-major. de ceux qui croyaient encore que la France. Ces deux compagnies. avec leur grade. Leur habillement se composait d'une tunique en drap bleu foncé avec collet et passepoils de même couleur . d'un caban de même drap . d'une cartouchière en cuir noir. réduites à un effectif trop faible pour être convenablement utilisées. Le 10 juin 1850. M. 7 septembre 1850. à Philippeville. pour avoir attenté Le même qu'il accusait de lui avoir dérobé une somme d'argent. La solde. A cette de Voltigeurs la première. 21 septembre 1850. Pendant la traversée d'Italie Vauban à la grande stupéfaction fait interdire la Marseillaise. de brodequins de cuir noir. est nommé au 43e de Ligne. où il résidait depuis quatre ans. jour. sous-intendant militaire. quitte Philippeville pour Batna. à Constantine aux jours de son sergent-major.M. de 540 chevaux. pour avoir rétabli le Pape. Conseil-Dumesnil. une compagnie algériens. furent licenciés par décret du 26 mai 1852. un soldat d'Infanterie est fusillé légère d'Afrique. sergent du bureau arabe. Mahué.

Drouet. place d'Isly. frappé à Collo par une balle en chargeant à la tête de ses cavaliers. Constantine le 2 novembre 1850 pour se rendre ici. en effet. voulant honorer son glorieux compagnon d'armes. venant de Bône. Lebrun. Becquey de Sounay. amenant des troupes de tous les corps d'Indu 3e régiment de Zouaves. rue Saint-Augustin.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 141 de Ligne. rue Constantine. de la force de 160 chevaux. Par ordre du Commandant supérieur. dans la maison appartenant actuellement à M. qu'une maison de notre ville appartient à au 19e Léger. maison Duthé. est nommé Commandant Les frégates à vapeur L'Orénoque et le Sané entrent le 25 mars 1852 dans le port de Stora. Arrivée. en 1851. 23 novembre 1850. M. caporal-sapeur chevalier de Légion d'honneur. le Général de Saint-Arnaud. ont le 15 juillet 1851. Lebrun. chef de bataillon au 43e de Ligne. de 8 à 9 heures du soir. Nous voyons. 18 juin 1853. Le bureau arabe était. en maison Daniel. prend la tête du convoi et conduit le deuil. arrive d'Alger le 31 et met à terre 29 soldats du 26e de Ligne destinés au 3e Zouaves. d'un bataillon du . Le sous-intendant à cette époque. Il reçoit le lendemain la visite des différents corps. La garnison tout entière accomlieu à Philippeville pagne la dépouille mortelle de la noble victime à sa dernière demeure. au 1854. bout de la rue Jugurtha. M. Il comptait Légion civile que dans l'armée. Le Général de Saint-Arnaud arrive le 30 septembre 1850 en inspection générale. Laïn. Jean Nasica. destinés à la formation Le Grondeur. chef d'escadron au 3e Spahis. est M. Former. en 1853. M. pour tenir 16e Léger. est nommé Commandant supérieur du Cercle. auxquels il promet la musique du 16e Léger et trois compagnies du même régiment. autant d'amis dans la population d'honneur. lieutenant-colonel supérieurLégion étrangère. Adam. L'aviso fanterie. Les obsèques de M. est nommé Commandant supérieur. rentrant à son corps cesseur. en garnison à Paris. militaire. en 1857. le 29 juillet 1853. garnison. la musique du 3e Zouaves joue tous les jeudis et dimanches sur la place de l'Eglise. son prédédu 43e. est nommé chevalier de la M. M. sous-intendant militaire. au 2e régiment de la 14 février 1852. M. lieutenant-colonel sur sa demande. La musique du 16e Léger quitte.

une retentissante acclamation répond aux deux coups de canon signalant leur approche. toujours heureuse de pouvoir donner une nouvelle preuve de sa sympathie pour l'armée. déchiré par la mitraille et noirci par la poudre. Lorsque les Tirailleurs passent dans la rue de la Marine. venant prendre le détachement du 3e Zouaves pour la Crimée. Le bateau d'Alger arrive le 16 décembre 1855. ce symbole de gloire est aussitôt attaché au drapeau du régiment. sur le vaisseau L'Hercule. les tentes sont illuminées par un gigantesque feu de joie. au matin. à la nation qui possède de tels pour ceux déjà fiers d'appartenir soldats. faisant entendre la marche du régiment. de Sébastopol étaient les dignes descendants des braves d'Eylau. le lendemain. Jules Chabassière. Un de ses zouaves. 23 septembre 1854. Les Zouaves saluent ainsi la fin d'une longue attente. arrive le 13 mai 1865. Le dimanche. de Friedland et de la Moskowa. Rien de plus beau. un punch aux officiers du 3e et à ceux de la garnison.142 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE La frégate à vapeur Caffarelli et les corvettes Vêloce et Brandon arrivent dans notre port. Disons-le avec orgueil : les vainqueurs de l'Aima. Du camp élevé sur les hauteurs du Skikda. peloton:. M.vue. . on se pousse pour voir de plus près ces figures guerrières encore empreintes des fatigues des combats. 1er avril 1854. à 2 heures. d'Inkerman. une couronne de lauriers est jetée sur le premier. dans la salle du Café Foy. amenant 350 tirailleurs et 16 officiers rentrant de Crimée.100 hommes courent s'embarquer à Stora. Lapasset est Commandant supérieur et reste longtemps en garnison à Philippeville. annonce son approche. les trois navires portant nos braves soldats sont hors de. offrit. cet ancien zouzou est toujours un excellent dessinateur et peintre. Les chants et les adieux accompagnent pendant la nuit les préparatifs du départ. remorqué par une frégate à vapeur. de plus imposant qu'un pareil spectacle et. à 8 heures du soir. Le soir. Le 3e régiment de Zouaves. donna des leçons de dessin à sa famille. les coeurs battaient avec plus de violence. tout est prêt et 1. On se presse. Vers 5 heures du soir. Cette brillante réunion eut lieu. rentrant de Crimée et attendu depuis quelques jours. dans la' soirée du samedi. Bientôt les fiers accents des clairons et le son des tambours. La population.

la belle avenue du 71e de Ligne. une fête militaire cette velle esplanade. arrive de de 1. Trente-deux de moutons. 31 mars 1858. Train . font les frais de ce repas. de Nobelly et d'autres personnages. le Colonel de Chabron. supérieur. dus aux troupes de la garnison. M. grâce au concours bienfaisant de MM. le 1er régiment Etranger. nous disons les Zouaves de nous le disons parce que nous avons vu ce beau régiment se former Philippeville. les Officiers du 3° régiment de Zouaves. Tous ces travaux.169 hommes de troupe. d'hiver et lorsqu'elles ne pouvaient commandant sangliers. sus-. faire l'exercice. ont été exécutés par elle pendant les froides matinées M. le régiment quittait notre ville pour se rendre au où il dut camper jusqu'à nouvel ordre. Des commissaires. dans notre ville . il s'agissait d'inaugurer place. Filfila. tous originaires Crimée à bord du navire de guerre La Saône. nous le disons surtout parce que nous nous rappelons que. Le café pris. par leurs soins. M. sous-préfet. la rue de enfin les nouveaux bâtiments élevés par le 1er escadron du l'Arsenal. le Vicomte de Gantés. fort de 32 officiers et Le 11 juillet 1856. Lorsque nous parlons ici du 3e régiment de Zouaves. généreux tués dans une battue générale. la troupe près de la ferme Véron. une vingtaine sèment offerts par les caïds. avec sa musique. maire. Lapasset. les pauvres de notre ville ont eu du pain assuré pendant tout l'hiver de 1854. a lieu sur la nouLe dimanche. Après ces divers habitants. pour compléter son quartier. où devait avoir lieu la grande de vin fut faite aux hommes halte et. Voici le toast de M. de la Suisse. M. de Nobelly : Messieurs. une distribution et on offrit des rafraîchissements aux officiers. dite du 3e Zouaves.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 143 Les autorités tion. civiles avaient voulu prendre part à cette manifes- Des toasts furent portés par M. il séjourne ici jusqu'au commencement d'octobre. pendue au-dessus de la mer et qui la relie à la marine. préside le banquet. toasts. arrachée à la montagne. avaient pris l'avance pour attendre agissant au nom de la population. remercia les Le 15 au matin. le Baron Peschart d'Ambly.

une souscription nument en l'honneur du 3e Zouaves elle n'est pas continuée. drieux. il ne reste plus que quelques glorieux débris. Et l'ennemi lui-même. de notre 3e Zouaves. Décès de M. Alexandre de Gournay. Séance du 18 août 1859. sur la place de Marqué. depuis plus de vingt ans dans notre ville. M. Victor Anmorts au feu en Italie : Emile Batigne. Claude. dans les rangs duquel aucun d'entre nous n'est sans avoir pressé des mains amies . loin des pleurs de la famille ! La Patrie gardera le pieux souvenir de votre héroïque et sublime dévouement et de vos mâles vertus. se mettent à l'oeuvre. L'état-major du 3e Zouaves. arrivés de Bône et de Bougie. prend 17 août 1861. produit A partir du 12 octobre 1872. commandant la place. vaillants martyrs dignes d'un si noble trépas ! Adieu. Décès de M. autant de héros. un deuil vient de nous frapper au plus profond du coeur. Du 3e Zouaves. En janvier 1872. Adieu. capitaine-adjudant 18 mai 1868. soldats et amis morts pour la défense du sol natal ! Adieu ! vous tous qui êtes couchés là-bas sans linceul. le Lieutenant-Colonel Moquery.144 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE les quadrilles se forment et. venant d'Italie. de ce beau et fier régiment. aux sons de la fanfare du Train. ensevelie dans sa gloire. 17 avril 1875. 150 condamnés militaires. du 1errégiment le 20 novembre 1860 le commandement du Cercle. de cette intrépide légion poussant le courage à des limites inconnues . Trois enfants de notre ville. devant cette héroïque phavingt fois plus nombreux. . très estimé dans notre ville. sur la place de l'Eglise et le jeudi. sont tombés sous le feu prussien. Les Autres. dix fois. est resté muet d'admiration lange. les soldats dansent mille pas grotesques. Etranger. de place. Antonin Rinaldi.. Zéramna du 16 août 1870 : Au milieu des deuils sans nombre qui accablent notre âme attristée. sont Jean Cecconi. Il a été désarmé depuis. Les travaux de construction d'un fort au-dessus de la caserne des Zouaves commencent en juillet 1875. Pierre. engagés au 3e Zouaves. chevalier de la Légion d'honneur. Le Conseil décide qu'une réception solennelle sera faite à tous les corps de troupes indistinctement. la fanfare du 3e Zouaves joue de 4 heures à 5 heures : le dimanche. est envoyé à Constantine et remplacé par le 12e bataillon de Chasseurs à pied. ayant pour but d'élever un moune somme de 186 fr. Ce fort dominera la vallée du Saf-Saf et le port.

du 3e est installée provisoirement dans notre ville le 6 septembre 1876. succédant à une réurenferme environ 900 volumes. A cette date. du 23 avril 1879. ainsi divisés 261 d'Artillerie du Train d'administration . le 15 novembre suivant. La subdivision militaire d'armes est M.. le Major Huguet. le Général Abdellal prend possession des appartements réservés au Commandant de la place.. avec ses bureaux. Le 12° bataillon de Chasseurs à pied part le 6 mars 1879 pour aller tenir garnison à Lyon. nion des officiers. M. 533 : 3e escadron 21e section d'Ouvriers 21e section 2e régiment d'Infirmiers du Génie Le Conseil émet le voeu que la garnison soit renforcée. 172 36 40 20 4 TOTAL. le Commandant Zouaves. car il quitte Philippeville pour Constantine..HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 145 En 1876. Sa bibliothèque la garnison comprend : Aujourd'hui Officiers sans troupe 1er bataillon et soldats du 11e bataillon et soldats d'administration : 1 et soldats 21e section Officiers Sous-officiers et soldats TOTAL à reporter d'Infirmiers : 3 50 871 20 12 du 3e Zouaves : 12 540 d'Artillerie : 3 200 Officiers Sous-officiers 4e batterie Officiers Sous-officiers Officier Sous-officiers 21e section d'Ouvriers 50 . Son séjour n'est pas de longue durée. Le cercle militaire est créé en janvier 1891. la Séance du Conseil municipal garnison est composée 3e Zouaves 26e régiment de 533 hommes seulement.

et par M. et par MM. La musique de la Société Philharmonique. M. chef de M. suivent le cortège. le Sous-Préfet du Gagé. commandant d'armes.000 personnes lippeville. FRANÇOIS-DENIS. Un comité se crée pour mener à bien un projet sur une place publique. sont enveloppés par les flammes et du devoir. par M. MICHEL. propriétaire. Teyssandier. Lesueur fait exécuter ses frais un monument en marbre. d'un monument en l'honneur du d'érection. HENRI. mandant de Zouaves de Luxer. . faisant partie du détachement chargé de combattre dies de forêts de l'Oued-Zen. conseiller Préfet. BLONDEALT. maire . fait entourer ensuite le monument avec une grille en fer. le Comobsèques. mort à 23 ans. lieutenant-colonel au 3e régiment de Zouaves. Le 23 août 1881. AUX VICTIMES DES INCENDIES DU 23 AOUT 1881 à au 3e Zouaves. Le Conseil accorde la concession à perpétuité terrain où reposent les trois zouaves et M. secours mutuels et une délégation du Cerclé de l'Union assistent aux des discours sont prononcés par M. les Officiers de toutes armes. Le caporal Boubien et les incenCléret. mort à 23 ans. soldat au 3e Zouaves. M. Raoul de Lartigue. mort à 25 ans. Joseph Taboni. Le deuil est conduit par M. CLÉRET. qu'il donne généreusement. caporal M. Fernand Vellard. soldat au 3e Zouaves. Lesueur. général. de Luxer. le bataillon. les Pomles trois sociétés de piers.146 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Report Gendarmerie Officier Sous-Officiers Soldats TOTAL et soldats 5e escadron du Train : : 871 1 16 11 899 Elle est sous les ordres de M. le Corps des Douanes. Leurs cadavres sont transportés à Phitombent victimes où l'inhumation eut lieu le 26. 18 janvier 1888. la Gendarmerie. un malheur affreux jette le deuil dans le 3e régiet les zouaves Blondeau ment de Zouaves.Vellard. maire. 3e Zouaves. Plus de 6. Au cimetière. dont l'idée est mise en avant par MM. sur lequel est gravée l'inscription suivante : 3e ZOUAVES HOMMAGE BOUBIEN.

457 4.098 4.712 3 803 1.375 5. créé à Philippeville le 23 un monument mars 1852.722 2.138 7.625 3 950 2. ces chiffres indiquent confondus : malades.980 3.713 5..209 7.987 1.380 6. Ce comité se dissout.653 3. . — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — 1867 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 3.679 5.666 1.268 4.377 1.178 1 146 1 009 .351 4.197 7.891 Année.189 4.133 1.480 8. un désaccord regrettable étant survenu parmi ses membres.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 147 Lecorgne et Bertrand.193 4. L'idée est reprise quatorze ans plus tard et. Nous donnons ci-dessous la statistique des entrées à l'hôpital militaire. civils et militaires Année — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — : 1840 1841 1842 1843 1844 1845 1846 1847 1848 1849 1850 1851 1852 1853 1854 1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864 1865 1866 7.940 1.433 1.960 1.123 3. où tant de malades civils ont été soignés avec un dévouement les entrées sans catégorie de digne d'éloges.581 3. en vue d'ériger sur une de nos places publiques à la gloire du 3e Zouaves.693 6. le 7 décembre 1902. un comité se forme.837 2 385 1.884 3.125 3 222 2.778 4.379 5-737 4249 2.074 3.644 1.970 4.712 1.857 5608 6.275 4.806 1.666 3..990 1.

148

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

Année — — —

: 1894 1895 1896 1897 1898

937 1.096 912 885 1 024

Année — — —

: 1899 1900 1901 1902

1.324 1.133 1.064 903

Une plaque de marbre placée contre le mur, clans le vestibule d'entrée de l'hôpital la mémoire des officiers de militaire, rappelle et auxiliaires morts victimes de leur dévouement santé, infirmiers de 1849. pendant l'épidémie de l'hôpital militaire est actuellement ainsi composé : L'état-major MM. chef ; Pierre Louis, Charles, Alfred Jarry, médecin major de lre classe, médecin

de lre classe ; Château, pharmacien aide-major Arthur officier d'administration de lre classer Triboulet,

gestionnaire.

Caserne

de France

et Hôpital

militaire

XIII

TRIBUNAL,

JUSTICE

DE

PAIX,

OFFICIERS

MINISTERIELS

Une ordonnance royale du 26 septembre et fixe ainsi les traitemements Philippeville bunal : du roi Juge d'instruction Juge Substitut du Procureur Juge adjoint Président Procureur

1842 crée le tribunal de des membres de ce tri5.000 5.000 3.500 fr. —

— 3.000 — 3 000 — 2.000 —

Le nombre des affaires civiles portées devant le tribunal pendant l'année 1845 a été de .307. Il lui en avait été soumis 390 en 1844. Le nombre de jugements définitifs est de 243, celui des jugements et interlocutoires, de 99. 43 affaires ont été terminées préparatoires ou désistement. Sur les 243 affaires terminées, 138 par transaction l'ont été par jugements contradictoires, 105 par jugements de défaut non frappés d'opposition. Sur ces jugements, 101 ont été rendus en dernier ressort, 142 avec faculté d'appel. Le tribunal a eu à statuer, en 1845, sur 452 affaires commerciales. Il lui en avait été soumis 467 en 1844. Il en a terminé 412 par jugements définitifs et 2 par renvoi devant arbitres; 26 ont été rayées du rôle par suite de désistement ou de transaction. Division des justiciables par nation et par religion : Entre chrétiens, 196; entre chrétiens et musulmans, 17; entre musulmans et israëlites, 3; entre israëlites, 27. En 1845, il existe en Algérie 5 tribunaux Philippeville, d'attributions Oran. Les tribunaux en matière criminelle; : à Alger, Blidah, Bône, d'Alger et de Blidah n'ont pas la cour royale d'Alger juge

150

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

tous les crimes de la province directement et, sur appel, les d'Alger et Oran Ceux de Bône, Philippeville crimes des autres provinces. dans ressort sur les crimes qui se commettent statuent en premier leur arrondissement. de première Les tribunaux instance, siégeant comme juridictions connaissent des délits commis dans leur ressort. Les correctionnelles, les commissaires civils statuent sur les juges de paix et, à défaut, de police de leur canton ou district. Les cadis connaiscontraventions commises par les musulmans, sent des infractions lorsque ces infracne constituent ni crime, selon leur loi religieuse, tions, punissables Les attributions ni délit, ni contravention d'après la loi française. des tribunaux rabbiniques répressives en ce qui concerne limites semblables, aux israélites. Etat des affaires criminelles jugées sont renfermées dans clés les infractions imputables l'an-

par le tribunal

pendant

née 1845 :

l'I o <

CONDAMNATIONS

Abus

de confiance

2 3

2 ans 10 1 3 1 12 29 » » » » » »

Assassinats Blessures Faux » Vols qualifiés volontaires publique... privée

1 à peine correctionnelle. 5 à mort, 2 aux trav. forcés, là 1 peine correctionnelle. »

1 à prison.

1 1 1 10 18

en écriture

1 acquittement. 4 aux trav. forcés,

1 à réel.,

6 à prison.

où siégeaient MM. Auguste Ma1846, le tribunal Grenier et Beaufils, juges; de Cléry, Robinet rion, président; procureur du roi, condamne à la peine des travaux forcés à perpétuité la juive Embarka bent Saïd, pour empoisonnement de sa patronne et tentative d'avortement. Ce jugement est confirmé par arrêté de la cour royale d'Alger du 26 décembre suivant. à Alger les nommés Messaoud ben mois, arrivent ben Saad et Abdallah ben Boucheliga, à Saad, Ahmed condamnés la peine de mort par notre tribunal. Par un autre jugement en date du 14 janvier ben Hamel, fabricant de1848, le nommé Mohamed Le 29 du même

Le 19 novembre

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

151

bâts, est condamné à cinq années de travaux forcés, sans exposition, pour vol à l'aide d'effraction. En 1843, le juge d'instruction est M. Pinson de Mener ville. En 1844, le juge adjoint est M. Sudraud des Isles. En 1849, un juge s'appelle Maynard deLavalette, un autre Eudoxe Bon. Par décret du président de la République du 18 juillet 1849, M. Un juge Delaruelle, avocat, docteur en droit, est nommé substitut. se nomme Brachelet. Il est remplacé, le 30 novembre 1850, par M. Nogent-Saint-Laurent. Le 22 juillet 1852, à huit heures du matin, a lieu l'exécution, à la du nommé Saïd ben Aftat, condamné à mort porte de Constantine, par le tribunal de Philippeville pour assassinat de la dame Briffa et vol d'une somme de 17 fr. et de divers objets et effets. En 1854, nous voyons les noms suivants substitut. En 1855, M. Chanrond Taravant, : MM. Bulan, juge, et est substitut et M. La-

noix, juge. Par ordonnance du 1er juin 1857 et décision de M. le Procureur général, chef de la justice en Algérie, en date du 15 juillet suivant, les assises se tiendront en premier lieu à Bône, en deuxième lieu à en troisième lieu à Constantine. L'extrait conforme est Philippeville, signé par M. Auguste Jauffret, greffier en chef de la cour d'assises de Philippeville. ' ouverte le 8 juin La deuxième session des assises de Philippeville, 1868, sous la présidence de M. le Conseiller Meynier, est close le 11. Ministère public : MM. Février, procureur impérial ; Bézombes, subsPasserieu. titut. Défenseurs : MMesBourges, Davet, Calendini,Véron, Chapot. de 15 juillet 1876. Un concours est ouvert entre les architectes pour la confection d'un projet de palais de justice. Dernier l'Algérie délai de dépôt des projets : 15 septembre 1876. du palais de justice sur la place Corneille. En 1878, construction M. Durrieu, Architecte auteur du projet, M.Roubier. Entrepreneur, Liste MM. des présidents du tribunal depuis 5 23 13 4 sa création :

Pierre, Cyrille Mongrand Pelluchon-Destouches Auguste Marion Caillebar

janvier 1843. avril 1844. mars 1845. septembre 1849.

152

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

MM.

Bouvier Soulé Cammartin : Pérez Poucheret Lafitte Ronnot Letanneur Billiet Walter-Brown Procureurs :

6

5 18 3 29 22 28 18 mai 1883. 10 janvier 1889. 9 octobre 1899.

mars 1851. mars 1857.. octobre 1864. juin 1868. novembre 1876. décembre 1880. janvier 1881.

MM.

.. du Roi.. Semidéi, procureur Didier Robinet de Cléry Bertauld Thierry, procr de la République. Lardière Jules Fabre, procureur impérial. Février . Sartin, procr de la République Boerner. De Saltet D'Andrée Vialla Richard Ravisy Besset Jules Bono de Sablet d'Estières.. de Renoard

5 25 25 23 15 2 16 3 4 15 14 22 4 7

janvier 1843. janvier 1845. février 1845. décembre 1847. octobre 1848. septembre 1851. décembre 1858. juin 1868. janvier 1871. juillet 1871. août 1873. novembre 1877. septembre 1880. novembre 1883. octobre 1886. mars 1891. 1894.

28 26 16 juillet

La justice de paix de Philippeville est créée par ordonnance royale du 18 mai 1841. Le traitement du juge est fixé à 2.400 francs par ordonnance du 26 septembre suivant. En 1842, le juge de paix a eu à s'occuper à l'audience de 1.549 Il a rendu affaires, parmi lesquelles 972 civiles et 577 commerciales. 1.153 jugements, tant contradictoires que par défaut; 115 affaires ont été arrangées à l'audience, 281 abandonnées, 60 portées en conciliation en dehors de l'audience et conciliées.

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

153

La justice de paix de notre ville n'a pas éprouvé le même sort créée le 20 février 1842 et supprimée le 26 que celle de Boufarik, septembre suivant. Les chiffres qui résument les travaux du juge démontrent combien son institution était urgente. de Philippeville de près de 4.000 âmes. Notre ville compte en 1841 une population les intérêts rivaux des De nombreuses constructions s'y improvisent, de là une multitude de contestrafiquants s'y agitent et se heurtent; et de procès civils du genre de ceux que l'ortations commerciales de la justice de donnance du 18 mai a placés dans les attributions les affaires même qui paix. A défaut de toute autre juridiction, forcément à ce excèdent la compétence du juge de paix arrivent de la jusexigent une prompte intervention magistrat, lorsqu'elles tice. En 1845, le juge de paix a tenu 182 audiences tant civiles que de simple police. Il a eu à s'occuper de 601 affaires introduites par citations. Il en a terminé 473 par jugements définitifs ou arrangements à l'audience. En 1844, le nombre des affaires s'était élevé à 548. Dans sa séance du 14 février 1849, le Conseil accepte un bail de 3, 6, 9 ans, à raison de 1.050 fr. par an, pour le prétoire de la justice de paix, maison Galzen, rue Galbois, n° 13. Elle fut transportée plus tard dans la maison Daniel, rue du Sphinx, n° 65, puis rue Valée, dans la maison de Boisson, n° 56, et enfin, en 1885, dans le à la commune. actuel de la rue du Sphinx, appartenant bâtiment Liste MM. des juges de paix : 1842 1843 1845 1854 1856 1861 1864 1867 1870 1870 1873 . 1877
21

Prosper Caylet Marc Raynaud de la Valette Charles Guermet Léon Lavocat. Gardère Christophe Edouard Daniel LéopoldMerot Victor Imberdis Eugène Planchat Charles Lebrun Léon Bourges Amédée Finot Armand de Manas Walter Brown

154

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

Jules Olmetto Auguste Gitton Jean Clémenti Numa Duminy Paul Tanis Charles Audrouing Léopold Ladarré Charles Cabanes

1880 1880 1883 1885 1889 1890 1892 1899

28 décembre

du L'ordonnance organisation royale du 10 août 1834, portant service de la justice en Algérie, dispose, dans son article 25, que les musulmans sont maintenus. tribunaux a été M. Mohamed ben Zerrouda. Le premier cadi de Philippeville Le cadi actuel est M. Ben-Dali Amar Mohamed ben Mustapha.

Un arrêté du 13 août 1842 crée un office de commissaire-priseur. de la guerre, en date du 23 novembre Un autre arrêté du ministre suivant, crée trois offices de défenseurs près notre tribunal. En 1845, les défenseurs sont au nombre de 4, avec cautionnement de 2.000 fr. chacun. Il y a aussi 2 notaires, cautionnement 4.000 fr. ; 3 huissiers,cautionnement 1.200 fr.; 1 commissaire-priseur, cautionnement 1.000 fr.; 1 interprète-judiciaire, cautionnement 1.200 fr.

Deux décrets, en date des 29 mars et 28 mai 1902, ont institué en qui connaissent de tous Algérie, dans chaque canton, des tribunaux les délits commis par les indigènes musulmans. Ils ont reçu le nom de tribunaux répressifs indigènes. Ces décrets ont été abrogés et remplacés par un décret du 9 août 1903. Les tribunaux répressifs indigènes sont actuellement composés du juge de paix ou de son suppléant, président, et de deux juges, l'un français et l'autre indigène. A Philippeville, siège d'un tribunal, l'organe du ministère publicest le Procureur de la République. Le tribunal répressif du canton de Philippeville tient ses audiences, tous les samedis, dans le local de la justice de paix. La loi du 30 décembre 1902 a institué en Algérie, au chef-lieu

MM... Guillemin Primard François-Auguste Meurice Robe Georges Schelbaum Paul Pinchon. docteur en droit Jules Pierrat Eugène. 1873 1875 1878 1888 1889 1889 . le Conseil émet un voeu pour la création d'une troisième chambre de notaire. Camille Villeneuve Antoine Teissier Victor Véron Decroix Casimir Serpentié Emile Passerieu Bourges Georges Lavigne Fernand Vellard Robert Calendini Comte de Lafont Armand Lepitre Louis Saingery Lucien Sider. 31 janvier Avoués : 1846 : 1846 1849 1850 1852 1858 1874 1896 1899 1903 1847 1863 1868 1870 :. devant judiciaire aux indilaquelle sont déférés les crimes imputables exclusivement a tenu ses premières assises le 15 gènes. La cour de Philippeville mai 1903.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 155 de chaque arrondissement une cour criminelle. Isidore-Bourdin Avocats.. Nous allons citer quelques officiers ministériels dont nous avons rencontré les noms dans le cours de nos recherches : Notaires MM. Duneugermain André Privé Philippe Fich'et Jean-Nicolas Jung F. Dans sa séance du 16 novembre 1886. Défenseurs.

Ange Doria Allender Dominique Bellaton Mercier Berdou-Bureu Huvey Mongellas Communeaux Lalliermonet Bouzeran Paul Tourrette . Michaud Paul Tourrette Fiorini : 1846 1849 Loviconi 1856 1863 1865 1877 1879 1886 1886 1889 1896 1897 Ange-François de la justice de paix : 1847 1885 1898 du tribunal : 1846 1896 de Jaillîtes : 1846 Commissaires-priseurs MM. le 2 1861. à Philippeville. après les démissionné fonctions. avoir remplies 37 ans.156 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE MM. J. le 11 Passerieu. pendant Syndics M. Amédée Purpan Greffiers MM. Jaufïret Bertrand Mazel Greffiers MM. Lazare Octave Raymond Guignet Passerieu Mercier 1889 1890 1892 1901 1902 1902 Georges Piollenc Jean Sanviti Bartolomé Morato M. a été nommé avocat-défenseur janvier du juge de paix le 4 janvier 1864 . il a octobre 1863 et suppléant de ces dernières le 17 mars 1901. Emile installé comme juge de paix à Bougie.

Joseph Fleur Mathieu Bourcier Mestayer Joseph Martin Nansot Jean-Baptiste Lavergne Joachim Bayle Quéron Aubinat Dreyfus Guertling Benoist Wolfhügel Jacob Ceddaha Travail Jean-Baptiste Louis Marcacci Henri Huron : 1844 . 1846 1849 1851 1867 1870 1872 1873 1875 .. 1884 1896 1896 1901 .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 157 Huissiers MM.

.

Gautier. sur 115 affaires. ouvrière. retirées par les parties et 17 seulement terminées par jugements. Créé vingt ans plus tard. s'engage à fournir en temps opportun le local nécessaire pour la création d'un Conseil de prud'hommes et à supporter les frais qu'occasionneront l'installation et le fonctionnement de ce tribunal. président de la Chambre de Comde la République merce. Bono. maire . 73 ont été résolues par conciliation. Il rend de très grands services à la classe aux travailleurs et aux patrons aussi bien qu'aux ouvriers. sous-préfet. Louis Barthalot Jules Degand Secrétaire-greffier M. Les présidents MM.XIV CONSEIL DE PRUD'HOMMES Dans sa séance du 6 septembre 1873. septembre 1896. septembre 1900. En 1900. juge de paix. par décret présidentiel du 18 septembre est installé le 18 février 1895 par 1893. février 1901. procureur . et Ladarré. Alphonse Cottard Désiré Sumian Georges Schmitt Charles Bourrasset Vice-Présidents MM. président du tribunal . le Conseil municipal. Blanchet. Henri Bousquet 20 juillet 1895. Le Conseil règle les différends entre patrons et ouvriers et arrive souvent â les concilier. Billiet. . le Conseil de prud'hommes M. depuis la création 18 30 18 13 sont : février 1895. conseiller général. assisté de MM. : 18 février 1895. 25. Dr René Ricoux. sur la demande du Gouverneur général. Alexandre Ricoux. 30 mai 1902.

Joseph Casasnovas. Charles Bourrasset.saisi de 95 %• sans jugement ont été de 87 % et les affaires terminées de 1897 à 1901. Georges Schmitt. Joseph Maroni. Frédéric Robert. MM. élus en 1897. le Conseil a été Pendant la période quinquennale ont été de 79 % et les affaires saisi de 564 affaires. Jean Costes. . le Conseil a été. Paul Sublime. MM. Quasso. Louis Fabre. Les conciliations terminées sans jugement de 91 %. actuellement en fonctions sont : Les conseillers MM. Les conciliations En 1902. prud'hommes élus Alexandrin Louis Barthalot.160 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE de 124 affaires. en 1894 et réélus en 1900 . Jules Aulu. élus en 1900.

18 avril 1894. pharmacien. notaire. procureur Dr Ricoux. rue Constantine. Walter-Brown. En 1845. Couderc. curé. président du tribunal.XV PRISON CIVILE. 127 individus ont été détenus préventivement. de la République. la prison a été transportée dans le nouveau local de la rue d'Austerlitz. libraire. maire et médecin. MAISON D'ARRÊT Le premier écrou inscrit date du 9 mai 1843. est ainsi Julienne. de l'immeuble 1er décembre 1889. Sandraly. composée du Sousdu tribunal et du Procureur. Préfet. nommé à Philippeville le 22 . Bono. Bertin. été en liberté sans jugement 40 ont Un arrêté gouvernemental du 6 août 1852 institue une Commission de-surveillance gratuite près de la prison civile. Pinchon. Nielli. qui appartient Le gardien-chef est M. pasteur. du Maire. Le au département. désignée actuellement : sous-préfet. et 87 mis en jugement. du Président Elle MM. Ledermann. Pascal Micaelli.

.

La construction de l'église est mise aux enchères et adjugée le 23 novembre 1846. 2 juillet 1848. L'abbé Caries. est M. Galéa. officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur. Le Mauff. représenté par le comte de la Tour du Pin. La procession de la Fête-Dieu elle est peu nombreuse. L'entrepreneur 25 octobre 1846. envoyée par le Maréchal duc de Dalmatie. pendant la première communion. Parrain : S. pour servir à l'église. Philippine. Bourret. Par un mouvement spontané. colonel du 19e régiment d'Infanterie Légère. Boyer. et Boyer. Marraine : S. aux rideaux de fleurs artificielles ayant pris feu. M. Louis-Philippe Ier. poste de vicaire maltais est créé. se précipitent d'accident. un vase Le samedi. . Royale Adélaïde d'Orléans. roi des Français. Il n'y eut pas nombre de plus de 80. vers les portes. tous les enfants. est M.XVI CULTES. rue des Citernes (rue d'Austerlitz). pagne en jouant la Marseillaise. dans la maison de Manas. ÉGLISES Le 25 juin 1842. ministre de la Guerre. L'église est. arrivée le matin de Bône. de 6 heures à 7 heures et demie. plus brillante. peintre. Les travaux doivent être terminés à la fin de 1848. 28 août 1847. est nommé curé à Drariah (Alger). La musique de la Légion étrangère. le titulaire 25 juin 1847. A. l'évêque d'Alger. A la demande de la population un maltaise. le communique au d'une fenêtre. Elle a été appelée Marie. curé. l'accomest Une seconde. l'heure étant mal choisie. premier vicaire. à cette époque. clerc minoré. assisté de MM. Adélaïde. représentée par Mme Mathilde de Marqué. a lieu le dimanche. baptise une cloche du poids de 282 kilogrammes. moment généralement adopté pour le dîner. avec un rabais de 1 %.

fut confiée à avec plaisir Le Conseil verrait que leur exécution à résidant MM. Vote d'une somme de 700 fr. le voeu que l'un de ces tableaux de la ville. attachésomme de 1. M. vicaire général. le curé se rend aux deux clubs pour les engager à y assister. M. de Nobelly. La chapelle de Valée est toujours dans l'immeuble Coqueret. est alloué à chacun des desservants. Il espère néanmoins qu'une suite 1851. bénit la chapelle de Valée le 25 avril 1853.800 fr. qui reconnaît de notre ville. Le Conseil. Par décret présidentiel du 28 avril 1852. Une magnifique est donnée à l'église parportée en procession le 15 août précédent. à la majorité proposition annoncée de M. Séance du 6 juillet 1852. sont érigées en succursales les églises de Valée-Damrémont et de Stora. M. d'Ambly d'insister la bienveillance du Ministre. est autorisé à porter la barbe. tableaux à l'huile les besoins d'un culte professé prouvée par le Conseil. confiant dans il prie M. et l'autre le martyr représente Saintde Saint-Cyprien. de Nobelly propose d'affecter d'un troisième vicaire. Pasqualini et Amédée Fenech. statue dorée de la Sainte-Vierge. Le clergé algérien uneSéance du 30 mai 1849. Août 1848. favorable Paris. loue à Valée. Séance du 4 octobre fait maire. Il exprime patron Philippe.. un don de deux connaître pour l'église catholique qu'il demande est apCette initiative destinés à son ornement. artistes capables. rejette la demandeet.. pour l'installation du culte et du presbytère dans ces deux annexes. pour l'acd'un tableau pour l'église (Saint-Philippe ou Saint-Augusquisition tin). en face de par la plus grande partie de la population cette nécessité. Pavy. pour le traitement son opinion sur cetteà l'église de la ville. évêque de Carthage. Peschart pourra être donnée à la requête du Maire et. dans sa séance du 19 juin suivant. l'Etat en ayant refusé le don gratuit. auprès de l'autorité supérieure pour que ces deux tableaux soient accordésà l'église sur les fonds dont le Ministre dispose pour les objets d'art. 12 octobre 1851. la colonie maltaise. il regrette que les ressources du budget ne lui permettent pas de faire cette dépense.200 fr. d'Ambly.164 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE pour le dimanche suivant. à 5 heures. . Le Conseil émet à l'instant de 13 voix contre 2. l'immeuble et Coqueret demande la cession du lazaret de Stora. Un traitement de 1.

L'une de ces toiles.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 165 Séance du 9 juin 1853. à cette principal date. Elle représente l'ensevelissement du Christ et a été donnée à l'église par Monseigneur Dupuch. par an au curé de la ville. des bâtiments civils annonçant qu'il sera possible.000 francs. à partir du 1er janvier 1854. qui venait d'achever la décoration du théâtre. pour servir d'église provisoire. Au moment de transporter dans la nouvelle église. Résiliation. Le Conseil regrette de ne pouvoir intervenir dans la dépense du mobilier et de la décoration de la nouvelle église. en février 1854. du bail de l'immeuble servant de chapelle. toutes les subventions communales aux différents . 6 novembre 1853. Le Conseil. à l'unanimité. Le 22 février 1854. supprime cultes. Abel Pujol. L'Eglise. Vue prise du Bou-Yala Séance du 10 janvier 1859. Le Conseil émet le voeu qu'une succuret déclare prendre à sa sale catholique soit créée à Saint-Antoine des objets mobiliers qui devaient être fournis à charge le montant celle du Filfila et s'élevant à 1. Ce soin est confié à M. de célébrer l'office divin dans la nouvelle église. porte le nom illustre de Van Dyck. Séance du 16 décembre 1870. et vote d'une indemnité de logement de 1. le mobilier de l'ancienne.200 francs. murs. l'Inspecteur Lavoute. évaluée à 28.000 fr. le Conseil loue l'immeuble Lieutaud à SaintAntoine. dont il fallut détacher le cadre. on songe à restaurer les trois tableaux apposés aux.

Lombral. Sicard.000 fr. du 4 février 1844 établit un oratoire pasteur du culte protestant Le 6 décembre 1847. du pasteur. Gaussait. du 1er janvier 1850 au 1er mai 1853. Pasteur protestant actuel : M. du 1er juillet 1863 au 1er janvier 1884 Salles.000 fr. est chanoine titulaire et vicaire forain. Le Maire devra aviser au plus tôt les tant ceux qui reçoivent des indemnités intéressés. En 1843. Darbord. nous trouvons un vicaire du nom de Vincent Balzan. premier par M. Séance du 9 juin 1853. Henri Sandraly. Soubrier est mort étant évoque d'Oran et M. Cette décision fut rejetée par jusqu'à ce qu'une des églises et de l'Etat. Il est remplacé Séance du 11 avril 1853. Sandraly. M. à l'installation de l'oratoire protestant et servant à l'époque de loge franc-maçonnique.. Conseil effecter au prix décide l'acquisition. Séance du 3 novembre 1853. curé de la paroisse du Saint-Coeur-de-Marie. du 1er avril 1884 au 1er octobre 1889. Emile Ledermann. Le de 5. qui en remplaça . de janvier 1857 au 30 juin 1863. d'avril 1890 au 26 juin 1891. d'une maison à M. Rejet de la demande vue de la création de l'emploi d'un chantre-lecteur. de 1839 au 31 décembre 1849. que ceux qui habitent des bâtiments communaux.166 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Séance du 3 janvier 1871. Une ordonnance réformé. Soubrier. Liste MM. Le Conseil supprime les logements et des différents les indemnités de logement accordés aux ministres cultes et décide que la mesure qui vient d'être prise sera applicable à partir du 1er avril suivant. le Préfet nouvelle loi ait prononcée la séparation des curés de la paroisse : Le Mauff. place Bélisaire. Gaussail étant évêque de Perpignan. Le Conseil vote un crédit de 1. dans la maison Domingo Barca. du 1er juin 1853 au 1er janvier 1857. Plasson. par an pour location du logement du pasteur. M. du 1er juillet 1891. Paul. meurt de notre ville.

ont été versés par les indigènes.Verulus. Le rabbin actuel est M. sur lesquels 10. 98. 21 juillet 1849. catholique. Le rhamadan est annoncé par trois coups de canon Cet usage et. dans la soirée. on voit encore assister deux évêques de Rusicade : Faustianus. puis le 15 le croissant qui la dominait. autistes perpetuusque legisque minister. Non sans queloctobre 1869. trouvée le 3 avril 1886 dans le square Il résulte d'une inscription. présidé par le comte Marcellin. en (Constantine). un paratonnerre. Achevée en 1846. au célèbre colloque de Carthage. vu la non existence d'un rabbin légalement établi par l'administration supérieure. celui actuel est Si Mohamed ben Chegou. le Conseil refuse de prendre à la charge de la commune le loyer de la synagogue. La dépense totale s'est élevée à 39. Jacob Haziza. le minaret de la mosquée est illuminé. qu'au IVe siècle.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 167 M. en 1865. Le mokhadem est Si Hadj Bouzian ben Ali religieuse ben Lelmi. et Junior. Il existe dans notre ville une chapelle de la confrérie musulmane de la Kadria. La foudre est tombée deux fois sur la mosquée. s'est perpétué. En 256 de notre ère. Dans sa séance du 5 novembre 1850. pater.000 fr. l'évêque de Rusicade était Navigius. entré en fonctions le 9 septembre 1900 et décédé En 1845. elle fut remise au culte musulman (rite Maleki) le 20 octobre 1846. nobilis Carnot. on voit un évêque de Rusicade. A un autre concile tenu à Cirta en 305. 411. donatiste. Emile Metzger. détruisant à le laisser remplacer par les indigènes consentirent ques hésitations. on cite un autre évêque nommé Victor et. Le premier iman de la mosquée fut Si Salah ben Sassy . siéger au concile assemblé à Carthage. Christi .387 fr. on continue la construction de la mosquée. le 16 mars 1903.

.

famille pour les obsèques civiles des' membres 23 . Une somme de 42 fr. et de proscrire La Ligue vient en aide à ceux des adhérents la gêne ou la misère. existe de- le cléricalisme Son but est de combattre rence des membres du clergé de n'importe cérémonies funèbres. qui se trouvent dans est allouée à chaque décodés. date de l'approbation de Philippeville. de ses statuts.XVII LIGUE DE LA LIBRE-PENSEE La Ligue de la Libre-Pensée. section puis le 8 mai 1881. Tout adhérent son testament qu'il veut être enterré l'ingéquelle religion dans les dans doit s'engager à inscrire civilement.

.

dirigée par M. Dans sa séance du 5 février 1858. Félix CavicAdolphe Gantés. A cette époque. Grimaud. professeur chargé de ce cours. 15 septembre 1857. Louis Guyard. est nommé directeur de l'institution de M. Frédéric Chiarelli. Remarqué parmi les élèves ayant obtenu le plus grand nombre de prix : Germaix. . communale. A cette date. Séance du 10 novembre 1857. 9 septembre 1854. Arthur Brochini. Lerebourg. M. bachelier ès-lettres. les travaux de construction collège sont très avancés. Eugène Fenech. le Préfet avait créé un prix d'honneur occasion.XVIII COLLEGE. Distribution des prix à l'institution communale. Gantés. ECOLES SECONDAIRES. Louis Escoffier. Olivier. Les élèves le plus souvent nommés sont : François Grimaud et Pierre Vincent. Félix Hurlin. 3 septembre 1853. INSTRUCTION PUBLIQUE Le Ministre de la Guerre décide que le grand local précédemment occupé par le service des Ponts et Chaussées (place Victor Hugo) sera affecté à un établissement d'instruction secondaire à partir du 1er octobre 1847. fondateur de l'institution privée qui forma le noyau de notre collège. La musique du 3e Zouaves à cette prête son concours . chioni. Charles Blanchet. Kuehn et Roman. nous les noms de MM. en remplacement du futur démissionnaire. Olivier (collège actuel). le Conseil apprécie hautement les services rendus par M. professeurs dans remarquons cet établissement. Le Conseil décide la suppression du cours d'arabe jusqu'à ce que l'enseignement supérieur soit donné à l'institution communale à partir de la 3e et accorde une indemnité de licenciement d'un mois de traitement à M. Distribution des prix à la même école.

La responsabilité d'un établissement si important était une trop forte charge pour lui. il alla chercher en France un professeur afin Pendant le programme de l'école et créer des cours de latin. 16 élèves . la rétribution pénibles. tion difficile à M. directeur de l'enseignement en Algérie. porté leurs fruits. y obtenait le prix d'excellence. l'Inspecteur d'Académie. Guyard occasionnés par le loyer. En 1840. par élève. M. où il était chargé d'une 1839. En 1848. il fonda. La première année. M. Béchu. subventionné par la ville. il était envoyé au petit séminaire de Muset était chargé d'une petite classe fréquentée par tapha Supérieur L'école était située dans le local occupé acdes enfants d'officiers. Les élèves étaient devenus plus nombreux Guyard ne pouvait plus suffire seul aux besoins de l'enseignement. elle est devenue le collège communal de notre ville. à ses Ses débuts furent frais. Cependant l'école de plus.. de faire les frais d'une distribution ses seules ressources. et le loyer était de 40 fr. tuellement par les dames du Sacré-Coeur. M. les vacances. Il fit part de sa situalors d'une visite à l'école. et il demanda à être nommé instituteur communal. C'était une charge trop lourde pour son modeste budget. de prix dans laquelle il dépensa 300 fr. sous-ingénieur Les succès de l'école. M. Le jeune Réguis. elle comptait scolaire s'élevait à 68 fr. M. avec se suffit à elle-même. Il rentra en France en 1842 et exerça au pensionnat de Saint-Bertevin. la première école laïque de Philippeville. Guyard trouvait le moyen. M. L'école libre scolaire . au pensionnat à Philippeville. à l'école communale classe enfantine. Guyard avec tant de dévouement que dirigeait était devenue un pensionnat de jeunes gens et comptait à cette époque 17 élèves internes et demi-pensionnaires. le traitement du nouveau professeur et les frais généraux de l'école.172 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE au mois de septembre Guyard a débuté dans l'enseignement de Mayenne. Il fut de nouveau envoyé en Algérie et exerça. d'élargir Avec la seule rétribution avait à faire face aux frais de 5 fr. Guyard académique. près de Laval. Guyard demanda et obtint le poste d'instituteur à El-Arrouch. Leprêcheux. Avec une générosité digne des plus grands céda son école à l'administration éloges. les bons soins donnés aux enfants avaient et M. Dans ce poste il reçut des félicitations de M. pourvu des titres universitaires exigés. devenu plus tard des Ponts et Chaussées.

priver.415 fr. qu'au surplus collège ne produirait n'est pas suffisante pour faire encore que deux ans d'existence et que l'expérience est d'avis qu'il n'y de son maintien ou de sa suppression. de l'estime des familles et de l'affection de ses élèves. l'administration maître primaire au collège. en mars 1865. il est certain que le chiffre de deux ou trois professeurs serait au-dessous des besoins du service dans un établissement qui compte 130 secondaire organisée sur des bases sérieuses occasionélèves : qu'une institution 5. à la prière du Mila création d'un cours pour l'enseinistre de l'Instruction publique. jouissant de la considération de ses chefs. D'un autre côté. . gnement professionnel La population du collège est. la suppression du nerait une dépense d'environ le collège n'a qu'une économie de 5. Il avait le droit d'espérer mieux. de supprimer par une institution secondaires privée. 1889. Vidal est nommé principal le 8 octobre 1861. Sur la demande du consistoire protestant. Le recteur pense. à du 18 décembre 1863.. Séance du 10 février 1862. Séance est décidée. Le Conseil. Quelques mois après. que. le jeune Saïd ben Mohamed.000 fr. Le Conseil accorde l'admission graenfant indigène tuite au collège du premier qui ait demandé à y fils d'un écrivain au bureau entrer. en 1852. Séance du 6 novembre 1865. de 300 fr. Séance du 11 septembre 1862. de 106 élèves. par conséquent. Considérant que les charges de la commune pour le collège se sont élevées en 1861 à la somme de 10. académique le nommait Il y resta jusqu'à sa retraite.000 fr. en 1891. arabe. l'école des garçons de ce culte est annexée au collège. Ses services avaient été récompensés par sa nomination d'officier en 1877.. publique. Vote d'une indemnité du collège..HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 173 mais il n'y resta que peu de temps. juger de l'opportunité le collège pour le remplacer a pas lieu. qu'en supposant qu'une école secondaire suffise aux exigences de la situation. l'aumônier Séance du 30 mai 1864. ce qui produit une augmentation de 30 élèves. avec le Conseil. M. que en l'enseignement classique doit être maintenu et qu'on ne saurait les familles qui destinent leurs sans de graves inconvénients. Le Maire donne lecture d'une lettre demande s'il ne serait pas possible de par laquelle le Sous-Préfet revenir sur la création du collège communal et de réaliser une écoà ce collège une école secondaire mie considérable en substituant privée avec deux ou trois professeurs. et celle d'officier de l'Instruction en d'académie. quant à présent.

jeudis. ayant fait de savoir et de patience. un nouveau traité par lequel elle s'engage à assurer. Guyard. M. chargé de la 4e et de la 5e. Le Conseil décide qu'à l'avenir aucun enfant ne sera admis au collège avant l'âge de sept ans et fixe la rétribution scolaire à 5 fr. pour le au cadre suivant : principal moment. l'enseignement voeu pour la création d'un collège de plein exercice. par leur savoir et leur talent. par mois. maintient son primaire. Séance du 19 décembre 1866. épistolaire. l'existence de notre collège et à payer le déficit qui se produit annuellement entre les recettes et les dépenses de cet établissement. Séance du 14 novembre 1866. sur la demande du Ministre publique. lecture. l'un d'une L'enseignement durée de quatre ans. non rétribués par la commune. la lre et la 2e préparatoires. La ville a passé avec l'Académie. Des cours du soir publics et gratuits.1-74 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE enfants aux professions libérales. M. le 23 février 1902. se sont acquis des situations à l'établissement et à la qui font le plus grand honneur cité. Le Conseil. sont jointes à l'établissement. L'enseignement élémentaire les classes de 7e et de 8e. écriture. principal du collège. langue française. samedis. mais il ajoute qu'il n'est pas encore un collège de plein exercice. mathématiques. à l'unanimité. est d'avis de transformer le collège en établissement secondaire d'enseignement de l'Instruction spécial. régent de 8e et de la classe préparatoire. vendredis. La réputation hommes d'élite collège n'est plus à faire . pendant dix ans à partir du 1er janvier 1901. leurs preuves de notre .. l'autre de trois ans. des enfants de 3 à 7 ans et dirigées qui reçoivent par des mères de familles expérimentées. plus deux régents pour l'enseignement spécial et enfin deux maîtres pour Le Conseil. il a formé des qui. Des comprend classes enfantines. et 10 fr. à l'unanimité. sauf les jeudis et dimanches. secondaire est divisé en deux cycles. Benezet. orthographe et style Les mardis. c'est-à-dire temps d'établir à Philippeville inclusivement et possédant toutes les chaires jusqu'à la philosophie un régent pour chaque chaire et que l'on pourrait se borner. régent de 6e et de 7e. mercredis. dont ils ont été ou les hôtes ou les enfants. sont ouverts au collège le 20 novembre 1865 : Tous les soirs. Les lundis. M. Catala. 8 fr. avec l'adjonction d'un cours professionnel et d'un régent de rhétorique et de seconde.

doyen des professeurs du collège. Michel Leca. Louis Guyard. Blanchet. écriture. Joseph Cotte. a entretenu pendant L'association qui n'existe plus aujourd'hui. Michel Padovani. lettres. Bouzeran. musique. regrettée de tous. Elle a pour but de maintenir entre tous ses membres les relations la prospérité de cet d'amitié contractées au collège et de contribuera établissement. Louis Sider. Louis Sider. parents et élèves. Henri Dufour. Henri Marnet. Jean-Baptiste Battesti. Adrien Tournou. sont : Les membres fondateurs MM. Camille du personnel enseignant : Eustase Mourot. Une association amicale des anciens élèves du collège est fondée en 1894. grammaire. Liste MM. et préparatoires. MM. patroné et faciconférences. Albert Fouret. comptabilité. François Piétri. Jean Larrieu. surveillant répétiteurs. répétiteur Madame Alby est décédée le 15 août 1903.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 175 Le collège reçoit des pensionnaires. fantines. au collège. vice-président. et gymnastique. Lucien Raffy. L'association comprend environ 200 membres. dessin. secrétaire. Louis Ranclasses endavel. Antoine Magnaschi. Mmes Nathalie Alby et Marie Roumieux. Lucien Touchet. Docteur Féraud. langues vivantes. Aquadro. Bertin. Jean-Baptiste Bernardi. Henry Barbe. escrime. sciences. Les élèves sont au nombre de 239. des demi-pensionnaires et des externes libres ou surveillés. histoire. Gilbert Biscos. L'association a pour président d'honneur M. classes élémentaires Léon Locquette. François Casset. trésorier. général. officier de l'Instruction publique. était composé de : . membres. Jean Raffaelli. Grapin. tir. Toussaint Sansonetti. Michel Leca. plusieurs années des boursiers d'externat Elle a décerné le grand prix d'honneur lité l'organisation de fêtes scolaires et de Le premier bureau élu pour quatre ans MM. Jean Dansard. annuel. arabe. Mathieu. principal. président. Docteur Féraud. Jules Mariani. Alexandre Aquadro. Jules Pottier.

: l'enseignement comprend L'enseignement moral. Galland.176 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE d'instruction secondaire des garçons compte En 1845. anglais. sation. du collège à l'école donné par des professeurs L'enseignement et chimie. domestique. le 26 janvier 1888. Béchu est directeur. et. de où il y a 13 élèves. est nommée. rue Capitaine Drouin. pensionnat 1885. dessin. dans la maison L'école secondaire est transférée. 1 maîtresse de murécente et malgré le nombre de l'école secondaire qui la fréquentent. appointé par l'Etat. dans cette école. histoire de la civiliest le suivant : physique secondaire littératures française. . géographie. En 1849. dont 3 avec dispense d'âge. sous-directrice chargée des (Indre). Réguis. la gymnastique. depuis qu'elle est ouverte. musique est Madame Galland. classes primaires en octobre 1893. l'économie l'histoire naturelle. males d'institutrices. vocale. le Conseil décide l'installation située à filles dans une maison de jeunes des cours secondaires Drouin. appréciables 15 brevets supérieurs. des succès fort jeunes filles a remporté. anciennes. de la Manutention et Capitaine l'angle des rues Filfila. Bien que de création d'élèves trop restreint relativement elle est secondée par 5 adjoinde cours. coupe et le dessin. la musique vocale. sous la direction Dans sa séance du 17 avril d'école à Châteauroux directrice Bertrand. arabe. 2 certificats et admissions au concours pour les bourses de d'études primaires aux écoles nor5 admissions l'enseignement primaire supérieur. l'histoire. en janvier 1900. le pensionnat 37 élèves. thématiques. l'école secondaire. peu de où elles avaient fait leurs temps après avoir quitté l'école secondaire. la cosmographie. dans l'immeuble Gaumain. les langues vivantes françaises. La directrice du collège chargés tes. Mademoiselle rue Théophile Primard. littérature assemblage). arabe). les travaux à l'aiguille la physique (couture. de Madame L'école secondaire est désormais créée. (anglais. D'autre part. 5 professeurs sique et 1 maîtresse d'arabe. dont un avec dispense d'âge . M. plusieurs jeunes filles ont. la langue et la littérature anciennes. l'hygiène. les littératures les mala géographie. : 45 brevets élémentaires. et la chimie. Le nombre d'élèves est de 89.

filles. A cette époque. 24 « Le française. d'éducation pour les jeunes de l'Enseignement est installée définitivement le 18 août 1869 : au collège dans la salle des cours d'adultes et dans son local rue du Sphinx. n° 36.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 177 études. Etablissements Ecole Ecole Ecole 4 août des frères d'instruction primaire en 1845 : 79 garçons. Meunier et Brugerre. 46 garçons. secondaire. Mazières. l'écriture. privée 1869. Mesdemoiselles Le Chauff de la Blanchetière cèdent à Madame Mallet leur institution de demoiselles. déposé au nom de la Commission de l'instruction publique et qui se termine ainsi : doit comprendre de l'instruction la programme primaire « morale. Séance du 27 décembre 1870. le 10 septembre 1870. et sont ainsi organisés : Lecture et écriture MM. Madame Céleste Canton ouvre. rue de Stora. Le Conseil décide l'impression à cent exemplaires et la distribution du rapport de M. mais l'histoire du « peuple). « toire de France (non pas l'histoire de ses rois. l'arithmétique. » le dessin. une école libre de jeunes filles. Le Conseil sera lue l'expliquera dans ajoute de la République que la Constitution chaque classe et chaque semaine et que les plus âgés. une maison La Ligue Calligraphie Dessin et géométrie Français Arithmétique Histoire et géographie Chimie et botanique Zoologie Tenue de livres Daprela. Faure aîné.. la gymnastique. de Saint-Joseph. 123 filles. le maître aux enfants . Dr Ricoux. Ventre et Charrier. la géographie. Hauet. Dr Kayser. été reçues à divers examens : bourses de l'enseignement brevet élémentaire et brevet supérieur. Mademoiselle Rose Charrier ouvre. Les cours commencent le 30 août personnel. n° 4. Sales.. Réguis. l'hisl'orthographe. la lecture. du Mans des soeurs de la doctrine chrétienne.

Le bibliothécaire pulaire possède 2. de l'instruction de la Commission Renvoi à l'examen publique. Brocard. Clayette. Charles Zannettacci-Stephanopoli. Bertrand. Ecole laïque du faubourg. du collège. Mademoiselle de Saint-Antoine.Blain. La bibliothèque poest M. Le 3 février Massoni. adjoint au maire. pour 1903. Directrice. Dr Ricoux. Ecole laïque des filles. Le membres. un comité d'inspection est créé. dont les fusils. institutrice. institutrice Baret. institutrice. Ce comité est ainsi composé : MM. Ecole enfantine : Madame Catherine Perroudon. conseiller municipal . Ecole mixte de Damrémont. Création d'un bataillon scolaire. instituteur Elisabeth 55 49 élèves. M. 339 enfants. 25 élèves. . Garçons : M. Filles : Mademoiselle Barbé. 1903. sous la Vote d'un crédit de 500 fr. L'instruction savoir : Ecole primaire est donnée à Philippeville dans sept écoles M. Brocard. pour achat de de M. Gigan. Rossi. remplacé par M. Directrice.150volumes. 2 Mademoiselle Ecole maternelle. Paul Gérardin.178 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE des habitants 1871. principal secrétaire. Bertin. libraire. Charles . Madame Contard. Jules Nielli. Lalliermonet. lini . Véron. direction de la caisse des écoles. création sont MM. désignés le 21 août suivant. en ce qui concerne : tion publique secondaire et primaire l'instruc- . le Conseil examine une pétition demandant le maintien des soeurs dans ce village. décédé le 28 janvier 597 élèves. 78 enfants. Lucie. président. élèves. de l'Instruction du 27 novembre Par arrêté du Ministre publique et d'achat de livres de la bibliothèque 1894. Prax et Rivière. Le budget de la ville est. de Saint-Antoine. a été adjoints. 1eradjoint. conservateur Maire. Marie. Le 24 mai 1884. Saint-Ernest. ses fonctions sont gratuites et toutes de dévouement. instituCatherine Pao. 10 adjointes. Séance du 31 mai 1883. Rivière. Ecole mixte 63 élèves. Directeur. 58 élèves. 582 élèves. Bernardi. Ecole mixte de Valée-. 11 laïque des garçons. le populaire communale du Musée. adjointes. Mathieu. Madame Directrice Joséphine : Madame trice. Sylvie Battesti.

de492. dans l'emprunt elle affecte une somme de 180. qu'elle a contracté le28 juin 1901. s'établirent Saint-Joseph. Le frère directeur était M.600 180. février 1903. Leur école en 1844 et y demeurèrent jusqu'aux était d'abord située dans la rue du 62me et.100 00 00 00 00 00 du collège de l'école maternelle. Galmard. Jacques.. éclairage.000 fr. M. plus. dans sa longue carrière de nombreuses récompenses. Dans l'instruction depuis 1839. âgé de 78 ans. TOTAL . vacances de 1873. dans la rue du 3e Bataillon. perprimaire sécuté pour ses opinions républicaines qui lui valurent des amendes et même la prison..500 24. maison Boutinet.000 00 00 00 00 00 le cinquième de son budget pour l'instruction De publique. Ces travaux sont en voie d'exécution.. Gabriel Rivière. a été l'obtention miques. Recettes La commune soit supporte donc une dépense de 171.000 55.000 34.800 5.100 fr. des palmes acadédont la dernière.. des garçons. en 66.200 00 19. ouverture de l'école de M. Les frères . etc TOTAL. en 1864. instituteur libre. dans notre ville du Mans. Le 15 septembre 1852. à nos écoles : Construction Agrandissement ville Agrandissement Agrandissement d'un groupe scolaire de l'école laïque au faubourg.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 179 Dépenses Un sixième de l'octroi de mer retenu par l'Etatpour le paiement des traitements des instituteurs et des institutrices Entretien des bâtiments et achat de matériel. conseiller municipal est aujourd'hui et membre du Conseil départemental. Il a obtenu. Rivière dans la rue du 3e Bataillon.500 91. de 1852 à 1855.500 196.500 105. chauffage. il fut. en ville.

un ouvroir et s'occuper gieuses à Philippeville L'Algérie Gouverneur du soin des malades. afin d'obtenir Mère de la Doctrine Chrétienne des relipour fonder une école. et de 7 frères instituteurscompose du directeur. Le directeur dit des Ecoles libres. adressait à la Supérieure généralede la Doctrine Chrétienne une lettre de félicitations pour le courage et l'abnégation des soeurs de Philippeville. se forma pour conserver à Philippeville. appelée à la direction du pensionnat de Bab-Azoun fut remplacée (Alger). la Maison-Mère Le 3 mai 1841. chaque soeur semblait semultiplier pour soulager les malades. par soeur n'était En 1880. lorsque le et Monseigneur général. s'adressèrent évêque d'Alger. le choléra sévit avec une force effroyable . 58. M. Supérieure. par des instances réitérées à la Maisonde Nancy. Le personnel enseignant frère Justinien-Léon. un hospice fut créé et 4 nouvelles religieuses vinrent unir leur dévouement à celui de leurs compagnes. l'école des Frères. un comité. des indigènes et sur les malades qu'elles soignaient à domicile. Une maison située à l'enseignement congréganiste l'angle des rues de France et de Carthage fut louée et aménagée pour 1902. pour s'initier Le 7 novembre des souffrances de tous 1841. Dupuch. se elle compte 6 classes et 210 élèves. à succéder aux frères de Saint-Joseph et y restèrent comme instituvacances de 1880. Aussi. la petite colonie arrivait Madame Piquepé. la Supérieure. . En 1856. maréchal Bugeaud. dès 1850. En 1849. tion. Le 29 mai 1843. qui y est restée jusqu'au mois de juillet Actuellement l'école est située rue Valée. Quand la maison d'école fut par la très charitable sommairement la soeur Symphorose. de leur séjour en cette ville pour se rendre à Alger. soeur Symphorose. Elles profitèrent aux éléments de la langue arabe. adjoints. époque de la laïcisateurs communaux jusqu'aux était le frère Némy-Gabriel. 6 religieuses quittaient de Nancy. maison de Boisson . d'Hautpoul. entièrement pas encore conquise. après des fatigues. et 5 préparée. en 1874. à Philippeville où elle fut accueillie genres. et bientôt leur dévouement eut libre religieuses s'y installèrent carrière sur les enfants des colons.180 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Les frères des écoles chrétiennes de Paris furent appelés. le Ministre de la Guerre.

en dépit d'obstacles sans nombre. la nouvelle fit construire le pensionnat des religieuses. donnèrent cette direction intelligente d'un ouvroir et aux études du pensionnat. du jury. fut remplacée par soeur Galbois. de la jeunesse. l'Hôpital. soeur Ammienne et. soeur Béatrix continue. En 1902. décédée.190 enfants. qui lui valurent des femmes. les mêmes fonctions de dévouement. elle s'est dévouée à ceux qui souffraient. En 1895. dont la directrice. elle Cette école compte Marie-Alphonse.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 181 Adélaïde. qu'à l'éducation la Supérieure. toutes furent présenta 10 aspirantes au certificat d'études primaires reçues. des classes communales. 400 enfants. présente Chaque année. Supérieure L'action bienfaisante de soeur Adélaïde. . devenue Supérieure-Provinciale. soeur Saint François. En 1876. Soeur Adélaïde était aussi chargée de l'hospice aussi bien Pendant 30 ans. dans 7 classes et un établissement réparties compte . leur brevet supérieur et une fut reçue avec félicitations En 1900. ses efforts constants aux travaux de la salle d'asile. . depuis 1890. d'argent et d'or. avec 8 religieuses. Cet fut remplacée à la tête du pensionnat par soeur Marie-Joseph. soeur Saint-François remplaçait des soeurs de eut la direction Vers cette époque. des élèves aux ouvroir. le pensionnat En 1902. fondée pour 20 enfants. C'est à 1882 que remonte la création de l'école libre de la rue soeur Nomadie. Dès 1858. trois soeurs furent chargées de desservir la crèche. deux élèves sur trois ont obtenu examens académiques. les médailles de bronze.

.

XIX BEAUX-ARTS. LITTERATURE. Thurbet. Phoebus ou l'Ecrivain public. Entre ces deux pièces. Le Fils du Bravo. Troupe enfantine Programme La Boude Madame Saqui. L'Amour et Psyché. pour l'exploitation tantine et de Philippeville. Reichestein. le bal était très bien et les costumes très beaux. Directeur : Ludovic Reichestein. du 7 avril . la troupe de Madame Saqui jouait sur ce théâtre improvisé. concert vocal et instrumental. le 2 juin 1844. PUBLICATIONS POESIE. vaudeville en deux actes. de la soirée du 16 septembre 1849. à dater du 1er avril. M. C'est lui qui a établi. Reichestein obtient un nouveau privilège de trois des théâtres de Consannées. ainsi que M. directeur de Constantine à la charge et de Bône. musicien 19e. soit 60 fr. comme elle l'avait annoncé. Séance du 3 décembre 1849. le regretté chef de la Philharmonique. le premier théâtre de notre ville . Bal anacréontique. Au second acte des Mémoires du Diable. et maintient le prix de location de cette salle. chef de la musique du 19e Léger. père de Michel Bléger. Chef d'orchestre : Eugène Reichestein. Avant M. sur la demande pour réparations de M. de lre classe au prête son concours. Bléger. Soirée du 1er mars 1848. M. de nouveaux décors sur notre scène. Le Courrier de Philippeville dit dans son numéro du 15 août 1847 : Nous avons vu avec plaisir. THEATRE. quetière. vaudeville en deux actes. La troupe du 19e Léger. Un Docteur en herbe. Le Conseil vote une somme de 800 fr. 1849. a changé les décors à toutes les pièces. Ludovic Reichestein. DIVERSES MUSIQUE Un programme : Théâtre de Philippeville. maison Narboni. Les Souvenirs vaudevilles. à la salle du théâtre. dimanche dernier. Quentin. au qui fut interdit bout de trois années d'existence. directeur priviligié des théâtres de Philippeville. par mois. le 25 du même mois. le directeur de notre scène était M. d'Enfance.

Le Conseil décide. pour les bals. ouverture Corneille. exposée ou les deux Asinus Ménages. comédie en 3 actes. de la soirée Programme Lions ou une Saint-Hubert Philtre vaudeville. prode construire. placée devant un édifice chrétien. le 1er mai 1852. Le comédie-vaudeville. Séance du 13 mai 1853. Le Conseil accepte. dont il ne méconnaît de l'art païen. moins une voix. le Création. n'est pas convenapas la valeur comme spécimen blement décide à l'unanimité. pour travaux et fourniture du mobilier de la scène. 12 décembre 1857. de la bibliothèque publique 20 octobre 1862. des décors et du mécanisme du théâtre. de la construction des magasins de décors derrière le théâtre. asinum fricot ou les Deux Précepteurs. un plancher les stalles d'orchestre du théâtre.400 fr. le 4 mai 1861. le Conseil examine pas d'enlever milieu de la place la statue de l'empereur Antonin qui y a été améet qui gêne la circulation. Le Lait d'ânesse. nagée provisoirement Après discussion. La Chasse aux en Afrique. Champenois. le privilège du département des théâtres en faveur de M. Séance du 13 mai 1859. vaudeville. sur priétaire et menuisier.. l'offre du M.800 fr. Le Ministre de la Guerre renouvelle pour 3 ans. dédié aux impromptu Une Femme chasseurs de Philippeville. Le Conseil vote pour la première fois une subvention au directeur du théâtre . . le 13 mai 1861. Galzen. le 26 mai 1851. M. au prix de 1. le 7 février 1857. avec intérêts de 10 0/0 jusqu'au remboursement total. elle est fixée à 1. Le Conseil approuve. Soirée de prestidigitation au théâtre par le célèbre Bosco. Séance du 3 février 1859.184 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE du 3 novembre 1850. Par suite de l'achèvement du perron de s'il ne conviendrait du l'église. de la faire transporter sur la place de la Marine. le Conseil reconnaissant qu'en effet cette statue. Le Conseil vote 7. Reichestein. et vote. dans une salle en location. Le 4 février de la salle du théâtre de la place 1854. la construction de stalles de balcon au théâtre. la mise en adjudication de la construction du théâtre.000 fr. de Presles est nommé directeur du théâtre le 9 privilégié novembre 1859.

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

185

En 1867, le directeur du théâtre est M. Bétout et le chef d'orchestre M. Grassau. M. Bétout cesse de diriger les théâtres du département le 19 août 1876. et des Beaux-Arts donne à publique la ville, le 7 juin 1879, la statue en marbre de Brennus, qui a figuré à l'exposition de 1878 et qui est due au ciseau de M. Taluet. M. le piédestal en marbre, tout Georges Lesueur offre à la municipalité prêt à être mis en place. BRENNUS Le Ministre de l'Instruction

Parmi Du

les vertes

frondaisons

square Carnot, la statue en toutes saisons, De Brennus, Sur son socle est si peu vêtue Qu'autant vaudrait qu'elle fût nue.

le corps bien en avant, Brennus, Au lieu de brandir une épée, Dans sa main droite agite au vent, fait d'un un guerrier Une vigne qu'il a coupée. Comme Ce n'est trophée,

pas le rude étranger Jetant son glaive en la balance ; C'est le Brennus de Béranger, son corps qui balance Appuyant Sur un cep en guise de lance. !

Brennus soldat dit : Vae Victis Aux Romains après la victoire. Vitis ! Le nôtre : Fortuna

Et son cep vaut mieux que la gloire Du Gaulois connu dans l'Histoire. 16 février 1901. L. B.

Le 23 juin 1881, M. le comte Landon de Longeville offre, pour une statue en bronze repréorner le bassin de la place de l'église, dans un des Cette statue est actuellement sentant une Nubienne. squares de la place Wagram.

186

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

Nous aurions été heureux de pouvoir relater toutes les publications et au talent de nos concitoyens; ce chaparues,, dues à l'imagination pitre eut été trop long. Nous nous bornerons à citer : Les poètes, MM. Paul BARTHÉLÉMY (Paul la Soulonne), Antoine BOUZERAN (Nivelant), F. COLOMBA, professeur au Collège (1859), Toussaint HAMONT, Joseph MOGENIER, ouvrier GRIMALDI, Emile Jean RAIBAUD, ROGER-LACASSAGNE., Paul Rossi, Louis terrassier, MM. Emmanuel-Vincent et grammairiens, FENECH, L.-Charles RIVIÈRE. FÉRAUD, Octave TEISSIER, Jacques-Gabriel Les artistes peintres, MM. Louis HAAS (Sidi), Georges PIGNON (Jordic) ; Les compositeurs de musique, MM. Louis GRECH, Emmanuel REVIRE ; L'écrivain M. Félix PITOIS, Sous-Intendant militaire, (1897) ; Les statisticiens et mutualistes, MM. le docteur René Ricoux, Louis CASTELLOTTI, Alfred HONTEBEYRIE, Prosper MERCIER ; Les mathématiciens et hydrographes, MM. Martin BELTÇAGUY, Achille CARPENTIER, RIBAUCOUR et SALVA ; M. Joseph ROGER; L'archéologue, L'orateur populaire, M. Benjamin CAZELLES ; Enfin l'érudit et infatigable M. Jules CHABASSIÈRE, à la fois peintre, de l'Afrique du inventeur et doyen des archéologues architecte, Nord. SIDER; Les historiens

XX

MUSEE,

THEATRE

ROMAIN

Dans les premiers temps de la conquête du pays par les Français, de 1838 à 1850 environ, beaucoup de vestiges de l'occupation romaine trouvés à Philippeville, l'antique Rusicade, et qui pouvaient être transportés, étaient envoyés soit au musée du Louvre, soit à Constantine, chef-lieu de la province, soit même à Alger. C'était assez naturel, puisqu'il n'y avait pas encore dans notre ville un local suffisamment aménagé pour les recevoir et les conserver. Vers 1845, un conducteur des Ponts et Chaussées,, M. Laborie, réunit les divers objets gisant épars de tous côtés et les fit transdans l'intérieur du théâtre romain, classé depuis comme porter du bureau de M. Laborie se monument historique. L'emplacement trouvant mitoyen avec celui du théâtre romain, ce fonctionnaire put veiller assez facilement à la conservation de ces collections et ce fut une chose heureuse, car, à cette époque, le théâtre romain n'était pas clôturé. Dans sa séance du 14 février 1853, le Conseil municipal émet le voeu que les objets d'art réunis au théâtre romain, qui sert de cour soient remis à l'administration à à l'école primaire, communale, charge par elle de prendre les dispositions nécessaires pour leur enDans sa réunion du 3 septembre suitretien et leur conservation. vant, cette assemblée vote un crédit de 500 fr. en 1853 et de 500 fr. en 1854 pour la conservation des antiquités. Le Ministre de la Guerre se réserve la faculté de réclamer la possession des antiquités qu'il désirerait placer au musée algérien institué à Paris ou dans tous autres musées nationaux. de M. Alexandre Waliet, Sur la proposition maire, M. Joseph du musée par arrêté est nommé conservateur Roger, architecte, du 13 décembre 1859, portant création du musée archéopréfectoral

188

HISTOIRE

DE PHIL1PPEVILLE

logique. On peut notre musée.

dire

que c'est réellement

de cette époque

que date

l'honneur de sa création ne revient à Cependant pas seulement et Roger, mais aussi au prince Jérôme Napoléon, MM. Wallet Ministre de l'Algérie et des Colonies, qui adressa aux autorités civiles les invitant à aviser à et militaires, en janvier 1859, une circulaire des ruines, et débris de la domination la conservation vestiges et enfin à M. de Toulgoët, Préfet du département, romaine, qui, d'une façon toute spéciale le zèle d& obéissant à ces ordres, stimula ses fonctionnaires. du musée est sans contredit M. Joseph L'organisateur du 13 décembre 1859 au 3 juillet en resta le conservateur 17 ans. de son décès, c'est-à-dire pendant Roger ; il 1876, jour

Par les soins de Roger, les statues, colonnes, sarcophages et autres furent au théâtre romain et les placés dehors gros monuments Le 8 avril 1868, la menus objets dans un hangar clos, y attenant. et d'archéologie de Paris décerna Société française de numismatique une médaille De 1876 et collections goût en vermeil, à 1885, du musée grand c'est-à-dire fut module, après confiée à des employés municipaux comme spéciale, qui considéraient à M. Joseph Roger. la conservation Roger, dessans une

sans

instruction qu'on

l'honneur charge fonctions n'étaient

leurs nouvelles accordait, puisque Nous faisons exception pour M. pas rétribuées. homme érudit et conscienHugues Dry, chef de bureau à la mairie, de 1885 à 1890. cieux, qui fut conservateur A cette époque, nos collections étaient en mauvaise place, soit dehors, soit dans une pièce obscure de l'entresol aussi de salle d'archives, où un incendie faillit février 1892. Sur accorda produisit voulurent les instances d'un du conservateur actuel, décida la création de la mairie, servant tout consumer le 6 le Conseil

leur

musée sur la place d'Isly, une subvention de 16.000 fr. Une souscription publiqueune somme de 2.100 fr. et des entrepreneurs Philippevillois bien

municipal pour laquelle l'Etat

faire gratuitement de travaux pour 1.000 fr. environ divers (maçonnerie, serrurerie et peinture). menuiserie, ébénisterie, Le premier 1898. coup de pioche fut donné le 22 novembre L'ensemble mètres carrés, du musée de 2.726de terrain superficie dont 94 de façade sur 29 de profondeur, entièrement. occupe une

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

189

clôturée par des murs et une grille. Les bâtiments une représentent surface de 278 mètres carrés ; ils sont au nombre de trois : I. — Pavillon central, composé de deux grandes salles de 20 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur, l'une au rez-de-chaussée affectée à l'archéologie, uniquement l'autre, de même dimension, au premier de sculpture et de collections étage ; c'est la salle de peinture, modernes. — Pavillon Nord. 7 mètres sur 7 mètres. Au II. rez-de-chaussée, logement du gardien ; le premier étage est réservé pour y installer la collection de numismatique (6 à 7.000 médailles et monnaies) et le cabinet du conservateur. III. — Pavillon Sud. Mêmes dimensions que le pavillon nord. Au musée d'armes, fort intelligemment rez-de-chaussée, organisé par notre concitoyen M. Jean-Baptiste armurier. Le premier Martin, d'un musée de pêches maritimes, étage est destiné à l'aménagement avec le concours de l'inscription maritime et du pilotage. Les modèles de bateaux, de filets et d'engins de pêche dans notre golfe sont placés dans la grande salle du premier étage du pavillon provisoirement central et dans- le grenier. Des galeries couvertes, commencées en partie, d'une superficie de 448 mètres carrés, relieront les trois pavillons entre eux à la hauteur du premier étage, ce qui supprimera l'entrée de la salle moderne par la rue du Sphynx. Le plan d'ensemble du musée a été dressé par M. Henri Ranoux, du pavillon central et du architecte, qui a surveillé la construction pavillon phages, à la place d'Isly. Le pavillon Sud a été projeté et construit par M. Jean-Aimé Roche, architecte de la ville, qui a fait procéder aussi à la pose de la grille de clôture. Tous deux ont fait preuve de bon goût, d'amour de l'art et du plus M. Henri Ranoux, chargé par arrêté munigrand désintéressement. des travaux de construction cipal du 20 mars 1899 de la surveillance du musée, n'a pas voulu d'honoraires des plans pour l'établissement et la peine qu'il a prise, avec le plus grand zèle, à faire opérer le du musée de la place d'Isly. déménagement Notre musée était peu connu ; il commence à être fort apprécié Nord, ainsi que le transport délicat et dangereux des sarcostatues, colonnes et autres objets lourds du théâtre romain

190

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

touristes. Il est, en effet, l'un et visité par de nombreux riches en collections renferme : archéologiques, puisqu'il

des plus

61 colonnes, 52 bases, 106 chapiteaux, 9 statues, 6 bustes, 8 statuettes, 1 cadran solaire, 10 bornes et colonnes milliaires ; presque tous ces vestiges sont en marbre du Filfîla. En outre : 15 sarco1 dolium d'une capacité phages, dont plusieurs sont remarquables, de 1.000 litres, 1 beau médaillon en mosaïque représentant Bacchus; des têtes, des torses, des fragments de statues, des moulins, des margelles de puits, etc., plus un grand nombre de poteries, de lampes, d'objets en verre, en os, en bronze et en plomb et 174 inscriptions.

Statue

de l'Empereur

Antonin

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

191

Le nombre 1861 1862 1863 1864

de visiteurs

a été, aux diverses époques suivantes, 728 884 1.092 1.104 1900 1901 1902

de :

1 100 1.006 1.080

Administration MM.

du musée :

René Cagnat,membre de l'Institut, inspecteur général des musées scientifiques et archéologiques de l'Algérie. Albert Ballu, architecte en chef des monuments historiques de l'Algérie. Louis Bertrand, conservateur du musée et du théâtre romain. fils, conservateur François Bertrand adjoint. Henri Ranoux, architecte, auteur du projet de construction. Jean-Aimé Roche, architecte, chargé des travaux d'achèvement. Albert Treille, gardien. Comité d'administration :

MM.

Dr Ricoux, maire. Paul Rossi, Octave Passerieu, Chabassière conseillers municipaux. Randavel et Redon, artistes peintres.

et Albert

Teissier,

Le musée a remporté un grand diplôme d'honneur à l'Exposition universelle de Philippeville en 1895 et, en 1898, une médaille d'or à l'Exposition de Berghen (Norvège), pour sa particiinternationale pation très notable à cette exposition.

ruines se trouvent derrière le collège, lors de l'occupation française, environ des ruines qui n'est pas couverte par des Ponts-et(collège et magasin Chaussées) est de 2.740 mètres. La scène a disparu ; il ne reste que les substructions des gradins. Ce monument devait contenir de 5 à 6.000 places. Il est plus grand que les théâtres de Djemila et de Timgad ; sa largeur maxima était de 82 mètres, tandis que celui de Le théâtre romain, dont les occupait, avant sa destruction 4.900 mètres carrés ; la partie les constructions modernes Timgad n'a que 63 m. 60 et celui de Djemila 62 mètres.

La fontaine moderne.000 mètres cubes d'eau à l'époque romaine .192 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE mosaïque existe dans le propriété dessous de l'hôpital civil. elle témoigne de son antique importance par ses belles dimensions : 8 mètres de large sur près de 9 mètres de haut. . Des blocs de maçonnerie pas moindre provenant de cette citerne existent encore sur le rivage. qui coule sous la voûte même d'une grande citerne romaine. situées de Rusicade. Elle représente le triomphe Les cubes en sont très fins et d'un riche coloris. elles étaient d'une depuis l'occupation contenance d'environ 3. en- Stora était le port de la ville romaine Les citernes restaurées. sans parler de sa longueur qu'on ne peut plus évaluer. Malgré les mutilations qu'elle a subies et qui ont éventré à peu près le tiers de sa voûte. ce qui indique qu'elle s'est effondrée ou qu'elle a été démolie lors de l'établissement du chemin qui mène du village de Stora au petit phare. Une très belle Allemand. d'Amphytrite. Cette citerne est du plus remarquable appareil. mais qui n'était de 20 à 25 mètres. On y remarque : dans la partie haute du village et utilisées française (1838) .

Le Maire soumet une demande de la Société Philharmonique. et que. il disposition. trouver un homme capable qui se tion à cette société. elle devint. on pourrait Le Conseil. la Société Philharmonique Faisaient partie. de la direction chargerait dont il reconqu'on ne saurait trop venir en aide à une institution naît le but moral et utile. Le Maire expose qu'une réunion de et le nom de Société Philharmonique qu'ils ont créé une musique qui a donné jusqu'à présent les plus cette société est près de se disheureux résultats. puisque d'un côté elle pousse les jeunes gens à l'étude de l'art au lieu de les laisser oisifs. à l'unanimité. pour ses répétitions. Le Conseil. Un règlement et Grün. décide. une somme de 600 fr. fort appréciée. estime qu'il convient d'encourager cette réunion de jeunes gens qui consacrent à l'étude de la musique et du chant leurs heures de loisir. par an. fut président. une musique maire. Wallet. signé par MM. à l'époque. élaboré. longtemps. Malheureusement soudre par suite du manque d'un chef qui puisse donner tous ses Il croît cependant qu'en accordant une subvensoins aux répétitions. fondée le 7 mars 1856. elle dote notre ville d'une musique dont elle est privée depuis si à d'allouer à titre de subvention décide. Séance du 5 février 1859. de la société comme musiciens fonda- . tendant à mettre à sa une salle du collège communal . chef.XXI SOCIETES MUSICALES Séance du 6 août 1858. jeunes gens s'est formée sous dès le 9 novembre 1858. Pégat. Simple fanfare. considérant qu'on ne saurait trop venir en aide à une et que le meilleur moyen de la voir prospérer est pareille institution de la prendre sous son patronage. à l'unanimité. qu'il sera mis à la disposition de la Société Philharmonique une salle du collège communal. considérant des répétitions. d'un autre.

la fusion de la Société à l'occasion et de Orphéonique de la remise d'une médaille . à 8 heures Programme : du soir. Paret. fantaisie andante . polonaise 5° La Garde marche Impériale. E. a produit une somme de 500 fr. La municipalité accorde à la Société Philharmonique un local et l'éclairage. qu'une autre question est celle de l'achat d'instruments de musique pour cette Société. BLANCHETEAU. 25 juillet fois 1861. BESSIÈRES. de plus. Le public est vivement touché de cette agréable innovation. le Conseil vote une subvention de 1. des morceaux exécutés le 25 juillet 1861.. La plupart des jeunes gens qui la sont hors d'état de les acheter à leurs frais . quadrille LAVAGNE.. sur la place de Marqué. au moyen de laquelle la d'un fonds d'instruments commune restera propriétaire de musique dont elle pourra jouir en tout temps. à la condition devra que son directeur donner des leçons gratuites au collège et à l'école des Frères. par la Société Philharmonique 1° Le Char du Soleil. horloger. 4° Marie. défilé des morceaux Programme parla Société Philharmonique pas redoublé. de commerce. Le jeudi. DANIEL. 2° Le Roi des Mers. il composent convient que la commune possède la plus grande partie de ces instruments pour ne pas être prise au dépourvu en cas de départ de des membres de la Société. réunies : 1° Revue Impériale. à la Société Philharmonique. marche 3° Atala. représentant Dans sa séance du 13 mai suivant. Le 2 août 1865. neau. ZIÉGLER.200 fr. environ et une partie des a été remboursée instruments le faire . propriétaire. le Maire expose. MARIE. sans obtenir de résultat. il ne par ceux qui pouvaient reste plus à payer qu'une somme de 835 fr. Fête de Ste-Cécile. Paul Catheri- 22 novembre 1861.194 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE teurs : MM. fantaisie 4° La Belle Varsovienne. a lieu la Société Philharmonique. exécutés à l'église. Gaumain. 1/2 à midi. ouverte quelques-uns en ville.. Le 28 décembre 1864. et la Fanfare du Train. de 11 h. 3° L'Arche d'Alliance. BLANCHETEAO. 21 juin 1859. Une souscription. la Société joue pour la première divers morceaux sur la place de la Marine. 6° Les Bons Vivants. pas redoublé 2° Sainte-Claire.

55 exécutants. Ferret. Le 18 mai 1872 a lieu au Casino le punch offert par la population à la Société Philharmonique pour fêter la victoire qu'elle vient de remporter à Alger. Grün. Ferdinand Strébitzski. Manens. Beltçaguy. président. président. compositeur de musique. musical actuel. BeauDemelin. il a rempli les fonctions de chef. un comité s'est formé pour édifier l'Institut dont la valeur est de 22. . Edouard Pons. Adolphe Gantés. 90 membres honoraires. Bonifay comme sous-chef. Paul Rossi. sous la direction de M. MM.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 195 à M. Joseph Maroni. et de Francs-Tireurs dehors. Clément. Picard. Barthélémy Gantés. en 1872. Composition MM. directeur de l'Orphéon. don de l'empereur. Lavagne. Joly. le célèbre compositeur . Canton. Liste MM. d'or. Charles Cassar. elle est restée 44 jours. et Catelli. Philharmonique. Liste des porte-drapeau : Cassar. tous les premiers prix. des présidents : Ferdinand Peisson. pendant 61 mois. Alexandre Aquadro. chef et président. Domergue. Benjamin Rossi.000 fr. René Ricoux. Adolphe Chiarelli. Louis Laout. Tournou. Mikalef. Julien Waltre. M. Le drapeau actuel a été où elle a remporté offert par M. Paul du Conseil d'administration actuel : vice- Rossi. Latapie. La Société Philharmonique a accompagné la colonne de Miliciens de Philippeville en 1871. Liste MM. Paul Alexandre Cazelles. Paul Rossi. la ville en a fait don à la Sa bannière a appartenu à l'Orphéon. lorsqu'elle est rentrée du concours d'Alger. chef fondateur. des chefs : Béchem. Jules Pottier. Guyot. Jean Raibaud. chef et président. fils. David Lyanna.40 La société compte actuellement: élèves. Joseph Grosso. ce comité était composé de MM. Schambel. avec M. en témoignage de son attachement à la Société. Louis Grech. Courbe. Beaufils est sous-chef depuis le 1er novembre 1886.. Catalourda. Pégat. Schambel. Michel Bléger. En 1897. Marcel Daprela. Aquadro. à diverses reprises. Charles chevalier de la Légion d'honneur. Paul Grosso. Tony Deviègue. Edouard Gantés. Adolphe Pégat.

Ad. où elle fut conviée. avec félicitations Philippeville. Le chef provisoire Liste MM. ErEdouard Pons. Médaille d'or. Chiarelli. et prix de vermeil.. présidents. Marquet. Grande médaille médaille 4. Joseph Maroni. Lors du premier concours à laquelle elle assista (Bône. 30. grand module. vice-président Alexandre chef honoraire. un deuxième prix (M. prix. 31 mars.. Sotton est M. Les Enfants de Philippeville a été fondée services. des fils. de la Dumonchau. trésorier Prosper Mercier. 300 fr. Paul Sublime. 14 avril 1895. 8 avril du jury pour le chef. Louis Bertrand. le en que jeune. cette Société a déjà rendu des concerts donnés en public : de grands du monument funéraire du Souvenir fête Français. M. de vermeil. Louis Laout. elle remporta 2 premiers prix. Inauguration des jeunes gens des Classes 1896. trésorier.18 avril 1892.196 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Membres : Guillaume Edouard Tiozzo. Albert Teissier et les Vice-Présidents Paul Albert et Cavicchioni. nest Liottard. fête des Anciens Combattants en un mot cérémonies de 1870-1871. Joseph Grosso. La liste des récompenses remportées par la Société Philharmonique depuis sa création est trop longue pour être énumérée ici. Couronne de direction au chef. Alger. d'or. 17. Nous cite: seulement rons les principales d'or. 1902. Dr Ricoux. . 5 juin 1890. Auméran. Alger. Joseph Amante. Beltçaguy. présidents honoraire. médaille La Société 15 décembre Bien dehors musicale 1896. Striébig. directeurs et 31 et un MM. Bône. Léon Justin Auméran. 7. Beaufils. prix de direction Le Président est M. A. : Vallin. MM. Jean Mamo. Manens. honoraire. Striébig). 1901. Deux 1er avril deuxièmes prix et une médaille d'ar- gent. grand module et 500 francs. honoraires. M. Charles Cassar. etc. Médaille d'argent. Bône. Un premier prix et deux deuxièmes Alger. 30 mars 1902). en fonctions depuis la formation Société.Tournou. Waltre.. 12 mai 1872.

Bernadac. Cassola. au concours de Constantine. M. (MM. premier prix d'honneur. vice-président. secrétaire. Baracaggio et Attard. de 1893 à 1896. 7 d'exécution avec prime de 300 fr. Joseph Gébinger. Bouët. une des plus hautes récompenses de ce avec prime concours. trésorier . Valérino. Calamaro. François de Angelis. Composition MM. . Antoine et Nicolas Spadaro . Salza.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 197 En 1893. Fidanza. Albert Païta. et M. Castola. fait l'intérim). Liste MM. premier prix d'honneur. Vallin. premier prix et troisième prix de lecture à vue. 1er mars 1902. 1895 au 15 décembrel899. (M. de Bône. qui prend le nom premier groupe de mandolines d'Estudiantina Rusicadienne. président. 30 et 31 mars 1902. président d'honneur . M. premier prix d'exécution et deuxième prix de lecture à vue. François de Angelis et Marius Durand. préZahra. sur l'initiative de M.. du 3 décembre 1895 à juin 1899. Nicolas Spadaro. : Directeurs MM. directeur. Gueylard. Jules Saint-Germès.. Concours d'Alger. Ses Présidents ont été. ses chefs. sident. il se forme un et de guitares. où elle remporta deux premiers* et un deuxième prix. du Jury. Elle a remporté de nombreux succès : Concours musical de 7 et 8 juin 1896. Chef: M. Constantine. de Angelis Du 1er mars 1900 au 1er juin 1901. Roses. MM. premier prix d'honneur de 500 fr. Jules Bono. Caffiero. année de sa dissolution. en 1895. Albert Païta. notamment les cérémonies pendant le service funèbre célébré à la mémoire du regretté Président Carnot et. actuelle du bureau : Jules Bono. Onorati et Pons fils font l'intérim). des présidents : Jules félicitations Concours Jules Bono. du 3 novembre Saint-Germès. et premier prix d'exécution. MM. L'Estudiantina Rusicadienne a obtenu de grands succès dans toutes où elle a assisté. et et 8 avril 1901. le 3 décembre 1895. Jean. La Société Les Mandolines Renaissance a été constituée par M. Assesseurs : MM.

Son bureau actuel est ainsi composé : MM. Saingery. où elle obtient un premier un premier prix d'exécution. Les membres fondateurs sont: MM. Mazella. 1901 et 1902. administrateurs . H. commissaire. A. premier du Jury. Louis Godard. Léon Morel. Passerieu. En avril 1901. deuxième prix d'honneur . a été fondé le L'Amieal-Groupe but l'étude de la. prix de quatuor et un deuxième de trio. Siret est décédé le 21 mars 1903. pour la bénépatriotiques diction du drapeau des Anciens Combattants 1870-1871. Goirand. Elle prête son Son Conseil d'administration est MM. une nouvelle Société.Blaise Brandi. concours aux]oeuvres de charité. chef d'orchestre. donnet. pendant les fêtes nationales de 1900. le suivant : Ernest Bianco. Adérald Siret. Emmanuel Revire. vice-président. Dupuis. Sancan. Baraca. Schirmer. Bénédetti. Buscail. président . Maurin. président. trésorier. Oberlé. Manzo. Cette Société s'est fait entendre dans de nombreuses cérémonies et religieuses. Goirand.musique et de l'art que de jeunes gens. Adolphe Chiarelli. etc. Lacaze. Mourre. secrétaire-trésorier . président. Ardisson. il a prêté son concours à de nombreuses oeuvres charitables ou d'intérêt public.Revire. F.198 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le 25 février 1890. est ainsi constitué : MM. M. secrétaire. En 1899. régisseur. . membres. Concours de Bône. Paul Degand. deTourprésident. est fondée. membres du comité. administrateur. Léon Petit. Le bureau Saingery. Henri 15 juin 1901. Ernest Liottard. conseillers. vice-président. une Société dont le but est de propager le goût de la musique et d'instruire les jeunes gens doués d'aptitudes musicales. Péroni et E. viceLouis Bertrand. Adolphe Chiarelli. se forma. cution. notamment en avril 1900. sous le nom de Cercle Musical. trésorier. Le Cercle Musical a donné et donne encore des concerts et des soirées dansantes très recherchés . Carrey. secrétaires. 30 et 31 mars 1902. premier prix d'exéprix de lecture à vue avec félicitations avec prime de 300 francs. elle prend part au concours d'Alger. l'Estudiantina la Philippevilloise. Bensimon. P. La Société a pour elle n'est composée dramatique.

société ayant pour du chant et de l'art dramatique. Le Conseil vote une somme de 2. actuel : Bureau MM. François de Angelis. Roubière. Hernandez. . Directeurs : Sanviti. au nom du comité et pour le président absent. Buono. : MM. le vice-président En 1876. Cervino. P. peville. vice-présidents. Collozzi. Littiero. M. de la Russicada.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 199 Liste MM. Création. tion est annoncée. secrétaire. de la Société Musicale de Philip1er septembre 1873. Dumonchau. Ricci.président. Le Conseil vote un crédit de 500 fr. Cunéo. Séance du 29 décembre 1862. Président. Castellano et Bertucci. M. Salvator Daniel. dirigée par M. Onorati.500 fr. Gaston Georges Fenech. R. Demeglio. but l'étude le 10 octobre 1896. administrateurs. existait une Musique Municipale. Picard. Graux. des présidents Bourrasset. par L. Dr Augier. Joseph Borg. Emmanuel Revire. porte-drapeau. Prot. Séance du 7 juillet 1883. Quasso. trésorier. pour création d'un orchestre symphonique. pour création d'un orphéon sous la direction de M. Jean Chircop. Paul Graux. Dissolution Cette dissoluqui semble ne pas avoir subsisté longtemps.

.

le 1er février 1854. mais il recule devant la dépense qui s'élèverait. de Manas. Ricoux et Kayser. antérieurement droits de Mezouar (droits de visite). pharmacien.Denobelly. 1er avril 1848.080. hospice civil : MM. propriétaire. Séauce du 20 mai 1853. Nielli. président Bon. Teissier. Elle est composée de : MM. Delay. juge d'instruction. à l'admiEn ce qui concerne la cession proposée de l'hôpital militaire Denobelly. au traitement annuel Séance du 23 juillet 1849. Meurs. 1er décembre 1869. médecin. Le Conseil désigne pour faire partie de la Commission devant présenter un avant-projet de construction d'un conseillers municipaux. pour 900 lits à raison de 1. perçus par sont encaissés par les soins de la police et l'économe du dispensaire. Sur la demande du Sous-Préfet. le Conseil pense que les charges qui en résulteraient pour la commune seraient trop onéreuses. du tribunal. Annesley. négociant. les Par suite de la suppression du dispensaire. négociant. en 1844 dans la rue du Sphynx. versés tous les mois à la caisse municipale. hommes et femmes. le Conseil d'un hôpital spécial pour étudie la question de création municipal les malades civils. Privé.200 fr. derrière a été transféré de la rue du Sphynx dans juillet 1869.XXII ETABLISSEMENTS DE BIENFAISANCE civil a été créé L'hôpital le marché aux légumes . à 1. Le 13 février des vieillards L'hospice 27 . administrative de l'hospice est créée le 28 juillet Une Commission 1849. Marion. avocat.. Sont désignés MM. propriétaire.000 fr. Mademoiselle Marguerite infirmière du dispensaire. nistration civile. Deux postes de médecins suppléants sont créés à l'hôpital civil. Pégat. est créé le 17 juillet 1877. il les bâtiments actuels le 14 du Par arrêté municipal Dussert est nommée de 360 francs. architecte.

1899. 1895. directeur Champion Legros O'Donovan Beynet Le personnel MM. actuel est le suivant Augier. Zoeller. soit le 1/8 de son budget. 1901. La commune de Philippeville dépense annuellement pour secours divers et entretien des malades ayant acquis chez elle le domicile légal de secours par un séjour d'un an au moins. le Conseil municipal proteste contre le projet de transfert à l'hôpital-hospice l'hospice Coll de Bône des vieillards actuellement de notre ville. universellement regretté. Haas. moyenne de malades : de 40 à 60 . Commission administrative : MM. de Manas Ricoux Kayser de Valicourt Augier Zoeller Liste MM. car elle est hors de proportion avec ses ressources. économe.202 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 1896. — 1894. 1892. Féraud. 1877. à d'Orbigny Mazué. M. Collomb. mais cependant obligatoire. médecins traitants . président. C'est une des charges les plus écrasantes qu'elle ait à supporter. directeur. médecin adjoint. Ricoux. maire. : 1844. 1881. Liste des médecins traitants : MM. 1901.. vieillards : 105 : nombre de lits de malades : 152. une somme moyenne de 60. 1879. premier Du Bourguet Rondot des directeurs économe : 1872. Grucker. Carrey. 1898. Sault est décédé le 20 mars 1903. Beynet. administrateurs. 1870. .000 fr. Ricoux. Sault. infirmiers : 4 . 1875. 1892. receveur économe. soeurs: 8. Martin.

Alphonse Cottard. les membres du bureau Conformément de bienfaisance prêtent. Grenier. Carrey. 24 juillet 1889. des Douanes. de subvention de la ville. 30 mai 1892. ordonnateur. secrétaire. 4 novembre 1899. le régiment dispose de cette offrande en faveur des pauvres une somme de 300 fr. ordonnateur. 25 novembre 1880. Fourtier. ordonnateur. ordonnateur. Jules Redon. secrétaire.800 fr. secrétaire. Claris. M. Mayeux-Doual. Frédéric Il n'y a plus Sider. défenseur .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 203 Le 19 avril 1850 a lieu l'installation de la Commission nommée par le Préfet à la suite de la création du Bureau de Bienfaisance et qui est ainsi composée : de Gourgas. Véron. payeur de l'armée. Ellul. au bureau de bienfaisance. Vincens 24 novembre 24 avril 28 avril 1855. 10 octobre 1883. ordonnateur. et affecte . en chef du TriAuguste bunal. 6 juin 1888. aux règlements en vigueur. 22 septembre 1900. syndic des courtiers. propriétaire. ordonnateur. le 3e Zouaves ayant reçu des sociétés foresde ce tières de l'arrondissement une somme offerte aux militaires corps. ordonnateur. et en dépenses de 4.800 francs. de secrétaire non rétribué. négociant . 30 juin 1882. MM. et fidélité le serment suivant : « Je jure obéissance à la Constitution à l'Empereur. Le budget primitif 1. entre les mains du Maire. ordonnateur. Chirac est nommé ordonnateur et M. Louis Bonnard. Chirac. en récompense des services rendus pendant les incendies. Lemarchand. Liste 24 janvier 1851. receveur principal Allaman. Je jure. Claris.. Frédéric Sider. Jauffret. greffier ordonnateur. Véron. juge. ordonnateur. ordonnateur. ordonnateur. Frédéric Chiarelli. en outre. 7 mars 1868. 1858. des ordonnateurs et secrétaires : ordonnateur. probité et dévouement ».dont fr. Hre Lalliermonet. Le 15 novembre 1865. de me consacrer à l'oeuvre de bienfaisance et de remplir les fonctions qui me sont confiées avec exactitude. le 4 mars 1858.000 de 1857 est en recettes de 4. 1851.

. Redon ayant résilié ses fonctions. Le bureau fonctionne d'une façon remarquable et le Conseil d'administration et surtout la ponctualitéapporte le zèle.. le Conseil d'administration» . nomme M. dans la forme réglementaire. Bourdages. rendus pendant 11 années. le bureau de bienfaisance crée un refuge de nuit. ordonnateur ... Ses le regret de voir M. dont près de 8 comme ordonnateur. Redon. — 53 — 79 — 154 — 28 532 personnes. le Maire.. Jean-Baptiste Martin. Louis Bertrand. le Président fait son éloge et rappelle qu'il est administrateur depuis le 15 février 1855. Conseil. eu égard aux excellents services qu'il a.204 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Séance du 9 septembre 1880. M. désignés par le Préfet. soit depuis 12 ans. l'Inspecteur de bienfaisance. Dans sa séance du 24 janvier 1893. président. Redon.. reçoit le titre de secrétaire-honoraire du bureau de bienfaisance. Laurent Merle et Alphonse Bonnot. Sider quitter des fonctions collègues expriment qu'il a remplies avec tant de tact et de dévouement. le Conseil d'administration. Statistique Français Espagnols Maltais . Dans sa séance du 2 décembre 1901.. Séance du 13 septembre 1894. délégués du Redon. Séance du 18 octobre 1894. comprend : MM. ordonnateur. administraAquadro. c'est-à-dire depuis plus de 25 ans et ordonnateur du 7 mars 1868. cessant ses fonctions par suite de sa nomination à la recette municipale. Alexandre Cottard. Il est donné lecture d'un rapport de M. Italiens Indigènes TOTAUX des indigents . administrateur-ordonnateur honoraire. secrétaire-adjoint et secrétaire depuis 20 ans. dont général des établissements nous extrayons ceci : « La Commission constituée administrative. Séance du 4 novembre 1899.. M. Frédéric Sider cessant ses fonctions d'administrateur. qui rend encore de grands services. Cottard et Bourdages. M. Adrien Haas. Le Conseil d'administration était alors composé de MM. teurs.. l'activité dans l'exercice de ses attributions ». secourus 54 familles — 15 — 18 — 33 — 10 130 familles en janvier 1903 : 218 personnes..

Massoni. soient Conseil émet le voeu que deux petites soeurs garde-malades Une délibération du Conseil envoyées en résidence ici. M. président. médecin. adjoint de Stora. maire. un empressement vis-à-vis de la population dont il lui doit être tenu compte. demande à l'autorité supérieure de . Sur la demande de M. Bonnard. du 17 août 1848 crée une municipal crèche à Philippeville. le Conseil. administrateurs. Budgets Recettes Dépenses Indigents Français Espagnols Maltais Italiens Indigènes TOTAUX Statistique Nombre Valeur globale secourus primitif qui rend depuis 13 ans les plus du bureau de bienfaisance. 1900 et 1901 : : 728. vote des remercîments grands services à l'oeuvre charitable Cottard est toujours administrateur. Bourrasset. des 3 années 1899. 154 personnes.565 à titre fr. de 1902 14. Dr Ricoux. — 24 — 30 — 48 — 44 300 personnes. montre désintéressé de Stora.342 en 1902 : : 37 00 et supplémentaire 45 familles.378 14. du 8 février 1861. Le service médical des indigents et du bureau de bienfaisance est assuré par M. reconnaissant que M. Grémilly. Cottard. porte création Le 11 septembre de la même année. Cottard et Legros. Séance du 30 juin 1858. secourues — : 38. de personnes — de ces secours permanent temporaire Un grand nombre d'ouvriers et d'indigents de passage sont secourus en bons de pain et en soupes à prendre au fourneau économique. Une autre. le Dr René Ricoux fils. Bonnot.ordonnateur. Bresson.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 205 à M. — 6 — 6 — 12 — 10 79 familles. : 112. 84. Composition actuelle du Conseil d'administration : MM. le d'un fourneau économique.

Beltçaguy. pour entretien de son Parmi les médecins qui ont rendu de nombreux et très utiles services à la population. Médecin des facultés pelaient familièrement et de Montpellier. s'est éteint doucement le 22 septembre 1902. moyennant . en vue de l'installation de la Crèche et du Fourneau économique. chef de bureau de l'état-civil à la mairie. 20 août 1892 et 23 mai 1899. il d'Ajaccio ne cessa d'apporter dans l'exercice de ses fonctions une abnégation et un dévouement vraiment admirables.000 fr. de dyphtérie qu'il eut à traverser et dans lesquelles il se prodigua toujours. à l'âge de 89 11 mars 1868. Trois fois les Conseils municipaux de Philippeville et de Stora. Ces démarches n'aboutirent pas. réunis dans une même pensée. d'une société ayant pour but l'extinction Le 25 avril 1886. sous le patronage de la municide la mendicité. médecin de colonisation. Rivière. M. Pelet M. la croix de la Légion d'honneur. la presse locale et que demandaient toute la population. dont le président élu est M.206 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE à M. sans ménagement. Essai de création. comme tous l'apmais respectueusement. sous-ingénieur. est créée une Société Protectrice des Animaux. ont bien montré qu'il appartenait à ces vieilles générations qui savaient réunir au même degré la vigueur du corps et la force des qualités morales. avec les fonds de quisition Battréau. il en est un dont le nom trouve naturellement sa place dans cette histoire. Dry. mais tout Phiet tout Stora assistaient à ses obsèques. et de lui de 600 fr. Les nomque donne le sentiment breuses épidémies de choléra. qui n'existe plus. le Conseil municipal décide l'acde l'immeuble rue Hippocrate. vétérinaire. palité. les 14 novembre 1890. ont prêté un très letier. l'adjoindre allouer une indemnité annuelle cheval. c'est le père Massoni. M. installé dans notre ville depuis 1852. François-Xavier lippeville Massoni ans. Il n'a répandu autour de lui que le bien. le Dr Mellet. Dans sa séance du 26 juin 1899. Le trésorier est M. de typhus. instituteur en retraite. la donation de Lambert. en faveur de ce brave. précieux concours à cette société bienfaisante. aussi. le prix de 20. sollicitèrent pour lui. Il exerçait la médecine avec la conscience d'un honnête homme et le désintéressement du devoir.

par an. au nombre de deux. le service a été confié à des religieuses. Le fonctionnement de ces oeuvres a été assurée jusqu'à la lin d'août 1900 par un personnel laïque composé d'une directrice.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 207 L'oeuvre de la Crèche et du Fourneau économique sont réunies dans le même bâtiment. de plus.000 rations en 1901 et de 13. tout en conservant une réserve de 1. Rétribution jour et par enfant : 0 fr. juillet. Il y a. Aussi. Traitement mensuel. depuis 1898.000 en 1902. 120 francs.598 7. 14 places sur les maternelle par lits de camp. Depuis le 1" septembre 1900. voient leurs ressources dimile budget. ainsi que cela se dant les mois de juin. réalisée sur le personnel et d'autres branches Malgré l'économie du du service et s'élevant à 600 fr. ces oeuvres. Nombre d'enfants admis : 20. dont le fonctionnement remonte au mois d'avril 1892. fait d'ailleurs C'est grâce à ces mesures qu'il a pu être délivré plus de 10. entre toutes.974 5. à Constantine et à Bône. 69. on a nuer sensiblement.247 4.020 55 29 11 10 90 60 Dépenses générales 1893 — 1898 — 1902 Réserves en espèces 1893 — 1898 — 1902 CRÈCHE 4.670 .464 4. pour pouvoir équilibrer de soupe et de viande pensuspendu. 10.463 4. Un peu de statistique Recettes générales — — 1893 1898 1902 : 7. les distributions août et septembre. entre toutes.449 3.484 fr.484 69 La Crèche contient 7 berceaux. malgré les subventions Conseil général et la charité publique.247 30 897 01 1. — — 1893 1898 1902 2. aidées par une bonne.762 5. d'une cuisinière et de deux bonnes. de 160 fr. Nombre de journées. dont les appointements mensuels étaient.

. : 1898 1902 ÉCONOMIQUE 8 14 12 FOURNEAU Nombre de rations — — de soupe et de viande. Edouard Abadie. qui cessa de fonctionner en 1870 et ne fut reconstituée qu'en 1891 par Madame Rouden de Manas l'autorisation fut donnée le 19 août par le Préfet. S. 1898. A. trésorière. en effet. que le 15 juin 1847. Nous voyons. Elle est présidée par Mademoiselle J. vice-préRaymond sidente. à cette société. Auguste Daujon. 117 familles sont inscrites en 1902. présidente. Théry... de races Son but est de secourir tous les pauvres sans distinction ou de religions . Mercier. Rouden de Manas. Veuve Abadie. assistée d'un comité de dames conseillères et visiteuses. RozeJoannis. la Reine des Français fit don de 200 fr. M. Louis Saingery... 22. — — 1893. membres du bureau. Joseph Chatillon.208 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Moyenne par jour. 1902. secrétaire. — — de l'oeuvre 1893. Eugène Bertin.709 12.es Charles Blanchet. Paul Pinchon.. La Société des Dames de Charité existait déjà en 1847. Paul Rengade.875 Conseil d'administration et du Fourneau de la Crèche économique : Mn.009 6..

Allaman. général en date du 13 mars 1858. Administrateurs Jauffret. élu le 9 décembre 1857. décide la création d'une société de secours mutuels et de prévoyance et la pour tous les membres fonfrappe d'une médaille commémorative dateurs. La Prévoyante. lité peuvent être choisis indistinctement pour la livraison des médicaments. Secrétaire : M. de Marqué père et : le Maire. de Nobelly. commence à fonctionner le 1er juillet 1858. Julien. de Boisson.XXIII SOCIETES DE SECOURS MUTUELS Séance du 10 novembre 1857. Sa devise est : « Le bien de chacun par le secours de tous ».'sont : et Massoni. Il existe. de Manas. M. durée. et M. Cullerre. Basset. Durieu. au 6 octobre 1877. est ainsi constitué : : MM. Le bureau. Mourre. de leur payer une indem28 MM. Cavicchioni. Barthélémy Peisson. Les médecins. Fanchon. elle par arrêté du Gouverneur fonctionne dès le 1er juillet suivant. au choix des frères malades. Trésorier : M. les secours du médecin et Elle a pour but de fournir gratuitement les médicaments aux sociétaires malades. Le Conseil. Vice-présidents Président Biord. une société de secours mutuels qui Elle ne paraît pas avoir eu une longue porte le nom de l'Alliance. à l'unanimité. Fondée le 13 décembre 1857 et approuvée nom de La Prévoyante. titulaires: MM. au titre civil. Cette société. Loviconi Les trois pharmaciens de la locaBonneau comme médecin militaire. La première société de secours mutuels prend le titre de Société Elle est plus connue sous le de Secours Mutuels et de Prévoyance. Administrateurs honoraires : MM. de Gourgas fut élu plus tard président. Béziade. .

Les enfants n'y furent reçus qu'à partir du 5 août 1872. Castellotti. Joseph Bougia. Bayeux. Les sociétaires choisissent leur médecin et leur pharmacien. trésorier. administrateurs. participants. Edmond Rossi. bono. Leborne. secrétaire. Auguste Digoudé. être apte à faire le service de la Milice pour être admis dans la Société. Thiriet. Louis Auméran. MM. administrateurs. La caisse des retraites a servi des pensions à huit sociétaires. MM. nistration si utile était alors le suivant : qui créa cette institution Jules Degand. Léon Auméran.vice-président. Morinot. Tousseau. Il fallait. Jourdan. Calendini. Elle fut autorisée le 12 septembre suivant. président . une caisse de pensions de retraite est conselle est autorisée le 15 octobre suivant. Alphonse Auguste Gervais Rebière. Voici la composition de son bureau : Joseph Forest. Le 17 septembre 1881. le bureau définitif est ainsi composé : MM. vice-président. Le Conseil d'admitituée. administrateurs. Delanoé. vice-président. Son capital est de 27. a été réduit à 55 ans par arrêté ministériel du 3 août 1901. François GeDominique noux jeune. Eugène Clayette. Forest. secrétaire. Grandadam. Robert . Paoli. capitaine Jacques Roux.210 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE à leurs frais nité pendant le temps de leur maladie et de pourvoir funéraires. Praget. Dans sa réunion du 19 novembre 1871. Marius Dupuy. Auguste Edouard Claude Blanchet. Pierre Garrigues. Elle n'a pas encore de caisse de retraite. Lazare Pénalva. Jacques Pasqualini. Jacques Roux. Alfred La société de secours mutuels La Fraternelle a été créée le 11 juillet 1871 par la 6e compagnie de la Milice. Roger. à cette époque. nique Fieschi. président. La Fraternelle se compose de 136 membres.054 fr. trésorier. Pons. La Prévoyante est composée de 12 membres honoraires et de 178 dont 55 femmes et 50 enfants. trésorier. Lhuillier. François Susini. d'abord fixé à 65 ans. dont deux sont décédés en 1900 et six en jouissent actuellement. Desecrétaire.président. Paul Rossi. Victor DomiPortet. L'âge des ayants droit à la retraite.

et la prise en charge des frais de funérailles Elle se propose aussi de créer des retraites aux invalides du travail. Jules Feste. Louis Hubinger. deux mutualistes dont le souvenir restera. maître maçon. Jean-Baptiste adjoint. appelés à profiter de aux bienfaits matériels et directs. secrétaire-trésorier Jean Chaffrais. à malheureusement trop restreintes à l'heure actuelle. en furent les promoteurs et les créateurs. proposé et atteint jusqu'à ce jour. règlements ne comporte pas que L'association. Edouard Pons. cotisations ainsi que par leurs conseils. permettront cette espérance de devenir une réalité. Augustin Auméran. par leur conduite et leur honorabilité. en cas de nécessité. phelins. Ceux-ci. ceux-là n'ont aucun avantage. Etrangère aux questions d'ordre politique L'Union est ouverte à toutes les bonnes volontés et à toutes les sont reconnues personnes qui. notamment aux veuves et aux ordes sociétaires. Jules Vidal. est d'assurer à ses adhérents la gratuité médicale et pharmaceutique. président. elle en rend . la société ou religieux. Joseph Bonnet. Jules Degand. et Exiga. administrateurs. ne sont astreints mais concourent à la prospérité de l'association par leurs fonction. Rinaldi. Jacques Roux Dr Alfred Kayser Robert Calendini Gervais Rebière Jules Degand Conseil des présidents : 1871 1874 1879 1887 1890 1900 24 mai réélu le 21 septem. Barthalot. La société de secours mutuels L'Union a été fondée à Philippeville. Laugier. dignes d'appartenir Elle comprend des membres honoraires et des membres particià aucune pants . l'attribution de secours. 1895 et le 12 novem. à l'assistance mutuelle. doivent se conformer strictement et statuts. docteur. le 5 juillet 1869 et approuvée le 9 avril 1870. secrétaire. MM. cependant. Sulzlée. mais le projet ne pourra prendre corps que lorsque ses ressources. elle ne rend pas que des services matériels pratiques. des avantages . vice-président . d'administration actuel : MM. Le but de l'association.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 211 Liste MM. trésorier..

à s'entr'aider les uns les dont la devise est : « Aidons-nous fraternité humaine. entrepreneur . une liste de souscription quelques années les souscriptions mais les décès devenant plus nombreux. commissaire-priseur négociant. ce qui était une anomalie car. négociant. Albertini.. d'un autre côté. Elle apprend aux hommes à école de et forme ainsi une véritable se connaître. Albert Jules Mariani. employé de commerce . il fut convenu entre tous les agents de cette ligne que. Louis Castellano. car les sommes recueillies étaient géou à l'édification néralement de employées à l'achat de couronnes monuments funéraires. la sousne produisit 30 fr. majorité et en assemblée générale. 4° nommés par les sociétaires. Maurice Polliard.212 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE d'autres de l'ordre moral le plus élevé. 5° six adminstrateurs. chaque fois que le décès d'un camarade se produidans le but serait mise en circulation rait. Greffier. conseillers. le 23 août 1870. La société L'Union est dirigée par un Conseil d'administration composé de : 1° Un président . 2° deux vice-présidents . secréVives. Il fut dès lors reconnu que le cription qu'environ but voulu n'était pas atteint. de la ligne du chemin de fer de Philippeville Lors de l'ouverture à Constantine. François président. Dr Rinaldi. certaines souscriptions produisaient de 3 à 400 fr. et d'autres à peine 40 fr. propriétaire. Piétri. trésorier. suffisamment. . Albertini. on ne s'occupait guère si elle aurait du pain à manger le lendemain. Nicolas François Peybernard. autres ». MM. Jean Costes. Lalliermonet. à la un trésorier . Quant à la famille du défunt. Le Conseil d'administration actuel est ainsi composé : Mourre. 3° un secrétaire . menuisier. vice-présidents taire . Castellotti. tous devaient être égaux dans des circonstances pénibles. Pendant . Eugène Meichler. Voici les noms de nos concitoyens qui se sont succédé à la depuis sa fondation : présidence Sault. produisirent on se fatigua de verser. Cette inégalité d'honorer le décès d'un jusqu'en 1886. A cette époque se produisit camarade laissant une veuve et cinq enfants en bas-âge . se maintint sa mémoire. MM. . Félix Ricci. Costa. étant tous employés de la même administration.

197 70 et autres. d'honneur . Conseil d'administration.237 38 — 11 062 72 11.. MM.. Bonnard. Arboré etQuinet. Polliard et Lambert. était ainsi . Statistique En 1888 1895 1900 1902 En 1889 . Demolins. M.-M. Bérard. les employés de la . pour la section de Philippeville Chandessais et Bourrasset.. Charvet. — 6. Le premier composé : fondateur de la Mercier. — 270 — 283 — 310 554 24 accordés en secours funéraires — — 736 90 — — 551 95 — — 1. vice-président. 1895. En 1888 1895 1900 1902. président.. refusa la présidence. un projet de statuts qui fut approuvé par le Préfet le 18 novembre suivant. Piétri..-L. 458 •60 en caisse. le 15 mai 1888. Dupuy. En dehors : 152 sociétaires. créée clans notre ville. forma le projet de créer une société de prévoyance. Corset. et présenta. et la cotisation trimestrielle à 1 franc.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 213 Cette situation ne pouvait se prolonger.. Delanoé. de Constantine.. Buscaliony. secrétaire. La Société. administrateurs.. Dupuy. 1900. 1902.497 33 de leur société de secours mutuels. : Le Conseil actuel est le suivant. 25 par mois. Bonnard. De nouveaux statuts furent établis en 1893. prit le nom de Union des employés du département P. président d'honneur. — — — MM. celui de 1888.. complétant ceux de 1888. Bonnard etMourre. Le but était et est encore de perpétuer la mémoire des membres de la Société décédés et de en aide à sa famille. par modestie. président. secrétaires. Société et qui. agent des trains. Le droit d'entrée fut fixé venir immédiatement à 2 fr. trésoriers . vice-présidents trésoriers . Ilker . à cotisations de 0 fr. vice-président. administrateurs.

Un Congrès-Concours a lieu dans notre ville les 15. dans l'unique but de se porter un utile concours dans toutes les questions qui intéaux sociétés de seresseront l'assistance mutuelle. citons parmi les administrateurs. président. secours aux veuves et aux pharmaceutiques aux vieux des sociétaires décédés.214 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE ont créé une Société Coopérative de consomCompagnie P. autant que possible aux sources de production. en s'approvisionnant en gros. 156 sociétés de France et d'Algérie adhèrent au Concours et s'y buts à font représenter. Alexis de Philippeville. Cette société. indemnité de maladie . pour répondre aux obligations qu'elles contractent envers leurs membres .-L. coopératif peut contribuer de la enfin d'indiquer par quels moyens on peut arriver à garantir misère les derniers jours des vieux adhérents. 18. sur quelles bases doivent 19 et 20 novembre 1890. Beltçaguy. pension de retraite orphelins adhérents. est de 1 fr. tine. approuvés La cotisation le 25 février Conseil MM. Reconnaissance . signataires de cet acte. dont le siège social est au faubourg d'El-Kantara. 16. par mois. d'élargir la sphère d'action de nos associations en étudiant dans quelle mesure le système à augmenter le bien-être du mutualiste. Il émet entre autres les voeux suivants : Droit pour les associations de se grouper par ville et même par région. membre Durand. 17. formée entre les employés. a pour but de fournir à ses membres toutes les denrées alimentaires et tous les autres objets de conditions consommation ou d'usage domestique dans les meilleures de qualité et de prix. d'administration Rabaute actuel et Roche. 1885. L'acte notarié est du 24 août 1900. à Constanmation. employé à l'inspection principale fondateur. d'accident ou de privation de toute nature et de leur constituer une caisse de retraites pour la vieillesse. Le Congrès reconnaît que les principaux sont : soins médicaux et poursuivre par les associations fraternelles .-M. Ses statuts ont été : vice-présidents. agents et ouvriers des chemins de fer. La Société de Secours Mutuels des Sapeurs-Pompiers a pour but de leur venir en aide en cas de maladie. à capital variable. en vue d'établir reposer les sociétés de secours mutuels. M.

avocat à la cour d'appel de Vice-présidents Emile Bérard. cher ami. Beltçaguy. Tel est. B. Secrétaires: MM. maire. douce. son semblable . O toi. Secrétaire général : M. préfet. Louis Castellotti. admirable hommage sans l'humilité. Lalliermonet. président de la Chambre de Commerce. Gontard.. à Mostagajudiciaire Rapporteur général : M. Vellard. notaire à Blidah. . ton but Et ta devise est : Mutualité Laissons La vertu de côté le banal n'est rien . pure et sage. sous-ingénieur. LA MUTUALITE Chercher Aimer Savoir à bien faire et faire son prochain du malheur . sous-préfet. Dr Gyoux. : MM. Blanchet. L. Timide. secrétaire de la mairie. Georges Bonjean. Tu ne peux avoir d'égale en bonté ! ta main console et soulage. sénateur. Gautier. sauver être le soutien ! le bien . Mengarduque. de Marseille. Censeurs : MM. Priou. 2 février 1888. Mercier. Monbrun.HISTOIRE DE PIIILIPPEVILLE 215 cours mutuels de la vie civile sans aucune restriction. Hippolyte Maze. Règlement à des petites querelles intestines. Président: M. Charité. de Bordeaux. Henri Vermont. sénateur. Présidents d'honneur : MM. vice-président du Conseil général d'Oran. interprète nem. en réservant aux tribul'arbitrage naux ordinaires le seul cas de malversation. avocat à Constantine. Bertrand. Ignorant toujours ce qu'elle a donné. . Rouen.

.

en tête de sa Constitution générale. de vulgariser l'oeuvre philantroet progressive. Le but principal de la Franc-Maçonnerie est. le Grand Orient de France où elle continua autorisa le transfert de cette Loge à Philippeville. rappelant Dans ses séances des 6. Elle se réveilla le 25 juin 1900 et ouvrit n° 21. ses travaux jusqu'en 1891. notre ville possède une Loge maçonnique française. qu'elle a entreprise. par des officiers de l'armée d'Afrique. 7 et 8 mai 1844. de l'admirable trilogie où se résument ses efforts séculaires et qui est la seule formule sacrée de ses réunions : Liberté! Egalité! Fraternité! nière La Loge Les Enfants de Mars fut créée au rite français à Sétif. d'après une déclaration du Grand Orient de France. des adeptes augmenta depuis dans de telles proportions qu'elle dut . Le zèle de ses membres est d'autant plus actif que les progrès déjà réalisés actuellement assurent le triomphe. époque à laquelle elle dut se mettre en sommeil (9 janvier 1891). Sa loi primordiale est la tolérance. dans l'avenir. pique. Mais le nombre ses travaux dans un local situé rue Hippocrate. le 2 mai 1842. d'où son nom le caractère combatif et glorieux de ses fondateurs. philosophique Elle ne reconnaît pas d'autres vérités que celles fondées sur la raison et la science et c'est avec les seuls résultats obtenus par cette deret les préjugés sur lesquels les qu'elle combat les superstitions Églises fondent leur autorité. de toutes les idées et de toutes les opinions. Elle a sollennellement inscrit. le respect de toutes les croyances.XXIV LOGE FRANC-MAÇONNIQUE Comme dans un grand nombre de localités de France et d'Algérie.

Avec le concours de M. La Loge maçonnique Les Enfants de Mars décide consistant en trois livrets de caisse d'épargne de 25 que trois prix. la Loge prend l'initiation de faire signer par l'arrondissement de Philippeville une adresse à Jules Simon pour l'abolition de la peine de mort.218 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE faire aménager un nouveau local plus spacieux. depuis le 29 novembre En 1843. rue du 3e Chasseurs d'Afrique. le Dr de Manas. Les listes sont couvertes de suite de nombreuses signatures. chaque. avec Les Enfants du 13 novembre 1849 : Un comité de secours pendant le choléra est établi dans le local de la Loge francmaçonnique. la Loge maçonnique de Bône. accorde tous les ans des prix aux élèves des écoles laïques et vote des fonds pour acheter des jouets et des vêtements. par des membres de la Société et des jeunes gens étrangers à et qui viendront en aide aux familles et aux malades partout où ils l'institution seront appelés. Le 28 mai 1870. une célèbre. à quatre heures du soir. dans la maison Brun. Un appel a été fait aux jeunes gens de la ville pour les engager à se joindre aux Francs-Maçons. seront mis par elle à la disposition du Maire pour être décernés à ceux des élèves des cours d'adultes dignes de ces récompenses. 29 juillet 1860. aux enfants. L'autorité municipale n'ayant pu mettre unesalle convenable à sa disposition. fidèle à ses principes de tolérance. 1902. s'était déjà fondée dans notre ville une Loge qui portait de Russicada et qui fusionna l'année le nom de : Les Régénateurs suivante Avis de Mars. en attendant la présence du médecin. offre le local destiné à ses réunions. 16 janvier 1867. qui sont distribués affiliés à cette . des mesures sont prises pour que lespremiers médicaments y soient trouvés et portés à domicile. fr. Les membres de la Chambre de Commerce ont souscrit personnellement 330 fr. près de la Poste. dans le local de l'ancien maçonnique cérémonie publique de quelques enfanta ayant pour objet l'adoption de frères de personnes de Loge. Le pasteur de l'église de Philippeville protestante part en tournée à Bône. inséré dans le journal Le Saf-Saf. Le dimanche. Un grand nombre toutes distinctions assistent à cette fête et témoignent par leur présence de leur sympathie à une institution éminemment morale et philanthropique. Elle est aujourd'hui. pour les victimes du choléra. La Loge actuelle. conformément à ses principes et aux exemplesdonnés par les précédents Conseils d'administration. la Loge Café Lamartine. rue Jugurtha. 22 juin 1850.

architecte. Maulion. Ricoux. Menestrier. et qui sert à secourir toutes les infortunes qui lui sont signalées. Elle possède une caisse de bienalimentée par des dons de ses membres faisance. courtier Dolini. Ricoux. 1843 1844 1845 1846-1849 1849 1850-1856 1856-1860 1860 1861-1864 1864-1868 1868-1871 1871-1883 1883 1883-1891 25 juin 1900 des Vénérables : Dolini. sans distinction de culte et de nationalité. Ricoux.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 219 pauvres la veille de la fête de Noël. Liste MM. négociant. Pierson. Elle a organisé. Pierre Schneider Jean Beaumont. dans son nouveau local. et Beltçaguy. Deloupy. des soirées et des conférences très suivies. Lhote. Dr Kayser. . dite hospitalière. Gillet. Faure. Llado. maritime. négociant.

.

tout ce qu'on pouvait espérer. collège actuel). chevalier Zéramna . Cauvin. E. colon de la vallée du Zéramna. qui avaient propriétaires. vice-président. Lavoute. Il n'en est pas de même des pastèques et des melons : M. . F. Le journal Le Saf-Saf. président. Les pastèques se vendent ici de 10 à 15 centimes . Sont nommés : MM. Delay. colon de Desrumeaux. La Société Agricole. renouvelle son bureau le 1er juillet 1849. reçoivent une médaille de bronze le 17 février 1849. en a fait une telle récolte qu'il vient d'en expédier un navire à Alger . représentant la plaine du Saf-Saf. juge au tribunal Par arrêté du 23 novembre 1849. Trois . colon de la vallée du d'Ambly. maire. Salvator Grima. l'un de nos plus riches colons.XXV AGRICULTURE. chevalier de la Légion d'honneur. Cauvin. Zéramna. un concours pour les produits et travaux du cercle de Philippeville a agricoles de l'arrondissement lieu le 23 décembre dans le local de l'institution Béchu (théâtre romain. de M. du 3 août 1850. envoyé des produits de leurs jardins à l'Exposition d'Alger. Barrot. Rien n'est aussi beau que les raisins et les pêches de M. membres. au mois de septembre 1848. de de la Légion d'honneur. dont les réunions ont lieu dans le local de la Chambre de Commerce. mais ces fruits sont encore chers. chevalier de la Légion d'honneur. s'exprime ainsi : Les produits de notre région surpassent en quantité. Sierzputowski. secrétaire de la Chambre de secrétaire-trésorier Commerce. et colon.-V. Delay et de Gourgas. un autre partira dans quelques jours pour la province d'Oran. saveur et grosseur. colon de la vallée du Gourgas. Grenier. colon de la vallée du Zéramna. les melons Cantaloups. les pois et les prunes de reine-claude de M. colon de la vallée du Saf-Saf. de Mareuil. colon de la vallée du Saf-Saf. Fenech.. VITICULTURE MM.

222 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE semblables à ceux que centimes. encore sont-elles meilleures et se La récolte en est si abondante que M. à l'unanimité. Liste 1856 : MM. a de 10 à 12 tubercules. entrepreneur. famille des ombellifères . M. sous Un concours agricole a lieu à Constantine. qui consistait en un quart de ration d'orge. pour prime à l'agriculture (médaille d'or). manquant Algérie. Il est du genre bunion. enveloppés d'une légère écorce jaunâtre. Fleury Brajon. Grima. qui manquaient l'année dernière et coûtaient 30 10 centimes cette année . Soubeyran. du 28 octobre 1857. Les soldats vivres. . Nos soldats en ont souvent mangé en de En 1836 et 1837. de bronze. 1851. pièce. d'argent. espère que les travaux Grima. Un botaniste de notre ville. Borde. valent mieux. qui ont valu à ce dernier 27 méagricoles de M. qu'étudie comme la pomme de terre. Les pommes centimes le kilo. essences de géranium et absinthe des récompenses du Concours agricole universel de Paris en Le journal L'Africain. espèce. Grima en exporte produits. MM. maïs. façon plus éclatante par le Gouvernement. les arabes l'appellent Talrouda. préfet. de Gourgas et Poupard obtiennent une mention honorable. la garnison de Tlemcen. coûtent ici de 15 à 30 de terre. essaye. François Grima. 31 octobre 1860. Nos concitoyens nent un grand nombre de récompenses. rondissement. qui a lieu en 1852 à Philipgénérale des produits peville. Le Conseil municipal 200 fr. conservent-elles comme pour les autres l'on vend à Paris 3 et 4 fr. la fabrication résultats. Séance du 15 septembre 1852. médaille Nielli. La nouvelle M. et le plus sérieux de l'arle plus intelligent destinée au cultivateur le 5 octobre est accordée par le Conseil. en 1850. François seront récompensés d'une dailles et plusieurs mentions honorables. de. médaille petit grain. le 19 octobre 1851. de l'huile M. Brajon. une grande ressource. trouva dans ce tubercule ainsi leur allaient l'arracher avec leur baïonnette et augmentaient nourriture journalière. Cette médaille. à la fête du Concours agricole et de l'Exposition pour contribuer de la province. Le Conseil vote un crédit de 300 fr. d'olives et obtient d'excellents vote un crédit de Séance du 30 juillet 1851. avec la découvre un tubercule rivaliser avantageusement pouvant pomme de terre. à M. obtienla présidence de M.

crée une Ecole Elle est établie et de viticulture à Philippeville. culture de céréales et de guées ou non. et de laiterie . l'un des premiers colons de Philippeville. fondée à Paris le 26 décembre 1830 et présidée par le duc de Montmorency. sous l'empire des vieilles routines. prairies et pâturages pour plantes industrielles. faute d'être éclairés. qu'il est urgent d'inil'agriculture tier aux principes d'économie agricole nos colons qui. il avait obtenu 24 médailles d'or. pratique d'agriculture dans un domaine de 166 hectares. La culture de la vigne amé- . ainsi que les différentes minéralogique de ses coteaux. décès de M.HISTOIRE DE PHILIPPEVILE 223 26 octobre 1865. considérant que parmi tous les moyens qui peuvent rendre prospère la colonisation du pays. opérations d'engraissement Toutes ces cultures y sont représentées. François Portelli. Emet le voeu qu'il soit créé au plus tôt une école d'agriculture dans la province de Constantine. acquis à cet effet par le départede la ville. où il était venu en 1838. tabacs et primeurs. d'argent et de bronze dans diverses de France pour ses cotons. manufacturière et commerciale. le 30 décembre 1899. Sa situation géographique montagne. de viticulture et de culture maraîchère. Le Conseil. sous la présidence de M.. forêts de chênes-liège. Membre de l'Académie nationale agricole. de l'Agriculture a approuvé la proposition du Conseil que le Ministre des propriétés Veuve Jamot et Piolgénéral en vue de l'acquisition lenc pour le fonctionnement de l'école d'agriculture. sur le ment. le rendent apte à toutes les cultures de expositions irril'extrême littoral et du Tell : cultures maraîchères et fruitières. du 5 avril 1900. de primeurs culture de la vigne. Un Concours agricole a lieu à Philippeville. Le Maire rend compte. ou de saison. Georges Lesueur. doit être placée au premier rang. Ce domaine est situé à quatre kilomètres en partie à Constantine. Séance du 10 juillet 1870. le 16 septembre 1876. bord de la route nationale de Philippeville dans la plaine de la riche vallée du Zéramna et aussi en coteaux et la diversité . Séance du 14 avril 1898. de composition de ses terres. de viticulture et de culture maraîchère. Le Conseil émet le voeu que le département crée à Philippeville une école d'agriculture. et orographique. en général. sont restés. Un arrêté du Gouverneur général. récoltés expositions dans sa belle propriété de Kermarqué.

celui de la demi-pension de 250 fr. La ville de Philippeville a annexé à l'école un lot de 114 hectares communaux forestiers et un lot de 8 hect. il y est L'enseignement y est à la fois théorique donné par quatre professeurs. A la fin des études. le département ville. zootechnie. mathématiques appliquées. Ils sont divisés en deux sections qui se succèdent l'une à l'autre . La durée des études est de trois années.L'ensemble forme donc un champ d'études éminemment propice Les logements du directeur et des pour un enseignement agricole. diplômé de l'Ecole nationale d'agriculture de Grignan. ainsi que dans les marchés agricoles et industrielles voisins. 2° de préparer un certain nombre de candidats aux écoles supérieures d'agriculture. Des bourses et des demi-bourses sont accordées par le Gouvernement et la général. les élèves reçoivent. officier du Mérite agricole. hygiène.224 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE ricaine et celle des arbres fruitiers et y sont l'objet d'expériences d'études spéciales. . Frédéric Meyer. cours et leur application) et la pratique. L'école reçoit des internes. trois conférenciers. un certificat d'instruction de l'école pratique. dans un local bien aéré par la brise de mer et fort convenablement aménagé. 75 de terrains de culture. à flanc de coteau. et celui de l'externat de 50 fr. physique et chimie. des visites dans les propriétés de l'exploitation de la région. Le prix de la pension est de 400 fr. en outre. Félix Godard. des demi-pensionnaires. et pratique . les auditeurs libres paient 600 fr. ancien inspecteur délégué du Crédit Foncier de France et directeur du domaine de l'Habra. sachant appliquer avec discernement les bonnes méthodes culturales . tique agricole et horticole et un instructeur L'enseignement théorique porte sur les matières suivantes : agrifranculture. Les élèves partagent leur temps entre la théorie (études. des externes et des auditeurs libres. L'école a pour but : 1° de former des agriculteurs praticiens éclairés. sciences naturelles et horticulture. Professeurs : MM. Le personnel est le suivant : Directeur : M. çais. deux chefs de pramilitaire. diplômé de l'Ecole nationale de .. ils participent à tous les travaux si variés et font. par an. après examen. arabe. élèves sont installés.

ancien chargé de cours à l'Ecole coloniale d'agriculture de Tunis . Conférenciers de chargé de l'enseignement l'arabe . : MM. . et de viticulture comptait d'agriculture 46 et peut en recevoir 50. l'Ecole pratique 32 élèves. : MM. Charles Trioullier. Louis diplômé de l'Ecole nationale de Montpellier Garapon. Jules Mariani. Faraud. : M.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 225 Simon Castex. Moniteur horticole chargé Emile militaire de l'enseignement Sanlaville et Alfred de l'hygiène. René Accollas. Son recru- A son début. Paul-Pierre de Les Champs. 30 . Montpellier. diplômé de l'Ecole nationale de Grignan. elle en a aujourd'hui tement est donc assuré. Dr Léon Féraud. Chefs de pratique Surveillant instructeur ex-sous-officier. médecin attaché à l'école. : M. diplômé de l'Ecole nationale de Grignan.

.

XXVI

COMICE

AGRICOLE, SYNDICAT

SOCIETE

D'HORTICULTURE

AGRICOLE

créé en 1851, a fonctionné agricole de Philippeville, par diverses notabilités jusqu'en 1896; il fut présidé successivement de la région et, en particulier, et Lepar MM. de Mareuil, Wallet Le Comice sueur. En 1896, à la suite d'une période d'inactivité qui se prolongea pendant quelque temps, il fut reconstitué sur l'initiative de M. Gautier, un vif intérêt aux choses de l'agriculture, sous-préfet, qui prenait et M. Barrot fut élu président. était alors le centre d'un important Philippeville vignoble, encore mais déjà gravement atteint dans sa vitalité par l'invasion florissant, de cette la lutte contre le fléau, dont les propriétaires phylloxérique; victimes en Algérie, devint donc tout région étaient les premières du Comice. Il s'attacha à des préoccupations naturellement l'objet dans la voie pleine de périls de la reconstiguider les propriétaires à relever leur courage, à les mettre tution par les vignes américaines, en garde contre des écueils insoupçonnés, qui pouvaient conduire à de apprenpropager les bons porte-greffes, à les sélectionner, avec certitude, dre aux intéressés à les distinguer à rejeter ceux qui n'offraient pas de garanties suffisantes aux points avec les au sol, de l'affinité de l'adaptation de vue de la résistance, greffons français, etc. C'est dans ce but que fut créée, sur un terrain de vignes une pépinière concédé gratuitement par la municipalité, fut confiée à des hommes dévoués et dont la direction américaines, nouveaux désastres. Il fallait des cépages qui y furent expérimentés; grâce au choix judicieux cultivés et à la sélection sévère dont ils furent l'objet, de bons portegreffes furent répandus dans la région et les intéressés purent venir de les reconnaître. étudier les caractères qui permettaient

228

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

En même temps furent organisés des concours de greffage, destilocaux des greffeurs nés à former parmi les ouvriers habiles, aptes à profiter des salaires avantageux ce genre de traqui rémunèrent d'autre part, les propriétaires de l'intervention onévail et libérant, reuse des greffeurs venant de France. des légitimes réclamations Se faisant sur un autre point l'interprète le Comice insistait des viticulteurs, pour auprès de l'administration des taxes sur les vignes, taxes imposées pour obtenir la suppression aux frais de la lutte contre le phylloxéra et qu'il était irrasubvenir dont les vignes tionnel et inique de faire payer par des vignerons, n'étaient de protection et mourantes plus l'objet d'aucune tentative dont toutes les ressources encore disponibles étaient manifestement insuffisantes pour faire face aux grandes dépenses de la reconstitution. soulevées par la culture de et délicates questions ainsi que les difficultés la vigne américaine, que présente la conduite sous le chaud climat de l'Algérie, démontraient de la vinification d'une sérieuse prépachaque jour la nécessité pour les viticulteurs Les nombreuses à ce genre En effet, une base solide, desd'exploitation. à la fois scientifiques et pratiques leur sont aujourd'hui connaissances à ce besoin, le Comice estima qu'il Pour répondre indispensables. et que cette école était nécessaire de créer une école d'agriculture ne pouvait être placée ailleurs qu'à Philippeville, seul point de l'Alde la vigne américaine fut alors autorisée. Il gérie où la culture mena dans ce but une campagne active dans laquelle il obtint l'appui des représentants de la région, tant à la Chambre des Députés qu'au ration Conseil d'obtenir le général, et il eut enfin la très vive satisfaction l'école d'agriculture succès souhaité. Actuellement est en plein foncelle constitue pour Philippeville un élémentde tionnement; prospérité durable ; elle prépare des agriculteurs instruits et utiles ; elle est, en un centre d'activité intellecoutre, grâce à son personnel enseignant, tuelle et d'influence morale dont bénéficie la région. L'activité telles que : de Paris, en 1900, qui lui du Comice se manifestait encore de diverses autres façons ,

à l'Exposition universelle Participation valut les récompenses suivantes : Médaille — d'or, pour produits — alimentaires

d'argent

d'origine —

végétale. viticole.

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

229

Médaille —

et industries forestières. exploitations et statistique d'argent, agronomie agricoles. Publication d'un Bulletin agricole mensuel. Création d'un Syndicat agricole (janvier 1901). Création d'un laboratoire public d'analyses agricoles (octobre Enfin le Comice

de bronze,

1902).

sans relâche, avec toute l'énergie et la poursuit d'une oeuvre d'une importance persistance nécessaires, la réalisation la seule capable d'assurer à capitale pour la région de Philippeville, ce pays une richesse constante et hors de pair, nous voulons parler de la construction du barrage des Zardezas; il a confiance qu'il réussira clans cette entreprise si intéressante et que ce grand travail, trop Sur ajourné, entrera bientôt dans la période d'exécution. longtemps son initiative, un comité spécial s'est formé et a recueilli déjà de nombreuses une somme considérable souscriptions qui représentent et donnent une base sérieuse et solide aux démarches qu'il fait auprès de l'administration pour obtenir les subventions indispensables. Déjà le service des Ponts et Chaussées a reçu des instructions pour procéder à un complément nécessaire dés études techniques faites autrefois. que bientôt les sécheresses désolantes de l'été ne seront plus qu'un souvenir pour les habitants de la vallée du Saf-Saf et que les ardeurs du soleil africain, loin d'être une cause d'espérer à l'avenir, grâce aux irrigations, deviendront, intensive. puissante de vitalité et de production Le bureau du Comice agricole est ainsi composé : Barrot, président; raud, secrétaire; Macquin, et secrétaire adjoint. MM. Nielli de stérilité, une source On est en droit

et Théry, Dr Févice-présidents; trésorier; Castex, directeur du laboratoire

a été fondée le 19 maraîchère décembre 1899. Le but de cette société est de favoriser le développedans ment et les progrès de l'horticulture et de la culture maraîchère l'arrondissement de Philippeville. Elle publie, depuis sa fondation, un bulletin mensuel, qui est deet au Comice agricole. venu commun à la Société horticole .Les divers concours qu'elle a organisés en juillet 1901, en janvier ont et en juillet de l'arrondissement, 1902, entre les producteurs La Société horticole et de culture

230

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

obtenu un très vif succès. De nombreuses

récompenses

ont été décergreffons, Le siège Bouchy ; commun

nées aux exposants. De fréquentes distributions gratuites de graines, plantes, sont faites aux sociétaires. La cotisation est de 6 fr. par an, avec droit au Bulletin. maison de la Société est rue Nationale et place Wagram, par suite d'une entente heureuse, ce local au Comice et au Syndicat agricoles. Le bureau actuel se compose de : MM. Dr est aujourd'hui

Ranoux et Charnallet, vice-présidents ; Augier, président; secrétaire; Castex, secrétaire-rédacteur Genet, trésorier; ; Lépitre,. Louis Bertrand, Merle, Godard, Schellemberg, Baptistin Guigues, conseillers. Pina, Veyret, LES PETITS POIS

Près des choux aux teintes vineuses, à l'abri du vent, Dans la plaine, Et par les branches épineuses, le soleil levant, Que vernit Tenus ainsi que par des doigts, Poussent gaiement les petits pois. Au milieu des rugueuses branches Des gousses pendent lourdement Et de mignonettes fleurs blanches Frôlent malicieusement Les ventres gonflés par le poids des petits pois. Et la rondeur Et tout cela s'agite et bouge, La gousse frappant, le bois mort Et la fleur narguant le chou rouge Qui croît au pied de son support. Tout est vivant, sauf le vieux bois les lourds petits pois. Qui soutient Déjà la neige sur la roche Fond sous les rayons du soleil ; Voici que le printemps s'approche Après la nuit vient le réveil. Avril renaîtra dans un mois ; C'est la saison des petits pois. A Saint-Antoine, le 19 Mars 1901.

:

L. B.

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

231

Le Syndicat agricole, de création récente (janvier 1902), est appeléà rendre de grands services aux agriculteurs de la région en leur dans les conditions les plus économiques et avec toutes procurant, les garanties au point de vue de la qualité, les divers produits et instruments qui leur sont nécessaires, tels que : engrais, produits cryptogamiques, Les membres semences, etc. du bureau sont :

Pesle et Dr Augier, vice-présidents MM. Barrot, président; ; Rengade, secrétaire ; Macquin trésorier ; Castex, secrétaire-adjoint.

XXVII

SOCIETE

HIPPIQUE

Société qui, pendant de nombreuses années, donna tant de belles fêtes, où l'on se rendait de tous les points de l'Algérie, fut une des preuves de la prospérité de notre ville. Dès le 10 août 1864, le Conseil municipal lui alloue une subvention de 1.000 fr. pour un prix à décerner au vainqueur au nom de la commune. Des courses eurent lieu les 20 et 21 septembre 1874 sur de Damrémont, sous la présidence de M. Marmin. Les l'hippodrome vainqueurs se partagèrent 5.550 fr. de prix. des récompenses qui eut Nous citons, au hasard, la distribution lieu les 16 et 17 septembre 1876, sous la présidence de M. Marmin : Course au trot monté. 3.600 mètres. Prix, 400 fr. : Tric-Trac, à M. Joseph Grima. Poule d'essai. Course au galop. 1.800 mètres, Prix, 1.000 fr. : Le Lièvre, à M. Spiteri. Omnium. Course au galop. 3.600 mètres. Prix : 900 fr. : Toqué, à M. Spiteri. Partie liée. Course au galop. 3.600 mètres. Prix : 1.500 fr. : à M. Delaye. 2.200 mètres, 10 obstacles. 3 prix : 3 Steeple-chase. Military. objets d'art. 1er prix : Flot, à M. Peter, lieutenant au 5e Hussards; lieutenant au 3e Chasseurs à M. de Bagliou, 2e prix : Accabit, Maboul, ; d'Afrique 3e prix : Kaddour, à M. Cadron, lieutenant au 5e Hussards. Course au trop attelé. 5.400 mètres. Prix, 400 fr. : Nageur, à M. Rambert. 1.000 fr. : Critérium. Course au galop. 3.600 mètres. Prix: de Sétif. à M. Attard, Vengeur,
31

Cette

234

HISTOIRE

DE PHILIPPEVILLE

Course M. Spiteri.

de

fonds.

5.400

mètres. 14

Prix:

3.000

fr. : Prix,

Toqué, 1.200

à fr. :

Steeple-Chase, à M. Trompeur, Des amateurs Société : leurs

3.600 mètres, Bédouet. du

obstacles.

de reconstituer sport hippique s'occupent démarches sont en bonne voie de réussite.

la

XXVIII

COMMERCE,

INDUSTRIE

Par arrêté du 6 mai 1844, des courtiers de commerce sont institués, dont 5 à Philippeville. Les premiers nommés sont : MM. Ricoux et Rouchas. en bestiaux de la population Consommation totale en 1845 : 2.414 boeufs ou vaches, 1.059 veaux, 959 chevreaux ou agneaux, 414 porcs, 4.258 moutons. Prix moyen des principales denrées dans notre ville, en 1845 : 1 fr. la pièce. OEufs, 0 fr. 70 la douzaine. Boeuf, 0 fr. 70 le kilo.Veau, 0 fr. 77. Mouton, 0 fr. 76. Porc frais, 1 fr. 50. Porc salé, 1 fr. Pommes de terre nouvelles, 18 fr. les cent kilos. Pommes de terre de France, 13 fr. 45. Huile à manger, 0 fr. 75 le kilo. Huile de France, 1 fr. 60. Huile à brûler, 0 fr. 80 le litre. Miel, 150 fr. les cent Volailles, Riz, 49 fr. Morue, 42 fr. Vin, 56 fr. la bordelaise de 220 litres. 0 fr. 70 le litre. Eau-de-vie, Cire, 330 fr. les cent kilos. Tabac, 85 fr. les cent kilos. Tabac de France, 160 fr. Savon, 71 fr. Foin, 9 fr. Paille, 6 fr. 40. Bois à brûler, 3 fr. 30. Bois scié, 11 fr. 50. Charbon de bois, 7 fr. 60. Charbon de terre, 4 fr. 60. Alcool 32°, 1 fr. 30. le litre. Sel, 6 fr. 70 les cent kilos. Sucre brut, 109 fr. Sucre raffiné, 129 fr. Café, 145 fr. Graisse, 154 fr. Pain : lre qualité, 0 fr. 39 le kilo ; 2e, 0 fr. 29 ; 3e, 0 fr. 24. Farines : 1re qualité, 37 fr. 50 les cent kilos; 2e, 29 fr. 40; 3e, 25 fr. 45. Blé, 14 fr. 80 l'hectolitre. Orge, 8 fr. 70. Lé10 fr. 60 les cent kilos. Légumes secs de France : gumes secs d'Algérie, fèves, 28 fr.; haricots, 44 fr.; Pois, 43 fr. 65. Les Arabes, au nombre de 49.947 ont apporté de notre ville : en 1845 sur le marché 231 ânes, 2.446 de kilos.

23.246 boeufs, 10.169 moutons, 272 chevaux, 193 mulets, 58.798 volailles, de blé, 10.207 d'orge, 5.351 hectolitres

236

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

4.742 hectolitres fèves, 15.708 charges de bois, 5.413 de. charbon, d'huile, 21 kilos de cire, 1.183 de beurre, 1.000 de tabac, 3.390 de laine, 660 kilos de tissus de laine, 1.945 peaux de boeufs. des berlines du commerce modifie son service à L'administration à Constantine et vicepartir du 15 septembre 1850 : De Philippeville versa, premier départ, tous les jours, à 6 heures du matin ; deuxième à 8 heures du matin. départ, tous les jours impairs, Le 12 juin 1850, une société avait pris un brevet d'invention pour d'alcool d'asphodèle de 35 à 38 degrés. Cette fabrique la fabrication Le Saf-Saf et le journal dit : « Tout le est établie à Damrémont d'excellent monde a pu goûter les produits goût que les inventeurs » Le Maire, le Président de la Chambre de ont tirés de l'asphodèle. de colonisation et une foule de curieux sont Commerce, l'Inspecteur MM. Barneau, Vie et Cie et allés, le 15 novembre 1851, féliciter les heureux résultats obtenus et qui sont constater par eux-mêmes et, en particulier, de grande importance pour la colonisation pour le village Damrémont. s'enrichit d'un bel établissement Le 22 février 1851, Philippeville du chocolat. créé par M. Nielli pour la fabrication Le Ministre de la Guerre ayant prescrit que le piédestal de la statue du maréchal Bugeaud, à ériger sur la place d'Isly à Alger, en serait construit en blocs de porphyre du cap de Fer, l'Ingénieur chef des Ponts et Chaussées est chargé de l'opération ; — il réussit, le 3 avril 1852, à extraire de cette carrière un bloc suffisant pour fournir tout le porphyre nécessaire. Séance du 25 novembre 1852. Le Conseil loue à MM. Daniel et Verdus le blockhaus du village Valée pour y établir un moulin à vent. Séance du 29 août 1854. Le Conseil substitue le droit d'abatage par tête de bétail à celui perçu au poids et arrête le tarif suivant : Taureaux, 18 fr. Boeufs, vaches, veaux, 10 fr. Veaux au-dessous de 30 kilos, 8 fr. Béliers, 5 fr. Moutons, brebis, chèvres, agneaux et chevreaux, 2 fr. Porcs, 8 fr. le 4 février 1860. Le journal Le Cercle Civil fait son ouverture dit qu'un établissement de ce genre, où l'utile à l'agréable, réellement et qu'il rendra de grands manquait aux commerçants qui s'y réuniront. Le Zéramna est joint services

civils Ce cercle est créé par des commerçants, des fonctionnaires et des propriétaires dans la maison Picon, place de la Marine. Les officiers sans troupe, en résidence à Philippeville, y sont admis. Le

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

237

nombre des membres fondateurs est de 131. Les par MM. de Nobelly, Philippe Alby, Toussaint Grech, Allaman, Pégat, Jauffret, Sainte-Colombe, de Marqué, G. Pasquet. Le Cercle de l'Union a été créé le 15 novembre bres fondateurs, signataires des statuts primitifs. en date du 30 septembre novembre suivant. Le premier bureau d'administration MM. Dr

sont signés Ricoux, Ferdinand Cullerre, Edouard

statuts

1878 par 82 memLes statuts actuels, 1896, ont été approuvés par le Préfet le 11 élu était ainsi composé : et Vellard, Thorel, vice-présiSardon, Davet

Salmon René Ricoux, président; sident; Loze, Ponsoye, Bayeux, Bretonnière, et Llado, membres.

Le Cercle a été d'abord installé clans l'immeuble derReinheimer, rue rière le Grand Hôtel, puis transféré dans la maison Cohen-Adad, Meurs, aujourd'hui Nationale, le 31 janvier 1889, et clans l'immeuble Pujol, au-dessus du Café de Foy, place de Marqué, le 27 janvier 1895. renferme 2.000 volumes. La bibliothèque

Cercle

de l'Union

Liste MM. Dr René Ricoux Salmon Jules Bretonnière Amédée Davet

des présidents

: 15 novembre 1878. 10 janvier 1881. 24 août 1882. 23 décembre 1887.

238

HISTOIRE

DE

PHILIPPEVILLE

MM.

Narcisse Carrey Louis Roux Jules Bretonnière Fernand Vellard Louis Saingery Bureau actuel :

16 mars 1889. 20 décembre 1893. 3 mai 1898. 29 décembre 1898. 14 décembre 1900.

Morato et Jean Séguy,. MM. Louis Saingery, président; Barthélémy Adrien Haas, trésorier; Gaston Fenech, secrétaire; vice-présidents; Marius Rabaute, Paul Rengade, Dr Henri Davet, Raphaël Scognamiglio, Georges Sider, Louis Bianco, membres. s'est constitué le 14 Un Cercle du Commerce et de l'Agriculture Merle et de ses collade M. Baptistin février 1902, sur l'initiative Henri Ra-. borateurs : MM. Dr Augier, Alexandre Henry, Macquin, Sauveur Pinelli, noux, Paul Aquadro, Gianotti, Lépitre. Il est installé dans le local du Cercle des Commerçants, 1860, rue Nationale n° 13. est composé de : Le Conseil d'administration MM. créé en

Dr Augier et Garrez, vice-présiMerle, président; Baptistin Salvator trésorier; Colombet, dents; Graux, secrétaire; Bargoni, Pichon, Ranoux, Sublime, Grima, Lépitre, Moureau-Lachaussée, administrateurs. Le nombre des membres est déjà de 250, malgré sa création récente.

En 1861, les carrières de marbre du Filfila sont exploitées par une nouvelle société, sous la dénomination : Dolisie et Cie. Séance du 14 août 1862. Le Conseil émet un voeu pour l'établissed'une foire, qui aurait lieu tous les ans clans la première quinzaine d'août. Séance du 8 mai 1863. Le Maire expose au Conseil que les habitants de la place Bugeaud ont demandé à plusieurs reprises l'appropriation de cette place en marché aux poissons, mais que les travaux ont dû être ajournés faute de ressources suffisantes. Il a donc cherché une combinaison qui permette de donner satisfaction à ces habitants sans imposer de nouvelles charges à la commune. A cet effet, il a réuni les intéressés et leur a proposé de se former en société par propriétaires avec le produit de la location des actions, qui seraient remboursables la commune se réservant le droit magasins qui y seraient construits, ment

a économisé aux consommateurs de près de 110. Cette proposition a été acceptée et le nombre d'actions nécessaires pour arriver à la somme de 38.500 fr. 20.000. M. en 1873:1. Les tarifs des marchés de la place Bélisaire et de la place Bugeaud sont ainsi arrêtés le 5 novembre 1864 : Marchands de légumes.925 fr. remarquables par leur légèreté à la brique creuse. négociant.. Navigation 281. fait avec des M. deux ateliers fonctionnent Industrie. Cette société. Castel-Dugenet. Vin rouge de 1871. Production journalière liège. amer africain.000 120 personnes occupées. Revendeurs. Bouchers et autres marchands.000 kilos. Germaix. Il s'agit de briques-liège ou poreuses. le mètre par jour : 0 fr. Médaille plants de Bordeaux. 0 fr. Le Conseil émet un voeu pour la création d'une succursale de la Banque de l'Algérie à Philippeville. plus 50 fr. du En 1872. Denis. l'indifférence Une découverte . un an environ. Picon. pour la préparation : 150. de prime par action libérée. pendant le cours de sa négociant. Sont nommés administrateurs propriéFaure aîné. et préférables Dans sa réunion du 15 juin 1865. en mai 1865. le Conseil décide qu'une foire se tiendra du 1er au 15 septembre.770. Le 18 juillet suivant. en en 1872 : 1.418 fr.305 navires jaugeant 1873 : 1. Extrait du Zêramna en 1873 : des céréales en 1872 : 64. imprimeur. 25. il fixe la date du 10 au 25 septembre. montant du devis.609 tonneaux. Séance du 24 septembre 1874. Une société coopérative de consommation est fondée le 30 janvier : MM. par M. Exportations en 1873 : kilos. 20 à l'abonnement et 0 fr. tables par mètre et par jour : 0 fr. une somme durée. propriétaire. Corbeille de poissons vendue à la criée : 0 fr..283 kilos.000 fr.436 tonneaux. les actions produiront 7 % d'intérêt.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 239 de stationnement payé par les marchands de poissons. Récompenses à l'Exposition gastronomique à Eddis.159navires jaugeant 314.628 kilos. inspecteur principal des bâtiments civils. a été souscrit immédiatement. Statistique officielle. Sierzputowski. propriétaire de bronze. mais elle a été forcée de succomber devant générale. 92.000 1. 15. Goujat. Médaille de vermeil.315. appelée à rendre de grands services est faite. 30 à la journée. Le Conseil adopte le contrat . Recettes de la douane en 1872 : 1. taire.575.336.. Corbeille vendue en ville : 0 fr. Poissons en 1872 : 1. Herrouet. 1867. 40 par jour. des 3 et 7 octobre 1874. de Paris : 25 juin 1873.000.

malheureusement Le cadre de Bône. tiques de Constantine. décret ouvrier M. secrétaire. boulanger Magnan. par suite. valeur. Par à vapeur. et par des hommes de haute tels que M. civil. dirigée par M. Encouragée par le Gouvernement général. le 22 juillet 1886. endroit qu'une promenade et ombreux. noirs. où coule une eau pure et limpide sous de grands arbres au vert feuillage ? plus frais délicieuse excursion siècle.000 semelles. actuellement. de Timgad et même de CarthageTunis. sous-ingéingénieur et tant d'autres dont les noms nous échaparchitecte. mais gérie est créée ici. d'alcool . une association amicale Sont nommés M. exploitées autrefois On le retrouve dans les monuments anpar les Romains. Grillet. pionniers Franco-Algériens du travail.240 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE bouchons produisent et 8. d'affaires par mois. Les Equitables créent. nieur. mais elle n'osa jamais affronter une adjudication ce à quoi elle était pourtant publique. autorisée. qui lui accorda une subvention de 500 fr. pent. La mécanique. et à 60 kilomètres Philippeville au Filfila. Lesueur. Beltçaguy. Les briquetteries annuellement 1. le 23 janvier 1887. ne put continuer de cet ouvrage ne nous permet pas de citer toutes les industries de notre commune.000 fr. et. elle avait tous les éléments pour réussir. à subsister. L'usine en 1873. mais nous ne pouvons cependant passer les carrières sous silence de marbre du Filfila. Mogenier. inexploitées A 25 kilomètres Est de . une succursale de la Banque de l'Alà partir du 1er septembre.400 hectares et pourraient des milliers de mètres cubes de marbre par mois pendant produire plus d'un On y trouve les marbres verts. elle fait.000 hectolitres et Cie produit.500. Ces carrières occupent une superficie de 1. du 22 avril 1875. terrassier. : Président. briquetterie et fait gués s'installe Fournier en outre. la mouture des grains.000 briqnes à la main fabriquant et autant de tuiles. de Tébessa. jaunes et de est estimée à vingt superbes onyxs. existent des carrières de marbre blanc statuaire. Est-il une aux Platanes. pour fonctionner ses opérations elle ne commença que le 3 janvier 1876. l'Ingénieur Pierrudéjà 5. La puissance des gîtes marbriers millions de mètres cubes par plusieurs ingénieurs spécialistes. . Les sites du Filfila sont charmants et très pittoresques. 2.

Des couples d'amants. mes vers parlez. de voix . isolés. Dans mes vers parlez. Des sons suaves et perlés . parfums des roses .FILFI LA A M. Verbe incarné dans la nature . Sapins droits comme des poteaux . seul. Parlez. Tantôt des fanfares de cors. les dimanches. Parlez.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 241 LES PLATANES REMINISCENCE . B. Des vents harmonieux accords. Brises qui n'êtes qu'un murmure. Qui semblez tantôt des romances. 15 avril 1889. 32 . voix immenses. Myrte verdissant Rayons d'or. le poète comprend Et dont la grandeur se dégage Même entre ce qui paraît grand. D'où mes vers se sont envolés . Marbres blancs . Qu'un long susurrement Sombres forêts . voix câlines Aux gazouillements roucoules. sénateur de Constantine. Georges LESUEUR. comme les mandolines. voix fortes. inviolés . voix douces. le céleste langage Que. Sentiers où l'on voit. Dans mes vers parlez. sables désolés . Haies vives le long des prairies . Rendant. Parlez. les coteaux . Soleil filtrant parmi les branches Des gros arbres échevelés . . Parlez Espaces pleins de doux mystères Recoins perdus. Esprits cachés au fond des bois . Dans. Petites fleurs sous les grands blés. L. Dans mes vers parlez. beaux vallons solitaires. tableaux de féeries . Eau souriante et rocs moroses .

Auguste Aquadro. Eugène Président. etc. du parleUne ment. Elle a pour but : la défense des intérêts généraux de la propriété bâtie. Adrien Haas. la recherche des mesures propres à diminuer les charges qui la grèvent. ton Fenech. Roger Paret. Jules Lopis. MM. d'administration fondateur est ainsi composé : Le Conseil Gardetto. Joseph Virenque. François Faroud. M. . GasTrésorier. Secrétaire. Jacques Guiscafré. Ferdinand Meyer. l'examen des questions et l'étude des réformes qui la concernent. M. Jules Grosso. Vice-présidents. Dominique Bertin et Maximin Tribaudeau.242 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE immobilières de Philipdes propriétés Chambre syndicale peville et de sa banlieue s'est créée le 19 avril 1903. l'exécution de toutes les démarches utiles auprès des pouvoirs publics. Membres : MM. M. Jules Redon. Paul Rengade.

Brunache. membres. Nous arrêtons là ces citations. 5 juillet 1865. crée la Chambre de Commerce. Sont élus : MM. le 11 novembre 1850 : MM. vice-président 19 mars 1861. Deboisson. Rivoire. Branprésident. Alby et Pasquet. Ricard. Vié. Sicret et Vias. Barneau. Ricoux. en 1845. Ferdinand Chirac. Grima (étranger). David Cohen-Nehamia. Pégat. de Boisson et Toucas-Quartier et secrétaire.XXIX CHAMBRE DE COMMERCE. thomme. Liste MM. Abadie. C'est la première élection de cette Chambre. Toucas-Quartier. Sont élus : MM. les commerçants patentés procèdent à l'élection de la Chambre de Commerce. Henri Teissier. par le Gouvernement. Narboni. CONSULS Un arrêté du Ministre de la Guerre. Fauroux. Election de M M. Raphaël Scognamiglio. MM. sont réélus président. Sont élus. Teissière. de Boisson. en date du 4 octobre 1844. Morel. à 1882 . de Nobelly Rivoire Henri Teissier de Boisson Henri Teissier des présidents : de 1845 1849 1858 1863 1871 à à à à 1849 1858 1863 1871 MM. Denobelly. Blanchet. sont : de Nobelly. Les premiers membres nommés. Le 14 avril 1849. Lavoute. Gérold. secrétaire. Elections du 2 décembre 1856 : MM. Chirac. de Nobelly. Eliaou Néhamia. de Marqué. Augustin Pégat. 16 août 1859. Henri Teissier. Sauzède. Gabert.

duction Sa prévoyance. Blain. qu'il a passée comme employé Henri Teissier. Edouard Henri Marcel Daprela. tête de la Chambre de Commerce Comme négociant et banquier.244 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE MM. . Joseph Chatillon. Teissier honorait et. Ce nom respecté. Eugène Bertin. M. sa grande droiture placèrent. L'auteur déjà aimé. La composition actuelle de la Chambre de Commerce est : MM. est resté 16 ans à la. Henri Teissier a été nommé chevalier en 1861 et officier par décret présidentiel Son père. a laissé dans le monde judiciaire le souvenir de l'esprit le plus fin et le plus agréable et de l'honorabilité la plus grande. père du président actuel. avocat-défenseur à la création même du tribunal. Nommé de la président de Commerce en 1858. Eugène Kapp. Henri Teissier s'est fait une au dans les affaires. Sauveur Pinelli. son profond esprit d'ordre . la place de Philippeville M. Antoine Charles Albert Bruno Blanchet Teissier de 1882 1899 à 1887 1887 à 1899 M. vice-président . c'est-à-dire jusqu'en pendant 16 ans. puis de 1871 à 1882. par la puissance il rendit les plus grands services au commerce de de son capital. Karoui. en 1876 pour la continuation des premier emprunt qu'elle contracta travaux du port. . ses aptitudes toutes spéciales. Bourgeois. la plus bienveillante qui lui témoignait sympathie. Albert de cette histoire Charles Blanchet. Teissier. M. Valentin ben Joseph Pina. Mohamed membres. Ses qualités le désignèrent de bonne heure au choix des électeurs consulaires. Henri Teissier l'a rendu universellement de la Légion d'honneur du 14 octobre 1880. Hadj Mohamed Idrici ben Ahmed. Son nom doit être inscrit place considérable nombre des fondateurs de notre ville et de ces grands champions à faire connaître et affermir la puissance de proqui ont contribué de l'Algérie. dès le commencement . unie à la délicatesse professionnelle la plus scrupuleuse. président. trésorier secrétaire-archiviste . il déclina cet honneur. A Il contribua à la réalisation du cette époque. M. de Philippeville. sa maison au premier rang dans le monde commercial. se rappelle toujours avec émotion l'année dans la maison commerciale de M. il fut maintenu dans ses fonctions Chambre 1863. Henri Teissier. Sutter. la province de Constantine.

vice-consul de Suède et de Norvège. valier de l'ordre royal du Sauveur de Grèce. Herbert des consuls en exercice : vice-consul Scratchley. Jules Pottier. prospérité. Marius Daprela. Barthélemy Frédéric vice-consul de Grèce. vice-consul d'Espagne. l'ordre royal du Cambodge. chevalier Schneider. cheAdolphe Chiarelli. Chiarelli. dont elle s'efforce d'assurer la Grâce à ses travaux incessants. Morato. des Pays-Bas. vice-consul de Belgique. Notre Chambre Liste MM. officier d'Académie. vice-consul Louis Sider. qu'il serait trop long d'énumérer ici. Paul Albert. agent consulaire d'Italie. de Frédéric vice-consul de Danemark. officier de l'ordre royal du Sauveur de Grèce. . notre port est devenu le plus sûr et l'un des plus beaux des ports algériens. Albert Teissier. d'Angleterre. vice-consul de Suisse. agent consulaire d'Autriche-Hongrie.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 245 de Commerce a toujours rendu et rend encore les plus grands services à notre ville. doyen des consuls.

.

qui existait encore à la fin de 1844. et de 36 mètres de largeur sur le rivage. destiné à faciliter de cet ouvrage. Il fut très endommagé vers la fin de l'hiver de 1843. on commence la en béton. à cette époque. en 1843. Cet ouvrage. Le terre-plein sera revêtu de murs sur les trois faces pour les baignées par la mer. PLAGES. de doter Philippeville d'un quai et d'un débarcadère en maçonnerie de béton.000 fr.000 fr. qui ont été successivement renversés par les tempêtes. année là. plusieurs fois démoli par la mer et successivement rétabli. évaluée à des passagers et des colis. La construction 35. attachée à un vrages sont alors à l'étude. On avait construit plusieurs débarcadères en bois. le mouillage. est resopérer le débarquement tauré et consolidé de nouveau au commencement de 1845. NAVIGATION En 1844. à proximité de l'aiguade. En 1844. pavé et garni de moyens d'amarrage un escalier à navires.. s'élevèrent indispensable pour des voyageurs et des marchandises. paraissait devoir répar un appareil de lignes solidement sister aux plus fortes mers. est employée de la façon suivante en . Le dernier. poteau fixé à la tête du débarcadère. On y a dépensé 3. Dans le mur de la face Nord sera pratiqué et l'embarquement le débarquement double rampe.XXX PORT.000 fr. n'est pas tenable avec la moindre mer de large . Il n'existait à Stora d'autre moyen de débarquement qu'un petit môle en bois. Une somme de 60. éloigné à peu près de trois milles de la ville. L'administration se propose. sera terminée en 1845. construction d'un débarcadère Cet ouvrage consiste dans un terre-plein de 20 mètres de longueur. qui y avaient été faites cette à 5. éclaire le mouillage. parallèle à la ligne du quai Nord projeté. Les projets de ces ouUne lampe à réflecteur. Les améliorations. aussi aucun navire sur la plage de Philippeville n'y séjourne.000 fr. soutenu amarrées.

est insuffisant.. a besoin de fréquentes réparations. pour le feu du port. Mouvement du port de Stora du 4 au 14 Octobre 1846. Le débarcadère en bois de Philippeville. à établir un petit débarcadère provisoire en pierre. relié au mur de soutènement qu'il faudra établir le long des places de la Douane et de la Marine (places du Commerce et de Marqué et les défendre-contre la mer. 51 pour construction tinées à l'établissement d'un debarcadère en maçonnerie à Stora. 113 tonneaux. On construit. exposé pendant l'hiver à toute la violence de la mer. 88. ils sont évalués à 33. en 1846. dans laquelle se trouvent comde caisses à couler le béton. La circulaire. Aussi. pointe Nord de cette anse. en 1845. qui consiste en une grosse lanterne allumée à l'îlot des Singes.000 fr. Pour relier Philippeville et Stora et les enfermer dans le même port. les dépenses faites pour l'entretien s'élèvent à la somme de 8. En actuellement). pour le phare et 8. renferme le mouillage de Stora. le couvre assez complètement.000 fr. Il est nécessaire que l'on construise à côté un débarcadère en pierre. restauration et Stora étant limitée à l'Est La baie où se trouvent Philippeville une anse demipar le cap de Fer et à l'Ouest par le cap Bougaroni. 20. Ce dernier travail étant ajourné jusqu'à la construction des quais de Stora. pour les agrandir de ce débarcadère en bois 1845. vin. en 1846. 40. dont la dépense s'élève à 12.000 fr. restauration des citernes romaines destinées à alimenter l'aiguade à l'usage de la marine. formée par ce dernier. on se borne. despris 3.000 fr. dont la dépense s'élèverait à plusieurs dizaines de millions. ENTRÉES : De Toulon : Brick-goëlette français.421 fr. il faudrait exécuter des travaux gigantesques.248 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE d'un mur en maçonnerie soutenant la partie de la 1843 : construction route qui forme quai.000 francs. rattaché à l'îlot des Singes. Le fanal de Stora. l'administration repousse les vastes projets qui lui sont soumis dans ce but et fait dresser le plan des travaux nécessaires pour couvrir le mouillage du large par une jetée de 300 mètres et détruire l'effet du ressac par un môle de 50 mètres. terminée par la petite île des Singes. . La de ces citernes a été exécutée par le Génie militaire. un phare de 4e ordre sur l'île Sridjinia et on remplace le feu du blockhaus par un fanal sidéral au commerce placé sur l'îlot des Singes. Mazagran. Ces travaux doivent rendre et à la navigation un immense service.866 fr.

11 tx. Bateaux maures L'Emessael. sur lest. Bateau français Saint-Erasme. fourrages. marchandises. Bateau français Général Riégo. Le Mabrouck. vin et eau-de-vie. De Carloforte : Bateau dises. sur lest. 25 tx. 37 tx. Brick-goëlette : Bateau français Adolphe. 11 tx. Bateau espagnol Saint-Jean. Sauveur. 33 . 2 tx. Le 132 tx. 6 tx. Alexandrie Alger courrier. La Victoire. Collo : Bateau maure Le Rabah. futailles vides. 113 tx. passagers et diverses : Vapeur marchandises. sur lest. sur lest. sur lest. sarde La Victoire. français Bidartine. Dieudonné et La et Victoire. Vautour. français Jeune Delphine. : Gondole française Saint-Joseph. De Gigelly 8 tx. Livourne Malte : Bateau maltais Madone del Liesse. sur lest. » Dieudonné. Brick français Mazagran. 132 tx. 6 tx. bois et fruits. vin. Gigelly : Brick-goëlette foin. 131 tx. farines français Jeune-Fany. : Brick français Le François. : Vapeur Le Vautour. 28 tx.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 249 De Marseille : Brick français chandises. diverses marchan- 71 tx. Nouvelle : Brick-goëlette De Palma . Tartane D'Alger : Vapeur Le sarde San-Giacomo. 69 tx. courrier. Brick De La français chandises. Bateau maure Le Mabrouck. » 1 t. 165 tx. diverses mar- Vapeur français L'Elbe. diverses mar- Gruissanais. 36 tx. 17 tx.. tissus. sur lest. : Brick français Anne et Polonnie. 23 tx. diverses marchandises. 11 tx. 8 tx. SORTIES : Pour Pour Pour Pour Pour Pour Pour Pour Pour Toulon Marseille Ajaccio : Brick français Les Deux Frères. diverses marchandises. diverses marchandises. tan. lard et diverses marchandises. porcs vivants. 78 tx. sur lest. bois à brûler. passagers et diverses 118 tx. français l'Elbe. De Collo : Bateau maure L'Emessael. » » Le Divan. 105 tonneaux.

de Marine. ainsi et impatiemment que d'autres marchandises plus importantes attendues. Bône : Balancelle espagnole San-Antonio. arrivé le 10 juin 1850. qui furent laissées à la Compagnie. Ri— à Constantine. Sont nommés membres de cette : MM. div. sur lest. capitaine de la santé. Le bateau. Vapeur le Ténare. M. Garcin. qui doit s'assurer s'ils présentent toutes les garanties de construction. La le Commandant du port de Stora est M. Artigues. commandant Commission la ordinaire des Ponts et Chaussées. propriétaire traversé la Manche. Bateau français Adolphe. a cardi. sur lest. Dessouliers. à l'entrée du golfe de Stora. a lieu l'adjudication : M. 23 tx. de stabilité. est chargé de bon nombre d'huîtres et de dindes truffées. 15 tx. sur lest. ingénieur Marsilly. sont affectés à la correspondance bateaux de 160 chevaux. du 17 juillet 1848 institue une Commission de surveillance des bateaux à vapeur du commerce français. le 23 décembre 1847. En juin 1848. de Marqué. Le Sphynx. venant directement de Londres. toute la France et la Méditerranée en quatre Un arrêté . compagnie et Périer. d'armement et d'appareils de sûreté. Le 14 avril 1847. courrier. n'arrive que le 3 janvier Ce retard fut fatal aux gourmets. de l'île Srigina. en touchant Le 28 septembre du phare truction 2 % de rabais. » La Rosine. parti à Philippeville 1848. Lyonnet. Le Sphynx.250 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Pour 32 tx. fait la traversée de Marseille ici en 45 heures. bateau à vapeur de la Cie Bazin. capitaine chef du Génie. de la Cie Bazin-Périer. 43 tx. du Ténare et de l'Euphrate. pour s'éviter des frais inutiles. a lieu l'inauguration vapeur de la Cie Bazin de Stora-Philippeville à Bône et à La Calle. sur l'île Srigina et le feu Un avis annonce que le phare construit de port de l'îlot des Singes. Bateau français Le Mabrouk. seront allumés le 15 décembre 1847. capitaine de frégate. devant arriver le jour de Noël. Un voyageur. En 1846. Adjudicataire du service de bateaux à à Tunis. marchandises. de bateaux à vapeur qui fait le service est la Cie Bazin des travaux de cons1846. Le Solon et Le Dauphin. bateaux en fer de 200 du littoral en remplacement chevaux. Le courrier de Marseille.

Le Conseil d'amirauté chargé de donner son avis sur la d'Alger. 3 novembre 1857. Dans la nuit du 8 février 1851. tiré pour faciliter l'embarquement de l'arsenal.qui fait le service des dépêches. le Monte-Christo. est nommé chevalier de la Légion d'honneur. en décidant que le port sera établi majorité devant Philippeville par raison d'économie et de commodité. Le 5 octobre 1850. . de la médaille d'or de sauvetage. plusieurs de ces courriers repartant presque aussitôt leur arrivée. annoncera l'arrivée des bateaux-courriers aussitôt qu'ils seront en vue. . la consacre à une forte le 1er décembre 1857. dont les travaux sont poussés avec beaucoup d'intelligence. des passagers. 28 octobre. première plate-forme Séance du 19 juin 1852. aux voituriers. est très connu par la supéL'un de ces bateaux. le Sous-Préfet ses administrés prévient que.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 251 jours. les pêcheurs en ramassent aussi sur la mer. capitaine de Bovis. relatant ce fait. M. Le Conseil ajourne la création d'un service régulier.Catalourda. riorité de sa marche. que l'on doit cette nouvelle ligne. l'asssemblée communale vote cependant une subvention de 500 fr. qui doit faire le trajet en 40 heures. Poulain. décision de la Commission nautique de Paris. après avoir à la population en arrivant effectuée sa traversée en 37 heures. M. juillet suivant. 20 août 1852. centaines d'étourneaux se heurtent contre les glaces du plusieurs On les trouve le lendemain matin gisant sur la phare de Srigina. un coup de canon. directeur du port de Stora. bateau neuf à hélice des Messageries Impériales. C'est la plus grande vitesse est constatée depuis que la Compagnie des Messageries Impériales chargée du service de la poste. Le Céphise. la voiture Bertin. de transports de Philippeville à Stora. fait une agréable surprise le dimanche. ne trouvant jamais à prendre de voyageurs Le 16 pour l'une ou l'autre destination. il est établi un nouveau service de bateaux à vapeur entre Marseille et Stora. est déjà titulaire Le 1er décembre 1855. subventionné. C'est à la compagnie marbrière du Filfila. pour une forte bourasque du Nord. est décoré de la médaille militaire. il maître pilote du même port. Le magnifique vapeur L'Hermus. s'exprime ainsi : Ces prodiges de la locomotion par la vapeur seront encore dépassés quand sera terminé le chemin du fer du Centre de la France.lieutenant de vaisseau. venant de France avec les dépêches. Le journal Le Saf-Saf.

Notre chemin de fer. déposé par M. étudié fait partie des trois lignes . la ville est d'une Il est urgent d'avoir un port devant la ville. dans l'intérêt acquises par dans les ses longs services dans la marine et par un séjour prolongé et particulièrement dans celui de Stora. nommé chevalier de la Légion d'honneur s'éclaircit et les questions qui préoccupent A cette époque l'horizon arrive le commerce de notre ville sont en grande pardepuis si longtemps tie résolues selon les voeux de la localité. Jacquet. que l'on ne saurait trop reconnaître le généreux dévouement qu'il a apporté dans cette circonstance . induit en erreur. différents ports de l'Algérie à Philippeville les avantages considérables que son but est d'assurer résultant d'un port devant la ville. Un homme dont Philippeville conservera le souvenir avec un sentiment de reconnaissance. de frégate. de la commune. de la compagnie du chemin de fer lui-même M. est Mais Il il en était une s'agissait de savoir autre si le contraen faveur de notre ville. importante. à M. militaire. émet le voeu urgente sauf les modifications être jugées qui pourraient le projet présenté par M. c'était celle du port. considérant Séance du 28 juillet que la création nécessité. du 9 février 1860. les connaissances lisé. Le Conseil. s'était prononcé déjà pour Stora. ancien commandant rable M. oubliant les fatigues de sa carrière renonce au complet. est M. de Marqué du port devant Philipet exposant les avantages de la construction Puis cette assemblée. ex-capitaine de la marine à Stora. directeur du port de Stora. qui avait de nombreux L'opinion est devenue. du port de Stora. de Marqué. Le Conseil municipal très volumineux. se ferait à Stora ou à Philippeville. de Marqué a utipeville. le Directeur qui. considérant qne M. appuyé de plans et dessins. par suite d'études sérieuses faites par l'honodicteurs. lieutenant le 24 août 1858. se déclare aujourd'hui le plus zélé défenseur du port devant Philippeville.que et tracé par une puissante compagnie. le Gouvernement plus port prêt à concéder. examine un mémoire Séance du 16 mai 1859. . de Marqué. de Marqué. la seule acceptable. dit : d'un port devant de voir adopter. ayant effectué la traversée de Marseille en 33 heures. de vaisseau.252 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE ici le 10 juillet 1858 . toujours s'occupe de cette question avec une ardeur digne des plus grands éloges et du succès le plus M. ancien directeur indispensables. de Marqué. Le journal Le Zêramna. à l'unanimité. vote des remercîments 1859.

destiné à servir de remorqueur. un rabais de 600. manque d'eau pour l'approvisionnement sont considérant que les citernes. Le Maire expose que depuis quelfait des haltes de la Méditerranée ques années l'escadre d'évolution dans les différentes mais qu'elle s'est toujours rades de l'Algérie. un rabais ! de 20 %. des marchanUne grue pour l'embarquement et le débarquement dises est établie sur la place de la Marine par M. Bordelaise. Le Maire informe le Conseil que. des bâtiments. Séance du 2 mai 1860. 0 fr. sous la réserve de payer un droit de location du terrain occupé. 0 fr. Ce bateau. y compris le transport en douane : caisse ou colis de 100 kilos. Girardo. Séance du 15 novembre pas 25 kilos est débarqué gratuitesomme de douze millions 1863. sur la demande d'un grand nombre d'habitants. infatigable Hier à Alger. le long de la plage. Boucaut. dans la zone militaire située sous l'hôpital et les casernes. 70. sur Peccadeau. 10. Le tarif est le suivant. de Marqué n'a pas cessé un instant de défendre nos intérêts. il a sollicité de l'autorité militaire l'autorisation de laisser placer des baraques en bois. 50. férentes stations assignées à l'escadre d'évolutions Ce voeu est renouvelé le 9 avril 1868. M. soit de Philippeville. le premier voyage a lieu de Philippeville à Collo. pendant la saison des bains de mer. . Demi-muid. Un décret impérial du 14 août 1860 autorise les travaux de construction du port devant notre ville et affecte à ces travaux une de francs. soit de Stora. soit. Le 18 septembre 1860. qui sera imputée sur les ressources créées par le budget extraordinaire de l'Algérie. Lescat et Godbarge. Les travaux du port sont adjugés à MM. 0 fr. en mesure de fournir toute l'eau nécessaire aux besoins d'une escadre. le 11 juin 1870 et le 17 juin 1874. Tout colis ne dépassant ment. En réponse à cette de la Guerre a donné l'autorisation demande.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 253 à son âge et poursuit avec une persistance repos que l'on aime assez généralement la résiliation du voeu que nous formons tous : la création d'un port. Le Conseil. le Ministre nécessaire. sous le prétexte de abstenue de s'arrêter dans celle de Philippeville. commandé par le capitaine Peirin. aujourd'hui à Paris. émet le voeu que la rade de Philippeville soit comprise dans les difde la Méditerranée. La Seyne. notre port s'enrichit d'un joli petit vapeur très coquet et très gracieux.20.000 francs. doit faire aussi des voyages de plaisir sur la côte . 0 fr. de Bordeaux. moyennant trois millions. de la force de vingt chevaux.

seule. ses voeux précédents. Les services des Douanes et de la Santé se sont vus contraints. La Lorraine. entre dans la darse du port de Philippeville. alors surtout que celle-ci est appelée à appliquer un règlement concernant les navires. ainsi que leurs équipages. de venir s'installer à Philippeville . gurer sur notre rade cette importante c'est le nom de ce bateau. contrairement du Ministre de la Marine. Cette réforme a déjà été demandée depuis longtemps par la Chambre de Commerce. considérant que. par la force des choses. L'Ange tonneaux. car le trafic de notre place est si bien soutenu que notre port. n'a pas suivi ce mouvement. Le vendredi. Les capitaines marins se voient obligés de se déplacer. se trouvent sur les lieux mêmes où les navires sont ancrés et non à quatre kilomètres de là. mais on pourrait remédier beaucoup plus facilequi y opèrent continuellement. jauge 110 Raphaël. Adolphe le samedi. ce qui leur occasionne de grandes quand ils ont affaire à l'Inscription pertes de temps et d'argent.254 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE En 1865. la rade de Stora présente aux affirmations des garanties de sécurité puisqu'au mois de mai 1865. tout rudimentaire qu'il est encore. La mise à l'eau du premier bateau construit à Philippeville a lieu est M. Depuis plus d'un an. Il semble cependant naturel que l'Inscription maritime et la Direction du port. maritime. . 16 septembre 1872. Sieuzac et le sousdirecteur M. Son constructeur Amante et celui qui n'a pas craint d'exposer ses capitaux pour inauindustrie est M. le directeur du port de Stora est M. Séance du 26 août 1874. Il est difficile d'empêcher que de pareils faits se reproduisent. négociant. le quatre-mâts de la Société Générale. Extrait du journal Le Zéramna du 15 mars 1873 : Le vapeur Le Touareg est obligé de quitter son mouillage dans le port et de se rendre à Stora parce qu'un navire mouillé trop près de sa bouée menaçait d'engager sa chaîne dans l'hélice. la Direction du port. Raphaël Pina. 25 novembre 1871. une escadre. ment aux difficultés qui se présentent si la Direction du port se trouvait à Philippeville et non à Stora. tous les navires à voiles viennent mouiller devant Philippeville. lors du voyage de Napoléon III . donne abri derrière la grande jetée à une moyenne de vingt à vingt-cinq navires. fois qu'un navire d'un aussi fort tonnage vient C'est la première mouiller devant la ville. Castera. car les courriers seuls et les quatre-mâts séjournent à Stora. composée de 20 vaisseaux ou frégates. Le Conseil. la plupart des vapeurs y viennent aussi. a mouillé pendant plusieurs renouvelle jours devant Philippeville.

capitaine de corvette le 21 décembre 1838. A bord du ce gréement s'est maintenu pendant toute sa croisière dans Lutin. l'autre sur le versant Nord du Skikda. 14 mois. le 28 février 1877. formant la 3e division de l'escadre. On démolit. lieutenant de vaisseau le 12 avril 1829. Le Conseil. Le lendemain y enl'escadre. par laquelle est entrée cette division navale. de vaisseau. Marqué est intimement Né à Vigueron (Tarn et Garonne) le 11 février 1795. cri unanime de : Vive la France ! Vive la Russie ! lié à l'histoire de notre port. Ce gréemanoeuvres dormantes. étant lieutenant 1833. capitaine de port de 2e classe. Lutin ainsi qu'à un autre brick de 20 canons. enseigne le 22 août 1821. commandée par l'amiral O'Neill. pendant toute la nuit. dans les maisonnettes récemment construites. en guerre. le cuicassé Duguesclin. 29 jours. émet le voeu que le port de Philippeville soit désigné comme port d'attache et de ravitailleLa séance est levée au ment de l'escadre russe de la Méditerranée. M. le service de la santé est confié au capitaine du port de commerce. nommé de 1re classe le 16 juillet 1895. Le 2 novembre avant-coureur de 1890. à faire l'essai d'un nouveau qu'il a inventé et proposé pour les ment a été appliqué au brick Le Le nom de de . Campagnes à la mer : en paix. Il est remplacé. l'une sur la pointe du Château-Vert. de Marqué. l'appontement qui avait jusqu'alors servi pour l'embarquement et le débarquement des voyageurs. Le 14 du même mois. Chevalier de la Légion d'honneur le 29 avril 1836 . Léon de Marqué est élève et aspirant de marine du 26 août 1811 au 21 août 1821. qui était commandé par le Comte de Gourdon. vaisseau amiral. Le Bayard et le croiseur à grande vitesse Le Cécille. avait été autorisé. Alfred lieutenant de vaisseau en retraite. Lehagre est nommé capitaine du port. 2 ans. trent Le Vauban. officier le 4 juin 1839.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 255 A partir du 1er septembre 1874. Amoureux. par M. porte à l'avenir le nom de passe « Amiral O'Neill ». retraité le 30 avril 1852. Par décision gouvernementale du 18 décembre 1875. 6 mois et 51 jours . mouille dans le port de Philippeville. M. le 16 avril 1887. deux feux fixes rouges sont allumés. en système de gréement en fil de fer. A partir du 1er octobre 1879. 15 ans. capitaine de frégate le 3 mai 1848. le Conseil émet le voeu que la passe de la grande darse. Séance du 24 septembre 1893. M.

que son dévouement désintéressé lui avait fait poursuivre et mûrir à force d'études . à cet infatigable officier. de Marqué. survenue le 2 avril 1860. qui eut. Séance du 23 mai 1899. Aussi attendait-on son retour avec une légitime impatience et déjà. soit enfin capitaines au long cours avec brevet simple ou avec brevet supérieur. le 20 avril 1836. soit maîtres au cabotage. à dater du 1er octobre 1899. pour fêter dignement ce moment tant désiré.256 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE M. a cessé d'exister. directeur des ports. qu'ils soient débutants ou déjà marins. Le 23 décembre suivant. Ce ministre désigna M. conseiller un état très satisfaisant. où il s'était rendu dans le seul but de travail de projet de port devant soumettre en haut lieu l'exposé de son intelligent Philippeville. l'heureux effet de changer l'intention qu'on avait alors d'établir le port devant Stora. de Marqué n'est plus ! Son noble coeur a cessé de battre. fut pour notre Le Zéramna. que nous devons notre port. soit officiers de la marine marchande. capitaine de frégate retraité. un rapport très élogieux sur M. l'école a déjà fait . l'instruction voulue pour devenir : soit élèves de la marine marchande. M. La mort est venue le frapper à Paris. C'était son idée fixe. que le Ministre de la Marine avait décidée par arrêté du 20 octobre 1899. Le journal s'exprime ainsi à ce sujet : L'annonce d'un bien triste événement est venue consterner notre ville. du 10 avril 1860. relativement C'est à ce brave marin. d'Etat. et nous ne pouvons que joindre nos vifs et sympathiques regrets au désespoir de sa famille. le Lieutenant de vaisseau en retraite Achille Car pentier comme directeur de la nouvelle école. membre de l'amirauté. pour ainsi dire. défenseur zélé et infatigable des intérêts de notre localité. de Marqué à son invention si utile. les habitants de notre ville lui préparaient de grandes ovations. Bien qu'encore dans sa période de formation. le Baron Tupinier. ville un deuil général. Aussi sa mort. fit au Ministre de la Marine. l'assemblée municipale vote les crédits nécessaires à la création d'une école d'hydrographie. Le but de l'école d'hydrographie est de donner aux élèves. Le Conseil approuve et appuie le voeu suivant de la Chambre de Commerce : « Que l'Etat entretienne près du collège. travail expérimenté d'un hydrographe consommé. Le brave M. un professeur spécial d'hydrode graphie dans les conditions appliquées en France aux institutions ce genre ressortissant à l'administration de la Marine ».

34 . Duchenne. Pierre-Louis Colson. tandis que le soir : arithmétique.. les quara été créé pour diriger maritime.. trigonométrie. maritime comprennent : l'inscripLes attributions de l'Inscription tion et la levée des marins du commerce pour l'armée de mer. 25 décembre 1882. Abel sous-commissaire . commande L'Aventurier et dirige l'école. L'officier en second est M. Tous ces cours sont gramécanique. l'enseignement y est purement mathématique algèbre.. comme annexe. de Philippeville maritime Le quartier d'Inscription en 1875. l'administration . Le M. resteUn décret du 7 octobre 1902 a décidé que les commissaires des arsenaux et des affectés au service militaire raient exclusivement des naufrages Ce service bâtiments trateurs de la flotte. est transféré à précédemment le 1er janvier 1903. a été installé tiers.. du poste des torpilleurs. Cette école. 1875. .. de l'Inscription avec le titre d'adminisUn corps d'officiers. lieutenant de vaisseau. la surveillance police de la navigation et épaves. Le port d'attache. de la a été dirigé par des officiers du commissariat détachés des ports militaires. Philippeville. la des pêches. les pensions aux marins du commerce. Théodore-Charles veno Michel-Marcelin Bérard. géométrie.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 257 recevoir cours. avec le torpilleur Doudart de Lagrée. etc. jusqu'au mois d'octobre 1902. enseigne de vaisseau.. deux élèves de la marine marchande et un capitaine au long maritime y est donné le matin. Les élèves pilotes. à Bizerte.. L'enseignement sur le littoral de la MétroDépartement de la Marine entretient une école de pilotage sur un pole et sur les côtes d'Algérie-Tunisie navire de l'Etat. Marine.. Voici la liste des commissaires depuis sa création : MM. etc. de Kerde Kérimel 1er novembre février 1880. sur le torpilleur haute mer Aventurier. occupent les locaux dans l'intervalle de leurs tournées à la mer. pour le littoral algérien. au nombre d'une vingtaine. tuits. de militaire. destinée à former des pilotes de la flotte est installée. Fernand Douxami.

258 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE MM. au grand risque de incalculables. a eu l'heureuse idée de le créer pour son et l'entretient en bon état. 20 juin 1886. à 800 mètres de la ville. des baraques se construisent militaire et de la caserne de France. au lieu dit l'Ilot. de l'embouchure de la jetée du port. ces endroits charmants ne se couvrent de petites villas. plein de fraîcheur et d'ombre. sur celle du Château-Vert l'îlot des Chèvres. Quel mélange de couleurs dans ce ravissant paysage. dans un temps quée sur les plans de la commune. Actuellement un chemin prendre un bain imprévu de large y mène facilement. ajoutant à l'ensemble du tableau un coup d'oeil imprévu. existent deux belles plages : la première. dans la direction du Saf-Saf. en effet. sous-commissaire. cette plage est la vogue est pour celle de Douïra. du choix. Une presqu'île termine la plage. propriétaire situées au bord de la mer. Lemoine 23 janvier 1893. En cet endroit. se perd dans le sable du rivage. passe Claude-André Olivier. les baigneurs. le 1er décembre 1902 dans le corps des administrateurs de maritime et maintenu à son poste. qui. Dix ans plus tard. l'Inscription Lucien Faure sur la plage Pendant l'été de 1860. sortant sous des figuiers. peu éloigné. installé des cabines très confortables. à 200 mètres plus loin. et involontaire. Henry Bousquet. Ses travaux sont les premiers exploitation du Saf-Saf. indijalons de la future route du port à l'embouchure Nul doute que. se Aujourd'hui n'ayant que l'embarras et vers portent vers la plage de Stora.depuis l'or des rayons du soleil jusqu'à l'azur des flots calmes du grand lac méditerranéen ! On ne pouvait arriver à ce délicieux endroit qu'après des efforts en sautant de rocher en rocher. plus loin on se repose sous des grottes vraiment curieuses. Jules-Adolphe 14 mai 1895. M. où M. de six mètres . située en dessous de l'hôpital pour servir de cabines de bains. qui semble vouloir devenir un bain très fréquenté. Cest un endroit admirable et pittoresque. c'est un de nos concitodes carrières de pierres yens. la seconde et la plus près de l'enracinement agréable. Paul-Charles Layrle 14 mai 1898. Lesueur a abandonnée. Une source.

dont on aperçoit çà et là. exercées par les eaux de la mer. les renseignements techniques suivants sur notre GÉOGRAPHIE Le port de Philippeville. du Lion. régnent surtout des fonds de sable plus ou moins vaseux. est placée à l'embouchure du Saf-Saf. sauf sur quelques points où de petites plages de sable se sont créées dans les sinuosités du rivage : la plage des Agmès. compris entre la pointe Tasrah. d'où s'extrait un sable de qualité absolument supérieure. des Singes). ainsi. mais les grandes profondeurs n'apparaissent guère qu'au Nord de l'entrée du golfe. Daujon. il présente la forme d'un croissant dont la concavité regarde le Nord. à proximité de la terre et paraissent des lambeaux détachés des falaises voisines à la suite d'érosions successives. jusque vers le fond de ce dernier. les falaises y dominent. sur les versants d'un col qui Philippeville sépare la croupe du Bou-Yala des mamelons du Skikda. Divers îlots rocheux (îles de Srigina. jusqu'à dix ou douze mètres. se trouvent. tout près du rivage. en outre. dont les profondeurs croissent. se dirige à peu près vers le Sud-Est et. Au Nord de ce plateau sous-marin. HYDROGRAPHIE et sur une largeur de 400 mètres environ. La côte. la ligne des fonds de 100 mètres passe à 4 milles au Nord du port et celle des fonds de 200 mètres à 3 milles plus au Nord. de la Macaque. depuis la pointe Tasrah. . extrémité Ouest du golfe. ingénieur en chef des et Chaussées. ou Grande plage. dans ce parcours d'environ 10 kilomètres. et l'anse de Stora. situé par 4° 34 de longitude Est et 36° 50 de latitude Nord (clocher de l'église). ou Esrah. qui sont toutes deux dans cette partie de la côte. Ce golfe. où se trouve une plage fréquentée par les baigneurs. et le cap de Fer. le fond Devant la côte de Philippeville du golfe est fermé par un banc rocheux et inégal. a 17 milles d'ouverture sur 9 milles de profondeur . à partir du bord de la mer.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 259 L'Avant-Port Nous devons Ponts port : à l'obligeance de M. est de formation artificielle et se trouve dans la partie la plus méridionale du golfe du même nom. quelques points saillants.

pendant le reste de la venant du Sud . feu fixe secondes. de jour. varié. on distingue nettement le front Nord de la carrière de Skikda. abrité contre les grandes vagues du large et. de Djebel Bellout (560 mètres). d'une ligne joignant MÉTÉOROLOGIE Pendant de l'Est. pendant l'été. dans l'Ouest. pendant l'hiver.-E.-O. feu fixe blanc. en 1883. De nuit. et quand le baromètre ATTERRAGES est facilité sommets deL'atterrage par le relief de la côte. ceux . par des éclats alternativement bouée lumineuse de la jetée du Nord. le Coudiat Kobercha (564 mètres) aperçoit le Filfila. en 30 roni. les eaux baisse . très rapprochées Ce sont d'abord. elles descendent par montent par les vents de S. MARÉES Les marées sont peu sensibles dans le golfe de Philippeville . le Djebel Goufi. des désastres terribles avaient jeté un triste C'est tout le contraire renom sur le golfe de Philippeville. les vents dominants sont ceux de l'Ouest et. ceux puis. car de nombreux de la mer. Châteaul'hiver. c'est-à-dire même a lieu avec une grande régularité à Philippeville. de Meurn Aïcha (564 mètres) sur le méridien de Collo. Mais il reçoit aussi. sont ceux du Nord et du Nord-Est. et le massif du cap de Fer . il présente un calme relatif pendant que les tempêtes. comprises assuré contre les gros temps de l'hiver. les lames de la pleine mer avec toute leur à de longs intervalles. feu fixe vert . 40 environ au-dessus ou au-dessous du zéro moyen. les sommets de Bougaroni. île Srigina. En général. la brise souffle de terre. Il est heureusement arrivent de cette partie soient très violents. bouée lumineuse de la jetée du Château-Vert. ilôt des Singes. par conséquent. a 1.400 mètres. qui surviennent hauteur et toute leur puissance. même violentes.-O. de 30. l'escadre de la Méditerranée l'îlot de la Macaque au musoir de la jetée de 1. feu blanc. dans certains cas assez rares S'élèvent dans la Méditerranée. entre Collo et Philippeville. de Sidi Ali (548 mètres) surmonté d'un marabout. et le N. à l'Ouest est venue mouiller Cependant. les oscillationsmaxima observées sont de 0m. Ce phénomène journée. elle souffle de mer.260 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE est battue en plein par toutes les aires du vent du largeLa baie de Philippeville aucun mouillage entre le N. et n'offre.186 mètres d'altitude. se distinguent aisément les uns des autres. phare du cap ce Fer. blancs et rouges . 80 environ. A l'Est de Philippeville on le Djebel el Allia (661 mètres). parfois. montagnes. ce qui porte leur amplitude totale maxima à 0m. Bien avant la création du port actuel. Depuis le coucher du soleil jusqu'à neuf heures du matin.-E. fixe rouge . le plus Le golfe est partiellement souvent. Les vents les plus dangereux parce qu'ils rare que les ventsdirectement sur le fond de la baie. dont le point culminant. du Nord. les navigateurs sont guidés par les feux suivants : phare du cap Bougafeu fixe blanc . aujourd'hui. . feu fixe blanc. et quand le baromètre monte. les vents de N.

625 mètres. la passe d'entrée de la darse comprise entre les traverses Nord et Sud a une largeur de 100 mètres par des profondeurs de 12 mètres. Skikda. limité à l'Ouest par la jetée du Château-Vert. qui mesure 440 mètres de long sur 600 mètres de large et qui abrite une surface de 32 hectares environ.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 261 Vert. PORT Le port couvre la longueur de côte qui s'étend entre la pointe de Skikda à l'Est et celle du Château-Vert à l'Ouest. l'arrière à la grande jetée. les fonds atteignent jusqu'à 15 mètres en approchant de la grande jetée. Mais. . Il comprend deux parties : 1° La darse. Dans la darse. Une division de l'escadre composée de trois cuirassés et d'un croiseur peut s'amarrer sur les corps morts. feu fixe rouge. à l'Est. indépendamment des contretorpilleurs et des torpilleurs qui peuvent s'amarrer à quai sans gêner le commerce. Des lanternes vertes et rouges éclairent dans le port l'entrée même de la darse. 2° L'avant-port. La darse est aménagée pour recevoir les navires de guerre du plus fort tonnage. qui mesure 600 mètres dans sa plus grande longueur sur 140 à 380 mètres de largeur et couvre une surface de 19 hectares environ (7 hectares. a 300 mètres de largeur par des fonds de 15 mètres au moins . si l'on considère seulement les fonds de 10 mètres au moins) . La passe de l'avant-port.60 au-dessus du niveau moyen des eaux et offrent une longueur totale de 1. entre l'extrémité de la jetée du Château-Vert et la grande jetée. 45 ares.40 au moins sur le reste de la longueur de ce dernier et le long des quais Est et d'entretien. feu fixe rouge .665 mètres environ. à une deuxième division de s'amarrer dans Les travaux en cours permettront l'avant-port. et sur 150 mètres du quai Sud-Est. des quais offrant des hauteurs d'eau de 5m. longue dé 300 mètres. enracinée à la pointe de Skikda. à l'intérieur de la darse. le long des traverses Nord et Sud. les fonds sont de 6 mètres le long du quai Est de la traverse Sud. Ils sont de 7m. Il est ouvert à l'Ouest et protégé par une jetée longue de 1. QUAIS Les navires trouvent dans l'avant-port. du quai Sud. Les quais sont arasés à lm. 60 à 6 mètres.

VOIES Les voies la Chambre ferrées desservant de voies FERRÉES de Commerce. elle et est composée uniquement d'enro- La jetée présente chements ou du Château-Vert. La construction entre les Ingénieurs. a été finie en 1882. d'ailleurs. c'est sur ces bases. de Nord-Est. les quais ont été établies entièrement aux frais de Les travaux ont commencé en 1882. sur un massif d'enrochements. en eau . à l'aide des détritus de la carrière de Skikda. fut qu'elle de 225 mètres et. les Ingénieurs l'amener au point où elle est aujourlieu à une lutte opiniâtre et celle-ci à la de cet important qui s'efforçaient soulevée par les restée aux a donné ouvrage de le maintenir gros temps qui. Ouest Les quais ont été commencés en 1881.400 mètres construite de 1860 à 1884 par démontra vite L'expérience la prolongèrent d'hui. une longueur de 400 mètres naturels. fondés sur quatre assises de blocs artificiels de 10 mètres cubes superposés et reposant. furieusement encore le plus important l'ouvrage qu'ait ne devait. LA GRANDE DARSE 1900. JETEE nécessité la port n'avoir que 1.700 mètres APPROFONDISSEMENT Ces travaux ont duré de 1887 à 1895. de 1891 à 1897. une conduite alimentant les quais et les terre-pleins du port a été établie en 1891. 4. la mer. des fonds de 15 à 20 mètres. son insuffisance pour premières. TRAVAUX Sur l'initiation DIVERS donner satisfacdouce de navigation et pour prise par les Compagnies tion aux nombreux travailleurs des quais. qui constitue de Philippeville. environ deux volulaquelle produit mes (apparents) de détritus pour un volume (plein) de blocs ou moellons. AMÉNAGEMENT DES TERRE-PLEINS Les terre-pleins ont été exécutés au fur et à mesure de l'avancement des travaux. à 6 mètres au-dessous de la mer. s'acharnait contre La victoire contre est enfin laquelle les mers JETÉE et le port est maintenant doté d'une Ingénieurs les plus démontées lutter sans espoir de peuvent DU CHATEAU-VERT commencée environ QUAIS en 1877. détruire.262 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE DESCRIPTION TECHNIQUE GRANDE La grande création du jetée. les prévisions suivant de longueur . défense succès. au 31 décembre étaient livrées DE à l'exploitation.

Indemnités diverses TOTAL Si l'on ajoute à ces chiffres : 1900 (prolongeIe Les travaux autorisés par la loi du 24 juillet d'une nouconstruction ment de la jetée du Château-Vert.679 24. DÉCISIONS LES PLUS IMPORTANTES Des coffres Les travaux publique millions. Lescat et Peccadeau. La deuxième fut adjugée le 18 février 1867 à M. pour dérochements 19. La dépense totale autorisée. Castor. enfin diverses majorèrent décisions ultérieures sont venues encore augmenter ce dernier chiffre. Castor.052 08 42 92 40 16 98 45 51 00 92 06 37 35 en dehors des quais dont Dépenses régielles.033.800. sur le vu d'un entreprise 3. des travaux supplémentaires projet atteignant s'y agrégèrent successes substitués.000 fr. des quais et des terre-pleins est assuré par des réverbères à gaz deL'éclairage puis 1895.129. qui était fixée à 12 millions par le décret de 1860.052 35 .852 1. élevée à 13 millions fut successivement par décision du 22 décembre 1876 et à 16.000 fr.352. ou l'accostage des pour permettre l'appareillage navires.826.139 609.598 20.000 fr.. Ces travaux ont été exécutés par deux entreprises : 1861 à MM. DÉPENSES FAITES On peut estimer comme suit les dépenses faites : pour la création du port de Philippeville Jetée Nord — du Château-Vert Traverse Sud Nord ceux des traverses) et dérochements à la date du 31 décembre 1900 Terre-pleins Quais (non compris Voies ferrées Approfondissements •Conduite d'eau 12. 01..500. fut réglée à la somme La première. de construction du port de Philippeville ont été déclarés d'utilité s'èlevant à 12 par décret du 28 juillet 1860. qui achevèrent le port.070. qui autorisèrent le prolongement encore le chiffre des dépenses autorisées de 2. Godbarge.743 203.173 603. par décision du 17 décembre 1878. s'èlevant à 3 millions.018.790 282. Les décisions des 25 janvier et 23 de la grande jetée sur 225 mètres. A reporter 20.HISTOIRE DE PHIL1PPEVILLE 263 sur blocs-ancres en maçonnerie ont été établis tant dans d'amarrage la darse que dans l'avant-port.352.085 158. avril 1890.933. sivement dans la suite et c'est en définitive M. Hersent et Lesueur (25 janvier 1875). sur le vu d'un avant-projet.547 fr.000 fr.000 DÉPENSES à l'entreprise 122. adjugée le 20 février sur le vu d'un premier projet partiel de 2.710 1. ou plutôt MM.223 415.766 2 958.

chaque année. à l'intérieur darse. 2° L'avant-port. 26. Dans la darse.264 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Report velle traverse Nord. hangars. 70 sur une longueur totale de 1. La longueur des quais réservée aux opérations commerciales est de 1. c'est-à-dire au double de la dépense primitivement prévue. à l'Est. ils sont au moins de 7m40 sur le reste de la longueur de ce dernier et le long du quai Est et du quai d'entretien. bout à quai le long de la grande jetée.847.60 à 6 mètres. une division de l'escadre de la Méditerranée comprenant au moins trois grands cuirassés. longue de 1. et couvrant une surface de 19 hectares environ (7 hectares 45 si l'on considère seulement les fonds de 10 mètres au moins) .236 fr. au 1er janvier La Chambre de Commerce a participé aux dépenses antérieures 1901 pour 3. de la jetée du Château-Vert comprise entre l'extrémité et la grande jetée.000. dérochements de l'avant-port. du quai Sud et sur 150 mètres du quai Sud-Est. mesurant 440 mètres de long sur 600 mètres de large et couvrant une surface de 32 hectares environ. a une largeur de 100 mètres et offre des profondeurs de 12. etc.000 00 245. les fonds sont de 6 mètres le long du quai Est de la traverse Sud. Le quai de la traverse Nord est réservé aux torpilleurs et le quai d'entretien au service des Ponts et Chaussées. outillage.484. QUAIS Les navires trouvent dans l'avant-port. même de la Mais. le long des traverses Nord et Sud. aménagement des terre-pleins. les fonds atteignent jusqu'à 15 mètres en approchant de la grande jetée. .352 .000 00 250. limité à l'Ouest par la jetée du Château-Vert.393m. comprise entre les travaux Nord et Sud. des quais offrant des hauteurs d'eau de 5m.) 2° La dépense prévue pour la réfection du quai Est des travaux en cours sur la grande jetée pour 3° Le montant réparer les dégâts causés par la tempête de janvier 1900 (entreprise Gillot) On arrive à un total de 20. Les lois et décrets des 17 décembre 1875. 052 35 2.70. Celle-ci voit. est de 300 mètres environ. 3 février 1890 et 23 février 1892 l'ont d'ailleurs autorisée à percevoir les droits de tonnage ou de péage nécessaires au paiement des annuités des emprunts qu'elle a dû contracter. la passe d'entrée de la darse.664m. ÉTAT L'espace abrité deux parties : par la grande ACTUEL jetée. s'y amarrer. par des fonds de 15 mètres au moins . mesurant 600 mètres dans sa plus grande longueur. Les plus grands navires peuvent évoluer facilement dans l'avant-port et dans la darse. sur 180 à 380 mètres de largeur. est composée de 1° La darse. mètres.052 35 Soit à 23 millions. La passe de l'avant-port.625 mètres. soit pour 17 % environ.000 00 22.

Il y eut. Quand les navires ne peuvent faire leurs opérations avec les moyens du bord. ils ont recours actuellement aux entreprises d'acconage. Depuis derrière la grande jetée. le cas échéant. . de 115 mètres de long sur une profondeur Ouest de l'avant-port moyenne de 18 mètres. s'amarre près de la traverse Nord. fête à Philippeville. 1845 correspondance que parut pour la première fois devant Stora un vapeur dn commerce affecté à la L'Elbe. à cette occasion. tous à Stora. correspondance. de MarLe service nouveau fut tout d'abord assuré par la Cie Bazin et Périer. à ses frégates une ligne de de 1845. Le Chéliff. INSTALLATIONS POUR LA PÊCHE au port de Philippeville et est attaché DIVERSES à la Marine Sur la traverse Nord sont installés des établissements appartenant de guerre et pouvant.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 265 TERRE-PLEINS Les terre-pleins savoir : ont une surface totale de 26 hectares 69 ares 87 centiares. La Marine de guerre possède de même sur les terre-pleins un parc à charbon. Enfin le service du port possède un bureau (santé) et le service des douanes un bâtiment servant de bureau et de corps de garde. au commencement confiée à des vapeurs du commerce et ce fut le 11 janvier. mais la Chambre de Commerce s'en préoccupe et a les ressources nécessaires pour les installer. Le trajet de Stora à Marseille se faisait alors en 55 ou 60 heures. INSTALLATIONS Un bateau garde-pêche. pontons-bigues disposent porter chacun de 20 à 50 tonnes et de deux OUVRAGES ACCESSOIRES Il n'existe pas de forme de radoub . le service de transports de Stora à Marseille. 1838. Le service sanitaire d'un parc à bestiaux de 1 hecdispose sur les terre-pleins tare 20 ares. au nombre de trois et qui de 16 chalands pouvant de 12 à 15 tonnes. SERVICES RÉGULIERS DE VOYAGEURS ET DE MARCHANDISES de 1864. être utilisés pour une station de torpilleurs. muni de tous les aménagements nécessaires. Autour de la darse Au Sud de l'avant-port 21 hectares — 4 OUTILLAGE 91 ares 79 centiares — 78 — 08 Le port n'est pas encore doté d'outillage public. l'Etat adjoignait mais. les navires mouillaient les petits navires purent venir s'abriter derrière la jetée de la petite darse provisoire de l'entreprise et y effectuer leurs opérations sur le bord des quais. fut d'abord assuré par la Marine militaire et vice-versà. ni de hangars . Au commencement Jusqu'en 1864. on a seulement construit dans l'angle Sudun talus de halage. 35 . tous les navires mouillent des dépêches et des voyageurs Après la conquête. 1872.

Le 4 novembre 1890. La Cie Générale Transatlantique. Cie Prosper Durand. la Cie Prosper Durand.. même par ces vents.-N. plus connue sous le nom de Cic de Navigation mixte ou Cie Touache.. d'éviter le port et d'aller mouiller dans le N. la Cie Caillol et en 1892. en cas de mer N.-E. la Cie Schiaffino. Jobez. en 1874. La Cie Touache fait des services réguliers entre Marseille et Philippeville depuis 1852. avec . le 10 juillet 1891. une division navale de 4 cuirassés vient mouiller dans le port et depuis il en est généralement de même chaque année. le Ministre de la Marine demandait-il . diverses compagnies à services réguliers prirent successivement naissance. La Cie des Services maritimes des Messageries Impériales. la Cie Franco-Tunisienne. parallèlement postal. avec RENSEIGNEMENTS 4 départs hebdomadaires. en 1874 également. Les opérations des navires se font bord à quai.. Mathieu. l'entrée était indiquée comme fort présente Philippeville dangereuse et il était conseillé aux navires.266 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE seille. s'il y a lieu. la Ligne Péninsulaire et Algérienne. Mais. En 1865 apparut la Cie Générale des Transports maritimes à vapeur . Le service côtier a été assuré par les frégates de l'Etat jusqu'en 1867 . L'entrée du port est des plus faciles et fait de ce dernier un excellent refuge. Saint-Pierre. à son collègue Aussi. avec Ci0 Touache. à 153.000 tonnes en 1899. Touache et Cie. du 1ermai 1853 au 1erjanvier 1855. Les compagnies de navigation fréquentant actuellement d'une façon régulière sont les suivantes : le port de Philippeville Cie Générale Transatlantique. Assurèrent ensuite successivement le service : La Cie Impériale des Messageries maritimes. la Cie des bateaux à vapeur du Nord . Jobez. en 1899. à partir de 1870 ..-O.. à Stora. avec Société Glede Transports maritimes. Ces indications pessimistes ont été bien démenties par la suite.. en 1901. avec Cied'Hauteville. après avoir doublé le musoir de la jetée. mais il est descendu. devenue ensuite la Cied'Hauteville. puis par la Société Arnaud. Les navires à vapeur y entrent sans grande peine. aux compagnies faisant le service Il faut signaler d'ailleurs que.-E. ils trouvent derrière celle-ci un abri suffisant pour attendre des secours. — 1 — 3 — 4 — 2 — 2 GÉNÉRAUX Le mouvement commercial du port de Philippeville a atteint 220. Mathieu et Cie.000 tonnes. la Cie côtière Achaque fils . La Cie Valéry. devenue plus tard la CieHâvraise-Péninsulaire . en 1900. à partir de 1880. Les voiliers ne rencontrent quelque difficulté que par les vents du N. avec Cie Achaque fils. en 1894. lesquels sont d'ailleurs fort rares. en 1880. à partir du 1erjanvier 1855. Les instructions nautiques de 1872 sur les côtes d'Algérie avaient cependant comme détestable. en se lançant dans le vent. les compagnies concessionnaires qui précèdent l'assurèrent ensuite.

être fermé davantage et déroché jusqu'à (— 10 de son étendue. Le décret FILETS Par filets fixes on comprend poids ou de piquets et qui. ayant chaà Philippeville 150 mètres et une valeur de 250 fr. à 200 mètres. 2° filets flottants. Par terre. le long cours y entre pour une proportion infime. rentrent Le sardinal est un filet droit fait en tel assemblées gueur chacune. ries : 1° filets fixes. désert et est limitée à l'Est au méridien elle va jusqu'au d'Aïn-Beïda . de Sétif. divisent les filets même mois. lignes. coûtant en moyenne va en croissant de ses ou rets volant est un filet dont la retombée Le lamparo de à son milieu. Il existe cun une longueur moyenne de FIXES et celui en trois du 5 du catégo- ceux qui sont fixés au bord de l'eau au moyen de leur position fois en place. lequel dépasse le plus souvent un kilomètre. spécial au quartier 3° filets traînants. Ces ouvrages ont été exécutés et. mais.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 267 des Travaux d'y faciliter duns le but l'avant-port. que les pêcheurs prennent 1894 qui réglemente la pêche en Algérie du 2 juillet de Philippeville. pêche est faite avec le filet « boeuf » et la petite avec les autres genres de filets et aussi avec casiers. que le développement à celui de la partie lestée. etc. ou lés de ce genre. où elle atteint de 15 à 20 mètres. munie de flotteurs. conservent jusqu'au 33 engins de cette sorte. c'est à l'aide de filets la très grande majorité des poissons. desservie par le port de Philippeville. Le pavillon seul couvre les français des bâtiments et conserve la même proportion 95 centièmes dans le tonnage de jauge. Ce filet a une longueur de 180 d'une quantité déterminée 40 engins de cette espèce. La grande Dans la baie de Philippeville. 100 fr. la région naturelle réserve faite s'étend principalement au Sud du parallèle de Constantine. une moment de la relève. Dans ce type de filets en raison de diverses pièces de 120 à 130 mètres de londe la largeur suivant nombre qu'il convient Il y a ici 645 pièces l'espace à barrer. Il existe à Philippeville façon FILETS Le décret du 5 juillet 1894 divise TRAÎNANTS ces filets en deux séries : la première série . au méridien PÊCHE on pratique la grande et la petite pêches. de la région l'avoisinant. environ. en réalité. FLOTTANTS FILETS Ces filets sont ainsi nommés de la mer et qu'ils supérieures le sardinal et le lamparo. mètres) sur une partie PRINCIPALES Le mouvement divers travaux dans le port de Philippeville en vue publics d'étudier le séjour des bâtiments de guerre. et qui est construit extrémités telle soit supérieur de la longueur. de ce qu'on les immerge dans les couches ne touchent jamais le fond. en effet.. COMMERCIALES PAR MER ET PAR TERRE RELATIONS commercial du port se fait presque tout au cabotage . à l'Ouest. de permettre à une seconde division de l'escadre de stationner dans celui-ci va. chaque. palangres.

large que profonde. thon. valant 150 fr. La valeur des premières est de 500 fr. allache (ou alose finte). bonite. sur le flanc du Filfila. saurel. araignées de mer. pageau.000 fr. maquereau. ce qui donne pour le filet déployé une longueur totale de 45 mètres environ. Les bateaux affectés à cette pêche jaugent 30 tonneaux en moyenne et valent de 6 à 7. composé. haricots de mer. capelan. crevettes (ou chevrettes). accompagnée de deux ailes symétriques de 20 mètres environ de longueur chacune. ange. on trouve les crabes. brochet. . sont immédiatement ramenés à la surface (tartanon ou tartanelle). Le boeuf est un filet composé d'une poche de 10 mètres de long et de 4 à 5 mètres d'ouverture. l'usage du filet boeuf est défendu du 1er juin au 31 août et ces filets ne peuvent jamais être utilisés en dedans d'un alignement allant de l'île de Srigina à la maison Cabaroc. auquel elles sont reliées par des câbles de 3 à 400 mètres de long . de 1. celle des coquillages et des crustacés est seule interdite du 1eroctobre au 30 novembre inclus. à la remorque d'un ou de plusieurs bateaux (filets boeufs) . roussette. pagre. oblade. goujon. rascasse (ou scorpène). rouget (ou surmulet). vieille. La loi du 1er mars 1888 a interdit au pavillon étranger la pêche dans les eaux soit à moins de 3 milles du rivage. de jour et de nuit . De plus. requin. avec les câbles de traction. Il existe ici 5 couples de bateaux montés par 150 pêcheurs.200 fr.000 à 1. anchois. aiguille. sole. chien de mer. Ils ne peuvent être employés qu'à partir des fonds de 40 mètres et en tirant vers le large. Les ailes de ce filet sont traînées chacune par un bateau à voiles. oursins et tortues de mer . turbot. sauclet (ou prêtre). sargue. poulpes (ou pieuvres). sardine. merlan. territoriales. muge (ou mulet). et celle des autres de 200 fr. ombrine. marbré. les clovisses. sèches et huîtres. vive (ou araignée). comme mollusques. coulés au fond. d'une poche et de deux ailes. langoustes. La bouliche ou senne est un filet du même genre que le tartanon. arapèdes. L'usage de la bouliche et du tartanon est interdit du 1ermars au 31 mai inclus. daurade. Comme crustacés. saupe (ou juif). mais de bien plus grandes dimensions. sparaillon. dans la deuxième rentrent ceux qui sont halés à bras sur le rivage du large vers la terre (boùliche) et ceux qui. Il y a à Philippeville 4 grandes sennes de 200 mètres de longueur chacune et 19 petites sennes de 120 mètres.268 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE comprend ceux qui sont traînés au fond. Il existe à Philippeville l'un. saintpierre et calmar (ou encornet). en moyenne. cigales. moustelle. la partie lestée laboure le fond et le dévaste. pilamide. bogue. méro (ou mérou). l'un. PRODUITS DE LA PÊCHE Les principales espèces de poissons que l'on rencontre dans le golfe de Philippeville sont les suivantes : Bar (ou loup). environ. munis de 25 filets. serre. anguille. mais ici la poche est plus 25 filets de ce genre. Chacun de ceux-ci vaut. moules. congre. murène. Le tartanon ou tartanelle est un filet de 50 à 60 mètres de longueur environ. raie. grondin. ÉPOQUES DES DIVERSES PÊCHES La pèche de tous les poissons de mer est permise en tout temps. comme le boeuf.

Une étuve à désinfecter. Un vétérinaire de la localité procède à la visite du bétail avant son embarquement. Salva. M. il est assisté par le capitaine et les maîtres du port. Un bateau à vapeur. SERVICE SANITAIRE Ce service est dirigé par un docteur en médecine. Pelletreau. le plus sûr Si notre port est l'un des plus beaux et certainement comme c'est grâce à des hommes de tous les ports algériens. qui est directeur de la santé . POLICE Le service et 2 maîtres ET EXPLOITATION COMMERCIALE comprend : 1 capitaine commerciale spécial de police et d'exploitation de port . sur le port de Daujon. et fonctionne existe au port de Philippeville régulièrement. Il comprend : ET POLICE DE LA PÊCHE est le siège de la résidence d'un commissaire de la Marine. existe au bureau de la santé. MM. Ingénieur Elle est si intéressante et si bien documentée que nous Philippeville. sous ses ordres. exerce les fonctions de commissaire de l'Inscription Le Chéliff. assure. Daujon et ses prédécesseurs: Ribaucour et Imbert. PILOTAGE Le service 1 chef pilote. Il est juste de le constater ici. dont l'Ingénieur est président. Nous n'avons fait que résumer la remarquable notice de M. 1 chef canotier et 2 canotiers. Gay. mais le cadre de notre aurions voulu la reproduire in-extenso. volume . Auguste en chef des Ponts et Chaussées. ne nous le permettrait pas . de la pêche. qui Philippeville maritime.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 269 PERSONNEL AFFECTÉ A L'EXPLOITATION DU PORT ET AUX TRAVAUX TRAVAUX est le siège de la résidence de l'Ingénieur en chef de la circonsPhilippeville de Philippeville et du service maritime et de l'Ingénieur ordinaire de cet cription arrondissement et du service maritime. nous le regrettons fort. la surveillance SURVEILLANCE DES BATEAUX A VAPEUR en chef Une commission de surveillance des bateaux à vapeur. du pilotage est organisé 3 pilotes et 8 canotiers. système Geneste-Herscher. INSCRIPTION MARITIME ici depuis le 1er juillet 1875.

.

1869-1873. employé. ordinaire. 1873-1874. employé... 1er janvier 1901. 1876-1885. 1858. ingénieur. De Larras. régisseur-comptable. génieur. Martin Beltçaguy. MM. piqueur. ingénieur conducteur.. 1er juin 1886-13 septembre 1893. MM. 1849-1852. 1893-1er octobre 1900. 1857. Félix Podestal. Gillet. De Castelet. 1849.. conducteur. 1885-1886.. 1852-1867. Liste des Ingénieurs aujourd'hui sous-in- en Chef 1849. piqueur. 1874-1875. 1867-1869. Capelle Coumes Regnault Lonclas Bernard Lebiez Neveu-Derotrie Gay Salva Pelletreau Albert Imbert Auguste Daujon Ribaucour de Lannoy de Bissy.XXXI PONTS ET CHAUSSEES Nous avons rencontré des Ponts fonctionnaires 1842. nos recherches et Chaussées : dans quelques noms de Joseph Béchaux. . 1875-1876.. Bonnet. 1864. Fesq. Adolphe Lionnet. 1844. lernovem.

Ribaucour. dont la science a assuré la construction de notre port. survenue le 13 septembre 1893. . les Académies des Sciences de la France et de presque toute l'Europe levèrent leur séance en signe de deuil. L'un d'eux.272 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE La population de Philippeville doit avoir une grande reconnaissance et pour ces hommes d'élite. A la nouvelle de sa mort. M. fut un l'agrandissement des plus grands mathématiciens et géomètres de notre époque.

l'Inspecteur vaisseau en retraite. les renseignements si On a lu. lieutenant de Le Conseil. pour que l'emploi du filet « boeuf » ne soit autorisé que du lever au coucher du soleil. 36 . émet l'avis que le filet dit « lamparo » peut être maintenu. en date du 8 septembre 1896. vers la fin du chapitre XXX. en intéressants contenus dans la savante notice de M. dans sa réunion du 19 mars 1890. en attendant une nouvelle réglementation de la pêche sur nos côtes. l'Ingénieur chef Daujon. Autre voeu.XXXII PECHES MARITIMES En 1865. mais à la condition que des mesures énergiques seront prises pour que la pêche avec ce filet ne puisse se faire à moins d'un mille du rivage et qu'il ne soit pas tiré à terre. Emeric. des pêches est M.

.

la surveillance des plages. une femme âgée qui allait infailliblement périr. envahie par un incendie. 1er décembre 1887 . une rétribution anLa Société des Sauveteurs assure. 13 février 1897. sauve un militaire du 3e bataillon qui d'Afrique. Marius gent). Bertrand. 12 mars 1890 . Lalliermonet. de la barque de sauvetage et des cordages. 26 déKayser (médaille cembre 1890. s'était jeté à la mer. Hilaire Lalliermonet (médaille d'ar30 juin 1888 . Ses présidents ont été : MM. Le 25 avril . en cas d'accident. le citoyen Domingue. moyennant nuelle de 30 francs. Ponticelli et Vives. Louis Castellotti. pour toutes les troupes de la garnison pendant la saison des bains. Castellotti. bouées. président . Le 7 juillet 1849. sous l'égide de la Société des Chevaliers-Sauveteurs de Nice. étant ivre. par MM. d'or). Martin Beltçaguy (médaille d'argent). Elle prospéra rapidement et rendit de très grands services. descend par une fenêtre de la maison Gastardi. Jules Pottier.XXXIII SOCIÉTÉ DE SAUVETAGE. ceintures Elle compte 31 membres participants ou honoraires. chaouch de la Mairie. 18 janvier 1893. la fusion des deux Sociétés a lieu le 18 mars 1898. le sieur Ali ben Ismail. SPORT NAUTIQUE chef 1848. Dr Alfred Garnier. Une Société de Sauveteurs est créée dans notre ville le 1er décembre 1887. Une autre Société de Sauveteurs ayant été créée sous le nom de « Sauveteurs de l'Espérance ». rue de Constantine. à 6 heures du soir. ainsi composé : Son bureau d'administration est actuellement MM. Jules Pottier. des portefaix. y compris la fourniture et autres appareils. Nicolas Spadaro et Joseph Vives.

âgé de 10 ans. de que l'escadre de la Méditerranée nous fait le plaisir et l'honneur mouiller dans notre superbe rade. ce vaillant. Gaston ville. tombé dans un puits sauvetage de l'enfant Conradi. 8 décembre 1858. le 8 août 1889 : Je dois citer encore un seul nom : c'est Pierson. maison Cohen. dans toute l'acception bienfaisant. et toutes les fois jour de la Fête Nationale. Constant Armérigo. a été autorisé par arrêté préfectoral du 12 janvier 1890. situé dans le terrain vague où est actuellement édifiée la n° 42. Penthièvre. chargé de la création des villages de Mondovi et la Robertsau. En 1892. Thiriet était titulaire de deux médailles accordées d'argent dans les circonstances suivantes : 17 août 1857. rue Nationale. Le Sport nautique fondé le 24 juin 1889. Il a pour objet de développer parmi les amateurs le goût des choses de la mer et de la de plaisance. Extrait d'une poésie lue au banquet des Sauveteurs. son activité et sa grande connaissance des choses au service de la colonisation. est venu consciencieux notre ville en 1848. dont le plan et l'exécution sont dus à M. il fait construire pour le collège et pour l'école laïque deux jolies yoles. Dont la mort jette une ombre au jour de notre fête ! M. Thiriet qui ne fit jamais appel en vain à son expérience. Pierson. Retraité en 1873.-N. . Cet ami. personne est décédé dans notre ville de Philippeville. . comme géomètre de l'État. elles ont lieu généralement le 14 juillet. il aux premiers Philippeville temps de la fondation fut. Louis Bertrand. secrétaire . s'établir dans et un homme le 28 mars 1894. navigation La société organise des régates très appréciées . M. sauvetage d'une qui s'était jetée à la mer à 10 heures du soir . le S. Venu à de notre cité. M. Louis Maître. il mit. à ras du sol.-P. ce travailleur honnête. débarqué à Alger en 1842. Robertville. Il fut un entrepreneur du mot. organise le canotage scolaire.276 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE vice-présidents trésorier. jusqu'à ses derniers jours.

Haugade. Eugène Léon Auméran. administrateurs.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 277 Le S. Roze-Joannis. Magnière. adjoint . Prévalet. est le suivant actifs ses élu le 29 novembre président. Sylvestre Alphonse : Hippolyte Jean-Baptiste Barbagelata. Charles vice-président. Abella. ou honoraires. trésorier. se compose de 125 membres sont au nombre de 45 à voile de la Société.-N. embarcations Le bureau MM. et 16 à l'aviron. . Salvator Ripoll.-P. du matériel. Alphonse Colozzi. secrétaireconservateur Cottard. Félix Luigi. secrétaire. 1902.

.

Le brick français L'Accéléré fut la première victime arrachée de ses amarres . Le 21 janvier. mais les navires tinrent bon. mais encore par une brusque commotion de ces contrées que nous cachent les profondeurs des mers. le vent. ainsi allégée et de ses chefs et assujettie.XXXIV NAUFRAGES. fatiguée par trois jours d'ouragan. La Marne.. elle avait désagréé ses voiles. 29 navires de commerce. Ce fut un de ces rares ouragans. La Marne. Tous les yeux étaient fixés sur Stora. Désastreuse inspiration !. CALAMITÉS PUBLIQUES Extrait de l'Histoire de Philippeville par Charles Féraud : Le premier mois de l'année 1841 fut marqué par un désastre. n'avait qu'une population civile et militaire. suscitée par ces tourmentes. et par sa masse et par l'intrépidité de son équipage. de tous les points. simple balancelle. soufflait irrégulièrement surpris au large cherchaient un refuge dans les ports. les flots s'agitèrent en tourbillons . toutes les tempêtes.. comme elle les eût faites pour le combat . s'éleva . qui laissera d'ineffaçables souvenirs dans le coeur de ceux qui en ont été témoins. se jetèrent à terre. Quelques équipages. ne fut différent de ce que l'on avait vu jusqu'alors et de ce qu'on a remarqué depuis. amenée par les vents du Nord-Est. défier longtemps. ou gagnèrent La Marne. à la houle succédèrent des vagues furieuses. C'était un temps d'hiver sombre et pluvieux . et que l'on croit causés non seulement par le déchaînement de toutes les tempêtes. Une houle saccadée et lourde. envahit le port et fatigue les bâtiments. et le stationnaire L'Arrach. Bientôt des rafales impétueuses se précipitèrent de tous les points du compas et la mer. corvette de charge. EPIDEMIES. En effet. calé ses mâts. il fut jeté sur la plage de Stora . son équipage se sauva. hélas ! l'habileté et le courage ne purent longtemps la maintenir contre le déchaînement des ouragans du ciel et des fureurs de la mer ! En ce moment Philippeville. dans les rares accalmies de ces deux jours. après avoir assuré la conservation de leurs câbles et mouillé toutes leurs ancres. étaient mouillés sur la rade de Stora. Un autre brick français. et ce qu'ils y . avait pris ses dispositions contre l'orage. qui leur paraissait un sûr refuge. mis à la mer toutes ses ancres. Les navires depuis plusieurs jours. La tempête s'exerça les 23 et 24 sans se lasser. à six heures du soir. rien. dont la violence est inexprimable. et semblait devoir. L'Adolphe se perdit à une heure du matin. seule âme et qu'un regard. dans l'atmosphère. dans les désastres qui marquèrent d'une date de deuil la fin de janvier 1841. Mais. dans la journée.

. Cependant on voulut tenter l'impossible :les plus intrépides se mirent à descendre. fixés dans le sable. Il était midi : de Philippeville golfe. D'autres enfin. va se jeter sur le débarcadère suspendu de Philippeville. étranges et terribles que fussent ces spectacles. courait sur la route de Stora. Le navire. poussé au point de la plage où des rochers et des pentes abruptes rendaient l'échouement plus dangereux et les secours plus difficiles. généreusement dépouillée pour fournir des cordages aux autres navires menacés. à la pluie pénétrante. à celui de ses marins. le stationnaire reparut deux fois et se conserva entre deux eaux. et. d'autres marins de toutes nations étaient venus s'abriter sous le drapeau militaire de la France. ne formait qu'un immense brisant. De ce nombre fut le trois mâts russe La Contenance. mais là. et. On savait que les autres navires étaient presque tous vides de leurs équipages . La Marne chassait. seul moyen de salut . présentait un instant au jour sa noire carêne . Trois ou quatre. mais La Marne s'était. en s'accrochant aux broussailles. sur le pont de La Marne incessamment battu par les lames. semblaient dévoués à une mort certaine. ces moyens manquaient à son salut. que maintenaient leurs câbles. dans le moment. d'ordinaire si paisible.et tentèrent de s'emparer des bouées de sauvetage auxquelles étaient attachés les grelins destinés à établir un va-et-vient. Un brick fut lancé perpendiculairement dans les airs. épuisés par une lutte sans trêve contre les éléments. coulèrent à leur poste. L'artillerie apportèrent leurs cordes. ce coin de d'un terrible pressentiment. rien ne pouvant fournir un point d'attache plus sûr. entraîné en dehors de ce tourbillon. aux ronces. poussé par de violents assauts. par une déplorable fatalité. de braves marins. les lames. Ce qu'il fallait d'énergie pour maintenir ce câble est incroyable . Un brick-goëlette français. la veille. aux rochers. L'Emilie. un navire soulevé par les flots montrait au milieu du ciel gris sa mâture effilée et la vague suivante. C'était un appel dans le suprême danger.280 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE puisaient d'épouvante est impossible à dire . ayant chassé sur leurs ancres. n'était plus qu'à cent mètres du rivage et chaque et le génie impulsion pouvait le mettre en pièces sur les rochers. traînant au fond de la mer ses ancres puissantes devenues inutiles. Mille bras s'y attachèrent pour le retenir et s'y raidirent pendant deux heures. le navire se trouvait irrésistiblement. roulés sur eux-mêmes. tous les coeurs aussi étaient saisis à Stora. De moment en moment. et. ou du moins. fidèles à leur poste. ils ne pouvaient distraire du drame bien autrement navrant dont La Marne devenait le théâtre. traverse en quelques minutes le fond de la battu lui-même par rade. et retombant sur l'arrière. Confondus parmi eux. se désespérait dans son impuissance et semblait venir assister seulement à l'agonie d'une foule de braves gens. un câble joignit enfin la corvette au rivage. le roulant dans son écume. Une foule anxieuse. d'efforts et d'héroïsme. d'autres. étaient transportés entiers et debout sur le seuil des maisons de Stora. insensible au vent glacial. Hélas ! ce drapeau n'était plus qu'un signal de détresse ! A midi. et ce choc brise tout ! Quelque grandioses. un coup de canon s'était mêlé aux bruits lugubres de la mer et du ciel. jaugeant 266 tonneaux. après deux heures d'angoisses. Le danger cependant devenait pressant. dont le pied était battu par les flots. s'abîma sans qu'on en vit les débris. furent brisés les uns contre les autres et vinrent pièce à pièce au rivage. par un jeu du hasard. Deux fois plongé au fond de la mer. la pente du côteau. et la vague les y laissait immobiles.

Hélas ! de ceux qui se hasardaient à user de ce dangereux moyen de salut. affaiblis par les privations et les souffrances. Gaétan Picon. balaye son pont et la brise en trois parties. mais comme si elle eût revendiqué des victimes marquées. D'autres crispaient leurs membres autour de la corde et s'y arrêtaient un instant . Le Gouvernement lui accorda une médaille d'honnenr en or. D'énergiques soldats. après de suprêmes efforts. et ce sauvetage réussit : une quarantaine d'hommes gagnent la terre. sans entraînement. on put voir un marin passer avec adresse et sang-froid au-dessus de l'un de ses camarades arrêté par la fatigue au milieu du câble. et vingt fois les secousses renversèrent et entraînèrent les hommes les plus robustes. le mettre en sûreté. l'abandonnaient tout-à-coup et tombaient dans le gouffre qui. Aussitôt M. ébranlée par les secousses qui battent la coque et parfois la soulèvent pour la laisser tomber avec de lourds craquements. Le beaupré. le commandant de La Marne. demeurés inconnus pour la plupart. avec un coup d'oeil assuré. Gathier. resté seul auprès du capitaine. Un instant. du retrait instantantané de la lame. Gathier. mais parvenus cependant. atteint le rivage où l'avait précédé son matelot. se multipliaient et grandissaient avec les dangers. impuissante barrière. jusqu'au milieu du câble sauveur. aux yeux de tous. Généreux martyrs. sur les planches brisées qui avaient été son navire. d'ailleurs. en la rapprochant du rivage. tournoyant sur eux. une lame dévorante s'abat sur le corps désemparé de La Marne. La pente du côteau était si rapide que les pieds y trouvaient à peine un appui. Mais trop tôt. Parfois ces malheureux. en effet. après chaque distance gagnée par lui-même. les broyait parmi les débris.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 281 cinq cents hommes s'y relayèrent tour à tour. plonge au milieu des lames et s'approche du rivage par l'une de ses extrémités. M. le traînant après lui. Les traits d'héroïsme. car il s'en allait pièce à pièce sous leurs pieds. tourné hélas ! vers la mer. l'artimon disparait. et. qu'il avait fait son devoir jusqu'au bout. dénouant leur étreinte. les entraînait. le supplier de se confier à lui et le capitaine refusa. Et quand il fut bien constaté. mais ce sauvetage ne pouvait suffire aux deux cents malheureux entassés sur le pont et attachés aux manoeuvres du navire. sur l'un de ces débris. couvert d'hommes attachés à ses échelles. combien peu arrivaient jusqu'aux bras qui leur étaient avidement tendus. Cette corde tendue au-dessus des flots était le pont étroit et mobile qui conduisait de la mort à la vie . profitant. chancelle et s'abat. les naufragés s'en approchaient sans confusion. Un de ceux qui firent preuve du plus grand courage est M. de courageux citoyens se jetaient au-devant des naufragés que les flots poussaient à la plage parmi les débris meurtriers et les arrachaient à l'agonie. en restant. Plusieurs de ces hommes dévoués furent entraînés et ne reparurent pas. un matelot. C'est ainsi qu'un à un les hommes de La Marne furent disputés à la mort . la mer s'élevait jusqu'à eux. donne l'ordre de profiter de ce moyen de salut. le dernier. et. en intimant à cet homme dévoué de songer seulement à lui-même. tandis qu'il est retenu par l'autre à la corvette. l'on vit. l'ordre survivait au désastre. Dans ces moments où une seconde gagnée était la vie. qui eût fourni un pont sauveur s'il se fût trouvé du côté de la terre. la mâture. sont emportés ou défoncés . sans impatience . On se précipite. Ces dernières péripéties du drame avaient été applaudies par des cris de bonheur 37 . Les bastingages. le grand mât. est brisé le premier.

Après cinq heures d'agonie. on aurait pensé que les liens du sang les plus étroits liaient les naufragés à tous les habitants de Philippeville. On a vu des marins de La Marne toucher à peine la terre et s'échapper des bras qui les avaient saisis. renversée la mâture en bas. C'était admirable et déchirant ! « Une goëlette toscane. le Colonel d'Alsupérieur de Philippeville. « Ce n'était pas seulement du courage qu'il fallait dans cette circonstance. au prix des plus périlleux efforts. Le golfe fut couvert d'épaves. encore chargée. après avoir été retirés tout sanglants. retournaient immédiatement à leur tâche mortelle. enlevé du pont de la gabarre. transportèrent et partout on les Les valides furent conduits dans les maisons particulières accueillit avec un sentiment exalté de fraternité. A un cinq heures du soir. la constance des efforts. le même jour. en avaient été arrachés et brisés. qui. vingt-huit des différents ports de la Méditerranée. l'émotion générale. on demeura longtemps sous la désespérante impression qu'il avait laissée dans notre port en y amenant le cruel épisode de la perte de La Marne. Elle remplit d'une douloureuse stupeur la ville nouvelle . c'était le sacrifice presque certain de la vie pour quiconque voulait sauver celle d'un autre. par un de ces hasards dont Dieu a le secret. avait été porté d'abord vers la haute mer avec le débris sur lequel il s'était cramponné. capitaine Ferro. Le nombre d'hommes dévorés par la mer n'a pu être exactement constaté. par . cinquante-trois manquèrent à l'appel. se maintinrent. et. réparti ses ravages sur tous les rivages. chose horrible à voir. eût. A voir l'empressement unanime. formé de cent cinquante hommes. Mais cette date de deuil. Telle fut la désastreuse journée du 25 janvier 1841. les enlevant aux intemles blessés à l'hôpital. des préposés des douanes eurent le bonheur de recueillir fourrier de La Marne. phonse. avait conservé à bord cent marins qui s'y étaient réfugiés. resplendit du mérite et de la gloire des plus beaux dévouements. l'audace des tentatives. péries. colons et soldats se dépouillèrent pour les couvrir. (Rapport du Commandant M. où tout était disposé pour les recevoir. le brick sarde L'Industrie. avaient péri dans le désastre. dont dix français et quatre francisés. Ce fut la seule chance heureuse au einquante-trois milieu de tous ces malheurs. L'ouragan s'acharna toute la nuit sur les débris qu'il avait faits. des carênes entières).. » L'exaltation du dévouement était poussée si loin que des sauveteurs déjà entraînés par les flots. et bien que l'ouragan. Des trente-et-un navires mouillés dans la rade de Stora. Cinq bateaux allégés. pour aller disputer aux flots avides quelqu'un de leurs camarades encore exposés. De l'équipage de La Marne. meurtris par les débris (et quels débris ! des portions énormes de navires. au général Galbois). hâtons-nous de le dire.. On s'empressa autour des naufragés . tirés et amarrés sur la plage. de cadavres sanglants et défigurés. une ambulance fut improvisée sur la route et les prolonges de l'armée. passa.282 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE partis du fond du coeur de la foule émue jusqu'aux larmes. l'incroyable abnégation de soi. il toucha la plage et fut sauvé. Ce jeune homme. l'intrépidité. que la vie de ceux-là était la vie de ceux-ci. L'un des trois navires. L'état-major fut réduit au commandant et à un enseigne de vaisseau. l'ardeur au sauvetage.

et. s'était avancé parmi les plus braves et mêlait aux sifflements de la tempête. un autre. Plage de Stora Pendant que ces tristes événements se passaient dans la baie de Stora. Témoignage sincère et certainement bien mérité ! Un jour.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 285 dessus La Marne. Chacun avait pris part au sauvetage. la colonie de Philippeville pourra songer à recueillir ses titres à l'estime des générations. Ce bâtiment ramenait d'Alger un détachement de vingtcinq hommes du train. (Rapport de M. leur embarras fut grand. région navire. quand. après être parvenu â décider un arabe. l'officier qui commandait le détachement réunit tout son monde et le mit en marche dans la direction de Philippeville. Il était environ au sept heures du matin . du commandant Gathier et du capitaine Gavoty). avec empressement. Quand les chefs militaires ou civils voulurent citer des actes particuliers d'héroïsme. abnégation. de Marqué. Les passagers et l'équipage purent aborder la plage. courage. écrivait le colonel d'Alphonse au Général commandant la province.. faisait de sou côté naufrage vers le cap de Fer. mais elle conservera aussi l'héroïsme de tous et les noms de ceux qui furent assez heureux pour être distingués dans cette lutte générale et confuse du dévouement. ils arrivaient chez un . mais les quarante-quatre mulets qui étaient à bord se noyèrent. » Le curé de Philippeville. Le soir. il faudrait envoyer l'état nominatif de l'armée et de la population ». L'Espérance. et l'on songeait si peu à l'avantage d'être remarqué qu'il fut impossible de retrouver ou de reconnaître la plupart de ceux qui s'étaient dévoués.. par un monument. la date funèbre de ce désastre . les naufragés marchèrent toute la journée. aux grondements de la mer le Miserere ou le sublime Dies irae. « Il faudrait. Dans la position difficile où il se trouvait. encore très peu soumise. accouru sur la plage. interrompant ses chants ou sa prière. traversant milieu de populations qui ne leur firent aucun mal. et s'enfonça de l'avant dans les falaises. à lui servir de guide. moins préoccupée du présent ou de l'avenir. le Mauff. jettait une rapide absolution à l'une de ces vies si promptes à disparaître. M. elle conservera.

aux employé Ageux. Arrêtés obtiennent Maulion. en partant de Stora. notaire tailleur . les Officiers de santé de l'hôpital militaire ayant demandé comme distiction spéciale et comme honneur rendu à la mémoire du sous-aide Sinroles. depuis hier. Privé. la concession demandée Sont nommés chevaliers de la Légion d'honneur. négociant. ce dont ils avaient le plus grand besoin. Reynier. négociant. conducteur et adjoint au Maire. en mars 1850. Le lendemain. serrurier. Par les fortes tempêtes. de la tombe qui doit garder ses dépouilles. La Marne 1849. ils furent accueillis avec empressement. . ornements de sabres.. ancien président de négociant. négociant. Floupin. MM. det. Olivier. mort à la peine à perpétuité la concession gratuite pendant l'épidémie cholérique. La Marne. inévitable. C'est ainsi qu'il les ramena sains et saufs à Philippeville. pour leur dévouement pendant l'épidémie cholérique. Là. Ducorps.284 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE cheikh nommé Bou-Afia. de Manas. imprimeur. de santé. établi à deux lieues de la ville. accorde. le Conseil. boulets. MM. des médailles d'honneur. un immense incendie de forêts amène le feu une brusque saute de vent la sauve jusqu'aux portes de la ville. docteur en médecine. municipaux. et ceux qui s'avancent en face et au commencement de la petite plage de l'usine Delory. Rivoire. vu la conduite courageuse de ce sous-aide pendant le choléra. les femmes et les enfants allumant de grands feux pour faire sécher leurs vêtements et leur donnant à manger. d'une destruction Séance du 8 octobre 1849. Il existe au musée de notre ville : 4 canons. ex-officier des Ponts et Chaussées. à l'unanimité et par acclamation. 1 1 petit crucifix et 1 lampe provenant du naufrage de sabre d'officier. 3 fusils. 22 août 1856 : Considérant que. Le 14 octobre de poudres. Lauro. coiffeur. Mentions honorables : MM. propriétaire. le cheikh accompagna le détachement jusqu'au Saf-Saf. tout près du rivage. et fit sonder le passage de la rivière par ses deux fils avant d'y engager les naufragés. la mer en rejette encore des débris : tôles. MM. Des Bertin. l gueuse. est ensablée. canons de fusils et menus objets. entre les rochers qui se trouvent au-dessous du premier tournant de la route. et de Nobelly. Borentreposeur Ponts et Chaussées. Gillet. la Chambre de Commerce.

des feux de cuisine ou de cheminée. aux catastrophes à prévoir. mais non des autres. la plus terrible fut celle du 29 janvier 1886. La ligne du chemin de fer étant à la cote 8m. qui couvrairaient la route et les allées qui doivent être exhaussées prochainement. sont invités à s'abstenir de coucher cette nuit dans leurs maisons. 2. mais se fermant sous la poussée des eaux d'aval. a eu pour effet de placer la plate-forme des crues les plus hautes. Les inondations sont un fléau pour les propriétaires de la plaine du Zéramna. fait sur 1. niveau dépasse très notablement Le relèvement de la route pendant une crue du Saf-Saf. il y avait des inondations presque tous les ans et bien souvent du lit du étaient des voyageurs surpris par les eaux débordant la route pour se déverser dans l'Oued Louach. 24 août 1856 : Le d'exception Maire publie l'arrêté suivant : Une Commission de sous-préfectoral et stacinq membres est instituée pour vérifier l'état des immeubles tuer sur les mesures de sûreté à prendre dans l'intérêt public. Art. aux envicôté de la pépinière que sur la route nationale rons du pont de l'Oued Louach. le Zéramna est lui aussi gonflé par les La crue du du débordement. autant que posArticle premier. L'exhaussement de la route a eu pour effet pépinière. dite de la départementale de placer la plate-forme au-dessus des . Zéramna et traversant en ce point.Tous les habitants sible. alors le maximum eaux.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 285 la ville et ses environs ont ressenti successivement plusieurs secousses de tremblements de terre et qu'il importe d'obvier. Il n'est fait après la retraite. Les plus hautes crues eurent lieu en 1855. à cet article que pour les boulangers. celui de la plaine du Zéramna. Il est interdit. sous les peines les plus sévères. il se produit 29 janvier 1886 a atteint la cote 6m. du 15 février 1859 n'a pas dépassé 6m. 1886 et 1898. crues moyennes. A ce point de sensible. Le service des Ponts et Chaussées s'occupe de cette question si intéressante pour nos colons de la plaine. mais non complète. Si. dont le Les inondations les plus fréquentes sont dues au Saf-Saf. Espévue.300 mètres de londe cette route au-dessus gueur.50 pourrait empêcher si l'on bouchait la plaine devant Philippeville le Saf-Saf d'inonder les ponceaux au moyen de clapets s'ouvrant de l'amont à l'aval. Là. il y a donc une amélioration rons que les inondations ne seront bientôt du pas plus à redouter numéro 3. 45 au-dessus du niveau de la mer . 1859. d'entretenir.20. celle numéro 5.

.

Le Conseil présente le voeu suivant. célèbre ce grand évènement . serait aussi facile que peu dispendieux. le moment paraît favoet des capitalistes sur de relier ces deux villes par une voie ferrée. mais en dehors de la porte de Constantine. est autorisé. Lancelin. en un endroit aussi rapproché que possible de la ville. La Compagnie P. chargé par la des chemins Compagnie de fer algériens des études et de la construction du chemin de fer de Philippeville à Constantine. ni les malheurs de la Patrie plongent tous Contrairement Constantine. à. Le Conseil émet le voeu pour la . ni drapeaux. le 23 août 1870. illuminations. dont le l'opportunité les Toumiettes tracé. La Compagnie fait preuve en cette circonstance de patriotisme. de même que les agents sous ses ordres. Séance du 17 novembre 1891. Le Conseil émet un voeu dans ce sens. un municipal membre donnée au expose qu'en présence de l'immense impulsion crédit public le Prince Président de la par Son Altesse Impériale et de l'importance de marRépublique qu'ont acquis les transports chandises entre Philippeville et Constantine. ingénieur des Ponts et Chaussées. il serait malséant de se livrer à une explosion bruyante de tact et de gaieté. à traverser les propriétés situées sur le parcours de la ligne. relativement à la création de cette ligne : que l'emplacement de la gare soit au bord de la mer. M. le inaugure service de la ligne de Philippeville à ne l'usage établi.-L. Au moment où les coeurs dans une insurmonSéance du 20 février rable l'attention du Gouvernement Dans la réunion du Conseil table tristesse. aucune fête officielle il n'y a ni guirlandes. d'appeler 1864.-M. au matin. tournant par la vallée du Saf-Saf. Par arrêté préfectoral du 24 décembre 1860.XXXV CHEMIN DE FER du 18 novembre 1852.

Les hauts fonctionnaires . de la Compagnie dans notre P. M. — et nous sommes de ceux-là. Alphonse Demolins.288 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE création. Emile Sicard. d'une gare qui serait ouverte aux expédi- sans rappeler la mémoire Nous ne terminerons pas ce chapitre M. chef Hilker. chef de bureau d'inspection . le père des employés P. Joseph Tolelle. mécanicien. inspecteur. à Damrémont. chef de section de la voie . Louis-Georges gare. Chevalier d'honneur pour les nombreux services qu'il avait rendus. Charvet vient d'être nommé sous-inspecteur. M. l'Inspecteur d'un homme de bien. laissant un noble exemple à ses successeurs. Léon Hérault. de son coeur d'or.. chef de bureau.-M. cipal.-M. — se souviennent de sa paternelle de la Légion bonté. tions de petite vitesse. Joseph Gleichauf.-L. Hérault est décédé à Philippeville le 6 février 1894.-L. ville sont actuellement : MM. chef de dépôt. notamment des trains de transports militaires penpar l'intelligente organisation dant la guerre fatale et l'insurrection arabe. Théophile Deyglun. inspecteur princhef de Charvet. ne laissant ici que des amis. Tous ceux qui ont eu l'honneur de servir principal sous ses ordres. Louis Lopis. Elisée conducteur de la voie.

en 1891. Cazelles. RIBAUCOUR. il fut. Benjamin ville un souvenir durable. architecte-entrepreneur. nommé dans facteur de Boutinet. MM. qui a laissé dans notre M. De nous 1870 à 1878. Cavalié (octobre et Louis-François-Julien Gratteau. générale des Postes et Télégraphes BONNELL. . Charlier (de nouveau). en 1847. Pierre Chaussées. télégraphe suivante : bâtiment sur lequel on lit l'inscription PHILIPPEVILLE MINISTÈRE DU COMMERCE. un (Hérault). y fut nommé le 27 mars 1875 . Nous résumons sa vie dans les quelques lignes suivantes : le 19 janvier Né à Montagnac 1825. commence avec MM. TELEGRAPHE. chefs de service. et le téléphone le 24 mai 1893. DE L' INDUSTRIE ET DES COLONIES dans un La direction par M. le nom de M. TELEPHONE de poste est établi à Stora le 3 mai 1851. Jean la poste. époque de la fusion de la poste avec le télégraphe. Pipouvons Un bureau rodon. A. et téléphone est installé des postes. Altitude L'Ingénieur des Ponts : 12m ériger cet hôtel.XXXVI POSTES. Un des receveurs des postes et télégraphes. Charlier. Le service coquet l878. interné à la Casbah de Bône avec 600 de ses compagnons puis à Guelma. Prades. citer comme receveurs. Renoux notre ville le 14 mars 1896. en 1852. Nous trouvons. Le télégraphe à fonctionner à Philippeville en 1856. Landry et Kappler. il était compris d'infortune. fusion). des Ponts et sous la direction a fait et Chaussées était M. Cazelles. le 27 avril. il y mourut le 20 juillet 1900. sur la liste de proscription des premiers .

enthousiaste. ou civils. Benjamin Cazelles était un orateur entraînant. aimer de tous. ses discours lui ont valu une réputation bien justifiée. Nommé receveur dans notre ville en 1878. il fut. peu après. il s'attira les sympathies du public Il prit sa retraite après 40 années de serPhilippevillois.290 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE de la République lui rendit justice et l'année Gouvernement le trouvait receveur des postes à Guelma. Cazelles n'avait pas d'ennemis. un tribun populaire. bon et généreux le faisait Son caractère expansif. puis major. Capitaine de la terrible de la Milice. choisi comme adminisvices militaires trateur de la caisse d'épargne. . il ne cessa de s'occuper de l'organisation Le Défense nationale contre l'Allemagne.

dont la durée est fixée à 6 mois. La partie de la construction du hangar de la douane à Philippeville. Farrenc.000 francs est allouée pour la consdu truction des bâtiments et dépendances nécessaires à l'installation service de la douane. des dispositions Son insuffisance Philippeville. En 1850. Citons quelques noms de fonctionnaires du trésor: MM. féré dans le local actuel. et Adrien DonBéchu. CONTRIBUTIONS DOUANES. 1839 crée un entrepôt fictif des douanes. une somme de 110. Bousquet et Judcy1847. Ensuite : MM. Livrée au commerce au mois de juin 1845. Baratciart Maylin. Lhoste. Jean Séguy. DIVERSES POUDRES. qui a pu être élevée en 1845. payeur-adjoint. dans la maison Villeneuve. adjoints. prises pour construire En 1846. payeur. pour les marchandises étrangères d'un entrepôt réel des et les productions des Colonies françaises. Josse. elle est immédiatement envahie par la quantité considérable de marchandises que l'on dédans le port de Stora ou sur la plage de barque journellement sont étant reconnue. 1853. Une ordonnance du 2 décembre 1845 autorise l'établissement à Stora. Teissonnière. En 1848 Un arrêté du 24 décembre .XXXVII TRESOR. Saint-Alire. n° 36. Gié. le hangar est achevé. 1843. Cette année-là. douanes. payeur particulier. le trésor est situé devant la place Bélisaire (marché aux rue Valée. le 1er janvier 1880. à l'angle des rues Théophile Réguis et Filfila. détaché spécialement pour le service des postes. a 16 mètres de largeur sur 28 mètres de longueur et occupe un espace de 448 mètres carrés. ET TABACS CADASTRE DIRECTES. nier (18 octobre 1902). l'autre partie du hangar projeté. Il a été translégumes).

de culture. Ses autres successeurs sont: M. est M. noms de fonctionnaires de citer : à Bône. Maillet. Jules Brégand. installée dans la maison où est aujourd'hui Séance du 5 juillet des douanes ayant proposé 1884. qui n'était qu'une succursale de celui L'établissement à partir du 1er janvier 1861. Gauchet. de Bône. Schmidt. employé Cess. lieutenant Wable.. 1er octobre 1884. le transfert de l'inspection soit maintenue ici. brigadier Pierre Villebrun. sous-brigadier Emmanuel Vincent Fenech. peseur Soulier. des Contributions diverses depuis cette . Allaman Un arrêté gouvernemental à feu dans notre ville. promulgué le 31 duà Philippeville les lois et arrêtés réglefinancières. préposé Allaman. vérificateur Un arrêté gouvernemental même mois. de 2e classe . le Capitaine des M. Mazenc. qui jusqu'alors fut construit était le Grand Hôtel. contrôleur de culture . receveur principal commis 1840 1842 — — — 1844 — — 1848 — a été remplacé le 1er janvier 1878 par M. le Conseil émet que le des douanes. Jean-Baptiste-Sylvain Cabié. Lombardi. rend applicables mentant les administrations Voici création la liste des receveurs : du 20 août 1840. entreposeur contrôleur de magasin .292 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE l'immeuble actuel de la douane. JeanBaptiste Cotin. nous des douanes Maréchal. Bisson. Paul L'Inspecteur principal Tabary . Le Directeur au Ministre voeu qu'elle Voici quelques avons l'occasion MM. lieutenant Allaman. M. est érigé en magasin principal Personnel : MM. du 2 août 1842 crée un débit de poudres de tabacs. 1er octobre 1880 et M. douanes. sous-inspecteur Louault.

qui encore en fonctions. Nicolas . De 1874 à 1885. Vallin Lapeyre F. du service topographique Les géomètres et François Chamboeuf. premier titulaire en mai 1897. Virgile Froger. le le second M. actuellement a été remplacé par M. cette Un directes décret 1872 organise le service des Contributions des impôts arabes en Algérie. ont été : MM. Piolle Hirbet de Champflorin 31 décembre 16 novembre 1er avril 1847 1er février 1874 9 juin 1875 1er septembre 19 juin 1880 23 août 1882 1847 1841 1846 Péquéreau A. Elle fut supprimée par arrêté du 14 janvier mesure a été générale pour toutes les sous-directions. à la création . Pulicani Alexandre Une sous-direction Brua fut créée dans notre 1873 1876 30 septembre 1891 1er février 1897 1er octobre ville 1898 a été M. Greliche C. Lesueur A. Ceccaldi A. Carpuat. Baron. 1902 . Voisin Thiriet. M.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 293 MM. le 1er juillet 1894 .Edouard Alem. M. Veyrenc A. Charles Horn. et des recensements Liste des répartiteurs : du 8 mai A la création. Le service n'existe plus ici comme circonscription. Dualé D. Gérolami E.

.

Colomb-Ménard. 9 Bex. Conservateurs MM. Mutinot. Bernard. novembre 1880. Capot de Quissac. 22 août 1864 . de Laborie. 2 novembre . 1er juillet des hypothèques : 1899. Loreau. HYPOTHÈQUES Un arrêté conservation gistrement. qui est confié au receveur de l'enreListe des receveurs de l'enregistrement : 1840 . 1er février 1874. Vincent. des domaines 4 août 1840. Arthur. 23 décembre 1861 . Deshaires. Tapie. de Mendoça. 13 janvier 1843. Henry Bousquet. : MM. DOMAINES. Hurlin. 8 décembre 1857. Nicolle. 31 mars 1860. Martineau. Crovisier. Stephanopoli. Hurlin. 8 octobre 1853 . janvier 1847. Ménot. 1er novembre 1849. Sainte-Colombe. 1er novembre 1866 .16 septembre 1853 .XXXVIII ENREGISTREMENT. 2 juin 1870 (intérimaire). août 1861 . du 15 octobre 1840 crée un bureau de gouvernemental des hypothèques. 1er juillet 1888. borie. 7 octobre Receveurs MM. 26 avril 1860. 1888 . 21 décembre 1844. 1876. Robert des Cots. Toppin. 1er janvier 7 Laporte. Nicolle. 28 octobre 1854 . 15 juillet Tardiveau. Auguste Fischer. 29 juin 1841. 1er 2 octobre 1844. Cattier. commis de l'enregistrement depuis le 1er mai 1874. Lachaud. 1858. 5 janvier 1890. 20 juillet 1874. Floch. Campmas. 23mai 1864. de La10 décembre 1880.

.

secrétaire. Siret. Alexandre Hiptrésorier. Dr Ricoux. au 31 décembre : 324. Jean Xicluna. Paul Sublime.194. Jean Séguy. Statistique Fonds Nombre Dépôts de réserve de livrets et de dotation existant de 1902 : : 22. maire. président.XXXIX CAISSE D'EPARGNE Séance du 29 juin 1854. Nobelly.724 fr. 92. de Frédéric Ricoux. Le Maire donne lecture du décret impérial du 18 avril 1854.364 fr. Sainte-Colombe. Adérald Beaufils. Chirac. des directeurs : Conseil MM. ainsi composé à la suite du vote du Conseil municipal du 24 courant : MM. Daniel. Cottard. Alphonse Jules Redon. François Bertrand. de Marqué. Claris. Sider. par les membres présents à titre de dons volontaires au bénéfice de la caisse. 220 fr. Fenech. il est souscrit Nielli. portant création de la caisse d'épargne. Aimé Saint-Ernest. 44. Paul Rossi. Jules Chabassière. : 1. polyte Legros. 39 . Vincent Séance tenante. et installe le Conseil d'administration. Jean Crote. Primard. Daruty.

.

Mais vers la fin de 1840. un arrêté du Gouverneur général autorise la formation d'une compagnie de Milice à Stora. pendant plusieurs mois. qui celle des Sapeurscompte ainsi dix compagnies.100 hemmes et fournit par jour 35 hommes de service. on forma quatre compagnies doubles. Les principaux habitants de la ville furent convoqués . les troupes ayant été obligées de sortir de la ville. un arrêté du Gouvernement en un bataillon fort de général organisa la Milice de Philippeville cinq compagnies. sans avoir reçu aucune organisaPhilippeville. Le 1er octobre de la même année. A la fin de l'année 1841. Pendant le mois de septembre. tion sous le rapport de la Milice. l'assassinat de trois militaires commis à quelque distance de ce point. différents symptômes ayant fait craindre une attaque des tribus voisines. Divers postes leur furent confiés et. SAPEURS-POMPIERS. Le 11 octobre 1841. dépendant du bataillon de Philippeville. le Commandant supérieur jugea nécessaire de régulariser cette situation. une compagnie de Sapeurspompiers y fut ajoutée et successivement trois nouvelles compagnies furent organisées. prenait spontanément les armes lorsque l'occasion paraissait le demander et se mettait avec empressement à la disposition de l'autorité militaire. en comprenant pompiers. rendaient de nouvelles mesures nécessaires. elle met à la disposition du Commandant de la Dix-huit . Les commandants et capitaines furent nommés à l'élection. Enfin différents vols qui eurent lieu dans le port de Stora. la Milice de Philippeville compte un effectif de près de 1. DÉFENSE NATIONALE mois avant le commencement de notre établissement à la population civile.XXXX MILICE. elles continuèrent un service actif. Le 16 janvier 1841.

6 de Chasseurs. les citoyens Cera Aufan. sous-lieutenant. capitaine . maréchal rier. Pierre Jacob. capitaine. Villey. interprète de la sous-direction. qui se prêtent avec zèle à ce service onéreux pour des négociants et des à la défense de la nouvelle et concourent ouvriers énergiquement commune patrie. bottier. horloger. 15 juillet suivant. capitaine. une batterie Milice. et en 1er et en 2e. marchand. Un arrêté du 7 juin 1845 crée à Valée une section de compagnie de la Milice. du bataillon de la Milice est la suivante : En 1845. un peloton cavalerie. capitaines Lyonnet Debetous. lieutenant. fouret gradés de la Milice et des de et de et Rivoire. sousGuérin-Toudouze. à l'élection de ses officiers mois. sous-lieutenant. Fenech. lre compagnie de Chasseurs. les élections des officiers ont commencé. commissionnaire en marchandises. propriétaire . 1 lieutenant. . cafetier. il est formé une secPar arrêté gouvernemental tion d'Artillerie de la Milice. pendant deux semaines. négociant. du 25 juin 1848 apporte les nominations faites pour trois ans par le Gouverneur les citoyens Claude Blanchet. 661 sous-officiers plus 1 compagnie 1 sous-lieutede pompiers à l'effectif de : 1 capitaine. capitaine. Joseph Boisson. charron. François Chapelan. 75 sous-officiers du 9 avril 1848. lieutenant. Ranguerre des logis chef. Pompiers d'artillerie Arrêtés divers créant : 16 juin 1848. Barneau. sousBarbaroux. sous-employé aux vivres. Le 20 du même procède MM. négociant. 9 mars 1849.-B. Barthélemy lieutenant Peisson. Compagnie de Voltigeurs. 3e compagnie. capitaine . tout : 25 officiers. lieutenant. 4e compagnie. 2e compagnie. J. nant. une section de Milice à Saint-Antoine une autre au ravin du Beni-Melek . Le 13. et pompiers. 1 de Voltigeurs. chapelier. négociant. lieutenant. en 1 compagnie et miliciens. lieutenant. la composition de Grenadiers. lieutenants. . Sider. Louis Frémont. Le Moniteur suivantes général : Algérien dans la Milice. Vaille. 157 hommes de garde par jour. la compagnie savoir : et sous-officiers. Raymond-Lamour.300 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Place.

un maréchal des logis chef. . citons au hasard : les citoyens Claude des Ageux. serrurier. brigadier-fourrier. le gros de l'Infanterie et les obusiers de montagne furent laissés à la tête du défilé. il est créé un peloton de Cavalerie de Milice. de la tribu des Agmès. négociant. commandant de la colonne. les hommes. après une marche rapide. Cet officier ayant fait savoir qu'il importait aux intérêts du pays de faire une démonstration plus en avant. CaClayette. Cartier. lieutenant et sous-lieutenant. ainsi composé : un lieutenant comun sous-lieutenant. Merle. Gauthier. négociant. le Commandant de Bétous. souslieutenant et Villard. Bourgeois Even. Ricord. avait été incendié et le cheick tué . du 4 juin 1849 : Le 4 juin 1849. Extrait du journal Le Saf-Saf. imprimeur. therineau. le Commandant par intérim de Philippeville fut prévenu que. marchaient avec la colonne. il arrive. Blain. Gassier. les fusils de rempart. boucher. coutellier. Lemaire et Sierzputowski. concierge. on se remit en marche vers dix heures. Picon.commandée par M. poursuivit sa marche avec soixante fantassins. Par arrêté du Gouverneur général du 9 mars 1849. vers midi. capitaine de Gendarmerie. six brigadiers. Camille Villeneuve. Alby. avocat. Joseph Brochini. présentant un effectif d'environ 150 volontaires. un trompette. boulanger. maréchaux des logis . Parmi les nombreux gradés. M. négociant. Honoré Peisson. maréchaux des logis. tous deux aussi sous-employés aux vivres. On s'arrêta sur ce point pour attendre le résultat d'une reconnaissance envoyée en avant sous les ordres de l'officier du bureau arabe. il réunit immédiatement les troupes de la garnison et se mit en route une heure après avec six cents hommes de toutes armes et deux obusiers de montagne. on arrivait à la tête de la vallée des Agmès . bourrelier. Le peloton de cavaliers de la Milice avait aussi pris rang dans la Cavalerie. assure-t-on. brigadiers.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 301 Antoine Muller et Alexandre Mangin. marchand. Vers neuf heures du matin. dans la nuit. Le pays devenait d'un accès de plus en plus difficile . où ils prirent position pour de là se porter où besoin serait. le douar du cheick Mohammed ben Marabout. après des difficultés de toute espèce. la Cavalerie et le Goum . Théophile Réguis. Ce peloton fait ses élections le 25 avril suivant : MM. vers cinq heures du matin. Les compagnies d'Artillerie et des Pompiers de la Milice. au premier douar des Zéramna. étaient à leur poste pour protéger le pays contre les kabyles soulevés : on dût respecter leurs habitations. trente cavaliers. Baude aîné. marchand. trois mandant. la tribu rendait en ce moment les derniers devoirs au cheick qui avait péri victime de son dévouement à la France. On n'y trouva que quelques femmes. établie à trois heures Ouest de la place dans les vallons que domine la route de Collo. . sous les ordres de M. Paret.

elle s'exécuta en bon ordre. avec celles qui opéraient à peu de distance. mandement du capitaine de la Milice Lieutaud. Les circonstances n'ont pas répondu aux dispositions. Ces causes s'y opposaient. enfin pour les bonnes dispositions qu'elles ont montrées en des occasions où elles auraient pu être utiles. l'absence des vivres et l'impraticabilité à la retraite . Les vivres et dévoué. aussi ne parleronsnous pas d'un acte d'intolérance un officier du bureau arabe à que s'est permis de Philippeville. pour le bon ordre qu'elles ont observé pendant la marche. toute la ville montrerait représentait. Rivoire. l'un des adjoints de la Municipalité qui nos volontaires. HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE On apercevait de ce point. où l'on rentra à sept heures du soir avec le regret de n'avoir pu donner cours aux bonnes dispositions qui se manifestaient dans tous les rangs et qui. Nous faisons suivre venons de raconter. elle et prompticroyait marcher au-devant de l'ennemi. La plus grande fraternité ont été partagés avec le même empressement que les fatigues. mais la démonstration d'hier aura au moins le double avantage de prouver que l'effectif réel disponible n'est pas aussi réduit qu'on le supposait peut-être au-dedans et au-dehors et que. Après une heure de repos. Ce fait a été une malheureuse exception. et elles sont restées sous les armes jusqu'au retour de la colonne. en avant et en retraite. à travers de grandes difficultés de température et de terrain . d'agression à notre sécurité et nous ne doutons pas que si l'occasion se Ce résultat profitera le même zèle et le même empressement. l'égard de M. nous avons la volonté et le pouvoir d'aller en aide aux tribus qui demeurent fidèles à la France. on dût reprendre le chemin de la place. La garde de la ville avait été laissée aux autres compagnies. elle venait enfin de recevoir de Philippeville un ravitaillement bien nécessaire. accompagnait Les rapports du cheich des environs constatent que la démonstration du 4 juin a produit un excellent effet dans le pays. en prouvant que nous pouvions réprimer toute tentative et protéger les tribus qui veulent nous rester fidèles. mais deux essayé de faire jonction des sentiers.302. derrière le premier rideau de montagne. Quelque fatiguées que fussent les troupes sorties de Philippeville. si l'occasion s'était présentée. on rejoignit le gros de la colonne . ont très bien supporté les fatigues de cette marche dans un pays Les miliciens difficile et l'armée a pu voir qu'elle a dans la population un auxiliaire énergique a régné pendant toute la marche. à n'en pas douter. qui lui arrivait escorté de quelques miliciens. la fumée des commandant du la colonne de M. au besoin. . de Tourville. elle l'a fait avec dévouement sous le comtude. C'est avec un empressement général que la Milice a pris part à cette sortie . les ordres du jour auxquels a donné lieu la sortie que nous ORDRES DU JOUR : Le Commandant par intérim est heureux de pouvoir exprimer à la Milice et à la de Philippeville ses sentiments de reconnaissance et d'estime garnison pour l'empressement qu'elles ont mis à se réunir hier matin. dacheras que brûlait supérieur on eut Cercle. se fussent traduites avec énergie. circonstances obligeaient Vers deux heures.

Valée. à laquelle appartient une pareille Milice. un dé Philippeville est ainsi réorganisée : Philippeville. de Bétous). Conseil de recensement de 8 membres. placé à la tête d'une population Recevez. Stora. j'ai remercier du dévouement plein d'abnégation tenu à remercier elle la Milice. honneur aux compagnies Cavaliers. de compagnie effectif total : 50 hommes. réunies pour l'appel. elle a montré ce que peut le courage intelligent uni à un intelligent commandement. tout attendre d'elle. Ces trois subdivisions du 22 février 1853 prescrit la remise aux délivrées à l'admairies cartouches et munitions des Milices algériennes. le colonel Marengo. ajouter sincères félicitations. ministration civile et affectées à l'armement Le 28 octobre 1854. une subdivision de Pompiers. trois compabataillon de 400 hommes.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 303 Le présent ordre Philippeville. à vous lorsque vous étiez encore sous les armes. Un arrêté de com1 subdivision Saint-Antoine. En un jour. général des inspecteur gouvernemental des armes de guerre. si difficiles que soient les circonstances. Artilleurs. dont 100 étrangers. valerie . le Commandant militaire. Milices algériennes. du jour de M. combien je me suis senti fier d'avoir l'honneur Dites-lui. pagnie d'Infanterie au bataillon de Philippeville. Commandant. Hier. le 26 septembre 1849. spéciales : Pompiers. on peut. la Milice la garde du poste de la rue Nationale. Aux témoignages d'estime et de reconnaissance qu'il renferme. Par prend Un arrêté du départ d'une grande partie de la garnison. . on doit d'être DEMANCHE. sont réunies de 25 hommes. Le Sous-Préfet. suite du 10 juillet 1852 prescrit la dissolution gouvernemental à l'exception des comdes Milices dans tout le territoire algérien. pour être porté à la connaissance du bataillon. avec un tel Commandant (M. formant d'escadron de Ca1 de Pompiers et 1 subdivion gnies d'Infanterie. Honneur donc à la Milice entière de Philippeville . et avec effusion. une subdivision la Milice d'Infanterie de 20 hommes. passe en revue la Milice de Philippeville. de compagnie 1 subdivision de compagnie d'Infanterie. pagnies de Sapeurs-pompiers. etc. l'ordre Aujourd'hui je vous envoie. Mon cher Commandant. la Milice a marqué sa place sur la même ligne que notre brave armée : en partageant ses fatigues et ses dangers. venait de faire dont preuve. par intérim. sera lu aux troupes le 5 juin 1849. et du premier bond. Le Commandant CARTIER. Avec de tels hommes. mes bien je veux de nouveau. Par arrêté du 13 septembre suivant.

Le Conseil.200 1. la musique de la Milice. et notamment en Afrique. M. décembre de la même année. lui avait valut la croix les fatigues de l'occupation de la Légion d'honneur. 280 00 600 00 100 00 150 00 300 00 300 00 4. à l'exception leur petit nombre. Le 21 novembre suivant. la Milice. considérant que certains réclament pour que les étrangers ne soient plus agents consulaires compris dans la Milice . à l'âge de soixante-dix ans. de 1835 à 1852. émet à l'unanimité le voeu que les à faire partie des Milices au même titre et dans étrangers continuent les mêmes conditions que les français. procèdent. capitaine en retraite. Budget de la Milice pour 1868 : 1.M. Les Francs-Tireurs. Castelréorganisée depuis peu de temps. célèbre la Sainte-Cécile.440 00 00 Indemnité à l'adjudant-major Solde des tambours et trompettes et équipement des susdits Habillement des armes. destinés à d'élite de la Milice. meurt. capitaine adjudant-major armes sous Napoléon Ier et sa Il avait fait ses premières Milice. le 28 commandant Dugenet est nommé chef de bataillon. Les conseillers municipaux au tout ce étranger.. qu'il serait fort injuste. Le 29 avril 1865. former une nouvelle compagnie le que les Pompiers. comprenant s'associent au vote des d'équitable. seuls soient Séance du 25 novembre . chauffage et éclairage du corps des bureaux Frais d'impression et de bureau Entretien Entretien des pompes à incendie du matériel des pompes TOTAL de garde et . caisses et instruments Réparation Entretien.304 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE La Milice fait défaut a la revue du 15 août 1858 (fête de 1 empevu de quelques miliciens que l'on dut renvoyer. que ceux-ci à la protection comdes fortunes appelés à concourir munes et de la sécurité publique.370 00 1867. dans un pays où le nombre des étrangers balance presque celui des Français. Othon de la de Franceschi. reur). au même titre titre que cette mesure a de juste et membres français. conduite brillante pendant de notre ville.

On constate. pour une grande revue. Adrien Chitier. Dr Kayser. la musique fait entendre l'hymne sublime de la respectueux Marseillaise. Faure aîné. Lorient. Perreimond. Louis Content.200 hommes. Deuxième compagni e A reporter 50 56 172 158 436 40 . Labbé. nicipal s'inscrivent au grand complet. Nouvion. Ricoux. lit un ordre du jour dans formé le cercle. lequel M. Colas. les étrangers européens. au milieu d'un silence. est convoquée pour compris les Francs-Tireurs une revue. fait appel a l'énergie et au dévouement de tous les bons citoyens. que jamais on n'avait Les compagnies ayant pareille affiuence. et Martel. y nommés et les Corps francs. Sont reprend : MM. Louis Nielli. Mastagli Le 2 août 1870.550 francs. Le Conseil vote un emprunt de 75. René Alphonse Faucon. Un comité de Défense nationale est créé le 4 octobre 1870. pour la défense nationale. demandent à être dans la Milice pendant la durée de la acceptés comme volontaires guerre. on porte les armes et. Cette patriotique et chaleureuse allocution produit une excellente impression. sous-lieutenant. Delagarde. Louvet. semblable empressement. à la louange de notre patriotique vu cité. Les membres présents du Conseil muimmédiatement pour une somme de 9. Soudain. Hanet. de Chabannes. Philippe Fessenmayer et Henri Dupont. exemptés du service de la Milice en vertu de conventions internationales. Réguis père. Le dimanche. Delapierre. qui se manifeste par le cri unanimement répété de : Vive la France ! Chacun son rang de bataille . médecin. 23 octobre 1870. Mazenc.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 305 24 juin 1868. Séance du 20 octobre 1870. Sont nommés : MM. épreuves traversées et dont on ne peut prévoir le terme. lieutenants. 14 août 1870.000 fr.. sergents. sergent-major. chaque sergent-fourrier en raison des terribles sous-préfet. Lesueur. fourrier. capitaine. à l'élection de leurs officiers et sous-officiers. Tous les citoyens armés de Philippeville sont solennellement convoqués. Fawtier. la Milice. ainsi répartis : Etat-major Sapeurs-pompiers Première compagnie. Ces troupes civiles dépassent le chiffre de 1. le dimanche. Brugerre.

Quatrième compagnie Francs-Tireurs Francs-Tireurs du Saf-Saf du faubourg de l'Espérance Tirailleurs Cavaliers éclaireurs. Séance du 3 décembre 1870.221 TOTAL Séance du 29 septembre 1870.. seront reçus pour la durée de la guerre.000 fr.306 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Report compagnie. s'engager les indigènes âgés de plus de 35 à 40 ans. pour faire face aux dépenses d'endisposition des indigènes. recevront.. 206 106 20 45 50 18 1. commissaire du Gouvernement à Alger : « A la de vos circulaires concernant les capitules. le Bureau du Club des ouvriers et les officiers de la Milice m'ont demandé de les réunir au Conseil municipal. il sera délivré par le comité à cette catégorie d'engagés un diplôme spécial.. le Comité de réception Défense nationale. Section de Saint-Antoine — Valée — Damrémont Troisième 436 138 106 96 .... pour se sur la question de savoir si la ville recevrait ou non les capitules. » Une liste de protestation fut déposée Gouvernement. mais à la condition qu'ils seront reconnus aptes à faire un bon service. Je crois devoir. du Bouzet. La réponse unanime. Les mêmes engagements. Pourront également.. pements complets pour les miliciens met une somme de 20...000 fr. a été pour le refus de les recevoir... porter ce vote à votre connaissance. En dehors de l'achat de 200 équiachat s'élevant à mobilisables. payable le jour de l'engagement .. avec prime de 50 fr. Les hommes seront reçus de 18 à 35 ans. moins une voix. prononcer . à titre d'acte patriotique.. dans ces circonstances. payable le jour de l'engagement. ils donneront lieu à l'attribution d'une somme de 150 fr. Une protestation au à Tours.. après réception une prime de 10 francs.. Le Maire adresse la dépêche suivante à M. le Conseil municipal du comité de Défense. au secrétariat de la Mairie.. Les engagements rôlement volontaires se feront pour la durée de la guerre seulement. toute la réunion vous laissant la responsabilité des événements qui pourraient est adressée surgir. à la 8. Les recruteurs au corps de chaque engagé.

Dans sa séance du 16 janvier 1871. A cette époque. le Conseil municipal tiative. se rallie au vote du Conseil municipal cette paix éterniserait de paix qui ne deaux. sera prélevée sur l'emprunt pour être envoyée au en lui exprimant toutes les sympathies de la pogénéral Garibaldi. Il remercie. la manoeuvre une vingtaine de volontaires apprennent. une somme de 16. le 29 du même mois. au Gou: 3.000 fr. Vive la France ! Vive la République ! de Bordeaux de sa patriotique ini- . Picon et Lesueur. par homme. protestant contre toute condition national et adjure la délégation de Bordeaux de sauvegarderait pas l'honneur rester à son poste et de continuer la guerre à outrance en s'entourant d'énergiques républicains. soit 140 fr. avec la prime de 20 fr..HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 307 En décembre 1870.000 fr. une compagnie de Vétérans est en formation.000 fr. sera également prélevée des frais d'équipement du corps l'emprunt. la cantinière de la Milice est Madame veuve Jouy. composée d'indigènes avec un cadre français. Cette compagnie. coûtera. en date du 30 janvier. qu'une somme de 659 fr.800 fr. ustensiles qui ne peuvent être fournis par le service des hôpitaux. donnée à chaque homme.000 fr. Un corps de garde est installé dans le presbytère de Valée le 16 décembre 1870. de la Défense nationale. restant disponible patriotique et 7. L'assemblée décide.000 fr. qu'une municipale somme de 2. dffrent d'acheter deux mitrailleuses. MM. puis.. à l'arsenal. que de Borla guerre . du canon. le sur lendemain. de Philippeville pulation pour ses courageux combattants.. entièrement équipée et habillée. Deux honorables habitants. Considérant qu'une paix honteuse ne peut être acceptée par la France . l'adresse suivante : vernement au Gouvernement. en outre. Le Conseil envoie à Bordeaux. pour remboursement franc-noir au capitaine de cette compagnie. Le Conseil décide. le Conseil vote la création d'une compagnie franche. le Conseil décide que le crédit sera ainsi sur l'emprunt de 10. Le même jour. bien connus pour leur dévouement à la chose publique. Séance du 1er février 1871. le 7 décembre 1870. qui en a fait l'avance. sur la demande du Comité de Défense. seront envoyés à Garibaldi réparti à Bordeaux. de prélever un crédit de 5. sur l'emprunt en vue d'acheter les objets et uspatriotique tensiles nécessaires à l'hospitalisation des blessés qui doivent être évacués sur l'Algérie.

qui n'a pas été requise pour cette demande et obtient d'en faire partie. du 18 mars suivant. l'autorité militaire licencie la compagnie franche du Zéramna. de M. médecin . Une au hasard. Damoy. adressée aux autorités dans la nuit du dépêche pressante. au lundi. Gaumain. Léon Pignon. nommé Tireurs. le 5 avril 1871. demande un contingent 450 hommes pour être dirigé sur le théâtre de l'insurrection arabe. Gibauid. Léon Pignon. au grade de sous-lieutenant de FrancsNomination. les noms de MM. lieutenant-colonel Houlez. parmi lesquels environ partent par le train ordinaire. Lemaire. Toute la matinée est passée en préparatifs et. 23. major de la Milice. Faure. La population entière se transporte aux abords de la gare. Sales. pharmacien . Dr Ricoux. de notre Milice mobilisée L'entrain est admirable. Elle précède les expédition. 24 avril 1871. escortant le drapeau. La musique. et joue la Marseillaise dans Francs-Tireurs. lieutenants . vers quatre heures du soir. sergent-major.308 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE de Francs-Tireurs Le 23 février de 1871. 625 hommes. Citons. Lesueur. Effectif et musique Sapeurs-Pompiers Francs-Tireurs Etat-major Francs-Tireurs lre compagnie — 2e Chasseurs-Francs Artillerie TOTAL du Saf-Saf de marche des partants : 38 13 76 207 88 116 65 22 625 200 volontaires. en remplacement de M. capitaines. Mittre. . tout le parcours de la Mairie à la gare. . les trois compagnies et du Saf-Saf Par arrêté Philippeville partent pour El-Arrouch. pour saluer le départ de nos miliciens. chef de bataillon . de dimanche. de la Milice Les capitaines sont immédiatement convoqués pour prendre les mesures nécessaires. Perreimond.

sous les armes. tion toute entière. le 3 août 1871. Le Conseil accorde une pompe à incendie au village Valée. Chacun se met en fête pour l'accueillir. pendant tout le trajet du faubourg à la marine. ne cesse. fait don à la Milice. en 1895. la la médaille coloniale à ces braves. du célèbre Amer qui Picon. Gaétan dises. — — — — — — : de la Milice Lieutenant-Colonel Chef de bataillon Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant Sous-Officier Milicien Le 4 juin 1871. M. Le Conseil Le . pendant l'insurrection 13 75 11 666 8 055 5 694 5 138 1 25 1 00 par jour. l'inventeur philippevillois porte son nom. bataillon sédentaire.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 309 Hôtel Gibaud. nos braves concitoyens Enfin la populaà la porte de Constantine. attend rangés municipal. On a accordé depuis. le bataillon mobilisé rentre dans ses foyers. de leur prodiguer les marques de sympathie les plus touchantes. d'une mitrailleuse « Le Gaétan ». Malgré une pluie battante. groupée dans la rue Nationale. Séance du 10 août 1872. aujourd'hui Grand Hôtel Une partie Tarif de cette colonne de solde arrive le 18 mai à Sétif. plus de mille personnes vont à sa rencontre jusqu'à la gare des marchansont des Vétérans compagnie le Maire en tête.

Martin Beltçaguy. capitaine. Par arrêté du Gouverneur 1876. Dr Alfred Kayser. Un décret du 24 septembre de la même année nomme capitaine des Sapeurs-Pompiers M. qui s'est récemment démis de ses fonctions. le Est seul exempt de la dissolution de l'Etat. Sont nommés : MM. Dr Alfred capitaine. Jean Beille. lui vote des éloges et des années. employé sous-lieutenant. Marius Alexandre.310 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE du 16 décembre 1875. Marius Alexandre. son poste de nuit de la Le 27 mai 1880. de huit heures du soir à occupent le poste de la rue de Carthage cinq heures du matin. a toujours fait preuve. Agon. le Conseil. July fils. MM. Agon. Pompiers gnie de Sapeurs Etienne Dugoua. Elle se fit entendre la de la notification qui fut première fois. lieutenant maître menuisier. puis à M. lieutedes Sapeurs-Pompiers. le 4 janvier nuit : 3 hommes et 1 clairon. ce local servait autrefois aux répétitions de la Société Philharmonique. Haas. la direction confiée à M. Dans sa séance du 19 novembre suivant. aux Ponts et Chaussées. la compagnie transporte adossé à la rue de Consrue de Carthage dans l'immeuble communal tantine et faisant face sur la place du théâtre . Kayser. July père. Le Conseil d'administration de la compagnie des Sapeurs-Pompiers en est décide. Auguste Décret du 19 décembre 1878. un service de sûreté de crée. à l'occasion faite à M. dans les arsenaux est réglée par le dont l'organisation corps des Sapeurs-Pompiers. Auguste Agon. la création d'une fanfare . sont nommés gouvernemental dans la compagnie des Pompiers : MM. décédé. Sont nommés : des Pompiers. le 9 octobre 1887. prêts à se rendre sur le lieu du sinistre. sous-lieutenant. d'un dévouement remercîments. le Dr Kayser du décret le nommant médecin de la compa1875. La compagnie 1879. décret Un du 29 décembre décret 1877 nomme dans la compaprésidentiel : MM. en remplacement de M. Décret du 16 août 1879. capitaine commandant la compagnie de Sapeurs-Pompiers. lieutenant. lieutenant. considérant que le Dr Kayser. sous-lieutenant nant. vu l'article général du 6 juillet suivant les conditions 34 de la loi du 6 novembre 1875 déterminant Par arrêté sont soumis au service en Algérie lesquelles les Français domiciliés sont dissoutes et les armes versées les Milices algériennes militaire. Compagnie Michel Picard. du 31 mars . sous-lieutenant. depuis de longues sans bornes. le 3 juin 1888.

M. Aimé Roche. dès lors. de la compagnie. à la revue du 14 Juillet 1888. M. fut. après en avoir été le capitaine. Pommusique municipale. Ranoux. du 17 novembre 1891. par la ville. piers en tête. sous-lieutenant du 6 octobre 1893 nomme M. le Dr de Valicourt médecin et un autre décret du 26 août 1898 M. Devaux.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 311 La création de la fanfare des gnie. Par décret lieutenant Un décret aide-major lieutenant. Au concours où la conduisit le lieutenant Rabaute. Marius Rabaute est nommé et M. Cette société. la fanfare remporta. . subventionnée Pompiers. est sous-chef. considérée comme Elle fit défiler les troupes de la garnison. fut dissoute le 25 qui a été si appréciée par le public philippevillois. démissionnaire. les 17 et 18 avril 1892. d'Alger. sousen remplacement de M. M. 3 prix avec félicitations du jury. à la suite de la démission de son chef. Henri Ranoux. Dumonchau le 14 janvier 1891 . Elle prend pour chef M. mai 1893. Dumonchau.

.

receveur des Postes et Télégraphes. Un arrêté préfectoral du 2 mai 1889 autorise la société fondée sous la dénomination de : « Association Fraternelle des Anciens Militaires retraités et non retraités ». de Laderrière. Benjamin Jean-Marie Crote. Cazelles. Claude Guyétant.XXXXI SOCIÉTÉS D'ANCIENS MILITAIRES. secrétaire . appartenant à toutes les et sa classes de la Société. Edouard Cazelles. ETC. Mourre. les noms et les grades des anciens militaires du premier empire. sous-lieutenant. président. des présidents : de Chasseurs d'Afrique. président d'honneur. qui viennent de recevoir la médaille de : MM. admiBeaumont. Jean Crote. Paul Graux. brigadier . vice-présidents . Mayeux-Doual. de réserve de Zouaves. sousde propagande religieuse officiers et soldats retraités et non retraités. nistrateurs. canonnier . Charles Armand Valdéjo. Accoyer. Paul Graux. Victor Magnez. 41 . dégagée de toute idée ou politique. de Franceschi lieutenant. SOUVENIR FRANÇAIS. Ferdinand Félix Modeste. Ferré. Blanc. Dominique Morelli. en novembre 1857. trésorier . soldat. Constant Lecorgne et Victor Bouché. les anciens officiers. Elle fait appel à tous les dévouements devise est : Pro patria ! Liste MM. Roger Vergès. L'esprit de cette association est de grouper dans une pensée de bienfaisance. maréchal des logis chef de Gendarmerie. chef d'escadron de Spahis. Saint-Hélène soldat. sous-lieutenant capitaine actuel est ainsi composé : Le bureau MM. Voici.

des Ponts et Chaussées. canonnier au 3e d'Artillerie. Martineau. Les plans été établis par M. . de fut M.000 en forme ont pyramide. Décédé à Alger le 26 décembre 1877. l'assemblée d'armes. Voici les noms des divers présidents du Souvenir Français : 21 décembre 1893 27 octobre 1894 15 juin 1896 5 mars 1898 — 16 9 avril 1898 : M. le Président Président : M. En 1895. : M. des Ponts et sous-ingénieur Chaussées. capitaine au 3e Zouaves. Desvignes. dans du 21 décembre 1893. par la commune. soldat au 4e Zouaves. soldat au 20e d'Artillerie. DROUIN. : M. Décédé à Oran le 21 octobre 1888. elle a été générale par arrêté ministériel Le comité de Philippeville a été créé. de la façon suivante : Présidents d'honneur pour la patrie du 29 août 1887. capitaine en retraite. Valdéjo.314 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le Souvenir des tombes autorisée Français des militaires est une société et marins morts nationale pour l'entretien . Charles. officier d'Administon comptable. destiné à recevoir les restes de tous les militaires et marins morts en activité de service. capitaine en retraite. commencé en 1895. le Commandant Beltçaguy. bre 1880. de la Chambre de Commerce. sous-ingénieur Cet ossuaire. une plaque commémorative. Gasfr. : M. Garrez. L'inauguration solennécessaires. François. receveur des Postes en retraite. qui représentent nelle eut lieu en grande pompe le 27 janvier 1898 . à élever au cimetière dans un terrain concédé gratuitement pard Ghiringhelli. François. M. put procéder à l'adjudication d'un monument funéraire. Tué le 5 juillet 1885 à l'attaque de Hué. Sur cette plaque figurent les noms suivants : MASSON. évêque de Constantine d'Hippone. L'adjudicataire Les travaux étaient évalués à 4. DEGAND. a été placée dans le vestibule de la Mairie. après avoir recueilli des souscriptions. avec ossuaire. Georges Lesueur a offert gratuitement tous les marbres une réelle valeur. Cazelles. Valdéjo. le comité. rappelant noms des enfants de notre ville morts sous les drapeaux. de ce monument. : le Maire. capitaine de réserve. le Sous-Préfet. Beltçaguy. : M. Décédé à Alger le 21 décemGUICHARD. — : M. Jean-Pierre. la bénédiction fut donnée par Monseigneur et Cazaniols. à l'aide des ressources de la Société. fut terminé en 1897. Le 12 décembre les 1895.

secrétaire. à la Toussaint. d'aider. se réunissent tous les premiers dimanches Les Anciens Combattants amical et fraternel a lieu tous les ans. Lalliermonet. au sont actuellement et Onorati. Auguste Travail. du mois. Les adhérents Chavret. Bureau Président Trésorier Secrétaire : MM. en 1902. Jayot et Chavret presse locale. Le monument porte DES Tous cette inscription LE SOUVENIR SOLDATS : A LA MÉMOIRE FRANÇAIS ET MARINS MORTS 1897 POUR LA PATRIE qui doivent exister entre d'anciens soldats français ayant combattu côte à côte. zouaves. dans la décident. les membres du groupe sans dans la mesure du possible. gardes nationaux de 1870-1871 Le Groupe des Combattants est fondé. afin que les jeunes de race ayant combattu leur faudra faire face à lorsqu'il prennent exemple générations . Jean-Baptiste André Pfrimmer. en octobre 1896. française cavaliers. Jayot. est représentée dans cette réunion : artilleurs. la Société porte des couronnes sur le monument et qu'elle a fait élever et sur les tombes des officiers soldats inhumés en dehors de l'ossuaire. Toute l'armée y répondent. sous Paris. mobiles. président de 1870-1871 Le Groupe des Combattants s'occupe tout spécialeet d'entretenir le patriotisme ment : de réveiller parmi les français contre les allemands. à laquelle quatre d'entre eux assistèrent : MM. cuirassiers. travail ou malades.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 315 les ans. marins. de faire appel. d'honneur. il fut fixé au 30 novembre. de rendre les derniers devoirs aux camarades adhérents . lignards. aux anciens militaires ayant fait la campagne de 187042 adhérents 1871 contre l'Allemagne. est acclamée présidente décorée de la médaille M. . MM. Madame Laurin. Gasnier. etc. Beaujeleau. Macquin nombre de 31. Crote est nommé Dans le but de resserrer les liens d'amitié et M. Un banquet l'ennemi anniversaire de la bataille de Champigny. ayant supporté les mêmes fatigues et les mêmes dangers. ex-cantinière militaire. au 3e régiment de Zouaves. : : actuel : Jayot.

Siret. La 317e section en tête. eut lieu le 29 avril 1900 et fut une véritable fête pour notre ville. Noms 19 février 1899. à toutes se fait un honneur et un devoir d'assister. officier d'administration en retraite. délégué de M. le Général Commandant le 19e corps d'armée. principal conducteur des Ponts et Chaussées. fondée à Paris le 1er janvier 1873. sées. des présidents : des Ponts et Chaus- La Société des Bouzeran. officielle du drapeau par M. Schneider. capitaine de Gendarmerie Germain Beaujeleau.316 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE est une Vétérans des Armées de terre 1870-1871 société nationale de retraites. Elle compte actuelleBouzeran. propriétaire. ment plus de cent adhérents. 25 mai 1902. 5 avril 1903. en retraite. le Capitaine Jacquot. La section de Philippeville le 19 février (317e section) a été constituée 1899 sous la présidence d'honneur de M. Beaujeleau. drapeau La cérémonie de la remise du 3e régiment . les cérémonies et fêtes patriotiques. employé chez M. Teissier. 1900. MM. propriétaire. et la présidence effective de M. de Bouyn. de Zouaves. Pierre conducteur 31 décembre 16 mars 1901.

Elle cessa de en 1891 . assistait : à cette fête et y a des récompenses FUSIL médailles de vermeil. Emery. Société : de tir se forme le 17 juillet 1874. d'argent. des forêts. payeur du trésor. Baud. Léon Pignon. Gaumain. Baunin. sous la présidence avec le concours de la fanfare du 12e bataillon de M. médaille Sous-officiers et soldats : Aussenac. médaille de vermeil. Marmin. 12e Chasseurs à pied. médecin-major Lemaire. son titre était : Société de Tir de Philippeville. médaille médailles Cavicchioni. médaille d'argent. Paul Sider. Blot. Son but est de procurer aux amateurs du tir l'occasion de se livrer à cet exercice fonctionner et d'organiser des fêtes et des concours. de vermeil . du Génie. Elèves du collège : Thiriet. d'argent. président. secrétaire. Jaunin. Sales. Liottard. . Emery. capitaine d'Artillerie. vice-président. capitaine inspecteur Thiriet. Marmin. PISTOLET MM. Les statuts de cette société sont approuvés le 25 du même mois. géomètre.XXXXII SOCIETES DE TIR Une constitué MM. Le bureau est ainsi du 3e Zouaves. membres. Gaumain. Vicomte de Boisdenemetz. Jaunin. MM. négociant. Un concours de M. de tir a lieu le 20 septembre 1876. Veluet et Jourdan. Lucet. Chasseurs à pied. de Vibray. 3e Zouaves. Dr Kayser. trésorier . Béchu. officier comptable. Liste sénateur. A. de Vibraye. Catherineau. de Vibray. capitaine au 3° Hussards. Liottard. pris la parole. Dr Bryon. bijoutier.

mais comme société mixte. directeur Martin. Jean-Bapliste Marcelin Joseph Grias. Ses de la Guerre le 28 février statuts ont été approuvés par le Ministre 1903. . Dr Lucien Augier. Claude Pichon. Pontillon. pour les sous-officiers et soldats. Ses statuts sont approuvés Richet. La cotisation est de 6 fr. Elle prend le nom de Société mixte de Tir L'Union des Tireurs. Saingery. sous-lieutenant territorial de Zouaves. Elle comprend. lieutenant du Génie territorial.. Son but est de former des tireurs. Trempert. inspecteur principal du chemin de fer. président . Guillebaud. de l'escrime. officier de tir . Emile Davan. capitaine de réserve de Zouaves. membre. de vulgariser et de propager l'étude théorique et pratique du tir. Une nouvelle société vient de se former avec les mêmes éléments. président. médailles d'argent. Antoine Lopez. dont nous parlons ci-après. Charles Millot.318 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Hérault. Son est l'enseignement avril 1893. Ernest Chêne. Elle remplace donc à la fois la Société civile de Tir et l'ancienne Société mixte de Tir. par an pour les officiers et de 3 fr. Son premier Conseil d'administration est le suivant : MM. Vilan. vice-président . Véron-Bellecourt. avoué. officier de réserve de l'intendance. Lanaspèze. Redon. lieutenant de réserve de Zouaves. officier d'administration de l'intendance trésorier. du tir. Louis Bertrand. Boitard. Son bureau est : MM. Grias. trésorier. territoriale. vice-président. secrétaire. Virot. 192 membres faisant tous partie de la réserve de l'armée aetive ou de l'armée territoriale. du La Société mixte de Tir est créée à la suite de l'approbation à ses déMinistre de la Guerre du 11 octobre 1890. Elle a été dissoute en juillet 1902. administrateurs. secrétaire. Son but principal est M. le 14 septembre 1893. buts. La Philippevilloise. est créée le 19 Une société de tir et d'escrime. Casimir Marty. Jules Vassy. Alphonse Garrez. Auguste Tréhoret. président La Société civile de Tir est fondée le 31 juillet 1893 par MM.

furent ensuite : de Chasseurs d'Afrique . Joseph Grias. Sur 10. la délégation fut classée dans les 40 premiers et elle remporta de nombreux prix aux séries à volonté et au tir d'honneur. au point de vue surtout du confortable. Garrez. qui eut lieu au champ de tir de Satory en avril 1892.000 tireurs. bien que sa situation financière fût prospère. capitaine territorial territorial de Zouaves. La Société mixte de Tir désigna comme délégués au concours national entre les sociétés de tir territoriales. capitaine bataillon territorial de Zouaves. MarValdéjo. . à peu les membres de la société mixte dans la société civile. au commencement La Société mixte de Tir cessa de fonctionner de l'année 1900. Jules Redon et Paul Moyne. Mais du champ de tir militaire et les commodités du champ l'éloignement firent passer peu de tir civil. capitaine au 9e tineau. MM.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 319 Les présidents MM.

.

Delourme. Liste MM. 11 octobre 1901.. janvier 1887. Maglioli Louis Sultzlée Félix de Laage de la Rocheterie . 30 octobre 1895. décembre 1885.. Garde général : M. : juin 1881. Remarquons aussi les noms de MM. 1890. . En avril est chargé de l'installation et de la gestion 1881. un sous-inspecteur du nom de Joseph-Gabriel Beaugard. 1895. de l'inspection Avant 1881. M. Ernest Marmin dans notre ville. Philippeville Nous y trouvons néanmoins. en 1849. et Chitier. Claude Quatrepoint.. Delourme Robin Philippe Guillot Jean Nallet George -. inspecteur en 1869. Demoyen des gardes généraux des inspecteurs : avril 1881. 8 février 1898..XXXXIII EAUX ET FORETS ne formait qu'un petit cantonnement. garde en 1844. août 1881. 10 mars 1900. Ernest Marmin Aubert Le Dret Pierre-Adolphe Liste MM. 1887.

.

Simon. La Société société de Saint-Hubert de chasse de l'Algérie. hyènes. Roux. de Bouyn. Un chacal a été un sanglier et un chacal par M. de Mareuil. Anglada. une compagnie des animaux carnassiers et fauves. ratons. avec ce programme : Délivrer le pays et l'agriculture des bêtes féroces et nuisibles.-V. adjoint propriétaire secrétaire de la Sous-Préfecture. provisoire au bureau arabe départemental . lynxs. E. De 1873 à 1876. . Piquepé et par M. Un sanglier. veneurs. pour la destruction Commission : MM. Laroque. au 3e Zouaves. trésorier . 1 hyène et 5 chacals ont été tirés. chacals. M. chef d'escadron du Train . devient célèbre dans notre contrée. de Bouyn. de Bouyn. Laroque. porcs-épics. 9 sangliers. Dousselin. secrétaire de la Mairie. un tueur de lions. Demay. Il est blessé mortellement. Le 1er mars suivant. Sont nommés : MM. renards). Constant Chéret. en relevant un piège qu'il avait tendu près de Bissy. Procès-verbal de la chasse du 5 mars 1865 : 3 traques ayant été faites successivement. des Lambert. blessé par M. il est décidé que la compagnie de SaintHubert portera le nom de Société de Saint-Hubert. secrétaire . Fenech. nuisibles. vice-président. Cosmes. 2 sangliers et 2 chacals ont été abattus. le Médecin-major de Maugras. Lambert. Demay. . des Isles. tué par M. et des bêtes nuisibles (lions. Pautard.XXXXIV CHASSE. Fenech. président. panthères. existe toujours . elle est la plus ancienne des fauves Son but est la destruction chats-tigres. 2 sangliers ont été blessés par M. major du 3e Zouaves . capitaine de Boisson. employé Le forêts . Cosmes. a été achevé par M. SOCIÉTÉS DE CHASSE de Saint-Hubert est formée 15 février 1865. le 22 novembre 1876. sangliers.

trésorier. Jean Figarola. Diane a été approuvée par arrêté préfecle 20 1894. Alem et Octave est de 23.722. avoué. Fischer. Auguste Jean Crote. meau. trésorier. 49 chacals. secréet une de 65. furent ensuite : MM. les officiers et souvent des chasses de: MM. tués sont partagés également entre les Les sangliers et porcs-épics chasseurs participant à la battue. Son Conseil d'administration est composé aux chasses. ainsi que les autres animaux divers. secrétaire. Zéramna. . 27 ratons. Le tireur qui a abattu un ou plusieurs sangliers a droit à la hure eh sus de sa part égale à celle des. des animaux nuisibles. : 189 depuis sa création 1 hyène. le nombre des fauves tués depuis la création de la société (1865). receveur DuhaCrote. Fischer. Un superbe territoire de chasse a été mis à la disposition exclusive de La Diane par M. à la ville peuvent participer Les étrangers invités de l'escadre y sont régulièrement spéciales sont organisées en leur honneur. président. propriétaire. Bordes. le Vicomte de la Frégeollière. dans les battues régulières. trésorier. autres chasseurs. le produit en est partagé jeudi et dimanche. Le nombre Le but battues des membres de La ont lieu participants Diane est la destruction les jeudi aprés-midi et dimanche matin. 14 porcs-épics. Il a été abattu par les membres de la société. vice-président. Les membres participants La société toral de chasse La du 12 juin du même mois : MM. Henri Ranoux. Les présidents Passerieu. Les des Domaines. actuel est ainsi composé : MM. taire. Les battues ont lieu les mardi. entre les chasseurs. Georges Schmitt. était de 3. c'est la forêt du d'une étendue de 3. sangliers. Les officiers de l'escadre sont invités à des battues organisées à leur intention. Gustave Dauphin. président.000 hectares. sont : Le Malem et Belkassem traqueurs ben Ali.324 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Au 1er janvier 1903. 2 traqueurs sont au nombre meute de 25 chiens. La société a 8 veneurs. directeurs de la chasse. vice-président. Florent Gaillard. Son premier bureau fut ainsi constitué. vice-président. préLes Le bureau sident. Les marcassins d'environ 5 kilos vidés appartiennent au tireur. La meute est composée de 10 chiens.

qui cheminaient sur la grande route après avoir dépassé le blockaus de la plaine. couché en travers du chemin. récemment Boisson. E. Il aperçoit le lion et. à une centaine de mètres. l'effet fut foudroyant. Laroque. Rouden. Pottier. Jules Pottier. suit les bords. c'était une lion de deux ans. L'animal bondit sur lui-même et raidit ses membres dans une seule convulsion .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 325 En 1893 est fondé Le Rallye Philippeville. C'était une société de chasse. Le président était M. Pascal Bugelli . Fenech . Desjardins. Charrier. Autres . qui exista pendant deux ans. l'âme. de chef de bureau à la Mairie. vers les cinq heures du soir. En 1852. amena la dissolution de la société. Béchu . M. père de notre concitoyen M. à El-Diss. créée uniquement contre les et les fauves. Simonet suit la route même . l'autre. étant directeur des Contributions retraité. L'un d'eux. dans son vautrait qui est un des de France. profitant de ce que son attention se portait sur Simonet. Nous extrayons quelques Récits et Chasses d'Algérie passages du livre : de M. M. ce gentleman possède une meute de 150 plus importants chiens. Tous deux marchent résolument vers le point indiqué. Il possédait un vautrait de 12 chiens fox sangliers hounds. Fouet. son départ pour Consen 1895. l'ajuste et fait feu . et leur annonçait qu'un lion se tenait. dont il était tantine. diverses à Constantine. A. achetés chez M. chasseurs cités par Fenech : Giraud . Le Rallye eut quelques succès et ses trompes ont sonné plus d'une fois l'hallali au grand ébahissement des arabes. une femme accourait au-devant de deux chasseurs. le Comte de Lafon. noms d'intrépides Zill .-V. Servant.

.

salve de 11 coups de canon Le soir. ville. partant le lendemain matin pour Bône. Alexandre du village Valée. Pierre Bonaparte. 30 avril 1848. Le 1846 a lieu la fête patronale Bedeau honore cette fête de sa présence. la fête le Même cérémonie à Damrémont par un bal champêtre. de l'arbre nombre de la Liberté. Partis de suite pour Constantine. Une salve de 11 coups de canon annonce son arrivée en la Milice est sous les armes. L'orchesmilitaires autorisés par le Colonel du de musiciens Dumas et son fils arrivent. d'habitants cérémonie. arrive de Bône le 19 février de Constantine. HOTES ILLUSTRES Le 11 octobre lieutenant-général tre est composé 43e de Ligne. chef de bataillon nommé commandant M. quelques jours auparavant. Le 12 octobre 1849. Il à et promet de s'intéresser civiles et militaires reçoit les autorités notre ville. à onze heures. M. le Général de brigade de Saint-Arnaud. dimanche. formant la haie sur son passage. de la province 1850.XXXXV FETES ET CEREMONIES. qui s'embarque Les mêmes honneurs Le Titan. une nouvelle sur immédiatement annonce le départ du général. arrive le 18 Gouverneur Le général Pélissier. général par intérim. à destination ici le 23 et s'embarquent d'Alger. arrive d'Alger repréà la Légion étrangère. le 20 décembre 1846. est terminée pendant lequel plusieurs discours sont prononcés . mai 1851. le clergé et un grand se rendent de la ville et des villages environnants La plantation de l'arbre est suivi d'un banquet à cette patriotique. . Les autorités civiles. sur ils reviennent la corvette Le Véloce. 14 mai 1848. M. qu'avait sont rendus au général Pélissier. la plantation Le dimanche. le reçus. sentant du peuple. Gouverneur général d'Hautpoul. a lieu au village Valée.

Dans sa réunion du 8 septembre 1860. écussons. à l'unanimité.000 fr. tous ces . commandant de la province. d'un grand aigle impérial pavoisé de bannières tères bleus et saillants : tricolores . Le Maire informe le Conseil que S E. dont des croix de la Légion d'honneur et les lettres plusieurs entouraient N. on avait écrit les noms des batailles gagnées par notre armée. Gouverneur général. au centre. on y lisait en carac- LA POPULATION DE PHILIPPEVILLE A L'ARMÉE D'ITALIE ET AUX TROUPESDE LA PROVINCE De chaque côté. Les frais de réception. le Ministre de l'Algérie et des Colonies a commencé ses tournées sur le sol africain. par où elles devaient faire leur entrée en ville. le Conseil vota un crédit de 10. au nom de la population qu'elle représente. Y seront conviés tous les chefs de service et les membres de la Chambre de Commerce. suivant.. deux trophées d'armes complétaient Le 24. qu'un banquet sera donné à S. doit se montrer jalouse de prouver sa reconnaissance. lequel était surmonté. RÉCEPTION DES TROUPES REVENANT D'ITALIE. que son arrivée inaugure nouvelle pour l'Algérie et que la municipalité. Séance du 6 mai 1859. Le Conseil demande d'urgence l'ouverture d'un crédit de 10. le prince Napoléon. T. sera organisé. arrive heures du soir. par tête. le général de Mac-Mahon. Au-dessus de ces deux cette décoration. 6. le général Randon. sur les frontispice. LE 23 AOUT 1859 La porte de Stora. aux frais de la ville. venant officielle. seront prélevés sur les fonds disponibles du budget de 1859. Le Conseil. considérant que l'on ne saurait trop faire a choisi pour tenir les rênes pour recevoir le Ministre que l'Empereur de l'administration une ère algérienne. environ. pour la réception de S. lendemain de l'arrivée des Tirailleurs algériens. Il ne veut supérieur Le 7 mai vers deux pas de réception Séance du 15 septembre 1858. le Ministre n'étant venu qu'à cette époque. arrive le matin par le courrier d'Alger. A. décide.328 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le 10 avril 1852. avait été coquettement décorée de guirlandes de feuillages. de Constantine. renfermés dans un écusson. à 10 fr.000 fr. E. Un bal par souscription. E. pour cette réception.000 fr.

particulièrement devoir. A leur arrivée. Seyne est partie aussitôt avec deux gondoles dirigées par MM. ses troupes et de de Syrie. AA. le prince a envoyé sa chaloupe à vapeur à Stora pour demander des secours en hommes et en bateaux. le Colonel du 3e Chasseurs d'Afrique. dans cette circonstance. II. Le journal L'Echo de Numidie. adjoint au maire. vers quatre Napoléon et la princesse Clotilde sont entrés en heures de l'après-midi. a touché . vers le soir. comme il était à craindre que l'accident survenu n'eût occasionné des avaries graves. Le lendemain. IL le prince Napoléon et la princesse Clotilde. auquel assistaient les officiers venant d'Italie. et par M. à intervalles musique de la Milice se faisait entendre. Séance du 10 juin 1861. par les soins de la Commission délédes autres corps rentrant d'Italie guée. Vote d'un crédit. raconte ainsi le voyage du prince Napoléon et de la princesse Clotilde: LL. le Cadi. Le yacht. de pipes et de tabac. reçut l'ordre de débarquer immédiatement revenant sa présence n'était plus nécessaire partir pour le cap de Fer. illimité. on a pu le remettre avarie que le bris de la fausse quille dans une partie de l'avant. AA. la Des toasts ont été portés par MM. La petite escadre sur Stora. une brillante illumination éclairait la place de la Marine. et militaires. vivres pour ces hommes. rapprochés. mais nous devons mentionner des manoeuvres habiles et décisives. de Bône à Philippeville a retardé Un accident survenu pendant la traversée l'arrivée de LL. s'est dirigée immédiatement a fait son de dire que tout le monde. lieu désigné par le punch. dans son numéro du 19 juin 1861. pour la réception de LL. ceux de la garnison et les autorités civiles Puis. il a été fait aux militaires une distribution de vivres. le prince Jérôme rade de Stora le 15. de Nobelly. ayant qui a fait exécuter à son bâtiment La au dégagement du yacht. Toupé. abord du yacht Le Jérôme Napoléon. mais heureusement 43 . souspréfet par intérim . AA. président de la Commission . vers huit heures du soir. Carbone et et des Le Protis est parti le matin. grâce à leur concours. Il est inutile le capitaine du Protis. Jauffret. voulant passer entre une masse de rochers et le rivage. maire. le couscous circulait à profusion et la gaîté était générale. portant 80 hommes d'Artillerie Santamaria. Pendant tout le temps. on avait commencé à opérer le dégageà flot sans autre ment du yacht .HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 329 militaires furent traités dans une diffa offerte par leurs compatriotes venus des tribus environnantes et organisée par les soins des chefs des deux bureaux arabes civil et militaire et de M. à la disposition du Maire. II. Wallet. contribué puissamment arrivée le matin du 15 et portant des Chasseurs d'Afrique La frégate L'Ariège.

la petite escadre avait déjà repris sa route. considérant qu'il convient de fêter dignement la première autorité du pays et attendu que S. la Princesse Clotilde de Savoie. au nom des Italiens de Philippeville. EE. Hortense. le Conseil. qui en a élevé un deuxième dans là rue Impériale. qui a offert à la Princesse un magnifique bouquet et lui a l'adresse dont nous traduisons le texte : remis. pour remplacer sans doute Le Jérôme Napoléon. Mais les Italiens. à bord de la Reine impérial. envoyé en réparation à Toulon. qui sera. « A Son Altesse Impériale. Le Prince et la Princesse n'ont débarqué que le 16 au mutin. sont venus se joindre ceux de la population italienne. qu'ils lui présentent pour leur bien-aimé et valeureux souverain. sont arrivées Leurs Altesses Impériales. Il était surmonté de trois inscriptions que nous traduisons AU . heureux d'accueillir dans ces murs la fille de leur roi. attendues entre onze heures et minuit. VALEUREUX celle de droite A : DE SAVOIE. celle de gauche portait DES : CHAMPION DE LA LIBERTE DE SON PEUPLE PLUS ILLUSTRE ROIS. d'offrir un banquet à LL. décide. Hier. aux préparatifs déjà faits et qui consistaient en un arc de triomphe improvisé à l'entrée de la place de Marqué. Le yacht impérial La Reine Hortense est entré dans notre rade. ROI D'ITALIE CLOTILDE au milieu : AU PRINCE NAPOLÉON L'ITALIE RECONNAISSANTE Toutes les maisons de la rue Nationale étaient pavoisées et splendidement illuminées. manifeste de se dérober aux vivats et vers dix heures et demie. ont été assez heureux pour les arrêter au passage. qui a levé l'ancre le 19.330 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE et elle n'a pas eu besoin d'aller jusqu'au bout. à l'unanimité. à sept heures du matin. le demie. Le Préfet ayant annoncé l'arrivée prochaine du Gouverneur général. dans la salle- . et sont partis immédiatement Préfet et de M. dit-on. « Tous les Italiens résidant à Philippeville. des dépêches venues de Constantine ont remis sur pied notre population . » yacht Une chaloupe à vapeur a conduit LL. est accompagnée de Madame la Duchesse de Malakoff. AA. accompagnés de M. premier soldat et intrépide défenseur de la liberté et de l'indépendance de l'Italie. AUGUSTE FILLE DE VICTOR-EMMANUEL I. avec l'intention la rue. E. à la hauteur de la rue en langue italienne. Ils avaient à leur tête un jeune porte-drapeau costumé en bersaglieri et une jeune fille vêtue de blanc. 17. « Les Italiens résidant à Philippeville. prient Votre Altesse Impériale bien accepter l'hommage de vouloir comme un témoignage de leur dévouement humblement. du Cirque. « Quoique loin de la Patrie. le Général Desvaux. Séance du 11 septembre 1861. groupés en aux acclations de la foule qui encombrait masse sous leur arc de triomphe. leurs aspirations ne s'élancent pas moins vers la terre natale et l'Auguste Monarque. à quatre heures et pour Constantine.

dans et ceux des ouvriers drapeaux. entouré d'une quantité considérable de canots. Vingt vaisseaux ou frégates. éclairée par un soleil splendide. avec des fleurs du village et construit avaient été élevés : l'un par les habitants des forêts. intitulé III en Algérie. de Gourgas. EE. formé avec du liège et et de la verdure . en chef des Ponts et Chaussées. M. Napoléon III ne tut pas peu surpris de même où il avait déjeûné le 28 mai. où deux arcs de triomphe lui Napoléon III s'arrêta un instant à Saint-Antoine. depuis le travaillé. puis il s'enl'Empereur répondit qu'il s'intéressait de la Chambre de tretint avec MM. en revenant de Constantine. mêlant la voix de de la foule. et Lambert. brillamment pavoises. du ministère correspondant de l'Instruction conservateur du musée scientifique. grandiose et gai. les évolutions de l'escadre italienne. artispublique. troil'un élevé par la Municipalité. Gay. magnifique. en 1865 et publié par M. de Paris. à la prospérité de Philippeville. Octave Teissier. Wallet. à donner un aspect cette mise en scène. tique et archéologique M. ingénieur des forêts. agitant de nombreux tout enfin. au débarquement Sa Majesté fut reçue sur le quai par M. La rade offrait un spectacle impérial. Le Conseil met à la disposition pour les frais de réception. d'où s'élançaient les cris de « Vive les vivats de la population ». sous-préfet . de Boisson. inspecteur aux chefs arabes le dévouement à la France. édité par Challamel Napoléon aîné. puis il se rendit à Il recommanda en parcourant la rue Impériale. entouré de son Conseil et par toutes les autorités civiles et militaires. maire. contribuait du cortège impérial.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 331 tous les établissed'asile. qui bordait leurs canons aux acclamations la côte . Nouvion. à Philippeville le 28 mai 1865. l'autre par les concessionnaires offrant dans son ensemble un spécimen de tous les objets de ce produit. un petit monument sur l'emplacement trouver . arcs de triomphe. Sa Majesté est partie pour Constantine. Après la messe. le yacht s'avançant. municipal. Paul Teissier : de Draguignan et père de notre concitoyen. lui adressa un discours . enfin de décorer la à l'entrée de la rue porte de Stora et de dresser un arc de triomphe du Maire un crédit illimité Impériale. qui s'éloignait après avoir salué la ville . de donner un bal au théâtre. les l'église pour entendre la messe et il remarqua. mille fois répétés et auxquels répondaient l'Empereur du port. président de la Société de Secours mutuels . sur le yacht L'empereur Napoléon III arrivait escorté des escadres française et italienne. Nous extrayons les lignes suivantes d'un excellent ouvrage. tout à la fois. en remettant à l'Empereur les clefs de la ville. l'autre par les Italiens et le.. président Commerce . Wallet. d'illuminer ments publics et les rues où passeront LL. liège brut jusqu'au liège artistement Le 6 juin. sième par les Sapeurs-Pompiers.

Bateau de M. qui n'enviait ni rubans. sur une table de marbre. Salvo Grech. Jules Favre : patron Bertucci. de Victor Hugo a été célébré d'une façon éclatante le 26 février 1902. La se distingue. Bateau Notre Dame d'Afrique. les entraves apportées à son essor par une administration mais incapable de coloniser. de M. intentionnée. ni secours. un général. — L'Empereur remarquant la famille Bugelli. Napoléon III. Une réunion a lieu au casino. M. écrite en portant. à cette d'après le journal qui parut spécialement occasion : Le centenaire dans notre ville . Sire. doute à rien d'appréciable pour ce brave et digne colon. voici le résultat de quelques courses: 6 avirons et au-dessous : 1er prix. M. qui le saluait avec enthousiasme. Voici le compte-rendu de la fête Le Victor Hugo. 90 fr. a déjeuné ici le 28 mai 1865. et un fanion. dans son coeur simple. Henri Roujon. et un fanion d'honneur. répondit le colon. chaque année. sur une plaque nouvelle ce que l'Empereur j'inscrirai » après son voyage et nous il y a peu de temps. lui demanda s'il désirait quelque chose : Non. le 18 février 1900. A la voile Prix. Cambon. On pria plus tard Bugelli sur le monument qu'il venait de dire pourquoi il n'avait placé qu'une inscription d'élever : C'est que. mais qui. quand la récolte me le permettra. mant bien 1868 est célébrée avec beaucoup d'éclat. où il est chaleureusement applaudi. M. Empereur des Français. le monument avons constaté que les trois autres faces sont restées vierges de Le voyage du Souverain n'avait servi sans plaques commémoratives. et un La fête du 15 août est de passage dans notre ville le 20 avril 1870.332 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE commèmoratif suivante. Les luttes maritimes Société Philharmonique des 15 et 16 août sont très brillantes. directeur des Beaux-Arts. 100 fr. l'inscription lettres d'or : — S. pensait que en supprila venue du grand Chef allait faire prospérer l'Algérie Nous avons visité. fanion. 60 fr. Lesueur. répondit-il. gouverneur arrive le 25 juillet 1891 . fit arrêter sa voiture et. M. M. Arrivée. punch lui est offert le soir au théâtre. après avoir remercié Pascal Bugelli. aura fait pour l'Algérie. le Gouverneur général Edouard Laferrière visite notre ville le 30 juin 1900. 2e prix.

éclate en applaudissements L'émotion une fois calmée. la température d'une douceur printanière. les enfants se dirigent vers le théâtre. a fait eu un ciel parisien. des conseillers du délégué municipaux. la salle. Dans la salle. nous renonçons de police. Malgré un déploiement toute cette foule amassée sur la place du théâtre. Dès que tout ce petit monde charmant fut bien massé. Au pied de l'estrade les enfants de l'école enfantine. on se place : les autorités les élèves avec maîtres. ce sont des toilettes était fraîches. Les petits enfants de l'école enfantine des fleurs. sur la scène qui. des membres de l'enseignement : principal. maire. les enfants des divers établissements arrivent et se massent au Successivement. s'est arrêtée à temps et la fête du couronnement a pu se dérouler dans la rue Gambetta et sur la place Victor Hugo. Dès une heure de l'après-midi. une profusion drapeaux. le buste de Victor de verdure. lève et alors des deux côtés le spectacle est merveilleux . où ils doivent assister à la matinée littéraire. puis les garçons se dirigent vers la place Victor Hugo. Signalons. jettent Le cortège se reforme et. les musiques réunies enqui est écoutée. architecte la ville. on se bouscule. de fleurs. avait donné en averses continues. se présente de la scène et prononce un discours très applaudi. grand plaisir.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 333 Notre beau soleil d'Afrique. de l'école secondaire des filles. sans accidents. Mais la pluie qui. Roche. buste entouré de palmes. fond du square. les rues aboutissant au square sont animées . Au fond de la place est adossée une estrade avec. toutes les fenêtres un plusieurs magasins entourés de guirlandes et. M. on pénètre. et pas une n'eut été vide. sans être mouillée. on déborde. des gerbes. les mains pleines de fleurs. et en bravos. ne peut recevoir tout le monde. sements Tour accueillent. A deux heures et demie précises. qui présente un coup d'oeil des plus joyeux. à tour. les décors. bien que débarrassée de tous les invités. bien que le soleil fut absent. tandisque joyeuses. monte sur la tribune un discours que des longs applaudiset prononce maîtresses. maîtres et financier. sur le devant. non moins comble. car.000 places. des bouquets. en de passant. nous avons sur lequel on peut compter en toutes saisons. salle contenant civiles et militaires. le Maire entouré de ses adjoints. les étrangers eux-mêmes avaient donné l'exemple. d'oriflammes et de Hugo . la nuit durant. le rideau en voyant sur se le tonnent la Marseillaise garnies on l'a constaté avec étaient de le devant . Précédés des musiques les filles. dans le plus grand silence. aux accords de la Marseillaise. le Dr Ricoux. la place retentit d'acclamations couronnes. toujours précédés de nos musiques réunies. tout autour. têtes nues. il eut fallu une pour contenir 5 ou 6. du Maire avait été entendue . Enfin. toutes les portes. la décoration pleine de goût qui fait honneur à M. des écoles primaires viennent déposer des (garçons et filles) de la ville et du faubourg. M. ce ne sont que riants visages de dames et de demoiselles et tout cela empli de la plus épanouissante gaieté. professeurs. les représentants du collège. défaut mercredi . à décrire l'avalanche humaine et assiège qui se précipite Ici. L'invitation drapeaux.

Après la lecture de vers de M. Tour à tour. Dupouy. Messieurs les Officiers. . nous ne nous attendions chance de pouvoir la terminer pas à l'heureuse par un événement aussi important que celui du voyage de M. sans fatigue. La salle entière éclate en bravos. Le programme est achevé . eut lieu devant le monument de la place du Commerce. à dix heures du matin. Toute la population y a pris part. mis en musique par leur professeur. la population civile. unanime à reconnaître qu'elle fait naître dans toute la ville. et tous recueillent bien mérités. calme satisfaire et heureuse. une conférence sur Victor Hugo. Tournou. le Chef de bataillon Francez. a surtout impressionné la salle. Pendant prés dé trois quarts d'heure. le professeur Fouret commence Lacassagne. Darvys et Dupouy. M. eut lieu une prise d'armes des troupes de la garnison . le Vice-Amiral Pottier. Une explosion d'enthousiasme accueille gieuse attention les derniers mots. le 21 avril. mais en somme une foule nombreuse. MM. Derval. M. C'est aux accents de la Marseillaise s'écoule lenteque la foule des auditeurs l'éclat de la fête et l'enthousiasme ment. de la salle. directeur et artistes du théâtre viennent lire les extraits de l'oeuvre de Victor Hugo. des contre-torpilleurs La RaSaint-Louis. Quand nous avons arrêté le plan de cette histoire. le Président de la République en Algérie. Le Charlemagne et Le du croiseur Le Linois. a pu se réunir et entendre. le Vice-Amiral Pottier et composée de trois cuirassés : Le Gaulois . ces décorations furent remises par M. La pière et La Pertuisane et du torpilleur Hallebarde. à laquelle toute la population s'était associée. qui prononça avant la remise une allocution chaude et patriotique que tous les assistants applaudirent. Le prélude des fêtes a été l'entrée dans notre port. n'a pas permis de L'exiguité à toutes les mesures prises. RogerM. due surtout à l'affluence des auditeurs. Cette cérémonie. la salle suit avec une reliles paroles du conférencier. avec une délégation des se sont unis à troupes de la garnison à laquelle des places avaient été réservées. fort bien mimée par M. de de la division de l'escadre commandée par M. A la prière de M. des applaudissements La Mort de gramme. applaudis comme ils le méritent. Gavroche. inscrits au promunicipal. Nous allons raconter aussi brièvement que possible son passage à Philippeville. Loubet est le premier Président qui soit venu visiter notre colonie. alors garçons et filles des écoles laïques viennent entourer le buste et chanter l'hymne du poète. Le lendemain.334 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Le programme suit alors son cours. il s'agissait de décorer de la médaille de Chine cinq sous-officiers du 3e Zouaves ayant pris part à l'expédition.

à cinq heures. sans exception. de la République arrivera à bord de La Jeanne d'Arc. Elle leva l'ancre le vendredi. à huit heures du matin. la musique du Saint-Louis joue plusieurs morceaux sur le kiosque de la place de Marqué. depuis quelques jours. M. doit parcourir dans la rue Nationale. non seulement que le Cortège présidentiel même dans la haute ville. 24 avril. à huit heures trois quarts. tion de toutes les puissances. maire. vous m'avez J'ai vu. le Dr Ricoux. M. dans toute sa longueur. sous la de ne pouvoir être là pour l'inauguration de votre beau monument. une heure . le Vice-Amiral bâtiments Pottier ne ménagea pas. ils ont fait l'admiraordres. leur endurance. ce qui a permis à la population à la localité de visiter les superbes à un grand nombre d'étrangers de notre flotte.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 335 Nous la reproduisons Mon cher ici : Commandant. fait afficher et publier la proclamation suivante : ARRIVÉE DE M. Pendant ce séjour. à l'oeuvre. notre ville si pittoresque nous. J'invite tous les habitants à décorer leurs demeures. Puis. Le soir. vue de la pleine mer. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A PHILIPPEVILLE Chers Concitoyens. Il faut que M. avait. puisse admirer. J'étais fier de les Grande Muraille. de fête. vendredi 24 avril. mais tous. nous inspirant patriotiques. ses appréciations flatteuses sur notre beau port. à diverses reprises. dans sa parure en avançant dans le golfe. hautement et que témoigne que vous avez toute mon admiration et marins sympathiseront toujours. le Cercle musical donne un concert suivi de bal. nous de manifester de nos sentiments aurons tous à coeur. à pavoiser leurs fenêtres. y a demeuré quatre jours. Je regrette mais je vous zouaves le plus grand plaisir. de celui qui représente si dignement reconnaissance vis-à-vis notre respetueuse M. Bien que son séjour parmi nous ne doive pas dépasser quelques heures. Loubet. là-bas en Chine. que de toutes les parmi Et. en l'honneur de Messieurs les Officiers de l'escadre. de remise fait des décorations de Chine à votre En me conviant à la cérémonie bataillon de Zouaves. Non seulement leur gaîté. avoir sous mes je les ai appréciés. qui ne devait rester que vingt-quatre et port. le Président la République. quand le vénéré Chef de l'Etat se trouvera poitrines éclatent Vive les cris répétés de : ! Vive la France ! Vive l'Algérie la République ! Vive Loubet ! heures dans notre L'escadre. les Zouaves mais encore par leur belle tenue. prochain.

et Féraud. où doivent avoir lieu les présentations. tous les balcons sont noirs. les rubans qu'elles portent sont également de mêmes couleurs et composent le plus gracieux drapeau tricolore qui se puisse rêver. Il met lestement pied à terre et s'avance vers le salon de réception. Mesdemoiselles Julie Blain. radieux et la plupart de nos concitoyennes ont revêtu des toilettes claires. Aubry. Loubet quitte La Jeanne et se rend au débarcadère sur une chaloupe à vapeur. Les deux jumeaux : Fatma et Mohamed Karoui. et le Commandant Reibell sont à ses côtés. jolies femmes qui forment comme un parterre de fleurs du plus bel effet. délégués financiers. Etienne.336 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE avant l'arrivée de La Jeanne d'Arc. Lesueur.24 Avril 1903 Louis Bertrand . est bondée de L'estrade placée au fond de la place de Marqué. Fabre. aussitôt. dans le salon aménagé avec un goût exquis par M. députés. dans les hangars de la Société Générale et sont placés dans l'ordre réglé par le protocole. d'Arc Nous donnons ici une poésie due à la plume de M. se rendent par groupes Les corps constitués. blanc et rouge . directrice de l'école enfantine. la passe à sept heures et quart. Plantié. Toutes les fenêtres. les troupes s'échelonnent aussitôt et forment la haie. M. sur les quais. Dès son entrée sous le vaste et splendide velum. MM. . qui lui présente cinq enfants chargés de fleurs. Ils pénètrent. Fallières. qui fut signalée par le pilotage à six heures du matin. les bouquets et Aquadro. Sur les quais et le long de franchit la rue Nationale. ancien sénateur. de la Chambre des Députés. Marie Gardet et Emilie sont respectivement bleu. élèves de la même école. M. Loubet est arrêté par Madame Alby. Pinelli Sider. les fonctionnaires. ministre des Travaux publics. le canon tonne. Il est huit heures. car le soleil. président du Sénat. portant à son bord le Président de la République. Les costumes des trois premières fillettes. un soleil printanier. conseiller général. La Jeanne d'Arc. portent un bouquet tricolore avec les rubans du drapeau arabe sur lesquels sont inscrits en lettres d'or : Philippeville-Algérie . ou plutôt sont darde ses rayons blancs de monde. Maruéjouls. vice-président Thomson. préfet.

Loubet répond en disant qu'il fait des voeux pour que notre belle ville prospère de plus en plus. M. M. Blain: fort gentiment la jolie fillette de notre estimé concitoyen HOMMAGE A M. par ma voix. « Où l'on voit le grand comme le petit « Heureux devant vous d'incliner la tête. M. leur digne maîtresse. LOUBET. Brown. d'où vient le progrès. M. Loubet dit qu'il est heureux d'être venu à Philippeville et qu'il connaît les sentiments. M. avec sa bonhomie habituelle et son sourire bienveillant. Nous aimons les jeux.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 337 que récita M. prononce ensuite un remarquable discours. la Justice. Ainsi qu'à Paris. Par sa situation exceptionnelle ne devienne il ne doute pas que Philippeville dans la Méditerranée. Monsieur Président de la République. » Puis on ajouta : « Spectacle charmant ! « Elle nous revient la douce Espérance « Et tout nous sourit puisqu'en ce moment « Dans notre cité nous avons la France. Nous sommes aussi de jolies Françaises. recevoir Des petits enfants de Philippeville. Teissier. on nous a dit : c'est un jour de grande fête. Loubet du Tribunal. le patriotisme des habitants. 44 Le Président du Tribunal civil. Président de la Chambre de Commerce. Les consuls des puissances étrangères saluent ensuite le Président. le sucre et les fraises. Mais pendant la classe on est studieux Et sous nos doigts blancs l'encre coule et file. présente le personnel de a un mot aimable pour M. les voeux Daignez. » Nous sommes aussi de petits Français . embrasse Mademoiselle Julie Blain et les et adresse quelques mots d'éloge mignons enfants qui l'entourent bien mérités à Madame Alby. le Maire présente le Conseil municipal et prononce une allocution. « Aujourd'hui. une des plus importantes cités de la Colonie. PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE VOEUX D'ESPÉRANCE le Président. Brown et pour les membres . M.

sont présentés par M. Loubet se forme et se dirige vers le monument fait arrêter son landau. Mathieu. Puis le cortège monte vers la rue Nationale. Beaumont. directeur de Les instituteurs l'Ecole des Garçons. que nous décrirons tout à l'heure. Après les présentations. cupe pas de politique.338 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE M. collège. massée près de l'estrade si bien ornementée par la maison Laout. d'armes. de cet établissedit qu'il est heureux de la prospérité ment. pasteur protestant. breux. Loubet de l'Ecole d'Agriculture. son clergé. Il passe sous six arcsde triomphe superbes. Degand. les professeurs du principal. Godard. Loubet toute la répond dans le même sens et témoigne a éprouvée en constatant la richesse de l'agriculprésente à son tour. M. et notamment à M. affirme le dévouement qui. président de la Fraternelle. qui compte un nombre d'élèves considérable. en l'assurant de tout son dévouement aux et en signalant le rôle utile que l'enseigneinstitutions républicaines ment de l'agriculture peut jouer dans un pays où les intérêts agricoles sont prépondérants. dans un pays où les étrangers sont nomet aimer la France. et sous une multitude de petits drapeaux formant un ciel splendide. M. attaque un choeur composé par M. mots. où M. du 3e Zouaves. M. Louis Bertrand et mis en musique par M. C'est alors que la Chorale. de curé doyen. remercie. Garrez s'avance alors et. le Président répond. présente M. M. dit-il. Adrien Tournou. Zannettacci. commandandant l'armée à la Patrie. prononce un beau discours patriotique. dit quelques ne s'oc- M. qui fait entendre quelques paroles éloquentes. M. directeur présente au Président le personnel de l'école. Sur tout le . on ne saurait trop faire connaître passe ensuite devant chacun des corps constitués et répond en quelques mots à tous les souhaits qui lui sont adressés. Ledermann. disant qu'il connaît les sentiments instituteurs et ajoute que. à M. Francez. Sandraly. le Président satisfaction qu'il ture en Algérie. des M. vénérable de la Loge maçonnique. Le Président le cortège qui ont duré une demi-heure. au nom des Anciens Militaires dont il est le président. M.

rations de verdure et de fleurs. Vellard. favorisée par de son escorte. La Jeanne d'Arc quittait Une heure après le départ du Président. les couleurs tricolores. Les décoEsquilante (Italie) et Louise Baroni (France). très fraîches et très belles. les deux nations latines. . sur les côtés les écussons de France et Dans deux niches de verdure. tenant à M. décorée de drapeaux. indique : La Colonie Italienne Geneviève de la République Française. Loubet et les personnages qui l'accompagnent dans le train Bronzes encadrent montent admiaussitôt la rendent treize wagons. à Le premier arc de triomphe la Marine. d'un aspect très décoratif . Ce sont Mesdemoiselles rouge. Des haies artificielles de palmes et de branchages cachent les abords de la cour et agréable à voir . palmes et mimosas. Le deuxième est celui de la Colonie italienne. et des torpilleurs Revenons maintenant sur cette belle journée un temps splendide. blanc. M. le salon est décoré avec un goût vraiment artistique. le Président ! applaudit vivement et crie : Vive Loubet ! Vive Après avoir parcouru toute la rue Nationale jusqu'à la place Wagram. la façade des bureaux et des salles d'attente est également de trophées de palmes. spéciale. Jules Grosso. lianes fleuries rablement des tentures de prix. deux fillettes portant en écharpe l'une bleu. sur les plans de M.HISTOIRE DE PHIL1PPEVILLE 339 la foule parcours. le Président la largeur de l'arc. Salvator Baroni. Il représente les murs et les tours d'une ville fortifiée et a été dressé par la Commune. LES ARCS DE TRIOMPHE est à l'entrée de la rue Nationale. un salon donne accès Aménagé sur le débarcadère. présidentiel qui comprend A dix heures. Construit par M. François de Angelis et Louis Contursi. de verdure et de guirlandes Coquettement la gare mérite une mention multicolores. et de drapeaux. Entièrement tapissé d'andrinople rouge parsemé d'étoiles dorées. sont dues de M. notre port et se dirigeait sur Bône. Au sommet. et l'autre vert. enjolivée et décoré avec le plus grand soin. le convoi s'ébranle sous les vivats de la foule. d'art. architecte. Une banderole. représentent d'Italie. jardinier à M. il est d'une réelle élégance. on revient sur ses pas et on se dirige vers la gare. la couronne royale d'Italie. Bourbon. escortée des contre-torpilleurs de fête. blanc. et avec l'aide de MM. rouge.

de cet are symbolique. surmonté du croissant de Mahomet. est des plus heureux. avec. d'oran- L'effet produit par cet ensemble de verdure et de fruits du pays. Des guirlandes feuillage courrent du sommet au bas de ce monument de bon goût. au sommet. joint les chapiteaux Pour marquer l'oeuvre accomplie en Algérie et plus particulièreoù ils ont créé de splendides et riches jardins. énorme bouquet de fleurs. surmontés d'un superbe dôme portant entrelacés des trophées de drapeaux aux couleurs françaises et anglaises et sur lequel au Président de la République. des branches entières de citronniers. Félix Gianotti. De chaque côté sont deux pilastres entourés de feuillage et de fleurs. comparables à ceux de Salluste. il a été construit par M. Le cinquième est celui des indigènes.. consul d'Italie. Raphaël Migliaccio Dinacera.340 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Ajoutons qu'en dehors des personnes citées plus haut. produisant Le quatrième est celui de la Colonie Maltaise. au Président de la On lit en exergue : La population Indigène République. nos maraîchers laborieux ont suspendu. Une de feuillage entrecroisé. et de palmes verdoyantes tures arabes. Un minaret hardi. Vie. d'antique mémoire. ceux qui de cette magnifique décoration sont MM. comme emblème de leur travail. très gracieur avec ses guirlandes de fleurs et les instruments aratoires qui en forment la base. Maroni. gers. Paul Rossi. C'est un superbe travail effectué avec talent par notre concitoyen M. le plus bel effet. de Ce sont là des draperies parsemées de fleurs. sur les plans de M. à la hauteur de la Le troisième a été élevé par la Municipalité Mairie. ment à Philippeville. etc. C'est un ensemble de tapis aux riches couleurs. complète merveilleusement l'ensemble de ce monument de style mauresque. Sublime en a exécuté le travail. se dressant vers les cieux . Le sixième est l'arc de triomphe des Agriculteurs. M. Marius ont pris l'initiative et Joseph Daprela . un longue guirlande au centre du dôme. deux grands drapeaux portent la croix de Malte. on lit : La Colonie Maltaise Au sommet. . etc. dans son milieu. de tendélicieux de l'industrie du pays. etc. produits de dattiers. encadré de drapeaux indigènes.

gierétaire. née le 28 juillet 1845. Mais la fortune glantés. cantinierre au 3e régiment Quelle belle et noble existence militaire Zouaves. et Mme Laurin. Pas encore car d'un coup de revolver à bout portant. on â une ambulance établie dans remporte malheureux village le combat fait rage . elle l'officeir de . On ne nous pardonnerait peint de ne pas placer ici une notice historique sur la fie militaire de cette femme si digne d'éloges. les vétement ensemaux blesses.. c'est Madame Laurin. Mercier.HISTOIRE DR PHILPPEVILLE 341 LE MONUMENT DU 8e ZOUAVES M. membres. avec lequel Madame Datailley s'embarque pour la France . â Philippeville. MM. prononei un long discours.. Richard... La canntiniere et le zouaves Richard se précitent à son secours. pendant l'inauguration du monument en l'honneur du 3° Zouaves. que celle de cette vaillante Française ! Madame Laurin. qui la tient et . couvert par les applaudissements. qui compte 36 ans de services et 35 campagnes. Madame Laurin. . Noël Coullaud. sont une lourde main se poser sur son épaule : elle est prisonnière . â M.. Surviennent les jours sombres de 1870. Sous les poussées formidables et répétées de 140. A Deshorties de Beaulieu atteint quelques pas d'elle est tombé le lieutenant-colonel au rentre d'un coup de feu tiré â bout portant zouaves. d'un second instant nos troupes zouaves . Datailley. M. capitaine au 20e bataillon de chasseurs à pied les quelques lignes qu'il y a consacrées â Madame Laurim . mariée en 1863. toute entière à ses pauvers blessés. Une de nos cantinières dela guerre frabco-allemandeest dans toute l'armée d'Afrique . A chacun de leurs retours offensifs . les allemands pour revenir ensuite plus reculent sousleur étreinte nombreux encore. étaient à ses côtés.000 allemands nos valeureux soldats du 1er corp d'armée tentent des efforts surhumains pour arrêter l'invasion de leur patrie.A un moment donné notre héroine . Les yeux se portent tout naturellement vers la vaillante cantinière du 3e Zouaves. demoiselle Dumas. Madame Dutailley . maréchal des logis trompette passent tons deux au 3e Zouaves. Le jour de la bataille de Froeschwiller. pendant que son brave régiment se fait hacher glorieusement â la défense du Niéderwald . Jacob. la jeune cantinière ses prodigue soins aux blessés et sert la goutte aux zouaves presque sur la ligne de feu. La nouvelle de la déclaration de guerre à l'Allemagne est accueillie par des acclamations enthousiastes au 3eZouaves.. et chasseurs pélé-méle tendaient s'était de lignard . donne activement ses soins intelligents nous est contraire. Constant. président de la société La Chéchia. Nous extrayons donc du livre Cantinière et Vivandiere françaises de M. où Madame Dutailley est commissionée pour tenir l'emploi de cantiniére.

car elle fut emmenée en Allemagne avec les débris de son valeureux régiment. la croix de la Légion d'honneur la Guerre une pétition demandant pour la vailtrès chaudement lante cantinière. Vous l'avez reconnue en Madame Laurin. la Commune accomplissait . Prisonnière de guerre pour la deuxième fois. elle réussit à Internée pendant quelque temps dans une forteresse prussienne. Là. si elle avait été faite prisonnière. son régiment le soir de la bataille de Madame Dutailley avait pu rejoindre Froeschwiller . qui fit battre d'une émotion patriotique En 1895. 1871. car. son premier le nom. Destremx. de Génissac. enfermé dans Strasbourg assiégé. Tendre mère aussi bien que bonne épouse enfin. elle le suivit à Sedan. modeste cantinière. mari étant mort. sitôt pour suivre son régiment dans la campagne contre l'insurrection Kabyle de les affaires où se distingua le 3e : Nigrine. Elle fut de toutes M. ancien député de l'Ardêche. Récompense et fière le coeur de soldat de la cantinière.342 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Madame était un dernier effort désespéré. secondes noces le zouave Abel Laurin. A peine remise. canton « 3e Zouaves. le 15 janvier 1871. des signataires manbrûlé et il devint impossible plusieurs quant à l'appel. la cantinière retourna à Philippeville. elle se trouvait dans la citadelle et y fut blessée à la cuisse gauche d'un éclat d'obus. de le reconstituer.. où elle fut accueillie avec les marques de la plus produ 3e régiment Les officiers du régiment adressèrent aussitôt au Ministre de fonde admiration. elle épousa en Quelque temps après la guerre. la médaille coloniale vint s'ajouter à la collection de médailles qui ornent la poitrine de cette vaillante. à la valeur guerrière. Au courage viril. Ravin bleu. Les généraux Barrai et Uhrich apostillèrent cette légitime demande. vient d'être décorée de l'ordre « conduite sur le champ de bataille. . elle s'évada de nouveau et alla rejoindre à Montpellier le dépôt de Zouaves. » Au mois destruction de Branne. publié à Libourne. mais belle conduite et fut décorée de la médaille tardive. Dutailley au sort cruel qui lui était certainement sauvée ! Elle échappait réservé. Un poète qui a chanté les exploits de la cantinière du 3e Zouaves. « Madame Dutailley. insérait la note suivante : Le Progrès des Communes. termine ainsi son poème : Cette femme au coeur d'or. le palais de la Légion d'honneur n'était plus en quelques heures qu'un Le dossier de Madame Dutailley fut monceau de décombres et de ruines fumantes. etc. avant de battre en retraite. On dut certainement y faire droit. la courageuse cantinière dut à sa blessure d'être internée à Mayence. Pendant le bombardement. dont elle porte actuellement Ce ne fut qu'en 1890 que cette femme héroïque reçut enfin la récompense de sa militaire. après la reddition de Strasbourg. elle connut les angoisses de la captivité. la vaillante de la Légion d'honneur cantinière du pour sa belle son oeuvre d'abominable de mars suivant. à la disposition s'évader et courut se mettre du stratagème par un ingénieux général Uhrich. d'où elle partit ausLa guerre terminée. L.

Bataillard. Albert Teissier. Santamaria. Alphonse Gueth et Marc-Aurèle employés à la Banque de l'Algérie. bibliothécaire Saint-Ernest. de la maison Teissier. Laurent de la maison Cordina et Cie. de la ville. président Pierre Guidoni. Benjamin. MM. Fortuné. Loubet. publiciste. Pierre Calamaro. Jean Beaumont. officier d'administration de lre classe.-L. Grimaud. propriétaire.-M. de la Légion d'honneur de la Chambre de Commerce. Chevaliers du Henri Aimé Feuille. Alessandri. . dans notre Chevaliers MM. IsidoreBourniquel. Marty. tous trois connus dans notre ville pour leur détrès honorablement vouement à la cause mutualiste. Rivas. mécanicien Mentions honorables pour services rendus à la Mutualité Gar- MM. cias. Blain. Alfred Lazare Penalva et Casimir Thiriet. administrateur Alphonse et de la caisse d'épargne. gestionnaire du service des vivres. François Edouard propriétaire. Officiers capitaine d'Académie au 3e Zouaves. Cottard. propriétaire. MM. Ignace Burgun père et Thomas Jean-Baptiste et ouvriers aux ateliers du P. du bureau de bienfaisance Mérite Agricole 1er adjoint au maire. ont été distribuées d'honneur : du travail D'autres distinctions Médailles MM.HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE 343 LES RÉCOMPENSES Un certain ville nombre à l'occasion Sont nommés : de récompenses ont été accordées du voyage de M.

ce fut une ère fortunée et prospère. lutte encore avec courage. ces temps heureux ne sont plus que souvenirs. nous nous déclarons entièrement satisfait. car la population philippevilloise comme celle des premiers temps d'aujourd'hui. Si nous atteignons ce double but. L'espérance est d'essence divine . la vaillantetous les obstacles avec courage et gaieté. en l'écrivant. sans doute. . cesseront bientôt. qui. n'en ayant jamais cherché d'autre. On Aujourd'hui. mais avec moins de confiance et surtout avec moins de gaieté. « est douée d'un dévouement énergique et ses efforts une des pages les plus intéressantes de l'histoire courageux forment de l'Algérie. de notre cité. Survint une époque de confiance et d'amitié.344 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE CONCLUSIONS Les débuts de notre ville d'alors surmonta population ont été difficiles et pénibles. Nous croyons. » Nous arrêtons là cet ouvrage. Louis 6 Juin 1903. de trop courte durée. un autre le continuera plus tard. BERTRAND. être agréable à nos lecteurs et utile à notre pays. d'abondance et de joie. elle est notre force en ces temps d'épreuve imméritée.

XXIII. Petite et grande Etablissement publics — des eaux Aménagement — Boucherie Boulangerie. Evénements VI. Théâtre. — Municipalité. 45 . — Cultes. Eclairage.. — Armes de la ville . — Tribunal. XXIV. Justice de paix. Pompes funèbres — Garnison. diverses Publications Musique.. Conseil municipal. Instruction blique — Beaux-arts.. XXII. XIV. Sécurité. Eglises — Ligue de la Libre pensée — puCollège. politique — Journaux. Ecoles secondaires. — Administration civile V. XVI. X. Poésie. XXI. — Musée.. Officiers ministériels — Conseil de prud'hommes — Prison civile. Annonces — Police. III. XIII. XI. Etat-Civil ..TABLE DES MATIÈRES Pages CHAPITRE Ier.... XV. — Cimetière. IX. XII. Théâtre romain — Sociétés musicales — Etablissements de bienfaisance — Sociétés de Secours mutuels — Loge franc-maçonnique 1 5 9 41 45 75 81 89 105 127 131 133 149 159 161 163 169 171 183 187 193 201 209 217 VII. Etablissements militaires. XVIII. — Population. VIII. XVII. Maison d'arrêt Voirie. Littérature.. XX. . IV. . XIX. Personnel communal — Rues et places. — Origines de Philippeville II.

Consuls — Port. Téléphone — Trésor. Navigation — Ponts et Chaussées — Pêches maritimes — Société de sauvetage. Sport nautique. Français — Sociétés de Tir — Eaux et Forêts — Chasse. XXXXI. Titre. — Domaines. Poudres. Tabacs. Industrie — Chambre de Commerce. Epidémies. — Comice Société d'horticulture. Sociétés de Chasse — Fêtes et Cérémonies. XXXV. Plages. XXVII.346 HISTOIRE DE PHILIPPEVILLE Pages CHAPITRE XXV. Défense naSapeurs-Pompiers. rue Th. — Caisse d'épargne — Milice. ques — Chemin de fer — Poste. Chapitre PHILIPPEVILLE. XXXXIV. XXXI.— Imprimerie Administrative et Commerciale Moderne. Hypothèques Enregistrement. XXXIII.. Hôtes illustres 291 295 297 299 313 317 321 323 327 ERRATUM Page 105. Cadas- 221 227 233 235 243 247 271 273 275 279 287 289 XXXVIII. XXVI. XXXXV. — Viticulture Agriculture. Syndicat agricole — Société hippique — Commerce. XXXXII. 18.. Douanes. XXX. XXXVII. Télégraphe. XXXIV. XXXIX. XXXXIII. — Calamités publiNaufrages. Réguis . XXIX. Contributions tre diverses et directes. Lire IX au lieu de Chapitre IV. XXVIII. agricole. XXXX. XXXII. tionale — Sociétés d'Anciens Souvenir militaires. XXXVI.

.

.

.

.

.

Loge franc-maçonnique CHAPITRE XXV.Rues et places. . Etablissement publics CHAPITRE IX. Calamités publiques CHAPITRE XXXV.Pêches maritimes CHAPITRE XXXIII.Cultes. . Industrie CHAPITRE XXIX. . . Sécurité. Ecoles secondaires. Hypothèques CHAPITRE XXXIX. Personnel communal CHAPITRE VIII. .Agriculture. . Société d'horticulture. Musique. . . . . . . .Boulangerie. Navigation CHAPITRE XXXI. .Société de sauvetage. Sport nautique CHAPITRE XXXIV.Sociétés de Tir CHAPITRE XXXXIII.Administration civile CHAPITRE V.Poste. . . . . Evènements politique CHAPITRE VI. Petite et grande Voirie.Chemin de fer CHAPITRE XXXVI. . .Ponts et Chaussées CHAPITRE XXXII. . Etablissements militaires CHAPITRE XIII.Cimetière. Eglises CHAPITRE XVII.Caisse d'épargne CHAPITRE XXXX. .Prison civile.Commerce. .Naufrages. Poudres. Cadastre CHAPITRE XXXVIII. Souvenir Français CHAPITRE XXXXII. .Société hippique CHAPITRE XXVIII. Syndicat agricole CHAPITRE XXVII. . Contributions diverses et directes. Epidémies.Port.Milice. Hôtes illustres . Pompes funèbres CHAPITRE XII.Enregistrement. Boucherie CHAPITRE XI. Téléphone CHAPITRE XXXVII. . Sociétés de Chasse CHAPITRE XXXXV.Sociétés musicales CHAPITRE XXII. Consuls CHAPITRE XXX.Aménagement des eaux CHAPITRE X.Origines de Philippeville CHAPITRE II. Littérature. . .Trésor. Publications diverses CHAPITRE XX. Défense nationale CHAPITRE XXXXI. . Etat-Civil CHAPITRE IV. Officiers ministériels CHAPITRE XIV.Armes de la ville CHAPITRE III. .TABLE DES MATIERES CHAPITRE Ier. Annonces CHAPITRE VII.Police.Municipalité.Chambre de Commerce. .Garnison. . . Sapeurs-Pompiers. Théâtre romain CHAPITRE XXI. Conseil municipal.Tribunal.Chasse.Musée. . .Comice agricole. . Douanes. Plages. . . .Beaux-arts. . . Poésie. Eclairage. Viticulture CHAPITRE XXVI.Conseil de prud'hommes CHAPITRE XV. .Population. Télégraphe.Journaux.Fêtes et Cérémonies. Tabacs.Collège. Justice de paix. . .Etablissements de bienfaisance CHAPITRE XXIII. .Ligue de la Libre pensée CHAPITRE XVIII.Sociétés de Secours mutuels CHAPITRE XXIV.Eaux et Forêts CHAPITRE XXXXIV.Sociétés d'Anciens militaires. Théâtre. Instruction publique CHAPITRE XIX. Domaines. Maison d'arrêt CHAPITRE XVI.

Centres d'intérêt liés