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Mécanismes et facteurs de la corrosion endo-buccale

1. INTRODUCTION

• Corrosion: Réaction chim. ou électrochim entre un matériau, généralement un métal, et


son environnement qui produit une détérioration du matériau et de ses propriétés.

• La corrosion électrochimique des matériaux métalliques est issue d’une OXYDATION (=


perte d’électron du métal ) en présence d’un électrolyte, entraînant une libération d’ions mé-
talliques.
• corrosion sèche: chimique, oxydation à haute t°
• corrosion en milieu aqueux: électro-chim, le métal est en contact avec un électrolyte
(milieu conducteur ionique,courant accompagné d’un déplacement de matière)
• Ions en solution ou composés plus ou moins adhérents à la surface (oxydes).
• Perte de substance dans tous les cas.
• Les réactions sont de type oxydo-réduction:
• Couple red-ox:
Le réducteur s'oxyde (réaction d'oxydation), l'oxydant se réduit (réaction de réduc-
tion). L'oxydo-réduction se compose donc de deux demi-réactions : une oxydation
et une réduction. Sont séparées dans le cas de la pile et génèrent un courant.
• Oxydation
réducteur(1) ⇌ oxydant(1) + ne-
• Réduction
oxydant(2) + ne- ⇌ réducteur(2)
• Oxydo-réduction (« somme » de l'oxydation et de la réduction)
oxydant(2) + réducteur(1) → oxydant(1) + réducteur(2)
• Alliages métalliques en dentaire: amgs, dispositifs ortho, 3 classes d’all. prothèse peuvent se
corroder.
• L’oxydation dépend de l’alliage (composition, structure), de son environnement: nature de
l’électrolyte càd de la salive (composition, ph,...), présence d’autres alliages à proximité.

• Intérêts de l’étude de la corrosion endo-buccale:


-conséquences sur la cavité buccale: biocompatibilité (cytotox,tox,allergies), car libéra-
tion d’ions
-conséquences sur la longévité des restaurations

2. LA CORROSION ELECTROCHIMIQUE

2.1. SYSTEME ELECTROCHIMIQUE SCHEMA

• Cellule électrochimique=ensemble d’électrodes+ électrolyte


• électrode= surface sur laquelle se produit la 1/2 de la réaction red-ox dans cell.
• électrolyte= mil. conducteur dans lequel le passage de courant électrique est ac-
compagné d’un mouvement de matière.
• Différents types de cellules: galvaniques (piles)= corrosion ou électrolytiques (R non
spontanées, source de courant nécessaire)

En bouche, couplage de métaux ≠ correspond à pile: macro ou micropile (≠ᵩ dans


l’alliage).
• Métaux = électrodes
• Electrolyte = salive, liquides tissulaires. Courant électrique=circulation ionique
• Le métal le plus électro-= ANODE (pole-, oxydation), qui s’oxyde, qui se corrode.

2.2. NOTION DE POTENTIEL D’ELECTRODE


2.2.1. REACTIVITE DES SURFACES SCHEMA

• Oxydation du métal en solution aqueuse


Mn Mn+ + ne- en solution aqueuse,

• Mn+ restent au voisinage de la surface par attraction électrostatique: ions de


paroi
• Le métal prend un certain potentiel par rapport à la solution, ddp=E, potentiel
d’électrode.

• Si ∆G<0, spontané
• L’énergie libre de Gibbs détermine la spontanéité de la réaction:

∆G= - E n F (n= nbre d’e-// F= cste de faraday, en coulombs= Nbre


Avogadro.charge e-)
si ∆G<0, réaction spontanée mais attention, on prend E pour une réaction d’oxy-
dation, donc le signe est inversé par rapport potentiel standard d’équilibre (cf
diapo Meyer)

2.2.2. POTENTIEL STANDARD, RELATION DE NERNST

• Potentiel standard d’une électrode E0: pot d’un élément mesuré dans des
conditions standards (par rapport à une électrode de référence à hydrogène=0,
dans une solution de leur propre sel à conc 1 mol/L)= tendance d’un métal à
s’oxyder. (métaux nobles et non nobles).

• Echelle de potentiel standard d’électrode de différents métaux purs (dans


sol de leur propre sel à conc 1mol/L: E fction nature, conc., pH électrolyte).

→métaux cathodiques: compt électro positif par rapport électrode de référence ,


passent difficilement en solution.
→métaux anodiques: électr- par rapport électrode de référence , passent en sol.

• Equation de Nernst: potentiel d’électrode (par rapport ECS pex)


E=E0+ RT/nF log (ox)/(red)
E0=pot normal d’oxydation cf électrode hydrogène, R=cste des gaz, T=t°absolue,
n=nbre d’électrons mis en jeu
• Le pot d’électrode varie en fction nature de l’électrolyte et électrode de réfé-
rence utilisée.

• Electrode de référence à hydrogène, ou au calomel saturé (en KCl→Hg2Cl2


chlorure de mercure).

• Série galvanique: liste de métaux et all. arrangés selon leurs potentiels re-
latifs dans un environnement donné. (dans salive: Meyer)

2.2.3. EVOLUTION DU POTENTIEL DANS LE TEMPS, 3 types de comportement


(SCHEMA)

• Corrosion: le pouvoir ox. de la sol. est > aux forces de cohésion du métal.
• Immunité:
-Potentiel positif par rapport réf= cathode si couplage.
-All nobles: au moins 75% en poids (1 atome sur 2) de métaux nobles (cou-
ches ext compl)
• Passivation:
-Réduction de la réactivité électrochimique d’1 alliage qui se couvre d’
une couche protectrice (imperm. à la diffusion d’ions)
-Cr, Mo dans alliages NiCr forment ions de paroi, avides d’oxygène→format-
ion couche d’oxyde. Il faut Cr>16%, Mo>4%, taux de C bas. (cf SCHEMA)

2.1. LES DIFFERENTES FORMES DE LA CORROSION (schémas)

2.1.1. UNIFORME
• généralisée, métal actif dans le milieu considéré
• ex: alliage à faible teneur en or
2.1.2. INTERGRANULAIRE
• au dépend des joints de grains
• zones d’énergie interne plus élevée, précipités composants bas pt fusion
2.1.3. PAR PIQURE
• point ou zone très réduite, cavité
• degré élevé d’acidité, stagnation salive
• cf hétérogénicité des pièces: ségrégations
• ressemble à porosités
• ex: Ni-Cr
2.1.4. PAR CREVASSE
• ressemble à piqûre mais région protégée par un autre matériau (couple
d’aération différencielle)
• joints (couronnes or), téléscopes, joint amg conventionnel.
• au détriment souvent du métal d’apport plus noble: joint de brasure
2.1.5. SOUS CONTRAINTE et FATIGUE-CORROSION
• contraintes de traction surtout, ou applic répétées de contraintes
2.1.6. PAR FROTTEMENT
• corrosion+glissement à l’interface entre 2 surfaces en contact
2.1.7. GALVANIQUE
• corrosion accélérée d’un métal en contact électrique avec un métal plus
noble
• la plus fréquente en bouche

3. LES FACTEURS STRUCTURAUX DE LA CORROSION ELECTROCHIMIQUE

3.1. NATURE DU METAL


• cf potentiel standard d’électrode: électro + ou -, immunité, passivation ou corrosion. NB:
alliage avec 2 électro- peut devenir électro+
• En cas de couplage, c’est le métal le plus électro- qui se corrode
• Classif des alliages, rôle des éléments d’addition, de base:
• Précieux: Ag et éléments addition altèrent compt électrochim, AuPd>
• NP: Fe, Be, Al, Si idem mais Cr et Mo ➚
• Titane: OK, passivables, sauf avec HF
3.2. STRUCTURE DU METAL
• inv ∺ taille des grains: plus il y a de joints de grains, plus il y a corrosion
• ∺ nombre de phases: micropile cf amalgame, Ni Cr
3.3. ETAT DE SURFACE
• degré de polissage, propreté surface, impuretés
3.4. SOUDURE
3.5. DEFAUTS DE COULEE
• ségrégations: traitement thermique (homogénéisation mais↘propr méc).
• contraintes internes
• inclusions, impuretés
• porosités

4. LES FACTEURS LIES A L’ENVIRONNEMENT


4.1. LES COUPLES D’AERATION DIFFERENCIELLE, ou d’Evans, ou pile de concentration
SCHEMA
• Variation de conc. en ions réductibles var E du métal
• zone cathodique= zone de Fe aérée, l’eau s’oxyde (O2 +2H20+4e-→4 OH-)
• anodique= zone de Fe désaérée rouille en périphérie de la goutte
• zone occlusale et cervicale avec amg: salive et 02≠, crevasses

4.2. L’INFLUENCE DU PH-DIAGRAMME DE POURBAIX SHEMA


• Conc H+ fait varier le potentiel d’électrode: attention hygiène, pH salive.

4.3. LES SURFACES DE COUPLAGE SHEMA


• La cinétique de dégradation ➚ avec la densité de courant

4.4. AUTRES FACTEURS


• t° fait varier le potentiel d’électrode
• Mécaniques: Frottements, contraintes
• tps: vieillissement, entretien
• Débit salivaire:↘conc ions

5. IMPLICATIONS CLINIQUES

• Eviter le couplage

• Eviter les ddp élevées

• Se rappeler que c’est l’anode qui se corrode

• Prendre en compte la localisation des pièces prothétiques: couple d’aération différentielle

• Eviter les fortes densités de courant en tenant compte des surfaces relatives des all. présents

• Choisir des alliages R à la corrosion et tenir compte des all. déjà présents.

- alliages nobles: min 75% en poids d’éléments nobles (immunité)

- alliages non nobles (base Ni et Co): min 16% de Cr+ Mo (2-4%) (passivation)

• Exemples de corrosion à développer:


- Métalloses
- Allergies: combinaison ions avec AA
- Cytotoxicité: ions au niveau parodonte
- IC NP+ cour or: galvanisme, étanchéité, ciment PhZn et IOV conducteurs, joint (O2,
surf)
- Tenon laiton: exposition du laiton
- Bouche avec amalgames et chassis or: dépôt sur or (sels de chlorures, sulfures)
- Relations biocompatibilité-corrosion: paradoxe de l’amalgame dentaire (salive
stagnante, couple d’aération différentielle )
- Choix des amgs et des alliages (Meyer): meilleure et pire combinaison
- Courbe I/E NP avec Cr et Mo