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La démocratie est

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La démocratie est-elle possible en Afrique

23/04/2010 à 21h09 - mis à jour le 23/04/2010 à 22h31 | 1024 vues | 0 réactions - La question : la démocratie est-elle possible en Afrique sans l'adoubement des institutions internationales ou de personnalités européennes de premier rang ? - La solution : l'Afrique doit abandonner les coups d'Etat qui ont permis depuis les indépendances, soit aux autorités de se maintenir, soit à d'autres personnalités d'accéder au pouvoir. La question et la solution de la démocratie en Afrique montrent la difficulté et l'étroitesse du chemin que les Africains doivent parcourir pour résoudre un certain nombre de problèmes qui se posent à eux. La démocratie absolue n'est pas possible. Seule la démocratie représentative est acceptable. Peut-elle être « tropicalisée » ? Si oui, elle doit néanmoins se débarrasser de scories ethniques et tribalistes dont les seuls objectifs visent la conservation clanique et familiale du pouvoir. L'Afrique souffre de ce tribalisme en dépit de la dénonciation de celui-ci à la fois par la majorité et par l'opposition. Assez paradoxalement, majorité et opposition instrumentalisent à des niveaux différents la tribu, le clan, en construisant des alliances de type « paterfamiliaristes ». Pour que les élections aient un sens en Afrique, il ne suffit pas d'en appeler tous les jours à la démocratie pour que celle-ci soit possible. Il faut que les gouvernants en place construisent avec l'opposition les conditions institutionnelles, juridiques et politiques de la gestion et de l'alternance politique afin d'éviter que les oppositions sombrent dans l'abstention ou se précipitent dans les bras du Président élu au nom de la « théorie de la mangeoire ». Le défunt président gabonais Omar Bongo et Jacques Chirac Tout pouvoir politique est construit autour d'un leader, d'un programme, d'un projet politique, de moyens financiers et d'une organisation. Or force est de constater que souvent, dans les pays d'Afrique francophone, il existe un temps long entre la dernière élection et l'élection future ; temps pendant lequel l'opposition ne fait rien, se contente de courtiser et souvent d'apparaitre comme légitimant le pouvoir politique en place. La solution est que l'opposition doit préparer l'alternance en obligeant le gouvernement à réfléchir sur les missions, la composition des commissions chargées d'élaborer et de superviser les élections politiques. La solution c'est aussi la capacité de l'opposition à réfléchir sur son programme et sur les modalités de sa mise en œuvre une fois l'alternance obtenue. Le problème est que ces atermoiements de la part de l'opposition comme de la majorité montrent que les Africains sont incapables d'organiser par eux-mêmes leurs propres élections même s'ils s'en défendent, alors que, pour des raisons de géopolitique et d'adoubement, majorité et opposition africaines regardent toujours vers Paris et demandent le soutien de Paris ou de l'Union européenne, soit pour superviser les élections, soit pour financer l'organisation matérielle de celles-ci.

vouloir son indépendance et demander dans le même temps que Paris. Bruxelles et l'Union européenne supervisent le bon déroulement des élections dans nos pays. Voilà la contradiction énorme dans laquelle les Africains. Arrêtons de distraire le monde. l'Union européenne. se trouvent. surtout francophones. . c'est-à-dire ce mélange d'adulte et d'adolescent. on n'a vu autant en Afrique : Thomas Sankara a ouvert nos yeux et ce sont ses idées de développement que tous les dirigeants africains suivent aujourd'hui. le 04 Août 1984 On lui prête notamment la phrase: "Je préfère faire un pas avec le peuple. Bruxelles. La démocratie est une question et une solution .Le prochain scrutin présidentiel en Cote d'Ivoire (qui etait prevu en novembre 2009 reporté à plusieurs reprise s'il a lieu ) n'échappera pas à la règle . règle de demande d'observateurs et de financement. que cent sans le peuple". Au premier anniversaire de la Révolution. Peut-on être indépendant en demandant la couverture politique des pays que nous critiquons à savoir la France et la Belgique ? Ne faut-il pas réfléchir autrement en créant les conditions d'un partenariat réel et non théorique qui progressivement fait émerger les pays d'Afrique noire francophone comme « adulescents ». Réfléchissons ensemble et sans tabou. On ne peut pas critiquer Paris. que les pays Africains construisent une méthode pour poser la ou les questions et pour apporter la ou les solutions indispensables à leur indépendance progressive au niveau électorale. dans la construction démocratique.

on trouve encore des ministres et des conseillers blancs. Au Congo-Brazzaville par exemple. La loi électorale continuera d’y être une loi impartiale. de réunion. Plus de dix ans après. de presse. on remarque que les dirigeants africains se conduisent comme des véritables hypocrites en ce qui concerne l’acceptation du multipartisme. le président Sylvanus Olympio est évincé mortellement du pouvoir par l’armée en 1963. les dirigeants africains de l’époque essaient de conduire la politique de leurs états à l’image de celle de leurs ex-colonies. Réné Bouthey remarque que «La CGTA (Confédération Générale des Travailleurs Africains) vient d’une transformation de la CGT métropolitaine dont elle est à l’origine la section locale». Et les partis politiques ainsi que les syndicats qui vont survivre après les indépendances sont plus ou moins des copies conformes de ceux de la métropole. des voix s’étaient élevées au sud du Sahara pour clamer tout haut que le président français n’était pas réaliste. en prenant l’exemple de la Fédération du Mali à travers une suggestion de son Secrétaire général: «La Fédération du Mali sera. le multipartisme est spécifié par Léopold Sédar Senghor dans son étude «Nation et voie africaine du socialisme». un luxe pour les Africains? Noël Kodia Quand le président Jacques Chirac affirme quelque temps après l’avènement de la démocratie sur le continent que celle-ci était un luxe pour les Africains. Les libertés d’opinion. ce qui est la propre de la loi. Au niveau de l’Afrique du Centre comme celle de l’Ouest. François Mitterrand demande aux chefs d’Etat africains d’ouvrir leur pays au multipartisme pour une véritable démocratie. de parole. la plupart des dirigeants africains gèrent leur pays selon le modèle occidental. Au Togo. à la Baule. A peine trois ans d’indépendance pour commencer à poser les bases d’une véritable souveraineté que les secousses provoquées par l’éthnicité et le tribalisme empêchent les nouveaux dirigeants de s’affirmer. d’association sont garanties par la Constitution du Mali et celle des Etats fédérés». Des partis de gauche et de droite se fondent sur le continent. A l’orée de la décennie 90. conflits qui aiguisent l’appétit des coups d’Etat militaires. taillée à la mesure du Gouvernement ou du Parti majoritaire. une multitude de partis politiques se remarquent . Du côté de l’Afrique occidentale. comme les Etats fédérés. Multipartisme en Afrique après les indépendances Déjà dans les années 60 après les indépendances. Dans certains gouvernements. surtout dans les ex-colonies françaises.La démocratie. une démocratie. quand. . Débutent alors quelques conflits au sein de la classe politique de chaque pays. non une loi de circonstance. personne ne pouvait imaginer les malheurs que devait apporter ce changement tant souhaité par les peuples africains.

l’assassinat des chefs d’Etat. arrestations arbitraires. les assassinats politiques et l’exil des opposants vers d’autres pays. le Congolais Marien Ngouabi tombe «l’arme à ma main» en plein jour dans son état major au moment où l’armée est paradoxalement consignée. le marasme économique. presque tous les pays africains. le continent fabrique ses propres monstres politiques tels Mobutu en République démocratique du Congo. Avec l’Afrique des coups d’Etat. l’absence de l’information avec la censure et l’absence de la liberté d’expression. conflits tribaux. fuite des cerveaux. se rappelle très bien ce fameux discours de la Baule: «Il faut parler démocratie. président d’un pays où le multipartisme s’est installé dans le sang. Et dans les décennies 60-70. l’abbé Fulbert Youlou est confronté aux syndicalistes pendant trois jours avant que les militaires le forcent de démissionner le 15 août 1963. Sassou Nguesso. au Congo Brazzaville. S’en suit alors une cascade de putsch sur le continent rendant difficile l’installation de la démocratie qui avait pourtant commencé à y germer avec le multipartisme hérité des pouvoirs coloniaux. Patrice Lumumba au Congo démocratique et Sylvanus Opympio au Togo sont écartés tragiquement du pouvoir respectivement par Mobutu et Eyadéma. s’installe l’absence de débats d’idées. Avec les militaires. Quelque temps après les indépendances. Inauguré tristement par les Togolais avec la mort de leur premier président. Bokassa en Centrafrique. presque tous les pays africains.Quelque temps après. Et dans cette Afrique des coups d’Etat. plus précisément à la démocratie pour prétendre l’aide des pays développés. Quelques exemples : le 13 avril 1975. contre toute attente. en particulier les ex-colonies françaises ont opter pour le parti unique. ceux-ci se caractérisent par le burlesque politique et une dictature sanguinaire. le phénomène fait tache d’huile dans la plupart des pays au sud du Sahara. gabegies sont les maux que vont développer les militaires au pouvoir. le président Garta Tombalbaye est tué avec toute sa famille dans son palais. le Niger a récidivé avec la mort tragique du président Maïnassara. paraît-il. (surtout au sud du Sahara) sont secoués par des coups d’Etat qui portent les militaires au pouvoir. la gabegie. est mise en pratique une nouvelle façon de s’approprier le pouvoir . il n’y a pas longtemps. Il faut attendre le vent de la Perestroïka qui souffle en Europe de l’Est et la chute du mur de Berlin pour vivre. Les intellectuels et ceux qui ont lutté depuis les indépendances et parfois même avant pour le développement et la «liberté» du continent sont écartés de force de la véritable lutte politique. L’Afrique des coups d’Etat Avec cette nouvelle race de présidents militaires. En dehors du Sénégal de Léopold Sédar Senghor qui n’a pas supprimé le multipartisme. le continent connaît la dictature. Avec les coups d’Etat militaires. emmenant avec eux la dictature. celui-ci demande aux présidents africains d’ouvrir leur pays au multipartisme. par le multipartisme hérité du système politique colonial. un renouveau démocratique en Afrique. Il faut dissoudre tous les partis et associations politiques et les regrouper en un seul pour éviter les antagonismes ethniques et tribaux. A la rencontre de la Baule initiée par le président Mitterrand. le capitaine Thomas Sankara du Burkina Faso est tué par ses proches . Les nouveaux présidents justifient leur coup de force par l’imbroglio provoqué. . La plupart de ces nouveaux chefs d’Etat ne sont que des petits sous-officiers ayant appartenu à l’armée coloniale avant les indépendances et n’ayant pas la capacité politique convenable pour gérer leur pays. et suivi plus tard par celle du président Diori Hamani en 1974. L’arrivée au pouvoir des militaires donne un nouveau visage à la politique africaine. Amin Dada en Ouganda . le 18 mars 1977.

l’armée et le peuple profond. Commence alors sur le continent. les Africains se remarquent par leur goût à la contestation des résultats en s’accusant mutuellement de s’être donnés à la fraude. Monseigneur Ernest Kombo faisant le bilan de la Transition imposée par la Conférence nationale constate : «Ce fut une crise totale. les dirigeants politiques ayant «perdu le pouvoir». le régionalisme et la pauvreté? Nous savons que la pauvreté ne se marie pas avec la liberté au sens noble du terme. élections libres. autoproclamés présidents avec la complicité de l’armée. il y eut une conférence. Au Congo Brazzaville. tellement les maux étaient radicaux et multiformes.. les dictateurs africains ne peuvent plus utiliser la force pour contenir d’éventuelles révoltes. se délient les langues et les hommes politiques font de plus en plus attention à leur comportement social et acceptent le combat d’idées. Et cela aura pour conséquence des conflits entre partis. le partage du pouvoir devient difficile et aléatoire. on s’agrippe au pouvoir en s’intéressant au parti au pouvoir ou censé d’y accéder pour «se servir et non pour servir». Pour la résoudre. Dans l’ensemble des conférences. Les conférences nationales L’aide économique étant maintenant subordonnée à l’acceptation du multipartisme. refus de la censure (. de l’ethnicité et du tribalisme. pour la plupart. Presque toutes les conclusions de ces «retrouvailles» politiques demandent aux Africains de s’ouvrir au multipartisme. généralisée et profonde. Quand arrivent les élections à la fin de ces transitions pour confirmer la démocratie. naissent d’autres confrontations qui se métamorphosent en affrontements armés entre différents groupements politiques. le président Mitterrand ne sait pas qu’il s’adresse à des «analphabètes» politiques s’étant. La politique en Afrique étant source de bien être et d’enrichissement. les guerres fratricides dans les deux Congo n’ont-elles pas été provoquées ou entretenues par le goût du pouvoir mettant ainsi en cause l’avènement de la démocratie? Démocratie en Afrique: . mais par affinités tribales. Cette démocratie ne serait-elle pas un luxe pour les Africains longtemps marqués par le tribalisme.) C’est la seule façon de parvenir à un état d’équilibre au moment où apparaît la nécessité d’une plus grande liberté. Déjà. Et ce discours de La Baule va préparer l’époque des transitions au multipartisme.)». multipartisme. ceux qui s’intéressent aux politiques africaines sont perplexes. On adhère à un parti non pas par conviction politique.. Il faut dialoguer avec les syndicats. quant à l’avènement franc et réel du multipartisme et à la démocratie. Et du coup. J’ai naturellement un schéma tout prêt : système représentatif.. Malgré la naissance du multipartisme et de la démocratie pendant les transitions. Les confrontations sanglantes en Côte d’Ivoire. ont du mal à se départir de leurs habitudes héritées du monopartisme. que le peuple a voulu souveraine. phénomène admirablement pratiqué sur le continent. une série de conférences dites nationales dont les marquantes sont celles du Bénin et du Congo Brazzaville.. particulièrement en Afrique francophone. annihilant ainsi la liberté d’opinion. et devant la colère et la paupérisation des peuples. Malheureusement. à la démocratie qui devraient être concrétisées par des élections libres et transparentes. Dans cette pagaille créée par la venue du multipartisme. Elle avait pour rôle d’instaurer un dialogue démocratique».c’est un principe universel (. Mais hélas! Des querelles intestines ayant pour fondement les antagonismes ethniques et tribaux se remarquent en Afrique. Se forment dans la plupart des pays ouverts à la démocratie des partis et associations politiques fondés sur l’ethnie.

Les universitaires et chercheurs vivant en Afrique et n’ayant pas plus les conditions de travail adéquates. ceux qui étudient dans les grandes écoles d’Amérique et d’Europe ne veulent plus rentrer dans leur pays où aucune structure de travail confortable n’existe pour eux. Pourquoi. un luxe pour les Africains? Discutable. Et comme l’école n’honore plus. les nouveaux dirigeants ont tué le système éducatif en le nationalisant dans certaines régions. A cela on pourrait ajouter la révision du code électoral de chaque pays qu’il faudrait adapter aux réalités du terrain pour éviter le moins possible. celui-ci ne vote pas en général pour le programme d’un candidat. La démocratie. les constations des résultats des urnes. Finie la grande école que l’on a connue en AOF (Afrique Occidentale Française) et en AEF (Afrique Equatoriale Française). et les deux Congo où les richesses seraient dilapidées par les gouvernants et utilisées pour entretenir les guerres qui s’y déroulent. Et l’on remarque le contraire dans les pays de grande démocratie où les électeurs ont une éducation civique commencée depuis les bancs de l’école et soutenue par la culture du livre et des médias. comme l’avait fait par exemple le Congo Brazzaville en 1965 pour des raisons politiques. les pays en voie de développement ont leur système éducatif qui tombe en ruine. l’Africain ne vit pas mais survit. cherchent à aller dans les pays développés dans le but de pouvoir travailler convenablement. en attendant que la culture de la démocratie s’installe très bien sur le continent. Du coup. la démocratie n’est plus respectée et cela a souvent défavorisé sa bonne marche. Et si les dirigeants africains pouvaient se désolidariser de la politique politicienne pour se consacrer au social de leurs pays en améliorant par exemple les conditions de vie des populations? Une possibilité plausible dans certains pays riches comme l’Angola. par exemple. ne respecte même pas le coût de la vie. L’Africain n’a pas en général une culture politique à cause du taux élevé de l’analphabétisme qui est un handicap pour le multipartisme. Le civisme n’est pas encore bien développé en Afrique et cette situation fait que le vote qui est un devoir civique ne soit pas pris au sérieux. Paradoxalement. Des urnes sont aussi sortis des dictateurs.des solutions possibles La démocratie est universelle et il faut l’appliquer normalement en Afrique en respectant ses principes élémentaires en corrélation avec le vécu quotidien de chaque peuple. On vote par fanatisme ou par affinité tribale sans pour autant mesurer les conséquences de ces pratiques au niveau de la cohésions des «peuples» d’une même nation. les vendeuses de beignets ou les batteurs de tam-tam africains à qui l’on demande d’aller aux urnes pour choisir un candidat selon son programme de campagne? Il faut développer les secteurs culturel. on ne pourrait faire voter uniquement que les intellectuels qui comprennent mieux «ce qu’on leur demande de choisir»? Il sied de dire que 80% des électeurs en Afrique sont des illettrés naïfs que les hommes politiques peuvent facilement manipuler et corrompre en se servant souvent du tribalisme et du régionalisme pour assouvir leur dessein. Après les indépendances. dans la plupart des pays africains. Et s’ils pouvaient développer les secteurs culturel et sanitaire et revaloriser le SMIC des travailleurs qui. . sanitaire et social Une nation se développe en fonction de sa capacité culturelle. Quelle éducation civique ont. Les diplômes ne payent plus en Afrique par rapport à la politique qui souvent attire les arrivistes et les aigris de l’école. mais le fait plutôt en fonction de son appartenance tribale.

Et dans un avenir proche. Un peuple dont les problèmes éducatifs et sanitaires sont résolus est un peuple libre. pour la première fois en 1992. en avance sur ses compatriotes . on milite dans un parti par intérêt. comme la plupart des scientifiques.). L’Afrique paraît comme marginalisée et délaissée de la compétition vers l’universel. Si les dirigeants africains continuent à se comporter comme des véritables rois. un éminent scientifique à la tête du pays. Résultat : on s’intéresse à la politique pour pouvoir mieux vivre . le comportement dictatorial de la plupart des gouvernements africains et le très bas niveau des salaires sont autant de facteurs responsables de l’exode des cerveaux en Afrique». Quel Africain pourrait respecter les résultats des urnes si son parti perdait (même logiquement) les élections? Quel Africain pourrait accepter la déchéance de son leader? Les Africains doivent se ressaisir et travailler au lieu de se «chamailler» et de naviguer dans la folklore politique. Avec le retard dû aux mesures économiques du FMI en ce qui concerne l’endettement de l’Afrique. Multipartisme et démocratie en Afrique? Possible si les Africains pouvaient manger à leur faim pour éviter «la politique du ventre». Les dirigeants africains se remarquent par des dépenses de prestige. A cela.02% du contenu mondial de l’internet». avec le retard de la jeunesse africaine sur l’outil informatique (environ 80% des jeunes Africains ne seraient pas encore initiés à l’informatique mais paradoxalement se seraient familiarisés aux armes de guerre) et avec les conflits armés qui se répètent dans certains pays. l’Afrique ne produit que 0.. pour offrir des conditions de travail corrects à leurs ressortissants.. le manque de ressources pour financer la recherche. Au Congo Brazzaville par exemple. s’ouvre à la science et la technologie comme le souligne Ndaki quand il constate que «Lissouba brandit la science et la technologie comme objectif (. y compris les jeunes intellectuels». ne serait . mesures qui ont provoqué inéluctablement la paupérisation sur le continent. Lishan Adam. ils vont provoquer un séisme dans le monde des jeunes et la déchéance de tout un continent. Or les statistiques ont souvent montré que le SMIC en Afrique est insignifiant et .Dans son article intitulé «L’exode des cerveaux en Afrique». tandis que l’Afrique ne représente qu’environ 0. la montée d’une certaine culture de favoritisme. gagnés par l’obscurantisme et obnubilés par leur pouvoir. prêt à accepter la démocratie. Si l’on met l’Afrique du Sud à part. Emmanuel Wongibe est très catégorique et explicite à ce sujet quand il affirme que «beaucoup de têtes pensantes africaines pourraient néanmoins résister à ces incitations [d’immigration ] si les gouvernements africains étaient prêts à faire..4% du contenu mondial selon une enquête de juillet 1993 conduite par Network Wizards (. les maladies endémiques comme le paludisme et le sida empêchent les Africains de vivre «librement». L’indigence des conditions de travail en Afrique. il faut craindre que les Africains ne ressemblent à des animaux parqués sur le continent que les sujets des pays développés viendraient contempler par curiosité. Triste éventualité. De la santé. Mais incompris parce que. dans sa réflexion «Donner à l’Internet une voix africaine» remarque au niveau de l’informatique que «L’information disponible sur l’internet est dominée presque exclusivement par le matériel produit aux Etats Unis. Seule une réelle politique au niveau de l’éducation et de la santé devrait conduire les pays africains vers la véritable démocratie.ce que le strict minimum. il faut ajouter l’absence d’une politique sociale. Ils doivent mettre en exergue la science et la technologie pour affronter les défis de la mondialisation comme cela se remarque dans les pays du Maghreb et en Afrique du Sud.. la risée des Congolais en retard sur l’évolution de la science et la technologie au niveau mondial. le pays qui a.) en faisant des admirateurs passionnés. en Europe et en Asie. il sera.

1997  Sassou-Nguesso (D. Paris. septembreoctobre. Francfort Dr Noël Kodia. l’Africain est obligé de se prostituer politiquement.) «Donner à l’Internet une voix africaine». Et pour sa survie. quand la sécurité sociale pourra fonctionner comme dans les pays développés qui nous ont légué ce mode d’assistance mutuelle. Francfort  Bouthey (G. futurs citoyens électeurs de demain et reconnaître le mérite du travail. 1993  N’daki (G. mutations et conflits politiques au Congo Brazzaville. gage fondamental de la démocratie. la démocratie ne sera plus considérée comme un luxe.aléatoire n’atteignant même pas le minimum vital. Dakar.) «L’exode des cerveaux africains». 1961  Wongibe (E. in Développement et Coopération n° 5/2000. janvier-février.) Crises. de pensée et de choix. pour la plupart. lorsque l’on pourra vaincre l’interrogation. Disparaîtront alors la majorité des maux qui minent encore nos sociétés et qui nous empêchent de vivre convenablement à travers un multipartisme respectueux.C Lattès. 1990  Menga (G. devraient s’efforcer à mettre l’intérêt de la nation au dessus des leurs. Conclusion Quand les Africains auront le minimum vital sur les plans éducatif et sanitaire. Références bibliographiques  Adam (L. seraient encore «accrochés au pouvoir pour le pouvoir». Paris.) Le manguier. la peur. l’exclusion et l’impunité. voilà des comportements qui feraient que la politique ne soit plus une carrière alléchante pour s’enrichir. les exemples donnés par le Sénégal et le Mali avec des élections respectables devraient interpeller la classe politique africaine. Paris. Editions l’Harmattan. la précarité et la peur d’un futur incertain chez les jeunes. Brazzaville (CONGO) Email : noelkodia@yahoo. Editions Présence africaine. Et l’Afrique. Editions J. développer le civisme. Paris. lutter contre l’ethnicité. La démocratie ne serait-elle pas un luxe pour les Africains si l’on considérait tous les déboires et bouleversements qui ont accompagné l’ouverture au multipartisme? Les dirigeants africains qui. Editions l’Harmattan. le fleuve et la souris.) Nation et voie africaine du socialisme.) Congo: la Transition escamotée. hypothéquant de surcroît sa liberté d’opinion.fr . plus particulièrement au niveau des jeunes. doit prendre conscience de l’enjeu car les nations qui s’y adaptent sont celles qui connaissent la croissance la plus rapide. 1997  Senghor Sédar (L.) Trois glorieuses ou la chute de Fulbert Youlou. in Développement et Coopération n°1/2000. Bien gérer les ressources humaines et les richesses nationales en limitant les dépenses de prestige. Edtions Chaka. même tardivement. Universitaire.

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