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Les infos du Val-d’Oise
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CANICULE : QUELQUES BONS CONSEILS

MMaarrcc GGiirroouudd,, ddiirreecctteeuurr dduu SSAAMMUU dduu VVaall--ddOOiissee

Il y a dix ans, la canicule

Il y a dix ans, la canicule avait été terrible en France avec plus de 15000

avait été terrible en France avec plus de 15000 morts. Une décennie plus tard, les mesures visant à informer

le public des risques de la

chaleur sont davantage présentes. Voici les quel- ques conseils de Marc Gi- roud, maire de Vallangou- jard, président du PNR et patron du SAMU France.

PPoouurr ttoouuss :: Ne pas sex-

poser aux heures chaudes (entre midi et 19-20 heu- res) et essayer de mainte- nir une température à la maison ou au travail, la plus fraîche possible. « Fermer les

volets est le meilleur moyen pour empêcher la chaleur de rentrer. »

LLeess ppeerrssoonnnneess ââggééeess :: « Une personne âgée va samollir

avec la chaleur et devenir amorphe. Plus il fait chaud, moins le corps lutte et là c’est la catastrophe. » Pour se prémunir

de cela, il faut donc boire un verre toutes les heures (entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour). Il faut également s’alimenter

« car l’eau pure ne suffit pas puisqu’on transpire de l’eau

salée ». Si ce n’est pas forcément de saison, les soupes sont les plus adaptées car elles contiennent tout ce qu’il faut.

« On peut aussi boire du jus de fruits dilué avec de l’eau. » Il

faut aussi s’assurer que la personne urine. La surveillance et l’accompagnement restent le meilleur moyen de s’assurer que la personne âgée aille bien. « L’emmener dans un

endroit frais, comme le cinéma ou les grandes surfaces, deux heures par jour est excellent. »

LLeess bbéébbééss ((jjuussqquuàà 44 aannss)) :: Comme pour les personnes

âgées, la surveillance reste le meilleur allié. Ainsi, le fait qu’un enfant urine toujours est un témoin de son hydratation. En revanche, s’il ne joue plus ou ne parle plus, il y a un dan- ger majeur et il faut se rendre très rapidement aux urgences. Lui donner un bain ou une douche peut également aider à réguler la température de son corps. Par ailleurs, la vigi- lance est de mise pour les femmes enceintes.

LLeess ppeerrssoonnnneess hhaannddiiccaappééeess,, ddééppeennddaanntteess oouu mmaallaaddeess :: Il

faut redoubler de vigilance. Les personnes cardiaques, celles atteintes de pathologies neurologiques ou respiratoires, les diabétiques sont davantage exposés. « Il faut en parler à son

médecin pour réajuster le traitement. »

LLeess ssppoorrttiiffss eett lleess ttrraavvaaiilllleeuurrss :: Les premiers doivent être raisonnables. Il est important de boire beaucoup d’eau et des boissons riches en minéraux. Il faut également bien se cou- vrir. Vomissements, propos incohérents ou crampes sont autant de signes de coup de chaleur. Sur le Val-d’Oise, s’il y

a eu beaucoup de malaises, on ne recense pas de cas

comme en 2003. « Grâce à la prévention et à la solidarité,

cest un beau succès. »

RReeccuueeiilllliiss ppaarr LLééaannddrree GGOODDAARRTT

>> LLéécchhoo ddee llÉÉcchhoo

PERSAN

QQuuaanndd llee mmooiinnee ttiirree ssoonn ccaappuuccee ddeevvaanntt llee pprrééffeett

C'est une invitation de la préfecture pour le moins surpre-

nante que notre rédaction a reçu mardi. Celle-ci donnait ren- dez-vous à la presse, mercredi 7 août, au centre cultuel de Persan, pour participer à la fin du ramadan, en présence de Jean-Luc Nevache, préfet du Val-d'Oise, d'élus locaux et des représentants du conseil régional du culte musulman. Passé l'étonnement de voir le représentant de l'État participer à une célébration religieuse, on se demande surtout comment

ce dernier va gérer son agenda à l'avenir. Par souci d'équité

entre les différentes religions représentées dans le Val-

d'Oise, il va devoir trouver des créneaux pour être présent, par exemple, à Pâques, pour Yom Kippour ou le prochain

Buddha Purnima

Considérant que la religion relève de la

sphère privée du citoyen et fidèle à ses racines républicaines, laïques et anticléricales, l'Écho, le Régional a décliné l'invi- tation. Avis aux prosélytes de toutes obédiences : pas la peine de nous envoyer une invitation sur bristol, nous préfé- rons, de loin, une convocation au bistrot !

CORMEILLES-EN-VEXIN

La légende du Zeppelin renaît

Dimanche s’est tenu le tout premier vol du Zeppelin de la société Airship Paris.

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UUnnee ffooiiss ddaannss llee ZZeeppppeelliinn,, llaa sseennssaattiioonn
eesstt uunniiqquuee eett eenniivvrraannttee
D imanche midi, à l’aé-
rodrome de Pon-
toise - Cormeilles-
en-Vexin, les passa-
gers, après avoir re-

çu leur carte d’embarque- ment, assistent à un brie- fing. Les consignes de sé- curité sont données. La na- vette emmène les sept pas- sagers au pied du dirigea- ble. Là, déjà une impression de force, alliée à la légèreté, domine. Longueur d’un A380, largeur d’une auto- route à quatre voies, hau- teur d’un bâtiment de cinq étages, mais la légèreté d’une feuille au gré du vent. C’est ce contraste qui frap- pe au premier regard. Quel- ques marches de passe- relle plus loin, la cabine. Impression de lumière et d’espace dominent. Initié en 2007 par la société Airship Paris, le projet attire et intrigue et on peut aisé- ment comprendre pourquoi.

« Il n’y a que trois appareils de ce type qui volent actuel- lement dans le monde »,

explique Katherine Board, la commandante de bord du Zeppelin NT07. Ils ne sont d’ailleurs qu’une quinzaine dans le monde à savoir piloter l’engin. Arrimé au sol, le colosse de 75 mètres de long n’attend que les douze privilégiés qui auront la chance d’embar-

quer à bord de la cabine de 20 m 2 . Toujours très sécurisé, l’embarquement se fait deux par deux et uniquement au signal du personnel au sol. L’aéronef étant constamment en mouvement, il est indis- pensable d’éviter une mau- vaise rencontre avec la na-

celle. « Vous allez pouvoir regagner vos sièges et bou- cler vos ceintures », indique

une des deux hôtesses. Une fois dedans, la sensation est unique et enivrante. Le ballon gonflé à l’hélium quitte le sol tout en douceur, à la verti-

cale. « Il n’y a pas cette de sensation d’arrachement du sol comme dans les avions »,

précise Éric Lopez, le prési- dent d’Airship Paris. On voit alors la zone de décollage, les badauds venus aperce- voir le paquebot volant s’éloi- gner progressivement et len- tement entrevoir les im- menses champs et forêts qui tapissent le Vexin.

70 km/h à 300 m du plancher des vaches

Assis sur l’un des douze siè- ges passagers, on se laisse tranquillement bercer, le regard émerveillé, pour at- teindre l’altitude de croisière. Quelle vue ! À 65 km/h le dirigeable fend l’air pour nous offrir les magnifiques spec- tacles, de l’Oise, des éten-

dues céréalières, des mois- sons, des forêts, des villes et villages réduits à la taille de jouets d’enfant. On se sent à l’aise et en sécurité. « Nous

sommes à 300 m d’altitude et nous volons à 70 km/h, vous pouvez détacher vos

ceintures », précise aux pas- sagers Sophia, l’une des deux hôtesses de l’air du vol. Là encore, de nouvelles sen- sations s’offrent aux explo-

rateurs du ciel. On se déplace

à gauche, à droite ou à l’ar- rière de l’embarcation pour découvrir des paysages tour

à tour urbains, ruraux ou

naturels. Aucune accéléra- tion brusque, tout est fluide et agréable, on a véritablement la sensation de planer. Len- tement et dans un silence stupéfiant, le Zeppelin vogue au-dessus des champs mois- sonnés avant de s’approcher des châteaux du Vexin. À travers les larges hublots qui semblent alors être des toiles de grands maîtres, on aper- çoit le château d’Auvers- sur-Oise et même, un peu plus loin, à travers la suffo- cante brume entourant la

capitale, on distingue les grandes tours du quartier de La Défense et, évidemment, la tour Eiffel. « Cest la pre-

mière fois que je vois le château depuis le ciel », dit

Gilles Fey, directeur adjoint du château d’Auvers, invité pour le vol inaugural. « En

l’air, on peut même imagi- ner les grands champs que Van Gogh peignait, c'est incroyable », ajoute-t-il.

Quelques minutes plus tard,

une fois le dirigeable atterri, Gilles Fey s’explique plus en

détails : « On a véritable-

ment l’impression d’une croisière. Tout est doux, on a une sensation de bien-être, c’est magique. De plus, à douze à bord, on partage tous la même émotion. Avec les fenêtres ouvertes on appré- cie encore plus le voyage, c’est extraordinaire. » Lar-

gement conquis par l’expé- rience unique que propose Airship Paris, les quelques privilégiés présents pour ce vol inaugural n’ont déjà qu’une hâte… y retourner. FFlloorriiaann MMIICCHHEELL eett DDoommiinniiqquuee AAUUTTEEXXIIEERR