P. 1
TD 1 - La Fonction de La Production

TD 1 - La Fonction de La Production

|Views: 970|Likes:
Publié parMme et Mr Lafon

More info:

Published by: Mme et Mr Lafon on Aug 25, 2013
Droits d'auteur :Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PPT, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

09/21/2015

pdf

text

original

TD 1 –

La fonction de
production

La fiche
Science économique

I – Croissance, fluctuations et crises
1- 1 – Quelles sont les sources de la
croissance économique ?
Le programme officiel portant sur le thème
Acquis de première:
facteurs de production,
productivité
Notions: facteur travail,
facteur capital.
Indications complémentaires : À partir d'une présentation
simple de la fonction de production, on exposera la
manière dont la théorie économique analyse le processus
de croissance.
Introduction – Pourquoi une modélisation
mathématique?
7 p 101 du manuel
Questions:
1. Questions 1 et 2 p 101
2. Est-il facile de mesurer l’influence des
différentes sources de la croissance?
Introduction – Pourquoi une modélisation
mathématique?
Une fonction de production établit, sous sa forme la plus générale, une
relation entre la quantité de produit obtenue et les quantités des différents
services producteurs utilisés. En d'autres termes, elle est une relation entre
les « extrants » (output) et les « intrants » (input) . Elle permet, dans un
environnement donné, d'exprimer l'horizon technologique de l'entrepreneur,
c'est-à-dire l'ensemble des choix éligibles qui s'offrent à lui lorsqu'il a adopté
le processus de production technique le plus avantageux. Il sera alors à
même de déterminer, en fonction des raretés relatives des différents biens,
c'est-à-dire de la structure des prix, la combinaison des facteurs qui lui
permettra de réaliser le maximum de profit.
Source : R.Fruit,La fonction de production de Cobb-Douglas in Revue
économique. Volume 13, n°2, 1962. pp. 186-236.
Questions:
1. Quel est alors l’intérêt d’une fonction de production ?
« On peut, écrit Allais, dire que le propre de toute théorie scientifique c'est de
faire des hypothèses simplificatrices en éliminant toutes les circonstances
accessoires et en ne gardant de la réalité que ses caractères essentiels ». (…)
La fonction de production, expression mathématique du processus de production, est
une application du phénomène souligné par ces auteurs ; expression scientifique d'un fait
brut, elle exige une simplification des hypothèses de la théorie économique littéraire
et, n'en retenant que l'essence, elle se transforme nécessairement et sans cesse tout
comme cette même réalité à laquelle elle s'applique.
La simplification est ainsi inhérente et préalable à l'inclusion de l'outil mathématique
dans une théorie préexistante. Toute formulation mathématique, parce qu'elle doit être
simple et se prêter à des calculs ultérieurs, est toujours un compromis entre le désir
d'obtenir un degré de précision supérieur et de conserver un maniement relativement
aisé.
Source: M.Meyer, La fonction de production dans les hypothèses simplificatrices de la
théorie économique in Revue économique. Volume 17, n°5, 1966. pp. 813-834.
Questions:
1. Expliquez la phrase soulignée
2. Pourquoi la fonction de production est-elle obligatoirement une simplification de la
réalité?

Introduction – Pourquoi une modélisation
mathématique?
I - Le modèle fondateur Harrod-Domar
La fonction de production ne prend
en compte qu’un seul facteur : le
capital (noté K ). Domar ne prend
pas en considération le facteur
travail (qui est bien évidemment très
important). La raison est suite à la
crise de 29, les keynésiens pensaient
que de façon générale que les
économies ne manqueraient pas de
travail (de main d’œuvre) et que
l’existence de chômage était bien la
preuve que c’est le manque de
capital qui limitait la production.
Source:
Le modèle de Domar
Questions:
1. Quel facteur de production prend en compte le modèle d’Harrod-Domar?
2. Comment peut-on expliquer ce choix?
Les économistes Evsey Domar et Roy Harrod, dans les années
1940, ont fondé un modèle, dit de "Harrod-Domar", dans lequel
on suppose que la capacité de production est proportionnelle au
capital utilisé .

Source : Quelle est la relation entre capital et production?,
Alternatives Economiques Poche n° 046 - novembre 2010
Questions :
1. Quelle relation relie production et capital dans le modèle
d’Harrod-Domar ?
A - Présentation du modèle
Harrod et Domar postulent l’existence d’une relation directe entre le stock de
capital d’une économie (K) et le PIB, (Y).
v : coefficient du capital : quantité de capital nécessaire pour produire une unité de
production c’est-à-dire l’inverse de la productivité du capital (Y/K) (v est supposé
constant)



Le modèle de Harrod – Domar postule que :
 La production(Y) est une fonction croissante du capital
 un ratio capital-production constant: la croissance de la production est
directement proportionnelle à la quantité d’investissements en nouveau
capital. Par exemple, v=3 , i.e. 3$ de capital est toujours nécessaire
pour produire un flux de 1$ de revenus.
v
K
K v Y = × =1
A - Présentation du modèle
+
+
sY S =
K I A =
(1)
(2)
(3)
• le modèle HD pose aussi que l’épargne totale est une
proportion s du revenu national Y
• les Investissements nets I, sont définis comme la
variation du stock de capital, K
• Le stock de capital dépend du revenu national par
l’intermédiaire du ratio capital-production :

v
Y
K
=
S = taux d’épargne = Y/s
A - Présentation du modèle
I S =
(5)
• En termes de variations : l’augmentation de la
production est proportionnelle à celle du capital




• Finalement, parce que l’épargne nationale S doit être
égale aux investissements nets I, on a :

Y v K A = A
(4)
A - Présentation du modèle

 De (1) (2) et (3) on a :



 On peut donc écrire l’identité suivante entre
l’épargne et l’investissement:


 Ou simplement:


Y v K I A = A =
I K Y v sY S = A = A = =
Y v sY A =
A - Présentation du modèle
Si le taux d’épargne de l’économie est faible, alors le taux de croissance
de l’investissement d’équilibre entraîne un taux de croissance de
l’économie faible. Ainsi un obtient un premier résultat selon lequel si un pays
ne connait pas de croissance c’est parce les agents n’épargnent pas assez.
Un coefficient technologique v faible est synonyme d’une technologie efficace.
En effet pour un même niveau de capital K plus v est faible plus la production
Y est élevée. Ainsi il est possible de déduire que le taux de croissance
de l’économie est d’autant plus élevé que la technologie est efficace.
Source : Le modèle de Domar
Questions:
1. Quels sont alors les deux facteurs qui assurent une croissance économique
forte?
B – Les prévisions du modèle
B – Les prévisions du modèle
 En divisant par Y on a:


sA
v
s
Y
Y
g = =
A
=
où g est taux croissance, A est la productivité du capital (A
= 1/v )
→ Le taux de croissance du PIB est une fonction
croissante du taux d’épargne national et de la productivité
du capital :
→ Plus une économie est en mesure d’épargner (et
d’investir), plus grande sera sa croissance
→ Plus 1/v sera élevé ( c’est-à-dire la productivité du
capital), plus la croissance sera forte

La pensée keynésienne est très présente dans les
institutions internationales (FMI, Banque Mondiale etc…).
Ce modèle a été utilisé pour déterminer l’aide au
développement. En effet, puisque le taux de croissance de
l’économie dépend du taux d’épargne, alors une aide à
l’investissement devrait mécaniquement augmenter le taux
de croissance.
Source: Le modèle de Domar
Questions:
1. Quelle est alors la solution pour assurer la croissance ?
C – Les préconisations du modèle :
Accroitre la proportion du revenu national épargnée.

C – Les préconisations du modèle : Accroitre la
proportion du revenu national épargnée.


Si un pays peut accroître son effort d’épargne s, il peut
accroitre la croissance du PIB sans limite

 Ex: Si le ratio capital-production d’un pays est de 3 et
que taux d’épargne est 6%, alors le taux de croissance
sera 2% par an:


 Si le pays arrive à accroitre son taux d’épargne à 15%,
alors il y a une hausse de la croissance à 5%:
% 2
3
% 6
= = =
A
=
v
s
Y
Y
g
% 5
3
% 15
= = =
A
=
v
s
Y
Y
g
D – Les critiques : un modèle irréaliste

 Le modèle de HD est un modèle à un
seul facteur de production qui ne prend
pas en compte l’offre de travail or l’offre
de travail n’est pas illimitée.

 Ce modèle ne pose pas de limites à la
croissance d’une économie. Tout ce qui
est nécessaire pour croitre est
d’augmenter l’épargne et l’investissement

La figure suivante présente la
relation entre les taux
d’épargne historique et les
niveaux de revenus.
Questions : Existe-t-il une
relation croissante entre le
taux d’épargne et la croissance
de la production
Épargne à long terme et niveau de revenu
(1955-1995)
D – Les critiques : un modèle irréaliste


II - Le modèle de Solow
 Le modèle Harrod-Domar qui mettait l’accent sur
l’épargne est complété par un autre modèle
néoclassique: modèle de Solow
 Modèle le plus connu de la croissance économique
 Solow a obtenu le prix Nobel d’économie pour sa
contribution à la théorie de la croissance.
 Solow tente de corriger certaines faiblesses du
modèle de H-D, en particulier l’hypothèse du
ratio constant capital-production (i.e. rendements
constants).
A – Présentation du modèle
 Fonction de production
 La production dépend du capital K et du travail L
 Elle présente des rendements d’échelle constants



 Simplification : en divisant par le nombre de travailleurs, les
variables sont exprimées « par tête »:

( )
, Y F K L =
,1
Y K
F
L L
| |
=
|
\ .
( )
y f k =
Y
y
L
=
K
k
L
=
.A
.A
.A
A est la productivité globale des facteurs
Doc 8 p 101 du Magnard
Questions:
1. En quoi le modèle de Solow
se différencie-t-il du modèle
d’Harrod-Domar?
2. Distinguez rendements
d’échelle et rendements
factoriels
3. En quoi l’hypothèse de
rendements d’échelle
constants est-elle essentielle?
B - Exercice de compréhension
Faites l’exercice p 102 du manuel et répondez aux questions posées
Exercice
Exercice
C – Le postulat des rendements
factorielles décroissants
Solow postule l’existence de rendements
marginaux décroissants :
c’est-à-dire que quand on accroit les
quantités d’un facteur de production (par
exemple le capital) alors que les quantités
de l’autre facteur de production (par
exemple le travail) sont fixes on constate
que la production augmente mais dans
une proportion de plus en plus faible
y
Capital par travailleur
P
r
o
d
u
c
t
i
o
n

p
a
r

t
r
a
v
a
i
l
l
e
u
r

k
Rendement marginal
décroissant : Chaque unité
de capital supplémentaire
décroit la pmK
1
Production y = f(k)
C – Le postulat des rendements
factorielles décroissants

L’hypothèse des rendements décroissants n’est pas nouvelle :
 Les rendements marginaux décroissants était un thème central
dans la pensée de Thomas Malthus (1766-1834).
 Malthus avait fait l’hypothèse que le travail était sujet à des
rendements décroissants lorsque il était combiné à un stock
fixe de terre agricole. En raison de quantité limitée de terre
cultivable dans le monde, il prévoyait une situation de crise de
surpopulation qui dépasserait la capacité du sol et des famines
et réduction du PIB per capita alors que le sol ne pourrait
supporter la population.

 Il en concluait que la multiplication des famines était
inéluctable


C – Le postulat des rendements
factorielles décroissants
D – Les conclusions de Solow
Selon l’analyse de Solow , la croissance de la
production résulte donc d’un de ces 3 facteurs :
 L’accroissement de la quantité de facteur travail :
par la croissance de la population
 L’accroissement du stock de capital : par une
épargne préalable finançant les investissements
 Une hausse de la productivité globale postulée
exogène .
L’accumulation du capital est
- le facteur endogène de la croissance
- mais il a tendance à l’épuisement (rendements factoriels
décroissants)
- il dépend de l’épargne
- le taux d’épargne influence certes le stock de
capital, le niveau de production (global et par tête)
- mais si le taux d’épargne :
- a une influence transitoire sur le taux de
croissance
- il n’a pas d’influence sur le taux de croissance à
l’état régulier
D – Les conclusions de Solow
La question de la convergence

 Le modèle prédit la convergence des revenus
toutes choses égales par ailleurs : si les pays
ont le même niveau d’épargne, les mêmes
fonctions de production, et la même croissance
de la population, alors les économies vont
converger vers le même état stationnaire de
revenu par tête.

 C’est ce qu’on appelle la convergence conditionnelle.
D – Les conclusions de Solow
Bien que le modèle de
Solow explique comment la
croissance est affectée par
l’épargne, la croissance de
la population et le progrès
technologiques, ces
variables sont exogènes au
modèle.
E – Les limites du modèle
 Le modèle de Solow prédit un équilibre stable,
mais pas une croissance économique à long
terme.
 En l’absence de chocs externes au niveau des
technologies, et qui ne sont pas expliqués, toutes les
économies devraient converger vers la croissance 0.
 Toutefois, on a observé une croissance
continue dans plusieurs parties du monde dans
les 2 derniers siècles.
 Malgré quelques interruptions (telles que durant la
grande dépression des années 30),il n’y a pas eu
de ralentissements ou de stagnation éventuelle
prédit par modèle de Solow.
E – Les limites du modèle
Solow (1994) : oui
« Il existe une logique interne – ou
parfois même une non-logique – à
l’avancée de la connaissance,
largement étrangère à la logique
économique (…). [L]a ‘production’
des nouvelles techniques peut être
autre chose qu’une simple affaire de
matières premières et de produits
finis dans un processus
traditionnel. »


Romer (1990) : non
« [M]arket incentives (…) play an
essential role in the process whereby
new knowledge is translated into
goods with practical value. Our initial
understanding of electromagnetism
arose from resarch conducted in
academic institutions, but magnetic
tape and home videocassette
recorders resulted from attempts by
private firms to earn a profit. »
E – Les limites du modèle

You're Reading a Free Preview

Télécharger
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->