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Catalogue PHPA 2013

Catalogue PHPA 2013

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Catalogue PHPA 2013
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09/19/2013

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Édition 2013

Photo d’Hôtel, Photo d’Auteur
Prix 2013 en collaboration avec

DELPHINE PIOVANT-LAPIERRE, PHPA

L’Atelier Label image est engagé auprès du label Hôtels Paris Rive Gauche, depuis 2007, en soutenant le prix PHPA. Pourquoi ?

C’est avant tout parce que nous avons été séduit par l’originalité et la simplicité du concept : réaliser English texts page 41 une photo accompagnée d’un texte, inspirés par une nuit dans un des 5 Hôtels de luxe du label. L’exercice qui peut paraître facile devient en fait un véritable défi pour chaque participant : produire dans un lieu donné, un temps donné UNE seule image ! Au fil des éditions nous avons découvert un véritable engouement pour le projet, ainsi qu’une grande variété des regards ! Parce que, peut être, se poser une nuit dans un lieu différent permet avant tout, au photographe, de retrouver du sens et de la poésie dans son quotidien. Ainsi le prix PHPA devient un espace de découverte qui permet de faire émerger de nouveaux talents. Nous sommes heureux de pouvoir y contribuer, en mettant notre savoir faire au service des lauréats. Mais PHPA, ce n’est pas seulement un prix une fois par an, une exposition, c’est avant tout une complicité et une volonté de défendre ensemble notre amour de la photographie.
Delphine Piovant-Lapierre, Label Image

04+05

CAROLINE STEIN, LA CARTE BLANCHE PHPA

Ursula Kraft, photographe allemande représentée par la galerie Esther Woerdehoff, présente sa nouvelle série « Alice dans les hôtels », réalisée dans le cadre de la carte blanche PHPA.

English texts page 41

Les laboratoires Central Dupon Images en sont les heureux partenaires, et cette exposition nous ravit d’autant plus par ses atmosphères subtiles et délicates, entre conte et fiction. Les photographies d’Ursula Kraft nous entraînent en effet dans un univers où le mystère nous tient en haleine, où le merveilleux nous conduit aux bords du songe. Femmes, oies, reflets, obscurités… les sensuelles figures qui nous y guident nous dévoilent leurs grâces comme des apparitions dans les chambres, des pythies ou des fées dans les couloirs et autres recoins de l’hôtel fabuleusement métamorphosés. Si le rêve est un part intime de nos êtres, les photographies d’Ursula Kratf nous en révèlent avec élégance les profondeurs mythologiques et les dimensions symboliques.
Caroline Stein, Central Dupon Images

06+07

Esther Woerdehoff vue par son artiste Thierry Cohen devant une œuvre de Christian Tagliavini.

rêver la photographie acquérir la photographie
La Galerie Esther Woerdehoff – l’adresse incontournable pour la photographie classique et contemporaine.

GalerieEstherWoerdehoff
36 rue Falguière, F-75015 Paris +33 (0)9 51 51 24 50 – www.ewgalerie.com

01.2012

INSOUCIANCE

Il existe un chemin que quelques rares initiés connaissent où l’ordre des choses se chamboule sans cesse. C’est un passage où le temps passe son tour vers un endroit où l’eau se respire et l’air nous caresse dans nos nages nocturnes. Là, tu cherches à entendre ce son qui te stresse et cette vie qui te hurle d’avancer mais tout est calme et invite à sombrer dans ce maelstrom sans raison et sans devoir où seule la loi du plaisir résonne. Suis l’Insouciance qui t’entraine et acceptes de te perdre.

Cécile Henryon

08+09

02.2012

CHAMBRE 64

Extérieurement et intérieurement, à l’opposé de cette ligne, se trouve,

Aurore Valade

à l’angle droit, la ligne verticale où le plat est remplacé par la hauteur, donc le froid par le chaud. Ainsi la ligne verticale est la forme la plus concise de l’infinité des possibilités de mouvements chauds.
Extrait de Point et ligne sur plan, Vassily Kandinsky (Folio Essais/Gallimard, Paris, 1991).

10+11

03.2012

SANS TITRE

« Corps solitaire en errance dans la nuit d’abord s’éclipse, se dissimule Lorsque le halo se fait flatteur, Il se tend, s’étire pour franchir le seuil Puis traverse, transperce le voile de brume Reflet défait, vision écorchée, image insaisissable, Seule la main se mire »
Marion Romagnan

Samuel Hense

12+13

04.2012

SANS TITRE

L’invisibilité est première, elle précède la naissance et soutient l’inconnu. Le temps de la vie est de cette nature, associant les certitudes d’un commencement et d’une fin, à l’inconnu des actes qui le ponctueront. L’hôtel était sans lumière, ouvrant la voie à l’effacement et au silence, à l’omission et à l’oubli, à l’absence et à l’éloignement, enfin, à la disparition. De l’invisibilité à la disparition se réalise un corps à corps insaisissable : l’infini se détache du provisoire, la poussée épouse la limite, l’élévation l’errance, l’exigence le tumulte, la dignité le chaos. Le néant n’a pas d’image, la disparition c’est encore la vie.

Laurent Lafolie

14+15

05.2012

AUTOPORTRAIT AU LIT ET À L’ÉTOILE

J’ai passé la nuit à retourner cette vingt-troisième chambre, à chercher la porte des songes. J’ai déplacé, fait, défait. J’ai couru, grimpé, rampé, je me souviens même m’être envolé, je crois, avant que les quatre oreillers ne m’attrapent… Ce n’est qu’au petit matin que je l’ai aperçue. Depuis tout ce temps l’image était là, blottie en moi. Au centre du lit, flottant parmi les restes d’étoiles, mon double m’attendait pour me parler d’infini.

Tilby Vattard

16+17

06.2012

QUI EST ELLE ?

4 mars 2012. Je reçois un appel du commissaire Bisotti. Il me sollicite pour élucider le mystère de la chambre 61. Je regroupe alors mon matériel. Direction l’Hôtel Design Sorbonne. Commence mon enquête. Je m’entretiens avec le personnel. Mais ce jour-là personne n’a rien remarqué d’anormal ou d’inhabituel. D’autant que cette chambre est sensée être inoccupée. Je prends l’ascenseur. Je me retrouve dans la chambre 61. Une femme est étendue dans la baignoire trônant au milieu de la pièce. J’observe la scène à la recherche d’indices.

Des effluves de violette sont omniprésentes. Un déshabillé est posé négligemment sur le lit. Sur la commode un vernis à ongle de couleur rouge est ouvert. Le pinceau goutte laissant apparaître une flaque au sol. Des bouches d’aération surgissent milles bulles volant dans les airs. Du téléphone orange une valse s’échappe. Les fenêtres sont fermées. Seul le rideau du velux droit est entrouvert laissant passé une lueur. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Comment cette femme s’est-elle retrouvée allongée dans cette baignoire ? Mais d’ailleurs qui est-elle ?

Baptiste de Ville D’Avray

18+19

07.2012

SANS TITRE

« Si vous partez, vous reviendrez bientôt ; vous me retrouverez tel que j’ai été et tel que je serai toujours pour vous. Il y aura 300 lieux entre vous et moi mais vous serez l’objet perpétuel de mes pensées, mon imagination s’épuisera à chercher ce que vous faites. La séparation sera un tourment qui ne trouvera remède… Je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que cela soit une preuve que je puisse être aimé de vous. Revenez-moi Madame. Revenez-moi vite. Vous êtes le ciel pour moi, que je ne puis me passer de vous qu’en éprouvant l’enfer tout entier. Je vous aimerai de toute mon âme Très Chère Madame et serai à vous pour la vie. »
Lettre (presque) authentique de Chateaubriand à Juliette Récamier – 1823

Emmanuelle Brisson

20+21

08.2012

LA GÉNÉRATION DU MATAROA

Ma mère me racontait souvent une histoire extraordinaire… En 1945, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale et à la veille de la Guerre Civile en Grèce, un bâteau part du Pirée, avec un précieux « chargement » : des jeunes étudiants Grecs, parmi les plus brillants dans le domaine des Sciences, des Lettres et des Arts. C’était les deux philellenes, Octave Merlier, directeur à l`époque de l`Institut Français à Athènes, et le sous-directeur Roger Milliex qui étaient parvenus à obtenir des bourses du gouvernement français pour que 154 étudiants puissent trouver asile et étudier a Paris. Certains d’entre-eux avaient pris part à la Résistance, d’autres étaient connus pour leurs idées de gauche mais il y en avait aussi parmi eux qui appartenaient à la droite.

En ces temps troubles, un navire légendaire, le Mataroa, fut affrété pour aider ces jeunes boursiers à s’évader avec 59 autres étudiants prêts à faire des études à Paris d`après-guerre. En arrivant, apres un voyage aventureux, ces jeunes gens sont logés au début dans la Cité Universitaire et dans des hôtels de la rive gauche. On va trouver plus tard parmi la liste de ces étudiants les noms des intellectuels et des artistes mondialement reconnus. Mataroa reste un mythe et avec les deux philellenes, ils sont entrés dans l’Histoire comme symboles d’entraide et de solidarité des peuples. C’est à cette histoire que cette photo est dediée.

Daphné Rocou

22+23

09.2012

D

Gamine j’ai grandi à l’ombre d’un zoo. À l’école, nos voisins de palier étaient Léon le Paon, l’ours de Sibérie, les gorilles du Mozambique… Tout au long de l’année leurs cris accompagnaient nos jeux. Un jour, l’un d’eux s’est échappé de sa cage, poussant des hurlements victorieux sur le toit de l’école. Pendant des mois nos dessins ont représenté ce grand singe se débattant avec les pompiers. Pendant des années j’ai collectionné les autocollants d’animaux La Vache qui Rit que je collais sur les murs de ma chambre. Un Hôtel, des Animaux. Place du Panthéon, un 15 juillet, chambre 52. Un lion ceinturé de rubans prend la pause, un bœuf philosophe parmi des moutons. Un cygne déploie ses ailes avant de prendre son envol, lapins et sangliers se font la malle. Pendant plusieurs heures j’ai mitraillé la ménagerie, attrapant au détour d’un sous-bois une gazelle effarouchée.

Bénédicte Hébert

24+25

10.2012

LE CYGNE

Un curieux hasard m’avait conduite ici, sur les traces de cette autre Juliette, si différente et semblable à la fois. Et ce matin là, dans la chambre 209, s’opéra une étonnante alchimie, née d’une rencontre entre le passé et le présent, entre le lumineux et l’obscur, entre le beau et le bizarre… Dans l’eau de ce bain, je m’imaginais prendre la forme d’un cygne.

Juliette Bates

26+27

11.2012

NETTOYAGE DE BASKET

Arnaud Chambon

J’aime énormément les photographies de Jeff Wall. Elle m’habitent et me remplissent.

28+29

12.2012

HIC ET NUNC

Dans la chambre n°1. À quelques pas du Panthéon. Tout reste à inventer. « Je suis une flamme de quatre couleurs

Nathalie Déposé

Je suis un cerf qui s’éloigne au crépuscule Je suis un champ de sumac et la pomme blanche Je suis un vol d’oies blanches dans le ciel d’hiver Je suis la faim d’un jeune loup Je suis totalement le rêve de ces choses ».
N. Scott Momaday

30+31

Portfolio Charlotte Tanguy
Lauréate PHPA 2012

PORTFOLIO

CHARLOTTE TANGUY — LAURÉATE PHPA 2012

34+35

роем

Depuis trois ans, je fais des photographies en Russie. Là-bas je ne recherche pas l'exotisme, mais c'est un territoire qui me permet de me libérer du langage — je ne parle toujours pas russe — et d'une compréhension globale… Dans ces conditions, la photographie devient une nécessité, ne serait-ce que pour faire partie du lieu. Et je perçois de façon désarticulée. Peut-être par réflexe, c'est peut-être très humain, dans cette infirmité relative, je m'escrime à reconstruire du sens à partir des bribes que je ramasse. Il n'y a pas d'expérience linéaire donc je ne cherche pas de récit linéaire, par contre j'ai soudain la liberté de m'attacher à la présence seule, hors de toute allégorie, idéologie, je peux me concentrer sur les formes et leurs déclinaisons. J'aime particulièrement explorer avec la photographie la lutte entre le symbolique et la présence, et la friction entre ce que l'on projette et ce que l'on perçoit effectivement. Ces images sont extraites de la série роем. Il y a plusieurs lectures. Si l'on choisit l'alphabet cyrillique pour déchiffrer ces signes, « роем » devient : « Nous creusons un trou ».
Charlotte Tanguy

Et d'une certaine manière, cela me paraît une définition possible de la photographie.

PORTFOLIO

CHARLOTTE TANGUY — LAURÉATE PHPA 2012

36+37

роем

PORTFOLIO

CHARLOTTE TANGUY — LAURÉATE PHPA 2012

38+39

роем

ENGLISH TEXT

TWO PREFACES

PHPA by Delphine Piovant-Lapierre, Label Image
As a development studio, Label Image has been collaborating with the Hôtels Paris Rive Gauche label since 2007, supporting the PHPA prize. Why?

The PHPA ‘Carte Blanche ‘ by Caroline Stein, Central Dupon Images
Ursula Kraft, a German photographer represented by the Galerie Esther Woerdehoff, presents her new series “Alice in the hotels” created for the PHPA ‘carte blanche’. The Central Dupon Images laboratories are delighted to be associated with the project, and this exhibition is even more pleasing because of its subtle, delicate atmosphere, somewhere between fairytales and fiction. Ursula Kraft’s photos take us into a world where mystery keeps us spellbound, where the magical leads us to the edge of dreams. Women, geese, reflections, darkness… The sensual figures that guide us there reveal their charms like apparitions in the rooms, oracles or fairies in the corridors or other corners of the hotel transformed as if by magic. If dreams are an intimate part of our being, Ursula Kraft’s photos elegantly reveal in us our symbolic dimensions and mythological depths.

Textes français page 5

Above all because we loved the originality and simplicity of the concept: taking one photo, writing one piece of text, inspired by one night in one of the five luxury hotels belonging to the label. What initially seems like a simple exercise in fact becomes a real challenge for each participant: choosing just ONE image in a short amount of time in an imposed setting!!! As the years have gone by, we’ve discovered the growing enthusiasm for the project, and a wide variety of different photographic approaches! Perhaps this is due to the fact that spending a night somewhere different allows the photographer to find a certain meaning and poetry in his or her daily life. This has allowed the PHPA prize to become a forum of discovery that encourages rising new talents. We’re happy to be able to play our part by using our skills to help the chosen photographers. But PHPA isn’t just a once-yearly prize, or an exhibition above all, it’s a shared desire to defend our love of photography together.

ENGLISH TEXT

A HOTEL PHOTO, ...

CÉCILE HENRYON JANUARY Insouciance
There is a path that only a few know exists where the order of things changes constantly. It’s a passage, where time does not pass, to a place where water is breathed and the air caresses us in our nocturnal swims. There, you try and hear the sound that stresses you and this life that screams at you to advance. But everything is calm and invites you to sink into the maelstrom where there is no reason and no duty, where only the law of pleasure resonates. Follow the Insouciance that beckons you, and accept being lost.

SAMUEL HENSE
MARCH “Solitary body wandering in the night first disappears, hides When the halo becomes flattering, It tightens, stretches to reach the threshold Then crosses, pierces the veil of mist Undone reflection, raw vision, elusive image, Only the hand is reflected”
Marion ROMAGNAN

TILBY VATTARD MAY Self-portrait with bed and stars
I spent the night searching this 23rd room, looking for the door to dreams. I moved things, tidied, untidied. I ran, climbed, crawled. I think I even remember flying off, before the four pillows pulled me back … Only in the early hours of the morning did I find it. The whole time, the image had been there, snuggled inside me. In the centre of the bed, floating amongst the rest of the stars, my double was waiting to talk to me of infinity.

BAPTISTE VILLE D’AVRAY JUNE Who is she?
4th March 2012 I get a call from Superintendent Bisotti. He needs my help solving the mystery of room 61. I get my stuff together and head for the Hôtel Design Sorbonne. My investigation begins. I interview the staff, but no-one has noticed anything odd or unusual, especially as the room was supposed to be empty that day. I take the lift. I find myself in front of room 61. A woman is lying in the bathtub in the middle of the room. I scan the scene, looking for clues. The smell of violets is heavy in the air. A negligée has been thrown onto the bed. On the dresser is an open bottle of red nail varnish, the brush dripping into a small puddle on the floor. The ventilation is blowing a thousand bubbles into the air. A waltz can be quietly heard coming from the orange telephone. The windows are closed. Only the curtain on the skylight is half open, letting a glimmer of light into the room. What could have happened here? How did this woman end up lying in the bathtub? In fact, who is she?

LAURENT LAFOLIE
APRIL Invisibility is first. It precedes birth and supports the unknown. The time of life is of this nature, associating the certitude of a start and a finish with the unknown, the acts that will punctuate it. The hotel was without light, opening the path to withdrawal and silence, to omission and being forgotten, absence, distance and, finally, disappearance. An imperceptible hand-to-hand fight is waged between invisibility and disappearance: the infinite detaches itself from the provisional, the movement meets the limit, elevation wandering, demands uproar, dignity chaos. The void has no image, disappearance is still life.

AURORE VALADE FEBRUARY Room 64
“In complete contrast to this line, in both an external and inner sense, is the vertical which stands at right angles to it, and in which flatness is supplanted by height, and coldness by warmth. Therefore, the vertical line is the most concise form of the potentiality for endless warm movement.”
Excerpt from “Point and line to plan” Wassily Kandinsky (1926).

42+43

ENGLISH TEXT

... AN ARTIST’S VIEW

EMMANUELLE BRISSON
JULY “If you leave, you will return soon – you will find me as I was and will always be for you. 300 leagues separate you and I, but you will be perpetually in my thoughts. My imagination will exhaust itself, searching to find out what you are doing. Separation will be a torment to which there can be no remedy… I keep with me the memory of your kiss, and would like to think it is proof that I can be loved by you. Come back to me Madame. Come back quickly. You are the sky for me. Being without you is as if hell itself had fallen upon me. I will love you with all my soul Très Chère Madame, and I will be yours for all my life.”
An (almost) authentic letter from Chateaubriand to Juliette Récamier – 1823

DAPHNÉ ROCOU
AUGUST

The Mataroa generation
My mother often use to tell me an incredible story… In 1945, just after the Second World War and shortly before the Civil War in Greece, a boat set off from Piraeus with a precious ‘cargo’: young Greek students, some of the brightest minds in science, literature and the arts.

Two philhellenes – Octave Merlier, then the director of the French Institute in Athens, and assistant manager Roger Milliex, had managed to secure aid from the French government so that 154 students could find asylum and study in Paris. Some of them have been part of the Resistance, others were known for their left-leaning ideas, but there were also others belonging to the right wing. In these troubled times, a legendary ship – the Mataroa – was chartered to help these young scholars escape with 59 other students ready to study in post-war Paris. When they arrived, after an adventurous trip, the students were housed at the Cité Universitaire and some hotels on the Left Bank. With hindsight, the list of students contains the names of internationally renowned artists and intellectuals. Mataroa remains a myth, and together with the two philhellenes, they have become part of History as symbols of the help and solidarity between different peoples. It is to this story that this photo is dedicated.

BÉNÉDICTE HÉBERT
SEPTEMBER When I was a child, we lived very near a zoo. At school, our nextdoor neighbours were Leon the peacock, a Siberian bear, gorillas from Mozambique… Throughout the year their shrieks accompanied our games. One day, one of them escaped from his cage, shouting cries of victory from the school roof. During the following month, our drawings showed the ape grappling with firemen. For years afterwards, I collected stickers of animals from inside cheese cartons and stuck them on the wall of my room. A hotel, some animals. Place du Panthéon, one 15th of July, room 52. A lion encircled in ribbons takes a rest, a bull thinks philosophical thoughts among the lambs. A swan stretches its wings before taking flight, rabbits and wild boars flee. For several hours, I took shots of the menagerie, capturing a frightened gazelle in the undergrowth on the way.

JULIETTE BATES OCTOBER The Swan
A strange turn of fate led me here, in the footsteps of another Juliette, so different and yet so similar. And that morning, in room 209, a strange alchemy occurred, born from a meeting of the past and the present, of light and darkness,of the beautiful and the bizarre… In the water of this bath, I imagined myself taking the form of a swan.

ARNAUD CHAMBON NOVEMBER Cleaning trainers
I really like Jeff Wall’s photos. They obsess me and give me fulfilment.

NATAHLIE DÉPOSÉ DECEMBER Hic et nunc
In room n°1. Close to the Pantheon. Everything remains to be invented. “I am a flame of four colors I am a deer standing away in the dusk I am a field of sumac and the pomme blanche I am an angle of geese in the winter sky I am the hunger of a young wolf I am the whole dream of these things”
N. Scott Momaday

ORGANISATION

REMERCIEMENTS

Association de promotion pour la jeune photographie, Fetart a développé une expertise reconnue dans le domaine de la photographie contemporaine.

www.fetart.org
Association reconnue d’intérêt général Marion Hislen 51 rue des Rigoles 75020 Paris www.fetart.org

En seulement cinq ans, Fetart a réussi à s’affirmer comme une référence incontournable de la scène culturelle française et à faire de chaque exposition un événement unique. Que ce soit pour la production d’événements de grande envergure, d’expositions privées haut de gamme ou la conception de prix photographique sur mesure, Fetart vous propose de découvrir les talents de demain.

L’association Fetart a été reconnue pour son talent de dénicheur de talents photographiques et son expertise pour l’organisation d’événements photographiques grâce à l’immense succès du festival Circulation(s).

Hôtels Paris Rive Gauche remercie ses fidèles clients pour leur confiance, toutes les équipes des hôtels qui participent à ce projet et tous les talentueux photographes de cette sélection. Corinne et Pascal Moncelli et Alain Bisotti remercient Ursula Kraft, Emmanuel Blondiau, Pierre Geoffroy, Jason Whittaker, Marion Hislen de Bozzi et toute l’équipe de Fetart, Esther Woerdehoff et toutes ses collaboratrices et tous nos fidèles partenaires. Fetart remercie ses adhérents, les photographes qui nous font confiance et tout particulièrement notre public. Un grand Merci à Alain Bisotti pour sa confiance et à Corinne et Pascal Moncelli pour leur engagement à nos côtés.

Nous remercions également les membres du jury : Ursula Kraft ; Marion Liard-Rateau, Blog photographique de la Mairie de Paris ; Agnès Voltz, Gens d’images ; Marion Hislen Debozzi, Fetart – Circulation(s) ; Francis Jolly, Maison du Geste et de l’image ; Esther Woerdehoff, Galerie Esther Woerdehoff ; Guillaume Morel, Connaissance des Arts ; Frédéric Delangle, Photographe ; Caroline Stein, Central Dupon Images ; Hélène Le Masson, les Germanopratines  ; Delphine Piovant-Lapierre, Label Image  ; Sylvie Hughes, Réponses Photo ; Corine et Pascal Moncelli, HPRG  ; Alain Bisotti, PHPA Un grand merci à Florence Pillet pour ses précieuses relectures.

44+45

THANKS

L’ÉQUIPE / THE TEAM

Hôtels Paris Rive Gauche would like to thank its loyal guests for their continued custom, the staff of all our hotels who participated in this project and the talented photographers from this year’s selection. Corinne and Pascal Moncelli and Alain Bisotti would like to thank Ursula Kraft, Emmanuel Blondiau, Pierre Geoffroy, Jason Whittaker, Marion Hislen de Bozzi and all the Fetart team, Esther Woerdehoff and her collaborators and all our partners. Fetart would like to thank its members, the photographers that put their trust in us and most of all the general public that supports us. A big thanks to Alain Bisotti for having confidence in us and to Corinne and Pascal Moncelli for their commitment.

We would also like to thank the members of the jury: Ursula Kraft ; Marion Liard-Rateau, Blog photographique de la Mairie de Paris ; Agnès Voltz, Gens d’images ; Marion Hislen Debozzi, Fetart – Circulation(s) ; Francis Jolly, Maison du Geste et de l’image ; Esther Woerdehoff, Galerie Esther Woerdehoff ; Guillaume Morel, Connaissance des Arts ; Frédéric Delangle, Photographe ; Caroline Stein, Central Dupon Images ; Hélène Le Masson, les Germanopratines  ; Delphine Piovant-Lapierre, Label Image  ; Sylvie Hughes, Réponses Photo ; Corine et Pascal Moncelli, HPRG  ; Alain Bisotti, PHPA Many thanks to Florence Pillet for her careful proofreading.

Photo d’Hôtel, Photo d’Auteur: – Direction artistique / Artistic director: Alain Bisotti – Organisation: Marion Hislen de Bozzi, Sabine Guédamour & Florence Pillet – Relation Presse / PR: Nathalie Dran – Graphisme / Graphic design: Manu Blondiau (neutre.be) – Traduction / Translation: Jason Whittaker

Central DUPON Images et

présentent

Ursula Kraft
La photographe allemande représentée par la galerie Esther Woerdehoff, exposera sa nouvelle série «

Alice dans les hôtels

», réalisée dans le cadre de la carte blanche PHPA.

Central DUPON Images en est l’heureux partenaire, et cette exposition nous ravit par ses atmosphères subtiles et délicates, entre conte et fiction.

Central DUPON Images, 74 rue Joseph de Maistre, 75018 Paris.
www.centraldupon.com

The hot el Panthéon has decided t o celebrat e the great women of France

19 place du Panthéon 75005 Paris  { france }
T F

+33 [0]1 43 54 32 95 +33 [0]1 43 26 64 65

L’hôt el du Panthéon, se met à l’heure des Grandes Dames  ...

reservation@hoteldupantheon.com www.hoteldupantheon.com newpantheon.tumblr.com

Opening A ugust us 2013 Ouvert ure août 2013

hôtels paris rive gauche aime la photographie

Hôtel des Grands Hommes
reservation@hoteldesgrandshommes.com Tél  : +33 1 46 34 19 60 Fax : +33 1 43 26 67 32 www.hoteldesgrandshommes.com

17 Place du Panthéon 75005 Paris

Hôtel La Belle Juliette
92 rue du Cherche-Midi 75006 Paris
reservation@labellejuliette.com Tél  : +33 1 42 22 97 40 Fax : +33 1 45 44 89 97 www.labellejuliette.com

7 rue Casimir Delavigne 75006 Paris
reservation@hoteljardinodeonparis.com Tél  : +33 1 53 10 28 50 Fax : +33 1 43 25 28 12 www.hoteljardinodeonparis.com

Hôtel Jardin de l’Odéon

Hôtel du Panthéon
reservation@hoteldupantheon.com Tél  : +33 1 43 54 32 95 Fax : +33 1 43 26 64 65 www.hoteldupantheon.com

Hôtel Design Sorbonne
info@hotels-paris-rive-gauche.com www.hotels-paris-rive-gauche.com/blog
reservation@hotelsorbonne.com Tél  : +33 1 43 54 58 08 Fax : +33 1 40 51 05 18 www.hotelsorbonne.com

19 Place du Panthéon 75005 Paris

6 rue Victor Cousin 75005 Paris

Exposition du 06/09 au 28/09 2013 du mardi au samedi de 14:00 à 18:00 Galerie Esther Woerdehoff 36 rue Falguière, Paris XVe entrée libre

Exposition du 30/09 au 04/11 2013 tous les jours de 11:00 à 22:00 Hôtel La Belle Juliette 92 rue du Cherche-Midi, Paris VIe entrée libre

Contact presse : Nathalie Dran + 33 9 61 30 19 46 – nathalie.dran@wanadoo.fr www.phpa.fr

Toute reproduction ou représentation de cet ouvrage, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Éditeur responsable : HPRG, 262 rue Saint-Jacques, 75005 Paris. Imprimé en Belgique par Impresor-Ariane en 2013.

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