Vous êtes sur la page 1sur 33

Commentaire Par Amamra Saïd Med El Hadi

BERKANE MOHAMED
OU L'OBLIGATION DE MOURIR EN BONNE SANTÉ!

La journée de l'artiste ! le grand mot! Parlons en : depuis un mois un de nos anciens artistes
est abandonné à son sort, sans que toutes les personnes contactées ne daignent lever le petit
doigt !

Il ne manque à la parodie que de fêter Doit on continuer à nous payer la tête de


l'artiste sur son lit de mort. Que Dieu nos artistes en les conviant cérémoniel-
préserve notre grand BERKANE MO- lement le 7 juin autour de quelques gra-
HAMED, qui lui est un accrocheur qui bataires en mal d'exotisme culturel?
ne cède pas facilement. Il me vient en Ayant vécu ces derniers jours des mo-
tête cette image de quelqu'un sur son ments forts de la maladie de notre artis-
lit d'hôpital mais qui est resté jovial, te ,à qui nous souhaitons un rétablisse-
accueillant et cela malgré la souffran- ment rapide , j'ai senti ce frisson de l'ab-
ce: il est vrai que les artistes souffrent surdité du système humain qui nous en-
en silence et ne se cachent pas pour toure au point de vouloir crier sans rete-
mourir. nue:" un zeste de civilité je vous en sup-
L'année passée à la rentrée sociale plie" car il n'y a pas pire que l'indiffé-
nous avions perdu ABDEREZAK rence des gens ,qui, en d'autres situa-
AGUINI, cette année doit on sacrifier tions se couperaient en dix pour plaire ,
sur l'autel de l'ingratitude un autre ar- et pire encore lorsque vous vous enten-
tiste ? Doit on être hypocrite juste de dez dire par un "permanencier de la san-
quoi remplir un rapport pour la tutelle té" :"pourquoi vous l'avez amené ici?"*
avec cette satisfaction d'avoir accompli Sans commentaire!
un devoir? Un conseil aux artistes surtout essayer
Doit on faire semblant de connaître de mourir en bonne santé, sinon vous
après s'avoir fait susurrer à l'oreille tel allez souffrir. Un remarque s'impo-
ou tel nom d'un artiste pour faire "in" se ,cependant, nul ne pourrait leur dé-
devant une assistance dont l'estomac nier ce droit d'être un autre soleil sur
est braqué sur le contenu de l'assiette notre terne quotidien et que l'on n'oublie
d'en face? pas ceux qui ont fait connaître leur ta-
Doit on continuer à faire croire aux lent,leur compétence, leur volon-
gens que nous sommes conscients de té….ceux envers qui nous nous devons
l'existence d'une occultation historique cette halte de mémoire ,par devoir de
envers cette frange de notre société qui reconnaissance même 14 ans après leur
ne vaut que par sa présence lors de la disparition:d'où cet hommage envers feu
distribution des prix aux étran- le Dr BENHAFID.
gers……….quant à eux ils serviront
bien de décors vivants!
3
Œuvre Inédite Par ABDERAHMANE BENDIHA.

LE SYSTÈME ÉDUCATIF : ÉTAT DES LIEUX


Le système souffre d’un mal, apparemment incurable, en attendant la découverte d’un
antidote super efficace. NOUS pataugeons depuis des décennies dans une avalanche de
réformes et aucune d’elles ne nous a donné, les résultats souhaités, encore faut-il que nous
ayons eu, des objectifs à atteindre, depuis 1962.

Dans les pays, qui ont à cœur de pren- jusqu’à la dernière en date, les ensei-
dre en charge le système éducatif, dans gnants n’ont pas été associés.
tous ses contours, une politique d’en- Les compétences existent, être exploi-
seignement est à la base de toute évolu- tées ! C’es un autre problème !, « et
tion sociale. « L’avenir des nations est aujourd’hui je déplore que le niveau
dans les écoles du peuple. » Disait un des enseignants et des formateurs ait
certain Pestalozzi (pédagogue Suisse au atteint un niveau qui ne permet guère
début du 18ème siècle), lequel, très in- d’être optimiste et confiant en l’avenir
fluencé par JJ Rousseau ; est arrivé à des générations à venir si des réformes
cette vérité très simple, qui pourtant, radicales et courageuses ne sont pas
engage l’avenir de chaque peuple sur introduite dans le système éducatif. » .
terre : l’école c’est la vie ! C’est-à-dire Le constat est, hélas décevant.
l’assurance de la pérennité de tout ce Tout le monde se plaint de tout le mon-
qui fait un peuple : éducation, culture, de ! Et personne ne semble s’en inquié-
valeurs, traditions, us et coutumes… ter. Les élèves se plaignent de la sur-
etc. charge des programmes, les parents des
Aujourd’hui les parents d’élèves n’ont professeurs, ces derniers de l’adminis-
plus confiance dans le système qui en- tration du secteur, le secteur de la wi-
gage l’avenir de leur progéniture, nous laya de la tutelle et de tous ses télesco-
n’en voulons pour repère que la plétho- pages dans ses directives censées or-
re de « cours de soutien » qui touchent donner le tout, et cerise sur le gâteau,
même les élèves de l’école élémentaire, l’association des parents d’élèves, qui,
(dans les caves, les parages, les pièces souvent s’incruste dans les affaires,
exigues de certains appartement…) en éminemment pédagogiques, à la faveur
fait, un système, quasiment parallèle, de « la démocratisation » de l’enseigne-
qui nuit forcément à la bonne marche ment…
d’une institution, qui va déjà très mal. Et nos potaches, dans tout cet « embou-
La réflexion sur le système éducatif est teillage ?» et on nous annonce qu’à
encore sujette de projets de réformes, partir de 2011, nos petits génies auront,
chacun dans sa classe un ordinateur,
4
qu’il manipulera avec dextérité,… des cause que nous prétendons défendre,
projets ! Encore et toujours ! L’adage selon le vieil adage : les conseilleurs ne
universel « mettre la charrue avant les sont pas toujours les meilleurs ! Encore
bœufs » trouve chez nous toute sa réfé- faut-il qu’il y est des oreilles pour nous
rence ! ouïr, car nous engouffrons à la hussarde
Il est notoire chez les enseignants de sans tenir compte du fait que nous vo-
toute la planète que, l’éducation est guons à vue d’œil et que le naufrage
une science qui résulte d’un triptyque : pourrait arriver soudainement. L’école
la formation, le formateur, le formé mérite beaucoup plus d’attention et de
(l’apprenant), ce qui constitue un tout ; sérieux dans sa « manipulation » car
homogène et indissoluble, cependant, cela engage l’avenir de tout un peuple.
chez nous l’un des trois socles (la for-
mation) est pratiquement inexistant.
Les ITE, (Institut de Technologie de
l’Education) ont été cédés parle Minis-
tère du primaire au Ministère du supé-
rieur, et depuis quelques années, la
formation se fait par à coups en sémi-
naires, demi-journées pédagogiques,
journées de formation, conférences,
cours modèles…etc.
Les personnels conviés à ces retrou-
vailles s’en délectent, parce que cela
leur permet, pour bon nombre d’entre
eux, de s’offrir des jours de repos inat-
tendus…
Et ainsi va le monde, lorsque la médio-
crité fait la loi. Je me souviens de l’un
de nos élèves stagiaires (futures insti-
tuteurs) à l’I T E Larbi Tebessi de Bat-
na, prémonitoirement « éclairé », qui
nous a sidérés par un graffiti sur le
mur d’une salle de cours, « Akl ou
noum yousawi diploum », traduction : Consultez BatnaInfo
manger et boire est égal à diplô-
me,déjà… ! Cela se passait en
Sur Internet
1984… ! Depuis, beaucoup d’eau a WWW.BATNAINFO.COM
coulé dans nos oueds.
Mais, de toute évidence, émettre des
critiques, souvent acerbes et parfois
méchantes (gratuitement) ne sert pas la
5
Journée de l’artiste Par Imadghassen.A

ARTISTES PAR PROCURATION…


Timgad sera une réussite cette année sur artistiques ,quelque chose comme les merveil-
le plan de l’organisation et aussi sur le les d’IDIR, d’AZNAVOUR ,FRANCIS CA-
contenu (qui reste aussi à parfaire). Ce BREL…KADHEM ESSAHER,MAJDA
sera aussi une réussite d’un autre ordre : ROUMI…..
la mise à nu de certains pseudo artistes ou C’est trop demander ? Non, il suffit de pren-
pour dire mieux la chose ces « artistes par dre à charge de respecter le métier qu’on
procuration » qui se bousculent avec leurs exerce. Ces artistes par procuration ont tous, à
préhistoriques répertoires aux portes de quelques exceptions près, un autre « boulot »
responsables bien placés, parfois très haut -à défaut de travail certains se sont investis
placés pour…. passer à Timgad –le festi- dans la production de « générales » attribuées
val s’entend- faussement au 4° art-.
Le public n’étant pas dupe, même s’il se Certes il faut aussi que ces derniers vivent,
permet des « danses » ne voulant pas obli- mais pas avec « l’appui » de…., « l’interven-
gatoirement dire succès du chanteur, il a tion » de…….
appris depuis une décennie (si ce n’est pas Et surtout pas s’attribuer le titre d’artiste au
plus ) les paroles de chansons ,de ces « sens plein du terme et aussi….cesser de s’au-
artistes » par concomitance !! to proclamer représentants de la région. ( qui
Sous d’autres cieux ce sont les organisa- représente qui et pourquoi au fait?)
teurs qui courent derrière les artistes (les Encore faut-il comprendre une fois pour toute
vrais) pour rehausser le niveau du festival que ce n’est pas un droit de revendiquer un
et pas le contraire. ( vous avez suivis le passage, un contrat et autres participations
festival de cannes ?) par le seul fait que l’on soit de Batna, sinon
Demandez à n’importe quel batnéen qui BELDIA (avec tout le respect pour cette fem-
est derrière un tel et vois aurez la réponse me) aussi peut revendiquer une participation
avant même de terminer la formulation de au festival de Timgad.
votre question. Ce qu’on oublie ,justement est le fait qu’un
Il y a aussi ceux qui osent s’auto procla- artiste ailleurs est cultivé, lettré pour ne citer
mer « artistes » alors que ce ne sont que que ces deux critères , et, que face à la camé-
des commerçants douteux- et encore- qui ra ,aux journalistes ils savent défendre leur
tentent de « pénétrer » la culture comme point de vue, leur production et on passe….
on pénètre une prostituée. Parmi le lot Combien sont-ils parmi nos artistes –par pro-
ceux qui prétendent avoir participé « de curation- qui peuvent s’y reconnaître et s’y
leur poche » à la résurrection du festival identifier ?
en 1997 !!!! Honte à eux : n’ont –ils pas Combien de fois avons-nous assisté impuis-
plutôt voulu arnaquer le festival en propo- sant devant des scènes décevantes et humi-
sant leurs services à coup de centaines de liantes de leur part qui nous collent au dos
millions !!! pour la simple raison qu’ils sont de Batna ou
Pour revenir aux artistes par procuration, au mieux de la région ?
même leurs répertoires ne sont que repri- L’artiste doit faire ses preuves et c’est bien
ses et autres plagiats flagrants , ils n’ont BENTORKI qui doit lui courir derrière et non
jamais voulu investir dans des albums l’inverse.
6
El Menfi Par: Pr Chems Eddine CHITOUR

AUX ORIGINES DE LA CHANSON EL MENFI


L’AMNÉSIE DE L’ALGÉRIE ENVERS
SES DÉPORTÉS
«Lorsque je suis arrivée sur le territoire calédonien, pour retrouver les descendants
d’Algériens, je demandais l’itinéraire aux Kanaks. La première réponse qu’ils
m’ont donnée, c’est: lorsque tu vois un dattier, c’est qu’il y a un «Vieil Arabe» qui
est passé par là». Mélica Ouennoughi Docteur en anthropologie

L’un des dossiers les plus pertinents que que moi, un pan de notre histoire. Je me
l’Algérie se doit de s’approprier est celui suis basé sur un ouvrage magistral de Me-
de la mémoire. Sans vouloir verser dans lica Ouennoughi anthropologue qui, me-
la concurrence victimaire, en Algérie nant un travail de bénédictin a ressuscité
nous avons trop tendance à pardonner un pan de cette douloureuse histoire à la
par incompétence par crainte d’être mal fois sûr le plan anthropologique et sur le
vu, par paresse et surtout par méconnais- plan agricole avec ce «marqueur» qu’est
sance de cette mémoire en miettes suite le palmier dattier. L’histoire commence
à un tsunami qui a eu lieu un certain jour par une révolte- une de plus contre les
de débarquement, le 14 juin 1830, sur hordes coloniales. Ce qui est remarquable,
une plage de Sidi Fredj. Il semble et il chez les peuples qui ne veulent pas mou-
faut le regretter que seule une histoire rir, c’est la lutte contre l’acculturation en
bâclée, revancharde, incomplète dans le tenant à leur repères; la France, les a dé-
temps et l’espace intéresse quelques of- possédés, ruinés, déportés, tondus, mais
ficines qui en font, un fonds de commer- elle n’a pas pu, malgré toutes les manoeu-
ce. J’ai souvenance d’avoir vu, il y a vres, les intégrer en les désintégrant. Arra-
quelques années, une délégation de pe- chés à leur terre natale, séparés de leurs
tits descendants-Laïfa et les autres- des proches, déportés par convois successifs
déportés de 1971. Ils étaient venus de vers les bagnes du Pacifique, les déportés
Nouvelle-Calédonie à près de 20.000 km devaient aussi lutter contre l’accultura-
se ressourcer dans cette Algérie mythi- tion, pour ne pas perdre leur âme et leurs
que que leur ont chanté leurs parents, de coutumes. Jusqu’en 1936, leurs enfants
père en fils. J’avais naïvement demandé étaient obligés de porter des noms chré-
à ce qu’on mette en place une bibliothè- tiens pour être scolarisés.
que virtuelle pour consolider un lien de
plus en plus ténu depuis près de 140 ans. UN AUTRE ÉCHEC
Je ne suis pas sûr d’avoir été entendu. Mais chez eux, à la maison, les enfants
En fait, c’est en écoutant en voiture la étaient appelés par des noms venus du fin
chanson El Menfi de Akli Yahyaten que fond du pays de leurs pères, «si bien que
je me suis hasardé à retracer, encore une Jean-Pierre, Michel et Joseph deviennent
fois et après bien d’autres plus autorisés une fois à la maison des Taïeb, Miloud et

7
Ahmed», dira Mme Ouennoughi. Encore décédé en 1968. Les noms des déportés,
un échec, un de plus, de la colonisation et tirés des archives poussiéreuses, rongées
de ses différentes méthodes d’acculturation par l’humidité et le rance, ont permis
et d’assimilation. Ceci dura jusqu’en 1930 d’ériger, à Bouraïl, en Nouvelle-
date à laquelle on leur permit de garder Calédonie, une stèle à la mémoire des
leur nom arabe. Après la levée de l’inter- déportés. «C’est important, parce que les
diction sur l’utilisation des prénoms mu- déportés n’étaient pas des orphelins»,
sulmans, «tous les Jean, Christian, Joseph, dira Mme Ouennoughi. Ils avaient des
Robert, Michel etc. redevinrent instantané-
pères, des mères et des familles en Algé-
ment officiellement des Taïeb, Ahmed,
rie. Ils étaient venus d’un village, d’une
Mohamed, Ali, Kader, etc.», relève le Dr
tribu, d’une région, enfin d’un pays pris
Pierre-Philippe Rey, professeur des Uni-
versités, dans la préface de l’ouvrage de dans les mâchoires d’un colonialisme
Mme Ouennoughi. meurtrier et dévastateur.(1)
«Cette remarquable résistance à l’ac- L’introduction du modèle et des fonde-
culturation ne se manifeste pas que sur ments de la djemaâ «ont contribué énor-
ce point: l’auteur nous explique com- mément au mouvement associatif de
ment ces déportés masculins ont appris à 1886 en France», selon Mme Ouennoug-
leurs femmes françaises ou canaques la hi. Les codes coutumiers pratiqués par les
cuisine algérienne qui s’est ensuite déportés ont été utilisés par les autorités
transmise de génération en génération; françaises de l’époque «pour solidariser
comment a été édifié un mausolée à la les petits colons» en Nouvelle-Calédonie.
mémoire d’un cheikh décédé par noyade, Les Communards et autres anarchistes,
à l’endroit de son accident et comment comme Louise Michel, en avaient, eux
ce mausolée donne lieu à un pèlerinage aussi, emporté dans leurs bagages,
annuel rappelant en tous points les ziaras «emprunté» à la djemaâ ce «petit trésor»
du pays des ancêtres; comment une asso- d’organisation sociale en retournant en
ciation de descendants d’Algériens gère France, après la loi d’amnistie de juillet
ce lieu de pèlerinage et le cimetière mu- 1879. Une loi qui avait, faut-il le rappe-
sulman qui l’entoure; comment les dat- ler, «oublié» les déportés algériens qui
tiers sont vénérés comme témoins ac- devaient attendre 1895 pour bénéficier de
tuels de la présence en ces lieux du ses dispositions. «D’ailleurs, la loi de
"Vieil-Arabe" qui les a plantés...», note 1901 est fortement imprégnée par ces
le Dr Rey dans sa préface du livre de codes coutumiers» des déportés algé-
Melica Ouennoughi.(1) riens, nous a confié Mme Ouennoughi.
La politique d’acculturation des descen- (2)
dants des déportés a échoué. Mieux: elle La djemaâ a intégré tous les déportés,
a eu l’effet inverse. «Ce sont les femmes qu’ils soient «politiques», ayant conduit
françaises, communardes ou d’origine ou participé aux révoltes et insurrections
pénale, qui ont adopté les coutumes al- contre la France coloniale en Algérie, ou
gériennes et non l’inverse», ajoute le Dr de «droit commun», parmi lesquels figu-
Rey. Le dernier déporté, Kouider, est reraient certainement ceux qu’on appelait
les «bandits d’honneur» et qui étaient,

8
pour certains d’entre eux, des révoltés du foulard berbère, les plats traditionnels,
contre l’ordre colonial, à l’image de Ah- les récits et les mots à consonance arabo-
med Oumerri et Arezki L’bachir en Ka- berbère. A chacune d’entre elles, on attri-
bylie et Messaoud Benzelmat dans les bue un récit ou un conte légendaire par-
Aurès tués par les forces coloniales en fois.»(2)
Algérie. La démarche visant à ôter l’éti-
quette dévalorisante de «droit commun» LE CHANT DE LA RÉSISTANCE
à ce type de prisonniers a abouti à l’u- La chanson El Menfi (le Déporté) inter-
nion de tous les déportés algériens. Au- prétée par le chanteur Akli Yahyaten était
jourd’hui, leur descendance est estimée à chantée en Nouvelle-Calédonie au XIXe
15.000 personnes. «Moi, j’estime qu’elle siècle par les déportés algériens, selon
est plus importante», soutient Mme Mme Ouennoughi. Le chant était accom-
Ouennoughi.(2) pagné d’une flûte fabriquée avec du bois
Les descendants ont créé, en 1969/1970, de sagaie. Un bois servant aussi pour les
une «Association des Arabes et des amis Kanaks à fabriquer des lances. «Cette
des Arabes» pour prendre en charge chanson était chantée en Nouvelle-
l’histoire et perpétuer la mémoire collec- Calédonie par des gens qui ne connais-
tive de leurs ancêtres. Elle fonctionne sent pas l’Algérie. Des petits descendants
selon les principes et les règles de fonc- des déportés la chantaient dans les vallées
tionnement de la djemaâ ancestrale. perdues. C’est quand même incroyable»,
D’ailleurs, ce travail de mémoire avait dira-t-elle. Le déporté Taïeb ben Ma-
déjà été assuré, avec brio peut-on dire, brouk, réputé pour sa maîtrise de la flûte,
bien des décennies auparavant, par des répétait sans cesse cette chanson qu’on
filles de déportés. «Notre mère était une murmure toujours aujourd’hui. Il s’agit
grande femme; elle était une fille rebelle de El-Menfi, raconte sa petite cousine.
aussi; elle voulait toujours nous éduquer Les mots dits dans la chanson «nous res-
avec la coutume algérienne. Elle maîtri- tent dans notre coeur, ils sont aussi pleins
sait bien la langue de son père. Il fallait de détresse. Cette chanson, il la chantait
toujours qu’on soit réunis. Elle nous toujours sous le dattier», confie-t-elle à
parlait quelques mots d’arabe. Elle avait Mme Ouennoughi. «Si l’Algérie n’ouvre
une grande admiration pour son père. pas le dossier des déportés, il ne s’ouvrira
Elle en était fière et c’est comme si elle pas en Nouvelle-Calédonie parce qu’il
avait ce rôle de transmettre la coutume n’y a pas de spécialistes qui s’intéressent
des anciens: c’était une femme autoritai- à cette question», estime-t-elle.(1)
re», disait le petit-fils d’un déporté cité L’auteur suit également l’histoire du lien
par Mme Mélica Ouennoughi dans son entre le Maghreb ancien et la Nouvelle-
ouvrage.Elles ont mis en application le Calédonie grâce au fil conducteur de la
concept de «devoir de mémoire» avant culture du palmier dattier. La reconstruc-
que celui-ci soit utilisé. «Chacune à leur tion identitaire d’une communauté mag-
manière avait le devoir de transmettre la hrébine dans les pays d’Outre-mer ne
tradition», à travers notamment «le port pouvait être compréhensible, qu’après

9
avoir reconstitué les étapes anthropolo- ont été statués de la dénomination politi-
giques de leur histoire sociale, religieu- que avec les insurgés de Biskra fortement
se, économique et botanique. La forma- apparentés aux Ouled Mokrane par la
tion de palmeraies pour souder la com- présence des familles réfugiées. (...)Le
munauté ainsi que les effets au niveau dernier convoi des droits communs est
des techniques et de l’outillage nous très présent dans la région de Bourail.
révèlent l’existence d’un héritage almo- Ces droits communs font partie du convoi
ravide berbère qui prend son origine en de 1896 et la descendance a hérité de
Espagne médiévale (XIe siècle), dont forts marqueurs culturels issus de l’an-
l’auteur analyse les modes de diffusion cienne djemâa en provenance du code
permettant de suivre les mouvements coutumier et juridique initié par Hadj
migratoires des groupes humains. La Mokrani dans cette résistance à la contre-
première personne qui m’a introduit au acculturation.(2)
dattier, c’est M.Aïfa; je me souviens, il «Pour que soit transféré un tel code cou-
était perplexe sur mes recherches, ensui- tumier, écrit Melica Ouennoughi, dans un
te en me voyant mener mes enquêtes espace kanak et calédonien, il y a eu des
jour après jour, mois après mois, il a marqueurs précis qu’il a été nécessaire
compris que pour entreprendre un tel d’étudier sur le terrain, par l’observation
travail de recherche sur le terrain, il fal- des faits et des ritualisations coutumières
lait un fil conducteur, un guide végétal, mais pas seulement, la démarche d’an-
un marqueur culturel et agronomique thropologie historique vise à étudier le
que les Kanaks avaient accueilli: c’était contemporain de ses actes et ses repré-
bien le dattier de ses ancêtres qui était, sentations coutumières, par exemple ses
selon lui, un symbole fort de résistance. symboles aussi, ses marqueurs et remon-
Puis, il m’a amené vers son dattier d’ori- ter à l’histoire des sources d’archives et
gine, que son père Laïfa (son ancêtre en en amont des ces sources aux sciences
Calédonie) a planté et aujourd’hui il por- algériennes, berbères et arabes, pour re-
te plus d’un siècle de naissance.(3) constituer l’Histoire et le phénomène de
L’ouvrage de Melica Ouennoughi met causalité de tels marqueurs culturels dans
en lumière pour la première fois le grand cette forme de maintien d’une sauvegarde
répertoire des mouvements de la dépor- culturelle et historique de la résistance.
tation algérienne et maghrébine depuis Celle de la libération, de la liberté et de
les insurrections politiques des Ouled La solidarité par le système de la toui-
Sidi Cheikh 1864, la grande insurrection za.»(2)
de Hadj Mokrani et de Cheikh El Had- «Les affres de la déportation et l’exil ont
dad 1871, l’ extension insurrectionnelle été marqués par le chant célèbre El Men-
de El Amri 1876, celle des Aurès de fi, l’exilé, et je crois que nous pouvons
1879, les insurrections des Ouled Sidi dire que cette chanson nous la devons à
Cheikh de 1881-1882. Les convois col- ces familles de déportés mais pas seule-
lectifs de l’insurrection de Hadj Mokrani ment à toutes ces grands-mères qui ont

10
chanté leur tristesse lors de leur sépara- qu’il doit tenter de rassurer. Cette mère
tion de leurs fils et je crois que cela reste est en fait, notre mère, cette Algérie souf-
gravé dans cette mémoire du chant om- frante de voir ses meilleurs fils lui être
niprésent comme marqueur culturel qui arrachés pour l’inconnu et sans espoir de
forme cette union entre l’Algérie et la retour. Nous sommes assurément des
Calédonie. Ce chant est une grande tris- nains juchés sur les épaules de ces géants
tesse mais il est aussi une grande résis- qui ont commencé le combat libérateur- il
tance et pour l’historienne que je suis, je faut s’en convaincre - dès l’arrivée de
devais trouver d’autres marqueurs de l’envahisseur.
cette résistance car en Algérie nous
avons un riche patrimoine à préserver (*) Ecole nationale polytechnique
qui a été transféré en Océanie. Mon ap-
partenance à cette résistante vient du fait 1.Mélica Ouennoughi:Les déportés mag-
que mon père m’a donné deux principes hrébins en Nouvelle-Calédonie et la culture
d’enseignement: l’instruction et la cellu- du palmier dattier (1864 à nos jours) /; pré-
le familiale comme préservation. L’His- face de Pierre-Philippe Rey. -Paris: L’Har-
toire de l’Algérie amène à rompre avec mattan, 2006.- Casbah Editions 2008.
toute émotion forte à toute aliénation 2.Mohamed Arezki Himeur: Devoir de
mémoire envers les déportés algériens
sans oublier que les douleurs et les hor-
http://www.lecap-dz.info/index.php?
reurs de la colonisation, ce qui est dit
id_rubrique=221&id_article=1469.
doit être écrit et dans cet écrit des affres 3.Entretien avec Me Ouennoughi réalisé
de la déportation, je fus persuadée qu’il par Bordj Bou Arréridj info (Algérie), 18
y avait une résistance et je l’ai trouvée mars 2006.
dans des fondements culturels scientifi-
ques bien précis et cette réappropriation
de notre histoire doit tenir compte des
fondements culturels algériens à travers
les espaces et les siècles.»(2)
On ne peut parler justement des déportés
sans citer quelques paroles douloureuses
de la chanson interprétée magistralement
par Akli Yahyaten - que Dieu lui prête
longue vie - pour avoir su nous faire
vibrer: «Aw ki dawni le tribunal jadar-
miya kbaar wisghaar aa wissensla tew-
zen qantar darbouni aam wa n’haar 3ala
dakhla haffouli raas wa aataouni zawra
ou payas goulou lommi matebkeesh yal
menfi waldek rabbi mayy khalleesh.»
Cette supplique revendique deux repè-
res: la religion et la mère. Cette mère,
dernier lien ombilical qui lui reste et

11
Par MECHIAT MESSAOUD* Dossier

A LA MÉMOIRE DU DR
SALAH EDDINE BENHAFID
PRÉSIDENT DU CRA DE 1963 À 1995

Ce n’est pas par hasard que le docteur Sa-


lah Eddine BENHAFID a été choisi par le
parti FLN pour créer et diriger un comité
du Croissant Rouge Algérien de la Wilaya
de Batna
Homme intègre, ses compétences, son
intelligence et son savoir faire ont fait de
l’homme digne de représenter le comité du
Croissant Rouge Algérien, de la Wilaya de
Batna au conseil national du Croissant
Rouge Algérien, depuis membre perma-
nent, il a fait partie de plusieurs déléga-
tions, pour représenter l’Algérie à l’étran-
ger plus particulièrement aux réunions du
CICR (comité international de la Croix
Rouge à Genève(Suisse ).
Grâce à lui une école de jeunes aveugles a
été créée, ainsi que plusieurs ouvroirs ont
été ouverts dans chaque daïra pour permet-
tre aux jeunes filles non scolarisées d’ap-
prendre la couture.
C’est grâce à lui le Croissant Rouge Algé-
rien de la Wilaya de Batna, en collabora-
tion avec le parti FLN qu’une campagne
de lutte anti- tabac a été menée avec suc-
cès durant trois jours, plusieurs médecins
spécialistes ont participé à cette campagne.
Il a toujours oeuvré pour le bien des dému-
nis sans relâche, ses actions auprès des
autorités ont été toujours bénéfiques. surtout financièrement car le Croissant
Homme tenace pour le bien des autres, Rouge Algérien n’a pas de budget et ne vit
dévoué pour la tache dont il est responsa- que par les collectes.
ble jusqu' à sa mort, en dehors du travail Pour ma part, je prie DIEU de lui accorder
j’ai été son plus proche ami de 1963 a Sa Miséricorde et l’Accueillir dans Son
1995, nous traversé des moments difficiles Vaste Paradis.
—-
* EX- Président du CRA de BATNA
12
Hommage à titre posthume

HONNEUR ET RECONNAISSANCE À CE GRAND HOMME DE LA MÉDE-


CINE QUI A TOUT DONNÉ À LA RÉGION DES AURÈS :
FEU DOCTEUR BENHAFID SALAHEDDINE

Le docteur BENHAFID SALAHED- Il participe à la


DINE est né le 21 Août 1927 à EL grève des étudiants
KANTARA. algériens en Fran-
ce de 1956 à1957
Parallèlement à ses études à l’école (appel à la grève
primaire dans sa ville natale, il fré- générale des bancs
quente, en même temps, l’école cora- des établissements
nique où il a appris les 60 versets du scolaires lancé par
saint Coran, et la médersa libre « El l’UGEMA et le
Houda »,dirigée à l’époque par ses FLN le 19 MAI 1956)
membres fondateurs, son grand père
MOHAMED M’BAREK RAMDA- Depuis octobre 1959, il commença
NE, son père si MOUSSA et les 2 l’exercice de sa médecine d’abord à
cheikhs, les frères SOLTANI si AB- BISKRA, puis simultanément 3 jours à
DELATIF et si LAMINE. BISKRA et 3 jours à BATNA.

Tous les quatre membres de l’associa- Et ce pendant de longues années, avant


tion des oulémas musulmans d’Algé- de se fixer définitivement à BATNA. A
rie. l’époque il était le seul médecin dans sa
spécialité pour tout l’EST algérien.
Après son succès à l’examen d’entrées
en sixième (6°), il est inscrit successi- Tout au long de cette longue carrière, il
vement au collège de Batna (ex école a exercé parallèlement d’autres fonc-
supérieure et actuellement CEM des tions à l’image de directeur départe-
frères LAMRANI) et à Constantine mental de la santé (DDS) à BATNA et
jusqu’au brevet d’études du premier ainsi que président du croissant rouge
cycle (BEPC). Il continua son cursus algérien (CRA) depuis sa création en
secondaire au lycée de Skikda. 1963 jusqu’en 1995.

Après l’épreuve du baccalauréat, il Il célébra son mariage en 1960 duquel


part en France à la célèbre faculté de il eut 6 enfants, dont 4 filles.
médecine de Montpellier où il décro- Le 11 Mars 1995, il a été rappelé par
che en 1959 le titre de docteur en oph- son créateur.
talmologie (spécialité des maladies des
yeux).
13
Par Merzouki Said Insolite

HAMMA OUL HOCINE BENABBES,


L’IMPORTATEUR DE L’ABRICOT DIT
« ROSÉ » DE MENÂA
Hamma Oul Hocine Ou BELABBES Il lui lança alors l’avertissement oral
est connu à Menâa pour avoir été de afin de n’être entendu que par Si Ham-
ces Chaouia irréductibles. Il appartient ma :
à la confrérie des BEN ABBES zaouïa « Je ne vais pas te le répéter deux fois :
sise au confluent des oueds Abdi et tu es instamment recherché ; tu dois
Lahmar, au pied de Djebel Lazreg. Il absolument découcher ce soir; ne t’ar-
était un irréductible du fait qu’ayant rête pas à ma hauteur. Continue ton
acquis un savoir rationnel, il sut de chemin. A bon entendeur salut ! »
suite que ce savoir était en contradic- Etait-ce la fois où Si Hamma partit
tion avec l’expérience d’une société pour l’Espagne ? Auquel cas il dût ra-
vivant au quotidien en marge du bien mener des plants d’abricotiers de quali-
être colonial. Ce qui l’a radicalisé au té certaine. Offerts gracieusement aux
point de le rapprocher, durant les an- villageois pour améliorer l’espèce loca-
nées trente, du parti communiste algé- le, ceux-ci n’en voulurent pas du fait de
rien, chose qui l’a mis au ban de l’ad- l’inertie légendaire des paysans à chan-
ministration à l’instar des bandits ger leurs habitudes agrestes. Aussi a-t-il
d’honneur tel Benzelmat. pris sur lui de défricher son propre ver-
Il devait militer dans un cercle d’élites ger, à l’entrée nord du village, pour y
mais, pour sa part, il était fiché auprès planter les arbustes nouveaux qui, dès
des services de la Commune Mixte les années suivantes, produisirent une
d’Arris qui requerraient constamment abondante récolte à la qualité excep-
son exil du village natal. Le caïd, un tionnelle que Si Hamma Ou L’Hocine
certain Ammar NADJI, l’avait, par évacue sur Batna en en remplissant un
contre, en estime. tombereau entier tiré par un mulet, lui,
Ce jour-là, ayant eu vent qu’il rodait tantôt devant, tantôt derrière, poussant
alentour et, accompagné de son ordon- le long d’une côte, freinant dans la des-
nance, Caïd Si Ammar vit venir à lui cente suivante et ce, sur pas moins de
son ami Si Hamma. Ils allaient se croi- 90 km le séparant du chef lieu.
ser dans quelques secondes au milieu A l’arrivée à Batna, au marché aux
du pont surplombant Oued Lahmar légumes et fruits, il fit étalage de ses
reliant dechrat Ben Abbès à Menâa. abricots qui, immédiatement eurent le
succès escompté, malgré le prix élevé

14
qu’il en demandait. La police munici-
pale releva la différence de majoration
BATNA : JOURNÉE
de près du double des mercuriales du D'ÉTUDES SUR LA VIO-
jour. Aussi a-t-elle vite fait de confis- LENCE DANS LES STA-
quer mulet, tombereau et abricots liti- DES.
gieux. Mais c’est sans compter sur
l’opiniâtreté de Si Hamma qui se ren- Une journée d'études sur la violence dans les stades
dit à la Mairie pour protester de maniè- a été récemment organisée par l'office national des
établissements de jeunes à Batna. Des cadres de la
re véhémente, arguant et la qualité et direction de la jeunesse et des sports, des comités
les charges subies. Le premier édile de supporteurs, des présidents de clubs en plus des
n’a d’autre alternative que de se rendre représentants de ligues, de la sûreté nationale, de la
à l’évidence de la pertinence des rai- protection civile et de corps de l'arbitrage, ont par-
ticipé à cette journée d'études destinée à donner un
sons du plaignant. Si Hamma reçut aperçu et à fournir des explications sur le compor-
l’autorisation municipale expresse de tement négatif de jeunes qui fréquentent les stades
vendre son produit au prix de 25 F au et optent pour la violence en se cachant derrière
une mauvaise prestation de leur équipe favorite ou
lieu des 10 F qu’affichent les mercu- des erreurs d'arbitrage. Des dégâts matériels et des
riales. Ce fut une chaîne de clients at- événements tragiques sont de temps à autre vécus
tendant patiemment leur tour pour se dans nos stades et permettent de constater que ce
voir peser le kilogramme unique d’a- phénomène a des ramifications et des prolonge-
ments directement liés aux problèmes familiaux,
bricots de Menâa. sociaux, éducatifs et culturels. A cet effet, des
C’est depuis, que les congénères me- études démontrent que les déceptions, les frustra-
nâaouis, intéressés par la démonstra- tions, les horizons bouchés, ajoutés aux pressions
familiales entre autres aspects négatifs, font en
tion de Si Hamma, s’attelèrent à la sorte que bon nombre de jeunes, rêvant d'un train
tâche pour rénover l’arboriculture lo- de vie inaccessible, deviennent agressifs. Ils sont à
cale à l’endroit de l’abricot appelé « la recherche constante de prétextes, de couvertures,
de couloirs et d’ issues pour vider leur malaise d’où
rosé » à l’arôme et au goût suaves re- cette violence dans les stades où les rencontres
marqués par monsieur TAYEBI Larbi, sportives à titre spécifique constituent de part leur
ministre de l’agriculture, en visite dans composante en foule nombreuse un terrain de pré-
la localité, vers 1970, avant qu’un dilection pour se décompresser en se faufilant dans
les rangs. Des actions de sensibilisation sont, cer-
label les rende mondialement connus tes, menées afin d'essayer d'améliorer la situation et
quelques années plus tard à Milan. de convaincre les jeunes à ne pas verser vers la
Pour ne pas déprécier le « Rosé » par violence dans les stades. Mais le problème qui se
pose est relatif au fait que les stades ne sont qu'une
des envois aléatoires et annuels jus- simple partie d'un tout et que les agressions violen-
qu’à Boufarik, une usine de traitement tes et la brutalité parfois extrême font partie du
a vu le jour à l’entrée de Menâa sous quotidien à l'image de ces individus capables de
l’impulsion de Si Zine BEN ABBES brandir un couteau au moindre malentendu et de
frapper sans réfléchir auxconséquences. Tout re-
éminent instituteur, à quelques enca- vient en premier lieu et selon toute évidence, à
blures du carrefour menant à Nara, lieu l'éducation familiale et aux parents démissionnaires
où est enterré le héros national Ben qui enfantent puis abandonnent leurs enfants sans
leur apprendre les notions élèmentaires du civisme
Boulaïd, dans les contreforts de Djebel et du respect d'autrui.
Lazreg.
15
Architecture Auressienne BatnaInfo

MAISONS BERBÈRES TRADITIONNELLES DE BATNA:


UN PATRIMOINE ENVAHI PAR LE BÉTON

La culture du béton nuit à l’harmonie qui région, autrefois enclavée mais ensorce-
existait autrefois entre les maisons tradi- leuse. Elle n’a apporté que les maux de la
tionnelles berbères et l’environnement. civilisation avec, en tête, la destruction de
Un véritable épouvantail à même de re- l’environnement. Des cubes de béton se
pousser, par sa laideur, le visiteur, voire sont érigés tout au long de la RN31
le touriste, est en train de s’y installer. agressant la vue, laissant des meurtrissu-
En effet, la discordance et la laideur ont res et obstruant la vue de ces beaux sites
gagné même les régions les plus encla- naturels. Des deux côtés de la route, les
vées de la wilaya de Batna, constituant cubes de béton armé, en forme d’œillères,
une menace contre la beauté de ces ré- empêchent le visiteur de se délecter de ce
gions. oued bordé de vastes vergers et de ses
Les consciences sont appelées à réagir vallées profondes creusées dans les falai-
pour stopper cette hécatombe environne- ses abruptes par des pluies saisonnières
mentale et préserver ce havre de paix et qui accueillent des cours d’eaux intermit-
cette idyllique région de ce dépérisse- tents.
ment. Déjà dans son livre, en flânant dans les
En empruntant la RN31, l’itinéraire Aurès, l’écrivain, Philippe Thiriez, a an-
Markouna, Arris, Timghnimine, Taghit, noncé en signe d’avertissement le danger
Ghassira, Ghouffi, Bauine, le constat est du béton qui envahit la région. Malheu-
choquant. Le décor est en train de s’en- reusement, ses alertes n’ont pas été prises
laidir. Cette région qui était si jolie, au sérieux pour mettre ces maisons ber-
comme elle s’est enlaidie ! Les belles bères à l’abri de la dégradation et de la
maisons berbères, construites avec les destruction.
matériaux pris de la région, pierres tail- La préservation de ces maisons berbères a
lées et bois, sont en train de s’effacer, fait couler beaucoup d’encre, mais rien
malheureusement, au profit des cubes n’a été entrepris pour garantir la pérenni-
uniformes de béton. Les amoureux de la té de ces niches érigées sur les falaises
nature et des maisons berbères, en visite tout en épousant l’environnement naturel
dans la région, ne récoltent que des et le relief. Tous les touristes, qui ont
“bleus”. La culture du béton et du carre- séjourné dans la région, se sont dits fasci-
lage est en train de prendre le pas sur la nés par la beauté de cet habitat à flanc de
nature. Les balafres, qui défigurent ces rochers. Il serait dommage que ces belles
beaux sites naturels se commettent au vu maisons traditionnelles, la fierté des
et au su de tout le monde. chaouis, disparaissent !
Dommage ! la route n’a apporté que le
déclin de l’environnement dans cette

16
Par Djamel BENCHENOUF Actuel

LES VOYAGES NE SONT PLUS CE


QU’ILS ÉTAIENT !

Je me rappelle toujours avec une cer- tout notre quartier. La fébrilité augmen-
taine mélancolie, le voyage qu’avait tait à l’approche du grand jour. Mon
effectué mon oncle maternel dans les oncle avait acheté le billet de train. Il
années 60. J’étais alors un petit enfant. l’avait soigneusement serré dans son
Mon oncle, qui avait largement la qua- portefeuille et consentait, si nous insis-
rantaine, n’avait jamais quitté Batna, tions beaucoup, à nous l’exhiber. Il
notre petite ville de l’Est algérien. Il était devenu une sorte de héros et nous
devait, pour des raisons impérieuses, aussi, par contrecoup. J’étais le plus
se rendre à Constantine, grande ville fier de mes frères et cousins et je me
dont nous prononcions le nom avec rengorgeais avec une fierté toute natu-
une gravité empreinte de respect crain- relle quand je racontais à mes petits
tif et dont on croyait qu’elle n’était pas camarades les dangers qu’allait affron-
loin d’être à l’autre bout du monde. A ter mon oncle. Je me rappelle que j’in-
120 km ! Imaginez un peu ! sistais particulièrement sur le combat
Mon oncle avait tout fait pour éviter qu’il allait livrer à la grande baleine. Le
d’entreprendre cette grande expédition. fait qu’il n’y avait même pas la mer à
Mais il avait dû, contraint et forcé par Constantine n’avait aucune importance.
une convocation de l’administration, C’était Constantine et tout y était possi-
se résoudre à devoir quitter sa petite ble.
ville tranquille et dont il connaissait Le jour fatidique arriva enfin. Nous
tous les habitants, toutes les ruelles, nous étions tous levé aux aurores. Tout
pour se lancer dans l’inconnu de cette le quartier embaumait le café chaud.
monstrueuse Constantine. Les femmes étaient au pas de leurs por-
On en disait que beaucoup d’étrangers tes avec les plus petits accrochés à leurs
s’y étaient perdus à jamais. On chu- jupes. Attroupés devant la maison du
chotait aussi, pour ne pas être entendus grand voyageur, les hommes grillaient
des enfants, que les femmes y étaient avec gravité des cigarettes en faisant de
très belles et qu’elles ensorcelaient les grands gestes. Et nous les enfants, es-
étrangers à la ville pour se faire épou- sayions, en allant d’un groupe à l’autre,
ser. Ce qui n’était pas pour rassurer la de saisir des bribes des chuchottements
femme de mon oncle qui laissait devi- sur les périls épouvantables qui atten-
ner, sous son sourire forcé, une vraie daient mon oncle. Tout le monde l’at-
inquiétude. C’est dire l’appréhension tendait pour l’accompagner à la gare. Il
qui régnait dans notre famille et dans sortit enfin de sa maison. Il était vêtu

17
de neuf. De pied en cap. Il rayonnait. sur ce qu’il avait vu à Constantine. Il
Sa chéchia pourpre était splendide. Et nous parlait de ces bâtiments à plusieurs
ses chaussures neuves crissaient agréa- étages, de ces ascenseurs qui vous fai-
blement à nos oreilles : « Zzzzt, saient monter jusqu’au ciel, des dizaines
zzzzt… » Sa femme se mouchait de voitures rutilantes qui roulaient dans
bruyamment et retenait des deux mains les rues en klaxonnant. Il nous décrivait
mes petits cousins qui hurlaient et ten- dans le détail les us et coutumes des ha-
taient de s’accrocher à leur père. Mon bitants de cette ville qui grouillaient sur
oncle écrasa une larme. Ce fut tout un les trottoirs et qui étaient tellement
cortège d’hommes fiers et une volée de nombreux qu’ils ne se connaissaient pas
garnements surexcités et piailleurs qui tous, les uns les autres. Ce qui nous pa-
l’accompagnèrent jusqu’à la gare. Des rut tout à fait incroyable. Il nous disait
hommes qui avaient déjà accompli le comment ils étaient habillés, comme si
voyage lui faisaient des recommanda- c’était la fête tous les jours. Il nous pei-
tions. Nous fûmes tous soulagés d’ap- gnait dans le menu tous ces plats magni-
prendre qu’un de ses cousins allait l’at- fiques qui étaient servis dans des restau-
tendre à Constantine et l’héberger chez rants par des serveurs galonnés comme
lui. Lorsque le train partit, il se pencha des généraux. Où qu’il allait, mon oncle
à la fenêtre nous fit longtemps des si- était invité à prendre un café et à ra-
gnes d’adieu avec sa chéchia rouge. conter sa magnifique aventure. Ce qu’il
Jusqu’à ce que le train disparut derrière faisait avec parcimonie. Mais les péripé-
la colline. ties n’en finissaient pas de lui revenir en
Lorsqu’il revint enfin, après trois longs mémoire.
jours d’absence, tous les parents, tous L’aventure restera unique puisqu’il ne
les voisins étaient là pour l’attendre. quittera plus Batna. Jusqu’à aujourd’hui.
Mon oncle qui descendait du train n’a- Mais il continue toujours à dire avec
vait pas que la seule valise en carton regret que les voyages ne sont plus ce
qu’il avait emporté. Ses bras étaient qu’ils étaient.
chargés de mystérieux paquets. Nous
lui fîmes un triomphe mémorable et
nous bousculions tous pour l’embras- FÉLICITATIONS
ser. Lorsque nous déboulâmes dans le
quartier en criant pour annoncer l’arri- Le directeur , l’ensemble du personnel et
surtout les enseignants du CEM TAREK
vée de mon oncle et de ses nombreux
IBN ZIAD de BATNA félicitent ,tout en
accompagnateurs, les youyous fusèrent.
étant fiers de M.KOUDA HAMZA leur
Ce fut une fête mémorable.Des mois anciens élève pour sa réussite avec la men-
durant, mon oncle nous racontait, avec tion très bien obtenue lors de sa soutenance
l’air entendu et le pli amer au coin des pou le grade d’officier ingénieur pilote à
lèvres de celui qui avait beaucoup l’école de TAFFRAOUI.
voyagé, des histoires extraordinaires

18
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺣﺴﺎن ﺑﻮزﻳﺪي‬ ‫رﻳﺎﺿﺔ‬

‫ﻣﺴﻴﺮﺗﻪ اﻣﺘﺪت ﻋﻠﻰ ﻣﺪار ‪ 77‬ﺳﻨﺔ‬


‫اﻟﻜﺎب ﻳﺤﻘﻖ راﺑﻊ ﺻﻌﻮد ﻟﻪ إﻟﻰ اﻟﻘﺴﻢ اﻷول‬
‫ﺍﻟﺮﻳﺎﺿﻴﺔ ﺣﻴﺚ ﲤﻜﻦ ﻣﻦ ﲢﻘﻴﻖ ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ ﺇﱃ ﺍﻟﻘﺴﻢ‬ ‫ﳒﺢ ﻓﺮﻳﻖ ﺷﺒﺎﺏ ﺑﺎﺗﻨﺔ ﰲ ﺍﻓﺘﻜﺎﻙ ﺗﺄﺷﲑﺓ ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ ﺇﱃ‬
‫ﺍﻟﻮﻃﲏ ﺳﻨﺔ ‪ 1974‬ﲜﻴﻞ ﻣﻦ ﺍﻷﲰﺎﺀ ﻋﻠﻰ ﻏﺮﺍﺭ ﺍﳌﺮﺣﻮﻡ‬ ‫ﺍﻟﻘﺴﻢ ﺍﻷﻭﻝ ﻣﻦ ﻣﻨﺎﻓﺴﻪ ﺍﻟﻠﺪﻭﺩ ﻓﺮﻳﻖ ﻧﺎﺩﻱ ﺑﺎﺭﺍﺩﻭ ﰲ‬
‫ﻗﻠﻴﻞ‪ ،‬ﻓﺮﺣﻲ‪ ،‬ﺣﺎﻭﺯﻣﺎﱐ ‪ ،‬ﺩﺧﻴﻨﺎﺕ‪ ،‬ﻗﺮﻧﺎﻋﻮﻁ ﻭﻗﻮﺭﺩﺍﺵ‬ ‫ﻣﻠﻌﺐ ‪ 20‬ﺃﻭﺕ ﻟﻴﻌﻴﺪ ﺍﻟﺘﺎﺭﻳﺦ ﻧﻔﺴﻪ ﺑﻌﺪ ﺃﺭﺑﻊ ﺳﻨﻮﺍﺕ‬
‫ﻭﻓﺎﻃﻤﻲ ﻭﻏﲑﻫﻢ ﺇﱃ ﻏﺎﻳﺔ ﺍﳌﻮﺳﻢ ‪ 81/ 80‬ﺍﻟﺬﻱ ﻋﺮﻑ‬ ‫ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺣﻘﻖ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺻﻌﻮﺩﻩ ﺍﻟﺜﺎﻟﺚ ﰲ ﻣﻠﻌﺐ ﺳﻔﻮﺣﻲ ﻳﻮﻡ‬
‫ﺳﻘﻮﻁ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺇﱃ ﺍﻟﻘﺴﻢ ﺍﳉﻬﻮﻱ ﺍﻟﺸﺮﻗﻲ ﺁﻧﺬﺍﻙ ﻭﻋﺮﻑ‬ ‫‪ 24‬ﺟﻮﺍﻥ‪ 2005‬ﺃﻣﺎﻡ ﻧﻔﺲ ﺍﻟﻔﺮﻳﻖ ﻧﺎﺩﻱ ﺑﺎﺭﺍﺩﻭ ﻭﻧﻔﺲ‬
‫ﺣﻴﻨﻬﺎ ﻓﺘﺮﺓ ﻓﺮﺍﻍ ﻛﺒﲑﺓ ﺑﻌﺪ ﺍﻋﺘﺰﺍﻝ ﻣﻌﻈﻢ ﻻﻋﺒﻴﻪ‬ ‫ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ ﻭﺍﳌﺪﺭﺏ ﺍﻟﺴﻴﺪﺍﻥ ﺯﻃﺸﻲ ﻭﻫﻼﻝ ‪‬ﺪﻓﲔ ﺩﻭﻥ ﺭﺩ‬
‫ﻭﺍﺭﺗﻘﺎﺀ ﻻﻋﺒﲔ ﺷﺒﺎﺏ ﺟﺪﺩ ﺇﱃ ﺻﻨﻒ ﺍﻷﻛﺎﺑﺮ ﱂ‬ ‫ﻭﺭﻏﻢ ﺃﻥ ﺍﻟﻔﺮﻳﻘﺎﻥ ﺻﻌﺪﺍ ﺳﻮﻳﺎ ﰲ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﺴﻨﺔ ﺇﻻ ﺃﻥ ﻟﻘﺎﺀ‬
‫ﻳﺘﻤﻜﻨﻮﺍ ﻣﻦ ﺇﻋﺎﺩﺗﻪ ﺇﱃ ﺣﻈﲑﺓ ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ ﺣﱴ ﻣﻮﺳﻢ ‪/ 92‬‬ ‫ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻮﺳﻢ ﻋﺮﻑ ﺻﻌﻮﺩ ﻓﺮﻳﻖ ﻭﺍﺣﺪ ﰲ ﺍﳌﻮﺍﺟﻬﺔ ﺍﻟﱵ‬
‫‪ 93‬ﺍﻟﺬﻱ ﻋﺮﻑ ﺗﺄﻟﻖ ﺃﺻﺤﺎﺏ ﺍﻟﻠﻮﻧﲔ ﺍﻷﲪﺮ ﻭﺍﻷﺯﺭﻕ‬ ‫ﲨﻌﺘﻬﻤﺎ ‪.‬‬
‫ﲜﻴﻞ ﻣﺸﻜﻞ ﻣﻦ ﺍﲰﺎﻋﻴﻠﻲ ﺍﳊﺎﺭﺱ ﻭﺑﻮﻋﺮﻋﺎﺭﺓ ‪،‬ﺍﳌﺮﺣﻮﻡ‬ ‫ﺻﻌﻮﺩ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺇﱃ ﺍﻟﻘﺴﻢ ﺍﻷﻭﻝ ﺟﺎﺀ ﺑﻌﺪ ﻣﻮﺳﻢ‬
‫ﺣﻠﻤﺎﻁ‪ ،‬ﺑﻦ ﺳﺎﺳﻲ ‪ ،‬ﻣﺰﻳﺎﱐ‪ ،‬ﻗﺸﲑ ‪ ،‬ﲝﺮﻱ‪ ،‬ﻛﻤﲔ‬ ‫ﺍﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻲ ﻣﻠﻴﺊ ﺑﺎﻷﺣﺪﺍﺙ ﻭﺍﻟﺴﻮﺳﺒﺎﻧﺲ ﺇﱃ ﻏﺎﻳﺔ‬
‫ﻭﻋﺮﻋﺎﺭﻭﺁﺧﺮﻭﻥ ﻳﻘﻮﺩﻫﻢ ﺍﻟﺮﺍﺣﻞ ﺍﳌﺪﺭﺏ ﻗﻠﻴﻞ ﻭﺍﻟﺮﺋﻴﺲ‬ ‫ﺍﳉﻮﻟﺔ ﺍﻷﺧﲑﺓ ﻭﻟﺌﻦ ﺍﲨﻊ ﻛﻞ ﺍﳌﻼﺣﻈﲔ ﺃﻥ ﺍﻟﻜﺎﺏ‬
‫ﺍﻷﺳﺒﻖ ﺭﺷﻴﺪ ﺑﻮﻋﺒﺪﺍﷲ ﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﺖ ﻣﺪﺓ ﺇﻗﺎﻣﺔ ﺍﻟﻔﺮﻳﻖ‬ ‫ﻳﺴﺘﺤﻖ ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ ﺑﻜﻞ ﺍﳌﻘﺎﻳﻴﺲ ﺇﻻ ﺃﻧﻪ ﺻﻌﺐ ﺍﳌﺄﻣﻮﺭﻳﺔ‬
‫ﰲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻘﺴﻢ ﻛﻤﺎ ﻟﻌﺐ ‪‬ﺎﺉ ﻳﻜﺎﺱ ﺍﳉﻤﻬﻮﺭﻳﺔ ﺍﻟﱵ‬ ‫ﻋﻠﻰ ﻧﻔﺴﻪ ﻭﻓﻮﺕ ﺍﻟﻌﺪﻳﺪ ﻣﻦ ﺍﻟﻔﺮﺹ ﺍﻟﱵ ﺃﺗﻴﺤﺖ ﻟﻪ‬
‫ﺧﺴﺮﻫﺎ ﺃﻣﺎﻡ ﺇﲢﺎﺩ ﺍﻟﻌﺎﺻﻤﺔ ‪‬ﺪﻑ ﻳﺘﻴﻢ ﻟﻴﺘﺮﺍﺟﻊ ﺑﻌﺪﻫﺎ‬ ‫ﻟﺘﺮﺳﻴﻢ ﺻﻌﻮﺩﻩ ﻣﻨﺬ ﺟﻮﻻﺕ ﺑﺴﺒﺐ ﺑﻌﺾ ﺍﳌﺸﺎﻛﻞ ﺍﻟﱵ‬
‫ﻣﺴﺘﻮﻯ ﺍﻟﻔﺮﻳﻖ ﺑﺴﺒﺐ ﺍﻷﺯﻣﺔ ﺍﳌﺎﻟﻴﺔ‪ ،‬ﰲ ﺍﳌﻮﺳﻢ ‪/ 2003‬‬ ‫ﺭﺍﻓﻘﺖ ﺍﻟﻔﺮﻳﻖ ﻣﻨﺬ ﺍﻧﻄﻼﻗﺔ ﺍﳌﻮﺳﻢ ﻛﺎﻷﻣﻮﺍﻝ ﺍﶈﺠﻮﺯﺓ‬
‫‪ 2004‬ﺣﻴﺚ ﺳﻘﻂ ﺇﱃ ﺍﻟﻘﺴﻢ ﺍﻟﻮﻃﲏ ﺍﻟﺜﺎﱐ ﻟﻜﻨﻪ ﻋﺎﺩ‬ ‫ﺑﺴﺒﺐ ﻏﻠﻖ ﺍﻟﺮﺻﻴﺪ ﻭﺇﺻﺎﺑﺎﺕ ﺍﻟﻼﻋﺒﲔ ﻭﺗﻌﺎﻗﺐ ﺍﳌﺪﺭﺑﲔ‬
‫ﺑﻌﺪ ﻣﻮﺳﻢ ﻭﺍﺣﺪ ﻓﻘﻂ ‪ 2005/ 2004‬ﺭﻓﻘﺔ ﺍﻟﺜﻨﺎﺋﻲ‬ ‫ﺑﺪﺍﻳﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺗﺒﻴﺐ‪ ،‬ﻣﺸﻬﻮﺩ ﻭﺑﺮﻳﻚ ﺇﱃ ﺧﺰﺍﺭ‬
‫ﺍﻵﺧﺮ ﺇﲢﺎﺩ ﺑﺴﻜﺮﺓ ﻭﻧﺎﺩﻱ ﺑﺎﺭﺍﺩﻭ ﺑﻔﻀﻞ ﺍﳌﺪﺭﺏ ﺍﻟﻌﺮﺍﻗﻲ‬ ‫ﻭﺑﻮﻋﺮﻋﺎﺭﺓ ‪،‬ﰒ ﺑﻮﻋﺮﻋﺎﺭﺓ ﻭﻣﻬﺮﻱ ﻟﻮﺣﺪﳘﺎ ﻭﺃﺧﲑﺍ ﺑﻦ‬
‫ﻋﺎﻣﺮ ﲨﻴﻞ ﻭﺍﻟﻼﻋﺒﲔ ﻣﺰﻳﺎﱐ ‪،‬ﺻﻮﺍﳊﻲ‪ ،‬ﻏﻨﺎﻳﺔ ‪ ،‬ﺑﻦ‬ ‫ﻳﻠﺲ ﺍﻟﺬﻱ ﻗﺎﺩ ﺍﻟﺴﻔﻴﻨﺔ ﺭﻓﻘﺔ ﻣﺴﺎﻋﺪﻳﻪ ﺇﱃ ﺑﺮ ﺍﻷﻣﺎﻥ‬
‫ﺣﺴﺎﻥ ﺩﻭﺏ ﻓﻀﻴﻞ ﻭﺑﻮﺳﻌﺪﺓ ﻭﻏﲑﻫﻢ ﻟﻴﻠﻌﺐ ﻣﻮﲰﲔ ﰲ‬ ‫ﺇﺿﺎﻓﺔ ﺇﱃ ﺗﻀﻴﻴﻊ ﺍﻟﻔﺮﻳﻖ ﻟﻌﺸﺮ ﻧﻘﺎﻁ ﻛﺎﻣﻠﺔ ﻓﻮﻕ‬
‫ﺍﻟﻘﺴﻢ ﺍﻷﻭﻝ ﻭﻳﻌﻮﺩ ﺇﱃ ﺍﻟﺪﺭﺟﺔ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ‪2007/ 2006‬‬ ‫ﻣﻴﺪﺍﻧﻪ ﺯﺍﺩ ﻣﻦ ﺻﻌﻮﺑﺔ ﺍﳌﻬﻤﺔ ﻣﺎ ﻳﻬﻢ ﺍﻵﻥ ﺃﻥ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ‬
‫ﺍﻟﱵ ﻏﺎﺩﺭﻫﺎ ﺭﲰﻴﺎ ‪‬ﺎﻳﺔ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻮﺳﻢ ﺑﻌﺪ ﺍﻓﺘﻜﺎﻛﻪ‬ ‫ﺍﺳﺘﻌﺎﺩ ﻣﺮﻛﺰﻩ ﻭﺣﻘﻖ ﺃﻣﻨﻴﺎﺕ ﺃﻧﺼﺎﺭﻩ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﻛﺎﻧﺖ‬
‫ﻟﺒﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺼﻌﻮﺩ ﺃﻣﺎﻡ ﺍﻟﺒﺎﻙ ﻭﺍﳉﺪﻳﺪ ﰲ ﻛﻞ ﻫﺬﺍ ﺃﻥ ﺑﺎﺗﻨﺔ‬ ‫ﻓﺮﺣﺘﻬﻢ ﺩﺍﻣﻌﺔ ﻭﻫﺴﺘﲑﻳﺔ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺸﻬﺪ ﻷﻭﻝ ﻣﺮﺓ ﰲ ﺗﺎﺭﳜﻬﺎ ﺗﻮﺍﺟﺪ ﻓﺮﻳﻘﲔ ﰲ ﺍﻟﻘﺴﻢ‬ ‫ﺍﳉﻤﻴﻊ ﻳﻌﺮﻑ ﺃﻥ ﺳﻨﺔ ‪ 1932‬ﻫﻲ ﺗﺎﺭﻳﺦ ﻣﻴﻼﺩ ﺍﻟﻜﺎﺏ‬
‫ﺍﻷﻭﻝ ﻭﺳﻨﺤﻀﺮ ﻷﻭﻝ ﺩﺍﺭﰊ ﻋﻠﻰ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﺴﺘﻮﻯ ﺍﳌﻮﺳﻢ‬ ‫ﺍﻟﺬﻱ ﺳﻴﺤﺘﻔﻞ ﺍﳋﺮﻳﻒ ﺍﻟﻘﺎﺩﻡ ﺑﻌﻴﺪ ﻣﻴﻼﺩﻩ ‪ 77‬ﻭﻳﻌﺮﻑ‬
‫ﺍﳌﻘﺒﻞ ﺑﲔ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﻭﺍﳌﻮﻟﻮﺩﻳﺔ ﺑﻌﺪ ﺃﻥ ﺍﻟﺘﻘﻴﺎ ‪ 26‬ﻣﺮﺓ ﰲ‬ ‫ﺍﻳﻀﺎ ﺑﻔﺮﻳﻖ ﺍﻟﺸﻬﺪﺍﺀ ﻹﺳﺘﺸﻬﺎﺩ ﺃﻏﻠﺐ ﻣﺴﲑﻳﻪ ﻭﻻﻋﺒﻴﻪ‬
‫ﺍﻟﻘﺴﻤﲔ ﺍﳉﻬﻮﻱ ﺍﻟﺸﺮﻗﻲ ﻭﺍﻟﻮﻃﲏ ﺍﻟﺜﺎﱐ ﻓﺄﻟﻒ ﻣﻠﻴﻮﻥ‬ ‫ﺧﻼﻝ ﺛﻮﺭﺓ ﺍﻟﺘﺤﺮﻳﺮ ‪ ،‬ﻟﻜﻦ ﺍﺳﺘﻌﺎﺩ ﻋﺎﻓﻴﺘﻪ ﻋﻘﺐ ﲢﻘﻴﻖ‬
‫ﻣﱪﻭﻙ ﻟﻠﺸﺒﺎﺏ ﺑﻌﻮﺩﺗﻪ ﺇﱃ ﺣﻈﲑﺓ ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ ‪.‬‬ ‫ﺍﻹﺳﺘﻘﻼﻝ ﻭﺍﺳﺘﺮﺟﺎﻉ ﺍﳊﺮﻳﺔ ﺑﻌﻮﺩﺗﻪ ﺇﱃ ﺍﳌﻨﺎﻓﺴﺎﺕ‬

‫‪18‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺑﺮﻗﺎدي ﻧﻮر اﻟﺪﻳﻦ‬ ‫ﻛﺘﺐ‬

‫اﻟﻤﺤﺎﻓﻈﺔ اﻟﺴﺎﻣﻴﺔ ﻟﻸﻣﺎزﻳﻐﻴﺔ ﺗﺼﺪر‬


‫ﻗﺎﻣﻮس "ﺷﺎوي ﻋﺮﺑﻲ‬
‫ﻟﻸﺳﺘﺎذ "ﻓﺎﻛﻴﻬـﺎﻧﻲ ﺗﻴﺒﺮﻣﺎﺳﻴـﻦ"‬
‫ﻟﻠﻔﻨﻮﻥ ﺍﳌـﻄـﺒـﻌـﻴـﺔ‬ ‫ﺗﺸﲑ ﺇﺣﺼﺎﺋﻴﺎﺕ ﻣﻨﻈﻤﺔ ﺍﻟﻴﻮﻧﺴﻜﻮ ﺇﱃ ﻭﺟﻮﺩ ﺳﺘـﺔ‬
‫ﺑﺎﳉﺰﺍﺋـﺮ ﰲ ﺇﻃـﺎﺭ‬ ‫ﺁﻻﻑ ﺑﲔ ﻟﻐﺔ ﻭﳍﺠﺔ ﰲ ﺍﻟﻌﺎﱂ ‪ ،‬ﻭﰲ ﻛﻞ ﻋﺎﻡ ﲤﻮﺕ‬
‫ﺗــﻈــﺎﻫــﺮﺓ ﺳــﻨــﺔ‬ ‫ﻋﺸﺮﺍﺕ ﺍﻟﻠﻐﺎﺕ ﻭﺍﻟﻠﻬﺠﺎﺕ ‪ ،‬ﻭﻛﻞ ﻟﻐﺔ ﻏﲑ ﻣﺴـﺠـﻠـﺔ‬
‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﺑﻔﺮﻧﺴﺎ‪.‬‬ ‫ﻭﻏﲑ ﻣﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ﰲ ﺍﳊﻴﺎﺓ ﺍﻟﻴﻮﻣﻴﺔ ‪ ،‬ﰲ ﺍﳌﺪﺭﺳﺔ ﻭﰲ‬
‫ﻭﻗﺪ ﺟﺎﺀ ﰲ ﺧﺎﲤـﺔ‬ ‫ﻭﺳﺎﺋﻞ ﺍﻹﻋﻼﻡ ‪ ،‬ﻓﻬﻲ ﻣﻬﺪﺩﺓ ﺑﺎﻟﺬﻭﺑﺎﻥ‪.‬‬
‫ﺍﻟﻜـﺘـﺎﺏ ‪" :‬ﻃـﺮﻳـﻖ‬ ‫ﻭﺑﺎﻟﺘﺎﱄ ﻳﻌﺪ ﺍﻟﺘﺪﻭﻳﻦ ﺃﻓﻀﻞ ﻭﺳﻴﻠﺔ ﳊﻤﺎﻳﺔ ﺍﻟﻠـﻐـﺔ‬
‫ﺍﻷﻟﻒ ﻣـﻴـﻞ ﻳـﺒـﺪﺃ‬ ‫ﺍﻷﻣﺎﺯﻳﻐﻴﺔ ﻣﻦ ﺍﻻﺿﻤﺤﻼﻝ ‪ ،‬ﺧﺎﺻﺔ ﺃﻥ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻠﻐـﺔ‬
‫ﲞﻄﻮﺓ ‪ ،‬ﻭﻫـﺬﺍ ﻣـﺎ‬ ‫ﻗﺎﻭﻣﺖ ﺍﳌﻮﺕ ﻣﻨﺬ ﺍﻷﺯﻝ ‪ ،‬ﺭﻏﻢ ﺃ‪‬ﺎ ﺗﺴﺘﻌﻤﻞ ﻓـﻘـﻂ‬
‫ﻧﺄﻣﻞ ﺃ ﻥ ﻧﻜـﻮﻥ ﻗـﺪ‬ ‫ﰲ ﺍﻻﺗﺼﺎﻝ ؛ ﺃﻱ ﺃ‪‬ﺎ ﺣﺎﻣﻠﺔ ﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺷﻔﻮﻳﺔ ‪ .‬ﻭﰲ‬
‫ﻭﻓﻘﻨﺎ ﻓﻴﻪ ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻌﻤﻞ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﻨﺎﻭﻟﻨﺎ ﻓـﻴـﻪ‬ ‫ﻫﺬﺍ ﺍﻻﲡﺎﻩ ﻳﺴﻌـﻰ ﺍﻟـﻜـﺘــّـــﺎﺏ ﺇﱃ ﺍﻟـﺘـﺪﻭﻳـﻦ‬
‫ﳐﺘﻠﻒ ﺍﳉﻮﺍﻧﺐ ﺍﳊﻴﺎﺗﻴﺔ ﺍﻟﱵ ﺗـﺘـﻌـﻠـﻖ ﲝـﻴـﺎﺓ‬ ‫ﻭﺍﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻋﻮﺽ ﺍﻟﺒﻜﺎﺀ ﻭﺍ‪‬ـﺎﻡ ﺍﻟـﻐـﲑ ﺑـﺎﻟـﻐـﺰﻭ‬
‫ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻷﻣﺎﺯﻳﻐﻴﺔ ‪ ،‬ﻟﱰﻳﻞ ﻏﻤﻮﺿﺎ‬ ‫ﺍﻟﺜﻘﺎﰲ‪.‬‬
‫ﻭﺍﻟﺘﺒﺎﺳﺎ ﻋﻠﻖ ‪‬ﺬﻩ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﱵ ﺍ‪‬ـﻤـﺖ ﺑـﺎﻟـﻌـﺠـﺰ‬ ‫ﰲ ﻫــﺬﺍ ﺍﻹﻃــﺎﺭ ‪ ،‬ﻭﲢــﺖ ﻋــﻨــﻮﺍﻥ "ﺗــﺎﻧﺴــﺖ‬
‫ﻭﺍﻟﻘﺼﻮﺭ‪.....‬‬ ‫ﺃﻭﻗﺠﻮﻑ" )ﻣﻔﺘﺎﺡ ﺍﻟﻜﱰ( ﻗﺎﻣﻮﺱ ﺷﺎﻭﻱ – ﻋـﺮﰊ ‪،‬‬
‫ﺻﺪﺭ ﺍﻟﻜﺘﺎﺏ ﺍﻷﻭﻝ ﻟﻸﺳﺘﺎﺫ ﺍﳌﻬﺘـﻢ ﺑـﺎﻟـﻠـﺴـﺎﻧـﻴـﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ ‪ :‬ﻣﻦ ﻣﻮﺍﻟﻴﺪ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ‪ ،‬ﺩﺭﺱ ﺍﳌـﺘـﻮﺳـﻂ‬ ‫ﺍﻷﻣﺎﺯﻳﻐﻴﺔ ‪ ،‬ﻓﺎﻛﻴﻬﺎﱐ ﺗﻴﱪﻣﺎﺳﲔ ‪ ،‬ﺍﻟﻘﺎﻣﻮﺱ ﺻﺪﺭ‬
‫ﻭﺍﻟﺜﺎﻧﻮﻱ ﺑﺎﳌﻤﻠﻜﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﺍﻟﺴﻌﻮﺩﻳﺔ ‪ ،‬ﻣـﺘـﺤـﺼـﻞ‬ ‫ﻋﻦ ﻣﻨﺸﻮﺭﺍﺕ ﺍﶈﺎﻓﻈﺔ ﺍﻟﺴﺎﻣﻴـﺔ ﻟـﻸﻣـﺎﺯﻳـﻐـﻴـﺔ ‪،‬‬
‫ﻋﻠﻰ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﻟﻴﺴﺎﻧﺲ ﺗﺎﺭﻳﺦ ﻣﻦ ﺟﺎﻣﻌﺔ ﻗﺴﻨـﻄـﻴـﻨـﺔ‬ ‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ‪ ،2009‬ﰲ ‪ 170‬ﺻﻔﺤﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻘﻄﻊ ﺍﻟﻜﺒﲑ‪.‬‬
‫‪.1979‬‬ ‫ﺍﻟﻜﺘﺎﺏ ‪ /‬ﺍﻟﺒﺤﺚ ﺍﺳﺘﻐﺮﻕ ﺇﳒـﺎﺯﻩ ‪ 20‬ﺳـﻨـﺔ ﻣـﻦ‬
‫ﺍﻟﻌﻤﻞ ‪ ،‬ﻭﻳﻌﺪ ﺍﻟﺘﺠﺮﺑﺔ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﰲ ﻫﺬﺍ ﺍ‪‬ﺎﻝ ‪ ،‬ﺑﻌﺪ‬
‫ﻣﺎﺭﺱ ﻣﻬﻨﺔ ﺍﻟﺘﻌﻠﻴﻢ ﲟﻌﻬﺪ ﺍﻟﺘﻌﻠﻴﻢ ﺍﻷﺻـﻠـﻲ ‪ ،‬ﰒ‬ ‫ﺗﻠﻚ ﺍﻟﱵ ﻗﺎﻡ ‪‬ﺎ ﺍﻷﺳﺘﺎﺫ "ﳏﻤﺪ ﺍﻟﺼﺎﱀ ﻭﻧﻴـﺴـﻲ"‬
‫ﺑﺜﺎﻧﻮﻳﺔ ﻣﺼﻄﻔﻰ ﺑﻦ ﺑﻮﻟﻌﻴﺪ ﺑﺒﺎﺗﻨﺔ‪.‬‬ ‫ﰲ ﻗﺎﻣﻮﺳﻪ ﺛﻼﺛﻲ ﺍﻟﻠﻐﺔ "ﺷﺎﻭﻱ – ﻋﺮﰊ – ﻓﺮﻧﺴـﻲ‬
‫" ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺼﺎﺩﺭ ﺳﻨﺔ ‪ ، 2003‬ﻋﻦ ﺍﳌﺆﺳﺴﺔ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴﺔ‬

‫‪17‬‬
‫ﻭﻃﻴﺪﺓ ﺍﻟﺘﺮﺍﺙ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﺍﻟﻌﺮﻳﻖ ﻛﻠﻮﺣﺔ ﺍﻷﻭﺍﱐ‬ ‫ﻭ ﺑﺮﺍﺀ‪‬ﺎ ‪ .‬ﻛﻤﺎ ﺃﺳﻌﻔﲏ ﺍﳋﻂ ﺍﻟﻌﺮﰊ ﺍﻟﺬﻱ‬
‫ﺍﻟﻔﺨﺎﺭﻳﺔ ‪ ،‬ﺍﳌﺮﺃﺓ ﺍﻟﱪﺑﺮﻳﺔ‪ ،‬ﺭﻗﺼﺔ ﺍﻟﺸﺎﻭﻳﺔ‪،‬‬ ‫ﻳﺸﻜﻞ ﻣﺪﺭﺳﺔ ﻓﻨﻴﺔ ﰲ ﺗﻌﺰﻳﺰ ﺑﻌﺾ ﺍﻟﺘﻌﺎﺑﲑ ﻭ‬
‫ﺍﳊﻠﻲ ﺍﻟﱪﺑﺮﻳﺔ‪...‬‬ ‫ﺍﻻﺧﺘﺮﺍﻗﺎﺕ‪ .‬ﰒ ﺗﺒﻠﻮﺭﺕ ﻣﺴﲑﰐ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﺘﺰﺍﻭﺝ ﺍﻟﻔﲏ ﻭ ﺍﻟﻌﻠﻤﻲ ﰲ ﻟﻮﺣﺎﺕ ﻋﻠﻤﻴﺔ ﻓﻨﻴﺔ‬
‫ﻛﻴﻒ ﳝﻜﻦ ﻟﻺﺑﺪﺍﻉ ﻭﺍﳌﺒﺪﻋﺔ ﺃﻭ ﺍﳌﺒـﺪﻋـﺔ ﲢـﺪﻱ‬
‫ﺍﻹﻗﺼﺎﺀ ﻭﺍﻟﺘﻬﻤﻴﺶ ﻭﺍﻟﺮﻛﻮﺩ ﺍﻟﺜﻘـﺎﰲ‪ ،‬ﻭﻫـﻞ ﻟـﻚ‬ ‫•ﻟﻠﻔﻨﺎﻧﺔ ﻟﻴﻠﻰ ﺃﻣﺪﺍﺡ ﻋﺪﺓ ﻣﺸﺎﺭﻛﺎﺕ ﰲ ﻣﻌﺎﺭﺽ‬
‫ﲡﺮﺑﺔ ﰲ ﺫﻟﻚ؟‬ ‫ﻭﻃﻨﻴﺔ ﻭﺩﻭﻟﻴﺔ ﻛﻴﻒ ﺗﻘﻴﻤﲔ ﺫﻟﻚ‪ ،‬ﻭﻣﺎ ﻫﻲ‬
‫ﻣﺸﺎﺭﻳﻌﻚ ﺍﳌﺴﺘﻘﺒﻠﻴﺔ؟‬
‫ﺝ‪:‬ﻟﻴﺲ ﻣﻦ ﺍﻟﺴﻬﻞ ﺃﻥ ﻳﻘﻒ ﺍﳌﺒﺪﻉ‬ ‫ﺝ‪ :‬ﻟﻘﺪ ﻛﺎﻧﺖ ﱄ ﻣﺸﺎﺭﻛﺎﺕ ﻋﺪﻳﺪﺓ‬
‫ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣﺔ ﺃﻣﺎﻡ ﺍﻟﻌﻮﺍﺻﻒ ﺍﻟﻌﺎﺗﻴﺔ‬ ‫ﳏﻠﻴﺔ‪،‬ﻭﻃﻨﻴﺔ ﰲ ﻋﺪﺓ ﻭﻻﻳﺎﺕ‬
‫ﻟﻼﻗﺼﺎﺀﺍﺕ ﻭ ﺍﻟﺘﻬﻤﻴﺸﺎﺕ ﺍﻟﱵ‬ ‫ﻣﻨﻬﺎ= ﺑﺎﺗﻨﺔ ‪ ،‬ﺳﻄﻴﻒ ‪،‬ﻋﻨﺎﺑﺔ‬
‫ﲤﺎﺭﺳﻬﺎ ﺑﻌﺾ ﺍﳉﻬﺎﺕ ﻋﻠﻰ ﺍﻹﺑﺪﺍﻉ‬ ‫‪،‬ﺟﻴﺠﻞ ‪،‬ﺍﳉﻠﻔﺔ ‪ ،‬ﺑﺴﻜﺮﺓ ‪،‬ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ‬
‫ﻭ ﺃﻫﻠﻪ‪ ،‬ﻳﺒﻘﻰ ﻓﻘﻂ ﻋﻠﻰ ﺍﳌﺒﺪﻉ‬ ‫ﺍﻟﻌﺎﺻﻤﺔ ‪ ،‬ﺷﺮﺷﺎﻝ‪،‬ﻭﻫﺮﺍﻥ‪...‬‬
‫ﺍﻟﺼﻤﻮﺩ ﻭ ﺍﻟﺘﺼﺪﻱ ﻭ ﻋﺪﻡ ﺍﻻﻧﻜﺴﺎﺭ‬ ‫ﻭﻛﺎﻧﺖ ﺍﻻﻧﻄﻼﻗﺔ ﺍﳊﻘﻴﻘﻴﺔ ﺇﺑﺎﻥ‬
‫ﻭ ﻻ ﻳﺘﺄﺗﻰ ﻟﻪ ﺫﻟﻚ ﺇﻻ ﺑﺎﻟﻌﻤﻞ‬ ‫ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺍﳉﺎﻣﻌﻴﺔ ﺇﱃ ﺃﻥ ﺗﻄﻮﺭﺕ‬
‫ﺍﳉﺎﺩ ﺍﻟﺪﺀﻭﺏ ﺍﻟﺬﻱ ﳝﻜﻨﻪ ﻣﻦ‬ ‫ﺇﱃ ﻣﻌﺎﺭﺽ ﺩﻭﻟﻴﺔ ﻛﺎﳌﻌﺎﺭﺽ‬
‫ﻓﺮﺽ ﻧﻔﺴﻪ‪ .‬ﻟﻮﻻ ﺻﻤﻮﺩﻱ ﻭ‬ ‫ﺍﳌﺸﺘﺮﻛﺔ ﺑﲔ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﻭ ﻓﺮﻧﺴﺎ‬
‫ﺃﻋﻤﺎﱄ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ﺍﳉﺪﻳﺪﺓ ﲟﺎ ﻓﻴﻬﺎ ﺍﻟﻨﺤﺖ ﳌﺎ ﻛﻨﺖ‬ ‫‪ ،2003‬ﻭﺑﲔ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﻭ ﺍﳌﻤﻠﻜﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ‬
‫ﺿﻤﻦ ﺍﻟﻨﺨﺒﺔ ﺍﳌﺸﺎﺭﻛﺔ ﰲ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻠﺘﻘﻰ ‪ ،‬ﻭ ﻫﺬﺍ‬ ‫ﺍﻟﺴﻌﻮﺩﻳﺔ ﺳﻨﺔ ‪ .20007‬ﻭﻣﻦ ﺧﻼﳍﺎ ﺍﺳﺘﻄﻌﺖ‬
‫ﻳﺸﺮﻓﲏ ﻛﺜﲑﺍ‬ ‫ﺃﻥ ﺃﺑﲎ ﻟﻨﻔﺴﻲ ﻋﺎﳌﺎ ﻓﻨﻴﺎ ﺧﺎﺻﺎ ﰊ ‪ ،‬ﻋﺎﳌﺎ‬
‫ﺻﺎﻣﺘﺎﻥ ﻟﻪ ﺑﻼﻏﺘﻪ ﻭﺑﻴﺎﻧﻪ ﻭ ﺗﻌﺒﲑﻩ ﺍﳋﺎﺹ‪.‬‬
‫•ﻫﻞ ﺯﺭﺕ ﻣﺮﺓ ﻣﻌﻠﻢ ﻋﲔ ﺍﻟﻔﻮﺍﺭﺓ ﻭﺳﻂ ﻣﺪﻳﻨﺔ‬ ‫ﺃﻣﺎ ﻣﺸﺎﺭﻳﻌﻲ ﺍﳌﺴﺘﻘﺒﻠﻴﺔ ﻓﻬﻲ ﻃﺒﻌﺎ ﺍﳌﻮﺍﺻﻠﺔ‬
‫ﺳﻄﻴﻒ؟ ﻭﻣﺎ ﻫﻮ ﺍﻻﻧﻄﺒﺎﻉ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﺮﻛﺘﻪ ﻓﻴﻚ‬ ‫ﻭﺇﻗﺎﻣﺔ ﻣﻌﺎﺭﺽ ﺃﺧﺮﻯ‪..‬‬
‫ﺻﻮﺭﺓ ﺍﻟﱵ ﺍﳌﺮﺃﺓ ﺍﻟﱵ ﲢﻤﻞ ﺟﺮﺓ ﺍﳌﺎﺀ؟‬
‫ﺃﻛﻴﺪ ﻟﻚ ﺣﻜﺎﻳﺔ ﻣﺎ ﲣﻔﻴﻨﻬﺎ ﰲ ﺣﻠﺔ ﻛﻞ ﻟﻮﺣﺔ‬
‫ﺝ‪ :‬ﺑﻞ ﺯﺭ‪‬ﺎ ﻣﺮﺍﺕ ﺧﺼﻮﺻﺎ ﰲ ﺍﻟﺴﻨﺔ ﺍﻟﱵ ﺩﺭﺳﺖ‬ ‫ﻓﻨﻴﺔ ﺃﻭ ﻣﻨﺤﻮﺗﺔ ﻣﻊ ﺟﺒﺎﻝ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﻭﺗﺮﺍﺙ‬
‫‪‬ﺎ ﰲ ﺟﺎﻣﻌﺔ ﺳﻄﻴﻒ‪ ،‬ﺃﻗﻮﻝ ﺑﺄﻥ ﻟﻮﻻ ﻭﺟﻮﺩ ﻓﻦ‬ ‫ﺍﳌﻨﻄﻘﺔ ﻣﺎﺫﺍ ﳝﻜﻦ ﺃﻥ ﺗﻘﻮﻟﲔ ﻟﻨﺎ ﺣﻮﻝ ﺫﻟﻚ؟‬
‫ﺍﻟﻨﺤﺖ ﳌﺎ ﻭﺟﺪﺕ ﻭ ﺧﻠﺪﺕ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﺘﺤﻔﺔ‪ -‬ﻋﲔ‬ ‫ﺝ‪:‬ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ﺍﺑﻦ ﺑﻴﺌﺘﻪ‪ ،‬ﻭﺃﻧﺎ ﺍﺑﻨﺔ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ﺍﻷﺷﻢ‬
‫ﺍﻟﻔﻮﺍﺭﺓ‪ -‬ﺍﻟﱵ ﲡﻤﻊ ﺑﲔ ﻣﻨﺒﻌﺎﻥ ﻟﻠﺤﻴﺎﺓ=ﺍﳌﺮﺃﺓ ﻭ‬ ‫ﻓﻤﻦ ﺍﻟﺒﺪﻳﻬﻲ ﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺟﻞ ﺃﻋﻤﺎﱄ ﳍﺎ ﻋﻼﻗﺔ‬
‫ﺍﳌﺎﺀ‪.‬‬
‫‪16‬‬
‫ﺣﺎورﻫﺎ‪ :‬اﻟﻜﺎﺗﺐ ﻧﺒﻴﻞ دﺣﻤﺎﻧﻲ‪/‬ﺳﻄﻴﻒ‬ ‫ﺣﻮارات‬

‫اﻟﻔﻨﺎﻧﺔ اﻟﺘﺸﻜﻴﻠﻴﺔ اﻟﺠﺰاﺋﺮﻳﺔ ﻟﻴﻠﻰ أﻣﺪاح‬


‫ﻓﻲ ﻣﻠﺘﻘﻰ اﻟﻤﺮأة اﻟﻤﺒﺪﻋﺔ‬

‫ﻣﻌﺎﺭﺽ ﻣﻨﻬﺎ ﺍﻟﺼﺎﻟﻮﻥ ﺍﻟﻮﻃﲏ‬ ‫ﺍﻟﻔﻨﺎﻧﺎﺕ‬ ‫ﻣﻦ‬ ‫ﺃﻣﺪﺍﺡ‬ ‫ﻟﻴﻠﻰ‬


‫ﻟﻠﻨﺤﺖ ﺍﻟﺜﺎﱐ ﳉﻤﻌﻴﺔ ﺑﺮﻳﺰﻣﺔ‬ ‫ﺍﻟﺘﺸﻜﻴﻠﻴﺎﺕ ﺍﻟﻼﺋﻲ ﻳﺰﺍﻭﺟﻦ ﺑﲔ‬
‫ﺍﻟﻨﺤﺖ‬ ‫ﺻﺎﻟﻮﻥ‬ ‫ﻭ‬ ‫ﺑﺒﺎﺗﻨﺔ‬ ‫ﺍﻟﻔﻦ ﺍﻟﺘﺸﻜﻴﻠﻲ ﻭﺍﻟﻨﺤﺖ‪ ،‬ﻓﻴﻤﺎ‬
‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ ﺑﺎﻟﻌﺎﺻﻤﺔ ﺣﻴﺚ ﺃﻥ‬ ‫ﻳﺘﻤﺜﻞ ﺍﳉﺪﻳﺪ ﺍﻟﺬﻱ ﺃﺿﺎﻓﺘﻪ‬
‫ﻋﺪﺩ ﺍﻟﻨﺤﺎﺗﲔ ﻗﺪ ﺑﻠﻎ ﻣﺎ ﻳﻘﺎﺭﺏ‬ ‫ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺘﺠﺮﺑﺔ ﻷﻋﻤﺎﻟﻚ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ؟‬
‫‪ 200‬ﳓﺎﺗﺎ ﻣﻨﺬ ‪. 1962‬‬ ‫ﻭﻛﻴﻒ ﺗﻨﻈﺮﻳﻦ ﻟﻔﻦ ﺍﻟﻨﺤﺖ ﰲ‬
‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ؟‬
‫ﻛﻴﻒ ﺗﻮﻓﻘﲔ ﺑﲔ ﻟﻴﻠﻰ ﺟﺮﺍﺣﺔ‬
‫ﺍﻟﻔﻨﺎﻧﺔ‬ ‫ﻭﻟﻴﻠﻰ‬ ‫ﺍﻷﺳﻨﺎﻥ‬ ‫ﺝ‪ -‬ﺃﻭﺩ ﺇﻥ ﺃﺷﲑ ﰲ ﺍﻟﺒﺪﺍﻳﺔ ﺃﱐ‬
‫ﺍﻟﺘﺸﻜﻴﻠﻴﺔ ؟‬ ‫ﻣﻨﺬ ﺣﺪﺍﺛﱵ ﺷﻐﻔﺖ ﺑﺎﻟﺮﺳﻢ ﳊﺪ ﺍﳉﻨﻮﻥ ﻓﺄﳒﺰﺕ‬
‫ﺃﻭﻝ ﻟﻮﺣﺔ ﺯﻳﺘﻴﺔ ﺳﻨﺔ ‪ ،1982‬ﻭ ﻣﺎ ﺍﻛﺘﺸﻔﺖ‬
‫ﺝ‪ -‬ﳝﻜﻦ ﻷﻱ ﺇﻧﺴﺎﻥ ﺃﻥ ﻳﻮﻓﻖ ﺑﲔ ﻋﻤﻠﻪ ﻭ‬ ‫ﻣﻮﻫﺒﱵ ﰲ ﺍﻟﻨﺤﺖ ﺇﻻ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﺩﺧﻠﺖ ﻣﻌﻬﺪ ﺍﻟﻄﺐ‬
‫ﳑﺎﺭﺳﺔ ﻣﻮﺍﻫﺒﻪ‪ ،‬ﻭﺫﻟﻚ ﺑﺎﻻﺭﺍﺩﺓ ﻭ ﺗﻨﻈﻴﻢ ﺍﻟﻮﻗﺖ‬ ‫ﻓﺮﻉ ﺟﺮﺍﺣﺔ ﺍﻷﺳﻨﺎﻥ ﻓﻜﺎﻧﺖ ﱄ ﺍﻟﻘﺪﺭﺓ ﺍﻟﻜﺒﲑﺓ ﰲ‬
‫ﺗﺸﻜﻴﻞ ﻫﻴﺎﻛﻞ ﺍﻷﺳﻨﺎﻥ ﺑﻄﺮﻳﻘﺔ ﺃﺛﺎﺭﺕ ﺍﻫﺘﻤﺎﻡ‬
‫ﻫﻨﺎﻙ ﺑﻌﺾ ﺍﻷﻓﻜﺎﺭ ﻭﺍﳌﻮﺍﻗﻒ ﺍﻟﱵ ﻗﺪ ﺗﺴﻌﻰ‬ ‫ﺃﺳﺎﺗﺬﰐ ﻭ ﻣﻦ ﰒ ﻇﻬﺮﺕ ﻋﻼﻗﺔ ﻓﻦ ﺍﻟﻨﺤﺖ ﺑﻔﻦ‬
‫ﻟﻴﻠﻰ ﺇﱃ ﺗﺮﺳﻴﺨﻬﺎ ﻋﱪ ﻟﻮﺣﺔ ﻓﻨﻴﺔ ﺃﻭ ﻣﻨﺤﻮﺗﺔ؟‬ ‫ﺍﻟﺮﺳﻢ ﺳﻨﺔ ‪ ،1985‬ﻭ ﺍﺷﻜﺮ ﺍﷲ ﺃﻥ ﻭﻫﺒﲏ ﻫﺎﺗﲔ‬
‫ﺍﳌﻮﻫﺒﺘﲔ ﺍﻟﺘﻮﺃﻡ ﺍﻟﻠﺘﲔ ﺗﻜﻤﻼﻥ ﺑﻌﻀﻬﻤﺎ ﺍﻟﺒﻌﺾ‪ ،‬ﻓﻤﺎ‬
‫ﺝ‪ -‬ﻗﺪ ﺗﻜﻮﻥ ﺍﻟﺼﺮﺍﻋﺎﺕ ﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ ﻭ ﺍﻻﻧﻔﻌﺎﻻﺕ ﻭ‬ ‫ﻳﻌﺠﺰ ﻋﻨﻪ ﻓﻦ ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﻳﻘﻮﻡ ﺑﻪ ﺍﻟﻨﺤﺖ ﻭﺍﻟﻌﻜﺲ‬
‫ﺍﻟﺘﻤﺮﺩ ﺍﻟﱵ ﻳﻌﻴﺸﻬﺎ ﺍﻟﻔﻨﺎﻥ ﺗﻨﻌﻜﺲ ﰲ ﺃﻋﻤﺎﻟﻪ‬ ‫ﺻﺤﻴﺢ ﺇﱃ ﺇﻥ ﻳﺸﺒﻌﺎ ﺭﻏﺒﱵ ﻭ ﺗﻠﻚ ﻫﻲ ﺍﻹﺿﺎﻓﺔ‬
‫ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ﻭ ﺑﺎﻟﺘﺎﱄ ﻓﺎﻥ ﻛﻞ ﻣﺎ ﻳﻨﺠﺰﻩ ﻓﻬﻮ ﺗﺼﻮﻳﺮ‬ ‫ﺍﻟﻜﱪﻯ ‪.‬‬
‫ﻟﺼﻴﻖ ﺑﺸﺨﺼﻴﺘﻪ ﻭﻫﺬﺍ ﻣﺎ ﺃﺣﺎﻭﻝ ﺃﻧﺎ ﻛﻔﻨﺎﻧﺔ‬ ‫ﺃﻣﺎ ﻋﻦ ﺍﻟﻨﺤﺖ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ ﻓﻤﺴﺘﻘﺒﻠﻪ ﻭﺍﻋﺪ ﰲ‬
‫ﺇﻳﺼﺎﻟﻪ ﻟﻐﲑﻱ‪ ،‬ﻓﺤﺎﻭﻟﺖ ﻣﻌﺎﳉﺔ ﺍﻟﻮﻗﺎﺋﻊ‬ ‫ﺑﻼﺩﻧﺎ ﻃﺎﳌﺎ ﺍﳋﺎﻣﺎﺕ ﺍﻟﺒﺸﺮﻳﺔ ﻭ ﺍﻻﻫﺘﻤﺎﻡ ‪‬ﺎ‬
‫ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﳎﺴﺪﺓ ﺍﻷﻣﻮﻣﺔ‪ ،‬ﺍﻟﻄﻔﻮﻟﺔ‬ ‫ﻣﻮﺟﻮﺩ‪ ،‬ﻭﻫﺬﺍ ﻣﺎ ﻻﺣﻈﺘﻪ ﺃﺛﻨﺎﺀ ﻣﺸﺎﺭﻛﱵ ﰲ ﻋﺪﺓ‬

‫‪15‬‬
‫ﻓﻨﻘﻮل ﻟﻪ‪:‬‬ ‫ﻟﻠﻤﺎﺿﻲ وزﻣﻦ اﻟﻄﻔﻮﻟﺔ وذآﺮﻳﺎت اﻟﻌﺸﺮة ﻓﻠﻮ‬
‫ﺑﺄي ﺣﺎل ﻋﺪت ﻳﺎ ﻋﻴﺪ‬ ‫ﻧﺮﺟﻊ ﻗﻠﻴﻼ إﻟـﻰ اﻟـﻤـﺎﺿـﻲ اﻟـﻘـﺮﻳـﺐ أﻳـﺎم‬
‫ﺑﻤﺎ ﻣﻀﻰ أو ﻷﻣﺮ ﻓﻴﻚ ﺗﺠﺪﻳﺪ‬ ‫اﻟﻄﻔﻮﻟﺔ أﻳﺎم آﻨﺎ ﻧﻠﺘﻘﻲ ﻓﻲ ﻣﻘﺮ اﻟﺸﺒـﻴـﺒـﺔ‬
‫ﻓﺤﺎﻟﺔ ﺑﺮآﺎن ﻣﺤﻤﺪ ﻳﺎ ﻋﻴﺪ ﺗـﺘـﻄـﻠـﺐ ﻣـﻨـﻚ‬ ‫اﻟﺘﻲ آﺎﻧﺖ ﻣﻘﺮ اﺣﺘـﻀـﺎن ﺟـﻤـﻴـﻊ ﻣـﻦ ﻟـﻪ‬
‫اﻟﻌﻨﺎﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺘﻀﻲ ﻣﻦ اﻟﺴﻠﻄﺎت ﻣﺪﻩ ﺑﻴـﺪ‬ ‫ﻣﻮهﺒﺔ ﻓﻲ أي ﻣﺠـﺎل ﻣـﻦ ﻣـﺠـﻼت اﻟـﻔـﻦ‬
‫اﻟﻤﺴﺎﻋﺪة واﻟـﺘـﻜـﻔـﻞ ﺑـﻪ وإرﺳـﺎﻟـﻪ إﻟـﻰ‬ ‫آﺎﻟﻤﻮﺳﻴﻘﻰ واﻟﺮﺳﻢ واﻟﺘﻤـﺜـﻴـﻞ‪ ،‬ﻓـﺄﻏـﻠـﺐ‬
‫اﻟﻌﺎﺻﻤﺔ ﻋﻠﻰ ﺟﻨﺎح اﻟﺴﺮﻋﺔ ﻟﻴﺘﺎﺑﻊ ﻋـﻼﺟـﻪ‬ ‫ﻧﺨﺐ اﻟﻤﺪﻳﻨﺔ ﻋﺎش وﻋﺎﻳﺶ هﺬا اﻟﻮﺳﻂ ‪،‬أﻣﺎ‬
‫هـــﻨـــﺎك ﻓـــﺎﺗﺼـــﺎﻻﺗـــﻨـــﺎ وﺗـــﺪﺧـــﻼت‬ ‫اﻷﺳﺮة اﻟﺘﻲ ذآﺮت ﻓﻤﻬﺪهﺎ اﻷول آﺎن ﻣـﻘـﺮ‬
‫اﻟﺠﻤﻌﻴﺔ اﻷوراﺳﻴﺔ ﻟﻠﻔﻨﻮن واﻟﻌﻠﻮم واﻟﺜﻘﺎﻓـﺔ‬ ‫اﻟﺸﺒﻴﺒﺔ ﺛﻢ اﻻﺗﺤﺎد اﻟﻮﻃﻨﻲ ﻟﻠﺸـﺒـﻴـﺒـﺔ ﺛـﻢ‬
‫ﺑﺮﺋﺎﺳﺔ اﻟﺴﻴﺪ أﻋﻤﺎﻣﺮة ﻟﻢ ﺗﺄت ﺑﻨﺘﻴﺠﺔ ﻣﻊ‬ ‫ﻟـﻮﻋـﺪت وذآـﺮت‬ ‫ﺑﻌﺪهﺎ دار اﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺣﺎﻟﻴﺎ‬
‫اﻟﻮﻋﻮد اﻟﺘﻲ ﺗﻠﻘﻴﻨﺎهﺎ ﻣﻦ أآـﺜـﺮ ﻣـﻦ ﻃـﺮف‬ ‫ﺑﻌﺾ اﻷﺳﻤﺎء ﺗﺠﺪ ﻣﻦ ﻏﺎدرﻧﺎ ﺣﻴﺚ ﻻ رﺟﻌـﺔ‬
‫ﺗﺤﻤﺲ واﺗﺼﻞ ﺑـﻨـﺎ ووﻋـﺪﻧـﺎ ﺑـﻤـﺴـﺎﻋـﺪﺗـﻪ‬ ‫وهﻨﺎك ﻣﻦ ﻳﻨﺘﻈﺮ ‪،‬أﻳﻦ ﻃـﻤـﻴـﻦ وﺣـﻔـﺎﻧـﻲ‬
‫وﺗﺤﻤﻞ ﻣﺴﺆوﻟﻴﺔ إرﺳﺎﻟﻪ إﻟﻰ اﻟﻤﺴﺘﺸﻔـﻰ‬ ‫وﻣﺮزوﻗﻲ وﻋﺒﺪ اﻟﻌﺎﻟﻲ وﻋﺒـﺪ اﻟـﺮزاق وأﻣـﺎ‬
‫ﺑﺎﻟﻌﺎﺻﻤﺔ ﻓﻜﻨﺎ ﻧﺮى أﻧﻔﺴﻨﺎ ﻓﻲ ﻣﻜﺎﻧﻪ وﻧﺤﻦ‬ ‫اﻟﺬﻳﻦ ﻻ ﺗﺰال اﻟﺤﻴﺎة ﺗﺒﺘﺴﻢ ﻟﻬﻢ اﻟـﺠـﻤـﻌـﻲ‬
‫ﻧﺤﺎول ﺟﺎهﺪﻳﻦ وﺑﺎذﻟﻴﻦ آﻞ ﻣﺎ ﻓﻲ وﺳـﻌـﻨـﺎ‬ ‫ﺣﺪاد وﺳﺎﺣﻠﻲ اﻟﻌﺎﺋﺶ وﺣﺴـﻴـﻦ هـﻮارة و‬
‫ﻣﻦ أﺳﺒﺎب وﻋﻼﻗﺎت ﻟﻨﺘﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﻧﻘﻠـﻪ إﻟـﻰ‬ ‫أﻣﻮﻓﻖ رﺷﻴﺪ وﻣﻨﻮﺑـﻲ اﻟﺸـﺮﻳـﻒ وﻣـﺤـﻤـﺪ‬
‫اﻟﻌﺎﺻﻤﺔ إﻻ أن هﺬﻩ اﻟﻮﻋﻮد واﻻﺗﺼﺎﻻت اﻟﺘـﻲ‬ ‫ﺑﺮآﺎن وﻟﻜﺤﻞ ﻣﺼﻄﻔﻰ واﻟـﻤـﺘـﺤـﺪث آـﺮﻳـﻢ‬
‫آﻨﺎ ﻧﺰﻓﻬﺎ إﻟﻰ زوﺟﺘﻪ وأﺑﻨﺎﺋﻪ آـﺎﻧـﺖ ﻣـﺠـﺮد‬ ‫ﻣﺤﻤﺪ‪.‬‬
‫وﻋﻮد واهﻴﺔ ﻣﻤﺎ ﺟﻌﻠﻨﺎ ﻧـﺪور ﻓـﻲ ﺣـﻠـﻘـﺔ‬ ‫ﻓــﻲ ﻋــﻠــﻤــﻲ هــﻲ اﻟــﻨــﻮاة اﻷوﻟــﻰ‬
‫ﻣﻐﻠﻘﺔ ﻓﺒﺎﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ آﺜﺮﺗﻬﺎ اﻟﺘﻲ آﻨﺎ ﻧﺄﻣﻞ أن‬ ‫ﻓﻲ ﺑﻨﺎء اﻷﺳﺮة ﻟﻠﻔﻦ اﻟﺘﺸﻜﻴﻠﻲ ﻓﻲ ﺑﺎﺗﻨـﺔ‬
‫ﻳﺘﺤﻘﻖ وﻟﻮ وﻋﺪ واﺣﺪ ﻣﻨﻬﺎ ‪،‬ﻓﻌﺪم اﻟﻮﻓﺎء ﺑﻬﺎ‬ ‫أﺳﺘﻄﻴﻊ اﻟﻘﻮل ﺑﺄن ﻋﻼﻗﺘﻨﺎ آـﺎﻧـﺖ وﻻ ﺗـﺰال‬
‫أﺻﺒﺤﺖ ﺷﺒﻪ آﺎذﺑﺔ ﻳﺨﻴﻢ ﻋﻠـﻴـﻬـﺎ اﻷﺳـﻒ‬ ‫ﻋﻤﻴﻘﺔ وﻟﻦ ﺗﻨﺴـﻰ ﻣـﻊ اﻟـﺰﻣـﻦ ﻧـﺘـﻴـﺠـﺔ‬
‫واﻟﻴﺄس واﻟﻔﺸﻞ و أﺻﺒﺤﻨﺎ ﻧﺨﺠﻞ وﻧﺴﺘﺤـﻲ‬ ‫اﻟﻌﺸﺮة اﻟﻄﻮﻳﻠﺔ ﺑﺎﻟﻤﻘﺎرﻧﺔ ﻣﻊ اﻟﺠﻴﻞ اﻟﺠﺪﻳـﺪ‬
‫أن ﻧﺘﺼﻞ ﺑﺄﺳﺮﺗﻪ اﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﺰال ﺗﻌـﻴـﺶ هـﺬا‬ ‫اﻟﺬي أﺻﺒﺢ ﻻ ﻳﺒﺎﻟﻲ وﻻ ﻳﻌﻄﻲ أهﻤﻴﺔ ﻟﻬـﺬﻩ‬
‫اﻟﻜﺎﺑﻮس وهﻮ ﻻ ﻳﺰال ﻃﺮﻳﺢ اﻟﻔﺮاش ﻳـﻨـﺘـﻈـﺮ‬ ‫اﻟﻌﻼﻗﺔ اﻟﺘﻲ ﻧﺤﻦ ﻻ ﻧﺴﺘﻄﻴﻊ ﻣﺤـﻮهـﺎ ﻣـﻦ‬
‫اﻟﻔﺮج ‪.‬وﺑﻤﻨﺎﺳﺒﺔ هـﺬا اﻟـﻌـﻴـﺪ وﻋـﺒـﺮ هـﺬﻩ‬ ‫ذاآﺮﺗﻨﺎ أو ﻧﺴﻴﺎﻧﻬﺎ أو ﺗﺠﺎهﻠﻬﺎ أﺗﺬآـﺮ ﻣـﻮﻗـﻒ‬
‫اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺑﺎﺳﻤﻲ واﺳﻢ اﻷﺳﺮة اﻟﻔﻨﻴـﺔ ارﻓـﻊ‬ ‫ﻣﺤﻤﺪ ﺑﺮآﺎن اﺗﺠﺎﻩ ﻋﻘﻴﻨﻲ ﻋﺒﺪ اﻟﺮزاق اﻟـﺬي‬
‫ﺻﻮﺗﻲ ﻋﺎﻟﻴﺎ إﻟﻲ اﻟﺴﻠـﻄـﺎت وأهـﻞ اﻟـﺨـﻴـﺮ‬ ‫ﺗﻮﻓﺘﻪ اﻟﻤﻨﻴﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺴﻨﺔ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﺳـﻤـﻊ‬
‫ﻟﻴﻤﺪوا ﻟﻪ ﻳﺪ اﻟﻤﺴﺎﻋﺪة وﻳﺘـﻜـﻔـﻠـﻮا ﺑـﻨـﻘﻠـﻪ‬ ‫ﺑﻤﺮﺿﻪ ﺣﺎول اﻻﺗﺼﺎل ﺑـﻪ ﻟـﻴـﺰورﻩ وﻳـﺘـﻔـﻘـﺪ‬
‫ﻟﻠﻌﻼج ﻓﻲ اﻟﻌﺎﺻﻤﺔ ﻋﻠﻲ اﻷﻗﻞ ﻳﺠﻌﻠﻨﺎ ذﻟـﻚ‬ ‫أﺧﺒﺎرﻩ وﻳﻤﺪﻩ ﺑﺎﻟﻤـﺴـﺎﻋـﺪة ﻓـﻜـﺎن ﻣـﻮﻗـﻔـﺎ‬
‫ﻧﺤﺲ ﺑـﺄن ﻟـﻠـﻔـﻨـﺎن وزن ودور ﻓـﻲ هـﺬا‬ ‫إﻧﺴﺎﻧﻴﺎ‪ ،‬ﻣﺜﻠﻪ ﻣﻦ ﻳﺤﺮص ﻋﻠﻰ ﺗـﺮاﺑـﻂ هـﺬﻩ‬
‫اﻟﻤﺠﺘﻤﻊ ‪ .‬ﺧﺘﺎﻣﺎ ﻟﻢ ﻳﺒﻖ إﻻ أن ﻧﺘﻮﺳﻞ إﻟـﻲ‬ ‫اﻷﺳﺮة اﻟﺘﻲ ﺟﻤﻌﻬﺎ اﻟﻔﻦ ﻣﻦ دون ﺳـﺎﺑـﻖ‬
‫اﷲ ﻟﻴﻤـﺪ‬ ‫إﻧﺬار أو ﻣﻮﻋـﺪ واﻵن ﻳـﺄﺗـﻲ دورﻩ ﻓـﻴـﺪﺧـﻞ‬
‫اﻟــﻔــﻨــﺎن‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻲ ﻓﻼ ﻧﺴﻤﻊ ﺑﻪ إﻻ ﺑﻌﺪ ﻣﺎ أﺧﺒﺮﻧﺎ‬
‫ﻣــﺤــﻤــﺪ‬ ‫رﺳﻴﻢ ﺑﻦ ﻋﺒﺪ اﻟﻌﺎﻟﻲ ﺑﻮأﻏﺮارة ﺑﺄن ﻣـﺤـﻤـﺪ‬
‫ﺑــــﺮآــــﺎن‬ ‫ﺑﺮآﺎن ﻗﺪ دﺧﻞ اﻟﻤﺴﺘﺸـﻔـﻰ وهـﻮ ﻃـﺮﻳـﺢ‬
‫ﺑﺎﻟﺸـﻔـﺎء‬ ‫اﻟﻔﺮاش أآﺜﺮ ﻣﻦ أﺳﺒﻮع اﺗﺼـﻠـﻨـﺎ ﺑـﺒـﻀـﻌـﻨـﺎ‬
‫اﻟــﻌــﺎﺟــﻞ‬ ‫وﺳﺎرﻋﻨﺎ ﻟﺰﻳﺎرﺗﻪ ﻓﺄﺧﺬت اﻟـﻈـﻨـﻮن واﻟـﺨـﻮف‬
‫وﻻ ﺣــﻮل‬ ‫ﺗﺮاودﻧﺎ وﺗﺤﻮم ﻣﻦ ﺣﻮﻟﻨﺎ وﻧﺤﻦ ﻣﻘﺒﻠﻮن ﻋﻠﻰ‬
‫وﻻ ﻗـــﻮة‬ ‫ﻋﻴﺪ ﻻ أدري أهﻮ ﻋﻴﺪ ﻟـﻠـﻔـﻦ أم هـﻮ ﻋـﻴـﺪ‬
‫إﻻ ﺑﺎﷲ‬ ‫ﻟﻠﻔﻨﺎن إن آﺎن ﻋﻴﺪ ﻟﻠﻔﻦ ﻓﻠﻨﺎ أن ﻧـﺤـﺘـﻔـﻞ‬
‫وآﺄن ﺷﻴﺌﺎ ﻟﻢ ﻳﻜﻦ وان آﺎن ﻋﻴﺪ ﻟﻠﻔﻨﺎن‬

‫‪14‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ ﻣﺤﻤﺪ ﻛﺮﻳﻢ‬ ‫ﻓﻨﻮن‬

‫ﻟﻠــﻔــﻦ ﻋــﻴــﺪ‬

‫اﻟﻤﺸﺘﺮك ‪ .‬آﺎﻷﺳﺮة اﻟﻔﻨﻴﺔ أو اﻷﺳﺮة‬ ‫ﻧﻮﻟﺪ ﻓﻲ ﻣﻜﺎن ﻟﻴﺲ ﻟﻨﺎ اﻻﺧﺘﻴﺎر ﻓﻴﻪ وﻧﻨﺴﺐ‬
‫اﻟﺮﻳﺎﺿﻴﺔ ﻓﺎﻟﻮﺻﻒ هﺬا ﻟﻪ دﻻﻟﺘﻪ وﻟﻪ ﻣﻌﻨﺎﻩ‬ ‫إﻟﻲ ﻟﻘﺐ دون اﺳﺘﺸﺎرة ﻣﻨﺎ وﺣﺘﻰ اﻻﺳﻢ‬
‫وﺑﻌﺪﻩ اﻹﻧﺴﺎﻧﻲ‬ ‫ﻳﺨﺘﺎر ﻟﻨﺎ ‪ ،‬أﻣﺎ اﻷب واﻷم ﻓﻠﻚ أن ﺗﻘﺒﻠﻬﺎ آﻤﺎ‬
‫وﻟﻨﺄﺧﺬ وﺳﻄﻨﺎ اﻟﺜﻘﺎﻓﻲ اﻟﺘﺸﻜﻴﻠﻲ‬ ‫هﻢ أﺣﺒﺒﺖ أم أﺑﻴﺖ‪ ،‬إﻻ أن ﺣﻜﻤﺔ اﷲ ﺗﺠﻌﻞ‬
‫اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻷﺳﺮة اﻟﻤﺴﻤﺎة ﺑﺎﻷﺳﺮة‬ ‫ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻌﻼﻗﺔ واﻟﻌﺸﺮة أﻣﺮا ﻣﻘﺪﺳﺎ‬
‫اﻟﻔﻨﻴﺔ ‪،‬ﻓﺎﻧﺘﺴﺎﺑﻨﺎ إﻟﻰ هﺬا اﻟﻤﺠﺎل ﻟﻢ ﻳﺄت‬ ‫وﺳﺮا ﻻ ﻧﺴﺘﻄﻴﻊ وﺻﻔﻪ أو اﻟﺘﻌﺒﻴﺮ‬
‫ﺑﺎﺧﺘﻴﺎر ﻣﻨﺎ ‪،‬ﻓﺎﻟﻤﻮهﻴﺔ اﻟﺘﻲ أودﻋﻬﺎ اﷲ ﻓﻲ‬ ‫ﻋﻨﻪ‪،‬اﻟﻜﺜﻴﺮ ﻣﻨﺎ ﺗﺠﺪﻩ ﻳﻌﺘﺰ وراض ﻟﻤﺎ هﻮ‬
‫آﻞ واﺣﺪ ﻣﻨﺎ هﻲ اﻟﺘﻲ ﺟﻤﻌﺘﻨﺎ آﺄﺧﻮة ﺑﺪون‬ ‫ﻣﻨﺘﺴﺐ ﻟﻪ‪ ،‬ﻓﺎﺣﺘﻀﺎﻧﻨﺎ ﻣﻦ ﻃﺮف أﺳﺮﻧﺎ‬
‫ﻗﺮاﺑﺔ دم أو ﺻﻠﺔ رﺣﻢ ﻓﺎﺟﺘﻤﺎﻋﻨﺎ ﻓﻲ ﻣﻜﺎن‬ ‫ورﻋﺎﻳﺔ واﻟﺪﻳﻨﺎ ﻟﻨﺎ ﺑﺎﻟﻤﺤﺒﺔ واﻟﻤﻮدة اﻟﺘﻲ‬
‫واﺣﺪ وﺗﺤﺖ ﺳﻘﻒ واﺣﺪ اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ دور‬ ‫ﺗﺤﻴﻂ ﺑﻜﻞ أﺳﺮة ﺗﺠﻌﻞ آﻞ هﺬﻩ اﻷﻣﻮر‬
‫اﻟﺜﻘﺎﻓﺔ واﻷﻣﺎآﻦ اﻟﺘﻲ ﻧﻠﺘﻘﻲ ﻓﻴﻬﺎ ﺑﺎﺳﻢ‬ ‫اﻟﺬي ذآﺮت أﻣﺮا ﺑﺪﻳﻬﻴﺎ ‪،‬ﻓﺎﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﺎﻻﺳﻢ‬
‫ﻟﻘﺒﻬﺎ اﻟﻔﻦ‪ ،‬وﺣﺘﻰ‬ ‫واﺣﺪ و آﺄﺳﺮة‬ ‫واﻟﻠﻘﺐ واﻷم واﻷب واﻷرض واﻟﻮﻃﻦ أﻣﺮا‬
‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﺬي ﺗﻠﺘﻘﻲ ﺑﻬﻢ ﻟﻢ ﻳﻜﻦ ﻓﻲ‬ ‫ﻣﻘﺪﺳﺎ‪ .‬اﻷﻟﻔﺔ واﻟﻤﺤﺒﺔ اﻟﺘﻲ أودﻋﻬﺎ اﷲ‬
‫إﻣﻜﺎﻧﻚ ﻗﺒﻮﻟﻬﻢ أو رﻓﻀﻬﻢ ‪،‬ﻳﺤﺘﻢ ﻋﻠﻴﻚ‬ ‫ﻓﻴﻨﺎ ﻟﻨﻜﻮن ﺷﻌﻮﺑﺎ وﻗﺒﺎﺋﻞ ﻟﻨﺘﻌﺎﻳﺶ وﻧﻘﺘﺮب‬
‫اﻟﺘﻌﺎﻳﺶ واﻟﺘﻌﺎﻣﻞ ﻣﻌﻬﻢ ‪،‬ﻣﺜﻠﻬﻢ ﻣﺜﻞ ﻣﻦ‬ ‫ﻣﻦ ﺑﻌﻀﻨﺎ اﻟﺒﻌﺾ ﻟﺘﺴﺘﻤﺮ اﻟﺤﻴﺎة ‪ .‬واﻟﺴﺮ‬
‫وﺟﺪﺗﻬﻢ ﻓﻲ ﻣﺤﻴﻄﻚ اﻷول ﻓﺎﺣﺘﻀﻨﻮك‬ ‫اﻟﺬي ﻳﺤﺘﻀﻦ آﻞ أﺳﺮة ﻳﺠﻌﻞ اﻟﻜﺜﻴﺮ ﻣﻨﺎ‬
‫وﻗﺒﻠﻮك آﻤﺎ وﺟﺪت ﻧﻔﺴﻚ ﻓﻲ هﺬا اﻟﻮﺳﻂ‬ ‫ﻳﻌﺘﺰ وﻳﻔﺘﺨﺮ ﺑﻨﺴﺒﻪ وأﺻﻠﻪ وأرﺿﻪ وﺗﺎرﻳﺨﻪ‬
‫اﻟﻔﻨﻲ ‪ ،‬هﺬا إذا ﻣﺎ آﻨﺖ ﺗﺤﺮص ﻋﻠﻰ‬ ‫‪،‬ﻓﻠﻢ أﺟﺪ ﻓﻲ ﺣﻴﺎﺗﻲ ﻣﻦ ﺗﻨﻜﺮ ﻷﺻﻠﻪ أو‬
‫اﻟﻌﻴﺶ اﻟﻤﺸﺘﺮك واﻹﻧﺘﺎج واﻟﻌﻤﻞ اﻟﺠﻤﺎﻋﻲ‬ ‫اﺳﺘﺤﻰ ﻣﻦ ﻧﺴﺒﻪ أو رﻏﺐ ﻓﻲ ﺗﻐﻴﻴﺮ اﺳﻤﻪ‬
‫ﻓﻲ ﺟﻮ ﻳﺴﻮدﻩ اﻟﻘﺒﻮل واﻻﺣﺘﺮام اﻟﻤﺘﺒﺎدل ‪،‬‬ ‫أو اﻟﺘﺒﺮؤ ﻣﻦ أهﻠﻪ ﻣﻬﻤﺎ آﺎن ﻳﺒﺪو ﻟﻠﺒﻌﺾ‬
‫اﻧﺘﺴﺎﺑﻚ ﻟﻬﺬا اﻟﻤﺠﺎل وﻗﺒﻮﻟﻚ ﻟﻪ ﻳﺠﻌﻠﻚ‬ ‫اﻵﺧﺮ أن هﺬا اﻻﺳﻢ أو هﺬا اﻟﻨﺴﺐ دون‬
‫ﺑﺤﻜﻢ اﻟﻌﺸﺮة اﻟﻄﻮﻳﻠﺔ ﺗﺘﻤﺴﻚ أآﺜﺮ ﻓﺄآﺜﺮ‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻮى ‪ .‬إذا ﻣﺎ ﻳﺠﻌﻞ اﻷﻣﻮر ﺗﺒﺪو ﻣﻦ‬
‫ﺑﻬﺬا اﻟﻮﺳﻂ ‪.‬‬ ‫اﻟﺒﺪﻳﻬﻴﺎت هﻲ اﻟﻌﺸﺮة اﻟﻄﻮﻳﻠﺔ واﻟﺴﻜﻦ‬
‫اﻟﻌﻼﻗﺔ ﺗﺮﺑﻄﻚ وﺗﺠﺬﺑﻚ ﺟﺬﺑﺎ ﻻ‬ ‫ﻓﻬﺬﻩ‬ ‫واﻟﺴﻜﻴﻨﺔ واﻟﻤﺤﺒﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺨﻴﻢ وﺗﺤﺘﻀﻦ‬
‫ﺗﺴﺘﻄﻴﻊ اﻟﻬﺮوب أو اﻟﺘﺨﻠﺺ أو اﻟﺘﺒﺮؤ ﻣﻨﻬﺎ‬ ‫ﻟﻀﻤﺎن اﻟﻘﺒﻮل واﻻﺳﺘﻤﺮار ﻓﻲ‬ ‫أﺳﺮﻧﺎ‬
‫ﻓﻬﻲ ﺗﻜﺒﺮ ﻣﻊ اﻟﺰﻣﻦ و ﺗﺘﻤﺘﻦ ﻓﻼ ﺗﺴﺘﻄﻴﻊ‬ ‫اﻟﺤﻴﺎة ‪ .‬ﻓﺎﻷﺳﺮ هﻲ اﻟﻨﻮاة اﻷوﻟﻰ ﻟﻠﻤﺠﺘﻤﻊ‬
‫وﺻﻔﻬﺎ ﻣﺜﻠﻬﺎ ﻣﺜﻞ اﻷﺳﺮة ﺗﻤﺎﻣﺎ ‪.‬ﻓﻨﺠﺎح‬ ‫ﻓﺎن اﺳﺘﻤﺮت هﺬﻩ اﻷﻟﻔﺔ واﻟﻤﺤﺒﺔ ‪،‬وﺣﺮﺻﻨﺎ‬
‫ﺗﺮاﺑﻂ اﻷﺳﺮ وﺗﻤﺎﺳﻜﻬﺎ ﻣﻨﻮط ﺑﺎﻣﺘﺜﺎﻟﻬﺎ ﻟﺮوح‬ ‫ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺒﻨﺎء واﻟﺘﻤﺎﺳﻚ ﻳﻨﻌﻜﺲ‬
‫اﻟﻤﺴﺆوﻟﻴﺔ اﻟﻤﻠﻘﺎة ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻓﻬﻨﺎك ﻣﻦ ﻳﺤﺮص‬ ‫اﻟﻤﺠﺘﻤﻊ آﻠﻪ وﻳﻌﻮد ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﺨﻴﺮ واﻟﻔﺎﺋﺪة‬
‫ﻋﻠﻰ أن ﺗﺒﻘﻲ هﺬﻩ اﻟﻌﻼﻗﺔ واﻟﻤﺤﺒﺔ ﺗﺠﻤﻊ‬ ‫إذا ﻣﺎ أرادت أي ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ‬ ‫‪،‬وﻟﺬا ﻧﺠﺪ‬
‫وﺗﺪوم ﺣﺘﻰ ﻧﻮدع اﻟﺰﻣﻦ وﻧﻔﻘﺪ اﻟﻤﻜﺎن ﻷن‬ ‫اﻟﺘﻌﺎﻳﺶ واﻟﻌﻤﻞ اﻟﻤﺸﺘﺮك واﻧﺘﺴﺎﺑﻬﺎ إﻟﻰ‬
‫ﺑﻌﺪ اﻟﻮداع ﻻ ﻳﻨﻔﻊ اﻟﻨﺪم وﻻ اﻟﻠﻮم ﻳﺮﺟﻊ‬ ‫أي ﻣﺠﺎل ﻣﻦ ﻣﺠﺎﻻت اﻟﺤﻴﺎة ﺗﻄﻠﻖ ﻋﻠﻰ‬
‫اﻟﺰﻣﻦ‪.‬و هﻨﺎك ﻣﻦ ﻳﻔﺮط وﺗﻬﻮن ﻋﻠﻴﻪ اﻟﻌﺸﺮة‬ ‫ﻧﻔﺴﻬﺎ اﺳﻢ اﻷﺳﺮة ﻟﻤﺎ ﻟﻬﺎ ﻣﻦ وﺻﻒ‬
‫و ﻳﻨﺴﻰ وﻳﻀﺤﻲ ﺑﻜﻞ ﺷﻲء و ﻳﺘﻨﻜﺮ ‪.‬‬ ‫ﻟﻠﻤﺤﺒﺔ و اﻟﺘﺮاﺑﻂ واﻷﻟﻔﺔ واﻟﺘﻌﺎون واﻟﻌﻤﻞ‬

‫‪13‬‬
‫ﺑﺎﺗﻨﺔ أﻧﻔﻮ‬ ‫ﻣﻄﺎﻟﻌﺔ‬

‫ﻟﻤﺎذا ﻳﺠﺐ أن ﻳﻘﺮأ اﻟﻨﺎس؟؟‬


‫ﰲ ﺑﻨﺎﺀ ﺍﳌﺎﺩﺓ ﺍﻟﻔﻜﺮﻳﺔ ﻟﻸﺑﻨﺎﺀ ﻭﺃﻓﺮﺍﺩ ﺍﻷﺳﺮﺓ‪ ،‬ﻭﻟﺬﻟﻚ‬ ‫ﺍﳉﻮﺍﺏ ﺑﺒﺴﺎﻃﺔ ﻣﺘﻨﺎﻫﻴﺔ‪:‬‬
‫ﻓﻜﺜﲑ ﻣﻦ ﺍﻷﺳﺮ ﺍﻟﱵ ﻻ ﺗﻮﻓﺮ ﺃﺟﻮﺍﺀ ﺍﳌﻄﺎﻟﻌﺔ ﻭﺍﳌﻜﺘﺒﺔ‬ ‫ﻷﻧﻨﺎ ﲝﺎﺟﺔ ﺇﱃ ﻣﺘﻌﺔ ﺗﻀﻔﻲ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻨﻔﺲ ﻏﺬﺍﺀ‬
‫ﻳﻌﺎﱐ ﺃﺑﻨﺎﺅﻫﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﻔﻘﺮ ﺍﻟﻔﻜﺮﻱ‪ ،‬ﻭﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈﻥ ﺑﻴﻮﺕ‬ ‫ﻟﻠﺮﻭﺡ‪ ،‬ﻭﻷﻧﻨﺎ ﰲ ﺍﻟﻘﺮﺍﺀﺓ ﻧﻜﻮﻥ ﺻﺪﺍﻗﺔ ﺫﻫﻨﻴﺔ‬
‫ﺍﻟﻌﻠﻤﺎﺀ ﻭﺍﳌﻔﻜﺮﻳﻦ ﲣﺮﺝ ﻋﻠﻤﺎﺀ ﻭﻣﻔﻜﺮﻳﻦ‪ ،‬ﰲ ﺣﲔ‬ ‫ﻭﺻﺪﺍﻗﺔ ﻓﻜﺮﻳﺔ ﻣﻊ ﺍﻟﻜﺘﺎﺏ‪ ،‬ﻭﻷﻧﻨﺎ ﰲ ﺍﻟﻘﺮﺍﺀﺓ ﻧﻮﻓﺮ‬
‫ﺑﻴﻮﺕ ﺍﻟﺼﻨﺎﻉ ﲣﺮﺝ ﺍﻟﺼﻨﺎﻉ‪ ،‬ﻓﺎﳉﻮ ﺍﻟﻌﺎﻡ ﰲ ﺍﻟﺒﻴﺖ ﻟﻪ‬ ‫ﺍﳊﻤﺎﻳﺔ ﺍﻟﺬﺍﺗﻴﺔ ﻟﻮﻗﺘﻨﺎ‪ ،‬ﻭﺣﻴﺎﺗﻨﺎ‪ ،‬ﻭﻧﺘﻔﺎﺩﻯ ‪‬ﺎ‬
‫ﺗﺄﺛﲑﻩ ﺍﻟﻜﺒﲑ ﰲ ﺑﻨﺎﺀ ﺍﻟﻔﻜﺮ ﺍﳌﻄﻠﻮﺏ ﻟﻸﺑﻨﺎﺀ ﻭﺃﻓﺮﺍﺩ‬ ‫ﺍﻷﺯﻣﺎﺕ ﻭﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ ﻭﺍﻟﺮﻭﺣﻴﺔ ﻭﺍﻷﺧﻼﻗﻴﺔ‬
‫ﺍﻷﺳﺮﺓ ﺻﻐﺎﺭﺍ ﻭﻛﺒﺎﺭﺍ‪.‬‬ ‫ﻣﻌﺎ‪.‬‬
‫ﻳﻨﻘﻞ ﺃﻥ ﺑﻴﻮﺕ ﺍﻟﻴﺎﺑﺎﻧﻴﲔ ﺗﺘﻜﻮﻥ ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ ﺇﱃ ﻟﻮﺍﺯﻡ‬ ‫‪ -‬ﻧﻘﺮﺃ ﻷﻥ ﺍﻟﻘﺮﺍﺓ ﻳﻨﺎﺑﻴﻊ ﺻﺎﻓﻴﺔ ﳋﱪﺓ ﻛﻞ ﳎﺮﺏ‬
‫ﺍﳌﻄﺒﺦ ﻭﻏﺮﻓﺔ ﺍﻟﻨﻮﻡ ﻭﺍﻷﻛﻞ ﻣﻦ ﻣﻜﺘﺒﺔ ﺛﺎﺑﺘﺔ ﻭﻋﺪﺓ‬ ‫ﻓﻨﻌﻴﺶ ﰲ ﺃﻋﻤﺎﻕ ﺍﻟﻨﺎﺱ‪.‬‬
‫ﺭﻓﻮﻑ ﻣﻦ ﺍﻟﻜﺘﺐ ﺍﻟﻌﻠﻤﻴﺔ ﰲ ﺃﺭﺟﺎﺀ ﳐﺘﻠﻔﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﺒﻴﺖ‪،‬‬ ‫‪ -‬ﻧﻘﺮﺃ ﻷﻥ ﺍﻟﻘﺮﺍﺀﺓ ﺳﻴﺎﺣﺔ ﺍﻟﻔﻜﺮ ﺍﻟﺒﺸﺮﻱ ﺑﲔ ﺭﻳﺎﺽ‬
‫ﻳﺼﻞ ﰲ ﻛﺜﲑ ﻣﻦ ﺍﻷﺣﻴﺎﻥ ﺇﱃ ﻣﻜﺘﺒﺔ ﺛﺎﺑﺘﺔ ﰲ ﻛﻞ‬ ‫ﺍﳊﺎﺿﺮ‪ ،‬ﻭﺃﻃﻼﻝ ﺍﳌﺎﺿﻲ‪.‬‬
‫ﲪﺎﻡ!‪.‬‬ ‫‪ -‬ﻧﻘﺮﺃ ﻷﻥ ﺍﻟﻘﺮﺍﺀﺓ ﺗﻨﻈﻢ ﺍﻟﺒﺤﺚ ﺍﻟﻌﻠﻤﻲ ﻭﺗﻮﺟﻪ‬
‫ﰒ ﺇﻥ ﻛﺜﲑﺍ ﻣﻦ ﺍﻵﺑﺎﺀ ﻭﺍﻷﻣﻬﺎﺕ ﻳﺸﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﺃﺑﻨﺎﺋﻬﻢ‬ ‫ﺍﻷﻧﺘﺎﺝ ﺍﻟﻨﻔﺴﻲ‪.‬‬
‫ﻋﺪﻡ ﺣﺒﻬﻢ ﻟﻠﻘﺮﺍﺀﺓ ﻭﺗﺼﻔﺢ ﺍﻟﻜﺘﺐ‪ ،‬ﻓﺄﻗﻮﻝ ﳍﻢ‬ ‫‪ -‬ﻧﻘﺮﺃ ﻷﻥ ﺍﻟﻘﺮﺍﺀﺓ ﺗﻌﺎﰿ ﻋﻴﻮﺑﻨﺎ ﺍﻟﺬﻫﻨﻴﺔ‪ ،‬ﻭﲢﻞ‬
‫ﲨﻴﻌﺎ‪:‬‬ ‫ﻣﺸﻜﻼﺗﻨﺎ ﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ ﻭﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻷﺧﻼﻗﻴﺔ ﻭﺍﻟﺴﻠﻮﻛﻴﺎﺕ‬
‫ﻻ ﻳﻜﻔﻲ ﺃﻥ ﺗﻮﻓﺮ ﻣﻜﺘﺒﺔ ﺿﺨﻤﺔ ﰲ ﺍﳌﱰﻝ‪ ،‬ﺑﻞ ﻻﺑﺪ ﻣﻦ‬ ‫ﺍﻷﳓﺮﺍﻓﻴﺔ‪.‬‬
‫ﺃﻥ ﲣﻠﻖ ﺍﻷﺟﻮﺍﺀ ﺍﻟﱵ ﺗﺪﻋﻮ ﺇﱃ ﺍﺳﺘﻠﻬﺎﻡ ﺍﻟﻔﻜﺮ‬ ‫ﻭﻟﻌﻞ ﻫﺬﺍ ﻫﻮ ﺍﻟﺬﻱ ﺩﻓﻊ )ﻭﻟﻴﻢ ﺟﻴﻤﺲ( ﺍﻟﻔﻴﻠﺴﻮﻑ‬
‫ﻭﺑﻨﺎﺋﻪ‪ ،‬ﺑﻞ ﻻ ﺑﺪ ﺃﻥ ﻳﺴﻮﺩ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﺳﺮﺓ ﺫﻟﻚ ﺍﻟﻨﻮﻉ ﻣﻦ‬ ‫ﺍﻷﻣﺮﻳﻜﻲ ﺍﳌﻌﺮﻭﻑ‪ ،‬ﺃﻥ ﳚﻴﺐ ﻋﻠﻰ ﺳﺆﺍﻝ ﻭﻟﺪﻩ ﺍﻟﻘﺎﺋﻞ‪:‬‬
‫ﺍﳊﻮﺍﺭ ﺍﳍﺎﺩﺉ ﺍﳍﺎﺩﻑ ﰲ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ ﻛﺜﲑ ﻣﻦ ﺍﻷﻣﻮﺭ‬ ‫ﻣﺎﺫﺍ ﺃﻗﻮﻝ ﻟﻠﻨﺎﺱ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻳﺴﺄﻟﻮﻧﲏ ﻋﻦ ﻋﻤﻠﻚ ﻳﺎ ﺃﺑﺘﺎﻩ؟‬
‫ﺍﻟﻔﻜﺮﻳﺔ ﺍﳊﺴﺎﺳﺔ‪ ،‬ﻭﺍﻟﱵ ﺗﺪﻋﻢ ﻭﺗﺮﺳﺦ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ‬ ‫ﻓﺄﺟﺎﺑﻪ‪:‬‬
‫ﺍﳊﻮﺍﺭ ﺍﳍﺎﺩﻑ ﺑﲔ ﺍﻵﺑﺎﺀ ﻭﺍﻷﻣﻬﺎﺕ ﻭﺍﻷﺑﻨﺎﺀ‪ ،‬ﻭﻫﺬﺍ ﻣﺎ‬ ‫ﺇﻧﲏ ﻳﺎ ﺑﲏ ﺩﺍﺋﻢ ﺍﻟﺴﻔﺮ ﻭﺍﻟﺘﺠﻮﺍﻝ ﻷﻟﻘﻰ ﺍﻟﻔﻼﺳﻔﺔ‬
‫ﻧﻼﺣﻈﻪ ﰲ ﻛﺜﲑ ﻣﻦ ﺍﻷﺳﺮﺍﻟﱵ ‪‬ﺘﻢ ﺑﺎﳊﻮﺍﺭ‪ ،‬ﻟﺘﺠﺪ‬ ‫ﻭﺍﻷﺩﺑﺎﺀ ﻭﺍﳌﻔﻜﺮﻳﻦ‪ ،‬ﻣﻦ ﻛﻞ ﻋﺼﺮ ﻭﺟﻨﺲ ﻭﺩﻳﻦ‪ ،‬ﻏﲑ‬
‫ﺃﻥ ﺍﻷﺑﻨﺎﺀ ﻳﺘﻤﺘﻌﻮﻥ ﺑﻨﻀﻮﺝ ﻓﻜﺮﻱ ﰲ ﻛﺜﲑ ﻣﻦ‬ ‫ﻋﺎﺑﺊ ﲝﺪﻭﺩ ﺟﻐﺮﺍﻓﻴﺔ‪ ،‬ﻭﻻ ﻓﺘﺮﺍﺕ ﺯﻣﻴﻨﺔ‪ ،‬ﻓﺄﻧﺎ ﺃﺻﻐﻲ‬
‫ﺍﻷﺣﻴﺎﻥ‪..‬‬ ‫ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺍﻟﻜﺘﺐ ﻟﻸﻣﻮﺍﺕ ﺍﻟﻘﺪﺍﻣﻰ‪ ،‬ﻛﻤﺎ ﺃﺻﻐﻲ ﻟﻸﺣﻴﺎﺀ‬
‫ﻭﻻ ﺳﻴﻤﺎ ﺇﺫﺍ ﲣﻠﻞ ﻫﺬﺍ ﺍﳊﻮﺍﺭﺍﻟﺒﺤﺚ ﰲ ﺑﻄﻮﻥ ﺍﻟﻜﺘﺐ‪،‬‬ ‫ﺍﻟﺬﻳﻦ ﺗﻔﺼﻠﲏ ﻋﻨﻬﻢ ﻣﺴﺎﻓﺎﺕ ﺷﺎﺳﻌﺔ‪.‬‬
‫ﻟﺘﻌﻮﺩ ﺍﻷﺑﻨﺎﺀ ﻋﻠﻰ ﻣﺮﺍﺟﻌﺘﻬﺎ ﻭﺍﻻﻟﺘﺼﺎﻕ ‪‬ﺎ ﰲ ﻭﻗﺖ‬ ‫ﻟﺬﻟﻚ ﻣﻦ ﺍﻟﻀﺮﻭﺭﻱ ﻭﺟﻮﺩ ﻣﻜﺘﺒﺔ‪ ،‬ﻭﺻﺤﻒ‪ ،‬ﻭﳎﻼﺕ‪،‬‬
‫ﺍﻟﻔﺮﺍﻍ ﻭﺍﳊﺎﺟﺔ‪.‬‬ ‫ﻭﻧﺸﺮﺍﺕ ﳐﺘﻠﻔﺔ ﰲ ﺍﻟﺒﻴﺖ‪ ،‬ﻷ‪‬ﺎ ﺗﺴﺎﻫﻢ ﺑﺸﻜﻞ ﻭﺍﺿﺢ‬

‫‪12‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ ﺑﻮﻫﺮاوة ﻋﺒﺪ اﻟﺤﻜﻴﻢ‬ ‫ﻫﻮاﺟﺲ رﺟﻞ أوراﺳﻲ‬

‫ﺑﺎﺗﻨﺔ و اﻟﻘﺎﻓﻠﺔ ﺗﺴﻴﺮ‬


‫ﻣﻦ ﻋﻘﻠﻴﺎﺕ )ﻟﻌﺮﻭﺷﻴﺔ( ﻭ ﻳﻠﺘﻔﻮﺍ ﺣﻮﻝ ﺭﺃﻱ ﳋﺪﻣﺔ‬ ‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ‪ ...‬ﺍﺣﺘﻀﻦ ﺃﺣﺪﺍﺛﺎ ‪ ...‬ﺷﻄﺐ ﺃﺧﺮﻯ ﻣﻦ‬
‫ﻭ ﻻ ﻳﺘﻬﻢ ﻭ ﻫﻲ ﺍﻟﱵ ﺗﺰﺧﺮ ﺑﺄﺻﺤﺎﺏ ﺍﳌﺎﻝ ﻭ‬ ‫ﺫﺍﻛﺮﺗﻪ ‪ ...‬ﺣﻞ ﺯﻣﻦ ﺁﺧﺮ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺑﺪﺃﺕ ﺍﻟﺮﻳﺢ ﺗﻌﺒﺚ‬
‫ﺍﳉﺎﻩ ﻭ ﺍﻟﺴﻠﻄﺔ ﻭ ﺑﺎﻵﻻﻑ ﻃﺒﻌﺎ ‪ ...‬ﺑﻞ؟ ﻋﻜﺲ‬ ‫ﺑﺄﻭﺭﺍﻕ ﺍﻷﺷﺠﺎﺭ ﰲ ﺗﻠﻚ ﺍﻷﺯﻗﺔ ﺍﻟﱵ ﻣﺸﻰ ﻋﻠﻴﻬﺎ‬
‫ﻣﺎ ﻓﻌﻠﻪ ﺑﻌﺾ ﺍﻟﺴﻠﻒ ﺍﻟﺬﻱ ﻣﺎﺯﺍﻝ ﺍﻟﺒﺎﺗﻨﻴﻮﻥ‬ ‫ﻋﺒﺎﻗﺮﺓ ﻭ ﻋﻤﺎﻟﻘﺔ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ ‪ ...‬ﺑﺪﺕ ﺍﻷﺯﻣﺔ‬
‫ﻳﺬﻛﺮﻫﻢ ﲞﲑ ﻭ ﺗﺸﻬﺪ ﺍﳒﺎﺯﺍ‪‬ﻢ ﻋﻠﻰ ﺫﻟﻚ ﺭﻏﻢ‬ ‫ﻣﻮﺣﺸﺔ ﻭ ﻛﺄﻥ ﺍﻷﻗﺪﺍﻡ ﱂ ﺗﻄﺎﻫﺎ ﻳﻮﻣﺎ‪...‬‬
‫ﺭﺣﻴﻠﻬﻢ ﺇﱃ ﺍﻟﻌﺎﱂ ﺍﻵﺧﺮ )ﺭﺏ ﻳﺮﲪﻬﻢ( ‪...‬‬ ‫ﺑﻌﺪ ﺃﻥ ﻛﺒﺸﻨﺎ ﺫﺍﻛﺮﺓ ﺍﻟﺰﻣﻦ ﻭ ﲝﺜﻨﺎ ﰲ ﺫﻛﺮﻳﺎﺗﻪ‬
‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﻭ ﻳﺒﻘﻰ )ﺍﻟﺒﺎﺗﻨﻴﺔ( )ﺣﻴﺚ ﺍﻟﺒﻌﺾ( ﻻ‬ ‫ﺍﳌﺘﺮﺍﻛﻤﺔ ﻓﺄﻋﺪﻧﺎ ﺑﻌﺚ ﺑﻌﺾ ﺍﻟﺸﺨﺼﻴﺎﺕ ﺍﻟﱵ ﺣﻠﺖ‬
‫ﲰﻌﺘﻬﺎ‬ ‫ﻓﺸﻮﻫﻮﺍ‬ ‫ﻣﺪﻳﻨﺘﻬﻢ‬ ‫ﻗﻴﻤﺔ‬ ‫ﻳﻌﺮﻓﻮﻥ‬ ‫ﻋﻨﺎ ﻭ ﺗﺮﻛﺖ ﺑﺼﻤﺎ‪‬ﺎ ﻋﻠﻰ ﺻﻔﺤﺎﺕ ﺗﺎﺭﻳﺦ ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ‬
‫ﺑﺘﺼﺮﻓﺎﺕ ﻣﻬﻴﻨﺔ ‪ ...‬ﺑﻜﻞ ﺻﺮﺍﺣﺔ )ﻣﺎ ﻋﻨﺪﳘﺶ‬ ‫ﺣﱴ ﺗﺸﻌﺮ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﺼﺮﺍﺻﲑ ﺍﳌﻠﺘﺼﻘﺔ ﻫﻨﺎ ﻭ ﻫﻨﺎﻙ‬
‫ﻧﻴﻒ ﺍﻟﺸﺎﻭﻳﺔ( ﻭ ﺣﺮﺍﺭﺓ )ﻟﻌﺮﺏ( ﻓﺄﺻﺒﺤﻮﺍ‬ ‫ﺃﻳﻀﺎ ﻻ ﺗﺴﺎﻭﻱ ﺷﻴﺌﺎ ﻭ ﺃﻥ ﺍ‪‬ﺪ ﻟﻦ ﻳﻨﺎﻟﻮﻩ ﺃﺑﺪﺍ‬
‫ﻛﺎﻟﺒﻐﺎﻝ ﻻ ﺃﺻﻞ ﳍﻢ )ﺣﺸﺎﻛﻢ( ﻭ ﺳﻘﻄﻮﺍ ﰲ‬ ‫ﺭﻏﻢ ﻣﺎ ﻳﺒﺬﻟﻮﻧﻪ ﻣﻦ ﺟﻬﺪ )ﻟﺼﻘﻮﺍ ﺃﺭﻭﺍﺣﻬﻢ‬
‫ﻣﺴﺘﻨﻘﻊ )ﺯﻭﺍﱄ ﻭ ﺃﻓﺤﻞ ﺃﻭ ﻣﺎ ﳓﻤﻠﺶ ﺍﻟﺬﻝ( ﻭ‬ ‫ﺑﻠﺒﻄﺎﻛﺲ ﺑﺎﺵ ﻣﺎ ﻳﻄﺮﻭﺵ( ﻭ ﻟﻜﻦ ﻫﻴﻬﺎﺕ ﺃﻥ‬
‫ﺃﻱ ﺃﻛﺜﺮ ﻣﻦ ﻫﺬﺍ؟‬ ‫ﻳﻔﻴﺪﻫﻢ ﺫﻟﻚ ﻓﺎﳌﺒﻴﺪ ﺍﳉﺪﻳﺪ )ﻓﺎﻗﻮ( ﻟﻦ ﻳﺘﺮﻙ ﳍﻢ‬
‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﻭ ﺳﻴﺄﰐ ﺯﻣﻦ ﻟﺘﺸﺮﻕ ﻓﻴﻪ ﺍﻟﺸﻤﺲ ﻭ ﺗﺒﺪﺩ‬ ‫ﻓﺮﺻﺔ ﺍﻟﺒﻘﺎﺀ‪.‬‬
‫ﻋﻨﺎ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻈﻼﻡ ﻭ ﲣﺘﻔﻲ ﺍﻟﺼﺮﺍﺻﲑ )ﺇﺫﺍ ﻛﻨﺎ‬ ‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﻋﻠﻰ ﺗﻠﻚ ﺍﻹﺑﺪﺍﻋﺎﺕ ﺍﳌﺮﻛﻮﻧﺔ ﻭ ﺍﳌﻬﻤﻠﺔ ﻋﻠﻰ‬
‫ﺚ‬
‫ﻕ ‪‬ﻫ ﹶ‬
‫ﺚ ﺍﻟﻄﹼﺎ ‪‬‬
‫ﺍﻓﺤﻮﻟﺔ( ﻭ ﺍﳌﺜﻞ ﺍﻟﺸﺎﻭﻱ ﻳﻘﻮﻝ‪ ) :‬ﻫ ﹶ‬ ‫ﺍﳌﻜﺎﺗﺐ ﻭ ﱂ ﻳﻜﺘﺐ ﳍﺎ ﺃﻥ ﺗﺮﻯ ﺍﻟﻨﻮﺭ ﺑﲔ ﺃﻳﺪﻱ‬
‫‪‬ﻭ ﹾﻟ ‪‬ﻐ ‪‬ﻢ( ‪ ...‬ﻃﺒﻌﺎ ﺍﻟﺒﻌﺾ ﱂ ﻳﻔﻬﻢ ﻣﻌﻨﺎﻩ ﻭ ﻟﺬﻟﻚ‬ ‫ﺍﻟﻘﺎﺭﺉ ﺍﻟﺒﺎﺗﲏ ‪...‬‬
‫ﺃﺭﺟﻮﺍ ﺃﻥ ﺗﺘﺎﺑﻊ ﺗﺮﲨﺘﻪ ﻋﻠﻰ ﺃﻣﻮﺍﺝ ﺇﺫﺍﻋﺔ ﺑﺎﺗﻨﺔ‬ ‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﻋﻠﻰ ﳎﻠﺔ )‪(Batna info‬ﻭ ﻫﻲ ﺗﺼﺎﺭﻉ‬
‫ﻷ‪‬ﺎ ﺍﻟﺸﻲﺀ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﺬﻛﺮﻧﺎ ﺑﺸﺎﻭﻳﺘﻨﺎ ‪...‬‬ ‫ﺟﻴﻮﺵ ﺍﻟﻨﺴﻴﺎﻥ ﺍﻟﱵ ﺣﺎﺻﺮﺕ ﺍﳊﻴﺎﺓ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ‬
‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﻭ ﻫﻮﺍﺟﺴﻲ ﱂ ﺗﻨﺘﻬﻲ ‪ ...‬ﻭ ﺣﱪ ﻗﻠﻤﻲ ﱂ‬ ‫ﺑﺎﳌﺪﻳﻨﺔ ‪...‬‬
‫ﳚﻒ ‪ ...‬ﻭ ﻛﻠﻤﺎﰐ ﺗﺘﺪﺍﻓﻊ ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﺃﻥ ﺃﻛﺘﺒﻬﺎ‬ ‫ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﻭ ﺃﺻﺒﺢ ‪‬ﻠﺔ )‪(Batna info‬ﻗﺮﺍﺀ ﺣﱴ‬
‫ﻋﻠﻰ ﺍﻷﻭﺭﺍﻕ ‪ ...‬ﻗﺒﻞ ﺃﻥ ﻳﻨﻔﺠﺮ ﺭﺃﺳﻲ ﻣﻦ‬ ‫ﻭﺭﺍﺀ ﺍﻟﻘﻀﺒﺎﻥ‪ ،‬ﻭ ﻫﺎ ﻫﻲ ﺍﻟﻴﻮﻡ ﺗﻜﺘﺴﺢ ﻋﺎﱂ‬
‫ﻭﺷﻮﺷﺘﻬﺎ ‪....‬‬ ‫ﺍﻻﻧﺘﺮﻧﻴﺖ ‪...‬ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ‪ ...‬ﻭ ﻣﺮ ﺯﻣﻦ ﺁﺧﺮ ‪ ...‬ﻭ ﺭﲟﺎ‬
‫ﺳﻴﻤﺮ ﺯﻣﻦ ﻭ ﳓﻦ ﻧﻨﺘﻈﺮ ﺃﻥ ﻳﻐﲑ ﺍﻟﺒﺎﺗﻨﻴﻮﻥ‬

‫‪11‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺑﺮﻗﺎدي ﻧﻮر اﻟﺪﻳﻦ‬

‫ﻳﻤﻴﻨــــــــﺔ ﻣﺸﻘــــﺮا‬
‫اﻟﺮواﺋﻴﺔ اﻟﻐﺎﺋﺒﺔ أو اﻟﻤﻐﻴﺒﺔ!‬
‫ﳋﻠﻮﺓ ﺇﺑﻦ ﺧﻠﺪﻭﻥ ﰲ ﻗﻠﻌﺔ ﺑﲏ ﺳﻼﻣﺔ‪ ،‬ﺣﻴﺚ ﻓﺎﺟـﺄﺗـﻪ‬ ‫ﺻﺪﺭ ﻟﻠﺮﻭﺍﺋﻴﺔ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻳﺔ ﻛـﺘـﺎﺑـﲔ ﺭﻭﺍﺋـﻴـﲔ‪ ،‬ﺍﻷﻭﻝ‬
‫ﺍﻟﺴﻤﺎﺀ ﺑﺎﳌﻘﺪﻣﺔ ﻭﺃﺧﺖ ﳋﻠﻮﺓ ﺳﲑﻓﺎﻧﺘﺲ ﰲ ﻣـﻐـﺎﺭﺗـﻪ‪،‬‬ ‫ﺑﻌﻨﻮﺍﻥ ‪LA GROTTE ECLATEE‬ﺍﻟﻄﺒﻌﺔ ﺍﻷﻭﱃ‬
‫ﺣﻴﺚ ﻓﺎﺟﺄﻩ ﺍﻟﺒﺤﺮ ﺑﺎﻟﺪﻭﻥ ﻛﻴﺨﻮﰐ ﺩﻱ ﻻﻣـﺎﻧـﺘـﺸـﺎ''‬ ‫ﻇﻬﺮﺕ ﺳﻨﺔ ‪1979‬ﻡ‪ ،‬ﻋﻦ ﺍﻟﺸﺮﻛﺔ ﺍﻟﻮﻃﻨـﻴـﺔ ﻟـﻠـﻨـﺸـﺮ‬
‫ﺍﻟﺮﻭﺍﻳﺔ ﺣﻮ‪‬ﳍﺎ ﺍﻟﻜﺎﺗﺐ ﺍﳌﺴﺮﺣﻲ‪ ،‬ﺣﻴﺪﺭ ﺑﻦ ﺣﺴﲔ‪ ،‬ﺇﱃ‬ ‫ﻭﺍﻟﺘﻮﺯﻳﻊ‪ ،‬ﺑﻴﻨﻤﺎ ﺍﻟﻄﺒﻌﺔ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﺻﺪﺭﺕ ﺳـﻨـﺔ ‪1986,‬‬
‫ﻧﺺ ﻣﺴﺮﺣﻲ ﰲ ﺻﻴﻒ ‪ 2005 ,‬ﻭﻗﺎﻡ ﺑﺈﺧﺮﺍﺝ ﺍﳌﺴﺮﺣﻴﺔ‬ ‫ﻋﻦ ﺍﳌﺆﺳﺴﺔ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴﺔ ﻟﻠﻜﺘﺎﺏ‪ ،‬ﻭﺟﺎﺀﺕ ﰲ ‪ 175‬ﺻﻔﺤﺔ‪،‬‬
‫ﺃﲪﺪ ﺑﻦ ﻋﻴﺴﻰ‪ ،‬ﻳـﻮﻡ ‪ 07‬ﻣـﺎﺭﺱ ‪ 2007‬ﺑـﺎﳌﺴـﺮﺡ‬ ‫ﻛﻤﺎ ﺗﺮﲨﺖ ﺍﻟﺮﻭﺍﻳﺔ ﺇﱃ ﺍﻟﻠﻐﺔ ﺍﻟﻌﺮﺑـﻴـﺔ ﻣـﻦ ﻃـﺮﻑ‬
‫ﺍﻟﻮﻃﲏ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ‪ ،‬ﻣﺜﹼﻠﻬﺎ ﻛﻞ ﻣﻦ ﻟﻴﻨﺪﺓ ﺳﻼﻡ‪ ،‬ﻣـﻠـﻴـﻜـﺔ‬ ‫ﻋﺎﻳﺪﺓ ﺃﺩﻳﺐ ﺑﺎﻣﻴﺔ‪ ،‬ﲢﺖ ﻋﻨﻮﺍﻥ ''ﺍﳌﻐﺎﺭﺓ ﺍﳌﺘﻔﺠ‪‬ـﺮﺓ'' ﰲ‬
‫ﺑﻠﺒﺎﻱ ﻭﻋﻠﻲ ﺟﺒﺎﺭﺓ‪.‬‬ ‫‪ 167‬ﺻﻔﺤﺔ‪ ،‬ﻋﻦ ﺍﳌﺆﺳﺴﺔ ﺍﻟﻮﻃﻨﻴﺔ ﻟـﻠـﻜـﺘـﺎﺏ ﺳـﻨـﺔ‬
‫ﺃﻣﺎ ﺍﻟﺮﻭﺍﻳﺔ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ‪ ،‬ﻓﻘﺪ ﺻﺪﺭﺕ ﺑﺎﻟﻠﻐـﺔ ﺍﻟـﻔـﺮﻧﺴـﻴـﺔ‬ ‫‪1989‬ﻡ‪.‬‬
‫ﲢﺖ ﻋﻨﻮﺍﻥ ‪ARRIS‬ﻋﻦ ﻣﻨـﺸـﻮﺭﺍﺕ ﺍﳌـﺮﺳـﻰ ﺳـﻨـﺔ‬ ‫ﻗﺪﻡ ﳍﺬﺍ ﺍﻟﻌﻤﻞ‪ ،‬ﻣﺒﺪﻉ ﳒﻤﺔ‪ ،‬ﺍﻟﺮﺍﺣﻞ ﻛﺎﺗـﺐ ﻳـﺎﺳـﲔ‪،‬‬
‫‪2000‬ﻡ‪ .‬ﻓﻜﺮﺓ ﺍﻟﺮﻭﺍﻳﺔ ﺗﻌﻮﺩ ﺇﱃ ﻋـﻤـﻞ ﺍﻟـﺮﻭﺍﺋـﻴـﺔ‬ ‫ﲢﺖ ﻋﻨﻮﺍﻥ ''ﺃﺑﻨﺎﺀ ﺍﻟﻜﺎﻫﻨﺔ'' ﻭﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻴﺔ ﻣـﻦ ﻣـﻮﺍﻟـﻴـﺪ‬
‫ﲟﺴﺘﺸﻔﻰ ﺑﺒﲏ ﻣﺴﻮﺱ ﺑﺎﻟﻌﺎﺻﻤﺔ‪ ،‬ﺣﻴﺚ ﺻﺎﺩﻓﺖ ﻓﺘـﺎﺓ‬ ‫ﻣﺴﻜﻴﺎﻧﺔ ﺃﻭ '' ﻣﻴﺲ ﺍﻟﻜﺎﻫﻨﺔ'' ﺑﻮﻻﻳﺔ ﺃﻡ ﺍﻟﺒﻮﺍﻗﻲ ﺳـﻨـﺔ‬
‫ﻻ ﻳﺘﻌﺪﻯ ﺳﻨﻬﺎ ‪ 17‬ﺳﻨﺔ‪ ،‬ﺣﺎﻣﻞ ﺑﻄﻔﻞ ﳌـﺎ ﺃﺣﻀـﺮ‪‬ـﺎ‬ ‫‪1949‬ﻡ‪ ،‬ﺣﻴﺚ ﻗﺎﻝ ﻳﺎﺳﲔ ''ﺃﻭﻝ ﻛﺘﺎﺏ ﳍﺎ ﻭﻭﺍﺣـﺪ ﻣـﻦ‬
‫ﻭﺍﻟﺪ‪‬ﺎ ﻃﻠﺐ ﻣﻨﻬﺎ ﺇﺣﻀﺎﺭ ﺍﻟﺪﻓﺘﺮ ﺍﻟﻌﺎﺋﻠﻲ ﻟﻜﻲ ﺗﻌﺎﰿ ﰲ‬ ‫ﺃﻛﺜﺮ ﺍﻷﻋﻤﺎﻝ ﺍﻟﱵ ﺗﺒﺸﺮ ﲟﺴﺘﻘﺒـﻞ ﺑـﺎﻫـﺮ ﰲ ﺍﻷﺩﺏ‬
‫ﺍﳌﺴﺘﺸﻔﻰ‪ ،‬ﻣﻦ ﻫﻨﺎ ﺑﺪﺃ ﺍﻫﺘﻤﺎﻡ ﺍﻟﻄﺒﻴـﺒـﺔ ﺑـﺎﻟـﻔـﺘـﻴـﺎﺕ‬ ‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ ﺍﳌﻌﺎﺻﺮ‪ ..‬ﻫﻲ ﻃﺎﻟﺒﺔ ﻣﺘﺤﻤﺴﺔ‪ ،‬ﻣﺎﺭﺳﺖ ﻣﻬﻨﺔ‬
‫ﺍﻷﻣﻬﺎﺕ ﻭﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﺍﳌـﺘـﺨـﻠـﻰ ﻋـﻨـﻬـﻢ‪ ،‬ﻭﺫﻟـﻚ ﻣـﻨـﺬ‬ ‫ﺍﻟﻄﺐ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻲ ﻭﺍﻟﻨﻔﺴﻲ‪ ،‬ﻭﻛﺘﺒﺖ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻜﺘﺎﺏ‪ ،‬ﻭﻫـﻲ‬
‫ﺳﻨﺔ ‪1974.‬‬ ‫ﺗﻌﻴﺶ ﺣﻴﺎﺓ ﻗﺎﺳﻴﺔ ﻭﻗﻠﻘﺔ‪ ،‬ﻭﻛﺘﺎ‪‬ﺎ ﻟﻴﺲ ﺑﺮﻭﺍﻳﺔ‪ ،‬ﻟﻜﻨﻪ‬
‫ﻟﻠﺘﺬﻛﲑ‪ ،‬ﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻴﺔ ﺩﺭﺳﺖ ﺍﳌﺮﺣﻠﺔ ﺍﻟﺜﺎﻧﻮﻳﺔ ﺑﻘﺴﻨﻄﻴﻨـﺔ‪،‬‬ ‫ﺃﻓﻀﻞ ﻣﻦ ﺫﻟﻚ ﻫﻮ ﻋﺒﺎﺭﺓ ﻋﻦ ﻗﺼﻴﺪﺓ ﻃﻮﻳﻠﺔ‪ ،‬ﻧـﺜـﺮﻳـﺔ‬
‫ﻭﺍﳉﺎﻣﻌﻴﺔ ﺑﺎﳉـﺰﺍﺋـﺮ ﺍﻟـﻌـﺎﺻـﻤـﺔ ﻭﻋـﻤـﻠـﺖ ﺑـﻌـﺪﺓ‬ ‫ﺗﻘﺮﺃ ﻛﺮﻭﺍﻳﺔ‪ .''...‬ﺍﻟﺮﻭﺍﻳﺔ ﻛﺘﺒﺖ ﺳﻨﺔ ‪ 1973,‬ﻭﱂ ﺗـﺮ‬
‫ﻣﺴﺘﺸﻔﻴﺎﺕ‪ ،‬ﲤﻨﺮﺍﺳﺖ‪ ،‬ﺍﻟﺒﻠﻴﺪﺓ‪ ،‬ﺍﻟﺸﻠﻒ‪ ،‬ﺍﳊﺮﺍﺵ‪ ،‬ﺩﺭﻳـﺪ‬ ‫ﺍﻟﻨﻮﺭ ﺇﻻ ﰲ ﺃﻭﺍﺧﺮ ﺳﺒﻌﻴﻨﻴﺎﺕ ﺍﻟﻘﺮﻥ ﺍﳌﺎﺿﻲ‪.‬‬
‫ﺣﺴﲔ‪ ...‬ﺍﱁ ﻛﻄﺒﻴﺒﺔ ﺃﺧﺼﺎﺋﻴﺔ ﰲ ﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ‬ ‫ﺩ‪ .‬ﳝﻴﻨﺔ ﻣﺸﻘﺮﺍ‪ ،‬ﻟﻴﺴﺖ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪﺓ ﺍﻟﱵ ﺗﺮﺑﻄﻬﺎ ﻋﻼﻗـﺔ‬
‫ﻭﺍﻟﻌﺼﺒﻴﺔ‪.‬‬ ‫‪ -‬ﺛﻘﺎﻓﻴﺔ ‪ -‬ﺑﺎﳌﻐﺎﺭﺓ‪ ،‬ﺗﻘﻮﻝ ﺍﻟﺸﺎﻋﺮﺓ ﺭﺑﻴﻌﺔ ﺟﻠﻄـﻲ ﰲ‬
‫ﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻴﺔ ﳝﻴﻨﺔ ﻣﺸﻘﺮﺍ‪ ،‬ﻛﺎﻥ ﳝﻜﻦ ﺃﻥ ﺗـﻘـﺪﻡ ﺍﻟـﻜـﺜـﲑ‬ ‫ﻣﻘﺎﻝ ﺑﻌﻨﻮﺍﻥ ﻣﻦ ﻳﺘﺬﻛﺮ ﺍﻟﻜﺎﺗﺒﺔ ﳝﻴﻨﺔ ﻣﺸﻘﺮﺍ! )ﺍﳋـﱪ‬
‫ﻟﻠﺮﻭﺍﻳﺔ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻳﺔ‪ ،‬ﻭﻟﻜﻦ ﻟﺴﺒﺐ ﺃﻭ ﻵﺧـﺮ ﱂ ﺗـﺄﺧـﺬ‬ ‫ﺍﻟﻴﻮﻣﻲ ‪ 03‬ﻓﻴـﻔـﺮﻱ ‪2005‬ﻡ( ''‪ ...‬ﻣـﺎ ﺍﻟـﺬﻱ ﺣـﺪﺙ‬
‫ﺣﻘﻬﺎ ﺍﻟﻜﺎﻣﻞ ﻣﻦ ﺍﻟﻨﺸﺮ‪ ،‬ﺃﻭ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ‪ ،‬ﻭﻫﻲ ﻏﺎﺋﺒـﺔ ﻋـﻦ‬ ‫ﳋﻠﻮﺓ'' ﺍﳌﻐﺎﺭﺓ ﺍﳌﺘﻔﺠﺮﺓ'' ﻏﲑ ﺍﻧﻔﺠﺎﺭ ﺍﻟﻌﻠﻦ‪ ...‬ﺃﺧﺖ‬
‫ﺍﳊﻴﺎﺓ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻳﺔ ﺃﻭ ﻣﻐﻴﺒﺔ‪ ،‬ﻣﻦ ﻳﺪﺭﻱ؟‪.‬‬

‫‪10‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﻗﺮﺑﻊ ﻓﻮزﻳﺔ‬ ‫ﺍﳌﺘﺨﺐ ﺍﳌﺼﺮﻱ ﺣﺎﺷﺎ ﷲ ‪ ،‬ﻟﺸﺤﻦ ﺍﳉﻤﺎﻫﲑ‬
‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻳﺔ ﳍﺬﻩ ﺍﳌﺒﺎﺭﺓ ﺇﻃﻼﻗﺎ ‪ ،‬ﺭﻓﻊ ﻣﻌﻨﻮﻳﺎﺕ ﺭﻓﺎﻕ‬
‫ﻗﺒﻞ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻮﻋﺪ ﺍﻟﻨﺎﺭﻱ ﺃﺑﺪﺍ ﺑﻞ ﺿﺪ‬ ‫ﺑﻮﻗﺮﺓ‬
‫اﻟﺼـﻴـﻒ‪.....‬؟وإﺣـﻨـﺎ ﺧـﺎوا‬
‫ﺍﻟﻄﺎﻗﻢ ﺍﻟﻔﲏ ﻭﺍﻟﺸﻴﺦ ﺭﺍﺑﺢ ﺳﻌﺪﺍﻥ ﺑﺎﳋﺼﻮﺹ ‪،‬‬
‫ﻛـﻴـﻒ ﻛـﻴـﻒ‬ ‫ﺻﺮﺍﺣﺔ ﻋﺠﺰﺕ ﻋﻦ ﻓﻬﻢ ﻣﺎ ﻳﺮﻳﺪﻩ ﻣﻦ ﺟﻌﻠﺘﻬﻢ‬
‫ﺍﻟﺼﺪﻓﺔ ﻳﻜﺘﺒﻮﻥ ﻟﻨﺎ ﻻ ﺍﺗﺬﻛﺮ ﺍ‪‬ﻢ ﻓﻌﻠﻮﺍ ﺫﻟﻚ ﻣﻊ‬
‫ﻣﻊ ﺩﺧﻮﻝ ﻓﺼﻞ ﺍﻟﺮﺑﻴﻊ ﻭﺣﻠﻮﻝ ﺍﻷﺟﻮﺍﺀ ﺍﳊﺎﺭﺓ‬
‫ﺃﻱ ﻣﺪﺭﺏ ﺳﺒﻖ ﺳﻌﺪﺍﻥ ﺇﱃ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻨﺼﺐ ﺣﱴ ﻟﻮ‬
‫ﺃﺻﺒﺢ ﺍﻟﻨﺎﺱ ﺃﻛﺜﺮ ﻗﻠﻘﺎ ﻭﺣﲑﺓ ﰲ ﻛﻴﻔﻴﺔ ﺍﺟﺘﻴﺎﺯ‬
‫ﻛﺎﻥ ﺍﳌﺪﺭﺏ ﻟﻴﻜﺎﻧﺲ ﺃﻭ ﻭﺍﺳﺎﻳﺞ ﻭﻻ ﺃﻋﺘﻘﺪ ﺍ‪‬ﻢ‬
‫ﻋﻄﻠﺔ ﺍﻟﺼﻴﻒ‪,‬ﻭﻟﻜﻦ ﻟﻴﺲ ﺑﺒﻌﻴﺪ ﻧﺮﻯ ﺃﻥ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﺑﻞ‬
‫ﺳﻴﻔﻌﻠﻮﻥ ﻣﺜﻞ ﺫﻟﻚ ﻣﻊ ﺃﻱ ﻣﺪﺭﺏ ﺳﻴﺨﻠﻒ ﺍﻟﺸﻴﺦ ﰲ‬
‫ﻭﻻ ﻧﺴﺘﺜﲏ ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﻭﺍﳌﺮﺍﻫﻘﲔ ﻗﺪ ﺃﺻﻴﺒﻮﺍ‬
‫ﺍﳌﺴﺘﻘﺒﻞ ﻭﺍﺗﺴﺎﺀﻝ ﻫﻞ ﻳﺘﺎﺑﻌﻮﻥ ﻣﺎﺗﻜﺘﺒﻪ ﺍﻟﺼﺤﺎﻓﺔ‬
‫ﺑﺄﻧﻔﻠﻮﻧﺰﺍ ﺍﻟﺼﻴﻒ ﻗﺒﻞ ﺩﺧﻮﻝ ﻓﺼﻞ ﺍﻟﺼﻴﻒ‪,‬ﻓﺄﻳﻨﻤﺎ‬
‫ﺍﳌﺼﺮﻳﺔ ﻋﻦ ﻣﻨﺘﺨﺒﻬﺎ ﻭﻛﻴﻒ ﺗﺸﺤﻦ ﺍﻟﻼﻋﺒﲔ‬
‫ﺗﺘﺠﻮﻝ ﰲ ﻛﻞ ﻣﻜﺎﻥ ﺑﻞ ﻭﺣﱴ ﺍﻷﻣﺎﻛﻦ ﺍﳋﺎﺻﺔ ﻭ‬
‫ﻭﺍﳌﺪﺭﺑﲔ ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﻣﺼﺮ ﻓﻘﻂ ﻭﻟﻴﺲ ﻹﻋﺘﺒﺎﺭﺍﺕ‬
‫ﺍﻟﻌﺎﻣﺔ ﻭﺍﳊﺎﻓﻼﺕ ﺗﺴﻤﻊ ﻛﻼﻣﺎ ﺑﺬﻳﺌﺎ ﺗﺼﻢ‬
‫ﺍﺧﺮﻯ ﺇﻻ ﳓﻦ ﺩﺍﺋﻤﺎ ﻧﺴﲑ ﻋﻜﺲ ﺍﻟﺘﻴﺎﺭ ﺍﻭ ﻧﺼﻞ‬
‫ﻟﻪ‪,‬ﺍﻻﲰﺎﻉ‪,‬ﻣﻦ ﲤﺮﺩ ﰲ ﺍﻷﺧﻼﻕ ﻭﺗﺪﱐ ﰲ ﺍﳌﺴﺘﻮﻯ‬
‫ﻣﺘﺄﺧﺮﻳﻦ‪ ،‬ﻋﻠﻴﻨﺎ ﺃﻥ ﻧﻘﻒ ﻣﻊ ﻣﻨﺘﺨﺒﻨﺎ ﰲ ﻫﺬﻩ‬
‫ﺍﻟﺘﺮﺑﻮﻱ ﻭﺍﺿﻄﺮﺍﺏ ﰲ ﺍﻟﺴﻠﻮﻙ ﻭﻫﺬﺍ ﻛﻠﻪ ﻳﺼﻴﺐ‬
‫ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ ﻭﺃﻥ ﻧﺴﺎﻧﺪ ﻭﻧﺪﻋﻢ ﺍﳌﺪﺭﺏ ﺍﻟﻮﻃﲏ ﺍﻟﺬﻱ‬
‫ﻫﺆﻻﺀ ﺍﳌﻨﺤﺮﻓﲔ ﻓﻼ ﻳﺴﻠﻢ ﻣﻦ ﺫﻟﻚ ﻋﺠﻮﺯ ﻭﻻ‬
‫ﻳﺒﻘﻰ ﰲ ﻣﺴﻴﺲ ﺍﳊﺎﺟﺔ ﺇﱃ ﺻﺤﺎﻓﺔ ﺑﻠﺪﻩ ﻭ‬
‫ﺍﻣﺮﺃﺓ ﻭ ﻻ ﻓﺘﺎﺓ ﺑﻞ ﻭ ﺃﺻﺒﺢ ﻫﺆﻻﺀ ﻳﺘﺒﺎﺩﻟﻮﻥ ﺍﻟﻜﻼﻡ‬
‫ﲨﺎﻫﲑﻩ ﻟﺘﺨﺮﺝ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﻣﻨﺘﺼﺮﺓ ﰲ ﻣﺒﺎﺭﺍﺓ ﻟﻦ‬
‫ﺍﻟﻔﺎﺣﺶ ﺑﻴﻨﻬﻢ ﻭﻋﻨﺪﻣﺎ ﺗﻨﺼﺢ ﺃﺣﺪﻫﻢ ﺑﺎﻟﻌﺰﻭﻑ‬
‫ﺗﻜﻮﻥ ﺳﻬﻠﺔ ﻣﺜﻠﻤﺎ ﻳﻌﺘﻘﺪ ﺍﻟﺒﻌﺾ ﻭﺳﻴﺤﺴﻤﻬﺎ ﺍﳉﺎﻧﺐ‬
‫ﻋﻨﺪ ﺫﻟﻚ ﻳﻘﻮﻝ" ﻭﺇﺣﻨﺎ ﺧﺎﻭﺍ ﻛﻴﻒ ﻛﻴﻒ" ﻓﻴﻤﻦ‬
‫ﺍﻟﻨﻔﺴﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ﻛﺒﲑﺓ ﰲ ﺍﳌﻘﺎﻡ ﺍﻷﻭﻝ ﻭﺑﻌﺾ‬
‫ﻳﻘﺘﺪﻱ ﻫﺆﻻﺀ ﺍﳌﻀﻄﺮﺑﲔ‪,‬ﻻ ﻧﻘﻮﻝ ﺑﺎﻟﻐﺮﺑﻴﲔ‬
‫ﺍﻷﺧﻄﺎﺀ ﺍﻟﺪﻗﻴﻘﺔ ﺟﺪﺍ ﰲ ﺍﳌﻠﻌﺐ ﰲ ﺍﳌﻘﺎﻡ ﺍﻟﺜﺎﱐ‬
‫ﺑﺎﻟﻄﺒﻊ ﻻ ﺇ‪‬ﻢ ﺃﻛﺜﺮ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﻭﺗﺮﺑﻴﺔ ﺑﻞ ﻻ ﺑﺪ ﺃﻥ‬
‫ﻧﺘﻤﲎ ﺃﻥ ﻳﻨﺠﺢ ﺍﳌﻤﺮﻥ ﺍﻟﻮﻃﲏ ﰲ ﺗﻔﻜﻴﻚ ﺃﻫﺮﺍﻣﺎﺕ‬
‫ﻧﻘﻮﻝ ﺃ‪‬ﻢ ﺟﺰﺍﺋﺮﻳﲔ ﻣﻨﺤﺮﻓﲔ ﻭﻫﺬﻩ ﺍﻟﻔﺌﺔ ﻫﻲ‬
‫ﺍﳉﻴﺰﺓ ﻣﺜﻠﻤﺎ ﻓﻌﻠﻪ ﻗﺒﻞ ‪ 5‬ﺳﻨﻮﺍﺕ ﰲ ﻣﻠﻌﺐ ﺍﻟﻄﻴﺐ‬
‫ﺍﻟﱵ ﲤﺜﻞ ﻣﻈﻬﺮﻧﺎ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ ﺃﺳﻮﺀ ﲤﺜﻴﻞ‪ ,‬ﻫﺬﺍ ﻫﻮ‬
‫ﳌﻬﲑﻱ ﺑﺘﻮﻧﺲ ﻭﺗﻨﻄﻠﻖ ﺍﻷﻓﺮﺍﺡ ﻣﻦ ﺳﺘﺎﺩ ﺗﺸﺎﻛﺮ‬
‫ﻭﺍﻗﻌﻨﺎ ﻭ ﻻ ﳝﻜﻦ ﺇﻧﻜﺎﺭﻩ ﺃﺑﺪﺍ ﺃﻭ ﺍﻟﺘﺨﻔﻲ ﻭﺭﺍﺀ ﺳﺘﺎﺭ‬
‫ﺑﺎﻟﺒﻠﻴﺪﺓ ﺇﱃ ﻛﻞ ﺷﱪﻣﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﺍﻟﻐﺎﻟﻴﺔ‬
‫ﺯﺍﺋﻒ ﻣﻦ ﺍﻟﺸﻌﺎﺭﺍﺕ ﻭ ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﻭ ﺍﻟﺴﺆﺍﻝ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﺒﻘﻰ‬
‫ﻭﺗﺄﻛﺪﻭﺍ ﰲ ﺣﺎﻝ ﺍﻟﺘﻌﺜﺮ ﻻﻗﺪﺭ ﺍﷲ ﻓﺈﻥ ﻧﻔﺲ‬
‫ﻣﻄﺮﻭﺣﺎ ﺑﺪﻭﻥ ﺇﺟﺎﺑﺔ ﻫﻮ ﻛﻴﻒ ﻳﺘﻌﺎﻣﻞ ﻫﺆﻻﺀ‬
‫ﺍﳉﻤﺎﻋﺔ ﺳﺘﺬﺑﺢ ﺳﻌﺪﺍﻥ ﻣﻦ ﺍﻟﻮﺭﻳﺪ ﺇﱃ ﺍﻟﻮﺭﻳﺪ‬
‫ﺍﻟﺸﻮﺍﺫ ﻣﻊ ﻋﺎﺋﻼ‪‬ﻢ‪,‬ﻓﻬﻞ ﻳﺘﺒﺎﺩﻟﻮﻥ ﻧﻔﺲ ﺍﻟﻜﻼﻡ‬
‫ﲟﻘﺎﻻﺕ ﻧﺎﺭﻳﺔ ﻭﻟﻦ ﺗﺮﲪﻪ ﻭﻗﺪ ﺗﻘﻴﻠﻪ ﻣﻦ ﻣﻨﺼﺒﻪ‬
‫ﺍﻟﺒﺬﻱﺀ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﺘﺪﺍﻭﻟﻮﻧﻪ ﰲ ﺍﻟﺸﺎﺭﻉ ﻣﻊ ﺃﺧﻮﺍ‪‬ﻢ ﻭ‬
‫ﻭﻫﻲ ﻗﺎﺩﺭﺓ ﻋﻠﻰ ﺫﻟﻚ ﻓﻬﻲ ﺗﻌﺰ ﻣﻦ ﺗﺸﺎﺀ ﻭﺗﺬﻝ ﻣﻦ‬
‫ﺃﻣﻬﺎ‪‬ﻢ ﺃﻡ ‪...............‬؟‬
‫ﺗﺸﺎﺀ ﻓﻴﺎﺭﺏ ﺍﻟﻨﺼﺮ ﻟﻠﺠﺰﺍﺋﺮ ﻭﺍﻟﻨﻜﺴﺔ ﻭﺍﻟﻌﺎﺭ ﳌﻦ‬
‫ﻳﺘﻤﲎ ﻏﲑ ﺫﻟﻚ ﻭﻟﻮ ﻛﺎﻥ ﻛﺎﺗﺐ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﻘﺎﻝ ‪.‬‬

‫‪9‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺣﺴﺎن ﺑﻮزﻳﺪي‬ ‫رﻳﺎﺿﺔ‬

‫ﻫﻞ ﻳﻔﻜﻚ ﺳﻌﺪان أﻫﺮاﻣﺎت‬

‫ﻛﺜﲑﺍ ﻭﻳﻌﺘﺮﻓﻮﻥ ﻳﻜﻔﺎﺀﺍﺗﻪ‬ ‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ‬ ‫ﺍﻟﺸﻌﺐ‬ ‫ﻳﻌﻴﺶ‬


‫ﻭﻗﺪﺭﺍﺗﻪ ﺍﻟﺘﻜﺘﻴﻜﻴﺔ ﺧﺎﺻﺔ‬ ‫ﺑﻜﺎﻣﻞ ﺃﻃﻴﺎﻓﻪ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﻳﺎﻡ‬
‫ﺑﻌﺪ ﺍﻟﺬﻱ ﻓﻌﻠﻪ ‪‬ﻢ ﰲ‬ ‫ﻋﻠﻰ ﻭﻗﻊ ﻣﺒﺎﺭﺍﺓ ﺍﳌﻮﺳﻢ ﺍﻟﱵ‬
‫ﺳﻮﺳﺔ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻫﺰﻣﻬﻢ ﺑﻮﺭﻗﺔ‬ ‫ﺍﳌﻨﺘﺨﺒﲔ‬ ‫ﺑﲔ‬ ‫ﺳﺘﺠﻤﻊ‬
‫ﺁﺷﻴﻮ ﺍﳊﺮﺍﻣﻲ ‪ ،‬ﻧﺪﺭﻙ‬ ‫ﺍﻟﺸﻘﻴﻘﲔ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ ﻭﺍﳌﺼﺮﻱ‬
‫ﺟﻴﺪﺍ ﺣﺠﻢ ﺍﻟﻀﻐﻂ ﺍﻟﺬﻱ‬ ‫‪،‬ﺍﻟﻜﻞ ﺿﺒﻂ ﺳﺎﻋﺘﻪ ﻋﻠﻰ‬
‫ﻳﻌﻴﺸﻪ ﺍﻟﺸﻴﺦ ﺳﻌﺪﺍﻥ ﻣﻦ‬ ‫ﻣﻮﻋﺪ ﺍﻟﻠﻘﺎﺀ ﺷﺒﺎﺑﺎ ﻭﺷﻴﺎﺑﺎ ‪،‬‬
‫ﺍﳌﻜﺘﻮﺑﺔ‬ ‫ﺍﻟﺼﺤﺎﻓﺔ‬ ‫ﻧﺴﺎﺀ ﻭﺭﺟﺎﻻ ﻭﺣﱴ ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ‬
‫ﻭﺍﳉﻤﺎﻫﲑ ﺍﻟﱵ ﻟﻦ ﺗﺮﺿﻰ‬ ‫‪ ،‬ﻭﻻﻧﺮﻳﺪ ﺃﻥ ﻧﻜﺬﺏ ﻋﻠﻰ‬
‫ﻋﻦ ﺍﻟﻔﻮﺯ ﺑﺪﻳﻼ ﻟﻜﻦ ﺍﻛﺜﺮ ﻣﺎ ﻳﺆﺭﻕ ﺍﳌﺪﺭﺏ ﺍﻟﻮﻃﲏ‬ ‫ﺃﻧﻔﺴﻨﺎ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻧﻘﻮﻝ ﺃﻥ ﻫﺬﻩ ﺍﳌﻮﺍﺟﻬﺔ ﺍﻟﻜﺮﻭﻳﺔ‬
‫ﻫﻮ ﻣﺎ ﻳﻜﺘﺒﻪ ﺑﻌﺾ ﺍﻟﺼﺤﺎﻓﻴﲔ ﺍﳋﺎﺭﺟﲔ ﻋﻦ‬ ‫ﺳﺒﻘﺘﻬﺎ ﻣﻮﺍﺟﻬﺎﺕ ﻣﻨﺬﺃﻥ ﺃﻭﻗﻌﺖ ﺍﻟﻘﺮﻋﺔ ﺍﻟﻔﺮﻳﻘﲔ‬
‫ﺍﳌﻮﺿﻮﻉ ﺩﺍﺋﻤﺎ ﺑﺎﻟﻨﺒﺶ ﰲ ﺍﳌﺎﺿﻲ ﻭﺗﺬﻛﲑ ﺳﻌﺪﺍﻥ‬ ‫ﰲ ﳎﻤﻮﻋﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ ﻓﺎﻟﻘﻨﻮﺍﺕ ﺍﻟﻔﻀﺎﺋﻴﺔ ﺍﳌﺼﺮﻳﺔ‬
‫ﺑﻜﻞ ﺳﻴﺌﺎﺗﻪ ﻭﻛﺄﻥ ﺍﻟﺮﺟﻞ ﻻ ﳝﻠﻚ ﺣﺴﻨﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ‬ ‫)ﻟﻸﺳﻒ ﳓﻦ ﻻ ﳕﻠﻚ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺴﻼﺡ( ﺃﺩﻟﺖ ﺑﺪﻭﳍﺎ‬
‫ﻭﺇﻣﻼﺀ ﻋﻠﻴﻪ ﻗﺎﺋﻤﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻼﻋﺒﲔ ﻣﻨﺘﻬﻲ‬ ‫ﰲ ﺍﳌﻮﺿﻮﻉ ﻭﺷﺤﻨﺖ ﻻﻋﱯ ﺑﻠﺪﻫﺎ ﻭﲨﺎﻫﲑﻩ‬
‫ﺍﻟﺼﻼﺣﻴﺔ ﻭﻫﺬﻩ ﺍﳊﻜﺎﻳﺎﺕ ﺗﺘﻜﺮﺭ ﻗﺒﻞ ﻛﻞ ﻛﻮﻋﺪ‬ ‫ﻓﺎﻭﻗﻌﺘﻬﺎ ﰲ ﺍﻟﻔﺦ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺭﻛﺰﻭﺍ ﻋﻠﻰ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ‬
‫ﺣﺎﺳﻢ ﻭﻣﻊ ﻫﺬﺍ ﺍﳌﺪﺭﺏ ﻓﻘﻂ ﻭﻫﺬﺍ ﻣﺎﻳﺜﲑ‬ ‫ﻭﺗﻨﺎﺳﻮﺍ ﺍﳌﻨﺘﺨﺐ ﺍﻟﺰﺍﻣﱯ ﻓﺠﺎﺀﺕ ﺍﻟﺒﺪﺍﻳﺔ‬
‫ﺍﻟﺪﻫﺸﺔ ﻭﺍﻹﺳﺘﻐﺮﺍﺏ ﻭﺍﳉﻤﻴﻊ ﻳﺘﺬﻛﺮﻣﺎ ﻓﻌﻠﻪ‬ ‫ﻛﺎﺭﺛﻴﺔ ﻭﻋﻠﻰ ﺫﺍﺕ ﺍﳌﻨﻮﺍﻝ ﺳﺎﺭﺕ ﺍﻟﺼﺤﺎﻓﺔ‬
‫ﻧﻔﺲ ﻫﺆﻻﺀ ﺍﳌﻨﺘﻤﲔ ﻟﻠﺼﺤﺎﻓﺔ ﻗﺒﻴﻞ ﺃﻧﻄﻼﻕ‬ ‫ﺍﻟﻮﺭﻗﻴﺔ ﻭﺍﻹﻟﻜﺘﺮﻭﻧﻴﺔ ﻓﺰﺍﺩﺕ ﻣﻦ ﺿﻐﻂ ﺍﻟﻠﻘﺎﺀ‬
‫ﻣﻨﺎﻓﺴﺎﺕ ﻛﺄﺱ ﺇﻓﺮﻳﻘﻴﺎ ﺍﻟﱵ ﺇﺣﺘﻀﻨﺘﻬﺎ ﺗﻮﻧﺲ ﰲ‬ ‫ﻭﻫﻴﺠﺎﻥ ﺍﳉﻤﺎﻫﲑ ﺍﻟﱵ ﺃﺿﺤﺖ ﺗﻨﻈﺮ ﻟﻪ ﲟﻨﻈﺎﺭ‬
‫‪ 2004‬ﻟﻜﻦ ﺍﻟﺮﺟﻞ ﺃﻓﺤﻤﻬﻢ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﺗﻌﺎﺩﻝ ﻣﻊ‬ ‫ﺍﻟﺘﻨﺎﺯﻝ ﻋﻨﻬﺎ‬ ‫ﻣﻌﺮﻛﺔ ﺍﻟﺸﺮﻑ ﺍﻟﱵ ﻻ ﻳﻘﺒﻞ‬
‫ﺍﻟﻜﺎﻣﺮﻭﻥ ﻭﻓﺎﺯ ﺃﻣﺎﻡ ﻣﺼﺮ ﻭﺍ‪‬ﺰﻡ ﺃﻣﺎﻡ ﺍﳌﻐﺮﺏ ﰲ‬ ‫ﻭﻣﺒﺎﺭﺍﺓ ﺍﻟﻌﻤﺮ ﺍﻟﱵ ﳚﺐ ﺍﻟﻈﻔﺮ ﺑﻨﻘﺎﻃﻬﺎ ﻭﻛﺄ‪‬ﺎ‬
‫ﺍﻟﻮﻗﺖ ﺑﺪﻝ ﺍﻟﻀﺎﺋﻊ ﻭﻛﺎﻥ ﻗﺮﻳﺒﺎ ﺟﺪﺍ ﻣﻦ ﺍﻟﻮﺻﻮﻝ‬ ‫ﻫﻲ ﺍﻟﱵ ﺳﺘﺆﻫﻞ ﺃﺣﺪﳘﺎ ﻣﺒﺎﺷﺮﺓ ﺇﱃ ﺍﳌﻮﻧﺪﻳﺎﻝ‬
‫ﺇﱃ ﺍﳌﺮﺑﻊ ﺍﻟﺬﻫﱯ ‪.‬ﺍﻧﺘﻈﺮﻧﺎ ﻣﺜﻞ ﻛﻞ ﺍﻻﻧﺼﺎﺭ‬ ‫ﺍﻹﻓﺮﻳﻘﻲ‪.‬‬
‫ﺍﻟﻐﻴﻮﺭﻳﻦ ﺃﻥ ﻳﺘﻌﻆ ﻫﺆﻻﺀ ﻟﻜﻦ ﻋﺎﺩﺕ ﺣﻠﻴﻤﺔ ﺇﱃ‬ ‫ﰲ ﻣﻘﺎﺑﻞ ﺫﻟﻚ ﻛﻞ ﺍﻷﻧﻈﺎﺭ ﻣﻮﺟﻬﺔ ﺇﱃ ﺍﻟﻜﻮﺗﺶ‬
‫ﻋﺎﺩ‪‬ﺎ ﺍﻟﻘﺪﳝﺔ ﻭﺷﺤﺬﻭﺍ ﺍﺳﻠﺤﺘﻬﻢ ﻣﻦ ﺟﺪﻳﺪ ﺿﺪ‬ ‫ﺭﺍﺑﺢ ﺳﻌﺪﺍﻥ ﺍﻟﺬﻱ ﳛﺘﺮﻣﻪ ﻭﻳﻬﺎﺑﻪ ﺍﳌﺼﺮﻳﻮﻥ‬

‫‪8‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺑﺮﻗﺎدي ﻧﻮر اﻟﺪﻳﻦ‬ ‫ﻛﺘﺐ‬

‫اﻟﺮواﺋﻲ ﻛﻤﺎل ﺑﺮﻛﺎﻧﻲ ورﺣﻠﺔ اﻟﺴﺮد ﻋﻠﻰ اﻟﻮرق‬

‫ﻭﺍﻟﻼﺭﺍﺋﺤﺔ‪ ،‬ﺟﺰﺍﺋﺮ ﺃﺭﻳﺪ ﳍﺎ ﺃﻥ ﲣﻠﺪ ﰲ ﺍﳌﺎﺿﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻻ‬ ‫ﻛﻤﺎﻝ ﺑﺮﻛﺎﱐ‪ ،‬ﺭﻭﺍﺋﻲ ﻭﻗﺎﺹ‪ ،‬ﻳـﻨـﺘـﻤـﻲ ﺇﱃ ﺍﳉـﻴـﻞ‬
‫ﺗﺼﻞ ﺇﱃ ﺍﳊﺎﺿﺮ ﺃﻭ ﺗﻌﱪ ﳓـﻮ ﺍﳌﺴـﺘـﻘـﺒـﻞ‪ ،‬ﻭﻫـﻲ‬ ‫ﺍﳉﺪﻳﺪ ﰲ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ ﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻴﺔ ﺍﳉـﺰﺍﺋـﺮﻳـﺔ‪ ،‬ﺃﻭ ﻛـﻤـﺎ‬
‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﺍﻟﱵ ﺃﺣﺴﻨﺖ ﻟﻠﻜﻞ ﻭﺃﺳﺎﺀ ﳍﺎ ﺍﳉﻤﻴﻊ‪.‬‬ ‫ﻭﺻﻒ ﻫﺬﺍ ﺍﳉﻴﻞ‪ ،‬ﻣﻦ ﻃﺮﻑ ﺃﺣـﺪ ﺃﻭﺻـﻴـﺎﺀ ﺍﻷﺩﺏ‬
‫ﻛﻤﺎﻝ ﺑﺮﻛﺎﱐ‪ ،‬ﻳﺪﺭﺱ ﻣﺎﺩﺓ ﺍﻟﻌﻠﻮﻡ ﺍﻟﻄﺒﻴﻌﻴﺔ ﰲ ﺇﺣﺪﻯ‬ ‫ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﻱ‪ ،‬ﲜﻴﻞ ﺃﺩﺏ ﺍﻻﺳﺘﻌﺠﺎﻝ!‬
‫ﺇﻛﻤﺎﻟﻴﺎﺕ ﺑﻠﺪﻳﺔ ﺑﻮﲪﺎﻣﺔ ) ﺧﻨﺸﻠﺔ(‪ ،‬ﻭﺭﻏﻢ ﺗﻜـﻮﻳـﻨـﻪ‬ ‫ﺭﺃﻯ ﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻲ ﺍﻟﻨﻮﺭ‪ ،‬ﻳﻮﻡ ‪ 02‬ﺩﻳﺴﻤﱪ ‪ 1969‬ﺑﺒـﻠـﺪﻳـﺔ‬
‫ﺍﻟﻌﻠﻤﻲ‪ ،‬ﺇﻻ ﺃﻧﻪ ﻣﻬﻮﻭﺱ ﺑﺎﻷﺩﺏ ﺣﺪ ﺍﻟﻨﺨﺎﻉ ﻭﺍﻟـﻘـﻠـﺐ‬ ‫ﳌﺼﺎﺭﺓ ﺍﳋﻨﺸﻠﻴﺔ‪ ،‬ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺒﻠﺪﻳﺔ ﺍﻟﱵ ﺗﺘﻮﺳﻂ ﻏـﺎﺑـﱵ‬
‫ﻭﺍﻟﻌﻘﻞ‪ ،‬ﻭﻫﻮ ﻳﻌﻴﺶ ﻭﺣﻴﺪﺍ ﳘﻪ ﺍﻟﺜﻘﺎﰲ‪ ،‬ﰲ ﻣـﺪﻳـﻨـﺔ‬ ‫ﺁﻳﺖ ﻣﻠﻮﻝ )ﺃﻛﱪ ﻏﺎﺑﺔ ﰲ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ( ﻭﺟﺒﻞ ﺷﻠﻴﺎ )ﺛـﺎﱐ‬
‫ﺩﺭﺟﺔ ﺣﺮﺍﺭ‪‬ﺎ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﺃﻗﻞ ﻣـﻦ ﻋﺸـﺮﻳـﻦ ﺩﺭﺟـﺔ‬ ‫ﺃﻋﻠﻰ ﻗﻤﺔ ﰲ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ(‪ ،‬ﺻﻨﻊ ﺍﻟـﺮﻭﺍﺋـﻲ ﻗـﻠـﻤـﻪ ﻣـﻦ‬
‫ﻣﺌﻮﻳﺔ ﺻﻴﻔﺎ!!!‬ ‫ﺷﺠﺮﺓ ﺍﻟﺒﻠﻮﻁ‪ ،‬ﻭﺧﻂ ﺧﻠﺠﺎﺗﻪ ﻋـﻠـﻰ ﺻـﺨـﻮﺭ ﻛـﺎﻑ‬
‫ﺭﻏﻢ ﺍﻟﻌﺰﻟﺔ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺒﻌﺪ ﻋﻦ ﺍﳊﻮﺍﺿﺮ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴـﺔ‪ ،‬ﺇﻻ ﺃﻥ‬ ‫ﺣﻨﺒﻠﺔ‪ ،‬ﻣﻮﺍﺻﻼ ﺣﻜﺎﻳﺔ ﻣﺘﻌﺔ ﺍﻟﺴﺮﺩ‪ ،‬ﺍﻟﱵ ﺃﺧﺬﻫﺎ ﻋﻦ‬
‫ﻛﺎﺗﺒﻨﺎ ﻳﺼﺮ ﻋﻠﻰ ﺍﳊﻀﻮﺭ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ ﻓﻌﻞ ﺍﻟﻜﺘﺎﺑﺔ‪ ،‬ﺇﺫ‬ ‫ﺟﺪﺗﻪ ﻓﺎﻃﻤﺔ ﺃﻭﻟﺖ ﺍﻟﺼﺎﺩﻕ‪ ،‬ﳏﻮﻻ ﺍﻷﺩﺏ ﺍﻟﺸﻔﺎﻫـﻲ‬
‫ﺻﺪﺭﺕ ﺭﻭﺍﻳﺘﻪ ﺍﻟﺜﺎﻧﻴﺔ "ﺻﻼﺓ ﺍﻟـﻮﺩﺍﻉ" ﺃﻭﺍﺧـﺮ ﺳـﻨـﺔ‬ ‫ﺇﱃ ﺃﺩﺏ ﻣﻜﺘﻮﺏ‪ ،‬ﻧﺎﺳﺠﺎ ﺣﺮﻭﻓﻪ ﻣﻦ ﻗﻄـﺮﺍﻥ ﺷـﺠـﺮﺓ‬
‫‪ ،2008‬ﻋﻦ ﻣﻨﺸﻮﺭﺍﺕ ﺍﻻﺧﺘﻼﻑ ﺑـﺎﳉـﺰﺍﺋـﺮ ﻭﺍﻟـﺪﺍﺭ‬ ‫ﺃﺭﺯ ﺟﺒﻞ ﺷﻠﻴﺎ‪ ،‬ﻭﺣﺪﻩ ﺍﺳﺘﻄﺎﻉ ﺍﻓﺘﻜـﺎﻙ ﺃﺳـﺮﺍﺭ ﻻﻟـﺔ‬
‫ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻠﻌﻠﻮﻡ ﺑﻠﺒﻨﺎﻥ‪ ،‬ﻛـﻤـﺎ ﺃﻧـﻪ ﻳـﻨـﺘـﻈـﺮ ﺻـﺪﻭﺭ‬ ‫ﻛﻠﺜﻮﻡ )ﺃﻋﻠﻰ ﻗﻤﺔ ﰲ ﺟﺒﻞ ﺷﻠﻴﺎ(‪.‬‬
‫ﳎﻤﻮﻋﺘﻪ ﺍﻟﻘﺼﺼﻴﺔ "ﲨﻴﻠﺔ" ﻭﺭﻏﻢ ﻃﻮﻝ ﺍﻻﻧﺘـﻈـﺎﺭ‪،‬‬ ‫ﺑﺪﺃ ﻛﻤﺎﻝ ﺑﺮﻛﺎﱐ ﺑﻮﺣﻪ ﺑﻜﺘﺎﺑـﺔ ﻗﺼـﺺ ﻭﺧـﻮﺍﻃـﺮ‬
‫ﺇﻻ ﺃﻧﻪ ﻳﺮﺩﺩ ﻣﺘﻔﺎﺋﻼ "ﻣﺎﺗﺒﻜﻴﺶ ﻳﺎ ﲨﻴﻠـﺔ ﺳـﺘـﺮﻳـﻦ‬ ‫ﺭﲰﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﺻـﻔـﺤـﺎﺕ ﺟـﺮﺍﺋـﺪ‪ :‬ﺍﻷﻭﺭﺍﺱ‪ ،‬ﺭﺳـﺎﻟـﺔ‬
‫ﺍﻟﻨﻮﺭ ﻳﻮﻣﺎ ﻣﺎ"‪.‬‬ ‫ﺍﻷﻃﻠﺲ‪ ،‬ﺍﻟﻨﻬﺎﺭ‪ ،‬ﺍﻟﻴﻮﻡ‪ ،‬ﺍﻟﻌﺎﱂ ﺍﻟﺜﻘﺎﰲ‪ ،‬ﺍﳊﻴﺎﺓ ﻭﳎﻠـﺔ‬
‫ﰲ ﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ ﺍﻷﺧﲑﺓ ﺍﳒﺬﺏ ﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻲ ﻛﻤﺎﻝ ﺑـﺮﻛـﺎﱐ‬ ‫ﺍﻟﻮﺣﺪﺓ‪ ...‬ﲢﺖ ﺗﻮﻗﻴﻊ ﺣﺎﺩﻱ ﺍﻟﻌﻴﺲ )ﺭﺍﻋﻲ ﺍﳉﻤﺎﻝ(‬
‫ﳓﻮ ﺍﻟﺒﺤﺚ ﰲ ﻣﻮﺿﻮﻉ ﺍﻟﺘﺼﻮﻑ‪ ،‬ﻓﻘﺪ ﲰﻊ ﻧﺪﺍﺀ ﺍﺑـﻦ‬ ‫‪ ،‬ﻭﺑﻌﺪ ﺻﱪ ﲨﻴﻞ ﺍﺯﺩﺍﻥ ﻓﺮﺍﺷﻪ ﺍﻷﺩﰊ ﺑﺮﻭﺍﻳﺔ ‪‬ﻴﺔ‬
‫ﻋﺮﰊ‪ ،‬ﺍﻟﺬﻱ ﺃﻋﺎﺭﻩ ﻛﺘﺎﺑﻪ "ﻓﻮﺹ ﺍﳊﻜﻢ"‪ ،‬ﻋﻞ ﻭﻋﺴـﻰ‬ ‫ﺍﻟﻄﻠﻌﺔ‪ ،‬ﲰﻴﺖ ﻋﻠﻰ ﺑﺮﻛﺔ ﺍﷲ "ﺍﻣﺮﺃﺓ ﺑـﻼ ﻣـﻼﻣـﺢ"‪،‬‬
‫ﺃﻥ ﻳﻜﺘﺐ ﻳﻮﻣﺎ ﻣﺎ ﻋﻤﻼ ﺃﺩﺑﻴﺎ ﺻﻮﻓﻴﺎ!‬ ‫ﺻﺪﺭﺕ ﻋﻦ ﻣﻨﺸﻮﺭﺍﺕ ﺍﻻﺧﺘـﻼﻑ ﺑـﺎﳉـﺰﺍﺋـﺮ ﺳـﻨـﺔ‬
‫ﻛﻤﺎﻝ ﺑﺮﻛﺎﱐ‪ ،‬ﻭﻛﻐﲑﻩ ﻣﻦ ﺃﺩﺑﺎﺀ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮ ﺍﻟـﻌـﻤـﻴـﻘـﺔ‪،‬‬ ‫‪ ،2001‬ﻛﻤﺎ ﺻﺪﺭﺕ ﻋﻦ ﺍﻟﺪﺍﺭ ﺍﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﺍﻟﻌﻠﻮﻡ ﺑﻠﺒـﻨـﺎﻥ‬
‫ﻳﺒﺪﻉ ﺑﻌﻴﺪﺍ ﻋﻦ ﺃﺿﻮﺍﺀ ﻭﺣﺮﺍﺭﺓ ﺍﻹﻋﻼﻡ‪ ،‬ﺇﺫ ﻳﺮﻯ ﺑـﺄﻥ‬ ‫ﺳﻨﺔ ‪.2007‬‬
‫ﺃﺩﺑﺎﺀ ﺍﳌﺪﻥ ﺍﻟﻜﱪﻯ ﺃﻛﺜﺮ ﺣﻈﺎ ﰲ ﺍﻟـﱪﻭﺯ ﻣـﻦ ﺃﺩﺑـﺎﺀ‬ ‫ﻫﺬﻩ ﺍﳌﺮﺃﺓ ﺍﻟﱵ ﲢﺪﺙ ﻋﻨﻬﺎ ﺍﻟﺮﻭﺍﺋﻲ‪ ،‬ﻗﺪ ﺗﻜﻮﻥ ﳒﻤﺔ‬
‫"ﺑﺎﻗﻲ ﺍﻟﻮﻃﻦ" ﺑﺘﻌﺒﲑ ﻣﻘﺪﻣﺔ ﺍﻟﻨﺸﺮﺓ ﺍﳉﻮﻳﺔ‪.‬‬ ‫ﺍﻟﻘﺮﻥ ﺍﳊﺎﺩﻱ ﻭﺍﻟﻌﺸﺮﻳـــﻦ‪ ،‬ﺃﻭ ﺟــﺰﺍﺋــﺮ ﺍﻟﻼﻟـــــﻮﻥ‬

‫‪7‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﻃﺎرق ﺛﺎﺑﺖ‬ ‫وﻣﺎذا ﺑﻌﺪ‬

‫ﻋﻦ أدب اﻷﻃﻔﺎل‪(1) ...‬‬

‫ﺍﻷﻣﺮ ﺍﻟﺬﻱ ﳚﻌﻞ ﺍﻟﻔﺮﻕ‬ ‫ﺗﺆﻛﺪ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺎﺕ ﺍﻟﻌﻤﻠﻴﺔ ﺃﻥ‬


‫ﺑﻴﻨﻪ ﻭﺑﲔ ﺃﺩﺏ ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ ﻳﻘﻮﻡ‬ ‫ﺍﳌﻌﺮﻓﻴﺔ‬ ‫ﺍﻟﻄﻔﻞ‬ ‫ﺣﺎﺟﺔ‬
‫ﺍﳌﺘﻠﻘﻲ‬ ‫ﺧﺼﻮﺻﻴﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ‬ ‫ﺍﳊﺎﺟﺎﺕ‬ ‫ﺃﻫﻢ‬ ‫ﺃﺣﺪ‬
‫ﻭﻋﻠﻰ ﻣﺮﺍﻋﺎﺓ ﺍﻫﺘﻤﺎﻣﺎﺕ‬ ‫ﻓﻬﻲ‬ ‫ﺑﺎﻟﻄﻔﻞ‬ ‫ﺍﳋﺎﺻﺔ‬
‫ﻭﻗﺪﺭﺍﺕ ﺍﻟﻄﻔﻞ ﺍﻟﻌﻘﻠﻴﺔ‬ ‫ﺍﻷﺳﺎﺱ ﺍﻟﺬﻱ ﺗﺒﲎ ﻋﻠﻴﻪ‬
‫ﻭﺍﻟﻠﻐﻮﻳﺔ ﻭﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ﻓﺄﺩﻳﺐ‬ ‫ﺣﺎﺟﺎﺗﻪ ﺍﻷﺧﺮﻯ ﻭﺑﺪﻭﻥ‬
‫ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ ﻟﻴﺲ ﻧﻔﺴﻪ ﺃﺩﻳﺐ‬ ‫ﺍﳊﺎﺟﺔ ﺍﳌﻌﺮﻓﻴﺔ ﻳﺼﻌﺐ‬
‫ﺍﻷﺧﲑ‬ ‫ﻫﺬﺍ‬ ‫ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ‬ ‫ﺣﺎﺟﺎﺗﻪ‬ ‫ﲢﻘﻴﻖ‬ ‫ﻋﻠﻴﻪ‬
‫ﻳﺘﻮﺟﺐ ﻋﻠﻴﻪ ﻣﻌﺮﻓﺔ ﻗﺎﺭﺋﻪ ﺍﻟﻄﻔﻞ ﺑﺪﻗﺔ ﻭﻣﺎﺩﺍﻡ‬ ‫ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﻭﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ ﻭﻣﻦ ﻫﻨﺎ ﻳﻨﻄﻠﻖ ﺃﺩﺏ‬
‫ﺍﻟﻘﺎﺭﺉ ﻃﻔﻼ ﻟﻪ ﻋﺎﳌﻪ ﻭﻣﻌﺠﻤﻪ ﺍﻟﻠﻐﻮﻱ ﻓﺎﻷﺩﻳﺐ‬ ‫ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﻨﺎﺻﺮ ﺍﳌﺨﺘﻠﻔﺔ ﺍﻟﱵ ﺗﺸﻜﻞ ﺑﻴﺌﺔ‬
‫ﻣﻄﺎﻟﺐ ﺑﺘﻌﺮﻑ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻌﺎﱂ ﻭﻫﺬﺍ ﻟﻴﺲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺍﳍﲔ‬ ‫ﺍﻟﻄﻔﻞ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﻣﺼﺎﻏﺎ ﺻﻴﺎﻏﺔ ﻓﻨﻴﺔ ﺗﺘﻼﺀﻡ‬
‫ﺇﻥ ﺗﺮﻛﻴﺒﻨﺎ ﺍﻟﻨﻔﺴﻲ ﻭﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻲ ﻭﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻲ ﻳﻨﺸﺄ‬ ‫ﻭﻃﺒﻴﻌﺔ ﺍﻟﻄﻔﻞ ﺍﳉﺴﻤﻴﺔ ﻭﺍﻟﻨﻔﺴﻴﺔ ﻭﺍﻟﻠﻐﻮﻳﺔ‪،‬‬
‫ﻣﻦ ﻣﺮﺣﻠﺔ ﺍﻟﻄﻔﻮﻟﺔ ﻓﻬﻲ ﲤﺜﻞ ﺃﻫﻢ ﺍﳌﺮﺍﺣﻞ ﺍﻟﱵ‬ ‫ﺍﻷﺳﺮﻳﺔ‬ ‫ﺑﺘﻨﺸﺌﺘﻪ‬ ‫ﺍﻟﻄﻔﻞ‬ ‫ﺷﺨﺼﻴﺔ‬ ‫ﺗﺘﺄﺛﺮ‬
‫ﳝﺮ ‪‬ﺎ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﰲ ﺣﻴﺎﺗﻪ ﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮﻥ ﻓﻴﻬﺎ ﺍﻟﻄﻔﻞ‬ ‫ﻓﺎﳊﺪﻭﺩ‬ ‫ﻭﳍﺬﺍ‬ ‫ﻭﺍﳊﻀﺎﺭﻳﺔ‬ ‫ﻭﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ‬
‫ﺃﻛﺜﺮ ﺍﺳﺘﻌﺪﺍﺩﺍ ﻭﻣﻴﻼ ﻟﻠﺘﻘﺒﻞ ﻭﺍﻟﺘﻌﻠﻢ ﻭﺍﻻﺑﺘﻜﺎﺭ‪ ،‬ﻭ ﻻ‬ ‫ﺗﻜﻴﻒ‬ ‫ﻭﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ‬ ‫ﻭﺍﻟﻌﻘﺎﺋﺪﻳﺔ‬ ‫ﺍﳉﻐﺮﺍﻓﻴﺔ‬
‫ﳜﺘﻠﻒ ﺃﺩﺏ ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﻋﻦ ﺃﺩﺏ ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ‪ ،‬ﻓﻬﻮ ﻓﻦ ﻣﺎﺩﺗﻪ‬ ‫ﺍﳋﺼﺎﺋﺺ ﺍﳌﺸﺘﺮﻛﺔ ﻭﺗﺬﻛﻲ ﺍﻟﺘﻔﺎﻭﺕ ﺑﲔ ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ‬
‫ﺍﻟﻠﻐﺔ ﻭﻃﺒﻴﻌﺘﻪ ﺍﻟﺘﺨﻴﻴﻞ‪ ،‬ﻳﺘﺠﺴﺪ ﰲ ﺃﻧﺴﺎﻕ ﻓﻨﻴﺔ‬ ‫ﻓﺎﻟﺪﻳﺎﻧﺎﺕ ﻭﺍﻟﻌﻘﺎﺋﺪ ﺍﳌﻮﺭﻭﺛﺔ ﻭﺍﻟﺘﻘﺎﻟﻴﺪ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ‬
‫ﻣﻨﺴﻮﺧﺔ ﻣﻦ ﺍﻷﺟﻨﺎﺱ ﺍﻷﺩﺑﻴﺔ ﺍﳌﺄﻟﻮﻓﺔ ﻭﺑﺎﻟﺘﺎﱄ‬ ‫ﺗﺮﺳﻲ ﻗﻴﻤﺎ ﻳﻨﺒﺖ ﻋﻠﻰ ﺗﺮﺑﺘﻬﺎ ﺍﻟﻄﻔﻞ ﻓﺘﺴﺎﻋﺪﻩ ﻋﻠﻰ‬
‫ﻓﻬﻮ ﻳﻨﺪﺭﺝ ﺿﻤﻦ ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺍﻷﺩﺏ ﻋﻤﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺣﻴﺚ‬ ‫ﺃﻥ ﻳﻮﻓﻖ ﺑﲔ ﺭﻏﺒﺎﺗﻪ ﻭﺑﲔ ﺗﻘﻠﻴﺪ ﳎﺘﻤﻌﻪ‪،‬‬
‫ﺍﳌﺎﺩﺓ ﻭﺍﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ﻏﲑ ﺃﻧﻪ ﻳﺘﻤﻴﺰ ﻋﻦ ﺃﺩﺏ‬ ‫ﻭﺍﻟﺘﺴﺎﺅﻻﺕ ﺣﻮﻝ ﻣﻔﻬﻮﻡ ﺃﺩﺏ ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﺇﺷﻜﺎﻟﻴﺔ‬
‫ﺍﻟﺮﺍﺷﺪﻳﻦ ﰲ ﻣﺮﺍﻋﺎﺗﻪ ﺣﺎﺟﺎﺕ ﺍﻟﻄﻔﻞ ﻭﻗﺪﺭﺍﺗﻪ‬ ‫ﻣﺎﺯﺍﻟﺖ ﻣﻄﺮﻭﺣﺔ ‪ ،‬ﻫﻞ ﺍﳌﻘﺼﻮﺩ ﻣﻨﻪ ﺍﻷﺩﺏ ﺍﻟﺬﻱ‬
‫ﺍﻟﻌﻘﻠﻴﺔ ﻭﺍﻟﻠﻐﻮﻳﺔ ﻭﺍﻟﺬﻭﻗﻴﺔ ﻓﻬﻮ ﺧﱪﺓ ﻟﻐﻮﻳﺔ‬ ‫ﻳﻜﺘﺒﻪ ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﺃﻡ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﻜﺘﺐ ﻟﻸﻃﻔﺎﻝ ﻭﻫﻞ ﻫﻮ‬
‫ﳑﺘﻌﺔ ﻭﺳﺎﺭﺓ ﳍﺎ ﺷﻜﻞ ﻓﲏ ﲟﺮ ‪‬ﺎ ﺍﻟﻄﻔﻞ ﻭﻳﺘﻔﺎﻋﻞ‬ ‫ﺟﺰﺀ ﻣﻦ ﺃﺩﺏ ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ ﻟﻪ ﺧﺼﺎﺋﺼﻪ ﺍﻟﻔﻨﻴﺔ ﺍﻟﱵ‬
‫ﻣﻌﻬﺎ ﻓﺘﺴﺎﻋﺪ ﻋﻠﻰ ﺇﺭﻫﺎﻑ ﺣﺴﻪ ﺍﻟﻔﲏ ﻭﻳﻌﻤﻞ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﲣﺘﻠﻒ ﻋﻦ ﺧﺼﺎﺋﺺ ﺃﺩﺏ ﺍﻟﻜﺒﺎﺭ‪ ،‬ﺃﻡ ﻫﻮ ﺃﺩﺏ‬
‫ﺍﻟﺴﻤﻮ ﺑﺬﻭﻗﻪ ﺍﻷﺩﰊ ﻭﳕﻮﻩ ﺍﳌﺘﻜﺎﻣﻞ ﻭﺗﺴﺎﻫﻢ ﰲ‬ ‫ﺗﻌﻠﻴﻤﻲ ﻏﺎﻳﺘﻪ ﺗﺮﺑﻮﻳﺔ ﻟﻺﺟﺎﺑﺔ ﻧﻘﻮﻝ ﺑﺄﻥ ﺃﺩﺏ‬
‫ﺑﻨﺎﺀ ﺷﺨﺼﻴﺘﻪ ﻭﲢﺪﻳﺪ ﻫﻮﻳﺘﻪ ﻭﺗﻌﻠﻴﻤﻪ ﻓﻦ ﺍﳊﻴﺎﺓ‪.‬‬ ‫ﺍﻷﻃﻔﺎﻝ ﻳﺘﻤﻴﺰ ﺑﻨﻮﻋﻴﺔ ﲨﻬﻮﺭﻩ ﻭﻃﺒﻴﻌﺘﻪ ‪.‬‬

‫‪6‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬اﻟﻌﺮﺑﻲ ﺑﻮﻟﺒﻴﻨﺔ‬ ‫ﺧﻮاﻃﺮ ﺗﺰﻋﺞ اﻟﺨﺎﻃﺮ‬

‫ﻛـﺎزا‪ ...‬ﻣـﺘﻌـﺔ أوﻟﻴـﻘﻴـﺮي وﻫـﺎﺟـﺲ اﻟﺰاﺑـﻮق‪-1-‬‬

‫ﻭ ﺍﻟﺰﺍﺑﻮﻕ‪...‬ﻟﻘﺪ ﻛﺎﻥ ﻃـﺠـﲔ ﺍﻟـﱪﻗـﻮﻕ ﺑـﻠـﺤـﻢ‬ ‫ﺍﻟﺪﺍﺭ ﺍﻟﺒﻴﻀﺎﺀ‪ ..‬ﺍﳌﻤﻠﻜﺔ ﺍﳌﻐﺮﺑﻴﺔ‪:‬ﺍﻟﺴﺎﻋﺔ‪10:35‬‬


‫ﺍﳋــﺮﻭﻑ‪..‬ﺍﳌــﻼﺫ ﺍﳌــﻔــﺮ ﻣــﻦ ﺑــﻌــﺾ ﺍﻷﺳــﺌــﻠــﺔ‬ ‫ﺷﻌﻮﺭ ﻏﺮﻳﺐ ﻳﺮﺍﻭﺩﻙ‪...‬ﻭ ﺃﻧﺖ ﲢـﺎﻭﻝ ﺃﻥ ﺗـﻨـﻬـﻲ‬
‫ﺍﳌﺰﻋﺠﺔ‪ ..‬ﻭﻣﺎﺭﺳﻨﺎ ﺍﻟﻨﻔﺎﻕ ﺍﻟﺴﻴـﺎﺣـﻲ‪ ..‬ﻋـﻨـﺪ ﻛـﻞ‬ ‫ﺍﻟﺮﺣﻠﺔ ﰲ ﺩﻗﺎﺋﻖ ﺃﻭ ﺳﺎﻋﺎﺕ‪ ..‬ﻭﺃﻧـﺖ ﲢـﻤـﻞ ﻛـﻞ‬
‫ﻣﻨﻌﺮﺝ ﺳﻴﺎﺳﻲ‪...‬ﻣﻦ ﲪﻴﺪ ﻣﻦ ﺍﻟﺸﻠﻮﺡ ﺃﺻﺮ ﻋـﻠـﻰ‬ ‫ﺍﳍﻮﺍﺟﺲ ﺍﳌﻤﺘﻠﺌﺔ ﺑﺎﳊﲑﺓ ﻭ ﺍﻟﺴﺆﺍﻝ ﺍﻟﻐﺮﻳـﺐ‪..‬ﻣـﻦ‬
‫ﺃﻥ ﻧﻔﻜﺮ ﻣﻦ ﺍﻵﻥ"ﺩﺃﺑـﻪ ﻻﺯﻡ ﻧـﻔـﺘـﺤـﻮ ﺍﳊـﺪﻭﺩ‬ ‫ﺃﻳﻦ ﺗﺒﺪﺃ ﻭ ﺃﻳﻦ ﺗﻨﺘﻬﻲ‪.....‬؟ﻭﺗﺒﻘﻰ ﺍﻟﺼﻮﺭ ﺍﻟﻌﺎﻟـﻘـﺔ‬
‫ﺃﺳــﻴــﺪﻱ"‪....‬؟؟ ﻭﰲ ﺍﳌﺴــﺎﺀ ﻛــﺎﻧــﺖ ﺟــﺎﻣــﻌــﺔ‬ ‫ﰲ ﺍﻟــﺬﺍﻛــﺮﺓ‪...‬ﻋــﻨــﺪ ﻛــﻞ ﺭﺣــﻠــﺔ‪ ...‬ﻣــﺒــﻌــﺜــﺮﺓ‬
‫ﺍﻟــﻨــﺎﻇــﻮﺭ‪...‬ﰲ ﺍﳌــﻮﻋــﺪ ﲟﺴــﺮﺣــﻴــﺘــﻬــﺎ‪-‬ﻧﺴــﺎﺀ‬ ‫ﻭﲨﻴﻠﺔ‪..‬ﺃﻧﺖ ﺗﻌﺸـﻖ ﺑـﻼﺩ ﻣـﺮﺓ‪..‬ﺍﻧـﻄـﻼﻗـﺎ ﻣـﻦ‬
‫ﺍﻟﺰﺍﺑﻮﻕ‪..‬ﻭﺍﻟﻜﻠﻤﺔ ﺗﻌﲏ ﺍﳊﺪﻭﺩ ﻭ ﺍﻟـﱵ ﺣـﺎﻭﻟـﺖ‬ ‫ﺍﻟﺒﻮﺭﻗﻮﻥ‪...‬ﺇﱃ ﺳﺎﺣﺔ ﺍﳊﻤﺎﻡ ﰲ ﺯﻧـﻘـﺔ ﻣـﻮﻻﻱ‬
‫ﺧﻼﳍﺎ ﺍﻷﺳﺘﺎﺫﺓ‪.‬ﻣﺎﺟﺪﺓ‪...‬ﺃﻥ ﺗـﻄـﺮﺡ ﺇﺷـﻜـﺎﻟـﻴـﺔ‬ ‫ﺍﺩﺭﻳﺲ‪..‬ﻣﺮﻭﺭﺍ‪..‬ﺑﺄﻗﺪﻡ ﳏﻞ ﻟﻠﻤﺜﻠـﺠـﺎﺕ ﰲ ﺍﻟـﺪﺍﺭ‬
‫ﺍﻻﺳﺘﻌﻤﺎﺭ ﺍﻻﺳﺒﺎﱐ ﻟﺴﺒﺘﻪ ﻭ ﻣﻠﻴﻠﺔ ﻭﻋﻦ ﺍﻣـﺘـﻬـﺎﻥ‬ ‫ﺍﻟﺒﻴﻀﺎﺀ‪..‬ﺃﻭﻟﻴﻔﲑﻱ‪...‬ﻭﺣﺪﻳـﺚ ﺍﳌـﺮﺍﻓـﻘـﺔ‪..‬ﻋـﻨـﺪ‬
‫ﺍﻟﻨﺴﺎﺀ ﻟﺘﺮﺑﺎﻥ ﺩﻭ ﻋﱪ ﺍﳊﺪﻭﺩ‪...‬ﻭﻣﻮﺕ ﺑـﻌـﻀـﻬـﻦ‬ ‫ﺃﺣﻴﺎﺀ ﻣﺜﻞ ﻛﺎﻟﻴﻔﻮﺭﻧﻴـﺎ‪...‬ﺩﻭﻥ ﺃﻥ ﺗـﻨـﺴـﻰ ﻋـﺒـﻖ‬
‫ﻋﻠﻰ ﺃﺳﻮﺍﺭ ﺍﳊﺪﻭﺩ ﺍﳉﻤﻴﻞ ﰲ ﺍﻟﻌﺮﺽ ﺇﻧﻨﺎ ﲤـﻜـﻨـﺎ‬ ‫ﺍﻟﻘﺼﻮﺭ ﺍﳌﻠﻜﻴﺔ‪..‬ﰲ ﺩﺭﺏ ﺍﻟﺴﻠﻄﺎﻥ ﻭ ﺍﳊـﺒـﻮﺱ‪...‬ﺃﻭ‬
‫ﻣـــﻦ ﻣـــﻨـــﺎﻗﺸـــﺔ ﻭ ﺍﻟـــﻐـــﻮﺹ ﰲ ﻫـــﺬﻩ‬ ‫ﺃﻛﻠﺔ ﺍﳉﻤﻞ)ﺍﻟﺒﻌﲑ( ﰲ ﻟﻴﻞ ﺃﺑﻴﺾ‪ ..‬ﺗﻀﻤـﻪ ﺍﻟـﺪﺍﺭ‬
‫ﺍﻹﺷﻜﺎﻟﻴﺔ‪...‬ﻣﺪﻳﻨﺘﺎ‪ ..‬ﰲ ﺍﻷﺳـﺮ‪..‬ﺳـﻨـﺔ ‪2009‬‬ ‫ﺇﱃ ﺣﻀﻨﻬﺎ‪..‬ﺑﺮﻓﻖ‪....‬‬
‫ﻭﳓﻦ ﻧﺘﺤﺪﺙ ﻋﻦ ﺣـﺮﺷـﻴـﺔ ﺑـﺎﻟـﻌـﺴـﻞ ﻭﺍﳉـﱭ‬ ‫ﰲ ﻫـــﺬﻩ ﺍﻷﻧـــﺪﻟﺴـــﻴـــﺔ‪).‬ﺑـــﻨـــﺖ ﻋـــﻤـــﻨـــﺎ(‬
‫ﺍﻟﻌﺮﺍﻗﻲ‪...‬ﻋﻠﻰ ﺑﻌﺪ‪ 800‬ﻛﻠﻢ ﻓـﻘـﻂ ﻭﺭﲟـﺎ ﻛـﺎﻥ‬ ‫‪ANA.ISABEL.FERNANDEZ‬ﻣﻦ ﺍﳌﻌـﻬـﺪ‬
‫ﺍﻷﺟﺪﺭ ﺃﻥ ﺗﺬﻫﺐ ﺍﳊﺪﻭﺩ ﺃﺩﺭﺍﺝ ﺍﻟﺮﻳـﺎﺡ‪ ...‬ﻭﳓـﻦ‬ ‫ﺍﳌﻠﻜﻲ ﺍﻟﻌﺎﱄ ﻟﻠﻔﻨﻮﻥ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﻴﺔ‪ ...‬ﲟﺪﺭﻳﺪ ﻭ ﺍﻟـﱵ‬
‫ﻋﻠﻰ ﻋﻠﻮ ﺁﻻﻑ ﺍﻷﻣﺘﺎﺭ‪ ..‬ﻋﻠﻰ ﻣﱳ ﺍﳋﻄﻮﻁ ﺍﳌﻠﻜﻴـﺔ‬ ‫ﺍﺷﺘﻜﺖ ﻣﻦ ﺍﻟﻠﺤﻢ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﻨﺒﺖ ﰲ ﻛﻞ ﻣـﻜـﺎﻥ‪...‬ﺭﻏـﻢ‬
‫ﺍﳌﻐﺮﺑﻴﺔ‪..‬ﻭ ﺃﻧﺎ ﺃﻃـﺮﺡ ﻫـﺬﺍ ﺍﻟﺴـﺆﺍﻝ‪....‬ﳌـﺎﺫﺍ ﱂ‬ ‫ﺃ‪‬ﺎ ﻟﻴﺴﺖ ﻧﺒﺎﺗﻴﺔ‪ ...‬ﻭﺍﳊـﺪﻳـﺚ ﺍﳉـﺎﻧـﱯ ﻭﳓـﻦ‬
‫ﲣﺠﻞ ‪ANA‬ﻣﻦ ﺣﺎﺿﺮﻫﺎ ﺍﻻﺳﺘﻌﻤﺎﺭﻱ ﰲ ﺍﳊﻠﻘﺔ‬ ‫ﻧﺘﺒﺎﺩﻝ ﺍﻟﻐﺪﺍﺀ ﰲ ﻣﻄﻌﻢ ﺍﻟﺮﻳﺎﺽ‪..‬ﺍﻟﻐﲑ ﺑﻌﻴﺪ ﻋـﻦ‬
‫ﺍﻟﻘﺎﺩﻣـﺔ‪ -:‬ﻛـﺎﺯﺍ‪...‬ﺍﳌﺴـﺮﺡ ﻭ ﺍﻟﺴـﲑﺍﺝ‪...‬ﺍﻹﻃـﺎﺭ‬ ‫ﻣﻘﻬﻰ ﻓﺮﻧﺴﺎ ﺍﳉﻤﻴﻞ‪.‬ﻋﻦ ﺍﳌﺮﺡ ﻭ ﺍﳌﺮﺃﺓ ﺍﳉﺰﺍﺋـﺮﻳـﺔ‬
‫ﺍﻷﲪﺮ‪....‬؟‬ ‫ﻭﺣﻀﺎﺭﺓ ﺍﻷﻧﺪﻟﺲ‪ ..‬ﻭ ﺧـﻄـﺒـﺔ ﻃـﺎﺭﻕ ﺑـﻦ ﺯﻳـﺎﺩ‬
‫ﻣﻼﺣﻈﺔ‪-:‬ﻛﻠﻤﺔ‪ :‬ﺍﻟﺰﺍﺑﻮﻕ‪..‬ﺗﻌﲏ ﺍﳊﺪﻭﺩ ﺷـﻠـﻮﺡ‬ ‫ﺍﻟــﱪﺑــﺮﻱ ﺍﻟﺸــﻬــﲑﺓ‪...‬ﻭﺳــﻜــﺘــﻨــﺎ ﻋــﻦ ﺍﻟــﻜــﻼﻡ‬
‫ﺍﻟﻨﺎﻇﻮﺭ ﺑﺎﳌﻐﺮﺏ‪.‬‬ ‫ﺍﳌﺒﺎﺡ‪...‬ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻭﺻﻠﻨﺎ ﺳﺒﺘﻪ ﻭ ﻣﻠﻴﻠﺔ‪...‬‬

‫‪5‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺣﺴﺎن ﺑﻮزﻳﺪي‬

‫دﻳﻮان ﻣﺆﺳﺴﺎت اﻟﺸﺒﺎب ﻳﺨﻄﻒ اﻷﻧﻈﺎر وﻳﺤﻘﻖ اﻟﺴﺒﻖ‬


‫ﻣﺎرد اﻟﻌﻨﻒ ﻋﻠﻰ ﻃﺎوﻟﺔ اﻟﺘﺸﺮﻳﺢ‬

‫ﺍﳉﺎﻣﻌﺔ ﻓﺄﺩﱃ ﻛﻞ ﻃﺮﻑ ﺑﺪﻟﻮﻩ ﰲ ﺍﳌﻮﺿﻮﻉ ﻣﻦ‬ ‫ﻧﺎﻗﺶ ﺃﺳﺎﺗﺬﺓ ﻭﳐﺘﺼـﻮﻥ ﻭﳑـﺜـﻠـﻲ ﻭﺳـﺎﺋـﻞ‬
‫ﻭﺟﻬﺔ ﺭﺃﻱ ﺍﳉﻬﺔ ﺍﻟﱵ ﳝﺜﻠﻬﺎ ﻛﻤﺎ ﺍﺗﻔﻘﻮﺍ ﻋـﻠـﻰ‬ ‫ﺍﻹﻋﻼﻡ ﺑﻘﺎﻋﺔ ﺍﶈﺎﺿﺮﺍﺕ ﲟـﻌـﻬـﺪ ﺍﻟـﻮﻗـﺎﻳـﺔ‬
‫ﺧﻄﻮﺭﺓ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻈﺎﻫﺮﺓ ﻭﻭﺍﺟﺐ ﺍﻟﺘﺠﻨﺪ ﳍﺎ ﺑﻜـﻞ‬ ‫ﻇﺎﻫﺮﺓ ﺍﻟﻌﻨﻒ ﻷﻭﻝ ﻣﺮﺓ ﺑﺒﺎﺗﻨﺔ ﻣﻦ ﺗـﻨـﻈـﻴـﻢ‬
‫ﺍﻟﻮﺳﺎﺋﻞ ﻭﺍﻹﻣﻜﺎﻧﺎﺕ ﺍﳌﺘﺎﺣﺔ ﺣﱴ ﺗﺒﻘﻰ ﻭﻻﻳـﺔ‬ ‫ﺩﻳﻮﺍﻥ ﻣﺆﺳﺴﺎﺕ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ‪،‬ﺍﻟﺬﻱ ﺣـﻘـﻖ ﺍﻟﺴـﺒـﻖ‬
‫ﺑﺎﺗﻨﺔ ﲟﻨﺄﻯ ﻋﻦ ﺃﺣﺪﺍﺙ ﻋـﻨـﻒ ﺃﻭﺷـﻐـﺐ ﻗـﺪ‬ ‫ﻭﺍﺧﺘﺎﺭ ﺍﻟﻮﻗﺖ ﺍﳌﻨﺎﺳـﺐ ﻟـﻴـﱰﻝ ﺇﱃ ﺍﳌـﻴـﺪﺍﻥ‬
‫ﺗﻔﺎﺟﺊ ﺍﳉﻤﻴﻊ ﺧﺎﺻﺔ ﻭﺃ‪‬ﺎ ﺗﻌـﺪ ﻣـﻦ ﻛـﱪﻯ‬ ‫ﻭﳜﺘﺎﺭ ﺃﺧﻄﺮ ﻣـﻮﺿـﻮﻉ ﺷـﻐـﻞ ﺍﻟـﺮﺃﻱ ﺍﻟـﻌـﺎﻡ‬
‫ﺃﻗﻄﺎﺏ ﺍﻟﺮﻳﺎﺿﺔ ﻭﻛﺮﺓ ﺍﻟﻘﺪﻡ ﺍﻟﻘﺪﻡ ﺧﺼـﻮﺻـﺎ‬ ‫ﺍﻟﻮﻃﲏ ﰲ ﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ ﺍﻷﺧﲑﺓ ﲟـﺎ ﺃﻓـﺮﺯﻩ ﻣـﻦ‬
‫ﰲ ﺍﳉﺰﺍﺋﺮﺑﺎﻣﺘﻼﻛﻬﺎ ﻝ ﻗﺎﻋﺪﺓ ﺷﻌﺒﻴﺔ ﻋﺮﻳﻀـﺔ‬ ‫ﺃﺣﺪﺍﺙ ﺧﻄﲑﺓ ﻭﺻﻠﺖ ﺣﺪ ﻗﺘﻞ ﺍﻷﺭﻭﺍﺡ ﻭﺣـﺮﻕ‬
‫ﻭﻓﺮﻳﻘﲔ ﻛﺒﲑﻳﻦ ﻳﻠﻌﺒﺎﻥ ﺍﻷﺩﻭﺍﺭ ﺍﻷﺳﺎﺳﻴﺔ ﻛـﻞ‬ ‫ﺍﳌﻤﺘﻠﻜﺎﺕ ﻣﺎ ﺩﻓﻊ ﺑـﺎﺃﻋـﻠـﻰ ﺳـﻠـﻄـﺎﺕ ﺍﻟـﺒـﻼﺩ‬
‫ﻣﻮﺳﻢ ﻭﻓﺮﻳﻖ ﺛﺎﻟﺚ ﰲ ﻃﺮﻳـﻘـﻪ ﺇﱃ ﺍﻟـﻘـﺴـﻢ‬ ‫ﻭﺷﺨﺼﻴﺎﺕ ﻣﻦ ﺍﻟﻮﺯﻥ ﺍﻟﺜﻘﻴﻞ ﻭﳐﺘﻠﻒ ﺍﳍﻴﺌـﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﺜﺎﱐ ﺍﳌﻮﺳﻢ ﺍﻟﻘﺎﺩﻡ ﻭﻧﺄﻣﻞ ﺃﻥ ﺗﺒـﻘـﻰ ﺑـﺎﺗـﻨـﺔ‬ ‫ﺍﻟﺮﻳﺎﺿﻴﺔ ﺇﱃ ﺩﻕ ﻧﺎﻗﻮﺱ ﺍﳋﻄـﺮ‪ ،‬ﻭﺭﻏـﻢ ﺃﻥ‬
‫ﺑﻌﻴﺪﺓ ﻋﻦ ﻛﻞ ﻫﺬﻩ ﺍﳌﺸﺎﻛﻞ ﻭﻫﻲ ﺍﻟﱵ ﺗﻨـﺘـﻈـﺮ‬ ‫ﺑﺎﺗﻨﺔ ﻣﺎﺯﻟﺖ ﺑﻌﻴﺪﺓ ﻋﻦ ﺷﻈﺎﻳﺎ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺒﻌﺒـﻊ ﺇﻻ‬
‫ﺗﻜﺮﳝﺎ ﻋﻠﻰ ﺃﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮﻯ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺮﻭﺡ ﺍﻟﺮﻳﺎﺿﻴﺔ‬ ‫ﺃﻥ ﺳﻠﻄﺎ‪‬ﺎ ﻭﺍﻧﺪﻳﺘﻬﺎ ﻭﳐﺘﺼﻴﻬﺎ ﻛﺎﻧـﻮﺍ ﺩﺍﺋـﻤـﺎ‬
‫ﺍﻟﱵ ﲤﻴﺰ ‪‬ﺎ ﺍﻧﺼﺎﺭ ﺍﳌﻮﻟﻮﺩﻳﺔ ﻣـﻨـﺬ ﻣـﻮﲰـﲔ‬ ‫ﳎﻨﺪﻳﻦ ﻟﻠﺘﺼﺪﻱ ﳍﺬﺍ ﺍﳌﺎﺭﺩ ﺍﻟـﺬﻱ ﻗـﺪ ﻳـﺄﰐ‬
‫ﻣﺜﻞ ﻣﺎ ﻧﺎﳍﺎ ﺃﻳﻀﺎ ﺃﻧﺼﺎﺭ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﰲ ﻣـﻨـﺘـﺼـﻒ‬ ‫ﻋﻠﻰ ﺍﻷﺧﻀﺮ ﻭﺍﻟﻴﺎﺑـﺲ ﰲ ﺣـﺎﻝ ﺍﻟـﺘـﺴـﺎﻫـﻞ‬
‫ﺍﻟﺘﺴﻌﻴﻨﻴﺎﺕ ﻭﻫﻲ ﻛﻠﻬﺎ ﺗـﻜـﺮﳝـﺎﺕ ﻟـﻠـﺮﻳـﺎﺿـﺔ‬ ‫ﻭﺍﻟﺴﻜﻮﺕ ﻋﻨﻪ ﻭﻋﺪﻡ ﻣﻮﺍﺟﻬﺘﻪ ﺑﺸﺠﺎﻋﺔ ‪،‬ﻟـﻜـﻞ‬
‫ﺍﻟﺒﺎﺗﻨﻴﺔ ﻭﻟﻠﻮﻻﻳﺔ ﻋﻤﻮﻣـﺎ ‪ ،‬ﺑـﺮﺍﻓـﻮ ﻟـﺪﻳـﻮﺍﻥ‬ ‫ﻫﺬﻩ ﺍﻷﺳﺒﺎﺏ ﺃﻗﺪﻡ ﺩﻳﻮﺍﻥ ﻣﺆﺳـﺴـﺎﺕ ﺍﻟﺸـﺒـﺎﺏ‬
‫ﻣﺆﺳﺴﺎﺕ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﻋﻠﻰ ﻫﺬﺍ ﺍ‪‬ﻬﻮﺩ ﻭﺍﻟﺸﻜﺮ ﳌـﻦ‬ ‫ﺑﻮﻻﻳﺔ ﺑﺎﺗﻨﺔ ﻋـﻠـﻰ ﺗـﻨـﻈـﻴـﻢ ﻳـﻮﻡ ﺩﺭﺍﺳـﻲ‬
‫ﺩﻋﻢ ﻭﺳﺎﻋﺪ ﻋﻠﻰ ﺇﻗﺎﻣﺔ ﻣﺜﻞ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺘﻈـﺎﻫـﺮﺍﺕ‬ ‫ﻭﲢﺴﻴﺴﻲ ﺣﻮﻝ ﺃﺳﺒﺎﺏ ﺍﻟـﻈـﺎﻫـﺮﺓ ﺩﻋـﻲ ﳍـﺎ‬
‫ﻭﻧﻨﺘﻈﺮ ﺃﻳﺎﻣـﺎ ﺩﺭﺍﺳـﻴـﺔ ﺍﺧـﺮﻯ ﺣـﻮﻝ ﺁﻓـﺎﺕ‬ ‫ﺇﻃﺎﺭﺍﺕ ﺍﻟﺸﺒﺎﺏ ﻭﺍﻟﺮﻳﺎﺿﺔ‪،‬ﻣﺪﺭﺑﻮﻥ‪،‬‬
‫ﻭﻣﺸﺎﻛﻞ ﻭﻇﻮﺍﻫﺮ ﺗﻨﺨﺮ ﺍﻷﺳﺮﺓ ﻭﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ‪.‬‬ ‫ﺭﺅﺳﺎﺀ ﺃﻧﺪﻳﺔ ﻭﺇﻋﻼﻡ ﻣﻘﺮﻭﺀ ﻭﻣﺴﻤﻮﻉ ﻭﳑـﺜـﻠـﻲ‬
‫ﺍﻷﻣﻦ ﻭﺍﳊﻤﺎﻳﺔ ﺍﳌﺪﻧﻴﺔ ﻭﻋﺪﺩ ﻣﻦ ﻃﻠﺒﺔ ‪.‬‬

‫‪4‬‬
‫ﺑﻘﻠﻢ‪ :‬ﺑﻮﻫﺮاوة ﻋﺒﺪ اﻟﺤﻜﻴﻢ‬ ‫اﻻﻓﺘﺘﺎﺣﻴﺔ‬

‫اﻟﻔﺮق ﺑﻴﻨﻨﺎ و ﺑﻴﻨﻬﻢ‬

‫ﻭ ﺍﻟﺒﻌﺾ ﺍﻵﺧﺮ ﻟﻴﺠﺪ ﺳﻮﻯ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻜﻠﻤﺔ ﺍﻟﱵ‬ ‫ﰲ ﳑﺮﺍﺕ ﺑﻦ ﺑﻮﻟﻌﻴﺪ ‪ ...‬ﻋﻠﻰ ﻛﺮﺍﺳﻲ ﺍﳌﻘـﻬـﻰ‬
‫ﱂ ﳝﻠﻮﺍ ﻣﻦ ﺗﺮﺩﻳﺪﻫﺎ ) ﻫﺎﺫﻱ ﺳﻠﻌﺔ ﺑـﲑﳝـﻲ(‬ ‫ﺍﳌﻘﺎﺑﻞ ﳍﺎ ‪ ...‬ﺟﻠﺲ ﻋﺪﺩ ﻛﺒﲑ ﻣﻦ ﺍﻟﺴـﻮﺍﺡ‬
‫ﺃﻭ )ﺃﻧﺎ ﻣﻨﺎﻣﻨﺶ ﺃ‪‬ﺎﺫﻭﺍ( ﺭﻏﻢ ﺃ‪‬ﻢ ﻣﺜﻘﻔﻮﻥ ﻭ‬ ‫ﺍﻟﻔﺮﻧﺴﻴﲔ ﻳﺸﺮﺑﻮﻥ ﺍﻟـﻘـﻬـﻮﺓ ﻭ ﺍﻟﺸـﺎﻱ ‪...‬‬
‫ﻣﺘﻌﻠﻤﻮﻥ ﻭ ﻟﻜﻦ ﻻ ﳛـﻤـﻠـﻮﻥ ﺳـﻮﻯ ﺍﻹﺳـﻢ‬ ‫ﺩﺧﻠﺖ ﺍﳌﻘﻬﻰ ﻷﻛﻞ ) ﺍﳍﺮﻳﺴﺔ( ﻭ ﻛﻨﺖ ﺃﲪـﻞ‬
‫ﻓﻘﻂ ‪ ...‬ﺃﺩﺭﻛﺖ ﺃﻥ ﺍﻟﻔﺮﻕ ﻛﺒﲑ ﺑﻴﻨﻨﺎ ﻭ ﺑﻴﻨﻬﻢ‬ ‫ﻣﻌﻲ ﺭﺯﻣﺔ ﻣﻦ ﳎﻠﺔ )‪(Batna info‬ﻛـﺎﻧـﺖ‬
‫ﻓﻬﻢ ﻋﻨﺪﻫﻢ ﺛﻘﺎﻓﺔ ﺣﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ ‪ ...‬ﺍﻟﺒﺤﺚ ‪...‬‬ ‫ﺍﻟﻨﻈﺮﺍﺕ ﺍﻟﺜﺎﻗﺒﺔ ﺗﺘﻔﺤﺺ ﻣﺎ ﺑـﻴـﺪﻱ ‪ ...‬ﱂ‬
‫ﺍﻟﺘﺤﺮﻱ ‪ ...‬ﻭ ﳓﻦ ﻻ ﳕـﻠـﻚ ﺇﻻ ﺛـﻘـﺎﻓـﺔ‬ ‫ﺃﻛﺘﺮﺙ ﻟﻸﻣﺮ ﻷﱐ ﻛـﻨـﺖ ﻣـﻨـﺸـﻐـﻞ ﺑـﺄﻛـﻞ‬
‫)ﺍﻟﺘﻤﻨﺸﲑ( ﰲ ﻛﻞ ﻣﻦ ﺣﺎﻭﻝ ﺃﻥ ﻳﺒﺪﻉ ﺃﻭ ﻳﻐـﲑ‬ ‫)ﺍﳍﺮﻳﺴﺔ( ‪ ...‬ﺗﻘﺪﻡ ﻣﲏ ﺍﻟﺪﻟﻴﻞ ﺍﳌﺮﺍﻓﻖ ﳍـﻢ‬
‫ﰲ ﻫﺬﺍ ﺍ‪‬ﺘﻤﻊ ﺍﻟﺬﻱ ﻻ ﻳﻌﺮﻑ ﺳـﻮﻯ ﺍﻷﻛـﻞ‬ ‫ﻓﻄﻠﺐ ﻣﲏ ﳎﻠﺔ ﻛﻮﱐ ﺍﺑﻦ ﺍﳌﻨﻄﻘﺔ ﻭ ﺩﺍﺭﺕ‬
‫ﻓﻬﻮ ﻳﻌﻴﺶ ﻟﻴﺄﻛﻞ‪ ،‬ﻭ ﻳﺄﻛﻞ ﻟـ ‪.......‬؟! ﻭ ﻟﻴﺲ‬ ‫ﺑﻴﲏ ﻭ ﺑﻴﻨـﻪ ﺩﺭﺩﺷـﺔ ﺣـﻮﻝ ﺍﻟـﺜـﻘـﺎﻓـﺔ ﻭ‬
‫ﻏﺮﻳﺒﺎ ﺃﻥ ﻳﻘﻮﻡ )‪...‬؟‪ (...‬ﺑﻠﻒ ﺍﻟـﻜـﺎﻭﻛـﺎﻭ ﰲ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺎﺣﺔ ﰲ ﻣﻨﻄﻘﺔ ﺍﻻﻭﺭﺍﺱ ﻭ ﱂ ﺃﻓﺮﻁ ﰲ‬
‫ﺃﻭﺭﺍﻕ ﳎﻠﺔ‪ ،‬ﺃﻭ ﳝﺴﺢ ‪‬ﺎ )ﺑﺎﺭﺑﺮﻳﺰ( ﺳﻴﺎﺭﺗﻪ‪.‬‬ ‫)ﻫﺮﻳﺴﱵ ﺍﳊﻠﻮﺓ( ﻓﺄﻧﺎ ﺃﻋﻤﻞ ﺑﺎﳌﺜﻞ )ﺍﳍﺪﺭﺓ ﻭ‬
‫ﲪﻠﺖ ﻣﺎ ﺑﻘﻲ ﱄ ﻣﻦ ﳎﻼﺕ ﻷﻋﻄﻴﻬﺎ ﻟﺒﻌﺾ‬ ‫ﺍﳌﻐﺰﻝ( ‪ ...‬ﺧﺮﺟﻨﺎ ﻣﻦ ﺍﳌﻘـﻬـﻰ ﻣـﻮﺩﻋـﺎ ﻛـﻞ‬
‫ﺍﳌﺪﻣﻨﲔ ﻋﻠﻰ ﻗﺮﺍﺀ‪‬ﺎ ﻻ ﺷﻲﺀ ﺳﻮﻯ ﺗﺸﺠﻴﻌـﺎ‬ ‫ﻭﺍﺣﺪ ﻣﻨﺎ ﺍﻵﺧﺮ ﺇﻻ ﺃﻥ ﺍﳉـﻤـﻊ ﺍﻟـﺬﻱ ﻛـﺎﻥ‬
‫ﳍﺎ ﻓﻬﻢ ﺍﻟﺼﺎﻣﺪﻭﻥ ﰲ ﻭﺟـﻪ ﺍﻟـﺮﻳـﺎﺡ ﺍﻟـﱵ‬ ‫ﻳﻨﺘﻈﺮﻩ ﰲ ﺍﳋﺎﺭﺝ ﻃﻠﺒﻮﺍ ﻣﻨﻪ ﺃﻥ ﻳﺴﺘﺴﻤﺤﲏ‬
‫ﲢﻤﻞ ﺃﻧﻔﻠﻮﻧﺰﺍ ﺍﳋﻨﺎﺯﻳـﺮ ﻷﻧـﻪ ﻣـﻨـﺎﻋـﺘـﻬـﻢ‬ ‫ﻷﻋﻄﻴﻬﻢ ﻧﺴﺨﺎ ﻣـﻦ ﺍ‪‬ـﻠـﺔ ﺧـﺎﺻـﺔ ﻭ ﺃﻥ‬
‫ﺍﳌﻜﺘﺒﺔ ﻻ ﻳﻘﻮﻯ ﻓﲑﻭﺱ ﻋﻠﻰ ﻫﺰﳝﺔ ﺣﻴﻮﻳﺘﻬﺎ‬ ‫ﻏﻼﻓﻬﺎ ﻛﺎﻥ ﻣﺰﻳﻦ ﺑﺂﺛﺎﺭ ﺍﳌﺪﻳﻨﺔ ﺣـﺎﻭﻟـﺖ ﺃﻥ‬
‫ﺍﻟﺪﻓﺎﻋﻴﺔ ‪....‬‬ ‫ﺃﺭﺿﻲ ﺍﳉﻤﻴﻊ ﻭﺯﻋﺖ ﻣﺎ ﺍﺳﺘﻄﻌﺖ ﻣﻦ ﳎـﻼﺕ‬
‫ﺣﻴﺚ ﺭﺍﺣﻮﺍ ﻳﻘﻠﺒﻮﻥ ﺻﻔﺤﺎ‪‬ﺎ ﺑﺸﻐﻒ ‪...‬‬
‫ﻃﺎﻟﻌﻮا ﺑﺎﺗﻨﺔ أﻧﻔﻮ‬
‫ﻏﺎﺩﺭ‪‬ﻢ ﺑﻌﺪ ﺃﻥ ﺷﻜﺮﻭﱐ ﲝـﺮﺍﺭﺓ ﻓـﻘـﻔـﺰﺕ‬
‫ﻋﻠﻰ ﺷﺒﻜﺔ اﻹﻧﺘﺮﻧﺖ‬
‫ﺇﱃ ﳐﻴﻠﱵ ﺗﻠﻚ ﺍﻟﺼـﻮﺭ ﺍﻟﺴـﻠـﺒـﻴـﺔ ﻭ ﺃﻧـﺎ‬
‫‪WWW.BATNAINFO.COM‬‬
‫‪WWW.FASAC.ORG‬‬ ‫ﺃﻋﺮﺽ ﺍ‪‬ﻠﺔ ﺣﻴﺚ ﻳﺸﻴﺤﻮﻥ ﺑﻮﺟﻮﻫﻬﻢ ﻋﲏ‬

‫‪3‬‬