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ROBERT LINSSEN

LA MDITATION VRITABLE
tude des pulsions pr-mentales

Textes de cours donns lIn s titu t de Science et Philosophie de Bruxelles ainsi quaux sm inaires internationaux de Saanemser en Suisse.

LE COURRIER DU LIVRE 21, rue de Seine - 750 0 6 - PARIS

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(1)
La m ditation n est pas une simple m atrise du corps et de la pense. Elle n est pas non plus un systme de respiration (inspiration, expiration). Il fau t que le corps soit immobile, sain et dpour vu de toute contraction; la finesse du sentim ent doit tre aiguise et m aintenue; et lesprit hu m ain avec son ternel bavardage, ses troubles, ses ttonnem ents, doit prendre fin. Ce n est pas lorganism e quil fau t aborder en prem ier lieu, mais plutt veiller au m ental avec ses opposi tions, son gocentrisme. (2) Quand lesprit est sain, vivace et vigoureux, alors le sentim ent sera intensifi et sera dune sensitivit extrme. Alors, le corps avec sa propre intelligence naturelle, qui n a pas t gte par lhabitude et le got, fonctionnera comme il le doit .
(1) Krishnamurti, Au seuil du silence, p. 219, d. Saanen Gatherings, Paris 1970. (2) Cest nous qui soulignons.

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Il fa u t donc com m encer par le m ental et non p ar le corps, le m ental tant la pense et les diff rentes expressions de cette pense. Une pure et sim ple concentration rtrcit la pense, la limite, la rend friable. Mais la concentration survient tout naturellem ent ds linstant o il y a une prise de conscience des chem inem ents de la pen se .

IS B N 2 - 7 0 2 9 - 0 0 3 7 - 2

Le Courrier du Livre, 1973.